Accueil Blog

Championnat Belgique 2026 : Rune Herregodts crée la surprise et succède à Tim Wellens

Personne ne l’avait vu venir. Ce dimanche à Brasschaat, Rune Herregodts a créé la sensation en devenant champion de Belgique sur route. Le coureur d’UAE Team Emirates XRG a réglé au sprint un trio inattendu, devant Jonas Rickaert et Fabio Van den Bossche. Les favoris, dont Tim Merlier et Jasper Philipsen, ont tous été piégés par une échappée fleuve de 60 coureurs.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Rune Herregodts, champion de Belgique 2026 : un scénario fou, un sprint à trois, et tous les favoris piégés

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Rune Herregodts est champion de Belgique 2026. Le coureur d’UAE Team Emirates XRG s’est imposé au sprint à Brasschaat devant Jonas Rickaert (Alpecin-Premier Tech) et Fabio Van den Bossche (Soudal Quick-Step). Un scénario totalement improbable : une échappée de 60 coureurs a piégé tous les sprinters, dont Tim Merlier et Jasper Philipsen. Herregodts succède à son coéquipier Tim Wellens au palmarès.

Comment Herregodts a-t-il déjoué tous les pronostics ?

Une échappée de 60 coureurs qui a tout renversé

Le scénario était écrit d’avance. Sur un parcours sans difficulté majeure tracé autour de Brasschaat, dans la province anversoise, tout le monde s’attendait à un sprint massif. Tim Merlier et Jasper Philipsen étaient les grands favoris. Leur duel promettait d’être l’attraction du jour.

Mais le cyclisme belge aime les scénarios improbables. Après un peu plus d’une heure de course, 28 coureurs parviennent à prendre le large. Un groupe imposant par sa quantité, mais aussi sa qualité : Toon Aerts, Edward Theuns, Quinten Hermans, Ilan Van Wilder, Louis Vervaeke figurent parmi les fuyards.

Derrière, une deuxième vague de 33 coureurs se lance à la poursuite. Thibau Nys, Oliver Naesen, Rune Herregodts et Milan Fretin opèrent la jonction. Le peloton laisse filer. L’écart grandit. Au fil des kilomètres, une évidence s’impose : le vainqueur du National se trouve à l’avant. Les sprinters sont piégés, définitivement.

Difficile de ne pas être admiratif devant un tel foutoir tactique. Un championnat de Belgique sans sprint massif, c’est comme un Tour des Flandres sans pavés : cela n’arrive presque jamais.

Un trio final inattendu, un sprint de costaud

À cinquante kilomètres de l’arrivée, le groupe de tête s’est réduit à 20 coureurs. Puis à 10. Rune Herregodts, Lionel Taminiaux, Gil Gelders, Fabio Van den Bossche, Jonas Rickaert, Thibau Nys, Dries De Bondt, Quinten Hermans, Michiel Coppens et Gianni Vermeersch se détachent.

À une quinzaine de kilomètres de l’arrivée, un ultime mouvement de course scelle le sort du championnat. Herregodts, Rickaert et Van den Bossche faussent compagnie à leurs compagnons. Le trio s’en va jouer le titre.

Dans les trois derniers kilomètres, Herregodts tente sa chance à plusieurs reprises. Pas réputé le plus rapide, il force pourtant la décision. Au sprint, le coureur d’UAE Team Emirates XRG domine Jonas Rickaert (Alpecin-Premier Tech) et Fabio Van den Bossche (Soudal Quick-Step). Il succède à son coéquipier Tim Wellens, vainqueur l’an dernier, qui avait déclaré forfait cette année au même titre que Remco Evenepoel et Wout van Aert.

Un titre qui venge un contre-la-montre frustrant

4e du chrono vendredi, Herregodts prend sa revanche

Rune Herregodts avait frôlé le podium du contre-la-montre vendredi, échouant au pied de la boîte. Quatrième, à quelques secondes du maillot tricolore. Une frustration qui aurait pu le hanter tout le week-end.

Ce dimanche, le rouleur d’UAE Team Emirates XRG a pris une revanche éclatante. Un succès qui récompense un coureur complet, capable de briller en chrono comme sur les courses en ligne exigeantes.

C’est le plus beau succès de sa carrière. Le sixième. Un maillot tricolore belge, l’un des plus prestigieux du peloton, qu’il portera sur les plus grandes courses du calendrier WorldTour. Pour UAE, c’est le troisième titre national du jour après les sacres de Jan Christen (en Suisse) et Antonio Morgado au Portugal. A noter que ces deux coureurs précisément ont aussi chacun remporté l’épreuve chronométrée.

Merlier, Philipsen : les grands perdants d’un championnat renversant

Les deux grands favoris n’ont jamais vu la couleur du maillot. Tim Merlier (Soudal Quick-Step) et Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), les deux meilleurs sprinteurs belges, ont été piégés dans un peloton qui n’a jamais su rectifier la situation. Les puristes crieront au scandale, et ils n’auront peut-être pas tort : voir un championnat de Belgique se jouer sans les deux hommes les plus rapides du pays relève de l’anomalie.

Mais c’est aussi la beauté du cyclisme. Les championnats nationaux ne sont pas des courses comme les autres. Sans oreillettes, avec des équipes réduites, tout peut basculer. Ce dimanche, c’est un scénario fou qui a triomphé.

Classement complet championnat Belgique 2026 Hommes Elites

  1. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG les 236,7 km en 4:49:32 (49 km/h)
  2. RICKAERT JONAS, Alpecin – Premier Tech m.t.
  3. VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step m.t.
  4. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:40
  5. NYS THIBAU, Lidl – Trek m.t.
  6. TAMINIAUX LIONEL, Lotto Intermarché m.t.
  7. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:46
  8. DE BONDT DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  9. GELDERS GIL, Team Jayco AlUla +0:51
  10. COPPENS MICHIEL, BEAT CC p/b Saxo +0:52
  11. MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:03
  12. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
  13. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  14. HESTERS JULES, Team Flanders – Baloise m.t.
  15. VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious m.t.
  16. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché m.t.
  17. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
  18. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  19. BEULLENS CEDRIC, Tarteletto – Isorex m.t.
  20. TEUGELS LENNERT, Lotto Intermarché m.t.
  21. GEENS JONAS, Alpecin – Premier Tech m.t.
  22. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  23. GODFROID OLIVIER, Baloise Verzekeringen – Het Poetsbureau Lions m.t.
  24. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +1:06
  25. LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  26. VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
  27. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin – Premier Tech m.t.
  28. STOCKMAN ABRAM, Unibet Rose Rockets +1:13
  29. VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
  30. VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek +1:18
  31. TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise +3:06
  32. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  33. AVONDTS MATHIS, Azerion / Villa Valkenburg m.t.
  34. DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step Devo Team m.t.
  35. VERMOOTE JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
  36. STERCK JOPPE, Tarteletto – Isorex m.t.
  37. BELLENS JARNO, Baloise Verzekeringen – Het Poetsbureau Lions m.t.
  38. MEENS JOHAN, Aarco m.t.
  39. VAN DE WYNKELE LORENZ, Lotto – Groupe Wanty m.t.
  40. BRITS NOAH, Benediction Banafrica Team m.t.
  41. VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
  42. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  43. ORINS ROBIN, Lotto Intermarché +3:08
  44. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  45. AERTS TOON, Lotto Intermarché +3:10
  46. GHYS ROBBE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  47. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  48. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step +3:12
  49. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step m.t.
  50. VANDEPUTTE NIELS, Alpecin-Premier Tech Development Team m.t.
  51. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  52. CRAS STEFF, Soudal Quick-Step m.t.
  53. WYSEURE JORAN, Alpecin-Premier Tech Development Team m.t.
  54. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  55. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
  56. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin – Premier Tech m.t.
  57. VANDEBOSCH TOON, Alpecin-Premier Tech Development Team +3:15
  58. SWEECK LAURENS, Alpecin-Premier Tech Development Team m.t.
  59. ALLEGAERT PIET, Cofidis m.t.
  60. BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché +3:20
  61. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin – Premier Tech m.t.
  62. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +3:22
  63. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious +3:24
  64. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  65. DEHAIRS SIMON, Alpecin – Premier Tech m.t.
  66. CAMPENAERTS VICTOR, Team Visma | Lease a Bike +3:25
  67. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  68. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché +3:33
  69. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:35
  70. VANHEEL ELIAS, Tarteletto – Isorex +8:12
  71. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +8:19
  72. VANDENBULCKE ALEX, Huansheng – Vonoa – Taishan Sport Team m.t.
  73. DUPONT TIMOTHY, Tarteletto – Isorex m.t.
  74. VERMOTE JULIEN, Secteur – Vitori m.t.
  75. MELLAERTS ROBBE, Baloise Verzekeringen – Het Poetsbureau Lions m.t.
  76. INION SANDER, Madar Pro Cycling Team m.t.
  77. DHAEYE ENRICO, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
  78. OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix m.t.
  79. MOONEN ZENO, Tarteletto – Isorex m.t.
  80. VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team m.t.
  81. GOOSSENS SIMON, Alpecin-Premier Tech Development Team m.t.
  82. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  83. MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise m.t.
  84. VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
  85. MARCHAND GIANNI, Tarteletto – Isorex m.t.
  86. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  87. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  88. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  89. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  90. HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  91. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  92. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  93. BAERS ARNE, Baloise Verzekeringen – Het Poetsbureau Lions m.t.
  94. CLAEYS ROBBE, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  95. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  96. BELMANS LENNERT, Alpecin – Premier Tech m.t.
  97. VAN PETEGEM AXANDRE, Tarteletto – Isorex m.t.
  98. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  99. MERLIER TIM, Soudal Quick-Step m.t.
  100. VANDENSTORME DYLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  101. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  102. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  103. VAN DE PUTTE VICTOR, Lotto – Groupe Wanty m.t.
  104. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
  105. KUYPERS GERBEN, Pauwels Sauzen – Altez Industriebouw Cycling Team m.t.
  106. DE BUYST JASPER, Lotto Intermarché m.t.
  107. CRAPS LARS, Lotto Intermarché m.t.
  108. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +8:31

Et vous, pensez-vous qu’un championnat de Belgique sans sprint massif est un rendez-vous manqué, ou au contraire la preuve que ces courses réservent encore de vraies surprises ?

(vidéo résumé à venir)

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Romain Grégoire champion de France 2026 : une attaque de brute et un maillot tricolore pour le Tour – Récit complet du sacre du Bisontin à La Tour-du-Pin.

Jonathan Milan champion d’Italie : un sprint de brute, un premier titre national à 25 ans – Récit et analyse du sacre du sprinteur de Lidl-Trek.

Wilco Kelderman champion des Pays-Bas : onze ans de disette balayés par un chef-d’œuvre en solitaire – Le vétéran de Visma met fin à 11 ans sans victoire.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnat Pays-Bas 2026 : Wilco Kelderman met fin à 11 ans de disette, première victoire à 35 ans

Il n’avait plus gagné depuis 2015. Il n’avait même jamais remporté la moindre course sur route. Ce dimanche à Berg En Dal, Wilco Kelderman a tout effacé d’un coup de pédale. Le vétéran de Visma-Lease a Bike, 35 ans, est devenu champion des Pays-Bas en solitaire après avoir lâché Tim Marsman à 27 kilomètres de l’arrivée. Bauke Mollema et Jochem Kerckhaert complètent le podium.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Wilco Kelderman, champion des Pays-Bas 2026 : onze ans de disette balayés par un chef-d’œuvre en solitaire

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Wilco Kelderman est champion des Pays-Bas 2026. À 35 ans, le coureur de Visma-Lease a Bike a mis fin à onze ans sans victoire en s’imposant en solitaire sur la course en ligne à Berg En Dal. Il devance Bauke Mollema (Lidl-Trek) de 1’18 et Jochem Kerckhaert (BEAT CC). Une première victoire pour celui qui n’avait gagné que des contre-la-montre et un Tour du Danemark en 2013.

« C’est une sensation merveilleuse. Cela fait longtemps que je n’ai pas gagné une étape sur route, je pense depuis mes années espoirs » a déclaré Wilco Kelderman au micro à l’arrivée, lui qui n’avait plus levé les bras depuis 2015.

Comment Kelderman a-t-il construit ce succès historique ?

Une attaque à 25 kilomètres, un final en solitaire

Le scénario était taillé pour un homme d’expérience. Sur un parcours de 160 kilomètres entre Nimègue et Berg En Dal, avec deux ascensions exigeantes à répéter quinze fois — la Van Randwijckweg (1,2 km à 6,5%) et l’Oude Holleweg (1 km à 7%) —, la course d’usure typique des championnats nationaux a fait des ravages.

Wilco Kelderman a pris les devants dès le début. Présent dans un groupe de 14 coureurs incluant Bauke Mollema, Tibor del Grosso et Frank van den Broek, le vétéran de Visma-Lease a Bike a senti que la course allait se jouer à l’avant. « J’ai très vite remarqué que la course était difficile à contrôler et qu’il valait mieux se trouver à l’avant » a-t-il expliqué à la chaîne publique NOS.

À six tours de la fin, Kelderman a choisi d’attaquer, emportant avec lui Tim Marsman (Alpecin-Premier Tech) et Darren van Bekkum (XDS-Astana). Le trio a rapidement creusé un écart de 40 secondes. Mais Van Bekkum a cédé dans les montées, laissant Kelderman et Marsman seuls en tête.

À 25 kilomètres de l’arrivée, avec le peloton qui revenait dangereusement sous l’impulsion de Dylan van Baarle et Pascal Eenkhoorn, Kelderman a compris qu’il devait repartir. Il a lâché Marsman et s’est envolé vers un triomphe en solitaire. Une avance qui n’a cessé de croître jusqu’à la ligne, pour finalement franchir l’arrivée avec 1 minute et 18 secondes d’avance sur son premier poursuivant.

Un record de tops 10 sans victoire enfin effacé

Wilco Kelderman détenait un record dont il se serait bien passé : le plus grand nombre de tops 10 en World Tour sans jamais s’y être imposé. Troisième du Giro 2020, multiple dauphin d’étapes sur les Grands Tours, le Néerlandais était l’éternel placé, jamais le vainqueur.

Ses quatre seuls succès professionnels dataient tous d’avant 2015 : deux contre-la-montre, un prologue, et le classement général du Tour du Danemark 2013. Onze ans. Une éternité.

« J’ai déjà gagné un contre-la-montre auparavant, mais jamais de cette manière a-t-il savouré au micro de la NOS. Cela devait arriver un jour. Bien sûr, ce n’est pas toujours aussi simple. Aujourd’hui était le bon jour. »

C’est le genre de déclaration qui reste en travers de la gorge de ceux qui doutaient de lui. À 35 ans, Wilco Kelderman a prouvé que la patience et la persévérance finissent toujours par payer.

Bauke Mollema, dauphin de luxe à 39 ans

Un premier podium national en ligne pour le vétéran de Lidl-Trek

À 39 ans, Bauke Mollema n’avait jamais fait mieux qu’une place d’honneur sur le championnat des Pays-Bas en ligne. Ce dimanche, le coureur de Lidl-Trek a décroché son tout premier podium sur l’épreuve, terminant deuxième à 1 minute et 18 secondes de Kelderman.

Un résultat qui récompense la longévité d’un coureur qui a marqué le cyclisme néerlandais de son empreinte. Vainqueur d’étape sur les trois Grands Tours, Mollema était présent dans le groupe de tête dès le départ. Il a tenté de recoller sur Kelderman dans le final, mais le mal était fait.

Difficile de ne pas être admiratif devant un tel numéro, à presque 40 ans, face à des coureurs qui pourraient être ses fils.

Jochem Kerckhaert, la révélation du jour

La troisième place de Jochem Kerckhaert est l’une des belles surprises de ce championnat. Le coureur de la petite équipe continentale BEAT CC p/b Saxo a devancé plusieurs formations WorldTour pour décrocher le bronze.

Un podium qui prouve que les championnats nationaux réservent encore des surprises, et que le talent ne se mesure pas uniquement au nombre de points UCI.

Pas de Tour de France pour Kelderman, mais un maillot national à faire briller

Pris dans une chute et contraint à l’abandon en début de Giro il y a quelques semaines, Wilco Kelderman ne figure pas dans la sélection de Visma-Lease a Bike pour le Tour de France. Le Néerlandais portera son maillot national pour la première fois sur le Tour de Pologne, comme il l’a confirmé à la NOS.

Une absence qui peut surprendre, tant le vétéran aurait pu apporter son expérience à Jonas Vingegaard. Mais Visma a fait d’autres choix, et Kelderman devra patienter pour montrer son nouveau maillot au monde.

Classement complet championnat Pays Bas 2026 Hommes Elites

  1. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike les 160,2 km en 4:05:42 (39,1 km/h)
  2. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +1:18
  3. KERCKHAERT JOCHEM, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  4. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team +1:44
  5. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin – Premier Tech m.t.
  6. VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step +1:48
  7. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +2:54
  8. VAN DER TUUK AXEL, Soudal Quick-Step m.t.
  9. EENKHOORN PASCAL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  10. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  11. HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +2:56
  12. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:01
  13. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team +7:02
  14. VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL m.t.
  15. VAN BEKKUM DARREN, Alpecin – Premier Tech m.t.
  16. MARSMAN TIM, XDS Astana Team m.t.
  17. OTTEMA RICK, EEW-VDK Cyclingteam +7:03
  18. SINSCHEK NILS, Li Ning Star m.t.
  19. BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +7:06
  20. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost +7:34
  21. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +10:00
  22. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  23. VAN DEN EIJNDEN GUUS, Alpecin-Premier Tech Development Team +25:00
  24. DIJKMAN DAAN, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
  25. VAN ZANDEN OTTO, Azerion / Villa Valkenburg m.t.
  26. HAVERDINGS FLORIS, JEGG-SKIL-DJR m.t.
  27. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
  28. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  29. VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  30. VOOGT NIEK, Azerion / Villa Valkenburg m.t.
  31. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché m.t.

31 coureurs classés à l’arrivée sur 154 partants.

Et vous, pensez-vous qu’un coureur comme Wilco Kelderman, capable de gagner après onze ans de disette, méritait une place dans la sélection Visma pour le Tour de France ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Romain Grégoire champion de France 2026 : une attaque de brute et un maillot tricolore pour le Tour – Récit complet du sacre du Bisontin à La Tour-du-Pin.

Jonathan Milan champion d’Italie : un sprint de brute, un premier titre national à 25 ans – Récit et analyse du sacre du sprinteur de Lidl-Trek.

Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ? – La composition complète de l’équipe néerlandaise et ses failles.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnat France 2026 : Romain Grégoire sacré à La Tour-du-Pin, premier maillot tricolore à 23 ans

Il en rêvait depuis ses deux titres chez les juniors. À 23 ans, Romain Grégoire est devenu champion de France Élites ce dimanche à La Tour-du-Pin. Le leader de la Groupama-FDJ United a placé une attaque tranchante dans la dernière ascension de la côte de Béjui, à 3 kilomètres de l’arrivée, pour s’imposer en solitaire. Paul Lapeira et Joris Delbove complètent le podium.

Tour de France 2026 : le parcours officiel complet – 21 étapes, 3 333 km, 54 000 m D+

Romain Grégoire, champion de France 2026 : une attaque, un rêve de gosse, et un maillot tricolore pour le Tour

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Romain Grégoire est champion de France 2026. Le Bisontin de 23 ans a fait la différence dans l’ultime montée de Béjui à 3,2 km de l’arrivée, pour s’imposer en solitaire à La Tour-du-Pin. Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) prend la 2e place, Joris Delbove (TotalEnergies) la 3e. Un titre qui récompense le travail collectif de la Groupama-FDJ United et qui envoie Grégoire sur le Tour de France avec le maillot tricolore sur les épaules.

« C’était un grand objectif de carrière » a confié Romain Grégoire, champion de France Élites pour la première fois, après avoir été sacré deux fois chez les juniors.

Comment Romain Grégoire a-t-il conquis le maillot tricolore ?

Une attaque chirurgicale dans la dernière ascension de Béjui

Le scénario était taillé pour un puncheur. Sur un parcours raccourci à 225 kilomètres en raison de la canicule, mais toujours aussi exigeant avec ses 3 206 mètres de dénivelé, la côte de Béjui a joué son rôle de juge de paix.

À trois tours de l’arrivée, Léo Bisiaux (Decathlon CMA CGM) a lancé les hostilités en attaquant dans Béjui. Une offensive reprise dans l’avant-dernière ascension par un Joris Delbove (TotalEnergies) déchaîné, qui a allumé le pétard décisif. Un groupe de six coureurs s’est alors détaché : Bisiaux, Delbove, Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM), Alex Baudin (EF Education-EasyPost), Romain Grégoire et son équipier Clément Berthet de la Groupama-FDJ United.

La situation était idéale pour le Bisontin. Il avait réussi à piéger Benoît Cosnefroy, Dorian Godon et Axel Laurance, des rivaux dont il redoutait la pointe de vitesse. Mais Grégoire n’a pas voulu jouer le sprint à six. Dans l’ultime montée de Béjui, à 3,2 kilomètres de la ligne, il a placé une attaque brutale. Un démarrage sec, sans appel, qui a laissé Lapeira et Delbove en chasse derrière lui.

Les deux poursuivants n’ont jamais revu le Bisontin. Quatorze secondes d’avance sur la ligne, et un maillot tricolore qui tombait enfin sur les bonnes épaules.

Un travail collectif de la Groupama-FDJ United salué

Avec 128 coureurs au départ, la formation de Marc Madiot disposait d’une supériorité numérique écrasante. Mais le nombre ne fait pas tout, et la course a failli échapper à l’armada Groupama.

Une échappée de 21 coureurs est d’abord partie en début de journée, reprise à 180 kilomètres de l’arrivée. Puis un groupe d’une trentaine de favoris, dont le champion sortant Dorian Godon, Paul Magnier ou Pavel Sivakov, a pris plus de deux minutes d’avance sur le peloton à 100 kilomètres du but. Problème : Romain Grégoire était piégé derrière.

« On a dû mener la poursuite pour revenir » résume-t-on chez Groupama-FDJ United. Un travail de forceps qui a fini par payer : regroupement général à 37 kilomètres de la ligne, et une équipe qui a pu remettre son leader dans le bon wagon au moment décisif.

Difficile de ne pas saluer la maîtrise collective d’une équipe qui a couru juste, même dans l’adversité.

Un rêve de gosse devenu réalité

« C’était un grand objectif de carrière »

Romain Grégoire ne s’en cache pas : le maillot tricolore était une obsession. Déjà sacré deux fois chez les juniors, le Bisontin de 23 ans avait fait de ce titre « un grand objectif de carrière ». Vice-champion de France en 2025 derrière Dorian Godon, il tenait sa revanche.

« C’était un grand objectif de carrière » a-t-il confié après la ligne au micro de l’organisation. Une phrase simple, presque sobre, mais qui dit tout du poids de ce maillot.

Le puncheur de la Groupama-FDJ United a construit sa saison autour de ce rendez-vous. Vainqueur d’étape sur le Tour de Suisse, régulier sur les Classiques ardennaises, il savait que le parcours isérois était taillé pour lui. Et il ne l’a pas laissé passer.

Un maillot tricolore qui ira sur le Tour de France

Ce titre a une saveur particulière : il envoie Romain Grégoire sur le Tour de France avec le plus beau des maillots sur les épaules. Le Bisontin, qui portera le maillot bleu-blanc-rouge de Barcelone à Paris, aura une exposition maximale sur la plus grande course du monde.

Pour la Groupama-FDJ United, c’est une double victoire. L’équipe de Marc Madiot remporte à la fois le contre-la-montre (Rémi Cavagna jeudi) et la course en ligne (Grégoire dimanche). Un doublé qui confirme la domination de la formation française sur ces Championnats.

Lapeira et Delbove, les poursuivants qui n’ont rien pu faire

Paul Lapeira, le champion 2024 qui a tout tenté

Sacré il y a deux ans, Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) a bien failli rééditer son exploit. Présent dans le groupe de six, le Normand a tenté de suivre Grégoire dans la dernière ascension de Béjui. Mais l’attaque du Bisontin était trop tranchante. Deuxième à 14 secondes, Lapeira peut nourrir des regrets, mais il a couru juste.

Joris Delbove, la révélation du jour

La troisième place de Joris Delbove (TotalEnergies) est l’une des belles surprises de ce championnat. C’est lui qui a allumé le pétard dans l’avant-dernière ascension de Béjui, provoquant le groupe de six qui allait se disputer la victoire. Le coureur de 25 ans, qui n’était pas cité parmi les favoris, a tenu tête aux meilleurs pour décrocher un podium de prestige.

Alex Baudin (EF Education-EasyPost) prend la 4e place devant Léo Bisiaux, dont l’attaque à trois tours de la fin a animé la course. Dorian Godon, champion sortant, termine 10e.

David Gaudu distancé, Cosnefroy piégé : les grands perdants du jour

Deux favoris ont vécu un calvaire. David Gaudu (Groupama-FDJ United) a été distancé en début de course, incapable de suivre le rythme imposé par les échappées. Le Breton, qui venait d’annoncer son absence pour le Tour de France, a confirmé ses difficultés actuelles. Sa journée s’est terminée par un abandon.

Quant à Benoît Cosnefroy (UAE Team Emirates XRG), il a été piégé dans le final. Présenté comme l’un des principaux rivaux de Grégoire, le Normand a manqué le bon coup et n’a jamais pu recoller. Un échec cruel pour celui qui rêvait d’un premier maillot tricolore. Les puristes crieront au scandale, et ils n’auront peut-être pas tort : avec seulement Pavel Sivakov comme coéquipier, Cosnefroy a payé son isolement.

Classement complet championnat de France Hommes Elite 2026

  1. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United les 225,5 km en 5:12:47 (43,2 km/h)
  2. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:13
  3. DELBOVE JORIS, TotalEnergies +0:14
  4. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +0:22
  5. BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +0:26
  6. JEGAT JORDAN, Groupama – FDJ United +0:49
  7. BERTHET CLÉMENT, TotalEnergies +1:24
  8. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  9. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  10. GODON DORIAN, Netcompany INEOS +1:29
  11. LAURANCE AXEL, Netcompany INEOS m.t.
  12. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek m.t.
  13. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  14. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United +1:56
  15. SPARFEL AUBIN, Decathlon CMA CGM Development Team m.t.
  16. SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  17. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  18. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step +3:05
  19. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  20. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +3:12
  21. VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy +5:43
  22. MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +6:31
  23. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  24. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  25. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  26. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets +7:20
  27. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  28. PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +8:05
  29. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 +10:56
  30. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  31. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy +11:32
  32. CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix +12:03
  33. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  34. OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
  35. THOMAS BENJAMIN, Cofidis m.t.
  36. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  37. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +12:57
  38. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  39. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.

39 coureurs classés sur 128 partants.

Et vous, pensez-vous que Romain Grégoire peut briller sur le Tour de France avec ce maillot tricolore, ou la pression du maillot risque-t-elle d’être trop lourde à porter ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Championnat France 2026 : Parcours, profil, TV… Tout savoir sur la course en ligne de La Tour-du-Pin – Circuit, bosses, diffusion : le guide complet.

Cavagna domine le chrono, Armirail cède son trône, Blaise surprend : le résumé d’un championnat de France renversant – Récit et analyse du contre-la-montre des Championnats de France 2026.

David Gaudu absent du Tour, critiqué, lâché par son équipe : « La polémique, je n’en ai rien à foutre » – Le Breton répond aux critiques avant les Championnats de France.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Tour de France 2026 : À quelle heure passe la caravane pour la 2e étape à Tarragone et Barcelone ?


Tour de France 2026 – Étape 2 : Tarragone > Barcelone (168,5 km – Accidentée). Au lendemain du contre-la-montre par équipes inaugural, la première étape en ligne du Tour 2026 reste 100% catalane. Une journée piégeuse qui longe la Méditerranée avant un final explosif : trois passages par la côte du Château de Montjuïc (1,6 km à 9,3%). De quoi offrir un premier affrontement entre puncheurs. Voici tous les horaires de passage de la caravane publicitaire et des coureurs.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Tour de France 2026 : à quelle heure passe la caravane du Tour pour la 2e étape à Barcelone ?

Horaires de passage de la 2e étape du Tour de France 2026 (Tarragone / Barcelone)

La caravane publicitaire s’élancera à 11h30 depuis Tarragone pour une arrivée estimée aux alentours de 16h15 au Stade Olympique de Barcelone. Les coureurs prendront le départ à 13h45 et l’arrivée est prévue entre 17h26 et 17h46, selon la vitesse moyenne du peloton (43 à 47 km/h).

ÉvénementHoraires
Départ de la caravane11h30
Départ des coureurs13h45
Sprint intermédiaire (Viladecans)~14h03 (caravane) / 15h42-15h54 (coureurs)
Côte de Begues (2e cat.)~14h21 (caravane) / 15h58-16h10 (coureurs)
Circuit final – 1er passage Montjuïc~15h29 (caravane) / 16h51-17h07 (coureurs)
Dernier passage Montjuïc~16h11 (caravane) / 17h23-17h42 (coureurs)
Arrivée à Barcelone16h15 (caravane) / 17h26-17h46 (coureurs)

Horaires basés sur des moyennes de 43 km/h (lent) et 47 km/h (rapide). En cas d’écart important avec les prévisions, les horaires peuvent légèrement varier. Lire aussi : Le tableau complet des horaires de la 2e étape

Image : @ASO_GeoAtlas

Le parcours de l’étape 2 : Tarragone – Barcelone 🗺️

Après le contre-la-montre par équipes inaugural, place à la première étape en ligne du Tour 2026. Une journée 100% catalane de 168,5 kilomètres, qui longe la Méditerranée avant de basculer dans l’arrière-pays pour un final explosif.

Le peloton s’élance de Tarragone et longe la côte par Torredembarra, Calafell, Cunit et Sitges. Le sprint intermédiaire est placé à Viladecans (km 85,6). La principale difficulté avant le circuit final est la côte de Begues (2e catégorie, 6,1 km à 6,5%), placée au kilomètre 94,2.

Mais c’est le circuit final qui fera tout le sel de cette étape. Les coureurs franchiront une première fois la ligne d’arrivée au Stade Olympique (km 144,1), avant d’entamer deux boucles complètes incluant la terrible côte du Château de Montjuïc (3e catégorie, 1,6 km à 9,3%). Trois passages au total, dont le dernier à seulement 2,5 kilomètres de l’arrivée.

Un tremplin idéal pour un puncheur explosif. Les trois derniers vainqueurs à Montjuïc sur le Tour de Catalogne donnent le ton : Primoz Roglic (2025), Tadej Pogacar (2024) et Remco Evenepoel (2023). Du lourd.

Image : @ASO_GeoAtlas

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de France 2026 : le parcours officiel complet – Chaque étape détaillée

Paul Seixas, 19 ans : qui est le coureur dont la France entière parle ? – Le portrait du prodige

Tour de France 2026 – Les 5 étapes qui vont faire exploser le classement général – Notre analyse

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Tour de France 2026 – À quelle heure passe la caravane pour la 1ère étape à Barcelone ?

Le Tour de France 2026 s’élance de Barcelone le samedi 4 juillet. La caravane publicitaire précédera les coureurs du contre-la-montre par équipes. Voici les horaires de passage dans les rues de la capitale catalane.

Tour de France 2026 : le parcours officiel complet – 21 étapes, 3 333 km, 54 000 m D+

Tour de France 2026 : à quelle heure passe la caravane du Tour pour la 1ère étape à Barcelone ?

Horaires de la caravane – Étape 1 (Barcelone / Barcelone)

ÉvénementHoraire
Départ de la caravane15h35
Arrivée de la caravane16h14
Départ de la première équipe17h05
Arrivée estimée de la dernière équipe19h16

À quelle heure passe la caravane du Tour de France à Barcelone ? 🎉

La caravane publicitaire du Tour de France 2026 s’élancera à 15h35 du Fòrum de Barcelone. Elle précédera les coureurs d’environ 1h30 et arrivera au Stade Olympique de Montjuïc vers 16h14.

Quels sont les horaires de passage de la caravane dans les lieux emblématiques ? 📍

LieuHeure de passage de la caravaneHeure de passage de la première équipe
Port Olimpic (km 2,6)15h4017h08
Sagrada Familia (km 10,3)15h5517h16
Plaça d’Espanya (km 14,6)16h0417h21
Stade Olympique de Montjuïc (km 19,6)16h1417h26
Image : @ASO_GeoAtlas

Quel est le parcours de cette première étape ? 🗺️

Le contre-la-montre par équipes de 19 km traverse Barcelone d’est en ouest. Le départ est donné au Fòrum, puis les coureurs longent le Port Olimpic, passent devant la Sagrada Familia, la Plaça d’Espanya, et terminent au Stade Olympique de Montjuïc après une montée finale.

Trois points de chronométrage intermédiaire sont prévus : au km 5,1 (Carrer de Llull), au km 10,5 (Sagrada Familia) et au km 15,9 (Passeig de Santa Madrona).

Image : @ASO_GeoAtlas

Pourquoi la caravane est-elle un spectacle à ne pas manquer ? 🎊

La caravane du Tour de France, c’est 30 minutes de spectacle, des chars décorés, des goodies lancés au public, et une ambiance festive unique. Elle attire des millions de spectateurs sur les routes du Tour chaque année.

Pour cette première étape à Barcelone, la caravane traversera les lieux les plus emblématiques de la capitale catalane. Un moment à ne pas manquer pour les spectateurs présents sur place.

Allez-vous vous rendre à Barcelone pour le Grand Départ du Tour de France 2026 ? 🤔

Quel est votre souvenir le plus marquant de la caravane du Tour ? 🎉

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de France 2026 : le parcours officiel complet – Chaque étape détaillée

Tour de France 2026 – J-30 : les 10 favoris et la liste complète des engagés – Le point complet

Tour de France 2026 – Les 5 étapes qui vont faire exploser le classement général – Notre analyse

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnat France 2026 : La course en ligne raccourcie d’un tour à cause de la canicule, départ décalé

La canicule aura eu raison du tracé initial. Ce dimanche, la course en ligne des Championnats de France 2026 à La Tour-du-Pin sera raccourcie d’un tour de circuit, soit 16,3 kilomètres en moins. La FFC a officialisé la décision dans un communiqué, évoquant les conditions météorologiques extrêmes attendues dans l’après-midi. Le départ est également décalé à 11h35.

Lire aussi : Parcours et favoris des championnats de France, tout savoir

Canicule sur les Championnats de France : un tour en moins, un départ décalé, la course en ligne hommes chamboulée

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : La course en ligne hommes des Championnats de France 2026 est modifiée en raison de la canicule. La FFC a annoncé la suppression d’un tour de circuit : les coureurs parcourront 225,5 km au lieu de 241,8 km, pour 3 206 mètres de dénivelé. Le départ est avancé à 11h35, l’arrivée estimée à 16h57. Le protocole chaleur est renforcé.

Pourquoi la FFC a-t-elle raccourci le parcours ?

Une décision rare, prise en concertation avec les parties prenantes

La Fédération Française de Cyclisme a tranché ce dimanche matin. Dans un communiqué officiel lapidaire, la FFC annonce « la suppression d’un tour de circuit de 16,300 km pour l’épreuve en ligne Professionnels Hommes ». Une décision « prise après échange et concertation avec l’ensemble des parties prenantes » en lien avec le COTNI et les Vals du Dauphiné.

En clair : la sécurité des coureurs prime sur le spectacle. Les températures annoncées pour l’après-midi en Isère, après un contre-la-montre jeudi déjà disputé sous une chaleur accablante, ont poussé l’organisation à réagir. De nombreux coureurs s’étaient plaints des conditions lors du chrono, remporté par Rémi Cavagna sous 38 degrés.

« Cette mesure vient en complément du protocole chaleur déjà mis en place » précise le communiqué. Hydratation, ravitaillement, surveillance médicale : tout le dispositif est renforcé.

16,3 kilomètres de moins, 3 206 mètres de dénivelé au compteur

Concrètement, les coureurs ne disputeront plus 14 tours de circuit, mais 13. Le nouveau parcours se décompose ainsi : un premier tronçon de 13,6 kilomètres entre le départ réel et le premier passage sur la ligne d’arrivée, suivi de 13 boucles complètes de 16,3 kilomètres. Soit un total de 225,5 kilomètres pour 3 206 mètres de dénivelé positif.

L’arrivée estimée est fixée à 16h57, sur la base d’une moyenne de 43 km/h. Un horaire qui permettra d’éviter le pic de chaleur de l’après-midi, tout en conservant une course suffisamment longue pour faire des différences.

Quelles conséquences pour la course ?

Un tour de moins, un scénario potentiellement plus explosif

Supprimer un tour de circuit, c’est supprimer une occasion de faire la différence. Sur un parcours aussi sélectif, avec la côte de Béjui comme juge de paix à chaque boucle, ce tour en moins pourrait paradoxalement rendre la course plus offensive.

Pourquoi ? Parce que les favoris savent désormais qu’ils disposent d’une chance de moins pour user leurs rivaux. Chaque passage dans Béjui comptera double. Les attaques pourraient intervenir plus tôt, les équipes les plus fournies comme Groupama-FDJ United ne pouvant pas se permettre d’attendre les derniers tours pour durcir le rythme.

