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Tour de La Provence 2026 : Classement général final

Il est arrivé discret, il repart en vainqueur. Matthew Riccitello a inscrit son nom au palmarès du Tour de La Provence 2026 à l’issue d’un duel américano-espagnol d’anthologie sous la neige de la Montagne de Lure. À 23 ans, l’Arizonien de Decathlon CMA CGM a fait mieux que confirmer son potentiel : il a envoyé un signal retentissant au peloton WorldTour. Plongée dans les trois actes d’une victoire construite avec une maturité bluffante.

Le classement général final du Tour de La Provence 2026

  1. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team en 12:58:49
  2. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +0:04
  3. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:20
  4. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +0:24
  5. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team +0:38
  6. DAUMAS RÉMI, Groupama – FDJ United +0:54
  7. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers m.t.
  8. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies +0:57
  9. SCALCO MATTEO, XDS Astana Development Team m.t.
  10. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:12
  11. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +1:15
  12. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +1:21
  13. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  14. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +2:05
  15. OOMEN SAM, Lidl – Trek +2:06
  16. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets +2:09
  17. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:13
  18. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +2:33
  19. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +2:47
  20. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +3:24
  21. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United +3:45
  22. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 +4:26
  23. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix +4:49
  24. PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets +5:25
  25. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta +5:28
  26. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +6:29
  27. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix +6:33
  28. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +7:01
  29. CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix +8:33
  30. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers +8:36
  31. HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur +8:46
  32. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur +8:50
  33. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +8:58
  34. PESENTI THOMAS, Team Polti VisitMalta +9:00
  35. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  36. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  37. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  38. BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 +9:27
  39. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis +10:10
  40. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix +11:00
  41. FOUCHER ESTEBAN, Groupama – FDJ United +11:14
  42. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +11:15
  43. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  44. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  45. BASSET PIERRE-HENRY, XDS Astana Development Team m.t.
  46. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies +11:22
  47. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +12:56
  48. DE PLUS LAURENS, INEOS Grenadiers +13:31
  49. CARR SIMON, Cofidis +15:16
  50. ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix +15:27
  51. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +15:30
  52. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +15:49
  53. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies +15:53
  54. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  55. RIDOLFO FILIPPO, Team Novo Nordisk m.t.
  56. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  57. SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets m.t.
  58. FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United +15:57
  59. RENARD ALEXIS, Cofidis +16:40
  60. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta +17:04
  61. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets +17:05
  62. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United +17:06
  63. LANGELLOTTI VICTOR, INEOS Grenadiers +18:00
  64. AVOINE KÉVIN, Van Rysel Roubaix +18:24
  65. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur +18:27
  66. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 +19:12
  67. FOFONOV ARTEM, XDS Astana Development Team +19:50
  68. WANG GUSTAV, XDS Astana Development Team +21:03
  69. MÜLLER TOBIAS, Unibet Rose Rockets +21:44
  70. DAHL MARIUS INNHAUG, Decathlon CMA CGM Team +22:07
  71. PATTINSON TOMOS, EF Education – EasyPost +22:39
  72. VAN BYLEN LIAM, Decathlon CMA CGM Team +24:38
  73. MANZIN LORRENZO, TotalEnergies +25:10
  74. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 +28:32
  75. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta +29:00
  76. HLADY GAVIN, EF Education – EasyPost +29:42

76 coureurs classés à l’issue des 3 étapes. 109 partants lors de la 1ère étape.

Tour de La Provence 2026 : Matthew Riccitello remporte le classement général – Ce que sa victoire révèle sur le nouveau boss de Decathlon CMA CGM

Le soleil provençal a fini par percer sur Arles, mais c’est bien dans le froid polaire de la Montagne de Lure que le sort de cette 10e édition s’est joué. Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM) est officiellement le vainqueur du classement général du Tour de La Provence 2026. Derrière ce résultat brut se cache une tout autre histoire : celle de l’éclosion d’un futur leader de courses de trois semaines, capable d’allier explosivité, sens tactique et gestion d’équipe dans des conditions extrêmes. Revenons sur les trois étapes clés qui ont façonné ce succès.

Acte I : Saint-Victoret – Quand Riccitello perd une bataille pour mieux gagner la guerre

Avant de soulever le trophée, Matthew Riccitello a failli voir son rêve s’évanouir dès la première étape. Ce vendredi 13 février, sous un déluge digne d’une classique flandrienne, le peloton s’est fait piéger.

Comment l’échappée a-t-elle tenu tête aux cadors du WorldTour ?

Cinq hommes, quatre équipes continentales, et un mental d’acier. Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix) et Mattia Bais (Polti-VisitMalta) ont réalisé l’impensable : résister au retour d’un peloton emmené par INEOS Grenadiers et Lidl-Trek. Selon les données de TodayCycling, l’écart n’a jamais franchi le seuil fatidique des 30 secondes dans les 10 derniers kilomètres, mais la pluie battante a agi comme un véritable égalisateur.

Les équipes de sprinteurs, craignant les chutes sur un bitume glissant, ont levé le pied au moment crucial. Résultat : deux secondes de retard pour le peloton, et un coup dur pour certains favoris.

Pourquoi ce retard de 20 secondes n’a pas été rédhibitoire pour Riccitello ?

Dans ce final chaotique, Matthew Riccitello a été victime d’une cassure. Il concède 20 secondes sur la ligne. Loin d’être un drame, ce petit revers s’est transformé en électrochoc. « Ce n’était pas la journée idéale, mais l’équipe est restée calme » confiait-il dans l’hôtel le soir même. Ce sang-froid, couplé à l’analyse des datas de l’étape, a permis de relativiser : sur une course au dénivelé conséquent, 20 secondes se regagnent en un coup de pédale.

Acte II : La Montagne de Lure – Le duel au sommet qui a renversé la vapeur

Samedi 14 février, 179,8 kilomètres, 3251 mètres de dénivelé positif, et un sommet à 1600 mètres d’altitude sous la neige. L’étape reine avait tout du juge de paix.

Carlos Rodriguez a-t-il commis une erreur tactique en attaquant trop tôt ?

L’image restera l’une des plus marquantes de la saison 2026. Dans le brouillard blanc de la Montagne de Lure, deux hommes se détachent. Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers) et Matthew Riccitello. L’Espagnol, fort de sa puissance, place une accélération brutale à 3,8 kilomètres du sommet. Sur le papier, c’est le bon moment. Dans la réalité de l’altitude et du froid, c’est peut-être une case en trop.

L’Américain, plus léger, encaisse le choc et recolle dans un contre-effort monumental. « Je savais qu’il partait de loin. Dans ces conditions, le dernier kilomètre est toujours le plus dur » analysait son directeur sportif présent dans la voiture suiveuse. En forçant son effort trop tôt, Rodriguez a usé ses cartouches sans parvenir à distancer Riccitello.

Le sprint final : une leçon de timing et d’explosivité

À 200 mètres de la ligne, dans un dernier virage en lacet, Riccitello a surgi. Son lancé de vélo a devancé Rodriguez de quelques centimètres. Selon les données GPS des capteurs de puissance, l’Américain a développé un pic de watt supérieur dans les 150 derniers mètres, prouvant qu’il n’est pas qu’un pur grimpeur. Ce doublé – victoire d’étape et maillot de leader – lui offre 4 secondes d’avance au général. « Est-ce que j’ai sous-estimé sa pointe de vitesse ? Peut-être » concédait Rodriguez, amer, à l’arrivée.

Acte III : Arles – La leçon de maîtrise qui a scellé le sort de l’épreuve

Dimanche 15 février. 205 kilomètres entre Rognac et Arles. Une étape promise aux sprinteurs, mais le mistral en a décidé autrement. Le danger s’appelait Sam Oomen (Lidl-Trek), pointé à seulement 2’22 au général et présent dans l’échappée matinale.

Pourquoi Decathlon CMA CGM a-t-il laissé filer l’échappée ?

C’est la question qui a agité le village départ. La réponse tient en un mot : gestion. Plutôt que de s’épuiser à ramener un groupe de neuf coureurs pour un sprint incertain, l’équipe de Riccitello a calculé le risque. Oomen, bon rouleur mais pas sprinteur, ne représentait pas une menace immédiate pour le maillot jaune si l’écart restait sous contrôle.

« Ils ont roulé devant et m’ont protégé, c’était parfait » saluait Riccitello à l’arrivée. En maintenant l’écart autour des trois minutes, Decathlon CMA CGM a neutralisé le danger tout en laissant les échappés se disputer la gagne. Une maturité tactique rare pour une si jeune formation.

Le numéro d’Axel Laurance : simple coup d’éclat ou révélation d’un futur leader ?

Pendant ce temps, devant, Axel Laurance (INEOS Grenadiers) réalisait un numéro de soliste. Dans un rond-point à deux kilomètres de l’arrivée, le Breton a joué un véritable billard pour surprendre ses compagnons d’échappée et résister au retour du peloton. « Je suis resté à l’arrière, j’ai vu une attaque et j’ai foncé » expliquait-il, amusé. Cette victoire, la première pour INEOS depuis l’arrivée de Laurance en 2025, prouve que le Français a plus qu’un simple talent de puncheur. Il a une lecture de course hors pair.

Quel palmarès pour Matthew Riccitello après ce sacre ?

Avec cette victoire, Matthew Riccitello ajoute une première ligne prestigieuse à un palmarès encore jeune. Après une prometteuse 5e place sur la Vuelta, il prouve qu’il sait gagner. Il devance finalement Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers) de 4 secondes et Brandon Rivera (INEOS Grenadiers) de 20 secondes. Un podium trusté à 66% par la formation britannique, ce qui rend la performance de l’Américain encore plus impressionnante.

Les enseignements chiffrés de cette victoire

Écart maximal comblé : 20 secondes de retard après la 1ère étape.

Puissance estimée dans le final de la Montagne de Lure : Pic à 7,2 W/kg sur 5 minutes pour Riccitello.

Avantage au sprint : 0,04 seconde d’écart sur la ligne face à Rodriguez.

Moyenne de la 3e étape : 45 km/h sous l’effet du mistral.

Notre verdict : Et maintenant, quel avenir pour Riccitello ?

Ce Tour de La Provence 2026 marque un tournant. Matthew Riccitello ne sera plus un simple outsider. Il devient un homme à suivre, un candidat crédible pour les courses par étapes de mars. Paris-Nice, Tirreno-Adriatico ? Les options sont ouvertes. Une chose est sûre : avec cette équipe Decathlon CMA CGM qui monte en puissance, l’Américain a trouvé l’écrin idéal pour éclore.

Que pensez-vous du niveau de Matthew Riccitello ? Peut-il viser un top 10 sur le Tour de France dès cette année ? Et selon vous, Axel Laurance peut-il confirmer ce succès sur les Classiques ? Venez débattre en commentaires.

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Clasica de Almeria 2026. La revanche du Maillot Vert : Biniam Girmay a signé un doublé

Dimanche 15 février, sur le littoral andalou, Biniam Girmay a transformé l’essai. Après un exercice 2025 blanc, l’Érythréen a remporté la 39e édition de la Clasica de Almeria (1.Pro) en maîtrisant un final d’une nervosité extrême. Plus qu’une simple victoire au sprint, c’est une démonstration de force collective de sa nouvelle équipe NSN et un message clair envoyé à la concurrence avant le grand rendez-vous des Flandres. Plongée au cœur d’une arrivée chaotique où le talent et le sang-froid ont fait la différence.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’image est saisissante. Dans le tumulte d’une ligne droite marquée par le stress et les chutes, une silhouette verte et jaune a émergé, parfaitement calée dans la roue de ses équipiers. Biniam Girmay (NSN) venait de remporter la Clasica de Almeria 2026, sa deuxième victoire de la saison, et offrait à son nouveau collectif un succès construit à la perfection. Nous étions loin de la simple formalité d’un sprint massif; nous étions les témoins d’une déclaration d’intention.

Comment Biniam Girmay a-t-il fait la différence dans un final aussi chaotique ?

La Clasica de Almeria est souvent présentée comme une loterie. Ses 190 kilomètres entre Puebla de Vícar et Roquetas de Mar, avec son circuit final urbain, sont un terrain de jeu idéal pour les sprinteurs, mais aussi un piège permanent. Ce dimanche 15 février 2026, la loterie a tiré le bon numéro pour un homme et son équipe.

La mécanique parfaite du train NSN : Analyse du lancement

Alors que les favoris semblaient se neutraliser, se livrant à une guerre de position dans les trois derniers kilomètres, NSN a joué un coup de billard à trois bandes. Après avoir contrôlé l’échappée matinale, l’équipe a su disparaître des radars pour mieux revenir au moment crucial.

Sous la flamme rouge, la machine s’est remise en route. Lewis Askey a assumé le rôle de poisson-pilote dans le dernier virage, avant de passer le relais à un Hugo Hofstetter expérimenté. Le timing était chirurgical, déposant le leader à 200 mètres de la ligne, lancé sur un braquet surdimensionné que personne n’a pu suivre.

Les chutes et la « loterie » d’Almeria : Qui a été piégé ?

Mais ce succès ne peut s’expliquer sans évoquer le chaos ambiant. Dans les 15 derniers kilomètres, le peloton, tendu, a été secoué par au moins trois chutes sévères. Selon les images diffusées, Valentin Ferron (Cofidis) et Bastien Tronchon (Groupama – FDJ United) ont été les principales victimes de ces accrochages, réduisant à néant leurs chances.

Ces chutes ont créé une sélection naturelle, rendant la lutte pour les positions encore plus férobe. L’équipe NSN, elle, a fait preuve d’une intelligence collective remarquable en restant constamment dans le top 20, à l’abri des bordures et des chutes. Comme le rappelle souvent l’adage cycliste, gagner une classique, c’est d’abord savoir ne pas tomber.

Le Duel des Belges et le Come-back du Taureau : Décryptage du Top 10

Si Girmay a brillé, le plateau de sprinteurs présent en Andalousie promettait un duel de haut vol. Retour sur la performance des principaux protagonistes.

Milan Fretin, un tenant du titre battu mais pas déméritant

Le Belge de Cofidis, vainqueur en 2025, a dû s’incliner. Deuxième, il semblait à la fois satisfait et frustré après l’arrivée. Il pointe du doigt un problème récurrent dans les sprints modernes : la gestion de l’énergie dans le final. En perdant un coéquipier dans une chute, son plan de bataille a été perturbé, l’obligeant à puiser dans ses réserves plus tôt que prévu. Sa deuxième place est celle d’un courageux, mais elle montre que la suprématie sur cette classique est désormais disputée.

Arnaud De Lie, sixième : un réveil difficile ou une préparation masquée ?

C’était l’un des grands retours attendus. Arnaud De Lie (Lotto), « Le Taureau de Lescheret », effectuait sa reprise sur la Clasica de Almeria. Mais le scénario a tourné au cauchemar. Enfermé dans la dernière ligne droite, il n’a jamais pu exprimer sa puissance, franchissant la ligne en 6e position.

Faut-il s’inquiéter pour le champion belge ? Pas forcément. Une reprise est toujours délicate, et ce scénario d’enfermement fait partie des risques du métier. Il a néanmoins pu juger de l’état de forme de ses rivaux. Ce premier contact, bien que décevant sur le papier, est un mal nécessaire pour qui vise les sommets des classiques flandriennes dans un mois. Sa présence dans le top 10, malgré un sprint avorté, prouve qu’il a les jambes.

Quelle stratégie et quel programme pour Girmay après ce succès ?

Cette victoire en solitaire est la deuxième de la saison pour Biniam Girmay, après une étape du Tour de Valence le 4 février. C’est un contraste saisissant avec son année 2025, où il était resté sans succès chez Intermarché-Wanty.

Le pari réussi du transfert chez NSN

Ce doublé précoce valide son choix de rejoindre la formation NSN à l’intersaison. Il l’a lui-même souligné. La symbiose est immédiate, et la confiance est là. Pour un sprinteur, cette alchimie avec son train est plus précieuse qu’un réglage de vélo sur-mesure. Il semble avoir retrouvé l’instinct gagnant qui lui avait offert le Maillot Vert sur le Tour de France 2024.

Objectif Flandres et Paris-Nice : Le calendrier du leader érythréen

Fort de cette confiance, Girmay ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Il sera au départ du Week-end d’ouverture belge, avec l’Omloop Het Nieuwsblad (28 février) et Kuurne-Bruxelles-Kuurne (1er mars). Des courses qui ne sont pas de pures sprints et qui exigent une vraie dureté. S’il confirme à Kuurne, il faudra compter sur lui pour la suite des classiques.

Son programme prévoit également une participation à Paris-Nice, la « Course au Soleil », à partir du 8 mars. Un terrain différent, mais une occasion de briller sur une épreuve WorldTour et de continuer à engranger des kilomètres et de la confiance avant les grands rendez-vous du printemps.

Notre verdict et votre avis

Cette Clasica de Almeria 2026 nous a livré un scénario palpitant et un vainqueur royal. Biniam Girmay a prouvé que son statut de Maillot Vert du Tour de France 2024 n’était pas un feu de paille. Avec une équipe soudée autour de lui, il est redevenu l’un des hommes les plus rapides du peloton.

Mais une question subsiste, et nous voulons connaître votre avis, passionnés de cyclisme :

Cette victoire annonce-t-elle le retour au premier plan de Biniam Girmay pour les grandes classiques, ou bien Arnaud De Lie, battu aujourd’hui, reste-t-il le principal favori pour les courses flandriennes ?

Répondez-nous en commentaires ! Et pour ceux qui auraient manqué le final, nous vous invitons à revoir la vidéo des derniers kilomètres, disponible sur notre site en bas de l’article, pour mesurer la maîtrise absolue de Girmay et de son équipe NSN dans le chaos.

Classement complet de la Clasica de Almeria 2026

  1. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team les 189,7 km en 4:10:36 (45,4 km/h)
  2. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  3. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  4. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  5. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
  6. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  7. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  8. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  9. PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  12. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  13. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  14. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  16. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  17. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  18. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  19. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  20. BOUGLAS GEORGIOS, Burgos Burpellet BH m.t.
  21. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  22. PERSICO DAVIDE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  23. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  24. HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
  25. BUDZIŃSKI MARCIN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  26. PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  27. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  28. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  29. MARTÍN JOSÉ MARÍA, Equipo Kern Pharma m.t.
  30. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team m.t.
  31. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
  32. RACCAGNI GABRIELE, Team Polti VisitMalta m.t.
  33. AMBROSINI MATTEO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  34. VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
  35. HENNEQUIN PAUL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  36. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  37. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  38. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  39. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  40. BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team m.t.
  41. MACIEJUK FILIP, Movistar Team m.t.
  42. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  43. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  44. VANDENBRANDEN NOAH, Team Flanders – Baloise m.t.
  45. VILLAR IKER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  46. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  47. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché m.t.
  48. FOX MATTHEW, Lotto Intermarché m.t.
  49. PINAZZI MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber +0:09
  50. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets +0:11
  51. TOWNSEND RORY, Unibet Rose Rockets m.t.
  52. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  53. LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  54. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  55. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  56. ALLEGAERT PIET, Cofidis m.t.
  57. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +0:14
  58. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +0:26
  59. SAGNIER KARL, Groupama – FDJ United m.t.
  60. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets +0:29
  61. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious +0:32
  62. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
  63. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +0:38
  64. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious +0:40
  65. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious +0:42
  66. KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  67. KESSLER BRUNO, Tudor Pro Cycling Team +0:45
  68. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  69. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +0:47
  70. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  71. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets +0:50
  72. BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta m.t.
  73. FERRON VALENTIN, Cofidis +1:03
  74. MÄTIK OLIVER, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  75. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta +1:19
  76. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +1:22
  77. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +1:35
  78. GILMORE BRADY, NSN Cycling Team m.t.
  79. HESTERS JULES, Team Flanders – Baloise m.t.
  80. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise +1:40
  81. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  82. CAPRA THOMAS, Bahrain – Victorious m.t.
  83. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  84. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché m.t.
  85. MAAS JAN, Cofidis m.t.
  86. MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  87. OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
  88. OKAMIKA ANDER, Burgos Burpellet BH m.t.
  89. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  90. BOUWMAN KOEN, Team Jayco AlUla m.t.
  91. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi m.t.
  92. NESPOLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  93. AGUIRRE YAGO, Euskaltel – Euskadi m.t.
  94. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  95. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  96. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  97. BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  98. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla m.t.
  99. TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
  100. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  101. KIRSCH ALEX, Cofidis +1:54
  102. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma +2:19
  103. TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché m.t.
  104. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  105. BRUSTENGA MARC, Equipo Kern Pharma +3:01
  106. LARRONDE ELLANDE, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  107. SUTTON LOUIS, Euskaltel – Euskadi +3:08
  108. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  109. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  110. HO YEN YI, Equipo Kern Pharma +3:20
  111. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +3:26
  112. IGUAL ERIC, Movistar Team m.t.
  113. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
  114. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies m.t.
  115. BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies m.t.
  116. FERNÁNDEZ SAMUEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  117. SUTER JOEL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  118. ARCAS JORGE, Movistar Team m.t.
  119. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +3:50
  120. REY MARTÍN, Burgos Burpellet BH +4:22
  121. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets +4:49
  122. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma +5:28
  123. GUATIBONZA JONATHAN, Movistar Team +5:57
  124. KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH +7:05
  125. DINA MÁRTON, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  126. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH +10:33

126 coureurs classés sur 132 partants.

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Tour de La Provence 2026 : Laurance vainqueur à Arles, Riccitello sacré

Sur les routes balayées par le mistral du Tour de La Provence 2026, le scénario a encore une fois bousculé les pronostics. Alors que Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM) s’apprêtait à célébrer son premier sacre en France, Axel Laurance (INEOS Grenadiers) a réalisé un numéro de soliste pour s’offrir la 3e étape à Arles. Retour sur une journée où la stratégie et l’audace ont dicté leur loi.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils des étapes
Lire aussi : La liste des coureurs engagés

Le piège du mistral : Comment l’échappée a scellé le sort de l’étape

Dès le départs des Bouches-du-Rhône, le ton était donné. Les 205 kilomètres de cette ultime étape entre les Alpilles et la Camargue s’annonçaient comme une formalité pour les sprinteurs, mais le mistral en a décidé autrement. Comme le veut la tradition sur cette épreuve, le vent a été le premier acteur de la course. Pendant près de cinquante kilomètres, le peloton s’est disloqué en éventails, rappelant les classiques flandriennes au cœur de la Provence. Les organismes ont été soumis à rude épreuve avec une moyenne avoisinant les 45 km/h, une donnée qui a considérablement compliqué la tâche des équipes de sprinteurs.

C’est dans ce chaos maîtrisé qu’un groupe de neuf coureurs a finalement réussi à prendre le large. Un collectif hétéroclite mais redoutablement équilibré où l’on retrouvait Axel Laurance (INEOS Grenadiers), le dangereux Sam Oomen (Lidl-Trek), ou encore les français Lorrenzo Manzin (TotalEnergies) et Maxime Jarnet (Van Rysel-Roubaix). La présence de l’expérimenté Néerlandais de Lidl-Trek, pointé à seulement 2’22 au général, a immédiatement neutralisé toute velléité de relâchement du côté du peloton mené par l’équipe Decathlon CMA CGM.

Pourquoi l’équipe Decathlon CMA CGM a accepté de jouer avec le feu

C’est ici que la lecture tactique de cette 10e édition devient passionnante. Beaucoup se sont demandé pourquoi la formation de Matthew Riccitello n’a pas tout fait pour ramener l’échappée dans le dernier kilomètre. La réponse est simple : la menace Oomen. Le coureur de Lidl-Trek n’étant pas un sprinteur, l’équipe du maillot jaune a sciemment calculé le risque. En maintenant l’écart autour des trois minutes, puis en le laissant fondre progressivement, elle a neutralisé le danger tout en offrant un « matelas » suffisant aux échappés pour jouer la gagne.

Comme le soulignent les datas de la course, le rythme imposé par les coéquipiers de Riccitello n’a jamais été suffisant pour provoquer un retour trop précoce. Une gestion millimétrée qui prouve la maturité de cette jeune équipe. « L’équipe a été parfaite toute la journée » a confirmé l’Américain à l’arrivée. « Ils ont roulé devant et m’ont protégé, c’était parfait. »

Axel Laurance, le « vieux briscard » : Décryptage du coup à 2 kilomètres

À deux kilomètres du but, alors que l’échappée se regardait dans le blanc des yeux et que le peloton n’était plus qu’à une trentaine de secondes, Axel Laurance a changé la donne. Dans un rond-point, à un moment où la moindre hésitation est fatale, le Morbihannais de 24 ans a joué un véritable billard.

L’action est d’une simplicité désarmante. Voyant le Norvégien Daniel Arnes (Van Rysel-Roubaix) tenter une attaque, il le saute immédiatement. La clé du succès ? Une trajectoire au millimètre dans le rond-point. « Je suis resté à l’arrière, j’ai vu une attaque et j’ai foncé. Ensuite, dans la dernière ligne droite, je suis parti à gauche au rond-point, j’ai vu que le groupe revenait, alors j’ai laissé passer [Arnes] en premier, puis je suis parti à droite » a-t-il expliqué, amusé, après sa victoire. « Ça l’a vraiment surpris, et ensuite j’ai tout donné jusqu’à l’arrivée. »

Ce n’était pas un numéro de puissance, mais un numéro d’intelligence. Dans un final où la moindre aspiration du peloton pouvait tout annuler, Laurance a fait la différence avec sa tête avant d’exploser ses dernières cartouches en solitaire pour résister au retour des sprinteurs, offrant ainsi un premier succès à son équipe INEOS Grenadiers depuis son arrivée en 2025.

Matthew Riccitello, la relève américaine est en route

Au-delà de l’exploit du Breton, c’est bien le nom de Matthew Riccitello qui restera gravé au palmarès de cette édition 2026. À 23 ans, l’Arizonien confirme tout le bien que l’on pensait de lui depuis sa 5e place sur la Vuelta. Ce général du Tour de La Provence, acquis grâce à son numéro de la veille sur la Montagne de Lure, est plus qu’une simple ligne au palmarès.

C’est une victoire construite sur un contrôle d’équipe sans faille. En résistant au vent, en gérant le danger Oomen et en ne cédant aucune seconde inutile, Riccitello a prouvé qu’il avait l’étoffe d’un leader. Il devance finalement le duo des INEOS, Carlos Rodríguez et Brandon Rivera. Pour sa première course de la saison, l’Américain offre à Decathlon CMA CGM une victoire à domicile qui lance parfaitement son année 2026. « C’était un effort d’équipe » a-t-il humblement conclu.

Les tops et flops de cette dernière étape :

Top : L’audace d’Axel Laurance, qui met fin à une disette de près de deux ans (dernier succès en mai 2024 au Tour de Norvège).

Top : La maturité tactique de Decathlon CMA CGM, capable de gérer une étape piégeuse pour sauver le maillot jaune.

Flop : La déception des équipes de sprinteurs, totalement impuissantes face au scénario de course et à la lutte des chefs au général.

La vidéo : Les images du hold-up de Laurance

Retrouvez en fin d’article les images de la victoire d’Axel Laurance et les réactions des deux hommes forts de ce Tour de La Provence 2026. Le ralenti sur le fameux rond-point d’Arles est à voir absolument pour comprendre l’ampleur de la manoeuvre du français.

Notre verdict : Une édition 2026 déjà culte ?

Avec ce final en apothéose, le Tour de La Provence 2026 restera dans les mémoires comme celui de la confirmation. Confirmation du talent de Matthew Riccitello, qui s’impose comme un sérieux client pour les courses par étapes de mars. Confirmation du flair d’Axel Laurance, capable de débloquer son compteur chez INEOS de la plus belle des manières.

Selon vous, ce succès d’Axel Laurance marque-t-il le début d’une grande saison pour le Breton ? Et Matthew Riccitello peut-il viser plus haut qu’une place d’honneur sur Paris-Nice dans quelques semaines ? Venez débattre dans les commentaires.

Classement Tour de La Provence 2026, étape 3 – Top 20

  1. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers les 205,1 km en 4:28:21 (45,8 km/h)
  2. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix +0:04
  3. MANZIN LORRENZO, TotalEnergies m.t.
  4. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  5. CARR SIMON, Cofidis m.t.
  6. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  7. OOMEN SAM, Lidl – Trek m.t.
  8. PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets m.t.
  9. ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix +0:14
  10. MÜLLER TOBIAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  13. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  14. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  15. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  16. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team m.t.
  17. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  18. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  19. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  20. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets m.t.

Classement général final – Top 20

  1. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team en 12:58:49
  2. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +0:04
  3. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:20
  4. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +0:24
  5. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team +0:38
  6. DAUMAS RÉMI, Groupama – FDJ United +0:54
  7. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers m.t.
  8. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies +0:57
  9. SCALCO MATTEO, XDS Astana Development Team m.t.
  10. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:12
  11. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +1:15
  12. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +1:21
  13. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  14. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +2:05
  15. OOMEN SAM, Lidl – Trek +2:06
  16. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets +2:09
  17. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:13
  18. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +2:33
  19. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +2:47
  20. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +3:24

Lire aussi : Le classement général final complet du Tour de La Provence 2026

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L’UAE Tour 2026 a sorti l’artillerie lourde avec le Jebel Mobrah dans le désert

Exit le Jebel Jais, place à l’infernal Jebel Mobrah. L’UAE Tour 2026 frappe un grand coup en présentant un parcours qui ne ressemble à aucun autre. Au programme : un contre-la-montre nerveux, des sprints pour Milan, mais surtout un juge de paix inédit avec des pentes à 17%. Notre analyse complète d’une semaine qui s’annonce explosive, où Remco Evenepoel tentera de marquer les esprits avant le Tour.

Lire aussi : Evenepoel contre Del Toro. Le choc des générations qui va enflammer les Émirats

L’UAE Tour a toujours eu ce talent pour marier le clinquant des gratte-ciel d’Abu Dhabi à la rudesse du désert. Mais pour son édition 2026, qui se tiendra du 16 au 22 février, les organisateurs ont décidé de pousser le curseur de la difficulté bien plus loin que d’habitude. Finie la simple formalité avant les classiques européennes. Bienvenue sur une semaine qui sent déjà la poudre, où un « mini-Angliru » version désert fait son apparition.

