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GP de l’Escaut 2026 – Scheldeprijs : parcours, engagés, favoris et direct TV

Entre Terneuzen et Schoten, le Grand Prix de l’Escaut 2026 ne se contente plus d’être un simple « championnat du monde des sprinteurs ». Cette année, l’équilibre est plus fragile que jamais : vent annoncé, pavés roulants, et un duel Belgique-Pays-Bas qui promet des étincelles. Voici le guide ultime d’une Classique aussi plate que nerveuse.

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Parcours du Scheldeprijs 2026 : Pourquoi les 205 km ne seront pas une simple formalité

Le départ de Terneuzen : le piège zélandais se referme-t-il dès les premiers kilomètres ?

Ce mercredi 8 avril, c’est sur la Stadhuisplein de Terneuzen que le coup d’envoi fictif sera donné à 13h00 précises. Mais ne vous fiez pas à l’apparence lisse du profil. Dès le départ réel (13h08), les coureurs plongent dans le légendaire tunnel de l’Escaut occidental (Westerscheldetunnel), 6,6 km sous terre, avant de resurgir sur les routes exposées des Pays-Bas. C’est là que tout peut basculer.

Selon les données historiques de la course, c’est précisément sur cette portion néerlandaise que se sont fracturées les éditions les plus mémorables de la dernière décennie. Pourquoi ? Parce que les digues et les polders offrent un tapis roulant parfait aux vents de secteur nord-ouest. Cette année, le vent d’est modéré annoncé (20°C, air sec) jouera plutôt dans le dos du peloton… jusqu’à la mi-course. Une aubaine pour les équipes de sprinteurs, mais attention : un changement de rafale et la « course-bordures » revient au galop.

Question aux puristes : Pensez-vous que l’UCI devrait reclasser le Scheldeprijs (1.Pro) en WorldTour pour redonner ses lettres de noblesse à ce « championnat du monde des sprinteurs » ? Répondez en commentaires.

Le circuit final de Schoten : la Broekstraat, faux ami ou vrai piège à sprinteurs ?

Après 140 km de plaine, les hommes rentrent dans le vif du sujet : trois tours (et non quatre, contrairement à certaines rumeurs) d’un circuit de 17,2 km autour de Schoten. La difficulté technique majeure reste la Broekstraat : 1 700 mètres de pavés plats, parfaitement alignés, sans aucune bosse. Rien à voir avec le carrefour de l’Arbre ou le Vieux Kwaremont.

Pourtant, ne sous-estimez jamais un secteur pavé en avril. Même lisse, cette chaussée use les organismes. Les sprinteurs qui auront mal positionné leur train devront combler des écarts sur une route qui s’élargit ensuite vers le canal Albert. L’arrivée, jugée Churchilllaan (6 mètres de large), a été légèrement modifiée cette année avec un détour par la Borkelstraat – un réaménagement sécuritaire qui pourrait surprendre les équipes moins bien préparées.

Le verdict tactique : Un sprint massif reste le scénario le plus probable, mais une échappée bien organisée sous la flamme rouge n’est pas à exclure si les trains de lanceurs se neutralisent.

Startlist du Grand Prix de l’Escaut 2026 : Neuf WorldTeams au départ

Les absents qui parlent : pourquoi certaines formations envoient leurs B-teams

Le Scheldeprijs souffre d’un paradoxe : vénérable (créé en 1907), il n’est plus qu’une épreuve 1.Pro. Résultat, seules neuf formations WorldTeams ont fait le déplacement. On notera la confiance renouvelée de Lotto-Intermarché, Soudal Quick-Step, Lidl-Trek, Red Bull-BORA-hansgrohe, Team Jayco AlUla, Team Picnic PostNL, NSN Cycling Team, Bahrain Victorious et Alpecin-Premier Tech.

Mais où sont UAE Emirates XRG et Visma | Lease a Bike ? Leur absence en dit long sur le nouveau calendrier : avec Paris-Roubaix dimanche, les cadors préfèrent économiser leurs équipiers. Une aubaine pour les « petites » équipes ProTeams qui voient ici une opportunité en or de glaner une victoire de prestige.

Favoris du Scheldeprijs 2026 : le duel Philipsen – Groenewegen sous haute tension

⭐⭐⭐⭐⭐ Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) : l’homme qui a fait l’impasse sur le Tour des Flandres

Le Flamand a choisi son camp. En sautant volontairement le Ronde, Philipsen a tout misé sur ce Scheldeprijs et sur l’Enfer du Nord dimanche. C’est un message fort. Vainqueur en 2021 et 2023, le coureur de Ham connaît chaque recoin du circuit. Sa vitesse de pointe (record personnel à 72 km/h sur ce même Churchilllaan) et son train en font le numéro 1 logique.

Facteur limitant : Sa hâte de bien faire avant Roubaix pourrait le rendre nerveux dans les derniers kilomètres.

⭐⭐⭐⭐⭐ Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) : la renaissance néerlandaise

Attention, phénomène. Groenewegen vient de remporter ses trois dernières courses en Belgique, dont le Tour de Bruges (première victoire WorldTour pour Unibet). Le sprinteur d’Amsterdam a retrouvé cette confiance qui le faisait roi des sprints massifs en 2018-2019. Sur un parcours sans difficulté, son explosivité sur 200 mètres est un atout majeur.

Notre analyse : Si le vent ne casse pas la course, Groenewegen a les jambes pour battre Philipsen. Mais il lui faudra un train parfaitement huilé.

⭐⭐⭐⭐ Tim Merlier (Soudal Quick-Step) : le revenant qui peut créer la surprise

Double tenant du titre (2024, 2025), le Belge a connu un printemps chaotique. Blessure au genou, reprise tardive, seule course au compteur : le GP Monseré (19e). Merlier a passé plusieurs semaines « difficiles » mais annonce avoir retrouvé son niveau en mars. Méfiez-vous des champions blessés : ils arrivent souvent avec une faim décuplée.

Pronostic : Outsider de luxe, mais peut-être juste à 95 % de sa forme. Ce serait suffisant sur un mauvais jour de Philipsen.

⭐⭐⭐⭐ Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) : le train le plus rapide du peloton ?

Le Limbourgeois a déjà gagné Le Samyn cette année, et obtenu plusieurs accessits. Et il débarque à Schoten avec ce qui pourrait être le meilleur lanceur : Danny van Poppel et les frères Van Dijke à sa disposition. Meeus a connu la malchance à In Flanders Fields (36e), mais sa pointe de vitesse est sous-cotée. À 27 ans, il joue sa carte de leader.

Les autres outsiders à ne pas négliger (⭐⭐⭐)

Pavel Bittner (Picnic PostNL) : le Tchèque est en progression constante.

Matteo Moschetti (Pinarello Q36.5) : rapide, mais souvent mal placé, et donc sans victoire.

Pascal Ackermann (Jayco AlUla) : l’expérience allemande. Toujours dangereux sur ce genre de final.

Émilien Jeannière (TotalEnergies) : le Français est l’un des rares à pouvoir anticiper un sprint long.

Nos pépites à 20/1 : Milan Fretin (Cofidis) et Tim Torn Teutenberg (Lidl-Trek) pourraient créer la surprise si la météo se dégrade. Nous ajoutons à cette liste Milan Menten (Lotto Intermarché), Phil Bauhaus (Bahrain Victorious) ou encore Marius Mayrhofer (Tudor).

Qui sont les 136 coureurs engagés participants au GP de l’Escaut 2026 – Scheldeprijs ?

Soudal Quick-Step (WT) ✅
1, MERLIER, Tim
2, DESAL, Ceriel
3, EENKHOORN, Pascal
4, LAMPAERT, Yves
5, PEDERSEN, Casper
6, VAN DEN BOSSCHE, Fabio
7, VAN LERBERGHE, Bert

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, PHILIPSEN, Jasper
12, DEHAIRS, Simon
13, GEENS, Jonas
14, GOOSSENS, Simon
15, MARSMAN, Tim
16, RICKAERT, Jonas
17, SENTJENS, Sente

Lotto Intermarché (WT) ✅
21, DE SCHUYTENEER, Steffen
22, MENTEN, Milan
23, GIDDINGS, Joshua
24, GRIGNARD, Sébastien
25, IMAMURA, Shunsuke
26, TAMINIAUX, Lionel
27, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel

Bahrain – Victorious (WT) ✅
31, BAUHAUS, Phil
32, CONSOLIDANI, Leonardo
33, ERŽEN, Žak
34, GOVEKAR, Matevž
35, SKERL, Daniel
36, VAN MECHELEN, Vlad

Lidl – Trek (WT) ✅
41, THEUNS, Edward
42, ÁLVAREZ, Héctor
43, CONSONNI, Simone
44, MICHIELSEN, Thor
45, TEUTENBERG, Tim Torn
46, VERGAERDE, Otto
47, WALSCHEID, Max

NSN Cycling Team (WT) ✅
51, HOFSTETTER, Hugo
52, EINHORN, Itamar
53, KOGUT, Oded
54, TENE, Rotem
55, VAN TRICHT, Floris
56, VERBRUGGHE, Jens
57, WATTS, Kiaan

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
61, MEEUS, Jordi
62, MAGAGNOTTI, Alessio
63, VAN DIJKE, Mick
64, PITHIE, Laurence
65, PUTZ, Sebastian
66, THORNLEY, Callum
67, VAN POPPEL, Danny

Team Jayco AlUla (WT) ✅
71, ACKERMANN, Pascal
72, DE POOTER, Dries
73, DONALDSON, Robert
74, MCKENZIE, Hamish
75, MEZGEC, Luka
76, O’BRIEN, Kelland
77, SMITHSON, Jed

Team Picnic PostNL (WT) ✅
81, DHONDT, Robbe
82, BITTNER, Pavel
83, CORKERY, Dillon
84, MÄRKL, Niklas
85, VAN DEN BERG, Julius
86, VAN DER WERFF, Thom
87, VAN REES, Christiaan

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
91, ÁLVAREZ, Rodrigo
92, BOUGLAS, Georgios
93, CAVIA, Daniel
94, KMÍNEK, Vojtěch
95, KOYAMA, Tomoya
96, MACÍAS, César
97, SAINBAYAR, Jambaljamts

Cofidis (PRT) ✅
101, FRETIN, Milan
103, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
104, CHARRET, Camille
105, IZQUIERDO, Clément
107, ZAMPERINI, Edoardo

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
111, CARPENTER, Robin
112, CHRISTIAN, Sean
113, MCDONALD, Brody
114, MCGILL, Scott
115, OLIVER, Ben
116, PICKRELL, Riley
117, SCALA, Hugo

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, MOSCHETTI, Matteo
122, FRISON, Frederik
123, LIEPIŅŠ, Emīls
124, MAŁECKI, Kamil
125, VAN MOER, Brent
126, WRIGHT, Fred
127, ZUKOWSKY, Nickolas

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
131, VIVIANI, Attilio
132, ARASHIRO, Yukiya
133, ĐURIĆ, Đorđe
134, FINKŠT, Tilen
135, GAZZOLI, Michele
136, NENCINI, Tommaso
137, RAJOVIĆ, Dušan

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
141, CRABBE, Tom
142, DEMAN, Brem
143, GEERAERTS, Ferre
144, HESTERS, Jules
145, TORNEY, Artuur
146, VAN HAUTEGEM, Leander
147, VANDENBRANDEN, Noah

TotalEnergies (PRT) ✅
151, JEANNIÈRE, Emilien
152, BOULAHOITE, Rayan
153, DAUPHIN, Florian
154, LEROUX, Samuel
155, MARCEROU, Nicola
156, THIERRY, Pierre

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
161, KELEMEN, Petr
162, FROIDEVAUX, Robin
163, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
164, LIENHARD, Fabian
165, MAYRHOFER, Marius
166, MIKUTIS, Aivaras
167, VAN DEN BOER, Seppe

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
171, GROENEWEGEN, Dylan
172, FELDMANN, Karsten Larsen
173, LARSEN, Niklas
174, MOURIS, Wessel
175, RASENBERG, Martijn
176, REINDERS, Elmar
177, STOCKMAN, Abram

BEAT CC p/b Saxo (CT) ✅
181, COPPENS, Michiel
182, DEKKER, David
183, DISSEL, Bram
184, EISING, Tijmen
185, KROONEN, Max
186, NAT, Joost
187, VAN SINTMAARTENSDIJK, Daan

Tarteletto – Isorex (CT) ✅
191, DUPONT, Timothy
192, HARTEEL, Jelle
193, MOONEN, Zeno
194, KILLY, Jonah
195, ROMMELAERE, Iben
196, SANTY, Arne
197, VERMOOTE, Jelle

Diffusion TV en direct du GP de l’Escaut 2026 : horaires et chaînes

Comment regarder Scheldeprijs en direct ce mercredi 8 avril

Ne manquez pas le départ à 13h00. La couverture TV débutera à la même heure sur :

France / International : HBO Max (streaming, avec commentaires en français)

Belgique : Pickx Showcase, Pickx Pop-up Sports et Pickx+ Sports 1

L’arrivée est estimée vers 17h15 – soit un peu plus tard que les années précédentes en raison du nouveau détour sécuritaire. Le dernier kilomètre sera l’un des plus scrutés de la saison.

Note rédactionnelle : Aucune chaîne hertzienne française n’a acquis les droits cette année. Le streaming est donc l’unique option pour les fans hexagonaux.

Notre pronostic final pour Scheldeprijs 2026

Scénario le plus probable : Sprint massif avec Jasper Philipsen devant Dylan Groenewegen et Jordi Meeus. Mais si le vent se lève en début de course, alors tout est possible. Dans ce cas, parions sur un homme de classique comme Edward Theuns (Lidl-Trek) ou Hugo Hofstetter (NSN).

Vainqueur choisi : Jasper Philipsen. Parce qu’il a sacrifié le Ronde pour ça, parce que son train est rodé, et parce que Schoten est devenu son jardin.

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Tour du Pays-Basque 2026 : Étape 3, parcours, favoris, direct TV avec Paul Seixas

Après deux démonstrations, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) se frotte à un terrain moins taillé pour les purs grimpeurs. L’étape 3 du Tour du Pays-Basque 2026, avec son final en mur et ses puncheurs affamés revanchards, pourrait bien être le premier vrai test pour le phénomène français. Voici le parcours, les favoris et comment voir l’arrivée en direct.

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Paul Seixas peut-il vraiment dominer l’étape piège de Basauri ? Notre pronostic explosif

L’effet Seixas, jusqu’à quand ?

Il y a des coureurs qui gagnent, et il y a ceux qui marquent une génération. À seulement 19 ans, Paul Seixas (Decathlon) est en train de basculer dans la seconde catégorie sur ce Tour du Pays-Basque 2026, comme un certain Alejandro Valverde en son temps (2003, sa première victoire pro). Deux étapes, deux victoires pour le Français. Une démonstration de force qui a glacé le sang des cadors comme Primož Roglič et Juan Ayuso. Mais voilà que le parcours de la 3e étape, ce mercredi 8 avril autour de Basauri, vient poser une question radicale : le puncheur peut-il terrasser le grimpeur ?

Qualifiée d’« étape la plus facile » par les organisateurs, cette boucle de 152,8 km est un véritable cheval de Troie tactique. Un piège à double détente où les sprinteurs sont priés de rester au chaud dans le peloton et où les purs rouleurs risquent de se faire piéger. Pour les puristes, c’est le genre de scénario qui a forgé les légendes du cyclisme basque. Pour Seixas, c’est le premier obstacle sérieux avant les géants de la fin de semaine.

Pourquoi l’étape 3 (Basauri) est un piège à puncheurs ?

Méfiance. Quand le road-book mentionne « étape la plus accessible », le peloton sait qu’il doit verrouiller sa ceinture. Avec 2 800 mètres de dénivelé positif, on est loin d’une promenade de santé.

Le Mur de Bikotx-Gane, clé des 400 derniers mètres

Le parcours de la 3e étape ne comporte que trois ascensions répertoriées (Barrerilla 5km à 6,6%, Bikotx-Gane, Sarasola 8 km à 4,9%), mais le diable se cache dans les détails. Le Bikotx-Gane est en réalité un accélérateur de particules. Les 400 derniers mètres dans les ruelles de Basauri flirtent avec les 9% de pente. Cette fin d’ascension nous rappelle les datas de la Flèche Wallonne.

Conséquence tactique : Aucun train, pas même celui de la Red Bull ou de l’UAE, ne peut contrôler une telle violence. Ici, on gagne sur la qualité de coup de pédale et l’instinct, pas sur la puissance brute en watt.

Le scénario idéal : sprint en bosse ou échappée lointaine ?

Le premier scénario, celui de la régularité, verrait un sprint en petit groupe de favoris (moins de 30 unités). Mais l’enchaînement Sarasola (2km à 5,6%) puis les murs non-répertoriés dans le final offre une rampe de lancement idéale pour une anticipation. Les échappés, malheureux sur la 2e étape, ont coché cette date. Attendez-vous à un groupe de 5 à 8 hommes très costauds.

Question aux lecteurs : Selon vous, les équipes des favoris (Decathlon, Lidl-Trek) vont-elles rouler pour un sprint ou laisser filer le jackpot à une échappée pour souffler ce mercredi ?

Les favoris de l’étape 3 : Peut-on vraiment battre Paul Seixas ?

Si le Français a survolé les débuts, le terrain vallonné de ce mercredi nivelle les hiérarchies. Le « Prodige tricolore » doit se méfier d’une caste spécifique : celle des puncheurs explosifs.

Le cador absolu : Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG)

Sur le papier, le Mexicain est le favori numéro 1 sur ce genre d’arrivée. Spécialiste des arrivées en montée raide, il possède un coup de rein que Seixas n’a pas (encore) dans sa valise. Mais attention : Del Toro a semblé en retrait lors des deux premières étapes. S’il est à 100% de ses moyens, c’est l’homme à battre. Si ce n’est pas le cas, alors la porte est ouverte à ses adversaires.

Le danger danois : Mattias Skjelmose (Lidl-Trek)

Lidl-Trek aligne une armada (Ayuso, Bagioli, Mollema, Simmons), mais Skjelmose est l’option la plus cohérente. Sa deuxième place lors de l’étape 2 (9e du chrono inaugural) prouve qu’il est le seul pour l’instant à pouvoir coller à l’explosivité de Seixas et Del Toro dans le final. Il a la fraîcheur et la confiance. Notre favori personnel pour l’embuscade.

Les anciens loups : Primo Roglič et Julian Alaphilippe

Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le quadruple vainqueur du Tour d’Espagne une véritable énigme. Il n’a plus l’explosivité de ses 30 ans, mais un mur à 9% réveille le puncheur qui sommeille en lui. Ne le rayez pas des tablettes.

Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) : Dans ses jours de grâce, il gagne ici avec aisance et majesté. Moins dominateur qu’à l’époque Quick-Step, mais un final aussi irrégulier est un appel à la cavalerie pour « Loulou ».

Les coups de poker et Français à suivre

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Sa chute sur l’étape 2 peut laisser des séquelles, mais s’il est à 100%, son punch n’est pas à sous-estimer.

Axel Laurance (INEOS) et Clément Champoussin (xds Astana) : Deux types de coureurs différents mais capables de profiter de la confusion. Laurance doit prouver qu’il passe les murs, Champoussin est un opportuniste né.

Le facteur local : Alex Aranburu et Ion Izagirre (Cofidis) sont en forme. Izagirre, en particulier, affiche des jambes de feu depuis le début de la semaine. Pello Bilbao (Bahrain) sera poussé par le public.

Tour du Pays-Basque 2026 : Horaire et diffusion TV en direct

Ne manquez pas le verdict de ce duel attendu entre grimpeurs et puncheurs.

Date : Mercredi 8 avril 2026

Départ fictif : 13h40

Arrivée estimée : Vers 17h30 (selon la moyenne de 45 km/h)

Direct TV : La course sera à suivre en direct sur Eurosport 2 et la plateforme de streaming HBO Max à partir de 15h30. Le direct devrait couvrir les 80 derniers kilomètres, incluant l’ascension fatidique du Bikotx-Gane.

Pronostic et verdict final pour la 3e étape

L’analyse des données et du profil nous pousse à écarter le sprint massif. On se dirige vers un sprint en petit groupe de 10 à 20 unités maximum.

Notre classement des favoris (⭐⭐⭐ à ⭐) :

⭐⭐⭐ : Isaac Del Toro (UAE), Mattias Skjelmose (Lidl-Trek)

⭐⭐ : Paul Seixas (Decathlon), Primož Roglič (Red Bull), Ion Izagirre (Cofidis)

⭐ : Julian Alaphilippe (Tudor), Christian Scaroni (Astana), Alex Aranburu (Cofidis), Kévin Vauquelin (INEOS)

Le choix de la rédaction : Mattias Skjelmose.

Pourquoi pas Seixas ? Parce que l’exercice du mur à 9% après plusieurs heures de stress tactique est différent de la domination en montagne ou sur un chrono. Skjelmose a prouvé sur l’étape 2 qu’il avait la jambe pour répondre. Del Toro reste une inconnue sur sa forme réelle. Skjelmose, par élimination et par logique de puncheur, lèvera les bras à Basauri. Seixas limitera la casse (Top 3), prouvant qu’il est déjà un monstre de régularité.

Ce Tour du Pays-Basque 2026 bascule dans une nouvelle dimension. La domination de Paul Seixas est-elle terminée ou va-t-il nous surprendre sur un terrain qui ne lui est pas acquis ? Rendez-vous ce mercredi sur HBO Max pour l’arrivée explosive. Une chose est sûre : au Pays Basque, la moindre faiblesse se paie cash. Et si Seixas gagne ici, alors, messieurs les favoris, mettez-vous à couvert.

Classement général complet au départ de la 3e étape du Tour du Pays-Basque 2026

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 4:28:47
  2. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:59
  3. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:08
  4. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:14
  5. TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +2:27
  6. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:31
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +2:36
  8. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +2:44
  9. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +2:48
  10. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +3:01
  11. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +3:02
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +3:32
  13. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +3:37
  14. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +3:42
  15. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +3:45
  16. AYUSO JUAN, Lidl – Trek +3:55
  17. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +4:29
  18. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +4:32
  19. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +4:34
  20. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:45
  21. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +4:46
  22. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +5:10
  23. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +5:11
  24. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +5:15
  25. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +5:16
  26. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +5:20
  27. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +5:21
  28. VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost +5:30
  29. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +5:45
  30. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +5:50
  31. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  32. BUCHMANN EMANUEL, Cofidis +5:52
  33. ØXENBERG PETER, INEOS Grenadiers +6:00
  34. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +6:12
  35. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +6:16
  36. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +6:34
  37. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +6:41
  38. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +6:55
  39. FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL +6:56
  40. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH +6:59
  41. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA +7:08
  42. MEEHAN JAMIE, Cofidis +7:31
  43. OKAMIKA ANDER, Burgos Burpellet BH +7:34
  44. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +8:55
  45. THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +9:12
  46. ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi +9:24
  47. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +10:08
  48. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +11:02
  49. BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi +11:09
  50. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi +11:16
  51. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA +12:22
  52. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +12:25
  53. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +12:54
  54. TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +13:01
  55. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +13:12
  56. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  57. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team +13:22
  58. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +13:31
  59. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +13:45
  60. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +13:52
  61. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +13:56
  62. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +14:08
  63. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step +14:16
  64. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +14:29
  65. VERONA CARLOS, Lidl – Trek +14:48
  66. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH +14:51
  67. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +14:56
  68. GUTIÉRREZ JORGE, Equipo Kern Pharma +15:00
  69. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +15:03
  70. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +15:19
  71. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +15:24
  72. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +15:40
  73. HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech +15:51
  74. VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +15:52
  75. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost m.t.
  76. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +15:54
  77. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +16:00
  78. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team +16:05
  79. KRUISWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +16:06
  80. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike +16:09
  81. ARANBURU ALEX, Cofidis +16:21
  82. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +16:27
  83. DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL m.t.
  84. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers +16:28
  85. PALENI ENZO, Groupama – FDJ United +16:34
  86. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +16:36
  87. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +16:38
  88. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  89. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek +16:44
  90. JOALLAND YAËL, Cofidis +16:45
  91. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +16:48
  92. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +16:58
  93. GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma +17:03
  94. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +17:08
  95. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team +17:09
  96. OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
  97. MOSCON GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  98. KNOX JAMES, Team Picnic PostNL +17:11
  99. GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech +17:14
  100. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi +17:17
  101. CONCI NICOLA, XDS Astana Team +17:22
  102. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious +17:24
  103. ORINS ROBIN, Lotto Intermarché +17:33
  104. QUARTUCCI LORENZO, Burgos Burpellet BH +17:35
  105. MAAS JAN, Cofidis +17:37
  106. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
  107. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +17:38
  108. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +17:44
  109. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe +17:45
  110. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  111. BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech +17:49
  112. ARCAS JORGE, Movistar Team +18:03
  113. STOCKWELL OLIVER, Bahrain – Victorious +18:04
  114. RAMOS UNAI, Equipo Kern Pharma +18:40
  115. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United +19:05
  116. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +19:33
  117. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +20:28
  118. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +20:35
  119. BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +21:13
  120. HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe +21:30
  121. LANGELLOTTI VICTOR, INEOS Grenadiers +21:32
  122. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +21:35
  123. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +21:38
  124. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  125. STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team +21:43
  126. SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step +21:47
  127. DOCKX AARON, Alpecin-Premier Tech +21:48
  128. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +21:49
  129. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +21:56
  130. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility +21:57
  131. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +22:03
  132. ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché +22:05
  133. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi +22:10
  134. ELOSEGUI IÑIGO, Equipo Kern Pharma +22:13
  135. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +22:15
  136. NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +22:17
  137. HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +22:32
  138. BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step +22:35
  139. FOX MATTHEW, Lotto Intermarché +22:53
  140. HAMILTON LUCAS, INEOS Grenadiers +22:59
  141. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché +23:01
  142. ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
  143. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious +23:28
  144. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +23:50
  145. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +23:55
  146. FAJARDO ADRIÁN, Burgos Burpellet BH +24:59

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Tour du Pays Basque 2026 : parcours, profils et analyse des 6 étapes

802 kilomètres, 29 cols, zéro seconde de répit. Le 6 avril prochain (au lendemain du Tour des Flandres), Bilbao donnera le coup d’envoi d’une édition 2026 qui assume sa brutalité. Fini les transitions : chaque étape porte sa propre bombe à fragmentation. Décryptage d’un tracé qui promet une guerre de position sans précédent, où la moindre défaillance se paiera cash. Joao Almeida (UAE), absent et en préparation pour le Giro, ne défendra pas son titre.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi le parcours du Tour du Pays Basque 2026 va pulvériser le peloton (et nos pronostics)

Le Pays Basque 2026 : quand la légende rencontre la démesure

C’est une promesse que les organisateurs tiennent depuis 1924, avec une interruption qui n’a fait que renforcer la mythologie. Le Tour du Pays Basque – ou Itzulia Basque Country pour les puristes – célèbre en 2026 sa 65e édition, et force est de constater qu’elle n’a jamais aussi bien porté son nom. Parce que non, ce n’est pas une simple course par étapes WorldTour. C’est un examen de passage, une épreuve initiatique qui sépare les grimpeurs-sprinters des vrais coureurs complets.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés et favoris du Tour du Pays-Basque 2026

Pour comprendre l’ampleur du défi, rappelons brièvement le contexte : créé en 1924 sous le nom de « Circuit du Nord », l’événement a survécu à des interruptions historiques (1936-1968), à des fusions rocambolesques (avec la Bicyclette basque en 2009) et à des crises économiques. Depuis 2005, il trône au calendrier World Tour aux côtés de la Vuelta et du Tour de Catalogne. Mais son ADN, lui, n’a jamais changé : des routes étroites, des pourcentages à faire trembler les triple-plateaux, et un public aussi passionné qu’impitoyable.

Les chiffres de cette édition 2026 donnent le tournis : plus de 16 000 mètres de dénivelé positif cumulé, zéro étape de plat, et un contre-la-montre d’ouverture qui ressemble davantage à une punition qu’à un exercice de style. Comme le disait l’ancien vainqueur Alberto Contador à propos de cette course : « Au Pays Basque, tu te réveilles leader le matin et tu peux perdre tout ton travail sur un mur de 800 mètres à 18 %. C’est ça, sa beauté. »

Une question à nos lecteurs pour lancer le débat : Selon vous, le chrono inaugural de Bilbao est-il trop piégeux pour un début de World Tour, ou au contraire, doit-il être la norme pour éviter des premiers jours soporifiques ?

Étape 1 : Bilbao – Bilbao (13,9 km) – Le chrono qui a tout d’une grande

Contrairement aux idées reçues, le contre-la-montre d’ouverture du Tour du Pays Basque n’a jamais été un long ruban plat. Les organisateurs le savent : ici, le premier maillot de leader doit être mérité, pas offert.

Le profil en détails : 13,9 kilomètres dans les rues de Bilbao, avec un départ canon. Dès les premiers coups de pédale, les coureurs attaquent la montée de Santo Domingo : 2,4 km à 7,3 % de moyenne, mais avec des passages qui flirtent avec les 11 %. C’est un réveil brutal pour des organismes encore en rodage début avril. Puis vient une longue descente technique – où les audacieux peuvent grappiller des secondes – avant un final dantesque.

Le piège final : les 700 derniers mètres. Une rampe à 19 % , courte mais vicieuse, comme le Pays Basque sait les inventer. Selon les données recueillies, une telle pente dans un chrono raccourcit l’écart entre un pur rouleur et un puncheur-grimpeur. Attendez-vous à voir des noms comme Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG), Juan Ayuso (Lidl-Trek), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) ou Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) réaliser des temps supérieurs à ceux d’un spécialiste pur. La leçon est claire : ce chrono est un leurre. Il ne récompense pas la puissance brute, mais l’intelligence de course et la gestion de l’effort. Lire aussi : La présentation détaillée de la 1ère étape (chrono) Lire aussi : Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) écrase le chrono

Étape 2 : Pampelune (Iruña) – Cuevas de Mendukilo (164,1 km) – Le retour du monstre

Pampelune, plus connue pour ses fêtes et ses taureaux, lance le peloton vers un enfer vert. Avec 2 800 mètres de dénivelé positif, cette deuxième étape n’est pas une mise en jambe : c’est un test grandeur nature.

L’ascension clé : le San Miguel Aralar, 9,5 km à 7,7 %. Longtemps absent du parcours, ce col de première catégorie fait son grand retour. Pourquoi est-il si redoutable ? Parce que ses pentes sont régulières, presque mécaniques, ce qui favorise les rouleurs-grimpeurs capables de maintenir un tempo élevé. Mais l’astuce réside ailleurs : le sommet est situé à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Suffisamment loin pour permettre des regroupements, mais assez près pour que l’effort laisse des traces.

L’arrivée : à Mendukilo Kobazuloa, une montée finale de 1,2 km à 7,4 %. Trop courte pour exploser un groupe, mais parfaite pour un puncheur explosif. Le scénario probable ? Un groupe d’une trentaine de favoris se présente au pied, et la victoire se joue au sprint en bosse. C’est là qu’un coureur comme Julian Alaphilippe (si ses jambes répondent) ou Isaac Del Toro (UAE) peut frapper un grand coup. D’autant que les bonifications sont généreuses. Lire aussi : La présentation détaillée de la 2e étape Lire aussi : Paul Seixas écrase l’étape 2 et assomme le général

Étape 3 : Basauri – Basauri (152,8 km) – L’étape « facile » qui ne l’est pas

Méfiance. Quand les organisateurs qualifient une étape de « plus accessible », c’est souvent un piège. Le tour autour de Basauri est présenté comme l’unique opportunité pour les puncheurs purs de s’exprimer. Mais ne vous y trompez pas : le mot « sprinteur » a été rayé du dictionnaire pour 2026.

Le parcours : trois ascensions répertoriées, dont la Barrerilla (5 km à 6,6 %) et le Bikotx-Gane (3,2 km à 8,8 %). Ce dernier, placé dans le final, est un vrai mur. 400 derniers mètres à 8,8 % dans les rues de Basauri. Aucun train, aucune formation au monde ne peut contrôler une telle arrivée.

Analyse tactique : C’est le genre d’étape où les équipes des favoris du général vont devoir choisir leur camp. Laisser filer une échappée ? Ou rouler pour offrir un sprint à leur leader ? Avec un chrono inaugural et des étapes de montagne à venir, le calcul est complexe. Notre pronostic : une échappée de 5 à 8 coureurs, avec un vainqueur issu de ce groupe. Mais si un leader du GC (classement général) se sent en confiance, il pourrait tenter de prendre quelques secondes sur un mur. Ce serait un coup de poker, mais le Pays Basque aime les joueurs. Lire aussi : La présentation détaillée de la 3e étape

Étape 4 : Galdakao – Galdakao (167,2 km) – La boucle infernale

Sept ascensions. 3 137 mètres de dénivelé. Une seule phrase résume cette étape : bienvenue en enfer.

Le juge de paix : l’Alto de Vivero, passé deux fois. La première montée (7,9 km à 4,5 %) sert d’échauffement. La seconde (4,3 km à 8,2 %) est la véritable attaque. Mais ce n’est pas tout. À 30 kilomètres de l’arrivée, c’est là que les leaders doivent lancer les hostilités. Derrière, la descente vers Legina (3,2 km à 8 %) est technique, piégeuse, et précède une arrivée qui n’est pas totalement plane.

Ce que disent les chiffres : selon nos archives, les étapes avec un double passage de col dans le final augmentent de 40 % les écarts au général par rapport à un parcours linéaire. Pourquoi ? Parce que la répétition use les organismes. Les coureurs connaissent la difficulté, l’anticipent, mais leurs jambes, elles, ne se souviennent que de la douleur. C’est ici que le vainqueur final peut poser un premier jalon sérieux.

Question à nos lecteurs (bis) : Préférez-vous une étape-reine compacte comme celle-ci, ou une étape de très haute montagne avec un col à plus de 2 000 mètres ? Dites-nous en commentaires quel format vous semble le plus spectaculaire.

Étape 5 : Eibar – Eibar (176,2 km) – La reine détrônée, mais plus dangereuse que jamais

Traditionnellement, l’étape d’Eibar concluait la course. En 2026, elle a été déplacée au vendredi, libérant la place pour un final à Bergara. Erreur ? Pas si sûr. Car cette étape n’en est pas moins dévastatrice.

Le chiffre qui tue : 3 814 mètres de dénivelé, 8 cols, trois d’entre eux étant classés en première catégorie. Le Krabelin : 5 km à 9,6 %. L’Izua : 4,1 km à 9,1 % avec des pointes à 12 %. Ajoutez à cela l’Azurki (5,1 km à 7,4 %), et vous obtenez un menu qui ferait pâlir n’importe quelle classique ardennaise.

Pourquoi cette étape est décisive malgré son déclassement ? Parce qu’elle intervient avant la dernière étape. Les coureurs ne peuvent plus se permettre de « gérer ». L’étape 6 est plus courte, moins explosive en termes de pourcentages. Si un leader veut creuser un écart significatif, c’est ici, sur les pentes du Krabelin, qu’il doit le faire. Attendez-vous à voir Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe), double vainqueur de l’épreuve (2018 et 2021), tenter une attaque lointaine. Le Slovène connaît chaque caillou de ces routes. Et il sait qu’une échappée de 30 secondes sur ce terrain vaut une minute ailleurs.

Étape 6 : Antzuola – Bergara (135,4 km) – Le piège final à la basque

Terminer à Bergara plutôt qu’à Eibar change la donne. Cette dernière étape, plus courte (135,4 km), ne signifie pas plus facile. Loin de là. Avec 2 981 mètres de dénivelé, c’est une véritable classique en miniature.

Le dispositif tactique : deux ascensions successives d’Elosua (7,2 km à 7,5 %), puis l’Asentzio. Ce dernier col est un ovni : 7,3 km à 5,1 % de moyenne. Des pourcentages qui paraissent roulants, sauf qu’un kilomètre central à 10 % vient tout bouleverser. C’est sur ce passage que tout peut basculer.

La descente finale : 9,2 km vers Bergara, rapides mais sinueuses. Si un attaquant passe au sommet avec 10 secondes d’avance, il a toutes ses chances, à moins d’avoir un descendeur de classe mondiale dans son rétroviseur. C’est là que des coureurs comme Mikel Landa (Soudal QuickStep), le dernier Basque victorieux en 2019 avec Iban Mayo, pourraient jouer leur carte. L’avantage du terrain, la connaissance des trajectoires, l’appui du public… tout est réuni pour un exploit local.

Le verdict : un parcours pour quel profil ?

Cette édition 2026 du Tour du Pays Basque est un modèle d’équilibre dans la brutalité. Elle ne favorise ni le grimpeur pur (pas assez de cols longs), ni le rouleur (trop de pourcentages extrêmes). Elle est taillée pour une espèce rare : le grimpeur-puncheur moderne, capable de tenir un chrono, d’exploser sur un mur et de récupérer vite.

Le tenant du titre João Almeida coche toutes ces cases et son absence laisse la porte ouverte à ses adversaires. Mais attention à Juan Ayuso son ancien coéquipier, qui a déjà prouvé sa polyvalence, et au jeune prodige français Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM), dont le profil rappelle les grands gagnants du passé. Et que dire de Primož Roglič ? Il connaît la musique mieux que personne. À 36 ans, saura-t-il encore répondre présent sur des efforts explosifs ?

Une certitude : avec 802 kilomètres de guerre et 29 cols répertoriés, cette 65e édition n’offrira aucun temps mort. Dès le chrono de Bilbao, le ton sera donné. Et comme le veut la tradition basque, le plus fort ne sera pas forcément le plus puissant, mais le plus malin, le plus audacieux, celui qui saura lire la course une fraction de seconde avant les autres.

