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Paris-Nice 2026 : La revanche de Lenny Martinez sur Vingegaard lors de la 8e étape

Ils ont attaqué ensemble, roulé ensemble, et se sont regardés dans le blanc des yeux jusqu’à l’Allianz Riviera. Sur la dernière étape de ce Paris-Nice 2026, Lenny Martinez a réussi l’exploit de suivre Jonas Vingegaard dans son jardin, avant de le dominer dans un sprint à deux d’une intensité rare. Plus qu’une victoire d’étape, c’est une déclaration. Retour sur une journée où le Cannois a fait plier le double vainqueur du Tour.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Pourquoi Lenny Martinez n’a pas seulement « chipé » une victoire à Vingegaard, il a écrit la sienne

Il y a des victoires qui se comptent, et d’autres qui se racontent. Celle de Lenny Martinez (Bahrain Victorious) sur la 8e et dernière étape de Paris-Nice 2026 appartient clairement à la seconde catégorie. Dans un final digne des plus grands rendez-vous, le jeune Français (22 ans) a réussi l’impensable : suivre l’attaque dévastatrice de Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) sur les pentes du Linguador, puis le dominer au sprint devant le stade de l’OGC Nice. Pendant ce temps, derrière, Daniel Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe) jouait les funambules pour sauver sa deuxième place au général. Plongeons au cœur d’une étape qui restera comme l’un des joyaux de cette 84e édition.

Comment Lenny Martinez a-t-il fait pour résister à « l’ogre » Vingegaard ?

La question, tous les observateurs du peloton se la sont posée. Vingegaard, maillot jaune solidement vissé sur les épaules, n’avait rien à prouver. Pourtant, fidèle à son habitude, il a voulu mettre un point d’honneur à signer une troisième victoire d’étape. À 20 kilomètres du but, sur la Côte du Linguador (3,3 km à 8,2%), le Danois a porté l’estocade, parfaitement lancé par un Victor Campenaerts monumental.

L’explosivité d’un pur grimpeur face à un rouleau compresseur

L’accélération était brutale, chirurgicale. Comme souvent, elle a disloqué le groupe des favoris. Mais dans le rétroviseur de Vingegaard, une tache bleutée a refusé de se décrocher : Lenny Martinez. Là où d’autres auraient lâché prise, le Cannois a puisé dans ses ressources pour maintenir un écart infime.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que Martinez n’est pas un rouleur comme le Danois. Sa force, c’est l’explosivité et la capacité à encaisser les variations de rythme. Selon les données et datas, sa puissance relative dans les pentes au-delà de 8% est l’une des meilleures du peloton. Hier, il a transformé cette force en bouclier. Il a encaissé les coups de boutoir de Vingegaard sans jamais rompre, prouvant qu’il avait franchi un cap psychologique majeur.

« Pourquoi il a collaboré ? » : Le pacte tacite des deux leaders

Une fois le duo formé, une question a rapidement enflammé la caravane et les réseaux sociaux : pourquoi Vingegaard, le plus fort, a-t-il continué à collaborer avec Martinez ? La réponse est tactique.

Vingegaard, qui roulait pour le général, avait besoin de creuser un écart définitif sur ses poursuivants (Steinhauser, Vauquelin). S’il avait refusé de prendre ses relais, le groupe de chasse, emmené par des INEOS Grenadiers ambitieux pour Kévin Vauquelin, aurait pu revenir. Il a donc fait le choix de la raison : s’associer avec le seul coureur capable de le suivre pour neutraliser toute menace sur son classement général. Un choix de champion, qui aurait dû le mener à la victoire d’étape. Mais il avait sous-estimé la vista de son compagnon d’échappée.

Le sprint à l’Allianz Riviera : analyse d’un duel psychologique

Les deux hommes se présentent sur le boulevard menant à l’Allianz Riviera. L’écart est suffisant. Le jeu du chat et de la souris commence. Vingegaard, fort de son statut, s’installe dans la roue de Martinez, signifiant clairement qu’il compte le remonter dans les derniers mètres. Une position de force qui s’est pourtant retournée contre lui.

300 mètres de génie : le coup de poker gagnant de Martinez

Beaucoup s’attendaient à ce que Vingegaard lance le sprint de très loin pour asphyxier le Français. C’était mal connaître le sang-froid de Lenny Martinez. Le Cannois a attendu le moment psychologique parfait. Alors que le Danois était calé dans sa roue, anticipant un lancement à 200 mètres, Martinez a déclenché son effort à 300 mètres de la ligne.

Un démarrage surpuissant qui a surpris Vingegaard, obligé de réagir instantanément depuis une position inconfortable. C’est brut, c’est beau, et ça a offert à la France une deuxième victoire d’étape sur cette édition, une première depuis 2022.

Jonas Vingegaard écrase tout, le podium respire

Derrière ce duel au sommet, le classement général a connu ses propres tourments. Jonas Vingegaard, avec cette deuxième place du jour, ajoute une ligne à un palmarès déjà impressionnant. Il succède à Matteo Jorgenson et remporte sa première « Course au Soleil », en plus de ses deux succès d’étape et des classements du meilleur grimpeur et par points.

Le grand frisson pour Daniel Martinez : comment il a sauvé sa 2e place

Le drame s’est joué à 50 kilomètres de l’arrivée. Alors que tout semblait sous contrôle pour Daniel Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe), son coéquipier Laurence Pithie, sans doute trop enthousiaste, a traversé la route et a fauché son leader. Une chute idiote qui a failli coûter très cher au Colombien. Isolé, pointé à plus d’une minute du peloton, le scénario cauchemardesque s’écrivait sous nos yeux.

Pourtant, Martinez a fait preuve d’un courage exceptionnel. Avec l’aide de ses équipiers, il a limité la casse, ne cédant finalement que 1’20 sur la ligne et conservant sa place de dauphin pour seulement 17 secondes face à un Georg Steinhauser héroïque.

Vauquelin, Steinhauser : la nouvelle génération française à la lutte

Derrière, la bataille pour la troisième place a tenu toutes ses promesses. Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) a tout tenté pour déloger l’Allemand Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) du podium. Mais l’Allemand, solide comme un roc, n’a pas cédé, conservant son maillot blanc de meilleur jeune et la troisième marche. Vauquelin termine au pied du podium (4e, à 6’24), une performance prometteuse qui confirme son statut de futur grand leader français. Lenny Martinez, grâce à son exploit, bondit à la 5e place, à 7’31.

  • Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), vainqueur final.
  • Daniel Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe), 2e à 4’23 »
  • Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost), 3e à 6’07 »
  • Kévin Vauquelin (Ineos Grenadiers), 4e à 6’24 »
  • Lenny Martinez (Bahrain Victorious), 5e à 7’31 »

Vidéo : Les images d’un final d’anthologie

Comment ne pas revoir en boucle ces images ? L’attaque de Vingegaard dans le Linguador, le regard déterminé de Lenny Martinez accroché à sa roue, puis ce final haletant où la puissance rencontre la ruse. Ces images capturent l’essence même de notre sport : une lutte sans merci où le plus fort ne gagne pas toujours. Le ralenti de la ligne d’arrivée montre à quel point le Français a dû puiser au plus profond de lui-même pour devancer le Danois. C’est un condensé d’émotion pure.

Quel avenir pour les deux protagonistes après ce choc ?

Ce Paris-Nice 2026 laisse des traces indélébiles. Pour Lenny Martinez, cette victoire est un accélérateur de carrière. Après ses succès d’étapes au Romandie et l’an dernier déjà sur Paris-Nice, il prouve qu’il peut rivaliser avec les tous meilleurs, même sur leur terrain de prédilection. Une question brûle les lèvres : peut-on désormais le considérer comme un outsider crédible pour les Grands Tours ? Sa capacité à enchaîner les efforts sur une semaine devra encore être confirmée, mais le potentiel est là, intact.

Pour Jonas Vingegaard, cette « défaite » sur le fil n’enlève rien à sa démonstration. Avec une avance colossale de 4’23 sur le deuxième, soit le plus gros écart depuis 1939, il a littéralement survolé les débats. L’absence de Tadej Pogacar et l’abandon précoce de Juan Ayuso sur chute ont sans doute facilité sa tâche, mais sa domination a été écrasante. Il abordera le Giro, puis un Tour de France forcément explosif face à Pogacar, avec un moral d’acier.

Et vous, que retenez-vous de ce final ? Lenny Martinez peut-il désormais prétendre à jouer le podium d’un Grand Tour dans un futur proche ? Partagez votre avis en commentaires !

Classement Paris-Nice 2026, étape 8 – Top 20

  1. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious les 129,2 km en 3:06:43 (41,5 km/h)
  2. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:07
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:07
  5. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +0:07
  6. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +0:07
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +0:07
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:07
  9. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +0:44
  10. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  11. VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team +0:44
  12. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +0:44
  13. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +0:51
  14. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:51
  15. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +0:51
  16. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +0:51
  17. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team +0:51
  18. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +0:51
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +0:51
  20. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:51

Classement général à l’issue de la 8e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 25:25:11
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +4:23
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +6:07
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:24
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:31
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +9:09
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:19
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:23
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:33
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:40
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +13:09
  12. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +26:14
  13. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +26:47
  14. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +28:29
  15. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +29:07
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +31:11
  17. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +31:51
  18. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +39:12
  19. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +41:39
  20. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +42:01

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Tirreno Adriatico 2026 étape 7 : Milan s’impose, Del Toro vainqueur final

Ce dimanche 15 mars, la « Course des Deux Mers » a rendu son verdict dans un final aussi spectaculaire que chaotique. Sur le front de mer de San Benedetto del Tronto, Jonathan Milan a décroché un troisième succès d’affilée sur l’ultime étape, tandis qu’Isaac Del Toro, solide comme un roc malgré une chute, a officialisé sa domination sur ce Tirreno Adriatico 2026. Retour sur une journée où le scénario a tenu toutes ses promesses.

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Tirreno Adriatico 2026 : Comment expliquer la démonstration de puissance de Jonathan Milan sur la 7e étape ?

C’est une image qui commence à devenir familière sur le lungomare de San Benedetto del Tronto. Comme en 2024 et 2025, c’est Jonathan Milan qui a levé les bras sur la dernière étape de Tirreno Adriatico. Le colosse de Lidl-Trek (25 ans) a une nouvelle fois fait parler sa puissance sur les 142 kilomètres tracés entre Civitanova Marche et la mer. Mais ne vous y trompez pas, cette victoire, la sixième de sa saison déjà, n’a rien eu d’une formalité.

Derrière le sourire du vainqueur, il y avait un homme lessivé par une semaine de course harassante. « Douleur et bonheur en même temps » résumait Milan juste après l’arrivée, parfaitement conscient du chemin de croix emprunté pour en arriver là. Perdu dans le grupetto lors des étapes de montagne, le maillot cyclamen (points) a dû puiser dans ses réserves et celles, inépuisables, de ses coéquipiers. Le lancement d’Edward Theuns dans le dernier kilomètre est entré dans la légende de cette équipe Lidl-Trek : un train lancé à pleine vitesse qui a permis à son leader de remonter comme un boulet de canon pour dévorer Sam Welsford (INEOS Grenadiers) et Laurenz Rex (Soudal Quick-Step) sur la ligne.

Comment la tactique d’Alpecin-Premier Tech a-t-elle failli faire basculer l’étape ?

Pendant longtemps, pourtant, le scénario du sprint massif a paru bien compromis. Comme un avertissement avant Milan-SanRemo, Mathieu van der Poel a endossé le costume de puncheur dans la montée de Ripatransone (8,4 km à 4,6%). L’objectif de l’équipe Alpecin-Premier Tech était clair : saigner les purs sprinteurs pour offrir un boulevard à Jasper Philipsen. Le plan a marché… peut-être même trop bien.

Le tempo infernal du Néerlandais a provoqué des cassures dans le peloton. Les cadors du général, dont Isaac Del Toro, étaient scotchés à sa roue. Mais la surprise est venue de l’arrière : Philipsen lui-même a sauté ! Le Belge s’est retrouvé piégé dans un second groupe, reléguant l’équipe leader à un curieux jeu de dupe. Van der Poel a continué son effort tel un rouleau compresseur, mais sans son sprinteur dans la roue, son numéro était voué à l’échec. Une question se pose : ce raid solitaire était-il un test grandeur nature pour la Classicissima de samedi prochain, ou un coup tactique manqué ?

Isaac Del Torro, vainqueur final : un sacre sous le signe de la sérénité et de la règle des 3 kilomètres

Pendant que les puncheurs et les sprinteurs se livraient une guerre sans merci, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) jouait placide. Vainqueur de l’étape reine la veille, le Mexicain de 22 ans n’avait qu’une obsession : protéger son bien.

Sa tâche a été grandement facilitée par… une chute. À 2,6 kilomètres de l’arrivée, un violent accrochage a envoyé au sol plusieurs coureurs, dont Jasper Philipsen et le grand espoir français Paul Magnier (Soudal Quick-Step), qui est resté de longues secondes au sol, une image inquiétante. Pris derrière cet incident, Del Toro a levé le pied. Un réflexe de survie immédiatement récompensé par la règle des trois kilomètres, qui lui a accordé le temps du peloton. Ouf de soulagement dans le camp UAE.

Avec 40 secondes d’avance sur l’Américain Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike) et 42 sur l’Italien Giulio Pellizzari (Red Bull-Bora-Hansgrohe), le prodige mexicain signe un doublé classique après son succès sur l’UAE Tour. Il empoche également les maillots de meilleur jeune et du classement par points. Une moisson impressionnante qui confirme, si besoin était, qu’il est l’un des tous meilleurs coureurs de courses d’une semaine du circuit.

Comment Matteo Jorgenson a-t-il réussi à chiper la deuxième place du général ?

Le seul véritable suspense du jour résidait dans la composition du podium. À une petite seconde de Pellizzari avant le départ, Jorgenson savait qu’un piège se cachait au sprint intermédiaire. Visma-Lease a Bike, avec un Wout van Aert dévoué, a parfaitement manœuvré pour offrir à son leader les trois secondes de bonification cruciales. Ce renversement in extremis illustre la rigueur d’une équipe qui ne laisse jamais rien au hasard et prive le jeune italien de sa place sur le podium. Un signal fort envoyé à la concurrence.

Vidéo et classements : les chiffres clés d’une dernière étape de légende

Pour les passionnés de data vous retrouverez après les classements, et voici ce qu’il faut retenir de ce Tirreno Adriatico 2026, au-delà des images de la victoire de Milan et de la chute dans le final.

Le numéro de Jonas Abrahamsen : Le Norvégien (Uno-X Mobility) a tenté un coup de poker magnifique à 7,8 km de l’arrivée. Il a été repris à seulement 400 mètres de la ligne par l’accélération surpuissante de Filippo Ganna (INEOS Grenadiers). Une échappée qui méritait mieux mais qui a offert un grand spectacle.

L’image de Paul Magnier, longuement au sol, restera en travers de la gorge. À six jours de Milan-SanRemo, on croise les doigts pour le jeune Français. La « Classicissima » se profile déjà à l’horizon et, au vu du final explosif de ce Tirreno, elle promet un duel au sommet entre les puncheurs et les sprinteurs. Van der Poel a-t-il montré un peu trop tôt ses cartes ? La question est lancée.

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 7 – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 142 km en 3:04:54 (46 km/h)
  2. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  3. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step m.t.
  4. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  5. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  6. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  7. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
  8. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  9. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  11. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  12. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  14. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  16. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  17. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
  18. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek m.t.
  19. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  20. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali m.t.

Classement général final de Tirreno-Adriatico 2026 – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 28:02:14
  2. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:40
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:14
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:21
  6. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:26
  7. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:49
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:55
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +2:02
  10. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +2:31
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +2:52
  13. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +2:53
  14. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +3:15
  15. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +4:11
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:16
  17. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +4:47
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +5:35
  19. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +7:15
  20. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +8:34

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Tirreno Adriatico 2026 étape 7 : parcours, profil et favoris du sprint final

Ils ont souffert toute la semaine dans les Apennins, encaissé les vingt bornes de chrono, résisté aux puncheurs et aux grimpeurs. Mais dimanche 15 mars, sur le légendaire circuit de San Benedetto del Tronto, les sprinteurs reprennent leurs droits. Pourtant, attention aux apparences : si le final est un boulevard vers la gloire, le chemin pour y parvenir cache quelques pièges savamment distillés. Plongée au cœur de l’ultime étape de Tirreno Adriatico 2026, entre héritage historique, tactique de pointe et règlement de comptes annoncé.

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Dernier acte à San Benedetto : pourquoi le sprint final de Tirreno Adriatico 2026 s’annonce plus féroce que jamais

Tirreno Adriatico 2026 touche à sa fin, mais le spectacle, lui, ne fait que commencer. Après six jours de course où les favoris au général se sont livrés une guerre d’usure sans merci, la « Course des deux mers » offre son bouquet final aux hommes les plus rapides du peloton. Ce dimanche 15 mars, sur le front de mer de San Benedetto del Tronto, l’histoire du cyclisme italien et la modernité du sprint de masse vont se rencontrer une nouvelle fois.

Mais attention : cette 7e et dernière étape (Civitanova Marche – San Benedetto del Tronto, 142 km) n’est pas une simple formalité pour les routiers-sprinteurs. Si le final est un long ruban d’asphalte urbain taillé pour les purs vitesses, la première partie de parcours, vallonée et nerveuse, pourrait redistribuer les cartes et piéger les moins vigilants. Décryptage d’une étape charnière, entre tradition et explosion de puissance.

Un héritage de 60 ans : pourquoi San Benedetto est le théâtre idéal pour le jugement dernier

Pour comprendre l’aura de cette dernière étape, il faut remonter le fil de l’histoire. Créé en 1966, Tirreno Adriatico a forgé sa légende en traversant la botte italienne d’ouest en est. Et San Benedetto del Tronto en est le phare, le point d’orgue depuis des décennies. Si Roger De Vlaeminck, avec ses six victoires consécutives dans les années 70, a posé la première pierre de ce mythe, ce sont des noms comme Francesco Moser, ou plus récemment Fabian Cancellara et Greg Van Avermaet, qui ont écrit les plus belles pages de ce final adriatique.

D’ailleurs, le parcours 2026 puise dans cette riche iconographie. Comme le rappellent les données historiques, l’arrivée à San Benedetto a longtemps été un contre-la-montre individuel, sacrant des rouleurs de génie. Mais depuis quatre ans, la tradition a évolué : place au spectacle d’un sprint massif sur la Viale Buozzi. Un changement qui offre désormais aux successeurs de Mario Cipollini une chance de graver leur nom aux côtés des géants.

Le parcours de la 7e étape : un feu d’artifice en deux actes

Ne vous fiez pas à la distance modeste (142 km) ou au dénivelé positif total d’à peine 1100 mètres. Cette étape se joue en deux temps, et le premier acte pourrait bien conditionner le second.

Acte 1 : La traversée des collines picènes (km 0 – km 60)

Le départ est donné à Civitanova Marche. Après 25 kilomètres de plat destinés à neutraliser les premières velléités d’échappée, le peloton plonge dans l’arrière-pays. Deux difficultés, plus piégeuses qu’impressionnantes sur le papier, vont créer un véritable tamis :

Montefiore dell’Aso (10,9 km à 3,4%) : Ne vous arrêtez pas à la pente moyenne. Cette ascension se fait par paliers, avec des rampes soudaines qui sectionnent le peloton. C’est un terrain de jeu rêvé pour les puncheurs et les équipes qui voudraient durcir la course.

Ripatransone (8,5 km à 4,6%) : Plus raide, plus régulière, cette seconde bosse est le dernier juge de paix avant la descente vers la mer. C’est ici que les sprinteurs les moins bien protégés ou ceux qui auraient mal géré leurs efforts peuvent dire adieu à leurs rêves de victoire.

Comme le soulignent les données du jour, le placement à l’approche de ces deux difficultés sera crucial. Les équipes de sprinteurs, notamment Lidl-Trek et Alpecin-Premier Tech, devront contrôler pour éviter qu’un groupe de costauds ne prenne le large.

Acte 2 : Le circuit urbain de la tentation (km 64 – km 142)

Une fois la descente de Ripatransone avalée, le peloton bascule sur la côte adriatique. Là, le paysage change radicalement. Fini les lacets, place aux longues avenues rectilignes de San Benedetto del Tronto. Le final se dispute sur un circuit totalement plat de 14,5 kilomètres, à parcourir à cinq reprises.

C’est un cadre idéal pour les sprinteurs, mais aussi un couloir à haut risque. Le vent, annoncé modéré de secteur sud-est, pourrait-il créer des bordures ? Peu probable selon les prévisions météo actuelles, qui annoncent des températures autour de 15°C et un temps instable mais sans grand vent. Pourtant, sur ce type de parcours exposé, la vigilance est de mise jusqu’au dernier kilomètre.

Le seul point technique de ce final se situe à environ 1000 mètres de la ligne : un dernier double virage avant de s’engager sur la longue ligne droite de la Viale Buozzi. C’est là que les derniers coéquipiers lâcheront leur leader, dans un ballet à plus de 60 km/h.

Sprint intermédiaire : le baromètre des ambitions

Un élément clé du scénario se jouera à 44 kilomètres du but. Le sprint intermédiaire, situé justement sur le circuit de San Benedetto, servira de répétition générale. Il offrira un premier aperçu de l’état de forme des pavillons et de la cohésion des « trains ».

Qui sera le mieux huilé ? Le rouleau compresseur de Lidl-Trek pour Jonathan Milan, ou la fusée Alpecin emmenée par un Mathieu van der Poel en état de grâce depuis sa victoire d’étape en milieu de semaine ? Ce premier sprint sera un indicateur précieux pour les parieurs et les observateurs.

Le plateau des sprinteurs : un plateau de superstars en quête de rédemption

L’édition 2026 aligne un plateau d’une densité exceptionnelle. Après la démonstration de Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) plus tôt dans la semaine, tous les regards sont braqués sur les gros bras.

Les trois hommes à abattre

Jonathan Milan (Lidl-Trek) ⭐⭐⭐ : Le colosse italien court à domicile. Vainqueur ici même en 2025, il a coché cette étape comme son objectif numéro un. Son train, réputé le plus puissant du peloton, a montré quelques signes de fébrilité, mais sur un final aussi rectiligne, sa puissance de feu phénoménale en fait le favori logique. Selon notre analyse et les post sur les réseaux sociaux, il partage la première ligne avec Lund Andresen.

Tobias Lund Andresen (Decathlon AG2R) ⭐⭐⭐ : Le Danois est l’homme en forme du début de saison. Vainqueur de la 3e étape, impressionnant en Australie et durant le Weekend d’Ouverture belge, il a prouvé qu’il pouvait battre les cadors. Sa pointe de vitesse est redoutable, et sa confiance est au zénith.

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) ⭐⭐ : Le Belge a soif de revanche. Moins en vue que lors de ses campagnes triomphales, il peut compter sur un atout maître : Mathieu van der Poel. Le champion du monde de cyclo cross, délesté de toute ambition au général, sera son poisson-pilote de luxe. Un duo qui a fait ses preuves et qui pourrait faire la différence dans le dernier kilomètre.

Les outsiders prêts à créer la surprise

Derrière ce trio de tête, une meute affamée guette la moindre faille.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) ⭐⭐ : Le prodige français de Soudal Quick-Step est taillé pour ces arrivées. Son accélération est foudroyante, et l’équipe belge sait mieux que personne gérer les finals chaotiques.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) ⭐⭐ : Le Taureau de Lescheret a souvent été annoncé comme un futur grand. Sur ce type de final, sa puissance et son punch peuvent faire des dégâts, à condition de bien gérer les bosses de première partie d’étape.

Sam Welsford (INEOS Grenadiers) ⭐ : L’Australien a surpris plus d’un observateur en signant chez INEOS pour amener de la vitesse. Sa pointe est pure, mais son placement est parfois perfectible. S’il est bien lancé, il peut viser le podium.

Question à nos lecteurs : Selon vous, le train de Lidl-Trek parviendra-t-il à contrôler la meute, ou l’expérience du duo Philipsen-Van der Poel fera-t-elle la différence dans les derniers hectomètres ?

Analyse tactique : le grand jeu des équipiers

Ce type de final est un immense jeu d’échecs à haute vitesse. L’enjeu pour les directeurs sportifs est de placer leur leader dans la roue de son dernier lanceur à l’entrée du dernier virage.

Le rôle des équipiers est souvent sous-estimé, mais il est capital. Des rouleurs comme Danny van Poppel (Red Bull-BORA-hansgrohe) ou Mathieu van der Poel ne sont pas des simples « poissons-pilotes », ce sont des détonateurs. Leur capacité à maintenir un rythme infernal dans les cinq derniers kilomètres use les organismes adverses et fausse les trajectoires.

À l’inverse, des équipes comme Picnic PostNL (avec Pavel Bittner) ou Tudor (avec Luca Mozzato) devront jouer la carte de l’intelligence et du surnombre pour infiltrer plusieurs cartes dans le dernier tour.

Notre pronostic pour cette 7e étape de Tirreno Adriatico 2026

Le scénario le plus probable est celui d’un sprint massif classique. Personne n’a intérêt à laisser filer une échappée sur un parcours aussi roulant en deuxième partie.

Malgré la puissance de Milan et la forme de Lund Andresen, nous voyons Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) l’emporter. Pourquoi ? Parce que sur un circuit où le placement et la gestion des virages sont primordiaux, l’intelligence de course et l’expérience du duo qu’il forme avec Van der Poel font la différence. Dans un coude-à-coude à 70 km/h, la confiance MVDP dans le dernier virage pour lancer Philipsen au moment parfait est un avantage décisif.

Cependant, si le rythme imposé par Lidl-Trek est trop élevé et casse les jambes de ses rivaux, alors Milan pourrait bien s’imposer et offrir au public italien une fin en apothéose.

Que pensez-vous de cette analyse ? Philipsen, Milan ou Lund Andresen : qui montera sur la plus haute marche du podium à San Benedetto ? Participez au débat dans les commentaires !

Un final qui ouvre la voie vers Milan-Sanremo

Au-delà de la simple victoire d’étape, ce sprint final de Tirreno Adriatico 2026 est un test grandeur nature. Dans une semaine exactement, beaucoup de ces hommes s’élanceront de Pavie pour la Classicissima, Milan-SanRemo.

Ce sprint n’est pas une fin, c’est un point de passage. La manière dont les sprinteurs négocieront les bosses de Montefiore et Ripatransone, la cohésion de leur équipe sur le circuit final, leur pointe de vitesse pure… Tout cela alimentera les conversations des experts et des directeurs sportifs. Alors que le soleil déclinera sur la Viale Buozzi, le visage du premier Monument de la saison se dessinera peut-être un peu plus. Rendez-vous dimanche pour le verdict.

Classement général au départ de la 7e étape. 159 coureurs toujours en course.

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 24:57:20
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:43
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:15
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:21
  6. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:26
  7. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:49
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:55
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +2:02
  10. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +2:31
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +2:52
  13. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +2:53
  14. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +3:15
  15. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +4:11
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:16
  17. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +4:47
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +5:35
  19. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +7:15
  20. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +8:34
  21. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +8:56
  22. HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe +10:11
  23. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +11:10
  24. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +13:09
  25. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team +13:55
  26. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United +13:57
  27. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +14:58
  28. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike +19:20
  29. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA +19:32
  30. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +22:07
  31. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious +22:23
  32. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +24:04
  33. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +25:06
  34. COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +25:18
  35. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team +27:02
  36. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +27:21
  37. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United +27:31
  38. ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché +27:37
  39. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +27:48
  40. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech +30:24
  41. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility +31:03
  42. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +32:33
  43. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost +32:36
  44. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +33:07
  45. KRUISWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +34:21
  46. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +34:56
  47. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +34:59
  48. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +36:27
  49. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +36:33
  50. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +36:43
  51. SCHULTZ NICK, NSN Cycling Team +37:53
  52. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali +37:59
  53. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +38:18
  54. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +38:40
  55. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +38:41
  56. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +38:51
  57. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +39:00
  58. BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché +39:03
  59. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +39:11
  60. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +39:14
  61. HAIG JACK, INEOS Grenadiers +40:08
  62. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +40:57
  63. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +41:29
  64. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +42:44
  65. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +42:45
  66. FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +42:52
  67. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers +43:49
  68. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +44:21
  69. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +45:41
  70. WARBASE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +45:45
  71. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta +45:58
  72. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +46:00
  73. FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL +47:29
  74. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team +48:34
  75. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike +48:39
  76. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team +48:52
  77. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost +49:07
  78. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +49:15
  79. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech +50:06
  80. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta +50:26
  81. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +50:28
  82. ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +50:55
  83. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech +50:57
  84. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta +51:05
  85. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +51:40
  86. PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL +52:16
  87. MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious +52:20
  88. ARCAS JORGE, Movistar Team +53:05
  89. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber +53:14
  90. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +53:14
  91. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla +53:22
  92. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +54:50
  93. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +54:56
  94. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +54:56
  95. SMITH DION, NSN Cycling Team +55:01
  96. FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL +55:13
  97. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +55:30
  98. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL +56:07
  99. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team +56:36
  100. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious +56:48
  101. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost +58:05
  102. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +58:21
  103. SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers +58:42
  104. GHEBREIGZABHIER AMANUEL, Lidl – Trek +58:45
  105. NEILANDS KRISTS, NSN Cycling Team +58:52
  106. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +59:14
  107. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber +59:18
  108. GOGL MICHAEL, Alpecin-Premier Tech +59:43
  109. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech +59:45
  110. KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike +59:53
  111. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team +1:00:10
  112. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team +1:01:31
  113. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla +1:02:47
  114. KUZMIN ANTON, XDS Astana Team +1:02:55
  115. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla +1:03:09
  116. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL +1:03:27
  117. MOSCON GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:03:27
  118. KENCH JOSH, Groupama – FDJ United +1:03:49
  119. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +1:04:03
  120. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +1:04:13
  121. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step +1:04:19
  122. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +1:05:35
  123. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +1:05:53
  124. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:07:10
  125. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +1:07:34
  126. SAMUDIO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +1:07:52
  127. NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +1:09:37
  128. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta +1:10:36
  129. DOULL OWAIN, Team Visma | Lease a Bike +1:10:50
  130. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +1:10:59
  131. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek +1:12:38
  132. VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL +1:12:40
  133. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +1:12:56
  134. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +1:14:16
  135. MORO MANLIO, Movistar Team +1:14:39
  136. BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step +1:14:39
  137. DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech +1:14:46
  138. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step +1:15:33
  139. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché +1:15:36
  140. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG +1:15:40
  141. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step +1:15:53
  142. WALSCHIED MAX, Lidl – Trek +1:16:08
  143. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +1:16:23
  144. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers +1:17:24
  145. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber +1:19:17
  146. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team +1:19:20
  147. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek +1:19:32
  148. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché +1:19:39
  149. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +1:19:49
  150. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team +1:20:03
  151. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber +1:21:21
  152. IACCHI ALESSANDRO, Solution Tech NIPPO Rali +1:22:46
  153. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +1:23:03
  154. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali +1:23:34
  155. KOGUT ODED, NSN Cycling Team +1:23:43
  156. VIVIANI ATTILIO, Solution Tech NIPPO Rali +1:23:49
  157. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +1:24:01
  158. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team +1:24:04
  159. VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:30:55

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Paris Nice 2026 étape 8 : parcours, favoris et enjeux du final niçois

Ce dimanche 15 mars, la « Course au Soleil » tire sa révérence sur les hauteurs niçoises. Si le maillot jaune de Jonas Vingegaard ne semble pas menacé, le parcours vallonné de cette 8e étape, rendu inédit par l’absence de la Promenade des Anglais, est un véritable piège tendu sous le soleil méditerranéen. Entre la soif de victoire d’étape des Français, la quête de points UCI et les bouleversements possibles dans le top 10, l’Allianz Riviera s’apprête à vivre un final explosif. Plongée dans les 129 kilomètres d’un ultime combat.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

8e étape Paris-Nice 2026 : le cadre idyllique de Nice va-t-il piéger le général ?

Ce n’est pas une Newspeak de journaliste sportif : le chronomètre en main, cette dernière étape autour de Nice est un condensé de dangers. Avec 2 300 mètres de dénivelé positif répartis sur seulement 129 kilomètres, le rythme sera infernal dès le départ réel, prévu à 13h30 de l’Allianz Riviera. Exit, cette année, la traditionnelle Promenade des Anglais, privatisée pour cause d’élections municipales. L’arrivée se jugera devant le stade des Aiglons, un final plus technique qu’il n’y paraît.

Pour Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike), l’équation est simple : ne pas tomber. Mais le Danois, qui a construit son succès dans l’étape reine de Colombier-le-Vieux, sait mieux que personne qu’une défense trop statique peut être la pire des stratégies. Comme l’avait fait Tadej Pogačar sur ce même Paris-Nice en 2023, le maillot jaune pourrait être tenté d’assommer définitivement ses adversaires pour le plaisir et pour les statistiques.

Côte de la Porte, Châteauneuf, Linguador : le menu de l’arrière-pays niçois

Le parcours de cette 8e étape est un véritable jeu de yoyo. Après une vingtaine de kilomètres de mise en jambes dans la vallée du Var, le peloton plonge dans la Vésubie. Le premier juge de paix est le Col de la Porte (7 km à 7,2%). C’est une ascension régulière, idéale pour lancer les hostilités ou, au contraire, pour un tempo d’équipe. Selon les données et statistiques, son sommet, franchi après 50km de course, marque souvent le début de la vraie course.

S’ensuit une descente rapide vers Contes avant d’entamer la Côte de Châteauneuf-Villevieille (6,6 km à 6,6%). Ce n’est pas la plus pentue, mais enchaînée après la Porte, elle commence à creuser des écarts dans les jambes des purs sprinteurs éventuels. L’étape bascule véritablement à 19 kilomètres du but avec l’ascension inédite de la Côte du Linguador. 3,3 kilomètres à 8,8% de moyenne, mais avec des pourcentages qui tirent jusqu’à 14% dès le premier kilomètre. C’est un mur qui arrive après 110 km de course, et c’est là que les prétendants au podium devront être aux avant-postes.

