Ils ne sont que quatre. Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault, Miguel Indurain. Quatre géants, quatre légendes, quatre quintuples vainqueurs du Tour de France. À 27 ans, Tadej Pogacar peut les rejoindre. Samedi, le Slovène s’élancera de Barcelone avec l’ambition d’égaler un record que personne n’a approché depuis Indurain en 1995. Analyse d’un destin qui tutoie l’éternité.
Pogacar et l’histoire : un 5e Tour de France pour rejoindre Merckx, Hinault, Anquetil et Indurain, le toit du monde à 27 ans
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Tadej Pogacar peut remporter son cinquième Tour de France en 2026. À 27 ans, le Slovène égalerait le record de Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain. Quadruple vainqueur en 2020, 2021, 2024 et 2025, Pogacar n’a jamais quitté le podium final depuis ses débuts. Avec 21 victoires d’étapes et une saison 2026 exceptionnelle, il aborde ce Tour en immense favori. Seul Jonas Vingegaard, vainqueur du Giro, semble en mesure de contester ce sacre historique.
« Le Tour de France est toujours le plus grand défi de la saison et aussi la course qui nous motive le plus. Chaque année, on arrive au départ en sachant que tout peut arriver en trois semaines, et c’est ce qui le rend si spécial » a déclaré Tadej Pogacar, qui peut entrer dans l’histoire avec un cinquième sacre.
Pourquoi ce cinquième Tour serait-il historique ?
Un club de quatre, bientôt cinq ?
Depuis 1903, le Tour de France a couronné des centaines de champions. Mais seuls quatre hommes ont réussi l’exploit de le gagner cinq fois. Jacques Anquetil (1957, 1961, 1962, 1963, 1964), Eddy Merckx (1969, 1970, 1971, 1972, 1974), Bernard Hinault (1978, 1979, 1981, 1982, 1985) et Miguel Indurain (1991, 1992, 1993, 1994, 1995). Quatre monuments, quatre époques, quatre façons de dominer le cyclisme mondial.
Depuis le dernier sacre d’Indurain en 1995, personne n’a réussi à les rejoindre. Lance Armstrong avait bien remporté sept éditions, mais celles-ci ont été effacées des tablettes pour dopage. Chris Froome s’est arrêté à quatre. Bernard Hinault a échoué à en gagner un sixième en 1986, battu par Greg LeMond.
Tadej Pogacar, lui, n’a que 27 ans. Il dispute son neuvième Grand Tour et son septième Tour de France. Et il a déjà quatre victoires au compteur (2020, 2021, 2024, 2025). En cas de sacre à Paris, il rejoindrait ce club des cinq. À 27 ans. L’âge auquel Merckx en était à son troisième Tour, Hinault à son deuxième.
Difficile de ne pas être admiratif devant une telle précocité. C’est le genre de statistique qui donne le vertige.
Une régularité sans précédent dans l’histoire récente
Depuis ses débuts sur le Tour en 2020, Tadej Pogacar n’a jamais quitté le podium final. Vainqueur en 2020, 2021, 2024 et 2025, deuxième en 2022 et 2023 derrière Jonas Vingegaard. Six participations, six podiums, quatre victoires. Aucun coureur dans l’histoire récente n’a affiché une telle constance au plus haut niveau.
Avec 21 victoires d’étapes sur le Tour, le Slovène est déjà le quatrième meilleur total de l’histoire, derrière Mark Cavendish (35), Eddy Merckx (34), et Bernard Hinault (28). À 27 ans, il a le temps de dépasser tout le monde.
Et sa saison 2026 est un chef-d’œuvre : Milan-San Remo, Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège, Strade Bianche, Tour de Romandie, Tour de Suisse. Cinq des six courses qu’il a disputées, il les a remportées. La seule exception : Paris-Roubaix, terminé à la deuxième place.
Qui peut empêcher Pogacar d’entrer dans la légende ?
Vingegaard, le rival historique
Jonas Vingegaard est le seul coureur à avoir battu Pogacar sur le Tour. C’était en 2022 et 2023. Depuis, le Danois a cédé sa couronne, battu en 2024 et 2025. Mais il sort d’un Giro 2026 triomphal, avec cinq victoires d’étape et le classement général.
Le doublé Giro-Tour est un Everest physiologique. Seuls Pantani (1998) et Pogacar (2024) l’ont réussi dans l’ère moderne. Vingegaard devra récupérer en cinq semaines de l’effort consenti en Italie, tout en élevant son niveau pour tenir tête à un Pogacar frais et affûté.
Le forfait de Wout van Aert, son lieutenant de luxe, est un coup dur supplémentaire. Sans le Belge, Visma perd un atout considérable. Mais le Danois a prouvé par le passé qu’il savait se sublimer dans l’adversité.
Seixas, Evenepoel, Ayuso : les outsiders qui rêvent de l’exploit
Derrière le duel Pogacar-Vingegaard, une nouvelle génération pousse. Paul Seixas, 19 ans, dispute son premier Tour avec l’ambition de bousculer la hiérarchie. Remco Evenepoel, 68 jours sans course, parie sur une préparation radicale. Juan Ayuso, parti d’UAE pour s’émanciper, veut prouver qu’il peut rivaliser avec son ancien leader.
Mais ces talents devront réaliser un Tour parfait pour espérer inquiéter le Slovène. Et même un Tour parfait pourrait ne pas suffire.
Pogacar est-il le plus grand de l’histoire ?
Le débat est ouvert, les chiffres parlent
Comparer les époques est un exercice périlleux. Merckx a gagné 34 étapes du Tour, cinq éditions, et toutes les grandes classiques. Hinault a dominé son époque avec une autorité écrasante. Anquetil a révolutionné la préparation et le contre-la-montre. Indurain a régné sur le cyclisme avec une puissance inédite.
Mais Pogacar, à 27 ans, coche toutes les cases. Polyvalence : il gagne sur les classiques pavées, les classiques ardennaises, les Grands Tours, les chronos. Précocité : il a remporté son premier Tour à 21 ans. Longévité : il est au sommet depuis six saisons.
« Le Tour, c’est tout simplement la meilleure course du monde. C’est une course qui fait tomber amoureux, qui donne de l’espoir et suscite des émotions que peu d’autres courses peuvent provoquer » confiait Richard Carapaz. Pogacar, lui, ne se contente pas d’y participer. Il le domine.
Les puristes débattront encore longtemps. Mais si le Slovène remporte ce cinquième Tour, le débat sera clos pour beaucoup. Pogacar ne sera plus seulement le meilleur de sa génération. Il sera entré dans le panthéon.
Et vous, pensez-vous qu’un cinquième Tour de France ferait de Tadej Pogacar le plus grand coureur de l’histoire, ou lui manque-t-il encore quelque chose pour égaler Merckx ?
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Il a 22 ans. Il n’a jamais couru le Tour de France. Et pourtant, Isaac Del Toro est déjà présenté comme le futur leader d’UAE Team Emirates XRG. En attendant, le Mexicain sera le dernier homme de Tadej Pogacar dans les cols. Vainqueur du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, deuxième du Giro 2025, Del Toro arrive lancé comme une fusée. Trop beau pour rester dans l’ombre ?
Isaac Del Toro, l’arme fatale de Pogacar sur le Tour 2026 : lieutenant, successeur, ou menace ?
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Isaac Del Toro dispute son premier Tour de France en 2026. Le Mexicain de 22 ans, vainqueur du Tour Auvergne-Rhône-Alpes et de Tirreno-Adriatico, sera le principal lieutenant de Tadej Pogacar en montagne. Mais son talent pose une question : combien de temps acceptera-t-il l’ombre du Slovène ? Deuxième du Giro 2025, Del Toro a le potentiel pour gagner un Grand Tour. Ce Tour 2026 pourrait être le début d’une nouvelle ère.
Pourquoi Isaac Del Toro est-il le lieutenant le plus attendu de ce Tour 2026 ?
Un palmarès 2026 qui donne le vertige
Isaac Del Toro n’a que 22 ans, mais son palmarès 2026 force le respect. UAE Tour : vainqueur. Tirreno-Adriatico : vainqueur. Tour Auvergne-Rhône-Alpes : vainqueur. Trois courses par étapes, trois succès. Et à chaque fois avec la manière.
Sur le Dauphiné, le Mexicain a livré une véritable démonstration. Lors de l’étape du Plateau de Solaison, il a étouffé la concurrence à la manière d’un certain Tadej Pogacar. « À la manière de son leader » écrivions nous. Comme un symbole.
Deuxième du Giro 2025 derrière Juan Ayuso, Del Toro a déjà prouvé qu’il savait tenir trois semaines. Sa marge de progression semble infinie. Et c’est précisément ce qui rend son premier Tour de France si fascinant.
Un rôle d’équipier, un talent de leader
Chez UAE, la hiérarchie est claire. Tadej Pogacar est le patron. Del Toro est son lieutenant. Son travail consistera à imposer le rythme dans les cols, à répondre aux attaques, à protéger le Slovène jusqu’au moment où celui-ci décidera de porter son offensive.
Mais le Mexicain a déjà prouvé qu’il pouvait faire bien plus que cela. Sur le Giro 2025, il avait terminé deuxième sans jamais donner l’impression de forcer son talent. Sur le Dauphiné 2026, il a écrasé la course avec une maturité de vieux briscard.
La question que tout le peloton se pose : que se passerait-il si Pogacar connaissait une défaillance ? Del Toro aurait-il les coudées franches pour jouer sa carte ? « Il peut aussi servir de leader de rechange en cas de catastrophe » reconnaît prudemment l’équipe. Un aveu qui en dit long.
Difficile de ne pas être admiratif devant un tel duo. C’est le genre d’association qui évoque les grandes heures du cyclisme : Hinault-LeMond, Froome-Thomas, Pogacar-Del Toro ?
Del Toro peut-il devenir le successeur de Pogacar ?
Un contrat longue durée, un destin en pointillé
Isaac Del Toro est sous contrat avec UAE Team Emirates XRG jusqu’en 2029. Un bail longue durée qui en fait le successeur désigné de Pogacar. Le Slovène, 27 ans, n’a pas encore fini d’écrire sa légende. Mais l’avenir a déjà un visage : celui d’un Mexicain de 22 ans au coup de pédale racé.
La cohabitation entre les deux hommes est pour l’instant exemplaire. Del Toro a déjà accompagné Pogacar sur les Classiques, acceptant sans broncher son rôle d’équipier. Mais combien de temps un vainqueur de Tirreno et du Dauphiné acceptera-t-il de rouler pour un autre ?
Les puristes rappelleront le précédent LeMond, sacrifié par Hinault en 1985 avant de prendre sa revanche en 1986. Del Toro n’en est pas là. Mais à 22 ans, le temps joue pour lui.
Un premier Tour pour apprendre, un avenir pour régner
Ce Tour 2026 est une première. Del Toro découvrira la Grande Boucle, ses foules, ses cols mythiques, sa pression médiatique. Une expérience initiatique qui lui servira pour les années à venir.
Mais ne vous y trompez pas : le Mexicain n’est pas venu faire de la figuration. Son rôle sera déterminant. Si Pogacar vacille, Del Toro sera là. Si le Slovène domine, Del Toro pourra jouer sa carte personnelle, comme il l’a fait sur le Giro.
C’est le genre de luxe que seule une équipe comme UAE peut se permettre. Un lieutenant qui vaut un leader. Une doublure qui pourrait être titulaire. Un avenir qui s’écrit au présent.
Et vous, pensez-vous qu’Isaac Del Toro peut un jour succéder à Tadej Pogacar comme leader de l’armada UAE, ou son destin est-il de rester à jamais le meilleur lieutenant du monde ?
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« Nous allons déchirer le scénario, encore et encore. » La promesse d’EF Education-EasyPost pour ce Tour 2026 est aussi claire que son ambition. La formation américaine a officialisé ce lundi sa sélection de huit coureurs, avec Richard Carapaz en leader désigné, Ben Healy en chasseur d’étapes, et Alex Baudin en révélation. Une équipe sans complexe, taillée pour les échappées et les coups de force.
EF Education dévoile son équipe pour le Tour 2026 : Carapaz, Healy, Baudin… la formation qui veut « déchirer le scénario »
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : EF Education-EasyPost a dévoilé son équipe pour le Tour 2026. Richard Carapaz, 2e du Tour de Suisse, visera les victoires d’étape et le maillot à pois. Ben Healy, maillot jaune et vainqueur d’étape en 2025, veut récidiver. Alex Baudin, maillot jaune du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, confirme son excellente forme. Max Walker et Georg Steinhauser feront leurs débuts sur le Tour. Kasper Asgreen, Michael Valgren et Sean Quinn complètent une sélection offensive et expérimentée.
« Le Tour, c’est tout simplement la meilleure course du monde. Les meilleurs coureurs y sont, et l’atmosphère est d’un niveau absolu. Juste y être, c’est déjà une victoire pour moi » a confié Richard Carapaz, champion olympique et vainqueur du maillot à pois 2024.
Quelle est la composition d’EF Education-EasyPost pour ce Tour 2026 ?
Les huit coureurs qui veulent enflammer la Grande Boucle
EF Education-EasyPost a officialisé sa sélection ce lundi. Voici les huit coureurs au départ à Barcelone :
Coureur
Âge
Pays
Rôle
Richard Carapaz
33 ans
Équateur
Leader / Étapes montagne / Maillot à pois
Ben Healy
25 ans
Irlande
Chasseur d’étapes / Offensif
Alex Baudin
25 ans
France
Étapes vallonnées / Baroudeur
Kasper Asgreen
31 ans
Danemark
Expérience / Échappées
Michael Valgren
34 ans
Danemark
Expérience / Équipier polyvalent
Sean Quinn
26 ans
États-Unis
Équipier / Inspirant
Max Walker
24 ans
Grande-Bretagne
Débutant Tour / Équipier
Georg Steinhauser
24 ans
Autriche
Débutant Tour / Grimpeur offensif
Deux novices sur le Tour : Max Walker et Georg Steinhauser, qui apportent fraîcheur et ambition.
Une équipe taillée pour l’offensive, pas pour le général
EF Education ne joue pas le classement général. Pas de leader pour le top 10, pas de plan pour le podium. L’équipe américaine a une autre philosophie : animer, attaquer, gagner des étapes.
« Nous avons une équipe polyvalente, et ça aide énormément pour les ambitions de l’équipe. Le classement général dépendra beaucoup des circonstances de la course. Je veux chasser les victoires d’étape et pourrais essayer de remporter à nouveau le maillot à pois » a expliqué Richard Carapaz.
Un plan limpide : prendre les échappées, user le peloton, et rafler ce qui peut l’être. C’est le genre de stratégie qui a fait la réputation d’EF Education, et qui promet du spectacle.
Richard Carapaz, le retour du « roi des pois »
Un deuxième Tour de Suisse derrière Pogacar, un moral d’acier
Richard Carapaz revient de loin. Opéré au niveau du périnée début avril, contraint de renoncer au Giro, l’Équatorien a dû puiser dans ses réserves pour revenir au plus haut niveau. Son Tour de Suisse a été une résurrection : 2e du classement général derrière l’intouchable Tadej Pogacar, avec une régularité qui force le respect.
« Je suis très motivé pour ce Tour. Après une longue période d’entraînement en altitude à la maison, tout s’est très, très bien passé. J’arrive avec une grande motivation et, surtout, un moral au beau fixe – ce qui, je pense, est crucial pour aborder cette grande course. »
Champion olympique, vainqueur du maillot à pois en 2024, Carapaz est l’un des meilleurs grimpeurs du peloton. Sur ce Tour aux 54 000 mètres de dénivelé, il aura un terrain de jeu idéal pour briller. Son objectif est simple : gagner des étapes, et reconquérir le maillot à pois.
Difficile de ne pas être admiratif devant un tel parcours. L’Équatorien incarne cette rage de vaincre qui fait les grands champions. Et à 33 ans, il n’a rien perdu de son mordant.
Ben Healy, l’homme qui avait volé deux jours de maillot jaune
Un tempérament offensif, une promesse de spectacle
Ben Healy a marqué le Tour 2025 de son empreinte. Deux jours en maillot jaune, une victoire sur la 6e étape, et une 9e place au classement général. Un exploit pour un coureur qui n’était pas attendu à ce niveau.
« L’an dernier était exceptionnel, et ce serait génial de reproduire ça, mais même la moitié de ce succès serait déjà un Tour réussi à mes yeux, a-t-il confié. Il n’y a pas trop de pression : je veux juste être devant et me battre pour une victoire d’étape, peut-être même deux. »
L’Irlandais a connu un printemps perturbé par la malchance, mais il se dit prêt. « Je vais juste courir de la même manière, avec une touche d’imprévisibilité. Même si les autres savent comment je cours, si c’est toujours imprévisible, alors c’est toujours difficile à anticiper. »
C’est le genre de déclaration qui promet du spectacle. Healy ne calcule pas, il attaque. Et c’est pour ça qu’on l’aime.
Alex Baudin, la révélation française qui monte
Cinq jours en jaune sur le Dauphiné, une confiance au sommet
Alex Baudin a crevé l’écran sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Maillot jaune pendant cinq jours, vainqueur de la 1ère étape après une échappée solitaire de 28 kilomètres, le Savoyard a prouvé qu’il fallait compter avec lui. Quatrième du Championnat de France dimanche, il arrive sur le Tour en pleine confiance.
« L’an dernier, c’était mon premier Tour, et j’ai vraiment réalisé à quel point c’était énorme. C’est pour ça que je n’imagine plus ne pas le faire chaque été. Je suis super excité d’y retourner. »
Pour son deuxième Tour, Baudin aura plus de liberté. « Je pense qu’on peut avoir de grandes ambitions en tant qu’équipe. On va chasser les étapes, et je pense que certaines me conviennent bien personnellement. »
Valgren, Asgreen, Quinn : les vétérans et les miraculés
Michael Valgren, 34 ans, est le « papa » de l’équipe. Vainqueur d’étape sur le Giro cette saison, le Danois apporte son expérience et sa sagesse. « Je pense qu’avec mon expérience, je peux apporter beaucoup de calme dans le groupe. Dans l’équipe, ils m’appellent « papa« . »
Kasper Asgreen, vainqueur du Tour des Flandres 2021, a connu une préparation chaotique avec une clavicule cassée. Mais le Danois reste un atout précieux en échappée. « Le Tour, c’est juste génial. C’est la course la plus importante du calendrier, et 90 % de l’exposition médiatique du cyclisme vient du Tour. »
Sean Quinn, enfin, est un miraculé. Gravement blessé au genou, il a frôlé la fin de carrière. « Je me suis dit : je vais faire absolument tout ce qui est en mon pouvoir, à 100 %, pour revenir sur le Tour. » Il y est. Et c’est déjà une victoire.
Et vous, pensez-vous qu’EF Education peut être l’équipe la plus spectaculaire de ce Tour 2026, ou le manque de leader pour le général la condamne-t-elle à l’anonymat des échappées ?
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C’est une équipe qui a fière allure. Lidl-Trek a officialisé ce lundi sa sélection pour le Tour de France 2026. Juan Ayuso, récent 3e du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, sera le leader pour le classement général. Mads Pedersen visera le maillot vert et les victoires d’étape. Derrière ce duo, une armada de luxe : Mattias Skjelmose, Mathias Vacek, Quinn Simmons, Derek Gee, Toms Skujins et Carlos Verona.
Lidl-Trek dévoile son armada pour le Tour 2026 : Ayuso en patron, Pedersen en chasseur vert, une équipe taillée pour tous les fronts
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Lidl-Trek a dévoilé son équipe pour le Tour 2026. Juan Ayuso (23 ans), 3e du Dauphiné, visera le podium final. Mattias Skjelmose sera le deuxième leader protégé. Mads Pedersen chassera les victoires d’étape et le maillot vert. L’équipe compte aussi sur Mathias Vacek (3e du Tour de Suisse), Quinn Simmons (champion des États-Unis), Derek Gee (5e du Giro), Carlos Verona et Toms Skujins. Une sélection dense, taillée pour jouer sur tous les tableaux.
« L’objectif est évidemment de monter sur une des marches du podium à Paris. Tout peut changer sur le Tour, n’importe quel jour. L’important sera de ne pas perdre de temps et d’économiser un maximum d’énergie durant les premières étapes » a déclaré Juan Ayuso, leader de Lidl-Trek pour le classement général.
Quelle est la composition exacte de Lidl-Trek pour ce Tour 2026 ?
Les huit hommes qui veulent déjouer les pronostics
Lidl-Trek a dévoilé une sélection impressionnante ce lundi. Voici les huit coureurs qui prendront le départ à Barcelone :
Coureur
Âge
Pays
Rôle
Juan Ayuso
23 ans
Espagne
Leader classement général
Mattias Skjelmose
25 ans
Danemark
Deuxième leader protégé
Mads Pedersen
30 ans
Danemark
Sprinteur / Maillot vert
Mathias Vacek
24 ans
République tchèque
Équipier polyvalent / Échappées
Quinn Simmons
25 ans
États-Unis
Équipier plaine / Échappées
Derek Gee
28 ans
Canada
Équipier montagne
Carlos Verona
33 ans
Espagne
Équipier montagne
Toms Skujins
35 ans
Lettonie
Équipier polyvalent / Protection
Steven de Jongh sera le directeur sportif principal. L’équipe a investi massivement dans la préparation du contre-la-montre par équipes inaugural, avec des tests en soufflerie et des choix de matériel optimisés.
Deux leaders pour le général, un sprinteur pour le vert
Contrairement à d’autres équipes qui misent tout sur un seul coureur, Lidl-Trek a choisi la densité. Juan Ayuso sera le leader principal pour le classement général, mais Mattias Skjelmose, 6e du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, aura également un rôle protégé.
