Le VC Roubaix et Van Rysel présentent le maillot de la saison 2026. Fruit d’une collaboration avec l’artiste Brian Marie-Claire, cette tenue aux codes visuels affirmés incarne une nouvelle étape dans la narration identitaire du club. Analyse d’un équipement qui fusionne art, patrimoine et haute performance.
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Le cyclisme n’est pas qu’une question de watts et de chronos. C’est aussi une affaire d’identité et de récit. Le Vélo Club de Roubaix et son partenaire titre Van Rysel en ont fait la démonstration en présentant le maillot qui équipera leurs douze coureurs en 2026. Loin d’être un simple changement esthétique, cette tenue marque une nouvelle étape ambitieuse dans la construction narrative du club, résolument ancrée dans son territoire.
Une démarche artistique assumée
Pour cette troisième saison de partenariat renforcé, Van Rysel poursuit sa volonté de transcender le statut d’équipementier. Après avoir posé les bases en 2024 puis rendu hommage aux vitraux de la Piscine de Roubaix en 2025, la marque s’entoure cette fois de l’artiste Brian Marie-Claire.
Le résultat est un graphisme puissant, aux accents résolument contemporains, qui rompt avec les conventions visuelles habituelles du peloton Continental. Il ne s’agit plus d’un maillot, mais d’une œuvre visuelle destinée à être portée sur les routes. Cette collaboration signe l’engagement de Van Rysel dans une approche où le design raconte une histoire.
Une esthétique qui puise son essence dans le territoire
Le maillot 2026 s’inscrit dans une narration continue initiée depuis 2024. Il tire sa force d’une immersion profonde dans l’identité roubaisienne et la culture cycliste locale. Les références ne sont plus explicites comme l’an passé, mais distillées dans une esthétique globale qui évoque la rudesse, la noblesse et le caractère unique de l’Enfer du Nord.
Les couleurs sombres et les motifs structurés parlent d’eux-mêmes : ils évoquent la dureté des pavés, la patine du patrimoine industriel et l’intensité brute des classiques du Nord. C’est un hommage indirect mais puissant à l’histoire du lieu, conçu pour être ressenti autant que vu. Van Rysel et le VC Roubaix affirment ainsi un style distinctif, une signature visuelle forte qui les démarque dans le paysage cycliste.
Innovation technique : le club, laboratoire de Van Rysel
Si le design frappe les esprits, la performance reste l’alpha et l’oméga. 2026 marque un tournant technique majeur : Van Rysel devient le fournisseur exclusif, prenant le relais de Diffusport pour la confection des maillots.
Cette transition est stratégique. Elle permet une synergie parfaite entre la créativité artistique et les exigences du haut niveau. Le maillot est développé en intégrant systématiquement les retours des coureurs, optimisé pour l’aérodynamisme, la gestion de l’humidité et le confort sur les longues distances. Le VC Roubaix se positionne ainsi comme un véritable terrain d’expérimentation et d’innovation pour les produits Van Rysel, où l’avancée technologique sert une vision esthétique globale.
L’effectif 2026, porteur d’une identité
Incarnant cette identité renouvelée, douze coureurs composeront l’effectif de la Continental Team pour la saison prochaine. Ce groupe, mêlant expérience et jeunes talents, aura la mission de porter haut les nouvelles couleurs :
Daniel Arnes (NOR)
Kévin Avoine (FRA)
Rémi Capron (FRA)
Louis Hardouin (FRA)
Joppe Heremans (BEL)
Léandre Huck (FRA)
Maxime Jarnet (FRA)
Kenny Molly (BEL)
Joes Oosterlinck (BEL)
Antoine Raugel (FRA)
Arnaud Tendon (SUI)
Kilian Théo (FRA)
La dominante rose, héritage du club, perdure mais s’habille désormais d’une sophistication nouvelle. Van Rysel et le VC Roubaix réinventent le langage du maillot cycliste. Ils prouvent qu’un équipement peut être à la fois un outil de course de pointe et un vecteur puissant d’identité, porteur des valeurs et de l’âme unique d’un territoire. Une approche qui pourrait bien inspirer l’écosystème cycliste dans les années à venir.



Le clair-obscur de cette photo fait peut-être penser à un tableau de Rembrandt, ou à ceux des plus réputés luministes de l’art , mais l’esthétique globale en oublie les détails qui font sans doute la valeur de la recherche qui compte, celle dans ce vélo ou dans ce maillot, et cela nous amènerait à demander un rapproché, un peu plus de lumière ou d’extérieur dans cette présentation…