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Tour de Valence 2026 : Evenepoel signe une prise de pouvoir, Garcia Pierna offre un rebondissement héroïque

Le Tour de Valence 2026 a livré son verdict. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) couronne une semaine de maîtrise par une victoire au général sans appel. Mais la dernière étape, courte et nerveuse, a réservé un scénario haletant : l’échappée a tenu bon et l’Espagnol Raul Garcia Pierna (Movistar) a signé une victoire cathartique. Plongée dans les coulisses d’une étape reine et d’un sacre annoncé.

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Un final explosif et chaotique couronne la persévérance de Garcia Pierna

Le scénario semblait écrit d’avance : une étape de 94,7 km, courte et nerveuse entre Bétera et Valence, idéale pour une échappée. Mais peu anticipaient qu’elle résisterait à l’assaut conjugué des sprinteurs et d’une UAE Team Emirates XRG lancée à 60 à l’heure. Pourtant, contre toute attente, un groupe de sept hommes, formé dans le Puerto del Garbí (5,1 km à 7,1%), a écrit l’une des plus belles pages de ce Tour de Valence 2026.

La tactique fut parfaite. Avec des représentants de toutes les grandes équipes – dont Emil Herzog (Red Bull-BORA-hansgrohe) qui pouvait se contenter de suivre –, l’entente fut optimale. Mais le final fut un condensé de chaos. À 9 km de l’arrivée, la chute d’Andrew August (INEOS Grenadiers) fragilise le groupe. Puis, le coup de force de UAE dans le peloton, mené pour Brandon McNulty et Joao Almeida, réduit l’écart à une poignée de secondes. L’étau se resserre.

Le coup de grâce semble venir à 3 km de la ligne : dans un virage en épingle traître, Julien Bernard (Lidl-Trek) et Kim Heiduk (INEOS), qui venaient de tenter une accélération, touchent le bitume. Un coup de théâtre cruel qui laisse six hommes pour se disputer la victoire, le peloton soufflant dans leur dos. Selon vous, cette chute a-t-elle finalement sauvé l’échappée en créant un moment d’hésitation dans la chasse, ou l’a-t-elle au contraire condamnée en éliminant deux de ses éléments les plus forts ?

Dans ce sprint tendu, Raul Garcia Pierna, le plus costaud, a devancé Emil Herzog, parti trop tôt, et Jasper Schoofs (Soudal Quick-Step). Pour l’Espagnol de 24 ans, c’est bien plus qu’une victoire d’étape. Licencié brutalement fin 2025 par l’équipe Arkéa-B&B Hotels victime d’un arrêt, il signe avec Movistar un rebondissement exemplaire et sa première victoire sur une course en ligne. Un message fort.

La tactique Movistar : une opportunité saisie au bon moment

L’analyse des données de course montre l’intelligence de Garcia Pierna. Moins bien classé que Mattia Bais au général au départ de l’étape, il n’était pas la cible prioritaire. Movistar, absente des premières places, jouait sa carte « échappée ». Garcia Pierna a marqué des points au classement de la montagne, mais surtout, il a su économiser ses forces dans le Garbí, laissant les autres s’épuiser. Sa fraîcheur dans le dernier kilomètre, face à un Herzog qui avait multiplié les attaques, a fait la différence. Une victoire de patience et de lucidité.

Evenepoel et Red Bull-BORA-hansgrohe : une maîtrise statistique écrasante

Derrière ce final spectaculaire, l’histoire principale de ce Tour de Valence 2026 reste la démonstration de force de Remco Evenepoel. Le chiffre est éloquent : 6 victoires en 8 jours de course depuis le début de saison. Son bilan sur cette Volta est sans appel : victoire sur le contre-la-montre (non comptabilisé au général), victoire écrasante en solitaire sur l’étape reine, et finalement ce maillot jaune conservé sans la moindre inquiétude.

Son avance au classement général – 31 secondes sur Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG) et 34 sur son propre coéquipier Giulio Pellizzari – ne raconte qu’une partie de l’histoire. La véritable domination se lit dans le contrôle exercé. Comme l’analyse le confirme, l’équipe Red Bull-BORA-hansgrohe a mené le peloton pendant plus de 65% du kilométrage total de la dernière étape, neutralisant toute velléité. Evenepoel devient ainsi le premier Belge à remporter cette épreuve depuis… Eddy Merckx en 1969. Une comparaison historique qui, même à prendre avec des pincettes, souligne l’ampleur de sa performance.

UAE Team Emirates XRG : l’ultime assaut qui a failli tout changer

Le seul moment de tension pour Evenepoel est venu dans les 10 derniers kilomètres. UAE, avec João Almeida 2e au général, a lancé un ultime assaut dans les petites routes techniques. L’objectif était double : tenter de distancer Evenepoel et faire revenir sur l’échappée pour offrir une chance à son homme Adrià Pericas, présent à l’avant. Une manœuvre risquée et brillante. Elle a presque réussi à reprendre les fuyards, prouvant la fragilité de toute échappée, même bien menée. Mais face à un Evenepoel ultra-vigilant et collé aux roues d’Almeida, la tentative n’a pas suffi à faire bouger le classement. Elle a néanmoins ajouté une couche de spectacle et démontré que le leader belge, désormais, doit être attaqué sur des terrains encore plus exigeants.

Palmarès et perspectives : Evenepoel vise plus haut, Garcia Pierna relance sa carrière

Le classement général final scelle un podium logique. Pour Evenepoel, c’est une première réussite par étapes avec sa nouvelle équipe et un signal fort envoyé à tous ses rivaux, à quelques semaines du Tour des Émirats arabes unis, sa prochaine course programmée. Avec 72 victoires professionnelles à 26 ans, son parcours continue de défier les standards.

Pour Raul Garcia Pierna, cette victoire est un tournant. Elle valide son recrutement par Movistar et lui ouvre de nouvelles perspectives. Il rejoint le cercle très fermé des coureurs capables de gagner depuis une échappée de qualité.

Une édition 2026 à deux visages

Le Tour de Valence 2026 restera comme l’édition de la confirmation implacable de Remco Evenepoel en leader d’une super-équipe rodée. Mais il restera aussi comme le théâtre du rebond héroïque d’un coureur, Raul Garcia Pierna, dont la victoire en solitaire rappelle que le cyclisme est aussi une histoire d’hommes, de résilience et d’opportunités saisies au bond. La saison 2026 est lancée, et elle s’annonce déjà passionnante. Cette démonstration d’Evenepoel fait-elle de lui le grand favori des prochains grands tours, ou doit-il encore prouver sa régularité sur trois semaines face à des spécialistes comme Pogačar ou Vingegaard ? Le débat est ouvert.

Classement Tour de Valence 2026, étape 5 – Top 20

  1. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team les 97,4 km en 2:09:44 (43,8 km/h)
  2. HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. SCHOOFS JASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  4. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility m.t.
  6. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  7. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +0:02
  8. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  9. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  10. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  11. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
  12. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
  13. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
  14. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
  15. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  16. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step +0:04
  17. HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
  18. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  19. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  20. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.

Classement général final – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 13:10:12
  2. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:31
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:34
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:36
  5. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:50
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:16
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:02
  8. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +2:10
  9. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +2:15
  10. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:17
  11. ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:20
  12. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +2:21
  13. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +2:44
  14. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +2:47
  15. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:51
  16. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH +2:57
  17. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  18. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
  19. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  20. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.

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Etoile de Bessèges 2026. L’heure de vérité : Comment Ewen Costiou a forgé sa victoire sur les pavés mouillés d’Alès

Sous une pluie froide de février, la colline de l’Ermitage a livré son verdict. Alors que tout semblait encore possible, Ewen Costiou a signé un chronomètre pour l’histoire, pulvérisant les rêves de Lukas Kubis et résistant à Paul Lapeira. Analyse d’une journée qui consacre l’éclosion d’un champion et l’avènement d’une nouvelle génération française. Plongée au cœur d’un final haletant.

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Un contre-la-montre en deux actes : la plat où l’on prépare, la pente où l’on tranche

La traditionnelle épreuve chronométrée d’Alès, longue de 10,25 km, était un piège en deux temps. Une première section de 8,5 km relativement rapide et plate, mais jalonnée de virages aigus sous la pluie, exigeant une gestion nerveuse et une prise de risques mesurée. Puis, le véritable juge de paix : 1,7 km vers l’Ermitage avec une pente moyenne affichant un redoutable 11,3%, et des passages à plus de 15%. Un final pour costauds purs, où la puissance brute et le mental devaient primer. Selon une analyse de TodayCycling, ce profil unique explique les bouleversements au classement : les spécialistes du plat pur y ont perdu des plumes, tandis que les puncheurs-complets comme Costiou y ont trouvé leur terrain de jeu idéal.

La stratégie gagnante de Groupama-FDJ : un duo dévastateur

La performance d’Ewen Costiou ne peut se comprendre sans analyser la maîtrise tactique de la Groupama-FDJ United. Avec son coéquipier Maxime Decomble, 20 ans et révélation du dernier Tour de l’Avenir, l’équipe a joué sur deux cartes. Decomble, parti plus tôt, a établi un temps de référence exceptionnel (15’02) qui a servi de cible psychologique et d’aiguillon pour Costiou. « Savoir que Maxime avait placé une telle performance m’a donné des ailes dans la dernière montée » confiera le vainqueur. Cette stratégie du lièvre a mis une pression maximale sur leurs rivaux, notamment Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM), contraint de rouler avec le spectre d’un doublé FDJ. Une démonstration d’intelligence collective.

Le décryptage de la performance : pourquoi Costiou était-il imparable ?

L’analyse des temps intermédiaires est éloquente. Ewen Costiou n’a pas réalisé le meilleur temps en bas de la côte de l’Ermitage. C’est dans la pente qu’il a fait la différence, gagnant près de 15 secondes sur les 1700 derniers mètres par rapport aux autres favoris. Son rapport poids-puissance, optimisé pendant l’hiver, et sa position sur le vélo, apparemment retravaillée depuis son arrivée chez FDJ, ont fait la décision. À 23 ans, il rejoint la lignée des puncheurs-chronomen comme son prédécesseur au palmarès, Kévin Vauquelin. Une évolution logique ? Ce succès lance-t-il sa saison vers des ambitions plus élevées, comme les classiques ardennaises ?

Le crépuscule de Kubis et la résilience de Lapeira

Le récit de cette étape est aussi celui d’une chute et d’une résistance. Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets), leader depuis la 3e étape et triple deuxième sur ce Bessèges, a vu son rêve s’effondrer dans les pourcentages les plus durs. Son profil de puissant rouleur n’a pas tenu face à l’explosivité requise. De son côté, Paul Lapeira a livré un combat admirable. Ses deux secondes glanées intelligemment lors de la 4e étape à Vauvert, presque prémonitoires, lui ont permis de se battre pour la victoire finale jusqu’au bout. Sa troisième place sur le chrono et sa deuxième au général attestent d’une régularité de haut vol. Ce duel Costiou-Lapeira, le premier d’une longue série ?

Un podium historique et l’affirmation d’une génération

Pour la première fois de l’histoire de l’Étoile de Bessèges, créée en 1971, le podium final est intégralement français et constitué de coureurs de 23 ans ou moins. Ewen Costiou (23 ans), Paul Lapeira (23 ans) et Maxime Decomble (20 ans) incarnent un renouveau tricolore explosif. Costiou devient d’ailleurs le quatrième Breton à inscrire son nom au palmarès, après Patrick Béon (1975), Maurice Le Guilloux (1976) et Ronan Pensec (1987). Cette domination juvénile interroge : assistons-nous à un changement d’ère dans le cyclisme français, où la génération post-Pinot/Bardet, moins spécialisée et plus complète, prend le pouvoir dès le début de saison ?

Vidéo & Revivez les moments clés

La vidéo de l’étape, disponible sur Youtube, permet de saisir toute l’intensité de ce final. On y voit notamment le visage crispé de Kubis dans la montée, contrastant avec le pédalage apparemment plus fluide de Costiou. Les images de l’arrivée, sous les applaudissements d’une faine clairsemée bravant la pluie, capturent l’explosion de joie du Breton et la déception contenue de Lapeira. Des séquences à revoir pour tout amateur de cyclisme tactique.

L’Étoile de Bessèges, tremplin vers quoi ?

La 56e Étoile de Bessèges restera comme l’édition du passage de témoin. En succédant à Kévin Vauquelin, son ex-coéquipier, Ewen Costiou prouve qu’il a les épaules pour endosser le rôle de leader. Pour FDJ, ce coup double est une validation éclatante de son recrutement post-disparition d’Arkéa-B&B Hotels. La question qui brûle désormais toutes les lèvres est : cette victoire sur un profil exigeant fait-elle de Costiou un candidat sérieux pour des objectifs comme la Flèche Wallonne, où la côte de Cherave réclame les mêmes qualités ? Une chose est sûre, le cyclisme français a trouvé de nouveaux visages pour ses rivalités futures, et le duel Costiou-Lapeira n’a sans doute pas fini d’écrire son histoire.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 5 – Top 20

  1. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United les 10,3 km en 14.57,29 (41,3 km/h)
  2. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0.05,25
  3. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0.06,53
  4. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets +0.14,53
  5. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +0.18,93
  6. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +0.20,73
  7. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets +0.21,52
  8. TEUNS DYLAN, Cofidis +0.21,86
  9. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United +0.22,88
  10. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0.23,32
  11. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets +0.25,94
  12. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0.29,87
  13. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +0.31,57
  14. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché +0.34,2
  15. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0.35,09
  16. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +0.36,82
  17. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0.37,93
  18. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0.38,1
  19. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy +0.39,16
  20. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +0.39,36

Classement général final – Top 20

  1. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United en 13:59:22
  2. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:02
  3. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0:12
  4. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:15
  5. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets +0:17
  6. TEUNS DYLAN, Cofidis +0:32
  7. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  8. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:36
  9. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:38
  10. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy +0:39
  11. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta +0:40
  12. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:41
  13. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +0:43
  14. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:46
  15. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:49
  16. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  17. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +0:57
  18. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:58
  19. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta +1:02
  20. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +1:03

Lire aussi : Le classement général final complet de l’Etoile de Bessèges 2026

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Tour d’Oman 2026, étape 2. Baptiste Veistroffer, l’artisan solitaire : comment un baroudeur a écrit sa légende à Yitti Hills

Une échappée de 185 km, une attaque à l’audace folle et une résistance à fleur de pouls. Sur la 2e étape du Tour d’Oman 2026, Baptiste Veistroffer (Lotto Dstny) n’a pas juste gagné une course. Il a offert une masterclass de cyclisme pur, rappelant que la volonté peut terrasser les calculs. Plongée dans l’une des victoires les plus inspirantes du début de saison.

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Le pari fou du « Franc-Tireur » de Lotto Intermarché

Le soleil omanais ne distille pas seulement une chaleur écrasante ; il révèle aussi les caractères. Au lendemain du festival des sprinteurs remporté par Juan Sebastián Molano (UAE Team Emirates-XRG), la deuxième étape du Tour d’Oman 2026, avec son final en bosse à Yitti Hills (1,6 km à 6,8%), était sur le papier l’apanage des puncheurs et des ambitieux au général. Pourtant, c’est un homme d’un autre profil, Baptiste Veistroffer, qui a bousculé tous les scénarios. Son nom n’était dans aucun top 10 des pronostics. Son arme ? Une obstination de terrien et une lecture du race d’une maturité rare pour un coureur de 25 ans. Voici comment, de l’échappée matinale à l’ascension triomphale, il a réécrit le livre de route.

Pourquoi l’échappée du départ n’était-elle pas censée réussir ?

Dès le kilomètre zéro, un quintette se forme. On y retrouve l’infatigable Patryk Goszczurny (Visma-Lease a Bike), déjà à la fête la veille, accompagné de Tim Marsman (Alpecin-Premier Tech), Gil Gelders (Soudal-Quick Step), Said Alrahbi (équipe nationale d’Oman) et donc, Baptiste Veistroffer. Selon nos données et statistiques, le gain moyen d’une échappée sur une étape de ce profil au Tour d’Oman dépasse rarement les trois minutes. Ici, le peloton, contrôlé par les UAE de Molano puis par les équipes des favoris, laisse filer l’écart au-delà de quatre minutes. Une marge confortable, mais insuffisante sur le papier face à un final aussi sélectif et 185 km à avaler. La stratégie initiale de Veistroffer était-elle de simples points au classement de la montagne ou un coup d’épée dans l’eau ? L’histoire allait donner une troisième réponse.

L’ascension de Fanja : le premier tri sélectif

À mi-parcours, l’ascension brutale de Fanja (1,1 km à 9%) opère un premier filtrage implacable, comme souvent sur les routes omanaises. Gelders et Alrahbi cèdent. Reste un trio de renards : Goszczurny, Marsman et Veistroffer. Le Polonais, en glanant les bonifications, s’empare virtuellement du maillot rouge. Mais ce coup de force a un coût. Derrière, le peloton, encore compact, semble jouer la montre. Une question se pose alors : à quel moment les requins du peloton vont-ils décider de refermer l’écart ? La réponse viendra bien plus tard, de l’intérieur de l’échappée elle-même.

Comment Veistroffer a-t-il retourné le script dans l’Al Hamriyah ?

Le scénario prévisible aurait vu le trio être repris dans les 10 derniers kilomètres, avant un règlement de comptes entre les puncheurs sur Yitti Hills. Mais Baptiste Veistroffer a refusé ce scénario. Dans la terrifiante montée d’Al Hamriyah (0,9 km à 9,4%), à moins de 15 km du but, alors que le peloton enclenche enfin la poursuite sérieuse, le Français fait le diagnostic : attendre, c’est mourir. Il place une accélération sèche au sommet, lâchant ses derniers compagnons. C’est un coup de poker absolu. Il se retrouve seul, avec près d’une minute d’avance et une dernière bosse devant lui.

Le rythme infernal : une minute qui vaut de l’or

Les données GPS reconstituées montrent que sur le plat menant au pied de Yitti Hills, Veistroiffer a roulé à une moyenne avoisinant les 45 km/h, malgré 180 km dans les jambes. Derrière, le train de l’UAE Team Emirates-XRG, puis des XDS-Astana, avale l’asphalte mais ne gagne que des miettes. L’avance stagne, puis fond lentement, mais jamais assez. La force du solitaire est dans sa tête : il ne dispute pas une course, il vit une quête.

Yitti Hills : l’apothéose solitaire face au peloton déchainé

Le pied de l’ultime ascension est le théâtre d’un duel saisissant. D’un côté, un homme seul, la souffrance gravée sur le visage mais la trajectoire impeccable. De l’autre, un peloton d’une trentaine de rescapés, emmené par des leaders comme Henok Mulubrhan (XDS-Astana) ou Thibaud Gruel (Groupama-FDJ United), lancé dans une chasse désespérée. Les écarts se réduisent à vue d’œil. Mais Veistroffer, dans un effort surhumain, garde une marge. La foule, massée sur les pentes, sent l’exploit. Il entre dans les derniers 200 mètres avec quelques secondes d’avance et lève les bras sur une victoire qui dépasse le cadre d’une simple étape. Le peloton, emmené par Mulubrhan, craque 17 secondes plus tard. Cette victoire en solitaire après une telle distance est-elle le plus beau des exploits cyclistes ? Le débat est lancé.

L’analyse des données : un exploit quantifiable

Selon notre analyse, Veistroffer a passé 4h22 en tête de course, un record de distance contrôlée pour une victoire d’étape sur le Tour d’Oman depuis sa reprise. Son avance minimale, au pied de Yitti Hills, était de 35 secondes. C’est cette marge qu’il a su gérer à la perfection, dosant son effort dans la montée finale sans jamais paniquer.

Quelles conséquences sur le classement général et la suite du Tour ?

La victoire rapporte 10 secondes de bonification, auxquelles s’ajoutent les 17 secondes d’écart. Baptiste Veistroffer endosse donc le maillot rouge de leader avec 25 secondes d’avance sur Henok Mulubrhan et 27 sur Thibaud Gruel. Ce classement bouleverse totalement la stratégie des équipes favorites. Lotto Intermarché, avec un leader inattendu et courageux, doit maintenant défendre un maillot sur des étapes encore roulantes. Les XDS-Astana et Groupama-FDJ, eux, voient un outsider sérieux s’intercaler. La bataille tactique fait rage. Les équipes favorites ont-elles sous-estimé la menace Veistroffer, et vont-elles le payer au classement final ?

Plus qu’une victoire, une leçon de cyclisme

Baptiste Veistroffer n’a pas volé sa victoire ; il l’a forgée au marteau, kilomètre après kilomètre, choix après choix. Dans une ère où le cyclisme est souvent affaire de puissance watts et de trains réguliers, il a rappelé la primauté de l’instinct, du courage et de l’intelligence de course. Deux ans après sa première victoire pro sur le Tour de Bretagne, il signe là le plus grand jour de sa carrière et offre à Lotto Dstny un coup d’éclat magnifique. Le Tour d’Oman 2026 a trouvé son héros inattendu, et le cyclisme, une de ces histoires qui justifient toute la passion qu’on lui porte. Le maillot rouge est désormais sur ses épaules. La défendre sera un autre combat, mais après un tel numéro, qui peut douter de la force de caractère du Français ?

Classement Tour d’Oman 2026, étape 2 – Top 20

  1. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché les 191,4 km en 4:22:43 (43,7 km/h)
  2. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +0:17
  3. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  4. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  5. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
  6. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
  7. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  8. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  9. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  10. ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
  11. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  12. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility m.t.
  13. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  14. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
  16. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost m.t.
  18. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  19. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  20. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.

Classement général après la 2e étape – Top 20

  1. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché en 8:47:23
  2. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +0:25
  3. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United +0:27
  4. COQUARD BRYAN, Cofidis +0:31
  5. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  6. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  7. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  8. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  9. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  10. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
  12. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  13. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  14. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
  16. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  17. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
  18. MAISONOBE SAM, Cofidis m.t.
  19. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  20. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.

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Tour d’Oman 2026 : Le parcours qui va dévoiler les vrais leaders du début de saison

De la côte balayée par le vent aux pentes brutales du Jabal Al Akhdhar (Green Mountain), le Tour d’Oman 2026 est bien plus qu’une simple mise en jambes. Avec un plateau relevé de 11 WorldTeams et la quête d’un triplé historique d’Adam Yates, cette 15e édition promet d’être un laboratoire à haut risque. Notre analyse technique dévoile les étapes clés, les tactiques gagnantes et le duel annoncé entre les grimpeurs-puncheurs et les éléments.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi Oman est devenu le laboratoire des ambitions 2026

Alors que l’hiver européen persiste, le Sultanat d’Oman offre depuis plus d’une décennie un théâtre de vérité ensoleillé. Loin des simples critériums, le Tour d’Oman s’est imposé comme une épreuve à part entière, où la hiérarchie des premiers mois de la saison se dessine sans concession. L’édition 2026, du 7 au 11 février, n’échappe pas à la règle. Avec un tracé éprouvé, presque identique à celui de 2025, l’ASO mise sur la pérennité des difficultés pour forger un palmarès d’élite. La question n’est plus de savoir si le parcours fera la différence, mais qui saura résister à son cocktail détonant de bordures côtières et de pourcentages à deux chiffres. Adam Yates, double tenant du titre, est l’homme à battre, mais un peloton affamé de points UCI et de prestige est prêt à en découdre.

Carte officielle du parcours du Tour d’Oman 2026. Image : @TourofOman_GeoAtlas

Parcours 2026 : Une mécanique implacable en cinq actes

Le génie de ce parcours réside dans son équilibre apparent et sa duplicité. Chaque étape a une vocation claire, mais le vent et la tension nerveuse peuvent tout bouleverser. Le total de 856,3 km est une distance classique, mais l’intensité cumulée des cinq jours est redoutable.

Étape 1 (7 fév. | Ministry of Tourism > Bimmah Sink Hole | 170,9 km) : Le piège côtier

Théorie : Une arrivée pour sprinteurs purs. Pratique : Un tracé rectiligne longeant le Golfe d’Oman, digne des pires journées de l’AlUla Tour. Les équipes solides comme la Soudal Quick-Step ou la Visma-Lease a Bike chercheront-elles à créer l’éventail dès les premiers kilomètres pour éliminer des prétendants au classement général ? La prudence sera de mise, car comme le rappellent les statistiques, une bordure dans cette région peut créer des écarts de plusieurs minutes.

Profil de la 1ère étape du Tour d’Oman 2026.

Lire aussi : Tour d’Oman 2026, étape 1. Juan Sebastian Molano : Pourquoi cette victoire signe la renaissance d’un géant oublié du sprint

Étape 2 (8 fév. | Al Rustaq Fort > Yitti Hills | 191,4 km) : Le réveil des puncheurs

Cette étape est un chef-d’œuvre tactique. Avec l’enchaînement du Jabal Road (3,3 km à 9,2%), du Halamriyah (900m à 9,4%) et de l’arrivée à Yitti Hills (1,6 km à 6,8%), elle est taillée sur mesure pour les coureurs explosifs. L’an passé, Louis Vervaeke (absent cette année) y a créé la surprise en résistant au retour du peloton. Cela montre qu’une offensive lointaine peut porter ses fruits, surtout si les équipes de leaders se regardent. Les puncheurs comme Mauri Vansevenant ou Paul Double en feront-ils un terrain de jeu ?

Profil de la 2e étape du Tour d’Oman 2026.

Lire aussi : Tour d’Oman 2026, étape 2. Baptiste Veistroffer, l’artisan solitaire : comment un baroudeur a écrit sa légende à Yitti Hills

Étape 3 (9 fév. | Samail > Eastern Mountain | 191,3 km) : Premier rendez-vous des grimpeurs

Ici, la hiérarchie commence à se cristalliser. L’ascension finale de l’Eastern Mountain (3,4 km à 8%) est un test de puissance soutenue. Point crucial : le versant emprunté (Misfat Abriyeen) diffère de celui des victoires de Jorgenson (2023) et Gaudu (2025). De nouvelles données à analyser, un nouveau rythme à imposer. C’est souvent sur ce type de montée, ni trop longue ni trop courte, qu’Adam Yates fait des étincelles. Peut-il y asséner un premier coup de maître ?

Profil de la 3e étape du Tour d’Oman 2026.

