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Faun Ardèche Classic 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV

Il y a des courses qui portent en elles la promesse d’un grand spectacle. Ce samedi 28 février, la Faun Ardèche Classic 2026 en fait partie. Avec un parcours remodelé pour être encore plus sélectif, un plateau digne d’un WorldTour et un Paul Seixas qui marche sur l’eau depuis son début de saison, l’édition 2026 s’annonce comme un véritable combat de chefs. Entre le tenant du titre Romain Grégoire, l’armada UAE ou la nouvelle génération française, voici pourquoi cette 26e levée pourrait sacrer un nouveau roi des Ardèches.

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Pourquoi Paul Seixas est-il l’homme à battre sur la Faun Ardèche Classic 2026 ?

L’heure du rendez-vous a sonné. Alors que le peloton international pose ses vélos à Guilherand-Granges, un nom revient avec insistance dans toutes les discussions : Paul Seixas. Le prodige de la formation Decathlon CMA CGM n’a pas seulement brillé sur les Championnats d’Europe en septembre dernier derrière Tadej Pogačar ; il a surtout atomisé la concurrence sur le récent Tour d’Algarve, laissant sur place deux des meilleurs coureurs du monde, Juan Ayuso et João Almeida. Ce samedi, sur les pentes ardéchoises qu’il connaît par cœur, le décor est planté pour un premier acte majeur de la saison. Mais attention, la meute est affamée.

Un parcours remodelé : le piège se resserre autour de Guilherand-Granges

Ce n’est pas une simple classique, c’est une guerre d’usure. Les 188,5 kilomètres de cette 26e édition sont un condensé de ce que le Massif Central peut offrir de plus coriace. Les organisateurs ont « durci » le menu, et les 3 300 mètres de dénivelé positif cumulé ne mentent pas : ici, pas de place pour les sprinteurs.

Une boucle infernale : la répétition du Val d’Enfer comme juge de paix

La grande nouveauté, c’est ce final en circuit où la cruauté du tracé atteint son paroxysme. Le peloton ne se contentera pas de subir une fois l’ascension du Val d’Enfer. Il la gravira à quatre reprises. Cette répétition, typique des championnats du monde, transforme la course en une longue élimination.

Le réveil musculaire : Dès les premiers kilomètres, la Côte du Pin (9,3 km à 4,6%) agit comme un filtre naturel. C’est souvent là que s’échappent les baroudeurs du jour.

Le tourniquet final : Le véritable combat s’engage à une cinquantaine de bornes de l’arrivée. Après un premier passage sur la ligne d’arrivée, direction Saint-Romain-de-Lerps. Avec ses 6,3 kilomètres à 7,6% de moyenne, cette difficulté longue est parfaite pour casser les pattes les moins affûtées.

Le juge de paix : Au sommet de Saint-Romain, la bascule s’opère. Une descente rapide, et c’est l’entrée dans l’antre du Val d’Enfer (1,5 km à plus de 10%). « Peu de virages et un quasi tout droit« , comme le soulignent les observateurs. Cette configuration est redoutable : elle permet aux poursuivants de voir leur cible, ce qui psychologie et tactique s’entrechoquent. Selon les données de courses précédentes, c’est dans le secteur médian, le plus raide, que les écarts se creusent définitivement. Après un nouveau tour, la dernière montée du Val d’Enfer, située à seulement 5 kilomètres de larrivée, sera le théâtre des ultimes offensives.

Liste des partants : un plateau de gala pour un combat de chefs

Frans Maassen, le directeur sportif de la Visma-Lease a Bike ne s’y trompe pas dans son analyse d’avant course : la startlist de cette Faun Ardèche Classic 2026 a des allures de WorldTour. Jamais une épreuve de ce niveau n’avait réuni un tel concentré de talents si tôt dans la saison.

Le casting français : Grégoire, Seixas, Martinez, une triple couronne en jeu ?

La France du cyclisme peut se frotter les mains. Le tenant du titre, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) , est bien là. Le Bisontin, vainqueur en 2025, sait ce que gagner ici signifie. Il arrive épaulé par un Ewen Costiou rayonnant, vainqueur de l’Étoile de Bessèges + le chrono final et en pleine confiance.

Face à lui, le  » phénomène  » Paul Seixas (Decathlon CMA CGM). Rappelons que le jeune français détient le meilleur temps sur l’ascension du Val d’Enfer. Une donnée chronométrique qui, couplée à sa forme étincelante, fait de lui le grandissime favori.

Et que dire de Lenny Martinez (Bahrain Victorious) ? Après un début de saison sur le Tour des Alpes-Maritimes (5e), le Niçois semble avoir franchi un cap physique. Peut-il décrocher sa première grande classique française ? La question est sur toutes les lèvres.

Les forces internationales : Jorgenson, Skjelmose et le paradoxe UAE

L’international ne sera pas en reste. Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike), leader d’une formation qui aligne également le prometteur Louis Barré et le solide Ben Tulett, a les qualités de puncheur-grimpeur pour s’imposer.

Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), sixième ici-même et deuxième de la Drôme Classic l’an dernier, est un client sérieux. Sa pointe de vitesse dans un petit comité pourrait être une arme fatale si le scénario tourne à l’avantage d’un groupe restreint.

Côté UAE Team Emirates XRG, le paradoxe est intéressant. L’équipe aligne une armada avec Pavel Sivakov, Benoît Cosnefroy, Jan Christen, Antonio Morgado et Igor Arrieta. Mais c’est le jeune Suisse qui semble être la carte maîtresse. Performant depuis janvier, il incarne le « plan B » de luxe d’une formation qui a parfois du mal à verrouiller une course quand elle n’a pas de leader unique désigné.

Enfin, n’oublions pas le retour d’Egan Bernal (INEOS Grenadiers). Le Colombien, qui poursuit sa reconstruction, trouve sur ces routes un terrain idéal pour tester ses sensations en vue des grands tours. Une place dans le top 5 serait déjà un signal fort envoyé au peloton.

Analyse des favoris : notre classement des forces en présence

Pour y voir plus clair, voici notre analyse des favoris, basée sur la forme du moment et l’adéquation avec le parcours.

⭐⭐⭐⭐⭐ Paul Seixas (Decathlon CMACGM) : Il coche toutes les cases. Forme étincelante, connaissance parfaite du terrain, et cette rage de vaincre aperçue à Foia. Il est le favori logique.

⭐⭐⭐⭐ Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Le tenant du titre. Il connaît la recette pour gagner. Un brin moins éclatant que Seixas en ce début de saison, mais l’expérience du vainqueur compte énormément dans le final nerveux.

⭐⭐⭐⭐ Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) : « Le couteau suisse » Suisse. Capable de tout, partout. Si la course se joue dans les 5 derniers kilomètres, il est redoutable.

⭐⭐⭐⭐ Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) : Un client pour le sprint en petit comité. Il faudra l’isoler avant le pied du dernier Val d’Enfer, sinon il sera très dur à battre.

⭐⭐⭐ Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Son punch et sa légèreté sont des atouts sur ces pentes. Il rêve d’un succès qui le lancerait définitivement.

⭐⭐⭐ Marco Brenner (Tudor Pro Cycling) : 2e l’an dernier dans un rôle d’équipier, il a désormais sa carte à jouer. Impressionnant de facilité sur les routes du Sud-Est, il est l’un des outsiders les plus sérieux.

⭐⭐ Egan Bernal (INEOS Grenadiers) : Un pari sur la régularité. S’il est dans le coup à 10 kilomètres de l’arrivée, son pedigrée pourrait faire des dégâts.

⭐⭐ Ben Healy (EF Education-EasyPost) : L’Irlandais volant est taillé pour ce genre de parcours. Son instinct offensif peut créer la surprise si les favoris se regardent.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Faun Ardèche Classic 2026 ?

Groupama – FDJ United (WT) ✅
1, GRÉGOIRE, Romain
2, COSTIOU, Ewen
3, ROLLAND, Brieuc
4, ROCHAS, Rémy
5, PACHER, Quentin
6, GENIETS, Kevin
7, PALENI, Enzo

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
11, CHRISTEN, Jan
12, SIVAKOV, Pavel
13, MORGADO, António
14, ARRIETA, Igor
15, COSNEFROY, Benoît
16, TORRES, Pablo
17, FABRIES, Ugo

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
21, JORGENSON, Matteo
22, TULETT, Ben
23, BARRÉ, Louis
24, PIGANZOLI, Davide
25, SCHIFFER, Anton
26, SMITH, William
27, REX, Tim

Lidl – Trek (WT) ✅
31, SKJELMOSE, Mattias
32, SIMMONS, Quinn
33, BAGIOLI, Andrea
34, SOBRERO, Matteo
35, BERNARD, Julien
36, OOMEN, Sam
37, MOSCA, Jacopo

XDS Astana Team (WT) ✅
41, SCARONI, Christian
42, ULISSI, Diego
43, CHAMPOUSSIN, Clément
44, RODRÍGUEZ, Cristián
45, VINOKUROV, Nicolas
46, KUZMIN, Anton
47, BASSET, Pierre-Henry

Bahrain – Victorious (WT) ✅
51, MARTINEZ, Lenny
52, ZAMBANINI, Edoardo
53, OMRZEL, Jakob
54, BORREMANS, Kasper
55, KEPPLINGER, Rainer
56, MIHOLJEVIĆ, Fran
57, ERMAKOV, Roman

INEOS Grenadiers (WT) ✅
61, BERNAL, Egan
62, GODON, Dorian
63, LAURANCE, Axel
64, RIVERA, Brandon Smith
65, JUNGELS, Bob
66, AUGUST, Andrew
67, HAIG, Jack

Movistar Team (WT) ✅
71, ROMO, Javier
72, LÓPEZ, Juan Pedro
73, CEPEDA, Jefferson Alveiro
74, PESCADOR, Diego
75, SERRANO, Gonzalo
76, HESSMANN, Michel
77, VILLATE, Ibai

Team Picnic PostNL (WT) ✅
81, HAMILTON, Chris
82, KOERDT, Bjorn
83, DINHAM, Matthew
84, TVEDT, Ulrik
86, VLOT, Mees
87, FAURE PROST, Alexy

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
91, SEIXAS, Paul
92, PRODHOMME, Nicolas
93, PARET-PEINTRE, Aurélien
94, STAUNE-MITTET, Johannes
95, LABROSSE, Jordan
96, ISIDORE, Noa
97, BOUSSEMAERE, Louic

EF Education – EasyPost (WT) ✅
101, HEALY, Ben
102, SWEENY, Harry
103, BAUDIN, Alex
104, QUINN, Sean
105, NERURKAR, Lukas
106, RAFFERTY, Darren
107, BATTISTELLA, Samuele

Lotto Intermarché (WT) ✅
111, WIDAR, Jarno
112, GUALDI, Simone
114, ROTA, Lorenzo
115, EEMAN, Kamiel
116, FOX, Matthew
117, TOUSSAINT, Wouter

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, HIRSCHI, Marc
122, BRENNER, Marco
123, BARTA, Will
124, JASCH, Lennart
125, DONZÉ, Robin
126, WEISS, Fabian

Cofidis (PRT) ✅
131, MONIQUET, Sylvain
132, MAISONOBE, Sam
133, ROULAND, Louis
134, MEEHAN, Jamie
135, CARR, Simon
136, JOALLAND, Yaël

TotalEnergies (PRT) ✅
141, DELBOVE, Joris
142, BREUILLARD, Nicolas
143, VERCHER, Mattéo
144, DOUBEY, Fabien
145, LE BERRE, Mathis
146, BOUCHARD, Geoffrey
147, LÉVÊQUE, Theo

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
151, CHRISTEN, Fabio
152, DONOVAN, Mark
153, GLOAG, Thomas
154, CAMPRUBÍ, Marcel
155, VADER, Milan
156, BAX, Sjoerd
157, CALZONI, Walter

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
161, BARCELÓ, Fernando
162, CASTELLON, Jan
163, OLDANI, Stefano
164, LÓPEZ, Joseba
165, IBÁÑEZ, Javier
166, CORRES, Gorka
167, LOSPITAO, Pablo

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
171, VENTURINI, Clément
172, POELS, Wout
173, PETER, Jannis
174, VERSCHUREN, Killian
175, FOUGNER, Eivind Broholt
176, MERIS, Sergio
177, STOCKMAN, Abram

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
181, MARIAULT, Axel
182, WALTON, Jonas
183, GUERNALEC, Victor
184, LANGELLA, Lenaic
185, FAYOLLE, Jean-Loup
186, CHAUSSINAND, Joris
187, VEZIE, Maxime

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
191, TENDON, Arnaud
192, JARNET, Maxime
193, RAUGEL, Antoine
194, CAPRON, Rémi
195, HARDOUIN, Louis
196, HUCK, Léandre
197, MOLLY, Kenny

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
201, HÄNNINEN, Jaakko
202, MAINGUENAUD, Tom
203, GILLET, Baptiste
204, CARTY, Jahkim
205, PAPON, Victor
206, HUYS, Laurens
207, GUICHARD, Carter

Diffusion TV et horaires : Suivez l’intégralité de la course en direct

Pour les passionnés qui ne voudront rien manquer de cette explication en haute montagne ardéchoise, la diffusion sera assurée en clair sur La chaîne L’Équipe. La prise d’antenne est prévue à partir de 14h05, pour vivre les 80-100 derniers kilomètres, soit le cœur des hostilités avec les passages répétés dans le Val d’Enfer. Le départ fictif, lui, sera donné à 11h30 pour un départ réel à 11h44. L’arrivée des premiers est estimée aux alentours de 16h30.

Une question se pose à vous : selon vous, la jeunesse incarnée par Seixas et Grégoire parviendra-t-elle à détrôner l’expérience des Bernal ou Jorgenson, ou bien un « ancien » va-t-il leur rappeler que la Classique ne se gagne pas qu’avec des Watts ? Réponse ce samedi sur les routes de l’Ardèche.

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Omloop Nieuwsblad 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV

Ils étaient 49 coureurs à se disputer la gagne au sprint l’an dernier. Pour éviter ce scénario, les organisateurs du Omloop Het Nieuwsblad ont durci le parcours 2026 avec deux monts supplémentaires et un enchaînement final qui sent déjà la poudre. Mathieu van der Poel effectue sa rentrée, Tom Pidcock débarque avec une équipe taillée pour lui, et Paul Magnier rêve de faire mieux que sa 2e place de l’an passé. Wout van Aert, malade, manque à l’appel. Bienvenue sur le champ de bataille flandrien.

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Van der Poel-Pidcock-Magnier : le choc des générations pour ouvrir les Classiques 2026

C’est une histoire de territoires et de calendriers. Pour les puristes, la saison cycliste européenne n’a pas commencé en Australie, ni en Espagne, ni même au Portugal. Elle débute ce samedi 28 février, à Gand, lorsque le premier coureur posera ses roues sur les pavés du vélodrome de Gand (Gent) pour s’élancer vers Ninove. La 81e édition de l’Omloop Het Nieuwsblad (ancien Het Volk), c’est le vrai top départ, le jour où les Flandres se réveillent et où les « Flandriens » sortent de leur longue hibernation hivernale.

Mais 2026 ne sera pas une édition de plus. Après un cru 2025 conclu au sprint – une anomalie sur une course qui a vu des champions comme Merckx, Van Petegem ou Boonen écrire leur légende en solitaire – les organisateurs ont repris leur crayon. Le parcours a été rallongé, durci, rendu à son ADN guerrier. Et pour parfaire le tableau, Mathieu van der Poel a choisi ce samedi pour effectuer sa rentrée sur route. Ajoutez à cela un Tom Pidcock revanchard et un Paul Magnier en état de grâce, et vous obtenez l’Omloop le plus indécis et le plus explosif de la décennie. Seule ombre au tableau : la maladie de Wout van Aert, qui prive le peloton de son duel tant attendu avec son rival néerlandais.

Plongeons dans les entrailles de cette Classique WorldTour.

Omloop Nieuwsblad 2026 : le parcours en détail – Pourquoi ce cru 2026 sera plus dur que jamais

L’Omloop, c’est un peu le « Tour des Flandres en miniature ». Même ADN, mais en format plus nerveux. Pour 2026, les organisateurs de Flanders Classics ont ajouté une couche de complexité. Exit le départ traditionnel de Gand ? Non. Si plusieurs sources avaient évoqué un départ depuis Bruges pour allonger le parcours, le cœur de la course reste ancré dans les Ardennes flamandes, avec une arrivée toujours jugée à Ninove. La distance, elle, flirte avec les 208 kilomètres, soit une dizaine de kilomètres de plus qu’en 2025. L’objectif est clair : user les organismes avant le final explosif.

Le menu des douze travaux : Les coureurs devront avaler 12 monts et 8 secteurs pavés. La principale nouveauté réside dans l’enchaînement des 40 derniers kilomètres. Le duo Kerkgate–Jagerij ouvrira le bal des hostilités, suivi du redouté Molenberg, court mais intense avec ses 460 mètres à 7% sur pavés. Là où le bât blesse, c’est que le traditionnel Leberg cède sa place à un diptyque plus corsé : le Tenbosse et le Parikeberg. Ces deux monts, placés juste avant le Mur de Grammont, promettent de saigner les organismes et d’empêcher les grosses équipes de sprinteurs de contrôler.

L’ADN de l’épreuve : Créé en 1945 sous le nom de Circuit Het Volk, l’Omloop a changé de nom en 2009 suite à la fusion des journaux. Depuis, il est devenu une vitrine du cyclisme flamand. Sur les 77 éditions masculines, 58 ont été remportées par des Belges. Une statistique qui fait office de défi pour les étrangers, même si les Peter Van Petegem (triple vainqueur) et autres Greg Van Avermaet ont laissé leur empreinte.

Quels sont les monts et secteurs clés à surveiller ?

Si l’on veut être précis, le parcours 2026 se divise en trois actes.

Acte I : La mise en jambes et le risque de bordures

Les 130 premiers kilomètres ne sont pas une simple formalité. Le passage sur les longs secteurs pavés du Paddestraat (1500m) et du Haaghoek (1900m) à deux reprises peut être propice aux cassures, surtout si le vent s’en mêle. « C’est là que la course peut se perdre pour les distraits » dit-on à la rédaction. Le retour de l’Eikenberg (1200m à 5,8%), classé monument historique, après plusieurs années d’absence, ajoute une pincée de folklore et de difficulté technique.

Acte II : La guerre des tranchées (Km 150 à 190)

C’est le moment où les favoris sortent les couteaux. L’enchaînement Wolvenberg (645m à 7,9% mais surtout route ultra-étroite) – Kerkgate – Jagerij – Molenberg est un classique du « wringen » (tordre, en néerlandais). Les coureurs y sont constamment sur le rivet, à lutter pour le placement dans des routes qui n’ont rien de boulevards. Le duo Tenbosse-Parikeberg est la nouveauté piégeuse de cette édition. Moins connus que le Mur, ils sont idéalement placés pour une attaque de long ou pour isoler un leader.

Acte III : Le jugement dernier (les 16 derniers kilomètres)

On entre dans le sanctuaire. Le Mur de Grammont (Muur-Kapelmuur), avec ses 1200m à 7,1% et son passage à 20% pavé en sortie de virage, est un monument du cyclisme. C’est là que les jambes crient grâce et que les regards se vrillent. Arriver en tête au sommet de la chapelle est un avantage psychologique énorme. Ensuite, place au Bosberg (800m à 6,3%), la dernière griffe du parcours. Moins raide mais usant après l’effort fourni dans le Mur, il est le tremplin idéal pour une attaque en contre ou pour durcir le rythme avant les 12 derniers kilomètres de faux plat descendant vers Ninove. Question aux puristes : à votre avis, l’ajout du Tenbosse et du Parikeberg avant le Mur rend-il l’enchaînement final plus sélectif que le traditionnel Mur-Bosberg ?

Omloop Nieuwsblad 2026 : Les partants et le forfait qui change tout

Le plateau 2026 est un savant mélange de jeunesse dorée et de baroudeurs aguerris. Vingt-cinq équipes (18 WorldTeams + 7 ProTeams invitées) sont présentes au départ ce samedi, soit 175 coureurs. Mais le véritable événement, c’est évidemment la présence de Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) . Le Néerlandais, tout juste auréolé de son énième titre mondial de cyclo-cross, fait le choix de l’Omloop pour lancer sa saison sur route. Une première qui en dit long sur l’importance qu’il accorde à cette course.

L’absence qui fait débat : Toute cette effervescence est malheureusement ternie par le forfait de Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike) . Malade, le Belge a été contrait de renoncer. Une déception immense pour les fans qui espéraient un nouveau chapitre de la plus belle rivalité du cyclisme actuel. Son équipe se tourne donc vers Christophe Laporte, en grande forme en Andalousie, et le phénomène Matthew Brennan, 20 ans, déjà vainqueur sur le WorldTour cette saison.

Le Top 10 des coureurs à suivre absolument :

Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) : Le grand favori logique. Son punch et son intelligence de course sont au-dessus. La question est : sera-t-il à 100% pour sa première sortie ?

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) : Transfuge de luxe depuis 2025, il semble revivre dans cette équipe. Victorieux en Andalousie, il a le punch pour suivre MVDP et le finish pour l’emporter.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) : 2e en 2025, double vainqueur d’étape sur le Tour d’Algarve. Le Français est l’outsider numéro 1. Peut-il franchir le dernier palier ?

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) : Le plan B de luxe d’Alpecin. Si la course est contrôlée, son sprint est dévastateur. Mais le parcours durci ne joue pas en sa faveur.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Le Taureau de Lescheret a faim. Discret en Algarve, il a préparé ce rendez-vous. Sur un parcours difficile, il a les qualités pour briller.

Biniam Girmay (NSN Cycling) : Le phénomène érythréen a déjà gagné deux fois cette saison. Son explosivité sur les courtes difficultés en fait un candidat crédible à la gagne.

Christophe Laporte (Visma | Lease a Bike) : Avec le forfait de Van Aert, il devient le leader. Vainqueur de Gand-Wevelgem, il sait comment gagner une Classique.

Mathias Vacek (Lidl-Trek) : En l’absence de Mads Pedersen, le Tchèque a carte blanche. Il avait impressionné par sa facilité l’an dernier.

Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) : Le champion de Belgique su route, vainqueur de la Clásica Jaén en solitaire, il est en état de grâce. Il pourrait dynamiter la course de loin.

Søren Wærenskjold (Uno-X Mobility) : Le tenant du titre. Son sprint puissant lui avait permis de créer la surprise. Le parcours 2026 est-il trop dur pour lui ?

Les autres forces en présence : Attention à Matej Mohoric (Bahrain Victorious) , toujours imprévisible, à Stefan Küng (Tudor Pro Cycling) qui court après un premier grand succès, et à Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) qui peut profiter d’un sprint réduit. Côté français, Bastien Tronchon (Groupama-FDJ United) et Anthony Turgis (TotalEnergies) ont le profil pour accrocher un top 10.

Omloop Nieuwsblad 2026 : Favoris – Qui pour contrer le rouleau compresseur MVDP ?

Analyser les forces en présence, c’est un peu comme préparer un Paris-Roubaix : il faut envisager tous les scénarios. Le principal, c’est celui d’un Mathieu van der Poel monstrueux qui ferait la différence dans le Mur de Grammont, comme il l’a fait si souvent sur le Tour des Flandres. Selon nos données et statistiques, sa puissance développée sur les efforts courts est sans équivalent. S’il est « en forme », personne ne le reverra une fois parti.

Scénario 1 : La démonstration solitaire

Si MVDP attaque dans le Mur ou même dans le Tenbosse, qui peut répondre ? Tom Pidcock, certainement. Le Britannique a prouvé sur la Ruta del Sol qu’il avait de la réserve. Tim Wellens aussi, mais il lui manque souvent le « grain de folie » pour concrétiser. Ce serait alors un duel à distance jusqu’à Ninove, avec un groupe de chasse organisé derrière. Le danger pour le Néerlandais, c’est que les équipes comme Soudal-Quick Step (pour Magnier) ou Lotto (pour De Lie) refusent de collaborer, espérant un retour et un sprint.

Scénario 2 : Le sprint d’un groupe réduit

C’est le scénario que redoute Van der Poel et que souhaitent les « fast finishers ». Dans un groupe de 20 à 30 unités arrivant à Ninove, qui est le plus rapide ?

Paul Magnier a coché cette case. Sa pointe de vitesse est redoutable, comme en Algarve.

Jasper Philipsen est LE spécialiste mondial, mais il doit survivre à l’enchaînement final.

Arnaud De Lie est moins véloce que les deux premiers mais tellement puissant qu’il peut créer la surprise.

Biniam Girmay est une « wild card ». Il peut surgir de nulle part.

Notre pronostic (⭐⭐⭐⭐) :

⭐⭐⭐⭐ Mathieu van der Poel : Favori numéro 1, malgré le doute sur sa condition de reprise sur route.

⭐⭐⭐ Tom Pidcock : Le plus à même de suivre le Néerlandais et de le battre (avec un peu de chance) dans un sprint à deux.

⭐⭐⭐ Paul Magnier : La menace numéro 1 en cas de sprint. Sa forme est étincelante.

⭐⭐ Arnaud De Lie, Jasper Philipsen, Biniam Girmay, Christophe Laporte : Les candidats à la victoire si le scénario est tactique ou si les favoris se neutralisent.

⭐ Søren Wærenskjold, Mathias Vacek, Tim Wellens, Matteo Trentin : Des « trouble-fêtes » capables d’un coup de force ou d’une belle place.

Selon vous, l’absence de Wout van Aert ouvre-t-elle grand la porte à Van der Poel, ou au contraire, cela risque-t-il de rendre la course plus fermée face au rouleau compresseur Alpecin ?

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Omloop Nieuwsblad 2026 ?

Uno-X Mobility (WT) ✅
1, WÆRENSKJOLD, Søren
2, ABRAHAMSEN, Jonas
3, BÉVORT, Carl-Frederik
4, BYSTRØM, Sven Erik
5, HOELGAARD, Markus
6, RESELL, Erik Nordsæter
7, TILLER, Rasmus

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, PHILIPSEN, Jasper
12, BAYER, Tobias
13, BELMANS, Lennert
14, GROVES, Kaden
15, PLANCKAERT, Edward
16, VAN DER POEL, Mathieu
17, SÉNÉCHAL, Florian

Bahrain – Victorious (WT) ✅
21, MOHORIČ, Matej
22, GRADEK, Kamil
23, MIQUEL, Pau
24, SEGAERT, Alec
25, STANNARD, Robert
26, VALTER, Attila
27, VAN MECHELEN, Vlad

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
31, ANDRESEN, Tobias Lund
32, BISSEGGER, Stefan
33, BOL, Cees
34, DE PESTEL, Sander
35, DEWULF, Stan
36, NAESEN, Oliver
37, PEDERSEN, Rasmus Søjberg

EF Education – EasyPost (WT) ✅
41, ASGREEN, Kasper
42, ALBANESE, Vincenzo
43, HOBBS, Noah
44, HONORÉ, Mikkel Frølich
45, LAMPERTI, Luke
46, SIMMONS, Colby
47, VAN DEN BERG, Marijn

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, MADOUAS, Valentin
52, BARTHE, Cyril
53, GRUEL, Thibaud
54, HUENS, Axel
55, JACOBS, Johan
56, RUSSO, Clément
57, TRONCHON, Bastien

INEOS Grenadiers (WT) ✅
61, KWIATKOWSKI, Michał
62, HEIDUK, Kim
63, SHEFFIELD, Magnus
64, SHMIDT, Artem
65, SWIFT, Ben
66, TURNER, Ben
67, WATSON, Samuel

Lidl – Trek (WT) ✅
71, KRAGH ANDERSEN, Søren
72, SKUJIŅŠ, Toms
73, WITHEN PHILIPSEN, Albert
74, TEUTENBERG, Tim Torn
75, THEUNS, Edward
76, VACEK, Mathias
77, VERGAERDE, Otto

Lotto Intermarché (WT) ✅
81, DE LIE, Arnaud
82, BRAET, Vito
83, BERCKMOES, Jenno
84, BEULLENS, Cedric
85, GRIGNARD, Sébastien
86, VAN BOVEN, Luca
87, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel

Movistar Team (WT) ✅
91, ADRIÀ, Roger
92, AULAR, Orluis
93, BARRENETXEA, Jon
94, CANAL, Carlos
95, GARCÍA CORTINA, Iván
96, MACIEJUK, Filip
97, MORO, Manlio

NSN Cycling Team (WT) ✅
101, GIRMAY, Biniam
102, ASKEY, Lewis
103, BOIVIN, Guillaume
104, LOUVEL, Matis
105, MULLEN, Ryan
106, SHEEHAN, Riley
107, VAN ASBROECK, Tom

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
111, MEEUS, Jordi
112, DRIZNERS, Jarrad
113, PITHIE, Laurence
114, VAN DIJKE, Mick
115, VAN DIJKE, Tim
116, MARIT, Arne
117, VERMEERSCH, Gianni

Soudal Quick-Step (WT) ✅
121, LAMPAERT, Yves
122, MAGNIER, Paul
123, PEDERSEN, Casper
124, REINDERINK, Pepijn
125, VERVENNE, Jonathan
126, VAN BAARLE, Dylan
127, VAN GESTEL, Dries

Team Jayco AlUla (WT) ✅
131, CAPIOT, Amaury
132, DE BONDT, Dries
133, DE POOTER, Dries
134, DONALDSON, Robert
135, FOLDAGER, Anders
136, KRIJNSEN, Jelte
137, O’BRIEN, Kelland

Team Picnic PostNL (WT) ✅
141, DEGENKOLB, John
142, DE JONG, Timo
143, FLYNN, Sean
144, RENARD-HAQUIN, Henri-François
145, ROOSEN, Timo
146, VAN DEN BERG, Julius
147, VAN DEN BROEK, Frank

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
151, MATTIO, Pietro
152, AFFINI, Edoardo
153, BRENNAN, Matthew
154, HAGENES, Per Strand
155, KIELICH, Timo
156, LAPORTE, Christophe
157, ZINGLE, Axel

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
161, WELLENS, Tim
162, OLIVEIRA, Rui
163, JOHANSEN, Julius
164, HERREGODTS, Rune
165, MOLANO, Juan Sebastián
166, POLITT, Nils
167, VERMEERSCH, Florian

XDS Astana Team (WT) ✅
171, BALLERINI, Davide
172, BETTIOL, Alberto
173, GATE, Aaron
174, GONOV, Lev
175, LIVYNS, Arjen
176, ROMELE, Alessandro
177, TEUNISSEN, Mike

Cofidis (PRT) ✅
181, ALLEGAERT, Piet
182, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
183, BIERMANS, Jenthe
184, KIRSCH, Alex
185, PAGE, Hugo
186, RENARD, Alexis
187, TEUNS, Dylan

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
191, PIDCOCK, Thomas
192, DE GENDT, Aimé
193, FRISON, Frederik
194, MAŁECKI, Kamil
195, MEURISSE, Xandro
196, VAN MOER, Brent
197, WRIGHT, Fred

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
201, ALLENO, Clément
202, BOUGLAS, Georgios
203, CAVIA, Daniel
204, BURNETT, Josh
205, MAYER, Alexandre
206, KMÍNEK, Vojtěch
207, MACÍAS, César

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
211, KÜNG, Stefan
212, HALLER, Marco
213, KELEMEN, Petr
214, MIKUTIS, Aivaras
215, MOZZATO, Luca
216, PLUIMERS, Rick
217, TRENTIN, Matteo

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
221, DEWEIRDT, Siebe
222, LAMBRECHT, Michiel
223, LANHOVE, Milan
224, VERCOUILLIE, Victor
225, VAN HEMELEN, Vincent
226, VANDENSTORME, Dylan
227, VANHOOF, Ward

TotalEnergies (PRT) ✅
231, BRUNEL, Alexys
232, DUJARDIN, Sandy
233, GACHIGNARD, Thomas
234, LEROUX, Samuel
235, BONNET, Thomas
236, TURGIS, Anthony
237, VADIC, Baptiste

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
241, BLOEM, Joren
242, FELDMANN, Karsten Larsen
243, KOPECKÝ, Matyáš
244, KOPECKÝ, Tomáš
245, KUBIŠ, Lukáš
246, LARSEN, Niklas
247, RASENBERG, Martijn

Diffusion TV de l’Omloop Nieuwsblad 2026 : Horaires et chaînes pour tout voir en direct

Pour ne rien manquer de ce bras de fer, voici le guide TV complet. La course est programmée le samedi 28 février 2026.