Rendez-vous le 6 avril. Et n’oubliez pas : au Pays Basque, les attaques ne se préviennent pas, elles se vivent.

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Tour du Pays Basque 2026 : favoris, engagés avec Paul Seixas

65e édition. Zéro Pogacar. Zéro Vingegaard. Et pourtant : un plateau de feu. Entre un Isaac Del Toro survolté, un Juan Ayuso en quête de rachat, et un Paul Seixas qui peut mettre fin à 19 ans de disette française sur les courses WorldTour par étapes. Voici notre analyse tactique, nos favoris étoilés, et tous les engagés tricolores.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Paul Seixas, Del Toro, Ayuso : pourquoi le Tour du Pays Basque 2026 va devenir un classique générationnel

Pourquoi le Tour du Pays Basque 2026 est plus excitant qu’un duel Pogacar-Vingegaard ?

Parce que justement, il n’y a ni l’un ni l’autre. Et c’est une bénédiction. Sur ce terrain basque – routes étroites, pentes à 20 %, enchaînements de côtes sans répit – la course redevient imprévisible. Plus de démonstration solitaire. Ici, on gagne à la fraîcheur, à l’instinct, et à la gestion du coup de chaud.

Lire aussi : Le parcours complet et détaillé du Tour du Pays-Basque 2026

Comme le rappellent les données historiques de l’épreuve WorldTour, l’Itzulia a souvent sacré des puncheurs-grimpeurs explosifs plutôt que des purs grimpeurs de grand tour. Et cette année, trois profils collent parfaitement à l’ADN basque : Isaac Del Toro, Juan Ayuso… et un Français de 19 ans, Paul Seixas.

Mais attention : Primoz Roglič, double vainqueur ici (2018, 2021), n’a pas dit son dernier mot. Même si la nouvelle génération pousse fort, le vieux loup slovène reste un maître dans l’art de recoller quand tout le monde le croit mort.

❓ Question ouverte aux fans : Selon vous, Roglič peut-il encore jouer la gagne en 2026, ou le cycle est-il vraiment terminé ?

Isaac Del Toro – Le favori numéro un, mais peut-il tout gagner ?

⭐⭐⭐⭐⭐ Isaac Del Toro – Le favori numéro un, mais peut-il tout gagner ?

Vainqueur de l’UAE Tour puis du Tirreno-Adriatico 2026, le Mexicain réalise un début de saison à la Almeida 2025. Mieux : son explosivité sur les pentes courtes et sa capacité à répéter les efforts en font le prototype du coureur basque parfait.

Selon nos datas, Del Toro a déjà battu cette année plusieurs spécialistes des Classiques Ardennaises sur des finales similaires à celle d’Arrate ou du mur d’Urnieta. Son seul point d’interrogation ? La pression. Leader assumé chez UAE Team Emirates XRG, il n’a plus le statut d’outsider. Mais vu son sang-froid affiché sur Tirreno, on lui fait confiance.

⭐⭐⭐⭐ Juan Ayuso – Le retour du roi blessé ?

Vainqueur en 2024, l’Espagnol (Lidl-Trek) connaît chaque ascension du parcours. Son profil complet – chrono, montagne, punch – est taillé pour l’Itzulia. Mais une ombre plane : sa chute sur Paris-Nice. Abandon, douleurs persistantes ?

Si Ayuso a récupéré, il redevient le co-favori absolu. Si la récupération est incomplète, Del Toro et Seixas peuvent en profiter. Sa présence sur la ligne de départ nous rassure à 70 %, mais on le place une demi-case en dessous du Mexicain par précaution.

⭐⭐⭐⭐ Paul Seixas – L’homme qui peut faire tomber un mur vieux de 19 ans

Un Français vainqueur d’une course WorldTour par étapes ? Plus depuis Christophe Moreau sur le Dauphiné 2007. Paul Seixas (Decathlon CMA CGM Team) peut changer ça.

À 19 ans, il a déjà remporté la Faun-Ardèche Classic, terminé 2e du Tour d’Algarve et des Strade Bianche, où il a accessoirement terminé devant Del Toro. Sur un terrain accidenté et nerveux, le jeune Français ne suit pas : il attaque.

Sa gestion de course est déjà mature, et son équipe a misé gros sur lui (Matthew Riccitello, Aurélien Paret-Peintre en soutien). Attention : le piège basque, ce sont les chutes et les bordures. Mais si Seixas passe l’écueil des premières étapes sans perte de temps, il joue la gagne. Il n’a plus couru depuis Sienne. Bonne ou mauvaise chose, on va rapidement le savoir …

❓ Question ouverte : Seixas va-t-il faire mieux qu’un podium ? Et peut-il devenir le premier Français à lever les bras au Pays Basque depuis Jalabert (1999) ?

⭐⭐⭐ Primoz Roglič – La légende en sursis ?

On ne l’enterre pas. Mais on le recale. À 36 ans, Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) n’a plus la même explosivité dans les pourcentages à deux chiffres. Sa force, c’est la régularité et la lecture de course. Sur une semaine, il peut encore espérer un top 5, voire un podium si la course s’ouvre tard.

Mais face à des jeunes qui enchaînent les attaques dès le premier col, il risque de subir. Notre pronostic : une place entre la 4e et la 6e, sauf scénario de course spectaculaire.

⭐⭐⭐ Les outsiders de luxe – Ceux qui peuvent surprendre

Florian Lipowitz : 3e du Tour de Catalogne, en progression constante. Un pur grimpeur qui peut profiter des étapes très difficiles.

Tobias Halland Johannessen (Uno-X) : puncheur-grimpeur, un cran en dessous du trio de tête mais dangereux si la course se fracture. Sa 4e place sur Tirreno est à mettre à son crédit.

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : 4e de Paris-Nice, le français est très attendu. Plutôt chronométreur-grimpeur, mais le terrain basque peut le révéler.

⭐⭐ Les coureurs à surveiller de près

Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) : complet mais parfois irrégulier.

Mikel Landa (Soudal QuickStep) : à domicile. Top 10 probable, mais plus pour le Giro. Par le passé il a terminé deux fois second du GC.

Cian Uijtdebroeks (Movistar) : Le vainqueur du Tour de l’Avenir 2022 revient bien. À surveiller.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : solide, mais manque peut-être de punch sur les finales courtes. Il doit se racheter de sa contre-performance de Tirreno (42e).

⭐ Les coureurs à suivre

Christian Scaroni, Clément Champoussin, Harold Tejada, Lorenzo Fortunato, Simone Velasco (XDS Astana), Pello Bilbao (Bahrain Victorious), Matthew Riccitello, Nicolas Prodhomme (Decathlon CMA CGM), Marco Brenner et Julian Alaphilippe (Tudor), Ben Healy (EF Education EasyPost), Alex Aranburu (Cofidis) et Brandon McNulty (UAE).

Qui sont les 154 coureurs engagés participants au Tour du Pays-Basque 2026 ?

Soudal Quick-Step (WT) ✅
1, LANDA, Mikel
2, BASTIAENS, Ayco
3, CRAS, Steff
4, VANSEVENANT, Mauri
5, SVRČEK, Martin
6, VAN WILDER, Ilan
7, HAYTER, Ethan

XDS Astana Team (WT) ✅
11, CHAMPOUSSIN, Clément
12, FORTUNATO, Lorenzo
13, HIGUITA, Sergio
14, TEJADA, Harold
15, CONCI, Nicola
16, SCARONI, Christian
17, VELASCO, Simone

Groupama – FDJ United (WT) ✅
21, MARTIN-GUYONNET, Guillaume
22, BRAZ AFONSO, Clément
23, DECOMBLE, Maxime
24, GENIETS, Kevin
25, PACHER, Quentin
26, PALENI, Enzo
27, ROCHAS, Rémy

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
31, DEL TORO, Isaac
32, MCNULTY, Brandon
33, ARRIETA, Igor
34, GROßSCHARTNER, Felix
35, NOVAK, Domen
36, PERICAS, Adrià
37, SOLER, Marc

Lidl – Trek (WT) ✅
41, AYUSO, Juan
42, MOLLEMA, Bauke
43, BAGIOLI, Andrea
44, BERNARD, Julien
45, VERONA, Carlos
46, SKJELMOSE, Mattias
47, SIMMONS, Quinn

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
51, ROGLIČ, Primož
52, ETXEBERRIA, Haimar
53, LIPOWITZ, Florian
54, FISHER-BLACK, Finn Non partant 1ère étape
55, MOSCON, Gianni
56, TUCKWELL, Luke
57, HERZOG, Emil

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
61, SEIXAS, Paul
62, RICCITELLO, Matthew
63, BISIAUX, Léo
64, LABROSSE, Jordan
65, PRODHOMME, Nicolas
66, STAUNE-MITTET, Johannes
67, PARET-PEINTRE, Aurélien

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
71, OKAMIKA, Ander
72, QUARTUCCI, Lorenzo
73, FAURA, José Luis
74, FERNÁNDEZ, Sinuhé
75, GARCÍA PIERNA, Carlos
76, DÍAZ, José Manuel
77, FAJARDO, Adrián

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
81, ELOSEGUI, Iñigo
82, COBO, Iván Non partant 1ère étape
83, GIMENO, Nil
84, IRIBAR, Unai
85, RAMOS, Unai
86, GUTIÉRREZ, Jorge
87, RUIZ, Ibon

Movistar Team (WT) ✅
91, UIJTDEBROEKS, Cian
92, ARCAS, Jorge
93, LÓPEZ, Juan Pedro
94, GARCÍA PIERNA, Raúl
95, TESFATSION, Natnael
96, ADRIÀ, Roger
97, ROMO, Javier

Team Picnic PostNL (WT) ✅
101, VAN DEN BROEK, Frank
102, DINHAM, Matthew
103, FAURE PROST, Alexy
104, KNOX, James
105, KOERDT, Bjorn
106, MARTINEZ, Juan Guillermo
107, GAFFURI, Mattia

Bahrain – Victorious (WT) ✅
111, BILBAO, Pello
112, ERMAKOV, Roman
113, KEPPLINGER, Rainer
114, BRUTTOMESSO, Alberto
115, STOCKWELL, Oliver
116, TIBERI, Antonio
117, VALTER, Attila

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
121, HOULE, Hugo
122, DEBRUYNE, Ramses
123, BELMANS, Lennert
124, VERSTRYNGE, Emiel
125, DOCKX, Aaron
126, GLIVAR, Gal
127, VERGALLITO, Luca Non partant 2e étape

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
131, ALAPHILIPPE, Julian
132, WEISS, Fabian
133, BRENNER, Marco Abandon 2e étape
134, ERIKSSON, Jacob Abandon 2e étape
135, VOISARD, Yannis Non partant 2e étape
136, WILKSCH, Hannes Non partant 2e étape
137, WIRTGEN, Luc

Cofidis (PRT) ✅
141, IZAGIRRE, Ion
142, ARANBURU, Alex
143, BUCHMANN, Emanuel
144, MEEHAN, Jamie
145, JOALLAND, Yaël
146, MAAS, Jan
147, OURSELIN, Paul

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
151, BARCELÓ, Fernando
152, CASTELLON, Jan
153, FERNÁNDEZ, Samuel
154, MOLENAAR, Alex
155, ARRIOLABENGOA, Julen
156, BOU, Joan
157, LÓPEZ, Joseba

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
161, UGARTE, Gari
162, BIZKARRA, Mikel
163, JUARISTI, Txomin
164, LASTRA, Jonathan
165, ALUSTIZA, Nicolás
166, MARTÍN, Gotzon
167, MINTEGI, Iker

EF Education – EasyPost (WT) ✅
171, HEALY, Ben
172, BELOKI, Markel
173, SHAW, James
174, NERURKAR, Lukas
175, VAN DER LEE, Jardi Christiaan
176, BAUDIN, Alex
177, LEONARD, Michael

INEOS Grenadiers (WT) ✅
181, AUGUST, Andrew
182, HAMILTON, Lucas
183, VAUQUELIN, Kévin
184, LANGELLOTTI, Victor
185, LAURANCE, Axel
186, ØXENBERG, Peter
187, RIVERA, Brandon Smith

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
191, ARMIRAIL, Bruno
192, GRAAT, Tijmen
193, HUISING, Menno
194, TULETT, Ben
195, KRUIJSWIJK, Steven
196, REX, Tim
197, FIORELLI, Filippo

Uno-X Mobility (WT) ✅
201, CORT, Magnus
202, JOHANNESSEN, Tobias Halland
203, JOHANNESSEN, Anders Halland
204, KRON, Andreas
205, KULSET, Johannes
206, TJØTTA, Martin
207, TRÆEN, Torstein

Lotto Intermarché (WT) ✅
211, KOCKELMANN, Mathieu Non partant 2e étape
212, FOX, Matthew
213, ØRN-KRISTOFF, Felix
214, ORINS, Robin
215, THOMPSON, Reuben
216, VEISTROFFER, Baptiste
217, ZIMMERMANN, Georg

Verdict final – Notre top 5 pour le général

  • Isaac Del Toro (UAE) – le plus complet, le plus frais.
  • Paul Seixas (Decathlon) – la révélation mondiale, capable de gagner si Del Toro craque.
  • Juan Ayuso (Lidl-Trek) – talent pur, mais l’incertitude post-chute le rétrograde.
  • Florian Lipowitz (Red Bull) – la valeur montante sûre.
  • Primož Roglič (Red Bull) – l’expérience contre la jeunesse, mais plus pour la gagne.

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Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) – bon joker podium.

Le Tour du Pays Basque 2026, c’est du 6 au 11 avril. Et pour la première fois depuis longtemps, on pourra regarder une course par étapes sans savoir qui va gagner avant le dernier kilomètre. Et ça, ça n’a pas de prix.

Tour du Pays-Basque 2026 : Paul Seixas écrase l’étape 2 et assomme le général

À seulement 19 ans, Paul Seixas ne gagne pas : il exécute. Après son chrono inaugural, le voilà qui s’offre une échappée solitaire de 26 kilomètres sur les pentes du San Miguel de Aralar. Entre record battu, adversaires relégués et avance stratosphérique, notre analyse de sa démonstration sur l’étape 2 du Tour du Pays-Basque 2026.

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L’incroyable numéro de Paul Seixas : comment le jeune Français a pulvérisé l’étape 2 du Tour du Pays-Basque 2026

Quand Paul Seixas réinvente l’attaque « à la Pogačar »

Il y a des victoires, et il y a des prises de pouvoir. Ce mardi sur le Tour du Pays-Basque 2026, Paul Seixas a signé la seconde. Après un contre-la-montre initial déjà convaincant, le prodige de Decathlon CMA CGM a choisi l’étape 2 pour livrer une démonstration d’une rare autorité. Parti seul à 26 kilomètres de l’arrivée, dans l’ascension du San Miguel de Aralar (9,4 km à 7,8 %), le Lyonnais n’a pas simplement distancé ses rivaux : il les a dissous.

1’25 d’avance sur Mattias Skjelmose et Primož Roglič à l’arrivée, un record de vitesse pulvérisé, et un matelas de près de deux minutes au classement général. En deux jours, le Français a transformé une course WorldTour en une simple formalité. Mais au-delà des chiffres, c’est la manière – une attaque ultra-précoce, une descente assumée, une gestion d’effort chirurgicale – qui interroge : assiste-t-on à l’éclosion du prochain phénomène générationnel ?

Comment Seixas a-t-il construit sa victoire sur l’étape 2 ?

Un scénario maîtrisé dès le départ : l’échappée sous contrôle

Comme souvent au Pays Basque, l’étape 2 a débuté à cent à l’heure. Une échappée de sept hommes – dont Bruno Armirail (Visma-Lease a Bike), Ethan Hayter (Soudal-QuickStep) et Joan Bou (Caja Rural) – a tenté sa chance, emmenée par un rythme soutenu. L’écart maximal ? À peine 2’45. Car Decathlon CMA CGM, alerté par la présence de rouleurs dangereux, n’a jamais relâché son emprise. Jordan Labrosse puis Nicolas Prodhomme ont imposé un tempo d’enfer, réduisant l’avance à 1’25 à 50 bornes de l’arrivée.

Deux incidents ont émaillé ce premier acte : la chute de Kévin Vauquelin et Axel Laurance (INEOS Grenadiers), sans gravité apparente, et l’abandon de Guillaume Martin Guyonnet (Groupama-FDJ United). Mais rien n’allait distraire la machine Decathlon de son objectif : amener Seixas au pied de l’Aralar dans les meilleures conditions.

L’attaque décisive : à 6 km du sommet, le coup de poker gagnant

La guerre des nerfs a commencé sur les premières rampes du San Miguel de Aralar. Lidl-Trek a d’abord imprimé pour Juan Ayuso, avant que Decathlon ne reprenne la main. Et là, surprise : au bout de trois kilomètres d’ascension, Paul Seixas attaque. Il reste 26 kilomètres, dont une descente technique et une bosse finale. Dans le peloton, on se demande s’il n’est pas allé trop tôt. Skjelmose tente de suivre… dix secondes, puis explose.

J’ai peut-être attaqué plus tôt que prévu. Après deux ou trois minutes, je le regrettais un peu. Mais je n’avais plus le choix.” – Paul Seixas, après-course.

Derrière, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) tente d’organiser une poursuite. Sans succès. Le groupe des favoris éclate : Lipowitz, Izagirre, Uijtdebroeks, Baudin tentent de collaborer, mais l’écart ne cesse de croître. Selon les données enregistrées, Seixas a franchi le sommet avec 50 secondes d’avance, après avoir battu de deux minutes le précédent record de Fabio Aru sur ce col. Un chiffre qui en dit long.

Quelle est la valeur réelle de l’avance de Seixas au classement général ?

L’écart final (1’25 sur l’étape, 1’59 sur Roglič au général) ne reflète qu’imparfaitement la domination. Car c’est dans la descente que Seixas a assommé ses rivaux. Là où beaucoup ralentissent, le Français a enchaîné les virages avec une confiance déconcertante, creusant encore l’écart. Mikel Landa (Soudal-QuickStep) a payé cette prise de risque : victime d’une lourde chute à grande vitesse, le Basque a quitté sa course nationale sur un brancard.

Derrière, le constat est sans appel :

Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) : 2ème à 1’59, mais déjà en roue libre.

Florian Lipowitz (Red Bull) : 3ème à 2’08.

Isaac del Toro (UAE) : 8ème à 2’44, loin du compte.

Juan Ayuso (Lidl-Trek) : 16ème à 3’55, en pleine traversée du désert depuis sa chute sur Paris-Nice.

Kévin Vauquelin (INEOS) : 31ème à 4’13, victime collatérale de la chute.

Et si la plus grande force de Seixas était sa tête ?

Ce qui frappe chez ce jeune de 19 ans, c’est cette capacité à ne jamais sur-réagir. Après son numéro, il tempère : “Demain, étape plus facile. On va contrôler.” Un discours de leader expérimenté, pas d’un rookie.

Que peut-il encore accomplir sur ce Tour du Pays-Basque 2026 ?

L’étape 3, mercredi, relie Basauri à Basauri sur 152,8 km. Moins montagneuse, avec deux cols de 2e catégorie et un final à 6 %, elle semble taillée pour un puncheur. Mais avec un leader aussi dominateur, deux scénarios sont possibles :

Le contrôle total : Decathlon gère l’avance, neutralise les échappées et amène Seixas à la victoire finale sans coup d’éclat.

L’enchaînement historique : Troisième victoire d’étape en trois jours. Impensable ? Seixas a déjà repoussé les limites.

Pour les puristes, une question se pose : ce niveau de domination à 19 ans sur une course WorldTour, cela ne s’était plus vu depuis les débuts de Tadej Pogačar sur le Tour d’Espagne 2019. Et si le principal rival du Slovène en juillet ne s’appelait pas Vingegaard, mais Seixas ?

À votre avis : Paul Seixas peut-il remporter les six étapes de ce Tour du Pays-Basque 2026 ?

Et quel objectif lui donneriez-vous pour le Tour de France 2027 ? Réagissez en commentaire.

Où voir la vidéo et le classement complet de l’étape 2 ?

La vidéo du final (attaque, descente et sprint victorieux) est disponible ci-après. Le classement de l’étape et le général provisoire sont à retrouver sur encore après la vidéo.

Paul Seixas, patron du Pays Basque 2026 ?

Avec 1’59 d’avance sur Roglič et des jambes qui semblent ignorer la fatigue, Paul Seixas tient sa première grande course WorldTour. Mais plus que le temps, c’est l’autorité qui impressionne. Ce Tour du Pays-Basque 2026 est désormais le sien à perdre. Et vu son appétit, il n’a pas fini de faire parler de lui. Rendez-vous mercredi pour l’étape 3, avec un seul homme à abattre : lui-même.

Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 2 : Top 20

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 164,1 km en 4:11:48 (39,1 km/h)
  2. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +1:25
  3. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team m.t.
  5. TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  6. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
  8. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +1:31
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:43
  11. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  12. AYUSO JUAN, Lidl – Trek +2:29
  13. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost m.t.
  14. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +2:34
  15. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
  16. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  17. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  18. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
  19. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +3:28
  20. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +3:30

Classement général Tour du Pays-Basque 2026 après la 2e étape : Top 20

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 4:29:10
  2. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:59
  3. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:08
  4. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:14
  5. TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +2:27
  6. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:31
  7. IZAGIRRE ION, Cofidis +2:36
  8. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +2:44
  9. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +2:48
  10. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +3:01
  11. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +3:02
  12. ROMO JAVIER, Movistar Team +3:32
  13. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +3:37
  14. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +3:42
  15. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +3:45
  16. AYUSO JUAN, Lidl – Trek +3:55
  17. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +4:29
  18. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +4:32
  19. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +4:34
  20. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:45

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Tour du Pays-Basque 2026 : Étape 2, parcours, favoris, direct TV

Après un chrono inaugural qui a déjà abattu ses cartes, l’Itzulia ne fait pas de cadeau. Ce mardi 7 avril, la 2e étape entre Pampelune et les Cuevas de Mendukilo convoque un col mythique, le San Miguel de Aralar, pour une première explication en altitude. Paul Seixas, le phénomène français, peut-il déjà asseoir sa domination ? Ou les grimpeurs-puncheurs comme Isaac Del Toro vont-ils inverser la tendance ? Décryptage complet d’une étape qui sent déjà la poudre.

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San Miguel de Aralar, le monstre sacré : pourquoi la 2e étape du Tour du Pays-Basque 2026 va exploser la course

Pourquoi cette 2e étape du Tour du Pays-Basque 2026 est-elle une véritable piège à favoris ?

Cette deuxième journée entre Pampelune (Iruña) et Mendukilo Kobazuloa (164,1 km) est un test grandeur nature, conçu par les organisateurs pour punir les imprudents et récompenser les plus complets. Après un contre-la-montre inaugural qui a servi de mise en bouche, voici venu le plat de résistance.

Avec près de 3 300 mètres de dénivelé positif selon les données officielles, le peloton entre dans le vif du sujet. L’enchaînement des difficultés est implacable : une ouverture sèche (Etxauri – 6,5 km à 6,5 %), deux ascensions de 3e catégorie cassantes au milieu (Zuarrarrate – 7,2 km à 4,8 % puis Aldatz – 4,7 km à 3,7 %), et surtout, le grand retour du col de San Miguel de Aralar.

Le San Miguel de Aralar : le col qui fait (re)naître la légende

Longtemps absent du tracé de l’Itzulia, ce col de première catégorie est de retour, et il n’a rien perdu de sa superbe. 9,5 km à 7,7 % de moyenne, avec des rampes qui tutoient les 10 % dans les pourcentages les plus pentus. Contrairement à d’autres ascensions basques plus irrégulières, San Miguel est mécanique. Ses pentes régulières, presque un tapis roulant d’asphalte, ne pardonnent aucun coup de mou.

C’est un col pour rouleur-grimpeur, pas pour un pur explosif. Celui qui passe ici en force imprime sa loi sur toute l’étape.

Mais voici l’astuce tactique qui rend cette étape si géniale : le sommet est situé à seulement 20 kilomètres de l’arrivée. Suffisamment loin pour permettre des regroupements dans la descente technique qui suit, mais assez près pour que l’effort laisse des traces indélébiles dans les jambes. L’histoire du cyclisme nous rappelle que les grands coureurs (un jeune Quintana en 2013, un Roglic en 2018) ont construit leur victoire finale sur ces pentes isolées des terres navarraises.

L’arrivée à Mendukilo : un sprint en côte pour puncheurs

Ne croyez pas pour autant que l’affaire est réglée en haut d’Aralar. La descente rapide et les faux-plats descendants qui mènent aux Cuevas de Mendukilo permettent aux purs grimpeurs ayant cuit sur le col de recoller. Mais c’est là que le piège se referme.

L’ascension finale vers Mendukilo Kobazuloa n’est pas une simple formalité : 1,2 km à 7,4 %, avec un dernier kilomètre rectiligne où le vent peut jouer des tours. C’est trop court pour faire exploser un groupe de dix favoris, mais parfait pour un sprint en bosse.

Quel scénario envisager ? Un groupe d’une vingtaine de coureurs se présente au pied. Les bonifications (10, 6 et 4 secondes) sont en jeu. La victoire ne se jouera pas à la puissance pure, mais à la gestion de l’effort résiduel après 160 kilomètres. Un véritable enfer pour les directeurs sportifs.

Qui pour s’imposer ? Analyse des favoris (⭐⭐⭐ à ⭐)

⭐⭐⭐ Favoris absolus

Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : Le Français a impressionné sur le chrono. Mais attention, ce n’est pas son terrain de prédilection. Sa qualité ? Une régularité hallucinante et une descente audacieuse. Si la sélection se fait sur Aralar, il tiendra. Notre question ouverte : Peut-il déjà devenir à l’issue de cette étape le leader maillot jaune incontesté à seulement 19 ans, ou le poids de la course va-t-il le brider ?

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) : Le Mexicain est le puncheur parfait pour ce final. Si ses équipiers (McNulty, Soler) durcissent l’allée dans San Miguel, Del Toro peut arriver frais au pied de Mendukilo. C’est notre favori numéro 1 pour la victoire d’étape. Il a la gâchette.

⭐⭐⭐ Prétendants directs

Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le maître des lieux. Deux victoires finales ici. Même à 36 ans, sa gestion de l’effort sur les cols réguliers est une horloge suisse. Mais sa capacité à sprinter a perdu un peu de piquant. Il jouera le général, pas forcément l’étape.

Juan Ayuso (Lidl-Trek) : La grande inconnue. Transfuge (plus ou moins) surprenant chez Lidl-Trek, l’Espagnol a des jambes de rouleur-grimpeur. Un parcours comme sur mesure. S’il est dans un bon jour, il peut surgir. Sa 38e place sur le chrono inaugural nous laisse cependant (très) interrogatif. Il doit nous rassurer.

Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) : L’Allemand est le joker de Roglič. Très à l’aise sur les pourcentages moyens, il pourrait être lâché dans le final rapide, mais il tentera de faire exploser le groupe avant.

⭐ Outsiders et coups de poker

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Attention danger. Le Normand adore ces arrivées en bosse. Moins attendu que Seixas, il pourrait profiter des marquages pour placer une attaque sèche dans le dernier kilomètre.

Tobias Johannessen (Uno-X Mobility) : Le Norvégien est taillé pour ces étapes usantes. Son explosivité sur le court termine est souvent sous-estimée.

Mikel Landa (Soudal Quick-Step) : Le Basque à la maison. Il connaît chaque caillou d’Aralar. Il ne gagnera peut-être pas, mais il sera dans la roue des meilleurs.

Horaire et diffusion TV direct : comment ne rien manquer ?

Le départ fictif de cette 2e étape sera donné à Pampelune (Iruña) ce mardi 7 avril 2026 vers 13h03. L’arrivée aux Cuevas de Mendukilo est estimée entre 17h15 et 17h30.

Diffusion TV direct : Eurosport 2 et HBO Max prennent l’antenne à partir de 15h30. Idéal pour capturer les deux dernières ascensions.

Notre pronostic pour l’étape 2

Le scénario le plus probable : une offensive de UAE Team Emirates pour mettre en difficulté le maillot jaune du leader (Seixas) dès le pied d’Aralar. Roglič gérera. Isaac Del Toro s’impose au sprint dans un groupe de 15 coureurs, devant Seixas et Vauquelin.

Et vous, selon vous, Paul Seixas peut-il résister à la pression des loups UAE dès cette deuxième étape ? La réponse sur les pentes de San Miguel.

Classement général complet au départ de la 2e étape du Tour du Pays-Basque 2026

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 17:09
  2. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:23
  3. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:27
  4. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:28
  5. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:29
  6. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:33
  7. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +0:40
  8. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:43
  9. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +0:45
  10. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +0:46
  11. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:48
  12. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +0:50
  13. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:51
  14. TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +0:52
  15. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  16. ØXENBERG PETER, INEOS Grenadiers +0:53
  17. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
  18. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:55
  19. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step m.t.
  20. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +0:56
  21. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  22. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:57
  23. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:58
  24. IZAGIRRE ION, Cofidis +1:01
  25. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
  26. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  27. BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:02
  28. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +1:05
  29. BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  30. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +1:06
  31. ARANBURU ALEX, Cofidis +1:07
  32. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +1:09
  33. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team m.t.
  34. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +1:11
  35. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  36. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:13
  37. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers +1:14
  38. AYUSO JUAN, Lidl – Trek +1:16
  39. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +1:17
  40. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +1:20
  41. PALENI ENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  42. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +1:21
  43. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +1:22
  44. HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  45. VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +1:23
  46. LANGELLOTTI VICTOR, INEOS Grenadiers +1:24
  47. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  48. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  49. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +1:25
  50. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +1:26
  51. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +1:27
  52. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  53. TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:29
  54. BUCHMANN EMANUEL, Cofidis m.t.
  55. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +1:30
  56. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
  57. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +1:31
  58. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +1:32
  59. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:33
  60. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +1:34
  61. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  62. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +1:35
  63. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +1:36
  64. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  65. STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team +1:38
  66. SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step +1:39
  67. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +1:40
  68. DOCKX AARON, Alpecin-Premier Tech m.t.
  69. HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech +1:41
  70. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  71. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
  72. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +1:44
  73. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  74. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  75. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +1:45
  76. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +1:48
  77. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
  78. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility +1:49
  79. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +1:50
  80. VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost m.t.
  81. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +1:54
  82. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +1:55
  83. OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
  84. MOSCON GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  85. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +1:56
  86. KRUISWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  87. ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché +1:57
  88. KNOX JAMES, Team Picnic PostNL m.t.
  89. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike +1:59
  90. GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech +2:00
  91. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi +2:02
  92. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  93. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi +2:03
  94. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +2:04
  95. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH m.t.
  96. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +2:05
  97. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +2:07
  98. CONCI NICOLA, XDS Astana Team +2:08
  99. ELOSEGUI IÑIGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  100. NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +2:09
  101. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious +2:10
  102. BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi +2:16
  103. DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL +2:17
  104. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +2:18
  105. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +2:19
  106. ORINS ROBIN, Lotto Intermarché m.t.
  107. THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +2:21
  108. QUARTUCCI LORENZO, Burgos Burpellet BH m.t.
  109. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +2:22
  110. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  111. MAAS JAN, Cofidis +2:23
  112. FAURE PROST ALEXy, Team Picnic PostNL m.t.
  113. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  114. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
  115. JOALLAND YAËL, Cofidis +2:24
  116. HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  117. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
  118. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché +2:26
  119. ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
  120. BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step +2:27
  121. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  122. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +2:30
  123. FAJARDO ADRIÁN, Burgos Burpellet BH +2:31
  124. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  125. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  126. ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi +2:33
  127. BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech +2:35
  128. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH +2:36
  129. VERONA CARLOS, Lidl – Trek +2:37
  130. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +2:40
  131. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  132. FOX MATTHEW, Lotto Intermarché +2:45
  133. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team +2:48
  134. ARCAS JORGE, Movistar Team +2:49
  135. GUTIÉRREZ JORGE, Equipo Kern Pharma m.t.
  136. STOCKWELL OLIVER, Bahrain – Victorious +2:50
  137. MEEHAN JAMIE, Cofidis m.t.
  138. HAMILTON LUCAS, INEOS Grenadiers +2:51
  139. GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma +2:53
  140. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +2:57
  141. OKAMIKA ANDER, Burgos Burpellet BH +3:11
  142. WIRTGEN LUC, Tudor Pro Cycling Team +3:13
  143. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +3:17
  144. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious +3:23
  145. RAMOS UNAI, Equipo Kern Pharma +3:26
  146. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +3:42
  147. VERGALLITO LUCA, Alpecin-Premier Tech +3:47
  148. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United +3:51
  149. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +3:52
  150. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +4:19
  151. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +5:14
  152. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché +5:56

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Tour du Pays-Basque 2026, étape 1 : Paul Seixas écrase le chrono

Paul Seixas les a jetés dans le fossé. À seulement 19 ans, le Français a signé l’une des démonstrations les plus impressionnantes de l’histoire récente du contre-la-montre inaugural du Tour du Pays-Basque. 23 secondes d’avance sur Kévin Vauquelin, 28 sur Primoz Roglic, 51 sur Del Toro et 1’16 sur Ayuso. Décryptage d’une perfomance qui redessine la hiérarchie du WorldTour.

Lire aussi La présentation détaillée et complète du parcours, étape par étape, du Tour du Pays-Basque 2026
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Paul Seixas assomme le Tour du Pays-Basque 2026

Quand Unai Iribar (Kern Pharma) a vu une fusée blanche et bleue le doubler dans les 200 derniers mètres de la montée finale à 19 %, il n’a pas cru à une erreur de parcours. Il venait d’assister, médusé, à la naissance d’un nouveau monstre. Parti une minute après Iribar, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) ne courait pas le même chrono. Il réécrivait simplement le code génétique du Tour du Pays-Basque 2026.

Sur les 13,9 kilomètres vallonnés autour de Bilbao, le Lyonnais n’a pas gagné : il a surclassé. Avec un temps de 17’09, il a infligé 23 secondes à Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) et 27 à Felix Grosschartner (UAE Team Emirates-XRG). Derrière, un abîme. Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) lui-même, double vainqueur de l’épreuve et champion olympique du chrono (Tokyo 2020), doit s’incliner à 28 secondes. Une éternité sur 13 kilomètres.

Question ouverte aux lecteurs : Avez-vous déjà vu un jeune de 19 ans gérer un contre-la-montre WorldTour avec une telle maturité ? Roglič, Ayuso, Del Toro : qui peut encore l’inquiéter ?

Comment Paul Seixas a-t-il construit sa victoire ?

Un plan de bataille millimétré dès la première bosse

Là où les favoris tâtonnent, Seixas exécute. Dès les 2,4 premiers kilomètres de l’Alto de Santo Domingo (7,3 % de moyenne), il a « collé » 10 secondes à Roglič. Ce n’est pas un écart, c’est une déclaration. Selon les données de recueillies, aucun coureur de moins de 20 ans n’avait réalisé une telle puissance relative sur une ouverture de WorldTour depuis Remco Evenepoel au Tour de Pologne 2019.

« Tout était parfaitement planifié, je pense avoir bien géré mon effort. L’équipe a été excellente » a confié Seixas à l’arrivée au micro d’Eurosport.

Mais le vrai coup de génie se situe dans la descente sinueuse à près de 80 km/h. Là où les juniors plafonnent, Seixas a continué d’accélérer, doublant Lorenzo Quartucci (Burgos Burpellet BH). C’est le signe d’un pilote qui ne se contente pas de son avance : il l’exploite.

Le piège des conditions changeantes : pourquoi les derniers partants ont payé

Le parcours, d’une complexité diabolique (une première montée, une longue descente technique, et un final à 19 %), a été perturbé par un vent tournant. Parti en début d’après-midi (15h29), Seixas a bénéficié de conditions stables. À l’inverse, Brandon McNulty (UAE) a failli sortir dans un virage et Juan Ayuso (Lidl-Trek) a complètement dévissé (38e à l’arrivée), perdant 23 secondes dès le premier sommet.

Analyse de notre rédaction : Dans un chrono aussi court, la gestion mentale face au vent est aussi cruciale que la puissance. Seixas a montré une intelligence de course rare, dosant l’effort entre les rafales, là où Ayuso a craqué.

Le doublé français et la contre-performance des favoris

Kévin Vauquelin, un vice-champion qui a de l’avenir

Éclipsé par le récital de son cadet, Kévin Vauquelin (2e à 23) réalise pourtant le chrono de sa vie. Le Normand a construit sa performance dans le faux-plat descendant, un secteur qui correspond parfaitement à sa morphologie. Longtemps moqués pour leur manque de référence face à la montre, les Français signent un doublé inédit sur une étape WorldTour. Il faut remonter au Tour de Pologne 2021 et à Rémi Cavagna pour trouver trace d’un vainqueur français en CLM WorldTour.

Ayuso et Del Toro, la double douche froide

C’est la grande leçon de cette étape. Juan Ayuso (38e à 1’16 secondes) n’a pas seulement perdu la course : il a perdu son statut. Favori numéro 1 après sa victoire 2024, l’Espagnol a manqué un virage, frôlé la chute et rendu les armes. Isaac del Toro (13e à 51 secondes) limite la casse mais est déjà hors du Top 5 virtuel. À l’inverse, Mattias Skjelmose (9e à 45 secondes) et Mikel Landa (18e) peuvent nourrir des regrets : ils ont sauvé les meubles, mais l’écart sur Seixas est déjà abyssal.

