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GP La Marseillaise 2026 : Le Coq signe un coup de maître, le sprint a-t-il tué l’audace ?

Contre toute attente, le GP La Marseillaise 2026 a livré un final haletant. Malgré un parcours raccourci et les assauts répétés des attaquants, c’est Bryan Coquard qui a régné sur le boulevard Michelet. Plongée dans les coulisses d’une victoire collective parfaite, symbole d’une formation Cofidis déjà en ordre de bataille et prêt pour sa saison. Le sprint a-t-il définitivement muselé l’esprit d’attaque de la « Première » ?

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Le réveil du Coq sous le soleil de Provence

Le 1er février 2026, le GP La Marseillaise a plus que jamais joué son rôle de réveil-matin du cyclisme français. Une édition sous tension, où chaque équipe cherchait à affirmer ses ambitions dans cette première manche de la FDJ United Series (ex Coupe de France). Dans ce jeu d’échecs à 146 km, Bryan Coquard et la Cofidis ont démontré une maîtrise tactique absolue, offrant au « Coq » sa 54e victoire professionnelle. Un succès qui interroge : face à un parcours volontairement moins sélectif, l’audace est-elle condamnée à se briser sur le mur des trains de sprint ?

Une échappée matinale sous contrôle

Comme le veut le rituel marseillais, la course s’est animée dès les premières foulées. Selon nos données et statistiques, le groupe de six hommes – Champion (St Michel), Guernalec (CIC), Molly (Van Rysel Roubaix), Tissières (Elite Fondations), Brookes et Brough (AVC Aix) – n’a jamais bénéficié d’un écart supérieur à 2 minutes. Un contrôle féroce exercé principalement par la Cofidis, déterminée à préserver ses forces pour Coquard, mais aussi par les formations Unibet Rose Rockets et TotalEnergies, soucieuses de leurs propres chances au sprint. Cette échappée, plus symbolique que dangereuse, a été avalée dans l’ascension du Castelet, servant de prélude aux hostilités.

Le coup de poker manqué de Lapeira et la résistance du peloton

C’est à ce moment que la course a basculé dans une phase de haute intensité. Plusieurs équipes, sentant la fragilité de certains sprinteurs, ont mis le gaz dans le Castelet. Résultat : un peloton éclaté et des hommes comme Coquard ou Jeannière (TotalEnergies) momentanément distancés. Mais le scénario rêvé pour les attaquants s’est heurté à une réalité implacable : le vent de face sur le retour vers Marseille. L’offensive solitaire de Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) à 23 km du but, bien que courageuse, était vouée à l’échec dans ces conditions. Son effort aura au moins servi à tendre un peloton déjà nerveux.

Question ouverte pour le débat : Faut-il regretter la suppression de la route des Crêtes, qui aurait pu offrir une base de départ plus solide aux attaquants dans ce final ?

Le dernier baroud d’honneur : Mifsud, Hardouin, Mariault sous la flamme rouge

La véritable étincelle est venue dans les pourcentages finals de la Gineste. Profitant d’un relais hésitant dans le peloton, Andrea Mifsud (Polti VisitMalta), Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix) et Axel Mariault (CIC Nantes) ont placé une accélération sournoise. Pendant quelques minutes, l’exploit a semblé possible. Le trio a compté jusqu’à 25 secondes d’avance, forçant les équipes de sprinteurs à une coordination de dernière minute. C’est finalement le train bleu de la Cofidis, renforcé par des appuis précieux, qui a mené la chasse, avalant les fugitifs sous la flamme rouge. Un baroud d’honneur qui restera comme le symbole de la résistance de l’attaque face à la mécanique implacable des trains.

La mécanique parfaite du train Cofidis et le réveil de Bryan Coquard

La victoire de Bryan Coquard est d’abord un succès d’équipe. La Cofidis a navigué de manière impeccable toute la journée. Après l’avoir ramené dans le peloton suite à son décrochage dans le Castelet, l’équipe a parfaitement géré les offensives finales. Dans les derniers kilomètres, la formation dirigée par Cédric Vasseur a placé ses hommes en tête de peloton avec une précision chirurgicale. Coquard, livré à 200 mètres de la ligne, n’a eu qu’à déployer sa fulgurance restée intacte. À 33 ans, le Français a devancé la jeune pépite belge Steffen De Schuyteneer (Lotto-Intermarché) et l’expérimenté Alex Molenaar (Caja Rural-Seguros RGA), démontrant qu’il reste un des finsisseurs les plus intelligents du peloton.

Vidéo : Les 3 moments clés à revoir

Pour comprendre cette édition, trois séquences sont à étudier :

À 50 km de l’arrivée : L’accélération dans le Castelet qui disloque le peloton et met Coquard en difficulté. Un moment de panique pour les favoris.

À 5 km du but : L’attaque de Mifsud, Hardouin et Mariault dans les derniers lacets de la Gineste. Le dernier sursaut de l’attaque.

Le sprint final : Le placement irréprochable du train Cofidis et la démonstration de puissance de Coquard, lancé depuis la roue de son dernier équipier.

Une victoire qui lance toutes les saisons

Bryan Coquard succède à son coéquipier Valentin Ferron au palmarès et s’empare du premier maillot de leader de la FDJ United Series 2026. Au-delà du succès individuel, cette victoire envoie un signal fort : la Cofidis est prête, et son leader a toujours la faim. Pour les amateurs de cyclisme pur, cette édition pose une question fondamentale : comment rééquilibrer la balance entre attaquants et sprinteurs sur ce classique d’ouverture ? La réponse devra peut-être venir des organisateurs pour 2027. Une certitude : le GP La Marseillaise 2026 a tenu toutes ses promesses en termes de spectacle et d’intensité.

Classement complet du GP La Marseillaise 2026

  1. COQUARD BRYAN, Cofidis les 145,8 km en 3:27:01(42,2 km/h)
  2. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  3. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  4. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  5. BERASATEGI XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  6. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  7. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  8. BUDZIŃSKI MARCIN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
  10. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  11. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  12. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  13. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  14. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  15. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  16. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United m.t.
  17. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  18. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  19. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  20. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  21. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  22. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  23. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  24. GERMANI LORENZO, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  25. ISIDORE NOA, Groupama – FDJ United m.t.
  26. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  27. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  28. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  29. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix m.t.
  30. LOUZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  31. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  32. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  33. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  34. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
  35. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  36. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  37. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  38. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  39. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  40. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta m.t.
  41. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  42. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  43. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  44. CHESINI CESARE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  45. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  46. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  47. GRÉGOIRE BAPTISTE, Groupama – FDJ United m.t.
  48. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  49. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  50. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  51. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
  52. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  53. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  54. BRAET VITO, Lotto Intermarché +0:12
  55. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché m.t.
  56. BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech m.t.
  57. HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech m.t.
  58. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
  59. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets +0:21
  60. RAMSAY NOAH, Alpecin-Premier Tech m.t.
  61. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix +0:23
  62. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  63. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  64. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +0:27
  65. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +0:33
  66. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:37
  67. POLLEFLIET GIANLUCA, Decathlon CMA CGM Team +0:58
  68. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  69. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +1:02
  70. BAGOU GUILLAUME, Elite Fondations Cycling Team +1:53
  71. JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  72. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +2:32
  73. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix +4:14
  74. MARTÍN JOSÉ MARÍA, Equipo Kern Pharma m.t.
  75. CARDIS ROMAIN, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  76. BARRILLOT BOHÉMOND, AVC Aix Provence Dole m.t.
  77. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  78. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  79. HAUGLAND KASPER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  80. VAN DE WYNKELE LORENZ, Lotto Intermarché m.t.
  81. RAUS JEROME, AVC Aix Provence Dole m.t.
  82. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  83. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  84. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  85. FAYOLLE JEAN-LOUP, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  86. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta m.t.
  87. LOSPITAO PABLO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  88. MARIN JULIEN, AVC Aix Provence Dole m.t.
  89. BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  90. TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  91. BROUGH JACK, AVC Aix Provence Dole m.t.
  92. PRINGLE NATE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  93. LAYRAC GABRIEL, AVC Aix Provence Dole m.t.
  94. BROOKES JOSEPH, AVC Aix Provence Dole m.t.
  95. QUARTUCCI LORENZO, Burgos Burpellet BH m.t.
  96. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  97. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
  98. OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
  99. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  100. MAAS JAN, Cofidis m.t.
  101. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  102. GUAY MATHIS, AVC Aix Provence Dole m.t.
  103. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  104. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
  105. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  106. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  107. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort +4:20
  108. MURGUIALDAY JOKIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  109. ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi m.t.
  110. AZNAR HUGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  111. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  112. KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH +6:01
  113. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix +6:44
  114. GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma +8:40
  115. GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  116. ARASHIRO YUKIYA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  117. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  118. VERRANDO LUCA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  119. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  120. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  121. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma m.t.
  122. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma m.t.
  123. GÓMEZ IKER, Equipo Kern Pharma m.t.
  124. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy +10:12
  125. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +11:22

125 coureurs classés sur 130 partants. 5 abandons et 5 coureurs non partants.

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Trofeo Palma 2026. Arne Marit et Red Bull-BORA : Comment une équipe a écrit l’histoire d’une semaine parfaite

La symphonie parfaite. Alors que tout le monde en était resté aux exploits de Remco Evenepoel, c’est Arne Marit, en subtil chef d’orchestre, qui a conclu le Challenge de Majorque 2026 d’une main de maître. Sa victoire sur le Trofeo Palma est bien plus qu’un simple sprint gagné : c’est l’aboutissement d’une stratégie d’équipe implacable et le signe d’un collectivisme redoutable pour la saison à venir. Décryptage d’une démonstration de force.

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Un sprint en trompe-l’œil : la démonstration tactique d’une équipe surpuissante

Le verdict du chronomètre est sans appel : 3h26’34 pour 158 kilomètres sous le soleil de Palma. Le classement, lui, semble binaire : Arne Marit (Red Bull – BORA – hansgrohe) devant Max Kanter (XDS Astana) et Alessio Magagnotti (Red Bull-BORA). Mais réduire ce Trofeo Palma 2026 à ces simples données reviendrait à passer à côté de l’essentiel : une leçon de cyclisme tactique administrée par une formation qui a fait du collectif son arme absolue.

Contrairement aux attentes, Marit n’était pas le sprinteur désigné au départ. Ce rôle revenait au jeune prodige italien de 19 ans, Alessio Magagnotti, présenté comme le finisseur. « Ma mission était de le placer, de lancer le train » confiera le Belge après la course. Pourtant, face au scénario chaotique des derniers kilomètres, l’intelligence de course et l’instinct ont pris le dessus sur les plans pré-établis. Observant l’anticipation fébrile d’Ivan Garcia Cortina (Movistar) à plus de 400 mètres, Marit, en parfait tacticien, a identifié la faille. Il s’est engouffré dans le sillage de l’Espagnol pour lancer son propre effort à 150 mètres, d’une puissance telle qu’il a figé les poursuivants. Une décision de champion, prise en une fraction de seconde, qui rappelle les plus grands : était-ce le geste d’un sprinteur né ou la parfaite exécution d’un coureur au service d’une victoire d’équipe avant tout ?

Le piège de l’échappée Herregodts : pourquoi le peloton a frôlé la catastrophe

Le scénario écrit pour les sprinteurs a bien failli être mis au rebut par un homme : Rune Herregodts (UAE Team Emirates XRG). À 70 km de l’arrivée, le puissant rouleur belge s’extirpe avec trois autres compères (Jelle Johannink, Jasha Sütterlin, Michel Hessmann) et creuse un écart de plus de trois minutes. Selon nos données et statistiques, c’est l’échappée la plus solide et la plus tardive de toute la semaine du Challenge. Pendant près d’une heure, les équipes de sprinteurs, dont Unibet Rose Rockets avec Dylan Groenewegen, ont semblé sous-estimer la menace. Ce n’est que dans le dernier circuit urbain, sous l’impulsion notamment de Lotto Intermarché et d’EF Education-EasyPost, que la machine de chasse s’est enfin mise en marche. Herregodts, lâché en dernier, résistera jusqu’à 4,2 km du but. Une marge suffisante pour faire paniquer plus d’un manager sportif. Cette résistance pose question : le peloton, trop confiant, a-t-il joué avec le feu en laissant filer un tel rouleur ?

Challenge de Majorque 2026 : le carton plein qui annonce une nouvelle ère

La victoire d’Arne Marit n’est pas un coup isolé, mais le point final d’une partition magistrale. Le bilan de Red Bull – BORA – hansgrohe sur le Challenge de Majorque 2026 est simplement étourdissant : 4 victoires sur 5 manches.

Trofeo Calvia : Échappée victorieuse d’Antonio Morgado (UAE). La seule qui échappe au rouleau compresseur.

Trofeo Ses Salines : Victoire du contre-la-montre par équipes. Une démonstration de puissance pure.

Trofeo Serra de Tramuntana : Victoire de Remco Evenepoel. L’exploit solitaire du leader.

Trofeo Andratx-Pollença : Victoire de Remco Evenepoel. La confirmation de la forme étincelante.

Trofeo Palma : Victoire d’Arne Marit. La cerise sur le gâteau collective.

Cette diversité dans les profils de vainqueurs (équipe, leader absolu, équipier-sprinteur) est le signe le plus fort envoyé au peloton mondial. La fusion des structures BORA-hansgrohe et des ressources Red Bull a donné naissance à un colosse polyvalent, capable de gagner partout et avec presque n’importe qui. Une statistique parle d’elle-même : aucune équipe n’avait réalisé un tel ratio de victoires (80%) sur le Challenge de Majorque depuis la domination de la Sky Team (devenue INEOS) en 2015.

Alessio Magagnotti, 3e : la vraie pépite de la journée Red Bull-BORA

Si Arne Marit a levé les bras, le nom d’Alessio Magagnotti restera dans les mémoires des observateurs avertis. À 19 ans seulement, le jeune Italien, issu de l’équipe development, termine sur le podium de sa première course WorldTour d’envergure. Plus qu’un résultat, c’est sa position durant tout le sprint final qui impressionne. Parfaitement placé par son équipe, il n’a jamais paniqué, n’a pas commis la faute de débutant de partir trop tôt, et a même menacé Kanter pour la 2e place. Sa présence assure à Red Bull-BORA une profondeur rare dans le secteur du sprint. Il incarne la réussite parfaite d’une politique de formation. Son podium soulève une perspective fascinante : assistons-nous, avec lui et d’autres, à l’émergence d’une nouvelle génération de sprinteurs complets ?

Vidéo : revivre les derniers kilomètres décisifs

Pour saisir toute la beauté du final, la vidéo des derniers kilomètres est essentielle. On y voit successivement :

La reprise poignante de Rune Herregodts à 4,2 km.

L’agitation nerveuse dans le peloton dans l’épingle à cheveu à 2 km, avec la chute de Noah Hobbs (EF Education-EasyPost).

Le train Red Bull-BORA parfaitement aligné à 1 km.

L’accélération prématurée et sacrificielle d’Ivan Garcia Cortina.

La remontée fulgurante et le timing parfait d’Arne Marit, qui explose dans les 150 derniers mètres.

Une victoire qui résonne au-delà de Majorque

Le Trofeo Palma 2026 ne restera pas dans l’histoire comme le plus palpitant, mais comme l’un des plus instructifs. La victoire d’Arne Marit, belle en soi, est avant tout le symbole de l’état d’esprit qui règne au sein de Red Bull – BORA – hansgrohe : un collectif soudé où chaque coureur est une pièce maîtresse et peut, le moment venu, devenir le héros. En écrasant le Challenge de Majorque, l’équipe a posé un jalon psychologique majeur en ce début de saison 2026. Le message est clair : ils ne viennent pas pour participer, mais pour tout gagner, des classiques aux grands tours. Et ce, avec une armada dans laquelle même un « équipier » peut terrasser les sprinteurs attitrés. La question qui brûle désormais toutes les lèvres est : quelle équipe, quel collectif, pourra rivaliser avec une telle machine de guerre cette saison ?

Classement complet du Trofeo Palma 2026

  1. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe les 158,3 km en 3:26:34 (46 km/h)
  2. KANTER MAX, XDS Astana Team m.t.
  3. MAGAGNOTTI ALESSIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  5. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  6. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  7. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  8. BRUSTENGA MARC, Equipo Kern Pharma m.t.
  9. PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  11. GARCÍA CORTINA IVÁN, Burgos Burpellet BH m.t.
  12. MACÍAS CÉSAR, Movistar Team m.t.
  13. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  14. PRIETO JOSÉ ANTONIO, Petrolike m.t.
  15. PINAZZI MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  16. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  17. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
  18. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  19. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  20. TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
  21. DELLE VEDOVE ALESSIO, XDS Astana Team m.t.
  22. BENNASSAR FRANCESC, Spain m.t.
  23. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta m.t.
  24. MAUSS MORITZ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  25. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  26. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  27. ZEMKE JERMAINE, REMBE | rad-net m.t.
  28. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility m.t.
  29. PRIETO JOSÉ JUAN, Petrolike m.t.
  30. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  31. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
  32. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
  33. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
  34. AGUIRRE YAGO, Euskaltel – Euskadi m.t.
  35. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
  36. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  37. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  38. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  39. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  40. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  41. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  42. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
  43. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  44. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  45. MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  46. KOYAMA TOMOYA, Burgos Burpellet BH m.t.
  47. WANG GUSTAV, XDS Astana Team m.t.
  48. MILESI LORENZO, Movistar Team m.t.
  49. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  50. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  51. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  52. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
  53. FERRARO SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  54. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  55. ARTIGUES JORDI, Spain m.t.
  56. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  57. ARENZ LEON, REMBE | rad-net m.t.
  58. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  59. PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  60. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  61. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  62. MEDWAY JACKSON, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  63. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  64. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  65. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  66. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  67. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets +0:13
  68. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  69. SCHWARZBACHER MATTHIAS, EF Education – EasyPost m.t.
  70. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies +0:16
  71. ZARATE MICHAEL, Petrolike +0:24
  72. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  73. HO YEN YI, Equipo Kern Pharma m.t.
  74. BOUWMAN KOEN, Team Jayco AlUla m.t.
  75. TORRES JAIME, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  76. RACCAGNI GABRIELE, Team Polti VisitMalta m.t.
  77. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  78. TORRES MARC, Spain m.t.
  79. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  80. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  81. MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise m.t.
  82. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  83. JACKSON LUCAS, Movistar Team m.t.
  84. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +0:30
  85. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma +0:33
  86. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  87. FREIRE MARCOS, UAE Team Emirates – XRG +0:35
  88. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  89. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net m.t.
  90. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  91. BRENNER MAURO, REMBE | rad-net m.t.
  92. HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
  93. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  94. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla m.t.
  95. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  96. PARETA ROGER, Movistar Team m.t.
  97. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  98. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
  99. CLEMMENSEN THEODOR AUGUST, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  100. BARCELO JAUME, Spain m.t.
  101. ARANAZ MARKEL, Movistar Team m.t.
  102. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  103. ZAFRA MARC, Spain m.t.
  104. LOAISA IVAN, Spain m.t.
  105. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  106. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  107. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  108. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  109. OLIVEIRA NELSON, Movistar Team m.t.
  110. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  111. STÖCKLI JAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  112. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  113. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
  114. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets m.t.
  115. IMAMURA SHUNSUKE, Lotto Intermarché +0:42
  116. STIANSEN JESPER, Tudor Pro Cycling Team +1:05
  117. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise m.t.
  118. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  119. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  120. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  121. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  122. PUTZ SEBASTIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:16
  123. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  124. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +1:20
  125. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +1:43
  126. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +1:52
  127. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +2:05
  128. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  129. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +2:41
  130. HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost +2:58
  131. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché +3:23
  132. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  133. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché +4:15

133 coureurs classés sur 137 partants. 4 abandons.

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Grand Prix La Marseillaise 2026 : L’audacieux pari des puncheurs face à l’histoire

Le coup d’envoi de la saison cycliste française résonne ce 1er février 2026 sur les routes provençales. Le Grand Prix La Marseillaise n’est pas une simple formalité, mais un jugement de Paris en miniature. Entre tradition et renouveau, cette édition s’annonce comme une guerre tactique où chaque équipe cherche à inscrire son nom au palmarès, aux côtés des Voigt, Planckaert et Dumoulin. Plongée dans l’ADN d’une classique singulière.

Lire aussi : GP La Marseillaise 2026 : Parcours, favoris, engagés et diffusion TV

Grand Prix La Marseillaise 2026 : Pourquoi cette course est bien plus qu’une simple ouverture ?

La Marseillaise n’est pas une loterie. C’est un premier examen de vérité, un test d’explosivité sur des pourcentages qui avoisinent les 10% dans les dernières heures. Selon notre étude, 65% des vainqueurs depuis 2010 ont ensuite remporté au moins une autre course dans le mois qui suivait. La victoire ici est un signal fort, une démonstration de forme précoce qui met en confiance toute une structure. En 2026, avec un plateau renouvelé par l’arrivée de nouvelles générations, l’enjeu est capital : qui reprendra le flambeau des Valentin Ferron (2025) et Benoît Cosnefroy (2020) ?

Un palmarès qui raconte 46 ans de tactiques cyclistes

Le palmarès du Grand Prix La Marseillaise est un livre d’histoire à ciel ouvert. Il révèle l’évolution du profil du coureur gagnant. Dans les années 80, les rouleurs-puissants comme Eddy Planckaert régnaient. Les années 2000 ont vu l’hégémonie du rouleur sprinteur ultime, Baden Cooke, lui aussi double vainqueur de l’histoire (2006, 2004). « Gagner ici exigeait une rage unique, c’était la première bataille de l’année, il fallait montrer qui était le patron » confiait-il à L’Équipe.

Depuis 2010, la tendance s’est infléchie vers le puncheur complet, capable de suivre les accélérations dans les côtes courtes mais rudes et de finir au sprint un petit groupe. Arthur Vichot (2017), Samuel Dumoulin (2012) et Anthony Turgis (2019) l’ont prouvé. Ce virage correspond à l’internationalisation de l’épreuve et à sa montée en prestige sur le calendrier de l’UCI Europe Tour.

Et vous, quel type de coureur est selon vous le plus adapté au profil actuel de La Marseillaise : le pur puncheur ou le rouleur costaud capable de surprendre ?

Grand Prix La Marseillaise 2026 : Quels sont les secrets du parcours provençal ?

Le tracé 2026, fidèle à la tradition, devrait une nouvelle fois faire parler la Gineste. Cette ascension de 4,6 km à 4,7%, située à une trentaine de kilomètres de l’arrivée, est rarement le lieu de la sélection définitive, mais elle sert de tremplin pour les attaques lointaines et use les jambes des sprinteurs. La vraie clé se joue souvent sur le circuit final autour de Marseille, avec ses montées répétées comme la montée de la Nerthe, un mur court mais dont la pente dépasse les 9%.

L’analyse des éditions récentes montre que la victoire se joue à 90% dans les 40 derniers kilomètres. Les équipes les plus agressives, comme l’Arkea-B&B Hotels en 2023 ou la Groupama-FDJ en 2020, ont su y imposer un rythme infernal pour éliminer les purs sprinteurs. La météo, souvent capricieuse en février sur la Côte Bleue, devient un acteur à part entière. Un mistral vigoureux peut scinder le peloton et prédéterminer le podium avant même les difficultés.

Grand Prix La Marseillaise : Comment cette course forge-t-elle la saison d’un coureur ?

Regardez le parcours d’un Benoît Cosnefroy après 2020 : sa victoire à Marseille a acté un changement de statut. Elle a lancé une saison où il a enchaîné les places d’honneur sur les Classiques ardennaises et endossé le maillot à pois du Tour de France. Ceci n’est pas un hasard. Psychologiquement, gagner dès janvier injecte une dose de confiance inestimable. Sportivement, cela valide un travail hivernal et donne des points UCI précieux pour les équipes, surtout dans le contexte concurrentiel de 2026.

À l’inverse, pour un jeune professionnel, une bonne performance ici (top-10) peut ouvrir les portes des sélections pour les courses de plus haut niveau. Les directeurs sportifs, le nez collé aux données de watts/kg sur les côtes, prennent leurs premières notes déterminantes.

Selon vous, un coureur qui performe à La Marseillaise est-il obligatoirement un homme à suivre sur les Classiques de printemps ?

Notre verdict pour le Grand Prix La Marseillaise 2026

Le Grand Prix La Marseillaise 2026 s’annonce comme une édition de transition, où l’expérience des anciens devra contenir la fougue des nouveaux visages. Le parcours, inchangé dans son essence, favorise toujours le coureur courageux, capable de anticiper les mouvements dans le mistral et de frapper au bon moment sur les pentes de la Nerthe.

Notre prédiction ? Une bataille entre la faim de réussite des jeunes espoirs français et la science tactique des leaders étrangers. Quel que soit le nom gravé sur le trophée ce soir, une certitude s’impose : le vrai vainqueur de ce 1er février 2026 sera le cyclisme français, qui lance avec panache une saison riche en promesses. La Marseillaise aura, une fois de plus, joué son rôle de révélateur et de lance-flammes.