Étape 4 (10 fév. | Al Sawadi Beach > Sohar | 146,8 km) : La fausse accalmie

Étape la plus courte, théoriquement dévolue aux sprinteurs. Mais après trois jours d’efforts, le peloton sera nerveux. Une « traversée du désert » exposée où les équipes cherchant à défendre un maillot ou à en détrôner un autre pourraient tenter de provoquer la cassure. Une journée à haut risque pour les favoris moins attentifs.

Profil de la 4e étape du Tour d’Oman 2026.

Étape 5 (11 fév. | Nizwa > Jabal Al Akhdhar | 155,9 km) : Le jugement dernier

Comme depuis 2017, tout se joue ici. Le Jabal Al Akhdhar (Green Mountain), avec ses 5,7 km à 10,4% de moyenne et des passages à plus de 13%, est un véritable mur. La largeur de la route, exposant totalement au vent, et l’absence de public en font un effort solitaire et impitoyable. Selon nos données et statistiques, les différences au sommet se chiffrent souvent en dizaines de secondes par kilomètre entre les tout meilleurs et les autres. C’est un test pur de watts/kg, un duel direct que Sepp Kuss rêverait de transformer en procès, mais dont les pourcentages constants profitent peut-être davantage à la régularité d’un Yates.

Profil de la 5e et dernière étape du Tour d’Oman 2026.

Les favoris : Le triplé de Yates, mission impossible ?

La hiérarchie des favoris se dessine selon leur capacité à survivre aux bordures et à exploser sur les pentes courtes et longues.

Le grand favori (⭐⭐⭐⭐⭐) : Adam Yates (UAE Team Emirates XRG). La statistique est implacable : deux participations, deux victoires. Yates maîtrise parfaitement l’exercice omanais. Son équipe, ultra-solide, le protégera des bordures, et sa capacité à produire une puissance constante sur les longs pourcentages (comme au Green Mountain) et à accélérer sur les pentes plus courtes (Eastern Mountain) en fait l’homme à abattre. Un triplé historique est à sa portée.

Les principaux challengers (⭐⭐⭐⭐) :

Sepp Kuss (Visma-Lease a Bike) : La grande interrogation. Les pentes du Green Mountain lui conviennent parfaitement, mais les montées plus courtes des étapes 2 et 3 sont-elles à son goût ? Son équipe saura-t-elle le préserver du vent ? S’il est à 100%, il est le seul capable de distancer Yates sur le dernier kilomètre du final.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : Dauphin en 2025, il connaît la partition. Ce grimpeur poids plume (52 kilos) peut créer la surprise s’il attaque de loin sur le Green Mountain. Son début de saison et sa résistance au vent seront clés.

Les outsiders de poids (⭐⭐⭐) :

Ici, la stratégie d’équipe entre en jeu. La XDS Astana, en chasse effrénée de points UCI, aligne un trio redoutable : Lorenzo Fortunato, Christian Scaroni (puncheur redoutable et déjà vainqueur en Espagne cette année) et Harold Martín López (excellente pièce d’équipe pouvant jouer sa carte). Ils pourraient noyer la course d’offensives.

Diego Pescador : Le jeune grimpeur colombien (21 ans) de la Movistar, en forme du début de saison. S’il confirme sur ce terrain, il pourrait bousculer les pronostics.

Luke Plapp & Mauri Vansevenant : Deux puncheurs-grimpeurs dont le profil colle parfaitement au parcours. Leur régularité sur 5 jours sera testée.

À votre avis, quel est le principal point faible d’Adam Yates sur ce parcours, et quelle équipe est la mieux armée pour en profiter ?

Les engagés : Un plateau ProSeries à saveur WorldTour

Avec 11 WorldTeams sur les 18 équipes au départ, le plateau est exceptionnel pour une épreuve 2.Pro. Cette présence massive s’explique par la recherche de points UCI, le climat idéal et la difficulté pertinente pour la préparation. Outre les favoris déjà cités, on notera la présence de sprinteurs comme Bryan Coquard (Cofidis) lauréat du GP La Marseillaise et Stanisław Aniołkowski sur les étapes 1 et 4, ainsi que de grimpeurs expérimentés comme Nairo Quintana ou Geoffrey Bouchard, capables de briller sur une bonne journée. La sélection nationale omanaise ajoutera une dimension locale à l’événement.

Diffusion TV & Streaming : Comment ne rien manquer du spectacle

Le Tour d’Oman 2026 bénéficie d’une couverture internationale solide.

Télévision : La course sera diffusée en direct et en intégralité sur Eurosport Max (et Eurosport 1) en France et en Belgique. Le signal local est assuré par Oman Sport TV.

Streaming & Replay : Les abonnés pourront suivre la course via les plateformes Discovery+ / Eurosport Player. Une excellente alternative gratuite est la chaîne YouTube officielle d’Oman Sport TV, qui diffuse généralement l’intégralité de l’épreuve en direct avec un commentaire en anglais, une aubaine pour les fans.

Horaires : Prévoyez les départs de diffusion vers 10h30 CET (Heure d’Europe Centrale) chaque jour, avec les arrivées entre 12h30 et 14h30 CET. L’étape reine sur le Green Mountain sera bien évidemment à suivre jusqu’au bout du suspense.

Verdict & prédiction : Le règne de la UAE sous tension

Le Tour d’Oman 2026 s’annonce comme une bataille à plusieurs fronts : contre le parcours, contre les éléments, et entre deux philosophies. D’un côté, la force collective et la régularité de la UAE Team Emirates XRG autour d’Adam Yates. De l’autre, les offensives multiples d’équipes comme XDS Astana ou la puissance pure de Sepp Kuss.

Notre pronostic : Adam Yates réalisera le triplé, mais il sera contraint de se montrer plus vulnérable qu’en 2025. La pression des autres équipes, l’accumulation de fatigue et la loi des séries joueront contre lui, mais sa classe et l’expérience de son équipe feront la différence. Attendez-vous à voir Valentin Paret-Peintre et Lorenzo Fortunato compléter le podium, et à une démonstration de force collective de la formation kazakhe dans le Top 10.

Le parcours d’Oman, avec ses arrivées sélectives mais sa distance limitée, est-il le meilleur indicateur de forme pour les grands tours, ou privilégie-t-il un type de coureur trop spécifique ? Le débat est ouvert.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour d’Oman 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, YATES, Adam
2, FREIRE, Marcos
3, HERREGODTS, Rune
4, JASIM AL-ALI, Abdulla
5, MOLANO, Juan Sebastián
6, OLIVEIRA, Rui
7, TORRES, Pablo

Soudal Quick-Step (WT) ✅
11, PARET-PEINTRE, Valentin
12, DESAL, Ceriel
13, GELDERS, Gil
14, LECERF, Junior
15, VANGHELUWE, Warre
16, VANSEVENANT, Mauri
17, VAN TRICHT, Stan

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
21, HOWSON, Damien
22, BADILATTI, Matteo
23, CAMPRUBÍ, Marcel
24, GONZÁLEZ, David
25, HARPER, Chris
26, HOUCOU, Emmanuel
27, VANHOUCKE, Harm

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
31, KUSS, Sepp
32, GOSZCZURNY, Patryk
33, GRAAT, Tijmen
34, LEMMEN, Bart
35, TAILLIEU, Aldo

Groupama – FDJ United (WT) ✅
41, GRUEL, Thibaud
42, GRÉGOIRE, Baptiste
43, KENCH, Josh
44, MOLARD, Rudy
45, PACHER, Quentin
46, ROCHAS, Rémy
47, ROLLAND, Brieuc

Movistar Team (WT) ✅
51, QUINTANA, Nairo
52, ADRIÀ, Roger
53, GARCÍA CORTINA, Iván
54, PESCADOR, Diego
55, PROIETTI GAGLIARDONI, Mattia
56, RUBIO, Einer
57, TESFATSION, Natnael

XDS Astana Team (WT) ✅
61, ULISSI, Diego
62, BETTIOL, Alberto
63, FORTUNATO, Lorenzo
64, LÓPEZ, Harold Martín
65, MULUBRHAN, Henok
66, RODRÍGUEZ, Cristián
67, SCARONI, Christian

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
71, THIJSSEN, Gerben
72, DE VYLDER, Lindsay
73, GOOSSENS, Simon
74, MARSMAN, Tim
75, PLOWRIGHT, Jensen
76, PRICE-PEJTERSEN, Johan
77, SENTJENS, Sente

EF Education – EasyPost (WT) ✅
81, ALBANESE, Vincenzo
82, BAUDIN, Alex
83, CEPEDA, Jefferson Alexander
84, HONORÉ, Mikkel Frølich
85, MIHKELS, Madis
86, NERURKAR, Lukas
87, SHAW, James

Team Jayco AlUla (WT) ✅
91, PLAPP, Luke
92, CAPIOT, Amaury
93, DOUBLE, Paul
94, FOLDAGER, Anders
95, KRIJNSEN, Jelte
96, PICKERING, Finlay
97, SCHMID, Mauro

TotalEnergies (PRT) ✅
101, BOUCHARD, Geoffrey
102, BONNET, Thomas
103, DAUPHIN, Florian
104, DOUBEY, Fabien
105, JEANNIÈRE, Emilien
106, LÉVÊQUE, Theo
107, THIERRY, Pierre

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
111, HERRADA, Jesús
112, ÁLVAREZ, Rodrigo
113, APARICIO, Mario
114, CHUMIL, Sergio Geovani
115, FAURA, José Luis
116, KUDUS, Merhawi
117, QUARTUCCI, Lorenzo

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, BARTA, Will
122, DONZÉ, Robin
123, ERIKSSON, Jacob
124, JASCH, Lennart
125, PLUIMERS, Rick
126, WARBASSE, Larry
127, WEISS, Fabian

Uno-X Mobility (WT) ✅
131, TJØTTA, Martin
132, BLIKRA, Erlend
133, DVERSNES LAVIK, Fredrik
134, HVIDEBERG, Jonas Hem
135, KAMP, Alexander
136, SVARRE, Tobias
137, TILLER, Rasmus

Lotto Intermarché (WT) ✅
141, DE SCHUYTENEER, Steffen
142, BRAET, Vito
143, DRIESEN, Niels
144, GUALDI, Simone
145, ØRN-KRISTOFF, Felix
146, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
147, VEISTROFFER, Baptiste

Cofidis (PRT) ✅
151, COQUARD, Bryan
152, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
153, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
154, MAISONOBE, Sam
155, ROULAND, Louis
156, SAMITIER, Sergio
157, TOUZÉ, Damien

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
161, CASTELLON, Jan
162, BERWICK, Sebastian
163, CORRES, Gorka
164, DÍAZ, Alex
165, GAVIRIA, Fernando
166, OLDANI, Stefano
167, PRADES, Eduard

Equipe d’Oman (NAT) ✅
171, AL-WAHIBI, Mohammed
172, AL HABSI, Hazaa
173, AL HABSI, Asad
174, ALRAHBI, Said
175, AL RIYAMI, Mazin
176, ALYAQOOBI, Abdulrahman

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Tour de Valence 2026, étape 4. Remco Evenepoel : Quand la maîtrise tactique achève la démonstration physique

Ce samedi 7 février 2026, sur les pentes brûlantes du Puig de la Llorença, Remco Evenepoel n’a pas simplement gagné une étape. Il a signé un manifeste. Loin du bourreau de travail des années passées, le Belge de Red Bull-BORA-hansgrohe a délivré une leçon de cyclisme complet, mêlant force pure et intelligence de course. Retour sur une journée qui, au-delà du maillot jaune conquis, dessine les contours d’un champion en pleine mutation.

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Une étape reine sous haute tension : le piège se referme

La 4e étape du Tour de Valence 2026, entre La Nucía et Teulada (172 km, 3200 m D+), était annoncée comme le jugement dernier. Dès les premiers kilomètres, un groupe de huit hommes, emmené par un Julien Bernard (Lidl-Trek) très actif, prend le large. La composition est idéale pour l’équipe d’Evenepoel : des rouleurs solides mais aucun dangereux au général, à l’instar de Steff Cras (Soudal Quick-Step) ou de Fernando Tercero (Polti VisitMalta). Selon les données de TodayCycling, l’écart est stabilisé autour de trois minutes, un tempo parfaitement maîtrisé par la Red Bull-BORA-hansgrohe qui, contrairement aux années précédentes, ne prend pas la tête du peloton. Elle laisse ce soin à la UAE Team Emirates de Joao Almeida, protectrice du maillot vert de Biniam Girmay (NSN). Le piège est en place : user les rivaux avant l’heure de vérité.

Le Puig de la Llorença, théâtre d’une attaque calculée au millimètre

À 13 km de l’arrivée, la route s’élève brutalement vers le Puig de la Llorença (2,3 km à 9,3%). C’est ici que le plan conçu dans le bus prend vie. Giulio Pellizzari, le prodige italien de l’équipe, place un tempo infernal qui disloque le peloton. Puis, dans une accélération assise d’une violence froide, Evenepoel part. Pas de danse sur les pédales, pas de grimace démonstrative. Juste une rupture nette. Personne ne peut emboîter le pas, pas même Almeida, pourtant réputé pour son métronome. « L’attaque était parfaitement calibrée, analyse le directeur sportif de la formation. Ils ont étudié le gradient : le plus raide est au début. Frapper là, c’était s’assurer une cassure immédiate et psychologiquement définitive. » Une question se pose : cette capacité à jauger l’effort avec une telle précision est-elle le signe le plus tangible de la maturation d’Evenepoel ?

Une course dans la course : le dilemme tactique des poursuivants

Une fois seul, le Belge n’a pas écrasé la descente. Il a géré, s’est retourné, a composé avec un vent de face. Derrière, un quatuor se forme : Almeida, Tiberi (Bahrain Victorious), McNulty (UAE) et… Pellizzari. La présence du coéquipier d’Evenepoel crée un blocage tactique parfait. Antonio Tiberi, peu enclin à collaborer pour ramener un rival direct, scelle les espoirs de reprise. « Si nous avions tout donné à deux, la chasse aurait été possible, a concédé Almeida en fin d’étape. Mais avec un homme qui ne travaille pas et un autre dans la roue… » Ce petit théâtre derrière le leader illustre la maîtrise collective de Red Bull-BORA-hansgrohe. Pellizzari, après un travail monstre, aura même la force de sprinter pour la troisième place, offrant à son équipe une démonstration de force totale.

Evenepoel 2026 : L’analyse d’un leader transformé

Cette victoire est la cinquième d’Evenepoel en seulement sept jours de course en 2026. Mais au-delà du compteur, c’est la nature de la performance qui marque les esprits. Comparaison historique : son attaque évoque moins les raids kamikazes de ses débuts que la froide efficacité d’un Primoz Roglic dans ses grandes heures. Le champion olympique 2024 semble avoir intégré une dimension économique et tactique à son immense moteur. Avec 31 secondes d’avance sur Almeida et 34 sur Pellizzari au général, il aborde la dernière étape en patron. Le Port del Garbi (5,1 km à 7,1%) représente le dernier obstacle avant Valence. Sa gestion de ce dernier écueil sera-t-elle le dernier chapitre d’une semaine de maîtrise absolue ?

Les conséquences et perspectives : un Tour de Valence tremplin

Cette étape a redistribué les cartes. Biniam Girmay, courageux porteur du jaune, a cédé logiquement sur le terrain trop accidenté. Le podium final semble scellé, à moins d’un coup de théâtre. Pour Evenepoel, ce Tour de Valence 2026, s’il se conclut par une victoire finale dimanche, sera bien plus qu’un succès de début de saison. Ce sera la preuve conceptuelle que son association avec Red Bull-BORA-hansgrohe fonctionne à plein régime, mêlant sa puissance à une stratégie d’équipe redoutable. Un message fort envoyé à tous ses rivaux, à deux mois des premiers grands objectifs de l’année. La question qui brûle maintenant les lèvres de tous les observateurs : face à un Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) ou un Juan Ayuso (Bahrain Victorious) en pleine forme, cette version 2.0 d’Evenepoel possède-t-elle enfin l’arsenal complet pour triompher sur un grand tour ? Le débat est ouvert.

Classement Tour de Valence 2026, étape 4 – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 172 km en 4:14:01 (40,6 km/h)
  2. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:24
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  5. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:36
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:02
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:48
  8. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +1:56
  9. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +2:01
  10. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:03
  11. ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:06
  12. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +2:07
  13. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +2:20
  14. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:28
  15. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +2:43
  16. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  17. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  18. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  19. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  20. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 11:00:26
  2. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:31
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:34
  4. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:36
  5. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:50
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +1:16
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:02
  8. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +2:10
  9. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +2:15
  10. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:17
  11. ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:20
  12. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +2:21
  13. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +2:47
  14. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:51
  15. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +2:54
  16. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH +2:57
  17. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  18. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  19. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  20. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.

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Etoile de Bessèges 2026 : Comment Heremans a écrit le plus beau chapitre de l’équipe Van Rysel Roubaix

Sous un soleil pâle du Gard, une nouvelle page de l’Étoile de Bessèges 2026 s’est écrite à Vauvert. Dans un final haletant, Joppe Heremans, jeune Belge de l’équipe continentale Van Rysel Roubaix, a terrassé les favoris WorldTour. Sa première victoire pro, loin d’être un accident, est le fruit d’une stratégie parfaite. Alors que Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets) conserve le corail, tout se jouera demain sur les pentes brutales de l’Ermitage. Plongée dans une journée où l’audace a primé sur le statut.

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

La revanche des Conti

L’Étoile de Bessèges a ceci de magnétique : elle est un théâtre où les hiérarchies établies vacillent. En 2026, la narration est implacable : étape après étape, des visages inattendus s’imposent. Ce samedi, le scénario a atteint son paroxysme avec le triomphe de Joppe Heremans. Son équipe, Van Rysel Roubaix, n’est pas une WorldTour. Elle évolue en Continentale, le troisième échelon mondial. Pourtant, face aux géants du peloton, elle a orchestré un hold-up tactique parfait. Cette victoire est bien plus qu’un succès d’étape ; c’est un manifeste pour le cyclisme des équipes de l’ombre. Comment une structure comme Van Rysel Roubaix parvient-elle à dominer, sur un jour, l’élite mondiale ? La réponse se niche dans les détails d’une étape qui semblait pourtant écrite d’avance.

Un final à Vauvert bien plus subtil qu’il n’y paraissait

Le parcours de 155 km entre Saint-Christol-lès-Alès et Vauvert, avec ses deux petits bosses recensées, annonçait une arrivée groupée. La classique échappée matinale, composée de Valentin Retailleau (TotalEnergies), Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) et Tommaso Bessega (Polti VisitMalta), a été contrôlée avec une précision chirurgicale par le peloton. Mais réduire cette étape à un simple sprint massif serait une erreur. Selon nos données et statistiques, la moyenne élevée (46,7 km/h) et la reprise vigoureuse dans les 20 derniers kilomètres ont déjà filtré les prétendants. Le final en circuit, avec sa longue descente technique et ses virages serrés, exigeait un positionnement d’une agressivité rare. « C’était un exercice de placement pur, confiait après la course le directeur sportif. Le dernier rond-point à 800 mètres était la clé. Celui qui le passait dans le top-10 avait gagné 80% de la bataille. » Heremans, lui, y est entré en 12ème position. Suffisant pour lancer l’assaut.

Le sprint de Heremans : une erreur de calcul des favoris ?

Le geste de Joppe Heremans fut d’une audace folle. Alors que l’Italien Andrea Mifsud (Polti VisitMalta) ouvrait les hostilités à près de 250 mètres de la ligne, dans une légère montée, le Belge a embrayé immédiatement. Un lancement si précoce semble souvent être une erreur de jeunesse. Pourtant, analysons les faits : le vent était faiblement de face, et la pente, bien que modeste (autour de 2%), cassait l’élan. En s’extirpant de la roue de Mifsud, Heremans a évité les risques d’encagement dans un peloton nerveux. Son effort long, caractéristique des puncheurs, a été parfaitement calibré. Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM), grand favori, et Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets), le leader, ont tardé à réagir, peut-être surpris par la précocité du mouvement. Heremans a maintenu sa puissance jusqu’à la ligne, remportant sa première victoire professionnelle avec une marge de quelques centimètres seulement. Une performance qui rappelle, dans son contexte, le coup d’éclat d’un Arnaud Démare en devenir. Cette victoire d’un coureur Continental face aux WorldTour marque-t-elle un tournant dans l’équilibre des forces en début de saison ?

Lukas Kubis, le leader en équilibre avant la grande épreuve de vérité

Avec une troisième place de dauphin en quatre jours, Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets) affiche une régularité de métronome. En empochant les bonifications, il a même étendu son avance au général à 13 secondes sur Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) et 16 sur Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix). Statistiquement, selon les archives de l’épreuve, un tel écart avant le chrono d’Alès est significatif mais pas inviolable. Kubis a brillamment géré ses efforts, protégé par une équipe Unibet Rose Rockets très présente. Cependant, son sprint, bien que puissant, a encore montré une pointe d’hésitation dans le choix de la roue. La question est désormais cruciale : le Slovaque, excellent rouleur, possède-t-il l’explosivité nécessaire pour contenir ses adversaires sur l’ascension féroce de l’Ermitage (1,3 km à plus de 11%) ? Sa régularité pourrait être à la fois son atout et son talon d’Achille face à des spécialistes plus punchys.

Van Rysel Roubaix, l’équipe qui redessine les codes

La victoire de Heremans n’est pas un coup de chance isolé. Elle couronne une semaine exceptionnelle pour la structure française, qui alignait également Louis Hardouin sur le podium de l’étape précédente. Cette double performance face aux mastodontes du budget démontre une préparation hivernale optimale et une philosophie de course agressive. Van Rysel Roubaix, héritière d’une riche histoire cycliste dans le Nord, joue ici parfaitement son rôle de révélateur de talents. En plaçant deux coureurs dans le top-5 de l’étape du jour avant le chrono, elle devient un acteur inattendu de la bataille finale. Cette équipe continentale réussit-elle, mieux que certaines ProTeams, à exploiter le potentiel brut de ses coureurs grâce à une pression moindre et une faim plus grande ?

Les enseignements tactiques avant l’ultime bataille d’Alès

La 4e étape livre plusieurs leçons pour le chrono de dimanche. D’abord, la forme de Van Rysel Roubaix est réelle et multifacette, faisant de Louis Hardouin un dangereux outsider pour le podium final. Ensuite, les écarts minimes au général (20 coureurs dans 30 secondes) promettent un chrono d’une intensité dramatique. Enfin, le parcours de 10,25 km avec l’ascension finale vers l’Ermitage n’est pas un simple contre-la-montre. C’est une épreuve hybride qui favorisera le grimpeur-rouleur. Des hommes comme Paul Lapeira, bien placé au classement, ou même un Joppe Heremans survolté, pourraient créer la surprise. L’histoire retiendra que la veille de cette épreuve décisive, c’est une équipe de l’ombre qui a rappelé à tous que le cyclisme reste un sport où le courage et l’intelligence l’emportent parfois sur la feuille de paye.

Le nom de Joppe Heremans est désormais inscrit au palmarès de l’Étoile de Bessèges. Plus qu’un vainqueur d’étape, il est devenu le symbole de cette édition 2026, imprévisible et passionnante. Sa victoire, fruit d’un instinct et d’un effort parfaitement assumés, résonne comme un appel à l’audace pour tous les outsiders. Alors que le Gard se prépare pour l’ultime duel contre la montre, une certitude demeure : la 56e édition a déjà trouvé son âme, faite de surprises et de revanches magnifiques. La colline de l’Ermitage décidera du vainqueur, mais pas de la légende de cette semaine. Celle-ci appartient déjà à Joppe Heremans et à Van Rysel Roubaix, qui ont offert au cyclisme une leçon d’éternité.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 4 – Top 20

  1. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix les 154,8 km en 3:18:41 (46,7 km/h)
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  3. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  4. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  5. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  6. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  7. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  8. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  9. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  10. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  11. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  12. VIVIANI ATTILIO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  13. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  14. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  15. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  16. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  17. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  18. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  19. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  20. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets en 13:44:05
  2. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:13
  3. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix +0:16
  4. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  5. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  6. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché +0:18
  7. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +0:20
  8. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  9. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  10. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  11. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:23
  13. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  14. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0:27
  15. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +0:28
  16. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  17. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  18. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  19. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech m.t.
  20. TEUNS DYLAN, Cofidis +0:30

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Tour d’Oman 2026, étape 1. Juan Sebastian Molano : Pourquoi cette victoire signe la renaissance d’un géant oublié du sprint

La première étape du Tour d’Oman 2026, attendue comme un réglement de comptes entre sprinteurs, a tenu toutes ses promesses. Dans la ligne droite de Bimmah Sink Hole, Juan Sebastian Molano (UAE Team Emirates XRG) a rappelé à tous sa classe absolue en dominant un peloton de luxe. Face à son compatriote Fernando Gaviria et au Belge Gerben Thijssen, le Colombien a signé bien plus qu’un succès : un retour fracassant. Mais derrière ce scénario prévisible, se cache une bataille tactique bien plus riche. Décryptage d’une victoire qui relance toute la hiérarchie du sprint mondial.

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L’analyse technique : Comment Molano a-t-il déjoué le train parfait d’Alpecin-Premier Tech ?

Sur le papier, tout était écrit pour Gerben Thijssen. Sous la flamme rouge, l’Alpecin-Premier Tech a en effet exécuté un lead-out quasi parfait, contrôlant l’avant du peloton après la reprise de l’échappée à 22 km du but. Selon les données recueillies, le train belge a imposé une vitesse moyenne de 62 km/h sur les 1500 derniers mètres. Pourtant, ce schéma idéal a buté sur la surpuissance pure de Juan Sebastian Molano.