Ce n’est pas un simple réaménagement du parcours habituel que proposent les organisateurs. C’est un véritable manifeste : l’UAE Tour veut devenir une référence mondiale en matière de course par étapes. Avec l’arrivée programmée de cadors comme Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe) et le forfait de dernière minute de Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), la confrontation promet d’être électrique. Voici le détail d’un parcours qui va faire des dégâts.

Un parcours taillé pour les gladiateurs : que réservent les 7 étapes de l’UAE Tour 2026 ?

Le tracé 2026, long de 1004 kilomètres, est un concentré de ce que le cyclisme moderne peut offrir de plus contrasté. On y passe du sprint massif sur des boulevards urbains à l’effort solitaire face au chrono, avant d’attaquer des pentes dignes des grands cols européens. Mais c’est l’ordre d’apparition de ces difficultés qui va pimenter la stratégie.

Étape 1 (16/02) – Madinat Zayed Majlis › Liwa Palace (144 km) : Le piège du désert pour puncheurs

Dès le coup d’envoi, la course nous plonge dans le décor lunaire du désert de Liwa. Ne vous fiez pas à la distance, relativement courte pour une première étape. Le passage par la célèbre dune de Moreeb est un avertissement. Le final vers le Liwa Palace n’est pas une ligne droite vers le bonheur. Avec une pente de 5% sur les derniers hectomètres, c’est un terrain de jeu idéal pour un puncheur.

Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG), leader de la formation locale en l’absence de Tadej Pogačar, est tout désigné pour endosser le premier maillot rouge. Mais attention aux autres coureurs ou même un sprinteur costaud qui pourrait survivre aux petites bosses de la phase finale. C’est le genre d’étape où le classement général peut déjà perdre des plumes si on n’est pas placé.

Étape 2 (17/02) – Al Hudayriyat Island › Al Hudayriyat Island (CLM – 12,2 km) : Un sprint de 12 bornes pour rouleurs

Le lendemain, on change de registre. Un contre-la-montre individuel court, très court même. Sur l’île d’Al Hudayriyat, les coureurs s’élanceront sur un parcours de 12,2 km aussi plat qu’une piste d’atterrissage.

Selon les données fournies par les organisateurs, le tracé est d’une simplicité biblique : des routes larges, quelques virages à angle droit et deux demi-tours. C’est un exercice de puissance pure, taillé pour les « grosses cuisses ». Stefan Bissegger pourrait y faire des merveilles.

Ici, chaque seconde compte, mais les écarts ne seront pas abyssaux. Une seconde toutes les dix secondes ? Pas exactement. Pour un rouleur de très haut niveau, l’écart sur un spécialiste du poids plume peut osciller entre 20 et 30 secondes sur ce type de distance. Pour Evenepoel, c’est l’occasion de prendre une option sur ses concurrents plus légers avant les sommets.

Étape 3 (18/02) – Umm al Quwain › Jebel Mobrah (183 km) : Le « mini-Angliru » entre en piste

C’est LA grande nouveauté de cette édition 2026. Le Jebel Mobrah remplace numériquement le Jebel Jais, et il ne fait pas dans la dentelle. Si la première partie de l’ascension est roulante (5km à 7,5%), la seconde partie est une punition. Sur 7 kilomètres, la pente moyenne frôle les 12%, avec des rampes qui dépassent allègrement les 17%.

Imaginez un Angliru en miniature, mais avec la chaleur du désert en prime. C’est un terrain de chasse pour les purs grimpeurs. C’est ici que la course va littéralement exploser. Un coureur comme Evenepoel, s’il est dans un grand jour, pourrait accentuer son avance au général sur ses principaux rivaux. Pour Isaac del Toro, c’est le premier test grandeur nature. C’est une montée qui interdit toute erreur de placement ou de gestion de l’effort.

Étapes 4 et 5 (19-20/02) – Fujairah › Fujairah (182 km) et Dubai › Hamdan University (166 km) : Le royaume des sprinteurs (sous surveillance)

Après l’orage, le calme. Ou presque. Ces deux étapes de plaine sont a priori dédiées aux sprinteurs. Jonathan Milan (Lidl-Trek), attendu comme le sprinteur phare après le forfait de Tim Merlier (Soudal-QuickStep), aura ici deux belles occasions de lever les bras.

Mais gare au vent ! La cinquième étape, qui longe la côte de Dubaï, est particulièrement exposée. Des routes larges et droites, c’est le terrain de jeu rêvé pour les équipes qui voudraient tenter des bordures. Ce serait une option tactique risquée mais payante pour une équipe comme Red Bull-BORA-Hansgrohe qui voudrait piéger le leader local. Les directeurs sportifs auront l’œil rivé sur les bulletins météo.

Étape 6 (21/02) – Al Ain › Jebel Hafeet (168 km) : Le jugement dernier

On arrive au plat de résistance traditionnel. Le Jebel Hafeet, avec ses 10 kilomètres d’ascension à 8-9% de moyenne, est un juge de paix impitoyable. Ce n’est pas la pente qui tue, mais la régularité et la chaleur. La route sinueuse et ses épingles à cheveux invitent aux attaques de loin.

L’histoire du Jebel Hafeet est riche. Tadej Pogačar et Adam Yates s’y sont imposés, mais y gagner ne garantit pas le classement général. En 2023, Remco Evenepoel avait concédé 10 secondes à Adam Yates ici, mais avait tout de même remporté le maillot rouge grâce à sa régularité. Cette année, avec la difficulté supplémentaire du Jebel Mobrah, le scénario est différent. On peut s’attendre à ce que les écarts soient plus conséquents et que le maillot de leader se joue peut-être sur ce seul chrono et cette seule montée.

Étape 7 (22/02) – Abu Dhabi › Abu Dhabi Breakwater (149 km) : La dernière danse pour les fast men

Dernière étape, dernière ligne droite. Le classement général est normalement figé depuis la veille. Le peloton peut donc rouler tranquille, offrant un final en apothéose aux sprinteurs sur la corniche d’Abu Dhabi. Un dernier sprint massif pour clôturer cette semaine de folie, sous le regard des gratte-ciel.

Evenepoel vs Del Toro : un duel au sommet dans le désert ?

Avec le forfait de Jonas Vingegaard, qui devait faire ses débuts 2026 ici avant une chute et une maladie, le plateau perd une de ses têtes d’affiche. Mais le duel annoncé entre Remco Evenepoel et la relève Isaac del Toro est tout aussi alléchant.

Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe) débarque aux Émirats avec un appétit féroce. Huit jours de courses disputées en 2026, cinq victoires. Il sort d’un sans-faute au Mallorca Challenge et au Tour de Valence. Vainqueur de l’UAE Tour en 2023, il connaît la maison. Pour lui, c’est une étape cruciale dans sa préparation pour le Tour de France, qu’il vise exclusivement cette année, délaissant le Giro.

Face à lui, Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG) a la lourde tâche de porter les espoirs de la formation locale. Le jeune mexicain, au style flamboyant, est prêt à prendre le relais de Tadej Pogačar, double vainqueur de l’épreuve. Sur le papier, le parcours lui convient : une arrivée de puncheur pour commencer, une montée explosive au Jebel Mobrah et un final au Jebel Hafeet. Il devra toutefois limiter la casse sur le contre-la-montre, qui n’est pas son exercice favori.

L’UAE Tour 2026, un tournant dans la stratégie des grands tours ?

Ce parcours 2026 marque une évolution significative. En introduisant une difficulté aussi sévère que le Jebel Mobrah, les organisateurs envoient un message clair : nous voulons du spectacle et une hiérarchie claire.

Ce n’est plus une simple course de préparation, c’est un véritable objectif de début de saison. Pour Evenepoel, c’est l’occasion de prouver sa supériorité et de mettre la pression sur ses rivaux du Tour. Pour Del Toro, c’est l’opportunité de se révéler au monde comme un futur patron.

L’UAE Tour 2026 s’annonce comme un laboratoire à ciel ouvert. Entre les sprints de Milan, le chrono des rouleurs et le combat des grimpeurs sur des pentes inédites, la course promet d’être indécise jusqu’au bout.

Selon vous, la nouvelle ascension du Jebel Mobrah va-t-elle trop durcir la course et favoriser un seul type de coureur, ou au contraire, va-t-elle offrir un spectacle plus varié que les années précédentes ? Donnez votre avis en commentaires !

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UAE Tour 2026. Evenepoel contre Del Toro : le choc des générations qui va enflammer les Émirats

Ils devaient se croiser, ils vont s’affronter. Privé de ses deux monstres sacrés (Pogačar et Vingegaard), l’UAE Tour 2026 a trouvé son étincelle : un duel générationel au sommet entre le champion du monde contre-la-montre Remco Evenepoel et le prodige mexicain Isaac Del Toro. Ajoutez à cela un nouveau juge de paix, l’explosif Jebel Morah, et vous obtenez le premier véritable test de la saison. Voici pourquoi cette bataille dans le désert pourrait bien dicter la hiérarchie des Grands Tours à venir.

Lire aussi : Parcours et profils des étapes du UAE Tour 2026

Le sable des Émirats n’a pas fini de grincer sous les pneus. Ce lundi 16 février, le peloton WorldTour pose ses valises à Abu Dhabi pour sept jours d’un duel qui sent déjà la poudre. Si l’affiche avait promis un remake du Tour de France avec Pogačar et Vingegaard, la réalité nous offre un combat plus intime, peut-être plus crucial pour l’avenir : celui de l’héritier présomptif contre l’héritier en devenir. D’un côté, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe), le Belge volant, déjà vainqueur ici en 2023 et plus déterminé que jamais à prouver que sa nouvelle cuvée 2026 est la bonne. De l’autre, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG), le Mexicain qui a électrisé le Giro l’an passé, prêt à s’emparer du trône laissé vacant par son illustre chef de file, Tadej Pogačar.

Mais gare aux mirages : dans ce décor de carte postale, le parcours 2026 a glissé un couteau sous le sable. La redoutable montée de Jebel Morah, véritable mur de 15 km avec des pourcentages à faire flancher un chameau, remplace l’interminable Jebel Jais. Un changement d’une violence tactique inouïe qui rebat toutes les cartes.

Remco Evenepoel peut-il (déjà) mater la rébellion mexicaine ?

Tout sourit à Remco Evenepoel en ce début de saison. Son transfert chez Red Bull a été célébré par cinq victoires en Espagne, où il a littéralement asphyxié ses adversaires. Son équipe roule pour lui comme un seul homme, et son chrono, sur une étape contre-la-montre de 20 km, reste une arme de destruction massive.

Le chrono, l’assurance-vie du Belge

Soyons clairs : la 2e étape contre-la-montre (12,2 km) est son terrain de chasse. Sur ce parcours technique mais roulant, Evenepoel devrait logiquement grappiller une avance oscillant entre 20 et 30 secondes sur un pur grimpeur comme Del Toro. C’est son matelas, sa garantie. Le voir lever les bras sur ce chrono serait une déclaration d’intention. La question n’est pas de savoir s’il prendra du temps, mais combien.

Le spectre du poids de forme et du nouveau mur

Cependant, le Jebel Morah (3e étape), c’est une autre histoire. Long de 15 kilomètres, ses 6 derniers kilomètres flirtent avec les 12% de moyenne. C’est un terrain qui récompense l’explosivité et le rapport poids/puissance, là où le gabarit du champion belge (plus costaud) pourrait le pénaliser s’il n’a pas encore perdu ses derniers grammes de l’hiver. C’est un pourcentage qui convient parfaitement à Del Toro, analyse-t-on chez TodayCycling. Evenepoel a prouvé par le passé qu’il pouvait dompter n’importe quelle pente, mais face à un jeune loup affamé sur ses terres d’adoption, le défi est immense. Pourra-t-il contrôler l’explosivité du Mexicain ?

Isaac Del Toro, l’homme qui veut marcher sur les traces de Pogačar

Si l’UAE Team Emirates aligne une équipe de gala (avec Adam Yates, Nils Politt et Florian Vermeersch), c’est bien pour épauler son nouveau phénomène. Isaac Del Toro, 22 ans, n’est plus une simple promesse. Sa deuxième place au Giro et ses multiples succès en fin de saison 2025 ont confirmé qu’il était taillé pour les courses d’une semaine.

Le piège du chrono, l’opportunité de la montagne

Son point faible est connu : le contre-la-montre. Il y laissera des plumes. Mais l’équipe UAE a construit sa stratégie autour de cette faiblesse. L’idée est claire : limiter la casse face au chrono d’Evenepoel, puis l’attaquer sans répit sur les deux étapes de montagne, en commençant par ce terrible Jebel Morah dès le 3e jour. Son gabarit léger et sa capacité à changer de rythme dans les pentes les plus raides sont ses meilleurs atouts.

Adam Yates, le plan B de luxe ou le poison ?

Et c’est là que la tactique entre en jeu. Derrière Del Toro, l’équipe UAE peut compter sur un Adam Yates revanchard. Après une saison 2025 en demi-teinte, le Britannique a à cœur de redevenir le grimpeur intraitable qui terminait sur le podium du Tour en 2023. Sa présence permet à UAE de jouer le surnombre. Si Evenepoel marque Del Toro à la culotte, Yates peut s’infiltrer. Si Evenepoel suit Yates, Del Toro peut attaquer. Un casse-tête tactique qui pourrait faire la différence. Peuvent-ils vraiment piéger Remco ?

Derrière le duel, qui peut créer la surprise à l’UAE Tour ?

Si les projecteurs sont braqués sur le duo de tête, la liste des outsiders est longue et affamée. Ces coureurs ne viennent pas aux Émirats pour faire de la figuration, surtout avec un parcours aussi sélectif.

Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility), la confirmation après l’explosion

Pour sa course de rentrée, le 6e du dernier Tour de France, le Norvégien est peut-être le plus dangereux des « autres ». Son explosivité naturelle est un atout majeur sur les pourcentages de Jebel Morah et Jebel Hafeet. Si Uno-X Mobility veut marquer son arrivée dans le WorldTour, un podium ici serait un retentissement mondial.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious), la forme du moment

Le jeune Italien sort d’une 4e place très convaincante au Tour de Valence, directement derrière Evenepoel. Il est en confiance, roule vite et grimpe bien. Il est LE candidat pour la place d’honneur si les deux ogres se neutralisent. Sa régularité en début de saison est un signal fort.

Les opportunistes : Storer, Gall et Van Wilder

Michael Storer (Tudor) a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec l’élite. Très bon grimpeur, il doit limiter la casse au chrono.

Felix Gall (Decathlon CMA CGM) est un cas d’école. Brillant sur le Tour 2025, il avait déçu ici l’an dernier. Avec un parcours taillé pour sa puissance, peut-il inverser la tendance ? C’est l’une des inconnues de cette édition.

Ilan Van Wilder (Soudal-QuickStep) sort enfin de l’ombre d’Evenepoel. Il a les jambes pour un top 5, mais devra prouver qu’il peut endosser le rôle de leader sans son ancien patron.

Et vous, qui voyez-vous créer la surprise sur ce terrain accidenté ?

Le sprint : l’autoroute pour Jonathan Milan

Côté sprinteurs, le constat est simple : avec les forfaits de Merlier, Philipsen et Kooij, la voie est royale pour Jonathan Milan (Lidl-Trek). L’Italien, déjà vainqueur cette saison, est un rouleau compresseur. Sur les quatre arrivées massives présumées, il est difficile de ne pas le voir s’imposer au moins deux fois.

Ses principaux adversaires, Juan Sebastian Molano (UAE) et Sam Welsford (INEOS), devront être créatifs pour le déloger. Mais dans un train parfaitement huilé, « Big Jon » semble injouable. Une domination sans partage se profile-t-elle à l’horizon ?

Finalement, ce huitième UAE Tour, privé de ses étoiles les plus brillantes, pourrait devenir une classique instantanée. Il pose les vraies questions de la saison 2026 : Evenepoel est-il prêt à régner sans partage sur les courses d’une semaine ? Del Toro est-il déjà mûr pour détrôner l’élite ? Le nouveau parcours, avec son Jebel Morah, est un formidable accélérateur de vérité. Rendez-vous lundi pour le premier acte de ce qui pourrait être la plus belle rivalité de la décennie.

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Pourquoi la Clasica de Almeria 2026 ne se résume pas à un « simple sprint »

Réduire la Clasica de Almeria à une formalité pour gros rouleurs, c’est oublier que cette édition 2026, longue de 190 km, cache quatre ascensions et un vent qui peut transformer le peloton « façon puzzle ». Entre l’héritage de Milan Fretin, la dynamique Cofidis et l’appétit des nouvelles recrues ProTeam, voici pourquoi l’Andalousie ne distribuera pas la victoire, elle l’infligera.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Dimanche 15 février. Puebla de Vícar. 11h00. Alors que le reste de l’Europe est sous la pluie, 131 coureurs s’aligneront sur le littoral andalou pour la 39e édition de la Clasica de Almeria. Une classique espagnole trop souvent étiquetée « sprint réglé d’avance » par les fans de cyclisme, mais qui, pour les experts, sent bon le braquet passé, le bordure et la gueule de bois tactique.

Un parcours qui a piégé les favoris : où se cachent les quatre « bombes » ?

Le tracé 2026 a la solidité d’un vieux vélodrome : on n’y touche pas. 190 kilomètres, 1700 mètres de dénivelé. À première vue, une formalité pour des coureurs. Mais les données historiques le prouvent : c’est dans les interstices qu’Almeria a souvent dévoré les gros appétits.

Les quatre secondes chances des attaquants

Contrairement à une idée reçue, les sprinteurs ne déroulent pas le tapis rouge dès le départs. Le placement est crucial sur ces quatre aspérités :

Alto de Celín / Dalías (6,8 km à 4,6 %) – Km 46,7 L’endroit idéal pour tester la condition des cardio-faibles. Trop loin pour tuer la course, assez dur pour faire sauter les maillons faibles des trains.

Alto de Río Chico (2,4 km à 4,6 %) – Km 85,4 Piège diabolique car personne ne s’y attend. 2,4 kilomètres à bloc, c’est le terrain de jeu des puncheurs-grimpeurs qui rêvent d’un coup de poker à 100 km du but.

Alto de Berja (3,0 km à 4,0 %) – Km 98,4 Dernier tremplin pour l’échappée. Passé ce sommet, le profil s’aplatit. Les équipes de sprinteurs vont « mettre en route ».

Cuesta de Almerimar (1,1 km à 4,6 %) – Km 137,2 La plus courte, la plus vicieuse. 1,1 km qui sent le roussi. Si le peloton est étiré, c’est ici que l’on peut perdre son leader.

Profil de la Clasica de Almeria 2026.

Le syndrome « Calima » : pourquoi le vent est plus dangereux que les pourcentages

Ici, on regarde moins son compteur de watts que la météo marine. La province d’Almería possède ce désagréable talent de générer des vents latéraux traîtres en bord de mer. Si le vent de caban se lève, la Cuesta de Almerimar devient un entonnoir à bordures. Comme me le confiait un directeur sportif espagnol : « À Almeria, le vainqueur n’est pas toujours le plus rapide, c’est celui dont l’équipe a le mieux lu la tramontane. »

Diffusion TV : comment suivre le final à Roquetas de Mar ?

La bonne nouvelle pour le public francophone : plus besoin de chasser le streaming sur des sites obscurs.

Les droits et horaires 2026

La Clasica de Almeria 2026 sera diffusée en intégralité sur HBO Max, avec une prise d’antenne fixée à 14h30. Soit environ 90 minutes de direct, de quoi capturer la jonction du peloton et les deux boucles finales explosives.

À noter : si l’UCI ProSeries reste moins exposée que les WorldTour, l’acquisition de ces droits par Warner Bros Discovery confirme qu’Almeria a gagné ses galons de produit premium dans le calendrier espagnol. Les jours où il fallait fouiller la troisième chaîne régionale andalouse sont révolus.

Le plateau 2026 : entre héritiers et nouveaux ogres du sprint

Avec l’attirance des équipes WorldTour vers le climat andalou, Almeria a troqué son statut de course de reprise contre celui de laboratoire à ambitions.

Les favoris : qui pour inscrire son nom au palmarès ?

Le palmarès des quinze dernières années parle de lui-même. Ici ont gagné Cavendish, Ackermann, Ewan, Kristoff, Kooij. Ce n’est pas une kermesse, c’est un temple.

Milan Fretin (Cofidis) : Tenant du titre. Sa victoire 2025 face à Max Kanter et Emilien Jeannière n’était pas un hold-up. Le Belge a la puissance et le placement. Problème : il porte désormais une cible dans le dos.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Le Taureau de Lescheret disputera sa première course de 2026. Un parcours vallonné qui le sert, une équipe taillée pour l’emménage. Si Lotto le pose à 200 mètres de la ligne, c’est plié.

Les équipes invitées et la surprise ProTeam

Selon les dernières listes communiquées par les organisateurs, le plateau disposera de 19 équipes. Si les formations WorldTour trustent logiquement les favorites places, gare aux ProTeam affamées. L’an passé, Emilien Jeannière (TotalEnergies) avait pris la 3e place. Un signal : les « petites » équipes ont compris qu’Almeria n’était pas une course fermée.

Le verdict de notre rédaction : trois questions qui décideront de la course

Note éditoriale : ici, pas de langue de bois. Voici ce que les puristes scruteront.

Le peloton laissera-t-il filer une échappée « cuite » ? Erreur classique de début de saison : mal évaluer la fraîcheur des fuyards. 190 km, ce n’est pas rien. Si une échappée de 6 coureurs prend 4 minutes, les équipes de sprinteurs vont-elles assumer la poursuite à 100 % ?

Qui a le meilleur « dernier homme » ? À Almeria, le leader n’est rien sans son poisson-pilote. Comparons : Lotto a-t-elle son meilleur train ? Cofidis peut-elle aligner deux coureurs dans le final pour lancer Fretin ? À votre avis, quel est le train le plus impressionnant du peloton actuel sur ce type de final ?

Le vent ou le sprint ? C’est la grande inconnue. Si le vent est présent, les purs sprinteurs peuvent sauter.

Almeria 2026, course de transition ou révélateur ?

Posons le cliché : oui, la Clasica de Almeria sourit aux sprinteurs. Mais la réduire à « une kermesse au soleil » serait ignorer la finesse tactique qu’elle exige.

Les quatre bosses, les 190 km, le vent, les trains pas encore rodés… Tout concourt à faire de cette 39e édition un test grandeur nature avant le printemps des classiques. Celui qui lèvera les bras à Roquetas de Mar n’aura pas seulement le coffre, il aura surtout la tête la plus froide d’Andalousie.

Et vous, quel scénario voyez-vous l’emporter dimanche : un sprint royal, ou un coup de bordure qui renverse la hiérarchie ?

Carte du parcours de la Clasica de Almeria 2026.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Clasica de Almeria 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Cofidis (PRT) ✅
1, FRETIN, Milan
2, ALLEGAERT, Piet
3, BIERMANS, Jenthe
4, KIRSCH, Alex
5, FERRON, Valentin
6, MAAS, Jan
7, OURSELIN, Paul

TotalEnergies (PRT) ✅
11, JEANNIÈRE, Emilien
12, BOULAHOITE, Rayan
13, BRUNEL, Alexys
14, DAUPHIN, Florian
15, JOUSSEAUME, Alan
16, LEROUX, Samuel
17, THIERRY, Pierre

Lotto Intermarché (WT) ✅
21, DE LIE, Arnaud
22, GIDDINGS, Joshua
23, GRIGNARD, Sébastien
24, MENTEN, Milan
25, FOX, Matthew
26, DOLVEN, Halvor
27, TOUSSAINT, Wouter

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
31, BELLETTA, Dario Igor
32, BESSEGA, Gabriele
33, LONARDI, Giovanni
34, MAESTRI, Mirco
35, PEÑALVER, Manuel
36, PIETROBON, Andrea
37, RACCAGNI, Gabriele

Movistar Team (WT) ✅
41, ARCAS, Jorge
42, AULAR, Orluis
43, GARCÍA CORTINA, Iván
44, GARCÍA PIERNA, Raúl
45, MACIEJUK, Filip
46, GUATIBONZA, Jonathan
47, IGUAL, Eric

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
51, HALLER, Marco
52, MOZZATO, Luca
53, ERIKSSON, Jacob
54, KELEMEN, Petr
55, SUTER, Joel
56, MÄTIK, Oliver
57, KESSLER, Bruno

Team Jayco AlUla (WT) ✅
61, ACKERMANN, Pascal
62, DE BONDT, Dries
63, DE POOTER, Dries
64, ENGELHARDT, Felix
65, JUUL-JENSEN, Christopher
66, BOUWMAN, Koen
67, VENDRAME, Andrea

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
71, GAVIRIA, Fernando
72, DARDER, Sergi
73, IBÁÑEZ, Javier
74, LARRONDE, Ellande
75, OLDANI, Stefano
76, VILLAR, Iker
77, LEITÃO, Iúri

NSN Cycling Team (WT) ✅
81, GIRMAY, Biniam
82, BOIVIN, Guillaume
83, ASKEY, Lewis
84, GILMORE, Brady
85, LOUVEL, Matis
86, HOFSTETTER, Hugo
87, VAN ASBROECK, Tom

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
91, MOSCHETTI, Matteo
92, BAX, Sjoerd
93, DE GENDT, Aimé
94, FRISON, Frederik
95, LIEPIŅŠ, Emīls
96, VAN MOER, Brent
97, WRIGHT, Fred

Bahrain – Victorious (WT) ✅
101, BAUHAUS, Phil
102, BORGO, Alessandro
103, BRUTTOMESSO, Alberto
104, GOVEKAR, Matevž
105, GRADEK, Kamil
106, ERŽEN, Žak
107, CAPRA, Thomas

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
111, BRUSTENGA, Marc
112, AZANZA, Ibai
113, PÉREZ, César
114, RETEGI, Mikel
115, HO, Yen Yi
116, CARRASCOSA, Pablo
117, MARTÍN, José María

Groupama – FDJ United (WT) ✅
121, DECOMBLE, Maxime
122, SAGNIER, Karl
123, BRAZ AFONSO, Clément
124, MADOUAS, Valentin
125, PENHOËT, Paul
126, RUSSO, Clément
127, TRONCHON, Bastien

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
131, HENNEQUIN, Paul
132, AGUIRRE, Yago
133, AGIRRE, Jon
134, FERNÁNDEZ, Samuel
135, SUTTON, Louis
136, VAN DER TUUK, Axel
137, VAN DER TUUK, Danny

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
141, CONFORTI, Lorenzo
142, MAGLI, Filippo
143, MANENTI, Marco
144, MARCELLUSI, Martin
145, PINAZZI, Mattia
146, ZANONCELLO, Enrico

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
151, ÁLVAREZ, Rodrigo
152, KMÍNEK, Vojtěch
153, OKAMIKA, Ander
154, MACÍAS, César
155, FAJARDO, Adrián
156, REY, Martín
157, BOUGLAS, Georgios

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
161, DEMAN, Brem
162, GEERAERTS, Ferre
163, HESTERS, Jules
164, HUYSMANS, Nolan
165, TORNEY, Artuur
166, VAN HAUTEGEM, Leander
167, VANDENBRANDEN, Noah

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
171, GROENEWEGEN, Dylan
172, REINDERS, Elmar
173, BLOEM, Joren
174, FELDMANN, Karsten Larsen
175, RASENBERG, Martijn
176, TOWNSEND, Rory
177, MOURIS, Wessel

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
181, NESPOLI, Lorenzo
182, BURATTI, Nicolò
183, BUDZIŃSKI, Marcin
184, DINA, Márton
185, PERSICO, Davide
186, AMBROSINI, Matteo
187, FANCELLU, Alessandro

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Tour de Murcie 2026 : Classement général final

Ils n’auront parcouru que 99 kilomètres en deux jours, mais ils en ressurgissent avec des étoiles plein les yeux et des questions pleins la tête. Le Tour de Murcie 2026 restera comme l’édition où le vent a dicté sa loi, où une équipe a fait parler sa science des bordures, et où la raison a fini par l’emporter sur le spectacle. Marc Soler (UAE Team Emirates XRG) est le vainqueur final, mais derrière le Catalan et son sourire gêné sur la plus petite marche du podium, c’est tout un sport qui s’interroge sur sa relation avec les éléments. Retour sur un classement général construit dans la tempête et les leçons d’un week-end hors-norme.