Pour les sprinteurs résistants comme Paul Magnier ou le tenant du titre Dorian Godon, ce tour en moins est une aubaine. Moins de dénivelé cumulé, moins de fatigue accumulée, et une probabilité légèrement plus élevée de voir une arrivée groupée. Mais la côte de Béjui, avec ses passages à 13%, reste un obstacle majeur.

Un départ décalé qui change la gestion de l’effort

Le départ initialement prévu à 11h22 est repoussé à 11h35. Un détail ? Pas vraiment. Treize minutes de gagnées sur le pic de chaleur de l’après-midi, c’est autant de souffrance en moins pour les organismes. L’arrivée, estimée à 16h57, permettra de couronner le champion de France avant que le thermomètre ne s’affole.

Pour les coureurs, cette modification change la donne en termes de gestion de l’effort. Les ravitaillements seront décisifs, l’hydratation surveillée de près. Le protocole chaleur, déjà activé, sera scruté par toutes les équipes.

Un précédent qui pourrait faire école

La décision de la FFC n’est pas anodine. Dans l’histoire récente des Championnats de France, il est rarissime de modifier le parcours le jour même de la course pour des raisons climatiques. Mais le cyclisme, comme tous les sports d’endurance, est de plus en plus confronté à la question des fortes chaleurs.

En 2025 déjà, plusieurs courses avaient dû adapter leurs parcours, comme le Tour de Catalogne ou certaines étapes du Giro. En 2026, le phénomène s’amplifie. Le Tour de France, qui s’élancera de Barcelone dans quelques jours, pourrait lui aussi être concerné. Les organisateurs de la Grande Boucle ont d’ailleurs prévu un protocole chaleur renforcé, avec la possibilité de neutraliser des étapes en cas de températures extrêmes.

La FFC, en prenant cette décision, envoie un message clair : la santé des coureurs passe avant le spectacle. Un principe qui pourrait faire école dans un sport où les organismes sont poussés à leurs limites.

Et vous, pensez-vous que cette décision de raccourcir le parcours est un aveu de faiblesse face aux éléments, ou une mesure de bon sens qui devrait être systématisée en cas de canicule ?

Et vous, trouvez-vous normal qu’une course comme le Championnat de France soit modifiée le jour même pour cause de canicule, ou cela fait-il partie des risques du métier que les coureurs doivent accepter ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Championnat France 2026 : Godon, Grégoire, Cosnefroy… La liste complète des engagés – Les 141 coureurs au départ, toutes les équipes, tous les favoris.

Grégoire, Cosnefroy, Lapeira : qui portera le maillot tricolore ? – Analyse complète des favoris de la course en ligne des Championnats de France 2026.

Cavagna domine le chrono, Armirail cède son trône, Blaise surprend : le résumé d’un championnat de France renversant – Récit et analyse du contre-la-montre des Championnats de France 2026.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet : 21 étapes, profils, carte et dates

Le Tour de France 2026 s’élance de Barcelone le 4 juillet pour 3 333 km de course. 21 étapes, 54 450 m de dénivelé, un contre-la-montre par équipes inaugural, une double ascension de l’Alpe d’Huez et un final parisien par Montmartre. Voici le parcours officiel complet, étape par étape, avec les profils et la carte.

Paul Seixas, 19 ans : qui est le coureur dont la France entière parle ? – Le portrait du prodige

Fiche technique du Tour de France 2026

CourseTour de France (113e édition)
DateDu samedi 4 au dimanche 26 juillet 2026
Grand DépartBarcelone (Espagne)
ArrivéeParis – Champs-Élysées
Nombre d’étapes21
Distance totale3 333 km
Dénivelé positif total54 450 m D+
Étapes de plaine7
Étapes accidentées4
Étapes de montagne8 (dont 5 arrivées en altitude)
Contre-la-montre par équipes19,6 km (étape 1, Barcelone)
Contre-la-montre individuel26 km (étape 16, Évian)
Journées de repos2 (13 juillet, 20 juillet)
Plus haut sommet franchiCol du Galibier (2 642 m, étape 20)
Équipes23 Teams (184 coureurs, soit 8 coureurs par équipe)

LES 21 ÉTAPES EN UN COUP D’OEIL :

ÉtapesDateVillesDistanceType
Etape 1 Sam 4 juillet Barcelone > Barcelone 19,6 km CLM par équipes
Etape 2Dim 5 juillet Tarragone > Barcelone 168,5 km Accidentée
Etape 3Lun 6 juillet Granollers > Les Angles195,9 km Montagne
Etape 4Mar 7 juillet Carcassonne > Foix 181,9 km Accidentée
Etape 5Mer 8 juillet Lannemezan > Pau158,3 km Plaine
Etape 6 Jeu 9 juillet Pau > Gavarnie-Gèdre186,2 km Montagne
Etape 7 Ven 10 juillet Hagetmau > Bordeaux175,1 km Plaine
Etape 8 Sam 11 juillet Périgueux > Bergerac 180,4 km Plaine
Etape 9 Dim 12 juillet Malemort > Ussel185,5 km Accidentée
Lun 13 juillet Journée de repos (Cantal)
Etape 10 Mar 14 juillet Aurillac > Le Lioran166,6 km Montagne
Etape 11 Mer 15 juillet Vichy > Nevers161,3 km Plaine
Etape 12 Jeu 16 juillet Circuit Nevers Magny-Cours > Chalon-sur-Saône179,1 km Plaine
Etape 13 Ven 17 juillet Dole > Belfort205,8 km Accidentée
Etape 14 Sam 18 juillet Mulhouse > Le Markstein155,3 km Montagne
Etape 15 Dim 19 juillet Champagnole > Plateau de Solaison 183,9 km Montagne
Lun 20 juillet Journée de repos (Haute-Savoie)
Etape 16 Mar 21 juillet Évian-les-Bains > Thonon-les-Bains26,1 km CLM individuel
Etape 17 Mer 22 juillet Chambéry > Voiron174,7 km Plaine
Etape 18 Jeu 23 juillet Voiron > Orcières-Merlette185,2 km Montagne
Etape 19 Ven 24 juillet Gap > Alpe d’Huez 127,9 km Montagne
Etape 20 Sam 25 juillet Le Bourg-d’Oisans > Alpe d’Huez170,9 km Montagne (étape reine)
Etape 21 Dim 26 juillet Thoiry > Paris Champs-Élysées133 km Plaine

Carte du parcours du Tour de France 2026

Image : @ASO_2026

La carte du Tour de France 2026 révèle un parcours résolument ancré dans la moitié sud de l’Hexagone. Après un Grand Départ catalan et trois jours en Espagne, le peloton remontera progressivement vers le nord en traversant successivement les Pyrénées, le Massif Central, les Vosges, le Jura et les Alpes. Une progression en escalier qui permettra aux coureurs de monter en puissance au fil des trois semaines, avant le grand final parisien. Avec seulement deux incursions au-dessus d’une ligne Bordeaux-Belfort, cette 113e édition est l’une des plus méridionales de l’histoire récente.

Étape 1 – Samedi 4 juillet : Barcelone > Barcelone (19,6 km, CLM par équipes) ⏱️

Un contre-la-montre par équipes pour lancer le Tour, une première depuis 1971

Le Tour de France 2026 débute par une innovation. Le dernier chrono collectif remonte à l’édition 2019 à Bruxelles, mais c’est cette fois-ci sur une modalité bien différente que les formations se départageront. L’idée du contre-la-montre par équipe pour lequel les temps individuels sont pris en compte a été testée avec succès sur Paris-Nice depuis 2023.

Le parcours de 19,6 km dans les rues de Barcelone est relativement plat sur les 15,5 premiers kilomètres. Mais le final de Montjuïc, avec ses pentes qui ont vu triompher Roglic (2025), Pogacar (2024) et Evenepoel (2023), mettra immédiatement les favoris à l’épreuve. Le stade olympique, théâtre de l’arrivée, offrira un cadre grandiose pour ce premier maillot jaune.

Favoris de l’étape : Visma-Lease a Bike, Red Bull-BORA, UAE Emirates-XRG, Netcompany INEOS

Étape 2 – Dimanche 5 juillet : Tarragone > Barcelone (168,5 km, accidentée) 🏔️

Retour à Barcelone, le Montjuïc en juge de paix

La deuxième étape ramène le peloton à Barcelone depuis Tarragone. Un parcours de 182 km le long de la côte catalane, avant un circuit final exigeant. Les coureurs devront franchir la côte de Begues (6,1 km à 6,5 %) avant d’affronter trois tours finaux avec le Montjuïc (1,6 km à 9,3 %) comme point d’ancrage.

La concentration des difficultés dans les derniers kilomètres rend le circuit encore plus irrespirable que sur le Tour de Catalogne. Les trois derniers vainqueurs sur le promontoire dessinent le portrait-robot du vainqueur potentiel : Primoz Roglic (2025), Tadej Pogacar (2024) et Remco Evenepoel (2023). Les puncheurs les plus puissants y sont à leur aise.

Favoris de l’étape : Tadej Pogacar (UAE), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), Tom Pidcock (Pinarello Q36.5)

Étape 3 – Lundi 6 juillet : Granollers > Les Angles (195,9 km, montagne) 🏔️

L’entrée dans les Pyrénées, première arrivée au sommet

Le Tour quitte le sol espagnol pour entrer dans les Pyrénées. Au départ de Granollers, les coureurs affronteront 3 850 m de dénivelé positif. Le col de Toses (9,3 km à 6,5 %) sera la principale difficulté avant de quitter l’Espagne.

L’arrivée aux Angles, station perchée des Pyrénées-Orientales, se fera après une montée de 1,7 km à 7 %. Une occasion idéale pour un baroudeur de s’emparer du maillot jaune, à moins que les favoris ne décident de s’expliquer dès cette première incursion en altitude.

Favoris de l’étape : Ben Healy (EF Education), Quinn Simmons (Lidl-Trek), Pello Bilbao (Bahrain Victorious)

Étape 4 – Mardi 7 juillet : Carcassonne > Foix (181,9 km, accidentée) 🏰

La traversée du pays cathare, le col de Montségur en juge de paix

Une étape taillée pour les baroudeurs offensifs. La traversée du pays cathare puis la confrontation avec les reliefs ariégeois ouvrent des perspectives variées. Le col de Montségur (6,9 km à 6,6 %), dont le sommet se situe à 35 km de l’arrivée, pourrait servir de tremplin vers la victoire.

Pour les purs sprinteurs, cette ascension pourrait s’avérer trop difficile. En revanche, des coureurs complets comme Mads Pedersen, Wout van Aert ou Mathieu van der Poel pourraient tirer leur épingle du jeu.

Favoris de l’étape : Mads Pedersen (Lidl-Trek), Wout van Aert (Visma-Lease a Bike), Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech)

Étape 5 – Mercredi 8 juillet : Lannemezan > Pau (158,3 km, plaine) 🚀

Enfin une occasion pour les sprinteurs

Après quatre jours de course exigeants, les sprinteurs vont enfin pouvoir s’exprimer. Un parcours de 158 km sans réelles aspérités a été tracé pour permettre aux fonceurs de s’expliquer sur la place de Verdun à Pau. Il faut remonter à 2015 pour trouver trace d’un Tour sans sprint massif jusqu’au cinquième jour de course.

Les équipes des principaux intéressés, impatients d’en découdre, feront certainement le nécessaire pour contrôler les échappés du jour.

Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)

Étape 6 – Jeudi 9 juillet : Pau > Gavarnie-Gèdre (186,2 km, montagne) 🏔️

Aspin, Tourmalet, Gavarnie : la première grande explication

L’étape la plus sélective du séjour pyrénéen associe le classique et l’inédit. Les coureurs affronteront le col d’Aspin (12 km à 6,5 %) et le col du Tourmalet (17,1 km à 7,3 %), deux géants des Pyrénées. Une explication entre les grands favoris est envisageable dans ces deux ascensions.

L’arrivée à Gavarnie-Gèdre, inédite sur le Tour, se fera dans le cadre somptueux du cirque de Gavarnie, après une montée longue mais roulante (18,7 km à 4 %). Un terrain qui pourrait sourire aux grimpeurs d’échappée ou à un premier duel entre Pogacar, Vingegaard, Evenepoel et Seixas.

Favoris de l’étape : Tadej Pogacar (UAE), Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM)

Étape 7 – Vendredi 10 juillet : Hagetmau > Bordeaux (175,1 km, plaine) 🍇

Retour au calme, sprint attendu à Bordeaux

Pour mettre le cap sur Bordeaux en quittant les Pyrénées, le peloton s’offre une traversée de la forêt landaise. Un parcours de 175 km qui laisse peu de prise aux échappés pour piéger les équipes de sprinteurs. Les trains arriveront à l’heure sur les quais de la Garonne pour une explication à haute vitesse devant la place des Quinconces.

Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)

Étape 8 – Samedi 11 juillet : Périgueux > Bergerac (180,4 km, plaine) 🏰

La Dordogne, un terrain pour les sprinteurs résistants

Le changement de décor ne s’accompagne pas d’un bouleversement de scénario. La plongée dans le département de la Dordogne, avec un clin d’œil à la grotte de Lascaux, ne change pas radicalement le dénivelé positif du jour (1 150 m). Les battus de la veille auront une chance de prendre leur revanche.

Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)

Étape 9 – Dimanche 12 juillet : Malemort > Ussel (185,5 km, accidentée) 🌿

Le piège corrézien avant la première journée de repos

Les billets de l’échappée devraient coûter cher pour cette expédition en Corrèze avec 3 300 m de dénivelé positif. La pente très irrégulière menant au Suc au May se chargera d’une sélection, avant le Mont Bessou. Il ne restera que 25 km pour rallier Ussel. Une étape typiquement « piège » où l’on perd parfois plus qu’on ne gagne.

Favoris de l’étape : Ion Izagirre (Cofidis), Luke Plapp (Jayco AlUla), Dorian Godon (Netcompany INEOS)

Étape 10 – Mardi 14 juillet : Aurillac > Le Lioran (166,6 km, montagne) 🎆

Le 14 juillet dans le Cantal, sept montées en 100 km

Le rendez-vous est fixé aux grimpeurs avec le plus grand sérieux. Sept montées répertoriées dans les 100 derniers kilomètres, dont le col de la Griffoul (inédit) et le Pas de Peyrol (par Murat). Le col de Pertus sera le dernier juge de paix avant l’arrivée au Lioran. Un 14 juillet qui promet des offensives françaises.

Favoris de l’étape : Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), Tadej Pogacar (UAE), Kévin Vauquelin (Netcompany INEOS)

Étape 11 – Mercredi 15 juillet : Vichy > Nevers (161,3 km, plaine) 🚀

Une respiration pour les sprinteurs

Les sprinteurs sont invités à reprendre du service. Sur ce parcours de 161 km sans réelles difficultés, les statistiques ne sont pas en faveur des échappés. Les équipes de sprinteurs voudront saisir cette opportunité.

Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)

Étape 12 – Jeudi 16 juillet : Circuit Nevers Magny-Cours > Chalon-sur-Saône (179,1 km, plaine) 🏎️

Un départ sur le circuit de Formule 1

Le départ depuis le circuit de Magny-Cours donne une touche originale à cette étape de transition. Le peloton enjambera la Loire, visitera Montceau-les-Mines puis le Sud-Morvan, avant une arrivée promise aux sprinteurs dans le vignoble chalonnais.

Favoris de l’étape : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)

Étape 13 – Vendredi 17 juillet : Dole > Belfort (205,8 km, accidentée) 🏔️

La plus longue étape du Tour, le Ballon d’Alsace en juge de paix

Une seule étape dépasse la barre des 200 km sur ce Tour 2026. Son profil atypique favorise les baroudeurs. Il faudra attendre de passer Besançon, puis de saluer Thibaut Pinot dans son fief de Mélisey, avant d’entrevoir la grande difficulté du final. Le Ballon d’Alsace (8,9 km à 6,9 %), 121 ans après la première étape de montagne du Tour, sera le juge de paix.

Favoris de l’étape : Ivan Romeo (Movistar), Ion Izagirre (Cofidis), Tom Pidcock (Pinarello Q36.5)

Étape 14 – Samedi 18 juillet : Mulhouse > Le Markstein (155,3 km, montagne) 🏔️

Le festival de grimpette dans les Vosges

On entre très rapidement dans le vif du sujet en quittant Mulhouse pour monter le Grand Ballon et passer une première fois sur la ligne d’arrivée. Mais cette longue boucle cache l’une des pépites du parcours : le col du Haag, un chemin forestier aménagé en voie cyclable (11,2 km à 7,3 %). Il restera six km pour aller chercher le Markstein.

Favoris de l’étape : Tadej Pogacar (UAE), Remco Evenepoel (Red Bull-BORA), Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike)

Étape 15 – Dimanche 19 juillet : Champagnole > Plateau de Solaison (183,9 km, montagne) 🏔️

Le Salève à 11,2 %, le Plateau de Solaison en apothéose

La scène est dressée pour une grande étape de montagne. La bataille sera engagée en montant au Salève par le col de la Croisette, avec près de 5 km à 11,2 % de moyenne. L’explication finale se fera au Plateau de Solaison (11,3 km à 9,1 %), une ascension qui sera de retour sur le Tour un mois plus tard. Un tremplin vers la gloire.

Favoris de l’étape : Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), Tadej Pogacar (UAE)

Étape 16 – Mardi 21 juillet : Évian-les-Bains > Thonon-les-Bains (26,1 km, CLM individuel) ⏱️

Le seul contre-la-montre individuel du Tour

Après la journée de repos, le Tour reprend par un contre-la-montre individuel de 26 km autour du lac Léman. Un tiers de montée, un tiers de descente, un tiers de plat : un cocktail explosif que seuls les rouleurs complets peuvent digérer. Un test de vérité pour les favoris.

Favoris de l’étape : Remco Evenepoel (Red Bull-BORA), Tadej Pogacar (UAE), Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike)

Étape 17 – Mercredi 22 juillet : Chambéry > Voiron (174,7 km, plaine) 🏔️

Une transition piégeuse dans les Alpes

Une étape de transition… mais alpine. Les montées sont concentrées dans les 60 premiers kilomètres. Sur le papier, cela ressemble davantage à une étape pour les coureurs de classiques que pour les sprinteurs.

Favoris de l’étape : Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), Wout van Aert (Visma-Lease a Bike), Filippo Ganna (Netcompany INEOS)

Étape 18 – Jeudi 23 juillet : Voiron > Orcières-Merlette (185,2 km, montagne) 🏔️

L’heure des aiglons

Les grimpeurs distancés au classement général sont clairement identifiés. C’est l’heure pour eux d’aller chercher la victoire. Une explication entre aiglons est à prévoir en montant à Orcières-Merlette (7,1 km à 6,7 %), théâtre de nombreuses batailles du Tour moderne.

