Christophe Laporte s’offre en solitaire Binche-Chimay-Binche 2022

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Christophe Laporte victorieux à Binche-Chimay-Binche
Le Français Christophe Laporte a affiché une très belle forme et a fini seul au moment de franchir la ligne d'arrivée. Photo DR

Victoire française à Binche-Chimay-Binche. Après 198,6 kilomètres, dans cette 35e édition, Christophe Laporte s’est imposé en terminant seul. Impressionnant dans le final, le Français a fait une première véritable différence à un peu plus de 10 kilomètres du terme. Il s’est extirpé d’un groupe en compagnie de Rasmus Tiller (Uno-X Pro Cycling Team), son dauphin sur la ligne d’arrivée. Puis, tout en puissance, le coureur de Jumbo-Visma a distancé son rival norvégien dans le dernier kilomètre, sur un passage pavé. Pour le récent vice-champion du monde, c’est sa cinquième victoire de la saison, comprenant une étape du Tour de France. Le podium a été complété par un autre Français, Hugo Page (Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux) réglant un groupe pour la troisième place.

Binche-Chimay-Binche – Classement Top 20

1 – LAPORTE Christophe (Jumbo-Visma) les 198,6 km en 4:26:16 (44,8 km/h)
2 – TILLER Rasmus (Uno-X Pro Cycling Team) + 0:03
3 – PAGE Hugo (Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux) + 0:08
4 – VAN AVERMAET Greg (AG2R Citroën Team) m.t
5 – SKUJINS Toms (Trek-Segafredo) m.t
6 – GILBERT Philippe (Lotto Soudal) m.t
7 – VAN GESTEL Dries (TotalEnergies) m.t
8 – STEWART Jake (Groupama – FDJ) m.t
9 – DAUPHIN Florian (B&B Hotels – KTM) m.t
10 – GALLOPIN Tony (Trek-Segafredo) m.t
11 – TURGIS Anthony (TotalEnergies) m.t
12 – THEUNS Edward (Trek-Segafredo) + 0:12
13 – TAMINIAUX Lionel (Alpecin-Deceuninck) m.t
14 – PENHOËT Paul (Groupama – FDJ) m.t
15 – KRISTOFF Alexander (Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux) m.t
16 – CAPIOT Amaury (Team Arkéa – Samsic) m.t
17 – BIERMANS Jenthe (Israel – Premier Tech) m.t
18 – ASKEY Lewis (Groupama – FDJ) m.t
19 – HAVIK Yoeri (BEAT Cycling) m.t
20 – DE LIE Arnaud (Lotto Soudal) + 0:16

7 Commentaires

  1. C. Laporte était sans doute le plus fort de ce peloton bien fourni en coureurs de haut niveau. Et pour ne rien gâcher, il a conduit sa course de manière parfaite, puisqu’il gagne, bien sûr, mais aussi parce qu’il a su n’apparaitre qu’en fin de course, à l’orée du dernier tour, lorsque le groupe de tête s’est constitué sur la longue partie montante suivant la partie pavée, de manière très discrète dans un premier temps, puis en prenant le large au moment où tous se trouvaient plus ou moins au rouge… Seul le fort puissant R.Tiller des Uno X put alors l’accompagner, mais il au prix d’un effort très exigeant, et sa fugue en compagnie de Laporte lui laissera sans doute un souvenir assez violent…
    Toujours est-il que C. Laporte confirme son très haut niveau cette année, et cela avait débuté dès sa première course, sur Kuurne-Bruxelle-Kuurne, où il anima toute la course, repris à cent mètres… Mais un cap encore plus important parait être franchi en cette deuxième partie de saison, depuis sa victoire au Tour de France et ensuite son impressionnant Tour du Danemark victorieux, où il lançait de manière fulgurante dans les premières étapes les sprints pour son jeune équipier O.Kooij…
    Observons également le récent succès de Kooij au Tour du Munster, où ce jeune Jumbo de vingt ans, seul dans les dernier kilomètre, arrange d’une bonne longueur les plus gros bras du sprint mondial, Philipsen, Jakobsen, Bennett, etc… De là entendons-nous bien sûr des doutes sur ces formidables Jumbo, comme un écho à ce qui peut se dire sur Quickstep, une formation aux résultats assez équivalents…
    Je ne retiendrais de C. Laporte qu’un aspect dans la formidable progression cette année, ce sera plus simple, l’aspect simplement technique de la position à vélo, nettement modifiée, avec un nouveau matériel, sans doute en partie au contact à l’entrainement avec ces coureurs de la formation néerlandaise de gabarits assez similaire au sien et toujours bien en position sur la machine… Quel malaise en effet de voir un tel potentiel posé tel qu’il l’était à ses années antérieures, plus ou moins « à table », la selle paraissant trop basse, le guidon trop haut, la grande carcasse de C. Laporte, ratatinée sur un vélo paraissant trop petit, dépassant d’une bonne tête dans le peloton… Par contre la simplicité de la personne ne parait pas avoir changée, ni même sa vision de la course; ce gars-là n’a pas qu’un potentiel et des jambes, et les Jumbo l’avaient sans doute aussi remarqué…