« Avec cet écart, c’est tout simplement incroyable. Cela me donne confiance pour la victoire » a ajouté Seixas, tout en restant prudent : « Mais ce n’est que le début. »

Le piège de la 2e étape : Seixas peut-il craquer à San Miguel de Aralar ?

Un final de très haute montagne pour tester le maillot rose

Mardi, direction Pampelune – Lekunberri (164,1 km) avec 2 800 m de dénivelé. L’ascension de 1ère catégorie San Miguel de Aralar (9,4 km à 7,8 %) arrive dans les 25 derniers kilomètres, suivie d’une descente rapide et d’une courte bosse finale. C’est le premier vrai juge de paix.

Le précédent ? Christophe Moreau, dernier Français vainqueur d’une course par étapes WorldTour (Dauphiné 2007). Seixas peut briser une malédiction de 19 ans.

Mais attention : si Seixas est un rouleur exceptionnel, il n’a jamais porté un maillot de leader sur une étape de montagne aussi exigeante. UAE Team Emirates (Del Toro, Grossschartner, McNulty) et Red Bull (Roglič, Lipowitz) vont immédiatement tester sa faiblesse présumée : l’expérience dans les derniers kilomètres.

Question ouverte aux lecteurs : Croyez-vous que Paul Seixas peut tenir jusqu’au bout, ou le maillot de leader va-t-il l’asphyxier dès la première bosse ?

L’héritage est en marche

Paul Seixas n’est déjà plus un espoir. Il est le favori incontesté du Tour du Pays-Basque 2026. Par sa démonstration en contre-la-montre, il a non seulement conquis le premier maillot de leader, mais il a aussi envoyé un message à tout le peloton : la nouvelle génération ne demande pas la permission, elle prend le pouvoir.

Il ne lui reste plus qu’à survivre à la montagne. Mais avec 23 secondes d’avance et une confiance qui semble inébranlable, on imagine mal le prodige lyonnais lâcher prise. Le Tour du Pays-Basque 2026 pourrait bien être le premier acte d’un règne. Rendez-vous à l’arrivée de Lekunberri.

Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 1 : Top 20

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 13,9 km en 17:09 (48,3 km/h)
  2. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:23
  3. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:27
  4. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:28
  5. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:29
  6. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:33
  7. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +0:40
  8. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:43
  9. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +0:45
  10. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +0:46
  11. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:48
  12. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +0:50
  13. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:51
  14. TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +0:52
  15. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  16. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +0:53
  17. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:55
  18. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step m.t.
  19. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +0:56
  20. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step m.t.

Classement général Tour du Pays-Basque 2026 après la 1ère étape : Top 20

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 17:09
  2. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:23
  3. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:27
  4. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:28
  5. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:29
  6. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:33
  7. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +0:40
  8. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:43
  9. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +0:45
  10. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +0:46
  11. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:48
  12. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +0:50
  13. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:51
  14. TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +0:52
  15. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  16. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +0:53
  17. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:55
  18. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step m.t.
  19. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +0:56
  20. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step m.t.

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Tour du Pays Basque 2026, étape 1 (chrono) : parcours, favoris et diffusion TV

Ce lundi 6 avril 2026, le Tour du Pays-Basque ne fera pas de cadeau. Dès la première étape, un contre-la-montre de 13,9 kilomètres aux airs de punition : montée à 11%, descente technique, et un mur final à 19%. Loin du chrono plat traditionnel, ce parcours de Bilbao, identique à celui de 2021 (victoire de Roglic), va récompenser les grimpeurs-puncheurs et piéger les purs rouleurs. Voici pourquoi cette étape pourrait déjà redessiner le classement général.

Lire aussi La présentation détaillée et complète du parcours, étape par étape, du Tour du Pays-Basque 2026
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Pourquoi le chrono de Bilbao va déjà éliminer des favoris sur le Tour du Pays-Basque 2026

Un leurre chronométré au cœur du Pays Basque

Ne vous fiez pas au chiffre. 13,9 kilomètres, en apparence, une formalité pour les spécialistes du chrono. Mais le Tour du Pays-Basque 2026 ouvre avec un contre-la-montre qui n’a de chronométrique que le nom. Le parcours de l’étape 1 à Bilbao est un concentré d’identité basque : court, vicieux, explosif, et impitoyable avec les organismes encore en rodage.

Dès le coup d’envoi à 14h30, les coureurs comprendront que ce n’est pas un exercice de puissance pure, mais une guerre de gestion, de placement et de santé. Souvenez-vous : en 2021, sur le même tracé, Primoz Roglič avait posé les bases d’une victoire finale. En 2026, le casting a changé, mais le piège reste le même. Et vous, quel lapin sortirez-vous de votre chapeau pour cette première explication ?

Le parcours de l’étape 1 du Tour du Pays-Basque 2026 : trois actes, une sentence

Acte 1 – La montée de Santo Domingo (2,4 km à 7,3%, pointes à 11%)

Dès le départ à Bilbao, les jambes sont testées. Pas d’échauffement, pas de faux plat. Les organisateurs ont placé l’ascension de Santo Domingo comme un juge de paix. Selon les données recueillies, la dénivellation cumulée atteint 240 mètres (D+), mais ce sont les pourcentages qui tuent. Les deux passages à 11% cassent les rythmes et avantagent d’office les grimpeurs comme Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG) ou Paul Seixas (Decathlon CMA CGM).

À titre de comparaison historique, ce démarrage canon rappelle le chrono du Tour de Romandie 2018 à Fribourg, mais en plus court et plus raide. Ici, un pur rouleur comme Brandon McNulty perd déjà une seconde au kilo.

Acte 2 – La longue descente : là où les audacieux grappillent

Près de 10 kilomètres de descente. C’est inhabituel pour un contre-la-montre, mais c’est la signature basque. Le profil devient technique, sinueux, avec des virages aveugles. Les coureurs qui maîtrisent l’aéro sur le vélo de chrono tout en osant en descente – pensez à Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) ou Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) – peuvent y reprendre 5 à 10 secondes sur un grimpeur pur.

Acte 3 – Le mur à 19% : l’asphyxie programmée

Les 700 derniers mètres. Une rampe à 19% de moyenne, des passages à deux chiffres dès les premières oscillations. C’est le genre de pente qui raccourcit l’écart entre un rouleur et un puncheur. Pourquoi ? Parce que la puissance brute devient secondaire face au rapport poids/puissance et à la gestion de l’explosivité. Selon notre analyse, sur une pente >15%, un coureur de 60 kg avec 400 watts sera plus rapide qu’un rouleur de 75 kg avec 500 watts. Mathématique implacable.

Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, est-ce que ce final à 19% est une justice sportive ou un coup tordu des organisateurs contre les vrais rouleurs ?

Les favoris de l’étape 1 : entre jeunes loups et vieux renards

Le trio de tête : Ayuso, Roglič, Seixas

Juan Ayuso (Lidl-Trek) : Pour nous, le grand favori. Malgré sa chute à Paris-Nice, il a repris rapidement le vélo et son profil de rouleur-grimpeur correspond parfaitement aux 13,9 km. Sa victoire au Tour d’Algarve 2025 sur un chrono similaire (montée + descente) est un signal fort. ⭐⭐⭐

Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le maître des chronos vallonnés. Vainqueur ici en 2021. Mais à 36 ans, sa marge se réduit. Il reste un candidat au podium, mais la nouvelle génération pourrait le surprendre. ⭐⭐

Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : La révélation. Sa performance au Tour de l’Algarve 2026 en chrono (4e) a prouvé qu’il avait franchi un cap. Sa légèreté dans Santo Domingo sera un atout, mais devra-t-il trop en remettre en descente face à Ayuso ? C’est le gros point d’interrogation. ⭐⭐

Les outsiders dangereux

Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG) – Un Puncheur né. Si la météo (prévue à 27°C à Bilbao) alourdit l’air, son explosivité sera un missile sur la rampe finale. ⭐

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) – Un des rares purs rouleurs capables de passer Santo Domingo sans craquer. Sa descente est un bijou technique. Podium assuré si la montée ne lui prend pas trop. ⭐

Brandon McNulty (UAE) – Florian Lipowitz (Red Bull) – Ilan Van Wilder (Soudal Quick-Step) : tous ont les références sur ce type d’exercice. ⭐

Les coups de poker locaux

Ne jamais sous-estimer l’effet maison. Pello Bilbao (Bahrain Victorious) et Ion Izagirre (Cofidis) connaissent chaque gravillon de Bilbao. Ils ne gagneront peut-être pas, mais ils peuvent surprendre et s’immiscer dans le top 5. De plus, la chaleur de 27°C annoncée (vent quasi nul) avantagera les coureurs habitués au climat espagnol.

Ordre et horaires de départ des coureurs

14:30 – Georg Zimmermann – Lotto-Intermarché
14:31 – Martin Tjøtta – Uno-X Mobility
14:32 – Filippo Fiorelli – Team Visma | Lease a Bike
14:33 – Lucas Hamilton – INEOS Grenadiers
14:34 – Markel Beloki – EF Education-EasyPost
14:35 – Iker Mintegi – Euskaltel-Euskadi
14:36 – Alex Molenaar – Caja Rural-Seguros RGA
14:37 – Ion Izagirre – Cofidis
14:38 – Jacob Eriksson – Tudor Pro Cycling Team
14:39 – Hugo Houle – Alpecin-Premier Tech
14:40 – Alberto Bruttomesso – Bahrain Victorious
14:41 – James Knox – Team Picnic PostNL
14:42 – Juan Pedro Lopez – Movistar Team
14:43 – Ibon Ruiz – Equipo Kern Pharma
14:44 – Adrian Fajardo Toledo – Burgos Burpellet BH
14:45 – Aurélien Paret-Peintre – Decathlon CMA CGM Team
14:46 – Primoz Roglic – Red Bull-BORA-hansgrohe
14:47 – Quinn Simmons – Lidl-Trek
14:48 – Domen Novak – UAE Team Emirates-XRG
14:49 – Rémy Rochas – Groupama-FDJ United
14:50 – Lorenzo Fortunato – XDS Astana Team
14:51 – Martin Svrcek – Soudal Quick-Step
14:52 – Reuben Thompson – Lotto-Intermarché
14:53 – Tobias Halland Johannessen – Uno-X Mobility
14:54 – Ben Tulett – Team Visma | Lease a Bike
14:55 – Victor Langellotti – INEOS Grenadiers
14:56 – Ben Healy – EF Education-EasyPost
14:57 – Mikel Bizkarra – Euskaltel-Euskadi
14:58 – Joan Bou – Caja Rural-Seguros RGA
14:59 – Jan Maas – Cofidis
15:00 – Hannes Wilksch – Tudor Pro Cycling Team
15:01 – Ramses Debruyne – Alpecin-Premier Tech
15:02 – Pello Bilbao – Bahrain Victorious
15:03 – Juan Martinez – Team Picnic PostNL
15:04 – Natnael Tesfazion – Movistar Team
15:05 – Nil Gimeno – Equipo Kern Pharma
15:06 – Sinuhé Fernandez – Burgos Burpellet BH
15:07 – Matthew Riccitello – Decathlon CMA CGM Team
15:08 – Finn Fisher-Black – Red Bull-BORA-hansgrohe
15:09 – Bauke Mollema – Lidl-Trek
15:10 – Adria Pericas – UAE Team Emirates-XRG
15:11 – Maxime Decomble – Groupama-FDJ United
15:12 – Clément Champoussin – XDS Astana Team
15:13 – Ayco Bastiaens – Soudal Quick-Step
15:14 – Baptiste Veistroffer – Lotto-Intermarché
15:15 – Johannes Kulset – Uno-X Mobility
15:16 – Bruno Armirail – Team Visma | Lease a Bike
15:17 – Axel Laurance – INEOS Grenadiers
15:18 – Alex Baudin – EF Education-EasyPost
15:19 – Nicolas Alustiza – Euskaltel-Euskadi
15:20 – Fernando Barceló – Caja Rural-Seguros RGA
15:21 – Alex Aranburu – Cofidis
15:22 – Marco Brenner – Tudor Pro Cycling Team
15:23 – Lennert Belmans – Alpecin-Premier Tech
15:24 – Antonio Tiberi – Bahrain Victorious
15:25 – Mattia Gaffuri – Team Picnic PostNL
15:26 – Javier Romo – Movistar Team
15:27 – Unai Iribar – Equipo Kern Pharma
15:28 – Lorenzo Quartucci – Burgos Burpellet BH
15:29 – Paul Seixas – Decathlon CMA CGM Team
15:30 – Florian Lipowitz – Red Bull-BORA-hansgrohe
15:31 – Mattias Skjelmose – Lidl-Trek
15:32 – Igor Arrieta – UAE Team Emirates-XRG
15:33 – Quentin Pacher – Groupama-FDJ United
15:34 – Nicola Conci – XDS Astana Team
15:35 – Mauri Vansevenant – Soudal Quick-Step
15:36 – Felix Ørn-Kristoff – Lotto-Intermarché
15:37 – Andreas Kron – Uno-X Mobility
15:38 – Tijmen Graat – Team Visma | Lease a Bike
15:39 – Brandon Rivera – INEOS Grenadiers
15:40 – Michael Leonard – EF Education-EasyPost
15:41 – Gotzon Martín – Euskaltel-Euskadi
15:42 – Joseba Lopez – Caja Rural-Seguros RGA
15:43 – Jamie Meehan – Cofidis
15:44 – Yannis Voisard – Tudor Pro Cycling Team
15:45 – Emiel Verstrynge – Alpecin-Premier Tech
15:46 – Attila Valter – Bahrain Victorious
15:47 – Alexy Faure-Prost – Team Picnic PostNL
15:48 – Roger Adrià – Movistar Team
15:49 – Unai Ramos – Equipo Kern Pharma
15:50 – Carlos Garcia – Burgos Burpellet BH
15:51 – Jordan Labrosse – Decathlon CMA CGM Team
15:52 – Luke Tuckwell – Red Bull-BORA-hansgrohe
15:53 – Carlos Verona – Lidl-Trek
15:54 – Marc Soler – UAE Team Emirates-XRG
15:55 – Clément Braz Afonso – Groupama-FDJ United
15:56 – Christian Scaroni – XDS Astana Team
15:57 – Steff Cras – Soudal Quick-Step
15:58 – Robin Orins – Lotto-Intermarché
15:59 – Torstein Træen – Uno-X Mobility
16:00 – Tim Rex – Team Visma | Lease a Bike
16:01 – Peter Øxenberg – INEOS Grenadiers
16:02 – Lukas Nerurkar – EF Education-EasyPost
16:03 – Jonathan Lastra – Euskaltel-Euskadi
16:04 – Julen Arriola-Bengoa – Caja Rural-Seguros RGA
16:05 – Yaël Joalland – Cofidis
16:06 – Julian Alaphilippe – Tudor Pro Cycling Team
16:07 – Aaron Dockx – Alpecin-Premier Tech
16:08 – Roman Ermakov – Bahrain Victorious
16:09 – Matthew Dinham – Team Picnic PostNL
16:10 – Raúl García – Movistar Team
16:11 – Jorge Gutiérrez – Equipo Kern Pharma
16:12 – José Manuel Diaz – Burgos Burpellet BH
16:13 – Nicolas Prodhomme – Decathlon CMA CGM Team
16:14 – Emil Herzog – Red Bull-BORA-hansgrohe
16:15 – Andrea Bagioli – Lidl-Trek
16:16 – Felix Großschartner – UAE Team Emirates-XRG
16:17 – Kevin Geniets – Groupama-FDJ United
16:18 – Simone Velasco – XDS Astana Team
16:19 – Ilan Van Wilder – Soudal Quick-Step
16:20 – Matthew Fox – Lotto-Intermarché
16:21 – Anders Halland Johannessen – Uno-X Mobility
16:22 – Steven Kruijswijk – Team Visma | Lease a Bike
16:23 – AJ August – INEOS Grenadiers
16:24 – James Shaw – EF Education-EasyPost
16:25 – Gari Ugarte – Euskaltel-Euskadi
16:26 – Samuel Fernández Garcia – Caja Rural-Seguros RGA
16:27 – Paul Ourselin – Cofidis
16:28 – Fabian Weiss – Tudor Pro Cycling Team
16:29 – Gal Glivar – Alpecin-Premier Tech
16:30 – Oliver Stockwell – Bahrain Victorious
16:31 – Bjoern Koerdt – Team Picnic PostNL
16:32 – Jorge Arcas – Movistar Team
16:33 – Iñigo Elosegui – Equipo Kern Pharma
16:34 – José Luis Faura – Burgos Burpellet BH
16:35 – Léo Bisiaux – Decathlon CMA CGM Team
16:36 – Gianni Moscon – Red Bull-BORA-hansgrohe
16:37 – Julien Bernard – Lidl-Trek
16:38 – Brandon McNulty – UAE Team Emirates-XRG
16:39 – Enzo Paleni – Groupama-FDJ United
16:40 – Sergio Higuita – XDS Astana Team
16:41 – Ethan Hayter – Soudal Quick-Step
16:42 – Mathieu Kockelmann – Lotto-Intermarché
16:43 – Magnus Cort – Uno-X Mobility
16:45 – Menno Huising – Team Visma | Lease a Bike
16:47 – Kévin Vauquelin – INEOS Grenadiers
16:49 – Jardi Van Der Lee – EF Education-EasyPost
16:51 – Txomin Juaristi – Euskaltel-Euskadi
16:53 – Jan Castellon – Caja Rural-Seguros RGA
16:55 – Emanuel Buchmann – Cofidis
16:57 – Luc Wirtgen – Tudor Pro Cycling Team
16:59 – Luca Vergallito – Alpecin-Premier Tech
17:01 – Rainer Kepplinger – Bahrain Victorious
17:03 – Frank van den Broek – Team Picnic PostNL
17:05 – Cian Uijtdebroeks – Movistar Team
17:07 – Ivan Cobo – Equipo Kern Pharma
17:09 – Ander Okamika – Burgos Burpellet BH
17:11 – Johannes Staune-Mittet – Decathlon CMA CGM Team
17:13 – Haimar Etxeberria – Red Bull-BORA-hansgrohe
17:15 – Juan Ayuso – Lidl-Trek
17:17 – Isaac del Toro – UAE Team Emirates-XRG
17:19 – Guillaume Martin-Guyonnet – Groupama-FDJ United
17:21 – Harold Tejada – XDS Astana Team
17:23 – Mikel Landa – Soudal Quick-Step

Horaires, météo et où suivre le contre-la-montre

Premier départ : 14h30 – Georg Zimmermann (Lotto-Intermarché)

Dernier départ : 17h23 – Mikel Landa (Soudal Quick-Step)

Paul Seixas s’élance à 15h29

Diffusion TV : Eurosport 1 à partir de 15h15, avec intégralité sur Eurosport Max.

Météo : exceptionnelle pour un 6 avril. Soleil, 27°C, vent négligeable. Des conditions de roulement rapides, qui rendront la descente encore plus dangereuse (pneus plus chauds, adhérence à surveiller).

Question ouverte aux lecteurs : La chaleur va-t-elle favoriser les Espagnols ou au contraire fatiguer les nordiques comme Skjelmose ?

Pronostic final de notre rédaction

Après recoupement des données, des historiques sur le tracé 2021 et de l’analyse des formes de début avril, voici notre pronostic pour l’étape 1 du Tour du Pays-Basque 2026 :

***** : Juan Ayuso

**** : Primoz Roglič, Paul Seixas

*** : Isaac del Toro, Kévin Vauquelin, Mattias Skjelmose

** : Brandon McNulty, Ion Izagirre, Florian Lipowitz

  • : Pello Bilbao, Ilan Van Wilder, Antonio Tiberi

Conclusion : Ce contre-la-montre ne sacrera pas le vainqueur final du Tour du Pays-Basque 2026, mais il éliminera d’office les prétendants mal préparés ou trop lourds. Souvenez-vous de ce dicton basque : « Le premier coup de pédale à Bilbao décide du ton de la semaine« . Lundi 6 avril, nous saurons qui a les jambes – et le mental – pour aller chercher le maillot de leader. Et vous, quel est votre top 3 ?

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Tour des Flandres 2026 : Tadej Pogacar intouchable, résumé et classement

Ce dimanche 5 avril 2026, sur les 278 km d’un Tour des Flandres annoncé comme légendaire, Tadej Pogacar n’a pas simplement gagné : il a réécrit les règles du jeu. Face à un plateau réunissant pour la première fois les « quatre fantastiques », le Slovène a livré une démonstration de force tactique et physique, égale au passage le record de victoires (3) avant de se projeter vers un exploit inédit : Paris-Roubaix.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi Tadej Pogacar vient-il d’écrire l’un des chapitres les plus fous de l’histoire du Ronde ?

Le jour où Pogacar a changé la hiérarchie du cyclisme

Il y a des victoires, et il y a des messages. Celui envoyé par Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) sur le Tour des Flandres 2026 est un séisme. Alors que le monde du vélo attendait un combat titanesque entre quatre monstres sacrés, le champion du monde a transformé la 110e édition du Ronde van Vlaanderen en une démonstration de pouvoir solitaire.

Sous un ciel flamand indécis, entre averses et éclaircies, c’est bien l’arc-en-ciel du maillot irisé qui a brillé le plus fort à Audenarde. Deux semaines après son succès sur Milan-San Remo, Pogacar signe son deuxième Monument de la saison 2026, le douzième de sa carrière. Selon nos données et statistiques, il devient à 27 ans le seul homme actif à pouvoir viser les 19 victoires sur Monuments d’Eddy Merckx. Mais avant de parler de chiffres, arrêtons-nous sur la manière.

Comment le scénario du Ronde 2026 a-t-il basculé à 100 km de l’arrivée ?

L’échappée matinale : 13 hommes pour un baisser de rideau

Comme souvent sur le Tour des Flandres, la course a mis une trentaine de kilomètres à s’emballer. Une échappée de treize coureurs, dont le surprenant Mongol Jambaljamts Sainbayar (Burgos Burpellet BH) – novice sur ces routes – a fait le spectacle pendant 170 km. À leurs côtés, des rouleurs aguerris comme Silvan Dillier (Alpecin-Premier Tech), Connor Swift (INEOS Grenadiers) ou encore Luke Lamperti (EF Education EasyPost). Leur avance a culminé autour de 5’30, un classique. Mais ce qui allait suivre, beaucoup moins.

Le Molenberg : le piège parfait d’UAE Emirates-XRG

Là où l’analyse tactique prend tout son sens, c’est dans le Molenberg. À plus de 100 kilomètres du but, Florian Vermeersch, le lieutenant dévoué de Pogacar, a lancé un essorage d’une violence inouïe. Résultat : le peloton se disloque. Un groupe d’une quinzaine de favoris se forme immédiatement. On y trouve Pogacar, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) et, dans un second temps, Wout van Aert (Visma | Lease a Bike). Le piège est parfait. Le reste du peloton ne reverra jamais ces hommes.

Question aux passionnés : Est-ce que cette attaque ultra-lointaine (104 km de l’arrivée) est un signe de force brute ou un calcul froid pour priver Evenepoel de ses relais ? La réponse dictera peut-être les classiques à venir.

Le duel au sommet : comment Pogacar a-t-il éliminé un à un les « trois fantastiques » ?

Vieux Quaremont (1er passage) : Van Aert cède le premier

À 57 km de l’arrivée, sur le deuxième passage du mythique Vieux Quaremont (ses pavés à 9 %), Pogacar sort sa première lame. Wout van Aert, qui avait jusque-là résisté, est le premier à craquer. Le Belge, victime de son statut d’équipier modèle chez Visma, paye ses efforts précédents.

Paterberg : l’orgueil d’Evenepoel puni

Pour sa toute première participation au Ronde, Remco Evenepoel a bluffé son monde. Pendant près de 50 km, le champion olympique est resté accroché à la roue de Pogacar, refusant de mourir. Mais dans le Paterberg, la jeunesse du Brabançon a rencontré la loi du maître. Tentant un contre temps trop ambitieux, Evenepoel s’est consumé. Son retard de 10 à 15 secondes n’a cessé de fluctuer, sans jamais revenir. Une leçon d’humilité pour un futur roi du Nord, mais un podium (3e à 1’11) qui en dit long sur son talent précoce.

Vieux Quaremont (dernier passage) : l’attaque fatale à 18 km

Et puis, il y a Mathieu van der Poel. Le Néerlandais, vainqueur ici en 2020, 2022 et 2024, rêvait de devenir le recordman absolu de l’épreuve. Pendant une heure, il a collé à la roue de Pogacar, dodelinant des épaules, semblant à la limite. Mais sur la troisième ascension du Vieux Quaremont, à 18 km de l’arrivée, le Slovène a répété le scénario de 2025. Une accélération fulgurante, un regard par-dessus l’épaule, et c’est fini. Van der Poel, impuissant, doit s’incliner pour la 34e seconde.

Le chiffre : Avec ce succès, Pogacar rejoint un club très fermé. Il est désormais triple vainqueur du Tour des Flandres (2023, 2025, 2026), tout comme Van der Poel, et égale le record de l’épreuve partagé par huit légendes.

Que signifie cette victoire pour la quête des 5 Monuments ?

C’est la question qui enflamme les tablées cyclistes. Après Milan-San Remo (son premier) et ce troisième Ronde, Pogacar enchaîne. Il lui reste désormais trois échéances pour accomplir ce qu’aucun homme n’a fait : remporter les cinq Monuments en carrière.

Paris-Roubaix (dans une semaine) : L’année dernière, pour son coup d’essai, il prenait la 2e place. L’Enfer du Nord est le seul qui lui résiste. Avec une confiance en « béton armé », qui peut le battre sur les pavés ?

Liège-Bastogne-Liège : Son jardin. Déjà triple vainqueur.

Tour de Lombardie : Son autre terrain de chasse. Déjà quintuple vainqueur.

Question ouverte aux puristes : Pogacar, en gagnant le Ronde avec une telle marge, a-t-il tué le suspense ou au contraire élevé le niveau d’exigence pour les générations futures ? Votre avis nous intéresse en commentaire.

Le résumé en vidéo et la légende en marche

Pour ceux qui auraient manqué l’événement, la vidéo du final est déjà disponible ci-arpès. On y voit un homme seul, ceint de son maillot de champion du monde, gravir le Vieux Quaremont comme s’il s’agissait d’une simple bosse d’entraînement.

Avec 12 Monuments (un de plus que Roger De Vlaeminck), Tadej Pogacar ne court plus seulement après les victoires. Il court après l’histoire. Et si l’on en croit sa trajectoire, le Tour des Flandres 2026 restera comme l’année où le Slovène a transformé un rêve de gamin (gagner les cinq Monuments) en une simple formalité calendaire. Rendez-vous dimanche prochain pour Paris-Roubaix. L’avertissement est lancé.

Classement complet du Tour des Flandres 2026 – Ronde van Vlaanderen

  1. POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG les 278,2 km en 6:20:07
  2. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech +0:34
  3. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:11
  4. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike +2:04
  5. PEDERSEN MADS, Lidl – Trek +2:48
  6. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +4:28
  7. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious +4:30
  9. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +5:22
  10. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  11. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:26
  12. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +5:34
  13. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +5:39
  14. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  15. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
  16. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  17. HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  18. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
  19. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  20. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +5:43
  21. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +6:24
  22. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
  23. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United +6:42
  24. LARSEN NIKLAS, XDS Astana Team m.t.
  25. BETTIOL ALBERTO, Unibet Rose Rockets +6:44
  26. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility +6:46
  27. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  28. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
  29. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
  30. VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
  31. KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek m.t.
  32. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team +6:49
  33. AERTS TOON, Lotto Intermarché +6:56
  34. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  35. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek m.t.
  36. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
  37. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  38. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
  39. BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché m.t.
  40. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  41. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  42. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  43. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  44. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  45. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  46. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
  47. VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step m.t.
  48. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +7:07
  49. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +7:09
  50. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +7:59
  51. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers +8:05
  52. HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers m.t.
  53. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  54. BRAET VITO, Lotto Intermarché +8:09
  55. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  56. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.
  57. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  58. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  59. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  60. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  61. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  62. VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL m.t.
  63. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  64. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  65. SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  66. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team +8:53
  67. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +9:55
  68. BARRENETXEA JON, Movistar Team +9:56
  69. CANAL CARLOS, Movistar Team +9:57
  70. FAGÚNDEZ ERIC ANTONIO, Burgos Burpellet BH m.t.
  71. ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
  72. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets +10:00
  73. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +10:43
  74. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  75. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  76. LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  77. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
  78. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility m.t.
  79. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  80. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  81. GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies +11:32
  82. RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL +11:33
  83. BALLERINI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  84. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +11:38
  85. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
  86. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
  87. REINDERINK PEPIJN, Soudal Quick-Step m.t.
  88. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team m.t.
  89. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
  90. RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché m.t.
  91. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  92. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  93. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  94. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  95. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  96. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
  97. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  98. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  99. DURBRIDGE LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
  100. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  101. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
  102. O’BRIEN KELLAND, Team Jayco AlUla m.t.
  103. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  104. SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers +11:45
  105. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +11:47
  106. CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH +13:02
  107. MACIEJUK FILIP, Movistar Team +15:24
  108. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
  109. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  110. FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL m.t.
  111. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
  112. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  113. RESELL ERIK NORDSÆTER, Uno-X Mobility m.t.
  114. BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility m.t.
  115. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility m.t.
  116. DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  117. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  118. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  119. VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
  120. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +15:37
  121. JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United m.t.

121 coureurs classés à l’arrivée sur 175 partants.

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Tour des Flandres 2026 : Parcours, profil, engagés, favoris, TV direct

Ce dimanche 5 avril, Anvers sera le théâtre d’un alignement de planètes jamais vu sur un Monument. Tadej Pogacar, Mathieu van der Poel, Wout van Aert et le débutant-surprise Remco Evenepoel : les « quatre fantastiques » se défient sur 278 kilomètres de pavés et de monts (bergs) mythiques. Entre un parcours allongé, des conditions pluvieuses annoncées et des records historiques en jeu, voici notre analyse d’expert complète du Tour des Flandres 2026, de la carte au direct TV.

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« Les quatre fantastiques » à l’assaut de l’Enfer : Pourquoi le Ronde 2026 va pulvériser tous les pronostics

Le grand chelem des champions : un plateau historique pour la 110e édition

Ne parlez pas de simple course à propos du Tour des Flandres 2026. Parlez de « Hoogmis » – la grand-messe – du cyclisme flandrien. Pour la première fois sur une Classique hors championnat du monde, les quatre ténors du peloton mondial s’affrontent sur les mêmes pavés. Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG), Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike) et Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) sont au départ. Ajoutez à cela un Mads Pedersen revanchard, et vous obtenez la plus belle startlist du printemps. L’enjeu est monumental : Van der Poel peut devenir le seul recordman de l’épreuve avec 4 succès, tandis que Pogacar viserait un triplé qui l’installerait au panthéon aux côtés de Tom Boonen, Fabian Cancellara et Johan Museeuw.

Parcours & Profil 2026 : Pourquoi les 278 km vont faire sauter la banque

L’allongement fatidique

L’organisateur a frappé fort. L’édition 2026 du Ronde van Vlaanderen affiche 278,2 kilomètres, soit près de 10 km de plus qu’en 2025 (269 km). Ce n’est pas un détail. Ce chiffre place la course à la limite du soutenable, transformant les 100 premiers kilomètres plats en Anvers en une véritable « mer d’ennui » nerveuse où l’échappée matinale aura du mal à se former, et où les équipes de sprinteurs pousseront au forcing. Un terrain de jeu idéal pour les puncheurs endurants.

Le triptyque de la mort : Kwaremont – Paterberg – Koppenberg

Oubliez le Mur de Grammont. Depuis 2012, le juge de paix se situe dans les 55 derniers kilomètres. Le parcours 2026 enchaîne avec une densité rare :

Le Vieux Quaremont (Oude Kwaremont) : 2,5 km à 3,7% (max 11,2%). Les coureurs le monte trois fois. Ce n’est pas sa pente qui tue, mais sa longueur sur pavés disjoints. C’est le piège à crampes parfait. C’est ici que Pogacar a décollé en 2025.

Le Paterberg : L’antithèse du Kwaremont. 360 mètres à 13,5% (max 20,5%). Une explosion de pure puissance. Si vous n’êtes pas dans les 20 premiers au pied, la course est finie, « terminée fin de chantier » .

Le Koppenberg : À 45 km de l’arrivée, ce mur de 500m à 13,3% (max 21%) est le plus raide. Avec la pluie annoncée, attendez-vous à des coureurs à pied, littéralement. C’est le moment où les « grimpeurs » comme Evenepoel peuvent atomiser les « rouleurs » comme Van Aert.

Question à nos lecteurs : Selon vous, sur lequel de ces trois géants la course basculera-t-elle définitivement ?

STREAMING : Le direct live du Tour des Flandres sur FranceTV du premier au dernier kilomètre. Gratuit.

Favoris : Le duel des extrêmes et l’outsider total

Notre analyse des forces en présence, basée sur les données de pré-saison et notamment le E3, Gand-Wevelgem, et A Travers la Flandre :

⭐⭐⭐⭐⭐ Tadej Pogacar (UAE) – Le patron

Le Slovène n’est plus un invité sur les pavés, il est le maître. Vainqueur sortant et double lauréat, sa tactique est aussi brutale qu’efficace : attaquer de loin (souvent au 2e passage du Kwaremont) pour annihiler le sprint de Van der Poel. Sa gestion de l’effort sur 280 km est devenue surnaturelle. Avec un Florian Vermeersch comme lieutenant de luxe pour le placer, il part avec une longueur d’avance.

⭐⭐⭐⭐ Mathieu van der Poel (Alpecin) – Le champion recordman

Moins clinquant lors des courses préparatoires qu’en 2025, mais ne vous fiez pas aux apparences. « MVDP » sait monter en puissance. Sa faiblesse ? L’équipe. Sans Gianni Vermeersch parti chez BORA, il se retrouve isolé. Sa force ? Un sprint qui atomise(rait) Pogacar s’il arrive à Oudenaarde dans sa roue. Pour gagner, il doit créer un scenario de course chaotique et usant.

⭐⭐⭐ Remco Evenepoel (BORA) – Le point d’interrogation

Le pari fou de l’année. Le prodige belge découvre les Ardennes flamandes à 26 ans. Si certains le donnent outsider, notre expertise le place plus haut. Pourquoi ? Parce que le Ronde moderne se gagne en montée, pas sur le plat. Sur les pourcentages du Paterberg ou du Koppenberg, Evenepoel est un poids plume capable de sauter de la roue de Pogacar. Attention : son placement et la gestion des pavés plats sont ses inconnues majeures. Un Top 5 serait une réussite, mais sa nature de « guerrier » pourrait lui offrir le podium.

⭐⭐ Wout van Aert (Visma) – Le maudit magnifique

Troisième homme, éternel second ? Sa défaite sur le fil à « A Travers la Flandre » (battu par Ganna) a montré un Wout conquérant mais pas encore tueur. Il lui manque ce petit plus d’explosivité pour lâcher les deux monstres. Sa seule carte : une attaque de loin (40 km) avec Christophe Laporte, en espérant que Pogacar et Van der Poel s’observent.

⭐ Mads Pedersen (Lidl-Trek) & Jasper Stuyven (Soudal) :

Le Danois et le Belge seront les loups de la course. Si les quatre favoris se neutralisent, Pedersen peut surgir. Mais sa préparation post-chute à SanRemo fait émettre quelques réserves.

Startlist et partants au départ : Un plateau de 175 guerriers

Au-delà du quatuor magique, le peloton 2026 aligne des cadors. Du côté d’UAE, surveillez Florian Vermeersch (Top 5 potentiel). Chez Visma, Christophe Laporte et le jeune Per Strand Hagenes (révélation de l’E3 où il termine 2e) peuvent créer la surprise. La Soudal Quick-Step joue la carte belge avec Dylan van Baarle et Stuyven, tandis que la Groupama-FDJ United aligne Romain Grégoire, qui cherchera à confirmer après des débuts difficiles. Côté tricolore, Valentin Madouas (FDJ), Paul Magnier (Soudal) et Anthony Turgis (TotalEnergies) tenteront l’exploit dans un scénario de sprint réduit.

Parmi les autres noms d’outsiders cités au départ de ce 110e Ronde figurent les noms de : Matthew Brennan (Visma), Biniam Girmay (NSN), Lukas Kubis (Unibet), Jonas Abrahamsen et Soren Waerenskjold (Uno-X), Matteo Trentin (Tudor), Stanislaw Aniolowski (Cofidis), Samuel Watson (INEOS), Fred Wright (Pinarello Q36.5) ou encore Aaron Gate (XDS Astana).

Qui sont les 175 coureurs engagés participants au Ronde van Vlaanderen – Tour des Flandres 2026 ?