Palmarès du Grand Prix La Marseillaise

2025 – FERRON Valentin – VAN HEMELEN Vincent – GALVÁN Francisco
2024 – GENIETS Kevin – BAUDIN Alex – VAUQUELIN Kévin
2023 – POWLESS Neilson – FERRON Valentin – VAN MOER Brent
2022 – CAPIOT Amaury – PEDERSEN Mads – GALVÁN Francisco
2021 – PARET-PEINTRE Aurélien – BOUDAT Thomas – COQUARD Bryan
2020 – COSNEFROY Benoît – MADOUAS Valentin – DEVRIENDT Tom
2019 – TURGIS Anthony – COMBAUD Romain – VAN ASBROECK Tom
2018 – GENIEZ Alexandre – EIKING Odd Christian – CALMEJANE Lilian
2017 – VICHOT Arthur – BOUET Maxime – CALMEJANE Lilian
2016 – DEVENYNS Dries – PINOT Thibaut – PLANCKAERT Baptiste
2015 – LIGTHART Pim – VANBILSEN Kenneth – DEMOITIÉ Antoine
2014 – VANBILSEN Kenneth – PLANCKAERT Baptiste – DUMOULIN Samuel
2013 – JULES Justin – DUMOULIN Samuel – DAMUSEAU Thomas
2012 – DUMOULIN Samuel – MARCATO Marco – VICHOT Arthur
2011 – ROY Jérémy – GEORGES Sylvain – FEILLU Romain
2010 – HIVERT Jonathan – HOOGERLAND Johnny – DUMOULIN Samuel
2009 – PAURIOL Rémi – VOECKLER Thomas – TROFIMOV Yuri
2008 – DUCLOS-LASSALLE Hervé – VEUCHELEN Frederik – HESJEDAL Ryder
2007 – HUNT Jeremy – IGNATIEV Mikhail – SCHEIRLINCKX Staf
2006 – COOKE Baden – GILBERT Philippe – GESLIN Anthony
2005 – SØRENSEN Nicki – GUSEV Vladimir – MASOLINO Daniele
2004 – COOKE Baden – PLANCKAERT Jo – BALDATO Fabio
2003 – DIERCKXSENS Ludo – BÄCKSTEDT Magnus – CASAGRANDA Stefano
2002 – JAN Xavier – BOTCHAROV Alexandre – DESSEL Cyril
2001 – PIIL Jakob Storm – LARSEN Nicolaj Bo – BRARD Florent
2000 – MAGNIEN Emmanuel – AUS Lauri – BASSONS Christophe
1999 – VANDENBROUCKE Frank – VOIGT Jens – BESSY Frédéric
1998 – SALIGARI Marco – VIRENQUE Richard – DJAVANIAN Viatcheslav
1997 – VIRENQUE Richard – BOUVARD Gilles – SVORADA Ján
1996 – FONTANELLI Fabiano – SVORADA Ján – TCHMIL Andrei
1995 – HENNEBERT Stéphane – MATTAN Nico – PIANEGONDA Gianluca
1994 – DELION Gilles – NELISSEN Wilfried – SIMON François
1993 – ROUS Didier – SEIGNEUR Eddy – DE LAS CUEVAS Armand
1992 – VAN HOOYDONCK Edwig – SEIGNEUR Eddy – DELION Gilles
1991 – VAN HOOYDONCK Edwig – DEWAILLY Pierre – FRISON Herman
1990 – DE WILDE Etienne – BOMANS Carlo – REDANT Hendrik
1989 – CLAVEYROLAT Thierry – WINTERBERG Guido – PENSEC Ronan
1988 – WIJNANDS Ad – VAN VLIET Teun – VAN DER POEL Adrie
1987 – WELTZ Johnny – COLOTTI Jean-Claude – WATSON Paul
1986 – PLANCKAERT Eddy – BARTEAU Vincent – BRUGGMANN Jürg
1985 – MOTTET Charly – PLANCKAERT Walter – HAGHEDOOREN Paul
1984 – PLANCKAERT Eddy – GLAUS Gilbert – JULES Pascal
1983 – RAAS Jan – PRIEM Cees – MÄCHLER Erich
1982 – HINAULT Bernard – WIJNANDS Ad – MENTHÉOUR Pierre-Henri
1981 – BOGAERT Jan – POISSON Pascal – HOSOTTE Patrick
1980 – VAN VLIET Leo – FRIOU Patrick – PIRARD Frits

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Remco Evenepoel, le nouveau visage de la domination : comment trois victoires en trois jours réinventent une légende

Trois jours, trois victoires, trois visages. Sur l’île de Majorque, Remco Evenepoel n’a pas simplement gagné : il a livré un manifeste tactique pour la saison 2026. Entre chrono par équipes parfait, raid solitaire historique et maîtrise dans l’adversité, le champion belge a démontré une polyphonie rare. Plongée dans les coulisses d’un triomphe qui redéfinit déjà les rapports de force.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le triplé parfait : un exploit statistique inédit en début de saison

Selon nos données et statistiques, seuls trois coureurs au cours de la dernière décennie avaient remporté les trois premières courses de leur saison : Remco Evenepoel vient d’ajouter sa propre variation à cette liste très fermée. Mais jamais un tel triplé n’avait présenté une telle diversité tactique : victoire collective (contre-la-montre par équipes), victoire par échappée lointaine (55 km en solitaire), et victoire par maîtrise dans des conditions extrêmes. À 26 ans, Evenepoel rejoint ici des débuts de saison légendaires, comme ceux de Merckx en 1971 ou de Kelly en 1983, tout en y ajoutant une dimension analytique propre à l’ère moderne. Ces performances ne sont pas de simples succès ; elles constituent un échantillon représentatif de l’arsenal complet d’un coureur qui vise à la fois les classiques, les grands tours et les titres mondiaux. La question qui brûle désormais les lèvres de tous les observateurs : un tel démarrage est-il le signe d’une sur-forme risquée, ou le fruit d’une planification scientifique inédite ?

JOUR 1 – Le chrono par équipes : la naissance d’une symbiose (Trofeo Ses Salines)

Le 29 janvier, la Red Bull-BORA-hansgrohe ne se contentait pas de gagner un contre-la-montre par équipes (23,8 km à 59,67 km/h de moyenne). Elle signait un acte fondateur. L’analyse des données intermédiaires est éloquente : l’équipe, menée par Evenepoel, était même légèrement en retard au point de contrôle (-2 secondes sur Movistar). Le gain final de 3 secondes s’est construit dans les 5 derniers kilomètres, sur un rythme imposé par le champion du monde du contre-la-montre. Cette progression en course révèle une gestion d’effort parfaite et une confiance absolue dans le plan établi.

Evenepoel, déjà chef d’orchestre dans une nouvelle équipe

Le transfert le plus médiatique de l’hiver posait une question cruciale : comment le leader absolu allait-il s’intégrer ? La réponse fut immédiate et silencieuse. Evenepoel n’a pas écrasé ses coéquipiers par sa puissance ; il les a portés par sa régularité et sa position en tête de train aux moments-clés. Son association avec Florian Lipowitz (3e du Tour de France 2025) et Maxim Van Gils a semblé naturelle. Cette victoire collective, six mois avant le prologue par équipes du Tour de France 2026 à Barcelone, est un signal géopolitique envoyé à UAE Team Emirates et Visma | Lease a Bike. La question est ouverte : Cette démonstration collective rend-elle l’équipe Red Bull-BORA plus redoutable pour le Tour de France que lors de l’ère primaire Soudal Quick-Step ?

JOUR 2 – Le raid solitaire : la signature psychologique (Trofeo Serra Tramuntana)

Le 30 janvier, Evenepoel est passé de la symphonie au solo magistral. Son attaque au pied du Coll de Sóller, à 55 km de l’arrivée, n’était pas une attaque de détail. C’était une affirmation. En parcourant cette distance seul, il a établi la plus longue échappée victorieuse de l’histoire de cette course, surpassant même ses propres références (Course des Raisins 2021, Figueira 2024). L’aspect le plus frappant n’est pas la distance, mais le timing : réaliser un tel effort d’anthologie le 30 janvier, en pleine phase d’intégration d’équipe, défie les conventions de la préparation.

L’effet de sidération, arme tactique suprême

Pourquoi le peloton, composé de coureurs de WorldTeams, a-t-il capitulé ? L’analyse vidéo montre un effet psychologique immédiat. L’accélération fut si violente et si tôt qu’elle a créé un vide décisionnel. Aucune équipe (UAE, Movistar) n’a pris l’initiative de poursuivre, chacune attendant que l’autre s’y colle. Pendant ce temps, les coéquipiers d’Evenepoel verrouillaient parfaitement la course. Cette séquence est un pur manuel de domination : une attaque qui paralyse, suivie d’un verrou stratégique. L’écart est passé de 30″ à plus de 2 minutes en 20 km. Une leçon de pouvoir cycliste.

JOUR 3 – La maîtrise dans l’adversité : la preuve de maturité (Trofeo Andratx-Pollença)

Le 31 janvier, sous un vent « à décorner les bœufs » et sur un parcours raccourci de 26 km, Evenepoel a livré peut-être la performance la plus impressionnante du triplé. Contre le jeune Français Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling), il a montré une patience et une intelligence tactique nouvelles. Il a laissé son équipe écraser le Puig Major, a contenu sa première attaque, et a scellé la course dans la descente et sur la dernière montée. Ce n’était plus le « cannibale » dévorant tout sur son passage, mais le stratège calculant son effort. Les données de VAM (Vitesse Ascensionnelle Moyenne) sur les 3 derniers km, supérieures de 8% à la moyenne du Top 10, prouvent qu’il gardait de la marge. Il a gagné sans « tout casser ».

Evenepoel vs Rondel : le duel qui annonce l’avenir

Le face-à-face avec Mathys Rondel (19 secondes à l’arrivée) fut un concentré de cyclisme moderne : la puissance pure contre l’opportunisme intelligent. Rondel, 4e la veille, a prouvé qu’il était l’un des plus grands espoirs français. Mais Evenepoel a démontré qu’il pouvait désormais gagner en économisant ses forces, en s’appuyant sur son équipe (Van Gils 3e), et en frappant au moment précis. Question ouverte pour les puristes : Cette victoire « raisonnée » est-elle plus inquiétante pour ses rivaux que ses raids solitaires, car elle prouve qu’il peut gagner de multiples façons ?

Quel impact sur la saison 2026 et la hiérarchie mondiale ?

Ce triplé majeur a des répercussions immédiates sur le paysage cycliste. Premièrement, il valide la fusion Red Bull-BORA comme un succès opérationnel foudroyant. Deuxièmement, il replace Evenepoel au cœur des favoris pour le Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège, des courses où sa puissance explosive et désormais sa patience seront décisives. Enfin, il installe une pression psychologique immense sur ses principaux rivaux, Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard. Ces derniers ne peuvent ignorer qu’Evenepoel aborde 2026 avec une condition physique précoce, une équipe solide et une palette tactique élargie.

L’envol d’un phénix tactique

Le Challenge de Majorque 2026 restera dans les annales comme le moment où Remco Evenepoel a transcendé son statut de phénomène pour endosser celui de patron complet du peloton. Il a prouvé qu’il pouvait être le moteur d’une équipe, le solitaire implacable et le tacticien froid. Ce « hat-trick » parfait n’est pas un aboutissement, mais un prologue. Il trace la route vers des objectifs plus grands : les classiques, le maillot arc-en-ciel sur route, et surtout, le Tour de France 2026. Le message, désormais, est clair pour tous : la machine Evenepoel est non seulement lancée, mais elle a aussi appris à penser. La légende, chapitre après chapitre, s’écrit sous nos yeux. La saison est longue, mais les premiers coups de pinceau sont déjà ceux d’un chef-d’œuvre.

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Trofeo Palma 2026 : Le verdict d’un expert sur le sprint qui va réécrire l’histoire

Ce dimanche 1er février 2026, le Trofeo Palma clôture le Challenge de Majorque sur un autel dédié aux purs sprinteurs. Sur un parcours de 158 km taillé pour eux, la victoire se jouera à l’explosivité pure. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une bataille tactique féroce. Plongée dans les coulisses de la course qui va couronner le roi du sprint du début de saison.

Lire aussi : Remco Evenepoel, l’art de gagner sans tout casser

Pourquoi le Trofeo Palma 2026 est-il plus qu’une simple formalité pour les sprinteurs ?

Le Trofeo Palma n’est pas une course comme les autres. C’est l’ultime page d’un chapitre, le point final du Challenge de Majorque, et surtout, un rituel quasi sacré pour les hommes rapides. Depuis des décennies, les noms inscrits sur son palmarès résonnent comme un who’s who du sprint mondial : Erik Zabel, Oscar Freire, Robbie McEwen, Marcel Kittel… En 2026, un nouveau nom doit s’ajouter à cette liste prestigieuse, mais le contexte a changé. La course, bien que traditionnellement plate, ne se gagne plus uniquement à la force des mollets. Elle exige une maîtrise parfaite du positionnement, une lecture aiguë du vent souvent traître sur l’île, et une cohésion d’équipe implacable dans les derniers kilomètres urbains de Palma. Selon les données et statistiques, plus de 85% des éditions se sont conclues au sprint, un pourcentage qui place la course comme l’une des plus prédictibles du calendrier… et donc l’une des plus stressantes pour les leaders désignés. La pression du statut de favori y est immense.

Une analyse en profondeur du parcours 2026 : où se jouera vraiment la course ?

158 km sans relief : un mensonge statistique ?

Le profil officiel affiche 158 kilomètres « sans grande difficulté », avec une seule côte répertoriée, le Cor de Mallorca (0.8 km à 4.5%) au 96ème kilomètre. Sur le papier, c’est un rêve pour les équipes de sprinteurs. Mais en stratégie cycliste, un parcours apparemment anodin est souvent le théâtre des plus grandes surprises. La véritable difficulté ne réside pas dans le dénivelé, mais dans le tracé. Les routes larges en début de course peuvent inciter à des attaques vaines, usant inutilement les équipes. Le vent, élément omniprésent à Majorque, peut fracturer le peloton à tout moment, transformant une simple étape en enfer pavé. La côte du Cor de Mallorca, bien que courte, sert de tremplin parfait pour une échappée d’opportunistes ou pour déstabiliser les trains de sprints mal en place. C’est souvent à ce moment-là que la course bascule psychologiquement.

Le final urbain de Palma : un casse-tête tactique

Les 20 derniers kilomètres dans les rues de Palma sont un exercice de haute précision. Les virages successifs, les ronds-points et le rétrécissement des artères imposent un placement en tête de peloton absolument critique. Une équipe qui prend les commandes trop tôt s’épuise ; une équipe qui intervient trop tard peut se voir bloquée. L’analyse des éditions précédentes montre que le vainqueur est presque toujours lancé depuis les 10 premières positions à 500 mètres du but. La dernière ligne droite, longue et légèrement en faux-plat descendant, avantage les sprinteurs au long gabarit et à la fréquence de pédalage explosive. Un final parfaitement adapté à un profil bien précis…

Qui sont les favoris du Trofeo Palma 2026 ? Notre classement expert

⭐⭐⭐ Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) : L’homme à abattre. Sa victoire en terre espagnole il y a quelques jours dès le début de saison a envoyé un message clair. Son train, rodé et puissant, sera la référence. Sa pointe de vitesse, historiquement l’une des plus élevées du peloton selon les analyses de puissance, en fait le top favori logique. Mais toute l’île le visera.

⭐⭐ Marijn van den Berg (EF Education-EasyPost ProCycling) : Le grand rival. Moins explosif mais plus complet, capable de survivre à des accidents de parcours, il incarne le danger numéro un pour Groenewegen. Sa fin de saison 2025 remarquée lui donne un statut de leader assumé.

⭐⭐ Arne Marit (Red Bull – BORA – hansgrohe) : L’outsider de luxe. Impressionnant de régularité sur les courses d’un jour, il possède le punch pour surprendre des noms plus établis. Son équipe, spécialiste des coups tactiques, pourrait lui offrir le lancement parfait.

Le peloton des opportunistes : Un groupe où tout peut arriver. On y trouve Max Kanter (Astana Qazaqstan Team), finisseur redoutable, Ivan García Cortina (Movistar Team), l’homme fort des finals nerveux, et le tenant du titre Iúri Leitão (Caja Rural-Seguros RGA), toujours motivé par une répétition de son exploit. Andrea Vendrame (Team Jayco AlUla) et Magnus Cort (Uno-X Mobility) pourront également profiter d’un sprint déstructuré. Gardez un œil sur Amaury Capiot (Team Jayco AlUla), revenu au plus haut niveau après sa grave chute.

Engagés majeurs : quelles équipes vont dicter la loi ?

La liste des engagés dessine une bataille entre des trains de sprint bien identifiés et des équipes chasseuses d’opportunités.

Unibet Rose Rockets (avec Groenewegen) : La machinerie surprise de ce début de saison. Leur objectif sera de contrôler la course de A à Z.

EF Education-EasyPost ProCycling (avec Van den Berg) : La principale opposition. Leur force réside dans leur capacité à s’adapter.

Red Bull – BORA – hansgrohe (avec Marit) : L’équipe la plus imprévisible, capable de renverser la table et surtout rester dans la continuité des trois victoires de l’équipe sur le Challenge de Majorque avec Remco Evenepoel.

Les équipes sans leader absolu mais dangereuses : Movistar Team , Decathlon AG2R CMA CGM, Uno-X Mobility et Caja Rural-Seguros RGA joueront les trouble-fêtes et tenteront de surprendre les favorites par la mobilité.

Comment suivre le Trofeo Palma 2026 en direct à la télé et en streaming ?

Ne manquez pas le final du Challenge de Majorque 2026 :

Départ : 10h30 (heure locale, CET).

Arrivée prévue : Vers 14h05 (CET).

Diffusion TV & Streaming :

HBO Max : Couverture complète dès 12h15. La plateforme proposera très probablement plusieurs flux (peloton principal, moto suiveuse).

Eurosport 1 : Rejoint la course à 13h15 pour le final avec le commentaire expert.

Chaînes locales & internationale : Retransmission attendue sur TVE Deportes en Espagne et via les services de la UCI pour les territoires sans diffuseur exclusif.

Notre prédiction : Qui lèvera les bras à Palma ?

L’analyse des données, de la forme et de la tactique conduit à un scénario probable : un sprint massif et ultra-rapide. La puissance collective de la surprenante Unibet Rose Rockets devrait permettre à Dylan Groenewegen de se placer idéalement. S’il évite les ennuis, son poil de gagnant et son expérience devraient faire la différence sur la longue ligne droite. Mais le cyclisme reste un sport d’émotion. Marijn van den Berg a tous les atouts pour créer la surprise si le final devient plus chaotique que prévu.

Une question pour vous, fans de cyclisme : face à un parcours aussi plat, quelle est, selon vous, la qualité la plus importante pour un sprinteur : la pointe de vitesse pure ou l’intelligence de positionnement ? Débattez-en dans les commentaires !

Le Trofeo Palma 2026, bien plus qu’une simple formalité, offre la quintessence du sprint classique. C’est un test de force, de nerfs et de cohésion en début de saison. Alors que les projecteurs se braquent sur Palma ce dimanche, un homme écrira son nom au côté des légendes. Que le spectacle commence, et que le plus fort – ou le plus malin – l’emporte.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Palma 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Movistar Team (WT) ✅
5, GARCÍA CORTINA, Iván
7, HESSMANN, Michel
9, MILESI, Lorenzo
10, OLIVEIRA, Nelson
13, ARANAZ, Markel
16, JACKSON, Lucas
17, PARETA, Roger

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
21, BOICHIS, Adrien
26, WANDAHL, Frederik
29, CLEMMENSEN, Theodor August
30, DONATI, Davide
32, MAGAGNOTTI, Alessio
33, PUTZ, Sebastian
46, MARIT, Arne

EF Education – EasyPost (WT) ✅
34, STEINHAUSER, Georg
35, VAN DEN BERG, Marijn
37, BELOKI, Markel
39, HOBBS, Noah
40, SCHWARZBACHER, Matthias
41, BATTISTELLA, Samuele
42, SIMMONS, Colby

Team Jayco AlUla (WT) ✅
44, BOUWMAN, Koen
45, CAPIOT, Amaury
50, ENGELHARDT, Felix
51, FOLDAGER, Anders
54, KRIJNSEN, Jelte
57, SÜTTERLIN, Jasha
58, VENDRAME, Andrea

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
61, GEERAERTS, Ferre
62, HUYSMANS, Nolan
63, LAMBRECHT, Michiel
64, MARIS, Elias
65, TORNEY, Artuur
67, VANDENABEELE, Henri
68, THONNON, Senne

Uno-X Mobility (WT) ✅
71, CORT, Magnus
72, HOELGAARD, Markus
73, HOLTER, Ådne
74, HVIDEBERG, Jonas Hem
77, LØLAND, Sakarias Koller
78, TJØTTA, Martin

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
81, PIETROBON, Andrea
83, LONARDI, Giovanni
84, PEÑALVER, Manuel
87, BAIS, Mattia
88, BELLETTA, Dario Igor
89, RACCAGNI, Gabriele
90, BENITO, Adrián

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
93, FABRIES, Ugo
94, FREIRE, Marcos
95, HERREGODTS, Rune
96, MAUSS, Moritz
98, POLITT, Nils
104, TORRES, Jaime
105, OLIVEIRA, Rui

XDS Astana Team (WT) ✅
108, KANTER, Max
109, LIVYNS, Arjen
111, SILVA, Guillermo Thomas
112, SYRITSA, Gleb
113, TEUNISSEN, Mike
114, DELLE VEDOVE, Alessio
115, WANG, Gustav

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
118, BRUSTENGA, Marc
119, IRIBAR, Unai
122, WENZEL, Mats
123, AZANZA, Ibai
124, RUIZ, Ibon
125, HO, Yen Yi

TotalEnergies (PRT) ✅
126, VERCHER, Mattéo
128, BREUILLARD, Nicolas
130, JOUSSEAUME, Alan
131, TURGIS, Anthony
132, VADIC, Baptiste
133, LEROUX, Samuel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
137, GROENEWEGEN, Dylan
139, REINDERS, Elmar
140, DE VRIES, Hartthijs
141, JOHANNINK, Jelle
142, BLOEM, Joren
143, FELDMANN, Karsten Larsen
145, RASENBERG, Martijn

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
153, CONFORTI, Lorenzo
154, MANENTI, Marco
155, MARCELLUSI, Martin
160, ZANONCELLO, Enrico
161, FERRARO, Santiago
163, PINAZZI, Mattia
164, STENICO, Mattia

Lotto Intermarché (WT) ✅
165, ARTZ, Huub
167, BEULLENS, Cedric
169, ØRN-KRISTOFF, Felix
171, DOLVEN, Halvor
172, IMAMURA, Shunsuke
173, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
177, HENNEQUIN, Paul
178, JUARISTI, Txomin
180, MINTEGI, Iker
181, UGARTE, Gari
182, VAN DER TUUK, Danny
183, AGUIRRE, Yago
185, ISASA, Xabier

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
189, BARCELÓ, Fernando
190, BOU, Joan
194, LEITÃO, Iúri
195, LÓPEZ, Joseba
196, PEÑUELA, Francisco Joel
197, OTRUBA, Jakub
198, PARRA, José Félix

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
201, HALLER, Marco
202, ERIKSSON, Jacob
203, KLUCKERS, Arthur
210, WILKSCH, Hannes
211, STIANSEN, Jesper
212, MEDWAY, Jackson
214, STÖCKLI, Jan

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
215, CAVIA, Daniel
216, DE LA CALLE, Hugo
217, KOYAMA, Tomoya
218, MACÍAS, César
219, FERNÁNDEZ, Sinuhé
220, GARCÍA PIERNA, Carlos
222, DÍAZ, José Manuel

Equipe d’Espagne (NAT) ✅
225, MUÑOZ, Hodei
227, ZAFRA, Marc
228, BARCELO, Jaume
229, BENNASSAR, Francesc
230, ARTIGUES, Jordi
231, TORRES, Marc
232, LOAISA, Ivan

Petrolike (CT) ✅
237, CALLEJAS, Edison Alejandro
238, PONOMAR, Andrii
239, PRIETO, José Juan
240, PRIETO, José Antonio
241, EPIS, Giosuè
242, VILLA, Giacomo
243, ZARATE, Michael

REMBE | rad-net (CT) ✅
244, ADAMIETZ, Johannes
245, ARENZ, Leon
246, BORRESCH, Julian
247, BRENNER, Mauro
248, HEIDEMANN, Miguel
249, THEILER, Ole
250, ZEMKE, Jermaine

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Pogacar terrassé en 2026 : l’incroyable scénario qui fait trembler le cyclisme

Tadej Pogacar vise un cinquième Tour de France en 2026, un seuil mythique. Pourtant, l’histoire sportive est tissée de chutes inattendues. Entre rivaux affûtés, calendrier surchargé et loi des séries, la défaite est un scénario plausible. Plongée dans les rouages d’un séisme qui redéfinirait les équilibres du peloton.

Lire aussi : Tour de France 2026. Le parcours qui veut crucifier les favoris

Le mythe de l’invincibilité est une construction fragile. Tadej Pogacar, quadruple vainqueur du Tour de France, en approche les limites. En 2026, le Slovène tentera de rejoindre le cercle ultra-restreint des quintuples vainqueurs : Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain. Un Olympe. Mais l’ascension pourrait tourner au piège. Car la route vers la légende absolue est aussi celle où les risques se multiplient.

Lire aussi : Pogačar vers la légende : un 5e Tour de France en 2026, mission impossible ?

Une hydre à plusieurs têtes : le peloton se ligue

La suprématie de Pogacar n’a jamais été aussi contestée. Le paysage du cyclisme mondial s’est structuré pour lui résister. Face à lui, une génération de rivaux prêts à saisir la moindre faille.

Jonas Vingegaard, revenu en force avec sa victoire sur la Vuelta 2025, incarne la menace la plus méthodique. Le Danois maîtrise l’art de l’usure et du contre-la-montre. Un parcours 2026 riche en kilomètres chronométrés serait un avantage structurel pour le coureur de la Visma-Lease a Bike. Leur rivalité dépasse le sport : c’est l’affrontement entre l’instinct offensif et la froideur tactique.

Dans l’ombre, d’autres concurrents affûtent leurs armes. Remco Evenepoel, désormais porté par la puissance logistique de Red Bull-Bora-Hansgrohe, possède l’audace nécessaire pour des coups d’éclat lointains. Juan Ayuso, transféré chez Lidl-Trek, n’est plus un équipier mais un rival affranchi, assoiffé de leadership. Sans oublier le retour d’un Primož Roglič revanchard, dont le mental de gagnant reste une arme redoutable sur trois semaines.

Lire aussi : Le cercle très fermé. Qui a réussi à battre Tadej Pogačar en 2025 ?

L’appétit dévorant : le piège du double objectif

La plus grande vulnérabilité de Pogacar pourrait être… son génie même. Son désir de tout conquérir – notamment les classiques Monument qui lui manquent, Milan-SanRemo et Paris-Roubaix – introduit un risque majeur dans sa préparation.

Le Slovène a déjà procédé à des reconnaissances assidues des secteurs pavés en vue de Roubaix, un objectif avoué. Un printemps trop intense, une chute sur les pierres, une fatigue sous-estimée : l’équipe UAE Team Emirates devra orchestrer un ballet d’une précision inédite entre avril et juillet. La quête de l’histoire sur un jour pourrait compromettre celle sur trois semaines. Une victoire à Roubaix pourrait paradoxalement sonner le glas du maillot jaune.

Lire aussi : Tour de France 2026. Pourquoi ce parcours inédit va mettre le feu au classement général dès Barcelone ?

L’effet domino : les conséquences d’un séisme

Une défaite de Pogacar en juillet 2026 déclencherait un réajustement tectonique dans le cyclisme.

Fin d’une aura : L’invincibilité évaporée, les rivaux gagneraient une assurance psychologique cruciale. Pour Pogacar, ce serait un choc nécessitant une reconstruction mentale. Le début d’un déclin ou le carburant d’une reconquête titanesque.

Nouvel ordre mondial : La victoire d’un Vingegaard ou d’un Evenepoel consacrerait un changement d’ère. La stratégie des courses redeviendrait plus ouverte, moins focalisée sur la neutralisation d’un seul homme. Le récit médiatique chercherait immédiatement un nouveau duel phare.

Opportunité française : Le cyclisme tricolore, en attente d’un succès majeur depuis des années, pourrait y trouver une brèche. Des coureurs comme Kévin Vauquelin, Pavel Sivakov ou Valentin Paret-Peintre pourraient profiter d’une course moins verrouillée pour viser le top 5, voire plus. Une défaite du favori absolu ouvre le jeu.

Les leçons du passé : la loi des séries

L’histoire du Tour est un cimetière de dynasties présumées éternelles. Merckx a chuté. Hinault a été battu. Indurain a vu sa série s’interrompre. Sur 21 jours, la marge d’erreur est infinitésimale : une faiblesse passagère, une gastro, une chute malencontreuse, et l’édifice s’écroule. L’obsession du cinquième titre ajoute une pression psychologique inédite : chaque seconde perdue serait interprétée comme un pas vers l’échec historique.

L’équilibre précaire du roi

En 2026, Tadej Pogacar jouera son statut sur deux tableaux : la soif des Classiques et la conquête de la légende sur le Tour. Cette double ambition est son atout et son talon d’Achille.

Sa défaite est le scénario que personne ne prononce à voix haute, mais pour lequel toutes les équipes concurrentes se préparent. Elle serait un cataclysme médiatique, un reset complet de la hiérarchie, et peut-être le prélude d’un récit encore plus captivant : celui du rebond.

La question ultime n’est plus de savoir si Pogacar peut perdre. L’histoire nous dit que oui. Elle est de savoir si le cyclisme est prêt à entrer dans une nouvelle ère, où l’incertitude, mère de tous les suspens, aura remplacé le règne d’un seul homme.

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GP La Marseillaise 2026 : Comment la fin de la Route des Crêtes va réécrire la légende

Plus qu’une simple ouverture, le GP La Marseillaise 2026 sonne le glas d’une ère. L’abandon mythique de la Route des Crêtes, pour des raisons de sécurité, redessine entièrement la géopolitique de la course. Entre puncheurs affûtés et sprinteurs renâclants, nous décryptons le parcours révolutionnaire et identifions l’homme à abattre dans une édition qui promet de briser le fameux « malédiction du vainqueur ».

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi le GP La Marseillaise 2026 est-il une course révolutionnaire ?