  2. Toutalo , oui Laporte a fait un bond en avant , il performe + . Il y a peu de français à ce niveau et les seuls se trouvent dans des équipes étrangères ( mince alors ) . Le vélo ne fait pas tout mais participe à un gain combien ? je n’en sais trop rien . Les vélos font un peu prêt tous le même poids . Pour la position le gain est bien plus important . Dernièrement je me suis amusé à comparer avec un compteur vitesse entre une position mains sur les cocottes et mains en bas du guidon . Il n’y pas photo , quand vous avez les mains en bas vous gagner 2 à 3 km/h ( facile ) .
    Cela parle non ? et quand je vois certains professionnels qui sprintent mains haut du guidon . Je me pose des questions . Les anciens avaient les mains au fond du cintre pas sur les freins . Bon c ‘est vrai il n’avait pas les casques , pas les écouteurs dans les oreilles , les vélos étaient moins rigides et j’en passe , mais quand même . J’ai regardé le contre la montre mixe des championnats du monde et en regardant l’équipe française ( homme ) tout le monde a pu voir Cavagna prendre dix mètres de retard à chaque virage sur ces deux compatriotes . C’est des choses qui doit être travailler . J’aime bien ce coureur mais quelle perte de temps et d’effort en plus pour les relances pour raccrocher les copains . Aurait-il fait ces relances sur un contre la montre seul , je doute , si on fait un petit calcul il perdrait environ 15 secondes sur l’épreuve . Cavagna doit travailler les trajectoires . Les vidéos peuvent aider . Pour Laporte que du plus depuis son changement d’équipe . Il ne doit pas regretter , nous non plus . Bravo à lui . Et je ne parle pas du cas Evenepoel qui roule comme une balle , il y a seulement 5 ans , un petit gabarit ne pouvait pas être bon sur un chrono ( ah bon ) . Il prouve le contraire …

  3. Sanglier 5608, s’agissant d’Evenepoel, il serait intéressant de connaitre, par exemple lorsqu’il est à l’effort en position de clm sur le plat, la distance entre son point morphologique le plus haut (le casque ou le dos) et le sol… Par rapport aux grands gabarits, il est très bas par rapport au sol et très plat, ce qui lui permet de tirer profit de son gabarit pour mieux rentrer dans l’air… Roglic, Castroviejo il y a quelques années, etc…, gabarits moyens, sont des cas assez semblables, et sans doute bien placés sur cette seule cote par rapport au sol… Pour revenir à Laporte, compte tenu de sa prise au vent, il fallait qu’il soit sacrément fort pour réussir à faire de bons chronos, avant même d’être chez Jumbo… Le plus souvent sur des distances courtes, où la seule force peut arriver à tout sauver, ou presque….

  4. Toutalo pour Laporte effectivement , il avait déjà réussi de bons chronos sur des distances courtes , typé sprinteur , cela s’expliquerait . Sur Evenepoel ce garçon n’est pas un monstre physique , du moins visuellement . Par rapport à un Ganna qui est taillé comme un pistard . Si je veux bien croire que super belge a un très bon coefficient de pénétration dans l’air , je ne crois pas par contre que d’être plus bas que Ganna sur son vélo lui permettre de fendre plus facilement la résistance de l’air … ? . Je pense que tous les équipes pros , enfin j’espère font des essais en soufflerie . Ganna fait 1.93 m et Evenepeol 1.70 m , 23 cm de différence . d’être grands serait-il un handicap maintenant ? Le secret d’Evenepoel si il existe , et peut être d’avoir joué au Football . Il a surement effectué beaucoup de musculation au niveau des cuisses pour renforcer les appuis quand il pratiquait ce sport . D’ailleurs il n’est pas très puncheur , il lamine plus ses adversaires par sa puissance . Ils les usent plus qu’ils ne les frappent ( une image ) .

  5. TOUTALO et SANGLIER 5608 que dire alors du style et de la position sur le vélo du trés regretté coureur Portugais Joaquim Agostinho malheureusement disparu trés jeune.
    Je pense qu’il ne se posait pas de question sur son matériel et sur sa position sur le vélo il appuyait tout simplement fort sur les pédales avec des gros braquets c’était une véritable force de la nature..!
    Bon il est vrai que c’était une autre époque…!

  6. CORSE25, vous avez bien raison d’évoquer Joachim Agostinho; un coureur aussi particulier qu’exceptionnel… Car même si Rui Costa a pu devenir champion du monde, Agostinho reste sans doute dans l’histoire du vélo le coureur le plus emblématique de son pays, d’autant plus qu’il était souvent apparenté au travailleur émigré portugais, robuste, dur au mal, etc… Plus généralement, de nombreux émigrés, cyclistes ou non, ou bien simplement les travailleurs du bâtiment ou de la terre se retrouvaient un peu en lui… Sur le vélo, nous dirions aujourd’hui qu’il était assez « compact », donc peut-être pas si mal pour bien rentrer dans l’air !.. Et en chrono, J. Agostinho était d’ailleurs loin d’être mauvais !… D’autres néanmoins, à cette époque et même avant, se posaient quand même intuitivement cette question de la pénétration dans l’air, comme bien sûr J. Anquetil, qui les étonna tous à son arrivée dans les pelotons… Par sa position, les autres le comparait à une fusée… Mais il faut revenir à Agostinho, ce champion de légende, pour rappeler aussi un destin tragique, un peu à la mesure de son histoire; rappelons qu’il décéda en course, en fin de carrière, d’une fracture du crâne, suite à une chute causée par un chien, sur le Tour d’Algarve.

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