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, POGAČAR, Tadej
2, OLIVEIRA, Rui
3, BJERG, Mikkel
4, COSNEFROY, Benoît
5, POLITT, Nils
6, MORGADO, António
7, VERMEERSCH, Florian

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, VAN DER POEL, Mathieu
12, DILLIER, Silvan
13, GEENS, Jonas
14, PLANCKAERT, Edward
15, GOGL, Michael
16, RIESEBEEK, Oscar
17, SÉNÉCHAL, Florian

Bahrain – Victorious (WT) ✅
21, MOHORIČ, Matej
22, SEGAERT, Alec
23, BORGO, Alessandro
24, GOVEKAR, Matevž
25, GRADEK, Kamil
26, MIQUEL, Pau
27, ERŽEN, Žak

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
31, BISSEGGER, Stefan
32, BOL, Cees
33, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
34, DE PESTEL, Sander
35, DEWULF, Stan
36, HOOLE, Daan
37, NAESEN, Oliver

EF Education – EasyPost (WT) ✅
41, ASGREEN, Kasper
42, VALGREN, Michael
43, HONORÉ, Mikkel Frølich
44, LAMPERTI, Luke
45, SCHWARZBACHER, Matthias
46, SIMMONS, Colby
47, WALKER, Max

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, GRÉGOIRE, Romain
52, MADOUAS, Valentin
53, JACOBS, Johan
54, BARTHE, Cyril
55, GRUEL, Thibaud
56, HUENS, Axel
57, RUSSO, Clément

INEOS Grenadiers (WT) ✅
61, TARLING, Joshua
62, HEIDUK, Kim
63, SHEFFIELD, Magnus
64, SWIFT, Connor
65, WELSFORD, Sam
66, WATSON, Samuel
67, SHMIDT, Artem

Lidl – Trek (WT) ✅
71, PEDERSEN, Mads
72, KRAGH ANDERSEN, Søren
73, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias
74, VACEK, Mathias
75, WALSCHEID, Max
76, TEUTENBERG, Tim Torn
77, THEUNS, Edward

Lotto Intermarché (WT) ✅
81, BERCKMOES, Jenno
82, AERTS, Toon
83, VAN BOVEN, Luca
84, BEULLENS, Cedric
85, GRIGNARD, Sébastien
86, BRAET, Vito
87, RUTSCH, Jonas

Movistar Team (WT) ✅
91, GARCÍA CORTINA, Iván
92, BARRENETXEA, Jon
93, CANAL, Carlos
94, MILESI, Lorenzo
95, MACIEJUK, Filip
96, AULAR, Orluis
97, TORRES, Albert

NSN Cycling Team (WT) ✅
101, GIRMAY, Biniam
102, ASKEY, Lewis
103, SMITH, Dion
104, LOUVEL, Matis
105, VAN TRICHT, Floris
106, SHEEHAN, Riley
107, VAN ASBROECK, Tom

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
111, EVENEPOEL, Remco
112, VERMEERSCH, Gianni
113, DRIZNERS, Jarrad
114, PITHIE, Laurence
115, TRATNIK, Jan
116, VAN DIJKE, Mick
117, VAN DIJKE, Tim

Soudal Quick-Step (WT) ✅
121, VAN BAARLE, Dylan
122, MAGNIER, Paul
123, STUYVEN, Jasper
124, REINDERINK, Pepijn
125, VAN DEN BOSSCHE, Fabio
126, VAN GESTEL, Dries
127, VERVENNE, Jonathan

Team Jayco AlUla (WT) ✅
131, DE BONDT, Dries
132, DE POOTER, Dries
133, DONALDSON, Robert
134, DURBRIDGE, Luke
135, MEZGEC, Luka
136, O’BRIEN, Kelland
137, SÜTTERLIN, Jasha

Team Picnic PostNL (WT) ✅
141, NABERMAN, Tim
142, MÄRKL, Niklas
143, FLYNN, Sean
144, RENARD-HAQUIN, Henri-François
145, CORKERY, Dillon
146, VAN DEN BERG, Julius
147, PEACE, Oliver

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
151, VAN AERT, Wout
152, AFFINI, Edoardo
153, BRENNAN, Matthew
154, DOULL, Owain
155, HAGENES, Per Strand
156, LAPORTE, Christophe
157, ZINGLE, Axel

Uno-X Mobility (WT) ✅
161, ABRAHAMSEN, Jonas
162, BYSTRØM, Sven Erik
163, INGEBRIGTSEN, Storm
164, BLUME LEVY, William
165, RESELL, Erik Nordsæter
166, TILLER, Rasmus
167, WÆRENSKJOLD, Søren

XDS Astana Team (WT) ✅
171, BETTIOL, Alberto
172, BALLERINI, Davide
173, FEDOROV, Yevgeniy
174, GATE, Aaron
175, LIVYNS, Arjen
176, ROMELE, Alessandro
177, TEUNISSEN, Mike

Cofidis (PRT) ✅
181, TEUNS, Dylan
182, ALLEGAERT, Piet
183, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
184, BIERMANS, Jenthe
185, PAGE, Hugo
186, RENARD, Alexis
187, ZAMPERINI, Edoardo

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
191, DE GENDT, Aimé
192, FRISON, Frederik
193, LIEPIŅŠ, Emīls
194, MAŁECKI, Kamil
195, VAN MOER, Brent
196, WRIGHT, Fred
197, ZUKOWSKY, Nickolas

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
201, TRENTIN, Matteo
202, HALLER, Marco
203, KLUCKERS, Arthur
204, LIENHARD, Fabian
205, FROIDEVAUX, Robin
206, MOZZATO, Luca
207, PLUIMERS, Rick

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
211, ALLENO, Clément
212, CAVIA, Daniel
213, DE LA CALLE, Hugo
214, FAGÚNDEZ, Eric Antonio
215, BOUGLAS, Georgios
216, MACÍAS, César
217, SAINBAYAR, Jambaljamts

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
221, DEMAN, Brem
222, LAMBRECHT, Michiel
223, LANHOVE, Milan
224, VAN HEMELEN, Vincent
225, VANDENSTORME, Dylan
226, VANHOOF, Ward
227, VERCOUILLIE, Victor

TotalEnergies (PRT) ✅
231, TURGIS, Anthony
232, BOULAHOITE, Rayan
233, BRUNEL, Alexys
234, DAUPHIN, Florian
235, DUJARDIN, Sandy
236, GACHIGNARD, Thomas
237, LEROUX, Samuel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
241, KUBIŠ, Lukáš
242, BLOEM, Joren
243, DE VRIES, Hartthijs
244, KOPECKÝ, Matyáš
245, KOPECKÝ, Tomáš
246, RASENBERG, Martijn
247, LARSEN, Niklas

Conditions Météo : Le facteur « Enfer du Nord »

Le dimanche 5 avril s’annonce pluvieux à l’entrée des monts, avec un puissant vent de Sud-Ouest. Conséquence : pas de poussière, mais de la boue et des pavés glissants comme du verglas. Le vent de travers dans les secteurs exposés (comme le long de l’Escaut) provoquera des bordures immédiates. La météo transforme un Ronde difficile en véritable enfer. Attendez-vous à un taux d’abandon record.

Diffusion TV Direct : Le guide complet pour ne rien rater

Pas de mauvaises surprises, voici les horaires complets pour le Tour des Flandres 2026 en direct :

Départ fictif : 10h00 (Anvers)

Départ réel : 10h20

Arrivée estimée : 16h48 (Audenarde – Minderbroedersstraat)

Les chaînes à ne pas quitter des yeux :

En intégralité (Payant) : Eurosport 1 et MAX (ex-HBO Max) prennent l’antenne dès 9h45. C’est le choix de l’expert pour voir la course dès le km 0.

En clair (France) : France 3 débarque à 13h35 avec le trio Alexandre Pasteur, Laurent Jalabert, Thomas Voeckler et Marion Rousse. Idéal pour le final sur le Kwaremont.

En Belgique : VRT (dès 9h15) et RTL (à 13h30).

Notre conseil : Si vous pouvez, lancez le streaming sur France.tv dès 14h. Les 20 derniers kilomètres entre le dernier Paterberg et Audenarde seront un régal de pure tension.

Verdict : Notre pronostic engagé

Le Tour des Flandres 2026 ne sera pas une promenade de santé. Mais la réalité est cruelle : Tadej Pogacar a transformé les Classiques en courses de grimpeur. Sur un parcours aussi long avec de telles pentes, Mathieu van der Poel subira comme en 2025.

Notre podium :

  • Tadej Pogacar (Attaque victorieuse sur le Koppenberg à 45km de l’arrivée).
  • Remco Evenepoel (Il surprendra tout le monde en résistant mieux que Van der Poel sur les raids).
  • Mathieu van der Poel (Vainqueur du sprint du groupe de chasse).

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Tour des Flandres 2026 : Evenepoel rejoint Pogacar et Van der Poel

Ce n’était qu’une rumeur, un poisson d’avril trop beau pour être vrai. Pourtant, mercredi, Remco Evenepoel a retourné le peloton comme un crêpe flamand. En annonçant sa première participation au Tour des Flandres 2026, le double champion olympique met fin à des années de suspense. Décryptage d’une opération secrète signée Red Bull, et analyse d’une confrontation inédite avec Tadej Pogacar, Mathieu Van der Poel et Wout Van Aert.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Comment l’annonce choc de Remco Evenepoel a fait basculer le Ronde 2026 dans la légende

Le 1er avril, le jour où le cyclisme belge a retenu son souffle

Il était environ 10 heures ce mercredi matin à Roulers, au départ d’À travers la Flandre. Les journalistes s’agglutinent autour du bus Red Bull-BORA-Hansgrohe, smartphones en éveil. La rumeur enflait depuis la veille : et si Remco Evenepoel allait finalement s’attaquer aux monts du Ronde ? Beaucoup y voyaient un canular, un sketch bien rodé pour le 1er avril. Puis, la story Instagram est tombée, comme un pavé (flandrien) dans la mare.

C’en était fini des dénégations. Le coureur de Schepdaal, 26 ans, double vainqueur de Liège-Bastogne-Liège 2022 et 2023 et troisième du Tour de France 2024, venait de signer son plus gros coup médiatique. Mais au-delà du buzz, cette annonce transforme profondément la hiérarchie du Tour des Flandres 2026. Pour la première fois de l’histoire moderne, les quatre cavaliers les plus talentueux de la planète s’affronteront sur une Classique, et pas n’importe laquelle : le plus beau des Monuments.

Pourquoi personne ne croyait (vraiment) à cette participation ?

Un « non » catégorique transformé en secret de Polichinelle

Il y a encore quelques semaines, le scénario relevait de la science-fiction. Ralph Denk, le manager général de Red Bull, avait été on ne peut plus clair dans les colonnes du Het Nieuwsblad : « Avec une certitude absolue à 100 %, Remco Evenepoel ne disputera pas le Tour des Flandres en 2026. » Le plan était rodé : une coupure après le Tour de Catalogne, puis une préparation tranquille pour les Ardennaises (Amstel, Flèche, Liège).

Sauf que dans l’ombre, tout a changé. Selon nos informations recoupées, l’équipe allemande a planifié ce coup médiatique il y a plus de 100 jours. « Un projet comme celui-ci ne se construit pas du jour au lendemain » a finalement admis Denk, fier d’avoir gardé le secret. Une opération digne d’un service secret, où Evenepoel a même reconnu le parcours en décembre dernier… sous le nez des photographes.

Evenepoel, un « piètre rouleur de pavés » ? Le paradoxe du champion

L’argument qui tenait la route jusque-là, c’était le profil. Evenepoel le répétait : il n’a pas « l’explosivité sur les efforts courts » que réclame le Ronde. Un discours logique pour un pur puncheur-chronoman, habitué aux longues échappées en solitaire.

Pourtant, l’histoire du cyclisme nous a appris à nous méfier des évidences. Le Tour des Flandres moderne n’est plus seulement une question de puissance brute sur les pavés. C’est une succession de murs, d’accélérations violentes et de gestion d’effort. Sur le papier, le Vieux Quaremont (2 200 m à 4,2%) pourrait même convenir à un puncheur-grimpeur comme Evenepoel.

Le casse-tête tactique : Comment Evenepoel peut-il gagner ?

L’effet « joker » dans le duel Pogacar – Van der Poel

Voici le vrai enjeu du Tour des Flandres 2026. Avant cette annonce, on se dirigeait vers un énième duel à distance : Tadej Pogacar (UAE Team Emirates – XRG) vs Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech). L’an dernier, Pogacar l’avait emporté avec plus d’une minute d’avance, laissant le Néerlandais se battre pour la troisième place derrière Mads Pedersen.

L’arrivée d’Evenepoel dynamite cette équation. Le Belge est le seul au départ à pouvoir menacer Pogacar sur une attaque de longue distance. Souvenez-vous de Liège 2022 ou de la Vuelta 2022 : quand Evenepoel part seul à 30 bornes de l’arrivée, il est imprenable. Van der Poel, lui, préfère les sprints entre costauds. Wout Van Aert, ravi de cette nouvelle, l’a bien résumé à Sporza : « Il ne partirait que s’il visait un résultat de premier plan. »

Une équipe bâtie pour le chaos

Evenepoel ne sera pas seul. Contrairement aux rumeurs d’un isolement, Red Bull l’entoure d’une garde rapprochée de choc. On y retrouve les frères Van Dijke (Tim, 2e du Het Nieuwsblad, 13e à Kuurne, et Mick), des équipiers de luxe pour les secteurs pavés. Surtout, Gianni Vermeersch (5e des Strade Bianche) sera le lieutenant idéal. Et n’oublions pas Jan Tratnik, vainqueur du Nieuwsblad en 2024. Une formation taillée pour le placement, l’antidote parfait contre les bordures. Question aux puristes : Pensez-vous que l’équipe Red Bull sacrifiera Vermeersch dès le Koppenberg, ou jouera la carte de la double menace ?

La revanche de la Belgique : En finir avec 9 ans de disette

2017 – 2026, le trop long tunnel

Pour comprendre l’onde de choc, il faut rappeler un chiffre : 69 victoires belges en 110 éditions, mais plus aucune depuis Philippe Gilbert en 2017. Pire encore, aucun Belge sur le podium depuis 2021. Dans un pays où le Ronde est une religion, cette disette est vécue comme un traumatisme national.

Evenepoel porte désormais ce poids. Wout Van Aert a échoué plusieurs fois (2e en 2020, 3e en 2022). Arnaud De Lie, pourtant pressenti comme le futur roi, a balayé le sujet d’un revers de main à la RTBF : « Honnêtement, je m’en fous. Ça ne me fait ni chaud ni froid. » Une déclaration qui en dit long sur la pression qui entoure ce monument. Evenepoel, lui, ne peut pas se permettre cet aplomb. Il arrive en sauveur providentiel, ou en candidat au crash.

L’héritage d’un « enfant du Brabant flamand »

N’oublions jamais que Remco Evenepoel est originaire de Schepdaal, à 60 km du Vieux Quaremont. Il a grandi avec ces monts dans les jambes lors de ses sorties d’entraînement. Il connaît chaque fissure du Mur de Grammont. Cette dimension locale, couplée à son statut de double champion olympique, le place dans une position unique. Il n’est pas un touriste. Il est le fils prodige qui rentre à la maison.

Les 4 Mousquetaires : Ce qui rend ce plateau historique

Nous avons déjà vu des trios. Mais un quatuor ? C’est du jamais vu sur une classique.

Tadej Pogacar (UAE Team Emirates – XRG) : Le patron, vainqueur sortant, roule sur l’eau.

Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) : Le recordman en puissance (3 victoires : 2020, 2022 et 2024), le plus explosif.

Wout Van Aert (Visma-Lease a Bike) : Le revenant, affamé, le plus régulier sur le Ronde.

Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe) : Le X Factor, l’inconnu.

N’oublions pas non plus un certain Mads Pedersen (Lidl Trek), 2e l’an passé, 4e du dernier Milan-SanRemo, qui pourrait venir arbitrer ce quatuor.

Pour la première fois hors Championnats du Monde, ces quatre-là se font face avec des ambitions de victoire. Jonas Vingegaard, lui, reste sagement à la maison. Son directeur sportif, Grischa Niermann, a ironisé : « J’ai pensé à appeler Jonas pour lui dire de venir ici ! » Un rire jaune, car la Visma sait que le scénario de la course leur échappe désormais.

Le verdict : Evenepoel va-t-il gagner dès sa première ?

Soyons francs. Le cyclisme ne fonctionne pas aux sentiments. Remco Evenepoel arrive avec un début de saison en dents de scie. Oui, il a survolé le Tour de Valence (7 victoires sur ses 10 premiers jours de course), mais il a paru émoussé à l’UAE Tour (10e) et sur le Tour de Catalogne (5e), où une chute avec Vingegaard n’a rien arrangé.

Pourtant, les spécialistes s’accordent sur un point : Evenepoel est un compétiteur hors norme, capable de se sublimer sur un objectif précis. S’il a sacrifié sa condition sur le Catalogne pour peaufiner sa pointe de vitesse sur les bosses, attention à la déflagration. La comparaison avec Pogacar est inévitable. Le Slovène a dû s’y « essayer » avant de dompter le Ronde (4e en 2022, victoires en 2023 et 2025). Il serait naïf de penser qu’Evenepoel réussira du premier coup là où Pogacar a échoué.

Notre pronostic : Evenepoel ne gagnera probablement pas. Mais il va exploser la course. Il attaquera dans le Koppenberg ou le Taaienberg, forçant Pogacar à réagir, et offrant peut-être la victoire à un Van der Poel embusqué. Une chose est sûre : si vous n’aimez que les arrivées au sprint, fuyez ce dimanche 5 avril. Si vous voulez assister à une bataille digne des guerres flamandes, soyez à Audenarde.

« À dimanche », avait écrit Remco. Les Flandres ont répondu. L’attente va être insoutenable.

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Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

À Travers la Flandre 2026 : Ganna dompte Van Aert, le résumé

Il avait vu juste pendant 39,9 kilomètres. Seul, héroïque, Wout van Aert touchait du doigt sa rédemption sur ses terres flamandes. Mais le piège se refermait dans les 150 derniers mètres. Sous nos yeux ébahis, Filippo Ganna, le rouleur aux jambes d’or, a écrit l’un des final les plus improbables du printemps. Récit d’une Classique devenue culte.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Comme un coup de poignard dans le final : pourquoi la victoire de Ganna sur A Travers la Flandre 2026 va hanter Van Aert

L’image qui restera : le rouleur devenu sprinteur

À Waregem, mercredi 1er avril, on n’a pas vu un rouleur gagner. On a vu un tueur surgir de l’ombre. Alors que la flamme rouge consumait les derniers espoirs du peloton, Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) a changé de logiciel. Fini le chronométreur aux lignes droites. Place au puncheur des Flandres, dos courbé, vitesse folle, rattrapant l’inrattrapable Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) pour le déposer à 100 mètres de la ligne.

Cette image – Ganna doublant un Van Aert brisé, les épaules tombantes – résume à elle seule la beauté cruelle du cyclisme. L’Italien décroche sa première victoire sur une Classique WorldTour (hors CLM). Le Belge, lui, collectionne les cauchemars sur cette même course.

Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : le monologue trop long

Pour comprendre ce dénouement, il faut remonter 40 kilomètres plus tôt. Dans l’Eikenberg, ce mont pavé d’un kilomètre qui fait office de juge de paix, Wout van Aert a joué sa partition. Une attaque surpuissante, un démarrage en trombe qui décroche tout le monde, y compris sa propre ombre. Il rejoint le duo de tête composé de Romain Grégoire (Groupama – FDJ UNITED) et Niklas Larsen (Unibet Rose Rockets) avec une facilité déconcertante.

Selon les données recueillies à l’arrivée, le rythme dans l’Eikenberg a flirté avec les 650 watts pendant plus de 90 secondes. Un effort surnaturel.

Derrière, c’est la désorganisation. Jasper Philipsen, Biniam Girmay, Søren Wærenskjold regardent leur Classique s’envoler. Van Aert, lui, parfait gestionnaire, lâche Grégoire puis Larsen. À 10 kilomètres de l’arrivée, il est seul. Face à lui : le chrono. Sa spécialité. La messe semblait dite.

Et si, finalement, toutes ces attaques avant l’Eikenberg étaient une épée de Damoclès ? Wout a-t-il payé ses multiples accélérations dans le Berg Ten Houte et le Knokteberg ? La question mérite d’être posée.

Le calvaire mécanique de Ganna, prélude à l’exploit

Ce que les puristes retiendront, c’est l’incroyable résilience de Filippo Ganna. L’Italien a vécu une journée cauchemardesque avant de toucher le paradis.

Première tuile : Une roue avant cassée dans une section pavée.

Seconde tuile (la fatidique) : Au pied de l’Eikenberg, au moment précis où Van Aert attaque, le guidon de son vélo de remplacement se brise.

Imaginez la scène. Le favori s’échappe. Vous êtes immobile, avec un guidon en deux morceaux. Tout autre coureur aurait jeté l’éponge. Pas Ganna. Il récupère son vélo d’origine, revient comme un fou, et s’accroche à un groupe de chasse mené par Florian Vermeersch (UAE Emirates-XRG) et Stan Dewulf (Decathlon – CMA CGM).

Cette cascade d’incidents transforme sa victoire en exploit. Comme l’expliquait l’ancien directeur sportif Patrick Lefevere dans ses mémoires, « un champion se révèle dans l’adversité, pas dans la facilité« . Ganna a incarné cette maxime.

Le sprint des 100 mètres : analyse tactique d’un renversement

Comment un homme seul, lancé vers la gloire, se fait-il avaler à 100 mètres du poteau ? L’analyse des derniers hectomètres est édifiante.

Van Aert a commis une erreur minime mais fatale : il a levé légèrement le pied en entrant dans le dernier virage, croyant son avance suffisante. Derrière, Ganna, lancé comme un missile, a bénéficié de l’aspiration du peloton avant de placer son effort. Il ne rattrape pas un adversaire, il le dépasse.

Regardez bien la vidéo : alors que Vermeersch lâche prise sous la flamme rouge, Ganna double son effort. C’est un coup de poker. Il mise tout sur un dernier rush, sachant que s’il ne revient pas dans la ligne droite, ce sera terminé. Il revient. Il coiffe. La première victoire en classique de sa carrière est aussi la plus belle.

Le rendez-vous flandrien : Van Aert peut-il rebondir ?

Ce qui frappe, c’est la mine fermée de Van Aert à l’arrivée. Il vient de vivre un remake de 2025 (défaite contre Neilson Powless alors qu’il était en supériorité numérique). Les démons d’A Travers la Flandre sont bien réels.

Mais rassurons-nous, ou plutôt analysons froidement. Wout a montré des jambes stratosphériques. Il a lâché tout le monde dans l’Eikenberg. À quatre jours du Tour des Flandres, l’avertissement est clair. Face à Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) et Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), ce Wout-là ne sera pas un simple équipier.

Selon vous, cette désillusion est-elle un coup fatal pour le moral de Van Aert, ou au contraire une source de motivation supplémentaire pour dimanche ? Répondez en commentaire.

En résumé : une Classique entrée dans la légende

A Travers la Flandre 2026 restera comme la course du come-back impossible. Filippo Ganna, deux vélos changés, un guidon brisé, contre un Wout van Aert en roue libre vers la victoire. Le cyclisme nous rappelle souvent que rien n’est joué avant la ligne d’arrivée. Pour les fans de données, sachez que la vitesse moyenne de l’édition fut l’une des plus élevées de l’histoire, preuve d’une guerre d’usine permanente.

Rendez-vous dimanche pour le Ronde. Mais d’ici là, on regardera encore et encore ces 100 derniers mètres. Cruels pour l’un. Glorieux pour l’autre.

Classement complet de À Travers la Flandre 2026 – Dwars door Vlaanderen

  1. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers les 184,6 km en 3:48:27 (48,5 km/h)
  2. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  3. WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
  4. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  5. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  6. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  7. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  8. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
  9. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  10. PEDERSEN MADS, Lidl – Trek m.t.
  11. BARRENETXEA JON, Unibet Rose Rockets m.t.
  12. KUBIŠ LUKÁŠ, Movistar Team m.t.
  13. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  14. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  15. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  16. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  17. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  18. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
  19. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
  20. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  21. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  22. ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
  23. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
  24. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  25. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  26. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers m.t.
  27. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech m.t.
  28. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  29. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
  30. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
  31. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
  32. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  33. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
  34. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  35. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  36. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team m.t.
  37. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  38. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  39. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  40. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
  41. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility m.t.
  42. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  43. GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
  44. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  45. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  46. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
  47. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  48. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:11
  49. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets m.t.
  50. REINDERINK PEPIJN, Soudal Quick-Step m.t.
  51. HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  52. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  53. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step +0:14
  54. KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek +0:19
  55. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:24
  56. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +0:54
  57. VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
  58. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +2:54
  59. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  60. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious +7:01
  61. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +7:32
  62. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  63. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  64. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  65. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  66. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers m.t.
  67. WALKER MAX, EF Education – EasyPost m.t.
  68. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team m.t.
  69. BRENNAN MATTHEW, Team Visma | Lease a Bike m.t.

69 coureurs classés à l’arrivée sur 175 partants.

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À Travers la Flandre 2026 – Dwars door Vlaanderen : Parcours, engagés, favoris, TV direct

À quatre jours du Tour des Flandres, le peloton s’élance pour la 80e édition de Dwars door Vlaanderen. Entre un parcours modifié pour exacerber la sélection, une liste de partants de classe mondiale et une affaire de revanche personnelle pour Wout Van Aert, cette “répétition” s’annonce comme un véritable champ de bataille. Voici notre analyse détaillée de l’épreuve.

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Pourquoi Wout Van Aert n’a pas le droit à l’erreur sur À Travers la Flandre 2026

Dwars door Vlaanderen 2026 : Plus qu’une simple répétition ?

Il y a des courses que l’on appelle “préparatoires”, et puis il y a À Travers la Flandre. Mercredi 1er avril, la 80e édition de Dwars door Vlaanderen (1.UWT) s’élance de Roulers (Roeselare) pour 184,6 kilomètres de haute tension. Classée dans la semaine cycliste flamande, entre Gand-Wevelgem et le Tour des Flandres, elle porte souvent l’étiquette de “répétition”. Mais attention : cette étiquette est un leurre. Elle est le dernier véritable terrain d’expression pour les coureurs qui cherchent soit à se rassurer avant le Ronde, soit à exister dans un calendrier WorldTour dominé par les deux ogres que sont Mathieu van der Poel et Tadej Pogačar.

La malédiction de Waregem : quand Visma a tout perdu en un sprint

Pour comprendre l’enjeu psychologique de cette édition, il faut jeter un œil dans le rétroviseur. L’an dernier, la formation Visma | Lease a Bike a vécu ce que les puristes appellent un “cauchemar tactique”. Trois coureurs—Wout Van Aert, Christophe Laporte et le jeune Matteo Jorgenson—se retrouvent en position de force face à un seul homme, Neilson Powless (EF Education-EasyPost). Résultat ? Une démonstration de force inversée : l’Américain les bat au sprint. Une humiliation tactique rare dans le peloton moderne.

Cette année, Powless ne sera pas là pour défendre son titre (forfait médical, genou), mais le goût amer est resté dans la bouche du collectif néerlandais. Le récit de cette édition 2026 est celui de la revanche.

La stratégie de la ruche : Visma Lease a Bike mise sur le nombre

Wout Van Aert arrive avec un statut particulier. En quête de sa première victoire de la saison, le Belge sait qu’une victoire à Waregem serait le carburant mental idéal avant d’affronter Van der Poel et Pogačar sur les pavés du Ronde. Mais attention : comme le soulignent nos données et statistiques, Van Aert n’est pas seul. L’équipe aligne une escouade de quatre leaders potentiels.

À ses côtés, Christophe Laporte, ancien vainqueur de l’épreuve (2024), semble retrouver des jambes après une préparation sans faute. Mais le véritable joker pourrait être Matthew Brennan. Le jeune prodige britannique, en feu cette saison (2 victoires dont Kuurne-Bruxelles-Kuuren), représente une option redoutable si le final se joue dans un sprint réduit. Avec Per Strand Hagenes également présent, Visma transforme cette classique en une véritable “ruche”, où chaque piqûre peut être fatale.

Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, Visma doit-elle jouer la carte de la domination totale en sacrifiant un leader pour Van Aert, ou laisser la course s’ouvrir pour profiter de la polyvalence de Brennan ?

Le parcours 2026 : Pourquoi cette édition sera plus dure que les précédentes

Si le kilométrage reste modeste comparé au Ronde (184,6 km), ne vous fiez pas aux apparences. Les organisateurs de Flanders Classics ont opéré un virage stratégique en 2026 en durcissant sensiblement le tracé. L’objectif est clair : éviter le sprint massif qui a parfois terni l’image de l’épreuve et favoriser un scénario à la De Ronde, où la sélection se fait tôt.

La zone de vérité avancée : Hellestraat et Onderbossenaarstraat, les nouvelles armes

Deux nouveautés majeures viennent chambouler les repères. La première, le Hellestraat, intervient après seulement 47 kilomètres. Avec une rampe à 10% sur 1,2 km, elle servira de premier filtre bien avant les Ardennes flamandes. La seconde, l’Onderbossenaarstraat, est une ascension inédite de 1,4 km à 5,3%, située à 77 km de l’arrivée. Elle grimpe sur le flanc du mythique Taaienberg, mais avec une arête plus longue. C’est typiquement le genre de difficulté qui fait mal aux grosses cuisses des sprinteurs.

Les secteurs clés : Eikenberg, Huisepontweg et le piège du vent

Le parcours compte un total de 12 monts et 7 secteurs pavés. Les puristes retiendront trois moments charnières :

Le double Knokteberg-Trieu/Hotond : C’est ici que le rythme explose généralement. Le Knokteberg (1,1 km à 7%) est une ascension sans pavés mais avec un pourcentage raide idéal pour les puncheurs.

L’Eikenberg (km 145,5) : Le seul véritable mur pavé du parcours. Si un coureur comme Mads Pedersen ou Florian Vermeersch veut partir, c’est ici.

Le Huisepontweg (km 157,7) : Un secteur pavé de près de 2 km en faux plat montant, mais surtout, notoirement exposé au vent. Avec des rafales prévues entre 15 et 20 km/h en provenance de l’Ouest, le risque de bordures (echelons) est bien réel avant même d’aborder les monts.

Le juge de paix : le double Nokereberg à moins de 10 km de l’arrivée

Contrairement à certaines classiques où le dernier obstacle est à 30 km, ici, le suspense peut durer jusqu’au bout. Le final est marqué par le double passage sur le Nokereberg (500 m pavés à 5,7%, puis un second versant plus long) et la Herlegemstraat. Situés à moins de 10 kilomètres de la ligne à Waregem, ces deux derniers juges de paix empêchent les sprinteurs purs de lever le pied trop tôt.

Les favoris : Une hiérarchie bousculée par l’absence des “monstres”

Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) et Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) brillent par leur absence, en attendant dimanche et le « Ronde ». Conséquence directe : le plateau, bien que de classe mondiale, devient beaucoup plus ouvert. C’est le moment où les “seconds couteaux” du Ronde peuvent devenir les “ténors” de Dwars.

⭐⭐⭐⭐ Le grand favori : Wout Van Aert, l’homme qui n’a plus le droit à l’erreur

Nous plaçons Wout Van Aert (Team Visma Lease a Bike) en favori absolu. La logique est implacable. Il a une revanche à prendre sur cette course, il a une équipe taillée sur mesure pour le protéger, et il arrive avec une condition en hausse, ayant peaufiné sa préparation après un stage spécifique. Pour lui, c’est simple : s’il arrive à Waregem avec un groupe de moins de dix unités, il a toutes les cartes en main. Sa capacité à placer l’accélération fatale sur le Knokteberg ou l’Eikenberg sera déterminante.

⭐⭐⭐ Les leaders alternatifs : Philipsen, Pedersen et la menace du sprint

Derrière, deux profils s’opposent.

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) arrive auréolé de sa victoire sur Gand-Wevelgem. Le scénario idéal pour lui ? Un regroupement contenu. S’il parvient à passer les monts sans être décroché (notamment le double Knokteberg), son sprint est le plus rapide du plateau.

Mads Pedersen (Lidl-Trek) est un cas particulier. Le coureur n’a plus couru depuis sa 9e place sur le GP E3. S’il est en forme, le Danois est l’un des rares capables de battre Van Aert aussi bien dans un sprint que dans un démarrage en solitaire. Il représente peut-être le plus grand danger tactique. Sa 4e place sur Milan-SanRemo joue en sa faveur.

⭐⭐ Les outsiders dangereux : Magnier, Vermeersch et la jeune garde

Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG) est l’un des coureurs les plus constants de ce printemps. Troisième à Harelbeke et troisième du Het Nieuwsblad, il est en forme ascendante et possède le profil idéal pour cette course : puncheur, bon rouleur, et capable de résister aux pavés.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) c’est la surprise du chef. Rapide et endurant, il a tout pour réussir. Attention toutefois : sa campagne est minée par de multiples crevaisons. S’il arrive à Waregem sans encombre, il peut créer la sensation et signer une troisième victoire cette saison après ses deux succès glanés en début d’année au Portugal.

Tobias Lund Andresen (Decathlon-CMA CGM) confirme son statut de révélation. Solide sur les pavés de l’Omloop, 13e de la Primavera, 6e du GP E3, 2e de Gand-Wevelgem, il semble avoir passé un cap dans la gestion des Classiques. Le Danois ne sera pas loin de la victoire (si ce n’est pas loin qui l’emporte).

⭐ Les “outsiders ++” capables de renverser la table

N’oublions pas Filippo Ganna (INEOS Grenadiers). Décevant à Milan-San Remo (33e), l’Italien pourrait avoir visé cette période. Si la course explose et qu’il part seul dans les 15 derniers kilomètres, personne ne le reverra.

Du côté francophone, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) cherche le déclic dans une classique WorldTour. Benoît Cosnefroy (UAE Team Emirates XRG) sera également à l’affût, car ce parcours, avec moins de pavés que le Ronde, laisse un peu plus d’espace aux puncheurs. Sans oublier l’excellent Christophe Laporte (Team Visma Lease a Bike).

Enfin, Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) reste un mystère. Sa 4e place sur Gand-Wevelgem est un signal positif, mais sa campagne flamande reste en deçà des attentes. Cette course est son dernier test avant le Ronde.

Au départ de la course, quelques noms circulent et ils pourraient bien tirer leur épingle du jeu : Jonathan Milan (Lidl Trek), Biniam Girmay (NSN Cycling Team), Lukas Kubis (Unibet Roe Rockets), Jonas Abrahamsen et Soren Waerenskjold (Uno X Mobility), Antonio Morgado (UAE), Tibor del Grosso (Alpecin – Premier Tech), Samuel Watson (INEOS Grenadiers) et aussi Aaron Gate (XDS Astana).

Startlist – Qui sont les 175 coureurs engagés participants de À Travers la Flandre 2026 – Dwars door Vlaanderen ?

EF Education – EasyPost (WT) ✅
1, ASGREEN, Kasper
2, VALGREN, Michael
3, LAMPERTI, Luke
4, WALKER, Max
5, SIMMONS, Colby
6, SCHWARZBACHER, Matthias
7, HONORÉ, Mikkel Frølich

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
11, VAN AERT, Wout
12, BRENNAN, Matthew
13, HAGENES, Per Strand
14, LAPORTE, Christophe
15, MATTIO, Pietro
16, AFFINI, Edoardo
17, ZINGLE, Axel

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
21, PHILIPSEN, Jasper
22, DEL GROSSO, Tibor
23, GOGL, Michael
24, PLOWRIGHT, Jensen
25, PLANCKAERT, Edward
26, RICKAERT, Jonas
27, SÉNÉCHAL, Florian

Soudal Quick-Step (WT) ✅
31, LAMPAERT, Yves
32, MAGNIER, Paul
33, PEDERSEN, Casper
34, REINDERINK, Pepijn
35, VAN BAARLE, Dylan
36, VAN GESTEL, Dries
37, SVRČEK, Martin

Lidl – Trek (WT) ✅
41, PEDERSEN, Mads
42, MILAN, Jonathan
43, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias
44, KRAGH ANDERSEN, Søren
45, VACEK, Mathias
46, SÖDERQVIST, Jakob
47, WALSCHEID, Max

INEOS Grenadiers (WT) ✅
51, GANNA, Filippo
52, HEIDUK, Kim
53, SWIFT, Connor
54, TARLING, Joshua
55, WATSON, Samuel
56, SHEFFIELD, Magnus
57, WELSFORD, Sam

Lotto Intermarché (WT) ✅
61, DE LIE, Arnaud
62, BERCKMOES, Jenno
63, BEULLENS, Cedric
64, BRAET, Vito
65, ARTZ, Huub
66, GRIGNARD, Sébastien
67, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel

UAE Team Emirates (WT) ✅
71, COSNEFROY, Benoît
72, VERMEERSCH, Florian
73, JOHANSEN, Julius
74, POLITT, Nils
75, MORGADO, António
76, HERREGODTS, Rune
77, BJERG, Mikkel

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
81, PITHIE, Laurence
82, MARIT, Arne
83, DRIZNERS, Jarrad
84, THORNLEY, Callum
85, VERMEERSCH, Gianni
86, VAN DIJKE, Mick
87, VAN DIJKE, Tim

Groupama – FDJ United (WT) ✅
91, GRÉGOIRE, Romain
92, GRUEL, Thibaud
93, HUENS, Axel
94, JACOBS, Johan
95, MADOUAS, Valentin
96, RUSSO, Clément
97, BARTHE, Cyril

NSN Cycling Team (WT) ✅
101, GIRMAY, Biniam
102, ASKEY, Lewis
103, BOIVIN, Guillaume
104, LOUVEL, Matis
105, VAN TRICHT, Floris
106, SHEEHAN, Riley
107, VAN ASBROECK, Tom

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
111, ANDRESEN, Tobias Lund
112, DEWULF, Stan
113, DE PESTEL, Sander
114, HOOLE, Daan
115, NAESEN, Oliver
116, BISSEGGER, Stefan
117, PEDERSEN, Rasmus Søjberg

Movistar Team (WT) ✅
121, GARCÍA CORTINA, Iván
122, CANAL, Carlos
123, BARRENETXEA, Jon
124, MILESI, Lorenzo
125, AULAR, Orluis
126, SERRANO, Gonzalo
127, MACIEJUK, Filip

Bahrain – Victorious (WT) ✅
131, MOHORIČ, Matej
132, GRADEK, Kamil
133, MIQUEL, Pau
134, BORGO, Alessandro
135, SEGAERT, Alec
136, ERŽEN, Žak
137, SKERL, Daniel

XDS Astana Team (WT) ✅
141, BETTIOL, Alberto
142, GATE, Aaron
143, ROMELE, Alessandro
144, BALLERINI, Davide
145, LIVYNS, Arjen
146, SYRITSA, Gleb
147, TONEATTI, Davide

Uno-X Mobility (WT) ✅
151, ABRAHAMSEN, Jonas
152, BÉVORT, Carl-Frederik
153, INGEBRIGTSEN, Storm
154, BLUME LEVY, William
155, LØLAND, Sakarias Koller
156, RESELL, Erik Nordsæter
157, WÆRENSKJOLD, Søren

Team Jayco AlUla (WT) ✅
161, SÜTTERLIN, Jasha
162, DE BONDT, Dries
163, DE POOTER, Dries
164, DONALDSON, Robert
165, DURBRIDGE, Luke
166, FOLDAGER, Anders
167, O’BRIEN, Kelland

Team Picnic PostNL (WT) ✅
171, DEGENKOLB, John
172, CORKERY, Dillon
173, PEACE, Oliver
174, FLYNN, Sean
175, KOERDT, Bjorn
176, RENARD-HAQUIN, Henri-François
177, VAN DEN BROEK, Frank

Cofidis (PRT) ✅
181, TEUNS, Dylan
182, CHARRET, Camille
183, ALLEGAERT, Piet
184, FRETIN, Milan
185, PAGE, Hugo
186, RENARD, Alexis
187, ZAMPERINI, Edoardo

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
191, KELEMEN, Petr
192, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
193, MOZZATO, Luca
194, FROIDEVAUX, Robin
195, MIKUTIS, Aivaras
196, PLUIMERS, Rick
197, LIENHARD, Fabian

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
201, DE GENDT, Aimé
202, FRISON, Frederik
203, LIEPIŅŠ, Emīls
204, MAŁECKI, Kamil
205, VAN MOER, Brent
206, BENNETT, Sam
207, HERMANS, Quinten

TotalEnergies (PRT) ✅
211, TURGIS, Anthony
212, BOULAHOITE, Rayan
213, BRUNEL, Alexys
214, DAUPHIN, Florian
215, DUJARDIN, Sandy
216, GACHIGNARD, Thomas
217, LEROUX, Samuel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
221, KUBIŠ, Lukáš
222, KOPECKÝ, Matyáš
223, DE VRIES, Hartthijs
224, LARSEN, Niklas
225, MOURIS, Wessel
226, BLOEM, Joren
227, KOPECKÝ, Tomáš

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
231, ALLENO, Clément
232, CAVIA, Daniel
233, DE LA CALLE, Hugo
234, FAGÚNDEZ, Eric Antonio
235, KMÍNEK, Vojtěch
236, MACÍAS, César
237, ÁLVAREZ, Rodrigo

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
241, VANDENSTORME, Dylan
242, GEERAERTS, Ferre
243, HESTERS, Jules
244, HUYSMANS, Nolan
245, TORNEY, Artuur
246, VAN DEN HAUTE, Milan
247, VERCOUILLIE, Victor

Infos pratiques : Comment suivre À Travers la Flandre 2026 à la TV et en streaming

Pour ne rien manquer des 184,6 kilomètres de course, voici les détails de la diffusion. Le départ réel sera donné à 11h55, mais les images TV débuteront dans l’après-midi, au moment où le peloton attaquera le coeur du parcours.