Le point de rupture : l’explosion dans les 200 derniers mètres

La véritable leçon de ce sprint réside dans le positionnement et la gestion d’effort. Alors que Thijssen s’est lancé depuis la roue de son dernier équipier, Molano, légèrement déporté sur la gauche, a fait le choix de l’accélération progressive. Il n’a pas répondu immédiatement au lancement belge, mais a laissé se creuser un écart d’une demi-longueur avant d’enclencher son braquet. Son pic de puissance, estimé par les experts autour des 1500 watts, a été atteint dans les 80 derniers mètres, au moment précis où Thijssen commençait à piocher. « C’était du Molano de la grande époque, analyse son ancien directeur sportif présent sur place. Il a joué avec la vitesse du peloton pour produire son effort au moment le plus cruel. Gaviria, dans sa roue, n’a pu que constater. »

Une victoire d’équipe discrète mais capitale

Ne nous y trompons pas : cette victoire porte aussi la marque de l’UAE Team Emirates XRG. Si la formation émiratie n’a pas aligné de train dédié en fin de course, son travail en amont a été décisif. Avec Soudal Quick-Step, elle a patiemment régulé l’échappée (Patryk Goszczurny de Team Visma | Lease a Bike, José Luis Faura de Burgos Burpellet BH et Alex Díaz de Caja Rural-Seguros RGA), maintenant l’écart autour de trois minutes sans jamais épuiser ses hommes. Une économie d’énergie qui a permis à Molano d’être frais au moment décisif. Une question se pose alors : face à des trains aussi huilés que celui d’Alpecin, la puissance pure est-elle devenue la seule arme du sprinteur moderne ?

Des trajectoires divergentes qui se recroisent

Gaviria, l’ancien phénomène, et Molano, le lieutenant de toujours qui prend enfin la lumière. Le premier a connu les sommets avant des années en dents de scie. Le second a souvent sacrifié son ambition personnelle au service de leaders comme Tadej Pogačar, collectionnant les places d’honneur. A 31 ans, Molano signe peut-être le plus beau début de saison de sa carrière. Cette victoire face à son illustre compatriote a une saveur particulière. Elle interroge : assiste-t-on à un véritable renversement de hiérarchie au sein du sprint colombien, ou Gaviria, deuxième, a-t-il simplement prouvé qu’il était de retour au plus haut niveau ?

Le poids de l’histoire et des statistiques

Selon nos statistiques, c’est la première fois depuis le Tour de San Juan 2018 que deux Colombiens règlent un sprint WorldTour (ou de ce calibre). Cette victoire porte aussi Molano à un total de 28 succès professionnels, se rapprochant désormais du palmarès de Gaviria (52 victoires). Un signal fort pour la suite de la saison, où les Grands Tours pointeront bientôt.

Le Tour d’Oman 2026 est-il lancé ? Les conséquences d’un premier acte explosif

La première étape a rempli son rôle : trancher parmi les sprinteurs et offrir un spectacle. Mais avec le maillot de leader sur les épaules de Juan Sebastian Molano, la course entre dans une nouvelle dimension.

Un classement général déjà sous tension

Le classement général offre un visage inattendu. Molano devance Gaviria de 4 secondes, mais c’est l’échappé du jour, Patryk Goszczurny, qui complète le podium, à égalité de temps avec Gaviria grâce aux bonifications. Cette configuration jette un pont vers l’étape reine de dimanche. Le Polonais de la Visma | Lease a Bike, révélation de la journée et premier porteur du maillot à pois, pourrait-il jouer le rôle d’outsider au général ? Probablement pas face aux ambitions d’un Adam Yates, double tenant du titre, qui a passé la journée protégé dans le peloton.

Les leçons pour la suite : qui peut menacer Yates ?

Les favoris pour la victoire finale, Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) et les autres grimpeurs, ont observé une journée de tranquillité. L’étape de dimanche, avec son final vallonné, dessinera les premiers vrais écarts. La performance des équipes aujourd’hui était un indicateur de forme : l’UAE a montré une maîtrise parfaite, la Visma a été active, tout comme le Caja Rural-Seguros RGA. La stratégie de la formation émiratie, qui peut désormais jouer sur deux tableaux avec un leader au général et un sprinteur en jaune, apparaît déjà comme un casse-tête pour ses adversaires.

La victoire de Juan Sebastian Molano sur cette première étape du Tour d’Oman 2026 n’est pas un simple fait divers. C’est un concentré de tactique, de puissance brute et d’histoire personnelle. Elle lance la 15e édition de cette course sous les meilleurs auspices, avec un duel colombien ressuscité et une bataille générale qui s’annonce plus ouverte que prévue. Alors que les routes plates cèdent place aux collines omanaises, une seule certitude demeure : l’UAE Team Emirates XRG, avec sept victoires dès le premier week-end de février, a confirmé qu’elle abordait cette saison en position de force écrasante. Le spectacle, lui, ne fait que commencer.

Classement Tour d’Oman 2026, étape 1 – Top 20

  1. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG les 170,9 km en 4:24:54 (38,7 km/h)
  2. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  3. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  4. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility m.t.
  5. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  6. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  8. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  9. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  10. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  11. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  12. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  13. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  14. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  16. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  17. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH m.t.
  18. VANGHELUWE WARRE, Soudal Quick-Step m.t.
  19. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  20. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +0:03

Classement général après la 1ère étape – Top 20

  1. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG en 4:24:44
  2. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +0:04
  3. GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  4. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech +0:06
  5. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +0:07
  6. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH m.t.
  7. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility +0:10
  8. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  9. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  10. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  11. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  12. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  13. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  14. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  15. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  16. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  17. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  19. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  20. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH m.t.

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Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Etoile de Bessèges 2026 : L’épreuve du ressuscité – Notre analyse tactique du pari audacieux

Un an après une édition marquée par les incidents, l’Étoile de Bessèges entame sa convalescence. Avec un plateau volontairement réduit et un parcours fidèle à son ADN puncheur-rouleur, la 56e édition, du 4 au 8 février, se présente comme un défi autant sportif que symbolique. Qui peut hériter du maillot de Kevin Vauquelin et redorer le blason d’une course mythique ? Notre décryptage.

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Un nouveau départ après la crise : le pari du « moins pour mieux »

La directrice de course Claudine Fangille ne l’a pas caché : l’édition 2025 avait laissé des « traces ». Entre incidents de sécurité et tensions, l’avenir même de la doyenne des courses par étapes françaises avait vacillé. Pour cette renaissance 2026, l’organisation a opté pour une cure d’amaigrissement radicale : seulement 17 équipes au départ, contre 21 habituellement. « Moins de coureurs, moins de véhicules, des bulles de course plus courtes » a-t-elle assumé, visant une épreuve plus sûre et plus lisible. Un pari risqué pour le prestige, mais nécessaire pour la pérennité. Les équipes WorldTour présentes – Groupama-FDJ United, Alpecin-Premier Tech, Decathlon CMA CGM et Lotto-Intermarché – jouent le jeu de la confiance. Leur engagement est le premier succès de cette édition.

Parcours 2026 : Le chrono d’Alès, juge de paix absolu

Malgré les turbulences, l’ADN de la course reste intact : un exigeant mélange de terrains vallonnés propices aux puncheurs et un contre-la-montre final décisif. La grande absente cette année ? L’arrivée au Mont Bouquet, remplacée par une étape aux faux airs de classique ardennaise.

Étapes 1 & 2 : Les puncheurs et les sprinteurs en chauffe

La première étape autour de Bellegarde (150 km) plante immédiatement le décor avec son final cinglant : 700 mètres à 8% pour rejoindre l’Avenue des Lacs. Un profil taillé pour un puncheur explosif type Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM), qui peut viser la première tunique de leader et ses bonifications. L’étape 2 vers Domessargues (160,6 km) semble plus clémente, avec un final en faux plat. Mais attention au Mistral, capable de disloquer le peloton sur les routes exposées de la Camargue. Des sprinteurs complets comme Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets) ou Mathieu Kockelmann (Lotto-Intermarché) devront rester vigilants.

Profil de la 1ère étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

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Profil de la 2e étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

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Étapes 3 & 4 : Le relief s’affirme, le général se dessine

Le cœur de la course bat autour de Bessèges, jeudi. L’étape reine (162,5 km) enchaîne les côtes, avec deux ascensions du Col des Brousses (2,5 km à 5%), dont la dernière à seulement 13 km de l’arrivée. C’est le terrain de jeu idéal pour un Dylan Teuns (Cofidis), 2e en 2025, ou un Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) en quête de confirmation. Vendredi, l’étape vers Vauvert (162,4 km) cache son jeu avec ses 500 derniers mètres à 5%. Une fausse étape de transition qui pourrait réserver des surprises tactiques.

Profil de la 3e étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

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Profil de la 4e étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

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Étape 5 : L’ultime verdict sur la rampe de l’Hermitage

Comme souvent depuis des années, le général se jouera sur les 10,2 km du CLM d’Alès. Le parcours est trompeur : plat et rapide sur la majeure partie, il se termine par l’ascension féroce vers l’Hermitage (1,6 km à 7,9% avec des pics à 20%). Il faut donc être un rouleur-scalleur hybride. Une question se pose : ce final exclut-il les purs puncheurs au profit des chronomen capables de grimper, ou au contraire, rééquilibre-t-il les chances ?

Profil de la 5e et dernière étape de l’Etoile de Bessèges 2026. Image : @LaFlammeRouge

Les favoris : entre héritage et opportunités

En l’absence du tenant Kevin Vauquelin (débuts sur le Tour d’Algarve mi-février) et d’autres cadors habituels, la course est extraordinairement ouverte. La victoire se jouera entre ceux qui viseront les bonifications en ligne et ceux qui tableront tout sur le chrono.

Le Top 3 des prétendants au général

Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) ⭐⭐⭐ : L’homme à battre. Son explosivité sur les courtes bosses (comme à Bellegarde) peut lui offrir un matelas de bonifications. La question centrale est sa performance sur le chrono d’Alès, où sa légèreté pourrait être un atout majeur sur la rampe finale.

Maxime Decomble (Groupama – FDJ United) ⭐⭐ : Le spécialiste pur. 5e du chrono en 2025, il est le grand favori de l’étape 5. Sa mission : limiter les pertes en ligne pour arriver à portée de maillot avant le dimanche.

Niklas Larsen (Unibet Rose Rockets) ⭐⭐ : Le joker. Ce puissant rouleur danois, capable de bonnes performances en côte, est le prototype parfait pour ce parcours. Son équipe, en forme en début de saison, peut jouer sur plusieurs cartes avec aussi Lukas Kubis.

Les outsiders à suivre de près

Dylan Teuns (Cofidis) : Le puncheur-rouleur expérimenté. S’il a retrouvé son mordant, son profil colle parfaitement. Peut-il prendre du temps en attaquant dans le Col des Brousses ?

Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) & Jordan Labrosse (Decathlon CMA CGM) : Les espoirs français. Vifs et courageux, ils peuvent tout gâcher en s’échappant lors des étapes vallonnées.

Les sprinteurs-puncheurs : Lukas Kubis, Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) ou Sandy Dujardin (TotalEnergies). S’ils passent les cols, leur finisseuse vitesse peut leur offrir des étapes et des bonifications inespérées.

Comment suivre l’Étoile de Bessèges 2026 à la télévision ?

Le rendez-vous est fixé sur La Chaîne L’Équipe du mercredi 4 au dimanche 8 février. Chaque journée sera retransmise en direct et en clair à partir de 14h00. Le duo de commentaires, composé de Patrick Chassé pour l’expertise tactique et Claire Bricogne pour l’analyse et l’immersion, garantit un décryptage pointu de chaque étape. Un live écrit sera également disponible sur les sites spécialisés pour suivre la course dans ses moindres détails.

Une édition charnière pour l’âme de Bessèges

L’Étoile de Bessèges 2026 est bien plus qu’une simple course de début de saison. C’est un test pour son modèle, un combat pour sa réputation. Le parcours, équilibré et exigeant, promet un spectacle authentique et un suspense préservé jusqu’aux derniers virages de l’Hermitage. La balle est dans le camp des coureurs : ils ont entre les mains la responsabilité d’offrir une semaine de course intense et propre, pour redonner à « l’Étoile » tout son éclat. Selon vous, qui, du puncheur tacticien ou du rouleur spécialiste, a le meilleur profil pour triompher ce dimanche à Alès ?

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à l’Etoile de Bessèges 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Groupama – FDJ United (WT) ✅
1, COSTIOU, Ewen
2, BARTHE, Cyril
3, DECOMBLE, Maxime
4, GERMANI, Lorenzo
5, HUENS, Axel
6, AGNOLETTO, Blake
7, LOULERGUE, Victor

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, HOULE, Hugo – Non partant Etape 1
12, BAYER, Tobias
13, BELMANS, Lennert
14, DEBRUYNE, Ramses
15, UHLIG, Henri
16, ROESEMS, Siebe – Abandon Etape 1
17, RAMSAY, Noah – Abandon Etape 1

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
21, LAPEIRA, Paul
22, DE PESTEL, Sander
23, HAUGLAND, Kasper
24, ISIDORE, Noa
25, LABROSSE, Jordan
26, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
27, PRINGLE, Nate – Abandon 4e étape

Lotto Intermarché (WT) ✅
31, GRIGNARD, Sébastien
32, GRISEL, Matys
33, KOCKELMANN, Mathieu
34, ROTA, Lorenzo
35, SLOCK, Liam
36, IMAMURA, Shunsuke
37, VAN DE WYNKELE, Lorenz

Cofidis (PRT) ✅
41, TEUNS, Dylan
42, BIERMANS, Jenthe
43, RENARD, Alexis
44, IZQUIERDO, Clément
45, MAAS, Jan
46, OURSELIN, Paul

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
51, AZPARREN, Xabier Mikel
52, CALZONI, Walter
53, DE GENDT, Aimé
54, MAŁECKI, Kamil
55, PARISINI, Nicolò – Non partant 4e étape
56, MOSCHETTI, Matteo
57, ZUKOWSKY, Nickolas

TotalEnergies (PRT) ✅
61, DELETTRE, Alexandre
62, DUJARDIN, Sandy
63, LEROUX, Samuel
64, VADIC, Baptiste
65, BRUNEL, Alexys
66, RETAILLEAU, Valentin
67, MARCEROU, Nicola

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
71, CRABBE, Tom – Non partant 4e étape
72, DEWEIRDT, Siebe
73, DEMAN, Brem
75, VAN HEMELEN, Vincent – Non partant 4e étape
76, VANDENSTORME, Dylan
77, VANHOOF, Ward
78, VERCOUILLIE, Victor – Non partant 4e étape

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
91, BESSEGA, Tommaso
92, GIULIANO, Dario
93, MUÑOZ, Francisco
94, PEÑALVER, Manuel
95, RACCAGNI, Gabriele
96, MIFSUD, Andrea
97, BAIS, Davide

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
101, GROENEWEGEN, Dylan
102, AUGÉ, Ronan
103, REINDERS, Elmar
104, KOPECKÝ, Tomáš
105, KUBIŠ, Lukáš
106, LARSEN, Niklas
107, MOURIS, Wessel

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
111, VIVIANI, Attilio
112, VERRANDO, Luca
113, BALMER, Alexandre
114, MEO, Felix James
115, GRANGER, Ben
116, PIRAS, Andrea
117, RAJOVIĆ, Dušan

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
121, HEREMANS, Joppe
122, TENDON, Arnaud
123, RAUGEL, Antoine
124, HARDOUIN, Louis
125, THÉOT, Killian – Non partant 4e étape
126, HUCK, Léandre
127, AVOINE, Kévin – Non partant 3e étape

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
131, CARDIS, Romain
132, BOUQUET, Axel
133, DELACROIX, Théo
134, GUGLIELMI, Simon
135, LECROQ, Jérémy
136, CHAMPION, Thomas
137, VAN NIEKERK, Morné

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
141, HÄNNINEN, Jaakko
142, KONIJN, Alexander
143, MAINGUENAUD, Tom
144, HUYS, Laurens
145, GILLET, Baptiste
146, PAPON, Victor
147, DAVY, Clément

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
151, VEZIE, Maxime
152, GUERNALEC, Victor
153, GUÉGAN, Maël
154, SANLAVILLE, Mathias
155, LOZOUET, Léandre
156, LANGELLA, Lenaic
157, HAMON, Similien

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
161, GEORGE, Alfred
162, TISSIÈRES, Arnaud – Abandon Etape 2
163, BAGOU, Guillaume – Abandon 3e étape
164, AEBERSOLD, Nils
165, SOMMER, Jan
166, JEAN, Victor – Abandon 3e étape
167, DARBELLAY, Valentin

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Tour de Valence 2026 : Le pari fou de Remco Evenepoel face à un parcours explosif

Le Tour de Valence 2026 n’est pas une simple formalité de début de saison. Du 4 au 8 février (mercredi à dimanche), un plateau relevé mené par un Remco Evenepoel en état de grâce affrontera un tracé retors, marqué par le retour d’un chrono décisif et une étape reine coup de poing. Entre test de forme et première bataille rangée, cette 77e édition annonce déjà le ton de l’année. Plongée dans les arcanes d’une course qui aime brouiller les cartes.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le réveil brutal du peloton

La première étincelle européenne de la saison ne se produit pas par hasard sous le soleil valencien. Depuis sa résurrection en 2016, la Volta a la Comunitat Valenciana s’est imposée comme le laboratoire idéal, un mélange explosif de routes familières pour les équipes qui s’y entraînent et d’un parcours toujours plus exigeant. L’édition 2026, avec ses 601 kilomètres et près de 7 500 m de dénivelé, franchit un cap. Elle n’est plus un simple galop d’essai : c’est une déclaration d’intentions, un terrain de validation immédiat pour les hiérarchies. La présence écrasante de neuf équipes WorldTour, une densité rare en février, en témoigne. On vient ici gagner, pas seulement bronzer. La question qui brûle tous les esprits : ce parcours retors, conçu pour les hybrides parfaits, va-t-il couronner l’ultime favori, Remco Evenepoel, ou réserver un coup de théâtre tactique ?

Analyse technique du parcours 2026 : Le piège parfait

Les organisateurs ont ciselé un tracé diaboliquement équilibré. Loin du catalogue monotone, ce Tour de Valence 2026 est une épreuve de complétude qui récompensera le coureur le plus polyvalent. Chaque étape est un piège en puissance.

Étape 1 (Segorbe › Torreblanca, 162 km) : Le leurre

Ne vous y trompez pas. Si les données et statistiques désignent un profil pour sprinteurs, l’Alto de los Madroños (4,6 km à 3,9%, rampes à 6,7%) placé à 30 km du but est une épine. Elle vise à éliminer les pur-sangs les plus lourds et à stresser les équipes dès l’entame. Un scénario à la Mads Pedersen (Lidl-Trek), capable de survivre dans les bosses et de tout remporter au sprint, est le plus probable.

Profil de la 1ère étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Tour de Valence 2026, étape 1 : Biniam Girmay signe son retour. Pourquoi cette victoire à Valence est bien plus qu’un simple sprint

Étape 2 (Carlet › Alginet, CLM de 17 km) : Le tournant psychologique

Le retour du chrono après plusieurs années d’absence change radicalement la donne. Ce n’est pas un simple ruban plat : la montée technique d’Els Llacs (3,1 km à 3,6%) au milieu du parcours crée une cassure nette entre les spécialistes purs et les grimpeurs-rouleurs. Selon les analyses aérodynamiques, les écarts pourraient y être supérieurs à une minute entre les extrêmes. Pour un (autre) favori comme Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG), c’est une opportunité en or. Pour un puncheur pur, c’est une épée de Damoclès.

Profil de la 2e étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Tour de Valence 2026, étape 2. Remco Evenepoel contre vents et (mauvais) décrets : Le champion qui a gagné pour rien… et pour tout

Étape 3 (Orihuela › San Vicente del Raspeig, 158 km) : La journée du coup de poker

Avec le Puerto de Tibi (7,5 km à 5%) en fin de parcours, cette étape est un chef-d’œuvre d’ambiguïté. Les équipes des leaders devront-elles contrôler pour un sprint réduit ? Ou les baroudeurs et puncheurs en manque de bonifications, comme un Magnus Sheffield (INEOS Grenadiers), tenteront-ils leur chance ? L’histoire de la course nous apprend, comme le rappelle souvent l’ancien directeur sportif Vicente Belda, que les ascensions répétées près de l’arrivée à San Vicente del Raspeig sont propices aux surprises.

Profil de la 3e étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Tour de Valence 2026, étape 3 : Andrew August, 20 ans et déjà stratège, vole la victoire en parfait filou

Étape 4 (La Nucía › Teulada Moraira, 172 km) : L’étape reine et son verdict sans appel

Avec 3 300 m de dénivelé et l’enchaînement infernal Alto del Miserat (5,1 km à 9,7%) / Cumbres del Sol (2 km à 10%) / Muro del Pou (250 m à 22%), c’est le jugement dernier. Ce parcours ne se contente pas de sélectionner, il pulvérise. Contrairement à une haute montagne plus longue, ces mur successifs récompensent l’explosivité brutale. Un terrain de prédilection pour un Remco Evenepoel en quête d’un solo fracassant. Mais attention aux tacticiens : la densité des difficultés dans les 50 derniers kilomètres rend tout contrôle impossible. Le chaos peut profiter à un rouleur courageux ayant limité la casse au chrono.

Profil de la 4e étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Lire aussi : Tour de Valence 2026, étape 4. Remco Evenepoel : Quand la maîtrise tactique achève la démonstration physique

Étape 5 (Bétera › Valencia, 94 km) : La courte et intense conclusion

Ne rêvez pas d’un sprint protocolaire. Avec le redoutable Port del Garbí (5,1 km à 7,1%, pointes à 11,5%) à 45 km de l’arrivée, cette étape est une éponge à écarts. En 2023 et 2024, l’échappée l’avait emporté. Les leaders devront être vigilants, et les hommes classés entre la 5e et la 10e place tenteront forcément le tout pour le tout. Un final palpitant en perspective.

Profil de la 5e et dernière étape du Tour de Valence 2026. Image : @LaFlammeRouge

Dilemme tactique : Ce parcours favorise-t-il plus le rouleur-grimpeur complet (un Evenepoel) ou ouvre-t-il la porte à une surprise venue d’un puncheur audacieux ayant réalisé le chrono de sa vie ?

Les favoris et les engagés : La guerre des étoiles est déclarée

La startlist est d’une richesse insolente pour un mois de février. Elle signe le grand retour du prestige de l’épreuve, un peu à l’image de ce qu’a connu la course à l’époque d’Alejandro Valverde, son recordman (3 victoires).

Les têtes d’affiche (⭐⭐⭐)

Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Le favori absolu, écrasant. Sa saison 2026 commence par trois victoires en trois courses. Ce parcours semble taillé sur mesure pour son profil de rouleur surpuissant et grimpeur explosif. Sa principale inconnue : sa gestion de l’effort en début de saison face à d’autres adversaires eux aussi déjà rôdés.

João Almeida (UAE Team Emirates XRG) : L’anti-Evenepoel par excellence. Deuxième en 2025 (battu par Buitrago), le Portugais est un métronome. Moins explosif que Remco, sa constance infernale en montagne et ses progrès en contre-la-montre (il peut viser le top-3 de l’étape 2) en font le principal danger. S’il crée la surprise, ce sera au chrono et par accumulation dans les cols.

Les outsiders sérieux (⭐⭐)

Tao Geoghegan Hart (Lidl-Trek) & Antonio Tiberi (Bahrain – Victorious) : Le même profil d’élégant grimpeur qui roule bien. Tous deux ont le chrono pour ne pas perdre le contact et l’explosivité pour jouer dans l’étape reine. Tiberi, en particulier, semble en progression constante.

Mads Pedersen (Lidl-Trek) : L’intrus le plus dangereux. Si le Danois arrive à rentrer dans les délais sur la 4e étape – et son profil de puncheur costaud le lui permet –, ses bonifications potentielles en sprint et un chrono honorable pourraient le placer très haut. Un pari audacieux, mais plausible.

Iván Romeo (Movistar Team) : L’homme de la situation ? L’Espagnol, champion d’Espagne sur route, excelle en début de saison et connaît chaque recoin des routes valenciennes. Excellent rouleur, il peut créer la surprise au classement général et porter les espoirs locaux.

Les candidats au Top-10 (⭐)

Marc Soler (UAE Team Emirates XRG) : Lâché d’un statut de leader, il peut jouer la carte de l’attaque dans l’étape reine pour déstabiliser.

Cian Uijtdebroeks (Movistar Team) & Giulio Pellizzari (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Deux talents purs de la montagne. Leur classement dépendra intégralement de leur performance dans le contre-la-montre de l’étape 2. Une perte de plus d’une minute les mettrait presque hors jeu pour la victoire finale.

Magnus Cort (Uno-X Mobility) : Même profil que Pedersen, en moins véloce au sprint mais tout aussi résistant.

Question ouverte : Mads Pedersen peut-il réellement rivaliser au classement général d’une course aussi accidentée ? Son aventure en Espagne va redéfinir les limites du profil d’un sprinteur moderne.

Où et comment regarder le Tour de Valence 2026 ? (Programme TV et diffusion)

Pour ne rien manquer de cette édition palpitante, le direct sera assuré par les chaines habituelles. Eurosport 2 et sa plateforme Max assureront la couverture principale en France et en Europe, avec un début de direct chaque jour aux alentours de 15h00 (heure française). Les résumés détaillés seront également disponibles en clair. En Belgique, RTL Club et Play Sports complètent l’offre. Préparez-vous à des afterworks animés du 4 au 8 février.

Notre verdict et prédiction

La Volta a la Comunitat Valenciana 2026 s’annonce comme le premier grand duel stratégique de l’année. Le parcours, magnifiquement équilibré, ne laissera aucune place au hasard. Il récompensera le coureur le plus complet, celui qui allie puissance dans le chrono, explosivité dans les courts cols et intelligence tactique.

Même si la tentation est grande de voir un outsider profiter du chaos, la logique sportive penche irrésistiblement vers Remco Evenepoel. Sa forme actuelle, son profil sur-mesure et sa soif de victoires en font le patron désigné. On le voit s’emparer de la tunique de leader dans le chrono de l’étape 2 et gérer ses adversaires dans la montagne le samedi.

Podium prévisionnel :

Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe)

João Almeida (UAE Team Emirates XRG)

Antonio Tiberi (Bahrain – Victorious)

Étonnement possible : Iván Romeo (Movistar Team). L’Espagnol, en verve sur ses terres, pourrait bousculer cette hiérarchie et monter sur le podium, voire plus, s’il réalise le chrono de sa carrière.

