Fracture du col du fémur : Le Gac au tapis, Groupama-FDJ frappée avant l’heure

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Fracture du col du fémur Le Gac au tapis Groupama FDJ frappée avant l'heure
Coup dur pour le coureur Breton et la Groupama FDJ United. Image : @Groupama_FDJ


Coup de massue pour Olivier Le Gac et l’équipe Groupama-FDJ United. Victime d’une lourde chute sur verglas à l’entraînement, le Breton de 32 ans souffre d’une fracture du col du fémur et a dû être opéré en urgence. Une blessure grave qui éloigne le précieux équipier des pelotons pour de longs mois, plombant les ambitions d’une formation en quête de renouveau.

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Le cyclisme professionnel est un monde de précision, où chaque détail compte. Mais il suffit parfois d’une plaque de verglas invisible pour réduire à néant des mois de préparation. Vendredi 2 janvier, Olivier Le Gac, le fidèle lieutenant breton de la Groupama-FDJ, a fait cette amère expérience. Lors d’un simple entraînement d’intersaison, son vélo a glissé. La chute, lourde, a eu un verdict sans appel : fracture du col du fémur.

Une intervention chirurgicale a été réalisée dans la foulée. Son équipe a confirmé, ce samedi, que l’opération s’était « bien déroulée » et que le coureur de 32 ans entamait désormais sa « phase de convalescence ». Des termes standards qui masquent une réalité beaucoup plus complexe et un pronostic sportif inquiétant.

Une blessure redoutée, une convalescence longue

La fracture du col du fémur n’est pas une blessure anodine chez un cycliste professionnel. Localisée à la jonction entre la tête et la tige du fémur, cette articulation cruciale supporte l’ensemble du poids du corps et subit des contraintes mécaniques colossales lors de l’effort. Sa vascularisation est fragile, ce qui peut compliquer la guérison.

« C’est une des blessures les plus sérieuses qu’un coureur puisse subir en dehors d’un traumatisme crânien grave » analyse un médecin du sport contacté pour cet article. « La reprise de l’appui et la rééducation sont extrêmement progressives. On parle rarement de moins de trois à quatre mois d’immobilisation complète, suivis d’une longue période de reconditionnement. Le retour à la compétition au plus haut niveau prend facilement entre six et neuf mois. »

Pour Olivier Le Gac, le timing est cruel. La saison 2026 devait débuter dans deux semaines avec le Tour Down Under. Le Finistérien, en contrat jusqu’en fin d’année, se retrouve désormais confronté à un arrêt qui pourrait s’étendre sur la majeure partie de la saison printanière, voire au-delà.

Le coup du sort : une équipe fragilisée en pleine transition

Ce nouveau coup du sort frappe un homme déjà éprouvé. En mai 2025, Le Gac avait déjà été contraint à l’abandon sur les Quatre Jours de Dunkerque après une fracture de la clavicule. La malchance s’acharne donc sur le rouleur breton, l’un des piliers de l’équipe depuis son arrivée en 2014.

Mais au-delà du drame individuel, cette blessure est un coup dur stratégique pour la Groupama-FDJ United. La formation française sort d’un exercice 2025 décevant (18e au classement UCI mondial) et vit une période de transition interne, avec le départ du manager historique Marc Madiot et l’arrivée de Thierry Cornec à sa tête.

Dans un entretien récent, Madiot lui-même, désormais en retrait, avait fixé la barre au plus haut. Olivier Le Gac incarnait parfaitement cet état d’esprit : un équipier de l’ombre, robuste et expérimenté, indispensable pour encadrer les leaders sur les classiques ardennaises ou les étapes vallonnées.

Son absence prolongée prive l’équipe d’un capitaine de route et d’un savoir-faire précieux. Elle force également la direction sportive à revoir ses plans en urgence, dans un marché des transferts déjà figé, pour combler un vide tactique dans le collectif.

La résilience, nouveau défi pour Le Gac

Sur les réseaux sociaux, les messages de soutien de ses coéquipiers et rivaux ont afflué. La « famille cyclisme » est solidaire face à ce genre d’épreuve. Pour Olivier Le Gac, âgé de 32 ans, le défi est maintenant tout autre.

Il ne s’agit plus de préparer un interval training ou une course, mais de maîtriser la patience. Sa carrière entre dans une zone d’incertitude. La rééducation devra être exemplaire pour retrouver non seulement l’intégrité de l’articulation, mais surtout la confiance nécessaire pour attaquer les descentes à 90 km/h ou encaisser les chocs d’un peloton.

La chute sur une plaque de verglas rappelle la vulnérabilité extrême des athlètes. En un instant, les projets s’écroulent. Le parcours du combattant d’Olivier Le Gac ne fait que commencer. Quant à la Groupama-FDJ United, elle doit désormais composer avec cette première tuile, qui assombrit considérablement les perspectives d’un renouveau espéré pour 2026. La saison, qui n’a pas encore débuté, est déjà sous le signe de la résilience.

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