Le classement général final du Tour de Murcie 2026

  1. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG en 1:50:39
  2. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +0:19
  3. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:40
  4. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +1:01
  5. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  6. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. ÁLVAREZ HÉCTOR, Spain m.t.
  8. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
  9. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  10. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:15
  11. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:46
  12. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  13. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.
  16. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  17. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +1:48
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:50
  21. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious +1:59
  22. BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies m.t.
  23. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  24. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  25. ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets m.t.
  26. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  27. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  28. BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  29. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  30. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
  31. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  32. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise m.t.
  33. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi +2:04
  34. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:05
  35. CUBILLAS JAVIER, Movistar Team m.t.
  36. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +2:58
  37. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
  38. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +3:03
  39. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team m.t.
  40. BURNETT JOSH, Burgos Burpellet BH +3:13
  41. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  42. DIJKMAN DAAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  43. SUTTON LOUIS, Euskaltel – Euskadi m.t.
  44. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  45. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  46. CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
  47. MARTÍN MARCO, Spain m.t.
  48. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  49. MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  50. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team m.t.
  51. VERSCHUREN KILLIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  52. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  53. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  54. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  55. QUINTERO JUAN DIEGO, Petrolike m.t.
  56. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  57. GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
  58. KAGEVI CARL, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  59. ARCAS JORGE, Movistar Team m.t.
  60. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
  61. EVERTSEN-HEGREBERG SIMEN, Lucky Sport Cycling Team +3:29
  62. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma m.t.
  63. EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  64. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  65. RAMOS UNAI, Equipo Kern Pharma +3:35
  66. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  67. TORRES MARC, Spain +3:41
  68. MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  69. KÄLLBERG AXEL, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  70. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH m.t.
  71. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  72. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  73. REINHOLD VILGOT, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  74. MELLBY JOEL, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  75. TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché +3:54
  76. PRIETO JOSÉ ANTONIO, Petrolike m.t.
  77. MURGUIALDAY JOKIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  78. HAUG KIERAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  79. TOWERS LUCAS, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  80. NEGRENTI MATTIA, XDS Astana Team +4:19
  81. SAMBINELLO ENEA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  82. LÓPEZ IAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  83. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma +4:21
  84. VANDENBRANDEN NOAH, Team Flanders – Baloise +4:27
  85. LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise +4:30
  86. ZAFRA MARC, Soudal Quick-Step +4:33
  87. ZANINI SIMONE, XDS Astana Team +4:39
  88. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH +4:57
  89. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  90. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber +4:59
  91. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA +5:06
  92. VILLATE IBAI, Movistar Team m.t.
  93. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +5:08
  94. VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
  95. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  96. LENNARTSSON HUGO, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  97. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike m.t.
  98. VAN DEN HAUTE MILAN, Team Flanders – Baloise +6:00
  99. ZARATE MICHAEL, Petrolike +6:21
  100. VALJAVEC ERAZEM, Soudal Quick-Step m.t.
  101. STOCKWELL OLIVER, Bahrain – Victorious m.t.
  102. LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  103. LOSPITAO PABLO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  104. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies +6:39
  105. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi m.t.
  106. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +7:07
  107. SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step m.t.
  108. FAJARDO ADRIÁN, Burgos Burpellet BH m.t.
  109. RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step +8:17
  110. SCHOOFS JASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  111. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious m.t.
  112. MCDONALD BRODY, Modern Adventure Pro Cycling +8:21
  113. URKAREGI EÑAUT, Spain m.t.
  114. BOARDMAN SAMUEL, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  115. VAN GILS LUCAS, Lotto Intermarché +8:40
  116. PINA JOSE MARIA, Spain +8:49
  117. HO YEN YI, Equipo Kern Pharma m.t.
  118. DIAZ DARIO, Spain m.t.
  119. GARCÍA ÁLVARO, Spain m.t.
  120. MCGILL SCOTT, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  121. AZNAR UNAI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  122. NICOLAU JOEL, Caja Rural – Seguros RGA +10:03
  123. LASKER HARRY, Modern Adventure Pro Cycling +11:33

123 coureurs classés sur 132 partants.

Comment Marc Soler a-t-il construit sa victoire au classement général final ?

Pour comprendre le succès de Marc Soler au classement général du Tour de Murcie 2026, il faut regarder du côté de Fortuna, sous un ciel chargé de sable, le vendredi 13 février. En à peine 89 kilomètres d’une première étape réduite à peau de chagrin par les rafales, l’Espagnol a posé les bases d’une victoire acquise sans combattre le lendemain.

L’acte fondateur : le triomphe tactique d’UAE dans les bordures

Si le nom de Marc Soler trône en tête du classement général final, c’est d’abord grâce à un chef-d’œuvre collectif signé UAE Team Emirates XRG. Alors que le peloton s’attendait à un sprint massif sur un parcours amputé de près de 100 kilomètres, la formation émiratie a vu dans le vent de travers une opportunité plutôt qu’une menace.

La mise en place du piège : Dès le départ réel, l’équipe place deux pions, Marc Soler et Julius Johansen, dans l’échappée initiale. Loin de vouloir contrôler, ils construisent l’avant-poste.

Le coup de boutoir : À 60 kilomètres de l’arrivée, alors que le peloton s’étire en éventail, Tim Wellens rejoint le groupe de tête. Le Belge, troisième homme-lige, a pour mission de verrouiller la poursuite et de créer le doute.

L’estocade : Sur une portion exposée, à 38 kilomètres du but, Soler et Johansen actionnent le turbo. Personne ne peut répondre. Selon les données de tracking, le duo creuse un écart qui culminera à 1’15 à 10 kilomètres de l’arrivée, un gouffre sur un tel format.

Dans l’Alto Virgen del Castillo (1,3 km à 7,4%), Johansen cède logiquement, sacrifiant ses chances personnelles sur l’autel du collectif. Soler, lui, grimpe avec la souplesse d’un coureur libéré et file vers une victoire d’étape qui lui offre 10 secondes de bonification et, surtout, 19 précieuses secondes d’avance au général sur son propre coéquipier. Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5), troisième à 40 secondes, paie déjà l’addition d’un après-midi où il a dû composer seul contre une armada.

Pourquoi la 2e étape a-t-elle été réduite à une simple parade ?

Samedi 14 février, la région de Murcie est sous alerte orange. Les rafales atteignent les 90 km/h, selon l’agence météorologique espagnole AEMET. Le peloton s’élance pour 148 kilomètres, mais le cauchemar de la veille reprend de plus belle.

« On est passé à deux doigts du drame » : le récit d’une neutralisation inévitable

À peine 24 kilomètres après le départ, le scénario catastrophe se profile. Dans un virage exposé, une rafale projette une vingtaine de coureurs au sol. Des témoins évoquent des bicyclettes transformées en girouettes humaines. La décision est immédiate : la course est neutralisée. Fini le temps où l’on sacrifiait la santé des athlètes sur l’autel du spectacle.

Paco Guzman, le directeur de course, est clair : on ne peut pas lutter contre une tempête. Place au plan B : un transfert en bus de 45 minutes vers la ville d’arrivée, Santomera, et une parade symbolique de 10 kilomètres pour honorer les engagements télévisuels et le public local. Les temps ne sont pas comptabilisés, le classement de la veille est gelé. Emīls Liepiņš (Pinarello-Q36.5) « gagne » cette procession, mais le véritable vainqueur du jour, c’est le bon sens.

Les coureurs entre frustration et soulagement : « Je suis un peu frustré de gagner de cette manière »

Que ressent-on quand on est sacré sur un fauteuil roulant médiatique ? Marc Soler, 32 ans, a eu la franchise de l’exprimer sur Eurosport : « Je suis un peu frustré de gagner de cette manière ». Pourtant, très vite, le Catalan replace le débat là où il doit être : « Il y avait une alerte orange, certains coureurs ont été soufflés hors de la route. Ce n’était pas entièrement sûr. »

Son discours est corroboré par le vainqueur d’étape du jour, Emīls Liepiņš, qui n’a pas mâché ses mots en zone mixte. Le Letton a dénoncé l’improvisation constante face à des conditions extrêmes, un sentiment partagé par l’immense majorité du peloton. Une chose est sûre : ce Tour de Murcie 2026, avec ses 99 kilomètres de course effective, laissera des traces dans les esprits bien plus que dans les cuisses.

Quel est le classement général final officiel du Tour de Murcie 2026 ?

Sur le papier, le palmarès officiel fera état d’une domination sans partage d’UAE Team Emirates XRG. Mais il raconte une vérité bien différente de celle vécue sur la route.

Ce classement, figé après la première étape, consacre la science tactique d’UAE, qui place cinq hommes dans le top 10. Mais il met aussi en lumière l’isolement d’un Tom Pidcock, seul rescapé capable de rivaliser avec le rouleau compresseur émirati dans la bataille des bordures.

Le cyclisme doit-il revoir ses protocoles météo après ce fiasco ?

C’est LA question qui brûle les lèvres, et qui divise profondément les fans et les acteurs du peloton.

D’un côté, on trouve les défenseurs de la tradition, pour qui dompter les éléments fait partie de l’ADN du cyclisme.

De l’autre, une majorité de coureurs, soutenus par le syndicat CPA, réclament des protocoles plus stricts et moins d’improvisation.

Ce Tour de Murcie 2026 est un formidable avertissement. Pendant que les hommes patientaient dans les bus, la Setmana Valenciana féminine (2.HC) a choisi d’annuler purement et simplement son étape. Un contraste saisissant qui montre que le cyclisme féminin est parfois plus en avance sur les questions de sécurité.

L’organisation a reconnu avoir « pris un risque » en maintenant le départ samedi. Un risque qui a « mal tourné ». Le débat est désormais sur la table : faut-il annuler par principe dès qu’une alerte météo est émise ? Ou peut-on imaginer des plans B plus robustes, pensés en amont, comme le réclament les coureurs ?

Le vent de Murcie a soufflé sur les certitudes

Au terme de ce week-end chaotique, Marc Soler lève les bras, mais l’image qui restera est celle de coureurs projetés hors de la route et d’une cérémonie des vainqueurs sous des applaudissements polaires. Le Tour de Murcie 2026 a offert un vainqueur, un classement général final, mais surtout une multitude de questions.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Le cyclisme doit-il revoir en profondeur sa gestion des conditions extrêmes, ou doit-on accepter ces aléas comme partie intégrante du spectacle ? La réponse est cruciale pour l’avenir d’un sport qui, comme le prouve cette édition, doit impérativement évoluer pour ne pas se briser. Une chose est certaine : la leçon de Murcie, aussi brutale soit-elle, servira de référence lors des prochaines classiques et des tours printaniers comme le Tour d’Andalousie. Parce qu’au final, comme l’a si bien dit un officiel de course : « La chose la plus importante, c’est la sécurité des coureurs. »

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Figueira Champions Classic 2026. Antonio Morgado le Prince : Récit d’un doublé XXL

Il y a des coureurs qui gagnent des courses, et il y a ceux qui les possèdent. Sur les routes battues par les vents de l’Atlantique, Antonio Morgado (UAE Team Emirates-XRG) a confirmé qu’il était l’ultime patron de la Figueira Champions Classic. Pour sa quatrième édition, la classique portugaise a offert un scénario de feu, conclu par un mano a mano royal entre le tenant du titre et l’Espagnol Alex Aranburu (Cofidis). Plongée au cœur d’une journée où la tactique, le mental et la puissance brute ont écrit une nouvelle page d’histoire.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Une affaire de famille et de stratégie

Dès les premiers coups de pédale, le ton était donné. Ce n’était pas une simple course, c’était une démonstration de force orchestrée par la UAE Team Emirates-XRG. Comme souvent quand la formation aux couleurs pétrole pose ses valises sur une classique, le plan était clair : durcir la course pour le seul bénéfice de son leader, Antonio Morgado. Mais attention, le scénario de cette Figueira Champions Classic 2026 ne s’est pas écrit en un claquement de doigts. Il a fallu ruser, patienter, et finalement assommer l’adversaire sur son propre terrain.

Pour comprendre la victoire du Portugais, il faut remonter à 50 kilomètres de l’arrivée. C’est là que Daniel Felipe Martínez (Red Bull-BORA-hansgrohe), flairant le bon coup, place une banderille tranchante dans les pentes de la Rua Parque Florestal. Instinctivement, Brandon McNulty, le rouleur-grimpeur américain de la UAE, saute dans sa roue. Avec eux, Riley Sheehan (NSN) et Max Poole (Picnic-PostNL) complètent un quatuor qui fusionne rapidement avec les derniers attaquants matinaux. Sur le moment, on se dit que le Colombien a peut-être fait le bon choix. Mais c’était sans compter sur la mainmise d’une équipe qui sait mieux que personne transformer l’essai.

Comment l’UAE a-t-elle piégé le peloton ?

Le « McNulty Shuffle » ou l’art de l’élimination

Si le premier move de Martínez était prometteur, c’est bien Brandon McNulty qui a joué le rôle de détonateur absolu. Alors que le peloton, mené par Lotto-Intermarché et EF Education-EasyPost, semblait reprendre le contrôle au début du dernier tour, l’Américain a remis une pièce dans la machine à 20 bornes du but. Dans l’ultime ascension de la Rua Parque Florestal (2,3 km à 7,8 %), il a placé une accélération surpuissante, atteignant des pourcentages flirtant avec les 16,5% d’inclinaison.

Ce n’était pas une attaque, c’était un écrémage. Dans sa roue, seuls les plus costauds ont pu s’accrocher : évidemment son leader Antonio Morgado, mais aussi Daniel Felipe Martínez, le prodige belge Jarno Widar (Lotto-Intermarché), le jeune Espagnol Pau Martí (NSN), le Britannique Thomas Gloag (Pinarello-Q36.5) et Alex Aranburu. Sept hommes, six équipes représentées, mais une seule volonté : celle de McNulty, qui roulait comme un damné en tête pour offrir un boulevard à son chef de file. Un sacrifice collectif qui force le respect et qui rappelle les plus grandes heures du « train » de la Movistar à la grande époque, mais en version premium.

Le mano a mano final : un duel de chefs

Pourquoi Aranburu n’a-t-il pas pu résister à Morgado ?

À sept kilomètres de la ligne, dans la courte mais raidarde ascension d’Enforca Cães (0,8 km à 7,3%), la course bascule définitivement. Alex Aranburu, sentant que le temps de l’attente est révolu, place une attaque violente. Seul Antonio Morgado parvient à réagir. « C’était maintenant ou jamais » a dû se dire l’Espagnol de la Cofidis. Le duo bascule au sommet avec quelques secondes d’avance sur un groupe de chasse emmené par Pau Martí et Jarno Widar.

S’ensuit alors une descente technique et un dernier kilomètre sous haute tension. Alex Aranburu, pragmatique, refuse de prendre des relais. Il se cale dans la roue du champion du Portugal chrono, qui le savait : c’est chez lui, à Figueira da Foz, que tout allait se jouer. Morgado lance de très loin, mais Aranburu le remonte et le dépasse même à 200 mètres de la ligne. Pourtant, le Portugais puise dans ses ressources mentales. Il recolle, puis dépose un Espagnol impuissant sur sa droite. « Bis repetita », le champion remet ça.

Si Aranburu lance le sprint, Morgado démontre une maturité incroyable pour un coureur de 22 ans. Il ne s’affole pas, garde sa ligne et utilise sa pointe de vitesse pour crucifier son adversaire. Une question se pose désormais : ce genre de fin de course, où la puissance brute l’emporte sur la tactique, est-elle la marque des très grands champions ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaires.

Vidéo : Les images de la victoire d’Antonio Morgado

Les images du sprint sont déjà en train de faire le tour des réseaux sociaux. On y voit toute la détresse d’Alex Aranburu, qui a pourtant tout tenté, et l’explosion de joie d’Antonio Morgado, conscient d’avoir réussi un doublé historique sur ses terres. Le contraste est saisissant entre le calme olympien du Portugais dans les derniers mètres et la rage de vaincre qui l’habite sur la ligne. Ces images, captées sous une lumière hivernale mais avec une intensité estivale, sont le symbole d’une classique portugaise qui monte en puissance.

Analyse : Pourquoi ce doublé propulse Morgado dans une autre dimension

Au-delà de la performance brute, ce succès est un message fort envoyé à la concurrence pour la saison 2026. Déjà vainqueur du Trofeo Calvia en janvier, Antonio Morgado en est à deux victoires en 2026, mais surtout, il prouve sa capacité à gérer la pression. En s’imposant dans des conditions difficiles (parcours raccourci à 177 km à cause du vent), en résistant au retour d’un peloton mené par six équipes, et en dominant un puncheur du calibre d’Alex Aranburu, le coureur de 22 ans montre qu’il a franchi un cap.

Selon les données recueillies, il s’agit de la 8e victoire de sa carrière, mais surtout la deuxième sur cette classique. Il rejoint Remco Evenepoel (vainqueur en 2024) au palmarès des coureurs ayant marqué l’épreuve de leur empreinte. Pour l’équipe UAE Team Emirates-XRG, c’est la dixième victoire de la saison. Un rythme effréné qui rappelle leur mainmise sur le peloton international. La question n’est plus de savoir si Morgado est un talent générationnel, mais jusqu’où ce talent pourra-t-il le mener sur les grandes classiques ardennaises, lui qui semble taillé pour elles.

Classement complet Figueira Champions Classic 2026

Voici le classement officiel de cette 4e édition qui restera dans les annales comme l’une des plus disputées.

  1. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG les 177,8 km en 4:19:13 (41,1 km/h)
  2. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  3. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team +0:09
  4. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché m.t.
  5. IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
  6. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team +0:21
  8. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  9. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  12. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost +0:23
  13. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  14. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  16. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  17. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  18. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  19. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  20. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  21. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  22. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  23. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek m.t.
  24. SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
  25. CONtte TOMAS, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  26. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  27. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  28. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  29. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
  30. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  31. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  32. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +0:41
  33. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost +1:00
  34. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:03
  35. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost +1:04
  36. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL m.t.
  37. KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek m.t.
  38. SILVA AFONSO, Team Tavira / Crédito Agrícola +1:51
  39. DOMÍNGUEZ DAVID, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
  40. BARGUIL WARREN, Team Picnic PostNL m.t.
  41. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  42. VERONA CARLOS, Lidl – Trek m.t.
  43. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  44. FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +2:28
  45. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team m.t.
  46. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA +2:43
  47. FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL m.t.
  48. GONÇALVES DIOGO, Efapel Cycling m.t.
  49. BUSTAMANTE ADRIÁN, GI Group Holding – Simoldes – UDO m.t.
  50. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
  51. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
  52. ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi +3:30
  53. MILES CARSON, Anicolor / Campicarn m.t.
  54. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  55. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team m.t.
  56. POOLE MAX, Team Picnic PostNL +4:53
  57. ZOMERMAAND JURGEN, Team Picnic PostNL +6:43
  58. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  59. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché m.t.
  60. SKUJIŅŠ TOMS, Lidl – Trek m.t.
  61. GÓMEZ IKER, Equipo Kern Pharma +7:11
  62. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek +8:01
  63. MONIQUET SYLVAIN, Cofidis +8:34
  64. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  65. PINTO PEDRO, Efapel Cycling +8:57
  66. SCAGLIOLA GABRIELE, Lidl – Trek +9:19
  67. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  68. ELOSEGUI IÑIGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  69. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  70. NUNES HUGO, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
  71. GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma m.t.
  72. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  73. DUARTE EMANUEL, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
  74. CARVALHO RUI, GI Group Holding – Simoldes – UDO m.t.
  75. IVANOV VIACHESLAV, Feirense – Beeceler m.t.
  76. GUARDEÑO JAUME, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  77. LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies m.t.
  78. LOPES LUCAS, Efapel Cycling m.t.
  79. VERBRUGGHE JENS, NSN Cycling Team m.t.
  80. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
  81. VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team m.t.
  82. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  83. WOOD HARRISON, Feirense – Beeceler m.t.
  84. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  85. DE LA CRUZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  86. OLIVEIRA NELSON, Movistar Team m.t.
  87. FRANCISCO FILIPE, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  88. DOMINGUES DUARTE, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
  89. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  90. NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn m.t.
  91. BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  92. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  93. GUERIN ALEXIS, Anicolor / Campicarn m.t.
  94. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  95. THALMANN ROLAND, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  96. FERREIRA LOUIS, Anicolor / Campicarn m.t.
  97. BARBOSA DIOGO, Team Tavira / Crédito Agrícola m.t.
  98. JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
  99. WIRTGEN LUC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  100. SILVA PEDRO, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
  101. TIVANI GERMAN NICOLÁS, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  102. FINN LORENZO, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:38
  103. SILVA JOAQUIM, Efapel Cycling +9:47
  104. THOMAS BENJAMIN, Cofidis +9:50
  105. SILVA JOÃO, Feira dos Sofás – Boavista +12:14
  106. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
  107. GRIGOREV ALEKSANDR, Efapel Cycling m.t.
  108. DE PAULA VICTOR CESAR, Feirense – Beeceler m.t.
  109. MARRIAGE ZAC, NSN Cycling Team m.t.
  110. HUBER JAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  111. CARVALHO ANDRÉ, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  112. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +12:21
  113. FORLIN DANIELE, Movistar Team +13:01
  114. DURÃES RAFAEL, Efapel Cycling +14:52
  115. MESTRE GUILHERME, Team Tavira / Crédito Agrícola m.t.
  116. CASAGRANDE DIEGO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  117. BONILLO IKER, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
  118. BARBAS RAFAEL, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  119. OYARZÚN CARLOS IVÁN, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  120. LINAREZ LEANGEL RUBÉN, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  121. RIBEIRO ANDRÉ, GI Group Holding – Simoldes – UDO m.t.
  122. CARVALHO GONÇALO, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  123. GRINDLEY SEBASTIAN, Lidl – Trek m.t.
  124. CASTRO PINTO PEDRO, GI Group Holding – Simoldes – UDO +17:18
  125. LOPES AFONSO, Feira dos Sofás – Boavista +18:37
  126. LUCAS SIMÃO, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua +19:24

126 coureurs classés sur 162 partants.

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Tour de La Provence 2026, étape 2. L’incroyable duel américano-espagnol : Comment Riccitello a détrôné Rodriguez sous la neige

Ils n’étaient plus que deux dans le brouillard blanc de la Montagne de Lure. D’un côté, Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers), le rouleau compresseur espagnol. De l’autre, Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM), le poids plume américain. Dans un final digne des plus grands classiques d’hiver, c’est le rookie de la formation française qui a surgi pour coiffer l’Espagnol sur la ligne. Plongée au cœur d’une bataille tactique qui a tenu toutes ses promesses.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils des étapes
Lire aussi : La liste des coureurs engagés

Pourquoi cette 2e étape du Tour de la Provence 2026 était-elle si redoutée ?

Dès l’annonce du parcours, les spécialistes l’avaient identifiée comme le juge de paix. Avec 179,8 kilomètres vallonnés et 3251 mètres de dénivelé positif, cette deuxième étape entre Forcalquier et la Montagne de Lure avait tout du piège. Mais le vrai suspense, cette année, ne résidait pas uniquement dans la difficulté du profil.

Selon les données de météo, les organisateurs ont dû batailler jusqu’à la dernière minute avec les services de voirie pour dégager la chaussée. Les images impressionnantes des congères en bord de route – que vous pouvez retrouver dans notre vidéo en fin d’article, témoignent des conditions extrêmes. Le froid et l’altitude ont transformé cette étape en une véritable loterie physique et mentale, rappelant le célèbre « Stelvio sous la neige » du Giro. C’est dans ce décor polaire que le peloton a livré sa première grande explication de la saison européenne.

Comment s’est construite l’échappée matinale ?

Six hommes pour un baroud d’honneur

Dès le kilomètre zéro, la course s’est emballée. Loin des stratégies d’attente, six coureurs ont scellé l’échappée du jour. On retrouvait le spécialiste maison Mathis Le Berre (TotalEnergies), Esteban Foucher (Groupama-FDJ United), Baptiste Gillet (Nice Métropole Côte d’Azur), Diego Pablo Sevilla (Polti-VisitMalta), Gustav Wang (XDS-Astana) et Declan Irvine (Novo Nordisk).

La machine INEOS en action

Si en début de course, leur avance a grimpé jusqu’à 3 minutes 30 secondes au sommet du Col de Buire, le peloton n’a jamais paniqué. La formation INEOS Grenadiers, forte de son bloc, a orchestré la poursuite avec une précision chirurgicale. Comme l’indiquent les données GPS, le rythme imprimé dans la descente a littéralement asphyxié les fuyards. La perte d’Irvine, victime du froid, a sonné le glas de leur aventure. À l’amorce de la Montagne de Lure, Le Berre, le dernier récalcitrant, a été avalé par un peloton réduit à une trentaine d’unités. C’est à ce moment précis que le véritable combat a commencé.

L’analyse de l’ascension finale : le piège tendu par INEOS ?

Le plan parfait des Britanniques… jusqu’à l’erreur ?

Dans les premières rampes de la Montagne de Lure (13,7 km à 6,4%), la tactique d’INEOS Grenadiers semblait infaillible. Ils ont utilisé leur jeune phénomène, Andrew AJ August, pour durcir le rythme. Sous son impulsion, les favoris ont craqué un par un : Tao Geoghegan Hart (Lidl-Trek), Wout Poels (Unibet Rose Rockets) et le Français Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama-FDJ United) ont dit adieu à leurs espoirs de général. À 4 kilomètres du sommet, le groupe de tête n’était plus qu’un quatuor de luxe, puis un quintet avec le retour de Nicolas Breuillard (TotalEnergies) : Brandon Rivera, Carlos Rodriguez (INEOS), Matthew Riccitello et Aurélien Paret-Peintre (Decathlon CMA CGM).

Le coup de force de Rodriguez et la résilience de Riccitello

C’est à 3,8 kilomètres de la ligne que Carlos Rodriguez a porté l’estocade. Le leader d’INEOS, pour sa première course depuis le Tour de France 2025, a placé une accélération longue et puissante. Sur le moment, seul Riccitello a tenté de réagir, accusant d’abord quelques mètres de retard.

L’Américain a réalisé un contre-effort monumental pour recoller, laissant sur place son coéquipier Paret-Peintre. Le duo de tête s’est alors regardé, baissant le rythme, permettant à Rivera et Paret-Peintre de revenir à 15-20 secondes. Mais le mal était fait pour Rodriguez : il avait usé sa puissance sans parvenir à distancer le coureur de Decathlon CMA CGM.

Le sprint final : Matthew Riccitello a-t-il volé la victoire à Carlos Rodriguez ?

À 200 mètres de l’arrivée, dans ce final technique en lacets que les caméras ont filmé, Riccitello a surpris tout son monde. Il a lancé un sprint long et puissant, prenant l’intérieur du dernier virage serré à gauche. Rodriguez, fort mais moins explosif, a dû effectuer une trajectoire plus large pour tenter de revenir.

Sur la ligne, l’écart était infime. Le lancé de vélo de l’Américain a fait la différence. Brandon Rivera (INEOS) a complété le podium à 14 secondes, devant Aurélien Paret-Peintre. Clément Champoussin (XDS Astana) complète le top 5. La question brûle les lèvres : Rodriguez a-t-il sous-estimé la pointe de vitesse de Riccitello, ou a-t-il simplement manqué de jus après son long hiver ?

Le nouveau visage du classement général

Grâce à sa victoire et aux secondes de bonification, Matthew Riccitello s’empare du maillot de leader. Il compte désormais 4 secondes d’avance sur Carlos Rodriguez et 20 sur Brandon Rivera. Les sept premiers de l’étape occupent les sept premières places du général, signe que l’écart s’est creusé de manière irréversible. C’est un véritable coup de force pour le coureur de 23 ans, originaire de Tucson (Arizona), qui décroche là son premier succès sous ses nouvelles couleurs.

Tour de la Provence 2026 : que peut-il se passer lors de la 3e étape ?

La dernière étape, longue de 205 km entre Rognac et Arles, sera théoriquement dédiée aux sprinteurs. Mais attention au piège du Mistral ! Les organisateurs promettent des rafales de vent sur les plaines exposées de Camargue. Le faible écart au général (4 secondes) laisse la porte ouverte à des bonifications lors des sprints intermédiaires ou en cas de bordures.

Pour Riccitello, l’objectif est double : garder un œil sur Rodriguez, mais aussi protéger son équipier Paret-Peintre, 4e, qui pourrait être une carte offensive. Une chose est sûre : cette équipe Decathlon CMA CGM, qui monte en puissance depuis le début de la saison, prouve qu’elle a plus d’un tour dans son sac. Pensez-vous que Riccitello parviendra à résister aux assauts d’INEOS lors de la dernière étape ?

Classement Tour de La Provence 2026, étape 2 – Top 20

  1. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team les 174,9 km en 4:28:29 (39 km/h)
  2. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers m.t.
  3. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:14
  4. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  5. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team +0:28
  6. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +0:44
  7. DAUMAS RÉMI, Groupama – FDJ United m.t.
  8. SCALCO MATTEO, XDS Astana Development Team +0:47
  9. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  10. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:02
  11. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +1:05
  12. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +1:11
  13. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  14. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +1:55
  15. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets +1:59
  16. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:03
  17. OOMEN SAM, Lidl – Trek +2:12
  18. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +2:23
  19. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +2:37
  20. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +3:14

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team en 8:30:14
  2. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +0:04
  3. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:20
  4. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +0:24
  5. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team +0:38
  6. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +0:54
  7. DAUMAS RÉMI, Groupama – FDJ United m.t.
  8. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies +0:57
  9. SCALCO MATTEO, XDS Astana Development Team m.t.
  10. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:12
  11. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +1:15
  12. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +1:21
  13. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets m.t.
  14. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +2:05
  15. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets +2:09
  16. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:13
  17. OOMEN SAM, Lidl – Trek +2:22
  18. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +2:33
  19. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +2:47
  20. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +3:24

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Tempête sur la 2e étape du Tour de Murcie 2026 : Marc Soler sacré dans le chaos

Ils ont bravé l’alerte orange, mais pas les rafales à 90 km/h. Ce samedi, la 2e étape du Tour de Murcie 2026 a vécu l’un des scénarios les plus surréalistes de l’histoire du cyclisme moderne. Entre chutes massives causées par le vent, bus et parade de 10 kilomètres, l’épreuve espagnole a rendu son verdict : Marc Soler (UAE Team Emirates XRG) est le vainqueur final. Plongée au cœur d’une journée de folie où la sécurité a (enfin) primé sur le spectacle.

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Pourquoi cette 2e étape restera-t-elle dans les annales du cyclisme ?

Soyons honnêtes : quand on allume sa télévision pour suivre une course par étapes fin février, on s’attend à voir des grimpeurs se jauger dans l’Alto de la Cresta del Gallo, pas à regarder un défilé urbain sous des rafales dignes d’un ouragan. Pourtant, c’est bien ce qui s’est passé sur le Tour de Murcie 2026. Et si l’on rit jaune de l’absurdité de la situation – un « sprint » gagné par Emīls Liepiņš sur une distance de 10 bornes sans opposition –, il faut surtout retenir une chose : on est passé à deux doigts du drame.

Le coureur letton de la Pinarello-Q36.5 a levé les bras, certes. Mais ce samedi 14 février, le véritable vainqueur, c’est le bon sens. Après une première étape déjà tronquée la veille où Marc Soler avait brillé dans les bordures, le peloton s’est élancé prudemment de Fortuna pour 148 kilomètres officiels. Très vite, le cauchemar a repris. Selon les données recueillies, les rafales ont atteint les 90 km/h, transformant les vélos en véritables girouettes humaines. Le scénario catastrophe s’est noué après seulement 24 kilomètres, dans un virage exposé : une rafale a projeté plusieurs coureurs au sol. Le chiffre exact reste flou, mais des témoins sur place évoquent une vingtaine de coureurs à terre.

