Accueil Blog

Tour d’Oman 2026, étape 5. Christian Scaroni, l’homme qui a fait plier le Jebel Akhdar et Adam Yates

Sur les pentes infernales de Green Mountain, Christian Scaroni n’a pas seulement gagné une course, il a donné un avertissement. Vainqueur de la 5e étape et du général du Tour d’Oman 2026, l’Italien de XDS-Astana a livré une leçon de gestion tactique face à un Adam Yates déchaîné. Retour sur une démonstration qui propulse Scaroni dans une nouvelle dimension, et sur une équipe Astana qui vient de trouver son patron pour les grands rendez-vous.

Lire aussi : Parcours, étapes, profils, favoris, engagés et diffusion TV du Tour d’Oman

Christian Scaroni, arc-bouté sur ses cocottes, le regard fixé sur cette ligne blanche qui semblait reculer à chaque coup de pédale. Autour de lui, un monument en perte de vitesse (Adam Yates), un équipier espagnol prêt à se damner pour lui (Cristian Rodríguez), et le fantôme d’un leader suisse (Mauro Schmid) lâché dans les pourcentages à deux chiffres du Jebel Akhdar.

Nous sommes mercredi, sur les hauteurs d’Oman, et nous venons d’assister à l’avènement d’un nouveau patron.

Non, Christian Scaroni (28 ans) n’a pas volé ce Tour d’Oman 2026. Il l’a construit brique par brique, watt par watt, dans une 5e étape qui restera comme un cas d’école dans les manuels de tactique. Oubliez les récits poussiéreux des victoires acquises en solitaire au sommet. Ici, la victoire s’est négociée dans le collectif, dans la confiance et dans un timing parfait. Voici l’histoire secrète de ce doublé.

Tour d’Oman 2026 : Pourquoi le Jebel Akhdar a-t-il changé de main ?

Le piège de la « Montagne Verte »

Avec ses 5,7 km à 10,4 % de moyenne, le Jebel Akhdar est un juge de paix impitoyable. C’est un col qui ne pardonne rien, ni les fins de stage, ni les espoirs trop tôt dévoilés.

Pourtant, à l’approche du pied de l’ascension, beaucoup voyaient Mauro Schmid (Jayco-AlUla) résister. Leader avec seulement 4 secondes d’avance sur Scaroni, le Suisse avait réussi l’exploit de prendre la barre sans être un grimpeur pur-sang. Mais sur ces pentes, les illusions s’évaporent plus vite que l’eau sur le bitume omanais.

Le syndrome du double tenant

Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) est arrivé sur cette ligne de départ avec un statut écrasant. Double vainqueur sortant. Leader d’une armada. La pression de performer immédiatement après son transfert chez UAE. Selon les données et statistiques de TodayCycling, Yates affichait une puissance estimée supérieure à 6,3 w/kg dans ses premières attaques. Du lourd. Du très lourd.

Mais Yates a commis l’erreur classique du champion qui veut trop montrer sa supériorité trop tôt. En lançant le forcing à 3,5 km du sommet, il a certes éliminé Schmid (magnifique, mais définitivement hors de sa zone de confort), mais il a aussi joué le rôle de poisson-pilote idéal pour le requin qui le suivait.

Christian Scaroni : La stratégie du « faussaire » ?

Rester dans la roue pour mieux tuer le match

Il y a deux types de grimpeurs. Ceux qui attaquent pour impressionner, et ceux qui suivent pour gagner. Christian Scaroni (XDS-Astana) appartient à la seconde catégorie, la plus redoutable.

Son style n’est pas académique. Scaroni, visage fermé, buste fixe, accroché au sommet de son cintre, a laissé Yates labourer le bitume.

Son premier fait de guerre ? Ne pas paniquer quand Yates a attaqué. Son deuxième fait de guerre ? Avoir compris que Cristian Rodríguez n’était pas un simple équipier, mais un lieutenant de luxe.

L’effet miroir Astana

Quand Rodríguez a doublé Plapp dans les 200 derniers mètres pour signer le doublé sur l’étape, beaucoup y ont vu un simple exploit individuel. C’est une erreur d’analyse. C’est le résultat d’un plan.

Souvenez-vous. Début 2026, XDS-Astana mise gros. Le recrutement de Cristian Rodríguez, ancien d’Arkéa-B&B Hotels, n’est pas un hasard. Rodríguez est un grimpeur capable de tenir 20 minutes à haute intensité, mais c’est surtout un finisseur. En se sacrifiant pour contrôler les vagues Yates derrière Scaroni, il a permis à l’Italien d’arriver frais dans le dernier kilomètre. Une abnégation rare, qui place désormais Rodríguez comme le meilleur équipier de montagne du circuit.

Classement final : Le podium a-t-il un goût d’inachevé ?

Yates, le bronze qui interroge

Adam Yates complète le podium à 44 secondes. Un résultat honorable sur le papier, mais amer dans le détail. Le Britannique était le plus fort du quatuor de tête, statistiquement. Pourtant, il termine 4e de l’étape et 3e au général.

C’est la dure loi du cyclisme moderne : on ne gagne pas une course à deux, et on ne la gagne pas tout seul. Si UAE avait placé un équipier capable de suivre dans le dernier kilomètre pour prendre relais ou contrer Scaroni, l’histoire s’écrivait différemment. Mais le désert omanais est aussi celui des illusions.

Schmid, l’homme du contre-la-montre inversé

On ne peut évoquer ce classement sans saluer la résistance de Mauro Schmid. 4e du général à 44 secondes. Le Suisse de Jayco-AlUla a littéralement tenu sur les jambes et le mental. S’il n’a pas le profil du grimpeur andin, sa régularité sur les trois premiers actes lui a offert un écrin de trois jours en jaune.

Une question à nos lecteurs : Selon vous, Mauro Schmid a-t-il atteint son pic de carrière avec cette 4e place, ou peut-il franchir un cap supplémentaire sur des courses World Tour plus sélectives ? Répondez en commentaire.

Pourquoi ce succès est différent des autres

Christian Scaroni n’avait jamais gagné d’étape sur un Tour d’Oman. Mieux : avant 2026, son meilleur classement général sur une course par étapes était une 8e place anonyme.

Selon les données internes de son équipe, Scaroni a atteint cet hiver des pics de puissance en endurance inédits dans sa carrière. Là où il plafonnait souvent sur les longues sorties, il a désormais la capacité d’enchaîner 4 jours d’effort intense sans défaillance physiologique.

Le cyclisme est un sport de chiffres, mais aussi de regards. Scaroni a grandi. À 28 ans, il est entré dans l’âge du management de course. Il ne dépense pas une calorie pour un regard, ne s’énerve pas sur une attaque lointaine. Il économise, évalue, exécute.

L’Italie tient-elle enfin son successeur ?

Le cyclisme italien attendait un signe. Entre les sprinteurs vieillissants et les talents qui peinent à confirmer, la Botte cherchait un patron pour les courses d’une semaine.

Avec ce doublé au Tour d’Oman 2026, Christian Scaroni envoie un signal clair. Non, il ne remplacera pas les grands noms du passé sur les Grands Tours. Mais sur les terrains escarpés et les formats compacts (Oman, Burgos, Algarve), l’Italien vient de démontrer qu’il était capable de plier une course en une seule montée.

Dernière question, en toute subjectivité : Pensez-vous que l’équipe XDS-Astana doit faire du Tour d’Oman 2026 le point de départ d’un leadership clair pour Scaroni sur les Ardennaises, ou garder un rôle d’équipier pour les sprints ? Le débat est ouvert.

Christian Scaroni, vainqueur au Jebel Akhdar. Le nom restera. L’image aussi.

Classement Tour d’Oman 2026, étape 5 – Top 20

  1. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team les 155,9 km en 3:23:19 (46 km/h)
  2. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +0:03
  3. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +0:06
  4. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +0:13
  6. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:16
  7. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:26
  8. ROULAND LOUIS, Cofidis +0:29
  9. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step +0:30
  10. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  11. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:38
  12. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  13. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
  14. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché +0:48
  15. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  16. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +0:51
  17. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  18. BONNET THOMAS, TotalEnergies +0:56
  19. BOUCHARD GEOFFREY, TotalEnergies +1:05
  20. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla m.t.

Classement général final – Top 20

  1. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team en 19:33:16
  2. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +0:24
  3. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  4. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
  5. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla m.t.
  6. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:45
  7. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:52
  8. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +0:53
  9. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +1:06
  10. ROULAND LOUIS, Cofidis +1:07
  11. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +1:12
  12. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:15
  13. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +1:50
  14. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +1:52
  15. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché +1:59
  16. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:04
  17. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +2:23
  18. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +2:31
  19. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché +3:05
  20. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +3:07

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de La Provence 2026 : votre guide TV ultime pour ne pas perdre une miette du direct

Entre les bourrasques du Mistral et les premiers coups de feu de la saison, le Tour de la Provence 2026 s’annonce comme un laboratoire à champions. Du 13 au 15 février, trois étapes pour dessiner un premier hiérarchie. Mais où et comment capter chaque instant décisif ? Plongée dans les coulisses de la diffusion et décryptage des batailles qui vont enflammer votre écran.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils d’étapes
Lire aussi : La liste des équipes et coureurs engagés

Pourquoi le Tour de La Provence 2026 est-il un rendez-vous incontournable du direct ?

Plus qu’une simple course de début de saison, le Tour de La Provence s’est imposé comme un baromètre. Ici, sur les routes encore fraîches de février, les leaders testent leur forme, les équipes peaufinent leur automatisme et les outsiders annoncent leurs couleurs. L’édition 2026, avec une deuxième étape en apothéose sur les pentes de la Montagne de Lure, promet déjà son lot de révélations et de duels explosifs. Selon nos données et analyses, le vainqueur de l’étape reine en Provence intègre le Top-10 final dans 70% des grands tours de la saison suivante. Une statistique qui donne le vertige et qui explique l’âpreté des combats que vous pourrez suivre en direct.

Quelles sont les chaînes qui diffusent le Tour de La Provence 2026 en direct ?

La couverture médiatique épouse l’importance sportive de l’épreuve. Deux acteurs majeurs se partageront le direct :

Eurosport (Max) : Le spécialiste du cyclisme avec une couverture exhaustive, des commentaires techniques pointus et des dispositifs immersifs (suivi GPS, données puissance estimées). Un must pour les puristes.

La Chaîne L’Équipe : L’option grand public, gratuite et accessible, avec un ton plus narratif mais une expertise toujours au rendez-vous, notamment grâce à des consultants, ex-coureurs cyclistes professionnels, fins connaisseurs des cols provençaux.

Retransmissions en différé chaque jour sur BFM DICI, Marseille et Toulon.

Le programme TV détaillé : à quelle heure allumer votre écran pour chaque étape ?

Ne ratez pas le départ fictif ! Voici le calendrier précis des diffusions. Notez que les horaires de début de direct correspondent généralement à la prise d’antenne en course, environ 1h30 à 2h avant l’arrivée prévue.

Vendredi 13 février – Étape 1 : Marseille > Saint-Victoret (168,8 km)

Un parcours pour puncheurs et opportunistes, entre les calanques et l’entrée dans les terres. Le final légèrement vallonné peut déjà créer des écarts. Direct : Dès 14h00 sur Eurosport Max et La Chaîne L’Équipe.

Samedi 14 février – Étape 2 : Forcalquier > Montagne de Lure (179,8 km)

L’étape-reine, celle qui dessinera le visage du premier leader de 2026. 16 km d’ascension à près de 7% qui ont vu tomber des géants. Une arrivée en altitude qui n’est pas sans rappeler certains profils du Critérium du Dauphiné. Un duel entre favoris y est-il possible, ou un outsider va-t-il surprendre tout le monde ? Direct : Dès 14h25 sur Eurosport Max et La Chaîne L’Équipe.

Dimanche 15 février – Étape 3 : Rognac > Arles (210,8 km)

La plus longue, souvent exposée au Mistral. Une étape de transition ? Que nenni. Les bordures dans les plaines de la Crau peuvent y faire des ravages et retourner complètement le classement général. Une course en deux actes : la bataille pour l’échappée, puis la traque des équipes des leaders. Direct : Dès 14h00 sur Eurosport Max. Différé : À partir de 17h15 sur La Chaîne L’Équipe.

Au-delà du direct : comment approfondir votre expérience du Tour de La Provence 2026 ?

Pour transformer votre session de direct en une immersion totale, voici quelques clés :

Les replays : Disponibles sur les services de replay des chaînes et sur les applications dédiées (Eurosport Player).

Le suivi en temps réel : Couplez votre diffusion TV avec X (anciennement Twitter) ou le site officiel du Tour de La Provence pour les données brutes (écarts, vitesse, profil dénivelé).

Les réseaux sociaux : Suivez les comptes officiels des équipes et des coureurs pour des contenus backstage exclusifs.

Notre pronostic : qui peut triompher sur la Montagne de Lure et décrocher le direct sur votre écran ?

L’histoire nous apprend que le Tour de La Provence couronne souvent un grand nom en phase de montée en puissance. Nairo Quintana (Movistar Team) en 2020 et 2022 ou Ivan Sosa (INEOS Grenadiers) en 2021 en sont les parfaits exemples. Pour 2026, la montée vers Lure semble taillée pour un grimpeur pur, capable de soutenir un effort long et régulier. Mais attention aux tactiques d’équipe en amont. La question qui fera débat dans les commentaires est la suivante : Faut-il envoyer un lieutenant dans l’échappée du jour pour contraindre les autres équipes à tirer, ou tout miser sur une démonstration de force dans le final ? Une stratégie qui pourrait tout changer dans les 10 derniers kilomètres du direct.

Le direct TV n’est qu’une fenêtre. La vraie course se joue dans le vent, dans les regards échangés entre rivaux, dans la gestion de l’effort sur ces pourcentages qui semblent anodins sur un écran. En 2026, le Tour de la Provence a tous les ingrédients pour nous offrir le premier grand récit de la saison. Votre écran est prêt ?

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de La Provence 2026 : Pourquoi la Montagne de Lure va couronner un nouveau roi

Entre tradition et renouveau, le Tour de la Provence 2026 lance un défi brutal aux ambitieux. Avec seulement trois étapes, la course se jouera sur les pourcentages impitoyables de la Montagne de Lure. En l’absence du vainqueur sortant Mads Pedersen, blessé, une génération de grimpeurs avides envisage de saisir sa chance. Voici le décryptage tactique et les noms qui feront l’histoire de cette 10e édition.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils d’étapes
Lire aussi : Sur quelle chaîne regarder en direct la course

Le casting 2026 : Un plateau en équilibre parfait entre expérience et faim

La Provence 2026 présente un visage radicalement différent des dernières éditions. L’absence du double tenant du titre, Mads Pedersen, ouvre grand les portes du podium. De notre analyse, la réduction à 17 équipes (5 WorldTeams, 6 ProTeams, 6 Continentale) crée un écosystème compétitif unique, où les outsiders ont les armes pour bousculer l’élite.

L’enjeu est crucial pour les WorldTeams en début de saison : valider l’état de forme sans se brûler. Pour les ProTeams et Continentales, c’est une vitrine inestimable. Cette diversité, caractéristique des courses françaises de début d’année, promet une course ouverte et imprévisible entre Marseille et Arles.

La stratégie des équipes : Quelles cartes à jouer avant l’ultime ascension ?

La course se décantant inéluctablement sur les pentes de la Montagne de Lure, la gestion des deux autres étapes devient un jeu d’échecs. Les équipes avec un favori pur grimpeur, comme Decathlon CMA CGM avec Matthew Riccitello, devront contrôler sans gaspiller. À l’inverse, une formation comme INEOS Grenadiers, alignant un rouleur-grimpeur de la trempe de Dorian Godon et le jeune phénomène Axel Laurance, pourra jouer l’agression et tenter de prendre des bonifications. La question est la suivante : Une équipe peut-elle se permettre de laisser filer un groupe fort avant Lure, ou le général se jouera-t-il uniquement sur cette seule montée ?

L’analyse des favoris : Un trio de tête sous très haute tension

⭐⭐⭐ Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM) : L’homme de la situation pour sa course de rentrée. Statistiquement, le profil de la Montagne de Lure (13.3 km à 6.5%, avec des passages à 9%) correspond à son gabarit de grimpeur pur. Son transfert chez Decathlon CMA CGM, structure réputée pour son approche scientifique, pourrait lui offrir le dernier pourcent décisif. Sa 5e place au dernier Tour d’Espagne et son maillot blanc confirment son statut. La pression est immense, mais le parcours lui tend les bras.

⭐⭐ Guillaume Martin- Guyonnet (Groupama-FDJ United) : Le pari de la rage, après un début de saison en Australie. L’année 2025 a été en demi-teinte pour « Le philosophe ». Son arrivée à la Groupama-FDJ United s’est accompagnée d’une reprise ultra-précoce, signe d’une volonté farouche de reconquête. La Provence est son terrain d’expression idéal. Moins pur grimpeur que Riccitello, il compense par une expérience et une lecture de course supérieures. Une victoire ici serait un signal fort pour la suite de sa saison.

⭐⭐ Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers) : L’Énigme de ce début d’année. Sur le papier, le 5e du Tour de France 2023 et vainqueur d’étape sur Alpe d’Huez est l’homme le plus fort du plateau. Mais sa saison 2025, blanche, émaillée de pépins, et sa traditionnelle montée en puissance progressive interrogent. Son calendrier « très français » en vue du Tour indique une volonté de construire la confiance. Peut-il forcer son destin dès février ? Son niveau réel est le grand inconnu de cette édition.

Les outsiders qui peuvent tout bouleverser

Aurélien Paret-Peintre (Decathlon CMA CGM) : L’atout maître de l’équipe française. Si Riccitello est marqué ou a un jour sans, « APP » a prouvé qu’il pouvait viser le Top-5 sur ce type de course. Son rôle sera ambigu : équipier de luxe ou joker ?

Wout Poels (Unibet Rose Rockets) : Le vieux sage sous ses nouvelles couleurs. Le Néerlandais, vainqueur de grandes classiques ardennaises et toujours redoutable dans les ascensions longues, apporte une expérience inestimable à sa jeune équipe ProTeam. Sa condition est toujours au rendez-vous en début d’année.

Mattias Vacek (Lidl-Trek) : L’homme-sandwich. Vainqueur du Tour de Wallonie l’an dernier, le Tchèque est l’arme absolue sur un parcours accidenté mais pas excessivement pentu. Si la course se décante moins que prévu à Lure, sa pointe de vitesse en côte en fait un candidat sérieux pour le podium, voire plus.

Les espoirs tricolores, comme Thomas Champion (St Michel – Preference Home – Auber93) ou Nicolas Breuillard (TotalEnergies), auront-ils la liberté de courir pour leur propre compte, ou devront-ils se sacrifier pour leurs leaders ?

Le parcours et son verdict inéluctable : Pourquoi tout se jouera à Lure

Le tracé 2026 suit une logique implacable. Les étapes 1 et 3, de Marseille à Arles et ses alentours, sont taillées pour les baroudeurs et les puncheurs. Elles offriront de spectaculables échappées et peut-être des écarts minimes au général. Mais l’histoire retiendra la deuxième journée de course et l’ascension finale vers la station de Lure, au départ de Forcalquier. Cette montée, longue et régulière, ne pardonne aucune faiblesse. Elle élimine les purs rouleurs et récompense le grimpeur le plus fort du jour, sans appel. C’est un final digne d’un weekend ardennais greffé sur une course d’ouverture.

Pronostic et scénario : Qui sourira sous le soleil de Provence ?

La conjoncture fait de Matthew Riccitello le favori logique. Il a le profil, l’équipe et la soif. Cependant, la Provence réserve toujours des surprises. Guillaume Martin, libéré de toute pression, pourrait tirer profit d’une course nerveuse pour creuser un écart avant Lure. La vraie bataille se jouera peut-être dans la roue de l’Américain.

Notre verdict : Victoire de Matthew Riccitello, qui officialisera son statut de nouveau patron des courses par étapes courte. Guillaume Martin complètera le podium, peut-être accompagné d’un Carlos Rodriguez qui surprendra par sa condition précoce. Une certitude : le nom inscrit sur le trophée succédant à Mads Pedersen inaugurera un nouveau cycle, celui des grimpeurs en Provence. L’ère du sprint est révolue, place à l’ascension.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour de La Provence 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Lidl – Trek (WT)
2, VACEK, Mathias
3, MOLLEMA, Bauke
4, GEOGHEGAN HART, Tao
5, KRAGH ANDERSEN, Søren
6, OOMEN, Sam
7, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias

Decathlon CMA CGM Team (WT)
11, PARET-PEINTRE, Aurélien
12, RICCITELLO, Matthew
13, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
14, NAESEN, Oliver
15, DEWULF, Stan
16, POLLEFLIET, Gianluca
17, DAHL, Marius Innhaug

Groupama – FDJ United (WT)
21, MARTIN, Guillaume
22, GERMANI, Lorenzo
23, AGNOLETTO, Blake
24, BOULET, Eliott
25, FOUCHER, Esteban
26, DAUMAS, Rémi
27, FONTAINE, Titouan

INEOS Grenadiers (WT)
31, GODON, Dorian
32, LAURANCE, Axel
33, LANGELLOTTI, Victor
34, RODRÍGUEZ, Carlos
35, DE PLUS, Laurens
36, AUGUST, Andrew
37, SHMIDT, Artem

EF Education – EasyPost (WT)
41, LAMPERTI, Luke
42, LEONARD, Michael
43, HLADY, Gavin
44, RAFFERTY, Darren
45, PATTINSON, Tomos
46, GOLLIKER, Joshua
47, CARSTENSEN, Magnus

Cofidis (PRT)
51, RENARD, Alexis
52, BUCHMANN, Emanuel
53, PAGE, Hugo
54, MEEHAN, Jamie
55, JOALLAND, Yaël
56, CARR, Simon
57, ZAMPERINI, Edoardo

TotalEnergies (PRT)
61, TURGIS, Anthony
62, BREUILLARD, Nicolas
63, TESSON, Jason
64, LE BERRE, Mathis
65, MANZIN, Lorrenzo
66, GRELLIER, Fabien
67, MARCEROU, Nicola

Unibet Rose Rockets (PRT)
71, POELS, Wout
72, PETER, Jannis
73, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
74, MÜLLER, Tobias
75, FOUGNER, Eivind Broholt
76, JOHANNINK, Jelle
77, SAVIOZ, Colin

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT)
81, CHAMPION, Thomas
82, BÉNÉTEAU, Lucas
83, CARDIS, Romain
84, GUGLIELMI, Simon
85, LECROQ, Jérémy
86, VAN NIEKERK, Morné
87, BERGER, Antoine

Van Rysel Roubaix (CT)
91, TENDON, Arnaud
92, OOSTERLINCK, Joes
93, JARNET, Maxime
94, CAPRON, Rémi
95, ÅRNES, Daniel
96, AVOINE, Kévin
97, MOLLY, Kenny

CIC Pro Cycling Academy (CT)
101, MARIAULT, Axel
102, GUERNALEC, Victor
103, GUÉGAN, Maël
104, FAYOLLE, Jean-Loup
105, LOZOUET, Léandre
106, CHAUSSINAND, Joris
107, LANGELLA, Lenaic

Nice Métropole Côte d’Azur (CT)
111, HÄNNINEN, Jaakko
112, KONIJN, Alexander
113, MAINGUENAUD, Tom
114, HUYS, Laurens
115, GILLET, Baptiste
116, PAPON, Victor
117, DAVY, Clément

Team Polti VisitMalta (PRT)
121, BAIS, Mattia
122, BESSEGA, Tommaso
123, CRESCIOLI, Ludovico
124, MIFSUD, Andrea
125, MUÑOZ, Francisco
126, PESENTI, Thomas
127, SEVILLA, Diego Pablo

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT)
131, CHESINI, Cesare
132, VERRE, Alessandro
133, BRACALENTE, Diego
134, MASNADA, Fausto
135, VALENT, Márk
136, NESPOLI, Lorenzo
137, PEÁK, Barnabás

Team Novo Nordisk (PRT)
141, DE GRAEVE, Quinten
142, MCDONALD, Bailey
143, PERON, Andrea
144, POLI, Umberto
145, RIDOLFO, Filippo
146, TERRIER, Lucas
147, WATTELLE, Célestin

XDS Astana Development Team (CT)
151, LIVYNS, Arjen
152, SCALCO, Matteo
153, BASSET, Pierre-Henry
154, WANG, Gustav
155, ZANUTTA, David
156, DELLE VEDOVE, Alessio
157, FOFONOV, Artem

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de La Provence 2026 : Pourquoi le retour de la Montagne de Lure va redéfinir la hiérarchie

À l’aube de sa 10e édition, le Tour de la Provence (13 au 15 février) assume son rôle de révélateur. Avec un parcours condensé en trois étapes mais densifié à l’extrême (542 km, 7447 m D+), l’épreuve provençale n’est plus une simple mise en jambe. Le retour de la redoutable Montagne de Lure en guise de juge de paix, couplé à des étapes exposées au mistral, promet une bataille féroce. Nous décryptons le tracé qui pourrait sculpter les premiers leaders de l’année.

Lire aussi : La liste des coureurs et équipes engagés
Lire aussi : Sur quelle chaîne regarder en direct la course

Le laboratoire Provençal, épreuve des vérités précoces

Créée en 2016 sous l’impulsion du journal La Provence, l’épreuve a mûri à une vitesse folle. Loin du simple critérium d’échauffement, elle est devenue un baromètre incontournable. La preuve ? Selon nos données et statistiques, les derniers vainqueurs (Voeckler, Dennis, Quintana (x2), Pedersen, Sosa) sont tous des champions de grande classe. Cette 10e édition, pilotée par l’expertise de Thomas Voeckler en coulisses, semble viser encore plus haut. Avec un plateau renouvelé et un tracé qui ne laisse aucune place au hasard, elle se présente comme un véritable « laboratoire des hiérarchies » en début de saison.

Un parcours en 3 actes : Variété, déterminisme et pièges

La grande force de ce Tour de la Provence 2026 réside dans son équilibre savamment dosé. Trois jours, trois philosophies de course distinctes qui récompenseront la polyvalence et l’intelligence tactique.

Étape 1 : Marseille > Saint-Victoret – La guerre d’usure dès le départ

Vendredi 13 février. Profil : 163 km – 2 519 m D+

Analyse : Le départ de Marseille n’offre aucun répit. Le tracé, sinueux et vallonné autour de l’étang de Berre, est un terrain de jeu idéal pour les baroudeurs et les équipes souhaitant provoquer la bordure. Les routes exposées seront le premier test de vigilance. Le final, avec ses dernières difficultés placées à une trentaine de kilomètres de l’arrivée à Saint-Victoret, offre un scénario ouvert : retour au sprint d’un peloton éclairci ou victoire d’un petit groupe audacieux. Des puncheurs-sprinteurs comme Dorian Godon (INEOS Grenadiers) le champion de France ou Mathias Vacek (Lidl-Trek) y voient une chance, mais la fatigue accumulée sera un facteur clé pour l’étape reine du lendemain. Une question se pose : les favoris au général prendront-ils le risque de dépenser des forces ici ?

Profil de la 1ère étape du Tour de La Provence 2026.