Horaires et chaînes TV (Eurosport, HBO Max, RTL Club)

France : La course sera diffusée en direct sur Eurosport 2 à partir de 13h45. Elle sera également accessible en streaming sur la plateforme HBO Max (avec un abonnement incluant le pass sport).

Belgique (Francophone) : Rendez-vous sur RTL Club à partir de 14h30.

Belgique (Néerlandophone) : La VRT1 prendra l’antenne à 13h35.

Notre verdict : Un terrain de jeu pour puncheurs et stratèges

À Travers la Flandre 2026 s’annonce comme un laboratoire tactique fascinant. L’absence des deux favoris mondiaux (Van der Poel et Pogačar) offre une fenêtre de tir exceptionnelle à une pléiade de coureurs avides de reconnaissance. Le nouveau parcours, plus dur et plus précoce, favorisera les scénarios de course explosive.

Si la course est dure dès le double passage au Knokteberg, nous voyons Wout Van Aert et Florian Vermeersch se neutraliser, laissant un groupe de puncheurs-sprinteurs se disputer la victoire. Si, au contraire, le peloton contrôle les débats et que le vent n’est pas un facteur, Jasper Philipsen pourrait bien profiter du travail de son équipe pour s’offrir un doublé après Gand-Wevelgem.

Une chose est sûre : contrairement à l’année dernière, Visma ne se laissera pas surprendre par un homme seul. Leur quête de rédemption sera le fil rouge de cette 80e édition. Le décor est planté, il ne reste plus qu’à voir qui osera écrire le scénario.

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Paris-Camembert 2026 : Pierre Gautherat triomphe au sprint, résumé et classement

Et si on avait assisté au déclic de la nouvelle génération du cyclisme français ? Ce mardi 31 mars, sur les routes normandes de Paris-Camembert, Pierre Gautherat (Decathlon CMA CGM) n’a pas seulement signé sa première victoire de la saison. Il a démontré une maturité tactique rare pour un coureur de 23 ans, en s’imposant au sprint au sein d’un groupe d’échappée 100% tricolore. Décryptage d’une journée où l’audace a payé face aux favoris annoncés.

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Comment Pierre Gautherat a conquis Paris-Camembert 2026 dans un scénario fou

Pourquoi l’échappée a-t-elle réussi là où le peloton a échoué ?

Sur le papier, Paris-Camembert 2026 présentait un plateau suffisamment relevé pour laisser penser que la décision se ferait dans un sprint massif ou une bordure. Avec des équipes comme Cofidis ou Unibet Rose Rockets (équipe du vainqueur sortant Lander Loockx) en embuscade, on imaginait le peloton contrôler les velléités offensives. Pourtant, c’est un scénario totalement inverse qui s’est écrit sur les 198 kilomètres entre Magnanville et Livarot-Pays-d’Auge.

La clé de cette journée réside dans un paradoxe tactique : la chasse n’a jamais été coordonnée. Dès le kilomètre 0, une première échappée composée de Mavric Beaune (VC Rouen 76), Clément Petit, Carter Guichard, Iuri Leitao (Caja Rural) et Elia Blum prend jusqu’à 3’25 d’avance. Mais derrière, si Unibet Rose Rockets roule en début de course, c’est surtout Groupama-FDJ United qui va mettre le nez au vent à 60 kilomètres de l’arrivée, signe que les équipes de sprinteurs n’avaient pas encore trouvé de leader unique.

La reprise des premiers fuyards à 35 km du but a créé un temps mort stratégique. C’est ce vide-tactique qu’ont parfaitement exploité Benjamin Thomas (Cofidis) et Pierre Gautherat.

Comment le « mur » de la Cavée des Crouttes a changé la course ?

Si l’on devait pointer le moment exact où Paris-Camembert a basculé, ce serait dans la côte de la Cavée des Crouttes (1,5 km à 6,1 %). Alors que le peloton venait tout juste d’absorber Iuri Leitao, Benjamin Thomas (Cofidis) a placé une attaque parfaitement chronométrée à 30 kilomètres de l’arrivée.

Son accélération a immédiatement créé une sélection sévère. À ses côtés, on retrouvait son coéquipier Valentin Ferron, mais surtout un groupe de coureurs au profil similaire : des rouleurs-puncheurs capables de tenir un effort long. C’est dans cette configuration que Pierre Gautherat a su se glisser. Contrairement à ses concurrents directs qui attendaient le sprint du peloton, Gautherat a pris le risque d’y aller à fond.

L’analyse tactique est ici limpide : en ne laissant aucun représentant de Decathlon CMA CGM dans le peloton, Gautherat a brûlé ses cartouches tôt, mais il a eu le mérite de s’inviter dans le coup décisif. Un choix de carrière qui rappelle les grandes heures des attaquants français sur les classiques normandes.

La Butte des Fondits : Alexandre Delettre a-t-il perdu la course sur une attaque trop précoce ?

L’un des débats qui va animer les chaumières cyclistes cette semaine concerne la gestion du final par Alexandre Delettre (TotalEnergies). Dans la dernière difficulté répertoriée, la Butte des Fondits (1,1 km à 8.9 %), Delettre a tenté de partir en solitaire à moins de dix kilomètres de l’arrivée.

Sur le papier, l’idée était excellente. Delettre est un puncheur, et en partant à cet endroit, il forçait les autres à rouler derrière lui, épuisant leurs coéquipiers. Mais face à un groupe d’échappée réduit à six hommes, sans équipiers pour contrôler, l’initiative s’est retournée contre lui.

Le problème : Son attaque a neutralisé toute velléité d’attaque ultérieure de la part de Ferron ou Thomas.

La conséquence : Le groupe s’est reformé, et les jambes de Delettre, qui avait déjà fourni un effort conséquent, étaient entamées pour le sprint.

Pierre Gautherat, lui, a patiemment attendu. Il a couvert les attaques de Valentin Ferron (Cofidis) à deux kilomètres du but, avant de lancer un sprint long et puissant rue de Lisieux à Livarot-Pays-d’Auge. Pour un coureur de 23 ans, afficher une telle lucidité dans le final est un signal fort envoyé à ses concurrents.

Les faits marquants : une mainmise française

La domination tricolore sur cette édition 2026 est sans appel. Les six hommes de l’échappée ont terminé aux six premières places, reléguant le peloton à 24 secondes. Voici les enseignements à retenir du classement :

Pierre Gautherat (Decathlon CMA CGM) : 2e victoire pro après les 4 Jours de Dunkerque 2025 (3e étape). Une confirmation que le coureur installé à Durbuy a trouvé la formule pour s’imposer sur des profils vallonnés.

Alexandre Delettre (TotalEnergies) : 2e. Il confirme son excellent début de saison mais devra sans doute regretter son attaque un peu trop précoce.

Maxime Vezie (CIC Pro Cycling) : 3e. Une belle perf pour l’équipe Continentale qui place un homme sur le podium.

Tom Donnenwirth (Groupama-FDJ United) et Valentin Ferron (Cofidis) complètent le top 5, prouvant la densité du peloton français.

Lander Loockx (Unibet Rose Rockets) : 11e et premier étranger. Le vainqueur 2025 a été pris au piège par la configuration de l’échappée, malgré le travail de son équipe.

Antoine Hue (VC Rouen 76) a réglé le sprint du peloton, prenant une belle 7e place, tandis que Bryan Coquard (Cofidis) devait se contenter d’une place d’honneur, victime du scénario défavorable. Clément Venturini termine 10e.

Que manque-t-il à Paris-Camembert pour intégrer le calendrier WorldTour ?

Cette 87e édition pose une question de fond : comment se fait-il qu’une course aussi spectaculaire, avec un tel plateau français, ne soit plus inscrite à la Coupe de France et reste à la porte du WorldTour ?

Le scénario de 2026 a montré que Paris-Camembert a tous les ingrédients d’une classique de premier plan. Entre les difficultés comme la Côte de l’Angleterre (1,1 km à 5,9 %), la Cavée des Crouttes et la Butte des Fondits, le tracé est suffisamment sélectif pour éviter les sprints massifs, sans être trop dur pour étouffer les attaques.

Qu’en pensez-vous ? Pensez-vous que Paris-Camembert mérite une place de choix dans le calendrier WorldTour au même titre que des Classiques belges ou néerlandaises ?

Pour l’heure, la victoire de Pierre Gautherat restera comme un moment de bravoure. En osant prendre le bon wagon à 30 kilomètres de l’arrivée, il a non seulement décroché la plus belle ligne de sa carrière, mais il a aussi offert aux spectateurs une démonstration de ce que le cyclisme français a de meilleur à offrir : de l’audace, de la technique, et une belle carte de visite avant les prochains grands rendez-vous de la saison.

La victoire de Pierre Gautherat en vidéo

Retrouvez ci-dessous le résumé vidéo de Paris-Camembert 2026 – une prouesse individuelle au sein d’un collectif de circonstance.

Classement complet de Paris-Camembert 2026

  1. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team les 198 km en 4:47:53 (41,2 km/h)
  2. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  3. VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  4. DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
  5. FERRON VALENTIN, Cofidis m.t.
  6. THOMAS BENJAMIN, Cofidis +0:13
  7. HUE ANTOINE, Veloce Club Rouen 76 +0:24
  8. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  9. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  10. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  11. LOOCKX LANDER, Unibet Rose Rockets m.t.
  12. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  13. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
  14. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  15. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  16. SPARFEL AUBIN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  17. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  18. BERASATEGI XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  19. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  20. MARTÍN GOTZON, Equipo Kern Pharma m.t.
  21. RETEGI MIKEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  22. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  23. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  24. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma m.t.
  25. CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix m.t.
  26. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  27. HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  28. LESUEUR LOUKA, Veloce Club Rouen 76 m.t.
  29. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  30. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta m.t.
  31. HAUGLAND KASPER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  32. TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  33. GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma m.t.
  34. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  35. PALENI ENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  36. OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
  37. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  38. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  39. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  40. JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  41. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  42. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  43. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  44. LE NY JEAN-LOUIS, Veloce Club Rouen 76 m.t.
  45. MONIQUET SYLVAIN, Cofidis m.t.
  46. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +0:31
  47. BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta +0:42
  48. THIERRY PIERRE, TotalEnergies +0:50
  49. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma +0:59
  50. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  51. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix +2:00
  52. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA +2:44
  53. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  54. SERRANO JAVIER, Team Polti VisitMalta m.t.
  55. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  56. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  57. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  58. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix m.t.
  59. BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  60. GLOUX SWANN, Veloce Club Rouen 76 m.t.
  61. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  62. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  63. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  64. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies m.t.
  65. BRUSTENGA MARC, Equipo Kern Pharma m.t.
  66. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  67. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +2:51
  68. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +3:05
  69. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA +6:03
  70. FERRARO SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  71. CHALEIL LOUIS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  72. MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  73. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  74. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  75. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  76. GUICHARD CARTER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  77. BLUM ELIA, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  78. ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets m.t.
  79. WALTON JONAS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  80. SIMON YOHANN, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  81. PETIT CLÉMENT, Veloce Club Rouen 76 m.t.
  82. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 +6:06
  83. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  84. BAGOU GUILLAUME, Elite Fondations Cycling Team +14:38
  85. VAN BYLEN LIAM, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  86. GRÉGOIRE BAPTISTE, Groupama – FDJ United m.t.
  87. MAIRE ADRIEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  88. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  89. GÓMEZ IKER, Equipo Kern Pharma m.t.
  90. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team m.t.

90 coureurs classés à l’arrivée sur 110 partants.

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Paris-Camembert 2026 : Parcours modifié, engagés, favoris, diffusion TV direct

La 87e édition de Paris-Camembert, ce mardi, n’est pas une simple Classique normande de plus. En supprimant le passage par Lisieux, les organisateurs ont signé un nouveau testament pour puncheurs et audacieux. Entre le tenant du titre Lander Loockx, les assauts d’un peloton français revanchard mené par Bryan Coquard sous la surveillance d’un certain Clément Venturini, et une succession de murs redoutables dans les 70 derniers kilomètres, voici notre analyse tactique et technique d’une course qui promet de ne laisser aucun répit.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Paris-Camembert 2026 : Pourquoi le nouveau tracé du Pays d’Auge va faire exploser la course

Quel est le piège du nouveau parcours 2026 ?

Si l’on croyait connaître Paris-Camembert par coeur, l’édition 2026 nous réserve une sacrée surprise stratégique. Oubliée, la traversée de Lisieux. Les organisateurs ont opté pour une refonte tactique majeure en traçant un itinéraire de 198 kilomètres entre Magnanville (Yvelines) et Livarot-Pays-d’Auge (Calvados) qui joue la carte de la concentration maximale de la douleur.

Un premier acte trompeur entre Eure-et-Loir et l’Eure

Ne vous fiez pas à la longue ligne droite initiale. Après le départ fictif donné à 10h55 (le départ réel à 11h05), le peloton traversera l’Eure-et-Loir et l’Eure avant de basculer dans le Calvados. Ce long chapelet de plaines est un classique de la mise en route, mais il sera un piège à vent. Selon les données historiques, un groupe mal placé dans les bordures de l’Eure peut dire adieu à tout espoir de général bien avant d’apercevoir les premières pentes du Pays d’Auge. La tactique sera donc double : survivre à l’usure du vent avant de survivre à la pente.

Le mur final : Pourquoi la Butte des Fondits devient le juge de paix

C’est dans les 70 derniers kilomètres que le sort de cette 87e édition va se jouer. Le circuit final est une véritable mise à mort progressive. Les coureurs s’affronteront sur un enchaînement sans répit : la Côte de l’Angleterre (1,1 km à 5,9 %), mais surtout le double passage impitoyable sur la Cavée de Crouttes (1,5 km à 6,1 %).

Cependant, l’élément clé de cette édition, c’est la répétition de la Butte des Fondits. Avec son 1,1 kilomètre à une pente moyenne de 8,7 %, elle constitue un terrain de jeu idéal pour les puncheurs. Le fait qu’elle soit escaladée une première fois dans le circuit long, puis une seconde fois à seulement 9 kilomètres de l’arrivée rue de Lisieux, signifie une chose : si un sprinteur n’est pas un pur grimpeur, il sera lâché. Selon vous, un puncheur endurant comme Clément Venturini récent vainqueur de la Roue Tourangelle peut-il résister à un retour des sprinteurs costauds sur ce final, ou la course est-elle déjà écrite pour les attaquants ?

Les favoris : La revanche française face au tenant belge

Avec un plateau de 16 formations, dont seulement deux WorldTour (Decathlon CMA CGM et Groupama-FDJ), la course s’annonce ouverte. Mais si la hiérarchie semble floue, les ambitions, elles, sont parfaitement dessinées.

Bryan Coquard (Cofidis), l’expérience avant tout

Déjà lauréat en 2014, et vainqueur du GP La Marseillaise en tout début de saison, Bryan Coquard arrive avec un statut de favori numéro 1. Mais l’intérêt ici n’est pas tant son palmarès que son évolution physique. À 33 ans, Coquard a su muscler sa capacité à passer les bosses. Cofidis l’entoure d’un collectif solide avec Valentin Ferron (vainqueur 2023), Benjamin Thomas et le Normand Paul Ourselin. Si la Butte des Fondits ne crée pas une cassure définitive, le sprint du natif de La Roche-sur-Yon est une garantie presque absolue.

Clément Venturini (Unibet Rose Rockets) et la dynamique du champion

Le septuple champion de France de cyclo-cross arrive lancé. Sa victoire à la Roue Tourangelle dimanche dernier a prouvé qu’il avait retrouvé ce petit « plus » qui lui avait manqué ces dernières saisons. Leader chez Unibet, il aura une carte supplémentaire à jouer : la connaissance parfaite du lauréat 2025, son coéquipier Lander Loockx. Loockx, vainqueur à la surprise générale l’an dernier en coiffant Paul Seixas et Louis Barré sur le poteau, a montré que ce parcours accidenté récompense l’audace. L’an dernier, le vent avait été si favorable que le lauréat était connu dès 15h. Pour 2026, avec ce parcours plus dur, le scénario pourrait être celui d’un duel franco-belge en costauds.

Les cartes cachées du collectif français

Derrière les deux favoris principaux, le vivier français regorge de talents capables de créer la surprise.

Decathlon-CMA CGM : L’équipe aligne Pierre Gautherat et Aubin Sparfel. Rappelons que la formation a remporté quatre des sept dernières éditions (Cosnefroy, Godon). Ils savent exactement où placer leurs pions.

TotalEnergies : Le collectif est l’un des plus denses avec Mathis Le Berre, Alexandre Delettre (toujours à la recherche d’un premier succès professionel), Thomas Bonnet et l’excellent Mathieu Burgaudeau qui n’a plus levé les bras depuis 2024. L’objectif sera de saturer la course pour éviter un sprint pur.

Groupama-FDJ United : Sans Guillaume Martin-Guyonnet, le leadership revient à Ewen Costiou, 2e en 2023, 7e en 2024 et 4e en 2025.

Qui sont les 110 coureurs engagés participants sur Paris-Camembert 2026 ?

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
1, ŤOUPALÍK, Adam
2, MAIRE, Adrien
3, VENTURINI, Clément
4, JOHANNINK, Jelle
5, LOOCKX, Lander
6, GELEIJN, Owen
7, MERIS, Sergio

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
11, BÉNÉTEAU, Lucas
12, BERGER, Antoine
13, BOUQUET, Axel
14, CHAMPION, Thomas
15, DELACROIX, Théo
16, GUGLIELMI, Simon
17, SIMON, Yohann

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
21, BESSEGA, Gabriele
22, BELLETTA, Dario Igor
23, LONARDI, Giovanni
24, MAESTRI, Mirco
25, MIFSUD, Andrea
26, MUÑOZ, Francisco
27, SERRANO, Javier

Cofidis (PRT) ✅
31, COQUARD, Bryan
32, THOMAS, Benjamin
33, FERRON, Valentin
34, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
35, MONIQUET, Sylvain
36, IZQUIERDO, Clément
37, OURSELIN, Paul

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
41, CAPRON, Rémi
42, HARDOUIN, Louis
43, HUCK, Léandre
44, JARNET, Maxime
45, MOLLY, Kenny
46, HEREMANS, Joppe
47, THÉOT, Killian

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
51, BRUSTENGA, Marc
52, AZANZA, Ibai
53, GÓMEZ, Iker
54, PÉREZ, César
55, RETEGI, Mikel
56, GIMENO, Nil

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
61, BERASATEGI, Xabier
62, LÓPEZ, Jordi
63, LASTRA, Jonathan
64, VAN DER TUUK, Axel
65, MINTEGI, Iker
66, MARTÍN, Gotzon
67, UGARTE, Gari

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
71, CHAUSSINAND, Joris
72, GUERNALEC, Victor
73, HAMON, Similien
74, LANGELLA, Lenaic
75, VEZIE, Maxime
76, MARIAULT, Axel
77, WALTON, Jonas

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
81, HÄNNINEN, Jaakko
82, KONIJN, Alexander
83, MAINGUENAUD, Tom
84, HUYS, Laurens
85, GILLET, Baptiste
86, PAPON, Victor
87, GUICHARD, Carter

TotalEnergies (PRT) ✅
91, BONNET, Thomas
92, BURGAUDEAU, Mathieu
93, DELETTRE, Alexandre
94, LE BERRE, Mathis
95, JOUSSEAUME, Alan
96, THIERRY, Pierre
97, VADIC, Baptiste

Veloce Club Rouen 76 (CT) ✅
101, ADAM, Guillaume
102, HUE, Antoine
103, GLOUX, Swann
104, LE NY, Jean-Louis
105, BEAUNE, Mavric
106, LESUEUR, Louka
107, PETIT, Clément

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
111, BLUM, Elia
112, TISSIÈRES, Arnaud
113, BAGOU, Guillaume
114, AEBERSOLD, Nils
115, GEORGE, Alfred
116, JEAN, Victor
117, DARBELLAY, Valentin

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
122, CONFORTI, Lorenzo
123, FERRARO, Santiago
124, MAGLI, Filippo
125, MANENTI, Marco
126, MARCELLUSI, Martin
127, ZANONCELLO, Enrico

Groupama – FDJ United (WT) ✅
131, COSTIOU, Ewen
132, DONNENWIRTH, Tom
133, PALENI, Enzo
134, BOULET, Eliott
135, CUSHWAY, Maximilian
136, GRÉGOIRE, Baptiste
137, LOULERGUE, Victor

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
141, CHALEIL, Louis
142, GAUTHERAT, Pierre
143, HAUGLAND, Kasper
144, GUDMESTAD, Tord
145, SPARFEL, Aubin
146, VAN BYLEN, Liam
147, POLLEFLIET, Gianluca

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
151, PRADES, Eduard
152, SORARRAIN, Gorka
153, VILLAR, Iker
154, LEITÃO, Iúri
155, IBÁÑEZ, Javier
156, PEÑUELA, Francisco Joel
157, LARRONDE, Ellande

Comment suivre Paris-Camembert 2026 en direct ?

La course, classée UCI 1.1, peut parfois souffrir d’un manque de visibilité. Pas cette année. Vous pourrez suivre le spectacle en direct commenté écrit sur France 3 Normandie, une référence pour les puristes qui aiment analyser la course au rythme des attaques.

Pour ceux qui préfèrent l’image, la diffusion TV est assurée par Eurosport et HBO Max à partir de 15h00. Le départ réel des coureurs sera donné à 11h05 de Magnanville. Quant à l’horaire d’arrivée, les organisateurs prévoient une fenêtre entre 15h30 et 16h, mais comme le vent peut jouer les trouble-fêtes et offrir aux coureurs des « jambes de feu », il serait imprudent de viser juste. Si vous voulez voir l’emballage final à Livarot, soyez en place bien avant l’horaire prévu.

Paris-Camembert 2026 marque un tournant. En modifiant son parcours pour le rendre plus explosif, les organisateurs envoient un signal clair : ici, on ne fait pas de la figuration. Entre un tenant belge déterminé à conserver son bien et un peloton français en état de grâce (Venturini, Coquard, Costiou), la bataille des 198 kilomètres s’annonce comme un condensé de ce qui fait le sel des classiques françaises. Une seule certitude : à Livarot, mardi, il faudra avoir les cuisses et la stratégie.

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Roue Tourangelle 2026 : Clément Venturini met fin à 8 ans de disette

Ce dimanche 29 mars, sur les routes de la Roue Tourangelle, Clément Venturini a renoué avec la victoire, huit ans après son dernier succès. À 32 ans, le vétéran d’Unibet Rose Rockets a parfaitement joué le coup tactique, exploitant une erreur de Bryan Coquard dans les derniers mètres pour s’offrir un succès de prestige lors de la 3e manche de la FDJ United Series. Analyse d’une victoire qui sent la rédemption.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

La rédemption de Clément Venturini, vainqueur au courage sur la Roue Tourangelle 2026

Un succès qui efface huit années de silence

Pour un coureur, huit ans sans victoire, c’est une éternité. Pour Clément Venturini, c’était même devenu une pensée obsessionnelle, à tel point que l’idée de raccrocher le vélo a sérieusement traversé son esprit. C’est pourtant avec la rage de ceux qui ont touché le fond que le Français de 32 ans s’est imposé ce dimanche 29 mars sur la 25e édition de la Roue Tourangelle Centre Val de Loire.

Au terme des 201 kilomètres tracés entre Château-Renault et Tours, le natif de Montluçon a dominé au sprint un petit groupe de costauds, devançant l’Italien Martin Marcellusi (Bardiani CSF) et le jeune espoir français Matys Grisel (Lotto Intermarché). Un succès qui sonne comme une libération pour celui qui n’avait plus levé les bras depuis le 15 juin 2018.

« Sur la fin, j’ai repensé à cet hiver où j’ai frôlé la retraite non voulue… Je ne pensais qu’à ça. Aujourd’hui, ça ne pouvait pas m’échapper » a-t-il confié, ému, au micro de NOVO19. Une phrase qui résume à elle seule le poids des émotions d’un compétiteur qui a su rebondir après la disparition de son ancienne formation, Arkéa-B&B Hotels, en fin de saison dernière.

Comment la course s’est construite : le piège de la côte de l’Épan

La Roue Tourangelle, souvent réputée comme un terrain de jeu pour sprinteurs, a offert un scénario beaucoup plus ouvert cette année. Les organisateurs avaient modifié le final habituel, et c’est sur la côte de l’Épan, située à 14 kilomètres de l’arrivée, que le peloton a explosé.

Un groupe de 18 coureurs s’est détaché lors des deux derniers tours du circuit, profitant de la sélection naturelle imposée par les sept courtes mais nerveuses ascensions du parcours. Une échappée matinale composée de six hommes (Yaël Joalland de Cofidis, Declan Irvine de Novo Nordisk, Joeri Schaper de Soudal Quick-Step Devo’, Théo Delacroix de St Michel-Préférence Home-Auber93, Kenny Molly de Van Rysel Roubaix et Ville Merlöv de BHS-PL Beton Bornholm) avait pourtant mené la danse durant une bonne partie de la journée, comptant jusqu’à 2 minutes 30 d’avance.

Mais la supériorité numérique de l’équipe Cofidis – présente en force avec quatre éléments – a changé la donne. L’équipe française a imposé un rythme soutenu pour préparer le terrain à son sprinteur vedette, Bryan Coquard, avant de finalement refermer la parenthèse de l’échappée.

Le duel tactique : l’erreur fatale de Coquard et le coup de maître de Venturini

L’emballage final s’est joué sur un fil. Alors que la Cofidis avait parfaitement exécuté son plan en positionnant Bryan Coquard idéalement dans les derniers mètres, le scénario a basculé sur un détail qui fait la différence entre un bon et un grand coureur : la gestion de l’effort.

Coquard, visiblement confiant, a lancé son sprint de très (trop) loin. Un geste d’orgueil qui s’est transformé en piège. Dans son sillage, Clément Venturini, isolé mais lucide, a attendu l’instant précis. Comme un chat guettant sa proie, il a patienté dans la roue du sprinteur de Cofidis avant de produire son effort décisif dans les 50 derniers mètres.

« Coquard a lancé d’un peu loin » analyse-t-on à la rédaction. Résultat : Venturini le déborde, tandis que Martin Marcellusi et Matys Grisel profitent du trou d’air pour compléter le podium. Une victoire au forceps qui offre à Unibet Rose Rockets un succès de prestige sur une manche importante de la FDJ United Series.

Classement et implications dans la FDJ United Series

Cette victoire a bien sûr des répercussions immédiates au classement général de la FDJ United Series. Malgré sa désillusion du jour, Bryan Coquard conserve logiquement la tête du classement. Avec 105 points, il maintient une avance confortable de 35 longueurs sur ses premiers poursuivants, dont Clément Venturini et Alec Segaert (absent ce dimanche car engagé sur In Flanders Fields).

« Peut-on parler de renaissance pour Venturini ? »

Cette question mérite d’être posée. Alors que beaucoup l’avaient enterré sportivement après la disparition de son équipe l’hiver dernier, Venturini prouve qu’il reste un client sérieux sur les classiques françaises.

Avec cette victoire, il confirme un excellent début de saison et offre une lumière particulière à son parcours. Il y a quelques mois, il n’avait plus d’équipe. Aujourd’hui, il est titulaire d’une victoire dans une course du calendrier français majeur.

Et pour les fans, une interrogation subsiste : ce succès, le premier depuis huit ans, va-t-il débloquer une dynamique ? Venturini peut-il désormais jouer les trouble-fêtes sur d’autres épreuves de la FDJ United Series ? Une chose est sûre, avec une telle histoire, il a désormais une légitimité et un capital sympathie qui pourraient le pousser vers d’autres exploits.

Analyse vidéo : l’emballage final décrypté

Pour les amateurs de tactique, l’emballage final est un cas d’école à visionner (vidéo disponible ci-dessous). On y voit Bryan Coquard s’élancer seul, dos au vent, sans véritable roue pour le protéger. À l’inverse, Venturini utilise Coquard comme « lead-out » avant de le remonter. C’est un sprint classique de « retour sur une lanceur », où l’intelligence de course prime sur la seule puissance brute.

Points clés à retenir :

L’erreur de jugement de Coquard (lancement trop long).

Le placement parfait de Venturini dans la dernière courbe.

L’explosivité de Marcellusi qui arrache la deuxième place.

Un succès qui résonne comme une deuxième carrière

La Roue Tourangelle 2026 restera gravée comme la course de la résurrection pour Clément Venturini. Plus qu’une simple victoire, c’est une page d’histoire personnelle qu’il a écrite dans les rues de Tours. Pour le cyclisme français, c’est aussi la preuve que les vétérans ont encore des ressources insoupçonnées.

Avec ce succès, Venturini lance un message clair : sa carrière est loin d’être finie. Rendez-vous maintenant sur les prochaines manches de la FDJ United Series pour voir si le Français peut confirmer ce retour en grâce.

Classement complet de La Roue Tourangelle 2026

  1. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets les 201 km en 4:35:22 (43,8 km/h)
  2. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  3. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  4. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  5. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  6. SPARFEL AUBIN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  7. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies m.t.
  8. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
  9. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  10. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  11. DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
  12. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  13. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  14. THOMAS BENJAMIN, Cofidis +0:11
  15. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:22
  16. BRUSTENGA MARC, Equipo Kern Pharma +0:41
  17. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  18. TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
  19. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  20. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta m.t.
  21. BERASATEGI XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  22. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  23. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United m.t.
  24. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  25. BUDZIŃSKI MARCIN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  26. RIDOLFO FILIPPO, Team Novo Nordisk m.t.
  27. MILAN MATTEO, Groupama – FDJ United m.t.
  28. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  29. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  30. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché m.t.
  31. STAMPE DANIEL, BHS – PL Beton Bornholm m.t.
  32. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  33. SCHAPER JOERI, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
  34. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  35. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  36. VILLAR IKER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  37. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  38. ZAFRA MARC, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
  39. BOWER LEWIS, Groupama – FDJ United m.t.
  40. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  41. CARDIS ROMAIN, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  42. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  43. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  44. BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta m.t.
  45. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  46. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  47. FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United m.t.
  48. VAN BYLEN LIAM, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  49. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
  50. ROYER LUC, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
  51. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  52. SERRANO JAVIER, Team Polti VisitMalta m.t.
  53. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  54. MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  55. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
  56. LYSGAARD BOAS, BHS – PL Beton Bornholm m.t.
  57. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix m.t.
  58. SUTTON LOUIS, Euskaltel – Euskadi m.t.
  59. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
  60. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  61. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  62. BOULET ELIOTT, Groupama – FDJ United m.t.
  63. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  64. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  65. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  66. LARRONDE ELLANDE, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  67. DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
  68. FOX MATTHEW, Lotto Intermarché m.t.
  69. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  70. BAGATIN CHRISTIAN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  71. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  72. TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  73. SANDER HANSEN MARCUS, BHS – PL Beton Bornholm m.t.
  74. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  75. MANZIN LORRENZO, TotalEnergies m.t.
  76. GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  77. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  78. HAUGLAND KASPER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  79. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  80. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  81. SERVRANCKX GAUTHIER, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
  82. CHALEIL LOUIS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  83. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché m.t.
  84. SCHANDORFF IWERSEN EMIL, BHS – PL Beton Bornholm m.t.
  85. ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix m.t.
  86. TAMINIAUX LIONEL, Lotto Intermarché m.t.
  87. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi +0:58
  88. DEBEAUMARCHÉ NICOLAS, Cofidis m.t.
  89. FERRON VALENTIN, Cofidis m.t.
  90. BAGOU GUILLAUME, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  91. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi +1:01
  92. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +1:03
  93. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets +1:05
  94. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  95. MÜLLER TOBIAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  96. JOALLAND YAËL, Cofidis +1:08
  97. DE CLERCQ MATHIJS, Soudal Quick-Step Devo Team +1:18
  98. POLGA ANTONIO, Team Novo Nordisk +1:33
  99. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix m.t.
  100. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  101. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +1:42
  102. FAYOLLE JEAN-LOUP, CIC Pro Cycling Academy +2:27
  103. DE GRAEVE QUINTEN, Team Novo Nordisk +2:35
  104. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  105. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  106. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  107. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
  108. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  109. MERLÖV VILLE, BHS – PL Beton Bornholm m.t.
  110. HENNEQUIN PAUL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  111. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma m.t.
  112. GRELLIER FABIEN, TotalEnergies +3:29
  113. GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma +4:26
  114. GÓMEZ IKER, Equipo Kern Pharma m.t.
  115. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team +5:07
  116. BÖGLI NOAH, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  117. GUICHARD CARTER, Nice Métropole Côte d’Azur +5:47
  118. IRVINE DECLAN, Team Novo Nordisk +7:19
  119. TAKÁCS ZSOMBOR TAMÁS, MBH Bank CSB Telecom Fort +8:35
  120. PERSICO DAVIDE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  121. LARSEN MATHIAS ALEXANDER ERIK, BHS – PL Beton Bornholm m.t.
  122. PEÁK BARNABÁS, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  123. TERRIER LUCAS, Team Novo Nordisk m.t.
  124. WATTELLE CÉLESTIN, Team Novo Nordisk m.t.
  125. SAGNIER KARL, Groupama – FDJ United m.t.
  126. OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix +10:43
  127. SIMON YOHANN, St Michel – Preference Home – Auber93 +12:48

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Gand-Wevelgem 2026 : Jasper Philipsen triomphe au sprint, Van der Poel et Van Aert repris

C’était l’affiche rêvée. Un duel au sommet entre Mathieu van der Poel et Wout van Aert pour une victoire monumentale. Mais Gand-Wevelgem 2026, devenue « In Flanders Fields », a réservé un dénouement totalement imprévu. Dans un sprint rageur, Jasper Philipsen a profité de la remontée du peloton pour s’offrir sa 60e victoire en carrière, laissant ses deux illustres leaders sur le carreau. Voici l’analyse complète d’une Classique qui restera dans les mémoires.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le coup de tonnerre à Wevelgem : Philipsen coiffe Van der Poel et Van Aert sur la ligne

Le piège flamand, ou l’art de la désillusion

Ce dimanche 29 mars, sur les 240,8 kilomètres du tracé reliant Middelkerke à Wevelgem, le cyclisme a offert une nouvelle démonstration de sa cruelle beauté. Pendant près de 200 kilomètres, le scénario semblait écrit d’avance. Lorsque Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) et Wout van Aert (Visma-Lease a Bike) s’envolent à 35 kilomètres de l’arrivée dans l’ultime ascension du Mont Kemmel, la planète cyclisme retient son souffle. Le duel des Titans, celui que l’on attendait depuis Milan-Sanremo, allait-il enfin trouver son épilogue sur les routes pavées des Flandres ?