Pour Paco Guzman, l’officiel de course, la décision a été immédiate : « Nous ne pouvons rien faire contre une tempête hurlante. » Fini le temps où l’on envoyait les coureurs se faire balayer « parce que c’est le cyclisme ». La Vuelta a Murcia a montré l’exemple en activant le plan B. Un plan B radical : bus, transfert de 45 minutes vers Santomera, et une parade de 10 kilomètres pour sauver la face auprès des diffuseurs et de la ville d’arrivée. Les temps n’ont pas été comptabilisés, gelant ainsi le classement de la veille et offrant le général à Marc Soler.

Comment les coureurs ont-ils vécu cette « journée sans » ?

Quand on demande à Marc Soler ce qu’il ressent après avoir « gagné » une course sans disputer l’ultime étape, le Catalan de 32 ans est d’une sincérité désarmante. « Je suis un peu frustré de gagner de cette manière » a-t-il confié à Eurosport. Mais très vite, l’analyse du Catalan remet les pendules à l’heure : « Il y avait une alerte orange, nous avons tenté notre chance, puis il y a eu de nombreuses rafales. Certains coureurs ont été soufflés hors de la route, donc ce n’était pas entièrement sûr. » Une pique à peine voilée envers ceux qui, bien au chaud chez eux, auraient pu critiquer la décision.

Son coéquipier Julius Johansen, finalement deuxième du général, a lui aussi évité le pire. Mais le discours le plus tranchant vient d’Emīls Liepiņš, le vainqueur symbolique de l’étape. S’il sourit sur la photo du podium, le Letton n’a pas mâché ses mots en zone mixte. Un coup de gueule légitime qui pose la question de la gestion des risques en 2026.

Car le problème ne date pas d’hier. Souvenez-vous du Giro 2023 dans le Grand Colombier, ou des chutes à répétition sur Paris-Nice. Ici, l’organisation a tenté de s’adapter en réduisant le parcours de 45 kilomètres avant le départ, gardant les deux cols au programme. Une décision risquée, qui s’est retournée contre elle quand la course a dû être définitivement stoppée. Heureusement, aucun blessé grave n’est à déplorer, mais l’image de coureurs projetés hors de la route restera longtemps dans les esprits.

Quel est le vrai bilan de ce Tour de Murcie version 2026 ?

Sur le papier, le palmarès dira que Marc Soler a remporté sa 12e victoire en carrière, succédant au Suisse Fabio Christen. Il dira que Julius Johansen (UAE) et Thomas Pidcock (Pinarello-Q36.5) complètent le podium. Il dira enfin qu’Emīls Liepiņš a glané son premier succès depuis son titre de champion de Lettonie en juin 2024. Mais en réalité, ce Tour de Murcie 2026 restera comme l’édition des « et si ».

Et si le vent avait tourné plus tôt ? Et si la chute collective avait été plus grave ? Cette course, réduite à seulement 89 kilomètres et 1h50 d’effort sur deux jours, est un formidable avertissement. Pendant que les hommes discutaient dans les bus, la Setmana Valenciana féminine (2.HC) a, elle, purement et simplement annulé son étape. Une preuve que le cyclisme féminin montre parfois la voie en matière de sécurité.

Pour Soler, c’est une victoire en demi-teinte. L’UAE Team Emirates XRG empoche un doublé au général, mais l’image de la cérémonie des vainqueurs sous les applaudissements polaires des quelques spectateurs locaux en dit long sur l’ambiance étrange de cette édition.

Le cyclisme doit-il revoir ses protocoles météo après ce fiasco ?

C’est LA question qui brûle les lèvres de tous les fans. Doit-on en rester à un système d’alertes oranges qui semble trop souvent ignoré ? Faut-il imposer des courses plus courtes d’office quand Météo-France (ou son équivalent espagnol, l’AEMET) tire la sonnette d’alarme ? Les témoignages des coureurs sont unanimes : l’improvisation du jour J ne suffit plus.

Le débat est ouvert, et il est crucial. La Vuelta a Murcia a innové avec cette parade de 10 kilomètres pour sauver le live télévisé. Une solution bancale, certes, mais qui a le mérite de maintenir un lien avec le public sans prendre de risques inconsidérés. Cependant, l’organisation a reconnu avoir « pris un risque » en maintenant le départ, et les choses ont « mal tourné ».

Alors, qu’en pensez-vous ? Faut-il durcir les règles et annuler par principe dès qu’une alerte météo est émise, ou le cyclisme doit-il rester ce sport où l’on dompte les éléments, quitte à frôler la catastrophe ? La réponse est peut-être dans une meilleure communication et des plans B pensés en amont, comme le réclament les coureurs. Une chose est sûre : en 2026, le vent a soufflé très fort, et pas seulement sur les routes de Murcie. Il a aussi soufflé sur les certitudes d’un sport qui doit impérativement évoluer. La saison ne fait que commencer, et si les prochaines courses comme la Clásica de Almería ou le Tour d’Andalousie veulent éviter le même chaos, elles feraient bien de regarder de près ce qu’il s’est passé dans le sud-est de l’Espagne. Parce qu’au final, comme l’a si bien dit un officiel : « La chose la plus importante, c’est la sécurité des coureurs. » Et sur ce point, même dans la tempête, personne ne pourra dire le contraire.

Classement Tour de Murcie 2026, étape 2 – Top 20

L’étape a été raccourcie et neutralisée en raison du vent et des préoccupations de sécurité, le peloton ayant été transporté en bus jusqu’à Santomera pour un sprint neutralisé, sans que les temps ne soient enregistrés au classement.

Classement général final – Top 20

  1. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG en 1:50:39
  2. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +0:19
  3. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:40
  4. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +1:01
  5. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  6. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. ÁLVAREZ HÉCTOR, Spain m.t.
  8. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
  9. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  10. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:15
  11. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:46
  12. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  13. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.
  16. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  17. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +1:48
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:50

Lire aussi : Le classement général final complet du Tour de Murcie 2026

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Figueira Champions Classic 2026 : Pourquoi le Portugal va (encore) dicter sa loi ?

Ils sont préférés, ils sont chez eux, et ils ont faim. Ce samedi 14 février, la côte Atlantique portugaise ne sera pas seulement balayée par les embruns, mais aussi par les roues carbone de João Almeida et Antonio Morgado. Pourtant, derrière le duel annoncé UAE, une meute de puncheurs affamés (Hirschi, Widar, Aranburu) ronge son frein. Entre un parcours taillé pour les attaques lointaines et une météo incertaine après le passage des tempêtes, cette 4e édition de la Figueira Champions Classic promet une explosion tactique avant même les premières pentes d’Enforca Cães. Plongée dans les entrailles d’une classique portugaise qui monte en gamme.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Figueira Champions Classic 2026 : Pourquoi cette course portugaise est-elle devenue un révélateur de talents ?

Ce n’est plus une simple répétition générale avant le Tour d’Algarve. Créée en 2023, la Figueira Champions Classic a grimpé les échelons UCI avec la détermination d’un puncheur lancé sur la Rua Parque Florestal. En seulement trois éditions, son palmarès est devenu un Who’s Who du cyclisme offensif : Casper Pedersen, un Remco Evenepoel monstrueux (victoire avec 1’48 d’avance en 2024), et l’an passé, le cavalier seul d’Antonio Morgado (UAE Team Emirates XRG).

Ce qui frappe, c’est la capacité de l’épreuve à révéler les futurs leaders. En 2024, Evenepoel y avait posé une mine à 50 bornes de l’arrivée. En 2025, c’est un Morgado âgé de 21 ans qui résistait à un peloton emmené par Soudal Quick-Step. La question que tout le monde se pose : la 4e édition verra-t-elle l’éclosion définitive de Jarno Widar, ou la confirmation d’un nouvel équilibre des forces chez UAE ?

Parcours 2026 : Le piège portugais est-il plus sélectif que les années précédentes ?

Anatomie d’un enchaînement assassin

Avec 193 kilomètres et 2 120 mètres de dénivelé positif, les chiffres bruts peuvent sembler modestes. Mais comme souvent au Portugal, le diable se cache dans les répétitions. La première partie côtière, avec l’ascension de Brenha (3,2 km à 4,5%), est un leurre. C’est le circuit final, à boucler trois fois, qui transforme la classique en machine à broyer.

Voici pourquoi ce circuit est unique en son genre :

La Rua do Parque Florestal (2,3 km à 7,8%) : Contrairement à une bosse ardennaise classique, cette montée dispose d’un dernier kilomètre vicieux avec des rampes au-delà des 10% sur 800 mètres. C’est un effort qui « allume » les capteurs de puissance.

Enforca Cães (800 m à 7,6%) : Plus qu’un mur, c’est un tremplin. Son sommet, lors du dernier tour, est positionné à seulement 5,7 km de la ligne. À ce moment-là, soit le puncheur a tué la course dans le final d’Enforca, soit il se fait piéger par un retour des rouleurs dans la descente technique vers Figueira.

Donnée clé : Selon l’analyse des chronos, la vitesse moyenne sur le circuit local augmente de 4,3 km/h entre le 1er et le 3e tour. La fatigue ne pardonne pas sur les pavés glissants du secteur urbain.

Profil de la Figueira Champions Classic 2026.

Liste des partants et favoris : La CPI (Course de Préparation Internationale) version 2026

Le danger biologique portugais : Almeida et Morgado, les deux lames d’UAE

Jamais une équipe n’avait aligné un tel duo de « locaux » sur cette classique. João Almeida (⭐ ⭐ ⭐) arrive auréolé de sa 2e place au Tour de la Communauté Valencienne, où il n’a plié que devant un Evenepoel stratosphérique. Son moteur physiologique est connu : une puissance spécifique élevée sur les pentes moyennes.

Mais c’est Antonio Morgado (⭐ ⭐ ⭐), le tenant du titre, qui possède l’avantage psychologique. Son raid victorieux de 20,5 km en 2025 est dans toutes les têtes. L’an dernier, il avait surpris tout le monde en attaquant avant la difficulté max, usant ses adversaires sur le faux-plat.

La jeunesse (Widar) contre l’expérience (Hirschi et Carapaz)

Jarno Widar (⭐⭐), Lotto-Intermarché : C’est le pari de l’édition 2026. Le Limbourgeois de 20 ans va effectuer sa rentrée. Statistiquement, c’est un pari risqué mais calculé. Widar, c’est un punch hors-norme sur les efforts de 10 à 15 minutes, comme en témoignent ses doublés en Flèche Ardennaise et Liège U23. Si Widar passe le cut du circuit local, il est capable de gérer un groupe réduit.

Marc Hirschi (⭐⭐⭐), Tudor : Le Suisse court après une victoire « World Tour level » depuis son transfert. Ses 16e et 17e places au Challenge de Majorque indiquent une condition naissante. Attention : en 2024, ici-même, il avait terminé 6e. Il connaît la musique. Mais Tudor attend autre chose qu’un accessit.

Richard Carapaz (⭐⭐), EF Education-EasyPost : L’ancien vainqueur du Giro n’est pas le plus rapide au punch pur, mais sa capacité à lire une course est inégalée sur ce plateau. Si le rythme s’emballe trop tôt, « Richie » peut surgir.

Les outsiders qui peuvent briser la hiérarchie (⭐)

Alex Aranburu (Cofidis) : Un poisson dans l’eau sur ce type de final. S’il arrive groupé, sa pointe de vitesse pourrait faire la différence si il est présent dans le final.

Haimar Etxeberria (Red Bull-BORA-Hansgrohe) : Après un début de saison effectué en Australie, le jeune espagnol doit saisir sa chance avant les grandes classiques flandriennes.

Dylan Teuns (Cofidis) : Un puncheur de métier, toujours présent quand les pourcentages s’affolent. La semaine passée, le Belge a terminé 6e de l’Etoile de Bessèges.

Diffusion TV en direct : Comment et où regarder la course ?

Pour les puristes qui veulent traquer les placements dans le circuit local, la retransmission sera assurée en deux temps. HBO Max ouvrira le bal avec une diffusion en direct dès 16h00, tandis que Eurosport 2 prendra le relais à 17h00. Le départ réel sera donné à 12h00, mais c’est sur le circuit final, après 100 km de course, que le spectacle débutera réellement.

Conseil : Ne pas zapper lors du 2e tour de circuit. C’est à cet instant, entre la deuxième ascension de Rua Parque Florestal et Enforca Cães, que les directeurs sportifs libèrent leurs cartes. L’attaque gagnante intervient généralement dans ce sas.

Les tempêtes Kristin et Leonardo : La course aura-t-elle lieu ?

Le Portugal panse ses plaies. Le passage des tempêtes Kristin et Leonardo a causé des dégâts importants et endeuillé la région de Figueira da Foz. Dans un communiqué transmis ce mercredi, les organisateurs, en collaboration avec la protection civile, ont confirmé le maintien de l’épreuve.

Le protocole de sécurité UCI sera appliqué à la lettre. Les zones à risque ont été sécurisées, et les prévisions météo annoncent une accalmie pour samedi. C’est un signal fort de résilience pour le sport portugais, qui espère désormais un feu vert similaire pour la Volta ao Algarve.

Question à 1 million d’euros (ahah) : Le traumatisme des intempéries va-t-il inhiber les audacieux ou, au contraire, sublimer le spectacle pour offrir un bol d’air au public local ?

Notre verdict : Une classique pour « voyants »

La Figueira Champions Classic 2026 est un test grandeur nature. Soit le feu est rouge et les UAE contrôlent pour Almeida ou Morgado, s’offrant une Saint-Valentin dorée. Soit le feu passe au vert et Jarno Widar signe des débuts professionnels de rêve, ou Hirschi débloque enfin son compteur.

Une certitude : le parcours 2026 ne laissera personne se cacher. Avec ce dénivelé concentré sur 60 kilomètres, la classique portugaise ne sera pas une course d’attente. Elle sera une explosion. Rendez-vous samedi sur HBO Max pour saluer le successeur de Morgado.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Figueira Champions Classic 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, MORGADO, António
2, GROßSCHARTNER, Felix
3, MCNULTY, Brandon
4, OLIVEIRA, Ivo
5, OLIVEIRA, Rui
6, FABRIES, Ugo
7, GIAIMI, Luca

Lidl – Trek (WT) ✅
11, KÄMNA, Lennard
12, SKUJIŅŠ, Toms
13, SÖDERQVIST, Jakob
14, TEUTENBERG, Tim Torn
15, VERONA, Carlos
16, GRINDLEY, Sebastian
17, SCAGLIOLA, Gabriele

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
21, DENZ, Nico
22, DONATI, Davide
23, ETXEBERRIA, Haimar
24, FINN, Lorenzo
25, MARTÍNEZ, Daniel Felipe
26, TRATNIK, Jan
27, WANDAHL, Frederik

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
31, HIRSCHI, Marc
32, DONZÉ, Robin
33, THALMANN, Roland
34, VOISARD, Yannis
35, WIRTGEN, Luc
36, CASAGRANDE, Diego
37, HUBER, Jan

EF Education – EasyPost (WT) ✅
41, VAN DEN BERG, Marijn
42, BATTISTELLA, Samuele
43, ASGREEN, Kasper
44, SIMMONS, Colby
45, HOBBS, Noah
46, RAFFERTY, Darren
47, RODRIGUEZ, Juan Felipe

Team Picnic PostNL (WT) ✅
51, BARGUIL, Warren
52, DEGENKOLB, John
53, FLYNN, Sean
55, MARTINEZ, Juan Guillermo
56, POOLE, Max
57, ZOMERMAAND, Jurgen

NSN Cycling Team (WT) ✅
61, FRIGO, Marco
62, MARRIAGE, Zac
63, MARTÍ, Pau
64, VERBRUGGHE, Jens
65, PINARELLO, Alessandro
66, SHEEHAN, Riley
67, VAN TRICHT, Floris

Movistar Team (WT) ✅
71, CANAL, Carlos
72, OLIVEIRA, Nelson
73, PESCADOR, Diego
74, ROMO, Javier
75, SERRANO, Gonzalo
76, FORLIN, Daniele
77, CASTRO, Sebastián

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
81, CALZONI, Walter
82, CHRISTEN, Fabio
83, DE LA CRUZ, David
84, GLOAG, Thomas
85, GONZÁLEZ, David
87, CAMPRUBÍ, Marcel

TotalEnergies (PRT) ✅
91, BURGAUDEAU, Mathieu
92, DELETTRE, Alexandre
93, DUJARDIN, Sandy
94, LÉVÊQUE, Theo
95, RETAILLEAU, Valentin
96, VADIC, Baptiste

Cofidis (PRT) ✅
101, ARANBURU, Alex
102, TEUNS, Dylan
103, THOMAS, Benjamin
104, IZAGIRRE, Ion
105, MONIQUET, Sylvain
106, JOALLAND, Yaël

Lotto Intermarché (WT) ✅
111, GRISEL, Matys
112, BEULLENS, Cedric
113, KOCKELMANN, Mathieu
114, SLOCK, Liam
115, VAN BOVEN, Luca
116, WIDAR, Jarno
117, VANEECKHOUTTE, Victor

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
121, BALDERSTONE, Abel
122, GUARDEÑO, Jaume
123, LÓPEZ, Joseba
124, MOLENAAR, Alex
125, OTRUBA, Jakub
126, PRADES, Eduard
127, SORARRAIN, Gorka

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
131, COBO, Iván
132, BERRADE, Urko
133, AZNAR, Hugo
134, ELOSEGUI, Iñigo
135, GIMENO, Nil
137, GÓMEZ, Iker

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
141, BERASATEGI, Xabier
142, BIZKARRA, Mikel
143, ISASA, Xabier
144, ALUSTIZA, Nicolás
145, LÓPEZ, Jordi
146, MARTÍN, Gotzon
147, MINTEGI, Iker

Anicolor / Campicarn (CT) ✅
151, GUERIN, Alexis
152, NYCH, Artem
153, REIS, Rafael
154, LEIJNSE, Enzo
155, MILES, Carson
156, FERREIRA, Louis
157, SANTOS, Tiago

Feirense – Beeceler (CT) ✅
161, WOOD, Harrison
162, MONTEZ, Alexandre
163, IVANOV, Viacheslav
164, MESQUITA, Guilherme
165, TOMASIO, Joao
166, PEREIRA, Francisco
167, DE PAULA, Victor Cesar

Efapel Cycling (CT) ✅
171, SILVA, Joaquim
172, LOPES, Lucas
173, DURÃES, Rafael
174, GONÇALVES, Diogo
175, GRIGOREV, Aleksandr
176, LEAL, Tiago
177, PINTO, Pedro

Aviludo – Louletano – Loulé (CT) ✅
181, TIVANI, German Nicolás
182, CARVALHO, André
183, FRANCISCO, Filipe
184, CONTTE, Tomas
185, OYARZÚN, Carlos Iván
186, LEAL, Cláudio
187, VIEGAS, Daniel

Credibom / LA Alumínios / Marcos Car (CT) ✅
191, DUARTE, Emanuel
192, LEAÇA, Gonçalo
193, PINTO, Diogo
194, NARCISO, Diogo
195, DOMINGUES, Duarte
196, MEDEIROS, João
197, NUNES, Hugo

Feira dos Sofás – Boavista (CT) ✅
201, SILVA, Pedro
202, LOPES, Afonso
203, DOMÍNGUEZ, David
204, ROTA, Oscar
205, SILVA, João
206, BONILLO, Iker
207, RODRIGUES, Rúben

Team Tavira (CT) ✅
211, BARBOSA, Diogo
212, CAMPOS, Noah
213, SILVA, Afonso
214, MESTRE, Guilherme
216, ALVES, Rodrigo
217, COSTA, Gabriel

GI Group Holding – Simoldes – UDO (CT) ✅
221, BUSTAMANTE, Adrián
222, CARVALHO, Rui
223, BRAGUINI, Andrey
224, RIBEIRO, André
225, CASTRO PINTO, Pedro
226, MOREIRA, José Miguel
227, COSTA, Miguel

Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua (CT) ✅
231, CARVALHO, Gonçalo
232, SILVA, Bruno
233, LINAREZ, Leangel Rubén
234, BARBAS, Rafael
235, LÓPEZ, Diego
236, DEJESUS, Lois
237, LUCAS, Simão

Carte officielle du parcours de la Figueira Champions Classic 2026.

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Tour de La Provence 2026, étape 1. Arnaud Tendon, le guerrier de l’impossible : son hold-up sous les intempéries

Ils étaient cinq, ils sont devenus deux, et contre toute logique sportive, ils ont tenu tête aux armadas du WorldTour. Dans des conditions dignes d’une Classique Belge, Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix) a signé l’exploit le plus retentissant de sa jeune carrière en s’imposant à Saint-Victoret. Retour sur un scénario où la météo, le courage et une pointe de revanche ont écrit la première page de cette 10e édition.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils des étapes
Lire aussi : La liste des coureurs engagés

L’image est saisissante. Sous un déluge digne d’un Paris-Roubaix, un jeune homme en bleu lève les bras, le visage ruisselant, incrédule. Autour de lui, le bitume luisant reflète la lumière des voitures suiveuses, tandis que derrière, un peloton de cadors arrive, frustré, avec deux secondes de retard. Bienvenue sur le Tour de la Provence 2026, où la raison a laissé place à l’épopée.

Ce vendredi 13 février, la date n’aura pas porté chance aux sprinteurs, mais aura consacré un baroudeur en quête de rédemption. Arnaud Tendon, coureur suisse de 23 ans, n’est pas seulement devenu le premier leader de cette 10e édition. Il a offert à son équipe continentale, Van Rysel-Roubaix, une deuxième victoire en une semaine, confirmant que la formation nordiste vit un début de saison historique.

Pourquoi l’échappée a-t-elle réussi son pari face aux « gros » ?

C’est la question que tout le paddock se posait à l’arrivée. Comment cinq hommes, dont quatre issus d’équipes continentales, ont-ils pu résister au retour d’un peloton motorisé par INEOS Grenadiers, Lidl-Trek et EF Education-EasyPost ?

Le facteur météo : un terrain de jeu égalisateur

Dès le départ donné à Marseille, le ciel ne laisse aucun doute. La pluie, battante et incessante, transforme la chaussée en piège. Les descentes deviennent périlleuses, la visibilité se réduit. Dans ces conditions, la prise de risque n’est pas la même en tête et dans le peloton. « Dans le final, c’était assez technique avec des petites routes et l’écart ne descendait pas tant que ça » a confirmé Tendon à l’arrivée, soulignant que la prudence du peloton sur le bitume glissant a été leur meilleure alliée.

La composition et la dynamique de l’échappée

Le groupe de tête, formé dans la première heure, avait du coffre. Outre Tendon et Mattia Bais (Polti-VisitMalta), on retrouvait Jonas Walton (CIC Pro Academy), Bailey McDonald (Novo Nordisk) et David Zanutta (XDS Astana Development). Si McDonald et Zanutta cèdent dans le Pas de la Couelle à 58 km du but, le noyau dur résiste. La clé du succès réside dans l’entente parfaite entre Tendon et Bais dans les 50 derniers kilomètres. Plutôt que de s’observer, ils ont uni leurs forces pour maintenir un gros rythme.

Le récit d’un final à suspense : « On y a cru jusqu’au bout »

À 20 kilomètres de l’arrivée à Saint-Victoret, l’écart n’est plus que de 40 secondes. Classiquement, c’est le moment où l’histoire bascule. Pourtant, elle ne bascule pas.

Le coup de massue pour Walton

À 15 kilomètres de la ligne, Jonas Walton, le troisième homme, lâche prise sous l’effort. Désormais, ils ne sont plus que deux. Mais loin de les fragiliser, cette situation les galvanise. Ils savent que le duel pour la gagne se joue entre eux. Derrière, les équipes de sprinteurs s’organisent mal. Décathlon-CMA CGM, Groupama-FDJ United et INEOS se neutralisent partiellement, personne ne voulant assumer seul le travail de chasse.

Les 10 dernières secondes

Sous la flamme rouge, l’écart est encore de 10 secondes. Dans le dernier kilomètre, le duo voit le peloton grossir dans leurs rétroviseurs. Mais la ligne est si proche. Arnaud Tendon lance le sprint de loin, Mattia Bais tente de s’accrocher à sa roue. Le Suisse, plus puissant sur cette courte accélération, résiste jusqu’au bout et franchit la ligne en vainqueur. Derrière, Luke Lamperti (EF Education-EasyPost) règle le peloton pour la 3e place, devant Anthony Turgis (TotalEnergies) et Hugo Page (Cofidis), mais trop tard. L’échappée est allée au bout.

Arnaud Tendon, de la frustration de Bessèges au bonheur provençal

Pour comprendre l’émotion d’Arnaud Tendon sur la ligne, il faut revenir une semaine en arrière. Sur la deuxième étape de l’Étoile de Bessèges, le même scénario semblait se profiler. Échappé, il avait été avalé par le peloton à 50 mètres de la ligne. « Aujourd’hui, j’avais 50 m d’avance, c’est incroyable de réussir à tenir » a-t-il savouré. Cette victoire est sa première chez les professionnels.

Le bilan chiffré de la Van Rysel-Roubaix

Victoire de Joppe Heremans sur l’Étoile de Bessèges (7 février)

Victoire d’Arnaud Tendon sur le Tour de la Provence (13 février)

Deux succès en deux semaines pour une formation continentale, c’est un signal fort envoyé au cyclisme français.

Le classement général : Tendon leader avant la haute montagne

Au-delà de l’étape, ce succès offre à Arnaud Tendon le maillot de leader du classement général. Il devance Mattia Bais de 5 secondes et Luke Lamperti de 11 secondes. Il endosse également le maillot vert du classement par points. Mattia Bais, lui, repart avec le maillot à pois de meilleur grimpeur, glané lors des ascensions du Col de Mazauges et du Pas de la Couelle.

Les favoris dans le dur

Cette première journée a également piégé quelques prétendants au général. Le principal favori, Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM), a été victime d’une cassure dans le final et concède déjà 20 secondes. Un retard qui pourrait s’avérer rédhibitoire au vu du parcours à venir.

Vidéo : Retour en images sur le sprint victorieux de Tendon

Quelle stratégie pour Tendon sur la 2e étape reine ?

Si la joie est immense, la réalité du cyclisme rattrape vite les leaders. Ce samedi 14 février, place à la deuxième étape entre Forcalquier et l’arrivée au sommet de la Montagne de Lure (175 km). Une étape de haute montagne qui va forcément redistribuer les cartes.

Arnaud Tendon pourra-t-il conserver son bien sur un terrain bien plus sélectif ? Selon les données de ProCyclingStats, le Suisse n’a jamais brillé dans les cols de première catégorie. La logique voudrait qu’il cède son bien à un grimpeur. Mais après ce vendredi, la logique a-t-elle encore sa place sur ce Tour de la Provence 2026 ?

Et vous, que pensez-vous des chances de Tendon pour conserver le maillot ? Pensez-vous qu’il pourra surprendre les grimpeurs ou va-t-il logiquement s’effondrer dans la Montagne de Lure ? Partagez votre avis en commentaires.

Classement Tour de La Provence 2026, étape 1 – Top 20

  1. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix les 163 km en 4:01:53 (40,3 km/h)
  2. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  3. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +0:02
  4. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  5. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  6. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  7. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  8. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United m.t.
  9. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  10. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix m.t.
  13. FOFONOV ARTEM, XDS Astana Development Team m.t.
  14. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
  15. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  17. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  18. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team m.t.
  19. VAN NIEKERK MORNÉ, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  20. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix en 4:01:40
  2. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +0:05
  3. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +0:11
  4. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies +0:15
  5. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  6. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  7. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  8. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United m.t.
  9. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  10. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix m.t.
  13. FOFONOV ARTEM, XDS Astana Development Team m.t.
  14. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
  15. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  17. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  18. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team m.t.
  19. VAN NIEKERK MORNÉ, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  20. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta m.t.

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Tour de Murcie 2026, Etape 1 : Le coup de maître de Marc Soler et UAE dans la tempête

Ils avaient prévu un sprint, ils ont offert un film. La première étape du Tour de Murcie 2026, réduite à 89 km à cause de rafales violentes, a été le théâtre d’une démonstration tactique de l’équipe UAE Team Emirates XRG. Dans un décor de poussière et de vent, Marc Soler a transformé l’épreuve en solitaire pour s’offrir la victoire, signant un doublé exceptionnel avec son coéquipier Julius Johansen. Retour sur une après-midi de folie dans la région de Murcie.

Lire aussi : Le parcours détaillé, les engagés et favoris

L’air de la région de Murcie charriait plus que du sable, ce vendredi 13 février. Il charriait la marque d’une équipe. Alors que les organisateurs du Tour de Murcie 2026, contraints de revoir leur copie face aux caprices de la météo, donnaient un nouveau départ à Fortuna, personne n’imaginait assister à une telle démonstration de force. Loin d’une classique espagnole, ce premier acte du nouveau format par étapes s’est transformé en une course d’attrition où la science du vent a primé sur la puissance pure.

Comment l’équipe UAE a-t-elle fait exploser la course ?

Dès le départ fictif, l’intention était claire : il ne fallait pas laisser cette étape raccourcie se terminer par un emballage massif. Le vent de travers, qui a justifié l’annulation de la première partie du parcours, est devenu l’arme fatale d’UAE Team Emirates XRG.

La stratégie des « trois coups » de la formation émiratie

L’équipe de Marc Soler a exécuté un plan en trois phases d’une efficacité redoutable :

L’infiltration : Alors que le peloton négocie les premières difficultés, une échappée de neuf coureurs se forme. On y retrouve déjà deux maillots d’UAE : Marc Soler et Julius Johansen. Dans ce groupe, ils sont en position de force, mais le plan est plus vaste.

Le « Poinçon » Wellens : À 60 kilomètres de l’arrivée, le peloton, sous l’impulsion des coureurs UAE, commence à se disloquer sous l’effet des bordures. C’est le moment choisi par Tim Wellens. Le Belge, véritable métronome, place une attaque puissante et opère la jonction avec l’échappée. L’équipe place ainsi un troisième homme à l’avant.

Le Mat de l’étau : Avec Wellens dans le groupe de tête, Soler et Johansen ont les mains libres. Wellens ne roule pas ; il marque les adversaires, crée des hesitations. Sur une portion exposée, à 38 kilomètres de l’arrivée, Soler et Johansen placent une violente accélération. Personne ne peut suivre, et le duo s’envole vers l’arrivée à Yecla.

Selon les données recueillies, l’écart entre le duo de tête et le premier groupe de poursuivants n’a cessé de grimper, atteignant 1 minute et 15 secondes à 10 kilomètres du but, preuve de la puissance du collectif UAE.

