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Mathieu Van der Poel à Benidorm : La mécanique implacable d’un record en marche

Sous le soleil espagnol, Mathieu van der Poel a transformé la 10e manche de la Coupe du Monde en une démonstration tactique d’une froideur absolue. Alors qu’il avait renoncé à s’aligner, le champion du monde a finalement écrasé la course, réglant la question en un tour. Cette victoire, la 10e en 10 courses cet hiver, n’est pas un simple succès de plus. Elle est la pierre angulaire d’une saison parfaite et le tremplin vers Hulst, où un huitième maillot arc-en-ciel historique l’attend. Décryptage d’une domination qui réécrit les manuels.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Comment Van der Poel a-t-il pulvérisé le mythe de Benidorm ?

Sur la Costa Blanca, le parcours de Benidorm était réputé pour être le kryptonite du phénomène néerlandais. Sec, rapide et technique, il avait vu la dernière défaite de Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) en janvier 2024, un lointain souvenir où le circuit avait favorisé des puncheurs au profil différent. Cette fois, la narrative a été réécrite avec une autorité renversante.

La stratégie était d’une simplicité géniale. Profitant du travail de son jeune équipier Tibor Del Grosso et de la chute de Toon Aerts (Baloise Trek Lions) dans les premiers hectomètres, Van der Poel a accéléré à la jonction entre le roulant et le technique. « Tibor a fait un tour monstrueux. J’ai décidé d’y aller à fond immédiatement, pendant un ou deux tours, en espérant que ceux derrière hésiteraient » a-t-il confié. Ce calcul psychologique est la marque des grands tacticiens : forcer le doute chez des rivaux déjà battus d’avance.

En moins de dix minutes, il avait 30 secondes d’avance. La course était pliée. Cette sélection express rappelle les exploits d’un Greg Van Avermaet en son temps sur route, capable de tuer une classique dans l’œuf. Mais en cyclo-cross, une telle démonstration de force sur un parcours « adverse » est inédite depuis l’ère de Sven Nys.

Nys et Orts : que valent les places d’honneur face à un tel géant ?

Derrière l’ogre, la bataille pour les miettes du podium a offert un récit plus humain, presque chevaleresque. Thibau Nys (Baloise Trek Lions), le champion de Belgique, a immédiatement compris la vanité d’une poursuite. À la place, il a livré une course intelligente, assurant sa deuxième place au général de la Coupe du Monde. Son geste le plus marquant ? Avoir attendu et emmené jusqu’à la ligne l’Espagnol Felipe Orts (Estrella de Levante) vers un troisième podium historique à domicile. Un geste de classe qui rappelle les codes du sport d’antan, là où la bataille pour les points peut souvent être impitoyable.

Mais cette générosité pose une question qui dépasse le simple podium : Face à une domination aussi écrasante, la lutte pour la deuxième place devient-elle la seule vraie course ? Le débat est ouvert. Les chiffres sont têtus : avec 21 victoires consécutives, Van der Poel crée une distorsion dans la compétition. Les autres coureurs, pourtant de très haut niveau, semblent évoluer dans une catégorie parallèle.

Van der Poel peut-il vraiment tout gagner en 2026 ?

Le bilan est vertigineux. Dix courses, dix victoires. Vingt-et-une victoires d’affilée sur deux saisons. La statistique la plus parlante ? Son avance moyenne à l’arrivée cette saison dépasse les 45 secondes. Il ne gagne pas, il exile.

Tout semble désormais pointer vers le Championnat du Monde de Hulst, le 1er février. Sur ses terres néerlandaises, face à un public en transe, il visera un huitième maillot arc-en-ciel. Un record absolu qui lui permettrait de dépasser définitivement le légendaire Eric De Vlaeminck (7 titres). La pression sera d’une nature différente, mêlant l’attente nationale et le poids de l’histoire. Pourtant, à observer la sérénité avec laquelle il a géré Benidorm – une course qu’il avait même envisagé de zapper –, aucun signe de faille n’apparaît. Sa préparation route à Calpe semble avoir aiguisé sa condition plutôt que l’avoir émoussée.

Et côté français, quelle lumière dans l’ombre néerlandaise ?

Chez les femmes, Lucinda Brand (Baloise Trek Lions) a repris sa marche en avant avec une 18e victoire saisonnière, mais le fait marquant côté tricolore est la régularité d’excellence d’Amandine Fouquenet. Cinquième podium en Coupe du Monde cette saison, la Française s’impose comme la meilleure « non-Néerlandaise », un titre honorifique qui masque une progression remarquable. Sa capacité à rebondir après une défaite aux Championnats de France face à Célia Gery (4e à Benidorm) montre un mental d’acier.

Chez les hommes, la percée de Martin Groslambert (8e) et Rémi Lelandais (11e), qui signent leurs meilleures performances mondiales, est un vent d’optimisme pour le cyclo-cross français, souvent en retrait sur la scène internationale. Leur progression mérite d’être suivie à Maasmechelen et Hoogerheide.

Les deux dernières manches avant Hulst : simple formalité ?

Le week-end prochain scellera la Coupe du Monde à Maasmechelen (Belgique) et Hoogerheide (Pays-Bas). Mathieu van der Poel, leader avec 240 points devant Thibau Nys (220), peut mathématiquement remporter le globe cristal dès samedi en Belgique. La vraie question n’est pas le « si », mais le « comment ». Va-t-il chercher une victoire d’anthologie pour arriver en surchauffe à Hulst, ou gérer son effort avec la vision du seul objectif qui compte désormais : le Mondial ?

Pour les fans de stratégie pure, son approche de ces deux courses sera un fascinant indicateur de son état d’esprit. Jouera-t-il la sécurité à l’approche du Graal, ou au contraire, voudra-t-il assoir une domination psychologique totale sur ses rivaux mondiaux, comme un Bernard Hinault écrasant un Tour de France avant les JO ?

Une chose est certaine : chaque pédalée de Van der Poel entre maintenant dans l’histoire. Benidorm n’était pas une simple victoire de plus. C’était la confirmation qu’un athlète peut, parfois, transcender son sport au point d’en redéfinir les limites du possible. La machine est lancée, implacable, vers Hulst et l’éternité.

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Tour Down Under 2026 : Comment Ally Wollaston a résisté à l’enfer tactique pour une deuxième victoire magistrale

Sous un soleil de plomb et une avalanche d’attaques, Ally Wollaston a signé un doublé historique à Paracombe. Mais derrière ce succès en apparence net se cache une guerre d’usure d’une rare intensité, où la solidité d’une équipe et l’instinct d’une leader ont fait la différence. Décryptage d’une étape qui a mis le peloton en ébullition et qui annonce un final explosif sur les pentes du Corkscrew.

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Un doublé signé dans la souffrance : le jour où Wollaston a tout donné

La statistique est froide : 2 victoires en 2 jours pour Ally Wollaston (FDJ United-Suez). Mais le récit de la deuxième étape du Tour Down Under Féminin est tout sauf une formalité. À Paracombe, la Néo-Zélandaise n’a pas gagné en force, elle a survécu. « Je me sentais vraiment mal… J’ai trouvé ça tellement dur de remonter » a-t-elle confessé dans un mélange d’épuisement et d’euphorie après la ligne d’arrivée. Son triomphe face à la tenante du titre Noemi Rüegg (EF Education-Oatly) et à la révélation Josie Nelson (Picnic-PostNL) est le fruit d’une gestion de course parfaite de la part de la FDJ, dans un contexte de chaleur étouffante (35°C) et de tactiques chaotiques. Cette victoire rappelle les doublés d’ouverture d’une Annemiek van Vleuten en son temps : un mélange de statut assumé et de résistance mentale à toute épreuve.

L’analyse tactique : Pourquoi cette étape était un chef-d’œuvre de chaos contrôlé

Contrairement à la première étape plus maîtrisée, la course vers Paracombe (130,7 km, 2400m D+) a été un ballet d’attaques incessantes dès la difficile côte d’Ashton (10 km à 4%). Selon la logique du peloton, une équipe leader comme la FDJ aurait dû être étouffée. Le scénario inverse s’est produit.

La stratégie FDJ : la force de la patience

Face à des assaillantes venues de toutes les grandes équipes – Visma-Lease a Bike, Lidl-Trek, UAE Team ADQ – la FDJ a opté pour une défense en mouvement. Leur atout majeur ? La Néerlandaise Amber Kraak, véritable locomotive qui a tamponné toutes les échappées dangereuses en imposant un tempo infernal en tête du peloton. Cette tactique de « contrôle par l’effort » est risquée : elle épuise l’équipe, mais elle désorganise aussi les adversaires en les empêchant de construire une action coordonnée. C’est une stratégie qui a fait ses preuves chez les hommes avec la Jumbo-Visma de Primož Roglič. La FDJ l’a transposée avec brio.

L’échec des coalitions : quand l’individualisme sauve la leader

Le point culminant de cette étape fut l’incapacité des rivales à s’unir contre la maillot ocre. Les attaques se sont succédé (Gaia Realini, Mavi Garcia, Wilma Aintila en solitaire, Chloé Dygert…), mais toujours de manière isolée ou en petits groupes instables. Aucune coalition durable ne s’est formée, permettant à la FDJ de gérer chaque menace séparément. Cela pose une question cruciale pour l’avenir de la course par étapes féminine : les équipes sont-elles déjà trop fortes tactiquement, ou le manque d’alliance est-il le plus grand allié du leader ?

Les actrices clés d’une bataille épique

Amber Kraak (FDJ United-Suez) : L’équimière absolue. Son tempo à l’avant a brisé les espoirs de dizaines de coureuses et a été le pivot de la victoire.

Paula Blasi (UAE Team ADQ) : La bonne opération de la journée. L’Espagnole a ravi le maillot de la meilleure grimpeuse à Alessia Vigilia en marquant intelligemment des points sur toutes les côtes, prouvant son sens aigu de l’opportunité.

Wilma Aintila (Canyon-SRAM) : A offert le seul moment de respiration de la course avec une échappée solitaire de près de 50 km. Son effort héroïque, bien que vain, a structuré la phase centrale de l’étape et a forcé les équipes à s’organiser.

Chloé Dygert (Canyon-SRAM) : Son accélération foudroyante dans le final a créé la sélection décisive. Sa puissance pure reste une arme de destruction massive, même si elle manque encore peut-être de nuances pour aller au bout.

Les enjeux du Classement Général avant l’étape-reine du Corkscrew

Wollaston part favorite avec une marge confortable, mais le parcours du dernier jour change radicalement la donne.

Le tableau de bord avant la bataille finale :

Maillot Ocre (Leader) : Ally Wollaston (FDJ United-Suez)

Maillot des points : Ally Wollaston (porté par Josie Nelson)

Maillot de la Montagne : Paula Blasi (UAE Team ADQ) – avec une avance « confortable ».

Maillot de meilleure jeune : Justyne Czapla (Canyon-SRAM) – intact.

Le Corkscrew, tombeau des certitudes

La 3ème étape (126,5 km) présente deux ascensions du mur du Corkscrew (pente moyenne de 9.7%, pics à 16%). C’est un final taillé pour les ultra-grimpeuses. Les données historiques sont sans appel : ce genre de pente efface les avantages des puncheuses comme Wollaston. Toutes les regards se tournent vers des profils comme Gaia Realini (Lidl-Trek), Neve Bradbury (Canyon-SRAM) ou Mavi Garcia (UAE Team ADQ) qui n’ont rien perdu ces deux derniers jours et visent spécifiquement ce final.

La question qui brûle toutes les lèvres est la suivante : La FDJ, déjà éprouvée, a-t-elle les ressources pour contrôler un tel terrain face à des grimpeuses fraîches et déterminées ? L’histoire du Tour Down Under nous apprend que les écarts peuvent se compter en dizaines de secondes sur le Corkscrew. Le travail d’équipe deviendra plus crucial que jamais.

Une édition qui consacre la maturité tactique du peloton

Cette deuxième étape n’était pas qu’une course, c’était un statement. Elle a montré un peloton féminin plus profond, plus agressif et plus stratégique que jamais. La victoire d’Ally Wollaston est moins celle d’une individualité dominatrice que celle d’un collectif soudé face à un déluge d’attaques. Elle démontre que pour gagner une course par étapes aujourd’hui, il ne suffit plus d’être la plus forte : il faut être la plus intelligente, la mieux entourée, et la plus résistante mentalement. Alors que le Corkscrew se profile, une certitude émerge : le Tour Down Under 2026 est déjà entré dans l’histoire par la petite porte tactique, et il s’apprête à peut-être en écrire un nouveau chapitre par la grande porte de la montagne. Le dernier mot reviendra-t-il aux grimpeuses pures, ou la reine de Paracombe a-t-elle un dernier coup de génie dans les jambes ? Réponse demain.

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Tour Down Under 2026 : le grand choc des continents est lancé

Le Tour Down Under 2026 ouvre le bal du WorldTour du 20 au 25 janvier en Australie-Méridionale. Avec ses 758,9 km et le retour d’un prologue explosif, la course s’annonce déjà comme un terrain d’affrontement entre leaders ambitieux et équipes recomposées. Décryptage du plateau, des stratégies et des hommes à suivre.

Lire aussi : Tour Down Under 2026, le parcours le plus dur de l’histoire se dévoile

Le coup d’envoi de la saison WorldTour 2026 sera donné sous le soleil australien. Du 20 au 25 janvier, le Tour Down Under déploiera son parcours vallonné de 758,9 kilomètres autour d’Adélaïde. Une édition qui marque le retour très attendu d’un prologue et promet de l’incertitude jusqu’à la nouvelle étape finale à Stirling. Willunga Hill, ascension légendaire, sera gravie à trois reprises, tandis que le Corkscrew sera négocié deux fois. Un menu idéal pour départager puncheurs et grimpeurs dès les premiers jours de compétition.

Un plateau WorldTour au complet, renforcé par des invités de marque

Conformément à sa tradition, la course rassemble l’intégralité des 18 équipes WorldTour. À ce peloton d’élite viennent s’ajouter six formations invitées, soigneusement sélectionnées, portant le total à 24 équipes. Parmi elles, la sélection nationale australienne (ARA Australian Cycling Team) et des équipes ProTeam en forme comme le Tudor Pro Cycling Team ou le Decathlon AG2R La Mondiale. Cette diversité garantit une course ouverte, où les opportunistes pourront bousculer les plans des grands noms.

Les favoris et leurs lieutenants : une cartographie du pouvoir

La liste des engagés dessine les contours des premières batailles tactiques de l’année. Chaque équipe aligne un mix de leader, d’équipier expérimenté et de jeune talent, reflétant les stratégies de début de saison.

  • UAE Team Emirates mise sur un duo explosif avec Adam Yates, toujours redoutable dans ce type de profil, et Jay Vine, le phénomène australien qui évoluera devant son public. Et que dire de Jhonatan Narvaez, vainqueur sortant de l’épreuve. Leur équipe, parfaitement équilibrée, inclut le puissant rouleur Juan Sebastián Molano pour les sprints.
  • INEOS Grenadiers répond avec un contingent local motivé, mené par Jack Haig et soutenu par le vétéran Michał Kwiatkowski, maître dans l’art de placer ses leaders. Le jeune Lucas Hamilton apportera sa fraîcheur.
  • Team Jayco AlUla, formation australienne, vise logiquement la victoire à domicile. Ben O’Connor et l’excellent Luke Plapp formeront un duo complémentaire pour attaquer sur les pentes de Willunga Hill.
  • Team Visma | Lease a Bike, souvent innovante dans ses sélections, présente une équipe jeune mais talentueuse avec le Norvégien Per Strand Hagenes, tandis que des équipes comme Soudal Quick-Step (avec Filippo Zana) ou Lidl-Trek (avec Andrea Bagioli) chercheront à surprendre.

Les outsiders et les invités qui peuvent tout changer

L’intérêt de cette édition réside aussi dans la menace que font peser les équipes invitées et certains outsiders.

  • Tudor Pro Cycling aligne des puncheurs aguerris comme Marco Brenner et Marius Mayrhofer, parfaits pour le relief australien.
  • Decathlon CMA CGM arrive avec un mix de jeunesse (Pierre Gautherat) et d’expérience (Callum Scotson).
  • La sélection australienne ARA, composée exclusivement de coureurs locaux comme Chris Harper et Damien Howson, jouera sans pression et avec la fougue du patriotisme, prête à saisir la moindre opportunité.
  • Du côté des individus, on surveillera des hommes comme Georg Zimmermann (Lotto Dstny), Santiago Buitrago (Bahrain Victorious) ou Kevin Geniets (Groupama-FDJ), tous capables de briller sur ce terrain.

Le parcours 2026 : une mécanique précise pour couronner le plus complet

L’organisation a concocté un parcours qui laisse peu de place au hasard. Le prologue inaugural (non dévoilé ici mais attendu court et technique) distribuera les premières contraintes. Les ascensions répétées du Corkscrew (2.4km à 9%) et, surtout, les trois ascensions de Willunga Hill (3km à 7.6%) serviront de tamis. Enfin, la nouvelle étape finale à Stirling, avec ses faux plats montants, pourrait réserver une dernière surprise avant le verdict final. Ce tracé exigeant récompensera le coureur le plus régulier et le mieux entouré.