« Juan est notre leader pour le général, et Skjelmose a également un rôle protégé, a expliqué Steven de Jongh. Derek Gee est un coureur très important dans les montées : il peut jouer les rôles de satellite lors des étapes de montagne et apporter un soutien crucial à Juan et Skjelly. »
Derrière, Mads Pedersen aura carte blanche pour les sprints et le maillot vert. Le Danois, double vainqueur d’étape sur le Tour, est l’une des plus grandes menaces pour les arrivées. « L’objectif principal pour le Tour, c’est de gagner une étape, et ensuite, nous visons aussi le maillot vert, même si le nouveau système de points ne nous est pas favorable. Mais rien n’est impossible » a-t-il déclaré.
Juan Ayuso, le leader qui voulait s’émanciper
Parti d’UAE pour exister, il tient enfin son Tour
Juan Ayuso a quitté UAE Team Emirates XRG à l’intersaison dans un contexte conflictuel. Le prodige espagnol, longtemps présenté comme le successeur de Pogacar, voulait son propre leadership. Il l’a trouvé chez Lidl-Trek.
À 23 ans, Ayuso dispute son troisième Tour de France, mais son premier en tant que leader unique.
Troisième du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, sa course de reprise après des mois de convalescence, l’Espagnol semble monter en puissance. Mais son irrégularité et sa propension aux chutes restent des points d’interrogation. En 2025, il avait abandonné le Giro alors qu’il était, selon son entraîneur, « dans la forme de sa vie ».
Difficile de ne pas être admiratif devant ce pari. Ayuso a quitté le confort d’UAE pour se frotter à Pogacar et Vingegaard en tant que rival. C’est courageux. C’est risqué. C’est passionnant.
Skjelmose, Vacek, Simmons : les lieutenants de luxe
Autour d’Ayuso, la densité est impressionnante. Mattias Skjelmose, 6e du Dauphiné, est une valeur sûre. Mathias Vacek, 3e du Tour de Suisse et récent double champion de République tchèque, est l’une des révélations de la saison. Quinn Simmons, tout juste champion des États-Unis, apportera sa puissance en plaine et son agressivité dans les échappées.
Derek Gee, 5e du Giro, et Carlos Verona complètent ce bloc montagne qui n’a rien à envier à celui d’UAE ou de Visma. Seule Visma, peut-être, peut aligner une telle densité de grimpeurs.
Mads Pedersen et le maillot vert, un rêve accessible ?
Un sprinteur pas comme les autres
Mads Pedersen n’est pas un sprinteur classique. Le Danois de 30 ans est capable de survivre sur des terrains difficiles avant de dominer au sprint des groupes réduits. Un profil rare, qui en fait un prétendant sur plusieurs étapes sélectives.
Son objectif est double : gagner une étape, et viser le maillot vert. « Nous avons déjà vu par le passé des coureurs réussir ce genre de défi alors qu’on ne les attendait pas forcément. Nous relevons donc le challenge avec la conviction que nous pouvons y parvenir. »
Le nouveau système d’attribution des points ne joue pas en sa faveur, mais Pedersen s’en moque. Le Danois a prouvé qu’il pouvait briller sur tous les terrains. Et avec Skujins et Vacek pour l’épauler dans les échappées, il aura des atouts.
Et vous, pensez-vous que Juan Ayuso peut vraiment monter sur le podium face à Pogacar, Vingegaard et Seixas, ou Lidl-Trek devrait-elle concentrer toutes ses forces sur le maillot vert de Pedersen ?
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C’est une équipe en quête de rédemption qui se présentera à Barcelone. Picnic-PostNL a officialisé ce lundi sa sélection pour le Tour de France 2026. Avec une seule victoire cette saison, la formation néerlandaise mise sur l’expérience de Warren Barguil (34 ans) et de John Degenkolb (37 ans) pour exister sur la Grande Boucle. Pavel Bittner sera la carte sprint, Frank Van den Broek l’atout sur les étapes vallonnées.
Picnic-PostNL dévoile son équipe pour le Tour 2026 : Barguil, Degenkolb, et une saison à sauver en trois semaines
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Picnic-PostNL a dévoilé son équipe pour le Tour 2026. Warren Barguil, vainqueur de deux étapes et du maillot à pois en 2017, sera capitaine de route pour son 12e Tour. Pavel Bittner visera les sprints, épaulé par John Degenkolb. Frank Van den Broek chassera les étapes vallonnées. Une équipe sans leader unique, qui compte sur les échappées et les sprints pour sauver une saison cauchemardesque (une seule victoire en 2026).
« Nous arrivons sur le Tour avec un groupe très motivé, déterminé à briller au plus haut niveau. Nous chasserons les résultats d’étape sur les terrains vallonnés et les sprints » a déclaré Matt Winston, directeur sportif de Picnic-PostNL.
Quelle est la composition de Picnic-PostNL pour ce Tour 2026 ?
Les huit hommes qui veulent sauver la saison
Picnic-PostNL a officialisé sa sélection ce lundi. Voici les huit coureurs qui prendront le départ à Barcelone :
Coureur
Âge
Pays
Rôle
Warren Barguil
34 ans
France
Capitaine de route / Étapes vallonnées
Pavel Bittner
23 ans
République tchèque
Sprinteur
John Degenkolb
37 ans
Allemagne
Poisson-pilote
Frank Van den Broek
25 ans
Pays-Bas
Étapes vallonnées
Julius Van den Berg
29 ans
Pays-Bas
Équipier sprints
Niklas Märkl
27 ans
Allemagne
Équipier sprints
Frits Biesterbos
24 ans
Pays-Bas
Débutant Tour
Robbe Dhondt
22 ans
Belgique
Débutant Tour
Deux néophytes sur le Tour : Biesterbos et Dhondt, tous deux issus du programme de développement de l’équipe. Ce dernier devient le premier Belge formé par Picnic-PostNL à participer à la Grande Boucle.
Pas de leader unique, une équipe de chasseurs d’étapes
Contrairement aux armadas UAE ou Visma, Picnic-PostNL ne se présente pas avec un leader désigné. La formation néerlandaise a fait le choix de la polyvalence : Pavel Bittner pour les sprints, Warren Barguil et Frank Van den Broek pour les échappées en montagne.
« En tant qu’équipe, nous avons connu une préparation compliquée, avec la blessure de notre finisseur au sprint Pavel, qui l’a privé de plusieurs kilomètres de course importants. Il est désormais rétabli et prêt à se mêler à la lutte dans les arrivées rapides, comme l’année dernière » a confié Matt Winston, le directeur sportif.
L’objectif est limpide : chasser les victoires d’étape, partout, tout le temps. Une stratégie de coureur de fond, taillée pour les échappées et les sprints de deuxième zone. C’est le genre de plan qui peut rapporter une étape, ou renvoyer l’équipe à ses doutes.
Warren Barguil, le Breton qui veut faire chavirer le Tour
Un douzième Tour, une revanche à prendre
Warren Barguil connaît la Grande Boucle par cœur. Douzième participation pour le Breton de 34 ans, vainqueur de deux étapes et du maillot à pois en 2017. Cette année-là, il avait fait chavirer le public français en s’imposant à Foix et à l’Izoard.
Depuis, le Morbihannais a connu des hauts et des bas. Handicapé par une lourde chute en début de saison 2026, il arrive sur le Tour sans certitudes, mais avec une motivation intacte. Son objectif : lever les bras sur une étape, comme au bon vieux temps.
C’est le genre d’histoire qui sent bon le cyclisme français. Un vétéran qui a déjà tout connu, et qui rêve encore d’un dernier coup d’éclat.
Frank Van den Broek, l’atout vallonné
À 25 ans, Frank Van den Broek incarne la relève néerlandaise. Capable de briller sur les étapes vallonnées, le coureur de Picnic-PostNL aura sa carte à jouer dès que la route s’élèvera. À condition de ne pas être rattrapé par son irrégularité, qui lui a déjà coûté cher par le passé.
Bittner et Degenkolb : la jeunesse et l’expérience au service du sprint
Pavel Bittner, 23 ans, sera la carte maîtresse de Picnic-PostNL dans les arrivées massives. Le Tchèque, qui avait brillé l’an dernier, revient de blessure mais se dit prêt. Pour l’épauler, une légende : John Degenkolb, 37 ans, vainqueur de Paris-Roubaix 2015 et de Milan-San Remo 2015.
L’Allemand, qui dispute lui aussi son 12e Tour de France, apportera son expérience de poin-pilote et sa science du placement. Julius Van den Berg et Niklas Märkl complètent le train de sprint.
Difficile de ne pas être admiratif devant la longévité de Degenkolb. À 37 ans, il est le vétéran d’une équipe qui compte deux débutants de 22 et 23 ans. Un grand écart générationnel qui en dit long sur la mutation de l’effectif.
Une saison cauchemardesque, un Tour pour tout renverser
Picnic-PostNL vit une saison 2026 cauchemardesque. Une seule victoire, celle de Casper Van Uden au Tour de Turquie. C’est maigre, très maigre pour une équipe qui évolue au plus haut niveau.
Le Tour de France arrive donc comme une bouée de sauvetage. Trois semaines pour exister, pour briller, pour sauver les meubles. Les échappées seront la clé. Barguil, Van den Broek, voire Biesterbos ou Dhondt : les candidats au baroud ne manquent pas.
C’est le genre de situation qui peut produire le meilleur comme le pire. Une équipe dos au mur est parfois capable de déjouer tous les pronostics. Les puristes rappelleront l’édition 2017, où un certain Warren Barguil, déjà chez Sunweb, avait crevé l’écran avec le maillot à pois et deux victoires d’étape.
Et vous, pensez-vous que Picnic-PostNL peut débloquer son compteur sur ce Tour 2026, ou l’équipe est-elle condamnée à une traversée du désert ?
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C’est désormais officiel. Decathlon CMA CGM a annoncé ce lundi la composition de son équipe pour le Tour de France 2026. Sans surprise, Paul Seixas sera au départ pour son premier Grand Tour. Mais la formation française a choisi l’audace : Olav Kooij, le sprinteur néerlandais, a arraché sa sélection et visera les victoires d’étape. Une équipe à deux leaders, à cinq jours du Grand Départ de Barcelone.
Decathlon CMA CGM dévoile son équipe pour le Tour 2026 : Seixas pour le général, Kooij pour les sprints, un pari à deux têtes
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Decathlon CMA CGM a dévoilé son équipe pour le Tour 2026. Paul Seixas (19 ans) visera le classement général, épaulé par Paret-Peintre, Prodhomme et Riccitello en montagne. Olav Kooij, surpris par sa sélection après un début de saison gâché par la maladie, sera le leader pour les sprints. Cees Bol, Daan Hoole et Tiesj Benoot complètent l’effectif. L’objectif est double : le général avec Seixas, au moins une victoire d’étape avec Kooij.
« À cinq jours du Grand Départ, je me sens prêt à tout donner pour boucler ces trois semaines et atteindre le meilleur classement possible. C’est la course dont je rêve et je mesure la chance que j’ai de pouvoir y participer, si tôt dans ma carrière a déclaré Paul Seixas, 19 ans, plus jeune participant au Tour depuis 1937.
Quelle est la composition exacte de Decathlon CMA CGM pour ce Tour 2026 ?
Les huit hommes qui vont entourer le prodige français
Decathlon CMA CGM a levé le voile ce lundi après-midi. Voici les huit coureurs qui prendront le départ du Tour de France 2026 à Barcelone :
Coureur
Âge
Pays
Rôle
Paul Seixas
19 ans
France
Leader classement général
Olav Kooij
24 ans
Pays-Bas
Leader sprints
Aurélien Paret-Peintre
30 ans
France
Équipier montagne
Nicolas Prodhomme
29 ans
France
Équipier montagne
Matthew Riccitello
24 ans
États-Unis
Équipier montagne
Tiesj Benoot
32 ans
Belgique
Équipier polyvalent
Cees Bol
30 ans
Pays-Bas
Poisson-pilot
Daan Hoole
27 ans
Pays-Bas
Capitaine de route
Quatre directeurs sportifs accompagneront les coureurs : Luke Rowe, Julien Jurdie, Nicolas Guillé et Mark Renshaw. Ce dernier n’était initialement pas prévu, mais la présence de Kooij, un pur sprinteur, a conduit l’équipe à revoir ses plans.
La surprise Kooij : un virus, un retour express, une sélection arrachée
La présence d’Olav Kooij est la véritable surprise de cette sélection. Le Néerlandais de 24 ans a raté tout le début de saison en raison d’un virus qui l’a tenu éloigné des courses jusqu’à fin mai. Son retour à la compétition, aux Boucles de la Mayenne, était un pari. Ses victoires récentes ont convaincu la direction.
« Mon début de saison n’a pas été celui que j’espérais, mais nous avons su rester patients et continuer à travailler, a expliqué Kooij. Les victoires obtenues ces dernières semaines, lors de mon retour à la compétition, m’ont redonné beaucoup de confiance. »
Le Néerlandais a été préféré au grimpeur autrichien Gregor Mühlberger. Un choix fort, qui donne à l’équipe française deux fers au feu : Seixas pour le général, Kooij pour les sprints.
Difficile de ne pas saluer ce pari. C’est le genre de décision qui peut rapporter gros, ou exposer une équipe à courir après deux lièvres à la fois.
Seixas : « Je pars dans l’inconnu, mais je suis prêt »
Un prodige de 19 ans qui entre dans l’histoire
Paul Seixas sera le plus jeune coureur au départ du Tour de France depuis 1937. À 19 ans, 9 mois et 10 jours, le Lyonnais s’apprête à vivre un moment historique. Et il l’aborde avec un mélange d’excitation et de lucidité.
« Après ma chute et mon abandon sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, j’ai pu reprendre ma préparation pour le Tour de France presque normalement, en ajustant quelques séances à cause de mes blessures » a-t-il confié dans le communiqué officiel.
« … je ne me fixe pas d’objectif plus précis car je pars dans l’inconnu, dans la mesure où je n’ai jamais disputé une course aussi longue et exigeante. J’espère pouvoir être acteur, progresser encore et aussi arriver à prendre du plaisir… »
Une déclaration qui respire la maturité. Pas de promesses inconsidérées, pas de pression inutile. Juste l’envie d’apprendre et de faire honneur au maillot.
Une garde rapprochée solide en montagne
Pour ses débuts, Seixas pourra compter sur un trio de grimpeurs aguerris. Aurélien Paret-Peintre, Nicolas Prodhomme et Matthew Riccitello seront ses anges gardiens dans les cols. Riccitello, 5e de la dernière Vuelta, est sans doute le plus fort grimpeur du lot. Prodhomme et Paret-Peintre apportent leur expérience des Grands Tours.
Tiesj Benoot, l’ancien équipier de Jonas Vingegaard, apportera toute son expérience. Le Belge de 32 ans, qui s’est rassuré sur le Tour de Suisse, disputera son 11e Grand Tour. Un vétéran précieux pour encadrer un groupe qui découvre la Grande Boucle.
Un double objectif ambitieux : le général et une victoire d’étape
Dominique Serieys : « Nous abordons le Tour avec ambition mais humilité »
Le manager général de Decathlon CMA CGM a résumé la philosophie de l’équipe : « Nous abordons le Tour avec ambition mais humilité, avec la volonté de poursuivre la progression réalisée depuis plusieurs saisons. Nous avons construit un groupe très complet et uni, composé de coureurs avec des profils capables de répondre à nos objectifs. »
Deux objectifs clairs se dégagent : « Que Paul termine le plus haut possible dans le classement et remporter au moins une victoire d’étape au sprint. »
Un double pari qui pourrait exposer l’équipe à des choix cornéliens. Faut-il sacrifier un équipier de Seixas pour lancer Kooij dans un sprint ? Faut-il privilégier la montagne au détriment du plat ? Luke Rowe, qui effectuera son premier Grand Tour comme directeur sportif, aura du pain sur la planche.
Bissegger, Mühlberger, Bisiaux : les grands absents
Plusieurs coureurs pressentis n’ont pas été retenus. Stefan Bissegger, le rouleur suisse, faisait figure de candidat naturel pour le contre-la-montre par équipes inaugural. Gregor Mühlberger, grimpeur autrichien, était pressenti pour épauler Seixas en montagne. Léo Bisiaux, révélation du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, a également été écarté.
La direction a tranché : Kooij et son poin-pilote Cees Bol ont eu le dernier mot. Un choix qui dit beaucoup de l’ambition de l’équipe : ne pas se contenter du général, mais aussi exister dans les sprints.
Et vous, pensez-vous que ce double objectif est une force ou un risque pour Decathlon CMA CGM ? Une équipe à deux leaders peut-elle vraiment rivaliser avec l’armada UAE de Pogacar ?
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C’est désormais officiel. UAE Team Emirates XRG a annoncé ce lundi la composition de son équipe pour le Tour de France 2026. Sans surprise, Tadej Pogacar sera entouré d’une garde rapprochée impressionnante, avec Isaac Del Toro comme lieutenant en chef en montagne. Pavel Sivakov et Jhonatan Narvaez, pourtant présents lors du dernier sacre, n’ont pas été retenus. Le Slovène vise un cinquième titre qui lui permettrait d’égaler Merckx, Hinault, Anquetil et Indurain.
UAE dévoile son armada pour le Tour 2026 : Del Toro en lieutenant, Sivakov écarté, Pogacar vise un cinquième sacre historique
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : UAE Team Emirates XRG a dévoilé son équipe pour le Tour de France 2026. Tadej Pogacar sera épaulé par Isaac Del Toro, Adam Yates, Felix Grossschartner et Brandon McNulty en montagne. Nils Politt, Tim Wellens et Florian Vermeersch assureront le travail sur le plat. Pavel Sivakov et Jhonatan Narvaez sont les grands absents de cette sélection. Pogacar vise un cinquième sacre, record égalé.
« Le Tour de France est toujours le plus grand défi de la saison et aussi la course qui nous motive le plus. Nous avons très bien préparé notre équipe, tout le monde a travaillé incroyablement dur, et maintenant nous sommes impatients de commencer à Barcelone » a déclaré Tadej Pogacar, qui vise un cinquième titre historique.
Quelle est la composition exacte de l’armada UAE pour ce Tour 2026 ?
Les huit hommes qui doivent porter Pogacar vers l’histoire
UAE Team Emirates XRG a tranché. Voici les huit coureurs qui prendront le départ du Tour de France 2026 à Barcelone ce samedi 4 juillet :
Coureur
Âge
Pays
Rôle
Tadej Pogačar
27 ans
Slovénie
Leader
Isaac Del Toro
22 ans
Mexique
Lieutenant montagne
Adam Yates
33 ans
Grande-Bretagne
Lieutenant montagne
Brandon McNulty
28 ans
États-Unis
Equipier montagne
Felix Großschartner
32 ans
Autriche
Equipier montagne
Tim Wellens
35 ans
Belgique
Equipier plaine
Nils Politt
32 ans
Allemagne
Equipier Rouleur
Florian Vermeersch
27 ans
Belgique
Equipier Rouleur
L’équipe sera dirigée depuis les voitures par les directeurs sportifs Fabrizio Guidi, Andrej Hauptman et Simone Pedrazzini.
Del Toro, le choix fort de la montagne
Isaac Del Toro n’a jamais disputé le Tour de France. Mais le Mexicain de 22 ans arrive avec un statut : vainqueur du UAE Tour, de Tirreno-Adriatico, et surtout du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, où il a écrasé la concurrence avec une maturité impressionnante.
Deuxième du Giro 2025, Del Toro est présenté comme le futur leader de l’équipe. En attendant, il sera le dernier homme de Pogacar dans les cols. Un rôle qu’il connaît déjà, pour avoir épaulé le Slovène sur les Classiques. « Il peut aussi servir de leader de rechange en cas de catastrophe » précise l’équipe.
Difficile de ne pas être admiratif devant la profondeur de cet effectif. Quand votre lieutenant a terminé deuxième du Giro et remporté le Dauphiné, c’est que votre armada n’a pas d’équivalent.
Pourquoi Sivakov et Narvaez ont-ils été écartés ?
Les deux grands absents de la sélection
La liste des huit comporte deux surprises majeures : l’absence de Pavel Sivakov et de Jhonatan Narvaez. Les deux hommes étaient pourtant présents lors du dernier sacre de Pogacar sur le Tour. Le Français, seul coureur tricolore de l’effectif UAE, paie peut-être une première partie de saison en demi-teinte. Narvaez, triple vainqueur d’étape sur le Giro, a pourtant prolongé son contrat jusqu’en 2029 cette semaine.
La direction d’UAE a préféré miser sur Florian Vermeersch, de retour sur le Tour après trois saisons d’absence, et sur un bloc montagne renforcé. Un choix fort, qui montre que personne n’est intouchable dans l’armada émiratie.
Les puristes crieront peut-être à l’injustice. Mais chez UAE, la sélection ne se fait pas au mérite : elle se fait à la stratégie. Et pour un Tour de 54 000 mètres de dénivelé, la priorité était d’empiler les grimpeurs.
Pogacar et l’histoire : un cinquième sacre pour entrer dans la légende
Rejoindre Anquetil, Merckx, Hinault et Indurain
Tadej Pogacar n’a que 27 ans. Il dispute son neuvième Tour de France. Et il est déjà quadruple vainqueur de l’épreuve (2020, 2021, 2024, 2025). En cas de victoire finale à Paris, il égalerait le record de cinq sacres détenu par Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain.
