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Tour d’Algarve 2026 : Juan Ayuso sacré, Paul Seixas 2e

Il aura tout tenté. À 19 ans, le prodige français Paul Seixas espérait créer l’exploit sur les pentes de l’Alto do Malhão pour renverser Juan Ayuso. Mais dans le jeu des bonifications et l’âpre combat de la dernière étape, l’Espagnol de Lidl-Trek a fait parler sa puissance et son métier pour signer un doublé victoire d’étape – classement général. Retour sur une explication au sommet qui a tenu toutes ses promesses, où la nouvelle génération du cyclisme mondial s’est livrée un duel sans merci.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

Paul Seixas impuissant face au rouleau compresseur Ayuso sur ce Tour d’Algarve 2026

Il y a des victoires qui se jouent sur un coup de pédale, et d’autres qui se construisent minute après minute, kilomètre après kilomètre. Ce dimanche 22 février 2026, pour sa course de rentrée sur les routes escarpées de l’Algarve, Juan Ayuso a offert une démonstration de cette vérité implacable. Pour sa première course sous les couleurs de Lidl-Trek, l’Espagnol de 23 ans a conclu sa semaine portugaise en beauté en remportant la 5e et dernière étape au sommet de l’Alto do Malhão, scellant ainsi son succès au classement général.

Face à lui, un adolescent français de 19 ans, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), a porté les espoirs d’une nation tout entière. Avec seulement sept secondes de retard au départ, le « crack lyonnais » rêvait d’un exploit retentissant. Il s’est heurté à un mur. Non pas celui de ses propres limites, mais celui d’un coureur déjà rompu aux joutes du WorldTour, qui a géré son avance avec une maturité déconcertante. Plongeons ensemble dans les coulisses de cette explication qui a tenu en haleine les passionnés de cyclisme.

Comment Juan Ayuso a-t-il construit sa victoire finale au Portugal ?

Juan Ayuso n’a pas gagné ce Tour d’Algarve par hasard. Il l’a construit, brique par brique, comme un horloger suisse ajuste son mécanisme. Dès le premier jour, il a chipé des secondes de bonification. Sur le contre-la-montre de la 3e étape, il a limité les dégâts face aux spécialistes. Mais c’est bien sur cette dernière étape que l’Espagnol a posé sa patte.

L’importance des « petites secondes » : leçons de bonifications

On a souvent tendance à sous-estimer les sprints intermédiaires. Pas Juan Ayuso, ni son équipe Lidl-Trek. Alors que l’étape venait tout juste de débuter, à Faro, l’Espagnol s’est glissé dans l’échauffourée pour aller glaner une précieuse seconde de bonification. Un geste anodin en apparence, mais qui a porté son avance à 8 secondes sur Paul Seixas avant même l’ascension finale. Dans un duel où l’écart final est de 14 secondes, ce genre de détail fait la différence entre un vainqueur et un héros magnifique.

Pourquoi Paul Seixas n’a-t-il pas pu renverser Ayuso dans l’Alto do Malhão ?

C’est la question que tout le monde se pose. L’image est saisissante : dans les derniers mètres, alors qu’Oscar Onley (INEOS Grenadiers) lance son sprint, Paul Seixas est coincé, incapable de changer de rythme. Il termine 3e de l’étape, mais perd définitivement le général.

Selon les données, l’ascension finale de l’Alto do Malhão (2,6 km à 9%) était taillée pour un punch plutôt que pour une démonstration de force sur la durée. Le terrible attentisme du groupe des favoris après les attaques de João Almeida (UAE Team Emirates XRG) a paradoxalement joué en faveur d’Ayuso.

Le scénario explosif de la 5e étape : entre audace et calcul

Si le duel Ayuso-Seixas a captivé, la course elle-même a été un feu d’artifice, digne des plus belles classiques. Le final de 148,5 kilomètres a été une véritable course d’élimination.

L’attaque de loin de João Almeida : une stratégie payante ?

À 43 kilomètres du but, le Portugais João Almeida, poussé par son public, a décidé de dynamiter la course. Son accélération dans le premier passage du Malhão a réduit le peloton à une peau de chagrin. Si l’objectif n’était pas de gagner l’étape, cette offensive a permis à Almeida de décrocher ses concurrents directs pour la 3e place du général. Une stratégie intelligente qui lui offre le podium final, à 59 secondes d’Ayuso.

Kévin Vauquelin et Florian Lipowitz : le bon coup à deux

Dans la foulée de cette accélération, un groupe de contre s’est formé, emmené par deux des coureurs les plus en vue de la semaine : Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) et Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe). Les deux hommes ont rapidement pris le large, créant un écart d’une trentaine de secondes.

Lipowitz a même pu compter sur le renfort de son coéquipier Jan Tratnik, rescapé de l’échappée matinale. Pendant de longs kilomètres, la situation a été ambiguë. Le duo de tête menaçait-il la place d’Ayuso ? C’était sans compter sur la réaction du peloton. Et là, surprise : ce sont les équipiers de Decathlon, conscients du danger, qui ont dû mettre la main au porte-bagages pour aider Lidl-Trek à rentrer sur les fuyards. Une image forte qui montre que Seixas n’avait pas que des amis dans le final.

Julian Alaphilippe, l’éclaircie matinale

Il ne faut pas oublier le show de Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling Team). Le double champion du monde a animé la majeure partie de l’étape, seul en tête après la chute de son compagnon d’échappée Max Schachmann (Soudal Quick-Step). Repris à seulement 16 kilomètres de l’arrivée, « Alaf » a une nouvelle fois montré que son cœur battait toujours aussi fort, même s’il lui manque aujourd’hui ce brin de réussite ou de condition pour conclure.

Qui sont les vrais gagnants de la semaine ?

Au-delà du duel pour la gagne, ce Tour d’Algarve 2026 a agi comme un formidable révélateur de talents pour la saison à venir.

Juan Ayuso (Lidl-Trek) : Le grand patron. Une première course et une première victoire avec sa nouvelle équipe. Il prouve qu’il est déjà prêt pour Paris-Nice (8-15 mars).

Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : La révélation. À 19 ans, une victoire d’étape et une 2e place au général. Son premier succès pro est déjà là. Il courra samedi prochain sur l’Ardèche Classic.

Oscar Onley (INEOS Grenadiers) : Le sprinteur puncheur. Deuxième de l’étape et 4e du général, il confirme sa polyvalence.

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Le guerrier. Souvent à l’offensive, il termine 5e au général. Une valeur sûre.

João Almeida (UAE Team Emirates XRG) : Le héros local. Un podium à domicile après avoir animé la course.

Alors, selon vous, Paul Seixas aurait-il dû tenter sa chance plus tôt, dès le premier passage du Malhão, pour espérer lâcher Ayuso ? La question mérite d’être posée tant l’ascension finale a semblé trop courte pour faire la différence.

Un duel générationnel qui promet pour l’avenir

Ce Tour d’Algarve 2026 restera comme le théâtre d’un premier acte grandiose entre deux talents générationnels. Juan Ayuso, fort de son expérience et de sa science de la course, a remporté la bataille. Mais Paul Seixas, par son audace et sa constance, a gagné ses galons de leader et une place dans le cœur du public français.

Si vous avez manqué l’emballage final, nous vous invitons à revoir la vidéo des derniers hectomètres. On y voit un Ayuso souverain déborder Onley, tandis que Seixas, les traits tirés par l’effort, mesure le chemin qui lui reste à parcourir. Un chemin qu’il semble, déjà, prêt à gravir à une vitesse supersonique. La saison 2026 ne fait que commencer, et elle promet des étincelles.

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 5 – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek les 148,4 km en 3:20:02 (44,5 km/h)
  2. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:06
  3. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:04
  4. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:04
  5. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:06
  6. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:14
  7. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +0:30
  8. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:34
  10. VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step +0:43
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:48
  12. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  13. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  14. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  15. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL m.t.
  16. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +0:58
  17. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost +1:06
  18. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla m.t.
  19. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
  20. NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn +1:09

Classement général final du Tour d’Algarve 2026 – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 15:51:12
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:14
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:59
  4. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +1:22
  5. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +1:40
  6. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:53
  7. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:15
  9. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +2:18
  10. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +2:35
  11. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
  12. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +3:33
  13. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +3:42
  14. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:52
  15. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +4:27
  16. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +4:32
  17. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +4:37
  18. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost +4:59
  19. NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn +5:09
  20. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +5:27

Lire aussi : Le classement général final complet

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Tour des Alpes Maritimes 2026 : Paul Lapeira coiffe Martinez et Scaroni

Ils étaient deux, Lenny Martinez et Marco Brenner, à se partager la lumière dans le dernier kilomètre. Ils ont oublié de regarder derrière. D’un démarrage supersonique dans la rampe finale de Biot, Paul Lapeira a fait éclater la course pour s’adjuger ce dimanche le Tour des Alpes Maritimes 2026. Dans un format inédit de course d’un jour, le champion de France 2024 a puni les observateurs et signé sa première victoire de la saison. Retour sur un final à suspense et sur la prestation du nouveau puncheur français.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le coup de force de Lapeira : comment le Breton a volé la vedette à Martinez sur le Tour des Alpes Maritimes

L’image restera celle d’un coureur en apnée, les bras levés sur la ligne, après avoir avalé ses rivaux l’un après l’autre. Sur la 58e édition du Tour des Alpes Maritimes, Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) a offert un spectacle de costaud. Dans les lacets de Biot, théâtre d’une arrivée au sommet exigeante d’1,4 km, le Breton a construit sa légende locale en rattrapant puis déposant les deux échappés, Lenny Martinez (Bahrain Victorious) et Marco Brenner (Tudor Pro Cycling). Une démonstration de punch et d’opportunisme qui replace d’emblée l’ancien champion de France dans la lumière des classiques printanières.

Pourquoi ce Tour des Alpes Maritimes 2026 était-il si particulier ?

Exit le format par étapes. Pour sa 58e édition, l’épreuve a opéré une véritable mue en devenant une course d’un jour exigeante, une sorte de « classique azuréenne ». Le parcours de 154 kilomètres entre Villefranche-sur-Mer et Biot avait des allures de parcours de Coupe du monde avec un enchaînement redoutable : Col d’Èze, Col de Châteauneuf, Col de Carros, et la redoutable Côte de Gourdon.

Ce nouveau format a immédiatement séduit les puncheurs, transformant la course en un véritable combat d’endurance. Comme l’ont montré les données de vitesse moyenne (près de 44 km/h lors de la première heure), la course a été nerveuse, conditionnant le final explosif que l’on a connu.

Comment Paul Lapeira a-t-il construit sa victoire ?

L’onde de choc Martinez : une attaque de champion

Tout s’est joué dans la Côte de Gourdon (11,8 km à 4,6%). Lenny Martinez, pour sa première sortie de la saison, a lancé les hostilités avec une autorité déconcertante. Accompagné de Marco Brenner, Aurélien Paret-Peintre et Ewen Costiou, le Cannois a scindé le peloton en deux. Rapidement, le duo Martinez-Brenner s’est isolé en tête, creusant un écart maximum de 30 secondes.

Le round d’observation fatal pour Martinez et Brenner

À 5 kilomètres du but, les deux hommes comptaient encore 20 secondes d’avance sur un groupe de poursuivants de 13 unités où l’on retrouvait les puncheurs comme Christian Scaroni (XDS Astana) et… Paul Lapeira. C’est là que la tactique a pris le pas sur la force brute. Derrière, les Decathlon CMA CGM ont roulé pour maintenir la pression sans tuer l’écart. Devant, l’entente s’est brisée sur l’autel de la méfiance.

L’analyse tactique : En refusant de relayer à tour de rôle dans les cinq derniers kilomètres, Martinez et Brenner ont offert une bouée de sauvetage à leurs poursuivants. Un classique du genre, mais qui parait si surprenant venant de coureurs de ce calibre.

Le missile Lapeira : « J’avais des super jambes »

À 600 mètres de la ligne, alors que Martinez et Brenner se jaugeaient du regard, une fusée bleue a jailli de l’arrière. Paul Lapeira a placé un démarrage surpuissant. Il a repris les deux fuyards comme des Portiques et n’a plus été revu.

« C’est une victoire de costaud », s’accordent à dire les observateurs sur le bord de la route. Le chronomètre est impitoyable : Lapeira coupe la ligne avec deux secondes d’avance sur Christian Scaroni, qui règle le groupe des battus pour la deuxième place, et Simon Carr (Cofidis) qui complète le podium. Brenner et Martinez terminent respectivement 4e et 5e, à deux secondes, avec le sentiment amer du devoir inachevé.

Et maintenant, quelles perspectives pour les protagonistes ?

Cette course agit comme un véritable marqueur de forme avant les grandes classiques. Pour Paul Lapeira, après sa deuxième place à l’Étoile de Bessèges, c’est la confirmation qu’il peut viser très haut sur les Ardennaises. Son punch sur ce type de difficulté courte et explosive est un atout majeur.

Du côté de Lenny Martinez, la cinquième place est un moindre mal après 44 kilomètres d’échappée. « Il a allumé la première mèche« , signe qu’il aura son mot à dire sur Liège-Bastogne-Liège s’il garde cette capacité à attaquer de loin.

La question que tout le monde se pose : Lenny Martinez aurait-il gagné s’il avait collaboré avec Brenner jusqu’au bout, ou l’arrivée était-elle trop dure pour lui face à des purs puncheurs comme Lapeira ? Donnez votre avis en commentaires.

VIDÉO – Le dernier kilomètre canon de Paul Lapeira

VIDÉO : Tour des Alpes Maritimes 2026 – L’attaque victorieuse de Paul Lapeira dans le final à Biot

Pour ceux qui n’auraient pas vu l’exploit en direct, les images sont incontournables. On y voit parfaitement le moment où Lapeira, parti de loin, négocie les derniers virages avec une fluidité déconcertante avant de lancer son effort, alors que Martinez, tétanisé, se dresse sur les pédales sans pouvoir répondre. Un régal pour les amateurs de cyclisme.

Le mot de la fin : un crève-cœur pour Martinez, un déclic pour Lapeira

Le Tour des Alpes Maritimes 2026 restera comme l’édition de la confirmation pour Paul Lapeira. Dans le même temps, il rappelle une dure loi du sport : les regardeurs ne sont pas les gagneurs. Si la chute de Warren Barguil (Team Picnic-PostNL), blessé à la clavicule, a assombri la journée, la relève française, elle, a brillé. Avec un Lapeira opportuniste et un Martinez offensif, le cyclisme hexagonal tient deux leaders aux profils complémentaires pour les courses vallonnées. Rendez-vous est pris pour les Classiques.

Classement complet du Tour des Alpes Maritimes 2026

  1. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 154 km en 3:38:08 (42,3 km/h)
  2. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:02
  3. CARR SIMON, Cofidis m.t.
  4. BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  5. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:08
  6. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +0:09
  7. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  8. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  9. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  10. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  11. VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +0:14
  12. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +0:21
  13. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  14. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +0:58
  15. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +1:06
  16. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +2:35
  17. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix +2:37
  18. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  19. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  20. ISIDORE NOA, Bahrain – Victorious m.t.
  21. MIQUEL PAU, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  22. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  23. DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
  24. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
  25. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
  26. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  27. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  28. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
  29. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  30. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +2:44
  31. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:48
  32. PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL m.t.
  33. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +2:50
  34. VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious m.t.
  35. CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix +2:52
  36. JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
  37. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +2:56
  38. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +3:02
  39. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +3:06
  40. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  41. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek m.t.
  42. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +3:30
  43. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +4:23
  44. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché m.t.
  45. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  46. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United m.t.
  47. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +9:18
  48. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +9:24
  49. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  50. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  51. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  52. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  53. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  54. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  55. LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies m.t.
  56. HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  57. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
  58. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  59. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  60. TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  61. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
  62. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  63. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  64. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  65. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
  66. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  67. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  68. HUCK LÉANDRE, Van Rysel Roubaix m.t.
  69. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious +9:41
  70. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious +10:26
  71. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur +12:33
  72. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  73. BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta +15:09
  74. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  75. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  76. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  77. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur +15:11
  78. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  79. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  80. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix m.t.
  81. TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché m.t.
  82. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +17:54
  83. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
  84. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  85. GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  86. VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek m.t.
  87. SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets +19:19
  88. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek +22:46
  89. FRYDKJÆR PATRICK BOJE, Lidl – Trek m.t.
  90. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix +23:27
  91. DEBEAUMARCHÉ NICOLAS, Cofidis m.t.
  92. JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  93. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  94. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  95. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  96. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  97. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  98. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  99. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy +29:00
  100. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious m.t.
  101. HAMON SIMILIEN, CIC Pro Cycling Academy m.t.

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Tour d’Andalousie 2026 : Pidcock s’offre l’étape, Romeo sacré au général

Sur les pentes de l’Alto de la Primera Cruz, Tom Pidcock a cru pouvoir renverser le Tour d’Andalousie 2026 d’un coup de pédale surpuissant. Si le Britannique a signé un numéro solitaire pour s’adjuger la 5e étape, il s’est heurté à un mur nommé Ivan Romeo. Le jeune champion d’Espagne (Movistar), solide comme un roc, a conservé son bien pour décrocher le premier général de sa carrière. Plongée au cœur d’une finale andalouse à couper le souffle.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

Tom Pidcock, le coup de force pour rien ? Récit d’une étape folle où Iván Romeo a tenu tête aux ogres

L’exploit de Pidcock relégué au rang de « lot de consolation » ?

C’était un scénario de fin de course idéal pour les amateurs de cyclisme offensif. Ce dimanche 22 février, sur les routes escarpées entre La Roda de Andalucía et Lucena, le peloton du Tour d’Andalousie 2026 s’est livré à un dernier acte d’une intensité rare. Avec 2 280 mètres de dénivelé au programme et le piège de l’Alto de la Primera Cruz à négocier par deux fois, la bataille pour le maillot jaune promettait d’être acharnée. Mais au terme des 167,8 kilomètres d’une étape nerveuse, c’est un scénario en deux temps qui s’est écrit : le numéro de Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) pour la gagne d’étape, et la démonstration de maturité d’Ivan Romeo (Movistar) pour la victoire finale. Retour sur une journée qui a tenu toutes ses promesses.

Comment s’est construite l’échappée matinale ?

Avant que les « costauds » n’en décousent, il fallait écrire le premier acte. Comme souvent sur la Ruta del Sol, la course s’emballe dès le kilomètre zéro.

Un trio solide mais sous contrôle

Le premier à sortir du bois fut Romet Pajur (Red Bull-BORA-Hansgrohe), rapidement rejoint par Julius Johansen (UAE Team Emirates-XRG). Ce dernier, plus déterminé, a poursuivi seul avant d’être rattrapé par un duo plus consistant : Markus Hoelgaard (Uno-X Mobility) et Milan Vader (Pinarello-Q36.5) . Ce trio a rapidement trouvé un équilibre, creusant une avance qui culminera à 2 minutes et 30 secondes. Derrière, la Movistar d’Ivan Romeo, leader depuis sa victoire lors de la 2e étape à Otura, contrôlait sans affolement, laissant les équipes de sprinteurs, ou ce qu’il en restait, s’épuiser à la poursuite. Johansen, particulièrement actif, glanera les points des sprints intermédiaires, mais l’écart fondra inévitablement à l’approche du final explosif, pour finalement s’éteindre à 27 kilomètres du but, dans les pentes de la première ascension.

Pourquoi l’étape a-t-elle basculé dans les 30 derniers kilomètres ?

C’est là que le vrai Tour d’Andalousie a commencé. La première ascension de l’Alto de la Primera Cruz a servi de détonateur.

Chute, attaques et bonifications : le chaos s’installe

Au sommet, Alex Aranburu (Cofidis) a montré les dents en grappillant 3 secondes de bonification, un signal fort. Mais le fait marquant, et malheureux, est survenu dans la descente. Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) , vainqueur de la 1re étape et leader du classement par points, a lourdement chuté sur un rond-point. Le champion français, contraint à l’abandon, laissait ses coéquipiers orphelins. Dès lors, ce fut un feu d’artifice d’attaques. Tim Wellens (UAE) et Andreas Leknessund (Uno-X), deuxième du général, ont tenté leur chance, obligeant Movistar à réagir immédiatement. Puis ce fut au tour de Victor Campenaerts (Visma-Lease a Bike) et Søren Wærenskjold (Uno-X) de s’envoler, avant que le Belge ne se retrouve seul à l’avant dans la montée vers la dernière difficulté. Une échappée belle mais brève, car il fut repris à 8 kilomètres du but.

L’attaque de Tom Pidcock à Lucena : simple numéro ou message envoyé au général ?

C’est le moment que tout le monde attendait. L’ultime ascension de l’Alto de la Primera Cruz (2,8 km à 5,9%) allait départager les prétendants.

Le « Pidcock punch » fait des dégâts

Alors que l’équipe Pinarello-Q36.5 prenait les rênes pour son leader, Tom Pidcock a porté l’estocade à environ 5 kilomètres de la ligne. Une accélération supersonique, ce « changement de rythme » dont lui seul a le secret. Bastien Tronchon (Groupama-FDJ United), qui avait tenté de prendre sa roue, a dû rapidement jeter l’éponge.

« Hier, je commençais à m’énerver, on s’entraîne si dur et on rate des opportunités. Aujourd’hui, nous avons saisi l’opportunité. L’équipe a bien travaillé et j’ai conclu. » Ces mots de Pidcock après la ligne traduisent autant le soulagement que la frustration d’un champion qui, après une attaque aussi tranchante, n’a pas pu inquiéter le leader.

Derrière, le calme stoïque d’Ivan Romeo

Pendant que Pidcock filait vers un onzième succès professionnel, la situation était sous contrôle pour le maillot jaune. Jan Christen (UAE Team Emirates-XRG) , phénomène de précocité, a bien tenté de réagir en contre, décrochant une belle deuxième place à 10 secondes. Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) a, lui, remporté le sprint du groupe de chasse pour la troisième place à 12 secondes. Mais Ivan Romeo, calme dans la roue de ses équipiers, pointait à une sixième place qui lui assurait l’essentiel : conserver ses 7 secondes d’avance sur Leknessund. Le pari était osé, mais le jeune Espagnol de 22 ans n’a jamais paniqué.

La consécration d’Ivan Romeo, la confirmation pour Pidcock ?

Au terme de cette dernière étape, le podium du général reflète une hiérarchie claire, mais pose aussi des questions pour la suite de la saison.

Analyse des temps forts du général 2026

Iván Romeo (Movistar) : Le champion d’Espagne remporte ici le 5e succès de sa carrière, et quel succès ! Son premier classement général en ProSeries. Sans contre-la-montre individuel, un exploit qui doit tout à la cohésion de son équipe et à sa gestion des efforts. « C’était un grand objectif. Sans chrono, c’était difficile, mais l’équipe a été exceptionnelle » a-t-il savouré, conscient que sa progression hivernale a payé.

Andreas Leknessund (Uno-X Mobility) : Le Norvégien, second à 7 secondes, a confirmé son statut de rouleur-grimpeur solide. Sa présence aux avant-postes tout au long de la semaine prouve la montée en puissance de sa formation.

Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) : À 27 secondes. Le Britannique, triple champion du monde de cyclo-cross, monte sur la boîte mais repart avec un sentiment mitigé. Son équipe a couru de manière agressive, et son talent individuel a éclaté sur cette dernière étape. Cependant, cette troisième place finale est-elle une promesse ou un avertissement ? Sa capacité à enchaîner après l’effort restait une inconnue.

Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Premier Français, 5e au général à 44 secondes. Le jeune talent a encore montré de belles choses, mais il lui a manqué le petit « plus » pour suivre Pidcock dans l’ultime accélération.

Au-delà du top 5, on retiendra la 4e place de Jan Christen, qui confirme son immense potentiel, et la déception pour Christophe Laporte, dont l’abandon a privé le final d’un de ses animateurs.

Un Tour d’Andalousie 2026 riche en enseignements

Cette 72e édition du Tour d’Andalousie laissera le souvenir d’une opposition générationnelle fascinante. D’un côté, Tom Pidcock (26 ans), le puncheur complet, capable de faire la différence à tout moment, mais qui devra apprendre à capitaliser sur sa puissance pour viser des générales plus longues. De l’autre, Ivan Romeo (22 ans), le nouveau visage de la Movistar, froid, calculateur, entouré d’une équipe dévouée.

Le contraste entre l’explosivité du Britannique et la maturité tactique de l’Espagnol a été le fil rouge de cette étape reine. Une question se pose désormais aux observateurs : assiste-t-on à la naissance d’un nouveau grand leader de courses par étapes chez Movistar, capable de rivaliser avec les « puncheurs » du circuit ? La réponse viendra peut-être dès les prochaines classiques ou les épreuves d’une semaine.

Pour Pidcock, ce premier succès 2026 est dans la poche. Le plus dur reste à faire : confirmer qu’il peut transformer l’essai sur une plus longue durée. Mais avec une telle démonstration de force, les prochains adversaires sont prévenus.

VIDÉO : Revivez les 5 derniers kilomètres de l’étape avec l’attaque décisive de Tom Pidcock et l’arrivée du groupe Maillot Jaune

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 5 – Top 20

  1. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team les 167,8 km en 3:43:52 (44,9 km/h)
  2. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:10
  3. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +0:12
  4. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  5. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  6. ROMEO IVÁN, Movistar Team m.t.
  7. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
  8. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:14
  9. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  10. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +0:31
  11. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United +0:32
  12. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  13. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  14. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  15. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  16. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  17. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  18. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.
  20. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.

Classement général final – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 18:47:10
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:27
  4. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  5. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
  6. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:51
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:54
  8. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:56
  9. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +1:03
  10. BARRENETXEA JON, Movistar Team +1:11
  11. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +1:12
  12. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.
  13. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United +1:14
  14. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  15. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  16. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  17. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  18. NESPOLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  20. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.

Lire aussi : Le classement général final complet

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UAE Tour 2026 : Milan s’offre la 7e étape, Del Toro sacré au général

Ce n’était pas une simple formalité, mais une confirmation. Entre le récital de puissance de Jonathan Milan sur le front de mer d’Abu Dhabi et la maturité affichée par Isaac Del Toro pour décrocher le premier grand classement général de sa jeune carrière, l’UAE Tour 2026 a livé son verdict. Retour sur une septième étape piégeuse et le sacre du nouveau patron mexicain.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026
Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Triple dose de Milan, première cure de succès pour Del Toro : le résumé explosif de l’UAE Tour 2026

Le scénario de la dernière journée : quand Evenepoel tente de mettre le feu

Dès le coup de sifflet fictif, l’idée d’une procession a volé en éclats. Sur les 149 kilomètres reliant le Musée National Zayed au bord de mer d’Abu Dhabi Breakwater, la course s’est emballée plus vite que prévu. L’étincelle est venue d’un champion peu habitué à jouer les utilités : Remco Evenepoel. Le double champion olympique a tenté un coup de poker retentissant dès le kilomètre zéro, cherchant sans doute à tester la cuirasse d’une équipe UAE en état de grâce.

« J’ai vu Remco partir, et je me suis dit que la sieste n’était pas au programme aujourd’hui » aurait-on pu entendre dans l’oreillette de l’état-major d’UAE Team Emirates XRG. La réaction fut immédiate et autoritaire. L’équipe du futur vainqueur a refermé la boîte immédiatement, signifiant au monde du cyclisme que son maillot rouge ne serait pas bradé dans une embuscade. Si Evenepoel n’a pas insisté, son coéquipier Callum Thornley a pris le relais, formant l’échappée du jour avec Daan Hoole (Decathlon CMA CGM), l’Américain Ezra Caudell (Modern Adventure), Lorenzo Milesi (Movistar) et Aivaras Mikutis (Tudor). Un quintet audacieux mais condamné à l’héroïsme.

Comment Jonathan Milan a-t-il géré un sprint sans son train ?

Lorsque le peloton a repris les fuyards à deux kilomètres du but, la logique voulait que les trains de sprinteurs, bien rodés, s’affrontent à la régulière. Mais le cyclisme, c’est aussi l’art de l’improvisation. Et Jonathan Milan est en train de devenir un maître en la matière.

Alpecin-Premier Tech semblait avoir calé la mire pour Gerben Thijssen. Pourtant, sous la flamme rouge, le collectif de la Lidl-Trek, qui avait pourtant abattu un travail colossal pour contrôler l’échappée, a perdu ses repères. Jonathan Milan s’est soudainement retrouvé seul, sans son poisson-pilote, face à un boulevard et des adversaires lancés à pleine vitesse.

C’est là que le « colosse de Frioul » a sorti l’argument imparable : sa puissance brute. Lancé à près de 70 km/h, le coureur de 25 ans n’a pas subi, il a attaqué. Sa prolongation, débutée à 200 mètres de la ligne, a été un modèle de détermination. Personne n’a pu revenir. Erlend Blikra (Uno-X Mobility), décidément éternel second cette semaine, a dû s’incliner pour la deuxième fois, tandis que Sam Welsford (INEOS Grenadiers) complétait le podium. Une victoire qui porte à trois son total sur cette édition 2026, une démonstration de force dans la course aux places pour les grands tours.

À retenir : Avec cette troisième victoire, Jonathan Milan empoche aussi le maillot vert du classement par points, confirmant qu’il est, sur ce début de saison, le patron incontesté des sprints. Sa vitesse moyenne sur l’étape (50,566 km/h) constitue d’ailleurs un nouveau record pour l’épreuve.

Isaac Del Toro, bien plus qu’un simple successeur de Pogacar

Si la dernière étape était un sprint, l’histoire de cet UAE Tour 2026 s’est écrite la veille, dans les pourcentages du Jebel Hafeet. En renversant Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) au sommet, Isaac Del Toro n’a pas seulement conquis le maillot rouge ; il a inscrit son nom au panthéon des jeunes talents mexicains.

Pour sa première course par étapes WorldTour en tant que leader désigné, en l’absence de Tadej Pogacar, le natif de Baja California a répondu présent. Son équipe, UAE Team Emirates XRG, a verrouillé la course avec une autorité déconcertante tout au long de la semaine, transformant la pression du statut de favori en une force tranquille.