Bien plus qu’une course d’ouverture

Le Tour Down Under 2026 n’est pas un simple exercice de mise en jambe. C’est une course WorldTour à part entière, avec son lot de prestige et de points UCI. C’est le premier test grandeur nature des hiérarchies internes, des nouveaux matériels et des stratégies d’équipe. Pour les coureurs, c’est l’occasion de remporter une manche du WorldTour et d’endosser le premier maillot de leader de l’année. Pour les fans, c’est le retour tant attendu du cyclisme à haut niveau, promesse de spectacle et d’intensité sous le ciel d’été australien. La bataille pour l’ochre jersey est ouverte.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour Down Under 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, NARVÁEZ, Jhonatan
2, BJERG, Mikkel
3, LAENGEN, Vegard Stake
4, MOLANO, Juan Sebastián
5, OLIVEIRA, Ivo
6, VINE, Jay
7, YATES, Adam

Alpecin-Premier Tech (WT)
11, PLOWRIGHT, Jensen
12, BALLERSTEDT, Maurice
13, GLIVAR, Gal
14, SENTJENS, Sente
15, MARSMAN, Tim
16, BUSATTO, Francesco
17, GOGL, Michael

Bahrain – Victorious (WT) ✅
21, BUITRAGO, Santiago
22, ERŽEN, Žak
23, MIHOLJEVIĆ, Fran
24, STANNARD, Robert
25, STOCKWELL, Oliver
26, VAN DER MEULEN, Max
27, ZAMBANINI, Edoardo

Decathlon CMA CGM (WT)
31, ANDRESEN, Tobias Lund
32, CHAMBERLAIN, Oscar
33, GAUTHERAT, Pierre
34, GUDMESTAD, Tord
35, L’HOTE, Antoine
36, PRODHOMME, Nicolas
37, SCOTSON, Callum

EF Education – EasyPost (WT) ✅
41, CEPEDA, Jefferson Alexander
42, VAN DER LEE, Jardi Christiaan
43, SWEENY, Harry
44, WALKER, Max
45, MACKELLAR, Alastair
46, LAMPERTI, Luke
47, LEONARD, Michael

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, BOWER, Lewis
52, CAVAGNA, Rémi
53, DONNENWIRTH, Tom
54, FONTAINE, Titouan
55, GENIETS, Kevin
56, MARTIN, Guillaume
57, PALENI, Enzo

INEOS Grenadiers (WT) ✅
61, HAIG, Jack
62, HAMILTON, Lucas
63, KWIATKOWSKI, Michał
64, SVESTAD-BÅRDSENG, Embret
65, SWIFT, Ben
66, WATSON, Samuel
67, WELSFORD, Sam

Lidl – Trek (WT) ✅
71, BAGIOLI, Andrea
72, GHEBREIGZABHIER, Amanuel
73, KONRAD, Patrick
74, MOSCA, Jacopo
75, OOMEN, Sam
76, SOBRERO, Matteo
77, TEUTENBERG, Tim Torn

Lotto Intermarché (WT)
81, FOX, Matthew
82, RUTSCH, Jonas
83, TAMINIAUX, Lionel
84, THOMPSON, Reuben
85, VAN DER HOORN, Taco
86, VAN EETVELT, Lennert
87, ZIMMERMANN, Georg
89, VEISTROFFER, Baptiste

Movistar Team (WT) ✅
91, CEPEDA, Jefferson Alveiro
92, MORO, Manlio
93, NOVÁK, Pavel
94, ROMO, Javier
95, SERRANO, Gonzalo
96, TESFATSION, Natnael
97, TORRES, Albert

NSN Cycling Team (WT) ✅
101, BENNETT, George
102, CLARKE, Simon
103, GILMORE, Brady
104, SCHULTZ, Nick
105, STEWART, Jake
106, STRONG, Corbin
107, VERNON, Ethan

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
111, DRIZNERS, Jarrad
112, ETXEBERRIA, Haimar
113, FISHER-BLACK, Finn
114, PITHIE, Laurence
115, THORNLEY, Callum
116, TUCKWELL, Luke
117, VAN POPPEL, Danny

Soudal Quick-Step (WT) ✅
121, DAINESE, Alberto
122, EENKHOORN, Pascal
123, PEDERSEN, Casper
124, RACCAGNI NOVIERO, Andrea
125, REINDERINK, Pepijn
126, VAN DEN BOSSCHE, Fabio
127, ZANA, Filippo

Team Jayco AlUla (WT) ✅
131, O’CONNOR, Ben
132, DURBRIDGE, Luke
133, PORTER, Rudy
134, MCKENZIE, Hamish
135, O’BRIEN, Kelland
136, PLAPP, Luke
137, SCHMID, Mauro

Team Visma | Lease a Bike (WT)
151, BRENNAN, Matthew
152, FIORELLI, Filippo
153, HAGENES, Per Strand
154, SCHIFFER, Anton
155, HUISING, Menno
156, MATTIO, Pietro
157, REX, Tim

Team Picnic PostNL (WT)
141, DINHAM, Matthew
142, HAMILTON, Chris
143, KNOX, James
144, MÄRKL, Niklas
145, PEACE, Oliver
146, RENARD-HAQUIN, Henri-François
147, VAN UDEN, Casper

Uno-X Mobility (WT)
161, KRON, Andreas
162, CHARMIG, Anthon
163, SKAARSETH, Anders
164, BLIKRA, Erlend
165, RESELL, Erik Nordsæter
166, INGEBRIGTSEN, Storm
167, URIANSTAD BUGGE, Martin

XDS Astana Team (WT) ✅
171, KAJAMINI, Florian Samuel
172, ROMELE, Alessandro
173, SCHRETTL, Marco
174, VAN BEKKUM, Darren
175, VELASCO, Simone
176, TONEATTI, Davide
177, GATE, Aaron

Tudor Pro Cycling Team (PRT)
181, BRENNER, Marco
182, MAYRHOFER, Marius
183, SUTER, Joel
184, STORK, Florian
185, KELEMEN, Petr
186, WIRTGEN, Luc
187, ZIJLAARD, Maikel

Equipe nationale d’Australie (NAT)
191, HOWSON, Damien
192, HARPER, Chris
193, EDDY, Patrick
194, WALSH, Liam
195, BLEDDYN, Oliver
196, GREENWOOD, Matthew
197, STEVENSON, Lucas

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Tirreno-Adriatico 2026 : Le piège parfait se referme sur les favoris

L’annonce a été un coup de théâtre : pas d’arrivée au sommet pour la 61e édition. Un choix calculé qui masque la réalité la plus brutale. Avec 15 550 mètres de dénivelé dissimulés dans des étapes « cassantes », la Course des Deux Mers orchestre un piège tactique d’une rare perversité. Notre décryptage révèle pourquoi ce parcours réinvente les règles du jeu et désigne, dès maintenant, le profil du futur vainqueur.

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La présentation du parcours a été un coup de maître communicationnel. « Plus d’arrivée au sommet » a résonné comme une promesse de course moins dure. Illusion totale. Derrière cette apparente mansuétude, les organisateurs de RCS, menés par Stefano Allocchio, ont ourdi le tracé le plus insidieux de la décennie. 15 550 mètres de dénivelé positif, soit plus de 1 000 mètres supplémentaires par rapport à 2025, mais étalés avec une malice diabolique. Ils n’ont pas supprimé la montagne ; ils l’ont pulvérisée en une myriade de micro-agressions. L’ère des grands explois terminaux est révolue ? Place à l’usure permanente, au stress tactique constant. Un retour aux sources assumé vers une Tirreno-Adriatico primitive, où le champion complet régnait en maître.

Pourquoi ce retour aux fondamentaux est un piège génial ?

Le commentaire de Stefano Allocchio est l’indice clé : « Revenir à l’identité traditionnelle de cette course, extrêmement sélective, même sans arrivées au sommet ». Dans les années 2000, des légendes comme Paolo Bettini ou Michele Bartoli ont remporté la Maglia Azzurra sans qu’une seule étape ne se conclue en altitude. La sélection s’opérait par accumulation, par une fatigue nerveuse et physique induite par un relief tourmenté. En 2026, RCS pousse ce concept à son paroxysme. Des étapes de plus de 200 km avec 3 500 à 4 000 m de D+ ne laissent aucun répit. C’est un appel direct aux puncheurs-endurants, ces athlètes hybrides capables d’encaisser les chocs répétés et de produire une accélération violente sur des pentes à 15%. Une manière subtile de désavantager les purs grimpeurs, trop habitués aux longues ascensions réglées en danseuse, et de mettre en danger même les favoris annoncés.

Quelles sont les trois étapes qui sculpteront le classement général ?

Loin du traditionnel marquage sur une étape reine, le général se jouera sur un trio d’étapes au profil sournois.

L’étape 2 : Camaiore > San Gimignano (206 km) – Le retour des Strade Bianche

Dès le lendemain du contre la montre, le choc. L’introduction de secteurs de sterrato (routes blanches) à l’approche de San Gimignano est une déclaration d’intention. Cela injecte un paramètre de chaos pur, hérité des Strade Bianche, où la mécanique, la chance et l’audace priment. Un incident ici, et la course au général peut prendre fin pour un favori. Cela avantage les coureurs aguerris sur les terrains instables, un Primoz Roglic (Red Bull-BORA-Hansgrohe) ou un Matej Mohorič, bien plus que les jeunes prodiges moins expérimentés.

Profil de la 2e étape. Image : @RCS

L’étape 5 : Marotta-Mondolfo > Mombaroccio (186 km) – Le festival des murs

Le profil ressemble à une scie à métaux. Une dizaine de courtes ascensions, dont la terrifiante montée vers le Santuario del Beato Sante, à 1,5 km de l’arrivée. Les pourcentages flirtent avec les 20%. C’est une étape taillée sur mesure pour un puncheur de la trempe d’un Julian Alaphilippe dans ses grandes heures. Le favori devra être en position dès le premier rang à l’attaque du dernier mur, sous peine de voir éclater le groupe et de perdre des secondes précieuses. C’est ici que la force explosive d’un Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) pourra faire des ravages.

Profil de la 5e étape. Image : @RCS

L’étape 6 : San Severino Marche > Camerino (189 km) – La fausse étape reine

Avec l’ascension du Sassotetto au milieu de l’étape et un circuit final vallonné à parcourir deux fois, c’est un chef-d’œuvre de tactique. La tentation sera grande pour les équipes de lâcher leurs leaders dans le col principal. Une erreur. La vraie bataille se livrera dans les 60 derniers kilomètres, sur ce circuit technique et pentu. Les équipes les plus fortes, comme la Visma-Lease a Bike de Matteo Jorgenson, pourront y organiser un pilonnage systématique pour disloquer le peloton. Un scénario où un coureur solide mais moins flashy pourrait-il creuser l’écart décisif ?

Profil de la 6e étape. Image : @RCS

Primoz Roglic, Isaac Del Toro, Matteo Jorgenson : qui a le meilleur profil pour triompher ?

L’annonce d’un plateau de rêve permet une analyse comparative fascinante.

Primoz Roglic : Le Slovène est l’archétype du coureur que ce parcours peut avantager. Sa puissance sur les efforts courts et violents, son calme tactique et son expérience du chaos en font un candidat suprême. Sa faiblesse présumée en descente sera moins cruciale ici. Sa plus grande menace ? Sa propre condition après un début de saison chargé.

Isaac Del Toro : Le jeune Mexicain incarne la nouvelle génération explosive. Ce parcours de « murs » est son terrain de jeu idéal. Cependant, la longueur des étapes (trois dépassant les 200 km) et l’accumulation de dénivelé sur une semaine représentent une inconnue majeure pour un néo-pro. Saura-t-il gérer son effort sur sept jours ?

Matteo Jorgenson : L’Américain est l’homme de l’ombre parfait. Moins flashy que Del Toro, plus endurant que beaucoup, excellent contre-la-montre. Il peut limiter les dégâts sur les murs et capitaliser sur le prologue et les étapes de transition. Il est le joker absolu de cette édition.

Un laboratoire pour le reste de la saison

Tirreno-Adriatico 2026 n’est pas qu’une course. C’est un manifeste, un laboratoire pour l’avenir des courses par étapes d’une semaine. En éliminant l’ascension reine, elle rend le calcul impossible et la course vivante jusqu’au bout. Elle récompensera non pas le meilleur grimpeur, mais le coureur le plus résilient, le plus intelligent, celui capable de transformer chaque relief en opportunité. Ce retour à une sélection par l’usure est-il, selon vous, la formule d’avenir pour redynamiser le cyclisme ? Une chose est sûre : le 15 mars à San Benedetto del Tronto, le champion qui lèvera le Tridente di Nettuno aura livré l’une des performances les plus complètes de l’année. La Course des Deux Mers, plus que jamais, sera le véritable révélateur de la hiérarchie mondiale du printemps.

Les 7 étapes de Tirreno-Adriatico 2026
Lundi 9 mars / Etape 1 (CLM ind.) | Lido di Camaiore – Lido di Camaiore (11.5 km)
Mardi 10 mars / Etape 2 | Camaiore – San Gimignano (206 km)
Mercredi 11 mars / Etape 3 | Cortona – Magliano de’ Marsi (225 km)
Jeudi 12 mars / Etape 4 | Tagliacozzo – Martinsicuro (210 km)
Vendredi 13 mars / Etape 5 | Marotta-Mondolfo – Mombaroccio (186 km)
Samedi 14 mars / Etape 6 | San Severino Marche – Camerino (189 km)
Dimanche 15 mars / Etape 7 | Civitanova Marche – San Benedetto del Tronto (143 km)

Carte officielle du parcours de Tirreno-Adriatico 2026. Image : @RCS

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Felix Gall 2026 : Le pari audacieux de l’Autrichien sur le Giro et la Vuelta

Felix Gall a dévoilé son plan de bataille pour 2026. Une saison construite autour d’un double objectif : le Giro et la Vuelta. Pour le leader de Decathlon CMA CGM, cette stratégie marque un tournant. Analyse d’un programme taillé pour la conquête.

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La saison 2026 de Felix Gall se dessine avec une ambition claire. L’Autrichien de 27 ans, pilier de l’équipe Decathlon CMA CGM, a levé le voile sur son calendrier. Une programmation exigeante, centrée sur un double objectif Grand Tour : le Giro et la Vuelta. Une décision qui en dit long sur l’évolution de son statut et les ambitions de sa structure.

Un programme sur mesure pour viser le Top 5 du Giro

Après une saison 2025 marquée par une solide 5ème place sur le Tour de France et une 8ème sur la Vuelta, Felix Gall affine sa trajectoire. En 2026, il retourne sur le Giro, qu’il avait déjà découvert, avec une carte à jouer bien différente. Son statut de leader confirmé lui offre un rôle exclusif.

Son approche de la Corsa Rosa est méthodique. Elle débutera par le UAE Tour (16-22 février), une entrée en matière sous le soleil. Puis viendront deux classiques de la préparation printanière : le Tirreno-Adriatico (9-15 mars) et le Tour de Catalogne (23-29 mars). Ces deux courses par étapes, riches en relief, constituent la rampe de lancement idéale pour affûter sa condition et tester ses rivaux avant le grand départ italien le 8 mai.

La Vuelta en point de mire : l’autre grand objectif

La grande nouveauté de ce planning 2026 réside dans l’absence du Tour de France. Un choix stratégique fort. Gall mise sur un enchaînement Giro-Vuelta, une combinaison redoutable mais payante pour les grimpeurs purs.

Pour aborder la Vuelta (22 août – 13 septembre), l’Autrichien optera pour une préparation ciblée sur le sol espagnol. La Clásica San Sebastián (1er août), une classique accidentée, servira de juge de paix. Elle pourrait être complétée par d’autres courses d’été, comme la traditionnelle Vuelta a Burgos. Sur la Vuelta, il bénéficiera du renfort de talents comme le jeune Américain Matthew Riccitello, un atout précieux dans les étapes de montagne.

Decathlon CMA CGM : une équipe structurée autour de son leader

Ce calendrier confirme la confiance totale de l’équipe Decathlon CMA CGM en son leader. La formation française a construit un collectif solide, capable de soutenir Gall dans ses objectifs de classement général sur les trois semaines. La gestion de son effort entre le Giro et la Vuelta sera le principal défi.

Gall incarne désormais l’espoir de la structure pour décrocher un résultat majeur sur un Grand Tour. Son profil de grimpeur complet, alliant endurance et punch, en fait un outsider crédible pour viser le Top 5 du Giro et rééditer, voire améliorer, sa performance de 2025 sur la Vuelta.

Le choix de la maturité

En optant pour le Giro et la Vuelta, Felix Gall fait un pari de maturité. Il évite la pression démesurée du Tour de France pour se concentrer sur des terrains de jeu où son efficacité est prouvée. Cette saison 2026 sera cruciale. Elle déterminera s’il peut franchir un palier et se muer en prétendant régulier aux plus hautes marches sur les Grands Tours. Le programme est tracé. La route vers la confirmation, elle, reste à gravir.

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Revirement spectaculaire : pourquoi Van der Poel a cédé à l’appel de Benidorm

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le microcosme du cyclo-cross. Alors qu’il était officiellement forfait, Mathieu van der Poel sera finalement au départ de la Coupe du Monde de Benidorm, ce dimanche. Un changement de programme de dernière minute, révélé par son équipe Alpecin-Premier Tech, qui en dit long sur l’état de forme et la motivation du champion du monde en titre. Décryptage d’une décision qui relance tous les enjeux.