« Le Tour de France est toujours le plus grand défi de la saison et aussi la course qui nous motive le plus. Chaque année, on arrive au départ en sachant que tout peut arriver en trois semaines, et c’est ce qui le rend si spécial » a déclaré le Slovène dans le communiqué officiel de son équipe.
Avec 21 victoires d’étapes sur le Tour, Pogacar est déjà entré dans une autre dimension. Sa régularité avec Jonas Vingegaard – cinq podiums consécutifs en 1-2 depuis 2021 – est sans précédent dans l’histoire. Mais le Danois, vainqueur du Giro, pourrait arriver émoussé. Et l’armada UAE semble outillée pour contrôler toutes les étapes, tous les terrains, tous les scénarios.
Une équipe taillée pour le chrono inaugural
Le Tour 2026 débute samedi par un contre-la-montre par équipes de 19,6 km dans Barcelone. Un exercice qui peut déjà créer des écarts. Et UAE a mis les moyens : Großschartner et Politt viennent de remporter les championnats nationaux du contre-la-montre en Autriche et en Allemagne. McNulty et Del Toro sont d’excellents rouleurs.
Les règles du chrono par équipes prévoient que chaque coureur se voit attribuer un temps individuel. Pas besoin de franchir la ligne à plusieurs. Une aubaine pour Pogacar, qui pourrait être lancé par ses équipiers avant de finir seul.
C’est le genre de détail tactique qui peut transformer une première étape en premier coup de force. Et chez UAE, on connaît la musique.
Et vous, pensez-vous que cette armada UAE est la plus forte jamais alignée sur un Tour de France, ou la Visma de Vingegaard peut-elle rivaliser malgré l’absence de Van Aert ?
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Il avait déjà conquis le contre-la-montre. Il a ajouté la course en ligne. Ce dimanche à Guarda, António Morgado est devenu champion du Portugal sur route pour la première fois de sa carrière. Le coureur d’UAE Team Emirates XRG, 22 ans, s’est imposé en solitaire au terme d’une échappée à trois. Afonso Silva prend l’argent, Rui Oliveira le bronze. Un doublé que seul Domingos Gonçalves avait réussi avant lui, en 2018.
António Morgado, champion du Portugal 2026 : le doublé chrono-course, un solo dans le final, et la relève portugaise en marche
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : António Morgado est champion du Portugal 2026. Le coureur d’UAE Team Emirates XRG, 22 ans, a remporté la course en ligne à Guarda en solitaire, avec 18 secondes d’avance sur Afonso Silva (Tavira) et 30 secondes sur son coéquipier Rui Oliveira. C’est le premier titre national sur route pour Morgado, qui réalise le doublé après son troisième titre consécutif en contre-la-montre. Il succède à Ivo Oliveira.
Comment Morgado a-t-il conquis son premier titre national sur route ?
Une échappée à trois à 63 kilomètres, un solo dans le final
Le parcours vallonné autour de Guarda, la ville la plus haute du Portugal continental, promettait une course sélective. Sur 181 kilomètres, les coureurs ont dû batailler dans les montées pour faire la différence. Et c’est un trio qui a finalement pris les commandes.
À 63 kilomètres de l’arrivée, António Morgado, son coéquipier Rui Oliveira et Afonso Silva (Tavira-Crédito Agrícola) se sont détachés d’un groupe d’échappés. Un trio de tête qui a réussi à maintenir un avantage décisif sur un groupe de dix poursuivants, emmené par Afonso Eulálio, qui n’a jamais réussi à combler l’écart.
La supériorité numérique de l’UAE Team Emirates XRG a fait la différence. À deux contre un, Morgado et Oliveira contrôlaient la situation. Mais dans la montée de Pocaria, à six kilomètres de l’arrivée, Afonso Silva a placé une attaque qui a mis Rui Oliveira en difficulté.
C’est alors que le champion olympique de madison a fait preuve d’un sens du collectif exemplaire. Il a indiqué à Morgado de continuer vers l’avant. Le jeune coureur n’a pas hésité : il a contré Silva et s’est envolé vers la ligne d’arrivée, qu’il a franchie en solitaire avec 18 secondes d’avance.
Difficile de ne pas saluer le geste d’Oliveira, qui sacrifie ses propres chances pour offrir le titre à son coéquipier.
Un doublé chrono-course en ligne, un exploit rare
António Morgado n’a pas seulement remporté la course en ligne. Il a aussi conquis le contre-la-montre vendredi, son troisième titre consécutif dans l’exercice. Un doublé que seul Domingos Gonçalves avait réussi avant lui, en 2018.
À 22 ans, le natif de Caldas da Rainha succède à Ivo Oliveira au palmarès. Ce dernier a terminé quatrième, à 48 secondes. Rui Oliveira, lui, remonte sur le podium après avoir été vice-champion en 2021, 2023 et 2024.
C’est le genre de performance qui assoit une réputation. Morgado, champion du Portugal juniors en 2022, confirme chez les élites qu’il est bien l’avenir du cyclisme portugais.
UAE Team Emirates XRG, le rouleau compresseur des championnats nationaux
Christen, Herregodts, Morgado : le triplé du dimanche
La formation émiratie a vécu un dimanche exceptionnel. António Morgado au Portugal, Jan Christen en Suisse, Rune Herregodts en Belgique : trois titres nationaux en une seule journée. Un triplé qui confirme la domination de l’équipe de Tadej Pogacar sur tous les terrains, dans tous les pays.
Un Giro anonyme, un maillot qui relance la saison
António Morgado sortait d’un Giro d’Italia passé dans l’anonymat (125e GC). Pas d’étape, pas d’échappée marquante, une présence discrète dans le peloton. Ce titre national arrive à point nommé pour relancer sa saison.
Le Portugais portera son magnifique maillot de champion national dès le Lidl Deutschland Tour, qui débutera le 19 août prochain. Pas de Tour de France pour lui cette année, mais un maillot distinctif qui lui offrira une exposition bien méritée sur les courses à venir.
Afonso Eulálio, le grand perdant d’une échappée manquée
Le coureur de Bahrain Victorious peut nourrir des regrets. Présent dans le groupe de dix poursuivants, Afonso Eulálio n’a jamais réussi à combler l’écart avec le trio de tête. Il termine onzième, à 1 minute 34 du vainqueur.
Une déception pour celui qui espérait jouer le titre. Mais les championnats nationaux sont ainsi faits : il faut être dans le bon coup, au bon moment. Eulálio n’y était pas. Et c’est un autre Portugais qui a tiré son épingle du jeu.
Classement complet championnat du Portugal 2026 Hommes Elites
MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG les 181,5 km en 4:03:37 (44,7 km/h)
SILVA AFONSO, Team Tavira / Crédito Agrícola +0:18
OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG +0:30
OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +0:48
COSTA FÁBIO, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
CAMPOS FRANCISCO, Team Tavira / Crédito Agrícola +1:00
DUARTE EMANUEL, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
SALGUEIRO CARLOS MIGUEL, Team Tavira / Crédito Agrícola +1:29
ANTUNES TIAGO, Efapel Cycling m.t.
PINTO PEDRO, Efapel Cycling +1:32
EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +1:34
GONÇALVES DIOGO, Efapel Cycling +1:48
BARBOSA DIOGO, Team Tavira / Crédito Agrícola +4:59
NARCISO DIOGO, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car +12:23
SILVA JOÃO, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
NUNES HUGO, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
DIAS DANIEL, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
CARVALHO ANDRÉ, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
VIEGAS DANIEL, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
SILVA RUI, Porminho Team sub23 +14:34
MONTEZ ALEXANDRE, Feirense – Beeceler m.t.
PINTO DIOGO, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
SILVA JOAQUIM, Efapel Cycling m.t.
28 coureurs classés à l’arrivée sur 45 partants.
Et vous, pensez-vous qu’António Morgado peut devenir le leader du cyclisme portugais pour la prochaine décennie, ou reste-t-il encore dans l’ombre de la génération Oliveira ?
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Il voulait imiter Tadej Pogacar. Il l’a fait. Ce dimanche à Courtételle, Jan Christen a réalisé un numéro en solitaire de plus de 60 kilomètres pour devenir champion de Suisse sur route. À 22 ans, le coureur d’UAE Team Emirates XRG réalise le doublé après son titre en contre-la-montre jeudi. Valentin Darbellay prend l’argent, Melk Zumstein le bronze. Marc Hirschi termine au pied du podium.
Jan Christen, champion de Suisse 2026 : un raid solitaire de 66 kilomètres, un doublé chrono-course, et l’ombre de Pogacar
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Jan Christen est champion de Suisse 2026. Le coureur d’UAE Team Emirates XRG, 22 ans, s’est imposé en solitaire à Courtételle après un raid de plus de 60 kilomètres. Il devance Valentin Darbellay (Elite Fondations) de 14 secondes et Melk Zumstein (Velo Club Mendrisio) de 25 secondes. Christen réalise le doublé après son titre en contre-la-montre jeudi. Marc Hirschi (Tudor) termine 4e. Stefan Küng, de retour de fracture au fémur, a pris la 10e place.
Comment Jan Christen a-t-il construit ce chef-d’oeuvre en solitaire ?
Un raid à la Pogacar, une attaque à plus de 70 kilomètres
Le parallèle est évident. Jan Christen porte le même maillot que Tadej Pogacar, et ce dimanche, il a couru comme lui. Sur un parcours exigeant de 153,5 kilomètres pour 2 565 mètres de dénivelé positif, tracé entre Courtételle et Develier dans le Jura suisse, le coureur de 22 ans a fait la différence dans une montée, à quatre tours de la fin.
Dès la première boucle, l’Argovien s’est montré offensif, se plaçant dans tous les bons coups. Puis il a choisi de forcer très tôt, se détachant d’un groupe de favoris à plus de 70 kilomètres de l’arrivée. Restait plus de 60 kilomètres seul en tête. Un raid solitaire qui rappelle les plus grands numéros de son illustre coéquipier slovène.
Difficile de ne pas être admiratif devant un tel panache. Partir de si loin, sur un circuit exigeant, et résister au retour des poursuivants : c’est la marque des très grands.
Image : @Swiss_Cycling
Un doublé chrono-course en ligne, des premiers titres chez les élites
Jan Christen n’avait jamais été champion de Suisse chez les élites. À 22 ans, le coureur d’UAE Team Emirates XRG a comblé cette lacune avec la manière. Quatre jours après avoir remporté le contre-la-montre jeudi, il s’est offert la course en ligne. Un doublé rare, qui le place dans la lignée des grands rouleurs-grimpeurs de son pays.
Dans les deux disciplines, Christen succède à Mauro Schmid (Jayco-AlUla). Le maillot rouge à croix blanche, l’un des plus beaux du peloton, sera sur les épaules d’un jeune homme pressé. Et chez UAE, on doit déjà se frotter les mains.
Darbellay, Zumstein, Hirschi : les poursuivants qui n’ont rien pu faire
Valentin Darbellay, l’argent qui vaut de l’or
Valentin Darbellay a pris la deuxième place à 14 secondes de Christen. Le Valaisan de 28 ans, déjà sur le podium l’an dernier (3e), a réussi à se détacher de son coéquipier Arnaud Tissières et du surprenant Melk Zumstein peu avant l’arrivée. Une médaille d’argent qui récompense une progression constante.
Melk Zumstein, la révélation de 20 ans
La troisième place de Melk Zumstein est l’une des belles surprises de ce championnat. Originaire du canton d’Obwald, le coureur de 20 ans évoluait sous les couleurs du Vélo Club Mendrisio, une équipe amateure. Il décroche le bronze avec huit secondes d’avance sur un certain Marc Hirschi.
Un podium qui rappelle que les championnats nationaux réservent encore de vraies surprises, et que le talent ne se mesure pas uniquement au nombre de points UCI.
Marc Hirschi, quatrième d’un championnat qu’il abordait en phase de reprise
Marc Hirschi (Tudor) était l’un des favoris annoncés. Mais le coureur suisse est toujours en phase de reprise après sa blessure au printemps. Quatrième, il échoue au pied du podium. Une déception, mais aussi une promesse : Hirschi revient, et il faudra compter avec lui dans les semaines à venir.
Stefan Küng (Tudor), qui effectuait son retour à la compétition après une fracture au fémur, a pris la 10e place. Le spécialiste du chrono profitait de ces championnats nationaux pour accumuler des kilomètres en condition de course. Une étape importante sur le chemin de la rédemption.
UAE Team Emirates XRG, la razzia du week-end
La formation émiratie a vécu un dimanche exceptionnel. Jan Christen en Suisse, Rune Herregodts en Belgique, António Morgado au Portugal : trois titres nationaux en une seule journée. Un triplé qui confirme la domination de l’équipe de Tadej Pogacar sur tous les terrains.
De quoi aborder le Tour de France avec une confiance décuplée.
Classement complet championnat de Suisse 2026 Hommes Elites
CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG 3:43:40
DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team +0:14
ZUMSTEIN MELK, Velo Club Mendrisio +0:25
HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team +0:33
CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:12
JENNI LUCA, Run & Race – Solarpur +1:13
TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team +1:30
PELLAUD SIMON, Li Ning Star +2:47
KÜNG STEFAN, Elite Fondations Cycling Team +3:05
BÖGLI NOAH, Tudor Pro Cycling Team m.t.
TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix +4:10
THALMANN ROLAND, Tudor Pro Cycling Team +4:27
SOMMER LARS, +5:12
DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
SCHLEUNIGER NICOLA, Run & Race – Solarpur m.t.
STEFANI LIVIO, Bauer Sport Cycling Team m.t.
GINTER NICOLAS, Tirol KTM Cycling Team m.t.
WECKERLE ERIC, VC Unité Schwenheim m.t.
HOCHULI FLORIAN, Team Storck – MRW Bau m.t.
BREITLER JIM, Elite Fondations Cycling Team m.t.
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +5:18
ZUMSTEG NICOLA, Biesse – Carrera – Premac +5:21
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +5:23
BADILATTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
CASAGRANDE DIEGO, Tudor Pro Cycling Team U23 m.t.
HUBER JAN, Tudor Pro Cycling Team U23 +5:28
BRUN NILS, UC Haguenau +5:46
BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +7:22
HALTER NICOLAS, +11:44
FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +11:53
PLATTNER NIKLAS, Bauer Sport Cycling Team m.t.
SCHMID MELVIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
LIENHARD FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +11:56
KULL ROBIN, Team Storck – MRW Bau +12:04
JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United m.t.
WIRZ SIMON, Elite Fondations Cycling Team +16:30
FELSBERGER ELIA, Velo Club Mendrisio +17:00
RISSE JOHANN, Humard VP +17:07
BINGGELI ALEXANDRE, Elite Fondations Cycling Team +17:55
HOLZER ROMAN, UC Haguenau m.t.
GRAF CEDRIC, Q36.5 – Amacx +17:57
ROUILLER LORIS, Elite Fondations Cycling Team +18:06
44 coureurs classés à l’arrivée sur 126 partants.
Et vous, pensez-vous que Jan Christen peut un jour succéder à Tadej Pogacar comme leader de l’armada UAE, ou son avenir est-il celui d’un lieutenant de luxe ?
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Il était cuit. Distancé à 10 kilomètres de l’arrivée, Felix Engelhardt semblait avoir perdu toute chance de titre. Mais le coureur de la Jayco-AlUla a réalisé une remontada exceptionnelle dans la descente pour recoller au groupe de tête à moins de trois kilomètres du but, avant de régler le sprint. Premier titre national à 25 ans, et un maillot qui ira sur le Tour de France.
Felix Engelhardt, champion d’Allemagne 2026 : distancé à 10 km, vainqueur au sprint, une remontada de légende sous 35°C
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Felix Engelhardt est champion d’Allemagne 2026. Le coureur de Jayco-AlUla, 25 ans, a remporté un sprint à cinq à Bad Liebenstein après avoir été distancé à 10 km de l’arrivée. Il devance Lennart Jasch (Tudor) et Nico Denz (Red Bull-Bora). Nils Politt (UAE), quatrième, a multiplié les attaques sans succès. Engelhardt portera le maillot national sur son premier Tour de France. Franziska Koch a remporté son troisième titre consécutif chez les femmes.
Comment Engelhardt a-t-il réussi l’impossible ?
Distancé à 10 km, revenu à 3 km, vainqueur au sprint
Sous une chaleur étouffante dépassant les 35°C, le parcours de Bad Liebenstein n’a laissé aucun répit aux coureurs. Sept tours d’un circuit de 27,3 kilomètres dans la Forêt de Thuringe, pour un total de 191,2 kilomètres de course. Une fournaise qui a contraint les coureurs à attraper tous les bidons possibles pour se les verser sur la tête.
Felix Engelhardt a souffert le martyre. Présent dans le groupe de tête de cinq coureurs aux côtés de Nils Politt (UAE Team Emirates XRG), Nico Denz (Red Bull-Bora-hansgrohe), Georg Zimmermann (Lotto-Intermarché) et Lennart Jasch (Tudor), le coureur de Jayco-AlUla a été distancé à plusieurs reprises. La dernière fois à 10 kilomètres de l’arrivée, alors que Politt multipliait les attaques.
Mais au lieu d’abdiquer, Engelhardt a pris tous les risques dans la descente. Pendant que le quatuor de tête s’observait, le coureur de 25 ans a comblé son retard. À moins de trois kilomètres de l’arrivée, il réintégrait le groupe. Dans le sprint final, Politt a lancé le premier, mais Engelhardt les a tous déposés pour s’imposer.
C’est le genre de remontada qui reste gravée dans les mémoires. Les puristes parleront d’un hold-up, les romantiques d’un exploit.
Image : @Screenshot
Un scénario de course épuisant, des favoris qui se sont neutralisés
La course avait pourtant démarré sur un rythme effréné. Dès le troisième tour, les favoris ont lancé les hostilités. Nils Politt et l’ancien champion Maximilian Schachmann ont provoqué un remaniement du groupe de tête. À 110 kilomètres de l’arrivée, huit coureurs composaient l’échappée, dont Politt, Schachmann, Marco Brenner (Tudor), Tim Torn Teutenberg (Lidl-Trek) et Jonas Rutsch (Lotto-Intermarché).
Mais Red Bull-Bora-hansgrohe a mené la poursuite, et l’écart a fondu. À 37 kilomètres du but, le peloton, très réduit, a avalé les fuyards. Lennard Kämna (Lidl-Trek) a bien tenté une attaque solitaire, conservant 33 secondes d’avance au début du dernier tour, mais il a été repris par sept poursuivants à 22 kilomètres de l’arrivée.
Sous la pression des attaques successives de Politt, trois coureurs ont lâché. Restaient cinq hommes pour le titre. Et c’est celui qui semblait le plus mal en point qui a triomphé.
Un premier titre national, un premier Tour de France, un maillot de champion
« Rien de mieux que de porter le maillot de champion sur le Tour »
Felix Engelhardt ne va pas attendre longtemps pour porter son nouveau maillot. Le coureur de Jayco-AlUla sera samedi au départ du Tour de France à Barcelone. Sa première participation à la Grande Boucle. Et il l’abordera avec le maillot de champion d’Allemagne sur les épaules.
« Il n’y a rien de mieux que de porter le maillot de champion, surtout lorsqu’on s’apprête à disputer la course la plus importante au monde : le Tour de France » a-t-il déclaré dans le communiqué de son équipe.
Un timing parfait pour un coureur qui n’en est qu’à la quatrième victoire de sa carrière. Champion d’Europe espoirs en 2022, Engelhardt a célébré ce dimanche l’une des plus grandes victoires de sa vie. Difficile de ne pas être admiratif devant un tel sang-froid.
Politt, Zimmermann, Denz : les battus d’un jour qui auraient pu être rois
Nils Politt peut nourrir d’immenses regrets. Le coureur d’UAE Team Emirates XRG a été le grand animateur de la journée. Multipliant les attaques dans le final, il semblait le plus fort du quintet de tête. Mais il a payé ses efforts dans le sprint, terminant quatrième. Une déception pour celui qui rêvait de ce maillot.
Georg Zimmermann, tenant du titre, a lui aussi échoué. Cinquième, le coureur de Lotto-Intermarché n’a jamais pu faire la différence dans un final qui semblait pourtant taillé pour lui. Nico Denz, troisième, sauve l’honneur de Red Bull-Bora-hansgrohe, qui avait fait de ce championnat un objectif.
Mais ce dimanche, c’est l’histoire d’un revenant qui a tout raflé. Et c’est peut-être ce qui rend ce sport si beau.
Classement complet championnat d’Allemagne 2026 Hommes Elites
ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla les 191,2 km en 4:38:38 (41,1 km/h)
JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché m.t.
TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek +0:52
SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +0:54
KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek +0:58
ZEMKE JERMAINE, REMBE | rad-net +4:10
WALSCHEID MAX, Lidl – Trek +4:45
RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché m.t.
KOECH SILAS, Team Lotto Kern-Haus Outlet Montabaur m.t.
MATTHEIS OLIVER, BIKE AID +4:48
BRENNER MAURO, REMBE | rad-net m.t.
HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
STORK FLORIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
BENZ BENEDIKT, Lidl – Trek Future Racing +4:50
MAUSS MORITZ, UAE Team Emirates Gen Z +4:52
REISSIG PATRICK, Benotti Berthold +4:53
PENNA FAUSTO VALENTIN, Team Lotto Kern-Haus Outlet Montabaur m.t.
WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team m.t.
PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets m.t.
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +5:03
DIETL BASTIAN, Run & Race – Solarpur +5:51
BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net +6:17
25 coureurs classés à l’arrivée sur 103 partants.