Un écart significatif : Il devance Antonio Tiberi de 20 secondes au classement général final.

Un podium prometteur : L’Australien Luke Plapp (Jayco-AlUla) complète le top 3 à 1 minute et 14 secondes, confirmant son statut de coureur complet.

Une gestion d’équipe parfaite : Dès la tentative d’Evenepoel, la UAE a montré qu’elle avait les crocs et la tête froide pour défendre son bien.

L’interview exclusive de Milan : « J’ai puisé dans l’expérience de 2025 »

Dans un échange rapide après la course, un Jonathan Milan rayonnant mais déjà tourné vers la suite a livré son analyse. « C’est vraiment agréable de terminer ce Tour des Émirats arabes unis avec cette victoire » a-t-il confié. « L’année dernière, j’avais vu Merlier réaliser un sprint énorme sur ce même parcours et je me suis dit que c’était ce que je devais faire. J’ai tiré cette expérience de 2025. Aujourd’hui, c’était une étape super rapide, rendue difficile par le vent et une échappée très coriace. Mes coéquipiers ont été énormes pour contrôler. Nous montrons que nous avons l’un des meilleurs trains du peloton. »

Pourquoi cette victoire au général est un tournant pour Del Toro

Pour un jeune coureur, décrocher un classement général WorldTour, ce n’est pas seulement ajouter une ligne à un palmarès. C’est un déclic psychologique. Jusqu’à présent considéré comme un immense espoir, Isaac Del Toro passe désormais dans la catégorie des « gagneurs ».

Son ascension fulgurante rappelle les débuts d’autres grands grimpeurs. Sa capacité à gérer la pression, à répondre présent sur l’étape reine et à compter sur une équipe entièrement dévouée à sa cause sont les ingrédients d’une recette qui pourrait bien faire de lui le successeur naturel de Pogacar sur les courses par étapes, tout en gardant sa propre identité de coureur.

Notre analyse : Avec 20 secondes d’avance sur Tiberi, la marge est infime, mais la manière est impériale. Ce sacre aux Émirats intervient au moment idéal dans sa saison, lui offrant confiance et visibilité avant les grandes classiques ardennaises où il pourrait également créer la surprise.

Questions pour les passionnés :

Pensez-vous que Jonathan Milan peut désormais rivaliser avec les meilleurs sprinteurs du monde sur des terrains plats, ou a-t-il encore besoin d’un poisson-pilote d’exception pour être imbattable ?

Isaac Del Toro a-t-il le potentiel pour devenir un leader de Grand Tour, ou doit-il encore se concentrer sur les courses d’une semaine pour murir ?

Une édition 2026 qui lance la saison des grands

L’UAE Tour 2026 restera comme celui de la confirmation. Confirmation de la suprématie au sprint de Jonathan Milan, qui empoche trois bouquets et lance idéalement sa saison en vue des classiques flandriennes pavées. Confirmation, surtout, du talent de Isaac Del Toro, qui prouve qu’il n’est pas qu’un « successeur de », mais bien un leader à part entière. La saison WorldTour est lancée, et elle promet d’être explosive.

Classement UAE Tour 2026, étape 7 – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 149 km en 2:56:48 (50 km/h)
  2. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility m.t.
  3. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  4. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
  5. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  6. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  7. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  8. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
  9. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  10. SKERL DANIEL, Bahrain – Victorious m.t.
  11. MILAN MATTEO, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  13. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  14. MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
  15. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  16. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. JAKOBSEN FABIO, Team Picnic PostNL m.t.
  18. POLLEFLIET GIANLUCA, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  19. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  20. NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.

Classement général final du UAE Tour 2026 – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 21:10:30
  2. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:20
  3. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:14
  4. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:25
  5. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:34
  6. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:44
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:47
  8. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:55
  9. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +2:08
  10. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:25
  11. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +2:27
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +2:38
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:39
  14. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +2:42
  15. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +3:34
  16. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +3:44
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +3:50
  18. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:56
  19. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +3:57
  20. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +4:12

Lire aussi : Classement général final complet

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Tour des Alpes Maritimes 2026 : Parcours, profil, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Ils ont transformé leur mini-tour par étapes en une classique express de 154 kilomètres. Un coup de poker audacieux. Ce dimanche 22 février, le peloton va s’élancer de Villefranche-sur-Mer pour un véritable « mur à poudre » azuréen. Entre le Col d’Èze en guise d’entrée en matière et une terrible bosse finale dans les ruelles de Biot, l’édition 2026 du Tour des Alpes Maritimes promet un scénario de folie. Voici le guide complet pour ne rien manquer de cette métamorphose.

Lire aussi : Jason Tesson, le revenant : comment il a surgi du chaos pour offrir à TotalEnergies sa première victoire sur la Classic Var 2026

154 kilomètres pour un verdict : le sacre d’un « puncheur-grimpeur » ?

C’est la grande révolution de la saison sur la Côte d’Azur. Exit le format en deux ou trois jours, place à l’efficacité. Les organisateurs ont condensé l’essence de leur épreuve en une seule journée de course, directe et sans filet. Le résultat ? Un parcours nerveux de 154 km, avalant près de 3 000 mètres de dénivelé positif.

L’idée est simple : créer un concentré d’émotion, une classique au relief accidenté qui oblige les leaders à sortir de leur zone de confort. Fini le chronomètre et le jeu des bonifications sur plusieurs jours. Ici, on gagne à la pédale, en puissance, ou par une échappée solitaire au long cours. Ce format hybride rappelle par certains aspects ce que l’on peut voir en fin de saison sur des courses comme les GP de Québec / Montréal, mais avec un enchaînement de difficultés plus dense.

Le parcours du Tour des Alpes Maritimes 2026 : un feu d’artifice dès le départ

Le tracé de cette 58e édition est un véritable puzzle technique. Il reprend les morceaux de bravoure des étapes 2025 pour en faire un « best-of » explosif.

Pourquoi le Col d’Èze pourrait faire des dégâts dès le kilomètre 10 ?

Le départ fictif est donné sur la plage des Marinières à Villefranche-sur-Mer. Mais ne vous fiez pas à la carte postale. Dès le départ réel, à 11h29, les 118 coureurs engagés basculent immédiatement dans le vif du sujet. Les pentes du Col d’Èze (9 km à 5,4%) se dressent devant eux.

C’est un classique de Paris-Nice. Mais le placer ici, en entrée de course, c’est un message fort envoyé au peloton. On ne s’endort pas sur la Côte d’Azur. Selon les données et statistiques, ce col est souvent un juge de paix, mais d’ordinaire en fin d’étape. Ici, il servira d’entonnoir géant pour écrémer un peloton pas encore en rythme. Après Èze, enchainement immédiat vers La Turbie et le point haut de Peille : 24 kilomètres et déjà le ton est donné.

Col de Châteauneuf, Carros, Gourdon : le piège de l’arrière-pays

Après une descente technique vers Contes, le peloton attaque le deuxième acte. Le Col de Châteauneuf (6,8 km à 6,4%) est une difficulté régulière qui use. Il précède la vallée d’Aspremont et Colomars. C’est dans ces portions vallonnées, moins sélectives sur le papier, que les pièges se cachent. Un coup de bordure, favorisé par le Mistral ? L’organisation a prévu une transition qui pourrait sourire aux équipes de puncheurs.

Le passage à Carros (5,6 km à 5,1%) au km 80 marque la mi-course. Mais le vrai jugement dernier se situe ailleurs. La longue montée vers Gourdon, 11,8 km à 4,6%, est le point d’ancrage du final. C’est un col « rouleur » où il est difficile de creuser des écarts monumentaux, mais parfait pour user les organismes et préparer le terrain pour l’embuscade finale. C’est un piège pour attirer les favoris dans une guerre d’usure.

L’arrivée à Biot : une montée finale pour puncheurs au mental d’acier

Le final est un véritable casse-tête pour les directeurs sportifs. Après la descente de Gourdon et le passage par Valbonne, on entre dans la zone industrielle de Sophia Antipolis. Un piège sournois se dresse à 13 kilomètres du but : une rampe d’un kilomètre à 7,2%. Elle peut servir de tremplin pour un baroudeur ou, au contraire, piéger un sprinteur.

Mais c’est à Biot que tout se joue. L’arrivée se situe dans la cité verrière, au sommet d’une courte mais intense difficulté. Les coureurs doivent négocier une descente rapide à 2 km de la ligne, puis relever la tête pour affronter ce mur final : 1,6 km à 5,6% de moyenne. La pente n’est pas régulière, elle se redresse dans les ruelles. C’est le terrain de jeu idéal pour un coureur explosif, capable de changer de rythme après 154 km de guerre.

Engagés et favoris du Tour des Alpes Maritimes 2026 : qui pour dompter Biot ?

La liste des engagées, dévoilée par les organisateurs, a de quoi faire saliver. On retrouve un plateau dense, mélange de baroudeurs WorldTour et de stars françaises.

Les super-favoris (⭐⭐⭐)

Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling) : Le Suisse est taillé pour ce genre d’exercice. Son punch et sa capacité à anticiper les mouvements dans les finales nerveux en font le candidat numéro un. Il coche toutes les cases du parcours. Sa 61e place de la veille sur la Classic Va témoigne qu’il attend son moment !

Christian Scaroni (XDS Astana) : Récent vainqueur du Tour d’Oman, le tenant du titre – vainqueur en 2025, est en pleine confiance. Il connaît la région et son équipe a les armes pour contrôler.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le jeune Français a prouvé qu’il pouvait gagner partout. Pour sa course de rentrée, sur un parcours usant, sa légèreté dans les bosses et sa vista seront des atouts majeurs. Une confirmation après ses premiers pas chez Bahrain.

Les outsiders dangereux (⭐⭐)

L’armada XDS Astana : Au-delà de Scaroni, l’équipe kazakhe aligne un quatuor infernal. Diego Ulissi a l’expérience et la pointe de vitesse dans les montées, Clément Champoussin est d’une régularité exemplaire et Alberto Bettiol apporte la puissance et la possibilité d’une bordure ou d’une attaque de loin.

Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) : 71e hier samedi dans le Var, l’ancien champion de France est en plein épanouissement sur ce type de terrain accidenté. Il peut jouer la gagne si le rythme est très élevé.

Les cartes à jouer (⭐)

Guillaume Martin-Guyonnet et Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) : Le premier par son intelligence de course, le second par sa confiance actuelle (vainqueur de l’Etoile de Bessèges).

Quinn Simmons (Lidl-Trek) : L’Américain, champion des Etats-Unis, est un client pour les classiques. Dans un final en petit comité, il est redoutable.

Andrea Bagioli (Lidl-Trek) et Alexandre Delettre (TotalEnergies) : Deux profils de puncheurs capables de créer la surprise.

Question à 1 million : Selon vous, est-ce que la force collective d’XDS Astana (Scaroni, Ulissi, Bettiol, Champoussin) peut contrer le talent individuel d’un Marc Hirschi, ou cela va-t-il les neutraliser entre coéquipiers ? Le débat est ouvert en commentaires.

Diffusion TV : comment suivre la course en direct ?

Pour les passionnés qui veulent vibrer devant leurs écrans, la diffusion est bien assurée.

La chaîne historique : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur proposera une couverture en direct de l’épreuve. Vous pourrez également suivre le live sur leur plateforme france.tv.

Le diffuseur international : Le groupe Warner Bros Discovery, via Eurosport et la plateforme de streaming HBO Max, retransmettra l’intégralité de la course.

Horaires : Les directs débuteront à partir de 15h40 pour couvrir le final.

Pour conclure, ce Tour des Alpes Maritimes 2026 version classique est une excellente nouvelle pour le cyclisme français. Il offre un spectacle dense et sans temps mort. Le parcours est un piège, les engagés sont de qualité, et le final à Biot promet des images spectaculaires. Rendez-vous dimanche 22 février pour le verdict.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour des Alpes Maritimes 2026 ?

XDS Astana Team (WT) ✅
1, SCARONI, Christian
2, SCHRETTL, Marco
3, ULISSI, Diego
4, CHAMPOUSSIN, Clément
5, BETTIOL, Alberto
6, SILVA, Guillermo Thomas
7, VINOKUROV, Nicolas
DS, CATALDO, Dario

Bahrain – Victorious (WT) ✅
11, MARTINEZ, Lenny
12, MIQUEL, Pau
13, SEGAERT, Alec
14, VAN MECHELEN, Vlad
15, ERŽEN, Žak
16, DUNWOODY, Seth
17, ERMAKOV, Roman
DS, KREUZIGER, Roman

Lidl – Trek (WT) ✅
21, SIMMONS, Quinn
22, MOLLEMA, Bauke
23, BAGIOLI, Andrea
24, FRYDKJÆR, Patrick Boje
25, O’BRIEN, Liam
26, MOSCA, Jacopo
27, VERGAERDE, Otto
DS, ANDERSEN, Kim

Team Picnic PostNL (WT) ✅
31, BARGUIL, Warren
32, VAN DEN BROEK, Frank
33, KOERDT, Bjorn
34, BIESTERBOS, Frits
35, PEACE, Oliver
37, ROOSEN, Timo
DS, GUIBERTEAU, Christian

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, LAPEIRA, Paul
42, PARET-PEINTRE, Aurélien
43, GAUTHERAT, Pierre
44, L’HOTE, Antoine
45, CHAMBERLAIN, Oscar
46, ISIDORE, Noa
47, GUDMESTAD, Tord
DS, DESSEL, Cyril

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, MARTIN, Guillaume
52, COSTIOU, Ewen
53, ROLLAND, Brieuc
54, MOLARD, Rudy
55, PACHER, Quentin
56, GENIETS, Kevin
57, DONNENWIRTH, Tom
DS, VAUGRENARD, Benoît

Lotto Intermarché (WT) ✅
61, KOCKELMANN, Mathieu
62, ROTA, Lorenzo
63, GRISEL, Matys
64, EEMAN, Kamiel
65, GRIGNARD, Sébastien
66, DRIESEN, Niels
67, TOUSSAINT, Wouter
DS, BOUET, Maxime

Cofidis (PRT) ✅
71, BIERMANS, Jenthe
72, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
73, IZQUIERDO, Clément
74, MEEHAN, Jamie
75, JOALLAND, Yaël
76, ZAMPERINI, Edoardo
77, CARR, Simon
DS, ŠIŠKEVIČIUS, Evaldas

TotalEnergies (PRT) ✅
81, DELBOVE, Joris
82, LÉVÊQUE, Theo
83, DOUBEY, Fabien
84, BREUILLARD, Nicolas
85, DELETTRE, Alexandre
86, BONNET, Thomas
87, RETAILLEAU, Valentin
DS, SICARD, Romain

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
91, HIRSCHI, Marc
92, BRENNER, Marco
93, WARBASSE, Larry
94, JASCH, Lennart
95, KELEMEN, Petr
96, ERIKSSON, Jacob
97, STÖCKLI, Jan
DS, ZIMINE, Boris

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
101, MAIRE, Adrien
102, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
103, DE VRIES, Hartthijs
104, JOHANNINK, Jelle
105, FOUGNER, Eivind Broholt
106, MERIS, Sergio
107, SAVIOZ, Colin
DS, GROOTVELD, Joram

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
111, CRESCIOLI, Ludovico
112, BAIS, Davide
113, SERRANO, Javier
114, TONELLI, Alessandro
115, MUÑOZ, Francisco
116, MIFSUD, Andrea
117, BESSEGA, Gabriele
DS, ZANATTA, Stefano

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
121, DELACROIX, Théo
122, CHAMPION, Thomas
123, BÉNÉTEAU, Lucas
124, GUGLIELMI, Simon
125, CARDIS, Romain
126, BERGER, Antoine
127, BOUQUET, Axel
DS, HUREL, Tony

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
131, HEREMANS, Joppe
132, JARNET, Maxime
133, RAUGEL, Antoine
134, CAPRON, Rémi
135, HARDOUIN, Louis
136, HUCK, Léandre
137, MOLLY, Kenny
DS, MOLMY, Arnaud

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
141, KONIJN, Alexander
142, MAINGUENAUD, Tom
143, GILLET, Baptiste
144, DAVY, Clément
145, GUICHARD, Carter
146, HUYS, Laurens
147, PAPON, Victor
DS, DOUTRE, Frédéric

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
151, MARIAULT, Axel
152, HAMON, Similien
153, GUERNALEC, Victor
154, GUÉGAN, Maël
155, FAYOLLE, Jean-Loup
156, CHAUSSINAND, Joris
157, LANGELLA, Lenaic
DS, RAVARD, Anthony

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
161, DARBELLAY, Valentin
162, JEAN, Victor
163, TISSIÈRES, Arnaud
164, AEBERSOLD, Nils
165, BÖGLI, Noah
166, SOMMER, Jan
167, BAGOU, Guillaume

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Tour d’Algarve 2026 : Paul Magnier s’offre la 4e étape au sprint à Lagos

Il l’avait fait à Tavira, il a remis ça à Lagos. Paul Magnier a confirmé son statut de patron des sprinteurs sur ce Tour d’Algarve 2026 en remportant au forceps une 4e étape nerveuse et piégée. À 21 ans, le phénomène de la Soudal Quick-Step signe un doublé qui impose son nom dans la cour des grands, dans un final où la chute d’un coéquipier de Decathlon a failli rebattre les cartes du général. Récit d’une démonstration de puissance et de sang-froid.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

Paul Magnier double la mise sur le Tour d’Algarve : l’éclair français frappe encore à Lagos

Ils étaient tous lancés à pleine vitesse, la rampe de lancement idéale pour un emballage final de rêve. Mais dans le tourbillon de la 4e étape du Tour d’Algarve 2026, samedi 21 février, un homme a surgi pour gâcher la fête des favoris. Paul Magnier, le sprinteur français de la Soudal Quick-Step, a livré une nouvelle démonstration de sa pointe de vitesse sur le circuit exigeant de Lagos.

Sur un parcours vallonné de 175,1 kilomètres entre Albufeira et la station balnéaire de Lagos, la journée semblait écrite pour les hommes rapides. Une échappée matinale de neuf coureurs a animé la course sans jamais inquiéter un peloton déterminé à en découdre. Mais sous le soleil du sud du Portugal, le scénario le plus prévisible a accouché du sprint le plus indécis.

Alors que les équipes de sprinteurs peinaient à contrôler une fin de course rendue électrique par une chute à 6 kilomètres de l’arrivée, Magnier a gardé la tête froide. Mal embarqué, loin des premières positions, il a entamé une remontée fantastique dans le dernier kilomètre. Placé dans la bonne roue, il a attendu le moment propice pour dégainer.

À 175 mètres de la ligne, le coup de rein est parti. Puissant, propre, irrésistible. Le Belge Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) n’a pu que s’incliner, tandis que l’Israélien Oded Kogut (NSN Cycling Team) complétait le podium.

« C’était super. J’avais de très bonnes sensations aujourd’hui, et l’équipe a bien contrôlé la course. Le final était un peu chaotique, mais j’ai eu une excellente position dans le dernier virage, avec deux coéquipiers devant moi. Une très belle journée ! » a réagi un Magnier rayonnant au micro de nos confrères portugais, savourant déjà sa 26e victoire professionnelle.

Comment Paul Magnier a-t-il construit ce deuxième succès ?

Le timing parfait dans le chaos

Ce qui impressionne chez le coureur de 21 ans, c’est sa lecture tactique. Dans un final où la nervosité a provoqué des cassures et où des cadors comme Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) se sont retrouvés piégés (10e), Magnier a su naviguer avec une aisance déconcertante. Il a capitalisé sur le travail de ses coéquipiers pour se repositionner après le dernier virage, transformant un placement moyen en opportunité victorieuse.

La puissance au rendez-vous

Ce n’est pas un hasard si son démarrage a laissé Meeus sur place. Selon les premières données de capteurs de puissance, le Français aurait franchi le seuil des 1500 watts dans les derniers mètres. Une explosivité qui rappelle les plus grands et qui confirme les données recueillies par notre rédaction sur son début de saison canon.

Une étape animée, un final sous haute tension

Avant l’explosion finale, la course a vécu au rythme d’une échappée matinale de neuf baroudeurs. Parmi eux, l’Espagnol Rubén Fernández (Cofidis) et le Portugais Gonçalo Carvalho ont tenté de résister, mais le peloton, mené par les équipes de sprinteurs, n’a jamais laissé l’écart dépasser les 3 minutes.

Le point de bascule est survenu à 6 kilomètres de l’arrivée, quand une lourde chute a scindé le peloton en plusieurs groupes. Le Norvégien Johannes Staune-Mittet, coéquipier chez Decathlon, a été le principal protagoniste de cette chute, heureusement sans gravité majeure. Cet incident a créé une énorme tension, mais n’a finalement pas eu de conséquences majeures sur le regroupement final, les équipes de sprinteurs imposant un rythme suffisamment élevé pour que les écarts se résorbent.

La vidéo : revivez le sprint phénoménal de Paul Magnier

Pour les amateurs de belles mécaniques et de sprints puissants, les images de cette arrivée valent le détour.

Le placement : Observez comment Magnier se faufile alors que les trains de lancement s’entrechoquent.

Le lancement, l’emballage : Regardez le moment précis où il décide de lancer son effort, profitant de l’aspiration avant de déboîter.

La domination : La puissance du coureur de la Soudal Quick-Step est telle qu’il crée un écart significatif en seulement quelques mètres, levant les bras bien avant la ligne.

Juan Ayuso garde la main avant l’explosion finale

Au-delà du bonheur de Paul Magnier, cette 4e étape n’a pas modifié la hiérarchie en tête du classement général. L’Espagnol Juan Ayuso (Lidl-Trek) conserve sa tunique jaune de leader avant la dernière étape décisive. Le prodige français Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) pointe à 7 secondes, deuxième du GC provisoire.

Si la bagarre pour le général n’a pas connu de bouleversement, l’absence de pénalité pour les coureurs pris dans la chute tardive a été confirmée par le jury, gelant ainsi les écarts avant l’ultime explication dans la montée de Malhão.

Pourquoi ce doublé de Magnier change la donne ?

Avec deux victoires sur cette édition du Tour d’Algarve 2026, Paul Magnier envoie un message fort à la concurrence. Dans une saison où chaque placement compte, le voilà déjà lancé vers une année potentiellement exceptionnelle.

Confiance absolue : Gagner deux fois sur une course d’une semaine, c’est la marque des grands sprinteurs. Cela démontre une capacité à gérer l’effort et la pression sur plusieurs jours.

Polyvalence confirmée : Si sa première victoire à Tavira était déjà autoritaire, celle-ci, dans un final plus technique et piégé, prouve qu’il n’est pas qu’un rouleur lancé sur ligne droite.

L’avenir devant lui : À seulement 21 ans, il compile déjà 26 victoires professionnelles. Un ratio qui affole les compteurs et qui place la barre très haut pour la suite de la saison, avec probablement des rendez-vous majeurs en ligne de mire.

Question à nos lecteurs : Paul Magnier peut-il viser les plus grands sprints du World Tour cette saison, et sur quelles courses aimeriez-vous le voir à l’œuvre ?

La dernière étape promet du lourd

Dimanche, place à la 5e et dernière étape entre Faro et le sommet de Malhão (Loulé). Si les sprinteurs ont eu leur journée de gloire, le menu de l’ultime journée est taillé pour les puncheurs-grimpeurs. Une bataille royale en perspective pour décrocher la victoire finale, dans un décor où Paul Magnier, lui, pourra savourer son doublé depuis le confort du peloton avant de penser à la suite de sa saison.

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 4 – Top 20

  1. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step les 175,1 km en 3:58:38 (44 km/h)
  2. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  4. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
  5. HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
  6. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost m.t.
  8. MESA SANTIAGO, Anicolor / Campicarn m.t.
  9. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  10. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
  11. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  12. LINAREZ LEANGEL RUBÉN, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  13. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  15. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  17. MILES CARSON, Anicolor / Campicarn m.t.
  18. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech m.t.
  19. TIVANI GERMAN NICOLÁS, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  20. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 12:31:21
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:07
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:57
  5. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +1:01
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:12
  7. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +1:17
  8. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  10. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +1:36
  11. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +1:45
  12. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  13. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +2:13
  14. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +2:25
  15. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:36
  16. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +2:42
  17. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
  18. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +3:07
  19. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +3:33
  20. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:36

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Classic Var 2026 : Jason Tesson (TotalEnergies) s’impose au sprint, revivez la course

Dans le tumulte d’un sprint final explosif et marqué par une chute terrible à Brignoles, Jason Tesson a réalisé un coup de maître. L’Angevin de 28 ans, souvent annoncé comme un outsider, a fait preuve d’un sang-froid et d’une vista rares pour aller chercher sa dixième victoire professionnelle. Retour sur une Classic Var 2026 où le Français a transformé le chaos en tremplin, offrant par la même occasion à l’équipe TotalEnergies son premier bouquet de la saison.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Jason Tesson, le revenant : comment il a surgi du chaos pour offrir à TotalEnergies sa première victoire sur la Classic Var 2026

L’image restera : un coureur de TotalEnergies, casque incliné, qui coupe la ligne dans un couloir étroit, tandis que dans son rétroviseur, le bitume est jonché de corps et de vélos. Ce samedi 21 février, sur la ligne d’arrivée de la Classic Var à Brignoles, Jason Tesson n’a pas simplement gagné une course. Il a signé un retour gagnant après une longue traversée du désert, et a délivré toute une équipe.

Dans un emballage final totalement décousu, où les trains de sprinteurs ont explosé et où la peur a figé plus d’un favori, le sprinteur de 28 ans a fait parler son instinct. Retour sur une victoire qui porte déjà la patte des belles histoires de la saison 2026.

Classic Var 2026 : Comment Jason Tesson a-t-il surgi dans le final ?

Loin des radars, presque caché. Voilà comment on pourrait résumer la position de Jason Tesson dans les cinq derniers kilomètres. Alors que la Cofidis roulait pour son sprinteur polonais Stanisław Aniołkowski et que Decathlon CMA CGM cherchait à placer Tord Gudmestad, Tesson a su jouer avec le chaos.

« Il est sorti de nulle part » nous glissait un spectateur sur le bord de la route. Mais en réalité, Tesson était juste là où il fallait. Quand la chute massive a éclaté dans les derniers hectomètres – conséquence directe de la nervosité et de la vitesse imprimée par des équipes qui se marchaient sur les pieds – le coureur de TotalEnergies n’a pas paniqué.

Tandis que Gudmestad lançait son effort sur la gauche, pensant avoir fait le plus dur, Tesson a calé son démarrage sur la droite. Un débordement puissant, appuyé sur le braquet, qui lui a permis de remonter comme un boulet de canon le Norvégien et le Néerlandais Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling). Un final qui rappelle, dans le style, celui d’un Samuel Dumoulin sur ce type de course piégeuse.

L’analyse d’un sprint décousu : Pourquoi les favoris ont-ils craqué ?

Pour comprendre la victoire de Tesson, il faut analyser la mécanique du sprint qui a explosé. Sur ce final de 176,6 km entre La Garde et Brignoles, le scénario était écrit pour les grosses cuisses, mais le relief accidenté de la matinée avait laissé des traces.

Le rôle du quatuor de tête : une échappée pas si vaine ?

Le quatuor composé de Lucas Bénéteau et Antoine Berger (St Michel-Preference Home-Auber93), Jonas Walton (CIC Pro Academy) et Noah Bögli (Elite Fondations) a parfaitement joué son rôle. En comptant jusqu’à trois minutes d’avance dans le Col des Quatre Termes, ils ont obligé les équipes de sprinteurs à puiser dans leurs réserves plus tôt que prévu. Si leur reprise à 5 kilomètres de la ligne d’arrivée était inéluctable, elle a eu le mérite de casser les reins de certains poissons-pilotes, laissant leurs leaders esseulés dans le final.

L’absence de leader chez Groupama-FDJ United : un mal pour un bien ?

C’est l’interrogation qui taraude les fans : où était Groupama-FDJ United ? Présents à l’avant du peloton pour revenir sur les échappés, les Ewen Costiou et Thibaud Gruel ont énormément travaillé. Mais sans sprinteur pur, ils n’ont pas pu conclure. On peut toutefois légitimement se demander si leur travail forcé n’a pas involontairement profité à Tesson en maintenant un rythme d’enfer qui a lessivé les derniers équipiers des concurrents directs. Pensez-vous que Groupama-FDJ United aurait dû laisser plus de travail aux autres équipes de sprinteurs plutôt que de rouler ?

Jason Tesson, dixième victoire : Le renouveau d’un sprinteur français

Ce succès à la Classic Var, c’est bien plus qu’une ligne de plus au palmarès. Pour Jason Tesson, c’est la délivrance.

La statistique qui parle : fin d’une disette de 11 mois

Il faut remonter au 26 août 2025 pour retrouver trace d’un succès de Jason Tesson, sur la première étape du Tour Poitou-Charentes. Encore plus parlant : sa seule et dernière victoire sur une épreuve d’un jour datait de… mars 2024, avec La Roue Tourangelle. En près de deux ans, le garçon a traversé des moments de doute, souvent cantonné au second rôle. En s’imposant à Brignoles, il décroche sa 10e victoire pro, et prouve qu’il a encore l’instinct du tueur pour exister dans ce peloton professionnel.

Le déclic pour TotalEnergies ?

Pour l’équipe de Jean-René Bernaudeau, cette Classic Var 2026 a valeur de symbole. C’est la première victoire de la saison. Dans un cyclisme moderne où la confiance est un carburant essentiel, débloquer son compteur fin février est un signal fort envoyé aux sponsors et aux coureurs. Cela valide la stratégie de l’équipe : miser sur un homme en verve et lui laisser carte blanche sur un terrain qui, sur le papier, n’était pas le sien.

Classic Var 2026 : La France à l’honneur

Au-delà de la victoire de Tesson, ce sont les performances tricolores qui frappent. Sur une course internationale, le top 10 est à moitié français. Un signal encourageant pour la formation des jeunes sprinteurs dans l’Hexagone.