Rendez-vous le 4 février pour le coup d’envoi d’une saison qui s’annonce déjà électrique. Le Tour de Valence n’est plus un prélude, c’est une proclamation.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour de Valence 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Bahrain – Victorious (WT) ✅
1, TIBERI, Antonio
2, ARNDT, Nikias
3, BRUTTOMESSO, Alberto
4, CARUSO, Damiano
5, GOVEKAR, Matevž
6, PAASSCHENS, Mathijs
7, FELDHOFFER, Bálint – Non partant 4e étape

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
11, ALMEIDA, João
12, GROßSCHARTNER, Felix
13, MAUSS, Moritz
14, MCNULTY, Brandon
15, PERICAS, Adrià
16, SOLER, Marc
17, VERMEERSCH, Florian

Lidl – Trek (WT) ✅
21, BERNARD, Julien
22, GEOGHEGAN HART, Tao
23, PEDERSEN, Martin
24, MOLLEMA, Bauke
25, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias
26, PEDERSEN, Mads – Abandon Etape 1
27, VACEK, Mathias

INEOS Grenadiers (WT) ✅
31, AUGUST, Andrew
32, FOSS, Tobias – Abandon Etape 1
33, HEIDUK, Kim
34, LANGELLOTTI, Victor – Hors course
35, SHEFFIELD, Magnus
36, SHMIDT, Artem
37, TURNER, Ben

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
41, ALEOTTI, Giovanni
42, EVENEPOEL, Remco
43, HERZOG, Emil
44, MARIT, Arne
45, PELLIZZARI, Giulio
46, VLASOV, Aleksandr
47, ZWIEHOFF, Ben

Soudal Quick-Step (WT) ✅
51, BASTIAENS, Ayco
52, CRAS, Steff
53, LAMPAERT, Yves
54, SOENENS, Viktor
55, VAN GESTEL, Dries
56, VERVENNE, Jonathan
57, SCHOOFS, Jasper

Movistar Team (WT) ✅
61, CASTRILLO, Pablo
62, GARCÍA PIERNA, Raúl
63, HESSMANN, Michel
64, OLIVEIRA, Nelson
65, ROMEO, Iván
66, UIJTDEBROEKS, Cian – Non partant 4e étape
67, FORLIN, Daniele

Uno-X Mobility (WT) ✅
71, BYSTRØM, Sven Erik
72, KULSET, Johannes
73, HOLTER, Ådne
74, BLUME LEVY, William
75, LØLAND, Sakarias Koller
76, CORT, Magnus
77, BÉVORT, Carl-Frederik

NSN Cycling Team (WT) ✅
81, ASKEY, Lewis
82, BOIVIN, Guillaume – Non partant Etape 2
83, GIRMAY, Biniam
84, LOUVEL, Matis
85, MARTÍ, Pau
86, SHEEHAN, Riley
87, VAN ASBROECK, Tom

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
91, VAN DER TUUK, Axel
92, AGIRRE, Jon
93, BIZKARRA, Mikel
94, LASTRA, Jonathan
95, ISASA, Xabier
96, JUARISTI, Txomin – Abandon Etape 1
97, VAN DER TUUK, Danny

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
101, BALDERSTONE, Abel
102, BOU, Joan
103, NICOLAU, Joel
104, LÓPEZ, Joseba
105, PEÑUELA, Francisco Joel
106, OTRUBA, Jakub
107, VILLAR, Iker

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
111, BAIS, Mattia
112, TERCERO, Fernando
113, SEVILLA, Diego Pablo
114, TONELLI, Alessandro
115, LONARDI, Giovanni
116, MAESTRI, Mirco
117, GARCÍA, Pablo

Team Novo Nordisk (PRT) ✅
121, ARMITT, Hamish
122, BEADLE, Hamish
123, BRAND, Sam
124, DAUGE, Lucas
125, LÓPEZ, Juan José
126, LOZANO, David
127, POLGA, Antonio – Non partant 4e étape

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
131, AZANZA, Ibai – Non partant 3e étape
132, AZNAR, Hugo
133, BERRADE, Urko
134, ELOSEGUI, Iñigo
135, RETEGI, Mikel
136, URIARTE, Diego
137, WENZEL, Mats – Abandon 4e étape

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
141, ALLENO, Clément
142, MACÍAS, César
143, DÍAZ, José Manuel
144, FERNÁNDEZ, Sinuhé
145, MAYER, Alexandre
146, KMÍNEK, Vojtěch
147, GARCÍA PIERNA, Carlos

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
151, BONNEU, Kamiel
152, NENCINI, Tommaso
153, FABBRO, Matteo
154, IACCHI, Alessandro
155, GAZZOLI, Michele
156, GONZÁLEZ, Roberto Carlos
157, REGNANTI, Matteo – Abandon Etape 1

Petrolike (CT) ✅
161, CAICEDO, Jonathan Klever
162, CALLEJAS, Edison Alejandro – Abandon 3e étape
163, PONOMAR, Andrii
164, PRIETO, José Juan – Abandon Etape 1
165, PRIETO, José Antonio
166, EPIS, Giosuè
167, VILLA, Giacomo – Non partant Etape 2

APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery (CT) ✅
171, MCDUNPHY, Conn
172, LEWIS, Adam
173, FLANAGAN, Liam
174, KEOGH, Cian
175, DUNHAM, Ethan
176, WELCH, Patrick
177, HUNTSMAN, Eddy

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Tour de Valence 2026, étape 3 : Andrew August, 20 ans et déjà stratège, vole la victoire en parfait filou

Il n’avait pas pris un seul relais. Pourtant, à San Vicente del Raspeig, Andrew August a levé les bras. Le jeune prodige américain d’INEOS Grenadiers, 20 ans à peine, a signé son premier succès professionnel sur la 3e étape du Tour de Valence grâce à une intelligence de course rare. Dans une échappée tardive à quatre, il a laissé ses compagnons s’épuiser avant de les cueillir au sprint, sous les yeux d’un peloton impuissant mené par Biniam Girmay, leader. Analyse d’une leçon de cynisme appliqué.

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Une victoire née d’un refus : la stratégie glaciale d’INEOS Grenadiers paye

Le récit de cette troisième étape pourrait se résumer à une phrase chuchotée dans l’oreillette d’Andrew August à 50 km de l’arrivée. Selon ses propres dires post-course, ses directeurs sportifs lui ont intimé l’ordre de remonter en tête… pour ne surtout pas y travailler. La consigne était limpide : avec le sprinteur Ben Turner protégé dans le peloton, INEOS Grenadiers avait un plan A. Andrew August, lui, était devenu le joker parfait, autorisé à suivre les mouvements offensifs mais interdit de collaborer. Une mission d’infiltration qu’il a exécutée à la perfection, transformant Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG), Ådne Holter (Uno-X Mobility) et Jonathan Vervenne (Soudal-QuickStep) en alliés malgré eux. Dans le petit monde du cyclisme professionnel, cette tactique, bien que légale, suscite toujours le débat. Où place-t-on la limite entre l’intelligence tactique et une certaine forme de parasitisme ?

Le récit de la course : des favoris en observation, des intrépides en action

Contrairement aux pronostics, les bosses du jour – notamment le Puerto de Tibi (7,5 km à 5%) – n’ont pas servi de tremplin aux grands noms. Comme l’ont montré les données et statistiques du jour, les attaques de Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe), Brandon McNulty (UAE Team Emirates XRG) ou encore Damiano Caruso (Bahrain Victorious) n’ont été que des escarmouches. Chacun surveillait l’autre, préservant ses forces pour l’étape reine du samedi. Cette neutralisation mutuelle a créé un terreau idéal pour les audacieux. À 25 km du but, dans la descente technique, l’accélération froide de Florian Vermeersch a fait la sélection. Seuls trois hommes ont pu suivre, dont un August déjà en mode furtif.

L’analyse tactique : comment August a maîtrisé le « jeu du petit poucet »

La fin de course fut un chef-d’œuvre de gestion cynique. Tandis que Vermeersch, Holter et Vervenne se relayaient consciencieusement pour maintenir une avance de 20 à 30 secondes sur un peloton désorganisé – seule l’équipe NSN de Biniam Girmay roulait –, August campait en queue de groupe. Chaque coup de pédale de ses compagnons augmentait ses chances. Il n’était pas un passager, mais un prédateur à l’affût. Dans le dernier kilomètre, la coopération a naturellement faibli, chacun guettant l’autre. À 300 mètres, profitant d’un dernier relais de Vervenne, August a déclenché une longue et puissante accélération depuis la troisième position. Plus frais, il n’a pas été rejoint. « Ce n’était pas comme j’imaginais ma première victoire, mais j’ai économisé mon énergie. Ce n’était pas mon rôle de contribuer » a-t-il avoué avec une franchise désarmante. Une telle maîtrise psychologique et physique à 20 ans est-elle le signe d’une nouvelle génération de coureurs plus calculateurs que romantiques ?

Classement général et conséquences : Girmay tient, la bataille se reporte à samedi

Le classement de l’étape et le général portent la marque de cette journée de transition :

Podium de l’étape : 1. Andrew August (INEOS Grenadiers) ; 2. Ådne Holter (Uno-X Mobility) ; 3. Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG).

Classement général : Biniam Girmay (NSN) conserve le maillot de leader sans aucune seconde de bonification, devançant Holter et Vermeersch de 4 secondes. La grande leçon est que les écarts n’ont pas bougé parmi les favoris pour le GC. Evenepoel, McNulty, Almeida (Ineos Grenadiers) et les autres sont toujours groupés. Tout se jouera donc samedi sur les pentes du brutal Puig de la Lorença, une ascension courte mais ultra-raide dont le profil rappelle le Mur de Huy. Les équipes Red Bull-BORA-hansgrohe et UAE Team Emirates XRG vont-elles pouvoir, ou vouloir, contrôler la course différemment ?

La vidéo à voir : le sprint parfait et les images qui révèlent la filouterie

Les images officielles de la course, disponibles sur les plateformes de la chaîne détentrice des droits, sont édifiantes. On y voit parfaitement : La position de « fantôme » d’August dans l’échappée, toujours dernier à la roue. Les regards désespérés de Vermeersch et Holter le suppliant de prendre un relais. Son lancement de sprint long et gagnant, sans la moindre contestation possible.

Ces séquences sont une étude de cas parfaite de tactique cycliste appliquée. Pour tout fan souhaitant comprendre les nuances de la course à la victoire, cette vidéo est incontournable.

Andrew August : qui est ce nouveau phénomène de la génération 2006 ?

Derrière le « roublard » du jour se cache un talent brut issu du cyclisme sur piste américain. Vainqueur de la Course de la Paix Juniors en 2024 et recruté par INEOS Grenadiers pour son potentiel de puncheur-sprinteur, August démontre aujourd’hui qu’il possède aussi une tête bien faite. Sa victoire rappelle par certains aspects les premiers succès d’un Matej Mohorič, capable de mélanger puissance et ruse. INEOS Grenadiers, en quête de nouveaux leaders après l’ère Bernal-Pidcock, vient peut-être de trouver une pierre précieuse à polir. Son avenir sur les classiques ardentes semble tout tracé.

Une leçon qui va au-delà de la victoire

La 3e étape du Tour de Valence 2026 restera dans les mémoires non pour des exploits physiques démesurés, mais pour un cours magistral de stratégie. Andrew August a gagné avec ses jambes, mais surtout avec sa tête et le soutien impeccable de son équipe. Cette victoire interroge l’éthique non écrite des échappées, où la solidarité est souvent la clé du succès. Elle rappelle aussi que le cyclisme moderne se gagne autant dans le bus que sur la route. Demain, les pentes du Puig de la Lorença parleront un langage plus direct, mais l’ombre du jeune et malin Andrew August planera désormais sur les fins de course.

Classement Tour de Valence 2026, étape 3 – Top 20

  1. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers les 158 km en 3:20:54 (47,2 km/h)
  2. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility m.t.
  3. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  4. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  5. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +0:04
  6. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  7. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
  8. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  9. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  11. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
  12. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  13. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  14. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
  15. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers m.t.
  16. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  17. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step m.t.
  19. GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
  20. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. GIRMAY BINIAM (NSN Cycling Team) en 6:46:29
  2. HOLTER ÅDNE (Uno-X Mobility) m.t.
  3. VERMEERSCH FLORIAN (UAE Team Emirates – XRG) +0:02
  4. WENZEL MATS (Equipo Kern Pharma) +0:06
  5. BAIS MATTIA (Team Polti VisitMalta) +0:07
  6. EVENEPOEL REMCO (Red Bull – BORA – hansgrohe) +0:09
  7. VLASOV ALEKSANDR (Red Bull – BORA – hansgrohe) +0:10
  8. TURNER BEN (INEOS Grenadiers) m.t.
  9. VACEK MATHIAS (Lidl – Trek) m.t.
  10. RETEGI MIKEL (Equipo Kern Pharma) m.t.
  11. GOVEKAR MATEVŽ (Bahrain – Victorious) m.t.
  12. SHEFFIELD MAGNUS (INEOS Grenadiers) m.t.
  13. ALLENO CLÉMENT (Burgos Burpellet BH) m.t.
  14. SOENENS VIKTOR (Soudal Quick-Step) m.t.
  15. ROMEO IVÁN (Movistar Team) m.t.
  16. LÓPEZ JOSEBA (Caja Rural – Seguros RGA) m.t.
  17. MAESTRI MIRCO (Team Polti VisitMalta) m.t.
  18. MCNULTY BRANDON (UAE Team Emirates – XRG) m.t.
  19. LØLAND SAKARIAS KOLLER (Uno-X Mobility) m.t.
  20. KULSET JOHANNES (Uno-X Mobility) m.t.

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Etoile de Bessèges 2026, étape 3 : Pourquoi la victoire de Henri Uhlig est un coup de maître tactique

Ils l’ont tous sous-estimé. Alors que les puncheurs français multipliaient les offensives sur l’étape reine, un sprinteur allemand de 24 ans a écrit la plus belle page de sa jeune carrière. Comment Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) a-t-il réalisé l’impossible en résistant à plus de 2000 m de dénivelé pour s’imposer ? Décryptage d’une victoire qui redéfinit les codes de la course et rebat les cartes du général avant le chrono décisif.

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Étape 3 de l’Étoile de Bessèges 2026 : Le scénario parfait pour une surprise ?

Le mythe de l’étape reine, celle qui doit nécessairement sourire aux grimpeurs, vient de prendre un sérieux coup sur la route caillouteuse du Gard. Ce vendredi 6 février 2026, la 3e étape de l’Étoile de Bessèges (162 km, 6 côtes) devait être l’acte de naissance d’un nouveau puncheur. Elle a été le théâtre de l’éclosion d’un sprinteur d’un nouveau genre. Avec un dénivelé positif avoisinant les 2300 mètres selon nos données, le parcours Bessèges-Bessèges, et ses triples ascensions du Col des Brousses, promettait un criblage sévère. La chute du leader Tom Crabbe (Team Flanders-Baloise) était dans tous les scénarios. La victoire d’un finisseur puissant comme Henri Uhlig, beaucoup moins. Son succès n’est pas un accident, mais la résultante d’une gestion de course parfaite et d’un renversement tactique.

Analyse tactique : Pourquoi les offensives françaises ont échoué ?

Dès la première heure, la course a envoyé un signal fort : personne ne laisserait filer l’éclaircie. L’échappée de dix hommes, emmenée par des agitateurs comme Alexys Brunel (TotalEnergies) et Sébastien Grignard (Lotto-Intermarché), n’a jamais obtenu plus d’une minute d’avance. Les équipes des favoris, sentant la fragilité du maillot Crabbe, ont gardé la meute sous contrôle. Le vrai film a commencé dans le dernier tiers de course. L’attaque conjuguée de Jordan Labrosse (Decathlon-CMA CGM) et Baptiste Vadic (TotalEnergies) pour rejoindre l’échappée fut le premier coup de poker. Puis vint le feu d’artifice attendu dans le final.

Paul Lapeira (Decathlon-CMA CGM), Ewen Costiou (Groupama-FDJ United), Clément Izquierdo (Cofidis) et même le vétéran Dylan Teuns (Cofidis) ont allumé la mèche. Chaque accélération était violente, mais aucune n’était définitive. Selon l’analyse en direct de TodayCycling, le principal facteur d’échec fut l’absence d’alliance entre ces leaders. Chacun a joué sa carte personnelle, permettant à un groupe d’une trentaine d’hommes, des puncheurs aux sprinteurs résistants, de se maintenir. Une question pour les tacticiens : Faut-il voir dans cet individualisme la marque d’un nouveau défaut générationnel chez les espoirs français, ou simplement un excès de confiance avant le chrono d’Alès ?

Le sprint de la révélation : Qui est vraiment Henri Uhlig ?

À 24 ans, Henri Uhlig inscrit son premier succès professionnel d’une manière qui force le respect. Le coureur d’Alpecin-Premier Tech n’a pas volé sa victoire. Il a survécu aux sélections, intelligent, toujours protégé dans le sillage de ses équipiers, avant de déclencher un sprint foudroyant à 250 mètres de la ligne. Son adversaire direct, Lukas Kubis (Unibet Rose Rockets), parti avec l’étiquette de favori et deux coéquipiers en soutien dans le dernier kilomètre, n’a pu que constater les dégâts. La puissance déployée par Uhlig rappelle, par son aspect explosif et long, les fulgurances d’un jeune Arnaud Démare sur terrain vallonné.

Cette performance interroge sur son profil. Est-il un sprinteur pur qui a surmonté l’épreuve, ou un puncheur-sprinteur à la Mads Pedersen, un profil de plus en plus précieux sur les classics ardues ? Sa capacité à rester dans un groupe de 30 après plus de 2000m de dénivelé positif suggère une polyvalence rare. Sa victoire aujourd’hui n’est sans doute que la première pierre d’un palmarès prometteur sur les semi-classiques.

Lukas Kubis : Un leader en embuscade qui fait le plein de bonus

Si Uhlig rafle la gloire, Lukas Kubis empoche le maillot de leader. Le Slovaque d’Unibet Rose Rockets réalise une opération quasi parfaite : 2e de l’étape, il engrange 6 secondes de bonifications (4 pour la 2e place et 2 lors d’un sprint intermédiaire) et endosse la tunique de leader avec 7 secondes d’avance sur Uhlig. Sa régularité depuis le début de la semaine (2e, 9e, 2e) démontre une forme solide et une intelligence de course. Il n’a jamais forcé, a laissé les Français s’épuiser, et a placé son sprint au bon moment, mais face à un adversaire simplement plus fort sur la journée. Sa position est idéale avant le contre-la-montre, une épreuve où il excelle. L’histoire retiendra-t-elle ce 6 février 2026 comme le jour où Kubis a pris le contrôle de la course vers la finale, ou simplement comme une étape vers la consécration d’Uhlig ?

L’étape de samedi vers Vauvert, a priori pour sprinteurs, pourrait offrir quelques secondes de bonifications, mais le verdict final sera rendu dimanche sur le contre-la-montre en côte d’Alès (env. 10 km). Un profil qui avantage traditionnellement les rouleurs-grimpeurs. Kubis, bon rouleur, part favori, mais Uhlig a démontré une forme phénoménale. Les écarts sont si faibles qu’une simple erreur de gestion ou un coup de moins bien peut tout inverser.

Vidéo et revue d’étape : Les moments clés à ne pas manquer

Pour revivre l’intensité de cette journée, la vidéo résumé de l’étape est indispensable. On y voit notamment :

La neutralisation systématique des échappées. Le visage crispé de Tom Crabbe lâché dans le Col des Brousses. L’offensive française à 20 km du but, avec Labrosse et Costiou en fer de lance. La tentative solitaire et courageuse de Dylan Teuns à 2 km, immédiatement neutralisée par Unibet. Le sprint long et puissant de Henri Uhlig, parti de loin et intenable.

Regardez-vous plutôt une étape animée par des attaques qui échouent mais font le spectacle, ou préférez-vous un scénario plus tranché avec une échappée victorieuse ? Le débat est ouvert.

Une étape qui marquera les esprits et les classements

La 3e étape de l’Étoile de Bessèges 2026 restera comme un modèle du genre. Elle a offert du spectacle, de l’incertitude, un renversement de hiérarchie et une première victoire poignante. Elle a prouvé que la course moderne n’est plus une affaire de cases prédéfinies « étape vallonnée = victoire d’un puncheur », mais de gestion, d’opportunisme et de forme brute. Henri Uhlig entre dans la lumière, Lukas Kubis entre dans la dernière ligne droite du général, et les Français repartent avec la frustration mais aussi la preuve qu’ils ont les moyens de animer la course. Rendez-vous dimanche pour un contre-la-montre qui s’annonce aussi serré que passionnant. La Bessèges 2026 est plus que jamais ouverte.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 3 – Top 20

  1. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech les 162,3 km en 3:36:50 (44,9 km/h)
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  3. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  4. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  5. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  6. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  7. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  8. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  9. ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  10. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  11. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  12. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  13. VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
  14. DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise m.t.
  15. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  16. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  17. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  18. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  19. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  20. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets en 10:25:30
  2. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:07
  3. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix +0:10
  4. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  5. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché +0:12
  6. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché +0:14
  7. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  8. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  9. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  11. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  12. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  13. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta +0:17
  14. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  15. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  16. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:22
  17. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  18. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  19. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.
  20. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali m.t.

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Muscat Classic 2026 : Comment Jayco AlUla a écrit le scénario parfait pour Mauro Schmid

Dans la chambre d’un hôtel de Mascate, un plan se dessine. Objectif : piéger Adam Yates, la référence du peloton. Ce vendredi 6 février 2026, Mauro Schmid et Luke Plapp (Jayco AlUla) l’exécutent à la lettre. Récit d’une victoire conçue la veille au soir, symbole d’une équipe déjà au sommet de son art tactique pour l’ouverture du Tour d’Oman 2026.

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L’exécution parfaite d’un plan chambré : Le récit d’une mainmise tactique

Ce n’est pas sur les pentes brûlantes d’Al Jissah que la Muscat Classic 2026 s’est jouée. C’est dans une chambre du Radisson Collection de Mascate. La veille de la course, Mauro Schmid et Luke Plapp, colocataires de circonstance, ont scénarisé leur coup d’éclat. Face à Adam Yates (UAE Team Emirates XRG), l’homme à battre, le raisonnement était implacable : le provoquer dans l’ultime bosse, le prendre à deux, et le régler au sprint. « Et c’est exactement ce qu’il s’est produit » constatera, presque déçu par tant de facilité, un Luke Plapp hilare après la course. L’anecdote, loin d’être anodine, révèle l’état d’esprit d’une Jayco AlUla déjà en ordre de marche : une équipe qui ne subit plus, qui anticipe et qui maîtrise. Selon les données de TodayCycling, c’est la 10e victoire de carrière de Schmid, mais la première aussi précise, aussi chirurgicale.

De la théorie à la pratique : Le déroulé imparable des 176 Km

Le terrain devait se plier à la théorie. Et pour que le plan fonctionne, il fallait d’abord un peloton maîtrisé. L’échappée solitaire et courageuse de Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché) a joué ce rôle de fusible. Le Français, lancé dès le km 0, a tenu jusqu’à 23 km du but, absorbé par un peloton mené par des équipes comme Tudor Pro Cycling et XDS-Astana, soucieuses de préserver leurs chances.

Puis vint l’heure de la mise en scène finale. Dans l’avant-dernière ascension, Jayco AlUla place ses pions. Paul Double, le spécialiste des explosifs, héritier d’une victoire au Guangxi sur un profil similaire, allume la mèche. Son accélération infernale dans la montée d’Al Jissah (1,1 km à 10%) disloque un peloton déjà rôti par le soleil omanais. C’est l’appel du pied parfait. Adam Yates, le grand favori, ne peut résister. Il contre, croyant peut-être porter un coup décisif. Mais dans sa roue, comme prévu à l’hôtel, s’accrochent les deux ombres rouges et blanches de Schmid et Plapp. « Son rythme était incroyable, je me suis dit que ce n’était pas possible » avouera Schmid. Mais le piège est refermé. À trois contre le peloton, puis très vite à deux contre un, la bataille était perdue d’avance pour Yates.

Le sprint : L’aboutissement d’une stratégie à deux contre un

Une fois le trio formé avec 6 km à parcourir, la partie d’échecs commence. Luke Plapp tente une fois, en bas de la descente, forçant Yates à s’employer. Le but n’est pas de partir, mais d’user. Puis, dans le final, Plapp se sacrifie en menant le train, empêchant tout sursaut du Britannique et offrant à Schmid un lancement parfait. La suite était une formalité statistique : face à un puncheur-sprinteur de la trempe de Schmid, auteur d’un top 5 sur la Cadel Evans Great Ocean Road Race une semaine plus tôt, Yates n’avait aucune chance. Le Suisse l’emporte avec l’aisance de celui qui a tout contrôlé, offrant ainsi son premier succès au maillot de champion de Suisse. Une question se pose alors : cette démonstration de force collective signe-t-elle l’avènement de Jayco AlUla comme la nouvelle référence tactique du peloton mondial ?

Adam Yates, un vaincu plus fort que le vainqueur ? Les enseignements pour le Tour d’Oman

La deuxième place d’Adam Yates ne doit pas être sous-estimée. Au contraire. En étant l’élément déclencheur de la sélection et en imposant un rythme fou dans l’ascension, le leader d’UAE Team Emirates XRG a envoyé un message clair à ses rivaux pour le Tour d’Oman 2026, qui débute demain. « Ce sont de bons signes pour la semaine prochaine » a-t-il déclaré, serein. En isolant le duo Jayco AlUla, il a prouvé qu’il était l’homme le plus fort dans les bosses courtes et violentes. Un indice précieux pour les étapes cruciales, notamment l’arrivée mythique au sommet de Green Mountain (Jabal Akhdar). Sa défaite tient plus à l’intelligence collective adverse qu’à une faiblesse individuelle. Pour Mauro Schmid, la victoire est une libération : « Ça me retire de la pression« . Pour Yates, c’est une mise en jambe prometteuse. Le vrai combat commence maintenant.

La suite ? Le Tour d’Oman 2026 démarre dès samedi avec une étape pour sprinteurs. Mais tous les regards seront déjà tournés vers l’ultime étape et l’ascension de Green Mountain. Si Adam Yates s’est affirmé comme le favori numéro un, la confiance et la cohésion démontrées par Jayco AlUla en font un outsider collectif redoutable. La Muscat Classic n’était pas qu’une course d’ouverture ; c’était la première manche d’un duel stratégique qui promet de s’écrire sur toute la semaine omanaise. À votre avis, cette démonstration tactique de Jayco AlUla peut-elle changer la hiérarchie des favoris pour le général du Tour d’Oman ?