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Un forfait annulé, une surprise assumée

La scène se déroule sur la Costa Blanca, à Calpe. Mathieu van der Poel y mène un stage sur route exigeant avec l’équipe Alpecin-Premier Tech, préparant déjà les Classiques du printemps. À une vingtaine de kilomètres de là, Benidorm s’apprêtait à vivre sa manche de Coupe du Monde de cyclo-cross… sans le maître incontesté de la discipline. Son absence, jugée logique pour préserver sa préparation, était actée.

Samedi, le communiqué tombe, teinté d’une pointe d’humour : « Surprise, surprise. Mathieu van der Poel s’alignera finalement à Benidorm. Après une solide semaine d’entraînement, l’envie de courir était simplement trop grande. Notre champion du monde défendra son maillot de leader. » Un revirement qui n’est pas qu’un coup de tête. Il traduit une forme étincelante et une appétence pour la compétition que même un planning millimétré ne peut contenir.

Benidorm, tremplin vers l’histoire

La présence du Néerlandais à Benidorm modifie immédiatement la donne et les perspectives de la course. Invaincu depuis le début de sa saison hivernale, Van der Poel vise désormais un dixième succès consécutif. Mais au-delà de la performance ponctuelle, cette manche s’inscrit dans une stratégie plus large et une quête historique.

Un maillot de leader à consolider

Avec 200 points, Van der Poel caracole en tête du classement général de la Coupe du Monde, devant le prodige belge Thibau Nys (190 pts) et Michael Vanthourenhout (187 pts). Sa participation lui permet de consolider son avance et d’approcher un peu plus le globe de cristal, objectif secondaire mais prestigieux.

La route vers un record absolu

Le calendrier qui suit est, lui, tout sauf anodin. Après Benidorm, le coureur de 30 ans enchaînera avec les manches de Maasmechelen (24 janvier) et de Hoogerheide (25 janvier). Ce dernier meeting servira de répétition générale avant l’objectif ultime : les Championnats du Monde à Hulst, aux Pays-Bas, le 1er février.

C’est là que l’histoire s’écrit. Mathieu van der Poel, septuple champion du monde, peut décrocher un huitième titre planétaire. Il dépasserait ainsi le record qu’il co-détient actuellement avec le légendaire Eric De Vlaeminck, devenant le recordman absolu de titres mondiaux de cyclo-cross. Une perspective qui plane sur chacune de ses sorties.

Une saison de domination sans partage

Le tableau actuel de la Coupe du Monde résume la domination du Néerlandais et l’hégémonie des coureurs du Benelux sur la discipline :

VAN DER POEL Mathieu (NED) – 200 pts

NYS Thibau (BEL) – 190 pts

VANTHOURENHOUT Michael (BEL) – 187 pts

SWEECK Laurens (BEL) – 186 pts

VANDEPUTTE Niels (BEL) – 176 pts

Cette liste souligne l’absence notable de Wout Van Aert, concentré sur la route, laissant Van der Poel sans rival direct capable de briser sa série. Chaque départ devient dès lors une démonstration technique et physique, un récital qui pourrait prendre une dimension patrimoniale.

Le coup d’envoi d’une fin de saison cruciale

La décision de courir à Benidorm est donc bien plus qu’un simple ajustement d’agenda. Elle signale un homme en parfait contrôle de sa condition, impatient de compétitionner, et parfaitement calibré dans sa préparation pour le triple objectif des deux dernières manches de Coupe du Monde et des Mondiaux.

Un signal fort adressé à la concurrence

Pour ses adversaires, le message est clair : la soif de victoires de Van der Poel est intacte. Son engagement à Benidorm, sur un parcours exigeant, prouve qu’il ne compte pas se contenter de gérer son avance, mais qu’il entend continuer à imposer son rythme et sa loi.

Profiter du phénomène

L’équipe Alpecin-Premier Tech l’a compris : le talent de Van der Poel est un spectacle à part entière. Le faire courir à Benidorm, où un public nombreux est attendu, répond aussi à une logique de promotion de l’athlète et de la discipline. Dans un sport où l’exposition médiatique est cruciale, la présence du champion est un aimant à audiences.

La pulsion compétitive d’un champion

Finalement, le revirement de Benidorm raconte une histoire simple : celle d’un compétiteur-né que les lignes d’un planning ne peuvent pas contraindre. Entre la logique de préparation et l’appel irrésistible de la course, Mathieu van der Poel a choisi le cœur. Ce dimanche, à Benidorm, il ne défendra pas seulement un maillot de leader. Il honorera cette pulsion qui définit les plus grands, à deux semaines d’un rendez-vous avec l’éternité à Hulst. La machine à gagner est relancée, et le monde du cyclo-cross peut s’en réjouir.

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Olav Kooij à l’arrêt : le virus qui ébranle les plans de Decathlon CMA CGM

Un virus contrarie les débuts très attendus d’Olav Kooij sous ses nouvelles couleurs. Forfait pour l’UAE Tour, le Néerlandais voit sa reprise compromise. Décryptage d’un contretemps qui perturbe la stratégie de sa nouvelle équipe et pourrait impacter son début de saison, entre Omloop Het Nieuwsblad et ambitions sur le Tour.

Lire aussiTour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Un virus contrarie les débuts très attendus d’Olav Kooij sous ses nouvelles couleurs. Forfait pour l’UAE Tour, le Néerlandais voit sa reprise compromise. Décryptage d’un contretemps qui perturbe la stratégie de sa nouvelle équipe et pourrait impacter son début de saison, entre Omloop Het Nieuwsblad et ambitions sur le Tour.Le rythme effréné du World Tour ne tolère guère l’imprévu. Pourtant, c’est bien un contretemps sanitaire qui vient de frapper l’une des transfuges les plus scrutés de l’intersaison. Olav Kooij, le sprinteur néerlandais de 24 ans tout juste engagé par Decathlon CMA CGM, est contraint de reporter sa rentrée. Un virus contracté lors d’un stage d’entraînement à Benidorm bouleverse l’agenda méticuleusement établi pour son intégration.

Le communiqué de l’équipe française est sobre mais sans équivoque. La priorité est désormais à la convalescence. « Olav a contracté un virus qui repousse ses débuts avec l’équipe. Un protocole de récupération a été mis en place avec le staff médical et son entraîneur pour qu’il retrouve l’intégralité de ses capacités dans les meilleurs délais » peut-on y lire.

Forfait pour les Émirats, incertitude belge

La première conséquence tangible est son absence à l’UAE Tour (16-22 février), course qu’il devait inaugurer pour sa nouvelle formation. Ce rendez-vous du Golfe, souvent propice aux sprinteurs en début de saison, représentait une opportunité idéale de premiers repères compétitifs et de cohésion d’équipe.

L’ombre du doute s’étend désormais sur le traditionnel week-end d’ouverture belge, pilier des classiques flandriennes. Sa participation à l’Omloop Het Nieuwsblad (28 février) et à Kuurne-Bruxelles-Kuurne (1er mars) est sérieusement compromise. Une incertitude stratégique, surtout pour Kuurne, une épreuve qu’il connaît bien et où il avait signé une prometteuse deuxième place en 2025 derrière le redoutable Jasper Philipsen. Un point sur son programme définitif est attendu sous peu, mais la prudence médicale devrait l’emporter.

Une intégration contrariée au moment clé

Ce report intervient à un moment crucial. Le passage de Visma | Lease a Bike vers Decathlon CMA CGM n’était pas qu’un simple changement de maillot. Il s’agissait pour Kooij d’endosser un rôle de leader sprint attitré dans une équipe en pleine restructuration ambitieuse. Ces premières semaines de cohabitation en course étaient essentielles pour ajuster les automatismes avec ses nouveaux équipiers, en particulier ses hommes de train.

L’objectif final de la saison, le Tour de France (4-26 juillet), n’est pas directement menacé. Mais la voie pour y parvenir dans des conditions optimales se complexifie. Chaque course manquée en février représente une étape de préparation en moins, un ajustement technique ou aérodynamique reporté, un galop d’essai qui fait défaut.

Paris-Nice, nouvelle date butoir ?

Tous les regards se tournent désormais vers Paris-Nice (8-15 mars). La « Course au Soleil » constitue la première grande échéance World Tour sur laquelle Kooij est censé aligner ses ambitions. C’est aussi un terrain d’expérimentation exigeant, mêlant étapes de plaine et contreforts. Pour y être compétitif, un socle de forme et de confiance est indispensable. Le staff devra évaluer si le délai de récupération, suivi d’une éventuelle période d’entraînement compensatoire, est suffisant.

Ce coup d’arrêt, bien que frustrant, rappelle la précarité de la condition physique au plus haut niveau. Pour Decathlon CMA CGM, c’est le premier test face à l’adversité depuis l’arrivée de leur pilote sprint. La manière dont le staff gère cette période – entre patience et pression du calendrier – sera révélatrice de la philosophie de la structure. Pour Olav Kooij, c’est une épreuve mentale supplémentaire après un transfert à haut degré d’attente. Sa saison 2026 commence dans l’ombre des germes, mais l’essentiel se jouera bien plus tard, sous le soleil de juillet.

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Tour Down Under Féminin 2026 : Le peloton entre en terre inconnue

Jamais la course n’avait été aussi longue. Jamais le peloton n’avait été aussi dense. Pour son édition 2026, le Santos Tour Down Under féminin (Santos Women’s Tour Down Under), coup d’envoi du WorldTour, fracture ses propres codes. Parcours inédit, double ascension mythique et armada complète des équipes : l’Australie-Méridionale s’apprête à vivre l’épreuve la plus ouverte et la plus exigeante de son histoire.

Lire aussi : La liste des coureuses et formations engagées sur le Santos Women’s Tour Down Under 2026

Le WorldTour s’embrase dans la fournaise australienne

Du 17 au 19 janvier 2026, le cyclisme mondial féminin pose ses valises dans l’été austral. Le Santos Tour Down Under n’est pas qu’une simple ouverture de saison. C’est un laboratoire à championnes, un baromètre de forme et, cette année, le théâtre d’une révolution. Pour la première fois, l’intégralité des équipes UCI WorldTour seront au départ, promettant un plateau d’une profondeur inégalée et des batailles tactiques d’une intensité nouvelle. L’objectif est clair : conquérir le maillot ocre, symbole de leadership dans les paysages ardents d’Australie-Méridionale.

L’épreuve, concentrée autour d’Adélaïde, conserve son ADN : des étapes courtes mais explosives, disputées sous des températures souvent caniculaires. Un terrain de jeu idéal pour les puncheuses et les grimpeuses aguerries. Le palmarès, largement dominé par les Australiennes – des Sarah Gigante, Grace Brown ou Amanda Spratt –, pourrait bien connaître un nouveau scénario. La victoire de la Suissesse Noemi Rüegg (EF Education-Oatly) en 2025 a prouvé que le règne local n’était pas une fatalité.

Étape 1 : Un sprint sous haute tension à Willunga

Samedi 17 janvier – Willunga > Willunga (137,4 km)

Exit la traditionnelle ascension de Willunga Hill pour cette journée d’ouverture. Les organisateurs ont opté pour un parcours en boucle de 137,4 km, le plus long jamais conçu pour l’épreuve féminine. L’objectif ? Mettre en lumière les trésors de la péninsule de Fleurieu.

Le parcours, roulant, longe les plages d’Aldinga et de Port Willunga et serpente au cœur des vignobles renommés de McLaren Vale. Mais cette beauté cache un piège : les vents latéraux, capables de disloquer le peloton. Deux sprints intermédiaires sur l’Esplanade d’Aldinga Beach offriront des points précieux, tandis que deux ascensions de catégorie 3 sur High Street à Willunga, bien que modérées (pente max à 5,6%), pourront créer des sélections inattendues.

L’arrivée se jouera sur cette même High Street, avec une légère pente finale de 4 à 5%. Un terrain idéal pour les sprinteuses puncheuses. Une opportunité en or pour marquer les esprits dès le premier acte.

Profil de la 1ère étape du Santos Tour Down Under Femmes 2026

Étape 2 : L’enfer vallonné des Adelaide Hills

Dimanche 18 janvier – Magill > Paracombe (130,7 km)

La nouveauté frappe dès le départ, donné pour la première fois à Magill. Les coureuses plongent immédiatement dans le vif du sujet avec l’ascension de Norton Summit. Le ton est donné pour une étape de pure endurance, avec 2411 mètres de dénivelé positif, un record pour la course.

Cinq côtes sont au programme, dont la nouvelle et exigeante ascension de Norsworthy (catégorie 2, pente à 10%). Le final est un piège tactique : un circuit autour de Paracombe, gravissant trois fois la même montée de catégorie 3 (pente moyenne 2,2%, max 9,5%) avant une arrivée au sommet lors du quatrième passage.

Cette étape ne récompensera pas forcément la meilleure grimpeuse pure, mais la plus complète, capable d’enchaîner les efforts et de maintenir un rythme élevé sur un terrain accidenté. Elle dessinera très certainement la hiérarchie pour le maillot ocre.

Profil de la 2e étape du Santos Tour Down Under Femmes 2026

Étape 3 : Le jugement dernier sur la Corkscrew Road

Lundi 19 janvier – Norwood > Campbelltown (126,5 km)

Tout se joue ici. La dernière étape entre dans l’histoire avec une première : deux ascensions de la terrible Corkscrew Road à Montacute. Cette montée de catégorie 1 est un mur de 2,4 km à 9,7% de moyenne, avec des à-pics à plus de 16%. Une seule ascension suffisait à faire mal. Deux s’annoncent décisives.

Entre les deux passages, les techniciennes pourront faire la différence dans la descente technique de Montacute Road. Les attaques fuseront inévitablement sur la deuxième montée. Le classement général connaîtra son ultime verdict après 126,5 km de combat dans les collines d’Adélaïde.

L’arrivée se juge sur Maryvale Road à Campbelltown, dans un cadre d’eucalyptus typique. Un final où le courage aura autant de valeur que la puissance.

Profil de la 3e étape du Santos Tour Down Under Femmes 2026

Analyse & Favorites : Qui peut dominer ce nouveau parcours ?

Le parcours 2026, plus long et plus exigeant, redistribue les cartes. Il favorise une coureuse complète, résistante à la chaleur, solide en montée et tactiquement astucieuse.

Les prétendantes au général : La tenante du titre Noemi Rüegg devra prouver sa régularité. Les Australiennes Amanda Spratt qui a annoncé sa retraite fin 2026 et Sarah Gigante connaissent chaque repli du terrain. Une puncheuse mondiale comme Demi Vollering ou Liane Lippert serait parfaitement calibrée pour ce profil.

Les opportunistes : Les étapes 1 et 3 offrent des chances aux sprinteuses résistantes comme Ally Wollaston (vainqueure à Campbelltown en 2024) ou Chiara Consonni.

L’inconnue : La gestion de la chaleur et la forme de début de saison restent les grandes variables. La densité du peloton rendra les échappées plus difficiles à contrôler, promettant une course nerveuse et offensive.

Verdict : Le Tour Down Under féminin 2026 n’est plus une simple formalité de début d’année. C’est une épreuve à part entière, ambitieuse, conçue pour couronner une championne complète. Avec son parcours record et son plateau étoffé, il s’affirme comme le premier grand rendez-vous de la saison, où le maillot ocre se gagnera au prix d’un engagement total. Rendez-vous dans la fournaise d’Adélaïde.

Tour Down Under 2026 : l’assaut des championnes sur une terre de feu

Pour sa 10e édition, le Tour Down Under Femmes entre dans une nouvelle ère. Du 17 au 19 janvier, les 14 formations WorldTour seront au départ, une première. Sur un parcours relevé de 394,6 km, les tenantes du titre, championnes du monde et leaders mondiales s’affrontent dès l’ouverture du calendrier UCI. Voici les cartes maîtresses d’une bataille déjà annoncée.

Lire aussi : Le parcours complet et détaillé du Santos Women’s Tour Down Under 2026

Le calendrier mondial féminin s’embrase dès janvier. En Australie-Méridionale, le Santos Women’s Tour Down Under lance officiellement la saison UCI Women’s WorldTour 2026. Cette dixième édition marque un tournant : pour la première fois, la totalité des 14 équipes WorldTour est présente. Un plateau d’une densité inégalée, où 90 coureuses et la sélection nationale australienne s’élanceront pour trois jours de course.

Un parcours conçu pour les stratèges

Sur le papier, les 394,6 kilomètres et leurs 4 587 mètres de dénivelé positif promettent une épreuve équilibrée, mais trompeuse. Les deux premières étapes offriront des opportunités aux puncheuses et aux tacticiennes. Le final, jugé à Athelstone, se présente comme le véritable juge de paix. Son profil vallonné et ses ascensions répétées devraient redistribuer les cartes du classement général. Ici, la course ne se gagne pas seulement avec les jambes, mais avec une équipe solide et un sens aigu du placement.

