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Milan-SanRemo 2026 : Parcours, engagés, favoris, startlist et diffusion TV direct

Ce samedi 21 mars, le cyclisme mondial retient son souffle. La 117e édition de Milan-SanRemo, premier Monument de la saison cycliste, promet une nouvelle bataille d’usure sur 298 kilomètres entre la Lombardie et la Riviera. Au coeur de toutes les attentions, un duel stratosphérique oppose Tadej Pogačar, en quête de cette Classique qui manque à son palmarès, à Mathieu van der Poel, le double tenant du titre prêt à entrer un peu plus dans la légende. Voici notre analyse complète du parcours, des coureurs engagés, favoris et des enjeux de La Primavera.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pogačar – Van der Poel : Le duel des titans qui va enflammer Milan-SanRemo 2026

Pourquoi cette 117e édition est déjà historique ?

Samedi, la tension atteint son paroxysme sur les routes italiennes. Milan-SanRemo n’est pas une simple course ; c’est une odyssée, un Monument qui ouvre le bal des grandes Classiques avec un parcours marathon qui frôle les 300 kilomètres. Mais cette année, l’enjeu dépasse le simple cadre sportif. Il incarne une rivalité générationnelle, une quête de légende entre deux des plus grands talents que le cyclisme ait jamais portés.

D’un côté, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) , le maître des classiques flandriennes, déjà double vainqueur sur la Via Roma. De l’autre, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG) , le double champion du monde sur route, vainqueur de tout ou presque, qui se présente à San Remo avec une obsession : dompter la « Classicissima », une des deux Classiques qui résiste encore à son appétit de victoires. Après cinq tentatives infructueuses et une troisième place en 2025 (sa première participation date de 2020, il terminait 12e), le Slovène sait que le temps presse. Cette 117e édition sera-t-elle celle de la consécration « Pogi » ou celle du triplé historique pour le Néerlandais ?

Milan-SanRemo 2026 : Pourquoi le parcours de 298 km est un piège à champions

Pour comprendre la course, il faut d’abord saisir la singularité de son terrain. Milan-SanRemo est souvent surnommée « la course la plus facile à finir, mais la plus difficile à gagner ». Et le parcours 2026, sans grande révolution par rapport à l’an dernier, ne déroge pas à la règle.

Un départ modifié et une traversée de la plaine du Pô

Les puristes le noteront : le départ n’est plus à Milan, mais pour la troisième année consécutive, les coureurs s’élanceront de Pavie. Cette légère modification des 20 premiers kilomètres, allongeant la course jusqu’à 298 km, semble anecdotique, mais elle ajoute une couche supplémentaire de fatigue. Les 148 premiers kilomètres, à travers la plaine du Pô, sont une longue procession où l’échappée matinale se construit. Le peloton, lui, se prépare à l’usure.

Le Passo del Turchino : un symbole plus que juge de paix

Le premier relief notable, le Passo del Turchino (5,6 km à 2,9%), est un vestige du passé. Autrefois décisif, il n’est plus aujourd’hui qu’une formalité, un premier point de repère qui sert à lancer la mise en jambes avant la longue descente vers Gênes-Voltri. Sa présence rappelle la tradition, mais son influence sur le classement final est marginale. Cependant, la descente rapide qui suit impose déjà une première vigilance.

Les Tre Capi : l’échauffement avant l’explosion

C’est après 240 kilomètres que la machine s’emballe. L’enchaînement des célèbres Tre Capi – Capo Mele (1,8km à 3,6%), Capo Cervo (2,1 km à 2,5%), et le plus pentu, Capo Berta (2km à 6,3%) – constitue le premier filtre. Si ces petites bosses ne sont plus des juges de paix, elles sont cruciales pour le positionnement. Dans ce ballet nerveux, les équipes des favoris placent leurs leaders. Un mauvais placement ici peut être fatal, car la rue étroite d’Imperia qui suit la descente du Capo Berta est un goulet d’étranglement redoutable où les chutes peuvent ruiner une journée de travail.

La Cipressa : le juge de paix qui a changé d’époque

Il fut un temps où la Cipressa (5,6 km à 4,1%) n’était qu’une formalité avant le Poggio. Mais depuis l’édition 2025, Tadej Pogačar a brisé ce code. En attaquant dans cette montée, le Slovène a prouvé que la Cipressa pouvait être le théâtre d’un véritable basculement. Selon nos données et statistiques, le rythme imposé l’an dernier par UAE dans cette ascension a pulvérisé les records de vitesse, éliminant des sprinteurs de renom. En 2026, la question n’est plus si Pogačar attaquera, mais comment ses adversaires pourront réagir. Après 276 kilomètres d’effort, cette bosse se transforme en un véritable mur.

Le Poggio di Sanremo : le sanctuaire des attaquants

Le Poggio di Sanremo (3,7 km à 3,7%) reste l’icône. Mais comme le démontrent les dernières éditions, il est désormais le second acte d’un final en deux temps. Ses 8% dans les 800 derniers mètres sont le dernier sanctuaire. Au sommet, après le virage à gauche où figurait la célèbre et disparue cabine téléphonique, la descente technique qui suit, avec ses virages en épingle, est tout aussi décisive. C’est là que des virtuoses comme Matej Mohorič (vainqueur en 2022) ou Tom Pidcock peuvent créer leur destin. Une fois la descente maîtrisée, il ne reste que 2 300 mètres de plat avant l’arrivée sur la Via Roma.

Les Favoris de Milan-SanRemo 2026 : Un duel au sommet et des outsiders affamés

Le plateau de cette 117e édition est d’une densité exceptionnelle. Mais au-dessus de la mêlée, deux noms se détachent, formant ce que les amateurs appellent désormais le « duel du siècle ».

⭐⭐⭐⭐⭐ Les Super-favoris : Van der Poel vs Pogačar

Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) : Le Néerlandais coche toutes les cases. Double vainqueur (2023, 2025), il a démontré au Tirreno-Adriatico une forme étincelante avec deux victoires d’étapes. Sa victoire sur le Het Nieuwsblad n’est pas non plus passée inaperçue. Son explosivité, son sens de la course et sa pointe de vitesse sur la Via Roma sont ses armes absolues. Mais sa plus grande force face à Pogačar est peut-être sa capacité à ne jamais craquer. Il a prouvé l’an dernier qu’il pouvait répondre à toutes les accélérations du Slovène, même dans le Poggio. Pour lui, la clé est simple : rester accroché à la roue de Pogačar jusqu’au sprint. Et si le scénario tourne en sa faveur, il pourrait égaler les légendes (Coppi, De Vlaeminck et Freire) en remportant sa troisième Primavera. Eddy Merckx, en son temps, en a remporté sept !

Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG) : Le double champion du monde court après l’impossible. Son palmarès est stratosphérique, mais Milan-SanRemo lui résiste. Son approche est claire : dynamiter la course dès la Cipressa. L’absence de Tim Wellens (fracture de la clavicule) et Jhonatan Narváez (vertèbres facturées) est un coup dur, mais l’armada UAE peut compter sur le prodige mexicain Isaac Del Toro (22 ans) pour être le dernier étage de la fusée. Pour Pogačar, le plan est risqué : il doit créer un écart suffisant pour ne plus revoir Van der Poel. S’il échoue et que la course se joue au sprint, il sera condamné à la troisième place. Sa soif de victoire fera-t-elle la différence ?

⭐⭐⭐⭐ Les Outsiders de luxe : Ganna, Pidcock, Grégoire

Derrière ce duel, plusieurs coureurs peuvent profiter d’une erreur ou d’un marquage trop serré.

Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) : L’Italien, deux fois deuxième (2023 et 2025), est un véritable outsider à domicile. Son gabarit de rouleur-puissant pourrait lui permettre de faire la différence dans la descente du Poggio. Si les deux favoris se neutralisent, il a les moyens de les surprendre au sprint. En remportant le chrono de Lido di Camaiore sur Tirreno-Adriatico il a montré à ses adversaires et aux observateurs qu’il était en forme ascendante.

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling) : Le Britannique est un virtuose en descente. Vainqueur de Milan-Turin il y a quelques jours, il arrive avec des jambes de feu. Si Pogačar attaque, Pidcock est l’un des rares à pouvoir espérer suivre, et dans la descente finale, il pourrait jouer sa carte personnelle.

Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Le Français est la révélation du début de saison. Quatrième des Strade Bianche, vainqueur de la Faun Drôme Classic, il a prouvé qu’il avait passé un cap. L’an dernier, il avait tenté de suivre l’attaque de Pogačar dans la Cipressa. Cette année, avec plus d’expérience, il pourrait bien être le trouble-fête de luxe.

⭐⭐⭐ Les Jokers

Wout Van Aert (Visma-Lease a Bike) : Vainqueur en 2020, il revient après deux ans d’absence. Sa préparation a été perturbée, mais son talent est intact. S’il parvient à bien se positionner, il peut être un rival redoutable. Le Belge a encore faim de victoires sur les Monuments.

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) : Vainqueur en 2024, il est l’arme de réserve de l’équipe Alpecin. Si le rythme n’est pas assez soutenu sur la Cipressa et le Poggio, le « Bomber » pourrait bien remettre son titre en jeu au sprint. Mais la présence de son leader Van der Poel complique ses plans. Il y a trois jours, il remportait sa première victoire de la saison, à l’occasion de Nokere – Koerse. Le Belge est en confiance.

Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) : Le Danois est l’un des coureurs en forme du moment. Vainqueur d’une étape au Tour Down Under et d’une étape au Tirreno-Adriatico, il est rapide et résiste bien aux bosses. C’est le joker parfait pour un sprint en petit comité.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) : Le jeune sprinteur français a montré des qualités de résistance qui pourraient lui permettre d’être dans le coup si le final se regroupe.

Au départ de Pavie, d’autres noms circulent à savoir : Mads Pedersen, Giulio Ciccone, Matteo Jorgenson, Primoz Roglic, Giulio Pellizzari, Biniam Girmay, Mauro Schmid, Alex Aranburu ou encore Corbin Strong.

Startlist officielle : Les 25 équipes en lice

Comme pour chaque Monument, la startlist de Milan-SanRemo 2026 est exceptionnelle. Les 18 équipes WorldTeams sont présentes, rejointes par trois équipes ProTeams invitées de premier plan (Cofidis, Pinarello Q36.5 Pro Cycling et Tudor Pro Cycling) et quatre équipes invitées (Bardiani CSF 7 Saber, Novo Nordisk, Polti VisitMalta et Unibet Rose Rockets).

Qui sont les 175 coureurs engagés participants à Milan-SanRemo 2026 ?

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
1, VAN DER POEL, Mathieu
2, DILLIER, Silvan
3, GOGL, Michael
4, MARSMAN, Tim
5, PHILIPSEN, Jasper
6, PLANCKAERT, Edward
7, VERSTRYNGE, Emiel

Bahrain – Victorious (WT) ✅
11, MOHORIČ, Matej
12, BORGO, Alessandro
13, CARUSO, Damiano
14, ERMAKOV, Roman
15, MIHOLJEVIĆ, Fran
16, MIQUEL, Pau
17, ZAMBANINI, Edoardo

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
21, TURCONI, Filippo
22, COLNAGHI, Luca
23, CONFORTI, Lorenzo
24, MANENTI, Marco
25, MARCELLUSI, Martin
26, PALETTI, Luca
27, TAROZZI, Manuele

Cofidis (PRT) ✅
31, ARANBURU, Alex
32, COQUARD, Bryan
33, FERRON, Valentin
34, IZQUIERDO, Clément
35, OURSELIN, Paul
36, THOMAS, Benjamin
37, ZAMPERINI, Edoardo

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, ANDRESEN, Tobias Lund
42, GAUTHERAT, Pierre
43, GUDMESTAD, Tord
44, ISIDORE, Noa
45, LABROSSE, Jordan
46, LAPEIRA, Paul
47, NAESEN, Oliver

EF Education – EasyPost (WT) ✅
51, LAMPERTI, Luke
52, ASGREEN, Kasper
53, HONORÉ, Mikkel Frølich
54, MACKELLAR, Alastair
55, MIHKELS, Madis
56, SWEENY, Harry
57, VALGREN, Michael

Groupama – FDJ United (WT) ✅
61, GRÉGOIRE, Romain
62, BRAZ AFONSO, Clément
63, GENIETS, Kevin
64, JACOBS, Johan
65, PACHER, Quentin
66, RUSSO, Clément
67, TRONCHON, Bastien

INEOS Grenadiers (WT) ✅
71, GANNA, Filippo
72, HAIG, Jack
73, KWIATKOWSKI, Michał
74, LAURANCE, Axel
75, SWIFT, Connor
76, TARLING, Joshua
77, TURNER, Ben

Lidl – Trek (WT) ✅
81, PEDERSEN, Mads
82, BAGIOLI, Andrea
83, CICCONE, Giulio
84, KRAGH ANDERSEN, Søren
85, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias
86, SOBRERO, Matteo
87, VACEK, Mathias

Lotto Intermarché (WT) ✅
91, SLOCK, Liam
92, ARTZ, Huub
93, BERCKMOES, Jenno
94, ROTA, Lorenzo
95, RUTSCH, Jonas
96, VAN BOVEN, Luca
97, ZIMMERMANN, Georg

Movistar Team (WT) ✅
101, AULAR, Orluis
102, BARRENETXEA, Jon
103, GARCÍA CORTINA, Iván
104, MACIEJUK, Filip
105, MILESI, Lorenzo
106, MORO, Manlio
107, TESFATSION, Natnael

NSN Cycling Team (WT) ✅
111, STRONG, Corbin
112, ASKEY, Lewis
113, CÔTÉ, Pier-André
114, GIRMAY, Biniam
115, NEILANDS, Krists
116, SCHULTZ, Nick
117, SMITH, Dion

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, PIDCOCK, Thomas
122, AZPARREN, Xabier Mikel
123, CAMPRUBÍ, Marcel
124, DONOVAN, Mark
125, MEURISSE, Xandro
126, VAN MOER, Brent
127, WRIGHT, Fred

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
131, ROGLIČ, Primož
132, CATTANEO, Mattia
133, FISHER-BLACK, Finn
134, MOSCON, Gianni
135, PELLIZZARI, Giulio
136, PITHIE, Laurence
137, VAN POPPEL, Danny

Soudal Quick-Step (WT) ✅
141, STUYVEN, Jasper
142, MAGNIER, Paul
143, PEDERSEN, Casper
144, REINDERINK, Pepijn
145, SCHACHMANN, Maximilian
146, REX, Laurenz
147, VAN DEN BOSSCHE, Fabio

Team Jayco AlUla (WT) ✅
151, SCHMID, Mauro
152, COVI, Alessandro
153, FOLDAGER, Anders
154, JUUL-JENSEN, Christopher
155, O’BRIEN, Kelland
156, SÜTTERLIN, Jasha
157, VENDRAME, Andrea

Team Novo Nordisk (PRT) ✅
161, PERON, Andrea
162, ARMITT, Hamish
163, BRAND, Sam
164, LOZANO, David
165, POLGA, Antonio
166, POLI, Umberto
167, RIDOLFO, Filippo

Team Picnic PostNL (WT) ✅
171, DEGENKOLB, John
172, DHONDT, Robbe
173, DINHAM, Matthew
174, FAURE PROST, Alexy
175, VAN DEN BROEK, Frank
176, KOERDT, Bjorn
177, PEACE, Oliver

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
181, LONARDI, Giovanni
182, BAIS, Mattia
183, BELLETTA, Dario Igor
184, MAESTRI, Mirco
185, MUÑOZ, Francisco
186, PIETROBON, Andrea
187, RACCAGNI, Gabriele

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
191, VAN AERT, Wout
192, AFFINI, Edoardo
193, CAMPENAERTS, Victor
194, DOULL, Owain
195, JORGENSON, Matteo
196, KIELICH, Timo
197, LAPORTE, Christophe

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
201, ALAPHILIPPE, Julian
202, ERIKSSON, Jacob
203, HALLER, Marco
204, KLUCKERS, Arthur
205, PLUIMERS, Rick
206, STORK, Florian
207, TRENTIN, Matteo

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
211, POGAČAR, Tadej
212, CHRISTEN, Jan
213, DEL TORO, Isaac
214, GROßSCHARTNER, Felix
215, MCNULTY, Brandon
216, NOVAK, Domen
217, VERMEERSCH, Florian

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
221, POELS, Wout
222, DE VRIES, Hartthijs
223, MERIS, Sergio
224, JOHANNINK, Jelle
225, KOPECKÝ, Tomáš
226, KUBIŠ, Lukáš
227, VENTURINI, Clément

Uno-X Mobility (WT) ✅
231, WÆRENSKJOLD, Søren
232, ABRAHAMSEN, Jonas
233, HOLTER, Ådne
234, BLUME LEVY, William
235, CORT, Magnus
236, RESELL, Erik Nordsæter
237, SKAARSETH, Anders

XDS Astana Team (WT) ✅
241, BETTIOL, Alberto
242, BALLERINI, Davide
243, FEDOROV, Yevgeniy
244, SILVA, Guillermo Thomas
245, SYRITSA, Gleb
246, TEUNISSEN, Mike
247, VINOKUROV, Nicolas

Diffusion TV en Direct : Comment suivre la Primavera ?

Pour ne rien manquer de ce spectacle, les amateurs de cyclisme français pourront suivre la course en direct sur Eurosport 1 et la plateforme HBO Max. La diffusion débutera dès 10h00 pour couvrir l’intégralité du parcours, avec un direct commenté qui plongera les téléspectateurs au cœur de la bataille.

En Belgique, la course sera retransmise gratuitement sur La Une (RTBF) et en streaming via Auvio à partir de 13h50, ainsi que sur VTM pour le public néerlandophone.

Horaires clés :

Départ fictif : 10h00 (Pavie)

Arrivée prévue : Aux alentours de 17h, entre 16h37 et 17h14 (Via Roma, San Remo)

Verdict et Pronostics : Qui pour succéder à Van der Poel ?

L’exercice du pronostic sur Milan-SanRemo est toujours périlleux. Pourtant, l’analyse du parcours et de la forme du moment nous permet de dégager un scénario.

La météo annonce un vent arrière dans le final, ce qui pourrait favoriser les attaquants. Tadej Pogačar tentera tout pour partir seul. Mais face à un Mathieu van der Poel aussi dominateur qu’en 2025, la tâche semble titanesque. Le Slovène pourrait brûler ses équipiers trop tôt, laissant le Néerlandais dans sa roue avant de se faire battre au sprint.

Notre choix : Mathieu van der Poel l’emportera pour la troisième fois, inscrivant son nom au panthéon des triples vainqueurs. Derrière, un petit groupe de poursuivants, mené par Pogačar, Ganna et Pidcock, se disputera les places d’honneur.

Question ouverte : Et vous, pensez-vous que Pogačar trouvera enfin la clé pour décrocher ce Monument qui lui résiste, ou Van der Poel confirmera-t-il son statut de maître absolu de la Primavera ?

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Bredene Koksijde Classic 2026 : Dylan Groenewegen s’impose en patron, le résumé et le classement

Sur les routes balayées par les vents de la mer du Nord, Dylan Groenewegen n’a pas seulement remporté une course ; il a posé un véritable avertissement. Dans un final d’une intensité rare, où chaque virage à 300 mètres de la ligne d’arrivée pouvait tout changer, le Néerlandais a démontré une maîtrise tactique absolue pour décrocher sa deuxième victoire de la saison avec Unibet Rose Rockets. Plongée dans les rouages d’un succès qui sent déjà la confirmation.

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Dylan Groenewegen, le maître des vents : comment il a dompté la Bredene Koksijde Classic 2026

Le rendez-vous manqué des bordures, le rendez-vous pris par Groenewegen

La Bredene Koksijde Classic, c’est souvent une promesse de chaos. Avec son littoral exposé et ses routes de Flandre occidentale, elle est une répétition générale idéale pour le week-end flandrien. Mais ce vendredi 20 mars 2026, la météo a décidé de jouer les trouble-fêtes. Les vents annoncés n’ont jamais vraiment atteint l’intensité nécessaire pour scinder le peloton dans les célèbres De Moeren. Pourtant, ce qui aurait pu être un ennui pour les puristes s’est mué en une démonstration de force pour un homme : Dylan Groenewegen.

Le sprinteur de 32 ans, fraîchement débarqué chez Unibet Rose Rockets pour deux saisons (2026 et 2027), n’a pas seulement réglé le sprint massif. Il a exécuté un plan de bataille d’une précision chirurgicale, transformant ce que beaucoup appellent une « course de reprise » en un véritable manifeste de puissance. Il signe ainsi sa deuxième victoire de l’année (79e en carrière), après la Classique de Valence, et confirme que son mariage avec la formation française est en train de devenir l’histoire d’amour de ce début de saison.

Image : @Unibet_rose_Rockets_2026

Une échappée de prestige dans un piège sans vent

Contrairement aux craintes de voir la course exploser dès le départ, le début de l’édition 2026 a respecté la tradition. Une échappée matinale de trois coureurs (Max Kroonen, Gianni Marchand et Baptiste Vercouillie) a pris les devants, jouant le rôle de lièvre pour la course. Mais c’est à 68 kilomètres de l’arrivée que la physionomie a vraiment basculé.

Un mouvement de six hommes, bien plus crédible, s’est constitué. Dans ce groupe, on retrouvait des profils solides : le Français Rayan Boulahoite (TotalEnergies), Henrik Pedersen (Uno-X Mobility), Cedric Beullens (Lotto Intermarché) et le jeune Gil Gelders (Soudal Quick-Step). Selon les données analysées, ce groupe affichait un écart moyen de puissance supérieur à 380 watts, leur permettant de creuser un avantage d’une minute.

Pendant ce temps, derrière, une question se posait : « Peut-on réellement créer des bordures aujourd’hui ? » Lidl-Trek, menée par le tenant du titre Edward Theuns, a tenté de forcer le destin. Une bordure s’est esquissée à une cinquantaine de kilomètres du but, mais le vent, insuffisamment soutenu, a rapidement refermé la cassure. La course s’est alors orientée vers un final de sprinteurs, scellant le destin de l’échappée.

Le « mur » Unibet Rose Rockets : un plan d’exécution parfait

À 20 kilomètres de l’arrivée, le scénario était limpide : les cinq échappés restants (Vermoote ayant lâché prise) résistaient encore, mais le peloton, sous l’impulsion de plusieurs équipes, accélérait. C’est ici que l’on a vu l’intelligence collective d’Unibet Rose Rockets.

Alors que Lidl-Trek et Alpecin-Premier Tech semblaient vouloir prendre les choses en main pour leurs sprinteurs respectifs, l’équipe de Groenewegen a adopté une stratégie plus maligne : faire le train sans s’épuiser. L’objectif était de récupérer les fuyards juste avant le sprint, sans donner la possibilité à un coureur comme Theuns de lancer l’effort en solitaire trop tôt.

Le timing fut parfait. À 1 600 mètres de la ligne, le dernier échappé, Cedric Beullens, était avalé. La bataille de positionnement pour les deux derniers virages s’engageait alors. C’est dans ce chaos que Groenewegen a trouvé la faille.

Le sprint : quand la puissance rencontre l’expérience

Edward Theuns, vainqueur sortant, a lancé son effort à 300 mètres de la ligne. C’était une décision courageuse mais risquée. Avec le vent arrière, son avance initiale semblait prometteuse, mais dans un sprint moderne, s’isoler trop tôt équivaut souvent à servir de lièvre.

Dylan Groenewegen, lui, a fait parler son sang-froid. Placé idéalement dans la roue de son poisson-pilote, il a attendu. Dans une interview post-course, il a révélé une analyse précise : « Il y a deux ans, avec Mozzato, j’avais lancé trop tôt. Aujourd’hui, je voulais partir à 300 mètres, mais j’ai attendu 200 mètres. Le timing était parfait.« 

Le dépassement sur Theuns fut un moment de pure accélération. Le Néerlandais est sorti de la roue du Belge comme un ressort, laissant Pascal Ackermann (Jayco AlUla) et le jeune Pavel Bittner (Picnic PostNL) se disputer les accessits. La photo finish a départagé les deux poursuivants, mais sur la ligne, Groenewegen avait déjà levé les bras.

Une moisson française et la confirmation Ackermann

Si Groenewegen était le maître des lieux, le classement de cette Bredene Koksijde Classic 2026 réserve son lot de satisfactions. Pascal Ackermann, ancien vainqueur de l’épreuve (2019 et 2022), prouve qu’il retrouve des couleurs sous ses nouvelles couleurs chez Jayco AlUla. Pavel Bittner confirme, lui, qu’il sera l’un des sprinteurs à surveiller pour les Grands Tours.

Côté français, la moisson est encourageante avec deux représentants dans le top 10. Alexis Renard (Cofidis) prend une solide 8e place, tandis que Jason Tesson (TotalEnergies) complète le top 10, bon neuvième. Une performance qui montre la montée en puissance du sprint français sur les classiques belges.

L’effet Unibet : Groenewegen a-t-il trouvé le projet ultime ?

La question qui brûle les lèvres des observateurs est désormais sur toutes les lèvres : Dylan Groenewegen a-t-il signé le contrat de sa renaissance en rejoignant Unibet Rose Rockets ?

Pour un coureur de son calibre, souvent cantonné à un rôle de sprinteur pur dans des structures aux ambitions parfois floues, cette jeune équipe belge lui offre un leadership clair et une structure dédiée. Deux victoires dès les deux premiers mois de compétition, c’est le signe d’une intégration réussie. L’alchimie avec ses coéquipiers, visible dans le final, suggère une osmose rare.

On le voit, Groenewegen ne se contente plus de sprinter ; il construit ses victoires. Cette performance sur la Bredene Koksijde Classic 2026 est bien plus qu’un succès : c’est une prise de pouvoir. Reste à voir si cette dynamique pourra se transposer sur les plus grandes scènes, comme Gand-Wevelgem ou même le Tour de France.

Un avertissement avant les Classiques

Alors que le peloton s’apprête à enchaîner avec E3 Saxo Classic et Gand-Wevelgem, ce succès de Dylan Groenewegen résonne comme un avertissement. Sur un parcours qui n’était pas censé lui être totalement favorable, il a imposé sa loi par l’intelligence et la force.

Le Néerlandais a prouvé qu’avec un train à son service et une confiance retrouvée, il reste l’un des hommes les plus rapides du monde. La vidéo de son sprint, où il surclasse Theuns avant de résister au retour d’Ackermann vous est proposée ci après. Pour Unibet Rose Rockets, c’est une validation de projet. Pour Groenewegen, c’est la confirmation que 2026 pourrait bien être son année.

https://www.youtube.com/watch?v=rVAyPbj-FI8

Le classement complet de la Bredene Koksijde Classic 2026

  1. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets les 203,4 km en 4:27:58 (45,5 km/h)
  2. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  3. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  4. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  5. KANTER MAX, XDS Astana Team m.t.
  6. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  7. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  8. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  9. TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
  10. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  11. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  12. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek m.t.
  13. DEKKER DAVID, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  14. HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
  15. DAINESE ALBERTO, Soudal Quick-Step m.t.
  16. DUPONT TIMOTHY, Tarteletto – Isorex m.t.
  17. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché m.t.
  19. LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  20. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  21. SENTJENS SENTE, Alpecin-Premier Tech m.t.
  22. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  23. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  24. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  25. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  26. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  27. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  28. EINHORN ITAMAR, NSN Cycling Team m.t.
  29. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets +0:04
  30. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step +0:05
  31. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility m.t.
  32. MOONEN ZENO, Tarteletto – Isorex m.t.
  33. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  34. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  35. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  36. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
  37. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step m.t.
  38. PIDCOCK JOSEPH, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  39. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United m.t.
  40. PAARDEKOOPER THIJMEN, VolkerWessels Cycling Team +0:11
  41. BOLLE BERT, VolkerWessels Cycling Team +0:14
  42. PAGE HUGO, Cofidis +0:16
  43. DELLE VEDOVE ALESSIO, XDS Astana Team +0:18
  44. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek +0:20
  45. PEDERSEN HENRIK, Uno-X Mobility m.t.
  46. MANZIN LORRENZO, TotalEnergies +0:24
  47. LIENHARD FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +0:25
  48. RAISBERG NADAV, NSN Cycling Team +0:28
  49. VAN DER WERFF THOM, Team Picnic PostNL +0:30
  50. BOWER LEWIS, Groupama – FDJ United m.t.
  51. LAURYSSEN YORBEN, Tarteletto – Isorex m.t.
  52. SANTY ARNE, Tarteletto – Isorex m.t.
  53. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  54. TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
  55. DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise m.t.
  56. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  57. URIANSTAD BUGGE MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  58. MAAS JAN, Cofidis m.t.
  59. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG +0:34
  60. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  61. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  62. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  63. GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
  64. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United m.t.
  65. MCKENZIE HAMISH, Team Jayco AlUla m.t.
  66. VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team m.t.
  67. GELDERS GIL, Soudal Quick-Step m.t.
  68. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
  69. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek +0:39
  70. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets +0:42
  71. MÜLLER TOBIAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  72. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility m.t.
  73. KERCKHAERT JOCHEM, BEAT CC p/b Saxo +0:44
  74. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
  75. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
  76. COPPENS MICHIEL, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  77. MIKUTIS AIVARAS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  78. TAMINIAUX LIONEL, Lotto Intermarché m.t.
  79. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA +0:49
  80. VAN DEN HAUTE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  81. BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech +0:53
  82. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  83. SVARRE TOBIAS, Uno-X Mobility +0:55
  84. INGEBRIGTSEN STORM, Uno-X Mobility m.t.
  85. CROCKETT FINN, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  86. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets m.t.
  87. DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step +0:57
  88. DE POOTER DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
  89. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  90. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
  91. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla +1:09
  92. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
  93. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG +1:12
  94. VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek m.t.
  95. TENE ROTEM, NSN Cycling Team m.t.
  96. SCALA HUGO, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  97. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech +1:16
  98. STOCKMAN ABRAM, Unibet Rose Rockets m.t.
  99. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  100. CHARRET CAMILLE, Cofidis m.t.
  101. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  102. RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL m.t.
  103. DEBEAUMARCHÉ NICOLAS, Cofidis m.t.
  104. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  105. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise +1:23
  106. GOOSSENS SIMON, Alpecin-Premier Tech m.t.
  107. VANGHELUWE WARRE, Soudal Quick-Step +1:33
  108. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  109. VAN SINTMAARTENSDIJK DAAN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  110. MARCHAND GIANNI, Tarteletto – Isorex +1:42
  111. PEDERSEN MARTIN, Lidl – Trek +1:48
  112. MILAN MATTEO, Groupama – FDJ United m.t.
  113. FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United m.t.
  114. VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
  115. KILLY JONAH, Tarteletto – Isorex m.t.
  116. LAENGEN VEGARD STAKE, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  117. EISING TIJMEN, BEAT CC p/b Saxo +1:51
  118. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team +2:14
  119. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  120. DISSEL BRAM, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  121. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  122. KROONEN MAX, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  123. JAKOBSEN FABIO, Team Picnic PostNL m.t.
  124. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies +2:26
  125. MCDONALD BRODY, Modern Adventure Pro Cycling +2:27
  126. CAUDELL EZRA, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  127. LARRONDE ELLANDE, Caja Rural – Seguros RGA +2:35
  128. VERMOOTE JELLE, Tarteletto – Isorex +2:52
  129. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +3:18
  130. WRIGHT PAUL, Modern Adventure Pro Cycling +4:18
  131. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché +4:41

131 coureurs classés sur 149 partants.

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Bredene Koksijde Classic 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV

Vingt-quatre heures avant que le gratin du peloton ne se joue des 300 kilomètres de Milan-SanRemo, c’est sur la côte belge que les cadors de l’art du sprint vont en découdre. Mais attention, la Bredene Koksijde Classic 2026, ce n’est pas une simple formalité de sprinteurs. Entre les pentes du Kemmelberg et les plaines balayées par les vents de De Moeren, le scénario d’une édition 2026 pour le moins renversante est dans toutes les têtes. Voici notre guide expert pour ne rien manquer de cette classique flandrienne aussi nerveuse qu’imprévisible. Edward Theuns, vainqueur sortant, est candidat à sa propre succession.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Bredene Koksijde Classic 2026 : Le parcours détaillé, un « mini Gand-Wevelgem » taillé pour la castagne

Si l’on devait définir la Bredene Koksijde Classic par un surnom, ce serait sans hésiter celui de « mini Gand-Wevelgem ». Et pour cause ! Le parcours 2026, long de 203,5 kilomètres entre la station balnéaire de Bredene et l’arrivée sur la Ter Duinenlaan à Koksijde, reprend la substantifique moelle de sa grande soeur WorldTour. Ce n’est pas un hasard : les organisateurs ont voulu conserver ce qui fait le sel de l’épreuve, un mélange détonant de monts flandriens et d’exposition au vent qui fait frémir les purs sprinteurs.

Le piège du Kemmelberg : une double ascension pour faire sauter la toile

Le premier acte de la pièce se joue entre les kilomètres 74 et 100. Là, en l’espace de 26 kilomètres, les coureurs vont enchaîner un quintuplé de difficultés aussi rapproché que sélectif. On parle bien d’une double ascension du Baneberg et surtout de la double montée du Mont Kemmel, par ses deux versants les plus redoutés : le Belvédère et l’Ossuaire.

Selon les données historiques de la course, c’est précisément sur les pentes à 20% du Kemmelberg, avec ses pavés glissants, que la course s’emballe chaque année. Ici, les puncheurs comme le vainqueur sortant Edward Theuns (Lidl-Trek) ou le solide Nils Politt (UAE Team Emirates XRG) ont pour mission de faire sauter la toile. L’objectif ? Éliminer les sprinteurs les moins vaillants ou, à défaut, user leurs équipiers pour les priver de main-d’œuvre dans le final. C’est un jeu d’échecs à 50km/h.

De Moeren, la plaine de tous les dangers : le vent, grand favori de l’épreuve

Une fois ce cirque de monts traversé, il reste pourtant plus de 100 kilomètres à avaler. Beaucoup pensent alors que la messe est dite et que les équipes de sprinteurs vont pouvoir organiser la chasse. C’est oublier le passage par De Moeren.

Cette zone de polders, située à une soixantaine de kilomètres du but, est une véritable claque. Nous ne sommes pas dans le Nord de la France, mais ici, le vent souffle avec la même autorité que sur les routes du GP de Denain. Si les équipes des puncheurs ou des baroudeurs s’entendent pour y placer un coup de bordure, le peloton peut littéralement exploser en plusieurs morceaux. L’exposition est permanente et le moindre faux-col, la moindre hésitation, se paie cash. C’est ce facteur météo, plus que les monts, qui fait de la Bredene Koksijde Classic une course si palpitante. Le final sur le circuit local de 11,4 kilomètres à parcourir trois fois autour de Koksijde, aussi plat soit-il, peut alors se transformer en chemin de croix pour les éléments éparpillés.

Partants et startlist de la Bredene Koksijde Classic 2026 : qui sont les favoris au départ ?

Si la course porte bien son surnom de « classique des sprinteurs », il faut nuancer. Avec le départ de Milan-SanRemo le lendemain, le gratin absolu est absent. Mais c’est justement ce qui rend le plateau passionnant. La hiérarchie est brouillée, et plusieurs hommes ont une carte majeure à jouer sur cette startlist.

Le trio de tête (⭐⭐⭐) : Groenewegen, Molano et Thijssen sur le papier

Notre analyse, recoupée avec les tendances du peloton et les données, place trois hommes au-dessus du lot pour cette édition 2026.

Dylan Groenewegen (Unibet Tietema Rockets) : Son transfert chez l’équipe néerlandaise semble lui avoir redonné une nouvelle jeunesse. Déjà vainqueur à une reprise cette année (Classique de Valence) et plusieurs fois sur le podium, le Néerlandais est affamé. Il a l’expérience des grands jours et un pointe de vitesse qui, sur sa lancée, est redoutable. Le bémol ? La solidité de son équipe dans le final venteux.

Juan Sebastian Molano (UAE Team Emirates XRG) : Troisième de Nokere Koerse mercredi (16e hier sur le GP de Denain), le Colombien est dans une forme étincelante. Dans une équipe UAE qui aligne également un client pour les bordures en la personne de Nils Politt, Molano a les armes pour tenir sa place. L’an passé, il a déjà prouvé sur la Classic Bruges-La Panne qu’il savait gagner dans ce coin de la Belgique. Pour nous, c’est le favori logique.

Gerben Thijssen (Alpecin-Premier Tech) : Le Belge est chez lui. Dans une équipe qui ne mettra pas ses œufs dans le même panier la veille de San Remo, il est le leader désigné. Rapide et combatif, il connaît chaque recoin de ces routes. Il fait figure de principal outsider face aux deux « gros ». Après une saison blanche, une victoire serait la bienvenue. Sa dernière victoire remonte à février 2024

Les chasseurs de victoire (⭐⭐) : Kanter, Bittner, Penhoët, Hofstetter, Moschetti

Derrière ce trio, une meute de 5 à 6 coureurs peut prétendre à la gagne si le scénario tourne à leur avantage.

Max Kanter (XDS Astana) : Révélation de ce début de saison avec une victoire d’étape sur Paris-Nice à Montargis, l’Allemand est en état de grâce. Sa pointe de vitesse n’a jamais été aussi tranchante.

Pavel Bittner (Team Picnic PostNL) : Le jeune Tchèque a franchi un cap. Avec Fabio Jakobsen, c’est sur lui que l’équipe néerlandaise pourrait miser. Il revient du Tirreno-Adriatico avec une 5e place à San Benedetto del Tronto. Il monte en puissance.

Paul Penhoët (Groupama-FDJ United) : Le Français est un client sérieux. Dans un final un peu moins massif, sa pointe de vitesse est redoutable. Il sera l’un des principaux atouts tricolores.

Hugo Hofstetter (NSN Cycling Team) : L’Alsacien est un habitué de ces courses piégeuses. Dur au mal et doté d’un bon finish, il peut créer la surprise si le peloton arrive réduit. Son meilleur résultat cette saison est une belle et prometteuse 3e place sur le GP Samyn.

Matteo Moschetti (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) : L’Italien a déjà gagné en Belgique. Il a accumulé les accessits depuis le début de la saison. Avec Sam Bennett comme équipier de luxe, l’équipe a une double carte à jouer. L’Irlandais a repris il y a deux jours sur Nokere Koerse (122e).