Le direct en France :

Dès 13h15 : Eurosport 2 et la plateforme HBO Max (anciennement Eurosport.fr) proposeront la retransmission en intégralité. Attendez-vous à un dispositif « Grandes Classiques » avec des duplex, des analyses techniques et des images à couper le souffle depuis les motos.

Le direct en Belgique :

Dès 13h30 : RTL-TVI et sa plateforme RTL Play pour la partie francophone.

Dès 14h15 : VRT 1, Sporza et VRT Max pour le public flamand, avec la ferveur et l’expertise locale.

La rediffusion (France) :

Dès 17h15 : La Chaîne L’Équipe proposera un résumé de la course, juste après la diffusion des Boucles Drôme-Ardèche. Idéal pour ceux qui n’auront pas pu suivre le direct ou pour revivre les moments clés.

Notre conseil : Branchez-vous sur Eurosport dès 13h00 pour les présentations et les images du départ fictif depuis Gand. Le placement avant les premiers secteurs pavés est crucial, et c’est souvent là que se joue une partie de la course.

Rendez-vous samedi pour voir si l’Omloop Het Nieuwsblad 2026 tiendra toutes ses promesses. Une chose est sûre : sur le papier, c’est l’édition la plus indécise depuis des années. Que le meilleur Flandrien gagne !

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Tour de Sardaigne 2026 : Dušan Rajovic s’impose à la photo-finish sur la 3e étape

Ils se sont livré un duel de regard à 200 mètres de la ligne, mais c’est par une photo-finish à couper le souffle que la 3e étape du Tour de Sardaigne a rendu son verdict. Trois semaines après son abandon sur l’Etoile de Bessèges, Dušan Rajovic (Solution Tech NIPPO Rali) a rappelé au peloton qu’il était l’un des sprinteurs les plus opportunistes du circuit. Retour sur un final à suspense où la puissance n’a pas suffi face à la vista.

Lire aussi : Tour de Sardaigne 2026, le parcours, engagés et favoris

Le jeté de vélo : comment Rajovic a volé la vedette à Donati sur le fil à Tortolì

Le soleil tapait fort sur la côte orientale de la Sardaigne ce vendredi, mais c’est un éclair serbe qui a embrasé la ligne d’arrivée de Tortolì. Sur une 3e étape promise aux sprinteurs, Dušan Rajovic a offert une démonstration de vitesse et de timing pour venir coiffer sur le fil Davide Donati (Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies), vainqueur la veille. Un sprint à couper le souffle qui relance le compteur du Serbe et maintient le suspens avant l’étape reine.

Pourquoi ce final de la 3e étape restera dans les mémoires ?

Ce n’est pas tant la vitesse qui a impressionné, mais la lecture tactique d’un final complètement maîtrisé. Après 168 kilomètres d’un parcours vallonné reliant Cagliari à Tortolì, les trains de sprinteurs se sont neutralisés, créant un vide propice aux audacieux. C’est là que Rajovic a sorti son joker.

Le récit d’une remontée express : « J’ai pris la bonne roue »

Parti de loin, le Serbe de 28 ans a parfaitement surfaît sur le travail des formations Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies et Polti-VisitMalta. Alors que Donati lançait son effort à 200 mètres du but, pensant avoir fait le plus dur, Rajovic était déjà dans son sillage. « Je savais que Donati était l’homme à battre, il était sur une dynamique incroyable. J’ai juste attendu le bon moment pour sauter de sa roue et tout donner sur le jeté de vélo » a analysé le vainqueur du jour.

L’image est désormais gravée dans les rétines : les deux hommes, vélos déformés par l’effort, se jugeant du regard avant que la photo-finish ne tranche. Pour quelques millimètres, c’est bien Rajovic qui lève les bras, reléguant l’Espagnol Manuel Peñalver (Polti-VisitMalta) à une troisième place d’honneur.

Malgré un profil accidenté, la victoire ne pouvait se jouer qu’entre les hommes rapides. Mais il a fallu batailler.

L’échappée matinale : Ivan Taccone (Mg.K Vis) et Ignazio Cireddu (Vorarlberg) ont animé la première partie de course, rejoints un temps par Pascal Eenkhoorn (Soudal Quick-Step), trop dangereux au général, qui a rapidement dû rentrer dans le rang.

Le contrôle des équipes : Les formations de sprinteurs ont imposé un rythme infernal, annihilant toute velléité. Le dernier souffle d’espoir est venu du jeune Thor Michielsen (Lidl-Trek Future Racing), repris à seulement 1200 mètres de la ligne.

Le piège évité : La descente de la Genna Cresia, pourtant piégeuse, n’a pas créé de cassure, confirmant la volonté du peloton d’en découdre sur le plat.

« Cette victoire est pour elle » : Le message fort de Dušan Rajovic

Au-delà de la performance, c’est l’émotion qui a submergé Dušan Rajovic sur le podium. Le Serbe, qui décroche sa 19e victoire professionnelle et sa première de la saison 2026, a dédié son succès à sa compagne. « J’ai été souvent absent ces deux dernières années, alors cette victoire est pour elle » a-t-il confié, micro tendu.

Cette victoire fait écho à ses succès sur la Trans-Himalaya Cycling Race 2025 (2.1), où il avait déjà montré son aptitude à enchaîner les victoires. Avec ces nouveaux points UCI, il confirme son statut de leader de la formation Solution Tech NIPPO Rali et assoit un peu plus sa place dans la hiérarchie des sprinteurs.

Garibbo solide leader avant l’étape reine

Pas de bouleversement majeur au classement général. Le maillot bleu ciel de leader reste solidement accroché aux épaules de Nicolo Garibbo (Team UKYO). Le vainqueur de la première étape aborde la journée la plus redoutable de cette édition avec 4 secondes d’avance sur Gianmarco Garofoli (Soudal-QuickStep).

Selon les données et statistiques, l’écart est encore mince, mais tout va se jouer dans les prochains jours.

4e étape : Le juge de paix tant attendu ?

Si les sprinteurs ont eu leur heure de gloire, les grimpeurs s’apprêtent à prendre leur revanche. La 4e étape, longue de 153,6 km entre Arbatax et Nuoro, sera cruciale avec l’ascension redoutable de Su Pradu (12,5 km à 5%).

Un final sous tension : 25 kilomètres d’efforts solitaires après ce col pourraient faire exploser les écarts.

Le duel en perspective : Garibbo, solide, devra résister aux assauts de grimpeurs comme Garofoli. Est-ce que le maillot de leader va changer d’épaules demain ? C’est tout le suspense de cette 30e édition qui renaît de ses cendres après quinze ans d’absence.

Un Tour de Sardaigne qui tient toutes ses promesses

Ce retour du Tour de Sardaigne est une bénédiction pour les amateurs de cyclisme. Après la parenthèse enchantée de l’ère Sagan (dernier vainqueur en 2011) et les exploits lointains de Freddy Maertens (1977), cette cuvée 2026 a trouvé son équilibre.

Pour les puristes : Le parcours est intelligent, alternant opportunités pour les sprinteurs et pièges pour les grimpeurs.

Pour les suiveurs : Le niveau de l’opposition est relevé, avec des équipes WorldTour et ProTeams affûtées.

Et vous, qui voyez-vous s’imposer sur l’étape reine de Nuoro ? Garibbo peut-il résister ou un outsider va-t-il créer la surprise ?

Classement Tour de Sardaigne 2026, étape 3 – Top 20

  1. RAJOVIĆ DUŠAN, Solution Tech NIPPO Rali les 168,1 km en 3:57:01 (42,5 km/h)
  2. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies m.t.
  3. PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta m.t.
  4. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  5. LORELLO RICCARDO, S.C. Padovani Polo Cherry Bank m.t.
  6. CAPRA THOMAS, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  7. URSELLA LORENZO, S.C. Padovani Polo Cherry Bank m.t.
  8. PERSICO DAVIDE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  10. MENGHINI ALESSIO, Team Technipes #inEmiliaRomagna Caffè Borbone m.t.
  11. D’AMATO ANDREA, Team UKYO m.t.
  12. DE LONGHI LORENZO, Campana Imballagi – Morbiato – Trentino m.t.
  13. STOLIĆ MIHAJLO, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  14. VANDEN WIJNGAERT MATTEO, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
  15. BIANCALANI ANDREA, Beltrami TSA Tre Colli m.t.
  16. VAN STRIJTHEM MATIJS, Soudal Quick-Step m.t.
  17. PRIETO JOSÉ JUAN, Petrolike m.t.
  18. SCAGLIOLA GABRIELE, Lidl – Trek Future Racing m.t.
  19. BOLDYREV MATVEI, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
  20. TERADA YOSHIKI, Team UKYO m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO en 11:39:14
  2. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step +0:04
  3. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
  4. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +0:06
  5. BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg +1:03
  6. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  7. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  8. JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  9. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  10. IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
  11. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  12. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
  14. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  15. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  16. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  17. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  18. RACCANI SIMONE, Team UKYO m.t.
  19. DE CASSAN DAVIDE, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  20. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.

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Tour de Sardaigne 2026 : Davide Donati s’impose au sprint sur la 2e étape

Sur les routes escarpées du Sud-Sardaigne, la jeunesse du peloton mondial a livré une bataille royale. Dans un final digne des classiques italiennes, Davide Donati (Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies) a démontré qu’il n’était pas qu’un rouleur. Le champion d’Italie Espoirs du chrono a dompté un circuit exigeant pour aller chercher au sprint, dans un virage serré à 50 mètres de la ligne, sa deuxième victoire professionnelle. Retour sur une étape de bravoure où la Soudal Quick-Step a tenté de dynamiter la course sans réussir à piéger le leader Nicolo Garibbo (Team Ukyo). Plongée au cœur de la tactique, des révélations et des nouveaux classements de ce Tour de Sardaigne 2026 qui tient toutes ses promesses.

Lire aussi : Tour de Sardaigne 2026, le parcours, engagés et favoris

Davide Donati, le coup de force du « ragazzo » : Notre analyse de la 2e étape du Tour de Sardaigne

Le soleil couchant de Carbonia a été le témoin d’une explosion de puissance et de jeunesse ce jeudi 26 février. Sur une 2e étape du Tour de Sardaigne 2026 qui promettait de secouer la hiérarchie, c’est un italien de 20 ans, Davide Donati, qui a signé un chef-d’œuvre de sprint intelligent. Mais ne vous y trompez pas : si le nom du vainqueur restera en tête des dépêches, cette étape de 136,3 kilomètres entre Oristano et Carbonia fut un véritable laboratoire tactique pour les équipes Development du WorldTour. Nous décortiquons pour vous les moments clés de cette journée qui a consacré un nouveau talent et redessiné les contours du classement général.

Comment Davide Donati a-t-il construit sa victoire sur les pièges de la côte sud ?

Le parcours de cette deuxième étape était un piège tendu aux sprinters purs. Avec 1900 mètres de dénivelé positif et trois difficultés répertoriées, dont le Colle di Buggerru (avec des rampes à 9,1%) et l’ascension de 2e catégorie du Valico Montecani (6,5 km à 5,7%), le final cassant promettait une sélection sévère. L’idée reçue était qu’un homme seul ou un petit groupe pourrait l’emporter. C’était sans compter sur la vista d’un jeune italien et la force collective d’un peloton qui ne voulait pas laisser filer la gloire.

La stratégie d’usure de la Soudal Quick-Step a-t-elle échoué ?

Dès l’entame des difficultés, la formation Soudal Quick-Step a mis la course sous tension. Comme le rappellent les informations recueillies à l’arrivée, l’équipe belge possédait deux atouts majeurs au général avec Gianmarco Garofoli et Filippo Zana. Leur plan était clair : faire le vide. Dans la descente du Genna Sciria, où Louis Vervaeke est passé en tête, le peloton s’est étiré, se morcelant sous l’impulsion d’un rythme infernal. Un groupe de neuf coureurs a bien tenté de prendre le large, mais le forcing de la Soudal Quick-Step dans le Valico Montecani a eu raison de l’échappée. Seul Harry Hudson (Lidl-Trek Future Racing) a résisté un temps, avant d’être repris par un contre emmené par… Zana et Garofoli. Une classique démonstration de force qui a presque réussi : le peloton des favoris était réduit à une trentaine d’unités. Mais ont-ils payé leur générosité dans le final ?

La gestion parfaite de Donati dans un final à haut risque

C’est là que Davide Donati a fait la différence. Alors que Darren van Bekkum (XDS Astana) lançait une offensive solitaire à 21 kilomètres du but, creusant jusqu’à 30 secondes d’avance, le coureur de la Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies est resté placé dans le groupe des favoris, parfaitement calé dans la roue de ses équipiers. Il savait, comme il l’a confié après l’arrivée, qu’il était « l’un des plus rapides du groupe« .

Le retour sur van Bekkum, scellé à 5 kilomètres de la ligne, a marqué le début d’un sprint chaotique. Les attaques tardives d’Alexandre Balmer (Solution Tech NIPPO Rali) et Yoshiki Terada sous la flamme rouge ont créé le désordre. Mais Donati a gardé son sang-froid. Dans le dernier virage à angle droit, situé à seulement 50 mètres de la ligne, il a anticipé le placement, plongeant à l’intérieur pour ressortir avec une vitesse supérieure, devançant sur la ligne son compatriote Gianmarco Garofoli (Soudal Quick-Step) et le Danois Patrick Boje Frydkjær (Lidl-Trek Future Racing). Une victoire qui doit autant à la puissance qu’à l’intelligence de course, confirmant son statot de champion d’Italie Espoirs du contre-la-montre, mais ajoutant une corde de « fast-finish » à son arc.

Les révélations de cette 2e étape

Au-delà de la victoire d’étape, cette journée a apporté son lot de confirmations et de surprises au classement général, dans une édition qui marque le grand retour de l’épreuve après quinze ans d’absence.

Nicolo Garibbo résiste, Garofoli se rapproche

Le maillot bleu ciel de leader, Nicolo Garibbo (Team Ukyo), a vécu une journée moins tranquille que prévu. Distancé dans le Valico Montecani, le vainqueur de la première étape a dû puiser dans ses réserves pour opérer un retour salvateur dans le peloton de tête avant les 20 derniers kilomètres. Une preuve de caractère qui lui permet de conserver son bien. Il possède désormais 4 secondes d’avance sur Gianmarco Garofoli, nouveau deuxième, et 4 secondes également sur son coéquipier chez Soudal Quick-Step, Filippo Zana, troisième dans la même seconde. Un écart infime qui promet une explication détonante dans les étapes à venir. Selon vous, Garibbo pourra-t-il résister aux assauts répétés de la Soudal Quick-Step dans les prochains jours ?

Jan Michał Jackowiak, la pépite polonaise qui monte en puissance

Autre enseignement de cette étape : la confirmation du jeune Polonais Jan Michał Jackowiak (Bahrain Victorious Development Team). En terminant 9e de l’étape dans ce groupe de costauds, il s’empare du maillot de leader du classement des jeunes et fait un bond spectaculaire à la 9e place du classement général. À seulement 180 ans, il incarne cette nouvelle génération de coureurs complets, capables de passer les bosses et de conclure. Un nom à suivre de très près, d’autant que son équipe de développement est réputée pour lancer des talents vers le WorldTour.

Vidéo et programme : Les rendez-vous à ne pas manquer

Pour ceux qui voudraient revivre le final haletant de cette 2e étape et le placement chirurgical de Davide Donati dans l’ultime virage, la vidéo du résumé est un incontournable. Elle illustre parfaitement la complexité du final de Carbonia.

La 3e étape : cap vers l’Est et la résistance des baroudeurs

Le Tour de Sardaigne 2026 se poursuit ce vendredi avec une 3e étape longue de 168,1 kilomètres entre Cagliari et Tortolì. Le profil, plus vallonné et sans doute moins contrôlé, pourrait enfin sourire aux baroudeurs. Les attaquants comme Darren van Bekkum, qui a montré de belles jambes, ou Alexandre Balmer, vont-ils trouver l’ouverture ? Ou la Soudal Quick-Step tentera-t-elle de mettre Garofoli dans les meilleures dispositions pour déloger Garibbo ? Une chose est sûre, la course pour le maillot de leader du dernier vainqueur, le légendaire Peter Sagan en 2011, est loin d’être pliée. Le peloton se dirige vers des étapes plus longues (177,3 km pour l’ultime étape autour d’Olbia) qui promettent encore des rebondissements. Restez connectés.

Classement Tour de Sardaigne 2026, étape 2 – Top 20

  1. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies les 136,3 km en 3:03:14 (44,6 km/h)
  2. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
  3. FRYDKJÆR PATRICK BOJE, Lidl – Trek Future Racing m.t.
  4. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  5. CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
  6. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  7. SAMBINELLO ENEA, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
  8. BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg m.t.
  9. JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  10. BORTOLUZZI GIOVANNI, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  11. VESCO LEONARDO, Biesse – Carrera – Premac m.t.
  12. ARRIGHETTI NICOLÒ, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  13. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  14. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
  15. PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. BOSIO TOMMASO, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  17. CHESINI CESARE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  18. CATTANI ALESSANDRO, Team Technipes #inEmiliaRomagna Caffè Borbone m.t.
  19. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  20. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta m.t.

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO en 7:42:13
  2. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step +0:04
  3. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
  4. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +0:06
  5. BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg +1:03
  6. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  7. CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
  8. JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  9. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  10. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  11. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  12. IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
  13. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  14. ROSATO GIACOMO, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  15. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  16. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  17. DE CASSAN DAVIDE, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  18. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  19. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  20. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates Gen Z m.t.

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Neilson Powless forfait des Classiques printanières 2026 après son opération au genou

Au printemps dernier, il était devenu le tombeur des trois lions de la Visma | Lease a Bike sur A Travers la Flandre. Douze mois plus tard, Neilson Powless (29 ans) ne pourra pas défendre son titre sur Dwars door Vlaanderen, ni briller sur les Strade Bianche ou Milan-San Remo. L’Américain a été contraint de passer sur la table d’opération pour soigner une inflammation chronique du genou gauche. Une décision radicale mais nécessaire, qui sacrifie une première partie de saison 2026 sur l’autel de la guérison. Récit d’un faux départ et analyse des conséquences pour le puncheur d’EF Education-EasyPost.

Printemps brisé pour Neilson Powless : le roi des Flandres devra attendre

C’est une image qui restera comme le symbole d’un printemps gâché. Celle de Neilson Powless, le visage fermé, quittant le Tour de Provence sur la troisième étape, il y a dix jours. Un abandon silencieux, loin des caméras qui l’avaient tant célébré en 2025 lors de son exploit sur À Travers la Flandre. Ce jour-là, sur les routes provençales, ce n’est pas un coureur fatigué qui a mis pied à terre, mais un organisme qui lançait un ultime signal d’alarme. Un signal qui, après des semaines de doutes et d’examens, a conduit le puncheur de la EF Education-EasyPost sur la table d’opération, officialisant son forfait pour la totalité des Classiques printanières.

Pourquoi Neilson Powless a-t-il dû renoncer aux Classiques 2026 ?

L’annonce, tombée comme un couperet, a secoué le petit monde du cyclisme : Neilson Powless sera éloigné des pelotons pour une durée de « 8 à 12 semaines ». La raison ? Une opération « réussie » du genou gauche, pratiquée à l’hôpital AZ Herentals en Belgique, visant à « retirer des tissus enflammés ». Mais derrière ce langage médical aseptisé se cache un combat de plusieurs mois.

Selon les informations recueillies auprès de son équipe, l’inflammation persistait sournoisement depuis l’hiver. « Au cours des deux derniers mois, j’ai passé trois examens du genou a confié Powless. Les deux premiers montraient une récupération très prometteuse. » Suffisamment en tout cas pour lui donner l’illusion d’une guérison et l’encourager à décaler son retour à la compétition sur le Tour de Provence. Une reprise qui s’annonçait comme une simple formalité avant d’entamer son printemps rêvé.

Las, le corps en a décidé autrement. « Le troisième jour, la douleur est revenue et j’ai dû m’arrêter. J’ai passé un autre examen, qui a révélé que l’inflammation n’avait jamais complètement disparu, même si je ne la sentais plus » a-t-il rembobiné. Ce n’était donc pas une rechute, mais un mal qui n’avait jamais vraiment cicatrisé. Face à ce constat, et après consultation des spécialistes, l’option chirurgicale est devenue la seule voie viable. Jon Greenwell, le médecin-chef d’EF Pro Cycling, se veut toutefois rassurant : « L’opération nous donne de bien meilleures chances de résoudre définitivement le problème. Après cette récupération, Neilson pourra reprendre sans séquelle à long terme. »

Quel était le programme de Powless ? Quelles courses va-t-il manquer ?

Pour comprendre l’ampleur de la déception, il faut se pencher sur l’agenda que le natif de Roseville avait soigneusement coché. Un programme taillé pour ses qualités de puncheur, où il espérait « bien performer » après une saison 2025 qui l’avait définitivement installé parmi les clients redoutables des courses d’un jour.

Le coureur d’EF Education-EasyPost va notamment devoir faire une croix sur :

Trofeo Laigueglia, Strade Bianche (les routes blanches de Toscane où il aurait pu tirer son épingle du jeu), Milan-Turin, Milan-SanRemo le premier Monument de la saison. Et surtout, À Travers la Flandre (Dwars door Vlaanderen) , l’épreuve où il est inscrit au palmarès.

C’est évidemment cette dernière absence qui est la plus douloureuse. Le 2 avril 2025 restera comme l’un des plus grands exploits de sa carrière. Ce jour-là, sur les 55 derniers kilomètres, il avait repoussé les assauts de la meute Visma | Lease a Bike, devançant sur la ligne un trio composé de Wout van Aert, Matteo Jorgenson et Tiesj Benoot. Un numéro en solitaire dans un costume de leader qui lui allait si bien. « J’avais un plan de courses que je voulais cibler, c’est donc une énorme déception » a-t-il admis, lucide.

Comment Neilson Powless vit-il cette période d’arrêt forcé ?

Forcé de regarder ses coéquipiers à la télévision, Neilson Powless traverse un paradoxe émotionnel intense. D’un côté, la frustration d’un compétiteur privé de ses terraux de chasse favoris. De l’autre, le soulagement d’avoir enfin un diagnostic clair et une feuille de route pour s’en sortir. « Au moins, maintenant, on peut dire que le problème est résolu et que je peux avancer avec un plan de rétablissement clair » philosophe-t-il.

C’est dans cette dualité que l’Américain puise sa force. Loin du vélo, il compte bien transformer cette parenthèse en opportunité. « Je pourrai regarder mes coéquipiers à la télévision et passer plus de temps avec ma famille, ce qui, je l’espère, m’apportera une motivation et une énergie supplémentaires pour la seconde moitié de la saison. » Une déclaration qui en dit long sur la maturité du coureur de 29 ans, qui voit déjà au-delà de l’horizon brumeux des Classiques. Cette pause forcée, s’il la gère bien, pourrait devenir un carburant mental puissant pour les objectifs de l’été et de l’automne.

Quel avenir pour l’Américain après son opération ?

La grande inconnue demeure : à quoi ressemblera le retour de Neilson Powless ? Le staff médical d’EF Education-EasyPost prévoit un retour à l’entraînement dans un délai de deux à trois mois. Concrètement, selon qu’il se trouve dans la fourchette basse (8 semaines) ou haute (12 semaines), on pourrait revoir Powless en course aux alentours du mois de mai ou de juin.

Une chose est sûre, il ne sera pas question de brûler les étapes. « Ce n’est pas quelque chose qui va m’écarter pour très longtemps, mais c’est quelque chose avec lequel nous devrons être prudents » a-t-il prévenu. Son retour pourrait donc être programmé non pas sur les routes pavées du Nord, mais sur les routes plus vallonnées des épreuves de préparation au Tour de France, ou directement sur les championnats nationaux.

Et vous, sur quelle course rêveriez-vous de voir revoir Neilson Powless à 100% de ses capacités ? Sur les pentes du Tour, ou pour tenter de rééditer son exploit sur les routes flandriennes en 2027 ?

L’histoire de Neilson Powless ce printemps est celle d’un champion contraint au repos, mais dont l’esprit combatif n’a pas été opéré. Il reviendra. Avec de la motivation en plus, et un genou enfin libéré de ses chaînes. Le cyclisme américain, et toute la troupe d’EF Education-EasyPost, croise les doigts pour que ce contretemps ne soit qu’une simple pause dans une carrière prometteuse.

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Tour de Sardaigne 2026 : Nicolo Garibbo crée l’exploit face à Soudal sur la 1ère étape

Ils étaient deux contre un. Ils avaient le collectif, l’expérience du WorldTour et la supériorité numérique. Mais sur les routes escarpées de la côte ouest de la Sardaigne, la logique a volé en éclats. Pour son grand retour après quinze ans d’absence, le Giro di Sardegna nous a offert un scénario hollywoodien : la victoire de Nicolo Garibbo (Team UKYO), un « punch » italien de 26 ans, venu de nulle part pour dominer le rouleau compresseur Soudal Quick-Step et s’emparer du premier maillot de leader. Retour sur un hold-up parfait.

Lire aussi : Tour de Sardaigne 2026, le parcours, engagés et favoris

Le jour où un « petit » a fait plier une armada : Nicolo Garibbo déjoue les plans de la Soudal sur le Tour de Sardaigne

Le retour d’une épreuve mythique est souvent synonyme de spectacle, mais rares sont les journées d’ouverture qui marquent autant les esprits. Ce mercredi, sur les 189,8 kilomètres reliant Castelsardo à Bosa, le cyclisme nous a rappelé sa plus belle leçon : le talent ne se lit pas toujours sur les feuilles de paie du WorldTour. Alors que la Soudal Quick-Step alignait ses pions, c’est un coureur d’une formation continentale, le Team UKYO, qui a tiré le premier.

Comment un « outsider » a-t-il piégé la Soudal Quick-Step ?

La question brûle les lèvres de tous les observateurs. Comment une équipe réputée pour son sens tactique a-t-elle pu se faire damer le pion par un coureur de 26 ans, certes talentueux, mais sans aucune référence à ce niveau ? La réponse se trouve dans les 2900 mètres de dénivelé positif de ce parcours exigeant et, surtout, dans l’audace d’un homme qui n’avait rien à perdre.

Le pari risqué de Zana : une attaque de champion trop tôt ?

Dès le pied de la troisième difficulté, le Vilanove Monteleone, Filippo Zana (Soudal Quick-Step) a sorti le grand jeu. L’ancien champion d’Italie, vainqueur d’étape sur le Giro, a dynamité la course à 64 kilomètres du but. Sur le papier, c’était un coup de maître. En réalité, c’était le début d’un scénario cauchemardesque pour la formation belge. Zana a rapidement rejoint l’échappée matinale, composée notamment de Cristian Remelli, Philipp Hofbauer et Dusan Rajovic. Dans son sillage, Gianmarco Garofoli, son coéquipier, a effectué la jonction, plaçant la Soudal en position de force à quatre dans le groupe de tête. Un deux contre deux parfait. Mais comme le dit l’adage, « il ne faut jamais vendre la peau de l’ours… ».

Analyse tactique : les 10 derniers kilomètres qui ont tout changé

Si la Soudal avait le nombre, Garibbo (Team UKYO) et l’Espagnol Urko Berrade (Equipo Kern Pharma) avaient, eux, la rage de vaincre et une intelligence de course remarquable.

Pourquoi le collectif Soudal n’a pas suffi dans le final ?

Selon les données recueillies, le duo de la Soudal a tenté à plusieurs reprises de faire la différence avant l’emballage final, cherchant à se débarrasser de leurs deux compagnons d’échappée. Mais Garibbo a systématiquement répondu présent, collant à la roue de Garofoli et Zana avec une facilité déconcertante. Le dernier kilomètre, légèrement montant vers Bosa, a été un véritable bras de fer psychologique. Garofoli s’est sacrifié pour lancer le sprint de Zana, comme le veut la doctrine de l’équipe. Un timing parfait ? Pas tout à fait. Zana a lancé de très loin, et Garibbo, plus frais ou simplement plus malin, a attendu patiemment pour déboîter et le surclasser sur la ligne.

La réaction de Garibbo : « Je n’arrive pas à y croire »

À l’arrivée, l’émotion du vainqueur était à la hauteur de l’exploit. « C’est incroyable, je ne me sentais pas bien au départ, mais dans les montées, je me suis senti mieux » a-t-il confié à l’arrivée au micro d’Eurosport, les larmes aux yeux. « J’ai tenté plusieurs attaques, mais j’ai préféré attendre. Quand Garofoli a attaqué, je l’ai suivi. C’est une victoire dont j’ai rêvé chaque jour pendant l’entraînement hivernal. Je veux juste savourer ce moment incroyable. » Un succès qui récompense la ténacité d’un garçon qui a connu des « problèmes par le passé », sans vouloir en dire plus, mais qui symbolise parfaitement l’esprit du cyclisme italien : celui de la résilience.

Des écarts se creusent déjà

Au-delà de la victoire, c’est tout le classement général qui est bouleversé par cette échappée victorieuse. Grâce aux bonifications, Garibbo creuse un léger mais précieux écart sur ses poursuivants directs.

VIDEO : Le sprint victorieux de Nicolo Garibbo

Revivez les temps forts de cette 1ère étape. On y voit parfaitement le lancement de Zana par Garofoli, puis la remontée foudroyante de Garibbo qui coiffe l’Italien de la Soudal sur le fil. Une démonstration de puissance et de sang-froid.

Tour de Sardaigne 2026 : quel avenir pour le maillot de leader ?

Avec cette victoire, Garibbo endosse le premier maillot de leader de l’histoire moderne de ce Tour de Sardaigne, relancé après l’ère Sagan (dernier vainqueur en 2011). Mais la question est désormais : peut-il le conserver ?

Les promesses de la 2e étape (Oristano – Carbonia)

La deuxième étape, longue de 136,3 km, sera plus courte mais pas plus facile. L’arrivée à Carbonia, après le Valico Montecani (2e catégorie), est piégeuse. Si le profil semble favorable à une nouvelle échappée, le scénario pourrait se répéter. Zana et la Soudal voudront absolument reprendre le contrôle. « Maintenant, je n’arrive pas à croire que j’ai gagné » avouait Garibbo. « Je ne pense qu’à ce moment, sans vouloir songer à demain. »

Une leçon de cyclisme intemporelle

Cette première étape du Tour de Sardaigne 2026 restera dans les annales comme le symbole d’un cyclisme où l’intelligence et la détermination priment parfois sur la puissance brute et les moyens financiers. Nicolo Garibbo a écrit la première page d’un palmarès qui, on l’espère, sera long. En attendant, la Soudal Quick-Step, malgré les noms ronflants de son effectif, devra revoir sa copie.

Et vous, que pensez-vous de ce final ? Garibbo peut-il réellement tenir tête à la Soudal jusqu’à Olbia, ou le maillot rose lui filera-t-il entre les doigts dès demain ? Donnez-nous votre avis en commentaire !

Classement Tour de Sardaigne 2026, étape 1 – Top 20

  1. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO les 189,8 km en 4:39:09 (40,8 km/h)
  2. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
  3. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
  4. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
  5. BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg +0:53
  6. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step m.t.
  7. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  8. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  10. IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
  11. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  12. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  13. JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  14. CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
  15. DE CASSAN DAVIDE, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  16. ROSATO GIACOMO, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  17. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  18. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  19. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek Future Racing m.t.
  20. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO en 4:38:59
  2. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step +0:04
  3. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +0:06
  4. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step +0:10
  5. BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg +1:03
  6. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step m.t.
  7. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  8. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  10. IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
  11. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  12. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  13. JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  14. CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
  15. DE CASSAN DAVIDE, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  16. ROSATO GIACOMO, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  17. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  18. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  19. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek Future Racing m.t.
  20. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.