Favoris de l’étape : Thymen Arensman (Netcompany INEOS), Giulio Ciccone (Lidl-Trek), Lenny Martinez (Bahrain Victorious)

Étape 19 – Vendredi 24 juillet : Gap > Alpe d’Huez (127,9 km, montagne) 🏔️

Les 21 virages, premier round

L’Alpe d’Huez montre pour la première fois deux visages. Ce premier volet propose un tracé ultradynamique : col Bayard (4,7 km à 7,2 %), col du Noyer (7,2 km à 8,5 %), col d’Ornon (5,4 km à 6,4 %), et enfin les 21 virages de l’Alpe d’Huez (13,8 km à 8,1 %). Un sacré défi pour les ambitieux.

Favoris de l’étape : Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), Tadej Pogacar (UAE), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM)

Étape 20 – Samedi 25 juillet : Le Bourg-d’Oisans > Alpe d’Huez (170,9 km, montagne) 🏔️🔥

L’étape reine, 5 600 m de D+, le Galibier en apothéose

La plus grosse étape de montagne du Tour, avec 5 600 m de dénivelé positif. Croix de Fer (24 km à 5,2 %), Télégraphe (11,9 km à 7,1 %), Galibier (17,7 km à 6,9 %, toit du Tour à 2 642 m), col de Sarenne (12,8 km à 7,3 %) et enfin l’Alpe d’Huez. Un menu qui donne le vertige. C’est ici que le Tour 2026 pourrait définitivement basculer.

Favoris de l’étape : Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), Tadej Pogacar (UAE), Florian Lipowitz (Red Bull-BORA)

Étape 21 – Dimanche 26 juillet : Thoiry > Paris Champs-Élysées (133 km, plaine) 🏁

Montmartre, le dernier juge de paix avant les Champs-Élysées

Le potentiel d’explosivité de la rue Lepic, découvert aux JO 2024, a jailli sur le Tour 2025 avec une victoire de Wout van Aert. Trois passages sur la Butte Montmartre attendent les coureurs, mais la ligne d’arrivée des Champs-Élysées est située à 15 km du Sacré-Cœur. Les plus forts des sprinteurs auront encore leur chance.

Favoris de l’étape : Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM)

Les grands noms qui ont brillé sur les routes du Tour 2026 📜

Le parcours du Tour de France 2026 emprunte des lieux chargés d’histoire. À Barcelone, le Montjuïc a vu triompher Primoz Roglic (2025), Tadej Pogacar (2024) et Remco Evenepoel (2023) sur le Tour de Catalogne. À Pau, ville-étape mythique qui a accueilli le Tour à plus de 70 reprises, Eddy Merckx s’est imposé à quatre reprises. Dans le Tourmalet, géant des Pyrénées franchi pour la première fois en 1910, Jean-Pierre Danguillaume (1974) et Thibaut Pinot (2019) ont inscrit leur nom au palmarès. Au Plateau de Solaison, Jonas Vingegaard (2022) et Jakob Fuglsang (2017) se sont imposés avant que le Tour n’y revienne en juillet. À l’Alpe d’Huez, les 21 virages ont sacré Fausto Coppi (1952), Bernard Hinault (1986), Marco Pantani (1995, 1997), Thibaut Pinot (2015), Jonas Vingegaard (2022) et Tadej Pogacar (2024). Le Ballon d’Alsace, première ascension de l’histoire du Tour en 1905, reste un monument du cyclisme. À Orcières-Merlette, Luis Ocaña (1971) et Steven Rooks (1988) ont marqué les esprits. À Bordeaux, Mark Cavendish (2010, 2011, 2015) a levé les bras à trois reprises. Et sur les Champs-Élysées, Wout van Aert (2025) a créé la surprise en dominant Tadej Pogacar dans les ruelles de Montmartre. Autant de légendes que les coureurs du Tour 2026 tenteront de rejoindre.

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de France 2026 – Les 5 étapes qui vont faire exploser le classement général – Notre analyse

Tour de France 2026 – Pourquoi Pogacar est injouable cette année – Notre analyse

Tour de France 2026 – Pogacar vs Seixas : le duel que tout le monde attend – Le choc des générations

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnat France 2026 : Parcours, profil, TV… Tout savoir sur la course en ligne de La Tour-du-Pin

Les Championnats de France 2026 de cyclisme sur route prennent fin ce dimanche à La Tour-du-Pin, dans les Vals du Dauphiné. Place à la course en ligne des hommes. Un circuit de 16,3 kilomètres à parcourir 14 fois, deux ascensions par tour, et une arrivée jugée Place Carnot. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le parcours et la diffusion TV.

Lire aussi : Parcours et favoris des championnats de France, tout savoir

Championnat de France 2026 : 14 tours, 3 411 mètres de dénivelé, la côte de Béjui : voici le parcours qui va tout décider

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Les Championnats de France 2026 de cyclisme sur route se sont déroulés à La Tour-du-Pin (Isère) du 25 au 28 juin. La course en ligne hommes est retransmise dimanche à 15h15 sur France 3 et Eurosport. Au programme : 241,8 kilomètres, 14 tours d’un circuit de 16,3 km, 3 400 mètres de dénivelé, et deux côtes par tour. La côte de Béjui (1 km à 8,4%, passage à 13%) sera le juge de paix.

EN BREF :
À quelle heure suivre à la TV la course en ligne des championnats de France 2026 sur route ?
Les coureurs de la course masculine s’élanceront à 11 h 45. L’arrivée est prévue aux alentours de 17h. Eurosport et France 3 à partir de 15h15.

DERNIERE MINUTE : La course en ligne raccourcie d’un tour à cause de la canicule, départ décalé

Le circuit de La Tour-du-Pin : 16,3 kilomètres sans répit

Une boucle usante taillée pour les puncheurs

Le parcours des Championnats de France 2026 n’a rien d’une promenade. Tracé autour de La Tour-du-Pin, dans les Vals du Dauphiné, le circuit de 16,3 kilomètres propose 235 mètres de dénivelé positif par tour. Un chiffre qui, multiplié par 14 pour les hommes, donne un total de 3 400 mètres de dénivelé sur 241,8 kilomètres. De quoi reléguer les purs sprinteurs au rang de figurants.

Le départ est donné devant le siège de la Communauté de Communes, avant une traversée du centre-ville. Le peloton se dirige ensuite vers la première difficulté : la côte de Saint-Roch (1,7 km à 4,5%). Régulière dans ses pourcentages, cette ascension permet d’installer un premier rythme soutenu. Une fois le sommet franchi, les coureurs évoluent sur un plateau exposé, constitué de longues lignes droites ponctuées de relances. Un terrain propice à l’usure collective et aux premières offensives.

Après une courte descente et un virage à droite, le peloton aborde le véritable juge de paix de la boucle.

La côte de Béjui : 1 kilomètre qui vaut un titre

C’est le point névralgique du circuit. La côte de Béjui (1 km à 8,4%) est courte, mais nettement plus raide que Saint-Roch. Découpée en trois paliers, elle offre deux courts moments de répit avant des passages à chaque fois supérieurs à 10%, avec un mur à 13% dans sa portion centrale.

Située à moins de trois kilomètres de l’arrivée, elle constitue le tremplin idéal pour un puncheur souhaitant faire la différence dans les derniers tours. Impossible de s’organiser, et le groupe de contre se regardera forcément.

Au sommet, une descente rapide ramène les coureurs vers La Tour-du-Pin et la Place Carnot, où est jugée l’arrivée. Une configuration qui récompense les coureurs capables de basculer avec quelques secondes d’avance et de les conserver jusqu’à la ligne.

Chaque année, le tracé change de lieu, de département, de région. L’an dernier, les Herbiers (Vendée) avaient couronné Dorian Godon (Netcompany INEOS), qui fut l’un des meilleurs porteurs du maillot tricolore des dernières années avec de nombreuses victoires, notamment en WorldTour. Cette année, direction l’Isère et La Tour-du-Pin, bien connue des skieurs l’hiver sur la route des Alpes.

Le circuit isérois, alternant secteurs roulants, côtes exigeantes et enchaînements techniques, ne laisse aucun répit aux coureurs. Une édition qui s’annonce comme l’une des plus sélectives de l’histoire récente.

Et vous, pensez-vous que la côte de Béjui sera suffisante pour faire exploser la course, ou verra-t-on une arrivée groupée d’une vingtaine de coureurs comme en 2025 ?

Et vous, préférez-vous un championnat de France sur un parcours pour puncheurs comme cette année, ou rêvez-vous d’un retour à un tracé plus ouvert où les sprinteurs peuvent aussi rêver du maillot tricolore ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Championnat France 2026 : Godon, Grégoire, Cosnefroy… La liste complète des engagés – Les 141 coureurs au départ, toutes les équipes, tous les favoris.

Grégoire, Cosnefroy, Lapeira : qui portera le maillot tricolore ? – Analyse complète des favoris de la course en ligne des Championnats de France 2026.

Cavagna domine le chrono, Armirail cède son trône, Blaise surprend : le résumé d’un championnat de France renversant – Récit et analyse du contre-la-montre des Championnats de France 2026.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnat France 2026 : La liste complète des engagés de la course en ligne

Ils seront 141 au départ de la course en ligne des Championnats de France 2026 ce dimanche à La Tour-du-Pin. Dorian Godon défend son maillot tricolore, Romain Grégoire mène la plus grosse armada du peloton, et Benoît Cosnefroy rêve d’un premier sacre. Découvrez la liste complète des engagés.

Lire aussi : Parcours et favoris des championnats de France, tout savoir

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : 141 coureurs s’élanceront ce dimanche à La Tour-du-Pin pour la course en ligne des Championnats de France 2026. Groupama-FDJ United débarque avec 23 coureurs autour de Romain Grégoire, favori numéro un. TotalEnergies aligne 28 éléments, un record. Decathlon CMA CGM mise sur Paul Lapeira et Léo Bisiaux. Benoît Cosnefroy (UAE) et Axel Laurance (INEOS) figurent parmi les principaux outsiders.

Groupama-FDJ United : 23 coureurs, un seul objectif

Avec 23 coureurs au départ, la formation de Marc Madiot écrase le plateau par sa densité. Derrière le favori Romain Grégoire, David Gaudu, Valentin Madouas, Ewen Costiou (3e du chrono jeudi), Thibaud Gruel et Rudy Molard forment une garde rapprochée de luxe. De quoi contrôler la course, durcir le rythme dans les bosses, et lancer Grégoire dans le final.

TotalEnergies : 28 coureurs, la force du nombre

TotalEnergies aligne le plus gros contingent (28 coureurs). Jordan Jegat, en forme ascendante, sera le leader désigné. Autour de lui, des clients comme Anthony Turgis, Thibault Guernalec ou Samuel Leroux apportent leur expérience. Une force collective qui pourrait peser si la course se joue à l’usure.

Decathlon CMA CGM : Lapeira en chef de file

En l’absence de Paul Seixas, Decathlon CMA CGM mise sur Paul Lapeira, champion en 2024. Léo Bisiaux, révélation du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, et Aubin Sparfel, vainqueur d’étape sur le Giro Next Gen, incarnent la relève. Jordan Labrosse et Noa Isidore complètent un collectif jeune mais talentueux.

Les individualités à surveiller

Benoît Cosnefroy (UAE Emirates XRG) n’aura que Pavel Sivakov comme coéquipier. Un effectif squelettique qui l’obligera à courir offensif. Axel Laurance et Dorian Godon (INEOS) sont privés de Kévin Vauquelin, forfait. Alex Baudin (EF Education) et Julien Bernard (Lidl-Trek) joueront leur carte en solo. Paul Magnier (Soudal Quick-Step) tentera de déjouer les pronostics.

LISTE COMPLÈTE DES ENGAGÉS

INEOS GRENADIERS

GODON Dorian – Champion de France sortant
LAURANCE Axel
VAUQUELIN Kévin – Forfait

TOTALENERGIES – 28 coureurs

BONNET Thomas
BOUCHARD Geoffrey
BOULAHOITE Rayan
BREUILLARD Nicolas
BRUNEL Alexys
BURGAUDEAU Mathieu
DAUPHIN Florian
DELBOVE Joris
DELETTRE Alexandre
DOUBEY Fabien
DUJARDIN Sandy
GACHIGNARD Thomas
GRELLIER Fabien
GUERNALEC Thibault
JEANNIERE Emilien
JEGAT Jordan
JOUSSEAUME Alan
LE BERRE Mathis
LEROUX Samuel
LEVEQUE Theo
MANZIN Lorrenzo
MARCEROU Nicola
RETAILLEAU Valentin
TESSON Jason
THIERRY Pierre
TURGIS Anthony
VADIC Baptiste
VERCHER Matteo

GROUPAMA-FDJ UNITED – 23 coureurs

BARTHE Cyril
BERTHET Clément
BRAZ AFONSO Clément
CAVAGNA Rémi – Champion de France CLM 2026
COSTIOU Ewen
DECOMBLE Maxime
DONNENWIRTH Tom
FONTAINE Titouan
GAUDU David
GREGOIRE Romain
GRUEL Thibaud
HUENS Axel
LE GAC Olivier
MADOUAS Valentin
MARTIN GUYONNET Guillaume
MOLARD Rudy
PACHER Quentin
PALENI Enzo
PENHOET Paul
ROCHAS Rémy
ROLLAND Brieuc
RUSSO Clément
TRONCHON Bastien

COFIDIS – 10 coureurs

CHARRET Camille
COQUARD Bryan
DEBEAUMARCHE Nicolas
FERRON Valentin
IZQUIERDO Clement
JOALLAND Yael
MAISONOBE Sam
OURSELIN Paul
ROULAND Louis
THOMAS Benjamin

CIC PRO CYCLING ACADEMY – 10 coureurs

CHAUSSINAND Joris
FAYOLLE Jean Loup
GUEGAN Maël
GUERNALEC Victor
HAMON Similien
LANGELLA Lenaic
LOZOUET Léandre
MARIAULT Axel
SANLAVILLE Mathias
VEZIE Maxime

GROUPAMA-FDJ UNITED CONTI – 9 coureurs

BLANC Johan
BOULET Eliott
CUSHWAY Maximilian
DAUMAS Rémi
DUBOIS Yann
FOUCHER Esteban
GREGOIRE Baptiste
LOULERGUE Victor
RUESCHE Soan
SAGNIER Karl

ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93 – 9 coureurs

BENETEAU Lucas
BERGER Antoine
BOUQUET Axel
CARDIS Romain
CHAMPION Thomas
DELACROIX Théo
GUGLIELMI Simon
LECROQ Jérémy
SIMON Yohann

VAN RYSEL ROUBAIX – 7 coureurs

AVOINE Kévin
CAPRON Rémi
HARDOUIN Louis
HUCK Léandre
JARNET Maxime
RAUGEL Antoine
THEOT Killian

DECATHLON CMA CGM TEAM – 6 coureurs

BISIAUX Léo
GAUTHERAT Pierre
ISIDORE Noa
LABROSSE Jordan
LAPEIRA Paul – Champion de France 2024
L’HOTE Antoine

UNIBET ROSE ROCKETS – 6 coureurs

AUGE Ronan
LAFAY Victor
MAIRE Adrien
SAVIOZ Colin
VENTURINI Clement
VERSCHUREN Killian

DECATHLON CMA CGM DEVELOPMENT – 6 coureurs

ARSAC Rémi
BOUTELOUP Alexis
CHALEIL Louis
MARTINET Valentin
SPARFEL Aubin
VASSAL Théophile

NICE METROPOLE COTE D’AZUR – 6 coureurs

PAPON Victor
CARTY Jahkim
DAVY Clément
GILLET Baptiste
MAINGUENAUD Tom
MASSA Dylan

TEAM NOVO NORDISK – 3 coureurs

DAUGE Lucas
POSNIC Louis Marie
TERRIER Lucas

INDIVIDUELS WORLDTOUR & PRO TEAMS

MAGNIER Paul – SOUDAL QUICK-STEP
PARET PEINTRE Valentin – SOUDAL QUICK-STEP
COSNEFROY Benoit – UAE TEAM EMIRATES XRG
SIVAKOV Pavel – UAE TEAM EMIRATES XRG
SENECHAL Florian – ALPECIN-PREMIER TECH
BAUDIN Alex – EF EDUCATION-EASYPOST
BERNARD Julien – LIDL-TREK
GRISEL Matys – LOTTO INTERMARCHÉ
BARRE Louis – TEAM VISMA-LEASE A BIKE
ALLENO Clement – BURGOS-BURPELLET-BH
LARRONDE Ellande – CAJA RURAL-SEGUROS RGA
GIULIANO Dario – TEAM POLTI VISITMALTA
HUBY Antoine – 7 ELEVEN CLIQQ ROADBIKE PHILIPPINES

Et vous, quel est votre favori pour le maillot tricolore ce dimanche ?

Et vous, quel coureur manque à cette liste et aurait mérité sa place parmi les engagés ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Grégoire, Cosnefroy, Lapeira : qui portera le maillot tricolore ? – Analyse complète des favoris de la course en ligne des Championnats de France 2026.

Cavagna domine le chrono, Armirail cède son trône, Blaise surprend : le résumé d’un championnat de France renversant – Récit et analyse du contre-la-montre des Championnats de France 2026.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnat France 2026 : Grégoire, Cosnefroy, Lapeira… Tous les favoris de la course en ligne à La Tour-du-Pin

C’est le rendez-vous le plus indécis de la saison. Ce dimanche 28 juin, à La Tour-du-Pin, les meilleurs coureurs français s’affronteront sur 14 tours d’un circuit usant de 16,3 kilomètres pour décrocher le maillot bleu-blanc-rouge. Avec 3 411 mètres de dénivelé et la terrible côte de Béjui comme juge de paix, le parcours isérois promet une course de mouvement. En l’absence de Seixas, Alaphilippe ou Vauquelin, Romain Grégoire s’avance en favori. Mais la meute est affamée.

Lire aussi : Parcours et favoris des championnats de France, tout savoir

Championnat de France 2026 : Grégoire en patron, Cosnefroy en embuscade, Lapeira en reconquête : qui portera le maillot tricolore ?

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) est le grand favori du Championnat de France 2026 sur route ce dimanche à La Tour-du-Pin. Le Bisontin de 23 ans, vainqueur d’étape sur le Tour de Suisse et 2e en 2025, pourra s’appuyer sur une armada de 23 coureurs. Face à lui, Benoît Cosnefroy (UAE) jouera l’offensive, Paul Lapeira (Decathlon) visera un deuxième sacre, et le tenant du titre Dorian Godon (INEOS) tentera de conserver son bien. Un parcours de 3 400 mètres de dénivelé taillé pour les puncheurs.

Lire aussi : La liste des 141 coureurs engagés

Pourquoi Romain Grégoire est-il le favori numéro un ?