Les favorites face à leur destin

Noemi Rüegg et Magdeleine Vallieres : le duo atomique d’EF Education-Oatly

Tenante du titre, la Suissesse Noemi Rüegg ne revient pas en touriste. Mais cette année, son statut change. Elle partagera le leadership avec une nouvelle coéquipière de poids : Magdeleine Vallieres, récente championne du monde. Cette association au sein d’EF Education-Oatly crée un doublet d’une redoutable intelligence tactique. Rüegg, froide et précise, et Vallieres, explosive et endurante, pourront alterner les offensives. Leur principale force ? Forcer leurs rivales à défendre sur deux fronts.

Lidl-Trek : l’expérience au service de l’ambition

Face à elles, une institution locale : Lidl-Trek. L’équipe américaine mise sur la science de la course d’Amanda Spratt la future retraitée. Triple vainqueur de l’épreuve, « Spratty » connaît chaque revêtement, chaque pourcentage des routes australiennes. Elle ne sera pas seule. À ses côtés, l’Italienne Gaia Realini, pure grimpeuse, constituera une arme décisive dès que la route s’élèvera. Leur stratégie sera probablement d’éliminer les sprinteuses dès les premières difficultés pour isoler les favorites.

Les outsiders qui peuvent tout bouleverser

Le peloton regorge de candidates au coup d’éclat.

Canyon//SRAM Zondacrypto aligne un duo hétéroclite mais redoutable. L’Américaine Chloé Dygert, capable de sorties solitaires dévastatrices, et l’Australienne Neve Bradbury, grimpeuse émérite (podium au Giro et au Tour de Suisse), offrent à l’équipe allemande plusieurs scénarios de victoire.

UAE Team ADQ mise sur l’agressivité. Avec l’Espagnole Mavi Garcia, fraîchement podium aux Mondiaux et vainqueur d’étape sur le Tour de France, et l’Australienne Brodie Chapman, championne du monde du relais mixte, l’équipe possède deux coureuses aptes à attaquer loin. Leur objectif : profiter de la méfiance générale pour glisser dans une échappée décisive.

Visma | Lease a Bike incarne l’approche collective. Sans leader unique affichée, l’équipe néerlandaise compte sur la densité de son effectif. Marion Bunel, Margaux Vigié ou Sarah Van Dam pourront jouer de leur statut de « coureuse libre » pour surprendre des équipes trop focalisées sur les favorites.

L’Australie, terre de tous les espoirs

La pression locale sera intense. Chez Liv AlUla Jayco, Ruby Roseman-Gannon, quatrième en 2023, vise le podium. Son punch en côte et sa connaissance du terrain en font une candidate sérieuse pour les bonifications. Amanda Spratt (Lidl-Trek) portera, quant à elle, le poids des attentes. Mais l’Australie compte aussi sur des talents comme Lauretta Hanson (Lidl-Trek) ou l’éclatante Ally Wollaston (FDJ United – SUEZ), dont la pointe de vitesse pourra s’exprimer si les étapes se concluent au sprint.

Une édition qui va écrire l’histoire

Au-delà du classement général, ce Tour Down Under féminin 2026 symbolise la maturité et la profondeur atteintes par le peloton mondial féminin. La présence intégrale des WorldTour valide le statut majeur de l’épreuve. Chaque équipe arrive avec des ambitions précises et des leaders affirmées.

La course se jouera sans doute sur des détails : une bonification subtilement disputée, une ascension attaquée plus tôt que prévu, ou la force d’une équipe à imposer son tempo. Une chose est sûre : sous le soleil australien, la saison 2026 démarre sur un champ de bataille où aucune victoire ne s’obtiendra sans un mélange de puissance, d’intelligence et d’audace.

Startlist – Qui sont les coureuses engagées participantes au Santos Women’s Tour Down Under 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureuses participantes et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

EF Education-Oatly
1, RÜEGG, Noemi
2, VALLIERES, Magdeleine
4, CHRISTIE, Henrietta
5, KAGEVI, Stina
6, TOWERS, Alice

AG Insurance – Soudal Team
11, BASTIAENSSEN, Fauve
12, BENITO, Mireia
13, LOUW, Anya
14, MANLY, Alexandra
15, STEIGENGA, Nicole
16, VAN DE VELDE, Julie

CANYON//SRAM zondacrypto
21, AINTILA, Wilma
22, CROMWELL, Tiffany
23, CZAPLA, Justyna
24, DYGERT, Chloé
25, BRADBURY, Neve
26, PALADIN, Soraya

FDJ United – SUEZ
31, BERTIZZOLO, Sofia
32, CURINIER, Léa
33, DICKSON, Lauren
34, KRAAK, Amber
35, LE NET, Marie
36, WOLLASTON, Ally

Fenix-Premier Tech
41, CLAES, Lotte
42, DE WILDE, Julie
43, PERKINS, Flora
44, SCHREMPF, Carina
45, VAN SINAEY, Xaydée
46, VAN EYNDE, Fien

Human Powered Health
51, BUIJSMAN, Nina
52, CIPRESSI, Carlotta
53, RAAIJMAKERS, Marit
54, RAGUSA Katia – Abandon 1ère étape
55, COLES-LYSTER, Maggie
56, STIASNY, Petra

Lidl – Trek
61, SPRATT, Amanda
62, HANSON, Lauretta
63, NORSGAARD BJERG, Emma
64, REALINI, Gaia
65, BAUERNFEIND, Ricarda
66, ADEGEEST, Loes

Liv AlUla Jayco
71, ROSEMAN-GANNON, Ruby
72, WYLLIE, Ella
73, BAKER Georgia – Non partante 2e étape
74, COUPLAND, Mackenzie
75, PATE Amber – Non partante 1ère étape
76, TALBOT, Josie

Movistar Team
81, BARIL, Olivia
82, LLOYD, Carys
83, MACKAIJ, Floortje
84, OSTIZ, Paula
85, RUIZ PÉREZ, Lucía
86, STEELS, Claire

Team Picnic PostNL
91, FITIUS, Lucie
92, LONDOÑO, Juliana
93, MASETTI, Gaia
94, NELSON, Josie
95, HEREMANS, Ella
96, STORRIE, Becky

Team SD Worx – Protime
101, HARVEY, Mikayla
102, GUARISCHI, Barbara
103, GERRITSE, Femke
104, LACH, Marta
105, KOPECKÝ, Julia

Team Visma | Lease a Bike
111, BUNEL, Marion
112, VAN DAM, Sarah
113, FIDANZA, Martina
114, VIGIÉ, Margaux
115, OUDEMAN, Maud
116, REIJNHOUT Rosita

UAE Team ADQ
121, GARCÍA, Mavi
122, MAGNALDI, Erica
123, BLASI, Paula
124, WŁODARCZYK, Dominika
125, CHAPMAN, Brodie
126, IVANCHENKO, Alena

Uno-X Mobility
131, PELLEGRINI, Francesca
132, VIGILIA, Alessia
133, KOSTER, Anouska
134, YSLAND, Anne Dorthe
135, KOERNER Rebecca – Hors délais 1ère étape
136, BEEKHUIS, Teuntje

Equipe nationale d’Australie
141, POLITES, Alyssa
142, EDWARDS, Sophie
143, SCHWEITZER, Tully
144, SANDERS, Amelie
145, GIANATTI, Hannah
146, DUBIER, Anna

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Ally Wollaston atomise le sprint, Vigilia frôle l’exploit : le Tour Down Under lance sa révolution

Willunga a vibré pour un final haletant. Ally Wollaston (FDJ United-SUEZ) a remporté la première étape du Tour Down Under Femmes 2026 après un raid solitaire de 100 km d’Alessia Vigilia, reprise à 200 mètres du but. La Néo-Zélandaise s’empare du premier maillot de leader. Récit d’une journée sous tension.

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La saison WorldTour féminine 2026 est officiellement ouverte. Et elle démarre par un scénario à suspense, mêlant héroïsme individuel et démonstration collective. Sur la ligne d’arrivée de Willunga, c’est finalement la puissance d’Ally Wollaston qui a primé. La Néo-Zélandaise de la FDJ United-SUEZ a réglé le sprint avec une autorité confondante, s’offrant la première victoire de l’année et le maillot de leader.

Une échappée à l’ancienne qui a fait trembler le peloton

Contrairement aux pronostics, l’étape inaugurale n’a pas été une formalité pour les favorites. Dès le premier tiers des 137,4 kilomètres, l’Italienne Alessia Vigilia (Uno-X Mobility) a rompu l’ordonnancement. Son attaque solitaire, lancée à 100 km de l’arrivée, a rapidement pris des proportions inquiétantes pour le peloton. Profitant d’un début de course méfiante, l’ex-membre de la FDJ a creusé un écart maximal de plus de quatre minutes.

Son effort, d’une régularité métronomique, lui a permis de franchir en tête les deux ascensions du Willunga Hill raccourci, lui assurant le maillot à pois de la meilleure grimpeuse. À 10 kilomètres du but, elle conservait encore près d’une minute d’avance, suscitant l’espoir d’un coup de théâtre.

FDJ United-SUEZ et SD Worx-Protime à la manœuvre

Face à cette menace, la responsabilité de la chasse est revenue principalement à l’équipe de la favorite, FDJ United-SUEZ. La Néerlandaise Amber Kraak a mené un travail colossal en tête du peloton, relayée par les formations SD Worx-Protime et EF Education-Oatly, soucieuses de préserver les chances de leurs puncheuses.

Le final en faux plat montant vers Willunga a finalement eu raison de l’énergie de Vigilia. Exténuée mais héroïque, elle n’a été rejointe que dans l’ultime montée, à 200 mètres seulement de la ligne. Un rattrapage à la limite qui a électrisé le final.

Wollaston, une démonstration de force et de sérénité

Dans la dernière courbe, le peloton, désormais compact, s’est préparé au règlement de comptes. Parfaitement placée par son équipe, Ally Wollaston (25 ans) a déclenché son sprint plus tôt que ses rivales. Une accélération foudroyante qui a laissé sur place la Britannique Josie Nelson (Team Picnic PostNL) et la Néerlandaise Femke Gerritse (SD Worx-Protime). La tenante du titre, la Suissesse Noemi Rüegg (EF Education-Oatly), a dû se contenter de la quatrième place.

« J’avais une confiance totale dans mon équipe, a déclaré la vainqueure après la ligne. Elles ont roulé de manière incroyable. Amber a pratiquement tiré le peloton toute la journée. Je suis tellement reconnaissante d’avoir pu conclure ce travail collectif. »

Premiers enseignements et perspectives pour la suite

Cette victoire permet à Ally Wollaston d’endosser le premier maillot ocre de leader du classement général, avec 4 secondes d’avance sur Josie Nelson et 5 sur Olivia Baril (Movistar Team).

La course a également été marquée par une chute dans les trois derniers kilomètres, impliquant notamment Ruby Roseman-Gannon (Liv AlUla Jayco), l’une des outsiders locales, dont l’état reste à préciser.

Dès demain, l’étape de Paracombe, avec son final pentu, devrait redistribuer les cartes. Les puncheuses et les grimpeuses légères, comme la tenante du titre Noemi Rüegg ou une Kristen Faulkner (EF Education-Oatly) en forme, y trouveront leur compte. Ally Wollaston, solide dans ce type de profil, devra cependant contrôler ses écarts pour conserver sa tunique de leader.

Cette première journée a posé les bases d’un Tour Down Under 2026 exigeant et ouvert. Elle a confirmé la montée en puissance de la FDJ United-SUEZ, célébré le courage d’Alessia Vigilia, et rappelé que l’ère du cyclisme féminin moderne est aussi celle des courses tactiquement riches et physiquement intenses. Rendez-vous est pris pour la suite.

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Tour Down Under 2026 : le sud brûlant de l’Australie lance l’assaut du WorldTour

Chaque saison mondiale naît sous le soleil de plomb de l’Australie-Méridionale. Du 17 au 25 janvier 2026, le Santos Tour Down Under ouvre le bal du WorldTour avec une édition revisitée, des favoris de premier plan et un festival populaire unique. Entre volonté de conquête et célébration du cyclisme, plongée dans l’événement qui met le peloton en ébullition dès le mois de janvier.

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L’hiver européen n’a pas dit son dernier mot que le peloton mondial s’envole déjà vers l’été austral. Comme chaque année, le Santos Tour Down Under donne le coup d’envoi officiel de l’UCI WorldTour. En 2026, rendez-vous est pris du 17 au 25 janvier pour une édition qui promet déjà son lot de surprises, de sueur et de spectacle sur les routes d’Australie-Méridionale.

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Pourquoi le Tour Down Under est-il l’ouverture incontournable ?

Situé à l’antipode des routes européennes, le Tour Down Under est bien plus qu’une simple course de début d’année. C’est un événement stratégique et symbolique. Il impose aux équipes une logistique complexe et une adaptation immédiate à des conditions estivales exigeantes. Pour les coureurs, c’est le premier test de forme, la première chasse aux points UCI précieux pour le classement mondial et, pour certains, une opportunité unique de porter un maillot de leader sur le sol océanien.

Cette édition 2026 marque aussi la consolidation de l’épreuve féminine au plus haut niveau. La course femmes, inscrite au Women’s WorldTour, se déroulera du 17 au 19 janvier, offrant aux championnes une visibilité et un enjeu identiques à ceux des hommes dès le premier grand rendez-vous de l’année.

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Le calendrier 2026 : deux événements, un seul festival

Le programme se structure autour de deux compétitions distinctes mais imbriquées dans un même écosystème festif.

Tour Down Under Femmes (WorldTour) : Du 17 au 19 janvier. Trois jours de course avec classement général.
Tour Down Under Hommes (WorldTour) : Du 20 au 25 janvier. Un prologue chronométré à Adelaide, suivi de cinq étapes en ligne.

Décryptage du parcours 2026 : où se jouera la course ?

Le tracé, légèrement remanié, mêle tradition et nouveauté. La base logistique reste Adelaide, avec son Tour Village installé sur Victoria Square, cœur névralgique et gratuit pour les fans.

Les étapes masculines, quant à elles, explorent la diversité des paysages :

Prologue (20 janvier) 3,6 km : Un contre-la-montre explosif dans les rues d’Adelaide. La première hiérarchie est immédiate.
Étapes 1 & 2 (21 et 22 janvier) 120,6 km / 148,1 km : Direction les vignobles de Tanunda et les reliefs exigeants d’Uraidla. Des profils vallonnés pour des puncheurs.
Étape 3 (23 janvier) 140,8 km : De Henley Beach à Nairne. Une transition peut-être propice aux échappées.
Étape 4 (24 janvier) 176 km : La reine des étapes culminant à l’iconique Old Willunga Hill. C’est ici que le général se dessine souvent.
Étape 5 (25 janvier) 169,8 km : Le final en circuit à Stirling. Un parcours technique qui peut réserver un dernier rebondissement.

Les étapes féminines

Etape 1 (17 janvier) Willunga Hill – Willunga Hill / 137,4 km
Etape 2 (18 janvier) Magill – Paracombe / 130,7 km
Etape 3 (19 janvier) Norwood – Athelstone / 126,5 km

Les favoris et les enjeux sportifs

La liste des engagés provisoire dessine un plateau équilibré et passionnant. Le champion sortant, Jhonatan Narváez (UAE Team Emirates – XRG), fera figure de patron, entouré de coéquipiers de la trempe d’Adam Yates ou de Jay Vine. Mais les prétendants ne manqueront pas : Ben O’Connor sera porté par son public avec Team Jayco AlUla, tandis que des talents comme Matthew Brennan (Visma | Lease a Bike) ou Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama-FDJ United) chercheront à briller.

Côté féminin, après la victoire de Noemi Rüegg en 2025, toutes les grandes nations du cyclisme seront représentées, faisant de cette ouverture un instantané des forces en présence pour la saison à venir. Amanda Spratt qui a annoncé sa retraite, figure du Tour Down Under, sera présente au départ de cette 10e édition. Et ce sera

Bien plus qu’une course : le festival du vélo

Le Tour Down Under est une célébration populaire. Au-delà des compétitions élites, la semaine s’articule autour d’événements participatifs majeurs :

L’Adelaide Epic Ride (23 jan.) : Pour rouler sur les routes des pros.
Le RADL GRVL (21-24 jan.) : Le rendez-vous gravel, entre aventure et convivialité.
Le Carpark Climb, les sorties groupées, l’exposition Bike Expo : Une immersion totale dans la culture vélo, accessible à tous.

Comment suivre la course en direct ?

Les diffusions TV internationales seront confirmées plus proche de l’événement. Traditionnellement, les chaines du groupe Eurosport/GCN ainsi que des diffuseurs locaux en Australie, en France (L’Équipe), au Royaume-Uni et aux États-Unis assurent la couverture live. Todaycycling et l’appication AusCycling (fédération australienne) offriront également du suivi en direct et des résumés vidéo.

Le Tour Down Under 2026 est l’antithèse parfaite du cyclisme hivernal. Sous une chaleur intense, il impose un rythme, révèle des visages et lance les hostilités de la plus grande saison cycliste. Entre les ascensions décisives de Willunga Hill, l’effervescence du Tour Village et la passion des fans australiens, c’est le premier chapitre d’une nouvelle année de légendes. Prêts à allumer l’été ?

Matthew Brennan 2026 : l’ascension méthodique d’un prodige vers les sommets

À 20 ans, Matthew Brennan franchit un cap décisif. Le Britannique de la Visma-Lease a Bike vise les Monuments du printemps et une première Grande Boucle en 2026. Entre ambition et apprentissage, plongée dans un calendrier taillé pour confirmer son statut d’étoile montante du peloton.