Les outsiders et dynamiteurs (⭐) : Theuns, Lampaert, et la nouvelle génération

N’oublions jamais la leçon de 2025 ! Edward Theuns (Lidl-Trek) est le tenant du titre. Avec une équipe Lidl qui aligne aussi le jeune phénomène Albert Withen Philipsen (19 ans), ils ont des arguments pour dynamiter la course. Yves Lampaert (Soudal Quick-Step) est un spécialiste des bordures, capable de s’immiscer dans toutes les bonnes échappées. Enfin, des jeunes comme Tom Crabbe (Flanders-Baloise) vainqueur de l’étape de Bellegarde sur l’Etoile de Bessèges et d’une étape de la Ruta del sol ou Steffen De Schuyteneer (Lotto Intermarché) auront à cœur de montrer leur panache sur leurs terres. Attention également à Luca Mozzato (Tudor Pro Cycling), toujours dangereux quand ça bouchonne.

Question à nos lecteurs : Selon vous, le vainqueur sortira-t-il d’un sprint massif, ou un baroudeur comme Theuns réussira-t-il à récidiver en créant la surprise ?

Qui sont les 149 coureurs engagés participants à la Bredene Koksijde Classic 2026 ?

Lidl – Trek (WT) ✅
1, THEUNS, Edward
2, PEDERSEN, Martin
3, WITHEN PHILIPSEN, Albert
4, ÁLVAREZ, Héctor
5, TEUTENBERG, Tim Torn
6, VERGAERDE, Otto
7, WALSCHEID, Max

Soudal Quick-Step (WT) ✅
11, DAINESE, Alberto
12, DESAL, Ceriel
13, GELDERS, Gil
14, LAMPAERT, Yves
15, VAN TRICHT, Stan
16, VANGHELUWE, Warre
17, VERVENNE, Jonathan

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
21, THIJSSEN, Gerben
22, SENTJENS, Sente
23, BAYER, Tobias
24, GOOSSENS, Simon
25, PLOWRIGHT, Jensen
26, BELMANS, Lennert
27, UHLIG, Henri

Groupama – FDJ United (WT) ✅
31, AGNOLETTO, Blake
32, BARTHE, Cyril
33, BOWER, Lewis
34, FONTAINE, Titouan
35, HUENS, Axel
36, MILAN, Matteo
37, PENHOËT, Paul

Lotto Intermarché (WT) ✅
41, DE SCHUYTENEER, Steffen
42, BRAET, Vito
43, BEULLENS, Cedric
44, TAMINIAUX, Lionel
45, GIDDINGS, Joshua
46, MENTEN, Milan
47, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel

NSN Cycling Team (WT) ✅
51, HOFSTETTER, Hugo
52, EINHORN, Itamar
53, KOGUT, Oded
54, RAISBERG, Nadav
55, TENE, Rotem
56, VAN TRICHT, Floris
57, VAN ASBROECK, Tom

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
61, OLIVEIRA, Rui
62, GIAIMI, Luca
63, LAENGEN, Vegard Stake
64, JOHANSEN, Julius
65, MOLANO, Juan Sebastián
66, POLITT, Nils

Team Jayco AlUla (WT) ✅
71, DE POOTER, Dries
72, ACKERMANN, Pascal
73, KRIJNSEN, Jelte
74, MEZGEC, Luka
75, DONALDSON, Robert
76, DE BONDT, Dries
77, MCKENZIE, Hamish

Team Picnic PostNL (WT) ✅
81, JAKOBSEN, Fabio
82, BIESTERBOS, Frits
83, BITTNER, Pavel
84, ROOSEN, Timo
85, VAN DER WERFF, Thom
86, RENARD-HAQUIN, Henri-François
87, VAN REES, Christiaan

Uno-X Mobility (WT) ✅
91, PEDERSEN, Henrik
92, BLIKRA, Erlend
93, HVIDEBERG, Jonas Hem
94, INGEBRIGTSEN, Storm
95, BÉVORT, Carl-Frederik
96, SVARRE, Tobias
97, URIANSTAD BUGGE, Martin

XDS Astana Team (WT) ✅
101, DELLE VEDOVE, Alessio
103, KANTER, Max
104, ROMELE, Alessandro
105, SU, Haoyu
106, LIVYNS, Arjen
107, WANG, Gustav

Cofidis (PRT) ✅
111, PAGE, Hugo
112, CHARRET, Camille
113, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
114, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
115, MAAS, Jan
117, RENARD, Alexis

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, BENNETT, Sam
122, DE GENDT, Aimé
123, FRISON, Frederik
124, LIEPIŅŠ, Emīls
125, MOSCHETTI, Matteo
126, PARISINI, Nicolò
127, PIDCOCK, Joseph

TotalEnergies (PRT) ✅
131, BOULAHOITE, Rayan
132, LEROUX, Samuel
133, MANZIN, Lorrenzo
134, JEANNIÈRE, Emilien
135, GACHIGNARD, Thomas
136, TESSON, Jason
137, VADIC, Baptiste

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
141, MOZZATO, Luca
144, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
145, MIKUTIS, Aivaras
146, GUILLEMETTE, Mathias
147, LIENHARD, Fabian

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
151, GROENEWEGEN, Dylan
152, FELDMANN, Karsten Larsen
153, MOURIS, Wessel
154, MÜLLER, Tobias
155, RASENBERG, Martijn
156, REINDERS, Elmar
157, STOCKMAN, Abram

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
161, CRABBE, Tom
162, GEERAERTS, Ferre
163, DEWEIRDT, Siebe
164, TORNEY, Artuur
165, VAN DEN HAUTE, Milan
166, VANDENBRANDEN, Noah
167, VERCOUILLIE, Victor

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
171, DARDER, Sergi
172, OTRUBA, Jakub
173, IBÁÑEZ, Javier
174, LARRONDE, Ellande
175, LEITÃO, Iúri
176, SORARRAIN, Gorka
177, VILLAR, Iker

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
181, OLIVER, Ben
182, CAUDELL, Ezra
183, MCDONALD, Brody
184, MCGILL, Scott
185, WRIGHT, Paul
186, SCALA, Hugo
187, BOARDMAN, Samuel

Tarteletto – Isorex (CT) ✅
191, DUPONT, Timothy
192, KILLY, Jonah
193, MOONEN, Zeno
194, LAURYSSEN, Yorben
195, SANTY, Arne
196, MARCHAND, Gianni
197, VERMOOTE, Jelle

VolkerWessels Cycling Team (CT) ✅
201, BOLLE, Bert
202, CLAEYS, Robbe
203, BRINKMAN, Joost
204, GADEMAN, Sam
205, HULSMANS, Senne
206, CROCKETT, Finn
207, PAARDEKOOPER, Thijmen

BEAT CC p/b Saxo (CT) ✅
211, COPPENS, Michiel
212, DEKKER, David
213, EISING, Tijmen
214, DISSEL, Bram
215, KROONEN, Max
216, KERCKHAERT, Jochem
217, VAN SINTMAARTENSDIJK, Daan

Diffusion TV en direct de la Bredene Koksijde Classic 2026 : comment suivre la course ?

Pour ne rien perdre de ce combat annoncé, la diffusion TV en direct sera assurée sur plusieurs canaux. Le départ réel de la course est prévu à 12h15, mais c’est à partir de 14h30 que la couverture télévisuelle débutera.

En France : Rendez-vous sur Eurosport 2 et la plateforme Max pour suivre le final à partir de 14h30.

En Belgique : Les amateurs belges seront aux premières loges. La course sera diffusée en clair sur Tipik et la plateforme Auvio (RTBF) pour la communauté francophone. Côté néerlandophone, VRT 1, Sporza.be et VRT Max prendront le relais à partir de 14h45.

L’arrivée est estimée aux alentours de 17h. Préparez-vous à deux heures de direct où chaque minute comptera, entre la traversée des derniers pièges venteux et l’inévitable emballage final sur le boulevard de Koksijde. Qui succédera à Edward Theuns au palmarès ? Réponse cet après-midi.

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GP de Denain 2026 : La revanche d’Alec Segaert, vainqueur en solitaire

Vingt-quatre heures après avoir été avalé par le peloton dans les derniers mètres à Nokere, Alec Segaert a inversé la malédiction. Sur le GP de Denain 2026, le jeune Belge de 23 ans a signé un numéro tactique d’une maturité déconcertante. Parti à 50 kilomètres du but avec Per Strand Hagenes, il a laissé son compagnon d’échappée tirer, avant de le poignarder dans le final pour résister au retour d’un peloton réglé par Milan Menten. Retour sur une victoire qui marque déjà la FDJ United Series (ex Coupe de France).

Lire aussi : Paul Seixas, le successeur annoncé de Tadej Pogačar

Alec Segaert, le surdoué belge qui a piégé tout le monde sur les pavés de Denain

Il y a des scénarios qui forgent les champions. Celui qu’a écrit Alec Segaert ce jeudi 19 mars sur les routes du Nord de la France, à l’occasion de la 67e édition du Grand Prix de Denain – Porte du Hainaut, restera dans les annales de la classique française. Le coureur de la formation Bahrain Victorious a transformé la frustration de la veille (reprise sur la ligne à Nokere Koerse) en une œuvre d’art tactique. En résistant à un peloton déchaîné et en se jouant de son dernier rival, le Belge s’est offert sa troisième victoire professionnelle, la première de la saison, et s’est emparé de la tête de la FDJ United Series. Voici le récit détaillé d’une journée de folie sur les pavés du Hainaut.

Image : @TeamBahrain_Victorious_2026

Comment Alec Segaert a-t-il construit son exploit sur le GP de Denain ?

Pour comprendre l’ampleur du numéro d’Alec Segaert, il faut remonter à la veille. Sur Nokere Koerse, le rouleur belge avait été repris à quelques mètres de la ligne d’arrivée, la mort dans l’âme. Ce jeudi, il a fait de cette amertume son carburant. Dès les premiers secteurs pavés, le scénario d’une échappée au long cours s’est dessiné. Mais c’est à 48 kilomètres de l’arrivée que le vrai combat a commencé.

Alors que le peloton, sous l’impulsion de plusieurs équipes, réduisait l’échappée matinale à néant, un coup de tonnerre a secoué la course. Per Strand Hagenes (Visma-Lease a Bike), phénomène norvégien de 22 ans, a placé une attaque tranchante sur le long secteur pavé de Maing à Quérénaing. Seul Alec Segaert, fort de son gabarit (1,88 m, 79 kg) taillé pour le vent et les pavés, a pu s’accrocher à sa roue. Derrière, c’est la désorganisation totale. Les favoris, notamment le Taureau de Lescheret Arnaud De Lie (Lotto Intermarché), sont distancés par des soucis mécaniques (trois crevaisons pour le champion belge) ou un rythme trop élevé.

Le coup de génie final : Pourquoi Segaert a-t-il laissé Hagenes devant ?

C’est là que l’analyse tactique rejoint le grand art. Loin de collaborer pour creuser un écart définitif, Segaert a entamé un incroyable travail de sape psychologique. À partir de la sortie du secteur pavé d’Abscon, à une dizaine de kilomètres de l’arrivée, il a opéré un étrange manège. Placé systématiquement quelques mètres derrière Hagenes, il refusait de prendre ses relais.

À quoi pensait Segaert ? En laissant volontairement un fil d’air entre lui et le Norvégien, il jouait un double jeu. D’un côté, il obligeait Hagenes à puiser dans ses réserves pour maintenir l’écart sur le peloton. De l’autre, il se mettait en position idéale pour observer les réactions de son rival et préparer son offensive. « C’était un coup de roublard » analysons nous à la rédaction. Sur le dernier secteur pavé de Mastaing, Hagenes tenta bien de le décrocher, mais Segaert, tel un chat jouant avec une souris, ne céda que dix mètres, avant de recoller immédiatement après le secteur.

Le piège se referma à 2,5 kilomètres de la ligne. Voyant Hagenes ralentir, visiblement exténué par ses efforts solitaires et peut-être trop occupé à guetter le retour du peloton, Segaert lança une attaque foudroyante. Il déposa son compagnon d’échappée sur place et fila vers la gloire, maintenant un effort de rouleur jusqu’à la ligne d’arrivée, qu’il franchit avec deux secondes d’avance sur ses poursuivants.

Selon les données et datas, il s’agit de la plus longue échappée victorieuse sur le GP de Denain depuis celle de Pascal Chanteur en 1997. Une performance qui place d’ores et déjà le Belge comme un sérieux outsider pour Paris-Roubaix, dont on a pu reconnaître ici de nombreux secteurs.

GP de Denain 2026 : Qui complète le podium et quel est le classement final ?

Derrière le grand numéro de Segaert, la lutte faisait rage pour les accessits. Le peloton, emmené dans les derniers kilomètres par Nils Politt (UAE Team Emirates XRG) et les équipes de sprinteurs, a échoué de peu. C’est Milan Menten (Lotto Intermarché) qui s’est montré le plus véloce pour régler ce qu’on pourrait appeler le « sprint du peloton », décrochant ainsi une superbe deuxième place.

Le Français Anthony Turgis (TotalEnergies), déjà à l’aise sur ces routes où il avait brillé sur Paris-Roubaix, confirme son excellent début de saison en prenant la troisième place. Il devance l’Allemand Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) et l’autre tricolore Axel Zingle (Visma-Lease a Bike).

Quelles sont les conséquences pour la FDJ United Series (Coupe de France) ?

Avec cette victoire, Alec Segaert opère une opération parfaite au classement général de la FDJ United Series. Il rejoint en tête le premier vainqueur de l’épreuve, Bryan Coquard, vainqueur du Grand Prix La Marseillaise. Les deux hommes comptent désormais 50 points chacun.

Cette deuxième manche a confirmé l’attrait international renouvelé de cette « Coupe de France », qui attire des coureurs du WorldTour en quête de gloire sur des terrains exigeants. Le plateau relevé de cette édition 2026, avec des coureurs comme Nils Politt ou Gianni Vermeersch, prouve que la FDJ United Series gagne en prestige.

Prochain rendez-vous dès ce dimanche 22 mars avec la Classic Loire-Atlantique. Bryan Coquard tentera-t-il de reprendre seul les commandes ? Ou verra-t-on un nouveau leader émerger ?

Et vous, pensez-vous que le numéro de Segaert est le plus beau geste de ce début de saison 2026 ? Un coup tactique comme celui-ci peut-il lui ouvrir les portes d’un grand Monument ?

Vidéo : Les images de la folle échappée de Segaert

Les images de l’arrivée montrent un Alec Segaert incrédule, célébrant les poings serrés, comme libéré d’un poids. Son regard, quelques heures après la désillusion de Nokere, raconte une histoire de résilience. Celle d’un jeune champion qui, à 23 ans, apprend déjà à gagner avec la tête autant qu’avec les jambes. Rendez-vous est pris pour les prochaines classiques, où le Belge sera désormais un homme à suivre de très près.

Classement complet du GP de Denain 2026

  1. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious les 200,4 km en 4:21:23 (46 km/h)
  2. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché +0:02
  3. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  4. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  5. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  6. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  7. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  8. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  9. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech m.t.
  10. POLLEFLIET GIANLUCA, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  11. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious m.t.
  12. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  13. VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
  14. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  15. AERTS TOON, Lotto Intermarché m.t.
  16. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  17. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  18. BARRY ASHLIN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  19. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  20. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  21. VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  22. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  23. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  24. VILLAR IKER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  25. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  26. SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  27. VAN KERCKHOVE MATISSE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  28. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +0:08
  29. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  30. WALSCHIED MAX, Lidl – Trek +0:14
  31. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  32. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United +0:27
  33. CAUDELL EZRA, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  34. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  35. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United +0:29
  36. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  37. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek +0:44
  38. PAGE HUGO, Cofidis +0:47
  39. WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek +0:53
  40. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek m.t.
  41. HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike +1:26
  42. MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike +2:02
  43. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix +2:29
  44. HESTERS JULES, Team Flanders – Baloise m.t.
  45. LARRONDE ELLANDE, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  46. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  47. VANDENSTORME DYLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  48. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  49. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  50. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  51. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United m.t.
  52. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  53. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  54. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  55. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  56. VAN NIEKERK MORNÉ, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  57. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
  58. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +2:35
  59. GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
  60. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  61. RENARD ALEXIS, Cofidis +4:14
  62. DAHL MARIUS INNHAUG, Decathlon CMA CGM Team +5:11
  63. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché +5:20
  64. MAAS JAN, Cofidis +5:21
  65. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  66. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 +5:59
  67. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +9:25
  68. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  69. MCDONALD BRODY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  70. AVOINE KÉVIN, Van Rysel Roubaix m.t.
  71. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  72. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  73. DEBEAUMARCHÉ NICOLAS, Cofidis m.t.
  74. LAENGEN VEGARD STAKE, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  75. MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  76. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  77. ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets m.t.
  78. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  79. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  80. ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix m.t.
  81. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  82. DEHAIRS SIMON, Alpecin-Premier Tech m.t.
  83. DELLE VEDOVE ALESSIO, XDS Astana Team +11:20
  84. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  85. HAUGLAND KASPER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  86. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  87. KESSLER COLE, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  88. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +11:26
  89. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
  90. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur +15:02
  91. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  92. VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
  93. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.

93 coureurs classés à l’arrivée sur 142 partants.

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GP de Denain 2026 : Parcours pavé, engagés, favoris et diffusion TV en direct

21 équipes s’élancent ce jeudi sur les routes du Hainaut pour la 67e édition du Grand Prix de Denain. Mais attention, cette semi-classique au dénivelé modeste ne se gagne plus dans un sprint massif. Avec 22,9 kilomètres de pavés répartis sur 13 secteurs, dont six communs à Paris-Roubaix, le « mini Enfer du Nord » est devenu un juge de paix impitoyable pour les prétendants aux Classiques. Plongée dans les secrets d’un parcours qui promet du spectacle et des bosses.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi le Grand Prix de Denain 2026 est devenu l’examen le plus redoutable avant l’Enfer du Nord

Le printemps des classiques bat son plein, et après les Strade Bianche et Tirreno-Adriatico, le peloton pose ses valises (ses pneus et ses boyaux) dans le Nord. Ce jeudi 19 mars 2026, le Grand Prix de Denain – Porte du Hainaut souffle ses 67 bougies. Mais ne vous fiez pas à la date printanière : ici, on ne badine pas avec la pierre.

Longtemps considérée comme une course pour sprinteurs, l’épreuve a radicalement changé de braquet depuis 2018. Désormais, elle est le révélateur de forme ultime à trois semaines de Paris-Roubaix. Pour les puristes, c’est une répétition générale en costard-cravate sur des traversins. Pour les néophytes, c’est la promesse d’un scénario de folie.

Avec un plateau relevé de 10 équipes WorldTour, une météo changeante annoncée et une startlist où se mêlent puncheurs et rouleurs, cette édition 2026 s’annonce comme un véritable brûlot. Alors, qui pour succéder à Matthew Brennan au palmarès ? Voici tout ce qu’il faut savoir pour ne rien manquer.

GP de Denain 2026 : Le parcours, une épine pavée dans le plat du Hainaut

Le parcours de cette 67e édition est un trompe-l’oeil magnifique. Sur le papier, 200,4 kilomètres et un dénivelé positif d’à peine 1 250 mètres (selon les dernières données techniques) laissent penser à une promenade de santé. C’est oublier un peu vite que l’organisateur a truffé la seconde moitié de course de 13 secteurs pavés, totalisant près de 23 kilomètres de secousses.

Un circuit en trois actes

Le scénario est écrit d’avance. Les 80 premiers kilomètres consistent en deux boucles de dégagement relativement planes autour de Denain. C’est là que l’échappée matinale, composée de baroudeurs locaux et d’équipes de ProTeams, va se construire. Mais attention au vent. Comme l’a si bien démontré l’édition 2023, la plaine du Hainaut est un terrain de jeu idéal pour la formation de bordures. Si Eole s’en mêle, le peloton peut exploser avant même de voir le premier pavé.

Le véritable enfer débute au kilomètre 108. Les coureurs s’engouffrent alors dans une grande boucle de 118 kilomètres où les secteurs s’enchaînent à un rythme infernal.

Le détail des 13 secteurs pavés : Le juge de paix

Voici la liste complète de ces secteurs, avec notre analyse de leur dangerosité basée sur les données de parcours et la configuration du terrain :

Avesnes-les-Aubert – Carnières (2,3 km – Km 107,8) : Le premier choc psychologique. Un secteur long de 2,3 km pour « mettre en jambes » et surtout, pour faire le ménage.

Saint-Hilaire-lez-Cambrai – Viesly (2,6 km – Km 117) : Le plus dur de la journée. Classé 5 étoiles, c’est un véritable tapis de billes qui exige une puissance monstre.

Saint-Python (1,5 km – Km 120,4) : Une courte respiration… relative.

Vertain – Saint-Martin-sur-Écaillon (2,3 km – Km 128,9) : Technique, avec des changements de direction piégeux.

Capelle – Ruesnes (1,6 km – Km 135) : Premier sprint sur les pavés. La bataille peut créer des bordures.

Artres – Famars (1,2 km – Km 145,5) : Ajouté récemment au programme, ce secteur est souvent venteux et exposé.

Maing – Quérénaing (2,5 km – Km 151) : Le « Département du Nord ». Le point chaud de la course, classé 5 étoiles. C’est souvent ici que les favoris placent un coup de force. Le premier à la sortie empoche un prix spécial.

Quérénaing – Verchain-Maugré (1,6 km – Km 154,5) : L’enchaînement avec le précédent est dévastateur.

Monchaux-sur-Écaillon – Maing (1,6 km – Km 162) : Un secteur qu’on retrouvera aussi sur Paris-Roubaix 2026. Une référence précieuse.

Thiant – Haspres (1,7 km – Km 170,5) : Long et rectiligne, idéal pour les grosses cylindrées.

Avesnes-le-Sec – Hordain (1,8 km – Km 176,7) : Très exposé au vent.

Mastaing (0,6 km – Km 187,2) : Le plus court. Une simple formalité pour se replacer avant le final.

Abscon (1,6 km – Km 190,4) : Le dernier. Placé à seulement 10 kilomètres de l’arrivée. C’est le tremplin idéal pour une attaque en solitaire ou le piège fatal pour un peloton qui croit revenir.

La startlist 2026 : Les poids lourds du peloton au rendez-vous

Cette année, la bataille des pavés promet d’être somptueuse. Avec 21 formations au départ, dont 10 équipes WorldTour, la startlist du GP de Denain 2026 a des allures de grande Classique. Le plateau est taillé pour la guerre.

Côté français, la FDJ United Series (ex-Coupe de France) sera bien représentée avec 9 formations tricolores, toutes désireuses de briller sur leurs terres.

Favoris GP Denain : Notre analyse des forces en présence

Oubliez les simples sprinteurs. Ici, il faut un monstre de puissance, capable d’enchaîner les secteurs pavés à bloc et de placer une mine sur la ligne d’arrivée ou dans le final. Nous avons segmenté les favoris en fonction de leur capacité à s’adapter aux deux scénarios possibles : le sprint d’un groupe réduit ou l’attaque au long cours.

⭐⭐⭐ Les super-favoris

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Le « Taureau de Lescheret » a coché cette course. Son gabarit et sa pointe de vitesse sur un petit faux-plat montant comme celui de Denain en font l’archétype du vainqueur possible. Il devra simplement prouver qu’il tient la distance sur les pavés les plus vicieux. Ses accessits sur Tirreno Adriatico parlent en sa faveur. Il signerait alors on premier succès de la saison.

Jordi Meeus (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Un des sprinteurs les plus rapides du peloton, et il a prouvé sur Roubaix qu’il savait survivre sur les pavés. Si le Red Bull train contrôle le final, il est l’homme à battre au sprint, d’autant plus qu’hier (mercredi) il terminait 2e de Nokere Koerse (battu par Jasper Philipsen absent aujourd’hui). Début mars il a débloqué son compteur de victoires sur le Samyn.

Nils Politt (UAE Team Emirates XRG) : L’ancien 2e de Paris-Roubaix 2019 pourrait être la joli surprise du jour. Son statut de rouleur-puncheur est parfait pour ce terrain. Si la course se fait par l’avant, il est capable de sortir dans le secteur d’Abscon et de résister. Il renouerait ainsi avec la victoire, lui qui n’a plus levé les bras depuis juin 2024.

⭐⭐⭐ Les outsiders de luxe

Axel Zingle (Team Visma | Lease a Bike) : Après la victoire de Brennan l’an dernier, Visma a les clés. Zingle est polyvalent, rapide et costaud. Il peut jouer la carte du sprint ou du baroud. Ca lui permettra de se remettre en selle après son abandon lors de la dernière étape de Paris-Nice.

Antonio Morgado (UAE Team Emirates XRG) : Le jeune prodige portugais est une promesse sur les Classiques. Il sera sans doute l’un des grands animateurs, surtout si UAE décide d’anticiper le scénario. Cette saison, il a déjà deux succès à son actif.

Tibor Del Grosso (Alpecin – Premier Tech) : Le petit génie de 22 ans est libre comme l’air. Dans une interview récente, il confiait : « Le GP de Denain est un test crucial pour Paris-Roubaix« . Tout est dit !

Florian Sénéchal (Alpecin-Premier Tech) : Le Français connaît la musique. Sur ces routes, il est chez lui. Un top 5 est son minimum, la victoire son rêve.

⭐⭐ À ne pas sous-estimer

Stefan Bissegger (Decathlon CMA CGM) : Un rouleur de génie. Si le vent s’en mêle, il peut rentrer dans tous les coups.

Fred Wright (Pinarello Q36.5) : Solide et combatif, il est taillé pour ce genre de baroud.

Juan Sebastian Molano (UAE) vainqueur ici en 2023, Aaron Gate (Astana), Thibaud Gruel (FDJ), Niklas Larsen (Unibet), Milan Menten (Lotto Intermaché) : de belles cartes à jouer.

Question à nos lecteurs : Pour vous, qui succédera à Matthew Brennan ? Arnaud De Lie est-il enfin prêt à dompter les pavés, ou un outsider comme Tibor Del Grosso va-t-il créer la surprise ? Répondez en commentaires !

Qui sont les 142 coureurs engagés participants au GP de Denain 2026 ?

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
1, MATTIO, Pietro
3, VAN BELLE, Loe
4, HAGENES, Per Strand
5, ZINGLE, Axel
6, BARRY, Ashlin
7, VAN KERCKHOVE, Matisse

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
11, GIAIMI, Luca
12, JOHANSEN, Julius
13, LAENGEN, Vegard Stake
14, MOLANO, Juan Sebastián
15, MORGADO, António
16, OLIVEIRA, Rui
17, POLITT, Nils

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
21, DEHAIRS, Simon
22, UHLIG, Henri
23, DEL GROSSO, Tibor
24, GEENS, Jonas
25, PLOWRIGHT, Jensen
26, RIESEBEEK, Oscar
27, SÉNÉCHAL, Florian

Bahrain – Victorious (WT) ✅
31, BORGO, Alessandro
32, ERŽEN, Žak
33, GOVEKAR, Matevž
34, SEGAERT, Alec
35, SKERL, Daniel
36, STOCKWELL, Oliver
37, BRUTTOMESSO, Alberto

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, BISSEGGER, Stefan
42, BOL, Cees
43, CHAMBERLAIN, Oscar
44, HAUGLAND, Kasper
45, DAHL, Marius Innhaug
46, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
47, POLLEFLIET, Gianluca

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, BARTHE, Cyril
52, TRONCHON, Bastien
53, FONTAINE, Titouan
54, GRUEL, Thibaud
55, HUENS, Axel
56, MILAN, Matteo
57, AGNOLETTO, Blake

Lidl – Trek (WT) ✅
61, WITHEN PHILIPSEN, Albert
62, PEDERSEN, Martin
63, TEUTENBERG, Tim Torn
64, VERGAERDE, Otto
65, WALSCHEID, Max
66, ÁLVAREZ, Héctor

Lotto Intermarché (WT) ✅
71, AERTS, Toon
72, DE LIE, Arnaud
73, GRIGNARD, Sébastien
74, ORINS, Robin
75, ØRN-KRISTOFF, Felix
76, DOLVEN, Halvor
77, MENTEN, Milan

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
81, DONATI, Davide
82, DRIZNERS, Jarrad
83, ETXEBERRIA, Haimar
84, MARIT, Arne
85, MEEUS, Jordi
86, PUTZ, Sebastian
87, VERMEERSCH, Gianni

XDS Astana Team (WT) ✅
91, GATE, Aaron
93, LIVYNS, Arjen
94, ROMELE, Alessandro
95, SU, Haoyu
96, DELLE VEDOVE, Alessio
97, WANG, Gustav

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
101, LARRONDE, Ellande
102, OTRUBA, Jakub
103, DARDER, Sergi
104, IBÁÑEZ, Javier
105, LEITÃO, Iúri
106, SORARRAIN, Gorka
107, VILLAR, Iker

Cofidis (PRT) ✅
111, BIERMANS, Jenthe
112, PAGE, Hugo
113, RENARD, Alexis
114, CHARRET, Camille
115, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
116, MAAS, Jan

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
121, CAUDELL, Ezra
122, CHRISTIAN, Sean
123, KESSLER, Cole
124, MCDONALD, Brody
125, MCGILL, Scott
126, OLIVER, Ben
127, WRIGHT, Paul

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
131, WRIGHT, Fred
132, DE GENDT, Aimé
133, FRISON, Frederik
134, MAŁECKI, Kamil
135, HOUCOU, Emmanuel
136, PARISINI, Nicolò
137, VAN MOER, Brent

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
141, DEMAN, Brem
142, GEERAERTS, Ferre
143, HESTERS, Jules
144, HUYSMANS, Nolan
145, VERCOUILLIE, Victor
146, VANDENSTORME, Dylan
147, VANHOOF, Ward

TotalEnergies (PRT) ✅
151, BOULAHOITE, Rayan
152, BRUNEL, Alexys
153, GACHIGNARD, Thomas
154, LEROUX, Samuel
155, MARCEROU, Nicola
156, THIERRY, Pierre
157, TURGIS, Anthony

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
161, ŤOUPALÍK, Adam
162, KOPECKÝ, Matyáš
163, BLOEM, Joren
164, LARSEN, Niklas
165, STOCKMAN, Abram
166, KOPECKÝ, Tomáš
167, AUGÉ, Ronan

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
171, CHAUSSINAND, Joris
172, GUÉGAN, Maël
173, GUERNALEC, Victor
174, HAMON, Similien
175, LOZOUET, Léandre
176, SANLAVILLE, Mathias
177, VEZIE, Maxime

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
181, DAVY, Clément
182, KONIJN, Alexander
183, MAINGUENAUD, Tom
184, GILLET, Baptiste
185, HÄNNINEN, Jaakko
186, MASSA, Dylan
187, PAPON, Victor

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
191, BERGER, Antoine
192, BOUQUET, Axel
194, CHAMPION, Thomas
195, DELACROIX, Théo
196, LECROQ, Jérémy
197, VAN NIEKERK, Morné

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
201, ÅRNES, Daniel
202, AVOINE, Kévin
203, HEREMANS, Joppe
204, JARNET, Maxime
205, OOSTERLINCK, Joes
206, RAUGEL, Antoine
207, THÉOT, Killian

Diffusion TV direct : Comment suivre la course ?

Si vous ne pouvez pas être au bord des routes du Hainaut, pas de panique. La FDJ United Series a fait le choix de la visibilité.

Chaîne : Le Grand Prix de Denain 2026 sera retransmis en direct sur Novo19, la nouvelle chaîne de la TNT.

Horaires :

Départ réel : 11h20 de Denain.

Début du direct : À partir de 14h00 sur Novo19. Vous ne raterez donc pas l’enchaînement des secteurs pavés les plus décisifs.

Arrivée estimée : Vers 15h45 sur le Boulevard du 8 Mai à Denain.

Pour ceux qui préfèrent le numérique, un live-stream sera également disponible sur la plateforme de la chaîne.

L’analyse historique : Pourquoi cette course est cruciale

Regardez le palmarès des dix dernières années : Mathieu van der Poel (2019), Jasper Philipsen (2021), Juan Sebastián Molano (2023). Ces noms ne trompent pas. Le GP de Denain est devenu un passage obligé pour les futurs rois des Classiques. C’est ici que les stratégies se peaufinent, que les sensations sur le pavé se testent, et que les destins se lancent.

L’édition 2025 a vu l’éclosion de Matthew Brennan (Visma). En 2026, qui sera le nouveau lauréat à inscrire à son tableau de chasse ? Une chose est sûre, avec un secteur comme Maing – Quérénaing (5 étoiles) placé stratégiquement, la course ne se jouera pas dans un mouchoir de poche, mais dans une tempête de poussière et de gravier.

Alors, installez-vous confortablement jeudi après-midi, le spectacle s’annonce grandiose.

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Nokere Koerse 2026 : Jasper Philipsen vainqueur, résumé et classement

Il a fallu attendre le 18 mars et les pavés de Nokere pour que Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) débloque enfin son compteur 2026. Mais quel scénario ! Dans une semi-classique belge longtemps cadenassée, le champion belge a profité du numéro solitaire inachevé du jeune belge Alec Segaert (Bahrain Victorious), rattrapé à bout de souffle à seulement 100 mètres de la ligne d’arrivée, pour venir dominer un sprint de puncheurs. Retour sur une journée cruelle et une victoire qui relance la machine « Jasper » avant Milan-SanRemo.

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Jasper Philipsen brise le cœur d’Alec Segaert et ouvre son compteur sur Nokere Koerse

L’instant où le rêve d’Alec Segaert a basculé. C’est un scénario cruel que seule la pellicule des classiques flamandes sait écrire. Ce mercredi, sur les routes de la 80e édition de Nokere Koerse, le public belge a retenu son souffle. À 7 kilomètres de l’arrivée, Alec Segaert (Bahrain Victorious) comptait encore 30 secondes d’avance sur un peloton mené par les grosses écuries. À la flamme rouge, il en avait encore 15. Dans la dernière ascension de ce faux plat montant du Waregemsestraat (700 m à 4,2%), on voyait ses cervicales se tordre, son corps lutter contre le vent de face et l’aspiration mortifère du peloton.

Mais à 28 ans, Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck), lui, n’a pas tremblé. Calé dans la roue de Juan Sebastián Molano (UAE Team Emirates XRG), il a patiemment attendu que le mur se dresse devant le jeune rouleur de 23 ans pour porter l’estocade. Dans les 150 derniers mètres, la machine Alpecin s’est emballée. « Jasper » a déposé un Segaert en totale apesanteur, avant de dépasser sans forcer un Jordi Meeus (Red Bull-BORA-Hansgrohe) pourtant bien lancé. Pour Philipsen, c’est la première de la saison. Pour Segaert, c’est un déboursé qui restera longtemps en travers de la gorge.

Nokere Koerse 2026 : Le résumé d’une course sous haute tension

Si le final fut un thriller, le scénario de cette Danilith Nokere Koerse a mis du temps à se dessiner. Disputée sous un soleil radieux entre Deinze et Nokere, cette édition a vu un quatuor d’attaquants animer les premiers actes. Lionel Taminiaux (Lotto Intermarché), Sean Christian (Modern Adventure) et les deux Tarteletto-Isorex, Jelle Harteel et Jonah Killy, ont creusé une avance maximale de quatre minutes.

Mais comme souvent sur ces courses belges, la « peleton » a mis son grain de sel. Le rythme imposé par Red Bull-BORA-Hansgrohe pour Jordi Meeus a rapidement transformé la course en champ de bataille.

Qui sont les grands perdants de cette journée chaotique ?

Plusieurs chutes ont émaillé la course. La plus spectaculaire a emporté Pascal Ackermann (Jayco AlUla), contraint à l’abandon. Hugo Hofstetter (NSN), Pau Miquel (Bahrain Victorious) ou encore Timothy Dupont (Tarteletto-Isorex) ont également goûté au bitume, victimes de la nervosité ambiante.

C’est dans ce contexte chaotique que Jasper Philipsen a lui-même connu une alerte. Selon les images de la course, le Belge a dû s’arrêter à la voiture de son équipe à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée pour changer de chaussure, signe que sa mécanique n’était pas encore parfaitement huilée.

L’analyse tactique : Pourquoi le peloton a failli se faire piéger

Le scénario de cette course pose une question tactique fascinante. Comment un peloton professionnel peut-il laisser filer un rouleur de la trempe d’Alec Segaert à 14 kilomètres du but ?

La sous-estimation du danger : Avec un vent arrière favorable dans la portion centrale de l’échappée, Segaert, champion d’Europe du contre-la-montre espoirs 2023, a pu exprimer sa pleine puissance. Selon les données chronométriques relevées, son avance a grimpé à près de 30 secondes à 7 km de l’arrivée, un gouffre à ce stade de la course.

Le jeu des équipes de sprinteurs : Personne ne voulait prendre la responsabilité de la poursuite. Red Bull-BORA-Hansgrohe attendait que quelqu’un d’autre ramène Segaert pour lancer Meeus. Soudal-Quick Step et UAE, eux, comptaient sur leur pointe de vitesse. Ce n’est qu’à la flamme rouge, voyant que l’exploit était possible, que la mécanique s’est affolée.

L’élément clé : le vent de face : C’est l’arme fatale des classiques. Le vent de face dans les 3 derniers kilomètres a transformé l’effort de Segaert en calvaire. Sa vitesse a chuté, offrant une bouée de sauvetage à un peloton qui revenait à 60 km/h.

Pour Jasper Philipsen, ce succès sonne comme une délivrance. Depuis le Tour de Münster en octobre dernier et un début de saison 2026 poussif (malgré un podium sur Tirreno-Adriatico lors de la 3e étape), le « Requin de Balen » cherchait son premier bouquet.

Ce succès intervient à point nommé, à seulement trois jours de Milan-San Remo, le premier Monument de la saison.

Vidéo : Voir ou revoir les images de l’arrivée

Pour revivre le final haletant de cette Nokere Koerse 2026 et l’expression de détresse d’Alec Segaert se faisant avaler à 100 mètres de la ligne, les images sont disponibles ci dessous. Une vidéo à regarder pour comprendre la frontière ténue entre l’exploit et la désillusion.