Classement complet de la Muscat Classic 2026

  1. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla les 176,2 km en 4:14:36 (41,5 km/h)
  2. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  3. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +0:04
  4. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:13
  5. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  6. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility +0:15
  7. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  9. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  10. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
  11. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.
  12. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  13. QUARTUCCI LORENZO, Burgos Burpellet BH m.t.
  14. ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
  15. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  16. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  17. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  18. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  19. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  20. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
  21. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  22. ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
  23. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  24. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  25. HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  26. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  27. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  28. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.
  29. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  30. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  31. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  32. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
  33. KUSS SEPP, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  34. KENCH JOSH, Groupama – FDJ United m.t.
  35. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  36. APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH m.t.
  37. BERWICK SEBASTIAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:38
  38. DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché m.t.
  39. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team +0:51
  40. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:55
  41. GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  42. KUDUS MERHAWI, Burgos Burpellet BH m.t.
  43. WARASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  44. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla m.t.
  45. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  46. TORRES PABLO, UAE Team Emirates – XRG +0:58
  47. FAURA JOSÉ LUIS, Burgos Burpellet BH +1:00
  48. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  49. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United +1:06
  50. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +1:25
  51. BOUCHARD GEOFFREY, TotalEnergies m.t.
  52. MAISONOBE SAM, Cofidis +1:42
  53. RUBIO EINER, Movistar Team +1:47
  54. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  55. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché +2:03
  56. FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
  57. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  58. BADILATTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  59. GELDERS GIL, Soudal Quick-Step +2:06
  60. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost m.t.
  61. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +2:37
  62. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
  63. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +3:33
  64. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +3:45
  65. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  66. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility +3:53
  67. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  68. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
  69. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
  70. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost m.t.
  71. SVARRE TOBIAS, Uno-X Mobility m.t.
  72. GRÉGOIRE BAPTISTE, Groupama – FDJ United m.t.
  73. QUINTANA NAIRO, Movistar Team m.t.
  74. JASIM AL-ALI ABDULLA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  75. LÓPEZ HAROLD MARTÍN, XDS Astana Team m.t.
  76. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +4:43
  77. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step +5:08
  78. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +5:20
  79. COQUARD BRYAN, Cofidis +6:29
  80. SAMITIER SERGIO, Cofidis m.t.
  81. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +7:53
  82. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +7:56
  83. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost m.t.
  84. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +9:19
  85. VANGHELUWE WARRE, Soudal Quick-Step +9:34
  86. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team +10:47
  87. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  88. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  89. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  90. DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step m.t.
  91. HOWSON DAMIEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  92. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
  93. KAMP ALEXANDER, Uno-X Mobility m.t.
  94. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  95. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +10:57
  96. TOUZÉ DAMIEN, Cofidis +11:37
  97. GOOSSENS SIMON, Alpecin-Premier Tech +13:34
  98. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  99. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  100. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  101. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  102. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech +14:15
  103. SENTJENS SENTE, Alpecin-Premier Tech m.t.
  104. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility +14:28

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Tour de Valence 2026. Orihuela – San Vicente del Raspeig : L’étape 3 où tous les scénarios sont permis (et tous les pièges tendus)

Entre plaine côtière et contreforts rugueux, la 3e étape du Tour de Valence 2026 (158 km) est un véritable casse-tête tactique. Un final avec l’Alto de Tibi, une descente longue et une rampe finale sournoise. Sprint massif, échappée calculée ou attaque de puncheur ? Notre analyse détermine pourquoi cette journée, apparemment transition, pourrait redistribuer les cartes du général.

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Un parcours schizophrène : la quiétude trompeuse avant la tempête

Le tracé entre Orihuela et San Vicente del Raspeig est un classique du cynisme des organisateurs. Les 90 premiers kilomètres en palier le long de la côte valencienne sont un appel à la routine : vent de côté probable, échappée matinale de rouleurs peu dangereux au général, et contrôle par les équipes des sprinteurs. Mais ne vous y trompez pas, en Espagne, le plat n’existe que pas.

Le duo infernal : Tibi et la montée oubliée de Tibi

Tout se joue dans les 50 derniers kilomètres. La difficulté reine est l’Alto de Tibi (7,5 km à 5%), un col régulier mais usant, dont les données de TodayCycling montrent qu’il a souvent servi de tremplin à des attaques décisives sur des courses d’une semaine. Le piège ? Sa localisation. Au sommet, il reste encore 30 km, dont une descente technique de près de 20 km. L’échappée solitaire y est vulnérable.

C’est là qu’intervient la seconde ascension, plus courte mais plus raide : 2,2 km à 6,2%. Située à peine la descente du Tibi terminée, elle est le terrain de jeu idéal pour les puncheurs ou les coureurs à visées générales qui auraient lâché du monde sur le premier col. C’est une copie conforme, en moins difficile, du piège tendu sur la Clásica de Almería. Une équipe forte peut y mettre le feu.

Arrivée sournoise : pourquoi la dernière montée n’en est pas une ?

Le dernier kilomètre à San Vicente del Raspeig présente une « légère montée », souvent annoncée comme anodine. Erreur. Avec une pente moyenne de 2 à 3% sur les 600 derniers mètres, elle est suffisante pour éliminer les sprinteurs les plus lourds qui ont déjà souffert dans les montées précédentes. C’est une arrivée pour un sprinteur costaud comme Matteo Trentin l’a prouvé par le passé, ou pour un puncheur rapide.

Les favoris : Trois mondes, une seule victoire

L’analyse des favoris révèle trois philosophies cyclistes en conflit.

Les grands noms du général (⭐⭐⭐)

Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Le grand favori de l’épreuve. Si il a une seconde d’avance au sommet du Tibi, il peut envisager de tout rafler en descendant comme un seul homme. Sa soif de victoires d’étapes en fait un danger absolu, même sur ce profil.

João Almeida (UAE Team Emirates XRG) : Celui qui a complètement « foiré » sont contre-la-montre de la veille, à l’aise dans les hautes montagnes, sa régularité pourrait payer si l’étape se durcit plus que prévu. Une plateforme idéale pour grappiller des secondes bonus.

Brandon McNulty (UAE Team Emirates XRG) : L’arme secrète, auteur d’un bon chrono jeudi(7e). Excellant dans les terrains vallonnés, il pourrait être lâché en embuscade dans la dernière difficulté. Son attaque sur une étape similaire du Tour d’Andalousie 2025 reste dans les mémoires.

Les opportunistes et puncheurs (⭐⭐)

Aleksandr Vlasov (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Tout comme son leader Evenepoel, le coureur Russe est en très grande forme. Une victoire lancerait définitivement sa saison.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : L’Italien est un des hommes forts de ce début de saison. A surveiller dans le dernier kilomètre.

Ivan Romeo (Movistar Team) : Le jeune espoir espagnol, champion en titre, sur ses terres, il brûlera d’envie de briller. Depuis ce début de saison, chaque jour il flirte avec la victoire. Il « tourne autour ». Une échappée tardive est dans ses cordes.

Les outsiders et sprinteurs courageux (⭐)

Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG) : 5e du chrono de la veille, si l’étape est moins dure que prévue, son punch en légère montée est un atout majeur.

Yves Lampaert (Soudal Quick-Step) : Pourrait avoir le rôle de coéquipier libre de toute action ou d’épouvantail dans une échappée.

Carl-Frederik Bévort (Uno-X Mobility) : Le jeune Danois, révélation de l’hiver, a montré des qualités sur les faux-plats. Un test intéressant pour lui, où il signerait un premier succès professionnel.

Stratégies & scénarios : L’équation impossible des DS

C’est là que l’expertise devient cruciale. Trois scénarios se dessinent :

Le scénario « sprint réduit » (Probabilité : 40%) : Les équipes des puncheurs rapides (comme l’équipe d’Evenepoel) contrôlent le Tibi à un rythme élevé mais non explosif, éliminant les purs sprinteurs, pour lancer leur leader sur la rampe finale.

Le scénario « attaque dans le Tibi » (Probabilité : 35%) : Un favoris du général (un Evenepoel justement) attaque dans la montée, espérant faire la jonction avec un équipier en tête et jouer la descente pour aller seul au but. Le risque est grand, mais la récompense aussi.

Le scénario « échappée calculée » (Probabilité : 25%) : Une échappée forte de 4-5 rouleurs, comprenant un homme dangereux au classement mais à 2-3 minutes, part tôt. Les équipes de sprinteurs, fatiguées du vent, pourraient lâcher du lest, créant la surprise.

Et vous, quel scénario voyez-vous se réaliser ? Une victoire d’opportuniste ou un coup de maître d’un favori ? Le débat est ouvert.

Où et quand regarder l’étape 3 en direct ?

Ne manquez pas ce rendez-vous tactique. Voici les diffusions pour ce vendredi 6 février 2026 :

Eurosport 2 & Discovery+/Max : Direct commenté dès 16h05 (heure française). La référence pour l’analyse technique.

RTL Club : Direct dès 15h00. Pour les commentaires en français.

Le départ fictif sera donné à Orihuela vers 13h15, avec le départ réel peu après. L’arrivée est prévue entre 17h15 et 17h45, selon la moyenne.

Un diamant brut à polir

L’étape 3 du Tour de Valence 2026 n’offrira peut-être pas le line-up ultra-montagneux des jours suivants, mais elle incarne l’essence même du cyclisme à l’espagnole : un parcours qui semble parler à tout le monde mais n’appartient, in fine, qu’aux plus intelligents et aux plus forts. Entre les ambitions du général et la soif de victoire des équipes délaissées, San Vicente del Raspeig pourrait être le théâtre d’une leçon de tactique pure. Restez connectés, car le vent, acteur imprévisible, pourrait encore venir bouleverser tous les pronostics. Une chose est sûre : à l’arrivée, nous aurons appris beaucoup sur les hommes et les hiérarchies en présence pour la suite de cette édition 2026. Reste à savoir si Biniam Girmay, le leader du classement général au départ de l’étape du jour, sera toujours en jaune (vous avez compris) ce soir ?

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Bessèges 2026 – Étape 3 : Le verdict des Cévennes va désigner un patron

Ce vendredi 6 février, l’Étoile de Bessèges entre dans son cœur battant. La 3e étape, un circuit de 163 km autour de Bessèges, n’est pas une simple formalité. Avec l’enchaînement répété du Col de Trélis (1ère cat.) et du Col des Brousses, c’est un parcours taillé pour un puncheur complet. Entre attaques lointaines et réglage au kilomètre, nous décryptons l’étape qui peut préfigurer le classement général et livrons notre grille de favoris. Prêt pour le choc dans les garrigues ?

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Un parcours cévenol qui ne pardonne pas : pourquoi cette étape est décisive ?

Contrairement à certaines éditions, la course au général se joue ici, sur les pentes cabossées de l’arrière-pays gardois, et en attendant le contre la montre final. Avec 163 km et près de 2500 m de dénivelé, cette étape n’est pas une classique ardue, mais son profil en double boucle en fait un piège redoutable. Selon l’historique de la course, les étapes à circuit autour de Bessèges ont souvent servi de tremplin aux baroudeurs et aux tacticiens. Rappelez-vous les exploits d’un Benoît Cosnefroy ou les démonstrations de force d’un Tim Wellens par le passé. Le parcours de 2026 s’inscrit dans cette lignée exigeante.

Le détail du terrain de jeu : chronologie d’une épreuve de vérité

La course démarre de Bessèges pour une grande boucle exploratoire au nord. D’entrée, le terrain est vallonné, propice à la formation d’une échappée matinale qui devra composer avec un peloton vigilant. La première difficulté répertoriée, la Côte de Méjannes-le-Clap (7 km à 3%), est longue mais régulière. Elle sert davantage à mettre de l’huile dans les rouages qu’à créer une sélection franche.

La clé de l’étape réside dans le circuit final, à parcourir deux fois. Après un premier passage sur la ligne, les coureurs s’engagent dans la boucle décisive :

Le Col de Trélis (3,6 km à 5,6% – 1ère catégorie) : C’est la nouveauté et la difficulté reine. Une ascension plus technique qu’il n’y paraît, avec des pourcentages variables. C’est ici que les favoris devront être placés et vigilants. Une attaque d’un spécialiste pourrait déjà fuser.

Le Col des Brousses (2,2 km à 5,6% – 2ème catégorie) : Situé à peine 5 km après le sommet du Trélis, c’est le coup de grâce. Plus court mais tout aussi raide, il arrive à un moment de fatigue cumulative. Son sommet n’est qu’à 13 km de l’arrivée à Bessèges. Une distance parfaite pour une descente technique suivie d’un final roulant où un petit groupe peut coopérer.

La question qui tue : Un pur rouleur du type de Mads Pedersen (qui a brillé ici en 2023 et qui a abandonné cette édition 2026 sur chute) peut-il tenir sur ce double uppercut, ou faut-il absolument être un puncheur-né pour viser la victoire ?

La grille des favoris : qui a les armes pour triompher à Bessèges ?

L’analyse des listes de départs et des débuts de saison nous permet d’établir une hiérarchie. Attention, la hiérarchie sur papier peut voler en éclats face aux réalités du terrain cévenol.

⭐⭐⭐ Les tête d’affiche

Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) : Capable de briller sur les terrains accidentés, sa connaissance parfaite des routes françaises est un atout.

Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets) : Le champion de Slovaquie, protégé d’une grande structure, a montré des qualités de puncheur prometteuses. Ce parcours est une opportunité en or pour confirmer.

⭐⭐ Les Outsiders de choc

Alexandre Delettre (TotalEnergies) : Le Français, souvent à son affaire sur ce type de profil, est l’un des grands favoris. Sa pointe de vitesse en côte et en petit groupe en fait un homme doublement dangereux.

Dylan Teuns (Cofidis) : L’expérimenté Belge reste une valeur sûre sur les profils vallonnés. S’il a repris la compétition en bonne forme, son explosivité et son expérience tactique en font un sérieux prétendant.

Les jokers & révélations potentielles

Cette catégorie regroupe les jeunes espoirs et les baroudeurs en forme. Surveillez particulièrement Maxime Decomble (Groupama-FDJ United), 4e de la première étape – souvent présent dans les bonnes échappées, et le Danois Rasmus Søjberg Pedersen (Decathlon CMA CGM), qui cherche à éclore et 4e hier à Domessargues. Le local Sandy Dujardin (TotalEnergies), toujours placé depuis son début de saison, pourrait aussi surprendre pour une belle opération maison.

Stratégie & scénarios : Comment peut se gagner cette étape ?

L’histoire récente de l’Étoile de Bessèges nous enseigne plusieurs scénarios possibles, analysés à la lumière des données et statistiques :

L’échappée tenace : Possible si elle contient des rouleurs solides et un ou deux hommes classés au général. Le peloton, sous l’impulsion d’équipes sans leader évident, pourrait laisser filer.

La sélection dans le circuit final : Scénario le plus probable. Une équipe forte (comme Decathlon ou Unibet) va durcir la course dans la montée du Col de Trélis lors du dernier tour pour éliminer les sprinteurs et une partie des équipiers. Une attaque peut partir dans le Col des Brousses.

Le réglage au sommet : Si un groupe d’une dizaine de forts puncheurs arrive ensemble au sommet des Brousses, la descente et les 10 derniers kilomètres deviendront un jeu tactique d’attaques et de contre-attaques.

Et vous, quel scénario privilégiez-vous ? Une échappée victorieuse ou un règlement de comptes entre les favoris dans le dernier tour ?

Diffusion TV et horaires : ne manquez pas le direct

La 3e étape de l’Étoile de Bessèges 2026 sera intégralement retransmise en direct.

Chaîne : L’Équipe TV (et les plateformes de streaming associées).

Date : Vendredi 6 février 2026.

Horaires : Le direct débutera à 14h00. L’arrivée est prévue aux alentours de 17h00-17h15.

Conseil de l’expert : Pour ne rien rater de la bataille tactique, branchez-vous dès 15h30, au moment où le peloton abordera le premier passage sur la ligne et le début du circuit décisif. C’est à ce moment-là que la course se noue véritablement.

L’Étoile de Bessèges 2026 trouve son premier vrai juge de paix ce vendredi. Entre les pentes du Trélis et des Brousses, ce n’est pas seulement une victoire d’étape qui se joue, mais très probablement les fondations du classement général. Les puncheurs devront être fins tacticiens et explosifs, sous peine de voir la course leur filer entre les doigts dans les descentes cévenoles. Un scénario parfait pour lancer véritablement la saison des classiques françaises. Rendez-vous à 14h00 sur L’Équipe pour assister à la bataille.

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Muscat Classic 2026 : Pourquoi le final d’Al Jissah va écrire une nouvelle légende

La douceur apparente des paysages omanais cache un piège de granit. Vendredi 6 février, la Muscat Classic lance les hostilités au Moyen-Orient avec un parcours conçu pour la trahison. Entre rouleurs nerveux et puncheurs affamés de points UCI, cette classique 1.Pro n’est plus un simple échauffement. Sous un soleil de plomb, sur les pentes brutales d’Al Jissah, une question brûle : qui aura le cran de réécrire le scénario ? Notre analyse tactique dévoile les clés d’une épreuve de plus en plus convoitée.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Muscat Classic 2026 : Un parcours piégé qui ne pardonne rien

Contrairement aux idées reçues, la Muscat Classic n’est pas une formalité. Avec ses 175,5 km et 2 100 m de dénivelé concentrés sur sa seconde moitié, c’est un authentique supplice pour les jambus. La première partie, roulante depuis Al Mouj Muscat, est un leurre. Le vrai combat commence au kilomètre 92 avec l’ascension rédemptrice de Jabal Road (3,5 km à 9,2%). Les équipes de puncheurs vont « monter plein pétrole » pour éliminer les sprinteurs les moins à l’aise dans les ascensions.

Mais le génie diabolique du parcours réside dans sa boucle finale. Un circuit de 60 km à répéter deux fois, ponctué par un duo infernal :

Al Hamriyah : 0,9 km à 10,1%, une gifle qui déséquilibre.

Al Jissah : 1,1 km à 10%, le coup de grâce.

La dernière montée d’Al Jissah, située à seulement 5 km de l’arrivée à Al Bustan, est l’épicentre de toutes les stratégies. Un terrain de jeu parfait pour les attaquants, mais aussi un piège. Comme le montrent les données et statistiques de TodayCycling, sur les trois premières éditions, deux se sont jouées au sprint dans un groupe réduit (2023, 2025) et une par une attaque solitaire (2024). La faute à une descente technique et une arrivée légèrement en faux-plat descendant qui favorise les regroupements. Un puncheur doit donc être fulgurant pour s’imposer seul. À votre avis, quel type de coureur est le plus armé ce vendredi : l’attaquant pur ou le sprinteur puncheur qui mise sur le regroupement ?

Profil du parcours de la Muscat Classic 2026. Image : @ASO

Les engagés 2026 : Un plateau surprenant de profondeur et de qualité

Promue en catégorie 1.Pro, la Muscat Classic 2026 attire un plateau plus relevé que jamais, mélange subtil de leaders en reprise, de puncheurs en quête de réussite et de jeunes loups avides de confirmation. Loin d’être un simple galop d’essai pour le Tour d’Oman, elle est devenue un objectif à part entière pour décrocher des points UCI précieux.

Les têtes d’affiche et leurs stratégies :

Les puncheurs suprêmes : Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) fait sa rentrée ici. Son coup de pédale souple et sa vision de course en font un candidat idéal pour une attaque dans le dernier kilomètre d’Al Jissah. Face à lui, un Diego Ulissi (XDS Astana) toujours aussi habile dans ce profil de course, et un Mauro Schmid (Jayco AlUla) dont la pointe de vitesse en côte est redoutable. Ne sous-estimez pas Christian Scaroni (XDS Astana), un spécialiste des pourcentages élevés.

Les leaders à la vitesse de pointe : Bryan Coquard (Cofidis) arrive avec la confiance d’un récent vainqueur du Grand Prix La Marseillaise. S’il survit aux sélections, il est l’homme à battre dans un sprint à 10-15 coureurs. Le tenant du titre Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling Team) a prouvé qu’il savait franchir les bosses au bon moment pour sprinter.

Les électrons libres : La présence de Sepp Kuss (Team Visma | Lease a Bike) est intrigante. Le grimpeur pur manque d’explosivité sur ces courtes côtes, mais si la course est très dure, sa puissance pure pourrait créer la surprise en attaquant plus tôt. Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) est dans le même cas, une arme nucléaire pour un scénario offensif. Et que penser du retour de Fernando Gaviria (Caja Rural – Seguros RGA), qui sort du AlUla Tour, et dont la forme est incertaine ?

Les équipes à suivre :

Cofidis aligne une équipe compétitive menée par Coquard.

XDS Astana vient en force avec Scaroni et un Alberto Bettiol toujours dangereux. Soudal Quick-Step arrive avec son jeune espoir William Junior Lecerf.

Tudor Pro Cycling Team défendra son titre avec Pluimers.

Notre analyse des favoris et pronostic tactique

Dans le four omanais, la gestion de l’effort et le placement seront aussi importants que la forme physique. Voici notre classement des favoris, basé sur le parcours et la dynamique d’équipe.

⭐⭐⭐ Les grands favoris :

Mauro Schmid (Jayco AlUla) : L’homme de la situation. Explosif, bon descendeur et doté d’un finisseur de haut niveau. Capable de gagner à l’attaque comme au sprint réduit.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : Sa rentrée est très attendue. S’il a la pointe de forme, son intelligence de course pourrait faire la différence sur un final aussi tactique.

Christian Scaroni (XDS Astana) :Un pur puncheur qui adore ces pourcentages. Le parcours lui correspond parfaitement.

⭐⭐ Les outsiders de premier plan :

Bryan Coquard (Cofidis) : Si le rythme est contrôlé et que les attaques sont neutralisées, il est le roi du sprint en côte.

Diego Ulissi (XDS Astana) : L’expérience et la ruse. Toujours présent sur ce type de profil.

Les Hommes à l’attaque (cartes surprises) :

Sepp Kuss (Team Visma | Lease a Bike) : Un pari risqué. Pour gagner, il doit imposer un rythme infernal dès Jabal Road pour éliminer les sprinteurs.

Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) : Même profil que Kuss. Peut-être utilisé comme un fusible pour lancer Ulissi.

Luke Plapp (Team Jayco AlUla) : En super forme, pourrait surprendre en contre-attaque.

Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling Team) : Le tenant du titre sait y faire. Ne jamais le sous-estimer.

Notre Pronostic : La course sera nerveuse et les équipes des puncheurs (Jayco, Astana, Soudal) vont vouloir la durcir pour éviter un sprint. Nous tablons sur une attaque décisive dans l’ultime montée d’Al Jissah qui ne sera pas reprise. Vainqueur pressenti : Mauro Schmid. Son explosivité et son sens tactique devraient faire la différence. Scénario alternatif : un sprint à 8-10 coureurs remporté par Christian Scaroni.

Où et quand regarder la Muscat Classic 2026 ? Diffusion TV et streaming

Ne manquez pas le coup d’envoi de cette saison moyen-orientale. Voici comment suivre la course en direct :

Date et Horaire : Vendredi 6 février 2026. Départ prévu en matinée (heure locale). La diffusion live débutera vers 10h30 CET (Heure d’Europe Centrale) pour couvrir le final crucial.

Chaînes de Télévision : Eurosport Max (Europe) : La retransmission commentée par les experts de la chaîne. Oman Sport TV : La diffusion officielle locale.

Streaming & Replay : Discovery+ / Eurosport Player : Pour les abonnés via la plateforme. YouTube : La chaîne officielle Oman Sport TV propose traditionnellement un stream gratuit et de qualité sur sa chaîne YouTube. Une aubaine pour les fans sans abonnement. GCN+ : Selon les droits acquis, pourrait également diffuser la course.