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Un agenda 2026 sous le signe de l’audace et de la progression

Alors que Visma-Lease a Bike dévoile progressivement les plans de ses leaders, un nom s’impose avec une force particulière dans le paysage cycliste de demain : Matthew Brennan. Depuis le stage de pré-saison en Espagne, la pépite britannique a officialisé son programme pour l’année à venir. Un calendrier intense, pensé pour transformer l’essai après une saison 2025 étincelante (12 victoires) et une prolongation de contrat jusqu’en 2029. À l’aube de ses 21 ans, Brennan ne se contente plus de promesses. Il vise l’incarnation.

Tour Down Under : le réveil du champion

La saison s’emballera dès l’hiver austral. Le Tour Down Under (20-25 janvier) servira de rampe de lancement. Loin d’être une simple mise en jambe, cette course représente une opportunité immédiate de résultat pour Brennan, dont les qualités de sprinteur/rouleur peuvent briller sur les circuits exigeants d’Adélaïde. Un test inaugural pour affiner les réglages et entrer dans le vif du sujet en état de grâce.

Le printemps flandrien : baptême du feu et premières ambitions

Le cœur de sa première partie de saison battra en Flandre. L’ouverture traditionnelle avec l’Omloop Het Nieuwsblad (28 février) et Kuurne-Bruxelles-Kuurne (1er mars) constituera son entrée en matière sur les routes du Nord. Puis, l’accent sera mis sur les monuments.

Milan-Sanremo (21 mars) : Une première. La Primavera, avec ses 300 km, est un apprentissage obligatoire pour tout prétendant au statut de classique-man. Brennan y découvrira les subtilités du Poggio et la rudesse d’une course où la patience est reine.

Le bloc flandrien : Un enchaînement redoutable l’attendra fin mars-début avril. Après À Travers la Flandre (1er avril), il abordera son premier Tour des Flandres (5 avril). Un sacre pour tout coureur qui se respecte, sur un parcours qu’il devra apprendre à dompter.

Paris-Roubaix (12 avril) : L’Enfer du Nord, qu’il a déjà goûté en 2025. Cette expérience passée est un atail précieux. L’objectif ? Passer de simple participant à acteur de la course, en évitant les pièges des secteurs pavés les plus cruels.

Cette sélection ciblée témoigne d’une stratégie claire de la part de Visma-Lease a Bike : immerger son jeune talent dans le bain des grandes Classiques pour accélérer sa maturation. Il ne sera pas leader unique – Wout van Aert restera le patron – mais son rôle d’équipier de luxe et de joker sera crucial. Il pourra, selon les circonstances, jouer sa carte personnelle.

L’été de la confirmation : de la Suisse à l’Espagne

Après l’effervescence des Classiques, place à la construction d’une nouvelle forme pour des objectifs tout aussi exigeants.

Tour de Suisse (17-21 juin) : Une course par étapes exigeante, terrain idéal pour travailler sa condition en haute montagne et affûter son relais avant l’épreuve majeure de fin de saison.

La Vuelta (22 août – 13 septembre) : Le grand saut. « Si tout va bien, je ferai mes débuts au Tour d’Espagne » a confirmé Brennan. Ce premier Grand Tour est l’étape logique de son développement. L’objectif sera double : survivre aux trois semaines pour en comprendre les mécanismes physiologiques et mentaux, et peut-être saisir une opportunité sur une étape adaptée. Dans une équipe qui alignera probablement des leaders pour le général, Brennan aura la liberté d’apprendre sans pression excessive.

Pourquoi ce calendrier est-il si intelligent ?

Le programme de Matthew Brennan pour 2026 est un modèle de progression raisonnée. Il évite l’écueil de la surcharge et cible des blocs cohérents :

Un arc de progression clair : Démarrage compétitif (Down Under) -> Acquisition d’expérience sur les monuments (Printemps) -> Consolidation en stage (Suisse) -> Nouveau défi formatif (Vuelta).

Une gestion du risque maîtrisée : Ne pas le lancer sur le Tour de France, trop médiatique et intense, est sage. La Vuelta, souvent plus ouverte, est un terrain d’apprentissage idéal.

Un alignement parfait avec les forces de l’équipe : Visma-Lease a Bike peut l’entourer d’experts sur chaque terrain (van Aert aux classiques, des grimpeurs pour la Vuelta), maximisant ses chances de réussite et d’apprentissage.

L’année de tous les possibles

Le calendrier 2026 de Matthew Brennan est plus qu’une liste de courses. C’est une feuille de route vers l’excellence. Il marque sa transition d’espoir prometteur à coureur accompli, appelé à briller sur les terrains les plus exigeants. Entre les pavés trempés de Flandre et les ascensions ardentes d’Espagne, le jeune Britannique écrit, course après course, les premières lignes de ce qui pourrait être une grande carrière. Sa saison sera scrutée à la loupe, car elle pourrait bien révéler le futur visage des Classiques… et au-delà.

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Tour Down Under 2026 : Javier Romo, neuf secondes à effacer pour écrire l’histoire

Neuf petites secondes. C’est ce qui a séparé Javier Romo de la consécration finale sur le Tour Down Under 2025. Un an plus tard, l’Espagnol de la Movistar revient en Australie avec une idée fixe : terminer le travail. Leader d’une équipe recomposée, il assume son statut de favori. Entre soif de revanche et parcours sur mesure, plongée dans les ambitions d’un homme qui veut lancer sa saison sous le signe de la victoire.

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La blessure de l’échec laisse parfois une cicatrice plus tenace que celle d’une chute. Pour Javier Romo, cette marque s’appelle neuf secondes. Le chrono infinitésimal qui l’a privé de la victoire au classement général du Tour Down Under l’an dernier. Ce mardi 20 janvier 2026, sur les routes d’Adélaïde, l’Espagnol de 27 ans entame sa saison avec un seul mantra : la rédemption.

Movistar a dévoilé sa sélection pour la première épreuve WorldTour de l’année. Une équipe bâtie autour de Romo, mais pas seulement. Un collectif taillé pour la conquête, mêlant expérience, punch et nouveauté.

Une armada Movistar pour un leader affirmé

La stratégie de la formation bleue est claire. Javier Romo est l’homme du général. Son statut n’est pas discuté. Vainqueur d’étape et dauphin en 2025, il incarne la garantie d’un résultat. Autour de lui, le manager Eusebio Unzué a opéré un savant dosage.

L’Équatorien Jefferson Cepeda apporte son moteur de grimpeur pur pour les ascensions les plus rudes, comme le traditionnel Willunga Hill. L’Érythréen Natnael Tesfatsion et l’Espagnol Gonzalo Serrano seront les cartes à jouer dans les finales nerveuses ou les secteurs vallonnés. Leur mission : scorer, mais aussi protéger Romo des vents et des offensives.

La sélection marque aussi un tournant générationnel avec le rookie tchèque Pavel Novák, 21 ans, qui fera ses grands débuts WorldTour. Une preuve de confiance pour ce talent, attendu sur les échappées. L’Italien Manlio Moro, lui, cherche à tourner la page d’une saison 2025 gâchée par une chute juste avant le départ. Son rôle de lieutenant sera crucial.

Romo : « Cette course est faite pour moi »

Le discours du principal intéressé ne laisse aucune place au doute. « L’an dernier, nous avons frôlé la plus belle des récompenses. Cette fois, nous venons pour la saisir » assène-t-il, le ton plus déterminé que jamais.

Ses déclarations vont au-delà de la simple confidence. Elles révèlent une analyse fine du terrain. « Le Tour Down Under possède un profil unique. Ce n’est ni une classique ardennaise, ni un tour par étapes de haute montagne. C’est un mélange exigeant de relais courts, de montées explosives et de stratégie. Cela correspond parfaitement à mon profil de puncheur-grimpeur. »

Un parcours sur lequel sa capacité à accélérer dans les pentes raides et son finisseur dans un petit groupe font de lui un homme dangereux tous les jours.

La pression, un carburant maîtrisé

Endosser l’étiquette de favori en janvier n’est pas anodin. La pression de la performance peut peser sur un début de saison. Romo, lui, la transforme en levier. « Commencer l’année avec un objectif aussi précis est une force. Cela donne un cap, une motivation immédiate à tout l’effectif. La dynamique que nous créons ici se répercute sur tout le premier bloc de la saison. »

Cette course est plus qu’une simple compétition. C’est un banc d’essai, un marqueur de forme et d’harmonie collective pour les mois à venir.

Stratégie et adversaires : le duel à préparer

La victoire ne se décropera pas seulement sur Willunga Hill. Le Tour Down Under se gagne aussi par l’accumulation de secondes lors des bonifications et une vigilance de tous les instants. L’équipe Movistar devra être irréprochable pour placer son leader dans les bonnes positions.

Romo devra également surveiller une nouvelle génération de coureurs affamés et des vétérans expérimentés, tous désireux de marquer les esprits dès l’entame du calendrier WorldTour. La bataille tactique s’annonce intense.

Plus qu’une course, un symbole

Pour Javier Romo, le Tour Down Under 2026 représente bien plus qu’une possible victoire. C’est l’occasion d’effacer un regret tenace, d’affirmer son statut de leader incontesté chez Movistar et d’enclencher une saison sous les meilleurs auspices.

Neuf secondes. Un écart dérisoire à l’échelle d’une année, mais une éternité dans l’esprit d’un compétiteur. À partir du 20 janvier, chaque pedal stroke, chaque relais, chaque choix tactique auront un seul objectif : transformer l’argent en or. L’histoire est en attente d’être réécrite.

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Benidorm sans son roi : le choix stratégique de Mathieu Van der Poel qui change tout

La décision est tombée. Alors qu’un espoir planait encore, Mathieu van der Poel, intouchable cet hiver, ne sera finalement pas au départ de la manche de Coupe du Monde de cyclo-cross à Benidorm ce dimanche. Un forfait lourd de conséquences pour le classement général, mais assumé. Focus sur les raisons d’un arbitrage qui profite à ses plus sérieux rivaux.

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L’incertitude est levée. Mathieu van der Poel, le patron incontesté de la discipline, ne défiera pas les sables de Benidorm ce dimanche 18 janvier. Pourtant en stage à quelques kilomètres de là, à Calpe, avec l’équipe Alpecin-Premier Tech, le champion du monde en titre a tranché : la préparation routière prime. Une absence qui relance dramatiquement la course au classement général de la Coupe du Monde.

Un forfait anticipé, mais lourd de sens

Si son nom n’apparaissait pas sur la liste des engagés officiels, l’hypothèse d’une participation in extremis du Néerlandais (30 ans) était permise par sa proximité géographique et ses déclarations ambiguës. Il avait en effet conditionné sa présence à l’avancée de sa préparation. Le verdict est désormais connu. Le stage andalou, axé sur le fond et les bases de sa future saison sur route, impose son agenda.

Ce choix, stratégique, illustre une priorité claire : Van der Poel vise plus haut. Son hiver, déjà parfait avec neuf victoires en neuf courses, n’a pas besoin d’un dixième galon. Son objectif est désormais double : peaufiner sa condition pour les Classiques flandriennes et aborder les Mondiaux de Hulst dans un état de fraîcheur optimal.

La Coupe du Monde s’ouvre : Nys et Vanthourenhout en embuscade

Conséquence immédiate : la hiérarchie du classement général de la Coupe du Monde va connaître un bouleversement. Avec 200 points, Van der Poel occupe la première place, mais sans coussin confortable.

Thibau Nys (190 points), fraîchement sacré champion de Belgique, se trouve dans la position idéale pour s’emparer du maillot de leader. Une victoire à Benidorm le propulserait en tête.

Michael Vanthourenhout (187 points) est lui aussi à portée de prise de pouvoir. La manche espagnole, technique et exigeante, devient une véritable finale pour ces deux hommes.

L’absence de Laurens Sweeck (186 points), forfait pour le reste de la saison suite à une blessure, avait déjà simplifié l’équation. Le duel pour le globe de cristal se résume désormais à un face-à-face Nys/Vanthourenhout, du moins jusqu’au retour du Néerlandais.

Le calendrier restant : tout pour un huitième titre historique

Le programme de Van der Poel est maintenant clarifié. Son retour dans les labourés est prévu pour le dernier week-end de janvier, avec un doublé de poids :

Maasmechelen (24 janvier) : Une reprise en douceur sur un parcours qu’il maîtrise.

Hoogerheide (25 janvier) : Dernière répétition générale, souvent révélatrice, à domicile.

Tout converge ensuite vers Hulst, le 1er février. L’enjeu est historique : une victoire aux Championnats du Monde offrirait à Van der Poel un huitième titre mondial, lui permettant de surpasser définitivement la légende belge Eric De Vlaeminck (7 titres) et d’écrire son nom en solitaire au panthéon du cyclo-cross. Des sources proches du coureur laissent même entendre que ce couronnement pourrait sceller, du moins temporairement, son adieu à la discipline hivernale pour se concentrer pleinement sur ses objectifs routiers.

Une décision mature dans une carrière maîtrisée

Le forfait de Benidorm n’est pas une surprise, c’est une démonstration de maturité sportive. Mathieu van der Poel gère sa carrière avec une vue d’ensemble rare. Il sacrifie une bataille (la Coupe du Monde) pour mieux gagner la guerre (les Mondiaux et la saison sur route). Ce dimanche, le spectacle à Benidorm sera toujours au rendez-vous, mais teinté de l’ombre du géant absent. La course au classement général, elle, vient de s’enflammer.

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Tour de l’Avenir 2026, la révolution : Finies les sélections, place aux équipes Développement

Coup de tonnerre dans le ciel des Espoirs. Le Tour de l’Avenir, sanctuaire des sélections nationales depuis 2007, ouvre grand ses portes. Dès août 2026, les puissantes équipes développement des géants du WorldTour investiront les routes de la course. Une révolution copernicienne qui redéfinit les règles de la détection et promet un bras de fer d’un nouveau genre.

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Le sanctuaire des Espoirs craque sous la pression du business

La nouvelle est officielle. Déposée auprès de l’UCI, la demande de reclassement en 2.2U est actée. Le Tour de l’Avenir 2026, du 19 au 27 août, ne sera plus le même. L’époque où les maillots nationaux étaient les seuls à s’affronter dans cette antichambre du Tour de France est révolue. L’organisateur A-VELO, soutenu par ASO, acte un réalisme économique et sportif : le centre de gravité de la formation des jeunes talents a irrémédiablement basculé vers les académies privées des équipes WorldTour.

Cette décision n’est pas un coup de tête, mais la conséquence d’une décennie de mutations profondes. La réforme du cyclisme professionnel, initiée par l’UCI, a accéléré la financiarisation et la professionnalisation de la détection. Les « Devo Team », « Racing Academy » et « Future Racing » sont désormais les laboratoires ultra-structurés où se forgent les Pogacar et Vingegaard de demain. En maintenant son format exclusivement national, le Tour de l’Avenir risquait de devenir un anachronisme, déconnecté des circuits où se joue réellement l’avenir des coureurs.

2026 : Le plateau du futur, entre académies pros et sélections nationales

La liste des dix premières équipes développement engagées ressemble à un who’s who du cyclisme mondial. Chaque grand nom y a sa filiale :

Bahrain Victorious Development Team
Lidl-Trek Future Racing
Visma-Lease a Bike Development Team
UAE Team Emirates Gen-Z
INEOS Grenadiers Racing Academy
Soudal Quick-Step Devo Team
Red Bull-BORA-Hansgrohe Rookies
EF Education-Aevolo
Tudor Pro Cycling Team U23
Development Team Picnic PostNL

Ce déferlement change la donne. Jusqu’ici, un coureur espoir français de la Quick-Step, comme Luc Royer, ne pouvait prétendre à la course. Désormais, il défendra les couleurs de son employeur. La logique passe du patriotisme sportif à la fidélité contractuelle. Les sélections nationales, dont la liste reste à préciser, devront désormais composer avec ces structures disposant de moyens logistiques, médicaux et d’encadrement colossaux. Un duel d’écosystèmes s’annonce.

Un laboratoire stratégique et un tremplin revalorisé

Pour les directeurs sportifs des équipes mères, l’enjeu est double. D’abord, offrir à leurs jeunes pousses un terrain d’expression d’exception, sur un parcours traditionnellement calqué sur les difficultés du Tour de France. Ensuite, observer en conditions réelles la résistance mentale et physique de leurs recrues face à la concurrence internationale, un exercice jusqu’alors réservé aux courses professionnelles.

Cette ouverture renforce aussi la valeur marketing du Tour de l’Avenir. Le suspense n’est plus seulement individuel (« Qui sera le futur grand ? ») mais aussi collectif et institutionnel (« Quelle formation formera la prochaine génération de champions ? »). La rivalité INEOS vs Visma, visible en WorldTour, trouvera ici un écho précoce et passionnant. La course devient le point de convergence et de comparaison ultime de toutes les philosophies de formation.

Une réponse à la disparition de la Coupe des Nations U23

Cette réforme comble aussi un vide laissé par l’UCI. Avec la disparition de la Coupe des Nations chez les Espoirs, le calendrier de haut niveau pour les U23 manquait cruellement d’un événement-phare intégrant les réalités du cyclisme moderne. Le Tour de l’Avenir en 2.2U s’érige désormais en compétition suprême, l’équivalent d’un « Championnat du Monde par équipes Développement » sur une semaine.

