Tour d’Oman 2026 : Le désert et la montagne vont désigner un nouveau Prince

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Tour d'Oman 2026 le désert et la montagne vont désigner un nouveau prince
La carte officielle du parcours du Tour d'Oman 2026. Image : @TourofOman

Le Tour d’Oman 2026 s’annonce comme un crescendo tactique et physique. De la Muscat Classic à l’ultime verdict du Jabal Al Akhdhar – Green Mountain, découvrez un parcours redessiné pour les puncheurs et les grimpeurs. Avec 11 WorldTeams au départ, la bataille pour le leadership de début de saison s’annonce féroce sur les routes du Sultanat.

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Le calendrier du début de saison trouve l’un de ses terrains d’expression les plus exotiques et exigeants au Sultanat d’Oman. En 2026, l’épreuve franchit un cap. Elle ne se contente plus d’offrir un cadre spectaculaire ; elle impose un schéma tactique implacable, où chaque étape est une pièce d’un puzzle qui ne se résout qu’au sommet de la légendaire Green Mountain.

Cette 15e édition (7-11 février), et son prélude, la Muscat Classic (6 février), tous deux classés ProSeries, voient leur prestige confirmé par un plateau étoffé. Onze formations WorldTour, soit deux de plus qu’en 2025, ont répondu présent, attirées par les points UCI et l’opportunité d’affûter les leaders en conditions réelles.

Un prélude en eaux agitées : La Muscat Classic

Tout commence le 6 février par le Muscat Classic (174 km). Cette course d’un jour, qui relie Al Mouj à Al Bustan, sert de mise en bouche explosive. Le final, ultra-sélectif avec la courte mais diabolique ascension d’Al Jissah (1,4 km à 9%) à seulement 5 km de la ligne, crée un dilemme pur. Faut-il y aller, comme Finn Fisher-Black en 2024, ou attendre et miser sur un finish de puncheur-sprinteur à la Rick Pluimers ? La réponse donnera le ton de la semaine.

Le Parcours 2026 : Une ascension vers l’Olympe vert

Étape 1 – Ministère du Tourisme > Bimmah Sink Hole (171 km)

Dès le départ, les nervosités seront exacerbées par le relief et les éléments. La rude ascension de Bushar (3,3 km à 9,8%) en début de parcours peut provoquer une première sélection. Mais le vrai danger réside dans la dernière partie, longeant une côte exposée aux vents transversaux. Une arrivée pour sprinteurs robustes, mais où les écarts peuvent déjà se creuser en cas de bordure.

Parcours de la 1ère étape du Tour d’Oman. Image : @TourofOman_GeoAtlas

Étape 2 – Fort d’Al Rustaq > Collines de Yitti (191,5 km)

Premier vrai jugement pour les puncheurs et les ambitieux au général. Après une longue transition, le final vallonné et technique des collines de Yitti exige une parfaite gestion de l’effort. Ce n’est pas une longue montée, mais une succession de bosses où la position et l’explosivité seront décisives. Une étape idéale pour un baroudeur ou un leader qui veut prendre les devants.

Parcours de la 2e étape du Tour d’Oman. Image : @TourofOman_GeoAtlas

Étape 3 – Samail > Eastern Mountain (191 km)

Première grande dentelle du parcours. L’arrivée en altitude à la Montagne de l’Est (Jabal al Sharqi, 3,4 km à 8%) présente un profil irrégulier, propice aux accélérations sèches. C’est ici que le classement général risque de se clarifier. Les écarts, même limités à quelques secondes, seront psychologiquement importants avant l’ultime bataille.

Parcours de la 3e étape du Tour d’Oman. Image : @TourofOman_GeoAtlas

Étape 4 – Al Sawadi Beach > Sohar (146 km)

Respiration tactique, mais vigilance absolue. Cette étape la plus courte du parcours, longeant la côte, est a priori dévolue aux sprinteurs survivants. Toutefois, les risques de vent et la fatigue accumulée en font un piège potentiel. Les équipes des leaders devront rester concentrées pour éviter une cassure inopportune.

Parcours de la 4e étape du Tour d’Oman. Image : @TourofOman_GeoAtlas

Étape 5 – Nizwa > Jabal Al Akhdhar / Green Mountain (156 km)

Le juge de paix. L’ascension mythique de 5,7 km à 10,5% d’inclinaison moyenne couronne l’épreuve depuis ses débuts. Une montée brutale, sans répit, qui sépare définitivement les touristes des conquérants. La victoire finale se joue ici, sur ces pentes arides qui ont consacré des noms comme Froome, Yates (à deux reprises) ou Paret-Peintre. Une ascension qui entre dans la légende du cyclisme de début de saison.

Parcours de la 5e étape du Tour d’Oman. Image : @TourofOman_GeoAtlas

Un plateau renforcé : La course aux points et au leadership

La présence massive de 11 WorldTeams, dont la majorité du Top 5 mondial, témoigne de l’enjeu sportif et économique de la course. UAE Team Emirates XRG, tenante du titre avec Adam Yates, sera sous pression. Mais des formations comme Visma | Lease a Bike, Soudal Quick-Step ou Groupama-FDJ United viendront avec des ambitions affichées.

Les ProTeams (Cofidis, TotalEnergies, Tudor…) voient là une chance inespérée de marquer des points précieux et de défier l’élite mondiale sur un terrain exigeant. L’équipe nationale omanaise, quant à elle, portera les espoirs d’un pays qui utilise magnifiquement l’événement comme vitrine de ses paysages et de son développement touristique.

Favoris et Stratégies : Le profil attend un grimpeur-puncheur complet. Un coureur capable de limiter les dégâts à Yitti, de prendre du temps à East Mountain, et d’exploser sur Green Mountain. Les équipes fortes, capables de contrôler les étapes de plaine et de mettre la pression en montagne, partiront avec un avantage tactique considérable.

Au-delà du vainqueur, le Tour d’Oman 2026 s’affirme plus que jamais comme le laboratoire des hiérarchies de début de saison. C’est la première grande épreuve par étapes de l’année où les leaders s’affrontent directement, offrant un aperçu fascinant des dynamiques qui façonneront les mois à venir. Le désert omanais, théâtre de sable et de pierre, est prêt à révéler les premiers grands noms de l’année.

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