Pourquoi l’arrivée à l’Allianz Riviera change radicalement la donne ?

Traditionnellement, l’arrivée sur la Promenade des Anglais offrait un long boulevard aux sprinteurs rescapés. Cette année, le tracé est tout sauf un long ruban de bitume. Le final, après la descente de Linguador et un replat, propose une dernière difficulté de 1,4 km à 4,5% menant au sprint intermédiaire.

Les favoris de l’étape : Vingegaard peut-il tout gâcher pour les autres ?

Le grand favori, c’est lui. Si Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) aborde cette dernière journée avec l’intention de lever les bras, personne ne pourra l’en empêcher. Mais le scénario le plus probable est celui d’une guerre d’usure pour le podium et la victoire d’étape.

Le duo d’outsiders capable de déjouer les pronostics

Derrière le Danois, une meute de loups affamés guette la moindre opportunité.

Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le Russe est un habitué des coups de force. À près d’une demi heure du leader au général, il n’a plus rien à perdre. C’est le genre de coureur capable de basculer en tête au sommet de Linguador et de faire la différence dans la descente technique. Il coche toutes les cases du vainqueur potentiel.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : L’argument est implacable : relégué à plus de 19 minutes au général (12e), il est le dangereux absolu pour l’échappée. Son profil de puncheur-grimpeur lui permet d’envisager un scénario qui se terminerait en victoire d’étape. Il est notre “outsider lointain” préféré pour un coup de poker victorieux.

La France relancée : Vauquelin, Martinez et les autres peuvent-ils enfin gagner ?

Au lendemain de la victoire d’étape du français Dorian Godon (INEOS) avant ce dernier jour, c’était la statistique qui fâche. L’immense espoir est plus grand encore et repose sur les épaules d’un local.

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Le Niçois est chez lui. Le coureur d’INEOS vise clairement le podium du général (actuellement 4e à 19 secondes de Steinhauser). S’il veut gagner l’étape et monter sur la boîte, il devra attaquer dans Linguador. Un numéro de solitaire sur ses routes d’entraînement serait un scénario de rêve pour les fans français.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le jeune prodige a montré des jambes de feu dans l’Ardèche, rivalisant un temps avec Vingegaard. Son punch dans les pentes raides est un atout majeur. Si l’étape se joue dans les 3 derniers kilomètres, il a les capacités pour l’emporter au sprint dans un petit groupe.

Ion Izagirre (Cofidis) : Le Basque de Cofidis a déjà gagné une étape de Paris-Nice à Nice par le passé, en 2019. Son expérience et sa science de la course sont des armes redoutables sur ce type de final piégeux.

Le tableau des favoris pour la 8e étape (Notre analyse)

Pour y voir plus clair, voici notre hiérarchie des prétendants à la victoire sur cette étape, basée sur la forme actuelle, le parcours et la situation au classement général.

⭐ ⭐ ⭐

Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) : Si l’envie est là, l’écart est fait.

⭐ ⭐

Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le profil parfait pour un coup à distance.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : La liberté absolue, un atout sous-estimé.

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : La double motivation (étape + podium) peut décupler ses forces.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Un récital dans la montée finale est possible.

Harold Tejada (XDS Astana) : Vainqueur quelques jours plus tôt, sa confiance est au max. À voir si sa chute de la veille a laissé des traces.

Marc Soler (UAE Team Emirates-XRG) : Pour sauver l’honneur d’une équipe décevante.

Ion Izagirre (Cofidis) : Le coup de vieux routier.

Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) : Il devra surtout défendre son podium, mais s’il est marqué, il peut craquer.

Questions aux lecteurs : et vous, quel scénario voyez-vous ?

Question 1 : Selon vous, Kévin Vauquelin doit-il tout donner pour la gagne au risque de perdre sa place au podium, ou assurer sa 4e place ?

Question 2 : Pensez-vous que Jonas Vingegaard laissera filer une échappée ou voudra-t-il signer un triplé d’étapes pour parfaire son bilan ?

Le Soleil de Nice peut-il sourire aux Français ?

Cette 8e étape de Paris-Nice 2026 est une conclusion en apothéose. Le nouveau parcours, avec cette arrivée à l’Allianz Riviera, a ravivé la flamme du suspense. Si Jonas Vingegaard est le patron incontestable du général, l’histoire de cette ultime journée appartient aux audacieux. Entre la revanche des Français, la quête de points UCI et les ambitions personnelles des “routiers-grimpeurs”, Nice nous promet un final à couper le souffle. Rendez-vous dimanche après-midi pour savoir qui inscrira son nom au palmarès de cette édition 2024.

Classement général au départ de la 8e étape. 110 coureurs toujours en course.

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 22:18:38
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:27
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +12:08
  12. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +19:09
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:30
  14. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +23:42
  15. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +23:53
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:55
  17. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  18. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla +30:35
  19. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +30:50
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +32:27
  21. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +35:57
  22. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +36:15
  23. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +36:36
  24. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG +36:50
  25. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +37:02
  26. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team +37:10
  27. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers +37:10
  28. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe +39:08
  29. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +39:13
  30. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +40:54
  31. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +41:07
  32. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +41:21
  33. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +41:23
  34. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +42:07
  35. JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United +42:08
  36. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +42:17
  37. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team +42:36
  38. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +42:41
  39. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla +43:28
  40. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +43:33
  41. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost +44:20
  42. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +44:24
  43. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +44:25
  44. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +45:06
  45. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers +45:10
  46. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +45:32
  47. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +46:28
  48. VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team +46:33
  49. WALKER MAX, EF Education – EasyPost +47:24
  50. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility +47:33
  51. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +47:44
  52. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +47:54
  53. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +48:22
  54. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech +48:50
  55. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +49:24
  56. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL +49:40
  57. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +50:04
  58. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +50:22
  59. KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek +50:55
  60. VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step +51:14
  61. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team +52:22
  62. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe +55:31
  63. BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility +56:07
  64. AULAR ORLUIS, Movistar Team +56:51
  65. THORNLEY CALLUM, Red Bull – BORA – hansgrohe +56:52
  66. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +57:37
  67. KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek +58:04
  68. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché +58:15
  69. MILESI LORENZO, Movistar Team +58:38
  70. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +58:42
  71. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +58:45
  72. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +58:47
  73. RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché +59:20
  74. DEBRUYNE RAMSES, INEOS Grenadiers +59:21
  75. KWIATKOWSKI MICHAŁ, Alpecin-Premier Tech +59:36
  76. COQUARD BRYAN, Cofidis +59:55
  77. DE LA CRUZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:00:48
  78. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +1:01:03
  79. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech +1:01:13
  80. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +1:02:03
  81. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +1:02:24
  82. AFFINI EDOARDO, Team Visma | Lease a Bike +1:02:29
  83. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:02:46
  84. CONCI NICOLA, XDS Astana Team +1:03:00
  85. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +1:03:22
  86. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:03:40
  87. HESSMANN MICHEL, Movistar Team +1:03:46
  88. BRAET VITO, Lotto Intermarché +1:04:20
  89. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious +1:04:59
  90. MACKELLAR ALASTAIR, EF Education – EasyPost +1:05:22
  91. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +1:06:19
  92. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team +1:06:38
  93. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +1:06:47
  94. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step +1:06:59
  95. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team +1:07:50
  96. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +1:09:41
  97. GAMPER PATRICK, Team Jayco AlUla +1:09:55
  98. ROULAND LOUIS, Cofidis +1:10:03
  99. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +1:10:31
  100. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +1:10:31
  101. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché +1:11:10
  102. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +1:13:06
  103. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +1:15:00
  104. BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team +1:15:03
  105. KIRSCH ALEX, Cofidis +1:15:18
  106. NABERMAN TIM, Team Picnic PostNL +1:16:32
  107. THOMAS BENJAMIN, Cofidis +1:17:18
  108. MULLEN RYAN, NSN Cycling Team +1:19:46
  109. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +1:21:34
  110. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious +1:27:14

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Tirreno Adriatico 2026, Etape 6 : La démonstration de force d’Isaac del Toro à Camerino

Le champion du Mexique n’a pas juste gagné, il a assis son autorité. Sur les pentes infernales de Camerino, Isaac del Toro a transformé l’essai lors de la 6e étape de Tirreno Adriatico 2026. Isolé, harcelé, le Mexicain de 22 ans a repoussé toutes les attaques pour s’offrir une victoire en patron et sceller définitivement son emprise sur le classement général. Retour sur une démonstration de maturité qui le propulse dans la cour des très grands.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Isaac del Toro, le nouveau monarque des Deux Mers : Récit de son sacre sur la 6e étape de Tirreno Adriatico 2026

L’heure de la confirmation a sonné

Il y a des victoires qui se jouent à la pédale, et d’autres qui se gagnent avec la tête. Sur la 6e étape de Tirreno Adriatico 2026, entre San Severino Marche et Camerino, Isaac del Toro a offert un brillant mélange des deux. Ce samedi 14 mars, le champion mexicain d’UAE Team Emirates XRG n’a pas seulement remporté l’étape reine ; il a envoyé un message clair à tout le peloton : le prodige est devenu patron. Dans un final digne des plus grands rendez-vous, il a su gérer son avance au général tout en dominant ses derniers rivaux, offrant aux spectateurs une masterclass de gestion de course. Mais comment s’est exactement déroulé cet après-midi de feu ? Plongeons au cœur de l’étape qui a consacré le nouveau roi de la Course des deux mers.

Pourquoi cette 6e étape était-elle si décisive pour le classement général ?

Avec ses 188 kilomètres et plus de 4 000 mètres de dénivelé positif, la 6e étape de Tirreno Adriatico 2026 était la dernière véritable opportunité pour les grimpeurs de bouleverser la hiérarchie. Le parcours, un véritable piège tendu autour de Camerino, voyait les coureurs affronter par trois fois l’ascension finale (3,3 km à 8,8 % de moyenne, avec des passages au-delà des 12%). C’était l’étape piège, celle où tout pouvait basculer. Pour Isaac del Toro, leader depuis la veille, l’objectif était clair : neutraliser les attaques pour sécuriser son bien. Pour ses adversaires, c’était la dernière cartouche.

Quel était le scénario de l’échappée matinale ?

Comme souvent sur ces étapes de mouvement, une échappée matinale s’est portée à l’avant après une quarantaine de kilomètres. Un groupe de sept costauds, composé de Walter Calzoni (Pinarello-Q36.5), Clément Braz Afonso (Groupama-FDJ United) , Vincenzo Albanese (EF Education-EasyPost), Gregor Mühlberger (Decathlon CMA CGM) , Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), Timo Kielich (Visma-Lease a Bike) et Guillermo Thomas Silva (XDS Astana), a pris le large. Leur avance a culminé à plus de quatre minutes.

L’équipe Tudor a tenté de contrôler l’écart, mais c’est surtout dans la première ascension de Camerino que le groupe de tête a explosé. Mühlberger et Braz Afonso, les plus solides, ont poursuivi leur chemin en duo, tandis que derrière, un grand nom sortait du bois. Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), en quête de rachat, a tenté un numéro en solitaire pour faire la jonction. Un instant, l’Équatorien a semblé pouvoir relancer le suspense, mais le train de l’UAE, puis celui de la Visma-Lease a Bike, en a décidé autrement. Le duo de tête a finalement été repris à sept kilomètres du but, après un travail d’usure monumental de la part des équipes des favoris.

Comment Isaac del Toro a-t-il survécu à ses rivaux ?

C’est là que le combat a véritablement commencé. Dès le pied de l’ultime ascension, le piège s’est refermé sur Isaac del Toro. La formation Visma-Lease a Bike, avec un Wout van Aert très offensif, a durci la course pour isoler le Mexicain. Privé de son dernier équipier, Jan Christen, Del Toro s’est retrouvé seul face à une meute affamée.

L’attaque précoce de Van Aert : Le Belge a tenté de déstabiliser le leader en attaquant de loin, mais il a rapidement été avalé par les grimpeurs.

Le numéro de Ben Healy (EF) : L’Irlandais a porté une première estocade, obligeant Del Toro à réagir.

Les assauts de Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le plus gros danger est venu de l’Italien, deuxième du général et ami proche de Del Toro. À deux reprises, Pellizzari a placé des accélérations violentes, notamment à 700 mètres de la ligne, pour tenter de lâcher le maillot bleu. « Je n’étais pas sûr de pouvoir revenir, car c’était extrêmement dur. Je savais qu’il était très fort, alors je ne pouvais pas le laisser prendre trop d’avance » a confié Del Toro à l’arrivée.

La contre de Matteo Jorgenson (Visma) : À 500 mètres du but, c’est l’Américain, double vainqueur sortant de Paris-Nice, qui a porté l’estocade finale, avec Del Toro dans sa roue.

Analyse d’expert : Ce qui impressionne le plus dans la gestion de Del Toro, c’est son sang-froid. Là où beaucoup de jeunes leaders auraient paniqué et brûlé leurs dernières cartouches pour répondre à chaque attaque, il est resté calme, a économisé son énergie et n’a jamais lâché la roue des meilleurs. Il a laissé ses adversaires s’épuiser. C’est une intelligence de course rare pour un coureur de 22 ans, rappelant les plus grands stratégistes du peloton.

Le dénouement : Un sprint d’anthologie au sommet de Camerino

Alors que Jorgenson lançait son sprint, convaincu d’avoir fait le trou, Isaac del Toro a patiemment attendu son heure. Dans les 200 derniers mètres, le Mexicain a déployé une puissance phénoménale, remontant l’Américain comme une fusée pour aller chercher sa quatrième victoire de la saison.

Derrière, Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility), revenu de nulle part, a créé la surprise en réglant Jorgenson pour la deuxième place, à trois secondes. Giulio Pellizzari, à bout de forces après ses multiples attaques, a dû se contenter de la quatrième place, concédant neuf secondes. « J’ai tout fait pour le rattraper, mais c’était vraiment très difficile » a reconnu Pellizzari, amer mais lucide.

Cette victoire offre à Isaac del Toro non seulement les 10 secondes de bonification, mais aussi un avantage psychologique colossal avant la dernière étape.

Un sacre quasi-assuré

Au terme de cette démonstration, le classement général de Tirreno Adriatico 2026 a pris une allure de procès-verbal. Isaac del Toro possède désormais 42 secondes d’avance sur Giulio Pellizzari. Matteo Jorgenson, grâce à sa troisième place, revient à une seconde de l’Italien et complète le podium provisoire avec 43 secondes de retard.

Derrière, les écarts sont déjà conséquents. Le Français Clément Braz Afonso, auteur d’une belle échappée, pointe à une encourageante 16e place à 4’16. Avec une dernière étape de 142 kilomètres entre Civitanova Marche et San Benedetto del Tronto, promise aux sprinteurs, il est mathématiquement impossible de reprendre 42 secondes. Sauf incident mécanique ou chute dans les derniers kilomètres, le Mexicain est intouchable.

Isaac del Toro succédera donc à Juan Ayuso au palmarès de la Course des deux mers.

Notre question à chaud pour vous, passionnés : Après cette démonstration, Isaac del Toro est-il déjà en mesure de rivaliser avec les tout meilleurs sur un Grand Tour cet été ? Votre avis en commentaires !

Voir ou revoir la vidéo de la victoire d’Isaac del Toro

https://www.youtube.com/watch?v=tjRlqYnvJAg

Del Toro, une étoile est née (et elle brille déjà très fort)

Isaac del Toro a coché toutes les cases lors de cette 6e étape de Tirreno Adriatico 2028. Victorieux, dominateur, stratège, il a prouvé qu’il était plus qu’un simple grimpeur talentueux. Il est un leader né. À 22 ans, il s’offre sa deuxième course par étapes de la saison après l’UAE Tour, et confirme qu’il est l’un des joyaux les plus éclatants de sa génération. La messe est dite : sauf cataclysme, dimanche soir à San Benedetto del Tronto, c’est bien lui qui lèvera les bras au classement général. La relève est non seulement arrivée, mais elle est déjà en train de prendre le pouvoir. Rendez-vous demain pour une dernière étape qui, cette fois, devrait sourire aux sprinteurs, mais dont le dénouement final est déjà écrit.

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 6 – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG les 188 km en 4:46:50 (39,3 km/h)
  2. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:03
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:03
  4. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:09
  5. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +0:11
  6. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +0:11
  7. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +0:21
  8. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:25
  9. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:27
  10. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:32
  11. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:32
  12. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +0:48
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +0:52
  14. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:54
  15. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +0:58
  16. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:00
  17. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:11
  18. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +1:27
  19. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +2:05
  20. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +2:48

Classement général à l’issue de la 6e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 24:57:20
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:43
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:15
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:21
  6. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:26
  7. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:49
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:55
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +2:02
  10. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +2:31
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +2:52
  13. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +2:53
  14. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +3:15
  15. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +4:11
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:16
  17. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +4:47
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +5:35
  19. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +7:15
  20. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +8:34

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Paris-Nice 2026 : Dorian Godon vainqueur de la 7e étape raccourcie à Isola

Les coureurs avaient prévu un combat de grimpeurs dans la neige d’Auron. Ils ont eu un sprint explosif sur les routes glissantes de la vallée de la Tinée. Entre un final sous haute tension, un train INEOS lancé à pleine vitesse et un champion de France enfin libéré, cette 7e étape de Paris-Nice 2026 restera comme l’une des plus atypiques de l’histoire récente. Récit d’une journée où Dorian Godon a transformé une course amputée en triomphe personnel.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Dorian Godon : son premier succès avec INEOS sur une Paris-Nice 2026 en mode survival

L’image est aussi insolite que mémorable. Dorian Godon franchit la ligne, les bras levés, mais son maillot de champion de France, celui qu’il rêvait d’exhiber sur la Côte d’Azur, est caché sous une veste de pluie rouge orangée. Peu importe. Le Vitryot vient de signer sa première victoire sous ses nouvelles couleurs INEOS Grenadiers, et il l’a fait dans les conditions les plus folles de cette « Course au Soleil » devenue, le temps d’une étape, une épreuve de résistance polaire. Ce samedi 14 mars, la 7e étape de Paris-Nice 2026 n’était plus qu’un sprint de 47 kilomètres vers Isola-Village, mais elle restera gravée comme l’une des plus stratégiques de l’édition.

Pourquoi la 7e étape de Paris-Nice a-t-elle été réduite à 47 km ?

Dès le matin, l’incertitude planait. Après avoir déjà dû annuler la veille l’arrivée au sommet d’Auron à cause des chutes de neige, les organisateurs d’ASO ont pris une décision radicale. Des trombes d’eau s’abattaient sur Nice, rendant la première partie du parcours, avec ses routes de montagne sinueuses, extrêmement dangereuse. « Ça tombait très fort, on a eu beaucoup de cailloux sur la route. Il ne fallait surtout pas prendre ce risque-là » a justifié Yannick Talabardon, le directeur de course, à l’arrivée.

Le peloton a donc été transféré en bus pour entamer la course au Plan du Var, à 13h45, sur un tracé de dernière minute longeant la Tinée. Un tracé minimaliste, privé de son col de la Colmiane et de son arrivée à 1194 mètres d’altitude. Un chasse-neige avait même dû déblayer la route à Isola, où la neige était tombée plus tôt. Dans ce décor de fin du monde, avec une température ressentie proche de zéro et des coureurs s’élançant avec des gourdes de boissons chaudes, le mot d’ordre était simple : survivre pour le général, saisir l’opportunité pour les autres.

Comment Dorian Godon a survolé un sprint sous haute tension

L’animation, il a fallu aller la chercher. Heureusement, Tim Marsman (Alpecin-Premier Tech) a joué les franc-tireurs. Le Néerlandais s’est échappé seul pendant une trentaine de kilomètres, apportant un peu de spectacle sur cette route longeant les rivières en furie. Mais derrière, les équipiers de Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) , en jaune, contrôlaient l’écart pour éviter toute chute ou incident avec leur leader.

Puis, à 10 kilomètres du but, le peloton a mis fin à l’échappée. La nervosité est montée d’un cran sur la chaussée glissante. Une grosse chute à 2 kilomètres de la ligne d’arrivée a scindé le peloton, piégeant notamment le vainqueur de la veille, Harold Tejada (XDS Astana). Heureusement pour lui, la règle des 3 kilomètres l’a protégé au classement général.

Mais dans ce chaos organisé, une équipe a sorti un plan parfait : INEOS Grenadiers. Dans les derniers hectomètres, la machine s’est enclenchée. Joshua Tarling, le rouleur britannique, a placé un démarrage surpuissant avant de laisser la place à Samuel Watson. Le jeune Britannique a tiré à bloc jusqu’à épuisement, lançant Godon sur sa roue.

Le champion de France n’avait plus qu’à conclure. Il a résisté au retour de l’Érythréen Biniam Girmay (NSN Cycling Team) , pourtant réputé plus rapide, et au Néerlandais Cees Bol (Decathlon CMA CGM) .

Vidéo : Les images de l’emballage final et de la chute dans les derniers kilomètres sont disponibles ci-dessous

Jonas Vingegaard solide, Vauquelin en embuscade

Si la journée a souri à Godon, elle a aussi confirmé la hiérarchie. Jonas Vingegaard a géré son avance avec l’aide de ses coéquipiers, évitant les chutes du final. Le Danois abordera donc la dernière étape, ce dimanche autour de Nice, avec un confortable matelas de 3 minutes et 22 secondes sur Daniel Martinez (Red Bull-Bora-Hansgrohe) . Rien ne semble pouvoir lui enlever ce troisième Paris-Nice consécutif pour Visma.

Derrière, la bataille pour le podium fait rage. L’Allemand Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) est toujours troisième, mais il est sous la menace directe du Français Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) , quatrième à seulement 19 secondes. L’équipe INEOS, déjà victorieuse du jour, pourrait bien viser un doublé en plaçant son leader sur la boîte. Marc Soler (UAE Team Emirates XRG), sixième, et Harold Tejada, dixième, ont tous deux été reclassés après leur chute, limitant la casse.

Godon – Champion de France, le symbole d’un renouveau français

Au-delà de la performance, c’est l’état d’esprit de Dorian Godon qui a marqué les esprits. Déjà deuxième la veille à Apt, frustré, il avait à cœur de concrétiser. Cette victoire, la troisième de sa carrière au niveau WorldTour (17e au total) après deux étapes sur le Tour de Romandie, est la première sous ses nouvelles couleurs chez INEOS, l’équipe qu’il a rejointe le 1er janvier dernier.

Et la manière est belle. Dans une édition 2026 où les succès tricolores se faisaient attendre, il est le premier Français à lever les bras sur « la course au soleil ». Un symbole fort pour le champion de France.

Pensez-vous que Dorian Godon peut désormais devenir l’un des leaders pour les sprints piégeurs sur les Grands Tours, ou restera-t-il un équipier de luxe ? La question est ouverte dans les commentaires.

Classement Paris-Nice 2026, étape 7 – Top 20

  1. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers les 47 km en 1:01:48 (45,6 km/h)
  2. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  3. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  4. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  5. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  6. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  7. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  8. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  9. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  10. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers m.t.
  11. FEDOROV YEVGENIY, Cofidis m.t.
  12. COQUARD BRYAN, XDS Astana Team m.t.
  13. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  14. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
  15. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  16. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  17. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  18. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers m.t.
  19. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  20. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team m.t.

Classement général à l’issue de la 7e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 22:18:38
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:27
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +12:08
  12. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +19:09
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:30
  14. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +23:42
  15. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +23:53
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:55
  17. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  18. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla +30:35
  19. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +30:50
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +32:27

Programme de la 8e et dernière étape : un chrono pour sacrer Vingegaard ?

Ce dimanche 15 mars, place au dénouement. La 8e et dernière étape de Paris-Nice 2026 proposera une étape Nice-Nice de 129,8 kilomètres . Un parcours vallonné qui pourrait permettre à un puncheur-grimpeur comme Kévin Vauquelin de grappiller des secondes pour le podium. Mais pour inquiéter Jonas Vingegaard, il faudra un miracle. Le maillot jaune, excellent rouleur-grimpeur, partira avec une avance suffisante pour savourer jusqu’à la Promenade des Anglais. Le combat pour la gagne, lui, se jouera dans la tête des sprinteurs et des équipiers comme Dorian Godon, qui promet de se donner « à 300% » pour Vauquelin…

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Paris-Nice 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Exit la Promenade des Anglais, bonjour le stade Riviera. Le parcours 2026 de la Course au Soleil est un chef-d’œuvre de stratégie qui sonne comme un avertissement. Avec un chrono par équipes placé comme un couperet et des fins d’étapes taillés pour les puncheurs, cette édition ne ressemble à aucune autre. Jonas Vingegaard effectue sa rentrée, mais face à un Juan Ayuso en feu, la « Course au Soleil » pourrait bien se transformer en douche froide pour le Danois. Plongée dans les 1 245 km d’une semaine qui s’annonce explosive.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi Paris-Nice 2026 ressemble à un piège tendu aux grimpeurs

Un parcours qui bouscule la hiérarchie

Bienvenue sur la ligne de départ fictive de cette 84e édition. Si vous cherchez un col hors catégorie pour départager les purs grimpeurs, passez votre chemin, allez du côté de Tirreno Adriatico. Le parcours de Paris-Nice 2026, dévoilé il y a quelques mois à Versailles, est un véritable piège tactique. Les organisateurs ont concocté un tracé qui sent bon les classiques flandriennes par endroits, le piège des bordures ailleurs, et qui convoque l’esprit des « coureurs complets ». Avec 16 460 mètres de dénivelé positif répartis sur 1 245 kilomètres, ce n’est pas une promenade de santé, mais c’est surtout un chemin de croix pour les spécialistes qui auraient espéré une explication en haute montagne. Comme nous le verrons, la clé de la Course au Soleil 2026 ne se trouve pas uniquement dans la puissance des cuisses et mollets, mais aussi dans la science du chrono par équipes et l’explosivité pure. Une édition charnière, qui pourrait marquer un tournant dans la façon dont les leaders abordent la première grande course par étapes de la saison.

Paris-Nice 2026 : Le parcours détaillé, étape par étape

Pour comprendre pourquoi le duel Vingegaard-Ayuso s’annonce aussi indécis, il faut décortiquer ce ruban de bitume de 1 245 kilomètres qui traverse sept régions et dix-huit départements. Voici notre analyse technique des huit étapes, avec un regard d’expert sur les pièges et les opportunités.

La première étape peut-elle déjà faire des dégâts ?

Dimanche 8 mars – Etape 1 : Achères > Carrières-sous-Poissy (170,9 km)

Le départ sera donné d’Achères, une nouveauté dans les Yvelines. Mais ne vous fiez pas à l’appellation « étape de plaine – plat ». Le final, tracé en circuit autour de Carrières-sous-Poissy, intègre la côte de Chanteloup-les-Vignes. Ce « mur » d’1,1 km à 8,3% est un terrain de jeu bien connu des amateurs de la Polymultipliée (ex Trophée des grimpeurs). À 11 kilomètres de l’arrivée, il est l’endroit idéal pour les puncheurs. Si un homme comme Juan Ayuso ou un Kevin Vauquelin place une attaque sèche, il peut grappiller quelques secondes précieuses… ou même aller chercher la victoire d’étape et le premier maillot jaune. Les sprinteurs purs, eux, risquent de mordre la poussière si l’allure est trop violente. Lire aussi : La présentation détaillée de la 1ère étape Lire aussi : Luke Lamperti crée la surprise sur la 1ère étape au sprint

Montargis, le premier vrai test du vent ?

Lundi 9 mars – Etape 2 : Épône > Montargis (187 km)

Sur le papier, c’est l’étape des sprinteurs. Une longue traversée des plaines du Gâtinais, une arrivée presque plate… presque. Car sur Paris-Nice, le vent est une entité à part entière. Les grandes lignes droites entre Épône et Montargis sont un terrain propice aux bordures. Les équipes des favoris, notamment Visma | Lease a Bike avec ses rouleurs, tenteront peut-être de piéger d’emblée un concurrent. Le final, légèrement technique dans Montargis, exigera une concentration maximale. Trois côtes de 3e catégorie sont répertoriées sur le parcours de l’étape du jour. Lire aussi : La présentation détaillée de la 2e étape Lire aussi : Max Kanter surprend au sprint, classement et vidéo de l’étape 2

Le chrono par équipes, la clé du classement général ?

Mardi 10 mars – Etape 3 (CLM par équipes) : Cosne-Cours-sur-Loire > Pouilly-sur-Loire (23,5 km)

Nous tenons là l’étape reine… du classement général. Ce contre-la-montre par équipes de 23,5 km, entre vignobles et petites difficultés, est une répétition grandeur nature du Grand Départ du Tour de France à Barcelone. Attention, ce n’est pas un chrono roulant tout plat. Le parcours est légèrement vallonnné, ce qui récompense les équipes complètes, capables de maintenir un gros tempo dans les bosses. L’écart entre la meilleure équipe et une formation moyenne peut facilement atteindre 40 à 50 secondes, voire plus. Pour un leader comme Lenny Martinez (Bahrain Victorious), dont l’équipe n’est pas la plus taillée pour l’exercice, la douleur pourrait être immédiate et quasi-rédhibitoire. Lire aussi : La présentation détaillée de la 3e étape Lire aussi : INEOS Grenadiers remporte l’étape 3, Juan Ayuso nouveau leader

Question à la communauté : Pensez-vous que 50 secondes de retard après ce chrono par équipes soient récupérables sur une course comme Paris-Nice, où les écarts se comptent souvent en secondes ? Donnez votre avis en commentaires !

Uchon, un avant-goût du Morvan

Mercredi 11 mars – Etape 4 : Bourges > Uchon (195 km)

On entre dans le dur avec une arrivée au sommet. L’arrivée à Uchon est un clin d’œil au Tour de France 2021. Les 8 km d’ascension finale sont très irréguliers. Avec une moyenne de 4,5%, elle cache un final explosif : les 1,8 derniers kilomètres flirtent avec les 10%. C’est le terrain de jeu idéal pour les puncheurs-grimpeurs. On peut s’attendre à ce que les INEOS Grenadiers (Onley, Vauquelin) ou Lidl-Trek mettent une pression énorme sur les Visma de Vingegaard. Lire aussi : La présentation détaillée de la 4e étape Lire aussi : Jonas Vingegaard s’offre l’étape 4 et le maillot jaune après le chaos

L’étape-reine déguisée vers Colombier-le-Vieux

Jeudi 12 mars – Etape 5 : Cormoranche-sur-Saône > Colombier-le-Vieux (206,3 km)

Avec 206 km et le plus fort dénivelé de la semaine, c’est l’étape la plus usante. Mais le piège, c’est l’enchaînement des trois dernières difficultés. Les pourcentages sont sévères : une première bosse à 7%, puis un « mur » à 11% à 20 km du but, suivi d’une autre à 7,6%. C’est une succession de « coups de poing » qui peut isoler un leader et créer des écarts significatifs avant même la montée finale vers Colombier-le-Vieux. C’est là que la gestion de l’effort et la force collective seront primordiales. Lire aussi : La présentation détaillée de la 5e étape Lire aussi : Jonas Vingegaard écrase la 5e étape, le classement explose

Pourquoi l’arrivée à Apt est un cadeau empoisonné ?

Vendredi 13 mars – Etape 6 : Barbentane > Apt (179,3 km)

Un vendredi 13 qui pourrait porter chance aux attaquants. Le final est un modèle du genre : après la côte de Saignon (4 km à 5%), il ne reste que 4,5 km, dont une descente rapide et technique jusqu’à Apt. Attention à la chute, mais attention aussi aux coureurs piégés dans la descente. Un coup de bordure ou une attaque dans le dernier kilomètre, plat, peut suffire à gratter les secondes de bonifications qui font la différence au général. Lire aussi : La présentation détaillée de la 6e étape Lire aussi : Harold Tejada triomphe à Apt

Le verdict d’Auron

Samedi 14 mars – Etape 7 : Nice > Auron (138,7 km)

L’arrivée au sommet à 1 614 mètres d’altitude tant attendue. Mais attention : « arrivée au sommet » ne signifie pas « étape de haute montagne ». L’ascension finale d’Auron, longue de 7,3 km à 7,2%, est sélective mais pas assez pour faire exploser un rouleur comme Vingegaard si ce dernier est en bonne forme. L’an dernier, Michael Storer s’y était imposé en solitaire, prouvant que la course pouvait être ouverte. C’est un juge de paix, mais pas un couperet. Le vainqueur de Paris-Nice 2026 se jouera peut-être ici sur des écarts de quelques secondes, pas de minutes. Lire aussi : La présentation détaillée du parcours modifié de la 7e étape Lire aussi : Dorian Godon vainqueur de la 7e étape raccourcie à Isola

L’inédit final au stade Riviera

Dimanche 15 mars – Etape 8 : Nice > Nice (129,2 km)

Changement de décor ! Pour cause d’élections municipales, la mythique arrivée sur la Promenade des Anglais est remplacée par une finale au Stade Riviera. Mais ne croyez pas à une étape de gala. Le parcours, s’il fait l’impasse sur le col d’Èze, n’a rien d’une promenade. Les coureurs enchaîneront le col de la Porte (7 km à 7,2%), la côte de Châteauneuf-Villevieille (6,6 km à 6,6%), et surtout la redoutable côte du Linguador (3,3 km à 8,8%) avec son passage à 14% à moins de 20 km de l’arrivée. Sa descente technique vers Nice est un piège absolu. Le maillot jaune peut se gagner ou se perdre dans ces lacets. Et si un groupe arrive avec des secondes d’avance, les bonifications à l’arrivée au stade pourraient sacrer le plus opportuniste. Lire aussi : Le parcours détaillé de la 8e et dernière étape Lire aussi : La revanche de Lenny Martinez sur Vingegaard lors de la 8e étape

Paris-Nice 2026 : La startlist et les favoris au crible

Jonas Vingegaard, un favori sous conditions

Le Danois de Visma | Lease a Bike est l’attraction principale. Absent l’an dernier sur chute (non partant de la 6e étape), il fait sa rentrée. C’est à la fois sa force et sa faiblesse. Sa force, car il a un compte à régler avec cette course. Sa faiblesse, car comme l’an passé sur Paris-Nice ou en Algarve, il lui faut souvent un bloc de courses pour atteindre son pic de forme. Il pourra s’appuyer sur un « train » de luxe pour le chrono par équipes avec Bruno Armirail, Edoardo Affini et Victor Campenaerts. Mais dans l’explosivité des finales d’Uchon ou d’Auron, peut-il rivaliser avec des « punchers » comme Ayuso ? Sur le papier, c’est son point faible. Notre avis : 2e, mais à un souffle.