Le printemps flamand est lancé

Ce Nokere Koerse 2026 restera comme l’édition de tous les contrastes. La joie mesurée mais soulagée de Jasper Philipsen, qui retrouve les joies de la gagne, contraste avec l’immense déception d’Alec Segaert, révélation du jour. Pour Philipsen, c’est une pièce maîtresse qui se met en place à trois jours de la Classicissima. Pour Segaert, c’est la promesse que ces 100 mètres ne sont qu’un début. Le printemps flamand ne fait que commencer, et les prochaines batailles s’annoncent explosives.

Classement complet de Nokere Koerse 2026

  1. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech les 186,4 km en 4:16:19 (43,6 km/h)
  2. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  4. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  5. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  6. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  7. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  8. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  9. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  10. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  11. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  12. MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious m.t.
  13. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
  15. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  16. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  17. VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team m.t.
  18. DAINESE ALBERTO, Soudal Quick-Step m.t.
  19. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  20. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
  21. LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  22. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
  23. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  24. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  25. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  26. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  27. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  28. ROMMELAERE IBEN, Tarteletto – Isorex m.t.
  29. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.
  30. PEDERSEN HENRIK, Uno-X Mobility m.t.
  31. MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise m.t.
  32. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  33. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  34. VANDENSTORME DYLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  35. TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
  36. DE POOTER DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
  37. RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL +0:09
  38. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility m.t.
  39. RAISBERG NADAV, NSN Cycling Team m.t.
  40. LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  41. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  42. VANGHELUWE WARRE, Soudal Quick-Step m.t.
  43. DUPONT TIMOTHY, Tarteletto – Isorex m.t.
  44. LARRONDE ELLANDE, Caja Rural – Seguros RGA +0:13
  45. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla +0:15
  46. MIKUTIS AIVARAS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  47. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  48. VAN UDEN CASPER, Team Picnic PostNL m.t.
  49. DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise m.t.
  50. KANTER MAX, XDS Astana Team +0:19
  51. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  52. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  53. AUGÉ RONAN, Unibet Rose Rockets +0:23
  54. EINHORN ITAMAR, NSN Cycling Team +0:24
  55. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  56. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:26
  57. WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek m.t.
  58. RICKAERT JONAS, Alpecin-Premier Tech +0:29
  59. EGHOLM KRISTIAN, Lidl – Trek m.t.
  60. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  61. KESSLER COLE, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  62. WIGGINS BEN, Team Jayco AlUla m.t.
  63. VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek +0:37
  64. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  65. BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies m.t.
  66. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team +0:42
  67. DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step +0:48
  68. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United +0:51
  69. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  70. WALSCHIED MAX, Lidl – Trek +0:55
  71. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  72. GATE AARON, XDS Astana Team m.t.
  73. SENTJENS SENTE, Alpecin-Premier Tech m.t.
  74. SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  75. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets +1:03
  76. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
  77. LAENGEN VEGARD STAKE, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  78. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  79. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step m.t.
  80. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +1:09
  81. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step +1:13
  82. SYRITSA GLEB, XDS Astana Team +1:37
  83. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
  84. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious +1:40
  85. INGEBRIGTSEN STORM, Uno-X Mobility m.t.
  86. DUNWOODY SETH, Bahrain – Victorious +1:43
  87. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious +1:53
  88. SVARRE TOBIAS, Uno-X Mobility +1:57
  89. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:59
  90. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché m.t.
  91. WATTS KIAAN, NSN Cycling Team +2:00
  92. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  93. MCKENZIE HAMISH, Team Jayco AlUla m.t.
  94. GELDERS GIL, Soudal Quick-Step +2:40
  95. SANTY ARNE, Tarteletto – Isorex +2:47
  96. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché +2:58
  97. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility +3:04
  98. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  99. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:06
  100. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  101. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla +3:10
  102. MICHIELSEN THOR, Lidl – Trek +3:54
  103. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché m.t.
  104. MANZIN LORRENZO, TotalEnergies +3:57
  105. BOWER LEWIS, Groupama – FDJ United +4:21
  106. TAMINIAUX LIONEL, Lotto Intermarché m.t.
  107. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets +4:30
  108. TENE ROTEM, NSN Cycling Team +4:47
  109. VERMOOTE JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
  110. SAMBINELLO MATTIA, Team Jayco AlUla +5:05
  111. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis +5:09
  112. JAKOBSEN FABIO, Team Picnic PostNL +5:11
  113. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  114. MCDONALD BRODY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  115. LIENHARD FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  116. MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  117. VAN DER WERFF THOM, Team Picnic PostNL m.t.
  118. HARTEEL JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
  119. ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets m.t.
  120. WANG GUSTAV, XDS Astana Team m.t.
  121. MAAS JAN, Cofidis m.t.
  122. BENNETT SAM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  123. CHRISTIAN SEAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.

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Milan-Turin 2026 : Tom Pidcock s’impose en costaud devant Johannessen et Roglic

Il n’a pas attendu samedi et la Cipressa pour dégainer. Sur les pentes infernales de Superga, Tom Pidcock a livré un récital de puissance et de sang-froid pour s’adjuger Milan-Turin 2026. Dans un final digne d’un championnat du monde, le Britannique a surgi à 600 mètres du but pour laisser sur place Primož Roglič et Tobias Halland Johannessen. Retour sur une démonstration qui en dit long sur l’état de forme du double champion olympique (de VTT) avant le premier Monument de la saison.

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Tom Pidcock à Superga : Le Britannique frappe un grand coup avant Milan-SanRemo

Pourquoi cette 106e édition de Milan-Turin restera-t-elle dans les mémoires ?

Milan-Turin, la course la plus ancienne du monde (créée en 1876), a souvent offert un round d’observation avant le grand rendez-vous de SanRemo. Mais l’édition 2026, disputée ce mercredi 18 mars sur 174 kilomètres entre Rho et le sommet de Superga, a eu des allures de jugement dernier. Avec un scénario de course explosive et un plateau de luxe, elle a tenu toutes ses promesses.

Oubliez l’image d’une simple « répétition générale ». Cette année, la classique piémontaise a été le théâtre d’un duel de titans où la tactique, la fraîcheur et l’instinct du puncheur ont dicté leur loi. La victoire de Tom Pidcock, sa deuxième de la saison après une étape du Tour d’Andalousie (Ruta del Sol), n’est pas un simple succès anodin. C’est une déclaration d’intention brutale adressée à tous ses rivaux.

Comment s’est déroulée l’échappée matinale ?

Comme souvent sur ce type de parcours au profil ondulé, les 150 premiers kilomètres, relativement plats, ont souri aux baroudeurs. Mais la course s’est emballée très tôt, preuve que personne ne voulait laisser sa chance au hasard.

Le groupe de six : C’est après plus de 30 kilomètres d’un début de course effréné que l’échappée du jour a pu se former. On y retrouvait Mathieu Burgaudeau (TotalEnergies), un habitué du rôle, aux côtés de Patrick Konrad (Lidl-Trek), Valentin Ferron (Cofidis), Andrea Pietrobon (Polti VisitMalta), Adrien Maire (Unibet Rose Rockets) et Alessandro Milesi (Biesse-Carrera-Premac).

La chasse derrière : Derrière, le peloton ne paniquait pas. Les équipes des favoris, notamment la Red Bull-BORA-hansgrohe de Primož Roglič et la Pinarello-Q36.5 de Tom Pidcock, contrôlaient l’écart avec une mire de précision, le maintenant sous la barre des deux minutes. L’objectif était clair : neutraliser l’échappée dans la première ascension de Superga pour que les chefs de file puissent en découdre.

L’attaque de Roglič dans la première ascension a-t-elle fait mal ?

C’est le moment où le scénario s’est emballé. Dans la première ascension de Superga (4,3 km à 9%), la Red Bull a placé un premier coup de boutoir. Après le travail d’usure de Finn Fisher-Black, c’est Primož Roglič lui-même qui a porté l’estocade à un kilomètre du sommet.

Un écrémage sévère : L’accélération du Slovène a immédiatement disloqué le peloton. Seuls les plus forts ont pu réagir. Comme le confirment les datas, seuls Tom Pidcock, Alexander Cepeda (EF Education-EasyPost) et le jeune prodige de la Movistar, Cian Uijtdebroeks, ont réussi à sauter dans la roue de Roglič.

Le regroupement : Ce quatuor de choc a franchi le sommet ensemble, mais la méfiance et la longue descente vers Turin ont permis à un groupe de contre de revenir. On se retrouvait alors avec une douzaine d’hommes en tête, dont Tobias Johannessen (Uno-X Mobility), Giulio Pellizzari (Red Bull) et Jan Christen (UAE Team Emirates XRG). La Red Bull, forte de ses trois représentants, tentait alors un coup de poker.

Le coup de force de Boichis : folie ou tactique payante ?

Dans la descente, à 12 kilomètres de l’arrivée, le jeune Français Adrien Boichis (Red Bull-BORA-hansgrohe) a lancé une offensive audacieuse. Un raid solo de 20 secondes d’avance qui a semé le doute dans le groupe des favoris.

« C’était un pari intéressant de la part de Red Bull » analyse t-on. « Avec Roglič qui bloquait le groupe derrière, ils avaient deux cartes à jouer. » Malheureusement pour le Français de 23 ans, l’écart n’a jamais été suffisant et il a été repris au pied de l’ultime ascension de Superga (4,9 km à 9,1%), alors que la Movistar avait pris les commandes pour lancer Uijtdebroeks.

Question à nos lecteurs : Selon vous, l’équipe Red Bull a-t-elle fait preuve d’un excès de confiance en lançant Boichis, ou ont-ils simplement tenté leur chance face à un Pidcock trop inspiré ?

À quel moment Pidcock a-t-il porté l’attaque décisive ?

Le dernier kilomètre de Superga a été un condensé de tactique et de puissance pure.

Le forcing de Roglič : À 1,2 km de la ligne d’arrivée, Roglič place un nouveau coup de chaud, mettant en difficulté Cepeda et Uijtdebroeks. Seuls Pidcock, Johannessen et quelques autres tiennent la roue.

Le regroupement : Le groupe de tête se reforme à cinq à l’approche des 600 mètres. Giulio Pellizzari et Lorenzo Fortunato (XDS Astana) sont également de retour.

Le « Punch » de Pidcock : Et là, c’est l’éclair. Dans un virage serré à gauche, Tom Pidcock se porte en tête et place une accélération fulgurante. Un démarrage sur place, à la pédale, qui rappelle les plus grands puncheurs. Son capteur de puissance a dû s’affoler. Personne ne peut suivre.

En quelques foulées, le Britannique de 26 ans a créé un gouffre. Il franchit la ligne les bras levés, avec quatre secondes d’avance sur Tobias Johannessen et cinq sur Primož Roglič. Le top 5 est complété par Giulio Pellizzari et Cian Uijtdebroeks, confirmant l’immense talent de la nouvelle génération.

Quelle est la réaction de Tom Pidcock après ce succès ?

Sur la ligne d’arrivée, Pidcock affichait sa joie, mais aussi une certaine lucidité.

« C’était une journée étrange. On aurait dit la première course de la saison, avec le rythme et les accélérations, j’avais les jambes un peu lourdes. Mais heureusement, à la fin, j’ai eu ce coup de pédale et j’ai pu les tenir à distance. Primož est difficile à lire, je m’attendais à ce qu’il soit fort. J’hésitais à attaquer car tout le monde avait l’air en forme, mais je savais qu’à un moment donné, il fallait que j’y aille. »

Cette victoire, la 12e de sa carrière sur route, est un énorme boost de confiance à trois jours de Milan-SanRemo. Interrogé sur ses chances pour le Monument, Pidcock reste prudent mais déterminé : « Une victoire reste une victoire, elles ne sont pas faciles à obtenir, alors c’est toujours agréable de lever les bras. »

Vidéo : Les images de la démonstration de Pidcock

Tom Pidcock, un immense favori pour Milan-SanRemo ?

Alors que le peloton bascule vers la Riviera Ligure pour le premier Monument de la saison ce samedi, une question brûle toutes les lèvres : Tom Pidcock peut-il reproduire une telle démonstration sur les 300 kilomètres de Milan-San Remo ? Si le final de la Classicissima est moins pentu que Superga, la confiance et la patte du puncheur sont là. En s’imposant sur la plus vieille course du monde, Pidcock succède à Isaac Del Toro et rejoint Mark Cavendish au palmarès. Mais plus qu’un nom de plus, il a inscrit sa victoire avec la manière. Le numéro de Superga restera comme un avertissement sans frais pour Tadej Pogačar et Mathieu van der Poel. La saison des Classiques ne fait que commencer, mais elle a déjà son premier grand patron.

Classement complet Milan-Turin 2026

  1. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team les 174 km en 3:48:45 (45,6 km/h)
  2. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:04
  3. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:05
  4. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:11
  5. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +0:13
  6. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +0:15
  7. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:18
  8. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +0:25
  9. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +0:36
  10. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +0:41
  11. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  12. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets +0:50
  13. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:50
  14. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:50
  15. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +0:50
  16. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:53
  17. VERONA CARLOS, Lidl – Trek +0:53
  18. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +0:53
  19. VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost +0:58
  20. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO +0:58
  21. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA +0:59
  22. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché +1:01
  23. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek +1:03
  24. MONIQUET SYLVAIN, Cofidis +1:05
  25. PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets +1:05
  26. PESENTI THOMAS, Team Polti VisitMalta +1:05
  27. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +1:05
  28. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +1:09
  29. RUBIO EINER, Movistar Team +1:16
  30. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +1:19
  31. JOALLAND YAËL, Cofidis +1:19
  32. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +1:35
  33. OOMEN SAM, Lidl – Trek +1:35
  34. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +1:35
  35. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA +1:41
  36. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team +1:44
  37. STORK FLORIAN, Tudor Pro Cycling Team +1:45
  38. NESPOLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort +1:45
  39. MEEHAN JAMIE, Cofidis +1:52
  40. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:58
  41. SWEENY HARRY, EF Education – EasyPost +2:07
  42. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:17
  43. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost +3:02
  44. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber +3:02
  45. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +3:02
  46. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +3:02
  47. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber +3:02
  48. THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +3:02
  49. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +3:02
  50. COVILI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber +3:02
  51. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +3:02
  52. PORTER RUDY, Team Jayco AlUla +3:02
  53. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta +3:08
  54. SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets +3:08
  55. HERREÑO MARTIN SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber +3:08
  56. ZUMSTEG NICOLA, Biesse – Carrera – Premac +3:11
  57. BOUCHARD GEOFFREY, TotalEnergies +3:15
  58. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +3:17
  59. TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta +3:22
  60. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +3:25
  61. MASCIARELLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort +3:29
  62. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets +3:35
  63. GRUSZCZYŃSKI FILIP, MBH Bank CSB Telecom Fort +3:36
  64. FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:40
  65. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +3:49
  66. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +3:50
  67. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +4:01
  68. BRACALENTE DIEGO, MBH Bank CSB Telecom Fort +4:01
  69. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility +4:08
  70. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali +4:12
  71. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA +4:12
  72. TRAVELLA NICHOLAS, Biesse – Carrera – Premac +4:14
  73. DATI TOMMASO, Team UKYO +4:21
  74. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +4:26
  75. SAMBINELLO ENEA, UAE Team Emirates – XRG +4:26
  76. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +4:26
  77. RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché +4:26
  78. LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies +4:26
  79. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +4:29
  80. ZERAY NAHOM, Team UKYO +4:45
  81. IACOMONI FEDERICO, Team UKYO +4:51
  82. BAGATIN CHRISTIAN, MBH Bank CSB Telecom Fort +4:51
  83. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies +4:51
  84. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +4:51
  85. ZANINI SIMONE, XDS Astana Team +5:02
  86. UMBA SANTIAGO, Solution Tech NIPPO Rali +5:02
  87. CAPELLO ROBERTO, EF Education – EasyPost +5:16
  88. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis +5:48
  89. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:58
  90. BALLERINI DAVIDE, XDS Astana Team +6:06
  91. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +6:07
  92. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +6:36
  93. RAFFERTY ADAM, Team Jayco AlUla +6:36
  94. TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +6:50
  95. BOLDYREV MATVEI, UAE Team Emirates – XRG +6:55
  96. SANFILIPPO CRISTIAN, Biesse – Carrera – Premac +6:56
  97. PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta +6:59
  98. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +6:59
  99. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies +7:08
  100. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +7:08
  101. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies +7:08
  102. KONRAD PATRICK, Lidl – Trek +7:08
  103. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +7:08
  104. BADILATTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +7:08
  105. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +7:12
  106. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +7:32
  107. HOLMES WIL, Team Jayco AlUla +7:36
  108. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek +7:44
  109. HOWSON DAMIEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +7:59
  110. GARCÍA PABLO, Team Polti VisitMalta +8:02
  111. FERRON VALENTIN, Cofidis +8:13
  112. OURSELIN PAUL, Cofidis +8:13
  113. FORLIN DANIELE, Movistar Team +8:25
  114. TURCONI MATTEO, Bardiani CSF 7 Saber +8:25
  115. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +8:28
  116. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets +8:28
  117. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +8:31
  118. ISHIBASHI MANABU, Team UKYO +8:32
  119. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +8:48
  120. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +9:05
  121. THALMANN ROLAND, Tudor Pro Cycling Team +9:23
  122. MAIRE ADRIEN, Unibet Rose Rockets +9:34
  123. CONCA FILIPPO, Team Jayco AlUla +9:38
  124. IWAMURA GENJI, Solution Tech NIPPO Rali +9:38
  125. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali +10:49
  126. CARMINATI MIRKO, Biesse – Carrera – Premac +11:41
  127. GALBUSERA PIETRO, XDS Astana Team +11:41
  128. PROIETTI GAGLIARDONI MATTIA, Movistar Team +11:45
  129. IACCHI ALESSANDRO, Solution Tech NIPPO Rali +11:45
  130. SONEDA JIN, Team UKYO +13:15
  131. HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla +16:42
  132. BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility +16:42
  133. LEALI STEFANO, Biesse – Carrera – Premac +16:42
  134. FAVERO RENATO, Biesse – Carrera – Premac +16:42
  135. MILESI ALESSANDRO, Biesse – Carrera – Premac +16:42
  136. SUTER JOEL, Tudor Pro Cycling Team +16:42
  137. WATANABE YATO, Team UKYO +16:53

137 coureurs classés sur 145 partants.

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Nokere Koerse 2026 : Engagés, favoris, parcours et diffusion TV en direct

Ce mercredi 18 mars, les Flandres donnent le coup d’envoi de leur semaine sacrée avec la 80e édition de Nokere Koerse. Si Milan-SanRemo occupe tous les esprits, le peloton flamand a rendez-vous sur les pavés exigeants de Nokere pour une Classique qui promet des étincelles. Jasper Philipsen y lance son printemps, mais la concurrence, menée par un Jordi Meeus en feu, n’a pas l’intention de lui faire de cadeau. Plongée au cœur d’une course qui sent déjà la poudre.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

80e Nokere Koerse : Philipsen, le dernier test belge avant la folie du samedi

Il y a des courses qui sentent la poudre bien avant le départ. Ce mercredi, sur les routes étroites de Flandre-Orientale, la 80e édition de Nokere Koerse est de celles-là. Entre Deinze et Nokere, ce n’est pas seulement une Classique qui se joue, mais un premier acte décisif, une déclaration d’intention à trois semaines du Tour des Flandres et, pour certains, le dernier test grandeur nature avant l’ogre Milan-SanRemo. Au cœur de ce récit, un nom : Jasper Philipsen. Le Flandrien d’Alpecin-Premier Tech débarque avec la pancarte de « favori numéro un » dans le dos, mais aussi avec une pression immense et une meute de sprinteurs-puncheurs prêts à lui contester le moindre mètre de bitume.

Nokere Koerse 2026 : Pourquoi cette course est-elle un tel révélateur ?

Nokere Koerse, ce n’est pas une simple « semi-classique ». C’est un microcosme des classiques flandriennes, un concentré de ce qui fait le sel du cyclisme belge : des pavés, des montées courtes et violentes, et un final nerveux où le placement prime sur la puissance pure. Créée en 1944 en hommage à Jules Lowie, vainqueur de Paris-Nice 1938, la course a vu des légendes comme Eddy Merckx, Walter Godefroot ou Freddy Maertens lever les bras. Aujourd’hui, elle est un juge de paix idéal pour évaluer la condition des prétendants aux grands rendez-vous du printemps.

Un parcours 2026 taillé pour les puncheurs-sprinteurs ?

Le parcours 2026, long de 186,4 kilomètres, est fidèle à sa réputation : impitoyable. Si le départ est donné à Deinze, c’est bien sur les circuits locaux autour de Kruisem que la course va s’embraser. Avec 27 secteurs pavés et 12 ascensions répertoriées, le moindre grain de sable peut enrayer la mécanique des équipes de sprinteurs.

La première partie de la course, jusqu’au premier passage sur la ligne, est une mise en bouche trompeuse. On y retrouve des monts qui parlent aux puristes comme l’Eikenberg (1,4 km à 4,4%) ou le Petegemberg. Mais c’est l’entrée sur le circuit final qui marque la véritable prise d’otage des organismes. Les coureurs enchaîneront ensuite des boucles infernales où se succèdent la Lange Ast (500 m à près de 5%), le Doorn et la Herlegemstraat, un secteur pavé de 1100 mètres qui sera abordé à trois reprises dans les 100 derniers kilomètres.

L’arrivée a-t-elle changé la donne ?

C’est l’un des points clés de l’histoire récente de Nokere. Pour des raisons de sécurité, l’arrivée n’est plus jugée au sommet du Nokereberg pavé, mais sur la Waregemsestraat. Une rampe de 800 mètres à 4,3% sur un revêtement classique. Ce changement, acté en 2025, avait souri à Nils Eekhoff. Ce final en « bosse » sur asphalte récompense désormais moins le sprinteur le plus puissant sur le pavé que celui qui aura la meilleure gestion d’effort et le placement le plus judicieux dans les derniers kilomètres. L’an dernier, Eekhoff avait créé la surprise. Cette année, tout le monde aura analysé la manœuvre.

Qui sont les grands favoris de Nokere Koerse 2026 ?

Si vous cherchez une réponse simple, le grand favori du jour se nomme Jasper Philipsen. Mais le cyclisme est un sport trop complexe pour se contenter d’un seul nom. La startlist de cette 80e édition est un véritable Who’s Who des spécialistes des sprints corsetés.

Jasper Philipsen, l’homme à battre malgré les doutes

Notre choix, et celui de nombreux observateurs, se porte sur Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech). Malgré une chute sur Tirreno-Adriatico, le Belge a choisi de maintenir sa présence. Pourquoi ? Parce qu’il a besoin de sentir la victoire (qui lui échappe cette année). Son début de saison est resté discret, et cette classique, où il a déjà terminé deux fois troisième, est le tremplin idéal avant de retrouver Van der Poel samedi sur la Primavera. L’équipe alignée autour de lui est un monstre de guerre : Edward Planckaert, Jonas Rickaert et Florian Sénéchal pour le contrôle, Gerben Thijssen en plan B. De quoi faire peur à n’importe quel adversaire.

La meute des prétendants : Meeus, Jakobsen et la nouvelle vague

Derrière Philipsen, la bataille pour les accessits s’annonce féroce.

Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Il est sans doute le plus dangereux. Vainqueur du GP Samyn début mars, il est sur une dynamique exceptionnelle. Sa puissance et son placement dans les finals chaotiques en font un candidat sérieux à la première place.

Fabio Jakobsen (Team Picnic PostNL) : Vainqueur en 2018 (sa première victoire en carrière), le Néerlandais revient sur ses terres de succès. Sa pointe de vitesse est intacte, mais son équipe devra le placer parfaitement dans les derniers hectomètres pour contrer la puissance de Philipsen.

Lukáš Kubiš (Unibet Tietema Rockets) : 9e l’an dernier, le Slovaque a passé un cap. Sur un vélo, il est l’un des rares à pouvoir suivre les meilleurs dans les secteurs pavés et les battre au sprint. Une vraie carte à jouer pour la formation ProTeam.

Les trouble-fêtes et les jeunes loups

La catégorie des outsiders regorge de talents capables de créer l’exploit.

Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla) et Juan Sebastian Molano (UAE Team Emirates XRG) ont la vitesse pour s’imposer si le scénario leur est favorable. Mais gardez un œil sur la jeune garde belge : Tom Crabbé (20 ans, Team Flanders Baloise), déjà deux victoires cette saison, et Steffen De Schuyteneer (21 ans – 2e du GP La Marseillaise), sont affamés. Sans oublier les français Emilien Jeannière (TotalEnergies) et Thibaud Gruel (Groupama-FDJ United), ou encore Max Kanter (XDS Astana) et Matteo Moschetti (Pinarello Q36.5).

Une question à vous poser, chers lecteurs : Selon vous, Philipsen est-il vraiment le favori numéro un ou sa chute de Tirreno va-t-elle lui coûter cher sur un final aussi exigeant ?

Nokere Koerse 2026 : La startlist complète décryptée

Au-delà des têtes d’affiche, la startlist de 22 équipes (dont 13 WorldTeams) regorge de valeurs sûres et de seconds couteaux qui feront la course. Des hommes comme Milan Menten ou Piet Allegaert sont des révélateurs de forme. Leur présence dans le Top 10 l’an dernier n’est pas un hasard. Ils connaissent la musique et n’hésiteront pas à surfer sur les marquages entre les gros poissons pour tirer leur épingle du jeu.

Favoris outsiders coureurs à suivre

*** Jasper Philipsen

** Pascal Ackermann, Tom Crabbé, Jordi Meeus, Juan Sebastian Molano, Emilien Jeannière

* Steffen De Schuyteneer, Fabio Jakobsen, Alec Segaert, Lukáš Kubiš, Max Kanter, Milan Menten, Thibaud Gruel

Qui sont les coureurs engagés participants à la Danilith Nokere Koerse 2026 ?

Team Picnic PostNL (WT) ✅
1, JAKOBSEN, Fabio
2, DE CEUSTER, Milan
3, VAN DER WERFF, Thom
4, BIESTERBOS, Frits
5, RENARD-HAQUIN, Henri-François
6, ROOSEN, Timo
7, VAN UDEN, Casper

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
11, MORGADO, António
12, MOLANO, Juan Sebastián
14, JOHANSEN, Julius
15, GIAIMI, Luca
16, LAENGEN, Vegard Stake
17, OLIVEIRA, Rui

Lidl Trek (WT) ✅
21, WITHEN PHILIPSEN, Albert
22, WALSCHEID, Max
23, MICHIELSEN, Thor
24, TEUTENBERG, Tim Torn
25, EGHOLM, Kristian
26, VERGAERDE, Otto

XDS Astana Team (WT) ✅
31, KANTER, Max
32, GATE, Aaron
33, DELLE VEDOVE, Alessio
34, LIVYNS, Arjen
35, SYRITSA, Gleb
36, GONOV, Lev
37, WANG, Gustav

Soudal Quick-Step (WT) ✅
41, DAINESE, Alberto
42, LAMPAERT, Yves
43, DESAL, Ceriel
44, GELDERS, Gil
45, VANGHELUWE, Warre
46, VAN TRICHT, Stan
47, VERVENNE, Jonathan

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
51, MEEUS, Jordi
52, MARIT, Arne
53, DONATI, Davide
54, DRIZNERS, Jarrad
55, ETXEBERRIA, Haimar
56, PUTZ, Sebastian
57, VERMEERSCH, Gianni

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
61, PHILIPSEN, Jasper
62, RICKAERT, Jonas
63, THIJSSEN, Gerben
64, SÉNÉCHAL, Florian
65, SENTJENS, Sente
66, RIESEBEEK, Oscar
67, PLANCKAERT, Edward

Bahrain Victorious (WT) ✅
71, SEGAERT, Alec
72, BRUTTOMESSO, Alberto
73, ERŽEN, Žak
74, GOVEKAR, Matevž
75, MIQUEL, Pau
76, BORGO, Alessandro
77, DUNWOODY, Seth

Uno-X Mobility (WT) ✅
81, BLIKRA, Erlend
82, BÉVORT, Carl-Frederik
83, URIANSTAD BUGGE, Martin
84, HVIDEBERG, Jonas Hem
85, INGEBRIGTSEN, Storm
86, PEDERSEN, Henrik
87, SVARRE, Tobias

NSN Cycling Team (WT) ✅
91, HOFSTETTER, Hugo
92, EINHORN, Itamar
93, RAISBERG, Nadav
94, TENE, Rotem
95, VAN TRICHT, Floris
96, VERBRUGGHE, Jens
97, WATTS, Kiaan

Team Jayco AlUla (WT) ✅
101, ACKERMANN, Pascal
102, CAPIOT, Amaury
103, SAMBINELLO, Mattia
104, DE POOTER, Dries
105, WIGGINS, Ben
106, MCKENZIE, Hamish
107, MEZGEC, Luka

Groupama FDJ United (WT) ✅
111, GRUEL, Thibaud
112, PENHOËT, Paul
113, BOWER, Lewis
114, FONTAINE, Titouan
115, TRONCHON, Bastien
116, HUENS, Axel
117, BARTHE, Cyril

Lotto Intermarché (WT) ✅
121, DE SCHUYTENEER, Steffen
122, TAMINIAUX, Lionel
123, GIDDINGS, Joshua
124, KOCKELMANN, Mathieu
125, MENTEN, Milan
126, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
127, VEISTROFFER, Baptiste

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
133, LIENHARD, Fabian
134, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
135, MIKUTIS, Aivaras
136, GUILLEMETTE, Mathias
137, VAN DEN BOER, Seppe

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
141, MOSCHETTI, Matteo
142, FRISON, Frederik
143, DE GENDT, Aimé
144, MAŁECKI, Kamil
145, LIEPIŅŠ, Emīls
146, PIDCOCK, Joseph
147, BENNETT, Sam

Cofidis (PRT) ✅
151, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
152, ALLEGAERT, Piet
153, BIERMANS, Jenthe
154, MAAS, Jan
155, PAGE, Hugo
156, CHARRET, Camille

TotalEnergies (PRT) ✅
161, BRUNEL, Alexys
162, JEANNIÈRE, Emilien
163, MANZIN, Lorrenzo
164, MARCEROU, Nicola
165, TESSON, Jason
166, THIERRY, Pierre
167, VADIC, Baptiste

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
171, OTRUBA, Jakub
172, DARDER, Sergi
173, IBÁÑEZ, Javier
174, LARRONDE, Ellande
175, LEITÃO, Iúri
176, SORARRAIN, Gorka
177, VILLAR, Iker

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
181, KUBIŠ, Lukáš
182, BLOEM, Joren
183, DE VRIES, Hartthijs
184, KOPECKÝ, Matyáš
185, RASENBERG, Martijn
186, AUGÉ, Ronan
187, ŤOUPALÍK, Adam

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
191, CRABBE, Tom
192, DEWEIRDT, Siebe
193, LAMBRECHT, Michiel
194, LANHOVE, Milan
195, MARIS, Elias
196, VAN HEMELEN, Vincent
197, VANDENSTORME, Dylan

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
201, CHRISTIAN, Sean
202, KESSLER, Cole
203, MCDONALD, Brody
204, OLIVER, Ben
205, BOARDMAN, Samuel
206, SCALA, Hugo
207, WRIGHT, Paul

Tarteletto – Isorex (CT) ✅
211, DUPONT, Timothy
212, HARTEEL, Jelle
213, MOONEN, Zeno
214, SANTY, Arne
215, KILLY, Jonah
216, ROMMELAERE, Iben
217, VERMOOTE, Jelle

Diffusion TV direct : Suivez la course en intégralité

Pour ne rien perdre de ce combat de gladiateurs des temps modernes, les diffuseurs sont au rendez-vous. La course promet d’être animée de bout en bout, et le final devrait être électrique.

En Belgique :

Francophone : Dès 14h30 sur Tipik et la plateforme RTBF Auvio.

Néerlandophone : Dès 14h55 sur VRT 1, Sporza.be et VRT Max.

En France :

Dès 16h00 sur Eurosport 2 et HBO Max.

L’arrivée est estimée entre 17h05 et 17h40. Préparez-vous à un final sous haute tension.

Une question de timing et de placement

Pour conclure, cette 80e édition de Nokere Koerse est un formidable laboratoire. Elle nous dira si Jasper Philipsen a digéré sa chute et s’il est prêt à jouer les premiers rôles à SanRemo. Elle nous montrera si Jordi Meeus peut confirmer son statut de vainqueur du Samyn et s’imposer comme le nouveau patron des courses d’un jour belges.

Mais au-delà des individualités, c’est la course elle-même qui dictera sa loi. Sur un parcours aussi exigeant, le moindre ralentissement dans un secteur pavé, la moindre hésitation dans un rond-point peut coûter la victoire. Ce mercredi, à Nokere, le plus fort ne sera pas forcément le plus rapide, mais celui qui aura su lire la course et placer son effort au bon moment. Rendez-vous sur la Waregemsestraat pour le verdict.

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Milan-Turin 2026 : parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Ce mercredi 18 mars, le peloton célèbre un monument d’histoire : la 107e édition de Milan-Turin. Loin d’être une simple course de preparation pour Milan-SanRemo, cette édition 2026, avec sa double ascension infernale de Superga, promet un feu d’artifice entre grimpeurs et puncheurs. Tom Pidcock, Primoz Roglic, Jan Christen et la nouvelle vague italienne s’affrontent pour inscrire leur nom au sommet de la basilique, et succéder au palmarès à Isaac del Toro. Voici notre analyse complète du parcours, de la startlist et des forces en présence.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Duel Pidcock-Roglic sur Superga ? Découvrez l’analyse complète de Milan-Turin 2026 : parcours explosif, startlist des engagés, favoris et diffusion TV en direct. Notre verdict avant la 107e édition.

150 ans d’histoire, une seule obsession : Superga

Milan-Turin, c’est la doyenne. Née en 1876, elle a vu défiler les légendes, de Costante Girardengo à Roger De Vlaeminck, de Laurent Jalabert à un certain Mark Cavendish – preuve que cette Classique a su se réinventer. Mais pour ce 150e anniversaire, les organisateurs ont choisi de renouer avec l’ADN le plus pur de la « Torino », celui qui fait saliver les grimpeurs : une arrivée au sommet de la colline de Superga.

Ce mercredi 18 mars, trois jours précisément avant le premier Monument de la saison, Milan-SanRemo, le peloton ne viendra pas seulement « se tester ». Il viendra se jauger, se confronter et, pour certains, prouver qu’ils sont les hommes-forts du moment. Oubliez les sprints massifs des éditions passées : ici, c’est une explication dans un mur de 4,9 km à 9,1% qui attend les 145 coureurs.

Le parcours Milan-Turin 2026 : Un piège tendu dans la plaine du Pô

Le tracé de 174 km (1600 D+) de cette 107e édition (ou 150e anniversaire, selon la numérotation historique) est un modèle de tension dramatique. Les 150 premiers kilomètres sont un long ruban de bitume à travers la plaine du Pô. De Rho, dans la banlieue de Milan, le peloton file vers l’ouest, traversant Novare et Vercelli.

Pourquoi la première partie de course est-elle si cruciale ?

C’est un faux-plat mental. Le parcours est techniquement facile, mais le stress est permanent. Le vent, dans ces plaines agricoles, peut parfois balayer et créer des bordures. Les directeurs sportifs scruteront le moindre coup de vent. L’objectif pour les équipes des favoris est de contrôler l’échappée matinale, mais surtout de placer leurs hommes à l’abri pour économiser chaque once d’énergie avant le juge de paix. Selon les données historiques de la course, c’est souvent dans ces longs segments plats que les pièges se referment sur les sprinteurs qui auraient eu l’audace de s’accrocher.

La double ascension de Superga : le juge de paix

Le véritable spectacle commence aux portes de Turin. Le parcours enchaîne deux passages sur les pentes de la Basilique de Superga.

Premier passage (Km 154,6) : 4,3 km à 9,1%. C’est l’allumage. On ne gagne pas ici, mais on peut y perdre la course. Le rythme imposé par les équipes va faire le premier tri, éliminant les coureurs qui manquent d’explosivité.

Descente et replat : Une brève respiration vers Rivodora et Sambuy avant de repartir à l’assaut.

Seconde et ultime ascension : 4,9 km à 9,1% (avec un passage max à 14%). L’arrivée est jugée au sommet. C’est un effort total, violent, où la moindre hésitation se paie cash. Les pourcentages sont si raides qu’ils favorisent les coureurs explosifs, capables de changer de rythme sur des pentes aussi sévères, exactement ce qui est demandé sur le Poggio trois jours plus tard.

Screenshot

Question à nos lecteurs : Selon vous, ce final est-il plus sélectif que celui de Milan-Sanremo, ou au contraire, est-il un excellent indicateur pour la Primavera ?

La startlist 2026 : Un plateau de gala pour le 150e anniversaire

Si Isaac Del Toro, vainqueur sortant, brille par son absence (forfait après son exploit au Tirreno), la startlist de cette édition n’a rien à envier aux Monuments. Le plateau est un savant mélange d’expérience et de jeunesse bouillante.

Les favoris incontestables (⭐⭐⭐)

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) : Il est l’homme à battre. Le Britannique a coché cette course d’une croix rouge. Son explosivité sur les pentes courtes et sa vista tactique en font le candidat numéro un. Pour lui, c’est le moment de vérité avant de viser la Sanremo. Un succès ici lancerait idéalement son printemps. Sa victoire d’étape à Lucena sur la Ruta del Sol (devant Jan Christen) ainsi que sa récente 7e place sur les Strade Bianche, sont d’excellents indicateurs.

Jan Christen (UAE Team Emirates-XRG) : Le prodige suisse est le leader désigné de la formation UAE, en l’absence de Del Toro. Très à l’aise sur ce type d’efforts violents, il incarne la nouvelle génération qui veut tout, tout de suite. Sa forme ascendante en fait un outsider de luxe. Sa récente 32e place sur Tirreno Adriatico n’est pas du tout représentative de sa forme actuelle, lui qui enchaîné depuis le début de saison victoires et accessits.

Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le grand espoir italien (22 ans). Courir à la maison, sur une arrivée qui sourit aux grimpeurs, est une énorme motivation. Le public transalpin attend beaucoup de ce jeune talent, capable de soutenir un rythme infernal. Il vient de terminer 3e de la « Course des deux Mers ».

Les sérieux prétendants (⭐⭐)

Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le Slovène a déjà gagné ici en 2021. Son retour sur une course qu’il affectionne est un signal fort. Même si sa préparation est peut-être davantage axée sur les grands Tours, son punch et son expérience des fins de course sont des atouts indéniables. Il est en forme.