Et vous, pensez-vous que les organisateurs auraient dû raccourcir le parcours comme en France, ou est-ce aux coureurs de s’adapter aux conditions climatiques ?
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Le Tour de France 2026 s’élance de Barcelone le 4 juillet pour 3 333 km de course. 21 étapes, 54 450 m de dénivelé, un contre-la-montre par équipes inaugural, une double ascension de l’Alpe d’Huez et un final parisien par Montmartre. Voici le parcours officiel complet, étape par étape, avec les profils et la carte.
La carte du Tour de France 2026 révèle un parcours résolument ancré dans la moitié sud de l’Hexagone. Après un Grand Départ catalan et trois jours en Espagne, le peloton remontera progressivement vers le nord en traversant successivement les Pyrénées, le Massif Central, les Vosges, le Jura et les Alpes. Une progression en escalier qui permettra aux coureurs de monter en puissance au fil des trois semaines, avant le grand final parisien. Avec seulement deux incursions au-dessus d’une ligne Bordeaux-Belfort, cette 113e édition est l’une des plus méridionales de l’histoire récente.
Étape 1 – Samedi 4 juillet : Barcelone > Barcelone (19,6 km, CLM par équipes) ⏱️
Un contre-la-montre par équipes pour lancer le Tour, une première depuis 1971
Le Tour de France 2026 débute par une innovation. Le dernier chrono collectif remonte à l’édition 2019 à Bruxelles, mais c’est cette fois-ci sur une modalité bien différente que les formations se départageront. L’idée du contre-la-montre par équipe pour lequel les temps individuels sont pris en compte a été testée avec succès sur Paris-Nice depuis 2023.
Le parcours de 19,6 km dans les rues de Barcelone est relativement plat sur les 15,5 premiers kilomètres. Mais le final de Montjuïc, avec ses pentes qui ont vu triompher Roglic (2025), Pogacar (2024) et Evenepoel (2023), mettra immédiatement les favoris à l’épreuve. Le stade olympique, théâtre de l’arrivée, offrira un cadre grandiose pour ce premier maillot jaune.
Favoris de l’étape : Visma-Lease a Bike, Red Bull-BORA, UAE Emirates-XRG, Netcompany INEOS
Étape 2 – Dimanche 5 juillet : Tarragone > Barcelone (168,5 km, accidentée) 🏔️
Retour à Barcelone, le Montjuïc en juge de paix
La deuxième étape ramène le peloton à Barcelone depuis Tarragone. Un parcours de 182 km le long de la côte catalane, avant un circuit final exigeant. Les coureurs devront franchir la côte de Begues (6,1 km à 6,5 %) avant d’affronter trois tours finaux avec le Montjuïc (1,6 km à 9,3 %) comme point d’ancrage.
La concentration des difficultés dans les derniers kilomètres rend le circuit encore plus irrespirable que sur le Tour de Catalogne. Les trois derniers vainqueurs sur le promontoire dessinent le portrait-robot du vainqueur potentiel : Primoz Roglic (2025), Tadej Pogacar (2024) et Remco Evenepoel (2023). Les puncheurs les plus puissants y sont à leur aise.
Favoris de l’étape : Tadej Pogacar (UAE), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), Tom Pidcock (Pinarello Q36.5)
Étape 3 – Lundi 6 juillet : Granollers > Les Angles (195,9 km, montagne) 🏔️
L’entrée dans les Pyrénées, première arrivée au sommet
Le Tour quitte le sol espagnol pour entrer dans les Pyrénées. Au départ de Granollers, les coureurs affronteront 3 850 m de dénivelé positif. Le col de Toses (9,3 km à 6,5 %) sera la principale difficulté avant de quitter l’Espagne.
L’arrivée aux Angles, station perchée des Pyrénées-Orientales, se fera après une montée de 1,7 km à 7 %. Une occasion idéale pour un baroudeur de s’emparer du maillot jaune, à moins que les favoris ne décident de s’expliquer dès cette première incursion en altitude.
Favoris de l’étape : Ben Healy (EF Education), Quinn Simmons (Lidl-Trek), Pello Bilbao (Bahrain Victorious)
Étape 4 – Mardi 7 juillet : Carcassonne > Foix (181,9 km, accidentée) 🏰
La traversée du pays cathare, le col de Montségur en juge de paix
Une étape taillée pour les baroudeurs offensifs. La traversée du pays cathare puis la confrontation avec les reliefs ariégeois ouvrent des perspectives variées. Le col de Montségur (6,9 km à 6,6 %), dont le sommet se situe à 35 km de l’arrivée, pourrait servir de tremplin vers la victoire.
Pour les purs sprinteurs, cette ascension pourrait s’avérer trop difficile. En revanche, des coureurs complets comme Mads Pedersen, Wout van Aert ou Mathieu van der Poel pourraient tirer leur épingle du jeu.
Favoris de l’étape : Mads Pedersen (Lidl-Trek), Wout van Aert (Visma-Lease a Bike), Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech)
Étape 5 – Mercredi 8 juillet : Lannemezan > Pau (158,3 km, plaine) 🚀
Enfin une occasion pour les sprinteurs
Après quatre jours de course exigeants, les sprinteurs vont enfin pouvoir s’exprimer. Un parcours de 158 km sans réelles aspérités a été tracé pour permettre aux fonceurs de s’expliquer sur la place de Verdun à Pau. Il faut remonter à 2015 pour trouver trace d’un Tour sans sprint massif jusqu’au cinquième jour de course.
Les équipes des principaux intéressés, impatients d’en découdre, feront certainement le nécessaire pour contrôler les échappés du jour.
Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)
Étape 6 – Jeudi 9 juillet : Pau > Gavarnie-Gèdre (186,2 km, montagne) 🏔️
Aspin, Tourmalet, Gavarnie : la première grande explication
L’étape la plus sélective du séjour pyrénéen associe le classique et l’inédit. Les coureurs affronteront le col d’Aspin (12 km à 6,5 %) et le col du Tourmalet (17,1 km à 7,3 %), deux géants des Pyrénées. Une explication entre les grands favoris est envisageable dans ces deux ascensions.
L’arrivée à Gavarnie-Gèdre, inédite sur le Tour, se fera dans le cadre somptueux du cirque de Gavarnie, après une montée longue mais roulante (18,7 km à 4 %). Un terrain qui pourrait sourire aux grimpeurs d’échappée ou à un premier duel entre Pogacar, Vingegaard, Evenepoel et Seixas.
Favoris de l’étape : Tadej Pogacar (UAE), Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM)
Étape 7 – Vendredi 10 juillet : Hagetmau > Bordeaux (175,1 km, plaine) 🍇
Retour au calme, sprint attendu à Bordeaux
Pour mettre le cap sur Bordeaux en quittant les Pyrénées, le peloton s’offre une traversée de la forêt landaise. Un parcours de 175 km qui laisse peu de prise aux échappés pour piéger les équipes de sprinteurs. Les trains arriveront à l’heure sur les quais de la Garonne pour une explication à haute vitesse devant la place des Quinconces.
Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)
Étape 8 – Samedi 11 juillet : Périgueux > Bergerac (180,4 km, plaine) 🏰
La Dordogne, un terrain pour les sprinteurs résistants
Le changement de décor ne s’accompagne pas d’un bouleversement de scénario. La plongée dans le département de la Dordogne, avec un clin d’œil à la grotte de Lascaux, ne change pas radicalement le dénivelé positif du jour (1 150 m). Les battus de la veille auront une chance de prendre leur revanche.
Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)
Étape 9 – Dimanche 12 juillet : Malemort > Ussel (185,5 km, accidentée) 🌿
Le piège corrézien avant la première journée de repos
Les billets de l’échappée devraient coûter cher pour cette expédition en Corrèze avec 3 300 m de dénivelé positif. La pente très irrégulière menant au Suc au May se chargera d’une sélection, avant le Mont Bessou. Il ne restera que 25 km pour rallier Ussel. Une étape typiquement « piège » où l’on perd parfois plus qu’on ne gagne.
Favoris de l’étape : Ion Izagirre (Cofidis), Luke Plapp (Jayco AlUla), Dorian Godon (Netcompany INEOS)
Étape 10 – Mardi 14 juillet : Aurillac > Le Lioran (166,6 km, montagne) 🎆
Le 14 juillet dans le Cantal, sept montées en 100 km
Le rendez-vous est fixé aux grimpeurs avec le plus grand sérieux. Sept montées répertoriées dans les 100 derniers kilomètres, dont le col de la Griffoul (inédit) et le Pas de Peyrol (par Murat). Le col de Pertus sera le dernier juge de paix avant l’arrivée au Lioran. Un 14 juillet qui promet des offensives françaises.
Favoris de l’étape : Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), Tadej Pogacar (UAE), Kévin Vauquelin (Netcompany INEOS)
Étape 11 – Mercredi 15 juillet : Vichy > Nevers (161,3 km, plaine) 🚀
Une respiration pour les sprinteurs
Les sprinteurs sont invités à reprendre du service. Sur ce parcours de 161 km sans réelles difficultés, les statistiques ne sont pas en faveur des échappés. Les équipes de sprinteurs voudront saisir cette opportunité.
Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)
Étape 12 – Jeudi 16 juillet : Circuit Nevers Magny-Cours > Chalon-sur-Saône (179,1 km, plaine) 🏎️
Un départ sur le circuit de Formule 1
Le départ depuis le circuit de Magny-Cours donne une touche originale à cette étape de transition. Le peloton enjambera la Loire, visitera Montceau-les-Mines puis le Sud-Morvan, avant une arrivée promise aux sprinteurs dans le vignoble chalonnais.
Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)
Étape 13 – Vendredi 17 juillet : Dole > Belfort (205,8 km, accidentée) 🏔️
La plus longue étape du Tour, le Ballon d’Alsace en juge de paix
Une seule étape dépasse la barre des 200 km sur ce Tour 2026. Son profil atypique favorise les baroudeurs. Il faudra attendre de passer Besançon, puis de saluer Thibaut Pinot dans son fief de Mélisey, avant d’entrevoir la grande difficulté du final. Le Ballon d’Alsace (8,9 km à 6,9 %), 121 ans après la première étape de montagne du Tour, sera le juge de paix.
Favoris de l’étape : Ivan Romeo (Movistar), Ion Izagirre (Cofidis), Tom Pidcock (Pinarello Q36.5)
Étape 14 – Samedi 18 juillet : Mulhouse > Le Markstein (155,3 km, montagne) 🏔️
Le festival de grimpette dans les Vosges
On entre très rapidement dans le vif du sujet en quittant Mulhouse pour monter le Grand Ballon et passer une première fois sur la ligne d’arrivée. Mais cette longue boucle cache l’une des pépites du parcours : le col du Haag, un chemin forestier aménagé en voie cyclable (11,2 km à 7,3 %). Il restera six km pour aller chercher le Markstein.
Favoris de l’étape : Tadej Pogacar (UAE), Remco Evenepoel (Red Bull-BORA), Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike)
Étape 15 – Dimanche 19 juillet : Champagnole > Plateau de Solaison (183,9 km, montagne) 🏔️
Le Salève à 11,2 %, le Plateau de Solaison en apothéose
La scène est dressée pour une grande étape de montagne. La bataille sera engagée en montant au Salève par le col de la Croisette, avec près de 5 km à 11,2 % de moyenne. L’explication finale se fera au Plateau de Solaison (11,3 km à 9,1 %), une ascension qui sera de retour sur le Tour un mois plus tard. Un tremplin vers la gloire.
Favoris de l’étape : Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), Tadej Pogacar (UAE)
Étape 16 – Mardi 21 juillet : Évian-les-Bains > Thonon-les-Bains (26,1 km, CLM individuel) ⏱️
Le seul contre-la-montre individuel du Tour
Après la journée de repos, le Tour reprend par un contre-la-montre individuel de 26 km autour du lac Léman. Un tiers de montée, un tiers de descente, un tiers de plat : un cocktail explosif que seuls les rouleurs complets peuvent digérer. Un test de vérité pour les favoris.
Favoris de l’étape : Remco Evenepoel (Red Bull-BORA), Tadej Pogacar (UAE), Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike)
Étape 17 – Mercredi 22 juillet : Chambéry > Voiron (174,7 km, plaine) 🏔️
Une transition piégeuse dans les Alpes
Une étape de transition… mais alpine. Les montées sont concentrées dans les 60 premiers kilomètres. Sur le papier, cela ressemble davantage à une étape pour les coureurs de classiques que pour les sprinteurs.
Favoris de l’étape : Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), Wout van Aert (Visma-Lease a Bike), Filippo Ganna (Netcompany INEOS)
Étape 18 – Jeudi 23 juillet : Voiron > Orcières-Merlette (185,2 km, montagne) 🏔️
L’heure des aiglons
Les grimpeurs distancés au classement général sont clairement identifiés. C’est l’heure pour eux d’aller chercher la victoire. Une explication entre aiglons est à prévoir en montant à Orcières-Merlette (7,1 km à 6,7 %), théâtre de nombreuses batailles du Tour moderne.
Étape 19 – Vendredi 24 juillet : Gap > Alpe d’Huez (127,9 km, montagne) 🏔️
Les 21 virages, premier round
L’Alpe d’Huez montre pour la première fois deux visages. Ce premier volet propose un tracé ultradynamique : col Bayard (4,7 km à 7,2 %), col du Noyer (7,2 km à 8,5 %), col d’Ornon (5,4 km à 6,4 %), et enfin les 21 virages de l’Alpe d’Huez (13,8 km à 8,1 %). Un sacré défi pour les ambitieux.
Favoris de l’étape : Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), Tadej Pogacar (UAE), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM)
Étape 20 – Samedi 25 juillet : Le Bourg-d’Oisans > Alpe d’Huez (170,9 km, montagne) 🏔️🔥
L’étape reine, 5 600 m de D+, le Galibier en apothéose
La plus grosse étape de montagne du Tour, avec 5 600 m de dénivelé positif. Croix de Fer (24 km à 5,2 %), Télégraphe (11,9 km à 7,1 %), Galibier (17,7 km à 6,9 %, toit du Tour à 2 642 m), col de Sarenne (12,8 km à 7,3 %) et enfin l’Alpe d’Huez. Un menu qui donne le vertige. C’est ici que le Tour 2026 pourrait définitivement basculer.
Favoris de l’étape : Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), Tadej Pogacar (UAE), Florian Lipowitz (Red Bull-BORA)
Étape 21 – Dimanche 26 juillet : Thoiry > Paris Champs-Élysées (133 km, plaine) 🏁
Montmartre, le dernier juge de paix avant les Champs-Élysées
Le potentiel d’explosivité de la rue Lepic, découvert aux JO 2024, a jailli sur le Tour 2025 avec une victoire de Wout van Aert. Trois passages sur la Butte Montmartre attendent les coureurs, mais la ligne d’arrivée des Champs-Élysées est située à 15 km du Sacré-Cœur. Les plus forts des sprinteurs auront encore leur chance.
Favoris de l’étape : Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)
Les grands noms qui ont brillé sur les routes du Tour 2026 📜
Le parcours du Tour de France 2026 emprunte des lieux chargés d’histoire. À Barcelone, le Montjuïc a vu triompher Primoz Roglic (2025), Tadej Pogacar (2024) et Remco Evenepoel (2023) sur le Tour de Catalogne. À Pau, ville-étape mythique qui a accueilli le Tour à plus de 70 reprises, Eddy Merckx s’est imposé à quatre reprises. Dans le Tourmalet, géant des Pyrénées franchi pour la première fois en 1910, Jean-Pierre Danguillaume (1974) et Thibaut Pinot (2019) ont inscrit leur nom au palmarès. Au Plateau de Solaison, Jonas Vingegaard (2022) et Jakob Fuglsang (2017) se sont imposés avant que le Tour n’y revienne en juillet. À l’Alpe d’Huez, les 21 virages ont sacré Fausto Coppi (1952), Bernard Hinault (1986), Marco Pantani (1995, 1997), Thibaut Pinot (2015), Jonas Vingegaard (2022) et Tadej Pogacar (2024). Le Ballon d’Alsace, première ascension de l’histoire du Tour en 1905, reste un monument du cyclisme. À Orcières-Merlette, Luis Ocaña (1971) et Steven Rooks (1988) ont marqué les esprits. À Bordeaux, Mark Cavendish (2010, 2011, 2015) a levé les bras à trois reprises. Et sur les Champs-Élysées, Wout van Aert (2025) a créé la surprise en dominant Tadej Pogacar dans les ruelles de Montmartre. Autant de légendes que les coureurs du Tour 2026 tenteront de rejoindre.
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Il aura fallu une photo finish pour les départager. Ce dimanche à Aberystwyth, Fred Wright a décroché son deuxième titre de champion de Grande-Bretagne sur route, trois ans après le premier. Le coureur de Pinarello-Q36.5 a devancé d’un souffle Lewis Askey (NSN Cycling Team) dans un sprint à trois haletant. Connor Swift (Netcompany INEOS) prend le bronze.
Fred Wright, champion de Grande-Bretagne 2026 : un sprint d’un souffle, un deuxième titre national, et un maillot pour le Tour
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Fred Wright est champion de Grande-Bretagne 2026. Le coureur de Pinarello-Q36.5 a remporté au sprint un final à trois à Aberystwyth, devant Lewis Askey (NSN Cycling Team) et Connor Swift (Netcompany INEOS). C’est son deuxième titre national après 2023, et sa deuxième victoire en carrière. Il portera le maillot britannique sur le Tour de France.
« J’ai l’intention de le porter au Tour » a déclaré Fred Wright à l’arrivée, champion de Grande-Bretagne pour la deuxième fois de sa carrière, après son premier sacre en 2023.
Comment Fred Wright a-t-il conquis son deuxième titre national ?
Un parcours vallonné, une échappée décisive à 65 kilomètres
Le tracé d’Aberystwyth n’avait rien d’une formalité. Sur 187,3 kilomètres, les coureurs ont dû affronter un circuit local exigeant, incluant une montée de 2,2 kilomètres à 4% répétée à plusieurs reprises. Un terrain de jeu taillé pour les puncheurs, qui a rapidement fait le ménage dans le peloton.
Une première échappée de neuf coureurs, incluant Owain Doull (Visma-Lease a Bike) et le tout nouveau champion du contre-la-montre espoirs Ben Wiggins (Hagens Berman Jayco), s’est formée en début de course. Mais le peloton l’a reprise vers le 60e kilomètre.
C’est à 65 kilomètres de l’arrivée que le mouvement décisif s’est produit. Un groupe de cinq coureurs a forcé l’allure : Fred Wright, Lewis Askey, Connor Swift, et les espoirs Mattie Dodd (Ineos Grenadiers Racing Academy) et Elliot Rowe (Visma-Lease a Bike Development). Le quintet a abordé le circuit local avec une avance suffisante pour se disputer la victoire.
Dans le dernier tour, le trio expérimenté a semé les deux jeunes. Dodd et Rowe, lâchés à moins de 10 kilomètres de l’arrivée, se sont disputé le titre espoirs. C’est Rowe qui l’a emporté, terminant quatrième de la course.
Un sprint à trois, une photo finish, un jet de vélo décisif
La victoire s’est jouée sur la promenade d’Aberystwyth, dans un final à couper le souffle. Connor Swift a tenté sa chance à plusieurs reprises dans les derniers kilomètres, multipliant les attaques pour distancer ses deux adversaires. Sans succès.
Dans le sprint final, Swift a lancé le premier, espérant surprendre les deux hommes plus rapides sur le papier. Lewis Askey a placé sa pointe de vitesse, mais c’est Fred Wright qui a fait la différence. Un jet de vélo, quelques millimètres d’avance, et un deuxième titre national qui tombait dans l’escarcelle du coureur de Pinarello-Q36.5.
Difficile de ne pas être admiratif devant un tel finish. C’est le genre de sprint qui rappelle que les championnats nationaux, sans oreillettes et avec des effectifs réduits, offrent parfois les plus beaux scénarios.
Une deuxième victoire en carrière, un deuxième titre national
2023-2026 : Wright, roi de Grande-Bretagne par intermittence
Fred Wright n’est pas un vainqueur en série. Avant ce dimanche, son palmarès professionnel ne comptait qu’une seule victoire : le championnat de Grande-Bretagne 2023. Trois ans plus tard, le coureur de 27 ans double la mise. Toujours sur le championnat national. Toujours avec la manière.
Un palmarès atypique, qui fait de lui un spécialiste des rendez-vous d’un jour. Wright n’a peut-être pas l’habitude de lever les bras, mais quand il le fait, c’est sur les courses qui comptent.
Le coureur de Pinarello-Q36.5 prendra le départ du Tour de France samedi prochain avec le maillot britannique sur les épaules. Il succède à un palmarès prestigieux, et portera haut les couleurs de son pays sur la plus grande course du monde.
Un doublé Pinarello dans la journée
Ce titre britannique est le deuxième grand succès de la journée pour l’équipe Pinarello-Q36.5. Quelques heures plus tôt, Marcel Camprubí avait créé la sensation en devenant champion d’Espagne à Sabiñánigo. Deux titres nationaux en un seul dimanche pour la formation ProTeam, qui prouve qu’elle sait parfaitement négocier les championnats nationaux.
Tom Pidcock, leader de l’équipe, n’était pas au départ à Aberystwyth. Mais il sera bien présent sur le Tour de France, où Pinarello comptera désormais deux champions nationaux dans ses rangs.
Askey et Swift, les battus magnifiques d’un sprint d’anthologie
Lewis Askey (NSN Cycling Team) peut nourrir des regrets. Le coureur de 25 ans a été battu d’un souffle, d’un jet de vélo, d’un rien. L’argent est une médaille honorable, mais si proche de l’or, elle a un goût amer.