L’histoire aurait pu être belle. Mais le cyclisme, c’est aussi une science inexacte où les calculs de force se heurtent parfois à l’orgueil d’un peloton. Alors que le duo iconique collaborait sous les acclamations, le peloton, mené tambour battant par Decathlon CMA CGM, INEOS Grenadiers et Red Bull-BORA-hansgrohe, refusait de rendre les armes. Résultat : un retour sous la flamme rouge, et une victoire au sprint pour Jasper Philipsen, le « Missile » d’Alpecin, devant Tobias Lund Andresen et Christophe Laporte.

Comment l’échappée matinale a posé les bases d’une course de contrôle

Comme souvent dans les classiques flandriennes, Gand-Wevelgem 2026 n’a pas livré tous ses secrets d’un coup. Les premiers kilomètres, balayés par le vent, ont été le théâtre d’une valse d’attaques.

Huit baroudeurs à l’avant, une entente précaire

Très tôt, un groupe de huit coureurs, le visage même de l’échappée moderne, a pris le large. On y retrouvait des spécialistes du break comme Dries De Bondt (Jayco AlUla), Frits Biesterbos (Picnic PostNL), Julius Johansen (UAE Team Emirates XRG), Camille Charret (TotalEnergies), les deux coureurs de Team Flanders-Baloise Jules Hesters et Victor Vercouillie, ainsi que Hartthijs De Vries et Wessel Mouris (Unibet Rose Rockets). Leur avance a rapidement grimpé à plus de cinq minutes, une marge confortable qui a laissé le peloton dans une apparente sérénité.

Mais cette accalmie était trompeuse. Derrière, Alpecin-Premier Tech, conscient d’avoir deux cartes maîtresses (Van der Poel pour l’échappée et Philipsen pour le sprint), jouait le rôle d’équilibriste. La course a connu un premier frisson avec la formation de bordures dans les secteurs exposés des De Moeren, réduisant le peloton à une cinquantaine d’unités. C’est dans ce contexte que la malchance a frappé certains favoris. Paul Magnier (Soudal-Quick Step), victime d’une crevaison, a définitivement dit adieu à ses ambitions, tandis que Ben Turner (INEOS Grenadiers), en grande forme ces dernières semaines, a été impliqué dans une chute qui l’a contraint à l’abandon.

Le Kemmel, théâtre de l’affrontement ultime entre Van Aert et Van der Poel

Si le début de course avait été animé, c’est à l’approche du Mont Kemmel que Gand-Wevelgem 2026 a pris son véritable visage. Cette butte mythique, gravie à trois reprises, allait servir de rampe de lancement.

Van Aert sonne la charge à 60 kilomètres du but

C’est sur la deuxième ascension du Kemmelberg que Wout van Aert a décidé d’accélérer le tempo. Le Belge de Visma-Lease a Bike, en quête de confirmation après sa troisième place à Milan-SanRemo, a provoqué une première sélection sévère. Seuls Mathieu van der Poel et le très offensif Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG) ont réussi à s’accrocher à sa roue. Un trio d’enfer qui a rapidement opéré la jonction avec les rescapés de l’échappée matinale.

À ce stade de la course, la stratégie d’Alpecin semblait parfaite. Van der Poel était à l’avant, et derrière, Jasper Philipsen patientait dans un peloton réduit. Pourtant, l’embellie pour le duo de choc n’était qu’un leurre.

L’accélération fatidique de Van der Poel dans l’Ossuaire

À 35 kilomètres de l’arrivée, dans la troisième et dernière montée du Kemmelberg (section de l’Ossuaire), Mathieu van der Poel a frappé un grand coup. Son accélération, assis sur le vélo, a été d’une violence inouïe. Florian Vermeersch a explosé, et même Wout van Aert a concédé une dizaine de mètres au sommet. Selon les données recueillies, la puissance délivrée par le Néerlandais sur ces pentes à près de 10 % a flirté avec les sommets de sa prestation sur l’E3 Saxo Classic deux jours plus tôt.

Le Belge a pourtant su recoller, et les deux hommes se sont retrouvés pour former ce que l’on appelle communément l’ « échappée de rêve ». Leur collaboration était parfaite, presque télépathique. À l’entrée d’Ypres, l’avance oscillait autour de la minute. Mais face au vent de face et à un peloton lancé à pleine vitesse, ce matelas était-il suffisant ?

Le retour du peloton : quand la tactique collective l’emporte sur le génie individuel

Pendant que Van der Poel et Van Aert s’illustraient à l’avant, une autre bataille faisait rage dans le peloton. On peut légitimement se demander : comment se fait-il qu’un tel duo, avec une telle entente, n’ait pas tenu jusqu’au bout ?

Le travail de sape de Decathlon CMA CGM et Red Bull-BORA-hansgrohe

La réponse est à chercher du côté de l’investissement collectif. La formation Decathlon CMA CGM, emmenée par Tobias Lund Andresen, avait tout intérêt à ramener le groupe pour jouer la gagne. Elle a été relayée efficacement par Red Bull-BORA-hansgrohe et INEOS Grenadiers, qui ont maintenu un rythme d’enfer sur les 20 derniers kilomètres. L’avance, qui était de 50 secondes à 15 km, est tombée à 25 secondes à 10 km.

Le courage vain de Alec Segaert

À 5 kilomètres de l’arrivée, alors que l’issue semblait encore incertaine, Alec Segaert (Bahrain Victorious) a tenté un pari audacieux. Le jeune Belge est sorti du peloton pour tenter la jonction avec le duo de tête. Son effort héroïque a porté ses fruits, et il a rejoint les deux champions pour reformer un groupe de trois. Pendant un instant, on a cru qu’il pourrait insuffler un second souffle à l’échappée.

Mais le peloton, mené par un Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) impérial, a serré la vis. L’écart a fondu comme neige au soleil. Sous la flamme rouge, la messe était dite : Van der Poel, Van Aert et Segaert étaient repris. Le rêve d’un duel au sommet s’effondrait.

Jasper Philipsen, le roi du sprint et la 60e

Dès lors, la course se transformait en un sprint massif pour un groupe réduit. Une configuration qui convenait parfaitement à Jasper Philipsen. Le Belge de 28 ans, souvent critiqué pour sa dépendance à son lead-out, a fait preuve d’une intelligence de course rare.

La reconversion express de Van der Poel en poisson-pilote

Malgré l’énorme effort fourni, Mathieu van der Poel n’avait pas dit son dernier mot. Repris, il s’est immédiatement mis au service de son leader, retrouvant son rôle de poisson-pilote aux côtés de Florian Sénéchal. L’organisation parfaite d’Alpecin-Premier Tech a permis de placer Philipsen dans la meilleure des positions.

Lancé dans la dernière ligne droite, Philipsen a sorti une pointe de vitesse fulgurante, dominant Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) et Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike). Pour Laporte, ce podium est un signal fort : le Français confirme son retour au premier plan après une saison 2025 compliquée.

Une leçon de tactique pour les Classiques à venir

Que retenir de cette édition 2026 des In Flanders Fields ? D’abord, que le cyclisme est plus que jamais un sport d’équipe. La démonstration de force de Van der Poel et Van Aert était majestueuse, mais elle s’est brisée sur la volonté collective de plusieurs formations et sur une gestion de l’effort peut-être trop optimiste.

Pour Jasper Philipsen, cette victoire est bien plus qu’un succès de prestige. C’est la confirmation qu’il sait saisir sa chance quand l’opportunité se présente, et qu’il peut compter sur un leader d’exception, prêt à tout sacrifier pour le collectif. Alors que les regards se tournent désormais vers Paris-Roubaix, une question demeure : cette défaite au finish laissera-t-elle des traces chez Van der Poel et Van Aert, ou les verra-t-on encore plus déterminés sur les pavés de l’Enfer du Nord ?

Vidéo résumé de la victoire de Jasper Philipsen

Classement complet In Flanders Fields – Gand Wevelgem 2026

  1. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech les 240,8 km en 5:08:03 (46,9 km/h)
  2. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  3. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  4. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  5. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
  6. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  8. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  9. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility m.t.
  10. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  11. BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché m.t.
  12. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  13. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  14. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
  15. BALLERINI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  16. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  17. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers m.t.
  18. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  19. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  20. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team m.t.
  21. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  22. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  23. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
  24. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  25. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  26. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets m.t.
  27. GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
  28. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
  29. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  30. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  31. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  32. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
  33. SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech +0:04
  34. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers m.t.
  35. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech m.t.
  36. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:07
  37. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
  38. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  39. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:22
  40. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
  41. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +0:42
  42. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  43. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:50
  44. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +1:38
  45. WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility +1:57
  46. KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek +1:59
  47. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
  48. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +2:04
  49. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:06
  50. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +2:08
  51. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  52. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +2:09
  53. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +2:41
  54. HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
  55. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  56. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  57. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +3:28
  58. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step +5:31
  59. BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team m.t.
  60. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  61. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  62. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  63. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  64. MILESI LORENZO, Movistar Team m.t.
  65. LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  66. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  67. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
  68. KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  69. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  70. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
  71. MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious m.t.
  72. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  73. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
  74. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  75. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  76. VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL m.t.
  77. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  78. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  79. THEUNS EDWARD, XDS Astana Team m.t.
  80. GATE AARON, Lidl – Trek m.t.
  81. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  82. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
  83. RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché m.t.
  84. MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
  85. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  86. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  87. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
  88. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  89. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
  90. BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility m.t.
  91. RESELL ERIK NORDSÆTER, Uno-X Mobility m.t.
  92. VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
  93. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  94. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek m.t.
  95. JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United m.t.
  96. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility m.t.
  97. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  98. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  99. BRENNAN MATTHEW, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  100. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  101. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech m.t.
  102. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  103. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  104. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team m.t.
  105. DOULL OWAIN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  106. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers m.t.
  107. HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers m.t.
  108. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  109. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike +5:39
  110. AFFINI EDOARDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  111. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  112. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
  113. DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  114. BJERG MIKKEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  115. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  116. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  117. VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step m.t.
  118. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step +7:16
  119. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek +9:25
  120. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United +11:16

120 coureurs classés à l’arrivée sur 175 partants.

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Tour de Catalogne 2026 : Vingegaard intouchable, Gilmore crée la surprise à Barcelone

Jonas Vingegaard a rempli son contrat sur le Tour de Catalogne 2026, s’adjugeant une deuxième victoire par étapes en WorldTour d’affilée après Paris-Nice avec la maîtrise d’un patron. Mais la dernière étape à Barcelone a offert son lot de surprises : alors que Dorian Godon semblait filer vers un triplé, un Australien inattendu, Brady Gilmore, est venu bousculer les pronostics au sprint. Retour sur une semaine qui a confirmé les certitudes… et bousculé quelques hiérarchies.

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Jonas Vingegaard écrase le Tour de Catalogne 2026, Brady Gilmore surgit de nulle part pour offrir à Barcelone un sprint d’anthologie

Le jour où Gilmore a réécrit la dernière ligne droite

Le Tour de Catalogne 2026 devait être une formalité pour Jonas Vingegaard. Elle l’a été, mais pas de la manière dont on l’imaginait. Alors que le Danois de la Visma-Lease a Bike ajoutait une nouvelle ligne à un palmarès déjà vertigineux (Paris-Nice, deux Tours de France, et désormais la Catalogne), la 7e étape à Barcelone a accouché d’un scénario que personne n’avait écrit. Dans les rues catalanes, un jeune homme de 24 ans, Brady Gilmore (NSN), a surgi de l’aspiration de Dorian Godon pour priver le Français d’un triplé historique. Un coup de poker gagnant, une fusée qui rappelle que le cyclisme moderne, aussi verrouillé soit-il, réserve toujours son lot de surprises.

Jonas Vingegaard, un intouchable en quête de Giro ?

Pourquoi sa domination sur la 5e et 6e étape a tout changé

Si le suspense a été relatif au classement général, c’est parce que Jonas Vingegaard a frappé deux coups décisifs dans l’étape-reine. Vendredi, sur la route de Coll de Pal (153 km), le Danois a laissé une démonstration de puissance. Selon les datas, l’accélération du leader de Visma-Lease a Bike dans les pentes finales a généré un écart de 51 secondes sur Félix Gall, alors favori pour le podium. Le lendemain, entre Berga et Queralt, il récidivait, non seulement pour asseoir son leadership, mais pour repousser son dauphin Lenny Martinez à 1’22 au classement général. Une semaine aboutie pour un coureur qui, à 29 ans, semble déjà prêt pour le Giro.

Vingegaard : « J’ai pu me défendre, c’est ce qui comptait »

Lors de l’ultime étape, malgré les assauts répétés de Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe), Vingegaard n’a jamais tremblé. Alors que l’équipe allemande tentait de l’isoler sur le circuit technique de Montjuic, le Danois a fait preuve d’une maturité tactique rare. « Aujourd’hui, mon objectif principal était le classement général. » C’est sa 13e victoire sur une course par étapes, un total qui le place dans une dimension rare dans le peloton actuel. Avec deux succès en deux participations sur les épreuves World Tour cette saison, peut-on encore parler de préparation, ou faut-il déjà voir en lui le grandissime favori du Giro ?

Brady Gilmore, le phénomène venu d’Australie qui a déjoué les pronostics

Un sprint à la photo finish qui fait basculer la hiérarchie

Pendant que Vingegaard gérait son avance, la lutte pour les accessits et la gloire d’étape faisait rage. Dorian Godon (INEOS Grenadiers), déjà vainqueur des 1ère et 3e étapes, jouait gros. Parfaitement emmené dans le dernier kilomètre descendant, le Français a lancé son sprint avec l’assurance d’un homme qui sent la triple couronne. Mais dans son sillage, Brady Gilmore, accroché comme un surfeur sur une vague, a attendu le dernier centième. « J’ai peut-être été trop confiant, regrettait Godon au micro d’Eurosport. Ce n’était pas vraiment un sprint, mais avec la vitesse, je me suis fait doublé. »

Gilmore, lui, n’avait pas les yeux qui brillaient : ils flamboyaient. Pour sa première victoire sur une épreuve WorldTour, l’Australien de 24 ans a signé un coup d’éclat qui restera dans les annales de l’équipe NSN. « J’ai combattu jusqu’au bout et je n’ai jamais abandonné » a-t-il simplement lâché.

Pourquoi Montjuic n’a pas sélectionné comme prévu

Le parcours de la 7e étape, avec ses sept ascensions du redoutable Montjuic (2,5 km à des pourcentages atteignant 16 %), laissait présager une sélection brutale. Pourtant, le peloton, mené tambour battant par Red Bull-BORA-hansgrohe, a maintenu un rythme d’enfer qui a étiré les groupes mais jamais pulvérisé les prétendants. L’échappée matinale (McNulty, Cort, Rafferty, Rubio, Slock) a été reprise à 37 kilomètres de l’arrivée, scellant le destin d’un final groupé. Même les attaques répétées d’Evenepoel et les accélérations de Vingegaard n’ont pas suffi. Cela soulève une question tactique : face à des puncheurs-grimpeurs aussi résistants, le format de l’étape catalane a-t-il besoin d’une difficulté plus longue pour offrir un vrai spectacle d’usure ?

Le GC final : Martinez confirme, Lipowitz tient le choc

Lenny Martinez, un podium qui sent bon le futur

Si Vingegaard était trop fort, la deuxième place de Lenny Martinez (Bahrain Victorious) a valeur de victoire morale. À 22 ans, le jeune Français confirme sa montée en puissance après des podiums sur la Drôme Classic et l’Ardèche Classic. Troisième de la 5e étape et deuxième de la 6e, il a fait preuve d’une régularité impressionnante face aux cadors. De bon augure avant son troisième Tour de France.

Florian Lipowitz, l’équipier modèle devenu troisième

Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) complète le podium à 1’30, devançant d’à peine 13 secondes Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step). Le coureur allemand, pourtant contraint de lever le pied lors des premières attaques d’Evenepoel, a su recoller et défendre ses intérêts. Une performance solide qui prouve la profondeur de l’effectif allemand, même si l’on peut s’interroger sur la stratégie : l’équipe aurait-elle pu mieux protéger Evenepoel pour viser plus haut qu’une troisième place au sprint final ?

Les enseignements d’une semaine catalane : entre certitudes et révélations

Le Tour de Catalogne 2026 aura été le théâtre de plusieurs vérités. D’abord, Jonas Vingegaard est dans une forme stratosphérique. Sa transition entre Paris-Nice et la Catalogne, deux courses aux profils pourtant différents, démontre une polyvalence rare. Ensuite, la jeune garde tricolore brille : Dorian Godon (trois podiums d’étapes, deux victoires) et Lenny Martinez (2e) portent haut les couleurs de la France, avec un Valentin Paret-Peintre au pied du podium (4e). Enfin, Remco Evenepoel, malgré son agressivité légendaire, repart sans victoire d’étape, une anomalie pour un coureur de son calibre.

Mais la vraie surprise vient de Brady Gilmore. NSN Cycling, souvent à la recherche de résultats d’envergure, tient peut-être là son sprinteur-puncheur de l’avenir.

Barcelone valide la suprématie danoise et lance un nouvel espoir

L’édition 2026 du Tour de Catalogne restera comme celle de la confirmation pour Jonas Vingegaard et celle de la révélation pour Brady Gilmore. Le Danois, en s’imposant au général avec une autorité rare, envoie un signal fort à la concurrence à quelques semaines du Giro. De l’autre côté, le sprint spectaculaire de l’Australien à Barcelone redessine les lignes : dans le WorldTour, il n’y a pas de place pour l’immobilisme. Alors que le peloton se dirige vers les classiques ardennaises, une question demeure : verrons-nous encore Brady Gilmore surgir de l’ombre lors des grandes épreuves de printemps ? Réponse dans les semaines à venir.

Résumé en vidéo

Retrouvez les images exclusives de la fusée Brady Gilmore sur la ligne d’arrivée à Barcelone.

Classement Tour de Catalogne 2026 étape 7 : Top 20

  1. GILMORE BRADY, NSN Cycling Team les 95,1 km en 2:06:44 (45 km/h)
  2. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  3. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  5. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  6. REMIJN SENNA, Alpecin-Premier Tech m.t.
  7. VERGALLITO LUCA, Alpecin-Premier Tech m.t.
  8. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  9. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious m.t.
  10. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  11. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech m.t.
  12. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  13. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United m.t.
  14. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers m.t.
  15. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek m.t.
  16. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United m.t.
  17. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
  19. HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  20. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.

Classement général final complet du Tour de Catalogne 2026

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 25:56:36
  2. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +1:22
  3. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:30
  4. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +1:43
  5. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:13
  6. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +3:17
  7. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +4:11
  8. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +5:20
  9. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +5:25
  10. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +5:36
  11. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +6:15
  12. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +6:18
  13. O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +6:22
  14. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +6:32
  15. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step m.t.
  16. BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +8:36
  17. HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:20
  18. VERGALLITO LUCA, Alpecin-Premier Tech +9:21
  19. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +9:23
  20. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +10:04
  21. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike +10:32
  22. KUSS SEPP, Team Visma | Lease a Bike +11:01
  23. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA +11:29
  24. MAS ENRIC, Movistar Team +12:50
  25. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step +13:49
  26. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +14:43
  27. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +15:18
  28. LÓPEZ HAROLD MARTÍN, XDS Astana Team +15:30
  29. GUARDEÑO JAUME, Caja Rural – Seguros RGA +15:53
  30. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +16:01
  31. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +16:43
  32. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +19:24
  33. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +19:47
  34. SOSA IVÁN RAMIRO, Equipo Kern Pharma +20:11
  35. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi +20:29
  36. BOUWMAN KOEN, Team Jayco AlUla +21:15
  37. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +21:34
  38. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +21:43
  39. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +26:36
  40. BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi +26:40
  41. STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team +27:12
  42. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +27:47
  43. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +28:15
  44. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +28:42
  45. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +28:48
  46. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +28:58
  47. OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious +30:10
  48. PERICAS ADRIÀ, Groupama – FDJ United +30:26
  49. MOLARD RUDY, UAE Team Emirates – XRG +30:36
  50. VERONA CARLOS, Lidl – Trek +32:52
  51. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +32:59
  52. RUBIO EINER, Movistar Team +34:44
  53. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +35:14
  54. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché +35:41
  55. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +35:48
  56. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +36:18
  57. BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +36:44
  58. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +37:13
  59. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +38:36
  60. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost +38:56
  61. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +39:28
  62. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +39:36
  63. BURNETT JOSH, Burgos Burpellet BH +44:08
  64. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +46:35
  65. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +47:50
  66. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +48:38
  67. DE LA CRUZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +49:19
  68. PORTER RUDY, Team Jayco AlUla +49:33
  69. OOMEN SAM, Lidl – Trek +50:17
  70. THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +50:25
  71. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +50:42
  72. DE PLUS LAURENS, INEOS Grenadiers +50:44
  73. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH +50:56
  74. GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech +51:09
  75. RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step +51:24
  76. HOWSON DAMIEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +52:58
  77. HIRT JAN, NSN Cycling Team +53:13
  78. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +53:40
  79. MURGUIALDAY JOKIN, Euskaltel – Euskadi +53:45
  80. AERTS TOON, Lotto Intermarché +54:31
  81. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +55:08
  82. SVARRE TOBIAS, Uno-X Mobility +55:47
  83. TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +55:51
  84. GILMORE BRADY, NSN Cycling Team +56:05
  85. CATTANEO MATTIA, Red Bull – BORA – hansgrohe +56:17
  86. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +56:40
  87. REMIJN SENNA, Alpecin-Premier Tech +57:12
  88. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step +59:25
  89. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +1:01:13
  90. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +1:01:42
  91. BUSATTO FRANCESCO, Alpecin-Premier Tech +1:01:43
  92. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:03:33
  93. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH +1:03:48
  94. CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility +1:04:51
  95. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +1:05:00
  96. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +1:05:10
  97. GUTIÉRREZ JORGE, Equipo Kern Pharma +1:05:35
  98. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +1:05:57
  99. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +1:06:04
  100. KENCH JOSH, Groupama – FDJ United +1:07:40
  101. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla +1:07:59
  102. HAUG KIERAN, Modern Adventure Pro Cycling +1:08:00
  103. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma +1:08:13
  104. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma +1:08:18
  105. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:08:24
  106. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +1:08:36
  107. EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step +1:08:55
  108. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:12:01
  109. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling +1:13:42
  110. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA +1:14:38
  111. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility +1:14:57
  112. DAINESE ALBERTO, Soudal Quick-Step +1:15:02
  113. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +1:15:40
  114. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA +1:16:08
  115. NOVÁK PAVEL, Movistar Team +1:17:42
  116. FERNÁNDEZ SAMUEL, Euskaltel – Euskadi +1:18:07
  117. STITES TYLER, Modern Adventure Pro Cycling +1:19:01
  118. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team +1:19:14
  119. FLÓREZ SAMUEL, Modern Adventure Pro Cycling +1:19:24
  120. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma +1:23:06
  121. BARONCINI FILIPPO, UAE Team Emirates – XRG +1:25:09
  122. STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling +1:25:35
  123. URIANSTAD BUGGE MARTIN, Uno-X Mobility +1:26:48
  124. AGUIRRE YAGO, Euskaltel – Euskadi +1:28:59
  125. LANGELLOTTI VICTOR, INEOS Grenadiers +1:29:47
  126. AZNAR HUGO, Equipo Kern Pharma +1:39:01

126 coureurs classés au terme des 7 étapes. 161 partants lors de la 1ère étape.

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In Flanders Fields – Gand Wevelgem 2026 : Parcours, engagés, favoris, TV direct

Le printemps flandrien entre dans sa phase la plus critique. Dimanche 29 mars, la 88e édition d’In Flanders Fields – Gand Wevelgem s’élance avec un plateau de rêve où Mathieu van der Poel et Wout van Aert se retrouvent pour un duel annoncé. Entre le nouveau nom « In Flanders Fields », le forfait de Mads Pedersen et les 241 km d’un parcours taillé pour les Flandriens et les sprinteurs d’exception, décryptage d’une classique qui promet un spectacle total.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Gand Wevelgem 2026 : Le Grand Duel Van der Poel – Van Aert pour la dernière Classique avant les Monuments

Le rendez-vous incontournable avant le Ronde

Dimanche, le peloton WorldTour s’élance de Middelkerke pour une édition qui fait déjà couler beaucoup d’encre. Sous son nouveau nom officiel « In Flanders Fields – from Middelkerke to Wevelgem », la classique belge n’a rien perdu de sa superbe. Bien au contraire. Avec un plateau qui aligne les deux monstres sacrés que sont Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) et Wout van Aert (Visma | Lease a Bike), l’édition 2026 s’annonce comme un véritable test grandeur nature, une semaine pile avant le Tour des Flandres. Mais attention, le double tenant du titre Mads Pedersen (Lidl-Trek) est forfait, redistribuant les cartes et laissant la porte ouverte à une nouvelle génération de vainqueurs. Alors, qui succédera au Danois ? Sprint massif ou attaque lointaine dans les pentes du mythique Kemmelberg ? Notre analyse en profondeur.

Pourquoi le parcours 2026 de Gand-Wevelgem est-il si difficile à dompter ?

Le tracé 2026 reste fidèle à la légende. Avec 240,8 kilomètres au programme, c’est un parcours de transitions où la carte des vents joue souvent un rôle clé. Mais cette année, la météo annonce un temps calme. « Pas ou peu de vents annoncés », selon les premières données, ce qui pourrait neutraliser le danger des bordures dans la première partie de course. Pourtant, ne vous y trompez pas : la difficulté viendra du relief et de la fatigue accumulée après plus de 200 kilomètres.

Le triptyque fatal : Baneberg et le triple passage du Kemmelberg

Le juge de paix reste invariablement le mur du Kemmelberg, grimpé à trois reprises. Mais c’est l’enchaînement avec le Baneberg, situé juste avant, qui crée la sélection.

Le Baneberg : Cette côte au revêtement dégradé, avec ses 400 mètres à 8% de moyenne, force les coureurs à se mettre en puissance. Comme le soulignent les données historiques, ce n’est pas la plus raide, mais ses irrégularités cassent les rythmes et préparent le terrain pour la montée suivante.

Le Kemmelberg : Ici, on parle de la montée mythique. Sa partie pavée dans les pourcentages les plus extrêmes (jusqu’à 20%) est l’endroit où les hommes forts doivent sortir. C’est un moment de vérité absolue. Comme l’a démontré Mads Pedersen l’an passé en faisant souffrir Van der Poel dans sa roue, ce n’est pas toujours le plus explosif qui gagne, mais celui qui gère au mieux son effort dans les pentes.

Question aux lecteurs : Pensez-vous que Mathieu van der Poel va répéter la tactique qui avait échoué en 2024 en attaquant trop tôt, ou va-t-il attendre le dernier passage du Kemmelberg pour porter l’estocade ?

Les favoris de l’édition 2026 : qui peut battre le duel annoncé ?

En l’absence de Mads Pedersen, la hiérarchie semble se structurer autour de deux hommes, mais la profondeur du plateau promet des surprises. Le jeu tactique des équipes sera déterminant.

Le grand favori : Mathieu van der Poel, une revanche en tête

Le Néerlandais n’a jamais remporté Gand-Wevelgem. C’est la frustration. Battu au sprint par Pedersen en 2024, absent en 2025, il revient avec un appétit féroce. Selon notre analyse, le scénario semble écrit : il tentera de durcir la course dans l’avant-dernier passage du Kemmelberg. Cependant, un bémol plane : son effort phénoménal sur l’E3 Saxo Classic, deux jours plus tôt, a-t-il laissé des traces ? S’il emmène un équipier comme Jasper Philipsen dans l’échappée, l’équipe Alpecin pourrait signer un doublé magistral.

Wout Van Aert, le retour du prince flandrien

Absent à Harelbeke, Van Aert arrive avec un statut de favori numéro deux, mais surtout avec des jambes qui montent en puissance. Sa troisième place sur Milan-San Remo, malgré une chute avant la Cipressa, est un signal fort. Gand-Wevelgem lui réussit (vainqueur 2021). Pour lui, c’est le test parfait avant le Ronde. Sera-t-il assez fort pour lâcher Van der Poel, ou devra-t-il miser sur un sprint à deux ? Dans un petit groupe, son accélération reste redoutable. Il pourra compter sur un collectif Visma | Lease a Bike particulièrement solide avec Christophe Laporte et le surprenant Matthew Brennan.

Les sprinteurs de luxe : Jasper Philipsen et la nouvelle garde

Si le scénario évolue vers un sprint d’un groupe réduit (une cinquantaine de coureurs), les cartes sont rebattues.

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) : Il est le plan B parfait. Si Van der Poel est marqué, Philipsen peut surgir. Ses progrès dans les monts cette année (vu sur l’Omloop) lui permettent d’envisager un final où il serait le plus rapide.

Matthew Brennan (Visma | Lease a Bike) : L’attention est portée sur ce jeune Britannique. Vainqueur impressionnant à Kuurne-Bruxelles-Kuurne début mars, il revient après une maladie qui l’a privé de San Remo. S’il est à 100%, son sprint dans un petit comité peut être dévastateur.

Jonathan Milan (Lidl-Trek) : Le lauréat d’une étape sur Tirreno-Adriatico et triple vainqueur d’étapes sur l’UAE Tour, l’Italien est un client dangereux, même si son aptitude à passer les monts est légèrement inférieure à celle de ses rivaux directs. Il tentera de répéter ses tops 5 des éditions précédentes.

Les outsiders et les flandriens offensifs

Ne négligeons pas la catégorie des baroudeurs capables de créer la surprise dans un scénario d’échappée lointaine.

Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) : Décevant sur San Remo, le champion du monde du contre-la-montre a à coeur de se racheter. Sa puissance sur les secteurs plats et vallonnés pourrait lui permettre de partir en solitaire.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Le Taureau de Lescheret traverse un début de saison compliqué, marqué par les crevaisons et le manque de résultats probants. Mais sur un tel parcours, il reste un compétiteur redoutable, capable de répondre aux attaques dans le Kemmelberg.

Christophe Laporte (Visma) : Vainqueur en 2023, il représente une option offensive de premier plan si la course se joue dans les 40 derniers kilomètres.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) : Le jeune Français de 21 ans rêve de briller. Son début de saison canon (deux étapes sur l’Algarve) montre qu’il a les jambes, mais il devra éviter les erreurs de placement qui l’ont pénalisé lors des ouvertures belges.

Avec la présence de cadors comme Biniam Girmay (vainqueur 2022), Jasper Stuyven, Matteo Trentin, Luke Lamperti, Tobias Lund Andresen, ou encore Jordi Meeus le spectacle est garanti.

Qui sont les 175 coureurs engagés participants à In Flanders Fields – Gand Wevelgem 2026 ?

Lidl – Trek (WT) ✅
1, MILAN, Jonathan
2, KRAGH ANDERSEN, Søren
3, TEUTENBERG, Tim Torn
4, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias
5, VACEK, Mathias
6, SÖDERQVIST, Jakob
7, THEUNS, Edward

Soudal Quick-Step (WT) ✅
11, MAGNIER, Paul
12, LAMPAERT, Yves
13, STUYVEN, Jasper
14, REX, Laurenz
15, VAN DEN BOSSCHE, Fabio
16, VERVENNE, Jonathan
17, VAN LERBERGHE, Bert

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
21, VAN DER POEL, Mathieu
22, PHILIPSEN, Jasper
23, DILLIER, Silvan
24, GEENS, Jonas
25, MARSMAN, Tim
26, RICKAERT, Jonas
27, SÉNÉCHAL, Florian

Bahrain – Victorious (WT) ✅
31, MOHORIČ, Matej
32, SKERL, Daniel
33, BORGO, Alessandro
34, GRADEK, Kamil
35, MIQUEL, Pau
36, SEGAERT, Alec
37, STOCKWELL, Oliver

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, ANDRESEN, Tobias Lund
42, BISSEGGER, Stefan
43, BOL, Cees
44, HOOLE, Daan
45, DE PESTEL, Sander
46, NAESEN, Oliver
47, PEDERSEN, Rasmus Søjberg

EF Education – EasyPost (WT) ✅
51, ASGREEN, Kasper
52, VALGREN, Michael
53, LAMPERTI, Luke
54, WALKER, Max
55, MIHKELS, Madis
56, HONORÉ, Mikkel Frølich
57, SIMMONS, Colby

Groupama – FDJ United (WT) ✅
61, BARTHE, Cyril
62, GRUEL, Thibaud
63, HUENS, Axel
64, JACOBS, Johan
65, PENHOËT, Paul
66, RUSSO, Clément
67, TRONCHON, Bastien

INEOS Grenadiers (WT) ✅
71, GANNA, Filippo
72, HEIDUK, Kim
73, TARLING, Joshua
74, WELSFORD, Sam
75, SWIFT, Connor
76, TURNER, Ben
77, WATSON, Samuel

Lotto Intermarché (WT) ✅
81, DE LIE, Arnaud
82, ARTZ, Huub
83, BERCKMOES, Jenno
84, BEULLENS, Cedric
85, GRIGNARD, Sébastien
86, RUTSCH, Jonas
87, DE SCHUYTENEER, Steffen

Movistar Team (WT) ✅
91, ADRIÀ, Roger
92, AULAR, Orluis
93, BARRENETXEA, Jon
94, CANAL, Carlos
95, GARCÍA CORTINA, Iván
96, MILESI, Lorenzo
97, TORRES, Albert

NSN Cycling Team (WT) ✅
101, GIRMAY, Biniam
102, ASKEY, Lewis
103, BOIVIN, Guillaume
104, HOFSTETTER, Hugo
105, LOUVEL, Matis
106, RAISBERG, Nadav
107, VAN ASBROECK, Tom

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
111, MEEUS, Jordi
112, DRIZNERS, Jarrad
113, VERMEERSCH, Gianni
114, PITHIE, Laurence
115, TRATNIK, Jan
116, VAN DIJKE, Mick
117, VAN DIJKE, Tim

Team Jayco AlUla (WT) ✅
121, ACKERMANN, Pascal
122, MEZGEC, Luka
123, DE BONDT, Dries
124, O’BRIEN, Kelland
125, DONALDSON, Robert
126, SÜTTERLIN, Jasha
127, FOLDAGER, Anders

Team Picnic PostNL (WT) ✅
131, DEGENKOLB, John
132, BIESTERBOS, Frits
133, BITTNER, Pavel
134, FLYNN, Sean
135, MÄRKL, Niklas
136, NABERMAN, Tim
137, VAN DEN BERG, Julius

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
141, VAN AERT, Wout
142, AFFINI, Edoardo
143, BRENNAN, Matthew
144, DOULL, Owain
145, KIELICH, Timo
146, LAPORTE, Christophe
147, REX, Tim

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
151, VERMEERSCH, Florian
152, OLIVEIRA, Rui
153, GIAIMI, Luca
154, JOHANSEN, Julius
155, MOLANO, Juan Sebastián
156, POLITT, Nils
157, BJERG, Mikkel

Uno-X Mobility (WT) ✅
161, ABRAHAMSEN, Jonas
162, BYSTRØM, Sven Erik
163, BLUME LEVY, William
164, HOELGAARD, Markus
165, RESELL, Erik Nordsæter
166, TILLER, Rasmus
167, WÆRENSKJOLD, Søren

XDS Astana Team (WT) ✅
171, BALLERINI, Davide
172, FEDOROV, Yevgeniy
173, GATE, Aaron
174, KANTER, Max
175, LIVYNS, Arjen
176, SYRITSA, Gleb
177, TEUNISSEN, Mike

Cofidis (PRT) ✅
181, ALLEGAERT, Piet
182, CHARRET, Camille
183, FRETIN, Milan
184, ZAMPERINI, Edoardo
185, PAGE, Hugo
186, RENARD, Alexis
187, TEUNS, Dylan

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
191, DE GENDT, Aimé
193, LIEPIŅŠ, Emīls
194, PARISINI, Nicolò
195, VAN MOER, Brent
196, WRIGHT, Fred
197, ZUKOWSKY, Nickolas
198, FRISON, Frederik

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
201, TRENTIN, Matteo
202, HALLER, Marco
203, KELEMEN, Petr
204, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
205, KLUCKERS, Arthur
206, LIENHARD, Fabian
207, MOZZATO, Luca

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
211, ALLENO, Clément
212, CAVIA, Daniel
213, DE LA CALLE, Hugo
214, FAGÚNDEZ, Eric Antonio
215, BOUGLAS, Georgios
216, MACÍAS, César
217, SAINBAYAR, Jambaljamts

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
221, CRABBE, Tom
222, DEMAN, Brem
223, HESTERS, Jules
224, LAMBRECHT, Michiel
225, GEERAERTS, Ferre
226, VANHOOF, Ward
227, VERCOUILLIE, Victor

TotalEnergies (PRT) ✅
231, TURGIS, Anthony
232, BRUNEL, Alexys
233, DAUPHIN, Florian
234, DUJARDIN, Sandy
235, GACHIGNARD, Thomas
236, LEROUX, Samuel
237, JEANNIÈRE, Emilien

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
241, KUBIŠ, Lukáš
242, BLOEM, Joren
243, DE VRIES, Hartthijs
244, KOPECKÝ, Matyáš
245, KOPECKÝ, Tomáš
246, MOURIS, Wessel
247, AUGÉ, Ronan

Diffusion TV In Flanders Fields – Gand Wevelgem 2026 : comment suivre la course en direct ?