On notera la solide performance de la CIC Pro Academy, qui place deux hommes dans le top 10 (Sanlaville 4e et Langella 9e), confirmant la bonne santé des équipes continentales françaises.

Vidéo : Les images de l’emballage final et de la chute

Revivez les derniers hectomètres de la Classic Var 2026. Dans un final sous haute tension, Jason Tesson trouve l’ouverture sur la droite tandis qu’une chute massive derrière lui scelle le sort de ses concurrents.

La suite des opérations : Cap sur le Tour des Alpes-Maritimes

Comme souvent dans le « Week-end azuréen », la Classic Var n’est qu’un acte. Dès demain, dimanche 22 février, le peloton enchaînera avec le Tour des Alpes-Maritimes. Un parcours autrement plus difficile, taillé pour les puncheurs.

Marc Hirschi, très discret samedi, devrait logiquement monter en puissance sur ce terrain plus escarpé. Pour Jason Tesson, la mission sera tout autre. Porter le dossard de vainqueur et endosser le rôle de leader dans un final qui pourrait être trop dur pour lui sera un nouveau défi. Mais après sa démonstration de sang-froid à Brignoles, une question brûle les lèvres : Jason Tesson peut-il désormais viser plus haut que les sprints de seconde zone et briguer une place dans les grands rendez-vous du printemps ?

Classement complet de la Classic Var 2026

  1. TESSON JASON, TotalEnergies les 176,6 km en 4:10:42 (42,2 km/h)
  2. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  3. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  4. SANLAVILLE MATHIAS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  5. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  6. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
  7. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  8. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  9. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  10. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  11. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  12. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  13. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  14. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  15. CARTY JAHKIM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  16. MASSA DYLAN, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  17. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  18. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  19. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  20. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  21. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United m.t.
  22. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  23. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  24. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  25. TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  26. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  27. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  28. FRYDKJÆR PATRICK BOJE, Lidl – Trek m.t.
  29. OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix m.t.
  30. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
  31. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious +0:06
  32. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  33. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  34. SERRANO JAVIER, Team Polti VisitMalta m.t.
  35. VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +0:10
  36. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  37. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  38. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:12
  39. FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United +0:16
  40. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team +0:18
  41. ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team +0:21
  42. GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  43. JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team +0:24
  44. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis +0:29
  45. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
  46. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
  47. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +0:36
  48. SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets m.t.
  49. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  50. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  51. WALTON JONAS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  52. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
  53. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  54. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  55. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets +0:41
  56. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +0:42
  57. BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta +0:49
  58. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +0:50
  59. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek +0:52
  60. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious m.t.
  61. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  62. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team +0:54
  63. PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL m.t.
  64. KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team +0:59
  65. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  66. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +1:01
  67. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  68. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  69. BARGUIL WARREN, Team Picnic PostNL m.t.
  70. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
  71. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +1:03
  72. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +1:05
  73. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  74. DEBEAUMARCHÉ NICOLAS, Cofidis +1:08
  75. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +1:13
  76. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  77. GUICHARD CARTER, Nice Métropole Côte d’Azur +1:20
  78. MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious +1:29
  79. VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious m.t.
  80. DUNWOODY SETH, Bahrain – Victorious m.t.
  81. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
  82. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +1:32
  83. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +1:35
  84. JOALLAND YAËL, Cofidis +1:37
  85. HAMON SIMILIEN, CIC Pro Cycling Academy +1:38
  86. TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché m.t.
  87. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché +1:58
  88. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché m.t.
  89. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix +2:04
  90. MAIRE ADRIEN, Unibet Rose Rockets +2:19
  91. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +2:25
  92. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
  93. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
  94. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies +2:32
  95. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  96. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  97. LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies +2:39
  98. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +2:41
  99. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  100. VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek m.t.
  101. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek m.t.
  102. AUGÉ RONAN, Unibet Rose Rockets +2:50
  103. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team +3:01
  104. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta +3:09
  105. BÖGLI NOAH, Elite Fondations Cycling Team +3:17
  106. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 +3:29
  107. ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix +3:43
  108. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +4:42
  109. BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 +5:30
  • Phil Bauhaus a été rétrogradé de la 5ᵉ à la 30ᵉ place pour son écart lors de l’emballage final. 109 coureurs classés sur 115 partants.

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Tour d’Andalousie 2026 : Tom Crabbe remporte la 4e étape au sprint

Ce samedi 21 février, sur les routes ondulantes de la 4e étape du Tour d’Andalousie 2026, on attendait un duel de nations entre la France et la Belgique. On a eu droit à une leçon de placement signée Tom Crabbe. Le jeune sprinteur de la Flanders-Baloise, déjà vainqueur sur l’Etoile de Bessèges (étape de Bellegarde), a profité du travail monumental de la formation Uno-X Mobility pour crucifier Søren Wærenskjold sur la ligne à Pozoblanco. Retour sur un final à couper le souffle, où le piège tendu par Tim Wellens et Christophe Laporte a failli tout faire basculer, et où Romain Grégoire a réalisé une opération majuscule au général.

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Tom Crabbe, l’éclair belge qui a surgi de l’ombre de Wærenskjold sur la 4e étape

L’arrivée de la 4e étape du Tour d’Andalousie (Ruta del Sol) 2026 restera dans les mémoires comme le jour où Tom Crabbe a confirmé qu’il ne fallait plus le prendre pour un simple outsider. Dans la longue ligne droite de Pozoblanco, le sprinteur de 20 ans a réalisé un sans-faute, démontrant une maturité et un sens de la tactique qui forcent le respect chez un élément aussi jeune. Alors que le peloton semblait se diriger vers un sprint royal, c’est un véritable coup de théâtre à 6 kilomètres du but qui a failli redistribuer toutes les cartes. Plongeons au cœur de cette étape de 166 kilomètres qui a tenu toutes ses promesses.

Comment Tom Crabbe a-t-il fait la différence dans un sprint si serré ?

Le jeune Belge de la formation Flanders-Baloise a joué un coup de maître en s’abritant parfaitement. Loin de l’agitation des grosses écuries de sprinteurs comme Cofidis ou Groupama-FDJ United, Tom Crabbe a effectué son « surf » dans les roues avec une intelligence rare. Sandy Dujardin (3e) et surtout Søren Wærenskjold (2e) ont été les grands animateurs du dernier kilomètre, mais c’est bien le Belge qui a jailli au bon moment.

L’analyse du dernier kilomètre : le travail de Uno-X a-t-il profité à Crabbe ?

C’est l’ironie de ce sprint : l’équipe Uno-X Mobility a parfaitement mené le peloton dans les 1500 derniers mètres pour son leader norvégien, Søren Wærenskjold. Le train norvégien était impressionnant, mais c’est précisément ce travail de sape qui a offert un boulevard à Tom Crabbe. Placé comme une ombre dans la roue du Norvégien, le Belge a attendu le moment parfait pour déclencher son effort, bénéficiant de l’aspiration avant de le déborder sur la droite.

C’est une tactique risquée mais payante, qui rappelle les plus grands. Selon les données et statistiques de notre rédaction, il s’agit seulement de la deuxième victoire de sa carrière professionnelle, mais elle a une saveur particulière car elle intervient face à un sprinteur du calibre de Wærenskjold, déjà vainqueur à de nombreuses reprises (18 succès). Sandy Dujardin, lui, a dû se contenter de la troisième place, symbole d’un sprint qu’il a lancé un peu trop tôt avant de coincer sur la fin.

Le « Kilomètre en Or » a-t-il déjà décidé du sort du classement général ?

Si le sprint a tenu en haleine les amateurs de vitesse et de la dernière ligne droite, la bataille pour le général a eu lieu bien avant. Les « Golden Kilometres » (kilomètres en or) situés entre la 14e et la 13e borne de l’arrivée ont provoqué une guerre de position d’une rare intensité.

Romain Grégoire, grand gagnant des bonifications

Alors que le peloton roulait à pleine vitesse, c’est un véritable contre-la-montre par équipes qui s’est joué pour glaner les 9 secondes de bonification mises en jeu. Dans ce chaos organisé, c’est le Français Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) qui a réalisé le coup parfait. En glanant 5 secondes, il est devenu le grand bénéficiaire du jour.

Le voilà désormais 3e du classement général à 49 secondes du leader Iván Romeo (Movistar), juste devant son compatriote Christophe Laporte. Une opération splendide avant une 5e étape qui promet d’être explosive. On peut légitimement se demander si ces quelques secondes ne feront pas la différence dimanche soir. Selon vous, Romain Grégoire a-t-il désormais le profil pour jouer la gagne sur ce Tour d’Andalousie ?

Pourquoi l’attaque de Wellens et Laporte à 6 kilomètres du but a-t-elle échoué ?

Le scénario de l’étape a failli basculer quand Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) a profité d’une courte section pavée à l’entrée de Pozoblanco pour dynamiter le peloton. Le champion de Belgique a immédiatement été suivi par Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) et Marcin Budziński (MBH Bank CSB Telecom Fort).

Ce trio, royal sur le papier, a compté jusqu’à quelques secondes d’avance. Pourquoi cela n’a-t-il pas tenu ? Tout simplement parce que derrière, les équipes de sprinteurs, et notamment Cofidis pour Milan Fretin (vainqueur de la veille), ont paniqué. Le train de la Cofidis, emmené par Dylan Teuns, a produit un effort monumental pour colmater la brèche à 2,5 kilomètres de la ligne. Un effort qui a probablement coûté ses dernières cartouches à Milan Fretin, qui s’est fait enfermer dans le sprint final (17e).

La vidéo du sprint et les perspectives de la 5e étape

Pour ceux qui n’auraient pas vu l’emballage final, la vidéo du sprint montre à quel point la puissance de Wærenskjold a été contrecarrée par l’intelligence de course de Crabbe.

La 5e et dernière étape, ce dimanche 22 février, sera celle de tous les dangers. Au programme : 167,8 km autour de Lucena, avec une double ascension de l’Alto de la Primera Cruz. Iván Romeo et son équipe Movistar devront être vigilants face à des puncheurs comme Leknessund ou Grégoire, qui tenteront de faire sauter le maillot de leader.

Pensez-vous qu’Ivan Romeo parviendra à défendre ses 7 secondes d’avance, ou un des puncheurs va-t-il tout faire basculer dans l’ultime étape ? La réponse demain, pour un final qui s’annonce épique en Andalousie.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 4 – Top 20

  1. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise les 166 km en 3:50:02 (43,3 km/h)
  2. WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
  3. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  4. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  5. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  6. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  7. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  8. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  9. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  10. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  11. PAJUR ROMET, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  13. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  16. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  17. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  18. BOUGLAS GEORGIOS, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. NESPOLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  20. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 15:03:06
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +0:49
  4. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +0:50
  5. BARRENETXEA JON, Movistar Team +0:51
  6. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:52
  7. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  8. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.
  9. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:53
  10. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:54
  11. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  13. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  14. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  15. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  16. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  17. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  20. NESPOLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.

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UAE Tour 2026, étape 6 : Del Toro renverse Evenepoel et Tiberi à Jebel Hafeet

Ce samedi 21 février, le Jebel Hafeet a livré son verdict. Dans une 6e étape de l’UAE Tour 2026 qui promettait d’être explosive, c’est un Isaac Del Toro des grands jours qui a réalisé un numéro en solitaire. Le Mexicain de l’UAE Team Emirates XRG a non seulement remporté l’étape reine, mais il a également coiffé le maillot rouge à un Antonio Tiberi impuissant. Pendant ce temps, Remco Evenepoel a vécu un nouveau calvaire, confirmant ses difficultés actuelles en haute montagne. Retour sur une journée qui a redessiné la hiérarchie mondiale.

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Le jour où Isaac Del Toro a fait plier la montagne et le classement

Pourquoi cette 6e étape de l’UAE Tour 2026 restera-t-elle dans les annales ?

L’édition 2026 du UAE Tour aura eu son juge de paix. Avec son final redoutable au sommet du Jebel Hafeet (10,6 km à 6,9% de moyenne, avec des rampes à plus de 11%), cette 6e étape était la dernière occasion pour les grimpeurs de bouleverser la hiérarchie avant l’arrivée sur le plat d’Abu Dhabi. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le scénario a tenu toutes ses promesses.

Ce n’était pas seulement une course, c’était une guerre d’usure. Dès le pied de l’ascension, la tension était palpable. La formation Decathlon CMA CGM a lancé les hostilités pour préparer le terrain de son leader, Felix Gall. Un rythme infernal qui a très vite réduit le peloton à une peau de chagrin. Selon les données et statistiques recueillies, seuls une quinzaine de coureurs pouvaient encore prétendre à la gagne à 6 kilomètres du but.

Le récit d’une démonstration : comment Del Toro a piégé Tiberi

Une première attaque pour tester la cuirasse

À 4,1 kilomètres du sommet, le piège s’est refermé. Isaac Del Toro, après le travail de sape monumental de son équipier Adam Yates, a placé une première estocade. Son objectif était clair : faire craquer le maillot rouge, Antonio Tiberi (Bahrain Victorious). L’Italien, vainqueur deux jours plus tôt au Jebel Mobrah, a répondu présent, mais au prix d’un effort surhumain.

Comme le soulignaient les commentateurs italiens de la RAI, c’est à ce moment précis que la course s’est jouée dans les têtes. Del Toro, lui, semblait rouler sur un tapis, tandis que Tiberi était déjà « au rupteur », ce fameux point de non-retour où le corps commence à saturer d’acide lactique.

L’estocade fatale à 2,5 km du bonheur

« Je n’avais d’autre choix que de me donner à fond dans les 2500 derniers mètres » a confié Del Toro après l’arrivée. Et il l’a fait. Voyant que Tiberi était à la limite, le Mexicain a remis une couche d’une violence inouïe à 2,5 km de la ligne. Cette fois, l’Italien n’a pas pu suivre.

Ce qui est impressionnant, c’est la maturité tactique du jeune champion mexicain de 22 ans. Il n’a pas paniqué quand Tiberi a tenu sa roue. Il a temporisé, a géré son effort, et a frappé au moment où le pourcentage s’adoucissait légèrement, un endroit où il est plus difficile de creuser des écarts, mais où la confiance joue un rôle prépondérant. Il a ainsi repris 31 secondes à son rival, comblant les 21 secondes de retard qu’il accusait au matin pour finalement compter 20 secondes d’avance au classement général.

Et Evenepoel dans tout ça ? L’énigme d’un champion en perdition

C’est la question que tout le monde se pose et qui alimentera les débats cet hiver. Qu’arrive-t-il à Remco Evenepoel ? Attendu comme un des principaux candidats à la victoire finale, le champion du monde du chrono de la Red Bull-BORA-hansgrohe a de nouveau déçu. Déjà en difficulté lors de l’étape de Jebel Mobrah, on l’a vu tenter un coup de bluff en début d’ascension, une attaque anecdotique qui n’a pas fait long feu.

Le constat est sans appel : à 5 kilomètres du sommet, alors que les favoris n’avaient pas encore livré leur duel, Evenepoel était lâché. Il termine finalement à près d’une minute (15e à 52 secondes), intégrant peiniblement le top 10 du général à 2 minutes et 25 secondes.

Comment expliquer cette méforme ? Est-ce un simple problème de préparation hivernale ? Un mal de dos récurrent ? Ou est-ce la preuve que son style de pédalage « rond » et sa morphologie le pénalisent dans les pentes les plus raides ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire : s’agit-il d’un simple passage à vide ou d’un vrai problème structurel face à la nouvelle génération de grimpeurs ?

La hiérarchie est bouleversée

L’arrivée au sommet a redistribué les cartes.

On notera la très belle opération de l’Australien Luke Plapp, deuxième de l’étape, qui s’empare de la troisième marche du podium. Côté français, si David Gaudu (Groupama-FDJ) signe un honorable retour avec une 9e place à 48 secondes, on attendait peut-être un peu plus de panache. Cependant, cette performance est rassurante après une saison 2025 en dents de scie et confirme sa bonne préparation hivernale.

La vidéo : les images de la démonstration mexicaine

La vidéo des derniers kilomètres, avec les attaques de Del Toro et la mise en difficulté d’Evenepoel. « Revivez les derniers kilomètres de l’ascension du Jebel Hafeet où Isaac Del Toro a construit sa victoire sur l’UAE Tour 2026. »

Verdict : Del Toro, un vainqueur qui porte déjà l’empreinte des légendes

À seulement 22 ans, Isaac Del Toro signe probablement le plus beau succès de sa carrière. Cette victoire au sommet de Jebel Hafeet, il la place d’ailleurs dans son « top 3 ». Mais au-delà de la performance, c’est la manière qui impressionne. Avec deux victoires d’étape sur cette édition 2026 et un leadership affirmé, il rappelle de plus en plus son illustre équipier Tadej Pogačar, vainqueur ici l’an passé et en 2021 et en 2022).

Dimanche, la dernière étape entre le Musée National de Zayed et Abu Dhabi Breakwater (149 km) sera promise aux sprinteurs. Jonathan Milan (Lidl-Trek), déjà double vainqueur, tentera le triplé. Pour Del Toro, la messe est dite. À moins d’un cataclysme (chute, bordures), le maillot rouge devrait rester sur ses épaules. L’UAE Tour 2026 tient son successeur.

Classement UAE Tour 2026, étape 6 – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG les 168 km en 3:27:54 (48,5 km/h)
  2. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +0:12
  3. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +0:21
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:31
  5. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:36
  6. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek m.t.
  8. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team m.t.
  9. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +0:48
  10. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  11. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers m.t.
  12. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché m.t.
  13. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  14. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:52
  15. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  16. DUNBAR EDDIE, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +1:05
  18. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +1:17
  19. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team m.t.
  20. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.

Classement général à l’issue de la 6e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 18:13:42
  2. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:20
  3. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:14
  4. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:25
  5. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:34
  6. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:44
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:47
  8. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:55
  9. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +2:08
  10. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:25
  11. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +2:27
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +2:38
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:39
  14. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +2:42
  15. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +3:34
  16. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +3:44
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +3:50
  18. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:56
  19. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +3:57
  20. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +4:12

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Classic Var 2026 : Parcours, profil, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Fini les arrivées au sommet du Mont Faron ou du mur de Fayence ! Pour sa 3e édition, la Classic Var change radicalement son fusil d’épaule. Ce samedi 21 février, le peloton s’élancera de La Garde pour 176,6 km d’un parcours vallonné, mais qui s’achève par un final rapide et descendant à Brignoles. Un terrain de jeu idéal pour les puncheurs rapides et les baroudeurs, qui promet un scénario bien différent des deux premières éditions. Décryptage des forces en présence et du programme TV.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Classic Var 2026 : Pourquoi le nouveau parcours promet un final explosif à Brignoles

La saison cycliste française sur route s’offre un nouveau tournant ce week-end sur la Côte d’Azur. Après le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise, l’Étoile de Bessèges et le Tour de La Provence, place à un duo infernal : la Classic Var suivie dimanche du nouveau Tour des Alpes-Maritimes. Ce samedi 21 février 2026, c’est la Classic Var qui ouvre le bal avec une formule résolument repensée.

Créée en 2024 suite à la scission du Tour des Alpes-Maritimes et du Var, la course d’un jour avait jusqu’ici couronné des grimpeurs : Lenny Martinez au sommet du Mont Faron en 2024, puis Christian Scaroni sur le terrible mur de Fayence en 2025. Cette année, les organisateurs ont pris le contre-pied complet. Fini les pourcentages à double chiffre sur la ligne d’arrivée. Place à un final nerveux, technique, et surtout roulant qui pourrait bien sourire à une nouvelle catégorie de coureurs. Alors, piège pour sprinteurs ou terrain de chasse pour puncheurs ? On vous dit tout sur le parcours, les favoris et comment suivre cette 3e édition en direct.

Classic Var 2026 : Le parcours et le profil détaillés (La Garde – Brignoles)

Le département du Var se dévoile sous un angle nouveau pour cette 3e édition. Avec 176,6 kilomètres au programme, le tracé propose une traversée complète, de la côte méditerranéenne jusqu’à l’arrière-pays, pour un dénivelé positif conséquent d’environ 2 000 mètres. Mais c’est bien dans ses 40 derniers kilomètres que le parcours 2026 se distingue radicalement.

Un premier acte vallonné pour durcir la course

Le départ sera donné à La Garde, commune limitrophe de Toulon. Et comme pour donner le ton, la première difficulté pointe son nez après seulement une dizaine de kilomètres. Le peloton devra négocier la montée vers Rocbaron (6,8 km à 4,3 %), un « hors d’œuvre » idéal pour les coureurs désireux de tester leurs jambes ou de permettre à une échappée de se dessiner.

La suite est un véritable jeu de montagnes russes à travers la « Provence Verte ». On enchaîne les reliefs vallonnés, avec le Col des Quatre Termes (km 54) puis une longue section de « mal-plat » jusqu’à atteindre le point culminant du jour aux alentours de Montmeyan et Régusse. C’est là que le terrain devient plus sélectif, dans une zone propice aux bordures et aux coups de bordure si le vent daigne s’inviter.

Le final : Un sprint royal à Brignoles ?

C’est là que le bât blesse (ou pas) pour les purs grimpeurs. Après le passage à Aups et Sillans-la-Cascade, le scénario bascule. Pour les 40 derniers kilomètres, la route s’aplanit nettement et devient même descendante en direction de Carcès et Cabasse.

Le peloton, s’il a bien roulé, aura alors tous les atouts en main pour reprendre les éventuels attaquants du jour. L’arrivée est jugée en plein cœur de Brignoles. Attention toutefois à un dernier piège : un virage à droite serré à seulement 1,5 km de la ligne. Ce sera le point de contrôle crucial. Celui qui obligera les équipes de sprinteurs à prendre les commandes tôt pour placer leur leader dans la meilleure position avant de lancer le sprint final sur le plat.

Ce profil, accidenté mais au final roulant, est une invitation ouverte aux puncheurs rapides et aux sprinteurs ayant une bonne capacité à passer les bosses. L’an passé, un parcours bien plus dur avait sacré Christian Scaroni. Cette année, on se dirige vers un scénario bien plus ouvert.

Qui sont les favoris et les coureurs engagés de la Classic Var 2026 ?

Avec ce nouveau terrain de jeu, la bagarre s’annonce passionnante entre les différents profils. Les organisateurs ont attiré un plateau de qualité, avec 7 équipes WorldTour au départ sur les 17 formations présentes. Si le vainqueur sortant, Christian Scaroni (XDS Astana), ne sera pas là pour défendre son titre, son équipe et ses concurrents débarquent avec des ambitions claires.

Les « trois étoiles » d’un parcours taillé pour les puncheurs

⭐⭐⭐ Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) : Deuxième l’an dernier, 3e de la dernière Etoile de Bessèges, le Français semble avoir coché la case. L’ancien champion de France en puissance allie punch et vista. Sur un final comme celui de Brignoles, il est taillé pour jouer la gagne, que ce soit en réglant un petit groupe ou en sortant dans le dernier kilomètre.

⭐⭐⭐ Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling) : Le Suisse est peut-être le coureur dont le profil colle le mieux à ce nouveau parcours. Puncheur de génie, capable de s’isoler dans une bosse et de résister au retour, il a des références qui parlent pour lui (Flèche Wallonne ou encore Clasica San Sebastian) lui permettant de faire exploser le scénario d’un sprint trop orchestré.

⭐⭐⭐ Simone Velasco (XDS Astana) : L’ancien champion d’Italie est un coureur complet, toujours placé sur ce type de semi-classiques vallonnées. Dans une équipe XDS Astana qui aligne plusieurs cartes (Ulissi, Bettiol), il pourrait bien être le finisseur idéal.

Les outsiders capables de créer la surprise

Derrière ce trio de tête, la densité est impressionnante. Du côté de la Groupama-FDJ United, Ewen Costiou, récent vainqueur de l’Étoile de Bessèges, est en état de grâce et pourrait doubler la mise. Attention également à Thibaud Gruel, très à l’aise sur ce genre de terrain accidenté.

Lidl-Trek aligne l’un des coureurs les plus imprévisibles du peloton, Quinn Simmons, qui effectuera ses premiers tours de roue en compétition cette année. L’Américain a le punch pour s’extirper dans les 10 derniers kilomètres et résister au retour du peloton. Une tactique risquée mais payante si le chrono est maîtrisé.

Enfin, l’armada XDS Astana ne se résume pas à Velasco. Diego Ulissi, avec son immense expérience, et surtout Alberto Bettiol, vainqueur du Tour des Flandres 2019, sont des clients sérieux pour ce type d’effort. Bettiol, qui sort d’un abandon au Tour d’Oman, pourrait voir ce final descendant comme un tremplin idéal avant les classiques flandriennes.

Question à nos lecteurs : Qui voyez-vous lever les bras à Brignoles ? Un puncheur comme Hirschi qui anticipe le sprint ou un coureur rapide comme Lapeira qui gère son effort pour conclure ? Donnez-nous votre avis en commentaire !

Le programme TV : Sur quelle chaîne suivre la Classic Var 2026 en direct ?

Vous ne voulez rien manquer de cette explication en Provence ? Voici comment suivre la course en direct.

Date et heure : Samedi 21 février 2026. Le départ fictif sera donné à 11h30. L’arrivée est estimée sur la ligne de Brignoles aux alentours des 16h.

Diffusion TV : La course sera retransmise en direct sur Eurosport (chaîne habituelle des amateurs de cyclisme) et sur France 3 Côte d’Azur pour la partie locale.

Diffusion streaming : Vous pourrez également suivre l’intégralité de l’épreuve sur la plateforme HBO Max. La chaîne locale sera également disponible en replay et en direct sur la plateforme france.tv et le site paca.france3.fr, avec une fenêtre de diffusion prévue de 13h20 à 16h30.

Et après ? Le nouveau défi du Tour des Alpes-Maritimes

La Classic Var ne sera que la première pièce d’un passionnant diptyque azuréen. Le lendemain, dimanche 22 février, place au Tour des Alpes-Maritimes. L’épreuve, elle aussi, change de formule. Exit le format par étapes, place à une semi-classique d’un jour entre Villefranche-sur-Mer et Biot. Le parcours promet d’être d’une difficulté extrême en première partie de course avec l’enchaînement du Col d’Èze, du Col de Châteauneuf et de Carros. Un menu copieux pour les organismes avant un final plus roulant, qui pourrait là encore offrir un duel entre grimpeurs offensifs et puncheurs.

Mais avant de penser au dimanche, le samedi appartient à la Classic Var. Un cru 2026 qui, avec son pari audacieux sur le final, pourrait bien entrer dans la légende comme l’année du renouveau. Rendez-vous à Brignoles pour le verdict.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Classic Var 2026 ?

XDS Astana Team (WT) ✅
1, VELASCO, Simone
2, ULISSI, Diego
3, BETTIOL, Alberto
4, SILVA, Guillermo Thomas
5, SCHRETTL, Marco
6, VINOKUROV, Nicolas
7, TONEATTI, Davide
DS, CATALDO, Dario

Bahrain – Victorious (WT) ✅
11, BAUHAUS, Phil
12, MIQUEL, Pau
13, SEGAERT, Alec
14, VAN MECHELEN, Vlad
15, ERŽEN, Žak
16, DUNWOODY, Seth
17, ERMAKOV, Roman
DS, BOŽIČ, Borut

Lidl – Trek (WT) ✅
21, SIMMONS, Quinn
22, BAGIOLI, Andrea
23, MOLLEMA, Bauke
24, O’BRIEN, Liam
25, FRYDKJÆR, Patrick Boje
26, MOSCA, Jacopo
27, VERGAERDE, Otto
DS, ANDERSEN, Kim

Team Picnic PostNL (WT) ✅
31, BARGUIL, Warren
32, VAN DEN BROEK, Frank
33, KOERDT, Bjorn
34, BIESTERBOS, Frits
35, PEACE, Oliver
37, ROOSEN, Timo
DS, GUIBERTEAU, Christian

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, LAPEIRA, Paul
42, PARET-PEINTRE, Aurélien
43, GAUTHERAT, Pierre
44, L’HOTE, Antoine
45, CHAMBERLAIN, Oscar
46, ISIDORE, Noa
47, GUDMESTAD, Tord
DS, JANNEL, Didier

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, GRUEL, Thibaud
52, COSTIOU, Ewen
53, MOLARD, Rudy
54, ROLLAND, Brieuc
55, GENIETS, Kevin
56, BARTHE, Cyril
57, FONTAINE, Titouan
DS, VAUGRENARD, Benoît

Lotto Intermarché (WT) ✅
61, MENTEN, Milan
62, KOCKELMANN, Mathieu
63, GRISEL, Matys
64, EEMAN, Kamiel
65, GRIGNARD, Sébastien
66, TOUSSAINT, Wouter
67, DRIESSEN, Niels
DS, BOUET, Maxime

Cofidis (PRT) ✅
71, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
72, BIERMANS, Jenthe
73, IZQUIERDO, Clément
74, JOALLAND, Yaël
75, ZAMPERINI, Edoardo
76, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
DS, ŠIŠKEVIČIUS, Evaldas

TotalEnergies (PRT) ✅
81, DELBOVE, Joris
82, LÉVÊQUE, Theo
83, DOUBEY, Fabien
84, TESSON, Jason
85, MARCEROU, Nicola
86, RETAILLEAU, Valentin
87, MANZIN, Lorrenzo
DS, SICARD, Romain

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
91, HIRSCHI, Marc
92, PLUIMERS, Rick
93, WARBASSE, Larry
94, JASCH, Lennart
95, KELEMEN, Petr
96, ERIKSSON, Jacob
97, STÖCKLI, Jan
DS, ZIMINE, Boris

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
101, KOPECKÝ, Matyáš
102, MAIRE, Adrien
103, SAVIOZ, Colin
104, DE VRIES, Hartthijs
105, AUGÉ, Ronan
106, MERIS, Sergio
107, GELEIJN, Owen
DS, GROOTVELD, Joram

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
111, LONARDI, Giovanni
112, BAIS, Davide
113, SERRANO, Javier
114, TONELLI, Alessandro
115, MUÑOZ, Francisco
116, MIFSUD, Andrea
117, BESSEGA, Gabriele
DS, ZANATTA, Stefano

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
121, DELACROIX, Théo
122, BÉNÉTEAU, Lucas
123, CARDIS, Romain
124, GUGLIELMI, Simon
126, BERGER, Antoine
127, BOUQUET, Axel
DS, HUREL, Tony

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
131, HEREMANS, Joppe
132, OOSTERLINCK, Joes
133, HARDOUIN, Louis
134, THÉOT, Killian
135, ÅRNES, Daniel
136, HUCK, Léandre
137, MOLLY, Kenny
DS, MOLMY, Arnaud

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
141, KONIJN, Alexander
142, MAINGUENAUD, Tom
143, GILLET, Baptiste
144, DAVY, Clément
145, GUICHARD, Carter
146, CARTY, Jahkim
147, MASSA, Dylan
DS, DOUTRE, Frédéric

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
152, WALTON, Jonas
153, GUERNALEC, Victor
154, GUÉGAN, Maël
155, HAMON, Similien
156, SANLAVILLE, Mathias
157, LANGELLA, Lenaic
DS, RAVARD, Anthony

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
161, DARBELLAY, Valentin
162, JEAN, Victor
163, TISSIÈRES, Arnaud
164, AEBERSOLD, Nils
165, BÖGLI, Noah
166, SOMMER, Jan
167, BAGOU, Guillaume

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Tour d’Algarve 2026 : Parcours, engagés et favoris de la 52e édition

Du 18 au 22 février 2026, le sud du Portugal vibre au rythme de la 52e Volta ao Algarve. Avec un plateau digne d’une épreuve WorldTour, un parcours remodelé et l’absence du tenant du titre Jonas Vingegaard, la course s’annonce plus indécise que jamais. Décryptage complet des cinq étapes, analyse des forces en présence et notre grille des favoris pour succéder au Danois.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’Algarve, terre de vérité du début de saison

Chaque année, c’est le même rituel. Le peloton mondial pose ses valises sur le littoral sud du Portugal. Le Tour d’Algarve, ou Volta ao Algarve em Bicicleta, est bien plus qu’une simple course de préparation. C’est le premier véritable révélateur de forme, le banc d’essai idéal pour les leaders en devenir et les champions confirmés.

