Paris-Roubaix 2017 pour Greg Van Avermaet
Greg Van Avermaet tient sa victoire sur Paris-Roubaix. Photo : ASO

Pour notre quatrième épisode retraçant les dernières éditions de Paris-Roubaix, on retourne en 2017. Une année durant laquelle Greg Van Avermaet s’est montré le plus performant et a enfin été récompensé de ses efforts sur un Monument. Mais quoi de plus logique en sachant que cette année, le Belge était sans doute au sommet de son art.

Greg Van Avermaet, la recette de la victoire…

Il y a trois ans jour pour jour, un coureur connaissait enfin la consécration sur Paris-Roubaix. Il s’appelle Greg Van Avermaet. Plutôt réputé comme un coureur qui tournait autour de la victoire sur les Monuments, cette image a du coup disparu en l’espace de quelques secondes. Il faut dire que depuis quelques mois déjà, Greg Van Avermaet enchaînait des succès prestigieux avec comme point d’orgue les Jeux Olympiques sans oublier dans la foulée le Grand Prix de Montréal, et dans cette campagne de classiques du nord, E3 BinckBank Classic et Gand-Wevelgem.

…mais pas encore sur Paris-Roubaix

Du fait de ses dernières prestations, au départ du 115e Paris-Roubaix, Greg Van Avermaet était l’un des principaux favoris si ce n’est l’homme à battre. Un statut qui lui avait causé une défaite rageante la semaine précédente en terminant à la deuxième place du Tour des Flandres derrière Philippe Gilbert. Pour la troisième fois en quatre ans, le Belge finissait sur le podium du Ronde sans pour autant s’imposer. Et sachant qu’il avait déjà une troisième et quatrième place à son compteur sur Paris-Roubaix, son statut d’éternel placé lui collait décidément à la peau. Il fallait rompre entre guillemets le mauvais sort. C’était son défi, sa mission ce 9 avril 2017.

Etre à la hauteur de ses ambitions

La première partie de course fut loin d’être tranquille pour Greg Van Avermaet. Plusieurs fois retardés, cela ne laissait présager rien de bon pour le Belge, qui ne semblait pas avoir la réussite sur cette journée. Mais peu à peu la tendance s’est inversée jusqu’à devenir favorable. Dans une édition où personne n’a semblé véritablement être au-dessus du lot, le coureur de BMC a toujours été dans le bon coup. Et a pu aussi profité d’un gros travail de ses équipiers Daniel Oss et Jürgen Roelandts qui se sont avérés très précieux. D’ailleurs, le premier cité a été un temps en tête de l’épreuve avant de se dévouer totalement pour son leader.

Une course charnière dans la carrière de Van Avermaet

C’est à partir du secteur de Camphin-en-Pévèle qu’on est entré davantage dans le vif du sujet. Avec un groupe réduit, Van Avermaet était accompagné de Zdenek Stybar, Sebastian Langeveld, Jasper Stuyven et Gianni Moscon. Et c’est lui-même qui va faire la sélection en accélérant dans le Carrefour de l’Arbre, le dernier secteur pavé difficile du parcours. A 15 kilomètres du terme, ils n’étaient plus que trois : Van Avermaet, Stybar et Langeveld. Ça semblait se diriger vers une explication entre eux uniquement.

Mais cet Enfer du Nord aura été surprenant jusqu’au bout. Se regardant beaucoup trop en tête de la course, cela a permis aux poursuivants Stuyven et Moscon de faire la jonction dans le Vélodrome de Roubaix. Il ne restait plus qu’un demi-tour de circuit à réaliser. Immédiatement, même pas le temps de souffler, Moscon a poursuivi son effort, ce qui va lancer en fait le sprint. Dans celui-ci, Stybar a pris le meilleur départ en prenant lusieurs longueurs d’avance. Mais progressivement, Van Avermaet est revenu avant de le dépasser quelques mètres avant la ligne d’arrivée. Il venait d’un coup de vaincre le signe indien en remportant un Monument après avoir cumulé quatre podiums. Une journée forcément inoubliable pour le routier belge.

Vidéo de Cyclisme
Greg Van Avermaet s’adjuge Paris-Roubaix 2017

Maxime BOUHIER
27 ans - rédacteur TodayCycling.

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