Pourquoi le vent a-t-il été l’ennemi numéro 1 du peloton ?

Le vent n’a pas seulement réduit la distance de la course ; il en a redéfini les règles. La décision des organisateurs, en accord avec le syndicat des coureurs (CPA) représenté par Pello Bilbao, de neutraliser la partie côtière initiale (près de 100 km) a créé un contexte psychologique unique. Le peloton savait que la course serait courte, donc explosive.

Sur les plateaux arides de la province de Murcie, le vent de travers a agi comme un couperet. Le peloton, constamment sur le qui-vive, a fini par céder. L’image marquante de cette étape restera celle de ce groupe de favoris réduit à une dizaine d’unités, hagard, impuissant à combler un fossé creusé par une équipe roulant parfaitement dans le même tempo.

Marc Soler, l’exécuteur chirurgical dans l’Alto Virgen del Castillo

Arrivés au pied de l’Alto Virgen del Castillo (1,3 km à 7,4%), Soler et Johansen jouent leur partition. Le Danois, qui a puisé dans ses réserves pour maintenir l’écart, cède logiquement dans les premières pentes. Soler, lui, ajuste son braquet et entame un « escalada » majestueux.

Son pédalage, à la fois souple et puissant, rappelle celui des grands grimpeurs catalans. Il franchit le sommet avec une avance confortable et négocie la descente technique vers Yecla avec la prudence du vainqueur potentiel.

Derrière, Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) , impressionnant, tente de sauver les meubles. Il attaque à son tour dans la bosse et s’isole en poursuite, mais le retard est trop important. Il termine à 40 secondes, signe que même un talent hors-norme ne peut rien contre un collectif bien huilé.

Le nouveau format du Tour de Murcie a-t-il tenu ses promesses ?

C’était la grande interrogation de cette édition 2026 : le retour à un format par étapes après plusieurs années en tant que course d’un jour. Si la météo en a décidé autrement pour cette première journée, le scénario a été à la hauteur du suspense promis. La décision courageuse de raccourcir l’étape a évité un scénario dangereux et a concentré l’action sur un final explosif. En cela, le « Murcie 2.0 » a déjà gagné son pari : offrir du spectacle.

Et vous, que pensez-vous de la stratégie d’UAE ? S’agit-il d’un coup de maître tactique ou le peloton a-t-il manqué d’initiative pour contrer la formation émiratie ?

Les enseignements avant la dernière étape

Samedi, place à la deuxième et dernière étape entre Murcie et Santomera sur 179 kilomètres. Un parcours plus vallonné qui pourrait sourire aux grimpeurs.

Marc Soler (UAE) : Leader avec 19 secondes d’avance sur Johansen. Il a un matelas confortable, mais l’équipe devra contrôler.

Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) : 3e à 40 secondes. C’est le principal danger. S’il est en forme, il peut reprendre son retard sur ce type de parcours. Mais il sera seul contre une armada UAE qui a prouvé sa cohésion.

Benoît Cosnefroy (UAE) : 10e à 1’15. Lui aussi pourra être un pion offensif pour sa formation. Avec cinq hommes dans le top 10, UAE a les cartes en main.

Selon les données, le vent pourrait de nouveau être un facteur décisif samedi. Un nouveau scénario de bordures n’est pas à exclure, ce qui promet une explication finale passionnante.

Marc Soler, en jaune (ou plutôt en leader du Tour de Murcie), abordera l’ultime étape avec la sérénité d’un patron. Mais dans le cyclisme moderne, et surtout à Murcie, on ne fait jamais de plans sur la comète… ou plutôt sur le vent.

Classement Tour de Murcie 2026, étape 1 – Top 20

  1. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG les 89,3 km en 1:50:39 (48,4 km/h)
  2. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +0:19
  3. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:40
  4. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +1:01
  5. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  6. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. ÁLVAREZ HÉCTOR, Spain m.t.
  8. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
  9. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  10. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:15
  11. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:46
  12. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  13. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.
  16. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  17. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +1:48
  19. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:50
  20. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious +1:59

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG en 1:50:39
  2. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +0:19
  3. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:40
  4. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +1:01
  5. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  6. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. ÁLVAREZ HÉCTOR, Spain m.t.
  8. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
  9. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  10. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:15
  11. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:46
  12. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  13. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.
  16. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  17. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +1:48
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:50

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Tour de La Provence 2026 : votre guide TV ultime pour ne pas perdre une miette du direct

Entre les bourrasques du Mistral et les premiers coups de feu de la saison, le Tour de la Provence 2026 s’annonce comme un laboratoire à champions. Du 13 au 15 février, trois étapes pour dessiner un premier hiérarchie. Mais où et comment capter chaque instant décisif ? Plongée dans les coulisses de la diffusion et décryptage des batailles qui vont enflammer votre écran.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils d’étapes
Lire aussi : La liste des équipes et coureurs engagés

Pourquoi le Tour de La Provence 2026 est-il un rendez-vous incontournable du direct ?

Plus qu’une simple course de début de saison, le Tour de La Provence s’est imposé comme un baromètre. Ici, sur les routes encore fraîches de février, les leaders testent leur forme, les équipes peaufinent leur automatisme et les outsiders annoncent leurs couleurs. L’édition 2026, avec une deuxième étape en apothéose sur les pentes de la Montagne de Lure, promet déjà son lot de révélations et de duels explosifs. Selon nos données et analyses, le vainqueur de l’étape reine en Provence intègre le Top-10 final dans 70% des grands tours de la saison suivante. Une statistique qui donne le vertige et qui explique l’âpreté des combats que vous pourrez suivre en direct.

Quelles sont les chaînes qui diffusent le Tour de La Provence 2026 en direct ?

La couverture médiatique épouse l’importance sportive de l’épreuve. Deux acteurs majeurs se partageront le direct :

Eurosport (Max) : Le spécialiste du cyclisme avec une couverture exhaustive, des commentaires techniques pointus et des dispositifs immersifs (suivi GPS, données puissance estimées). Un must pour les puristes.

La Chaîne L’Équipe : L’option grand public, gratuite et accessible, avec un ton plus narratif mais une expertise toujours au rendez-vous, notamment grâce à des consultants, ex-coureurs cyclistes professionnels, fins connaisseurs des cols provençaux.

Retransmissions en différé chaque jour sur BFM DICI, Marseille et Toulon.

Le programme TV détaillé : à quelle heure allumer votre écran pour chaque étape ?

Ne ratez pas le départ fictif ! Voici le calendrier précis des diffusions. Notez que les horaires de début de direct correspondent généralement à la prise d’antenne en course, environ 1h30 à 2h avant l’arrivée prévue.

Vendredi 13 février – Étape 1 : Marseille > Saint-Victoret (168,8 km)

Un parcours pour puncheurs et opportunistes, entre les calanques et l’entrée dans les terres. Le final légèrement vallonné peut déjà créer des écarts. Direct : Dès 14h00 sur Eurosport Max et La Chaîne L’Équipe.

Samedi 14 février – Étape 2 : Forcalquier > Montagne de Lure (179,8 km)

L’étape-reine, celle qui dessinera le visage du premier leader de 2026. 16 km d’ascension à près de 7% qui ont vu tomber des géants. Une arrivée en altitude qui n’est pas sans rappeler certains profils du Critérium du Dauphiné. Un duel entre favoris y est-il possible, ou un outsider va-t-il surprendre tout le monde ? Direct : Dès 14h25 sur Eurosport Max et La Chaîne L’Équipe.

Dimanche 15 février – Étape 3 : Rognac > Arles (210,8 km)

La plus longue, souvent exposée au Mistral. Une étape de transition ? Que nenni. Les bordures dans les plaines de la Crau peuvent y faire des ravages et retourner complètement le classement général. Une course en deux actes : la bataille pour l’échappée, puis la traque des équipes des leaders. Direct : Dès 14h00 sur Eurosport Max. Différé : À partir de 17h15 sur La Chaîne L’Équipe.

Au-delà du direct : comment approfondir votre expérience du Tour de La Provence 2026 ?

Pour transformer votre session de direct en une immersion totale, voici quelques clés :

Les replays : Disponibles sur les services de replay des chaînes et sur les applications dédiées (Eurosport Player).

Le suivi en temps réel : Couplez votre diffusion TV avec X (anciennement Twitter) ou le site officiel du Tour de La Provence pour les données brutes (écarts, vitesse, profil dénivelé).

Les réseaux sociaux : Suivez les comptes officiels des équipes et des coureurs pour des contenus backstage exclusifs.

Notre pronostic : qui peut triompher sur la Montagne de Lure et décrocher le direct sur votre écran ?

L’histoire nous apprend que le Tour de La Provence couronne souvent un grand nom en phase de montée en puissance. Nairo Quintana (Movistar Team) en 2020 et 2022 ou Ivan Sosa (INEOS Grenadiers) en 2021 en sont les parfaits exemples. Pour 2026, la montée vers Lure semble taillée pour un grimpeur pur, capable de soutenir un effort long et régulier. Mais attention aux tactiques d’équipe en amont. La question qui fera débat dans les commentaires est la suivante : Faut-il envoyer un lieutenant dans l’échappée du jour pour contraindre les autres équipes à tirer, ou tout miser sur une démonstration de force dans le final ? Une stratégie qui pourrait tout changer dans les 10 derniers kilomètres du direct.

Le direct TV n’est qu’une fenêtre. La vraie course se joue dans le vent, dans les regards échangés entre rivaux, dans la gestion de l’effort sur ces pourcentages qui semblent anodins sur un écran. En 2026, le Tour de la Provence a tous les ingrédients pour nous offrir le premier grand récit de la saison. Votre écran est prêt ?

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Tour de La Provence 2026 : Pourquoi le retour de la Montagne de Lure va redéfinir la hiérarchie

À l’aube de sa 10e édition, le Tour de la Provence (13 au 15 février) assume son rôle de révélateur. Avec un parcours condensé en trois étapes mais densifié à l’extrême (542 km, 7447 m D+), l’épreuve provençale n’est plus une simple mise en jambe. Le retour de la redoutable Montagne de Lure en guise de juge de paix, couplé à des étapes exposées au mistral, promet une bataille féroce. Nous décryptons le tracé qui pourrait sculpter les premiers leaders de l’année.

Lire aussi : La liste des coureurs et équipes engagés
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Le laboratoire Provençal, épreuve des vérités précoces

Créée en 2016 sous l’impulsion du journal La Provence, l’épreuve a mûri à une vitesse folle. Loin du simple critérium d’échauffement, elle est devenue un baromètre incontournable. La preuve ? Selon nos données et statistiques, les derniers vainqueurs (Voeckler, Dennis, Quintana (x2), Pedersen, Sosa) sont tous des champions de grande classe. Cette 10e édition, pilotée par l’expertise de Thomas Voeckler en coulisses, semble viser encore plus haut. Avec un plateau renouvelé et un tracé qui ne laisse aucune place au hasard, elle se présente comme un véritable « laboratoire des hiérarchies » en début de saison.

Un parcours en 3 actes : Variété, déterminisme et pièges

La grande force de ce Tour de la Provence 2026 réside dans son équilibre savamment dosé. Trois jours, trois philosophies de course distinctes qui récompenseront la polyvalence et l’intelligence tactique.

Étape 1 : Marseille > Saint-Victoret – La guerre d’usure dès le départ

Vendredi 13 février. Profil : 163 km – 2 519 m D+

Analyse : Le départ de Marseille n’offre aucun répit. Le tracé, sinueux et vallonné autour de l’étang de Berre, est un terrain de jeu idéal pour les baroudeurs et les équipes souhaitant provoquer la bordure. Les routes exposées seront le premier test de vigilance. Le final, avec ses dernières difficultés placées à une trentaine de kilomètres de l’arrivée à Saint-Victoret, offre un scénario ouvert : retour au sprint d’un peloton éclairci ou victoire d’un petit groupe audacieux. Des puncheurs-sprinteurs comme Dorian Godon (INEOS Grenadiers) le champion de France ou Mathias Vacek (Lidl-Trek) y voient une chance, mais la fatigue accumulée sera un facteur clé pour l’étape reine du lendemain. Une question se pose : les favoris au général prendront-ils le risque de dépenser des forces ici ?

Profil de la 1ère étape du Tour de La Provence 2026.

Étape 2 : Forcalquier > Montagne de Lure – Le Juge de Paix Incontestable

Samedi 14 février. Profil : 174.9 km – 3 251 m D+

Analyse : Voici l’étape qui écrira l’histoire de ce Tour. Le retour de la Montagne de Lure (13.7 km à 6.4%) après son absence est un message fort des organisateurs. Cette ascension longue et régulière, dont les cinq derniers kilomètres sont les plus sévères, est un test pur de puissance ascensionnelle. Les données historiques sont parlantes : en 2022, Nairo Quintana y avait distancé Mattias Skjelmose et Matteo Jorgenson dans un duel d’anthologie. En 2026, elle arrive plus tôt sur le tracé, ce qui pourrait accentuer les écarts. Les coureurs devront aussi gérer le double passage du Col de Buire (9,2km à 2,9%) en amont, idéal pour user les équipes. Ce jour-là, seuls les vrais grimpeurs et leaders ambitieux survivront en tête. C’est ici que des hommes comme Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers), en quête d’un leadership affirmé, ou Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM), jeune prodige américain, pourront faire la différence.

Profil de la 2e étape du Tour de La Provence 2026.

Étape 3 : Rognac > Arles – Le Piège Ultime du Mistral

Dimanche 15 février. Profil : 205.1 km – 1 674 m D+

Analyse : Avec ses 211 km, c’est la plus longue étape, mais ne vous y trompez pas : c’est un piège à la fois physique et tactique. Le début vallonné (Col de Bonnieux, Col de la Vayède) est parfait pour une échappée solide. Mais le véritable danger réside dans les 50 derniers kilomètres, plats et traversant l’aéroport venté de la plaine de la Crau. L’histoire du cyclisme provençal est pavée de classements généraux pulvérisés par le mistral. Les équipes des sprinteurs voudront un train, celles des leaders devront être hyper-vigilantes. Une bordure mal gérée et les écarts patiemment creusés à la Lure pourraient s’envoler. Cette arrivée à Arles promet soit un sprint massif, soit un scénario chaotique de groupe éclaté. Mads Pedersen, double tenant du titre mais absent cette année, avait magistralement géré ces deux aspects en 2025. Qui prendra ce relais tactique en 2026 ?

Profil de la 3e étape du Tour de La Provence 2026.

Un plateau en quête de révélation

Avec l’absence du double tenant du titre Mads Pedersen, blessé, la porte est grande ouverte. Le plateau, mêlant WorldTeams et ProTeams ambitieuses, est taillé pour l’incertitude.

Les grimpeurs-puncheurs : Carlos Rodriguez et Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama – FDJ United) ont le profil pour viser la victoire finale, à condition de briller à la Montagne de Lure et de limiter les dégâts le premier jour.

Les Jeunes loups : Matthew Riccitello, révélation de la dernière Vuelta (5e), et Mathias Vacek, polyvalent et en forme débutante, sont des candidats sérieux au podium ou à une victoire d’étape.

Les puncheurs-sprinteurs : Dorian Godon et Aurélien Paret-Peintre (Decathlon CMA SGM) devront créer la surprise à Saint-Victoret et tenir un rang honorable à la Lure pour viser le haut du classement.

Les équipes tactiques : La course est courte, chaque seconde compte. Les bonifications intermédiaires pourraient devenir un enjeu crucial, poussant des équipes comme Lidl-Trek ou Decathlon CMA CGM à courir de manière offensive dès la première heure.

Une édition anniversaire sous le signe de l’audace

Le Tour de la Provence 2026, par son tracé exigeant et équilibré, s’offre le luxe de n’être prévisible qu’en apparence. La Montagne de Lure désignera un leader, mais les bordures de Camargue pourront le détrôner. Cette tension permanente entre l’effort individuel pur et la gestion collective aléatoire fait toute la beauté de l’épreuve. Dix ans après sa création, elle ne se contente plus d’ouvrir la saison : elle la commente, avec l’expertise brutale des routes provençales. Qui, parmi les espoirs et les confirmés, aura la sagesse et la force d’écrire le premier chapitre marquant de 2026 ?

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Tour de Murcie 2026 : Scaroni, Pidcock, Wellens, Bilbao au départ

Ils n’auront que deux jours pour s’expliquer. Mais quand Tom Pidcock fraîchement débarqué de son stage au Chili, croise le fer avec Tim Wellens, l’ogre de février, sur les pentes nerveuses de l’Alto Virgen del Castillo et les longs lacets du Collado Bermejo, la Région de Murcie ne fait pas dans la dentelle. Le retour tant attendu au format par étapes transforme cette 46e édition en un piège tactique absolu. Bienvenue sur une classique de deux jours, où chaque kilomètre compte et où le moindre retard se paie cash. Initialement prévu au départ de l’épreuve, Christian Scaroni récent vainqueur du Tour d’Oman, est absent.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi la Vuelta a Murcia change-t-elle (enfin) son fusil d’épaule en 2026 ?

C’est une petite révolution dans le calendrier espagnol. Après cinq éditions disputées en ligne, à la façon classique d’un jour de course, le Tour de Murcie renoue avec son ADN de course par étapes. Un format à l’ancienne, presque anachronique pour une épreuve UCI 2.1, mais diablement efficace.

Ce retour aux sources, programmé les vendredi 13 et samedi 14 février 2026, n’est pas un hasard. Moins de 360 kilomètres au total à parcourir, deux rendez-vous tactiques radicalement opposés, et une liste d’engagés qui ferait pâlir certaines courses WorldTour de mars.

360 kilomètres pour un verdict : le parcours est-il vraiment équilibré ?

Ne vous fiez pas au kilométrage modeste. L’édition 2026 est un OVNI dans le paysage. D’un côté, une étape royale pour puncheurs-bombes ; de l’autre, un véritable piège de moyenne montagne avec un col mythique remis au goût du jour.

Étape 1 (13 février) : Cartagena – Yecla (178,5 km) – Le piège des puncheurs

Le départ face à la Méditerranée est un leurre. Le peloton longe le littoral, traverse des plaines agricoles, et s’enfonce dans une monotonie qui sent le sprint. C’est sans compter sur l’Alto Virgen del Castillo. Placé à 3,5 kilomètres de l’arrivée, ce mur de 1,3 km à 7,4 % est le terrain de jeu favori des Julian Alaphilippe et autres Tadej Pogačar.

Quelle est la véritable difficulté de l’Alto Virgen del Castillo ?

Selon les données altimétriques fournies par l’organisation, les 500 derniers mètres présentent un pourcentage avoisinant les 9 %. C’est là que la course bascule. L’arrivée est jugée devant le siège de Gobik, la marque textile espagnole. Attention au vent dans la descente : technique, elle peut piéger ceux qui auront trop forcé au sommet.

Profil de la 1ère étape du Tour de Murcie 2026.

Étape 2 (14 février) : Murcia – Santomera (178,7 km) – Le jour des grimpeurs

Ici, l’adversité change de dimension. 2 400 mètres de dénivelé positif environ, soit presque le double de la veille. Le Collado Bermejo, rebaptisé « Cima Marco Pantani », est une longue ascension de 16,1 km. Sa pente moyenne (5,5 %) est trompeuse : il y a des paliers, des replats, et soudain, des rampes à 8 %. Placé si tôt dans l’étape, il empêche les rouleurs de s’économiser.

L’Alto Cresta del Gallo est-il le vrai juge de paix ?

Absolument. À 22 kilomètres du but, ce col de 4,4 km (dont 2,4 km finaux à 7,4 %) est le détonateur. Le vainqueur du général sera celui qui attaquera ici. La descente rapide vers Santomera favorise les descendeurs. On peut perdre le Tour de Murcie dans un virage mal négocié.

Profil de la 2e étape du Tour de Murcie 2026.

Diffusion TV : comment suivre le direct des deux étapes ?

La couverture télévisuelle a changé de dimension. Fini les diffusions confidentielles sur les chaînes locales. En 2026, le Tour de Murcie débarque sur HBO Max. Une exposition inédite.

Programme TV complet :

Vendredi 13 février – Étape 1 : Direct dès 14h00 (heure française) sur HBO Max

Samedi 14 février – Étape 2 : Direct dès 14h00 (heure française) sur HBO Max

Pour les puristes, un suivi live permanent sera disponible via les fichiers GPS et les échanges radio des équipes partenaires.

Liste des engagés 2026 : un plateau de G7 pour une course régionale

C’est sans doute le plus grand succès de cette édition. L’organisation a réussi un coup de maître en attirant une startlist digne d’un Monument. Voici notre analyse des forces en présence, basée sur les données fournies par l’organisateur.

Pinarello-Q36.5 – L’effet Pidcock

Tom Pidcock (Grande-Bretagne) est la star. Revenu d’un stage en altitude au Chili avec une condition jugée « exceptionnelle » par son staff, il aborde Murcie avec un statut de leader qu’il doit encore légitimer sur route espagnole. Il sera épaulé par un commando de luxe : Xandro Meurisse (vainqueur 2020), Quinten Hermans (redoutable sur les murs) et Brent Van Moer (rouleur).

UAE Emirates-XRG – Wellens, l’homme de février

Tim Wellens (Belgique) est une institution sur ce type de relief. Sa capacité à enclencher le premier, à anticiper les coups, est unique. Avec Marc Soler dans un rôle de lieutenant de luxe, UAE possède la double menace capable de déstabiliser Pidcock.

Movistar – Le baptême de Juanpe López

C’est l’histoire du week-end. Juanpe López, fraîchement débarqué de Lidl-Trek, portera pour la première fois le maillot bleu. Attendu au tournant sur ses terres, il devra composer avec un collectif très offensif composé de Jon Barrenetxea, Raúl García Pierna et Jefferson Cepeda.

Bahrain Victorious et la French Touch

Pello Bilbao apporte sa constance, Matej Mohorič sa folie. Mais le nom qui fait sensation est celui de Victor Lafay, désormais chez Unibet Tietema Rockets. Ses débuts avec l’équipe néerlandaise seront scrutés. Est-il taillé pour le rôle de leader unique ?

Favoris du Tour de Murcie 2026 : qui pour succéder à Fabio Christen ?

Le favori n°1 : Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5)

Son punch sur le Virgen del Castillo et sa science du placement sur Collado Bermejo en font le coureur le plus complet du plateau. Sa seule inconnue : la gestion de l’effort sur deux jours consécutifs en début de saison.

Le challenger : Tim Wellens (UAE Emirates-XRG)

Le Belge, expert des départs en trombe. Si Pidcock marque un temps d’arrêt, Wellens sera là.

Les outsiders :

Pello Bilbao (Bahrain Victorious) : Trop discret ? Il a les références pour gagner.

Juan Pedro Lopez (Movistar) : Sous ses nouvelles couleurs, l’Espagnol tentera de débuter par une victoire.

Simone Velasco (XDS Astana) : Explosif et régulier.

Jon Barrenetxea (Movistar) : Le facteur X basque.

Héctor Álvarez (Sélection Espagnole) : 19 ans, le phénomène de demain.

Les cartes surprises :

Victor Lafay, s’il retrouve ses jambes de 2023 ; Matyáš Kopecký pour un coup de bordure ; et évidemment, Matej Mohorič sur une échappée lointaine.

Quelle est la question qui divise déjà les suiveurs ?

Tom Pidcock est-il vraiment à l’abri d’un piège tactique sur cette édition ?

Son équipe, certes renforcée, manque d’un véritable plan B roulant face au rouleau compresseur d’UAE. Et si Wellens sacrifiait ses équipiers pour user Pidcock dès le Bermejo avant de placer Soler dans la descente ? Vous, amis lecteurs, quel est votre duo gagnant pour le général ? Pidcock-Wellens, ou un outsider comme Bilbao ? Réagissez en commentaires.

Le Tour de Murcie 2026 est plus qu’une simple course de reprise. C’est le premier grand rendez-vous de la saison européenne, celui où les promesses de l’hiver se transforment en résultats. Le format court, les pentes explosives, et ce casting de rêve en font le laboratoire tactique du cyclisme 2026. Rendez-vous vendredi 13 février pour le coup d’envoi. Murcie n’a jamais été aussi peuplée de géants.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour de Murcie 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
1, PIDCOCK, Thomas
2, MEURISSE, Xandro
3, BAX, Sjoerd
4, DONOVAN, Mark
5, LIEPIŅŠ, Emīls
6, HERMANS, Quinten
7, VAN MOER, Brent

Bahrain – Victorious (WT) ✅
11, BILBAO, Pello
12, MOHORIČ, Matej
13, BORGO, Alessandro
14, GRADEK, Kamil
15, ERŽEN, Žak
16, STOCKWELL, Oliver
17, VALTER, Attila

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
21, WELLENS, Tim
22, COSNEFROY, Benoît
23, SOLER, Marc
24, ARRIETA, Igor
25, SAMBINELLO, Enea
26, JOHANSEN, Julius
27, DIJKMAN, Daan

Soudal Quick-Step (WT) ✅
31, PEDERSEN, Casper
32, RACCAGNI NOVIERO, Andrea
33, SVRČEK, Martin
34, ZAFRA, Marc
35, SCHOOFS, Jasper
36, SOENENS, Viktor
37, VALJAVEC, Erazem

XDS Astana Team (WT) ✅
41, CONCI, Nicola
42, TONEATTI, Davide
43, SILVA, Guillermo Thomas
44, VELASCO, Simone
45, MELLANO, Ludovico Maria
46, NEGRENTE, Mattia
47, ZANINI, Simone

Movistar Team (WT) ✅
51, LÓPEZ, Juan Pedro
52, GARCÍA PIERNA, Raúl
53, ARCAS, Jorge
54, BARRENETXEA, Jon
55, CEPEDA, Jefferson Alveiro
56, CUBILLAS, Javier
57, VILLATE, Ibai

Lotto Intermarché (WT) ✅
61, GRIGNARD, Sébastien
62, MENTEN, Milan
63, TOUSSAINT, Wouter
64, ROTA, Lorenzo
65, VAN DE WYNKELE, Lorenz
66, EEMAN, Kamiel
67, VAN GILS, Lucas

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
71, PÉREZ, César
72, HO, Yen Yi
73, CARRASCOSA, Pablo
74, IRIBAR, Unai
75, RAMOS, Unai
76, RUIZ, Ibon
77, RETEGI, Mikel

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
81, GEERAERTS, Ferre
82, LANHOVE, Milan
83, VANDENBRANDEN, Noah
84, VAN DEN HAUTE, Milan
85, VANDENABEELE, Henri
86, VANHOOF, Ward
87, VERCOUILLIE, Victor

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
91, CONFORTI, Lorenzo
92, MAGLI, Filippo
93, MANENTI, Marco
94, MARCELLUSI, Martin
95, PALETTI, Luca
96, TURCONI, Filippo
97, ZANONCELLO, Enrico

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
101, BOARDMAN, Samuel
102, MCDONALD, Brody
103, HAUG, Kieran
104, LASKER, Harry
105, LÓPEZ, Ian
106, MCGILL, Scott
107, TOWERS, Lucas

Lucky Sport Cycling Team (CT) ✅
111, EVERTSEN-HEGREBERG, Simen
112, KAGEVI, Carl
113, MELLBY, Joel
114, KÄLLBERG, Axel
115, LENNARTSSON, Hugo
116, REINHOLD, Vilgot
117, NIELSEN, Max

TotalEnergies (PRT) ✅
121, LEROUX, Samuel
122, BRUNEL, Alexys
123, DELBOVE, Joris
124, BOULAHOITE, Rayan
125, JOUSSEAUME, Alan
126, VERCHER, Mattéo
127, GACHIGNARD, Thomas

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
131, ŤOUPALÍK, Adam
132, VENTURINI, Clément
133, VERSCHUREN, Killian
134, KOPECKÝ, Matyáš
135, EIKING, Odd Christian
136, GELEIJN, Owen

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
141, AGIRRE, Jon
142, AZNAR, Unai
143, VAN DER TUUK, Danny
144, SUTTON, Louis
145, UGARTE, Gari
146, MURGUIALDAY, Jokin
147, LASTRA, Jonathan

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
151, ARRIOLABENGOA, Julen
152, BOU, Joan
153, NICOLAU, Joel
154, DARDER, Sergi
155, FERNÁNDEZ, Samuel
156, LOSPITAO, Pablo
157, IBÁÑEZ, Javier

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
161, DE LA CALLE, Hugo
162, MACÍAS, César
163, ALLENO, Clément
164, FERNÁNDEZ, Sinuhé
165, BURNETT, Josh
166, FAJARDO, Adrián
167, GARCÍA PIERNA, Carlos

Petrolike (CT) ✅
171, CAICEDO, Jonathan Klever
172, ZARATE, Michael
173, PONOMAR, Andrii
174, PRIETO, José Juan
175, PRIETO, José Antonio
176, CALLEJAS, Edison Alejandro
177, QUINTERO, Juan Diego

Equipe d’Espagne (NAT) ✅
181, GARCÍA, Álvaro
182, ÁLVAREZ, Héctor
183, URKAREGI, Eñaut
184, TORRES, Marc
185, MARTÍN, Marco
186, DIAZ, Dario
187, PINA, Jose Maria

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Tour de La Provence 2026 : Pourquoi la Montagne de Lure va couronner un nouveau roi

Entre tradition et renouveau, le Tour de la Provence 2026 lance un défi brutal aux ambitieux. Avec seulement trois étapes, la course se jouera sur les pourcentages impitoyables de la Montagne de Lure. En l’absence du vainqueur sortant Mads Pedersen, blessé, une génération de grimpeurs avides envisage de saisir sa chance. Voici le décryptage tactique et les noms qui feront l’histoire de cette 10e édition.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils d’étapes
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Le casting 2026 : Un plateau en équilibre parfait entre expérience et faim

La Provence 2026 présente un visage radicalement différent des dernières éditions. L’absence du double tenant du titre, Mads Pedersen, ouvre grand les portes du podium. De notre analyse, la réduction à 17 équipes (5 WorldTeams, 6 ProTeams, 6 Continentale) crée un écosystème compétitif unique, où les outsiders ont les armes pour bousculer l’élite.

L’enjeu est crucial pour les WorldTeams en début de saison : valider l’état de forme sans se brûler. Pour les ProTeams et Continentales, c’est une vitrine inestimable. Cette diversité, caractéristique des courses françaises de début d’année, promet une course ouverte et imprévisible entre Marseille et Arles.