Juan Ayuso, l’homme en forme qui change tout

Le nouveau leader de Lidl-Trek débarque avec une confiance absolue. Vainqueur du Tour de l’Algarve face à un Almeida en forme et au phénomène Seixas, il a montré qu’il était déjà au sommet de son art. Son punch et sa capacité à placer des accélérations sur les pentes raides font de lui l’archétype du coureur pour ce parcours. Autour de lui, une armada : Mathias Vacek, Lennard Kämna, Jakob Söderqvist. L’équipe est taillée pour briller sur le chrono par équipes. Si Ayuso limite les dégâts sur le plat venteux, il est, selon nous, l’homme à battre. Notre avis : 1er favori.

La triple menace INEOS Grenadiers

L’équipe britannique a souvent brillé sur ce genre de parcours piégeux. Avec Oscar Onley, ils ont un leader punchy, capable de sauter dans tous les bons coups, comme on l’a vu en Algarve. Avec Kevin Vauquelin, ils ont un Français en pleine bourre, audacieux et complet, qui peut profiter du moindre faux-plat pour attaquer. Et avec Carlos Rodriguez, ils ont un rouleur-grimpeur solide, capable d’un gros chrono par équipes et de suivre les meilleurs en montagne. Leur force collective est telle qu’ils pourraient imposer un tempo d’enfer et piéger Vingegaard ou Ayuso.

Les autres prétendants et la « dream team » française

Derrière ce quatuor, la meute est affamée.

Brandon McNulty (UAE Team Emirates XRG) : Leader de fait après le forfait de João Almeida, l’Américain est un client sérieux sur les courses d’une semaine sans haute montagne. 3e en 2024, il connaît la musique. Avec Sivakov et Soler, il a des équipiers de luxe.

Le duo Red Bull (Aleksandr Vlasov et Daniel Martinez) : Les deux hommes renaissent en ce début de saison. Ils ont le punch et l’expérience pour jouer le top 5, voire le podium si la course est folle.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le Français est un talent pur. Mais comme son compatriote David Gaudu (Groupama-FDJ United), il risque de perdre une minute précieuse sur le chrono par équipes. Il devra se montrer hyper-offensif dans les étapes vallonnées pour remonter. Un défi de taille, mais pas impossible.

Ivan Romeo (Movistar) : Vainqueur du Tour d’Andalousie (Ruta del Sol), l’Espagnol est la révélation de ce début de saison. À suivre de très près.

Qui sont les coureurs engagés participants à Paris-Nice 2026 ?

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
1, VINGEGAARD, Jonas
2, AFFINI, Edoardo
3, ARMIRAIL, Bruno
4, CAMPENAERTS, Victor
5, KELDERMAN, Wilco
6, PIGANZOLI, Davide Abandon 4e étape
7, ZINGLE, Axel

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
11, MARTÍNEZ, Daniel Felipe
12, DENZ, Nico
13, PITHIE, Laurence
14, THORNLEY, Callum
15, VAN DIJKE, Tim
16, VAN DIJKE, Mick
17, VLASOV, Aleksandr

INEOS Grenadiers (WT) ✅
21, ONLEY, Oscar Non partant 6e étape
22, GODON, Dorian
23, KWIATKOWSKI, Michał
24, RODRÍGUEZ, Carlos
25, TARLING, Joshua
26, VAUQUELIN, Kévin
27, WATSON, Samuel

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
31, MCNULTY, Brandon Abandon 4e étape
32, OLIVEIRA, Ivo
33, ARRIETA, Igor
34, HERREGODTS, Rune
35, POLITT, Nils
36, SIVAKOV, Pavel Abandon 5e étape
37, SOLER, Marc

Lidl – Trek (WT) ✅
41, AYUSO, Juan Abandon 4e étape
42, BERNARD, Julien Non patant 6e étape
43, KÄMNA, Lennard
44, KRAGH ANDERSEN, Søren
45, SKUJIŅŠ, Toms Non partant 5e étape
46, SÖDERQVIST, Jakob
47, VACEK, Mathias

Bahrain – Victorious (WT) ✅
51, MARTINEZ, Lenny
52, ARNDT, Nikias
53, BAUHAUS, Phil
54, CARUSO, Damiano
55, GRADEK, Kamil
56, PAASSCHENS, Mathijs Abandon 4e étape
57, STANNARD, Robert Abandon 4e étape

Groupama – FDJ United (WT) ✅
61, GAUDU, David Abandon 5e étape
62, CAVAGNA, Rémi
63, COSTIOU, Ewen
64, JACOBS, Johan
65, MOLARD, Rudy
66, PACHER, Quentin
67, RUSSO, Clément

Movistar Team (WT) ✅
71, ROMEO, Iván Non partant 6e étape
72, AULAR, Orluis
73, CASTRILLO, Pablo Abandon 4e étape
74, CEPEDA, Jefferson Alveiro
75, GARCÍA PIERNA, Raúl Abandon 4e étape
76, HESSMANN, Michel
77, MILESI, Lorenzo

Soudal Quick-Step (WT) ✅
81, PARET-PEINTRE, Valentin
82, CRAS, Steff
83, EENKHOORN, Pascal
84, PEDERSEN, Casper
85, STUYVEN, Jasper
86, VAN DEN BOSSCHE, Fabio
87, VAN LERBERGHE, Bert Abandon 4e étape

NSN Cycling Team (WT) ✅
91, GIRMAY, Biniam
92, ASKEY, Lewis
93, BOIVIN, Guillaume
94, LOUVEL, Matis
95, MULLEN, Ryan
96, SHEEHAN, Riley
97, VAN ASBROECK, Tom

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
101, PRODHOMME, Nicolas
102, BISSEGGER, Stefan
103, BOL, Cees
104, CHAMBERLAIN, Oscar
105, DE PESTEL, Sander
106, HOOLE, Daan Abandon 4e étape
107, SCOTSON, Callum

Team Jayco AlUla (WT) ✅
111, ACKERMANN, Pascal Non partant 5e étape
112, DONALDSON, Robert
113, DURBRIDGE, Luke Non partant 5e étape
114, GAMPER, Patrick
115, MEZGEC, Luka Abandon 4e étape
116, O’BRIEN, Kelland Abandon 1ère étape
117, SÜTTERLIN, Jasha

XDS Astana Team (WT) ✅
121, TEJADA, Harold
122, CONCI, Nicola
123, FEDOROV, Yevgeniy
124, KANTER, Max
125, TEUNISSEN, Mike
126, VAN BEKKUM, Darren
127, VINOKUROV, Nicolas

Cofidis (PRT) ✅
131, FRETIN, Milan Abandon 5e étape
132, ALLEGAERT, Piet Non partant 4e étape
133, COQUARD, Bryan
134, IZAGIRRE, Ion
135, KIRSCH, Alex
136, ROULAND, Louis
137, THOMAS, Benjamin

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
141, RONDEL, Mathys
142, BARTA, Will
143, HALLER, Marco
144, KELEMEN, Petr
145, KLUCKERS, Arthur
146, PLUIMERS, Rick Non partant 6e étape
147, TRENTIN, Matteo

Team Picnic PostNL (WT) ✅
151, MARTINEZ, Juan Guillermo
152, DE JONG, Timo
153, HAMILTON, Chris
154, MÄRKL, Niklas Abandon 6e étape
155, NABERMAN, Tim
156, ROOSEN, Timo
157, VAN UDEN, Casper Non partant 5e étape

EF Education – EasyPost (WT) ✅
161, LAMPERTI, Luke
162, ASGREEN, Kasper
163, BAUDIN, Alex
164, MACKELLAR, Alastair
165, STEINHAUSER, Georg
166, VAN DEN BERG, Marijn
167, WALKER, Max

Uno-X Mobility (WT) ✅
171, LEKNESSUND, Andreas
172, BYSTRØM, Sven Erik
173, FREDHEIM, Stian Abandon 5e étape
174, BLUME LEVY, William
175, LØLAND, Sakarias Koller
176, TILLER, Rasmus
177, TRÆEN, Torstein Abandon 4e étape

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
181, DUNBAR, Eddie Non partant 4e étape
182, CHRISTEN, Fabio Abandon 6e étape
183, DE GENDT, Aimé
184, DE LA CRUZ, David
185, FRISON, Frederik
186, HOUCOU, Emmanuel
187, ZUKOWSKY, Nickolas

TotalEnergies (PRT) ✅
191, TURGIS, Anthony
192, DAUPHIN, Florian
193, DELBOVE, Joris
194, DELETTRE, Alexandre
195, DUJARDIN, Sandy
196, LE BERRE, Mathis
197, VERCHER, Mattéo

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
201, PLOWRIGHT, Jensen
202, BALLERSTEDT, Maurice
203, DEBRUYNE, Ramses
204, DEHAIRS, Simon Abandon 6e étape
205, DE VYLDER, Lindsay Abandon 4e étape
206, GEENS, Jonas
207, MARSMAN, Tim

Lotto Intermarché (WT) ✅
211, MENTEN, Milan
212, BRAET, Vito
213, GIDDINGS, Joshua
214, GRIGNARD, Sébastien
215, RUTSCH, Jonas
216, VAN BOVEN, Luca
217, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel Non partant 4e étape

Diffusion TV : Comment suivre Paris-Nice 2026 en direct ?

Pour ne rien manquer de ce duel au sommet et des péripéties de la Course au Soleil, voici le guide TV complet. Les horaires sont donnés à titre indicatif et peuvent être sujets à de légères modifications.

Le programme TV complet des 8 étapes

Etape 1 – Dim. 8 mars Achères > Carrières-sous-Poissy 15h20

Etape 2 – Lun. 9 mars Épône > Montargis 15h10

Etape 3 (CLM éq) – Mar. 10 mars Cosne-Cours-sur-Loire > Pouilly-s/-Loire 15h10

Etape 4 – Mer. 11 mars Bourges > Uchon 15h10

Etape 5 – Jeu. 12 mars Cormoranche-sur-Saône > Colombier-le-Vieux 15h10

Etape 6 – Ven. 13 mars Barbentane > Apt 15h10

Etape 7 – Sam. 14 mars Nice > Auron 13h20

Etape 8 – Dim. 15 mars Nice > Nice 15h10

Sur quelles chaînes suivre la Course au Soleil ?

En France : L’événement est largement accessible en clair sur France 3 avec le trio de commentateurs Alexandre Pasteur, Marion Rousse et Laurent Jalabert. Pour une couverture plus complète, dès le début d’étape, rendez-vous sur Eurosport 2 et la plateforme MAX.

En Belgique : Les fans pourront suivre les étapes sur Tipik et en streaming sur RTBF Auvio.

En Suisse : Généralement, les droits sont détenus par la SSR (RTS, SRF, RSI).

Les horaires de départ réels

Pour ceux qui souhaitent suivre l’intégralité de la course dès le kilomètre 0, voici les horaires de départ réel (hors direct TV) :

Étape 1 : 13h10

Étape 2 : 12h50

Étape 3 : 15h10

Étape 4 : 12h25

Étape 5 : 12h05

Étape 6 : 12h50

Étape 7 : 11h40

Étape 8 : 13h30

Le verdict de la rédaction

Paris-Nice 2026 s’annonce comme l’un des plus indécis de ces dernières années. Le parcours, en forme de puzzle tactique, offre des opportunités à tous les profils, mais avantage très nettement les coureurs explosifs capables de placer une attaque tranchante dans un final raide. Le contre-la-montre par équipes, placé idéalement, sera le premier grand entonnoir du général.

Notre pronostic : Dans ce jeu du chat et de la souris, nous voyons Juan Ayuso coiffer Jonas Vingegaard au terme d’un week-end niçois indécis. L’Espagnol, fort de sa condition déjà rodée et de son équipe redoutable, a le profil idéal pour décrocher la première Course au Soleil de sa carrière. Mais attention à la vague INEOS, qui pourrait bien créer la surprise si ses trois leaders se coordonnent. Une chose est sûre : du 8 au 15 mars, les amateurs de cyclisme seront scotchés à leur écran. Rendez-vous sur France 3 et Eurosport pour en découdre !

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Tirreno Adriatico 2026 étape 6 : parcours et favoris de l’étape reine

Bien plus qu’une simple étape de montagne, cette 6e étape entre San Severino Marche et Camerino est un piège tendu aux favoris. Avec un circuit final à répéter trois fois et une rampe d’arrivée digne des grandes Classiques Ardennais, le moindre faux pas se paiera cash. Plongée au cœur de l’étape reine qui promet de réécrire le scénario de ce Tirreno-Adriatico 2026.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Pourquoi l’enfer de Camerino va sceller le sort de Tirreno-Adriatico 2026

Un piège de 3900 mètres de dénivelé. Samedi 14 mars, le peloton de la 61e édition de Tirreno-Adriatico s’élancera de San Severino Marche avec une certitude : il ne reviendra pas sur la côte. L’étape reine, longue de 188 kilomètres, est un aller simple vers l’Apennin, un voyage de 3900 mètres de dénivelé positif qui se terminera au sommet d’un mur, à Camerino.

Oubliez les longues ascensions aérobies des Dolomites. Ici, la difficulté est insidieuse, fractionnée, presque nerveuse. Le parcours 2026 de cette 6e étape est conçu pour créer du chaos, pour piéger les organismes et exacerber les rivalités. Si la course est souvent jouée après le chrono, cette année, c’est sur ces pentes infernales que le verdict pourrait bien tomber. Après la démonstration de force d’Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) lors de la 5e étape, la question brûle toutes les lèvres : assisterons-nous à un nouveau récital du prodige mexicain, ou la résistance va-t-elle enfin s’organiser ?

Quel est le profil exact de la 6e étape entre San Severino Marche et Camerino ?

Pour comprendre la complexité de cette journée, il faut la diviser en trois actes distincts. Ce n’est pas une étape de montagne classique avec un col isolé en fin de parcours. C’est un enchaînement vicieux, une course de côtes géante.

Acte 1 – L’échappée ou l’agonie dans le Sassotetto

Le départ fictif est donné à San Severino Marche, mais la route ne tarde pas à s’élever. Dès les premiers kilomètres, une bosse de 2,4 km à 6,5% agit comme un premier filtre. Les équipes des sprinteurs, désormais sans objet, laisseront filer une échappée. Le premier juge de paix arrive après 53 kilomètres : l’ascension du Sassotetto.

Longue de 13,2 km, cette montée affiche une pente moyenne de 7,2%, mais c’est un pourcentage trompeur. Le passage à mi-parcours, avec des rampes à 14%, va mettre le feu aux poudres. Selon les données historiques de ProCyclingStats, cette montée a déjà été utilisée comme juge de paix en 2018, 2020 et 2023, mais jamais avec un final aussi corsé. À son sommet, perché à 1450 mètres d’altitude, le temps sera frais et venteux. Pour les favoris, l’objectif sera double : contrôler l’échappée, mais surtout, placer un lieutenant pour durcir le rythme et tester la condition des adversaires. C’est un premier acte qui pourrait déjà condamner les purs rouleurs.

Actes 2 et 3 – Le circuit cauchemardesque de Camerino

Après une longue descente technique, le peloton entame ce qui fera la légende de cette étape : un circuit local de 29,1 km à répéter trois fois. C’est la clé de voûte du parcours.

L’entrée sur le circuit n’est pas une simple formalité. Dès le début de la boucle, une bosse de 1,7 km à 6,4% puis un raidar de 560 mètres à 6,8% servent à user les organismes avant le grand morceau. Mais le plat de résistance, c’est évidemment l’ascension finale vers Camerino, que les coureurs graviront trois fois… mais d’une manière différente.

Lors des deux premiers passages : la montée fait 3 km à 8,8%. Elle débute par 660 mètres de pure violence à 11,2%. Les coureurs franchissent une « fausse » ligne d’arrivée, située dans une rue adjacente, et redescendent immédiatement pour un nouveau tour de manège. Cette configuration est extrêmement rare et exigeante. Elle empêche toute récupération et transforme chaque passage en un sprint de montagne à haute intensité.

Le passage final, celui qui compte : pour l’arrivée, le parcours est modifié. On ajoute 200 mètres, portant l’ascension à 3,2 km à 8,9%. Mais ce sont les derniers hectomètres qui sont terrifiants. Après une première partie violente, la route offre un court replat, une feinte de récupération, avant de se redresser de manière brutale. Le dernier kilomètre grimpe à 12,4% de moyenne, avec un passage à 18%. Ce n’est plus du cyclisme, c’est de la lutte gréco-romaine sur bitume.

Cette arrivée à Camerino n’est pas une nouveauté absolue. En 2009, un certain Michele Scarponi y avait devancé des cadors comme Stefano Garzelli, Ivan Basso et Danilo Di Luca. Seize ans plus tard, le mythe renaît, mais le scénario s’annonce encore plus brutal avec ce circuit.

Quels sont les favoris de l’étape 6 et les scénarios tactiques possibles ?

Après l’étape des murs de vendredi, la hiérarchie s’est clarifiée, mais elle a aussi créé des situations complexes au sein des équipes. Voici notre analyse des forces en présence pour cette explication.

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) – Le grand favori sous pression

Avec le maillot de leader sur les épaules, le Mexicain aborde l’étape avec un statut clair, mais sans avoir remporté la moindre étape. Selon nos données et statistiques, il est le plus fort. Sa démonstration lors de la 5e étape, où seul Matteo Jorgenson a pu (difficilement) suivre, impose le respect. Mais le statut de favori est un fardeau. L’UAE devra contrôler une échappée dangereuse tout en gérant les attaques. Del Toro a montré une maturité étonnante, mais Camerino est un piège où l’explosivité prime sur l’endurance. La question est : va-t-il attaquer de loin pour asseoir sa domination, ou va-t-il gérer en attendant le dernier kilomètre pour démontrer sa suprématie au sprint ? Son punch est tel qu’il coche toutes les cases du favori numéro 1.

Le dilemme Red Bull-BORA-hansgrohe : Roglič ou Pellizzari ?

C’est le grand feuilleton de cette étape. Lors de la 5e étape, Primož Roglič a sacrifié ses chances pour son jeune coéquipier Giulio Pellizzari, alors leader. Mais Pellizzari a perdu le maillot bleu. La donne a changé.

Giulio Pellizzari : Il court à domicile, il est né à San Severino Marche. La motivation sera décuplée. Mais après sa défaillance relative, pourra-t-il rivaliser avec les tout meilleurs sur un terrain aussi violent ?

Primož Roglič : Le Slovène est un serial winner. Lui demander de rouler pour un autre alors qu’il se sent bien est contre-nature. Son expérience dans ce genre de final explosif (souvenez-vous de ses coups de force sur la Vuelta) en font un candidat à la victoire d’étape. Red Bull-BORA-hansgrohe devra trancher : jouer la carte jeune et locale, ou laisser filer le champion qu’ils ont recruté pour gagner ce genre de courses.

Les outsiders prêts à surprendre

Derrière ce trio de tête, plusieurs hommes ont les armes pour créer l’exploit.

Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike) : Le seul à avoir tenu la roue de Del Toro vendredi. Il semble être le plus solide, mais il devra peut-être prendre des risques, attaquer de loin, car il ne battra probablement pas le Mexicain au sprint dans une pente à 18%.

Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) et Giulio Ciccone (Lidl-Trek) : Deux puncheurs-grimpeurs au style offensif. Si Del Toro se contente de contrôler, ils ont une carte à jouer. Ciccone, en particulier, connaît parfaitement ces routes italiennes.

L’échappée matinale : Avec un final aussi dur, une échappée peut aller au bout si les gros ne se neutralisent pas. Des rouleurs-grimpeurs comme Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) ou l’étonnant Alan Hatherly (Jayco AlUla) ont le profil idéal pour une échappée piégeuse.

Et que fera Julian Alaphilippe (Tudor) ? Le Français, bien que moins à l’aise sur ce type d’efforts longs, a prouvé par le passé qu’il pouvait s’illustrer sur les terrains les plus escarpés. Une attaque à 50 kilomètres de l’arrivée pour dynamiter la course ? C’est tout à fait son style.

Notre pronostic pour la 6e étape

Sur la base des forces en présence et de la configuration explosive du final, il est tentant de miser sur un nouveau coup d’éclat d’Isaac Del Toro. L’UAE a les moyens de contrôler, et le Mexicain a l’explosivité pour gérer n’importe quelle attaque dans les 500 derniers mètres.

Cependant, si la course est tactiquement plus ouverte, Primož Roglič pourrait bien profiter de l’ambiguïté chez Red Bull pour placer une attaque vicieuse dans la partie la plus raide, jouant sur l’expérience pour surprendre un Del Toro peut-être trop surveillé par Jorgenson. Et si l’Italie se réveille, Giulio Pellizzari pourrait écrire l’histoire de sa région natale. Une chose est sûre : le spectacle sera au rendez-vous.

Et vous, quel scénario imaginez-vous pour cette arrivée explosive ? Pensez-vous que Del Toro est intouchable, ou Roglič va-t-il rappeler à tout le monde qui est le patron ? Qui sera, selon vous, le premier à craquer dans le mur final à 18% ? Partagez votre analyse en commentaires.

Classement général au départ de la 6e étape. 163 coureurs toujours en course.

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 20:10:40
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:23
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  4. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:44
  5. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:05
  6. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:08
  7. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +1:24
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost m.t.
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:27
  10. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:28
  11. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:43
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +1:48
  13. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +1:49
  14. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +2:11
  15. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:13
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +2:42
  17. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +2:47
  18. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +3:03
  19. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team +3:10
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:26
  21. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +3:51
  22. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +4:26
  23. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United +5:01
  24. ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché +5:07
  25. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +5:10
  26. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +5:18
  27. HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:48
  28. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +7:07
  29. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech +7:54
  30. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA +8:47
  31. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +8:55
  32. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost +9:03
  33. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United +10:01
  34. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +10:03
  35. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +10:11
  36. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +11:49
  37. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +12:29
  38. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +13:00
  39. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +13:38
  40. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +13:57
  41. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +15:05
  42. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  43. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike +16:05
  44. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +16:10
  45. BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché +16:33
  46. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious +16:40
  47. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +16:41
  48. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +17:23
  49. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +17:24
  50. HAIG JACK, INEOS Grenadiers +17:38
  51. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +17:39
  52. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +17:49
  53. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +18:04
  54. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +20:11
  55. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +20:14
  56. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +20:15
  57. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility +20:18
  58. FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +20:22
  59. COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +20:55
  60. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +21:51
  61. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team +22:39
  62. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +23:11
  63. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +23:15
  64. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta +23:28
  65. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +23:41
  66. FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL +23:43
  67. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech +25:50
  68. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team +26:04
  69. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +26:23
  70. KRUISWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +26:30
  71. BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +26:46
  72. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost +26:54
  73. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +26:56
  74. SCHULTZ NICK, NSN Cycling Team +27:08
  75. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali +27:14
  76. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech +27:29
  77. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +27:33
  78. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta +27:56
  79. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers +27:58
  80. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +28:08
  81. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +28:10
  82. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +28:15
  83. ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:25
  84. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +28:29
  85. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta +28:35
  86. ARCAS JORGE, Movistar Team +30:35
  87. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +30:44
  88. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber +30:47
  89. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla +30:52
  90. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +32:20
  91. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +32:26
  92. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  93. SMITH DION, NSN Cycling Team +32:31
  94. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL +32:34
  95. FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL +32:43
  96. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +33:00
  97. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team +33:03
  98. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team +33:09
  99. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team +34:06
  100. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious +34:18
  101. GHEBREIGZABHIER AMANUEL, Lidl – Trek +35:12
  102. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost +35:35
  103. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +35:45
  104. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
  105. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike +36:09
  106. SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers +36:12
  107. GOGL MICHAEL, Alpecin-Premier Tech +36:15
  108. NEILANDS KRISTS, NSN Cycling Team +36:22
  109. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team +36:24
  110. MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious +36:34
  111. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech +36:40
  112. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +36:44
  113. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber +36:48
  114. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +38:33
  115. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +38:38
  116. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +39:27
  117. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL +39:54
  118. KENCH JOSH, Groupama – FDJ United +40:03
  119. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +40:12
  120. KUZMIN ANTON, XDS Astana Team +40:25
  121. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla +40:39
  122. MOSCON GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +40:57
  123. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step +41:07
  124. PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL +41:31
  125. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +43:57
  126. KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike +44:07
  127. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +44:40
  128. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +45:04
  129. SAMUDIO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +45:22
  130. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek +45:36
  131. VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL +45:38
  132. NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +45:51
  133. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +47:14
  134. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step +47:25
  135. DOULL OWAIN, Team Visma | Lease a Bike +47:34
  136. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +47:36
  137. MORO MANLIO, Movistar Team +47:37
  138. BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step m.t.
  139. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek +47:46
  140. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +47:55
  141. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta +48:06
  142. TORRES ALBERT, Movistar Team +48:12
  143. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step +48:31
  144. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché +48:34
  145. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG +48:38
  146. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +50:26
  147. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek +51:10
  148. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché +51:11
  149. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team +51:14
  150. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +51:24
  151. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber +52:02
  152. DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech +52:16
  153. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber +54:06
  154. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers +54:12
  155. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +55:24
  156. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +55:33
  157. IACCHI ALESSANDRO, Solution Tech NIPPO Rali +55:44
  158. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali +55:48
  159. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team +55:58
  160. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team +56:03
  161. VIVIANI ATTILIO, Solution Tech NIPPO Rali +56:10
  162. KOGUT ODED, NSN Cycling Team +56:41
  163. VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:08:25

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Paris-Nice 2026 : Parcours modifié de la 7e étape, arrivée à Isola village

En annulant la montée finale vers Auron à cause des chutes de neige, ASO a privé les grimpeurs de leur joute habituelle. Mais en déplaçant l’arrivée à Isola Village, ils ont ouvert une boîte de Pandore tactique. Loin d’être une demi-étape, ce final raccourci de 18 km pourrait bien être le théâtre d’un coup de théâtre. Plongée au cœur d’un scénario où les puncheurs et les baroudeurs ont soudainement pris le pouvoir.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

« 18 kilomètres de moins, un monde d’écart » : Pourquoi la neige a transformé l’étape reine du Paris-Nice 2026 en piège tendu

C’est un coup de tonnerre dans un ciel bas et lourd des Alpes-Maritimes. Pour la deuxième fois en trois ans, la Course au Soleil doit baisser pavillon face à la météo. Le communiqué d’ASO est tombé comme un couperet vendredi soir : la 7e étape de Paris-Nice 2026 ne gravira pas les pentes d’Auron. La limite pluie-neige, évaluée à seulement 1100 mètres, rendait « inenvisageable » l’ascension finale de 7,3 km à 7,2 % vers la station juchée à 1600 mètres.

Sur le papier, on pourrait croire à une simple formalité administrative : on coupe 18 kilomètres, on rapatrie l’arrivée au sprint intermédiaire d’Isola Village, et tout le monde rentre au chaud. Mais dans le microcosme du vélo, c’est une révolution. Ce n’est plus une explication entre leaders qui se profile ce samedi 14 mars, mais un véritable jeu de massacre en perspective. Voici pourquoi cette 7e étape, réduite à 120,4 km, est devenue l’une des plus indécises de l’édition.

Pourquoi ASO a-t-il pris cette décision radicale ? Retour sur un casse-tête sécuritaire

Le spectre de 2024 et la priorité absolue à la sécurité des coureurs

Le choix d’ASO, bien que frustrant pour les puristes, est avant tout un acte de responsabilité. « Les prévisions les plus récentes rendent inenvisageable une arrivée dans la station d’Auron » ont justifié les organisateurs dans un communiqué officiel, validé par la préfecture, l’UCI et les représentants des coureurs (CPA). Comme l’a rappelé Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) plus tôt dans la semaine, la confiance dans l’organisation est totale, mais la sécurité prime.

Isola Village, un plan B évident mais pas anodin

En choisissant Isola, à 855 mètres d’altitude, ASO a opté pour la solution la plus pragmatique. Le site était déjà le point du sprint intermédiaire. Mais ce repli stratégique change radicalement la nature de l’effort. On passe d’une arrivée au sommet à un final qui, selon les données du parcours, se jouera sur un faux-plat roulant. Le dernier kilomètre affiche une pente dérisoire de 1,1 %, de quoi faire saliver les finisseurs rapides… à condition qu’ils aient survécu à l’enfer annoncé.

120 km d’enfer : Décryptage du nouveau terrain de jeu

Un départ tonitruant dans la Côte de Carros

Le parcours conserve son entame nerveuse. Dès le 14e kilomètre, la Côte de Carros (7 km à 5,1%) va servir de premier détonateur. Attendez-vous à ce que des équipes lésées par ce changement (comme la Red Bull-Bora ou la Visma) tentent d’y placer un homme devant pour ne pas avoir à assumer seules le travail de poursuite.

Le piège de la Vallée de la Tinée

Après la descente et le plateau, c’est un long faux-plat montant de près de 55 kilomètres qui attend les coureurs en remontant la vallée de la Tinée. Ce « col de 3e catégorie invisible » est un véritable coupe-patte. Sous une pluie battante et des températures ressenties proches de 0°C, cette longue course de caisse va faire des dégâts. Les purs sprinteurs, même s’ils ont passé les côtes, risquent de payer un lourd tribut musculaire dans cet effort continu.

Initialement, les coureurs devaient grimper jusqu’à Auron.

L’heure des comptes : Qui pour succéder à Godon à Isola Village ?

Dorian Godon (INEOS Grenadiers), le favori logique mais pas souverain

Le champion de France, 2e autoritaire lors de l’étape de la veille, est l’homme en forme. Il a prouvé qu’il aimait « les temps de chien ». Mais attention : si le final plat l’avantagerait dans un sprint normal, l’enchaînement des difficultés pourrait lui permettre de partir de loin. Sa crainte ? Un sprint massif où sa pointe de vitesse pure serait moins décisive.

Les poissons-pilotes de la pluie : Lamperti et Pithie à l’affût

C’est là que le duel devient fascinant.

Luke Lamperti (EF Education-EasyPost), maillot vert, doit défendre son bien. Sa capacité à encaisser les chocs et à sprinter fait de lui un candidat sérieux.

Laurence Pithie (Red Bull-BORA-hansgrohe) est l’autre grand puncheur de ce plateau. Le final est sans doute trop plat pour lui, mais comme il y a deux ans sur Paris-Nice, il pourrait anticiper et sauter dans la roue de Godon au moment crucial. Son équipe, avec les frères Van Dijke, a les armes pour durcir la course.

Les grands perdants de ce scénario climatique

Biniam Girmay (NSN) n’a jamais caché son aversion pour le froid et la pluie. Son équipe, avec Lewis Askey (3e à Apt), pourrait inverser les rôles. Matteo Trentin (Tudor), roi des bordures, est moins à l’aise sous la flotte que dans le vent. Quant à Bryan Coquard (Cofidis), s’il est présent, il aura son « bonus pluie », mais la distance risque de l’user.

La bataille du général : Vingegaard peut-il perdre Paris-Nice dans ce traquenard ?

Une fin d’étape piégeuse pour les leaders

Avec une avance confortable de 3’22’’ sur Daniel Martinez (Red Bull-Bora), Jonas Vingegaard (Visma Lease a Bike) est solide. Mais dans ce genre d’étape, le danger ne vient pas des attaques frontales. Il vient des bordures, des chutes, des cassures dues au froid. Si Visma se fait surprendre par une bordure dans la vallée, le maillot jaune pourrait se retrouver isolé et perdre du temps bêtement.

Martinez et Steinhauser, les opportunistes

Daniel Martinez (Red Bull-BORA) et Georg Steinhauser (EF Education) sont de meilleurs grimpeurs que rouleurs. Ce scénario ne les avantage pas, mais ils pourraient profiter de la confusion. Si leur équipe place Laurence Pithie ou Luke Lamperti à l’avant, ils pourraient créer un effet de bordure en faveur de leur leader. La question est : oseront-ils attaquer Vingegaard sur ce terrain, ou attendront-ils la dernière étape ?

Et vous, quel scénario voyez-vous émerger de ce chaos annoncé ? Pensez-vous qu’un puncheur comme Dorian Godon puisse résister au retour d’un peloton réduit, ou assistera-t-on à un exploit d’un baroudeur parti dans la Côte de Carros ? Réagissez en commentaires !

En conclusion, si la météo a volé la vedette en privant le Paris-Nice 2026 de son juge de paix à Auron, elle a offert un autre spectacle. Celui de l’adaptation, de la survie et de l’intelligence tactique. Ce samedi, à Isola Village, ce ne sont pas les meilleurs grimpeurs qui s’imposeront, mais les plus durs au mal, les plus malins, ceux qui sauront lire la course sous la pluie. Une chose est sûre : le direct sur France 3 à 13h25 promet d’être électrique.

Classement général au départ de la 7e étape. 122 coureurs toujours en course.