Le 1er février 2026, le peloton français ne se contente pas de reprendre la route. Il tourne une page d’histoire. La 48e édition du Grand Prix La Marseillaise, manche inaugurale des FDJ United Series (ex Coupe de France), sera la première depuis 2016 sans le passage terrifiant et sublime de la Route des Crêtes. Motif : la sécurité, après la chute gravissime de Yaël Joalland en 2024. Ce retrait n’est pas un détail ; c’est une mutation ADN. « Le petit Galibier » local, comme le surnomment les initiés, n’est plus le juge de paix. Selon les données et statistiques, sa suppression raccourcit le parcours d’environ 20 km (145,8 km au total) et, comme le concède Evaldas Šiškevičius, directeur sportif de Cofidis, « rend les affaires des sprinteurs plus faciles ». Mais la légende est tenace : gagner à Marseille porterait malheur pour la saison. Cette malédiction survivra-t-elle à ce nouveau scénario ?

Lire aussi : Le palmarès du Grand Prix Cycliste La Marseillaise

Un parcours inédit : analyse tactique mètre par mètre

Un départ explosif pour une échappée en sursis

Le départ réel à Château-Gombert est un coup de feu. Immédiatement, 8 km à 3% montent vers Gréasque. C’est le terrain de jeu idéal pour la traditionnelle échappée matinale, composée souvent de baroudeurs et de jeunes loups avides de visibilité. Mais avec un peloton motivé et quatre équipes WorldTour (Decathlon CMA CGM, Alpecin-Premier Tech, Groupama-FDJ United, Lotto Intermarché), sa marge de manœuvre sera mince.

Le Col de l’Espigoulier, nouveau centre de gravité ?

Sans la Crête, c’est le Col de l’Espigoulier (3,4 km à 3,2%, sommet à 730m d’altitude) qui hérite du rôle de principal sélecteur, situé au cœur de la course. Son ascension via le versant de la Sainte-Baume (5,7 km à 4,9%) est longue mais régulière. Elle usera les gambettes mais ne provoquera pas de cassure franche. L’échappée devra y avoir une avance conséquente pour espérer survivre.

Le final décrypté : La Gineste, un tremplin pour qui ?

Tout se jouera dans les 20 derniers kilomètres. L’ultime difficulté, le Col de la Gineste (2,2 km initiaux à 5,9%, puis plus roulants), est placée à 10 km de l’arrivée au Stade Vélodrome. C’est là que les puncheurs devront frapper. Cependant, la longue descente technique vers Marseille (souvent ventée) et les 3 km plats du Boulevard Michelet favorisent les regroupements. Un scénario en solitaire, comme la victoire mémorable de Jérémy Roy en 2011, semble hautement improbable cette année. Les équipes des sprinteurs puncheurs vont-elles pouvoir contrôler ce final piégeux ?

Profil parcours GP La Marseillaise 2026. Image : @LaFlammeRouge

Les favoris 2026 : Qui peut briser la malédiction marseillaise ?

Avec un profil moins ardu, la liste des prétendants s’élargit, mais la victoire se jouera à la fois sur la Gineste et sur la ligne droite. Notre analyse des forces en présence :

⭐⭐⭐ L’Homme à battre : Paul Lapeira (Decathlon CMA GCM), l’ancien champion de France.

Le profil lui sied à merveille. Puncheur vif, excellent rouleur, il a la carte à jouer aussi bien en attaquant dans la Gineste qu’en réglant un petit groupe. Son équipe, solide, devra neutraliser les sprinteurs plus rapides. Sa saison 2025 a confirmé son statut ; une victoire ici serait un lancement parfait.

⭐⭐ Les grands perturbateurs

Bryan Coquard (Cofidis) : L’expérimenté sprinteur a prouvé qu’il pouvait franchir des bosses. Si la course se regroupe, il est l’homme le plus rapide du plateau. Son équipe en fera une priorité absolue.

Clément Venturini (Unibet Rose Rockets) : Enfin leader désigné, le puncheur-sprinteur aux finitions redoutables est un outsider de premier plan. Sa pointe de vitesse peut surprendre.

Émilien Jeannière (TotalEnergies) : 3e du GP de Valence en janvier, leader naturel de son équipe, fort et constant. Il pourrait tenter une offensive plus loin pour éviter un sprint.

Les cartes à jouer et les inconnues

Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) : La jeune recrue phénomène est l’inconnue majeure. Capable de tout, son agressivité pourrait déstabiliser la course.

Sandy Dujardin (TotalEnergies) : Un moteur de fond qui, en forme, peut surprendre.

Les étrangers à surveiller : Stefano Oldani (Caja Rural), Jonathan Lastra (Euskaltel Euskadi) ou encore Jenthe Biermans (Cofidis) apportent leur expérience et d’autres options tactiques.

Avec ce plateau, assistons-nous à la fin de l’hégémonie des purs puncheurs sur cette classique ?

Engagés et stratégies d’équipe : Le choc des philosophies

19 équipes (4 WorldTour, 10 ProTeams, 5 Continental) seront au départ. Au-delà des leaders, observez les équipiers :

Decathlon CMA CGM devra utiliser ses hommes pour durcir la course pour Lapeira.

Cofidis aligne une armada pour Coquard avec Piet Allegaert et Alexis Renard, Paul Ourselin pour le ramener au pied de la Gineste.

Groupama-FDJ United, privée de son vainqueur 2025 Valentin Ferron, joue la carte de l’audace avec Ewan Costiou et pourrait surprendre.

La bataille pour contrôler le final entre les équipes de puncheurs et celles des sprinteurs sera le duel tactique à suivre.

Comment suivre le GP La Marseillaise 2026 en direct à la TV et en streaming ?

Ne manquez pas le coup d’envoi de la saison française :

Diffusion TV : La course sera retransmise en direct et en clair sur NOVO.19 (canal 19 de la TNT) de 14h30 à 17h00.

Streaming & International : Le direct sera également disponible sur la plateforme Eurosport Player / Discovery+, ainsi que sur les services de HBO Max.

Horaires clés : Départ fictif à 12h30, arrivée prévue vers 17h30 devant l’emblématique Orange Vélodrome.

Le GP La Marseillaise 2026 est bien plus qu’une course d’ouverture. C’est un laboratoire, un test des hiérarchies naissantes et le théâtre d’un dilemme tactique passionnant. Entre respect d’une tradition et nécessaire modernisation pour la sécurité, cette édition marque un tournant. Qui, du puncheur affûté ou du sprinteur résistant, héritera de la lourde tâche – et de la possible malédiction – de succéder à Neilson Powless et Valentin Ferron au palmarès ? Réponse dimanche sur le boulevard Michelet, où une nouvelle légende est sur le point de s’écrire.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au GP La Marseillaise 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Cofidis (PRT) ✅
1, BIERMANS, Jenthe
2, COQUARD, Bryan
3, RENARD, Alexis
4, IZQUIERDO, Clément
5, OURSELIN, Paul
6, MAAS, Jan

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, BAYER, Tobias
12, BELMANS, Lennert
13, DEBRUYNE, Ramses
14, HOULE, Hugo
15, UHLIG, Henri
16, THIJSSEN, Gerben
17, RAMSAY, Noah

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
21, DEWULF, Stan
22, HAUGLAND, Kasper
23, ISIDORE, Noa
24, LABROSSE, Jordan
25, LAPEIRA, Paul
26, POLLEFLIET, Gianluca
27, PRINGLE, Nate

Groupama – FDJ United (WT) ✅
31, BARTHE, Cyril
32, COSTIOU, Ewen
33, DECOMBLE, Maxime
34, GERMANI, Lorenzo
35, HUENS, Axel
36, LOULERGUE, Victor
37, GRÉGOIRE, Baptiste

Lotto Intermarché (WT) ✅
41, BRAET, Vito
42, DE SCHUYTENEER, Steffen
43, GRIGNARD, Sébastien
44, GRISEL, Matys
45, KOCKELMANN, Mathieu
46, SLOCK, Liam
47, VAN DE WYNKELE, Lorenz

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
51, ARASHIRO, Yukiya
52, PIRAS, Andrea
53, BALMER, Alexandre
54, MEO, Felix James
55, GRANGER, Ben
57, VERRANDO, Luca

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
61, VERRE, Alessandro
62, BUDZIŃSKI, Marcin
63, BURATTI, Nicolò
64, CHESINI, Cesare
65, CIPOLLINI, Edoardo
66, MASNADA, Fausto
67, ZOCCARATO, Samuele

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
71, OLDANI, Stefano
73, MOLENAAR, Alex
74, PRADES, Eduard
75, DÍAZ, Alex
76, LOSPITAO, Pablo
77, CORRES, Gorka

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
81, AUGÉ, Ronan
82, MÜLLER, Tobias
83, VENTURINI, Clément
84, KOPECKÝ, Tomáš
85, KUBIŠ, Lukáš
86, LARSEN, Niklas
87, MOURIS, Wessel

TotalEnergies (PRT) ✅
91, DAUPHIN, Florian
92, DELETTRE, Alexandre
93, DUJARDIN, Sandy
94, JEANNIÈRE, Emilien
95, MARCEROU, Nicola
96, RETAILLEAU, Valentin
97, THIERRY, Pierre

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
101, BERASATEGI, Xabier
102, ALUSTIZA, Nicolás
103, LASTRA, Jonathan
104, LÓPEZ, Jordi
105, MARTÍN, Gotzon
106, MURGUIALDAY, Jokin
107, VAN DER TUUK, Axel

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
111, AZNAR, Hugo
112, GIMENO, Nil
113, GÓMEZ, Iker
114, CARRASCOSA, Pablo
115, MARTÍN, José María
116, PÉREZ, César
117, RETEGI, Mikel

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
121, QUARTUCCI, Lorenzo
122, ALLENO, Clément
123, FAGÚNDEZ, Eric Antonio
124, FAJARDO, Adrián
125, KMÍNEK, Vojtěch
126, MAYER, Alexandre

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
131, BESSEGA, Tommaso
132, GIULIANO, Dario
133, MAESTRI, Mirco
134, MIFSUD, Andrea
135, MUÑOZ, Francisco
137, BAIS, Davide

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
141, GEORGE, Alfred
142, TISSIÈRES, Arnaud
143, BAGOU, Guillaume
144, AEBERSOLD, Nils
145, SOMMER, Jan
146, JEAN, Victor
147, DARBELLAY, Valentin

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
151, BÉNÉTEAU, Lucas
152, BERGER, Antoine
153, CARDIS, Romain
154, CHAMPION, Thomas
155, DELACROIX, Théo
156, GUGLIELMI, Simon
157, SIMON, Yohann

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
161, HARDOUIN, Louis
162, HEREMANS, Joppe
163, JARNET, Maxime
164, MOLLY, Kenny
165, RAUGEL, Antoine
166, TENDON, Arnaud
167, THÉOT, Killian

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
171, HÄNNINEN, Jaakko
172, KONIJN, Alexander
173, MAINGUENAUD, Tom
174, GILLET, Baptiste
175, MASSA, Dylan
176, CARTY, Jahkim
177, DAVY, Clément

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
181, CHAUSSINAND, Joris
182, FAYOLLE, Jean-Loup
183, GUÉGAN, Maël
184, GUERNALEC, Victor
185, LANGELLA, Lenaic
186, LOZOUET, Léandre
187, MARIAULT, Axel

AVC Aix Provence Dole (CT) ✅
191, BARRILLOT, Bohémond
192, BROOKES, Joseph
193, BROUGH, Jack
194, GUAY, Mathis
195, LAYRAC, Gabriel
196, MARIN, Julien
197, RAUS, Jerome

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Trofeo Andratx-Pollença 2026 : Remco Evenepoel, l’art de gagner sans tout casser

Troisième victoire en trois jours. Un carton plein à Majorque. Pourtant, ce samedi 31 janvier 2026, Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) a livré une version différente de sa supériorité. Moins démonstrative, plus calculatrice. Face au tenace Mathys Rondel et dans des conditions apocalyptiques, le champion olympique a démontré une maturité tactique qui pourrait bien redéfinir sa saison. Plongée dans le cockpit d’une machine de guerre réglée au millimètre.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le mythe du Cannibal a-t-il un héritier ? À Majorque, Remco Evenepoel vient de signer un début de saison qui n’appartient qu’aux légendes : trois courses, trois victoires. Mais c’est sur le Trofeo Andratx-Pollença 2026, sous un vent à décorner les bœufs et sur un parcours mutilé, qu’il a peut-être livré la performance la plus impressionnante. Non pas par un raid solitaire de 55 km comme la veille, mais par une démonstration de patience, d’intelligence et de puissance ciblée. Une leçon de cyclisme à l’ère des hyper-spécialistes.

Un scénario tronqué par les éléments : la tactique Evenepoel mise à l’épreuve

Cette nouvelle manche du Challenge de Majorque devait être le théâtre d’un nouveau massacre. Les stats le promettaient : 148 km et près de 3000m de dénivelé, un terrain de jeu idéal pour l’ogre belge. Mais le vent, véritable patron de l’île en ce début 2026, en a décidé autrement. Comme l’année précédente où l’épreuve avait été purement annulée, les organisateurs ont dû tronquer le parcours de 26 km. Une décision qui a tout changé.

Ce contexte météo rappelle les aléas du Challenge de Majorque, une épreuve notoirement volatile. En 2025, selon nos données et archives, le même vent avait forcé l’annulation pure et simple. Cette connaissance contextuelle renforce la valeur de la performance.

Puig Major : le train Red Bull-BORA qui a tout écrasé… mais pas tout seul

Avec un parcours raccourci à 121,5 km, la marge d’erreur disparaît. La stratégie de l’équipe Red Bull – BORA – hansgrohe a été implacable : imposer un train infernal dans l’ascension reine, le Puig Major (14,2 km à 5,9%). Objectif : épuiser les rivaux avant même la première attaque d’Evenepoel. Pourtant, contrairement aux prévisions, l’accélération du Belge à 50 km du but n’a pas tout pulvérisé. Ivan Romeo (Movistar) a tenu la roue, et même provoqué un moment de flottement au sommet. Un signe de faiblesse ? Bien au contraire.

Question ouverte : Faut-il voir dans cette première attaque contenue une nouvelle facette d’Evenepoel, plus stratège, ou simplement un jour légèrement moins étincelant ?

Le duel qui a scellé la course : Evenepoel vs Rondel, le choc des styles

C’est dans la longue et technique descente du Puig Major que le destin de la course s’est joué. Une accélération de Diego Pescador (Movistar) a servi de rampe de lancement. Evenepoel et Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling) s’y sont engouffrés. Le duo qui s’est formé était fascinant : d’un côté, le surpuissant champion du monde contre-la-montre ; de l’autre, le puncheur français fin et tenace, déjà 4e la veille.

Leur collaboration fut pragmatique. Rondel, loin d’être un faire-valoir, a tiré sans état d’âme, conscient que c’était sa seule chance. Ensemble, ils ont creusé une avance décisive sur un groupe de poursuivants où brillait le coéquipier d’Evenepoel, Maxim Van Gils. Le spectacle était lancé pour un duel au sommet, littéralement, vers le Mirador d’Es Colomer.

L’estocade finale : une puissance mathématique

La dernière ascension (3,3 km à 5,9%) était taillée pour Evenepoel. Mais Rondel, spécialiste des efforts courts et intenses, n’a pas capitulé. Le Belge a attaqué à la base, créant immédiatement un petit écart. Le Français a résisté, revenant même à quelques mètres, accroché à sa roue comme une ombre pendant près de deux kilomètres. La différence s’est finalement faite dans les 500 derniers mètres, plus raides, où la puissance pure d’Evenepoel a eu raison de la résistance héroïque de Rondel.

Analyse technique : Selon nos données, la VAM (Vitesse Ascensionnelle Moyenne) d’Evenepoel dans les 3 derniers kilomètres a été supérieure de 8% à celle de la moyenne du Top 10. Une donnée qui quantifie la différence, souvent invisible à l’œil nu, entre le très bon et l’excellent.

Ce podium raconte plusieurs histoires : la domination collective de Red Bull-BORA, l’éclatante confirmation du Français Rondel comme l’un des plus grands espoirs du cyclisme tricolore, et la parfaite maîtrise d’Evenepoel pour gérer un scénario imprévu.

Question ouverte : Mathys Rondel, à seulement 19 secondes, peut-il considérer cette course comme une victoire morale, ou la défaite face à un Evenepoel jugé « moins brillant » est-elle plus amère encore ?

Vidéo et analyse : les images qui résument la maîtrise d’Evenepoel

Pour comprendre la finesse tactique de cette victoire, une vidéo vaut mille mots. Les séquences clés à revoir :

Le train Red Bull-BORA dans le Puig Major.

L’attaque et la formation du duo avec Rondel dans la descente.

Le moment précis où Evenepoel enclenche le turbo dans la dernière montée, le visage fermé, la cadence implacable.

Ces images montrent un coureur en parfait contrôle de son effort, loin du jeune prodige qui gaspillait parfois ses forces.

Le Challenge de Majorque 2026 s’achève sur un triomphe sans appel pour Remco Evenepoel. Trois victoires, trois façons de gagner. Le Trofeo Andratx-Pollença restera peut-être comme la plus instructive : celle où il a prouvé qu’il pouvait aussi gagner avec la tête, en comptant sur une équipe ultra-solide (Van Gils 3e) et en attendant le moment parfait pour frapper.

Alors qu’il met le cap sur le Tour de la Communauté de Valence, un message clair a été envoyé à l’ensemble du peloton mondial, et particulièrement à ses rivaux pour les classements majeurs : la machine Evenepoel 2026 est non seulement lancée, mais elle a aussi ajouté une nouvelle carte à son jeu : l’efficacité froide. Le mythe se construit, une victoire à la fois.

Classement complet du Trofeo Andratx-Pollença 2026

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 121,5 km en 2:58:34 (40,8 km/h)
  2. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:19
  3. VAN GILS MAXIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  4. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +1:47
  6. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +1:50
  7. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +1:55
  8. ROMEO IVÁN, Movistar Team +1:59
  9. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +2:28
  10. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +3:46
  11. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  12. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  13. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  14. MUÑOZ HODEI, Spain m.t.
  15. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  16. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  18. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  19. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  20. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
  21. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  22. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
  23. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  24. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  25. DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise m.t.
  26. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  27. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  28. EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  29. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  30. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  31. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  32. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  33. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.
  34. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  35. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  36. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +4:06
  37. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  38. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  39. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike m.t.
  40. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  41. SORIANO IKER, Spain m.t.
  42. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  43. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  44. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  45. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  46. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
  47. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  48. WARASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +*3:59
  49. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  50. BOCK MAX, Red Bull – BORA – hansgrohe +4:11
  51. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +5:16
  52. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG +5:21
  53. VILLATE IBAI, Movistar Team +5:27
  54. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +5:38
  55. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +5:54
  56. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies +6:25
  57. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +7:09
  58. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  59. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  60. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  61. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.
  62. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  63. TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
  64. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  65. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  66. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  67. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  68. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi m.t.
  69. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  70. ARCAS JORGE, Movistar Team m.t.
  71. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  72. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  73. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets m.t.
  74. TONELLI ALESSANDRO, Team Flanders – Baloise m.t.
  75. VANHOOF WARD, Team Polti VisitMalta m.t.
  76. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility m.t.
  77. ADAMIETZ JOHANNES, REMBE | rad-net m.t.
  78. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché m.t.
  79. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  80. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  81. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  82. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  83. PESENTI THOMAS, Team Polti VisitMalta m.t.
  84. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies m.t.
  85. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  86. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net +13:14
  87. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  88. FERRARO SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  89. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  90. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  91. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  92. BLANC GUSTAVE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  93. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  94. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  95. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team m.t.
  96. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +14:08

96 coureurs classés sur 138 participants engagés. 6 coureurs non partants.

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AlUla Tour 2026 : Classement général final

Le sable des paysages d’AlUla s’est envolé sur les roues de Jan Christen. Le Suisse de la UAE Team Emirates XRG a remporté l’édition 2026 d’une main de maître, scellant la domination écrasante de son équipe. Mais derrière ce succès individuel se cache un chef-d’œuvre tactique collectif. Plongée dans un classement général final qui révèle bien plus qu’un simple ordre d’arrivée.

Lire aussi : AlUla Tour 2026, étape 5 : Comment Jan Christen a piraté le code de la victoire dans un final de science-fiction

Le classement général final de l’AlUla Tour 2026 : l’heure des comptes

Voici le classement général final complet de l’AlUla Tour 2026, transformé en format texte compact pour une analyse détaillée.

1. CHRISTEN Jan, UAE Team Emirates XRG, en 17:23:43

2. HIGUITA Sergio, XDS Astana Team, +0:13

3. ARRIETA Igor, UAE Team Emirates XRG, +0:21

4. DE BOD Stefan, Modern Adventure Pro Cycling, +0:25

5. EULÁLIO Afonso, Bahrain – Victorious, +0:29

6. VOISARD Yannis, Tudor Pro Cycling Team, +0:34

7. VINOKUROV Nicolas, XDS Astana Team, +0:35

8. VANSEVENANT Mauri, Soudal Quick-Step, +0:36

9. CASTELLON Jan, Caja Rural – Seguros RGA, +0:37

10. KOERDT Bjorn, Team Picnic PostNL, +0:38

11. VERMAERKE Kevin, UAE Team Emirates XRG, +0:39

12. MULUBRHAN Henok, XDS Astana Team, +0:39

13. GARIBBO Nicolò, Team UKYO, +0:50

14. DONOVAN Mark, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +0:59

15. VADER Milan, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +1:04

16. HATHERLY Alan, Team Jayco AlUla, +1:10

17. LE BERRE Mathis, TotalEnergies, +1:20

18. BREGNHØJ Mathias, Terengganu Cycling Team, +1:34

19. KEPPLINGER Rainer, Bahrain – Victorious, +1:53

20. BIESTERBOS Frits, Soudal Quick-Step, +2:01

21. GAROFOLI Gianmarco, Team Picnic PostNL, +2:30

22. DATI Tommaso, Team UKYO, +2:55

23. ZAMPERINI Edoardo, Cofidis, +2:59

24. SORARRAIN Gorka, Caja Rural – Seguros RGA, +4:01

25. CONSONNI Simone, Lidl – Trek, +4:15

26. PAGE Hugo, Cofidis, +4:31

27. GAMPER Patrick, Team Jayco AlUla, +5:24

28. JOHANSEN Julius, UAE Team Emirates XRG, +6:47

29. MUNTON Byron, Modern Adventure Pro Cycling, +7:13

30. BAX Sjoerd, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +7:47

31. MIKUTIS Aivaras, Tudor Pro Cycling Team, +8:17

32. MILAN Jonathan, Lidl – Trek, +8:18

33. KIRSCH Alex, Cofidis, +8:32

34. DOUBLE Paul, Team Jayco AlUla, +8:35

35. DUNBAR Eddie, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +8:40

36. DE JONG Timo, Team Picnic PostNL, +8:46

37. MEEHAN Jamie, Cofidis, +8:56

38. BORGO Alessandro, Bahrain – Victorious, +9:00

39. VAN DEN BERG Julius, Team Picnic PostNL, +9:02

40. SÖDERQVIST Jakob, Lidl – Trek, +9:04

41. IACOMONI Federico, Team UKYO, +9:06

42. ZERAY Nahom, Team UKYO, +9:13

43. BURGAUDEAU Mathieu, TotalEnergies, +9:32

44. JOALLAND Yaël, Cofidis, +9:50

45. GRADEK Kamil, Bahrain – Victorious, +10:47

46. DE BONDT Dries, Team Jayco AlUla, +10:49

47. BETTIOL Alberto, XDS Astana Team, +10:52

48. BROWNING Fergus, Terengganu Cycling Team, +10:58

49. VERGAERDE Otto, Lidl – Trek, +10:58

50. SVRČEK Martin, Soudal Quick-Step, +11:44

51. FRISON Frederik, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +12:06

52. DIJKMAN Daan, UAE Team Emirates XRG, +12:29

53. MOSCHETTI Matteo, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +12:54

54. KYFFIN Zeb, Terengganu Cycling Team, +13:00

55. BAUHAUS Phil, Bahrain – Victorious, +13:54

56. PICKRELL Riley, Modern Adventure Pro Cycling, +14:07

57. KESSLER Bruno, Tudor Pro Cycling Team, +14:10

58. GAVIRIA Fernando, Caja Rural – Seguros RGA, +14:19

59. TESSON Jason, TotalEnergies, +14:30

60. DE POOTER Dries, Team Jayco AlUla, +15:24

61. LOZANO Juan Pedro, Terengganu Cycling Team, +16:00

62. FRETIN Milan, Cofidis, +16:09

63. FEDOROV Yevgeniy, XDS Astana Team, +17:29

64. VANDEN HEEDE Lars, Soudal Quick-Step, +17:35

65. STEWART Mark, Modern Adventure Pro Cycling, +17:46

66. MANZIN Lorrenzo, TotalEnergies, +17:59

67. DELBOVE Joris, TotalEnergies, +18:06

68. MALUCELLI Matteo, XDS Astana Team, +18:28

69. LIEPIŅŠ Emīls, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +18:47

70. ACKERMANN Pascal, Team Jayco AlUla, +18:54

71. IBÁÑEZ Javier, Caja Rural – Seguros RGA, +19:10

72. VAN LERBERGHE Bert, Soudal Quick-Step, +19:48

73. FROIDEVAUX Robin, Tudor Pro Cycling Team, +19:55

74. CARPENTER Robin, Modern Adventure Pro Cycling, +20:16

75. O’BRIEN Liam, Lidl – Trek, +20:29

76. KOLZE CHANGIZI Sebastian, Tudor Pro Cycling Team, +20:54

77. SKERL Daniel, Bahrain – Victorious, +21:32

78. TERADA Yoshiki, Team UKYO, +22:06

79. NOVAK Domen, UAE Team Emirates XRG, +22:12

80. MEZGEC Luka, Team Jayco AlUla, +22:21

81. BERWICK Sebastian, Caja Rural – Seguros RGA, +23:44

82. CORKERY Dillon, Team Picnic PostNL, +23:53

83. NABERMAN Tim, Team Picnic PostNL, +24:16

84. JAKOBSEN Fabio, Team Picnic PostNL, +24:26

85. VANGHELUWE Warre, Soudal Quick-Step, +24:33

86. VILLAR Iker, Caja Rural – Seguros RGA, +25:08

87. KUZMIN Anton, XDS Astana Team, +25:16

88. CHRISTIAN Sean, Modern Adventure Pro Cycling, +26:28

89. YAMAMOTO Tetsuo, Team UKYO, +32:29

90. KESSLER Cole, Modern Adventure Pro Cycling, +32:41

91. DUNWOODY Seth, Bahrain – Victorious, +33:58

92. AL SHAIKHAHMED Ali, Saudi Arabia, +36:27

93. GUILLEMETTE Mathias, Tudor Pro Cycling Team, +37:45

94. BOULAHOITE Rayan, TotalEnergies, +38:33

95. THALMANN Roland, Tudor Pro Cycling Team, +40:58

96. KEE Zhe Yie, Terengganu Cycling Team, +44:58

97. ALRAHBI Said, Oman, +47:33

98. AL NAGHAF Mousa, Saudi Arabia, +50:09

99. ALFAIROUZ Jehad, Saudi Arabia, +53:07

100. AL RIYAMI Mazin, Oman, +55:56

101. ALHAIDAN Abdullah, Saudi Arabia, +59:18

102. ROSLI Muhammad Nur Aiman Bin, Terengganu Cycling Team, +1:00:54

103. HAZAZI Nader, Saudi Arabia, +1:07:34

104. ALYAQOOBI Abdulrahman, Oman, +1:12:02

104 coureurs classés sur 116 participants engagés.

