En Espagne, le programme est chargé : kilomètres dans les jambes, affûtage pour les premiers objectifs. Mais la route réserve parfois des imprévus. Lors d’une sortie, le peloton de Soudal Quick-Step a dû stopper net son effort. Mission : dégager une voiture accidentée. Une séquence filmée, devenue virale, qui en dit long sur l’état d’esprit du groupe.
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Un exercice de force inattendu pour le Wolfpack
Le stage de pré-saison à Calpe, sur la Costa Blanca, est un rituel immuable. Entre les séances spécifiques et les longues heures de selle, l’objectif est de forger la condition physique et l’osmose du groupe. L’équipe Soudal Quick-Step a ajouté une discipline imprévue à son planning : le sauvetage routier.
Alors que le peloton roulait en formation serrée, les coureurs sont tombés sur une scène pour le moins inhabituelle. Un automobiliste, après une légère sortie de route, s’était retrouvé en équilibre précaire, son véhicule calé sur un muret bordant la chaussée. Impuissant, le conducteur assistait, médusé, à l’arrivée d’un peloton de cyclistes professionnels.
Sans la moindre hésitation, la décision est prise collectivement : faire demi-tour et porter assistance. La séquence, immortalisée par Yves Lampaert et partagée sur ses réseaux sociaux, montre l’application soudaine de la puissance du Wolfpack.
La cohésion d’équipe, au-delà de la course
La scène est à la fois efficace et empreinte d’une certaine légèreté. Autour du véhicule, on reconnaît des visages clés de l’effectif 2026. Le sprinteur Tim Merlier, le robuste classiques man Dylan van Baarle, le jeune talent Paul Magnier, le solide Laurenz Rex et l’expérimenté Yves Lampaert lui-même. Tous mettent la main à la pâte – ou plutôt l’épaule au pare-chocs.
Dans un effort synchronisé, ils soulagent l’arrière de la voiture tandis que le conducteur, au volant, tente de la dégager. Après quelques poussées coordonnées, le véhicule retrouve l’asphalte sous les applaudissements et les exclamations des coureurs. Une autre équipe, passant au même moment, salue même l’exploit d’un coup de klaxon complice.
L’humour n’est pas absent. En légende de sa vidéo, Yves Lampaert lance, malicieux : « Ça n’aurait probablement pas été possible avec une bande de grimpeurs. » Une pique amicale qui souligne le profil de l’équipe présente, davantage tournée vers la puissance que vers la légèreté, et révèle la bonne ambiance régnant au sein du groupe.
Plus qu’un fait divers, un signal fort pour 2026
Cet épisode anecdotique dépasse largement le simple fait divers. Il intervient à un moment charnière pour Soudal Quick-Step. L’équipe aborde une nouvelle ère, ayant officialisé le départ de son leader absolu Remco Evenepoel. La page se tourne, et la construction d’une dynamique collective solide est plus cruciale que jamais.
Ce geste spontané, ce réflexe d’entraide, illustre parfaitement les valeurs d’unité que la direction tente d’instiller. C’est le fameux esprit « Wolfpack » en action, mais hors des routes de compétition. Il montre un groupe soudé, réactif et capable de se mobiliser pour un objectif commun, fût-il inattendu.
Sur le plan purement physique, cet intermède insolite est aussi un révélateur. La facilité avec laquelle ces athlètes ont déplacé une masse importante témoigne de la forme déjà très avancée à laquelle ils sont parvenus en ce début janvier. La puissance est là, prête à être canalisée vers les objectifs sportifs à venir.
Calpe, creuset de la saison à venir
Le stage de Calpe n’est donc pas seulement une affaire de watts et de chronos. C’est aussi le lieu où se resserrent les liens, où se construit l’alchimie indispensable pour affronter les mois de compétition. Cet événement, partagé avec spontanéité sur les réseaux, humanise les coureurs et crée un récit positif autour de l’équipe.
Alors que la saison va bientôt s’élancer sous le soleil d’Australie à l’occasion du Tour Down Under, Soudal Quick-Step a, sans le vouloir, envoyé un message fort. Celui d’une équipe unie, solidaire et prête à se retrousser les manches. Une métaphore peut-être involontaire, mais puissante, pour une formation qui devra, en 2026, pousser collectivement pour sortir de l’ornière et retrouver le chemin de la victoire. Le Wolfpack a montré qu’il savait faire corps. Maintenant, place à la compétition.
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