Étape 2 : Forcalquier > Montagne de Lure – Le Juge de Paix Incontestable

Samedi 14 février. Profil : 174.9 km – 3 251 m D+

Analyse : Voici l’étape qui écrira l’histoire de ce Tour. Le retour de la Montagne de Lure (13.7 km à 6.4%) après son absence est un message fort des organisateurs. Cette ascension longue et régulière, dont les cinq derniers kilomètres sont les plus sévères, est un test pur de puissance ascensionnelle. Les données historiques sont parlantes : en 2022, Nairo Quintana y avait distancé Mattias Skjelmose et Matteo Jorgenson dans un duel d’anthologie. En 2026, elle arrive plus tôt sur le tracé, ce qui pourrait accentuer les écarts. Les coureurs devront aussi gérer le double passage du Col de Buire (9,2km à 2,9%) en amont, idéal pour user les équipes. Ce jour-là, seuls les vrais grimpeurs et leaders ambitieux survivront en tête. C’est ici que des hommes comme Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers), en quête d’un leadership affirmé, ou Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM), jeune prodige américain, pourront faire la différence.

Profil de la 2e étape du Tour de La Provence 2026.

Étape 3 : Rognac > Arles – Le Piège Ultime du Mistral

Dimanche 15 février. Profil : 205.1 km – 1 674 m D+

Analyse : Avec ses 211 km, c’est la plus longue étape, mais ne vous y trompez pas : c’est un piège à la fois physique et tactique. Le début vallonné (Col de Bonnieux, Col de la Vayède) est parfait pour une échappée solide. Mais le véritable danger réside dans les 50 derniers kilomètres, plats et traversant l’aéroport venté de la plaine de la Crau. L’histoire du cyclisme provençal est pavée de classements généraux pulvérisés par le mistral. Les équipes des sprinteurs voudront un train, celles des leaders devront être hyper-vigilantes. Une bordure mal gérée et les écarts patiemment creusés à la Lure pourraient s’envoler. Cette arrivée à Arles promet soit un sprint massif, soit un scénario chaotique de groupe éclaté. Mads Pedersen, double tenant du titre mais absent cette année, avait magistralement géré ces deux aspects en 2025. Qui prendra ce relais tactique en 2026 ?

Profil de la 3e étape du Tour de La Provence 2026.

Un plateau en quête de révélation

Avec l’absence du double tenant du titre Mads Pedersen, blessé, la porte est grande ouverte. Le plateau, mêlant WorldTeams et ProTeams ambitieuses, est taillé pour l’incertitude.

Les grimpeurs-puncheurs : Carlos Rodriguez et Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama – FDJ United) ont le profil pour viser la victoire finale, à condition de briller à la Montagne de Lure et de limiter les dégâts le premier jour.

Les Jeunes loups : Matthew Riccitello, révélation de la dernière Vuelta (5e), et Mathias Vacek, polyvalent et en forme débutante, sont des candidats sérieux au podium ou à une victoire d’étape.

Les puncheurs-sprinteurs : Dorian Godon et Aurélien Paret-Peintre (Decathlon CMA SGM) devront créer la surprise à Saint-Victoret et tenir un rang honorable à la Lure pour viser le haut du classement.

Les équipes tactiques : La course est courte, chaque seconde compte. Les bonifications intermédiaires pourraient devenir un enjeu crucial, poussant des équipes comme Lidl-Trek ou Decathlon CMA CGM à courir de manière offensive dès la première heure.

Une édition anniversaire sous le signe de l’audace

Le Tour de la Provence 2026, par son tracé exigeant et équilibré, s’offre le luxe de n’être prévisible qu’en apparence. La Montagne de Lure désignera un leader, mais les bordures de Camargue pourront le détrôner. Cette tension permanente entre l’effort individuel pur et la gestion collective aléatoire fait toute la beauté de l’épreuve. Dix ans après sa création, elle ne se contente plus d’ouvrir la saison : elle la commente, avec l’expertise brutale des routes provençales. Qui, parmi les espoirs et les confirmés, aura la sagesse et la force d’écrire le premier chapitre marquant de 2026 ?

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour d’Oman 2026, étape 4. Erlend Blikra surgit de l’ombre

Tout était écrit pour un duel entre les trains rodés d’Alpecin et de Jayco. Pourtant, sur la ligne droite surchauffée de Sohar, c’est un outsider norvégien qui a frappé. L’analyse exclusive du sprint parfait d’Erlend Blikra, un coup tactique qui relance toute la dynamique d’Uno-X Mobility et prive Emmanuel Houcou d’un premier succès retentissant. Une leçon de placement et de timing avant l’apothéose de Green Mountain.

Lire aussi : Parcours, étapes, profils, favoris, engagés et diffusion TV du Tour d’Oman

Le jour des opportunistes

Alors que l’ombre du Jebel Al Akhdhar, le « Green Mountain », plane déjà sur le classement général, la quatrième étape du Tour d’Oman 2026 devait être une formalité. Une journée de transition, un sprint massif réglant l’affaire entre les grands noms. La réalité fut tout autre. Sur la Corniche de Sohar, Erlend Blikra a écrit un scénario inattendu, offrant à Uno-X Mobility une victoire aussi précieuse que symbolique et rappelant que dans le chaos des derniers kilomètres, l’intelligence tactique prime parfois sur la puissance brute.

Récit d’une étape sous contrôle… jusqu’à l’explosion finale

Le parcours de 146 km entre Al Sawadi Beach et Sohar, plat comme le désert omanais, ne laissait guère de place au suspens. Dès les premiers kilomètres, un duo courageux se forme : le Polonais Patryk Goszczurny (Visma | Lease a Bike) et le Belge Warre Vangheluwe (Soudal Quick-Step). Leur échappée, troisième en quatre jours pour Goszczurny, est une pure opération de communication et de combativité. Mais avec une avance maximale de trois minutes, le verdict semble scellé.

Pourquoi l’échappée a tenu si longtemps ? Une tactique du peloton ?

Contrôlée sans empressement par les équipes de sprinteurs, notamment Jayco AlUla (protecteur du maillot rouge de Mauro Schmid) et Alpecin-Deceuninck, l’échappée fond pourtant lentement. Fait notable : selon les données de course analysées, la vitesse moyenne avoisina les 45 km/h, un rythme qui dissuadait toute contre-attaque. La vraie question qui a animé les commentaires en direct : le peloton a-t-il sous-estimé la résistance des deux fuyards, jouant avec le feu jusqu’à les reprendre à seulement 2,8 km du but ? Ce timing parfait pour les sprinteurs a paradoxalement créé un chaos propice aux surprises.

Décryptage du sprint : comment Blikra a déjoué tous les pronostics

Le scénario idéal voulait qu’après le gros travail de Jayco, le train ultra-puissant d’Alpecin-Deceuninck ne mène son sprinteur à la victoire. Mais dans les derniers virages, la parfaite mécanique s’est grippée. C’est là qu’Uno-X Mobility, discrète toute la journée, a joué son coup.

La position de génie : « Être juste derrière Alpecin »

Dans son interview post-course, Erlend Blikra a résumé sa stratégie d’une simplicité déconcertante : « Nous ne voulions pas être les premiers, mais nous voulions être juste derrière Alpecin. » Cette phrase est la clé de la victoire. Tandis que les gros trains se neutralisaient, le Norvégien, parfaitement guidé, s’est glissé dans l’angle mort. Positionné sur le côté gauche de la route pour bénéficier d’un vent arrière légèrement favorable, il a lancé son sprint longue distance, à la manière d’un Alexander Kristoff dans ses grandes heures.

Le réveil français : Houcou, une deuxième place qui vaut une victoire

Dans ce chaos, l’exploit vient aussi du jeune Français Emmanuel Houcou (Pinarello Q36.5). À 22 ans, l’ancien espoir d’Arkéa B&B Hôtels, en pleine passe d’armes avec son compatriote Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché), a déclenché une remontée foudroyante sur la droite. Sa deuxième place, devant l’archi-favori Juan Sebastián Molano (UAE Team Emirates XRG), est un signal fort. Cela prouve-t-il que la relève du sprint français, en manque de leaders depuis un certain temps, est enfin prête à éclore au plus haut niveau ?

Classement général : le calme avant la tempête de Green Mountain

Aucun changement en tête : le Suisse Mauro Schmid (Jayco AlUla) conserve son maillot rouge avec une avance de 4 petites secondes sur Christian Scaroni (Astana Qazaqstan Team). Derrière, une vingtaine de coureurs se tiennent en moins d’une minute, dont Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) à 32 secondes, double vainqueur de l’ascension finale.

Les pronostics pour l’étape-reine : qui peut détrôner Schmid ?

L’ascension du Jebel Al Akhdhar (5,7 km à 10,5%) est un test de vérité. Schmid a montré sa forme en gagnant l’étape 3, mais Yates reste l’homme à battre sur cette pente. Les données historiques montrent que les écarts se comptent souvent en dizaines de secondes. La question qui brûle toutes les lèvres : les équipes comme UAE ou Astana vont-elles tenter d’exploser la course dès les pentes précédentes pour évincer Schmid, ou tout se jouera-t-il dans les deux derniers kilomètres infernaux ?

La victoire d’Uno-X : bien plus qu’un simple succès d’étape

Pour Erlend Blikra, c’est le quatrième succès de sa carrière et le plus significatif, loin de ses précédents succès sur le Tour de Langkawi. Pour l’équipe Uno-X Mobility, c’est un message. L’équipe norvégienne, souvent perçue comme animatrice et combative, prouve qu’elle peut aussi gagner des sprints WorldTour avec intelligence, sans le train le plus puissant. Cette victoire donne du grain à moudre à toute une structure et valide sa philosophie de course audacieuse.

Oman, laboratoire des hiérarchies nouvelles

La 4e étape du Tour d’Oman 2026 restera comme celle qui a brouillé les cartes du sprint. Tandis que les favoris marquaient des points, c’est un outsider qui a raflé la mise, et un jeune Français a annoncé son arrivée. Tout est désormais en place pour un final épique sur les pentes de Green Mountain. La leçon de Sohar est claire : en 2026, le cyclisme reste un sport où le collectif le plus riche ne gagne pas toujours, et où un coup bien placé peut tout changer. Le spectacle, désormais, monte en altitude.

Classement Tour d’Oman 2026, étape 4 – Top 20

  1. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility les 146,8 km en 3:09:02 (46,6 km/h)
  2. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  3. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  4. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  5. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  6. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  8. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  9. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  10. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  11. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  12. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  13. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  14. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  15. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  16. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step m.t.
  17. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  18. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  19. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  20. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.

Classement général après la 4e étape – Top 20

  1. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla en 16:10:03
  2. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:04
  3. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +0:09
  4. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:13
  5. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +0:17
  6. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:21
  7. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
  8. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +0:25
  9. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:28
  10. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:30
  11. CASTELLON JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:32
  12. YATES ADAM, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
  14. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +0:39
  15. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +0:44
  16. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +0:47
  17. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +0:51
  18. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +0:55
  19. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +1:05
  20. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché m.t.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour d’Oman 2026 : Le parcours qui va dévoiler les vrais leaders du début de saison

De la côte balayée par le vent aux pentes brutales du Jabal Al Akhdhar (Green Mountain), le Tour d’Oman 2026 est bien plus qu’une simple mise en jambes. Avec un plateau relevé de 11 WorldTeams et la quête d’un triplé historique d’Adam Yates, cette 15e édition promet d’être un laboratoire à haut risque. Notre analyse technique dévoile les étapes clés, les tactiques gagnantes et le duel annoncé entre les grimpeurs-puncheurs et les éléments.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi Oman est devenu le laboratoire des ambitions 2026

Alors que l’hiver européen persiste, le Sultanat d’Oman offre depuis plus d’une décennie un théâtre de vérité ensoleillé. Loin des simples critériums, le Tour d’Oman s’est imposé comme une épreuve à part entière, où la hiérarchie des premiers mois de la saison se dessine sans concession. L’édition 2026, du 7 au 11 février, n’échappe pas à la règle. Avec un tracé éprouvé, presque identique à celui de 2025, l’ASO mise sur la pérennité des difficultés pour forger un palmarès d’élite. La question n’est plus de savoir si le parcours fera la différence, mais qui saura résister à son cocktail détonant de bordures côtières et de pourcentages à deux chiffres. Adam Yates, double tenant du titre, est l’homme à battre, mais un peloton affamé de points UCI et de prestige est prêt à en découdre.

Carte officielle du parcours du Tour d’Oman 2026. Image : @TourofOman_GeoAtlas

Parcours 2026 : Une mécanique implacable en cinq actes

Le génie de ce parcours réside dans son équilibre apparent et sa duplicité. Chaque étape a une vocation claire, mais le vent et la tension nerveuse peuvent tout bouleverser. Le total de 856,3 km est une distance classique, mais l’intensité cumulée des cinq jours est redoutable.

Étape 1 (7 fév. | Ministry of Tourism > Bimmah Sink Hole | 170,9 km) : Le piège côtier

Théorie : Une arrivée pour sprinteurs purs. Pratique : Un tracé rectiligne longeant le Golfe d’Oman, digne des pires journées de l’AlUla Tour. Les équipes solides comme la Soudal Quick-Step ou la Visma-Lease a Bike chercheront-elles à créer l’éventail dès les premiers kilomètres pour éliminer des prétendants au classement général ? La prudence sera de mise, car comme le rappellent les statistiques, une bordure dans cette région peut créer des écarts de plusieurs minutes.

Profil de la 1ère étape du Tour d’Oman 2026.

Lire aussi : Tour d’Oman 2026, étape 1. Juan Sebastian Molano : Pourquoi cette victoire signe la renaissance d’un géant oublié du sprint

Étape 2 (8 fév. | Al Rustaq Fort > Yitti Hills | 191,4 km) : Le réveil des puncheurs

Cette étape est un chef-d’œuvre tactique. Avec l’enchaînement du Jabal Road (3,3 km à 9,2%), du Halamriyah (900m à 9,4%) et de l’arrivée à Yitti Hills (1,6 km à 6,8%), elle est taillée sur mesure pour les coureurs explosifs. L’an passé, Louis Vervaeke (absent cette année) y a créé la surprise en résistant au retour du peloton. Cela montre qu’une offensive lointaine peut porter ses fruits, surtout si les équipes de leaders se regardent. Les puncheurs comme Mauri Vansevenant ou Paul Double en feront-ils un terrain de jeu ?

Profil de la 2e étape du Tour d’Oman 2026.

Lire aussi : Tour d’Oman 2026, étape 2. Baptiste Veistroffer, l’artisan solitaire : comment un baroudeur a écrit sa légende à Yitti Hills

Étape 3 (9 fév. | Samail > Eastern Mountain | 191,3 km) : Premier rendez-vous des grimpeurs

Ici, la hiérarchie commence à se cristalliser. L’ascension finale de l’Eastern Mountain (3,4 km à 8%) est un test de puissance soutenue. Point crucial : le versant emprunté (Misfat Abriyeen) diffère de celui des victoires de Jorgenson (2023) et Gaudu (2025). De nouvelles données à analyser, un nouveau rythme à imposer. C’est souvent sur ce type de montée, ni trop longue ni trop courte, qu’Adam Yates fait des étincelles. Peut-il y asséner un premier coup de maître ?

Profil de la 3e étape du Tour d’Oman 2026.

Lire aussi : Tour d’Oman 2026, étape 3. Eastern Mountain : comment Mauro Schmid a sculpté sa victoire

Étape 4 (10 fév. | Al Sawadi Beach > Sohar | 146,8 km) : La fausse accalmie

Étape la plus courte, théoriquement dévolue aux sprinteurs. Mais après trois jours d’efforts, le peloton sera nerveux. Une « traversée du désert » exposée où les équipes cherchant à défendre un maillot ou à en détrôner un autre pourraient tenter de provoquer la cassure. Une journée à haut risque pour les favoris moins attentifs.

Profil de la 4e étape du Tour d’Oman 2026.

Étape 5 (11 fév. | Nizwa > Jabal Al Akhdhar | 155,9 km) : Le jugement dernier

Comme depuis 2017, tout se joue ici. Le Jabal Al Akhdhar (Green Mountain), avec ses 5,7 km à 10,4% de moyenne et des passages à plus de 13%, est un véritable mur. La largeur de la route, exposant totalement au vent, et l’absence de public en font un effort solitaire et impitoyable. Selon nos données et statistiques, les différences au sommet se chiffrent souvent en dizaines de secondes par kilomètre entre les tout meilleurs et les autres. C’est un test pur de watts/kg, un duel direct que Sepp Kuss rêverait de transformer en procès, mais dont les pourcentages constants profitent peut-être davantage à la régularité d’un Yates.

Profil de la 5e et dernière étape du Tour d’Oman 2026.

Les favoris : Le triplé de Yates, mission impossible ?

La hiérarchie des favoris se dessine selon leur capacité à survivre aux bordures et à exploser sur les pentes courtes et longues.

Le grand favori (⭐⭐⭐⭐⭐) : Adam Yates (UAE Team Emirates XRG). La statistique est implacable : deux participations, deux victoires. Yates maîtrise parfaitement l’exercice omanais. Son équipe, ultra-solide, le protégera des bordures, et sa capacité à produire une puissance constante sur les longs pourcentages (comme au Green Mountain) et à accélérer sur les pentes plus courtes (Eastern Mountain) en fait l’homme à abattre. Un triplé historique est à sa portée.

Les principaux challengers (⭐⭐⭐⭐) :

Sepp Kuss (Visma-Lease a Bike) : La grande interrogation. Les pentes du Green Mountain lui conviennent parfaitement, mais les montées plus courtes des étapes 2 et 3 sont-elles à son goût ? Son équipe saura-t-elle le préserver du vent ? S’il est à 100%, il est le seul capable de distancer Yates sur le dernier kilomètre du final.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : Dauphin en 2025, il connaît la partition. Ce grimpeur poids plume (52 kilos) peut créer la surprise s’il attaque de loin sur le Green Mountain. Son début de saison et sa résistance au vent seront clés.

Les outsiders de poids (⭐⭐⭐) :

Ici, la stratégie d’équipe entre en jeu. La XDS Astana, en chasse effrénée de points UCI, aligne un trio redoutable : Lorenzo Fortunato, Christian Scaroni (puncheur redoutable et déjà vainqueur en Espagne cette année) et Harold Martín López (excellente pièce d’équipe pouvant jouer sa carte). Ils pourraient noyer la course d’offensives.

Diego Pescador : Le jeune grimpeur colombien (21 ans) de la Movistar, en forme du début de saison. S’il confirme sur ce terrain, il pourrait bousculer les pronostics.

Luke Plapp & Mauri Vansevenant : Deux puncheurs-grimpeurs dont le profil colle parfaitement au parcours. Leur régularité sur 5 jours sera testée.

À votre avis, quel est le principal point faible d’Adam Yates sur ce parcours, et quelle équipe est la mieux armée pour en profiter ?

Les engagés : Un plateau ProSeries à saveur WorldTour

Avec 11 WorldTeams sur les 18 équipes au départ, le plateau est exceptionnel pour une épreuve 2.Pro. Cette présence massive s’explique par la recherche de points UCI, le climat idéal et la difficulté pertinente pour la préparation. Outre les favoris déjà cités, on notera la présence de sprinteurs comme Bryan Coquard (Cofidis) lauréat du GP La Marseillaise et Stanisław Aniołkowski sur les étapes 1 et 4, ainsi que de grimpeurs expérimentés comme Nairo Quintana ou Geoffrey Bouchard, capables de briller sur une bonne journée. La sélection nationale omanaise ajoutera une dimension locale à l’événement.

Diffusion TV & Streaming : Comment ne rien manquer du spectacle

Le Tour d’Oman 2026 bénéficie d’une couverture internationale solide.

Télévision : La course sera diffusée en direct et en intégralité sur Eurosport Max (et Eurosport 1) en France et en Belgique. Le signal local est assuré par Oman Sport TV.

Streaming & Replay : Les abonnés pourront suivre la course via les plateformes Discovery+ / Eurosport Player. Une excellente alternative gratuite est la chaîne YouTube officielle d’Oman Sport TV, qui diffuse généralement l’intégralité de l’épreuve en direct avec un commentaire en anglais, une aubaine pour les fans.

Horaires : Prévoyez les départs de diffusion vers 10h30 CET (Heure d’Europe Centrale) chaque jour, avec les arrivées entre 12h30 et 14h30 CET. L’étape reine sur le Green Mountain sera bien évidemment à suivre jusqu’au bout du suspense.

Verdict & prédiction : Le règne de la UAE sous tension

Le Tour d’Oman 2026 s’annonce comme une bataille à plusieurs fronts : contre le parcours, contre les éléments, et entre deux philosophies. D’un côté, la force collective et la régularité de la UAE Team Emirates XRG autour d’Adam Yates. De l’autre, les offensives multiples d’équipes comme XDS Astana ou la puissance pure de Sepp Kuss.

Notre pronostic : Adam Yates réalisera le triplé, mais il sera contraint de se montrer plus vulnérable qu’en 2025. La pression des autres équipes, l’accumulation de fatigue et la loi des séries joueront contre lui, mais sa classe et l’expérience de son équipe feront la différence. Attendez-vous à voir Valentin Paret-Peintre et Lorenzo Fortunato compléter le podium, et à une démonstration de force collective de la formation kazakhe dans le Top 10.

Le parcours d’Oman, avec ses arrivées sélectives mais sa distance limitée, est-il le meilleur indicateur de forme pour les grands tours, ou privilégie-t-il un type de coureur trop spécifique ? Le débat est ouvert.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour d’Oman 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, YATES, Adam
2, FREIRE, Marcos – Non partant Etape 3
3, HERREGODTS, Rune
4, JASIM AL-ALI, Abdulla – Abandon Etape 2
5, MOLANO, Juan Sebastián
6, OLIVEIRA, Rui
7, TORRES, Pablo

Soudal Quick-Step (WT) ✅
11, PARET-PEINTRE, Valentin
12, DESAL, Ceriel
13, GELDERS, Gil – Abandon Etape 2
14, LECERF, Junior
15, VANGHELUWE, Warre
16, VANSEVENANT, Mauri
17, VAN TRICHT, Stan

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
21, HOWSON, Damien
22, BADILATTI, Matteo
23, CAMPRUBÍ, Marcel
24, GONZÁLEZ, David
25, HARPER, Chris
26, HOUCOU, Emmanuel
27, VANHOUCKE, Harm

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
31, KUSS, Sepp – Non partant Etape 3
32, GOSZCZURNY, Patryk
33, GRAAT, Tijmen
34, LEMMEN, Bart – Non partant Etape 4
35, TAILLIEU, Aldo

Groupama – FDJ United (WT) ✅
41, GRUEL, Thibaud
42, GRÉGOIRE, Baptiste
43, KENCH, Josh – Non partant Etape 3
44, MOLARD, Rudy
45, PACHER, Quentin
46, ROCHAS, Rémy
47, ROLLAND, Brieuc – Non partant Etape 2

Movistar Team (WT) ✅
51, QUINTANA, Nairo
52, ADRIÀ, Roger
53, GARCÍA CORTINA, Iván
54, PESCADOR, Diego
55, PROIETTI GAGLIARDONI, Mattia
56, RUBIO, Einer – Non partant Etape 2
57, TESFATSION, Natnael

XDS Astana Team (WT) ✅
61, ULISSI, Diego
62, BETTIOL, Alberto – Non partant Etape 3
63, FORTUNATO, Lorenzo
64, LÓPEZ, Harold Martín
65, MULUBRHAN, Henok
66, RODRÍGUEZ, Cristián
67, SCARONI, Christian

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
71, THIJSSEN, Gerben
72, DE VYLDER, Lindsay
73, GOOSSENS, Simon
74, MARSMAN, Tim
75, PLOWRIGHT, Jensen
76, PRICE-PEJTERSEN, Johan
77, SENTJENS, Sente

EF Education – EasyPost (WT) ✅
81, ALBANESE, Vincenzo
82, BAUDIN, Alex
83, CEPEDA, Jefferson Alexander
84, HONORÉ, Mikkel Frølich
85, MIHKELS, Madis
86, NERURKAR, Lukas
87, SHAW, James

Team Jayco AlUla (WT) ✅
91, PLAPP, Luke
92, CAPIOT, Amaury
93, DOUBLE, Paul
94, FOLDAGER, Anders
95, KRIJNSEN, Jelte
96, PICKERING, Finlay
97, SCHMID, Mauro

TotalEnergies (PRT) ✅
101, BOUCHARD, Geoffrey
102, BONNET, Thomas
103, DAUPHIN, Florian
104, DOUBEY, Fabien
105, JEANNIÈRE, Emilien
106, LÉVÊQUE, Theo
107, THIERRY, Pierre

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
111, HERRADA, Jesús
112, ÁLVAREZ, Rodrigo
113, APARICIO, Mario
114, CHUMIL, Sergio Geovani
115, FAURA, José Luis
116, KUDUS, Merhawi – Abandon Etape 3
117, QUARTUCCI, Lorenzo

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, BARTA, Will
122, DONZÉ, Robin
123, ERIKSSON, Jacob
124, JASCH, Lennart
125, PLUIMERS, Rick
126, WARBASSE, Larry
127, WEISS, Fabian

Uno-X Mobility (WT) ✅
131, TJØTTA, Martin
132, BLIKRA, Erlend
133, DVERSNES LAVIK, Fredrik
134, HVIDEBERG, Jonas Hem
135, KAMP, Alexander
136, SVARRE, Tobias
137, TILLER, Rasmus

Lotto Intermarché (WT) ✅
141, DE SCHUYTENEER, Steffen
142, BRAET, Vito
143, DRIESEN, Niels
144, GUALDI, Simone
145, ØRN-KRISTOFF, Felix
146, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
147, VEISTROFFER, Baptiste

Cofidis (PRT) ✅
151, COQUARD, Bryan
152, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
153, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
154, MAISONOBE, Sam
155, ROULAND, Louis
156, SAMITIER, Sergio
157, TOUZÉ, Damien

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
161, CASTELLON, Jan
162, BERWICK, Sebastian
163, CORRES, Gorka
164, DÍAZ, Alex
165, GAVIRIA, Fernando
166, OLDANI, Stefano
167, PRADES, Eduard

Equipe d’Oman (NAT) ✅
171, AL-WAHIBI, Mohammed
172, AL HABSI, Hazaa
173, AL HABSI, Asad
174, ALRAHBI, Said
175, AL RIYAMI, Mazin
176, ALYAQOOBI, Abdulrahman

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour d’Oman 2026, étape 3. Eastern Mountain : comment Mauro Schmid a sculpté sa victoire

Sur les pentes brûlantes d’Eastern Mountain, l’ordre hiérarchique du Tour d’Oman 2026 s’est écrit dans la douleur. Dans un sprint à l’arrêt, Mauro Schmid (Jayco-AlUla) a terrassé Christian Scaroni pour s’offrir un doublé étape/maillot. Mais derrière ce final apocalyptique se cache une journée de stratégie, de patience et de déceptions. Plongée dans l’étape qui a redistribué toutes les cartes.

Lire aussi : Parcours, étapes, profils, favoris, engagés et diffusion TV du Tour d’Oman

Le récit de l’étape : Du chaos précoce à l’apothéose sur Eastern Mountain

L’étape entre Samail et le sommet d’Eastern Mountain (191 km) était annoncée comme la première grande explication. Dès le kilomètre zéro, l’agitation a été à l’image de la chaleur omanaise. Une première bordure a scindé le peloton, préfigurant une journée violente. Après 34 kilomètres de bataille, une échappée de sept hommes, légitimée par la présence du maillot leader Baptiste Veistroffer (Lotto-Intermarché), a pris forme. Le Français, héros de la veille, rêvait de récidive, entouré de rouleurs solides comme Rui Oliveira (UAE) ou Quentin Pacher (Groupama-FDJ United).

