Marc Hirschi a dévoilé les contours de sa saison 2026. Une année de transition et de défis pour le Suisse de Tudor Pro Cycling, qui découvrira le Giro et vise une remise en cause totale. Entre Classiques Ardennaises et Grand Départ en Italie, plongée dans le plan de bataille d’un coureur en quête de second souffle.
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La saison 2025 de Marc Hirschi chez Tudor Pro Cycling n’a pas tenu toutes ses promesses. Un an après son arrivée en grande pompe, le Suisse fait face à un constat : il doit se réinventer. À 27 ans, le vainqueur de la Flèche Wallonne 2020 et ancien champion du monde espoirs trace une nouvelle route. Elle passe par une première historique : la découverte du Giro en mai 2026.
Un programme calibré pour la relance
Hirschi entamera son exercice 2026 par une reprise traditionnelle mais essentielle : le Challenge de Majorque fin janvier. Quatre épreuves en quatre jours (Trophée Calvià, Ses Salines, Serra Tramuntana, Andratx-Pollença) lui permettront de peaufiner sa condition. Pas question d’y chercher la performance à tout prix. L’objectif est clair : engranger des kilomètres et retrouver des sensations en peloton.
Viendra ensuite un bloc de courses d’un jour soigneusement sélectionnées, marquant un retour aux sources pour le spécialiste des classiques vallonnées. Le 14 février, la Figueira Champions Classic enchaîne, suivie fin février et début mars par le duo ardécho-dromois (Faun-Ardèche et Faun Drôme Classique) et le Trofeo Laigueglia. Autant d’occasions d’affiner son coup de pédale avant le cœur de sa saison.
Le printemps ardennais, terrain de vérité
Comme à son habitude, Hirschi pointera au départ des monuments et semi-classiques du printemps. L’Amstel Gold Race (19 avril), la Flèche Wallonne (22 avril) et Liège-Bastogne-Liège (26 avril) constitueront ses grands objectifs de la première partie d’année. C’est sur ces terrains exigeants qu’il a forgé sa réputation. Un retour au premier plan y serait hautement symbolique.
Une nouveauté apparaît cependant dans son calendrier : l’Eschborn-Francfort, le 1er mai. Cette course allemande, au parcours dynamique, servira de dernière ligne droite avant le grand saut italien. Un choix logistique et tactique, permettant d’enchaîner avec une semaine de récupération avant le départ du Giro.
Le Giro 2026 : un baptême du feu et une opportunité
C’est la grande nouveauté de son programme. Hirschi s’élancera pour la première fois sur les routes du Tour d’Italie le 9 mai. Pour Tudor Pro Cycling, qui fera également ses débuts dans la course, c’est un pas de plus vers le monde du WorldTour. Pour le coureur, c’est une opportunité de se redécouvrir.
Le Giro n’est pas présenté comme un objectif de résultat, mais comme un accélérateur de forme et d’expérience. Dans un parcours souvent adapté aux puncheurs comme aux grimpeurs légers, des opportunités d’étape pourraient se présenter.
Calendrier 2026 de Marc Hirschi :
28/01 : Trophée Calvià
29/01 : Trophée Ses Salines
30/01 : Trophée Serra Tramuntana
31/01 : Trophée Andratx-Pollença
14/02 : Figueira Champions Classic
28/02 : Faun-Ardèche Classic
01/03 : Faun Drôme Classic
04/03 : Trofeo Laigueglia
19/04 : Amstel Gold Race
22/04 : Flèche Wallonne
26/04 : Liège-Bastogne-Liège
01/05 : Eschborn-Francfort
09/05 : Départ du Giro d’Italia (jusqu’au 31/05)
Une saison de tous les défis pour Hirschi et Tudor
Cette programmation révèle une volonté de rupture. Après une saison 2025 en deçà des attentes, Hirschi assume le besoin de changement. En réduisant son volume de compétition, il mise sur la qualité et la préparation spécifique. Le Giro apparaît comme un élément central de cette stratégie : une épreuve nouvelle pour relancer la dynamique, sans la pression immédiate du Tour de France.
Pour Tudor Pro Cycling, la présence d’un leader comme Hirschi sur le Giro est un signal fort. L’équipe suisse, ambitieuse et en croissance, prouve sa capacité à intégrer les grands tours. L’enjeu sera double : performer sur les classiques avec Hirschi et Pithie, puis briller sur les routes italiennes.
Marc Hirschi se retrouve à un carrefour de sa carrière. Son programme 2026, équilibré entre tradition et nouveauté, est le reflet d’une remise en question assumée. Reste à traduire cette stratégie sur la route. Le printemps ardennais et les pentes du Giro en seront les premiers juges.


