L’annonce était attendue. Valentin Paret-Peintre, révélé par une victoire d’anthologie au Mont Ventoux en juillet 2025, ne quittera pas Soudal Quick-Step. Le grimpeur français de 24 ans vient d’acter une prolongation de contrat jusqu’à la fin 2028. Une preuve de confiance totale et la promesse d’un nouveau statut au sein de la légendaire « Wolfpack ».
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La confiance Quick-Step, un carburant de luxe
Soudal Quick-Step a officialisé ce que le peloton pressentait : Valentin Paret-Peintre est désormais lié à la structure belge pour les trois prochaines saisons. Alors que son engagement initial courait jusqu’en fin d’année, cette prolongation anticipée jusqu’en décembre 2028 dessine une feuille de route à long terme. Pour le coureur d’Annemasse, arrivé en 2025 après ses années de formation chez Decathlon-AG2R La Mondiale, cette signature dépasse le simple cadre administratif. C’est la validation d’une intégration réussie et la concrétisation d’une ambition partagée.
Du statut de lieutenant à celui de leader : une évolution logique
Le contexte de cette prolongation n’est pas anodin. Elle intervient quelques mois après le départ retentissant de Remco Evenepoel, alors leader et patron de l’équipe, vers Red Bull-Bora-Hansgrohe. En juillet 2025, Paret-Peintre était encore un précieux lieutenant du phénomène belge sur le Tour de France. L’abandon d’Evenepoel, quelques jours avant l’étape du Mont Ventoux, a paradoxalement ouvert la voie à l’exploit du Français. Sa victoire solitaire, face aux éléments et aux plus grands grimpeurs du monde, n’était pas qu’un coup d’éclat. C’était une démonstration de force et de maturité.
Cette performance, la seule victoire tricolore de toute la Grande Boucle 2025, a changé la donne. Elle a prouvé que le jeune Haut-Savoyard, déjà 16e du Giro en 2024, avait l’étoffe d’un coureur pour les grands rendez-vous. La direction de Soudal Quick-Step a vu en lui bien plus qu’un simple grimpeur d’étape. Il incarne désormais un pilier de la redéfinition de l’équipe dans les courses par étapes montagneuses.
Un début de saison 2026 sous le signe de la confirmation
La feuille de route 2026 de Valentin Paret-Peintre commence par une zone de confiance. Il reprendra la compétition en février sur le Tour d’Oman, théâtre de son premier succès sous le maillot bleu et blanc en 2025, où il avait remporté une étape et terminé deuxième du général. Un retour aux sources pour lancer une campagne où les objectifs seront nécessairement rehaussés.
Paris-Nice, où il sera aligné en mars, constituera une première échéance majeure. Puis, les regards se tourneront inévitablement vers l’été. Le programme Grand Tour sera crucial. La question n’est plus de savoir si Paret-Peintre peut viser un rôle majeur, mais quel rôle exactement l’équipe souhaite lui confier. La gestion d’un classement général sur le Giro ou le Tour, en tant que co-leader ou leader avéré, est désormais dans le champ des possibles.
Une dynastie Paret-Peintre, deux chemins distincts
Cette prolongation officialise aussi la divergence de parcours entre les deux frères. Aurélien, l’aîné de 29 ans, reste un cadre fidèle de Decathlon CMA CGM, l’équipe qui les a vu naître professionnels. Valentin, lui, a choisi l’aventure internationale et le cadre exigeant d’une WorldTeam à la culture unique. Deux trajectoires, deux environnements, pour deux coureurs au profil différent. Le cadet a fait le choix de la « Wolfpack », et cette dernière lui rend aujourd’hui la pareille avec une marque de confiance sans équivoque.
En s’engageant jusqu’à 28 ans, l’âge de la pleine maturité physique pour un grimpeur, Valentin Paret-Peintre offre à Soudal Quick-Step une pierre angulaire pour l’avenir. Réciproquement, l’équipe lui offre un cadre stable pour exprimer tout son potentiel. Après le coup de tonnerre du Ventoux, voici venu le temps de la construction. Le roi du Géant de Provence a trouvé son royaume. Et l’aventure ne fait que commencer.