Un puncheur taillé pour le parcours isérois

Romain Grégoire ne s’en cache pas. « Le championnat de France est un des grands rendez-vous de ma saison » a-t-il confié avant le départ. À 23 ans, le Bisontin de la Groupama-FDJ United coche toutes les cases du favori idéal. Son profil de puncheur-grimpeur épouse parfaitement les exigences du circuit de La Tour-du-Pin : 14 tours de 16,3 kilomètres, 3 400 mètres de dénivelé positif, et surtout la double difficulté de la côte de Saint-Roch (1,7 km à 4,5%) et de la côte de Béjui (1 km à 8,4%, avec un passage à 13%).

Sa saison 2026 plaide pour lui. Vainqueur de la Faun Drôme Classic début mars, 4e des Strade Bianche, 4e de l’Amstel Gold Race, 7e de Liège-Bastogne-Liège, 9e sur La Flèche Wallonne et surtout récent lauréat d’une étape sur le Tour de Suisse à Locarno (2e étape). Une régularité impressionnante sur les courses d’un jour, qui en fait le coureur le plus fiable du peloton français sur ce type d’épreuve.

Deuxième l’an dernier aux Herbiers, Grégoire a prouvé qu’il savait répondre présent sur les Championnats de France. Cette année, il aborde l’épreuve avec un statut assumé.

Une armada Groupama-FDJ pour contrôler la course

Si Romain Grégoire est favori, c’est aussi parce qu’il dispose derrière lui d’une force collective sans équivalent. Avec 23 coureurs au départ, la Groupama-FDJ United écrase le plateau par sa supériorité numérique. David Gaudu, Valentin Madouas, Ewen Costiou, Thibaud Gruel, Rudy Molard, Quentin Pacher : l’équipe de Marc Madiot aligne une véritable armada.

Ewen Costiou, troisième du contre-la-montre jeudi, sera l’un des lieutenants les plus précieux. Capable de rouler longtemps en tête de peloton ou de suivre les attaques, le Breton de 23 ans incarne la profondeur de l’effectif Groupama. De quoi permettre à Grégoire de courir protégé, d’attendre le moment opportun, et de frapper dans le final.

Avec un tel collectif, il pourrait bien être le seul à pouvoir encore accélérer quand les autres seront usés par la répétition des efforts.

Qui sont les principaux rivaux de Grégoire ?

Benoît Cosnefroy, l’homme en forme du printemps

Si un coureur peut contester la suprématie de Grégoire, c’est bien Benoît Cosnefroy. Le Normand de 30 ans, passé chez UAE Emirates XRG cet hiver, a franchi un cap en 2026. Vainqueur des Boucles de la Mayenne et d’une étape, lauréat du Grand Prix du Morbihan, 3e de la Flèche Brabançonne et de l’Amstel Gold Race, 4e de La Flèche Wallonne : le puncheur aligne les performances avec une régularité de métronome.

Son avantage ? Il connaît le terrain. Savoyard d’adoption, Cosnefroy a reconnu le circuit et sait exactement où placer son effort. 7e en 2024, 14e en 2023, il n’a jamais vraiment brillé sur ce rendez-vous. Cette année pourrait être la bonne.

Son principal handicap : un effectif squelettique. Avec seulement Pavel Sivakov comme coéquipier, Cosnefroy devra courir à l’instinct. Un cavalier seul dans le final, une offensive lointaine, un coup de force dans Béjui : le Normand a les jambes et le caractère pour dynamiter la course.

Paul Lapeira, le champion 2024 en reconquête

Il connaît la saveur du maillot tricolore. Paul Lapeira, sacré en 2024 à Saint-Martin-de-Landelles sous les yeux de Daniel Mangeas, fait figure de troisième homme dans ce championnat. Le Normand de Decathlon CMA CGM, qui s’était imposé à domicile il y a deux ans, avait failli réaliser le doublé l’an dernier en Vendée avec une course offensive dans le dernier tour (14e à l’arrivée).

Cette année, il aborde l’épreuve avec un collectif réduit (seulement 6 coureurs) mais une condition physique qui inspire le respect. L’usure de la course est plutôt un avantage pour lui, et il peut profiter du marquage attendu entre Grégoire et Cosnefroy pour tirer son épingle du jeu.

Godon, Bisiaux, Laurance : les outsiders à ne pas négliger

Dorian Godon, un tenant du titre diminué mais dangereux

Champion de France sortant, Dorian Godon (Netcompany INEOS) remet son maillot en jeu. Mais le contexte a changé. Le forfait de dernière minute de Kévin Vauquelin, probablement le meilleur puncheur du peloton français, prive Godon d’un soutien tactique majeur. Ses chances de victoire baissent logiquement estime-t-on.

Reste que le tenant du titre reste un client. En cas d’arrivée groupée, sa pointe de vitesse pourrait faire merveille. Mais pour cela, il faudra que la course soit verrouillée et que les difficultés n’aient pas écrémé le peloton. Un scénario peu probable au vu du profil du circuit.

Léo Bisiaux, la jeune garde qui pousse

Dans l’ombre de Paul Seixas, Léo Bisiaux (21 ans) a crevé l’écran sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Le coureur de Decathlon CMA CGM, très bon puncheur, a réalisé un travail remarquable pour son leader. Dimanche, il pourrait bénéficier d’une liberté bien méritée pour jouer sa carte personnelle. Son explosivité dans les bosses fait de lui un candidat au podium, voire mieux si la course se décante tôt.

Aubin Sparfel (20 ans), autre pépite de la Decathlon CMA CGM, mérite également une mention. Encore membre de l’équipe de développement, il a prouvé sur le Giro Next Gen qu’il possédait déjà les qualités pour briller chez les professionnels. Vainqueur d’étape en Italie et 4e du GC final, il pourrait créer la surprise si l’occasion se présente.

Axel Laurance et les pièges du circuit

Le Breton de Netcompany INEOS, 25 ans, sort d’un Tour de Suisse sans forcer et compte déjà 4 victoires cette saison. Certains adversaires le dépeignent même comme « le plus redoutable » ce dimanche. Méfiance absolue.

Paul Magnier, Clément Venturini, Julien Bernard : les belles histoires en embuscade

Magnier, le sprinteur qui rêve de montagne

Paul Magnier veut y croire. Le sprinteur de Soudal Quick-Step, triple vainqueur d’étape sur le Giro et lauréat du classement par points, a fait le plein de confiance en s’imposant au sommet du Mur de Grammont la semaine dernière. Mais le parcours isérois, avec ses 3 400 mètres de dénivelé et la répétition de la côte de Béjui, semble trop exigeant pour lui. Sauf miracle, le maillot tricolore ne se jouera pas au sprint.

Venturini et Bernard, les vétérans qui connaissent la musique

Clément Venturini (Unibet Rose Rockets) est presque à domicile. Le Lyonnais, spécialiste des courses typées Coupe de France, pourrait s’inviter à la fête si la course se joue à l’usure. Même son de cloche pour Julien Bernard (Lidl-Trek), 3e en 2023 à Cassel et 2e en 2024, l’homme des Championnats de France par excellence. Sans coéquipier, le vétéran de 34 ans misera sur son expérience et sa capacité à tenir un effort à haute intensité.

Et vous, pensez-vous que la supériorité numérique de Groupama-FDJ United est un avantage décisif ou au contraire un poids qui pourrait paralyser l’équipe de Romain Grégoire ?

Et vous, qui voyez-vous succéder à Dorian Godon : le favori annoncé Romain Grégoire, le puncheur Benoît Cosnefroy, ou un outsider comme Axel Laurance ou Léo Bisiaux ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Cavagna domine le chrono, Armirail cède son trône, Blaise surprend : le résumé d’un championnat de France renversant – Récit et analyse du contre-la-montre des Championnats de France 2026.

Favoris du Tour de France 2026 : Pogacar, Vingegaard, Seixas… notre Top 10 après les courses préparatoires – De Pogacar à Carapaz, notre classement complet des prétendants au maillot jaune.

Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ? – La composition complète de l’équipe néerlandaise et ses failles.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnat Italie 2026 : Jonathan Milan sacré, premier maillot tricolore à 25 ans après un sprint massif

Il était le grand favori. Il n’a pas tremblé. Ce samedi dans les vignobles du Piémont, Jonathan Milan a réglé un sprint massif pour décrocher le premier titre national de sa carrière. Le coureur de Lidl-Trek, 25 ans, devance Tommaso Dati et Alessandro Romele sur la ligne de Coni. Huitième victoire de la saison pour l’ancien Maillot Vert du Tour.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Jonathan Milan, roi d’Italie : un sprint de brute, un premier titre national, et une saison qui frôle la perfection

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Jonathan Milan est champion d’Italie 2026. Le sprinteur de Lidl-Trek a dominé la course en ligne ce samedi entre Asti et Cuneo, s’imposant au sprint devant Tommaso Dati (Ukyo) et Alessandro Romele (XDS Astana). À 25 ans, Milan décroche son premier maillot tricolore sur route et signe son huitième succès de la saison. La veille, Filippo Ganna avait raflé un septième titre en contre-la-montre.

Comment Jonathan Milan a-t-il construit son premier sacre national ?

Une équipe Lidl-Trek qui a tout contrôlé

Le scénario était écrit, et Lidl-Trek l’a exécuté à la perfection. Sur un parcours de 225 kilomètres entre Asti et Cuneo, divisé en deux parties — une première moitié vallonnée avec les montées de Monforte d’Alba et Murazzano, puis un circuit final rapide —, l’équipe de Jonathan Milan a verrouillé la course.

Dès les premiers kilomètres, une échappée de 18 coureurs a pris le large, mais Lidl-Trek a maintenu l’écart sous contrôle, ne laissant jamais les fuyards dépasser 1 minute 15 d’avance. À 64 kilomètres de l’arrivée, le regroupement était acté. Dès lors, l’équipe a imposé un rythme soutenu, empêchant toute nouvelle offensive.

Un travail collectif qui rappelle les grandes heures des équipes de sprinteurs, capables d’annihiler toute tentative de déstabilisation.

Un sprint de bourrin à 150 mètres de la ligne

À six kilomètres de l’arrivée, le peloton était réduit de moitié, la chaleur et la vitesse ayant eu raison des moins résistants. Jonathan Milan s’est retrouvé isolé à deux kilomètres du but, ses cinq coéquipiers ayant usé toutes leurs forces dans le rouleau compresseur.

Sous la flamme rouge, Filippo Baroncini (UAE Team Emirates-XRG) a tenté une attaque de courte durée, immédiatement contrée par Milan, avec Matteo Trentin (Tudor) dans sa roue. Vincenzo Albanese (EF Education-EasyPost) a pris la tête, Milan placé derrière lui.

À 250 mètres, Alessandro Romele (XDS Astana) a lancé le sprint. Mais Milan, calé dans son sillage, a jailli à 150 mètres de la ligne. Un démarrage de brute, une puissance dévastatrice, et une avance immédiate sur ses rivaux. Personne n’a pu le revoir.

Tommaso Dati (Team UKYO) prend la deuxième place, Romele complète le podium. Pour Milan, c’est la consécration nationale après avoir frôlé le titre par le passé.

Un huitième succès en 2026, une saison de cannibale

UAE Tour, AlUla Tour, Tirreno, Giro : le palmarès qui donne le vertige

Avec ce titre national, Jonathan Milan porte son total à huit victoires en 2026. Un chiffre qui le place parmi les coureurs les plus prolifiques de la saison. Triple vainqueur sur l’UAE Tour, double lauréat sur l’AlUla Tour, un succès sur Tirreno-Adriatico, et la dernière étape du Giro d’Italia le mois dernier.

Ce jour-là, sur les routes italiennes, Milan avait sauvé l’honneur après les frustrations infligées par Paul Magnier (Soudal Quick-Step), vainqueur du classement par points. Une revanche personnelle, avant ce sacre national qui efface définitivement les déceptions du printemps.

Le sprinteur de 25 ans, ancien Maillot Vert du Tour de France 2025, s’affirme comme l’un des tout meilleurs sprinteurs du peloton mondial. Son profil atypique — un gabarit imposant, une puissance hors norme, et une capacité à encaisser les efforts répétés — en fait un vainqueur en série.

Un premier titre national qui en appelle d’autres

Jonathan Milan n’avait jamais été champion d’Italie sur route. À 25 ans, il comble cette lacune avec la manière. Le maillot tricolore italien, l’un des plus prestigieux du peloton, sera sur ses épaules jusqu’en juin 2027. Un atout marketing pour Lidl-Trek, et un symbole fort pour un coureur qui incarne le renouveau du sprint italien.

La veille, Filippo Ganna avait remporté son septième titre en contre-la-montre en huit éditions, devant Luca Giaimi (UAE-XRG) et Mattia Cattaneo (Red Bull-Bora-Hansgrohe). Une domination sans partage qui rappelle, si besoin était, que l’Italie reste une terre de champions.

Le déroulement de la course : une première moitié vallonnée, un final pour sprinteurs

Un parcours en deux temps

Le tracé des Championnats d’Italie 2026 proposait un parcours de 225 kilomètres entre Asti et Coni, dans les vignobles du Piémont. La première moitié, vallonnée, comptait deux ascensions : Monforte d’Alba et Murazzano, point culminant de la course à 696 mètres. Suffisant pour user les organismes, pas assez pour faire exploser un peloton déterminé.

La seconde moitié, plus plate et rapide, favorisait un sprint massif. C’est exactement le scénario que Lidl-Trek espérait. L’équipe a roulé derrière l’échappée de 18 coureurs, ne lui laissant jamais plus d’une minute quinze d’avance. À 64 kilomètres de l’arrivée, le regroupement était total.

Des conditions caniculaires qui ont fait des dégâts

Avec une chaleur accablante sur le Piémont, plus de 130 coureurs s’étaient alignés au départ. Beaucoup n’ont pas vu l’arrivée. À moins de six kilomètres du but, le peloton était réduit de moitié, la température et la vitesse imprimée par Lidl-Trek ayant eu raison des plus fragiles.

Lorenzo Finn (Red Bull-Bora-hansgrohe), récent vainqueur du Giro Next Gen, a bien tenté quelques accélérations. Mais le verrou était trop solide. Le sprint était inévitable, et Jonathan Milan n’allait pas laisser passer sa chance.

Et vous, Jonathan Milan peut-il viser un deuxième Maillot Vert sur le Tour de France 2026 avec ce maillot tricolore sur le dos ?

Et vous, pensez-vous que Jonathan Milan peut devenir le meilleur sprinteur italien de l’histoire, ou reste-t-il encore loin des légendes comme Mario Cipollini ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de France 2026 : Après sa démonstration en Suisse, qui peut encore inquiéter Pogacar ? – Le Slovène a écrasé le Tour de Suisse. Notre analyse du rapport de force avant le Grand Départ.

Paul Seixas, transfert décidé avant le Tour ? – Plongée dans le feuilleton mercato qui agite le prodige français.

Giro 2026 – Le triomphe de Vingegaard en Italie, un exploit qui laisse des traces – Comment le Danois a conquis le Tour d’Italie et à quel prix physiologique.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Tour de France 2026 : David Gaudu non retenu, le Breton répond aux critiques : « Rien à foutre »

C’est désormais officiel. David Gaudu ne sera pas au départ du Tour de France 2026. En marge des Championnats de France à La Tour-du-Pin, le Breton de 29 ans a confirmé son absence et répondu avec virulence aux critiques qui l’encerclent. Entre paternité récente, préparation tronquée et tensions avec sa hiérarchie, le grimpeur de Groupama-FDJ United a choisi la franchise brutale.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

David Gaudu absent du Tour, critiqué, lâché par son équipe : « La polémique, je n’en ai rien à foutre »

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : David Gaudu ne disputera pas le Tour de France 2026. Le Breton de 29 ans, quatrième de l’édition 2022, a confirmé la nouvelle vendredi à La Tour-du-Pin. Absence de stage en mai, naissance de son enfant, préparation insuffisante : le coureur de Groupama-FDJ United assume. Face aux critiques de son équipe et aux rumeurs de tensions, Gaudu a répliqué au micro de RMC : « La polémique des derniers jours, je n’en ai rien à foutre. »

Pourquoi David Gaudu ne sera-t-il pas au départ du Tour de France 2026 ?

Une préparation sacrifiée sur l’autel de la paternité

Le constat est simple, et David Gaudu ne cherche pas à le dissimuler. « Je n’ai pas eu la préparation, je n’ai pas fait de stage en mai parce qu’on arrivait proche du terme de la grossesse, je n’ai pas la préparation pour être performant. » Le Breton de 29 ans, devenu père il y a une semaine, a choisi sa famille avant son métier. Un choix humain que peu de coureurs assument publiquement avec une telle franchise.

Le résultat est sans appel : pas de stage en altitude en mai, pas de kilomètres dans les jambes pour rivaliser avec les meilleurs sur trois semaines. « Je préfère laisser ma place à un coureur qui pourra aider l’équipe dans la quête d’une victoire d’étape » a-t-il justifié. Une déclaration lucide, presque soulagée, qui contraste avec l’image d’un coureur en crise.

Quatrième du Tour de France 2022, Gaudu n’avait déjà pas été retenu en 2025. Cette deuxième absence consécutive marque un tournant dans sa carrière. Le grimpeur qui tutoyait les meilleurs sur la Grande Boucle semble aujourd’hui relégué au second plan.

« Je n’ai pas la préparation pour être performant »

Sourire amer aux lèvres, David Gaudu n’a laissé planer aucun suspense lorsqu’il lui a été demandé s’il conservait un espoir d’être retenu. « Non » a-t-il répondu. Sec, définitif.

Pourtant, le Breton assure que la motivation reste intacte. « Si je n’avais pas envie, je ne m’entraînerais pas, je ne me ferais pas mal, je ne serais pas sur les courses. J’ai toujours envie, je prends énormément de plaisir. Il y a forcément une page de ma vie qui s’est tournée avec l’arrivée de mon enfant il y a une semaine, donc on voit les choses différemment. »

« Rien à foutre » : comment Gaudu a-t-il répondu aux critiques ?

Un coéquipier l’a lynché dans la presse

La polémique couvait depuis plusieurs jours. Dans les colonnes du Parisien, un coéquipier non nommé de la Groupama-FDJ United avait lourdement chargé David Gaudu, pointant son manque d’investissement supposé au sein de l’équipe. Des mots durs, évoquant un « mystère agaçant » et un « gâchis » autour d’un coureur qui reste l’un des talents les plus purs du cyclisme français.