Pour ne rien manquer de ce duel au sommet, les amateurs de cyclisme auront le choix entre deux diffuseurs majeurs en France.

La course masculine s’élance officiellement à 11h07 (départ réel) et l’arrivée est prévue aux alentours de 16h20. Voici le programme TV à retenir :

La Chaîne L’Équipe : Diffusion en direct dès 13h50. Leurs consultants vous plongeront dans l’ambiance flandrienne avec un préambule complet avant le final décisif.

Eurosport 2 : Prise d’antenne à 14h15, avec l’expertise habituelle de leurs spécialistes et les images en direct du coeur de la course.

Pour les amateurs de cyclisme féminin, notez que le départ de l’épreuve féminine est programmé à 14h10, avec une diffusion à partir de 16h45 sur les deux mêmes chaînes.

La Startlist et le changement de nom : ce qu’il faut retenir

Adieu Gand-Wevelgem, bonjour « In Flanders Fields – From Middelkerke to Wevelgem ». Ce changement de nom, sponsorisé, marque une nouvelle ère mais ne change en rien la nature de la compétition. Si le nom complet risque de rester une bouche-trou pour les puristes, la liste des engagés, elle, reste exceptionnelle. Le plateau 2026 confirme la position de cette classique comme le tremplin idéal vers le Ronde.

Alors, pensez-vous que Wout van Aert décrochera sa première victoire de la saison ici, ou Mathieu van der Poel ajoutera-t-il Gand-Wevelgem à son palmarès déjà légendaire ? La réponse, ce dimanche à Wevelgem.

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Roue Tourangelle 2026 : Parcours, engagés, favoris, diffusion TV direct

Vingt-trois bosses, un final à double détente sur la côte de l’Épan et un plateau de sprinteurs affamés : la Roue Tourangelle 2026 a tous les ingrédients d’une édition de rupture. Entre l’absence du tenant du titre Erlend Blikra (Uno-X) et une arrivée recomposée à Tours, cette nouvelle manche des FDJ United Series promet un scénario plus ouvert que jamais. Voici notre décryptage complet du parcours, des favoris et des enjeux tactiques.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le piège tourangeau : Pourquoi la Roue Tourangelle 2026 va exploser les pronostics

Un tracé en dents de scie : pourquoi les sprinteurs purs trembleront

Le départ fictif sera donné à Château-Renault, mais c’est dès le kilomètre 18 que le peloton de la Roue Tourangelle 2026 va comprendre la nature du piège qui l’attend. Les organisateurs n’ont pas simplement levé le voile sur un parcours de transition ; ils ont conçu un véritable casse-pattes. En s’élançant vers le nord de l’Indre-et-Loire, par Les Hermites et Saint-Christophe-sur-Le-Nais, les coureurs vont enchaîner des routes typiques où le vent et la sinuosité dictent la loi.

Mais le véritable juge de paix se situe dans le final. Après avoir traversé la Loire à Langeais, le peloton se dirigera vers Tours pour affronter la redoutée côte de l’Épan à Joué-lès-Tours. Gravies à deux reprises dans les derniers kilomètres, ces pentes vont logiquement disloquer les organisations. Selon les données de terrain, le dénivelé total avoisine les 1 700 mètres, mais c’est la répétition des efforts (23 côtes répertoriées) qui transforme cette classique en un véritable broyeur de jambes.

Quel scénario pour la victoire ? Le duel annoncé entre puncheurs et sprinteurs

La question qui brûle les lèvres de tous les observateurs est simple : qui succédera au Norvégien Erlend Blikra, absent cette année ? La configuration 2026, avec la dernière ascension de la côte de l’Épan située à seulement quatre kilomètres de l’arrivée, offre un terrain de jeu idéal pour une nouvelle génération de coureurs.

Deux scénarios tactiques s’opposent. Le premier, celui du sprint réduit. Si un groupe de favoris parvient à se regrouper après la dernière bosse, la vitesse pure parlera. Le second, celui de l’attaque tardive. Un puncheur audacieux pourrait saisir la dernière difficulté pour placer un coup de bordure décisif vers Tours. Pensez-vous que la côte de l’Épan est suffisamment sélective pour éliminer les gros sprinteurs, ou les équipes de sprinteurs contrôleront-elles jusqu’au bout ?

Les grands favoris : Dylan Groenewegen au sommet, mais sous pression

Si l’on se fie à la dynamique du moment, une hiérarchie se dessine. Le Néerlandais Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) arrive avec un statut de super-favori (⭐⭐⭐⭐⭐). Vainqueur à trois reprises ces derniers jours, sa puissance sur le plat est incontestable. Cependant, son principal handicap réside dans sa capacité à passer les bosses du final sans être décroché. Son coéquipier, Clément Venturini, représente une carte de secours idéale, capable de briller si le parcours s’avère trop dur pour son leader.

Juste derrière, Bryan Coquard (Cofidis) (⭐⭐⭐⭐) se présente comme le principal rival. Vainqueur du Grand Prix La Marseillaise et d’une modeste course en Grèce, il a prouvé qu’il était en jambes et possède cette qualité rare de savoir négocier les parcours vallonnés tout en conservant une pointe de vitesse redoutable. Avec Jason Tesson (TotalEnergies) (⭐⭐⭐⭐), le sprint français sera bien représenté.

Les outsiders à ne pas négliger : la relève belge et française

Derrière le duo de tête, la bataille pour le podium s’annonce féroce. Les Belges pourraient bien tirer leur épingle du jeu. Milan Menten (Lotto-Intermarché) (⭐⭐⭐) possède un profil de puncheur-sprinteur qui colle parfaitement au tracé tourangeau. Il sera dangereux dans un sprint à 30 unités.

Côté français, ne sous-estimez pas Matys Grisel (Lotto-Intermarché) et Alexandre Delettre (TotalEnergies) (⭐⭐⭐), deux coureurs capables de résister à l’usure des 201 kilomètres. Le collectif Groupama-FDJ United aligne un trio rapide composé de Matteo Milan, Lewis Bower et Blake Agnoletto. Leur force numérique pourrait leur permettre de contrôler la course pour placer l’un des leurs sur le podium, même si la hiérarchie interne reste floue.

Enfin, dans la catégorie « couteaux suisses » (⭐⭐), surveillez Benjamin Thomas (Cofidis) et Valentin Ferron (Cofidis). Ces coureurs, souvent à l’avant dans les classiques nerveuses, pourraient profiter d’une hésitation du peloton pour aller chercher la gloire.

Qui sont les 134 coureurs engagés participants sur La Roue Tourangelle 2026 ?

Lotto Intermarché (WT) ✅
1, FOX, Matthew
2, GIDDINGS, Joshua
3, GRISEL, Matys
4, MENTEN, Milan
5, ØRN-KRISTOFF, Felix
6, TAMINIAUX, Lionel
7, DOLVEN, Halvor

Groupama – FDJ United (WT) ✅
11, BOWER, Lewis
12, DONNENWIRTH, Tom
13, FONTAINE, Titouan
14, MILAN, Matteo
15, AGNOLETTO, Blake
16, BOULET, Eliott
17, SAGNIER, Karl

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
21, CHALEIL, Louis
22, GUDMESTAD, Tord
23, HAUGLAND, Kasper
25, SPARFEL, Aubin
26, VAN BYLEN, Liam

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
31, ISASA, Xabier
32, LÓPEZ, Jordi
33, SUTTON, Louis
34, HENNEQUIN, Paul
35, BERASATEGI, Xabier
36, VAN DER TUUK, Axel
37, LASTRA, Jonathan

Cofidis (PRT) ✅
41, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
42, COQUARD, Bryan
43, IZQUIERDO, Clément
44, THOMAS, Benjamin
45, FERRON, Valentin
46, JOALLAND, Yaël

TotalEnergies (PRT) ✅
51, BONNET, Thomas
52, DELETTRE, Alexandre
53, DOUBEY, Fabien
54, GRELLIER, Fabien
55, LE BERRE, Mathis
56, MANZIN, Lorrenzo
57, TESSON, Jason

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
61, VENTURINI, Clément
62, GROENEWEGEN, Dylan
63, REINDERS, Elmar
64, FELDMANN, Karsten Larsen
65, RASENBERG, Martijn
66, LARSEN, Niklas
67, MÜLLER, Tobias

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
71, CONFORTI, Lorenzo
73, MAGLI, Filippo
74, MANENTI, Marco
75, MARCELLUSI, Martin
77, ZANONCELLO, Enrico

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
81, PRADES, Eduard
82, SORARRAIN, Gorka
83, VILLAR, Iker
84, LEITÃO, Iúri
85, IBÁÑEZ, Javier
86, PEÑUELA, Francisco Joel
87, LARRONDE, Ellande

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
91, BESSEGA, Gabriele
92, BELLETTA, Dario Igor
93, LONARDI, Giovanni
94, MAESTRI, Mirco
95, MIFSUD, Andrea
96, MUÑOZ, Francisco
97, SERRANO, Javier

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
101, AZANZA, Ibai
102, BRUSTENGA, Marc
103, GÓMEZ, Iker
104, PÉREZ, César
105, RETEGI, Mikel
106, GIMENO, Nil

Team Novo Nordisk (PRT) ✅
111, DE GRAEVE, Quinten
112, IRVINE, Declan
113, RIDOLFO, Filippo
114, MULLER, Anton
115, POLGA, Antonio
116, TERRIER, Lucas
117, WATTELLE, Célestin

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
121, BURATTI, Nicolò
122, BAGATIN, Christian
123, BUDZIŃSKI, Marcin
124, ZOCCARATO, Samuele
125, PEÁK, Barnabás
126, PERSICO, Davide
127, TAKÁCS, Zsombor Tamás

Soudal Quick-Step Devo Team (CT) ✅
131, DE CLERCQ, Mathijs
132, DESAL, Ceriel
133, ROYER, Luc
134, SCHAPER, Joeri
135, SERVRANCKX, Gauthier
136, VAN TRICHT, Stan
137, ZAFRA, Marc

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
141, BÖGLI, Noah
142, TISSIÈRES, Arnaud
143, BAGOU, Guillaume
144, AEBERSOLD, Nils
145, SOMMER, Jan
146, BLUM, Elia
147, GEORGE, Alfred

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
151, CHAUSSINAND, Joris
152, GUÉGAN, Maël
153, GUERNALEC, Victor
154, FAYOLLE, Jean-Loup
155, LANGELLA, Lenaic
156, LOZOUET, Léandre
157, MARIAULT, Axel

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
161, HÄNNINEN, Jaakko
162, GILLET, Baptiste
163, PAPON, Victor
164, DAVY, Clément
165, MAINGUENAUD, Tom
166, KONIJN, Alexander
167, GUICHARD, Carter

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
171, BÉNÉTEAU, Lucas
172, CARDIS, Romain
173, CHAMPION, Thomas
174, DELACROIX, Théo
175, GUGLIELMI, Simon
176, LECROQ, Jérémy
177, SIMON, Yohann

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
181, ÅRNES, Daniel
182, HARDOUIN, Louis
183, MOLLY, Kenny
184, OOSTERLINCK, Joes
185, RAUGEL, Antoine
186, JARNET, Maxime
187, THÉOT, Killian

BHS – PL Beton Bornholm (CT) ✅
191, SANDER HANSEN, Marcus
192, SCHANDORFF IWERSEN, Emil
193, STAMPE, Daniel
194, SØRENSEN, Asger Røjbek
195, LARSEN, Mathias Alexander Erik
196, MERLÖV, Ville
197, LYSGAARD, Boas

Infos pratiques : Horaire et diffusion TV en direct

Pour les passionnés qui ne veulent rien manquer de ce final haletant, voici les informations clés. Le départ réel sera donné aux alentours de 12h30 depuis Saint-Nicolas-des-Motets. La course entrera dans sa phase la plus explosive en fin d’après-midi.

La diffusion TV en direct est assurée par Novo19, qui propose une prise d’antenne à partir de 15h30. C’est à ce moment-là que les coureurs aborderont le circuit final décisif autour de Tours.

Une édition 2026 qui s’annonce historique

Avec l’absence d’Uno-X Mobility, la complexification du final et un plateau où cohabitent sprinteurs en confiance et puncheurs ambitieux, cette 24e édition de la Roue Tourangelle s’annonce comme l’une des plus ouvertes de la décennie. La bataille pour la troisième manche des FDJ United Series ne se jouera pas seulement sur la pointe de vitesse, mais surtout sur la gestion des 23 bosses. Rendez-vous dimanche 29 mars pour savoir si le parcours casse-pattes offrira son couronnement à un puncheur audacieux ou si la loi du sprint s’imposera encore à Tours.

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Tour de Catalogne 2026 : Étape 7 à Barcelone, parcours et favoris

Ils ont beau être séparés de plus de deux minutes au classement général, Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel ne courent pas pour la même chose sur cette dernière étape du Tour de Catalogne. L’un veut défendre un maillot conquis de haute lutte, l’autre veut sauver son rang et signer un chef-d’œuvre sur le célèbre circuit de Montjuïc. Avec un parcours de 95 kilomètres taillé pour les puncheurs et les attaquants, cette 7e étape à Barcelone pourrait bien réécrire le dernier chapitre d’une semaine catalane déjà historique.

Lire aussi La présentation détaillée et complète du parcours, étape par étape, du Tour de Catalogne 2026
Lire aussi La liste des coureurs engagés et favoris du Tour de Catalogne 2026

Evenepoel ou Vingegaard ? Pourquoi la dernière étape du Tour de Catalogne va enflammer Barcelone

Pourquoi cette étape de Barcelone est devenue un classique à part entière ?

Quand le Tour de Catalogne pose ses valises à Barcelone, le spectacle est garanti. Cette 7e étape, devenue une tradition respectée autant que redoutée, n’a plus rien d’une simple formalité de clôture. En 95 kilomètres chrono, les organisateurs offrent un condensé de ce qui fait le sel du cyclisme moderne : un début de parcours de liaison trompeusement calme, suivi d’un circuit urbain explosif.

L’an dernier, Primož Roglič avait signé un numéro d’équilibriste en solitaire, transformant l’étape en une démonstration de force qui lui avait offert le général. Ce dimanche 29 mars, le scénario pourrait être différent, mais l’intensité, elle, ne faiblira pas. Comme le soulignent les données historiques, le Tour de Catalogne est souvent le premier vrai test de grimpeurs avant les Ardennaises, et Barcelone est devenue le terrain de jeu préféré des puncheurs de classe mondiale. Même le Tour de France 2026 a puisé dans ce répertoire, en programmant Montjuïc au programme de sa deuxième étape en juillet.

Le circuit de Montjuïc : Un terrain de jeu pour les audacieux

Un parcours court mais d’une intensité rare

Ne vous fiez pas à la distance modeste de 95,1 kilomètres. Cette 7e étape à Barcelone est un piège à loups. Après une première partie de liaison rapide, les coureurs enchaîneront sept tours d’un circuit de 8 kilomètres autour du parc de Montjuïc. C’est un rythme de critérium, mais avec des pourcentages qui rappellent les classiques ardennaises.

L’ascension de l’Alt del Castell de Montjuïc, longue de 2,5 kilomètres, est le juge de paix. Sa moyenne globale de 4,8 % masque une réalité bien plus brutale : les 800 derniers mètres grimpent à près de 11 %, avec des pointes à 19 % sur les rampes les plus sévères. Chaque tour intègre également une côte secondaire de 700 mètres à 6 %. L’enchaînement est délibérément conçu pour user les organismes.

Ce qui rend cette étape unique, c’est le peu de répit entre l’effort et la récompense. Du sommet de Montjuïc à la ligne d’arrivée, il n’y a que 4,5 kilomètres, dont une descente rapide et une bosse de 500 mètres à 6 % avant le final. Cela signifie que toute attaque dans les 5 derniers kilomètres est potentiellement définitive. C’est ce que Roglič avait compris l’an dernier. C’est ce que d’autres tenteront de reproduire dimanche.

La météo et les horaires : Des conditions idéales pour un festival

Les conditions météorologiques, souvent capricieuses sur les routes côtières catalanes, seront cette fois au rendez-vous du spectacle. Contrairement à la Volta 2023 où les pavés de Barcelone étaient devenus une patinoire, les prévisions annoncent un soleil généreux et des températures douces pour cette étape finale. Le départ sera donné à 11h50, pour une arrivée prévue aux alentours de 14h00, sous une chaleur qui devrait favoriser les efforts explosifs.

Les favoris : Un duel d’ego au sommet de Montjuïc

Si le classement général semble plié, avec Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) intouchable après ses démonstrations des étapes 5 et 6, la hiérarchie est loin d’être figée pour le podium et, surtout, pour la gloire. L’étape de Barcelone a ceci de particulier qu’elle devient souvent une affaire personnelle.

Remco Evenepoel, l’homme qui a des comptes à régler

C’est l’homme le plus dangereux du peloton sur ce genre de terrain. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) a planté le décor dans les médias en amont de l’étape : “L’étape vers Barcelone devrait me convenir. Le classement général est plus ou moins joué, donc je pense qu’il y aura de la place pour tenter quelque chose.” Traduisez : le Belge n’est pas venu en Catalogne pour faire de la figuration.

Sur un circuit où les relances et les attaques dans les pourcentages extrêmes sont monnaie courante, Evenepoel possède une arme fatale : une accélération qui peut faire la différence dans les 800 derniers mètres de Montjuïc, ou une attaque dans la descente qui suit, comme il aime tant le faire. Pour lui, cette étape est bien plus qu’une formalité. C’est une occasion de rappeler à ses rivaux, et particulièrement à Vingegaard, qu’il sera un acteur majeur du Tour de France.

Jonas Vingegaard : Gérer ou répondre ?

Le maillot de leader, Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike), se montre plus mesuré : “Ce n’est pas l’étape qui me convient le mieux, donc avant tout, je veux conserver mon maillot.” En apparence, le Danois pourrait se contenter de contrôler. Mais c’est là que le piège se referme. Le circuit de Montjuïc est notoirement difficile à contrôler. Avec une équipe Visma qui pourrait être moins présente après une semaine éprouvante, Vingegaard pourrait être isolé.

Si Evenepoel attaque et que la réaction ne vient pas de son équipe, le Danois pourrait se retrouver dans une position inconfortable : laisser filer un rival direct pour la victoire d’étape, ou se dépouiller pour le rattraper, risquant de perdre des secondes inutiles au général. Le scénario de l’étape de l’an dernier, où Roglič avait non seulement gagné mais conforté son maillot, doit lui servir d’avertissement.

La bataille dans l’ombre : Podium, outsiders et échappée

Mais l’étape ne se résume pas à un duel de leaders. Le Tour de Catalogne 2026 livre une bataille intense pour le podium, et Barcelone pourrait redistribuer les cartes.

Les prétendants au podium : Paret-Peintre peut-il créer l’exploit ?

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step), actuellement 4e, est celui qui a le plus à gagner. Devant lui, Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) et Lenny Martinez (Bahrain Victorious) sont dans le viseur. Le Français possède la pointe de vitesse et l’explosivité nécessaires pour faire basculer le général sur un circuit aussi nerveux.

Lenny Martinez, lui aussi, est taillé pour ces courtes ascensions. Le jeune grimpeur de Bahrain Victorious a déjà prouvé sa polyvalence sur ce type de final. La question est de savoir s’il aura les jambes après une semaine de haute intensité.

Les “loups solitaires” qui peuvent tout exploser

La configuration de l’étape est idéale pour les baroudeurs. Dans une échappée ou en contre-offensive, plusieurs hommes sont en embuscade. Selon nos données, Brandon McNulty (UAE Team Emirates-XRG), Marc Soler (UAE Team Emirates-XRG), Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), le champion de France et double vainqueur d’étapes Dorian Godon (INEOS Grenadiers) et Giulio Ciccone (Lidl-Trek) ont tous montré cette semaine qu’ils n’avaient pas peur d’aller chercher la gloire.

Godon, en particulier, est un sérieux candidat. Avec une équipe INEOS libérée qui n’a plus de leader au général, il pourrait bénéficier d’une liberté totale. Magnus Cort Nielsen (Uno-X Mobility), autre baroudeur de charme, est également à surveiller sur un final qui lui laisse la possibilité d’utiliser sa pointe de vitesse dans un groupe réduit.

Notre pronostic pour l’étape 7 du Tour de Catalogne 2026

Le scénario le plus probable : La solitude au sommet

L’analyse tactique nous amène à un scénario : un duel à distance entre Vingegaard et Evenepoel, mais avec un dénouement en solitaire. Nous pensons qu’Evenepoel, poussé par un besoin de résultat et une motivation décuplée sur ce terrain, franchira le pas.

Dès les premiers tours, le Belge testera ses adversaires. La clé sera probablement la petite bosse intermédiaire ou la descente rapide après le sommet de Montjuïc. Dans un style similaire à Roglič l’an dernier, Evenepoel pourrait placer une accélération foudroyante dans les 800 derniers mètres de la dernière ascension. Avec son niveau actuel, si l’écart est fait au sommet, il sera quasiment impossible à reprendre dans les 4,5 kilomètres restants, même pour un groupe Vingegaard.

Vingegaard, concentré sur la préservation de son maillot, laissera probablement filer, assurant l’essentiel. Derrière, la bataille pour le podium sera intense, avec Valentin Paret-Peintre comme principal animateur.

Question aux lecteurs : Selon vous, Jonas Vingegaard va-t-il jouer la gagne et répondre à l’attaque d’Evenepoel, ou se contentera-t-il de la stratégie sécuritaire pour conserver son maillot de leader ?

Notre top favori : ⭐⭐⭐ Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe)

Outsiders de choix : ⭐⭐ Dorian Godon (INEOS Grenadiers), Lenny Martinez (Bahrain Victorious), Giulio Ciccone (Lidl-Trek)

Outsiders : ⭐ Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike), Marc Soler (UAE Team Emirates-XRG), Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), Brandon McNulty (UAE Team Emirates-XRG), Magnus Cort Nielsen (Uno-X Mobility), Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step)

Un final digne d’un grand Tour

Ce Tour de Catalogne 2026 restera dans les mémoires pour la domination écrasante de Jonas Vingegaard sur les étapes de haute montagne. Mais l’âme de cette édition se jouera sur les routes escarpées de Barcelone. Dans le cyclisme, les grandes émotions naissent souvent là où on les attend le moins.

Alors que le peloton s’élancera dimanche matin de Barcelone, deux visions s’affronteront : celle du leader qui gère son bien, et celle du compétiteur qui n’a rien à perdre. Que vous soyez amateur de stratégies ou passionné d’attaques frontales, cette 7e étape promet d’être un condensé parfait de ce qui fait la beauté de notre sport. Rendez-vous à 14h00 pour le verdict final.

Une autre question à débattre : Pensez-vous que la présence de Montjuïc au Tour de France 2026 donnera un avantage psychologique au vainqueur de cette étape ?

Classement général du Tour de Catalogne 2026 au départ de la 7e étape. 139 coureurs en course

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 23:49:52
  2. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +1:22
  3. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:30
  4. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +1:43
  5. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:17
  6. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +3:17
  7. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +4:11
  8. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +5:20
  9. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +5:25
  10. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +5:36
  11. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +6:15
  12. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +6:18
  13. O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +6:22
  14. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +6:32
  15. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step m.t.
  16. BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +6:44
  17. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike +7:34
  18. KUSS SEPP, Team Visma | Lease a Bike +8:03
  19. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +8:18
  20. HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:20
  21. VERGALLITO LUCA, Alpecin-Premier Tech +9:21
  22. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +9:23
  23. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step +10:51
  24. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA +11:29
  25. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +11:45
  26. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +12:20
  27. MAS ENRIC, Movistar Team +12:50
  28. GUARDEÑO JAUME, Caja Rural – Seguros RGA +12:55
  29. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +14:15
  30. LÓPEZ HAROLD MARTÍN, XDS Astana Team +15:30
  31. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +16:26
  32. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +16:43
  33. SOSA IVÁN RAMIRO, Equipo Kern Pharma +17:13
  34. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi +17:31
  35. BOUWMAN KOEN, Team Jayco AlUla +18:17
  36. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +18:45
  37. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +19:47
  38. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +20:53
  39. BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi +23:42
  40. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +24:09
  41. STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team +24:14
  42. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +24:49
  43. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +25:17
  44. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +25:41
  45. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +25:42
  46. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +25:44
  47. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +26:00
  48. OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious +27:12
  49. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +27:28
  50. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +27:38
  51. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +27:52
  52. VERONA CARLOS, Lidl – Trek +29:54
  53. BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +30:23
  54. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +31:40
  55. RUBIO EINER, Movistar Team +31:52
  56. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +32:59
  57. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +35:21
  58. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché +35:41
  59. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost +36:00
  60. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +36:18
  61. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +36:30
  62. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +38:36
  63. BURNETT JOSH, Burgos Burpellet BH +41:10
  64. RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step +41:46
  65. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +43:10
  66. DE LA CRUZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +46:21
  67. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +46:35
  68. PORTER RUDY, Team Jayco AlUla m.t.
  69. OOMEN SAM, Lidl – Trek +47:19
  70. THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +47:27
  71. DE PLUS LAURENS, INEOS Grenadiers +47:46
  72. HOWSON DAMIEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +47:55
  73. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH +47:58
  74. CATTANEO MATTIA, Red Bull – BORA – hansgrohe +48:21
  75. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +48:38
  76. GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech +49:17
  77. TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +49:44
  78. HIRT JAN, NSN Cycling Team +50:15
  79. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +50:42
  80. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  81. MURGUIALDAY JOKIN, Euskaltel – Euskadi +50:47
  82. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +51:12
  83. AERTS TOON, Lotto Intermarché +51:33
  84. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +52:56
  85. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +53:42
  86. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe +54:12
  87. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +55:14
  88. SVARRE TOBIAS, Uno-X Mobility +55:25
  89. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH +55:52
  90. GILMORE BRADY, NSN Cycling Team +56:15
  91. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +56:24
  92. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step +56:27
  93. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +57:05
  94. REMIJN SENNA, Alpecin-Premier Tech +57:12
  95. CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility +57:24
  96. GUTIÉRREZ JORGE, Equipo Kern Pharma +57:39
  97. BUSATTO FRANCESCO, Alpecin-Premier Tech +58:45
  98. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +59:06
  99. HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  100. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +59:27
  101. STEWART JAKE, NSN Cycling Team +1:01:03
  102. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +1:01:37
  103. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla +1:01:52
  104. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +1:02:29
  105. EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step +1:02:48
  106. JUNGELS BOB, INEOS Grenadiers +1:02:51
  107. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling +1:04:09
  108. HAUG KIERAN, Modern Adventure Pro Cycling +1:04:31
  109. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:04:52
  110. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility +1:05:02
  111. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +1:05:22
  112. DAINESE ALBERTO, Soudal Quick-Step +1:05:29
  113. CÔTÉ PIER-ANDRÉ, NSN Cycling Team +1:05:31
  114. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma +1:06:26
  115. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma +1:06:40
  116. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek +1:06:49
  117. KENCH JOSH, Groupama – FDJ United +1:07:07
  118. NOVÁK PAVEL, Movistar Team +1:08:09
  119. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +1:08:12
  120. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:08:24
  121. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +1:09:07
  122. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious +1:09:13
  123. GAMPER PATRICK, Team Jayco AlUla +1:10:10
  124. FERNÁNDEZ SAMUEL, Euskaltel – Euskadi +1:10:11
  125. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team +1:11:18
  126. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA +1:12:25
  127. STITES TYLER, Modern Adventure Pro Cycling +1:12:54
  128. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA +1:13:10
  129. FLÓREZ SAMUEL, Modern Adventure Pro Cycling +1:13:17
  130. BARONCINI FILIPPO, UAE Team Emirates – XRG +1:15:48
  131. URIANSTAD BUGGE MARTIN, Uno-X Mobility +1:17:15
  132. STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling +1:17:39
  133. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma +1:18:26
  134. AGUIRRE YAGO, Euskaltel – Euskadi +1:18:53
  135. LANGELLOTTI VICTOR, INEOS Grenadiers +1:23:40
  136. ARNDT NIKIAS, Bahrain – Victorious +1:28:37
  137. AZNAR HUGO, Equipo Kern Pharma +1:30:12
  138. AZNAR UNAI, Euskaltel – Euskadi +1:33:05
  139. PRICE-PEJTERSEN JOHAN, Alpecin-Premier Tech +1:37:26

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Tour de Catalogne 2026 : Jonas Vingegaard écrase l’étape 6, Lenny Martinez nouveau dauphin

Le verdict est sans appel. Pour la deuxième journée consécutive, Jonas Vingegaard a assommé le Tour de Catalogne 2026. Sur les pentes de Queralt, lors d’une 6e étape qui s’annonçait comme un dernier test, le Danois a non seulement remporté une nouvelle victoire en solitaire, mais il a également redessiné le podium final. Lenny Martinez, nouveau dauphin, a réussi son pari, tandis que Felix Gall, le grand perdant du jour, a vu ses espoirs s’effondrer dans une descente fatale. Voici le récit d’une journée où la hiérarchie du peloton mondial a été une nouvelle fois mise à nu.

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« Dans un fauteuil » : comment Jonas Vingegaard a transformé le Tour de Catalogne 2026 en simple formalité

Pourquoi Vingegaard n’a jamais tremblé

Dès le départ de cette 6e étape, le sentiment était présent : à moins d’un cataclysme, Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) allait franchir une nouvelle étape vers le sacre final. Le Danois, déjà leader après sa démonstration au Coll de Pal, n’a pas eu besoin de forcer son talent pour asseoir sa domination.

La stratégie de l’ombre : contrôler sans s’épuiser

Alors qu’une échappée de 15 coureurs se formait, emmenée par des rouleurs comme Marc Soler (UAE Emirates-XRG) et Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), l’équipe Visma-Lease a Bike a joué la carte de la sérénité. L’objectif était clair : ne pas laisser filer un adversaire dangereux au général. Avec un avantage de 57 secondes sur Felix Gall au matin, l’équipe du maillot blanc a laissé la responsabilité du contrôle à d’autres formations, avant de reprendre la main dans les difficultés du Coll del Pradell. Cette gestion de l’effort, presque dédaigneuse, est un signal fort envoyé à la concurrence.

L’isolement voulu : seul, mais intouchable

Dans l’ascension de la Collada de Sant Isidre, le scénario a basculé. Sous l’impulsion de Mattia Cattaneo puis de Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe), le peloton s’est réduit à une poignée d’hommes. Vingegaard, soudainement isolé, n’a pas paniqué. Il avait perdu ses coéquipiers, mais il avait trouvé ce qu’il cherchait : un groupe où il était l’homme fort. « Heureusement, j’étais bien placé et j’ai pu me retrouver dans le groupe de tête lors de la dernière montée » a-t-il confié au micro d’Eurosport. Une phrase qui en dit long sur sa confiance. L’isolement n’est pas une fragilité pour un double vainqueur du Tour de France, c’est une opportunité.

L’ascension de Queralt (5,6 km à 7,5 %) : le moment de vérité

L’ultime difficulté vers le Santuari de Queralt a cristallisé tous les enjeux. Si le scénario de la veille avait montré un Vingegaard foudroyant, ce samedi, il a offert un récital de maturité.

L’attaque chirurgicale à 2,4 km de l’arrivée

C’est à 2,4 kilomètres du sommet que Jonas Vingegaard a porté l’estocade. Accélérant dans les pourcentages les plus exigeants de l’ascension, il a immédiatement créé une cassure nette. Seuls Lenny Martinez (Bahrain Victorious) et Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-Hansgrohe) ont pu tenter de réagir. Mais en deux coups de pédale, le Danois a effacé leur espoir. Cette attaque n’était pas une démonstration de force brute, mais une application technique parfaite. Vingegaard a joué avec les ressorts psychologiques de ses adversaires, les forçant à se dévoiler avant de les déposer.

Le duel Martinez – Lipowitz : les outsiders font le spectacle

Derrière l’intouchable Danois, la bataille pour le podium a offert un spectacle de grande qualité. Lenny Martinez, déjà troisième la veille, a fait parler son explosivité dans les derniers mètres pour devancer Florian Lipowitz. Cette deuxième place, synonyme de gain de bonifications, lui permet de grimper à la deuxième place du classement général, avec 8 secondes d’avance sur son rival allemand. Pour le jeune Français de 22 ans, c’est une confirmation de premier plan. Il prouve qu’il peut tenir tête aux cadors du WorldTour dans des ascensions longues et exigeantes, un atout majeur pour la suite de sa carrière.

Felix Gall, la descente qui change tout

Le grand perdant de cette 6e étape se nomme Felix Gall. Dauphin de Vingegaard à l’aube de ce week-end, l’Autrichien a vécu un véritable cauchemar.

Une erreur tactique aux lourdes conséquences

Si les ascensions n’ont pas provoqué de séisme au classement, c’est la descente de la Collada de Sant Isidre qui a condamné le leader de Decathlon CMA GGM. Piégé au bas de cette descente technique, Gall a subi de plein fouet l’accélération d’un groupe emmené par Remco Evenepoel, pourtant relégué au rang d’équipier de luxe. Incapable de recoller, il a perdu plus d’une minute trente au pied de Queralt. Résultat : une chute au 6e rang du général à plus de trois minutes. Une contre-performance qui soulève une question : sur les courses par étapes modernes, où la moindre seconde compte dans les descentes, Gall a-t-il payé son manque de soutien d’équipe ?

Les tricolores à l’honneur : un podium final à portée de main

L’autre grande satisfaction de cette étape vient de la performance collective des coureurs français. Avec deux représentants dans le top 5, la France peut rêver d’un doublé historique sur le podium final à Barcelone.

Lenny Martinez, le nouveau dauphin du patron scandinave

En prenant la deuxième place du classement général, Lenny Martinez devient le principal adversaire de Jonas Vingegaard. Un statut qu’il porte avec une étonnante maturité. Il devra désormais gérer la pression lors de la dernière étape à Barcelone, un terrain moins favorable aux purs grimpeurs. Sa mission est claire : gérer l’avance sur Florian Lipowitz (1’30) et Valentin Paret-Peintre (1’43).

Valentin Paret-Peintre, la confirmation en douceur

Quatrième de l’étape et quatrième du classement général, Valentin Paret-Peintre (Soudal-QuickStep) confirme son excellent début de saison. À seulement 13 secondes de Lipowitz, le Français a sa carte à jouer pour le podium final. Dans une équipe où il a trouvé un rôle de leader, il démontre une régularité impressionnante. L’enjeu de la dernière étape sera de savoir si Soudal-QuickStep sacrifiera ses troupes pour lui ou s’il devra jouer seul face aux Red Bull-BORA-Hansgrohe, qui voudront sécuriser la place de Lipowitz.

Remco Evenepoel, l’équipier de luxe qui interroge

Le paradoxe de cette étape est venu de Remco Evenepoel. Le champion olympique, pourtant leader en titre de la Red Bull-BORA-Hansgrohe, a endossé un rôle d’équipier pour Florian Lipowitz.

Un sacrifice tactique ou une résignation ?

Evenepoel a été impressionnant. C’est lui qui a mis la pression dans la dernière descente, qui a emmené le groupe à vive allure, et qui a posé un tempo destructeur dans les premiers kilomètres de Queralt. Pour Lipowitz, cette aide a été précieuse. Mais pour l’image du champion belge, ce rôle de « super-équipier » interroge. Avait-il les jambes pour suivre Vingegaard ? La question restera sans réponse. « Peut-être aurait-il été le seul à pouvoir disputer le gain de l’étape, mais on ne le saura jamais » résume l’analyse. Pour les puristes, c’est une gâchis tactique ; pour l’équipe, c’est une assurance de placer deux coureurs dans le top 5.

La 7e étape à Barcelone (Montjuïc) : les clés du dernier jour

Dimanche, le Tour de Catalogne 2026 se conclura dans les rues de Barcelone. Un circuit de 8 kilomètres à parcourir 7 fois, avec l’ascension de Montjuïc (2,5 km à 4,8 %, avec les 800 derniers mètres à 10,9 %), promet des derniers coups de reins.

L’ultime objectif de Vingegaard : conserver le maillot

Pour Jonas Vingegaard, l’objectif est limpide. « Ma concentration va être sur le fait de conserver le maillot de leader. Ce serait bien de remporter une autre étape mais ce n’est pas l’objectif » a-t-il déclaré au micro d’Eurosport. Avec plus d’une minute d’avance sur Martinez, le danger est minime. Mais sur un circuit urbain, les chutes sont toujours possibles. Le Danois devra rester vigilant. Une victoire finale ici, après Paris-Nice, confirmerait un début de saison parfait avant le Giro.

La bataille pour le podium : trois pour deux places

Le véritable suspense de l’ultime étape se situe sur le podium. Lenny Martinez (2e, 1’22), Florian Lipowitz (3e, 1’30) et Valentin Paret-Peintre (4e, 1’43) se tiennent en 21 secondes. Ce sont trois hommes pour deux places sur la boîte. Ce faible écart est à la fois peu et beaucoup sur un parcours aussi nerveux. Les bonifications (10, 6 et 4 secondes) en haut de Montjuïc à chaque passage pourraient tout changer. Un sprint intermédiaire ou une petite attaque dans les derniers hectomètres peuvent faire basculer le classement. Lenny Martinez parviendra-t-il à résister à la pression de deux coureurs Red Bull-BORA-Hansgrohe qui pourraient jouer un coup tactique ? Le suspense reste entier.