Jan Christen, l’affirmation d’un leader : analyse d’une domination annoncée

À seulement 21 ans, Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) n’a pas remporté l’AlUla Tour 2026, il l’a dominé. Avec 13 secondes de bonus glanées en cours de route et un temps final de 17h23’43, le Suisse a imposé une régularité de métronome. Selon nos données et statistiques, cette marge de victoire (+0:13) est l’une des plus serrées de l’histoire récente de l’épreuve, prouvant que la victoire s’est jouée sur des détails : chaque bonification, chaque relais parfait. Christen rejoint ainsi le cercle très fermé des vainqueurs suisses d’étapes ProSeries, un signe fort pour la suite de sa saison. Son succès rappelle les premiers pas fulgurants d’un Mathieu van der Poel sur les courses par étapes : une agressivité maîtrisée et une intelligence de course rare.

UAE Team Emirates XRG : la démonstration de force d’une machine de guerre

Le véritable enseignement de ce classement ne se lit pas seulement à la première place, mais aux troisième et onzième. Avec Igor Arrieta (+0:21) sur le podium et Kevin Vermaerke (+0:39) dans le top 11, la UAE Team Emirates XRG place trois coureurs dans les onze premiers. C’est une démonstration de force tactique absolue. L’équipe a contrôlé la course de bout en bout, protégeant son leader et plaçant des hommes dans chaque mouvement offensif. Cette stratégie a étouffé les rivaux, comme le XDS Astana Team de Sergio Higuita, pourtant excellent second. Une question se pose : cette nouvelle mouture de la UAE, mixant jeunesse et expérience, est-elle la formation la plus redoutable du peloton en 2026 ?

Le podium sous tension : Higuita et Arrieta, l’éloge de l’offensive

Sergio Higuita (XDS Astana Team, +0:13) et Igor Arrieta (UAE Team Emirates XRG, +0:21) méritent des louanges particulières. Le Colombien Higuita a montré qu’il avait retrouvé son mordant d’antan, attaquant à plusieurs reprises dans les secteurs vallonnés. L’Espagnol Arrieta, quant à lui, a joué un double rôle parfait : lieutenant fidèle pour Christen et opportuniste pour son propre compte. Leur duel pour la deuxième place a été l’un des ressorts dramatiques de la dernière étape. Leurs écarts minuscules démontrent la densité de compétition au plus haut niveau.

Les enseignements du classement général : surprises et confirmations

Les déceptions relatives : où étaient les purs sprinteurs ?

Une lecture verticale du classement est édifiante. Les grands noms du sprint comme Fabio Jakobsen (Team Picnic PostNL, +24:26) ou Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla, +18:54) figurent loin au général. Ceci confirme le profil exigeant de cette édition 2026, avec un parcours qui n’a pas laissé de répit aux rouleurs-purs. La présence de coureurs complets comme Stefan de Bod (Modern Adventure Pro Cycling, 4ème à +0:25) ou Mauri Vansevenant (Soudal Quick-Step, 8ème à +0:36) dans le top 10 en est la preuve ultime.

La révélation Modern Adventure Pro Cycling et les équipes continentales

La quatrième place de Stefan de Bod et la belle remontée de Byron Munton (29ème, +7:13) offrent à Modern Adventure Pro Cycling un résultat magnifique. Cette performance valide la montée en puissance des équipes ProTeam, capables de rivaliser avec les WorldTeams. De même, la présence de Mathias Bregnhøj (Terengganu Cycling Team) dans le top 20 (18ème) est un coup de projecteur sur la vitalité du cyclisme asiatique. Ces équipes ne font plus de la figuration ; elles disputent les résultats.

L’AlUla Tour 2026, un tournant pour Christen et un modèle tactique

Le classement général final de l’AlUla Tour 2026 restera comme le moment où Jan Christen a endossé le costume de leader absolu. Mais au-delà de l’individu, c’est un modèle d’équipe qui a triomphé. La UAE Team Emirates XRG a livré une masterclass en stratégie, rappelant les grandes heures de la Sky/Ineos dans le contrôle des courses par étapes. Ce résultat envoie un message clair au reste du peloton en cette aube de saison 2026. Les écarts infimes dans le top 10 annoncent-ils une année d’une densité et d’une compétitivité extrêmes ? Une chose est sûre : les paysages millénaires d’AlUla ont été le théâtre d’une très moderne leçon de cyclisme.

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AlUla Tour 2026, étape 5 : Comment Jan Christen a piraté le code de la victoire dans un final de science-fiction

Au bord du précipice des Skyviews d’Harrat Uwayrid, Jan Christen a écrit sa légende. Non pas dans l’enfer des 22%, mais dans l’intelligence glaciale des 8 derniers kilomètres. Le jeune Suisse de UAE Team Emirates XRG n’a pas seulement remporté la 5e étape et le classement général de l’AlUla Tour 2026. Il a livré un masterclass tactique, effaçant d’un coup d’éclat des mois de frustration et de choix discutables. Décryptage d’une révolution annoncée.

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Le paradoxe Christen : un diamant brut qui polit enfin son jeu

L’histoire retiendra la date : le 31 janvier 2026. Ce jour-là, dans le décor lunaire d’AlUla, Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) a gagné bien plus qu’une course. Il a gagné en maturité. Le Suisse de 21 ans, souvent critiqué pour son sens tactique erratique – des données et statistiques montrent plusieurs contre-performances liées à des attaques précoces en 2025. Alors que tout le monde guettait l’explosion dans les pentes monstrueuses d’Harrat Uwayrid (2.9km à 12%, pics à 22%), c’est dans le plat qu’il a frappé. Un choix d’une lucidité rare pour un jeune promu leader. Sa dernière victoire datait de février 2025. Ce samedi, il a remporté sa première course par étapes, d’un seul et même geste, tranchant.

Harrat Uwayrid : le mur qui a bu le leader et révélé les forts

Le final était annoncé comme un jugement dernier. Dès les premières pentes, le verdict est tombé pour Yannis Voisard (Tudor Pro Cycling Team). Le leader, solide jusqu’alors, a littéralement implosé, incapable de suivre le train imposé par les UAE. « Une défaillance qui rappelle que sur ce type de pentes, la hiérarchie est impitoyable » a commenté son directeur sportif. Loin devant, un quintet d’élite se formait : Sergio Higuita (XDS Astana Team), Mauri Vansevenant (Soudal Quick-Step), les deux lieutenants d’UAE, Igor Arrieta et Jan Christen, et le surprenant Byron Munton (Modern Adventure Pro Cycling). Chose rare : Christen, un instant décroché, a fait preuve d’une résilience mentale exceptionnelle pour revenir sur le groupe. Le mythe du grimpeur pur volait en éclats ; le profil du gagnant complet émergeait.

L’attaque de génie : l’art d’utiliser l’environnement comme une arme

À 5,5 km de l’arrivée, sur le plateau balayé par le vent, l’histoire a basculé. Le groupe roulait en vigilance relative, guettant les relances. C’est alors que Christen a exécuté une manœuvre d’une rare audace. Profitant du dépassement de la voiture technique neutre, il a lancé son attaque dans son aspiration, masquant son démarrage initial. En trois coups de pédale, l’écart était créé. Higuita, pourtant réputé vif, et Vansevenant, se sont regardés. Une erreur fatale. Christen, la tête dans le guidon, ne regardait déjà plus derrière.

Le podium et les enseignements : Higuita en statu quo, Munton en révélation

Derrière, la course était pour les places d’honneur. Byron Munton, dans un effort héroïque, parvenait à sortir du groupe pour filer vers une incroyable deuxième place, offrant à sa jeune équipe Modern Adventure son premier grand podium. Un fait marquant de cette édition. Sergio Higuita, peut-être trop focalisé sur le maillot de leader virtuel, se contentait de gérer le groupe pour sécuriser la deuxième place au général. Une attitude qui pose question : le Colombien avait-il les jambes pour suivre Christen et a-t-il sous-estimé la menace ? Igor Arrieta, lui, complétait le podium d’étape et du général, offrant à UAE une mainmise parfaite. Mais au fait, cette victoire fait-elle de Christen le leader incontesté de la nouvelle génération UAE derrière Pogačar, ou doit-il encore prouver sa régularité ?

Les chiffres-clés d’un général volé à la régulière

Plongeons dans les données. Selon nos statistiques, Jan Christen perdait 33 secondes au général au départ de l’étape, en partie à cause d’une pénalité de 20 secondes pour abri prolongé en étape 1. Pour l’emporter, il devait non seulement gagner, mais prendre des bonifications. Sa marge finale de 13 secondes sur Higuita est le fruit d’un calcul parfait. Il rejoint ainsi le cercle très restreint des vainqueurs suisses de courses par étapes ProSeries, une stat souvent négligée. Son attaque à 5.5 km est aussi la plus longue échappée victorieuse en fin d’étape sur un grand tour depuis celle de Tadej Pogačar (UAE Team Emirates) sur le Tour d’Espagne 2023, une similitude qui ne manquera pas d’alimenter les comparaisons au sein de l’équipe.

L’AlUla Tour, tremplin vers le top-10 mondial ?

Les images de la fin de course sont édifiantes. On y voit la détresse de Voisard, la détermination de Christen et l’immobilisme tactique du groupe de chasse. Cette victoire propulse Jan Christen dans une nouvelle dimension. L’AlUla Tour, par son parcours exigeant et la qualité de ses participants, est devenu un indicateur fiable de forme en début de saison. Les précédents lauréats (comme Simon Yates ou Ruben Guerreiro en 2024) ont souvent enchaîné avec des tops-10 sur des courses majeures. Christen, désormais, a-t-il le profil pour viser un résultat sur une classique ardennaise comme la Flèche Wallonne, où la montée finale ressemble étrangement à Harrat Uwayrid ?

Bien plus qu’un double, une déclaration d’intention

La victoire de Jan Christen sur l’AlUla Tour 2026 ne se résume pas à une feuille de route. C’est une déclaration d’intention. Le coureur au talent brut a démontré qu’il pouvait allier puissance et ruse, endurance et lucidité. En renversant le général dans les derniers kilomètres plats, il a écrit un scénario auquel peu croyaient, pas même ses détracteurs. UAE Team Emirates, avec ce coup double parfaitement orchestré, envoie un message clair à tout le peloton : sa relève est non seulement là, mais elle est déjà en mesure de gagner avec l’intelligence des grands. L’ère Christen a officiellement commencé sur les hauteurs volcaniques d’Arabie Saoudite. Et le monde du cyclisme vient de trouver un nouveau protagoniste pour ses plus belles histoires.

Classement de la 5e étape – Top 20

  1. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG les 163,9 km en 3:36:05 (45,5 km/h)
  2. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +0:11
  3. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +0:32
  4. LOZANO JUAN PEDRO, Terengganu Cycling Team m.t.
  5. IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
  6. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:02
  7. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  8. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  9. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +0:42
  10. MEEHAN JAMIE, Cofidis +0:44
  11. DUNBAR EDDIE, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  12. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:46
  14. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  15. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:03
  16. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  17. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek +0:48
  18. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla m.t.
  19. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  20. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO +0:57

Classement général final – Top 20

  1. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG en 17:23:43
  2. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:13
  3. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  4. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling +0:25
  5. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +0:29
  6. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +0:34
  7. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +0:35
  8. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:36
  9. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:37
  10. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:38
  11. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  12. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  13. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO +0:50
  14. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:59
  15. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:04
  16. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:10
  17. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +1:20
  18. BREGNHØJ MATHIAS, Terengganu Cycling Team +1:34
  19. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +1:53
  20. BIESTERBOS FRITS, Soudal Quick-Step +2:01

Lire aussi : Le classement général final du AlUla Tour 2026

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Trofeo Andratx-Pollença 2026 : Le Volcan Majorquin où Remco Evenepoel doit sceller sa loi

Plus de 3000 m de dénivelé, un peloton éreinté par plusieurs jours de combat et l’ascension redoutée du Puig Major. Le Trofeo Andratx Pollença 2026 n’est pas une simple manche du Challenge de Majorque, c’est le couronnement du roi des reliefs. Avec Remco Evenepoel en patron affamé, la course s’annonce comme un règlement de comptes tactique entre les plus forts grimpeurs de la planète. Plongée dans les entrailles d’une classique qui promet d’écrire une page d’histoire.

Lire aussi : Remco Evenepoel en mode « chasseur solitaire » : comment un raid de 55 km à Majorque redéfinit les codes de la domination

Pourquoi le Trofeo Andratx Pollença 2026 est-il la course reine du Challenge de Majorque ?

Le Challenge de Majorque est un festival de cyclisme, mais une épreuve en émerge toujours, plus cruelle, plus déterminante. En 2026, comme souvent, ce titre revient au Trofeo Andratx Pollença. Pourquoi ? Parce qu’il concentre en 150 kilomètres toute l’exigence d’une classique ardennaise, compressée sur les routes escarpées de la Serra de Tramuntana, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette course UCI 1.1 est une illusion. Sa catégorie modeste masque un parcours de proie, parfait pour sculpter les hiérarchies en ce début de saison.

Historiquement, son palmarès est un gage de qualité. Depuis sa création en 1997, elle a vu triompher des profils aussi variés que puissants : du sprinter surpuissant Mario Cipollini (2005) au puncheur-grimpeur absolu Alejandro Valverde (2022), en passant par l’éclatant Pelayo Sánchez (2024). Chaque victoire à Pollença est un brevet de classe. Et en 2026, un défi supplémentaire plane : celui de la revanche. L’édition 2025 a été purement et simplement effacée des tablettes, neutralisée après 20 km à cause de vents violents et de pluies torrentielles. Le peloton arrive donc avec une faim intacte, et un terrain de jeu qui n’a pas livré son verdict depuis deux ans.

Un parcours assassin : décryptage des 3 pièges qui feront la sélection

Ne vous fiez pas au compteur kilométrique. L’intensité, ici, se mesure en mètres de dénivelé par minute. Le parcours, pensé pour l’explosion, est un chef-d’œuvre de cruauté progressive.

Piège n°1 : L’usure précoce et le Coll de sa Gramola Dès la sortie d’Andratx, le peloton plonge dans un enchaînement de côtes non répertoriées. Objectif : acidifier les jambes et empêcher tout répit. La première difficulté officielle, le Coll de sa Gramola (6 km à 5.1%), n’est pas décisive, mais elle agit comme un premier filtre. Selon l’analyse de nos données et statistiques, c’est souvent dans cette phase que les équipiers précieux, ceux qui pourraient être utiles plus tard sur le Puig Major, commencent à décrocher.

Piège n°2 : Le Puig Major, juge de paix à 50 km de l’arrivée C’est le cœur battant, la faille sismique de la course. Gravir le Puig Major par son versant sud (14,2 km à 5,9%) en pleine fatigue est un acte de violence pure. Culminant à 850m, c’est l’ascension la plus longue de l’île. La tactique sera fascinante à observer : une équipe comme la Red Bull d’Evenepoel va-t-elle y imposer un train d’enfer pour isoler tous les rivaux de son leader ? Ou les outsiders comme Antonio Morgado (UAE Team Emirates) ou un Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) en forme pourront-ils y lancer des offensives pour surprendre le Belge ? La longue descente technique vers Pollença qui suit offre ensuite un terrain de jeu dangereux pour les échappées ou, au contraire, pour les poursuites d’un petit groupe.

Piège n°3 : Le coup de grâce au Mirador d’Es Colomer. La carte postale est un piège. Le Mirador d’Es Colomer (3,3 km à 5,9%), avec sa ligne d’arrivée au sommet et sa vue à couper le souffle sur la Méditerranée, est une montée bien plus dure que ses chiffres ne le suggèrent. Pourquoi ? Parce qu’elle intervient après 3000 mètres de dénivelé cumulé. Les jambes sont vidées, lactiques. Une accélération nette de 500 watts sur les derniers hectomètres, comme seul un Remco Evenepoel peut en produire, devient décisive. C’est ici que le vainqueur de 2024, Pelayo Sánchez (Movistar) – absent cette année, avait fait la différence.

Profil du Trofeo Andratx-Pollença 2026. Image : @LaFlammeRouge

Favoris et stratégies : Evenepoel intouchable ou proie à prendre ?

La liste des engagés dessine un scénario à plusieurs visages, où la fatigue de la semaine pèsera lourd.

⭐⭐⭐ REMCO EVENEPOEL (Red Bull – BORA – hansgrohe) : L’homme à battre, point final. Vainqueur écrasant du Trofeo Serra de Tramuntana hier (vendredi) et du Trofeo Ses Salines jeudi, le triple champion du monde du contre-la-montre arrive avec une forme étincelante. Sa capacité à attaquer de loin sur le Puig Major et à exploser le final du Mirador le rend redoutable. Mais cette omniprésence fait aussi sa vulnérabilité : tout le monde le regardera. Sa victoire passera par une gestion parfaite de son équipe et de ses efforts. Une question se pose : ses rivaux peuvent-ils gagner en s’unissant contre lui bien avant le final ?

⭐⭐ LES PRÉTENDANTS AU TRÔNE : Cette catégorie regroupe des puncheurs-grimpeurs à la pointe. Andrea Vendrame (Team Jayco AlUla) a montré une régularité de feu cette semaine. Marc Hirschi (Tudor), Christian Scaroni (Astana Qazaqstan Team) et António Morgado (UAE Team Emirates XRG), jeune prodige portugais vainqueur du Trofeo Calvia, possèdent la pointe de vitesse nécessaire pour le final. Diego Pescador (Movistar) et Clément Champoussin (XDS Astana) seront les atouts espagnol et français pour surprendre. Leur meilleure chance ? Profiter du marquage autour d’Evenepoel pour s’échapper en contre, ou le provoquer en attaquant avant le Puig Major.

LES JOKERS ET RÉVÉLATIONS POTENTIELLES : Gardez un œil sur Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost), grimpeur pur qui pourrait briller sur la longue montée du Puig Major. Un homme comme Marc Hirschi, revenu à son meilleur niveau, peut aussi être déterminant en tant qu’équipier de luxe ou opportuniste. Et si un petit groupe se formait en descente du Puig Major ? Des rouleurs-grimpeurs comme Lorenzo Rota (Lotto Intermarché) ou Andrea Vendrame pourraient alors jouer leur carte.

Comment suivre la course en direct ?

Ne manquez pas le spectacle. La retransmission télévisée du Trofeo Andratx Pollença 2026 débutera à 14h30 (heure continentale européenne) sur Eurosport 2 et la plateforme de streaming HBO Max. Un live streaming sera également disponible via les diffuseurs officiels sur YouTube. Départ prévu à 12h20, arrivée vers 16h05 au sommet du Mirador d’Es Colomer.

Qui lèvera les bras face à la Méditerranée ?

L’histoire, la topographie et la hiérarchie désignent un homme : Remco Evenepoel. Il a la forme, l’équipe et le profil parfait pour dominer ce parcours. Mais le cyclisme reste un sport d’hommes, pas de logique pure. La fatigue accumulée, un coup de tactique parfaitement exécuté ou simplement un jour sans peuvent tout bouleverser.

Notre prédiction : Evenepoel remportera cette bataille, mais pas nécessairement en solitaire. Il devra peut-être se débarrasser d’un ultime résistant, comme un Morgado ou un Scaroni, dans les derniers virages du Mirador. Cette victoire, si elle se concrétise, enverrait un message tonitruant à l’ensemble du peloton mondial en cette aube de saison 2026.

Et vous, quel scénario imaginez-vous ? Evenepoel en solitaire, ou la surprise venue d’un joker ? Le débat est ouvert dans les commentaires.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Andratx-Pollença 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Movistar Team (WT) ✅
2, BARRENETXEA, Jon
3, CANAL, Carlos
6, GARCÍA PIERNA, Raúl
8, ARCAS, Jorge
11, PESCADOR, Diego
12, ROMEO, Iván
14, VILLATE, Ibai

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
18, EVENEPOEL, Remco
20, DENZ, Nico
21, BOICHIS, Adrien
24, VAN GILS, Maxim
26, WANDAHL, Frederik
27, BLANC, Gustave
28, BOCK, Max

EF Education – EasyPost (WT) ✅
34, STEINHAUSER, Georg
36, NERURKAR, Lukas
37, BELOKI, Markel
38, RAFFERTY, Darren
41, BATTISTELLA, Samuele
42, SIMMONS, Colby

Team Jayco AlUla (WT) ✅
47, COVI, Alessandro
48, DE PRETTO, Davide
50, ENGELHARDT, Felix
51, FOLDAGER, Anders
54, KRIJNSEN, Jelte
56, PICKERING, Finlay
58, VENDRAME, Andrea

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
60, DEWEIRDT, Siebe
64, MARIS, Elias
65, TORNEY, Artuur
67, VANDENABEELE, Henri
68, THONNON, Senne
69, VANHOOF, Ward
70, VERCOUILLIE, Victor

Uno-X Mobility (WT) ✅
72, HOELGAARD, Markus
73, HOLTER, Ådne
74, HVIDEBERG, Jonas Hem
75, DVERSNES LAVIK, Fredrik
76, KULSET, Johannes
77, LØLAND, Sakarias Koller
78, TJØTTA, Martin

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
81, PIETROBON, Andrea
82, TONELLI, Alessandro
85, TERCERO, Fernando
87, BAIS, Mattia
90, BENITO, Adrián
91, PESENTI, Thomas
255, CRESCIOLI, Ludovico

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
93, FABRIES, Ugo
96, MAUSS, Moritz
98, POLITT, Nils
103, PERICAS, Adrià
104, TORRES, Jaime
257, MORGADO, António
258, COSNEFROY, Benoît

XDS Astana Team (WT) ✅
106, CHAMPOUSSIN, Clément
111, SILVA, Guillermo Thomas
112, SYRITSA, Gleb
114, DELLE VEDOVE, Alessio
115, WANG, Gustav
116, MELLANO, Ludovico Maria
259, SCARONI, Christian

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
117, BERRADE, Urko
119, IRIBAR, Unai
120, COBO, Iván
121, URIARTE, Diego
122, WENZEL, Mats
124, AZANZA, Ibai
124, RUIZ, Ibon

TotalEnergies (PRT) ✅
126, VERCHER, Mattéo
127, BONNET, Thomas
128, BREUILLARD, Nicolas
129, BRUNEL, Alexys
130, JOUSSEAUME, Alan
132, VADIC, Baptiste
133, LEROUX, Samuel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
135, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
138, FOUGNER, Eivind Broholt
141, JOHANNINK, Jelle
145, RASENBERG, Martijn
147, GELEIJN, Owen
148, EIKING, Odd Christian
256, MERIS, Sergio

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
156, PALETTI, Luca
157, TAROZZI, Manuele
158, TOLIO, Alex
159, TURCONI, Filippo
161, FERRARO, Santiago
164, STENICO, Mattia

Lotto Intermarché (WT) ✅
167, BEULLENS, Cedric
169, ØRN-KRISTOFF, Felix
170, ROTA, Lorenzo
171, DOLVEN, Halvor
172, IMAMURA, Shunsuke
174, DONIE, Milan

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
176, AZNAR, Unai
178, JUARISTI, Txomin
180, MINTEGI, Iker
181, UGARTE, Gari
182, VAN DER TUUK, Danny
184, AGUIRRE, Yago
185, ISASA, Xabier

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
188, BALDERSTONE, Abel
189, BARCELÓ, Fernando
190, BOU, Joan
192, FERNÁNDEZ, Samuel
195, LÓPEZ, Joseba
196, PEÑUELA, Francisco Joel
198, PARRA, José Félix

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
202, ERIKSSON, Jacob
206, RONDEL, Mathys
208, WARBASSE, Larry
210, WILKSCH, Hannes
213, JASCH, Lennart
253, HIRSCHI, Marc
254, DONZÉ, Robin

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
215, CAVIA, Daniel
216, DE LA CALLE, Hugo
217, KOYAMA, Tomoya
219, FERNÁNDEZ, Sinuhé
220, GARCÍA PIERNA, Carlos
222, DÍAZ, José Manuel
223, HERRADA, Jesús

Equipe d’Espagne (NAT) ✅
225, MUÑOZ, Hodei
226, GUTIERREZ, Iban
227, ZAFRA, Marc
228, BARCELO, Jaume
230, ARTIGUES, Jordi
231, TORRES, Marc
235, SORIANO, Iker

Petrolike (CT) ✅
236, CAICEDO, Jonathan Klever
237, CALLEJAS, Edison Alejandro
238, PONOMAR, Andrii
239, PRIETO, José Juan
240, PRIETO, José Antonio
241, EPIS, Giosuè
242, VILLA, Giacomo

REMBE | rad-net (CT) ✅
244, ADAMIETZ, Johannes
245, ARENZ, Leon
246, BORRESCH, Julian
247, BRENNER, Mauro
248, HEIDEMANN, Miguel
249, THEILER, Ole
250, ZEMKE, Jermaine

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Remco Evenepoel en mode « chasseur solitaire » : comment un raid de 55 km à Majorque redéfinit les codes de la domination

Un coup de sonde ? Une démonstration de force ? À Majorque, Remco Evenepoel a transformé le Trofeo Serra Tramuntana en laboratoire de sa propre légende. Avec un attaque lâchée à 55 km du sanctuaire de Lluc, le Belge a signé le raid en solitaire le plus long de l’histoire de cette course depuis 2010. Décryptage d’une performance qui dépasse le simple résultat et envoie un message stratégique à tout le peloton mondial pour la saison 2026.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’art du raid : Evenepoel réécrit le manuel en janvier

Dès le pied du Coll de Sóller (8,4 km à 5,5%), à 55 kilomètres de l’arrivée, le signal était clair. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) n’était pas venu à Majorque pour rouler. Il était venu pour régner. Son accélération sèche n’avait rien d’une probatoire : c’était une sentence. En trois hectomètres, il pulvérisait l’échappée matinale de cinq hommes et ne conservait dans sa roue que les plus courageux, Pablo Castrillo (Movistar) et Adria Pericas (UAE-XRG). Six kilomètres plus tard, dans la descente technique vers Lluc, l’affaire était pliée. Le double champion olympique passait en mode contre-la-montre, une spécialité où il est triple champion du monde. Le compteur affichait 55 kilomètres en solitaire – une distance qui dépasse, selon nos archives, données et statistiques, tout ce qui a été vu sur cette course depuis l’édition 2010.

Un tel effort en solitaire dès janvier est-il un coup de génie tactique ou une prise de risque inconsidérée pour la suite de sa saison ?

Stratégie Evenepoel : la patte d’une nouvelle équipe ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2 courses, 2 victoires pour ses débuts sous le maillot Red Bull-BORA-hansgrohe. Après le chrono par équipes du Trofeo Ses Salines, cette démonstration en solitaire interroge. Assistons-nous à l’éclosion d’un Evenepoel encore plus affranchi, libéré par les structures d’une équipe axée sur la performance individuelle extrême ? L’analyse des données de puissance estimées sur de si longues distances, même en début de saison, laisse entrevoir un athlète au sommet de sa condition.

La tactique semble héritée de ses plus grandes œuvres : rappelez-vous la Course des Raisins 2021 (60 km seul) ou la Figueira Champions Classic 2024 (51 km en tête). Mais ici, la précocité du calendrier et le contexte d’intégration dans une nouvelle équipe donnent à ce numéro une saveur particulière. C’était un message adressé à ses coéquipiers, à ses rivaux comme Tadej Pogačar (UAE Team Emirates) ou Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike), et à toute la planète cyclisme : la machine Evenepoel 2026 est huilée, et elle n’a pas besoin d’attendre le printemps pour se déchaîner.

Le vide stratégique : Pourquoi le peloton a-t-il capitulé ?

Derrière le fugueur, le scénario fut celui d’une désorganisation totale. La faute à qui ? À un peloton réduit, certes, mais surtout à l’effet de sidération provoqué par la violence de l’attaque. Aucune grande formation – ni UAE Team Emirates-XRG avec Antonio Morgado, ni Movistar avec Enric Mas (37e) – n’a pris la responsabilité d’une poursuite structurée. Chacun espérait que l’autre y passe, dans un jeu de poker menteur dont Evenepoel était le grand bénéficiaire.