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Tour de Sardaigne 2026 : Parcours, engagés, favoris et direct

C’est l’événement de cette fin février que personne n’attendait. Le Tour de Sardaigne (Giro di Sardegna) renaît de ses cendres après plusieurs années d’absence, avec l’ambition de marquer les esprits. Oublié le projet avorté de 2020 (et 2021), la 30e édition s’annonce comme un véritable défi lancé au peloton. Entre un parcours taillé pour les puncheurs, un plateau international inattendu et le retour de la télévision, on vous dit tout sur cette course qui pourrait bien lancer la saison des grimpeurs en quête de gloire.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Retour aux sources : le Tour de Sardaigne 2026 va-t-il ressusciter la flamme des classiques italiennes ?

L’île de Beauté Italienne retrouve son enfant prodigue. Ce mercredi 25 février, le peloton professionnel posera ses valises en Sardaigne pour un événement qui fleure bon la nostalgie et l’ambition. Il y a 15 ans, des légendes comme Eddy Merckx, Giuseppe Saronni, Peter Sagan ou Roman Kreuziger inscrivaient leur nom au palmarès. Aujourd’hui, l’organisation du GS Emilia, avec le soutien financier de la Région Sardaigne, tente le pari fou de ressusciter cette épreuve mythique. Et pour frapper fort, les organisateurs n’ont pas lésiné sur la difficulté. Ici, pas de longues échappées au plat. On parle d’un retour aux sources, sur des routes escarpées qui surplombent la Méditerranée. Voici notre analyse détaillée de ce Tour de Sardaigne 2026 qui s’annonce déjà comme un révélateur de la forme printanière.

Pourquoi ce retour du Tour de Sardaigne est-il si attendu ?

C’est la question que se posent tous les passionnés de cyclisme. Après l’annulation de l’édition 2020 à cause du Covid, le projet semblait définitivement enterré. Pourtant, grâce à une volonté politique forte de la présidente de la Région, Alessandra Todde, l’épreuve renaît avec un objectif clair : démontrer que la Sardaigne est une terre de cyclisme en toute saison. Ce n’est plus simplement une course, c’est un outil de promotion touristique grandeur nature, loin des sentiers battus. Et pour les coureurs, c’est une occasion en or de se jauger avant les grandes classiques de printemps.

Tour de Sardaigne 2026 : Le parcours détaillé, étape par étape

Le parcours de cette 30e édition est un véritable tour de force. Loin des longs transferts, les coureurs vont littéralement faire le tour de l’île, alternant entre paysages côtiers à couper le souffle et l’arrière-pays montagneux. Voici le menu copieux qui attend les 160 coureurs engagés au départ.

Étape 1 (25/02) – Castelsardo > Bosa (189,8 km) : Le grand bain de feu

D’entrée de jeu, les sprinteurs peuvent ranger leurs espoirs. Avec 2780 mètres de dénivelé positif, cette étape est un piège absolu. Dès les premiers kilomètres, la bosse d’Osilo va créer la première sélection. Mais le juge de paix se situe au km 119 avec une difficulté non répertoriée de 5 km à 8,5%. L’enchaînement des trois GPM avant de plonger vers Bosa est un condensé de ce qui attend les coureurs. Attention à la descente technique de la Scala di Giocca qui pourrait surprendre les moins audacieux.

Étape 2 (26/02) – Oristano > Carbonia (136,3 km) : Le piège des rouleurs

Plus courte, mais pas plus simple. Les 1810 mètres de dénivelé sur une distance aussi réduite promettent un rythme infernal. Cette étape est taillée pour les puncheurs résistants. Les 20 derniers kilomètres, vallonnés et exposés au vent, pourraient provoquer des bordures. Une étape de « rouleurs-puncheurs » qui pourrait coûter cher aux purs grimpeurs.

Étape 3 (27/02) – Cagliari > Tortolì (168,1 km) : Le jour des baroudeurs ?

L’étape la plus « calme » du plateau avec seulement 1190 mètres de dénivelé. Le parcours longe la côte est, exposée au mistral. C’est l’étape idéale pour une échappée de marque ou pour un sprinteur très costaud capable de passer les petites difficultés. Si un groupe se forme, il faudra compter sur l’efficacité des équipes de rouleurs pour revenir. Mais avec la fatigue des deux premières étapes, une surprise est toujours possible.

Étape 4 (28/02) – Arbatax > Nuoro (153,6 km) : L’étape reine

Voici le morceau de bravoure de ce Tour de Sardaigne. Avec près de 3000 mètres de dénivelé sur moins de 160 km, c’est un véritable mur qui attend les coureurs. Les routes qui grimpent vers Nuoro, capitale de la Barbagia, sont réputées pour leurs pourcentages traîtres et leur bitume parfois glissant. C’est ici que le classement général va exploser. Le coureur qui s’imposera à Nuoro portera très certainement le maillot de leader jusqu’à Olbia.

Étape 5 (01/03) – Nuoro > Olbia (177,3 km) : Le dernier acte

Attention au piège ! Si un coureur possède une avance inférieure à 30 secondes au départ de cette étape, il devra se méfier. Même si le dénivelé est moins élevé (1700 mètres), le final à Olbia avec un circuit local pourrait être l’occasion de piéger un leader fatigué. Les équipes des poursuivants tenteront sûrement de créer une bordure dans les 50 derniers kilomètres pour contester la victoire finale.

Quels sont les favoris et les coureurs à suivre ?

Malgré l’absence des tous gros cadors du WorldTour, la liste des engagés est particulièrement alléchante et promet un combat ouvert.

La force collective de Soudal Quick-Step

Le « Wolfpack » débarque en Sardaigne avec une équipe très compétitive. Sans Remco Evenepoel, c’est Filippo Zana qui endossera le rôle de leader. L’ancien champion d’Italie, vainqueur d’étape sur le Giro, connaît parfaitement les routes transalpines. À ses côtés, le prometteur Gianmarco Garofoli et le puncheur Mauri Vansevenant forment un trio capable de verrouiller la course. Sans oublier l’excellent Pascal Eenkhoorn. La profondeur de banc de Quick-Step en fait l’équipe à battre.

Les outsiders italiens à ne pas négliger

Le cyclisme italien est en pleine renaissance, et cette course en est l’écrin parfait. Au sein de la formation Solution Tech NIPPO Rali, Matteo Fabbro cherchera à confirmer ses progrès. Mais le nom qui fait le plus trembler les connaisseurs est celui du jeune prodige Lorenzo Mark Finn (Red Bull-BORA-Hansgrohe Rookies). Champion du monde Juniors en 2024, puis champion du monde Espoirs en 2025, ce garçon est une pépite. Le voir s’illustrer sur ses terres serait un formidable accélérateur de carrière.

Les jeunes pousses et les équipes de développement

C’est l’une des grandes forces de ce Tour de Sardaigne : être une vitrine pour les talents de demain.

Liam O’Brien (Lidl-Trek Future Racing) : L’Australien a montré des qualités de rouleur-grimpeur très intéressantes en 2025.

Luca Covili (Bardiani CSF 7 Saber) : Solide, régulier, il pourrait créer la surprise sur l’étape reine.

Les rookies UAE et Red Bull : Ces académies sont de véritables pépinières de talents. Observer leur comportement face à des pros aguerris sera passionnant.

Question à nos lecteurs : Selon vous, un jeune comme Lorenzo Finn peut-il déjà rivaliser avec des coureurs expérimentés comme Filippo Zana sur un parcours aussi exigeant ? Répondez-nous en commentaires !

Diffusion TV direct : Comment et où regarder le Tour de Sardaigne 2026 ?

Pour les passionnés qui ne peuvent pas se rendre en Sardaigne, la couverture médiatique est à la hauteur de l’événement.

Programme TV complet sur Eurosport et HBO Max

Bonne nouvelle pour les amateurs de cyclisme : toutes les étapes seront diffusées en direct. Selon les informations de notre partenaire Tuttobiciweb, voici les horaires à retenir pour la France :

Toutes les étapes (1 à 5) : HBO Max / Eurosport de 13h40 à 15h05 (sauf étape 5, fin à 14h55).

Diffusion additionnelle : La Rai Sport proposera également une couverture pour l’Italie, et la chaîne YouTube officielle de la Lega Ciclismo Professionistico retransmettra les fins d’étapes en direct.

C’est une excellente nouvelle pour le cyclisme italien que de retrouver une visibilité internationale sur cette fenêtre horaire, idéale pour les amateurs de « pausa pranzo ».

Tour de Sardaigne 2026 : Informations pratiques et startlist

Quand ? Du mercredi 25 février au dimanche 1er mars 2026.

Qui ? 25 équipes, dont 2 WorldTour (Soudal Quick-Step, XDS Astana), des ProTeams, et une flopée d’équipes continentales italiennes.

Le défi : Redonner ses lettres de noblesse à une course historique.

Le Tour de Sardaigne 2026 n’est pas qu’une simple course de reprise. C’est un test, une vitrine et une promesse. La promesse de voir s’affronter des talents bruts sur une île sauvage, loin du confort des grands pelotons. C’est le genre de course qui forge les caractères. Rendez-vous mercredi pour le départ de cette nouvelle aventure.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour de Sardaigne 2026 ?

Bahrain Victorious Development Team (CT) ✅
1, ANDREAUS, Elia
2, CAPRA, Thomas
3, BASSO, Santiago
4, HOFER, Valentin
5, JACKOWIAK, Jan Michal
6, ROSATO, Giacomo
7, STOLIĆ, Mihajlo

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
11, COVILI, Luca
12, MAGLI, Filippo
13, PALETTI, Luca
14, ROJAS, Vicente
15, STENICO, Mattia
16, TOLIO, Alex
17, ZANONCELLO, Enrico

Beltrami TSA Tre Colli (CT) ✅
21, BELLERI, Michael
22, BIANCALANI, Andrea
23, BUONGIORNO, Simone
24, GARBI, Pierluigi
25, PERANI, Riccardo
26, ROSSI, Leonardo
27, TELA, Raffaele

Biesse – Carrera – Premac (CT) ✅
31, BICELLI, Michele
32, DONATI, Andrea
33, LEALI, Stefano
34, MILESI, Alessandro
35, ROSSI, Nicola
36, TRAVELLA, Nicholas
37, VESCO, Leonardo

Campana Imballagi – Morbiato – Trentino (CT) ✅
41, BROWN, Jenson Duggy
42, BUSANELLO, Roberto
43, DE LONGHI, Lorenzo
44, PIFFER, Christian
45, AVI, Alessandro
46, VOLPATO, Leonardo
47, RÉVÉSZ, Ádám

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
51, AZNAR, Hugo
52, BERRADE, Urko
53, IRIBAR, Unai
54, PÉREZ, César
55, RAMOS, Unai
56, RUIZ, Ibon
57, URIARTE, Diego

General Store – Essegibi – F.Lli Curia (CT) ✅
61, ARRIGHETTI, Nicolò
62, BIEHL, Kevin
63, BORTOLUZZI, Giovanni
64, BOSIO, Tommaso
65, DE CASSAN, Davide
66, ROSSETTI, Thomas
67, REMELLI, Cristian

Gragnano Sporting Club (CT) ✅
71, MENGARELLI, Matteo
72, COZZANI, Piergiorgio
73, DE FABRITIIS, Gabriele
74, DE TOTTO, Andrea
75, LUCCA, Simone
76, QUARANTA, Samuel
77, TROIA, Ivan

Lidl – Trek Future Racing (CT) ✅
81, BESSEGA, Andrea
82, EGHOLM, Kristian
83, FRYDKJÆR, Patrick Boje
84, HUDSON, Harry
85, MICHIELSEN, Thor
86, O’BRIEN, Liam
87, SCAGLIOLA, Gabriele

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
91, BRACALENTE, Diego
92, CHESINI, Cesare
93, MASCIARELLI, Lorenzo
94, MASNADA, Fausto
95, PERSICO, Davide
96, VERRE, Alessandro
97, ZOCCARATO, Samuele

Mg.K Vis Costruzioni e Ambiente (CT) ✅
101, ATTOLINI, Luca
102, CANTONI, Andrea
103, FRIGGI, Vittorio
104, HARDING, Will
105, PARRAVANO, Francesco
106, SPREAFICO, Matteo
107, TACCONE, Ivan

Petrolike (CT) ✅
111, CALLEJAS, Edison Alejandro
112, EPIS, Giosuè
113, PONOMAR, Andrii
114, PRIETO, José Antonio
115, PRIETO, José Juan
116, QUINTERO, Juan Diego
117, ZARATE, Michael

Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies (CT) ✅
121, BLANC, Gustave
122, BOCK, Max
123, DONATI, Davide
124, FIETZKE, Paul
125, FINN, Lorenzo
126, PUTZ, Sebastian
127, SCHOONVELDE, Gijs

S.C. Padovani Polo Cherry Bank (CT) ✅
131, ALARI, Samuele
132, URSELLA, Lorenzo
133, BOZZOLA, Mirko
134, LORELLO, Riccardo
135, MASCIARELLI, Stefano
136, PALOMBA, Marco
137, QUAGLIA, Tommaso

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
141, ARCHIBOLD, Franklin
142, BALMER, Alexandre
143, BONNEU, Kamiel
144, FINKŠT, Tilen
145, RAJOVIĆ, Dušan
146, GONZÁLEZ, Roberto Carlos
147, SAMUDIO, Carlos

Soudal Quick-Step (WT) ✅
151, EENKHOORN, Pascal
152, GAROFOLI, Gianmarco
153, SERVRANCKX, Gauthier
154, VAN STRIJTHEM, Matijs
155, VANSEVENANT, Mauri
156, VERVAEKE, Louis
157, ZANA, Filippo

Team Novo Nordisk (PRT) ✅
161, ARMITT, Hamish
162, BRAND, Sam
163, COLLADON, Jacopo
164, LOZANO, David
165, POLGA, Antonio
166, POLI, Umberto
167, RIDOLFO, Filippo

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
171, BENITO, Adrián
172, GIULIANO, Dario
173, MAESTRI, Mirco
174, PEÑALVER, Manuel
175, PESENTI, Thomas
176, PIETROBON, Andrea
177, RACCAGNI, Gabriele

Team Technipes #inEmiliaRomagna Caffè Borbone (CT) ✅
181, ANASTASIA, Tommaso
182, ANSALONI, Emanuele
183, BAMBAGIONI, Tommaso
184, CATTANI, Alessandro
185, MECCIA, Leonardo
186, MENGHINI, Alessio
187, PIZZI, Nicolò

Team UKYO (CT) ✅
191, D’AMATO, Andrea
192, DATI, Tommaso
193, GARIBBO, Nicolò
194, IACOMONI, Federico
195, ISHIBASHI, Manabu
196, RACCANI, Simone
197, TERADA, Yoshiki

Team Vorarlberg (CT) ✅
201, AMANN, Dominik
202, BALLABIO, Giacomo
203, CIREDDU, Ignazio
204, HOFBAUER, Philipp
205, NOLDE, Tobias
206, STÜSSI, Colin
207, ZANGERLE, Emanuel

UAE Team Emirates Gen Z (CT) ✅
211, BOLDYREV, Matvei
212, FREIRE, Marcos
213, PERICAS, Adrià
214, SAMBINELLO, Enea
215, TORRES, Jaime
216, VANDEN WIJNGAERT, Matteo

XDS Astana Team (WT) ✅
221, CONCI, Nicola
222, GALBUSERA, Pietro
223, KAJAMINI, Florian Samuel
224, LI, You
225, SU, Haoyu
226, VAN BEKKUM, Darren
227, ZANINI, Simone

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Tour d’Algarve 2026 : Juan Ayuso sacré, Paul Seixas 2e

Il aura tout tenté. À 19 ans, le prodige français Paul Seixas espérait créer l’exploit sur les pentes de l’Alto do Malhão pour renverser Juan Ayuso. Mais dans le jeu des bonifications et l’âpre combat de la dernière étape, l’Espagnol de Lidl-Trek a fait parler sa puissance et son métier pour signer un doublé victoire d’étape – classement général. Retour sur une explication au sommet qui a tenu toutes ses promesses, où la nouvelle génération du cyclisme mondial s’est livrée un duel sans merci.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

Paul Seixas impuissant face au rouleau compresseur Ayuso sur ce Tour d’Algarve 2026

Il y a des victoires qui se jouent sur un coup de pédale, et d’autres qui se construisent minute après minute, kilomètre après kilomètre. Ce dimanche 22 février 2026, pour sa course de rentrée sur les routes escarpées de l’Algarve, Juan Ayuso a offert une démonstration de cette vérité implacable. Pour sa première course sous les couleurs de Lidl-Trek, l’Espagnol de 23 ans a conclu sa semaine portugaise en beauté en remportant la 5e et dernière étape au sommet de l’Alto do Malhão, scellant ainsi son succès au classement général.

Face à lui, un adolescent français de 19 ans, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), a porté les espoirs d’une nation tout entière. Avec seulement sept secondes de retard au départ, le « crack lyonnais » rêvait d’un exploit retentissant. Il s’est heurté à un mur. Non pas celui de ses propres limites, mais celui d’un coureur déjà rompu aux joutes du WorldTour, qui a géré son avance avec une maturité déconcertante. Plongeons ensemble dans les coulisses de cette explication qui a tenu en haleine les passionnés de cyclisme.

Comment Juan Ayuso a-t-il construit sa victoire finale au Portugal ?

Juan Ayuso n’a pas gagné ce Tour d’Algarve par hasard. Il l’a construit, brique par brique, comme un horloger suisse ajuste son mécanisme. Dès le premier jour, il a chipé des secondes de bonification. Sur le contre-la-montre de la 3e étape, il a limité les dégâts face aux spécialistes. Mais c’est bien sur cette dernière étape que l’Espagnol a posé sa patte.

L’importance des « petites secondes » : leçons de bonifications

On a souvent tendance à sous-estimer les sprints intermédiaires. Pas Juan Ayuso, ni son équipe Lidl-Trek. Alors que l’étape venait tout juste de débuter, à Faro, l’Espagnol s’est glissé dans l’échauffourée pour aller glaner une précieuse seconde de bonification. Un geste anodin en apparence, mais qui a porté son avance à 8 secondes sur Paul Seixas avant même l’ascension finale. Dans un duel où l’écart final est de 14 secondes, ce genre de détail fait la différence entre un vainqueur et un héros magnifique.

Pourquoi Paul Seixas n’a-t-il pas pu renverser Ayuso dans l’Alto do Malhão ?

C’est la question que tout le monde se pose. L’image est saisissante : dans les derniers mètres, alors qu’Oscar Onley (INEOS Grenadiers) lance son sprint, Paul Seixas est coincé, incapable de changer de rythme. Il termine 3e de l’étape, mais perd définitivement le général.

Selon les données, l’ascension finale de l’Alto do Malhão (2,6 km à 9%) était taillée pour un punch plutôt que pour une démonstration de force sur la durée. Le terrible attentisme du groupe des favoris après les attaques de João Almeida (UAE Team Emirates XRG) a paradoxalement joué en faveur d’Ayuso.

Le scénario explosif de la 5e étape : entre audace et calcul

Si le duel Ayuso-Seixas a captivé, la course elle-même a été un feu d’artifice, digne des plus belles classiques. Le final de 148,5 kilomètres a été une véritable course d’élimination.

L’attaque de loin de João Almeida : une stratégie payante ?

À 43 kilomètres du but, le Portugais João Almeida, poussé par son public, a décidé de dynamiter la course. Son accélération dans le premier passage du Malhão a réduit le peloton à une peau de chagrin. Si l’objectif n’était pas de gagner l’étape, cette offensive a permis à Almeida de décrocher ses concurrents directs pour la 3e place du général. Une stratégie intelligente qui lui offre le podium final, à 59 secondes d’Ayuso.

Kévin Vauquelin et Florian Lipowitz : le bon coup à deux

Dans la foulée de cette accélération, un groupe de contre s’est formé, emmené par deux des coureurs les plus en vue de la semaine : Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) et Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe). Les deux hommes ont rapidement pris le large, créant un écart d’une trentaine de secondes.

Lipowitz a même pu compter sur le renfort de son coéquipier Jan Tratnik, rescapé de l’échappée matinale. Pendant de longs kilomètres, la situation a été ambiguë. Le duo de tête menaçait-il la place d’Ayuso ? C’était sans compter sur la réaction du peloton. Et là, surprise : ce sont les équipiers de Decathlon, conscients du danger, qui ont dû mettre la main au porte-bagages pour aider Lidl-Trek à rentrer sur les fuyards. Une image forte qui montre que Seixas n’avait pas que des amis dans le final.

Julian Alaphilippe, l’éclaircie matinale

Il ne faut pas oublier le show de Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling Team). Le double champion du monde a animé la majeure partie de l’étape, seul en tête après la chute de son compagnon d’échappée Max Schachmann (Soudal Quick-Step). Repris à seulement 16 kilomètres de l’arrivée, « Alaf » a une nouvelle fois montré que son cœur battait toujours aussi fort, même s’il lui manque aujourd’hui ce brin de réussite ou de condition pour conclure.

Qui sont les vrais gagnants de la semaine ?

Au-delà du duel pour la gagne, ce Tour d’Algarve 2026 a agi comme un formidable révélateur de talents pour la saison à venir.

Juan Ayuso (Lidl-Trek) : Le grand patron. Une première course et une première victoire avec sa nouvelle équipe. Il prouve qu’il est déjà prêt pour Paris-Nice (8-15 mars).

Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : La révélation. À 19 ans, une victoire d’étape et une 2e place au général. Son premier succès pro est déjà là. Il courra samedi prochain sur l’Ardèche Classic.

Oscar Onley (INEOS Grenadiers) : Le sprinteur puncheur. Deuxième de l’étape et 4e du général, il confirme sa polyvalence.

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Le guerrier. Souvent à l’offensive, il termine 5e au général. Une valeur sûre.

João Almeida (UAE Team Emirates XRG) : Le héros local. Un podium à domicile après avoir animé la course.

Alors, selon vous, Paul Seixas aurait-il dû tenter sa chance plus tôt, dès le premier passage du Malhão, pour espérer lâcher Ayuso ? La question mérite d’être posée tant l’ascension finale a semblé trop courte pour faire la différence.

Un duel générationnel qui promet pour l’avenir

Ce Tour d’Algarve 2026 restera comme le théâtre d’un premier acte grandiose entre deux talents générationnels. Juan Ayuso, fort de son expérience et de sa science de la course, a remporté la bataille. Mais Paul Seixas, par son audace et sa constance, a gagné ses galons de leader et une place dans le cœur du public français.

Si vous avez manqué l’emballage final, nous vous invitons à revoir la vidéo des derniers hectomètres. On y voit un Ayuso souverain déborder Onley, tandis que Seixas, les traits tirés par l’effort, mesure le chemin qui lui reste à parcourir. Un chemin qu’il semble, déjà, prêt à gravir à une vitesse supersonique. La saison 2026 ne fait que commencer, et elle promet des étincelles.

https://www.youtube.com/watch?v=mGmhUjC-Q-g

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 5 – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek les 148,4 km en 3:20:02 (44,5 km/h)
  2. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:06
  3. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:04
  4. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:04
  5. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:06
  6. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:14
  7. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +0:30
  8. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:34
  10. VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step +0:43
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:48
  12. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  13. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  14. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  15. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL m.t.
  16. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +0:58
  17. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost +1:06
  18. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla m.t.
  19. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
  20. NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn +1:09

Classement général final du Tour d’Algarve 2026 – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 15:51:12
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:14
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:59
  4. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +1:22
  5. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +1:40
  6. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:53
  7. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:15
  9. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +2:18
  10. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +2:35
  11. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
  12. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +3:33
  13. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +3:42
  14. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:52
  15. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +4:27
  16. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +4:32
  17. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +4:37
  18. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost +4:59
  19. NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn +5:09
  20. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +5:27

Lire aussi : Le classement général final complet

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Tour des Alpes Maritimes 2026 : Paul Lapeira coiffe Martinez et Scaroni

Ils étaient deux, Lenny Martinez et Marco Brenner, à se partager la lumière dans le dernier kilomètre. Ils ont oublié de regarder derrière. D’un démarrage supersonique dans la rampe finale de Biot, Paul Lapeira a fait éclater la course pour s’adjuger ce dimanche le Tour des Alpes Maritimes 2026. Dans un format inédit de course d’un jour, le champion de France 2024 a puni les observateurs et signé sa première victoire de la saison. Retour sur un final à suspense et sur la prestation du nouveau puncheur français.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le coup de force de Lapeira : comment le Breton a volé la vedette à Martinez sur le Tour des Alpes Maritimes

L’image restera celle d’un coureur en apnée, les bras levés sur la ligne, après avoir avalé ses rivaux l’un après l’autre. Sur la 58e édition du Tour des Alpes Maritimes, Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) a offert un spectacle de costaud. Dans les lacets de Biot, théâtre d’une arrivée au sommet exigeante d’1,4 km, le Breton a construit sa légende locale en rattrapant puis déposant les deux échappés, Lenny Martinez (Bahrain Victorious) et Marco Brenner (Tudor Pro Cycling). Une démonstration de punch et d’opportunisme qui replace d’emblée l’ancien champion de France dans la lumière des classiques printanières.

Pourquoi ce Tour des Alpes Maritimes 2026 était-il si particulier ?

Exit le format par étapes. Pour sa 58e édition, l’épreuve a opéré une véritable mue en devenant une course d’un jour exigeante, une sorte de « classique azuréenne ». Le parcours de 154 kilomètres entre Villefranche-sur-Mer et Biot avait des allures de parcours de Coupe du monde avec un enchaînement redoutable : Col d’Èze, Col de Châteauneuf, Col de Carros, et la redoutable Côte de Gourdon.

Ce nouveau format a immédiatement séduit les puncheurs, transformant la course en un véritable combat d’endurance. Comme l’ont montré les données de vitesse moyenne (près de 44 km/h lors de la première heure), la course a été nerveuse, conditionnant le final explosif que l’on a connu.

Comment Paul Lapeira a-t-il construit sa victoire ?

L’onde de choc Martinez : une attaque de champion

Tout s’est joué dans la Côte de Gourdon (11,8 km à 4,6%). Lenny Martinez, pour sa première sortie de la saison, a lancé les hostilités avec une autorité déconcertante. Accompagné de Marco Brenner, Aurélien Paret-Peintre et Ewen Costiou, le Cannois a scindé le peloton en deux. Rapidement, le duo Martinez-Brenner s’est isolé en tête, creusant un écart maximum de 30 secondes.

Le round d’observation fatal pour Martinez et Brenner

À 5 kilomètres du but, les deux hommes comptaient encore 20 secondes d’avance sur un groupe de poursuivants de 13 unités où l’on retrouvait les puncheurs comme Christian Scaroni (XDS Astana) et… Paul Lapeira. C’est là que la tactique a pris le pas sur la force brute. Derrière, les Decathlon CMA CGM ont roulé pour maintenir la pression sans tuer l’écart. Devant, l’entente s’est brisée sur l’autel de la méfiance.

L’analyse tactique : En refusant de relayer à tour de rôle dans les cinq derniers kilomètres, Martinez et Brenner ont offert une bouée de sauvetage à leurs poursuivants. Un classique du genre, mais qui parait si surprenant venant de coureurs de ce calibre.

Le missile Lapeira : « J’avais des super jambes »

À 600 mètres de la ligne, alors que Martinez et Brenner se jaugeaient du regard, une fusée bleue a jailli de l’arrière. Paul Lapeira a placé un démarrage surpuissant. Il a repris les deux fuyards comme des Portiques et n’a plus été revu.

« C’est une victoire de costaud », s’accordent à dire les observateurs sur le bord de la route. Le chronomètre est impitoyable : Lapeira coupe la ligne avec deux secondes d’avance sur Christian Scaroni, qui règle le groupe des battus pour la deuxième place, et Simon Carr (Cofidis) qui complète le podium. Brenner et Martinez terminent respectivement 4e et 5e, à deux secondes, avec le sentiment amer du devoir inachevé.

Et maintenant, quelles perspectives pour les protagonistes ?

Cette course agit comme un véritable marqueur de forme avant les grandes classiques. Pour Paul Lapeira, après sa deuxième place à l’Étoile de Bessèges, c’est la confirmation qu’il peut viser très haut sur les Ardennaises. Son punch sur ce type de difficulté courte et explosive est un atout majeur.

Du côté de Lenny Martinez, la cinquième place est un moindre mal après 44 kilomètres d’échappée. « Il a allumé la première mèche« , signe qu’il aura son mot à dire sur Liège-Bastogne-Liège s’il garde cette capacité à attaquer de loin.

La question que tout le monde se pose : Lenny Martinez aurait-il gagné s’il avait collaboré avec Brenner jusqu’au bout, ou l’arrivée était-elle trop dure pour lui face à des purs puncheurs comme Lapeira ? Donnez votre avis en commentaires.

VIDÉO – Le dernier kilomètre canon de Paul Lapeira

VIDÉO : Tour des Alpes Maritimes 2026 – L’attaque victorieuse de Paul Lapeira dans le final à Biot

Pour ceux qui n’auraient pas vu l’exploit en direct, les images sont incontournables. On y voit parfaitement le moment où Lapeira, parti de loin, négocie les derniers virages avec une fluidité déconcertante avant de lancer son effort, alors que Martinez, tétanisé, se dresse sur les pédales sans pouvoir répondre. Un régal pour les amateurs de cyclisme.

Le mot de la fin : un crève-cœur pour Martinez, un déclic pour Lapeira

Le Tour des Alpes Maritimes 2026 restera comme l’édition de la confirmation pour Paul Lapeira. Dans le même temps, il rappelle une dure loi du sport : les regardeurs ne sont pas les gagneurs. Si la chute de Warren Barguil (Team Picnic-PostNL), blessé à la clavicule, a assombri la journée, la relève française, elle, a brillé. Avec un Lapeira opportuniste et un Martinez offensif, le cyclisme hexagonal tient deux leaders aux profils complémentaires pour les courses vallonnées. Rendez-vous est pris pour les Classiques.

Classement complet du Tour des Alpes Maritimes 2026

  1. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 154 km en 3:38:08 (42,3 km/h)
  2. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:02
  3. CARR SIMON, Cofidis m.t.
  4. BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:08
  6. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +0:09
  7. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  8. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  9. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  10. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  11. VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +0:14
  12. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +0:21
  13. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  14. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +0:58
  15. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +1:06
  16. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +2:35
  17. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix +2:37
  18. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  19. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  20. ISIDORE NOA, Bahrain – Victorious m.t.
  21. MIQUEL PAU, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  22. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  23. DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
  24. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
  25. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
  26. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  27. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  28. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
  29. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  30. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +2:44
  31. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:48
  32. PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL m.t.
  33. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +2:50
  34. VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious m.t.
  35. CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix +2:52
  36. JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
  37. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +2:56
  38. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +3:02
  39. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +3:06
  40. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  41. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek m.t.
  42. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +3:30
  43. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +4:23
  44. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché m.t.
  45. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  46. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United m.t.
  47. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +9:18
  48. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +9:24
  49. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  50. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  51. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  52. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  53. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  54. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  55. LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies m.t.
  56. HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  57. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
  58. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  59. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  60. TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  61. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
  62. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  63. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  64. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  65. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
  66. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  67. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  68. HUCK LÉANDRE, Van Rysel Roubaix m.t.
  69. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious +9:41
  70. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious +10:26
  71. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur +12:33
  72. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  73. BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta +15:09
  74. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  75. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  76. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  77. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur +15:11
  78. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  79. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  80. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix m.t.
  81. TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché m.t.
  82. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +17:54
  83. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
  84. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  85. GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  86. VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek m.t.
  87. SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets +19:19
  88. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek +22:46
  89. FRYDKJÆR PATRICK BOJE, Lidl – Trek m.t.
  90. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix +23:27
  91. DEBEAUMARCHÉ NICOLAS, Cofidis m.t.
  92. JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  93. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  94. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  95. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  96. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  97. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  98. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  99. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy +29:00
  100. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious m.t.
  101. HAMON SIMILIEN, CIC Pro Cycling Academy m.t.

