
Une page se tourne, une autre s’écrit. Ce vendredi, à Paris, Groupama-FDJ United a officiellement présenté son projet pour 2026. Entre transition historique, ambitions revues à la hausse et visages nouveaux, l’équipe française lance une saison sous le signe du renouveau. Objectif : reconquérir le peloton mondial.
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Une passation historique et un nouveau cap
La conférence de présentation, tenue ce vendredi au siège de Groupama, a marqué un tournant symbolique. Après trente ans de règne, Marc Madiot a officiellement passé la main à Thierry Cornec, nommé nouveau Manager Général. Dans un discours empreint d’émotion, le fondateur a comparé l’équipe à une « ferme familiale » qu’il transmet avec confiance. « L’essence de cette équipe doit perdurer » a-t-il insisté, soulignant l’importance de la transmission et de la fidélité des sponsors historiques.
Thierry Cornec a immédiatement tracé une ligne claire : l’ère du renouveau est ouverte. L’objectif est simple, mais ambitieux : « Gagner plus, davantage. Plus de 20 victoires, c’est notre objectif. » Cette quête de résultats s’accompagne d’une ambition précise : reconquérir le Tour de France, où l’équipe n’a plus gagné depuis la victoire légendaire de Thibaut Pinot au Tourmalet en 2019.
Un classement UCI à reconquérir
La saison 2026 n’est pas une année comme les autres. Elle marque le début d’un nouveau cycle triennal UCI, à l’issue duquel seules les 18 meilleures équipes accèderont au WorldTour. Après une saison 2025 en demi-teinte (15e mondial), Groupama-FDJ United, classée 10e sur les trois dernières années, doit « repartir de zéro » pour sécuriser son statut d’élite. Chaque point UCI comptera, influençant directement la stratégie de course et les programmes des leaders.
Des recrues pour incarner l’audace
Pour atteindre ces objectifs, l’équipe a mené un recrutement ciblé et ambitieux lors du mercato, visant à combler des lacunes et injecter du sang neuf.
Clément Berthet, en provenance de Decathlon AG2R La Mondiale, se voit confier un rôle de leader sur le Giro avec l’ambition d’un top 10 au général. Son adaptation débutera sur Tirreno-Adriatico.
Ewen Costiou arrive avec la mission de progresser en World Tour et d’épauler Romain Grégoire sur les Ardennaises, tout en cherchant sa première victoire professionnelle.
Bastien Tronchon devra, quant à lui, commencer à compenser le départ du puissant rouleur Stefan Küng (parti chez Tudor) sur les classiques flandriennes. « J’ai trois ans pour apprendre » relativise-t-il, conscient du défi.
En renfort, les jeunes Axel Huens et Matteo Milan (sprint), Josh Kench (grimpeur), ainsi que les promus Maxime Decomble et Titouan Fontaine viennent étoffer l’effectif.
Les leaders face à leurs défis
Le noyau historique de l’équipe aborde 2026 avec des plans redéfinis et une faim revigorée.
David Gaudu : La reconquête du Tour. Après une saison 2025 oubliée et un Tour regardé « dans le canapé », le grimpeur breton (29 ans) a fait table rase. Son objectif est sans ambiguïté : « Retrouver le top 10 du général et jouer les victoires d’étape sur le Tour de France. » Pour y parvenir, il a radicalement changé sa préparation, privilégiant un volume accru sous la houlette d’un nouvel entraîneur italien, Luca Festa. Son début de saison sera chargé : UAE Tour, Paris-Nice et Tour de Catalogne enchaînés pour forger la forme.
Romain Grégoire : L’expansion d’un territoire. Le puncheur de 22 ans, auteur de six victoires en 2025, voit son horizon s’élargir. Fidèle aux Ardennaises (Amstel, Flèche, Liège), il va découvrir les classiques flandriennes, avec un baptême très attendu sur le Tour des Flandres. « Ces courses me font rêver depuis pas mal de temps » confie-t-il. Il sera également présent sur le Tour de France pour y chercher une victoire d’étape.
Valentin Madouas : La quête de confiance. Le vice-champion olympique a « tout remis à plat ». Pour retrouver le goût de la victoire, son programme a été ajusté : il privilégiera les courses bretonnes (Tro Bro Léon, Quatre Jours de Dunkerque) et sera un pilier des Flandriennes, où il devra assumer un rôle majeur en l’absence de Küng.
Guillaume Martin-Guyonnet : Le double objectif. Le Normand enchaînera une dixième participation consécutive au Tour de France avec la Vuelta, visant des victoires d’étape sur les deux grands tours.
Une stratégie d’équipe réorganisée
Les choix individuels reflètent une stratégie collective repensée. David Gaudu, par exemple, renonce aux Ardennaises pour laisser la place à un Romain Grégoire au profil mieux adapté, préférant se concentrer sur des courses par étapes comme le Tour du Pays Basque. Cette spécialisation accrue vise à maximiser les chances de résultats et les points UCI sur un calendrier plus large.
Le début d’un nouveau cycle
La présentation de la Groupama-FDJ United 2026 a dévoilé bien plus qu’une liste de courses. Elle a acté une transition générationnelle à la direction et dans le peloton, affiché des ambitions quantifiables, et détaillé une approche tactique plus ciblée. Entre l’expérience de leaders assoiffés de revanche et l’audace de jeunes recrues, l’équipe semble avoir trouvé un équilibre prometteur. La saison 2026 sera le premier test de cette nouvelle alchimie, avec un impératif : transformer le renouveau affiché en résultats concrets sur les routes. Le compte à rebours est lancé.


Dans la présente actualité, avec la Chine, les Etats-Unis ou la Russie, il est beaucoup question d’empires; ajoutons donc ce projet de reconstruction d’empire Groupama pour 2026… Pourvu surtout que ce ne soit pas 2025 en pire !… Souhaitons bien sûr à Groupama FDJ United de pouvoir conserver un certain rang mondial, et ce ne sera pas facile face aux grosses armadas…