Depuis son intégration à l’UCI ProSeries en 2020, l’épreuve n’a cessé de monter en gamme. Son palmarès parle de lui-même : Alberto Contador, Geraint Thomas, Tadej Pogačar, Remco Evenepoel (triple vainqueur) et, depuis l’an dernier, Jonas Vingegaard. Une litanie de vainqueurs de Grands Tours qui atteste du standing de l’épreuve portugaise. Pour 2026, la liste des engagés est, une fois de plus, pharaonique. Pourtant, une ombre plane au tableau : celle du double vainqueur du Tour de France et tenant du titre, Jonas Vingegaard. Blessé fin janvier, le Danois de Visma | Lease a Bike est contraint de déclarer forfait, laissant le champ libre à une meute de loups affamés. Mais au-delà de l’absence du patron, c’est tout un parcours, subtilement retravaillé, qui promet de redistribuer les cartes.

Pourquoi le parcours 2026 est-il plus trompeur qu’il n’y paraît ?

Le tracé de cette 52e édition, long de près de 750 kilomètres, conserve cette formule magique qui fait son succès : deux opportunités pour les sprinteurs, deux juges de paix en altitude et un contre-la-montre individuel. Mais les organisateurs ont glissé quelques « surprises » dans le menu qui pourraient transformer cette classique hivernale en un champ de bataille tactique. Selon les données compilées par notre rédaction, le dénivelé total avoisine les 10 000 mètres, une valeur significative pour une course de cinq jours en février.

Étape 1 (18/02) – Vila Real de Santo António > Tavira (185,6 km) : Le piège côtier pour sprinteurs ?

Sur le papier, c’est l’étape la plus simple. Un long ruban de bitume qui longe la frontière espagnole et la côte pour finir à Tavira. Mais attention au vent. Le printemps pointe à peine le bout de son nez, et les bourrasques sur le littoral algarve sont fréquentes. Si les équipes de sprinteurs ne sont pas vigilantes, les bordures pourraient faire des dégâts dès le premier jour. C’est un scénario classique ici, comme on a pu le voir par le passé. Les ascensions de Marcador et Faz Fato, bien que modestes, pourraient servir de levier pour durcir le rythme et disloquer le peloton. Le premier maillot jaune se jouera donc peut-être entre les grosses cuisses des purs sprinteurs et la ruse des équipiers de puncheurs.

Étape 2 (19/02) – Portimão > Alto da Fóia (157,1 km) : L’étape qui a changé de braquet

C’est le gros morceau du parcours. L’Alto da Fóia (7,7 km à 6,1 %) est une montée connue, mais elle a toujours souffert d’un défaut : elle est trop roulante pour créer des écarts significatifs. En 2023, ils étaient 26 à se disputer la gagne en seulement 12 secondes ! Cette année, les organisateurs ont musclé le final. L’enchaînement des difficultés d’Alferce (5,5 km à 7 %) et de Casais (4 km à 7 %) dans les 30 derniers kilomètres change totalement la donne. Le scénario probable ? Une guerre d’usure dans ces deux ascensions, avec des coureurs qui arriveront sur une réserve bien plus faible au pied de la Fóia. Le juge de paix sera ce passage à 9 % situé à 6 kilomètres du sommet. C’est là que les Vauquelin, Almeida et autres Ayuso tenteront de porter l’estocade. Un véritable test pour les organismes encore en rodage.

Étape 3 (20/02) – Vilamoura > Vilamoura (CLM – 18,5 km) : Le chrono de la vérité

Exit le chrono vallonné de l’an dernier. Place à un parcours totalement plat et roulant autour de la station balnéaire de Vilamoura. 19,5 kilomètres de pur effort solitaire, où les positions aérodynamiques et la puissance brute primeront sur la technique en descente ou en faux-plat. C’est l’étape idéale pour un spécialiste comme Filippo Ganna, mais aussi un immense défi pour des purs grimpeurs comme Paul Seixas, qui devront limiter la casse. « C’est l’occasion pour les spécialistes des courses à étapes de voir si leur travail durant l’hiver a porté ses fruits » pourrait-on entendre dans le jargon. Avec des écarts qui pourront se compter en secondes, ce chrono conditionnera en grande partie la suite de la course et le podium final.

Étape 4 (21/02) – Albufeira > Lagos (182,1 km) : La revanche des sprinteurs et le souvenir de 2025

Après l’effort, le réconfort… pour les sprinteurs. Malgré un relief accidenté en début d’étape, la dernière heure de course est un long faux-plat descendant vers Lagos. C’est la dernière chance pour les hommes rapides de lever les bras. Mais on se souvient tous de la scène ubuesque de l’an dernier, lorsque le peloton, trompé par le marquage au sol, avait sprinté sur une voie parallèle, laissant la victoire s’envoler dans un malentendu général. Une image cocasse qui avait fait le tour des réseaux. Les organisateurs ont-ils prévu un balisage infaillible pour 2026 ? C’est tout le mal qu’on souhaite aux équipes. Ce final est un terrain de jeu idéal pour un puncheur-sprinteur comme Arnaud De Lie, capable de passer les bosses et de finir rapidement.

Étape 5 (22/02) – Faro > Alto do Malhão (153,1 km) : Le juge de paix en mode circuit

L’apothéose. La dernière étape sacrifie au rituel du Malhão (2,6 km à 9,2 %), mais avec une variante de taille cette année : la montée sera gravie deux fois. Le final a été conçu comme un circuit de 45 kilomètres incluant la double ascension de ce mur terrible. Les pourcentages, avec des rampes à plus de 10 %, vont littéralement faire exploser les compteurs. La première ascension servira à durcir le rythme, à tester les jambes des adversaires. La seconde, dans les derniers kilomètres, sera le théâtre d’une explication sans merci. C’est ici que le classement général va vivre son dénouement. Ce format en circuit est une petite révolution pour la course, car il interdit toute tentative de gestion. Il faudra attaquer, anticiper, pour espérer coiffer la couronne portugaise.

Tour d’Algarve 2026 : Qui sont les hommes forts pour défier la logique ?

Avec l’absence de Vingegaard, la hiérarchie semble ouverte, mais la densité du plateau est telle que le moindre faux-pas sera fatal. Selon les informations de la rédaction, on peut établir une grille de favoris basée sur le profil exigeant de la course.

Le duel au sommet : Juan Ayuso vs João Almeida

Notre favori numéro 1 se nomme Juan Ayuso (Lidl-Trek). Transfuge de l’hiver, l’Espagnol a tout du vainqueur potentiel. Excellent rouleur (il peut dominer le chrono), il possède également un punch redoutable sur les pentes escarpées du Malhão. Il a un finish supérieur à son rival portugais. Il s’agit de sa course de reprise.

Face à lui, le Portugais João Almeida (UAE Team Emirates XRG) court à domicile et aura la pression du public. Deuxième en 2025, il vise la gagne. Sa préparation semble idéale après sa deuxième place au Tour de Valence. Il est accompagné d’un redoutable lieutenant en la personne de Brandon McNulty, dont le profil de rouleur-grimpeur colle parfaitement à l’exercice. Mais attention : dans l’équipe UAE, la consigne sera claire : tout pour Almeida. Suffisant pour contenir la fougue d’un Ayuso qui voudra marquer les esprits dès ses débuts sous ses nouvelles couleurs ?

La nouvelle vague française peut-elle créer l’exploit ?

C’est l’un des sujets qui anime les discussions dans l’hexagone. La France, qui n’a jamais remporté le Tour d’Algarve, aligne deux sérieux candidats.

Le premier, Kevin Vauquelin (INEOS Grenadiers), étrenne sa nouvelle tunique. Son profil est taillé sur mesure pour cette course. Son punch et ses qualités de rouleur en font un candidat au podium, voire mieux s’il bénéficie de la liberté nécessaire chez les Britanniques. On imagine mal INEOS brider un tel talent sur ce terrain.

L’autre phénomène, c’est évidemment Paul Seixas (Decathlon CMA CGM). À 19 ans, le phénomène français débarque avec un statut qui ferait pâlir n’importe quel coureur de 30 ans. Après des débuts professionnels tonitruants, on l’attend au tournant. Peut-il viser la gagne ? « Avec lui, on ne sait plus vraiment à quoi s’en tenir » résume l’ambiance dans le milieu. Un top 5 serait déjà un immense résultat, mais son talent hors-norme autorise tous les rêves. Question à nos lecteurs : Paul Seixas peut-il devenir le premier Français à inscrire son nom au palmarès du Tour d’Algarve ?

Les outsiders capables de renverser la table

Derrière le quatuor de tête, une meute d’outsiders de luxe ronge son frein.

Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Révélation de la saison passée (3e du Tour de France), l’Allemand arrive libéré. L’arrivée de Remco Evenepoel dans son équipe lui permet de travailler « en paix », comme il le dit lui-même. Avec déjà une victoire au compteur cette saison (Trofeo Ses Salines), il est dangereux.

Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) : Un profil de rouleur-grimpeur idéal, capable de briller sur le chrono et en altitude.

Jarno Widar (Lotto Intermarché) : Le jeune prodige belge est un pur grimpeur. La double ascension du Malhão est un terrain de jeu qui lui tend les bras. S’il limite la casse sur le chrono, il peut viser très haut.

Daniel Felipe Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Un revenant de talent, toujours dangereux sur ce type de parcours accidenté.

La guerre des sprinteurs : Philipsen, De Lie, Magnier… qui est le plus rapide ?

Si le général fait rêver les grimpeurs, les sprints promettent un feu d’artifice.

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) débarque avec son poisson-pilote attitré. Il est LE favori numéro 1 pour les arrivées massives. Mais la concurrence est féroce.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Le Taureau de Lescheret a coché cette course. Il adore les profils musclés comme celui de Lagos. Sa pointe de vitesse sur le plat est redoutable.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) : 19 succès l’an dernier, le Français est un phénomène de précocité. Il lance sa saison avec l’ambition de dompter les gros bras.

Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Un client sérieux, toujours placé.

Sans oublier des fusées comme Pavel Bittner et Marijn van den Berg auront à cœur de jouer les trouble-fêtes.

Un plateau WorldTour pour une ProSeries

Comme chaque année, le Tour d’Algarve fait mieux que certaines courses WorldTour. Le plateau 2026 en est la preuve éclatante. Si Jonas Vingegaard est absent, ses principaux dauphins de l’an dernier sont là. On note avec intérêt les débuts de Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) sous ses nouvelles couleurs, même si le parcours semble un peu trop montagneux pour lui. La liste des engagés est un véritable Who’s Who du peloton.

Après analyse des 750 kilomètres de course, du chrono de Vilamoura et de la double explication dans l’Alto da Fóia et l’Alto do Malhão, notre grille des favoris s’établit comme suit :

⭐⭐⭐⭐ Juan Ayuso (Lidl-Trek) : Le plus complet. Le chrono et le punch feront la différence.

⭐⭐⭐ João Almeida (UAE) : À domicile, il aura le soutien d’une équipe ultra-forte. Il doit répondre au défi chronométré.

⭐⭐⭐ Kevin Vauquelin (INEOS) : La belle opportunité pour le Français. Une première pour la France ?

⭐⭐ Florian Lipowitz (Red Bull) : Discret mais terriblement efficace. Un client pour le top 5.

⭐⭐ Paul Seixas (Decathlon) : Le mystère de l’édition. Capable de tout, même de l’exploit.

⭐⭐ Brandon McNulty (UAE) : Le joker. Si Almeida flanche, il peut surgir.

⭐⭐ Thymen Arensman (INEOS) : Le rouleur-grimpeur parfait pour ce parcours.

⭐ Jarno Widar (Lotto), Oscar Onley (INEOS), Daniel Martinez (Red Bull) : Des outsiders de luxe capables de créer la surprise sur la dernière étape.

L’édition 2026 du Tour d’Algarve s’annonce comme un feu d’artifice. Entre la soif de revanche de João Almeida, la démonstration de force attendue de Juan Ayuso, et l’irruption possible de la nouvelle génération française et belge, le spectacle sera au rendez-vous sur les routes ensoleillées du sud du Portugal. Rendez-vous mercredi pour le coup d’envoi de cette 52e édition qui s’annonce déjà historique.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour d’Algarve 2026 ?

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, ALMEIDA, João
2, GIAIMI, Luca
3, GROßSCHARTNER, Felix
4, MCNULTY, Brandon
5, MORGADO, António
6, OLIVEIRA, Ivo
7, OLIVEIRA, Rui

Lidl – Trek (WT) ✅
11, AYUSO, Juan
12, ÁLVAREZ, Héctor
13, KÄMNA, Lennard
14, SKUJIŅŠ, Toms
15, SÖDERQVIST, Jakob
16, TEUTENBERG, Tim Torn
17, VERONA, Carlos

Soudal Quick-Step (WT) ✅
21, LAMPAERT, Yves
22, MAGNIER, Paul
23, SCHACHMANN, Maximilian
24, STUYVEN, Jasper
25, VAN BAARLE, Dylan
26, VAN GESTEL, Dries
27, VERVENNE, Jonathan

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
31, DENZ, Nico
32, LIPOWITZ, Florian
33, MARIT, Arne
34, MARTÍNEZ, Daniel Felipe
35, MEEUS, Jordi
36, TRATNIK, Jan
37, VERMEERSCH, Gianni

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, SEIXAS, Paul
42, DE PESTEL, Sander
43, DEWULF, Stan
44, LABROSSE, Jordan
45, RICCITELLO, Matthew
46, NAESEN, Oliver
47, STAUNE-MITTET, Johannes

INEOS Grenadiers (WT) ✅
51, ARENSMAN, Thymen
52, GANNA, Filippo
53, HEIDUK, Kim
54, JUNGELS, Bob
55, ONLEY, Oscar
56, DE PLUS, Laurens
57, VAUQUELIN, Kévin

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
61, BAYER, Tobias
62, BELMANS, Lennert
63, GROVES, Kaden
64, UHLIG, Henri Abandon 1ère étape
65, PLANCKAERT, Edward
66, PRICE-PEJTERSEN, Johan
67, PHILIPSEN, Jasper

EF Education – EasyPost (WT) ✅
71, VAN DEN BERG, Marijn
72, BATTISTELLA, Samuele
73, HOBBS, Noah
74, ASGREEN, Kasper
75, SIMMONS, Colby
76, RODRIGUEZ, Juan Felipe
77, RAFFERTY, Darren

Team Jayco AlUla (WT) ✅
81, ACKERMANN, Pascal
82, BOUWMAN, Koen
83, DE BONDT, Dries Abandon 1ère étape
84, DE POOTER, Dries
85, ENGELHARDT, Felix
86, JUUL-JENSEN, Christopher Abandon 3e étape
87, VENDRAME, Andrea

Team Picnic PostNL (WT) ✅
91, BITTNER, Pavel
92, DEGENKOLB, John
93, FLYNN, Sean
95, MARTINEZ, Juan Guillermo
96, POOLE, Max
97, DE CEUSTER, Milan

Lotto Intermarché (WT) ✅
101, ARTZ, Huub
102, BEULLENS, Cedric
103, DE LIE, Arnaud
104, GIDDINGS, Joshua
105, SLOCK, Liam
106, VAN BOVEN, Luca
107, WIDAR, Jarno

NSN Cycling Team (WT) ✅
111, TENE, Rotem
112, FRIGO, Marco
113, HOFSTETTER, Hugo
114, KOGUT, Oded
115, VERBRUGGHE, Jens
116, PINARELLO, Alessandro
117, VAN TRICHT, Floris

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, ALAPHILIPPE, Julian
122, KÜNG, Stefan
123, HALLER, Marco
124, MOZZATO, Luca
125, THALMANN, Roland
126, VOISARD, Yannis
127, WIRTGEN, Luc

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
131, LEITÃO, Iúri
132, LOSPITAO, Pablo
133, GUARDEÑO, Jaume
134, BALDERSTONE, Abel
135, MOLENAAR, Alex
136, OTRUBA, Jakub
137, SORARRAIN, Gorka

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
141, AZPARREN, Xabier Mikel
142, CHRISTEN, Fabio
143, DE LA CRUZ, David
144, LIEPIŅŠ, Emīls
145, FRISON, Frederik
146, GLOAG, Thomas
147, MOSCHETTI, Matteo

Team Tavira / Crédito Agrícola (CT) ✅
151, SILVA, Afonso
152, BARBOSA, Diogo
153, MESTRE, Guilherme
154, LASA, Ailetz
155, ALVES, Rodrigo
156, CAMPOS, Noah
157, CAMPOS, Francisco

Anicolor / Campicarn (CT) ✅
161, NYCH, Artem
162, REIS, Rafael
163, GUERIN, Alexis
164, MILES, Carson
165, LEIJNSE, Enzo
166, MESA, Santiago
167, FERNÁNDEZ, Rubén

Efapel Cycling (CT) ✅
171, SILVA, Joaquim
172, ANTUNES, Tiago
173, GONÇALVES, Diogo
174, LOPES, Lucas
175, PEÑA, Jesús David
176, SWIRBUL, Keegan
177, TAVARES, Gonçalo

Feira dos Sofás – Boavista (CT) ✅
181, SILVA, Pedro
182, COSTA, Fábio
183, DOMÍNGUEZ, David
184, ROTA, Oscar
185, SILVA, João
186, BONILLO, Iker
187, RODRIGUES, Rúben

Aviludo – Louletano – Loulé (CT) ✅
191, TIVANI, German Nicolás
192, CARVALHO, André
193, FRANCISCO, Filipe
194, CONTTE, Tomas
195, LEAL, Cláudio
196, OYARZÚN, Carlos Iván
197, VIEGAS, Daniel

Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua (CT) ✅
201, SILVA, Bruno
202, DIAS, Daniel
203, MORAIS, Francisco
204, LINAREZ, Leangel Rubén
205, CARVALHO, Gonçalo
206, MARTINGIL, César
207, BARBAS, Rafael

Credibom / LA Alumínios / Marcos Car (CT) ✅
211, DUARTE, Emanuel
212, NUNES, Hugo
213, OLIVEIRA, João
214, NARCISO, Diogo
215, DOMINGUES, Duarte
216, MARTINS, João
217, PINTO, Diogo

GI Group Holding – Simoldes – UDO (CT) ✅
221, BUSTAMANTE, Adrián
222, CARVALHO, Rui
223, NEVES, José
224, BRAGUINI, Andrey
225, CASTRO PINTO, Pedro
226, MOREIRA, José Miguel
227, RIBEIRO, André

Feirense – Beeceler (CT) ✅
231, WOOD, Harrison
232, MONTEZ, Alexandre
233, IVANOV, Viacheslav
234, MESQUITA, Guilherme
235, DE PAULA, Victor Cesar
236, PEREIRA, Francisco
237, ANDRADE, Pedro

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Tour d’Andalousie 2026 : Parcours, favoris et engagés de la Ruta del Sol

Entre la douceur de la Costa del Sol et l’âpreté des hauteurs andalouses, la Ruta del Sol 2026 risque de ne pas être une simple formalité de reprise. Avec un plateau taillé pour le punch et un parcours qui interdit tout répit, cette 72e édition s’annonce comme un duel générationnel. Analyse d’une course où les secondes se grappillent plus qu’elles ne se gagnent.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’Andalousie, terre de vérité précoce

L’Espagne du sud fait office de salle de concert pour le peloton en février. Si le Tour d’Algarve attire souvent les purs rouleurs, la Ruta del Sol, elle, a toujours eu cette saveur particulière, celle d’une classique qui durerait cinq jours. En 2026, la concurrence du calendrier est rude, mais l’histoire et le tracé de cette épreuve centenaire attirent encore une brochette de clients qui n’ont pas froid aux yeux.

Comme le disait le regretté Luis Ocaña, « ici, le vent et la chaleur vous apprennent à souffrir plus tôt que les autres. » Cette édition 2026, qui se déroule du 18 au 22 février, s’inscrit dans cette lignée. Ce n’est pas une course de haute montagne, mais c’est un piège permanent. Avec un dénivelé positif cumulé impressionnant de plus de 11 500 mètres pour seulement 803 km, la moindre ondulation est un prétexte à l’explosion. Les sprinteurs purs sont repartis frustrés de Malaga ; ici, c’est le terrain de jeu des puncheurs et des attaquants.

Pourquoi ce parcours 2026 est un régal tactique ?

Étape 1 (18/02) : Benahavís > Pizarra (163,9 km) – L’entrée en matière brutale

On ne prend pas ses marques en douceur sur cette édition. Le peloton plonge directement dans le vif du sujet avec l’ascension du Puerto del Madroño (19,9 km à 4,9%). C’est un col interminable, une sorte d’ascension qui use moins par sa pente que par sa longueur. Beaucoup de coureurs arriveront avec des cuisses encore « propres » de l’hiver, et ce genre d’effort prolongé est un réveil musculaire violent.

Si l’échappée matinale a peu de chances d’aller au bout, elle servira de révélateur pour les organismes. La descente vers Pizarra, après le passage technique du Puerto de las Abejas, pourrait voir des petits groupes se former. Mais attention : c’est une arrivée qui peut sourire à un coureur rapide si les équipes de favoris contrôlent. On pourrait voir un premier coup de poker de Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) ou d’un attaquant d’Uno-X Mobility, qui aiment brûler la politesse au peloton.

Étape 2 (19/02) : Torrox > Otura (138,6 km) – L’étape reine en miniature

C’est le juge de paix, sans aucun doute. Le Puerto de la Cabra, avec ses 25 kilomètres d’ascension vers les 1300 mètres, n’est pas un col pyrénéen, mais en février, c’est un monstre. C’est un col de rythme, idéal pour les rouleurs-grimpeurs.

Le piège se situe après la descente. Beaucoup penseront que le plus dur est fait, mais l’Alto de la Malahá, à 13 kilomètres de l’arrivée, est une petite sœur traîtresse. C’est le genre d’endroit où l’on peut lâcher un adversaire sur un tempo violent. Selon les données historiques de l’épreuve, les écarts au général se font rarement dans les pentes à 8% de la Cabra, mais souvent sur cette dernière bosse où la lucidité manque. L’arrivée à Otura, en faux-plat montant, est taillée pour un puncheur comme Thomas Pidcock ou Jan Christen.

Étape 3 (20/02) : Jaén > Lopera (170,1 km) – Le piège des oliveraies

Ne vous fiez pas au profil lissé de la carte. Cette étape dans la province de Jaén (lieu du sacre récent de Tim Wellens), c’est l’antichambre de l’enfer. Entre l’Alto de Santa Ana et le Puerto de Peñallana, la route ne fait que monter et descendre sur du bitume espagnol souvent cassant.

C’est le genre d’étape où la « baroude » peut réussir. Si une formation comme Red Bull-BORA-hansgrohe rate le coche sur la deuxième étape, c’est ici qu’elle peut envoyer un homme dans l’échappée pour reprendre du temps. La petite rampe finale dans Lopera est un mur idéal pour un puncheur-sprinteur. On pourrait voir un duel francophone entre Benoît Cosnefroy (UAE Team Emirates XRG) et un Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) affamé.

Étape 4 (21/02) : Montoro > Pozoblanco (166 km) – Le jour des « fast guys »

Enfin un peu de répit ? Pas tout à fait. Le « Kilomètre en Or » (Golden Km) à Pozoblanco est une innovation tactique. Il offre des bonifications précieuses. Imaginez le scénario : deux coureurs à 4 secondes au général, une minute de bonifs à prendre… C’est le genre de détail qui fait basculer une course.

L’arrivée est promise à un sprint, mais après 160 km de vallons, les véritables sprinteurs ne sont pas là. C’est le terrain de jeu idéal pour un Alexander Vlasov (Red Bull – BORA – hansgrohe) ou un Iván Romeo (Movistar) le champion d’Espagne, capable de produire un effort violent sur les dernières centaines de mètres. C’est aussi une occasion pour Christophe Laporte (Visma | Lease a Bike), pour sa rentrée, de tester ses sensations.

Étape 5 (22/02) : La Roda de Andalucía > Lucena (167,6 km) – Le feu d’artifice final

Le double passage de l’Alto de la Primera Cruz (2,8 km à 6%) est un format désormais classique mais diablement efficace. La deuxième ascension se termine à seulement 4 kilomètres de la ligne. C’est une invitation à l’attaque en solitaire.

C’est le profil idéal pour Thomas Pidcock. Une attaque tranchante dans le final, un petit col à bloc, et il ne reste plus qu’à gérer la descente et le faux-plat roulant jusqu’à Lucena. Mais c’est aussi là que la force collective d’UAE pourrait piéger le Britannique. Si Sivakov, Wellens et Christen sont tous dans le coup, ils peuvent user Pidcock par le surnombre.

Favoris – L’embarras du choix ou le triomphe d’un seul ?

Le grandissime favori : Thomas Pidcock (Pinarello Q36.5) ⭐⭐⭐

Techniquement, c’est le coureur le plus complet au départ. Il punch, il descend vite, il sprinte. Le final de Lucena lui tend les bras. Mais il y a un « mais » de taille. Son équipe Pinarello Q36.5 a des individualités solides, mais manque de la « machine de guerre » collective qu’UAE peut déployer. Si Pidcock est isolé dans le final de la 2e étape, il devra gérer les attaques à répétition de ses adversaires.

La meute UAE Team Emirates XRG : Un plan à trois têtes ⭐⭐

Ils sont partout, et ils le savent. Pavel Sivakov, le tenant du titre, a prouvé l’an dernier qu’il était capable de gérer une course par étapes sur le fil. Mais cette année, il partage le leadership avec deux autres serial-gagneurs.

Jan Christen : Vainqueur du AlUla Tour, le phénomène suisse, tout juste disqualifié de la Clasica Jaen, aura une revanche à prendre. Son punch est dévastateur. S’il arrive au pied de la Primera Cruz avec de bonnes jambes, il peut faire exploser le groupe.

Tim Wellens : Vainqueur de la Clasica Jaen après 55 kilomètres en solitaire. Il est en état de grâce. Même s’il n’est pas le plus rapide au sprint, il est capable d’un raid lointain qui piège tout le monde. Les 20 bornes du Puerto del Madroño, c’est son jardin.

Les chasseurs de Classiques ⭐⭐

Derrière le duo de tête, la densité est incroyable.

Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : C’est sa course de reprise, et c’est peut-être son seul défaut. S’il est déjà à 100%, il peut jouer la gagne. Mais comme il l’a souvent dit, l’objectif est de tenir sur la durée. Sera-t-il trop « frais » ?

Benoît Cosnefroy (UAE Team Emirates XRG) : Avec déjà 8 jours de course exclusivement disputées en Espagne, le coureur de 30 ans est taillé pour ces arrivées en bosse. S’il limite l’écart sur les étapes de mouvement, le final de Lopera ou Lucena peut lui permettre de grappiller des secondes précieuses.

Alex Aranburu (Cofidis) : Le Basque est chez lui. Il connaît chaque pierre du chemin. Il a le profil idéal pour surprendre tout le monde si les gros se regardent. Il a disputé cette année la Figueira Champions Classic qu’il a terminée à la 2e place.

Les cartes dans le jeu ⭐

Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe) sera le chef de file d’une équipe diminuée sans Van Gils, blessé. Il aura une liberté totale, ce qui peut être dangereux pour les favoris. Côté scandinave, Andreas Leknessund et Søren Wærenskjold (Uno-X Mobility) apportent du muscle et de la puissance. Enfin, ne négligez pas Ivan Romeo (Movistar), qui pourrait surprendre dans un final roulant.

Un combat d’hommes pour un soleil de février

Ce Tour d’Andalousie 2026 ne se jouera pas sur un seul sommet, mais sur une succession de coups de boutoir. La clé sera la gestion des efforts sur les cinq étapes, et surtout, la capacité à répondre présent dans les quinze dernières minutes de chaque étape.