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Tour d’Andalousie 2026 : Pidcock s’offre l’étape, Romeo sacré au général

Sur les pentes de l’Alto de la Primera Cruz, Tom Pidcock a cru pouvoir renverser le Tour d’Andalousie 2026 d’un coup de pédale surpuissant. Si le Britannique a signé un numéro solitaire pour s’adjuger la 5e étape, il s’est heurté à un mur nommé Ivan Romeo. Le jeune champion d’Espagne (Movistar), solide comme un roc, a conservé son bien pour décrocher le premier général de sa carrière. Plongée au cœur d’une finale andalouse à couper le souffle.

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Tom Pidcock, le coup de force pour rien ? Récit d’une étape folle où Iván Romeo a tenu tête aux ogres

L’exploit de Pidcock relégué au rang de « lot de consolation » ?

C’était un scénario de fin de course idéal pour les amateurs de cyclisme offensif. Ce dimanche 22 février, sur les routes escarpées entre La Roda de Andalucía et Lucena, le peloton du Tour d’Andalousie 2026 s’est livré à un dernier acte d’une intensité rare. Avec 2 280 mètres de dénivelé au programme et le piège de l’Alto de la Primera Cruz à négocier par deux fois, la bataille pour le maillot jaune promettait d’être acharnée. Mais au terme des 167,8 kilomètres d’une étape nerveuse, c’est un scénario en deux temps qui s’est écrit : le numéro de Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) pour la gagne d’étape, et la démonstration de maturité d’Ivan Romeo (Movistar) pour la victoire finale. Retour sur une journée qui a tenu toutes ses promesses.

Comment s’est construite l’échappée matinale ?

Avant que les « costauds » n’en décousent, il fallait écrire le premier acte. Comme souvent sur la Ruta del Sol, la course s’emballe dès le kilomètre zéro.

Un trio solide mais sous contrôle

Le premier à sortir du bois fut Romet Pajur (Red Bull-BORA-Hansgrohe), rapidement rejoint par Julius Johansen (UAE Team Emirates-XRG). Ce dernier, plus déterminé, a poursuivi seul avant d’être rattrapé par un duo plus consistant : Markus Hoelgaard (Uno-X Mobility) et Milan Vader (Pinarello-Q36.5) . Ce trio a rapidement trouvé un équilibre, creusant une avance qui culminera à 2 minutes et 30 secondes. Derrière, la Movistar d’Ivan Romeo, leader depuis sa victoire lors de la 2e étape à Otura, contrôlait sans affolement, laissant les équipes de sprinteurs, ou ce qu’il en restait, s’épuiser à la poursuite. Johansen, particulièrement actif, glanera les points des sprints intermédiaires, mais l’écart fondra inévitablement à l’approche du final explosif, pour finalement s’éteindre à 27 kilomètres du but, dans les pentes de la première ascension.

Pourquoi l’étape a-t-elle basculé dans les 30 derniers kilomètres ?

C’est là que le vrai Tour d’Andalousie a commencé. La première ascension de l’Alto de la Primera Cruz a servi de détonateur.

Chute, attaques et bonifications : le chaos s’installe

Au sommet, Alex Aranburu (Cofidis) a montré les dents en grappillant 3 secondes de bonification, un signal fort. Mais le fait marquant, et malheureux, est survenu dans la descente. Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) , vainqueur de la 1re étape et leader du classement par points, a lourdement chuté sur un rond-point. Le champion français, contraint à l’abandon, laissait ses coéquipiers orphelins. Dès lors, ce fut un feu d’artifice d’attaques. Tim Wellens (UAE) et Andreas Leknessund (Uno-X), deuxième du général, ont tenté leur chance, obligeant Movistar à réagir immédiatement. Puis ce fut au tour de Victor Campenaerts (Visma-Lease a Bike) et Søren Wærenskjold (Uno-X) de s’envoler, avant que le Belge ne se retrouve seul à l’avant dans la montée vers la dernière difficulté. Une échappée belle mais brève, car il fut repris à 8 kilomètres du but.

L’attaque de Tom Pidcock à Lucena : simple numéro ou message envoyé au général ?

C’est le moment que tout le monde attendait. L’ultime ascension de l’Alto de la Primera Cruz (2,8 km à 5,9%) allait départager les prétendants.

Le « Pidcock punch » fait des dégâts

Alors que l’équipe Pinarello-Q36.5 prenait les rênes pour son leader, Tom Pidcock a porté l’estocade à environ 5 kilomètres de la ligne. Une accélération supersonique, ce « changement de rythme » dont lui seul a le secret. Bastien Tronchon (Groupama-FDJ United), qui avait tenté de prendre sa roue, a dû rapidement jeter l’éponge.

« Hier, je commençais à m’énerver, on s’entraîne si dur et on rate des opportunités. Aujourd’hui, nous avons saisi l’opportunité. L’équipe a bien travaillé et j’ai conclu. » Ces mots de Pidcock après la ligne traduisent autant le soulagement que la frustration d’un champion qui, après une attaque aussi tranchante, n’a pas pu inquiéter le leader.

Derrière, le calme stoïque d’Ivan Romeo

Pendant que Pidcock filait vers un onzième succès professionnel, la situation était sous contrôle pour le maillot jaune. Jan Christen (UAE Team Emirates-XRG) , phénomène de précocité, a bien tenté de réagir en contre, décrochant une belle deuxième place à 10 secondes. Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) a, lui, remporté le sprint du groupe de chasse pour la troisième place à 12 secondes. Mais Ivan Romeo, calme dans la roue de ses équipiers, pointait à une sixième place qui lui assurait l’essentiel : conserver ses 7 secondes d’avance sur Leknessund. Le pari était osé, mais le jeune Espagnol de 22 ans n’a jamais paniqué.

La consécration d’Ivan Romeo, la confirmation pour Pidcock ?

Au terme de cette dernière étape, le podium du général reflète une hiérarchie claire, mais pose aussi des questions pour la suite de la saison.

Analyse des temps forts du général 2026

Iván Romeo (Movistar) : Le champion d’Espagne remporte ici le 5e succès de sa carrière, et quel succès ! Son premier classement général en ProSeries. Sans contre-la-montre individuel, un exploit qui doit tout à la cohésion de son équipe et à sa gestion des efforts. « C’était un grand objectif. Sans chrono, c’était difficile, mais l’équipe a été exceptionnelle » a-t-il savouré, conscient que sa progression hivernale a payé.

Andreas Leknessund (Uno-X Mobility) : Le Norvégien, second à 7 secondes, a confirmé son statut de rouleur-grimpeur solide. Sa présence aux avant-postes tout au long de la semaine prouve la montée en puissance de sa formation.

Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) : À 27 secondes. Le Britannique, triple champion du monde de cyclo-cross, monte sur la boîte mais repart avec un sentiment mitigé. Son équipe a couru de manière agressive, et son talent individuel a éclaté sur cette dernière étape. Cependant, cette troisième place finale est-elle une promesse ou un avertissement ? Sa capacité à enchaîner après l’effort restait une inconnue.

Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Premier Français, 5e au général à 44 secondes. Le jeune talent a encore montré de belles choses, mais il lui a manqué le petit « plus » pour suivre Pidcock dans l’ultime accélération.

Au-delà du top 5, on retiendra la 4e place de Jan Christen, qui confirme son immense potentiel, et la déception pour Christophe Laporte, dont l’abandon a privé le final d’un de ses animateurs.

Un Tour d’Andalousie 2026 riche en enseignements

Cette 72e édition du Tour d’Andalousie laissera le souvenir d’une opposition générationnelle fascinante. D’un côté, Tom Pidcock (26 ans), le puncheur complet, capable de faire la différence à tout moment, mais qui devra apprendre à capitaliser sur sa puissance pour viser des générales plus longues. De l’autre, Ivan Romeo (22 ans), le nouveau visage de la Movistar, froid, calculateur, entouré d’une équipe dévouée.

Le contraste entre l’explosivité du Britannique et la maturité tactique de l’Espagnol a été le fil rouge de cette étape reine. Une question se pose désormais aux observateurs : assiste-t-on à la naissance d’un nouveau grand leader de courses par étapes chez Movistar, capable de rivaliser avec les « puncheurs » du circuit ? La réponse viendra peut-être dès les prochaines classiques ou les épreuves d’une semaine.

Pour Pidcock, ce premier succès 2026 est dans la poche. Le plus dur reste à faire : confirmer qu’il peut transformer l’essai sur une plus longue durée. Mais avec une telle démonstration de force, les prochains adversaires sont prévenus.

VIDÉO : Revivez les 5 derniers kilomètres de l’étape avec l’attaque décisive de Tom Pidcock et l’arrivée du groupe Maillot Jaune

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 5 – Top 20

  1. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team les 167,8 km en 3:43:52 (44,9 km/h)
  2. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:10
  3. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +0:12
  4. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  5. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  6. ROMEO IVÁN, Movistar Team m.t.
  7. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
  8. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:14
  9. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  10. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +0:31
  11. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United +0:32
  12. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  13. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  14. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  15. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  16. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  17. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  18. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.
  20. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.

Classement général final – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 18:47:10
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:27
  4. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  5. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
  6. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:51
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:54
  8. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:56
  9. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +1:03
  10. BARRENETXEA JON, Movistar Team +1:11
  11. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +1:12
  12. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.
  13. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United +1:14
  14. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  15. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  16. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  17. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  18. NESPOLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  20. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.

Lire aussi : Le classement général final complet

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UAE Tour 2026 : Milan s’offre la 7e étape, Del Toro sacré au général

Ce n’était pas une simple formalité, mais une confirmation. Entre le récital de puissance de Jonathan Milan sur le front de mer d’Abu Dhabi et la maturité affichée par Isaac Del Toro pour décrocher le premier grand classement général de sa jeune carrière, l’UAE Tour 2026 a livé son verdict. Retour sur une septième étape piégeuse et le sacre du nouveau patron mexicain.

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Triple dose de Milan, première cure de succès pour Del Toro : le résumé explosif de l’UAE Tour 2026

Le scénario de la dernière journée : quand Evenepoel tente de mettre le feu

Dès le coup de sifflet fictif, l’idée d’une procession a volé en éclats. Sur les 149 kilomètres reliant le Musée National Zayed au bord de mer d’Abu Dhabi Breakwater, la course s’est emballée plus vite que prévu. L’étincelle est venue d’un champion peu habitué à jouer les utilités : Remco Evenepoel. Le double champion olympique a tenté un coup de poker retentissant dès le kilomètre zéro, cherchant sans doute à tester la cuirasse d’une équipe UAE en état de grâce.

« J’ai vu Remco partir, et je me suis dit que la sieste n’était pas au programme aujourd’hui » aurait-on pu entendre dans l’oreillette de l’état-major d’UAE Team Emirates XRG. La réaction fut immédiate et autoritaire. L’équipe du futur vainqueur a refermé la boîte immédiatement, signifiant au monde du cyclisme que son maillot rouge ne serait pas bradé dans une embuscade. Si Evenepoel n’a pas insisté, son coéquipier Callum Thornley a pris le relais, formant l’échappée du jour avec Daan Hoole (Decathlon CMA CGM), l’Américain Ezra Caudell (Modern Adventure), Lorenzo Milesi (Movistar) et Aivaras Mikutis (Tudor). Un quintet audacieux mais condamné à l’héroïsme.

Comment Jonathan Milan a-t-il géré un sprint sans son train ?

Lorsque le peloton a repris les fuyards à deux kilomètres du but, la logique voulait que les trains de sprinteurs, bien rodés, s’affrontent à la régulière. Mais le cyclisme, c’est aussi l’art de l’improvisation. Et Jonathan Milan est en train de devenir un maître en la matière.

Alpecin-Premier Tech semblait avoir calé la mire pour Gerben Thijssen. Pourtant, sous la flamme rouge, le collectif de la Lidl-Trek, qui avait pourtant abattu un travail colossal pour contrôler l’échappée, a perdu ses repères. Jonathan Milan s’est soudainement retrouvé seul, sans son poisson-pilote, face à un boulevard et des adversaires lancés à pleine vitesse.

C’est là que le « colosse de Frioul » a sorti l’argument imparable : sa puissance brute. Lancé à près de 70 km/h, le coureur de 25 ans n’a pas subi, il a attaqué. Sa prolongation, débutée à 200 mètres de la ligne, a été un modèle de détermination. Personne n’a pu revenir. Erlend Blikra (Uno-X Mobility), décidément éternel second cette semaine, a dû s’incliner pour la deuxième fois, tandis que Sam Welsford (INEOS Grenadiers) complétait le podium. Une victoire qui porte à trois son total sur cette édition 2026, une démonstration de force dans la course aux places pour les grands tours.

À retenir : Avec cette troisième victoire, Jonathan Milan empoche aussi le maillot vert du classement par points, confirmant qu’il est, sur ce début de saison, le patron incontesté des sprints. Sa vitesse moyenne sur l’étape (50,566 km/h) constitue d’ailleurs un nouveau record pour l’épreuve.

Isaac Del Toro, bien plus qu’un simple successeur de Pogacar

Si la dernière étape était un sprint, l’histoire de cet UAE Tour 2026 s’est écrite la veille, dans les pourcentages du Jebel Hafeet. En renversant Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) au sommet, Isaac Del Toro n’a pas seulement conquis le maillot rouge ; il a inscrit son nom au panthéon des jeunes talents mexicains.

Pour sa première course par étapes WorldTour en tant que leader désigné, en l’absence de Tadej Pogacar, le natif de Baja California a répondu présent. Son équipe, UAE Team Emirates XRG, a verrouillé la course avec une autorité déconcertante tout au long de la semaine, transformant la pression du statut de favori en une force tranquille.

Un écart significatif : Il devance Antonio Tiberi de 20 secondes au classement général final.

Un podium prometteur : L’Australien Luke Plapp (Jayco-AlUla) complète le top 3 à 1 minute et 14 secondes, confirmant son statut de coureur complet.

Une gestion d’équipe parfaite : Dès la tentative d’Evenepoel, la UAE a montré qu’elle avait les crocs et la tête froide pour défendre son bien.

L’interview exclusive de Milan : « J’ai puisé dans l’expérience de 2025 »

Dans un échange rapide après la course, un Jonathan Milan rayonnant mais déjà tourné vers la suite a livré son analyse. « C’est vraiment agréable de terminer ce Tour des Émirats arabes unis avec cette victoire » a-t-il confié. « L’année dernière, j’avais vu Merlier réaliser un sprint énorme sur ce même parcours et je me suis dit que c’était ce que je devais faire. J’ai tiré cette expérience de 2025. Aujourd’hui, c’était une étape super rapide, rendue difficile par le vent et une échappée très coriace. Mes coéquipiers ont été énormes pour contrôler. Nous montrons que nous avons l’un des meilleurs trains du peloton. »

Pourquoi cette victoire au général est un tournant pour Del Toro

Pour un jeune coureur, décrocher un classement général WorldTour, ce n’est pas seulement ajouter une ligne à un palmarès. C’est un déclic psychologique. Jusqu’à présent considéré comme un immense espoir, Isaac Del Toro passe désormais dans la catégorie des « gagneurs ».

Son ascension fulgurante rappelle les débuts d’autres grands grimpeurs. Sa capacité à gérer la pression, à répondre présent sur l’étape reine et à compter sur une équipe entièrement dévouée à sa cause sont les ingrédients d’une recette qui pourrait bien faire de lui le successeur naturel de Pogacar sur les courses par étapes, tout en gardant sa propre identité de coureur.

Notre analyse : Avec 20 secondes d’avance sur Tiberi, la marge est infime, mais la manière est impériale. Ce sacre aux Émirats intervient au moment idéal dans sa saison, lui offrant confiance et visibilité avant les grandes classiques ardennaises où il pourrait également créer la surprise.

Questions pour les passionnés :

Pensez-vous que Jonathan Milan peut désormais rivaliser avec les meilleurs sprinteurs du monde sur des terrains plats, ou a-t-il encore besoin d’un poisson-pilote d’exception pour être imbattable ?

Isaac Del Toro a-t-il le potentiel pour devenir un leader de Grand Tour, ou doit-il encore se concentrer sur les courses d’une semaine pour murir ?

Une édition 2026 qui lance la saison des grands

L’UAE Tour 2026 restera comme celui de la confirmation. Confirmation de la suprématie au sprint de Jonathan Milan, qui empoche trois bouquets et lance idéalement sa saison en vue des classiques flandriennes pavées. Confirmation, surtout, du talent de Isaac Del Toro, qui prouve qu’il n’est pas qu’un « successeur de », mais bien un leader à part entière. La saison WorldTour est lancée, et elle promet d’être explosive.

Classement UAE Tour 2026, étape 7 – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 149 km en 2:56:48 (50 km/h)
  2. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility m.t.
  3. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  4. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
  5. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  6. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  7. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  8. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
  9. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  10. SKERL DANIEL, Bahrain – Victorious m.t.
  11. MILAN MATTEO, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  13. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  14. MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
  15. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  16. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. JAKOBSEN FABIO, Team Picnic PostNL m.t.
  18. POLLEFLIET GIANLUCA, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  19. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  20. NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.

Classement général final du UAE Tour 2026 – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 21:10:30
  2. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:20
  3. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:14
  4. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:25
  5. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:34
  6. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:44
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:47
  8. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:55
  9. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +2:08
  10. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:25
  11. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +2:27
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +2:38
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:39
  14. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +2:42
  15. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +3:34
  16. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +3:44
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +3:50
  18. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:56
  19. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +3:57
  20. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +4:12

Lire aussi : Classement général final complet

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Tour des Alpes Maritimes 2026 : Parcours, profil, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Ils ont transformé leur mini-tour par étapes en une classique express de 154 kilomètres. Un coup de poker audacieux. Ce dimanche 22 février, le peloton va s’élancer de Villefranche-sur-Mer pour un véritable « mur à poudre » azuréen. Entre le Col d’Èze en guise d’entrée en matière et une terrible bosse finale dans les ruelles de Biot, l’édition 2026 du Tour des Alpes Maritimes promet un scénario de folie. Voici le guide complet pour ne rien manquer de cette métamorphose.

Lire aussi : Jason Tesson, le revenant : comment il a surgi du chaos pour offrir à TotalEnergies sa première victoire sur la Classic Var 2026

154 kilomètres pour un verdict : le sacre d’un « puncheur-grimpeur » ?

C’est la grande révolution de la saison sur la Côte d’Azur. Exit le format en deux ou trois jours, place à l’efficacité. Les organisateurs ont condensé l’essence de leur épreuve en une seule journée de course, directe et sans filet. Le résultat ? Un parcours nerveux de 154 km, avalant près de 3 000 mètres de dénivelé positif.

L’idée est simple : créer un concentré d’émotion, une classique au relief accidenté qui oblige les leaders à sortir de leur zone de confort. Fini le chronomètre et le jeu des bonifications sur plusieurs jours. Ici, on gagne à la pédale, en puissance, ou par une échappée solitaire au long cours. Ce format hybride rappelle par certains aspects ce que l’on peut voir en fin de saison sur des courses comme les GP de Québec / Montréal, mais avec un enchaînement de difficultés plus dense.

Le parcours du Tour des Alpes Maritimes 2026 : un feu d’artifice dès le départ

Le tracé de cette 58e édition est un véritable puzzle technique. Il reprend les morceaux de bravoure des étapes 2025 pour en faire un « best-of » explosif.

Pourquoi le Col d’Èze pourrait faire des dégâts dès le kilomètre 10 ?

Le départ fictif est donné sur la plage des Marinières à Villefranche-sur-Mer. Mais ne vous fiez pas à la carte postale. Dès le départ réel, à 11h29, les 118 coureurs engagés basculent immédiatement dans le vif du sujet. Les pentes du Col d’Èze (9 km à 5,4%) se dressent devant eux.

C’est un classique de Paris-Nice. Mais le placer ici, en entrée de course, c’est un message fort envoyé au peloton. On ne s’endort pas sur la Côte d’Azur. Selon les données et statistiques, ce col est souvent un juge de paix, mais d’ordinaire en fin d’étape. Ici, il servira d’entonnoir géant pour écrémer un peloton pas encore en rythme. Après Èze, enchainement immédiat vers La Turbie et le point haut de Peille : 24 kilomètres et déjà le ton est donné.

Col de Châteauneuf, Carros, Gourdon : le piège de l’arrière-pays

Après une descente technique vers Contes, le peloton attaque le deuxième acte. Le Col de Châteauneuf (6,8 km à 6,4%) est une difficulté régulière qui use. Il précède la vallée d’Aspremont et Colomars. C’est dans ces portions vallonnées, moins sélectives sur le papier, que les pièges se cachent. Un coup de bordure, favorisé par le Mistral ? L’organisation a prévu une transition qui pourrait sourire aux équipes de puncheurs.

Le passage à Carros (5,6 km à 5,1%) au km 80 marque la mi-course. Mais le vrai jugement dernier se situe ailleurs. La longue montée vers Gourdon, 11,8 km à 4,6%, est le point d’ancrage du final. C’est un col « rouleur » où il est difficile de creuser des écarts monumentaux, mais parfait pour user les organismes et préparer le terrain pour l’embuscade finale. C’est un piège pour attirer les favoris dans une guerre d’usure.

L’arrivée à Biot : une montée finale pour puncheurs au mental d’acier

Le final est un véritable casse-tête pour les directeurs sportifs. Après la descente de Gourdon et le passage par Valbonne, on entre dans la zone industrielle de Sophia Antipolis. Un piège sournois se dresse à 13 kilomètres du but : une rampe d’un kilomètre à 7,2%. Elle peut servir de tremplin pour un baroudeur ou, au contraire, piéger un sprinteur.

Mais c’est à Biot que tout se joue. L’arrivée se situe dans la cité verrière, au sommet d’une courte mais intense difficulté. Les coureurs doivent négocier une descente rapide à 2 km de la ligne, puis relever la tête pour affronter ce mur final : 1,6 km à 5,6% de moyenne. La pente n’est pas régulière, elle se redresse dans les ruelles. C’est le terrain de jeu idéal pour un coureur explosif, capable de changer de rythme après 154 km de guerre.

Engagés et favoris du Tour des Alpes Maritimes 2026 : qui pour dompter Biot ?

La liste des engagées, dévoilée par les organisateurs, a de quoi faire saliver. On retrouve un plateau dense, mélange de baroudeurs WorldTour et de stars françaises.

Les super-favoris (⭐⭐⭐)

Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling) : Le Suisse est taillé pour ce genre d’exercice. Son punch et sa capacité à anticiper les mouvements dans les finales nerveux en font le candidat numéro un. Il coche toutes les cases du parcours. Sa 61e place de la veille sur la Classic Va témoigne qu’il attend son moment !

Christian Scaroni (XDS Astana) : Récent vainqueur du Tour d’Oman, le tenant du titre – vainqueur en 2025, est en pleine confiance. Il connaît la région et son équipe a les armes pour contrôler.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le jeune Français a prouvé qu’il pouvait gagner partout. Pour sa course de rentrée, sur un parcours usant, sa légèreté dans les bosses et sa vista seront des atouts majeurs. Une confirmation après ses premiers pas chez Bahrain.

Les outsiders dangereux (⭐⭐)

L’armada XDS Astana : Au-delà de Scaroni, l’équipe kazakhe aligne un quatuor infernal. Diego Ulissi a l’expérience et la pointe de vitesse dans les montées, Clément Champoussin est d’une régularité exemplaire et Alberto Bettiol apporte la puissance et la possibilité d’une bordure ou d’une attaque de loin.

Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) : 71e hier samedi dans le Var, l’ancien champion de France est en plein épanouissement sur ce type de terrain accidenté. Il peut jouer la gagne si le rythme est très élevé.

Les cartes à jouer (⭐)

Guillaume Martin-Guyonnet et Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) : Le premier par son intelligence de course, le second par sa confiance actuelle (vainqueur de l’Etoile de Bessèges).

Quinn Simmons (Lidl-Trek) : L’Américain, champion des Etats-Unis, est un client pour les classiques. Dans un final en petit comité, il est redoutable.

Andrea Bagioli (Lidl-Trek) et Alexandre Delettre (TotalEnergies) : Deux profils de puncheurs capables de créer la surprise.

Question à 1 million : Selon vous, est-ce que la force collective d’XDS Astana (Scaroni, Ulissi, Bettiol, Champoussin) peut contrer le talent individuel d’un Marc Hirschi, ou cela va-t-il les neutraliser entre coéquipiers ? Le débat est ouvert en commentaires.

Diffusion TV : comment suivre la course en direct ?

Pour les passionnés qui veulent vibrer devant leurs écrans, la diffusion est bien assurée.

La chaîne historique : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur proposera une couverture en direct de l’épreuve. Vous pourrez également suivre le live sur leur plateforme france.tv.

Le diffuseur international : Le groupe Warner Bros Discovery, via Eurosport et la plateforme de streaming HBO Max, retransmettra l’intégralité de la course.

Horaires : Les directs débuteront à partir de 15h40 pour couvrir le final.

Pour conclure, ce Tour des Alpes Maritimes 2026 version classique est une excellente nouvelle pour le cyclisme français. Il offre un spectacle dense et sans temps mort. Le parcours est un piège, les engagés sont de qualité, et le final à Biot promet des images spectaculaires. Rendez-vous dimanche 22 février pour le verdict.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour des Alpes Maritimes 2026 ?

XDS Astana Team (WT) ✅
1, SCARONI, Christian
2, SCHRETTL, Marco
3, ULISSI, Diego
4, CHAMPOUSSIN, Clément
5, BETTIOL, Alberto
6, SILVA, Guillermo Thomas
7, VINOKUROV, Nicolas
DS, CATALDO, Dario

Bahrain – Victorious (WT) ✅
11, MARTINEZ, Lenny
12, MIQUEL, Pau
13, SEGAERT, Alec
14, VAN MECHELEN, Vlad
15, ERŽEN, Žak
16, DUNWOODY, Seth
17, ERMAKOV, Roman
DS, KREUZIGER, Roman

Lidl – Trek (WT) ✅
21, SIMMONS, Quinn
22, MOLLEMA, Bauke
23, BAGIOLI, Andrea
24, FRYDKJÆR, Patrick Boje
25, O’BRIEN, Liam
26, MOSCA, Jacopo
27, VERGAERDE, Otto
DS, ANDERSEN, Kim

Team Picnic PostNL (WT) ✅
31, BARGUIL, Warren
32, VAN DEN BROEK, Frank
33, KOERDT, Bjorn
34, BIESTERBOS, Frits
35, PEACE, Oliver
37, ROOSEN, Timo
DS, GUIBERTEAU, Christian

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, LAPEIRA, Paul
42, PARET-PEINTRE, Aurélien
43, GAUTHERAT, Pierre
44, L’HOTE, Antoine
45, CHAMBERLAIN, Oscar
46, ISIDORE, Noa
47, GUDMESTAD, Tord
DS, DESSEL, Cyril

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, MARTIN, Guillaume
52, COSTIOU, Ewen
53, ROLLAND, Brieuc
54, MOLARD, Rudy
55, PACHER, Quentin
56, GENIETS, Kevin
57, DONNENWIRTH, Tom
DS, VAUGRENARD, Benoît

Lotto Intermarché (WT) ✅
61, KOCKELMANN, Mathieu
62, ROTA, Lorenzo
63, GRISEL, Matys
64, EEMAN, Kamiel
65, GRIGNARD, Sébastien
66, DRIESEN, Niels
67, TOUSSAINT, Wouter
DS, BOUET, Maxime

Cofidis (PRT) ✅
71, BIERMANS, Jenthe
72, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
73, IZQUIERDO, Clément
74, MEEHAN, Jamie
75, JOALLAND, Yaël
76, ZAMPERINI, Edoardo
77, CARR, Simon
DS, ŠIŠKEVIČIUS, Evaldas

TotalEnergies (PRT) ✅
81, DELBOVE, Joris
82, LÉVÊQUE, Theo
83, DOUBEY, Fabien
84, BREUILLARD, Nicolas
85, DELETTRE, Alexandre
86, BONNET, Thomas
87, RETAILLEAU, Valentin
DS, SICARD, Romain

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
91, HIRSCHI, Marc
92, BRENNER, Marco
93, WARBASSE, Larry
94, JASCH, Lennart
95, KELEMEN, Petr
96, ERIKSSON, Jacob
97, STÖCKLI, Jan
DS, ZIMINE, Boris

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
101, MAIRE, Adrien
102, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
103, DE VRIES, Hartthijs
104, JOHANNINK, Jelle
105, FOUGNER, Eivind Broholt
106, MERIS, Sergio
107, SAVIOZ, Colin
DS, GROOTVELD, Joram

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
111, CRESCIOLI, Ludovico
112, BAIS, Davide
113, SERRANO, Javier
114, TONELLI, Alessandro
115, MUÑOZ, Francisco
116, MIFSUD, Andrea
117, BESSEGA, Gabriele
DS, ZANATTA, Stefano

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
121, DELACROIX, Théo
122, CHAMPION, Thomas
123, BÉNÉTEAU, Lucas
124, GUGLIELMI, Simon
125, CARDIS, Romain
126, BERGER, Antoine
127, BOUQUET, Axel
DS, HUREL, Tony

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
131, HEREMANS, Joppe
132, JARNET, Maxime
133, RAUGEL, Antoine
134, CAPRON, Rémi
135, HARDOUIN, Louis
136, HUCK, Léandre
137, MOLLY, Kenny
DS, MOLMY, Arnaud

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
141, KONIJN, Alexander
142, MAINGUENAUD, Tom
143, GILLET, Baptiste
144, DAVY, Clément
145, GUICHARD, Carter
146, HUYS, Laurens
147, PAPON, Victor
DS, DOUTRE, Frédéric

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
151, MARIAULT, Axel
152, HAMON, Similien
153, GUERNALEC, Victor
154, GUÉGAN, Maël
155, FAYOLLE, Jean-Loup
156, CHAUSSINAND, Joris
157, LANGELLA, Lenaic
DS, RAVARD, Anthony

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
161, DARBELLAY, Valentin
162, JEAN, Victor
163, TISSIÈRES, Arnaud
164, AEBERSOLD, Nils
165, BÖGLI, Noah
166, SOMMER, Jan
167, BAGOU, Guillaume

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Tour d’Algarve 2026 : Paul Magnier s’offre la 4e étape au sprint à Lagos

Il l’avait fait à Tavira, il a remis ça à Lagos. Paul Magnier a confirmé son statut de patron des sprinteurs sur ce Tour d’Algarve 2026 en remportant au forceps une 4e étape nerveuse et piégée. À 21 ans, le phénomène de la Soudal Quick-Step signe un doublé qui impose son nom dans la cour des grands, dans un final où la chute d’un coéquipier de Decathlon a failli rebattre les cartes du général. Récit d’une démonstration de puissance et de sang-froid.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

Paul Magnier double la mise sur le Tour d’Algarve : l’éclair français frappe encore à Lagos

Ils étaient tous lancés à pleine vitesse, la rampe de lancement idéale pour un emballage final de rêve. Mais dans le tourbillon de la 4e étape du Tour d’Algarve 2026, samedi 21 février, un homme a surgi pour gâcher la fête des favoris. Paul Magnier, le sprinteur français de la Soudal Quick-Step, a livré une nouvelle démonstration de sa pointe de vitesse sur le circuit exigeant de Lagos.

Sur un parcours vallonné de 175,1 kilomètres entre Albufeira et la station balnéaire de Lagos, la journée semblait écrite pour les hommes rapides. Une échappée matinale de neuf coureurs a animé la course sans jamais inquiéter un peloton déterminé à en découdre. Mais sous le soleil du sud du Portugal, le scénario le plus prévisible a accouché du sprint le plus indécis.

Alors que les équipes de sprinteurs peinaient à contrôler une fin de course rendue électrique par une chute à 6 kilomètres de l’arrivée, Magnier a gardé la tête froide. Mal embarqué, loin des premières positions, il a entamé une remontée fantastique dans le dernier kilomètre. Placé dans la bonne roue, il a attendu le moment propice pour dégainer.

À 175 mètres de la ligne, le coup de rein est parti. Puissant, propre, irrésistible. Le Belge Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) n’a pu que s’incliner, tandis que l’Israélien Oded Kogut (NSN Cycling Team) complétait le podium.

« C’était super. J’avais de très bonnes sensations aujourd’hui, et l’équipe a bien contrôlé la course. Le final était un peu chaotique, mais j’ai eu une excellente position dans le dernier virage, avec deux coéquipiers devant moi. Une très belle journée ! » a réagi un Magnier rayonnant au micro de nos confrères portugais, savourant déjà sa 26e victoire professionnelle.