Le parcours 2026, encore tenu secret, sera scruté à la loupe. Devra-t-il s’adapter à cette nouvelle donne, proposant des étapes plus adaptées aux stratégies d’équipes professionnelles ? La réponse dans les prochains mois.

Plus qu’une course, un signal fort

L’ouverture du Tour de l’Avenir aux équipes de développement est bien plus qu’un simple changement réglementaire. C’est l’acte de décès d’un certain amateurisme d’État dans la formation cycliste et la reconnaissance du modèle professionnel intégré. Paul Seixas, vainqueur 2025, restera peut-être dans l’histoire comme le dernier lauréat de l’ancien monde. Son successeur, en août 2026, sera le premier champion de cette nouvelle ère, celle où l’Avenir se gagne désormais sous les couleurs d’un sponsor, autant que d’un pays. La guerre des pépinières est déclarée.

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Tour de France 2027 : Le triptyque britannique qui va enflammer la première semaine

Le rideau est levé. A l’occasion d’une présentation à Leeds, Christian Prudhomme a dévoilé les cartes du spectaculaire Grand Départ britannique du Tour de France 2027. Trois étapes, trois nations, une intensité crescendo. Plongée dans un prologue insulaire qui promet déjà son lot de surprises et de drames, d’Édimbourg aux collines galloises.

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L’attente est terminée. Jeudi, depuis Leeds, ville symbole de la passion cycliste britannique, la direction du Tour de France a orchestré la révélation tant attendue. Le tracé des trois premières étapes de l’édition 2027, qui s’élancera le vendredi 2 juillet d’Édimbourg, n’est plus un secret. Un « Tournoi des Quatre Nations », selon l’expression de Christian Prudhomme, qui verra le peloton défiler en Écosse, en Angleterre et au Pays de Galles avant de regagner le continent. Une trilogie savamment calibrée, où la difficulté et le spectacle iront grandissants.

Un Grand Départ historique et stratégique

Pour la cinquième fois en six ans, le Tour prendra son envol depuis l’étranger, confirmant l’internationalisation maîtrisée de l’événement. Le choix du vendredi pour le départ, utilisant une dérogation exceptionnelle, est crucial. Il permet un transfert maritime ou aérien serein le lundi 5 juillet, journée de repos bien méritée après un week-end de course intense.

Christian Prudhomme n’a pas caché ses ambitions : retrouver la ferveur « absolument phénoménale » des départs londonien de 2007 et yorkshireman de 2014. « Ce sera un tunnel de bruit et d’émotion » anticipe-t-il, rappelant les images indélébiles de Fabian Cancellara et d’un peloton médusé par la foule britannique.

Étape 1 : Édimbourg > Carlisle (184 km) – Les landes pour les fusils

Le coup d’envoi sera donné au pied du château d’Édimbourg, pour une journée à la beauté sauvage. Le parcours sillonnera essentiellement les Scottish Borders, entre landes et paysages ruraux préservés, avant une incursion finale en Angleterre vers l’arrivée au château de Carlisle.

Profil & Enjeux :

Malgré un relief vallonné, les organisateurs destinent clairement cette étape aux sprinteurs purs. Une seule côte répertoriée (4e catégorie) et de longs faux plats ascendants ne devraient pas entamer la cohésion du peloton. L’objectif est clair : un final massif et un premier maillot jaune décerné au terme d’un spectacle visuel époustouflant. Attention toutefois aux vents côtiers écossais, traditionnellement fauteurs de trouble.

Profil de la 1ère étape du Tour de France 2027. Image : @ASO_letour

Étape 2 : Keswick > Liverpool (223 km) – Le joyau du Lake District

C’est l’étape de la séduction. Imprévue dans sa forme initiale, elle a été remodelée après un repérage héliporté dans le Lake District, classé à l’UNESCO. « La beauté des lieux nous a imposé ce détour », confie Prudhomme. Le parcours, long de 223 km, est le plus étiré de ce début de Tour.

Profil & Enjeux :

Cinq montées répertoriées (de 3e et 4e catégories) viennent émailler la journée, dont la dernière à 40 km de l’arrivée sur les bords de la Mersey. Le directeur du Tour y voit un terrain parfait pour un « sprinteur costaud » type Mads Pedersen, capable de survivre aux sélections répétées. La parade des équipes de sprinteurs pour contrôler les échappées sera un premier test tactique. L’arrivée à Liverpool, ville qui a déjà revêtu les statues des Beatles d’un écharpe jaune pour l’occasion, s’annonce électrique.

Profil de la 2e étape du Tour de France 2027. Image : @ASO_letour

Étape 3 : Welshpool > Cardiff (223 km) – Le coup de tonnerre gallois

Pour la première fois de son histoire, le Tour foulera le sol gallois. Et il ne le fera pas de manière anodine. Cette troisième étape est clairement conçue comme un premier coup de scalpel parmi les favoris.

Profil & Enjeux :

Avec sept côtes répertoriées et 3000 m de dénivelé positif, Prudhomme la compare à une « version courte de Liège-Bastogne-Liège ». Le parcours, qui serpente dans l’ancien bassin minier, propose un enchaînement de montées courtes mais raides, caractéristiques des Classiques Ardennaises.

Profil de la 3e étape du Tour de France 2027. Image : @ASO_letour

Deux difficultés ressortent particulièrement :

La côte de Hengoed : 700 m à 11%, une explosion.

La côte de Caerphilly (2 km à 8,1% avec un passage à 15%) : située à seulement 12 km de l’arrivée à Cardiff, elle sera le tremplin idéal pour une attaque décisive.

Cette étape est taillée pour les puncheurs et les favoris du général à la pointe. Elle devrait produire la première sélection significative et offrir un maillot jaune de grande valeur. La stratégie des leaders, qui devront être vigilants sans être trop dépensiers, sera passionnante à analyser.

Analyse & perspectives : Un casting parfait pour le spectacle

Ce triptyque britannique remplit parfaitement son rôle de prologue moderne : magnifique, varié et progressivement incisif. Il suit la logique désormais éprouvée d’un Tour qui ne laisse plus de journée de transition anodine.

Pour les sprinteurs : Une chance réelle de maillot jaune le premier jour, puis une bataille exigeante pour survivre le deuxième et se qualifier pour le final gallois.

Pour les puncheurs/baroudeurs : La 2e étape est une opportunité, la 3e est leur étape. Un terrain rêvé pour s’offrir de la visibilité et peut-être la tunique jaune.

Pour les favoris du classement général : La vigilance sera de mise dès la 2e étape, avec des risques de bordures. La 3e étape impose une première mise en jambes sérieuse. Personne ne pourra se cacher dans les pentes galloises.

En parallèle, l’annonce du Grand Départ du Tour de France Femmes 2027 depuis Leeds (Manchester, Sheffield, Londres) confirme la dimension historique de cette saison 2027 outre-Manche. Une année qui s’annonce déjà comme un feu d’artifice cycliste, où l’enthousiasme légendaire du public britannique rencontrera des parcours audacieux. Le compte à rebours est lancé.

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Carte officielle du Grand Départ du Tour de France 2027. Image : @ASO_letour_GeoAtlas

Christophe Laporte 2026 : L’heure de la reconquête a sonné

La saison 2025 n’est plus qu’un mauvais souvenir. Atteint par un cytomégalovirus, Christophe Laporte a dû regarder les Monuments et le Tour de France depuis son canapé. Aujourd’hui, le champion d’Europe 2023 a tourné la page. Fort d’une fin de saison prometteuse, le cadre de Visma | Lease a Bike aborde 2026 avec une détermination froide et des objectifs cristallins. Retour aux sources et soif de victoire collective : voici le programme de sa saison de la revanche.

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L’année noire : un virus et un canapé pour adversaires

2025 devait être une saison de confirmation pour Christophe Laporte. L’ancien champion d’Europe, pierre angulaire de la machine Visma | Lease a Bike sur les terrains variés, voyait son calendrier s’effondrer dès le mois de janvier. Le diagnostic est tombé, sec et implacable : cytomégalovirus. Un adversaire invisible qui l’a contraint à un arrêt complet, balayant d’un revers de main des mois de préparation. Une première depuis dix ans.

L’absence fut longue, douloureuse, et surtout spectatrice. Pour le spécialiste des classiques, manquer le printemps flamand et ardennais est une amertume. Pire encore : une série ininterrompue de dix participations au Tour de France s’est brutalement achevée. La priorité absolue est alors devenue la santé, loin des pelotons et du bruit des courses.

L’étincelle du Tour de Hollande : le rebond d’un champion

Le vrai Christophe Laporte n’était pourtant pas perdu. Il sommeillait, attendant le moment propice pour ressurgir. Ce signal est venu à l’automne, sur les routes du Tour of Holland. Son succès au classement général n’était pas qu’une simple victoire. C’était un symbole fort, la preuve tangible que la condition physique et le mental étaient de retour. Cette performance, complétée par une place d’honneur sur Paris-Tours, a agi comme un reset psychologique. Elle a validé une reprise progressive et offert un socle solide pour construire l’hiver.

Après une coupure méritée mais courte, le Français a remis le casque avec une idée fixe : capitaliser sur cette dynamique positive. La page 2025 est officiellement tournée.

Printemps 2026 : La reconquête des monuments

L’agenda de Laporte pour 2026 se lit comme une liste de revanches à prendre. En tête, le bloc des classiques de printemps, son terrain de jeu et son principal cheval de bataille. Deux années d’affilée sans pouvoir réellement y briller ont laissé une frustration palpable.

Son rôle ? Être un leader interchangeable, un atout majeur dans les finales exigeantes de Milan-SanRemo, du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. Son ambition personnelle se fond dans celle de la « Visma » : dominer les Monuments.

Juillet, l’objectif suprême : retour sur la Grande Boucle

Après l’enfer pavé du Nord, place aux sommets alpins et pyrénéens. Le Tour de France 2026 n’est pas un souhait, c’est une obligation pour Laporte. Sa polyvalence – capable de se glisser dans une échappée, de sprinter pour un bouquet ou de protéger ses leaders dans les bordures – est un atout inestimable pour Visma | Lease a Bike. Après une édition forcément spectatrice, son retour dans la « grande maison » aura une saveur particulière.

Son expérience et sa lecture de course seront précieuses pour guider des leaders comme Jonas Vingegaard ou Wout van Aert dans les moments critiques. Sa mission : redevenir l’homme de l’ombre indispensable, celui qui agit avant que la lumière ne se fasse sur les autres.

Laporte 2026 : plus qu’un retour, une transformation

Au-delà des résultats purs, l’enjeu pour Christophe Laporte en 2026 est de retrouver une linéarité de performance. Il ne s’agit pas seulement d’empiler les courses, mais d’y être compétitif, mois après mois. L’homme a mûri. L’épreuve de la maladie a renforcé sa résilience et probablement affiné ses priorités.

Sa progression à l’entraînement lui donne des ailes. Dans une équipe construite pour la victoire, il n’y a pas de place pour la nostalgie. Seul compte le présent et la contribution à l’effort collectif.

L’année 2026 s’annonce donc comme celle de tous les défis pour le Français. Celle où il doit prouver que le virus de 2025 n’était qu’une parenthèse, et que le champion d’Europe de Drenthe est toujours là, affûté, motivé et plus dangereux que jamais. Le programme est tracé. La route, longue. La reconquête peut commencer.

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Tour de La Provence 2026 : Le parcours choc dévoilé, avec le retour de la mythique montagne de Lure

Pour son dixième anniversaire, le Tour de La Provence opère une mue stratégique. Sous l’impulsion de Thomas Voeckler et Patrick Jammes, l’épreuve adopte un nouveau credo : l’exigence. Avec le retour fracassant de la montagne de Lure et une dernière étape délibérément rallongée, les organisateurs promettent une course sans temps mort. Décryptage d’une édition anniversaire qui vise à redéfinir les codes des courses de début de saison.

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Une édition anniversaire sous le signe de la radicalité

Le CIC Tour de la Provence fête sa première décennie avec une ambition renouvelée. Présenté à Marseille, le parcours de l’édition 2026, prévue du 13 au 15 février, marque un tournant. L’objectif affiché par Patrick Jammes, président du comité d’organisation, et Thomas Voeckler, son porte-parole et conseiller sportif, est clair : pérenniser l’événement en le durcissant. Loin d’être une simple célébration, cette dixième mouture se veut un laboratoire, mêlant innovation technologique et exigence sportive accrue pour s’imposer comme un rendez-vous incontournable du mois de février.

L’ADN de l’épreuve évolue souligne d’ailleurs Thomas Voeckler, vainqueur de la première édition. Le message est lancé : ce parcours est conçu pour les combattants, pour briser les routines et offrir un spectacle intense dès les premiers frémissements de la saison.

La Montagne de Lure, juge de paix mythique

L’innovation majeure de ce parcours est en réalité un retour aux sources. La mythique montagne de Lure, absente du calendrier récent, fait son retour comme terme de la deuxième étape, samedi 14 février. Ce sommet emblématique, théâtre de légendes dans le Tour de France, va radicalement redistribuer les cartes.

Le tracé de cette étape reine (179,8 km), parti de Forcalquier, promet de servir de tamis. La longue ascension finale (16 km à 6,5% en moyenne) constitue une arme parfaite pour éliminer les purs sprinteurs et désigner un leader solide. Cette décision tactique place délibérément une difficulté majeure au cœur de la course, assurant un premier tri sévère dans le peloton et créant un fossé chronométrique potentiellement décisif.

Une dernière étape rallongée : La stratégie Voeckler

Mais la véritable surprise vient du format de la troisième et ultime étape. Thomas Voeckler a durci le règlement interne en portant le tracé Rognac > Arles à 210,8 km.

Cette philosophie est limpide. Il s’agit d’épuiser les organismes, de pousser la fatigue à son paroxysme pour empêcher tout automatisme et rendre la course imprévisible jusqu’au dernier mètre. L’arrivée à Arles, ville historique, connaîtra-t-elle un regroupement général ou verra-t-elle une audacieuse échappée l’emporter ? Le suspense est intégral, et c’est exactement l’effet recherché résume Voeckler.

Parcours détaillé : Un équilibre entre vitesse, relief et volonté

La course s’élancera le vendredi 13 février de Marseille pour une première étape de 168,8 km jusqu’à Saint-Victoret. Un profil vallonné, typiquement provençal, qui pourrait déjà créer des sélections et offrir une opportunité aux puncheurs ou à un sprinteur costaud ayant survécu aux ascensions.

Après l’étape reine à la Lure, le final marathonien de Rognac à Arles (210,8 km) clôturera cette édition anniversaire. Ce tracé à travers la Camargue et ses étendues plates, mais souvent balayées par le Mistral, devient, du fait de sa longueur extrême, un piège redoutable. La lassitude et le vent pourraient sculpter la course et offrir un final haletant.

Le profil des 3 étapes du Tour de La Provence 2026

1ère étape – Vendredi 13 février – Marseille / Saint-Victoret – 168,8 km

2ème étape – Samedi 14 février – Forcalquier / Montagne de Lure – 179,8 km

3ème étape – Dimanche 15 février – Rognac / Arles – 210,8 km

Innovations et vision : Une course tournée vers l’avenir

Au-delà du terrain, les organisateurs insufflent une modernité durable. Patrick Jammes a détaillé un virage technologique majeur pour la diffusion, en partenariat avec la chaîne L’Équipe : « On va utiliser une diffusion qui sera captée en 5G et en ‘full remote’… on réduit substantiellement l’impact environnemental de notre épreuve. » Cette approche innovante place le Tour de la Provence à l’avant-garde de la production d’événements sportifs, alliant qualité de retransmission et responsabilité écologique.

Avec ce parcours ambitieux, le Tour de la Provence 2026 envoie un signal fort. Il ne se contente pas d’être une douce mise en jambe. Il se pose en véritable objectif, une épreuve exigeante qui vise à couronner un coureur complet. Qui succédera au double tenant du titre Mads Pedersen (Lidl-Trek) sur les routes provençales ? La réponse, fin février, s’écrira dans la souffrance de la Lure et l’endurance des plaines d’Arles. Rendez-vous est pris pour une purge hivernale d’une rare intensité.

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Wout Van Aert 2026 : La quête du Monument perdu et la revanche d’une saison volée

Une botte orthopédique au pied mais les idées claires. Wout van Aert a dévoilé son ambitieux programme 2026. Après une convalescence express, le Belge vise l’intégralité des classiques reines et un doublé Tour-Vuelta. Un calendrier taillé pour la régularité et l’exploit, avec en ligne de mire la consécration absolue dans un Monument.

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La scène aurait pu être celle d’un retour contraint. Ce mardi 13 janvier, lors du Media Day de la Visma-Lease a Bike en Espagne, Wout van Aert apparaît, souriant, une botte de protection à la cheville. Un rappel de sa lourde chute en décembre à Mol, qui avait brutalement interrompu son hiver. Pourtant, dans ses propos, aucune trace d’appréhension. Seulement une forme d’impatience fébrile. Le coureur le plus polyvalent de sa génération a dévoilé un programme 2026 d’une clarté et d’une ambition remarquables, marquant sa volonté de reprendre le contrôle d’un destin trop souvent contrarié par les blessures.