Pendant des dizaines de kilomètres, le groupe a flirté avec un écart maximal de quatre minutes. Derrière, les équipes des favoris, UAE et Soudal-QuickStep en tête, ont géré l’écart sans précipitation. Le vrai coup de théâtre est survenu à 6,5 km de l’arrivée : une chute dans un rond-point a bloqué une partie du peloton, épargnant miraculeusement l’échappée. Ce contretemps a offert un sursis inattendu aux hommes de tête, qui ont abordé la terrible rampe finale (3,4 km à 8%) avec 20 petites secondes d’avance. Un cadeau empoisonné, tant l’ascension s’annonçait impitoyable.

L’ascension finale : Le lent dénouement d’une tragédie en trois actes

L’ascension d’Eastern Mountain n’a pas été une accélération, mais une longue asphyxie. La pente a rapidement disloqué l’échappée, puis le peloton.

Acte I : La fin des rêves d’échappée. Les résistants de l’échappée, dont un Veistroffer héroïque mais à bout, ont été avalés à 2,2 km du sommet. Presque au même moment, Valentin Paret-Peintre (Soudal-QuickStep), grand favori et deuxième de l’édition 2025, était victime d’une malchance cruelle avec un problème mécanique. 56e au sommet, son pari était ruiné.

Acte II : L’ultime sursaut de Nairo Quintana. Dans le groupe des favoris réduit à une dizaine d’unités, c’est le vétéran colombien (36 ans) de la Movistar qui a osé le premier. Son attaque à 2 km du but, à la puissance caractéristique, a rappelé son glorieux passé. Mais en 2026, face à une génération affûtée, la poignée de secondes qu’il a prise n’était qu’un mirage. Son effort a tenu jusqu’à la flamme rouge avant de s’éteindre.

Acte III : Le piège parfait de Jayco-AlUla. C’est là que la stratégie d’équipe a brillé. Jayco-AlUla, parfaitement placée avec Mauro Schmid, n’a pas paniqué. Paul Double, le précieux équipier, s’est mis en tête du groupe pour finalement reprendre Quintana à 300 mètres de la ligne. La voie était libre.

L’analyse tactique : Pourquoi la victoire de Schmid est un modèle de patience calculée

La victoire de Mauro Schmid n’est pas le fruit du hasard, mais l’exécution parfaite d’un scénario idéal pour un puncheur de sa catégorie (26 ans, 1,87m pour 70kg). Alors que beaucoup s’interrogent sur la capacité des leaders à se créer des équipes dévouées, Jayco-AlUla a offert une masterclass.

Le coup de génie a été de laisser Quintana filer. En ne réagissant pas immédiatement, l’équipe a laissé les autres (Scaroni, Tjotta) dépenser de l’énergie pour la chasse. Schmid, excellent rouleur, est resté protégé. Le timing du relais de Paul Double a été millimétré : reprendre Quintana assez tard pour empêcher une contre-attaque, mais assez tôt pour lancer le sprint de Schmid. Le Suisse a alors utilisé son atout majeur : une puissance explosive sur les pourcentages élevés, parfaite pour ces 200 derniers mètres où la pente avoisinait les 10%. Scaroni, pourtant vainqueur en début de saison, n’a pas pu passer.

Selon les données typiques d’une ascension de ce type, la puissance développée par Schmid dans les 30 dernières secondes a dû frôler les 1000 watts, un chiffre décisif pour un coureur de son gabarit. Cette victoire est la 11e de sa carrière, mais sans doute la plus aboutie tactiquement.

Le bilan et les perspectives : Un général bouleversé, deux étapes pour tout garder

Le classement général a été complètement redistribué :

Mauro Schmid (Jayco-AlUla) – Maillot de Leader

Christian Scaroni (XDS-Astana) à 4″

Martin Tjotta (Uno-X Mobility) à 9″

Le tenant du titre Adam Yates (UAE), impliqué dans une chute tardive, concède 22 secondes (12e). Un retard lourd, mais pas irrattrapable sur un parcours omanais toujours imprévisible. La grande question désormais : Schmid, souvent brillant sur une étape, saura-t-il gérer la pression du maillot de leader sur deux jours ?

Les angles morts et les enseignements : Ce que les résultats ne disent pas

Au-delà du podium, cette étape livre d’autres enseignements cruciaux pour la suite de la saison.

La résilience française : Derrière la déception Paret-Peintre, la 5e place de Thomas Bonnet (TotalEnergies) est un signal fort. Le Français de 27 ans confirme sa belle progression et se place en outsider sérieux pour le Top-5 final.

L’abandon qui passe inaperçu : Le forfait (non partant) avant l’étape de Sepp Kuss (Visma-Lease a Bike), officiellement pour « raisons médicales », interroge sur la forme du vainqueur du Tour d’Espagne 2023 en ce début d’année.

La loi du plus fort : Cette étape a confirmé une tendance du cyclisme moderne : sur les arrivées pentues courtes (moins de 4 km), ce n’est plus forcément le grimpeur pur qui l’emporte, mais le puncheur-power le plus frais et le mieux placé. Un scénario qui profite à des coureurs comme Schmid.

La 3e étape du Tour d’Oman 2026 restera comme celle où Mauro Schmid a transformé l’essai. Entre la gestion parfaite de son équipe, l’élimination naturelle des rivaux et son punch final, le Suisse a mérité son doublé. Mais avec une étape de plat en vue et un final toujours exigeant, le maillot de leader est un cadeau empoisonné. La grande inconnue est désormais psychologique : Schmid, face à des chasseurs comme Scaroni et un Yates assoiffé de revanche, a-t-il la stature pour défendre ces précieuses secondes d’avance jusqu’à Green Mountain ? Le débat est ouvert.

Classement Tour d’Oman 2026, étape 3 – Top 20

  1. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla les 191,3 km en 4:13:17 (45,3 km/h)
  2. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:01
  3. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  4. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:03
  5. BONNET THOMAS, TotalEnergies +0:07
  6. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  7. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +0:11
  8. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  9. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +0:15
  10. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:18
  11. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:20
  12. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +0:22
  13. ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
  14. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +0:29
  16. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +0:34
  17. BOUCHARD GEOFFREY, TotalEnergies +0:37
  18. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
  19. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +0:41
  20. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH m.t.

Classement général après la 3e étape – Top 20

  1. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla en 13:01:01
  2. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:04
  3. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +0:09
  4. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:13
  5. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +0:17
  6. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:21
  7. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
  8. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +0:25
  9. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:28
  10. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +0:30
  11. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:32
  12. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  13. ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
  14. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +0:39
  15. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +0:44
  16. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +0:47
  17. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +0:51
  18. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team +0:55
  19. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +1:05
  20. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché m.t.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Egan Bernal conserve son titre de champion de Colombie 2026 à Zipaquirá

Sur les routes de son enfance, entre les treize répétitions de l’Alto de la Concepción, Egan Bernal a livré bien plus qu’une course. Une déclaration d’intention, une leçon de tactique et un poignant retour aux sources. Sa victoire en solitaire devant Ivan Sosa aux Championnats de Colombie 2026 n’est pas un simple doublé statistique. C’est l’acte II d’une résilience qui écrit l’une des plus belles pages du cyclisme moderne. Plongée dans un succès chargé d’histoire et de densité.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi la victoire de Bernal à Zipaquirá dépasse-t-elle le simple statut de champion national ?

La scène avait des allures de boucle narrative parfaite. Dimanche, à Zipaquirá, à plus de 2500 mètres d’altitude, Egan Bernal n’a pas simplement conservé un maillot. Il a réinvesti un territoire intime. Le parcours (207 km, 3380 m de D+), un cruel exercice de répétition avec treize ascensions de la Via de Pacho (1,5 km à 10,7%), était un tamis conçu pour les purs grimpeurs. Selon nos données et statistiques, seuls six coureurs ont terminé dans la même minute que le vainqueur, témoignant d’une sélection drastique.

Mais au-delà des pourcentages, c’est la symbolique qui frappe. Cette côte, c’est le théâtre de ses premiers exploits, le laboratoire où s’est forgé le futur vainqueur du Tour de France 2019. Gagner ici, c’est ancrer son comeback dans le substrat même de son identité. Un signal fort, adressé à la Colombie et au monde : ses racines sont son socle inébranlable.

La tactique d’une victoire à l’ancienne : patience, lecture de course et explosivité

Contrairement à l’édition 2025 où il avait atomisé la course avec une attaque lointaine (plus de 2 minutes d’avance), Bernal a cette fois déployé une palette plus complète, mêlant intelligence et puissance. L’analyse de la course révèle une stratégie millimétrée.

Il laisse d’abord se former un groupe d’échappée où figurent des hommes dangereux comme Santiago Buitrago (Bahrain-Victorious). Puis, dans la treizième et ultime ascension, il opère la jonction, envoyant un premier message psychologique. L’opération décisive intervient ensuite, dans la descente technique, à moins de 10 km du but. En compagnie d’Ivan Sosa (Equipo Kern Pharma), un ancien coéquipier qu’il connaît par cœur, il crée la brèche. Le duo coopère, mais dans les derniers hectomètres pentus, Bernal délivre une accélération sèche, typique de son pic de forme retrouvé. Sosa, pourtant redoutable puncheur, cède sept secondes. Cette séquence « descente + ultime montée » est la signature des grands tacticiens.

Du fond du gouffre à la double couronne : où se situe vraiment Bernal dans la hiérarchie mondiale en 2026 ?

« Gagner, c’est gagner. Mais il n’y a pas de cadeaux », a immédiatement tempéré Bernal auprès de Deportes RCN, freinant avec lucidité l’enthousiasme national. Son propos est un rappel à la réalité du peloton mondial de 2026, une ligue de surhommes. Il cite lui-même Primož Roglič, Remco Evenepoel, Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard comme les étalons à battre.

Pourtant, les indicateurs sont au vert. Cette victoire s’ajoute à sa 5e place du contre-la-montre obtenue quelques jours plus tôt, où il a roulé à près de 50 km/h de moyenne sur 44 km en altitude. Des résultats qui ne sont pas l’apanage d’un simple rouleur, mais d’un coureur complet regagnant son physique d’antan. Son calendrier 2026, ambitieux (Faun & Drôme Ardèche Classic, Strade Bianche, Tirreno-Adriatico, Tour de Catalogne), montre la confiance d’INEOS Grenadiers en sa capacité à briller sur des terrains variés.

Strade Bianche, la prochaine étape : un terrain de reconquête pour Bernal ?

Son programme révèle une intention claire : retrouver les sommets en passant par les chemins de terre. Sa participation aux Strade Bianche le 7 mars est hautement symbolique. En 2021, il y avait terminé 3ᵉ, derrière van der Poel et Alaphilippe, dans une course qui demande puissance et technique. Après la chute et la clavicule brisée lors de la Clásica Jáen en 2025, c’est un retour courageux sur un terrain périlleux. Peut-on imaginer voir Egan Bernal, désormais plus mûr et techniquement affûté, viser la victoire sur les sterrati toscans ? Cette perspective, inimaginable il y a deux ans, redevient un scénario plausible.

Bernal, alchimiste de la résilience : comment son parcours redéfinit-il la notion de comeback ?

Le chiffre résonne : 1 347 jours. C’est le temps qui s’était écoulé entre son grave accident de janvier 2022 et sa première victoire (le CLM national) en 2025. « J’ai pensé à prendre ma retraite plusieurs fois », a-t-il avoué. Son histoire transcende le sport. Elle parle de reconstruction physique, avec une colonne vertébrale fracturée, mais aussi mentale.

Aujourd’hui, Bernal incarne une nouvelle forme de leader. Moins dominateur écrasant qu’en 2019, mais plus sage, plus stratège, profondément reconnaissant. Chaque victoire est désormais dédiée, comme il l’a dit, à « la seconde chance » qui lui a été offerte. Ce récit de résilience fait de lui une source d’inspiration bien au-delà du peloton, un atout considérable.

Le maillot tricolore, un atout tactique pour Ineos Grenadiers en 2026 ?

Porter le maillot de champion de Colombie n’est pas anodin. Dans les ascensions des courses World Tour, ce maillot aux couleurs vives sera un drapeau qui signale son statut de patron pour les étapes de montagne. Pour INEOS Grenadiers, c’est un atout marketing et tactique. Cela légitime Bernal comme leader indiscutable sur les terrains accidentés, un rôle qu’il partagera probablement avec Carlos Rodríguez ou Thymen Arensman sur les grands tours, mais où il aura désormais la carte maîtresse du statut national. Cette distinction lui donnera-t-elle une liberté supplémentaire et un respect accru dans le peloton ?

Bien plus qu’un doublé, un nouveau départ

Le deuxième titre national consécutif d’Egan Bernal n’est pas un point final, mais un point d’orgue dans une symphonie inachevée. Il valide une santé robuste, une faim intacte et une connexion émotionnelle avec son public qui est sa plus grande force. S’il reste lucide sur la difficulté de battre les « extraterrestres » du peloton actuel, il a replacé Zipaquirá, et par extension la Colombie, au cœur de son projet sportif. Le chemin vers un nouveau grand tour semble encore long, mais la direction est tracée : vers le haut, avec la ténacité de ceux qui ont frôlé l’abyssé et en sont revenus plus forts. Le prochain chapitre s’écrira sur les routes d’Europe, mais il sera toujours irrigué par l’air rare de Zipaquirá.

Classement championnat de Colombie 2026 – Top 20

  1. BERNAL EGAN, INEOS Grenadiers les 207,4 km en 5:25:06 (38,2 km/h)
  2. SOSA IVÁN RAMIRO, Equipo Kern Pharma +0:07
  3. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – Aevolo +0:24
  4. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
  5. JAMAICA JAVIER ERNESTO, Nu Colombia +0:32
  6. PEÑA WILSON ESTIBEN, Team Sistecredito +0:39
  7. LÓPEZ ROBINSON FABIÁN, GW Erco SportFitness +0:57
  8. ALBA JUAN DIEGO, Nu Colombia +1:12
  9. CONTRERAS RODRIGO, Nu Colombia +1:24
  10. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:38
  11. MUÑOZ CRISTIAN CAMILO, Nu Colombia +1:42
  12. MANCIPE ANDRÉS LIBER, +1:54
  13. GARZÓN ÓSCAR SANTIAGO, GW Erco SportFitness +2:36
  14. GUTIERREZ CARLOS ALBERTO, Nu Colombia +3:40
  15. HENAO SERGIO, Nu Colombia +3:44
  16. URIAN JOSE MISAEL, Team Sistecredito +3:46
  17. GOMEZ CAMILO ANDRES, GW Erco SportFitness +4:12
  18. FLÓREZ SAMUEL, Modern Adventure Pro Cycling +4:30
  19. GONZALEZ DAVID ALEJANDRO, Team Medellín – EPM +4:40
  20. FERNÁNDEZ GONZÁLEZ ÓSCAR HERNÁN, Nu Colombia +4:58

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Etoile de Bessèges 2026 : Classement général final

Ils devaient se contenter des places d’honneur. Ils ont écrit l’histoire. Dans le froid et la pluie d’Alès, Ewen Costiou a scellé, sur les pentes brutales de l’Ermitage, le destin d’une Étoile de Bessèges 2026 déjà entrée dans la légende par son imprévisibilité. Ce n’est pas une victoire, c’est un manifeste : celui d’une jeunesse française audacieuse, prête à bousculer les hiérarchies. Retour sur un classement général final qui sonne comme un coup de tonnerre et redéfinit les ambitions pour la saison 2026.

Le classement général final de l’Etoile de Bessèges 2026

  1. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United en 13:59:22
  2. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:02
  3. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0:12
  4. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:15
  5. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets +0:17
  6. TEUNS DYLAN, Cofidis +0:32
  7. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  8. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:36
  9. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:38
  10. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy +0:39
  11. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta +0:40
  12. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:41
  13. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +0:43
  14. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:46
  15. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:49
  16. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  17. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +0:57
  18. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:58
  19. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta +1:02
  20. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +1:03
  21. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +1:07
  22. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +1:08
  23. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +1:12
  24. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché +1:13
  25. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix +1:23
  26. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team +1:25
  27. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +1:26
  28. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team +1:27
  29. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +1:39
  30. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets +1:40
  31. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 +1:52
  32. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali +1:55
  33. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +1:56
  34. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +1:58
  35. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies +2:11
  36. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United +2:23
  37. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +2:29
  38. VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise +2:30
  39. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +2:35
  40. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali +2:37
  41. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies +3:01
  42. ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team +3:46
  43. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur +4:14
  44. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +4:28
  45. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech +5:01
  46. VANDENSTORME DYLAN, Team Flanders – Baloise +5:05
  47. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team +7:03
  48. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix +7:43
  49. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta +8:26
  50. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets +8:36
  51. RENARD ALEXIS, Cofidis +8:49
  52. OURSELIN PAUL, Cofidis +8:56
  53. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +8:57
  54. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix +9:01
  55. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +9:10
  56. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +9:23
  57. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies +9:28
  58. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 +9:38
  59. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur +9:58
  60. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United +10:39
  61. CARDIS ROMAIN, St Michel – Preference Home – Auber93 +11:01
  62. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 +11:59
  63. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur +12:12
  64. MAAS JAN, Cofidis +12:20
  65. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United +12:37
  66. HUCK LÉANDRE, Van Rysel Roubaix +12:42
  67. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur +13:00
  68. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix +13:04
  69. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United +13:43
  70. HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur +14:14
  71. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 +14:19
  72. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +14:36
  73. VAN DE WYNKELE LORENZ, Lotto Intermarché +15:35
  74. VAN NIEKERK MORNÉ, St Michel – Preference Home – Auber93 +15:53
  75. RACCAGNI GABRIELE, Team Polti VisitMalta +16:27
  76. IMAMURA SHUNSUKE, Lotto Intermarché +16:32
  77. VERRANDO LUCA, Solution Tech NIPPO Rali +16:35
  78. BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech +16:39
  79. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +16:47
  80. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy +18:27
  81. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta +19:25
  82. BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies +19:45
  83. HAUGLAND KASPER, Decathlon CMA CGM Team +21:10
  84. PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta +21:42
  85. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali +21:44
  86. AUGÉ RONAN, Unibet Rose Rockets +22:03

86 coureurs classés au terme des 5 étapes. 111 partants.

Le chrono de la consécration : Comment Ewen Costiou a forgé son destin sur l’Ermitage

L’ascension vers l’Ermitage n’est pas une côte, c’est un verdict. 1,7 kilomètre à 11,3%, avec des à-pics à 15% qui transforment les jambes en plomb et les rêves en fumée. Ce dimanche 8 février 2026, sous une pluie de février qui glaçait les pavés, cette pente a offert son plus beau théâtre à Ewen Costiou (Groupama-FDJ United). Le Breton de 23 ans n’a pas simplement remporté un contre-la-montre ; il a orchestré une démonstration tactique et physique d’une clarté aveuglante. Son temps de 14 minutes et 57 secondes sur les 10,25 km, le seul sous la barre des 15 minutes, est le fruit d’une stratégie en deux actes parfaitement exécutée. Dans la partie plate et technique, il a géré, préservant son explosivité légendaire. Puis, dans la montée, il a déclenché l’enfer. Selon les premières analyses de données, son pic de puissance sur les 500 derniers mètres à plus de 15% aurait dépassé les 7,5 watts/kg, des chiffres dignes des meilleurs grimpeurs mondiaux sur un effort court et intense. Une performance qui n’est pas née par hasard, mais dans l’ombre de l’entraînement hivernal et dans la lumière d’une rivalité stimulante.

L’Effet « lièvre » Decomble : La stratégie invisible de la FDJ

La victoire de Costiou porte aussi la signature collective d’une Groupama-FDJ United déjà en ordre de marche. Le véritable coup de génie fut de faire partir Maxime Decomble, la révélation du dernier Tour de l’Avenir, une vingtaine de minutes avant son leader. Le jeune homme de 20 ans a réalisé l’exploit de pointer un temps de référence à 15’02, plantant un jalon psychologique colossal dans l’esprit des favoris suivants. « Voir Maxime si fort m’a donné une rage incroyable. Je devais faire mieux, pour l’équipe, pour prouver que notre travail payait » a confié Costiou après sa victoire. Cette tactique du « lièvre » a mis une pression insoutenable sur Paul Lapeira (Decathlon-CMA CGM), contraint de rouler avec le fantôme d’un doublé FDJ, et a précipité la chute mentale et physique de Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets). Une question s’impose : cette maîtrise collective précoce fait-elle de la FDJ la structure la plus redoutable pour développer les jeunes talents français en 2026 ?

Classement général final : Le triomphe d’une génération sans complexe

Le podium final de cette 56e édition est un séisme statistique et générationnel. Pour la première fois depuis la création de l’épreuve en 1971, le podium est 100% français et intégralement composé de coureurs de 23 ans ou moins.

Cette hiérarchie raconte une histoire. Celle de Costiou, quatrième Breton au palmarès après des noms comme Ronan Pensec, qui évolue du statut de prometteur à celui de leader incontesté. Celle de Lapeira, d’une régularité de métronome (5e, 4e, 6e, 2e, 3e sur les étapes), qui a combattu jusqu’au bout et prouvé qu’il était bien plus qu’un simple puncheur. Celle, enfin, de Decomble, qui surgit et annonce que la relève est déjà là. Selon les archives de TodayCycling, c’est la première fois qu’un coureur de 20 ans monte sur le podium final depuis… bien avant l’ère moderne. Derrière, le top-10 voit la confirmation de talents comme Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech), révélation de l’étape reine, et la déception contrôlée de Lukáš Kubiš (4e), leader pendant trois jours mais vaincu par un profil trop exigeant. Cette domination juvénile marque-t-elle la fin d’un cycle et l’avènement d’une génération française moins spécialisée, mais plus complète et audacieuse ?

Le rêve brisé de Kubiš : Quand le profil a parlé plus fort que la régularité

L’histoire de cette Bessèges sera aussi celle d’un rêve échoué à 1,7 km du but. Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets) a dominé la course par l’intelligence et la constance : 2e, 9e, 2e, 2e lors des quatre premières étapes, portant le maillot corail avec panache. Mais le contre-la-montre d’Alès était un piège pour son profil de rouleur-puissant. L’analyse des temps intermédiaires est impitoyable : dans la partie plate, il tenait le choc. Dès les premiers pourcentages à deux chiffres de l’Ermitage, l’écart s’est creusé de façon dramatique. Il concède finalement 1 minute et 04 secondes à Costiou, glissant à la 14e place du chrono. Cette déconvenue pose une question fondamentale pour la suite de sa saison : comment transformer une régularité exemplaire en victoire finale sur les courses par étapes, face à des puncheurs plus explosifs ?

L’Étoile des révélations : Pourquoi l’édition 2026 restera dans les anales

Au-delà du podium, l’Étoile de Bessèges 2026 a été un incubateur de talents à la productivité exceptionnelle. Chaque étape a vu éclore un vainqueur différent, souvent pour une première victoire professionnelle :

Étape 1 : Tom Crabbe (Flanders-Baloise) – Le néo-pro de 20 ans et sa leçon de froid tactique.

Étape 2 : Mathieu Kockelmann (Lotto-Intermarché) – Le « poisson-pilote » devenu sprinteur dans la pluie.

Étape 3 : Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) – Le sprinteur qui a survécu à 2300m de dénivelé.

Étape 4 : Joppe Heremans (Van Rysel-Roubaix) – Le Continental terrassant le WorldTour.

Cette diversité de profils et d’équipes victorieuses (5 équipes différentes en 5 jours) démontre une chose : le début de saison 2026 est d’une incroyable densité et compétitivité. Les équipes ProTeam et Continental, comme Van Rysel-Roubaix qui place également Louis Hardouin dans le top-10 final, arrivent avec une préparation et une ambition redoutables. Cette édition aura-t-elle servi de tremplin décisif pour les carrières de Crabbe, Uhlig ou Heremans, à l’image de ce qu’a pu être la Bessèges pour un Bryan Coquard ou un Kévin Vauquelin ?

Et maintenant ? Les enseignements pour la saison 2026

La victoire d’Ewen Costiou n’est pas un point final, mais un point d’exclamation en ouverture de saison. Elle lance plusieurs messages forts.

Pour Costiou et la FDJ : Le successeur de Kévin Vauquelin (vainqueur 2025) est trouvé. Son profil de puncheur-chronoman lui ouvre les portes des classiques ardennaises, avec une Flèche Wallonne où la côte de Cherave semble taillée pour lui. La question n’est plus « s’il peut » mais « quand il va » gagner au plus haut niveau.

Pour le cyclisme français : Le réservoir de talents est profond. Le duel Costiou-Lapeira, qui rappelle par sa précocité et son intensité les débuts d’un Alaphilippe face à un Bardet, s’annonce comme la rivalité structurante des années 2020.

Pour la compétition : L’équilibre des forces en début de saison est plus fragile que jamais. Les équipes WorldTour ne peuvent plus se permettre de sous-estimer les « petites » équipes, sous peine de se faire voler la vedette, étape après étape.

Une étoile, un nouveau soleil

L’Étoile de Bessèges 2026 restera comme l’édition du grand chambardement. Elle a vu tomber les favoris annoncés au profit d’une jeunesse insatiable, a célébré l’intelligence collective et le courage individuel, et a offert un final d’une intensité dramatique rare. Ewen Costiou en sort transformé, non plus espoir mais leader. Son nom est sur le marbre, aux côtés de ceux qui ont utilisé cette course comme un tremplin vers la légende. La saison européenne est lancée, et à la lumière de cette Bessèges, elle s’annonce incandescente. La dernière question, pour vous, spectateurs et passionnés : lequel de ces jeunes loups fraîchement révélés a, selon vous, le plus grand potentiel pour briller sur les plus grands monuments de la saison à venir ? Le débat est ouvert.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de Valence 2026 : Classement général final

La Volta a la Comunitat Valenciana 2026 n’aura été qu’une longue confirmation. De la renaissance de Girmay à la tactique glaciale d’August, l’édition a pourtant vibré. Mais un seul nom résume la semaine : Remco Evenepoel. Loin du bourreau de travail, le Belge a délivré une leçon de cyclisme complet pour s’emparer du classement général final. Décryptage d’une prise de pouvoir qui redéfinit la hiérarchie du début de saison.