Derek Gee-West (Lidl-Trek) : Le Canadien est la révélation des dernières saisons. Son style « gaz à fond » et sa capacité à enchaîner les efforts lui vont comme un gant sur ce profil. Il fait partie de ces coureurs qui peuvent créer la surprise. Il n’a plus couru depuis l’UAE Tour (7e), il y a un mois.

Les outsiders à ne pas négliger (⭐)

Michael Storer (Tudor Pro Cycling Team) : Un pur grimpeur. Si l’ascension était un peu plus longue, il serait le favori absolu. Mais sur 5 km, il doit absolument partir de loin pour faire céder les explosifs.

Cian Uijtdebroeks (Movistar Team) : Le Belge effectue son retour après une blessure en février à l’occasion du Tour de Valence. Son talent n’est plus à prouver, mais son état de forme est l’inconnue de cette équation. Une place d’honneur serait déjà une excellente nouvelle.

Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) : Troisième l’an dernier, il connaît le parcours par cœur. Sa régularité et sa progression constante en font un candidat solide pour le Top 5. Il a enchaîné les places d’honneur depuis le début de saison.

Pronostic de la rédaction :

*** Tom Pidcock, Giulio Pellizzari

** Primož Roglič, Jan Christen, Derek Gee

* Diego Ulissi, Benoît Cosnefroy, Cian Uijtdebroeks, Lorenzo Fortunato

Qui sont les coureurs engagés participants à Milan-Turin 2026 ?

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, CHRISTEN, Jan
2, BOLDYREV, Matvei
3, COSNEFROY, Benoît
5, PERICAS, Adrià
6, SAMBINELLO, Enea
7, VERMAERKE, Kevin

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
11, COVILI, Luca
12, HERREÑO, Martin Santiago
13, PALETTI, Luca
14, TAROZZI, Manuele
15, TOLIO, Alex
16, TURCONI, Filippo
17, TURCONI, Matteo

Biesse – Carrera – Premac (CT) ✅
21, CARMINATI, Mirko
22, FAVERO, Renato
23, LEALI, Stefano
24, MILESI, Alessandro
25, SANFILIPPO, Cristian
26, TRAVELLA, Nicholas
27, ZUMSTEG, Nicola

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
31, ARRIOLABENGOA, Julen
32, BALDERSTONE, Abel
33, BERWICK, Sebastian
34, BOU, Joan
35, CASTELLON, Jan
36, PARRA, José Félix
37, PRADES, Eduard

Cofidis (PRT) ✅
41, CARR, Simon
42, FERRON, Valentin
43, JOALLAND, Yaël
44, MEEHAN, Jamie
45, MONIQUET, Sylvain
46, OURSELIN, Paul
47, ZAMPERINI, Edoardo

EF Education – EasyPost (WT) ✅
51, SWEENY, Harry
52, BATTISTELLA, Samuele
53, BAUDIN, Alex
54, BELOKI, Markel
55, CEPEDA, Jefferson Alexander
56, VAN DER LEE, Jardi Christiaan
57, CAPELLO, Roberto

Lidl – Trek (WT) ✅
61, GEOGHEGAN HART, Tao
62, GEE-WEST, Derek
63, KONRAD, Patrick
64, MOLLEMA, Bauke
65, MOSCA, Jacopo
66, OOMEN, Sam
67, VERONA, Carlos

Lotto Intermarché (WT) ✅
72, EEMAN, Kamiel
73, GUALDI, Simone
74, ROTA, Lorenzo
75, RUTSCH, Jonas
76, SLOCK, Liam
77, THOMPSON, Reuben

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
81, MASCIARELLI, Lorenzo
82, BRACALENTE, Diego
83, BAGATIN, Christian
84, FANCELLU, Alessandro
85, GRUSZCZYŃSKI, Filip
86, NESPOLI, Lorenzo
87, VERRE, Alessandro

Movistar Team (WT) ✅
91, UIJTDEBROEKS, Cian
92, CEPEDA, Jefferson Alveiro
93, FORLIN, Daniele
94, PESCADOR, Diego
95, PROIETTI GAGLIARDONI, Mattia
96, RUBIO, Einer
97, TESFATSION, Natnael

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
101, PIDCOCK, Thomas
102, AZPARREN, Xabier Mikel
103, BADILATTI, Matteo
104, CALZONI, Walter
105, CAMPRUBÍ, Marcel
106, HOWSON, Damien
107, VANHOUCKE, Harm

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
111, PELLIZZARI, Giulio
112, BOICHIS, Adrien
113, FISHER-BLACK, Finn
114, ROGLIČ, Primož
115, TUCKWELL, Luke
116, WANDAHL, Frederik
117, ZWIEHOFF, Ben

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
121, BALMER, Alexandre
122, FABBRO, Matteo
123, IACCHI, Alessandro
124, IWAMURA, Genji
125, PIRAS, Andrea
126, UMBA, Santiago
127, MEO, Felix James

Team Jayco AlUla (WT) ✅
131, CONCA, Filippo
132, DOUBLE, Paul
133, ENGELHARDT, Felix
134, HELLEMOSE, Asbjørn
135, HOLMES, Wil
136, PORTER, Rudy
137, RAFFERTY, Adam

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
141, BUTTIGIEG, Aidan
142, CRESCIOLI, Ludovico
143, GARCÍA, Pablo
144, GIULIANO, Dario
145, PESENTI, Thomas
146, PIETROBON, Andrea
147, TERCERO, Fernando

Team UKYO (CT) ✅
151, GARIBBO, Nicolò
152, ZERAY, Nahom
153, DATI, Tommaso
154, IACOMONI, Federico
155, ISHIBASHI, Manabu
156, SONEDA, Jin
157, WATANABE, Yato

TotalEnergies (PRT) ✅
161, BURGAUDEAU, Mathieu
162, BOUCHARD, Geoffrey
163, DELBOVE, Joris
164, DOUBEY, Fabien
165, JOUSSEAUME, Alan
166, LÉVÊQUE, Theo
167, RETAILLEAU, Valentin

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
171, STORER, Michael
172, DONZÉ, Robin
173, ERIKSSON, Jacob
174, STORK, Florian
175, SUTER, Joel
176, THALMANN, Roland
177, WARBASSE, Larry

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
181, POELS, Wout
182, SAVIOZ, Colin
183, FOUGNER, Eivind Broholt
184, GELEIJN, Owen
185, MAIRE, Adrien
186, MERIS, Sergio
187, PETER, Jannis

Uno-X Mobility (WT) ✅
191, CORT, Magnus
192, ABRAHAMSEN, Jonas
193, HOLTER, Ådne
194, JOHANNESSEN, Anders Halland
195, JOHANNESSEN, Tobias Halland
196, BLUME LEVY, William
197, SKAARSETH, Anders

XDS Astana Team (WT) ✅
201, BETTIOL, Alberto
202, BALLERINI, Davide
203, FORTUNATO, Lorenzo
204, GALBUSERA, Pietro
205, SCHRETTL, Marco
206, ULISSI, Diego
207, ZANINI, Simone

Diffusion TV : Suivez l’embrasement de Superga en direct

Vous ne voulez rien manquer de cette explication au sommet ? Voici comment suivre la course en direct.

Sur quelle chaîne et à quelle heure regarder Milan-Turin 2026 ?

La course sera diffusée en direct ce mercredi 18 mars 2026.

Départ réel : 11h55 (départ fictif à 11h40)

Arrivée estimée : Vers 16h00

Début de la diffusion TV : 14h00

Chaînes : Eurosport 2 et la plateforme de streaming HBO Max.

La prise d’antenne à 14h00 interviendra alors que le peloton entrera dans le final. Vous ne verrez pas la longue traversée de la plaine, mais vous serez en direct pour l’intégralité du final et la double explication sur Superga, le cœur de la course.

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Paris-Nice 2026 : La revanche de Lenny Martinez sur Vingegaard lors de la 8e étape

Ils ont attaqué ensemble, roulé ensemble, et se sont regardés dans le blanc des yeux jusqu’à l’Allianz Riviera. Sur la dernière étape de ce Paris-Nice 2026, Lenny Martinez a réussi l’exploit de suivre Jonas Vingegaard dans son jardin, avant de le dominer dans un sprint à deux d’une intensité rare. Plus qu’une victoire d’étape, c’est une déclaration. Retour sur une journée où le Cannois a fait plier le double vainqueur du Tour.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Pourquoi Lenny Martinez n’a pas seulement « chipé » une victoire à Vingegaard, il a écrit la sienne

Il y a des victoires qui se comptent, et d’autres qui se racontent. Celle de Lenny Martinez (Bahrain Victorious) sur la 8e et dernière étape de Paris-Nice 2026 appartient clairement à la seconde catégorie. Dans un final digne des plus grands rendez-vous, le jeune Français (22 ans) a réussi l’impensable : suivre l’attaque dévastatrice de Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) sur les pentes du Linguador, puis le dominer au sprint devant le stade de l’OGC Nice. Pendant ce temps, derrière, Daniel Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe) jouait les funambules pour sauver sa deuxième place au général. Plongeons au cœur d’une étape qui restera comme l’un des joyaux de cette 84e édition.

Comment Lenny Martinez a-t-il fait pour résister à « l’ogre » Vingegaard ?

La question, tous les observateurs du peloton se la sont posée. Vingegaard, maillot jaune solidement vissé sur les épaules, n’avait rien à prouver. Pourtant, fidèle à son habitude, il a voulu mettre un point d’honneur à signer une troisième victoire d’étape. À 20 kilomètres du but, sur la Côte du Linguador (3,3 km à 8,2%), le Danois a porté l’estocade, parfaitement lancé par un Victor Campenaerts monumental.

L’explosivité d’un pur grimpeur face à un rouleau compresseur

L’accélération était brutale, chirurgicale. Comme souvent, elle a disloqué le groupe des favoris. Mais dans le rétroviseur de Vingegaard, une tache bleutée a refusé de se décrocher : Lenny Martinez. Là où d’autres auraient lâché prise, le Cannois a puisé dans ses ressources pour maintenir un écart infime.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que Martinez n’est pas un rouleur comme le Danois. Sa force, c’est l’explosivité et la capacité à encaisser les variations de rythme. Selon les données et datas, sa puissance relative dans les pentes au-delà de 8% est l’une des meilleures du peloton. Hier, il a transformé cette force en bouclier. Il a encaissé les coups de boutoir de Vingegaard sans jamais rompre, prouvant qu’il avait franchi un cap psychologique majeur.

« Pourquoi il a collaboré ? » : Le pacte tacite des deux leaders

Une fois le duo formé, une question a rapidement enflammé la caravane et les réseaux sociaux : pourquoi Vingegaard, le plus fort, a-t-il continué à collaborer avec Martinez ? La réponse est tactique.

Vingegaard, qui roulait pour le général, avait besoin de creuser un écart définitif sur ses poursuivants (Steinhauser, Vauquelin). S’il avait refusé de prendre ses relais, le groupe de chasse, emmené par des INEOS Grenadiers ambitieux pour Kévin Vauquelin, aurait pu revenir. Il a donc fait le choix de la raison : s’associer avec le seul coureur capable de le suivre pour neutraliser toute menace sur son classement général. Un choix de champion, qui aurait dû le mener à la victoire d’étape. Mais il avait sous-estimé la vista de son compagnon d’échappée.

Le sprint à l’Allianz Riviera : analyse d’un duel psychologique

Les deux hommes se présentent sur le boulevard menant à l’Allianz Riviera. L’écart est suffisant. Le jeu du chat et de la souris commence. Vingegaard, fort de son statut, s’installe dans la roue de Martinez, signifiant clairement qu’il compte le remonter dans les derniers mètres. Une position de force qui s’est pourtant retournée contre lui.

300 mètres de génie : le coup de poker gagnant de Martinez

Beaucoup s’attendaient à ce que Vingegaard lance le sprint de très loin pour asphyxier le Français. C’était mal connaître le sang-froid de Lenny Martinez. Le Cannois a attendu le moment psychologique parfait. Alors que le Danois était calé dans sa roue, anticipant un lancement à 200 mètres, Martinez a déclenché son effort à 300 mètres de la ligne.

Un démarrage surpuissant qui a surpris Vingegaard, obligé de réagir instantanément depuis une position inconfortable. C’est brut, c’est beau, et ça a offert à la France une deuxième victoire d’étape sur cette édition, une première depuis 2022.

Jonas Vingegaard écrase tout, le podium respire

Derrière ce duel au sommet, le classement général a connu ses propres tourments. Jonas Vingegaard, avec cette deuxième place du jour, ajoute une ligne à un palmarès déjà impressionnant. Il succède à Matteo Jorgenson et remporte sa première « Course au Soleil », en plus de ses deux succès d’étape et des classements du meilleur grimpeur et par points.

Le grand frisson pour Daniel Martinez : comment il a sauvé sa 2e place

Le drame s’est joué à 50 kilomètres de l’arrivée. Alors que tout semblait sous contrôle pour Daniel Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe), son coéquipier Laurence Pithie, sans doute trop enthousiaste, a traversé la route et a fauché son leader. Une chute idiote qui a failli coûter très cher au Colombien. Isolé, pointé à plus d’une minute du peloton, le scénario cauchemardesque s’écrivait sous nos yeux.

Pourtant, Martinez a fait preuve d’un courage exceptionnel. Avec l’aide de ses équipiers, il a limité la casse, ne cédant finalement que 1’20 sur la ligne et conservant sa place de dauphin pour seulement 17 secondes face à un Georg Steinhauser héroïque.

Vauquelin, Steinhauser : la nouvelle génération française à la lutte

Derrière, la bataille pour la troisième place a tenu toutes ses promesses. Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) a tout tenté pour déloger l’Allemand Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) du podium. Mais l’Allemand, solide comme un roc, n’a pas cédé, conservant son maillot blanc de meilleur jeune et la troisième marche. Vauquelin termine au pied du podium (4e, à 6’24), une performance prometteuse qui confirme son statut de futur grand leader français. Lenny Martinez, grâce à son exploit, bondit à la 5e place, à 7’31.

  • Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), vainqueur final.
  • Daniel Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe), 2e à 4’23 »
  • Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost), 3e à 6’07 »
  • Kévin Vauquelin (Ineos Grenadiers), 4e à 6’24 »
  • Lenny Martinez (Bahrain Victorious), 5e à 7’31 »

Vidéo : Les images d’un final d’anthologie

Comment ne pas revoir en boucle ces images ? L’attaque de Vingegaard dans le Linguador, le regard déterminé de Lenny Martinez accroché à sa roue, puis ce final haletant où la puissance rencontre la ruse. Ces images capturent l’essence même de notre sport : une lutte sans merci où le plus fort ne gagne pas toujours. Le ralenti de la ligne d’arrivée montre à quel point le Français a dû puiser au plus profond de lui-même pour devancer le Danois. C’est un condensé d’émotion pure.

Quel avenir pour les deux protagonistes après ce choc ?

Ce Paris-Nice 2026 laisse des traces indélébiles. Pour Lenny Martinez, cette victoire est un accélérateur de carrière. Après ses succès d’étapes au Romandie et l’an dernier déjà sur Paris-Nice, il prouve qu’il peut rivaliser avec les tous meilleurs, même sur leur terrain de prédilection. Une question brûle les lèvres : peut-on désormais le considérer comme un outsider crédible pour les Grands Tours ? Sa capacité à enchaîner les efforts sur une semaine devra encore être confirmée, mais le potentiel est là, intact.

Pour Jonas Vingegaard, cette « défaite » sur le fil n’enlève rien à sa démonstration. Avec une avance colossale de 4’23 sur le deuxième, soit le plus gros écart depuis 1939, il a littéralement survolé les débats. L’absence de Tadej Pogacar et l’abandon précoce de Juan Ayuso sur chute ont sans doute facilité sa tâche, mais sa domination a été écrasante. Il abordera le Giro, puis un Tour de France forcément explosif face à Pogacar, avec un moral d’acier.

Et vous, que retenez-vous de ce final ? Lenny Martinez peut-il désormais prétendre à jouer le podium d’un Grand Tour dans un futur proche ? Partagez votre avis en commentaires !

Classement Paris-Nice 2026, étape 8 – Top 20

  1. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious les 129,2 km en 3:06:43 (41,5 km/h)
  2. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:07
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:07
  5. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +0:07
  6. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +0:07
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +0:07
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:07
  9. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +0:44
  10. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  11. VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team +0:44
  12. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +0:44
  13. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +0:51
  14. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:51
  15. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +0:51
  16. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +0:51
  17. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team +0:51
  18. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +0:51
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +0:51
  20. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:51

Classement général à l’issue de la 8e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 25:25:11
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +4:23
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +6:07
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:24
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:31
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +9:09
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:19
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:23
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:33
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:40
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +13:09
  12. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +26:14
  13. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +26:47
  14. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +28:29
  15. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +29:07
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +31:11
  17. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +31:51
  18. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +39:12
  19. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +41:39
  20. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +42:01

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Tirreno Adriatico 2026 étape 7 : Milan s’impose, Del Toro vainqueur final

Ce dimanche 15 mars, la « Course des Deux Mers » a rendu son verdict dans un final aussi spectaculaire que chaotique. Sur le front de mer de San Benedetto del Tronto, Jonathan Milan a décroché un troisième succès d’affilée sur l’ultime étape, tandis qu’Isaac Del Toro, solide comme un roc malgré une chute, a officialisé sa domination sur ce Tirreno Adriatico 2026. Retour sur une journée où le scénario a tenu toutes ses promesses.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Tirreno Adriatico 2026 : Comment expliquer la démonstration de puissance de Jonathan Milan sur la 7e étape ?

C’est une image qui commence à devenir familière sur le lungomare de San Benedetto del Tronto. Comme en 2024 et 2025, c’est Jonathan Milan qui a levé les bras sur la dernière étape de Tirreno Adriatico. Le colosse de Lidl-Trek (25 ans) a une nouvelle fois fait parler sa puissance sur les 142 kilomètres tracés entre Civitanova Marche et la mer. Mais ne vous y trompez pas, cette victoire, la sixième de sa saison déjà, n’a rien eu d’une formalité.

Derrière le sourire du vainqueur, il y avait un homme lessivé par une semaine de course harassante. « Douleur et bonheur en même temps » résumait Milan juste après l’arrivée, parfaitement conscient du chemin de croix emprunté pour en arriver là. Perdu dans le grupetto lors des étapes de montagne, le maillot cyclamen (points) a dû puiser dans ses réserves et celles, inépuisables, de ses coéquipiers. Le lancement d’Edward Theuns dans le dernier kilomètre est entré dans la légende de cette équipe Lidl-Trek : un train lancé à pleine vitesse qui a permis à son leader de remonter comme un boulet de canon pour dévorer Sam Welsford (INEOS Grenadiers) et Laurenz Rex (Soudal Quick-Step) sur la ligne.

Comment la tactique d’Alpecin-Premier Tech a-t-elle failli faire basculer l’étape ?

Pendant longtemps, pourtant, le scénario du sprint massif a paru bien compromis. Comme un avertissement avant Milan-SanRemo, Mathieu van der Poel a endossé le costume de puncheur dans la montée de Ripatransone (8,4 km à 4,6%). L’objectif de l’équipe Alpecin-Premier Tech était clair : saigner les purs sprinteurs pour offrir un boulevard à Jasper Philipsen. Le plan a marché… peut-être même trop bien.

Le tempo infernal du Néerlandais a provoqué des cassures dans le peloton. Les cadors du général, dont Isaac Del Toro, étaient scotchés à sa roue. Mais la surprise est venue de l’arrière : Philipsen lui-même a sauté ! Le Belge s’est retrouvé piégé dans un second groupe, reléguant l’équipe leader à un curieux jeu de dupe. Van der Poel a continué son effort tel un rouleau compresseur, mais sans son sprinteur dans la roue, son numéro était voué à l’échec. Une question se pose : ce raid solitaire était-il un test grandeur nature pour la Classicissima de samedi prochain, ou un coup tactique manqué ?

Isaac Del Torro, vainqueur final : un sacre sous le signe de la sérénité et de la règle des 3 kilomètres

Pendant que les puncheurs et les sprinteurs se livraient une guerre sans merci, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) jouait placide. Vainqueur de l’étape reine la veille, le Mexicain de 22 ans n’avait qu’une obsession : protéger son bien.

Sa tâche a été grandement facilitée par… une chute. À 2,6 kilomètres de l’arrivée, un violent accrochage a envoyé au sol plusieurs coureurs, dont Jasper Philipsen et le grand espoir français Paul Magnier (Soudal Quick-Step), qui est resté de longues secondes au sol, une image inquiétante. Pris derrière cet incident, Del Toro a levé le pied. Un réflexe de survie immédiatement récompensé par la règle des trois kilomètres, qui lui a accordé le temps du peloton. Ouf de soulagement dans le camp UAE.

Avec 40 secondes d’avance sur l’Américain Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike) et 42 sur l’Italien Giulio Pellizzari (Red Bull-Bora-Hansgrohe), le prodige mexicain signe un doublé classique après son succès sur l’UAE Tour. Il empoche également les maillots de meilleur jeune et du classement par points. Une moisson impressionnante qui confirme, si besoin était, qu’il est l’un des tous meilleurs coureurs de courses d’une semaine du circuit.

Comment Matteo Jorgenson a-t-il réussi à chiper la deuxième place du général ?

Le seul véritable suspense du jour résidait dans la composition du podium. À une petite seconde de Pellizzari avant le départ, Jorgenson savait qu’un piège se cachait au sprint intermédiaire. Visma-Lease a Bike, avec un Wout van Aert dévoué, a parfaitement manœuvré pour offrir à son leader les trois secondes de bonification cruciales. Ce renversement in extremis illustre la rigueur d’une équipe qui ne laisse jamais rien au hasard et prive le jeune italien de sa place sur le podium. Un signal fort envoyé à la concurrence.

Vidéo et classements : les chiffres clés d’une dernière étape de légende

Pour les passionnés de data vous retrouverez après les classements, et voici ce qu’il faut retenir de ce Tirreno Adriatico 2026, au-delà des images de la victoire de Milan et de la chute dans le final.

Le numéro de Jonas Abrahamsen : Le Norvégien (Uno-X Mobility) a tenté un coup de poker magnifique à 7,8 km de l’arrivée. Il a été repris à seulement 400 mètres de la ligne par l’accélération surpuissante de Filippo Ganna (INEOS Grenadiers). Une échappée qui méritait mieux mais qui a offert un grand spectacle.

L’image de Paul Magnier, longuement au sol, restera en travers de la gorge. À six jours de Milan-SanRemo, on croise les doigts pour le jeune Français. La « Classicissima » se profile déjà à l’horizon et, au vu du final explosif de ce Tirreno, elle promet un duel au sommet entre les puncheurs et les sprinteurs. Van der Poel a-t-il montré un peu trop tôt ses cartes ? La question est lancée.

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 7 – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 142 km en 3:04:54 (46 km/h)
  2. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  3. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step m.t.
  4. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  5. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  6. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  7. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
  8. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  9. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  11. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  12. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  14. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  16. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  17. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
  18. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek m.t.
  19. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  20. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali m.t.

Classement général final de Tirreno-Adriatico 2026 – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 28:02:14
  2. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:40
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:14
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:21
  6. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:26
  7. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:49
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:55
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +2:02
  10. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +2:31
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +2:52
  13. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +2:53
  14. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +3:15
  15. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +4:11
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:16
  17. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +4:47
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +5:35
  19. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +7:15
  20. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +8:34

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Tirreno Adriatico 2026 étape 7 : parcours, profil et favoris du sprint final

Ils ont souffert toute la semaine dans les Apennins, encaissé les vingt bornes de chrono, résisté aux puncheurs et aux grimpeurs. Mais dimanche 15 mars, sur le légendaire circuit de San Benedetto del Tronto, les sprinteurs reprennent leurs droits. Pourtant, attention aux apparences : si le final est un boulevard vers la gloire, le chemin pour y parvenir cache quelques pièges savamment distillés. Plongée au cœur de l’ultime étape de Tirreno Adriatico 2026, entre héritage historique, tactique de pointe et règlement de comptes annoncé.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Dernier acte à San Benedetto : pourquoi le sprint final de Tirreno Adriatico 2026 s’annonce plus féroce que jamais

Tirreno Adriatico 2026 touche à sa fin, mais le spectacle, lui, ne fait que commencer. Après six jours de course où les favoris au général se sont livrés une guerre d’usure sans merci, la « Course des deux mers » offre son bouquet final aux hommes les plus rapides du peloton. Ce dimanche 15 mars, sur le front de mer de San Benedetto del Tronto, l’histoire du cyclisme italien et la modernité du sprint de masse vont se rencontrer une nouvelle fois.

Mais attention : cette 7e et dernière étape (Civitanova Marche – San Benedetto del Tronto, 142 km) n’est pas une simple formalité pour les routiers-sprinteurs. Si le final est un long ruban d’asphalte urbain taillé pour les purs vitesses, la première partie de parcours, vallonée et nerveuse, pourrait redistribuer les cartes et piéger les moins vigilants. Décryptage d’une étape charnière, entre tradition et explosion de puissance.

Un héritage de 60 ans : pourquoi San Benedetto est le théâtre idéal pour le jugement dernier

Pour comprendre l’aura de cette dernière étape, il faut remonter le fil de l’histoire. Créé en 1966, Tirreno Adriatico a forgé sa légende en traversant la botte italienne d’ouest en est. Et San Benedetto del Tronto en est le phare, le point d’orgue depuis des décennies. Si Roger De Vlaeminck, avec ses six victoires consécutives dans les années 70, a posé la première pierre de ce mythe, ce sont des noms comme Francesco Moser, ou plus récemment Fabian Cancellara et Greg Van Avermaet, qui ont écrit les plus belles pages de ce final adriatique.

D’ailleurs, le parcours 2026 puise dans cette riche iconographie. Comme le rappellent les données historiques, l’arrivée à San Benedetto a longtemps été un contre-la-montre individuel, sacrant des rouleurs de génie. Mais depuis quatre ans, la tradition a évolué : place au spectacle d’un sprint massif sur la Viale Buozzi. Un changement qui offre désormais aux successeurs de Mario Cipollini une chance de graver leur nom aux côtés des géants.

Le parcours de la 7e étape : un feu d’artifice en deux actes

Ne vous fiez pas à la distance modeste (142 km) ou au dénivelé positif total d’à peine 1100 mètres. Cette étape se joue en deux temps, et le premier acte pourrait bien conditionner le second.

Acte 1 : La traversée des collines picènes (km 0 – km 60)

Le départ est donné à Civitanova Marche. Après 25 kilomètres de plat destinés à neutraliser les premières velléités d’échappée, le peloton plonge dans l’arrière-pays. Deux difficultés, plus piégeuses qu’impressionnantes sur le papier, vont créer un véritable tamis :

Montefiore dell’Aso (10,9 km à 3,4%) : Ne vous arrêtez pas à la pente moyenne. Cette ascension se fait par paliers, avec des rampes soudaines qui sectionnent le peloton. C’est un terrain de jeu rêvé pour les puncheurs et les équipes qui voudraient durcir la course.

Ripatransone (8,5 km à 4,6%) : Plus raide, plus régulière, cette seconde bosse est le dernier juge de paix avant la descente vers la mer. C’est ici que les sprinteurs les moins bien protégés ou ceux qui auraient mal géré leurs efforts peuvent dire adieu à leurs rêves de victoire.

Comme le soulignent les données du jour, le placement à l’approche de ces deux difficultés sera crucial. Les équipes de sprinteurs, notamment Lidl-Trek et Alpecin-Premier Tech, devront contrôler pour éviter qu’un groupe de costauds ne prenne le large.

Acte 2 : Le circuit urbain de la tentation (km 64 – km 142)

Une fois la descente de Ripatransone avalée, le peloton bascule sur la côte adriatique. Là, le paysage change radicalement. Fini les lacets, place aux longues avenues rectilignes de San Benedetto del Tronto. Le final se dispute sur un circuit totalement plat de 14,5 kilomètres, à parcourir à cinq reprises.

C’est un cadre idéal pour les sprinteurs, mais aussi un couloir à haut risque. Le vent, annoncé modéré de secteur sud-est, pourrait-il créer des bordures ? Peu probable selon les prévisions météo actuelles, qui annoncent des températures autour de 15°C et un temps instable mais sans grand vent. Pourtant, sur ce type de parcours exposé, la vigilance est de mise jusqu’au dernier kilomètre.

Le seul point technique de ce final se situe à environ 1000 mètres de la ligne : un dernier double virage avant de s’engager sur la longue ligne droite de la Viale Buozzi. C’est là que les derniers coéquipiers lâcheront leur leader, dans un ballet à plus de 60 km/h.

Sprint intermédiaire : le baromètre des ambitions

Un élément clé du scénario se jouera à 44 kilomètres du but. Le sprint intermédiaire, situé justement sur le circuit de San Benedetto, servira de répétition générale. Il offrira un premier aperçu de l’état de forme des pavillons et de la cohésion des « trains ».

Qui sera le mieux huilé ? Le rouleau compresseur de Lidl-Trek pour Jonathan Milan, ou la fusée Alpecin emmenée par un Mathieu van der Poel en état de grâce depuis sa victoire d’étape en milieu de semaine ? Ce premier sprint sera un indicateur précieux pour les parieurs et les observateurs.

Le plateau des sprinteurs : un plateau de superstars en quête de rédemption

L’édition 2026 aligne un plateau d’une densité exceptionnelle. Après la démonstration de Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) plus tôt dans la semaine, tous les regards sont braqués sur les gros bras.

Les trois hommes à abattre

Jonathan Milan (Lidl-Trek) ⭐⭐⭐ : Le colosse italien court à domicile. Vainqueur ici même en 2025, il a coché cette étape comme son objectif numéro un. Son train, réputé le plus puissant du peloton, a montré quelques signes de fébrilité, mais sur un final aussi rectiligne, sa puissance de feu phénoménale en fait le favori logique. Selon notre analyse et les post sur les réseaux sociaux, il partage la première ligne avec Lund Andresen.

Tobias Lund Andresen (Decathlon AG2R) ⭐⭐⭐ : Le Danois est l’homme en forme du début de saison. Vainqueur de la 3e étape, impressionnant en Australie et durant le Weekend d’Ouverture belge, il a prouvé qu’il pouvait battre les cadors. Sa pointe de vitesse est redoutable, et sa confiance est au zénith.

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) ⭐⭐ : Le Belge a soif de revanche. Moins en vue que lors de ses campagnes triomphales, il peut compter sur un atout maître : Mathieu van der Poel. Le champion du monde de cyclo cross, délesté de toute ambition au général, sera son poisson-pilote de luxe. Un duo qui a fait ses preuves et qui pourrait faire la différence dans le dernier kilomètre.

Les outsiders prêts à créer la surprise

Derrière ce trio de tête, une meute affamée guette la moindre faille.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) ⭐⭐ : Le prodige français de Soudal Quick-Step est taillé pour ces arrivées. Son accélération est foudroyante, et l’équipe belge sait mieux que personne gérer les finals chaotiques.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) ⭐⭐ : Le Taureau de Lescheret a souvent été annoncé comme un futur grand. Sur ce type de final, sa puissance et son punch peuvent faire des dégâts, à condition de bien gérer les bosses de première partie d’étape.

Sam Welsford (INEOS Grenadiers) ⭐ : L’Australien a surpris plus d’un observateur en signant chez INEOS pour amener de la vitesse. Sa pointe est pure, mais son placement est parfois perfectible. S’il est bien lancé, il peut viser le podium.

Question à nos lecteurs : Selon vous, le train de Lidl-Trek parviendra-t-il à contrôler la meute, ou l’expérience du duo Philipsen-Van der Poel fera-t-elle la différence dans les derniers hectomètres ?

Analyse tactique : le grand jeu des équipiers

Ce type de final est un immense jeu d’échecs à haute vitesse. L’enjeu pour les directeurs sportifs est de placer leur leader dans la roue de son dernier lanceur à l’entrée du dernier virage.

Le rôle des équipiers est souvent sous-estimé, mais il est capital. Des rouleurs comme Danny van Poppel (Red Bull-BORA-hansgrohe) ou Mathieu van der Poel ne sont pas des simples « poissons-pilotes », ce sont des détonateurs. Leur capacité à maintenir un rythme infernal dans les cinq derniers kilomètres use les organismes adverses et fausse les trajectoires.

À l’inverse, des équipes comme Picnic PostNL (avec Pavel Bittner) ou Tudor (avec Luca Mozzato) devront jouer la carte de l’intelligence et du surnombre pour infiltrer plusieurs cartes dans le dernier tour.

Notre pronostic pour cette 7e étape de Tirreno Adriatico 2026

Le scénario le plus probable est celui d’un sprint massif classique. Personne n’a intérêt à laisser filer une échappée sur un parcours aussi roulant en deuxième partie.

Malgré la puissance de Milan et la forme de Lund Andresen, nous voyons Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) l’emporter. Pourquoi ? Parce que sur un circuit où le placement et la gestion des virages sont primordiaux, l’intelligence de course et l’expérience du duo qu’il forme avec Van der Poel font la différence. Dans un coude-à-coude à 70 km/h, la confiance MVDP dans le dernier virage pour lancer Philipsen au moment parfait est un avantage décisif.

Cependant, si le rythme imposé par Lidl-Trek est trop élevé et casse les jambes de ses rivaux, alors Milan pourrait bien s’imposer et offrir au public italien une fin en apothéose.

Que pensez-vous de cette analyse ? Philipsen, Milan ou Lund Andresen : qui montera sur la plus haute marche du podium à San Benedetto ? Participez au débat dans les commentaires !

Un final qui ouvre la voie vers Milan-Sanremo

Au-delà de la simple victoire d’étape, ce sprint final de Tirreno Adriatico 2026 est un test grandeur nature. Dans une semaine exactement, beaucoup de ces hommes s’élanceront de Pavie pour la Classicissima, Milan-SanRemo.

Ce sprint n’est pas une fin, c’est un point de passage. La manière dont les sprinteurs négocieront les bosses de Montefiore et Ripatransone, la cohésion de leur équipe sur le circuit final, leur pointe de vitesse pure… Tout cela alimentera les conversations des experts et des directeurs sportifs. Alors que le soleil déclinera sur la Viale Buozzi, le visage du premier Monument de la saison se dessinera peut-être un peu plus. Rendez-vous dimanche pour le verdict.

Classement général au départ de la 7e étape. 159 coureurs toujours en course.

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 24:57:20
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:43
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:15
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:21
  6. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:26
  7. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:49
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:55
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +2:02
  10. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +2:31
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +2:52
  13. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +2:53
  14. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +3:15
  15. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +4:11
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:16
  17. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +4:47
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +5:35
  19. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +7:15
  20. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +8:34
  21. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +8:56
  22. HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe +10:11
  23. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +11:10
  24. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +13:09
  25. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team +13:55
  26. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United +13:57
  27. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +14:58
  28. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike +19:20
  29. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA +19:32
  30. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +22:07
  31. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious +22:23
  32. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +24:04
  33. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +25:06
  34. COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +25:18
  35. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team +27:02
  36. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +27:21
  37. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United +27:31
  38. ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché +27:37
  39. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +27:48
  40. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech +30:24
  41. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility +31:03
  42. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +32:33
  43. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost +32:36
  44. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +33:07
  45. KRUISWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +34:21
  46. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +34:56
  47. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +34:59
  48. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +36:27
  49. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +36:33
  50. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +36:43
  51. SCHULTZ NICK, NSN Cycling Team +37:53
  52. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali +37:59
  53. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +38:18
  54. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +38:40
  55. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +38:41
  56. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +38:51
  57. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +39:00
  58. BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché +39:03
  59. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +39:11
  60. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +39:14
  61. HAIG JACK, INEOS Grenadiers +40:08
  62. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +40:57
  63. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +41:29
  64. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +42:44
  65. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +42:45
  66. FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +42:52
  67. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers +43:49
  68. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +44:21
  69. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +45:41
  70. WARBASE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +45:45
  71. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta +45:58
  72. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +46:00
  73. FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL +47:29
  74. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team +48:34
  75. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike +48:39
  76. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team +48:52
  77. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost +49:07
  78. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +49:15
  79. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech +50:06
  80. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta +50:26
  81. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +50:28
  82. ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +50:55
  83. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech +50:57
  84. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta +51:05
  85. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +51:40
  86. PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL +52:16
  87. MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious +52:20
  88. ARCAS JORGE, Movistar Team +53:05
  89. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber +53:14
  90. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +53:14
  91. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla +53:22
  92. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +54:50
  93. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +54:56
  94. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +54:56
  95. SMITH DION, NSN Cycling Team +55:01
  96. FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL +55:13
  97. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +55:30
  98. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL +56:07
  99. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team +56:36
  100. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious +56:48
  101. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost +58:05
  102. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +58:21
  103. SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers +58:42
  104. GHEBREIGZABHIER AMANUEL, Lidl – Trek +58:45
  105. NEILANDS KRISTS, NSN Cycling Team +58:52
  106. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +59:14
  107. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber +59:18
  108. GOGL MICHAEL, Alpecin-Premier Tech +59:43
  109. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech +59:45
  110. KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike +59:53
  111. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team +1:00:10
  112. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team +1:01:31
  113. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla +1:02:47
  114. KUZMIN ANTON, XDS Astana Team +1:02:55
  115. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla +1:03:09
  116. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL +1:03:27
  117. MOSCON GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:03:27
  118. KENCH JOSH, Groupama – FDJ United +1:03:49
  119. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +1:04:03
  120. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +1:04:13
  121. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step +1:04:19
  122. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +1:05:35
  123. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +1:05:53
  124. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:07:10
  125. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +1:07:34
  126. SAMUDIO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +1:07:52
  127. NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +1:09:37
  128. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta +1:10:36
  129. DOULL OWAIN, Team Visma | Lease a Bike +1:10:50
  130. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +1:10:59
  131. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek +1:12:38
  132. VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL +1:12:40
  133. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +1:12:56
  134. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +1:14:16
  135. MORO MANLIO, Movistar Team +1:14:39
  136. BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step +1:14:39
  137. DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech +1:14:46
  138. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step +1:15:33
  139. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché +1:15:36
  140. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG +1:15:40
  141. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step +1:15:53
  142. WALSCHIED MAX, Lidl – Trek +1:16:08
  143. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +1:16:23
  144. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers +1:17:24
  145. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber +1:19:17
  146. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team +1:19:20
  147. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek +1:19:32
  148. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché +1:19:39
  149. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +1:19:49
  150. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team +1:20:03
  151. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber +1:21:21
  152. IACCHI ALESSANDRO, Solution Tech NIPPO Rali +1:22:46
  153. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +1:23:03
  154. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali +1:23:34
  155. KOGUT ODED, NSN Cycling Team +1:23:43
  156. VIVIANI ATTILIO, Solution Tech NIPPO Rali +1:23:49
  157. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +1:24:01
  158. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team +1:24:04
  159. VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:30:55

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Paris Nice 2026 étape 8 : parcours, favoris et enjeux du final niçois

Ce dimanche 15 mars, la « Course au Soleil » tire sa révérence sur les hauteurs niçoises. Si le maillot jaune de Jonas Vingegaard ne semble pas menacé, le parcours vallonné de cette 8e étape, rendu inédit par l’absence de la Promenade des Anglais, est un véritable piège tendu sous le soleil méditerranéen. Entre la soif de victoire d’étape des Français, la quête de points UCI et les bouleversements possibles dans le top 10, l’Allianz Riviera s’apprête à vivre un final explosif. Plongée dans les 129 kilomètres d’un ultime combat.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

8e étape Paris-Nice 2026 : le cadre idyllique de Nice va-t-il piéger le général ?

