Jasper Stuyven à la recherche d'une position aérodynamique pendant son numéro en solitaire sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2016. Photo : Trek-Segafredo
Jasper Stuyven à la recherche d'une position aérodynamique pendant son numéro en solitaire sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2016. Photo : Trek-Segafredo
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Quelle performance ! A seulement 23 ans, Jasper Stuyven a montré toute l’étendue de son talent à l’occasion de Kuurne-Bruxelles-Kuurne qu’il a remporté. 16 kilomètres à bloc, tout en tenant en respect le peloton et le groupe Boonen qui n’ont jamais réussi à rejoindre le jeune belge. Une victoire amplement méritée pour le pensionnaire de la formation Trek-Segafredo dont on connaît le tempérament : il avait gagné, en 2015, une étape du Tour d’Espagne, au sprint, avec le poignet cassé.

« Je ne peux toujours pas y croire, a déclaré Jasper Stuyven. Je me sentais vraiment bien, pas toute la journée comme hier, mais surtout dans le final, quand nous étions dans le Kwaremont. J’ai facilement suivi les mouvements, j’étais toujours là et jamais sur la défensive. » Samedi, sur l’Omloop Het Nieuwsblad, Stuyven avait déjà attaqué. Mais, à cause d’une erreur, il est parti à la faute ruinant toutes ses chances de revenir sur le groupe des favoris qui s’est disputé la victoire.

« Boy (Van Poppel) a fait un travail parfait, a poursuivi l’ancien champion du monde juniors. Il a été incroyable pour continuer à mettre du rythme dans le groupe. Il était si fort ! Mais le peloton revenait, alors Dirk (Demol, directeur sportif) a dit d’essayer quelque chose, alors j’ai attaqué et j’étais seul. Je ne suis pas le gars qui fait des escapades en solo. Je me suis surpris. J’ai prêté attention au vent alors je savais à quoi m’attendre. Je pensais que Tom (Boonen) allait finir par me rejoindre parce qu’il était vraiment actif. »

Puis d’ajouter : « Je savais que sans Fabian (Cancellara), c’était ma chance. Cette victoire est plus importante pour moi que celle sur la Vuelta. Le printemps dernier j’ai eu un peu de malchance et je n’ai pas pu prouver ma valeur. Cette année, j’ai eu un bon hiver. Je suis ambitieux mais je peux faire face à la pression et j’espère être présent dans le final des prochaines courses pour aider Fabian. Je suis prêt, l’équipe est prête ».

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Antoine BARTHELEMY
Passionné par la route. Inconditionnel du cyclo-cross. Pratique le cyclisme sur route de manière assidue depuis plusieurs années. Tente de ressembler à son idole Fabian Cancellera (la puissance en moins).

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