Le duel annoncé entre Pidcock et le trio UAE est fascinant, mais ce serait une erreur d’oublier la nouvelle génération française (Grégoire) ou la vieille garde attaquante (Wellens). La Ruta del Sol, c’est l’histoire du cyclisme espagnol en accéléré : on y gagne avec les dents, pas avec le chronomètre.

Question à la communauté : Selon vous, Pidcock peut-il contrer le collectif d’UAE en supériorité numérique, ou la course est-elle déjà pliée ? Donnez votre avis en commentaire !

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour d’Andalousie 2026 ?

Avec seulement 6 WorldTeams sur 17 équipes, on pourrait croire à un plateau réduit. C’est mal connaître les ProTeams qui, sur ce terrain, peuvent rivaliser. Voici la répartition des forces pour cette édition :

Cette sélection réduite de WorldTeams signifie que les courses ne seront pas verrouillées. Les équipes de deuxième division ont tout intérêt à dynamiter la course, rendant le contrôle plus difficile pour les « grosses écuries ».

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, WELLENS, Tim
2, CHRISTEN, Jan
3, COSNEFROY, Benoît
4, JOHANSEN, Julius
5, NOVAK, Domen
6, SIVAKOV, Pavel

Uno-X Mobility (WT) ✅
11, WÆRENSKJOLD, Søren
12, TRÆEN, Torstein
13, LEKNESSUND, Andreas
14, KULSET, Johannes
15, KAMP, Alexander
16, BYSTRØM, Sven Erik
17, HOELGAARD, Markus

Movistar Team (WT) ✅
21, ARCAS, Jorge
22, AULAR, Orluis
23, BARRENETXEA, Jon
24, CEPEDA, Jefferson Alveiro
25, LÓPEZ, Juan Pedro
26, MACIEJUK, Filip
27, ROMEO, Iván

TotalEnergies (PRT) ✅
31, BOUCHARD, Geoffrey
32, BOULAHOITE, Rayan
33, BURGAUDEAU, Mathieu
34, DUJARDIN, Sandy
35, GACHIGNARD, Thomas Abandon 1ère étape
36, JOUSSEAUME, Alan
37, VERCHER, Mattéo

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
41, PIDCOCK, Thomas
42, HERMANS, Quinten Non partant 3e étape
43, MAŁECKI, Kamil
44, MEURISSE, Xandro
45, VAN MOER, Brent
46, VADER, Milan
47, WRIGHT, Fred

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
51, ETXEBERRIA, Haimar Abandon 2e étape
52, BOICHIS, Adrien
53, HAJEK, Alexander
54, TUCKWELL, Luke
55, PAJUR, Romet
56, VLASOV, Aleksandr
57, WANDAHL, Frederik

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
61, DÍAZ, José Manuel
62, APARICIO, Mario
63, BURNETT, Josh
64, CHUMIL, Sergio Geovani
65, HERRADA, Jesús
66, OKAMIKA, Ander
67, BOUGLAS, Georgios

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
71, AZANZA, Ibai
72, CARRASCOSA, Pablo
73, GIMENO, Nil
74, GÓMEZ, Iker
75, COBO, Iván
76, IRIBAR, Unai Abandon 1ère étape
77, MARTÍN, José María

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
81, BOU, Joan
82, DARDER, Sergi
83, GAVIRIA, Fernando
84, IBÁÑEZ, Javier
85, LARRONDE, Ellande
86, NICOLAU, Joel Abandon 3e étape
87, PARRA, José Félix

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
91, AGIRRE, Jon
92, MARTÍN, Gotzon
93, MINTEGI, Iker Abandon 1ère étape
94, BIZKARRA, Mikel
95, UGARTE, Gari
96, MURGUIALDAY, Jokin Abandon 2e étape
97, ALUSTIZA, Nicolás

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
101, CRABBE, Tom
102, LAMBRECHT, Michiel
103, LANHOVE, Milan
104, THONNON, Senne
105, VAN HEMELEN, Vincent
106, VANDENABEELE, Henri Abandon 1ère étape
107, VANDENSTORME, Dylan

Petrolike (CT) ✅
111, CAICEDO, Jonathan Klever Abandon 1ère étape
112, CALLEJAS, Edison Alejandro Abandon 2e étape
113, PONOMAR, Andrii Abandon 2e étape
114, EPIS, Giosuè
115, PRIETO, José Antonio
116, ZARATE, Michael
117, QUINTERO, Juan Diego

Groupama – FDJ United (WT) ✅
121, BRAZ AFONSO, Clément
122, DECOMBLE, Maxime
123, GRÉGOIRE, Romain
124, MADOUAS, Valentin
125, PENHOËT, Paul
126, RUSSO, Clément
127, TRONCHON, Bastien

Cofidis (PRT) ✅
131, ARANBURU, Alex
132, FRETIN, Milan
133, KIRSCH, Alex
134, ALLEGAERT, Piet
135, TEUNS, Dylan
136, IZAGIRRE, Ion
137, MONIQUET, Sylvain

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
141, LAPORTE, Christophe
142, ZINGLE, Axel
143, SMITH, William
144, FIORELLI, Filippo
145, CAMPENAERTS, Victor
146, VAN KERCKHOVE, Matisse
147, VAN BELLE, Loe

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
151, BOARDMAN, Samuel Abandon 2e étape
152, FLÓREZ, Samuel
153, HAUG, Kieran
154, OLIVER, Ben
155, SCALA, Hugo Non partant 2e étape
156, TOWERS, Lucas
157, WRIGHT, Paul Abandon 2e étape

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
161, AMBROSINI, Matteo
162, CRETTI, Luca
163, BURATTI, Nicolò
164, DINA, Márton
165, BUDZIŃSKI, Marcin
166, NESPOLI, Lorenzo
167, FANCELLU, Alessandro

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L’UAE Tour 2026 a sorti l’artillerie lourde avec le Jebel Mobrah dans le désert

Exit le Jebel Jais, place à l’infernal Jebel Mobrah. L’UAE Tour 2026 frappe un grand coup en présentant un parcours qui ne ressemble à aucun autre. Au programme : un contre-la-montre nerveux, des sprints pour Milan, mais surtout un juge de paix inédit avec des pentes à 17%. Notre analyse complète d’une semaine qui s’annonce explosive, où Remco Evenepoel tentera de marquer les esprits avant le Tour.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026
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L’UAE Tour a toujours eu ce talent pour marier le clinquant des gratte-ciel d’Abu Dhabi à la rudesse du désert. Mais pour son édition 2026, qui se tiendra du 16 au 22 février, les organisateurs ont décidé de pousser le curseur de la difficulté bien plus loin que d’habitude. Finie la simple formalité avant les classiques européennes. Bienvenue sur une semaine qui sent déjà la poudre, où un « mini-Angliru » version désert fait son apparition.

Ce n’est pas un simple réaménagement du parcours habituel que proposent les organisateurs. C’est un véritable manifeste : l’UAE Tour veut devenir une référence mondiale en matière de course par étapes. Avec l’arrivée programmée de cadors comme Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe) et le forfait de dernière minute de Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), la confrontation promet d’être électrique. Voici le détail d’un parcours qui va faire des dégâts.

Un parcours taillé pour les gladiateurs : que réservent les 7 étapes de l’UAE Tour 2026 ?

Le tracé 2026, long de 1004 kilomètres, est un concentré de ce que le cyclisme moderne peut offrir de plus contrasté. On y passe du sprint massif sur des boulevards urbains à l’effort solitaire face au chrono, avant d’attaquer des pentes dignes des grands cols européens. Mais c’est l’ordre d’apparition de ces difficultés qui va pimenter la stratégie.

Étape 1 (16/02) – Madinat Zayed Majlis › Liwa Palace (144 km) : Le piège du désert pour puncheurs

Dès le coup d’envoi, la course nous plonge dans le décor lunaire du désert de Liwa. Ne vous fiez pas à la distance, relativement courte pour une première étape. Le passage par la célèbre dune de Moreeb est un avertissement. Le final vers le Liwa Palace n’est pas une ligne droite vers le bonheur. Avec une pente de 5% sur les derniers hectomètres, c’est un terrain de jeu idéal pour un puncheur.

Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG), leader de la formation locale en l’absence de Tadej Pogačar, est tout désigné pour endosser le premier maillot rouge. Mais attention aux autres coureurs ou même un sprinteur costaud qui pourrait survivre aux petites bosses de la phase finale. C’est le genre d’étape où le classement général peut déjà perdre des plumes si on n’est pas placé.

Étape 2 (17/02) – Al Hudayriyat Island › Al Hudayriyat Island (CLM – 12,2 km) : Un sprint de 12 bornes pour rouleurs

Le lendemain, on change de registre. Un contre-la-montre individuel court, très court même. Sur l’île d’Al Hudayriyat, les coureurs s’élanceront sur un parcours de 12,2 km aussi plat qu’une piste d’atterrissage.

Selon les données fournies par les organisateurs, le tracé est d’une simplicité biblique : des routes larges, quelques virages à angle droit et deux demi-tours. C’est un exercice de puissance pure, taillé pour les « grosses cuisses ». Stefan Bissegger pourrait y faire des merveilles.

Ici, chaque seconde compte, mais les écarts ne seront pas abyssaux. Une seconde toutes les dix secondes ? Pas exactement. Pour un rouleur de très haut niveau, l’écart sur un spécialiste du poids plume peut osciller entre 20 et 30 secondes sur ce type de distance. Pour Evenepoel, c’est l’occasion de prendre une option sur ses concurrents plus légers avant les sommets.

Étape 3 (18/02) – Umm al Quwain › Jebel Mobrah (183 km) : Le « mini-Angliru » entre en piste

C’est LA grande nouveauté de cette édition 2026. Le Jebel Mobrah remplace numériquement le Jebel Jais, et il ne fait pas dans la dentelle. Si la première partie de l’ascension est roulante (5km à 7,5%), la seconde partie est une punition. Sur 7 kilomètres, la pente moyenne frôle les 12%, avec des rampes qui dépassent allègrement les 17%.

Imaginez un Angliru en miniature, mais avec la chaleur du désert en prime. C’est un terrain de chasse pour les purs grimpeurs. C’est ici que la course va littéralement exploser. Un coureur comme Evenepoel, s’il est dans un grand jour, pourrait accentuer son avance au général sur ses principaux rivaux. Pour Isaac del Toro, c’est le premier test grandeur nature. C’est une montée qui interdit toute erreur de placement ou de gestion de l’effort.

Étapes 4 et 5 (19-20/02) – Fujairah › Fujairah (182 km) et Dubai › Hamdan University (166 km) : Le royaume des sprinteurs (sous surveillance)

Après l’orage, le calme. Ou presque. Ces deux étapes de plaine sont a priori dédiées aux sprinteurs. Jonathan Milan (Lidl-Trek), attendu comme le sprinteur phare après le forfait de Tim Merlier (Soudal-QuickStep), aura ici deux belles occasions de lever les bras.

Mais gare au vent ! La cinquième étape, qui longe la côte de Dubaï, est particulièrement exposée. Des routes larges et droites, c’est le terrain de jeu rêvé pour les équipes qui voudraient tenter des bordures. Ce serait une option tactique risquée mais payante pour une équipe comme Red Bull-BORA-Hansgrohe qui voudrait piéger le leader local. Les directeurs sportifs auront l’œil rivé sur les bulletins météo.

Étape 6 (21/02) – Al Ain › Jebel Hafeet (168 km) : Le jugement dernier

On arrive au plat de résistance traditionnel. Le Jebel Hafeet, avec ses 10 kilomètres d’ascension à 8-9% de moyenne, est un juge de paix impitoyable. Ce n’est pas la pente qui tue, mais la régularité et la chaleur. La route sinueuse et ses épingles à cheveux invitent aux attaques de loin.

L’histoire du Jebel Hafeet est riche. Tadej Pogačar et Adam Yates s’y sont imposés, mais y gagner ne garantit pas le classement général. En 2023, Remco Evenepoel avait concédé 10 secondes à Adam Yates ici, mais avait tout de même remporté le maillot rouge grâce à sa régularité. Cette année, avec la difficulté supplémentaire du Jebel Mobrah, le scénario est différent. On peut s’attendre à ce que les écarts soient plus conséquents et que le maillot de leader se joue peut-être sur ce seul chrono et cette seule montée.

Étape 7 (22/02) – Abu Dhabi › Abu Dhabi Breakwater (149 km) : La dernière danse pour les fast men

Dernière étape, dernière ligne droite. Le classement général est normalement figé depuis la veille. Le peloton peut donc rouler tranquille, offrant un final en apothéose aux sprinteurs sur la corniche d’Abu Dhabi. Un dernier sprint massif pour clôturer cette semaine de folie, sous le regard des gratte-ciel.

Evenepoel vs Del Toro : un duel au sommet dans le désert ?

Avec le forfait de Jonas Vingegaard, qui devait faire ses débuts 2026 ici avant une chute et une maladie, le plateau perd une de ses têtes d’affiche. Mais le duel annoncé entre Remco Evenepoel et la relève Isaac del Toro est tout aussi alléchant.

Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe) débarque aux Émirats avec un appétit féroce. Huit jours de courses disputées en 2026, cinq victoires. Il sort d’un sans-faute au Mallorca Challenge et au Tour de Valence. Vainqueur de l’UAE Tour en 2023, il connaît la maison. Pour lui, c’est une étape cruciale dans sa préparation pour le Tour de France, qu’il vise exclusivement cette année, délaissant le Giro.

Face à lui, Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG) a la lourde tâche de porter les espoirs de la formation locale. Le jeune mexicain, au style flamboyant, est prêt à prendre le relais de Tadej Pogačar, double vainqueur de l’épreuve. Sur le papier, le parcours lui convient : une arrivée de puncheur pour commencer, une montée explosive au Jebel Mobrah et un final au Jebel Hafeet. Il devra toutefois limiter la casse sur le contre-la-montre, qui n’est pas son exercice favori.

L’UAE Tour 2026, un tournant dans la stratégie des grands tours ?

Ce parcours 2026 marque une évolution significative. En introduisant une difficulté aussi sévère que le Jebel Mobrah, les organisateurs envoient un message clair : nous voulons du spectacle et une hiérarchie claire.

Ce n’est plus une simple course de préparation, c’est un véritable objectif de début de saison. Pour Evenepoel, c’est l’occasion de prouver sa supériorité et de mettre la pression sur ses rivaux du Tour. Pour Del Toro, c’est l’opportunité de se révéler au monde comme un futur patron.

L’UAE Tour 2026 s’annonce comme un laboratoire à ciel ouvert. Entre les sprints de Milan, le chrono des rouleurs et le combat des grimpeurs sur des pentes inédites, la course promet d’être indécise jusqu’au bout.

Selon vous, la nouvelle ascension du Jebel Mobrah va-t-elle trop durcir la course et favoriser un seul type de coureur, ou au contraire, va-t-elle offrir un spectacle plus varié que les années précédentes ? Donnez votre avis en commentaires !

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Tour Algarve 2026 : Ganna s’impose sur le chrono, Seixas impressionne et reste 2e

Sur les 19,5 km exigeants du contre-la-montre de Vilamoura, Filippo Ganna a fait parler sa légende, mais c’est bien la jeunesse française qui a retenu tous les suffrages. Vainqueur la veille, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) a réalisé un chrono de haute volée (4e) pour ne concéder que 7 secondes à Juan Ayuso au classement général. Récit d’une journée où le Lyonnais de 19 ans a prouvé qu’il avait l’étoffe d’un futur grand.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

Ganna en patron, Seixas en guerrier : le chrono de Vilamoura rebat les cartes du général

C’était l’étape piège, celle qui pouvait tout faire basculer. Un contre-la-montre individuel de 19,5 kilomètres, tracé sur le front de mer de Vilamoura, entre lignes droites propices à la puissance et enchaînements techniques vicieux. Et comme souvent dans l’exercice solitaire, le verdict est sans appel : Filippo Ganna a frappé un grand coup en signant sa première victoire de la saison et la 37e en carrière. Mais derrière l’incontestable démonstration de force du champion italien, c’est bien un duel de titans qui s’est joué pour la succession au sommet du classement général du Tour d’Algarve 2026.

Juan Ayuso (Lidl-Trek) a certes conforté son maillot jaune, mais il a trouvé en Paul Seixas (Decathlon AG2R La Mondiale) un adversaire à sa mesure. Le Français, champion du monde de la discipline dans les rangs juniors en 2024, a réalisé une performance de choix (4e à 13 secondes) pour limiter la casse et aborder le dernier acte dominical avec seulement 7 secondes de retard. Plongeons au cœur de cette explication chronométrique qui a tenu toutes ses promesses.

Filippo Ganna, le maître du temps, a-t-il dû puiser dans ses réserves pour dompter Vilamoura ?

La réponse est oui. Parti avec le dossard de favori numéro 1, le double champion du monde de la discipline (2020, 2021) et champion d’Italie en titre savait qu’il ne pourrait pas se contenter de « dérouiller » son énorme braquet sur ce parcours. Le piège tendu par les organisateurs, avec ses virages serrés et ses changements de rythme, a contraint les coureurs à une gestion minutieuse de l’effort. Selon les données recueillies après course, la vitesse moyenne de Ganna (53,4 km/h) est légèrement inférieure à ses standards sur du plat pur, ce qui confirme la difficulté technique du jour.

« J’ai un peu géré la première partie pour ne pas exploser sur les relances, a sobrement commenté le coureur d’INEOS Grenadiers. C’était suffisant pour gagner, mais l’objectif principal était de poser une marque solide. Une marque de 21 minutes et 53 secondes, précisément. Son coéquipier Thymen Arensman, 5e de l’étape, confiait en zone d’arrivée que le parcours était « plus exigeant qu’il n’y paraissait, avec un bitume parfois piégeux« . De quoi relativiser la quatrième place de Paul Seixas, à seulement 12 secondes du monstre sacré italien. Une performance qui n’est pas sans rappeler les premiers chronos prometteurs d’un certain Remco Evenepoel.

Paul Seixas (4e) : comment le Français a-t-il réalisé un chrono « stratosphérique » à 19 ans ?

Pour comprendre l’ampleur de la performance du Lyonnais, il faut regarder le détail des temps. Parti avec l’un des derniers dossards, Paul Seixas a immédiatement imposé un rythme hallucinant. Au premier point intermédiaire, il pointait à seulement 4 secondes du chrono de référence de Ganna ! Un écart infime qui faisait naître un espoir fou dans le camp français.

« Quand on passe si proche de prendre le maillot, c’est forcément décevant. Je n’ai pas pris assez de risques dans les descentes », lâchait-il, dépité, au micro d’Eurosport. Cette auto-critique est révélatrice de son état d’esprit. Là où Juan Ayuso a flirté avec la correctionnelle en prenant tous les risques, Seixas a peut-être laissé filer quelques dixièmes précieux dans les enchaînements rapides. Mais son temps final de 22’05 est une immense promesse. Il démontre que sa 3e place aux Championnats de France 2025 n’était pas un feu de paille.

En une seule étape, Seixas a inversé la donne face à João Almeida. Le Portugais, 3e au général avant le chrono, a vécu un véritable calvaire (10e de l’étape à 43 secondes), incapable de suivre le rythme des cadors. Une défaillance rare chez le coureur d’UAE Team Emirates-XRG, qui le repousse à 44 secondes d’Ayuso au GC. Comme l’a très justement analysé l’ancien boss de la FDJ Marc Madiot sur les réseaux sociaux, « Paul ne s’est pas contenté de limiter la casse, il a pris une option majeure sur le podium final et il a mis Almeida hors de course« .

Duel Ayuso-Seixas : le général du Tour d’Algarve 2026 se jouera-t-il dimanche ?

Avec 7 secondes d’avance sur Seixas, 44 sur Almeida et 57 sur Kévin Vauquelin (6e de l’étape), Juan Ayuso aborde le dernier acte en position de force relative. Mais le scénario de cette 3e étape a confirmé une tendance : le jeune Espagnol de Lidl-Trek a un rival sérieux, et ce rival n’est pas celui qu’on attendait.

Samedi, la 4e étape entre Albufeira et Lagoa (182,1 km) est promise aux sprinteurs. Il est hautement improbable d’y voir des écarts. C’est donc bien sur les pentes exigeantes de l’Algarve, dimanche, que tout va se décider. Avec 3 300 mètres de dénivelé positif au programme, les jambes de Paul Seixas, vainqueur à l’Alto do Malhão, parleront. Celle de Juan Ayuso aussi.

L’Espagnol se veut confiant : « Je suis très content d’avoir réussi mon premier chrono avec la nouvelle équipe. Maintenant, on va se préparer pour une belle bataille dimanche. » La « bataille » a déjà commencé. Elle est psychologique et stratégique. Ayuso sait que Seixas est plus fort que lui en haute montagne, comme l’a prouvé la 2e étape. Le maillot jaune devra donc courir de manière intelligente, peut-être même piéger le Français dans la descente, là où Seixas a justement regretté son manque d’audace.

Selon vous, Paul Seixas peut-il créer l’exploit et renverser Juan Ayuso lors de l’ultime étape de montagne ? La prudence du Français dans les descentes est-elle un vrai défaut ou le signe d’une maturité précoce ?

Les enseignements du chrono : Kévin Vauquelin et Thymen Arensman, les « grosses cuisses » en embuscade

Si le duel pour la gagne focalise l’attention, ce contre-la-montre a aussi mis en lumière des coureurs en grande forme. Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) confirme son retour au premier plan après sa 7e place sur le Tour de France 2025. 6e de l’étape, il pointe désormais à une prometteuse 4e place au général, à 57 secondes. Sa régularité dans l’effort et sa puissance sur ce parcours technique sont des signaux très positifs pour la suite de sa saison.

Son coéquipier Thymen Arensman, lui, prouve qu’il est l’un des meilleurs rouleurs-grimpeurs du peloton. En prenant la 5e place, il distance des spécialistes reconnus comme Stefan Küng (Tudor Pro Cycling), seulement 7e. La densité du groupe INEOS Grenadiers est impressionnante.

Résultats clés de la 3e étape (CLM) :

Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) en 21’53 »

Juan Ayuso (Lidl-Trek) à 6″

Jakob Söderqvist (Lidl-Trek) à 8″

Paul Seixas (Decathlon AG2R La Mondiale) à 13″

Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) à 22″

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) à 24″

João Almeida (UAE Team Emirates-XRG) à 43″

Ce chrono de Vilamoura nous a offert un condensé de ce que le cyclisme moderne a de plus beau : la puissance brute d’un Ganna, la maturité insolente d’un Seixas et la combativité d’un Ayuso. Rendez-vous dimanche pour l’apothéose finale. Une chose est sûre : la relève du cyclisme français, avec Paul Seixas et Kévin Vauquelin, a de l’allure. Et si l’avenir passait par l’Algarve en ce mois de février 2026 ?

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 3 CLM ind. – Top 20

  1. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers les 19,5 km en 21:53 (53,4 km/h)
  2. AYUSO JUAN, Lidl – Trek +0:06
  3. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +0:08
  4. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:13
  5. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +0:23
  6. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:24
  7. KÜNG STEFAN, Tudor Pro Cycling Team +0:28
  8. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +0:36
  9. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
  10. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:43
  11. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:46
  12. PRICE-PEJTERSEN JOHAN, Alpecin-Premier Tech +0:54
  13. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +0:56
  14. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +0:59
  15. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek +1:00
  17. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  18. POOLE MAX, Team Picnic PostNL m.t.
  19. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +1:03
  20. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 8:32:43
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:07
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:57
  5. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +1:01
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:12
  7. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +1:17
  8. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  10. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +1:36
  11. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +1:45
  12. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  13. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +2:13
  14. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +2:25
  15. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:36
  16. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +2:38
  17. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +2:42
  18. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
  19. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +2:58
  20. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +3:07

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Tour d’Andalousie 2026 : Milan Fretin remporte la 3e étape au finish, Penhoët 2e, Laporte 3e

Ils étaient pourtant trois Français aux avant-postes, parfaitement placés pour verrouiller le podium. Mais dans les ruelles tortueuses de Lopera, Milan Fretin (Cofidis) a transformé le désordre en opportunité. Le Belge de 24 ans a surgi le long des barrières pour coiffer Paul Penhoët et Christophe Laporte sur le fil, dans un final digne d’un film d’action. Retour sur une étape de démesure où le scénario a changé en un coup de pédale.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

Milan Fretin, le roi du chaos : comment le Belge a déjoué tous les pièges de Lopera pour s’offrir la 3e étape

Sous la banderole de Lopera, le nez sur le cintre, Milan Fretin plonge vers la ligne alors que Paul Penhoët lève déjà le bras, convaincu d’avoir fait le break. Il faudra la photo-finish pour départager ces deux-là. Et c’est finalement le blondinet de Cofidis qui sort vainqueur de ce duel de costauds, offrant à son équipe son premier bouquet de la saison sur les routes escarpées de la Ruta del Sol, et le second de la saison.

Mais ne vous y trompez pas : derrière ce sprint millimétré, c’est tout un scénario tactique qui s’est joué, une partie d’échecs à plus de 50 km/h où la moindre hésison se paie cash.

Pourquoi le final de Lopera a-t-il tourné au vinaigre pour les favoris ?

Sur le papier, la 3e étape entre Jaén et Lopera (plus longue étape de cette édition 2026) semblait taillée pour une explication classique entre puncheurs-sprinteurs. Le parcours, accidenté mais dépourvu de difficultés majeures en fin de parcours, promettait un regroupement général.

Sauf que la réalité du terrain en a décidé autrement. L’arrivée à Lopera est un piège : routes étroites, virages serrés, et une légère bute dans les 200 derniers mètres. Un terrain de jeu idéal pour les baroudeurs, mais un véritable cauchemar pour les poissons-pilotes.

Selon les données de l’organisateur, c’est dans ces circonstances que les sprinteurs « purs » comme Fernando Gaviria (Caja Rural-Seguros RGA) ont été neutralisés. Le Colombien s’est retrouvé coincé dans le dernier kilomètre, victime collatérale du chaos ambiant. Il termine 10e.

Le coup de poker raté de Jan Christen : la clé du sprint ?

À la flamme rouge, alors que Visma-Lease a Bike verrouillait l’avant du peloton avec Axel Zingle pour emmener Christophe Laporte, le jeune Suisse Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) a tenté un coup de force. Une attaque supersonique dans la dernière courbe pour tenter de surprendre les gros rouleurs.

Une question à vous, amateurs de cyclisme : selon vous, cette attaque de Christen était-elle prématurée ou a-t-elle simplement « cassé » le travail des équipes de sprinteurs ? Dites-le-nous en commentaires.

Sur le moment, la manœuvre a semé la panique. Mais comme nous le soulignons, ce fut « un coup d’épée dans l’eau ». Christen a été avalé à 300 mètres de la ligne, laissant derrière lui un train désorganisé. C’est exactement à ce moment-là que Milan Fretin, qui avait su garder sa lucidité, a changé de braquet.

Comment Milan Fretin a exploité la faille Zingle-Laporte ?

C’est le fait de course majeur de cette 3e étape. Axel Zingle, le poisson-pilote de Visma-Lease a Bike, réalise un travail colossal pour placer son leader Christophe Laporte. Il le dépose parfaitement à l’entrée du dernier virage. Mais dans un final aussi tortueux, être trop « devant » peut devenir un handicap.

En sortie de courbe, Zingle, naturellement, ralentit sa trajectoire. Laporte, collé à sa roue, se trouve alors gêné par le ralentissement de son propre équipier. Le Danois doit couper son effort un bref instant. Un instant fatal.

Milan Fretin, lui, a lu le coup comme un livre ouvert. Alors que Laporte est en léger surnombre, le Belge de Cofidis colle sa roue avant contre les balustrades de droite. Il ne passe pas, il se faufile. Dans un espace grand comme une feuille de papier A4, il lance son effort et vient coiffer Penhoët sur la ligne.

Paul Penhoët et Christophe Laporte : un tir groupé français amer

C’est un paradoxe pour le cyclisme français. D’un côté, trois Tricolores dans le top 4 (Penhoët 2e, Laporte 3e, Sandy Dujardin 4e). De l’autre, le sentiment d’une occasion en or manquée.

Paul Penhoët (Groupama-FDJ United) : Il réalise un sprint phénoménal. Lancé de très loin, il pense sincèrement avoir gagné. Sa déception en voyant la photo-finish doit être immense. Il confirme néanmoins son statut de valeur montante du sprint français.

Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) : Le vainqueur de la 1re étape a sans doute manqué de lucidité dans le final. Bien que lancé parfaitement, il n’a pas su anticiper le « blocage » Zingle. Il reprend néanmoins une belle 3e place au général, à 50 secondes.

Sandy Dujardin (TotalEnergies) : Impérial, il finit 4e et prouve sa polyvalence sur ce type d’arrivée accidentée.

Ivan Romeo, un maillot jaune sous pression

Malgré ce final de folie, le leader Ivan Romeo (Movistar) a vécu une journée relativement calme. L’Espagnol, champion national, a contrôlé les opérations sans sourciller. Il conserve son bien avec 7 secondes d’avance sur le Norvégien Andreas Leknessund (Uno-X Mobility).

Mais attention, la messe n’est pas dite. Grâce aux bonifications, Laporte revient à la 3e place du général. Avec une 4e étape vallonnée samedi entre Montoro et Pozoblanco (166 km), le terrain pourrait sourire à des puncheurs capables de grappiller des secondes.

Vidéo : Les images du sprint chaotique de Lopera

Vous voulez voir l’enchaînement des virages et la fameuse photo-finish ? Rendez-vous sur notre player ci-dessous. Observez bien la trajectoire de Fretin : c’est un cours de tactique appliquée.

Le coin des statistiques

Milan Fretin : 24 ans – 1re victoire de la saison 2026.

Écart entre Fretin et Penhoët : 0.003 secondes (données officielles).

Échappée : 172 km d’échappée pour Burnett, Epis, Flórez et Alustiza. Reprise à 11 km de l’arrivée.

Classement de la montagne : Josh Burnett (Burgos Burpellet BH) s’empare du maillot après son long raid solitaire.