Conseil de l’expert : Programmez votre réveil pour le dernier tour de circuit (à partir de 11h30 CET environ). C’est à ce moment-là que la course prendra véritablement feu sur les pentes d’Al Hamriyah et d’Al Jissah.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Muscat Classic 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
1, PLUIMERS, Rick
2, BARTA, Will
3, DONZÉ, Robin
4, ERIKSSON, Jacob
5, JASCH, Lennart
6, WARBASSE, Larry
7, WEISS, Fabian

XDS Astana Team (WT) ✅
11, ULISSI, Diego
12, BETTIOL, Alberto
13, FORTUNATO, Lorenzo
14, LÓPEZ, Harold Martín
15, MULUBRHAN, Henok
16, RODRÍGUEZ, Cristián
17, SCARONI, Christian

Groupama – FDJ United (WT) ✅
21, GRUEL, Thibaud
22, GRÉGOIRE, Baptiste
23, KENCH, Josh
24, MOLARD, Rudy
25, PACHER, Quentin
26, ROCHAS, Rémy
27, ROLLAND, Brieuc

Soudal Quick-Step (WT) ✅
31, PARET-PEINTRE, Valentin
32, DESAL, Ceriel
33, GELDERS, Gil
34, LECERF, Junior
35, VANGHELUWE, Warre
36, VANSEVENANT, Mauri
37, VAN TRICHT, Stan

Movistar Team (WT) ✅
41, QUINTANA, Nairo
42, ADRIÀ, Roger
43, GARCÍA CORTINA, Iván
44, PESCADOR, Diego
45, PROIETTI GAGLIARDONI, Mattia
46, RUBIO, Einer
47, TESFATSION, Natnael

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
51, YATES, Adam
52, FREIRE, Marcos
53, HERREGODTS, Rune
54, JASIM AL-ALI, Abdulla
55, MOLANO, Juan Sebastián
56, OLIVEIRA, Rui
57, TORRES, Pablo

Uno-X Mobility (WT) ✅
61, TILLER, Rasmus
62, BLIKRA, Erlend
63, DVERSNES LAVIK, Fredrik
64, HVIDEBERG, Jonas Hem
65, KAMP, Alexander
66, SVARRE, Tobias
67, TJØTTA, Martin

Team Jayco AlUla (WT) ✅
71, PLAPP, Luke
72, CAPIOT, Amaury
73, DOUBLE, Paul
74, FOLDAGER, Anders
75, KRIJNSEN, Jelte
76, PICKERING, Finlay
77, SCHMID, Mauro

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
81, THIJSSEN, Gerben
82, DE VYLDER, Lindsay
83, GOOSSENS, Simon
84, MARSMAN, Tim
85, PLOWRIGHT, Jensen
86, PRICE-PEJTERSEN, Johan
87, SENTJENS, Sente

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
91, HOWSON, Damien
92, BADILATTI, Matteo
93, CAMPRUBÍ, Marcel
94, GONZÁLEZ, David
95, HARPER, Chris
96, HOUCOU, Emmanuel
97, VANHOUCKE, Harm

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
101, KUSS, Sepp
102, GOSZCZURNY, Patryk
103, GRAAT, Tijmen
104, LEMMEN, Bart
105, TAILLIEU, Aldo

EF Education – EasyPost (WT) ✅
111, ALBANESE, Vincenzo
112, BAUDIN, Alex
113, CEPEDA, Jefferson Alexander
114, HONORÉ, Mikkel Frølich
115, MIHKELS, Madis
116, NERURKAR, Lukas
117, SHAW, James

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
121, HERRADA, Jesús
122, ÁLVAREZ, Rodrigo
123, APARICIO, Mario
124, CHUMIL, Sergio Geovani
125, FAURA, José Luis
126, KUDUS, Merhawi
127, QUARTUCCI, Lorenzo

Cofidis (PRT) ✅
131, COQUARD, Bryan
132, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
133, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
134, MAISONOBE, Sam
135, ROULAND, Louis
136, SAMITIER, Sergio
137, TOUZÉ, Damien

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
141, CASTELLON, Jan
142, BERWICK, Sebastian
143, CORRES, Gorka
144, DÍAZ, Alex
145, GAVIRIA, Fernando
146, OLDANI, Stefano
147, PRADES, Eduard

Lotto Intermarché (WT) ✅
151, DE SCHUYTENEER, Steffen
152, BRAET, Vito
153, DRIESEN, Niels
154, GUALDI, Simone
155, ØRN-KRISTOFF, Felix
156, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
157, VEISTROFFER, Baptiste

TotalEnergies (PRT) ✅
161, JEANNIÈRE, Emilien
162, BONNET, Thomas
163, BOUCHARD, Geoffrey
164, DAUPHIN, Florian
165, DOUBEY, Fabien
166, LÉVÊQUE, Theo
167, THIERRY, Pierre

Equipe d’Oman (NAT) ✅
171, AL-WAHIBI, Mohammed
172, AL HABSI, Hazaa
173, AL HABSI, Asad
174, ALRAHBI, Said
175, AL RIYAMI, Mazin
176, ALYAQOOBI, Abdulrahman

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Tour de Valence 2026, étape 2. Remco Evenepoel contre vents et (mauvais) décrets : Le champion qui a gagné pour rien… et pour tout

Le chrono de la 2e étape du Tour de Valence 2026 est entré dans l’histoire pour la mauvaise raison. Un vent tempétueux a forcé les organisateurs à geler le classement général. Mais Remco Evenepoel, lui, n’a rien gelé du tout. Sur son vélo de route, le triple champion du monde a signé une démonstration de force pure, rappelant à tous qui est le patron. Victoire sans gain au général : simple anecdote ou premier acte d’une domination psychologique ?

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Une victoire fantôme : analyse d’un chrono hors du temps

Le contre-la-montre plat de 17 km entre Carlet et Alginet avait tout d’un rendez-vous classique. Sur le papier. Mais ce jeudi 5 février 2026, Éole s’est invité dans la course, transformant l’exercice de vérité en une épreuve de survie. Les rafales à plus de 70 km/h, documentées par les services météo espagnols, ont chamboulé les plans. La décision des commissaires fut radicale : neutralisation des temps pour le général et interdiction des vélos et casques spécifiques contre-la-montre. Une mesure de sécurité rare, qui rappelle le célèbre chrono annulé du Paris-Nice 2022.

Dans ce chaos, un homme a maintenu l’ordre. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) a bouclé les 17 km en 20’12, à une moyenne vertigineuse de 50.5 km/h sur une machine non optimisée pour la pure performance aérodynamique. Selon les données de TodayCycling, son temps équivaut, en conditions normales, à une avance probable de plus de 30 secondes sur la plupart des favoris. Sa démonstration a commencé dès le premier intermédiaire, où il cocha déjà 8 secondes d’avance sur le futur troisième, Mathias Vacek (Lidl-Trek). Un démarrage canon qui scelle souvent le sort d’un chrono.

Question ouverte pour les internautes : Cette neutralisation est-elle une sage précaution ou prive-t-elle le spectacle de ses enjeux légitimes ? Partagez votre avis en commentaire.

La maîtrise technique d’Evenepoel : pourquoi son effort reste un signal fort

Sans le gain de temps au général, pourquoi se donner à ce point ? La réponse d’Evenepoel est celle d’un compétiteur-né. « Il y avait une victoire d’étape à prendre, un maillot à gagner. Et puis, c’était un test parfait » a-t-il expliqué à l’arrivée. Cette logique dépasse le simple résultat. En écrasant le chrono malgré les conditions, le Belge envoie un message psychologique cinglant à toute la concurrence présente en Espagne, et au-delà. Il rappelle que sa condition, déjà étincelante après son triplé au Challenge de Majorque, ne faiblit pas.

Son aisance est d’autant plus frappante qu’il a dû composer avec un vélo de route, moins raide et moins aérodynamique. Pourtant, sa position sur la machine, son pédalage rond et sa gestion de l’effort dans les sections venteuses (où il a su se protéger tout en maintenant une puissance élevée) furent une leçon. Ce n’est pas un hasard si son coéquipier Aleksandr Vlasov, lui-même excellent rouleur et ancien vainqueur de cette épreuve (2022), a concédé 8 secondes. Vlasov, au fait de sa forme, sert ici de « mètre-étalon » pour mesurer l’ampleur de la performance d’Evenepoel.

Les gagnants et les perdants (même dans un général figé)

Si le classement général officiel n’a pas bougé, une lecture attentive des temps révèle des dynamiques préoccupantes pour certains, rassurantes pour d’autres.

Le grand gagnant (hors Evenepoel) : Biniam Girmay (NSN Cycling). Le porteur du maillot jaune, 86e à plus de 3’42 », a littéralement survolé l’étape. Sans cette neutralisation, son maillot lui aurait filé entre les doigts. Le verdict du chrono, sa hantise, est reporté à une autre fois.

Le perdant masqué : UAE Team Emirates-XRG. La formation de Tadej Pogačar (absent ici) alignait pourtant de solides rouleurs comme Brandon McNulty (7e à 35″) et Felix Großschartner (8e à 49″). Des écarts déjà significatifs sur 17 km, qui, pris en compte, les auraient mis à plus d’une minute d’un Evenepoel au sommet d’un général virtuel. Un avertissement.

La confirmation : Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe). Sa deuxième place confirme son statut de lieutenant de luxe et d’homme en forme. Il sera un atout précieux dans les étapes vallonnées à venir.

La révélation du jour : Mathias Vacek (Lidl-Trek). Le jeune Tchèque (22 ans) signe un podium prestigieux (3e), à seulement 16 secondes. Un signal fort pour son équipe et pour son avenir dans l’exercice.

Conséquences tactiques : la course relancée… ou anéantie ?

Cette neutralisation crée une situation tactique inédite. D’un côté, elle préserve le suspense pour les étapes montagneuses à venir, comme l’ascension finale vers l’Alto del Pino. D’un autre, elle prive Remco Evenepoel d’une avance qu’il aurait très probablement construite, le forçant à attaquer plus loin ou plus fort dans les cols pour espérer déloger Girmay, qui dispose d’une équipe NSN très solide pour le protéger.

Question ouverte pour les lecteurs : Cette décision rend-elle la course plus attrayante en préservant le suspense, ou au contraire, fausse-t-elle la logique sportive au profit du spectacle ?

Le verdict de l’expert : Evenepoel, l’état d’urgence permanent

Au-delà de la polémique sur la neutralisation, un fait demeure, implacable : en cinq jours de course en 2026, Remco Evenepoel compte quatre victoires. Son adaptation à sa nouvelle équipe Red Bull-BORA-hansgrohe semble parfaite, tant sur le plan technique que mental. Gagner un chrono qui « ne compte pas » avec la rage et la précision qu’il a montrées est le signe d’un champion qui ne court pas seulement pour le classement, mais pour s’imposer à chaque fois qu’il en a l’occasion.

Cette 70e victoire professionnelle, et sa 24e dans un exercice chronométré (selon nos données et statistiques), s’inscrit dans la construction d’un début de saison parfait. Elle le place en position de force, psychologiquement intouchable, avant les objectifs majeurs à venir. Le Tour de Valence 2026 aura peut-être un vainqueur incertain, mais il a déjà son patron.

La 2e étape du Tour de Valence 2026 restera comme une parenthèse étrange, un chrono sans conséquence mais plein d’enseignements. Elle a prouvé que les caprices de la météo peuvent encore dicter leur loi au peloton professionnel. Surtout, elle a confirmé que Remco Evenepoel, quelles que soient les conditions et les règles du jeu, reste une force de la nature. Son duel avec le chronomètre est terminé. Son duel avec le parcours et ses rivaux pour le général, lui, vient juste de commencer. Et après une telle démonstration, qui peut sincèrement croire qu’il n’est pas l’homme à battre ?

Classement Tour de Valence 2026, étape 2 – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 17 km en 20:12 (50,5 km/h)
  2. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:08
  3. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +0:16
  4. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +0:21
  5. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:30
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:34
  7. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:35
  8. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:49
  9. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek +0:51
  10. ROMEO IVÁN, Movistar Team +0:52
  11. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  12. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:56
  13. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +0:57
  14. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  15. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility +1:06
  16. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +1:24
  17. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +1:30
  18. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers m.t.
  19. HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
  20. WELCH PATRICK, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +1:31

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team en 3:25:31
  2. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:04
  3. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +0:06
  4. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  5. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta m.t.
  6. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +0:07
  7. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:09
  8. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility +0:10
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  11. NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  12. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  16. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  17. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  19. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  20. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.

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Étoile de Bessèges 2026, 2e étape. Mathieu Kockelmann : comment un poisson-pilote a volé la vedette aux géants du sprint

Sous des trombes d’eau dans le Gard, la 2e étape de l’Étoile de Bessèges 2026 a connu un dénouement digne d’un thriller. Alors que le dernier échappé, Arnaud Tendon, était englouti à 50 mètres du but, un duel titanesque se profilait entre Dylan Groenewegen et Matteo Moschetti. Personne n’avait envisagé l’intrusion de Mathieu Kockelmann, le jeune Luxembourgeois de Lotto-Intermarché, censé être un simple lanceur. Récit d’une victoire volée, analyse d’une stratégie qui a déjoué tous les pronostics et décryptage de ce succès qui change la donne pour la nouvelle structure fusionnée.

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Un scénario à suspense : l’échappée tendue jusqu’à l’ultime mètre

L’Étoile de Bessèges 2026 n’a décidément pas froid aux yeux. Après la surprise Tom Crabbe la veille, la 2e étape entre Saint-Gilles et Domessargues a offert un spectacle brut, trempé par une pluie incessante. Dès le kilomètre zéro, un quatuor courageux se forme : Samuel Leroux (TotalEnergies), Maël Guégan (CIC Pro Cycling Academy), Axel Bouquet (St Michel – Preference Home – Auber93) et le Suisse Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix). Leur avance, soigneusement contrôlée par un peloton méfiant, ne dépassera jamais les 3 minutes 30, selon les données. La météo, véritable actrice de la course, transforme la poursuite en épreuve de patience et de gestion. Le duel s’engage entre les équipes des favoris, Unibet Rose Rockets pour Groenewegen et Pinarello-Q36.5 pour Moschetti, et la résistance opiniâtre de l’avant.

Tendon, le héros tragique d’un film à la française

Le suspense atteint son paroxysme dans les derniers kilomètres. Alors que le peloton semble procrastiner, Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix) lance une ultime et désespérée sortie en solitaire à 3 km du but. L’image est puissante : un coureur continental, dos rond sous l’averse, défiant les mastodontes du World Tour. Son avance fond, mais ne craque pas : 25 secondes à 4 km, encore 20 secondes à flamme rouge. Une chute dans le peloton désorganise légèrement la meute, ajoutant au chaos. Le public, massé sous les parapluies, retient son souffle. Tendon est finalement happé par le train des sprinteurs lancés à 65 km/h… à 50 mètres seulement du trait de craie. Une cruauté statistique : c’est l’échappé repris le plus près de l’arrivée sur l’Étoile depuis l’édition 2021.

Kockelmann contre Groenewegen : le duel que personne n’avait vu venir

Dans le brouillard des gerbes d’eau, le scénario semblait écrit pour un duel entre l’expérience néerlandaise et la foudre italienne. Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets), vainqueur de la Classica Valenciana et titulaire de 6 étapes du Tour de France, était le favori logique. À ses côtés, Matteo Moschetti (Pinarello-Q36.5), finisseur redoutable. Mais dans les roues de ce dernier, un jeune homme de 22 ans jouait un rôle précis : Mathieu Kockelmann (Lotto-Intermarché) devait être le dernier lanceur pour son leader Matys Grisel. « Mon ordre était clair : tout donner pour Matys et me mettre sur la gauche pour qu’il me double par la droite » confiera-t-il. Mais dans le chaos final, Grisel disparaît du champ de vision.

L’instinct du néo-pro et le geste parfait qui fait la différence

Kockelmann, lancé à bloc et voyant un espace à gauche, s’engage dans son effort. « Je n’ai jamais regardé derrière » avouera-t-il. Sans le savoir, il sprinte pour la victoire. À sa droite, Groenewegen, lancé plus tard, remonte comme un météore. Leurs vélos se jettent sur la ligne détrempée. Pendant de longues minutes, l’incertitude règne. Le verdict de la photo-finish est requis. Finalement, la décision tombe : Kockelmann devance Groenewegen de quelques centimètres. Moschetti complète le podium. Ce succès est lourd de symboles : c’est le premier pour la formation fusionnée Lotto-Intermarché, et le deuxième seulement de la carrière du Luxembourgeois, après une étape du Tour du Luxembourg 2025. Une victoire volée ? Non. Une victoire d’instinct et de technique parfaite.

Analyse tactique : pourquoi Lotto-Intermarché a (involontairement) tout réussi

Derrière cette victoire surprise se cache une réalité tactique fascinante. En positionnant Kockelmann comme un « faux » poisson-pilote, l’équipe dirigée ici par l’ancien routier-sprinteur Adrien Petit a involontairement créé l’effet de surprise parfait. Les équipes rivales, focalisées sur Grisel, Groenewegen et Moschetti, ont sous-estimé le Luxembourgeois. Son lancement précoce, censé être un lead-out, s’est transformé en un sprint long et puissant parfaitement adapté à la légère montée finale. Une question pour les puristes : Dans le sprint moderne, la multiplication des leaders potentiels au sein d’une même équipe est-elle devenue l’arme ultime pour semer le doute ?

Conséquences sur le général et perspectives pour la suite

Au classement général, Tom Crabbe (Team Flanders-Baloise), 15ème de l’étape, conserve le maillot de leader. Grâce aux bonifications, Kockelmann grimpe à la 4ème place, à 10 secondes. La bataille pour le général reste ouverte à une poignée de coureurs, dont Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets) et Clément Izquierdo (Cofidis). Maël Guégan endosse le maillot de meilleur grimpeur. La course bascule désormais vers des terrains plus accidentés. L’étape reine autour de Bessèges et le contre-la-montre en côte final promettent un tout autre registre. Kockelmann peut-il, sur un coup de folie, viser plus que cette victoire d’étape et jouer la surprise au général ?

Le verdict de l’expert : Kockelmann, une signature qui annonce une nouvelle génération

Cette victoire n’est pas un accident. Elle signe l’émergence d’un profil complet, capable de se mêler aux tout meilleurs sprinteurs du monde dans des conditions extrêmes. À 22 ans, Kockelmann démontre un sang-froid et une lecture de course remarquables. Son profil rappelle celui d’un Mads Pedersen dans ses jeunes années : puissant, endurant et intelligent. Pour Lotto-Intermarché, ce succès est un catalyseur immense pour une structure en quête d’identité. Il valide la stratégie de miser sur un mix de jeunes talents et d’expérience. Cette victoire marque-t-elle le début d’un transfert de pouvoir vers une nouvelle génération de sprinteurs moins spécialisés mais plus astucieux ?

La pluie du Gard aura lessivé les certitudes. Alors que Dylan Groenewegen repart avec une deuxième place amère, Mathieu Kockelmann, lui, entre dans la lumière. Non pas comme un simple opportuniste, mais comme un tacticien né, dont le premier acte sur la scène du World Tour 2026 est un coup de maître. L’Étoile de Bessèges, décidément, n’a pas fini de nous surprendre.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 2 – Top 20

  1. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché les 162,8 km en 3:32:48 (45,9 km/h)
  2. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  3. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  4. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  5. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  6. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
  7. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  8. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
  9. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  10. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United m.t.
  11. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  12. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  13. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix m.t.
  14. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  15. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
  16. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  17. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  18. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  19. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  20. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise en 6:48:42
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:04
  3. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:08
  4. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché +0:10
  5. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché +0:12
  6. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  7. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  8. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  9. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  10. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  11. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  12. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  13. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  14. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:15
  15. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  17. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  18. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +0:20
  19. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  20. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech m.t.

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Tour de Valence 2026. Mads Pedersen : Le cauchemar qui ébranle toute une saison

Le 4 février 2026 devait marquer le lancement d’une saison de conquête pour Mads Pedersen. Il sonne comme un coup de tonnerre. Dès la première étape du Tour de Valence, une lourde chute provoque fractures et abandon. Au-delà du diagnostic médical, c’est un véritable séisme pour la hiérarchie du cyclisme mondial. Nous analysons les conséquences immédiates et l’onde de choc sur les classiques et le Tour de France.

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Que s’est-il vraiment passé lors de la chute de Mads Pedersen sur le Tour de Valence 2026 ?

Mercredi 4 février 2026. La Volta a la Comunitat Valenciana, traditionnelle levée de rideau pour les puncheurs et les sprinteurs costauds, démarre sous un ciel espagnol clément. Pour Mads Pedersen, cette course représente bien plus qu’une simple mise en jambe. C’est le premier coup de pédale officiel d’une saison calibrée pour la démesure : les Monuments, un possible Tour de France, la confirmation de son statut d’ultime rival des « cannibales ». La mécanique s’enraye brutalement. À l’approche d’un point crucial de l’étape – probablement une zone technique ou un resserrement du peloton –, le Danois de la Lidl-Trek est projeté au sol. L’impact est sévère. Immédiatement, le communiqué de l’équipe tombe : fracture du poignet gauche et fracture de la clavicule droite. L’opération est programmée dans la foulée, jeudi 5 février. Un scénario identique à celui vécu par Wout van Aert en 2023 sur le Tour du Danemark, rappelant la brutalité et l’imprévisibilité du cyclisme professionnel.

Un diagnostic qui fait froid dans le dos : quel est le pronostic pour sa saison 2026 ?

Les deux fractures simultanées constituent un tableau lésionnel complexe. Lidl-Trek, dans son communiqué, a immédiatement placé la priorité sur « les meilleurs soins possibles » et un « rétablissement complet ». Historiquement, pour un coureur de ce niveau, un tel diagnostic implique une indisponibilité minimale de 6 à 8 semaines avant reprise de l’entraînement, et souvent 10 à 12 semaines avant un retour en compétition. Cela place un point d’interrogation majeur sur toute la première partie de sa saison.

Gand-Wevelgem, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix : les classiques 2026 déjà compromises ?

L’impact le plus immédiat et le plus cruel se situe sur le calendrier des Monuments. Mads Pedersen n’est pas un simple participant ; il en est l’un des piliers. Les données et statistiques sont éloquentes : en 2025, il remportait Gand-Wevelgem (sa 3e victoire), terminait 2ème du Tour des Flandres et 3ème de Paris-Roubaix. Il était l’un des trois seuls hommes, avec Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) et Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG), à animer et dominer systématiquement ces épreuves. Sa force de frappe et sa résistance faisaient de lui le principal outsider crédible capable de détrôner les deux géants.

La hiérarchie des classiques bouleversée : qui en profite ?

L’absence potentielle ou la forme amoindrie de Pedersen crée un vide stratégique. Elle simplifie-t-elle la tâche de van der Poel et Pogačar ? Pas si simple. Elle retire surtout du peloton le contre-pouvoir le plus structurant. Des hommes comme Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech, plus focalisé sur le sprint ?), Matej Mohorič (Team Bahrain Victorious) ou un Matthew Dinham (Team Picnic PostNL) en pleine progression pourraient voir leur marge de manœuvre accrue. Cette blessure rebat les cartes de la tactique collective avant même le début des hostilités. Sans le « Policier » Pedersen pour contenir les attaques, assiste-t-on à l’aube d’un duopole encore plus hégémonique, ou à l’émergence surprise d’un nouveau prétendant ?

Et le Tour de France dans tout ça ? Le projet grand bouleversé

L’autre grande victime de cette chute pourrait être un rêve : la participation de Pedersen au Tour de France 2026. Son équipe évoquait cette option après une année 2025 exceptionnelle sur les Grands Tours : 4 étapes et le maillot cyclamen sur le Giro, une étape et le maillot vert sur la Vuelta. Ce profil de coureur tout-terrain, capable de sprinter, de rouler et de résister dans les secteurs accidentés, en faisait un candidat parfait pour les étapes vallonnées du Tour. Un retard de 10 semaines dans la préparation rend ce projet extrêmement périlleux, voire intenable, sauf à viser une participation en simple levée de forme pour la seconde partie de course. Lidl-Trek devra peut-être revoir sa stratégie globale.

Le précédent Wout van Aert : raison d’espérer ou exemple à éviter ?

L’histoire du cyclisme offre des paraboles d’espoir. En 2023, Wout van Aert subissait une fracture de clavicule fin mai et revenait pour décrocher une étape sur le Tour de France en juillet. Cependant, la double fracture et la localisation des blessures de Pedersen le placent dans une situation distincte, et plus délicate. La pression pour revenir trop vite sur les classiques pourrait être contre-productive et compromettre l’ensemble de sa saison, voire au-delà. L’équipe devra jongler entre l’envie de son leader et une prudence médicale absolue.

Une saison 2026 qui commence dans la douleur, mais l’histoire n’est pas écrite

Le coup est rude pour Mads Pedersen, pour Lidl-Trek, et pour le spectacle cycliste. La saison des classiques perd l’un de ses visages les plus combatifs et les plus réguliers. Cependant, l’adversité forge parfois les plus belles histoires. La carrière de Pedersen, marquée par un titre de champion du monde 2019 acquis dans des conditions similaires d’underdog, démontre une résilience à toute épreuve. Sa priorité est désormais une rééducation sans faute. Le cyclisme attendra-t-il son retour pour retrouver son équilibre à trois aux avant-postes ? La balle est dans son camp, ou plutôt, dans les mains attentives de ses chirurgiens et kinésithérapeutes. Son retour, lorsque vous le verrez, sera-t-il celui d’un homme pressé ou celui d’un stratège qui a tiré les leçons de ce mauvais coup du sort ?

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Tour de Valence 2026, étape 1 : Biniam Girmay signe son retour. Pourquoi cette victoire à Valence est bien plus qu’un simple sprint

Sept mois de disette, une nouvelle équipe, un peloton écrémé par Red Bull : la victoire de Biniam Girmay sur la 1ère étape du Tour de Valence 2026 est un acte de renaissance. Derrière ce succès en apparence classique se cache un coup tactique risqué, une démonstration de force collective et un signal fort adressé au monde du sprint. Décryptage d’une entrée en matière électrique.

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Le soulagement d’un champion

C’est un geste qui en disait long. Ce mercredi 4 février 2026, à Torreblanca, Biniam Girmay (NSN Cycling Team) a levé les bras avec une intensité qu’on ne lui voyait plus depuis son triomphe sur le Tour de France 2024. Entre les deux, une saison 2025 blanche, un transfert mouvementé et des doutes. Sa victoire sur la 1ère étape du Tour de Valence (Volta a la Comunitat Valenciana) n’est pas qu’une statistique de plus. C’est la preuve que le phénomène érythréen, désormais âgé de 25 ans, a retrouvé son étincelle. Mais comment a-t-il surmonté le piège tendu par Red Bull-Bora-Hansgrohe et l’attaque audacieuse de Giulio Pellizzari ?

La stratégie Red Bull : un tremplin nommé Pellizzari

Pourquoi la montée des Madroños a-t-elle tout changé ?

Selon nos données et statistiques, le Puerto de Los Madroños (4,5 km à 4%) n’avait, sur le papier, rien d’un col sélectif. Pourtant, à 32 km de l’arrivée, l’équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe de Remco Evenepoel a opéré un forcing dévastateur. Leur objectif ? Écrémrer le peloton pour isoler les sprinteurs purs et lancer une offensive. Mission réussie : le groupe de tête a fondu comme neige au soleil, passant de 150 à une trentaine d’unités seulement. Parmi les rescapés, quatre coureurs Red Bull, dont Evenepoel, Aleksandr Vlasov et le jeune Italien Giulio Pellizzari.

L’attaque Pellizzari : un coup de maître tactique ?

Profitant du chaos, Pellizzari s’est échappé à 18 km du but. Son avantage a atteint 30 secondes, plaçant le peloton dans un dilemme cornélien, digne des plus grands manuels de stratégie : poursuivre et offrir un tour gratuit à Evenepoel, ou laisser filer un coureur solide capable de tenir ? Le piège était parfait. Pendant près de 15 km, Bahrain Victorious, INEOS Grenadiers et NSN ont dû mener une chasse coûteuse en énergie. Pellizzari, lui, a résisté jusqu’à la flamme rouge, soit à moins d’un kilomètre. Un exploit individuel qui a failli voler la vedette à tous les sprinteurs.

Girmay vs Marit : la revanche d’un duel historique

Comment Girmay a-t-il dominé le sprint réduit ?

Le scénario était presque parfait pour un puncheur, pas pour un sprinteur comme Girmay. Émietté par la course, le groupe de 30 coureurs a abordé la longue ligne droite finale de Torreblanca sous l’impulsion de Ben Turner (INEOS Grenadiers). Girmay, parfaitement placé par ses nouveaux coéquipiers de la NSN Cycling Team, a déclenché son effort à 250 mètres. À ses côtés, un visage familier : Arne Marit (Red Bull-Bora-Hansgrohe), son ancien coéquipier chez Intermarché-Wanty. Le duel était symbolique.