Ce n’est pas une Newspeak de journaliste sportif : le chronomètre en main, cette dernière étape autour de Nice est un condensé de dangers. Avec 2 300 mètres de dénivelé positif répartis sur seulement 129 kilomètres, le rythme sera infernal dès le départ réel, prévu à 13h30 de l’Allianz Riviera. Exit, cette année, la traditionnelle Promenade des Anglais, privatisée pour cause d’élections municipales. L’arrivée se jugera devant le stade des Aiglons, un final plus technique qu’il n’y paraît.

Pour Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike), l’équation est simple : ne pas tomber. Mais le Danois, qui a construit son succès dans l’étape reine de Colombier-le-Vieux, sait mieux que personne qu’une défense trop statique peut être la pire des stratégies. Comme l’avait fait Tadej Pogačar sur ce même Paris-Nice en 2023, le maillot jaune pourrait être tenté d’assommer définitivement ses adversaires pour le plaisir et pour les statistiques.

Côte de la Porte, Châteauneuf, Linguador : le menu de l’arrière-pays niçois

Le parcours de cette 8e étape est un véritable jeu de yoyo. Après une vingtaine de kilomètres de mise en jambes dans la vallée du Var, le peloton plonge dans la Vésubie. Le premier juge de paix est le Col de la Porte (7 km à 7,2%). C’est une ascension régulière, idéale pour lancer les hostilités ou, au contraire, pour un tempo d’équipe. Selon les données et statistiques, son sommet, franchi après 50km de course, marque souvent le début de la vraie course.

S’ensuit une descente rapide vers Contes avant d’entamer la Côte de Châteauneuf-Villevieille (6,6 km à 6,6%). Ce n’est pas la plus pentue, mais enchaînée après la Porte, elle commence à creuser des écarts dans les jambes des purs sprinteurs éventuels. L’étape bascule véritablement à 19 kilomètres du but avec l’ascension inédite de la Côte du Linguador. 3,3 kilomètres à 8,8% de moyenne, mais avec des pourcentages qui tirent jusqu’à 14% dès le premier kilomètre. C’est un mur qui arrive après 110 km de course, et c’est là que les prétendants au podium devront être aux avant-postes.

Pourquoi l’arrivée à l’Allianz Riviera change radicalement la donne ?

Traditionnellement, l’arrivée sur la Promenade des Anglais offrait un long boulevard aux sprinteurs rescapés. Cette année, le tracé est tout sauf un long ruban de bitume. Le final, après la descente de Linguador et un replat, propose une dernière difficulté de 1,4 km à 4,5% menant au sprint intermédiaire.

Les favoris de l’étape : Vingegaard peut-il tout gâcher pour les autres ?

Le grand favori, c’est lui. Si Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) aborde cette dernière journée avec l’intention de lever les bras, personne ne pourra l’en empêcher. Mais le scénario le plus probable est celui d’une guerre d’usure pour le podium et la victoire d’étape.

Le duo d’outsiders capable de déjouer les pronostics

Derrière le Danois, une meute de loups affamés guette la moindre opportunité.

Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le Russe est un habitué des coups de force. À près d’une demi heure du leader au général, il n’a plus rien à perdre. C’est le genre de coureur capable de basculer en tête au sommet de Linguador et de faire la différence dans la descente technique. Il coche toutes les cases du vainqueur potentiel.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : L’argument est implacable : relégué à plus de 19 minutes au général (12e), il est le dangereux absolu pour l’échappée. Son profil de puncheur-grimpeur lui permet d’envisager un scénario qui se terminerait en victoire d’étape. Il est notre “outsider lointain” préféré pour un coup de poker victorieux.

La France relancée : Vauquelin, Martinez et les autres peuvent-ils enfin gagner ?

Au lendemain de la victoire d’étape du français Dorian Godon (INEOS) avant ce dernier jour, c’était la statistique qui fâche. L’immense espoir est plus grand encore et repose sur les épaules d’un local.

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Le Niçois est chez lui. Le coureur d’INEOS vise clairement le podium du général (actuellement 4e à 19 secondes de Steinhauser). S’il veut gagner l’étape et monter sur la boîte, il devra attaquer dans Linguador. Un numéro de solitaire sur ses routes d’entraînement serait un scénario de rêve pour les fans français.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le jeune prodige a montré des jambes de feu dans l’Ardèche, rivalisant un temps avec Vingegaard. Son punch dans les pentes raides est un atout majeur. Si l’étape se joue dans les 3 derniers kilomètres, il a les capacités pour l’emporter au sprint dans un petit groupe.

Ion Izagirre (Cofidis) : Le Basque de Cofidis a déjà gagné une étape de Paris-Nice à Nice par le passé, en 2019. Son expérience et sa science de la course sont des armes redoutables sur ce type de final piégeux.

Le tableau des favoris pour la 8e étape (Notre analyse)

Pour y voir plus clair, voici notre hiérarchie des prétendants à la victoire sur cette étape, basée sur la forme actuelle, le parcours et la situation au classement général.

⭐ ⭐ ⭐

Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) : Si l’envie est là, l’écart est fait.

⭐ ⭐

Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le profil parfait pour un coup à distance.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : La liberté absolue, un atout sous-estimé.

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : La double motivation (étape + podium) peut décupler ses forces.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Un récital dans la montée finale est possible.

Harold Tejada (XDS Astana) : Vainqueur quelques jours plus tôt, sa confiance est au max. À voir si sa chute de la veille a laissé des traces.

Marc Soler (UAE Team Emirates-XRG) : Pour sauver l’honneur d’une équipe décevante.

Ion Izagirre (Cofidis) : Le coup de vieux routier.

Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) : Il devra surtout défendre son podium, mais s’il est marqué, il peut craquer.

Questions aux lecteurs : et vous, quel scénario voyez-vous ?

Question 1 : Selon vous, Kévin Vauquelin doit-il tout donner pour la gagne au risque de perdre sa place au podium, ou assurer sa 4e place ?

Question 2 : Pensez-vous que Jonas Vingegaard laissera filer une échappée ou voudra-t-il signer un triplé d’étapes pour parfaire son bilan ?

Le Soleil de Nice peut-il sourire aux Français ?

Cette 8e étape de Paris-Nice 2026 est une conclusion en apothéose. Le nouveau parcours, avec cette arrivée à l’Allianz Riviera, a ravivé la flamme du suspense. Si Jonas Vingegaard est le patron incontestable du général, l’histoire de cette ultime journée appartient aux audacieux. Entre la revanche des Français, la quête de points UCI et les ambitions personnelles des “routiers-grimpeurs”, Nice nous promet un final à couper le souffle. Rendez-vous dimanche après-midi pour savoir qui inscrira son nom au palmarès de cette édition 2024.

Classement général au départ de la 8e étape. 110 coureurs toujours en course.

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 22:18:38
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:27
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +12:08
  12. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +19:09
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:30
  14. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +23:42
  15. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +23:53
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:55
  17. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  18. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla +30:35
  19. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +30:50
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +32:27
  21. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +35:57
  22. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +36:15
  23. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +36:36
  24. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG +36:50
  25. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +37:02
  26. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team +37:10
  27. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers +37:10
  28. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe +39:08
  29. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +39:13
  30. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +40:54
  31. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +41:07
  32. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +41:21
  33. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +41:23
  34. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +42:07
  35. JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United +42:08
  36. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +42:17
  37. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team +42:36
  38. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +42:41
  39. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla +43:28
  40. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +43:33
  41. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost +44:20
  42. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +44:24
  43. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +44:25
  44. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +45:06
  45. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers +45:10
  46. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +45:32
  47. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +46:28
  48. VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team +46:33
  49. WALKER MAX, EF Education – EasyPost +47:24
  50. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility +47:33
  51. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +47:44
  52. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +47:54
  53. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +48:22
  54. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech +48:50
  55. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +49:24
  56. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL +49:40
  57. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +50:04
  58. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +50:22
  59. KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek +50:55
  60. VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step +51:14
  61. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team +52:22
  62. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe +55:31
  63. BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility +56:07
  64. AULAR ORLUIS, Movistar Team +56:51
  65. THORNLEY CALLUM, Red Bull – BORA – hansgrohe +56:52
  66. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +57:37
  67. KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek +58:04
  68. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché +58:15
  69. MILESI LORENZO, Movistar Team +58:38
  70. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +58:42
  71. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +58:45
  72. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +58:47
  73. RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché +59:20
  74. DEBRUYNE RAMSES, INEOS Grenadiers +59:21
  75. KWIATKOWSKI MICHAŁ, Alpecin-Premier Tech +59:36
  76. COQUARD BRYAN, Cofidis +59:55
  77. DE LA CRUZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:00:48
  78. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +1:01:03
  79. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech +1:01:13
  80. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +1:02:03
  81. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +1:02:24
  82. AFFINI EDOARDO, Team Visma | Lease a Bike +1:02:29
  83. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:02:46
  84. CONCI NICOLA, XDS Astana Team +1:03:00
  85. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +1:03:22
  86. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:03:40
  87. HESSMANN MICHEL, Movistar Team +1:03:46
  88. BRAET VITO, Lotto Intermarché +1:04:20
  89. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious +1:04:59
  90. MACKELLAR ALASTAIR, EF Education – EasyPost +1:05:22
  91. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +1:06:19
  92. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team +1:06:38
  93. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +1:06:47
  94. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step +1:06:59
  95. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team +1:07:50
  96. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +1:09:41
  97. GAMPER PATRICK, Team Jayco AlUla +1:09:55
  98. ROULAND LOUIS, Cofidis +1:10:03
  99. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +1:10:31
  100. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +1:10:31
  101. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché +1:11:10
  102. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +1:13:06
  103. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +1:15:00
  104. BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team +1:15:03
  105. KIRSCH ALEX, Cofidis +1:15:18
  106. NABERMAN TIM, Team Picnic PostNL +1:16:32
  107. THOMAS BENJAMIN, Cofidis +1:17:18
  108. MULLEN RYAN, NSN Cycling Team +1:19:46
  109. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +1:21:34
  110. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious +1:27:14

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Tirreno Adriatico 2026, Etape 6 : La démonstration de force d’Isaac del Toro à Camerino

Le champion du Mexique n’a pas juste gagné, il a assis son autorité. Sur les pentes infernales de Camerino, Isaac del Toro a transformé l’essai lors de la 6e étape de Tirreno Adriatico 2026. Isolé, harcelé, le Mexicain de 22 ans a repoussé toutes les attaques pour s’offrir une victoire en patron et sceller définitivement son emprise sur le classement général. Retour sur une démonstration de maturité qui le propulse dans la cour des très grands.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Isaac del Toro, le nouveau monarque des Deux Mers : Récit de son sacre sur la 6e étape de Tirreno Adriatico 2026

L’heure de la confirmation a sonné

Il y a des victoires qui se jouent à la pédale, et d’autres qui se gagnent avec la tête. Sur la 6e étape de Tirreno Adriatico 2026, entre San Severino Marche et Camerino, Isaac del Toro a offert un brillant mélange des deux. Ce samedi 14 mars, le champion mexicain d’UAE Team Emirates XRG n’a pas seulement remporté l’étape reine ; il a envoyé un message clair à tout le peloton : le prodige est devenu patron. Dans un final digne des plus grands rendez-vous, il a su gérer son avance au général tout en dominant ses derniers rivaux, offrant aux spectateurs une masterclass de gestion de course. Mais comment s’est exactement déroulé cet après-midi de feu ? Plongeons au cœur de l’étape qui a consacré le nouveau roi de la Course des deux mers.

Pourquoi cette 6e étape était-elle si décisive pour le classement général ?

Avec ses 188 kilomètres et plus de 4 000 mètres de dénivelé positif, la 6e étape de Tirreno Adriatico 2026 était la dernière véritable opportunité pour les grimpeurs de bouleverser la hiérarchie. Le parcours, un véritable piège tendu autour de Camerino, voyait les coureurs affronter par trois fois l’ascension finale (3,3 km à 8,8 % de moyenne, avec des passages au-delà des 12%). C’était l’étape piège, celle où tout pouvait basculer. Pour Isaac del Toro, leader depuis la veille, l’objectif était clair : neutraliser les attaques pour sécuriser son bien. Pour ses adversaires, c’était la dernière cartouche.

Quel était le scénario de l’échappée matinale ?

Comme souvent sur ces étapes de mouvement, une échappée matinale s’est portée à l’avant après une quarantaine de kilomètres. Un groupe de sept costauds, composé de Walter Calzoni (Pinarello-Q36.5), Clément Braz Afonso (Groupama-FDJ United) , Vincenzo Albanese (EF Education-EasyPost), Gregor Mühlberger (Decathlon CMA CGM) , Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), Timo Kielich (Visma-Lease a Bike) et Guillermo Thomas Silva (XDS Astana), a pris le large. Leur avance a culminé à plus de quatre minutes.

L’équipe Tudor a tenté de contrôler l’écart, mais c’est surtout dans la première ascension de Camerino que le groupe de tête a explosé. Mühlberger et Braz Afonso, les plus solides, ont poursuivi leur chemin en duo, tandis que derrière, un grand nom sortait du bois. Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), en quête de rachat, a tenté un numéro en solitaire pour faire la jonction. Un instant, l’Équatorien a semblé pouvoir relancer le suspense, mais le train de l’UAE, puis celui de la Visma-Lease a Bike, en a décidé autrement. Le duo de tête a finalement été repris à sept kilomètres du but, après un travail d’usure monumental de la part des équipes des favoris.

Comment Isaac del Toro a-t-il survécu à ses rivaux ?

C’est là que le combat a véritablement commencé. Dès le pied de l’ultime ascension, le piège s’est refermé sur Isaac del Toro. La formation Visma-Lease a Bike, avec un Wout van Aert très offensif, a durci la course pour isoler le Mexicain. Privé de son dernier équipier, Jan Christen, Del Toro s’est retrouvé seul face à une meute affamée.

L’attaque précoce de Van Aert : Le Belge a tenté de déstabiliser le leader en attaquant de loin, mais il a rapidement été avalé par les grimpeurs.

Le numéro de Ben Healy (EF) : L’Irlandais a porté une première estocade, obligeant Del Toro à réagir.

Les assauts de Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le plus gros danger est venu de l’Italien, deuxième du général et ami proche de Del Toro. À deux reprises, Pellizzari a placé des accélérations violentes, notamment à 700 mètres de la ligne, pour tenter de lâcher le maillot bleu. « Je n’étais pas sûr de pouvoir revenir, car c’était extrêmement dur. Je savais qu’il était très fort, alors je ne pouvais pas le laisser prendre trop d’avance » a confié Del Toro à l’arrivée.

La contre de Matteo Jorgenson (Visma) : À 500 mètres du but, c’est l’Américain, double vainqueur sortant de Paris-Nice, qui a porté l’estocade finale, avec Del Toro dans sa roue.

Analyse d’expert : Ce qui impressionne le plus dans la gestion de Del Toro, c’est son sang-froid. Là où beaucoup de jeunes leaders auraient paniqué et brûlé leurs dernières cartouches pour répondre à chaque attaque, il est resté calme, a économisé son énergie et n’a jamais lâché la roue des meilleurs. Il a laissé ses adversaires s’épuiser. C’est une intelligence de course rare pour un coureur de 22 ans, rappelant les plus grands stratégistes du peloton.

Le dénouement : Un sprint d’anthologie au sommet de Camerino

Alors que Jorgenson lançait son sprint, convaincu d’avoir fait le trou, Isaac del Toro a patiemment attendu son heure. Dans les 200 derniers mètres, le Mexicain a déployé une puissance phénoménale, remontant l’Américain comme une fusée pour aller chercher sa quatrième victoire de la saison.

Derrière, Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility), revenu de nulle part, a créé la surprise en réglant Jorgenson pour la deuxième place, à trois secondes. Giulio Pellizzari, à bout de forces après ses multiples attaques, a dû se contenter de la quatrième place, concédant neuf secondes. « J’ai tout fait pour le rattraper, mais c’était vraiment très difficile » a reconnu Pellizzari, amer mais lucide.

Cette victoire offre à Isaac del Toro non seulement les 10 secondes de bonification, mais aussi un avantage psychologique colossal avant la dernière étape.

Un sacre quasi-assuré

Au terme de cette démonstration, le classement général de Tirreno Adriatico 2026 a pris une allure de procès-verbal. Isaac del Toro possède désormais 42 secondes d’avance sur Giulio Pellizzari. Matteo Jorgenson, grâce à sa troisième place, revient à une seconde de l’Italien et complète le podium provisoire avec 43 secondes de retard.

Derrière, les écarts sont déjà conséquents. Le Français Clément Braz Afonso, auteur d’une belle échappée, pointe à une encourageante 16e place à 4’16. Avec une dernière étape de 142 kilomètres entre Civitanova Marche et San Benedetto del Tronto, promise aux sprinteurs, il est mathématiquement impossible de reprendre 42 secondes. Sauf incident mécanique ou chute dans les derniers kilomètres, le Mexicain est intouchable.

Isaac del Toro succédera donc à Juan Ayuso au palmarès de la Course des deux mers.

Notre question à chaud pour vous, passionnés : Après cette démonstration, Isaac del Toro est-il déjà en mesure de rivaliser avec les tout meilleurs sur un Grand Tour cet été ? Votre avis en commentaires !

Voir ou revoir la vidéo de la victoire d’Isaac del Toro

https://www.youtube.com/watch?v=tjRlqYnvJAg

Del Toro, une étoile est née (et elle brille déjà très fort)

Isaac del Toro a coché toutes les cases lors de cette 6e étape de Tirreno Adriatico 2028. Victorieux, dominateur, stratège, il a prouvé qu’il était plus qu’un simple grimpeur talentueux. Il est un leader né. À 22 ans, il s’offre sa deuxième course par étapes de la saison après l’UAE Tour, et confirme qu’il est l’un des joyaux les plus éclatants de sa génération. La messe est dite : sauf cataclysme, dimanche soir à San Benedetto del Tronto, c’est bien lui qui lèvera les bras au classement général. La relève est non seulement arrivée, mais elle est déjà en train de prendre le pouvoir. Rendez-vous demain pour une dernière étape qui, cette fois, devrait sourire aux sprinteurs, mais dont le dénouement final est déjà écrit.

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 6 – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG les 188 km en 4:46:50 (39,3 km/h)
  2. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:03
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:03
  4. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:09
  5. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +0:11
  6. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +0:11
  7. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +0:21
  8. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:25
  9. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:27
  10. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:32
  11. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:32
  12. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +0:48
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +0:52
  14. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:54
  15. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +0:58
  16. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:00
  17. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:11
  18. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +1:27
  19. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +2:05
  20. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +2:48

Classement général à l’issue de la 6e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 24:57:20
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:43
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:15
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:21
  6. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:26
  7. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:49
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:55
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +2:02
  10. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +2:31
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +2:52
  13. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +2:53
  14. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +3:15
  15. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +4:11
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:16
  17. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +4:47
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +5:35
  19. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +7:15
  20. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +8:34

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Paris-Nice 2026 : Dorian Godon vainqueur de la 7e étape raccourcie à Isola

Les coureurs avaient prévu un combat de grimpeurs dans la neige d’Auron. Ils ont eu un sprint explosif sur les routes glissantes de la vallée de la Tinée. Entre un final sous haute tension, un train INEOS lancé à pleine vitesse et un champion de France enfin libéré, cette 7e étape de Paris-Nice 2026 restera comme l’une des plus atypiques de l’histoire récente. Récit d’une journée où Dorian Godon a transformé une course amputée en triomphe personnel.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Dorian Godon : son premier succès avec INEOS sur une Paris-Nice 2026 en mode survival

L’image est aussi insolite que mémorable. Dorian Godon franchit la ligne, les bras levés, mais son maillot de champion de France, celui qu’il rêvait d’exhiber sur la Côte d’Azur, est caché sous une veste de pluie rouge orangée. Peu importe. Le Vitryot vient de signer sa première victoire sous ses nouvelles couleurs INEOS Grenadiers, et il l’a fait dans les conditions les plus folles de cette « Course au Soleil » devenue, le temps d’une étape, une épreuve de résistance polaire. Ce samedi 14 mars, la 7e étape de Paris-Nice 2026 n’était plus qu’un sprint de 47 kilomètres vers Isola-Village, mais elle restera gravée comme l’une des plus stratégiques de l’édition.

Pourquoi la 7e étape de Paris-Nice a-t-elle été réduite à 47 km ?

Dès le matin, l’incertitude planait. Après avoir déjà dû annuler la veille l’arrivée au sommet d’Auron à cause des chutes de neige, les organisateurs d’ASO ont pris une décision radicale. Des trombes d’eau s’abattaient sur Nice, rendant la première partie du parcours, avec ses routes de montagne sinueuses, extrêmement dangereuse. « Ça tombait très fort, on a eu beaucoup de cailloux sur la route. Il ne fallait surtout pas prendre ce risque-là » a justifié Yannick Talabardon, le directeur de course, à l’arrivée.

Le peloton a donc été transféré en bus pour entamer la course au Plan du Var, à 13h45, sur un tracé de dernière minute longeant la Tinée. Un tracé minimaliste, privé de son col de la Colmiane et de son arrivée à 1194 mètres d’altitude. Un chasse-neige avait même dû déblayer la route à Isola, où la neige était tombée plus tôt. Dans ce décor de fin du monde, avec une température ressentie proche de zéro et des coureurs s’élançant avec des gourdes de boissons chaudes, le mot d’ordre était simple : survivre pour le général, saisir l’opportunité pour les autres.

Comment Dorian Godon a survolé un sprint sous haute tension

L’animation, il a fallu aller la chercher. Heureusement, Tim Marsman (Alpecin-Premier Tech) a joué les franc-tireurs. Le Néerlandais s’est échappé seul pendant une trentaine de kilomètres, apportant un peu de spectacle sur cette route longeant les rivières en furie. Mais derrière, les équipiers de Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) , en jaune, contrôlaient l’écart pour éviter toute chute ou incident avec leur leader.

Puis, à 10 kilomètres du but, le peloton a mis fin à l’échappée. La nervosité est montée d’un cran sur la chaussée glissante. Une grosse chute à 2 kilomètres de la ligne d’arrivée a scindé le peloton, piégeant notamment le vainqueur de la veille, Harold Tejada (XDS Astana). Heureusement pour lui, la règle des 3 kilomètres l’a protégé au classement général.

Mais dans ce chaos organisé, une équipe a sorti un plan parfait : INEOS Grenadiers. Dans les derniers hectomètres, la machine s’est enclenchée. Joshua Tarling, le rouleur britannique, a placé un démarrage surpuissant avant de laisser la place à Samuel Watson. Le jeune Britannique a tiré à bloc jusqu’à épuisement, lançant Godon sur sa roue.

Le champion de France n’avait plus qu’à conclure. Il a résisté au retour de l’Érythréen Biniam Girmay (NSN Cycling Team) , pourtant réputé plus rapide, et au Néerlandais Cees Bol (Decathlon CMA CGM) .

Vidéo : Les images de l’emballage final et de la chute dans les derniers kilomètres sont disponibles ci-dessous

Jonas Vingegaard solide, Vauquelin en embuscade

Si la journée a souri à Godon, elle a aussi confirmé la hiérarchie. Jonas Vingegaard a géré son avance avec l’aide de ses coéquipiers, évitant les chutes du final. Le Danois abordera donc la dernière étape, ce dimanche autour de Nice, avec un confortable matelas de 3 minutes et 22 secondes sur Daniel Martinez (Red Bull-Bora-Hansgrohe) . Rien ne semble pouvoir lui enlever ce troisième Paris-Nice consécutif pour Visma.

Derrière, la bataille pour le podium fait rage. L’Allemand Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) est toujours troisième, mais il est sous la menace directe du Français Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) , quatrième à seulement 19 secondes. L’équipe INEOS, déjà victorieuse du jour, pourrait bien viser un doublé en plaçant son leader sur la boîte. Marc Soler (UAE Team Emirates XRG), sixième, et Harold Tejada, dixième, ont tous deux été reclassés après leur chute, limitant la casse.

Godon – Champion de France, le symbole d’un renouveau français

Au-delà de la performance, c’est l’état d’esprit de Dorian Godon qui a marqué les esprits. Déjà deuxième la veille à Apt, frustré, il avait à cœur de concrétiser. Cette victoire, la troisième de sa carrière au niveau WorldTour (17e au total) après deux étapes sur le Tour de Romandie, est la première sous ses nouvelles couleurs chez INEOS, l’équipe qu’il a rejointe le 1er janvier dernier.

Et la manière est belle. Dans une édition 2026 où les succès tricolores se faisaient attendre, il est le premier Français à lever les bras sur « la course au soleil ». Un symbole fort pour le champion de France.

Pensez-vous que Dorian Godon peut désormais devenir l’un des leaders pour les sprints piégeurs sur les Grands Tours, ou restera-t-il un équipier de luxe ? La question est ouverte dans les commentaires.

Classement Paris-Nice 2026, étape 7 – Top 20

  1. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers les 47 km en 1:01:48 (45,6 km/h)
  2. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  3. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  4. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  5. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  6. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  7. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  8. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  9. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  10. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers m.t.
  11. FEDOROV YEVGENIY, Cofidis m.t.
  12. COQUARD BRYAN, XDS Astana Team m.t.
  13. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  14. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
  15. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  16. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  17. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  18. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers m.t.
  19. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  20. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team m.t.

Classement général à l’issue de la 7e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 22:18:38
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:27
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +12:08
  12. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +19:09
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:30
  14. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +23:42
  15. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +23:53
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:55
  17. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  18. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla +30:35
  19. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +30:50
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +32:27

Programme de la 8e et dernière étape : un chrono pour sacrer Vingegaard ?

Ce dimanche 15 mars, place au dénouement. La 8e et dernière étape de Paris-Nice 2026 proposera une étape Nice-Nice de 129,8 kilomètres . Un parcours vallonné qui pourrait permettre à un puncheur-grimpeur comme Kévin Vauquelin de grappiller des secondes pour le podium. Mais pour inquiéter Jonas Vingegaard, il faudra un miracle. Le maillot jaune, excellent rouleur-grimpeur, partira avec une avance suffisante pour savourer jusqu’à la Promenade des Anglais. Le combat pour la gagne, lui, se jouera dans la tête des sprinteurs et des équipiers comme Dorian Godon, qui promet de se donner « à 300% » pour Vauquelin…

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Paris-Nice 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Exit la Promenade des Anglais, bonjour le stade Riviera. Le parcours 2026 de la Course au Soleil est un chef-d’œuvre de stratégie qui sonne comme un avertissement. Avec un chrono par équipes placé comme un couperet et des fins d’étapes taillés pour les puncheurs, cette édition ne ressemble à aucune autre. Jonas Vingegaard effectue sa rentrée, mais face à un Juan Ayuso en feu, la « Course au Soleil » pourrait bien se transformer en douche froide pour le Danois. Plongée dans les 1 245 km d’une semaine qui s’annonce explosive.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi Paris-Nice 2026 ressemble à un piège tendu aux grimpeurs

Un parcours qui bouscule la hiérarchie

Bienvenue sur la ligne de départ fictive de cette 84e édition. Si vous cherchez un col hors catégorie pour départager les purs grimpeurs, passez votre chemin, allez du côté de Tirreno Adriatico. Le parcours de Paris-Nice 2026, dévoilé il y a quelques mois à Versailles, est un véritable piège tactique. Les organisateurs ont concocté un tracé qui sent bon les classiques flandriennes par endroits, le piège des bordures ailleurs, et qui convoque l’esprit des « coureurs complets ». Avec 16 460 mètres de dénivelé positif répartis sur 1 245 kilomètres, ce n’est pas une promenade de santé, mais c’est surtout un chemin de croix pour les spécialistes qui auraient espéré une explication en haute montagne. Comme nous le verrons, la clé de la Course au Soleil 2026 ne se trouve pas uniquement dans la puissance des cuisses et mollets, mais aussi dans la science du chrono par équipes et l’explosivité pure. Une édition charnière, qui pourrait marquer un tournant dans la façon dont les leaders abordent la première grande course par étapes de la saison.

Paris-Nice 2026 : Le parcours détaillé, étape par étape

Pour comprendre pourquoi le duel Vingegaard-Ayuso s’annonce aussi indécis, il faut décortiquer ce ruban de bitume de 1 245 kilomètres qui traverse sept régions et dix-huit départements. Voici notre analyse technique des huit étapes, avec un regard d’expert sur les pièges et les opportunités.

La première étape peut-elle déjà faire des dégâts ?

Dimanche 8 mars – Etape 1 : Achères > Carrières-sous-Poissy (170,9 km)

Le départ sera donné d’Achères, une nouveauté dans les Yvelines. Mais ne vous fiez pas à l’appellation « étape de plaine – plat ». Le final, tracé en circuit autour de Carrières-sous-Poissy, intègre la côte de Chanteloup-les-Vignes. Ce « mur » d’1,1 km à 8,3% est un terrain de jeu bien connu des amateurs de la Polymultipliée (ex Trophée des grimpeurs). À 11 kilomètres de l’arrivée, il est l’endroit idéal pour les puncheurs. Si un homme comme Juan Ayuso ou un Kevin Vauquelin place une attaque sèche, il peut grappiller quelques secondes précieuses… ou même aller chercher la victoire d’étape et le premier maillot jaune. Les sprinteurs purs, eux, risquent de mordre la poussière si l’allure est trop violente. Lire aussi : La présentation détaillée de la 1ère étape Lire aussi : Luke Lamperti crée la surprise sur la 1ère étape au sprint

Montargis, le premier vrai test du vent ?

Lundi 9 mars – Etape 2 : Épône > Montargis (187 km)

Sur le papier, c’est l’étape des sprinteurs. Une longue traversée des plaines du Gâtinais, une arrivée presque plate… presque. Car sur Paris-Nice, le vent est une entité à part entière. Les grandes lignes droites entre Épône et Montargis sont un terrain propice aux bordures. Les équipes des favoris, notamment Visma | Lease a Bike avec ses rouleurs, tenteront peut-être de piéger d’emblée un concurrent. Le final, légèrement technique dans Montargis, exigera une concentration maximale. Trois côtes de 3e catégorie sont répertoriées sur le parcours de l’étape du jour. Lire aussi : La présentation détaillée de la 2e étape Lire aussi : Max Kanter surprend au sprint, classement et vidéo de l’étape 2

Le chrono par équipes, la clé du classement général ?

Mardi 10 mars – Etape 3 (CLM par équipes) : Cosne-Cours-sur-Loire > Pouilly-sur-Loire (23,5 km)

Nous tenons là l’étape reine… du classement général. Ce contre-la-montre par équipes de 23,5 km, entre vignobles et petites difficultés, est une répétition grandeur nature du Grand Départ du Tour de France à Barcelone. Attention, ce n’est pas un chrono roulant tout plat. Le parcours est légèrement vallonnné, ce qui récompense les équipes complètes, capables de maintenir un gros tempo dans les bosses. L’écart entre la meilleure équipe et une formation moyenne peut facilement atteindre 40 à 50 secondes, voire plus. Pour un leader comme Lenny Martinez (Bahrain Victorious), dont l’équipe n’est pas la plus taillée pour l’exercice, la douleur pourrait être immédiate et quasi-rédhibitoire. Lire aussi : La présentation détaillée de la 3e étape Lire aussi : INEOS Grenadiers remporte l’étape 3, Juan Ayuso nouveau leader

Question à la communauté : Pensez-vous que 50 secondes de retard après ce chrono par équipes soient récupérables sur une course comme Paris-Nice, où les écarts se comptent souvent en secondes ? Donnez votre avis en commentaires !

Uchon, un avant-goût du Morvan

Mercredi 11 mars – Etape 4 : Bourges > Uchon (195 km)

On entre dans le dur avec une arrivée au sommet. L’arrivée à Uchon est un clin d’œil au Tour de France 2021. Les 8 km d’ascension finale sont très irréguliers. Avec une moyenne de 4,5%, elle cache un final explosif : les 1,8 derniers kilomètres flirtent avec les 10%. C’est le terrain de jeu idéal pour les puncheurs-grimpeurs. On peut s’attendre à ce que les INEOS Grenadiers (Onley, Vauquelin) ou Lidl-Trek mettent une pression énorme sur les Visma de Vingegaard. Lire aussi : La présentation détaillée de la 4e étape Lire aussi : Jonas Vingegaard s’offre l’étape 4 et le maillot jaune après le chaos

L’étape-reine déguisée vers Colombier-le-Vieux

Jeudi 12 mars – Etape 5 : Cormoranche-sur-Saône > Colombier-le-Vieux (206,3 km)

Avec 206 km et le plus fort dénivelé de la semaine, c’est l’étape la plus usante. Mais le piège, c’est l’enchaînement des trois dernières difficultés. Les pourcentages sont sévères : une première bosse à 7%, puis un « mur » à 11% à 20 km du but, suivi d’une autre à 7,6%. C’est une succession de « coups de poing » qui peut isoler un leader et créer des écarts significatifs avant même la montée finale vers Colombier-le-Vieux. C’est là que la gestion de l’effort et la force collective seront primordiales. Lire aussi : La présentation détaillée de la 5e étape Lire aussi : Jonas Vingegaard écrase la 5e étape, le classement explose

Pourquoi l’arrivée à Apt est un cadeau empoisonné ?

Vendredi 13 mars – Etape 6 : Barbentane > Apt (179,3 km)

Un vendredi 13 qui pourrait porter chance aux attaquants. Le final est un modèle du genre : après la côte de Saignon (4 km à 5%), il ne reste que 4,5 km, dont une descente rapide et technique jusqu’à Apt. Attention à la chute, mais attention aussi aux coureurs piégés dans la descente. Un coup de bordure ou une attaque dans le dernier kilomètre, plat, peut suffire à gratter les secondes de bonifications qui font la différence au général. Lire aussi : La présentation détaillée de la 6e étape Lire aussi : Harold Tejada triomphe à Apt

Le verdict d’Auron

Samedi 14 mars – Etape 7 : Nice > Auron (138,7 km)

L’arrivée au sommet à 1 614 mètres d’altitude tant attendue. Mais attention : « arrivée au sommet » ne signifie pas « étape de haute montagne ». L’ascension finale d’Auron, longue de 7,3 km à 7,2%, est sélective mais pas assez pour faire exploser un rouleur comme Vingegaard si ce dernier est en bonne forme. L’an dernier, Michael Storer s’y était imposé en solitaire, prouvant que la course pouvait être ouverte. C’est un juge de paix, mais pas un couperet. Le vainqueur de Paris-Nice 2026 se jouera peut-être ici sur des écarts de quelques secondes, pas de minutes. Lire aussi : La présentation détaillée du parcours modifié de la 7e étape Lire aussi : Dorian Godon vainqueur de la 7e étape raccourcie à Isola

L’inédit final au stade Riviera

Dimanche 15 mars – Etape 8 : Nice > Nice (129,2 km)

Changement de décor ! Pour cause d’élections municipales, la mythique arrivée sur la Promenade des Anglais est remplacée par une finale au Stade Riviera. Mais ne croyez pas à une étape de gala. Le parcours, s’il fait l’impasse sur le col d’Èze, n’a rien d’une promenade. Les coureurs enchaîneront le col de la Porte (7 km à 7,2%), la côte de Châteauneuf-Villevieille (6,6 km à 6,6%), et surtout la redoutable côte du Linguador (3,3 km à 8,8%) avec son passage à 14% à moins de 20 km de l’arrivée. Sa descente technique vers Nice est un piège absolu. Le maillot jaune peut se gagner ou se perdre dans ces lacets. Et si un groupe arrive avec des secondes d’avance, les bonifications à l’arrivée au stade pourraient sacrer le plus opportuniste. Lire aussi : Le parcours détaillé de la 8e et dernière étape Lire aussi : La revanche de Lenny Martinez sur Vingegaard lors de la 8e étape

Paris-Nice 2026 : La startlist et les favoris au crible

Jonas Vingegaard, un favori sous conditions

Le Danois de Visma | Lease a Bike est l’attraction principale. Absent l’an dernier sur chute (non partant de la 6e étape), il fait sa rentrée. C’est à la fois sa force et sa faiblesse. Sa force, car il a un compte à régler avec cette course. Sa faiblesse, car comme l’an passé sur Paris-Nice ou en Algarve, il lui faut souvent un bloc de courses pour atteindre son pic de forme. Il pourra s’appuyer sur un « train » de luxe pour le chrono par équipes avec Bruno Armirail, Edoardo Affini et Victor Campenaerts. Mais dans l’explosivité des finales d’Uchon ou d’Auron, peut-il rivaliser avec des « punchers » comme Ayuso ? Sur le papier, c’est son point faible. Notre avis : 2e, mais à un souffle.

Juan Ayuso, l’homme en forme qui change tout

Le nouveau leader de Lidl-Trek débarque avec une confiance absolue. Vainqueur du Tour de l’Algarve face à un Almeida en forme et au phénomène Seixas, il a montré qu’il était déjà au sommet de son art. Son punch et sa capacité à placer des accélérations sur les pentes raides font de lui l’archétype du coureur pour ce parcours. Autour de lui, une armada : Mathias Vacek, Lennard Kämna, Jakob Söderqvist. L’équipe est taillée pour briller sur le chrono par équipes. Si Ayuso limite les dégâts sur le plat venteux, il est, selon nous, l’homme à battre. Notre avis : 1er favori.