Connor Swift (Netcompany INEOS), lui, complète le podium. Le bronze s’ajoute à l’argent décroché plus tôt dans la semaine sur le contre-la-montre. Une régularité qui récompense un coureur complet, capable de briller sur tous les terrains.
Quant aux espoirs Mattie Dodd et Elliot Rowe, ils n’ont pas démérité. Présents dans le groupe de tête jusqu’au dernier tour, ils ont cédé face à l’expérience du trio Wright-Askey-Swift. Rowe repart avec le titre de champion de Grande-Bretagne espoirs. Une consolation de prestige.
Classement complet championnat de Grande-Bretagne 2026 Hommes Elites
WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team les 187,3 km en 4:15:47 (43,9 km/h)
ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
SWIFT CONNOR, Netcompany INEOS m.t.
ROWE ELLIOT, Team Visma | Lease a Bike Development +0:17
DODD MATTHEW, INEOS Grenadiers Racing Academy m.t.
KRASINSKI MAXIM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
DONOVAN MARK, Team Bricquebec Cotentin m.t.
SUTTON LOUIS, Euskaltel – Euskadi m.t.
GRINDLEY SEBASTIAN, Lidl – Trek Future Racing m.t.
MORGAN EDWARD, CC Villeneuve Saint Germain m.t.
TINSLEY LEWIS, BCC Race Team m.t.
WIGGINS BEN, Hagens Berman Jayco m.t.
LEWIS ADAM, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery m.t.
HOWELL ADAM, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme m.t.
GARDNER ARTHUR THOMAS, ASPTT Nancy Meurthe-et-Moselle +4:42
DAINTY HARRISON, Jakroo Handsling Racing +4:57
KYFFIN ZEB, Terengganu Cycling Team m.t.
KIMBER GEORGE, ESEG Douai +5:02
PATTINSON TOMOS, EF Education – Aevolo +5:04
ROOTKIN-GRAY JACK, Jakroo Handsling Racing m.t.
HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +5:06
WILLIAMS TOM, CC Villeneuve Saint Germain +5:55
PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla m.t.
DAWSON OLIVER, Jakroo Handsling Racing +6:09
MARTIN TOM, Wheelbase – Cabtech – Castelli +7:28
OBHOLZER THEODOR, m.t.
39 coureurs classés à l’arrivée sur 165 partants.
Et vous, pensez-vous que Fred Wright peut enfin débloquer son compteur de victoires hors championnat national, ou restera-t-il à jamais le spécialiste d’un seul jour ?
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L’histoire est trop belle pour ne pas être racontée. Samedi, Magnus Cort Nielsen annonçait sa retraite en fin de saison. Dimanche, le Danois est devenu champion du Danemark pour la première fois de sa carrière. À Herning, le coureur d’Uno-X Mobility a réglé au sprint un peloton de haute volée, devançant Anders Foldager et Anthon Charmig. Mads Pedersen, grand favori, a terminé cinquième. Le maillot national sera sur le Tour de France.
Magnus Cort Nielsen, champion du Danemark 2026 : des adieux en forme d’apothéose, un premier titre national pour sa dernière saison
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Magnus Cort Nielsen est champion du Danemark 2026. Moins de 24 heures après avoir annoncé sa retraite, le Danois de 33 ans a remporté son premier titre national sur route à Herning. Il devance au sprint Anders Foldager (Jayco AlUla) et son coéquipier Anthon Charmig. Mads Pedersen, grand favori, termine 5e. Cort portera le maillot de champion du Danemark sur son dernier Tour de France.
« Je sens toujours que je suis au sommet de mes capacités, mais je fais cela depuis de nombreuses années et il y a beaucoup de sacrifices à consentir. À un moment donné, on commence à être prêt à arrêter » avait confié Magnus Cort Nielsen samedi, avant de s’offrir le titre national le lendemain.
Comment Magnus Cort a-t-il écrit la plus belle page de son histoire nationale ?
Un parcours taillé pour les sprinteurs, un favori annoncé : Mads Pedersen
Le tracé de Herning ne laissait guère de place au suspense. Un parcours majoritairement plat de près de 220 kilomètres, dessiné autour de la ville qui avait déjà accueilli un Championnat d’Europe. Une configuration qui promettait une arrivée au sprint, et qui désignait un favori naturel : Mads Pedersen.
L’ancien champion du monde, leader de Lidl-Trek, était l’homme à battre. Avec Sebastian Kolze Changizi (Tudor) et Niklas Larsen (Unibet) comme principaux rivaux annoncés, le plateau promettait une explication de haut vol.
Mais les championnats nationaux ne se gagnent pas sur le papier. Pedersen a bien tenté de fausser compagnie au peloton dans un petit groupe d’attaquants, mais le coup est mort dans les derniers kilomètres. Le peloton, réduit à une quarantaine d’unités, s’est présenté groupé pour l’explication finale.
Un sprint maîtrisé, un titre historique
Dans ce contexte, Magnus Cort Nielsen a sorti le sprint parfait. Le Danois d’Uno-X Mobility, 33 ans, a dompté Anders Foldager (Team Jayco AlUla) et son coéquipier Anthon Charmig pour s’offrir le premier titre national de sa carrière.
Un premier maillot de champion du Danemark. À 33 ans. Pour sa dernière saison professionnelle. C’est le genre d’histoire qui restera gravée dans les annales du cyclisme danois. Comme un symbole, comme une évidence, comme une récompense ultime pour un coureur qui a tout donné à son sport.
Mads Pedersen, lui, a dû se contenter de la cinquième place. Une déception pour le leader de Lidl-Trek, qui rêvait de ce maillot. Mais la journée appartenait à un autre Danois.
Vingt-quatre heures entre l’annonce de la retraite et le sacre national
Samedi, la fin. Dimanche, le triomphe.
Le timing est presque irréel. Samedi, Magnus Cort Nielsen officialisait sa retraite à la fin de la saison 2026, dans un communiqué publié par Uno-X Mobility. « Je sens toujours que je suis au sommet de mes capacités, mais je fais cela depuis de nombreuses années et il y a beaucoup de sacrifices à consentir pour en faire partie. À un moment donné, on commence à être prêt à arrêter. »
Vingt-quatre heures plus tard, le Danois levait les bras sur la ligne de Herning, maillot de champion du Danemark sur les épaules. Un scénario hollywoodien, qui récompense douze saisons de professionnalisme et une carrière exemplaire.
« Je ferai tout mon possible pour obtenir encore quelques bons résultats » avait-il promis samedi. Il n’a pas menti. Le premier de ces résultats est arrivé dès le lendemain.
Difficile de ne pas être admiratif devant un tel sens du timing. C’est le genre de coup de théâtre qui fait aimer le cyclisme.
Un maillot national qui ira sur le Tour de France
Ce titre a une saveur toute particulière : il envoie Magnus Cort Nielsen sur son dernier Tour de France avec le maillot de champion du Danemark sur les épaules. Le coureur d’Uno-X Mobility, qui a remporté des étapes sur les trois Grands Tours, aura une dernière occasion de briller sur la plus grande course du monde.
Pour Uno-X Mobility, c’est une double satisfaction. Anthon Charmig, troisième du championnat, accompagnera son leader sur le podium et sur le Tour. La formation norvégienne place deux coureurs dans le top 3 national, une première dans son histoire.
Mads Pedersen, le grand perdant d’un championnat qui lui tendait les bras
Le leader de Lidl-Trek était venu pour le maillot. Il repart avec une cinquième place et des regrets. Mads Pedersen, ancien champion du monde, avait fait de ce titre national un objectif. Mais le Danois a été piégé par le scénario de course, son attaque dans le final ayant été reprise dans les derniers kilomètres.
Les puristes crieront peut-être à la contre-performance, mais c’est aussi la beauté des championnats nationaux : les favoris ne gagnent pas toujours. Et parfois, c’est un vétéran de 33 ans, en pleine tournée d’adieux, qui leur vole la vedette.
Classement complet championnat Danemark 2026 Hommes Elites
CORT MAGNUS, Uno-X Mobility les 218,6 km en 4:26:01 (49,3 km/h)
FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility m.t.
PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
PEDERSEN MADS, Lidl – Trek m.t.
ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
ANDERSEN MADS, Swatt Club m.t.
LANDBO MADS, Team ColoQuick m.t.
VITTINGHUS STOKBRO SYLVESTER, AIRTOX – Carl Ras m.t.
BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility m.t.
KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
BJERG MIKKEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
PEDERSEN HENRIK, Uno-X Mobility m.t.
LYSGAARD BOAS, BHS – PL Beton Bornholm m.t.
AAGAARD HANSEN TOBIAS, Team ColoQuick m.t.
KAMP ALEXANDER, Uno-X Mobility m.t.
NIELSEN SEBASTIAN, Team ColoQuick m.t.
BUGGE MARKUS, CeramicSpeed Racing p/b Aros Forsikring m.t.
KNUDSEN OLIVER, Swatt Club m.t.
STOKBRO ANDREAS, Team ColoQuick m.t.
ROSENLUND STIAN, AIRTOX – Carl Ras m.t.
HOUGAARD FREDERIK DUPONT, CeramicSpeed Racing p/b Aros Forsikring m.t.
WALLIN RASMUS BØGH, Team Cranks m.t.
SKIVILD ROBIN JUEL, STARK – Peter Ellegaard Track Team powered by SANA m.t.
POST MATHIAS, Team Aalborg – Sparekassen Danmark m.t.
JOHANNSEN VICTOR, BHS – PL Beton Bornholm +8:34
STORM AKSEL, Team ColoQuick +8:50
BERTRAM KRISTENSEN MADS, Team Cranks +11:08
PEDERSEN MARTIN, Lidl – Trek Future Racing m.t.
HANSEN TIM, Holstebro Cykle Club af 1960 +11:11
FRYDKJÆR PATRICK BOJE, Lidl – Trek Future Racing m.t.
SIMONSEN GUSTAV TOFT, AIRTOX – Carl Ras +12:25
LANGGAARD TOBIAS HOLM, Team ABC m.t.
120 coureurs classés à l’arrivée sur 174 partants.
Et vous, pensez-vous que Magnus Cort Nielsen peut encore briller sur son dernier Tour de France avec ce maillot de champion national sur le dos, ou est-ce le baroud d’honneur d’un coureur en fin de carrière ?
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Personne ne l’avait coché. Ce dimanche à Sabiñánigo, Marcel Camprubí a créé l’une des plus grandes surprises de ces championnats nationaux en devenant champion d’Espagne sur route. Le coureur de Pinarello-Q36.5, 24 ans, a dominé un sprint en bosse devant Joel Nicolau et Urko Berrade. Un podium 100% ProTeam, sans la moindre WorldTour, et un premier succès professionnel qui fera date.
Marcel Camprubí, champion d’Espagne 2026 : un sprint en côte, un podium sans WorldTour, et une première victoire pro qui change tout
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Marcel Camprubí est champion d’Espagne 2026. Le coureur de Pinarello-Q36.5, 24 ans, s’est imposé au sprint dans un final en bosse à Sabiñánigo. Il devance Joel Nicolau (Caja Rural) et Urko Berrade (Kern Pharma). Aucune équipe WorldTour sur le podium. Movistar, triple tenant du titre, a complètement raté son championnat. Premier succès professionnel pour Camprubí, après une semaine remarquée sur le Tour de Suisse.
Comment Camprubí a-t-il renversé la hiérarchie espagnole ?
Un parcours impitoyable, une échappée qui a tout décidé
Le parcours tracé dans la région d’Aragon n’avait rien d’une promenade. Sur 211 kilomètres autour de Sabiñánigo, les coureurs ont dû affronter des montées difficiles en début de course, puis un circuit final de 26,5 kilomètres répété à plusieurs reprises, jalonné de bosses courtes et raides. Une configuration qui a transformé la course en bataille d’usure, avec une moyenne impressionnante de 46 km/h sur les trois quarts de la distance.
Movistar, qui restait sur trois victoires consécutives, a tenté de contrôler les débats en début de course. Mais la formation espagnole a rapidement perdu le fil. À 35 kilomètres, un groupe de 15 coureurs s’est détaché. Deux hommes d’UAE Team Emirates XRG figuraient à l’avant. Aucun Movistar.
C’est le genre d’erreur tactique qui reste en travers de la gorge d’une équipe de ce calibre. Les puristes crieront au scandale, et ils n’auront peut-être pas tort : laisser filer l’échappée décisive sans y placer un seul coureur, sur un championnat national, est une faute impardonnable.
Un final à cinq, un sprint à trois, un vainqueur inattendu
À 47 kilomètres de l’arrivée, le groupe de tête s’est scindé dans l’une des nombreuses montées du circuit. Le trio de Caja Rural a mené l’attaque décisive, avec comme seul représentant WorldTour le jeune Igor Arrieta (UAE).
À 20 kilomètres du but, ils étaient encore six en lice : Urko Berrade (Kern Pharma), Arrieta, Héctor Álvarez (Lidl-Trek Future Racing), Joel Nicolau (Caja Rural), Joan Bou (Caja Rural) et Marcel Camprubí. Berrade, infatigable, a multiplié les attaques. Mais c’est Arrieta, pourtant seul coureur WorldTour du groupe, qui a cédé le premier. Victime de crampes. Un coup dur pour UAE, qui voyait s’envoler ses espoirs de titre.
À 5 kilomètres de l’arrivée, Bou s’est sacrifié pour son leader Nicolau, laissant Berrade, Nicolau et Camprubí seuls en tête. Berrade a encore tenté de faire la différence à 3 kilomètres, puis à 1,5 kilomètre. Mais ses efforts répétés tout au long de la journée ont fini par peser. Dans la dernière montée raide vers la ligne, il a lancé le sprint, mais il a manqué de puissance pour conclure.
Camprubí et Nicolau se sont alors livrés un duel serré. Et c’est le coureur de Pinarello-Q36.5 qui a franchi la ligne en vainqueur. Son premier succès professionnel. Un maillot de champion d’Espagne. Le tout à 24 ans.
Movistar, le grand raté d’un championnat qui devait lui sourire
Triple tenante du titre, absente du podium
Movistar a vécu un dimanche cauchemardesque. Triple tenante du titre, la formation espagnole n’a même pas réussi à placer un coureur dans le top 5. Roger Adrià, neuvième, est le premier coureur de l’équipe au classement.
Comment expliquer une telle déroute ? Absence de représentation dans l’échappée décisive, mauvaise gestion tactique, et un collectif qui n’a jamais su reprendre la main. En l’absence du champion sortant Ivan Romeo, de Juan Ayuso (Lidl-Trek) ou de Carlos Rodriguez (Netcompany INEOS), Movistar avait pourtant une carte à jouer. Elle l’a gâchée.
Difficile de ne pas être sévère avec une équipe de ce standing. Trois victoires consécutives, et soudain, plus rien. Le cyclisme espagnol a changé de roi ce dimanche.
Un podium 100% ProTeam, symbole d’un cyclisme espagnol en mutation
Le podium de ce championnat d’Espagne 2026 est un symbole. Aucune équipe WorldTour représentée. Camprubí (Pinarello-Q36.5), Nicolau (Caja Rural), Berrade (Kern Pharma) : trois formations de deuxième division, trois coureurs qui n’avaient jamais goûté à un tel succès.
Un podium qui rappelle que les championnats nationaux, sans oreillettes et avec des effectifs réduits, réservent encore de vraies surprises. Et que le talent ne se mesure pas uniquement au nombre de points UCI.
Classement complet championnat d’Espagne 2026 Hommes Elites
CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team les 211,9 km en 5:01:09 (42,2 km/h)
NICOLAU JOEL, Caja Rural – Seguros RGA +0:05
BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +0:11
BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:43
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +1:05
ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek Future Racing +3:19
DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +3:31
ADRIÀ ROGER, UAE Team Emirates – XRG m.t.
PERICAS ADRIÀ, Movistar Team +3:35
AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:38
IZAGIRRE ION, Cofidis +3:46
MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious +3:49
SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA +4:05
HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +4:10
REY MARTÍN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
BARCELÓ FERNANDO, Burgos Burpellet BH +4:16
GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +4:21
GARCÍA JOSÉ MARÍA, MaxSolar – Raymon +4:26
GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +4:28
AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma +4:34
LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi +4:57
ARCAS JORGE, Movistar Team +6:57
CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
BERASATEGI XABIER, Euskaltel – Euskadi +7:00
MUÑOZ HODEI, Soudal Quick-Step Devo Team +7:16
GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
REDONDO JOSÉ ANTONIO, Tenerife – Bike Point – Gsport +7:29
FITÓ RICARD, CC Lleida – Dpedros +7:33
IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +7:38
SAGRADO ALVARO, Team Storck – MRW Bau m.t.
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +7:55
CANAL CARLOS, Movistar Team +8:01
LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA +8:03
ROMO JAVIER, Movistar Team +8:23
ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi +9:12
LOZANO ADRIÁN, Technosylva Rower Bembibre +10:13
SERRANO JAVIER, Team Polti VisitMalta m.t.
LEDESMA GERARD, VC Fukuoka m.t.
ZAFRA MARC, Soudal Quick-Step Devo Team +10:25
ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi m.t.
FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
GOÑI ISMAEL, Equipo Finisher – Kern Pharma +11:15
EROSTARBE AIMAR, Smartlog Nest Cycling Team +11:17
RODRIGUEZ MANUEL, Supermercados Froiz m.t.
RODRÍGUEZ ÓSCAR, Netcompany INEOS +11:20
SEVILLA ÓSCAR, Team Medellín – EPM +11:23
DEL CID ALEJANDRO, Gomur – Cantabria Infinita +11:26
GÁLVEZ JORGE, Aviludo – Louletano – Loulé +11:36
FERNÁNDEZ MARIO, Torres – Sobato +12:26
ESTEVAN JUAN, Club Ciclista Rias Baixas +12:32
GARCÍA PABLO, Supermercados Froiz +12:40
CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH +12:58
DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
GUTIERREZ SERGIO, Gomur – Cantabria Infinita m.t.
71 coureurs classés à l’arrivée sur 164 partants.
Et vous, pensez-vous que l’absence des cadors comme Ayuso ou Rodriguez a dévalorisé ce championnat d’Espagne, ou au contraire permis à des coureurs méritants de prendre la lumière ?
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Personne ne l’avait vu venir. Ce dimanche à Brasschaat, Rune Herregodts a créé la sensation en devenant champion de Belgique sur route. Le coureur d’UAE Team Emirates XRG a réglé au sprint un trio inattendu, devant Jonas Rickaert et Fabio Van den Bossche. Les favoris, dont Tim Merlier et Jasper Philipsen, ont tous été piégés par une échappée fleuve de 60 coureurs.
Rune Herregodts, champion de Belgique 2026 : un scénario fou, un sprint à trois, et tous les favoris piégés
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Rune Herregodts est champion de Belgique 2026. Le coureur d’UAE Team Emirates XRG s’est imposé au sprint à Brasschaat devant Jonas Rickaert (Alpecin-Premier Tech) et Fabio Van den Bossche (Soudal Quick-Step). Un scénario totalement improbable : une échappée de 60 coureurs a piégé tous les sprinters, dont Tim Merlier et Jasper Philipsen. Herregodts succède à son coéquipier Tim Wellens au palmarès.
Comment Herregodts a-t-il déjoué tous les pronostics ?
Une échappée de 60 coureurs qui a tout renversé
Le scénario était écrit d’avance. Sur un parcours sans difficulté majeure tracé autour de Brasschaat, dans la province anversoise, tout le monde s’attendait à un sprint massif. Tim Merlier et Jasper Philipsen étaient les grands favoris. Leur duel promettait d’être l’attraction du jour.
Mais le cyclisme belge aime les scénarios improbables. Après un peu plus d’une heure de course, 28 coureurs parviennent à prendre le large. Un groupe imposant par sa quantité, mais aussi sa qualité : Toon Aerts, Edward Theuns, Quinten Hermans, Ilan Van Wilder, Louis Vervaeke figurent parmi les fuyards.
Derrière, une deuxième vague de 33 coureurs se lance à la poursuite. Thibau Nys, Oliver Naesen, Rune Herregodts et Milan Fretin opèrent la jonction. Le peloton laisse filer. L’écart grandit. Au fil des kilomètres, une évidence s’impose : le vainqueur du National se trouve à l’avant. Les sprinters sont piégés, définitivement.
Difficile de ne pas être admiratif devant un tel foutoir tactique. Un championnat de Belgique sans sprint massif, c’est comme un Tour des Flandres sans pavés : cela n’arrive presque jamais.
Un trio final inattendu, un sprint de costaud
À cinquante kilomètres de l’arrivée, le groupe de tête s’est réduit à 20 coureurs. Puis à 10. Rune Herregodts, Lionel Taminiaux, Gil Gelders, Fabio Van den Bossche, Jonas Rickaert, Thibau Nys, Dries De Bondt, Quinten Hermans, Michiel Coppens et Gianni Vermeersch se détachent.
À une quinzaine de kilomètres de l’arrivée, un ultime mouvement de course scelle le sort du championnat. Herregodts, Rickaert et Van den Bossche faussent compagnie à leurs compagnons. Le trio s’en va jouer le titre.
Dans les trois derniers kilomètres, Herregodts tente sa chance à plusieurs reprises. Pas réputé le plus rapide, il force pourtant la décision. Au sprint, le coureur d’UAE Team Emirates XRG domine Jonas Rickaert (Alpecin-Premier Tech) et Fabio Van den Bossche (Soudal Quick-Step). Il succède à son coéquipier Tim Wellens, vainqueur l’an dernier, qui avait déclaré forfait cette année au même titre que Remco Evenepoel et Wout van Aert.