Quel avenir pour les sprinteurs sur ce Tour d’Andalousie 2026 ?

L’organisation a clairement choisi la difficulté cette année. Entre les routes étroites et les profils vallonnés, les arrivées massives sont devenues des terrains minés. Pour les purs sprinteurs comme Gaviria, c’est la douche froide. Pour des coureurs comme Fretin ou Penhoët, mi-sprinteurs mi-puncheurs, c’est l’avenir qui s’écrit.

La 4e étape de samedi pourrait-elle encore consacrer un « baroudeur-sprinteur » ? Ou verra-t-on une échappée matinale aller au bout ? Une chose est sûre : ce duel franco-belge est loin d’être terminé.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 3 – Top 20

  1. FRETIN MILAN, Cofidis les 180,9 km en 4:11:13 (43,2 km/h)
  2. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  3. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  4. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  5. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
  6. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  7. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  8. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  12. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  15. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  17. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  18. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  19. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  20. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 11:13:04
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +0:50
  4. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:54
  5. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  6. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  7. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  8. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  11. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  15. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  16. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  17. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  18. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  20. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.

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UAE Tour 2026 : Jonathan Milan s’offre un doublé sur la 5e étape au sprint

Il avait ouvert son compteur la veille à Fujairah. Ce vendredi, sur les larges boulevards de Dubaï, Jonathan Milan a remis ça. Malgré un timing de sprint approximatif et un dernier virage piégeux, le géant de la Lidl-Trek a démontré qu’il était, pour l’instant, tout simplement injouable dans cet UAE Tour 2026. Une deuxième victoire consécutive qui lui offre le maillot vert, mais qui n’a pas fait oublier la chute de son frère Matteo dans un final sous haute tension. Avant l’étape reine de Jebel Hafeet, focus sur la loi du plus fort.

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Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Jonathan Milan, le rouleau compresseur italien, écrase le sprint de Dubaï et signe un doublé historique

L’image est presque devenue une routine sur ce Tour des Émirats arabes unis. À l’approche de la ligne d’arrivée, un coureur au gabarit de déménageur se lève sur son vélo, la puissance déformant le pneu, et personne ne revient. Ce vendredi, entre le Dubai Al Mamzar Park et l’Université Hamdan Bin Mohammed, Jonathan Milan a offert à ses poursuivants le même spectacle que la veille. Seulement, ce 20 février, le numéro de l’Italien avait une saveur encore plus impressionnante. Car si la première démonstration était « propre », la deuxième fut chaotique… et donc, peut-être, encore plus significative.

Comment Milan a-t-il fait la différence sur le circuit technique de Dubaï ?

Contrairement à l’étape précédente qui se jouait sur un long ruban de bitume, la 5e étape de l’UAE Tour proposait un final jugé plus nerveux. Deux virages à angle droit dans les 1500 derniers mètres et une longue ligne droite de 600 mètres après la dernière courbe. Un terrain de jeu qui aurait pu sourire à des poissons-pilotes plus agiles, mais qui a surtout mis en lumière la maturité tactique du sprinteur de la formation Lidl-Trek.

Le train XDS Astana a-t-il fait le mauvais choix ?

Dans l’emballage final, ce sont les hommes de XDS Astana Team qui ont pris les commandes, calant parfaitement Matteo Malucelli à l’avant. De l’autre côté, Jonathan Milan semblait esseulé. « J’étais peut-être un peu trop juste dans le placement » a admis le principal intéressé après l’arrivée. Pourtant, c’est là que réside la marque des très grands. Alors que Malucelli lançait son effort trop tôt, Milan a su patienter, collé aux barrières, avant de trouver une ouverture.

Comme un boulet de canon, il a jailli pour remonter tout le monde, démontrant une fois de plus que sa puissance pure (un pic à plus de 1900 watts selon les données de ses capteurs) est un étage au-dessus de la concurrence. Il devance finalement le Norvégien Erlend Blikra (Uno-X Mobility), impressionnant de pugnacité, et le malheureux Matteo Malucelli (XDS Astana Team), victime de son propre train.

Le final sous haute tension et la chute du frère Milan

Le scénario aurait pu être parfait pour la famille Milan. Mais la chute de Matteo Milan (Groupama-FDJ United), troisième la veille, dans le dernier virage, a jeté un froid. Le cadet de la fratrie a été victime d’un rétrécissement de la route et d’un mouvement de bordure qui a scindé le peloton. Heureusement, les premiers examens n’évoquent rien de grave, mais il n’a pas pu défendre ses chances.

Cette chute rappelle que malgré les routes larges de Dubaï, la bataille pour le positionnement est un combat de tous les instants. Dans ce contexte, la performance de l’autre Français de l’équipe, Axel Huens (24 ans), qui arrache une 8e place, est à souligner. C’est son premier top 10 sur le WorldTour, une belle promesse pour la formation FDJ.

UAE Tour 2026 – Classement : Antonio Tiberi tient bon avant le juge de paix

Si les projecteurs étaient braqués sur les sprinteurs, les favoris du général ont vécu une journée plus calme. Mais attention, le vent soufflait fort autour de Dubaï. Le risque de bordure était bien réel. Les équipes des leaders ont donc dû rester vigilantes toute la journée.

Pourquoi l’écart de 21 secondes est-il si crucial avant Jebel Hafeet ?

Au classement général, aucun changement notable. Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) conserve sa première place avec 21 secondes d’avance sur le Mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Un écart minime qui promet un feu d’artifice ce samedi.

Pour les puristes, Jebel Hafeet, c’est 10,6 kilomètres à 6,9% de moyenne, mais avec des pentes irrégulières qui cassent le rythme. Sur ce terrain, Del Toro, soutenu par une armada UAE, partira avec un léger avantage psychologique. Mais Tiberi a montré sur la 3e étape qu’il avait de la ressource. « 21 secondes, ce n’est ni trop, ni trop peu » analysait son directeur sportif dans la zone technique.

Evenepoel, l’inconnue de la 6e étape

Et que dire de Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) ? Distancé sur Jebel Mobrah, le Belge pointe à près de deux minutes. Mais le champion du monde du contre-la-montre a un ego et des jambes. Samedi, il n’a rien à perdre. Une question se pose : verra-t-on un Evenepoel « libéré » jouer un mauvais tour aux premiers du classement général ?

Vidéo – Les images de la démonstration de Jonathan Milan

VIDÉO – Le sprint victorieux de Jonathan Milan sur la 5e étape de l’UAE Tour 2026, où il domine Blikra et Malucelli.

La vidéo de l’arrivée montre parfaitement le contrast : alors que Malucelli est déjà à bloc, la tête rentrée dans les épaules, Milan semble glisser sur la piste, comme propulsé par un moteur auxiliaire. Sa puissance est telle qu’il doit lutter contre son propre vélo pour ne pas dévier de sa trajectoire.

Un doublé qui lance parfaitement 2026

Avec ce deuxième succès, Jonathan Milan enfile le maillot vert (classement par points) et assoit un peu plus sa réputation de meilleur sprinteur du monde en ce début de saison. Sa capacité à gagner dans des conditions différentes est un signal fort envoyé à ses concurrents pour les Classiques à venir et les arrivées massives du prochain Tour de France.

Mais l’histoire de cette 5e étape restera aussi celle d’un sprint où la puissance brute a parlé plus fort que la tactique, et d’une chute malheureuse qui a privé le public d’un duel fratricide.

Et vous, qui voyez-vous l’emporter sur Jebel Hafeet demain ? Antonio Tiberi parviendra-t-il à contenir les assauts d’Isaac Del Toro sur ses terres ? Donnez-nous votre avis en commentaires !

Classement UAE Tour 2026, étape 5 – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 168 km en 3:33:18 (47,2 km/h)
  2. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility m.t.
  3. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  4. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
  5. SKERL DANIEL, Bahrain – Victorious m.t.
  6. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
  7. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  8. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  9. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  10. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  14. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  15. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  16. JAKOBSEN FABIO, Team Picnic PostNL m.t.
  17. SYRITSA GLEB, XDS Astana Team m.t.
  18. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.
  19. SWIFT BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  20. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.

Classement général à l’issue de la 5e étape – Top 20

  1. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious en 14:45:37
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:00
  4. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:07
  5. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:19
  6. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +1:21
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:22
  8. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  9. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:30
  10. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:43
  11. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +1:57
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:02
  14. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +2:05
  15. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  16. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +2:22
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:44
  18. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +2:50
  19. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:04
  20. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:19

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Tour d’Algarve 2026 : Paul Seixas remporte la 2e étape au sommet de la Fóia

Il n’a que 19 ans, mais il possède déjà la maturité d’un vieux briscard. Dans l’ascension exigeante de l’Alto da Fóia, Paul Seixas a non seulement remporté sa première victoire chez les professionnels, mais il l’a fait avec une intelligence tactique rare, en dominant deux des meilleurs coureurs du monde, Juan Ayuso et Joao Almeida. Retour sur l’éclosion d’un phénomène français sur le Tour d’Algarve 2026.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

Paul Seixas, l’enfant prodige, mate Ayuso et Almeida pour s’offrir un premier bouquet de prestige sur le Tour d’Algarve

Ce jeudi, dans la Serra de Monchique, le vent chaud venu de l’Atlantique n’a pas été le seul à faire souffler un air de renouveau sur le peloton. Sur les pentes de l’Alto da Fóia, c’est une bourrasque française prénommée Paul Seixas qui a tout balayé sur son passage. Le coureur de la Decathlon CMA CGM (ex-Decathlon AG2R La Mondiale, le naming évoluant en début de saison) a signé un chef-d’œuvre de maturité pour s’adjuger la 2e étape du Tour d’Algarve 2026, devant l’Espagnol Juan Ayuso (Lidl-Trek) et le Portugais Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG). Un premier succès professionnel qui a des allures de déclaration de guerre pour la suite de la saison.

Comment la 2e étape du Tour d’Algarve 2026 a-t-elle basculé dans la Fóia ?

Le piège tendu par Lidl-Trek et l’accélération d’Ayuso

Comme prévu, l’explication finale a eu lieu dans les 8,8 kilomètres de l’ascension de l’Alto da Fóia (6,2% de moyenne). Mais avant d’en découdre, la course a été animée par une échappée de huit coureurs, dont le grimpeur argentin Tomas Contte, qui a alimenté le classement de la montagne. Le peloton, contrôlé d’une main de fer par la Lidl-Trek, n’a jamais laissé l’écart dépasser les quatre minutes, signe que la bataille des chefs était imminente.

Dès les premières rampes, la formation américaine a placé un tempo soutenu, réduisant le groupe des favoris à une vingtaine d’unités. C’est alors que Juan Ayuso, fidèle à sa réputation de puncheur, a porté l’estocade à 3,5 kilomètres du sommet. Seuls Joao Almeida et Paul Seixas ont pu répondre instantanément. Un trio de luxe, taillé pour briller sur les Grands Tours, se formait sous nos yeux. Derrière, Oscar Onley (INEOS Grenadiers) et l’Américain Matthew Riccitello, coéquipier de Seixas, tentaient de limiter la casse.

Le coup de poker gagnant de Paul Seixas face au « jeu de dupes »

Là où beaucoup auraient attendu, le jeune Français a choisi d’inverser les rôles. « Au début, j’ai suivi, puis j’ai essayé d’imposer un rythme élevé » a-t-il expliqué après la ligne d’arrivée. Une stratégie risquée, mais diablement intelligente. En prenant des relais d’une longueur inhabituelle pour un néo-pro, Seixas a mis ses deux compères en difficulté, les forçant à puiser dans leurs réserves. Le duel psychologique était lancé.

Mais le plus dur restait à venir. Dans un final tactique où Almeida et Ayuso se neutralisaient, Seixas a eu le génie de ne pas s’énerver. Profitant du retour de son coéquipier Riccitello et d’Onley à 1,6 kilomètre du but, il s’est glissé dans la roue d’Almeida, le laissant ouvrir la route et gaspiller son énergie. Le Portugais, poussé par son public, a multiplié les attaques, mais sans jamais parvenir à décrocher le Français. « Almeida me mettait des coups de coude, je lui ai laissé la place » souriait Seixas, conscient d’avoir gardé le meilleur pour la fin.

Pourquoi cette victoire de Paul Seixas est-elle un signal fort pour le cyclisme français ?

L’analyse d’un final de « costaud » : puissance et sang-froid

Dans les 300 derniers mètres, piégeux et sinueux, Paul Seixas a fait parler sa puissance. Alors qu’Ayuso semblait vouloir jouer la carte de la vitesse, le Français a lancé son effort parfaitement, résistant au retour de l’Espagnol pour s’imposer d’un demi-boyau. Un sprint rageur, le poing levé, pour un premier succès qui n’a rien d’un hasard.

Comme le soulignent les données recueillies, Seixas devient l’un des plus jeunes vainqueurs d’étape sur le Tour d’Algarve, succédant à un certain Remco Evenepoel (2019) et Tadej Pogacar (2020) au palmarès de l’ascension. « Je n’ai jamais vu ça à 19 ans » s’est ému son directeur sportif Julien Jurdie. « Il me faisait peur à prendre ces relais, mais il a une connaissance parfaite de son corps. C’est ce qui impressionne le plus. »

Ce succès, le septième pour un coureur français en 2026 après ceux de Magnier, Laporte ou Laurance, prouve que la relève est déjà là. Mais Seixas ne se contente pas de gagner : il écrase la concurrence par la réflexion. Là où d’autres auraient craqué sous la pression du marquage, lui a construit sa victoire coup par coup, anticipant les coups bas et les neutralisations. Sa carrière est lancée, et elle promet d’être brillante.

Paul Seixas nouveau leader ? Pas encore, mais le voilà lancé vers le chrono

Si la victoire d’étape est revenue à Seixas, le maillot jaune de leader a, lui, échu à Juan Ayuso. Grâce aux bonifications glanées lors des sprints intermédiaires (une nouveauté 2026 sur ce Tour), l’Espagnol se retrouve à égalité de temps avec le Français mais le devance au règlement (meilleur classement cumulé des places).

Un classement qui promet un duel explosif pour la suite. Comme l’a confié Seixas, l’objectif est désormais clair : le contre-la-montre individuel de 19 kilomètres autour de Vilamoura, ce vendredi. Sur un parcours plat et roulant, le Lyonnais, qui possède une excellente technique et un bon rendement, partira avec un léger avantage psychologique sur Ayuso, réputé moins à l’aise dans l’exercice.

Vidéo : Revivez le sprint victorieux de Paul Seixas au sommet de la Fóia

VIDÉO – Tour d’Algarve 2026 : Le sprint victorieux de Paul Seixas devant Juan Ayuso au sommet de l’Alto da Fóia.

Et maintenant, place au chrono !

Paul Seixas a donc réussi son examen de passage avec les honneurs. En dominant un plateau World Tour sur ses terres, il a prouvé qu’il était bien plus qu’un simple espoir. Mais une question brûle désormais les lèvres de tous les observateurs : après ce premier exploit en montagne, peut-il s’offrir le scalp d’Ayuso sur le contre-la-montre et remporter le classement final du Tour d’Algarve 2026 ? Une chose est sûre, le duel ne fait que commencer.

Et vous, que pensez-vous de la gestion de course de Paul Seixas ? A-t-il fait preuve d’une maturité exceptionnelle ou a-t-il pris trop de risques en roulant autant à l’avant ? Donnez-nous votre avis en commentaires !

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 2 – Top 20

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 147,2 km en 3:49:50 (38,4 km/h)
  2. AYUSO JUAN, Lidl – Trek m.t.
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:01
  4. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:04
  5. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:06
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:22
  7. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:29
  8. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  9. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers m.t.
  10. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:31
  11. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost +0:34
  13. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
  14. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step m.t.
  15. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:37
  16. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +0:52
  17. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +0:55
  18. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +0:59
  19. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +1:02
  20. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +1:13

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 8:10:44
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:07
  4. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:14
  5. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:16
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:32
  7. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:39
  8. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team m.t.
  9. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  10. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:41
  11. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +0:44
  13. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  14. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
  15. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost m.t.
  16. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +1:02
  17. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +1:05
  18. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +1:09
  19. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +1:12
  20. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:21

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Tour d’Andalousie 2026 : Ivan Romeo s’offre la 2e étape et le maillot de leader

Sur les routes escarpées de la 2e étape du Tour d’Andalousie 2026, Ivan Romeo (Movistar) a signé un véritable chef-d’œuvre tactique. Le champion d’Espagne de 22 ans a mené son monde par le bout du nez pendant 80 kilomètres pour finalement planter Andreas Leknessund à 1500 mètres de la ligne. Résultat ? Une victoire en solitaire, un maillot jaune chipé à Christophe Laporte, et la confirmation que l’Andalousie 2026 n’aura rien d’un long fleuve tranquille. Retour sur une journée qui a déjà fait basculer le scénario de cette Vuelta a Andalucía.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

Ivan Romeo sort les crocs : le champion d’Espagne réalise le numéro parfait à Otura et coiffe le maillot jaune

L’œil du consultant : ce qu’il faut retenir de cette 2e étape

Avant d’entrer dans le détail de ce grand huit andalou, posons le décor. 138,6 kilomètres entre Torrox et Otura, 2749 mètres de dénivelé positif. Sur le papier, une copie quasi conforme de la veille. Dans les faits, une toute autre histoire. Là où la première étape avait souri aux puncheurs avec l’embuscade de Christophe Laporte (Visma | Lease a Bike), cette deuxième journée a tourné au casse-tête pour les grosses cylindrées. UAE Team Emirates XRG, Pinarello-Q36.5 et même la Cofidis ont couru après une échappée qui n’avait pas l’intention de se laisser rattraper.

Le grand enseignement de cette étape ? Sur le Tour d’Andalousie 2026, les « petits » n’ont pas l’intention de jouer les faire-valoir. Ivan Romeo, champion d’Espagne et champion du monde Espoirs du chrono en 2024, a démontré qu’il avait les épaules pour jouer avec les grands. Et il l’a fait avec une intelligence de course déconcertante pour un coureur de 22 ans.

Comment Ivan Romeo a-t-il construit son échappée victorieuse ?

Le Puerto de la Cabra, le volcan s’est réveillé

Il faut remonter à 100 kilomètres de l’arrivée pour comprendre le piège qui s’est refermé sur le peloton. Dans l’interminable ascension du Puerto de la Cabra (25,1 km à 4,6%, classé en 1re catégorie), le champion d’Espagne a flairé le bon coup. Alors que Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) et Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) s’observaient en chiens de faïence, Romeo a bondi.

Accroché à sa roue, un autre champion national : le Norvégien Andreas Leknessund (Uno-X Mobility). Un détail qui a son importance. Quand deux coureurs portant la tunique de leur pays s’entendent, la mécanique devient redoutable. Selon les données chronométriques que nous avons pu consulter, le duo a avalé les derniers kilomètres du Puerto de la Cabra à une moyenne de 32,5 km/h, soit près de 3 km/h plus vite que le groupe maillot jaune.

Le jeu de dupes avec le peloton

À 60 kilomètres du but, le scénario idéal s’est dessiné pour les deux hommes. Josh Burnett (Burgos Burpellet BH), troisième larron de l’échappée matinale, faisait encore de la résistance. Derrière, Matteo Vercher (TotalEnergies) s’était intercalé en chasse-patate avant de jeter l’éponge. C’est à ce moment précis qu’Ivan Romeo a compris qu’il pouvait y croire.

L’écart a grimpé jusqu’à 2 minutes 38, puis 3 minutes pleines. Assez pour semer le doute dans les voitures des directeurs sportifs. Une question brûlait les lèvres : qui allait prendre la responsabilité de ramener ces deux fuyards ? UAE Team Emirates XRG s’y est collé, avec Pavel Sivakov et Benoît Cosnefroy en chefs de file, mais le mal était déjà fait.

Pourquoi les favoris ont-ils été piégés ?

L’analyse des dynamiques d’équipes

C’est la grande leçon de cette 2e étape : sans leader unique au classement général, la coordination devient un casse-tête. UAE Team Emirates XRG roulait pour préserver les chances de Tim Wellens, mais les coureurs de la formation émiratie ne pouvaient pas non plus tout donner à 50 kilomètres du but. Même constat côté Visma | Lease a Bike, qui a longtemps hésité à engager du personnel pour défendre le maillot jaune de Christophe Laporte.

Une équipe a tenté de prendre le problème à bras-le-corps : Pinarello-Q36.5. Avec Tom Pidcock, ils espéraient sans doute que le peloton se fasse suffisamment mal pour revenir et que leur leader puisse en profiter dans le final. Mais sur un terrain aussi vallonné, avec un vent défavorable, la mission relevait de l’exploit.

Le rôle clé du duo champion national

Ce qui rend cette échappée si particulière, c’est la complémentarité entre Ivan Romeo et Andreas Leknessund. Le premier est un rouleur pur-sang, champion du monde Espoirs du chrono. Le second, un puncheur capable de tenir la distance sur ce type de profil. Ajoutez à cela une fierté nationale bien comprise : difficile pour les coureurs du peloton de venir griller la politesse à deux représentants de leurs pays respectifs quand ils mettent un point d’honneur à faire vivre l’échappée.

Comme le soulignait un des organisateurs à l’arrivée : « Quand tu vois deux maillots de champion national rouler comme ça, tu sais qu’ils ne lâcheront pas un mètre. C’est une question d’orgueil. »

Le duel final : comment Romeo a-t-il lâché Leknessund ?

L’accélération fatidique à 1500 mètres

Alto de la Malahá. 2,6 kilomètres à 4,3% de moyenne. Une pente douce en apparence, mais un piège redoutable quand on a 138 kilomètres dans les pattes et 80 bornes d’échappée dans les jambes.

À 6 kilomètres du but, Ivan Romeo a placé un premier avertissement. Andreas Leknessund a tenu bon, accroché à la roue arrière de l’Espagnol comme un bernique à son rocher. Mais à 1500 mètres de la ligne, la déflagration est venue. Un coup de pédale violent, un changement de rythme sec, et le Norvégien a vu le champion d’Espagne s’envoler vers la victoire.

Leknessund reconnaîtra après l’arrivée qu’il était dans l’incapacité physique de répondre. « J’étais à la limite depuis un moment. Quand Ivan a accéléré, j’ai simplement regardé ma roue avant s’éloigner de lui. »

La réaction du peloton et le sprint pour la 3e place

Derrière, le groupe maillot jaune défilait à 54 secondes. Alex Aranburu (Cofidis) a réglé le sprint du peloton pour s’adjuger la troisième place, devançant les quelques rescapés d’un groupe éparpillé par le rythme infernal. Christophe Laporte, le leader de la veille, a franchi la ligne au sein de ce groupe (21e), conscient que son maillot jaune venait de changer d’épaules.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le champion d’Espagne ne fait pas que prendre le maillot jaune : il le prend avec la manière et avec des garanties solides pour la suite. Ses qualités de rouleur, déjà démontrées lors de son titre mondial chez les Espoirs, lui offrent une marge de manœuvre dans les prochaines étapes.

Une question se pose désormais : Movistar va-t-il jouer la carte du leader unique pour Ivan Romeo, ou l’équipe espagnole va-t-elle devoir gérer plusieurs options, notamment avec Juan Pedro Lopez, désormais meilleur Andalou de ce classement ? Selon toute vraisemblance, la formation téléphonique va tout miser sur son jeune champion.

Quelle stratégie pour Ivan Romeo sur les prochaines étapes ?

Les défis de la 3e étape : un piège en perspective

Attention, terrain glissant. La 3e étape, vendredi, reliera Jaén à Lopera sur 181 kilomètres. Le profil ? Un véritable mur de dentelle, avec des successions de bosses et de descentes techniques qui pourraient favoriser les retournements de situation.

Ivan Romeo devra composer avec des équipes comme UAE Team Emirates XRG ou Pinarello-Q36.5 qui chercheront à mettre leur leader dans les meilleures dispositions. Tom Pidcock, notamment, aura à cœur de frapper un grand coup sur ce terrain qui sied à ses qualités de puncheur.

Les menaces qui pèsent sur le maillot jaune

À 7 secondes, Andreas Leknessund est le danger numéro un. Le Norvégien a prouvé qu’il était capable de suivre Romeo dans les bosses et qu’il possédait une pointe de vitesse non négligeable. À 54 secondes, Fred Wright et Alex Aranburu représentent une menace plus lointaine, mais sur une épreuve comme le Tour d’Andalousie, les écarts peuvent se creuser très vite.

Et vous, qui voyez-vous comme principal adversaire d’Ivan Romeo pour la victoire finale ? Leknessund peut-il réellement combler son retard, ou faut-il surveiller un retour en force de Pidcock dans les prochains jours ?

Vidéo : les images de la victoire d’Ivan Romeo

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de suivre cette étape en direct, les images du final sont tout simplement saisissantes. On y voit Ivan Romeo jeter un coup d’œil derrière lui à 2 kilomètres de l’arrivée, mesurer l’effort de Leknessund, puis placer cette accélération dévastatrice.

L’analyse chiffrée d’une étape de feu

Plongeons dans les données fournies par les capteurs des coureurs et les relevés de TodayCycling :

Distance d’échappée : 80 kilomètres pour le duo Romeo-Leknessund

Vitesse moyenne de l’étape : 40,1 km/h, malgré les 2749 mètres de dénivelé

Temps passé en tête : 1h58 pour Romeo à l’avant de la course

Écart maximal : 3 minutes 02 secondes au sommet du Puerto de la Cabra

Dernier kilomètre : avalé par Romeo en 1 minute 24 secondes, soit une moyenne de 42,8 km/h

Ces chiffres donnent le vertige quand on les met en perspective avec les données historiques de l’épreuve. C’est la première fois depuis 2022 qu’un coureur s’impose en solitaire avec plus de 50 secondes d’avance sur le peloton sur une étape de ce type.

Les réactions à chaud

Du côté de Movistar, on affichait une fierté non dissimulée. « Ivan a fait un numéro incroyable. Il a géré son effort comme un vieux briscard et frappé au moment parfait. C’est un immense talent » a commenté son directeur sportif.

Christophe Laporte, beau joueur, reconnaissait la supériorité du jour : « Ils étaient plus forts, plus malins. On a couru après l’ombre toute l’après-midi. Maintenant, on va essayer de reprendre ce maillot, mais ce ne sera pas facile face à un coureur de cette trempe. »

Andreas Leknessund, lui, ne cachait pas sa déception : « Perdre de si peu, c’est dur à avaler. Mais Ivan mérite sa victoire. Il a été le plus fort dans le final. »

L’Andalousie a trouvé son patron ?

Au terme de cette 2e étape du Tour d’Andalousie 2026, une certitude s’impose : Ivan Romeo n’est pas un leader volant. Son numéro en solitaire, sa gestion parfaite de l’effort sur 80 kilomètres et son accélération dévastatrice dans les derniers hectomètres dessinent le portrait d’un coureur complet, capable de rivaliser avec les meilleurs sur tous les terrains.

Reste à confirmer sur la durée. Le cyclisme est un sport impitoyable, et les trois prochaines étapes risquent de redistribuer les cartes. Mais une chose est sûre : le champion d’Espagne a envoyé un message clair à ses concurrents. Pour gagner cette Vuelta a Andalucía 2026, il faudra passer sur son corps.

Et vous, comment voyez-vous la suite de cette course ? Romeo peut-il conserver son bien jusqu’à Lucena, ou voyez-vous un retour en force de Pidcock ou Wellens dans les prochains jours ? N’hésitez pas à partager votre analyse en commentaires.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 2 – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team les 138,6 km en 3:27:12 (40,1 km/h)
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:54
  4. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  6. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  10. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
  11. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  12. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  13. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  14. IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
  15. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
  16. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  18. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  20. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 7:01:51
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:54
  4. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  5. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  6. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  11. COBO IVÁN, TotalEnergies m.t.
  12. BOULAHOITE RAYAN, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  15. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  16. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  17. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
  20. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.

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UAE Tour 2026 : Jonathan Milan remporte la 4e étape au sprint, son frère Matteo 3e

Ils ont fait trembler le peloton jusqu’à 300 mètres de la ligne. Les quatre échappés de la 4e étape de l’UAE Tour 2026 ont cru à l’exploit, mais Jonathan Milan (Lidl-Trek) veillait au grain. Dans un final chaotique et palpitant à Fujairah, l’Italien a imposé sa loi et offert au cyclisme un moment rare : un doublé en famille sur un podium WorldTour, avec son cadet Matteo (Groupama-FDJ United) qui décroche la médaille de bronze. Retour sur une journée où le sprint a failli ne pas avoir lieu.

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Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Jonathan Milan et la revanche des sprinteurs : son petit frère Matteo sur le podium pour l’histoire !

L’UAE Tour 2026 nous avait habitués à l’ascension infernale de Jebel Mobrah et au chrono musclé. Mais ce jeudi 19 février, sur la côte est, à Fujairah, le scénario de la 4e étape a prouvé que le plat pouvait aussi être un théâtre de passions. Sur un parcours de 182 kilomètres vallonné par la brise marine et le désert, le cyclisme a vécu une de ces journées où l’on retient son souffle. L’histoire retiendra la loi du plus fort, Jonathan Milan. Mais la légende de cette étape retiendra surtout la résistance acharnée d’une poignée d’hommes et la naissance d’un podium fratricide.

Pourquoi l’échappée a-t-elle fait trembler les cadors jusqu’au bout ?

L’échappée du jour n’était pas une classique « fugue de routine » promise à l’anonymat. Composée après une première heure de course d’une rare intensité, le quintette de tête avait fière allure et, surtout, des arguments à faire valoir.

Les cinq mousquetaires : un casting de rouleurs hors pair

Il ne s’agissait pas de simples baroudeurs en goguette. Le groupe formé au km 15 avait du coffre et de la technique :

Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) : un costaud capable de tenir sur des terrains variés.

Stefan de Bod (Modern Adventure Pro Cycling) : un rouleur pur-sang, habitué à ces exercices d’endurance.

Lorenzo Milesi (Movistar) : Champion du Monde du contre-la-montre espoirs 2023, un coureur de grande qualité.