Comment Paul Magnier a-t-il construit ce deuxième succès ?

Le timing parfait dans le chaos

Ce qui impressionne chez le coureur de 21 ans, c’est sa lecture tactique. Dans un final où la nervosité a provoqué des cassures et où des cadors comme Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) se sont retrouvés piégés (10e), Magnier a su naviguer avec une aisance déconcertante. Il a capitalisé sur le travail de ses coéquipiers pour se repositionner après le dernier virage, transformant un placement moyen en opportunité victorieuse.

La puissance au rendez-vous

Ce n’est pas un hasard si son démarrage a laissé Meeus sur place. Selon les premières données de capteurs de puissance, le Français aurait franchi le seuil des 1500 watts dans les derniers mètres. Une explosivité qui rappelle les plus grands et qui confirme les données recueillies par notre rédaction sur son début de saison canon.

Une étape animée, un final sous haute tension

Avant l’explosion finale, la course a vécu au rythme d’une échappée matinale de neuf baroudeurs. Parmi eux, l’Espagnol Rubén Fernández (Cofidis) et le Portugais Gonçalo Carvalho ont tenté de résister, mais le peloton, mené par les équipes de sprinteurs, n’a jamais laissé l’écart dépasser les 3 minutes.

Le point de bascule est survenu à 6 kilomètres de l’arrivée, quand une lourde chute a scindé le peloton en plusieurs groupes. Le Norvégien Johannes Staune-Mittet, coéquipier chez Decathlon, a été le principal protagoniste de cette chute, heureusement sans gravité majeure. Cet incident a créé une énorme tension, mais n’a finalement pas eu de conséquences majeures sur le regroupement final, les équipes de sprinteurs imposant un rythme suffisamment élevé pour que les écarts se résorbent.

La vidéo : revivez le sprint phénoménal de Paul Magnier

Pour les amateurs de belles mécaniques et de sprints puissants, les images de cette arrivée valent le détour.

Le placement : Observez comment Magnier se faufile alors que les trains de lancement s’entrechoquent.

Le lancement, l’emballage : Regardez le moment précis où il décide de lancer son effort, profitant de l’aspiration avant de déboîter.

La domination : La puissance du coureur de la Soudal Quick-Step est telle qu’il crée un écart significatif en seulement quelques mètres, levant les bras bien avant la ligne.

Juan Ayuso garde la main avant l’explosion finale

Au-delà du bonheur de Paul Magnier, cette 4e étape n’a pas modifié la hiérarchie en tête du classement général. L’Espagnol Juan Ayuso (Lidl-Trek) conserve sa tunique jaune de leader avant la dernière étape décisive. Le prodige français Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) pointe à 7 secondes, deuxième du GC provisoire.

Si la bagarre pour le général n’a pas connu de bouleversement, l’absence de pénalité pour les coureurs pris dans la chute tardive a été confirmée par le jury, gelant ainsi les écarts avant l’ultime explication dans la montée de Malhão.

Pourquoi ce doublé de Magnier change la donne ?

Avec deux victoires sur cette édition du Tour d’Algarve 2026, Paul Magnier envoie un message fort à la concurrence. Dans une saison où chaque placement compte, le voilà déjà lancé vers une année potentiellement exceptionnelle.

Confiance absolue : Gagner deux fois sur une course d’une semaine, c’est la marque des grands sprinteurs. Cela démontre une capacité à gérer l’effort et la pression sur plusieurs jours.

Polyvalence confirmée : Si sa première victoire à Tavira était déjà autoritaire, celle-ci, dans un final plus technique et piégé, prouve qu’il n’est pas qu’un rouleur lancé sur ligne droite.

L’avenir devant lui : À seulement 21 ans, il compile déjà 26 victoires professionnelles. Un ratio qui affole les compteurs et qui place la barre très haut pour la suite de la saison, avec probablement des rendez-vous majeurs en ligne de mire.

Question à nos lecteurs : Paul Magnier peut-il viser les plus grands sprints du World Tour cette saison, et sur quelles courses aimeriez-vous le voir à l’œuvre ?

La dernière étape promet du lourd

Dimanche, place à la 5e et dernière étape entre Faro et le sommet de Malhão (Loulé). Si les sprinteurs ont eu leur journée de gloire, le menu de l’ultime journée est taillé pour les puncheurs-grimpeurs. Une bataille royale en perspective pour décrocher la victoire finale, dans un décor où Paul Magnier, lui, pourra savourer son doublé depuis le confort du peloton avant de penser à la suite de sa saison.

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 4 – Top 20

  1. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step les 175,1 km en 3:58:38 (44 km/h)
  2. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  4. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
  5. HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
  6. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost m.t.
  8. MESA SANTIAGO, Anicolor / Campicarn m.t.
  9. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  10. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
  11. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  12. LINAREZ LEANGEL RUBÉN, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  13. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  15. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  17. MILES CARSON, Anicolor / Campicarn m.t.
  18. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech m.t.
  19. TIVANI GERMAN NICOLÁS, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  20. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 12:31:21
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:07
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:57
  5. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +1:01
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:12
  7. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +1:17
  8. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  10. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +1:36
  11. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +1:45
  12. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  13. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +2:13
  14. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +2:25
  15. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:36
  16. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +2:42
  17. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
  18. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +3:07
  19. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +3:33
  20. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:36

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Classic Var 2026 : Jason Tesson (TotalEnergies) s’impose au sprint, revivez la course

Dans le tumulte d’un sprint final explosif et marqué par une chute terrible à Brignoles, Jason Tesson a réalisé un coup de maître. L’Angevin de 28 ans, souvent annoncé comme un outsider, a fait preuve d’un sang-froid et d’une vista rares pour aller chercher sa dixième victoire professionnelle. Retour sur une Classic Var 2026 où le Français a transformé le chaos en tremplin, offrant par la même occasion à l’équipe TotalEnergies son premier bouquet de la saison.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Jason Tesson, le revenant : comment il a surgi du chaos pour offrir à TotalEnergies sa première victoire sur la Classic Var 2026

L’image restera : un coureur de TotalEnergies, casque incliné, qui coupe la ligne dans un couloir étroit, tandis que dans son rétroviseur, le bitume est jonché de corps et de vélos. Ce samedi 21 février, sur la ligne d’arrivée de la Classic Var à Brignoles, Jason Tesson n’a pas simplement gagné une course. Il a signé un retour gagnant après une longue traversée du désert, et a délivré toute une équipe.

Dans un emballage final totalement décousu, où les trains de sprinteurs ont explosé et où la peur a figé plus d’un favori, le sprinteur de 28 ans a fait parler son instinct. Retour sur une victoire qui porte déjà la patte des belles histoires de la saison 2026.

Classic Var 2026 : Comment Jason Tesson a-t-il surgi dans le final ?

Loin des radars, presque caché. Voilà comment on pourrait résumer la position de Jason Tesson dans les cinq derniers kilomètres. Alors que la Cofidis roulait pour son sprinteur polonais Stanisław Aniołkowski et que Decathlon CMA CGM cherchait à placer Tord Gudmestad, Tesson a su jouer avec le chaos.

« Il est sorti de nulle part » nous glissait un spectateur sur le bord de la route. Mais en réalité, Tesson était juste là où il fallait. Quand la chute massive a éclaté dans les derniers hectomètres – conséquence directe de la nervosité et de la vitesse imprimée par des équipes qui se marchaient sur les pieds – le coureur de TotalEnergies n’a pas paniqué.

Tandis que Gudmestad lançait son effort sur la gauche, pensant avoir fait le plus dur, Tesson a calé son démarrage sur la droite. Un débordement puissant, appuyé sur le braquet, qui lui a permis de remonter comme un boulet de canon le Norvégien et le Néerlandais Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling). Un final qui rappelle, dans le style, celui d’un Samuel Dumoulin sur ce type de course piégeuse.

L’analyse d’un sprint décousu : Pourquoi les favoris ont-ils craqué ?

Pour comprendre la victoire de Tesson, il faut analyser la mécanique du sprint qui a explosé. Sur ce final de 176,6 km entre La Garde et Brignoles, le scénario était écrit pour les grosses cuisses, mais le relief accidenté de la matinée avait laissé des traces.

Le rôle du quatuor de tête : une échappée pas si vaine ?

Le quatuor composé de Lucas Bénéteau et Antoine Berger (St Michel-Preference Home-Auber93), Jonas Walton (CIC Pro Academy) et Noah Bögli (Elite Fondations) a parfaitement joué son rôle. En comptant jusqu’à trois minutes d’avance dans le Col des Quatre Termes, ils ont obligé les équipes de sprinteurs à puiser dans leurs réserves plus tôt que prévu. Si leur reprise à 5 kilomètres de la ligne d’arrivée était inéluctable, elle a eu le mérite de casser les reins de certains poissons-pilotes, laissant leurs leaders esseulés dans le final.

L’absence de leader chez Groupama-FDJ United : un mal pour un bien ?

C’est l’interrogation qui taraude les fans : où était Groupama-FDJ United ? Présents à l’avant du peloton pour revenir sur les échappés, les Ewen Costiou et Thibaud Gruel ont énormément travaillé. Mais sans sprinteur pur, ils n’ont pas pu conclure. On peut toutefois légitimement se demander si leur travail forcé n’a pas involontairement profité à Tesson en maintenant un rythme d’enfer qui a lessivé les derniers équipiers des concurrents directs. Pensez-vous que Groupama-FDJ United aurait dû laisser plus de travail aux autres équipes de sprinteurs plutôt que de rouler ?

Jason Tesson, dixième victoire : Le renouveau d’un sprinteur français

Ce succès à la Classic Var, c’est bien plus qu’une ligne de plus au palmarès. Pour Jason Tesson, c’est la délivrance.

La statistique qui parle : fin d’une disette de 11 mois

Il faut remonter au 26 août 2025 pour retrouver trace d’un succès de Jason Tesson, sur la première étape du Tour Poitou-Charentes. Encore plus parlant : sa seule et dernière victoire sur une épreuve d’un jour datait de… mars 2024, avec La Roue Tourangelle. En près de deux ans, le garçon a traversé des moments de doute, souvent cantonné au second rôle. En s’imposant à Brignoles, il décroche sa 10e victoire pro, et prouve qu’il a encore l’instinct du tueur pour exister dans ce peloton professionnel.

Le déclic pour TotalEnergies ?

Pour l’équipe de Jean-René Bernaudeau, cette Classic Var 2026 a valeur de symbole. C’est la première victoire de la saison. Dans un cyclisme moderne où la confiance est un carburant essentiel, débloquer son compteur fin février est un signal fort envoyé aux sponsors et aux coureurs. Cela valide la stratégie de l’équipe : miser sur un homme en verve et lui laisser carte blanche sur un terrain qui, sur le papier, n’était pas le sien.

Classic Var 2026 : La France à l’honneur

Au-delà de la victoire de Tesson, ce sont les performances tricolores qui frappent. Sur une course internationale, le top 10 est à moitié français. Un signal encourageant pour la formation des jeunes sprinteurs dans l’Hexagone.

On notera la solide performance de la CIC Pro Academy, qui place deux hommes dans le top 10 (Sanlaville 4e et Langella 9e), confirmant la bonne santé des équipes continentales françaises.

Vidéo : Les images de l’emballage final et de la chute

Revivez les derniers hectomètres de la Classic Var 2026. Dans un final sous haute tension, Jason Tesson trouve l’ouverture sur la droite tandis qu’une chute massive derrière lui scelle le sort de ses concurrents.

La suite des opérations : Cap sur le Tour des Alpes-Maritimes

Comme souvent dans le « Week-end azuréen », la Classic Var n’est qu’un acte. Dès demain, dimanche 22 février, le peloton enchaînera avec le Tour des Alpes-Maritimes. Un parcours autrement plus difficile, taillé pour les puncheurs.

Marc Hirschi, très discret samedi, devrait logiquement monter en puissance sur ce terrain plus escarpé. Pour Jason Tesson, la mission sera tout autre. Porter le dossard de vainqueur et endosser le rôle de leader dans un final qui pourrait être trop dur pour lui sera un nouveau défi. Mais après sa démonstration de sang-froid à Brignoles, une question brûle les lèvres : Jason Tesson peut-il désormais viser plus haut que les sprints de seconde zone et briguer une place dans les grands rendez-vous du printemps ?

Classement complet de la Classic Var 2026

  1. TESSON JASON, TotalEnergies les 176,6 km en 4:10:42 (42,2 km/h)
  2. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  3. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  4. SANLAVILLE MATHIAS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  5. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  6. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
  7. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  8. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  9. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  10. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  11. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  12. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  13. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  14. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  15. CARTY JAHKIM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  16. MASSA DYLAN, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  17. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  18. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  19. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  20. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  21. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United m.t.
  22. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  23. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  24. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  25. TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  26. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  27. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  28. FRYDKJÆR PATRICK BOJE, Lidl – Trek m.t.
  29. OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix m.t.
  30. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
  31. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious +0:06
  32. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  33. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  34. SERRANO JAVIER, Team Polti VisitMalta m.t.
  35. VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +0:10
  36. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  37. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  38. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:12
  39. FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United +0:16
  40. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team +0:18
  41. ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team +0:21
  42. GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  43. JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team +0:24
  44. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis +0:29
  45. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
  46. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
  47. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +0:36
  48. SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets m.t.
  49. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  50. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  51. WALTON JONAS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  52. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
  53. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  54. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  55. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets +0:41
  56. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +0:42
  57. BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta +0:49
  58. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +0:50
  59. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek +0:52
  60. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious m.t.
  61. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  62. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team +0:54
  63. PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL m.t.
  64. KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team +0:59
  65. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  66. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +1:01
  67. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  68. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  69. BARGUIL WARREN, Team Picnic PostNL m.t.
  70. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
  71. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +1:03
  72. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +1:05
  73. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  74. DEBEAUMARCHÉ NICOLAS, Cofidis +1:08
  75. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +1:13
  76. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  77. GUICHARD CARTER, Nice Métropole Côte d’Azur +1:20
  78. MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious +1:29
  79. VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious m.t.
  80. DUNWOODY SETH, Bahrain – Victorious m.t.
  81. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
  82. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +1:32
  83. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +1:35
  84. JOALLAND YAËL, Cofidis +1:37
  85. HAMON SIMILIEN, CIC Pro Cycling Academy +1:38
  86. TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché m.t.
  87. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché +1:58
  88. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché m.t.
  89. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix +2:04
  90. MAIRE ADRIEN, Unibet Rose Rockets +2:19
  91. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +2:25
  92. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
  93. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
  94. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies +2:32
  95. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  96. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  97. LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies +2:39
  98. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +2:41
  99. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  100. VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek m.t.
  101. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek m.t.
  102. AUGÉ RONAN, Unibet Rose Rockets +2:50
  103. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team +3:01
  104. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta +3:09
  105. BÖGLI NOAH, Elite Fondations Cycling Team +3:17
  106. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 +3:29
  107. ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix +3:43
  108. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +4:42
  109. BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 +5:30
  • Phil Bauhaus a été rétrogradé de la 5ᵉ à la 30ᵉ place pour son écart lors de l’emballage final. 109 coureurs classés sur 115 partants.

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Tour d’Andalousie 2026 : Tom Crabbe remporte la 4e étape au sprint

Ce samedi 21 février, sur les routes ondulantes de la 4e étape du Tour d’Andalousie 2026, on attendait un duel de nations entre la France et la Belgique. On a eu droit à une leçon de placement signée Tom Crabbe. Le jeune sprinteur de la Flanders-Baloise, déjà vainqueur sur l’Etoile de Bessèges (étape de Bellegarde), a profité du travail monumental de la formation Uno-X Mobility pour crucifier Søren Wærenskjold sur la ligne à Pozoblanco. Retour sur un final à couper le souffle, où le piège tendu par Tim Wellens et Christophe Laporte a failli tout faire basculer, et où Romain Grégoire a réalisé une opération majuscule au général.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

Tom Crabbe, l’éclair belge qui a surgi de l’ombre de Wærenskjold sur la 4e étape

L’arrivée de la 4e étape du Tour d’Andalousie (Ruta del Sol) 2026 restera dans les mémoires comme le jour où Tom Crabbe a confirmé qu’il ne fallait plus le prendre pour un simple outsider. Dans la longue ligne droite de Pozoblanco, le sprinteur de 20 ans a réalisé un sans-faute, démontrant une maturité et un sens de la tactique qui forcent le respect chez un élément aussi jeune. Alors que le peloton semblait se diriger vers un sprint royal, c’est un véritable coup de théâtre à 6 kilomètres du but qui a failli redistribuer toutes les cartes. Plongeons au cœur de cette étape de 166 kilomètres qui a tenu toutes ses promesses.

Comment Tom Crabbe a-t-il fait la différence dans un sprint si serré ?

Le jeune Belge de la formation Flanders-Baloise a joué un coup de maître en s’abritant parfaitement. Loin de l’agitation des grosses écuries de sprinteurs comme Cofidis ou Groupama-FDJ United, Tom Crabbe a effectué son « surf » dans les roues avec une intelligence rare. Sandy Dujardin (3e) et surtout Søren Wærenskjold (2e) ont été les grands animateurs du dernier kilomètre, mais c’est bien le Belge qui a jailli au bon moment.

L’analyse du dernier kilomètre : le travail de Uno-X a-t-il profité à Crabbe ?

C’est l’ironie de ce sprint : l’équipe Uno-X Mobility a parfaitement mené le peloton dans les 1500 derniers mètres pour son leader norvégien, Søren Wærenskjold. Le train norvégien était impressionnant, mais c’est précisément ce travail de sape qui a offert un boulevard à Tom Crabbe. Placé comme une ombre dans la roue du Norvégien, le Belge a attendu le moment parfait pour déclencher son effort, bénéficiant de l’aspiration avant de le déborder sur la droite.

C’est une tactique risquée mais payante, qui rappelle les plus grands. Selon les données et statistiques de notre rédaction, il s’agit seulement de la deuxième victoire de sa carrière professionnelle, mais elle a une saveur particulière car elle intervient face à un sprinteur du calibre de Wærenskjold, déjà vainqueur à de nombreuses reprises (18 succès). Sandy Dujardin, lui, a dû se contenter de la troisième place, symbole d’un sprint qu’il a lancé un peu trop tôt avant de coincer sur la fin.

Le « Kilomètre en Or » a-t-il déjà décidé du sort du classement général ?

Si le sprint a tenu en haleine les amateurs de vitesse et de la dernière ligne droite, la bataille pour le général a eu lieu bien avant. Les « Golden Kilometres » (kilomètres en or) situés entre la 14e et la 13e borne de l’arrivée ont provoqué une guerre de position d’une rare intensité.

Romain Grégoire, grand gagnant des bonifications

Alors que le peloton roulait à pleine vitesse, c’est un véritable contre-la-montre par équipes qui s’est joué pour glaner les 9 secondes de bonification mises en jeu. Dans ce chaos organisé, c’est le Français Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) qui a réalisé le coup parfait. En glanant 5 secondes, il est devenu le grand bénéficiaire du jour.

Le voilà désormais 3e du classement général à 49 secondes du leader Iván Romeo (Movistar), juste devant son compatriote Christophe Laporte. Une opération splendide avant une 5e étape qui promet d’être explosive. On peut légitimement se demander si ces quelques secondes ne feront pas la différence dimanche soir. Selon vous, Romain Grégoire a-t-il désormais le profil pour jouer la gagne sur ce Tour d’Andalousie ?

Pourquoi l’attaque de Wellens et Laporte à 6 kilomètres du but a-t-elle échoué ?

Le scénario de l’étape a failli basculer quand Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) a profité d’une courte section pavée à l’entrée de Pozoblanco pour dynamiter le peloton. Le champion de Belgique a immédiatement été suivi par Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) et Marcin Budziński (MBH Bank CSB Telecom Fort).

Ce trio, royal sur le papier, a compté jusqu’à quelques secondes d’avance. Pourquoi cela n’a-t-il pas tenu ? Tout simplement parce que derrière, les équipes de sprinteurs, et notamment Cofidis pour Milan Fretin (vainqueur de la veille), ont paniqué. Le train de la Cofidis, emmené par Dylan Teuns, a produit un effort monumental pour colmater la brèche à 2,5 kilomètres de la ligne. Un effort qui a probablement coûté ses dernières cartouches à Milan Fretin, qui s’est fait enfermer dans le sprint final (17e).

La vidéo du sprint et les perspectives de la 5e étape

Pour ceux qui n’auraient pas vu l’emballage final, la vidéo du sprint montre à quel point la puissance de Wærenskjold a été contrecarrée par l’intelligence de course de Crabbe.

La 5e et dernière étape, ce dimanche 22 février, sera celle de tous les dangers. Au programme : 167,8 km autour de Lucena, avec une double ascension de l’Alto de la Primera Cruz. Iván Romeo et son équipe Movistar devront être vigilants face à des puncheurs comme Leknessund ou Grégoire, qui tenteront de faire sauter le maillot de leader.

Pensez-vous qu’Ivan Romeo parviendra à défendre ses 7 secondes d’avance, ou un des puncheurs va-t-il tout faire basculer dans l’ultime étape ? La réponse demain, pour un final qui s’annonce épique en Andalousie.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 4 – Top 20

  1. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise les 166 km en 3:50:02 (43,3 km/h)
  2. WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
  3. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  4. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  5. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  6. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  7. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  8. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  9. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  10. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  11. PAJUR ROMET, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  13. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  16. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  17. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  18. BOUGLAS GEORGIOS, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. NESPOLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  20. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 15:03:06
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +0:49
  4. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +0:50
  5. BARRENETXEA JON, Movistar Team +0:51
  6. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:52
  7. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  8. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.
  9. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:53
  10. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:54
  11. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  13. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  14. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  15. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  16. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  17. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  20. NESPOLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.

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UAE Tour 2026, étape 6 : Del Toro renverse Evenepoel et Tiberi à Jebel Hafeet

Ce samedi 21 février, le Jebel Hafeet a livré son verdict. Dans une 6e étape de l’UAE Tour 2026 qui promettait d’être explosive, c’est un Isaac Del Toro des grands jours qui a réalisé un numéro en solitaire. Le Mexicain de l’UAE Team Emirates XRG a non seulement remporté l’étape reine, mais il a également coiffé le maillot rouge à un Antonio Tiberi impuissant. Pendant ce temps, Remco Evenepoel a vécu un nouveau calvaire, confirmant ses difficultés actuelles en haute montagne. Retour sur une journée qui a redessiné la hiérarchie mondiale.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026
Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Le jour où Isaac Del Toro a fait plier la montagne et le classement

Pourquoi cette 6e étape de l’UAE Tour 2026 restera-t-elle dans les annales ?

L’édition 2026 du UAE Tour aura eu son juge de paix. Avec son final redoutable au sommet du Jebel Hafeet (10,6 km à 6,9% de moyenne, avec des rampes à plus de 11%), cette 6e étape était la dernière occasion pour les grimpeurs de bouleverser la hiérarchie avant l’arrivée sur le plat d’Abu Dhabi. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le scénario a tenu toutes ses promesses.

Ce n’était pas seulement une course, c’était une guerre d’usure. Dès le pied de l’ascension, la tension était palpable. La formation Decathlon CMA CGM a lancé les hostilités pour préparer le terrain de son leader, Felix Gall. Un rythme infernal qui a très vite réduit le peloton à une peau de chagrin. Selon les données et statistiques recueillies, seuls une quinzaine de coureurs pouvaient encore prétendre à la gagne à 6 kilomètres du but.

Le récit d’une démonstration : comment Del Toro a piégé Tiberi

Une première attaque pour tester la cuirasse

À 4,1 kilomètres du sommet, le piège s’est refermé. Isaac Del Toro, après le travail de sape monumental de son équipier Adam Yates, a placé une première estocade. Son objectif était clair : faire craquer le maillot rouge, Antonio Tiberi (Bahrain Victorious). L’Italien, vainqueur deux jours plus tôt au Jebel Mobrah, a répondu présent, mais au prix d’un effort surhumain.

Comme le soulignaient les commentateurs italiens de la RAI, c’est à ce moment précis que la course s’est jouée dans les têtes. Del Toro, lui, semblait rouler sur un tapis, tandis que Tiberi était déjà « au rupteur », ce fameux point de non-retour où le corps commence à saturer d’acide lactique.

L’estocade fatale à 2,5 km du bonheur

« Je n’avais d’autre choix que de me donner à fond dans les 2500 derniers mètres » a confié Del Toro après l’arrivée. Et il l’a fait. Voyant que Tiberi était à la limite, le Mexicain a remis une couche d’une violence inouïe à 2,5 km de la ligne. Cette fois, l’Italien n’a pas pu suivre.

Ce qui est impressionnant, c’est la maturité tactique du jeune champion mexicain de 22 ans. Il n’a pas paniqué quand Tiberi a tenu sa roue. Il a temporisé, a géré son effort, et a frappé au moment où le pourcentage s’adoucissait légèrement, un endroit où il est plus difficile de creuser des écarts, mais où la confiance joue un rôle prépondérant. Il a ainsi repris 31 secondes à son rival, comblant les 21 secondes de retard qu’il accusait au matin pour finalement compter 20 secondes d’avance au classement général.

Et Evenepoel dans tout ça ? L’énigme d’un champion en perdition

C’est la question que tout le monde se pose et qui alimentera les débats cet hiver. Qu’arrive-t-il à Remco Evenepoel ? Attendu comme un des principaux candidats à la victoire finale, le champion du monde du chrono de la Red Bull-BORA-hansgrohe a de nouveau déçu. Déjà en difficulté lors de l’étape de Jebel Mobrah, on l’a vu tenter un coup de bluff en début d’ascension, une attaque anecdotique qui n’a pas fait long feu.

Le constat est sans appel : à 5 kilomètres du sommet, alors que les favoris n’avaient pas encore livré leur duel, Evenepoel était lâché. Il termine finalement à près d’une minute (15e à 52 secondes), intégrant peiniblement le top 10 du général à 2 minutes et 25 secondes.

Comment expliquer cette méforme ? Est-ce un simple problème de préparation hivernale ? Un mal de dos récurrent ? Ou est-ce la preuve que son style de pédalage « rond » et sa morphologie le pénalisent dans les pentes les plus raides ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire : s’agit-il d’un simple passage à vide ou d’un vrai problème structurel face à la nouvelle génération de grimpeurs ?

La hiérarchie est bouleversée

L’arrivée au sommet a redistribué les cartes.

On notera la très belle opération de l’Australien Luke Plapp, deuxième de l’étape, qui s’empare de la troisième marche du podium. Côté français, si David Gaudu (Groupama-FDJ) signe un honorable retour avec une 9e place à 48 secondes, on attendait peut-être un peu plus de panache. Cependant, cette performance est rassurante après une saison 2025 en dents de scie et confirme sa bonne préparation hivernale.

La vidéo : les images de la démonstration mexicaine

La vidéo des derniers kilomètres, avec les attaques de Del Toro et la mise en difficulté d’Evenepoel. « Revivez les derniers kilomètres de l’ascension du Jebel Hafeet où Isaac Del Toro a construit sa victoire sur l’UAE Tour 2026. »

Verdict : Del Toro, un vainqueur qui porte déjà l’empreinte des légendes

À seulement 22 ans, Isaac Del Toro signe probablement le plus beau succès de sa carrière. Cette victoire au sommet de Jebel Hafeet, il la place d’ailleurs dans son « top 3 ». Mais au-delà de la performance, c’est la manière qui impressionne. Avec deux victoires d’étape sur cette édition 2026 et un leadership affirmé, il rappelle de plus en plus son illustre équipier Tadej Pogačar, vainqueur ici l’an passé et en 2021 et en 2022).

Dimanche, la dernière étape entre le Musée National de Zayed et Abu Dhabi Breakwater (149 km) sera promise aux sprinteurs. Jonathan Milan (Lidl-Trek), déjà double vainqueur, tentera le triplé. Pour Del Toro, la messe est dite. À moins d’un cataclysme (chute, bordures), le maillot rouge devrait rester sur ses épaules. L’UAE Tour 2026 tient son successeur.

Classement UAE Tour 2026, étape 6 – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG les 168 km en 3:27:54 (48,5 km/h)
  2. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +0:12
  3. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +0:21
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:31
  5. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:36
  6. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek m.t.
  8. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team m.t.
  9. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +0:48
  10. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  11. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers m.t.
  12. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché m.t.
  13. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  14. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:52
  15. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  16. DUNBAR EDDIE, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +1:05
  18. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +1:17
  19. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team m.t.
  20. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.

Classement général à l’issue de la 6e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 18:13:42
  2. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:20
  3. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:14
  4. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:25
  5. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:34
  6. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:44
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:47
  8. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:55
  9. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +2:08
  10. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:25
  11. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +2:27
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +2:38
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:39
  14. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +2:42
  15. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +3:34
  16. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +3:44
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +3:50
  18. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:56
  19. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +3:57
  20. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +4:12

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Classic Var 2026 : Parcours, profil, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Fini les arrivées au sommet du Mont Faron ou du mur de Fayence ! Pour sa 3e édition, la Classic Var change radicalement son fusil d’épaule. Ce samedi 21 février, le peloton s’élancera de La Garde pour 176,6 km d’un parcours vallonné, mais qui s’achève par un final rapide et descendant à Brignoles. Un terrain de jeu idéal pour les puncheurs rapides et les baroudeurs, qui promet un scénario bien différent des deux premières éditions. Décryptage des forces en présence et du programme TV.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Classic Var 2026 : Pourquoi le nouveau parcours promet un final explosif à Brignoles

La saison cycliste française sur route s’offre un nouveau tournant ce week-end sur la Côte d’Azur. Après le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise, l’Étoile de Bessèges et le Tour de La Provence, place à un duo infernal : la Classic Var suivie dimanche du nouveau Tour des Alpes-Maritimes. Ce samedi 21 février 2026, c’est la Classic Var qui ouvre le bal avec une formule résolument repensée.

Créée en 2024 suite à la scission du Tour des Alpes-Maritimes et du Var, la course d’un jour avait jusqu’ici couronné des grimpeurs : Lenny Martinez au sommet du Mont Faron en 2024, puis Christian Scaroni sur le terrible mur de Fayence en 2025. Cette année, les organisateurs ont pris le contre-pied complet. Fini les pourcentages à double chiffre sur la ligne d’arrivée. Place à un final nerveux, technique, et surtout roulant qui pourrait bien sourire à une nouvelle catégorie de coureurs. Alors, piège pour sprinteurs ou terrain de chasse pour puncheurs ? On vous dit tout sur le parcours, les favoris et comment suivre cette 3e édition en direct.

Classic Var 2026 : Le parcours et le profil détaillés (La Garde – Brignoles)

Le département du Var se dévoile sous un angle nouveau pour cette 3e édition. Avec 176,6 kilomètres au programme, le tracé propose une traversée complète, de la côte méditerranéenne jusqu’à l’arrière-pays, pour un dénivelé positif conséquent d’environ 2 000 mètres. Mais c’est bien dans ses 40 derniers kilomètres que le parcours 2026 se distingue radicalement.

Un premier acte vallonné pour durcir la course

Le départ sera donné à La Garde, commune limitrophe de Toulon. Et comme pour donner le ton, la première difficulté pointe son nez après seulement une dizaine de kilomètres. Le peloton devra négocier la montée vers Rocbaron (6,8 km à 4,3 %), un « hors d’œuvre » idéal pour les coureurs désireux de tester leurs jambes ou de permettre à une échappée de se dessiner.

La suite est un véritable jeu de montagnes russes à travers la « Provence Verte ». On enchaîne les reliefs vallonnés, avec le Col des Quatre Termes (km 54) puis une longue section de « mal-plat » jusqu’à atteindre le point culminant du jour aux alentours de Montmeyan et Régusse. C’est là que le terrain devient plus sélectif, dans une zone propice aux bordures et aux coups de bordure si le vent daigne s’inviter.

Le final : Un sprint royal à Brignoles ?

C’est là que le bât blesse (ou pas) pour les purs grimpeurs. Après le passage à Aups et Sillans-la-Cascade, le scénario bascule. Pour les 40 derniers kilomètres, la route s’aplanit nettement et devient même descendante en direction de Carcès et Cabasse.