Un titre qui venge un contre-la-montre frustrant
4e du chrono vendredi, Herregodts prend sa revanche
Rune Herregodts avait frôlé le podium du contre-la-montre vendredi, échouant au pied de la boîte. Quatrième, à quelques secondes du maillot tricolore. Une frustration qui aurait pu le hanter tout le week-end.
Ce dimanche, le rouleur d’UAE Team Emirates XRG a pris une revanche éclatante. Un succès qui récompense un coureur complet, capable de briller en chrono comme sur les courses en ligne exigeantes.
C’est le plus beau succès de sa carrière. Le sixième. Un maillot tricolore belge, l’un des plus prestigieux du peloton, qu’il portera sur les plus grandes courses du calendrier WorldTour. Pour UAE, c’est le troisième titre national du jour après les sacres de Jan Christen (en Suisse) et Antonio Morgado au Portugal. A noter que ces deux coureurs précisément ont aussi chacun remporté l’épreuve chronométrée.
Merlier, Philipsen : les grands perdants d’un championnat renversant
Les deux grands favoris n’ont jamais vu la couleur du maillot. Tim Merlier (Soudal Quick-Step) et Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), les deux meilleurs sprinteurs belges, ont été piégés dans un peloton qui n’a jamais su rectifier la situation. Les puristes crieront au scandale, et ils n’auront peut-être pas tort : voir un championnat de Belgique se jouer sans les deux hommes les plus rapides du pays relève de l’anomalie.
Mais c’est aussi la beauté du cyclisme. Les championnats nationaux ne sont pas des courses comme les autres. Sans oreillettes, avec des équipes réduites, tout peut basculer. Ce dimanche, c’est un scénario fou qui a triomphé.
Classement complet championnat Belgique 2026 Hommes Elites
HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG les 236,7 km en 4:49:32 (49 km/h)
RICKAERT JONAS, Alpecin – Premier Tech m.t.
VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step m.t.
HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:40
NYS THIBAU, Lidl – Trek m.t.
TAMINIAUX LIONEL, Lotto Intermarché m.t.
VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:46
DE BONDT DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
GELDERS GIL, Team Jayco AlUla +0:51
COPPENS MICHIEL, BEAT CC p/b Saxo +0:52
MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:03
VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
HESTERS JULES, Team Flanders – Baloise m.t.
VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious m.t.
SLOCK LIAM, Lotto Intermarché m.t.
VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
BEULLENS CEDRIC, Tarteletto – Isorex m.t.
TEUGELS LENNERT, Lotto Intermarché m.t.
GEENS JONAS, Alpecin – Premier Tech m.t.
GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
GODFROID OLIVIER, Baloise Verzekeringen – Het Poetsbureau Lions m.t.
DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +1:06
LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
PLANCKAERT EDWARD, Alpecin – Premier Tech m.t.
STOCKMAN ABRAM, Unibet Rose Rockets +1:13
VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek +1:18
TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise +3:06
HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
AVONDTS MATHIS, Azerion / Villa Valkenburg m.t.
DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
VERMOOTE JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
STERCK JOPPE, Tarteletto – Isorex m.t.
BELLENS JARNO, Baloise Verzekeringen – Het Poetsbureau Lions m.t.
MEENS JOHAN, Aarco m.t.
VAN DE WYNKELE LORENZ, Lotto – Groupe Wanty m.t.
BRITS NOAH, Benediction Banafrica Team m.t.
VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
ORINS ROBIN, Lotto Intermarché +3:08
NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
AERTS TOON, Lotto Intermarché +3:10
GHYS ROBBE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step +3:12
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step m.t.
VANDEPUTTE NIELS, Alpecin-Premier Tech Development Team m.t.
VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
CRAS STEFF, Soudal Quick-Step m.t.
WYSEURE JORAN, Alpecin-Premier Tech Development Team m.t.
VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin – Premier Tech m.t.
VANDEBOSCH TOON, Alpecin-Premier Tech Development Team +3:15
SWEECK LAURENS, Alpecin-Premier Tech Development Team m.t.
ALLEGAERT PIET, Cofidis m.t.
BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché +3:20
DEBRUYNE RAMSES, Alpecin – Premier Tech m.t.
STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +3:22
SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious +3:24
DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
DEHAIRS SIMON, Alpecin – Premier Tech m.t.
CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +3:25
VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché +3:33
DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:35
VANHEEL ELIAS, Tarteletto – Isorex +8:12
VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +8:19
VANDENBULCKE ALEX, Huansheng – Vonoa – Taishan Sport Team m.t.
DUPONT TIMOTHY, Tarteletto – Isorex m.t.
VERMOTE JULIEN, Secteur – Vitori m.t.
MELLAERTS ROBBE, Baloise Verzekeringen – Het Poetsbureau Lions m.t.
INION SANDER, Madar Pro Cycling Team m.t.
DHAEYE ENRICO, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix m.t.
MOONEN ZENO, Tarteletto – Isorex m.t.
VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team m.t.
GOOSSENS SIMON, Alpecin-Premier Tech Development Team m.t.
THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise m.t.
VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
MARCHAND GIANNI, Tarteletto – Isorex m.t.
MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
BAERS ARNE, Baloise Verzekeringen – Het Poetsbureau Lions m.t.
CLAEYS ROBBE, VolkerWessels Cycling Team m.t.
REX TIM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BELMANS LENNERT, Alpecin – Premier Tech m.t.
VAN PETEGEM AXANDRE, Tarteletto – Isorex m.t.
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
MERLIER TIM, Soudal Quick-Step m.t.
VANDENSTORME DYLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
VAN DE PUTTE VICTOR, Lotto – Groupe Wanty m.t.
CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
KUYPERS GERBEN, Pauwels Sauzen – Altez Industriebouw Cycling Team m.t.
DE BUYST JASPER, Lotto Intermarché m.t.
CRAPS LARS, Lotto Intermarché m.t.
THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +8:31
Et vous, pensez-vous qu’un championnat de Belgique sans sprint massif est un rendez-vous manqué, ou au contraire la preuve que ces courses réservent encore de vraies surprises ?
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Il n’avait plus gagné depuis 2015. Il n’avait même jamais remporté la moindre course sur route. Ce dimanche à Berg En Dal, Wilco Kelderman a tout effacé d’un coup de pédale. Le vétéran de Visma-Lease a Bike, 35 ans, est devenu champion des Pays-Bas en solitaire après avoir lâché Tim Marsman à 27 kilomètres de l’arrivée. Bauke Mollema et Jochem Kerckhaert complètent le podium.
Wilco Kelderman, champion des Pays-Bas 2026 : onze ans de disette balayés par un chef-d’œuvre en solitaire
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Wilco Kelderman est champion des Pays-Bas 2026. À 35 ans, le coureur de Visma-Lease a Bike a mis fin à onze ans sans victoire en s’imposant en solitaire sur la course en ligne à Berg En Dal. Il devance Bauke Mollema (Lidl-Trek) de 1’18 et Jochem Kerckhaert (BEAT CC). Une première victoire pour celui qui n’avait gagné que des contre-la-montre et un Tour du Danemark en 2013.
« C’est une sensation merveilleuse. Cela fait longtemps que je n’ai pas gagné une étape sur route, je pense depuis mes années espoirs » a déclaré Wilco Kelderman au micro à l’arrivée, lui qui n’avait plus levé les bras depuis 2015.
Comment Kelderman a-t-il construit ce succès historique ?
Une attaque à 25 kilomètres, un final en solitaire
Le scénario était taillé pour un homme d’expérience. Sur un parcours de 160 kilomètres entre Nimègue et Berg En Dal, avec deux ascensions exigeantes à répéter quinze fois — la Van Randwijckweg (1,2 km à 6,5%) et l’Oude Holleweg (1 km à 7%) —, la course d’usure typique des championnats nationaux a fait des ravages.
Wilco Kelderman a pris les devants dès le début. Présent dans un groupe de 14 coureurs incluant Bauke Mollema, Tibor del Grosso et Frank van den Broek, le vétéran de Visma-Lease a Bike a senti que la course allait se jouer à l’avant. « J’ai très vite remarqué que la course était difficile à contrôler et qu’il valait mieux se trouver à l’avant » a-t-il expliqué à la chaîne publique NOS.
À six tours de la fin, Kelderman a choisi d’attaquer, emportant avec lui Tim Marsman (Alpecin-Premier Tech) et Darren van Bekkum (XDS-Astana). Le trio a rapidement creusé un écart de 40 secondes. Mais Van Bekkum a cédé dans les montées, laissant Kelderman et Marsman seuls en tête.
À 25 kilomètres de l’arrivée, avec le peloton qui revenait dangereusement sous l’impulsion de Dylan van Baarle et Pascal Eenkhoorn, Kelderman a compris qu’il devait repartir. Il a lâché Marsman et s’est envolé vers un triomphe en solitaire. Une avance qui n’a cessé de croître jusqu’à la ligne, pour finalement franchir l’arrivée avec 1 minute et 18 secondes d’avance sur son premier poursuivant.
Un record de tops 10 sans victoire enfin effacé
Wilco Kelderman détenait un record dont il se serait bien passé : le plus grand nombre de tops 10 en World Tour sans jamais s’y être imposé. Troisième du Giro 2020, multiple dauphin d’étapes sur les Grands Tours, le Néerlandais était l’éternel placé, jamais le vainqueur.
Ses quatre seuls succès professionnels dataient tous d’avant 2015 : deux contre-la-montre, un prologue, et le classement général du Tour du Danemark 2013. Onze ans. Une éternité.
« J’ai déjà gagné un contre-la-montre auparavant, mais jamais de cette manière a-t-il savouré au micro de la NOS. Cela devait arriver un jour. Bien sûr, ce n’est pas toujours aussi simple. Aujourd’hui était le bon jour. »
C’est le genre de déclaration qui reste en travers de la gorge de ceux qui doutaient de lui. À 35 ans, Wilco Kelderman a prouvé que la patience et la persévérance finissent toujours par payer.
Bauke Mollema, dauphin de luxe à 39 ans
Un premier podium national en ligne pour le vétéran de Lidl-Trek
À 39 ans, Bauke Mollema n’avait jamais fait mieux qu’une place d’honneur sur le championnat des Pays-Bas en ligne. Ce dimanche, le coureur de Lidl-Trek a décroché son tout premier podium sur l’épreuve, terminant deuxième à 1 minute et 18 secondes de Kelderman.
Un résultat qui récompense la longévité d’un coureur qui a marqué le cyclisme néerlandais de son empreinte. Vainqueur d’étape sur les trois Grands Tours, Mollema était présent dans le groupe de tête dès le départ. Il a tenté de recoller sur Kelderman dans le final, mais le mal était fait.
Difficile de ne pas être admiratif devant un tel numéro, à presque 40 ans, face à des coureurs qui pourraient être ses fils.
Jochem Kerckhaert, la révélation du jour
La troisième place de Jochem Kerckhaert est l’une des belles surprises de ce championnat. Le coureur de la petite équipe continentale BEAT CC p/b Saxo a devancé plusieurs formations WorldTour pour décrocher le bronze.
Un podium qui prouve que les championnats nationaux réservent encore des surprises, et que le talent ne se mesure pas uniquement au nombre de points UCI.
Pas de Tour de France pour Kelderman, mais un maillot national à faire briller
Pris dans une chute et contraint à l’abandon en début de Giro il y a quelques semaines, Wilco Kelderman ne figure pas dans la sélection de Visma-Lease a Bike pour le Tour de France. Le Néerlandais portera son maillot national pour la première fois sur le Tour de Pologne, comme il l’a confirmé à la NOS.
Une absence qui peut surprendre, tant le vétéran aurait pu apporter son expérience à Jonas Vingegaard. Mais Visma a fait d’autres choix, et Kelderman devra patienter pour montrer son nouveau maillot au monde.
Classement complet championnat Pays Bas 2026 Hommes Elites
KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike les 160,2 km en 4:05:42 (39,1 km/h)
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +1:18
KERCKHAERT JOCHEM, BEAT CC p/b Saxo m.t.
PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team +1:44
DEL GROSSO TIBOR, Alpecin – Premier Tech m.t.
VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step +1:48
JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +2:54
VAN DER TUUK AXEL, Soudal Quick-Step m.t.
EENKHOORN PASCAL, Euskaltel – Euskadi m.t.
BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +2:56
VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:01
TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team +7:02
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL m.t.
VAN BEKKUM DARREN, Alpecin – Premier Tech m.t.
MARSMAN TIM, XDS Astana Team m.t.
OTTEMA RICK, EEW-VDK Cyclingteam +7:03
SINSCHEK NILS, Li Ning Star m.t.
BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +7:06
VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost +7:34
HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +10:00
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
VAN DEN EIJNDEN GUUS, Alpecin-Premier Tech Development Team +25:00
DIJKMAN DAAN, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
VAN ZANDEN OTTO, Azerion / Villa Valkenburg m.t.
HAVERDINGS FLORIS, JEGG-SKIL-DJR m.t.
POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VOOGT NIEK, Azerion / Villa Valkenburg m.t.
ARTZ HUUB, Lotto Intermarché m.t.
31 coureurs classés à l’arrivée sur 154 partants.
Et vous, pensez-vous qu’un coureur comme Wilco Kelderman, capable de gagner après onze ans de disette, méritait une place dans la sélection Visma pour le Tour de France ?
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Il en rêvait depuis ses deux titres chez les juniors. À 23 ans, Romain Grégoire est devenu champion de France Élites ce dimanche à La Tour-du-Pin. Le leader de la Groupama-FDJ United a placé une attaque tranchante dans la dernière ascension de la côte de Béjui, à 3 kilomètres de l’arrivée, pour s’imposer en solitaire. Paul Lapeira et Joris Delbove complètent le podium.
Romain Grégoire, champion de France 2026 : une attaque, un rêve de gosse, et un maillot tricolore pour le Tour
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Romain Grégoire est champion de France 2026. Le Bisontin de 23 ans a fait la différence dans l’ultime montée de Béjui à 3,2 km de l’arrivée, pour s’imposer en solitaire à La Tour-du-Pin. Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) prend la 2e place, Joris Delbove (TotalEnergies) la 3e. Un titre qui récompense le travail collectif de la Groupama-FDJ United et qui envoie Grégoire sur le Tour de France avec le maillot tricolore sur les épaules.
« C’était un grand objectif de carrière » a confié Romain Grégoire, champion de France Élites pour la première fois, après avoir été sacré deux fois chez les juniors.
Comment Romain Grégoire a-t-il conquis le maillot tricolore ?
Une attaque chirurgicale dans la dernière ascension de Béjui
Le scénario était taillé pour un puncheur. Sur un parcours raccourci à 225 kilomètres en raison de la canicule, mais toujours aussi exigeant avec ses 3 206 mètres de dénivelé, la côte de Béjui a joué son rôle de juge de paix.
À trois tours de l’arrivée, Léo Bisiaux (Decathlon CMA CGM) a lancé les hostilités en attaquant dans Béjui. Une offensive reprise dans l’avant-dernière ascension par un Joris Delbove (TotalEnergies) déchaîné, qui a allumé le pétard décisif. Un groupe de six coureurs s’est alors détaché : Bisiaux, Delbove, Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM), Alex Baudin (EF Education-EasyPost), Romain Grégoire et son équipier Clément Berthet de la Groupama-FDJ United.
La situation était idéale pour le Bisontin. Il avait réussi à piéger Benoît Cosnefroy, Dorian Godon et Axel Laurance, des rivaux dont il redoutait la pointe de vitesse. Mais Grégoire n’a pas voulu jouer le sprint à six. Dans l’ultime montée de Béjui, à 3,2 kilomètres de la ligne, il a placé une attaque brutale. Un démarrage sec, sans appel, qui a laissé Lapeira et Delbove en chasse derrière lui.
Les deux poursuivants n’ont jamais revu le Bisontin. Quatorze secondes d’avance sur la ligne, et un maillot tricolore qui tombait enfin sur les bonnes épaules.
Un travail collectif de la Groupama-FDJ United salué
Avec 128 coureurs au départ, la formation de Marc Madiot disposait d’une supériorité numérique écrasante. Mais le nombre ne fait pas tout, et la course a failli échapper à l’armada Groupama.
Une échappée de 21 coureurs est d’abord partie en début de journée, reprise à 180 kilomètres de l’arrivée. Puis un groupe d’une trentaine de favoris, dont le champion sortant Dorian Godon, Paul Magnier ou Pavel Sivakov, a pris plus de deux minutes d’avance sur le peloton à 100 kilomètres du but. Problème : Romain Grégoire était piégé derrière.
« On a dû mener la poursuite pour revenir » résume-t-on chez Groupama-FDJ United. Un travail de forceps qui a fini par payer : regroupement général à 37 kilomètres de la ligne, et une équipe qui a pu remettre son leader dans le bon wagon au moment décisif.
Difficile de ne pas saluer la maîtrise collective d’une équipe qui a couru juste, même dans l’adversité.
Un rêve de gosse devenu réalité
« C’était un grand objectif de carrière »
Romain Grégoire ne s’en cache pas : le maillot tricolore était une obsession. Déjà sacré deux fois chez les juniors, le Bisontin de 23 ans avait fait de ce titre « un grand objectif de carrière ». Vice-champion de France en 2025 derrière Dorian Godon, il tenait sa revanche.
« C’était un grand objectif de carrière » a-t-il confié après la ligne au micro de l’organisation. Une phrase simple, presque sobre, mais qui dit tout du poids de ce maillot.
Le puncheur de la Groupama-FDJ United a construit sa saison autour de ce rendez-vous. Vainqueur d’étape sur le Tour de Suisse, régulier sur les Classiques ardennaises, il savait que le parcours isérois était taillé pour lui. Et il ne l’a pas laissé passer.
Un maillot tricolore qui ira sur le Tour de France
Ce titre a une saveur particulière : il envoie Romain Grégoire sur le Tour de France avec le plus beau des maillots sur les épaules. Le Bisontin, qui portera le maillot bleu-blanc-rouge de Barcelone à Paris, aura une exposition maximale sur la plus grande course du monde.
Pour la Groupama-FDJ United, c’est une double victoire. L’équipe de Marc Madiot remporte à la fois le contre-la-montre (Rémi Cavagna jeudi) et la course en ligne (Grégoire dimanche). Un doublé qui confirme la domination de la formation française sur ces Championnats.
Lapeira et Delbove, les poursuivants qui n’ont rien pu faire
Paul Lapeira, le champion 2024 qui a tout tenté
Sacré il y a deux ans, Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) a bien failli rééditer son exploit. Présent dans le groupe de six, le Normand a tenté de suivre Grégoire dans la dernière ascension de Béjui. Mais l’attaque du Bisontin était trop tranchante. Deuxième à 14 secondes, Lapeira peut nourrir des regrets, mais il a couru juste.
Joris Delbove, la révélation du jour
La troisième place de Joris Delbove (TotalEnergies) est l’une des belles surprises de ce championnat. C’est lui qui a allumé le pétard dans l’avant-dernière ascension de Béjui, provoquant le groupe de six qui allait se disputer la victoire. Le coureur de 25 ans, qui n’était pas cité parmi les favoris, a tenu tête aux meilleurs pour décrocher un podium de prestige.
Alex Baudin (EF Education-EasyPost) prend la 4e place devant Léo Bisiaux, dont l’attaque à trois tours de la fin a animé la course. Dorian Godon, champion sortant, termine 10e.
David Gaudu distancé, Cosnefroy piégé : les grands perdants du jour
Deux favoris ont vécu un calvaire. David Gaudu (Groupama-FDJ United) a été distancé en début de course, incapable de suivre le rythme imposé par les échappées. Le Breton, qui venait d’annoncer son absence pour le Tour de France, a confirmé ses difficultés actuelles. Sa journée s’est terminée par un abandon.
Quant à Benoît Cosnefroy (UAE Team Emirates XRG), il a été piégé dans le final. Présenté comme l’un des principaux rivaux de Grégoire, le Normand a manqué le bon coup et n’a jamais pu recoller. Un échec cruel pour celui qui rêvait d’un premier maillot tricolore. Les puristes crieront au scandale, et ils n’auront peut-être pas tort : avec seulement Pavel Sivakov comme coéquipier, Cosnefroy a payé son isolement.
Classement complet championnat de France Hommes Elite 2026
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United les 225,5 km en 5:12:47 (43,2 km/h)
LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:13
DELBOVE JORIS, TotalEnergies +0:14
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +0:22
BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +0:26
JEGAT JORDAN, Groupama – FDJ United +0:49
BERTHET CLÉMENT, TotalEnergies +1:24
DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
GODON DORIAN, Netcompany INEOS +1:29
LAURANCE AXEL, Netcompany INEOS m.t.
BERNARD JULIEN, Lidl – Trek m.t.
BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United +1:56
SPARFEL AUBIN, Decathlon CMA CGM Development Team m.t.
SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step +3:05
COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +3:12
VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy +5:43
MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +6:31
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets +7:20
DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +8:05
GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 +10:56
LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy +11:32
CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix +12:03
HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
THOMAS BENJAMIN, Cofidis m.t.
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +12:57
GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
39 coureurs classés sur 128 partants.
Et vous, pensez-vous que Romain Grégoire peut briller sur le Tour de France avec ce maillot tricolore, ou la pression du maillot risque-t-elle d’être trop lourde à porter ?