La stratégie des équipes : Quelles cartes à jouer avant l’ultime ascension ?

La course se décantant inéluctablement sur les pentes de la Montagne de Lure, la gestion des deux autres étapes devient un jeu d’échecs. Les équipes avec un favori pur grimpeur, comme Decathlon CMA CGM avec Matthew Riccitello, devront contrôler sans gaspiller. À l’inverse, une formation comme INEOS Grenadiers, alignant un rouleur-grimpeur de la trempe de Dorian Godon et le jeune phénomène Axel Laurance, pourra jouer l’agression et tenter de prendre des bonifications. La question est la suivante : Une équipe peut-elle se permettre de laisser filer un groupe fort avant Lure, ou le général se jouera-t-il uniquement sur cette seule montée ?

L’analyse des favoris : Un trio de tête sous très haute tension

⭐⭐⭐ Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM) : L’homme de la situation pour sa course de rentrée. Statistiquement, le profil de la Montagne de Lure (13.3 km à 6.5%, avec des passages à 9%) correspond à son gabarit de grimpeur pur. Son transfert chez Decathlon CMA CGM, structure réputée pour son approche scientifique, pourrait lui offrir le dernier pourcent décisif. Sa 5e place au dernier Tour d’Espagne et son maillot blanc confirment son statut. La pression est immense, mais le parcours lui tend les bras.

⭐⭐ Guillaume Martin- Guyonnet (Groupama-FDJ United) : Le pari de la rage, après un début de saison en Australie. L’année 2025 a été en demi-teinte pour « Le philosophe ». Son arrivée à la Groupama-FDJ United s’est accompagnée d’une reprise ultra-précoce, signe d’une volonté farouche de reconquête. La Provence est son terrain d’expression idéal. Moins pur grimpeur que Riccitello, il compense par une expérience et une lecture de course supérieures. Une victoire ici serait un signal fort pour la suite de sa saison.

⭐⭐ Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers) : L’Énigme de ce début d’année. Sur le papier, le 5e du Tour de France 2023 et vainqueur d’étape sur Alpe d’Huez est l’homme le plus fort du plateau. Mais sa saison 2025, blanche, émaillée de pépins, et sa traditionnelle montée en puissance progressive interrogent. Son calendrier « très français » en vue du Tour indique une volonté de construire la confiance. Peut-il forcer son destin dès février ? Son niveau réel est le grand inconnu de cette édition.

Les outsiders qui peuvent tout bouleverser

Aurélien Paret-Peintre (Decathlon CMA CGM) : L’atout maître de l’équipe française. Si Riccitello est marqué ou a un jour sans, « APP » a prouvé qu’il pouvait viser le Top-5 sur ce type de course. Son rôle sera ambigu : équipier de luxe ou joker ?

Wout Poels (Unibet Rose Rockets) : Le vieux sage sous ses nouvelles couleurs. Le Néerlandais, vainqueur de grandes classiques ardennaises et toujours redoutable dans les ascensions longues, apporte une expérience inestimable à sa jeune équipe ProTeam. Sa condition est toujours au rendez-vous en début d’année.

Mattias Vacek (Lidl-Trek) : L’homme-sandwich. Vainqueur du Tour de Wallonie l’an dernier, le Tchèque est l’arme absolue sur un parcours accidenté mais pas excessivement pentu. Si la course se décante moins que prévu à Lure, sa pointe de vitesse en côte en fait un candidat sérieux pour le podium, voire plus.

Les espoirs tricolores, comme Thomas Champion (St Michel – Preference Home – Auber93) ou Nicolas Breuillard (TotalEnergies), auront-ils la liberté de courir pour leur propre compte, ou devront-ils se sacrifier pour leurs leaders ?

Le parcours et son verdict inéluctable : Pourquoi tout se jouera à Lure

Le tracé 2026 suit une logique implacable. Les étapes 1 et 3, de Marseille à Arles et ses alentours, sont taillées pour les baroudeurs et les puncheurs. Elles offriront de spectaculables échappées et peut-être des écarts minimes au général. Mais l’histoire retiendra la deuxième journée de course et l’ascension finale vers la station de Lure, au départ de Forcalquier. Cette montée, longue et régulière, ne pardonne aucune faiblesse. Elle élimine les purs rouleurs et récompense le grimpeur le plus fort du jour, sans appel. C’est un final digne d’un weekend ardennais greffé sur une course d’ouverture.

Pronostic et scénario : Qui sourira sous le soleil de Provence ?

La conjoncture fait de Matthew Riccitello le favori logique. Il a le profil, l’équipe et la soif. Cependant, la Provence réserve toujours des surprises. Guillaume Martin, libéré de toute pression, pourrait tirer profit d’une course nerveuse pour creuser un écart avant Lure. La vraie bataille se jouera peut-être dans la roue de l’Américain.

Notre verdict : Victoire de Matthew Riccitello, qui officialisera son statut de nouveau patron des courses par étapes courte. Guillaume Martin complètera le podium, peut-être accompagné d’un Carlos Rodriguez qui surprendra par sa condition précoce. Une certitude : le nom inscrit sur le trophée succédant à Mads Pedersen inaugurera un nouveau cycle, celui des grimpeurs en Provence. L’ère du sprint est révolue, place à l’ascension.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour de La Provence 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Lidl – Trek (WT) ✅
1, VACEK, Mathias
2, GEOGHEGAN HART, Tao
3, MOLLEMA, Bauke
4, KRAGH ANDERSEN, Søren
5, BERNARD, Julien
6, OOMEN, Sam
7, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
11, PARET-PEINTRE, Aurélien
12, RICCITELLO, Matthew
13, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
14, NAESEN, Oliver
15, VAN BYLEN, Liam
16, DEWULF, Stan
17, DAHL, Marius Innhaug

Groupama – FDJ United (WT) ✅
21, MARTIN, Guillaume
22, GERMANI, Lorenzo
23, AGNOLETTO, Blake
24, LOULERGUE, Victor
25, FOUCHER, Esteban
26, DAUMAS, Rémi
27, FONTAINE, Titouan

INEOS Grenadiers (WT) ✅
31, GODON, Dorian
32, LAURANCE, Axel
33, LANGELLOTTI, Victor
34, RODRÍGUEZ, Carlos
35, DE PLUS, Laurens
36, AUGUST, Andrew
37, RIVERA, Brandon Smith

EF Education – EasyPost (WT) ✅
41, POWLESS, Neilson
42, LAMPERTI, Luke
43, LEONARD, Michael
44, HLADY, Gavin
45, PATTINSON, Tomos
46, GOLLIKER, Joshua
47, CARSTENSEN, Magnus

Cofidis (PRT) ✅
51, RENARD, Alexis
52, BUCHMANN, Emanuel
53, PAGE, Hugo
54, MEEHAN, Jamie
56, CARR, Simon
57, ZAMPERINI, Edoardo

TotalEnergies (PRT) ✅
61, TURGIS, Anthony
62, BREUILLARD, Nicolas
63, TESSON, Jason
64, LE BERRE, Mathis
65, MANZIN, Lorrenzo
66, MARCEROU, Nicola

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
71, POELS, Wout
72, PETER, Jannis
73, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
74, MÜLLER, Tobias
75, FOUGNER, Eivind Broholt
76, JOHANNINK, Jelle
77, SAVIOZ, Colin

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
81, CHAMPION, Thomas
82, BÉNÉTEAU, Lucas
83, CARDIS, Romain
84, GUGLIELMI, Simon
85, LECROQ, Jérémy
86, VAN NIEKERK, Morné
87, BERGER, Antoine

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
91, TENDON, Arnaud
92, OOSTERLINCK, Joes
93, JARNET, Maxime
94, CAPRON, Rémi
95, ÅRNES, Daniel
96, AVOINE, Kévin
97, MOLLY, Kenny

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
101, MARIAULT, Axel
102, SANLAVILLE, Mathias
103, GUÉGAN, Maël
104, FAYOLLE, Jean-Loup
105, WALTON, Jonas
106, CHAUSSINAND, Joris

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
111, HÄNNINEN, Jaakko
112, KONIJN, Alexander
113, MAINGUENAUD, Tom
114, HUYS, Laurens
115, GILLET, Baptiste
116, PAPON, Victor
117, DAVY, Clément

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
121, BAIS, Mattia
122, BESSEGA, Tommaso
123, CRESCIOLI, Ludovico
124, TERCERO, Fernando
125, MUÑOZ, Francisco
126, PESENTI, Thomas
127, SEVILLA, Diego Pablo

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
131, CIPOLLINI, Edoardo
132, VERRE, Alessandro
133, BRACALENTE, Diego
134, CRETTI, Luca
135, VALENT, Márk
136, MAKRAI, Bálint
137, PEÁK, Barnabás

Team Novo Nordisk (PRT) ✅
141, DE GRAEVE, Quinten
142, MCDONALD, Bailey
143, PERON, Andrea
144, POLI, Umberto
145, RIDOLFO, Filippo
146, IRVINE, Declan
147, WATTELLE, Célestin

XDS Astana Development Team (CT) ✅
151, CHAMPOUSSIN, Clément
152, SCALCO, Matteo
153, BASSET, Pierre-Henry
154, WANG, Gustav
155, ZANUTTA, David
156, DELLE VEDOVE, Alessio
157, FOFONOV, Artem

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Tour d’Oman 2026 : Classement général final


Pendant cinq jours, le Tour d’Oman 2026 a cru appartenir à un sprinteur colombien ressuscité, un baroudeur français illuminé, puis un puncheur suisse solide. Puis est venue l’heure de vérité. Sur les pentes infernales du Jebel Akhdar, Christian Scaroni n’a pas seulement remporté l’étape-reine : il a cueilli un maillot rouge et signé l’acte de naissance d’un nouveau leader pour XDS-Astana. Récit d’un renversement de pouvoir et analyse d’un classement général final qui redistribue les cartes du début de saison.

Le classement général final du Tour d’Oman 2026

  1. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team en 19:33:16
  2. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +0:24
  3. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  4. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
  5. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla m.t.
  6. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:45
  7. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:52
  8. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +0:53
  9. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +1:06
  10. ROULAND LOUIS, Cofidis +1:07
  11. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +1:12
  12. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:15
  13. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +1:50
  14. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +1:52
  15. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché +1:59
  16. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:04
  17. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +2:23
  18. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +2:31
  19. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché +3:05
  20. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +3:07
  21. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +3:11
  22. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +3:15
  23. BOUCHARD GEOFFREY, TotalEnergies m.t.
  24. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH +3:21
  25. TORRES PABLO, UAE Team Emirates – XRG +3:22
  26. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +3:25
  27. BONNET THOMAS, TotalEnergies +3:37
  28. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team +4:53
  29. MAISONOBE SAM, Cofidis +5:34
  30. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +5:35
  31. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +5:41
  32. QUARTUCCI LORENZO, Burgos Burpellet BH +5:56
  33. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team +5:57
  34. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +6:19
  35. THIERRY PIERRE, TotalEnergies +6:48
  36. BRAET VITO, Lotto Intermarché +7:00
  37. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH +7:13
  38. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +8:11
  39. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +8:23
  40. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +8:57
  41. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility +9:13
  42. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +9:39
  43. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +9:48
  44. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step +9:54
  45. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +10:05
  46. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost +10:14
  47. GRÉGOIRE BAPTISTE, Groupama – FDJ United +10:24
  48. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United +10:28
  49. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA +10:32
  50. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +10:46
  51. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +11:08
  52. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +11:36
  53. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team +11:53
  54. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost +12:02
  55. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +12:16
  56. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +12:17
  57. HOWSON DAMIEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +12:20
  58. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +12:58
  59. PROIETTI GAGLIARDONI MATTIA, Movistar Team +13:13
  60. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +13:15
  61. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility +13:30
  62. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché +13:36
  63. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla +13:40
  64. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché +13:46
  65. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +13:57
  66. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility +14:05
  67. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +14:29
  68. LÓPEZ HAROLD MARTÍN, XDS Astana Team +16:23
  69. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +16:33
  70. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +16:36
  71. DE VYLDER LINDSAY, Alpecin-Premier Tech +17:18
  72. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +17:43
  73. GOOSSENS SIMON, Alpecin-Premier Tech +17:51
  74. SVARRE TOBIAS, Alpecin-Premier Tech +18:03
  75. THIJSSEN GERBEN, Uno-X Mobility +18:21
  76. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies +18:33
  77. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech +18:39
  78. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH +18:54
  79. GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike +19:08
  80. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA +19:21
  81. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +20:22
  82. COQUARD BRYAN, Cofidis +20:38
  83. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +21:06
  84. LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies +23:24
  85. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step +23:26
  86. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike +23:45
  87. DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step +24:45
  88. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +25:43
  89. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA +25:44
  90. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost +27:38
  91. DEBEAUMARCHÉ NICOLAS, Cofidis +27:52
  92. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla +28:01
  93. BADILATTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +28:15
  94. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis +32:11
  95. PRICE-PEJTERSEN JOHAN, Alpecin-Premier Tech +32:47
  96. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché +32:51
  97. KAMP ALEXANDER, Uno-X Mobility +33:31
  98. VANGHELUWE WARRE, Soudal Quick-Step +36:28
  99. SENTJENS SENTE, Alpecin-Premier Tech +38:28
  100. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla +38:52
  101. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +40:30
  102. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +40:50
  103. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG +41:00
  104. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility +43:02
  105. AL RIYAMI MAZIN, Oman +50:49
  106. AL HABSI ASAD, Oman +1:01:03
  107. AL-WAHIBI MOHAMMED, Oman +1:04:03
  108. ALYAQOOBI ABDULRAHMAN, Oman +1:09:16
  109. AL HABSI HAZAA, Oman +1:16:04

109 coureurs classés sur 123 partants lors de la 1ère étape.

Comment Christian Scaroni a-t-il inversé la hiérarchie du cyclisme italien en 5 jours ?

Il était minuit moins une pour le cyclisme transalpin. Depuis le crépuscule des Vincenzo Nibali et des Diego Ulissi, l’Italie cherchait un patron de courses d’une semaine, un homme capable de transformer une échappée en succès et un leadership en trophée. Christian Scaroni, 28 ans, deuxième la veille de l’ultime étape au classement provisoire du Tour d’Oman, ne figurait dans pas dans la liste des principaux favoris à la victoire finale.

Selon nos archives, le natif de Brescia n’avait jamais fait mieux qu’une 8e place au général sur une course WorldTour. Pourtant, mercredi, sur les 5,7 kilomètres de bitume omanais incliné à 10,4 %, il a fait mieux que gagner : il a absorbé.

Là où Adam Yates a attaqué avec la fureur du double tenant, Scaroni a répondu avec la patience du joueur d’échecs. Là où Mauro Schmid s’est arc-bouté sur son vélo jusqu’à la rupture, l’Italien a gardé ce rythme de métronome qui ne pardonne pas.

Le syndrome du favori : Yates a-t-il perdu le Tour d’Oman dans les 3,5 derniers kilomètres ?

Revenons à ce moment charnière. 3,5 kilomètres du sommet. Le Jebel Akhdar, montagne verte aux reflets brûlés, vient d’avaler les derniers survivants de l’échappée matinale. Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) se lève sur les pédales.

Son accélération est chirurgicale. Selon les données télémétriques recueillies, le Britannique a probablement flirté avec les 6,4 w/kg pendant près de 90 secondes. Schmid craque instantanément. Quintana, qui tentait un baroud d’honneur à 36 ans, est avalé. Mais dans la roue du leader d’UAE, deux hommes respirent encore : Cristian Rodríguez et Christian Scaroni.

Le problème, lorsqu’on est un lion qui charge trop tôt, c’est qu’on épuise sa gazelle avant même d’avoir atteint le point d’eau. Yates a fait le forcing, mais il a aussi fait le vide autour de lui… à l’exception de ses deux poursuivants immédiats. Une erreur de management d’effort que l’ancien leader de la formation émiratie paiera cash dans les 500 derniers mètres.

L’effet miroir Astana : Pourquoi le doublé de Scaroni et Rodríguez est un cas d’école

« Je savais que Cristian était là. Nous n’avons pas échangé un mot. Il a vu que Yates faiblissait, il a accéléré. J’ai attendu 200 mètres de plus. » Cette phrase de Christian Scaroni, livrée dans l’euphorie de la ligne d’arrivée, contient toute la substantifique moelle de cette victoire. Car le doublé XDS-Astana sur cette 5e étape (Scaroni devant Rodríguez, Yates relégué à 6 secondes) n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat d’un planning hivernal méticuleux.

Recruté à l’intersaison en provenance d’Arkéa-B&B Hôtels, Cristian Rodríguez (30 ans) n’est pas un simple équipier. L’Espagnol, classé à deux reprises 13e du Tour d’Espagne, est un grimpeur capable de tenir 25 minutes à 6,2 w/kg. En se sacrifiant pour neutraliser les vagues Yates, en doublant Plapp dans les ultimes hectomètres, il a offert à Scaroni l’écrin parfait pour son accélération finale.

Une question à nos lecteurs : À l’heure des super-équipes aux trains ultra-rodés, l’abnégation d’un lieutenant comme Cristian Rodríguez est-elle devenue l’arme fatale pour détrôner les favoris ? Répondez en commentaire.

Pourquoi le classement général final reflète une édition 2026 historique

Ce Tour d’Oman 2026 restera dans les annales comme l’une des éditions les plus ouvertes de la dernière décennie. Non pas par la variété des vainqueurs d’étape (cinq coureurs différents, c’est la norme), mais par la densité du leadership.

Schmid, le prince sans couronne : 4e dans le même temps que Yates

44 secondes. C’est l’écart qui sépare Mauro Schmid (Jayco-AlUla) de la victoire finale. Mais c’est aussi le temps qui le place à égalité… avec Adam Yates, à la 3e place. Le Suisse de 26 ans a porté le maillot rouge durant trois jours (2 étapes). Il a vaincu à Eastern Mountain.

Son classement final (4e) est un paradoxe : défaite mathématique, mais victoire symbolique. Dans l’entretien qu’il a accordé après l’arrivée, l’ancien coureur de la Quick-Step a avoué avoir « touché ses limites », mais sans jamais sombrer. Verdict ? Schmid n’est pas un grimpeur pur, mais il est désormais un leader de courses WorldTour à part entière.

Veistroffer, la chute d’Icare et la résurrection française

Pendant 24 heures, Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché) a porté le maillot de leader. Son numéro en solitaire sur Yitti Hills, cette chevauchée fantastique de 185 kilomètres dont 15 seul face au peloton, restera comme l’un des plus grands exploits de l’histoire de la course omanaise.

Selon nos données, le Français de 25 ans a passé 4h22 en tête de la 2e étape, un record absolu depuis la renaissance du Tour en 2019. Sa chute au classement général (65e final, à 13’57) n’entame en rien le prestige de son périple. Bien au contraire : elle valide l’idée que le cyclisme moderne, malgré ses algorithmes et ses capteurs de puissance, reste le terrain de jeu privilégié des francs-tireurs.

Les enseignements majeurs : Que nous apprend ce général 2026 sur la saison à venir ?

UAE, le paradoxe : vainqueur de 2 étapes, battu au général

Avec Juan Sebastián Molano (vainqueur de la 1re étape) et une omniprésence tactique tout au long de l’épreuve, UAE Team Emirates XRG a réalisé un Tour d’Oman statistiquement abouti. Sept victoires depuis le début de saison, une machine huilée, un collectif rôdé. Pourtant, Adam Yates termine 3e, sans jamais avoir semblé en mesure de contester la suprématie de Scaroni dans l’ascension finale.

Le constat est implacable : sur une montée courte et explosive, la puissance individuelle prime sur la force collective. UAE avait l’armada, Astana avait le timing.

La relève du sprint français est arrivée… et elle est normande

Si l’on regarde le général, Emmanuel Houcou (Pinarello Q36.5) n’apparaît pas. Mais sa 2e place sur la 4e étape, derrière Erlend Blikra et devant Molano, est un séisme silencieux. À 22 ans, l’ancien espoir d’Arkéa a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec l’élite mondiale sur un sprint massif. Dans un cyclisme français en quête de successeurs à Nacer Bouhanni et Arnaud Démare, le signal est fort.

XDS-Astana, l’équipe la plus intelligente du peloton ?

La formation kazakhe place trois hommes dans le Top 11 final (Scaroni, Rodríguez, Ulissi). Elle remporte le classement par équipes avec 2’46’ d’avance sur la Team Jayco AlUla. Elle a su gérer un leadership éclaté, sans jamais tomber dans la lutte intestine.

Question ouverte à la communauté : XDS-Astana doit-elle désormais construire toute sa première partie de saison autour de Scaroni, ou conserver ce modèle de « polyphonie » qui a fait sa force à Oman ? Le débat est lancé.

Le Tour d’Oman 2026, miroir d’un cyclisme en mutation

Ce général final ne ressemble à aucun autre. Il y a un Italien qui s’éveille, un Espagnol qui se sacrifie, un Suisse qui se révèle, un Français qui rêve et un Britannique qui doute.

Mais il y a surtout une certitude : le cyclisme des courses d’une semaine a changé de main. L’époque où les purs grimpeurs écrasaient tout sur des pentes interminables est révolue. Aujourd’hui, pour gagner Oman, il faut être puncheur, rouleur, gestionnaire. Il faut savoir attendre, économiser, et frapper au moment où le lion a les poumons en feu.

Christian Scaroni a attendu 28 ans pour ce moment. Mais quand il a frappé, le Jebel Akhdar a tremblé. Et l’Italie, enfin, a retrouvé un patron.

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Tour d’Oman 2026, étape 5. Christian Scaroni, l’homme qui a fait plier le Jebel Akhdar et Adam Yates

Sur les pentes infernales de Green Mountain, Christian Scaroni n’a pas seulement gagné une course, il a donné un avertissement. Vainqueur de la 5e étape et du général du Tour d’Oman 2026, l’Italien de XDS-Astana a livré une leçon de gestion tactique face à un Adam Yates déchaîné. Retour sur une démonstration qui propulse Scaroni dans une nouvelle dimension, et sur une équipe Astana qui vient de trouver son patron pour les grands rendez-vous.

Lire aussi : Parcours, étapes, profils, favoris, engagés et diffusion TV du Tour d’Oman

Christian Scaroni, arc-bouté sur ses cocottes, le regard fixé sur cette ligne blanche qui semblait reculer à chaque coup de pédale. Autour de lui, un monument en perte de vitesse (Adam Yates), un équipier espagnol prêt à se damner pour lui (Cristian Rodríguez), et le fantôme d’un leader suisse (Mauro Schmid) lâché dans les pourcentages à deux chiffres du Jebel Akhdar.

Nous sommes mercredi, sur les hauteurs d’Oman, et nous venons d’assister à l’avènement d’un nouveau patron.

Non, Christian Scaroni (28 ans) n’a pas volé ce Tour d’Oman 2026. Il l’a construit brique par brique, watt par watt, dans une 5e étape qui restera comme un cas d’école dans les manuels de tactique. Oubliez les récits poussiéreux des victoires acquises en solitaire au sommet. Ici, la victoire s’est négociée dans le collectif, dans la confiance et dans un timing parfait. Voici l’histoire secrète de ce doublé.

Tour d’Oman 2026 : Pourquoi le Jebel Akhdar a-t-il changé de main ?

Le piège de la « Montagne Verte »

Avec ses 5,7 km à 10,4 % de moyenne, le Jebel Akhdar est un juge de paix impitoyable. C’est un col qui ne pardonne rien, ni les fins de stage, ni les espoirs trop tôt dévoilés.

Pourtant, à l’approche du pied de l’ascension, beaucoup voyaient Mauro Schmid (Jayco-AlUla) résister. Leader avec seulement 4 secondes d’avance sur Scaroni, le Suisse avait réussi l’exploit de prendre la barre sans être un grimpeur pur-sang. Mais sur ces pentes, les illusions s’évaporent plus vite que l’eau sur le bitume omanais.

Le syndrome du double tenant

Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) est arrivé sur cette ligne de départ avec un statut écrasant. Double vainqueur sortant. Leader d’une armada. La pression de performer immédiatement après son transfert chez UAE. Selon les données et statistiques de TodayCycling, Yates affichait une puissance estimée supérieure à 6,3 w/kg dans ses premières attaques. Du lourd. Du très lourd.

Mais Yates a commis l’erreur classique du champion qui veut trop montrer sa supériorité trop tôt. En lançant le forcing à 3,5 km du sommet, il a certes éliminé Schmid (magnifique, mais définitivement hors de sa zone de confort), mais il a aussi joué le rôle de poisson-pilote idéal pour le requin qui le suivait.

Christian Scaroni : La stratégie du « faussaire » ?

Rester dans la roue pour mieux tuer le match

Il y a deux types de grimpeurs. Ceux qui attaquent pour impressionner, et ceux qui suivent pour gagner. Christian Scaroni (XDS-Astana) appartient à la seconde catégorie, la plus redoutable.

Son style n’est pas académique. Scaroni, visage fermé, buste fixe, accroché au sommet de son cintre, a laissé Yates labourer le bitume.

Son premier fait de guerre ? Ne pas paniquer quand Yates a attaqué. Son deuxième fait de guerre ? Avoir compris que Cristian Rodríguez n’était pas un simple équipier, mais un lieutenant de luxe.

L’effet miroir Astana

Quand Rodríguez a doublé Plapp dans les 200 derniers mètres pour signer le doublé sur l’étape, beaucoup y ont vu un simple exploit individuel. C’est une erreur d’analyse. C’est le résultat d’un plan.

Souvenez-vous. Début 2026, XDS-Astana mise gros. Le recrutement de Cristian Rodríguez, ancien d’Arkéa-B&B Hotels, n’est pas un hasard. Rodríguez est un grimpeur capable de tenir 20 minutes à haute intensité, mais c’est surtout un finisseur. En se sacrifiant pour contrôler les vagues Yates derrière Scaroni, il a permis à l’Italien d’arriver frais dans le dernier kilomètre. Une abnégation rare, qui place désormais Rodríguez comme le meilleur équipier de montagne du circuit.

Classement final : Le podium a-t-il un goût d’inachevé ?

Yates, le bronze qui interroge

Adam Yates complète le podium à 44 secondes. Un résultat honorable sur le papier, mais amer dans le détail. Le Britannique était le plus fort du quatuor de tête, statistiquement. Pourtant, il termine 4e de l’étape et 3e au général.

C’est la dure loi du cyclisme moderne : on ne gagne pas une course à deux, et on ne la gagne pas tout seul. Si UAE avait placé un équipier capable de suivre dans le dernier kilomètre pour prendre relais ou contrer Scaroni, l’histoire s’écrivait différemment. Mais le désert omanais est aussi celui des illusions.

Schmid, l’homme du contre-la-montre inversé

On ne peut évoquer ce classement sans saluer la résistance de Mauro Schmid. 4e du général à 44 secondes. Le Suisse de Jayco-AlUla a littéralement tenu sur les jambes et le mental. S’il n’a pas le profil du grimpeur andin, sa régularité sur les trois premiers actes lui a offert un écrin de trois jours en jaune.

Une question à nos lecteurs : Selon vous, Mauro Schmid a-t-il atteint son pic de carrière avec cette 4e place, ou peut-il franchir un cap supplémentaire sur des courses World Tour plus sélectives ? Répondez en commentaire.

Pourquoi ce succès est différent des autres

Christian Scaroni n’avait jamais gagné d’étape sur un Tour d’Oman. Mieux : avant 2026, son meilleur classement général sur une course par étapes était une 8e place anonyme.

Selon les données internes de son équipe, Scaroni a atteint cet hiver des pics de puissance en endurance inédits dans sa carrière. Là où il plafonnait souvent sur les longues sorties, il a désormais la capacité d’enchaîner 4 jours d’effort intense sans défaillance physiologique.

Le cyclisme est un sport de chiffres, mais aussi de regards. Scaroni a grandi. À 28 ans, il est entré dans l’âge du management de course. Il ne dépense pas une calorie pour un regard, ne s’énerve pas sur une attaque lointaine. Il économise, évalue, exécute.

L’Italie tient-elle enfin son successeur ?

Le cyclisme italien attendait un signe. Entre les sprinteurs vieillissants et les talents qui peinent à confirmer, la Botte cherchait un patron pour les courses d’une semaine.

Avec ce doublé au Tour d’Oman 2026, Christian Scaroni envoie un signal clair. Non, il ne remplacera pas les grands noms du passé sur les Grands Tours. Mais sur les terrains escarpés et les formats compacts (Oman, Burgos, Algarve), l’Italien vient de démontrer qu’il était capable de plier une course en une seule montée.

Dernière question, en toute subjectivité : Pensez-vous que l’équipe XDS-Astana doit faire du Tour d’Oman 2026 le point de départ d’un leadership clair pour Scaroni sur les Ardennaises, ou garder un rôle d’équipier pour les sprints ? Le débat est ouvert.

Christian Scaroni, vainqueur au Jebel Akhdar. Le nom restera. L’image aussi.

Classement Tour d’Oman 2026, étape 5 – Top 20

  1. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team les 155,9 km en 3:23:19 (46 km/h)
  2. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +0:03
  3. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +0:06
  4. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +0:13
  6. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:16
  7. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:26
  8. ROULAND LOUIS, Cofidis +0:29
  9. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step +0:30
  10. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  11. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:38
  12. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  13. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
  14. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché +0:48
  15. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  16. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +0:51
  17. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  18. BONNET THOMAS, TotalEnergies +0:56
  19. BOUCHARD GEOFFREY, TotalEnergies +1:05
  20. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla m.t.

Classement général final – Top 20

  1. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team en 19:33:16
  2. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +0:24
  3. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  4. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
  5. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla m.t.
  6. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:45
  7. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:52
  8. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +0:53
  9. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +1:06
  10. ROULAND LOUIS, Cofidis +1:07
  11. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +1:12
  12. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:15
  13. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +1:50
  14. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +1:52
  15. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché +1:59
  16. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:04
  17. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +2:23
  18. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +2:31
  19. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché +3:05
  20. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +3:07

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Tour d’Oman 2026, étape 4. Erlend Blikra surgit de l’ombre

Tout était écrit pour un duel entre les trains rodés d’Alpecin et de Jayco. Pourtant, sur la ligne droite surchauffée de Sohar, c’est un outsider norvégien qui a frappé. L’analyse exclusive du sprint parfait d’Erlend Blikra, un coup tactique qui relance toute la dynamique d’Uno-X Mobility et prive Emmanuel Houcou d’un premier succès retentissant. Une leçon de placement et de timing avant l’apothéose de Green Mountain.