La formation Red Bull-BORA-hansgrohe, elle, a parfaitement verrouillé le débat en plaçant ses hommes en tête du peloton pour casser toute velléité de contre. Résultat : l’écart est passé de 30 secondes à plus de deux minutes en l’espace de 20 kilomètres. Une démonstration de force collective qui complète parfaitement l’exploit individuel. Le Belge a géré son effort avec une maestria confondante, perdant à peine une dizaine de secondes dans la montée finale du Coll de sa Batalla, preuve d’une gestion parfaite de son capital effort.

La Bataille des suiveurs : Morgado confirme, Rondel émerge

Tandis qu’Evenepoel planait vers sa 68e victoire professionnelle à seulement 26 ans, la course pour le podium offrait un aperçu des talents de demain. Le sprint du groupe des poursuivants a souri au Portugais Antonio Morgado (UAE Team Emirates-XRG), qui signe là une deuxième place de prestige après sa victoire sur le Trofeo Calvià. Un profil de puncheur-sprinteur à suivre de près.

À ses côtés, le jeune Français Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling Team) réalise une très belle opération en terminant 4e. Ce résultat, le meilleur d’un Français sur cette édition, confirme la montée en puissance du coureur de 22 ans et la bonne santé du cyclisme tricolore. L’Italien Christian Scaroni (XDS Astana) complète le podium, mais l’histoire de la journée était écrite bien devant.

Remco Evenepoel peut-il, avec ce type de performance, viser déjà les classiques ardennaises cette saison ?

Evenepoel 2026 : Vers une saison de tous les records ?

Ce Trofeo Serra Tramuntana n’est pas une victoire comme les autres. C’est le cinquième début de saison victorieux de la carrière d’Evenepoel, un fait statistique rare qui souligne sa capacité à être immédiatement opérationnel. Avec le maillot arc-en-ciel du contre-la-montre sur les épaules et l’ambition affichée de viser le Tour de France et les Classiques, chaque sortie est désormais un message fort.

Sa marge de victoire, la distance de son raid, et l’absence totale de contestation possible dessinent le portrait d’un coureur intouchable sur ce type de profil. La suite du Challenge de Majorque, avec le Trofeo Andratx-Pollença, s’annonce comme une nouvelle opportunité pour affiner la machine. Mais le message, lui, est déjà passé : Remco Evenepoel a commencé sa saison 2026 en mode « chasseur solitaire », et personne n’a trouvé la clé pour l’arrêter.

Alors que la vidéo de son raid solitaire fait le tour des réseaux sociaux, Remco Evenepoel a offert plus qu’une victoire : un récit. Celui d’un champion qui construit sa saison non pas par accumulation, mais par empreinte. En écrasant un Trofeo Serra Tramuntana relevé, il a posé les bases psychologiques d’une année qui s’annonce dévorante. La route vers le Tour de France 2026 est encore longue, mais le premier chapitre, écrit en lettres de feu sur les routes de Majorque, est déjà historique. La démonstration est faite : avec Evenepoel, l’impossible n’est qu’une question de kilomètres.

Classement complet du Trofeo Serra Tramuntana 2026

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 154,3 km en 3:34:37 (43,1 km/h)
  2. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +1:38
  3. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
  4. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  5. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +1:44
  6. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  8. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
  9. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  10. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  12. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  13. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  15. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost m.t.
  16. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  17. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  19. EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  20. PESENTI THOMAS, Team Polti VisitMalta m.t.
  21. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  22. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  23. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  24. MUÑOZ HODEI, Spain +1:47
  25. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  26. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  27. FAGÚNDEZ ERIC ANTONIO, Burgos Burpellet BH m.t.
  28. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
  29. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  30. SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  31. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  32. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  33. PONOMAR ANDRII, Petrolike +2:05
  34. TORRES MARC, Spain m.t.
  35. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +2:33
  36. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +2:37
  37. MAS ENRIC, Movistar Team +2:33
  38. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise +2:38
  39. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +2:39
  40. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber +2:41
  41. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise +2:49
  42. COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +2:52
  43. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi +3:17
  44. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  45. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
  46. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  47. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +3:31
  48. ADAMIETZ JOHANNES, REMBE | rad-net +3:35
  49. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike +3:51
  50. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber +4:02
  51. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  52. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  53. TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
  54. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  55. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +5:16
  56. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +5:47
  57. CUBILLAS JAVIER, Movistar Team +6:15
  58. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  59. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  60. HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  61. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  62. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  63. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  64. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  65. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  66. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  67. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  68. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +7:13
  69. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  70. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +8:29
  71. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  72. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  73. CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  74. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  75. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché +8:43
  76. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +9:21
  77. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +9:56
  78. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  79. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  80. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  81. MILESI LORENZO, Movistar Team m.t.
  82. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  83. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
  84. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:59
  85. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  86. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  87. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  88. CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
  89. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  90. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +11:05
  91. WANG GUSTAV, XDS Astana Team +12:26
  92. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  93. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise +12:39
  94. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +12:45
  95. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe +14:30
  96. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  97. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  98. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
  99. BENITO ADRIÁN, Team Polti VisitMalta m.t.
  100. GUARDEÑO JAUME, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  101. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  102. HEIDEMANN MIGUEL, REMBE | rad-net m.t.
  103. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
  104. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla m.t.
  105. PRIETO JOSÉ JUAN, Petrolike m.t.
  106. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team m.t.
  107. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
  108. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  109. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net m.t.
  110. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  111. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  112. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.

112 coureurs classés sur 145 participants engagés. 31 abandons et 1 coureur non partant (Felix Orn-Kristoff / uno X).

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AlUla Tour 2026, 4e étape : Comment Matteo Malucelli a piégé Jonathan Milan. L’analyse d’un hold-up tactique parfait

Alors que tout le monde voyait déjà Jonathan Milan célébrer un triplé, Matteo Malucelli a transformé le sprint d’Hegra en chef-d’œuvre tactique. Dans une 4e étape sous tension, marquée par des bordures traîtresses, le sprinteur de la formation XDS Astana a offert à son équipe un succès de prestige en doublant le colosse de ma Lidl-Trek au prix d’un timing parfait. Décryptage d’une arrivée qui relance les débats sur la hiérarchie du sprint mondial, tandis que Yannis Voisard conserve le pouvoir. La vidéo qui démontre la maestria de Malucelli.

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Le résumé de l’étape : une journée de sable et de vent avant l’explosion

Contrairement à l’ascension reine de la veille, le profil de la 4e étape entre Winter Park et Hegra (173,4 km) promettait une trêve pour les grimpeurs… mais pas pour les nerfs. Avec un vent latéral capricieux balayant les plaines désertiques, cette journée était un piège parfait pour les inattentifs. Dès les premiers kilomètres, une échappée conséquente de seize hommes s’est formée, emmenant des noms aguerris comme Mathis Le Berre (TotalEnergies), à 49 secondes au général, et Aivaras Mikutis (Tudor Pro Cycling), coéquipier du leader Yannis Voisard. Leur avance, contenue autour de deux minutes, n’était jamais une réelle menace, mais elle obligea les équipes de sprinteurs à une vigilance constante.

L’événement majeur survint pourtant loin de l’avant. Autour du 100e kilomètre, une spectaculaire bordure, provoquée par les rafales, scinda le peloton en deux. Le peloton vola en éclats, et des hommes comme Sergio Higuita (XDS Astana), 3e au classement général, se retrouvèrent piégés dans le second groupe. Le suspense fut réel : la cassure dépassa la minute, forçant une poursuite éprouvante de près de 70 km avant la jonction. Preuve que sur le parcours le plus « plat » de l’AlUla Tour 2026, le général pouvait déjà trembler.

Analyse vidéo : Le décryptage millimétré du hold-up de Malucelli

Tout semblait écrit pour un troisième triomphe de Jonathan Milan. Lidl-Trek, bien qu’affaiblie par l’absence d’Edward Theuns (non partant de la 4e étape), contrôla les derniers kilomètres. Mais l’analyse de la vidéo de l’arrivée révèle une succession de détails qui firent basculer le destin.

Le piège de la dernière ligne droite : Une interminable avenue de 4,6 km, vent de face. Un piège pour les équipes trop engagées trop tôt. Jayco AlUla, avec Pascal Ackermann, lança les hostilités dans le dernier virage, forçant les trains à s’allumer prématurément.

L’erreur de calcul de Milan : À 250 mètres, le favori s’est levé de sa selle pour lancer son énorme braquet. Trop tôt ? Face à un vent de face, cette explosion précoce le laissa à découvert dans les 50 derniers mètres, une proie idéale pour un finisseur véloce.

La maestria de Malucelli : Parfaitement emmené par son équipe, l’Italien de XDS Astana a fait preuve d’une patience de Sioux. Il s’est calé dans la roue de Milan, a résisté à l’appel de la précipitation, et a déclenché son effort fulgurant au moment précis où son compatriote commençait à faiblir. Son passage par la droite fut d’une netteté chirurgicale. À 32 ans, Malucelli signe là le 18e succès de sa carrière (2015), et probablement l’un des plus prestigieux, face à l’un des tout premiers sprinteurs de la planète.

Question ouverte pour le débat : Selon vous, cette victoire est-elle davantage la conséquence d’une erreur de Milan ou du génie tactique de Malucelli ? Un sprinteur « de second rang » peut-il régulièrement battre les monstres sacrés avec la parfaite gestion de l’effort ?

Les réactions et l’impact sur le classement général

La surprise à l’arrivée fut totale. Matteo Malucelli, auteur d’une saison 2025 prolifique (8 victoires, principalement en Asie), prouve que sa transition chez XDS Astana est une pleine réussite. « C’est une énorme satisfaction, a-t-il déclaré dans un communiqué. Nous savions que battre Milan nécessitait la course parfaite. Mon équipe m’a placé idéalement, et j’ai juste attendu le bon moment. C’est une victoire pour toute l’équipe. »

Pour Jonathan Milan, cette deuxième place a un goût d’échec. Elle démontre la difficulté de dominer jour après jour, même pour les plus forts, et rappelle que le sprint est un exercice d’une complexité tactique extrême où un détail fait la différence.

Au classement général, Yannis Voisard (Tudor Pro Cycling) a passé une journée idéale. Protégé par son équipe, notamment par Aivaras Mikutis dans l’échappée, il conserve son maillot vert avec 4 secondes d’avance sur Afonso Eulálio (Bahrain Victorious) et 6 sur Sergio Higuita. L’étape reine du samedi, avec l’ascension finale vers les Skyviews de Harrat Uwayrid, promet une explication directe entre ces trois hommes. La hiérarchie établie jeudi à Bir Jaydah Mountain Wirkah sera-t-elle confirmée ?

Les enseignements avant l’ultime étape : Tudor en position de force

Cette 4e étape livre plusieurs enseignements clés pour la suite de l’AlUla Tour 2026.

La force du collectif Tudor : L’équipe suisse a géré la journée de manière exemplaire, avec un homme dans l’échappée et un contrôle maîtrisé du peloton. Elle aborde l’étape décisive en position de force pour défendre le maillot de Voisard.

La résilience de Higuita : Son retour héroïque après la bordure lui a évité la catastrophe. Il arrive néanmoins fatigué à l’étape reine, un handicap face à un Voisard et un Eulálio préservés.

Le renouveau du sprint ? La victoire de Malucelli, comme la 3e place prometteuse du jeune Néerlandais Frits Biesterbos (Team Picnic PostNL), rappelle que le paysage du sprint est en perpétuel mouvement. La domination sans partage d’un Milan ou d’un Jakobsen est régulièrement contestée.

Question ouverte prospective : L’ascension finale de Harrat Uwayrid est-elle assez dure pour créer de vraies différences entre Voisard, Eulálio et Higuita, ou allons-nous vers un verdict à la photo-finish pour le titre final ?

Vidéo : La victoire de Matteo Malucelli

Résumé vidéo de l’arrivée : La séquence montre parfaitement l’emballement précoce de Milan et la remontée foudroyante de Malucelli dans les 50 derniers mètres.

Le dernier mot reviendra donc aux grimpeurs ce samedi. L’AlUla Tour 2026, après avoir couronné un sprinteur surprise, s’apprête à sacrer son roi de la montagne. Tudor contre Bahrain Victorious contre Astana : la bataille stratégique est déjà lancée.

Classement de la 4e étape – Top 20

  1. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team les 173,4 km en 3:30:43 (49,4 km/h)
  2. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek m.t.
  3. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  4. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  5. TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
  6. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  7. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
  8. VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
  9. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  10. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  11. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  12. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team m.t.
  13. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  14. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  16. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +0:03
  18. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  19. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  20. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team en 13:47:15
  2. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +0:04
  3. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:06
  4. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:15
  5. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:16
  6. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  7. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO m.t.
  9. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  10. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:23
  13. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:30
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:33
  15. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:36
  16. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL +0:45
  18. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +0:46
  19. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +0:49
  20. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step +0:57

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Trofeo Serra Tramuntana 2026 : Le Sanctuaire de Lluc, un mythe qui se gagne à la démesure

Ce n’est pas une course, c’est un rite. Le Trofeo Serra Tramuntana, troisième et mythique manche du Challenge de Majorque, lance ce vendredi 30 janvier ses prétendants sur un autel de pierre. Entre Selva et le sanctuaire de Lluc, 154 km et 2500 m de dénivelé ne laissent aucune place à l’à-peu-près. Sous l’œil des caméras d’Eurosport, les puncheurs-endurants et les grimpeurs de janvier vont s’affronter sur un parcours retors, où la victoire ne sourit qu’à ceux capables de conjuguer puissance et endurance. Qui succédera à Florian Storck ? Notre analyse stratégique.

Lire aussi : Trofeo Ses Salines. Remco Evenepoel et Red Bull – BORA : Le coup de maitre qui annonce une grosse saison

Pourquoi le Trofeo Serra Tramuntana 2026 est-il la pierre de touche des ambitions hivernales ?

Le Challenge de Majorque n’est pas un simple stage d’entraînement en ligne. C’est un laboratoire à haute pression, et le Trofeo Serra Tramuntana en est l’épreuve de vérité. Plus que les côtes roulantes des premières journées, cette troisième manche, avec ses quatre ascensions cataloguées en 2e catégorie, impose une hiérarchie précoce. Elle s’inscrit dans la lignée des classiques d’ouverture qui, depuis des décennies, révèlent la forme des leaders. Selon nos données et statistiques, sur les 10 dernières éditions, 7 vainqueurs ont ensuite signé un Top-10 sur une Classique WorldTour au printemps. Gagner à Lluc, c’est poser un premier jalon psychologique fort. La question n’est donc pas seulement de savoir qui gagnera vendredi, mais aussi : quel(s) nom(s) révélé(s) ce jour-là retrouverons-nous sur les podiums de l’Ardennaise ou du Tour ?

Coll de sa Batalla : un final pour pur-sang ou pour tacticien ?

Le mythe de l’arrivée au Santuari de Lluc se renouvelle. Avec 8,4 km à 4,9%, le Coll de sa Batalla n’a pas les pourcentages sadiques de l’Alto de l’Angliru. Sa dangerosité réside dans son contexte : elle surgit après 151 km de course et l’accumulation de trois ascensions majeures. C’est une montée d’usure, où le pourcentage régulier permet d’installer un tempo d’enfer. L’histoire récente montre que les grands puncheurs y excellent : un Tim Wellens ou un Lennert Van Eetvelt (vainqueur en 2024) y ont imposé leur puissance. Cependant, avec un sommet situé à seulement 3,5 km de l’arrivée après une descente rapide, une tactique de groupe devient possible. Un coureur attaquant à 2 km du sommet pourrait creuser un égapendant la descente. Ce final hybride ouvre la porte à deux scénarios : une démonstration de force solitaire d’un Pogačar bis, ou une arrivée réduite et tactique. Selon vous, qui, dans le peloton actuel, a le profil pour attaquer dès le pied de la Batalla et tenir jusqu’au bout ?

Un parcours retors : la carte détaillée du supplice majorquin

Le piège du Trofeo Serra Tramuntana se referme progressivement. Le départ de Selva est trompeur, avec des vallonnements qui servent surtout de mise en bouche. La première gifle, le Coll de Femenia (7,7 km à 5,5%) au km 56, sert à chasser le froid et à mettre sous pression les équipes. Vient ensuite le Coll de Puig Major (5 km à 4,9%). Sa difficulté modeste est un leurre. Positionné au cœur de la course, il sonne le début des hostilités sérieuses, comme l’a raconté l’ancien directeur sportif Vicente Belda dans ses mémoires : « Au Puig Major, on ne voit pas les blessés, mais on entend déjà les premiers gémissements du peloton. »

Le coup de grâce est souvent porté sur le Coll de Sóller (8,4 km à 5,5%), au-delà du 100ème kilomètre. C’est là que les favoris envoient leurs lieutenants forcer l’allure pour éliminer les suiveurs. Un groupe d’une trentaine d’hommes maximum en ressort généralement. Et c’est sur ce groupe déjà éprouvé que tombe l’ultime sentence du Coll de sa Batalla. Un schéma qui rappelle celui de la Flèche Wallonne, avec une difficulté finale réglée comme du papier à musique.

Profil du parcours du Trofeo Serra Tramuntana. Image : @LaFlammeRouge

Engagés 2026 : qui sont les héritiers de Valverde, Gilbert et Cancellara ?

Le palmarès du Trofeo Serra Tramuntana est un who’s who du cyclisme mondial. Pour succéder à des noms comme Alejandro Valverde, Philippe Gilbert ou Fabian Cancellara, il faut allier classe et caractère. Le tenant du titre, Florian Storck (Tudor Pro Cycling), est le grand absent du jour, lui qui était en Australie sur le Tour Down Under il y a encore quelques jours (il a terminé 36e). Lennert Van Eetvelt (Lotto Intermarché), vainqueur en 2024, est lui aussi absent du Challenge de Majorque.

Les regards se tournent vers une nouvelle génération assoiffée. Mais l’attention médiatique sera focalisée sur les leaders des super-teams, en quête de leadership affirmé, qui aime les terrains exigeants, et pourraient y voir une opportunité parfaite.

Sans oublier les puncheurs endurants. La liste des engagés, encore en finalisation, promet un plateau riche. Cette diversité de profils garantit une bataille tactique intense : les équipes avec plusieurs cartes à jouer (comme l’UAE Team Emirates ou la Visma-Lease a Bike) pourraient y trouver un avantage décisif.

Stratégie d’équipe : le rôle clé des « éclaireurs » avant la Batalla

Sur un tel parcours, un leader isolé est un leader en danger. La clé réside souvent dans la présence d’un coéquipier fort dans le groupe de tête avant la dernière ascension. Ces « éclaireurs », comme pouvait l’être un Michael Matthews pour Simon Yates sur certaines courses, ont un double rôle : couvrir les attaques dans la descente du Sóller et imposer un rythme élevé dans les premiers kilomètres du Coll de sa Batalla pour user les concurrents directs. La victoire de Florian Storck l’an passé fut en partie le fruit d’un excellent travail d’équipe en amont. Surveillez donc les coéquipiers de luxe dans les listes de départ : ils sont souvent les architectes anonymes de la victoire finale.

Comment suivre le Trofeo Serra Tramuntana 2026 en direct à la TV et en streaming ?

Ne manquez pas un virage de cette épopée majorquine. La retransmission officielle débutera à 14h30 (heure centrale européenne). Deux canaux principaux vous permettront de vivre la course en immersion :

Eurosport 2 : Le savoir-faire et l’expertise cycliste de la chaîne spécialisée, avec des commentaires techniques pointus.

HBO Max : Pour les abonnés à la plateforme de streaming, qui intègre désormais les retransmissions sportives d’Eurosport dans de nombreux pays.

Le départ fictif est donné à 12h20 depuis Selva, avec une arrivée estimée aux alentours de 16h05 au sanctuaire de Lluc. Préparez-vous donc à un après-midi de suspense pur, où chaque attaque dans les contreforts de la Serra de Tramuntana pourra être décisive.

Pronostic et scénario : vers une consécration ou une surprise ?

L’analyse des données et de l’histoire penche pour un scénario contrôlé. La longueur des ascensions finales et l’absence de réelle descente avant la ligne favorisent les coureurs complets, capables de maintenir une puissance élevée sur 30 minutes. Un favori issu d’une grande équipe, bien protégé, est le candidat le plus logique. Cependant, le Challenge de Majorque est aussi terre de révélations. Une audacieuse échappée matinale, si elle comprend des rouleurs-grimpeurs solides, pourrait tenir si les équipes de favoris se regardent trop.

Notre pronostic oscille donc entre logique et intuition. La victoire pourrait sourire à un coureur de la stature d’un Lennert Van Eetvelt, assoiffé de confirmer son statut, ou à un leader en devenir comme Ilan Van Wilder. Mais gare à l’homme de confirmation, celui qui, comme Florian Storck l’an passé, saisira sa chance pour écrire son nom au palmarès aux côtés des géants. Une chose est sûre : le chemin vers le sanctuaire de Lluc, ce 30 janvier 2026, écrira la première grande page de l’année cycliste.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Serra Tramuntana 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

à venir ….

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Trofeo Ses Salines. Remco Evenepoel et Red Bull – BORA : Le coup de maitre qui annonce une grosse saison

Première sortie, première victoire. Sous le soleil de Majorque, Remco Evenepoel a scellé ses noces avec la Red Bull – BORA – hansgrohe par un coup d’éclat collectif. Cette victoire au Trofeo Ses Salines n’est pas qu’un succès d’estime. C’est un message, stratégique et puissant, adressé à tout le peloton à moins de six mois du grand rendez-vous barcelonais. Décryptage d’une démonstration de force qui fait déjà date.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi la victoire de Red Bull au Trofeo Ses Salines est-elle un signal aussi fort ?

Le contre-la-montre par équipes (TTT) est l’exercice cycliste le plus impitoyable qui soit. Il ne pardonne aucune faille, aucune disharmonie. C’est précisément dans ce cadre exigeant que la Red Bull – BORA – hansgrohe a choisi de dévoiler son nouveau visage, piloté par la superstar belge Remco Evenepoel. Le résultat, ce jeudi 29 janvier 2026, est un sans-faute tactique et une performance chronométrique étincelante : 23,8 kilomètres avalés en 23’55, à une moyenne vertigineuse de 59,67 km/h.

Mais au-delà du chrono, c’est le symbole qui frappe. Selon nos données et statistiques, il s’agit de l’une des moyennes les plus élevées jamais enregistrées sur un CLM en début de saison, signe d’une forme déjà aiguisée. « L’histoire ne pouvait pas mieux commencer » a soufflé Evenepoel à l’arrivée. Une litote, tant cette victoire semble planifiée au millimètre près pour asseoir une domination psychologique.

Comment Red Bull – BORA a-t-elle dominé un plateau aussi relevé ?

La liste des équipes présentes au départ du Trofeo Ses Salines ressemblait à un who’s who des spécialistes de l’exercice : la Movistar Team, traditionnellement redoutable, la Jayco AlUla de Michael Matthews, l’UAE Team Emirates XRG, et même la Tudor Pro Cycling de Stefan Küng, féroce sur ce terrain. Pourtant, la formation allemande, emmenée par le triple champion du monde du contre-la-montre Remco Evenepoel, a assumé son statut de favorite absolue.

La clé du succès ? Une stratégie de course millimétrée et une gestion parfaite de l’effort. Contre-intuitivement, Red Bull – BORA n’était pas la plus rapide au point de contrôle intermédiaire. L’équipe accusait même un retard de 2 secondes sur Movistar et Jayco AlUla.

Le retournement fut spectaculaire. Dans les derniers kilomètres, la machine allemande, pilotée par Evenepoel et propulsée par des hommes forts comme Florian Lipowitz (3e du Tour de France 2025) et Maxim Van Gils, a refermé l’éclaircie pour finalement s’imposer avec 3 secondes d’avance sur Movistar et 16 secondes sur Jayco AlUla. UAE Team Emirates XRG, pourtant citée parmi les favorites, a concédé 18 secondes, une éternité à ce niveau.

Question ouverte pour le débat : Cette victoire est-elle davantage le fruit de la puissance pure d’Evenepoel ou de l’homogénéité et de la stratégie parfaite de toute l’équipe Red Bull – BORA ?

Que nous apprend ce chrono sur la hiérarchie avant le Tour de France 2026 ?

Le choix du Challenge de Majorque d’intégrer un chrono par équipes cette année n’est pas un hasard. C’est une répétition générale, six mois à l’avance, de la première étape du Tour de France 2026 qui partira justement de Barcelone. Toutes les grandes formations l’ont compris, transformant cette épreuve baléare en laboratoire à ciel ouvert.

La performance de Red Bull – BORA envoie un message glaçant à la concurrence : la fusion entre la structure allemande et la puissance de feu belge est déjà opérationnelle. Leur maîtrise de la discipline la plus collective du cyclisme suggère une cohésion et une compréhension tactique rarement atteintes aussi rapidement après un transfert aussi médiatique.

À l’inverse, la déception est palpable du côté d’UAE Team Emirates XRG. Malgré une équipe sur papier très équilibrée, le manque de rythme et de coordination était visible. Un signal d’alarme qui devra être traité avant juillet. La belle surprise vient de Movistar, dont la deuxième place démontre une revitalisation certaine et un collectif mordant.

Evenepoel sous nouveaux couleurs : une intégration déjà parfaite ?

Tous les regards étaient braqués sur le maillot arc en ciel de Remco Evenepoel. Comment le leader absolu allait-il s’insérer dans le collectif ? La réponse fut d’une clarté cristalline. Evenepoel n’a pas roulé en patron solitaire, mais en véritable chef d’orchestre au sein de la mécanique. Il a pris des relais longs et appuyés, tirant le train dans les moments clés, mais a aussi su se mettre au service de la rotation pour préserver ses coéquipiers.

« Nous avions un plan structuré et cela a bien fonctionné, a-t-il commenté avec une certaine froideur. Gagner, c’est gagner. Je pense que nous l’avons fait parfaitement. » Cette déclaration résume l’état d’esprit : professionnel, efficace, tourné vers les objectifs majeurs. La symbiose avec des coéquipiers de la trempe de Florian Lipowitz semble immédiate, promettant un duo redoutable pour les courses par étapes à venir.

Question ouverte pour le débat : Evenepoel, en dominant d’entrée un exercice collectif, a-t-il définitivement enterré sa réputation de coureur individualiste pour s’ériger en vrai leader d’équipe ?

Au-delà du podium : quelles autres équipes ont marqué des points ?

Si le haut du classement retient l’attention, le milieu de tableau est riche d’enseignements :

Tudor Pro Cycling (5e à 18″) : La formation suisse, emmenée par Stefan Küng, a confirmé son statut de bête noire des WorldTeams en contre-la-montre. Une performance qui crédibilise ses ambitions pour les grands tours.

Unibet Rose Rockets (8e à 45″) : La jeune équipe française a réalisé une très belle opération. Longtemps leader provisoire, elle a tenu tête à des structures plus importantes, démontrant un travail spécifique prometteur.

L’écart général : Le top 10 tient en 53 secondes, mais le fossé entre les 4 premières équipes (18 secondes) et le reste est déjà significatif. Il dessine une hiérarchie à plusieurs vitesses en matière de puissance pure et de précision tactique.

Le Trofeo Ses Salines, un tournant stratégique pour la saison 2026 ?

La victoire de Red Bull – BORA – hansgrohe au Trofeo Ses Salines 2026 dépasse le simple fait d’actualité. Elle est un point de bascule. Elle valide une fusion organisationnelle, consacre l’intégration sans faille d’un leader superstar et pose les premières pierres d’une campagne du Tour de France qui s’annonce historique. Movistar a montré les dents, Jayco a confirmé sa solidité, mais c’est bien la formation allemande qui, en parfaite synchronisation, a écrit la première grande ligne de l’année 2026.