Une reprise sous le signe de la confiance et des chemins blancs

Contre toute attente, la fracture à la cheville semble déjà appartenir au passé. « Marcher est parfois douloureux, mais à vélo, ça va plutôt bien. Une fois les chaussures enfoncées, tout va bien » assure-t-il, ayant déjà repris l’entraînement sur les routes de Grobbendonk. Cette résilience permet de lancer son plan sans compromis.

Sa saison sur route débutera non pas en Flandre, mais en Toscane. Le 7 mars, Van Aert fera son grand retour aux Strade Bianche, une course qu’il n’a plus disputée depuis 2021. « Après ma victoire à Sienne sur le Giro l’an dernier, j’ai réalisé que les sterrati collaient toujours parfaitement à mes qualités » explique-t-il, voyant en cette épreuve bien plus qu’un simple exercice de style. Elle sera le prélude à un autre retour très attendu : Milan-San Remo, le 21 mars. Le seul Monument à son palmarès (2020) lui a manqué. « Je considère ces deux courses comme faisant partie des plus belles de l’année. Je ne veux surtout pas les manquer en 2026. »

Le printemps flandrien : Une obsession enfin exclusive ?

L’innovation majeure de ce programme réside dans l’approche des classiques du Nord. Traditionnellement éparpillé entre plusieurs objectifs, Van Aert et la Visma semblent avoir opéré un recentrage stratégique. Sa campagne commencera par l’Omloop Het Nieuwsblad (28 février), avant de se concentrer avec une intensité laser sur le duo sacré : le Tour des Flandres (5 avril) et Paris-Roubaix (12 avril).

« Au printemps, je veux être présent de l’Omloop jusqu’à Roubaix. Me montrer partout et saisir chaque occasion » martèle-t-il. Cette focalisation répond à une frustration palpable. Malgré des podias à répétition (2e à Roubaix en 2022, 3e à Flanders à trois reprises), la plus haute marche lui échappe. L’équipe elle-même admet un manque de concentration passée sur ces épreuves reines. En 2026, la hiérarchie est claire : les Monuments sont la priorité absolue.

L’été de tous les défis : Du service au leadership

Après le fracas des pavés, place à la stratégie des grands tours. Comme en 2024, Van Aert visera le doublé Tour de France (4-26 juillet) et Vuelta (23 août – 14 septembre). Sur la Grande Boucle, son rôle sera double. Il sera un atout majeur pour Jonas Vingegaard dans la guerre contre Tadej Pogačar, notamment lors du contre-la-montre par équipes, une spécialité Visma. « Nous aurons une équipe solide, et je vois aussi des opportunités de victoires d’étape pour moi-même » précise-t-il, en référence à son fabuleux mano à mano victorieux avec Pogačar en 2025.

Mais c’est sur la Vuelta que l’attente est la plus personnelle. En 2024, il avait dû abandonner alors qu’il portait le maillot vert et le maillot à pois. « J’ai un goût d’inachevé, une dette à régler » confesse-t-il avec un sourire en coin. Avec une équipe libérée de la pression du classement général, il pourra y jouer sa carte en toute liberté, visant les étapes et les classements annexes, dans une préparation idéale pour l’objectif final de l’automne : les Championnats du Monde sur route à Montréal.

Une saison pour écrire sa légende

À 31 ans, Wout van Aert n’aspire plus seulement à la performance ponctuelle, mais à la saison parfaite. « Mon plus grand rêve est de vivre une saison sans souci. Si c’est le cas, les résultats suivront. » Son programme, équilibré entre passion (les Classiques italiennes), obsession (Flanders-Roubaix) et devoir d’équipe (le Tour), en est le plan.

Il résume son ambition d’une phrase : « Remporter un Monument en 2026 serait la cerise sur le gâteau. » Entre la promesse des chemins blancs de Sienne, l’appel des pierres du Nord et la soif de revanche sur les routes d’Espagne, Wout van Aert a tracé sa route. Il ne reste plus qu’à la parcourir.

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Jonas Vingegaard défie les lois du cyclisme : son pari fou pour terrasser Pogačar en 2026

Le choc du siècle se prépare. Pour reconquérir le Tour de France face à un Tadej Pogačar surpuissant, Jonas Vingegaard a choisi la voie de l’audace. En 2026, le Danois affrontera pour la première fois le Giro avant de viser la Grande Boucle. Un double objectif historique, inspiré de son rival, mais porté par une conviction inébranlable : il en sortira « encore plus fort ». Décryptage d’un pari qui pourrait redéfinir les limites de la performance.

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La rivalité du siècle entre Jonas Vingegaard et Tadej Pogačar entre dans une nouvelle dimension. Pour la saison 2026, le Danois de la Visma | Lease a Bike a dévoilé une carte maîtresse aussi risquée que fascinante : enchaîner le Tour d’Italie et le Tour de France. Un défi que seul Pogačar avait réussi à relever en 2024, brisant un tabou vieux de 26 ans.

Le Giro, pièce manquante d’un palmarès historique

Jonas Vingegaard n’a plus rien à prouver. Double vainqueur du Tour de France (2022, 2023) et lauréat de la Vuelta 2025, il ne lui manque qu’un maillot rose pour rejoindre le cercle ultra-restreint des vainqueurs des trois Grands Tours. Une obsession qui a structuré son programme.

« J’ai déjà gagné en France et en Espagne. Maintenant, je veux faire la même chose en Italie » a martelé le champion danois lors du media day de son équipe en Espagne. « Ça fait un moment que je pense au Giro. J’adorerais ajouter le maillot rose à ma collection. »

Cette quête personnelle s’inscrit dans une stratégie globale. Le parcours 2026 du Giro, jugé moins brutal que les éditions précédentes, et les cinq semaines de récupération avant le départ du Tour à Barcelone ont convaincu son staff. L’objectif est double : viser la victoire en mai, et arriver boosté en juillet.

Un programme minimaliste pour un double objectif maximal

La saison de Vingegaard sera courte mais d’une intensité extrême. Elle se découpe en quatre blocs principaux :

UAE Tour (16-22 février) : Sa reprise, sur les terres de l’équipe rivale UAE.

Tour de Catalogne (23-29 mars) : Une course par étapes exigeante pour affiner la condition.

Giro d’Italia (8-31 mai) : L’objectif intermédiaire et la grande nouveauté.

Tour de France (4-25 juillet) : L’objectif suprême, celui de la reconquête.

Ce calendrier épuré contraste avec la densité des saisons passées. « Les cinq dernières années, j’ai fait plus ou moins le même programme. J’avais besoin de changement » explique Vingegaard. Un changement radical pour briser la routine et, peut-être, la domination de Pogačar.

« Je serai encore plus fort sur le Tour » : la conviction qui change tout

Le doute plane inévitablement. Peut-on réellement enchaîner deux Grands Tours au plus haut niveau et battre le meilleur coureur du monde, supposé frais, sur le Tour ? La réponse de Vingegaard est catégorique et s’appuie sur l’expérience.

« En 2023, j’ai fini deuxième de la Vuelta juste après le Tour. En 2025, je l’ai gagnée. Nos analyses montrent que je ne régresse pas entre deux Grands Tours, c’est probablement le contraire » assure-t-il avec le flegme caractéristique des champions.

Son directeur de la performance, Jacco Verhaeren, abonde : « Gagner le Tour est le premier objectif. Et on veut aussi gagner le Giro. Pourquoi pas faire le doublé avec Jonas ? » La confiance de l’équipe semble totale, nourrie par des avancées techniques gardées secrètes et une préparation mentale repensée.

Pogačar, l’ombre et le modèle

Ironie de l’histoire, Vingegaard s’inspire directement du plan qui l’a vaincu. En 2024, beaucoup promettaient l’échec à Pogačar, jugé trop audacieux. Le Slovène a répondu par une démonstration historique. Deux ans plus tard, le Danois relève le même défi.

Mais la donne a changé. UAE Team Emirates, même sans Pogačar au Giro, promet de rendre la vie dure à Vingegaard avec des leaders comme Joao Almeida. Chaque étape pourrait devenir un piège pour épuiser le favori.

Mentalement, le Danois se dit plus affûté que jamais. « Je ressens une motivation et un état d’esprit que je n’ai pas connus depuis des années » confie-t-il, évoquant un passé proche du burn-out désormais derrière lui.

Le pari ultime : peut-on battre la légende en jouant son jeu ?

Le calcul de Visma | Lease a Bike est à haut risque. Si Vingegaard triomphe au Giro, il deviendra le huitième coureur de l’histoire à remporter les trois Grands Tours, devançant Pogačar dans cette quête. Une consécration immense.

Mais le véritable graal reste le maillot jaune. En visant les deux, Vingegaard mise sur l’effet de surchauffe : un premier Grand Tour comme tremplin physiologique et psychologique pour le second. C’est la théorie. La pratique, face à la froide efficacité de Pogačar, sera d’une autre rigueur.

L’enjeu dépasse le simple podium. Il s’agit de redéfinir les limites du possible dans le cyclisme moderne. En copiant le plan du maître, Vingegaard lance un défi qui sonne comme un avertissement : la guerre pour la suprématie mondiale passe désormais par l’endurance extrême.

La réponse définitive se livrera sur les routes d’Italie, puis de France. Entre le mythe Pantani, l’exploit Pogačar et l’ambition Vingegaard, l’histoire du cyclisme est en train de s’écrire. Le Danois a choisi sa plume. Il ne reste plus qu’à tourner la page.

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Pauline Ferrand-Prévot 2026 : la revanche d’une championne qui ne veut plus juste gagner

Pauline Ferrand-Prévot a dévoilé sa feuille de route pour 2026. Moins d’un an après son doublé historique Paris-Roubaix/Tour de France, la championne vise plus haut, plus fort. Avec un calendrier agressif centré sur les Monuments et la défense de son maillot jaune, elle aborde la saison en favorite assumée. Rencontre avec une athlète apaisée, mais toujours aussi affamée.

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Le décor est andalou, le soleil tape sur La Nucia. Pauline Ferrand-Prévot, bras croisés, regard perçant, égrène son programme avec la précision d’un stratège. À 33 ans, la championne olympique de VTT et récente reine du Tour de France n’a plus rien à prouver. Pourtant, c’est bien de preuves supplémentaires dont elle a soif. La saison 2026 de la leader de la Visma-Lease a Bike ne sera pas une tournée d’adieu, mais une campagne de conquête.

Tour de France, Monuments, Vuelta : le calendrier ambitieux d’une polyvalente

Le plan est audacieux, reflet d’une confiance regagnée. Pauline Ferrand-Prévot ne se contentera pas de défendre son acquis. Elle part à l’assaut de nouveaux territoires.

Un premier bloc classiques pour combler les vides

Son début de saison route, à partir des Strade Bianche le 7 mars, a un goût de revanche personnelle. « Je veux me battre pour la victoire sur chaque course où je m’aligne » martèle-t-elle. Le Tour des Flandres (5 avril) et Liège-Bastogne-Liège (26 avril), deux Monuments absents de son palmarès routier, sont clairement dans son viseur. Un choix logique pour une puncheuse-grimpeuse de son calibre, mais lourd de sens : réussir l’un des deux consacrerait sa domination absolue, toutes disciplines confondues.

L’impasse stratégique sur Paris-Roubaix

La grande absente de ce programme ? Paris-Roubaix, qu’elle a pourtant remporté de façon spectaculaire en 2025. Cette décision, mûrie avec son équipe, n’est pas un renoncement. C’est un recentrage. Défendre son titre sur la Grande Boucle demande une énergie colossale et une préparation spécifique. Sacrifier l’Enfer du Nord, épreuve d’une brutalité unique, est un calcul froid et rationnel pour préserver son corps et ses objectifs majeurs.

La Vuelta, tremplin vers le maillot jaune

Avant le rendez-vous estival, une nouveauté apparaît : la Vuelta Femenina (3-10 mai). Cette participation inédite est un signal fort. Elle servira de stage d’altitude et de test grandeur nature avant le Tour. « J’apprends vite » rappelle-t-elle. Cette course par étapes lui permettra d’affiner son état de forme et la cohésion avec son équipe Visma, renforcée pour l’épauler dans les massifs.

Défendre le maillot jaune : le défi de la favorite

Le cœur de sa saison bat pour le Tour de France Femmes (1er-9 août). La donne a radicalement changé. En 2025, elle surprenait. En 2026, elle sera la cible à abattre, la patronne à détrôner.

« L’an dernier, j’étais outsider. Cette fois, je sais que j’arriverai en favorite. J’aime cette pression » confie-t-elle, sereine. Le parcours, avec son contre-la-montre individuel et l’étape reine du Mont Ventoux, lui sourit. Elle a identifié des leviers de progression, notamment en contre-la-montre, sur lequel elle promet de « passer beaucoup de temps ». Sa victoire n’était pas un coup de tonnerre, mais l’aboutissement d’une préparation méticuleuse qu’elle entend reproduire, en mieux.

Le poids des mots, le choc des polémiques

L’ombre de la controverse de l’été 2025 plane encore. Les critiques sur sa morphologie, après son triomphe sur le Tour, ont laissé des traces. Non pas sur la championne, endurcie par plus d’une décennie au plus haut niveau, mais sur ses proches.

« J’étais surtout triste pour mes parents » avoue-t-elle, sans amertume mais avec une pointe de lassitude. Pour elle, le débat était un non-sujet, une méconnaissance des réalités physiologiques du cyclisme d’élite en haute montagne. Cette tempête médiatique a paradoxalement forgé une armure supplémentaire. Elle aborde 2026 avec une déconnexion assumée – changement de numéro de téléphone inclus – et une force mentale décuplée. La blessure à la cheville qui l’a tenue à l’écart cet hiver aura été une opportunité de recharger les batteries, loin du bruit.

L’équipe Visma-Lease a Bike : un dispositif de guerre

Son ambition décomplexée s’appuie sur une structure néerlandaise qui a parfaitement su l’intégrer. La Visma-Lease a Bike a bâti autour d’elle un « groupe solide de coureuses motivées » selon ses mots. La synergie mise en place en 2025, évidente lors de son succès sur le Tour, a été renforcée. L’équipe comprend sa soif de victoires multiples et s’est organisée pour la soutenir sur les classiques ardentes comme sur les grands tours. Elle n’est plus une recrue, mais le pilier central autour duquel la tactique se construit.

La quête d’une légende vivante

Pauline Ferrand-Prévot ne court plus pour répondre aux doutes, mais pour assouvir sa propre faim. « Secrètement, je veux gagner plus » lâche-t-elle. Cette phrase résume tout.

Son programme 2026 est un manifeste. Il dit sa volonté de marquer de son empreinte l’histoire du cyclisme féminin, au-delà du VTT où elle règne déjà sans partage. En visant les Monuments manquants et un doublé inédit sur le Tour de France, elle se place en position d’écrire une nouvelle page, encore plus éclatante. L’outsider est devenue impératrice. Et elle a pleinement l’intention de régner.

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Mikel Landa, l’éternel : 16 ans de passion, de chutes et de résurrections

Seize ans déjà. Un chiffre qui résonne comme un défi dans le cyclisme moderne. À 36 ans, Mikel Landa s’apprête à épingler un nouveau dossard sous le soleil de février. Entre deux lignes tracées sur les routes de Calpe, le grimpeur basque confie une flamme intacte. Malgré les chutes, les changements d’équipe et l’évolution d’un sport toujours plus exigeant, « Landismo » est plus qu’un style : une philosophie de résistance. Retour sur un parcours hors norme et les ambitions 2026 d’un dernier romantique.

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Landa, l’insoumis : une longévité construite à coups de pédale

Le paysage du cyclisme a radicalement changé depuis février 2011. À l’époque, un jeune Basque de 21 ans, Mikel Landa, faisait ses débuts professionnels sur le Trofeo Palma de Mallorca. Quinze ans et une carrière riche en rebondissements plus tard, le coureur de Soudal Quick-Step se prépare pour une seizième saison consécutive au plus haut niveau. Une perspective qu’il n’aurait jamais osé envisager. « C’est un sacré parcours. Le cyclisme a changé, et moi aussi, mais la passion, elle, est restée identique » confie-t-il à l’occasion du stage hivernal en Espagne. Cette longévité exceptionnelle, dans une ère d’hyper-spécialisation et de pression constante, est en soi une victoire. Elle raconte une adaptation permanente, un amour inaltérable pour la compétition et une résilience à toute épreuve.

Le palmarès d’un éternel second couteau devenu icône

Analyser le palmarès de Mikel Landa, c’est comprendre la complexité du cyclisme. Les statistiques brutes ne suffisent pas à capturer son aura. Certes, on y trouve deux podiums sur le Giro d’Italia (3e en 2015 et 2022), des victoires d’étape sur les trois grands tours, et des places d’honneur sur des classiques ardoisées comme la Liège-Bastogne-Liège. Mais son héritage dépasse les trophées.

Il est l’outsider par excellence, le tacticien subtil des montagnes, celui dont les accélérations en danseuse ont marqué l’histoire récente du Giro. Son rôle de lieutenant de luxe pour Christopher Froome sur le Tour de France 2017, où il sacrifia ses propres chances pour la cause Sky, a aussi forgé sa légende : celle d’un coureur à la fois talentueux et doté d’un sens aigu de l’équipe. Cette dualité – leader capable et équipier d’exception – explique en grande partie l’affection indéfectible des « Landistas », une fanbase qui célèbre l’élégance, l’attaque et une certaine idée du cyclisme romantique.