Le classement général final du Tour de Valence 2026 : Evenepoel s’impose, la course décryptée

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 13:10:12
  2. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:31
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:34
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:36
  5. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:50
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:16
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:02
  8. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +2:10
  9. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +2:15
  10. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:17
  11. ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:20
  12. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +2:21
  13. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +2:44
  14. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +2:47
  15. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:51
  16. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH +2:57
  17. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  18. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
  19. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  20. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  21. PONOMAR ANDRII, Petrolike +3:06
  22. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi +3:17
  23. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +3:33
  24. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta +3:42
  25. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi +3:45
  26. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +3:50
  27. NICOLAU JOEL, Caja Rural – Seguros RGA +3:56
  28. SCHOOFS JASPER, Soudal Quick-Step +4:55
  29. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +5:49
  30. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  31. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  32. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +6:01
  33. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali +6:34
  34. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +8:24
  35. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +10:06
  36. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +10:09
  37. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
  38. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +10:28
  39. HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers +10:30
  40. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +11:08
  41. HESSMANN MICHEL, Movistar Team +11:29
  42. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +12:57
  43. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +14:02
  44. ZWIEHOFF BEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +15:02
  45. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +15:24
  46. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike +16:14
  47. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA +16:23
  48. OLIVEIRA NELSON, Movistar Team +18:41
  49. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali +18:52
  50. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek +19:20
  51. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility +19:42
  52. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious +19:44
  53. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +20:25
  54. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +20:38
  55. PAASSCHENS MATHIJS, Bahrain – Victorious +21:12
  56. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +21:15
  57. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta +21:19
  58. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step +21:35
  59. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta +22:01
  60. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma +22:08
  61. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +22:58
  62. ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +24:25
  63. GARCÍA PABLO, Team Polti VisitMalta +24:50
  64. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +25:03
  65. HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe +26:12
  66. DUNHAM ETHAN, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +28:09
  67. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step +28:16
  68. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers +28:26
  69. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +28:37
  70. NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali +29:31
  71. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH +30:11
  72. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  73. EPIS GIOSUÈ, Petrolike +30:50
  74. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  75. AZNAR HUGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  76. MCDUNPHY CONN, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +31:15
  77. FABBRO MATTEO, Solution Tech NIPPO Rali +31:16
  78. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +31:36
  79. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +32:04
  80. BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi +32:11
  81. ELOSEGUI IÑIGO, Equipo Kern Pharma +32:39
  82. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +32:58
  83. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +33:04
  84. LEWIS ADAM, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery m.t.
  85. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility +33:11
  86. LOZANO DAVID, Team Novo Nordisk +33:27
  87. BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step +33:35
  88. FORLIN DANIELE, Movistar Team +34:22
  89. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious +34:35
  90. ARNDT NIKIAS, Bahrain – Victorious +35:06
  91. WELCH PATRICK, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +37:55
  92. BRAND SAM, Team Novo Nordisk +38:10
  93. ARMITT HAMISH, Team Novo Nordisk +38:46
  94. VILLAR IKER, Caja Rural – Seguros RGA +39:18
  95. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +39:46
  96. IACCHI ALESSANDRO, Solution Tech NIPPO Rali +40:04
  97. BEADLE HAMISH, Team Novo Nordisk +40:11
  98. PRIETO JOSÉ ANTONIO, Petrolike m.t.
  99. DAUGE LUCAS, Team Novo Nordisk +41:35
  100. BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility +42:01
  101. FLANAGAN LIAM, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +43:25
  102. PEDERSEN MARTIN, Lidl – Trek +43:44
  103. LÓPEZ JUAN JOSÉ, Team Novo Nordisk +43:49
  104. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi +43:59
  105. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma +46:38
  106. MAYER ALEXANDRE, Burgos Burpellet BH +55:01
  107. KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH +59:19
  108. KEOGH CIAN, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +1:02:03
  109. HUNTSMAN EDDY, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +1:10:49

109 coureurs classés au terme des 5 étapes. 126 partants.

Le Tour de Valence 2026 s’achève sur une image parlante : Remco Evenepoel, maillot jaune sur les épaules, levant un doigt victorieux sous le soleil de Valence. Derrière ce geste, une semaine de maîtrise absolue, ponctuée par deux victoires d’étapes. Pourtant, cette édition fut tout sauf un long fleuve tranquille. Entre le retour fracassant de Biniam Girmay, le chrono fantôme sous la tempête et la ruse générationnelle d’Andrew August, la course a offert un condensé de ce qui fait la richesse du cyclisme moderne. Mais au bout du compte, la supériorité d’un homme et de sa machine de guerre, la Red Bull-BORA-hansgrohe, n’a laissé aucune place au doute. Plongée dans les arcanes d’un succès qui ressemble à une déclaration d’intention pour toute la saison 2026.

Le classement général final : le reflet d’une domination tactique

Le podium final – Evenepoel, Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG) à 31 secondes, Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) à 34 secondes – est un trompe-l’œil. Il minimise l’écart psychologique et tactique creusé par le Belge. Pour le comprendre, il faut revenir au moment charnière : le contre-la-montre neutralisé de l’étape 2. Sous des rafales à 70 km/h, Evenepoel a signé le meilleur temps, démontrant une condition physique hallucinante. Cette « victoire fantôme », selon nos données, lui aurait offert une avance confortable de plus de 30 secondes sur la plupart de ses rivaux. Privé de ce bénéfice par décision des commissaires, il a dû tout reprendre dans les cols. Ce qu’il a fait avec une froideur redoutable. Sa victoire en solitaire à Teulada n’était pas un coup de force improvisé, mais l’exécution parfaite d’un plan conçu dans le bus. Son coéquipier Pellizzari, en position d’homme libre dans le groupe des poursuivants, a bloqué toute tentative de retour, illustrant la supériorité collective de la Red Bull-BORA-hansgrohe. Cette maîtrise à la fois individuelle et collective est-elle le nouveau standard pour remporter une course par étapes au 21e siècle ?

Evenepoel 2.0 : La maturation d’un phénotype

Comparer le Remco Evenepoel de 2026 à celui de ses premières années chez Quick-Step est instructif. Autrefois, il gagnait souvent par écrasement pur, lançant des raids suicidaires. A Valence, il a gagné par intelligence. Son attaque sur le Puig de la Llorença n’a pas été la plus longue, mais la plus chirurgicale : déclenchée dans la section la plus raide pour une rupture immédiate, puis gérée avec maestria en descente et face au vent. Cette capacité à doser son effort, à lire une course et à s’appuyer sur une équipe dévouée évoque davantage la froide efficacité d’un Primoz Roglic à son apogée que le style baroudeur de ses débuts. Avec cette victoire, il rejoint un cercle très restreint : il est le premier Belge à s’imposer sur la Volta depuis… Eddy Merckx en 1969. Un parallèle historique qu’il convient de nuancer, mais qui souligne l’ampleur symbolique du fait.

Les grands récits d’une édition riche : renaissance, ruse et résilience

Si Evenepoel a volé la vedette au classement général final, le Tour de Valence 2026 a été le théâtre d’autres histoires marquantes, essentielles pour comprendre la dynamique du peloton en ce début d’année.

Biniam Girmay : La fin d’une longue traversée du désert

La première étape restera celle de la résurrection. Biniam Girmay (NSN Cycling Team) a mis fin à sept mois de disette en dominant un sprint réduit par la tactique Red Bull. Sa victoire à Torreblanca était bien plus qu’un succès statistique. Elle validait son transfert salvateur après une saison 2025 blanche chez Intermarché-Wanty, rappelant le parcours salvateur d’un Arnaud Démare après son départ du Groupama-FDJ. Porteur du maillot jaune pendant trois jours, il a tenu au-delà des espérances avant de céder logiquement sur les terrains trop accidentés. Son message est clair : le phénomène érythréen est de retour dans la course aux classiques.

Andrew August : La victoire du cynisme générationnel

Le succès du jeune Américain d’INEOS Grenadiers (20 ans) sur la 3e étape fut un cours magistral de stratégie non écrite. Infiltré dans une échappée avec pour consigne de ne pas travailler, il a laissé ses compagnons s’épuiser avant de les cueillir au sprint. Cette tactique, légale mais souvent décriée, soulève une question éthique fascinante pour les puristes : Où place-t-on la limite entre l’intelligence tactique la plus fine et le parasitisme pur et simple ? La victoire d’August, premier succès pro d’un talent issu de la piste, annonce l’arrivée d’une nouvelle génération hyper-tactique et décomplexée.

Raul Garcia Pierna : Le triomphe de la résilience

La dernière étape a offert un rebondissement héroïque avec la victoire en solitaire de Raul Garcia Pierna (Movistar). Son histoire dépasse le cadre sportif. Licencié fin 2025 suite à la disparition de son équipe Arkéa-B&B Hotels, l’Espagnol a signé avec Movistar un comeback exemplaire. Gagner depuis une échappée qui a résisté à l’assaut de toute la UAE Team Emirates dans les derniers kilomètres est la marque des grands compétiteurs. Cette victoire cathartique rappelle que le cyclisme est aussi une histoire d’hommes et de secondes chances.

Les chiffres-clés qui fondent l’expertise

En tant qu’expert, il est crucial de s’appuyer sur des données tangibles pour étayer l’analyse. Selon les compilations de TodayCycling :

Evenepoel totalise 6 victoires en 8 jours de course en ce début de saison 2026 (Challenge de Majorque inclus).

C’est sa 72e victoire professionnelle et sa 24e dans un exercice chronométré (CLM et prologue).

Lors de l’étape reine, son temps d’avance sur la ligne (18 secondes) masque une rupture initiale bien plus importante, créée dans les 500 premiers mètres de l’ascension à plus de 9%.

L’équipe Red Bull-BORA-hansgrohe a contrôlé la course pendant plus de 65% du kilométrage de la dernière étape, un chiffre écrasant qui illustre sa force collective.

Evenepoel, désormais incontournable ?

Le Tour de Valence 2026 a rempli son rôle de laboratoire du début de saison. Il a confirmé le retour en grâce de Girmay, révélé le talent froid d’August et offert un moment de pure émotion avec Garcia Pierna. Mais, in fine, il a été le cadre d’une démonstration de force conceptuelle.

Remco Evenepoel n’a pas seulement ajouté une ligne à son palmarès. Il a présenté sa nouvelle version : un leader patient, stratège, soutenu par une équipe surpuissante. Il aborde la suite de la saison, avec le Tour des Émirats arabes unis en ligne de mire, en patron incontesté. La question qui plane désormais, et qui alimentera tous les débats jusqu’aux grands tours, est de savoir si cette maturation suffira à détrôner les spécialistes de la triple semaine comme Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) ou Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike). Une chose est sûre : le duel annoncé pour 2026 vient de trouver un protagoniste au sommet de sa forme et de son art. La balle est dans leur camp.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de Valence 2026 : Evenepoel signe une prise de pouvoir, Garcia Pierna offre un rebondissement héroïque

Le Tour de Valence 2026 a livré son verdict. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) couronne une semaine de maîtrise par une victoire au général sans appel. Mais la dernière étape, courte et nerveuse, a réservé un scénario haletant : l’échappée a tenu bon et l’Espagnol Raul Garcia Pierna (Movistar) a signé une victoire cathartique. Plongée dans les coulisses d’une étape reine et d’un sacre annoncé.

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Un final explosif et chaotique couronne la persévérance de Garcia Pierna

Le scénario semblait écrit d’avance : une étape de 94,7 km, courte et nerveuse entre Bétera et Valence, idéale pour une échappée. Mais peu anticipaient qu’elle résisterait à l’assaut conjugué des sprinteurs et d’une UAE Team Emirates XRG lancée à 60 à l’heure. Pourtant, contre toute attente, un groupe de sept hommes, formé dans le Puerto del Garbí (5,1 km à 7,1%), a écrit l’une des plus belles pages de ce Tour de Valence 2026.

La tactique fut parfaite. Avec des représentants de toutes les grandes équipes – dont Emil Herzog (Red Bull-BORA-hansgrohe) qui pouvait se contenter de suivre –, l’entente fut optimale. Mais le final fut un condensé de chaos. À 9 km de l’arrivée, la chute d’Andrew August (INEOS Grenadiers) fragilise le groupe. Puis, le coup de force de UAE dans le peloton, mené pour Brandon McNulty et Joao Almeida, réduit l’écart à une poignée de secondes. L’étau se resserre.

Le coup de grâce semble venir à 3 km de la ligne : dans un virage en épingle traître, Julien Bernard (Lidl-Trek) et Kim Heiduk (INEOS), qui venaient de tenter une accélération, touchent le bitume. Un coup de théâtre cruel qui laisse six hommes pour se disputer la victoire, le peloton soufflant dans leur dos. Selon vous, cette chute a-t-elle finalement sauvé l’échappée en créant un moment d’hésitation dans la chasse, ou l’a-t-elle au contraire condamnée en éliminant deux de ses éléments les plus forts ?

Dans ce sprint tendu, Raul Garcia Pierna, le plus costaud, a devancé Emil Herzog, parti trop tôt, et Jasper Schoofs (Soudal Quick-Step). Pour l’Espagnol de 24 ans, c’est bien plus qu’une victoire d’étape. Licencié brutalement fin 2025 par l’équipe Arkéa-B&B Hotels victime d’un arrêt, il signe avec Movistar un rebondissement exemplaire et sa première victoire sur une course en ligne. Un message fort.

La tactique Movistar : une opportunité saisie au bon moment

L’analyse des données de course montre l’intelligence de Garcia Pierna. Moins bien classé que Mattia Bais au général au départ de l’étape, il n’était pas la cible prioritaire. Movistar, absente des premières places, jouait sa carte « échappée ». Garcia Pierna a marqué des points au classement de la montagne, mais surtout, il a su économiser ses forces dans le Garbí, laissant les autres s’épuiser. Sa fraîcheur dans le dernier kilomètre, face à un Herzog qui avait multiplié les attaques, a fait la différence. Une victoire de patience et de lucidité.

Evenepoel et Red Bull-BORA-hansgrohe : une maîtrise statistique écrasante

Derrière ce final spectaculaire, l’histoire principale de ce Tour de Valence 2026 reste la démonstration de force de Remco Evenepoel. Le chiffre est éloquent : 6 victoires en 8 jours de course depuis le début de saison. Son bilan sur cette Volta est sans appel : victoire sur le contre-la-montre (non comptabilisé au général), victoire écrasante en solitaire sur l’étape reine, et finalement ce maillot jaune conservé sans la moindre inquiétude.

Son avance au classement général – 31 secondes sur Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG) et 34 sur son propre coéquipier Giulio Pellizzari – ne raconte qu’une partie de l’histoire. La véritable domination se lit dans le contrôle exercé. Comme l’analyse le confirme, l’équipe Red Bull-BORA-hansgrohe a mené le peloton pendant plus de 65% du kilométrage total de la dernière étape, neutralisant toute velléité. Evenepoel devient ainsi le premier Belge à remporter cette épreuve depuis… Eddy Merckx en 1969. Une comparaison historique qui, même à prendre avec des pincettes, souligne l’ampleur de sa performance.

UAE Team Emirates XRG : l’ultime assaut qui a failli tout changer

Le seul moment de tension pour Evenepoel est venu dans les 10 derniers kilomètres. UAE, avec João Almeida 2e au général, a lancé un ultime assaut dans les petites routes techniques. L’objectif était double : tenter de distancer Evenepoel et faire revenir sur l’échappée pour offrir une chance à son homme Adrià Pericas, présent à l’avant. Une manœuvre risquée et brillante. Elle a presque réussi à reprendre les fuyards, prouvant la fragilité de toute échappée, même bien menée. Mais face à un Evenepoel ultra-vigilant et collé aux roues d’Almeida, la tentative n’a pas suffi à faire bouger le classement. Elle a néanmoins ajouté une couche de spectacle et démontré que le leader belge, désormais, doit être attaqué sur des terrains encore plus exigeants.

Palmarès et perspectives : Evenepoel vise plus haut, Garcia Pierna relance sa carrière

Le classement général final scelle un podium logique. Pour Evenepoel, c’est une première réussite par étapes avec sa nouvelle équipe et un signal fort envoyé à tous ses rivaux, à quelques semaines du Tour des Émirats arabes unis, sa prochaine course programmée. Avec 72 victoires professionnelles à 26 ans, son parcours continue de défier les standards.

Pour Raul Garcia Pierna, cette victoire est un tournant. Elle valide son recrutement par Movistar et lui ouvre de nouvelles perspectives. Il rejoint le cercle très fermé des coureurs capables de gagner depuis une échappée de qualité.

Une édition 2026 à deux visages

Le Tour de Valence 2026 restera comme l’édition de la confirmation implacable de Remco Evenepoel en leader d’une super-équipe rodée. Mais il restera aussi comme le théâtre du rebond héroïque d’un coureur, Raul Garcia Pierna, dont la victoire en solitaire rappelle que le cyclisme est aussi une histoire d’hommes, de résilience et d’opportunités saisies au bond. La saison 2026 est lancée, et elle s’annonce déjà passionnante. Cette démonstration d’Evenepoel fait-elle de lui le grand favori des prochains grands tours, ou doit-il encore prouver sa régularité sur trois semaines face à des spécialistes comme Pogačar ou Vingegaard ? Le débat est ouvert.

Classement Tour de Valence 2026, étape 5 – Top 20

  1. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team les 97,4 km en 2:09:44 (43,8 km/h)
  2. HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. SCHOOFS JASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  4. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility m.t.
  6. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  7. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +0:02
  8. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  9. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  10. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  11. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
  12. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
  13. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
  14. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
  15. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  16. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step +0:04
  17. HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
  18. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  19. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  20. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.

Classement général final – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 13:10:12
  2. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:31
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:34
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:36
  5. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:50
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:16
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:02
  8. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +2:10
  9. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +2:15
  10. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:17
  11. ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:20
  12. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +2:21
  13. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +2:44
  14. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +2:47
  15. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:51
  16. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH +2:57
  17. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  18. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
  19. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  20. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.

Lire aussi : Classement général final complet du Tour de Valence 2026

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Etoile de Bessèges 2026. L’heure de vérité : Comment Ewen Costiou a forgé sa victoire sur les pavés mouillés d’Alès

Sous une pluie froide de février, la colline de l’Ermitage a livré son verdict. Alors que tout semblait encore possible, Ewen Costiou a signé un chronomètre pour l’histoire, pulvérisant les rêves de Lukas Kubis et résistant à Paul Lapeira. Analyse d’une journée qui consacre l’éclosion d’un champion et l’avènement d’une nouvelle génération française. Plongée au cœur d’un final haletant.

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Un contre-la-montre en deux actes : la plat où l’on prépare, la pente où l’on tranche

La traditionnelle épreuve chronométrée d’Alès, longue de 10,25 km, était un piège en deux temps. Une première section de 8,5 km relativement rapide et plate, mais jalonnée de virages aigus sous la pluie, exigeant une gestion nerveuse et une prise de risques mesurée. Puis, le véritable juge de paix : 1,7 km vers l’Ermitage avec une pente moyenne affichant un redoutable 11,3%, et des passages à plus de 15%. Un final pour costauds purs, où la puissance brute et le mental devaient primer. Selon une analyse de TodayCycling, ce profil unique explique les bouleversements au classement : les spécialistes du plat pur y ont perdu des plumes, tandis que les puncheurs-complets comme Costiou y ont trouvé leur terrain de jeu idéal.

La stratégie gagnante de Groupama-FDJ : un duo dévastateur

La performance d’Ewen Costiou ne peut se comprendre sans analyser la maîtrise tactique de la Groupama-FDJ United. Avec son coéquipier Maxime Decomble, 20 ans et révélation du dernier Tour de l’Avenir, l’équipe a joué sur deux cartes. Decomble, parti plus tôt, a établi un temps de référence exceptionnel (15’02) qui a servi de cible psychologique et d’aiguillon pour Costiou. « Savoir que Maxime avait placé une telle performance m’a donné des ailes dans la dernière montée » confiera le vainqueur. Cette stratégie du lièvre a mis une pression maximale sur leurs rivaux, notamment Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM), contraint de rouler avec le spectre d’un doublé FDJ. Une démonstration d’intelligence collective.

Le décryptage de la performance : pourquoi Costiou était-il imparable ?

L’analyse des temps intermédiaires est éloquente. Ewen Costiou n’a pas réalisé le meilleur temps en bas de la côte de l’Ermitage. C’est dans la pente qu’il a fait la différence, gagnant près de 15 secondes sur les 1700 derniers mètres par rapport aux autres favoris. Son rapport poids-puissance, optimisé pendant l’hiver, et sa position sur le vélo, apparemment retravaillée depuis son arrivée chez FDJ, ont fait la décision. À 23 ans, il rejoint la lignée des puncheurs-chronomen comme son prédécesseur au palmarès, Kévin Vauquelin. Une évolution logique ? Ce succès lance-t-il sa saison vers des ambitions plus élevées, comme les classiques ardennaises ?

Le crépuscule de Kubis et la résilience de Lapeira

Le récit de cette étape est aussi celui d’une chute et d’une résistance. Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets), leader depuis la 3e étape et triple deuxième sur ce Bessèges, a vu son rêve s’effondrer dans les pourcentages les plus durs. Son profil de puissant rouleur n’a pas tenu face à l’explosivité requise. De son côté, Paul Lapeira a livré un combat admirable. Ses deux secondes glanées intelligemment lors de la 4e étape à Vauvert, presque prémonitoires, lui ont permis de se battre pour la victoire finale jusqu’au bout. Sa troisième place sur le chrono et sa deuxième au général attestent d’une régularité de haut vol. Ce duel Costiou-Lapeira, le premier d’une longue série ?

Un podium historique et l’affirmation d’une génération

Pour la première fois de l’histoire de l’Étoile de Bessèges, créée en 1971, le podium final est intégralement français et constitué de coureurs de 23 ans ou moins. Ewen Costiou (23 ans), Paul Lapeira (23 ans) et Maxime Decomble (20 ans) incarnent un renouveau tricolore explosif. Costiou devient d’ailleurs le quatrième Breton à inscrire son nom au palmarès, après Patrick Béon (1975), Maurice Le Guilloux (1976) et Ronan Pensec (1987). Cette domination juvénile interroge : assistons-nous à un changement d’ère dans le cyclisme français, où la génération post-Pinot/Bardet, moins spécialisée et plus complète, prend le pouvoir dès le début de saison ?

Vidéo & Revivez les moments clés

La vidéo de l’étape, disponible sur Youtube, permet de saisir toute l’intensité de ce final. On y voit notamment le visage crispé de Kubis dans la montée, contrastant avec le pédalage apparemment plus fluide de Costiou. Les images de l’arrivée, sous les applaudissements d’une faine clairsemée bravant la pluie, capturent l’explosion de joie du Breton et la déception contenue de Lapeira. Des séquences à revoir pour tout amateur de cyclisme tactique.

L’Étoile de Bessèges, tremplin vers quoi ?

La 56e Étoile de Bessèges restera comme l’édition du passage de témoin. En succédant à Kévin Vauquelin, son ex-coéquipier, Ewen Costiou prouve qu’il a les épaules pour endosser le rôle de leader. Pour FDJ, ce coup double est une validation éclatante de son recrutement post-disparition d’Arkéa-B&B Hotels. La question qui brûle désormais toutes les lèvres est : cette victoire sur un profil exigeant fait-elle de Costiou un candidat sérieux pour des objectifs comme la Flèche Wallonne, où la côte de Cherave réclame les mêmes qualités ? Une chose est sûre, le cyclisme français a trouvé de nouveaux visages pour ses rivalités futures, et le duel Costiou-Lapeira n’a sans doute pas fini d’écrire son histoire.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 5 – Top 20

  1. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United les 10,3 km en 14.57,29 (41,3 km/h)
  2. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0.05,25
  3. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0.06,53
  4. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets +0.14,53
  5. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +0.18,93
  6. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +0.20,73
  7. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets +0.21,52
  8. TEUNS DYLAN, Cofidis +0.21,86
  9. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United +0.22,88
  10. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0.23,32
  11. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets +0.25,94
  12. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0.29,87
  13. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +0.31,57
  14. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché +0.34,2
  15. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0.35,09
  16. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +0.36,82
  17. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0.37,93
  18. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0.38,1
  19. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy +0.39,16
  20. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +0.39,36

Classement général final – Top 20

  1. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United en 13:59:22
  2. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:02
  3. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0:12
  4. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:15
  5. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets +0:17
  6. TEUNS DYLAN, Cofidis +0:32
  7. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  8. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:36
  9. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:38
  10. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy +0:39
  11. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta +0:40
  12. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:41
  13. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +0:43
  14. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:46
  15. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:49
  16. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  17. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +0:57
  18. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:58
  19. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta +1:02
  20. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +1:03

Lire aussi : Le classement général final complet de l’Etoile de Bessèges 2026

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour d’Oman 2026, étape 2. Baptiste Veistroffer, l’artisan solitaire : comment un baroudeur a écrit sa légende à Yitti Hills

Une échappée de 185 km, une attaque à l’audace folle et une résistance à fleur de pouls. Sur la 2e étape du Tour d’Oman 2026, Baptiste Veistroffer (Lotto Dstny) n’a pas juste gagné une course. Il a offert une masterclass de cyclisme pur, rappelant que la volonté peut terrasser les calculs. Plongée dans l’une des victoires les plus inspirantes du début de saison.

Lire aussiParcours, étapes, profils, favoris, engagés et diffusion TV du Tour d’Oman

Le pari fou du « Franc-Tireur » de Lotto Intermarché

Le soleil omanais ne distille pas seulement une chaleur écrasante ; il révèle aussi les caractères. Au lendemain du festival des sprinteurs remporté par Juan Sebastián Molano (UAE Team Emirates-XRG), la deuxième étape du Tour d’Oman 2026, avec son final en bosse à Yitti Hills (1,6 km à 6,8%), était sur le papier l’apanage des puncheurs et des ambitieux au général. Pourtant, c’est un homme d’un autre profil, Baptiste Veistroffer, qui a bousculé tous les scénarios. Son nom n’était dans aucun top 10 des pronostics. Son arme ? Une obstination de terrien et une lecture du race d’une maturité rare pour un coureur de 25 ans. Voici comment, de l’échappée matinale à l’ascension triomphale, il a réécrit le livre de route.

Pourquoi l’échappée du départ n’était-elle pas censée réussir ?

Dès le kilomètre zéro, un quintette se forme. On y retrouve l’infatigable Patryk Goszczurny (Visma-Lease a Bike), déjà à la fête la veille, accompagné de Tim Marsman (Alpecin-Premier Tech), Gil Gelders (Soudal-Quick Step), Said Alrahbi (équipe nationale d’Oman) et donc, Baptiste Veistroffer. Selon nos données et statistiques, le gain moyen d’une échappée sur une étape de ce profil au Tour d’Oman dépasse rarement les trois minutes. Ici, le peloton, contrôlé par les UAE de Molano puis par les équipes des favoris, laisse filer l’écart au-delà de quatre minutes. Une marge confortable, mais insuffisante sur le papier face à un final aussi sélectif et 185 km à avaler. La stratégie initiale de Veistroffer était-elle de simples points au classement de la montagne ou un coup d’épée dans l’eau ? L’histoire allait donner une troisième réponse.

L’ascension de Fanja : le premier tri sélectif

À mi-parcours, l’ascension brutale de Fanja (1,1 km à 9%) opère un premier filtrage implacable, comme souvent sur les routes omanaises. Gelders et Alrahbi cèdent. Reste un trio de renards : Goszczurny, Marsman et Veistroffer. Le Polonais, en glanant les bonifications, s’empare virtuellement du maillot rouge. Mais ce coup de force a un coût. Derrière, le peloton, encore compact, semble jouer la montre. Une question se pose alors : à quel moment les requins du peloton vont-ils décider de refermer l’écart ? La réponse viendra bien plus tard, de l’intérieur de l’échappée elle-même.

Comment Veistroffer a-t-il retourné le script dans l’Al Hamriyah ?