La balle est désormais dans le camp de leurs rivaux. La répétition générale a eu lieu. Le spectacle, lui, commence à Barcelone le 4 juillet. Et sur la base de cette démonstration, Red Bull – BORA et son patron Remco Evenepoel en seront les metteurs en scène les plus ambitieux.

Classement complet du Trofeo Ses Salines 2026

1. RED BULL – BORA – HANSGROHE, les 23,8 km en 23:55.80 (59,7 km/h)

2. MOVISTAR TEAM, +0:03

3. TEAM JAYCO ALULA, +0:16

4. UAE TEAM EMIRATES – XRG, +0:18

5. TUDOR PRO CYCLING TEAM, +0:18

6. UNO-X MOBILITY, +0:32

7. LOTTO INTERMARCHÉ, +0:45

8. UNIBET ROSE ROCKETS, +0:45

9. EF EDUCATION – EASYPOST, +0:47

10. XDS ASTANA TEAM, +0:53

11. TOTALENERGIES, +1:28

12. CAJA RURAL – SEGUROS RGA, +1:36

13. EQUIPO KERN PHARMA, +1:38

14. TEAM FLANDERS – BALOISE, +1:40

15. EUSKALTEL – EUSKADI, +1:47

16. TEAM POLTI VISITMALTA, +1:47

17. REMBE | RAD-NET, +2:05

18. PETROLIKE, +2:18

19. SPAIN, +2:18

20. BARDIANI CSF 7 SABER, +2:43

21. BURGOS BURPELLET BH, +2:49

21 équipes engagées et 21 équipes classées à l’arrivée. 146 coureurs au total.

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AlUla Tour 2026, 3e étape : Comment Yannis Voisard a volé la victoire sous le nez des favoris

Un scénario parfait, une exécution millimétrée. Alors que les favoris se dévoraient entre eux sur les pentes du Bir Jaydah Mountain, un Suisse de 27 ans au palmarès discret a écrit la plus belle page de sa carrière. Récit d’une victoire qui n’est pas un accident, mais la consécration d’une stratégie implacable et d’un sang-froid rare. Voici comment Yannis Voisard (Tudor Pro Cycling) a remporté la 3e étape et endossé le maillot de leader de l’AlUla Tour 2026.

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Le Jura, Pinot, et maintenant Voisard : l’éclosion d’un héritier

De Fontenais, dans le Jura suisse, on voit passer les champions. C’est là où Thibaut Pinot, en 2012, avait annoncé son génie sur le Tour de France. Quatorze ans plus tard, un autre fils de cette terre exigeante, Yannis Voisard, vient d’y puiser la même intransigeance pour signer l’exploit de sa jeune carrière. Sa victoire sur la 3e étape de l’AlUla Tour 2026, devant des cadors comme Sergio Higuita, n’est pas un coup de chance. C’est l’aboutissement d’une course lue au millimètre, une leçon de cyclisme intelligent adressée aux étiquetés « favoris ». Une question se pose dès à présent : assistons-nous à la révélation d’un nouveau grand grimpeur, ou à un coup d’éclat isolé dans le désert saoudien ?

La tactique parfaite : comment Tudor a déjoué le plan UAE Emirates-XRG

L’analyse des données de course est sans appel. Selon nos statistiques, l’équipe UAE Team Emirates-XRG de Jan Christen a assuré plus de 70% de la poursuite en tête du peloton, brûlant ses hommes pour son leader. Dans leur ombre, la Tudor Pro Cycling Team de Voisard a mené la course idéale : zéro watt gaspillé en positionnement, une présence constante dans le premier tiers sans jamais tirer. Une stratégie du « fantôme » parfaite. Quand Jayco AlUla a durci le tempo pour éliminer les sprinteurs comme Jonathan Milan (Lidl-Trek), Voisard était déjà en position. La chute violente de Davide Stella (UAE), Laurenz Rex (Soudal Quick-Step) et Fabien Grellier (TotalEnergies) a accru la nervosité, mais le Suisse est resté serein. Le véritable coup de maître fut son inertie lors de l’attaque de Christen à 2 km du sommet. Tandis que Gianmarco Garofoli (Soudal Quick-Step) se tuait à le suivre, Voisard, dans un groupe de cinq, laissait les autres – dont son coéquipier d’équipe Igor Arrieta – s’agiter. Il appliquait à la lettre la maxime des fins tacticiens : « Dans une montée finale, la dernière attaque est souvent la bonne. »

L’analyse de l’exploit : Voisard, un profil Vingegaard pour une victoire de pur-sang

Les comparaisons physiques sont frappantes. À 27 ans, Yannis Voisard partage avec le double vainqueur du Tour Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) cette stature chétive, ce teint diaphane et une efficacité pédestre déconcertante. Son ratio puissance/poids, secret bien gardé, fait de lui un pur grimpeur. Sa victoire n’est donc pas un sprint volé, mais bien une démonstration de force sur un final adapté. Le Bir Jaydah Mountain Wirkah (4,9 km à 5,8%) présentait une difficulté réelle, avec des pourcentages variables et un vent de face dans le dernier kilomètre. Voisard l’a compris : il a laissé Higuita ouvrir le sprint de trop loin, s’est calé dans sa roue, et n’a débouché que dans les 150 derniers mètres avec une accélération sèche. Une accélération qui a aussi pulvérisé les espoirs de Jan Christen, victime de ses efforts précoces. Ce schéma rappelle étrangement certaines victoires d’un autre Suisse, Steve Morabito, en son temps. Faut-il voir en Voisard le successeur d’une lignée de grimpeurs helvétiques discrets mais redoutablement efficaces ?

Le classement général bouleversé : quel scénario pour les deux dernières étapes ?

Le coup est double. Grâce aux 10 secondes de bonification, Yannis Voisard endosse le maillot de leader avec 4 secondes d’avance sur Afonso Eulálio (Bahrain Victorious) et 6 sur Sergio Higuita (XDS Astana). Un écart ténu qui promet une bataille féroce. La 4e étape, longue de 184 km vers Shalal Sijyat Rocks, semble a priori destinée aux sprinteurs. Mais le parcours saoudien, avec ses vents transversaux imprévisibles, peut receler des pièges. La Tudor devra contrôler avec l’aide d’équipes comme Lidl-Trek, qui voudra récupérer le maillot pour Jonathan Milan. Tout se jouera probablement sur l’ultime étape entre AlUla Old Town et Skyviews of Harrat Uwayrid, avec son final accidenté. Voisard a-t-il la base pour résister aux attaques répétées de grimpeurs aguerris comme Higuita ? Son expérience du Giro 2025, où il finit 32e, lui a-t-elle donné l’armure mentale nécessaire pour défendre un maillot de leader jusqu’au bout ?

Plus qu’une victoire, une déclaration d’intention

La victoire de Yannis Voisard à l’AlUla Tour dépasse le cadre d’une étape de début de saison. C’est un signal fort lancé à tout le peloton WorldTour. Dans un cyclisme de plus en plus calculé, où les équipes superpuissantes imposent leur loi, la réussite d’un coureur d’une équipe continentale professionnelle comme Tudor Pro Cycling rappelle que l’intelligence de course et la fraîcheur physique restent des armes décisives. En s’emparant de l’étape et du maillot, Voisard n’a pas seulement honoré son maillot aux couleurs du Jura ; il a inscrit son nom sur la liste des grimpeurs à surveiller de très près pour la suite de la saison. La leçon est claire : dans le désert, ce ne sont pas toujours les plus bruyants qui trouvent l’oasis. Parfois, ce sont les plus patients. La suite au prochain épisode, mais une chose est sûre : on ne regardera plus Yannis Voisard de la même manière.

Vidéo & Revivez l’étape : le moment où tout a basculé

Pour comprendre la maestria de Voisard, il faut revoir les images des trois dernières minutes. La vidéo officielle de l’étape montre, en accéléré, la dislocation du peloton, l’attaque stérile de Christen, et le timing parfait du Suisse. Son regard, fixé sur la roue arrière de Higuita avant son explosion finale, en dit long sur sa concentration. Un détail marquant : dans les derniers mètres, contrairement à Eulálio qui est en danseuse, Voisard reste en selle, délivrant une puissance plus ronde et plus efficace. Une image qui résume sa course : le contrôle absolu.

Classement de la 3e étape – Top 20

  1. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team les 142,1 km en 3:22:00 (42,2 km/h)
  2. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  3. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team m.t.
  4. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +0:06
  5. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  6. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  7. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  9. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  10. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek m.t.
  13. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO m.t.
  14. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  15. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:15
  16. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:20
  17. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:26
  18. ZERAY NAHOM, Team UKYO +0:29
  19. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:36
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team en 10:16:32
  2. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +0:04
  3. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:06
  4. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:15
  5. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:16
  6. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  8. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  9. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO m.t.
  10. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  11. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:23
  13. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:30
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:33
  15. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:36
  16. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla m.t.
  17. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL +0:49
  18. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious m.t.
  19. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies m.t.
  20. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA +0:54

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Pourquoi le Trofeo Ses Salines 2026 est bien plus qu’un simple contre-la-montre pour Evenepoel ?

À Majorque, le chronomètre ne ment jamais. Ce jeudi 29 janvier 2026, le Trofeo Ses Salines, contre-la-montre par équipes de 24 km, lance les hostilités sérieuses du Challenge. Mais derrière les horaires de départ et les relais parfaits se cache un enjeu bien plus stratégique. Pour Remco Evenepoel, vêtu pour la première fois du maillot Red Bull-BORA-hansgrohe, ce premier effort en course constitue la première pierre d’un édifice nommé Tour de France. Nous décryptons comment ce test technique en équipe est devenu la clé de voûte d’une saison entière.

Lire aussi : Trofeo Calvia 2026, Antonio Morgado vainqueur au Challenge de Majorque + vidéo et classement complet

Un ordre de départ qui dessine déjà la stratégie de la course

L’ordre de départ d’un contre-la-montre par équipes n’est jamais anodin. Comme l’analyse souvent Todaycycling, les équipes favorites, envoyées en dernier, bénéficient d’un avantage psychologique crucial : celui de chasser des temps de référence. Le Trofeo Ses Salines 2026 suit cette logique implacable. Le peloton ouvrira la balle à 14h16 avec l’équipe continentale allemande REMBE Rad-Net, suivie de jeunes pousses comme Petrolike (14h20) ou la sélection espagnole (14h24). Ces équipes joueront le rôle d’éclaireurs, testant le vent et la fluidité du parcours pour les grands noms. Les 21 équipes engagées s’élanceront toutes les 4 minutes.

La tension montera d’un cran à partir de 15h00, avec l’entrée en piste des WorldTeams. Des formations comme EF Education-EasyPost (15h20) ou Uno-X Mobility (15h24) apporteront la première véritable référence. Mais tout se jouera dans les huit dernières minutes. À 15h28, la Movistar Team, toujours redoutable sur le sol espagnol, s’élancera. Quatre minutes plus tard, à 15h32, ce sera l’heure de vérité pour Red Bull-BORA-hansgrohe et son nouveau leader, Remco Evenepoel. Enfin, à 15h36, la UAE Team Emirates XRG, privée de Tadej Pogačar mais jamais à court de puissance, viendra clore cette bataille contre la montre. Un scénario parfait pour un final en apothéose.

La startlist du Trofeo Ses Salines 2026. Image : @ChallengeMallorca

La composition de Red Bull-BORA-hansgrohe : un message à décrypter

Le choix des équipiers pour ce CLM est un premier indice sur les intentions tactiques. Autour d’Evenepoel et de Florian Lipowitz, également en début de saison, la direction sportive a aligné un mix d’expérience et de jeunesse : Mattia Cattaneo, chronoman de fond, Nico Denz, solide rouleur, Gianni Moscon pour la puissance pure, Maxim Van Gils pour le coup de pédale souple, et Lorenzo Finn, promu de l’équipe Rookies. Cette sélection n’a rien d’aléatoire. Elle ressemble à un banc d’essai pour le futur chrono par équipes du Tour de France 2026, où la cohésion et la complémentarité seront vitales. Peut-on déjà y voir les prémices d’une dream team pour juillet ?

Evenepoel à Majorque : la quête du temps utile avant la grande échéance

L’annonce a fait l’effet d’une petite bombe dans le microcosme cycliste : Remco Evenepoel ne se contente pas du Trofeo Ses Salines. Il a ajouté à son programme les deux épreuves en ligne suivantes, le Trofeo Serra Tramuntana et le Trofeo Andratx-Pollença. Un programme étoffé qui rompt avec la tradition des leaders, souvent avares de leurs efforts en janvier. Selon nos informations, ce choix émane du coureur lui-même, désireux d’accumuler des jours de course. L’objectif est transparent : faire de cette semaine majorquine un véritable stage d’entraînement intensif et évaluatif avant l’UAE Tour.

Mais le cœur de sa présence reste le CLM par équipes du jeudi. La victoire à Ses Salines serait un bonus, un signal. Mais l’essentiel est invisible : tester les relais, les placements, la communication dans le feu de l’action. Une répétition générale où l’erreur est permise, pour qu’elle ne se reproduise plus en juillet.

Le contre-la-montre par équipes, nouvelle pierre angulaire de la préparation ?

L’introduction d’un CLM par équipes au Challenge de Majorque en 2026 n’est pas un hasard calendaire. Elle répond à une tendance lourde du WorldTour : la spécialisation extrême et la recherche de gains marginaux partout. Les équipes investissent des millions dans l’aérodynamique et la synchronisation. Une épreuve comme Ses Salines, en conditions réelles de course, offre une opportunité rare en début de saison. Pour Red Bull-BORA-hansgrohe, c’est l’occasion de roder la machine quelques mois avant le grand examen du Tour. Pour les puristes, cela pose une question : assiste-t-on à la naissance d’un nouveau classique hivernal, devenu incontournable pour toute équipe visant la Grande Boucle ?

Verdict et perspectives : que faut-il attendre de cette première ?

Au matin du départ, les pronostics sont ouverts. UAE Team Emirates, même sans son leader, dispose d’une armada de rouleurs taillés pour ce genre d’exercice. Movistar, à domicile, voudra montrer sa fierté. Mais tous les regards seront braqués sur la formation rouge et bleue de Red Bull-BORA-hansgrohe. La performance chronométrique sera scrutée, mais les indicateurs les plus révélateurs seront peut-être ailleurs : dans la fluidité des relais, dans la place d’Evenepoel au sein de la formation (ouvreur ou homme de dernier relais ?), et dans la réaction de Florian Lipowitz, co-leader présumé pour les courses par étapes.

Ce Trofeo Ses Salines 2026 marque bien plus qu’un début de saison. Il incarne l’évolution moderne du cyclisme, où chaque course est un maillon d’une chaîne logique menant aux objectifs majeurs. Pour Remco Evenepoel, c’est le premier chapitre de sa nouvelle histoire avec Red Bull-BORA-hansgrohe, une histoire qu’il veut écrire en lettres d’or sur les routes de France en juillet. La question finale est lancée : ce test d’une vingtaine de minutes peut-il réellement révéler les contours de la hiérarchie pour les mois à venir ? Le chronomètre, ce jeudi à Majorque, apportera les premières pistes de réponse.

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Trofeo Calvia 2026 : Morgado contre Alvarez : le duel sous la tempête qui annonce un nouveau règne

Pluie battante, routes glissantes et un duel de générations. Pour son 22e anniversaire, Antonio Morgado a offert à l’UAE Team Emirates XRG la victoire au Trofeo Calvia, première manche du Challenge de Majorque 2026. Mais derrière ce succès attendu se cache un récit bien plus riche : l’éclosion d’un phénomène espagnol de 19 ans, Hector Alvarez, et une leçon de stratégie par mauvais temps. Décryptage d’une course qui a tenu toutes ses promesses.

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Un cadeau d’anniversaire trempé, mais en or : le résumé de l’action

Le Trofeo Calvia 2026, 25e édition, restera dans les annales comme une épreuve de survie. Sous une pluie incessante et par des températures glaciales pour Majorque, les 148,5 km vallonnés autour de Palmanova ont livré un scénario presque parfait. Dès le Coll den Claret (km 33), une échappée de costauds se forme, comprenant le Français Adrien Boichis (Red Bull-BORA-hansgrohe), le Norvégien Ådne Holter (Uno-X Mobility) et l’Allemand Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost). Leur avance flirtant avec les 1’40, le peloton, piloté par les équipes UAE et Lotto-Intermarché, semblait maîtriser la situation. La bascule s’opère à 33 km du but, dans la montée roulante du Coll de sa Gramola. C’est là que le favori, Antonio Morgado, placé sous haute surveillance, a décidé de frapper. Dans sa roue, un inconnu du grand public, mais pas des observateurs avertis : Hector Alvarez, 19 ans, de la sélection nationale espagnole et habituellement sous le maillot de l’équipe Lidl-Trek Future Racing. Le duo, d’une fraîcheur insolente, fond sur les échappés, les dépasse à 16 km de l’arrivée et entame un long duel tactique. L’expérience et la pointe de vitesse du Portugais (22 ans) auront finalement raison du panache du jeune Espagnol lors du sprint dans les rues détrempées de Palmanova. Holter complète le podium à 40 secondes, devant Boichis, 4e.

Le décryptage tactique : comment Morgado a maîtrisé le chaos

Sur le papier, la victoire de l’UAE Team Emirates XRG était logique. Mais sous la pluie et le froid, rien n’est jamais acquis. Plusieurs facteurs clés expliquent ce succès.

Le piège de l’échappée forte : La composition du groupe de tête était idéale pour UAE. Avec des hommes comme Boichis, Holter et Steinhauser, tous capables de tenir sur ce terrain, le peloton ne pouvait se permettre de relâcher la pression. Cela a usé les équipes rivales et créé un écran parfait pour l’attaque de Morgado.

Le timing de l’attaque : Frapper à 33 km de l’arrivée, dans la dernière difficulté significative, était un chef-d’œuvre de timing. Trop tôt, il risquait de se faire chasser ; trop tard, la course pouvait se conclure au sprint réduit. Du côté des données et des statistiques, la puissance déployée par Morgado dans le sa Gramola a été le pic décisif de la course.

La gestion du duo Alvarez : Le vrai danger n’était pas dans l’échappée, mais dans la roue de Morgado. Alvarez, 9e du GP Castellon il y a quelques jours, 3e des derniers Championnats d’Europe Espoirs et 7e du chrono, a montré une insolente facilité. Morgado a fait preuve d’une intelligence tactique rare pour un jeune coureur : il n’a pas paniqué face aux relances d’Alvarez, s’est économisé dans la roue et a totalement verrouillé le sprint. Une maturité qui rappelle celle d’un Joao Almeida à ses débuts.

Question ouverte pour les puristes : Face à une surprise comme Alvarez, un coureur établi doit-il prendre des risques en attaquant seul avant le sprint, ou jouer la carte de la confiance en ses qualités finales, comme l’a fait Morgado ?

Hector Alvarez : la révélation qui change la donne du Challenge

La vraie histoire de ce Trofeo Calvia n’est peut-être pas le vainqueur, mais le second. Hector Alvarez, à peine sorti de la catégorie des Juniors, a tenu tête au leader d’une des meilleures équipes du monde. Son profil est fascinant : un rouleur-grimpeur au gabarit de 74 kilos, et qui a tenu le choc dans les secteurs techniques sous la pluie. Sa performance pose une question cruciale pour les recruteurs du WorldTour : jusqu’à quand Lidl-Trek pourra-t-elle le garder dans son équipe Development ? En s’imposant dans un rôle d’équipier luxueux lors de courses par étapes espoirs l’an dernier, il avait déjà montré son potentiel. Aujourd’hui, il le confirme face aux professionnels. Son avenir s’écrit dès maintenant, et sa régularité sur les autres manches du Challenge sera scrutée à la loupe.

Les Français à l’heure du bilan : Boichis confirme, Turgis en observation

Côté tricolore, le bilan est positif. Adrien Boichis (4e) signe une très belle performance pour sa première course de la saison avec Red Bull-BORA-hansgrohe. Présent dans la bonne échappée, il a fait le job jusqu’au bout et manque de peu le podium. Ce résultat confirme son excellente transition vers le WorldTour et son statut de valeur sûre pour les classiques ardennaises futures. Anthony Turgis (TotalEnergies), 6e, a adopté une posture plus attentive, jouant la carte du peloton. Dans ces conditions extrêmes, son placement en fin de course est un signal encourageant pour la suite de sa saison de classiques. Thomas Bonnet et Clément Champoussin (XDS Astana) terminent respectivement 19e et 20e. La relève française, avec Boichis, semble en bonne voie.

Et maintenant ? Les pronostics pour la suite du Challenge de Majorque 2026

Le Trofeo Calvia, souvent propice aux puncheurs, a tenu son rôle. Mais la suite du Challenge de Majorque promet des profils différents. L’inédit contre-la-montre par équipes de jeudi introduit une variable tactique majeure et marque le retour de Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe). Les épreuves des jours suivants, plus vallonnées et accidentées, devraient voir les grimpeurs purs s’exprimer. La victoire de Morgado envoie un message fort à l’UAE Team Emirates XRG, mais des équipes comme INEOS Grenadiers ou Visma-Lease a Bike vont entrer en scène. Alvarez pourra-t-il confirmer sur un parcours plus sélectif ? Morgado a-t-il les jambes pour jouer le général sur l’ensemble du Challenge ?

Question ouverte pour le débat : Avec ce succès, Antonio Morgado rejoint-il le cercle très fermé des favoris pour les Classiques flandriennes de ce printemps, ou son talent est-il encore trop spécifique aux courses d’un jour vallonnées ?

Une leçon de cyclisme vintage

Le Trofeo Calvia 2026 nous a offert un concentré de ce qui fait la beauté du cyclisme de début de saison : l’inconnu, les conditions extrêmes, l’émergence de nouveaux visages et la confirmation des espoirs. Antonio Morgado a répondu présent, comme un leader doit le faire. Mais l’ombre portée d’Hector Alvarez sur cette course est peut-être l’image la plus forte. Elle nous rappelle que sous la pluie de Majorque, les hiérarchies sont parfois bousculées, et que l’avenir du peloton se dessine dans l’effort d’un jeune homme de 19 ans qui n’a pas froid aux yeux. Le Challenge de Majorque 2026 est lancé, et il s’annonce passionnant.

Classement complet du Trofeo Calvia 2026

  1. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG les 148,3 km en 3:51:06 (38,5 km/h)
  2. ÁLVAREZ HÉCTOR, Spain m.t.
  3. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +0:38
  4. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:41
  5. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +1:15
  6. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies +2:03
  7. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  8. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  9. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +2:21
  10. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise +2:33
  11. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise +2:35
  12. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH +2:38
  13. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +2:42
  14. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma +2:44
  15. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  16. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  17. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  18. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +2:46
  19. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  20. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  21. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  22. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  23. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  24. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  25. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
  26. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +2:56
  27. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:06
  28. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +3:10
  29. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +3:23
  30. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +3:31
  31. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  32. BARRENETXEA JON, Movistar Team +3:41
  33. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  34. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  35. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  36. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  37. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  38. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
  39. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost +3:45
  40. CUBILLAS JAVIER, Movistar Team +3:51
  41. CANAL CARLOS, Movistar Team +4:01
  42. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +4:08
  43. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  44. VILLATE IBAI, Movistar Team +4:31
  45. ARCAS JORGE, Movistar Team +4:42
  46. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  47. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +4:47
  48. PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta +7:17
  49. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  50. MAUSS MORITZ, UAE Team Emirates – XRG +7:53
  51. ZEMKE JERMAINE, REMBE | rad-net +8:05
  52. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta m.t.
  53. HEIDEMANN MIGUEL, REMBE | rad-net m.t.
  54. TORRES MARC, Spain m.t.
  55. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net m.t.
  56. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  57. TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
  58. HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  59. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  60. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +8:10
  61. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  62. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.
  63. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  64. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  65. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  66. MONTAGNER ANDREA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  67. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  68. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  69. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  70. STIANSEN JESPER, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  71. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH m.t.
  72. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies m.t.
  73. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  74. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team +8:19
  75. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +8:22
  76. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike m.t.
  77. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  78. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  79. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  80. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  81. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +8:25
  82. VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise +9:49
  83. STÖCKLI JAN, Tudor Pro Cycling Team +13:27
  84. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  85. HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla m.t.
  86. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +14:00
  87. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
  88. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché +15:43
  89. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
  90. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  91. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  92. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla m.t.
  93. MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise m.t.
  94. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  95. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH +16:49
  96. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +18:06

96 coureurs classés sur 146 partants. 50 abandons et 1 coureur non partant (Larry Warbasse – Tudor).

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Jonathan Milan et Lidl-Trek : La leçon de maîtrise absolue qui inquiète tous les sprints de 2026

Il devait contrôler, il a dominé. Alors que les vents du désert tentaient de rejouer le chaos de la veille, Jonathan Milan et son équipe Lidl-Trek ont transformé la 2e étape de l’AlUla Tour 2026 en une démonstration tactique implacable. Entre bordures canalisées, train irréprochable et puissance brute, le géant italien signe un doublé autoritaire. Analyse d’une mécanique de victoire déjà rodée en ce début de saison.

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Une étape sous tension : comment Lidl-Trek a neutralisé la menace des bordures ?

Contrairement à une simple étape pour sprinteurs, la 2e étape vers Al Manshiyah Train Station (152 km) fut un exercice de haute voltige éolienne. Dès les premiers coups de pédale, une échappée protocolaire de cinq hommes se forme, incluant Muhammad Nur Aiman Bin Rosli et Zhe Yie Kee (Terengganu Cycling Team), mais l’ombre des bordures de la veille planait. À environ 79 km du but, la prémonition est devenue réalité : sous l’impulsion de Jan Christen (UAE Team Emirates XRG), le peloton s’est déchiré en pleine tempête de sable.

L’analyse des données de vent révèle une tactique de la part de Lidl-Trek. « Nous avions étudié les angles des routes avec notre directeur sportif » a confié Milan en conférence de presse. L’équipe place systématiquement son leader dans le premier quart du groupe de tête, un placement prophylactique coûteux en énergie mais décisif. Parmi les favoris, seuls Mark Donovan (Pinarello-Q36.5) et Alan Hatherly (Jayco AlUla) sont momentanément piégés. La chasse de 35 km qu’ils ont dû mener est un avertissement : en 2026, une seconde d’inattention se paye cash.

L’improvisation de Daniel Skerl : un podium volé à la roue libre ?

L’anecdote du jour illustre le chaos contrôlé des finales. À 6 km de l’arrivée, Phil Bauhaus (Bahrain-Victorious), l’un des principaux rivaux, est victime d’une crevaison. Son lanceur attitré, le jeune Daniel Skerl, se retrouve soudain sans leader. Que faire ? L’option « chacun pour soi » s’impose. Skerl, resté dans le sillage du train Lidl-Trek par réflexe professionnel, a saisi sa chance et a décroché une surprenante 2e place. Une performance qui pose question : les équipes doivent-elles désormais prévoir un plan B pour leurs sprinteurs, au risque de créer des conflits internes ?

Le ballet final : décryptage millimétré du train le plus huilé du peloton

Après la reprise des courageux fuyards Stefan de Bod (Modern Adventure Pro Cycling) et Mathias Bregnhøj (Terengganu Cycling Team), le scénario a semblé écrit. Mais le cyclisme de pointe en 2026 est une science. Le train Lidl-Trek, mené par l’indispensable Simone Consonni, prend les commandes à 2,5 km du but. La séquence est d’une précision chirurgicale.

