Brandon McNulty a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire récente des Championnats du monde. Dimanche à Montréal, l’Américain de UAE Team Emirates-XRG s’est imposé en solitaire après un raid de 32 kilomètres, offrant aux États-Unis leur premier titre élite masculin depuis 1993. Une course chaotique, ouverte et spectaculaire de bout en bout.
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L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES :
Brandon McNulty a remporté le titre mondial en solitaire à Montréal. Parti à 32 km de l’arrivée, il a résisté au retour des favoris pour s’imposer avec 13 secondes d’avance sur Michael Matthews et Mathieu van der Poel. Les États-Unis retrouvent le maillot arc-en-ciel 33 ans après Lance Armstrong.

LE CHIFFRE CLÉ :
32 km.
C’est la distance parcourue en solitaire par Brandon McNulty après son attaque décisive. Un effort long, géré avec sang-froid malgré un écart qui est descendu à 10 secondes dans la dernière montée de la Camillien-Houde.
Comment la course a-t-elle basculé ?
Pendant plus de 200 kilomètres, la course a vécu sur un rythme élevé mais sans sélection définitive. Une échappée de 16 coureurs a pris jusqu’à huit minutes d’avance avant d’être progressivement reprise grâce notamment au long travail de Bruno Armirail pour la France.
Une fois le circuit de Montréal entamé, les attaques se sont multipliées. Mathieu van der Poel a à plusieurs reprises tenté de faire sauter le peloton. Isaac del Toro et Paul Seixas ont aussi pris leurs responsabilités. Remco Evenepoel et Wout van Aert, attendus parmi les favoris, n’ont jamais paru en mesure de dicter le tempo.
Le moment clé est arrivé à environ 34-35 km de l’arrivée. Un groupe de favoris s’est reformé. Les États-Unis se sont retrouvés avec un avantage numérique clair (McNulty, Matteo Jorgenson et Quinn Simmons). Jorgenson a lancé une première offensive. Dans la foulée, Brandon McNulty a placé l’attaque décisive. Personne n’a immédiatement réagi avec la même intensité.
Pourquoi McNulty a-t-il réussi à résister ?
L’Américain a rapidement creusé un écart conséquent (jusqu’à plus d’une minute à l’entrée des deux derniers tours). Dans le dernier passage de la Camillien-Houde, ses forces ont vacillé. L’avance est redescendue à seulement 10 secondes.
C’est là que le travail de Jorgenson a été déterminant. L’équipier américain a marqué chaque tentative de retour (Pidcock, Ciccone, van der Poel, Del Toro…). Le groupe de poursuite n’a jamais réussi à s’organiser parfaitement. McNulty a tenu, même s’il a avoué n’y avoir cru qu’aux tout derniers mètres.
Qui a brillé, qui a déçu ?
Le podium
Brandon McNulty (USA). Michael Matthews (Australie) +13 s. Mathieu van der Poel (Pays-Bas) même temps. Quinn Simmons a terminé 4e, Isaac del Toro 5e.

Côté français
Paul Seixas a livré une course intelligente et agressive pendant longtemps, mais les crampes l’ont rattrapé dans le final. Il termine 15e.
Côté belge
Remco Evenepoel (12e) et Wout van Aert (28e) ont connu une journée difficile.
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McNulty était-il réellement un outsider ou les États-Unis avaient-ils le meilleur plan tactique du jour ?
Ce titre va-t-il changer le statut de Brandon McNulty chez UAE Team Emirates-XRG, ou restera-t-il l’équipier de luxe de Pogačar ?
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