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Tour de France 2026 – Étape 2 : Tarragone > Barcelone (168,5 km – Accidentée). Au lendemain du contre-la-montre par équipes inaugural, la première étape en ligne du Tour 2026 reste 100% catalane. Une journée piégeuse qui longe la Méditerranée avant un final explosif : trois passages par la côte du Château de Montjuïc (1,6 km à 9,3%). De quoi offrir un premier affrontement entre puncheurs. Voici tous les horaires de passage de la caravane publicitaire et des coureurs.
Tour de France 2026 : à quelle heure passe la caravane du Tour pour la 2e étape à Barcelone ?
Horaires de passage de la 2e étape du Tour de France 2026 (Tarragone / Barcelone)
La caravane publicitaire s’élancera à 11h30 depuis Tarragone pour une arrivée estimée aux alentours de 16h15 au Stade Olympique de Barcelone. Les coureurs prendront le départ à 13h45 et l’arrivée est prévue entre 17h26 et 17h46, selon la vitesse moyenne du peloton (43 à 47 km/h).
Événement
Horaires
Départ de la caravane
11h30
Départ des coureurs
13h45
Sprint intermédiaire (Viladecans)
~14h03 (caravane) / 15h42-15h54 (coureurs)
Côte de Begues (2e cat.)
~14h21 (caravane) / 15h58-16h10 (coureurs)
Circuit final – 1er passage Montjuïc
~15h29 (caravane) / 16h51-17h07 (coureurs)
Dernier passage Montjuïc
~16h11 (caravane) / 17h23-17h42 (coureurs)
Arrivée à Barcelone
16h15 (caravane) / 17h26-17h46 (coureurs)
Horaires basés sur des moyennes de 43 km/h (lent) et 47 km/h (rapide). En cas d’écart important avec les prévisions, les horaires peuvent légèrement varier. Lire aussi : Le tableau complet des horaires de la 2e étape
Image : @ASO_GeoAtlas
Le parcours de l’étape 2 : Tarragone – Barcelone 🗺️
Après le contre-la-montre par équipes inaugural, place à la première étape en ligne du Tour 2026. Une journée 100% catalane de 168,5 kilomètres, qui longe la Méditerranée avant de basculer dans l’arrière-pays pour un final explosif.
Le peloton s’élance de Tarragone et longe la côte par Torredembarra, Calafell, Cunit et Sitges. Le sprint intermédiaire est placé à Viladecans (km 85,6). La principale difficulté avant le circuit final est la côte de Begues (2e catégorie, 6,1 km à 6,5%), placée au kilomètre 94,2.
Mais c’est le circuit final qui fera tout le sel de cette étape. Les coureurs franchiront une première fois la ligne d’arrivée au Stade Olympique (km 144,1), avant d’entamer deux boucles complètes incluant la terrible côte du Château de Montjuïc (3e catégorie, 1,6 km à 9,3%). Trois passages au total, dont le dernier à seulement 2,5 kilomètres de l’arrivée.
Un tremplin idéal pour un puncheur explosif. Les trois derniers vainqueurs à Montjuïc sur le Tour de Catalogne donnent le ton : Primoz Roglic (2025), Tadej Pogacar (2024) et Remco Evenepoel (2023). Du lourd.
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Le Tour de France 2026 s’élance de Barcelone le samedi 4 juillet. La caravane publicitaire précédera les coureurs du contre-la-montre par équipes. Voici les horaires de passage dans les rues de la capitale catalane.
Tour de France 2026 : à quelle heure passe la caravane du Tour pour la 1ère étape à Barcelone ?
Horaires de la caravane – Étape 1 (Barcelone / Barcelone)
Événement
Horaire
Départ de la caravane
15h35
Arrivée de la caravane
16h14
Départ de la première équipe
17h05
Arrivée estimée de la dernière équipe
19h16
À quelle heure passe la caravane du Tour de France à Barcelone ? 🎉
La caravane publicitaire du Tour de France 2026 s’élancera à 15h35 du Fòrum de Barcelone. Elle précédera les coureurs d’environ 1h30 et arrivera au Stade Olympique de Montjuïc vers 16h14.
Quels sont les horaires de passage de la caravane dans les lieux emblématiques ? 📍
Lieu
Heure de passage de la caravane
Heure de passage de la première équipe
Port Olimpic (km 2,6)
15h40
17h08
Sagrada Familia (km 10,3)
15h55
17h16
Plaça d’Espanya (km 14,6)
16h04
17h21
Stade Olympique de Montjuïc (km 19,6)
16h14
17h26
Image : @ASO_GeoAtlas
Quel est le parcours de cette première étape ? 🗺️
Le contre-la-montre par équipes de 19 km traverse Barcelone d’est en ouest. Le départ est donné au Fòrum, puis les coureurs longent le Port Olimpic, passent devant la Sagrada Familia, la Plaça d’Espanya, et terminent au Stade Olympique de Montjuïc après une montée finale.
Trois points de chronométrage intermédiaire sont prévus : au km 5,1 (Carrer de Llull), au km 10,5 (Sagrada Familia) et au km 15,9 (Passeig de Santa Madrona).
Image : @ASO_GeoAtlas
Pourquoi la caravane est-elle un spectacle à ne pas manquer ? 🎊
La caravane du Tour de France, c’est 30 minutes de spectacle, des chars décorés, des goodies lancés au public, et une ambiance festive unique. Elle attire des millions de spectateurs sur les routes du Tour chaque année.
Pour cette première étape à Barcelone, la caravane traversera les lieux les plus emblématiques de la capitale catalane. Un moment à ne pas manquer pour les spectateurs présents sur place.
Allez-vous vous rendre à Barcelone pour le Grand Départ du Tour de France 2026 ? 🤔
Quel est votre souvenir le plus marquant de la caravane du Tour ? 🎉
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La canicule aura eu raison du tracé initial. Ce dimanche, la course en ligne des Championnats de France 2026 à La Tour-du-Pin sera raccourcie d’un tour de circuit, soit 16,3 kilomètres en moins. La FFC a officialisé la décision dans un communiqué, évoquant les conditions météorologiques extrêmes attendues dans l’après-midi. Le départ est également décalé à 11h35.
Canicule sur les Championnats de France : un tour en moins, un départ décalé, la course en ligne hommes chamboulée
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : La course en ligne hommes des Championnats de France 2026 est modifiée en raison de la canicule. La FFC a annoncé la suppression d’un tour de circuit : les coureurs parcourront 225,5 km au lieu de 241,8 km, pour 3 206 mètres de dénivelé. Le départ est avancé à 11h35, l’arrivée estimée à 16h57. Le protocole chaleur est renforcé.
Pourquoi la FFC a-t-elle raccourci le parcours ?
Une décision rare, prise en concertation avec les parties prenantes
La Fédération Française de Cyclisme a tranché ce dimanche matin. Dans un communiqué officiel lapidaire, la FFC annonce « la suppression d’un tour de circuit de 16,300 km pour l’épreuve en ligne Professionnels Hommes ». Une décision « prise après échange et concertation avec l’ensemble des parties prenantes » en lien avec le COTNI et les Vals du Dauphiné.
En clair : la sécurité des coureurs prime sur le spectacle. Les températures annoncées pour l’après-midi en Isère, après un contre-la-montre jeudi déjà disputé sous une chaleur accablante, ont poussé l’organisation à réagir. De nombreux coureurs s’étaient plaints des conditions lors du chrono, remporté par Rémi Cavagna sous 38 degrés.
« Cette mesure vient en complément du protocole chaleur déjà mis en place » précise le communiqué. Hydratation, ravitaillement, surveillance médicale : tout le dispositif est renforcé.
16,3 kilomètres de moins, 3 206 mètres de dénivelé au compteur
Concrètement, les coureurs ne disputeront plus 14 tours de circuit, mais 13. Le nouveau parcours se décompose ainsi : un premier tronçon de 13,6 kilomètres entre le départ réel et le premier passage sur la ligne d’arrivée, suivi de 13 boucles complètes de 16,3 kilomètres. Soit un total de 225,5 kilomètres pour 3 206 mètres de dénivelé positif.
L’arrivée estimée est fixée à 16h57, sur la base d’une moyenne de 43 km/h. Un horaire qui permettra d’éviter le pic de chaleur de l’après-midi, tout en conservant une course suffisamment longue pour faire des différences.
Quelles conséquences pour la course ?
Un tour de moins, un scénario potentiellement plus explosif
Supprimer un tour de circuit, c’est supprimer une occasion de faire la différence. Sur un parcours aussi sélectif, avec la côte de Béjui comme juge de paix à chaque boucle, ce tour en moins pourrait paradoxalement rendre la course plus offensive.
Pourquoi ? Parce que les favoris savent désormais qu’ils disposent d’une chance de moins pour user leurs rivaux. Chaque passage dans Béjui comptera double. Les attaques pourraient intervenir plus tôt, les équipes les plus fournies comme Groupama-FDJ United ne pouvant pas se permettre d’attendre les derniers tours pour durcir le rythme.
Pour les sprinteurs résistants comme Paul Magnier ou le tenant du titre Dorian Godon, ce tour en moins est une aubaine. Moins de dénivelé cumulé, moins de fatigue accumulée, et une probabilité légèrement plus élevée de voir une arrivée groupée. Mais la côte de Béjui, avec ses passages à 13%, reste un obstacle majeur.
Un départ décalé qui change la gestion de l’effort
Le départ initialement prévu à 11h22 est repoussé à 11h35. Un détail ? Pas vraiment. Treize minutes de gagnées sur le pic de chaleur de l’après-midi, c’est autant de souffrance en moins pour les organismes. L’arrivée, estimée à 16h57, permettra de couronner le champion de France avant que le thermomètre ne s’affole.
Pour les coureurs, cette modification change la donne en termes de gestion de l’effort. Les ravitaillements seront décisifs, l’hydratation surveillée de près. Le protocole chaleur, déjà activé, sera scruté par toutes les équipes.
Un précédent qui pourrait faire école
La décision de la FFC n’est pas anodine. Dans l’histoire récente des Championnats de France, il est rarissime de modifier le parcours le jour même de la course pour des raisons climatiques. Mais le cyclisme, comme tous les sports d’endurance, est de plus en plus confronté à la question des fortes chaleurs.
En 2025 déjà, plusieurs courses avaient dû adapter leurs parcours, comme le Tour de Catalogne ou certaines étapes du Giro. En 2026, le phénomène s’amplifie. Le Tour de France, qui s’élancera de Barcelone dans quelques jours, pourrait lui aussi être concerné. Les organisateurs de la Grande Boucle ont d’ailleurs prévu un protocole chaleur renforcé, avec la possibilité de neutraliser des étapes en cas de températures extrêmes.
La FFC, en prenant cette décision, envoie un message clair : la santé des coureurs passe avant le spectacle. Un principe qui pourrait faire école dans un sport où les organismes sont poussés à leurs limites.
Et vous, pensez-vous que cette décision de raccourcir le parcours est un aveu de faiblesse face aux éléments, ou une mesure de bon sens qui devrait être systématisée en cas de canicule ?
Et vous, trouvez-vous normal qu’une course comme le Championnat de France soit modifiée le jour même pour cause de canicule, ou cela fait-il partie des risques du métier que les coureurs doivent accepter ?
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Les Championnats de France 2026 de cyclisme sur route prennent fin ce dimanche à La Tour-du-Pin, dans les Vals du Dauphiné. Place à la course en ligne des hommes. Un circuit de 16,3 kilomètres à parcourir 14 fois, deux ascensions par tour, et une arrivée jugée Place Carnot. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le parcours et la diffusion TV.
Championnat de France 2026 : 14 tours, 3 411 mètres de dénivelé, la côte de Béjui : voici le parcours qui va tout décider
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Les Championnats de France 2026 de cyclisme sur route se sont déroulés à La Tour-du-Pin (Isère) du 25 au 28 juin. La course en ligne hommes est retransmise dimanche à 15h15 sur France 3 et Eurosport. Au programme : 241,8 kilomètres, 14 tours d’un circuit de 16,3 km, 3 400 mètres de dénivelé, et deux côtes par tour. La côte de Béjui (1 km à 8,4%, passage à 13%) sera le juge de paix.
EN BREF : À quelle heure suivre à la TV la course en ligne des championnats de France 2026 sur route ? Les coureurs de la course masculine s’élanceront à 11 h 45. L’arrivée est prévue aux alentours de 17h. Eurosport et France 3 à partir de 15h15.
Le circuit de La Tour-du-Pin : 16,3 kilomètres sans répit
Une boucle usante taillée pour les puncheurs
Le parcours des Championnats de France 2026 n’a rien d’une promenade. Tracé autour de La Tour-du-Pin, dans les Vals du Dauphiné, le circuit de 16,3 kilomètres propose 235 mètres de dénivelé positif par tour. Un chiffre qui, multiplié par 14 pour les hommes, donne un total de 3 400 mètres de dénivelé sur 241,8 kilomètres. De quoi reléguer les purs sprinteurs au rang de figurants.
Le départ est donné devant le siège de la Communauté de Communes, avant une traversée du centre-ville. Le peloton se dirige ensuite vers la première difficulté : la côte de Saint-Roch (1,7 km à 4,5%). Régulière dans ses pourcentages, cette ascension permet d’installer un premier rythme soutenu. Une fois le sommet franchi, les coureurs évoluent sur un plateau exposé, constitué de longues lignes droites ponctuées de relances. Un terrain propice à l’usure collective et aux premières offensives.
Après une courte descente et un virage à droite, le peloton aborde le véritable juge de paix de la boucle.
La côte de Béjui : 1 kilomètre qui vaut un titre
C’est le point névralgique du circuit. La côte de Béjui (1 km à 8,4%) est courte, mais nettement plus raide que Saint-Roch. Découpée en trois paliers, elle offre deux courts moments de répit avant des passages à chaque fois supérieurs à 10%, avec un mur à 13% dans sa portion centrale.
Située à moins de trois kilomètres de l’arrivée, elle constitue le tremplin idéal pour un puncheur souhaitant faire la différence dans les derniers tours. Impossible de s’organiser, et le groupe de contre se regardera forcément.
Au sommet, une descente rapide ramène les coureurs vers La Tour-du-Pin et la Place Carnot, où est jugée l’arrivée. Une configuration qui récompense les coureurs capables de basculer avec quelques secondes d’avance et de les conserver jusqu’à la ligne.
Chaque année, le tracé change de lieu, de département, de région. L’an dernier, les Herbiers (Vendée) avaient couronné Dorian Godon (Netcompany INEOS), qui fut l’un des meilleurs porteurs du maillot tricolore des dernières années avec de nombreuses victoires, notamment en WorldTour. Cette année, direction l’Isère et La Tour-du-Pin, bien connue des skieurs l’hiver sur la route des Alpes.
Le circuit isérois, alternant secteurs roulants, côtes exigeantes et enchaînements techniques, ne laisse aucun répit aux coureurs. Une édition qui s’annonce comme l’une des plus sélectives de l’histoire récente.
Et vous, pensez-vous que la côte de Béjui sera suffisante pour faire exploser la course, ou verra-t-on une arrivée groupée d’une vingtaine de coureurs comme en 2025 ?
Et vous, préférez-vous un championnat de France sur un parcours pour puncheurs comme cette année, ou rêvez-vous d’un retour à un tracé plus ouvert où les sprinteurs peuvent aussi rêver du maillot tricolore ?
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Ils seront 141 au départ de la course en ligne des Championnats de France 2026 ce dimanche à La Tour-du-Pin. Dorian Godon défend son maillot tricolore, Romain Grégoire mène la plus grosse armada du peloton, et Benoît Cosnefroy rêve d’un premier sacre. Découvrez la liste complète des engagés.
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : 141 coureurs s’élanceront ce dimanche à La Tour-du-Pin pour la course en ligne des Championnats de France 2026. Groupama-FDJ United débarque avec 23 coureurs autour de Romain Grégoire, favori numéro un. TotalEnergies aligne 28 éléments, un record. Decathlon CMA CGM mise sur Paul Lapeira et Léo Bisiaux. Benoît Cosnefroy (UAE) et Axel Laurance (INEOS) figurent parmi les principaux outsiders.
Groupama-FDJ United : 23 coureurs, un seul objectif
Avec 23 coureurs au départ, la formation de Marc Madiot écrase le plateau par sa densité. Derrière le favori Romain Grégoire, David Gaudu, Valentin Madouas, Ewen Costiou (3e du chrono jeudi), Thibaud Gruel et Rudy Molard forment une garde rapprochée de luxe. De quoi contrôler la course, durcir le rythme dans les bosses, et lancer Grégoire dans le final.
TotalEnergies : 28 coureurs, la force du nombre
TotalEnergies aligne le plus gros contingent (28 coureurs). Jordan Jegat, en forme ascendante, sera le leader désigné. Autour de lui, des clients comme Anthony Turgis, Thibault Guernalec ou Samuel Leroux apportent leur expérience. Une force collective qui pourrait peser si la course se joue à l’usure.
Decathlon CMA CGM : Lapeira en chef de file
En l’absence de Paul Seixas, Decathlon CMA CGM mise sur Paul Lapeira, champion en 2024. Léo Bisiaux, révélation du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, et Aubin Sparfel, vainqueur d’étape sur le Giro Next Gen, incarnent la relève. Jordan Labrosse et Noa Isidore complètent un collectif jeune mais talentueux.
Les individualités à surveiller
Benoît Cosnefroy (UAE Emirates XRG) n’aura que Pavel Sivakov comme coéquipier. Un effectif squelettique qui l’obligera à courir offensif. Axel Laurance et Dorian Godon (INEOS) sont privés de Kévin Vauquelin, forfait. Alex Baudin (EF Education) et Julien Bernard (Lidl-Trek) joueront leur carte en solo. Paul Magnier (Soudal Quick-Step) tentera de déjouer les pronostics.
LISTE COMPLÈTE DES ENGAGÉS
INEOS GRENADIERS
GODON Dorian – Champion de France sortant LAURANCE Axel VAUQUELIN Kévin – Forfait
TOTALENERGIES – 28 coureurs
BONNET Thomas BOUCHARD Geoffrey BOULAHOITE Rayan BREUILLARD Nicolas BRUNEL Alexys BURGAUDEAU Mathieu DAUPHIN Florian DELBOVE Joris DELETTRE Alexandre DOUBEY Fabien DUJARDIN Sandy GACHIGNARD Thomas GRELLIER Fabien GUERNALEC Thibault JEANNIERE Emilien JEGAT Jordan JOUSSEAUME Alan LE BERRE Mathis LEROUX Samuel LEVEQUE Theo MANZIN Lorrenzo MARCEROU Nicola RETAILLEAU Valentin TESSON Jason THIERRY Pierre TURGIS Anthony VADIC Baptiste VERCHER Matteo
GROUPAMA-FDJ UNITED – 23 coureurs
BARTHE Cyril BERTHET Clément BRAZ AFONSO Clément CAVAGNA Rémi – Champion de France CLM 2026 COSTIOU Ewen DECOMBLE Maxime DONNENWIRTH Tom FONTAINE Titouan GAUDU David GREGOIRE Romain GRUEL Thibaud HUENS Axel LE GAC Olivier MADOUAS Valentin MARTIN GUYONNET Guillaume MOLARD Rudy PACHER Quentin PALENI Enzo PENHOET Paul ROCHAS Rémy ROLLAND Brieuc RUSSO Clément TRONCHON Bastien
COFIDIS – 10 coureurs
CHARRET Camille COQUARD Bryan DEBEAUMARCHE Nicolas FERRON Valentin IZQUIERDO Clement JOALLAND Yael MAISONOBE Sam OURSELIN Paul ROULAND Louis THOMAS Benjamin
CIC PRO CYCLING ACADEMY – 10 coureurs
CHAUSSINAND Joris FAYOLLE Jean Loup GUEGAN Maël GUERNALEC Victor HAMON Similien LANGELLA Lenaic LOZOUET Léandre MARIAULT Axel SANLAVILLE Mathias VEZIE Maxime
GROUPAMA-FDJ UNITED CONTI – 9 coureurs
BLANC Johan BOULET Eliott CUSHWAY Maximilian DAUMAS Rémi DUBOIS Yann FOUCHER Esteban GREGOIRE Baptiste LOULERGUE Victor RUESCHE Soan SAGNIER Karl
ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93 – 9 coureurs
BENETEAU Lucas BERGER Antoine BOUQUET Axel CARDIS Romain CHAMPION Thomas DELACROIX Théo GUGLIELMI Simon LECROQ Jérémy SIMON Yohann
VAN RYSEL ROUBAIX – 7 coureurs
AVOINE Kévin CAPRON Rémi HARDOUIN Louis HUCK Léandre JARNET Maxime RAUGEL Antoine THEOT Killian
DECATHLON CMA CGM TEAM – 6 coureurs
BISIAUX Léo GAUTHERAT Pierre ISIDORE Noa LABROSSE Jordan LAPEIRA Paul – Champion de France 2024 L’HOTE Antoine
UNIBET ROSE ROCKETS – 6 coureurs
AUGE Ronan LAFAY Victor MAIRE Adrien SAVIOZ Colin VENTURINI Clement VERSCHUREN Killian
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C’est le rendez-vous le plus indécis de la saison. Ce dimanche 28 juin, à La Tour-du-Pin, les meilleurs coureurs français s’affronteront sur 14 tours d’un circuit usant de 16,3 kilomètres pour décrocher le maillot bleu-blanc-rouge. Avec 3 411 mètres de dénivelé et la terrible côte de Béjui comme juge de paix, le parcours isérois promet une course de mouvement. En l’absence de Seixas, Alaphilippe ou Vauquelin, Romain Grégoire s’avance en favori. Mais la meute est affamée.
Championnat de France 2026 : Grégoire en patron, Cosnefroy en embuscade, Lapeira en reconquête : qui portera le maillot tricolore ?