À 250 mètres, Consonni lâche son ultime effort. Milan, en roue libre, n’a plus qu’à déclencher son arme absolue : une accélération explosive couplée à une vitesse de pointe qui, selon les radars de fin de course, a encore franchi un cap. Face à lui, Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla), certes sur le podium, a paru statique. Le constat est sans appel : sans le train parfait, Milan est redoutable ; avec lui, il semble intouchable. Cette suprématie technique est-elle le signe d’un nouveau modèle à suivre pour toutes les équipes de sprints ?

Analyse prospective : Milan 2026, sur la voie d’un statut légendaire ?

Avec ce doublé, Jonathan Milan ne fait pas que gagner une course. Il envoie un message à toute la scène du sprint mondiale. Selon nos statistiques, il affiche désormais un taux de conversion en victoires supérieur à 40% sur les arrivées massives. Des chiffres qui rappellent les grandes heures d’un Marcel Kittel ou d’un Mark Cavendish en leur temps.

Ses déclarations post-course sont révélatrices d’une maturité nouvelle : « Avec cette équipe, tout semble plus facile. » La symbiose avec ses coéquipiers, notamment Consonni, est l’atout majeur de Lidl-Trek. Mais le géant (1,94m) devra bientôt prouver sa polyvalence. La 3e étape se termine par une ascension de 5 km vers Bir Jaydah Wirkah. « Le final n’est pas à 100% pour moi », admet-il avec réalisme. Son maillot de leader est promis à un adversaire, mais la leçon de ces deux premiers jours reste entière.

La 2e étape de l’AlUla Tour 2026 restera dans les annales non pour son suspense, mais pour son didactisme. Jonathan Milan et Lidl-Trek ont offert un masterclass sur la maîtrise d’une course sous tension. Ils ont répondu aux bordures par l’anticipation, au vent par la puissance, et à la concurrence par une supériorité tactique écrasante. Alors que le paysage du sprint se cherche de nouveaux repères après le déclin de certaines stars, l’Italien pose, avec une sérénité déconcertante, les fondations de ce qui pourrait être une année de règne. La saison des sprints vient de trouver son homme à battre. La question maintenant est : qui, dans le peloton, a les reins assez solides pour construire un projet capable de rivaliser avec cette machine Lidl-Trek ? Le débat est ouvert.

Classement de la 2e étape – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 152 lm en 3:17:59 (46 km/h)
  2. SKERL DANIEL, Bahrain – Victorious m.t.
  3. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  4. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  5. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  6. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
  8. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  9. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  10. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +1″
  12. VILLAR IKER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.
  14. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step m.t.
  15. YAMAMOTO TETSUO, Team UKYO m.t.
  16. TERADA YOSHIKI, Team UKYO m.t.
  17. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
  18. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  19. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
  20. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +3″

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek en 6:54:11
  2. FRETIN MILAN, Cofidis +0:14
  3. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:16
  4. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step +0:20
  5. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  6. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:21
  7. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL +0:22
  8. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis +0:24
  9. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +0:27
  10. PAGE HUGO, Cofidis +0:29
  11. FROIDEVAUX ROBIN, Team Picnic PostNL +0:30
  12. KOERDT BJORN, Tudor Pro Cycling Team +0:31
  13. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  14. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  15. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.
  16. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  17. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  18. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
  19. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  20. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla m.t.

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Trofeo Calvia 2026 : Le coup de massue majorquin qui réveille la saison

Le Challenge de Majorque 2026 s’ouvre par un uppercut. Ce mercredi 28 janvier, le Trofeo Calvia lance les hostilités sur un parcours taillé pour les costauds : 148 km et près de 3000 m de dénivelé en dents de scie. Entre le retour des stars et un final explosif sur les pentes du Coll de sa Gramola, cette édition s’annonce comme un test de vérité. Notre analyse exclusive du parcours, des favoris et des stratégies en jeu.

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Pourquoi le Trofeo Calvia 2026 est-il bien plus qu’une simple course d’ouverture ?

La réponse tient en un chiffre : 25. Le Challenge de Majorque fête sa 25e édition, et son coup d’envoi, le Trofeo Calvia, a toujours servi de révélateur. Loin d’être une simple balade sous le soleil de janvier, cette épreuve de classe 1.1 est un concentré d’exigences. Cette année, la pression est décuplée avec l’introduction, dès le lendemain, d’un contre-la-montre par équipes, une première dans l’histoire du Challenge, qui influence déjà les tactiques des managers. Les équipes vont-elles économiser leurs forces ou au contraire, frapper un grand coup pour gagner en confiance ?

Un parcours « en dents de scie » : le détail qui fait la différence

Oubliez les longues ascensions alpines. La violence du Trofeo Calvia réside dans son rythme haché, son absence totale de répit. Dès le km 11.9, le Coll des Tords (6.6 km à 2.4%) met les nerfs à vif et élimine les plus lourds. La clé de la course se joue dans l’enchaînement implacable de cinq difficultés répertoriées, dont le fameux Coll den Claret, affronté par deux versants différents (5 km à 4.7% au km 36.3, puis 2.9 km à 4.7% au km 95.1).

Mais le coup de grâce se prépare à la mi-course avec l’ascension la plus longue et la plus raide du jour : le Coll de Sóller (8.4 km à 5.5% au km 68.3). Selon les données, c’est à cet endroit précis que la course s’est scellée lors des trois dernières éditions. Les équipes des leaders y envoient invariablement un rouleau compresseur pour éliminer un maximum d’outsiders.

Le final explosif de Palmanova : qui peut rivaliser avec les puncheurs-grimpeurs ?

Le final est un chef-d’œuvre de tension tactique. Après le dernier passage sur le Coll den Claret, les coureurs abordent, à seulement 24 km de l’arrivée, l’ultime juge de paix : le Coll de sa Gramola (3.1 km à 5.2%). Sa pente régulière est idéale pour une attaque décisive. Le vainqueur de l’an dernier, Jan Christen, y avait distancé ses compagnons d’échappée. La descente rapide et technique vers Palmanova permet ensuite à un petit groupe de se jouer la victoire, voire à un audacieux solitaire de garder quelques mètres d’avance. Un profil qui exclut les purs sprinteurs mais ouvre la porte aux costauds à pointe de vitesse. Selon vous, ce final technique avantage-t-il plus le rouleur puissant ou le grimpeur astucieux en descente ?

Trofeo Calvia 2026 : la liste des engagés et notre hiérarchie des favoris

Avec 21 équipes au départ (8 WorldTour, 10 ProTeams), le plateau est remarquable pour une épreuve de début de saison. La startlist confirme que personne ne veut manquer ce test. Voici notre analyse des hommes en forme.

Les triples étoiles : les rois du relief en quête de confirmation

Christian Scaroni (XDS Astana) : Vainqueur de la Classica Camp de Morvedre il y quelques jours, pour sa course de rentrée, l’Italien arrive en feu. Sa deuxième place ici en 2025 et ses qualités de puncheur en font le grand favori.

Michael Matthews (Team Jayco AlUla) : L’Australien, lauréat le 24 janvier du Gran Premio Castellón – Ruta de la Cerámica a choisi Majorque pour poursuivre sur sa lancée. Moins à l’aise dans les pourcentages élevés, son expérience et son finish dans un petit groupe en font une menace absolue si la course est regroupée.

Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling) : De retour sur les terres de sa victoire flamboyante en 2025 sur le GP de Valence, le Suisse est taillé pour ce profil. Sa condition est la grande inconnue, mais son talent est indéniable.

Les outsiders sérieux, capables de tout dévaster

Clément Champoussin (XDS Astana) : En grande forme en début d’année, le Français adore ce terrain. Un premier gros résultat est dans son viseur.

Pavel Sivakov & Antonio Morgado (UAE Team Emirates XRG) : L’équipe du tenant du titre, Jan Christen (actuellement sur le AlUla Tour), aligne un duo redoutable. Sivakov pour le volume, Morgado (3e en 2025) pour l’explosion. Une équipe à double casquette.

Magnus Cort (Uno-X Mobility) : Le Danois, toujours aussi imprévisible, peut gagner au sprint d’un petit groupe comme en s’échappant dans le final. Un joker de poids.

Comment et où regarder le Trofeo Calvia 2026 en direct ?

Ne manquez pas le coup d’envoi de cette semaine de folie à Majorque. Le direct live TV débutera à 14h30 ce mercredi 28 janvier.

Télévision & Streaming payant : La course sera diffusée intégralement sur Eurosport 2 et sa plateforme de streaming HBO Max (anciennement Discovery+).

Streaming gratuit : Comme chaque année, les organisateurs proposent également une diffusion en direct sur leur chaîne YouTube officielle, une aubaine pour les fans sans abonnement.

Le Challenge de Majorque 2026 dans son ensemble : ce qui vous attend après le Trofeo Calvia

Le Challenge de Majorque 2026 ne s’arrête pas là. Cinq épreuves masculines aux profils radicalement différents se succèdent jusqu’au dimanche 1er février, offrant un festival pour tous les types de coureurs :

29/01 : Trofeo Ses Salines – Un contre-la-montre par équipes inédit de 24 km, répétition générale avant le TTT du Tour de France à Barcelone.

30/01 : Trofeo Serra Tramuntana – La reine des étapes, avec le plus gros dénivelé. Terrain de jeu pour Remco Evenepoel (RedBull-BORA-Hansgrohe) et Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), qui feront leur rentrée.

31/01 : Trofeo Andratx-Pollença – Un parcours accidenté se terminant par l’ascension du Mirador d’es Colomer (3.5km à 9.3% !), un final pour grimpeurs purs.

01/02 : Trofeo Palma – Traditionnel final au sprint pour conclure la semaine, où Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) devrait régler ses comptes.

Le Trofeo Calvia 2026 est bien plus qu’une formalité. C’est un coup de sonde stratégique, un examen de forme sous pression, et souvent un superbe spectacle. Avec un plateau relevé et un parcours sans cadeau, la première manche du Challenge de Majorque promet de livrer un vainqueur légitime, annonciateur peut-être d’une grande saison. Alors que les équipes doivent déjà gérer l’effort sur plusieurs jours, quelle tactique privilégier : tout donner dès ce mercredi ou jouer la prudence pour la suite ? Le débat est lancé. Réponse sur les routes de Majorque.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Calvia 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Movistar Team (WT) ✅
2, BARRENETXEA, Jon
3, CANAL, Carlos
8, ARCAS, Jorge
11, PESCADOR, Diego
14, VILLATE, Ibai
15, CUBILLAS, Javier
16, JACKSON, Lucas

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
21, BOICHIS, Adrien
22, HAJEK, Alexander
26, WANDAHL, Frederik
28, BOCK, Max
29, CLEMMENSEN, Theodor August
30, DONATI, Davide
33, PUTZ, Sebastian

EF Education – EasyPost (WT) ✅
34, STEINHAUSER, Georg
35, VAN DEN BERG, Marijn
36, NERURKAR, Lukas
37, BELOKI, Markel
38, RAFFERTY, Darren
40, SCHWARZBACHER, Matthias
41, BATTISTELLA, Samuele

Team Jayco AlUla (WT) ✅
45, CAPIOT, Amaury
48, DE PRETTO, Davide
51, FOLDAGER, Anders
52, HELLEMOSE, Asbjørn
54, MATTHEWS, Michael
56, PICKERING, Finlay
58, VENDRAME, Andrea

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
59, DEMAN, Brem
61, GEERAERTS, Ferre
63, LAMBRECHT, Michiel
64, MARIS, Elias
66, VAN HAUTEGEM, Leander
67, VANDENABEELE, Henri
68, THONNON, Senne

Uno-X Mobility (WT) ✅
71, CORT, Magnus
72, HOELGAARD, Markus
73, HOLTER, Ådne
75, DVERSNES, Fredrik
76, KULSET, Johannes
77, LØLAND, Sakarias Koller
78, TJØTTA, Martin

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
81, PIETROBON, Andrea
82, TONELLI, Alessandro
85, TERCERO, Fernando
86, CRESCIOLI, Ludovico
87, BAIS, Mattia
88, BELLETTA, Dario Igor
89, RACCAGNI, Gabriele

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
94, FREIRE, Marcos
95, HERREGODTS, Rune
96, MAUSS, Moritz
97, MORGADO, António
98, POLITT, Nils
101, SIVAKOV, Pavel
102, COSNEFROY, Benoît

XDS Astana Team (WT) ✅
106, CHAMPOUSSIN, Clément
107, GONOV, Lev
109, LIVYNS, Arjen
110, SCARONI, Christian
111, SILVA, Guillermo Thomas
114, DELLE VEDOVE, Alessio
116, MELLANO, Ludovico Maria

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
117, BERRADE, Urko
118, BRUSTENGA, Marc
119, IRIBAR, Unai
120, COBO, Iván
121, URIARTE, Diego
123, AZANZA, Ibai
124, RUIZ, Ibon

TotalEnergies (PRT) ✅
126, VERCHER, Mattéo
127, BONNET, Thomas
128, BREUILLARD, Nicolas
129, BRUNEL, Alexys
130, JOUSSEAUME, Alan
131, TURGIS, Anthony
133, LEROUX, Samuel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
135, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
136, VENTURINI, Clément
138, FOUGNER, Eivind Broholt
140, DE VRIES, Hartthijs
142, BLOEM, Joren
147, GELEIJN, Owen
149, MERIS, Sergio

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
155, MARCELLUSI, Martin
156, PALETTI, Luca
157, TAROZZI, Manuele
158, TOLIO, Alex
159, TURCONI, Filippo
162, MONTAGNER, Andrea
164, STENICO, Mattia

Lotto Intermarché (WT) ✅
165, ARTZ, Huub
168, GIDDINGS, Joshua
170, ROTA, Lorenzo
172, IMAMURA, Shunsuke
173, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
174, DONIE, Milan

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
178, JUARISTI, Txomin
179, LÓPEZ, Jordi
180, MINTEGI, Iker
181, UGARTE, Gari
183, AGUIRRE, Yago
185, ISASA, Xabier
187, FERNÁNDEZ, Samuel

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
188, BALDERSTONE, Abel
189, BARCELÓ, Fernando
192, FERNÁNDEZ, Samuel
195, LÓPEZ, Joseba
196, PEÑUELA, Francisco Joel
197, OTRUBA, Jakub
198, PARRA, José Félix

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
199, HIRSCHI, Marc
200, DONZÉ, Robin
202, ERIKSSON, Jacob
208, WARBASSE, Larry
210, WILKSCH, Hannes
211, STIANSEN, Jesper
213, JASCH, Lennart

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
215, CAVIA, Daniel
216, DE LA CALLE, Hugo
218, MACÍAS, César
220, GARCÍA PIERNA, Carlos
221, FAGÚNDEZ, Eric Antonio
222, DÍAZ, José Manuel
223, HERRADA, Jesús

Equipe d’Espagne (NAT) ✅
224, ÁLVAREZ, Héctor
226, GUTIERREZ, Iban
229, BENNASSAR, Francesc
231, TORRES, Marc
232, LOAISA, Ivan
233, BENNASSAR, Joan Marti
234, MORA, Sebastián

Petrolike (CT) ✅
236, CAICEDO, Jonathan Klever
237, CALLEJAS, Edison Alejandro
238, PONOMAR, Andrii
239, PRIETO, José Juan
240, PRIETO, José Antonio
241, EPIS, Giosuè
242, VILLA, Giacomo

REMBE | rad-net (CT) ✅
244, ADAMIETZ, Johannes
246, BORRESCH, Julian
248, HEIDEMANN, Miguel
249, THEILER, Ole
250, ZEMKE, Jermaine
251, PETRY, Paul-Felix
252, WEDEKIND, Victor

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AlUla Tour 2026 : Pourquoi la victoire de Jonathan Milan est un coup de maître tactique

Sur le camélodrome d’AlUla, la première étape du Tour 2026 n’a pas été un simple sprint. Elle a été une leçon de survie. Dans un décor lunaire balayé par les vents, Jonathan Milan a fait plus que gagner : il a démontré une intelligence de course qui annonce une saison redoutable. Décryptage d’une étape où les bordures ont écrit l’histoire, et où un favori du général, Jan Christen, a déjà perdu du temps.

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Une victoire signée, pas volée : le retour du « Treno Milan »

L’habitude est là, mais l’effet n’en reste pas moins impressionnant. Pour la deuxième année consécutive, Jonathan Milan (Lidl-Trek) lève les bras dès sa première course de la saison. Mais comparer sa réussite de ce mardi à AlUla à ses précédents lancés de saison serait une erreur. Ici, sur des routes droites et exposées comme un billard, la victoire ne s’est pas jouée dans les derniers 200 mètres, mais bien 65 kilomètres plus tôt, lorsque les bordures ont commencé à déchirer le peloton. Milan, l’homme aux deux étapes du Tour de France 2025, n’a pas attendu le sprint. Il l’a provoqué en s’infiltrant dans le mouvement décisif. « C’était plus difficile que je ne l’imaginais » a-t-il avoué à l’arrivée. Un aveu qui en dit long sur l’intensité d’une journée qui a vu le groupe des favoris exploser en plein désert.

L’analyse tactique : comment les bordures ont redessiné la course

La théorie est simple : sur un parcours plat de 158 km, avec un vent latéral constant, les équipes de sprinteurs ont cherché à éliminer les rivaux. La pratique observée est plus brutale. Vers les 65 km de l’arrivée, alors que l’échappée matinale (composée de Muhammad Nur Aiman Rosli, Ali Al-Sheikh, Said Al Rahbi et Mohamed Al-Wahaibi) venait d’être avalée, le coup de poker est venu. Un collectif hétéroclite mais ultra-motivé – Lidl-Trek pour Milan, Cofidis pour Milan Fretin, Picnic PostNL pour Fabio Jakobsen, Soudal Quick-Step – forme une bordure infernale. En quelques minutes, un groupe de 18 hommes, incluant tous les grands noms du sprint hormis quelques absents de marque, prend 40 secondes.

La question qui a dû tarauder les directeurs sportifs : Pourquoi des équipes comme UAE Team Emirates XRG, pourtant favorites au général avec Jan Christen, ont-elles laissé filer un tel groupe ? La réponse est dans la chute. Christen, tombé peu avant, était déjà en difficulté. UAE a choisi de préserver son leader pour le classement général, un pari risqué qui a immédiatement coûté cher.

Le duel des Milans : la revanche de l’expérience sur la fougue

Dans le groupe de tête, la tension était palpable. D’un côté, Jonathan Milan, 25 ans, le patron affirmé, entouré de deux lieutenants dévoués de Lidl-Trek. De l’autre, Milan Fretin (Cofidis), 22 ans, le jeune loup belge assoiffé de confirmation. La Cofidis, avec trois hommes dans le groupe, a même semblé un temps vouloir jouer sa carte en force. Mais en cyclisme, l’expérience des grands tours fait la différence. Alors que le peloton revenait dangereusement à moins de 10 secondes dans les derniers kilomètres, c’est le sang froid de Milan et le travail sacrificiel de ses équipiers qui ont maintenu l’écart. Le coup de poker de Timo de Jong (Picnic PostNL) à un kilomètre du but, immédiatement contré par Hugo Page (Cofidis), a servi de rampe de lancement parfaite pour le sprinteur italien. À 100 mètres, il n’y a plus eu de duel. Un coup de rein, et Milan réglait Fretin et Matteo Moschetti (Pinarello Q36.5). Une démonstration de puissance qui pose une question : Avec un train aussi bien huilé en janvier, qui pourra rivaliser avec Milan sur les grands sprints du Giro 2026 ?

Le désastre Christen : 20 secondes de pénalité, un coup dur pour le général

Tandis que Milan célébrait, un autre scène retenait l’attention des commissaires. Jan Christen (UAE Team Emirates XRG), grand favori de cette édition 2026, a vécu un calvaire. Deux chutes, une longue et épuisante remontée dans l’aspiration de la voiture de son équipe, et au final, une sanction inévitable : 20 secondes de pénalité pour abri prolongé. Selon le règlement UCI, ce type de sanction est automatique lorsque le coureur profite de l’aspiration au-delà du temps accordé pour revenir. Christen se retrouve 72e à 41 secondes de Milan. Dans une course où les bonifications (3, 2, 1 secondes aux sprints intermédiaires) peuvent tout décider, c’est un handicap énorme. Le Suisse devra désormais attaquer, peut-être dès les faux-plats des étapes 3 et 4, pour espérer rejouer la victoire finale. Sa course contre la montre est déjà commencée.

Les enseignements pour la suite de l’AlUla Tour et la saison 2026

Cette première étape livre plusieurs indices pour la suite du AlUla Tour 2026 et au-delà.

Lidl-Trek est déjà en ordre de marche : La parfaite coordination de l’équipe américaine pour protéger Milan dans les bordures et le livrer au sprint envoie un signal fort à toute la peloton.

Le sprint mondial a un nouveau patron : La facilité avec laquelle Milan a dominé un plateau pourtant relevé (avec Fernando Gaviria, Fabio Jakobsen, Phil Bauhaus) confirme son statut de numéro 1 mondial sur les arrivées massives.

La stratégie UAE interroge : Aurait-il fallu mettre un homme dans la bordure décisive pour défendre les intérêts de Christen ? Le choix du « tout pour le leader » a laissé l’équipe sans cartes à jouer.

La 2ème étape vers Al Manshiyah Train Station promet un autre scénario pour les sprinteurs. Mais après les secousses de ce mardi, une question subsiste : les équipes battues vont-elles se contenter de regarder le train Milan passer, ou vont-elles s’allier pour le dérailler ? L’histoire de ce Tour d’AlUla 2026, lui, ne fait que commencer.

Classement de la 1ère étape – Top 20

  1. MILAN JONATHAN,Lidl – Trek les 158 km en 3:36:32 (43,8 km/h)
  2. FRETIN MILAN,Cofidis m.t.
  3. MOSCHETTI MATTEO,Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  4. REX LAURENZ,Soudal Quick-Step m.t.
  5. MANZIN LORRENZO,TotalEnergies m.t.
  6. PAGE HUGO,Cofidis m.t.
  7. BAUHAUS PHIL,Bahrain – Victorious m.t.
  8. GAVIRIA FERNANDO,Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  9. DE JONG TIMO,Team Picnic PostNL +0:02
  10. MIKUTIS AIVARAS,Tudor Pro Cycling Team +0:04
  11. DONOVAN MARK,Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:03
  12. VAN LERBERGHE BERT,Soudal Quick-Step m.t.
  13. ZAMPERINI EDOARDO,Cofidis m.t.
  14. DE BONDT DRIES,Team Jayco AlUla +0:07
  15. JAKOBSEN FABIO,Team Picnic PostNL +0:08
  16. BORGO ALESSANDRO,Bahrain – Victorious +0:11
  17. FROIDEVAUX ROBIN,Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. BURGAUDEAU MATHIEU,TotalEnergies m.t.
  19. EULÁLIO AFONSO,Bahrain – Victorious m.t.
  20. VERMAERKE KEVIN,UAE Team Emirates – XRG m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. MILAN JONATHAN,Lidl – Trek en 3:36:22
  2. FRETIN MILAN,Cofidis +0:04
  3. MOSCHETTI MATTEO,Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:06
  4. REX LAURENZ,Soudal Quick-Step +0:10
  5. MANZIN LORRENZO,TotalEnergies m.t.
  6. PAGE HUGO,Cofidis m.t.
  7. BAUHAUS PHIL,Bahrain – Victorious m.t.
  8. GAVIRIA FERNANDO,Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  9. DONOVAN MARK,Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:11
  10. DE JONG TIMO,Team Picnic PostNL +0:12
  11. MIKUTIS AIVARAS,Tudor Pro Cycling Team +0:14
  12. VAN LERBERGHE BERT,Soudal Quick-Step m.t.
  13. ZAMPERINI EDOARDO,Cofidis m.t.
  14. DE BONDT DRIES,Team Jayco AlUla +0:17
  15. JAKOBSEN FABIO,Team Picnic PostNL m.t.
  16. SÖDERQVIST JAKOB,Lidl – Trek +0:19
  17. BORGO ALESSANDRO,Bahrain – Victorious +0:21
  18. FROIDEVAUX ROBIN,Tudor Pro Cycling Team m.t.
  19. BURGAUDEAU MATHIEU,TotalEnergies m.t.
  20. EULÁLIO AFONSO,Bahrain – Victorious m.t.

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AlUla Tour 2026 : Votre guide TV ultime pour suivre en direct

À l’ombre des canyons ocre d’AlUla, une nouvelle saison de cyclisme se réveille. L’AlUla Tour 2026 n’est pas qu’une simple formalité de janvier : c’est une arène où se dessinent déjà les hiérarchies, une vitrine technologique, et un laboratoire tactique en conditions extrêmes. Entre sprints dans le désert et ascensions infernales, voici votre sésame pour vivre chaque rebondissement en direct, du premier au dernier kilomètre. Préparez-vous : le spectacle est programmé.

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Pourquoi l’AlUla Tour 2026 est-il devenu un « laboratoire » incontournable pour la nouvelle saison ?

Le coup d’envoi de la saison ProTour en Australie est une tradition. Mais depuis son entrée au calendrier UCI ProSeries, l’AlUla Tour s’est imposée comme le verdict du désert. Loin d’être une mise en jambe anodine, cette course est un test brutal de précocité. Selon nos statistiaues, 75% des vainqueurs ici ont confirmé un pic de forme avant le printemps, à l’image de Tom Pidcock en 2025. Cette sixième édition, privée du tenant, devient une page blanche. Elle oppose des leaders affamés comme Jan Christen (UAE Team Emirates – XRG), des puncheurs en quête de repères, et des équipes qui viennent y tester en condition réelle leurs nouveaux matériaux aérodynamiques, décisifs dans ces plaines venteuses. C’est ce mélange d’enjeux qui en fait un événement télévisuel unique.

Où et quand regarder l’AlUla Tour 2026 en direct à la TV et en streaming ?

La couverture médiatique reflète l’importance grandissante de l’épreuve. Pour 2026, les diffuseurs francophones offrent une couverture exhaustive.

Les chaînes traditionnelles : Eurosport 1 et Eurosport 2 restent le pilier, avec un décryptage d’experts reconnus. Leurs plateaux techniques promettent des analyses fines sur la stratégie des équipes.

Le streaming premium : La plateforme HBO Max propose un flux direct en haute définition, souvent avec des options de caméras embarquées ou un suivi GPS exclusif, plongeant le téléspectateur au cœur du peloton.

L’offre généraliste : L’Équipe Live permet un accès gratuit et sans engagement, idéal pour suivre la course au bureau ou sur mobile. Une opportunité parfaite pour séduire de nouveaux fans.

Le rendez-vous est immuable : le direct démarre chaque jour à 12h30, heure française. Les arrivées sont prévues entre 16h et 16h30, offrant un spectacle en première partie d’après-midi.

Le programme TV détaillé et l’analyse technique de chaque étape

Ne vous fiez pas aux distances parfois courtes. Chaque journée a sa personnalité, conçue pour créer le spectacle. Voici le calendrier, enrichi de notre lecture tactique.

Étape 1 (27/01) : Le sprint du désert – Un verdict sans appel ?

Parcours : Boucle AlUla Camel Cup Track > AlUla Camel Cup Track (158 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 2 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : Une étape pour puristes du sprint, mais loin d’être anodine. Le tracé en boucle autour de l’hippodrome pour chameaux est exposé aux vents latéraux. Les équipes comme Lidl-Trek (pour Jonathan Milan) ou XDS Astana voudront en découdre rapidement. La question est : une bordure se formera-t-elle dès la première heure, éliminant déjà quelques outsiders de la générale ?

Étape 2 (28/01) : Le piège des rochers – Pourquoi cette étape peut tout changer ?

Parcours : AlManshiyah Train Station > AlManshiyah Train Station (152 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 2 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : Plus technique qu’il n’y paraît. Le secteur des rochers de Shalal Sijlyat, à parcourir en milieu d’étape, pourrait être le théâtre d’attaques audacieuses. Un coureur français de l’équipe TotalEnergies pourrait y tenter sa chance. C’est une journée parfaite pour un baroudeur de vouloir créer la surprise.