La triple menace INEOS Grenadiers

L’équipe britannique a souvent brillé sur ce genre de parcours piégeux. Avec Oscar Onley, ils ont un leader punchy, capable de sauter dans tous les bons coups, comme on l’a vu en Algarve. Avec Kevin Vauquelin, ils ont un Français en pleine bourre, audacieux et complet, qui peut profiter du moindre faux-plat pour attaquer. Et avec Carlos Rodriguez, ils ont un rouleur-grimpeur solide, capable d’un gros chrono par équipes et de suivre les meilleurs en montagne. Leur force collective est telle qu’ils pourraient imposer un tempo d’enfer et piéger Vingegaard ou Ayuso.

Les autres prétendants et la « dream team » française

Derrière ce quatuor, la meute est affamée.

Brandon McNulty (UAE Team Emirates XRG) : Leader de fait après le forfait de João Almeida, l’Américain est un client sérieux sur les courses d’une semaine sans haute montagne. 3e en 2024, il connaît la musique. Avec Sivakov et Soler, il a des équipiers de luxe.

Le duo Red Bull (Aleksandr Vlasov et Daniel Martinez) : Les deux hommes renaissent en ce début de saison. Ils ont le punch et l’expérience pour jouer le top 5, voire le podium si la course est folle.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le Français est un talent pur. Mais comme son compatriote David Gaudu (Groupama-FDJ United), il risque de perdre une minute précieuse sur le chrono par équipes. Il devra se montrer hyper-offensif dans les étapes vallonnées pour remonter. Un défi de taille, mais pas impossible.

Ivan Romeo (Movistar) : Vainqueur du Tour d’Andalousie (Ruta del Sol), l’Espagnol est la révélation de ce début de saison. À suivre de très près.

Qui sont les coureurs engagés participants à Paris-Nice 2026 ?

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
1, VINGEGAARD, Jonas
2, AFFINI, Edoardo
3, ARMIRAIL, Bruno
4, CAMPENAERTS, Victor
5, KELDERMAN, Wilco
6, PIGANZOLI, Davide Abandon 4e étape
7, ZINGLE, Axel

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
11, MARTÍNEZ, Daniel Felipe
12, DENZ, Nico
13, PITHIE, Laurence
14, THORNLEY, Callum
15, VAN DIJKE, Tim
16, VAN DIJKE, Mick
17, VLASOV, Aleksandr

INEOS Grenadiers (WT) ✅
21, ONLEY, Oscar Non partant 6e étape
22, GODON, Dorian
23, KWIATKOWSKI, Michał
24, RODRÍGUEZ, Carlos
25, TARLING, Joshua
26, VAUQUELIN, Kévin
27, WATSON, Samuel

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
31, MCNULTY, Brandon Abandon 4e étape
32, OLIVEIRA, Ivo
33, ARRIETA, Igor
34, HERREGODTS, Rune
35, POLITT, Nils
36, SIVAKOV, Pavel Abandon 5e étape
37, SOLER, Marc

Lidl – Trek (WT) ✅
41, AYUSO, Juan Abandon 4e étape
42, BERNARD, Julien Non patant 6e étape
43, KÄMNA, Lennard
44, KRAGH ANDERSEN, Søren
45, SKUJIŅŠ, Toms Non partant 5e étape
46, SÖDERQVIST, Jakob
47, VACEK, Mathias

Bahrain – Victorious (WT) ✅
51, MARTINEZ, Lenny
52, ARNDT, Nikias
53, BAUHAUS, Phil
54, CARUSO, Damiano
55, GRADEK, Kamil
56, PAASSCHENS, Mathijs Abandon 4e étape
57, STANNARD, Robert Abandon 4e étape

Groupama – FDJ United (WT) ✅
61, GAUDU, David Abandon 5e étape
62, CAVAGNA, Rémi
63, COSTIOU, Ewen
64, JACOBS, Johan
65, MOLARD, Rudy
66, PACHER, Quentin
67, RUSSO, Clément

Movistar Team (WT) ✅
71, ROMEO, Iván Non partant 6e étape
72, AULAR, Orluis
73, CASTRILLO, Pablo Abandon 4e étape
74, CEPEDA, Jefferson Alveiro
75, GARCÍA PIERNA, Raúl Abandon 4e étape
76, HESSMANN, Michel
77, MILESI, Lorenzo

Soudal Quick-Step (WT) ✅
81, PARET-PEINTRE, Valentin
82, CRAS, Steff
83, EENKHOORN, Pascal
84, PEDERSEN, Casper
85, STUYVEN, Jasper
86, VAN DEN BOSSCHE, Fabio
87, VAN LERBERGHE, Bert Abandon 4e étape

NSN Cycling Team (WT) ✅
91, GIRMAY, Biniam
92, ASKEY, Lewis
93, BOIVIN, Guillaume
94, LOUVEL, Matis
95, MULLEN, Ryan
96, SHEEHAN, Riley
97, VAN ASBROECK, Tom

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
101, PRODHOMME, Nicolas
102, BISSEGGER, Stefan
103, BOL, Cees
104, CHAMBERLAIN, Oscar
105, DE PESTEL, Sander
106, HOOLE, Daan Abandon 4e étape
107, SCOTSON, Callum

Team Jayco AlUla (WT) ✅
111, ACKERMANN, Pascal Non partant 5e étape
112, DONALDSON, Robert
113, DURBRIDGE, Luke Non partant 5e étape
114, GAMPER, Patrick
115, MEZGEC, Luka Abandon 4e étape
116, O’BRIEN, Kelland Abandon 1ère étape
117, SÜTTERLIN, Jasha

XDS Astana Team (WT) ✅
121, TEJADA, Harold
122, CONCI, Nicola
123, FEDOROV, Yevgeniy
124, KANTER, Max
125, TEUNISSEN, Mike
126, VAN BEKKUM, Darren
127, VINOKUROV, Nicolas

Cofidis (PRT) ✅
131, FRETIN, Milan Abandon 5e étape
132, ALLEGAERT, Piet Non partant 4e étape
133, COQUARD, Bryan
134, IZAGIRRE, Ion
135, KIRSCH, Alex
136, ROULAND, Louis
137, THOMAS, Benjamin

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
141, RONDEL, Mathys
142, BARTA, Will
143, HALLER, Marco
144, KELEMEN, Petr
145, KLUCKERS, Arthur
146, PLUIMERS, Rick Non partant 6e étape
147, TRENTIN, Matteo

Team Picnic PostNL (WT) ✅
151, MARTINEZ, Juan Guillermo
152, DE JONG, Timo
153, HAMILTON, Chris
154, MÄRKL, Niklas Abandon 6e étape
155, NABERMAN, Tim
156, ROOSEN, Timo
157, VAN UDEN, Casper Non partant 5e étape

EF Education – EasyPost (WT) ✅
161, LAMPERTI, Luke
162, ASGREEN, Kasper
163, BAUDIN, Alex
164, MACKELLAR, Alastair
165, STEINHAUSER, Georg
166, VAN DEN BERG, Marijn
167, WALKER, Max

Uno-X Mobility (WT) ✅
171, LEKNESSUND, Andreas
172, BYSTRØM, Sven Erik
173, FREDHEIM, Stian Abandon 5e étape
174, BLUME LEVY, William
175, LØLAND, Sakarias Koller
176, TILLER, Rasmus
177, TRÆEN, Torstein Abandon 4e étape

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
181, DUNBAR, Eddie Non partant 4e étape
182, CHRISTEN, Fabio Abandon 6e étape
183, DE GENDT, Aimé
184, DE LA CRUZ, David
185, FRISON, Frederik
186, HOUCOU, Emmanuel
187, ZUKOWSKY, Nickolas

TotalEnergies (PRT) ✅
191, TURGIS, Anthony
192, DAUPHIN, Florian
193, DELBOVE, Joris
194, DELETTRE, Alexandre
195, DUJARDIN, Sandy
196, LE BERRE, Mathis
197, VERCHER, Mattéo

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
201, PLOWRIGHT, Jensen
202, BALLERSTEDT, Maurice
203, DEBRUYNE, Ramses
204, DEHAIRS, Simon Abandon 6e étape
205, DE VYLDER, Lindsay Abandon 4e étape
206, GEENS, Jonas
207, MARSMAN, Tim

Lotto Intermarché (WT) ✅
211, MENTEN, Milan
212, BRAET, Vito
213, GIDDINGS, Joshua
214, GRIGNARD, Sébastien
215, RUTSCH, Jonas
216, VAN BOVEN, Luca
217, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel Non partant 4e étape

Diffusion TV : Comment suivre Paris-Nice 2026 en direct ?

Pour ne rien manquer de ce duel au sommet et des péripéties de la Course au Soleil, voici le guide TV complet. Les horaires sont donnés à titre indicatif et peuvent être sujets à de légères modifications.

Le programme TV complet des 8 étapes

Etape 1 – Dim. 8 mars Achères > Carrières-sous-Poissy 15h20

Etape 2 – Lun. 9 mars Épône > Montargis 15h10

Etape 3 (CLM éq) – Mar. 10 mars Cosne-Cours-sur-Loire > Pouilly-s/-Loire 15h10

Etape 4 – Mer. 11 mars Bourges > Uchon 15h10

Etape 5 – Jeu. 12 mars Cormoranche-sur-Saône > Colombier-le-Vieux 15h10

Etape 6 – Ven. 13 mars Barbentane > Apt 15h10

Etape 7 – Sam. 14 mars Nice > Auron 13h20

Etape 8 – Dim. 15 mars Nice > Nice 15h10

Sur quelles chaînes suivre la Course au Soleil ?

En France : L’événement est largement accessible en clair sur France 3 avec le trio de commentateurs Alexandre Pasteur, Marion Rousse et Laurent Jalabert. Pour une couverture plus complète, dès le début d’étape, rendez-vous sur Eurosport 2 et la plateforme MAX.

En Belgique : Les fans pourront suivre les étapes sur Tipik et en streaming sur RTBF Auvio.

En Suisse : Généralement, les droits sont détenus par la SSR (RTS, SRF, RSI).

Les horaires de départ réels

Pour ceux qui souhaitent suivre l’intégralité de la course dès le kilomètre 0, voici les horaires de départ réel (hors direct TV) :

Étape 1 : 13h10

Étape 2 : 12h50

Étape 3 : 15h10

Étape 4 : 12h25

Étape 5 : 12h05

Étape 6 : 12h50

Étape 7 : 11h40

Étape 8 : 13h30

Le verdict de la rédaction

Paris-Nice 2026 s’annonce comme l’un des plus indécis de ces dernières années. Le parcours, en forme de puzzle tactique, offre des opportunités à tous les profils, mais avantage très nettement les coureurs explosifs capables de placer une attaque tranchante dans un final raide. Le contre-la-montre par équipes, placé idéalement, sera le premier grand entonnoir du général.

Notre pronostic : Dans ce jeu du chat et de la souris, nous voyons Juan Ayuso coiffer Jonas Vingegaard au terme d’un week-end niçois indécis. L’Espagnol, fort de sa condition déjà rodée et de son équipe redoutable, a le profil idéal pour décrocher la première Course au Soleil de sa carrière. Mais attention à la vague INEOS, qui pourrait bien créer la surprise si ses trois leaders se coordonnent. Une chose est sûre : du 8 au 15 mars, les amateurs de cyclisme seront scotchés à leur écran. Rendez-vous sur France 3 et Eurosport pour en découdre !

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Tirreno Adriatico 2026 étape 6 : parcours et favoris de l’étape reine

Bien plus qu’une simple étape de montagne, cette 6e étape entre San Severino Marche et Camerino est un piège tendu aux favoris. Avec un circuit final à répéter trois fois et une rampe d’arrivée digne des grandes Classiques Ardennais, le moindre faux pas se paiera cash. Plongée au cœur de l’étape reine qui promet de réécrire le scénario de ce Tirreno-Adriatico 2026.

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Pourquoi l’enfer de Camerino va sceller le sort de Tirreno-Adriatico 2026

Un piège de 3900 mètres de dénivelé. Samedi 14 mars, le peloton de la 61e édition de Tirreno-Adriatico s’élancera de San Severino Marche avec une certitude : il ne reviendra pas sur la côte. L’étape reine, longue de 188 kilomètres, est un aller simple vers l’Apennin, un voyage de 3900 mètres de dénivelé positif qui se terminera au sommet d’un mur, à Camerino.

Oubliez les longues ascensions aérobies des Dolomites. Ici, la difficulté est insidieuse, fractionnée, presque nerveuse. Le parcours 2026 de cette 6e étape est conçu pour créer du chaos, pour piéger les organismes et exacerber les rivalités. Si la course est souvent jouée après le chrono, cette année, c’est sur ces pentes infernales que le verdict pourrait bien tomber. Après la démonstration de force d’Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) lors de la 5e étape, la question brûle toutes les lèvres : assisterons-nous à un nouveau récital du prodige mexicain, ou la résistance va-t-elle enfin s’organiser ?

Quel est le profil exact de la 6e étape entre San Severino Marche et Camerino ?

Pour comprendre la complexité de cette journée, il faut la diviser en trois actes distincts. Ce n’est pas une étape de montagne classique avec un col isolé en fin de parcours. C’est un enchaînement vicieux, une course de côtes géante.

Acte 1 – L’échappée ou l’agonie dans le Sassotetto

Le départ fictif est donné à San Severino Marche, mais la route ne tarde pas à s’élever. Dès les premiers kilomètres, une bosse de 2,4 km à 6,5% agit comme un premier filtre. Les équipes des sprinteurs, désormais sans objet, laisseront filer une échappée. Le premier juge de paix arrive après 53 kilomètres : l’ascension du Sassotetto.

Longue de 13,2 km, cette montée affiche une pente moyenne de 7,2%, mais c’est un pourcentage trompeur. Le passage à mi-parcours, avec des rampes à 14%, va mettre le feu aux poudres. Selon les données historiques de ProCyclingStats, cette montée a déjà été utilisée comme juge de paix en 2018, 2020 et 2023, mais jamais avec un final aussi corsé. À son sommet, perché à 1450 mètres d’altitude, le temps sera frais et venteux. Pour les favoris, l’objectif sera double : contrôler l’échappée, mais surtout, placer un lieutenant pour durcir le rythme et tester la condition des adversaires. C’est un premier acte qui pourrait déjà condamner les purs rouleurs.

Actes 2 et 3 – Le circuit cauchemardesque de Camerino

Après une longue descente technique, le peloton entame ce qui fera la légende de cette étape : un circuit local de 29,1 km à répéter trois fois. C’est la clé de voûte du parcours.

L’entrée sur le circuit n’est pas une simple formalité. Dès le début de la boucle, une bosse de 1,7 km à 6,4% puis un raidar de 560 mètres à 6,8% servent à user les organismes avant le grand morceau. Mais le plat de résistance, c’est évidemment l’ascension finale vers Camerino, que les coureurs graviront trois fois… mais d’une manière différente.

Lors des deux premiers passages : la montée fait 3 km à 8,8%. Elle débute par 660 mètres de pure violence à 11,2%. Les coureurs franchissent une « fausse » ligne d’arrivée, située dans une rue adjacente, et redescendent immédiatement pour un nouveau tour de manège. Cette configuration est extrêmement rare et exigeante. Elle empêche toute récupération et transforme chaque passage en un sprint de montagne à haute intensité.

Le passage final, celui qui compte : pour l’arrivée, le parcours est modifié. On ajoute 200 mètres, portant l’ascension à 3,2 km à 8,9%. Mais ce sont les derniers hectomètres qui sont terrifiants. Après une première partie violente, la route offre un court replat, une feinte de récupération, avant de se redresser de manière brutale. Le dernier kilomètre grimpe à 12,4% de moyenne, avec un passage à 18%. Ce n’est plus du cyclisme, c’est de la lutte gréco-romaine sur bitume.

Cette arrivée à Camerino n’est pas une nouveauté absolue. En 2009, un certain Michele Scarponi y avait devancé des cadors comme Stefano Garzelli, Ivan Basso et Danilo Di Luca. Seize ans plus tard, le mythe renaît, mais le scénario s’annonce encore plus brutal avec ce circuit.

Quels sont les favoris de l’étape 6 et les scénarios tactiques possibles ?

Après l’étape des murs de vendredi, la hiérarchie s’est clarifiée, mais elle a aussi créé des situations complexes au sein des équipes. Voici notre analyse des forces en présence pour cette explication.

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) – Le grand favori sous pression

Avec le maillot de leader sur les épaules, le Mexicain aborde l’étape avec un statut clair, mais sans avoir remporté la moindre étape. Selon nos données et statistiques, il est le plus fort. Sa démonstration lors de la 5e étape, où seul Matteo Jorgenson a pu (difficilement) suivre, impose le respect. Mais le statut de favori est un fardeau. L’UAE devra contrôler une échappée dangereuse tout en gérant les attaques. Del Toro a montré une maturité étonnante, mais Camerino est un piège où l’explosivité prime sur l’endurance. La question est : va-t-il attaquer de loin pour asseoir sa domination, ou va-t-il gérer en attendant le dernier kilomètre pour démontrer sa suprématie au sprint ? Son punch est tel qu’il coche toutes les cases du favori numéro 1.

Le dilemme Red Bull-BORA-hansgrohe : Roglič ou Pellizzari ?

C’est le grand feuilleton de cette étape. Lors de la 5e étape, Primož Roglič a sacrifié ses chances pour son jeune coéquipier Giulio Pellizzari, alors leader. Mais Pellizzari a perdu le maillot bleu. La donne a changé.

Giulio Pellizzari : Il court à domicile, il est né à San Severino Marche. La motivation sera décuplée. Mais après sa défaillance relative, pourra-t-il rivaliser avec les tout meilleurs sur un terrain aussi violent ?

Primož Roglič : Le Slovène est un serial winner. Lui demander de rouler pour un autre alors qu’il se sent bien est contre-nature. Son expérience dans ce genre de final explosif (souvenez-vous de ses coups de force sur la Vuelta) en font un candidat à la victoire d’étape. Red Bull-BORA-hansgrohe devra trancher : jouer la carte jeune et locale, ou laisser filer le champion qu’ils ont recruté pour gagner ce genre de courses.

Les outsiders prêts à surprendre

Derrière ce trio de tête, plusieurs hommes ont les armes pour créer l’exploit.

Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike) : Le seul à avoir tenu la roue de Del Toro vendredi. Il semble être le plus solide, mais il devra peut-être prendre des risques, attaquer de loin, car il ne battra probablement pas le Mexicain au sprint dans une pente à 18%.

Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) et Giulio Ciccone (Lidl-Trek) : Deux puncheurs-grimpeurs au style offensif. Si Del Toro se contente de contrôler, ils ont une carte à jouer. Ciccone, en particulier, connaît parfaitement ces routes italiennes.

L’échappée matinale : Avec un final aussi dur, une échappée peut aller au bout si les gros ne se neutralisent pas. Des rouleurs-grimpeurs comme Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) ou l’étonnant Alan Hatherly (Jayco AlUla) ont le profil idéal pour une échappée piégeuse.

Et que fera Julian Alaphilippe (Tudor) ? Le Français, bien que moins à l’aise sur ce type d’efforts longs, a prouvé par le passé qu’il pouvait s’illustrer sur les terrains les plus escarpés. Une attaque à 50 kilomètres de l’arrivée pour dynamiter la course ? C’est tout à fait son style.

Notre pronostic pour la 6e étape

Sur la base des forces en présence et de la configuration explosive du final, il est tentant de miser sur un nouveau coup d’éclat d’Isaac Del Toro. L’UAE a les moyens de contrôler, et le Mexicain a l’explosivité pour gérer n’importe quelle attaque dans les 500 derniers mètres.

Cependant, si la course est tactiquement plus ouverte, Primož Roglič pourrait bien profiter de l’ambiguïté chez Red Bull pour placer une attaque vicieuse dans la partie la plus raide, jouant sur l’expérience pour surprendre un Del Toro peut-être trop surveillé par Jorgenson. Et si l’Italie se réveille, Giulio Pellizzari pourrait écrire l’histoire de sa région natale. Une chose est sûre : le spectacle sera au rendez-vous.

Et vous, quel scénario imaginez-vous pour cette arrivée explosive ? Pensez-vous que Del Toro est intouchable, ou Roglič va-t-il rappeler à tout le monde qui est le patron ? Qui sera, selon vous, le premier à craquer dans le mur final à 18% ? Partagez votre analyse en commentaires.

Classement général au départ de la 6e étape. 163 coureurs toujours en course.

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 20:10:40
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:23
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  4. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:44
  5. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:05
  6. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:08
  7. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +1:24
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost m.t.
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:27
  10. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:28
  11. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:43
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +1:48
  13. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +1:49
  14. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +2:11
  15. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:13
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +2:42
  17. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +2:47
  18. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +3:03
  19. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team +3:10
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:26
  21. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +3:51
  22. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +4:26
  23. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United +5:01
  24. ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché +5:07
  25. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +5:10
  26. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +5:18
  27. HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:48
  28. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +7:07
  29. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech +7:54
  30. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA +8:47
  31. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +8:55
  32. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost +9:03
  33. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United +10:01
  34. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +10:03
  35. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +10:11
  36. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +11:49
  37. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +12:29
  38. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +13:00
  39. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +13:38
  40. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +13:57
  41. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +15:05
  42. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  43. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike +16:05
  44. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +16:10
  45. BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché +16:33
  46. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious +16:40
  47. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +16:41
  48. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +17:23
  49. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +17:24
  50. HAIG JACK, INEOS Grenadiers +17:38
  51. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +17:39
  52. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +17:49
  53. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +18:04
  54. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +20:11
  55. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +20:14
  56. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +20:15
  57. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility +20:18
  58. FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +20:22
  59. COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +20:55
  60. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +21:51
  61. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team +22:39
  62. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +23:11
  63. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +23:15
  64. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta +23:28
  65. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +23:41
  66. FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL +23:43
  67. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech +25:50
  68. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team +26:04
  69. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +26:23
  70. KRUISWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +26:30
  71. BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +26:46
  72. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost +26:54
  73. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +26:56
  74. SCHULTZ NICK, NSN Cycling Team +27:08
  75. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali +27:14
  76. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech +27:29
  77. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +27:33
  78. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta +27:56
  79. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers +27:58
  80. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +28:08
  81. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +28:10
  82. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +28:15
  83. ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:25
  84. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +28:29
  85. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta +28:35
  86. ARCAS JORGE, Movistar Team +30:35
  87. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +30:44
  88. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber +30:47
  89. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla +30:52
  90. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +32:20
  91. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +32:26
  92. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  93. SMITH DION, NSN Cycling Team +32:31
  94. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL +32:34
  95. FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL +32:43
  96. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +33:00
  97. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team +33:03
  98. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team +33:09
  99. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team +34:06
  100. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious +34:18
  101. GHEBREIGZABHIER AMANUEL, Lidl – Trek +35:12
  102. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost +35:35
  103. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +35:45
  104. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
  105. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike +36:09
  106. SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers +36:12
  107. GOGL MICHAEL, Alpecin-Premier Tech +36:15
  108. NEILANDS KRISTS, NSN Cycling Team +36:22
  109. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team +36:24
  110. MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious +36:34
  111. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech +36:40
  112. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +36:44
  113. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber +36:48
  114. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +38:33
  115. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +38:38
  116. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +39:27
  117. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL +39:54
  118. KENCH JOSH, Groupama – FDJ United +40:03
  119. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +40:12
  120. KUZMIN ANTON, XDS Astana Team +40:25
  121. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla +40:39
  122. MOSCON GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +40:57
  123. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step +41:07
  124. PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL +41:31
  125. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +43:57
  126. KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike +44:07
  127. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +44:40
  128. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +45:04
  129. SAMUDIO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +45:22
  130. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek +45:36
  131. VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL +45:38
  132. NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +45:51
  133. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +47:14
  134. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step +47:25
  135. DOULL OWAIN, Team Visma | Lease a Bike +47:34
  136. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +47:36
  137. MORO MANLIO, Movistar Team +47:37
  138. BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step m.t.
  139. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek +47:46
  140. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +47:55
  141. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta +48:06
  142. TORRES ALBERT, Movistar Team +48:12
  143. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step +48:31
  144. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché +48:34
  145. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG +48:38
  146. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +50:26
  147. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek +51:10
  148. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché +51:11
  149. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team +51:14
  150. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +51:24
  151. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber +52:02
  152. DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech +52:16
  153. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber +54:06
  154. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers +54:12
  155. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +55:24
  156. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +55:33
  157. IACCHI ALESSANDRO, Solution Tech NIPPO Rali +55:44
  158. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali +55:48
  159. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team +55:58
  160. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team +56:03
  161. VIVIANI ATTILIO, Solution Tech NIPPO Rali +56:10
  162. KOGUT ODED, NSN Cycling Team +56:41
  163. VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:08:25

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Paris-Nice 2026 : Parcours modifié de la 7e étape, arrivée à Isola village

En annulant la montée finale vers Auron à cause des chutes de neige, ASO a privé les grimpeurs de leur joute habituelle. Mais en déplaçant l’arrivée à Isola Village, ils ont ouvert une boîte de Pandore tactique. Loin d’être une demi-étape, ce final raccourci de 18 km pourrait bien être le théâtre d’un coup de théâtre. Plongée au cœur d’un scénario où les puncheurs et les baroudeurs ont soudainement pris le pouvoir.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

« 18 kilomètres de moins, un monde d’écart » : Pourquoi la neige a transformé l’étape reine du Paris-Nice 2026 en piège tendu

C’est un coup de tonnerre dans un ciel bas et lourd des Alpes-Maritimes. Pour la deuxième fois en trois ans, la Course au Soleil doit baisser pavillon face à la météo. Le communiqué d’ASO est tombé comme un couperet vendredi soir : la 7e étape de Paris-Nice 2026 ne gravira pas les pentes d’Auron. La limite pluie-neige, évaluée à seulement 1100 mètres, rendait « inenvisageable » l’ascension finale de 7,3 km à 7,2 % vers la station juchée à 1600 mètres.

Sur le papier, on pourrait croire à une simple formalité administrative : on coupe 18 kilomètres, on rapatrie l’arrivée au sprint intermédiaire d’Isola Village, et tout le monde rentre au chaud. Mais dans le microcosme du vélo, c’est une révolution. Ce n’est plus une explication entre leaders qui se profile ce samedi 14 mars, mais un véritable jeu de massacre en perspective. Voici pourquoi cette 7e étape, réduite à 120,4 km, est devenue l’une des plus indécises de l’édition.

Pourquoi ASO a-t-il pris cette décision radicale ? Retour sur un casse-tête sécuritaire

Le spectre de 2024 et la priorité absolue à la sécurité des coureurs

Le choix d’ASO, bien que frustrant pour les puristes, est avant tout un acte de responsabilité. « Les prévisions les plus récentes rendent inenvisageable une arrivée dans la station d’Auron » ont justifié les organisateurs dans un communiqué officiel, validé par la préfecture, l’UCI et les représentants des coureurs (CPA). Comme l’a rappelé Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) plus tôt dans la semaine, la confiance dans l’organisation est totale, mais la sécurité prime.

Isola Village, un plan B évident mais pas anodin

En choisissant Isola, à 855 mètres d’altitude, ASO a opté pour la solution la plus pragmatique. Le site était déjà le point du sprint intermédiaire. Mais ce repli stratégique change radicalement la nature de l’effort. On passe d’une arrivée au sommet à un final qui, selon les données du parcours, se jouera sur un faux-plat roulant. Le dernier kilomètre affiche une pente dérisoire de 1,1 %, de quoi faire saliver les finisseurs rapides… à condition qu’ils aient survécu à l’enfer annoncé.

120 km d’enfer : Décryptage du nouveau terrain de jeu

Un départ tonitruant dans la Côte de Carros

Le parcours conserve son entame nerveuse. Dès le 14e kilomètre, la Côte de Carros (7 km à 5,1%) va servir de premier détonateur. Attendez-vous à ce que des équipes lésées par ce changement (comme la Red Bull-Bora ou la Visma) tentent d’y placer un homme devant pour ne pas avoir à assumer seules le travail de poursuite.

Le piège de la Vallée de la Tinée

Après la descente et le plateau, c’est un long faux-plat montant de près de 55 kilomètres qui attend les coureurs en remontant la vallée de la Tinée. Ce « col de 3e catégorie invisible » est un véritable coupe-patte. Sous une pluie battante et des températures ressenties proches de 0°C, cette longue course de caisse va faire des dégâts. Les purs sprinteurs, même s’ils ont passé les côtes, risquent de payer un lourd tribut musculaire dans cet effort continu.

Initialement, les coureurs devaient grimper jusqu’à Auron.

L’heure des comptes : Qui pour succéder à Godon à Isola Village ?

Dorian Godon (INEOS Grenadiers), le favori logique mais pas souverain

Le champion de France, 2e autoritaire lors de l’étape de la veille, est l’homme en forme. Il a prouvé qu’il aimait « les temps de chien ». Mais attention : si le final plat l’avantagerait dans un sprint normal, l’enchaînement des difficultés pourrait lui permettre de partir de loin. Sa crainte ? Un sprint massif où sa pointe de vitesse pure serait moins décisive.

Les poissons-pilotes de la pluie : Lamperti et Pithie à l’affût

C’est là que le duel devient fascinant.

Luke Lamperti (EF Education-EasyPost), maillot vert, doit défendre son bien. Sa capacité à encaisser les chocs et à sprinter fait de lui un candidat sérieux.

Laurence Pithie (Red Bull-BORA-hansgrohe) est l’autre grand puncheur de ce plateau. Le final est sans doute trop plat pour lui, mais comme il y a deux ans sur Paris-Nice, il pourrait anticiper et sauter dans la roue de Godon au moment crucial. Son équipe, avec les frères Van Dijke, a les armes pour durcir la course.

Les grands perdants de ce scénario climatique

Biniam Girmay (NSN) n’a jamais caché son aversion pour le froid et la pluie. Son équipe, avec Lewis Askey (3e à Apt), pourrait inverser les rôles. Matteo Trentin (Tudor), roi des bordures, est moins à l’aise sous la flotte que dans le vent. Quant à Bryan Coquard (Cofidis), s’il est présent, il aura son « bonus pluie », mais la distance risque de l’user.

La bataille du général : Vingegaard peut-il perdre Paris-Nice dans ce traquenard ?

Une fin d’étape piégeuse pour les leaders

Avec une avance confortable de 3’22’’ sur Daniel Martinez (Red Bull-Bora), Jonas Vingegaard (Visma Lease a Bike) est solide. Mais dans ce genre d’étape, le danger ne vient pas des attaques frontales. Il vient des bordures, des chutes, des cassures dues au froid. Si Visma se fait surprendre par une bordure dans la vallée, le maillot jaune pourrait se retrouver isolé et perdre du temps bêtement.

Martinez et Steinhauser, les opportunistes

Daniel Martinez (Red Bull-BORA) et Georg Steinhauser (EF Education) sont de meilleurs grimpeurs que rouleurs. Ce scénario ne les avantage pas, mais ils pourraient profiter de la confusion. Si leur équipe place Laurence Pithie ou Luke Lamperti à l’avant, ils pourraient créer un effet de bordure en faveur de leur leader. La question est : oseront-ils attaquer Vingegaard sur ce terrain, ou attendront-ils la dernière étape ?

Et vous, quel scénario voyez-vous émerger de ce chaos annoncé ? Pensez-vous qu’un puncheur comme Dorian Godon puisse résister au retour d’un peloton réduit, ou assistera-t-on à un exploit d’un baroudeur parti dans la Côte de Carros ? Réagissez en commentaires !

En conclusion, si la météo a volé la vedette en privant le Paris-Nice 2026 de son juge de paix à Auron, elle a offert un autre spectacle. Celui de l’adaptation, de la survie et de l’intelligence tactique. Ce samedi, à Isola Village, ce ne sont pas les meilleurs grimpeurs qui s’imposeront, mais les plus durs au mal, les plus malins, ceux qui sauront lire la course sous la pluie. Une chose est sûre : le direct sur France 3 à 13h25 promet d’être électrique.

Classement général au départ de la 7e étape. 122 coureurs toujours en course.

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 21:16:50
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:27
  11. PARET-PEINTRE VALENTIN, TotalEnergies +12:08
  12. VERCHER MATTÉO, Soudal Quick-Step +19:09
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:30
  14. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +23:42
  15. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +23:53
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:55
  17. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  18. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla +30:35
  19. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +30:50
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +32:27
  21. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +33:49
  22. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +36:15
  23. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +36:36
  24. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG +36:50
  25. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +37:02
  26. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team +37:10
  27. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers m.t.
  28. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +38:46
  29. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe +39:08
  30. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +39:13
  31. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +40:54
  32. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +41:07
  33. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +41:23
  34. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +41:31
  35. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +41:52
  36. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +42:07
  37. JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United +42:08
  38. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +42:17
  39. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team +42:36
  40. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +42:41
  41. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +42:58
  42. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla +43:28
  43. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost +44:20
  44. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +44:24
  45. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +44:25
  46. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers +45:10
  47. WALKER MAX, EF Education – EasyPost +45:16
  48. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +45:32
  49. EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step +46:03
  50. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +46:28
  51. VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team +46:33
  52. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility +47:33
  53. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +47:44
  54. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +47:54
  55. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +48:22
  56. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech +48:50
  57. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +49:08
  58. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +49:24
  59. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL +49:40
  60. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +50:04
  61. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +50:22
  62. KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek +50:55
  63. VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step +51:14
  64. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team +52:22
  65. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility +53:08
  66. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe +53:27
  67. KWIATKOWSKI MICHAŁ, INEOS Grenadiers +54:33
  68. THORNLEY CALLUM, Red Bull – BORA – hansgrohe +54:44
  69. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost +54:49
  70. BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility +56:07
  71. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +56:27
  72. AULAR ORLUIS, Movistar Team +56:51
  73. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +57:37
  74. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies +58:01
  75. KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek +58:04
  76. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché +58:15
  77. MILESI LORENZO, Movistar Team +58:38
  78. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +58:42
  79. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +58:47
  80. RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché +59:20
  81. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +59:36
  82. COQUARD BRYAN, Cofidis +59:55
  83. HESSMANN MICHEL, Movistar Team +1:00:11
  84. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +1:00:20
  85. AFFINI EDOARDO, Team Visma | Lease a Bike +1:00:21
  86. DE LA CRUZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:00:48
  87. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +1:01:03
  88. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech +1:01:13
  89. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:01:46
  90. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +1:02:09
  91. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +1:02:24
  92. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:02:46
  93. CONCI NICOLA, XDS Astana Team +1:03:00
  94. MACKELLAR ALASTAIR, EF Education – EasyPost +1:03:04
  95. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:03:40
  96. BRAET VITO, Lotto Intermarché +1:04:20
  97. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step +1:04:51
  98. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious +1:04:59
  99. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +1:06:19
  100. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team +1:06:38
  101. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +1:06:47
  102. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché +1:06:56
  103. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché +1:07:17
  104. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +1:07:37
  105. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team +1:07:54
  106. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL +1:09:08
  107. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +1:09:41
  108. GAMPER PATRICK, Team Jayco AlUla +1:09:55
  109. ROULAND LOUIS, Cofidis +1:10:03
  110. KIRSCH ALEX, Cofidis +1:10:07
  111. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +1:10:31
  112. KANTER MAX, XDS Astana Team +1:13:06
  113. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL m.t.
  114. THOMAS BENJAMIN, Cofidis +1:14:47
  115. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +1:14:54
  116. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +1:15:00
  117. BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team +1:15:03
  118. NABERMAN TIM, Team Picnic PostNL +1:16:32
  119. MULLEN RYAN, NSN Cycling Team +1:16:39
  120. ARNDT NIKIAS, Bahrain – Victorious +1:17:17
  121. KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team +1:27:07
  122. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious +1:27:14

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Paris-Nice 2026 étape 6 : Harold Tejada triomphe à Apt, le résumé

Il a crevé à 20 kilomètres de l’arrivée, a dû revenir comme un dératé avec l’aide de ses équipiers, et a finalement coiffé tout le monde sur le poteau. Harold Tejada (XDS-Astana) a signé ce vendredi 13 mars la plus belle victoire de sa carrière en s’imposant en solitaire à Apt. Dans une Côte de Saignon explosive, le Colombien a joué la carte de l’intelligence pour contrer Lenny Martinez et surprendre un peloton de favoris qui se regardait. Retour sur un succès construit dans l’ombre et conclu dans la lumière.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Le coup de filou de Tejada : le Colombien surprend les cadors et s’offre la 6e étape de Paris-Nice à Apt

L’attaque de la maturité. Il y a des victoires qui se jouent sur un coup de pédale, et d’autres qui se construisent dans la tête. Celle d’Harold Tejada sur la 6e étape de Paris-Nice 2026 appartient clairement à la seconde catégorie. À 28 ans, le Colombien de la XDS-Astana a décroché son premier bouquet sur le WorldTour, et il l’a fait avec la manière : une attaque placée au sommet de la dernière difficulté, une descente maîtrisée, et un finish en solitaire dans les rues d’Apt qui laisse une empreinte durable sur cette « Course au Soleil ».

Pourtant, rien n’était gagné pour l’ancien vainqueur d’étape du Tour de Colombie. À 19 kilomètres du but, alors que ses équipiers venaient de le ramener après une crevaison, beaucoup l’auraient enterré. Mais Tejada a cette insouciance calculée des grands baroudeurs. « Aleksandr Vinokourov m’avait dit d’être prêt au sommet et dans la descente » a-t-il confié après l’arrivée. Un conseil en or de la part du manager kazakh, ancien lauréat de Paris-Nice, qui a transformé une alerte mécanique en opportunité historique.

Comment Tejada a-t-il fait la différence dans la Côte de Saignon ?