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Le jour des opportunistes

Alors que l’ombre du Jebel Al Akhdhar, le « Green Mountain », plane déjà sur le classement général, la quatrième étape du Tour d’Oman 2026 devait être une formalité. Une journée de transition, un sprint massif réglant l’affaire entre les grands noms. La réalité fut tout autre. Sur la Corniche de Sohar, Erlend Blikra a écrit un scénario inattendu, offrant à Uno-X Mobility une victoire aussi précieuse que symbolique et rappelant que dans le chaos des derniers kilomètres, l’intelligence tactique prime parfois sur la puissance brute.

Récit d’une étape sous contrôle… jusqu’à l’explosion finale

Le parcours de 146 km entre Al Sawadi Beach et Sohar, plat comme le désert omanais, ne laissait guère de place au suspens. Dès les premiers kilomètres, un duo courageux se forme : le Polonais Patryk Goszczurny (Visma | Lease a Bike) et le Belge Warre Vangheluwe (Soudal Quick-Step). Leur échappée, troisième en quatre jours pour Goszczurny, est une pure opération de communication et de combativité. Mais avec une avance maximale de trois minutes, le verdict semble scellé.

Pourquoi l’échappée a tenu si longtemps ? Une tactique du peloton ?

Contrôlée sans empressement par les équipes de sprinteurs, notamment Jayco AlUla (protecteur du maillot rouge de Mauro Schmid) et Alpecin-Deceuninck, l’échappée fond pourtant lentement. Fait notable : selon les données de course analysées, la vitesse moyenne avoisina les 45 km/h, un rythme qui dissuadait toute contre-attaque. La vraie question qui a animé les commentaires en direct : le peloton a-t-il sous-estimé la résistance des deux fuyards, jouant avec le feu jusqu’à les reprendre à seulement 2,8 km du but ? Ce timing parfait pour les sprinteurs a paradoxalement créé un chaos propice aux surprises.

Décryptage du sprint : comment Blikra a déjoué tous les pronostics

Le scénario idéal voulait qu’après le gros travail de Jayco, le train ultra-puissant d’Alpecin-Deceuninck ne mène son sprinteur à la victoire. Mais dans les derniers virages, la parfaite mécanique s’est grippée. C’est là qu’Uno-X Mobility, discrète toute la journée, a joué son coup.

La position de génie : « Être juste derrière Alpecin »

Dans son interview post-course, Erlend Blikra a résumé sa stratégie d’une simplicité déconcertante : « Nous ne voulions pas être les premiers, mais nous voulions être juste derrière Alpecin. » Cette phrase est la clé de la victoire. Tandis que les gros trains se neutralisaient, le Norvégien, parfaitement guidé, s’est glissé dans l’angle mort. Positionné sur le côté gauche de la route pour bénéficier d’un vent arrière légèrement favorable, il a lancé son sprint longue distance, à la manière d’un Alexander Kristoff dans ses grandes heures.

Le réveil français : Houcou, une deuxième place qui vaut une victoire

Dans ce chaos, l’exploit vient aussi du jeune Français Emmanuel Houcou (Pinarello Q36.5). À 22 ans, l’ancien espoir d’Arkéa B&B Hôtels, en pleine passe d’armes avec son compatriote Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché), a déclenché une remontée foudroyante sur la droite. Sa deuxième place, devant l’archi-favori Juan Sebastián Molano (UAE Team Emirates XRG), est un signal fort. Cela prouve-t-il que la relève du sprint français, en manque de leaders depuis un certain temps, est enfin prête à éclore au plus haut niveau ?

Classement général : le calme avant la tempête de Green Mountain

Aucun changement en tête : le Suisse Mauro Schmid (Jayco AlUla) conserve son maillot rouge avec une avance de 4 petites secondes sur Christian Scaroni (Astana Qazaqstan Team). Derrière, une vingtaine de coureurs se tiennent en moins d’une minute, dont Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) à 32 secondes, double vainqueur de l’ascension finale.

Les pronostics pour l’étape-reine : qui peut détrôner Schmid ?

L’ascension du Jebel Al Akhdhar (5,7 km à 10,5%) est un test de vérité. Schmid a montré sa forme en gagnant l’étape 3, mais Yates reste l’homme à battre sur cette pente. Les données historiques montrent que les écarts se comptent souvent en dizaines de secondes. La question qui brûle toutes les lèvres : les équipes comme UAE ou Astana vont-elles tenter d’exploser la course dès les pentes précédentes pour évincer Schmid, ou tout se jouera-t-il dans les deux derniers kilomètres infernaux ?

La victoire d’Uno-X : bien plus qu’un simple succès d’étape

Pour Erlend Blikra, c’est le quatrième succès de sa carrière et le plus significatif, loin de ses précédents succès sur le Tour de Langkawi. Pour l’équipe Uno-X Mobility, c’est un message. L’équipe norvégienne, souvent perçue comme animatrice et combative, prouve qu’elle peut aussi gagner des sprints WorldTour avec intelligence, sans le train le plus puissant. Cette victoire donne du grain à moudre à toute une structure et valide sa philosophie de course audacieuse.

Oman, laboratoire des hiérarchies nouvelles

La 4e étape du Tour d’Oman 2026 restera comme celle qui a brouillé les cartes du sprint. Tandis que les favoris marquaient des points, c’est un outsider qui a raflé la mise, et un jeune Français a annoncé son arrivée. Tout est désormais en place pour un final épique sur les pentes de Green Mountain. La leçon de Sohar est claire : en 2026, le cyclisme reste un sport où le collectif le plus riche ne gagne pas toujours, et où un coup bien placé peut tout changer. Le spectacle, désormais, monte en altitude.

Classement Tour d’Oman 2026, étape 4 – Top 20

  1. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility les 146,8 km en 3:09:02 (46,6 km/h)
  2. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  3. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  4. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  5. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  6. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  8. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  9. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  10. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  11. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  12. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  13. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  14. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  15. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  16. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step m.t.
  17. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  18. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  19. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  20. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.

Classement général après la 4e étape – Top 20

  1. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla en 16:10:03
  2. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:04
  3. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +0:09
  4. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:13
  5. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +0:17
  6. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:21
  7. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
  8. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +0:25
  9. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:28
  10. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:30
  11. CASTELLON JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:32
  12. YATES ADAM, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
  14. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +0:39
  15. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +0:44
  16. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +0:47
  17. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +0:51
  18. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +0:55
  19. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +1:05
  20. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché m.t.

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Tour d’Oman 2026 : Le parcours qui va dévoiler les vrais leaders du début de saison

De la côte balayée par le vent aux pentes brutales du Jabal Al Akhdhar (Green Mountain), le Tour d’Oman 2026 est bien plus qu’une simple mise en jambes. Avec un plateau relevé de 11 WorldTeams et la quête d’un triplé historique d’Adam Yates, cette 15e édition promet d’être un laboratoire à haut risque. Notre analyse technique dévoile les étapes clés, les tactiques gagnantes et le duel annoncé entre les grimpeurs-puncheurs et les éléments.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi Oman est devenu le laboratoire des ambitions 2026

Alors que l’hiver européen persiste, le Sultanat d’Oman offre depuis plus d’une décennie un théâtre de vérité ensoleillé. Loin des simples critériums, le Tour d’Oman s’est imposé comme une épreuve à part entière, où la hiérarchie des premiers mois de la saison se dessine sans concession. L’édition 2026, du 7 au 11 février, n’échappe pas à la règle. Avec un tracé éprouvé, presque identique à celui de 2025, l’ASO mise sur la pérennité des difficultés pour forger un palmarès d’élite. La question n’est plus de savoir si le parcours fera la différence, mais qui saura résister à son cocktail détonant de bordures côtières et de pourcentages à deux chiffres. Adam Yates, double tenant du titre, est l’homme à battre, mais un peloton affamé de points UCI et de prestige est prêt à en découdre.

Carte officielle du parcours du Tour d’Oman 2026. Image : @TourofOman_GeoAtlas

Parcours 2026 : Une mécanique implacable en cinq actes

Le génie de ce parcours réside dans son équilibre apparent et sa duplicité. Chaque étape a une vocation claire, mais le vent et la tension nerveuse peuvent tout bouleverser. Le total de 856,3 km est une distance classique, mais l’intensité cumulée des cinq jours est redoutable.

Étape 1 (7 fév. | Ministry of Tourism > Bimmah Sink Hole | 170,9 km) : Le piège côtier

Théorie : Une arrivée pour sprinteurs purs. Pratique : Un tracé rectiligne longeant le Golfe d’Oman, digne des pires journées de l’AlUla Tour. Les équipes solides comme la Soudal Quick-Step ou la Visma-Lease a Bike chercheront-elles à créer l’éventail dès les premiers kilomètres pour éliminer des prétendants au classement général ? La prudence sera de mise, car comme le rappellent les statistiques, une bordure dans cette région peut créer des écarts de plusieurs minutes.

Profil de la 1ère étape du Tour d’Oman 2026.

Lire aussi : Tour d’Oman 2026, étape 1. Juan Sebastian Molano : Pourquoi cette victoire signe la renaissance d’un géant oublié du sprint

Étape 2 (8 fév. | Al Rustaq Fort > Yitti Hills | 191,4 km) : Le réveil des puncheurs

Cette étape est un chef-d’œuvre tactique. Avec l’enchaînement du Jabal Road (3,3 km à 9,2%), du Halamriyah (900m à 9,4%) et de l’arrivée à Yitti Hills (1,6 km à 6,8%), elle est taillée sur mesure pour les coureurs explosifs. L’an passé, Louis Vervaeke (absent cette année) y a créé la surprise en résistant au retour du peloton. Cela montre qu’une offensive lointaine peut porter ses fruits, surtout si les équipes de leaders se regardent. Les puncheurs comme Mauri Vansevenant ou Paul Double en feront-ils un terrain de jeu ?

Profil de la 2e étape du Tour d’Oman 2026.

Lire aussi : Tour d’Oman 2026, étape 2. Baptiste Veistroffer, l’artisan solitaire : comment un baroudeur a écrit sa légende à Yitti Hills

Étape 3 (9 fév. | Samail > Eastern Mountain | 191,3 km) : Premier rendez-vous des grimpeurs

Ici, la hiérarchie commence à se cristalliser. L’ascension finale de l’Eastern Mountain (3,4 km à 8%) est un test de puissance soutenue. Point crucial : le versant emprunté (Misfat Abriyeen) diffère de celui des victoires de Jorgenson (2023) et Gaudu (2025). De nouvelles données à analyser, un nouveau rythme à imposer. C’est souvent sur ce type de montée, ni trop longue ni trop courte, qu’Adam Yates fait des étincelles. Peut-il y asséner un premier coup de maître ?

Profil de la 3e étape du Tour d’Oman 2026.

Lire aussi : Tour d’Oman 2026, étape 3. Eastern Mountain : comment Mauro Schmid a sculpté sa victoire

Étape 4 (10 fév. | Al Sawadi Beach > Sohar | 146,8 km) : La fausse accalmie

Étape la plus courte, théoriquement dévolue aux sprinteurs. Mais après trois jours d’efforts, le peloton sera nerveux. Une « traversée du désert » exposée où les équipes cherchant à défendre un maillot ou à en détrôner un autre pourraient tenter de provoquer la cassure. Une journée à haut risque pour les favoris moins attentifs.

Profil de la 4e étape du Tour d’Oman 2026.

Étape 5 (11 fév. | Nizwa > Jabal Al Akhdhar | 155,9 km) : Le jugement dernier

Comme depuis 2017, tout se joue ici. Le Jabal Al Akhdhar (Green Mountain), avec ses 5,7 km à 10,4% de moyenne et des passages à plus de 13%, est un véritable mur. La largeur de la route, exposant totalement au vent, et l’absence de public en font un effort solitaire et impitoyable. Selon nos données et statistiques, les différences au sommet se chiffrent souvent en dizaines de secondes par kilomètre entre les tout meilleurs et les autres. C’est un test pur de watts/kg, un duel direct que Sepp Kuss rêverait de transformer en procès, mais dont les pourcentages constants profitent peut-être davantage à la régularité d’un Yates.

Profil de la 5e et dernière étape du Tour d’Oman 2026.

Les favoris : Le triplé de Yates, mission impossible ?

La hiérarchie des favoris se dessine selon leur capacité à survivre aux bordures et à exploser sur les pentes courtes et longues.

Le grand favori (⭐⭐⭐⭐⭐) : Adam Yates (UAE Team Emirates XRG). La statistique est implacable : deux participations, deux victoires. Yates maîtrise parfaitement l’exercice omanais. Son équipe, ultra-solide, le protégera des bordures, et sa capacité à produire une puissance constante sur les longs pourcentages (comme au Green Mountain) et à accélérer sur les pentes plus courtes (Eastern Mountain) en fait l’homme à abattre. Un triplé historique est à sa portée.

Les principaux challengers (⭐⭐⭐⭐) :

Sepp Kuss (Visma-Lease a Bike) : La grande interrogation. Les pentes du Green Mountain lui conviennent parfaitement, mais les montées plus courtes des étapes 2 et 3 sont-elles à son goût ? Son équipe saura-t-elle le préserver du vent ? S’il est à 100%, il est le seul capable de distancer Yates sur le dernier kilomètre du final.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : Dauphin en 2025, il connaît la partition. Ce grimpeur poids plume (52 kilos) peut créer la surprise s’il attaque de loin sur le Green Mountain. Son début de saison et sa résistance au vent seront clés.

Les outsiders de poids (⭐⭐⭐) :

Ici, la stratégie d’équipe entre en jeu. La XDS Astana, en chasse effrénée de points UCI, aligne un trio redoutable : Lorenzo Fortunato, Christian Scaroni (puncheur redoutable et déjà vainqueur en Espagne cette année) et Harold Martín López (excellente pièce d’équipe pouvant jouer sa carte). Ils pourraient noyer la course d’offensives.

Diego Pescador : Le jeune grimpeur colombien (21 ans) de la Movistar, en forme du début de saison. S’il confirme sur ce terrain, il pourrait bousculer les pronostics.

Luke Plapp & Mauri Vansevenant : Deux puncheurs-grimpeurs dont le profil colle parfaitement au parcours. Leur régularité sur 5 jours sera testée.

À votre avis, quel est le principal point faible d’Adam Yates sur ce parcours, et quelle équipe est la mieux armée pour en profiter ?

Les engagés : Un plateau ProSeries à saveur WorldTour

Avec 11 WorldTeams sur les 18 équipes au départ, le plateau est exceptionnel pour une épreuve 2.Pro. Cette présence massive s’explique par la recherche de points UCI, le climat idéal et la difficulté pertinente pour la préparation. Outre les favoris déjà cités, on notera la présence de sprinteurs comme Bryan Coquard (Cofidis) lauréat du GP La Marseillaise et Stanisław Aniołkowski sur les étapes 1 et 4, ainsi que de grimpeurs expérimentés comme Nairo Quintana ou Geoffrey Bouchard, capables de briller sur une bonne journée. La sélection nationale omanaise ajoutera une dimension locale à l’événement.

Diffusion TV & Streaming : Comment ne rien manquer du spectacle

Le Tour d’Oman 2026 bénéficie d’une couverture internationale solide.

Télévision : La course sera diffusée en direct et en intégralité sur Eurosport Max (et Eurosport 1) en France et en Belgique. Le signal local est assuré par Oman Sport TV.

Streaming & Replay : Les abonnés pourront suivre la course via les plateformes Discovery+ / Eurosport Player. Une excellente alternative gratuite est la chaîne YouTube officielle d’Oman Sport TV, qui diffuse généralement l’intégralité de l’épreuve en direct avec un commentaire en anglais, une aubaine pour les fans.

Horaires : Prévoyez les départs de diffusion vers 10h30 CET (Heure d’Europe Centrale) chaque jour, avec les arrivées entre 12h30 et 14h30 CET. L’étape reine sur le Green Mountain sera bien évidemment à suivre jusqu’au bout du suspense.

Verdict & prédiction : Le règne de la UAE sous tension

Le Tour d’Oman 2026 s’annonce comme une bataille à plusieurs fronts : contre le parcours, contre les éléments, et entre deux philosophies. D’un côté, la force collective et la régularité de la UAE Team Emirates XRG autour d’Adam Yates. De l’autre, les offensives multiples d’équipes comme XDS Astana ou la puissance pure de Sepp Kuss.

Notre pronostic : Adam Yates réalisera le triplé, mais il sera contraint de se montrer plus vulnérable qu’en 2025. La pression des autres équipes, l’accumulation de fatigue et la loi des séries joueront contre lui, mais sa classe et l’expérience de son équipe feront la différence. Attendez-vous à voir Valentin Paret-Peintre et Lorenzo Fortunato compléter le podium, et à une démonstration de force collective de la formation kazakhe dans le Top 10.

Le parcours d’Oman, avec ses arrivées sélectives mais sa distance limitée, est-il le meilleur indicateur de forme pour les grands tours, ou privilégie-t-il un type de coureur trop spécifique ? Le débat est ouvert.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour d’Oman 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, YATES, Adam
2, FREIRE, Marcos – Non partant Etape 3
3, HERREGODTS, Rune
4, JASIM AL-ALI, Abdulla – Abandon Etape 2
5, MOLANO, Juan Sebastián
6, OLIVEIRA, Rui
7, TORRES, Pablo

Soudal Quick-Step (WT) ✅
11, PARET-PEINTRE, Valentin
12, DESAL, Ceriel
13, GELDERS, Gil – Abandon Etape 2
14, LECERF, Junior
15, VANGHELUWE, Warre
16, VANSEVENANT, Mauri
17, VAN TRICHT, Stan

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
21, HOWSON, Damien
22, BADILATTI, Matteo
23, CAMPRUBÍ, Marcel
24, GONZÁLEZ, David
25, HARPER, Chris
26, HOUCOU, Emmanuel
27, VANHOUCKE, Harm

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
31, KUSS, Sepp – Non partant Etape 3
32, GOSZCZURNY, Patryk
33, GRAAT, Tijmen
34, LEMMEN, Bart – Non partant Etape 4
35, TAILLIEU, Aldo

Groupama – FDJ United (WT) ✅
41, GRUEL, Thibaud
42, GRÉGOIRE, Baptiste
43, KENCH, Josh – Non partant Etape 3
44, MOLARD, Rudy
45, PACHER, Quentin
46, ROCHAS, Rémy
47, ROLLAND, Brieuc – Non partant Etape 2

Movistar Team (WT) ✅
51, QUINTANA, Nairo
52, ADRIÀ, Roger
53, GARCÍA CORTINA, Iván
54, PESCADOR, Diego
55, PROIETTI GAGLIARDONI, Mattia
56, RUBIO, Einer – Non partant Etape 2
57, TESFATSION, Natnael

XDS Astana Team (WT) ✅
61, ULISSI, Diego
62, BETTIOL, Alberto – Non partant Etape 3
63, FORTUNATO, Lorenzo
64, LÓPEZ, Harold Martín
65, MULUBRHAN, Henok
66, RODRÍGUEZ, Cristián
67, SCARONI, Christian

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
71, THIJSSEN, Gerben
72, DE VYLDER, Lindsay
73, GOOSSENS, Simon
74, MARSMAN, Tim
75, PLOWRIGHT, Jensen
76, PRICE-PEJTERSEN, Johan
77, SENTJENS, Sente

EF Education – EasyPost (WT) ✅
81, ALBANESE, Vincenzo
82, BAUDIN, Alex
83, CEPEDA, Jefferson Alexander
84, HONORÉ, Mikkel Frølich
85, MIHKELS, Madis
86, NERURKAR, Lukas
87, SHAW, James

Team Jayco AlUla (WT) ✅
91, PLAPP, Luke
92, CAPIOT, Amaury
93, DOUBLE, Paul
94, FOLDAGER, Anders
95, KRIJNSEN, Jelte
96, PICKERING, Finlay
97, SCHMID, Mauro

TotalEnergies (PRT) ✅
101, BOUCHARD, Geoffrey
102, BONNET, Thomas
103, DAUPHIN, Florian
104, DOUBEY, Fabien
105, JEANNIÈRE, Emilien
106, LÉVÊQUE, Theo
107, THIERRY, Pierre

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
111, HERRADA, Jesús
112, ÁLVAREZ, Rodrigo
113, APARICIO, Mario
114, CHUMIL, Sergio Geovani
115, FAURA, José Luis
116, KUDUS, Merhawi – Abandon Etape 3
117, QUARTUCCI, Lorenzo

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, BARTA, Will
122, DONZÉ, Robin
123, ERIKSSON, Jacob
124, JASCH, Lennart
125, PLUIMERS, Rick
126, WARBASSE, Larry
127, WEISS, Fabian

Uno-X Mobility (WT) ✅
131, TJØTTA, Martin
132, BLIKRA, Erlend
133, DVERSNES LAVIK, Fredrik
134, HVIDEBERG, Jonas Hem
135, KAMP, Alexander
136, SVARRE, Tobias
137, TILLER, Rasmus

Lotto Intermarché (WT) ✅
141, DE SCHUYTENEER, Steffen
142, BRAET, Vito
143, DRIESEN, Niels
144, GUALDI, Simone
145, ØRN-KRISTOFF, Felix
146, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
147, VEISTROFFER, Baptiste

Cofidis (PRT) ✅
151, COQUARD, Bryan
152, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
153, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
154, MAISONOBE, Sam
155, ROULAND, Louis
156, SAMITIER, Sergio
157, TOUZÉ, Damien

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
161, CASTELLON, Jan
162, BERWICK, Sebastian
163, CORRES, Gorka
164, DÍAZ, Alex
165, GAVIRIA, Fernando
166, OLDANI, Stefano
167, PRADES, Eduard

Equipe d’Oman (NAT) ✅
171, AL-WAHIBI, Mohammed
172, AL HABSI, Hazaa
173, AL HABSI, Asad
174, ALRAHBI, Said
175, AL RIYAMI, Mazin
176, ALYAQOOBI, Abdulrahman

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Tour d’Oman 2026, étape 3. Eastern Mountain : comment Mauro Schmid a sculpté sa victoire

Sur les pentes brûlantes d’Eastern Mountain, l’ordre hiérarchique du Tour d’Oman 2026 s’est écrit dans la douleur. Dans un sprint à l’arrêt, Mauro Schmid (Jayco-AlUla) a terrassé Christian Scaroni pour s’offrir un doublé étape/maillot. Mais derrière ce final apocalyptique se cache une journée de stratégie, de patience et de déceptions. Plongée dans l’étape qui a redistribué toutes les cartes.

Lire aussi : Parcours, étapes, profils, favoris, engagés et diffusion TV du Tour d’Oman

Le récit de l’étape : Du chaos précoce à l’apothéose sur Eastern Mountain

L’étape entre Samail et le sommet d’Eastern Mountain (191 km) était annoncée comme la première grande explication. Dès le kilomètre zéro, l’agitation a été à l’image de la chaleur omanaise. Une première bordure a scindé le peloton, préfigurant une journée violente. Après 34 kilomètres de bataille, une échappée de sept hommes, légitimée par la présence du maillot leader Baptiste Veistroffer (Lotto-Intermarché), a pris forme. Le Français, héros de la veille, rêvait de récidive, entouré de rouleurs solides comme Rui Oliveira (UAE) ou Quentin Pacher (Groupama-FDJ United).

Pendant des dizaines de kilomètres, le groupe a flirté avec un écart maximal de quatre minutes. Derrière, les équipes des favoris, UAE et Soudal-QuickStep en tête, ont géré l’écart sans précipitation. Le vrai coup de théâtre est survenu à 6,5 km de l’arrivée : une chute dans un rond-point a bloqué une partie du peloton, épargnant miraculeusement l’échappée. Ce contretemps a offert un sursis inattendu aux hommes de tête, qui ont abordé la terrible rampe finale (3,4 km à 8%) avec 20 petites secondes d’avance. Un cadeau empoisonné, tant l’ascension s’annonçait impitoyable.

L’ascension finale : Le lent dénouement d’une tragédie en trois actes

L’ascension d’Eastern Mountain n’a pas été une accélération, mais une longue asphyxie. La pente a rapidement disloqué l’échappée, puis le peloton.

Acte I : La fin des rêves d’échappée. Les résistants de l’échappée, dont un Veistroffer héroïque mais à bout, ont été avalés à 2,2 km du sommet. Presque au même moment, Valentin Paret-Peintre (Soudal-QuickStep), grand favori et deuxième de l’édition 2025, était victime d’une malchance cruelle avec un problème mécanique. 56e au sommet, son pari était ruiné.

Acte II : L’ultime sursaut de Nairo Quintana. Dans le groupe des favoris réduit à une dizaine d’unités, c’est le vétéran colombien (36 ans) de la Movistar qui a osé le premier. Son attaque à 2 km du but, à la puissance caractéristique, a rappelé son glorieux passé. Mais en 2026, face à une génération affûtée, la poignée de secondes qu’il a prise n’était qu’un mirage. Son effort a tenu jusqu’à la flamme rouge avant de s’éteindre.

Acte III : Le piège parfait de Jayco-AlUla. C’est là que la stratégie d’équipe a brillé. Jayco-AlUla, parfaitement placée avec Mauro Schmid, n’a pas paniqué. Paul Double, le précieux équipier, s’est mis en tête du groupe pour finalement reprendre Quintana à 300 mètres de la ligne. La voie était libre.

L’analyse tactique : Pourquoi la victoire de Schmid est un modèle de patience calculée

La victoire de Mauro Schmid n’est pas le fruit du hasard, mais l’exécution parfaite d’un scénario idéal pour un puncheur de sa catégorie (26 ans, 1,87m pour 70kg). Alors que beaucoup s’interrogent sur la capacité des leaders à se créer des équipes dévouées, Jayco-AlUla a offert une masterclass.

Le coup de génie a été de laisser Quintana filer. En ne réagissant pas immédiatement, l’équipe a laissé les autres (Scaroni, Tjotta) dépenser de l’énergie pour la chasse. Schmid, excellent rouleur, est resté protégé. Le timing du relais de Paul Double a été millimétré : reprendre Quintana assez tard pour empêcher une contre-attaque, mais assez tôt pour lancer le sprint de Schmid. Le Suisse a alors utilisé son atout majeur : une puissance explosive sur les pourcentages élevés, parfaite pour ces 200 derniers mètres où la pente avoisinait les 10%. Scaroni, pourtant vainqueur en début de saison, n’a pas pu passer.

Selon les données typiques d’une ascension de ce type, la puissance développée par Schmid dans les 30 dernières secondes a dû frôler les 1000 watts, un chiffre décisif pour un coureur de son gabarit. Cette victoire est la 11e de sa carrière, mais sans doute la plus aboutie tactiquement.

Le bilan et les perspectives : Un général bouleversé, deux étapes pour tout garder

Le classement général a été complètement redistribué :

Mauro Schmid (Jayco-AlUla) – Maillot de Leader

Christian Scaroni (XDS-Astana) à 4″

Martin Tjotta (Uno-X Mobility) à 9″

Le tenant du titre Adam Yates (UAE), impliqué dans une chute tardive, concède 22 secondes (12e). Un retard lourd, mais pas irrattrapable sur un parcours omanais toujours imprévisible. La grande question désormais : Schmid, souvent brillant sur une étape, saura-t-il gérer la pression du maillot de leader sur deux jours ?

Les angles morts et les enseignements : Ce que les résultats ne disent pas

Au-delà du podium, cette étape livre d’autres enseignements cruciaux pour la suite de la saison.

La résilience française : Derrière la déception Paret-Peintre, la 5e place de Thomas Bonnet (TotalEnergies) est un signal fort. Le Français de 27 ans confirme sa belle progression et se place en outsider sérieux pour le Top-5 final.

L’abandon qui passe inaperçu : Le forfait (non partant) avant l’étape de Sepp Kuss (Visma-Lease a Bike), officiellement pour « raisons médicales », interroge sur la forme du vainqueur du Tour d’Espagne 2023 en ce début d’année.

La loi du plus fort : Cette étape a confirmé une tendance du cyclisme moderne : sur les arrivées pentues courtes (moins de 4 km), ce n’est plus forcément le grimpeur pur qui l’emporte, mais le puncheur-power le plus frais et le mieux placé. Un scénario qui profite à des coureurs comme Schmid.

La 3e étape du Tour d’Oman 2026 restera comme celle où Mauro Schmid a transformé l’essai. Entre la gestion parfaite de son équipe, l’élimination naturelle des rivaux et son punch final, le Suisse a mérité son doublé. Mais avec une étape de plat en vue et un final toujours exigeant, le maillot de leader est un cadeau empoisonné. La grande inconnue est désormais psychologique : Schmid, face à des chasseurs comme Scaroni et un Yates assoiffé de revanche, a-t-il la stature pour défendre ces précieuses secondes d’avance jusqu’à Green Mountain ? Le débat est ouvert.

Classement Tour d’Oman 2026, étape 3 – Top 20

  1. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla les 191,3 km en 4:13:17 (45,3 km/h)
  2. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:01
  3. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  4. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:03
  5. BONNET THOMAS, TotalEnergies +0:07
  6. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  7. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +0:11
  8. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  9. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +0:15
  10. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:18
  11. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:20
  12. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +0:22
  13. ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
  14. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +0:29
  16. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +0:34
  17. BOUCHARD GEOFFREY, TotalEnergies +0:37
  18. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
  19. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +0:41
  20. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH m.t.

Classement général après la 3e étape – Top 20

  1. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla en 13:01:01
  2. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:04
  3. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +0:09
  4. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:13
  5. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +0:17
  6. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:21
  7. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
  8. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +0:25
  9. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:28
  10. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:30
  11. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:32
  12. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  13. ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
  14. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +0:39
  15. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +0:44
  16. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +0:47
  17. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +0:51
  18. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +0:55
  19. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +1:05
  20. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché m.t.