Interrogé vendredi soir sur ces attaques en marge des Championnats de France à La Tour-du-Pin, le Breton n’a pas cherché à arrondir les angles. Sa réponse a été directe, sèche, et sans volonté d’apaiser artificiellement le débat : « Je n’ai pas d’explication aux critiques qui me visent, je n’ai pas envie d’en avoir et la polémique des derniers jours, je n’en ai rien à foutre ! »

Une sortie qui tranche avec la langue de bois habituelle du peloton. Gaudu ne joue plus la comédie. Il dit ce qu’il pense, assume ses choix, et refuse de se laisser enfermer dans les commentaires extérieurs.

« On ira jusqu’au bout du contrat »

Au-delà de la polémique, la question de l’avenir de David Gaudu se pose. Lié à la Groupama-FDJ United jusqu’en 2027, le Breton a vu circuler plusieurs hypothèses ces dernières semaines : révision de son statut de leader, baisse de salaire, voire rupture anticipée de son contrat.

Sa réponse est cinglante : « On a un contrat, toutes les parties ont signé. Moi je m’entraîne, je fais ce qu’il faut. On ira jusqu’au bout du contrat et derrière ce sera peut-être une autre page qui se tournera, mais on est encore liés jusqu’à l’année prochaine. »

Un message limpide à sa direction : il ne partira pas, il ne renoncera pas, il honorera son engagement. Une position de force, ou de résistance, selon l’interprétation.

Un nouveau père, un nouveau regard sur la vie

« On voit les choses différemment »

Derrière les déclarations fracassantes, il y a un homme qui vient de connaître le plus grand bouleversement d’une vie. David Gaudu est devenu père il y a une semaine. « Il y a forcément une page de ma vie qui s’est tournée avec l’arrivée de mon enfant. On voit les choses différemment. »

Ce changement de perspective explique en partie son détachement face aux critiques. Les polémiques, les tensions internes, les rumeurs de transfert : tout cela semble soudain dérisoire face à l’arrivée d’un nouveau-né. Gaudu ne court plus seulement pour lui, mais aussi pour sa famille.

« Je prends toujours énormément de plaisir à rouler » insiste-t-il. Une phrase qui sonne comme un manifeste. Le Breton n’est pas un coureur fini, ni un talent gâché. Il est simplement un homme qui a choisi de ne plus sacrifier sa vie personnelle sur l’autel du cyclisme.

Le Tour de France sans Gaudu : une absence qui interroge

L’absence de David Gaudu sur le Tour de France 2026 n’est pas anodine. Quatrième en 2022, le Breton était alors présenté comme le successeur des meilleurs grimpeurs français. Deux ans plus tard, il n’est même plus dans la sélection de son équipe.

Cette situation interroge sur la gestion des talents au sein de la Groupama-FDJ United. Comment un coureur de ce calibre peut-il passer du statut de leader sur le Tour à celui de paria médiatique en si peu de temps ? La réponse est probablement multifactorielle : paternité, préparation tronquée, tensions internes, et peut-être une incompatibilité croissante entre le coureur et son environnement.

Dimanche, David Gaudu sera au départ des Championnats de France. Avec un objectif clair : aider un coéquipier à décrocher le maillot tricolore. « Je mettrai tout en oeuvre pour qu’un collègue ait le maillot » a-t-il promis. Une déclaration d’intention qui prouve que, malgré les tensions, le Breton reste un équipier modèle.

Et vous, pensez-vous que David Gaudu a raison de forcer son maintien chez Groupama-FDJ United jusqu’en 2027, ou devrait-il chercher un nouveau projet pour se relancer ?

Et vous, pensez-vous que David Gaudu peut retrouver son meilleur niveau ailleurs qu’à la Groupama-FDJ United, ou son déclin est-il inéluctable ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Favoris du Tour de France 2026 : Pogacar, Vingegaard, Seixas… notre Top 10 après les courses de préparatoires – De Pogacar à Carapaz, notre classement complet des prétendants au maillot jaune.

Jonathan Milan champion d’Italie : un sprint de brute, un premier titre national à 25 ans – Récit et analyse du sacre du sprinteur de Lidl-Trek dans le Piémont.

Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ? – La composition complète de l’équipe néerlandaise et ses failles.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Magnus Cort Nielsen prendra sa retraite fin 2026 : le Danois aux 9 victoires en Grands Tours range son vélo

La plus célèbre moustache du peloton va disparaître. Magnus Cort Nielsen a annoncé ce samedi qu’il mettrait un terme à sa carrière à la fin de la saison 2026. À 33 ans, le Danois aux 35 victoires professionnelles, dont 9 étapes sur les trois Grands Tours, estime qu’il est temps de passer à autre chose. Avant de raccrocher, il rêve d’un dernier succès sur le Tour de France.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Magnus Cort Nielsen, le roi de la moustache et des Grands Tours, range son vélo : « On finit par avoir envie d’arrêter »

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Magnus Cort Nielsen prendra sa retraite à la fin de la saison 2026. Le Danois de 33 ans, qui a remporté 35 victoires professionnelles dont 9 étapes sur les trois Grands Tours, a officialisé la nouvelle ce samedi via son équipe Uno-X Mobility. Il participera à son dernier Tour de France en juillet et espère briller une dernière fois. « Je me sens toujours à 100 %, mais il y a beaucoup de sacrifices. On finit par être prêt à s’arrêter. »

Pourquoi Magnus Cort Nielsen arrête-t-il à 33 ans ?

Un choix de vie, pas une baisse de régime

Magnus Cort Nielsen n’est pas fini. Il le prouve encore cette saison : vainqueur d’étape sur le Tour de Catalogne en mars, 3e de la 3e étape du Tour de Suisse, compétitif sur chaque course qu’il dispute. « Je me sens toujours à 100 % » assure le Danois dans le communiqué publié par Uno-X Mobility.

Alors pourquoi s’arrêter ? La réponse tient en une phrase, lâchée avec une honnêteté désarmante : « Je suis dans ce milieu depuis de nombreuses années, et il faut faire beaucoup de sacrifices pour y parvenir. On finit par avoir envie d’arrêter. »

Une déclaration qui résume la vie d’un cycliste professionnel. Les stages en altitude, les semaines loin de la famille, les régimes alimentaires stricts, les nuits d’hôtel à répétition. À 33 ans, après douze saisons chez les professionnels, Cort Nielsen a fait le tour de la question. Son corps répond encore présent, mais sa tête aspire à autre chose.

Douze saisons, quatre équipes, un palmarès long comme le bras

La carrière de Magnus Cort Nielsen force le respect. Passé professionnel en 2015 chez Orica-GreenEdge, il s’était déjà fait remarquer dès 2013 en remportant deux étapes du Tour du Danemark au sein d’une formation amateur. Une précocité qui annonçait un destin hors norme.

Son palmarès parle pour lui : 35 victoires professionnelles, dont 9 étapes sur les trois Grands Tours. Six succès sur la Vuelta (2016, 2020, 2021), deux sur le Tour de France (2018, 2022), une sur le Giro (2023). Il fait partie du cercle très fermé des coureurs ayant levé les bras sur les trois épreuves reines du calendrier.

À cela s’ajoutent deux étapes de Paris-Nice, une sur le Critérium du Dauphiné, une sur le Tour de Catalogne, et des succès sur des courses comme le Tour de Norvège ou le Veneto Classic, sa seule victoire en solitaire, qu’il considère comme l’un de ses plus beaux souvenirs.

« C’est spécial, confie-t-il. À un moment, c’était aussi un objectif. J’en suis fier. » Son souvenir le plus marquant reste sa première victoire d’étape sur le Tour de France en 2018. « J’ai toujours regardé le Tour de France, depuis aussi longtemps que je me souvienne. Arriver au sommet et remporter une étape du Tour… c’était énorme. »

Uno-X Mobility, l’équipe qui lui a redonné le sourire

Un choix risqué qui s’est avéré payant

Quand Magnus Cort Nielsen rejoint Uno-X Mobility en 2024, certains s’étonnent. Il quitte une WorldTeam (EF Education-EasyPost) pour une ProTeam norvégienne encore en construction. Un pari que le Danois assume pleinement.

« C’était un peu risqué, bien sûr, mais je n’avais pas peur. Uno-X était déjà à un niveau si élevé que je savais que l’équipe me donnerait les mêmes opportunités, voire plus de soutien que d’autres équipes. » Trois ans plus tard, le bilan lui donne raison. L’équipe est passée de ProTeam à WorldTour, a obtenu sa place de droit sur les plus grandes courses, et Cort y a trouvé une ambiance qu’il qualifie de « rare dans le cyclisme professionnel ».

« J’ai adoré cette équipe et la camaraderie. C’est quelque chose de complètement unique. Je n’avais jamais connu cela auparavant. Mes trois années ici ont été fantastiques. »

Des amis, pas seulement des coéquipiers

Pour le Danois, l’identité scandinave d’Uno-X Mobility a été un élément déclencheur. « Les cultures sont très similaires, même s’il y a quelques références norvégiennes que nous, Danois, ne comprenons pas toujours » plaisante-t-il.

Ce qui lui manquera le plus ? « La camaraderie chez Uno-X. Ne plus partir en déplacement et ne plus voir ses amis, ne plus faire partie de cette communauté. » Un aveu touchant, qui en dit long sur l’atmosphère au sein de la formation norvégienne.

Un dernier Tour de France, un dernier rêve

Briller sur la Grande Boucle avant de tirer sa révérence

Magnus Cort Nielsen ne part pas en vacances. Le Danois sera au départ du Tour de France le 4 juillet à Barcelone, avec des ambitions intactes. « Je ferai tout mon possible pour décrocher encore quelques bons résultats. Sur le Tour de France, ce serait absolument fantastique d’obtenir un résultat, ou d’aider Tobias à en obtenir un. »

Tobias, c’est Tobias Halland Johannessen, le leader norvégien d’Uno-X Mobility, qui visera un Top 5 au classement général. Cort Nielsen sera l’un de ses principaux lieutenants, tout en gardant un œil sur les étapes qui correspondent à son profil de puncheur-sprinteur.

Et après le Tour ? Le Danois n’exclut pas une participation à la Vuelta. « Une victoire d’étape sur un Grand Tour lors de ma dernière saison serait la plus belle façon de quitter le cyclisme professionnel. » Six fois vainqueur sur le Tour d’Espagne, il connaît la recette.

Un après-carrière sans plan précis

Après douze saisons chez les professionnels, Magnus Cort Nielsen ne sait pas encore à quoi ressemblera sa vie d’après. « Je n’ai pas de projets concrets. Maintenant, je vais profiter de la vie et découvrir ce que cela fait de ne pas passer ses journées sur un vélo. »

Un long voyage au Népal est déjà prévu. Et ses fameuses notes sur les hôtels, compilées méticuleusement au fil des saisons et devenues culte sur les réseaux sociaux ? « Il y en aura probablement encore quelques-unes, de temps en temps. Pas autant qu’avant, mais peut-être que cela arrivera. Les fans n’ont qu’à suivre… et j’espère les surprendre. »

La moustache ne disparaîtra pas tout à fait.

Et vous, pensez-vous qu’un coureur comme Magnus Cort Nielsen aurait mérité de rester dans une WorldTeam jusqu’à la fin, ou son choix de rejoindre Uno-X a-t-il au contraire prolongé sa carrière ?

Et vous, Magnus Cort Nielsen mérite-t-il un dernier succès sur le Tour de France pour conclure sa carrière en apothéose, ou sa retraite annoncée risque-t-elle de lui faire perdre son mordant ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Favoris du Tour de France 2026 : Pogacar, Vingegaard, Seixas… notre Top 10 après les courses de préparatoires – De Pogacar à Carapaz, notre classement complet des prétendants au maillot jaune.

Jonathan Milan champion d’Italie : un sprint de brute, un premier titre national à 25 ans – Récit et analyse du sacre du sprinteur de Lidl-Trek dans le Piémont.

Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ? – La composition complète de l’équipe néerlandaise et ses failles.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnat France CLM 2026 : Rémi Cavagna domine le chrono, Bruno Armirail cède son trône

Il n’y a pas eu match. Ce jeudi à La Tour-du-Pin, Rémi Cavagna a dominé le contre-la-montre des Championnats de France 2026. Le coureur de Groupama-FDJ United a relégué le double tenant du titre Bruno Armirail à 49 secondes et son coéquipier Ewen Costiou à plus d’une minute. Mais la surprise du jour est venue d’Arthur Blaise, champion de France amateur et 5e toutes catégories confondues.

Lire aussi : Parcours et favoris des championnats de France, tout savoir

Cavagna atomise le chrono, Armirail abdique, Blaise surprend : le résumé d’un championnat de France renversant

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Rémi Cavagna a remporté le contre-la-montre des Championnats de France 2026 ce jeudi à La Tour-du-Pin. Le coureur de Groupama-FDJ United a bouclé les 29,7 km en 36 minutes et 54 secondes, à 48,3 km/h de moyenne. Bruno Armirail, double tenant du titre, termine deuxième à 49 secondes. Ewen Costiou complète le podium. La sensation du jour : Arthur Blaise, passé par Decathlon et aujourd’hui chez les Belges d’Aarco, s’offre le titre chez les amateurs avec une immense 5e place toutes catégories.

Comment Cavagna a-t-il construit ce cavalier seul ?

Un premier intermédiaire déjà sans appel

Dès le premier pointage, le verdict était tombé. Rémi Cavagna affichait le meilleur temps, et l’écart n’a cessé de gonfler jusqu’à l’arrivée. Sur un parcours de 29,7 kilomètres entre Aoste et La Tour-du-Pin, le Clermontois de 30 ans a signé un chrono de 36 minutes et 54 secondes, à la vitesse moyenne de 48,3 km/h.

« Je pensais être un peu derrière a confié le vainqueur au micro d’Eurosport. Une confession étonnante pour un coureur qui a pourtant atomisé la concurrence. La chaleur iséroise, avec des températures grimpant jusqu’à 38 degrés, n’a finalement pas eu raison du puncheur auvergnat.

Derrière lui, le gouffre. Bruno Armirail, double tenant du titre, a terminé à 49 secondes. Ewen Costiou, autre pensionnaire de Groupama-FDJ United, à 1 minute et 3 secondes. Maxime Decomble, quatrième, à 1 minute et 16 secondes. La messe était dite.

Un troisième titre, une rivalité qui tourne à l’avantage de Cavagna

Ce sacre est le troisième de Rémi Cavagna dans l’exercice, après 2020 et 2023 (En 2021 il avait été champion de France sur route). Il confirme une domination cyclique sur le chrono tricolore : depuis 2020, le titre se partage exclusivement entre Cavagna et Bruno Armirail. Trois titres chacun désormais, dans un mano a mano qui est en train de devenir l’une des plus belles rivalités du cyclisme français contemporain. En comptant les sacres de Cavagna en 2020 et 2023 et ceux d’Armirail en 2022, 2024 et 2025, ces deux hommes ont remporté les six dernières éditions.

« Je me suis bien entraîné à la maison, explique le coureur. J’étais prêt. » Une préparation en solitaire, loin des stages en altitude, loin des caméras. Une méthode qui a fait ses preuves, et qui rappelle que dans le cyclisme moderne, il n’existe pas de vérité absolue en matière de préparation.

Armirail : un dauphin qui avait déjà la tête au Tour

Un stage à Tignes, une descente tardive, et un chrono subi

Bruno Armirail ne s’en cache pas : il n’était pas à 100% ce jeudi. Le coureur de Visma-Lease a Bike, en stage en altitude à Tignes avec son équipe, n’est redescendu que la veille du championnat. Un timing serré qui explique en partie son retard.

Le Bagnérais a annoncé qu’il ne participerait pas à la course en ligne dimanche, préférant rentrer auprès des siens. Une déclaration touchante, qui rappelle que derrière les champions, il y a des hommes. Et des pères.

Pas battu de « 3 ou 4 secondes », un maigre lot de consolation

Armirail a tout de même trouvé un motif de satisfaction dans sa défaite. « Bon, je fais deuxième, je ne suis pas battu de 3 ou 4 secondes » a-t-il lancé, référence à certaines défaites sur le fil. Mais avec 49 secondes de retard sur Cavagna, l’écart est cette fois sans ambiguïté. Le champion sortant s’est incliné avec les honneurs, mais sans jamais avoir vraiment pu rivaliser.

Cavagna, de l’insolation suisse au maillot tricolore

Une renaissance express en une semaine

L’histoire de ce troisième titre est aussi celle d’une résurrection. Il y a une semaine, Rémi Cavagna abandonnait le Tour de Suisse lors de la troisième étape, victime d’une insolation. Une image qui contrastait avec le triomphe du jour.

Ce jeudi, avec jusqu’à 38 degrés en Isère, les conditions auraient pu rappeler ce mauvais souvenir. Mais le Clermontois a tenu bon.

Avec ce maillot tricolore, Cavagna s’offre bien plus qu’un titre. Il s’offre une exposition garantie sur le Tour de France, où le chrono d’Évian (étape 16, 26 km) pourrait lui tendre les bras. Le puncheur auvergnat, spécialiste de l’exercice solitaire, y aura une carte à jouer.

Arthur Blaise, la sensation amateur qui crève l’écran

5e toutes catégories, champion de France amateur avec la manière

Si Cavagna a tenu son rang, la plus grosse surprise du jour est venue d’Arthur Blaise. Passé par l’équipe de Development de Decathlon, le coureur évolue aujourd’hui chez Aarco, une formation Continentale belge de troisième division. Un parcours discret, loin des projecteurs du World Tour.

Et pourtant. Blaise a signé une performance majuscule en prenant la 5e place toutes catégories confondues, à seulement 1 minute et 28 secondes du temps canon de Cavagna. Il décroche le titre de champion de France amateur, reléguant son dauphin Mathias Ribeiro Da Cruz à 55 secondes. Thomas Denis complète le podium amateur, à plus d’1 minute et 30 secondes de Blaise.

Ce résultat est une ode au cyclisme des sans-grade. Blaise, qui n’a jamais percé au plus haut niveau, a rappelé que le talent ne se limite pas aux effectifs World Tour. Dans un sport où tout est calibré, ce genre d’histoire fait du bien.

Groupama-FDJ United place trois coureurs dans le top 4

Derrière le triomphe de Cavagna, c’est toute l’équipe Groupama-FDJ United qui a brillé. Ewen Costiou, troisième à 1 minute et 3 secondes, confirme son statut de grand espoir du chrono français.

Maxime Decomble, quatrième à 1 minute et 16 secondes, complète le tir groupé de la formation de Marc Madiot, qui place donc trois coureurs parmi les quatre premiers. Un razzia qui illustre la culture du chrono au sein de l’équipe française.