Une échappée matinale promise à l’oubli

Avant le numéro de Tejada, il y a eu la longue cavale de quatre fuyards. Il aura fallu plus de 50 kilomètres de course folle pour voir enfin se former l’échappée du jour. Joshua Tarling (INEOS Grenadiers), l’immense espoir britannique du contre-la-montre, Igor Arrieta (UAE Team Emirates XRG), Steff Cras (Soudal Quick-Step) et Arthur Kluckers (Tudor) ont composé un quatuor de costauds. Leur avantage ? Jamais très conséquent, oscillant autour de la minute trente, signe que le peloton, sous l’impulsion de la Cofidis pour Bryan Coquard et de la Lidl-Trek pour Mattias Skjelmose, n’entendait pas laisser filer la dernière chance des puncheurs.

Selon les datas recueillies, le rythme imposé dans le Col de l’Aire Deï Masco (7,2 km à 4,3%) par Søren Kragh Andersen (Lidl-Trek), sorti en contre, a scellé le destin des attaquants. Un rythme infernal qui a lessivé Cras, repris, et condamné Tarling et Arrieta à un numéro de duettistes voué à l’échec.

Le timing parfait de l’attaque de Tejada

C’est dans la Côte de Saignon (4,1 km à 5%, mais avec des rampes bien plus sévères) que le scénario a basculé. À 5 kilomètres de l’arrivée, Tarling et Arrieta sont avalés par un peloton réduit à une trentaine d’unités. Aussitôt, Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) lance les hostilités. Le Français, cinquième du général, veut sa revanche après une semaine contrastée.

Mais c’est là qu’intervient le génie tactique d’Harold Tejada. Alors que Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) colle immédiatement à la roue de Martinez, et que Kévin Vauquelin (INEOSs) et Valentin Paret-Peintre (Soudal) tentent leurs propres offensives, un léger temps mort s’installe au sommet. Tejada, qui n’est que 10e au général après l’abandon matinal d’Oscar Onley, n’est pas considéré comme une menace directe. Il en profite. Il allume la mèche, seul, à 3,4 kilomètres de la ligne, dans un petit moment de flottement où les favoris se neutralisent. « J’ai vu que Vingegaard regardait Martinez, et que Martinez regardait Vingegaard. C’était le moment ou jamais » pourrait-on imaginer de la part du Colombien.

Vidéo et analyse : pourquoi ce succès change la donne pour Tejada ?

Ce succès d’Harold Tejada n’est pas anodin à plusieurs titres.

Premièrement, il valide la stratégie de la nouvelle formation XDS-Astana. Après des années de vaches maigres, l’équipe kazakhe, désormais épaulée par le sponsor chinois XDS, prouve qu’elle peut exister sur le WorldTour. Deux victoires d’étapes sur Paris-Nice, c’est un bilan plus qu’honorable.

Deuxièmement, il met en lumière un paradoxe du cyclisme moderne. Parfois, ce ne sont pas les plus forts qui gagnent, mais les plus malins. « J’ai eu de la chance, mais j’avais la consigne » a reconnu Tejada. Son expérience lui a permis de lire la course parfaitement, là où des plus jeunes se sont brûlé les ailes.

Enfin, ce succès pose une question aux équipes des favoris : ne faut-il pas désormais contrôler davantage les coureurs classés entre la 10e et la 20e place au général ? Avec l’abandon d’Onley, Tejada est devenu moins marqué, et il en a profité. C’est une leçon de tactique que Vingegaard et ses lieutenants devront retenir pour les années à venir.

Classement Paris-Nice 2026, étape 6 – Top 20

Le pari fou de Tejada a payé. Avec six secondes d’avance sur le peloton, il lève les bras à Apt pour la deuxième victoire de sa carrière pro et la deuxième de sur l’épreuve pour XDS-Astana après celle de Max Kanter.

Derrière, le sprint pour la deuxième place a souri au champion de France, Dorian Godon (INEOS Grenadiers). Lewis Askey (NSN) complète le podium, tandis que Bryan Coquard (Cofidis) doit se contenter de la 4e place, frustré de voir une opportunité de victoire lui échapper une fois de plus.

La performance française est à souligner : cinq coureurs tricolores intègrent le top 10 (Godon, Coquard, Kévin Vauquelin 7e, Valentin Paret-Peintre 8e, Alex Baudin 10e). Une densité qui confirme la forme olympique du cyclisme hexagonal, même si la victoire leur a encore échappé.

  1. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team les 179,3 km en 3:54:38 (45,8 km/h)
  2. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +0:06
  3. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
  4. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  5. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  6. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  7. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers m.t.
  8. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  13. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  14. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  15. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  16. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious m.t.
  18. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  19. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  20. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.

Classement général à l’issue de la 6e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 21:16:50
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:27
  11. PARET-PEINTRE VALENTIN, TotalEnergies +12:08
  12. VERCHER MATTÉO, Soudal Quick-Step +19:09
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:30
  14. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +23:42
  15. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +23:53
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:55
  17. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  18. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla +30:35
  19. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +30:50
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +32:27

Quel scénario pour l’étape reine vers Auron ?

Samedi, c’est une toute autre musique qui attend les coureurs. L’étape reine entre Nice et Auron (138 km) s’annonce comme un juge de paix impitoyable. Avec une météo incertaine (la neige n’est jamais loin en mars), les écarts pourraient être considérables.

Vingegaard, avec plus de trois minutes d’avance, semble intouchable. Mais Paris-Nice est imprévisible. Lenny Martinez, qui a montré des jambes de feu dans la Côte de Saignon, tentera sûrement un coup de loin.

Une question brûle les lèvres de tous les observateurs : Vingegaard va-t-il gérer ou veut-il écraser la concurrence pour envoyer un message avant le Tour de France ? La réponse sera donnée dans les pentes d’Auron, là où les grimpeurs se révèlent et où les leaders se consacrent.

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Tirreno Adriatico 2026 étape 5 : Valgren vainqueur, Del Toro nouveau leader

Ce vendredi 13 mars, la « Course des deux mers » a offert un scénario de cinéma. Michael Valgren (EF Education-EasyPost), 34 ans, est allé chercher au bout de l’effort sa première victoire depuis septembre 2021, cinq ans après une chute qui a failli mettre un terme à sa carrière. Dans son sillage, le jeune Mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) a réalisé une opération majeure en reprenant le maillot bleu de leader à Giulio Pellizzari. Retour sur une étape de légende dans les Marches.

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Le jour de gloire de Michael Valgren : le Danois ressuscite sur Tirreno-Adriatico, Del Toro frappe fort

C’est une image que l’on n’avait plus vue depuis trop longtemps. Celle d’un Michael Valgren les bras levés, le visage marqué par l’effort mais illuminé par la joie. Sur la cinquième étape de Tirreno-Adriatico 2026, entre Marotta-Mondolfo et Mombaroccio (184 km), le Danois d’EF Education-EasyPost a écrit l’une des plus belles pages de sa carrière. Dans un final explosif taillé pour les puncheurs, il a résisté au retour d’un groupe de favoris mené par un Isaac Del Toro impressionnant, qui en profite pour endosser à nouveau le maillot bleu de leader. Retour sur une journée qui a tenu toutes ses promesses.

Comment Michael Valgren a-t-il piégé le peloton dans Mombaroccio ?

Dès le départ réel, le ton était donné. Le parcours vallonné des Marches, avec ses 3 800 mètres de dénivelé positif et ses ascensions répétées, promettait une explication sévère. Si le Monte delle Cesane (7,8 km à 6,5%) et le Monte della Mattera (6,5 km à 5%) ont servi de toile de fond, c’est sur les pentes du Santuario del Beato Sante (4,2 km à 6,2%) que le verdict est tombé.

Le duo de charme Valgren-Alaphilippe : un baroud d’honneur ou un coup de maître ?

L’échappée matinale, forte de huit coureurs, a longtemps fait illusion, comptant jusqu’à cinq minutes d’avance. Mais dans ce groupe, deux hommes attiraient tous les regards : Michael Valgren et Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling). Le Français, en vue depuis le début de saison, semblait revivre. À 26 kilomètres du but, le duo a porté l’estocade, lâchant leurs compagnons d’échappée pour s’envoler vers l’arrivée.

Pendant une vingtaine de kilomètres, ils ont collaboré, entretenant l’espoir d’un succès pour l’un d’eux. Mais dans l’ultime ascension, la plus difficile, Valgren a placé une accélération sèche à laquelle Alaphilippe, courageux mais moins tranchant, n’a pu répondre. Le double champion du monde, qui termine 21e à 1’46, a payé ses efforts. Pour Valgren, c’était le moment ou jamais. « Julian est venu avec moi et nous avons très bien travaillé ensemble. Ensuite, à la fin, c’était une journée tellement difficile, mais j’avais juste des jambes incroyables » confiait le Danois sur la ligne d’arrivée, encore sous le choc.

Del Toro vs. Pellizzari : le chassé-croisé continue au classement général

Pendant que Valgren filait vers la gloire, la bataille faisait rage dans le groupe des favoris. L’équipe UAE Team Emirates XRG, consciente de l’enjeu, a mené une poursuite infernale pour réduire l’avance des échappés, mais aussi pour durcir la course et tester le leader Giulio Pellizzari (Red Bull-Bora-Hansgrohe).

L’offensive décisive du Mexicain à 2 kilomètres de l’arrivée

Dans la montée finale, alors que Valgren luttait en tête, Isaac Del Toro a porté l’estocade. À 2 kilomètres du sommet, le jeune Mexicain de 22 ans a placé un démarrage puissant. Seul Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike) a pu accrocher sa roue. Derrière, Pellizzari a immédiatement accusé le coup, perdant plusieurs longueurs.

Del Toro a tout donné jusqu’à la ligne, arrachant la deuxième place de l’étape à 11 secondes de Valgren. Un résultat qui lui permet de glaner de précieuses secondes de bonification et de reprendre 23 secondes à son rival italien. Au classement général, Del Toro redevient leader avec 23 secondes d’avance sur Pellizzari. Matteo Jorgenson, troisième de l’étape et du général à 34 secondes, s’impose comme une sérieuse menace. « C’est une journée parfaite pour nous » analyse-t-on dans le camp UAE. « Isaac a montré qu’il avait les jambes et la maturité pour gérer ce genre de situation. »

La renaissance de Michael Valgren : un parcours semé d’embûches

Ce succès à Mombaroccio a une saveur particulière. Il met fin à une disette de près de cinq ans pour Michael Valgren. Son dernier succès remontait à 2021. Mais surtout, ce retour au premier plan est une victoire sur le destin. En 2022, une chute terrifiante sur la Route d’Occitanie avait failli lui coûter sa carrière, le laissant de longs mois aux soins.

« C’est incroyable. Nous avons tous travaillé si dur pour ça » a-t-il déclaré, ému. « J’ai passé un très bon hiver à la maison avec toute ma famille, ils m’ont soutenu. J’ai eu un bébé il y a un mois, donc c’est pour eux et pour l’équipe. » Ce vainqueur de l’Amstel Gold Race 2018 prouve, à 34 ans, qu’il n’a rien perdu de son instinct de battant. Son équipe, EF Education-EasyPost, peut légitimement voir l’avenir avec optimisme après ce baroud d’honneur.

Vidéo et classements : les chiffres clés de la 5e étape

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 5 – Top 20

  1. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost les 184 km en 4:43:33 (39 km/h)
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:11
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:24
  5. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +0:28
  6. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:30
  7. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:40
  9. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +0:41
  10. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
  11. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:52
  12. HEALY BEN, EF Education – EasyPost m.t.
  13. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  14. QUINTANA NAIRO, Movistar Team m.t.
  15. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:56
  16. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +0:58
  17. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:04
  18. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +1:14
  19. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +1:23
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:36

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 20:10:40
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:23
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  4. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:44
  5. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:05
  6. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:08
  7. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +1:24
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost m.t.
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:27
  10. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:28
  11. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:43
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +1:48
  13. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +1:49
  14. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +2:11
  15. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:13
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +2:42
  17. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +2:47
  18. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +3:03
  19. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team +3:10
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:26

Et maintenant ? Les défis de l’étape-reine

Si Del Toro a repris les commandes, rien n’est joué. Samedi, la 6e étape entre San Severino Marche et Camerino (188 km) s’annonce redoutable. Avec ses successions de « côtes casse-pattes », elle pourrait creuser des écarts définitifs. Pellizzari, sur ses terres, tentera de répliquer. Jorgenson, troisième à seulement 34 secondes, peut-il créer la surprise ? Et que peut faire un Primoz Roglic qui semble monter en puissance ?

Une question se pose, qui alimentera sans doute les discussions des passionnés : Isaac Del Toro a-t-il les épaules pour résister jusqu’à San Benedetto del Tronto, ou la maturité d’un Roglic ou l’opportunisme d’un Jorgenson finiront-ils par payer ? Une chose est sûre : cette édition 2026 de Tirreno-Adriatico tient toutes ses promesses.

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Tirreno Adriatico 2026 étape 5 : parcours, profil et favoris à Mombaroccio

La 5e étape de Tirreno-Adriatico 2026 ne ressemble à rien de ce que le peloton a affronté depuis des années. Entre Marotta-Mondolfo et Mombaroccio, ce ne sont pas des cols alpins qui attendent les coureurs, mais un supplice chinois de 184 kilomètres. Un tracé continu où chaque replat n’est qu’une pause avant la prochaine bosse. Nous décortiquons pour vous ce puzzle tactique qui promet de redéfinir la hiérarchie de la Course des Deux Mers.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Pourquoi la 5e étape de Tirreno-Adriatico 2026 va transformer le classement en poussière

Tirreno-Adriatico 2026 étape 5 : 184 kilomètres de hérisson italien, que faut-il attendre du parcours ?

Le départ de Marotta-Mondolfo résonnera comme un leurre. Les 37 premiers kilomètres, longeant l’Adriatique, sont une invitation à la sieste. Mais attention, le peloton expérimenté sait que c’est le calme avant la tempête. Dès que la route mordra vers l’intérieur des terres et les premières pentes de Schieppe, la machine à broyer se mettra en route. On parle souvent de parcours « usants ». Ici, le terme est faible. Selon les données techniques de l’organisation, nous avons identifié sept difficultés significatives, dont seulement quatre sont officiellement répertoriées. C’est ce « déni de classement » qui rend l’étape aussi vicieuse : les coureurs n’ont même pas le répit psychologique d’un sommet récompensé pour se relâcher.

Pourquoi ce final à Mombaroccio est-il si sélectif ?

Oubliez l’idée d’une montée finale classique. Le circuit de 21,6 kilomètres à boucler à deux reprises est un piège en trois actes, une véritable « danse sur les pédales ».

La descente piégeuse : Après avoir traversé Mombaroccio, la route plonge. C’est le moment de récupération… ou de cassure. Une descente technique peut créer des écarts irréversibles si un puncheur décide d’y mettre de l’intensité.

Le Mur de Beato Sante : Le cœur du réacteur. Le Santuario Beato Sante, c’est 4,2 km à 6,2% de moyenne, mais cette moyenne est une tromperie statistique. Comme le soulignent nos experts, l’ascension se divise en trois segments violents : une entame à 9,2% sur 2 km, un faux-plat trompeur, et un final cauchemardesque à 9,6% sur le dernier kilomètre. C’est là que les cuisses hurlent.

La traversée de la ligne : Le passage sur la ligne d’arrivée avec un tour à parcourir est un moment de vérité tactique. Ce n’est pas une arrivée, mais un appel d’air pour les attaquants. On y verra certainement les premiers tests psychologiques des favoris.

Tirreno 2026 étape 5 : Quels favoris pour le jeu de massacre de Mombaroccio ?

Après quatre jours de course, les organismes sont déjà marqués par le contre-la-montre et les secteurs gravillonnés. C’est dans ce contexte de fatigue latente que cette 5e étape agit comme un révélateur. La question n’est pas « qui est le plus fort ? », mais « qui encaissera le mieux la répétition des chocs ? ».

Isaac Del Toro ou Giulio Pellizzari, le duel des phénomènes est-il inévitable ?

L’affiche est alléchante. D’un côté, Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe), porteur du maillot bleu, aura à cœur de défendre son bien devant son public. Sa démonstration lors de la 3e étape a confirmé son statut de futur grand leader de Grands Tours. Mais attention, la pression est énorme. De l’autre, Isaac Del Toro (UAE Emirates-XRG). Le Mexicain, avec son punch et sa science de la course, semble taillé pour ce genre d’exercice. Son équipe, forte de l’émergence de Jan Christen, pourrait même jouer la carte du surnombre dans le final.

Mathieu van der Poel et Wout van Aert peuvent-ils survivre à l’enfer de Mombaroccio ?

C’est la grande interrogation des observateurs. Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a prouvé qu’il pouvait survivre sur des terrains bien plus montagneux qu’on ne le pense. Mais ici, ce n’est pas une ascension, c’est une guerre de positions. Wout van Aert (Visma | Lease a Bike), de retour à un haut niveau, possède un punch similaire. Cependant, la répétition des pentes à 10% finira par les user. Leur seule chance de victoire ? Une échappée lointaine. S’ils parviennent à anticiper et à prendre quelques minutes avant que les « grimpeurs » ne se réveillent, ils pourraient créer l’exploit.

Question à la communauté : Selon vous, van der Poel passera-t-il le cap de la 5e étape avec les mêmes jambes que sur les Flandriennes, ou la succession de bosses aura-t-elle raison de son punch ?

Pronostic Tirreno-Adriatico 2026 étape 5 : Pourquoi Ben Healy est-il notre outsider numéro 1 ?

Si nous devions désigner un vainqueur sur ce terrain chaotique, notre regard se tourne vers Ben Healy (EF Education-EasyPost). L’Irlandais est un coureur de « désordre ». Il excelle quand la course explose, quand il faut attaquer de loin, dans les descentes, sur les pentes irrégulières. Son profil sur des parcours similaires et ses échappées solitaires sur les Classiques Ardennaises en font l’archétype du coureur pour cette étape.

Notre podium virtuel :

Ben Healy (pour son talent à transformer le chaos en opportunité)

Giulio Pellizzari (pour sa régularité et sa combativité, mais peut-être trop marqué par les adversaires)

Matteo Jorgenson (le coureur complet de Visma, capable de gérer l’effort et de conclure dans un petit groupe)

Derrière, des coureurs comme Tobias Halland Johannessen (Uno-X) , très à l’aise sur les longues difficultés, ou Clément Champoussin (Astana), en quête de confirmation, pourraient créer la surprise. Le nom de Giulio Ciccone (Lidl-Trek), spécialiste de ce type de terrain, est aussi à entourer d’un cercle rouge.

L’analyse stratégique de la 5e étape : Comment gagner sur ce parcours ?

La clé sera dans la gestion de l’effort. Inutile de vouloir faire la différence dès le Monte delle Cesane. Les 7,2 km à 7% (dont un démarrage à 11% sur 2 km) serviront de tamis, pas de marteau. Le vrai coup de poker se jouera dans le dernier tour du circuit final.

L’équipe qui voudra contrôler (sûrement Red Bull pour Pellizzari) devra combler les écarts sur les pentes les plus raides du Beato Sante, ce qui est un exercice d’équilibriste. Attaquer au pied de ce dernier kilomètre à 9,6% sera tentant, mais risqué car le sommet n’est pas la ligne. Il faudra ensuite gérer la descente et un replat avant l’arrivée. Une descente technique peut devenir aussi cruciale qu’une montée.

En conclusion, cette 5e étape de Tirreno-Adriatico 2026 porte en elle tous les germes d’une classique. Elle ne sacrera pas forcément le vainqueur final, mais elle peut définitivement en éliminer plusieurs. Rendez-vous vendredi 13 mars pour assister à ce feu d’artifice. Une date à marquer d’une pierre blanche… ou d’un coup de pédale rageur.

Classement général au départ de la 5e étape. 166 coureurs en course.

  1. PELIZZARI Giulio, Red Bull – BORA – hansgrohe en 15:27:00
  2. DEL TORO Isaac, UAE Team Emirates – XRG +0:02
  3. ROGLIČ Primož, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:21
  4. JORGENSON Matteo, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  5. HEALY Ben, EF Education – EasyPost +0:39
  6. VENDRAME Andrea, Team Jayco AlUla +0:42
  7. SHEFFIELD Magnus, INEOS Grenadiers m.t.
  8. CICCONE Giulio, Lidl – Trek +0:44
  9. HATHERLY Alan, Team Jayco AlUla +0:46
  10. TIBERI Antonio, Bahrain – Victorious +0:49
  11. PINARELLO Alessandro, NSN Cycling Team +0:51
  12. JOHANNESSEN Tobias Halland, Uno-X Mobility m.t.
  13. BUITRAGO Santiago, Bahrain – Victorious +0:54
  14. ROMO Javier, Movistar Team +1:03
  15. VAN DER POEL Mathieu, Alpecin-Premier Tech +1:06
  16. CHAMPOUSSIN Clément, XDS Astana Team +1:15
  17. CHRISTEN Jan, UAE Team Emirates – XRG +1:17
  18. CARAPAZ Richard, EF Education – EasyPost +1:20
  19. ALAPHILIPPE Julian, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  20. VERVAEKE Louis, Team Visma | Lease a Bike +1:24
  21. VAN AERT Wout, Soudal Quick-Step +1:27
  22. LAPEIRA Paul, Decathlon CMA CGM Team +1:29
  23. SILVA Guillermo Thomas, XDS Astana Team +1:30
  24. KRON Andreas, Uno-X Mobility +1:36
  25. STORER Michael, Tudor Pro Cycling Team +1:39
  26. HINDLEY Jai, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:45
  27. ARENSMAN Thymen, INEOS Grenadiers +1:47
  28. BERCKMOES Jenno, Lotto Intermarché +1:52
  29. BRAZ Afonso Clément, Groupama – FDJ United +1:53
  30. DONOVAN Mark, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:57
  31. ZAMBANINI Edoardo, Bahrain – Victorious +1:59
  32. ADRIÀ Roger, Movistar Team +2:00
  33. DEL GROSSO Tibor, Alpecin-Premier Tech +2:01
  34. TONEATTI Davide, XDS Astana Team +2:15
  35. GENIETS Kevin, Groupama – FDJ United +2:16
  36. OLDANI Stefano, Caja Rural – Seguros RGA +2:29
  37. FERNÁNDEZ Samuel, Caja Rural – Seguros RGA +2:35
  38. MOLenaar Alex, Caja Rural – Seguros RGA +2:42
  39. VERMAERKE Kevin, UAE Team Emirates – XRG +2:46
  40. BAIS Mattia, Team Polti VisitMalta +2:49
  41. MADOUAS Valentin, Groupama – FDJ United +3:02
  42. ROLLAND Brieuc, Groupama – FDJ United +3:04
  43. ALBANESE Vincenzo, EF Education – EasyPost +3:05
  44. QUINTANA Nairo, Movistar Team +3:06
  45. STRONG Corbin, NSN Cycling Team +3:08
  46. ZIMMERMANN Georg, Lotto Intermarché +3:16
  47. AZPARREN Xabier Mikel, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:20
  48. TOLIO Alex, Bardiani CSF 7 Saber +3:23
  49. CRESCIOLI Ludovico, Team Polti VisitMalta m.t.
  50. BONNEU Kamiel, Solution Tech NIPPO Rali +3:25
  51. GROSSSCHARTNER Felix, UAE Team Emirates – XRG +3:42
  52. CALZONI Walter, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:44
  53. BAIS Davide, Team Polti VisitMalta +4:07
  54. ALEOTTI Giovanni, Red Bull – BORA – hansgrohe +4:15
  55. GANNA Filippo, INEOS Grenadiers +4:19
  56. MAESTRI Mirco, Team Polti VisitMalta +4:46
  57. BAGIOLI Andrea, Lidl – Trek +4:52
  58. BITTNER Pavel, Team Picnic PostNL +5:04
  59. BALMER Alexandre, Solution Tech NIPPO Rali +5:12
  60. FLYNN Sean, Team Picnic PostNL +5:13
  61. GONZÁLEZ Roberto Carlos, Solution Tech NIPPO Rali +5:30
  62. ABRAHAMSEN Jonas, Uno-X Mobility +5:37
  63. VERSTRYNGE Emiel, Alpecin-Premier Tech +5:41
  64. FRIGO Marco, NSN Cycling Team m.t.
  65. BILBAO Pello, Bahrain – Victorious +6:08
  66. COVI Alessandro, Team Jayco AlUla +6:14
  67. GONZÁLEZ David, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  68. JOHANNESSEN Anders Halland, Uno-X Mobility +6:32
  69. SCHRETTL Marco, XDS Astana Team m.t.
  70. OTRUBA Jakub, Caja Rural – Seguros RGA +6:48
  71. STENICO Mattia, Bardiani CSF 7 Saber +6:58
  72. GAFFURI Mattia, Team Picnic PostNL +7:10
  73. COSNEFROY Benoît, UAE Team Emirates – XRG +7:20
  74. BOU Joan, Caja Rural – Seguros RGA +7:45
  75. VAN WILDER Ilan, Soudal Quick-Step +7:53
  76. ARTZ Huub, Lotto Intermarché +7:57
  77. MÜHLBERGER Gregor, Decathlon CMA CGM Team +7:58
  78. MIHKELS Madis, EF Education – EasyPost +8:05
  79. GARCÍA CORTINA Iván, Movistar Team +8:31
  80. WARBASSE Larry, Tudor Pro Cycling Team +8:34
  81. GERMANI Lorenzo, Groupama – FDJ United +8:37
  82. SKAARSETH Anders, Uno-X Mobility +8:38
  83. PLANCKAERT Edward, Alpecin-Premier Tech +8:45
  84. TONELLI Alessandro, Team Polti VisitMalta +8:47
  85. VALTER Attila, Bahrain – Victorious +9:00
  86. FAURE PROST Alexy, Team Picnic PostNL +9:02
  87. ANDRESEN Tobias Lund, Decathlon CMA CGM Team +9:14
  88. BETTIOL Alberto, XDS Astana Team +9:20
  89. VALGREN Michael, EF Education – EasyPost +9:21
  90. DE PRETTO Davide, Team Jayco AlUla +9:25
  91. LIVYNS Arjen, XDS Astana Team +10:17
  92. ERMAKOV Roman, Bahrain – Victorious +10:29
  93. ARCAS Jorge, Movistar Team +10:44
  94. GHEBREIGZABHIER Amanuel, Lidl – Trek +11:23
  95. KRUIJSWIJK Steven, Team Visma | Lease a Bike +11:49
  96. BAX Sjoerd, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +12:05
  97. MEURISSE Xandro, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +12:11
  98. SHAW James, EF Education – EasyPost +12:15
  99. DE BONDT Dries, Team Jayco AlUla +12:21
  100. SWIFT Connor, INEOS Grenadiers +12:23
  101. DEGENKOLB John, Team Picnic PostNL +12:24
  102. HAYTER Ethan, Soudal Quick-Step m.t.
  103. MAGLI Filippo, Bardiani CSF 7 Saber +12:26
  104. SCHULTZ Nick, NSN Cycling Team +12:27
  105. KENCH Josh, Groupama – FDJ United +12:33
  106. NEILANDS Krists, NSN Cycling Team m.t.
  107. GAUTHERAT Pierre, Decathlon CMA CGM Team +12:35
  108. SMITH Dion, NSN Cycling Team +12:40
  109. MIHOLJEVIĆ Fran, Bahrain – Victorious +12:45
  110. PHILIPSEN Jasper, Alpecin-Premier Tech +12:51
  111. WILKSCH Hannes, Tudor Pro Cycling Team +12:55
  112. KUZMIN Anton, XDS Astana Team m.t.
  113. TAROZZI Manuele, Bardiani CSF 7 Saber +12:59
  114. MOSCON Gianni, Red Bull – BORA – hansgrohe +13:02
  115. ROCHAS Rémy, Groupama – FDJ United +13:15
  116. RIVERA Brandon Smith, INEOS Grenadiers +13:17
  117. FIORELLI Filippo, Team Visma | Lease a Bike +13:29
  118. NERURKAR Lukas, EF Education – EasyPost +13:34
  119. HAIG Jack, INEOS Grenadiers +13:35
  120. REX Laurenz, Soudal Quick-Step +13:37
  121. NAESEN Oliver, Decathlon CMA CGM Team +16:03
  122. JUUL-JENSEN Christopher, Team Jayco AlUla +16:11
  123. SLOCK Liam, Lotto Intermarché +16:13
  124. FOLDAGER Anders, Team Jayco AlUla +16:50
  125. SAMUDIO Carlos, Solution Tech NIPPO Rali +17:38
  126. PEACE Oliver, Team Picnic PostNL +17:42
  127. MILAN Jonathan, Lidl – Trek +18:06
  128. HOELGAARD Markus, Uno-X Mobility +19:44
  129. TRATNIK Jan, Red Bull – BORA – hansgrohe +20:06
  130. MORO Manlio, Movistar Team +20:07
  131. PEDERSEN Rasmus Søjberg, Decathlon CMA CGM Team +20:15
  132. WALSCHEID Max, Lidl – Trek +20:16
  133. KIELICH Timo, Team Visma | Lease a Bike +20:18
  134. TORRES Albert, Movistar Team +20:28
  135. SEVILLA Diego Pablo, Team Polti VisitMalta +20:36
  136. PARISINI Nicolò, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:51
  137. VAN GESTEL Dries, Soudal Quick-Step +21:01
  138. BEULLENS Cedric, Lotto Intermarché +21:04
  139. MAGNIER Paul, Soudal Quick-Step +21:05
  140. GIAIMI Luca, UAE Team Emirates – XRG +21:08
  141. BARCELÓ Fernando, Caja Rural – Seguros RGA +21:15
  142. DOULL Owain, Team Visma | Lease a Bike +21:22
  143. BASTIAENS Ayco, Soudal Quick-Step +21:25
  144. REX Tim, Team Visma | Lease a Bike +21:28
  145. GOGL Michael, Alpecin-Premier Tech +21:34
  146. VAN DEN BERG Julius, Team Picnic PostNL +21:49
  147. NOVAK Domen, UAE Team Emirates – XRG +22:02
  148. HOLTER Ådne, Uno-X Mobility +22:56
  149. DE LIE Arnaud, Lotto Intermarché +23:23
  150. GUDMESTAD Tord, Decathlon CMA CGM Team +23:26
  151. CONSONNI Simone, Lidl – Trek +23:40
  152. ZANONCELLO Enrico, Bardiani CSF 7 Saber +24:32
  153. GAVIRIA Fernando, Caja Rural – Seguros RGA +24:38
  154. THEUNS Edward, Lidl – Trek +25:12
  155. MARCELLUSI Martin, Bardiani CSF 7 Saber +26:36
  156. WELSFORD Sam, INEOS Grenadiers +26:42
  157. LONARDI Giovanni, Team Polti VisitMalta +27:42
  158. FROIDEVAUX Robin, Tudor Pro Cycling Team +27:45
  159. IACCHI Alessandro, Solution Tech NIPPO Rali +28:14
  160. KOLZE CHANGIZI Sebastian, Tudor Pro Cycling Team +28:15
  161. MEO Felix James, Solution Tech NIPPO Rali +28:18
  162. DILLIER Silvan, Alpecin-Premier Tech +28:27
  163. MOZZATO Luca, Tudor Pro Cycling Team +28:28
  164. VIVIANI Attilio, Solution Tech NIPPO Rali +28:40
  165. KOGUT Oded, NSN Cycling Team +29:11
  166. VAN POPPEL Danny, Red Bull – BORA – hansgrohe +40:55

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Paris-Nice 2026 étape 6 : parcours, profil et analyse du final piégeux à Apt

Après les déflagrations Vingegaard dans le Massif Central, la « Course au Soleil » pose ses valises en Provence pour une 6e étape qui a tout de l’oasis de paix… ou du piège parfait. Ce vendredi 13 mars, les 179,3 kilomètres entre Barbentane et Apt pourraient bien être le dernier refuge des baroudeurs avant l’enfer niçois. Mais attention : avec une Côte de Saignon dont le sommet est situé à seulement 4,5 bornes de la ligne d’arrivée, les puncheurs et les leaders en embuscade n’ont pas dit leur dernier mot. Analyse d’une journée-charnière où le moindre coup de bordure ou faux-semblant peut faire basculer le classement général.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Pourquoi la 6e étape Paris-Nice 2026 (Barbentane – Apt) est un guet-apens tendu pour les baroudeurs ?

L’œil du cyclone avant la tempête. Si les premières journées de Paris-Nice 2026 ont été marquées par le sceau du chaos et de la puissance de Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike), la sixième étape qui s’élancera de Barbentane se présente comme une anomalie dans le scénario de cette 84e édition. Sur le papier, le parcours entre le Gard et le Vaucluse respire la douceur provençale. Pourtant, à y regarder de plus près, c’est une Classique au long cours qui se dessine.

Nous ne sommes plus ici dans l’âpreté des pentes auvergnates, mais dans la subtilité des reliefs du Luberon. Avec 2 100 mètres de dénivelé positif répartis sur la journée, ce n’est pas une étape de montagne, mais c’est un piège tendu sur lequel les équipes de sprinteurs purs n’auront aucune prise. Le final sur le Boulevard Camille Pelletan à Apt, déjà visité en 2020 (victoire de Tiesj Benoot), offre un terreau fertile pour les audacieux. Mais alors, quel scénario privilégier ?

Quel est le piège du parcours entre Barbentane et Apt ?

L’étape se divise en deux actes distincts. Les 100 premiers kilomètres sont une invitation à l’évasion. Après un départ sur les rives de la Durance, le peloton avale les plaines de la Crau et du Comtat Venaissin. La Côte de Saint-Rémy-de-Provence (2,5 km à 5%), classée en 2e catégorie, sert davantage de détonateur pour l’échappée matinale que de véritable difficulté sélective.

Le Luberon en toile de fond : un calme avant la tempête ?

C’est après la traversée de Robion et l’entrée dans le massif du Luberon que le ton commence à changer. L’enchaînement est subtil mais vicieux. Les coureurs enchaîneront un faux-plat montant, la courte Côte de Bonnieux (2,5 km à 4,6%), une descente technique sur Lourmarin, puis 15 kilomètres de faux-plat montant. Cette usure silencieuse est la clé de l’étape. Les organismes sont déjà éprouvés par les raids précédents, et c’est là que les organismes des purs sprinteurs commencent à saturer.

Le Col de l’Aire Deï Masco : le juge de paix caché

Avant de penser au final, il faudra en passer par le Col de l’Aire Deï Masco. Cette difficulté de 7,1 km à 4,4% est sournoise. Situé à l’est du massif, ce col est rarement décisif seul, mais il agit comme un filtre.

La Côte de Saignon peut-elle vraiment faire basculer l’étape et le général ?

Toute la littérature autour de cette étape converge vers la Côte de Saignon. Officiellement, c’est 4 kilomètres à 5% de moyenne. Mais l’expertise du terrain nous oblige à regarder les 500 derniers mètres de cette ascension. C’est là que les pourcentages pincent réellement, dépassant les 8% par endroits.

Un sommet trop proche de l’arrivée pour être honnête

Le paramètre crucial, c’est la distance entre le sommet et la ligne d’arrivée. Seulement 4,5 kilomètres séparent le panneau « Côte de Saignon » de la ligne d’arrivée à Apt. Le profil officiel indique une descente rapide, mais la réalité est plus nuancée : les 2,5 premiers kilomètres sont effectivement rapides, mais le final sur le Boulevard Camille Pelletan est un vrai jeu de coudes.

Si un puncheur de gros calibre attaque dans le dernier kilomètre de la côte et crée un trou de 15 secondes, la poursuite derrière deviendra un exercice de haut-vol dans les lacets de la descente. C’est un terrain de jeu idéal pour les coureurs explosifs. Le scénario de 2020 avec Benoot, qui s’était extirpé d’un groupe de costauds, est dans toutes les têtes. Sauf qu’en 2026, l’étape est moins montagneuse, rendant le regroupement final plus plausible qu’il y a six ans.

Quel impact sur le classement général ? Le cas Vingegaard

C’est la question qui brûle les lèvres des suiveurs. Jonas Vingegaard, leader incontesté après ses deux succès en solitaire, a-t-il quelque chose à craindre ? La réponse est double.

Le piège du vent et de la nervosité

D’un côté, le profil ne lui est pas défavorable. Il est assez fort pour encaisser les attaques de purs grimpeurs comme Daniel Felipe Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe), actuel second à 3’22. Mais le danger ne viendra peut-être pas de la pente.

Avec un vent de sud-ouest annoncé, la première partie de l’étape, exposée dans la plaine, pourrait être propice aux bordures. Si INEOS Grenadiers (avec Kévin Vauquelin) ou Red Bull sentent que Visma est isolé, ils peuvent tenter un coup de force sur les longues lignes droites avant même d’arriver dans le Luberon. C’est là que l’expérience du Danois et de ses équipiers comme Victor Campenaerts ou Bruno Armirail sera primordiale. L’étape pourrait se gagner ou se perdre bien avant la Côte de Saignon.

Favoris de l’étape : qui pour succéder à Benoot ?

Avec un leader intouchable au général, les équipes vont se livrer une guerre ouverte pour la victoire d’étape. C’est une denrée rare et précieuse. Voici notre analyse des forces en présence, basée sur les tendances observées depuis le début de la saison et les données des courses précédentes.

Les patrons de l’échappée royale

Pour l’emporter, il faudra soit être dans la bonne échappée, soit être le plus fort d’un groupe de costauds revenus sur l’échappée.

Tim van Dijke (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Notre favori. Polyvalent, rouleur, et capable de passer les bosses. Avec des coéquipiers comme Laurence Pithie ou Mick van Dijke, Red Bull a les cartes pour contrôler plusieurs scénarios.

Mathias Vacek (Lidl-Trek) : Le Tchèque est en feu depuis le début de l’année. Son punch dans les courtes difficultés et sa pointe de vitesse en font un candidat numéro 1 si l’arrivée se joue à un petit groupe.

Matteo Trentin (Tudor Pro Cycling) : Le vétéran italien est taillé pour ce genre d’exercice. Son expérience et sa science de la course sur ces terrains piégeux sont des atouts majeurs. Il sait patienter et placer son effort.

Les outsiders français et le paradoxe Vauquelin

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : 4e du général. Il est le grand paradoxe de cette étape. Capable de gagner sur ce profil, il est désormais un homme à surveiller de très près. Les autres équipes ne lui laisseront aucun mètre. S’il attaque, Vingegaard répliquera pour protéger son avance. Sa meilleure chance serait de surprendre dans l’échappée matinale, mais INEOS voudra-t-il laisser filer un si bon client pour le général ?

Dorian Godon (INEOS Grenadiers) : Le champion de France, en revanche, a une carte à jouer. Si l’équipe britannique décide de préserver Vauquelin, Godon a le feu vert pour l’offensive. Son punch au sprint dans un groupe réduit peut faire des merveilles.