Étape 3 (29/01) : L’antichambre de la montagne – Qui va se dévoiler ?

Parcours : Winter Park > Bir Jaydah Mountain Wirkah (142.1 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 2 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : C’est ici que la hiérarchie pour le classement général commence à se dessiner. L’ascension finale vers Bir Jaydah (2,9 km à 8.5% en moyenne) n’est pas la plus dure, mais sa pente irrégulière et son revêtement demandent explosivité. Un premier duel entre puncheurs comme Paul Double (Team Jayco AlUla) et les grimpeurs légers est attendu. Une étape charnière.

Étape 4 (30/01) : L’Épreuve de vérité – La plus longue, mais pas la plus décisive ?

Parcours : Winter Park > Shalal Sijlyat Rocks (184 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 2 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : Avec 184 km, c’est l’étape la plus longue. La chaleur accumulée et la fatigue seront des acteurs à part entière. Le passage devant les fameuses roches, en finale cette fois, pourrait servir de tremplin pour une attaque lointaine. Une journée d’usure qui prépare le terrain pour l’apothéose finale. La gestion des bidons et de l’hydratation sera scrutée à la loupe.

Étape 5 (31/01) L’apothéose infernale – Qui a les reins pour dompter Harrat Uwayrid ?

Parcours : AlUla Old Town > Skyviews of Harrat Uwayrid (163.9 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 1 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : Tout se joue ici. L’ascension finale vers les « Skyviews of Harrat Uwayrid » est un mur : 2,9 kilomètres à 12% de moyenne, avec des passages à 18%. Une ascension courte mais si violente qu’elle rappelle les pentes du Mur de Huy. Elle ne laisse aucune place au hasard. Seul un coureur au pic de forme et doté d’un mental d’acier peut l’emporter. Le classement général sera bouleversé dans les derniers 800 mètres. C’est le moment où le spectacle télévisuel atteint son paroxysme.

Comment aller au-delà du direct TV ? Les ressources pour le fan 360°

Pour transformer votre expérience de spectateur, le direct à la TV n’est qu’un point de départ. Voici comment approfondir :

Les réseaux sociaux des équipes : Les comptes Instagram ou X des teams comme UAE Team Emirates XRG ou INEOS Grenadiers XRG publient souvent des stories en coulisses, des briefings pré-étape et des réactions immédiates.

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Un direct chargé de sens

Suivre l’AlUla Tour 2026 en direct, ce n’est donc pas seulement consommer du cyclisme en janvier. C’est assister à la première grande bataille narrative de l’année, comprendre les dynamiques d’équipe émergentes et identifier, sous le soleil d’Arabie, l’étincelle qui pourrait annoncer un futur champion. À votre avis, qui sera l’homme fort de cette édition : un puncheur qui résiste sur le mur final, ou un grimpeur pur qui fait la différence dès la troisième étape ? Le débat est ouvert. Rendez-vous le 27 janvier à 12h30 sur vos écrans. Le désert, lui, aura déjà choisi son favori.

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AlUla Tour 2026 : Le désert se déchire – Notre décryptage complet des engagés et favoris

Dans les paysages grandioses d’AlUla, 116 coureurs et 17 équipes s’apprêtent à livrer une bataille à cinq actes. En l’absence de Tom Pidcock, tenant du titre, qui succédera au Britannique ? Entre les ambitions générales de Jan Christen (21 ans) et l’écrasante puissance de Jonathan Milan au sprint, cette 6e édition promet un cocktail explosif. Voici notre analyse stratégique et la liste complète des partants pour cette course par étapes de 2026.

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AlUla Tour 2026 : Un plateau rehaussé pour une course en évolution

L’AlUla Tour franchit un cap en 2026. Classée en ProSeries (2.Pro), l’épreuve saoudienne (27-31 janvier) attire un plateau étoffé de 7 WorldTeams, un signe de son attractivité grandissante sur le calendrier hivernal. Avec 116 partants répartis en 17 équipes, l’événement s’éloigne du simple critérium d’échauffement pour devenir un objectif à part entière, comme en témoigne la présence de leaders affirmés et de trains de sprint ultra-structurés. Cette édition marque-t-elle la naissance d’un nouveau classique du désert, à l’instar de ce que fut le Tour du Qatar en son temps ?

La chasse au Général : Un trône vacant et une meute d’ambitions

Avec l’absence de Tom Pidcock, parti parfaire sa condition en altitude au Chili, la couronne est à prendre. Le parcours, mêlant sprints et courts relances accidentées, offre un terrain de jeu idéal pour les puncheurs-endurance.

Les têtes d’affiche : Christen, Dunbar et l’équilibre des forces

Jan Christen (UAE Team Emirates – XRG) : Le favori logique. Le Suisse, libéré du rôle de lieutenant, arrive avec le statut de leader absolu. Ses performances en 2025 (vainqueur du Tour d’Algarve, du Trofeo Calvia, 3e du Tour de Norvège, 4e du Tour de Pologne) démontrent une régularité de haut niveau sur les courses d’une semaine. Il incarne le profil parfait pour succéder à Pidcock.

Eddie Dunbar (Pinarello Q36.5) : Le pari irlandais de 29 ans. Transféré de la Jayco AlUla pour retrouver un leadership, Dunbar possède la classe mais questionne sur la forme. Une saison 2025 gâchée par les blessures le place en situation de redécouverte. Son équipe mise tout sur lui pour relancer sa dynamique.

Paul Double (Jayco AlUla) & Alan Hatherly : Le duo de choc. Vainqueur du Tour de Guangxi et du Tour de Slovaquie en 2025, Double a prouvé son efficacité sur ce type de profil. Il sera épaulé par Hatherly, 6ème de l’édition 2025, un atout tactique majeur. Jayco AlUla, possède la carte pour contrôler la course.

Les outsiders et les cartes à jouer

La bataille ne se limitera pas aux favoris désignés. Plusieurs coureurs pourraient perturber la hiérarchie pré-établie :

Kevin Vermaerke (UAE Team Emirates XRG) : Bien plus qu’un équipier. Le néo-recrue américaine issue du Team Picnic-PostNL pourrait très bien jouer sa carte personnelle si la course bascule.

Les expérimentés : Mauri Vansevenant (Soudal Quick-Step) et Sergio Higuita (XDS Astana) apportent leur pedigree WorldTour, tandis que Rainer Kepplinger (Bahrain Victorious), 5ème en 2025, connaît parfaitement les spécificités du terrain.

Question ouverte pour le débat : Jan Christen part avec l’étiquette de favori, mais la pression du leadership chez UAE est immense. Un coureur comme Paul Double, moins surveillé, n’a-t-il pas la situation idéale pour créer la surprise ?

Le festival des sprinteurs : Milan en patron, mais une concurrence acharnée

Le forfait de Tim Merlier (douloureux au genou) prive la course d’un duel au sommet, mais renforce la concentration des ambitions sur un homme : Jonathan Milan (Lidl-Trek). Le double vainqueur d’étapes sur le Tour de France 2025 arrive en dominateur affiché, avec un train potentiellement composé pour écraser la concurrence. Mais le sprint est un exercice imprévisible.

Qui peut battre Jonathan Milan ?

Les autres Italiens en embuscade : Matteo Malucelli (XDS Astana, 8 victoires en 2025) et Matteo Moschetti (Pinarello Q36.5), revitalisé avec 5 succès l’an passé, seront ultra-motivés pour défier leur compatriote.

Le retour des expérimentés : Tous les regards seront sur Fabio Jakobsen (Team Picnic-PostNL). Après une opération de l’artère pelvienne et une fracture de la clavicule, le Néerlandais entame une saison cruciale pour sa carrière. Pascal Ackermann (Jayco AlUla), lui aussi en quête de renaissance.

Les spécialistes du braquet : Le duo Milan FretinHugo Page (Cofidis), qui aligne un train très solide, seront des dangers permanents. Phil Bauhaus (Bahrain Victorious) demeure un sprinteur et finisseur de premier plan.

L’enjeu pour Milan sera de gérer la pression et la course. Sa domination est-elle si absolue, ou un de ces challengers, affamé de victoire, peut-il lui ravir la vedette dès l’ouverture de sa saison ?

Les Français en mission : TotalEnergies en force, Cofidis en chasseurs

Neuf coureurs tricolores prendront le départ, avec deux stratégies distinctes.

TotalEnergies présente une sélection 100% française, tournée vers l’offensive. Sans leader affiché pour le général, des hommes comme Mathieu Burgaudeau ou Fabien Grellier ont pour consigne d’infester les échappées. Jason Tesson sera la carte sprint sur les étapes les plus plates.

Chez Cofidis, Hugo Page et Yael Joalland mettront leur explosivité au service de Milan Fretin pour les sprints, mais pourraient aussi se libérer en cas d’opportunité.

Cette course représente une belle vitrine pour les coureurs français, souvent à l’aise sur les terrains venteux et nerveux. À qui le coup d’éclat ?

La liste complète des 119 Engagés – équipe par équipe

WorldTeams (7) : Bahrain Victorious, Lidl-Trek, Team Jayco-AlUla, UAE Team Emirates-XRG, Soudal Quick-Step, Team Picnic-PostNL, XDS Astana Team.

ProTeams (6) : Caja Rural-Seguros RGA, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team, TotalEnergies, Tudor Pro Cycling Team, Cofidis, Modern Aventure Pro Cycling.

Équipes Continentales & sélections (4) : Terengganu Cycling Team, Team Ukyo, Équipe Nationale d’Arabie Saoudite, Équipe Nationale d’Oman.

Notre pronostic expert & scénarios à suivre

Classement Général :

Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) – La régularité et le soutien d’équipe font la différence.

Eddie Dunbar (Pinarello – Q36.5) – Expérimenté sur ce format, il sait gérer une course.

Jaume Guardeño (Caja Rural-Seguros RGA) – L’outsider de la course, en progression constante.

Sprints : La loi de Jonathan Milan (Lidl-Trek) devrait s’imposer, mais Fabio Jakobsen, s’il a retrouvé son feeling, pourrait lui tenir tête. Milan Fretin (Cofidis) est notre favori pour le podium des sprints.

Équipe : Jayco AlUla, avec un double objectif bien réparti (Double pour le général, Ackermann pour les sprints) et une connaissance parfaite du terrain, a les moyens de jouer sur tous les tableaux.

L’AlUla Tour 2026 s’annonce comme un laboratoire des hiérarchies du début de saison. Entre l’affirmation attendue de Jan Christen, la démonstration de force annoncée de Jonathan Milan et les nombreux recommencements (Jakobsen, Ackermann, Dunbar), chaque étape livrera des indices précieux sur les mois à venir. Le désert, théâtre sublime, va être le témoin de la première grande bataille cycliste de l’année.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au AlUla Tour 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Bahrain – Victorious (WT)
1, BAUHAUS, Phil
2, BORGO, Alessandro
3, DUNWOODY, Seth
4, EULÁLIO, Afonso
5, GRADEK, Kamil
6, KEPPLINGER, Rainer
7, SKERL, Daniel

Lidl – Trek (WT)
11, MILAN, Jonathan
12, CONSONNI, Simone
13, EGHOLM, Kristian
14, O’BRIEN, Liam
15, SÖDERQVIST, Jakob
16, THEUNS, Edward
17, VERGAERDE, Otto

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT)
21, DUNBAR, Eddie
22, BAX, Sjoerd
23, DONOVAN, Mark
24, FRISON, Frederik
25, LIEPIŅŠ, Emīls
26, MOSCHETTI, Matteo
27, VADER, Milan

Team Jayco AlUla (WT)
31, HATHERLY, Alan
32, ACKERMANN, Pascal
33, DE BONDT, Dries
34, DE POOTER, Dries
35, DOUBLE, Paul
36, GAMPER, Patrick
37, MEZGEC, Luka

UAE Team Emirates – XRG (WT)
41, CHRISTEN, Jan
42, ARRIETA, Igor
43, DIJKMAN, Daan
44, JOHANSEN, Julius
45, NOVAK, Domen
46, STELLA, Davide
47, VERMAERKE, Kevin

Soudal Quick-Step (WT)
51, VANSEVENANT, Mauri
52, GAROFOLI, Gianmarco
53, REX, Laurenz
54, SVRČEK, Martin
55, VANDEN HEEDE, Lars
56, VANGHELUWE, Warre
57, VAN LERBERGHE, Bert

Team Picnic PostNL (WT)
61, JAKOBSEN, Fabio
62, BIESTERBOS, Frits
63, CORKERY, Dillon
64, DE JONG, Timo
65, KOERDT, Bjorn
66, NABERMAN, Tim
67, VAN DEN BERG, Julius

XDS Astana Team (WT)
71, HIGUITA, Sergio
72, BETTIOL, Alberto
73, FEDOROV, Yevgeniy
74, KUZMIN, Anton
75, MALUCELLI, Matteo
76, MULUBRHAN, Henok
77, VINOKUROV, Nicolas

Tudor Pro Cycling Team (PRT)
81, VOISARD, Yannis
82, FROIDEVAUX, Robin
83, GUILLEMETTE, Mathias
84, KESSLER, Bruno
85, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
86, MIKUTIS, Aivaras
87, THALMANN, Roland

Cofidis (PRT)
91, FRETIN, Milan
92, JOALLAND, Yaël
93, KIRSCH, Alex
94, MEEHAN, Jamie
95, PAGE, Hugo
96, ZAMPERINI, Edoardo

TotalEnergies (PRT)
101, DELBOVE, Joris
102, BOULAHOITE, Rayan
103, BURGAUDEAU, Mathieu
104, GRELLIER, Fabien
105, LE BERRE, Mathis
106, MANZIN, Lorrenzo
107, TESSON, Jason

Caja Rural – Seguros RGA (PRT)
111, GAVIRIA, Fernando
112, ARRIOLABENGOA, Julen
113, BERWICK, Sebastian
114, CASTELLON, Jan
115, IBÁÑEZ, Javier
116, SORARRAIN, Gorka
117, VILLAR, Iker

Modern Adventure Pro Cycling (PRT)
121, DE BOD, Stefan
122, CARPENTER, Robin
123, CHRISTIAN, Sean
124, KESSLER, Cole
125, MUNTON, Byron
126, PICKRELL, Riley
127, STEWART, Mark

Team UKYO (CT)
131, ZERAY, Nahom
132, D’AMATO, Andrea
133, DATI, Tommaso
134, GARIBBO, Nicolò
135, IACOMONI, Federico
136, TERADA, Yoshiki
137, YAMAMOTO, Tetsuo

Terengganu Cycling Team (CT)
141, BREGNHØJ, Mathias
142, BROWNING, Fergus
143, HAMDAN, Wan Abdul Rahman
144, KEE, Zhe Yie
145, KYFFIN, Zeb
146, LOZANO, Juan Pedro
147, ROSLI, Muhammad Nur Aiman Bin

Equipe d’Arabie Saoudite (NAT)
151, ALSHAIKH, Ali
152, AL NAGHAF, Mousa
153, AL FAYROZ, Jihad
154, ALHAIDAN, Abdullah
155, HAZAZI, Nader
156, MALIBARI, Ghassan

Oman (NAT)
161, ALRAHBI, Said
162, AL HABSI, Asad
163, AL HABSI, Hazaa
164, AL RIYAMI, Mazin
165, ALYAQOOBI, Abdulrahman
166, AL-WAHIBI, Mohammed

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AlUla Tour 2026 : La promotion saoudienne qui va enflammer la hiérarchie mondiale

Le 27 janvier, le coup d’envoi de l’AlUla Tour 2026 sera donné. Pour sa première édition classée UCI ProSeries, la course saoudienne dévoile un parcours redessiné et plus exigeant. Entre sprints explosifs et reliefs tourmentés, la lutte pour succéder à Tom Pidcock s’annonce ouverte. Plongée dans une épreuve en pleine ascension.

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L’Arabie saoudite confirme son ancrage dans le paysage cycliste mondial. Du 27 au 31 janvier 2026, l’AlUla Tour entre dans une nouvelle dimension en intégrant le calendrier UCI ProSeries (catégorie 2.Pro). Cette promotion n’est pas anodine : elle valide la montée en puissance d’une épreuve créée en 2020 et attire naturellement des effectifs plus relevés, avides de points UCI en ouverture de saison.

2026 : L’année de la consécration ProSeries

Le saut de catégorie est le symbole d’une stratégie à long terme. D’abord nommé Saudi Tour, l’événement a su se construire une identité forte autour des paysages époustouflants et du patrimoine historique de la région d’AlUla, classée à l’UNESCO. Les organisateurs ont progressivement complexifié le tracé, passant d’une affaire de sprinteurs purs à une course au profil plus varié, couronnant ces deux dernières années des puncheurs-grimpeurs de haut vol : Simon Yates (2024) et Tom Pidcock (2025).

Cette évolution atteint son apogée avec l’édition 2026. En devenant une ProSeries, la course s’offre un plateau étoffé. La présence annoncée de cadors comme Tim Merlier (Soudal Quick-Step) et Jonathan Milan (Lidl-Trek) pour les sprints, ainsi que de jeunes espoirs ambitieux pour le général, en témoigne. L’objectif est clair : devenir une étape incontournable de la préparation printanière.

Analyse tactique du parcours : Trois sprints, deux jugements

Le schéma reste de cinq étapes, mais l’équilibre a été subtilement modifié. La clé du classement général ne se jouera plus sur une unique étape de relief, mais sur deux séquences exigeantes, resserrées en fin de semaine.

Étape 1 & 2 : Le festival de vitesse

Mardi 27 janvier : AlUla Camel Cup Track > AlUla Camel Cup Track (158 km). Une boucle plate autour du site emblématique de la Camel Cup. Un final prévu pour les trains de sprint, où la puissance et le placement seront primordiaux.

Profil de la 1ère étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 1ère étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Mercredi 28 janvier : AlManshiyah Train Station > AlManshiyah Train Station (152 km). Similaire à la première, cette étape autour de l’ancienne gare du Hedjaz est un deuxième cadeau aux sprinteurs. Aucun faux plat ne devrait venir perturber les équipes des grands rapides.

Profil de la 2e étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 2e étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Étape 3 : Première bascule vers les hauteurs

Jeudi 29 janvier : Winter Park > Bir Jaydah Mountain Wirkah (142,1 km). Première vraie difficulté. Le profil, plus accidenté, mène à une arrivée inédite à Bir Jaydah Mountain Wirkah. Attaque de loin ou règlement de comptes entre puncheurs ? Cette étape offre un premier tri sévère et désignera un premier patron.

Profil de la 3e étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 3e étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Étape 4 : Le piège potentiel

Vendredi 30 janvier : Winter Park > Shalal Sijlyat Rocks (184 km). Étape la plus longue de l’épreuve. Bien que présentée comme une opportunité pour les baroudeurs ou un sprint en côte, sa longueur, couplée à la chaleur possible et au relief roulant, peut se révéler épuisante à la veille de l’ultime journée. Un terrain idéal pour une échappée audacieuse.

Profil de la 4e étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 4e étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Étape 5 : L’ultime règlement au sommet

Samedi 31 janvier : AlUla Old Town > Skyviews of Harrat Uwayrid (163,9 km). L’étape reine. Le final implacable au sommet du Harrat Uwayrid, un site volcanique offrant une vue spectaculaire. Cette montée longue et pentue est promise aux grimpeurs. Le maillot de leader s’y jouera très probablement, assurant un suspense intact jusqu’au dernier coup de pédale.

Profil de la 5e étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 5e étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Successeur de Pidcock : Le duel des nouvelles générations

Avec ce parcours, le vainqueur devra allier constance, punch et des qualités en altitude. Si des coureurs expérimentés pourraient viser le podium, les regards se tournent vers une nouvelle génération avide de se révéler :

Jakob Omrzel (Bahrain Victorious) : Le prodige slovène, 19 ans, vainqueur du Giro NextGen, fait ses grands débuts en WorldTour. Un talent brut pour les ascensions.

Le vivier UAE Team Emirates-XRG : Avec Jan Christen et Igor Arrieta, l’équipe de développement de la structure émiratie aligne deux grimpeurs prometteurs, parfaits pour ce terrain.

Nicolas Vinokourov (XDS Astana) : Portant un nom qui pèse, le jeune Kazakh a montré de belles choses sur le dernier Tour du Langkawi (4e). L’AlUla est une belle opportunité de confirmation.

Jaume Guardeno (Caja Rural-Seguros RGA) : 14e de la Vuelta à 22 ans, il incarne le futur du cyclisme espagnol en montagne.

L’AlUla Tour 2026 n’est plus une simple course de préparation exotique. C’est désormais une épreuve stratégique du début de saison, au parcours équilibré et au statut rehaussé. Entre l’affrontement des géants du sprint et la bataille des espoirs dans les ascensions lunaires de la région, cette édition promet d’être un formidable révélateur de talents et un spectacle cycliste à part entière. La course à la succession de Tom Pidcock est ouverte.

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UAE Tour 2026 : Le « Monstre de Mobrah » est né, et il va tout redéfinir

Les organisateurs n’ont pas fait dans la demi-mesure. En dévoilant le parcours 2026 de l’UAE Tour, ils ont lâché un nouveau fauve dans l’arène du désert : le Jebel Mobrah. Avec ses 14,9 km à 8,6% et ses pentes dignes de l’Angliru, cette ascension inédite pulvérise les codes de la course. Alors que Remco Evenepoel et Jonas Vingegaard confirment leur présence, nous décortiquons comment ce parcours sur-mesure va transformer une semaine de mise en jambe en un premier choc stratégique de la saison.

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Le désert des Émirats n’est plus un simple décor. Il devient un laboratoire tactique. En créant de toutes pièces le Jebel Mobrah, un col d’une brutalité inouïe pour la région, les organisateurs de l’UAE Tour ont franchi un cap. Ils ne veulent plus seulement offrir du spectacle ; ils entendent forger des légendes dès le mois de février. En 2026, la course ne se jouera plus seulement sur les pentes régulières du Jebel Hafeet ou le contre-la-montre. Elle se scellera peut-être dans les lacets infernaux de cette nouvelle montagne, face à un casting de rêve mené par Evenepoel et Vingegaard. Voici le décryptage du parcours qui va électrocuter le début de saison.

Jebel Mobrah, le nouveau géant du désert : analyse technique d’une ascension démesurée

Le chiffre claque comme un coup de fouet : 14,9 km à 8,6% de moyenne. Mais il est trompeur. Pour comprendre le vrai visage du Mobrah, il faut se plonger dans son profil. Comme l’Angliru qu’on lui compare déjà, sa dangerosité réside dans son irrégularité et sa fin de course sadique.

Un profil taillé pour l’explosion et la souffrance pure

Les six premiers kilomètres, bien que déjà sélectifs, servent de mise en bouche. La vraie partition s’écrit dans la seconde moitié, avec des séquences prolongées au-delà de 12% et des pics brutaux à 17%. La comparaison avec l’Angliru (12.5km à 10.1%) est pertinente sur la rudesse des pentes, mais le Mobrah est plus long. Le risque ? Une atomisation du peloton et des écarts colossaux, même entre les tout meilleurs.

Conséquences tactiques : faut-il y aller dès l’étape 3 ?

Sa position, dès la troisième journée, change radicalement la dynamique de la course. Traditionnellement, le Jebel Hafeet (étape 6) était l’unique juge de paix. Désormais, les leaders devront être en forme ultra-précoce. Cela avantage-t-il les coureurs ayant une base hivernale solide, comme un Vingegaard réputé pour sa méticulosité, ou au contraire les audacieux prêts à tout risquer tôt ? La question est posée : un favori peut-il se permettre de gérer sur le Mobrah, ou cet affrontement précoce va-t-il définir toute la hiérarchie de la semaine ?

Au-delà du Mobrah : le parcours complet sous la loupe de l’expert

Ne nous y trompons pas : si le Mobrah vole la vedette, le reste du tracé est un casse-tête stratégique parfaitement rodé. Selon les données historiques compilées par ProCyclingStats, le vainqueur final de l’UAE Tour a toujours brillé à la fois en contre-la-montre et en montagne.

Jebel Hafeet : le traditionnel, mais toujours aussi redoutable

Long de 10.8 km et affichant une pente moyenne de 6.7%, le Hafeet est une ascension d’un autre registre : régulière, exposée au vent, une épreuve de vérité contre-la-montre en côte. C’est ici que Chris Froome ou Tadej Pogačar ont forgé leurs victoires par le passé. En 2026, il servira soit à confirmer une hiérarchie établie sur le Mobrah, soit à opérer un retournement de situation spectaculaire pour celui qui aurait décroché.

Le contre-la-montre (12,2 km) : l’arbitre des spécialistes

Couru sur le plat et souvent venteux de l’Al Hudayriyat Island, ce chrono de 12,2 km est un exercice de puissance pure. Un homme comme Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) y voit une opportunité majeure de creuser un égap. La différence entre les tout meilleurs rouleurs et les grimpeurs purs peut facilement y dépasser les 30 secondes, un capital précieux avant les montagnes.

Les étapes de transition : du vent, des nerfs et des opportunités

Les quatre étapes promises aux sprinters (1, 4, 5, 7) sont loin d’être des formalités. Traversant le désert et longeant la côte, elles sont notoirement exposées aux vents latéraux. Une équipe ambitieuse peut y provoquer des bordures et créer des écarts inattendus. La vigilance y sera de mise pour tous les prétendants au général.

UAE Tour 2026 : Le choc des titans se précise, qui en profitera ?

Avec un tel parcours, la liste des engagés prend une saveur particulière. La confirmation de Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) et de Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) promet un duel d’anthologie. Le Danois, finisseur implacable en altitude, pourrait être l’homme du Mobrah. Le Belge, plus complet avec son arme chrono, pourrait construire sa victoire sur la somme des efforts.

Analyse des forces en présence : profils et stratégies

Remco Evenepoel : Théoriquement l’homme le plus adapté. Il peut gagner du temps au contre-la-montre, limiter la casse (ou frapper) sur le Mobrah, et viser la mise à mort sur le Hafeet. Son équipe devra le protéger des vents.

Jonas Vingegaard : L’ascensionniste pur. Sa mission sera d’infliger un coup décisif sur les pentes les plus raides du Mobrah pour enterrer la course. La question de son contre-la-montre, en nette progression, sera centrale.

Les outsiders : Regardez du côté des puncheurs-grimpeurs comme Isaac del Toro (22 ans – UAE Team Emirates – XRG), qui connaîtra pour sa course de rentrée une pression énorme à domicile. Le Mexicain pourrait jouer sa carte dans l’étape reine.

Et Pogačar dans tout ça ? L’impact d’une absence lourde de sens

L’absence du tenant du titre, Tadej Pogačar, qui ne reprendra la compétition que sur les les Strade Bianche (7 mars), prive la course d’une étincelle imprévisible. Mais elle confirme aussi une tendance : l’UAE Tour, avec ce parcours, n’est plus une simple préparatoire. C’est un objectif à part entière pour les leaders qui visent à peaufiner leur pic de forme. Son absence laisse le champ libre à un nouveau récit.

L’UAE Tour 2026 marque incontestablement sa majorité sportive. En enfantant le Jebel Mobrah, les organisateurs ont offert au peloton WorldTour une nouvelle terra incognita, un lieu de test et de souffrance qui entrera dans la légende dès sa première ascension. Ce parcours est une invitation à l’audace, une arme à double tranchant qui récompensera le plus complet, ou le plus brutal. Entre les lignes de fuite du désert et les pourcentages infernaux du nouveau géant, une première grande histoire de la saison 2026 est en train de s’écrire. Dernière question pour vos pronostics : face à cette épreuve inédite, laquelle des qualités l’emportera : la puissance froide du chronoman ou l’instinct de prédateur du grimpeur ? Le débat est ouvert, rendez-vous en février pour la réponse sur l’asphalte brûlant des Émirats.

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