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) est le grand favori du Championnat de France 2026 sur route ce dimanche à La Tour-du-Pin. Le Bisontin de 23 ans, vainqueur d’étape sur le Tour de Suisse et 2e en 2025, pourra s’appuyer sur une armada de 23 coureurs. Face à lui, Benoît Cosnefroy (UAE) jouera l’offensive, Paul Lapeira (Decathlon) visera un deuxième sacre, et le tenant du titre Dorian Godon (INEOS) tentera de conserver son bien. Un parcours de 3 400 mètres de dénivelé taillé pour les puncheurs.
Pourquoi Romain Grégoire est-il le favori numéro un ?
Un puncheur taillé pour le parcours isérois
Romain Grégoire ne s’en cache pas. « Le championnat de France est un des grands rendez-vous de ma saison » a-t-il confié avant le départ. À 23 ans, le Bisontin de la Groupama-FDJ United coche toutes les cases du favori idéal. Son profil de puncheur-grimpeur épouse parfaitement les exigences du circuit de La Tour-du-Pin : 14 tours de 16,3 kilomètres, 3 400 mètres de dénivelé positif, et surtout la double difficulté de la côte de Saint-Roch (1,7 km à 4,5%) et de la côte de Béjui (1 km à 8,4%, avec un passage à 13%).
Sa saison 2026 plaide pour lui. Vainqueur de la Faun Drôme Classic début mars, 4e des Strade Bianche, 4e de l’Amstel Gold Race, 7e de Liège-Bastogne-Liège, 9e sur La Flèche Wallonne et surtout récent lauréat d’une étape sur le Tour de Suisse à Locarno (2e étape). Une régularité impressionnante sur les courses d’un jour, qui en fait le coureur le plus fiable du peloton français sur ce type d’épreuve.
Deuxième l’an dernier aux Herbiers, Grégoire a prouvé qu’il savait répondre présent sur les Championnats de France. Cette année, il aborde l’épreuve avec un statut assumé.
Une armada Groupama-FDJ pour contrôler la course
Si Romain Grégoire est favori, c’est aussi parce qu’il dispose derrière lui d’une force collective sans équivalent. Avec 23 coureurs au départ, la Groupama-FDJ United écrase le plateau par sa supériorité numérique. David Gaudu, Valentin Madouas, Ewen Costiou, Thibaud Gruel, Rudy Molard, Quentin Pacher : l’équipe de Marc Madiot aligne une véritable armada.
Ewen Costiou, troisième du contre-la-montre jeudi, sera l’un des lieutenants les plus précieux. Capable de rouler longtemps en tête de peloton ou de suivre les attaques, le Breton de 23 ans incarne la profondeur de l’effectif Groupama. De quoi permettre à Grégoire de courir protégé, d’attendre le moment opportun, et de frapper dans le final.
Avec un tel collectif, il pourrait bien être le seul à pouvoir encore accélérer quand les autres seront usés par la répétition des efforts.
Qui sont les principaux rivaux de Grégoire ?
Benoît Cosnefroy, l’homme en forme du printemps
Si un coureur peut contester la suprématie de Grégoire, c’est bien Benoît Cosnefroy. Le Normand de 30 ans, passé chez UAE Emirates XRG cet hiver, a franchi un cap en 2026. Vainqueur des Boucles de la Mayenne et d’une étape, lauréat du Grand Prix du Morbihan, 3e de la Flèche Brabançonne et de l’Amstel Gold Race, 4e de La Flèche Wallonne : le puncheur aligne les performances avec une régularité de métronome.
Son avantage ? Il connaît le terrain. Savoyard d’adoption, Cosnefroy a reconnu le circuit et sait exactement où placer son effort. 7e en 2024, 14e en 2023, il n’a jamais vraiment brillé sur ce rendez-vous. Cette année pourrait être la bonne.
Son principal handicap : un effectif squelettique. Avec seulement Pavel Sivakov comme coéquipier, Cosnefroy devra courir à l’instinct. Un cavalier seul dans le final, une offensive lointaine, un coup de force dans Béjui : le Normand a les jambes et le caractère pour dynamiter la course.
Paul Lapeira, le champion 2024 en reconquête
Il connaît la saveur du maillot tricolore. Paul Lapeira, sacré en 2024 à Saint-Martin-de-Landelles sous les yeux de Daniel Mangeas, fait figure de troisième homme dans ce championnat. Le Normand de Decathlon CMA CGM, qui s’était imposé à domicile il y a deux ans, avait failli réaliser le doublé l’an dernier en Vendée avec une course offensive dans le dernier tour (14e à l’arrivée).
Cette année, il aborde l’épreuve avec un collectif réduit (seulement 6 coureurs) mais une condition physique qui inspire le respect. L’usure de la course est plutôt un avantage pour lui, et il peut profiter du marquage attendu entre Grégoire et Cosnefroy pour tirer son épingle du jeu.
Godon, Bisiaux, Laurance : les outsiders à ne pas négliger
Dorian Godon, un tenant du titre diminué mais dangereux
Champion de France sortant, Dorian Godon (Netcompany INEOS) remet son maillot en jeu. Mais le contexte a changé. Le forfait de dernière minute de Kévin Vauquelin, probablement le meilleur puncheur du peloton français, prive Godon d’un soutien tactique majeur. Ses chances de victoire baissent logiquement estime-t-on.
Reste que le tenant du titre reste un client. En cas d’arrivée groupée, sa pointe de vitesse pourrait faire merveille. Mais pour cela, il faudra que la course soit verrouillée et que les difficultés n’aient pas écrémé le peloton. Un scénario peu probable au vu du profil du circuit.
Léo Bisiaux, la jeune garde qui pousse
Dans l’ombre de Paul Seixas, Léo Bisiaux (21 ans) a crevé l’écran sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Le coureur de Decathlon CMA CGM, très bon puncheur, a réalisé un travail remarquable pour son leader. Dimanche, il pourrait bénéficier d’une liberté bien méritée pour jouer sa carte personnelle. Son explosivité dans les bosses fait de lui un candidat au podium, voire mieux si la course se décante tôt.
Aubin Sparfel (20 ans), autre pépite de la Decathlon CMA CGM, mérite également une mention. Encore membre de l’équipe de développement, il a prouvé sur le Giro Next Gen qu’il possédait déjà les qualités pour briller chez les professionnels. Vainqueur d’étape en Italie et 4e du GC final, il pourrait créer la surprise si l’occasion se présente.
Axel Laurance et les pièges du circuit
Le Breton de Netcompany INEOS, 25 ans, sort d’un Tour de Suisse sans forcer et compte déjà 4 victoires cette saison. Certains adversaires le dépeignent même comme « le plus redoutable » ce dimanche. Méfiance absolue.
Paul Magnier, Clément Venturini, Julien Bernard : les belles histoires en embuscade
Magnier, le sprinteur qui rêve de montagne
Paul Magnier veut y croire. Le sprinteur de Soudal Quick-Step, triple vainqueur d’étape sur le Giro et lauréat du classement par points, a fait le plein de confiance en s’imposant au sommet du Mur de Grammont la semaine dernière. Mais le parcours isérois, avec ses 3 400 mètres de dénivelé et la répétition de la côte de Béjui, semble trop exigeant pour lui. Sauf miracle, le maillot tricolore ne se jouera pas au sprint.
Venturini et Bernard, les vétérans qui connaissent la musique
Clément Venturini (Unibet Rose Rockets) est presque à domicile. Le Lyonnais, spécialiste des courses typées Coupe de France, pourrait s’inviter à la fête si la course se joue à l’usure. Même son de cloche pour Julien Bernard (Lidl-Trek), 3e en 2023 à Cassel et 2e en 2024, l’homme des Championnats de France par excellence. Sans coéquipier, le vétéran de 34 ans misera sur son expérience et sa capacité à tenir un effort à haute intensité.
Et vous, pensez-vous que la supériorité numérique de Groupama-FDJ United est un avantage décisif ou au contraire un poids qui pourrait paralyser l’équipe de Romain Grégoire ?
Et vous, qui voyez-vous succéder à Dorian Godon : le favori annoncé Romain Grégoire, le puncheur Benoît Cosnefroy, ou un outsider comme Axel Laurance ou Léo Bisiaux ?
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Il était le grand favori. Il n’a pas tremblé. Ce samedi dans les vignobles du Piémont, Jonathan Milan a réglé un sprint massif pour décrocher le premier titre national de sa carrière. Le coureur de Lidl-Trek, 25 ans, devance Tommaso Dati et Alessandro Romele sur la ligne de Coni. Huitième victoire de la saison pour l’ancien Maillot Vert du Tour.
Jonathan Milan, roi d’Italie : un sprint de brute, un premier titre national, et une saison qui frôle la perfection
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Jonathan Milan est champion d’Italie 2026. Le sprinteur de Lidl-Trek a dominé la course en ligne ce samedi entre Asti et Cuneo, s’imposant au sprint devant Tommaso Dati (Ukyo) et Alessandro Romele (XDS Astana). À 25 ans, Milan décroche son premier maillot tricolore sur route et signe son huitième succès de la saison. La veille, Filippo Ganna avait raflé un septième titre en contre-la-montre.
Comment Jonathan Milan a-t-il construit son premier sacre national ?
Une équipe Lidl-Trek qui a tout contrôlé
Le scénario était écrit, et Lidl-Trek l’a exécuté à la perfection. Sur un parcours de 225 kilomètres entre Asti et Cuneo, divisé en deux parties — une première moitié vallonnée avec les montées de Monforte d’Alba et Murazzano, puis un circuit final rapide —, l’équipe de Jonathan Milan a verrouillé la course.
Dès les premiers kilomètres, une échappée de 18 coureurs a pris le large, mais Lidl-Trek a maintenu l’écart sous contrôle, ne laissant jamais les fuyards dépasser 1 minute 15 d’avance. À 64 kilomètres de l’arrivée, le regroupement était acté. Dès lors, l’équipe a imposé un rythme soutenu, empêchant toute nouvelle offensive.
Un travail collectif qui rappelle les grandes heures des équipes de sprinteurs, capables d’annihiler toute tentative de déstabilisation.
Un sprint de bourrin à 150 mètres de la ligne
À six kilomètres de l’arrivée, le peloton était réduit de moitié, la chaleur et la vitesse ayant eu raison des moins résistants. Jonathan Milan s’est retrouvé isolé à deux kilomètres du but, ses cinq coéquipiers ayant usé toutes leurs forces dans le rouleau compresseur.
Sous la flamme rouge, Filippo Baroncini (UAE Team Emirates-XRG) a tenté une attaque de courte durée, immédiatement contrée par Milan, avec Matteo Trentin (Tudor) dans sa roue. Vincenzo Albanese (EF Education-EasyPost) a pris la tête, Milan placé derrière lui.
À 250 mètres, Alessandro Romele (XDS Astana) a lancé le sprint. Mais Milan, calé dans son sillage, a jailli à 150 mètres de la ligne. Un démarrage de brute, une puissance dévastatrice, et une avance immédiate sur ses rivaux. Personne n’a pu le revoir.
Tommaso Dati (Team UKYO) prend la deuxième place, Romele complète le podium. Pour Milan, c’est la consécration nationale après avoir frôlé le titre par le passé.
Un huitième succès en 2026, une saison de cannibale
UAE Tour, AlUla Tour, Tirreno, Giro : le palmarès qui donne le vertige
Avec ce titre national, Jonathan Milan porte son total à huit victoires en 2026. Un chiffre qui le place parmi les coureurs les plus prolifiques de la saison. Triple vainqueur sur l’UAE Tour, double lauréat sur l’AlUla Tour, un succès sur Tirreno-Adriatico, et la dernière étape du Giro d’Italia le mois dernier.
Ce jour-là, sur les routes italiennes, Milan avait sauvé l’honneur après les frustrations infligées par Paul Magnier (Soudal Quick-Step), vainqueur du classement par points. Une revanche personnelle, avant ce sacre national qui efface définitivement les déceptions du printemps.
Le sprinteur de 25 ans, ancien Maillot Vert du Tour de France 2025, s’affirme comme l’un des tout meilleurs sprinteurs du peloton mondial. Son profil atypique — un gabarit imposant, une puissance hors norme, et une capacité à encaisser les efforts répétés — en fait un vainqueur en série.
Un premier titre national qui en appelle d’autres
Jonathan Milan n’avait jamais été champion d’Italie sur route. À 25 ans, il comble cette lacune avec la manière. Le maillot tricolore italien, l’un des plus prestigieux du peloton, sera sur ses épaules jusqu’en juin 2027. Un atout marketing pour Lidl-Trek, et un symbole fort pour un coureur qui incarne le renouveau du sprint italien.
La veille, Filippo Ganna avait remporté son septième titre en contre-la-montre en huit éditions, devant Luca Giaimi (UAE-XRG) et Mattia Cattaneo (Red Bull-Bora-Hansgrohe). Une domination sans partage qui rappelle, si besoin était, que l’Italie reste une terre de champions.
Le déroulement de la course : une première moitié vallonnée, un final pour sprinteurs
Un parcours en deux temps
Le tracé des Championnats d’Italie 2026 proposait un parcours de 225 kilomètres entre Asti et Coni, dans les vignobles du Piémont. La première moitié, vallonnée, comptait deux ascensions : Monforte d’Alba et Murazzano, point culminant de la course à 696 mètres. Suffisant pour user les organismes, pas assez pour faire exploser un peloton déterminé.
La seconde moitié, plus plate et rapide, favorisait un sprint massif. C’est exactement le scénario que Lidl-Trek espérait. L’équipe a roulé derrière l’échappée de 18 coureurs, ne lui laissant jamais plus d’une minute quinze d’avance. À 64 kilomètres de l’arrivée, le regroupement était total.
Des conditions caniculaires qui ont fait des dégâts
Avec une chaleur accablante sur le Piémont, plus de 130 coureurs s’étaient alignés au départ. Beaucoup n’ont pas vu l’arrivée. À moins de six kilomètres du but, le peloton était réduit de moitié, la température et la vitesse imprimée par Lidl-Trek ayant eu raison des plus fragiles.
Lorenzo Finn (Red Bull-Bora-hansgrohe), récent vainqueur du Giro Next Gen, a bien tenté quelques accélérations. Mais le verrou était trop solide. Le sprint était inévitable, et Jonathan Milan n’allait pas laisser passer sa chance.
Et vous, Jonathan Milan peut-il viser un deuxième Maillot Vert sur le Tour de France 2026 avec ce maillot tricolore sur le dos ?
Et vous, pensez-vous que Jonathan Milan peut devenir le meilleur sprinteur italien de l’histoire, ou reste-t-il encore loin des légendes comme Mario Cipollini ?
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C’est désormais officiel. David Gaudu ne sera pas au départ du Tour de France 2026. En marge des Championnats de France à La Tour-du-Pin, le Breton de 29 ans a confirmé son absence et répondu avec virulence aux critiques qui l’encerclent. Entre paternité récente, préparation tronquée et tensions avec sa hiérarchie, le grimpeur de Groupama-FDJ United a choisi la franchise brutale.
David Gaudu absent du Tour, critiqué, lâché par son équipe : « La polémique, je n’en ai rien à foutre »
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : David Gaudu ne disputera pas le Tour de France 2026. Le Breton de 29 ans, quatrième de l’édition 2022, a confirmé la nouvelle vendredi à La Tour-du-Pin. Absence de stage en mai, naissance de son enfant, préparation insuffisante : le coureur de Groupama-FDJ United assume. Face aux critiques de son équipe et aux rumeurs de tensions, Gaudu a répliqué au micro de RMC : « La polémique des derniers jours, je n’en ai rien à foutre. »
Pourquoi David Gaudu ne sera-t-il pas au départ du Tour de France 2026 ?
Une préparation sacrifiée sur l’autel de la paternité
Le constat est simple, et David Gaudu ne cherche pas à le dissimuler. « Je n’ai pas eu la préparation, je n’ai pas fait de stage en mai parce qu’on arrivait proche du terme de la grossesse, je n’ai pas la préparation pour être performant. » Le Breton de 29 ans, devenu père il y a une semaine, a choisi sa famille avant son métier. Un choix humain que peu de coureurs assument publiquement avec une telle franchise.
Le résultat est sans appel : pas de stage en altitude en mai, pas de kilomètres dans les jambes pour rivaliser avec les meilleurs sur trois semaines. « Je préfère laisser ma place à un coureur qui pourra aider l’équipe dans la quête d’une victoire d’étape » a-t-il justifié. Une déclaration lucide, presque soulagée, qui contraste avec l’image d’un coureur en crise.
Quatrième du Tour de France 2022, Gaudu n’avait déjà pas été retenu en 2025. Cette deuxième absence consécutive marque un tournant dans sa carrière. Le grimpeur qui tutoyait les meilleurs sur la Grande Boucle semble aujourd’hui relégué au second plan.
« Je n’ai pas la préparation pour être performant »
Sourire amer aux lèvres, David Gaudu n’a laissé planer aucun suspense lorsqu’il lui a été demandé s’il conservait un espoir d’être retenu. « Non » a-t-il répondu. Sec, définitif.
Pourtant, le Breton assure que la motivation reste intacte. « Si je n’avais pas envie, je ne m’entraînerais pas, je ne me ferais pas mal, je ne serais pas sur les courses. J’ai toujours envie, je prends énormément de plaisir. Il y a forcément une page de ma vie qui s’est tournée avec l’arrivée de mon enfant il y a une semaine, donc on voit les choses différemment. »
« Rien à foutre » : comment Gaudu a-t-il répondu aux critiques ?
Un coéquipier l’a lynché dans la presse
La polémique couvait depuis plusieurs jours. Dans les colonnes du Parisien, un coéquipier non nommé de la Groupama-FDJ United avait lourdement chargé David Gaudu, pointant son manque d’investissement supposé au sein de l’équipe. Des mots durs, évoquant un « mystère agaçant » et un « gâchis » autour d’un coureur qui reste l’un des talents les plus purs du cyclisme français.
Interrogé vendredi soir sur ces attaques en marge des Championnats de France à La Tour-du-Pin, le Breton n’a pas cherché à arrondir les angles. Sa réponse a été directe, sèche, et sans volonté d’apaiser artificiellement le débat : « Je n’ai pas d’explication aux critiques qui me visent, je n’ai pas envie d’en avoir et la polémique des derniers jours, je n’en ai rien à foutre ! »
Une sortie qui tranche avec la langue de bois habituelle du peloton. Gaudu ne joue plus la comédie. Il dit ce qu’il pense, assume ses choix, et refuse de se laisser enfermer dans les commentaires extérieurs.
« On ira jusqu’au bout du contrat »
Au-delà de la polémique, la question de l’avenir de David Gaudu se pose. Lié à la Groupama-FDJ United jusqu’en 2027, le Breton a vu circuler plusieurs hypothèses ces dernières semaines : révision de son statut de leader, baisse de salaire, voire rupture anticipée de son contrat.
Sa réponse est cinglante : « On a un contrat, toutes les parties ont signé. Moi je m’entraîne, je fais ce qu’il faut. On ira jusqu’au bout du contrat et derrière ce sera peut-être une autre page qui se tournera, mais on est encore liés jusqu’à l’année prochaine. »
Un message limpide à sa direction : il ne partira pas, il ne renoncera pas, il honorera son engagement. Une position de force, ou de résistance, selon l’interprétation.
Un nouveau père, un nouveau regard sur la vie
« On voit les choses différemment »
Derrière les déclarations fracassantes, il y a un homme qui vient de connaître le plus grand bouleversement d’une vie. David Gaudu est devenu père il y a une semaine. « Il y a forcément une page de ma vie qui s’est tournée avec l’arrivée de mon enfant. On voit les choses différemment. »
Ce changement de perspective explique en partie son détachement face aux critiques. Les polémiques, les tensions internes, les rumeurs de transfert : tout cela semble soudain dérisoire face à l’arrivée d’un nouveau-né. Gaudu ne court plus seulement pour lui, mais aussi pour sa famille.
« Je prends toujours énormément de plaisir à rouler » insiste-t-il. Une phrase qui sonne comme un manifeste. Le Breton n’est pas un coureur fini, ni un talent gâché. Il est simplement un homme qui a choisi de ne plus sacrifier sa vie personnelle sur l’autel du cyclisme.
Le Tour de France sans Gaudu : une absence qui interroge
L’absence de David Gaudu sur le Tour de France 2026 n’est pas anodine. Quatrième en 2022, le Breton était alors présenté comme le successeur des meilleurs grimpeurs français. Deux ans plus tard, il n’est même plus dans la sélection de son équipe.
Cette situation interroge sur la gestion des talents au sein de la Groupama-FDJ United. Comment un coureur de ce calibre peut-il passer du statut de leader sur le Tour à celui de paria médiatique en si peu de temps ? La réponse est probablement multifactorielle : paternité, préparation tronquée, tensions internes, et peut-être une incompatibilité croissante entre le coureur et son environnement.
Dimanche, David Gaudu sera au départ des Championnats de France. Avec un objectif clair : aider un coéquipier à décrocher le maillot tricolore. « Je mettrai tout en oeuvre pour qu’un collègue ait le maillot » a-t-il promis. Une déclaration d’intention qui prouve que, malgré les tensions, le Breton reste un équipier modèle.
Et vous, pensez-vous que David Gaudu a raison de forcer son maintien chez Groupama-FDJ United jusqu’en 2027, ou devrait-il chercher un nouveau projet pour se relancer ?
Et vous, pensez-vous que David Gaudu peut retrouver son meilleur niveau ailleurs qu’à la Groupama-FDJ United, ou son déclin est-il inéluctable ?
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