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 21:16:50
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:27
  11. PARET-PEINTRE VALENTIN, TotalEnergies +12:08
  12. VERCHER MATTÉO, Soudal Quick-Step +19:09
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:30
  14. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +23:42
  15. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +23:53
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:55
  17. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  18. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla +30:35
  19. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +30:50
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +32:27
  21. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +33:49
  22. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +36:15
  23. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +36:36
  24. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG +36:50
  25. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +37:02
  26. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team +37:10
  27. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers m.t.
  28. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +38:46
  29. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe +39:08
  30. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +39:13
  31. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +40:54
  32. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +41:07
  33. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +41:23
  34. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +41:31
  35. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +41:52
  36. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +42:07
  37. JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United +42:08
  38. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +42:17
  39. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team +42:36
  40. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +42:41
  41. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +42:58
  42. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla +43:28
  43. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost +44:20
  44. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +44:24
  45. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +44:25
  46. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers +45:10
  47. WALKER MAX, EF Education – EasyPost +45:16
  48. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +45:32
  49. EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step +46:03
  50. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +46:28
  51. VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team +46:33
  52. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility +47:33
  53. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +47:44
  54. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +47:54
  55. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +48:22
  56. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech +48:50
  57. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +49:08
  58. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +49:24
  59. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL +49:40
  60. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +50:04
  61. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +50:22
  62. KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek +50:55
  63. VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step +51:14
  64. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team +52:22
  65. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility +53:08
  66. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe +53:27
  67. KWIATKOWSKI MICHAŁ, INEOS Grenadiers +54:33
  68. THORNLEY CALLUM, Red Bull – BORA – hansgrohe +54:44
  69. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost +54:49
  70. BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility +56:07
  71. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +56:27
  72. AULAR ORLUIS, Movistar Team +56:51
  73. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +57:37
  74. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies +58:01
  75. KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek +58:04
  76. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché +58:15
  77. MILESI LORENZO, Movistar Team +58:38
  78. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +58:42
  79. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +58:47
  80. RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché +59:20
  81. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +59:36
  82. COQUARD BRYAN, Cofidis +59:55
  83. HESSMANN MICHEL, Movistar Team +1:00:11
  84. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +1:00:20
  85. AFFINI EDOARDO, Team Visma | Lease a Bike +1:00:21
  86. DE LA CRUZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:00:48
  87. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +1:01:03
  88. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech +1:01:13
  89. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:01:46
  90. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +1:02:09
  91. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +1:02:24
  92. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:02:46
  93. CONCI NICOLA, XDS Astana Team +1:03:00
  94. MACKELLAR ALASTAIR, EF Education – EasyPost +1:03:04
  95. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:03:40
  96. BRAET VITO, Lotto Intermarché +1:04:20
  97. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step +1:04:51
  98. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious +1:04:59
  99. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +1:06:19
  100. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team +1:06:38
  101. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +1:06:47
  102. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché +1:06:56
  103. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché +1:07:17
  104. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +1:07:37
  105. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team +1:07:54
  106. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL +1:09:08
  107. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +1:09:41
  108. GAMPER PATRICK, Team Jayco AlUla +1:09:55
  109. ROULAND LOUIS, Cofidis +1:10:03
  110. KIRSCH ALEX, Cofidis +1:10:07
  111. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +1:10:31
  112. KANTER MAX, XDS Astana Team +1:13:06
  113. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL m.t.
  114. THOMAS BENJAMIN, Cofidis +1:14:47
  115. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +1:14:54
  116. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +1:15:00
  117. BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team +1:15:03
  118. NABERMAN TIM, Team Picnic PostNL +1:16:32
  119. MULLEN RYAN, NSN Cycling Team +1:16:39
  120. ARNDT NIKIAS, Bahrain – Victorious +1:17:17
  121. KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team +1:27:07
  122. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious +1:27:14

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Paris-Nice 2026 étape 6 : Harold Tejada triomphe à Apt, le résumé

Il a crevé à 20 kilomètres de l’arrivée, a dû revenir comme un dératé avec l’aide de ses équipiers, et a finalement coiffé tout le monde sur le poteau. Harold Tejada (XDS-Astana) a signé ce vendredi 13 mars la plus belle victoire de sa carrière en s’imposant en solitaire à Apt. Dans une Côte de Saignon explosive, le Colombien a joué la carte de l’intelligence pour contrer Lenny Martinez et surprendre un peloton de favoris qui se regardait. Retour sur un succès construit dans l’ombre et conclu dans la lumière.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Le coup de filou de Tejada : le Colombien surprend les cadors et s’offre la 6e étape de Paris-Nice à Apt

L’attaque de la maturité. Il y a des victoires qui se jouent sur un coup de pédale, et d’autres qui se construisent dans la tête. Celle d’Harold Tejada sur la 6e étape de Paris-Nice 2026 appartient clairement à la seconde catégorie. À 28 ans, le Colombien de la XDS-Astana a décroché son premier bouquet sur le WorldTour, et il l’a fait avec la manière : une attaque placée au sommet de la dernière difficulté, une descente maîtrisée, et un finish en solitaire dans les rues d’Apt qui laisse une empreinte durable sur cette « Course au Soleil ».

Pourtant, rien n’était gagné pour l’ancien vainqueur d’étape du Tour de Colombie. À 19 kilomètres du but, alors que ses équipiers venaient de le ramener après une crevaison, beaucoup l’auraient enterré. Mais Tejada a cette insouciance calculée des grands baroudeurs. « Aleksandr Vinokourov m’avait dit d’être prêt au sommet et dans la descente » a-t-il confié après l’arrivée. Un conseil en or de la part du manager kazakh, ancien lauréat de Paris-Nice, qui a transformé une alerte mécanique en opportunité historique.

Comment Tejada a-t-il fait la différence dans la Côte de Saignon ?

Une échappée matinale promise à l’oubli

Avant le numéro de Tejada, il y a eu la longue cavale de quatre fuyards. Il aura fallu plus de 50 kilomètres de course folle pour voir enfin se former l’échappée du jour. Joshua Tarling (INEOS Grenadiers), l’immense espoir britannique du contre-la-montre, Igor Arrieta (UAE Team Emirates XRG), Steff Cras (Soudal Quick-Step) et Arthur Kluckers (Tudor) ont composé un quatuor de costauds. Leur avantage ? Jamais très conséquent, oscillant autour de la minute trente, signe que le peloton, sous l’impulsion de la Cofidis pour Bryan Coquard et de la Lidl-Trek pour Mattias Skjelmose, n’entendait pas laisser filer la dernière chance des puncheurs.

Selon les datas recueillies, le rythme imposé dans le Col de l’Aire Deï Masco (7,2 km à 4,3%) par Søren Kragh Andersen (Lidl-Trek), sorti en contre, a scellé le destin des attaquants. Un rythme infernal qui a lessivé Cras, repris, et condamné Tarling et Arrieta à un numéro de duettistes voué à l’échec.

Le timing parfait de l’attaque de Tejada

C’est dans la Côte de Saignon (4,1 km à 5%, mais avec des rampes bien plus sévères) que le scénario a basculé. À 5 kilomètres de l’arrivée, Tarling et Arrieta sont avalés par un peloton réduit à une trentaine d’unités. Aussitôt, Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) lance les hostilités. Le Français, cinquième du général, veut sa revanche après une semaine contrastée.

Mais c’est là qu’intervient le génie tactique d’Harold Tejada. Alors que Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) colle immédiatement à la roue de Martinez, et que Kévin Vauquelin (INEOSs) et Valentin Paret-Peintre (Soudal) tentent leurs propres offensives, un léger temps mort s’installe au sommet. Tejada, qui n’est que 10e au général après l’abandon matinal d’Oscar Onley, n’est pas considéré comme une menace directe. Il en profite. Il allume la mèche, seul, à 3,4 kilomètres de la ligne, dans un petit moment de flottement où les favoris se neutralisent. « J’ai vu que Vingegaard regardait Martinez, et que Martinez regardait Vingegaard. C’était le moment ou jamais » pourrait-on imaginer de la part du Colombien.

Vidéo et analyse : pourquoi ce succès change la donne pour Tejada ?

Ce succès d’Harold Tejada n’est pas anodin à plusieurs titres.

Premièrement, il valide la stratégie de la nouvelle formation XDS-Astana. Après des années de vaches maigres, l’équipe kazakhe, désormais épaulée par le sponsor chinois XDS, prouve qu’elle peut exister sur le WorldTour. Deux victoires d’étapes sur Paris-Nice, c’est un bilan plus qu’honorable.

Deuxièmement, il met en lumière un paradoxe du cyclisme moderne. Parfois, ce ne sont pas les plus forts qui gagnent, mais les plus malins. « J’ai eu de la chance, mais j’avais la consigne » a reconnu Tejada. Son expérience lui a permis de lire la course parfaitement, là où des plus jeunes se sont brûlé les ailes.

Enfin, ce succès pose une question aux équipes des favoris : ne faut-il pas désormais contrôler davantage les coureurs classés entre la 10e et la 20e place au général ? Avec l’abandon d’Onley, Tejada est devenu moins marqué, et il en a profité. C’est une leçon de tactique que Vingegaard et ses lieutenants devront retenir pour les années à venir.

Classement Paris-Nice 2026, étape 6 – Top 20

Le pari fou de Tejada a payé. Avec six secondes d’avance sur le peloton, il lève les bras à Apt pour la deuxième victoire de sa carrière pro et la deuxième de sur l’épreuve pour XDS-Astana après celle de Max Kanter.

Derrière, le sprint pour la deuxième place a souri au champion de France, Dorian Godon (INEOS Grenadiers). Lewis Askey (NSN) complète le podium, tandis que Bryan Coquard (Cofidis) doit se contenter de la 4e place, frustré de voir une opportunité de victoire lui échapper une fois de plus.

La performance française est à souligner : cinq coureurs tricolores intègrent le top 10 (Godon, Coquard, Kévin Vauquelin 7e, Valentin Paret-Peintre 8e, Alex Baudin 10e). Une densité qui confirme la forme olympique du cyclisme hexagonal, même si la victoire leur a encore échappé.

  1. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team les 179,3 km en 3:54:38 (45,8 km/h)
  2. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +0:06
  3. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
  4. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  5. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  6. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  7. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers m.t.
  8. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  13. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  14. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  15. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  16. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious m.t.
  18. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  19. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  20. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.

Classement général à l’issue de la 6e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 21:16:50
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:27
  11. PARET-PEINTRE VALENTIN, TotalEnergies +12:08
  12. VERCHER MATTÉO, Soudal Quick-Step +19:09
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:30
  14. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +23:42
  15. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +23:53
  16. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:55
  17. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  18. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla +30:35
  19. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +30:50
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +32:27

Quel scénario pour l’étape reine vers Auron ?

Samedi, c’est une toute autre musique qui attend les coureurs. L’étape reine entre Nice et Auron (138 km) s’annonce comme un juge de paix impitoyable. Avec une météo incertaine (la neige n’est jamais loin en mars), les écarts pourraient être considérables.

Vingegaard, avec plus de trois minutes d’avance, semble intouchable. Mais Paris-Nice est imprévisible. Lenny Martinez, qui a montré des jambes de feu dans la Côte de Saignon, tentera sûrement un coup de loin.

Une question brûle les lèvres de tous les observateurs : Vingegaard va-t-il gérer ou veut-il écraser la concurrence pour envoyer un message avant le Tour de France ? La réponse sera donnée dans les pentes d’Auron, là où les grimpeurs se révèlent et où les leaders se consacrent.

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Tirreno Adriatico 2026 étape 5 : Valgren vainqueur, Del Toro nouveau leader

Ce vendredi 13 mars, la « Course des deux mers » a offert un scénario de cinéma. Michael Valgren (EF Education-EasyPost), 34 ans, est allé chercher au bout de l’effort sa première victoire depuis septembre 2021, cinq ans après une chute qui a failli mettre un terme à sa carrière. Dans son sillage, le jeune Mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) a réalisé une opération majeure en reprenant le maillot bleu de leader à Giulio Pellizzari. Retour sur une étape de légende dans les Marches.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Le jour de gloire de Michael Valgren : le Danois ressuscite sur Tirreno-Adriatico, Del Toro frappe fort

C’est une image que l’on n’avait plus vue depuis trop longtemps. Celle d’un Michael Valgren les bras levés, le visage marqué par l’effort mais illuminé par la joie. Sur la cinquième étape de Tirreno-Adriatico 2026, entre Marotta-Mondolfo et Mombaroccio (184 km), le Danois d’EF Education-EasyPost a écrit l’une des plus belles pages de sa carrière. Dans un final explosif taillé pour les puncheurs, il a résisté au retour d’un groupe de favoris mené par un Isaac Del Toro impressionnant, qui en profite pour endosser à nouveau le maillot bleu de leader. Retour sur une journée qui a tenu toutes ses promesses.

Comment Michael Valgren a-t-il piégé le peloton dans Mombaroccio ?

Dès le départ réel, le ton était donné. Le parcours vallonné des Marches, avec ses 3 800 mètres de dénivelé positif et ses ascensions répétées, promettait une explication sévère. Si le Monte delle Cesane (7,8 km à 6,5%) et le Monte della Mattera (6,5 km à 5%) ont servi de toile de fond, c’est sur les pentes du Santuario del Beato Sante (4,2 km à 6,2%) que le verdict est tombé.

Le duo de charme Valgren-Alaphilippe : un baroud d’honneur ou un coup de maître ?

L’échappée matinale, forte de huit coureurs, a longtemps fait illusion, comptant jusqu’à cinq minutes d’avance. Mais dans ce groupe, deux hommes attiraient tous les regards : Michael Valgren et Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling). Le Français, en vue depuis le début de saison, semblait revivre. À 26 kilomètres du but, le duo a porté l’estocade, lâchant leurs compagnons d’échappée pour s’envoler vers l’arrivée.

Pendant une vingtaine de kilomètres, ils ont collaboré, entretenant l’espoir d’un succès pour l’un d’eux. Mais dans l’ultime ascension, la plus difficile, Valgren a placé une accélération sèche à laquelle Alaphilippe, courageux mais moins tranchant, n’a pu répondre. Le double champion du monde, qui termine 21e à 1’46, a payé ses efforts. Pour Valgren, c’était le moment ou jamais. « Julian est venu avec moi et nous avons très bien travaillé ensemble. Ensuite, à la fin, c’était une journée tellement difficile, mais j’avais juste des jambes incroyables » confiait le Danois sur la ligne d’arrivée, encore sous le choc.

Del Toro vs. Pellizzari : le chassé-croisé continue au classement général

Pendant que Valgren filait vers la gloire, la bataille faisait rage dans le groupe des favoris. L’équipe UAE Team Emirates XRG, consciente de l’enjeu, a mené une poursuite infernale pour réduire l’avance des échappés, mais aussi pour durcir la course et tester le leader Giulio Pellizzari (Red Bull-Bora-Hansgrohe).

L’offensive décisive du Mexicain à 2 kilomètres de l’arrivée

Dans la montée finale, alors que Valgren luttait en tête, Isaac Del Toro a porté l’estocade. À 2 kilomètres du sommet, le jeune Mexicain de 22 ans a placé un démarrage puissant. Seul Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike) a pu accrocher sa roue. Derrière, Pellizzari a immédiatement accusé le coup, perdant plusieurs longueurs.

Del Toro a tout donné jusqu’à la ligne, arrachant la deuxième place de l’étape à 11 secondes de Valgren. Un résultat qui lui permet de glaner de précieuses secondes de bonification et de reprendre 23 secondes à son rival italien. Au classement général, Del Toro redevient leader avec 23 secondes d’avance sur Pellizzari. Matteo Jorgenson, troisième de l’étape et du général à 34 secondes, s’impose comme une sérieuse menace. « C’est une journée parfaite pour nous » analyse-t-on dans le camp UAE. « Isaac a montré qu’il avait les jambes et la maturité pour gérer ce genre de situation. »

La renaissance de Michael Valgren : un parcours semé d’embûches

Ce succès à Mombaroccio a une saveur particulière. Il met fin à une disette de près de cinq ans pour Michael Valgren. Son dernier succès remontait à 2021. Mais surtout, ce retour au premier plan est une victoire sur le destin. En 2022, une chute terrifiante sur la Route d’Occitanie avait failli lui coûter sa carrière, le laissant de longs mois aux soins.

« C’est incroyable. Nous avons tous travaillé si dur pour ça » a-t-il déclaré, ému. « J’ai passé un très bon hiver à la maison avec toute ma famille, ils m’ont soutenu. J’ai eu un bébé il y a un mois, donc c’est pour eux et pour l’équipe. » Ce vainqueur de l’Amstel Gold Race 2018 prouve, à 34 ans, qu’il n’a rien perdu de son instinct de battant. Son équipe, EF Education-EasyPost, peut légitimement voir l’avenir avec optimisme après ce baroud d’honneur.

Vidéo et classements : les chiffres clés de la 5e étape

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 5 – Top 20

  1. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost les 184 km en 4:43:33 (39 km/h)
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:11
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:24
  5. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +0:28
  6. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:30
  7. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:40
  9. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +0:41
  10. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
  11. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:52
  12. HEALY BEN, EF Education – EasyPost m.t.
  13. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  14. QUINTANA NAIRO, Movistar Team m.t.
  15. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:56
  16. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +0:58
  17. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:04
  18. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +1:14
  19. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +1:23
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:36

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 20:10:40
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:23
  3. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  4. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:44
  5. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +1:05
  6. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:08
  7. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +1:24
  8. HEALY BEN, EF Education – EasyPost m.t.
  9. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:27
  10. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:28
  11. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:43
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +1:48
  13. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +1:49
  14. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +2:11
  15. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:13
  16. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +2:42
  17. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +2:47
  18. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +3:03
  19. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team +3:10
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:26

Et maintenant ? Les défis de l’étape-reine

Si Del Toro a repris les commandes, rien n’est joué. Samedi, la 6e étape entre San Severino Marche et Camerino (188 km) s’annonce redoutable. Avec ses successions de « côtes casse-pattes », elle pourrait creuser des écarts définitifs. Pellizzari, sur ses terres, tentera de répliquer. Jorgenson, troisième à seulement 34 secondes, peut-il créer la surprise ? Et que peut faire un Primoz Roglic qui semble monter en puissance ?

Une question se pose, qui alimentera sans doute les discussions des passionnés : Isaac Del Toro a-t-il les épaules pour résister jusqu’à San Benedetto del Tronto, ou la maturité d’un Roglic ou l’opportunisme d’un Jorgenson finiront-ils par payer ? Une chose est sûre : cette édition 2026 de Tirreno-Adriatico tient toutes ses promesses.

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Tirreno Adriatico 2026 étape 5 : parcours, profil et favoris à Mombaroccio

La 5e étape de Tirreno-Adriatico 2026 ne ressemble à rien de ce que le peloton a affronté depuis des années. Entre Marotta-Mondolfo et Mombaroccio, ce ne sont pas des cols alpins qui attendent les coureurs, mais un supplice chinois de 184 kilomètres. Un tracé continu où chaque replat n’est qu’une pause avant la prochaine bosse. Nous décortiquons pour vous ce puzzle tactique qui promet de redéfinir la hiérarchie de la Course des Deux Mers.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Pourquoi la 5e étape de Tirreno-Adriatico 2026 va transformer le classement en poussière

Tirreno-Adriatico 2026 étape 5 : 184 kilomètres de hérisson italien, que faut-il attendre du parcours ?

Le départ de Marotta-Mondolfo résonnera comme un leurre. Les 37 premiers kilomètres, longeant l’Adriatique, sont une invitation à la sieste. Mais attention, le peloton expérimenté sait que c’est le calme avant la tempête. Dès que la route mordra vers l’intérieur des terres et les premières pentes de Schieppe, la machine à broyer se mettra en route. On parle souvent de parcours « usants ». Ici, le terme est faible. Selon les données techniques de l’organisation, nous avons identifié sept difficultés significatives, dont seulement quatre sont officiellement répertoriées. C’est ce « déni de classement » qui rend l’étape aussi vicieuse : les coureurs n’ont même pas le répit psychologique d’un sommet récompensé pour se relâcher.

Pourquoi ce final à Mombaroccio est-il si sélectif ?

Oubliez l’idée d’une montée finale classique. Le circuit de 21,6 kilomètres à boucler à deux reprises est un piège en trois actes, une véritable « danse sur les pédales ».

La descente piégeuse : Après avoir traversé Mombaroccio, la route plonge. C’est le moment de récupération… ou de cassure. Une descente technique peut créer des écarts irréversibles si un puncheur décide d’y mettre de l’intensité.

Le Mur de Beato Sante : Le cœur du réacteur. Le Santuario Beato Sante, c’est 4,2 km à 6,2% de moyenne, mais cette moyenne est une tromperie statistique. Comme le soulignent nos experts, l’ascension se divise en trois segments violents : une entame à 9,2% sur 2 km, un faux-plat trompeur, et un final cauchemardesque à 9,6% sur le dernier kilomètre. C’est là que les cuisses hurlent.

La traversée de la ligne : Le passage sur la ligne d’arrivée avec un tour à parcourir est un moment de vérité tactique. Ce n’est pas une arrivée, mais un appel d’air pour les attaquants. On y verra certainement les premiers tests psychologiques des favoris.

Tirreno 2026 étape 5 : Quels favoris pour le jeu de massacre de Mombaroccio ?

Après quatre jours de course, les organismes sont déjà marqués par le contre-la-montre et les secteurs gravillonnés. C’est dans ce contexte de fatigue latente que cette 5e étape agit comme un révélateur. La question n’est pas « qui est le plus fort ? », mais « qui encaissera le mieux la répétition des chocs ? ».

Isaac Del Toro ou Giulio Pellizzari, le duel des phénomènes est-il inévitable ?

L’affiche est alléchante. D’un côté, Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe), porteur du maillot bleu, aura à cœur de défendre son bien devant son public. Sa démonstration lors de la 3e étape a confirmé son statut de futur grand leader de Grands Tours. Mais attention, la pression est énorme. De l’autre, Isaac Del Toro (UAE Emirates-XRG). Le Mexicain, avec son punch et sa science de la course, semble taillé pour ce genre d’exercice. Son équipe, forte de l’émergence de Jan Christen, pourrait même jouer la carte du surnombre dans le final.

Mathieu van der Poel et Wout van Aert peuvent-ils survivre à l’enfer de Mombaroccio ?

C’est la grande interrogation des observateurs. Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a prouvé qu’il pouvait survivre sur des terrains bien plus montagneux qu’on ne le pense. Mais ici, ce n’est pas une ascension, c’est une guerre de positions. Wout van Aert (Visma | Lease a Bike), de retour à un haut niveau, possède un punch similaire. Cependant, la répétition des pentes à 10% finira par les user. Leur seule chance de victoire ? Une échappée lointaine. S’ils parviennent à anticiper et à prendre quelques minutes avant que les « grimpeurs » ne se réveillent, ils pourraient créer l’exploit.

Question à la communauté : Selon vous, van der Poel passera-t-il le cap de la 5e étape avec les mêmes jambes que sur les Flandriennes, ou la succession de bosses aura-t-elle raison de son punch ?

Pronostic Tirreno-Adriatico 2026 étape 5 : Pourquoi Ben Healy est-il notre outsider numéro 1 ?

Si nous devions désigner un vainqueur sur ce terrain chaotique, notre regard se tourne vers Ben Healy (EF Education-EasyPost). L’Irlandais est un coureur de « désordre ». Il excelle quand la course explose, quand il faut attaquer de loin, dans les descentes, sur les pentes irrégulières. Son profil sur des parcours similaires et ses échappées solitaires sur les Classiques Ardennaises en font l’archétype du coureur pour cette étape.

Notre podium virtuel :

Ben Healy (pour son talent à transformer le chaos en opportunité)

Giulio Pellizzari (pour sa régularité et sa combativité, mais peut-être trop marqué par les adversaires)

Matteo Jorgenson (le coureur complet de Visma, capable de gérer l’effort et de conclure dans un petit groupe)

Derrière, des coureurs comme Tobias Halland Johannessen (Uno-X) , très à l’aise sur les longues difficultés, ou Clément Champoussin (Astana), en quête de confirmation, pourraient créer la surprise. Le nom de Giulio Ciccone (Lidl-Trek), spécialiste de ce type de terrain, est aussi à entourer d’un cercle rouge.

L’analyse stratégique de la 5e étape : Comment gagner sur ce parcours ?

La clé sera dans la gestion de l’effort. Inutile de vouloir faire la différence dès le Monte delle Cesane. Les 7,2 km à 7% (dont un démarrage à 11% sur 2 km) serviront de tamis, pas de marteau. Le vrai coup de poker se jouera dans le dernier tour du circuit final.

L’équipe qui voudra contrôler (sûrement Red Bull pour Pellizzari) devra combler les écarts sur les pentes les plus raides du Beato Sante, ce qui est un exercice d’équilibriste. Attaquer au pied de ce dernier kilomètre à 9,6% sera tentant, mais risqué car le sommet n’est pas la ligne. Il faudra ensuite gérer la descente et un replat avant l’arrivée. Une descente technique peut devenir aussi cruciale qu’une montée.

En conclusion, cette 5e étape de Tirreno-Adriatico 2026 porte en elle tous les germes d’une classique. Elle ne sacrera pas forcément le vainqueur final, mais elle peut définitivement en éliminer plusieurs. Rendez-vous vendredi 13 mars pour assister à ce feu d’artifice. Une date à marquer d’une pierre blanche… ou d’un coup de pédale rageur.

Classement général au départ de la 5e étape. 166 coureurs en course.

  1. PELIZZARI Giulio, Red Bull – BORA – hansgrohe en 15:27:00
  2. DEL TORO Isaac, UAE Team Emirates – XRG +0:02
  3. ROGLIČ Primož, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:21
  4. JORGENSON Matteo, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  5. HEALY Ben, EF Education – EasyPost +0:39
  6. VENDRAME Andrea, Team Jayco AlUla +0:42
  7. SHEFFIELD Magnus, INEOS Grenadiers m.t.
  8. CICCONE Giulio, Lidl – Trek +0:44
  9. HATHERLY Alan, Team Jayco AlUla +0:46
  10. TIBERI Antonio, Bahrain – Victorious +0:49
  11. PINARELLO Alessandro, NSN Cycling Team +0:51
  12. JOHANNESSEN Tobias Halland, Uno-X Mobility m.t.
  13. BUITRAGO Santiago, Bahrain – Victorious +0:54
  14. ROMO Javier, Movistar Team +1:03
  15. VAN DER POEL Mathieu, Alpecin-Premier Tech +1:06
  16. CHAMPOUSSIN Clément, XDS Astana Team +1:15
  17. CHRISTEN Jan, UAE Team Emirates – XRG +1:17
  18. CARAPAZ Richard, EF Education – EasyPost +1:20
  19. ALAPHILIPPE Julian, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  20. VERVAEKE Louis, Team Visma | Lease a Bike +1:24
  21. VAN AERT Wout, Soudal Quick-Step +1:27
  22. LAPEIRA Paul, Decathlon CMA CGM Team +1:29
  23. SILVA Guillermo Thomas, XDS Astana Team +1:30
  24. KRON Andreas, Uno-X Mobility +1:36
  25. STORER Michael, Tudor Pro Cycling Team +1:39
  26. HINDLEY Jai, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:45
  27. ARENSMAN Thymen, INEOS Grenadiers +1:47
  28. BERCKMOES Jenno, Lotto Intermarché +1:52
  29. BRAZ Afonso Clément, Groupama – FDJ United +1:53
  30. DONOVAN Mark, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:57
  31. ZAMBANINI Edoardo, Bahrain – Victorious +1:59
  32. ADRIÀ Roger, Movistar Team +2:00
  33. DEL GROSSO Tibor, Alpecin-Premier Tech +2:01
  34. TONEATTI Davide, XDS Astana Team +2:15
  35. GENIETS Kevin, Groupama – FDJ United +2:16
  36. OLDANI Stefano, Caja Rural – Seguros RGA +2:29
  37. FERNÁNDEZ Samuel, Caja Rural – Seguros RGA +2:35
  38. MOLenaar Alex, Caja Rural – Seguros RGA +2:42
  39. VERMAERKE Kevin, UAE Team Emirates – XRG +2:46
  40. BAIS Mattia, Team Polti VisitMalta +2:49
  41. MADOUAS Valentin, Groupama – FDJ United +3:02
  42. ROLLAND Brieuc, Groupama – FDJ United +3:04
  43. ALBANESE Vincenzo, EF Education – EasyPost +3:05
  44. QUINTANA Nairo, Movistar Team +3:06
  45. STRONG Corbin, NSN Cycling Team +3:08
  46. ZIMMERMANN Georg, Lotto Intermarché +3:16
  47. AZPARREN Xabier Mikel, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:20
  48. TOLIO Alex, Bardiani CSF 7 Saber +3:23
  49. CRESCIOLI Ludovico, Team Polti VisitMalta m.t.
  50. BONNEU Kamiel, Solution Tech NIPPO Rali +3:25
  51. GROSSSCHARTNER Felix, UAE Team Emirates – XRG +3:42
  52. CALZONI Walter, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:44
  53. BAIS Davide, Team Polti VisitMalta +4:07
  54. ALEOTTI Giovanni, Red Bull – BORA – hansgrohe +4:15
  55. GANNA Filippo, INEOS Grenadiers +4:19
  56. MAESTRI Mirco, Team Polti VisitMalta +4:46
  57. BAGIOLI Andrea, Lidl – Trek +4:52
  58. BITTNER Pavel, Team Picnic PostNL +5:04
  59. BALMER Alexandre, Solution Tech NIPPO Rali +5:12
  60. FLYNN Sean, Team Picnic PostNL +5:13
  61. GONZÁLEZ Roberto Carlos, Solution Tech NIPPO Rali +5:30
  62. ABRAHAMSEN Jonas, Uno-X Mobility +5:37
  63. VERSTRYNGE Emiel, Alpecin-Premier Tech +5:41
  64. FRIGO Marco, NSN Cycling Team m.t.
  65. BILBAO Pello, Bahrain – Victorious +6:08
  66. COVI Alessandro, Team Jayco AlUla +6:14
  67. GONZÁLEZ David, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  68. JOHANNESSEN Anders Halland, Uno-X Mobility +6:32
  69. SCHRETTL Marco, XDS Astana Team m.t.
  70. OTRUBA Jakub, Caja Rural – Seguros RGA +6:48
  71. STENICO Mattia, Bardiani CSF 7 Saber +6:58
  72. GAFFURI Mattia, Team Picnic PostNL +7:10
  73. COSNEFROY Benoît, UAE Team Emirates – XRG +7:20
  74. BOU Joan, Caja Rural – Seguros RGA +7:45
  75. VAN WILDER Ilan, Soudal Quick-Step +7:53
  76. ARTZ Huub, Lotto Intermarché +7:57
  77. MÜHLBERGER Gregor, Decathlon CMA CGM Team +7:58
  78. MIHKELS Madis, EF Education – EasyPost +8:05
  79. GARCÍA CORTINA Iván, Movistar Team +8:31
  80. WARBASSE Larry, Tudor Pro Cycling Team +8:34
  81. GERMANI Lorenzo, Groupama – FDJ United +8:37
  82. SKAARSETH Anders, Uno-X Mobility +8:38
  83. PLANCKAERT Edward, Alpecin-Premier Tech +8:45
  84. TONELLI Alessandro, Team Polti VisitMalta +8:47
  85. VALTER Attila, Bahrain – Victorious +9:00
  86. FAURE PROST Alexy, Team Picnic PostNL +9:02
  87. ANDRESEN Tobias Lund, Decathlon CMA CGM Team +9:14
  88. BETTIOL Alberto, XDS Astana Team +9:20
  89. VALGREN Michael, EF Education – EasyPost +9:21
  90. DE PRETTO Davide, Team Jayco AlUla +9:25
  91. LIVYNS Arjen, XDS Astana Team +10:17
  92. ERMAKOV Roman, Bahrain – Victorious +10:29
  93. ARCAS Jorge, Movistar Team +10:44
  94. GHEBREIGZABHIER Amanuel, Lidl – Trek +11:23
  95. KRUIJSWIJK Steven, Team Visma | Lease a Bike +11:49
  96. BAX Sjoerd, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +12:05
  97. MEURISSE Xandro, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +12:11
  98. SHAW James, EF Education – EasyPost +12:15
  99. DE BONDT Dries, Team Jayco AlUla +12:21
  100. SWIFT Connor, INEOS Grenadiers +12:23
  101. DEGENKOLB John, Team Picnic PostNL +12:24
  102. HAYTER Ethan, Soudal Quick-Step m.t.
  103. MAGLI Filippo, Bardiani CSF 7 Saber +12:26
  104. SCHULTZ Nick, NSN Cycling Team +12:27
  105. KENCH Josh, Groupama – FDJ United +12:33
  106. NEILANDS Krists, NSN Cycling Team m.t.
  107. GAUTHERAT Pierre, Decathlon CMA CGM Team +12:35
  108. SMITH Dion, NSN Cycling Team +12:40
  109. MIHOLJEVIĆ Fran, Bahrain – Victorious +12:45
  110. PHILIPSEN Jasper, Alpecin-Premier Tech +12:51
  111. WILKSCH Hannes, Tudor Pro Cycling Team +12:55
  112. KUZMIN Anton, XDS Astana Team m.t.
  113. TAROZZI Manuele, Bardiani CSF 7 Saber +12:59
  114. MOSCON Gianni, Red Bull – BORA – hansgrohe +13:02
  115. ROCHAS Rémy, Groupama – FDJ United +13:15
  116. RIVERA Brandon Smith, INEOS Grenadiers +13:17
  117. FIORELLI Filippo, Team Visma | Lease a Bike +13:29
  118. NERURKAR Lukas, EF Education – EasyPost +13:34
  119. HAIG Jack, INEOS Grenadiers +13:35
  120. REX Laurenz, Soudal Quick-Step +13:37
  121. NAESEN Oliver, Decathlon CMA CGM Team +16:03
  122. JUUL-JENSEN Christopher, Team Jayco AlUla +16:11
  123. SLOCK Liam, Lotto Intermarché +16:13
  124. FOLDAGER Anders, Team Jayco AlUla +16:50
  125. SAMUDIO Carlos, Solution Tech NIPPO Rali +17:38
  126. PEACE Oliver, Team Picnic PostNL +17:42
  127. MILAN Jonathan, Lidl – Trek +18:06
  128. HOELGAARD Markus, Uno-X Mobility +19:44
  129. TRATNIK Jan, Red Bull – BORA – hansgrohe +20:06
  130. MORO Manlio, Movistar Team +20:07
  131. PEDERSEN Rasmus Søjberg, Decathlon CMA CGM Team +20:15
  132. WALSCHEID Max, Lidl – Trek +20:16
  133. KIELICH Timo, Team Visma | Lease a Bike +20:18
  134. TORRES Albert, Movistar Team +20:28
  135. SEVILLA Diego Pablo, Team Polti VisitMalta +20:36
  136. PARISINI Nicolò, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +20:51
  137. VAN GESTEL Dries, Soudal Quick-Step +21:01
  138. BEULLENS Cedric, Lotto Intermarché +21:04
  139. MAGNIER Paul, Soudal Quick-Step +21:05
  140. GIAIMI Luca, UAE Team Emirates – XRG +21:08
  141. BARCELÓ Fernando, Caja Rural – Seguros RGA +21:15
  142. DOULL Owain, Team Visma | Lease a Bike +21:22
  143. BASTIAENS Ayco, Soudal Quick-Step +21:25
  144. REX Tim, Team Visma | Lease a Bike +21:28
  145. GOGL Michael, Alpecin-Premier Tech +21:34
  146. VAN DEN BERG Julius, Team Picnic PostNL +21:49
  147. NOVAK Domen, UAE Team Emirates – XRG +22:02
  148. HOLTER Ådne, Uno-X Mobility +22:56
  149. DE LIE Arnaud, Lotto Intermarché +23:23
  150. GUDMESTAD Tord, Decathlon CMA CGM Team +23:26
  151. CONSONNI Simone, Lidl – Trek +23:40
  152. ZANONCELLO Enrico, Bardiani CSF 7 Saber +24:32
  153. GAVIRIA Fernando, Caja Rural – Seguros RGA +24:38
  154. THEUNS Edward, Lidl – Trek +25:12
  155. MARCELLUSI Martin, Bardiani CSF 7 Saber +26:36
  156. WELSFORD Sam, INEOS Grenadiers +26:42
  157. LONARDI Giovanni, Team Polti VisitMalta +27:42
  158. FROIDEVAUX Robin, Tudor Pro Cycling Team +27:45
  159. IACCHI Alessandro, Solution Tech NIPPO Rali +28:14
  160. KOLZE CHANGIZI Sebastian, Tudor Pro Cycling Team +28:15
  161. MEO Felix James, Solution Tech NIPPO Rali +28:18
  162. DILLIER Silvan, Alpecin-Premier Tech +28:27
  163. MOZZATO Luca, Tudor Pro Cycling Team +28:28
  164. VIVIANI Attilio, Solution Tech NIPPO Rali +28:40
  165. KOGUT Oded, NSN Cycling Team +29:11
  166. VAN POPPEL Danny, Red Bull – BORA – hansgrohe +40:55

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Paris-Nice 2026 étape 6 : parcours, profil et analyse du final piégeux à Apt

Après les déflagrations Vingegaard dans le Massif Central, la « Course au Soleil » pose ses valises en Provence pour une 6e étape qui a tout de l’oasis de paix… ou du piège parfait. Ce vendredi 13 mars, les 179,3 kilomètres entre Barbentane et Apt pourraient bien être le dernier refuge des baroudeurs avant l’enfer niçois. Mais attention : avec une Côte de Saignon dont le sommet est situé à seulement 4,5 bornes de la ligne d’arrivée, les puncheurs et les leaders en embuscade n’ont pas dit leur dernier mot. Analyse d’une journée-charnière où le moindre coup de bordure ou faux-semblant peut faire basculer le classement général.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Pourquoi la 6e étape Paris-Nice 2026 (Barbentane – Apt) est un guet-apens tendu pour les baroudeurs ?