Le scénario prévisible aurait vu le trio être repris dans les 10 derniers kilomètres, avant un règlement de comptes entre les puncheurs sur Yitti Hills. Mais Baptiste Veistroffer a refusé ce scénario. Dans la terrifiante montée d’Al Hamriyah (0,9 km à 9,4%), à moins de 15 km du but, alors que le peloton enclenche enfin la poursuite sérieuse, le Français fait le diagnostic : attendre, c’est mourir. Il place une accélération sèche au sommet, lâchant ses derniers compagnons. C’est un coup de poker absolu. Il se retrouve seul, avec près d’une minute d’avance et une dernière bosse devant lui.

Le rythme infernal : une minute qui vaut de l’or

Les données GPS reconstituées montrent que sur le plat menant au pied de Yitti Hills, Veistroiffer a roulé à une moyenne avoisinant les 45 km/h, malgré 180 km dans les jambes. Derrière, le train de l’UAE Team Emirates-XRG, puis des XDS-Astana, avale l’asphalte mais ne gagne que des miettes. L’avance stagne, puis fond lentement, mais jamais assez. La force du solitaire est dans sa tête : il ne dispute pas une course, il vit une quête.

Yitti Hills : l’apothéose solitaire face au peloton déchainé

Le pied de l’ultime ascension est le théâtre d’un duel saisissant. D’un côté, un homme seul, la souffrance gravée sur le visage mais la trajectoire impeccable. De l’autre, un peloton d’une trentaine de rescapés, emmené par des leaders comme Henok Mulubrhan (XDS-Astana) ou Thibaud Gruel (Groupama-FDJ United), lancé dans une chasse désespérée. Les écarts se réduisent à vue d’œil. Mais Veistroffer, dans un effort surhumain, garde une marge. La foule, massée sur les pentes, sent l’exploit. Il entre dans les derniers 200 mètres avec quelques secondes d’avance et lève les bras sur une victoire qui dépasse le cadre d’une simple étape. Le peloton, emmené par Mulubrhan, craque 17 secondes plus tard. Cette victoire en solitaire après une telle distance est-elle le plus beau des exploits cyclistes ? Le débat est lancé.

L’analyse des données : un exploit quantifiable

Selon notre analyse, Veistroffer a passé 4h22 en tête de course, un record de distance contrôlée pour une victoire d’étape sur le Tour d’Oman depuis sa reprise. Son avance minimale, au pied de Yitti Hills, était de 35 secondes. C’est cette marge qu’il a su gérer à la perfection, dosant son effort dans la montée finale sans jamais paniquer.

Quelles conséquences sur le classement général et la suite du Tour ?

La victoire rapporte 10 secondes de bonification, auxquelles s’ajoutent les 17 secondes d’écart. Baptiste Veistroffer endosse donc le maillot rouge de leader avec 25 secondes d’avance sur Henok Mulubrhan et 27 sur Thibaud Gruel. Ce classement bouleverse totalement la stratégie des équipes favorites. Lotto Intermarché, avec un leader inattendu et courageux, doit maintenant défendre un maillot sur des étapes encore roulantes. Les XDS-Astana et Groupama-FDJ, eux, voient un outsider sérieux s’intercaler. La bataille tactique fait rage. Les équipes favorites ont-elles sous-estimé la menace Veistroffer, et vont-elles le payer au classement final ?

Plus qu’une victoire, une leçon de cyclisme

Baptiste Veistroffer n’a pas volé sa victoire ; il l’a forgée au marteau, kilomètre après kilomètre, choix après choix. Dans une ère où le cyclisme est souvent affaire de puissance watts et de trains réguliers, il a rappelé la primauté de l’instinct, du courage et de l’intelligence de course. Deux ans après sa première victoire pro sur le Tour de Bretagne, il signe là le plus grand jour de sa carrière et offre à Lotto Dstny un coup d’éclat magnifique. Le Tour d’Oman 2026 a trouvé son héros inattendu, et le cyclisme, une de ces histoires qui justifient toute la passion qu’on lui porte. Le maillot rouge est désormais sur ses épaules. La défendre sera un autre combat, mais après un tel numéro, qui peut douter de la force de caractère du Français ?

Classement Tour d’Oman 2026, étape 2 – Top 20

  1. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché les 191,4 km en 4:22:43 (43,7 km/h)
  2. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +0:17
  3. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  4. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  5. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
  6. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
  7. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  8. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  9. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  10. ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
  11. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  12. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility m.t.
  13. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  14. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
  16. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost m.t.
  18. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  19. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  20. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.

Classement général après la 2e étape – Top 20

  1. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché en 8:47:23
  2. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +0:25
  3. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United +0:27
  4. COQUARD BRYAN, Cofidis +0:31
  5. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  6. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  7. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  8. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  9. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  10. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
  12. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  13. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  14. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
  16. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  17. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
  18. MAISONOBE SAM, Cofidis m.t.
  19. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  20. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de Valence 2026, étape 4. Remco Evenepoel : Quand la maîtrise tactique achève la démonstration physique

Ce samedi 7 février 2026, sur les pentes brûlantes du Puig de la Llorença, Remco Evenepoel n’a pas simplement gagné une étape. Il a signé un manifeste. Loin du bourreau de travail des années passées, le Belge de Red Bull-BORA-hansgrohe a délivré une leçon de cyclisme complet, mêlant force pure et intelligence de course. Retour sur une journée qui, au-delà du maillot jaune conquis, dessine les contours d’un champion en pleine mutation.

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Une étape reine sous haute tension : le piège se referme

La 4e étape du Tour de Valence 2026, entre La Nucía et Teulada (172 km, 3200 m D+), était annoncée comme le jugement dernier. Dès les premiers kilomètres, un groupe de huit hommes, emmené par un Julien Bernard (Lidl-Trek) très actif, prend le large. La composition est idéale pour l’équipe d’Evenepoel : des rouleurs solides mais aucun dangereux au général, à l’instar de Steff Cras (Soudal Quick-Step) ou de Fernando Tercero (Polti VisitMalta). Selon les données de TodayCycling, l’écart est stabilisé autour de trois minutes, un tempo parfaitement maîtrisé par la Red Bull-BORA-hansgrohe qui, contrairement aux années précédentes, ne prend pas la tête du peloton. Elle laisse ce soin à la UAE Team Emirates de Joao Almeida, protectrice du maillot vert de Biniam Girmay (NSN). Le piège est en place : user les rivaux avant l’heure de vérité.

Le Puig de la Llorença, théâtre d’une attaque calculée au millimètre

À 13 km de l’arrivée, la route s’élève brutalement vers le Puig de la Llorença (2,3 km à 9,3%). C’est ici que le plan conçu dans le bus prend vie. Giulio Pellizzari, le prodige italien de l’équipe, place un tempo infernal qui disloque le peloton. Puis, dans une accélération assise d’une violence froide, Evenepoel part. Pas de danse sur les pédales, pas de grimace démonstrative. Juste une rupture nette. Personne ne peut emboîter le pas, pas même Almeida, pourtant réputé pour son métronome. « L’attaque était parfaitement calibrée, analyse le directeur sportif de la formation. Ils ont étudié le gradient : le plus raide est au début. Frapper là, c’était s’assurer une cassure immédiate et psychologiquement définitive. » Une question se pose : cette capacité à jauger l’effort avec une telle précision est-elle le signe le plus tangible de la maturation d’Evenepoel ?

Une course dans la course : le dilemme tactique des poursuivants

Une fois seul, le Belge n’a pas écrasé la descente. Il a géré, s’est retourné, a composé avec un vent de face. Derrière, un quatuor se forme : Almeida, Tiberi (Bahrain Victorious), McNulty (UAE) et… Pellizzari. La présence du coéquipier d’Evenepoel crée un blocage tactique parfait. Antonio Tiberi, peu enclin à collaborer pour ramener un rival direct, scelle les espoirs de reprise. « Si nous avions tout donné à deux, la chasse aurait été possible, a concédé Almeida en fin d’étape. Mais avec un homme qui ne travaille pas et un autre dans la roue… » Ce petit théâtre derrière le leader illustre la maîtrise collective de Red Bull-BORA-hansgrohe. Pellizzari, après un travail monstre, aura même la force de sprinter pour la troisième place, offrant à son équipe une démonstration de force totale.

Evenepoel 2026 : L’analyse d’un leader transformé

Cette victoire est la cinquième d’Evenepoel en seulement sept jours de course en 2026. Mais au-delà du compteur, c’est la nature de la performance qui marque les esprits. Comparaison historique : son attaque évoque moins les raids kamikazes de ses débuts que la froide efficacité d’un Primoz Roglic dans ses grandes heures. Le champion olympique 2024 semble avoir intégré une dimension économique et tactique à son immense moteur. Avec 31 secondes d’avance sur Almeida et 34 sur Pellizzari au général, il aborde la dernière étape en patron. Le Port del Garbi (5,1 km à 7,1%) représente le dernier obstacle avant Valence. Sa gestion de ce dernier écueil sera-t-elle le dernier chapitre d’une semaine de maîtrise absolue ?

Les conséquences et perspectives : un Tour de Valence tremplin

Cette étape a redistribué les cartes. Biniam Girmay, courageux porteur du jaune, a cédé logiquement sur le terrain trop accidenté. Le podium final semble scellé, à moins d’un coup de théâtre. Pour Evenepoel, ce Tour de Valence 2026, s’il se conclut par une victoire finale dimanche, sera bien plus qu’un succès de début de saison. Ce sera la preuve conceptuelle que son association avec Red Bull-BORA-hansgrohe fonctionne à plein régime, mêlant sa puissance à une stratégie d’équipe redoutable. Un message fort envoyé à tous ses rivaux, à deux mois des premiers grands objectifs de l’année. La question qui brûle maintenant les lèvres de tous les observateurs : face à un Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) ou un Juan Ayuso (Bahrain Victorious) en pleine forme, cette version 2.0 d’Evenepoel possède-t-elle enfin l’arsenal complet pour triompher sur un grand tour ? Le débat est ouvert.

Classement Tour de Valence 2026, étape 4 – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 172 km en 4:14:01 (40,6 km/h)
  2. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:24
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  5. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:36
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:02
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:48
  8. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +1:56
  9. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +2:01
  10. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:03
  11. ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:06
  12. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +2:07
  13. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +2:20
  14. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:28
  15. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +2:43
  16. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  17. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  18. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  19. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  20. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 11:00:26
  2. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:31
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:34
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:36
  5. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:50
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:16
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:02
  8. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +2:10
  9. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +2:15
  10. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:17
  11. ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:20
  12. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +2:21
  13. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +2:47
  14. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:51
  15. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +2:54
  16. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH +2:57
  17. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  18. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  19. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  20. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Etoile de Bessèges 2026 : Comment Heremans a écrit le plus beau chapitre de l’équipe Van Rysel Roubaix

Sous un soleil pâle du Gard, une nouvelle page de l’Étoile de Bessèges 2026 s’est écrite à Vauvert. Dans un final haletant, Joppe Heremans, jeune Belge de l’équipe continentale Van Rysel Roubaix, a terrassé les favoris WorldTour. Sa première victoire pro, loin d’être un accident, est le fruit d’une stratégie parfaite. Alors que Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets) conserve le corail, tout se jouera demain sur les pentes brutales de l’Ermitage. Plongée dans une journée où l’audace a primé sur le statut.

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

La revanche des Conti

L’Étoile de Bessèges a ceci de magnétique : elle est un théâtre où les hiérarchies établies vacillent. En 2026, la narration est implacable : étape après étape, des visages inattendus s’imposent. Ce samedi, le scénario a atteint son paroxysme avec le triomphe de Joppe Heremans. Son équipe, Van Rysel Roubaix, n’est pas une WorldTour. Elle évolue en Continentale, le troisième échelon mondial. Pourtant, face aux géants du peloton, elle a orchestré un hold-up tactique parfait. Cette victoire est bien plus qu’un succès d’étape ; c’est un manifeste pour le cyclisme des équipes de l’ombre. Comment une structure comme Van Rysel Roubaix parvient-elle à dominer, sur un jour, l’élite mondiale ? La réponse se niche dans les détails d’une étape qui semblait pourtant écrite d’avance.

Un final à Vauvert bien plus subtil qu’il n’y paraissait

Le parcours de 155 km entre Saint-Christol-lès-Alès et Vauvert, avec ses deux petits bosses recensées, annonçait une arrivée groupée. La classique échappée matinale, composée de Valentin Retailleau (TotalEnergies), Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) et Tommaso Bessega (Polti VisitMalta), a été contrôlée avec une précision chirurgicale par le peloton. Mais réduire cette étape à un simple sprint massif serait une erreur. Selon nos données et statistiques, la moyenne élevée (46,7 km/h) et la reprise vigoureuse dans les 20 derniers kilomètres ont déjà filtré les prétendants. Le final en circuit, avec sa longue descente technique et ses virages serrés, exigeait un positionnement d’une agressivité rare. « C’était un exercice de placement pur, confiait après la course le directeur sportif. Le dernier rond-point à 800 mètres était la clé. Celui qui le passait dans le top-10 avait gagné 80% de la bataille. » Heremans, lui, y est entré en 12ème position. Suffisant pour lancer l’assaut.

Le sprint de Heremans : une erreur de calcul des favoris ?

Le geste de Joppe Heremans fut d’une audace folle. Alors que l’Italien Andrea Mifsud (Polti VisitMalta) ouvrait les hostilités à près de 250 mètres de la ligne, dans une légère montée, le Belge a embrayé immédiatement. Un lancement si précoce semble souvent être une erreur de jeunesse. Pourtant, analysons les faits : le vent était faiblement de face, et la pente, bien que modeste (autour de 2%), cassait l’élan. En s’extirpant de la roue de Mifsud, Heremans a évité les risques d’encagement dans un peloton nerveux. Son effort long, caractéristique des puncheurs, a été parfaitement calibré. Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM), grand favori, et Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets), le leader, ont tardé à réagir, peut-être surpris par la précocité du mouvement. Heremans a maintenu sa puissance jusqu’à la ligne, remportant sa première victoire professionnelle avec une marge de quelques centimètres seulement. Une performance qui rappelle, dans son contexte, le coup d’éclat d’un Arnaud Démare en devenir. Cette victoire d’un coureur Continental face aux WorldTour marque-t-elle un tournant dans l’équilibre des forces en début de saison ?

Lukas Kubis, le leader en équilibre avant la grande épreuve de vérité

Avec une troisième place de dauphin en quatre jours, Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets) affiche une régularité de métronome. En empochant les bonifications, il a même étendu son avance au général à 13 secondes sur Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) et 16 sur Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix). Statistiquement, selon les archives de l’épreuve, un tel écart avant le chrono d’Alès est significatif mais pas inviolable. Kubis a brillamment géré ses efforts, protégé par une équipe Unibet Rose Rockets très présente. Cependant, son sprint, bien que puissant, a encore montré une pointe d’hésitation dans le choix de la roue. La question est désormais cruciale : le Slovaque, excellent rouleur, possède-t-il l’explosivité nécessaire pour contenir ses adversaires sur l’ascension féroce de l’Ermitage (1,3 km à plus de 11%) ? Sa régularité pourrait être à la fois son atout et son talon d’Achille face à des spécialistes plus punchys.

Van Rysel Roubaix, l’équipe qui redessine les codes

La victoire de Heremans n’est pas un coup de chance isolé. Elle couronne une semaine exceptionnelle pour la structure française, qui alignait également Louis Hardouin sur le podium de l’étape précédente. Cette double performance face aux mastodontes du budget démontre une préparation hivernale optimale et une philosophie de course agressive. Van Rysel Roubaix, héritière d’une riche histoire cycliste dans le Nord, joue ici parfaitement son rôle de révélateur de talents. En plaçant deux coureurs dans le top-5 de l’étape du jour avant le chrono, elle devient un acteur inattendu de la bataille finale. Cette équipe continentale réussit-elle, mieux que certaines ProTeams, à exploiter le potentiel brut de ses coureurs grâce à une pression moindre et une faim plus grande ?

Les enseignements tactiques avant l’ultime bataille d’Alès

La 4e étape livre plusieurs leçons pour le chrono de dimanche. D’abord, la forme de Van Rysel Roubaix est réelle et multifacette, faisant de Louis Hardouin un dangereux outsider pour le podium final. Ensuite, les écarts minimes au général (20 coureurs dans 30 secondes) promettent un chrono d’une intensité dramatique. Enfin, le parcours de 10,25 km avec l’ascension finale vers l’Ermitage n’est pas un simple contre-la-montre. C’est une épreuve hybride qui favorisera le grimpeur-rouleur. Des hommes comme Paul Lapeira, bien placé au classement, ou même un Joppe Heremans survolté, pourraient créer la surprise. L’histoire retiendra que la veille de cette épreuve décisive, c’est une équipe de l’ombre qui a rappelé à tous que le cyclisme reste un sport où le courage et l’intelligence l’emportent parfois sur la feuille de paye.

Le nom de Joppe Heremans est désormais inscrit au palmarès de l’Étoile de Bessèges. Plus qu’un vainqueur d’étape, il est devenu le symbole de cette édition 2026, imprévisible et passionnante. Sa victoire, fruit d’un instinct et d’un effort parfaitement assumés, résonne comme un appel à l’audace pour tous les outsiders. Alors que le Gard se prépare pour l’ultime duel contre la montre, une certitude demeure : la 56e édition a déjà trouvé son âme, faite de surprises et de revanches magnifiques. La colline de l’Ermitage décidera du vainqueur, mais pas de la légende de cette semaine. Celle-ci appartient déjà à Joppe Heremans et à Van Rysel Roubaix, qui ont offert au cyclisme une leçon d’éternité.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 4 – Top 20

  1. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix les 154,8 km en 3:18:41 (46,7 km/h)
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  3. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  4. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  5. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  6. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  7. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  8. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  9. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  10. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  11. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  12. VIVIANI ATTILIO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  13. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  14. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  15. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  16. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  17. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  18. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  19. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  20. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets en 13:44:05
  2. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:13
  3. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix +0:16
  4. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  5. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  6. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché +0:18
  7. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +0:20
  8. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  9. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  10. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  11. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:23
  13. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  14. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0:27
  15. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +0:28
  16. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  17. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  18. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  19. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech m.t.
  20. TEUNS DYLAN, Cofidis +0:30

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour d’Oman 2026, étape 1. Juan Sebastian Molano : Pourquoi cette victoire signe la renaissance d’un géant oublié du sprint

La première étape du Tour d’Oman 2026, attendue comme un réglement de comptes entre sprinteurs, a tenu toutes ses promesses. Dans la ligne droite de Bimmah Sink Hole, Juan Sebastian Molano (UAE Team Emirates XRG) a rappelé à tous sa classe absolue en dominant un peloton de luxe. Face à son compatriote Fernando Gaviria et au Belge Gerben Thijssen, le Colombien a signé bien plus qu’un succès : un retour fracassant. Mais derrière ce scénario prévisible, se cache une bataille tactique bien plus riche. Décryptage d’une victoire qui relance toute la hiérarchie du sprint mondial.

Lire aussi : Parcours, étapes, profils, favoris, engagés et diffusion TV du Tour d’Oman

L’analyse technique : Comment Molano a-t-il déjoué le train parfait d’Alpecin-Premier Tech ?

Sur le papier, tout était écrit pour Gerben Thijssen. Sous la flamme rouge, l’Alpecin-Premier Tech a en effet exécuté un lead-out quasi parfait, contrôlant l’avant du peloton après la reprise de l’échappée à 22 km du but. Selon les données recueillies, le train belge a imposé une vitesse moyenne de 62 km/h sur les 1500 derniers mètres. Pourtant, ce schéma idéal a buté sur la surpuissance pure de Juan Sebastian Molano.

Le point de rupture : l’explosion dans les 200 derniers mètres

La véritable leçon de ce sprint réside dans le positionnement et la gestion d’effort. Alors que Thijssen s’est lancé depuis la roue de son dernier équipier, Molano, légèrement déporté sur la gauche, a fait le choix de l’accélération progressive. Il n’a pas répondu immédiatement au lancement belge, mais a laissé se creuser un écart d’une demi-longueur avant d’enclencher son braquet. Son pic de puissance, estimé par les experts autour des 1500 watts, a été atteint dans les 80 derniers mètres, au moment précis où Thijssen commençait à piocher. « C’était du Molano de la grande époque, analyse son ancien directeur sportif présent sur place. Il a joué avec la vitesse du peloton pour produire son effort au moment le plus cruel. Gaviria, dans sa roue, n’a pu que constater. »

Une victoire d’équipe discrète mais capitale

Ne nous y trompons pas : cette victoire porte aussi la marque de l’UAE Team Emirates XRG. Si la formation émiratie n’a pas aligné de train dédié en fin de course, son travail en amont a été décisif. Avec Soudal Quick-Step, elle a patiemment régulé l’échappée (Patryk Goszczurny de Team Visma | Lease a Bike, José Luis Faura de Burgos Burpellet BH et Alex Díaz de Caja Rural-Seguros RGA), maintenant l’écart autour de trois minutes sans jamais épuiser ses hommes. Une économie d’énergie qui a permis à Molano d’être frais au moment décisif. Une question se pose alors : face à des trains aussi huilés que celui d’Alpecin, la puissance pure est-elle devenue la seule arme du sprinteur moderne ?

Des trajectoires divergentes qui se recroisent

Gaviria, l’ancien phénomène, et Molano, le lieutenant de toujours qui prend enfin la lumière. Le premier a connu les sommets avant des années en dents de scie. Le second a souvent sacrifié son ambition personnelle au service de leaders comme Tadej Pogačar, collectionnant les places d’honneur. A 31 ans, Molano signe peut-être le plus beau début de saison de sa carrière. Cette victoire face à son illustre compatriote a une saveur particulière. Elle interroge : assiste-t-on à un véritable renversement de hiérarchie au sein du sprint colombien, ou Gaviria, deuxième, a-t-il simplement prouvé qu’il était de retour au plus haut niveau ?

Le poids de l’histoire et des statistiques

Selon nos statistiques, c’est la première fois depuis le Tour de San Juan 2018 que deux Colombiens règlent un sprint WorldTour (ou de ce calibre). Cette victoire porte aussi Molano à un total de 28 succès professionnels, se rapprochant désormais du palmarès de Gaviria (52 victoires). Un signal fort pour la suite de la saison, où les Grands Tours pointeront bientôt.

Le Tour d’Oman 2026 est-il lancé ? Les conséquences d’un premier acte explosif

La première étape a rempli son rôle : trancher parmi les sprinteurs et offrir un spectacle. Mais avec le maillot de leader sur les épaules de Juan Sebastian Molano, la course entre dans une nouvelle dimension.

Un classement général déjà sous tension

Le classement général offre un visage inattendu. Molano devance Gaviria de 4 secondes, mais c’est l’échappé du jour, Patryk Goszczurny, qui complète le podium, à égalité de temps avec Gaviria grâce aux bonifications. Cette configuration jette un pont vers l’étape reine de dimanche. Le Polonais de la Visma | Lease a Bike, révélation de la journée et premier porteur du maillot à pois, pourrait-il jouer le rôle d’outsider au général ? Probablement pas face aux ambitions d’un Adam Yates, double tenant du titre, qui a passé la journée protégé dans le peloton.

Les leçons pour la suite : qui peut menacer Yates ?

Les favoris pour la victoire finale, Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) et les autres grimpeurs, ont observé une journée de tranquillité. L’étape de dimanche, avec son final vallonné, dessinera les premiers vrais écarts. La performance des équipes aujourd’hui était un indicateur de forme : l’UAE a montré une maîtrise parfaite, la Visma a été active, tout comme le Caja Rural-Seguros RGA. La stratégie de la formation émiratie, qui peut désormais jouer sur deux tableaux avec un leader au général et un sprinteur en jaune, apparaît déjà comme un casse-tête pour ses adversaires.

La victoire de Juan Sebastian Molano sur cette première étape du Tour d’Oman 2026 n’est pas un simple fait divers. C’est un concentré de tactique, de puissance brute et d’histoire personnelle. Elle lance la 15e édition de cette course sous les meilleurs auspices, avec un duel colombien ressuscité et une bataille générale qui s’annonce plus ouverte que prévue. Alors que les routes plates cèdent place aux collines omanaises, une seule certitude demeure : l’UAE Team Emirates XRG, avec sept victoires dès le premier week-end de février, a confirmé qu’elle abordait cette saison en position de force écrasante. Le spectacle, lui, ne fait que commencer.

Classement Tour d’Oman 2026, étape 1 – Top 20

  1. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG les 170,9 km en 4:24:54 (38,7 km/h)
  2. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  3. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  4. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility m.t.
  5. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  6. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  8. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  9. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  10. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  11. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  12. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  13. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  14. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  16. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  17. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH m.t.
  18. VANGHELUWE WARRE, Soudal Quick-Step m.t.
  19. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  20. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +0:03

Classement général après la 1ère étape – Top 20

  1. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG en 4:24:44
  2. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +0:04
  3. GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  4. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech +0:06
  5. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +0:07
  6. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH m.t.
  7. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility +0:10
  8. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  9. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  10. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  11. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  12. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  13. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  14. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  15. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  16. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  17. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  19. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  20. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH m.t.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Etoile de Bessèges 2026 : L’épreuve du ressuscité – Notre analyse tactique du pari audacieux

Un an après une édition marquée par les incidents, l’Étoile de Bessèges entame sa convalescence. Avec un plateau volontairement réduit et un parcours fidèle à son ADN puncheur-rouleur, la 56e édition, du 4 au 8 février, se présente comme un défi autant sportif que symbolique. Qui peut hériter du maillot de Kevin Vauquelin et redorer le blason d’une course mythique ? Notre décryptage.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Un nouveau départ après la crise : le pari du « moins pour mieux »

La directrice de course Claudine Fangille ne l’a pas caché : l’édition 2025 avait laissé des « traces ». Entre incidents de sécurité et tensions, l’avenir même de la doyenne des courses par étapes françaises avait vacillé. Pour cette renaissance 2026, l’organisation a opté pour une cure d’amaigrissement radicale : seulement 17 équipes au départ, contre 21 habituellement. « Moins de coureurs, moins de véhicules, des bulles de course plus courtes » a-t-elle assumé, visant une épreuve plus sûre et plus lisible. Un pari risqué pour le prestige, mais nécessaire pour la pérennité. Les équipes WorldTour présentes – Groupama-FDJ United, Alpecin-Premier Tech, Decathlon CMA CGM et Lotto-Intermarché – jouent le jeu de la confiance. Leur engagement est le premier succès de cette édition.

Parcours 2026 : Le chrono d’Alès, juge de paix absolu

Malgré les turbulences, l’ADN de la course reste intact : un exigeant mélange de terrains vallonnés propices aux puncheurs et un contre-la-montre final décisif. La grande absente cette année ? L’arrivée au Mont Bouquet, remplacée par une étape aux faux airs de classique ardennaise.

Étapes 1 & 2 : Les puncheurs et les sprinteurs en chauffe

La première étape autour de Bellegarde (150 km) plante immédiatement le décor avec son final cinglant : 700 mètres à 8% pour rejoindre l’Avenue des Lacs. Un profil taillé pour un puncheur explosif type Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM), qui peut viser la première tunique de leader et ses bonifications. L’étape 2 vers Domessargues (160,6 km) semble plus clémente, avec un final en faux plat. Mais attention au Mistral, capable de disloquer le peloton sur les routes exposées de la Camargue. Des sprinteurs complets comme Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets) ou Mathieu Kockelmann (Lotto-Intermarché) devront rester vigilants.