Le peloton, s’il a bien roulé, aura alors tous les atouts en main pour reprendre les éventuels attaquants du jour. L’arrivée est jugée en plein cœur de Brignoles. Attention toutefois à un dernier piège : un virage à droite serré à seulement 1,5 km de la ligne. Ce sera le point de contrôle crucial. Celui qui obligera les équipes de sprinteurs à prendre les commandes tôt pour placer leur leader dans la meilleure position avant de lancer le sprint final sur le plat.

Ce profil, accidenté mais au final roulant, est une invitation ouverte aux puncheurs rapides et aux sprinteurs ayant une bonne capacité à passer les bosses. L’an passé, un parcours bien plus dur avait sacré Christian Scaroni. Cette année, on se dirige vers un scénario bien plus ouvert.

Qui sont les favoris et les coureurs engagés de la Classic Var 2026 ?

Avec ce nouveau terrain de jeu, la bagarre s’annonce passionnante entre les différents profils. Les organisateurs ont attiré un plateau de qualité, avec 7 équipes WorldTour au départ sur les 17 formations présentes. Si le vainqueur sortant, Christian Scaroni (XDS Astana), ne sera pas là pour défendre son titre, son équipe et ses concurrents débarquent avec des ambitions claires.

Les « trois étoiles » d’un parcours taillé pour les puncheurs

⭐⭐⭐ Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) : Deuxième l’an dernier, 3e de la dernière Etoile de Bessèges, le Français semble avoir coché la case. L’ancien champion de France en puissance allie punch et vista. Sur un final comme celui de Brignoles, il est taillé pour jouer la gagne, que ce soit en réglant un petit groupe ou en sortant dans le dernier kilomètre.

⭐⭐⭐ Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling) : Le Suisse est peut-être le coureur dont le profil colle le mieux à ce nouveau parcours. Puncheur de génie, capable de s’isoler dans une bosse et de résister au retour, il a des références qui parlent pour lui (Flèche Wallonne ou encore Clasica San Sebastian) lui permettant de faire exploser le scénario d’un sprint trop orchestré.

⭐⭐⭐ Simone Velasco (XDS Astana) : L’ancien champion d’Italie est un coureur complet, toujours placé sur ce type de semi-classiques vallonnées. Dans une équipe XDS Astana qui aligne plusieurs cartes (Ulissi, Bettiol), il pourrait bien être le finisseur idéal.

Les outsiders capables de créer la surprise

Derrière ce trio de tête, la densité est impressionnante. Du côté de la Groupama-FDJ United, Ewen Costiou, récent vainqueur de l’Étoile de Bessèges, est en état de grâce et pourrait doubler la mise. Attention également à Thibaud Gruel, très à l’aise sur ce genre de terrain accidenté.

Lidl-Trek aligne l’un des coureurs les plus imprévisibles du peloton, Quinn Simmons, qui effectuera ses premiers tours de roue en compétition cette année. L’Américain a le punch pour s’extirper dans les 10 derniers kilomètres et résister au retour du peloton. Une tactique risquée mais payante si le chrono est maîtrisé.

Enfin, l’armada XDS Astana ne se résume pas à Velasco. Diego Ulissi, avec son immense expérience, et surtout Alberto Bettiol, vainqueur du Tour des Flandres 2019, sont des clients sérieux pour ce type d’effort. Bettiol, qui sort d’un abandon au Tour d’Oman, pourrait voir ce final descendant comme un tremplin idéal avant les classiques flandriennes.

Question à nos lecteurs : Qui voyez-vous lever les bras à Brignoles ? Un puncheur comme Hirschi qui anticipe le sprint ou un coureur rapide comme Lapeira qui gère son effort pour conclure ? Donnez-nous votre avis en commentaire !

Le programme TV : Sur quelle chaîne suivre la Classic Var 2026 en direct ?

Vous ne voulez rien manquer de cette explication en Provence ? Voici comment suivre la course en direct.

Date et heure : Samedi 21 février 2026. Le départ fictif sera donné à 11h30. L’arrivée est estimée sur la ligne de Brignoles aux alentours des 16h.

Diffusion TV : La course sera retransmise en direct sur Eurosport (chaîne habituelle des amateurs de cyclisme) et sur France 3 Côte d’Azur pour la partie locale.

Diffusion streaming : Vous pourrez également suivre l’intégralité de l’épreuve sur la plateforme HBO Max. La chaîne locale sera également disponible en replay et en direct sur la plateforme france.tv et le site paca.france3.fr, avec une fenêtre de diffusion prévue de 13h20 à 16h30.

Et après ? Le nouveau défi du Tour des Alpes-Maritimes

La Classic Var ne sera que la première pièce d’un passionnant diptyque azuréen. Le lendemain, dimanche 22 février, place au Tour des Alpes-Maritimes. L’épreuve, elle aussi, change de formule. Exit le format par étapes, place à une semi-classique d’un jour entre Villefranche-sur-Mer et Biot. Le parcours promet d’être d’une difficulté extrême en première partie de course avec l’enchaînement du Col d’Èze, du Col de Châteauneuf et de Carros. Un menu copieux pour les organismes avant un final plus roulant, qui pourrait là encore offrir un duel entre grimpeurs offensifs et puncheurs.

Mais avant de penser au dimanche, le samedi appartient à la Classic Var. Un cru 2026 qui, avec son pari audacieux sur le final, pourrait bien entrer dans la légende comme l’année du renouveau. Rendez-vous à Brignoles pour le verdict.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Classic Var 2026 ?

XDS Astana Team (WT) ✅
1, VELASCO, Simone
2, ULISSI, Diego
3, BETTIOL, Alberto
4, SILVA, Guillermo Thomas
5, SCHRETTL, Marco
6, VINOKUROV, Nicolas
7, TONEATTI, Davide
DS, CATALDO, Dario

Bahrain – Victorious (WT) ✅
11, BAUHAUS, Phil
12, MIQUEL, Pau
13, SEGAERT, Alec
14, VAN MECHELEN, Vlad
15, ERŽEN, Žak
16, DUNWOODY, Seth
17, ERMAKOV, Roman
DS, BOŽIČ, Borut

Lidl – Trek (WT) ✅
21, SIMMONS, Quinn
22, BAGIOLI, Andrea
23, MOLLEMA, Bauke
24, O’BRIEN, Liam
25, FRYDKJÆR, Patrick Boje
26, MOSCA, Jacopo
27, VERGAERDE, Otto
DS, ANDERSEN, Kim

Team Picnic PostNL (WT) ✅
31, BARGUIL, Warren
32, VAN DEN BROEK, Frank
33, KOERDT, Bjorn
34, BIESTERBOS, Frits
35, PEACE, Oliver
37, ROOSEN, Timo
DS, GUIBERTEAU, Christian

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, LAPEIRA, Paul
42, PARET-PEINTRE, Aurélien
43, GAUTHERAT, Pierre
44, L’HOTE, Antoine
45, CHAMBERLAIN, Oscar
46, ISIDORE, Noa
47, GUDMESTAD, Tord
DS, JANNEL, Didier

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, GRUEL, Thibaud
52, COSTIOU, Ewen
53, MOLARD, Rudy
54, ROLLAND, Brieuc
55, GENIETS, Kevin
56, BARTHE, Cyril
57, FONTAINE, Titouan
DS, VAUGRENARD, Benoît

Lotto Intermarché (WT) ✅
61, MENTEN, Milan
62, KOCKELMANN, Mathieu
63, GRISEL, Matys
64, EEMAN, Kamiel
65, GRIGNARD, Sébastien
66, TOUSSAINT, Wouter
67, DRIESSEN, Niels
DS, BOUET, Maxime

Cofidis (PRT) ✅
71, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
72, BIERMANS, Jenthe
73, IZQUIERDO, Clément
74, JOALLAND, Yaël
75, ZAMPERINI, Edoardo
76, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
DS, ŠIŠKEVIČIUS, Evaldas

TotalEnergies (PRT) ✅
81, DELBOVE, Joris
82, LÉVÊQUE, Theo
83, DOUBEY, Fabien
84, TESSON, Jason
85, MARCEROU, Nicola
86, RETAILLEAU, Valentin
87, MANZIN, Lorrenzo
DS, SICARD, Romain

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
91, HIRSCHI, Marc
92, PLUIMERS, Rick
93, WARBASSE, Larry
94, JASCH, Lennart
95, KELEMEN, Petr
96, ERIKSSON, Jacob
97, STÖCKLI, Jan
DS, ZIMINE, Boris

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
101, KOPECKÝ, Matyáš
102, MAIRE, Adrien
103, SAVIOZ, Colin
104, DE VRIES, Hartthijs
105, AUGÉ, Ronan
106, MERIS, Sergio
107, GELEIJN, Owen
DS, GROOTVELD, Joram

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
111, LONARDI, Giovanni
112, BAIS, Davide
113, SERRANO, Javier
114, TONELLI, Alessandro
115, MUÑOZ, Francisco
116, MIFSUD, Andrea
117, BESSEGA, Gabriele
DS, ZANATTA, Stefano

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
121, DELACROIX, Théo
122, BÉNÉTEAU, Lucas
123, CARDIS, Romain
124, GUGLIELMI, Simon
126, BERGER, Antoine
127, BOUQUET, Axel
DS, HUREL, Tony

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
131, HEREMANS, Joppe
132, OOSTERLINCK, Joes
133, HARDOUIN, Louis
134, THÉOT, Killian
135, ÅRNES, Daniel
136, HUCK, Léandre
137, MOLLY, Kenny
DS, MOLMY, Arnaud

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
141, KONIJN, Alexander
142, MAINGUENAUD, Tom
143, GILLET, Baptiste
144, DAVY, Clément
145, GUICHARD, Carter
146, CARTY, Jahkim
147, MASSA, Dylan
DS, DOUTRE, Frédéric

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
152, WALTON, Jonas
153, GUERNALEC, Victor
154, GUÉGAN, Maël
155, HAMON, Similien
156, SANLAVILLE, Mathias
157, LANGELLA, Lenaic
DS, RAVARD, Anthony

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
161, DARBELLAY, Valentin
162, JEAN, Victor
163, TISSIÈRES, Arnaud
164, AEBERSOLD, Nils
165, BÖGLI, Noah
166, SOMMER, Jan
167, BAGOU, Guillaume

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Tour d’Algarve 2026 : Parcours, engagés et favoris de la 52e édition

Du 18 au 22 février 2026, le sud du Portugal vibre au rythme de la 52e Volta ao Algarve. Avec un plateau digne d’une épreuve WorldTour, un parcours remodelé et l’absence du tenant du titre Jonas Vingegaard, la course s’annonce plus indécise que jamais. Décryptage complet des cinq étapes, analyse des forces en présence et notre grille des favoris pour succéder au Danois.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’Algarve, terre de vérité du début de saison

Chaque année, c’est le même rituel. Le peloton mondial pose ses valises sur le littoral sud du Portugal. Le Tour d’Algarve, ou Volta ao Algarve em Bicicleta, est bien plus qu’une simple course de préparation. C’est le premier véritable révélateur de forme, le banc d’essai idéal pour les leaders en devenir et les champions confirmés.

Depuis son intégration à l’UCI ProSeries en 2020, l’épreuve n’a cessé de monter en gamme. Son palmarès parle de lui-même : Alberto Contador, Geraint Thomas, Tadej Pogačar, Remco Evenepoel (triple vainqueur) et, depuis l’an dernier, Jonas Vingegaard. Une litanie de vainqueurs de Grands Tours qui atteste du standing de l’épreuve portugaise. Pour 2026, la liste des engagés est, une fois de plus, pharaonique. Pourtant, une ombre plane au tableau : celle du double vainqueur du Tour de France et tenant du titre, Jonas Vingegaard. Blessé fin janvier, le Danois de Visma | Lease a Bike est contraint de déclarer forfait, laissant le champ libre à une meute de loups affamés. Mais au-delà de l’absence du patron, c’est tout un parcours, subtilement retravaillé, qui promet de redistribuer les cartes.

Pourquoi le parcours 2026 est-il plus trompeur qu’il n’y paraît ?

Le tracé de cette 52e édition, long de près de 750 kilomètres, conserve cette formule magique qui fait son succès : deux opportunités pour les sprinteurs, deux juges de paix en altitude et un contre-la-montre individuel. Mais les organisateurs ont glissé quelques « surprises » dans le menu qui pourraient transformer cette classique hivernale en un champ de bataille tactique. Selon les données compilées par notre rédaction, le dénivelé total avoisine les 10 000 mètres, une valeur significative pour une course de cinq jours en février.

Étape 1 (18/02) – Vila Real de Santo António > Tavira (185,6 km) : Le piège côtier pour sprinteurs ?

Sur le papier, c’est l’étape la plus simple. Un long ruban de bitume qui longe la frontière espagnole et la côte pour finir à Tavira. Mais attention au vent. Le printemps pointe à peine le bout de son nez, et les bourrasques sur le littoral algarve sont fréquentes. Si les équipes de sprinteurs ne sont pas vigilantes, les bordures pourraient faire des dégâts dès le premier jour. C’est un scénario classique ici, comme on a pu le voir par le passé. Les ascensions de Marcador et Faz Fato, bien que modestes, pourraient servir de levier pour durcir le rythme et disloquer le peloton. Le premier maillot jaune se jouera donc peut-être entre les grosses cuisses des purs sprinteurs et la ruse des équipiers de puncheurs.

Étape 2 (19/02) – Portimão > Alto da Fóia (157,1 km) : L’étape qui a changé de braquet

C’est le gros morceau du parcours. L’Alto da Fóia (7,7 km à 6,1 %) est une montée connue, mais elle a toujours souffert d’un défaut : elle est trop roulante pour créer des écarts significatifs. En 2023, ils étaient 26 à se disputer la gagne en seulement 12 secondes ! Cette année, les organisateurs ont musclé le final. L’enchaînement des difficultés d’Alferce (5,5 km à 7 %) et de Casais (4 km à 7 %) dans les 30 derniers kilomètres change totalement la donne. Le scénario probable ? Une guerre d’usure dans ces deux ascensions, avec des coureurs qui arriveront sur une réserve bien plus faible au pied de la Fóia. Le juge de paix sera ce passage à 9 % situé à 6 kilomètres du sommet. C’est là que les Vauquelin, Almeida et autres Ayuso tenteront de porter l’estocade. Un véritable test pour les organismes encore en rodage.

Étape 3 (20/02) – Vilamoura > Vilamoura (CLM – 18,5 km) : Le chrono de la vérité

Exit le chrono vallonné de l’an dernier. Place à un parcours totalement plat et roulant autour de la station balnéaire de Vilamoura. 19,5 kilomètres de pur effort solitaire, où les positions aérodynamiques et la puissance brute primeront sur la technique en descente ou en faux-plat. C’est l’étape idéale pour un spécialiste comme Filippo Ganna, mais aussi un immense défi pour des purs grimpeurs comme Paul Seixas, qui devront limiter la casse. « C’est l’occasion pour les spécialistes des courses à étapes de voir si leur travail durant l’hiver a porté ses fruits » pourrait-on entendre dans le jargon. Avec des écarts qui pourront se compter en secondes, ce chrono conditionnera en grande partie la suite de la course et le podium final.

Étape 4 (21/02) – Albufeira > Lagos (182,1 km) : La revanche des sprinteurs et le souvenir de 2025

Après l’effort, le réconfort… pour les sprinteurs. Malgré un relief accidenté en début d’étape, la dernière heure de course est un long faux-plat descendant vers Lagos. C’est la dernière chance pour les hommes rapides de lever les bras. Mais on se souvient tous de la scène ubuesque de l’an dernier, lorsque le peloton, trompé par le marquage au sol, avait sprinté sur une voie parallèle, laissant la victoire s’envoler dans un malentendu général. Une image cocasse qui avait fait le tour des réseaux. Les organisateurs ont-ils prévu un balisage infaillible pour 2026 ? C’est tout le mal qu’on souhaite aux équipes. Ce final est un terrain de jeu idéal pour un puncheur-sprinteur comme Arnaud De Lie, capable de passer les bosses et de finir rapidement.

Étape 5 (22/02) – Faro > Alto do Malhão (153,1 km) : Le juge de paix en mode circuit

L’apothéose. La dernière étape sacrifie au rituel du Malhão (2,6 km à 9,2 %), mais avec une variante de taille cette année : la montée sera gravie deux fois. Le final a été conçu comme un circuit de 45 kilomètres incluant la double ascension de ce mur terrible. Les pourcentages, avec des rampes à plus de 10 %, vont littéralement faire exploser les compteurs. La première ascension servira à durcir le rythme, à tester les jambes des adversaires. La seconde, dans les derniers kilomètres, sera le théâtre d’une explication sans merci. C’est ici que le classement général va vivre son dénouement. Ce format en circuit est une petite révolution pour la course, car il interdit toute tentative de gestion. Il faudra attaquer, anticiper, pour espérer coiffer la couronne portugaise.

Tour d’Algarve 2026 : Qui sont les hommes forts pour défier la logique ?

Avec l’absence de Vingegaard, la hiérarchie semble ouverte, mais la densité du plateau est telle que le moindre faux-pas sera fatal. Selon les informations de la rédaction, on peut établir une grille de favoris basée sur le profil exigeant de la course.

Le duel au sommet : Juan Ayuso vs João Almeida

Notre favori numéro 1 se nomme Juan Ayuso (Lidl-Trek). Transfuge de l’hiver, l’Espagnol a tout du vainqueur potentiel. Excellent rouleur (il peut dominer le chrono), il possède également un punch redoutable sur les pentes escarpées du Malhão. Il a un finish supérieur à son rival portugais. Il s’agit de sa course de reprise.

Face à lui, le Portugais João Almeida (UAE Team Emirates XRG) court à domicile et aura la pression du public. Deuxième en 2025, il vise la gagne. Sa préparation semble idéale après sa deuxième place au Tour de Valence. Il est accompagné d’un redoutable lieutenant en la personne de Brandon McNulty, dont le profil de rouleur-grimpeur colle parfaitement à l’exercice. Mais attention : dans l’équipe UAE, la consigne sera claire : tout pour Almeida. Suffisant pour contenir la fougue d’un Ayuso qui voudra marquer les esprits dès ses débuts sous ses nouvelles couleurs ?

La nouvelle vague française peut-elle créer l’exploit ?

C’est l’un des sujets qui anime les discussions dans l’hexagone. La France, qui n’a jamais remporté le Tour d’Algarve, aligne deux sérieux candidats.

Le premier, Kevin Vauquelin (INEOS Grenadiers), étrenne sa nouvelle tunique. Son profil est taillé sur mesure pour cette course. Son punch et ses qualités de rouleur en font un candidat au podium, voire mieux s’il bénéficie de la liberté nécessaire chez les Britanniques. On imagine mal INEOS brider un tel talent sur ce terrain.

L’autre phénomène, c’est évidemment Paul Seixas (Decathlon CMA CGM). À 19 ans, le phénomène français débarque avec un statut qui ferait pâlir n’importe quel coureur de 30 ans. Après des débuts professionnels tonitruants, on l’attend au tournant. Peut-il viser la gagne ? « Avec lui, on ne sait plus vraiment à quoi s’en tenir » résume l’ambiance dans le milieu. Un top 5 serait déjà un immense résultat, mais son talent hors-norme autorise tous les rêves. Question à nos lecteurs : Paul Seixas peut-il devenir le premier Français à inscrire son nom au palmarès du Tour d’Algarve ?

Les outsiders capables de renverser la table

Derrière le quatuor de tête, une meute d’outsiders de luxe ronge son frein.

Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Révélation de la saison passée (3e du Tour de France), l’Allemand arrive libéré. L’arrivée de Remco Evenepoel dans son équipe lui permet de travailler « en paix », comme il le dit lui-même. Avec déjà une victoire au compteur cette saison (Trofeo Ses Salines), il est dangereux.

Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) : Un profil de rouleur-grimpeur idéal, capable de briller sur le chrono et en altitude.

Jarno Widar (Lotto Intermarché) : Le jeune prodige belge est un pur grimpeur. La double ascension du Malhão est un terrain de jeu qui lui tend les bras. S’il limite la casse sur le chrono, il peut viser très haut.

Daniel Felipe Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Un revenant de talent, toujours dangereux sur ce type de parcours accidenté.

La guerre des sprinteurs : Philipsen, De Lie, Magnier… qui est le plus rapide ?

Si le général fait rêver les grimpeurs, les sprints promettent un feu d’artifice.

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) débarque avec son poisson-pilote attitré. Il est LE favori numéro 1 pour les arrivées massives. Mais la concurrence est féroce.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Le Taureau de Lescheret a coché cette course. Il adore les profils musclés comme celui de Lagos. Sa pointe de vitesse sur le plat est redoutable.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) : 19 succès l’an dernier, le Français est un phénomène de précocité. Il lance sa saison avec l’ambition de dompter les gros bras.

Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Un client sérieux, toujours placé.

Sans oublier des fusées comme Pavel Bittner et Marijn van den Berg auront à cœur de jouer les trouble-fêtes.

Un plateau WorldTour pour une ProSeries

Comme chaque année, le Tour d’Algarve fait mieux que certaines courses WorldTour. Le plateau 2026 en est la preuve éclatante. Si Jonas Vingegaard est absent, ses principaux dauphins de l’an dernier sont là. On note avec intérêt les débuts de Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) sous ses nouvelles couleurs, même si le parcours semble un peu trop montagneux pour lui. La liste des engagés est un véritable Who’s Who du peloton.

Après analyse des 750 kilomètres de course, du chrono de Vilamoura et de la double explication dans l’Alto da Fóia et l’Alto do Malhão, notre grille des favoris s’établit comme suit :

⭐⭐⭐⭐ Juan Ayuso (Lidl-Trek) : Le plus complet. Le chrono et le punch feront la différence.

⭐⭐⭐ João Almeida (UAE) : À domicile, il aura le soutien d’une équipe ultra-forte. Il doit répondre au défi chronométré.

⭐⭐⭐ Kevin Vauquelin (INEOS) : La belle opportunité pour le Français. Une première pour la France ?

⭐⭐ Florian Lipowitz (Red Bull) : Discret mais terriblement efficace. Un client pour le top 5.

⭐⭐ Paul Seixas (Decathlon) : Le mystère de l’édition. Capable de tout, même de l’exploit.

⭐⭐ Brandon McNulty (UAE) : Le joker. Si Almeida flanche, il peut surgir.

⭐⭐ Thymen Arensman (INEOS) : Le rouleur-grimpeur parfait pour ce parcours.

⭐ Jarno Widar (Lotto), Oscar Onley (INEOS), Daniel Martinez (Red Bull) : Des outsiders de luxe capables de créer la surprise sur la dernière étape.

L’édition 2026 du Tour d’Algarve s’annonce comme un feu d’artifice. Entre la soif de revanche de João Almeida, la démonstration de force attendue de Juan Ayuso, et l’irruption possible de la nouvelle génération française et belge, le spectacle sera au rendez-vous sur les routes ensoleillées du sud du Portugal. Rendez-vous mercredi pour le coup d’envoi de cette 52e édition qui s’annonce déjà historique.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour d’Algarve 2026 ?

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, ALMEIDA, João
2, GIAIMI, Luca
3, GROßSCHARTNER, Felix
4, MCNULTY, Brandon
5, MORGADO, António
6, OLIVEIRA, Ivo
7, OLIVEIRA, Rui

Lidl – Trek (WT) ✅
11, AYUSO, Juan
12, ÁLVAREZ, Héctor
13, KÄMNA, Lennard
14, SKUJIŅŠ, Toms
15, SÖDERQVIST, Jakob
16, TEUTENBERG, Tim Torn
17, VERONA, Carlos

Soudal Quick-Step (WT) ✅
21, LAMPAERT, Yves
22, MAGNIER, Paul
23, SCHACHMANN, Maximilian
24, STUYVEN, Jasper
25, VAN BAARLE, Dylan
26, VAN GESTEL, Dries
27, VERVENNE, Jonathan

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
31, DENZ, Nico
32, LIPOWITZ, Florian
33, MARIT, Arne
34, MARTÍNEZ, Daniel Felipe
35, MEEUS, Jordi
36, TRATNIK, Jan
37, VERMEERSCH, Gianni

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, SEIXAS, Paul
42, DE PESTEL, Sander
43, DEWULF, Stan
44, LABROSSE, Jordan
45, RICCITELLO, Matthew
46, NAESEN, Oliver
47, STAUNE-MITTET, Johannes

INEOS Grenadiers (WT) ✅
51, ARENSMAN, Thymen
52, GANNA, Filippo
53, HEIDUK, Kim
54, JUNGELS, Bob
55, ONLEY, Oscar
56, DE PLUS, Laurens
57, VAUQUELIN, Kévin

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
61, BAYER, Tobias
62, BELMANS, Lennert
63, GROVES, Kaden
64, UHLIG, Henri Abandon 1ère étape
65, PLANCKAERT, Edward
66, PRICE-PEJTERSEN, Johan
67, PHILIPSEN, Jasper

EF Education – EasyPost (WT) ✅
71, VAN DEN BERG, Marijn
72, BATTISTELLA, Samuele
73, HOBBS, Noah
74, ASGREEN, Kasper
75, SIMMONS, Colby
76, RODRIGUEZ, Juan Felipe
77, RAFFERTY, Darren

Team Jayco AlUla (WT) ✅
81, ACKERMANN, Pascal
82, BOUWMAN, Koen
83, DE BONDT, Dries Abandon 1ère étape
84, DE POOTER, Dries
85, ENGELHARDT, Felix
86, JUUL-JENSEN, Christopher Abandon 3e étape
87, VENDRAME, Andrea

Team Picnic PostNL (WT) ✅
91, BITTNER, Pavel
92, DEGENKOLB, John
93, FLYNN, Sean
95, MARTINEZ, Juan Guillermo
96, POOLE, Max
97, DE CEUSTER, Milan

Lotto Intermarché (WT) ✅
101, ARTZ, Huub
102, BEULLENS, Cedric
103, DE LIE, Arnaud
104, GIDDINGS, Joshua
105, SLOCK, Liam
106, VAN BOVEN, Luca
107, WIDAR, Jarno

NSN Cycling Team (WT) ✅
111, TENE, Rotem
112, FRIGO, Marco
113, HOFSTETTER, Hugo
114, KOGUT, Oded
115, VERBRUGGHE, Jens
116, PINARELLO, Alessandro
117, VAN TRICHT, Floris

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, ALAPHILIPPE, Julian
122, KÜNG, Stefan
123, HALLER, Marco
124, MOZZATO, Luca
125, THALMANN, Roland
126, VOISARD, Yannis
127, WIRTGEN, Luc

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
131, LEITÃO, Iúri
132, LOSPITAO, Pablo
133, GUARDEÑO, Jaume
134, BALDERSTONE, Abel
135, MOLENAAR, Alex
136, OTRUBA, Jakub
137, SORARRAIN, Gorka

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
141, AZPARREN, Xabier Mikel
142, CHRISTEN, Fabio
143, DE LA CRUZ, David
144, LIEPIŅŠ, Emīls
145, FRISON, Frederik
146, GLOAG, Thomas
147, MOSCHETTI, Matteo

Team Tavira / Crédito Agrícola (CT) ✅
151, SILVA, Afonso
152, BARBOSA, Diogo
153, MESTRE, Guilherme
154, LASA, Ailetz
155, ALVES, Rodrigo
156, CAMPOS, Noah
157, CAMPOS, Francisco

Anicolor / Campicarn (CT) ✅
161, NYCH, Artem
162, REIS, Rafael
163, GUERIN, Alexis
164, MILES, Carson
165, LEIJNSE, Enzo
166, MESA, Santiago
167, FERNÁNDEZ, Rubén

Efapel Cycling (CT) ✅
171, SILVA, Joaquim
172, ANTUNES, Tiago
173, GONÇALVES, Diogo
174, LOPES, Lucas
175, PEÑA, Jesús David
176, SWIRBUL, Keegan
177, TAVARES, Gonçalo

Feira dos Sofás – Boavista (CT) ✅
181, SILVA, Pedro
182, COSTA, Fábio
183, DOMÍNGUEZ, David
184, ROTA, Oscar
185, SILVA, João
186, BONILLO, Iker
187, RODRIGUES, Rúben

Aviludo – Louletano – Loulé (CT) ✅
191, TIVANI, German Nicolás
192, CARVALHO, André
193, FRANCISCO, Filipe
194, CONTTE, Tomas
195, LEAL, Cláudio
196, OYARZÚN, Carlos Iván
197, VIEGAS, Daniel

Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua (CT) ✅
201, SILVA, Bruno
202, DIAS, Daniel
203, MORAIS, Francisco
204, LINAREZ, Leangel Rubén
205, CARVALHO, Gonçalo
206, MARTINGIL, César
207, BARBAS, Rafael

Credibom / LA Alumínios / Marcos Car (CT) ✅
211, DUARTE, Emanuel
212, NUNES, Hugo
213, OLIVEIRA, João
214, NARCISO, Diogo
215, DOMINGUES, Duarte
216, MARTINS, João
217, PINTO, Diogo

GI Group Holding – Simoldes – UDO (CT) ✅
221, BUSTAMANTE, Adrián
222, CARVALHO, Rui
223, NEVES, José
224, BRAGUINI, Andrey
225, CASTRO PINTO, Pedro
226, MOREIRA, José Miguel
227, RIBEIRO, André

Feirense – Beeceler (CT) ✅
231, WOOD, Harrison
232, MONTEZ, Alexandre
233, IVANOV, Viacheslav
234, MESQUITA, Guilherme
235, DE PAULA, Victor Cesar
236, PEREIRA, Francisco
237, ANDRADE, Pedro

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Tour d’Andalousie 2026 : Parcours, favoris et engagés de la Ruta del Sol

Entre la douceur de la Costa del Sol et l’âpreté des hauteurs andalouses, la Ruta del Sol 2026 risque de ne pas être une simple formalité de reprise. Avec un plateau taillé pour le punch et un parcours qui interdit tout répit, cette 72e édition s’annonce comme un duel générationnel. Analyse d’une course où les secondes se grappillent plus qu’elles ne se gagnent.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’Andalousie, terre de vérité précoce

L’Espagne du sud fait office de salle de concert pour le peloton en février. Si le Tour d’Algarve attire souvent les purs rouleurs, la Ruta del Sol, elle, a toujours eu cette saveur particulière, celle d’une classique qui durerait cinq jours. En 2026, la concurrence du calendrier est rude, mais l’histoire et le tracé de cette épreuve centenaire attirent encore une brochette de clients qui n’ont pas froid aux yeux.

Comme le disait le regretté Luis Ocaña, « ici, le vent et la chaleur vous apprennent à souffrir plus tôt que les autres. » Cette édition 2026, qui se déroule du 18 au 22 février, s’inscrit dans cette lignée. Ce n’est pas une course de haute montagne, mais c’est un piège permanent. Avec un dénivelé positif cumulé impressionnant de plus de 11 500 mètres pour seulement 803 km, la moindre ondulation est un prétexte à l’explosion. Les sprinteurs purs sont repartis frustrés de Malaga ; ici, c’est le terrain de jeu des puncheurs et des attaquants.

Pourquoi ce parcours 2026 est un régal tactique ?

Étape 1 (18/02) : Benahavís > Pizarra (163,9 km) – L’entrée en matière brutale

On ne prend pas ses marques en douceur sur cette édition. Le peloton plonge directement dans le vif du sujet avec l’ascension du Puerto del Madroño (19,9 km à 4,9%). C’est un col interminable, une sorte d’ascension qui use moins par sa pente que par sa longueur. Beaucoup de coureurs arriveront avec des cuisses encore « propres » de l’hiver, et ce genre d’effort prolongé est un réveil musculaire violent.

Si l’échappée matinale a peu de chances d’aller au bout, elle servira de révélateur pour les organismes. La descente vers Pizarra, après le passage technique du Puerto de las Abejas, pourrait voir des petits groupes se former. Mais attention : c’est une arrivée qui peut sourire à un coureur rapide si les équipes de favoris contrôlent. On pourrait voir un premier coup de poker de Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) ou d’un attaquant d’Uno-X Mobility, qui aiment brûler la politesse au peloton.