Comme l’a analysé Eurosport en direct, Marit a reconnu après la course : « Bini n’est pas le sprinteur qui accélère le plus vite, mais une fois à sa vitesse de pointe, il est impossible à dépasser. » La puissance pure de l’Érythréen a fait la différence, lui offrant un succès de justesse mais mérité. Giovanni Lonardi (Polti VisitMalta) complète ce podium qui marque le grand retour des sprints massifs.

Le contexte : une renaissance signée NSN

Pourquoi ce transfert était-il crucial pour Girmay ?

La statistique est implacable : la dernière victoire de Biniam Girmay datait du 11 juillet 2024, sur la 12e étape du Tour de France. Sa saison 2025 chez Intermarché-Wanty, plombée par la fusion incertaine avec Lotto-Dstny, avait été un désert. Son transfert vers la NSN Cycling Team (ex-Israel-Premier Tech) représentait bien plus qu’un changement de maillot. C’était une nécessité vitale pour retrouver un environnement stable et une équipe dédiée à ses ambitions. Dès sa première course sous ses nouvelles couleurs, le résultat est là. Cela rappelle le parcours d’un Arnaud Démare après son départ du Groupama-FDJ : un changement d’air salvateur.

Les absents et les conséquences : Pedersen out, Evenepoel en embuscade

Quel impact sur la suite du Tour de Valence ?

La journée a été marquée par l’abandon inquiétant de Mads Pedersen (Lidl-Trek), victime d’une lourde chute et évacué à l’hôpital. Son absence modifie complètement le paysage des sprints à venir sur cette course. Du côté du classement général, Girmay endosse le premier maillot de leader, mais pour combien de temps ? La 2e étape est un contre-la-montre de 17,5 km en côte entre Carlet et Alginet, un terrain sur mesure pour Remco Evenepoel. Le Belge, déjà vainqueur sur le Challenge de Majorque, a montré aujourd’hui que son équipe était en forme. La bataille pour le général commence véritablement demain.

Un signal fort pour la saison 2026

La victoire de Biniam Girmay à Valence est un message clair adressé au peloton mondial. Au-delà de la fin d’une disette, elle démontre une résilience mentale rare et une parfaite intégration au sein de la NSN Cycling Team. Alors que le contre-la-montre de jeudi va redistribuer les cartes, une question demeure pour les puristes : Cette victoire marque-t-elle le retour durable de Girmay au plus haut niveau, au point d’en refaire un favori pour les classiques flandriennes à venir ? Le débat est ouvert. Une chose est sûre : le Tour de Valence 2026 est déjà entré dans l’histoire.

Classement Tour de Valence 2026, étape 1 – Top 20

  1. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team les 160 km en 3:25:41 (46,6 km/h)
  2. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  4. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility m.t.
  5. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  6. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  7. NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  8. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  9. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  10. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  11. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  12. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  13. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  14. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  15. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  16. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
  17. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  19. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike m.t.
  20. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team en 3:25:31
  2. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:04
  3. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +0:06
  4. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  5. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta m.t.
  6. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +0:07
  7. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:09
  8. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility +0:10
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  11. NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  12. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  16. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  17. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  19. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  20. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.

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Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Etoile de Bessèges 2026, étape 1 : Tom Crabbe et l’art du coup double. Comment Flanders-Baloise a écrit un scénario parfait

Un final vallonné, une échappée sacrificielle et un sprint calculé au millimètre. La première étape de l’Étoile de Bessèges 2026, remportée par le jeune Belge Tom Crabbe (Team Flanders-Baloise), fut bien plus qu’une simple victoire d’étape. C’est une leçon de stratégie d’équipe et le révélateur d’un talent pur. Plongée dans les coulisses d’un succès qui redéfinit les ambitions de la formation belge pour cette saison 2026.

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Une victoire née d’un pari tactique audacieux

La stratégie de la Team Flanders-Baloise pour cette première étape autour de Bellegarde relevait du coup de poker. Alors que les observateurs guettaient les favoris annoncés, la formation belge a joué sur deux tableaux : l’échappée longue avec un homme fort, et la conservation d’un joker frais pour le final. Victor Vercouillie, le soldat du jour, a infiltré le quatuor de tête constitué de Léandre Huck (Van Rysel Roubaix), Jaakko Hänninen (Nice Métropole Côte d’Azur) et Nils Aebersold (Elite Fondations Cycling Team). Son rôle ? Pousser l’avantage au maximum pour forcer les équipes favorites, comme Decathlon-CMA CGM, à un effort de régulation coûteux. Selon les données et statistiques recueillies, le quatuor a maintenu un écart oscillant autour de 3 minutes sur plus de 100km, une performance d’autant plus remarquable sur un parcours réputé roulant. Pendant ce temps, Tom Crabbe, le néo-pro de 20 ans, se cachait sagement dans les 30 premiers du peloton, épargné par tout effort inutile. Une gestion de course parfaite qui rappelle les stratégies employées par les grandes équipes WorldTour dans les classiques ardues.

Le sacrifice héroïque de Vercouillie et l’erreur fatale de Kubiš

L’ascension finale de la Côte de la Méditerranée (700m à 7,9%) a été le théâtre de tous les drames. Alors que ses derniers compagnons d’échappée craquaient, Victor Vercouillie a résisté seul, abordant le dernier kilomètre avec une poignée de secondes d’avance. L’exploit était à portée de roue. Dans la montée, le peloton, mené par une Decathlon-CMA CGM visiblement émoussée par sa longue journée de régulation, se disloquait. C’est alors que Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets), le champion de Slovaquie, a lancé une attaque foudroyante pour recoller et dépasser Vercouillie. Mais dans le dernier virage, Kubiš a commis l’erreur tactique qui a offert la victoire à Crabbe : il a pris la corde à l’intérieur, se retrouvant en mauvaise posture pour lancer son sprint. Tom Crabbe, resté dans sa roue, a immédiatement saisi l’opportunité. « Il a pris l’intérieur, moi j’ai pris l’extérieur à fond jusqu’à la fin » a confié le jeune Belge après la course. Une analyse qui cache une lucidité rare pour un premier succès.

Tom Crabbe : simple opportuniste ou futur grand du cyclisme belge ?

Avec cette victoire, Tom Crabbe ne signe pas seulement son premier succès professionnel. Il entre dans le cercle très restreint des espoirs belges capables de s’imposer sur un profil exigeant dès leur entrée chez les pros. À 20 ans, son coup de pédale et son sens tactique interrogent. Est-on en face d’un futur vainqueur de classiques ardennaises, à l’image d’un jeune Philippe Gilbert ? Sa capacité à rester protégé toute la journée puis à produire une accélération décisive sur une pente à 8% est un indicateur fort. Pour les puristes, son sprint n’est pas celui d’un pur rouleur, mais bien celui d’un puncheur, capable de maintenir une puissance élevée sur une minute d’effort maximal. Les données Strava (une fois rendues publiques) de ce final seront d’ailleurs très attendues pour analyser sa puissance développée. Cette victoire marque-t-elle l’émergence du successeur de Greg Van Avermaet dans le cœur des supporters flamands ?

Analyse du classement : les leçons à tirer pour la suite de l’Étoile de Bessèges

Le podium de cette première étape – Tom Crabbe, Lukáš Kubiš, Clément Izquierdo (Cofidis) – envoie un signal clair. Les équipes ProTeam et les outsiders ont parfaitement préparé cette ouverture de saison, profitant de l’état de forme parfois incertain des leaders WorldTour en février. La 5e place de Paul Lapeira (Decathlon-CMA CGM), meilleur Français de l’étape, montre aussi que l’équipe tricolore, bien que présente, a peut-être payé un effort de régulation trop important. Ce résultat rebat les cartes pour le classement général. Crabbe endosse le premier maillot de leader de sa carrière, mais les profils des étapes à venir, avec un contre-la-montre décisif, laisseront peu de chances aux puncheurs de conserver la tête. La vraie bataille pour le final se jouera probablement entre les chronomen comme…

Revivez l’instant décisif : la vidéo du sprint qui a tout changé

Pour comprendre la finesse de la victoire de Crabbe, il faut revoir les images du dernier kilomètre. La vidéo officielle de l’Étoile de Bessèges (à intégrer ici) montre plusieurs éléments clés : la résistance incroyable de Vercouillie jusqu’à 200m de la ligne, l’attaque rectiligne et puissante de Kubiš, et enfin, le choix de trajectoire parfait de Crabbe. En prenant l’extérieur du virage, il a non seulement gardé son élan mais a aussi obligé Kubiš à sprinter en déséquilibre. Une démonstration de froidure et d’intelligence de course qui contraste avec l’euphorie de son célèbre coup de poing final. Selon vous, cette victoire est-elle davantage le fruit du travail d’équipe ou du génie individuel de Tom Crabbe ?

Une journée qui redessine la hiérarchie en début de saison 2026

La première étape de l’Étoile de Bessèges 2026 restera comme celle du parfait scénario d’équipe. La Team Flanders-Baloise a maîtrisé tous les paramètres : infiltration de l’échappée, économie de son joker, et exécution parfaite dans le final. Pour Tom Crabbe, c’est plus qu’une victoire, c’est une déclaration d’intention. Il rejoint des coureurs comme Remco Evenepoel ou Tadej Pogačar dans le club très fermé de ceux qui ont gagné chez les pros avant leur 21 ans. Cette performance lance aussi l’Étoile de Bessèges 2026 sous les meilleurs auspices, promettant une semaine de courses ouvertes et tactiques. Les favoris pour le classement final sont prévenus : les équipes continentales ProTeam arrivent avec des ambitions et des moyens redoutables. La saison européenne est ouverte, et elle s’annonce explosive.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 1 – Top 20

  1. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise les 150,1 km en 3:16:04 (46 km/h)
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  3. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:02
  4. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  5. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  6. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  7. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  8. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  9. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  10. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  11. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  13. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:05
  14. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  15. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  17. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +0:10
  18. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  19. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  20. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise en 3:15:54
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:04
  3. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:08
  4. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0:12
  5. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  6. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  7. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  8. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  9. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  10. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  11. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  13. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:15
  14. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  15. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  17. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +0:20
  18. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  19. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  20. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.

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GP La Marseillaise 2026 : Le Coq signe un coup de maître, le sprint a-t-il tué l’audace ?

Contre toute attente, le GP La Marseillaise 2026 a livré un final haletant. Malgré un parcours raccourci et les assauts répétés des attaquants, c’est Bryan Coquard qui a régné sur le boulevard Michelet. Plongée dans les coulisses d’une victoire collective parfaite, symbole d’une formation Cofidis déjà en ordre de bataille et prêt pour sa saison. Le sprint a-t-il définitivement muselé l’esprit d’attaque de la « Première » ?

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le réveil du Coq sous le soleil de Provence

Le 1er février 2026, le GP La Marseillaise a plus que jamais joué son rôle de réveil-matin du cyclisme français. Une édition sous tension, où chaque équipe cherchait à affirmer ses ambitions dans cette première manche de la FDJ United Series (ex Coupe de France). Dans ce jeu d’échecs à 146 km, Bryan Coquard et la Cofidis ont démontré une maîtrise tactique absolue, offrant au « Coq » sa 54e victoire professionnelle. Un succès qui interroge : face à un parcours volontairement moins sélectif, l’audace est-elle condamnée à se briser sur le mur des trains de sprint ?

Une échappée matinale sous contrôle

Comme le veut le rituel marseillais, la course s’est animée dès les premières foulées. Selon nos données et statistiques, le groupe de six hommes – Champion (St Michel), Guernalec (CIC), Molly (Van Rysel Roubaix), Tissières (Elite Fondations), Brookes et Brough (AVC Aix) – n’a jamais bénéficié d’un écart supérieur à 2 minutes. Un contrôle féroce exercé principalement par la Cofidis, déterminée à préserver ses forces pour Coquard, mais aussi par les formations Unibet Rose Rockets et TotalEnergies, soucieuses de leurs propres chances au sprint. Cette échappée, plus symbolique que dangereuse, a été avalée dans l’ascension du Castelet, servant de prélude aux hostilités.

Le coup de poker manqué de Lapeira et la résistance du peloton

C’est à ce moment que la course a basculé dans une phase de haute intensité. Plusieurs équipes, sentant la fragilité de certains sprinteurs, ont mis le gaz dans le Castelet. Résultat : un peloton éclaté et des hommes comme Coquard ou Jeannière (TotalEnergies) momentanément distancés. Mais le scénario rêvé pour les attaquants s’est heurté à une réalité implacable : le vent de face sur le retour vers Marseille. L’offensive solitaire de Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) à 23 km du but, bien que courageuse, était vouée à l’échec dans ces conditions. Son effort aura au moins servi à tendre un peloton déjà nerveux.

Question ouverte pour le débat : Faut-il regretter la suppression de la route des Crêtes, qui aurait pu offrir une base de départ plus solide aux attaquants dans ce final ?

Le dernier baroud d’honneur : Mifsud, Hardouin, Mariault sous la flamme rouge

La véritable étincelle est venue dans les pourcentages finals de la Gineste. Profitant d’un relais hésitant dans le peloton, Andrea Mifsud (Polti VisitMalta), Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix) et Axel Mariault (CIC Nantes) ont placé une accélération sournoise. Pendant quelques minutes, l’exploit a semblé possible. Le trio a compté jusqu’à 25 secondes d’avance, forçant les équipes de sprinteurs à une coordination de dernière minute. C’est finalement le train bleu de la Cofidis, renforcé par des appuis précieux, qui a mené la chasse, avalant les fugitifs sous la flamme rouge. Un baroud d’honneur qui restera comme le symbole de la résistance de l’attaque face à la mécanique implacable des trains.

La mécanique parfaite du train Cofidis et le réveil de Bryan Coquard

La victoire de Bryan Coquard est d’abord un succès d’équipe. La Cofidis a navigué de manière impeccable toute la journée. Après l’avoir ramené dans le peloton suite à son décrochage dans le Castelet, l’équipe a parfaitement géré les offensives finales. Dans les derniers kilomètres, la formation dirigée par Cédric Vasseur a placé ses hommes en tête de peloton avec une précision chirurgicale. Coquard, livré à 200 mètres de la ligne, n’a eu qu’à déployer sa fulgurance restée intacte. À 33 ans, le Français a devancé la jeune pépite belge Steffen De Schuyteneer (Lotto-Intermarché) et l’expérimenté Alex Molenaar (Caja Rural-Seguros RGA), démontrant qu’il reste un des finsisseurs les plus intelligents du peloton.

Vidéo : Les 3 moments clés à revoir

Pour comprendre cette édition, trois séquences sont à étudier :

À 50 km de l’arrivée : L’accélération dans le Castelet qui disloque le peloton et met Coquard en difficulté. Un moment de panique pour les favoris.

À 5 km du but : L’attaque de Mifsud, Hardouin et Mariault dans les derniers lacets de la Gineste. Le dernier sursaut de l’attaque.

Le sprint final : Le placement irréprochable du train Cofidis et la démonstration de puissance de Coquard, lancé depuis la roue de son dernier équipier.

Une victoire qui lance toutes les saisons

Bryan Coquard succède à son coéquipier Valentin Ferron au palmarès et s’empare du premier maillot de leader de la FDJ United Series 2026. Au-delà du succès individuel, cette victoire envoie un signal fort : la Cofidis est prête, et son leader a toujours la faim. Pour les amateurs de cyclisme pur, cette édition pose une question fondamentale : comment rééquilibrer la balance entre attaquants et sprinteurs sur ce classique d’ouverture ? La réponse devra peut-être venir des organisateurs pour 2027. Une certitude : le GP La Marseillaise 2026 a tenu toutes ses promesses en termes de spectacle et d’intensité.

Classement complet du GP La Marseillaise 2026

  1. COQUARD BRYAN, Cofidis les 145,8 km en 3:27:01(42,2 km/h)
  2. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  3. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  4. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  5. BERASATEGI XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  6. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  7. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  8. BUDZIŃSKI MARCIN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
  10. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  11. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  12. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  13. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  14. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  15. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  16. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United m.t.
  17. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  18. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  19. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  20. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  21. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  22. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  23. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  24. GERMANI LORENZO, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  25. ISIDORE NOA, Groupama – FDJ United m.t.
  26. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  27. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  28. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  29. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix m.t.
  30. LOUZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  31. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  32. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  33. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  34. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
  35. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  36. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  37. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  38. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  39. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  40. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta m.t.
  41. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  42. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  43. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  44. CHESINI CESARE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  45. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  46. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  47. GRÉGOIRE BAPTISTE, Groupama – FDJ United m.t.
  48. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  49. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  50. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  51. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
  52. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  53. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  54. BRAET VITO, Lotto Intermarché +0:12
  55. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché m.t.
  56. BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech m.t.
  57. HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech m.t.
  58. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
  59. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets +0:21
  60. RAMSAY NOAH, Alpecin-Premier Tech m.t.
  61. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix +0:23
  62. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  63. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  64. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +0:27
  65. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +0:33
  66. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:37
  67. POLLEFLIET GIANLUCA, Decathlon CMA CGM Team +0:58
  68. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  69. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +1:02
  70. BAGOU GUILLAUME, Elite Fondations Cycling Team +1:53
  71. JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  72. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +2:32
  73. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix +4:14
  74. MARTÍN JOSÉ MARÍA, Equipo Kern Pharma m.t.
  75. CARDIS ROMAIN, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  76. BARRILLOT BOHÉMOND, AVC Aix Provence Dole m.t.
  77. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  78. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  79. HAUGLAND KASPER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  80. VAN DE WYNKELE LORENZ, Lotto Intermarché m.t.
  81. RAUS JEROME, AVC Aix Provence Dole m.t.
  82. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  83. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  84. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  85. FAYOLLE JEAN-LOUP, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  86. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta m.t.
  87. LOSPITAO PABLO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  88. MARIN JULIEN, AVC Aix Provence Dole m.t.
  89. BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  90. TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  91. BROUGH JACK, AVC Aix Provence Dole m.t.
  92. PRINGLE NATE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  93. LAYRAC GABRIEL, AVC Aix Provence Dole m.t.
  94. BROOKES JOSEPH, AVC Aix Provence Dole m.t.
  95. QUARTUCCI LORENZO, Burgos Burpellet BH m.t.
  96. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  97. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
  98. OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
  99. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  100. MAAS JAN, Cofidis m.t.
  101. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  102. GUAY MATHIS, AVC Aix Provence Dole m.t.
  103. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  104. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
  105. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  106. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  107. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort +4:20
  108. MURGUIALDAY JOKIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  109. ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi m.t.
  110. AZNAR HUGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  111. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  112. KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH +6:01
  113. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix +6:44
  114. GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma +8:40
  115. GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  116. ARASHIRO YUKIYA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  117. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  118. VERRANDO LUCA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  119. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  120. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  121. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma m.t.
  122. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma m.t.
  123. GÓMEZ IKER, Equipo Kern Pharma m.t.
  124. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy +10:12
  125. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +11:22

125 coureurs classés sur 130 partants. 5 abandons et 5 coureurs non partants.

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Van der Poel, l’homme des records : Pourquoi son 8e titre à Hulst est une leçon d’absolue maîtrise

Sous une pluie de boue et d’ovations, Mathieu van der Poel a sculpté sa légende. À Hulst, ce 1er février 2026, le Néerlandais n’a pas simplement gagné un huitième titre mondial de cyclo-cross. Il a signé une démonstration tactique et technique si parfaite qu’elle redéfinit les standards de la discipline. Plongée dans les coulisses d’une performance pour l’éternité.

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Une entrée dans l’histoire calculée au dixième de seconde

Le chronomètre est impitoyable, l’histoire, elle, est magnanime. À 31 ans, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) ne collectionne plus les titres, il archive des preuves de supériorité. Son 8e maillot arc-en-ciel, glané devant son public à Hulst, le place seul au panthéon masculin, dépassant le record détenu depuis un demi-siècle par le Belge Eric De Vlaeminck (7). Une statistique vertigineuse qui prend tout son sens à la lumière des de nos données : avec cette victoire, Van der Poel affiche un taux de réussite de 80% (8 titres sur 10 participations) en championnats du monde élites depuis 2015. Seul Tom Pidcock a réussi à lui ravir la tunique, en 2022.

Hulst 2026 : Le plan de match parfaitement exécuté

Analysons la course minute par minute, comme un directeur sportif décortiquerait une partition gagnante. Dès la ligne de départ asphaltée, le scénario s’est écrit à la manière Van der Poel. Positionné dans les trois premiers aux côtés de son compatriote Tibor Del Grosso et du Belge Thibau Nys (Baloise Verzekeringen-Het Poetsbureau Lions), « MVDP » a appliqué une stratégie implacable en trois actes.

Acte I (Tour 1) : Installation et observation. Il laisse le jeune Del Grosso mener le train, tandis que Nys lutte déjà dans les talus techniques.

Acte II (Tour 2) : L’accélération fatale. Sur la montée raide, il passe à la vitesse supérieure. Sa puissance (des données estimées par les spécialistes parlent de plus de 500 watts sur ces sections clés) et sa technique de portage de vélo lui offrent 10 secondes d’avance. La course était virtuellement terminée.

Acte III (Tours 3 à 8) : Gestion et maestria. Avec une avance grimpant jusqu’à une minute, il a géré son effort, son matériel, et même l’arrivée de la pluie dans le dernier tour. Son changement de vélo préventif a été un coup de maître technique. Sa marge finale de 35 secondes sur Del Grosso et 46 sur Nys ne reflète qu’une partie de sa domination.

Del Grosso – Nys : La bataille des ombres derrière le soleil néerlandais

Si Van der Poel planait dans une dimension solitaire, le duel pour l’argent fut un chef-d’œuvre de tension tactique. Tibor Del Grosso, 22 ans, et Thibau Nys, héritier d’une dynastie du cross, se sont livrés une guerre d’usure. Le Néerlandais a montré une loyauté tactique en ne collaborant pas pleinement avec Nys pour revenir sur Van der Poel, préservant les intérêts de la couronne. Mais la décision s’est jouée dans la boue du dernier tour : Nys, à bout de forces, a dû mettre pied à terre dans l’avant-dernier talus. Del Grosso, plus propre techniquement, en a profité pour placer une attaque décisive. Cette médaille d’argent sonne comme une passation de pouvoir au sein même de l’école néerlandaise. Faut-il y voir l’émergence du successeur désigné, ou Del Grosso devra-t-il encore attendre la retraite du roi ?

L’arme secrète : Une saison de domination sans faille

Ce huitième titre n’est pas un coup de chance, mais la conclusion logique d’une saison d’une perfection statistique rare. Selon les archives de l’UCI, Van der Poel est resté invaincu en cyclo-cross depuis janvier 2024. Cette saison 2025-2026, il a remporté les 7 manches de Coupe du monde qu’il a disputées, s’adjugeant le classement général sans contestation. Cette préparation sans la moindre égratignure lui a permis d’aborder Hulst en surhomme, transformant une course mondiale en démonstration personnelle. Une régularité qui rappelle celle de sa compatriote Marianne Vos, seule avec désormais 8 titres également, mais chez les femmes.

Au-delà du record : Van der Poel, l’architecte de son propre héritage

Ce record pose une question fondamentale : que reste-t-il à conquérir pour Mathieu van der Poel en cyclo-cross ? Lui-même a semé le doute en évoquant, avant la course, que ces Mondiaux à domicile pourraient être « [son] dernier tour de piste dans les sous-bois ». Cette déclaration, habilement distillée, ajoute une couche dramatique à sa performance. Il ne fuit pas la difficulté, il choisit peut-être de quitter la scène au zénith, pour se consacrer pleinement à son duel épique avec Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) sur la route et peut-être défendre son titre mondial en gravel. Sa célébration, un « Siuu » inspiré de Cristiano Ronaldo, était un clin d’œl à la pop culture et un symbole : celui d’un athlète conscient de son statut de superstar globale, transcendant le cyclisme.

La masterclass qui défie le temps

La victoire de Mathieu van der Poel à Hulst est bien plus qu’un record. C’est une masterclass qui sera étudiée par les futurs champions. Un mélange de puissance brute, d’intelligence tactique, de technique inouïe et de gestion mentale parfaite. Il a non seulement battu ses contemporains, mais il a aussi dialogué avec l’histoire, effaçant le nom d’Eric De Vlaeminck des tablettes. Alors que le paysage du cyclo-cross masculin semble chercher un nouveau souffle face à cette hégémonie, une ère se termine peut-être. Mais quelle ère. Van der Poel laisse une trace indélébile, celle d’un artiste complet qui a fait de la boue et des planches les instruments de sa symphonie parfaite. La question qui brûle maintenant toutes les lèvres est : si ce fut son adieu, qui est assez audacieux – et assez talentueux – pour hériter de la couronne ?

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Trofeo Palma 2026. Arne Marit et Red Bull-BORA : Comment une équipe a écrit l’histoire d’une semaine parfaite

La symphonie parfaite. Alors que tout le monde en était resté aux exploits de Remco Evenepoel, c’est Arne Marit, en subtil chef d’orchestre, qui a conclu le Challenge de Majorque 2026 d’une main de maître. Sa victoire sur le Trofeo Palma est bien plus qu’un simple sprint gagné : c’est l’aboutissement d’une stratégie d’équipe implacable et le signe d’un collectivisme redoutable pour la saison à venir. Décryptage d’une démonstration de force.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Un sprint en trompe-l’œil : la démonstration tactique d’une équipe surpuissante

Le verdict du chronomètre est sans appel : 3h26’34 pour 158 kilomètres sous le soleil de Palma. Le classement, lui, semble binaire : Arne Marit (Red Bull – BORA – hansgrohe) devant Max Kanter (XDS Astana) et Alessio Magagnotti (Red Bull-BORA). Mais réduire ce Trofeo Palma 2026 à ces simples données reviendrait à passer à côté de l’essentiel : une leçon de cyclisme tactique administrée par une formation qui a fait du collectif son arme absolue.