Profil de la 1ère étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Etoile de Bessèges 2026, étape 1 : Tom Crabbe et l’art du coup double. Comment Flanders-Baloise a écrit un scénario parfait

Profil de la 2e étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Étoile de Bessèges 2026, 2e étape. Mathieu Kockelmann : comment un poisson-pilote a volé la vedette aux géants du sprint

Étapes 3 & 4 : Le relief s’affirme, le général se dessine

Le cœur de la course bat autour de Bessèges, jeudi. L’étape reine (162,5 km) enchaîne les côtes, avec deux ascensions du Col des Brousses (2,5 km à 5%), dont la dernière à seulement 13 km de l’arrivée. C’est le terrain de jeu idéal pour un Dylan Teuns (Cofidis), 2e en 2025, ou un Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) en quête de confirmation. Vendredi, l’étape vers Vauvert (162,4 km) cache son jeu avec ses 500 derniers mètres à 5%. Une fausse étape de transition qui pourrait réserver des surprises tactiques.

Profil de la 3e étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Etoile de Bessèges 2026, étape 3 : Pourquoi la victoire de Henri Uhlig est un coup de maître tactique

Profil de la 4e étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Etoile de Bessèges 2026 : Comment Heremans a écrit le plus beau chapitre de l’équipe Van Rysel Roubaix

Étape 5 : L’ultime verdict sur la rampe de l’Hermitage

Comme souvent depuis des années, le général se jouera sur les 10,2 km du CLM d’Alès. Le parcours est trompeur : plat et rapide sur la majeure partie, il se termine par l’ascension féroce vers l’Hermitage (1,6 km à 7,9% avec des pics à 20%). Il faut donc être un rouleur-scalleur hybride. Une question se pose : ce final exclut-il les purs puncheurs au profit des chronomen capables de grimper, ou au contraire, rééquilibre-t-il les chances ?

Profil de la 5e et dernière étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Etoile de Bessèges 2026. L’heure de vérité : Comment Ewen Costiou a forgé sa victoire sur les pavés mouillés d’Alès

Les favoris : entre héritage et opportunités

En l’absence du tenant Kevin Vauquelin (débuts sur le Tour d’Algarve mi-février) et d’autres cadors habituels, la course est extraordinairement ouverte. La victoire se jouera entre ceux qui viseront les bonifications en ligne et ceux qui tableront tout sur le chrono.

Le Top 3 des prétendants au général

Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) ⭐⭐⭐ : L’homme à battre. Son explosivité sur les courtes bosses (comme à Bellegarde) peut lui offrir un matelas de bonifications. La question centrale est sa performance sur le chrono d’Alès, où sa légèreté pourrait être un atout majeur sur la rampe finale.

Maxime Decomble (Groupama – FDJ United) ⭐⭐ : Le spécialiste pur. 5e du chrono en 2025, il est le grand favori de l’étape 5. Sa mission : limiter les pertes en ligne pour arriver à portée de maillot avant le dimanche.

Niklas Larsen (Unibet Rose Rockets) ⭐⭐ : Le joker. Ce puissant rouleur danois, capable de bonnes performances en côte, est le prototype parfait pour ce parcours. Son équipe, en forme en début de saison, peut jouer sur plusieurs cartes avec aussi Lukas Kubis.

Les outsiders à suivre de près

Dylan Teuns (Cofidis) : Le puncheur-rouleur expérimenté. S’il a retrouvé son mordant, son profil colle parfaitement. Peut-il prendre du temps en attaquant dans le Col des Brousses ?

Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) & Jordan Labrosse (Decathlon CMA CGM) : Les espoirs français. Vifs et courageux, ils peuvent tout gâcher en s’échappant lors des étapes vallonnées.

Les sprinteurs-puncheurs : Lukas Kubis, Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) ou Sandy Dujardin (TotalEnergies). S’ils passent les cols, leur finisseuse vitesse peut leur offrir des étapes et des bonifications inespérées.

Comment suivre l’Étoile de Bessèges 2026 à la télévision ?

Le rendez-vous est fixé sur La Chaîne L’Équipe du mercredi 4 au dimanche 8 février. Chaque journée sera retransmise en direct et en clair à partir de 14h00. Le duo de commentaires, composé de Patrick Chassé pour l’expertise tactique et Claire Bricogne pour l’analyse et l’immersion, garantit un décryptage pointu de chaque étape. Un live écrit sera également disponible sur les sites spécialisés pour suivre la course dans ses moindres détails.

Une édition charnière pour l’âme de Bessèges

L’Étoile de Bessèges 2026 est bien plus qu’une simple course de début de saison. C’est un test pour son modèle, un combat pour sa réputation. Le parcours, équilibré et exigeant, promet un spectacle authentique et un suspense préservé jusqu’aux derniers virages de l’Hermitage. La balle est dans le camp des coureurs : ils ont entre les mains la responsabilité d’offrir une semaine de course intense et propre, pour redonner à « l’Étoile » tout son éclat. Selon vous, qui, du puncheur tacticien ou du rouleur spécialiste, a le meilleur profil pour triompher ce dimanche à Alès ?

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à l’Etoile de Bessèges 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Groupama – FDJ United (WT) ✅
1, COSTIOU, Ewen
2, BARTHE, Cyril
3, DECOMBLE, Maxime
4, GERMANI, Lorenzo
5, HUENS, Axel
6, AGNOLETTO, Blake
7, LOULERGUE, Victor

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, HOULE, Hugo – Non partant Etape 1
12, BAYER, Tobias
13, BELMANS, Lennert
14, DEBRUYNE, Ramses
15, UHLIG, Henri
16, ROESEMS, Siebe – Abandon Etape 1
17, RAMSAY, Noah – Abandon Etape 1

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
21, LAPEIRA, Paul
22, DE PESTEL, Sander
23, HAUGLAND, Kasper
24, ISIDORE, Noa
25, LABROSSE, Jordan
26, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
27, PRINGLE, Nate – Abandon 4e étape

Lotto Intermarché (WT) ✅
31, GRIGNARD, Sébastien
32, GRISEL, Matys
33, KOCKELMANN, Mathieu
34, ROTA, Lorenzo
35, SLOCK, Liam
36, IMAMURA, Shunsuke
37, VAN DE WYNKELE, Lorenz

Cofidis (PRT) ✅
41, TEUNS, Dylan
42, BIERMANS, Jenthe
43, RENARD, Alexis
44, IZQUIERDO, Clément
45, MAAS, Jan
46, OURSELIN, Paul

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
51, AZPARREN, Xabier Mikel
52, CALZONI, Walter
53, DE GENDT, Aimé
54, MAŁECKI, Kamil
55, PARISINI, Nicolò – Non partant 4e étape
56, MOSCHETTI, Matteo
57, ZUKOWSKY, Nickolas

TotalEnergies (PRT) ✅
61, DELETTRE, Alexandre
62, DUJARDIN, Sandy
63, LEROUX, Samuel
64, VADIC, Baptiste
65, BRUNEL, Alexys
66, RETAILLEAU, Valentin
67, MARCEROU, Nicola

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
71, CRABBE, Tom – Non partant 4e étape
72, DEWEIRDT, Siebe
73, DEMAN, Brem
75, VAN HEMELEN, Vincent – Non partant 4e étape
76, VANDENSTORME, Dylan
77, VANHOOF, Ward
78, VERCOUILLIE, Victor – Non partant 4e étape

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
91, BESSEGA, Tommaso
92, GIULIANO, Dario
93, MUÑOZ, Francisco
94, PEÑALVER, Manuel
95, RACCAGNI, Gabriele
96, MIFSUD, Andrea
97, BAIS, Davide

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
101, GROENEWEGEN, Dylan
102, AUGÉ, Ronan
103, REINDERS, Elmar
104, KOPECKÝ, Tomáš
105, KUBIŠ, Lukáš
106, LARSEN, Niklas
107, MOURIS, Wessel

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
111, VIVIANI, Attilio
112, VERRANDO, Luca
113, BALMER, Alexandre
114, MEO, Felix James
115, GRANGER, Ben
116, PIRAS, Andrea
117, RAJOVIĆ, Dušan

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
121, HEREMANS, Joppe
122, TENDON, Arnaud
123, RAUGEL, Antoine
124, HARDOUIN, Louis
125, THÉOT, Killian – Non partant 4e étape
126, HUCK, Léandre
127, AVOINE, Kévin – Non partant 3e étape

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
131, CARDIS, Romain
132, BOUQUET, Axel
133, DELACROIX, Théo
134, GUGLIELMI, Simon
135, LECROQ, Jérémy
136, CHAMPION, Thomas
137, VAN NIEKERK, Morné

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
141, HÄNNINEN, Jaakko
142, KONIJN, Alexander
143, MAINGUENAUD, Tom
144, HUYS, Laurens
145, GILLET, Baptiste
146, PAPON, Victor
147, DAVY, Clément

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
151, VEZIE, Maxime
152, GUERNALEC, Victor
153, GUÉGAN, Maël
154, SANLAVILLE, Mathias
155, LOZOUET, Léandre
156, LANGELLA, Lenaic
157, HAMON, Similien

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
161, GEORGE, Alfred
162, TISSIÈRES, Arnaud – Abandon Etape 2
163, BAGOU, Guillaume – Abandon 3e étape
164, AEBERSOLD, Nils
165, SOMMER, Jan
166, JEAN, Victor – Abandon 3e étape
167, DARBELLAY, Valentin

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de Valence 2026 : Le pari fou de Remco Evenepoel face à un parcours explosif

Le Tour de Valence 2026 n’est pas une simple formalité de début de saison. Du 4 au 8 février (mercredi à dimanche), un plateau relevé mené par un Remco Evenepoel en état de grâce affrontera un tracé retors, marqué par le retour d’un chrono décisif et une étape reine coup de poing. Entre test de forme et première bataille rangée, cette 77e édition annonce déjà le ton de l’année. Plongée dans les arcanes d’une course qui aime brouiller les cartes.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le réveil brutal du peloton

La première étincelle européenne de la saison ne se produit pas par hasard sous le soleil valencien. Depuis sa résurrection en 2016, la Volta a la Comunitat Valenciana s’est imposée comme le laboratoire idéal, un mélange explosif de routes familières pour les équipes qui s’y entraînent et d’un parcours toujours plus exigeant. L’édition 2026, avec ses 601 kilomètres et près de 7 500 m de dénivelé, franchit un cap. Elle n’est plus un simple galop d’essai : c’est une déclaration d’intentions, un terrain de validation immédiat pour les hiérarchies. La présence écrasante de neuf équipes WorldTour, une densité rare en février, en témoigne. On vient ici gagner, pas seulement bronzer. La question qui brûle tous les esprits : ce parcours retors, conçu pour les hybrides parfaits, va-t-il couronner l’ultime favori, Remco Evenepoel, ou réserver un coup de théâtre tactique ?

Analyse technique du parcours 2026 : Le piège parfait

Les organisateurs ont ciselé un tracé diaboliquement équilibré. Loin du catalogue monotone, ce Tour de Valence 2026 est une épreuve de complétude qui récompensera le coureur le plus polyvalent. Chaque étape est un piège en puissance.

Étape 1 (Segorbe › Torreblanca, 162 km) : Le leurre

Ne vous y trompez pas. Si les données et statistiques désignent un profil pour sprinteurs, l’Alto de los Madroños (4,6 km à 3,9%, rampes à 6,7%) placé à 30 km du but est une épine. Elle vise à éliminer les pur-sangs les plus lourds et à stresser les équipes dès l’entame. Un scénario à la Mads Pedersen (Lidl-Trek), capable de survivre dans les bosses et de tout remporter au sprint, est le plus probable.

Profil de la 1ère étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Tour de Valence 2026, étape 1 : Biniam Girmay signe son retour. Pourquoi cette victoire à Valence est bien plus qu’un simple sprint

Étape 2 (Carlet › Alginet, CLM de 17 km) : Le tournant psychologique

Le retour du chrono après plusieurs années d’absence change radicalement la donne. Ce n’est pas un simple ruban plat : la montée technique d’Els Llacs (3,1 km à 3,6%) au milieu du parcours crée une cassure nette entre les spécialistes purs et les grimpeurs-rouleurs. Selon les analyses aérodynamiques, les écarts pourraient y être supérieurs à une minute entre les extrêmes. Pour un (autre) favori comme Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG), c’est une opportunité en or. Pour un puncheur pur, c’est une épée de Damoclès.

Profil de la 2e étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Tour de Valence 2026, étape 2. Remco Evenepoel contre vents et (mauvais) décrets : Le champion qui a gagné pour rien… et pour tout

Étape 3 (Orihuela › San Vicente del Raspeig, 158 km) : La journée du coup de poker

Avec le Puerto de Tibi (7,5 km à 5%) en fin de parcours, cette étape est un chef-d’œuvre d’ambiguïté. Les équipes des leaders devront-elles contrôler pour un sprint réduit ? Ou les baroudeurs et puncheurs en manque de bonifications, comme un Magnus Sheffield (INEOS Grenadiers), tenteront-ils leur chance ? L’histoire de la course nous apprend, comme le rappelle souvent l’ancien directeur sportif Vicente Belda, que les ascensions répétées près de l’arrivée à San Vicente del Raspeig sont propices aux surprises.

Profil de la 3e étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Tour de Valence 2026, étape 3 : Andrew August, 20 ans et déjà stratège, vole la victoire en parfait filou

Étape 4 (La Nucía › Teulada Moraira, 172 km) : L’étape reine et son verdict sans appel

Avec 3 300 m de dénivelé et l’enchaînement infernal Alto del Miserat (5,1 km à 9,7%) / Cumbres del Sol (2 km à 10%) / Muro del Pou (250 m à 22%), c’est le jugement dernier. Ce parcours ne se contente pas de sélectionner, il pulvérise. Contrairement à une haute montagne plus longue, ces mur successifs récompensent l’explosivité brutale. Un terrain de prédilection pour un Remco Evenepoel en quête d’un solo fracassant. Mais attention aux tacticiens : la densité des difficultés dans les 50 derniers kilomètres rend tout contrôle impossible. Le chaos peut profiter à un rouleur courageux ayant limité la casse au chrono.

Profil de la 4e étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Tour de Valence 2026, étape 4. Remco Evenepoel : Quand la maîtrise tactique achève la démonstration physique

Étape 5 (Bétera › Valencia, 94 km) : La courte et intense conclusion

Ne rêvez pas d’un sprint protocolaire. Avec le redoutable Port del Garbí (5,1 km à 7,1%, pointes à 11,5%) à 45 km de l’arrivée, cette étape est une éponge à écarts. En 2023 et 2024, l’échappée l’avait emporté. Les leaders devront être vigilants, et les hommes classés entre la 5e et la 10e place tenteront forcément le tout pour le tout. Un final palpitant en perspective.

Profil de la 5e et dernière étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Dilemme tactique : Ce parcours favorise-t-il plus le rouleur-grimpeur complet (un Evenepoel) ou ouvre-t-il la porte à une surprise venue d’un puncheur audacieux ayant réalisé le chrono de sa vie ?

Lire aussi : Tour de Valence 2026, 5e étape : Evenepoel signe une prise de pouvoir, Garcia Pierna offre un rebondissement héroïque

Les favoris et les engagés : La guerre des étoiles est déclarée

La startlist est d’une richesse insolente pour un mois de février. Elle signe le grand retour du prestige de l’épreuve, un peu à l’image de ce qu’a connu la course à l’époque d’Alejandro Valverde, son recordman (3 victoires).

Les têtes d’affiche (⭐⭐⭐)

Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Le favori absolu, écrasant. Sa saison 2026 commence par trois victoires en trois courses. Ce parcours semble taillé sur mesure pour son profil de rouleur surpuissant et grimpeur explosif. Sa principale inconnue : sa gestion de l’effort en début de saison face à d’autres adversaires eux aussi déjà rôdés.

João Almeida (UAE Team Emirates XRG) : L’anti-Evenepoel par excellence. Deuxième en 2025 (battu par Buitrago), le Portugais est un métronome. Moins explosif que Remco, sa constance infernale en montagne et ses progrès en contre-la-montre (il peut viser le top-3 de l’étape 2) en font le principal danger. S’il crée la surprise, ce sera au chrono et par accumulation dans les cols.

Les outsiders sérieux (⭐⭐)

Tao Geoghegan Hart (Lidl-Trek) & Antonio Tiberi (Bahrain – Victorious) : Le même profil d’élégant grimpeur qui roule bien. Tous deux ont le chrono pour ne pas perdre le contact et l’explosivité pour jouer dans l’étape reine. Tiberi, en particulier, semble en progression constante.

Mads Pedersen (Lidl-Trek) : L’intrus le plus dangereux. Si le Danois arrive à rentrer dans les délais sur la 4e étape – et son profil de puncheur costaud le lui permet –, ses bonifications potentielles en sprint et un chrono honorable pourraient le placer très haut. Un pari audacieux, mais plausible.

Iván Romeo (Movistar Team) : L’homme de la situation ? L’Espagnol, champion d’Espagne sur route, excelle en début de saison et connaît chaque recoin des routes valenciennes. Excellent rouleur, il peut créer la surprise au classement général et porter les espoirs locaux.

Les candidats au Top-10 (⭐)

Marc Soler (UAE Team Emirates XRG) : Lâché d’un statut de leader, il peut jouer la carte de l’attaque dans l’étape reine pour déstabiliser.

Cian Uijtdebroeks (Movistar Team) & Giulio Pellizzari (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Deux talents purs de la montagne. Leur classement dépendra intégralement de leur performance dans le contre-la-montre de l’étape 2. Une perte de plus d’une minute les mettrait presque hors jeu pour la victoire finale.

Magnus Cort (Uno-X Mobility) : Même profil que Pedersen, en moins véloce au sprint mais tout aussi résistant.

Question ouverte : Mads Pedersen peut-il réellement rivaliser au classement général d’une course aussi accidentée ? Son aventure en Espagne va redéfinir les limites du profil d’un sprinteur moderne.

Où et comment regarder le Tour de Valence 2026 ? (Programme TV et diffusion)

Pour ne rien manquer de cette édition palpitante, le direct sera assuré par les chaines habituelles. Eurosport 2 et sa plateforme Max assureront la couverture principale en France et en Europe, avec un début de direct chaque jour aux alentours de 15h00 (heure française). Les résumés détaillés seront également disponibles en clair. En Belgique, RTL Club et Play Sports complètent l’offre. Préparez-vous à des afterworks animés du 4 au 8 février.

Notre verdict et prédiction

La Volta a la Comunitat Valenciana 2026 s’annonce comme le premier grand duel stratégique de l’année. Le parcours, magnifiquement équilibré, ne laissera aucune place au hasard. Il récompensera le coureur le plus complet, celui qui allie puissance dans le chrono, explosivité dans les courts cols et intelligence tactique.

Même si la tentation est grande de voir un outsider profiter du chaos, la logique sportive penche irrésistiblement vers Remco Evenepoel. Sa forme actuelle, son profil sur-mesure et sa soif de victoires en font le patron désigné. On le voit s’emparer de la tunique de leader dans le chrono de l’étape 2 et gérer ses adversaires dans la montagne le samedi.

Podium prévisionnel :

Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe)

João Almeida (UAE Team Emirates XRG)

Antonio Tiberi (Bahrain – Victorious)

Étonnement possible : Iván Romeo (Movistar Team). L’Espagnol, en verve sur ses terres, pourrait bousculer cette hiérarchie et monter sur le podium, voire plus, s’il réalise le chrono de sa carrière.

Rendez-vous le 4 février pour le coup d’envoi d’une saison qui s’annonce déjà électrique. Le Tour de Valence n’est plus un prélude, c’est une proclamation.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour de Valence 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Bahrain – Victorious (WT) ✅
1, TIBERI, Antonio
2, ARNDT, Nikias
3, BRUTTOMESSO, Alberto
4, CARUSO, Damiano
5, GOVEKAR, Matevž
6, PAASSCHENS, Mathijs
7, FELDHOFFER, Bálint – Non partant 4e étape

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
11, ALMEIDA, João
12, GROßSCHARTNER, Felix
13, MAUSS, Moritz
14, MCNULTY, Brandon
15, PERICAS, Adrià
16, SOLER, Marc
17, VERMEERSCH, Florian

Lidl – Trek (WT) ✅
21, BERNARD, Julien
22, GEOGHEGAN HART, Tao
23, PEDERSEN, Martin
24, MOLLEMA, Bauke
25, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias
26, PEDERSEN, Mads – Abandon Etape 1
27, VACEK, Mathias

INEOS Grenadiers (WT) ✅
31, AUGUST, Andrew
32, FOSS, Tobias – Abandon Etape 1
33, HEIDUK, Kim
34, LANGELLOTTI, Victor – Hors course
35, SHEFFIELD, Magnus
36, SHMIDT, Artem
37, TURNER, Ben

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
41, ALEOTTI, Giovanni
42, EVENEPOEL, Remco
43, HERZOG, Emil
44, MARIT, Arne
45, PELLIZZARI, Giulio
46, VLASOV, Aleksandr
47, ZWIEHOFF, Ben

Soudal Quick-Step (WT) ✅
51, BASTIAENS, Ayco
52, CRAS, Steff
53, LAMPAERT, Yves
54, SOENENS, Viktor
55, VAN GESTEL, Dries
56, VERVENNE, Jonathan
57, SCHOOFS, Jasper

Movistar Team (WT) ✅
61, CASTRILLO, Pablo
62, GARCÍA PIERNA, Raúl
63, HESSMANN, Michel
64, OLIVEIRA, Nelson
65, ROMEO, Iván
66, UIJTDEBROEKS, Cian – Non partant 4e étape
67, FORLIN, Daniele

Uno-X Mobility (WT) ✅
71, BYSTRØM, Sven Erik
72, KULSET, Johannes
73, HOLTER, Ådne
74, BLUME LEVY, William
75, LØLAND, Sakarias Koller
76, CORT, Magnus
77, BÉVORT, Carl-Frederik

NSN Cycling Team (WT) ✅
81, ASKEY, Lewis
82, BOIVIN, Guillaume – Non partant Etape 2
83, GIRMAY, Biniam
84, LOUVEL, Matis
85, MARTÍ, Pau
86, SHEEHAN, Riley
87, VAN ASBROECK, Tom

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
91, VAN DER TUUK, Axel
92, AGIRRE, Jon
93, BIZKARRA, Mikel
94, LASTRA, Jonathan
95, ISASA, Xabier
96, JUARISTI, Txomin – Abandon Etape 1
97, VAN DER TUUK, Danny

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
101, BALDERSTONE, Abel
102, BOU, Joan
103, NICOLAU, Joel
104, LÓPEZ, Joseba
105, PEÑUELA, Francisco Joel
106, OTRUBA, Jakub
107, VILLAR, Iker

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
111, BAIS, Mattia
112, TERCERO, Fernando
113, SEVILLA, Diego Pablo
114, TONELLI, Alessandro
115, LONARDI, Giovanni
116, MAESTRI, Mirco
117, GARCÍA, Pablo

Team Novo Nordisk (PRT) ✅
121, ARMITT, Hamish
122, BEADLE, Hamish
123, BRAND, Sam
124, DAUGE, Lucas
125, LÓPEZ, Juan José
126, LOZANO, David
127, POLGA, Antonio – Non partant 4e étape

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
131, AZANZA, Ibai – Non partant 3e étape
132, AZNAR, Hugo
133, BERRADE, Urko
134, ELOSEGUI, Iñigo
135, RETEGI, Mikel
136, URIARTE, Diego
137, WENZEL, Mats – Abandon 4e étape

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
141, ALLENO, Clément
142, MACÍAS, César
143, DÍAZ, José Manuel
144, FERNÁNDEZ, Sinuhé
145, MAYER, Alexandre
146, KMÍNEK, Vojtěch
147, GARCÍA PIERNA, Carlos

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
151, BONNEU, Kamiel
152, NENCINI, Tommaso
153, FABBRO, Matteo
154, IACCHI, Alessandro
155, GAZZOLI, Michele
156, GONZÁLEZ, Roberto Carlos
157, REGNANTI, Matteo – Abandon Etape 1

Petrolike (CT) ✅
161, CAICEDO, Jonathan Klever
162, CALLEJAS, Edison Alejandro – Abandon 3e étape
163, PONOMAR, Andrii
164, PRIETO, José Juan – Abandon Etape 1
165, PRIETO, José Antonio
166, EPIS, Giosuè
167, VILLA, Giacomo – Non partant Etape 2

APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery (CT) ✅
171, MCDUNPHY, Conn
172, LEWIS, Adam
173, FLANAGAN, Liam
174, KEOGH, Cian
175, DUNHAM, Ethan
176, WELCH, Patrick
177, HUNTSMAN, Eddy

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de Valence 2026, étape 3 : Andrew August, 20 ans et déjà stratège, vole la victoire en parfait filou

Il n’avait pas pris un seul relais. Pourtant, à San Vicente del Raspeig, Andrew August a levé les bras. Le jeune prodige américain d’INEOS Grenadiers, 20 ans à peine, a signé son premier succès professionnel sur la 3e étape du Tour de Valence grâce à une intelligence de course rare. Dans une échappée tardive à quatre, il a laissé ses compagnons s’épuiser avant de les cueillir au sprint, sous les yeux d’un peloton impuissant mené par Biniam Girmay, leader. Analyse d’une leçon de cynisme appliqué.

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Une victoire née d’un refus : la stratégie glaciale d’INEOS Grenadiers paye

Le récit de cette troisième étape pourrait se résumer à une phrase chuchotée dans l’oreillette d’Andrew August à 50 km de l’arrivée. Selon ses propres dires post-course, ses directeurs sportifs lui ont intimé l’ordre de remonter en tête… pour ne surtout pas y travailler. La consigne était limpide : avec le sprinteur Ben Turner protégé dans le peloton, INEOS Grenadiers avait un plan A. Andrew August, lui, était devenu le joker parfait, autorisé à suivre les mouvements offensifs mais interdit de collaborer. Une mission d’infiltration qu’il a exécutée à la perfection, transformant Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG), Ådne Holter (Uno-X Mobility) et Jonathan Vervenne (Soudal-QuickStep) en alliés malgré eux. Dans le petit monde du cyclisme professionnel, cette tactique, bien que légale, suscite toujours le débat. Où place-t-on la limite entre l’intelligence tactique et une certaine forme de parasitisme ?

Le récit de la course : des favoris en observation, des intrépides en action

Contrairement aux pronostics, les bosses du jour – notamment le Puerto de Tibi (7,5 km à 5%) – n’ont pas servi de tremplin aux grands noms. Comme l’ont montré les données et statistiques du jour, les attaques de Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe), Brandon McNulty (UAE Team Emirates XRG) ou encore Damiano Caruso (Bahrain Victorious) n’ont été que des escarmouches. Chacun surveillait l’autre, préservant ses forces pour l’étape reine du samedi. Cette neutralisation mutuelle a créé un terreau idéal pour les audacieux. À 25 km du but, dans la descente technique, l’accélération froide de Florian Vermeersch a fait la sélection. Seuls trois hommes ont pu suivre, dont un August déjà en mode furtif.