Classement complet du championnat de France du chrono 2026, Hommes

  1. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United les 29,7 km en 36:54.55 (48,3 km/h)
  2. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +0:49.42
  3. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +1:03.78
  4. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +1:16.87
  5. BLAISE ARTHUR, Aarco +1:28.81
  6. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United +1:46.82
  7. BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +1:49.79
  8. GUERNALEC THIBAULT, TotalEnergies +1:49.81
  9. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +2:02.61
  10. GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies +2:07.00
  11. RIBEIRO DA CRUZ MATHIAS, +2:23.75
  12. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +2:26.70
  13. BEAUNE MAVRIC, Veloce Club Rouen 76 +2:48.46
  14. HUCK LÉANDRE, Van Rysel Roubaix +2:54.11
  15. DENIS THOMAS, Team EliteOrga US Saint-Herblain +3:05.41
  16. JALADEAU ARTUS, GSC Blagnac Vélo Sport 31 +3:05.66
  17. BUCHETET BENJAMIN, OCC Antibes-Alpes-Maritimes +3:21.56
  18. BEZZA QUENTIN, SCO Dijon Team Matériel-Velo.com +3:24.68
  19. THIERRY PIERRE, TotalEnergies +3:26.82
  20. DE VINCENZI LUCA, Mayenne-Monbana-Rapido +3:34.93
  21. LARRONDE ELLANDE, Caja Rural – Seguros RGA +3:41.06
  22. MORICE LUDOVIC, VC Pays de Loudéac +3:44.19
  23. FLOCH PRIGENT TANGUY, Guidon Chalettois +3:45.92
  24. VASSAL THÉOPHILE, Decathlon CMA CGM Development Team +3:47.16
  25. JOB ALEX, CR4C Roanne +3:49.61
  26. ADAM GUILLAUME, Veloce Club Rouen 76 +3:55.11
  27. CHALEIL LOUIS, Decathlon CMA CGM Development Team +3:56.12
  28. THIERRY PAUL, Mayenne-Monbana-Rapido +3:56.34
  29. LAURENSOT EDGAR, Moyon Percy Manche Normandie +4:04.00
  30. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +4:06.96
  31. PESENTI LOUIS, UV Aube +4:07.54
  32. JAMET ALEXANDRE, Atria Clermont Cyclisme +4:10.42
  33. HUE JULES, AC Bisontine +4:10.98
  34. BESNIER ERWAN, Mayenne-Monbana-Rapido +4:13.01
  35. GICQUEL GABIN, Vendée U Primeo Energie +4:13.79
  36. LIONNET AURÉLIEN, Team Vittel N’side +4:20.94
  37. AVOINE KÉVIN, Van Rysel Roubaix +4:23.83
  38. POLETTO ANTOINE, UV Aube +4:26.00
  39. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +4:29.92
  40. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 +4:35.97
  41. BOULET ELIOTT, Groupama-FDJ United CT +4:38.20
  42. GUICHARD MICKAËL, E.Leclerc Ruffec – Top16 Cyclisme +4:39.01
  43. QUETIN YANN, Guidon Chalettois +4:39.66
  44. RUDEL VALENTIN, Team Vittel N’side +4:40.93
  45. LEBEAU MATHIS, Charvieu Chavagneux Isère Cyclisme +5:05.97
  46. DROUET VICTOR, ES Torigni +5:12.45
  47. BLANCHARD ALEXANDRE, Team LMP-La Roche Vendée Cyclisme +5:14.07
  48. DUPÉ MATHIEU, Mayenne-Monbana-Rapido +5:14.78
  49. CUSHWAY MAXIMILIAN, Groupama-FDJ United CT +5:16.03
  50. NILSSON-JULIEN OSCAR, AVC Aix Provence Dole +5:16.85
  51. TABELLION VALENTIN, AVC Aix Provence Dole +5:17.84
  52. BUFFAZ MAXIME, Team Buffaz Gestion de Patrimoine +5:18.54
  53. LECLABART ERWAN, Team Deux-Sèvres +5:29.88
  54. BERTHET SAMUEL, Charvieu Chavagneux Isère Cyclisme +5:58.78
  55. BEUREY HUGO, Team Vittel N’side +6:00.61
  56. POUVREAULT GRÉGORY, Team Deux-Sèvres +6:04.05
  57. DELAUNAY ESTEVAN, Montluçon Cyclisme +6:05.50
  58. BOUCHET CÓME, CR4C Roanne +6:24.48
  59. GENETTE EDOUARD, VC Unité Schwenheim +6:48.20
  60. CHOUFFE LENNY, AC Bisontine +6:51.99
  61. GAILLARD FLORIAN, Mayenne-Monbana-Rapido +7:05.54
  62. CHARTIER PIERRE, Lescar Velo Sprint +7:22.53
  63. PRIOLET MAXIME, Team Sportbreizh – Harmonie Mutuelle +7:34.58
  64. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 +7:45.61
  65. PIBOLLEAU MAËL, Team Buffaz Gestion de Patrimoine +7:59.49
  66. AUCLERC NATHAN, VC Dolois +8:02.43
  67. MENANTEAU LUCAS, Vendée U Primeo Energie +8:19.06
  68. DOUTEY GUILHEM, OCC Antibes-Alpes-Maritimes +8:33.26
  69. TRIGODET BOEDEC NOMINOË, Team LMP-La Roche Vendée Cyclisme +8:37.17
  70. CARREAU DORIAN, Béziers Méditerranée Cyclisme +9:02.86
  71. JAMIN PIERRICK, Team Deux-Sèvres +9:33.07
  72. BRUNO ANTOINE, +10:07.55
  73. CHATELON JULES, +10:18.04
  74. ISSACK LIONEL, OCC Antibes-Alpes-Maritimes +13:24.05

74 coureurs classés à l’arrivée sur 76 partants.

Et vous, pensez-vous que Rémi Cavagna peut viser une victoire d’étape sur le chrono du Tour de France à Évian, ou la concurrence de Pogacar, Evenepoel et Vingegaard sera-t-elle trop forte ?

Et vous, l’histoire d’Arthur Blaise, champion de France amateur depuis une équipe belge de 3e division, est-elle la preuve que le cyclisme français regorge de talents cachés loin des radars du WorldTour ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Championnats de France CLM 2026 : Armirail, Vauquelin, Kerbaol… Tous les engagés du chrono de La Tour-du-Pin – La liste complète des 66 femmes et 79 hommes au départ.

Favoris du Tour de France 2026 : Pogacar, Vingegaard, Seixas… notre Top 10 après les courses préparatoires – De Pogacar à Carapaz, notre classement complet des prétendants au maillot jaune.

Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ? – La composition complète de l’équipe néerlandaise et ses failles.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Decathlon CMA CGM reporte sa sélection du Tour 2026 : Seixas confirmé, mais qui pour l’épauler ?

C’était le rendez-vous médiatique attendu. Ce mercredi aux Arcs, Decathlon CMA CGM devait dévoiler ses huit coureurs pour le Tour de France 2026. Mais la conférence de presse a été annulée la veille, reportée à une date ultérieure. En cause : plusieurs coureurs malades, dont le Néerlandais Daan Hoole. Une chose est sûre : Paul Seixas sera bien au départ de Barcelone.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Decathlon CMA CGM retarde son annonce pour le Tour : Seixas est prêt, mais l’équipe tousse

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Decathlon CMA CGM a annulé sa conférence de presse prévue ce mercredi pour dévoiler sa sélection du Tour 2026. Si Paul Seixas, malgré sa lourde chute au Tour Auvergne-Rhône-Alpes, est confirmé au départ après des examens rassurants, plusieurs équipiers sont malades. Daan Hoole a notamment renoncé au chrono des Championnats des Pays-Bas. L’équipe française navigue dans l’incertitude à dix jours du Grand Départ.

Pourquoi Decathlon CMA CGM a-t-elle annulé sa conférence de presse ?

Des malades dans l’effectif, une sélection impossible à officialiser

Tout était calé. La station savoyarde des Arcs, une conférence de presse au sommet, et trois coureurs annoncés pour répondre aux médias : Aurélien Paret-Peintre, Nicolas Prodhomme, et la superstar Paul Seixas. Patron de l’équipe, Dominique Serieys devait officialiser la composition des huit coureurs qui prendront le départ du Tour de France 2026 à Barcelone.

Mais mardi, à l’heure du déjeuner, tout a basculé. La conférence a été annulée. Motif officiel : « des incertitudes liées à l’état de santé et de forme de plusieurs coureurs de l’effectif« . En clair, plusieurs membres de l’équipe sont malades, à dix jours du Grand Départ.

Le Néerlandais Daan Hoole cristallise les inquiétudes. Le rouleur de 27 ans a renoncé au contre-la-montre des Championnats des Pays-Bas cette semaine, un signe qui ne trompe pas. Si son nom n’a pas été officiellement écarté, son absence des Pays-Bas laisse planer le doute sur sa capacité à être rétabli pour le 4 juillet.

L’annonce définitive devrait intervenir « lundi prochain par simple communiqué » selon l’équipe. Un format minimaliste, loin de la grand-messe médiatique initialement prévue. Dans un sport où la communication est reine, ce rétropédalage est un aveu : Decathlon CMA CGM navigue à vue.

Paul Seixas est-il vraiment prêt pour son premier Tour de France ?

Des examens rassurants, une reprise progressive

Que les supporters français se rassurent : Paul Seixas sera bien au départ du Tour de France 2026. Le prodige lyonnais de 19 ans, qui pourrait devenir le plus jeune coureur à participer à la Grande Boucle depuis 1937, a passé une batterie d’examens médicaux depuis sa lourde chute au Tour Auvergne-Rhône-Alpes.

Le verdict est tombé : rien de cassé, pas de fracture, et une IRM passée mardi matin qui n’a révélé « rien de nature à compromettre sa participation au Tour« . Les plaies et hématomes sont sous contrôle.

La reprise a été méthodique. Dès mercredi dernier, Seixas s’est remis en selle sur home-trainer, à raison de trois ou quatre heures quotidiennes. Ce week-end, il a pu rouler en extérieur. Cette semaine, il doit reconnaître plusieurs étapes alpestres du Tour, une étape cruciale dans sa préparation.

Pour autant, l’équipe reste prudente. Seixas a déclaré forfait pour les Championnats de France sur route ce week-end à La Tour-du-Pin. Une décision sage : à dix jours du Tour, chaque coup de pédale compte, chaque risque doit être pesé.

Un record de précocité en ligne de mire

À 19 ans et 9 mois, Paul Seixas s’apprête à marquer l’histoire. Le dernier coureur aussi jeune à avoir pris le départ du Tour de France remonte à 1937. Une éternité. Depuis, le cyclisme a changé, les charges d’entraînement aussi, et la perspective de voir un adolescent se frotter aux Pogacar, Vingegaard ou Evenepoel sur 3 333 kilomètres et 54 000 mètres de dénivelé est tout simplement inédite.

Son rôle dans l’équipe reste à préciser. Mais le Français pourrait bénéficier d’une certaine liberté en course, épaulant les leaders avant de viser une échappée. Une stratégie qui lui permettrait de découvrir le Tour sans la pression d’un classement général, même si son talent pourrait rapidement le pousser vers les sommets.

Quel collectif pour épauler Seixas sur les routes du Tour ?

Les certitudes et les inconnues

Si l’identité du leader est connue, celle de ses lieutenants reste un mystère. Aurélien Paret-Peintre et Nicolas Prodhomme, présents aux Arcs pour la conférence annulée, semblent assurés de leur place. Les deux grimpeurs français seront des soutiens précieux en montagne, là où Seixas aura besoin de protection.

Pour le reste, c’est le flou. Daan Hoole, malade, est incertain. D’autres coureurs, dont l’identité n’a pas filtré, sont également touchés. L’équipe savoyarde, héritière de la longue histoire d’AG2R fondée en 1992 par Vincent Lavenu, doit composer avec les aléas sanitaires qui frappent régulièrement les pelotons à l’approche des grands rendez-vous.

Le collectif de Decathlon CMA CGM sera scruté de près. Face aux armadas UAE et Visma, la formation française joue une partition différente : celle du développement et de l’audace, incarnée par Seixas. Mais sans un collectif solide, le prodige pourrait se retrouver isolé dans les moments clés.

Un report qui interroge la préparation de l’équipe

Cette annulation de dernière minute pose une question plus large : Decathlon CMA CGM est-elle vraiment prête pour son Tour de France ? L’équipe française, qui bénéficie d’un ancrage régional fort avec son siège historique à Chambéry, aborde l’échéance avec plus d’incertitudes que de certitudes.

Un coureur malade, c’est une préparation tronquée. Plusieurs coureurs malades, c’est une dynamique collective perturbée. À dix jours du Grand Départ, chaque séance d’entraînement manquée, chaque jour de repos forcé, pèse dans la balance.

La décision de repousser l’annonce est sage. Mieux vaut un communiqué lundi prochain avec des certitudes qu’une conférence de presse mercredi avec des points d’interrogation. Mais elle révèle aussi une fébrilité que les concurrents, UAE en tête, ne manqueront pas de noter.

Ce que ce report dit de la pression autour de Seixas

L’épisode est révélateur. En annulant sa conférence de presse, Decathlon CMA CGM a involontairement braqué les projecteurs sur son joyau. Paul Seixas cristallise toutes les attentions, tous les espoirs, toutes les angoisses. Le coureur de 19 ans porte sur ses épaules le poids d’une équipe, d’une nation, et d’une histoire.

Cette pression, Seixas la connaît. Depuis sa victoire au Tour du Pays basque, sa deuxième place aux Strade Bianche et à Liège-Bastogne-Liège, le Lyonnais est devenu le visage du cyclisme français. Chaque chute fait la une, chaque examen médical est épluché, chaque déclaration est analysée.

Mais à 19 ans, cette pression peut être un moteur comme un frein. Seixas a prouvé sur les Classiques qu’il savait regarder Pogacar dans les yeux. Reste à savoir s’il pourra le faire pendant trois semaines, entouré d’une équipe qui, pour l’instant, ne connaît pas elle-même son visage définitif.

Et vous, pensez-vous que Paul Seixas peut viser un Top 10 dès son premier Tour de France, ou l’objectif doit-il rester modeste pour un coureur de 19 ans ?

Et vous, cette fébrilité autour de la sélection Decathlon CMA CGM vous inquiète-t-elle pour les chances de Seixas sur le Tour, ou est-ce un simple contretemps sans conséquence ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Favoris du Tour de France 2026 : Pogacar, Vingegaard, Seixas… notre Top 10 après les courses préparatoires – De Pogacar à Carapaz, notre classement complet des prétendants au maillot jaune.

Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ? – La composition complète de l’équipe néerlandaise et ses failles.

Transfert Paul Seixas 2026 : Son abandon au Dauphiné a-t-il scellé son avenir ? – UAE, INEOS, Decathlon : plongée dans le feuilleton mercato qui agite le peloton.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnats de France CLM 2026 : Armirail, Kerbaol… Tous les engagés du chrono de La Tour-du-Pin

Les Championnats de France 2026 de cyclisme sur route débutent ce jeudi 25 juin à La Tour-du-Pin avec les épreuves du contre-la-montre. Sur un parcours de 29,7 kilomètres vallonné en Isère, Bruno Armirail et Cédrine Kerbaol défendent leur couronne nationale. Découvrez la liste complète des 66 femmes et 79 hommes engagés.

Lire aussi : Parcours et favoris des championnats de France, tout savoir

Championnats de France du contre-la-montre 2026 : Armirail, Kerbaol, et tous les chasseurs de maillot tricolore à La Tour-du-Pin

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Les Championnats de France 2026 du contre-la-montre se disputent ce jeudi 25 juin à La Tour-du-Pin. Bruno Armirail (Visma-Lease a Bike) et Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly) remettent leur titre en jeu. Chez les hommes, Rémi Cavagna et Ewen Costiou sont les principaux rivaux. Chez les femmes, Juliette Berthet, Marion Borras et Marie Le Net mènent la concurrence. Un parcours de 29,7 km vallonné qui pourrait faire des différences dans la côte des Arbets.

EN BREF : Jeudi 25 juin – Épreuves contre-la-montre
Contre-la-Montre indv Femme Élite – 13h à 15h07
Contre-la-Montre indv Homme Élite – 15h10 à 17h08

Le parcours : 29,7 kilomètres entre Aoste et La Tour-du-Pin

Un tracé pour spécialistes qui ne laisse aucun répit

Les Championnats de France 2026 du contre-la-montre se déroulent sur un parcours de 29,7 kilomètres entre Aoste et La Tour-du-Pin. Identique pour les femmes et les hommes, ce tracé isérois n’a rien d’une formalité. Dès le départ, les coureurs trouveront une première côte de 500 mètres à 6,9%, où sera placé le premier temps intermédiaire. Un effort bref mais explosif, qui permettra de jauger la puissance des favoris.

La suite sera tout aussi exigeante. La montée des Arbets (1,8 km à 4,6%) constituera le point névralgique du chrono. C’est là que les purs rouleurs devront résister, et que les puncheurs-grimpeurs pourront faire la différence. Les trois derniers kilomètres, en descente vers La Tour-du-Pin, seront très rapides et offriront un final à haute vitesse.

Un parcours qui rappelle, dans sa conception, celui des Herbiers en 2025. L’an dernier, Bruno Armirail avait dominé les débats chez les hommes, tandis que Cédrine Kerbaol s’était imposée avec autorité. Paul Seixas, alors âgé de 18 ans, avait créé la sensation en prenant la troisième place chez les professionnels.

Hommes : Armirail face à une armada de rouleurs

Bruno Armirail, le favori naturel

Champion de France en titre et spécialiste de l’exercice, Bruno Armirail (Visma-Lease a Bike) sera l’homme à battre ce jeudi. Le Bagnérais de 32 ans, qui portera le maillot de la formation néerlandaise sur le prochain Tour de France, a fait du chrono sa signature. Sa puissance sur le plat et sa capacité à tenir dans les bosses en font le profil idéal pour ce parcours.

Face à lui, la concurrence s’annonce relevée. En l’absence et le forfait de Kévin Vauquelin (INEOS) diminué par un virus et une bactérie, Rémi Cavagna (Groupama-FDJ United), l’ancien champion de France du contre-la-montre de 2023, voudra rappeler qu’il reste l’un des meilleurs spécialistes français de l’exercice.

Les outsiders à surveiller

Derrière ce duo, plusieurs noms peuvent prétendre au podium. Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) est un talent pur. Thibault Guernalec (TotalEnergies) a souvent brillé sur les chronos vallonnés. Samuel Leroux (TotalEnergies) et Thibaud Gruel (Groupama-FDJ United) complètent une liste de rouleurs de premier plan.

Maxime Decomble (Groupama-FDJ United), Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) et Théo Delacroix (St Michel-Preference Home-Auber93) tenteront de se glisser dans le top 5. Au total, 79 coureurs s’élanceront, dont une vingtaine issus des rangs amateurs, prêts à créer la surprise sur un parcours qui pourrait favoriser les puncheurs autant que les purs spécialistes.