Patrick Gamper (Jayco AlUla) : l’homme fort des sprints intermédiaires, qu’il a d’ailleurs raflés haut la main.

James Knox (Picnic PostNL) : un puncheur endurant, véritable métronome.

Leur avantage a grimpé jusqu’à 2’30 à la mi-course. Contre des équipes de sprinteurs comme Lidl-Trek ou INEOS, c’est un matelas confortable, mais pas suffisant. Selon les données recueillies au terme de l’étape du jour, la vitesse moyenne du peloton dans les 50 derniers kilomètres a avoisiné les 48 km/h, un rythme infernal dicté par les formations des « grosses cuisses ».

L’explosion de Knox et la chute qui change la donne

À 33 kilomètres du but, le premier signe de faiblesse est venu de James Knox, victime de l’accélération du peloton. Mais c’est surtout une chute survenue au même moment qui a failli tout bouleverser. Fabio Jakobsen (Picnic PostNL), Ethan Hayter (Soudal-QuickStep) Daan Hoole et Robbe Ghys (Decathlon CMA CGM) sont au sol. Ce dernier est contraint à l’abandon. « C’est à ce moment-là qu’on a senti un petit ralentissement psychologique » analysait un DS à l’arrivée. Mais les équipes de sprinteurs, voyant le danger (et le bitume), ont relancé la machine.

La mécanique du dernier kilomètre : comment le peloton a avalé les fuyards

À 10 kilomètres de l’arrivée, l’écart n’est plus que de 25 secondes. Les quatre rescapés (De Bod, Milesi, Gamper, Steinhauser) jouent alors leur va-tout. Sur les grandes routes désertiques de Fujairah, ils offrent un spectacle de courage pur, maintenant un écart infime.

L’effet « flamme rouge » et le travail colossal des trains

Sous la flamme rouge (dernier kilomètre), ils ont encore 10 secondes d’avance. Sur une ligne droite de 1500 mètres, le peloton les voit. Le public retient son souffle. C’est un « bras de fer » mécanique entre la force collective des trains (Visma, Soudal, Lidl) et l’énergie désespérée des quatre fuyards.

« Je dois dire la vérité : oui, j’ai douté » a avoué Jonathan Milan après l’arrivée. « Nous savions que cette échappée était vraiment forte. Mes coéquipiers ont été énormes pour les contrôler. »

Finalement, à 300 mètres de la ligne, Stefan De Bod est avalé. Le sprint peut commencer.

Analyse du sprint : Pourquoi Jonathan Milan était indétrônable

Dans le chaos de la reprise, Jonathan Milan a gardé son sang-froid. Bien calé dans le sillage de ses coéquipiers Lidl-Trek, il a pu lancer son effort au moment opportun.

Si Ethan Vernon (NSN Cycling) a tenté de remonter dans les derniers mètres, la puissance du maillot vert du dernier Tour de France était trop impressionnante. Son style distinctif, puissant et régulier, lui a offert sa troisième victoire de la saison 2026 après son doublé sur l’AlUla Tour. Gerben Thijssen (Alpecin) et Robin Froidevaux (Tudor) complètent un top 5 de haute volée.

Le moment d’émotion : l’incroyable podium des frères Milan

Mais le véritable moment fort de cette étape, c’est la troisième place. Matteo Milan (23 ans), coureur chez Groupama-FDJ United, décroche son premier podium sur le World Tour.

« Juste après la ligne d’arrivée, il m’a dit : ‘Hé, j’ai fini troisième‘ » a raconté Jonathan, le sourire jusqu’aux oreilles. « Je suis vraiment heureux pour lui. Je suis content qu’il ne m’ait pas battu aujourd’hui, mais peut-être qu’un jour il y parviendra. »

C’est la première fois que deux frères montent sur le même podium d’une course World Tour depuis les moments de gloire des frères Yates sur le Tour d’Espagne. Un moment rare de fraternité dans un sport souvent individualiste.

Question à nos lecteurs : Selon vous, peut-on voir en Matteo le futur rival numéro 1 de son aîné ?

Quelles conséquences pour le classement général et la suite ?

Du côté du classement général, rien ne bouge en tête. Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) conserve sereinement sa tunique rouge avec 21 secondes d’avance sur Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Le peloton est arrivé groupé, et les favoris ont économisé leurs forces pour l’étape suivante.

La 5e étape, ce vendredi, est à nouveau promise aux sprinteurs. Jonathan Milan aura l’occasion de doubler la mise, mais attention au piège de la chaleur et du vent. Pour ceux qui voudraient revivre ce final haletant, la vidéo des derniers kilomètres est disponible sur notre site après le classement, montrant la résistance héroïque des échappés jusqu’à l’ultime instant. Une chose est sûre : l’UAE Tour 2026 restera marqué par ce 19 février et le doublé des frères Milan.

Classement UAE Tour 2026, étape 4 – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 182 km en 4:03:06 (44,9 km/h)
  2. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
  3. MILAN MATTEO, Groupama – FDJ United m.t.
  4. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  5. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  6. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  7. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  8. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  9. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  10. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. DAINESE ALBERTO, Soudal Quick-Step m.t.
  12. SWIFT BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  13. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  14. CÔTÉ PIER-ANDRÉ, NSN Cycling Team m.t.
  15. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. VAN UDEN CASPER, Team Picnic PostNL m.t.
  18. CHRISTIAN SEAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  19. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
  20. SYRITSA GLEB, XDS Astana Team m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious en 11:12:09
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:00
  4. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:07
  5. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:19
  6. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +1:21
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:22
  8. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  9. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:30
  10. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:43
  11. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +1:57
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:02
  14. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +2:05
  15. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  16. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +2:22
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:44
  18. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +2:50
  19. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:04
  20. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:19

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UAE Tour 2026 : Startlist et engagés – Analyse complète

Entre le forfait de Jonas Vingegaard et l’absence du maître des lieux Tadej Pogačar, l’UAE Tour 2026 se réinvente en un duel fascinant entre un champion qui n’en finit plus de dominer (Evenepoel) et un héritier présomptif pressé d’écrire l’histoire (Del Toro). Bienvenue dans le laboratoire du cyclisme de demain, où les sprinteurs eux-mêmes ont déserté pour offrir à Jonathan Milan un boulevard vers la gloire. Analyse d’une édition paradoxale, moins clinquante sur le papier, mais potentiellement plus palpitante que jamais.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils d’étapes du UAE Tour 2026
Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Du 16 au 22 février 2026, le peloton WorldTour pose ses valises sous le soleil du Moyen-Orient pour ce qui est devenu, en seulement huit ans d’existence, bien plus qu’une simple course de préparation. Créé sur les cendres des Tours d’Abu Dhabi et de Dubaï, l’UAE Tour a su, grâce à la manne financière des Émirats et au statut d’équipe nationale de la formation UAE Team Emirates XRG, attirer les plus grands noms du peloton. De Roglič à Pogačar, en passant par Evenepoel et Van Eetvelt, tous les grands rouleurs-grimpeurs de ce monde y ont inscrit leur nom.

Pourtant, cette 8e édition s’annonce sous un jour nouveau. Moins de stars, certes, mais un scénario qui pourrait bien nous offrir l’un des plus beaux duels de ce début de saison.

Pourquoi cette édition 2026 est-elle celle de tous les dangers pour le plateau ?

L’UAE Tour 2026 devait être un champ de bataille grandiose. Il sera un ring exigu pour deux gladiateurs. En l’espace de quelques jours, la startlist a subi une véritable hémorragie. Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike), l’ogre danois et seul capable de faire vaciller Pogačar sur les Grands Tours, a jeté l’éponge. Officiellement, une chute à l’entraînement couplée à un état de santé défaillant l’oblige à retarder ses débuts. « J‘avais vraiment hâte de revenir » a-t-il confié, laissant transparaître une déception palpable.

À ses côtés, d’autres prétendants au top 10 ont plié bagage : Giulio Ciccone (Lidl-Trek), Enric Mas (Movistar), ou encore les sprinteurs Tim Merlier (Soudal Quick-Step) et Olav Kooij (Decathlon CMA CGM), victimes de blessures ou de maladie. Un désistement en cascade qui vide la course de sa substance… ou qui, au contraire, la recentre sur l’essentiel : le duel tant attendu entre deux générations.

Remco Evenepoel vs Isaac Del Toro : qui est le véritable patron du futur ?

C’est l’affiche que les bookmakers n’osaient plus espérer. D’un côté, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe). Le Belge de 26 ans n’est plus une promesse, c’est une certitude. Avec un début de saison canon (3 succès au Challenge de Majorque, victoire finale et deux étapes + général sur le Tour de Valence), il débarque aux Émirats avec l’armure rutilante du favori absolu. Son chrono ? Intraitable. Sa pointe de vitesse dans les bosses ? Redoutable.

Le chrono de la discorde : l’atout maître d’Evenepoel ?

Dès la 2e étape, un contre-la-montre individuel de 12 kilomètres sur le circuit de Dubaï va poser les premières hiérarchies. Sur ce terrain, Evenepoel, champion du monde de la spécialité, part avec une longueur d’avance. Selon notre estimation, il pourrait grappiller une vingtaine de secondes à son jeune rival mexicain, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). C’est là que le piège se referme.

Jebel Mobrah : le piège mexicain

Le lendemain, place à la première explication en altitude sur les pentes de Jebel Mobrah. Et c’est là que le bât blesse pour le champion belge. « Del Toro trouvera un terrain à sa convenance, avec des pourcentages plus à son avantage » analyse-t-on. Son gabarit plus léger et son explosivité pure pourraient faire la différence face à la puissance brute d’un Evenepoel peut-être pas encore à son poids de forme optimal, malgré une préparation hivernale exemplaire. Le Mexicain, révélation du Giro 2025 qu’il a failli remporter, aura à cœur de démontrer que son potentiel n’est plus un mystère, mais une réalité.

Et comme si cela ne suffisait pas, Del Toro pourra s’appuyer sur une armada UAE Team Emirates XRG taillée pour lui. En tête de pont, Adam Yates, revanchard après une saison 2025 en demi-teinte, sera un lieutenant de luxe, capable de durcir la course et de piéger Evenepoel. « Pourront-ils jouer le surnombre ? » C’est toute la question qui va hanter les nuits du staff de Red Bull.

Derrière le duel, qui peut créer la surprise dans le top 5 ?

Si le choc des titans accapare la lumière, l’ombre est peuplée de coureurs affamés, bien décidés à profiter de la moindre défaillance.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : 4e du Tour de Valence, l’Italien enchaîne les performances et semble taillé pour les courses d’une semaine. Sa régularité en fait un sérieux prétendant au podium.

Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) : Révélé sur le Tour de France 2025, le Norvégien possède cette explosivité si précieuse sur les courtes ascensions des Émirats. À surveiller de très près.

Michael Storer (Tudor Pro Cycling) : L’Australien monte en puissance depuis son arrivée chez Tudor. Sa science de la course et son punch peuvent lui offrir un accessit de choix.

David Gaudu (Groupama-FDJ United) : Le Français, en quête de renaissance après une saison 2025 compliquée, a besoin de résultats. Pour sa course de reprise, une place dans le top 5 serait une excellente opération confiance.

Felix Gall (Decathlon CMA CGM) : Le vainqueur d’étape sur le Tour 2023 reste une énigme. Souvent en retrait en début de saison (18e l’an dernier), peut-il cette fois-ci répondre présent dès février ?

Jonathan Milan, seul au monde : analyse du désert des sprinteurs

Si le général s’annonce palpitant, les arrivées massives risquent de manquer cruellement de piment. « La densité n’est pas la même que les années précédentes » peut-on constater. C’est un euphémisme. Avec les forfaits de Merlier et Kooij, et les impasses de Philipsen (Alpecin-Premier Tech) ou Magnier (Soudal Quick-Step), Jonathan Milan (Lidl-Trek) se retrouve dans la position du rouleau compresseur face à une poignée de cailloux.

Notre hiérarchie des hommes rapides

⭐⭐⭐ Jonathan Milan : L’Italien, déjà vainqueur cette saison à deux reprises sur le AlUla Tour, a le champ libre. Sa puissance phénoménale lui promet au moins deux, voire trois victoires sur les quatre arrivées présumées. Attention tout de même au piège de la répétition des efforts.

⭐⭐ Sam Welsford (INEOS Grenadiers) & Ethan Vernon (Israel-Premier Tech) : Tous deux arrivés de l’hémisphère sud où ils ont débuté leur saison, ils sont les seuls à pouvoir, peut-être, tirer leur épingle du jeu sur un parcours sans difficulté majeure. Leurs équipes devront parfaitement gérer le placement.

⭐ Le reste du peloton : Steffen De Schuyteneer (Lotto-Intermarché) récent 2e du GP La Marseillaise, jeune espoir belge, Juan Sebastian Molano (UAE Team Emirates XRG) lauréat de la 1ère étape du Tour of Oman, Fabio Jakobsen (Picnic-PostNL) ou Gerben Thijssen (Alpecin – Premier Tech) se disputeront les miettes et une place dans le top 5, à moins d’un scénario de course favorable.

La startlist complète et la hiérarchie des favoris de l’UAE Tour 2026

Alors, à qui le maillot rouge de leader ? Voici notre analyse complète, basée sur les données de la startlist et la forme du moment.

⭐⭐⭐⭐ Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le favori logique. Le chrono est son jardin et il a l’expérience des grands rendez-vous. Son début de saison est exceptionnel. Sa gestion de course face à une équipe UAE déchaînée sera la clé.

⭐⭐⭐ Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) – Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) : Le Mexicain est l’alternative crédible. Le Britannique est la carte secours idéale. Si Evenepoel montre une faille, les deux loups de la formation émiratie lui sauteront dessus.

⭐⭐ Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) – Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) – Michael Storer (Tudor Pro Cycling) – Derek Gee (Lidl Trek) – David Gaudu (Groupama-FDJ United) : Le groupe des outsiders de luxe. Capables d’intégrer le top 5, voire de surprendre sur un coup de bordure ou une défaillance des cadors.

⭐ Ben Tulett (Visma | Lease a Bike), Luke Plapp (Jayco AlUla), Ben O’Connor (Jayco AlUla), Lennert Van Eetvelt (Lotto Intermarché), Ilan Van Wilder (Soudal Quick-Step), Felix Gall (Decathlon CMA CGM), Harold Tejada (XDS Astana), Nairo Quintana (Movistar), Eddie Dunbar (Pinarello Q35) : Le ventre mou du peloton. Des talents certains, mais qui devront réaliser la course parfaite pour espérer mieux qu’une place d’honneur.

Questions aux internautes :

Pensez-vous que le jeune Isaac Del Toro a les épaules pour détrôner un Remco Evenepoel déjà au sommet de son art, ou le Belge va-t-il asseoir sa supériorité dès le chrono ?

La stratégie d’équipe d’UAE Team Emirates XRG va-t-elle payer ? Doivent-ils rouler pour Del Toro dès le premier jour, ou utiliser Adam Yates comme un « équipier de luxe » capable de basculer en leader si l’opportunité se présente ?

Rendez-vous du 16 au 22 février pour le verdict. Une chose est sûre : sur les routes des Émirats, l’histoire du cyclisme de demain est en train de s’écrire.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à l’ UAE Tour 2026 ?

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
1, EVENEPOEL, Remco
2, CATTANEO, Mattia
3, DRIZNERS, Jarrad
4, FISHER-BLACK, Finn
5, HERZOG, Emil
6, MOSCON, Gianni
7, THORNLEY, Callum

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, DEHAIRS, Simon
12, DILLIER, Silvan
13, GEENS, Jonas
14, RICKAERT, Jonas
15, SÉNÉCHAL, Florian
16, THIJSSEN, Gerben
17, VERGALLITO, Luca

Bahrain – Victorious (WT) ✅
21, TIBERI, Antonio
22, ARNDT, Nikias
23, CARUSO, Damiano
24, KEPPLINGER, Rainer
25, EULÁLIO, Afonso
26, PAASSCHENS, Mathijs
27, SKERL, Daniel

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
31, GALL, Felix
32, BISSEGGER, Stefan
33, BOL, Cees
34, GHYS, Robbe Non partant 4e étape
35, HOOLE, Daan
36, MÜHLBERGER, Gregor
37, POLLEFLIET, Gianluca

EF Education – EasyPost (WT) ✅
41, QUINN, Sean
42, BELOKI, Markel
43, MACKELLAR, Alastair
44, MIHKELS, Madis
45, SCHWARZBACHER, Matthias
46, STEINHAUSER, Georg
47, VAN DER LEE, Jardi Christiaan

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, GAUDU, David
52, BOWER, Lewis
53, CAVAGNA, Rémi
54, HUENS, Axel
55, JACOBS, Johan
56, MILAN, Matteo
57, PALENI, Enzo

INEOS Grenadiers (WT) ✅
61, TARLING, Joshua
62, ØXENBERG, Peter
63, SHMIDT, Artem
64, SVESTAD-BÅRDSENG, Embret
65, SWIFT, Ben
66, SWIFT, Connor
67, WELSFORD, Sam

Lidl – Trek (WT) ✅
71, MILAN, Jonathan
72, CONSONNI, Simone
73, GEE-WEST, Derek
74, GHEBREIGZABHIER, Amanuel
75, KONRAD, Patrick
76, THEUNS, Edward
77, WALSCHEID, Max

Lotto Intermarché (WT) ✅
81, VAN EETVELT, Lennert
82, DE BUYST, Jasper
83, DE SCHUYTENEER, Steffen
84, GUALDI, Simone
85, ØRN-KRISTOFF, Felix
86, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
87, VEISTROFFER, Baptiste

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
91, DE BOD, Stefan
92, CHRISTIAN, Sean
93, KESSLER, Cole
94, MUNTON, Byron
95, CAUDELL, Ezra
96, PICKRELL, Riley
97, STEWART, Mark

Movistar Team (WT) ✅
101, QUINTANA, Nairo
102, CASTRILLO, Pablo
103, MILESI, Lorenzo
104, MORO, Manlio
105, NOVÁK, Pavel
107, TORRES, Albert

NSN Cycling Team (WT) ✅
111, BENNETT, George
112, CÔTÉ, Pier-André
113, HIRT, Jan
114, MULLEN, Ryan
115, RAISBERG, Nadav
116, SMITH, Dion
117, VERNON, Ethan

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, DUNBAR, Eddie
122, HARPER, Chris
123, HOUCOU, Emmanuel
124, HOWSON, Damien
125, PARISINI, Nicolò
126, VANHOUCKE, Harm
127, ZUKOWSKY, Nickolas

Soudal Quick-Step (WT) ✅
131, VAN WILDER, Ilan
132, BASTIAENS, Ayco
133, DAINESE, Alberto
134, HAYTER, Ethan
135, LECERF, Junior
136, VAN LERBERGHE, Bert
137, VANGHELUWE, Warre

Team Jayco AlUla (WT) ✅
141, O’CONNOR, Ben
142, DURBRIDGE, Luke
143, GAMPER, Patrick
144, MEZGEC, Luka
145, PICKERING, Finlay Abandon 4e étape
146, PLAPP, Luke
147, PORTER, Rudy

Team Picnic PostNL (WT) ✅
151, JAKOBSEN, Fabio
152, DINHAM, Matthew
153, GAFFURI, Mattia
154, KNOX, James
155, MÄRKL, Niklas
156, NABERMAN, Tim
157, VAN UDEN, Casper

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
161, KELDERMAN, Wilco
162, DOULL, Owain
163, GRAAT, Tijmen
164, KRUIJSWIJK, Steven
165, MATTIO, Pietro
166, NORDHAGEN, Jørgen
167, TULETT, Ben

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
171, STORER, Michael
172, FROIDEVAUX, Robin
173, KLUCKERS, Arthur
174, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
175, MIKUTIS, Aivaras
176, RONDEL, Mathys
177, WILKSCH, Hannes

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
181, DEL TORO, Isaac
182, HERREGODTS, Rune
183, MOLANO, Juan Sebastián
184, POLITT, Nils
185, VERMAERKE, Kevin
186, VERMEERSCH, Florian
187, YATES, Adam

Uno-X Mobility (WT) ✅
191, JOHANNESSEN, Anders Halland
192, BÉVORT, Carl-Frederik
193, BLIKRA, Erlend
194, URIANSTAD BUGGE, Martin Non partant 1ère étape
195, CHARMIG, Anthon
196, JOHANNESSEN, Tobias Halland
197, SKAARSETH, Anders

XDS Astana Team (WT) ✅
201, MALUCELLI, Matteo
202, GONOV, Lev
203, HIGUITA, Sergio
204, LÓPEZ, Harold Martín
205, ROMELE, Alessandro
206, SYRITSA, Gleb
207, TEJADA, Harold

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Tour d’Algarve 2026 : Paul Magnier remporte la 1ère étape au sprint et devient leader

Ils étaient venus pour voir les cadors en reprise, Juan Ayuso ou João Almeida. Mais c’est un autre phénomène, Paul Magnier, qui a mis le feu aux poudres ce mercredi à Tavira. À seulement 21 ans, le sprinteur de Soudal Quick-Step a dominé un emballage final de haute volée pour s’offrir la première étape du Tour d’Algarve 2026. Une victoire qui lui permet d’endosser le premier maillot jaune de la course UCI ProSeries, confirmant ses statistiques stratosphériques. Retour sur une démonstration de force et de tactique qui pose les bases d’une saison 2026 qui s’annonce explosive.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

La pépite française qui ne compte plus ses victoires

Avez-vous déjà vu un coureur de 21 ans afficher un bilan aussi impressionnant que celui de Paul Magnier ? Ce mercredi, sur les routes vallonnées mais promises aux sprinteurs de l’Algarve, le jeune Isérois a ajouté une nouvelle ligne à un palmarès qui force déjà le respect. En s’imposant à Tavira, il décroche sa 25e victoire professionnelle, un chiffre qui donne le vertige quand on le compare à ceux des plus grands au même âge.

Selon les données compilées par TodayCycling, Magnier fait mieux à 21 ans que des légendes en devenir comme Remco Evenepoel (22 succès), Peter Sagan (20) ou Tadej Pogačar (13). Une statistique qui replace cette victoire dans son juste contexte : nous ne sommes pas seulement en train de commenter le succès d’un bon sprinteur, mais l’éclosion d’un talent générationnel. Après une saison 2025 à 19 bouquets, il ouvre son compteur 2026 dès sa deuxième sortie, effaçant du même coup sa déception de la deuxième place sur la Classique de Valence fin janvier.

Comment Magnier a-t-il dominé le sprint final de la 1ère étape ?

Pour comprendre la victoire de Paul Magnier, il faut décortiquer les cinq derniers kilomètres de cette 1ère étape courue entre Vila Real de Santo António et Tavira. Loin d’être un sprint linéaire, le final en faux-plat montant et les rues techniques de Tavira ont transformé l’emballage final en un véritable jeu d’échecs à plus de 60 km/h.

Alors que Alpecin-Premier Tech avait assumé son rôle de favori en contrôlant l’échappée matinale de neuf coureurs (dont les Portugais Noah Campos et Diogo Narciso), la donne a changé dans le dernier kilomètre. Beaucoup pensaient que Kaden Groves allait lancer Jasper Philipsen, mais le Belge n’a pas pu sauter dans la bonne roue. C’est là que Magnier a fait preuve d’un sang-froid exceptionnel.

Plutôt que de s’épuiser à remonter seul, il a choisi la roue de Philipsen, l’utilisant comme un bouclier puis comme un tremplin. « Face au vent de face, Magnier a lancé son sprint au moment idéal » analyse-t-on du côté de Soudal Quick-Step. Attentiste, il a attendu l’ouverture sur la gauche pour jaillir littéralement, reléguant le Belge à la quatrième place. Il devance sur la ligne Jordi Meeus (Red Bull-BORA-Hansgrohe) et Pavel Bittner (Picnic PostNL), confirmant sa pointe de vitesse dans une course à haute intensité. À noter le déclassement du Colombien Santiago Mesa, coupable d’un mouvement irrégulier, qui offre finalement la 5e place à Arnaud De Lie.

Un succès construit par un collectif : l’empreinte Soudal Quick-Step

Si le nom de Paul Magnier restera en tête des classements, l’architecte de cette victoire, c’est tout le collectif Soudal Quick-Step. « J’avais une équipe très forte autour de moi, un train complet » a tenu à souligner à l’arrivée le principal intéressé. L’équipe belge, experte dans l’art des arrivées massives, a parfaitement négocié les pièges du final.

C’est Dries van Gestel, le poisson-pilote de luxe, qui a placé Magnier dans l’aspiration idéale dans le dernier virage. Cette maîtrise collective a permis au Français de ne pas puiser dans ses réserves trop tôt et de conserver l’explosivité nécessaire pour dompter le faux-plat montant. C’est la première victoire de la saison pour la formation de Jurgen Foré et accessoirement Patrick Lefevere, un signal fort envoyé à la concurrence dans la course au statut de meilleure équipe de sprinteurs.

Paul Magnier en jaune, Juan Ayuso à l’affût

Au-delà de la victoire d’étape, cette performance offre à Paul Magnier un bien plus précieux : le maillot jaune de leader du classement général du Tour d’Algarve 2026. Grâce aux bonifications, il possède désormais quatre secondes d’avance sur Jordi Meeus et le surprenant Noah Campos.

Mais ce classement est loin dêtre figé. Dans l’ombre du sprint, les favoris pour le général ont déjà commencé leur duel. Juan Ayuso (Lidl-Trek), pour sa première course sous ses nouvelles couleurs, a glané trois secondes de bonification lors du « Golden Kilomètre », le plaçant à 7 secondes de Magnier, à la 5e place. João Almeida (UAE Team Emirates-XRG) et le prodige français Paul Seixas (Decathlon AG2R La Mondiale) sont également dans le coup, n’ayant concédé aucun temps.

Quelle suite pour Magnier et les favoris ? Les enjeux des prochaines étapes

La question qui brûle désormais les lèvres : Paul Magnier peut-il conserver son bien à l’issue de l’étape reine ? Jeudi, la 2ème étape mène le peloton vers l’Alto da Foia, une montée de 8,8 km à 6,2% de pente moyenne. Un terrain totalement différent qui devrait redistribuer les cartes. Le maillot jaune, lucide, sait que la montagne pourrait être trop rude.

Ce sera l’occasion pour les purs leaders comme Ayuso, Almeida et Seixas de tester leurs jambes et de se disputer les bonifications au sommet. Magnier, lui, aura à cœur de limiter la casse avant le contre-la-montre plat de 19,5 km vendredi, puis la dernière occasion pour sprinteurs samedi. La stratégie de son équipe pour défendre son bien sera l’un des grands suspens de cette édition 2026. Une chose est sûre : après ce premier acte, le Tour d’Algarve 2026 est déjà lancé à cent à l’heure.

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 1 – Top 20

  1. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step les 183,5 km en 4:21:04 (42,1 km/h)
  2. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  4. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
  5. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  6. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  7. GROVES KADEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  8. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
  9. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  10. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  11. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
  12. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek m.t.
  13. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  14. HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost m.t.
  15. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  16. BONILLO IKER, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
  17. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. LINAREZ LEANGEL RUBÉN, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  19. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
  20. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step en 4:20:54
  2. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:04
  3. NUNES HUGO, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
  4. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL +0:06
  5. AYUSO JUAN, Lidl – Trek +0:07
  6. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  7. IVANOV VIACHESLAV, Feirense – Beeceler +0:08
  8. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  9. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +0:09
  10. RIBEIRO ANDRÉ, GI Group Holding – Simoldes – UDO m.t.
  11. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech +0:10
  12. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  13. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  14. GROVES KADEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  15. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
  16. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  17. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
  19. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek m.t.
  20. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.

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Tour d’Andalousie 2026 : Christophe Laporte vainqueur de la 1ère étape à Pizarra

Ce mercredi 18 février, sur les routes de la Ruta del Sol, Christophe Laporte n’a pas seulement levé les bras à Pizarra. Il a signé un retour aux avant-postes qui sonne comme une délivrance. Après deux saisons marquées par la maladie et le doute, le Français de Visma-Lease a Bike a dominé le sprint de la 1ère étape du Tour d’Andalousie 2026, rappelant à tous pourquoi il fut l’un des coureurs les plus redoutables du peloton. Retour sur une journée où l’émotion le dispute à la performance.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

C’est une image que ses coéquipiers et les fans français attendaient depuis longtemps. Celle de Christophe Laporte, les bras levés, franchissant la ligne d’arrivée en vainqueur. Ce scénario, qui lui semblait si familier en 2022 et 2023, était devenu une denrée rare. Mais ce mercredi, sur la Costa del Sol, le rouleur-sprinteur varois a remis les pendules à l’heure en s’imposant au terme d’un sprint massif parfaitement maîtrisé. Ne nous y trompons pas : ce succès à Pizarra est un monument de résilience.

Comment Christophe Laporte a-t-il construit sa victoire sur la 1ère étape ?

La 1ère étape du Tour d’Andalousie 2026, longue de 150 kilomètres entre Benahavis et la ville de Pizarra, présentait un profil vallonné mais une conclusion favorable aux coureurs rapides. Dès les premiers kilomètres, on a senti la détermination de la formation néerlandaise.

Le travail monumental de Visma-Lease a Bike

Si Laporte lève les bras, le succès porte l’empreinte de toute son équipe. Après une tentative d’échappée matinale de Victor Campenaerts, qui a animé la course sans jamais inquiéter le peloton, c’est bien la Visma-Lease a Bike qui a pris les rênes de la poursuite. Comme le confirment les datas de l’équipe, l’objectif était clair : offrir un bouquet à leur leader français pour sa reprise.

Dans les dix derniers kilomètres, le train néerlandais s’est parfaitement organisé, contrôlant le retour des derniers attaquants et maintenant Laporte à l’abri dans la roue de ses équipiers. Un travail de sape qui a payé. On a retrouvé l’efficacité redoutable de la « machine jaune », celle qui avait fait les beaux jours de Wout van Aert. Campenaerts, notamment, a assuré un leadership impressionnant dans le final pour placer son leader dans la position idéale.