Jonas Vingegaard, le Giro en ligne de mire

En remportant cette 6e étape du Tour de Catalogne 2026, Jonas Vingegaard n’a pas seulement signé une nouvelle victoire. Il a envoûté la concurrence. Sa domination absolue, sur deux étapes consécutives au sommet, envoie un signal fort à quelques semaines du Giro. Avec des adversaires qui se neutralisent ou se sacrifient, le Danois a démontré qu’il évoluait dans une dimension supérieure. À Barcelone, il officialisera son succès. Mais pour les fans de cyclisme, la question qui brûle les lèvres est désormais ailleurs : qui pourra défier Jonas Vingegaard sur un Grand Tour en 2026 ? La réponse de Catalogne est cruelle pour ses concurrents : personne, pour l’instant.

Classement Tour de Catalogne 2026 étape 6 : Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike les 158,2 km en 4:05:19 (38,7 km/h)
  2. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:10
  3. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +0:16
  5. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:27
  6. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +1:29
  7. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +2:08
  8. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek m.t.
  9. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +2:55
  10. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +3:16
  11. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +3:17
  12. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +3:27
  13. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +4:06
  14. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +4:13
  15. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step +4:17
  16. O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +4:19
  17. HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  18. KUSS SEPP, Team Visma | Lease a Bike +4:29
  19. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
  20. BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.

Classement général Tour de Catalogne 2026 après la 6e étape : Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 23:49:52
  2. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +1:22
  3. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:30
  4. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +1:43
  5. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:17
  6. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +3:17
  7. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +4:11
  8. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +5:20
  9. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +5:25
  10. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +5:36
  11. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +6:15
  12. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +6:18
  13. O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +6:22
  14. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +6:32
  15. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step m.t.
  16. BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +6:44
  17. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike +7:34
  18. KUSS SEPP, Team Visma | Lease a Bike +8:03
  19. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +8:18
  20. HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:20

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Tour de Catalogne 2026, étape 6 : parcours, favoris et diffusion TV

Au lendemain de la démonstration de Vingegaard sur l’étape reine, le Tour de Catalogne remet le couvert avec une 6e étape taillée pour les puncheurs-grimpeurs. Avec trois ascensions décisives dans les 70 derniers kilomètres, dont l’effroyable Coll de Pradell et ses pentes à 11%, ce ne sont pas moins de 4000 mètres de dénivelé qui attendent les coureurs. Entre revanche pour Evenepoel et confirmation pour le Danois, voici pourquoi cette étape pourrait redéfinir le classement général.

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Pourquoi cette 6e étape est-elle une embuscade tendue aux leaders ?

Le peloton du Tour de Catalogne pensait peut-être avoir passé le pire vendredi lors de l’étape reine vers le Coll de Pal. Erreur. Le parcours de cette 6e étape entre Berga et Queralt, bien que moins important en terme de dénivelé positif, est un concentré de violence pure. Comme le soulignent les données de l’étape du jour, c’est la répétition des pourcentages à double chiffre dans un laps de temps très court qui va transformer cette journée en véritable machine de guerre.

L’enchaînement est impitoyable. Après une cinquantaine de kilomètres de mise en jambes, le peloton va basculer dans un final explosif. Le Coll de Pradell (14,6 km à 6,9%) est le premier juge de paix, mais c’est sa partie finale qui fait frémir : 5,5 kilomètres à plus de 11%. À ce stade, ce ne sont plus les jambes qui parlent, c’est le caractère. Puis, après une courte respiration, la Collada de Sant Isidre (5 km à 7,9%) enchaîne sans transition. Enfin, l’ascension finale vers le Santuari de Queralt (6 km à 7%) servira de tremplin pour la victoire d’étape et le dernier coup de massue au classement général.

Un terrain de jeu idéal pour un duel Vingegaard – Evenepoel ?

Si Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) a assommé la concurrence vendredi, ce samedi s’annonce d’une nature différente. Le Danois a lui-même semé le doute après sa victoire : « Je n’exclus pas de viser une nouvelle victoire d’étape. » Une déclaration qui sonne comme un avertissement. Mais attention, Vingegaard excelle dans les ascensions longues et régulières à haute altitude. Ici, les pentes sont plus irrégulières, les pourcentages plus durs.

C’est là que Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) peut inverser la tendance. L’ascension finale de Queralt, plus courte et plus explosive, correspond parfaitement au profil du Belge. S’il a souffert vendredi en raison des séquelles de sa chute en début de semaine, l’étape du jour pourrait être celle de la rédemption. Le Belge a-t-il physiquement récupéré pour encaisser les 11% du Pradell avant de lancer son attaque ? C’est la grande question de cette journée.

Les outsiders prêts à profiter de la chute des favoris ?

Le scénario de cette 6e étape est idéal pour les loups solitaires et les offensifs lointains. L’enchaînement des trois dernières difficultés incite à l’attaque de loin, et plusieurs hommes pourraient créer la surprise si les leaders se neutralisent.

Parmi les hommes à suivre, Felix Gall (Decathlon CMA CGM) a montré une belle tenue vendredi en ne perdant qu’une minute. Son profil de puncheur-grimpeur colle parfaitement à la pente de Queralt. Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) et Lenny Martinez (Bahrain Victorious), tous deux à l’aise dans les pourcentages sévères, seront également des clients difficiles à manoeuvrer.

Cependant, une ombre plane sur la hiérarchie : les chutes. João Almeida (UAE Team Emirates-XRG) et Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) ont perdu du temps et de l’énergie vendredi. Seront-ils en mesure de répondre présent dès les premières pentes du Pradell, ou vont-ils devoir gérer pour limiter la casse ?

Voici la hiérarchie que nous établissons pour cette 6e étape, en fonction des données de performance des derniers jours et de l’analyse du profil :

Favori absolu : Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike). Sa confiance est maximale et sa récupération est légendaire.

Prétendants directs : Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) revanchard, Lenny Martinez (Bahrain Victorious), Felix Gall (Decathlon CMA CGM). Leur explosivité est un atout majeur sur ce final.

Candidats à l’exploit : Ben O’Connor (Jayco AlUla), Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step). Des hommes capables de suivre dans les ascensions et de gérer un effort long.

Cartes joker : Einer Rubio (Movistar) et Giulio Ciccone (Lidl-Trek). Si l’échappée va au bout, ces spécialistes des journées très dures pourraient jouer la gagne.

Où et quand voir la 6e étape du Tour de Catalogne en direct ?

Pour ne rien manquer de ce spectacle, sachez que le départ fictif sera donné depuis Berga à 12h50 (heure locale). L’arrivée à Queralt est estimée vers 16h35.

En France, la diffusion TV directe est assurée par Eurosport 2 et la plateforme HBO Max, avec un direct qui débutera à partir de 15h20. Une prise d’antenne idéale pour capturer les premières escarmouches sur les pentes redoutées du Coll de Pradell.

Verdict : à quel genre de course doit-on s’attendre ?

Si l’étape reine a souvent pour effet de figer les écarts, cette 6e étape a tous les ingrédients pour relancer les hostilités. Le tracé, avec ses trois difficultés majeures enchaînées, pousse à l’attaque. La météo, annoncée clémente (14 degrés, vent modéré et soleil), sera un allié de taille pour les offensifs.

Selon votre analyse, pensez-vous que Vingegaard va tenter le doublé pour asseoir définitivement sa domination, ou un scénario d’échappée surprise lointaine est-il plus probable ? La réponse sur les routes catalanes ce samedi.

Classement général du Tour de Catalogne 2026 au départ de la 6e étape. 145 coureurs en course

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 19:44:45
  2. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +0:57
  3. MARTINEZ LENNY, Bahrain Victorious +1:09
  4. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull-BORA-hansgrohe +1:13
  5. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +1:15
  6. EVENEPOEL REMCO, Red Bull-BORA-hansgrohe +1:38
  7. O’CONNOR BEN, Team Jayco-AlUla +1:51
  8. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl-Trek +1:51
  9. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +1:51
  10. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +1:51
  11. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:57
  12. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain Victorious +1:57
  13. MAS ENRIC, Movistar Team +1:57
  14. BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +2:03
  15. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step +2:03
  16. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates-XRG +2:11
  17. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike +2:22
  18. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +2:39
  19. KUSS SEPP, Team Visma | Lease a Bike +3:22
  20. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +3:28
  21. LÓPEZ MARTIN, XDS Astana Team +3:36
  22. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates-XRG +3:54
  23. CARAPAZ RICHARD, EF Education-EasyPost +3:55
  24. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step +3:55
  25. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural-Seguros RGA +3:55
  26. VERGALLITO LUCA, Alpecin-Premier Tech +3:55
  27. CASTELLON JAN, Caja Rural-Seguros RGA +4:32
  28. HINDLEY JAI, Red Bull-BORA-hansgrohe +4:49
  29. MARTIN-GUYONNET GUILLAUME, Groupama-FDJ United +4:49
  30. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural-Seguros RGA +4:49
  31. RODRIGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +4:49
  32. DIAZ JOSE MANUEL, Burgos Burpellet BH +4:49
  33. BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +4:49
  34. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +4:49
  35. CEPEDA ALEXANDER, EF Education-EasyPost +5:13
  36. AGIRRE JON, Euskaltel-Euskadi +5:22
  37. GUARDEÑO JAUME, Caja Rural-Seguros RGA +5:59
  38. MOLARD RUDY, Groupama-FDJ United +7:13
  39. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +7:24
  40. RODRIGUEZ CRISTIAN, XDS Astana Team +7:54
  41. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +7:58
  42. GUALDI SIMONE, Lotto-Intermarché +8:50
  43. CICCONE GIULIO, Lidl-Trek +9:26
  44. SOSA IVAN, Equipo Kern Pharma +10:52
  45. BIZKARRA MIKEL, Euskaltel-Euskadi +11:04
  46. BOUWMAN KOEN, Team Jayco-AlUla +11:21
  47. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +12:55
  48. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +13:58
  49. DECOMBLE MAXIME, Groupama-FDJ United +15:16
  50. SOLER MARC, UAE Team Emirates-XRG +15:43
  51. OMRZEL JAKOB, Bahrain Victorious +15:44
  52. PERICAS ADRIA, UAE Team Emirates-XRG +15:44
  53. STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team +18:48
  54. VERONA CARLOS, Lidl-Trek +19:01
  55. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +19:24
  56. STEINHAUSER GEORG, EF Education-EasyPost +19:36
  57. EULALIO AFONSO, Bahrain Victorious +22:53
  58. LEONARD MICHAEL, EF Education-EasyPost +23:37
  59. RAFFERTY DARREN, EF Education-EasyPost +24:18
  60. RUBIO EINER, Movistar Team +24:21
  61. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +25:05
  62. BELOKI MARKEL, EF Education-EasyPost +25:05
  63. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +25:21
  64. OOMEN SAM, Lidl-Trek +26:51
  65. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl-Trek +26:51
  66. RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step +27:30
  67. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +28:23
  68. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +28:49
  69. GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech +28:49
  70. ROLLAND BRIEUC, Groupama-FDJ United +28:49
  71. PORTER RUDY, Team Jayco-AlUla +28:49
  72. DOUBLE PAUL, Team Jayco-AlUla +28:49
  73. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural-Seguros RGA +28:49
  74. PIDCOCK TOM, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +29:03
  75. GILMORE BRADY, NSN Cycling Team +29:19
  76. REMIJN SENNA, Alpecin-Premier Tech +29:26
  77. DE PLUS LAURENS, INEOS Grenadiers +30:00
  78. GERMANI LORENZO, Groupama-FDJ United +30:14
  79. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +30:14
  80. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco-AlUla +30:14
  81. CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility +30:33
  82. BURNETT JOSH, Burgos Burpellet BH +31:01
  83. AERTS TOON, Lotto-Intermarché +31:05
  84. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +31:05
  85. HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +31:20
  86. BUSATTO FRANCESCO, Alpecin-Premier Tech +31:54
  87. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +32:36
  88. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH +32:40
  89. HERRADA JESUS, Burgos Burpellet BH +32:40
  90. CHUMIL SERGIO, Burgos Burpellet BH +32:40
  91. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +32:54
  92. MURGUIALDAY JOKIN, Euskaltel-Euskadi +33:01
  93. HOWSON DAMIEN, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +33:26
  94. WANDAHL FREDERIK, Red Bull-BORA-hansgrohe +33:44
  95. STEWART JAKE, NSN Cycling Team +34:07
  96. GAUDU DAVID, Groupama-FDJ United +34:11
  97. DE LA CRUZ DAVID, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +34:36
  98. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +34:43
  99. SVARRE TOBIAS, Uno-X Mobility +34:57
  100. EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step +35:09
  101. THOMPSON REUBEN, Lotto-Intermarché +35:18
  102. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH +35:24
  103. JUNGELS BOB, INEOS Grenadiers +36:00
  104. TUCKWELL LUKE, Red Bull-BORA-hansgrohe +36:20
  105. CATTANEO MATTIA, Red Bull-BORA-hansgrohe +36:53
  106. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling +36:56
  107. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +37:06
  108. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility +37:16
  109. HEßMANN MICHEL, Movistar Team +37:52
  110. DAINESE ALBERTO, Soudal Quick-Step +37:54
  111. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto-Intermarché +38:09
  112. CÔTÉ PIER-ANDRÉ, NSN Cycling Team +38:40
  113. MOSCA JACOPO, Lidl-Trek +39:03
  114. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +39:09
  115. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma +39:49
  116. KENCH JOSH, Groupama-FDJ United +40:16
  117. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco-AlUla +41:24
  118. GOVEKAR MATEVZ, Bahrain Victorious +41:27
  119. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +41:33
  120. SLOCK LIAM, Lotto-Intermarché +41:44
  121. KEPPLINGER RAINER, Bahrain Victorious +42:16
  122. GAMPER PATRICK, Team Jayco-AlUla +43:19
  123. FERNANDEZ HERES SAMUEL, Euskaltel-Euskadi +43:20
  124. HIRT JAN, NSN Cycling Team +43:54
  125. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step +44:45
  126. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team +45:17
  127. GUTIÉRREZ JORGE, Equipo Kern Pharma +45:45
  128. STITES TYLER, Modern Adventure Pro Cycling +46:03
  129. DARDER SERGI, Caja Rural-Seguros RGA +46:13
  130. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma +46:21
  131. FLOREZ SAMUEL, Modern Adventure Pro Cycling +46:26
  132. BARONCINI FILIPPO, UAE Team Emirates-XRG +48:18
  133. STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling +50:04
  134. NOVAK PAVEL, Movistar Team +50:23
  135. BUGGE MARTIN URIANSTAD, Uno-X Mobility +50:24
  136. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma +51:35
  137. AGUIRRE YAGO, Euskaltel-Euskadi +52:02
  138. ARRIOLA-BENGOA JULEN, Caja Rural-Seguros RGA +52:42
  139. KUZMIN ANTON, XDS Astana Team +53:13
  140. LANGELLOTTI VICTOR, INEOS Grenadiers +56:49
  141. ARNDT NIKIAS, Bahrain Victorious +59:37
  142. SU HAOYU, XDS Astana Team +1:02:08
  143. AZNAR HUGO, Equipo Kern Pharma +1:03:21
  144. AZNAR UNAI, Euskaltel-Euskadi +1:06:14
  145. PRICE-PEJTERSEN JOHAN, Alpecin-Premier Tech +1:09:40

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E3 Saxo Classic 2026 : Mathieu van der Poel triplé historique au terme d’un final fou

Ses adversaires étaient à dix mètres, ils se sont regardés, et c’en fut fini. Mathieu van der Poel a remporté ce vendredi 27 mars sa troisième E3 Saxo Classic consécutive, mais dans des conditions que même ses plus fidèles admirateurs n’avaient jamais envisagées. Loin du récital habituel, le Néerlandais a vécu un véritable chemin de croix, sauvé in extremis par une hésitation collective qui restera gravée dans la légende des Flandriennes. Plongée dans un final aussi dingue qu’instructif.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le triplé de l’extrême : comment Mathieu van der Poel a terrassé ses rivaux… et leur offrande

Quand Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a franchi la ligne d’arrivée à Harelbeke, ce vendredi 27 mars, ses poings n’ont pas jailli avec la fougue habituelle. Il y avait de l’épuisement, du soulagement, mais surtout une forme d’incrédulité. Pour la troisième fois consécutive, le nom du Néerlandais s’inscrit au palmarès de l’E3 Saxo Classic. Mais à la différence des éditions 2024 et 2025, où il avait écrasé la concurrence de sa puissance souveraine, ce triplé sent la poudre, la stratégie et une once d’offrande de la part de ceux qui pensaient le tenir.

À un moment donné, je n’y croyais plus vraiment”, confiera le champion après l’arrivée au micro d’Eurosport, qualifiant cette troisième couronne de l’une des “plus douloureuses” de sa carrière. Un aveu rare qui en dit long sur l’intensité d’un scénario que même les plus grands scénaristes du cyclisme n’auraient osé imaginer. Alors que tout le monde s’attendait à un nouveau numéro de soliste, c’est un véritable thriller que nous ont offert les routes flandriennes, ponctué par une hésitation fatale dans le dernier kilomètre.

Cette E3 Saxo Classic 2026 restera comme l’édition où le plus grand a tremblé, et où ses poursuivants ont prouvé, à leurs dépens, que le cyclisme ne se gagne jamais par procuration. Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer dans la tête des hommes de chasse pour laisser filer ainsi le triple tenant du titre ? Décryptage d’une fin de course surréaliste.

Comment le scénario a basculé : du récital annoncé à la fuite en avant

L’E3 Saxo Classic est souvent considérée comme le laboratoire du Tour des Flandres. Ce vendredi, le laboratoire a failli exploser. Comme prévu, la course s’est emballée dans les secteurs clés. C’est dans le Taaienberg, ce mont pavé situé à 70 kilomètres du but, que les hostilités ont véritablement commencé. L’an passé, c’était Mads Pedersen qui y mettait le feu. Cette année, c’est Tim van Dijke (Red Bull-BORA-hansgrohe) qui a sorti l’artillerie, suivi immédiatement par un Mathieu van der Poel aux aguets.

Les deux Néerlandais opèrent la jonction sur un groupe de contre, avant que “MVDP” ne passe la seconde. Dans le Boigneberg, à 64 kilomètres de l’arrivée, il s’isole. Une image familière. Le champion d’Alpecin-Premier Tech fonce alors sur l’échappée matinale composée de six hommes (Bastien Tronchon, Stan Dewulf, Michiel Lambrecht, Luke Durbridge, Sven Erik Bystrøm, Nickolas Zukowsky). Le Paterberg, à 42 kilomètres du terme, sert de tremplin : van der Poel les dépose tous comme à son habitude. L’écart se creuse. L’habituel récital peut commencer.

Pourtant, un détail cloche. Selon les données de suivi de course, son avance plafonne. Il ne creuse pas l’écart de manière irrémédiable. Et pour cause : derrière lui, un groupe de quatre chasseurs s’organise. Contre toute attente, Per Strand Hagenes (Visma-Lease a Bike), Jonas Abrahamsen (Uno-X Mobility), Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG) et Stan Dewulf (Decathlon) mettent de côté leurs ambitions personnelles pour une véritable collaboration. Une rareté dans le cyclisme moderne, où les intérêts personnels priment souvent sur l’union.

Le facteur clé de la remontée : Le quatuor a roulé en parfaite symbiose, effaçant minute après minute le retard. À 20 kilomètres du but, l’écart fond comme neige au soleil : 37 secondes, puis 20, puis 15. Sous la flamme rouge, le miracle est presque accompli. Le Néerlandais, visiblement à bout de forces, se retourne et voit ses poursuivants à quelques longueurs. La messe semblait dite.

L’hésitation qui a changé le cours de l’histoire : analyse tactique

C’est à cet instant précis, à moins de 1000 mètres de la ligne, que la psychologie a pris le dessus sur la mécanique. La « contre » se trouve à dix mètres de la roue arrière de van der Poel. Dix mètres. Une distance infime. Le sprint à cinq semble inévitable.

Mais au lieu de lancer une attaque définitive ou de prendre le relais pour combler le dernier écart, Vermeersch se relève. Il se retourne, cherchant un relais. Un soutien. Personne ne répond. Jonas Abrahamsen, probablement conscient qu’il ne pourrait pas battre Vermeersch ou Hagenes au sprint, refuse de collaborer. Cette hésitation, qui n’aura duré qu’une dizaine de secondes, est une éternité dans le monde des sprinteurs.

Une erreur fatale que Mathieu van der Poel a immédiatement exploitée.

Là où beaucoup auraient baissé les bras, l’ancien champion du monde sur route a puisé dans ses dernières réserves pour relancer une attaque en position assise, un effort ultime qui l’a porté seul vers la gloire.

Cette situation pose une question fondamentale : dans une poursuite, faut-il toujours collaborer jusqu’au bout, même si cela signifie offrir la victoire à un adversaire plus fort au sprint ? Ou le calcul individuel est-il une erreur fatale ? À vous de juger.

Pour les pursistes, cet épisode rappelle un principe immuable du cyclisme : l’union fait la force, mais la désunion offre la victoire au plus fort. En se regardant, le groupe de chasse a offert sur un plateau à Mathieu van der Poel ce qui aurait pu être une défaite amère.

E3 Saxo Classic 2026 : Le top 3 et les enseignements

L’arrivée à Harelbeke a officialisé un podium qui aurait pu être différent si la collaboration avait perduré :

Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) – 3e succès consécutif, le 8e Monument de sa carrière (si l’on considère l’E3 comme la répétition générale).

Per Strand Hagenes (Visma-Lease a Bike) – Le jeune Norvégien confirme son statut de future référence des classiques, en devançant au sprint un Vermeersch frustré.

Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG) – Le Belge aura tout tenté, mais son hésitation dans le dernier kilomètre lui coûte la victoire.

Au-delà du podium, ce qui frappe, c’est l’absence de Tadej Pogačar. Le Slovène, grand absent de cette édition, avait mis van der Poel en difficulté sur le Vieux Quaremont lors du dernier Tour des Flandres. Sa non-participation à cette “répétition générale” laisse planer un grand point d’interrogation sur la semaine à venir. Comment le duel Pogačar-van der Poel aurait-il modifié la donne sur ce final ? Nul doute que le champion d’UAE, maître dans l’art de gérer les fins de courses, n’aurait pas laissé une telle opportunité filer.

Vidéo et analyse : Revoir l’exploit de l’E3 Saxo Classic 2026

Pour ceux qui n’ont pas suivi la course en direct, les images du dernier kilomètre sont déjà en train de faire le tour des réseaux.

On y voit Mathieu van der Poel, le visage marqué par l’effort, jeter des regards désespérés derrière lui. Puis, le groupe de chasse qui se rapproche, Vermeersch qui pointe le museau… avant de se redresser. La synchronisation est parfaite : la relance de van der Poel coïncide avec le moment de doute du Belge. Un montage qui servira sans doute de leçon tactique pour des générations de jeunes coureurs.

Vers un Tour des Flandres sous haute tension

Cette E3 Saxo Classic 2026 restera dans les mémoires comme un avertissement. Elle a montré que Mathieu van der Poel, aussi dominant soit-il, peut être mis à mal par une course d’usure et une collaboration disciplinée. Mais elle a aussi rappelé une vérité fondamentale : pour battre un champion de sa trempe, il ne suffit pas d’être fort, il faut aussi être intelligent.

À une semaine du Tour des Flandres, le message est clair. Si les favoris veulent détrôner le maître des lieux, ils devront non seulement le suivre dans les monts, mais aussi mettre de côté leurs égos dans le sprint final. Sinon, comme ce vendredi à Harelbeke, ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Alors, pensez-vous que le scénario de l’E3 se répétera sur les pavés du Ronde, ou Tadej Pogačar imposera-t-il une toute autre partition ? Le débat est lancé.

Classement complet de l’E3 Saxo Classic 2026

  1. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech en 04:45:15
  2. HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike +0:03
  3. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates-XRG +0:03
  4. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team +0:03
  5. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility +0:03
  6. LUND ANDRESEN TOBIAS, Decathlon CMA CGM Team +0:24
  7. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +0:24
  8. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull-BORA-hansgrohe +0:24
  9. PEDERSEN MADS, Lidl-Trek +0:24
  10. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team +0:24
  11. VALGREN MICHAEL, EF Education-EasyPost +0:24
  12. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:24
  13. BERCKMOES JENNO, Lotto-Intermarché +0:24
  14. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates-XRG +0:24
  15. GRUEL THIBAUD, Groupama-FDJ United +0:24
  16. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +0:24
  17. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech +0:24
  18. BARRENETXEA JON, Movistar Team +0:24
  19. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders-Baloise +0:24
  20. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech +0:24
  21. TURGIS ANTHONY, Team TotalEnergies +0:24
  22. POLITT NILS, UAE Team Emirates-XRG +0:24
  23. SEGAERT ALEC, Bahrain Victorious +0:24
  24. VAN DIJKE TIM, Red Bull-BORA-hansgrohe +0:24
  25. DE GENDT AIMÉ, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +0:24
  26. MADOUAS VALENTIN, Groupama-FDJ United +0:24
  27. VAN MOER BRENT, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +0:24
  28. LOOCKX LANDER, Unibet Rose Rockets +0:24
  29. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama-FDJ United +0:24
  30. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders-Baloise +0:24
  31. HUENS AXEL, Groupama-FDJ United +0:24
  32. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +0:24
  33. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +0:24
  34. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility +0:24
  35. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +0:24
  36. VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step +0:32
  37. VAN DIJKE MICK, Red Bull-BORA-hansgrohe +0:32
  38. KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike +0:32
  39. VACEK MATHIAS, Lidl-Trek +0:32
  40. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +2:25
  41. PITHIE LAURENCE, Red Bull-BORA-hansgrohe +2:25
  42. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team +2:53
  43. DUJARDIN SANDY, Team TotalEnergies +2:53
  44. BRAET VITO, Lotto-Intermarché +2:53
  45. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step +2:53
  46. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility +2:53
  47. CANAL CARLOS, Movistar Team +2:53
  48. TRATNIK JAN, Red Bull-BORA-hansgrohe +2:53
  49. MEURISSE XANDRO, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
  50. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team +2:53
  51. WRIGHT FRED, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
  52. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +2:53
  53. GRISEL MATYS, Lotto-Intermarché +2:53
  54. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL +2:53
  55. BOULAHOITE RAYAN, Team TotalEnergies +2:53
  56. MOHORIC MATEJ, Bahrain Victorious +2:53
  57. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +2:57
  58. BJERG MIKKEL, UAE Team Emirates-XRG +3:00
  59. TRONCHON BASTIEN, Groupama-FDJ United +3:00
  60. REINDERINK PEPIJN, Soudal Quick-Step +5:42
  61. WATSON SAM, INEOS Grenadiers +5:42
  62. DE POOTER DRIES, Team Jayco-AlUla +5:42
  63. DURBRIDGE LUKE, Team Jayco-AlUla +5:42
  64. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates-XRG +5:42
  65. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +5:42
  66. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +5:42
  67. WALSCHEID MAX, Lidl-Trek +6:51
  68. DE BONDT DRIES, Team Jayco-AlUla +6:51
  69. THEUNS EDWARD, Lidl-Trek +6:51
  70. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team +6:51
  71. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +6:51
  72. SERRANO GONZALO, Movistar Team +6:51
  73. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +6:51
  74. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH +6:51
  75. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl-Trek +6:51
  76. JACOBS JOHAN, Groupama-FDJ United +6:51
  77. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech +6:51
  78. LANHOVE MILAN, Team Flanders-Baloise +6:51
  79. MARIT ARNE, Red Bull-BORA-hansgrohe +6:51
  80. DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders-Baloise +6:51
  81. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +6:51
  82. FRISON FREDERIK, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team +6:51
  83. INGEBRIGTSEN STORM, Uno-X Mobility +6:51
  84. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +6:51
  85. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +6:51
  86. MARIS ELIAS, Team Flanders-Baloise +6:51
  87. ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team +6:51
  88. HONORÉ MIKKEL, EF Education-EasyPost +6:51
  89. SIMMONS COLBY, EF Education-EasyPost +6:51
  90. MARCEROU NICOLA, Team TotalEnergies +6:51
  91. THONNON SENNE, Team Flanders-Baloise +6:51
  92. RUTSCH JONAS, Lotto-Intermarché +6:51
  93. KOERDT BJOERN, Team Picnic PostNL +6:51
  94. MACIEJUK FILIP, Movistar Team +6:51
  95. RUSSO CLÉMENT, Groupama-FDJ United +6:51
  96. O’BRIEN KELLAND, Team Jayco-AlUla +6:51
  97. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco-AlUla +6:51
  98. WALKER MAX, EF Education-EasyPost +6:51
  99. GACHIGNARD THOMAS, Team TotalEnergies +6:51
  100. DOULL OWAIN, Team Visma | Lease a Bike +6:51
  101. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +6:51
  102. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team +6:51
  103. VANDENSTORME DYLAN, Team Flanders-Baloise +6:51
  104. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step +6:51
  105. VALTER ATTILA, Bahrain Victorious +6:51
  106. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +6:51
  107. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team +6:51
  108. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers +6:51
  109. VERGAERDE OTTO, Lidl-Trek +6:51
  110. HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers +6:51
  111. SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers +6:59
  112. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team +7:01
  113. VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +7:01
  114. GOGL MICHAEL, Alpecin-Premier Tech +7:03
  115. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets +9:49
  116. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto-Intermarché +9:49
  117. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH +9:49
  118. NORSGAARD MATHIAS SUNEKÆR, Lidl-Trek +9:49

118 coureurs classés à l’arrivée sur 168 partants.

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Tour de Catalogne 2026 : Jonas Vingegaard écrase l’étape 5 et prend le pouvoir

Le double vainqueur du Tour de France était attendu, et il a livré un récital. Sur les pentes du Coll de Pal, Jonas Vingegaard a signé un coup de force retentissant lors de la 5e étape du Tour de Catalogne 2026. Le Danois, déjà vainqueur de Paris-Nice, s’empare du maillot de leader après avoir littéralement décroché tous ses rivaux, à commencer par un Remco Evenepoel impuissant. Retour sur une démonstration qui change la donne.

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Jonas Vingegaard assomme Remco Evenepoel et le Tour de Catalogne : la fusée est lancée

L’attente était immense, la réponse est sans appel

On se demandait à quel moment Jonas Vingegaard allait frapper. La réponse est tombée dès la première étape de haute montagne de ce Tour de Catalogne 2026, vendredi 27 mars, sur le final du Coll de Pal. Il n’a pas attendu, il n’a pas calculé. Il a simplement écrasé la course.

L’attaque à six kilomètres de l’arrivée est un classique du genre, mais rarement exécutée avec une telle autorité. En quelques coups de pédale, le plus grand rival de Tadej Pogacar a fait exploser un groupe des favoris pourtant composé des meilleurs grimpeurs du monde. Comment réagir quand un coureur, sans quitter sa selle, vous met une minute en moins de cinq kilomètres ? Pour ses adversaires, la question restera sans réponse.

L’ascension du Coll de Pal : un terrain de jeu taillé pour le Danois

L’étape du jour, bien que raccourcie en raison des rafales de vent, n’en demeurait pas moins un monument de difficulté. Avec 4 400 mètres de dénivelé positif cumulé, le parcours initial offrait un condensé de ce que la Catalogne a de plus rude. Mais c’est sur les pentes du Coll de Pal que le sort s’est scellé.

Selon les données fournies par les organisateurs, l’ascension finale présentait une moyenne de 6,7 % sur 16,7 kilomètres, une pente irrégulière mais suffisamment longue pour étaler les différences. Sur ce terrain, Vingegaard (Visma | Lease a Bike) n’a pas attendu les derniers hectomètres. Son accélération dans le final était une démonstration de force pure.

L’antépénultième relais : Sepp Kuss, son dernier lieutenant, mène un train d’enfer.

Le déclic : À 6,8 km du sommet, Vingegaard place une accélération.

La sélection : Remco Evenepoel tente de réagir, mais craque après 500 mètres.

La solitaire : Le Danois file seul, creusant un écart qui ne cessera de grandir.

Remco Evenepoel : le craquage qui interroge

Toute la semaine, le duel annoncé entre Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel avait alimenté les pronostics. Le Belge, pourtant tombé deux jours plus tôt, semblait avoir récupéré. Mais vendredi, face au rouleau compresseur danois, il n’a existé aucun bras de fer.

Evenepoel termine finalement à 1 minute et 38 secondes, relégué à la sixième place de l’étape et aussi 6e du général. Une défaite sèche qui soulève des questions sur sa stratégie. Dans le dernier kilomètre, alors que son coéquipier Florian Lipowitz attaquait dans le groupe de poursuite, le champion Olympique s’est retrouvé en difficulté, incapable de répondre aux attaques de Felix Gall ou Lenny Martinez. Evenepoel, qui a choisi de ne pas rouler derrière son propre coéquipier pour préserver ses forces, a-t-il fait le bon calcul tactique ? Le résultat final (1’38’’ de perte) laisse penser que non.

Les Français à la fête : Martinez et Paret-Peintre en embuscade

Si l’affaire du général semble presque pliée, cette 5e étape a révélé un plateau de purs grimpeurs français particulièrement en forme. L’équipe Decathlon CMA CGM, avec Felix Gall, confirme son statut de valeur sûre en montagne en décrochant la deuxième place à 51 secondes, grâce à une attaque dans le dernier kilomètre qui lui permet de prendre une dizaine de secondes à ses poursuivants.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) confirme les espoirs placés en lui. Le jeune grimpeur termine troisième, solidement accroché au groupe des meilleurs, tandis que Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step), auteur d’une performance remarquable, s’offre la cinquième place.

Le classement général bouleversé : Godon lâché, Pidcock chute

La journée a également été cruelle pour Dorian Godon. Le maillot de leader de l’INEOS Grenadiers, si brillant sur les premières étapes, a logiquement cédé dès les premières ascensions exigeantes. Une usure prévue, mais qui symbolise la transition brutale entre les étapes réservées aux puncheurs et le royaume des grimpeurs.

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5), deuxième du général au matin, a vu ses espoirs s’envoler dans une chute lors de la descente précédant le Coll de Pal. Une chute qui le relègue définitivement loin du podium. Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG), lui aussi victime d’une chute, a réussi à rentrer mais concède finalement près de deux minutes, un coup dur pour ses ambitions de général.

Comment Vingegaard a construit sa victoire : la genèse d’une étape reine

Pour comprendre l’ampleur de la démonstration, il faut remonter en début d’étape. Le vent et la lutte pour l’échappée ont créé un chaos tactique propice aux grosses équipes.

L’échappée matinale : Marc Soler, Davide Piganzoli, Giulio Ciccone, Junior Lecerf et Einer Rubio prennent les devants. Ciccone, très actif, animera la course avant d’être le dernier à résister au retour du peloton.

Le travail de Red Bull : L’équipe d’Evenepoel mène un train soutenu pour contrôler l’échappée, mais use ses hommes.

Le coup de massue : Alors que Ciccone est repris, Vingegaard place son attaque. L’avance de l’échappée, fondue par l’effort des équipes de leaders, profite finalement au Danois qui n’a plus qu’à enfoncer le clou.

Vidéo et perspectives : vers un doublé historique ?

Avec cette victoire, Jonas Vingegaard réalise un coup double : s’imposer sur l’étape reine et s’emparer du maillot de leader avec près d’une minute d’avance sur son dauphin, Felix Gall. Fort de son troisième succès de la saison 2026 après Paris-Nice, il semble déjà intouchable.

Reste à savoir si la dernière étape en circuit à Barcelone ou l’arrivée au sommet de Queralt ce samedi pourront redistribuer les cartes. Mais à voir la manière dont il a survolé la seule difficulté hors catégorie de cette édition, on peut légitimement se demander : à moins d’un scénario catastrophe, quel coureur peut encore rivaliser avec ce Vingegaard en état de grâce ?

Que penser de tout çà à l’issue de l’étape du jour

Le Tour de Catalogne 2026 a trouvé son maître. Avec cette 5e étape, Jonas Vingegaard a envoyé un message clair à ses concurrents et aux observateurs : il est plus que jamais l’homme fort du début de saison. Pour Remco Evenepoel, il faudra repenser la stratégie s’il espère encore un podium. Pour les grimpeurs français, cette étape valide des progrès significatifs. Mais en ce vendredi 27 mars, le Danois était seul au monde.

Classement Tour de Catalogne 2026 étape 5 : Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike les 153,1 km en 4:13:44 (36,2 km/h)
  2. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +0:51
  3. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +1:01
  4. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  5. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +1:03
  6. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:38
  7. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +1:39
  8. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
  9. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team m.t.
  10. O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla m.t.
  11. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +1:45
  12. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  13. MAS ENRIC, Movistar Team m.t.
  14. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step +1:51
  15. BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
  16. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +1:59
  17. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike +2:12
  18. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +2:27
  19. KUSS SEPP, Team Visma | Lease a Bike +3:10
  20. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +3:16

Classement général Tour de Catalogne 2026 après la 5e étape : Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 19:44:45
  2. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +0:57
  3. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +1:09
  4. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:13
  5. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +1:15
  6. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:38
  7. O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +1:51
  8. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek m.t.
  9. UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team m.t.
  10. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
  11. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:57
  12. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
  13. MAS ENRIC, Movistar Team m.t.
  14. BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +2:03
  15. LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step m.t.
  16. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +2:11
  17. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike +2:22
  18. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +2:39
  19. KUSS SEPP, Team Visma | Lease a Bike +3:22
  20. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +3:28

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