2025 : Le rêve du Giro brisé, la résilience à la Vuelta

Sa deuxième saison chez Soudal Quick-Step devait être celle de la confirmation. Après une intégration réussie en 2024, Landa abordait le Giro 2025 avec des cartes à jouer au classement général. Une préparation optimale, une forme ascendante… tout fut réduit à néant en quelques secondes, lors d’une chute collective dès la première étape. Abandon. « Tout est parti en fumée » résume-t-il, sans amertume mais avec une lucidité froide.

Plutôt que de sombrer, le Basque a puisé dans ses ressources. Son retour lors de la Vuelta a España fut un modèle de résilience. Libéré de l’impératif du général, il est revenu à son essence : attaquer. Combatif, insaisissable, il a frôlé la victoire d’étape et a insufflé un souffle épique à la course. Cette fin de saison « sur le vélo », comme il le dit, fut cruciale. Elle a réaffirmé non seulement sa condition physique, mais surtout son mental d’acier et son statut d’attaquant né.

Objectifs 2026 : Le printemps basque comme horizon

À l’aube de cette nouvelle campagne, Mikel Landa affiche une sérénité motivée. Sa reprise sera progressive, avec la Volta a la Comunitat Valenciana et la Clásica Jaén comme mise en jambe. Mais son regard est déjà tourné vers le cœur du printemps, vers ses terres de prédilection.

« J’ai hâte de me mesurer en Catalogne et au Pays basque. J’adore ces courses » annonce-t-il. Le Tour de Catalogne (23-29 mars) et l’Itzulia Basque Country (6-11 avril) ne sont pas de simples préparations. Ce sont des objectifs à part entière, chargés d’une dimension sentimentale et identitaire. Y remporter une étape, y briller par son panache, constitue une quête personnelle. Ces courses difficiles, taillées pour les grimpeurs complets, sont le terrain de jeu idéal pour son style. Elles offrent aussi un baromètre précieux de sa forme avant d’envisager, peut-être, un nouveau rôle dans un grand tour durant l’été.

L’héritage Landa : bien plus qu’un simple grimpeur

Que peut-on encore attendre de Mikel Landa à 36 ans ? Probablement pas une révolution, mais la perpétuation d’une certaine excellence. Il n’est plus le jeune prodige de 2015, ni le co-leader ultra-protégé. Il incarne désormais autre chose : la persistance du style et de l’intelligence de course dans un peloton souvent standardisé.

Son rôle chez Soudal Quick-Step dépasse les résultats. Il est un mentor à poigne pour les jeunes, un exemple de professionnalisme, et une assurance tout-terrain pour les chefs de file de l’équipe. Sa simple présence dans une course modifie les dynamiques tactiques. Les adversaires savent que l’attaque peut venir à tout moment, sur les pentes les plus raides. Cette aura, cette menace permanente, est l’un de ses atouts les plus précieux.

Alors que la saison 2026 est sur le point de débuter, Mikel Landa reste ce paradoxe vivant : un vétéran qui roule avec la fougue d’un débutant, un presque-retraité qui parle avec la passion du premier jour. Son histoire n’est pas encore écrite. Une dernière victoire sur les routes du Pays basque, un ultime coup d’éclat dans un grand tour ? Peu importe. Déjà, ses seize années de loyauté à la pédale sont un triomphe. Et pour les Landistas, le spectacle, cette danse caractéristique sur les pourcentages les plus fous, vaut à lui seul le détour. Le romantisme cycliste a encore un visage, et il porte un casque bleu ciel et marine.

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Fracture de la hanche : le coup de massue qui anéantit le début de saison d’Óscar Rodriguez

C’est un coup dur pour l’INEOS Grenadiers et pour le grimpeur espagnol. Óscar Rodriguez, 30 ans, s’est fracturé la hanche lors d’une chute à l’entraînement. Opéré en urgence, le vainqueur d’étape sur la Vuelta voit sa préparation hivernale et les premiers mois de la saison 2026 s’envoler. Plongée dans les conséquences de cette blessure redoutée et le long chemin qui l’attend.

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Un diagnostic qui fait froid dans le dos

La nouvelle est tombée ce mardi par un communiqué laconique de l’INEOS Grenadiers. Óscar Rodriguez, l’un des grimpeurs les plus fins de l’effectif, a été victime d’une lourde chute lors d’une sortie d’entraînement. Le bilan est sévère : une fracture de la hanche, nécessitant une intervention chirurgicale immédiate. À 30 ans, l’Espagnol se retrouve projeté dans un processus de rééducation long et exigeant, qui efface d’un trait ses objectifs de début d’année.

Pour l’équipe britannique, c’est un revers tactique. Rodriguez, recruté en 2024 après cinq saisons chez Movistar, devait être un élément clé dans les courses par étapes et un lieutenant précieux en montagne. Son absence force un remaniement des plans dans un effectif déjà en pleine réflexion stratégique.

La hanche, une blessure complexe pour un cycliste

Dans le milieu du cyclisme professionnel, une fracture de la hanche est bien plus qu’un simple arrêt. C’est une épreuve physique et mentale de haut vol.

Une rééducation protocolaire et longue : Après l’opération, la phase de décharge – où l’appui sur la jambe est interdit – est cruciale. Elle dure plusieurs semaines. Vient ensuite le travail de récupération de la mobilité articulaire et de la force musculaire, souvent appauvrie de manière significative. Le retour sur le home-trainer, puis sur la route, se fait par paliers extrêmement prudents.

Le défi de la confiance : Au-delà de l’os, c’est la psychologie qu’il faut reconstruire. Retrouver la sensation de sécurité dans les descentes, dans les virages serrés ou au milieu du peloton représente un obstacle majeur. La peur de rechuter peut être un frein persistant.

Un calendrier sportif bouleversé : Avec une convalescence estimée à plusieurs mois, le printemps classique de Rodriguez est déjà condamné. Les courses par étapes qui constituaient son terrain de jeu habituel – la Route d’Occitanie, le Tour de Hongrie, peut-être le Critérium du Dauphiné – passeront sans lui. L’objectif se décalera vraisemblablement vers la seconde partie de saison, sans garantie de retrouver immédiatement son meilleur niveau.

Qui est Óscar Rodriguez, le grimpeur à la carrière suspendue ?

Pour mesurer l’ampleur de la perte, il faut se souvenir du palmarès de ce coureur discret mais redoutablement efficace.

L’exploit fondateur : Sa carte de visite reste sa victoire d’étape lors de la Vuelta a España 2018. Ce jour-là, à l’arrivée en altitude de La Camperona, il avait dominé les meilleurs grimpeurs du monde, annonçant l’arrivée d’un nouveau talent.

Le régulier des courses par étapes : Rodriguez n’est pas un électron libre, mais un finisseur constant. Son palmarès étaye cette réputation : deuxième de la Vuelta a Burgos (2019), deuxième du Tour de Hongrie (2022), podium sur la Route d’Occitanie (2021). Des résultats qui démontrent une capacité à se maintenir au plus haut niveau pendant toute une semaine.

Un profil complémentaire pour INEOS : Chez les Grenadiers, son rôle évoluait. Alternativement chef de file sur des courses d’une semaine et équipier de luxe pour des leaders comme Carlos Rodríguez ou Egan Bernal sur les Grands Tours, sa polyvalence était un atout précieux.

Et maintenant ? Le long chemin du retour

L’équipe INEOS Grenadiers a tenu un message de soutien sans ambiguïté : « Nous lui souhaitons un bon rétablissement et un retour rapide à la compétition. La priorité absolue est sa santé. » Cette phrase résume la philosophie qui doit désormais prévaloir.

Le staff médical de l’équipe, l’un des plus performants du peloton, va orchestrer une rééducation sur-mesure. Le calendrier sera dicté par la biologie, pas par le calendrier sportif. L’exemple de coureurs comme Simon Yates, revenu fort après une fracture du fémur, ou même d’Egan Bernal, sert de feuille de route et d’espoir.

Pour Óscar Rodriguez, les prochains mois seront une course contre la montre et contre la frustration. Une épreuve d’endurance différente, où la victoire se mesurera à la parfaite consolidation de sa hanche et à la reconquête, pas à pas, de son statut de grimpeur d’élite. Le peloton, et les fans de courses par étapes, attendront son retour avec impatience.

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Entraînement interrompu : quand le Wolfpack de Soudal Quick-Step se transforme en service de dépannage

En Espagne, le programme est chargé : kilomètres dans les jambes, affûtage pour les premiers objectifs. Mais la route réserve parfois des imprévus. Lors d’une sortie, le peloton de Soudal Quick-Step a dû stopper net son effort. Mission : dégager une voiture accidentée. Une séquence filmée, devenue virale, qui en dit long sur l’état d’esprit du groupe.

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Un exercice de force inattendu pour le Wolfpack

Le stage de pré-saison à Calpe, sur la Costa Blanca, est un rituel immuable. Entre les séances spécifiques et les longues heures de selle, l’objectif est de forger la condition physique et l’osmose du groupe. L’équipe Soudal Quick-Step a ajouté une discipline imprévue à son planning : le sauvetage routier.

Alors que le peloton roulait en formation serrée, les coureurs sont tombés sur une scène pour le moins inhabituelle. Un automobiliste, après une légère sortie de route, s’était retrouvé en équilibre précaire, son véhicule calé sur un muret bordant la chaussée. Impuissant, le conducteur assistait, médusé, à l’arrivée d’un peloton de cyclistes professionnels.

Sans la moindre hésitation, la décision est prise collectivement : faire demi-tour et porter assistance. La séquence, immortalisée par Yves Lampaert et partagée sur ses réseaux sociaux, montre l’application soudaine de la puissance du Wolfpack.

La cohésion d’équipe, au-delà de la course

La scène est à la fois efficace et empreinte d’une certaine légèreté. Autour du véhicule, on reconnaît des visages clés de l’effectif 2026. Le sprinteur Tim Merlier, le robuste classiques man Dylan van Baarle, le jeune talent Paul Magnier, le solide Laurenz Rex et l’expérimenté Yves Lampaert lui-même. Tous mettent la main à la pâte – ou plutôt l’épaule au pare-chocs.

Dans un effort synchronisé, ils soulagent l’arrière de la voiture tandis que le conducteur, au volant, tente de la dégager. Après quelques poussées coordonnées, le véhicule retrouve l’asphalte sous les applaudissements et les exclamations des coureurs. Une autre équipe, passant au même moment, salue même l’exploit d’un coup de klaxon complice.

L’humour n’est pas absent. En légende de sa vidéo, Yves Lampaert lance, malicieux : « Ça n’aurait probablement pas été possible avec une bande de grimpeurs. » Une pique amicale qui souligne le profil de l’équipe présente, davantage tournée vers la puissance que vers la légèreté, et révèle la bonne ambiance régnant au sein du groupe.

Plus qu’un fait divers, un signal fort pour 2026

Cet épisode anecdotique dépasse largement le simple fait divers. Il intervient à un moment charnière pour Soudal Quick-Step. L’équipe aborde une nouvelle ère, ayant officialisé le départ de son leader absolu Remco Evenepoel. La page se tourne, et la construction d’une dynamique collective solide est plus cruciale que jamais.

Ce geste spontané, ce réflexe d’entraide, illustre parfaitement les valeurs d’unité que la direction tente d’instiller. C’est le fameux esprit « Wolfpack » en action, mais hors des routes de compétition. Il montre un groupe soudé, réactif et capable de se mobiliser pour un objectif commun, fût-il inattendu.

Sur le plan purement physique, cet intermède insolite est aussi un révélateur. La facilité avec laquelle ces athlètes ont déplacé une masse importante témoigne de la forme déjà très avancée à laquelle ils sont parvenus en ce début janvier. La puissance est là, prête à être canalisée vers les objectifs sportifs à venir.

Calpe, creuset de la saison à venir

Le stage de Calpe n’est donc pas seulement une affaire de watts et de chronos. C’est aussi le lieu où se resserrent les liens, où se construit l’alchimie indispensable pour affronter les mois de compétition. Cet événement, partagé avec spontanéité sur les réseaux, humanise les coureurs et crée un récit positif autour de l’équipe.

Alors que la saison va bientôt s’élancer sous le soleil d’Australie à l’occasion du Tour Down Under, Soudal Quick-Step a, sans le vouloir, envoyé un message fort. Celui d’une équipe unie, solidaire et prête à se retrousser les manches. Une métaphore peut-être involontaire, mais puissante, pour une formation qui devra, en 2026, pousser collectivement pour sortir de l’ornière et retrouver le chemin de la victoire. Le Wolfpack a montré qu’il savait faire corps. Maintenant, place à la compétition.

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Fracture, opération, et déjà sur le vélo : la reprise éclair de Wout van Aert stupéfie le cyclisme

Le compte à rebours est lancé. À peine dix jours après une fracture de la cheville et une intervention chirurgicale, Wout van Aert a enfourché son vélo lundi. Cette reprise vertigineuse, bien en-deçà des pronostics médicaux, lance un signal fort à ses rivaux. Analyse d’un retour qui relève du défi et redessine les perspectives pour les Classiques.

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Le scénario semblait écrit. Chute spectaculaire sur le circuit gelé de Mol le 2 janvier, fracture de la cheville opérée dans la foulée, pronostic de plusieurs semaines d’immobilisation. Pourtant, l’histoire de Wout van Aert suit rarement les trajectoires préétablies. Ce lundi 12 janvier, l’improbable est devenu réalité : le champion belge a repris l’entraînement sur route. Seulement dix jours après son accident. Un timing qui défie la logique médicale conventionnelle et envoie une onde de choc dans le peloton.

Une reprise qui questionne les pronostics

La séquence est édifiante. Le 3 janvier, le professeur Gilbert Versier, chirurgien orthopédiste référent du Tour de France, expliquait dans les colonnes de L’Équipe que pour ce type de fracture, « la consolidation complète nécessite six à huit semaines, avec une immobilisation stricte par plâtre ou orthèse pendant un mois ». Un cadre temporel qui semblait condamner Van Aert à une longue période d’inactivité, remettant potentiellement en cause le début de sa saison sur route.

Le contre-argument est venu du vélo lui-même. Ce lundi, sur l’application Strava, le coureur de 31 ans a partagé une sortie de 33 kilomètres effectuée en une heure autour de Grobbendonk, en Flandre. Le commentaire, laconique et triomphant : « Lundi gagnant ! ». Cette sortie, bien que modeste en volume et en intensité, est un message. Elle démontre une mobilité retrouvée à une vitesse stupéfiante et témoigne d’un protocole de rééducation ultra-agressif, probablement sous la houlette de l’encadrement médical de la Visma-Lease a Bike.

Le calendrier 2025 : les monuments en ligne de mire

Cette reprise éclair permet de caler plus sereinement le calendrier ambitieux du Belge. Selon nos informations, son programme initial reste globalement inchangé, avec des ajustements possibles sur la phase de reprise en compétition.

Stage (février) : Van Aert devrait bien être présent au rassemblement de son équipe à La Nucia, en Espagne. Un point médical décisif est prévu ce mardi lors de la présentation officielle de l’équipe, qui validera la suite du processus.

Strade Bianche (7 mars) : Cette course exigeante sur les sterrati toscans reste son objectif de reprise officielle. Elle servira de test grandeur nature sur terrain accidenté.

Les Classiques flandriennes : Tout l’enjeu réside ici. Le Tour des Flandres (5 avril) et Paris-Roubaix (12 avril) constituent le cœur absolu de sa saison de printemps. Ces deux monuments, qu’il n’a encore jamais remportés, sont une obsession. Cette blessure, paradoxalement, pourrait lui permettre d’arriver moins « rôdé » mais plus frais mentalement pour ces deux dates clés.

Le contexte Visma-Lease a Bike : une pression et un soutien immenses

Cette course contre la montre s’inscrit dans un contexte d’équipe particulier. L’équipe a plus que jamais besoin d’un Van Aert au top. La structure néerlandaise, pionnière dans l’optimisation de la performance et de la récupération, met très probablement toutes ses ressources à disposition du champion belge : cryothérapie, thérapie par ondes de choc, renforcement spécifique…

Cette situation crée une dynamique fascinante. La blessure, initialement perçue comme un coup d’arrêt, se transforme en un récit de résilience et de défi. Van Aert, souvent présenté comme l’« éternel second » des grands rendez-vous, endosse ici le rôle du combattant qui surmonte l’adversité. Un storytelling puissant, parfaitement adapté pour captiver l’audience sur des plateformes comme Google Discover, friandes de récits humains et de come-back.

La reprise de Wout van Aert n’est pas qu’une simple sortie d’entraînement. C’est un coup de communication, un coup de force médical et un coup psychologique. Elle replace immédiatement le Belge au centre du jeu des Classiques, alors que ses rivaux (van der Poel, Pogacar sur les Strade) peaufinent leur forme sans entrave. La course pour être prêt le 7 mars à Sienne est lancée. Et à voir la détermination dont il fait preuve, il serait imprudent de parier contre lui. La saison des Monuments vient de trouver son premier rebondissement majeur.

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