Un sprint d’expérience et de lucidité

À l’entrée du dernier kilomètre, parfaitement placé dans le sillage de son dernier coéquipier, Christophe Laporte a fait parler son expérience. Là où beaucoup se seraient affolés, il a patiemment attendu, analysant les mouvements de ses adversaires. Il a judicieusement laissé Bastien Tronchon (Groupama-FDJ United) lancer les frais pour mieux le remonter dans les 150 derniers mètres.

Sa puissance au développement, cette capacité à produire un effort violent et soutenu qui a fait de lui le champion d’Europe 2023, a fait la différence. Il devance finalement son compatriote Bastien Tronchon et la révélation Néo-Zélandaise Ben Oliver (Modern Adventure Pro Cycling), qui complète le podium. Une belle performance pour Oliver, dont l’équipe de 2e division continentale prouve qu’elle a sa place sur ces courses ProSeries.

Quelle est la signification de ce succès pour Laporte après deux ans de « galère » ?

C’est là que le récit prend toute son épaisseur. Pour comprendre l’émotion de ce succès, il faut se souvenir du calvaire traversé par le coureur de 33 ans.

Touché par un cytomégalovirus en 2025, un virus sournois qui attaque l’organisme et ruine la forme des sportifs de haut niveau, Christophe Laporte a été éloigné du peloton pendant plus de sept mois. Une éternité dans une carrière. Médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, on ne l’avait plus revu à son niveau. Sa seule victoire en 2025 remontait à la mi-octobre sur le Tour des Pays-Bas, une éclaircie dans une saison noire. Avec ce succès sur la Ruta del Sol, il égale d’ores et déjà ses bilans des saisons 2024 et 2025 combinées. Un symbole fort qui montre que le compteur est remis à zéro, et que l’appétit est revenu.

La Ruta del Sol 2026, un terrain de jeu pour les puncheurs-sprinteurs ?

L’absence de plusieurs grands favoris du classement général, attirés par le Tour de l’Algarve voisin, a offert une opportunité en or à des coureurs comme Laporte. Sur une course où l’on retrouve pourtant des clients comme Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) ou Tom Pidcock (Pinarello Q36.5), le scénario de cette première étape était idéal pour les sprinteurs puncheurs.

L’étape, bien que vallonnée, a été rendue accessible par le contrôle strict du peloton. Une question ouverte à nos lecteurs : Selon vous, Christophe Laporte peut-il viser le classement général final ou va-t-il se concentrer sur les sprints des prochaines étapes ?

Quelles conséquences sur le classement général avant la 2e étape ?

Avec cette victoire, Christophe Laporte s’empare logiquement du maillot jaune de leader de la Ruta del Sol. Il endosse la tunique dans le même temps au général que Bastien Tronchon. La difficulté ne fait que commencer.

Le voilà désormais dans la peau du favori, une position qu’il connaît bien. Le piège se nomme déjà « étape 2 ». Ce jeudi 19 février, le parcours de 139 kilomètres entre Torrox et Otura s’annonce nettement plus accidenté. Le menu sera copieux avec deux difficultés répertoriées, dont le Puerto de la Cabra. Cette ascension de 1re catégorie (25,1 km à 4,6% de moyenne) est un vrai « col de légende » andalou. Si sa pente moyenne n’est pas extrême, sa longueur use les organismes. Comme l’indique le profil, c’est typiquement le genre d’étape qui peut voir les grimpeurs faire le ménage et piéger un leader au tempérament plus puissant que léger.

Laporte, qui n’a jamais été un pur grimpeur, devra compter sur une équipe solide pour limiter la casse et défendre son bien. La bataille pour le maillot ne fait que commencer, et cette deuxième étape nous dira si cette victoire est le début d’une grande semaine ou simplement un feu de paille. Une chose est sûre, le champion de 33 ans a retrouvé le goût de la gagne. La vidéo de son sprint, qui tourne déjà sur les réseaux, montre un coureur libéré, prêt à en découdre.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 1 – Top 20

  1. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike les 150,1 km en 3:34:39 (41,9 km/h)
  2. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  3. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  4. WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
  5. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  6. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  7. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  8. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. MARTÍN JOSÉ MARÍA, Equipo Kern Pharma m.t.
  11. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  15. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  17. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  18. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  19. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  20. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike 3:34:39
  2. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  3. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  4. WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
  5. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  6. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  7. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  8. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. MARTÍN JOSÉ MARÍA, Equipo Kern Pharma m.t.
  11. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  15. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  17. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  18. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  19. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  20. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.

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UAE Tour 2026, étape 3 : Tiberi s’offre Jebel Mobrah et le maillot rouge, Evenepoel s’effondre

Sur les pentes infernales du Jebel Mobrah, là où la route touche le ciel et brise les hommes, Antonio Tiberi a signé mercredi le chef-d’œuvre de sa jeune carrière. Dans un final à couper le souffle, l’Italien de la Bahrain Victorious a non seulement remporté la 3e étape de l’UAE Tour 2026, mais il a également coiffé le maillot rouge sur les épaules, profitant de l’effondrement spectaculaire de Remco Evenepoel pour s’installer sur le trône. Retour sur une journée de folie dans le désert.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026
Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

L’air du désert était électrique, ce mercredi 18 février, à Ras al Khaimah. Le peloton de l’UAE Tour 2026 s’apprêtait à mordre pour la première fois de son histoire sur les flancs du Jebel Mobrah. Une inconnue, un géant de 13,2 km à 8,1% de moyenne, mais dont les 6,7 derniers kilomètres flirtaient avec les 12%. Un terrain de jeu idéal pour les purs grimpeurs, un piège mortel pour les autres. Au départ de la 3e étape, tous les regards étaient braqués sur deux hommes : le maillot rouge flambant neuf, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe), vainqueur du chrono la veille, et son jeune rival mexicain, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG), porté par l’ambition de sa formation. Mais c’est un troisième larron, un Italien discret mais diablement efficace, qui a volé la vedette. Retour sur la genèse de ce coup de force qui a redistribué les cartes du général.

Comment s’est construite la victoire d’Antonio Tiberi à Jebel Mobrah ?

La journée avait pourtant commencé sous le signe d’une échappée classique. Dès le kilomètre zéro, le duo Alpecin-Premier Tech, composé de l’infatigable Silvan Dillier et de Jonas Rickaert, s’est extirpé du peloton. Un baroud d’honneur généreux, qui leur a valu une présence en tête jusqu’à une poignée de kilomètres du pied de l’ascension, avec une avance maximale de huit minutes. Comme le veut la loi du genre, le peloton, emmené par les équipes des favoris (UAE, Red Bull et Decathlon), a patiemment contrôlé l’écart avant de les avaler un par un sur les premières pentes.

Le coup de poker gagnant de Tiberi

La course des favoris a réellement commencé à 6 kilomètres du sommet. Chris Harper (Pinarello Q36.5) a tenté un premier baroud, vite avorté. Puis, c’est Felix Gall (Decathlon CMA CGM) qui a porté l’estocade. Sa percée a emmené dans sa roue un groupe de costauds, dont un certain Antonio Tiberi et Luke Plapp. Mais là où Gall pensait faire la différence, Tiberi a changé la donne. Avec une accélération franche et puissante à 4 kilomètres de la ligne, l’Italien a décroché l’Autrichien et s’est envolé en solitaire. Un numéro de pur grimpeur, appuyé sur un braquet long et un rythme infernal qui ne laissait aucun répit. Selon les données recueillies, il s’agit de sa première victoire sur le World Tour depuis ses débuts professionnels, confirmant les promesses entrevues avec sa quatrième place au classement général du Tour de Valence, derrière Evenepoel justement.

Isaac Del Toro, le retour de l’enfant terrible

Pendant ce temps, derrière, le scénario était tout autre. Isaac Del Toro, victime de son tempérament fougueux, avait été distancé dans les premiers lacets. Le voyant rouge était allumé pour le Mexicain. Mais c’était sans compter sur l’incroyable abnégation de son lieutenant, Adam Yates. Le Britannique a imposé un rythme d’enfer pour ramener son leader dans le groupe des favoris, un effort qui a contribué à saper les forces de Remco Evenepoel. À 2,5 kilomètres du but, Del Toro, requinqué, a lancé une formidable chasse derrière Tiberi, lâchant un à un ses compagnons d’infortune (Lennert Van Eetvelt, Harold Tejada). À la flamme rouge, l’écart n’était plus que de 15 secondes. Un retour canon qui prouve, si besoin était, son mental et sa condition. Malheureusement pour lui, Tiberi, les yeux rivés sur la ligne, a puisé dans ses ultimes réserves pour résister et s’imposer avec 15 secondes d’avance.

Pourquoi Remco Evenepoel a-t-il sombré dans la dernière ascension ?

C’est l’immense interrogation de cette étape. Comment le vainqueur du chrono, leader au mental d’acier, a-t-il pu concéder 2 minutes et 4 secondes sur une seule montée ? Arrivé au pied de Jebel Mobrah dans le groupe des favoris, le Belge a semblé un instant répondre présent en suivant l’attaque de Gall. Mais le piège s’est refermé sur lui.

La gestion d’effort en question

« Manifestement pas dans un grand jour et pris de crampes », comme nous avons pu le constater sur place. À 4 kilomètres de l’arrivée, les images étaient parlantes : Remco Evenepoel, le buste raide, se frappant la cuisse droite, un geste qui ne trompe pas. Dans une pente à 12%, sous une chaleur harassante, la machine s’est enrayée. L’effort violent consenti pour suivre les premières attaques, conjugué à un probable coup de chaleur et des crampes, a eu raison de son organisme. Il a littéralement été avalé par le bitume, voyant défiler ses concurrents un à un. Cette défaillance spectaculaire, si tôt dans la saison, pose la question de son pic de forme. Après un début d’année canon (7 succès), le Belge paie peut-être un enchaînement de efforts trop dense. Son classement général est désormais en ruine (11e).

Le nouveau classement général de l’UAE Tour 2026 après le chaos

Cette 3e étape a agi comme un véritable tremblement de terre au classement général. Les écarts, jusqu’ici anecdotiques, sont désormais abyssaux.

Comme le soulignent les statistiques, c’est la première fois de la saison que Remco Evenepoel se retrouve projeté hors du top 10. Un constat glaçant qui montre la sévérité du Jebel Mobrah, une ascension qui « classifie les coureurs en catégories« .

La performance des Français : Rondel se distingue, Gaudu à la peine

Dans ce jeu de massacre, un Français a tiré son épingle du jeu : Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling) . Le jeune grimpeur de 22 ans, 11e de l’étape à 1’18, confirme son joli coup de pédale du début de saison et se hisse à une prometteuse 12e place au général (1er Français). En revanche, la journée a été plus compliquée pour David Gaudu (Groupama-FDJ) , 21e à 2’43, qui perd déjà gros pour le classement général.

Vidéo – Les images fortes de l’arrivée au sommet

Revivez les dernières minutes de l’ascension, l’attaque tranchante de Tiberi, la chasse rageuse de Del Toro et la souffrance d’Evenepoel. Les images du poing serré de l’Italien sur la ligne d’arrivée resteront gravées dans les mémoires.

Notre avis d’expert : Une bataille à trois qui promet pour Jebel Hafeet

Cette 3e étape de l’UAE Tour 2026 nous a offert un condensé de ce que le cyclisme moderne a de plus beau : de l’audace, de la stratégie, et du drame. Antonio Tiberi a réalisé le coup parfait, mais il sait que la route est encore longue jusqu’à Abu Dhabi. Isaac Del Toro, malgré sa défaite, a montré une force de caractère et une intelligence de course décuplées. En limitant la casse à 21 secondes, il reste le grand favori pour l’étape-reine de Jebel Hafeet.

Quant à Remco Evenepoel, sa chute au général est un coup de tonnerre. Peut-il encore espérer quelque chose de cette semaine ? À moins d’un abandon ou d’un nouvel exploit dans le chrono, il semble hors course pour la gagne.

Questions à nos lecteurs : Selon vous, la défaillance de Remco Evenepoel est-elle due à une méforme passagère ou à une erreur de gestion de son effort dans les pourcentages les plus terribles ? Antonio Tiberi a-t-il les épaules pour conserver son bien jusqu’à dimanche ? La réponse dans les prochains jours, et dès demain sur la 4e étape, qui s’annonce comme une journée de transition avant l’explosion finale à Jebel Hafeet. Une chose est sûre : ce duel italo-mexicain ne fait que commencer.

Classement UAE Tour 2026, étape 3 – Top 20

  1. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious les 183 km en 4:24:44 (41,4 km/h)
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:15
  3. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +0:29
  4. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:41
  5. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +0:51
  6. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:07
  8. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  9. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
  10. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:13
  11. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +1:18
  12. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +1:35
  13. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +1:38
  14. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +1:40
  15. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +1:49
  16. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +1:56
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:00
  18. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:04
  19. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:14
  20. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +2:41

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious en 7:09:03
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:00
  4. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:07
  5. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:19
  6. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +1:21
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:22
  8. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  9. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:30
  10. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:43
  11. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +1:57
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:02
  14. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +2:05
  15. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  16. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +2:22
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:44
  18. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +2:50
  19. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:04
  20. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:19

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UAE Tour 2026. Evenepoel contre Del Toro : le choc des générations qui va enflammer les Émirats

Ils devaient se croiser, ils vont s’affronter. Privé de ses deux monstres sacrés (Pogačar et Vingegaard), l’UAE Tour 2026 a trouvé son étincelle : un duel générationel au sommet entre le champion du monde contre-la-montre Remco Evenepoel et le prodige mexicain Isaac Del Toro. Ajoutez à cela un nouveau juge de paix, l’explosif Jebel Morah, et vous obtenez le premier véritable test de la saison. Voici pourquoi cette bataille dans le désert pourrait bien dicter la hiérarchie des Grands Tours à venir.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils d’étapes du UAE Tour 2026
Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026

Le sable des Émirats n’a pas fini de grincer sous les pneus. Ce lundi 16 février, le peloton WorldTour pose ses valises à Abu Dhabi pour sept jours d’un duel qui sent déjà la poudre. Si l’affiche avait promis un remake du Tour de France avec Pogačar et Vingegaard, la réalité nous offre un combat plus intime, peut-être plus crucial pour l’avenir : celui de l’héritier présomptif contre l’héritier en devenir. D’un côté, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe), le Belge volant, déjà vainqueur ici en 2023 et plus déterminé que jamais à prouver que sa nouvelle cuvée 2026 est la bonne. De l’autre, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG), le Mexicain qui a électrisé le Giro l’an passé, prêt à s’emparer du trône laissé vacant par son illustre chef de file, Tadej Pogačar.

Mais gare aux mirages : dans ce décor de carte postale, le parcours 2026 a glissé un couteau sous le sable. La redoutable montée de Jebel Morah, véritable mur de 15 km avec des pourcentages à faire flancher un chameau, remplace l’interminable Jebel Jais. Un changement d’une violence tactique inouïe qui rebat toutes les cartes.

Remco Evenepoel peut-il (déjà) mater la rébellion mexicaine ?

Tout sourit à Remco Evenepoel en ce début de saison. Son transfert chez Red Bull a été célébré par cinq victoires en Espagne, où il a littéralement asphyxié ses adversaires. Son équipe roule pour lui comme un seul homme, et son chrono, sur une étape contre-la-montre de 20 km, reste une arme de destruction massive.

Le chrono, l’assurance-vie du Belge

Soyons clairs : la 2e étape contre-la-montre (12,2 km) est son terrain de chasse. Sur ce parcours technique mais roulant, Evenepoel devrait logiquement grappiller une avance oscillant entre 20 et 30 secondes sur un pur grimpeur comme Del Toro. C’est son matelas, sa garantie. Le voir lever les bras sur ce chrono serait une déclaration d’intention. La question n’est pas de savoir s’il prendra du temps, mais combien.

Le spectre du poids de forme et du nouveau mur

Cependant, le Jebel Morah (3e étape), c’est une autre histoire. Long de 15 kilomètres, ses 6 derniers kilomètres flirtent avec les 12% de moyenne. C’est un terrain qui récompense l’explosivité et le rapport poids/puissance, là où le gabarit du champion belge (plus costaud) pourrait le pénaliser s’il n’a pas encore perdu ses derniers grammes de l’hiver. C’est un pourcentage qui convient parfaitement à Del Toro, analyse-t-on chez TodayCycling. Evenepoel a prouvé par le passé qu’il pouvait dompter n’importe quelle pente, mais face à un jeune loup affamé sur ses terres d’adoption, le défi est immense. Pourra-t-il contrôler l’explosivité du Mexicain ?

Isaac Del Toro, l’homme qui veut marcher sur les traces de Pogačar

Si l’UAE Team Emirates aligne une équipe de gala (avec Adam Yates, Nils Politt et Florian Vermeersch), c’est bien pour épauler son nouveau phénomène. Isaac Del Toro, 22 ans, n’est plus une simple promesse. Sa deuxième place au Giro et ses multiples succès en fin de saison 2025 ont confirmé qu’il était taillé pour les courses d’une semaine.

Le piège du chrono, l’opportunité de la montagne

Son point faible est connu : le contre-la-montre. Il y laissera des plumes. Mais l’équipe UAE a construit sa stratégie autour de cette faiblesse. L’idée est claire : limiter la casse face au chrono d’Evenepoel, puis l’attaquer sans répit sur les deux étapes de montagne, en commençant par ce terrible Jebel Morah dès le 3e jour. Son gabarit léger et sa capacité à changer de rythme dans les pentes les plus raides sont ses meilleurs atouts.

Adam Yates, le plan B de luxe ou le poison ?

Et c’est là que la tactique entre en jeu. Derrière Del Toro, l’équipe UAE peut compter sur un Adam Yates revanchard. Après une saison 2025 en demi-teinte, le Britannique a à cœur de redevenir le grimpeur intraitable qui terminait sur le podium du Tour en 2023. Sa présence permet à UAE de jouer le surnombre. Si Evenepoel marque Del Toro à la culotte, Yates peut s’infiltrer. Si Evenepoel suit Yates, Del Toro peut attaquer. Un casse-tête tactique qui pourrait faire la différence. Peuvent-ils vraiment piéger Remco ?

Derrière le duel, qui peut créer la surprise à l’UAE Tour ?

Si les projecteurs sont braqués sur le duo de tête, la liste des outsiders est longue et affamée. Ces coureurs ne viennent pas aux Émirats pour faire de la figuration, surtout avec un parcours aussi sélectif.

Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility), la confirmation après l’explosion

Pour sa course de rentrée, le 6e du dernier Tour de France, le Norvégien est peut-être le plus dangereux des « autres ». Son explosivité naturelle est un atout majeur sur les pourcentages de Jebel Morah et Jebel Hafeet. Si Uno-X Mobility veut marquer son arrivée dans le WorldTour, un podium ici serait un retentissement mondial.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious), la forme du moment

Le jeune Italien sort d’une 4e place très convaincante au Tour de Valence, directement derrière Evenepoel. Il est en confiance, roule vite et grimpe bien. Il est LE candidat pour la place d’honneur si les deux ogres se neutralisent. Sa régularité en début de saison est un signal fort.

Les opportunistes : Storer, Gall et Van Wilder

Michael Storer (Tudor) a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec l’élite. Très bon grimpeur, il doit limiter la casse au chrono.

Felix Gall (Decathlon CMA CGM) est un cas d’école. Brillant sur le Tour 2025, il avait déçu ici l’an dernier. Avec un parcours taillé pour sa puissance, peut-il inverser la tendance ? C’est l’une des inconnues de cette édition.

Ilan Van Wilder (Soudal-QuickStep) sort enfin de l’ombre d’Evenepoel. Il a les jambes pour un top 5, mais devra prouver qu’il peut endosser le rôle de leader sans son ancien patron.

Et vous, qui voyez-vous créer la surprise sur ce terrain accidenté ?

Le sprint : l’autoroute pour Jonathan Milan

Côté sprinteurs, le constat est simple : avec les forfaits de Merlier, Philipsen et Kooij, la voie est royale pour Jonathan Milan (Lidl-Trek). L’Italien, déjà vainqueur cette saison, est un rouleau compresseur. Sur les quatre arrivées massives présumées, il est difficile de ne pas le voir s’imposer au moins deux fois.

Ses principaux adversaires, Juan Sebastian Molano (UAE) et Sam Welsford (INEOS), devront être créatifs pour le déloger. Mais dans un train parfaitement huilé, « Big Jon » semble injouable. Une domination sans partage se profile-t-elle à l’horizon ?

Finalement, ce huitième UAE Tour, privé de ses étoiles les plus brillantes, pourrait devenir une classique instantanée. Il pose les vraies questions de la saison 2026 : Evenepoel est-il prêt à régner sans partage sur les courses d’une semaine ? Del Toro est-il déjà mûr pour détrôner l’élite ? Le nouveau parcours, avec son Jebel Morah, est un formidable accélérateur de vérité. Rendez-vous lundi pour le premier acte de ce qui pourrait être la plus belle rivalité de la décennie.

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Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

UAE Tour 2026, étape 1. La masterclass de Remco Evenepoel sur le chrono : le coup parfait

Sur l’île d’Hudayriyat, Remco Evenepoel n’a pas laissé de place au suspense. Vainqueur du contre-la-montre de la 2e étape avec la maîtrise d’un triple champion du monde de la discipline, le Belge a logiquement coiffé le maillot rouge de leader. Retour sur une démonstration de force qui a déjà remodelé le classement général, entre le pari réussi du placement matinal et la déroute programmée d’Isaac Del Toro.

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L’histoire de cette 2e étape de l’UAE Tour 2026 ne se résume pas à un simple exercice chronométré de 12,2 kilomètres. Elle raconte celle d’un champion qui transforme chaque seconde en opportunité, d’un pari tactique risqué qui s’est transformé en chef-d’œuvre et d’un jeune leader qui a appris, à ses dépens, que le vent du désert peut être aussi impitoyable que l’aiguille d’une montre.

Bienvenue dans le récit d’une journée où Remco Evenepoel (Red Bull – BORA -Hansgrohe) a rappelé au monde du cyclisme que, sur un parcours plat et rapide, il n’a tout simplement pas d’équivalent. Voici comment il a réalisé le coup parfait, reprenant le bien-nommé maillot rouge de leader à Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) avec l’autorité d’un rouleur compresseur.

Pourquoi Evenepoel a-t-il choisi de partir si tôt ? Le pari gagnant du placement stratégique

Dès l’annonce du parcours, une question brûlait les lèvres des suiveurs : à quelle heure Remco allait-il s’élancer ? Ce CLM présentait une particularité rare : l’ordre de départ n’était pas l’inverse du classement général, mais libre, à l’exception du leader, contraint de fermer la route. Un cadeau empoisonné.

La météo, facteur X : Comme l’avaient anticipé les directeurs sportifs, les conditions sont devenues plus complexes. Le vent, d’abord clément, a forci, transformant la fin de parcours en un véritable combat contre les éléments. Partir tard, c’était prendre le risque de voir ses chronos s’envoler.

Le choix du champion : Conscient de ces paramètres, Evenepoel a fait le choix de la raison. Cinquième coureur à s’élancer, il a bénéficié d’un « créneau météo » idéal. Là où d’autres ont subi le vent, le Belge a pu exprimer sa puissance brute sur un bitume encore clément.

L’effet « chasse » : En partant tôt, Evenepoel a aussi imposé un stress psychologique à ses adversaires. En établissant un temps de référence (13’03 » à 56,092 km/h de moyenne), il a contraint tous ses rivaux, et particulièrement Del Toro, à rouer dans la tête en regardant les secondes défiler sur les panneaux intermédiaires. Une pression qui a probablement pesé dans la gestion d’effort des moins expérimentés.

Quel est le bilan du chrono ? Les écarts qui redessinent le général

Le tableau des temps à l’arrivée est un véritable récit en chiffres. Il raconte la domination sans partage d’un spécialiste et la dégringolade annoncée d’autres favoris. Selon les données et statistiques, Evenepoel signe ici sa 25e victoire en contre-la-montre individuel chez les Élites, confirmant une statistique implacable : quand il pose ses deux mains sur le prolongateur, la concurrence roule pour les places d’honneur.

Le Top 5 de l’étape : Un duel de générations et la belle affaire française

Le podium de cette étape est un condensé de la nouvelle vague du chrono et de l’expérience française.

Remco Evenepoel (Red Bull – Bora-Hansgrohe) en 13’03 : Une démonstration de puissance et de technique. Son passage au point intermédiaire, avec déjà 4 secondes d’avance sur Tarling, annonçait la couleur.

Joshua Tarling (INEOS Grenadiers) à 6″ : À seulement 22 ans, le prodige britannique confirme son immense talent. Il est le seul à avoir vraiment rivalisé sur la puissance pure. Le duel Evenepoel-Tarling pour les prochains championnats du monde s’annonce épique.

Rémi Cavagna (Groupama-FDJ United) à 12″ : « Le TGV de Clermont-Ferrand » est de retour ! Parti parmi les premiers, il a tenu un rythme infernal pour finalement décrocher un podium de prestige. Une excellente nouvelle pour le cyclisme français et pour son équipe.

Ethan Hayter (Soudal Quick-Step) à 25″

Daan Hoole (Decathon CMA CGM) à 26″

Le naufrage programmé des favoris ? Del Toro et Gaudu dans le dur

Si le chrono a souri aux purs rouleurs, il a été impitoyable avec les autres. Le classement général a été littéralement chamboulé.

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) : 27e à 42″ . Le jeune Mexicain, vainqueur la veille, a vécu une journée cauchemardesque. Parti en dernier dans des conditions venteuses, il a vu son avance fondre comme neige au soleil. Perdre 42 secondes sur un parcours de 12 km est un coup dur, mais pas une catastrophe. Il reste 10e à 32 secondes d’Evenepoel, un écart qui, sur une étape de montagne, peut encore se combler. « Il a limité la casse » dit-on dans le jargon cycliste. Mais pour un leader d’UAE sur ses terres, l’addition est salée.

David Gaudu (Groupama-FDJ United) : 44e à 56″ . Non-spécialiste, le Français savait qu’il allait perdre du temps. L’objectif était de limiter l’écart. Avec près d’une minute de concédée, la mission est remplie, même si la tâche s’annonce herculéenne pour revenir au général.

Lennert Van Eetvelt (Lotto) à 1’03 » (58e) : Grosse déception pour l’autre Belge, attendu au général, qui perd plus d’une minute, hypothéquant lourdement ses chances.

La vidéo du chrono : décryptage d’un effort surhumain

À VOIR : La vidéo de la victoire de Remco Evenepoel sur le chrono de l’UAE Tour 2026

Si vous regardez attentivement les images, vous noterez la fluidité du pédalage d’Evenepoel. Aucun mouvement de balancier, une position aérodynamique parfaite, un casque parfaitement ajusté… Tout respire l’efficacité. Ce qui frappe, c’est la gestion de la puissance sur un parcours aussi court. D’après les données de son capteur, on peut imaginer qu’il a dû maintenir une puissance moyenne proche de son record, sans jamais flirter avec le « mur » pour éviter la défaillance. Une leçon de pilotage de l’effort.

Quelle stratégie pour Evenepoel sur la 3e étape de montagne ?

Si Remco Evenepoel peut souffler ce soir, la course est loin d’être pliée. La 3e étape mène le peloton vers Jebel Mobrah, une ascension de 13,2 km à 8,1% qui pourrait sourire à d’autres profils de grimpeurs. Le maillot rouge aura une cible dans le dos, et l’équipe Red Bull – BORA -Hansgrohe devra contrôler.

L’atout Del Toro : Le Mexicain est chez lui. Avec une équipe UAE Team Emirates XRG taillée pour la gagne, il tentera de mettre la pression dès les premières pentes. 32 secondes, sur une montée totale de 20 km, ça se rattrape.

Les autres menaces : Adam Yates, relégué à plus d’une minute, peut-il vraiment menacer Evenepoel ? Rien n’est moins sûr. Mais Lennert Van Eetvelt, malgré sa contre-performance, et d’autres grimpeurs pourraient créer la surprise dans une échappée matinale.

Question aux lecteurs : Selon vous, Remco Evenepoel parviendra-t-il à défendre son maillot rouge jusqu’à Abu Dhabi ou Isaac Del Toro renversera-t-il la vapeur dans la montagne de Jebel Mobrah ? Réagissez en commentaires !

Un Evenepoel souverain, un Tour relancé

Cette 2e étape de l’UAE Tour 2026 restera comme le jour où Remco Evenepoel a rappelé, s’il en était besoin, l’étendue de son talent sur l’exercice solitaire. En combinant intelligence tactique (choix de l’horaire de départ) et puissance phénoménale, il a réalisé le « coup double » parfait : victoire d’étape et maillot de leader.

Si la messe n’est pas dite pour le classement général, le Belge a envoyé un message fort à tous ses concurrents. La course est désormais lancée, et la troisième étape s’annonce comme le premier véritable juge de paix en altitude. Rendez-vous demain pour un nouveau chapitre de ce Tour des Émirats 2026 qui tient toutes ses promesses.

Classement UAE Tour 2026, étape 2 – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 12,2 km en 13:03 (56 km/h)
  2. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers +0:06
  3. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +0:12
  4. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +0:25
  5. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +0:26
  6. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
  7. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers +0:29
  8. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:30
  9. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +0:31
  10. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +0:33
  11. ØXENBERG PETER, INEOS Grenadiers +0:34
  12. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
  13. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  14. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +0:35
  15. CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
  16. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +0:36
  17. FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  18. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek m.t.
  19. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +0:37
  20. GONOV LEV, XDS Astana Team +0:38

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 2:43:59
  2. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers +0:06
  3. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +0:12
  4. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +0:25
  5. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +0:26
  6. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
  7. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:30
  8. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  9. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +0:31
  10. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:32
  11. ØXENBERG PETER, INEOS Grenadiers +0:34
  12. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
  13. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +0:35
  14. CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
  15. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +0:36
  16. FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  17. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek m.t.
  18. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +0:37
  19. GONOV LEV, XDS Astana Team +0:38
  20. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:39

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