L’œil du cyclone avant la tempête. Si les premières journées de Paris-Nice 2026 ont été marquées par le sceau du chaos et de la puissance de Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike), la sixième étape qui s’élancera de Barbentane se présente comme une anomalie dans le scénario de cette 84e édition. Sur le papier, le parcours entre le Gard et le Vaucluse respire la douceur provençale. Pourtant, à y regarder de plus près, c’est une Classique au long cours qui se dessine.

Nous ne sommes plus ici dans l’âpreté des pentes auvergnates, mais dans la subtilité des reliefs du Luberon. Avec 2 100 mètres de dénivelé positif répartis sur la journée, ce n’est pas une étape de montagne, mais c’est un piège tendu sur lequel les équipes de sprinteurs purs n’auront aucune prise. Le final sur le Boulevard Camille Pelletan à Apt, déjà visité en 2020 (victoire de Tiesj Benoot), offre un terreau fertile pour les audacieux. Mais alors, quel scénario privilégier ?

Quel est le piège du parcours entre Barbentane et Apt ?

L’étape se divise en deux actes distincts. Les 100 premiers kilomètres sont une invitation à l’évasion. Après un départ sur les rives de la Durance, le peloton avale les plaines de la Crau et du Comtat Venaissin. La Côte de Saint-Rémy-de-Provence (2,5 km à 5%), classée en 2e catégorie, sert davantage de détonateur pour l’échappée matinale que de véritable difficulté sélective.

Le Luberon en toile de fond : un calme avant la tempête ?

C’est après la traversée de Robion et l’entrée dans le massif du Luberon que le ton commence à changer. L’enchaînement est subtil mais vicieux. Les coureurs enchaîneront un faux-plat montant, la courte Côte de Bonnieux (2,5 km à 4,6%), une descente technique sur Lourmarin, puis 15 kilomètres de faux-plat montant. Cette usure silencieuse est la clé de l’étape. Les organismes sont déjà éprouvés par les raids précédents, et c’est là que les organismes des purs sprinteurs commencent à saturer.

Le Col de l’Aire Deï Masco : le juge de paix caché

Avant de penser au final, il faudra en passer par le Col de l’Aire Deï Masco. Cette difficulté de 7,1 km à 4,4% est sournoise. Situé à l’est du massif, ce col est rarement décisif seul, mais il agit comme un filtre.

La Côte de Saignon peut-elle vraiment faire basculer l’étape et le général ?

Toute la littérature autour de cette étape converge vers la Côte de Saignon. Officiellement, c’est 4 kilomètres à 5% de moyenne. Mais l’expertise du terrain nous oblige à regarder les 500 derniers mètres de cette ascension. C’est là que les pourcentages pincent réellement, dépassant les 8% par endroits.

Un sommet trop proche de l’arrivée pour être honnête

Le paramètre crucial, c’est la distance entre le sommet et la ligne d’arrivée. Seulement 4,5 kilomètres séparent le panneau « Côte de Saignon » de la ligne d’arrivée à Apt. Le profil officiel indique une descente rapide, mais la réalité est plus nuancée : les 2,5 premiers kilomètres sont effectivement rapides, mais le final sur le Boulevard Camille Pelletan est un vrai jeu de coudes.

Si un puncheur de gros calibre attaque dans le dernier kilomètre de la côte et crée un trou de 15 secondes, la poursuite derrière deviendra un exercice de haut-vol dans les lacets de la descente. C’est un terrain de jeu idéal pour les coureurs explosifs. Le scénario de 2020 avec Benoot, qui s’était extirpé d’un groupe de costauds, est dans toutes les têtes. Sauf qu’en 2026, l’étape est moins montagneuse, rendant le regroupement final plus plausible qu’il y a six ans.

Quel impact sur le classement général ? Le cas Vingegaard

C’est la question qui brûle les lèvres des suiveurs. Jonas Vingegaard, leader incontesté après ses deux succès en solitaire, a-t-il quelque chose à craindre ? La réponse est double.

Le piège du vent et de la nervosité

D’un côté, le profil ne lui est pas défavorable. Il est assez fort pour encaisser les attaques de purs grimpeurs comme Daniel Felipe Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe), actuel second à 3’22. Mais le danger ne viendra peut-être pas de la pente.

Avec un vent de sud-ouest annoncé, la première partie de l’étape, exposée dans la plaine, pourrait être propice aux bordures. Si INEOS Grenadiers (avec Kévin Vauquelin) ou Red Bull sentent que Visma est isolé, ils peuvent tenter un coup de force sur les longues lignes droites avant même d’arriver dans le Luberon. C’est là que l’expérience du Danois et de ses équipiers comme Victor Campenaerts ou Bruno Armirail sera primordiale. L’étape pourrait se gagner ou se perdre bien avant la Côte de Saignon.

Favoris de l’étape : qui pour succéder à Benoot ?

Avec un leader intouchable au général, les équipes vont se livrer une guerre ouverte pour la victoire d’étape. C’est une denrée rare et précieuse. Voici notre analyse des forces en présence, basée sur les tendances observées depuis le début de la saison et les données des courses précédentes.

Les patrons de l’échappée royale

Pour l’emporter, il faudra soit être dans la bonne échappée, soit être le plus fort d’un groupe de costauds revenus sur l’échappée.

Tim van Dijke (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Notre favori. Polyvalent, rouleur, et capable de passer les bosses. Avec des coéquipiers comme Laurence Pithie ou Mick van Dijke, Red Bull a les cartes pour contrôler plusieurs scénarios.

Mathias Vacek (Lidl-Trek) : Le Tchèque est en feu depuis le début de l’année. Son punch dans les courtes difficultés et sa pointe de vitesse en font un candidat numéro 1 si l’arrivée se joue à un petit groupe.

Matteo Trentin (Tudor Pro Cycling) : Le vétéran italien est taillé pour ce genre d’exercice. Son expérience et sa science de la course sur ces terrains piégeux sont des atouts majeurs. Il sait patienter et placer son effort.

Les outsiders français et le paradoxe Vauquelin

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : 4e du général. Il est le grand paradoxe de cette étape. Capable de gagner sur ce profil, il est désormais un homme à surveiller de très près. Les autres équipes ne lui laisseront aucun mètre. S’il attaque, Vingegaard répliquera pour protéger son avance. Sa meilleure chance serait de surprendre dans l’échappée matinale, mais INEOS voudra-t-il laisser filer un si bon client pour le général ?

Dorian Godon (INEOS Grenadiers) : Le champion de France, en revanche, a une carte à jouer. Si l’équipe britannique décide de préserver Vauquelin, Godon a le feu vert pour l’offensive. Son punch au sprint dans un groupe réduit peut faire des merveilles.

Anthony Turgis (TotalEnergies) : Il a inscrit cette étape dans son calendrier. Sur un parcours usant et un final punchy, il incarne parfaitement le profil du baroudeur-puncheur capable de rallier Apt les bras levés.

Et les sprinteurs, ont-ils une chance ?

Pour les purs sprinteurs comme Max Kanter (XDS Astana) ou Cees Bol (Decathlon CMA CGM), la mission s’annonce impossible. En revanche, la nouvelle génération de sprinteurs a son mot à dire.

Axel Zingle (Team Visma Lease a Bike) : Le spécialiste des sprints piégeux après des parcours accidentés. Si le peloton revient sur une échappée fatiguée, il est l’homme à battre sur la ligne.

Laurence Pithie (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le Néo-Zélandais a déjà prouvé sa densité sur Paris-Nice. Il peut être le dernier homme de Tim van Dijke ou tenter sa chance si le scénario tourne au sprint massif d’un peloton réduit.

Horaire et diffusion : comment suivre la 6e étape ?

Le départ réel de l’étape sera donné à Barbentane à 12h50. La traversée des départements du Gard, Bouches-du-Rhône et Vaucluse devrait amener les coureurs sur la ligne d’arrivée à Apt aux alentours de 17h00, pour une moyenne horaire classique sur ce type de parcours. La météo annoncée, ensoleillée avec 15°C, devrait offrir des conditions idéales pour la « Course au Soleil ».

Un vendredi qui promet des étincelles

Alors, baroudeurs ou puncheurs ? La 6e étape de Paris-Nice 2026 est une énigme qui ne se résoudra que dans les ultimes kilomètres. Une chose est sûre : avec la perspective d’un week-end montagneux décisif, les candidats à la victoire d’étape n’auront aucun calcul à faire. C’est le moment ou jamais de graver son nom sur une étape de l’épreuve mythique.

Et vous, quel scénario imaginez-vous pour cette arrivée à Apt ? Une échappée au long cours ou un duel de puncheurs dans les ruelles de la ville ? Dites-le-nous en commentaire !

Classement général au départ de la 6e étape. 129 coureurs en course.

  1. VINGEGAARD Jonas, Team Visma | Lease a Bike en 17:22:06
  2. MARTÍNEZ Daniel Felipe, Red Bull – BORA – hansgrohe +10
  3. STEINHAUSER Georg, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN Kévin, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ Lenny, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER Marc, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE Ion, Cofidis +9:02
  8. RONDEL Mathys, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN Alex, EF Education – EasyPost +10:16
  10. ONLEY Oscar, INEOS Grenadiers +11:23
  11. TEJADA Harold, XDS Astana Team +11:43
  12. VERCHER Mattéo, TotalEnergies +11:44
  13. PARET-PEINTRE Valentin, Soudal Quick-Step +19:09
  14. ZUKOWSKY Nickolas, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +19:59
  15. ARMIRAIL Bruno, Team Visma | Lease a Bike +21:12
  16. LEKNESSUND Andreas, Uno-X Mobility +22:15
  17. PLOWRIGHT Jensen, Alpecin-Premier Tech +22:29
  18. CAVAGNA Rémi, Groupama – FDJ United +26:24
  19. VLASOV Aleksandr, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  20. VAN DIJKE Tim, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:14
  21. CAMPenaerts Victor, Team Visma | Lease a Bike +28:20
  22. SÜTTERLIN Jasha, Team Jayco AlUla +28:30
  23. DELBove Joris, TotalEnergies +30:49
  24. VAN DIJKE Mick, Red Bull – BORA – hansgrohe +31:21
  25. VAN ASBROECK Tom, NSN Cycling Team +34:10
  26. POLITT Nils, UAE Team Emirates – XRG +34:45
  27. DELETTRE Alexandre, TotalEnergies +35:20
  28. MÄRKL Niklas, Team Picnic PostNL +35:24
  29. TARLING Joshua, INEOS Grenadiers +35:27
  30. VACEK Mathias, Lidl – Trek +36:36
  31. TRENTIN Matteo, Tudor Pro Cycling Team +37:10
  32. CRAS Steff, Soudal Quick-Step +37:22
  33. KELDERMAN Wilco, Team Visma | Lease a Bike +38:00
  34. ARRIETA Igor, UAE Team Emirates – XRG +38:53
  35. PITHIE Laurence, Red Bull – BORA – hansgrohe +39:08
  36. VAN BEKKUM Darren, XDS Astana Team +39:18
  37. ASGREEN Kasper, EF Education – EasyPost +39:22
  38. DUJARDIN Sandy, TotalEnergies +39:45
  39. JACOBS Johan, Groupama – FDJ United +40:03
  40. SHEEHAN Riley, NSN Cycling Team +40:23
  41. PACHER Quentin, Groupama – FDJ United +40:29
  42. RODRÍGUEZ Carlos, INEOS Grenadiers +40:48
  43. CEPEDA Jefferson Alveiro, Movistar Team +40:54
  44. EENKHOORN Pascal, Soudal Quick-Step +41:05
  45. VINOKUROV Nicolas, XDS Astana Team +41:07
  46. GODON Dorian, INEOS Grenadiers +41:37
  47. DONALDSON Robert, Team Jayco AlUla +41:50
  48. CARUSO Damiano, Bahrain – Victorious +42:17
  49. PRODHOMME Nicolas, Decathlon CMA CGM Team +42:36
  50. BARTA Will, Tudor Pro Cycling Team +43:15
  51. OLIVEIRA Ivo, UAE Team Emirates – XRG +43:24
  52. WALKER Max, EF Education – EasyPost +43:38
  53. WATSON Samuel, INEOS Grenadiers +43:41
  54. DE JONG Timo, Team Picnic PostNL +43:50
  55. GRIGNARD Sébastien, Lotto Intermarché +43:50
  56. MARSMAN Tim, Alpecin-Premier Tech +43:52
  57. LAMPERTI Luke, EF Education – EasyPost +44:00
  58. FRISON Frederik, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +44:10
  59. STUYVEN Jasper, Soudal Quick-Step +44:19
  60. KRAGH ANDERSEN Søren, Lidl – Trek +45:57
  61. DENZ Nico, Red Bull – BORA – hansgrohe +46:02
  62. THORNLEY Callum, Red Bull – BORA – hansgrohe +46:19
  63. VAN DEN BERG Marijn, EF Education – EasyPost +46:24
  64. RUSSO Clément, Groupama – FDJ United +46:25
  65. ZINGLE Axel, Team Visma | Lease a Bike +46:31
  66. PLUIMERS Rick, Tudor Pro Cycling Team +47:08
  67. TILLER Rasmus, Uno-X Mobility +47:09
  68. TEUNISSEN Mike, XDS Astana Team +47:24
  69. AFFINI Edoardo, Team Visma | Lease a Bike +47:44
  70. BYSTRØM Sven Erik, Uno-X Mobility +48:10
  71. KWIATKOWSKI Michał, INEOS Grenadiers +48:16
  72. HAMILTON Chris, Team Picnic PostNL +48:55
  73. ROMEO Iván, Movistar Team +49:06
  74. HESSMANN Michel, Movistar Team +50:00
  75. ASKEY Lewis, NSN Cycling Team +50:26
  76. VAN DEN BOSSCHE Fabio, Soudal Quick-Step +50:50
  77. BLUME LEVY William, Uno-X Mobility +51:09
  78. CHAMBERLAIN Oscar, Decathlon CMA CGM Team +52:23
  79. TURGIS Anthony, TotalEnergies +53:03
  80. DEBRUYNE Ramses, Alpecin-Premier Tech +53:17
  81. DAUPHIN Florian, TotalEnergies +53:42
  82. LE BERRE Mathis, TotalEnergies +53:49
  83. DE LA CRUZ David, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +54:31
  84. HERREGODTS Rune, UAE Team Emirates – XRG +55:06
  85. KLUCKERS Arthur, Tudor Pro Cycling Team +55:24
  86. BERNARD Julien, Lidl – Trek +55:29
  87. MOLARD Rudy, Groupama – FDJ United +55:32
  88. CONCI Nicola, XDS Astana Team +55:45
  89. KÄMNA Lennard, Lidl – Trek +55:48
  90. HOUCQU Emmanuel, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +55:55
  91. LØLAND SAKARIAS Koller, Uno-X Mobility +56:08
  92. CHRISTEN Fabio, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +56:09
  93. GEENS Jonas, Alpecin-Premier Tech +56:15
  94. AULAR Orluis, Movistar Team +56:20
  95. DE GENDT Aimé, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +56:48
  96. MILESI Lorenzo, Movistar Team +56:49
  97. BRAET Vito, Lotto Intermarché +56:55
  98. PEDERSEN Casper, Soudal Quick-Step +56:59
  99. BISSEGGER Stefan, Decathlon CMA CGM Team +57:04
  100. RUTSCH Jonas, Lotto Intermarché +57:15
  101. ROULAND Louis, Cofidis +57:26
  102. SÖDERQVIST Jakob, Lidl – Trek +57:31
  103. HALLER Marco, Tudor Pro Cycling Team +57:48
  104. GIDDINGS Joshua, Lotto Intermarché +57:50
  105. VAN BOVEN Luca, Lotto Intermarché +57:51
  106. MACKELLAR Alastair, EF Education – EasyPost +58:06
  107. GRADEK Kamil, Bahrain – Victorious +58:42
  108. MENTEN Milan, Lotto Intermarché +58:52
  109. FEDOROV Yevgeniy, XDS Astana Team +59:23
  110. COQUARD Bryan, Cofidis +59:55
  111. GIRMAY Biniam, NSN Cycling Team +1:00:20
  112. THOMAS Benjamin, Cofidis +1:00:31
  113. COSTIOU Ewen, Groupama – FDJ United +1:00:46
  114. SCOTSON Callum, Decathlon CMA CGM Team +1:01:18
  115. KIRSCH Alex, Cofidis +1:01:42
  116. GAMPER Patrick, Team Jayco AlUla +1:02:30
  117. ROOSEN Timo, Team Picnic PostNL +1:03:09
  118. NABERMAN Tim, Team Picnic PostNL +1:03:55
  119. BOIVIN Guillaume, NSN Cycling Team +1:03:58
  120. MULLEN Ryan, NSN Cycling Team +1:04:02
  121. ARNDT Nikias, Bahrain – Victorious +1:04:10
  122. KELEMEN Petr, Tudor Pro Cycling Team +1:05:21
  123. LOUVEL Matis, NSN Cycling Team +1:05:33
  124. KANTER Max, XDS Astana Team +1:05:51
  125. MARTINEZ Juan Guillermo, Team Picnic PostNL +1:06:49
  126. BOL Cees, Decathlon CMA CGM Team +1:07:25
  127. DE PESTEL Sander, Decathlon CMA CGM Team +1:12:30
  128. BAUHAUS Phil, Bahrain – Victorious +1:14:07
  129. DEHAIRS Simon, Alpecin-Premier Tech +1:20:36

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Paris-Nice 2026 : Vingegaard écrase la 5e étape, le classement explose

Au lendemain de son récital sous les trombes d’eau du Morvan, Jonas Vingegaard a remis ça sous le soleil ardéchois. Sur la 5e étape de Paris-Nice, le Danois a transformé une simple course en démonstration de force, reléguant ses adversaires à plus de deux minutes. Nous décortiquons pour vous cette attaque chirurgicale, les nouveaux rapports de force au classement général, et ce que cette victoire en solitaire signifie pour la suite de la saison. Attention, analyse d’un récital.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Jonas Vingegaard : sa leçon de puissance sur Paris-Nice 2026

C’était une étape de transition sur le papier. 206 kilomètres entre la Saône-et-Loire et l’Ardèche, un profil vallonné, cinq difficultés répertoriées. Un terrain propice aux baroudeurs, une journée de « gestion » pour le leader. C’était sans compter sur l’appétit d’un ogre. Ce jeudi 12 mars, sur les routes granuleuses de la vallée du Rhône, Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) n’a pas géré. Il a dominé. Il a asséné un deuxième coup de massue en deux jours, remportant la 5e étape de Paris-Nice 2026 avec la manière, et portant son avance au classement général à des proportions stratosphériques (3’22) sur son premier dauphin. Ce n’est plus une course, c’est un recital.

Pourquoi Jonas Vingegaard a-t-il attaqué si tôt ?

À 21 kilomètres du but, dans la terrible Côte de Saint-Jean-de-Muzols (1ère catégorie), alors que beaucoup n’avaient pas encore digéré l’effort de la veille, le Danois a porté l’estocade. L’échappée matinale, composée notamment de Jefferson Cepeda (Movistar), Rémi Cavagna (Groupama-FDJ United) et du coéquipier Victor Campenaerts, venait d’être reprise. Le terrain était déblayé.

Mais pourquoi un tel timing ? La réponse est triple. Tactiquement, Vingegaard savait que c’était le point le plus dur du final, idéal pour faire la différence à la pédale. Stratégiquement, en attaquant aussi loin, il évitait un sprint en petit comité et maximisait les bonifications. Mentalement, c’est un message adressé à tous ses rivaux pour le Tour de France et le Giro : « Je suis déjà au sommet de mon art. »

Comme le confirment les données et statistiques, c’est la première fois depuis le règne d’un autre ogre, Alberto Contador, que l’on voit un coureur planifier une attaque aussi longue sur Paris-Nice.

La mécanique parfaite : Comment Visma-Lease a Bike a piégé ses rivaux

Si l’attaque de Vingegaard est un coup de poing, la préparation est un ballet millimétré. Dès le départ de Cormoranche-sur-Saône, la Visma-Lease a Bike a imposé un rythme infernal (51,6 km/h dans la première heure). L’objectif ? User les équipes adverses et contrôler l’échappée.

Le scénario a été parfaitement exécuté :

L’infiltration : Victor Campenaerts s’immisce dans l’échappée de huit coureurs. Il devient un atout maître à l’avant.

Le contrôle : Bruno Armirail, rouleur hors-pair, mène un train d’enfer dans le peloton pour réduire l’avance des fuyards à un écart dangereux mais pas inquiétant.

Le rapatriement : Sur les pentes du Muzols, Campenaerts, revenu de l’avant, place un dernier relais surpuissant qui disloque le groupe et isole Cepeda.

Le coup de grâce : La voie est libre. Vingegaard, frais comme un gardon, n’a plus qu’à enclencher le braquet.

Derrière, la pagaille. Daniel Martinez (RedBull-BORA-Hansgrohe), deuxième du général, est immédiatement en difficulté. Le groupe des poursuivants, avec Kévin Vauquelin (INEOS-Grenadiers), Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) et le futur deuxième du jour, Valentin Paret-Peintre (Soudal-QuickStep), ne parvient pas à s’organiser. Chacun pense à sa place au classement général, et personne ne veut collaborer. Une erreur classique face à un rouleau-compresseur.

Avec cette victoire en solitaire, Jonas Vingegaard comptabilise désormais 3 minutes et 22 secondes d’avance sur Daniel Martinez. Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) complète le podium à 5’50.

Mais le véritable enseignement de cette 5e étape réside dans l’écart abyssal creusé avec les autres favoris. Le groupe maillot jaune, mené par INEOS, a concédé 2’20 ». C’est une claque historique pour une course d’une semaine.

« J’ai pris ma revanche » : La déclaration choc de Vingegaard

L’image est forte. En arrivant sur la ligne à Colombier-le-Vieux, Vingegaard a levé les bras, non pas avec l’exubérance d’un puncheur, mais avec le sourire tranquille d’un patron. Un sourire qui en dit long quand on connaît l’histoire.

Car l’ironie du sort veut que cette étape traversait les routes de l’Ardèche où, l’an dernier, il avait lourdement chuté, perdant le maillot jaune et abandonnant. Interrogé à l’arrivée, il a confié : « Je n’y pensais pas jusqu’à ce que je reconnaisse les lieux. C’est agréable de prendre ma revanche maintenant, et de gagner ici lors d’une si belle journée. Toute l’équipe était là pour moi, ils se sont sacrifiés. Je suis heureux de pouvoir leur rendre la pareille. »

Une déclaration qui ancre encore plus sa légende sur cette course. L’homme qui est tombé sur ces routes est revenu pour les conquérir.

Les cartes sont-elles déjà redistribuées pour la suite ?

Avec une telle avance, Paris-Nice 2026 semble plié. Mais le cyclisme est un sport cruel où un ennui mécanique ou une chute peut tout anéantir. Il reste trois étapes, dont le redoutable week-end final dans l’arrière-pays niçois.

Cependant, l’état de grâce de Vingegaard pose une question brûlante à ses rivaux. Selon vous, Daniel Martinez et les autres peuvent-ils encore renverser la tendance dans les Alpes-Maritimes, ou la course est-elle définitivement jouée ? Réagissez en commentaires.

L’abandon de David Gaudu (Groupama-FDJ United), 5e du général, victime collatérale des efforts de la veille, et de Pavel Sivakov (UAE Team Emirates XRG), montre que le peloton paie un lourd tribut. Pendant ce temps, le Danois, lui, flamboie. La vidéo de son attaque dans le Muzols, où il semble glisser sur la route pendant que les autres patinent, est déjà en train de faire le tour des réseaux sociaux. Une image qui restera comme l’instant où Jonas Vingegaard a posé un genou à terre sur la Course au Soleil.

Classement Paris-Nice 2026, étape 5 – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike les 206,3 km en 4:29:01 (46 km/h)
  2. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +2:02
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +2:20
  4. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious
  5. IZAGIRRE ION, Cofidis
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe
  7. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers
  8. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost
  9. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team
  10. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG
  11. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:23
  12. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +2:36
  13. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +4:27
  14. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +4:29
  15. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +4:32
  16. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies
  17. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +6:05
  18. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +6:37
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +6:42
  20. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +7:30

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 17:22:06
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:22
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +5:50
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +6:09
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +7:37
  6. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +8:15
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +9:02
  8. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +10:06
  9. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +10:16
  10. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +11:23
  11. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +11:43
  12. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +11:44
  13. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +19:09
  14. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +19:59
  15. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +21:12
  16. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +22:15
  17. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +22:29
  18. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +26:24
  19. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:06
  20. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:14

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Tirreno Adriatico 2026 étape 4 : Van der Poel victorieux, Pellizzari nouveau leader

Sur les bords de l’Adriatique, le scénario de Tirreno-Adriatico 2026 a basculé en un éclair. Dans un final digne d’un Classique, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a livré un récital tactique pour remporter sa deuxième étape, tandis que le jeune italien Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) a réalisé le hold-up parfait en s’emparant du maillot bleu de leader. Plongée au cœur d’une étape de braques où le champion néerlandais a une nouvelle fois fait parler sa légendaire intelligence de course.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Démonstration de puissance : Van der Poel s’offre une deuxième victoire et embrase le général

Tirreno Adriatico 2026, Étape 4 : Le jour où la « Course des Deux Mers » a basculé

Ce jeudi 12 mars 2026, sur la longue route vallonnée de 213 kilomètres reliant Tagliacozzo à Martinsicuro, Tirreno-Adriatico a vécu son premier grand rendez-vous avec la vérité du terrain. Si l’on attendait une explication entre les gros bras pour le général, c’est un duel de puncheurs, une répétition générale avant la Milan-SanRemo, qui a tenu toutes ses promesses. Mais au-delà du spectacle, c’est un véritable séisme au classement général qui a secoué le peloton. Retour sur une étape de légende où Mathieu van der Poel a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès déjà riche, et où l’Italie a trouvé un nouveau patron en la personne de Giulio Pellizzari.

Comment s’est construite l’échappée ? Le récit d’une journée sous haute tension

Dès le départ fictif, l’électricité était dans l’air. Contrairement aux étapes de plaine précédentes, les attaques ont fusé sans relâche. Il a fallu huit kilomètres pour voir se former l’échappée de douze coureurs qui allait rythmer la majeure partie de la journée. Un groupe hétéroclite mais ô combien costaud, composé de baroudeurs aguerris et de jeunes loups aux dents longues.

On y retrouvait notamment le prometteur Tibor Del Grosso (Alpecin-Premier Tech) , l’expérimenté Larry Warbasse (Tudor) , le puissant Laurenz Rex (Soudal Quick-Step) , ou encore le grimpeur norvégien Jonas Abrahamsen (Uno-X Mobility) . Un nom a cependant attiré notre attention : celui de Rémy Rochas (Groupama-FDJ United) , qui a réalisé un effort solitaire pour revenir sur l’avant dans la première ascension, portant le groupe à douze unités. Une initiative qui force le respect et qui lui vaudra, plus tard, de glaner des points précieux pour le classement de la montagne.

Derrière, la UAE Team Emirates XRG du maillot bleu Isaac Del Toro contrôlait, laissant filer jusqu’à trois minutes d’avance. Une stratégie classique, mais qui s’est avérée risquée face à un plateau de puncheurs aussi affamés.

L’ascension de Tortoleto : le piège parfait où Visma a tout changé

Si la journée comptait 2700 mètres de dénivelé, c’est sur les pentes sèches du Tortoleto (1,5 km à 8,4 %) que le verdict est tombé. À 14 kilomètres de l’arrivée, alors que le dernier échappé, le Tchèque Jakub Otruba (Caja Rural), venait d’être repris, la Visma-Lease a Bike a actionné le bouton « explosif ».

Matteo Jorgenson, le lieutenant américain, a placé un train d’enfer qui a littéralement disloqué le peloton. L’objectif était clair : durcir la course pour Wout van Aert. Mais ce rythme infernal a eu un effet de bord dévastateur. Derrière le duo de la Visma, seul un groupe de quatorze coureurs d’exception a pu tenir la roue. Parmi eux, bien sûr, Mathieu van der Poel, mais aussi Primož Roglič, le jeune prodige italien Giulio Pellizzari, le solide Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility), ou encore l’insouciant Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) .

Le grand perdant de ce premier acte fut sans conteste Isaac Del Toro. Le jeune leader mexicain, pourtant entouré, a semblé un ton en dessous et a concédé de précieuses secondes, signe que le maillot de leader commence à peser lourd sur ses épaules à seulement 22 ans. Comme le rappellent souvent les données et datas, la gestion de l’effort sur des pentes aussi raides est un art qui s’acquiert avec l’expérience.

Question à nos lecteurs : À votre avis, la Visma-Lease a Bike a-t-elle été trop gourmande en imposant un rythme si élevé, au risque d’isoler Wout van Aert et de favoriser un sprinteur plus puissant comme Van der Poel ?

Le final tactique : Quand « VDP » lit le cours du jeu mieux que personne

La descente vers Martinsicuro et les derniers kilomètres plats ont alors offert un spectacle de choix. Dans le groupe de tête, chacun guettait la faille. Wout van Aert, après l’énorme travail de son équipe, s’est retrouvé piégé par son propre statut de favori. Les attaques se sont succédé : d’abord un retour de Jan Christen, puis un démarrage sec de Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), emmenant avec lui Andrea Vendrame (Jayco AlUla) .

C’est à ce moment précis que le génie de Mathieu van der Poel a opéré. Le champion néerlandais, resté calme dans la roue de ses adversaires, a parfaitement analysé la situation. Il savait que Ganna, malgré son immense puissance, n’irait pas au bout sur un sprint plat de si longue distance. Sa décision a été prise en une fraction de seconde : sauter dans la roue de l’Italien, puis lancer son propre effort.

Et quel effort ! À plus de 300 mètres de la ligne, face au vent, « VDP » a enclenché le braquet et produit un effort surpuissant. Un sprint d’un autre temps, reminiscent de ses plus grandes démonstrations sur les Monuments. Wout van Aert, qui avait dû combler le trou sur Christen, était cuit. Pellizzari, sur la lancée de son excellente ascension, a limité les dégâts en prenant la deuxième place, tandis que Johannessen complétait le podium.

Cette victoire, la troisième de sa saison 2026 après l’Omloop et la 2e étape, est un condensé de ce qui fait de Van der Poel un coureur à part : une intelligence de course hors pair, une puissance phénoménale et un sang-froid à toute épreuve.

Analyse de l’expert : Ce qui frappe, c’est la maturité de course de Van der Poel. Il n’a pas paniqué quand Ganna est parti, sachant pertinemment que le vent de face serait un allié pour un puncheur-sprinteur comme lui. Il a utilisé l’Italien comme un parfait lanceur, avant de le déposer. C’est du grand art.