Étape 2 (19/02) : Torrox > Otura (138,6 km) – L’étape reine en miniature

C’est le juge de paix, sans aucun doute. Le Puerto de la Cabra, avec ses 25 kilomètres d’ascension vers les 1300 mètres, n’est pas un col pyrénéen, mais en février, c’est un monstre. C’est un col de rythme, idéal pour les rouleurs-grimpeurs.

Le piège se situe après la descente. Beaucoup penseront que le plus dur est fait, mais l’Alto de la Malahá, à 13 kilomètres de l’arrivée, est une petite sœur traîtresse. C’est le genre d’endroit où l’on peut lâcher un adversaire sur un tempo violent. Selon les données historiques de l’épreuve, les écarts au général se font rarement dans les pentes à 8% de la Cabra, mais souvent sur cette dernière bosse où la lucidité manque. L’arrivée à Otura, en faux-plat montant, est taillée pour un puncheur comme Thomas Pidcock ou Jan Christen.

Étape 3 (20/02) : Jaén > Lopera (170,1 km) – Le piège des oliveraies

Ne vous fiez pas au profil lissé de la carte. Cette étape dans la province de Jaén (lieu du sacre récent de Tim Wellens), c’est l’antichambre de l’enfer. Entre l’Alto de Santa Ana et le Puerto de Peñallana, la route ne fait que monter et descendre sur du bitume espagnol souvent cassant.

C’est le genre d’étape où la « baroude » peut réussir. Si une formation comme Red Bull-BORA-hansgrohe rate le coche sur la deuxième étape, c’est ici qu’elle peut envoyer un homme dans l’échappée pour reprendre du temps. La petite rampe finale dans Lopera est un mur idéal pour un puncheur-sprinteur. On pourrait voir un duel francophone entre Benoît Cosnefroy (UAE Team Emirates XRG) et un Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) affamé.

Étape 4 (21/02) : Montoro > Pozoblanco (166 km) – Le jour des « fast guys »

Enfin un peu de répit ? Pas tout à fait. Le « Kilomètre en Or » (Golden Km) à Pozoblanco est une innovation tactique. Il offre des bonifications précieuses. Imaginez le scénario : deux coureurs à 4 secondes au général, une minute de bonifs à prendre… C’est le genre de détail qui fait basculer une course.

L’arrivée est promise à un sprint, mais après 160 km de vallons, les véritables sprinteurs ne sont pas là. C’est le terrain de jeu idéal pour un Alexander Vlasov (Red Bull – BORA – hansgrohe) ou un Iván Romeo (Movistar) le champion d’Espagne, capable de produire un effort violent sur les dernières centaines de mètres. C’est aussi une occasion pour Christophe Laporte (Visma | Lease a Bike), pour sa rentrée, de tester ses sensations.

Étape 5 (22/02) : La Roda de Andalucía > Lucena (167,6 km) – Le feu d’artifice final

Le double passage de l’Alto de la Primera Cruz (2,8 km à 6%) est un format désormais classique mais diablement efficace. La deuxième ascension se termine à seulement 4 kilomètres de la ligne. C’est une invitation à l’attaque en solitaire.

C’est le profil idéal pour Thomas Pidcock. Une attaque tranchante dans le final, un petit col à bloc, et il ne reste plus qu’à gérer la descente et le faux-plat roulant jusqu’à Lucena. Mais c’est aussi là que la force collective d’UAE pourrait piéger le Britannique. Si Sivakov, Wellens et Christen sont tous dans le coup, ils peuvent user Pidcock par le surnombre.

Favoris – L’embarras du choix ou le triomphe d’un seul ?

Le grandissime favori : Thomas Pidcock (Pinarello Q36.5) ⭐⭐⭐

Techniquement, c’est le coureur le plus complet au départ. Il punch, il descend vite, il sprinte. Le final de Lucena lui tend les bras. Mais il y a un « mais » de taille. Son équipe Pinarello Q36.5 a des individualités solides, mais manque de la « machine de guerre » collective qu’UAE peut déployer. Si Pidcock est isolé dans le final de la 2e étape, il devra gérer les attaques à répétition de ses adversaires.

La meute UAE Team Emirates XRG : Un plan à trois têtes ⭐⭐

Ils sont partout, et ils le savent. Pavel Sivakov, le tenant du titre, a prouvé l’an dernier qu’il était capable de gérer une course par étapes sur le fil. Mais cette année, il partage le leadership avec deux autres serial-gagneurs.

Jan Christen : Vainqueur du AlUla Tour, le phénomène suisse, tout juste disqualifié de la Clasica Jaen, aura une revanche à prendre. Son punch est dévastateur. S’il arrive au pied de la Primera Cruz avec de bonnes jambes, il peut faire exploser le groupe.

Tim Wellens : Vainqueur de la Clasica Jaen après 55 kilomètres en solitaire. Il est en état de grâce. Même s’il n’est pas le plus rapide au sprint, il est capable d’un raid lointain qui piège tout le monde. Les 20 bornes du Puerto del Madroño, c’est son jardin.

Les chasseurs de Classiques ⭐⭐

Derrière le duo de tête, la densité est incroyable.

Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : C’est sa course de reprise, et c’est peut-être son seul défaut. S’il est déjà à 100%, il peut jouer la gagne. Mais comme il l’a souvent dit, l’objectif est de tenir sur la durée. Sera-t-il trop « frais » ?

Benoît Cosnefroy (UAE Team Emirates XRG) : Avec déjà 8 jours de course exclusivement disputées en Espagne, le coureur de 30 ans est taillé pour ces arrivées en bosse. S’il limite l’écart sur les étapes de mouvement, le final de Lopera ou Lucena peut lui permettre de grappiller des secondes précieuses.

Alex Aranburu (Cofidis) : Le Basque est chez lui. Il connaît chaque pierre du chemin. Il a le profil idéal pour surprendre tout le monde si les gros se regardent. Il a disputé cette année la Figueira Champions Classic qu’il a terminée à la 2e place.

Les cartes dans le jeu ⭐

Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe) sera le chef de file d’une équipe diminuée sans Van Gils, blessé. Il aura une liberté totale, ce qui peut être dangereux pour les favoris. Côté scandinave, Andreas Leknessund et Søren Wærenskjold (Uno-X Mobility) apportent du muscle et de la puissance. Enfin, ne négligez pas Ivan Romeo (Movistar), qui pourrait surprendre dans un final roulant.

Un combat d’hommes pour un soleil de février

Ce Tour d’Andalousie 2026 ne se jouera pas sur un seul sommet, mais sur une succession de coups de boutoir. La clé sera la gestion des efforts sur les cinq étapes, et surtout, la capacité à répondre présent dans les quinze dernières minutes de chaque étape.

Le duel annoncé entre Pidcock et le trio UAE est fascinant, mais ce serait une erreur d’oublier la nouvelle génération française (Grégoire) ou la vieille garde attaquante (Wellens). La Ruta del Sol, c’est l’histoire du cyclisme espagnol en accéléré : on y gagne avec les dents, pas avec le chronomètre.

Question à la communauté : Selon vous, Pidcock peut-il contrer le collectif d’UAE en supériorité numérique, ou la course est-elle déjà pliée ? Donnez votre avis en commentaire !

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour d’Andalousie 2026 ?

Avec seulement 6 WorldTeams sur 17 équipes, on pourrait croire à un plateau réduit. C’est mal connaître les ProTeams qui, sur ce terrain, peuvent rivaliser. Voici la répartition des forces pour cette édition :

Cette sélection réduite de WorldTeams signifie que les courses ne seront pas verrouillées. Les équipes de deuxième division ont tout intérêt à dynamiter la course, rendant le contrôle plus difficile pour les « grosses écuries ».

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, WELLENS, Tim
2, CHRISTEN, Jan
3, COSNEFROY, Benoît
4, JOHANSEN, Julius
5, NOVAK, Domen
6, SIVAKOV, Pavel

Uno-X Mobility (WT) ✅
11, WÆRENSKJOLD, Søren
12, TRÆEN, Torstein
13, LEKNESSUND, Andreas
14, KULSET, Johannes
15, KAMP, Alexander
16, BYSTRØM, Sven Erik
17, HOELGAARD, Markus

Movistar Team (WT) ✅
21, ARCAS, Jorge
22, AULAR, Orluis
23, BARRENETXEA, Jon
24, CEPEDA, Jefferson Alveiro
25, LÓPEZ, Juan Pedro
26, MACIEJUK, Filip
27, ROMEO, Iván

TotalEnergies (PRT) ✅
31, BOUCHARD, Geoffrey
32, BOULAHOITE, Rayan
33, BURGAUDEAU, Mathieu
34, DUJARDIN, Sandy
35, GACHIGNARD, Thomas Abandon 1ère étape
36, JOUSSEAUME, Alan
37, VERCHER, Mattéo

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
41, PIDCOCK, Thomas
42, HERMANS, Quinten Non partant 3e étape
43, MAŁECKI, Kamil
44, MEURISSE, Xandro
45, VAN MOER, Brent
46, VADER, Milan
47, WRIGHT, Fred

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
51, ETXEBERRIA, Haimar Abandon 2e étape
52, BOICHIS, Adrien
53, HAJEK, Alexander
54, TUCKWELL, Luke
55, PAJUR, Romet
56, VLASOV, Aleksandr
57, WANDAHL, Frederik

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
61, DÍAZ, José Manuel
62, APARICIO, Mario
63, BURNETT, Josh
64, CHUMIL, Sergio Geovani
65, HERRADA, Jesús
66, OKAMIKA, Ander
67, BOUGLAS, Georgios

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
71, AZANZA, Ibai
72, CARRASCOSA, Pablo
73, GIMENO, Nil
74, GÓMEZ, Iker
75, COBO, Iván
76, IRIBAR, Unai Abandon 1ère étape
77, MARTÍN, José María

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
81, BOU, Joan
82, DARDER, Sergi
83, GAVIRIA, Fernando
84, IBÁÑEZ, Javier
85, LARRONDE, Ellande
86, NICOLAU, Joel Abandon 3e étape
87, PARRA, José Félix

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
91, AGIRRE, Jon
92, MARTÍN, Gotzon
93, MINTEGI, Iker Abandon 1ère étape
94, BIZKARRA, Mikel
95, UGARTE, Gari
96, MURGUIALDAY, Jokin Abandon 2e étape
97, ALUSTIZA, Nicolás

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
101, CRABBE, Tom
102, LAMBRECHT, Michiel
103, LANHOVE, Milan
104, THONNON, Senne
105, VAN HEMELEN, Vincent
106, VANDENABEELE, Henri Abandon 1ère étape
107, VANDENSTORME, Dylan

Petrolike (CT) ✅
111, CAICEDO, Jonathan Klever Abandon 1ère étape
112, CALLEJAS, Edison Alejandro Abandon 2e étape
113, PONOMAR, Andrii Abandon 2e étape
114, EPIS, Giosuè
115, PRIETO, José Antonio
116, ZARATE, Michael
117, QUINTERO, Juan Diego

Groupama – FDJ United (WT) ✅
121, BRAZ AFONSO, Clément
122, DECOMBLE, Maxime
123, GRÉGOIRE, Romain
124, MADOUAS, Valentin
125, PENHOËT, Paul
126, RUSSO, Clément
127, TRONCHON, Bastien

Cofidis (PRT) ✅
131, ARANBURU, Alex
132, FRETIN, Milan
133, KIRSCH, Alex
134, ALLEGAERT, Piet
135, TEUNS, Dylan
136, IZAGIRRE, Ion
137, MONIQUET, Sylvain

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
141, LAPORTE, Christophe
142, ZINGLE, Axel
143, SMITH, William
144, FIORELLI, Filippo
145, CAMPENAERTS, Victor
146, VAN KERCKHOVE, Matisse
147, VAN BELLE, Loe

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
151, BOARDMAN, Samuel Abandon 2e étape
152, FLÓREZ, Samuel
153, HAUG, Kieran
154, OLIVER, Ben
155, SCALA, Hugo Non partant 2e étape
156, TOWERS, Lucas
157, WRIGHT, Paul Abandon 2e étape

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
161, AMBROSINI, Matteo
162, CRETTI, Luca
163, BURATTI, Nicolò
164, DINA, Márton
165, BUDZIŃSKI, Marcin
166, NESPOLI, Lorenzo
167, FANCELLU, Alessandro

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L’UAE Tour 2026 a sorti l’artillerie lourde avec le Jebel Mobrah dans le désert

Exit le Jebel Jais, place à l’infernal Jebel Mobrah. L’UAE Tour 2026 frappe un grand coup en présentant un parcours qui ne ressemble à aucun autre. Au programme : un contre-la-montre nerveux, des sprints pour Milan, mais surtout un juge de paix inédit avec des pentes à 17%. Notre analyse complète d’une semaine qui s’annonce explosive, où Remco Evenepoel tentera de marquer les esprits avant le Tour.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026
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L’UAE Tour a toujours eu ce talent pour marier le clinquant des gratte-ciel d’Abu Dhabi à la rudesse du désert. Mais pour son édition 2026, qui se tiendra du 16 au 22 février, les organisateurs ont décidé de pousser le curseur de la difficulté bien plus loin que d’habitude. Finie la simple formalité avant les classiques européennes. Bienvenue sur une semaine qui sent déjà la poudre, où un « mini-Angliru » version désert fait son apparition.

Ce n’est pas un simple réaménagement du parcours habituel que proposent les organisateurs. C’est un véritable manifeste : l’UAE Tour veut devenir une référence mondiale en matière de course par étapes. Avec l’arrivée programmée de cadors comme Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe) et le forfait de dernière minute de Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), la confrontation promet d’être électrique. Voici le détail d’un parcours qui va faire des dégâts.

Un parcours taillé pour les gladiateurs : que réservent les 7 étapes de l’UAE Tour 2026 ?

Le tracé 2026, long de 1004 kilomètres, est un concentré de ce que le cyclisme moderne peut offrir de plus contrasté. On y passe du sprint massif sur des boulevards urbains à l’effort solitaire face au chrono, avant d’attaquer des pentes dignes des grands cols européens. Mais c’est l’ordre d’apparition de ces difficultés qui va pimenter la stratégie.

Étape 1 (16/02) – Madinat Zayed Majlis › Liwa Palace (144 km) : Le piège du désert pour puncheurs

Dès le coup d’envoi, la course nous plonge dans le décor lunaire du désert de Liwa. Ne vous fiez pas à la distance, relativement courte pour une première étape. Le passage par la célèbre dune de Moreeb est un avertissement. Le final vers le Liwa Palace n’est pas une ligne droite vers le bonheur. Avec une pente de 5% sur les derniers hectomètres, c’est un terrain de jeu idéal pour un puncheur.

Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG), leader de la formation locale en l’absence de Tadej Pogačar, est tout désigné pour endosser le premier maillot rouge. Mais attention aux autres coureurs ou même un sprinteur costaud qui pourrait survivre aux petites bosses de la phase finale. C’est le genre d’étape où le classement général peut déjà perdre des plumes si on n’est pas placé.

Étape 2 (17/02) – Al Hudayriyat Island › Al Hudayriyat Island (CLM – 12,2 km) : Un sprint de 12 bornes pour rouleurs

Le lendemain, on change de registre. Un contre-la-montre individuel court, très court même. Sur l’île d’Al Hudayriyat, les coureurs s’élanceront sur un parcours de 12,2 km aussi plat qu’une piste d’atterrissage.

Selon les données fournies par les organisateurs, le tracé est d’une simplicité biblique : des routes larges, quelques virages à angle droit et deux demi-tours. C’est un exercice de puissance pure, taillé pour les « grosses cuisses ». Stefan Bissegger pourrait y faire des merveilles.

Ici, chaque seconde compte, mais les écarts ne seront pas abyssaux. Une seconde toutes les dix secondes ? Pas exactement. Pour un rouleur de très haut niveau, l’écart sur un spécialiste du poids plume peut osciller entre 20 et 30 secondes sur ce type de distance. Pour Evenepoel, c’est l’occasion de prendre une option sur ses concurrents plus légers avant les sommets.

Étape 3 (18/02) – Umm al Quwain › Jebel Mobrah (183 km) : Le « mini-Angliru » entre en piste

C’est LA grande nouveauté de cette édition 2026. Le Jebel Mobrah remplace numériquement le Jebel Jais, et il ne fait pas dans la dentelle. Si la première partie de l’ascension est roulante (5km à 7,5%), la seconde partie est une punition. Sur 7 kilomètres, la pente moyenne frôle les 12%, avec des rampes qui dépassent allègrement les 17%.

Imaginez un Angliru en miniature, mais avec la chaleur du désert en prime. C’est un terrain de chasse pour les purs grimpeurs. C’est ici que la course va littéralement exploser. Un coureur comme Evenepoel, s’il est dans un grand jour, pourrait accentuer son avance au général sur ses principaux rivaux. Pour Isaac del Toro, c’est le premier test grandeur nature. C’est une montée qui interdit toute erreur de placement ou de gestion de l’effort.

Étapes 4 et 5 (19-20/02) – Fujairah › Fujairah (182 km) et Dubai › Hamdan University (166 km) : Le royaume des sprinteurs (sous surveillance)

Après l’orage, le calme. Ou presque. Ces deux étapes de plaine sont a priori dédiées aux sprinteurs. Jonathan Milan (Lidl-Trek), attendu comme le sprinteur phare après le forfait de Tim Merlier (Soudal-QuickStep), aura ici deux belles occasions de lever les bras.

Mais gare au vent ! La cinquième étape, qui longe la côte de Dubaï, est particulièrement exposée. Des routes larges et droites, c’est le terrain de jeu rêvé pour les équipes qui voudraient tenter des bordures. Ce serait une option tactique risquée mais payante pour une équipe comme Red Bull-BORA-Hansgrohe qui voudrait piéger le leader local. Les directeurs sportifs auront l’œil rivé sur les bulletins météo.

Étape 6 (21/02) – Al Ain › Jebel Hafeet (168 km) : Le jugement dernier

On arrive au plat de résistance traditionnel. Le Jebel Hafeet, avec ses 10 kilomètres d’ascension à 8-9% de moyenne, est un juge de paix impitoyable. Ce n’est pas la pente qui tue, mais la régularité et la chaleur. La route sinueuse et ses épingles à cheveux invitent aux attaques de loin.

L’histoire du Jebel Hafeet est riche. Tadej Pogačar et Adam Yates s’y sont imposés, mais y gagner ne garantit pas le classement général. En 2023, Remco Evenepoel avait concédé 10 secondes à Adam Yates ici, mais avait tout de même remporté le maillot rouge grâce à sa régularité. Cette année, avec la difficulté supplémentaire du Jebel Mobrah, le scénario est différent. On peut s’attendre à ce que les écarts soient plus conséquents et que le maillot de leader se joue peut-être sur ce seul chrono et cette seule montée.

Étape 7 (22/02) – Abu Dhabi › Abu Dhabi Breakwater (149 km) : La dernière danse pour les fast men

Dernière étape, dernière ligne droite. Le classement général est normalement figé depuis la veille. Le peloton peut donc rouler tranquille, offrant un final en apothéose aux sprinteurs sur la corniche d’Abu Dhabi. Un dernier sprint massif pour clôturer cette semaine de folie, sous le regard des gratte-ciel.

Evenepoel vs Del Toro : un duel au sommet dans le désert ?

Avec le forfait de Jonas Vingegaard, qui devait faire ses débuts 2026 ici avant une chute et une maladie, le plateau perd une de ses têtes d’affiche. Mais le duel annoncé entre Remco Evenepoel et la relève Isaac del Toro est tout aussi alléchant.

Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe) débarque aux Émirats avec un appétit féroce. Huit jours de courses disputées en 2026, cinq victoires. Il sort d’un sans-faute au Mallorca Challenge et au Tour de Valence. Vainqueur de l’UAE Tour en 2023, il connaît la maison. Pour lui, c’est une étape cruciale dans sa préparation pour le Tour de France, qu’il vise exclusivement cette année, délaissant le Giro.

Face à lui, Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG) a la lourde tâche de porter les espoirs de la formation locale. Le jeune mexicain, au style flamboyant, est prêt à prendre le relais de Tadej Pogačar, double vainqueur de l’épreuve. Sur le papier, le parcours lui convient : une arrivée de puncheur pour commencer, une montée explosive au Jebel Mobrah et un final au Jebel Hafeet. Il devra toutefois limiter la casse sur le contre-la-montre, qui n’est pas son exercice favori.

L’UAE Tour 2026, un tournant dans la stratégie des grands tours ?

Ce parcours 2026 marque une évolution significative. En introduisant une difficulté aussi sévère que le Jebel Mobrah, les organisateurs envoient un message clair : nous voulons du spectacle et une hiérarchie claire.

Ce n’est plus une simple course de préparation, c’est un véritable objectif de début de saison. Pour Evenepoel, c’est l’occasion de prouver sa supériorité et de mettre la pression sur ses rivaux du Tour. Pour Del Toro, c’est l’opportunité de se révéler au monde comme un futur patron.

L’UAE Tour 2026 s’annonce comme un laboratoire à ciel ouvert. Entre les sprints de Milan, le chrono des rouleurs et le combat des grimpeurs sur des pentes inédites, la course promet d’être indécise jusqu’au bout.

Selon vous, la nouvelle ascension du Jebel Mobrah va-t-elle trop durcir la course et favoriser un seul type de coureur, ou au contraire, va-t-elle offrir un spectacle plus varié que les années précédentes ? Donnez votre avis en commentaires !

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Tour Algarve 2026 : Ganna s’impose sur le chrono, Seixas impressionne et reste 2e

Sur les 19,5 km exigeants du contre-la-montre de Vilamoura, Filippo Ganna a fait parler sa légende, mais c’est bien la jeunesse française qui a retenu tous les suffrages. Vainqueur la veille, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) a réalisé un chrono de haute volée (4e) pour ne concéder que 7 secondes à Juan Ayuso au classement général. Récit d’une journée où le Lyonnais de 19 ans a prouvé qu’il avait l’étoffe d’un futur grand.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

Ganna en patron, Seixas en guerrier : le chrono de Vilamoura rebat les cartes du général

C’était l’étape piège, celle qui pouvait tout faire basculer. Un contre-la-montre individuel de 19,5 kilomètres, tracé sur le front de mer de Vilamoura, entre lignes droites propices à la puissance et enchaînements techniques vicieux. Et comme souvent dans l’exercice solitaire, le verdict est sans appel : Filippo Ganna a frappé un grand coup en signant sa première victoire de la saison et la 37e en carrière. Mais derrière l’incontestable démonstration de force du champion italien, c’est bien un duel de titans qui s’est joué pour la succession au sommet du classement général du Tour d’Algarve 2026.

Juan Ayuso (Lidl-Trek) a certes conforté son maillot jaune, mais il a trouvé en Paul Seixas (Decathlon AG2R La Mondiale) un adversaire à sa mesure. Le Français, champion du monde de la discipline dans les rangs juniors en 2024, a réalisé une performance de choix (4e à 13 secondes) pour limiter la casse et aborder le dernier acte dominical avec seulement 7 secondes de retard. Plongeons au cœur de cette explication chronométrique qui a tenu toutes ses promesses.

Filippo Ganna, le maître du temps, a-t-il dû puiser dans ses réserves pour dompter Vilamoura ?

La réponse est oui. Parti avec le dossard de favori numéro 1, le double champion du monde de la discipline (2020, 2021) et champion d’Italie en titre savait qu’il ne pourrait pas se contenter de « dérouiller » son énorme braquet sur ce parcours. Le piège tendu par les organisateurs, avec ses virages serrés et ses changements de rythme, a contraint les coureurs à une gestion minutieuse de l’effort. Selon les données recueillies après course, la vitesse moyenne de Ganna (53,4 km/h) est légèrement inférieure à ses standards sur du plat pur, ce qui confirme la difficulté technique du jour.

« J’ai un peu géré la première partie pour ne pas exploser sur les relances, a sobrement commenté le coureur d’INEOS Grenadiers. C’était suffisant pour gagner, mais l’objectif principal était de poser une marque solide. Une marque de 21 minutes et 53 secondes, précisément. Son coéquipier Thymen Arensman, 5e de l’étape, confiait en zone d’arrivée que le parcours était « plus exigeant qu’il n’y paraissait, avec un bitume parfois piégeux« . De quoi relativiser la quatrième place de Paul Seixas, à seulement 12 secondes du monstre sacré italien. Une performance qui n’est pas sans rappeler les premiers chronos prometteurs d’un certain Remco Evenepoel.

Paul Seixas (4e) : comment le Français a-t-il réalisé un chrono « stratosphérique » à 19 ans ?

Pour comprendre l’ampleur de la performance du Lyonnais, il faut regarder le détail des temps. Parti avec l’un des derniers dossards, Paul Seixas a immédiatement imposé un rythme hallucinant. Au premier point intermédiaire, il pointait à seulement 4 secondes du chrono de référence de Ganna ! Un écart infime qui faisait naître un espoir fou dans le camp français.

« Quand on passe si proche de prendre le maillot, c’est forcément décevant. Je n’ai pas pris assez de risques dans les descentes », lâchait-il, dépité, au micro d’Eurosport. Cette auto-critique est révélatrice de son état d’esprit. Là où Juan Ayuso a flirté avec la correctionnelle en prenant tous les risques, Seixas a peut-être laissé filer quelques dixièmes précieux dans les enchaînements rapides. Mais son temps final de 22’05 est une immense promesse. Il démontre que sa 3e place aux Championnats de France 2025 n’était pas un feu de paille.

En une seule étape, Seixas a inversé la donne face à João Almeida. Le Portugais, 3e au général avant le chrono, a vécu un véritable calvaire (10e de l’étape à 43 secondes), incapable de suivre le rythme des cadors. Une défaillance rare chez le coureur d’UAE Team Emirates-XRG, qui le repousse à 44 secondes d’Ayuso au GC. Comme l’a très justement analysé l’ancien boss de la FDJ Marc Madiot sur les réseaux sociaux, « Paul ne s’est pas contenté de limiter la casse, il a pris une option majeure sur le podium final et il a mis Almeida hors de course« .

Duel Ayuso-Seixas : le général du Tour d’Algarve 2026 se jouera-t-il dimanche ?

Avec 7 secondes d’avance sur Seixas, 44 sur Almeida et 57 sur Kévin Vauquelin (6e de l’étape), Juan Ayuso aborde le dernier acte en position de force relative. Mais le scénario de cette 3e étape a confirmé une tendance : le jeune Espagnol de Lidl-Trek a un rival sérieux, et ce rival n’est pas celui qu’on attendait.

Samedi, la 4e étape entre Albufeira et Lagoa (182,1 km) est promise aux sprinteurs. Il est hautement improbable d’y voir des écarts. C’est donc bien sur les pentes exigeantes de l’Algarve, dimanche, que tout va se décider. Avec 3 300 mètres de dénivelé positif au programme, les jambes de Paul Seixas, vainqueur à l’Alto do Malhão, parleront. Celle de Juan Ayuso aussi.

L’Espagnol se veut confiant : « Je suis très content d’avoir réussi mon premier chrono avec la nouvelle équipe. Maintenant, on va se préparer pour une belle bataille dimanche. » La « bataille » a déjà commencé. Elle est psychologique et stratégique. Ayuso sait que Seixas est plus fort que lui en haute montagne, comme l’a prouvé la 2e étape. Le maillot jaune devra donc courir de manière intelligente, peut-être même piéger le Français dans la descente, là où Seixas a justement regretté son manque d’audace.

Selon vous, Paul Seixas peut-il créer l’exploit et renverser Juan Ayuso lors de l’ultime étape de montagne ? La prudence du Français dans les descentes est-elle un vrai défaut ou le signe d’une maturité précoce ?

Les enseignements du chrono : Kévin Vauquelin et Thymen Arensman, les « grosses cuisses » en embuscade

Si le duel pour la gagne focalise l’attention, ce contre-la-montre a aussi mis en lumière des coureurs en grande forme. Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) confirme son retour au premier plan après sa 7e place sur le Tour de France 2025. 6e de l’étape, il pointe désormais à une prometteuse 4e place au général, à 57 secondes. Sa régularité dans l’effort et sa puissance sur ce parcours technique sont des signaux très positifs pour la suite de sa saison.

Son coéquipier Thymen Arensman, lui, prouve qu’il est l’un des meilleurs rouleurs-grimpeurs du peloton. En prenant la 5e place, il distance des spécialistes reconnus comme Stefan Küng (Tudor Pro Cycling), seulement 7e. La densité du groupe INEOS Grenadiers est impressionnante.

Résultats clés de la 3e étape (CLM) :

Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) en 21’53 »

Juan Ayuso (Lidl-Trek) à 6″

Jakob Söderqvist (Lidl-Trek) à 8″

Paul Seixas (Decathlon AG2R La Mondiale) à 13″

Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) à 22″

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) à 24″

João Almeida (UAE Team Emirates-XRG) à 43″

Ce chrono de Vilamoura nous a offert un condensé de ce que le cyclisme moderne a de plus beau : la puissance brute d’un Ganna, la maturité insolente d’un Seixas et la combativité d’un Ayuso. Rendez-vous dimanche pour l’apothéose finale. Une chose est sûre : la relève du cyclisme français, avec Paul Seixas et Kévin Vauquelin, a de l’allure. Et si l’avenir passait par l’Algarve en ce mois de février 2026 ?

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 3 CLM ind. – Top 20

  1. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers les 19,5 km en 21:53 (53,4 km/h)
  2. AYUSO JUAN, Lidl – Trek +0:06
  3. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +0:08
  4. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:13
  5. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +0:23
  6. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:24
  7. KÜNG STEFAN, Tudor Pro Cycling Team +0:28
  8. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +0:36
  9. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
  10. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:43
  11. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:46
  12. PRICE-PEJTERSEN JOHAN, Alpecin-Premier Tech +0:54
  13. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +0:56
  14. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +0:59
  15. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek +1:00
  17. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  18. POOLE MAX, Team Picnic PostNL m.t.
  19. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +1:03
  20. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 8:32:43
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:07
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:57
  5. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +1:01
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:12
  7. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +1:17
  8. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  10. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +1:36
  11. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +1:45
  12. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  13. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +2:13
  14. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +2:25
  15. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:36
  16. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +2:38
  17. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +2:42
  18. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
  19. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +2:58
  20. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +3:07

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Tour d’Andalousie 2026 : Milan Fretin remporte la 3e étape au finish, Penhoët 2e, Laporte 3e

Ils étaient pourtant trois Français aux avant-postes, parfaitement placés pour verrouiller le podium. Mais dans les ruelles tortueuses de Lopera, Milan Fretin (Cofidis) a transformé le désordre en opportunité. Le Belge de 24 ans a surgi le long des barrières pour coiffer Paul Penhoët et Christophe Laporte sur le fil, dans un final digne d’un film d’action. Retour sur une étape de démesure où le scénario a changé en un coup de pédale.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

Milan Fretin, le roi du chaos : comment le Belge a déjoué tous les pièges de Lopera pour s’offrir la 3e étape

Sous la banderole de Lopera, le nez sur le cintre, Milan Fretin plonge vers la ligne alors que Paul Penhoët lève déjà le bras, convaincu d’avoir fait le break. Il faudra la photo-finish pour départager ces deux-là. Et c’est finalement le blondinet de Cofidis qui sort vainqueur de ce duel de costauds, offrant à son équipe son premier bouquet de la saison sur les routes escarpées de la Ruta del Sol, et le second de la saison.

Mais ne vous y trompez pas : derrière ce sprint millimétré, c’est tout un scénario tactique qui s’est joué, une partie d’échecs à plus de 50 km/h où la moindre hésison se paie cash.

Pourquoi le final de Lopera a-t-il tourné au vinaigre pour les favoris ?

Sur le papier, la 3e étape entre Jaén et Lopera (plus longue étape de cette édition 2026) semblait taillée pour une explication classique entre puncheurs-sprinteurs. Le parcours, accidenté mais dépourvu de difficultés majeures en fin de parcours, promettait un regroupement général.

Sauf que la réalité du terrain en a décidé autrement. L’arrivée à Lopera est un piège : routes étroites, virages serrés, et une légère bute dans les 200 derniers mètres. Un terrain de jeu idéal pour les baroudeurs, mais un véritable cauchemar pour les poissons-pilotes.