L’analyse tactique : comment August a maîtrisé le « jeu du petit poucet »

La fin de course fut un chef-d’œuvre de gestion cynique. Tandis que Vermeersch, Holter et Vervenne se relayaient consciencieusement pour maintenir une avance de 20 à 30 secondes sur un peloton désorganisé – seule l’équipe NSN de Biniam Girmay roulait –, August campait en queue de groupe. Chaque coup de pédale de ses compagnons augmentait ses chances. Il n’était pas un passager, mais un prédateur à l’affût. Dans le dernier kilomètre, la coopération a naturellement faibli, chacun guettant l’autre. À 300 mètres, profitant d’un dernier relais de Vervenne, August a déclenché une longue et puissante accélération depuis la troisième position. Plus frais, il n’a pas été rejoint. « Ce n’était pas comme j’imaginais ma première victoire, mais j’ai économisé mon énergie. Ce n’était pas mon rôle de contribuer » a-t-il avoué avec une franchise désarmante. Une telle maîtrise psychologique et physique à 20 ans est-elle le signe d’une nouvelle génération de coureurs plus calculateurs que romantiques ?

Classement général et conséquences : Girmay tient, la bataille se reporte à samedi

Le classement de l’étape et le général portent la marque de cette journée de transition :

Podium de l’étape : 1. Andrew August (INEOS Grenadiers) ; 2. Ådne Holter (Uno-X Mobility) ; 3. Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG).

Classement général : Biniam Girmay (NSN) conserve le maillot de leader sans aucune seconde de bonification, devançant Holter et Vermeersch de 4 secondes. La grande leçon est que les écarts n’ont pas bougé parmi les favoris pour le GC. Evenepoel, McNulty, Almeida (Ineos Grenadiers) et les autres sont toujours groupés. Tout se jouera donc samedi sur les pentes du brutal Puig de la Lorença, une ascension courte mais ultra-raide dont le profil rappelle le Mur de Huy. Les équipes Red Bull-BORA-hansgrohe et UAE Team Emirates XRG vont-elles pouvoir, ou vouloir, contrôler la course différemment ?

La vidéo à voir : le sprint parfait et les images qui révèlent la filouterie

Les images officielles de la course, disponibles sur les plateformes de la chaîne détentrice des droits, sont édifiantes. On y voit parfaitement : La position de « fantôme » d’August dans l’échappée, toujours dernier à la roue. Les regards désespérés de Vermeersch et Holter le suppliant de prendre un relais. Son lancement de sprint long et gagnant, sans la moindre contestation possible.

Ces séquences sont une étude de cas parfaite de tactique cycliste appliquée. Pour tout fan souhaitant comprendre les nuances de la course à la victoire, cette vidéo est incontournable.

Andrew August : qui est ce nouveau phénomène de la génération 2006 ?

Derrière le « roublard » du jour se cache un talent brut issu du cyclisme sur piste américain. Vainqueur de la Course de la Paix Juniors en 2024 et recruté par INEOS Grenadiers pour son potentiel de puncheur-sprinteur, August démontre aujourd’hui qu’il possède aussi une tête bien faite. Sa victoire rappelle par certains aspects les premiers succès d’un Matej Mohorič, capable de mélanger puissance et ruse. INEOS Grenadiers, en quête de nouveaux leaders après l’ère Bernal-Pidcock, vient peut-être de trouver une pierre précieuse à polir. Son avenir sur les classiques ardentes semble tout tracé.

Une leçon qui va au-delà de la victoire

La 3e étape du Tour de Valence 2026 restera dans les mémoires non pour des exploits physiques démesurés, mais pour un cours magistral de stratégie. Andrew August a gagné avec ses jambes, mais surtout avec sa tête et le soutien impeccable de son équipe. Cette victoire interroge l’éthique non écrite des échappées, où la solidarité est souvent la clé du succès. Elle rappelle aussi que le cyclisme moderne se gagne autant dans le bus que sur la route. Demain, les pentes du Puig de la Lorença parleront un langage plus direct, mais l’ombre du jeune et malin Andrew August planera désormais sur les fins de course.

Classement Tour de Valence 2026, étape 3 – Top 20

  1. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers les 158 km en 3:20:54 (47,2 km/h)
  2. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility m.t.
  3. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  4. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  5. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +0:04
  6. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  7. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
  8. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  9. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  11. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
  12. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  13. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  14. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
  15. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers m.t.
  16. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  17. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step m.t.
  19. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  20. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. GIRMAY BINIAM (NSN Cycling Team) en 6:46:29
  2. HOLTER ÅDNE (Uno-X Mobility) m.t.
  3. VERMEERSCH FLORIAN (UAE Team Emirates – XRG) +0:02
  4. WENZEL MATS (Equipo Kern Pharma) +0:06
  5. BAIS MATTIA (Team Polti VisitMalta) +0:07
  6. EVENEPOEL REMCO (Red Bull – BORA – hansgrohe) +0:09
  7. VLASOV ALEKSANDR (Red Bull – BORA – hansgrohe) +0:10
  8. TURNER BEN (INEOS Grenadiers) m.t.
  9. VACEK MATHIAS (Lidl – Trek) m.t.
  10. RETEGI MIKEL (Equipo Kern Pharma) m.t.
  11. GOVEKAR MATEVŽ (Bahrain – Victorious) m.t.
  12. SHEFFIELD MAGNUS (INEOS Grenadiers) m.t.
  13. ALLENO CLÉMENT (Burgos Burpellet BH) m.t.
  14. SOENENS VIKTOR (Soudal Quick-Step) m.t.
  15. ROMEO IVÁN (Movistar Team) m.t.
  16. LÓPEZ JOSEBA (Caja Rural – Seguros RGA) m.t.
  17. MAESTRI MIRCO (Team Polti VisitMalta) m.t.
  18. MCNULTY BRANDON (UAE Team Emirates – XRG) m.t.
  19. LØLAND SAKARIAS KOLLER (Uno-X Mobility) m.t.
  20. KULSET JOHANNES (Uno-X Mobility) m.t.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Etoile de Bessèges 2026, étape 3 : Pourquoi la victoire de Henri Uhlig est un coup de maître tactique

Ils l’ont tous sous-estimé. Alors que les puncheurs français multipliaient les offensives sur l’étape reine, un sprinteur allemand de 24 ans a écrit la plus belle page de sa jeune carrière. Comment Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) a-t-il réalisé l’impossible en résistant à plus de 2000 m de dénivelé pour s’imposer ? Décryptage d’une victoire qui redéfinit les codes de la course et rebat les cartes du général avant le chrono décisif.

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Étape 3 de l’Étoile de Bessèges 2026 : Le scénario parfait pour une surprise ?

Le mythe de l’étape reine, celle qui doit nécessairement sourire aux grimpeurs, vient de prendre un sérieux coup sur la route caillouteuse du Gard. Ce vendredi 6 février 2026, la 3e étape de l’Étoile de Bessèges (162 km, 6 côtes) devait être l’acte de naissance d’un nouveau puncheur. Elle a été le théâtre de l’éclosion d’un sprinteur d’un nouveau genre. Avec un dénivelé positif avoisinant les 2300 mètres selon nos données, le parcours Bessèges-Bessèges, et ses triples ascensions du Col des Brousses, promettait un criblage sévère. La chute du leader Tom Crabbe (Team Flanders-Baloise) était dans tous les scénarios. La victoire d’un finisseur puissant comme Henri Uhlig, beaucoup moins. Son succès n’est pas un accident, mais la résultante d’une gestion de course parfaite et d’un renversement tactique.

Analyse tactique : Pourquoi les offensives françaises ont échoué ?

Dès la première heure, la course a envoyé un signal fort : personne ne laisserait filer l’éclaircie. L’échappée de dix hommes, emmenée par des agitateurs comme Alexys Brunel (TotalEnergies) et Sébastien Grignard (Lotto-Intermarché), n’a jamais obtenu plus d’une minute d’avance. Les équipes des favoris, sentant la fragilité du maillot Crabbe, ont gardé la meute sous contrôle. Le vrai film a commencé dans le dernier tiers de course. L’attaque conjuguée de Jordan Labrosse (Decathlon-CMA CGM) et Baptiste Vadic (TotalEnergies) pour rejoindre l’échappée fut le premier coup de poker. Puis vint le feu d’artifice attendu dans le final.

Paul Lapeira (Decathlon-CMA CGM), Ewen Costiou (Groupama-FDJ United), Clément Izquierdo (Cofidis) et même le vétéran Dylan Teuns (Cofidis) ont allumé la mèche. Chaque accélération était violente, mais aucune n’était définitive. Selon l’analyse en direct de TodayCycling, le principal facteur d’échec fut l’absence d’alliance entre ces leaders. Chacun a joué sa carte personnelle, permettant à un groupe d’une trentaine d’hommes, des puncheurs aux sprinteurs résistants, de se maintenir. Une question pour les tacticiens : Faut-il voir dans cet individualisme la marque d’un nouveau défaut générationnel chez les espoirs français, ou simplement un excès de confiance avant le chrono d’Alès ?

Le sprint de la révélation : Qui est vraiment Henri Uhlig ?

À 24 ans, Henri Uhlig inscrit son premier succès professionnel d’une manière qui force le respect. Le coureur d’Alpecin-Premier Tech n’a pas volé sa victoire. Il a survécu aux sélections, intelligent, toujours protégé dans le sillage de ses équipiers, avant de déclencher un sprint foudroyant à 250 mètres de la ligne. Son adversaire direct, Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets), parti avec l’étiquette de favori et deux coéquipiers en soutien dans le dernier kilomètre, n’a pu que constater les dégâts. La puissance déployée par Uhlig rappelle, par son aspect explosif et long, les fulgurances d’un jeune Arnaud Démare sur terrain vallonné.

Cette performance interroge sur son profil. Est-il un sprinteur pur qui a surmonté l’épreuve, ou un puncheur-sprinteur à la Mads Pedersen, un profil de plus en plus précieux sur les classics ardues ? Sa capacité à rester dans un groupe de 30 après plus de 2000m de dénivelé positif suggère une polyvalence rare. Sa victoire aujourd’hui n’est sans doute que la première pierre d’un palmarès prometteur sur les semi-classiques.

Lukas Kubis : Un leader en embuscade qui fait le plein de bonus

Si Uhlig rafle la gloire, Lukas Kubis empoche le maillot de leader. Le Slovaque d’Unibet Rose Rockets réalise une opération quasi parfaite : 2e de l’étape, il engrange 6 secondes de bonifications (4 pour la 2e place et 2 lors d’un sprint intermédiaire) et endosse la tunique de leader avec 7 secondes d’avance sur Uhlig. Sa régularité depuis le début de la semaine (2e, 9e, 2e) démontre une forme solide et une intelligence de course. Il n’a jamais forcé, a laissé les Français s’épuiser, et a placé son sprint au bon moment, mais face à un adversaire simplement plus fort sur la journée. Sa position est idéale avant le contre-la-montre, une épreuve où il excelle. L’histoire retiendra-t-elle ce 6 février 2026 comme le jour où Kubis a pris le contrôle de la course vers la finale, ou simplement comme une étape vers la consécration d’Uhlig ?

L’étape de samedi vers Vauvert, a priori pour sprinteurs, pourrait offrir quelques secondes de bonifications, mais le verdict final sera rendu dimanche sur le contre-la-montre en côte d’Alès (env. 10 km). Un profil qui avantage traditionnellement les rouleurs-grimpeurs. Kubis, bon rouleur, part favori, mais Uhlig a démontré une forme phénoménale. Les écarts sont si faibles qu’une simple erreur de gestion ou un coup de moins bien peut tout inverser.

Vidéo et revue d’étape : Les moments clés à ne pas manquer

Pour revivre l’intensité de cette journée, la vidéo résumé de l’étape est indispensable. On y voit notamment :

La neutralisation systématique des échappées. Le visage crispé de Tom Crabbe lâché dans le Col des Brousses. L’offensive française à 20 km du but, avec Labrosse et Costiou en fer de lance. La tentative solitaire et courageuse de Dylan Teuns à 2 km, immédiatement neutralisée par Unibet. Le sprint long et puissant de Henri Uhlig, parti de loin et intenable.

Regardez-vous plutôt une étape animée par des attaques qui échouent mais font le spectacle, ou préférez-vous un scénario plus tranché avec une échappée victorieuse ? Le débat est ouvert.

Une étape qui marquera les esprits et les classements

La 3e étape de l’Étoile de Bessèges 2026 restera comme un modèle du genre. Elle a offert du spectacle, de l’incertitude, un renversement de hiérarchie et une première victoire poignante. Elle a prouvé que la course moderne n’est plus une affaire de cases prédéfinies « étape vallonnée = victoire d’un puncheur », mais de gestion, d’opportunisme et de forme brute. Henri Uhlig entre dans la lumière, Lukas Kubis entre dans la dernière ligne droite du général, et les Français repartent avec la frustration mais aussi la preuve qu’ils ont les moyens de animer la course. Rendez-vous dimanche pour un contre-la-montre qui s’annonce aussi serré que passionnant. La Bessèges 2026 est plus que jamais ouverte.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 3 – Top 20

  1. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech les 162,3 km en 3:36:50 (44,9 km/h)
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  3. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  4. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  5. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  6. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  7. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  8. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  9. ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  10. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  11. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  12. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  13. VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
  14. DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise m.t.
  15. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  16. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  17. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  18. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  19. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  20. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets en 10:25:30
  2. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:07
  3. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix +0:10
  4. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  5. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché +0:12
  6. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché +0:14
  7. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  8. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  9. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  11. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  12. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  13. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:17
  14. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  15. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  16. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:22
  17. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  18. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  19. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.
  20. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali m.t.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Muscat Classic 2026 : Comment Jayco AlUla a écrit le scénario parfait pour Mauro Schmid

Dans la chambre d’un hôtel de Mascate, un plan se dessine. Objectif : piéger Adam Yates, la référence du peloton. Ce vendredi 6 février 2026, Mauro Schmid et Luke Plapp (Jayco AlUla) l’exécutent à la lettre. Récit d’une victoire conçue la veille au soir, symbole d’une équipe déjà au sommet de son art tactique pour l’ouverture du Tour d’Oman 2026.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’exécution parfaite d’un plan chambré : Le récit d’une mainmise tactique

Ce n’est pas sur les pentes brûlantes d’Al Jissah que la Muscat Classic 2026 s’est jouée. C’est dans une chambre du Radisson Collection de Mascate. La veille de la course, Mauro Schmid et Luke Plapp, colocataires de circonstance, ont scénarisé leur coup d’éclat. Face à Adam Yates (UAE Team Emirates XRG), l’homme à battre, le raisonnement était implacable : le provoquer dans l’ultime bosse, le prendre à deux, et le régler au sprint. « Et c’est exactement ce qu’il s’est produit » constatera, presque déçu par tant de facilité, un Luke Plapp hilare après la course. L’anecdote, loin d’être anodine, révèle l’état d’esprit d’une Jayco AlUla déjà en ordre de marche : une équipe qui ne subit plus, qui anticipe et qui maîtrise. Selon les données de TodayCycling, c’est la 10e victoire de carrière de Schmid, mais la première aussi précise, aussi chirurgicale.

De la théorie à la pratique : Le déroulé imparable des 176 Km

Le terrain devait se plier à la théorie. Et pour que le plan fonctionne, il fallait d’abord un peloton maîtrisé. L’échappée solitaire et courageuse de Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché) a joué ce rôle de fusible. Le Français, lancé dès le km 0, a tenu jusqu’à 23 km du but, absorbé par un peloton mené par des équipes comme Tudor Pro Cycling et XDS-Astana, soucieuses de préserver leurs chances.

Puis vint l’heure de la mise en scène finale. Dans l’avant-dernière ascension, Jayco AlUla place ses pions. Paul Double, le spécialiste des explosifs, héritier d’une victoire au Guangxi sur un profil similaire, allume la mèche. Son accélération infernale dans la montée d’Al Jissah (1,1 km à 10%) disloque un peloton déjà rôti par le soleil omanais. C’est l’appel du pied parfait. Adam Yates, le grand favori, ne peut résister. Il contre, croyant peut-être porter un coup décisif. Mais dans sa roue, comme prévu à l’hôtel, s’accrochent les deux ombres rouges et blanches de Schmid et Plapp. « Son rythme était incroyable, je me suis dit que ce n’était pas possible » avouera Schmid. Mais le piège est refermé. À trois contre le peloton, puis très vite à deux contre un, la bataille était perdue d’avance pour Yates.

Le sprint : L’aboutissement d’une stratégie à deux contre un

Une fois le trio formé avec 6 km à parcourir, la partie d’échecs commence. Luke Plapp tente une fois, en bas de la descente, forçant Yates à s’employer. Le but n’est pas de partir, mais d’user. Puis, dans le final, Plapp se sacrifie en menant le train, empêchant tout sursaut du Britannique et offrant à Schmid un lancement parfait. La suite était une formalité statistique : face à un puncheur-sprinteur de la trempe de Schmid, auteur d’un top 5 sur la Cadel Evans Great Ocean Road Race une semaine plus tôt, Yates n’avait aucune chance. Le Suisse l’emporte avec l’aisance de celui qui a tout contrôlé, offrant ainsi son premier succès au maillot de champion de Suisse. Une question se pose alors : cette démonstration de force collective signe-t-elle l’avènement de Jayco AlUla comme la nouvelle référence tactique du peloton mondial ?

Adam Yates, un vaincu plus fort que le vainqueur ? Les enseignements pour le Tour d’Oman

La deuxième place d’Adam Yates ne doit pas être sous-estimée. Au contraire. En étant l’élément déclencheur de la sélection et en imposant un rythme fou dans l’ascension, le leader d’UAE Team Emirates XRG a envoyé un message clair à ses rivaux pour le Tour d’Oman 2026, qui débute demain. « Ce sont de bons signes pour la semaine prochaine » a-t-il déclaré, serein. En isolant le duo Jayco AlUla, il a prouvé qu’il était l’homme le plus fort dans les bosses courtes et violentes. Un indice précieux pour les étapes cruciales, notamment l’arrivée mythique au sommet de Green Mountain (Jabal Akhdar). Sa défaite tient plus à l’intelligence collective adverse qu’à une faiblesse individuelle. Pour Mauro Schmid, la victoire est une libération : « Ça me retire de la pression« . Pour Yates, c’est une mise en jambe prometteuse. Le vrai combat commence maintenant.

La suite ? Le Tour d’Oman 2026 démarre dès samedi avec une étape pour sprinteurs. Mais tous les regards seront déjà tournés vers l’ultime étape et l’ascension de Green Mountain. Si Adam Yates s’est affirmé comme le favori numéro un, la confiance et la cohésion démontrées par Jayco AlUla en font un outsider collectif redoutable. La Muscat Classic n’était pas qu’une course d’ouverture ; c’était la première manche d’un duel stratégique qui promet de s’écrire sur toute la semaine omanaise. À votre avis, cette démonstration tactique de Jayco AlUla peut-elle changer la hiérarchie des favoris pour le général du Tour d’Oman ?

Classement complet de la Muscat Classic 2026

  1. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla les 176,2 km en 4:14:36 (41,5 km/h)
  2. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  3. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +0:04
  4. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:13
  5. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  6. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility +0:15
  7. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  9. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  10. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
  11. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.
  12. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  13. QUARTUCCI LORENZO, Burgos Burpellet BH m.t.
  14. ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
  15. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  16. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  17. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  18. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  19. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  20. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
  21. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  22. ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
  23. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  24. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  25. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  26. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  27. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  28. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.
  29. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  30. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  31. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  32. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
  33. KUSS SEPP, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  34. KENCH JOSH, Groupama – FDJ United m.t.
  35. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  36. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH m.t.
  37. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:38
  38. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché m.t.
  39. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team +0:51
  40. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:55
  41. GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  42. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH m.t.
  43. WARASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  44. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla m.t.
  45. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  46. TORRES PABLO, UAE Team Emirates – XRG +0:58
  47. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH +1:00
  48. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  49. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +1:06
  50. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +1:25
  51. BOUCHARD GEOFFREY, TotalEnergies m.t.
  52. MAISONOBE SAM, Cofidis +1:42
  53. RUBIO EINER, Movistar Team +1:47
  54. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  55. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché +2:03
  56. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
  57. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  58. BADILATTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  59. GELDERS GIL, Soudal Quick-Step +2:06
  60. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost m.t.
  61. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +2:37
  62. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
  63. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +3:33
  64. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +3:45
  65. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  66. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility +3:53
  67. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  68. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
  69. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
  70. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost m.t.
  71. SVARRE TOBIAS, Uno-X Mobility m.t.
  72. GRÉGOIRE BAPTISTE, Groupama – FDJ United m.t.
  73. QUINTANA NAIRO, Movistar Team m.t.
  74. JASIM AL-ALI ABDULLA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  75. LÓPEZ HAROLD MARTÍN, XDS Astana Team m.t.
  76. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +4:43
  77. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step +5:08
  78. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +5:20
  79. COQUARD BRYAN, Cofidis +6:29
  80. SAMITIER SERGIO, Cofidis m.t.
  81. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +7:53
  82. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +7:56
  83. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost m.t.
  84. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +9:19
  85. VANGHELUWE WARRE, Soudal Quick-Step +9:34
  86. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team +10:47
  87. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  88. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  89. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  90. DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step m.t.
  91. HOWSON DAMIEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  92. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
  93. KAMP ALEXANDER, Uno-X Mobility m.t.
  94. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  95. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +10:57
  96. TOUZÉ DAMIEN, Cofidis +11:37
  97. GOOSSENS SIMON, Alpecin-Premier Tech +13:34
  98. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  99. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  100. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  101. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  102. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech +14:15
  103. SENTJENS SENTE, Alpecin-Premier Tech m.t.
  104. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility +14:28

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de Valence 2026. Orihuela – San Vicente del Raspeig : L’étape 3 où tous les scénarios sont permis (et tous les pièges tendus)

Entre plaine côtière et contreforts rugueux, la 3e étape du Tour de Valence 2026 (158 km) est un véritable casse-tête tactique. Un final avec l’Alto de Tibi, une descente longue et une rampe finale sournoise. Sprint massif, échappée calculée ou attaque de puncheur ? Notre analyse détermine pourquoi cette journée, apparemment transition, pourrait redistribuer les cartes du général.

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Un parcours schizophrène : la quiétude trompeuse avant la tempête

Le tracé entre Orihuela et San Vicente del Raspeig est un classique du cynisme des organisateurs. Les 90 premiers kilomètres en palier le long de la côte valencienne sont un appel à la routine : vent de côté probable, échappée matinale de rouleurs peu dangereux au général, et contrôle par les équipes des sprinteurs. Mais ne vous y trompez pas, en Espagne, le plat n’existe que pas.

Le duo infernal : Tibi et la montée oubliée de Tibi

Tout se joue dans les 50 derniers kilomètres. La difficulté reine est l’Alto de Tibi (7,5 km à 5%), un col régulier mais usant, dont les données de TodayCycling montrent qu’il a souvent servi de tremplin à des attaques décisives sur des courses d’une semaine. Le piège ? Sa localisation. Au sommet, il reste encore 30 km, dont une descente technique de près de 20 km. L’échappée solitaire y est vulnérable.

C’est là qu’intervient la seconde ascension, plus courte mais plus raide : 2,2 km à 6,2%. Située à peine la descente du Tibi terminée, elle est le terrain de jeu idéal pour les puncheurs ou les coureurs à visées générales qui auraient lâché du monde sur le premier col. C’est une copie conforme, en moins difficile, du piège tendu sur la Clásica de Almería. Une équipe forte peut y mettre le feu.

Arrivée sournoise : pourquoi la dernière montée n’en est pas une ?

Le dernier kilomètre à San Vicente del Raspeig présente une « légère montée », souvent annoncée comme anodine. Erreur. Avec une pente moyenne de 2 à 3% sur les 600 derniers mètres, elle est suffisante pour éliminer les sprinteurs les plus lourds qui ont déjà souffert dans les montées précédentes. C’est une arrivée pour un sprinteur costaud comme Matteo Trentin l’a prouvé par le passé, ou pour un puncheur rapide.

Les favoris : Trois mondes, une seule victoire

L’analyse des favoris révèle trois philosophies cyclistes en conflit.

Les grands noms du général (⭐⭐⭐)

Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Le grand favori de l’épreuve. Si il a une seconde d’avance au sommet du Tibi, il peut envisager de tout rafler en descendant comme un seul homme. Sa soif de victoires d’étapes en fait un danger absolu, même sur ce profil.

João Almeida (UAE Team Emirates XRG) : Celui qui a complètement « foiré » sont contre-la-montre de la veille, à l’aise dans les hautes montagnes, sa régularité pourrait payer si l’étape se durcit plus que prévu. Une plateforme idéale pour grappiller des secondes bonus.

Brandon McNulty (UAE Team Emirates XRG) : L’arme secrète, auteur d’un bon chrono jeudi(7e). Excellant dans les terrains vallonnés, il pourrait être lâché en embuscade dans la dernière difficulté. Son attaque sur une étape similaire du Tour d’Andalousie 2025 reste dans les mémoires.

Les opportunistes et puncheurs (⭐⭐)

Aleksandr Vlasov (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Tout comme son leader Evenepoel, le coureur Russe est en très grande forme. Une victoire lancerait définitivement sa saison.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : L’Italien est un des hommes forts de ce début de saison. A surveiller dans le dernier kilomètre.

Ivan Romeo (Movistar Team) : Le jeune espoir espagnol, champion en titre, sur ses terres, il brûlera d’envie de briller. Depuis ce début de saison, chaque jour il flirte avec la victoire. Il « tourne autour ». Une échappée tardive est dans ses cordes.

Les outsiders et sprinteurs courageux (⭐)

Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG) : 5e du chrono de la veille, si l’étape est moins dure que prévue, son punch en légère montée est un atout majeur.

Yves Lampaert (Soudal Quick-Step) : Pourrait avoir le rôle de coéquipier libre de toute action ou d’épouvantail dans une échappée.

Carl-Frederik Bévort (Uno-X Mobility) : Le jeune Danois, révélation de l’hiver, a montré des qualités sur les faux-plats. Un test intéressant pour lui, où il signerait un premier succès professionnel.

Stratégies & scénarios : L’équation impossible des DS

C’est là que l’expertise devient cruciale. Trois scénarios se dessinent :

Le scénario « sprint réduit » (Probabilité : 40%) : Les équipes des puncheurs rapides (comme l’équipe d’Evenepoel) contrôlent le Tibi à un rythme élevé mais non explosif, éliminant les purs sprinteurs, pour lancer leur leader sur la rampe finale.

Le scénario « attaque dans le Tibi » (Probabilité : 35%) : Un favoris du général (un Evenepoel justement) attaque dans la montée, espérant faire la jonction avec un équipier en tête et jouer la descente pour aller seul au but. Le risque est grand, mais la récompense aussi.

Le scénario « échappée calculée » (Probabilité : 25%) : Une échappée forte de 4-5 rouleurs, comprenant un homme dangereux au classement mais à 2-3 minutes, part tôt. Les équipes de sprinteurs, fatiguées du vent, pourraient lâcher du lest, créant la surprise.

Et vous, quel scénario voyez-vous se réaliser ? Une victoire d’opportuniste ou un coup de maître d’un favori ? Le débat est ouvert.

Où et quand regarder l’étape 3 en direct ?

Ne manquez pas ce rendez-vous tactique. Voici les diffusions pour ce vendredi 6 février 2026 :

Eurosport 2 & Discovery+/Max : Direct commenté dès 16h05 (heure française). La référence pour l’analyse technique.