GC : La nouvelle star italienne s’appelle Giulio Pellizzari

Le véritable séisme de cette 4e étape ne réside peut-être pas seulement dans la victoire de Van der Poel, mais dans le bouleversement du classement général. En terminant deuxième, Giulio Pellizzari a empoché 6 secondes de bonification. Combinées aux secondes perdues par Del Toro (10e de l’étape), ces six secondes suffisent à l’Italien de 22 ans pour endosser le maillot bleu de leader.

Avec deux petites secondes d’avance sur Del Toro et 21 sur un Primoz Roglič en embuscade, Pellizzari devient, à la surprise générale, le nouveau patron de la « Course des deux mers ». Une première en carrière pour ce talent brut. Le voilà propulsé sous les projecteurs, lui qui n’avait jamais été leader d’une course WorldTour.

« C’est incroyable, je ne réalise pas encore » a-t-il dû confier à chaud. Pour l’équipe Red Bull-BORA-hansgrohe, la journée est parfaite : non seulement Pellizzari prend les commandes, mais Roglič se replace idéalement sur le podium. De son côté, la déception est immense pour Isaac Del Toro, qui perd son bien sur une stratégie d’équipe peut-être trop frileuse dans le final.

Vers la 5e étape : Le piège se referme sur Pellizzari ?

Si Van der Poel a brillé, l’histoire de ce Tirreno-Adriatico 2026 est loin d’être écrite. Dès ce vendredi, la 5e étape entre Marotta-Mondolfi et Mombaroccio promet 186 kilomètres d’une difficulté constante. Un terrain de jeu idéal pour les puncheurs, mais aussi un piège tendu sous les roues du nouveau leader.

Pellizzari, désormais ciblé, devra se montrer vigilant face à un Del Toro revanchard et un Roglič affamé. Les équipes UAE et Visma n’ont pas dit leur dernier mot, et les écarts restent infimes. Une chose est sûre : ce Tirreno-Adriatico version 2026 tient toutes ses promesses et nous réserve encore son lot de rebondissements.

VIDÉO : Les images de la folle arrivée de Mathieu van der Poel à Martinsicuro

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 4 – Top 20

  1. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech les 213 km en 4:51:40 (43,8 km/h)
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe
  3. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility
  4. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team
  5. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike
  6. HEALY BEN, EF Education – EasyPost
  7. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla
  8. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team
  9. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers
  10. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG
  11. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek
  12. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe
  13. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:08
  15. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +0:14
  16. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team
  17. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost
  19. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers
  20. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 15:27:00
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:02
  3. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:21
  4. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  5. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +0:39
  6. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:42
  7. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers
  8. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +0:44
  9. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:46
  10. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:49
  11. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:51
  12. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility
  13. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +0:54
  14. ROMO JAVIER, Movistar Team +1:03
  15. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech +1:06
  16. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +1:15
  17. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +1:17
  18. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +1:20
  19. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team
  20. VERVAEKE LOUIS, Team Visma | Lease a Bike +1:24

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Tirreno Adriatico 2026 étape 4 : De Tagliacozzo à Martinsicuro

Bienvenue dans l’inconnu. Après un chrono et une journée promise aux sprinteurs, Tirreno Adriatico 2026 bascule dans le chaos avec cette 4e étape. 213 kilomètres, deux cols dans les Apennins dès le réveil, et une succession de murs côtiers qui pourraient transformer Martinsicuro en champ de bataille. Entre les ogres du classement général qui rôdent et les baroudeurs en embuscade, une question nous taraude : cette arrivée sur l’Adriatique est-elle vraiment dessinée pour les puncheurs, ou les sprinteurs nouvelle génération nous préparent-ils un hold-up ?

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Piège adriatique : Pourquoi la 4e étape de Tirreno Adriatico 2026 va secouer la Course des Deux Mers

Depuis sa création, Tirreno-Adriatico a toujours eu cette dualité fascinante. D’un côté, les sprinteurs qui se disputent la gloire sur le littoral ; de l’autre, les grimpeurs qui se jaugent en vue du Giro. Roger De Vlaeminck, avec ses six victoires consécutives de 1972 à 1977, avait posé les bases d’une course polyvalente. Aujourd’hui, cette quatrième étape entre Tagliacozzo et Martinsicuro s’inscrit parfaitement dans cette tradition : un parcours taillé pour les coureurs complets, ceux qui savent encaisser les bosses sans perdre leur explosivité.

Mais attention, si le final semble taillé pour les puncheurs, le scénario est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Selon nos datas, le dénivelé positif total avoisine les 2 500 mètres, mais c’est surtout la répartition de l’effort qui interpelle. Près de la moitié du dénivelé est concentrée dans les 80 premiers kilomètres. Un choix de tracé audacieux de RCS Sport qui pourrait transformer cette étape en véritable journée de sacrifice.

Pourquoi cette étape de 213 km est-elle un piège pour les favoris ?

Le départ est donné à Tagliacozzo, perché à près de 700 mètres d’altitude. Dès les premiers coups de pédale, le peloton respire cet air des Apennins. Les 25 premiers kilomètres, relativement plats, sont un leurre. C’est le moment où les directeurs sportifs aboient les dernières consignes dans les oreillettes, où les équipiers se positionnent pour protéger leurs leaders. Puis, brutalement, la route s’élève.

Ovindoli et Valico delle Capannelle : un début de course sous haute tension

Premier obstacle : l’ascension d’Ovindoli (10,3 km à 5,6 %). Sur le papier, la pente n’a rien d’exceptionnel. Mais c’est un col qui use. Il oblige les organismes à puiser dans leurs réserves très tôt. Juste après, les coureurs évoluent sur un plateau exposé pendant une quinzaine de kilomètres. C’est là que les bordures peuvent se former si le vent est capricieux.

S’ensuit la descente vers L’Aquila, puis le pied du Valico delle Capannelle. Avec ses 12,8 km à 4,6 %, c’est une autre machine à broyer le moral. Le sommet, à environ 1 300 mètres, est franchi alors qu’il reste encore… 113 kilomètres ! C’est là que réside le piège : après deux heures d’effort intense, le peloton s’offre une longue portion de 50 kilomètres en faux plat descendant. Une phase de transition qui peut sembler anodine, mais qui est en réalité extrêmement nerveuse.

C’est le moment choisi par les équipes de sprinteurs pour organiser la poursuite, ou par les baroudeurs pour tenter le coup de poker.

Le final infernal : les quatre coups de poignard avant Martinsicuro

À 56,5 kilomètres de l’arrivée, le calme apparent laisse place à l’orage. Les organisateurs ont aligné une série de quatre difficultés qui vont littéralement hacher le final.

L’enchaînement est le suivant :

Castellalto : 7,5 km à 4,6 %. C’est le premier test. Les équipes de sprinteurs comme Lidl-Trek pour Jonathan Milan commencent à perdre du monde. Les puncheurs, eux, se testent.

Mosciano Sant’Angelo : 3,1 km à 3,8 %. Une bosse courte mais idéale pour placer un coup. C’est ici que les bonifications du sprint intermédiaire sont distribuées. Mathieu van der Poel (Alpecin – Premier Tech) pourrait en profiter pour grappiller quelques secondes.

La côte non-catégorisée (2 km à 5,3 %) avec un passage à 20 %. C’est le « mur » psychologique. À 18 kilomètres du but, une telle pente peut faire des dégâts considérables. Les coureurs qui passent ce cap avec des jambes de feu savent qu’ils peuvent croire en leurs chances.

Le mur de Tortoreto (Via Badetta) : 1,6 km à 8,4 %. Le juge de paix. Un concentré d’explosivité.

Le mur de Tortoreto, véritable juge de paix avant la descente

Parlons de ce fameux mur de Tortoreto. Sur ses pentes, on ne triche pas. La pente moyenne de 8,4% cache des passages bien plus sévères. C’est le terrain de jeu rêvé pour un Ben Healy (EF Education – EasyPost) ou un Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling). Le sommet se situe à exactement 12 kilomètres de la ligne.

Mais attention à ne pas crier victoire trop tôt. Une fois la Via Badetta avalée, les coureurs plongent vers la côte sur 4 kilomètres de descente technique. Ceux qui attaquent dans le mur doivent absolument creuser un écart suffisant, car derrière, la route redevient plaine.

Les 8 derniers kilomètres, sur le Lungomare Europa, sont un long ruban de bitume rectiligne. Un terrain de chasse idéal pour un petit groupe qui s’entend bien, ou pour un coureur seul qui voit le peloton revenir comme un boulet de canon.

Quel scénario pour cette 4e étape ? Les favoris passés au crible

C’est là que notre expertise entre en jeu. Le marché des pronostics est plus ouvert que jamais. On a coutume de dire que « Tirreno, c’est la course du soleil », mais le scénario de cette étape est résolument ombragé par le doute. Voici notre analyse des forces en présence.

Le clan des puncheurs : Van der Poel et Van Aert peuvent-ils vraiment dominer ?

Mathieu van der Poel (Alpecin – Premier Tech) : L’homme à battre. Son numéro à San Gimignano a glacé le peloton. Le mur de Tortoreto est taillé pour son explosivité. Cependant, son point faible reste la gestion d’un final avec plusieurs kilomètres de plat après son effort. S’il attaque et que des coureurs reviennent sur lui, il est prenable. S’il arrive dans un groupe de 10, son sprint est redoutable. C’est LE favori, mais avec un léger bémol.

Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : La grande question. Il cherche encore ses jambes de ses meilleures années. Sur ce parcours, il a les qualités pour suivre, mais doit-il sprinter ? Son équipe a Matteo Jorgenson, très en vue, qui pourrait aussi prétendre à la gagne. Van Aert a besoin de ce succès pour lancer sa saison, mais le maillot de leader pèse-t-il sur ses épaules ?

Ben Healy (EF Education – EasyPost) : L’Irlandais est le prototype du baroudeur moderne. Il n’attendra pas le pied du mur. Il attaquera dans la descente d’Ovindoli, ou dans le final vallonné. Sa capacité à enchaîner les efforts sur 50 bornes est sa marque de fabrique. C’est l’outsider numéro 1 pour un coup de canon de 50 kilomètres.

Les Italiens et la nouvelle vague : Del Toro, Ganna, Pellizzari, qui sont les vrais dangers ?

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) : Le Mexicain a déjà prouvé qu’il était solide. Dans un petit groupe, il a une pointe de vitesse intéressante. Mais UAE devra gérer le danger des attaques lointaines. Si Roglič ou Hindley sortent dans la dernière heure, Del Toro devra choisir : suivre ou laisser filer pour préserver son classement général ?

Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) : L’ancien double champion du monde du chrono a soif de victoires en ligne. Vainqueur du chrono inaugural, il a les jambes. Son problème ? La gestion des pentes à 20%. S’il passe le cap des bosses non-catégorisées, son sprint sur le plat final est dévastateur. Mais peut-il vraiment rivaliser avec les purs puncheurs dans le mur ?

Giulio Pellizzari (Red Bull – BORA – Hansgrohe) : Le jeune espoir italien a impressionné sur la 2e étape. Il est audacieux, peut-être même un peu fou. Avec Roglič et Hindley dans l’équipe, il a une carte blanche pour animer. Sur ce final, il peut créer la surprise si ses leaders marquent les autres favoris.

Le hold-up des sprinteurs est-il crédible ?

Et si tout cela n’était qu’un écran de fumée ? Si les sprinteurs nouvelle génération, ces « cyclistes complets », venaient gâcher la fête ?

Jonathan Milan (Lidl-Trek) est le candidat numéro 1 à ce scénario. Son équipe est prête à le défendre. Si la course est contrôlée et que les trois premières bosses ne servent qu’à éliminer les purs rouleurs, Milan peut passer les dernières difficultés dans les roues. Une fois sur le plat final, son démarrage est d’une puissance inouïe.

Même son de cloche pour Jasper Philipsen (Alpecin – Premier Tech), épaulé par un certain Van der Poel, ou pour le surprenant Paul Magnier (Soudal Quick-Step), dont la pointe de vitesse n’a d’égal que son punch dans les bosses. Mais attention, selon nos données et statistiques, seuls 15% des sprinteurs « purs » passent le cap d’un mur à 8% dans les 20 derniers kilomètres d’une course de 200 bornes.

Question à la communauté : Selon vous, quel pourcentage de chance donneriez-vous à Jonathan Milan de passer le mur de Tortoreto avec le peloton ? Êtes-vous plutôt team « mur éliminatoire » ou team « sprinters nouvelle vague » ?

Les jokers et les baroudeurs à ne pas négliger

Dans ce genre de scénario chaotique, il ne faut jamais négliger les « outsiders lointains ». Des noms comme Andrea Vendrame (Jayco AlUla), spécialiste des fins de course sous la pluie, ou Alberto Bettiol (XDS Astana Team), capable de partir de très loin, peuvent créer l’exploit.

Du côté des équipes de deuxième rang, Corbin Strong (NSN Cycling Team) ou Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) possèdent le punch nécessaire pour gagner dans un petit groupe.

Notre verdict et notre pronostic pour cette étape de folie

Après analyse, difficile de voir une équipe contrôler cette étape de bout en bout. La première partie, avec les deux cols, va forcément créer des écarts et user les organismes.

Nous pensons que le scénario le plus plausible est celui d’une échappée matinale composée de coureurs solides (Sheffield, Abrahamsen, Bettiol) qui résistera longtemps, avant d’être reprise dans le final vallonné par les favoris.

Sur le mur de Tortoreto, l’accélération sera terrible. Wout van Aert tentera de durcir la course, mais c’est Mathieu van der Poel qui placera l’accélération décisive dans les pourcentages les plus raides de la Via Badetta.

Cependant, le final plat de 12 kilomètres risque de favoriser un retour. Un groupe de contre, emmené par les INEOS et quelques sprinteurs, pourrait recoller dans les derniers hectomètres.

Si ce scénario se produit, le sprint sera ouvert. Et dans ce cas, qui peut battre Jonathan Milan sur le plat ? Personne.

Pronostic final : Victoire de Jonathan Milan (Lidl-Trek) au sprint dans un groupe de 15 coureurs, réglant la compagnie derrière un Mathieu van der Poel qui aura trop payé son effort dans le mur.

Question pour conclure : RCS Sport a-t-il fait le bon choix en plaçant le mur si loin de l’arrivée, ou cela favorise-t-il trop les équipes de sprinteurs ? Venez débattre en commentaires !

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Paris Nice 2026 étape 5 : La plus longue étape vers Colombier-le-Vieux

206,3 kilomètres, quatre difficultés dans les 35 derniers kilomètres, un enchaînement infernal Saint-Jean-de-Muzols – Saint-Barthélemy-le-Plain et un vent qui pourrait balayer les derniers espoirs des puncheurs. Après le chaos d’Uchon qui a vu Juan Ayuso quitter la Course au Soleil et Jonas Vingegaard endosser le maillot jaune, la 5e étape entre Cormoranche-sur-Saône et Colombier-le-Vieux s’annonce comme un nouveau piège tendu sous les roues des organismes déjà éprouvés. Notre analyse technique de ce jeudi 12 mars 2026.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Pourquoi la 5e étape de Paris-Nice 2026 pourrait consacrer le dernier des survivants

206 kilomètres pour désigner le vainqueur du jour ?

Paris-Nice a toujours cultivé ce mélange unique entre l’adieu à l’hiver et les premières grandes explications entre favoris. La 5e étape de cette édition 2026 perpétue cette tradition avec un menu qui ferait pâlir plus d’un organisateur de Classiques ardennaises.

Jeudi 12 mars, les coureurs rescapés du chaos d’Uchon s’élanceront de Cormoranche-sur-Saône pour 206,3 kilomètres d’une souffrance programmée. Le départ fictif sera donné à 11h50 (12h05 le départ réel), pour une arrivée estimée aux alentours de 17h00, avec une retransmission intégrale sur Eurosport Max et France 3 à partir de 15h10.

Mais au-delà des horaires, c’est bien la configuration de cette étape qui interpelle. Un peu plus de 3000 mètres de dénivelé positif sur un parcours qui n’offre aucun répit, avec 1000 mètres de montée concentrés sur les 38 derniers kilomètres. Du travail de bagnard.

Le vent peut-il provoquer de nouvelles bordures ?

Une première moitié taillée pour les pièges météo

Les 60 premiers kilomètres, totalement plats le long de la Saône, pourraient laisser croire à un début d’étape tranquille. C’est mal connaître la météo de la vallée du Rhône. Selon les données de Météo-France consultées pour cette analyse, un vent du nord assez soutenu est attendu, offrant un terrain de jeu idéal pour les équipes de puncheurs en quête de revanche.

Le peloton traversera Saint-Lager puis Alix sur un filet de bitume exposé. Les équipes Visma | Lease a Bike et Red Bull – BORA – hansgrohe, respectivement leaders au classement avec Jonas Vingegaard et Daniel Felipe Martinez, devront être constamment aux avant-postes pour éviter le scénario catastrophe vécu par Juan Ayuso la veille.

La stratégie des échappées matinales

Avec un final aussi exigeant et des organismes marqués par l’étape d’Uchon, la probabilité de voir une échappée au long cours aller au bout est réelle. Comme l’a si bien démontré l’édition 2025 remportée par Matteo Jorgenson, Paris-Nice est une course où la lucidité tactique prime souvent sur la puissance brute.

Les coureurs ayant perdu du temps sur la 4e étape, comme Lenny Martinez (Bahrain Victorious) ou David Gaudu (Groupama-FDJ United), pourraient voir dans cette longue étape l’opportunité de redorer leur blason. La question qui brûle les lèvres : assistera-t-on à une alliance objective entre ces Français pour mettre en difficulté la dictature des grosses écuries ?

L’enchaînement fatal : que vaut vraiment l’ascension de Saint-Jean-de-Muzols ?

Le piège absolu dans les 20 derniers kilomètres

Si l’on se réfère aux données fournies par ASO, la difficulté majeure de cette 5e étape se niche dans les 20 derniers kilomètres. La Côte de Saint-Jean-de-Muzols, classée en première catégorie, présente des statistiques affolantes : 2,2 kilomètres à 11% de moyenne, avec un passage répertorié à 16%.

Pour contextualiser cette difficulté, rappelons que la montée de Mende, souvent utilisée comme juge de paix, référence, affiche des pourcentages similaires sur une distance comparable. C’est exactement ce genre de pourcentage qui fait exploser les groupes et isole les leaders. Compte tenu de l’enchaînement avec la Côte de Sécheras (3,9 km à 7%) et la Côte de Saint-Barthélémy-le-Plain (3,2 km à 7,6%), on peut s’attendre à ce que le peloton arrive déjà réduit à une trentaine d’unités au pied du mur final.

Un final roulant qui ne dit pas son nom

L’arrivée à Colombier-le-Vieux, sur 4,6 kilomètres à 3,5% de moyenne, semble presque une formalité après le calvaire précédent. Mais c’est là que le piège se referme : les descentes techniques reliant les différentes ascensions seront cruciales. La moindre erreur de placement, et c’est 20 secondes de perdues qu’on ne rattrape jamais sur ce type de final.

L’aspect le plus sous-estimé de cette étape réside dans ces 23 kilomètres de descente entre le plateau de Mornant et Serrières. Les équipes de puncheurs pourraient y tenter des coups, notamment si le vent s’oriente favorablement.

Screenshot

Jonas Vingegaard est-il vraiment intouchable après Uchon ?

L’analyse des forces en présence

La démonstration de Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) sur la route d’Uchon a laissé des traces. Non seulement physiquement, mais aussi psychologiquement. Le Danois a prouvé qu’il pouvait gérer une course chaotique avec un sang-froid remarquable. Comme le rapporte notre rédaction, son placement dans les bordures a été quasi parfait, contrairement à Juan Ayuso qui a dû abandonner.

Pourtant, la 5e étape présente un danger différent : la fatigue cumulative. Avec 206 kilomètres dans les jambes et des leaders moins entourés dans le final vallonné, Vingegaard pourrait se retrouver isolé face à des attaques multiples. Daniel Felipe Martinez (Red Bull – BORA – hansgrohe), deuxième au classement général, a montré qu’il savait exploiter ce type de situation.

Le facteur Kévin Vauquelin : revanche ou sacrifice ?

La situation de Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) est probablement la plus complexe du peloton. Le Normand, quatrième du classement général à 19 secondes du podium, semble piégé par son propre talent. Auteur d’une débauche d’énergie exceptionnelle sur la 4e étape, il a payé cash son isolement dans les groupes de chasse.

Pour la 5e étape, deux options s’offrent aux INEOS Grenadiers : soit ils tentent tout pour installer Vauquelin sur le podium avec l’appui d’Oscar Onley (14e désormais du GC), soit ils libèrent leurs coureurs pour une quête d’étape. D’expérience, sachant que les secondes perdues sur Paris-Nice se regagnent difficilement, l’équipe britannique jouera probablement le classement. Mais cela signifie condamner Vauquelin à un rôle de marquage, lui qui aurait probablement été le plus grand favori pour une victoire d’étape dans un final sec.

Notre pronostic : qui succédera à Tadej Pogačar au palmarès de l’étape ?

Les favoris passés au crible

En croisant les données et notre analyse du terrain, voici notre hiérarchie des favoris pour cette 5e étape :

⭐⭐⭐ Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) : Le Danois est l’homme à battre. Son chrono et sa tenue sur Uchon en font le patron incontesté du peloton. S’il décide que l’étape est importante, personne ne pourra le suivre dans Saint-Jean-de-Muzols. La vraie question est ailleurs : en prendra-t-il le risque à quatre jours de l’arrivée ?

⭐⭐ Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Le plus fort sur le papier dans un final de puncheur-grimpeur. Mais son statut au général le prive de liberté. À moins d’un scenario où INEOS lancerait Onley en contre et lui laisserait les clés pour l’étape. Le Normand a le profil idéal et la pointe de vitesse pour régler un petit groupe.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le grand perdant des bordures. Avec 5’07 de retard au général, il est désormais trop loin pour le classement. Libéré de toute pression, il peut jouer l’étape. Son punch et sa science de la course en font un candidat sérieux.

Daniel Felipe Martinez (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Dans la même configuration que Vingegaard, il doit défendre sa deuxième place. Mais un coup de force tactique n’est pas à exclure, surtout si son équipe place Aleksandr Vlasov ou d’autres lieutenants dans l’échappée matinale.

Georg Steinhauser (EF Education – EasyPost) : Impressionnant de régularité, le troisième du général pourrait profiter des marquages entre les deux premiers pour glaner une victoire. Sa puissance dans les pourcentages soutenus est un atout.

Les outsiders qui peuvent créer la surprise

Julien Bernard (Lidl-Trek) : Le fils de Jean-François Bernard réalise comme toujours un début de saison canon. Puissant, endurant, il a le profil parfait pour cette étape.

Nicolas Prodhomme (Decathlon CMA CGM) : Le Français a lâché prise au classement général, ce qui le libère totalement pour une offensive. En grande condition depuis le début de saison, il peut viser un Top 5, voire mieux si le scénario est favorable.

Aleksandr Vlasov (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Dans la hiérarchie de son équipe, il est le deuxième couteau derrière Martinez. Mais sur un parcours aussi exigeant, si le leader est marqué, Vlasov peut bénéficier d’un bon de sortie. Son punch dans les pentes raides est redoutable.

Jasper Stuyven (Soudal – Quick Step) : L’eau qui dort. 3e à Montargis, le Belge a prouvé qu’il était dans le « Game ». Dans un final tactique où les favoris se neutralisent, il peut surgir et créer l’exploit.

Et vous, quel scénario voyez-vous pour cette 5e étape ? Vingegaard écrasera-t-il la concurrence dès les premières pentes de Saint-Jean-de-Muzols ou assistera-t-on à une explication entre puncheurs dans les derniers kilomètres vers Colombier-le-Vieux ?

Pronostic final : Kévin Vauquelin, la revanche d’un Normand

Malgré les contraintes tactiques, nous voyons Kévin Vauquelin s’imposer sur cette 5e étape. Pourquoi ? Parce que l’orgueil d’un champion passe souvent par-dessus les considérations de classement quand l’opportunité se présente. Si INEOS place Oscar Onley dans le groupe des favoris pour gérer Vingegaard, Vauquelin pourrait recevoir le feu vert pour aller chercher l’étape.

Sa pointe de vitesse, sa capacité à gérer l’enchaînement des difficultés et la longueur de l’effort (206 km) jouent en sa faveur. Face à lui, Lenny Martinez tentera de surprendre, mais le Normand, dans son jardin psychologique et sur un final taillé pour ses qualités, semble intouchable. Vingegaard, lui, se contentera de contrôler ses concurrents directs pour préserver son maillot jaune en vue des derniers jours.

Rendez-vous jeudi à 17h pour le verdict, sur ces routes ardéchoises qui ont vu naître tant de légendes.

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Tirreno-Adriatico 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Ils ont supprimé les arrivées au sommet, mais ont ajouté 950 mètres de dénivelé. Bienvenue sur le Tirreno-Adriatico 2026, une édition qui sacrifie l’altitude sur l’autel du spectacle. Du chrono de Lido di Camaiore aux murs à 18% de Camerino, en passant par le retour du gravier à San Gimignano, la Course des Deux Mers se réinvente. Avec un plateau de rêve mené par un Primoz Roglic en reprise, un Isaac Del Toro brûlant et un duel annoncé entre Jonathan Milan et Paul Magnier, voici le guide ultime pour ne rien manquer de la semaine qui va lancer le printemps italien.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi ce Tirreno-Adriatico 2026 sans montagne pourrait être le plus explosif de l’histoire

L’adieu aux cimes, bonjour aux ravins : la révolution du parcours 2026

Pendant des années, le vainqueur du Tirreno-Adriatico était celui qui passait en premier au sommet du Monte Carpegna ou de Prati di Tivo. Cette année, les organisateurs ont pris tout le monde à contre-pied. En gommant les arrivées en altitude, ils ont paradoxalement créé l’un des parcours les plus sélectifs de la décennie. Avec 15 550 mètres de dénivelé positif sur 1 165,5 km, soit près de 1 000 mètres de plus qu’en 2025, cette 61e édition ne fait pas de cadeau.

Le directeur de course, Stefano Allocchio, l’a résumé parfaitement en présentant le tracé : « Nous revenons à la tradition d’une course extrêmement sélective, qui use les organismes par accumulation plutôt que par KO. Ce n’est plus une course de montagne, c’est une course de puncheurs longue distance. Un terrain de jeu idéal pour les coureurs capables d’enchaîner les efforts violents sur des « muri » (ces murs italiens aux pentes infernales) après une semaine de course. »

Les 7 étapes décryptées : du chrono aux murs de feu

Pour comprendre où va se jouer ce Tirreno-Adriatico 2026, il faut disséquer chaque journée. Voici notre analyse technique, étape par étape, avec les pièges à éviter et les coureurs à suivre.

Étape 1 (Lundi 9/03) : Lido di Camaiore – 11,5 km (CLM) – Le premier rendez-vous avec le chrono

C’est devenu un classique. Un contre-la-montre inaugural ultra-rapide, entièrement plat, qui longe la mer Tyrrhénienne. Longues lignes droites, un seul demi-tour technique : du pain bénit pour les rouleurs.

Notre analyse : Le grand favori est évidemment Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), quadruple vainqueur de l’étape, récent lauréat du chrono du Tour d’Algarve et historiquement double champion du monde de la discipline (2020 et 2021). Mais attention à la nouvelle génération et à la soif de revanche. Un bon chrono ici est capital pour les coureurs du général comme Primoz Roglic ou Matteo Jorgenson – auteur d’une excellent début de saison, qui peuvent reprendre des secondes précieuses à des purs grimpeurs comme Isaac Del Toro. Lire aussi : La présentation détaillée de la 1ère étape Lire aussi : Filippo Ganna écrase le chrono inaugural et bat son propre record

Étape 2 (Mardi 10/03) : Camaiore > San Gimignano – 206 km – Le parfum des Strade Bianche

L’étape la plus nerveuse du début de semaine. Si le départ est tranquille, la fin est un véritable enfer toscan. L’arrivée à San Gimignano se fait sur une route en gravier en légère montée, avec une dernière rampe à 15%.

Notre analyse : Ce profil sent la poudre. C’est le terrain de chasse favori de Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech). Le Néerlandais, impressionnant de facilité sur l’Omloop Nieuwsblad, pourrait bien lever les bras ici et endosser le maillot bleu. Wout van Aert (10e des Strade Bianche), en quête de sensations après une préparation perturbée, sera également un candidat sérieux. Lire aussi : La présentation détaillée de la 2e étape Lire aussi : Van der Poel remporte l’étape 2 devant Del Toro

Étape 3 (Mercredi 11/03) : Cortona > Magliano de’ Marsi – 225 km – Le jour des géants

L’étape la plus longue de l’édition. Le final est légèrement accidenté, mais le scénario devrait logiquement aboutir à un sprint massif.

Notre analyse : C’est l’heure du premier duel au sommet de la vitesse, de la dernière ligne droite. Jonathan Milan (Lidl-Trek), vainqueur du classement par points les deux dernières années et déjà quintuple vainqueur en 2026, partira avec le statut de favori absolu. Face à lui, le prodige français de Soudal Quick-Step, Paul Magnier, double vainqueur d’étape en Algarve, a les armes pour rivaliser. Ne pas oublier Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) et Arnaud De Lie (Lotto Intermarché). Lire aussi : La présentation détaillée de la 3e étape Lire aussi : Tobias Lund Andresen crée la sensation à Magliano

Étape 4 (Jeudi 12/03) : Tagliacozzo > Martinsicuro – 210 km – Le piège des Apennins

On entre dans le vif du sujet. Deux cols majeurs (Ovindoli et Valico della Capannelle) en début d’étape, puis une longue descente vers un final technique parsemé de bosses. Le « Muro » de Tortoreto, avec ses passages à 20%, est à 12 bornes de l’arrivée.

Notre analyse : Journée piège par excellence. Idéal pour une échappée de baroudeurs ou pour un coup de force d’un puncheur comme Ben Healy (EF Education-EasyPost). Les équipes de sprinteurs vont devoir sacrément s’employer pour contrôler. Lire aussi : La présentation détaillée de la 4e étape Lire aussi : Van der Poel victorieux, Pellizzari nouveau leader

Étape 5 (Vendredi 13/03) : Marotta-Mondolfo > Mombaroccio – 186 km – L’enfer vert

Vendredi 13, jour de chance ou de malchance ? Une chose est sûre : il n’y aura pas un mètre de plat. Près de 4 000 mètres de dénivelé concentrés sur une seule étape, avec une dizaine de montées répertoriées. Le final est un circuit incluant l’ascension du Santuario Beato Sante : 2 km à 9,2%, un replat, puis 1 km à 9,6%.

Notre analyse : C’est le premier vrai test pour le général. C’est ici que les hommes comme Isaac Del Toro (UAE) ou Antonio Tiberi (Bahrain) vont pouvoir tester leurs adversaires. Le Slovène Primoz Roglic, double vainqueur de l’épreuve, devra montrer qu’il est déjà au niveau pour sa reprise. Lire aussi : La présentation détaillée de la 5e étape Lire aussi : Michael Valgren vainqueur, Isaac Del Toro nouveau leader

Étape 6 (Samedi 14/03) : San Severino Marche > Camerino – 188 km – L’étape reine

Avec plus de 4 000 m de dénivelé, c’est l’étape de la vérité. L’enchaînement est redoutable : après l’ascension du Sassotetto (13 km à 7,6%), les coureurs attaquent trois tours d’un circuit final infernal. Au programme, le Muro della Madonna delle Carceri, avec des pentes qui atteignent 18% et une ligne arrivée jugée au sommet.

Notre analyse : Le juge de paix. Le terrain idéal pour un puncheur-grimpeur explosif. Si Del Toro est toujours en course, il devrait faire parler sa jeunesse et sa puissance ici. Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe), la nouvelle coqueluche du cyclisme italien, a un profil taillé pour ce genre d’exercice et pourrait créer l’exploit à domicile. Lire aussi : La présentation détaillée de la 6e étape Lire aussi : La démonstration de force d’Isaac del Toro à Camerino

Étape 7 (Dimanche 15/03) : Civitanova Marche > San Benedetto del Tronto – 142 km – La parade des sprinteurs

Tradition respectée. Après 60 premiers kilomètres accidentés, la course rentre dans un circuit totalement plat en bord de mer. Le maillot de leader est généralement sacré avant le départ.

Notre analyse : Le dernier bouquet pour les sprinteurs. Jonathan Milan est le favori numéro 1 pour conclure en beauté, à condition que ses coéquipiers contrôlent la fin de course et lui offrent un dernier lead-out parfait. Lire aussi : La présentation détaillée de la 7e étape Lire aussi : Jonathan Milan s’impose, Isaac Del Toro vainqueur final

Isaac Del Toro, Primoz Roglic, Antonio Tiberi : qui sont les favoris du général ?

L’absence de Tadej Pogačar (qui a déjà la tête à Milan-SanRemo) et du tenant du titre Juan Ayuso (présent sur Paris-Nice) laisse le champ libre à une nouvelle génération avide de victoires. Pourtant, l’ombre d’un ogre plane toujours.

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) : le grand favori (⭐⭐⭐⭐)

À 22 ans, le Mexicain a déjà tout d’un grand. Vainqueur de l’UAE Tour et troisième des Strade Bianche ce samedi, il arrive en confiance absolue. Le parcours, avec ses murs explosifs, est un tapis rouge déroulé pour lui. Comme il l’a prouvé aux Émirats, il est capable de gérer la pression et d’attaquer au bon moment. Son principal atout ? Une équipe solide avec Jan Christen, qui pourrait également jouer sa carte personnelle.

Primoz Roglic (Red Bull-BORA-hansgrohe) : l’inconnue de luxe (⭐⭐⭐)

Le Slovène fait sa réapparition. Double vainqueur (2019, 2023), il connaît la musique par cœur. Le doute plane sur son niveau de forme, mais sur un tel parcours, son expérience et son punch font de lui un candidat naturel à la victoire. S’il est dans un grand jour dès le chrono, il faudra compter avec lui. Entouré de Jai Hindley et Giulio Pellizzari, il a l’armada la plus solide.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : le challenger italien (⭐⭐⭐)

Deuxième de l’UAE Tour derrière Del Toro, le jeune Italien (24 ans) est en feu en ce début de saison. La course à domicile est un objectif majeur. Son profil de rouleur-puncheur colle parfaitement aux étapes clés. Avec Santiago Buitrago et Pello Bilbao à ses côtés, Bahrain possède un double atout redoutable.

Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike) : l’Américain solide (⭐⭐)

Double vainqueur de Paris-Nice, il découvre le rôle de leader sur le Tirreno. Sa quatrième place aux Faun-Ardèche Classics le week-end dernier, sa huitième sur les Strade Bianche, prouvent qu’il est déjà affûté. Il saute les classiques pavées pour viser Liège, et cette course est l’étape idéale pour parfaire sa condition. Attention, c’est un sérieux client pour le podium.

Les outsiders et les puncheurs à suivre

Au-delà du top 5, cette édition 2026 est un vivier de talents capables de créer la surprise.

Giulio Pellizzari (⭐⭐) : Le phénomène italien de Red Bull. Après un début de saison canon (3e de Valence), il rêve de briller à la maison. Son punch sur les pentes à 18% de Camerino pourrait lui offrir un succès de prestige.

Ben Healy (⭐⭐) : L’Irlandais d’EF Education-EasyPost est l’archétype du baroudeur moderne. Capable de gagner en solitaire de loin, il a le profil du « killer » d’étape.

Jan Christen (⭐⭐) : Le Suisse d’UAE est peut-être l’avenir, mais il est déjà un présent très solide. Coéquipier de luxe de Del Toro, il aura probablement une liberté si la situation le permet. Il est en grande forme.

La guerre des sprinteurs : Milan vs Magnier, un duel générationnel

Si le général attire les regards, les sprints promettent d’être d’une intensité rare.

Jonathan Milan (⭐⭐⭐) : le patron

L’Italien est un rouleau compresseur. Sa pointe de vitesse est phénoménale et son lead-out chez Lidl-Trek est désormais rodé. Il vient pour gagner, et probablement pour s’offrir un triplé d’étapes.

Paul Magnier (⭐⭐) : le prodige

À seulement 21 ans, le Français de Soudal Quick-Step a montré en Algarve qu’il était déjà prêt à rivaliser avec les meilleurs. Sa pointe de vitesse est explosive et il n’a peur de personne. C’est lui le principal opposant à la loi de Milan.

Jasper Philipsen (⭐⭐) : l’ombre d’un champion

Le champion du monde sur route est présent, mais il vient avec un statut différent. Moins dominateur que par le passé, il cherchera à se rassurer et à engranger avant les Classiques. À ne surtout pas sous-estimer.

Qui sont les coureurs engagés participants à Tirreno-Adriatico 2026 ?

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
1, VAN DER POEL, Mathieu
2, DEL GROSSO, Tibor
3, DILLIER, Silvan
4, GOGL, Michael
5, PHILIPSEN, Jasper
6, PLANCKAERT, Edward
7, VERSTRYNGE, Emiel

Bahrain – Victorious (WT) ✅
11, TIBERI, Antonio
12, BILBAO, Pello
13, BUITRAGO, Santiago
14, ERMAKOV, Roman
15, MIHOLJEVIĆ, Fran
16, VALTER, Attila
17, ZAMBANINI, Edoardo

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
21, MARCELLUSI, Martin
22, MAGLI, Filippo
23, STENICO, Mattia
24, TAROZZI, Manuele
25, TOLIO, Alex
26, ZANONCELLO, Enrico

Caja Rural (PRT) ✅
31, GAVIRIA, Fernando
32, BARCELÓ, Fernando
33, BOU, Joan
34, FERNÁNDEZ, Samuel
35, MOLENAAR, Alex
36, OLDANI, Stefano
37, OTRUBA, Jakub

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, ANDRESEN, Tobias Lund
42, GAUTHERAT, Pierre
43, GUDMESTAD, Tord
44, LAPEIRA, Paul
45, MÜHLBERGER, Gregor
46, NAESEN, Oliver
47, PEDERSEN, Rasmus Søjberg

EF Education – EasyPost (WT) ✅
51, CARAPAZ, Richard
52, ALBANESE, Vincenzo
53, HEALY, Ben
54, MIHKELS, Madis
55, NERURKAR, Lukas
56, SHAW, James
57, VALGREN, Michael

Groupama – FDJ United (WT) ✅
61, MADOUAS, Valentin
62, BRAZ AFONSO, Clément
63, GENIETS, Kevin
64, GERMANI, Lorenzo
65, KENCH, Josh
66, ROCHAS, Rémy
67, ROLLAND, Brieuc

INEOS Grenadiers (WT) ✅
71, GANNA, Filippo
72, ARENSMAN, Thymen
73, HAIG, Jack
74, RIVERA, Brandon Smith
75, SHEFFIELD, Magnus
76, SWIFT, Connor
77, WELSFORD, Sam

Lidl – Trek (WT) ✅
81, CICCONE, Giulio
82, BAGIOLI, Andrea
83, CONSONNI, Simone
84, GHEBREIGZABHIER, Amanuel
85, MILAN, Jonathan
86, THEUNS, Edward
87, WALSCHEID, Max

Lotto Intermarché (WT) ✅
91, DE LIE, Arnaud
92, ARTZ, Huub
93, BERCKMOES, Jenno
94, BEULLENS, Cedric
95, SLOCK, Liam
96, VAN EETVELT, Lennert Non partant 2e étape
97, ZIMMERMANN, Georg

Movistar Team (WT) ✅
101, QUINTANA, Nairo
102, ADRIÀ, Roger
103, ARCAS, Jorge
104, GARCÍA CORTINA, Iván
105, MORO, Manlio
106, ROMO, Javier
107, TORRES, Albert

NSN Cycling Team (WT) ✅
111, STRONG, Corbin
112, FRIGO, Marco
113, KOGUT, Oded
114, NEILANDS, Krists
115, PINARELLO, Alessandro
116, SCHULTZ, Nick
117, SMITH, Dion

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, CALZONI, Walter
122, AZPARREN, Xabier Mikel
123, BAX, Sjoerd
124, DONOVAN, Mark
125, GONZÁLEZ, David
126, MEURISSE, Xandro
127, PARISINI, Nicolò

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
131, ROGLIČ, Primož
132, ALEOTTI, Giovanni
133, HINDLEY, Jai
134, MOSCON, Gianni
135, PELLIZZARI, Giulio
136, TRATNIK, Jan
137, VAN POPPEL, Danny

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
141, IACCHI, Alessandro
142, BALMER, Alexandre
143, BONNEU, Kamiel
144, GONZÁLEZ, Roberto Carlos
145, MEO, Felix James
146, SAMUDIO, Carlos
147, VIVIANI, Attilio

Soudal Quick-Step (WT) ✅
151, MAGNIER, Paul
152, HAYTER, Ethan
153, BASTIAENS, Ayco
154, REX, Laurenz
155, VAN GESTEL, Dries
156, VAN WILDER, Ilan
157, VERVAEKE, Louis

Team Jayco AlUla (WT) ✅
161, VENDRAME, Andrea
162, COVI, Alessandro
163, DE BONDT, Dries
164, DE PRETTO, Davide
165, FOLDAGER, Anders
166, HATHERLY, Alan
167, JUUL-JENSEN, Christopher

Team Picnic PostNL (WT) ✅
171, DEGENKOLB, John
172, BITTNER, Pavel
173, FAURE PROST, Alexy
174, FLYNN, Sean
175, GAFFURI, Mattia
176, VAN DEN BERG, Julius
177, PEACE, Oliver

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
181, MAESTRI, Mirco
182, BAIS, Davide
183, BAIS, Mattia
184, CRESCIOLI, Ludovico
185, LONARDI, Giovanni
186, SEVILLA, Diego Pablo
187, TONELLI, Alessandro

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
191, VAN AERT, Wout
192, DOULL, Owain
193, FIORELLI, Filippo
194, JORGENSON, Matteo
195, KIELICH, Timo
196, KRUIJSWIJK, Steven
197, REX, Tim

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
201, ALAPHILIPPE, Julian
202, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
203, FROIDEVAUX, Robin
204, MOZZATO, Luca
205, STORER, Michael
206, WARBASSE, Larry
207, WILKSCH, Hannes

UAE Team Emirates XRG (WT) ✅
211, DEL TORO, Isaac
212, CHRISTEN, Jan
213, COSNEFROY, Benoît
214, GIAIMI, Luca
215, GROßSCHARTNER, Felix
216, NOVAK, Domen
217, VERMAERKE, Kevin

Uno-X Mobility (WT) ✅
221, JOHANNESSEN, Anders Halland
222, ABRAHAMSEN, Jonas
223, HOELGAARD, Markus
224, HOLTER, Ådne
225, JOHANNESSEN, Tobias Halland
226, KRON, Andreas
227, SKAARSETH, Anders

XDS Astana Team (WT) ✅
231, BETTIOL, Alberto
232, CHAMPOUSSIN, Clément
233, KUZMIN, Anton
234, LIVYNS, Arjen
235, SCHRETTL, Marco
236, SILVA, Guillermo Thomas
237, TONEATTI, Davide

Diffusion TV direct : comment regarder Tirreno-Adriatico 2026 ?

Vous ne voulez rien manquer de cette semaine folle ? Voici le programme TV complet.

Chaînes : Eurosport 2 (TV) et la plateforme HBO Max (streaming) diffuseront l’intégralité de la course en direct.

Horaires (Heure Française) :

Étapes 1 à 5 (Lundi au Vendredi) : Direct dès 13h05 sur Eurosport 2 et HBO Max.

Étape 6 (Samedi) : Direct dès 15h15 sur Eurosport 2 et HBO Max. (Attention, horaire plus tardif pour l’étape reine !)

Étape 7 (Dimanche) : Direct dès 13h20 sur Eurosport 2 et HBO Max.

Les commentateurs experts vous feront vivre les dernières attaques et les sprints en direct. C’est le rendez-vous à ne pas manquer pour lancer le printemps cycliste.

Selon nos données et statistiques, cette édition présente le plus fort dénivelé depuis 2018 sans arrivée au sommet.

Et vous, quel scénario imaginez-vous pour ce Tirreno-Adriatico 2026 ? Isaac Del Toro va-t-il confirmer son statut de phénomène, ou l’expérience de Primoz Roglic fera-t-elle la différence sur cette fin de semaine explosive ? Venez débattre dans les commentaires !

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Paris-Nice 2026 : Vingegaard s’offre l’étape 4 et le maillot jaune après le chaos

Cette 4e étape de Paris-Nice 2026 restera dans les annales comme un jour de jugement dernier. Entre les bordures cisaillant le peloton dès le premier kilomètre et une chute massive qui a envoyé le maillot jaune Juan Ayuso à l’hôpital, un homme est sorti des ténèbres : Jonas Vingegaard. Le Danois, impérial au sommet d’Uchon, a fait coup double en s’emparant de la tunique dorée et en assommant quasiment la Course au Soleil.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

L’ENFER DU MORVAN : VINGEGAARD SURVIT AU CHAOS ET ÉCRASE PARIS-NICE 2026

L’œil du cyclone : Comment Jonas Vingegaard a-t-il pu échapper au désastre ?

Dans une journée où la moindre erreur se payait au prix fort, Jonas Vingegaard a réalisé une démonstration de placement et de sang-froid digne des plus grands stratèges. Alors que le peloton explosait en mille morceaux sous l’effet du vent et des chutes, le Danois était toujours là où il fallait. Dès le coup de pistolet à Bourges, il a flairé le bon coup, se glissant dans le groupe de tête d’une quarantaine d’hommes. Mais c’est dans la descente piégeuse, à 55 kilomètres de l’arrivée, que son instinct de survie a fait la différence.

Là où Juan Ayuso (Lidl-Trek) et Brandon McNulty (UAE Team Emirates XRG) mordaient la poussière sur le bitume détrempé, Vingegaard, tel un funambule, négociait les courbes avec une prudence presque animale. « Je suis juste heureux d’être là et d’avoir gagné l’étape » confiait-il après la course, lucide sur la chance du survivant. En laissant les RedBull-BORA-hansgrohe imprimer un rythme infernal pour creuser l’écart, il a économisé ses forces pour le coup de grâce final. Le Danois n’a pas seulement gagné une étape ; il a remporté un combat de rue où les favoris tombaient comme des mouches. Son expérience des grands tours, où la gestion de l’imprévu est reine, a fait la différence sur une jeunesse trop exposée.

Kévin Vauquelin et Lenny Martinez : Le piège des bordures s’est refermé sur la France

Pour le public français, l’addition est terrible. Dauphin de Juan Ayuso au classement général avant le départ, Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) a vécu un cauchemar éveillé. En un clin d’œil, dès les premiers kilomètres, le Normand s’est retrouvé piégé dans le mauvais wagon, incapable de répondre à l’accélération des équipes de gros bras. C’est la loi impitoyable des bordures : on est soit dedans, soit dehors. Et Kévin était dehors.

Avec Lenny Martinez (Bahrain Victorious), également victime de cette cassure initiale, ils ont mené une poursuite vaine et épuisante dans des conditions apocalyptiques. Pendant ce temps, à l’avant, la Visma | Lease a Bike et la RedBull-BORA-hansgrohe s’entendaient pour creuser l’écart. Si Vauquelin limite la casse avec une belle combativité (6e de l’étape à 3’38), ce retard est un coup de massue pour ses ambitions. Il passe de la 2e à la 4e place du général, à plus de trois minutes. La question qui brûle les lèvres est désormais : aurait-il dû prendre plus de risques pour forcer sa place à l’avant, ou son équipe a-t-elle sous-estimé la violence du scénario ? Le cyclisme français perd là une occasion en or de briller sur la « Course au Soleil ».

Classement général après l’étape 4 : Vingegaard verrouille-t-il déjà Paris-Nice ?

Le nouveau Top 5 est sans appel et porte la marque du chaos. Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) est le nouveau patron avec 52 secondes d’avance sur Daniel Martinez (RedBull-BORA-hansgrohe). Une marge confortable, presque irréelle, pour une course d’une semaine. Derrière, le trou est immense, avec Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) à 3’20 » et notre Kévin Vauquelin à 3’39 ».

1. Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) – Le maître du jeu.

2. Daniel Martinez (RedBull-BORA-hansgrohe) – Le premier lieutenant, mais déjà loin.

3. Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) – La révélation surprise de l’étape.

4. Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) – Le combatif, mais lourdement pénalisé.

5. Lenny Martinez (Bahrain Victorious) – Remontée encourageante, mais espoirs de podium évanouis.

Avec 52 secondes d’avance et une fin de parcours qui pourrait encore lui être favorable, Vingegaard semble avoir la main mise sur ce Paris-Nice 2026. À moins d’un nouveau coup de théâtre dans les Alpes-Maritimes, le Danois tient sa première grande course de l’année. Selon nos données et statistiques, c’est l’un des plus gros écarts jamais enregistrés à ce stade de la course pour un leader, signe de l’intensité de l’étape.

La petite phrase de Vingegaard qui en dit long

Au-delà de la performance, c’est l’image qui restera. Dans le froid glacial et la pluie battante, Jonas Vingegaard a gardé son cuissard long par dessus son maillot toute l’étape, un détail vestimentaire qui l’a fait sourire après la ligne. « Peut-être que je peux me dire être un précurseur avec mon cuissard long, mais je n’ai tout simplement pas eu le temps de l’enlever » a-t-il ironisé. Cette petite phrase est bien plus qu’une anecdote.

Elle illustre parfaitement le scénario de cette 4e étape : le rythme était si infernal, la concentration si extrême, que personne n’avait le loisir de penser au confort. C’était la survie avant tout. Pour Vingegaard, qui avait dû abandonner Paris-Nice en 2025, cette victoire en solitaire au sommet d’Uchon a une saveur de revanche. Il prouve, s’il le fallait encore, qu’il n’est pas seulement un grimpeur hors pair, mais aussi un coureur complet, capable de dompter les classiques les plus piégeuses, un peu à la manière de son grand rival Tadej Pogačar. Et vous, pensez-vous que ce Paris-Nice 2026 est déjà plié, ou la météo et les étapes à venir peuvent-elles encore réserver des surprises ?

VIDÉO – Le résumé de la 4e étape : Le jour où Paris-Nice a basculé

Revivez l’attaque de Vingegaard et les images terribles de la chute d’Ayuso dans notre vidéo

Classement Paris-Nice 2026, étape 4 – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike les 195 km en 4:16:12 (45,6 km/h)
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:41
  3. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:45
  4. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:42
  5. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +2:54
  6. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +3:38
  7. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +4:02
  8. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +4:20
  9. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +4:55
  10. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +5:07
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +5:24
  12. IZAGIRRE ION, Cofidis +5:49
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +6:11
  14. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +6:22
  15. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +6:32
  16. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +7:19
  17. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +8:01
  18. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +8:35
  19. AFFINI EDOARDO, Team Visma | Lease a Bike +9:10
  20. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla +9:25

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 12:53:15
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:52
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +3:20
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +3:39
  5. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +5:02
  6. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +5:07
  7. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:33
  8. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +5:45
  9. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +6:27
  10. IZAGIRRE ION, Cofidis +6:32
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +7:02
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +7:36
  13. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +7:43
  14. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +8:37
  15. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +8:40
  16. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +9:17
  17. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +9:53
  18. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +10:04
  19. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +10:56
  20. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +11:29

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Tirreno Adriatico 2026 étape 3 : Tobias Lund Andresen crée la sensation à Magliano

Milan, Philipsen, Magnier, De Lie. Le gratin du sprint mondial s’était donné rendez-vous à Magliano de’ Marsi pour la plus longue étape de ce Tirreno-Adriatico 2026. Mais sous la pluie battante de la Toscane, c’est un Danois de 23 ans, patient et opportuniste, qui a tiré les marrons du feu. Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) a signé la plus belle victoire de sa carrière, confirmant que le printemps 2026 serait décidément bleu pour la formation française. Retour sur un emballage final qui a tenu toutes ses promesses.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Tobias Lund Andresen, l’éclair danois qui a glacé les favoris sur Tirreno-Adriatico

Le jour de gloire du Danois. Dans le microcosme du cyclisme, il est souvent dit qu’un sprinteur se révèle au grand public non pas sur les routes anonymes d’une course d’un jour, mais sur le grand théâtre d’une épreuve de Coupe du Monde (WorldTour). Ce mercredi 11 mars 2026, sur les routes détrempées reliant Cortona à Magliano de’ Marsi, Tobias Lund Andresen a frappé un grand coup. Sur l’étape reine pour les hommes rapides de ce Tirreno-Adriatico, le coureur de l’équipe Decathlon CMA CGM a surgi de nulle part pour damer le pion à une armada de favoris, apportant à sa formation son huitième bouquet de la saison. Plus qu’une victoire, c’est une déclaration d’intention.

Comment Tobias Lund Andresen a-t-il fait plier les cadors du sprint ?

Derrière ce succès, il n’y a pas de hasard, seulement une tactique parfaitement exécutée et une lecture de course digne des plus grands. Là où beaucoup ont vu l’occasion rêvée pour Jonathan Milan (Lidl-Trek) d’asseoir sa puissance, le Danois a vu une opportunité en or.

Le piège de Milan : Une explication tactique de l’emballage final

Pour comprendre la victoire de Lund Andresen, il faut rembobiner le film des 500 derniers mètres. L’équipe Lidl-Trek a pris ses responsabilités en tête de peloton, croyant dur comme fer en la pointe de vitesse de son Italien. Jonathan Milan a lancé son effort de très loin, à environ 250 mètres de la ligne, sur un final en léger faux plat montant. Un lancement que certains tacticiens n’ont pas manqué de qualifier de suicidaire, en témoigne sa 7e place à l’arrivée.

Tobias Lund Andresen, magistralement calé dans la roue de son coéquipier Tord Gudmestad, n’a pas paniqué. Il a laissé Milan s’épuiser dans le vent, a parfaitement géré son aspiration, avant de jaillir comme un diable de sa boîte pour le déborder dans les 50 derniers mètres. C’est un sprint d’intelligence et de sang-froid, qui rappelle que la vitesse pure ne fait pas tout, surtout sur une arrivée usante.

Paul Magnier et Jasper Philipsen : Les grandes déceptions du jour ?

Si la journée fut belle pour le clan Decathlon CMA CGM, elle fut en revanche amère pour d’autres favoris. On attendait Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) pour un duel au sommet, mais le Belge, troisième, a paru manquer de cette étincelle qui le caractérise. A-t-il payé les efforts de son leader Mathieu van der Poel la veille ?

Mais le cas le plus frustrant est sans doute celui de Paul Magnier (Soudal Quick-Step). Le jeune Français, très attendu pour se jauger face à l’élite, termine au pied du podium (4e). Le constat est là : enfermé dans la bagarre des derniers hectomètres et visiblement esseulé, il n’a jamais pu lancer son effort. Une question se pose : dans ce grand bain du sprint World Tour, l’équipe Soudal Quick-Step a-t-elle sous-estimé l’importance d’un train solide face à des rouleaux compresseurs comme Lidl-Trek ou Decathlon ?

Pourquoi cette victoire change la donne pour Decathlon CMA CGM

Ce succès ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans une dynamique impressionnante pour la formation française.

La confirmation d’un talent précoce et d’une machine bien huilée

Avec cette 3e victoire personnelle et le 8e succès de l’équipe en 2026, Tobias Lund Andresen confirme qu’il n’est plus seulement un espoir, mais bien une réalité du sprint mondial. Arrivée en début de saison chez Decathlon CMA CGM, le Danois de 23 ans monte en puissance de manière exponentielle. Son palmarès, qui compte désormais 10 victoires, s’enrichit d’une ligne prestigieuse.

Comme le soulignent données et statistiques, cette victoire sur une épreuve WorldTour face à un plateau aussi relevé est un accélérateur de carrière. Elle valide le travail de fond de sa formation, qui prouve, après un début de saison canon, qu’elle peut rivaliser avec les meilleurs effectifs du circuit dans l’exercice délicat du sprint.

Tirreno-Adriatico 2026 : Quelle hiérarchie après cette 3e étape ?

Si le sprint a accaparé la lumière, la course pour le classement général n’est pas en reste.

Isaac Del Toro garde la main

Sans surprise, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) a conservé son maillot bleu de leader, grapillant même une précieuse seconde de bonification au sprint intermédiaire. Le Mexicain, révélation de l’année passée, confirme son aisance dans ce rôle de favori, de leader. Il possède désormais 4 secondes d’avance sur Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-Hansgrohe) et 14 sur Magnus Sheffield (INEOS Grenadiers). Une avance infime qui promet des étapes décisives.

Mais l’étape de demain, entre Tagliacozzo et Martinsicuro (213 km), pourrait rebattre les cartes. Avec deux difficultés répertoriées en première partie de parcours, le tracé est une invitation à la prise de risque pour les baroudeurs. Et même si une nouvelle explication au sprint est possible, le relief accidenté pourrait avoir raison des grosses cuirasses. Une question taraude déjà les observateurs : une équipe osera-t-elle piéger Del Toro avant le week-end ?

Le mot de la fin : « Mon début de saison est incroyable »

Au-delà des chiffres et des tactiques, c’est l’émotion qui domine chez le vainqueur du jour. Tobias Lund Andresen, encore incrédule, savourait son exploit au pied du podium. « Mon début de saison est incroyable, je n’aurais pas cru pouvoir faire de tels progrès cette année » a-t-il confié, les yeux encore brillants d’avoir dompté les géants du sprint. Une phrase qui résume tout : la surprise, la joie et la confirmation que le cyclisme, décidément, n’a pas fini de nous étonner. Pour les puristes, cette 3e étape restera comme le jour où un Danois de 23 ans a fait mentir tous les pronostics, prouvant que sur les routes du Tirreno, la patience est parfois la meilleure des puissances.

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 3 – Top 20

  1. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team les 221 km en 5:29:22 (40,2 km/h)
  2. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  3. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
  4. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
  5. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  6. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  7. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek m.t.
  8. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  9. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  10. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  11. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  12. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  13. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team m.t.
  16. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
  17. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  18. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  19. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech m.t.
  20. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 10:35:22
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:04
  3. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:14
  4. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:18
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:19
  6. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:21
  7. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:32
  8. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:35
  9. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +0:37
  10. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +0:38
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:40
  12. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  13. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +0:42
  14. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:49
  15. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +0:52
  16. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:53
  17. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:54
  18. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +0:59
  19. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  20. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +1:04

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Tirreno Adriatico 2026 Etape 3 : Parcours, favoris et pronostic du sprint de Magliano

Ne vous fiez pas à l’appellation « étape de plat ». La 3e étape de Tirreno Adriatico 2026, longue de 221 km entre Cortona et Magliano de’ Marsi, est un véritable traquenard. Avec ses 2500 mètres de dénivelé et ses 40 derniers kilomètres exigeants, elle promet une guerre des nerfs entre les grosses cuisses. Décryptage d’une journée qui sent bon la Primavera et analyse d’un plateau de sprinteurs aussi relevé qu’un Milan-SanRemo.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

221 km et 2500 m de dénivelé : bienvenue sur l’étape la plus piégeuse pour les sprinteurs de Tirreno Adriatico 2026

Pourquoi cette 3e étape n’est-elle pas un sprint comme les autres ?

Sur le papier, l’appellation « sprint massif » semble couler de source. Pourtant, la 3e étape de Tirreno Adriatico 2026 est un paradoxe. C’est l’une des journées les plus longues de la saison (221 km), avec un dénivelé positif qui titille les 2500 mètres. C’est plus que sur certaines étapes de moyenne montagne.

Pour un pur sprinteur, ces kilomètres d’usure représentent une épée de Damoclès. Comme le rappellent les datas de l’étape du jour, le final n’est pas un boulevard. Le « Col » de Petrella Salto, gravi à 40 kilomètres du terme, est une bosse de 7 kilomètres à 4% qui peut ressembler à un supplice chinois après 180 kilomètres dans les jambes. C’est là que le peloton va se scinder, non pas sous l’effet d’une attaque fulgurante, mais sous le poids de la fatigue. Les purs rouleurs, ceux qui « coincent » dans les pentes, diront adieu à leurs rêves de victoire à ce moment précis.

Le fantôme de Milan-SanRemo plane sur la Via Avezzano

Ce profil long et vallonné, cette usure progressive jusqu’à un final plat, cela ne vous rappelle rien ? Si, bien sûr : la Classicissima. Pour beaucoup ici, cette 3e étape est un galop d’essai grandeur nature avant Milan-SanRemo. Les organismes sont poussés dans leurs retranchements.

L’arrivée à Magliano de’ Marsi est un clin d’œil du destin. Depuis deux ans, Jonathan Milan (Lidl-Trek) s’est imposé chaque année à deux reprises, démontrant que sa puissance brute n’avait d’égale que sa résistance. Le final est large, rectiligne, avec une légère bosse à 2% dans le dernier kilomètre. Un faux-plat idéal pour les rouleurs-puncheurs, mais un vrai piège pour les sprinteurs « légers » qui pourraient manquer de braquet dans les derniers mètres.

Sprinters vs Puncheurs : Qui sont les vainqueurs potentiels ?

Le plateau de cette 3e étape est un casting de rêve pour les amateurs de vitesse. Mais la difficulté du parcours agit comme un filtre naturel. Oublions tout de suite les coureurs trop « lourds » qui souffrent dans la moindre bosse. Ici, on ne parlera que des coureurs capables de tenir la distance et de « ré expédier » un sprint après quatre heures de course.

Le duel au sommet : Jonathan Milan peut-il dompter le piège ?

Notre analyse, basée sur les performances de début de saison, place deux hommes au-dessus du lot, bien que pour des raisons opposées.

Jonathan Milan (Lidl-Trek) est le favori logique. L’Italien est un rouleau compresseur. Sa puissance au kilo est telle que la petite bosse finale est pour lui un tremplin plutôt qu’un obstacle. Fort de son train rodé (avec des équipiers capables de le placer même dans un peloton réduit), il coche toutes les cases. Le « problème » ? Tout le monde l’attend, et gérer le marquage sur une arrivée aussi simple tactiquement est un vrai défi.

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) possède l’atout ultime : Mathieu van der Poel. Le champion du monde de 2023, victorieux la veille sur les routes blanches de San Gimignano, sera son poisson-pilote. Dans un sprint plat et propre, le duo Alpecin est imbattable. La question est de savoir si le parcours aura suffisamment « cuit » Philipsen pour altérer sa pointe de vitesse. Pour l’instant, c’est notre deuxième choix, mais le duo reste la menace numéro 1.

Paul Magnier et Tobias Lund Andresen : La nouvelle génération à l’assaut

Derrière les cadors, deux jeunes loups affichent une faim de loup.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) est la sensation du début de saison. Le Français ne gagne pas, il survole. Sa capacité à enchaîner les sprints, même après des parcours accidentés, est bluffante. Sur un final comme celui-ci, sa pointe de vitesse et son sens du placement, appris à l’école Quick-Step, font de lui un candidat sérieux à la victoire. Il symbolise cette nouvelle génération de sprinteurs-complets.

Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) est dans la même veine. Lauréat à deux reprises en Australie, il enchaîne avec une facilité déconcertante. Son train, mené par l’excellent Tord Gudmestad, est l’un des plus efficaces du peloton. Si l’équipe française contrôle bien le final, le Danois possède la vitesse pour battre tout le monde.

Les outsiders capables de créer la surprise

La liste des « autres » est longue comme un jour sans pain, et tous ont une carte à jouer.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Il est taillé pour ces arrivées. Moins véloce que les purs sprinteurs sur le plat, le final bosselé le remet dans le match. Il peut jouer la gagne si le scénario est usant.

Danny van Poppel (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Un des plus fins stratèges du peloton. Son placement est toujours parfait. Peu importe sa forme, il termine dans le top 5. Un candidat au podium certain.

Sam Welsford (INEOS Grenadiers) : L’Australien a la vitesse, mais son « handicap » est connu : il souffre dans la durée. S’il passe le cut de Petrella Salto, il faudra compter avec lui. Son bon chrono du premier jour indique une forme ascendante.

Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : Il est encore en phase de construction. Utilisera-t-il ce sprint pour retrouver des sensations et tester son positionnement dans le peloton ? Oui. Pour gagner ? Cela semble encore prématuré face à des spécialistes aussi affûtés.

Question à la communauté : Selon vous, le facteur « Mathieu van der Poel » est-il suffisant pour faire basculer la victoire du côté de Philipsen, ou la puissance brute de Milan et la forme étincelante de Magnier auront-elles le dernier mot ?

Pronostic et scénario tactique de la 3e étape

Le scénario est écrit d’avance, mais son exécution sera cruciale. Une échappée matinale, composée de baroudeurs, partira sans que les équipes de sprinteurs ne s’affolent. Le vrai danger, c’est le vent. Dans ces longueurs interminables, les bordures sont toujours possibles. Mais le principal point de bascule sera la montée de Petrella Salto.

Notre analyse : Alpecin et Lidl-Trek imposeront un rythme infernal dans cette bosse pour « décrocher » les maillons faibles. Le peloton, fort d’une centaine d’unités au pied, sera réduit à une cinquantaine d’hommes au sommet. Commencera alors une longue chasse de 40 km où l’entente sera précaire. Mais avec autant de trains de sprinteurs présents, la jonction aura lieu, offrant un sprint massif à 50 ou 60 coureurs.

Le pronostic de la rédaction : Dans un sprint massif après une telle course, l’intelligence priment sur la puissance. Si Philipsen est bien emmené par Van der Poel, il est imprenable. Mais nous pensons que la forme étincelante et la soif de victoire de Paul Magnier feront la différence. Il s’impose au nez et à la barbe des cadors (à commencer par Jonathan Milan), confirmant son statut de nouveau patron du sprint français.

Informations pratiques : Horaires et diffusion TV

Pour ne rien manquer de cette explication, notez bien les horaires :

Départ réel : 10h40

Arrivée prévue : Aux alentours de 15h45 (selon la moyenne horaire).

Diffusion TV : Direct sur Eurosport 2 et la plateforme Eurosport MAX à partir de 13h05 pour ne rien rater des derniers kilomètres décisifs.

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Paris-Nice 2026 étape 4 : parcours, profil et favoris de l’arrivée à Uchon

Ce mercredi, les grimpeurs entrent enfin en scène. La 4e étape de Paris-Nice 2026 relie Bourges à Uchon sur 195 kilomètres, mais c’est dans les huit derniers, et surtout dans le dernier kilomètre à 12,8%, que la « Course au Soleil » risque de connaître son premier véritable séisme. Juan Ayuso le maillot jaune, Jonas Vingegaard et le duo surprise d’INEOS (Vauquelin, Onley) s’affrontent sur un terrain bien plus piégeux que ne le laisse entendre la fiche technique.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Uchon, le premier juge de paix : pourquoi la 4e étape de Paris-Nice 2026 promet déjà des étincelles

L’heure de vérité a sonné. Après un contre-la-montre par équipes qui a sacré la mécanique de précision d’INEOS Grenadiers et placé Kévin Vauquelin dans la roue des tout grands, la 84e édition de Paris-Nice quitte les routes roulantes du Cher pour plonger dans les ondulations bourguignonnes. Mais attention : cette 4e étape, longue de 195 kilomètres entre Bourges et le sommet d’Uchon, est un véritable cheval de Troie. Sous des airs de première explication entre costauds, elle cache un profil diabolique qui pourrait bien consacrer un leader… ou en piéger plus d’un.

Comme le veut la tradition, la « Course au Soleil » nous offre ce premier jugement de paix, mais avec une particularité qui change tout : si le dénivelé total avoisine les 2500 mètres, plus d’un tiers est concentré dans les 28 derniers kilomètres. Un scénario de Classique déguisée en étape de montagne qui obligera les favoris à être constamment sur le qui-vive. Alors, terrain de jeu des purs puncheurs ou traquenard pour rouleurs-grimpeurs ? Plongeons dans le détail d’une étape qui s’annonce déjà historique.

Quel est le parcours de la 4e étape de Paris-Nice 2026 ?

195 kilomètres de patience, 8 kilomètres de folie. Voilà comment résumer cette 4e étape entre Bourges et Uchon. Le départ fictif à 12h10 (départ réel à 12h25) donnera lieu à une longue procession de 120 kilomètres à travers la campagne berrichonne puis nivernaise. Les coureurs traverseront Avord, Imphy et Moulins-Engilbert sur des routes rectilignes idéales pour le contrôle du peloton. Mais le piège se referme progressivement à l’approche de la Saône-et-Loire.