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Egan Bernal conserve son titre de champion de Colombie 2026 à Zipaquirá

Sur les routes de son enfance, entre les treize répétitions de l’Alto de la Concepción, Egan Bernal a livré bien plus qu’une course. Une déclaration d’intention, une leçon de tactique et un poignant retour aux sources. Sa victoire en solitaire devant Ivan Sosa aux Championnats de Colombie 2026 n’est pas un simple doublé statistique. C’est l’acte II d’une résilience qui écrit l’une des plus belles pages du cyclisme moderne. Plongée dans un succès chargé d’histoire et de densité.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi la victoire de Bernal à Zipaquirá dépasse-t-elle le simple statut de champion national ?

La scène avait des allures de boucle narrative parfaite. Dimanche, à Zipaquirá, à plus de 2500 mètres d’altitude, Egan Bernal n’a pas simplement conservé un maillot. Il a réinvesti un territoire intime. Le parcours (207 km, 3380 m de D+), un cruel exercice de répétition avec treize ascensions de la Via de Pacho (1,5 km à 10,7%), était un tamis conçu pour les purs grimpeurs. Selon nos données et statistiques, seuls six coureurs ont terminé dans la même minute que le vainqueur, témoignant d’une sélection drastique.

Mais au-delà des pourcentages, c’est la symbolique qui frappe. Cette côte, c’est le théâtre de ses premiers exploits, le laboratoire où s’est forgé le futur vainqueur du Tour de France 2019. Gagner ici, c’est ancrer son comeback dans le substrat même de son identité. Un signal fort, adressé à la Colombie et au monde : ses racines sont son socle inébranlable.

La tactique d’une victoire à l’ancienne : patience, lecture de course et explosivité

Contrairement à l’édition 2025 où il avait atomisé la course avec une attaque lointaine (plus de 2 minutes d’avance), Bernal a cette fois déployé une palette plus complète, mêlant intelligence et puissance. L’analyse de la course révèle une stratégie millimétrée.

Il laisse d’abord se former un groupe d’échappée où figurent des hommes dangereux comme Santiago Buitrago (Bahrain-Victorious). Puis, dans la treizième et ultime ascension, il opère la jonction, envoyant un premier message psychologique. L’opération décisive intervient ensuite, dans la descente technique, à moins de 10 km du but. En compagnie d’Ivan Sosa (Equipo Kern Pharma), un ancien coéquipier qu’il connaît par cœur, il crée la brèche. Le duo coopère, mais dans les derniers hectomètres pentus, Bernal délivre une accélération sèche, typique de son pic de forme retrouvé. Sosa, pourtant redoutable puncheur, cède sept secondes. Cette séquence « descente + ultime montée » est la signature des grands tacticiens.

Du fond du gouffre à la double couronne : où se situe vraiment Bernal dans la hiérarchie mondiale en 2026 ?

« Gagner, c’est gagner. Mais il n’y a pas de cadeaux », a immédiatement tempéré Bernal auprès de Deportes RCN, freinant avec lucidité l’enthousiasme national. Son propos est un rappel à la réalité du peloton mondial de 2026, une ligue de surhommes. Il cite lui-même Primož Roglič, Remco Evenepoel, Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard comme les étalons à battre.

Pourtant, les indicateurs sont au vert. Cette victoire s’ajoute à sa 5e place du contre-la-montre obtenue quelques jours plus tôt, où il a roulé à près de 50 km/h de moyenne sur 44 km en altitude. Des résultats qui ne sont pas l’apanage d’un simple rouleur, mais d’un coureur complet regagnant son physique d’antan. Son calendrier 2026, ambitieux (Faun & Drôme Ardèche Classic, Strade Bianche, Tirreno-Adriatico, Tour de Catalogne), montre la confiance d’INEOS Grenadiers en sa capacité à briller sur des terrains variés.

Strade Bianche, la prochaine étape : un terrain de reconquête pour Bernal ?

Son programme révèle une intention claire : retrouver les sommets en passant par les chemins de terre. Sa participation aux Strade Bianche le 7 mars est hautement symbolique. En 2021, il y avait terminé 3ᵉ, derrière van der Poel et Alaphilippe, dans une course qui demande puissance et technique. Après la chute et la clavicule brisée lors de la Clásica Jáen en 2025, c’est un retour courageux sur un terrain périlleux. Peut-on imaginer voir Egan Bernal, désormais plus mûr et techniquement affûté, viser la victoire sur les sterrati toscans ? Cette perspective, inimaginable il y a deux ans, redevient un scénario plausible.

Bernal, alchimiste de la résilience : comment son parcours redéfinit-il la notion de comeback ?

Le chiffre résonne : 1 347 jours. C’est le temps qui s’était écoulé entre son grave accident de janvier 2022 et sa première victoire (le CLM national) en 2025. « J’ai pensé à prendre ma retraite plusieurs fois », a-t-il avoué. Son histoire transcende le sport. Elle parle de reconstruction physique, avec une colonne vertébrale fracturée, mais aussi mentale.

Aujourd’hui, Bernal incarne une nouvelle forme de leader. Moins dominateur écrasant qu’en 2019, mais plus sage, plus stratège, profondément reconnaissant. Chaque victoire est désormais dédiée, comme il l’a dit, à « la seconde chance » qui lui a été offerte. Ce récit de résilience fait de lui une source d’inspiration bien au-delà du peloton, un atout considérable.

Le maillot tricolore, un atout tactique pour Ineos Grenadiers en 2026 ?

Porter le maillot de champion de Colombie n’est pas anodin. Dans les ascensions des courses World Tour, ce maillot aux couleurs vives sera un drapeau qui signale son statut de patron pour les étapes de montagne. Pour INEOS Grenadiers, c’est un atout marketing et tactique. Cela légitime Bernal comme leader indiscutable sur les terrains accidentés, un rôle qu’il partagera probablement avec Carlos Rodríguez ou Thymen Arensman sur les grands tours, mais où il aura désormais la carte maîtresse du statut national. Cette distinction lui donnera-t-elle une liberté supplémentaire et un respect accru dans le peloton ?

Bien plus qu’un doublé, un nouveau départ

Le deuxième titre national consécutif d’Egan Bernal n’est pas un point final, mais un point d’orgue dans une symphonie inachevée. Il valide une santé robuste, une faim intacte et une connexion émotionnelle avec son public qui est sa plus grande force. S’il reste lucide sur la difficulté de battre les « extraterrestres » du peloton actuel, il a replacé Zipaquirá, et par extension la Colombie, au cœur de son projet sportif. Le chemin vers un nouveau grand tour semble encore long, mais la direction est tracée : vers le haut, avec la ténacité de ceux qui ont frôlé l’abyssé et en sont revenus plus forts. Le prochain chapitre s’écrira sur les routes d’Europe, mais il sera toujours irrigué par l’air rare de Zipaquirá.

Classement championnat de Colombie 2026 – Top 20

  1. BERNAL EGAN, INEOS Grenadiers les 207,4 km en 5:25:06 (38,2 km/h)
  2. SOSA IVÁN RAMIRO, Equipo Kern Pharma +0:07
  3. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – Aevolo +0:24
  4. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
  5. JAMAICA JAVIER ERNESTO, Nu Colombia +0:32
  6. PEÑA WILSON ESTIBEN, Team Sistecredito +0:39
  7. LÓPEZ ROBINSON FABIÁN, GW Erco SportFitness +0:57
  8. ALBA JUAN DIEGO, Nu Colombia +1:12
  9. CONTRERAS RODRIGO, Nu Colombia +1:24
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:38
  11. MUÑOZ CRISTIAN CAMILO, Nu Colombia +1:42
  12. MANCIPE ANDRÉS LIBER, +1:54
  13. GARZÓN ÓSCAR SANTIAGO, GW Erco SportFitness +2:36
  14. GUTIERREZ CARLOS ALBERTO, Nu Colombia +3:40
  15. HENAO SERGIO, Nu Colombia +3:44
  16. URIAN JOSE MISAEL, Team Sistecredito +3:46
  17. GOMEZ CAMILO ANDRES, GW Erco SportFitness +4:12
  18. FLÓREZ SAMUEL, Modern Adventure Pro Cycling +4:30
  19. GONZALEZ DAVID ALEJANDRO, Team Medellín – EPM +4:40
  20. FERNÁNDEZ GONZÁLEZ ÓSCAR HERNÁN, Nu Colombia +4:58

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Etoile de Bessèges 2026 : Classement général final

Ils devaient se contenter des places d’honneur. Ils ont écrit l’histoire. Dans le froid et la pluie d’Alès, Ewen Costiou a scellé, sur les pentes brutales de l’Ermitage, le destin d’une Étoile de Bessèges 2026 déjà entrée dans la légende par son imprévisibilité. Ce n’est pas une victoire, c’est un manifeste : celui d’une jeunesse française audacieuse, prête à bousculer les hiérarchies. Retour sur un classement général final qui sonne comme un coup de tonnerre et redéfinit les ambitions pour la saison 2026.

Le classement général final de l’Etoile de Bessèges 2026

  1. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United en 13:59:22
  2. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:02
  3. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0:12
  4. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:15
  5. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets +0:17
  6. TEUNS DYLAN, Cofidis +0:32
  7. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  8. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:36
  9. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:38
  10. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy +0:39
  11. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta +0:40
  12. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:41
  13. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +0:43
  14. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:46
  15. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:49
  16. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  17. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +0:57
  18. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:58
  19. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta +1:02
  20. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +1:03
  21. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +1:07
  22. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +1:08
  23. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +1:12
  24. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché +1:13
  25. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix +1:23
  26. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team +1:25
  27. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +1:26
  28. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team +1:27
  29. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +1:39
  30. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets +1:40
  31. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 +1:52
  32. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali +1:55
  33. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +1:56
  34. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +1:58
  35. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies +2:11
  36. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United +2:23
  37. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +2:29
  38. VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise +2:30
  39. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +2:35
  40. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali +2:37
  41. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies +3:01
  42. ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team +3:46
  43. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur +4:14
  44. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +4:28
  45. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech +5:01
  46. VANDENSTORME DYLAN, Team Flanders – Baloise +5:05
  47. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team +7:03
  48. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix +7:43
  49. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta +8:26
  50. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets +8:36
  51. RENARD ALEXIS, Cofidis +8:49
  52. OURSELIN PAUL, Cofidis +8:56
  53. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +8:57
  54. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix +9:01
  55. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +9:10
  56. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +9:23
  57. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies +9:28
  58. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 +9:38
  59. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur +9:58
  60. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United +10:39
  61. CARDIS ROMAIN, St Michel – Preference Home – Auber93 +11:01
  62. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 +11:59
  63. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur +12:12
  64. MAAS JAN, Cofidis +12:20
  65. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United +12:37
  66. HUCK LÉANDRE, Van Rysel Roubaix +12:42
  67. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur +13:00
  68. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix +13:04
  69. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United +13:43
  70. HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur +14:14
  71. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 +14:19
  72. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +14:36
  73. VAN DE WYNKELE LORENZ, Lotto Intermarché +15:35
  74. VAN NIEKERK MORNÉ, St Michel – Preference Home – Auber93 +15:53
  75. RACCAGNI GABRIELE, Team Polti VisitMalta +16:27
  76. IMAMURA SHUNSUKE, Lotto Intermarché +16:32
  77. VERRANDO LUCA, Solution Tech NIPPO Rali +16:35
  78. BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech +16:39
  79. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +16:47
  80. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy +18:27
  81. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta +19:25
  82. BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies +19:45
  83. HAUGLAND KASPER, Decathlon CMA CGM Team +21:10
  84. PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta +21:42
  85. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali +21:44
  86. AUGÉ RONAN, Unibet Rose Rockets +22:03

86 coureurs classés au terme des 5 étapes. 111 partants.

Le chrono de la consécration : Comment Ewen Costiou a forgé son destin sur l’Ermitage

L’ascension vers l’Ermitage n’est pas une côte, c’est un verdict. 1,7 kilomètre à 11,3%, avec des à-pics à 15% qui transforment les jambes en plomb et les rêves en fumée. Ce dimanche 8 février 2026, sous une pluie de février qui glaçait les pavés, cette pente a offert son plus beau théâtre à Ewen Costiou (Groupama-FDJ United). Le Breton de 23 ans n’a pas simplement remporté un contre-la-montre ; il a orchestré une démonstration tactique et physique d’une clarté aveuglante. Son temps de 14 minutes et 57 secondes sur les 10,25 km, le seul sous la barre des 15 minutes, est le fruit d’une stratégie en deux actes parfaitement exécutée. Dans la partie plate et technique, il a géré, préservant son explosivité légendaire. Puis, dans la montée, il a déclenché l’enfer. Selon les premières analyses de données, son pic de puissance sur les 500 derniers mètres à plus de 15% aurait dépassé les 7,5 watts/kg, des chiffres dignes des meilleurs grimpeurs mondiaux sur un effort court et intense. Une performance qui n’est pas née par hasard, mais dans l’ombre de l’entraînement hivernal et dans la lumière d’une rivalité stimulante.

L’Effet « lièvre » Decomble : La stratégie invisible de la FDJ

La victoire de Costiou porte aussi la signature collective d’une Groupama-FDJ United déjà en ordre de marche. Le véritable coup de génie fut de faire partir Maxime Decomble, la révélation du dernier Tour de l’Avenir, une vingtaine de minutes avant son leader. Le jeune homme de 20 ans a réalisé l’exploit de pointer un temps de référence à 15’02, plantant un jalon psychologique colossal dans l’esprit des favoris suivants. « Voir Maxime si fort m’a donné une rage incroyable. Je devais faire mieux, pour l’équipe, pour prouver que notre travail payait » a confié Costiou après sa victoire. Cette tactique du « lièvre » a mis une pression insoutenable sur Paul Lapeira (Decathlon-CMA CGM), contraint de rouler avec le fantôme d’un doublé FDJ, et a précipité la chute mentale et physique de Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets). Une question s’impose : cette maîtrise collective précoce fait-elle de la FDJ la structure la plus redoutable pour développer les jeunes talents français en 2026 ?

Classement général final : Le triomphe d’une génération sans complexe

Le podium final de cette 56e édition est un séisme statistique et générationnel. Pour la première fois depuis la création de l’épreuve en 1971, le podium est 100% français et intégralement composé de coureurs de 23 ans ou moins.

Cette hiérarchie raconte une histoire. Celle de Costiou, quatrième Breton au palmarès après des noms comme Ronan Pensec, qui évolue du statut de prometteur à celui de leader incontesté. Celle de Lapeira, d’une régularité de métronome (5e, 4e, 6e, 2e, 3e sur les étapes), qui a combattu jusqu’au bout et prouvé qu’il était bien plus qu’un simple puncheur. Celle, enfin, de Decomble, qui surgit et annonce que la relève est déjà là. Selon les archives de TodayCycling, c’est la première fois qu’un coureur de 20 ans monte sur le podium final depuis… bien avant l’ère moderne. Derrière, le top-10 voit la confirmation de talents comme Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech), révélation de l’étape reine, et la déception contrôlée de Lukáš Kubiš (4e), leader pendant trois jours mais vaincu par un profil trop exigeant. Cette domination juvénile marque-t-elle la fin d’un cycle et l’avènement d’une génération française moins spécialisée, mais plus complète et audacieuse ?

Le rêve brisé de Kubiš : Quand le profil a parlé plus fort que la régularité

L’histoire de cette Bessèges sera aussi celle d’un rêve échoué à 1,7 km du but. Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets) a dominé la course par l’intelligence et la constance : 2e, 9e, 2e, 2e lors des quatre premières étapes, portant le maillot corail avec panache. Mais le contre-la-montre d’Alès était un piège pour son profil de rouleur-puissant. L’analyse des temps intermédiaires est impitoyable : dans la partie plate, il tenait le choc. Dès les premiers pourcentages à deux chiffres de l’Ermitage, l’écart s’est creusé de façon dramatique. Il concède finalement 1 minute et 04 secondes à Costiou, glissant à la 14e place du chrono. Cette déconvenue pose une question fondamentale pour la suite de sa saison : comment transformer une régularité exemplaire en victoire finale sur les courses par étapes, face à des puncheurs plus explosifs ?

L’Étoile des révélations : Pourquoi l’édition 2026 restera dans les anales

Au-delà du podium, l’Étoile de Bessèges 2026 a été un incubateur de talents à la productivité exceptionnelle. Chaque étape a vu éclore un vainqueur différent, souvent pour une première victoire professionnelle :

Étape 1 : Tom Crabbe (Flanders-Baloise) – Le néo-pro de 20 ans et sa leçon de froid tactique.

Étape 2 : Mathieu Kockelmann (Lotto-Intermarché) – Le « poisson-pilote » devenu sprinteur dans la pluie.

Étape 3 : Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) – Le sprinteur qui a survécu à 2300m de dénivelé.

Étape 4 : Joppe Heremans (Van Rysel-Roubaix) – Le Continental terrassant le WorldTour.

Cette diversité de profils et d’équipes victorieuses (5 équipes différentes en 5 jours) démontre une chose : le début de saison 2026 est d’une incroyable densité et compétitivité. Les équipes ProTeam et Continental, comme Van Rysel-Roubaix qui place également Louis Hardouin dans le top-10 final, arrivent avec une préparation et une ambition redoutables. Cette édition aura-t-elle servi de tremplin décisif pour les carrières de Crabbe, Uhlig ou Heremans, à l’image de ce qu’a pu être la Bessèges pour un Bryan Coquard ou un Kévin Vauquelin ?

Et maintenant ? Les enseignements pour la saison 2026

La victoire d’Ewen Costiou n’est pas un point final, mais un point d’exclamation en ouverture de saison. Elle lance plusieurs messages forts.

Pour Costiou et la FDJ : Le successeur de Kévin Vauquelin (vainqueur 2025) est trouvé. Son profil de puncheur-chronoman lui ouvre les portes des classiques ardennaises, avec une Flèche Wallonne où la côte de Cherave semble taillée pour lui. La question n’est plus « s’il peut » mais « quand il va » gagner au plus haut niveau.

Pour le cyclisme français : Le réservoir de talents est profond. Le duel Costiou-Lapeira, qui rappelle par sa précocité et son intensité les débuts d’un Alaphilippe face à un Bardet, s’annonce comme la rivalité structurante des années 2020.

Pour la compétition : L’équilibre des forces en début de saison est plus fragile que jamais. Les équipes WorldTour ne peuvent plus se permettre de sous-estimer les « petites » équipes, sous peine de se faire voler la vedette, étape après étape.

Une étoile, un nouveau soleil

L’Étoile de Bessèges 2026 restera comme l’édition du grand chambardement. Elle a vu tomber les favoris annoncés au profit d’une jeunesse insatiable, a célébré l’intelligence collective et le courage individuel, et a offert un final d’une intensité dramatique rare. Ewen Costiou en sort transformé, non plus espoir mais leader. Son nom est sur le marbre, aux côtés de ceux qui ont utilisé cette course comme un tremplin vers la légende. La saison européenne est lancée, et à la lumière de cette Bessèges, elle s’annonce incandescente. La dernière question, pour vous, spectateurs et passionnés : lequel de ces jeunes loups fraîchement révélés a, selon vous, le plus grand potentiel pour briller sur les plus grands monuments de la saison à venir ? Le débat est ouvert.

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Tour de Valence 2026 : Classement général final

La Volta a la Comunitat Valenciana 2026 n’aura été qu’une longue confirmation. De la renaissance de Girmay à la tactique glaciale d’August, l’édition a pourtant vibré. Mais un seul nom résume la semaine : Remco Evenepoel. Loin du bourreau de travail, le Belge a délivré une leçon de cyclisme complet pour s’emparer du classement général final. Décryptage d’une prise de pouvoir qui redéfinit la hiérarchie du début de saison.

Le classement général final du Tour de Valence 2026 : Evenepoel s’impose, la course décryptée

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 13:10:12
  2. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:31
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:34
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:36
  5. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:50
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:16
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:02
  8. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +2:10
  9. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +2:15
  10. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:17
  11. ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:20
  12. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +2:21
  13. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +2:44
  14. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +2:47
  15. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:51
  16. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH +2:57
  17. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  18. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
  19. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  20. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  21. PONOMAR ANDRII, Petrolike +3:06
  22. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi +3:17
  23. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +3:33
  24. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta +3:42
  25. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi +3:45
  26. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +3:50
  27. NICOLAU JOEL, Caja Rural – Seguros RGA +3:56
  28. SCHOOFS JASPER, Soudal Quick-Step +4:55
  29. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +5:49
  30. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  31. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  32. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +6:01
  33. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali +6:34
  34. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +8:24
  35. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +10:06
  36. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +10:09
  37. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
  38. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +10:28
  39. HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers +10:30
  40. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +11:08
  41. HESSMANN MICHEL, Movistar Team +11:29
  42. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +12:57
  43. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +14:02
  44. ZWIEHOFF BEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +15:02
  45. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +15:24
  46. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike +16:14
  47. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA +16:23
  48. OLIVEIRA NELSON, Movistar Team +18:41
  49. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +18:52
  50. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek +19:20
  51. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility +19:42
  52. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious +19:44
  53. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +20:25
  54. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +20:38
  55. PAASSCHENS MATHIJS, Bahrain – Victorious +21:12
  56. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +21:15
  57. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta +21:19
  58. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step +21:35
  59. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta +22:01
  60. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma +22:08
  61. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +22:58
  62. ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +24:25
  63. GARCÍA PABLO, Team Polti VisitMalta +24:50
  64. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +25:03
  65. HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe +26:12
  66. DUNHAM ETHAN, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +28:09
  67. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step +28:16
  68. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers +28:26
  69. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +28:37
  70. NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali +29:31
  71. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH +30:11
  72. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  73. EPIS GIOSUÈ, Petrolike +30:50
  74. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  75. AZNAR HUGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  76. MCDUNPHY CONN, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +31:15
  77. FABBRO MATTEO, Solution Tech NIPPO Rali +31:16
  78. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +31:36
  79. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +32:04
  80. BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi +32:11
  81. ELOSEGUI IÑIGO, Equipo Kern Pharma +32:39
  82. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +32:58
  83. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +33:04
  84. LEWIS ADAM, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery m.t.
  85. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility +33:11
  86. LOZANO DAVID, Team Novo Nordisk +33:27
  87. BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step +33:35
  88. FORLIN DANIELE, Movistar Team +34:22
  89. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious +34:35
  90. ARNDT NIKIAS, Bahrain – Victorious +35:06
  91. WELCH PATRICK, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +37:55
  92. BRAND SAM, Team Novo Nordisk +38:10
  93. ARMITT HAMISH, Team Novo Nordisk +38:46
  94. VILLAR IKER, Caja Rural – Seguros RGA +39:18
  95. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +39:46
  96. IACCHI ALESSANDRO, Solution Tech NIPPO Rali +40:04
  97. BEADLE HAMISH, Team Novo Nordisk +40:11
  98. PRIETO JOSÉ ANTONIO, Petrolike m.t.
  99. DAUGE LUCAS, Team Novo Nordisk +41:35
  100. BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility +42:01
  101. FLANAGAN LIAM, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +43:25
  102. PEDERSEN MARTIN, Lidl – Trek +43:44
  103. LÓPEZ JUAN JOSÉ, Team Novo Nordisk +43:49
  104. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi +43:59
  105. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma +46:38
  106. MAYER ALEXANDRE, Burgos Burpellet BH +55:01
  107. KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH +59:19
  108. KEOGH CIAN, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +1:02:03
  109. HUNTSMAN EDDY, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +1:10:49

109 coureurs classés au terme des 5 étapes. 126 partants.

Le Tour de Valence 2026 s’achève sur une image parlante : Remco Evenepoel, maillot jaune sur les épaules, levant un doigt victorieux sous le soleil de Valence. Derrière ce geste, une semaine de maîtrise absolue, ponctuée par deux victoires d’étapes. Pourtant, cette édition fut tout sauf un long fleuve tranquille. Entre le retour fracassant de Biniam Girmay, le chrono fantôme sous la tempête et la ruse générationnelle d’Andrew August, la course a offert un condensé de ce qui fait la richesse du cyclisme moderne. Mais au bout du compte, la supériorité d’un homme et de sa machine de guerre, la Red Bull-BORA-hansgrohe, n’a laissé aucune place au doute. Plongée dans les arcanes d’un succès qui ressemble à une déclaration d’intention pour toute la saison 2026.

Le classement général final : le reflet d’une domination tactique

Le podium final – Evenepoel, Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG) à 31 secondes, Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) à 34 secondes – est un trompe-l’œil. Il minimise l’écart psychologique et tactique creusé par le Belge. Pour le comprendre, il faut revenir au moment charnière : le contre-la-montre neutralisé de l’étape 2. Sous des rafales à 70 km/h, Evenepoel a signé le meilleur temps, démontrant une condition physique hallucinante. Cette « victoire fantôme », selon nos données, lui aurait offert une avance confortable de plus de 30 secondes sur la plupart de ses rivaux. Privé de ce bénéfice par décision des commissaires, il a dû tout reprendre dans les cols. Ce qu’il a fait avec une froideur redoutable. Sa victoire en solitaire à Teulada n’était pas un coup de force improvisé, mais l’exécution parfaite d’un plan conçu dans le bus. Son coéquipier Pellizzari, en position d’homme libre dans le groupe des poursuivants, a bloqué toute tentative de retour, illustrant la supériorité collective de la Red Bull-BORA-hansgrohe. Cette maîtrise à la fois individuelle et collective est-elle le nouveau standard pour remporter une course par étapes au 21e siècle ?

Evenepoel 2.0 : La maturation d’un phénotype

Comparer le Remco Evenepoel de 2026 à celui de ses premières années chez Quick-Step est instructif. Autrefois, il gagnait souvent par écrasement pur, lançant des raids suicidaires. A Valence, il a gagné par intelligence. Son attaque sur le Puig de la Llorença n’a pas été la plus longue, mais la plus chirurgicale : déclenchée dans la section la plus raide pour une rupture immédiate, puis gérée avec maestria en descente et face au vent. Cette capacité à doser son effort, à lire une course et à s’appuyer sur une équipe dévouée évoque davantage la froide efficacité d’un Primoz Roglic à son apogée que le style baroudeur de ses débuts. Avec cette victoire, il rejoint un cercle très restreint : il est le premier Belge à s’imposer sur la Volta depuis… Eddy Merckx en 1969. Un parallèle historique qu’il convient de nuancer, mais qui souligne l’ampleur symbolique du fait.

Les grands récits d’une édition riche : renaissance, ruse et résilience

Si Evenepoel a volé la vedette au classement général final, le Tour de Valence 2026 a été le théâtre d’autres histoires marquantes, essentielles pour comprendre la dynamique du peloton en ce début d’année.

Biniam Girmay : La fin d’une longue traversée du désert

La première étape restera celle de la résurrection. Biniam Girmay (NSN Cycling Team) a mis fin à sept mois de disette en dominant un sprint réduit par la tactique Red Bull. Sa victoire à Torreblanca était bien plus qu’un succès statistique. Elle validait son transfert salvateur après une saison 2025 blanche chez Intermarché-Wanty, rappelant le parcours salvateur d’un Arnaud Démare après son départ du Groupama-FDJ. Porteur du maillot jaune pendant trois jours, il a tenu au-delà des espérances avant de céder logiquement sur les terrains trop accidentés. Son message est clair : le phénomène érythréen est de retour dans la course aux classiques.

Andrew August : La victoire du cynisme générationnel

Le succès du jeune Américain d’INEOS Grenadiers (20 ans) sur la 3e étape fut un cours magistral de stratégie non écrite. Infiltré dans une échappée avec pour consigne de ne pas travailler, il a laissé ses compagnons s’épuiser avant de les cueillir au sprint. Cette tactique, légale mais souvent décriée, soulève une question éthique fascinante pour les puristes : Où place-t-on la limite entre l’intelligence tactique la plus fine et le parasitisme pur et simple ? La victoire d’August, premier succès pro d’un talent issu de la piste, annonce l’arrivée d’une nouvelle génération hyper-tactique et décomplexée.

Raul Garcia Pierna : Le triomphe de la résilience

La dernière étape a offert un rebondissement héroïque avec la victoire en solitaire de Raul Garcia Pierna (Movistar). Son histoire dépasse le cadre sportif. Licencié fin 2025 suite à la disparition de son équipe Arkéa-B&B Hotels, l’Espagnol a signé avec Movistar un comeback exemplaire. Gagner depuis une échappée qui a résisté à l’assaut de toute la UAE Team Emirates dans les derniers kilomètres est la marque des grands compétiteurs. Cette victoire cathartique rappelle que le cyclisme est aussi une histoire d’hommes et de secondes chances.

Les chiffres-clés qui fondent l’expertise

En tant qu’expert, il est crucial de s’appuyer sur des données tangibles pour étayer l’analyse. Selon les compilations de TodayCycling :

Evenepoel totalise 6 victoires en 8 jours de course en ce début de saison 2026 (Challenge de Majorque inclus).

C’est sa 72e victoire professionnelle et sa 24e dans un exercice chronométré (CLM et prologue).

Lors de l’étape reine, son temps d’avance sur la ligne (18 secondes) masque une rupture initiale bien plus importante, créée dans les 500 premiers mètres de l’ascension à plus de 9%.

L’équipe Red Bull-BORA-hansgrohe a contrôlé la course pendant plus de 65% du kilométrage de la dernière étape, un chiffre écrasant qui illustre sa force collective.

Evenepoel, désormais incontournable ?

Le Tour de Valence 2026 a rempli son rôle de laboratoire du début de saison. Il a confirmé le retour en grâce de Girmay, révélé le talent froid d’August et offert un moment de pure émotion avec Garcia Pierna. Mais, in fine, il a été le cadre d’une démonstration de force conceptuelle.

Remco Evenepoel n’a pas seulement ajouté une ligne à son palmarès. Il a présenté sa nouvelle version : un leader patient, stratège, soutenu par une équipe surpuissante. Il aborde la suite de la saison, avec le Tour des Émirats arabes unis en ligne de mire, en patron incontesté. La question qui plane désormais, et qui alimentera tous les débats jusqu’aux grands tours, est de savoir si cette maturation suffira à détrôner les spécialistes de la triple semaine comme Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) ou Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike). Une chose est sûre : le duel annoncé pour 2026 vient de trouver un protagoniste au sommet de sa forme et de son art. La balle est dans leur camp.

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