Selon les données de l’organisateur, c’est dans ces circonstances que les sprinteurs « purs » comme Fernando Gaviria (Caja Rural-Seguros RGA) ont été neutralisés. Le Colombien s’est retrouvé coincé dans le dernier kilomètre, victime collatérale du chaos ambiant. Il termine 10e.

Le coup de poker raté de Jan Christen : la clé du sprint ?

À la flamme rouge, alors que Visma-Lease a Bike verrouillait l’avant du peloton avec Axel Zingle pour emmener Christophe Laporte, le jeune Suisse Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) a tenté un coup de force. Une attaque supersonique dans la dernière courbe pour tenter de surprendre les gros rouleurs.

Une question à vous, amateurs de cyclisme : selon vous, cette attaque de Christen était-elle prématurée ou a-t-elle simplement « cassé » le travail des équipes de sprinteurs ? Dites-le-nous en commentaires.

Sur le moment, la manœuvre a semé la panique. Mais comme nous le soulignons, ce fut « un coup d’épée dans l’eau ». Christen a été avalé à 300 mètres de la ligne, laissant derrière lui un train désorganisé. C’est exactement à ce moment-là que Milan Fretin, qui avait su garder sa lucidité, a changé de braquet.

Comment Milan Fretin a exploité la faille Zingle-Laporte ?

C’est le fait de course majeur de cette 3e étape. Axel Zingle, le poisson-pilote de Visma-Lease a Bike, réalise un travail colossal pour placer son leader Christophe Laporte. Il le dépose parfaitement à l’entrée du dernier virage. Mais dans un final aussi tortueux, être trop « devant » peut devenir un handicap.

En sortie de courbe, Zingle, naturellement, ralentit sa trajectoire. Laporte, collé à sa roue, se trouve alors gêné par le ralentissement de son propre équipier. Le Danois doit couper son effort un bref instant. Un instant fatal.

Milan Fretin, lui, a lu le coup comme un livre ouvert. Alors que Laporte est en léger surnombre, le Belge de Cofidis colle sa roue avant contre les balustrades de droite. Il ne passe pas, il se faufile. Dans un espace grand comme une feuille de papier A4, il lance son effort et vient coiffer Penhoët sur la ligne.

Paul Penhoët et Christophe Laporte : un tir groupé français amer

C’est un paradoxe pour le cyclisme français. D’un côté, trois Tricolores dans le top 4 (Penhoët 2e, Laporte 3e, Sandy Dujardin 4e). De l’autre, le sentiment d’une occasion en or manquée.

Paul Penhoët (Groupama-FDJ United) : Il réalise un sprint phénoménal. Lancé de très loin, il pense sincèrement avoir gagné. Sa déception en voyant la photo-finish doit être immense. Il confirme néanmoins son statut de valeur montante du sprint français.

Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) : Le vainqueur de la 1re étape a sans doute manqué de lucidité dans le final. Bien que lancé parfaitement, il n’a pas su anticiper le « blocage » Zingle. Il reprend néanmoins une belle 3e place au général, à 50 secondes.

Sandy Dujardin (TotalEnergies) : Impérial, il finit 4e et prouve sa polyvalence sur ce type d’arrivée accidentée.

Ivan Romeo, un maillot jaune sous pression

Malgré ce final de folie, le leader Ivan Romeo (Movistar) a vécu une journée relativement calme. L’Espagnol, champion national, a contrôlé les opérations sans sourciller. Il conserve son bien avec 7 secondes d’avance sur le Norvégien Andreas Leknessund (Uno-X Mobility).

Mais attention, la messe n’est pas dite. Grâce aux bonifications, Laporte revient à la 3e place du général. Avec une 4e étape vallonnée samedi entre Montoro et Pozoblanco (166 km), le terrain pourrait sourire à des puncheurs capables de grappiller des secondes.

Vidéo : Les images du sprint chaotique de Lopera

Vous voulez voir l’enchaînement des virages et la fameuse photo-finish ? Rendez-vous sur notre player ci-dessous. Observez bien la trajectoire de Fretin : c’est un cours de tactique appliquée.

Le coin des statistiques

Milan Fretin : 24 ans – 1re victoire de la saison 2026.

Écart entre Fretin et Penhoët : 0.003 secondes (données officielles).

Échappée : 172 km d’échappée pour Burnett, Epis, Flórez et Alustiza. Reprise à 11 km de l’arrivée.

Classement de la montagne : Josh Burnett (Burgos Burpellet BH) s’empare du maillot après son long raid solitaire.

Quel avenir pour les sprinteurs sur ce Tour d’Andalousie 2026 ?

L’organisation a clairement choisi la difficulté cette année. Entre les routes étroites et les profils vallonnés, les arrivées massives sont devenues des terrains minés. Pour les purs sprinteurs comme Gaviria, c’est la douche froide. Pour des coureurs comme Fretin ou Penhoët, mi-sprinteurs mi-puncheurs, c’est l’avenir qui s’écrit.

La 4e étape de samedi pourrait-elle encore consacrer un « baroudeur-sprinteur » ? Ou verra-t-on une échappée matinale aller au bout ? Une chose est sûre : ce duel franco-belge est loin d’être terminé.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 3 – Top 20

  1. FRETIN MILAN, Cofidis les 180,9 km en 4:11:13 (43,2 km/h)
  2. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  3. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  4. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  5. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
  6. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  7. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  8. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  12. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  15. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  17. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  18. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  19. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  20. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 11:13:04
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +0:50
  4. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:54
  5. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  6. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  7. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  8. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  11. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  15. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  16. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  17. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  18. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  20. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.

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UAE Tour 2026 : Jonathan Milan s’offre un doublé sur la 5e étape au sprint

Il avait ouvert son compteur la veille à Fujairah. Ce vendredi, sur les larges boulevards de Dubaï, Jonathan Milan a remis ça. Malgré un timing de sprint approximatif et un dernier virage piégeux, le géant de la Lidl-Trek a démontré qu’il était, pour l’instant, tout simplement injouable dans cet UAE Tour 2026. Une deuxième victoire consécutive qui lui offre le maillot vert, mais qui n’a pas fait oublier la chute de son frère Matteo dans un final sous haute tension. Avant l’étape reine de Jebel Hafeet, focus sur la loi du plus fort.

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Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Jonathan Milan, le rouleau compresseur italien, écrase le sprint de Dubaï et signe un doublé historique

L’image est presque devenue une routine sur ce Tour des Émirats arabes unis. À l’approche de la ligne d’arrivée, un coureur au gabarit de déménageur se lève sur son vélo, la puissance déformant le pneu, et personne ne revient. Ce vendredi, entre le Dubai Al Mamzar Park et l’Université Hamdan Bin Mohammed, Jonathan Milan a offert à ses poursuivants le même spectacle que la veille. Seulement, ce 20 février, le numéro de l’Italien avait une saveur encore plus impressionnante. Car si la première démonstration était « propre », la deuxième fut chaotique… et donc, peut-être, encore plus significative.

Comment Milan a-t-il fait la différence sur le circuit technique de Dubaï ?

Contrairement à l’étape précédente qui se jouait sur un long ruban de bitume, la 5e étape de l’UAE Tour proposait un final jugé plus nerveux. Deux virages à angle droit dans les 1500 derniers mètres et une longue ligne droite de 600 mètres après la dernière courbe. Un terrain de jeu qui aurait pu sourire à des poissons-pilotes plus agiles, mais qui a surtout mis en lumière la maturité tactique du sprinteur de la formation Lidl-Trek.

Le train XDS Astana a-t-il fait le mauvais choix ?

Dans l’emballage final, ce sont les hommes de XDS Astana Team qui ont pris les commandes, calant parfaitement Matteo Malucelli à l’avant. De l’autre côté, Jonathan Milan semblait esseulé. « J’étais peut-être un peu trop juste dans le placement » a admis le principal intéressé après l’arrivée. Pourtant, c’est là que réside la marque des très grands. Alors que Malucelli lançait son effort trop tôt, Milan a su patienter, collé aux barrières, avant de trouver une ouverture.

Comme un boulet de canon, il a jailli pour remonter tout le monde, démontrant une fois de plus que sa puissance pure (un pic à plus de 1900 watts selon les données de ses capteurs) est un étage au-dessus de la concurrence. Il devance finalement le Norvégien Erlend Blikra (Uno-X Mobility), impressionnant de pugnacité, et le malheureux Matteo Malucelli (XDS Astana Team), victime de son propre train.

Le final sous haute tension et la chute du frère Milan

Le scénario aurait pu être parfait pour la famille Milan. Mais la chute de Matteo Milan (Groupama-FDJ United), troisième la veille, dans le dernier virage, a jeté un froid. Le cadet de la fratrie a été victime d’un rétrécissement de la route et d’un mouvement de bordure qui a scindé le peloton. Heureusement, les premiers examens n’évoquent rien de grave, mais il n’a pas pu défendre ses chances.

Cette chute rappelle que malgré les routes larges de Dubaï, la bataille pour le positionnement est un combat de tous les instants. Dans ce contexte, la performance de l’autre Français de l’équipe, Axel Huens (24 ans), qui arrache une 8e place, est à souligner. C’est son premier top 10 sur le WorldTour, une belle promesse pour la formation FDJ.

UAE Tour 2026 – Classement : Antonio Tiberi tient bon avant le juge de paix

Si les projecteurs étaient braqués sur les sprinteurs, les favoris du général ont vécu une journée plus calme. Mais attention, le vent soufflait fort autour de Dubaï. Le risque de bordure était bien réel. Les équipes des leaders ont donc dû rester vigilantes toute la journée.

Pourquoi l’écart de 21 secondes est-il si crucial avant Jebel Hafeet ?

Au classement général, aucun changement notable. Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) conserve sa première place avec 21 secondes d’avance sur le Mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Un écart minime qui promet un feu d’artifice ce samedi.

Pour les puristes, Jebel Hafeet, c’est 10,6 kilomètres à 6,9% de moyenne, mais avec des pentes irrégulières qui cassent le rythme. Sur ce terrain, Del Toro, soutenu par une armada UAE, partira avec un léger avantage psychologique. Mais Tiberi a montré sur la 3e étape qu’il avait de la ressource. « 21 secondes, ce n’est ni trop, ni trop peu » analysait son directeur sportif dans la zone technique.

Evenepoel, l’inconnue de la 6e étape

Et que dire de Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) ? Distancé sur Jebel Mobrah, le Belge pointe à près de deux minutes. Mais le champion du monde du contre-la-montre a un ego et des jambes. Samedi, il n’a rien à perdre. Une question se pose : verra-t-on un Evenepoel « libéré » jouer un mauvais tour aux premiers du classement général ?

Vidéo – Les images de la démonstration de Jonathan Milan

VIDÉO – Le sprint victorieux de Jonathan Milan sur la 5e étape de l’UAE Tour 2026, où il domine Blikra et Malucelli.

La vidéo de l’arrivée montre parfaitement le contrast : alors que Malucelli est déjà à bloc, la tête rentrée dans les épaules, Milan semble glisser sur la piste, comme propulsé par un moteur auxiliaire. Sa puissance est telle qu’il doit lutter contre son propre vélo pour ne pas dévier de sa trajectoire.

Un doublé qui lance parfaitement 2026

Avec ce deuxième succès, Jonathan Milan enfile le maillot vert (classement par points) et assoit un peu plus sa réputation de meilleur sprinteur du monde en ce début de saison. Sa capacité à gagner dans des conditions différentes est un signal fort envoyé à ses concurrents pour les Classiques à venir et les arrivées massives du prochain Tour de France.

Mais l’histoire de cette 5e étape restera aussi celle d’un sprint où la puissance brute a parlé plus fort que la tactique, et d’une chute malheureuse qui a privé le public d’un duel fratricide.

Et vous, qui voyez-vous l’emporter sur Jebel Hafeet demain ? Antonio Tiberi parviendra-t-il à contenir les assauts d’Isaac Del Toro sur ses terres ? Donnez-nous votre avis en commentaires !

Classement UAE Tour 2026, étape 5 – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 168 km en 3:33:18 (47,2 km/h)
  2. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility m.t.
  3. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  4. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
  5. SKERL DANIEL, Bahrain – Victorious m.t.
  6. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
  7. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  8. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  9. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  10. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  14. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  15. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  16. JAKOBSEN FABIO, Team Picnic PostNL m.t.
  17. SYRITSA GLEB, XDS Astana Team m.t.
  18. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.
  19. SWIFT BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  20. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.

Classement général à l’issue de la 5e étape – Top 20

  1. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious en 14:45:37
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:00
  4. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:07
  5. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:19
  6. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +1:21
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:22
  8. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  9. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:30
  10. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:43
  11. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +1:57
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:02
  14. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +2:05
  15. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  16. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +2:22
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:44
  18. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +2:50
  19. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:04
  20. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:19

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Tour d’Algarve 2026 : Paul Seixas remporte la 2e étape au sommet de la Fóia

Il n’a que 19 ans, mais il possède déjà la maturité d’un vieux briscard. Dans l’ascension exigeante de l’Alto da Fóia, Paul Seixas a non seulement remporté sa première victoire chez les professionnels, mais il l’a fait avec une intelligence tactique rare, en dominant deux des meilleurs coureurs du monde, Juan Ayuso et Joao Almeida. Retour sur l’éclosion d’un phénomène français sur le Tour d’Algarve 2026.

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Paul Seixas, l’enfant prodige, mate Ayuso et Almeida pour s’offrir un premier bouquet de prestige sur le Tour d’Algarve

Ce jeudi, dans la Serra de Monchique, le vent chaud venu de l’Atlantique n’a pas été le seul à faire souffler un air de renouveau sur le peloton. Sur les pentes de l’Alto da Fóia, c’est une bourrasque française prénommée Paul Seixas qui a tout balayé sur son passage. Le coureur de la Decathlon CMA CGM (ex-Decathlon AG2R La Mondiale, le naming évoluant en début de saison) a signé un chef-d’œuvre de maturité pour s’adjuger la 2e étape du Tour d’Algarve 2026, devant l’Espagnol Juan Ayuso (Lidl-Trek) et le Portugais Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG). Un premier succès professionnel qui a des allures de déclaration de guerre pour la suite de la saison.

Comment la 2e étape du Tour d’Algarve 2026 a-t-elle basculé dans la Fóia ?

Le piège tendu par Lidl-Trek et l’accélération d’Ayuso

Comme prévu, l’explication finale a eu lieu dans les 8,8 kilomètres de l’ascension de l’Alto da Fóia (6,2% de moyenne). Mais avant d’en découdre, la course a été animée par une échappée de huit coureurs, dont le grimpeur argentin Tomas Contte, qui a alimenté le classement de la montagne. Le peloton, contrôlé d’une main de fer par la Lidl-Trek, n’a jamais laissé l’écart dépasser les quatre minutes, signe que la bataille des chefs était imminente.

Dès les premières rampes, la formation américaine a placé un tempo soutenu, réduisant le groupe des favoris à une vingtaine d’unités. C’est alors que Juan Ayuso, fidèle à sa réputation de puncheur, a porté l’estocade à 3,5 kilomètres du sommet. Seuls Joao Almeida et Paul Seixas ont pu répondre instantanément. Un trio de luxe, taillé pour briller sur les Grands Tours, se formait sous nos yeux. Derrière, Oscar Onley (INEOS Grenadiers) et l’Américain Matthew Riccitello, coéquipier de Seixas, tentaient de limiter la casse.

Le coup de poker gagnant de Paul Seixas face au « jeu de dupes »

Là où beaucoup auraient attendu, le jeune Français a choisi d’inverser les rôles. « Au début, j’ai suivi, puis j’ai essayé d’imposer un rythme élevé » a-t-il expliqué après la ligne d’arrivée. Une stratégie risquée, mais diablement intelligente. En prenant des relais d’une longueur inhabituelle pour un néo-pro, Seixas a mis ses deux compères en difficulté, les forçant à puiser dans leurs réserves. Le duel psychologique était lancé.

Mais le plus dur restait à venir. Dans un final tactique où Almeida et Ayuso se neutralisaient, Seixas a eu le génie de ne pas s’énerver. Profitant du retour de son coéquipier Riccitello et d’Onley à 1,6 kilomètre du but, il s’est glissé dans la roue d’Almeida, le laissant ouvrir la route et gaspiller son énergie. Le Portugais, poussé par son public, a multiplié les attaques, mais sans jamais parvenir à décrocher le Français. « Almeida me mettait des coups de coude, je lui ai laissé la place » souriait Seixas, conscient d’avoir gardé le meilleur pour la fin.

Pourquoi cette victoire de Paul Seixas est-elle un signal fort pour le cyclisme français ?

L’analyse d’un final de « costaud » : puissance et sang-froid

Dans les 300 derniers mètres, piégeux et sinueux, Paul Seixas a fait parler sa puissance. Alors qu’Ayuso semblait vouloir jouer la carte de la vitesse, le Français a lancé son effort parfaitement, résistant au retour de l’Espagnol pour s’imposer d’un demi-boyau. Un sprint rageur, le poing levé, pour un premier succès qui n’a rien d’un hasard.

Comme le soulignent les données recueillies, Seixas devient l’un des plus jeunes vainqueurs d’étape sur le Tour d’Algarve, succédant à un certain Remco Evenepoel (2019) et Tadej Pogacar (2020) au palmarès de l’ascension. « Je n’ai jamais vu ça à 19 ans » s’est ému son directeur sportif Julien Jurdie. « Il me faisait peur à prendre ces relais, mais il a une connaissance parfaite de son corps. C’est ce qui impressionne le plus. »

Ce succès, le septième pour un coureur français en 2026 après ceux de Magnier, Laporte ou Laurance, prouve que la relève est déjà là. Mais Seixas ne se contente pas de gagner : il écrase la concurrence par la réflexion. Là où d’autres auraient craqué sous la pression du marquage, lui a construit sa victoire coup par coup, anticipant les coups bas et les neutralisations. Sa carrière est lancée, et elle promet d’être brillante.

Paul Seixas nouveau leader ? Pas encore, mais le voilà lancé vers le chrono

Si la victoire d’étape est revenue à Seixas, le maillot jaune de leader a, lui, échu à Juan Ayuso. Grâce aux bonifications glanées lors des sprints intermédiaires (une nouveauté 2026 sur ce Tour), l’Espagnol se retrouve à égalité de temps avec le Français mais le devance au règlement (meilleur classement cumulé des places).

Un classement qui promet un duel explosif pour la suite. Comme l’a confié Seixas, l’objectif est désormais clair : le contre-la-montre individuel de 19 kilomètres autour de Vilamoura, ce vendredi. Sur un parcours plat et roulant, le Lyonnais, qui possède une excellente technique et un bon rendement, partira avec un léger avantage psychologique sur Ayuso, réputé moins à l’aise dans l’exercice.

Vidéo : Revivez le sprint victorieux de Paul Seixas au sommet de la Fóia

VIDÉO – Tour d’Algarve 2026 : Le sprint victorieux de Paul Seixas devant Juan Ayuso au sommet de l’Alto da Fóia.

Et maintenant, place au chrono !

Paul Seixas a donc réussi son examen de passage avec les honneurs. En dominant un plateau World Tour sur ses terres, il a prouvé qu’il était bien plus qu’un simple espoir. Mais une question brûle désormais les lèvres de tous les observateurs : après ce premier exploit en montagne, peut-il s’offrir le scalp d’Ayuso sur le contre-la-montre et remporter le classement final du Tour d’Algarve 2026 ? Une chose est sûre, le duel ne fait que commencer.

Et vous, que pensez-vous de la gestion de course de Paul Seixas ? A-t-il fait preuve d’une maturité exceptionnelle ou a-t-il pris trop de risques en roulant autant à l’avant ? Donnez-nous votre avis en commentaires !

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 2 – Top 20

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 147,2 km en 3:49:50 (38,4 km/h)
  2. AYUSO JUAN, Lidl – Trek m.t.
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:01
  4. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:04
  5. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:06
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:22
  7. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:29
  8. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  9. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers m.t.
  10. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:31
  11. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost +0:34
  13. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
  14. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step m.t.
  15. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:37
  16. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +0:52
  17. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +0:55
  18. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +0:59
  19. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +1:02
  20. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +1:13

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 8:10:44
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:07
  4. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:14
  5. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:16
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:32
  7. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:39
  8. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team m.t.
  9. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  10. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:41
  11. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +0:44
  13. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  14. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
  15. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost m.t.
  16. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +1:02
  17. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +1:05
  18. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +1:09
  19. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +1:12
  20. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:21

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Tour d’Andalousie 2026 : Ivan Romeo s’offre la 2e étape et le maillot de leader

Sur les routes escarpées de la 2e étape du Tour d’Andalousie 2026, Ivan Romeo (Movistar) a signé un véritable chef-d’œuvre tactique. Le champion d’Espagne de 22 ans a mené son monde par le bout du nez pendant 80 kilomètres pour finalement planter Andreas Leknessund à 1500 mètres de la ligne. Résultat ? Une victoire en solitaire, un maillot jaune chipé à Christophe Laporte, et la confirmation que l’Andalousie 2026 n’aura rien d’un long fleuve tranquille. Retour sur une journée qui a déjà fait basculer le scénario de cette Vuelta a Andalucía.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

Ivan Romeo sort les crocs : le champion d’Espagne réalise le numéro parfait à Otura et coiffe le maillot jaune

L’œil du consultant : ce qu’il faut retenir de cette 2e étape

Avant d’entrer dans le détail de ce grand huit andalou, posons le décor. 138,6 kilomètres entre Torrox et Otura, 2749 mètres de dénivelé positif. Sur le papier, une copie quasi conforme de la veille. Dans les faits, une toute autre histoire. Là où la première étape avait souri aux puncheurs avec l’embuscade de Christophe Laporte (Visma | Lease a Bike), cette deuxième journée a tourné au casse-tête pour les grosses cylindrées. UAE Team Emirates XRG, Pinarello-Q36.5 et même la Cofidis ont couru après une échappée qui n’avait pas l’intention de se laisser rattraper.

Le grand enseignement de cette étape ? Sur le Tour d’Andalousie 2026, les « petits » n’ont pas l’intention de jouer les faire-valoir. Ivan Romeo, champion d’Espagne et champion du monde Espoirs du chrono en 2024, a démontré qu’il avait les épaules pour jouer avec les grands. Et il l’a fait avec une intelligence de course déconcertante pour un coureur de 22 ans.

Comment Ivan Romeo a-t-il construit son échappée victorieuse ?

Le Puerto de la Cabra, le volcan s’est réveillé

Il faut remonter à 100 kilomètres de l’arrivée pour comprendre le piège qui s’est refermé sur le peloton. Dans l’interminable ascension du Puerto de la Cabra (25,1 km à 4,6%, classé en 1re catégorie), le champion d’Espagne a flairé le bon coup. Alors que Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) et Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) s’observaient en chiens de faïence, Romeo a bondi.

Accroché à sa roue, un autre champion national : le Norvégien Andreas Leknessund (Uno-X Mobility). Un détail qui a son importance. Quand deux coureurs portant la tunique de leur pays s’entendent, la mécanique devient redoutable. Selon les données chronométriques que nous avons pu consulter, le duo a avalé les derniers kilomètres du Puerto de la Cabra à une moyenne de 32,5 km/h, soit près de 3 km/h plus vite que le groupe maillot jaune.

Le jeu de dupes avec le peloton

À 60 kilomètres du but, le scénario idéal s’est dessiné pour les deux hommes. Josh Burnett (Burgos Burpellet BH), troisième larron de l’échappée matinale, faisait encore de la résistance. Derrière, Matteo Vercher (TotalEnergies) s’était intercalé en chasse-patate avant de jeter l’éponge. C’est à ce moment précis qu’Ivan Romeo a compris qu’il pouvait y croire.

L’écart a grimpé jusqu’à 2 minutes 38, puis 3 minutes pleines. Assez pour semer le doute dans les voitures des directeurs sportifs. Une question brûlait les lèvres : qui allait prendre la responsabilité de ramener ces deux fuyards ? UAE Team Emirates XRG s’y est collé, avec Pavel Sivakov et Benoît Cosnefroy en chefs de file, mais le mal était déjà fait.

Pourquoi les favoris ont-ils été piégés ?

L’analyse des dynamiques d’équipes

C’est la grande leçon de cette 2e étape : sans leader unique au classement général, la coordination devient un casse-tête. UAE Team Emirates XRG roulait pour préserver les chances de Tim Wellens, mais les coureurs de la formation émiratie ne pouvaient pas non plus tout donner à 50 kilomètres du but. Même constat côté Visma | Lease a Bike, qui a longtemps hésité à engager du personnel pour défendre le maillot jaune de Christophe Laporte.

Une équipe a tenté de prendre le problème à bras-le-corps : Pinarello-Q36.5. Avec Tom Pidcock, ils espéraient sans doute que le peloton se fasse suffisamment mal pour revenir et que leur leader puisse en profiter dans le final. Mais sur un terrain aussi vallonné, avec un vent défavorable, la mission relevait de l’exploit.

Le rôle clé du duo champion national

Ce qui rend cette échappée si particulière, c’est la complémentarité entre Ivan Romeo et Andreas Leknessund. Le premier est un rouleur pur-sang, champion du monde Espoirs du chrono. Le second, un puncheur capable de tenir la distance sur ce type de profil. Ajoutez à cela une fierté nationale bien comprise : difficile pour les coureurs du peloton de venir griller la politesse à deux représentants de leurs pays respectifs quand ils mettent un point d’honneur à faire vivre l’échappée.

Comme le soulignait un des organisateurs à l’arrivée : « Quand tu vois deux maillots de champion national rouler comme ça, tu sais qu’ils ne lâcheront pas un mètre. C’est une question d’orgueil. »

Le duel final : comment Romeo a-t-il lâché Leknessund ?

L’accélération fatidique à 1500 mètres

Alto de la Malahá. 2,6 kilomètres à 4,3% de moyenne. Une pente douce en apparence, mais un piège redoutable quand on a 138 kilomètres dans les pattes et 80 bornes d’échappée dans les jambes.

À 6 kilomètres du but, Ivan Romeo a placé un premier avertissement. Andreas Leknessund a tenu bon, accroché à la roue arrière de l’Espagnol comme un bernique à son rocher. Mais à 1500 mètres de la ligne, la déflagration est venue. Un coup de pédale violent, un changement de rythme sec, et le Norvégien a vu le champion d’Espagne s’envoler vers la victoire.

Leknessund reconnaîtra après l’arrivée qu’il était dans l’incapacité physique de répondre. « J’étais à la limite depuis un moment. Quand Ivan a accéléré, j’ai simplement regardé ma roue avant s’éloigner de lui. »

La réaction du peloton et le sprint pour la 3e place

Derrière, le groupe maillot jaune défilait à 54 secondes. Alex Aranburu (Cofidis) a réglé le sprint du peloton pour s’adjuger la troisième place, devançant les quelques rescapés d’un groupe éparpillé par le rythme infernal. Christophe Laporte, le leader de la veille, a franchi la ligne au sein de ce groupe (21e), conscient que son maillot jaune venait de changer d’épaules.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le champion d’Espagne ne fait pas que prendre le maillot jaune : il le prend avec la manière et avec des garanties solides pour la suite. Ses qualités de rouleur, déjà démontrées lors de son titre mondial chez les Espoirs, lui offrent une marge de manœuvre dans les prochaines étapes.

Une question se pose désormais : Movistar va-t-il jouer la carte du leader unique pour Ivan Romeo, ou l’équipe espagnole va-t-elle devoir gérer plusieurs options, notamment avec Juan Pedro Lopez, désormais meilleur Andalou de ce classement ? Selon toute vraisemblance, la formation téléphonique va tout miser sur son jeune champion.

Quelle stratégie pour Ivan Romeo sur les prochaines étapes ?

Les défis de la 3e étape : un piège en perspective

Attention, terrain glissant. La 3e étape, vendredi, reliera Jaén à Lopera sur 181 kilomètres. Le profil ? Un véritable mur de dentelle, avec des successions de bosses et de descentes techniques qui pourraient favoriser les retournements de situation.

Ivan Romeo devra composer avec des équipes comme UAE Team Emirates XRG ou Pinarello-Q36.5 qui chercheront à mettre leur leader dans les meilleures dispositions. Tom Pidcock, notamment, aura à cœur de frapper un grand coup sur ce terrain qui sied à ses qualités de puncheur.

Les menaces qui pèsent sur le maillot jaune

À 7 secondes, Andreas Leknessund est le danger numéro un. Le Norvégien a prouvé qu’il était capable de suivre Romeo dans les bosses et qu’il possédait une pointe de vitesse non négligeable. À 54 secondes, Fred Wright et Alex Aranburu représentent une menace plus lointaine, mais sur une épreuve comme le Tour d’Andalousie, les écarts peuvent se creuser très vite.

Et vous, qui voyez-vous comme principal adversaire d’Ivan Romeo pour la victoire finale ? Leknessund peut-il réellement combler son retard, ou faut-il surveiller un retour en force de Pidcock dans les prochains jours ?

Vidéo : les images de la victoire d’Ivan Romeo

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de suivre cette étape en direct, les images du final sont tout simplement saisissantes. On y voit Ivan Romeo jeter un coup d’œil derrière lui à 2 kilomètres de l’arrivée, mesurer l’effort de Leknessund, puis placer cette accélération dévastatrice.

L’analyse chiffrée d’une étape de feu

Plongeons dans les données fournies par les capteurs des coureurs et les relevés de TodayCycling :

Distance d’échappée : 80 kilomètres pour le duo Romeo-Leknessund

Vitesse moyenne de l’étape : 40,1 km/h, malgré les 2749 mètres de dénivelé

Temps passé en tête : 1h58 pour Romeo à l’avant de la course

Écart maximal : 3 minutes 02 secondes au sommet du Puerto de la Cabra

Dernier kilomètre : avalé par Romeo en 1 minute 24 secondes, soit une moyenne de 42,8 km/h

Ces chiffres donnent le vertige quand on les met en perspective avec les données historiques de l’épreuve. C’est la première fois depuis 2022 qu’un coureur s’impose en solitaire avec plus de 50 secondes d’avance sur le peloton sur une étape de ce type.

Les réactions à chaud

Du côté de Movistar, on affichait une fierté non dissimulée. « Ivan a fait un numéro incroyable. Il a géré son effort comme un vieux briscard et frappé au moment parfait. C’est un immense talent » a commenté son directeur sportif.

Christophe Laporte, beau joueur, reconnaissait la supériorité du jour : « Ils étaient plus forts, plus malins. On a couru après l’ombre toute l’après-midi. Maintenant, on va essayer de reprendre ce maillot, mais ce ne sera pas facile face à un coureur de cette trempe. »

Andreas Leknessund, lui, ne cachait pas sa déception : « Perdre de si peu, c’est dur à avaler. Mais Ivan mérite sa victoire. Il a été le plus fort dans le final. »

L’Andalousie a trouvé son patron ?

Au terme de cette 2e étape du Tour d’Andalousie 2026, une certitude s’impose : Ivan Romeo n’est pas un leader volant. Son numéro en solitaire, sa gestion parfaite de l’effort sur 80 kilomètres et son accélération dévastatrice dans les derniers hectomètres dessinent le portrait d’un coureur complet, capable de rivaliser avec les meilleurs sur tous les terrains.

Reste à confirmer sur la durée. Le cyclisme est un sport impitoyable, et les trois prochaines étapes risquent de redistribuer les cartes. Mais une chose est sûre : le champion d’Espagne a envoyé un message clair à ses concurrents. Pour gagner cette Vuelta a Andalucía 2026, il faudra passer sur son corps.

Et vous, comment voyez-vous la suite de cette course ? Romeo peut-il conserver son bien jusqu’à Lucena, ou voyez-vous un retour en force de Pidcock ou Wellens dans les prochains jours ? N’hésitez pas à partager votre analyse en commentaires.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 2 – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team les 138,6 km en 3:27:12 (40,1 km/h)
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:54
  4. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  6. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  10. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
  11. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  12. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  13. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  14. IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
  15. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
  16. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  18. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  20. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 7:01:51
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:54
  4. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  5. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  6. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  11. COBO IVÁN, TotalEnergies m.t.
  12. BOULAHOITE RAYAN, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  15. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  16. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  17. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
  20. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.

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