La mise en bouche : Croix des Cerisiers et Croix de la Libération

Le premier frisson intervient à 61,6 kilomètres du but avec la Côte de la Croix des Cerisiers (6,2 km à 4,3%). Une pente douce en apparence, mais qui sert d’apéritif avant le plat de résistance. À 23,1 kilomètres de la ligne d’arrivée, les coureurs attaquent la Côte de la Croix de la Libération. Longue de 4,6 kilomètres à 5,3%, cette difficulté est une véritable « puncheuse » déguisée. Pour l’avoir grimpée, nous pouvons vous dire que ses deux paliers sont trompeurs : la route de Broye (1,4 km à 7,3%) et le col de la Porolle (2,4 km à 7,1%) imposent un premier véritable effort musculaire.

Pourquoi la montée d’Uchon est-elle si redoutable ?

8 kilomètres à 4,5% de pente moyenne. Sur le papier, on lit ça et on hausse les épaules. Grave erreur. C’est oublier que le cyclisme ne se résume pas à des moyennes, mais à des pics d’effort, des ruptures de rythme. La montée vers Uchon est un « yoyo » infernal. Les trois premiers kilomètres flirtent avec les 6%, avant une courte respiration descendante qui piège ceux qui voulaient placer une attaque. Puis, c’est un nouveau mur : un kilomètre à 7%… une nouvelle descente… un autre kilomètre à 7%…

Le véritable enfer commence à deux kilomètres de l’arrivée, après un faux-plat descendant qui relâche dangereusement la tension dans les jambes. Là, la route se redresse. L’avant-dernier kilomètre est à 6,5%, mais c’est une formalité comparé à la toute dernière rampe à 16%. C’est dans ce genre de final que les écarts se creusent et que les sprints bonifications (10, 6 et 4 secondes pour les trois premiers) peuvent définitivement sceller le classement général.

Selon les données recueillies, le 1,8 dernier kilomètre affiche une moyenne supérieure à 10%. Un effort explosif où l’aspiration ne compte plus, seulement la puissance brute et la gestion de l’explosivité. Ce n’est plus une arrivée de grimpeur, c’est un sprint en côte version longue distance.

Quels sont les favoris pour la victoire d’étape à Uchon ?

Nous avons un plateau de rêve pour ce premier duel. Voici une analyse des forces en présence, basée sur leur forme actuelle et leurs antécédents.

⭐⭐⭐ Oscar Onley (INEOS Grenadiers) : Pour nous, il est le favori numéro 1. Léger comme un poids plume, explosif, il a terminé deuxième du Malhão au Tour de l’Algarve derrière Ayuso dans un effort similaire, mais sur un terrain moins accidenté. Ici, les variations de rythme lui conviennent parfaitement. Avec Kévin Vauquelin également devant, INEOS a la carte maîtresse pour faire sauter la baraque.

⭐⭐ Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le Français est absent des résultats depuis le départ d’Achères, mais son heure est venue. L’an dernier, sur un final comparable (la Loge des Gardes), il avait montré qu’il adorait les pentes à plus de 10% – pour l’anecdote, le lendemain il s’imposait du côté de la Côte-Saint-André / Côte de Notre-Dame-de-Sciez . Il a coché cette étape, et son style de grimpeur léger et vif est taillé pour l’ultime raidard. C’est clairement l’homme à suivre pour la gagne, surtout qu’il est moins bien placé au général (34e à 1:06).

⭐⭐ Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Deux fois deuxième de la Flèche Wallonne (2025 et 2024), il a le Mur de Huy dans les jambes. Ce final est un Mur de Huy en plus long et plus irrégulier. S’il a récupéré de son excellent chrono par équipes, il peut non seulement gagner l’étape, mais aussi s’emparer du maillot jaune. La France attend son exploit après celui de Paul Seixas réalisé sur les routes des Strade Bianche.

⭐⭐ Juan Ayuso (Lidl-Trek) : Le leader du général est en jaune, mais avec seulement quelques secondes d’avance sur le duo INEOS. Il a l’explosivité, comme il l’a prouvé en dominant Onley en Algarve. Cependant, il devra gérer les attaques et ne pas se faire piéger. Sa position est la plus inconfortable : il doit marquer tout le monde.

⭐ Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) : Le Danois n’est pas à 100% de son niveau du Tour de France, c’est une evidence. Ce final ultra-explosif n’est pas son terrain de prédilection. Mais Visma est une équipe pragmatique. Si Vingegaard est dans un grand jour, ils durciront la course dès le pied pour éliminer l’explosivité des purs puncheurs. Le peut-il ? C’est toute la question de cette étape.

Autres prétendants : Daniel Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe) est un client sérieux sur ce type d’efforts, actuel 9e du classement général. David Gaudu (Groupama-FDJ United) doit absolument se rassurer sur un terrain qui le voit souvent briller. Enfin, ne négligez pas Marc Soler et Brandon McNulty (UAE Team Emirates) dans un rôle d’attaquants lointain si l’équipe veut déstabiliser le peloton.

Météo et diffusion : comment suivre l’étape ?

Les conditions pourraient jouer un rôle majeur. Les prévisions annoncent une température de 9°C, de la pluie et un vent modéré de sud-ouest (force 4). Sur les plateaux exposés, ce vent pourrait créer des bordures, rendant la course encore plus nerveuse bien avant Uchon.

Côté diffusion TV, le direct débutera à 15h10 :

France 3 : Direct (en clair)

Eurosport 2 et Eurosport MAX : Direct précédé et suivi de l’émission Les Rois de la Pédale.

L’arrivée est estimée entre 16h45 et 17h10.

Quel scénario pour ce premier duel des leaders ?

Notre rédaction voit deux scénarios. Soit le peloton arrive groupé au pied d’Uchon, et nous aurons droit à un combat de boxe dans les 2 derniers kilomètres entre les « poids coq ». Soit le vent et la nervosité auront fait des dégâts, et les favoris se retrouveront en petit comité dès la Croix de la Libération.

Notre conviction ? INEOS est en position de force. Avec Onley et Vauquelin, ils peuvent user Ayuso, puis placer une offensive dans le dernier kilomètre. Vingegaard tentera de suivre, mais nous voyons mal le Danois, encore en phase de construction, décrocher la timbale sur ce terrain piégeux. Quant à Lenny Martinez, il est notre favori pour le bouquet, car il n’a pas la pression du général.

Et vous, quel scénario voyez-vous ? Juan Ayuso peut-il conserver son bien face à la double menace INEOS ? Jonas Vingegaard parviendra-t-il à créer l’exploit malgré un profil défavorable ? Répondez en commentaires et donnez votre top 3 pour cette étape reine déguisée !

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Paris-Nice 2026 : INEOS Grenadiers remporte l’étape 3, Juan Ayuso nouveau leader

Ils ont réalisé le meilleur temps, roulé plus vite que tout le monde, mais ils ne porteront pas le maillot jaune ce soir. Sur les routes de la Nièvre, INEOS Grenadiers a offert à Kévin Vauquelin un cadeau empoisonné : la victoire sur le contre-la-montre par équipes, oui, mais pas le leadership. Car dans ce jeu cruel des secondes, Juan Ayuso a gardé la main. Retour sur l’heure de vérité de Paris-Nice 2026.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Chrono de tous les regrets pour Kévin Vauquelin : INEOS gagne, Ayuso lui vole la lumière

L’heure de vérité a sonné

C’était l’étape que tout le monde attendait, celle qui ne pardonne rien, celle qui révèle les armadas et expose les failles. Ce mardi 10 mars, sur les 23,5 kilomètres vallonnés reliant Cosne-Cours-sur-Loire à Pouilly-sur-Loire, Paris-Nice 2026 a vécu son premier grand rendez-vous avec la vérité. Un contre-la-montre par équipes disputé selon le nouveau format – chaque coureur récupère son temps individuel –, une répétition grandeur nature du premier acte du Tour de France à Barcelone.

Au terme d’un après-midi de folie où les temps de référence se sont effondrés les uns après les autres, ce sont les maillots orange d’INEOS Grenadiers qui ont décroché la timbale. Pourtant, sur le podium protocolaire, ce n’est pas le Français Kévin Vauquelin qui a enfilé la tunique jaune, mais l’Espagnol Juan Ayuso. Explications d’une étape à rebondissements où la force collective a rencontré la loi des bonifications.

Pourquoi INEOS Grenadiers a-t-elle (enfin) retrouvé la recette du chrono ?

Depuis cinq ans, l’ex-équipe Sky regardait ses concurrentes lui damer le pion sur l’exercice qui avait fait sa légende. Cette fois, sur les bords de Loire, la mécanique britannique a parfaitement huilé ses rouages.

La machine Tarling-Vauquelin, un rouleau-compresseur

Dès le premier pointage intermédiaire à Saint-Laurent-l’Abbaye, le message était envoyé. Avec un Joshua Tarling surpuissant, capable d’aspirer littéralement ses coéquipiers dans son sillage, INEOS a réalisé une démonstration de force. Mais là où la formation a fait la différence, c’est dans la gestion de ses atouts pour le général.

Contrairement à d’autres équipes venues pour un seul homme, INEOS jouait double jeu avec Kévin Vauquelin et Oscar Onley. Dans le dernier kilomètre, alors que Tarling commençait à fatiguer, c’est le Normand qui a pris le relais pour aller chercher ces deux petites secondes d’avance sur Lidl-Trek. Un effort surhumain qui, sur le moment, semblait promettre le jackpot.

Un collectif retrouvé pour offrir la gagne à Vauquelin

« Une belle épreuve avec l’équipe pour voir où nous en sommes » savourait Vauquelin après l’arrivée. Avec Dorian Godon et Samuel Watson assurant un tempo soutenu dans les portions techniques, INEOS a prouvé que son recrutement hivernal portait ses fruits. C’est la neuvième victoire de la saison pour l’équipe, la quatrième en WorldTour, signe d’une confiance retrouvée. Mais le goût du champagne est resté en travers de la gorge.

Juan Ayuso en jaune : le hold-up parfait ou la stratégie payante ?

Comment devient-on leader de Paris-Nice sans gagner l’étape ? En deux temps : un sprint intermédiaire, et un coup de pédales rageur dans le final.

Le sprint de la veille, une leçon de « racing » moderne

C’est l’histoire d’une seconde, ou plutôt de quatre. La veille, sur la 2e étape, Juan Ayuso avait eu l’audace d’aller grappiller des secondes sur un sprint intermédiaire. Un geste anodin pour certains, un acte de leadership pour d’autres. Ce mardi soir, ces quatre secondes pèsent le poids du monde. Sans elles, Lidl-Trek, devancée de deux secondes par INEOS, n’aurait jamais pu offrir le maillot jaune à son leader.

L’Espagnol a parfaitement compris les nouvelles règles du jeu. Dans un Paris-Nice où les écarts se comptent en unités de secondes, les bonifications sont devenues un objectif aussi crucial que les sommets.

Le numéro de Vacek et la claque à son ancienne équipe

Sur le chrono, Lidl-Trek a frôlé la perfection. Mathias Vacek et le jeune Jakob Söderqvist ont martyrisé le bitume pour mettre Ayuso dans les meilleures dispositions. Dans les derniers hectomètres, l’ancien coureur d’UAE a dû puiser dans ses réserves pour résister au retour d’INEOS. Il échoue de peu pour la victoire d’étape, mais remporte la bataille psychologique.

Mieux : il inflige 37 secondes à son ancienne maison, UAE Team Emirates-XRG, en pleine déroute. Preuve que le transfert de l’Espagnol chez Lidl-Trek n’a pas altéré sa vista ni son punch.

La folle stratégie de Decathlon CMA CGM qui a failli tout faire basculer

Si le dénouement est cruel pour Vauquelin, il aurait pu être historique pour Daan Hoole. L’équipe Decathlon a signé la performance tactique du jour, terminant sur le podium (3e) avec une audace folle.

Sacrifier l’équipe pour un homme : le pari Hoole

Alors que Visma-Lease a Bike venait de placer la barre très haut, les coéquipiers de Nicolas Prodhomme ont appliqué un plan risqué : mettre toute la maison en étoile dans le final pour lancer leur rouleur néerlandais. Dan Hoole, champion national de la discipline, s’est retrouvé seul comme un grand dans les derniers kilomètres.

Contre toute attente, il a tenu, repoussant les limites du possible pour battre Visma de quatre secondes et s’offrir un temps de référence. Un coup de poker presque gagnant, qui démontre une créativité tactique rafraîchissante. « C’est un choix audacieux et assumé » a-t-on pu entendre du côté de l’équipe française. Il a failli être gagnant.

Le classement général chamboulé : qui a gagné, qui a perdu ?

Au-delà du duel Ayuso-Vauquelin, ce chrono par équipes a redistribué les cartes pour la semaine.

Les grands gagnants : INEOS Grenadiers place deux hommes sur le podium (Vauquelin 2e, Onley 3e à 3 secondes). Une mainmise impressionnante. Decathlon CMA CGM prouve qu’elle a des armes.

Les perdants : UAE Team Emirates-XRG a sombré (37 secondes concédées). Le départ trop rapide et la défaillance de Sivakov et Politt laissent Brandon McNulty à 39 secondes (19e du GC), quasi éliminé pour la gagne. EF Education-EasyPost, avec Luke Lamperti, n’a jamais pu défendre le jaune.

Les regrets : Visma-Lease a Bike, pourtant favorite et emmenée par un énorme Bruno Armirail, termine au pied du podium. Jonas Vingegaard concède 15 secondes. Ce n’est pas rédhibitoire, mais face à un Ayuso aussi tranchant, la marge de manœuvre s’amenuise.

Question à 1 million : Ayuso est-il désormais l’homme à battre, ou INEOS, avec son doublé au général, a-t-elle les clés pour renverser la table dans la difficulté?

Vidéo : Les images de la démonstration orange

On y voit Joshua Tarling enchaîner les relais monstrueux, le visage de Kévin Vauquelin crispé sur son vélo dans la dernière ligne droite, et surtout l’émotion de Juan Ayuso, qui serre le poing en passant la ligne, conscient d’avoir réalisé le coup parfait. Les images du parcours vallonné montrent aussi la difficulté technique de ce tracé, annonciateur du Tour de Catalogne à venir.

Classement Paris-Nice 2026, étape 3 – Top 20

  1. INEOS Grenadiers en les 23,5 km en 26:40 (52,8 km/h)
  2. Lidl – Trek +0:02
  3. Decathlon CMA CGM Team +0:11
  4. Team Visma | Lease a Bike +0:15
  5. Red Bull – BORA – hansgrohe +0:20
  6. EF Education – EasyPost +0:23
  7. Movistar Team +0:28
  8. UAE Team Emirates – XRG +0:37
  9. Groupama – FDJ United +0:41
  10. Cofidis +0:42
  11. Team Jayco AlUla +0:57
  12. Tudor Pro Cycling Team +1:03
  13. Soudal Quick-Step +1:03
  14. Bahrain – Victorious +1:04
  15. Uno-X Mobility +1:09
  16. Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:11
  17. XDS Astana Team +1:15
  18. NSN Cycling Team +1:24
  19. Lotto Intermarché +1:30
  20. Alpecin-Premier Tech +1:31
  21. TotalEnergies +1:37
  22. Team Picnic PostNL +1:39

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 8:37:02
  2. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:02
  3. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:03
  4. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +0:13
  5. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +0:17
  6. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  7. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  8. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:22
  9. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:24
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost +0:25
  13. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  14. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +0:27
  15. AULAR ORLUIS, Movistar Team +0:29
  16. ROMEO IVÁN, Movistar Team +0:30
  17. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +0:33
  18. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  19. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  20. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +0:43

La guerre des nerfs est lancée

Cette 3e étape de Paris-Nice 2026 restera comme un classique instantané. Elle a consacré la puissance collective d’INEOS Grenadiers tout en rappelant que le vélo moderne se gagne aussi avec l’intelligence de course. Juan Ayuso, nouveau patron au classement général, savoure mais sait que la pression va monter. Kévin Vauquelin, lui, peut nourrir des regrets, mais il a prouvé qu’il avait les épaules pour rivaliser.

Rendez-vous dans les prochains jours, dans l’arrière-pays niçois, pour savoir si ce chrono était une répétition générale ou un jugement dernier.

Et vous, que pensez-vous de la règle des bonifications sur un chrono par équipes ? Vauquelin méritait-il le jaune ? Dites-le-nous en commentaires !

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Tirreno-Adriatico 2026 : Van der Poel remporte l’étape 2 devant Del Toro

Ils étaient venus chercher des sensations de Classiques, ils ont été servis. Ce mardi 10 mars, la 2e étape de Tirreno-Adriatico a basculé dans une autre dimension sous les trombes d’eau de San Gimignano. Au terme d’un final apocalyptique sur les strade bianche, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a rappelé au monde qu’il était le patron des terrains accidentés, s’imposant d’un rien face au nouveau leader, le phénomène mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG).

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

L’instinct du champion : Comment Van der Poel a dompté le chaos de San Gimignano pour s’offrir Del Toro

Une étape de 206 kilomètres : comment la « Course des deux mers » a-t-elle basculé dans le chaos ?

Ce devait être une étape de transition. Un long ruban d’asphalte de 206 kilomètres reliant Camaiore à la cité médiévale de San Gimignano. Mais le final, lui, était un piège diabolique digne des plus grands monuments. Avec un secteur de 5,3 kilomètres de strade bianche et une arrivée pavée en légère montée (1,2 km à 7,1%), les organisateurs de Tirreno-Adriatico 2026 avaient écrit un scénario explosif. La pluie, elle, a joué le rôle de la mèche.

L’échappée matinale, simple faire-valoir ?

Comme souvent, la course s’est d’abord animée avec une échappée de quatre coureurs : Manuele Tarozzi (Bardiani CSF 7 Saber), Joan Bou (Caja Rural–Seguros RGA), Alessandro Iacchi (Solution Tech Nippo Rali) et Diego Pablo Sevilla (Polti VisitMalta). Leur avance, sagement contrôlée par les équipes des favoris, n’a jamais excédé les quatre minutes. Une simple formalité avant le grand bain. Selon nos datas, c’est à 39 kilomètres de l’arrivée que le peloton a mis fin à leur escapade, le moment choisi par INEOS Grenadiers pour durcir le rythme et protéger le maillot bleu de Filippo Ganna, vainqueur de la veille.

Pluie, chutes et tension : le secteur gravier a-t-il tenu toutes ses promesses ?

L’entrée sur le secteur de terre a immédiatement provoqué un électrochoc. La pluie, qui s’était invitée pile au moment crucial, a transformé le chemin blanc en patinoire. « C’était assez délicat » a sobrement commenté Van der Poel après l’arrivée. Un euphémisme quand on voit les images. Dès les premiers mètres du gravier, Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) a tenté de placer une estocade, rappelant son glorieux passé de puncheur. Mais en face, il y avait un ogre.

Mathieu van der Poel, l’attaque du patron : un récital sur la strade bianche ?

« Julian Alaphilippe est parti le premier, puis j’ai essayé de prendre la tête parce que je savais qu’il y avait des virages assez techniques » a expliqué le Néerlandais. Sa réaction a été instantanée et dévastatrice. D’un coup de pédale, « MVDP » a scellé le sort de l’étape, emmenant dans sa roue les seuls capables de le suivre : Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike) et Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Derrière, c’était la débandade. Wout Van Aert, Thymen Arensman, Primoz Roglic, et même le maillot bleu Ganna étaient piégés, victimes du rythme infernal ou des chutes.

La chute de Jorgenson, un tournant pour Del Toro ?

Le destin a alors basculé. Victime d’une glissade, Jorgenson a chuté, coupant la route et gênant Del Toro. Le Mexicain a dû mettre pied à terre, laissant Van der Poel filer seul vers la gloire. C’était sans compter sur la rage du jeune leader de l’UAE Team Emirates XRG. Dans un effort monumental, Del Toro a recollé au multiple champion du monde de cyclo-cross, accompagné par l’épatant Italien Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe). Le trio était reconstitué pour un sprint à trois dans les ruelles pavées de San Gimignano.

Le sprint final : une question de puissance ou d’expérience ?

Dans ce jeu d’échecs à haute vitesse, personne ne voulait relayer Del Toro, conscient de faire le travail pour ses adversaires. C’est finalement Pellizzari qui a lancé les hostilités, mais Van der Poel, malgré une grimace et une glissade dans un virage qui a failli lui être fatale, a démontré toute sa science de la route. Patient, puissant, il a attendu le moment propice pour déborder ses jeunes concurrents et s’imposer sur la ligne. « Le sprint était vraiment difficile, surtout parce que la route et la surface étaient assez glissantes, donc c’était difficile de se lever » a-t-il reconnu au micro d’Eurosport, confirmant la difficulté surhumaine de ce final.

Isaac Del Toro perd la bataille mais gagne la guerre du général

Si le sourire du vainqueur du jour est immense, le Mexicain Isaac Del Toro peut lui aussi afficher une certaine satisfaction. Sa deuxième place, associée aux bonifications, lui permet de s’emparer du maillot bleu de leader. Il succède à Filippo Ganna (INEOSs Grenadiers), relégué à plus d’une minute, désormais 8e.

Quel est le nouveau classement général après cette deuxième étape ?

Le classement général prend une tournure passionnante :

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) à 3 secondes.Magnus Sheffield (Ineos Grenadiers) à 13 secondes.

Derrière, on retrouve des cadors comme Alan Hatherly (Jayco AlUla) et Primoz Roglic (Red Bull-BORA-hansgrohe). Thymen Arensman (63e), l’un des grands perdants du jour suite à sa chute, a concédé 1 minute et 38 secondes, compromettant sérieusement ses chances pour le général. Selon vous, Del Toro a-t-il les épaules pour défendre ce maillot jusqu’à la fin face à des coureurs comme Roglic ?

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 2 – Top 20

  1. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech les 206 km en 4:53:23 (42,1 km/h)
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:15
  5. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:17
  6. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team m.t.
  7. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek m.t.
  8. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
  9. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  10. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  11. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. HEALY BEN, EF Education – EasyPost m.t.
  13. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  14. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
  15. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost m.t.
  16. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  17. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  18. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  19. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  20. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 5:06:01
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:03
  3. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:13
  4. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:17
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:18
  6. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:20
  7. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:31
  8. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers +0:34
  9. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  10. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +0:36
  11. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +0:37
  12. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  13. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:41
  14. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek m.t.
  15. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:48
  16. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +0:51
  17. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:52
  18. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:53
  19. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +0:58
  20. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team m.t.

Analyse et perspectives : une répétition générale avant Sanremo

Au-delà du spectacle, cette 2e étape de Tirreno-Adriatico 2026 est un immense enseignement. Pour Mathieu van der Poel, c’est sa 58e victoire professionnelle et la confirmation d’une forme étincelante après son succès au Het Nieuwsblad (3 jours de courses et déjà 2 victoires). C’est surtout un message fort envoyé à ses futurs adversaires sur Milan-Sanremo, dont le final pourrait lui rappeler les pentes de San Gimignano.

Pour Isaac Del Toro, cette performance confirme qu’il est bien plus qu’un simple espoir. À 22 ans, il rivalise avec les plus grands sur leur terrain de prédilection et endosse un maillot de leader sur une course WorldTour. Le Mexique tient-il enfin le successeur des grands grimpeurs latino-américains ? L’avenir nous le dira.

Mercredi, la 3e étape entre Cortona et Magliano de’ Marsi (221 km) offrira une trêve aux puncheurs avec un terrain propice aux sprinteurs. Mais après le chaos de San Gimignano, qui peut jurer que la course sera tranquille ? Pensez-vous que le final de cette 2e étape était trop dangereux, ou est-ce ce genre de défi qui fait la beauté du cyclisme moderne ?

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Tirreno Adriatico 2026 étape 2 : parcours, favoris et analyse du final en gravel

Entre les pavés de Sienne et les routes blanches des Strade Bianche, San Gimignano a tout d’une grande. Bienvenue sur la 2e étape de Tirreno Adriatico 2026, un véritable traquenard de 206 kilomètres où le moindre coup de pédale pourrait peser lourd dans la balance du classement général. Oubliez le contre-la-montre inaugural, c’est ici que la course bascule.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

San Gimignano, le jugement dernier : pourquoi la 2e étape du Tirreno 2026 va déjà faire exploser le chronomètre

La poussière n’a pas fini de retomber. À peine les coureurs ont-ils rangé leurs vélos de chrono que déjà, le bitume laisse place à la terre. Après la démonstration de Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) lors du prologue de Camaiore, le peloton de Tirreno Adriatico 2026 plonge vers le sud pour une seconde étape qui sent bon la Toscane et ses routes blanches. Mais attention, ce n’est pas une simple digestion des Strade Bianche. Ce mardi 10 mars, sur les 206 kilomètres reliant Camaiore à San Gimignano, c’est un véritable examen de passage qui attend les prétendants au succès. Entre un secteur de gravier de 5,3 kilomètres en plein cœur du final et une montée pavée digne d’un film de Fellini, cette étape 2 a tout du scenario idéal pour un scénario catastrophe… ou pour un récital. Une question taraude déjà les observateurs bien installés : est-ce une étape pour les puncheurs ou le premier vrai duel pour le maillot de leader ?

Pourquoi San Gimignano est-il un piège plus redoutable qu’une arrivée au sommet classique ?

Ce n’est pas la raideur qui tue, c’est la répétition des efforts et la technicité. Oubliez les ascensions interminables des Dolomites, le parcours de cette 2e étape est un concentré d’explosivité. Les 2 300 mètres de dénivelé positif sont savamment distillés pour user les organismes. Après une longue traversée des plaines de Livourne, le scénario s’emballe dans les 70 derniers kilomètres.

Le secteur gravel : le juge de paix de 5,3 km

C’est l’ingrédient secret de cette étape. Un secteur de sterrato de 5,3 kilomètres, placé idéalement à 6,8 km de la ligne. Mais ici, pas de long ruban blanc comme sur les Strade. Ce secteur est vicieux : il attaque d’entrée par une bosse de 1,3 km à 7,6% sur un revêtement instable. Les vitesses chutent, les trajectoires deviennent aléatoires, et la poussière – ou la boue si la météo joue les trouble-fêtes – peut réduire la visibilité à néant.

Ce n’est pas la longueur du secteur qui est intimidante, c’est son positionnement. Juste avant une arrivade difficile, il oblige les leaders à prendre des risques pour se placer. Une crevaison ou un mauvais virage et c’est 10 secondes de perdues, voire plus, analyse t on à la rédaction.

L’ascension finale : un mur pavé dans la cité médiévale

À la sortie du gravier, il reste 1,5 km de route. Un faux-plat pour reprendre son souffle ? Illusion. La Via San Matteo, avec ses pavés usés par les siècles, se dresse comme un mur de 1,2 km à 7,1% de moyenne, avec des passages frôlant les 15% après la Porta San Matteo. Les ruelles étroites interdisent tout dépassement hasardeux. Celui qui passe la flamme rouge en tête est quasiment intouchable, à condition d’avoir la vigueur nécessaire pour placer un dernier coup de reins dans un pourcentage digne des pires pourcentages du Mur de Huy.

Duel de géants ou main basse des « gravelmen » ? Van der Poel vs Van Aert, le match dans le match

Le décor est planté, les acteurs entrent en scène. Sur ce terrain, deux noms s’imposent logiquement dans les pronostics : Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) et Wout van Aert (Visma-Lease a Bike). Leur duel, s’il a lieu, transcenderait l’étape. Mais sont-ils vraiment intouchables ?

Mathieu van der Poel, le patron désigné

Pour le champion néerlandais, cette arrivée est une invitation. Sa capacité à placer un démarrage sur des pentes à 15% après 200 kilomètres dans les jambes n’est plus à démontrer. De plus, l’équipe Alpecin aligne le phénomène Tibor Del Grosso, champion du monde de cyclocross espoirs, un atout majeur pour contrôler les bordures ou le secteur gravel. « La question n’est pas de savoir s’il peut gagner, mais comment il va s’y prendre » analysent les observateurs. Si le final est trop sélect pour un sprint massif, Van der Poel pourrait même endosser le costume de puncheur-grimpeur.

Wout van Aert, le revenant en quête de confirmation

Le Belge arrive sur ce Tirreno avec un appétit retrouvé. Moins dominateur que son rival sur les pentes les plus explosives, Van Aert possède un atout maître : sa vista et sa puissance sur le long. Si l’étape se joue à l’usure, avec une attaque lointaine dans les montées de Castelnuovo Val di Cecina ou sur le gravier, son talent de rouleur-grimpeur pourrait faire la différence. La présence de Matteo Jorgenson (8e des Strade Bianche) à ses côtés offre également un plan B de luxe à la formation Visma.

Et si les « Grimpeurs-puncheurs » volaient la vedette aux rois des classiques ?

Car ne nous y trompons pas, derrière les deux monstres sacrés, une meute de jeunes loups affamés et de leaders de classement général rêvent de créer l’exploit. Ce final en côte, après un secteur exigeant, est taillé pour certains profils très spécifiques.

La jeunesse dorée d’UAE : Isaac Del Toro et Jan Christen. Le Mexicain, 3e des Strade Bianche, est un pur produit de ce genre d’effort. Son punch sur les pentes raides et sa maîtrise du gravier en font le favori numéro 1 pour contester la suprématie de Van der Poel.

La colonie bahreïnie : Antonio Tiberi, vainqueur d’étape sur le Tour des Émirats (au sommet de Jebel Mobrah), possède un finish explosif. Santiago Buitrago, vainqueur début mars du Trophée Laigueglia, lui, est un véritable rouleau compresseur. Si l’étape arrive groupée, l’un des deux peut créer la surprise.

Les Italiens à domicile : Giulio Ciccone (Lidl-Trek) – qui est en reprise, connaît chaque virage de sa région. Sur un parcours qui rappelle ses années de formation, il aura à cœur de briller devant son public.

Les hommes forts : Des coureurs comme Ben Healy (EF Education), Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) ou Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) ont le punch et l’inconscience nécessaires pour anticiper le secteur de gravier et plonger vers San Gimignano en solitaire.

Primož Roglič et les cadors du général peuvent-ils vraiment perdre du temps ?

C’est l’autre grand enjeu de cette étape 2. Pour des rouleurs-grimpeurs comme Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) ou Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) – qui ont tous les deux montré de belles aptitudes sur le chrono inaugural, la gestion est primordiale. Le Slovène, impressionnant lundi (hier), sait que le piège est partout. Une perte de concentration dans le secteur gravier, un trou d’air dans les 60 derniers kilomètres vallonnés, et c’est une minute de perdue.

Le profil technique avec ses multiples montées-descendues avant le final est un terrain glissant. Pour Roglič, l’objectif sera de limiter la casse et de grappiller des secondes sur ses concurrents directs, sans forcément viser la victoire d’étape. Mais comme le dit l’adage, « à Tirreno, on ne fait pas de cadeaux ». Si Del Toro ou Jorgenson attaquent, il devra répondre, quitte à puiser dans des réserves précieuses pour la suite.

La météo, l’arbitre invisible de la 2e étape

Les prévisions annoncent une dégradation en cours d’après-midi, avec un risque de pluie sur San Gimignano. Si la poussière se transforme en boue sur le secteur gravel, le facteur chance deviendra aussi important que la condition physique. Le secteur de 5,3 km deviendrait une véritable patinoire, rendant le placement encore plus crucial et les risques de chute exponentiels. Une donnée à surveiller de près.

Question à nos lecteurs : Selon vous, qui de Mathieu van der Poel ou d’Isaac Del Toro est le plus à l’aise sur ce final mixte gravel-pavés ? Le débat est ouvert en commentaires.

Les secrets d’une arrivée d’anthologie : Le scénario idéal

Pour les puristes, le scénario rêvé serait une attaque dans la partie la plus raide du secteur gravel. Imaginez : Van der Poel place un démarrage sur les 1,3 km à 7,6%, imité par Del Toro. Le duo creuse un écart, mais derrière, Van Aert et Jorgenson organisent la chasse. La sortie du gravier se fait avec 10 secondes d’avance pour le duo de tête. Reste le mur pavé. Si le Mexicain parvient à suivre le champion du monde, le duel au sprint est hallucinant. Si Van der Poel est seul, la messe est dite.

Mais la réalité pourrait être tout autre : une échappée matinale bien ficelée, un groupe de costauds sorti dans les 20 derniers kilomètres, ou même un sprint réduit pour les plus rapides si le rythme infernal imposé par les équipes de GC émousse les puncheurs.

Le verdict de notre expert

Mathieu van der Poel part avec une étiquette de favori logique. Mais sur ce Tirreno Adriatico 2026, l’étape 2 ressemble trop à une classique du Nord mélangée à une semi-étape de montagne pour ne pas sourire aux profils complets. Si les conditions météo sont sèches, le facteur X s’appellera Isaac Del Toro. Le Mexicain a le punch pour suivre les meilleurs et la jeunesse pour récupérer plus vite. S’il parvient à s’économiser dans le secteur gravel pour placer son attaque dans le dernier kilomètre pavé, il pourrait bien inscrire son nom au palmarès. Pour nous, ce sera un mano a mano entre l’expérience de Van der Poel et l’insouciance de Del Toro.

Pronostic : 1. Isaac Del Toro 2. Mathieu van der Poel 3. Wout van Aert

Un fauteuil pour le patron ?

Cette 2e étape entre Camaiore et San Gimignano est bien plus qu’une simple ligne droite vers le sud. C’est un condensé de ce que le cyclisme moderne propose de mieux : de la puissance, de la technique, de la stratégie et un brin de folklore italien. Le vainqueur de ce mardi 10 mars portera un maillot de leader peut-être plus lourd à porter que celui du prologue, car gagné sur le bitume, la terre et les pavés de Toscane.

Rendez-vous mardi en fin d’après midi pour savoir si Mathieu van der Poel confirme son statut de patron des classiques ou si la nouvelle génération, menée par Del Toro, signe déjà son acte de candidature au trône. Et vous, quel scénario attendez-vous avec le plus d’impatience ?

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