Anthony Turgis (TotalEnergies) : Il a inscrit cette étape dans son calendrier. Sur un parcours usant et un final punchy, il incarne parfaitement le profil du baroudeur-puncheur capable de rallier Apt les bras levés.

Et les sprinteurs, ont-ils une chance ?

Pour les purs sprinteurs comme Max Kanter (XDS Astana) ou Cees Bol (Decathlon CMA CGM), la mission s’annonce impossible. En revanche, la nouvelle génération de sprinteurs a son mot à dire.

Axel Zingle (Team Visma Lease a Bike) : Le spécialiste des sprints piégeux après des parcours accidentés. Si le peloton revient sur une échappée fatiguée, il est l’homme à battre sur la ligne.

Laurence Pithie (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le Néo-Zélandais a déjà prouvé sa densité sur Paris-Nice. Il peut être le dernier homme de Tim van Dijke ou tenter sa chance si le scénario tourne au sprint massif d’un peloton réduit.

Horaire et diffusion : comment suivre la 6e étape ?

Le départ réel de l’étape sera donné à Barbentane à 12h50. La traversée des départements du Gard, Bouches-du-Rhône et Vaucluse devrait amener les coureurs sur la ligne d’arrivée à Apt aux alentours de 17h00, pour une moyenne horaire classique sur ce type de parcours. La météo annoncée, ensoleillée avec 15°C, devrait offrir des conditions idéales pour la « Course au Soleil ».

Un vendredi qui promet des étincelles

Alors, baroudeurs ou puncheurs ? La 6e étape de Paris-Nice 2026 est une énigme qui ne se résoudra que dans les ultimes kilomètres. Une chose est sûre : avec la perspective d’un week-end montagneux décisif, les candidats à la victoire d’étape n’auront aucun calcul à faire. C’est le moment ou jamais de graver son nom sur une étape de l’épreuve mythique.

Et vous, quel scénario imaginez-vous pour cette arrivée à Apt ? Une échappée au long cours ou un duel de puncheurs dans les ruelles de la ville ? Dites-le-nous en commentaire !

Classement général au départ de la 6e étape. 129 coureurs en course.

  1. VINGEGAARD Jonas, Team Visma | Lease a Bike en 17:22:06
  2. MARTÍNEZ Daniel Felipe, Red Bull – BORA – hansgrohe +10
  3. STEINHAUSER Georg, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN Kévin, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ Lenny, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER Marc, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE Ion, Cofidis +9:02
  8. RONDEL Mathys, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN Alex, EF Education – EasyPost +10:16
  10. ONLEY Oscar, INEOS Grenadiers +11:23
  11. TEJADA Harold, XDS Astana Team +11:43
  12. VERCHER Mattéo, TotalEnergies +11:44
  13. PARET-PEINTRE Valentin, Soudal Quick-Step +19:09
  14. ZUKOWSKY Nickolas, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +19:59
  15. ARMIRAIL Bruno, Team Visma | Lease a Bike +21:12
  16. LEKNESSUND Andreas, Uno-X Mobility +22:15
  17. PLOWRIGHT Jensen, Alpecin-Premier Tech +22:29
  18. CAVAGNA Rémi, Groupama – FDJ United +26:24
  19. VLASOV Aleksandr, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  20. VAN DIJKE Tim, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:14
  21. CAMPenaerts Victor, Team Visma | Lease a Bike +28:20
  22. SÜTTERLIN Jasha, Team Jayco AlUla +28:30
  23. DELBove Joris, TotalEnergies +30:49
  24. VAN DIJKE Mick, Red Bull – BORA – hansgrohe +31:21
  25. VAN ASBROECK Tom, NSN Cycling Team +34:10
  26. POLITT Nils, UAE Team Emirates – XRG +34:45
  27. DELETTRE Alexandre, TotalEnergies +35:20
  28. MÄRKL Niklas, Team Picnic PostNL +35:24
  29. TARLING Joshua, INEOS Grenadiers +35:27
  30. VACEK Mathias, Lidl – Trek +36:36
  31. TRENTIN Matteo, Tudor Pro Cycling Team +37:10
  32. CRAS Steff, Soudal Quick-Step +37:22
  33. KELDERMAN Wilco, Team Visma | Lease a Bike +38:00
  34. ARRIETA Igor, UAE Team Emirates – XRG +38:53
  35. PITHIE Laurence, Red Bull – BORA – hansgrohe +39:08
  36. VAN BEKKUM Darren, XDS Astana Team +39:18
  37. ASGREEN Kasper, EF Education – EasyPost +39:22
  38. DUJARDIN Sandy, TotalEnergies +39:45
  39. JACOBS Johan, Groupama – FDJ United +40:03
  40. SHEEHAN Riley, NSN Cycling Team +40:23
  41. PACHER Quentin, Groupama – FDJ United +40:29
  42. RODRÍGUEZ Carlos, INEOS Grenadiers +40:48
  43. CEPEDA Jefferson Alveiro, Movistar Team +40:54
  44. EENKHOORN Pascal, Soudal Quick-Step +41:05
  45. VINOKUROV Nicolas, XDS Astana Team +41:07
  46. GODON Dorian, INEOS Grenadiers +41:37
  47. DONALDSON Robert, Team Jayco AlUla +41:50
  48. CARUSO Damiano, Bahrain – Victorious +42:17
  49. PRODHOMME Nicolas, Decathlon CMA CGM Team +42:36
  50. BARTA Will, Tudor Pro Cycling Team +43:15
  51. OLIVEIRA Ivo, UAE Team Emirates – XRG +43:24
  52. WALKER Max, EF Education – EasyPost +43:38
  53. WATSON Samuel, INEOS Grenadiers +43:41
  54. DE JONG Timo, Team Picnic PostNL +43:50
  55. GRIGNARD Sébastien, Lotto Intermarché +43:50
  56. MARSMAN Tim, Alpecin-Premier Tech +43:52
  57. LAMPERTI Luke, EF Education – EasyPost +44:00
  58. FRISON Frederik, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +44:10
  59. STUYVEN Jasper, Soudal Quick-Step +44:19
  60. KRAGH ANDERSEN Søren, Lidl – Trek +45:57
  61. DENZ Nico, Red Bull – BORA – hansgrohe +46:02
  62. THORNLEY Callum, Red Bull – BORA – hansgrohe +46:19
  63. VAN DEN BERG Marijn, EF Education – EasyPost +46:24
  64. RUSSO Clément, Groupama – FDJ United +46:25
  65. ZINGLE Axel, Team Visma | Lease a Bike +46:31
  66. PLUIMERS Rick, Tudor Pro Cycling Team +47:08
  67. TILLER Rasmus, Uno-X Mobility +47:09
  68. TEUNISSEN Mike, XDS Astana Team +47:24
  69. AFFINI Edoardo, Team Visma | Lease a Bike +47:44
  70. BYSTRØM Sven Erik, Uno-X Mobility +48:10
  71. KWIATKOWSKI Michał, INEOS Grenadiers +48:16
  72. HAMILTON Chris, Team Picnic PostNL +48:55
  73. ROMEO Iván, Movistar Team +49:06
  74. HESSMANN Michel, Movistar Team +50:00
  75. ASKEY Lewis, NSN Cycling Team +50:26
  76. VAN DEN BOSSCHE Fabio, Soudal Quick-Step +50:50
  77. BLUME LEVY William, Uno-X Mobility +51:09
  78. CHAMBERLAIN Oscar, Decathlon CMA CGM Team +52:23
  79. TURGIS Anthony, TotalEnergies +53:03
  80. DEBRUYNE Ramses, Alpecin-Premier Tech +53:17
  81. DAUPHIN Florian, TotalEnergies +53:42
  82. LE BERRE Mathis, TotalEnergies +53:49
  83. DE LA CRUZ David, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +54:31
  84. HERREGODTS Rune, UAE Team Emirates – XRG +55:06
  85. KLUCKERS Arthur, Tudor Pro Cycling Team +55:24
  86. BERNARD Julien, Lidl – Trek +55:29
  87. MOLARD Rudy, Groupama – FDJ United +55:32
  88. CONCI Nicola, XDS Astana Team +55:45
  89. KÄMNA Lennard, Lidl – Trek +55:48
  90. HOUCQU Emmanuel, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +55:55
  91. LØLAND SAKARIAS Koller, Uno-X Mobility +56:08
  92. CHRISTEN Fabio, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +56:09
  93. GEENS Jonas, Alpecin-Premier Tech +56:15
  94. AULAR Orluis, Movistar Team +56:20
  95. DE GENDT Aimé, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +56:48
  96. MILESI Lorenzo, Movistar Team +56:49
  97. BRAET Vito, Lotto Intermarché +56:55
  98. PEDERSEN Casper, Soudal Quick-Step +56:59
  99. BISSEGGER Stefan, Decathlon CMA CGM Team +57:04
  100. RUTSCH Jonas, Lotto Intermarché +57:15
  101. ROULAND Louis, Cofidis +57:26
  102. SÖDERQVIST Jakob, Lidl – Trek +57:31
  103. HALLER Marco, Tudor Pro Cycling Team +57:48
  104. GIDDINGS Joshua, Lotto Intermarché +57:50
  105. VAN BOVEN Luca, Lotto Intermarché +57:51
  106. MACKELLAR Alastair, EF Education – EasyPost +58:06
  107. GRADEK Kamil, Bahrain – Victorious +58:42
  108. MENTEN Milan, Lotto Intermarché +58:52
  109. FEDOROV Yevgeniy, XDS Astana Team +59:23
  110. COQUARD Bryan, Cofidis +59:55
  111. GIRMAY Biniam, NSN Cycling Team +1:00:20
  112. THOMAS Benjamin, Cofidis +1:00:31
  113. COSTIOU Ewen, Groupama – FDJ United +1:00:46
  114. SCOTSON Callum, Decathlon CMA CGM Team +1:01:18
  115. KIRSCH Alex, Cofidis +1:01:42
  116. GAMPER Patrick, Team Jayco AlUla +1:02:30
  117. ROOSEN Timo, Team Picnic PostNL +1:03:09
  118. NABERMAN Tim, Team Picnic PostNL +1:03:55
  119. BOIVIN Guillaume, NSN Cycling Team +1:03:58
  120. MULLEN Ryan, NSN Cycling Team +1:04:02
  121. ARNDT Nikias, Bahrain – Victorious +1:04:10
  122. KELEMEN Petr, Tudor Pro Cycling Team +1:05:21
  123. LOUVEL Matis, NSN Cycling Team +1:05:33
  124. KANTER Max, XDS Astana Team +1:05:51
  125. MARTINEZ Juan Guillermo, Team Picnic PostNL +1:06:49
  126. BOL Cees, Decathlon CMA CGM Team +1:07:25
  127. DE PESTEL Sander, Decathlon CMA CGM Team +1:12:30
  128. BAUHAUS Phil, Bahrain – Victorious +1:14:07
  129. DEHAIRS Simon, Alpecin-Premier Tech +1:20:36

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Paris-Nice 2026 : Vingegaard écrase la 5e étape, le classement explose

Au lendemain de son récital sous les trombes d’eau du Morvan, Jonas Vingegaard a remis ça sous le soleil ardéchois. Sur la 5e étape de Paris-Nice, le Danois a transformé une simple course en démonstration de force, reléguant ses adversaires à plus de deux minutes. Nous décortiquons pour vous cette attaque chirurgicale, les nouveaux rapports de force au classement général, et ce que cette victoire en solitaire signifie pour la suite de la saison. Attention, analyse d’un récital.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Jonas Vingegaard : sa leçon de puissance sur Paris-Nice 2026

C’était une étape de transition sur le papier. 206 kilomètres entre la Saône-et-Loire et l’Ardèche, un profil vallonné, cinq difficultés répertoriées. Un terrain propice aux baroudeurs, une journée de « gestion » pour le leader. C’était sans compter sur l’appétit d’un ogre. Ce jeudi 12 mars, sur les routes granuleuses de la vallée du Rhône, Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) n’a pas géré. Il a dominé. Il a asséné un deuxième coup de massue en deux jours, remportant la 5e étape de Paris-Nice 2026 avec la manière, et portant son avance au classement général à des proportions stratosphériques (3’22) sur son premier dauphin. Ce n’est plus une course, c’est un recital.

Pourquoi Jonas Vingegaard a-t-il attaqué si tôt ?

À 21 kilomètres du but, dans la terrible Côte de Saint-Jean-de-Muzols (1ère catégorie), alors que beaucoup n’avaient pas encore digéré l’effort de la veille, le Danois a porté l’estocade. L’échappée matinale, composée notamment de Jefferson Cepeda (Movistar), Rémi Cavagna (Groupama-FDJ United) et du coéquipier Victor Campenaerts, venait d’être reprise. Le terrain était déblayé.

Mais pourquoi un tel timing ? La réponse est triple. Tactiquement, Vingegaard savait que c’était le point le plus dur du final, idéal pour faire la différence à la pédale. Stratégiquement, en attaquant aussi loin, il évitait un sprint en petit comité et maximisait les bonifications. Mentalement, c’est un message adressé à tous ses rivaux pour le Tour de France et le Giro : « Je suis déjà au sommet de mon art. »

Comme le confirment les données et statistiques, c’est la première fois depuis le règne d’un autre ogre, Alberto Contador, que l’on voit un coureur planifier une attaque aussi longue sur Paris-Nice.

La mécanique parfaite : Comment Visma-Lease a Bike a piégé ses rivaux

Si l’attaque de Vingegaard est un coup de poing, la préparation est un ballet millimétré. Dès le départ de Cormoranche-sur-Saône, la Visma-Lease a Bike a imposé un rythme infernal (51,6 km/h dans la première heure). L’objectif ? User les équipes adverses et contrôler l’échappée.

Le scénario a été parfaitement exécuté :

L’infiltration : Victor Campenaerts s’immisce dans l’échappée de huit coureurs. Il devient un atout maître à l’avant.

Le contrôle : Bruno Armirail, rouleur hors-pair, mène un train d’enfer dans le peloton pour réduire l’avance des fuyards à un écart dangereux mais pas inquiétant.

Le rapatriement : Sur les pentes du Muzols, Campenaerts, revenu de l’avant, place un dernier relais surpuissant qui disloque le groupe et isole Cepeda.

Le coup de grâce : La voie est libre. Vingegaard, frais comme un gardon, n’a plus qu’à enclencher le braquet.

Derrière, la pagaille. Daniel Martinez (RedBull-BORA-Hansgrohe), deuxième du général, est immédiatement en difficulté. Le groupe des poursuivants, avec Kévin Vauquelin (INEOS-Grenadiers), Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) et le futur deuxième du jour, Valentin Paret-Peintre (Soudal-QuickStep), ne parvient pas à s’organiser. Chacun pense à sa place au classement général, et personne ne veut collaborer. Une erreur classique face à un rouleau-compresseur.

Avec cette victoire en solitaire, Jonas Vingegaard comptabilise désormais 3 minutes et 22 secondes d’avance sur Daniel Martinez. Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) complète le podium à 5’50.

Mais le véritable enseignement de cette 5e étape réside dans l’écart abyssal creusé avec les autres favoris. Le groupe maillot jaune, mené par INEOS, a concédé 2’20 ». C’est une claque historique pour une course d’une semaine.

« J’ai pris ma revanche » : La déclaration choc de Vingegaard

L’image est forte. En arrivant sur la ligne à Colombier-le-Vieux, Vingegaard a levé les bras, non pas avec l’exubérance d’un puncheur, mais avec le sourire tranquille d’un patron. Un sourire qui en dit long quand on connaît l’histoire.

Car l’ironie du sort veut que cette étape traversait les routes de l’Ardèche où, l’an dernier, il avait lourdement chuté, perdant le maillot jaune et abandonnant. Interrogé à l’arrivée, il a confié : « Je n’y pensais pas jusqu’à ce que je reconnaisse les lieux. C’est agréable de prendre ma revanche maintenant, et de gagner ici lors d’une si belle journée. Toute l’équipe était là pour moi, ils se sont sacrifiés. Je suis heureux de pouvoir leur rendre la pareille. »

Une déclaration qui ancre encore plus sa légende sur cette course. L’homme qui est tombé sur ces routes est revenu pour les conquérir.

Les cartes sont-elles déjà redistribuées pour la suite ?

Avec une telle avance, Paris-Nice 2026 semble plié. Mais le cyclisme est un sport cruel où un ennui mécanique ou une chute peut tout anéantir. Il reste trois étapes, dont le redoutable week-end final dans l’arrière-pays niçois.

Cependant, l’état de grâce de Vingegaard pose une question brûlante à ses rivaux. Selon vous, Daniel Martinez et les autres peuvent-ils encore renverser la tendance dans les Alpes-Maritimes, ou la course est-elle définitivement jouée ? Réagissez en commentaires.

L’abandon de David Gaudu (Groupama-FDJ United), 5e du général, victime collatérale des efforts de la veille, et de Pavel Sivakov (UAE Team Emirates XRG), montre que le peloton paie un lourd tribut. Pendant ce temps, le Danois, lui, flamboie. La vidéo de son attaque dans le Muzols, où il semble glisser sur la route pendant que les autres patinent, est déjà en train de faire le tour des réseaux sociaux. Une image qui restera comme l’instant où Jonas Vingegaard a posé un genou à terre sur la Course au Soleil.

Classement Paris-Nice 2026, étape 5 – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike les 206,3 km en 4:29:01 (46 km/h)
  2. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +2:02
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +2:20
  4. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious
  5. IZAGIRRE ION, Cofidis
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe
  7. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers
  8. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost
  9. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team
  10. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG
  11. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:23
  12. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +2:36
  13. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +4:27
  14. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +4:29
  15. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +4:32
  16. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies
  17. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +6:05
  18. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +6:37
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +6:42
  20. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +7:30

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 17:22:06
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +11:23
  11. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:43
  12. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +11:44
  13. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +19:09
  14. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +19:59
  15. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +21:12
  16. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +22:15
  17. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +22:29
  18. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:24
  19. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  20. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:14

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Tirreno Adriatico 2026 étape 4 : Van der Poel victorieux, Pellizzari nouveau leader

Sur les bords de l’Adriatique, le scénario de Tirreno-Adriatico 2026 a basculé en un éclair. Dans un final digne d’un Classique, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a livré un récital tactique pour remporter sa deuxième étape, tandis que le jeune italien Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) a réalisé le hold-up parfait en s’emparant du maillot bleu de leader. Plongée au cœur d’une étape de braques où le champion néerlandais a une nouvelle fois fait parler sa légendaire intelligence de course.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Démonstration de puissance : Van der Poel s’offre une deuxième victoire et embrase le général

Tirreno Adriatico 2026, Étape 4 : Le jour où la « Course des Deux Mers » a basculé

Ce jeudi 12 mars 2026, sur la longue route vallonnée de 213 kilomètres reliant Tagliacozzo à Martinsicuro, Tirreno-Adriatico a vécu son premier grand rendez-vous avec la vérité du terrain. Si l’on attendait une explication entre les gros bras pour le général, c’est un duel de puncheurs, une répétition générale avant la Milan-SanRemo, qui a tenu toutes ses promesses. Mais au-delà du spectacle, c’est un véritable séisme au classement général qui a secoué le peloton. Retour sur une étape de légende où Mathieu van der Poel a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès déjà riche, et où l’Italie a trouvé un nouveau patron en la personne de Giulio Pellizzari.

Comment s’est construite l’échappée ? Le récit d’une journée sous haute tension

Dès le départ fictif, l’électricité était dans l’air. Contrairement aux étapes de plaine précédentes, les attaques ont fusé sans relâche. Il a fallu huit kilomètres pour voir se former l’échappée de douze coureurs qui allait rythmer la majeure partie de la journée. Un groupe hétéroclite mais ô combien costaud, composé de baroudeurs aguerris et de jeunes loups aux dents longues.

On y retrouvait notamment le prometteur Tibor Del Grosso (Alpecin-Premier Tech) , l’expérimenté Larry Warbasse (Tudor) , le puissant Laurenz Rex (Soudal Quick-Step) , ou encore le grimpeur norvégien Jonas Abrahamsen (Uno-X Mobility) . Un nom a cependant attiré notre attention : celui de Rémy Rochas (Groupama-FDJ United) , qui a réalisé un effort solitaire pour revenir sur l’avant dans la première ascension, portant le groupe à douze unités. Une initiative qui force le respect et qui lui vaudra, plus tard, de glaner des points précieux pour le classement de la montagne.

Derrière, la UAE Team Emirates XRG du maillot bleu Isaac Del Toro contrôlait, laissant filer jusqu’à trois minutes d’avance. Une stratégie classique, mais qui s’est avérée risquée face à un plateau de puncheurs aussi affamés.

L’ascension de Tortoleto : le piège parfait où Visma a tout changé

Si la journée comptait 2700 mètres de dénivelé, c’est sur les pentes sèches du Tortoleto (1,5 km à 8,4 %) que le verdict est tombé. À 14 kilomètres de l’arrivée, alors que le dernier échappé, le Tchèque Jakub Otruba (Caja Rural), venait d’être repris, la Visma-Lease a Bike a actionné le bouton « explosif ».

Matteo Jorgenson, le lieutenant américain, a placé un train d’enfer qui a littéralement disloqué le peloton. L’objectif était clair : durcir la course pour Wout van Aert. Mais ce rythme infernal a eu un effet de bord dévastateur. Derrière le duo de la Visma, seul un groupe de quatorze coureurs d’exception a pu tenir la roue. Parmi eux, bien sûr, Mathieu van der Poel, mais aussi Primož Roglič, le jeune prodige italien Giulio Pellizzari, le solide Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility), ou encore l’insouciant Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) .

Le grand perdant de ce premier acte fut sans conteste Isaac Del Toro. Le jeune leader mexicain, pourtant entouré, a semblé un ton en dessous et a concédé de précieuses secondes, signe que le maillot de leader commence à peser lourd sur ses épaules à seulement 22 ans. Comme le rappellent souvent les données et datas, la gestion de l’effort sur des pentes aussi raides est un art qui s’acquiert avec l’expérience.

Question à nos lecteurs : À votre avis, la Visma-Lease a Bike a-t-elle été trop gourmande en imposant un rythme si élevé, au risque d’isoler Wout van Aert et de favoriser un sprinteur plus puissant comme Van der Poel ?

Le final tactique : Quand « VDP » lit le cours du jeu mieux que personne

La descente vers Martinsicuro et les derniers kilomètres plats ont alors offert un spectacle de choix. Dans le groupe de tête, chacun guettait la faille. Wout van Aert, après l’énorme travail de son équipe, s’est retrouvé piégé par son propre statut de favori. Les attaques se sont succédé : d’abord un retour de Jan Christen, puis un démarrage sec de Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), emmenant avec lui Andrea Vendrame (Jayco AlUla) .

C’est à ce moment précis que le génie de Mathieu van der Poel a opéré. Le champion néerlandais, resté calme dans la roue de ses adversaires, a parfaitement analysé la situation. Il savait que Ganna, malgré son immense puissance, n’irait pas au bout sur un sprint plat de si longue distance. Sa décision a été prise en une fraction de seconde : sauter dans la roue de l’Italien, puis lancer son propre effort.

Et quel effort ! À plus de 300 mètres de la ligne, face au vent, « VDP » a enclenché le braquet et produit un effort surpuissant. Un sprint d’un autre temps, reminiscent de ses plus grandes démonstrations sur les Monuments. Wout van Aert, qui avait dû combler le trou sur Christen, était cuit. Pellizzari, sur la lancée de son excellente ascension, a limité les dégâts en prenant la deuxième place, tandis que Johannessen complétait le podium.

Cette victoire, la troisième de sa saison 2026 après l’Omloop et la 2e étape, est un condensé de ce qui fait de Van der Poel un coureur à part : une intelligence de course hors pair, une puissance phénoménale et un sang-froid à toute épreuve.

Analyse de l’expert : Ce qui frappe, c’est la maturité de course de Van der Poel. Il n’a pas paniqué quand Ganna est parti, sachant pertinemment que le vent de face serait un allié pour un puncheur-sprinteur comme lui. Il a utilisé l’Italien comme un parfait lanceur, avant de le déposer. C’est du grand art.

GC : La nouvelle star italienne s’appelle Giulio Pellizzari

Le véritable séisme de cette 4e étape ne réside peut-être pas seulement dans la victoire de Van der Poel, mais dans le bouleversement du classement général. En terminant deuxième, Giulio Pellizzari a empoché 6 secondes de bonification. Combinées aux secondes perdues par Del Toro (10e de l’étape), ces six secondes suffisent à l’Italien de 22 ans pour endosser le maillot bleu de leader.

Avec deux petites secondes d’avance sur Del Toro et 21 sur un Primoz Roglič en embuscade, Pellizzari devient, à la surprise générale, le nouveau patron de la « Course des deux mers ». Une première en carrière pour ce talent brut. Le voilà propulsé sous les projecteurs, lui qui n’avait jamais été leader d’une course WorldTour.

« C’est incroyable, je ne réalise pas encore » a-t-il dû confier à chaud. Pour l’équipe Red Bull-BORA-hansgrohe, la journée est parfaite : non seulement Pellizzari prend les commandes, mais Roglič se replace idéalement sur le podium. De son côté, la déception est immense pour Isaac Del Toro, qui perd son bien sur une stratégie d’équipe peut-être trop frileuse dans le final.

Vers la 5e étape : Le piège se referme sur Pellizzari ?

Si Van der Poel a brillé, l’histoire de ce Tirreno-Adriatico 2026 est loin d’être écrite. Dès ce vendredi, la 5e étape entre Marotta-Mondolfi et Mombaroccio promet 186 kilomètres d’une difficulté constante. Un terrain de jeu idéal pour les puncheurs, mais aussi un piège tendu sous les roues du nouveau leader.

Pellizzari, désormais ciblé, devra se montrer vigilant face à un Del Toro revanchard et un Roglič affamé. Les équipes UAE et Visma n’ont pas dit leur dernier mot, et les écarts restent infimes. Une chose est sûre : ce Tirreno-Adriatico version 2026 tient toutes ses promesses et nous réserve encore son lot de rebondissements.

VIDÉO : Les images de la folle arrivée de Mathieu van der Poel à Martinsicuro

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 4 – Top 20

  1. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech les 213 km en 4:51:40 (43,8 km/h)
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe
  3. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility
  4. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team
  5. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike
  6. HEALY BEN, EF Education – EasyPost
  7. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla
  8. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team
  9. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers
  10. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG
  11. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek
  12. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe
  13. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:08
  15. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +0:14
  16. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team
  17. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost
  19. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers
  20. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 15:27:00
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:02
  3. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:21
  4. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  5. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +0:39
  6. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:42
  7. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers
  8. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +0:44
  9. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:46
  10. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:49
  11. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:51
  12. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility
  13. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +0:54
  14. ROMO JAVIER, Movistar Team +1:03
  15. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech +1:06
  16. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +1:15
  17. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +1:17
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +1:20
  19. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team
  20. VERVAEKE LOUIS, Team Visma | Lease a Bike +1:24

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Tirreno Adriatico 2026 étape 4 : De Tagliacozzo à Martinsicuro

Bienvenue dans l’inconnu. Après un chrono et une journée promise aux sprinteurs, Tirreno Adriatico 2026 bascule dans le chaos avec cette 4e étape. 213 kilomètres, deux cols dans les Apennins dès le réveil, et une succession de murs côtiers qui pourraient transformer Martinsicuro en champ de bataille. Entre les ogres du classement général qui rôdent et les baroudeurs en embuscade, une question nous taraude : cette arrivée sur l’Adriatique est-elle vraiment dessinée pour les puncheurs, ou les sprinteurs nouvelle génération nous préparent-ils un hold-up ?

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Piège adriatique : Pourquoi la 4e étape de Tirreno Adriatico 2026 va secouer la Course des Deux Mers

Depuis sa création, Tirreno-Adriatico a toujours eu cette dualité fascinante. D’un côté, les sprinteurs qui se disputent la gloire sur le littoral ; de l’autre, les grimpeurs qui se jaugent en vue du Giro. Roger De Vlaeminck, avec ses six victoires consécutives de 1972 à 1977, avait posé les bases d’une course polyvalente. Aujourd’hui, cette quatrième étape entre Tagliacozzo et Martinsicuro s’inscrit parfaitement dans cette tradition : un parcours taillé pour les coureurs complets, ceux qui savent encaisser les bosses sans perdre leur explosivité.

Mais attention, si le final semble taillé pour les puncheurs, le scénario est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Selon nos datas, le dénivelé positif total avoisine les 2 500 mètres, mais c’est surtout la répartition de l’effort qui interpelle. Près de la moitié du dénivelé est concentrée dans les 80 premiers kilomètres. Un choix de tracé audacieux de RCS Sport qui pourrait transformer cette étape en véritable journée de sacrifice.

Pourquoi cette étape de 213 km est-elle un piège pour les favoris ?

Le départ est donné à Tagliacozzo, perché à près de 700 mètres d’altitude. Dès les premiers coups de pédale, le peloton respire cet air des Apennins. Les 25 premiers kilomètres, relativement plats, sont un leurre. C’est le moment où les directeurs sportifs aboient les dernières consignes dans les oreillettes, où les équipiers se positionnent pour protéger leurs leaders. Puis, brutalement, la route s’élève.

Ovindoli et Valico delle Capannelle : un début de course sous haute tension

Premier obstacle : l’ascension d’Ovindoli (10,3 km à 5,6 %). Sur le papier, la pente n’a rien d’exceptionnel. Mais c’est un col qui use. Il oblige les organismes à puiser dans leurs réserves très tôt. Juste après, les coureurs évoluent sur un plateau exposé pendant une quinzaine de kilomètres. C’est là que les bordures peuvent se former si le vent est capricieux.

S’ensuit la descente vers L’Aquila, puis le pied du Valico delle Capannelle. Avec ses 12,8 km à 4,6 %, c’est une autre machine à broyer le moral. Le sommet, à environ 1 300 mètres, est franchi alors qu’il reste encore… 113 kilomètres ! C’est là que réside le piège : après deux heures d’effort intense, le peloton s’offre une longue portion de 50 kilomètres en faux plat descendant. Une phase de transition qui peut sembler anodine, mais qui est en réalité extrêmement nerveuse.

C’est le moment choisi par les équipes de sprinteurs pour organiser la poursuite, ou par les baroudeurs pour tenter le coup de poker.

Le final infernal : les quatre coups de poignard avant Martinsicuro

À 56,5 kilomètres de l’arrivée, le calme apparent laisse place à l’orage. Les organisateurs ont aligné une série de quatre difficultés qui vont littéralement hacher le final.

L’enchaînement est le suivant :

Castellalto : 7,5 km à 4,6 %. C’est le premier test. Les équipes de sprinteurs comme Lidl-Trek pour Jonathan Milan commencent à perdre du monde. Les puncheurs, eux, se testent.

Mosciano Sant’Angelo : 3,1 km à 3,8 %. Une bosse courte mais idéale pour placer un coup. C’est ici que les bonifications du sprint intermédiaire sont distribuées. Mathieu van der Poel (Alpecin – Premier Tech) pourrait en profiter pour grappiller quelques secondes.

La côte non-catégorisée (2 km à 5,3 %) avec un passage à 20 %. C’est le « mur » psychologique. À 18 kilomètres du but, une telle pente peut faire des dégâts considérables. Les coureurs qui passent ce cap avec des jambes de feu savent qu’ils peuvent croire en leurs chances.

Le mur de Tortoreto (Via Badetta) : 1,6 km à 8,4 %. Le juge de paix. Un concentré d’explosivité.

Le mur de Tortoreto, véritable juge de paix avant la descente

Parlons de ce fameux mur de Tortoreto. Sur ses pentes, on ne triche pas. La pente moyenne de 8,4% cache des passages bien plus sévères. C’est le terrain de jeu rêvé pour un Ben Healy (EF Education – EasyPost) ou un Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling). Le sommet se situe à exactement 12 kilomètres de la ligne.

Mais attention à ne pas crier victoire trop tôt. Une fois la Via Badetta avalée, les coureurs plongent vers la côte sur 4 kilomètres de descente technique. Ceux qui attaquent dans le mur doivent absolument creuser un écart suffisant, car derrière, la route redevient plaine.

Les 8 derniers kilomètres, sur le Lungomare Europa, sont un long ruban de bitume rectiligne. Un terrain de chasse idéal pour un petit groupe qui s’entend bien, ou pour un coureur seul qui voit le peloton revenir comme un boulet de canon.

Quel scénario pour cette 4e étape ? Les favoris passés au crible

C’est là que notre expertise entre en jeu. Le marché des pronostics est plus ouvert que jamais. On a coutume de dire que « Tirreno, c’est la course du soleil », mais le scénario de cette étape est résolument ombragé par le doute. Voici notre analyse des forces en présence.

Le clan des puncheurs : Van der Poel et Van Aert peuvent-ils vraiment dominer ?

Mathieu van der Poel (Alpecin – Premier Tech) : L’homme à battre. Son numéro à San Gimignano a glacé le peloton. Le mur de Tortoreto est taillé pour son explosivité. Cependant, son point faible reste la gestion d’un final avec plusieurs kilomètres de plat après son effort. S’il attaque et que des coureurs reviennent sur lui, il est prenable. S’il arrive dans un groupe de 10, son sprint est redoutable. C’est LE favori, mais avec un léger bémol.

Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : La grande question. Il cherche encore ses jambes de ses meilleures années. Sur ce parcours, il a les qualités pour suivre, mais doit-il sprinter ? Son équipe a Matteo Jorgenson, très en vue, qui pourrait aussi prétendre à la gagne. Van Aert a besoin de ce succès pour lancer sa saison, mais le maillot de leader pèse-t-il sur ses épaules ?

Ben Healy (EF Education – EasyPost) : L’Irlandais est le prototype du baroudeur moderne. Il n’attendra pas le pied du mur. Il attaquera dans la descente d’Ovindoli, ou dans le final vallonné. Sa capacité à enchaîner les efforts sur 50 bornes est sa marque de fabrique. C’est l’outsider numéro 1 pour un coup de canon de 50 kilomètres.

Les Italiens et la nouvelle vague : Del Toro, Ganna, Pellizzari, qui sont les vrais dangers ?

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) : Le Mexicain a déjà prouvé qu’il était solide. Dans un petit groupe, il a une pointe de vitesse intéressante. Mais UAE devra gérer le danger des attaques lointaines. Si Roglič ou Hindley sortent dans la dernière heure, Del Toro devra choisir : suivre ou laisser filer pour préserver son classement général ?

Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) : L’ancien double champion du monde du chrono a soif de victoires en ligne. Vainqueur du chrono inaugural, il a les jambes. Son problème ? La gestion des pentes à 20%. S’il passe le cap des bosses non-catégorisées, son sprint sur le plat final est dévastateur. Mais peut-il vraiment rivaliser avec les purs puncheurs dans le mur ?

Giulio Pellizzari (Red Bull – BORA – Hansgrohe) : Le jeune espoir italien a impressionné sur la 2e étape. Il est audacieux, peut-être même un peu fou. Avec Roglič et Hindley dans l’équipe, il a une carte blanche pour animer. Sur ce final, il peut créer la surprise si ses leaders marquent les autres favoris.

Le hold-up des sprinteurs est-il crédible ?

Et si tout cela n’était qu’un écran de fumée ? Si les sprinteurs nouvelle génération, ces « cyclistes complets », venaient gâcher la fête ?

Jonathan Milan (Lidl-Trek) est le candidat numéro 1 à ce scénario. Son équipe est prête à le défendre. Si la course est contrôlée et que les trois premières bosses ne servent qu’à éliminer les purs rouleurs, Milan peut passer les dernières difficultés dans les roues. Une fois sur le plat final, son démarrage est d’une puissance inouïe.

Même son de cloche pour Jasper Philipsen (Alpecin – Premier Tech), épaulé par un certain Van der Poel, ou pour le surprenant Paul Magnier (Soudal Quick-Step), dont la pointe de vitesse n’a d’égal que son punch dans les bosses. Mais attention, selon nos données et statistiques, seuls 15% des sprinteurs « purs » passent le cap d’un mur à 8% dans les 20 derniers kilomètres d’une course de 200 bornes.

Question à la communauté : Selon vous, quel pourcentage de chance donneriez-vous à Jonathan Milan de passer le mur de Tortoreto avec le peloton ? Êtes-vous plutôt team « mur éliminatoire » ou team « sprinters nouvelle vague » ?

Les jokers et les baroudeurs à ne pas négliger

Dans ce genre de scénario chaotique, il ne faut jamais négliger les « outsiders lointains ». Des noms comme Andrea Vendrame (Jayco AlUla), spécialiste des fins de course sous la pluie, ou Alberto Bettiol (XDS Astana Team), capable de partir de très loin, peuvent créer l’exploit.

Du côté des équipes de deuxième rang, Corbin Strong (NSN Cycling Team) ou Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) possèdent le punch nécessaire pour gagner dans un petit groupe.

Notre verdict et notre pronostic pour cette étape de folie

Après analyse, difficile de voir une équipe contrôler cette étape de bout en bout. La première partie, avec les deux cols, va forcément créer des écarts et user les organismes.

Nous pensons que le scénario le plus plausible est celui d’une échappée matinale composée de coureurs solides (Sheffield, Abrahamsen, Bettiol) qui résistera longtemps, avant d’être reprise dans le final vallonné par les favoris.

Sur le mur de Tortoreto, l’accélération sera terrible. Wout van Aert tentera de durcir la course, mais c’est Mathieu van der Poel qui placera l’accélération décisive dans les pourcentages les plus raides de la Via Badetta.

Cependant, le final plat de 12 kilomètres risque de favoriser un retour. Un groupe de contre, emmené par les INEOS et quelques sprinteurs, pourrait recoller dans les derniers hectomètres.

Si ce scénario se produit, le sprint sera ouvert. Et dans ce cas, qui peut battre Jonathan Milan sur le plat ? Personne.

Pronostic final : Victoire de Jonathan Milan (Lidl-Trek) au sprint dans un groupe de 15 coureurs, réglant la compagnie derrière un Mathieu van der Poel qui aura trop payé son effort dans le mur.

Question pour conclure : RCS Sport a-t-il fait le bon choix en plaçant le mur si loin de l’arrivée, ou cela favorise-t-il trop les équipes de sprinteurs ? Venez débattre en commentaires !

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