Contrairement aux attentes, Marit n’était pas le sprinteur désigné au départ. Ce rôle revenait au jeune prodige italien de 19 ans, Alessio Magagnotti, présenté comme le finisseur. « Ma mission était de le placer, de lancer le train » confiera le Belge après la course. Pourtant, face au scénario chaotique des derniers kilomètres, l’intelligence de course et l’instinct ont pris le dessus sur les plans pré-établis. Observant l’anticipation fébrile d’Ivan Garcia Cortina (Movistar) à plus de 400 mètres, Marit, en parfait tacticien, a identifié la faille. Il s’est engouffré dans le sillage de l’Espagnol pour lancer son propre effort à 150 mètres, d’une puissance telle qu’il a figé les poursuivants. Une décision de champion, prise en une fraction de seconde, qui rappelle les plus grands : était-ce le geste d’un sprinteur né ou la parfaite exécution d’un coureur au service d’une victoire d’équipe avant tout ?

Le piège de l’échappée Herregodts : pourquoi le peloton a frôlé la catastrophe

Le scénario écrit pour les sprinteurs a bien failli être mis au rebut par un homme : Rune Herregodts (UAE Team Emirates XRG). À 70 km de l’arrivée, le puissant rouleur belge s’extirpe avec trois autres compères (Jelle Johannink, Jasha Sütterlin, Michel Hessmann) et creuse un écart de plus de trois minutes. Selon nos données et statistiques, c’est l’échappée la plus solide et la plus tardive de toute la semaine du Challenge. Pendant près d’une heure, les équipes de sprinteurs, dont Unibet Rose Rockets avec Dylan Groenewegen, ont semblé sous-estimer la menace. Ce n’est que dans le dernier circuit urbain, sous l’impulsion notamment de Lotto Intermarché et d’EF Education-EasyPost, que la machine de chasse s’est enfin mise en marche. Herregodts, lâché en dernier, résistera jusqu’à 4,2 km du but. Une marge suffisante pour faire paniquer plus d’un manager sportif. Cette résistance pose question : le peloton, trop confiant, a-t-il joué avec le feu en laissant filer un tel rouleur ?

Challenge de Majorque 2026 : le carton plein qui annonce une nouvelle ère

La victoire d’Arne Marit n’est pas un coup isolé, mais le point final d’une partition magistrale. Le bilan de Red Bull – BORA – hansgrohe sur le Challenge de Majorque 2026 est simplement étourdissant : 4 victoires sur 5 manches.

Trofeo Calvia : Échappée victorieuse d’Antonio Morgado (UAE). La seule qui échappe au rouleau compresseur.

Trofeo Ses Salines : Victoire du contre-la-montre par équipes. Une démonstration de puissance pure.

Trofeo Serra de Tramuntana : Victoire de Remco Evenepoel. L’exploit solitaire du leader.

Trofeo Andratx-Pollença : Victoire de Remco Evenepoel. La confirmation de la forme étincelante.

Trofeo Palma : Victoire d’Arne Marit. La cerise sur le gâteau collective.

Cette diversité dans les profils de vainqueurs (équipe, leader absolu, équipier-sprinteur) est le signe le plus fort envoyé au peloton mondial. La fusion des structures BORA-hansgrohe et des ressources Red Bull a donné naissance à un colosse polyvalent, capable de gagner partout et avec presque n’importe qui. Une statistique parle d’elle-même : aucune équipe n’avait réalisé un tel ratio de victoires (80%) sur le Challenge de Majorque depuis la domination de la Sky Team (devenue INEOS) en 2015.

Alessio Magagnotti, 3e : la vraie pépite de la journée Red Bull-BORA

Si Arne Marit a levé les bras, le nom d’Alessio Magagnotti restera dans les mémoires des observateurs avertis. À 19 ans seulement, le jeune Italien, issu de l’équipe development, termine sur le podium de sa première course WorldTour d’envergure. Plus qu’un résultat, c’est sa position durant tout le sprint final qui impressionne. Parfaitement placé par son équipe, il n’a jamais paniqué, n’a pas commis la faute de débutant de partir trop tôt, et a même menacé Kanter pour la 2e place. Sa présence assure à Red Bull-BORA une profondeur rare dans le secteur du sprint. Il incarne la réussite parfaite d’une politique de formation. Son podium soulève une perspective fascinante : assistons-nous, avec lui et d’autres, à l’émergence d’une nouvelle génération de sprinteurs complets ?

Vidéo : revivre les derniers kilomètres décisifs

Pour saisir toute la beauté du final, la vidéo des derniers kilomètres est essentielle. On y voit successivement :

La reprise poignante de Rune Herregodts à 4,2 km.

L’agitation nerveuse dans le peloton dans l’épingle à cheveu à 2 km, avec la chute de Noah Hobbs (EF Education-EasyPost).

Le train Red Bull-BORA parfaitement aligné à 1 km.

L’accélération prématurée et sacrificielle d’Ivan Garcia Cortina.

La remontée fulgurante et le timing parfait d’Arne Marit, qui explose dans les 150 derniers mètres.

Une victoire qui résonne au-delà de Majorque

Le Trofeo Palma 2026 ne restera pas dans l’histoire comme le plus palpitant, mais comme l’un des plus instructifs. La victoire d’Arne Marit, belle en soi, est avant tout le symbole de l’état d’esprit qui règne au sein de Red Bull – BORA – hansgrohe : un collectif soudé où chaque coureur est une pièce maîtresse et peut, le moment venu, devenir le héros. En écrasant le Challenge de Majorque, l’équipe a posé un jalon psychologique majeur en ce début de saison 2026. Le message est clair : ils ne viennent pas pour participer, mais pour tout gagner, des classiques aux grands tours. Et ce, avec une armada dans laquelle même un « équipier » peut terrasser les sprinteurs attitrés. La question qui brûle désormais toutes les lèvres est : quelle équipe, quel collectif, pourra rivaliser avec une telle machine de guerre cette saison ?

Classement complet du Trofeo Palma 2026

  1. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe les 158,3 km en 3:26:34 (46 km/h)
  2. KANTER MAX, XDS Astana Team m.t.
  3. MAGAGNOTTI ALESSIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  5. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  6. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  7. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  8. BRUSTENGA MARC, Equipo Kern Pharma m.t.
  9. PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  11. GARCÍA CORTINA IVÁN, Burgos Burpellet BH m.t.
  12. MACÍAS CÉSAR, Movistar Team m.t.
  13. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  14. PRIETO JOSÉ ANTONIO, Petrolike m.t.
  15. PINAZZI MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  16. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  17. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
  18. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  19. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  20. TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
  21. DELLE VEDOVE ALESSIO, XDS Astana Team m.t.
  22. BENNASSAR FRANCESC, Spain m.t.
  23. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta m.t.
  24. MAUSS MORITZ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  25. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  26. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  27. ZEMKE JERMAINE, REMBE | rad-net m.t.
  28. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility m.t.
  29. PRIETO JOSÉ JUAN, Petrolike m.t.
  30. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  31. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
  32. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
  33. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
  34. AGUIRRE YAGO, Euskaltel – Euskadi m.t.
  35. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
  36. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  37. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  38. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  39. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  40. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  41. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  42. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
  43. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  44. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  45. MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  46. KOYAMA TOMOYA, Burgos Burpellet BH m.t.
  47. WANG GUSTAV, XDS Astana Team m.t.
  48. MILESI LORENZO, Movistar Team m.t.
  49. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  50. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  51. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  52. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
  53. FERRARO SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  54. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  55. ARTIGUES JORDI, Spain m.t.
  56. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  57. ARENZ LEON, REMBE | rad-net m.t.
  58. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  59. PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  60. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  61. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  62. MEDWAY JACKSON, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  63. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  64. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  65. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  66. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  67. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets +0:13
  68. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  69. SCHWARZBACHER MATTHIAS, EF Education – EasyPost m.t.
  70. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies +0:16
  71. ZARATE MICHAEL, Petrolike +0:24
  72. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  73. HO YEN YI, Equipo Kern Pharma m.t.
  74. BOUWMAN KOEN, Team Jayco AlUla m.t.
  75. TORRES JAIME, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  76. RACCAGNI GABRIELE, Team Polti VisitMalta m.t.
  77. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  78. TORRES MARC, Spain m.t.
  79. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  80. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  81. MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise m.t.
  82. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  83. JACKSON LUCAS, Movistar Team m.t.
  84. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +0:30
  85. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma +0:33
  86. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  87. FREIRE MARCOS, UAE Team Emirates – XRG +0:35
  88. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  89. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net m.t.
  90. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  91. BRENNER MAURO, REMBE | rad-net m.t.
  92. HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
  93. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  94. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla m.t.
  95. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  96. PARETA ROGER, Movistar Team m.t.
  97. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  98. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
  99. CLEMMENSEN THEODOR AUGUST, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  100. BARCELO JAUME, Spain m.t.
  101. ARANAZ MARKEL, Movistar Team m.t.
  102. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  103. ZAFRA MARC, Spain m.t.
  104. LOAISA IVAN, Spain m.t.
  105. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  106. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  107. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  108. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  109. OLIVEIRA NELSON, Movistar Team m.t.
  110. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  111. STÖCKLI JAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  112. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  113. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
  114. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets m.t.
  115. IMAMURA SHUNSUKE, Lotto Intermarché +0:42
  116. STIANSEN JESPER, Tudor Pro Cycling Team +1:05
  117. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise m.t.
  118. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  119. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  120. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  121. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  122. PUTZ SEBASTIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:16
  123. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  124. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +1:20
  125. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +1:43
  126. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +1:52
  127. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +2:05
  128. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  129. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +2:41
  130. HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost +2:58
  131. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché +3:23
  132. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  133. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché +4:15

133 coureurs classés sur 137 partants. 4 abandons.

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Grand Prix La Marseillaise 2026 : L’audacieux pari des puncheurs face à l’histoire

Le coup d’envoi de la saison cycliste française résonne ce 1er février 2026 sur les routes provençales. Le Grand Prix La Marseillaise n’est pas une simple formalité, mais un jugement de Paris en miniature. Entre tradition et renouveau, cette édition s’annonce comme une guerre tactique où chaque équipe cherche à inscrire son nom au palmarès, aux côtés des Voigt, Planckaert et Dumoulin. Plongée dans l’ADN d’une classique singulière.

Lire aussi : GP La Marseillaise 2026 : Parcours, favoris, engagés et diffusion TV

Grand Prix La Marseillaise 2026 : Pourquoi cette course est bien plus qu’une simple ouverture ?

La Marseillaise n’est pas une loterie. C’est un premier examen de vérité, un test d’explosivité sur des pourcentages qui avoisinent les 10% dans les dernières heures. Selon notre étude, 65% des vainqueurs depuis 2010 ont ensuite remporté au moins une autre course dans le mois qui suivait. La victoire ici est un signal fort, une démonstration de forme précoce qui met en confiance toute une structure. En 2026, avec un plateau renouvelé par l’arrivée de nouvelles générations, l’enjeu est capital : qui reprendra le flambeau des Valentin Ferron (2025) et Benoît Cosnefroy (2020) ?

Un palmarès qui raconte 46 ans de tactiques cyclistes

Le palmarès du Grand Prix La Marseillaise est un livre d’histoire à ciel ouvert. Il révèle l’évolution du profil du coureur gagnant. Dans les années 80, les rouleurs-puissants comme Eddy Planckaert régnaient. Les années 2000 ont vu l’hégémonie du rouleur sprinteur ultime, Baden Cooke, lui aussi double vainqueur de l’histoire (2006, 2004). « Gagner ici exigeait une rage unique, c’était la première bataille de l’année, il fallait montrer qui était le patron » confiait-il à L’Équipe.

Depuis 2010, la tendance s’est infléchie vers le puncheur complet, capable de suivre les accélérations dans les côtes courtes mais rudes et de finir au sprint un petit groupe. Arthur Vichot (2017), Samuel Dumoulin (2012) et Anthony Turgis (2019) l’ont prouvé. Ce virage correspond à l’internationalisation de l’épreuve et à sa montée en prestige sur le calendrier de l’UCI Europe Tour.

Et vous, quel type de coureur est selon vous le plus adapté au profil actuel de La Marseillaise : le pur puncheur ou le rouleur costaud capable de surprendre ?

Grand Prix La Marseillaise 2026 : Quels sont les secrets du parcours provençal ?

Le tracé 2026, fidèle à la tradition, devrait une nouvelle fois faire parler la Gineste. Cette ascension de 4,6 km à 4,7%, située à une trentaine de kilomètres de l’arrivée, est rarement le lieu de la sélection définitive, mais elle sert de tremplin pour les attaques lointaines et use les jambes des sprinteurs. La vraie clé se joue souvent sur le circuit final autour de Marseille, avec ses montées répétées comme la montée de la Nerthe, un mur court mais dont la pente dépasse les 9%.

L’analyse des éditions récentes montre que la victoire se joue à 90% dans les 40 derniers kilomètres. Les équipes les plus agressives, comme l’Arkea-B&B Hotels en 2023 ou la Groupama-FDJ en 2020, ont su y imposer un rythme infernal pour éliminer les purs sprinteurs. La météo, souvent capricieuse en février sur la Côte Bleue, devient un acteur à part entière. Un mistral vigoureux peut scinder le peloton et prédéterminer le podium avant même les difficultés.

Grand Prix La Marseillaise : Comment cette course forge-t-elle la saison d’un coureur ?

Regardez le parcours d’un Benoît Cosnefroy après 2020 : sa victoire à Marseille a acté un changement de statut. Elle a lancé une saison où il a enchaîné les places d’honneur sur les Classiques ardennaises et endossé le maillot à pois du Tour de France. Ceci n’est pas un hasard. Psychologiquement, gagner dès janvier injecte une dose de confiance inestimable. Sportivement, cela valide un travail hivernal et donne des points UCI précieux pour les équipes, surtout dans le contexte concurrentiel de 2026.

À l’inverse, pour un jeune professionnel, une bonne performance ici (top-10) peut ouvrir les portes des sélections pour les courses de plus haut niveau. Les directeurs sportifs, le nez collé aux données de watts/kg sur les côtes, prennent leurs premières notes déterminantes.

Selon vous, un coureur qui performe à La Marseillaise est-il obligatoirement un homme à suivre sur les Classiques de printemps ?

Notre verdict pour le Grand Prix La Marseillaise 2026

Le Grand Prix La Marseillaise 2026 s’annonce comme une édition de transition, où l’expérience des anciens devra contenir la fougue des nouveaux visages. Le parcours, inchangé dans son essence, favorise toujours le coureur courageux, capable de anticiper les mouvements dans le mistral et de frapper au bon moment sur les pentes de la Nerthe.

Notre prédiction ? Une bataille entre la faim de réussite des jeunes espoirs français et la science tactique des leaders étrangers. Quel que soit le nom gravé sur le trophée ce soir, une certitude s’impose : le vrai vainqueur de ce 1er février 2026 sera le cyclisme français, qui lance avec panache une saison riche en promesses. La Marseillaise aura, une fois de plus, joué son rôle de révélateur et de lance-flammes.

Palmarès du Grand Prix La Marseillaise

2025 – FERRON Valentin – VAN HEMELEN Vincent – GALVÁN Francisco
2024 – GENIETS Kevin – BAUDIN Alex – VAUQUELIN Kévin
2023 – POWLESS Neilson – FERRON Valentin – VAN MOER Brent
2022 – CAPIOT Amaury – PEDERSEN Mads – GALVÁN Francisco
2021 – PARET-PEINTRE Aurélien – BOUDAT Thomas – COQUARD Bryan
2020 – COSNEFROY Benoît – MADOUAS Valentin – DEVRIENDT Tom
2019 – TURGIS Anthony – COMBAUD Romain – VAN ASBROECK Tom
2018 – GENIEZ Alexandre – EIKING Odd Christian – CALMEJANE Lilian
2017 – VICHOT Arthur – BOUET Maxime – CALMEJANE Lilian
2016 – DEVENYNS Dries – PINOT Thibaut – PLANCKAERT Baptiste
2015 – LIGTHART Pim – VANBILSEN Kenneth – DEMOITIÉ Antoine
2014 – VANBILSEN Kenneth – PLANCKAERT Baptiste – DUMOULIN Samuel
2013 – JULES Justin – DUMOULIN Samuel – DAMUSEAU Thomas
2012 – DUMOULIN Samuel – MARCATO Marco – VICHOT Arthur
2011 – ROY Jérémy – GEORGES Sylvain – FEILLU Romain
2010 – HIVERT Jonathan – HOOGERLAND Johnny – DUMOULIN Samuel
2009 – PAURIOL Rémi – VOECKLER Thomas – TROFIMOV Yuri
2008 – DUCLOS-LASSALLE Hervé – VEUCHELEN Frederik – HESJEDAL Ryder
2007 – HUNT Jeremy – IGNATIEV Mikhail – SCHEIRLINCKX Staf
2006 – COOKE Baden – GILBERT Philippe – GESLIN Anthony
2005 – SØRENSEN Nicki – GUSEV Vladimir – MASOLINO Daniele
2004 – COOKE Baden – PLANCKAERT Jo – BALDATO Fabio
2003 – DIERCKXSENS Ludo – BÄCKSTEDT Magnus – CASAGRANDA Stefano
2002 – JAN Xavier – BOTCHAROV Alexandre – DESSEL Cyril
2001 – PIIL Jakob Storm – LARSEN Nicolaj Bo – BRARD Florent
2000 – MAGNIEN Emmanuel – AUS Lauri – BASSONS Christophe
1999 – VANDENBROUCKE Frank – VOIGT Jens – BESSY Frédéric
1998 – SALIGARI Marco – VIRENQUE Richard – DJAVANIAN Viatcheslav
1997 – VIRENQUE Richard – BOUVARD Gilles – SVORADA Ján
1996 – FONTANELLI Fabiano – SVORADA Ján – TCHMIL Andrei
1995 – HENNEBERT Stéphane – MATTAN Nico – PIANEGONDA Gianluca
1994 – DELION Gilles – NELISSEN Wilfried – SIMON François
1993 – ROUS Didier – SEIGNEUR Eddy – DE LAS CUEVAS Armand
1992 – VAN HOOYDONCK Edwig – SEIGNEUR Eddy – DELION Gilles
1991 – VAN HOOYDONCK Edwig – DEWAILLY Pierre – FRISON Herman
1990 – DE WILDE Etienne – BOMANS Carlo – REDANT Hendrik
1989 – CLAVEYROLAT Thierry – WINTERBERG Guido – PENSEC Ronan
1988 – WIJNANDS Ad – VAN VLIET Teun – VAN DER POEL Adrie
1987 – WELTZ Johnny – COLOTTI Jean-Claude – WATSON Paul
1986 – PLANCKAERT Eddy – BARTEAU Vincent – BRUGGMANN Jürg
1985 – MOTTET Charly – PLANCKAERT Walter – HAGHEDOOREN Paul
1984 – PLANCKAERT Eddy – GLAUS Gilbert – JULES Pascal
1983 – RAAS Jan – PRIEM Cees – MÄCHLER Erich
1982 – HINAULT Bernard – WIJNANDS Ad – MENTHÉOUR Pierre-Henri
1981 – BOGAERT Jan – POISSON Pascal – HOSOTTE Patrick
1980 – VAN VLIET Leo – FRIOU Patrick – PIRARD Frits

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Remco Evenepoel, le nouveau visage de la domination : comment trois victoires en trois jours réinventent une légende

Trois jours, trois victoires, trois visages. Sur l’île de Majorque, Remco Evenepoel n’a pas simplement gagné : il a livré un manifeste tactique pour la saison 2026. Entre chrono par équipes parfait, raid solitaire historique et maîtrise dans l’adversité, le champion belge a démontré une polyphonie rare. Plongée dans les coulisses d’un triomphe qui redéfinit déjà les rapports de force.

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Le triplé parfait : un exploit statistique inédit en début de saison

Selon nos données et statistiques, seuls trois coureurs au cours de la dernière décennie avaient remporté les trois premières courses de leur saison : Remco Evenepoel vient d’ajouter sa propre variation à cette liste très fermée. Mais jamais un tel triplé n’avait présenté une telle diversité tactique : victoire collective (contre-la-montre par équipes), victoire par échappée lointaine (55 km en solitaire), et victoire par maîtrise dans des conditions extrêmes. À 26 ans, Evenepoel rejoint ici des débuts de saison légendaires, comme ceux de Merckx en 1971 ou de Kelly en 1983, tout en y ajoutant une dimension analytique propre à l’ère moderne. Ces performances ne sont pas de simples succès ; elles constituent un échantillon représentatif de l’arsenal complet d’un coureur qui vise à la fois les classiques, les grands tours et les titres mondiaux. La question qui brûle désormais les lèvres de tous les observateurs : un tel démarrage est-il le signe d’une sur-forme risquée, ou le fruit d’une planification scientifique inédite ?

JOUR 1 – Le chrono par équipes : la naissance d’une symbiose (Trofeo Ses Salines)

Le 29 janvier, la Red Bull-BORA-hansgrohe ne se contentait pas de gagner un contre-la-montre par équipes (23,8 km à 59,67 km/h de moyenne). Elle signait un acte fondateur. L’analyse des données intermédiaires est éloquente : l’équipe, menée par Evenepoel, était même légèrement en retard au point de contrôle (-2 secondes sur Movistar). Le gain final de 3 secondes s’est construit dans les 5 derniers kilomètres, sur un rythme imposé par le champion du monde du contre-la-montre. Cette progression en course révèle une gestion d’effort parfaite et une confiance absolue dans le plan établi.

Evenepoel, déjà chef d’orchestre dans une nouvelle équipe

Le transfert le plus médiatique de l’hiver posait une question cruciale : comment le leader absolu allait-il s’intégrer ? La réponse fut immédiate et silencieuse. Evenepoel n’a pas écrasé ses coéquipiers par sa puissance ; il les a portés par sa régularité et sa position en tête de train aux moments-clés. Son association avec Florian Lipowitz (3e du Tour de France 2025) et Maxim Van Gils a semblé naturelle. Cette victoire collective, six mois avant le prologue par équipes du Tour de France 2026 à Barcelone, est un signal géopolitique envoyé à UAE Team Emirates et Visma | Lease a Bike. La question est ouverte : Cette démonstration collective rend-elle l’équipe Red Bull-BORA plus redoutable pour le Tour de France que lors de l’ère primaire Soudal Quick-Step ?

JOUR 2 – Le raid solitaire : la signature psychologique (Trofeo Serra Tramuntana)

Le 30 janvier, Evenepoel est passé de la symphonie au solo magistral. Son attaque au pied du Coll de Sóller, à 55 km de l’arrivée, n’était pas une attaque de détail. C’était une affirmation. En parcourant cette distance seul, il a établi la plus longue échappée victorieuse de l’histoire de cette course, surpassant même ses propres références (Course des Raisins 2021, Figueira 2024). L’aspect le plus frappant n’est pas la distance, mais le timing : réaliser un tel effort d’anthologie le 30 janvier, en pleine phase d’intégration d’équipe, défie les conventions de la préparation.

L’effet de sidération, arme tactique suprême

Pourquoi le peloton, composé de coureurs de WorldTeams, a-t-il capitulé ? L’analyse vidéo montre un effet psychologique immédiat. L’accélération fut si violente et si tôt qu’elle a créé un vide décisionnel. Aucune équipe (UAE, Movistar) n’a pris l’initiative de poursuivre, chacune attendant que l’autre s’y colle. Pendant ce temps, les coéquipiers d’Evenepoel verrouillaient parfaitement la course. Cette séquence est un pur manuel de domination : une attaque qui paralyse, suivie d’un verrou stratégique. L’écart est passé de 30″ à plus de 2 minutes en 20 km. Une leçon de pouvoir cycliste.

JOUR 3 – La maîtrise dans l’adversité : la preuve de maturité (Trofeo Andratx-Pollença)

Le 31 janvier, sous un vent « à décorner les bœufs » et sur un parcours raccourci de 26 km, Evenepoel a livré peut-être la performance la plus impressionnante du triplé. Contre le jeune Français Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling), il a montré une patience et une intelligence tactique nouvelles. Il a laissé son équipe écraser le Puig Major, a contenu sa première attaque, et a scellé la course dans la descente et sur la dernière montée. Ce n’était plus le « cannibale » dévorant tout sur son passage, mais le stratège calculant son effort. Les données de VAM (Vitesse Ascensionnelle Moyenne) sur les 3 derniers km, supérieures de 8% à la moyenne du Top 10, prouvent qu’il gardait de la marge. Il a gagné sans « tout casser ».

Evenepoel vs Rondel : le duel qui annonce l’avenir

Le face-à-face avec Mathys Rondel (19 secondes à l’arrivée) fut un concentré de cyclisme moderne : la puissance pure contre l’opportunisme intelligent. Rondel, 4e la veille, a prouvé qu’il était l’un des plus grands espoirs français. Mais Evenepoel a démontré qu’il pouvait désormais gagner en économisant ses forces, en s’appuyant sur son équipe (Van Gils 3e), et en frappant au moment précis. Question ouverte pour les puristes : Cette victoire « raisonnée » est-elle plus inquiétante pour ses rivaux que ses raids solitaires, car elle prouve qu’il peut gagner de multiples façons ?

Quel impact sur la saison 2026 et la hiérarchie mondiale ?

Ce triplé majeur a des répercussions immédiates sur le paysage cycliste. Premièrement, il valide la fusion Red Bull-BORA comme un succès opérationnel foudroyant. Deuxièmement, il replace Evenepoel au cœur des favoris pour le Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège, des courses où sa puissance explosive et désormais sa patience seront décisives. Enfin, il installe une pression psychologique immense sur ses principaux rivaux, Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard. Ces derniers ne peuvent ignorer qu’Evenepoel aborde 2026 avec une condition physique précoce, une équipe solide et une palette tactique élargie.

L’envol d’un phénix tactique

Le Challenge de Majorque 2026 restera dans les annales comme le moment où Remco Evenepoel a transcendé son statut de phénomène pour endosser celui de patron complet du peloton. Il a prouvé qu’il pouvait être le moteur d’une équipe, le solitaire implacable et le tacticien froid. Ce « hat-trick » parfait n’est pas un aboutissement, mais un prologue. Il trace la route vers des objectifs plus grands : les classiques, le maillot arc-en-ciel sur route, et surtout, le Tour de France 2026. Le message, désormais, est clair pour tous : la machine Evenepoel est non seulement lancée, mais elle a aussi appris à penser. La légende, chapitre après chapitre, s’écrit sous nos yeux. La saison est longue, mais les premiers coups de pinceau sont déjà ceux d’un chef-d’œuvre.

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