RTL Club : Direct dès 15h00. Pour les commentaires en français.

Le départ fictif sera donné à Orihuela vers 13h15, avec le départ réel peu après. L’arrivée est prévue entre 17h15 et 17h45, selon la moyenne.

Un diamant brut à polir

L’étape 3 du Tour de Valence 2026 n’offrira peut-être pas le line-up ultra-montagneux des jours suivants, mais elle incarne l’essence même du cyclisme à l’espagnole : un parcours qui semble parler à tout le monde mais n’appartient, in fine, qu’aux plus intelligents et aux plus forts. Entre les ambitions du général et la soif de victoire des équipes délaissées, San Vicente del Raspeig pourrait être le théâtre d’une leçon de tactique pure. Restez connectés, car le vent, acteur imprévisible, pourrait encore venir bouleverser tous les pronostics. Une chose est sûre : à l’arrivée, nous aurons appris beaucoup sur les hommes et les hiérarchies en présence pour la suite de cette édition 2026. Reste à savoir si Biniam Girmay, le leader du classement général au départ de l’étape du jour, sera toujours en jaune (vous avez compris) ce soir ?

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Bessèges 2026 – Étape 3 : Le verdict des Cévennes va désigner un patron

Ce vendredi 6 février, l’Étoile de Bessèges entre dans son cœur battant. La 3e étape, un circuit de 163 km autour de Bessèges, n’est pas une simple formalité. Avec l’enchaînement répété du Col de Trélis (1ère cat.) et du Col des Brousses, c’est un parcours taillé pour un puncheur complet. Entre attaques lointaines et réglage au kilomètre, nous décryptons l’étape qui peut préfigurer le classement général et livrons notre grille de favoris. Prêt pour le choc dans les garrigues ?

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Un parcours cévenol qui ne pardonne pas : pourquoi cette étape est décisive ?

Contrairement à certaines éditions, la course au général se joue ici, sur les pentes cabossées de l’arrière-pays gardois, et en attendant le contre la montre final. Avec 163 km et près de 2500 m de dénivelé, cette étape n’est pas une classique ardue, mais son profil en double boucle en fait un piège redoutable. Selon l’historique de la course, les étapes à circuit autour de Bessèges ont souvent servi de tremplin aux baroudeurs et aux tacticiens. Rappelez-vous les exploits d’un Benoît Cosnefroy ou les démonstrations de force d’un Tim Wellens par le passé. Le parcours de 2026 s’inscrit dans cette lignée exigeante.

Le détail du terrain de jeu : chronologie d’une épreuve de vérité

La course démarre de Bessèges pour une grande boucle exploratoire au nord. D’entrée, le terrain est vallonné, propice à la formation d’une échappée matinale qui devra composer avec un peloton vigilant. La première difficulté répertoriée, la Côte de Méjannes-le-Clap (7 km à 3%), est longue mais régulière. Elle sert davantage à mettre de l’huile dans les rouages qu’à créer une sélection franche.

La clé de l’étape réside dans le circuit final, à parcourir deux fois. Après un premier passage sur la ligne, les coureurs s’engagent dans la boucle décisive :

Le Col de Trélis (3,6 km à 5,6% – 1ère catégorie) : C’est la nouveauté et la difficulté reine. Une ascension plus technique qu’il n’y paraît, avec des pourcentages variables. C’est ici que les favoris devront être placés et vigilants. Une attaque d’un spécialiste pourrait déjà fuser.

Le Col des Brousses (2,2 km à 5,6% – 2ème catégorie) : Situé à peine 5 km après le sommet du Trélis, c’est le coup de grâce. Plus court mais tout aussi raide, il arrive à un moment de fatigue cumulative. Son sommet n’est qu’à 13 km de l’arrivée à Bessèges. Une distance parfaite pour une descente technique suivie d’un final roulant où un petit groupe peut coopérer.

La question qui tue : Un pur rouleur du type de Mads Pedersen (qui a brillé ici en 2023 et qui a abandonné cette édition 2026 sur chute) peut-il tenir sur ce double uppercut, ou faut-il absolument être un puncheur-né pour viser la victoire ?

La grille des favoris : qui a les armes pour triompher à Bessèges ?

L’analyse des listes de départs et des débuts de saison nous permet d’établir une hiérarchie. Attention, la hiérarchie sur papier peut voler en éclats face aux réalités du terrain cévenol.

⭐⭐⭐ Les tête d’affiche

Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) : Capable de briller sur les terrains accidentés, sa connaissance parfaite des routes françaises est un atout.

Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets) : Le champion de Slovaquie, protégé d’une grande structure, a montré des qualités de puncheur prometteuses. Ce parcours est une opportunité en or pour confirmer.

⭐⭐ Les Outsiders de choc

Alexandre Delettre (TotalEnergies) : Le Français, souvent à son affaire sur ce type de profil, est l’un des grands favoris. Sa pointe de vitesse en côte et en petit groupe en fait un homme doublement dangereux.

Dylan Teuns (Cofidis) : L’expérimenté Belge reste une valeur sûre sur les profils vallonnés. S’il a repris la compétition en bonne forme, son explosivité et son expérience tactique en font un sérieux prétendant.

Les jokers & révélations potentielles

Cette catégorie regroupe les jeunes espoirs et les baroudeurs en forme. Surveillez particulièrement Maxime Decomble (Groupama-FDJ United), 4e de la première étape – souvent présent dans les bonnes échappées, et le Danois Rasmus Søjberg Pedersen (Decathlon CMA CGM), qui cherche à éclore et 4e hier à Domessargues. Le local Sandy Dujardin (TotalEnergies), toujours placé depuis son début de saison, pourrait aussi surprendre pour une belle opération maison.

Stratégie & scénarios : Comment peut se gagner cette étape ?

L’histoire récente de l’Étoile de Bessèges nous enseigne plusieurs scénarios possibles, analysés à la lumière des données et statistiques :

L’échappée tenace : Possible si elle contient des rouleurs solides et un ou deux hommes classés au général. Le peloton, sous l’impulsion d’équipes sans leader évident, pourrait laisser filer.

La sélection dans le circuit final : Scénario le plus probable. Une équipe forte (comme Decathlon ou Unibet) va durcir la course dans la montée du Col de Trélis lors du dernier tour pour éliminer les sprinteurs et une partie des équipiers. Une attaque peut partir dans le Col des Brousses.

Le réglage au sommet : Si un groupe d’une dizaine de forts puncheurs arrive ensemble au sommet des Brousses, la descente et les 10 derniers kilomètres deviendront un jeu tactique d’attaques et de contre-attaques.

Et vous, quel scénario privilégiez-vous ? Une échappée victorieuse ou un règlement de comptes entre les favoris dans le dernier tour ?

Diffusion TV et horaires : ne manquez pas le direct

La 3e étape de l’Étoile de Bessèges 2026 sera intégralement retransmise en direct.

Chaîne : L’Équipe TV (et les plateformes de streaming associées).

Date : Vendredi 6 février 2026.

Horaires : Le direct débutera à 14h00. L’arrivée est prévue aux alentours de 17h00-17h15.

Conseil de l’expert : Pour ne rien rater de la bataille tactique, branchez-vous dès 15h30, au moment où le peloton abordera le premier passage sur la ligne et le début du circuit décisif. C’est à ce moment-là que la course se noue véritablement.

L’Étoile de Bessèges 2026 trouve son premier vrai juge de paix ce vendredi. Entre les pentes du Trélis et des Brousses, ce n’est pas seulement une victoire d’étape qui se joue, mais très probablement les fondations du classement général. Les puncheurs devront être fins tacticiens et explosifs, sous peine de voir la course leur filer entre les doigts dans les descentes cévenoles. Un scénario parfait pour lancer véritablement la saison des classiques françaises. Rendez-vous à 14h00 sur L’Équipe pour assister à la bataille.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Muscat Classic 2026 : Pourquoi le final d’Al Jissah va écrire une nouvelle légende

La douceur apparente des paysages omanais cache un piège de granit. Vendredi 6 février, la Muscat Classic lance les hostilités au Moyen-Orient avec un parcours conçu pour la trahison. Entre rouleurs nerveux et puncheurs affamés de points UCI, cette classique 1.Pro n’est plus un simple échauffement. Sous un soleil de plomb, sur les pentes brutales d’Al Jissah, une question brûle : qui aura le cran de réécrire le scénario ? Notre analyse tactique dévoile les clés d’une épreuve de plus en plus convoitée.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Muscat Classic 2026 : Un parcours piégé qui ne pardonne rien

Contrairement aux idées reçues, la Muscat Classic n’est pas une formalité. Avec ses 175,5 km et 2 100 m de dénivelé concentrés sur sa seconde moitié, c’est un authentique supplice pour les jambus. La première partie, roulante depuis Al Mouj Muscat, est un leurre. Le vrai combat commence au kilomètre 92 avec l’ascension rédemptrice de Jabal Road (3,5 km à 9,2%). Les équipes de puncheurs vont « monter plein pétrole » pour éliminer les sprinteurs les moins à l’aise dans les ascensions.

Mais le génie diabolique du parcours réside dans sa boucle finale. Un circuit de 60 km à répéter deux fois, ponctué par un duo infernal :

Al Hamriyah : 0,9 km à 10,1%, une gifle qui déséquilibre.

Al Jissah : 1,1 km à 10%, le coup de grâce.

La dernière montée d’Al Jissah, située à seulement 5 km de l’arrivée à Al Bustan, est l’épicentre de toutes les stratégies. Un terrain de jeu parfait pour les attaquants, mais aussi un piège. Comme le montrent les données et statistiques de TodayCycling, sur les trois premières éditions, deux se sont jouées au sprint dans un groupe réduit (2023, 2025) et une par une attaque solitaire (2024). La faute à une descente technique et une arrivée légèrement en faux-plat descendant qui favorise les regroupements. Un puncheur doit donc être fulgurant pour s’imposer seul. À votre avis, quel type de coureur est le plus armé ce vendredi : l’attaquant pur ou le sprinteur puncheur qui mise sur le regroupement ?

Profil du parcours de la Muscat Classic 2026. Image : @ASO

Les engagés 2026 : Un plateau surprenant de profondeur et de qualité

Promue en catégorie 1.Pro, la Muscat Classic 2026 attire un plateau plus relevé que jamais, mélange subtil de leaders en reprise, de puncheurs en quête de réussite et de jeunes loups avides de confirmation. Loin d’être un simple galop d’essai pour le Tour d’Oman, elle est devenue un objectif à part entière pour décrocher des points UCI précieux.

Les têtes d’affiche et leurs stratégies :

Les puncheurs suprêmes : Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) fait sa rentrée ici. Son coup de pédale souple et sa vision de course en font un candidat idéal pour une attaque dans le dernier kilomètre d’Al Jissah. Face à lui, un Diego Ulissi (XDS Astana) toujours aussi habile dans ce profil de course, et un Mauro Schmid (Jayco AlUla) dont la pointe de vitesse en côte est redoutable. Ne sous-estimez pas Christian Scaroni (XDS Astana), un spécialiste des pourcentages élevés.

Les leaders à la vitesse de pointe : Bryan Coquard (Cofidis) arrive avec la confiance d’un récent vainqueur du Grand Prix La Marseillaise. S’il survit aux sélections, il est l’homme à battre dans un sprint à 10-15 coureurs. Le tenant du titre Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling Team) a prouvé qu’il savait franchir les bosses au bon moment pour sprinter.

Les électrons libres : La présence de Sepp Kuss (Team Visma | Lease a Bike) est intrigante. Le grimpeur pur manque d’explosivité sur ces courtes côtes, mais si la course est très dure, sa puissance pure pourrait créer la surprise en attaquant plus tôt. Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) est dans le même cas, une arme nucléaire pour un scénario offensif. Et que penser du retour de Fernando Gaviria (Caja Rural – Seguros RGA), qui sort du AlUla Tour, et dont la forme est incertaine ?

Les équipes à suivre :

Cofidis aligne une équipe compétitive menée par Coquard.

XDS Astana vient en force avec Scaroni et un Alberto Bettiol toujours dangereux. Soudal Quick-Step arrive avec son jeune espoir William Junior Lecerf.

Tudor Pro Cycling Team défendra son titre avec Pluimers.

Notre analyse des favoris et pronostic tactique

Dans le four omanais, la gestion de l’effort et le placement seront aussi importants que la forme physique. Voici notre classement des favoris, basé sur le parcours et la dynamique d’équipe.

⭐⭐⭐ Les grands favoris :

Mauro Schmid (Jayco AlUla) : L’homme de la situation. Explosif, bon descendeur et doté d’un finisseur de haut niveau. Capable de gagner à l’attaque comme au sprint réduit.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : Sa rentrée est très attendue. S’il a la pointe de forme, son intelligence de course pourrait faire la différence sur un final aussi tactique.

Christian Scaroni (XDS Astana) :Un pur puncheur qui adore ces pourcentages. Le parcours lui correspond parfaitement.

⭐⭐ Les outsiders de premier plan :

Bryan Coquard (Cofidis) : Si le rythme est contrôlé et que les attaques sont neutralisées, il est le roi du sprint en côte.

Diego Ulissi (XDS Astana) : L’expérience et la ruse. Toujours présent sur ce type de profil.

Les Hommes à l’attaque (cartes surprises) :

Sepp Kuss (Team Visma | Lease a Bike) : Un pari risqué. Pour gagner, il doit imposer un rythme infernal dès Jabal Road pour éliminer les sprinteurs.

Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) : Même profil que Kuss. Peut-être utilisé comme un fusible pour lancer Ulissi.

Luke Plapp (Team Jayco AlUla) : En super forme, pourrait surprendre en contre-attaque.

Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling Team) : Le tenant du titre sait y faire. Ne jamais le sous-estimer.

Notre Pronostic : La course sera nerveuse et les équipes des puncheurs (Jayco, Astana, Soudal) vont vouloir la durcir pour éviter un sprint. Nous tablons sur une attaque décisive dans l’ultime montée d’Al Jissah qui ne sera pas reprise. Vainqueur pressenti : Mauro Schmid. Son explosivité et son sens tactique devraient faire la différence. Scénario alternatif : un sprint à 8-10 coureurs remporté par Christian Scaroni.

Où et quand regarder la Muscat Classic 2026 ? Diffusion TV et streaming

Ne manquez pas le coup d’envoi de cette saison moyen-orientale. Voici comment suivre la course en direct :

Date et Horaire : Vendredi 6 février 2026. Départ prévu en matinée (heure locale). La diffusion live débutera vers 10h30 CET (Heure d’Europe Centrale) pour couvrir le final crucial.

Chaînes de Télévision : Eurosport Max (Europe) : La retransmission commentée par les experts de la chaîne. Oman Sport TV : La diffusion officielle locale.

Streaming & Replay : Discovery+ / Eurosport Player : Pour les abonnés via la plateforme. YouTube : La chaîne officielle Oman Sport TV propose traditionnellement un stream gratuit et de qualité sur sa chaîne YouTube. Une aubaine pour les fans sans abonnement. GCN+ : Selon les droits acquis, pourrait également diffuser la course.

Conseil de l’expert : Programmez votre réveil pour le dernier tour de circuit (à partir de 11h30 CET environ). C’est à ce moment-là que la course prendra véritablement feu sur les pentes d’Al Hamriyah et d’Al Jissah.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Muscat Classic 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
1, PLUIMERS, Rick
2, BARTA, Will
3, DONZÉ, Robin
4, ERIKSSON, Jacob
5, JASCH, Lennart
6, WARBASSE, Larry
7, WEISS, Fabian

XDS Astana Team (WT) ✅
11, ULISSI, Diego
12, BETTIOL, Alberto
13, FORTUNATO, Lorenzo
14, LÓPEZ, Harold Martín
15, MULUBRHAN, Henok
16, RODRÍGUEZ, Cristián
17, SCARONI, Christian

Groupama – FDJ United (WT) ✅
21, GRUEL, Thibaud
22, GRÉGOIRE, Baptiste
23, KENCH, Josh
24, MOLARD, Rudy
25, PACHER, Quentin
26, ROCHAS, Rémy
27, ROLLAND, Brieuc

Soudal Quick-Step (WT) ✅
31, PARET-PEINTRE, Valentin
32, DESAL, Ceriel
33, GELDERS, Gil
34, LECERF, Junior
35, VANGHELUWE, Warre
36, VANSEVENANT, Mauri
37, VAN TRICHT, Stan

Movistar Team (WT) ✅
41, QUINTANA, Nairo
42, ADRIÀ, Roger
43, GARCÍA CORTINA, Iván
44, PESCADOR, Diego
45, PROIETTI GAGLIARDONI, Mattia
46, RUBIO, Einer
47, TESFATSION, Natnael

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
51, YATES, Adam
52, FREIRE, Marcos
53, HERREGODTS, Rune
54, JASIM AL-ALI, Abdulla
55, MOLANO, Juan Sebastián
56, OLIVEIRA, Rui
57, TORRES, Pablo

Uno-X Mobility (WT) ✅
61, TILLER, Rasmus
62, BLIKRA, Erlend
63, DVERSNES LAVIK, Fredrik
64, HVIDEBERG, Jonas Hem
65, KAMP, Alexander
66, SVARRE, Tobias
67, TJØTTA, Martin

Team Jayco AlUla (WT) ✅
71, PLAPP, Luke
72, CAPIOT, Amaury
73, DOUBLE, Paul
74, FOLDAGER, Anders
75, KRIJNSEN, Jelte
76, PICKERING, Finlay
77, SCHMID, Mauro

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
81, THIJSSEN, Gerben
82, DE VYLDER, Lindsay
83, GOOSSENS, Simon
84, MARSMAN, Tim
85, PLOWRIGHT, Jensen
86, PRICE-PEJTERSEN, Johan
87, SENTJENS, Sente

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
91, HOWSON, Damien
92, BADILATTI, Matteo
93, CAMPRUBÍ, Marcel
94, GONZÁLEZ, David
95, HARPER, Chris
96, HOUCOU, Emmanuel
97, VANHOUCKE, Harm

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
101, KUSS, Sepp
102, GOSZCZURNY, Patryk
103, GRAAT, Tijmen
104, LEMMEN, Bart
105, TAILLIEU, Aldo

EF Education – EasyPost (WT) ✅
111, ALBANESE, Vincenzo
112, BAUDIN, Alex
113, CEPEDA, Jefferson Alexander
114, HONORÉ, Mikkel Frølich
115, MIHKELS, Madis
116, NERURKAR, Lukas
117, SHAW, James

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
121, HERRADA, Jesús
122, ÁLVAREZ, Rodrigo
123, APARICIO, Mario
124, CHUMIL, Sergio Geovani
125, FAURA, José Luis
126, KUDUS, Merhawi
127, QUARTUCCI, Lorenzo

Cofidis (PRT) ✅
131, COQUARD, Bryan
132, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
133, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
134, MAISONOBE, Sam
135, ROULAND, Louis
136, SAMITIER, Sergio
137, TOUZÉ, Damien

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
141, CASTELLON, Jan
142, BERWICK, Sebastian
143, CORRES, Gorka
144, DÍAZ, Alex
145, GAVIRIA, Fernando
146, OLDANI, Stefano
147, PRADES, Eduard

Lotto Intermarché (WT) ✅
151, DE SCHUYTENEER, Steffen
152, BRAET, Vito
153, DRIESEN, Niels
154, GUALDI, Simone
155, ØRN-KRISTOFF, Felix
156, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
157, VEISTROFFER, Baptiste

TotalEnergies (PRT) ✅
161, JEANNIÈRE, Emilien
162, BONNET, Thomas
163, BOUCHARD, Geoffrey
164, DAUPHIN, Florian
165, DOUBEY, Fabien
166, LÉVÊQUE, Theo
167, THIERRY, Pierre

Equipe d’Oman (NAT) ✅
171, AL-WAHIBI, Mohammed
172, AL HABSI, Hazaa
173, AL HABSI, Asad
174, ALRAHBI, Said
175, AL RIYAMI, Mazin
176, ALYAQOOBI, Abdulrahman

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Tour de Valence 2026, étape 2. Remco Evenepoel contre vents et (mauvais) décrets : Le champion qui a gagné pour rien… et pour tout

Le chrono de la 2e étape du Tour de Valence 2026 est entré dans l’histoire pour la mauvaise raison. Un vent tempétueux a forcé les organisateurs à geler le classement général. Mais Remco Evenepoel, lui, n’a rien gelé du tout. Sur son vélo de route, le triple champion du monde a signé une démonstration de force pure, rappelant à tous qui est le patron. Victoire sans gain au général : simple anecdote ou premier acte d’une domination psychologique ?

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Une victoire fantôme : analyse d’un chrono hors du temps

Le contre-la-montre plat de 17 km entre Carlet et Alginet avait tout d’un rendez-vous classique. Sur le papier. Mais ce jeudi 5 février 2026, Éole s’est invité dans la course, transformant l’exercice de vérité en une épreuve de survie. Les rafales à plus de 70 km/h, documentées par les services météo espagnols, ont chamboulé les plans. La décision des commissaires fut radicale : neutralisation des temps pour le général et interdiction des vélos et casques spécifiques contre-la-montre. Une mesure de sécurité rare, qui rappelle le célèbre chrono annulé du Paris-Nice 2022.

Dans ce chaos, un homme a maintenu l’ordre. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) a bouclé les 17 km en 20’12, à une moyenne vertigineuse de 50.5 km/h sur une machine non optimisée pour la pure performance aérodynamique. Selon les données de TodayCycling, son temps équivaut, en conditions normales, à une avance probable de plus de 30 secondes sur la plupart des favoris. Sa démonstration a commencé dès le premier intermédiaire, où il cocha déjà 8 secondes d’avance sur le futur troisième, Mathias Vacek (Lidl-Trek). Un démarrage canon qui scelle souvent le sort d’un chrono.

Question ouverte pour les internautes : Cette neutralisation est-elle une sage précaution ou prive-t-elle le spectacle de ses enjeux légitimes ? Partagez votre avis en commentaire.

La maîtrise technique d’Evenepoel : pourquoi son effort reste un signal fort

Sans le gain de temps au général, pourquoi se donner à ce point ? La réponse d’Evenepoel est celle d’un compétiteur-né. « Il y avait une victoire d’étape à prendre, un maillot à gagner. Et puis, c’était un test parfait » a-t-il expliqué à l’arrivée. Cette logique dépasse le simple résultat. En écrasant le chrono malgré les conditions, le Belge envoie un message psychologique cinglant à toute la concurrence présente en Espagne, et au-delà. Il rappelle que sa condition, déjà étincelante après son triplé au Challenge de Majorque, ne faiblit pas.

Son aisance est d’autant plus frappante qu’il a dû composer avec un vélo de route, moins raide et moins aérodynamique. Pourtant, sa position sur la machine, son pédalage rond et sa gestion de l’effort dans les sections venteuses (où il a su se protéger tout en maintenant une puissance élevée) furent une leçon. Ce n’est pas un hasard si son coéquipier Aleksandr Vlasov, lui-même excellent rouleur et ancien vainqueur de cette épreuve (2022), a concédé 8 secondes. Vlasov, au fait de sa forme, sert ici de « mètre-étalon » pour mesurer l’ampleur de la performance d’Evenepoel.

Les gagnants et les perdants (même dans un général figé)

Si le classement général officiel n’a pas bougé, une lecture attentive des temps révèle des dynamiques préoccupantes pour certains, rassurantes pour d’autres.

Le grand gagnant (hors Evenepoel) : Biniam Girmay (NSN Cycling). Le porteur du maillot jaune, 86e à plus de 3’42 », a littéralement survolé l’étape. Sans cette neutralisation, son maillot lui aurait filé entre les doigts. Le verdict du chrono, sa hantise, est reporté à une autre fois.

Le perdant masqué : UAE Team Emirates-XRG. La formation de Tadej Pogačar (absent ici) alignait pourtant de solides rouleurs comme Brandon McNulty (7e à 35″) et Felix Großschartner (8e à 49″). Des écarts déjà significatifs sur 17 km, qui, pris en compte, les auraient mis à plus d’une minute d’un Evenepoel au sommet d’un général virtuel. Un avertissement.

La confirmation : Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe). Sa deuxième place confirme son statut de lieutenant de luxe et d’homme en forme. Il sera un atout précieux dans les étapes vallonnées à venir.

La révélation du jour : Mathias Vacek (Lidl-Trek). Le jeune Tchèque (22 ans) signe un podium prestigieux (3e), à seulement 16 secondes. Un signal fort pour son équipe et pour son avenir dans l’exercice.

Conséquences tactiques : la course relancée… ou anéantie ?

Cette neutralisation crée une situation tactique inédite. D’un côté, elle préserve le suspense pour les étapes montagneuses à venir, comme l’ascension finale vers l’Alto del Pino. D’un autre, elle prive Remco Evenepoel d’une avance qu’il aurait très probablement construite, le forçant à attaquer plus loin ou plus fort dans les cols pour espérer déloger Girmay, qui dispose d’une équipe NSN très solide pour le protéger.

Question ouverte pour les lecteurs : Cette décision rend-elle la course plus attrayante en préservant le suspense, ou au contraire, fausse-t-elle la logique sportive au profit du spectacle ?

Le verdict de l’expert : Evenepoel, l’état d’urgence permanent

Au-delà de la polémique sur la neutralisation, un fait demeure, implacable : en cinq jours de course en 2026, Remco Evenepoel compte quatre victoires. Son adaptation à sa nouvelle équipe Red Bull-BORA-hansgrohe semble parfaite, tant sur le plan technique que mental. Gagner un chrono qui « ne compte pas » avec la rage et la précision qu’il a montrées est le signe d’un champion qui ne court pas seulement pour le classement, mais pour s’imposer à chaque fois qu’il en a l’occasion.

Cette 70e victoire professionnelle, et sa 24e dans un exercice chronométré (selon nos données et statistiques), s’inscrit dans la construction d’un début de saison parfait. Elle le place en position de force, psychologiquement intouchable, avant les objectifs majeurs à venir. Le Tour de Valence 2026 aura peut-être un vainqueur incertain, mais il a déjà son patron.

La 2e étape du Tour de Valence 2026 restera comme une parenthèse étrange, un chrono sans conséquence mais plein d’enseignements. Elle a prouvé que les caprices de la météo peuvent encore dicter leur loi au peloton professionnel. Surtout, elle a confirmé que Remco Evenepoel, quelles que soient les conditions et les règles du jeu, reste une force de la nature. Son duel avec le chronomètre est terminé. Son duel avec le parcours et ses rivaux pour le général, lui, vient juste de commencer. Et après une telle démonstration, qui peut sincèrement croire qu’il n’est pas l’homme à battre ?

Classement Tour de Valence 2026, étape 2 – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 17 km en 20:12 (50,5 km/h)
  2. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:08
  3. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +0:16
  4. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +0:21
  5. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:30
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:34
  7. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:35
  8. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:49
  9. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek +0:51
  10. ROMEO IVÁN, Movistar Team +0:52
  11. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  12. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:56
  13. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +0:57
  14. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  15. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility +1:06
  16. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +1:24
  17. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +1:30
  18. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers m.t.
  19. HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
  20. WELCH PATRICK, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +1:31

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team en 3:25:31
  2. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:04
  3. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +0:06
  4. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  5. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta m.t.
  6. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +0:07
  7. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:09
  8. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility +0:10
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  11. NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  12. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  16. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  17. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  19. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  20. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.