Liste des coureurs engagés Elite – 79 partants

Les favoris (dossards 1 à 10)

ARMIRAIL Bruno – TEAM VISMA-LEASE A BIKE
VAUQUELIN Kévin – INEOS GRENADIERS
CAVAGNA Rémi – GROUPAMA-FDJ UNITED
LEROUX Samuel – TOTALENERGIES
COSTIOU Ewen – GROUPAMA-FDJ UNITED
GUERNALEC Thibault – TOTALENERGIES
GRUEL Thibaud – GROUPAMA-FDJ UNITED
VASSAL Théophile – DECATHLON CMA CGM DEVELOPMENT TEAM
DECOMBLE Maxime – GROUPAMA-FDJ UNITED
DAVY Clément – NICE METROPOLE COTE D’AZUR

Les outsiders World Tour et Conti Pro (dossards 11 à 28)

DELACROIX Théo – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93
CHARRET Camille – COFIDIS
BOULET Eliott – GROUPAMA-FDJ UNITED
HUCK Léandre – VAN RYSEL ROUBAIX
BISIAUX Léo – DECATHLON CMA CGM TEAM
ALLENO Clement – BURGOS-BURPELLET-BH
LARRONDE Ellande – CAJA RURAL-SEGUROS RGA
THIERRY Pierre – TOTALENERGIES
MARTINET Valentin – DECATHLON CMA CGM DEVELOPMENT TEAM
PAPON Victor – NICE METROPOLE COTE D’AZUR
LECROQ Jérémy – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93
IZQUIERDO Clement – COFIDIS
CUSHWAY Maximilian – GROUPAMA-FDJ UNITED
AVOINE Kévin – VAN RYSEL ROUBAIX
CHALEIL Louis – DECATHLON CMA CGM DEVELOPMENT TEAM
GILLET Baptiste – NICE METROPOLE COTE D’AZUR
BOUQUET Axel – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93
GACHIGNARD Thomas – TOTALENERGIES

Les amateurs et régionaux (dossards 29 à 79)

NILSSON JULIEN Oscar – AVC AIX PROVENCE
PETIT Clément – VC ROUEN 76
GICQUEL Gabin – VENDEE U-PRIMEO ENERGIE
BEUREY Hugo – TEAM VITTEL N’SIDE
BEZZA Quentin – SCO DIJON-TEAM MATERIEL.COM
BESNIER Erwan – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO
BERTHET Samuel – CHARVIEU CHAVAGNEUX ISERE CYCLISME
CHOUFFE Lenny – AMICALE CYCLISTE BISONTINE
BOUCHET Côme – C.R.4 CHEMINS/ROANNE
CHOBLET Pierre – VC PAYS DE LOUDEAC
FLOCH PRIGENT Tanguy – GUIDON CHALETTOIS
LAURENSOT Edgar – MOYON PERCY MANCHE NORMANDIE
DELAUNAY Estevan – MONTLUCON CYCLISME
FOULON Dorian – E. LECLERC RUFFEC TOP16
COUTURE Cyril – GSC BLAGNAC VELO SPORT 31
BLANCHARD Alexandre – TEAM LMP-LA ROCHE VENDEE CYCLISME
PRIOLET Maxime – SPORTBREIZH AXEL ARMOR-LUX
BUFFAZ Maxime – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE
TRUCHETET Guillaume – UC MONACO
BUCHETET Benjamin – ANTIBES-ALPES-MARITIMES
CHARTIER Pierre – DN LESCAR VS
DROUET Victor – ES TORIGNI
CHATELON Jules – MADININA BIKERS
JAMIN Pierrick – TEAM DEUX SEVRES
DENIS Thomas – US ST HERBLAIN
GENETTE Edouard – VCU SCHWENHEIM
PAYENCET Gabriel – TEAM CORRÈZE SUCHET
TABELLION Valentin – AVC AIX PROVENCE
BEAUNE Mavric – VC ROUEN 76
MENANTEAU Lucas – VENDEE U-PRIMEO ENERGIE
FINCKBOHNER Anaël – TEAM VITTEL N’SIDE
DE VINCENZI Luca – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO
LEBEAU Mattis – CHARVIEU CHAVAGNEUX ISERE CYCLISME
HUE Jules – AMICALE CYCLISTE BISONTINE
JOB Alex – C.R.4 CHEMINS/ROANNE
MORICE Ludovic – VC PAYS DE LOUDEAC
QUETIN Yann – GUIDON CHALETTOIS
GUICHARD Mickaël – E. LECLERC RUFFEC TOP16
JALADEAU Artus – GSC BLAGNAC VELO SPORT 31
TRIGODET BOEDEC Nominoé – TEAM LMP-LA ROCHE VENDEE CYCLISME
PIBOLLEAU Maël – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE
DOUTEY Guilhem – ANTIBES-ALPES-MARITIMES
LECLABART Erwan – TEAM DEUX SEVRES
ADAM Guillaume – VC ROUEN 76
LIONNET Aurélien – TEAM VITTEL N’SIDE
DUPE Mathieu – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO
ISSACK Lionel – ANTIBES-ALPES-MARITIMES
POUVREAULT Gregory – TEAM DEUX SEVRES
GAILLARD Florian – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO
RUDEL Valentin – TEAM VITTEL N’SIDE
THIERRY Paul – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO

Femmes : Kerbaol remet son titre en jeu

Cédrine Kerbaol, la championne à domicile ?

Sacrée l’an dernier aux Herbiers, Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly) défend son maillot tricolore avec l’étiquette de favorite. La Bretonne, spécialiste des efforts solitaires, a montré sur les routes du World Tour qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures. Ce parcours vallonné de La Tour-du-Pin correspond à ses qualités.

La concurrence ne manquera pas. Juliette Berthet (FDJ United-Suez), excellente grimpeuse et rouleuse, fait figure de principale rivale. Marion Borras (Cofidis Women Team), apporte sa puissance sur piste. Marie Le Net (FDJ United-Suez) la championne de France sur route et Gladys Verhulst Wild (AG Insurance-Soudal Team) viseront également le podium.

Les jeunes à suivre

Avec 66 engagées, le plateau féminin offre un mélange intéressant entre valeur sûres et jeunes talents. Maëva Squiban (UAE Team ADQ), Constance Valentin (Mayenne Monbana My Pie) et Ema Comte (Cofidis Women Team) incarnent la nouvelle génération du cyclisme féminin français.

Les équipes amateurs seront également bien représentées. Chambéry Cyclisme Compétition Féminin aligne plusieurs coureuses prometteuses, dont Marion Cartier et Maïwenn Jomier. Breizh Ladies, Abus-Sprinteur Club Féminin et Occitane Cyclisme Formation Féminin 82 complètent un contingent régional motivé.

Liste des coureuses engagées Elite – 66 partantes

Les favorites (dossards 1 à 16)

KERBAOL Cédrine – EF EDUCATION- OATLY
BERTHET Juliette – FDJ UNITED-SUEZ
BORRAS Marion – COFIDIS WOMEN TEAM
MULLER Solène – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93
LE MOUEL Celia – MA PETITE ENTREPRISE
LE NET Marie – FDJ UNITED-SUEZ
MAHE Océane – MA PETITE ENTREPRISE
VERHULST WILD Gladys – AG INSURANCE-SOUDAL TEAM
RYO Titia – HUMAN POWERED HEALTH
SQUIBAN Maeva – UAE TEAM ADQ
VALENTIN Constance – MAYENNE MONBANA MY PIE
COMTE Ema – COFIDIS WOMEN TEAM
ALLIONE Marine – MAYENNE MONBANA MY PIE
MORIER Emilie – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93
ROUAT Ilona – MA PETITE ENTREPRISE
CHEREAU Clémence – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93

Les outsiders (dossards 17 à 48)

ALLARD Charlotte – MEGAMO VOSGES TEAM
PITARD Léa – VENDÉE FÉMININE RVC
CARTIER Marion – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ
BOURBOUSSON Celine – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE
BOUHIER Charlotte – VC MORTEAU MONTBENOIT
MALAQUIN Suzanne – LANESTER WOMEN MORBIHAN
MASSET Maylia – TEAM AVESNOIS FÉMININ
BUCHERT Marianne – U.V.C.A TROYES
BREDARD Alice – BREIZH LADIES
PELARDY Lola – LE DÉVOLUY-RÉGION SUD
GALEA Emma – ABUS-SPRINTEUR CLUB FÉMININ
VAN GYSEL Ines – TEAM GRAND SUD CYCLISME FÉMININ
CHARPENTIER Chloé – TEAM ABADIE-MAGNAN
AUDRERIE Mathilde – MARMANDE WOMEN DEVELOPPEMENT
ALLIN Pauline – DORDOGNE SUD CYCLISME
ALICOT Annerose – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82
DURAFFOURG Alexane – TEAM PRAZ SUR ARLY
FIMES Anaïse – TEAM PRL LA PETITE REINE DU LOCH
CABOT Elina – MINIMAX CYCLING TEAM ELITES
LABEYRIE Mélanie – CC NOGENT / OISE
ROUANET Anaïs – GSC BLAGNAC VELO SPORT 31
JOMIER Maïwenn – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ
CLAVEL Charlène – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE
PERNOLLET Aurore – VC MORTEAU MONTBENOIT
MORICHON Anaïs – LANESTER WOMEN MORBIHAN
PAUCHET Aurore – TEAM AVESNOIS FÉMININ
COURTOT Emeline – U.V.C.A TROYES
DENIEUL Josephine – BREIZH LADIES
GRESSE Margaux – ABUS-SPRINTEUR CLUB FÉMININ
MENAGE Lise – TEAM ABADIE-MAGNAN
FROUARD Diane – MARMANDE WOMEN DEVELOPPEMENT
ALMANSA Carla – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82

Les espoirs et régionales (dossards 49 à 66)

FAYARD Chloe – TEAM PRAZ SUR ARLY
LE GLEUT Sylvia – TEAM PRL LA PETITE REINE DU LOCH
JONCHERAY Eline – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ
BELLELLE Lucile – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE
TRITSCH Balladyne – VC MORTEAU MONTBENOIT
DUPIN Mélanie – U.V.C.A TROYES
GAUGAIN Heidi – BREIZH LADIES
KARPP Romane – ABUS-SPRINTEUR CLUB FÉMININ
TABU Léane – TEAM ABADIE-MAGNAN
MAIGNE Rachel – MARMANDE WOMEN DEVELOPPEMENT
GUISEPPIN Mélanie – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82
MARNONI Solène – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ
PORLIER Roxanne – U.V.C.A TROYES
VERREAUX Lucie – ABUS-SPRINTEUR CLUB FÉMININ
LAFOURCADE Océane – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82
MARTINET Anaïs – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ
ORSONI Julie – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82
MARTINET Noémie – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ

Les grands absents de ce chrono tricolore

Plusieurs têtes d’affiche manqueront à l’appel. Paul Seixas, troisième en 2025 et prodige du cyclisme français, a fait l’impasse sur ces Championnats de France pour se concentrer sur sa préparation au Tour. Julian Alaphilippe, également absent, a privilégié sa montée en puissance vers la Grande Boucle. Lenny Martinez et Christophe Laporte, blessé, ne seront pas non plus au départ. Kévin Vauquelin est le dernier forfait en date.

Ces absences, qui s’inscrivent dans une tendance observée ces dernières saisons, posent une question récurrente : les Championnats nationaux sont-ils en train de perdre leur éclat face à l’omniprésence du Tour de France ? La question est légitime, mais elle n’enlève rien au prestige du maillot tricolore que les engagés s’arracheront ce jeudi.

Et vous, pensez-vous qu’Armirail conservera son titre ou que Vauquelin créera la surprise sur ce parcours vallonné ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Favoris du Tour de France 2026 : Pogacar, Vingegaard, Seixas… notre Top 10 après les courses préparatoires – De Pogacar à Carapaz, notre classement complet des prétendants au maillot jaune.

Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ? – La composition complète de l’équipe néerlandaise et ses failles.

Transfert Paul Seixas 2026 : Son abandon au Dauphiné a-t-il scellé son avenir ? – UAE, INEOS, Decathlon : plongée dans le feuilleton mercato qui agite le peloton.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Jhonatan Narvaez prolonge chez UAE jusqu’en 2029 : INEOS recalée, Pogacar conserve son lieutenant

Le feuilleton a tenu le peloton en haleine pendant des semaines. Annoncé avec insistance chez Netcompany INEOS, Jhonatan Narvaez a finalement choisi la stabilité. L’Équatorien de 29 ans a prolongé ce mardi avec UAE Team Emirates XRG jusqu’en 2029. Une signature qui prive la formation britannique d’un renfort majeur et qui conforte un peu plus l’armada de Tadej Pogacar.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Narvaez prolonge chez UAE : INEOS s’est fait doubler, Pogacar garde son couteau suisse jusqu’en 2029

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Jhonatan Narvaez a prolongé son contrat avec UAE Team Emirates XRG jusqu’en 2029. Un choix fort de la part de l’Équatorien, pourtant courtisé par INEOS, son ancienne équipe. Triple vainqueur d’étape sur le Giro 2026 et auteur d’une saison exceptionnelle malgré une fracture aux vertèbres en janvier, Narvaez reste le lieutenant de luxe de Tadej Pogacar. Cette prolongation est un camouflet pour INEOS, qui misait gros sur ce retour.

Pourquoi Narvaez a-t-il choisi UAE plutôt qu’INEOS ?

Un retour aux sources qui semblait écrit

L’histoire avait tout du roman à l’eau de rose. Jhonatan Narvaez, formé chez INEOS entre 2019 et 2024, était annoncé avec insistance du côté de la formation britannique. Six saisons passées sous le maillot britannique, une relation de confiance avec le staff, et une équipe en pleine reconstruction qui cherchait un leader polyvalent. Les planètes semblaient alignées.

Mais le cyclisme moderne est une affaire de projet, pas de nostalgie. Et le projet UAE, avec ses moyens colossaux, son effectif pléthorique et la perspective de courir aux côtés de Tadej Pogacar, a pesé plus lourd que les souvenirs. L’Équatorien a tranché : trois saisons supplémentaires, jusqu’en 2029.

« Dès mon arrivée, j’ai ressenti la confiance que m’accordait l’équipe, a expliqué Narvaez dans le communiqué officiel. J’ai très vite su que j’étais à ma place ici. Nous formons un groupe incroyable, tant parmi les coureurs que parmi le personnel, et chaque jour, nous sommes animés par une véritable envie de progresser et de gagner ensemble. »

Une déclaration d’amour au projet émirati, qui enterre définitivement les rumeurs de départ.

Deux saisons, huit victoires : le bilan qui a tout changé

Quand Jhonatan Narvaez a quitté INEOS pour UAE fin 2024, certains doutaient. Le coureur équatorien avait montré des éclairs de talent, mais sans jamais s’imposer comme un cadre incontournable. Deux saisons plus tard, le doute n’est plus permis.

Huit victoires en (moins de) deux ans. Un Tour Down Under remporté dès sa première course sous le maillot blanc. Une contribution décisive au sacre de Pogacar sur le Tour de France 2025. Et surtout, un Giro 2026 exceptionnel : trois victoires d’étape, le maillot cyclamen, et un statut de protagoniste incontournable de la course.

Tout cela après une fracture aux vertèbres subie en janvier, lors du Tour Down Under, qui aurait pu briser sa saison. Au lieu de cela, Narvaez est revenu plus fort, ajoutant même une victoire sur le Tour de Suisse. Un mental d’acier, une polyvalence rare, et une capacité à briller dans les échappées comme aux côtés de son leader.

INEOS se prend un camouflet : ce que ce non-transfert révèle

Une équipe en reconstruction qui peine à convaincre

Pour Netcompany INEOS, cette prolongation est un échec cuisant. La formation britannique qui peine à retenir ses talents, misait gros sur le retour de Narvaez. L’Équatorien cochait toutes les cases : expérience, polyvalence, connaissance de la maison, et un profil de leader capable de gagner des étapes sur les Grands Tours.

Le fait qu’il ait choisi de rester chez UAE, malgré une offre financièrement compétitive selon les informations de Beppe Conti pour la Rai, est un signal inquiétant pour INEOS. L’équipe britannique, historiquement dominante sur le Tour avec Froome, Thomas et Bernal, semble aujourd’hui incapable d’attirer ou de conserver les talents majeurs du peloton.

Ce non-transfert fait écho à un autre dossier brûlant : celui de Paul Seixas. INEOS avait également transmis une offre colossale au prodige français, espérant doubler UAE sur ce coup. Mais avec la prolongation de Narvaez, l’équipe émiratie envoie un message limpide : elle sait garder ses coureurs.

UAE verrouille son effectif : Pogacar peut dormir tranquille

Pour UAE Team Emirates XRG, cette prolongation est une excellente nouvelle. Jhonatan Narvaez est ce que l’on appelle un couteau suisse. Capable de briller sur les Classiques, de gagner des étapes en échappée, et de servir de dernier lanceur pour Pogacar dans les cols, l’Équatorien est un luxe que peu d’équipes peuvent se permettre.

Son rôle sur le Tour de France 2025 avait été déterminant (13e). Lampe de lancement dans les ascensions, il avait permis à Pogacar de s’envoler dans les moments clés. En 2026, il ne sera pas au départ du Tour, contrairement à l’an dernier. Un choix qui peut surprendre, mais qui s’explique par la densité de l’effectif UAE, où Del Toro, Yates, McNulty et Wellens se bousculent pour accompagner le Slovène.

Cette prolongation sécurise l’avenir. Avec Narvaez sous contrat jusqu’en 2029, UAE conserve l’un des meilleurs équipiers du peloton, capable de gagner des courses tout en se mettant au service du collectif. Un luxe que même Visma-Lease a Bike, amputée de Van Aert et Laporte pour ce Tour, pourrait envier.

Narvaez peut-il devenir un leader à part entière chez UAE ?

L’éternel lieutenant, un rôle assumé

La question mérite d’être posée : à 29 ans, Jhonatan Narvaez peut-il encore rêver d’un leadership sur les Grands Tours ? Chez UAE, la réponse est non. Avec Pogacar en maître absolu, et des talents comme Del Toro ou Ayuso qui pourraient un jour prendre la relève, l’Équatorien restera un équipier de luxe.

Mais est-ce un problème ? Narvaez semble l’avoir accepté. « Les deux dernières saisons ont été parmi les meilleures de ma carrière et je suis convaincu que je peux continuer à progresser ici, a-t-il déclaré. Nous avons déjà accompli beaucoup de choses ensemble, mais j’ai le sentiment qu’il y a encore beaucoup à venir. » Aucune frustration, aucune ambition personnelle contrariée. Juste la satisfaction d’appartenir à la meilleure équipe du monde.

Ce choix de carrière est révélateur du cyclisme moderne. Dans une armada comme UAE, les coureurs acceptent un rôle défini en échange de la certitude de gagner. Narvaez a choisi la sécurité, le confort, et les victoires collectives, plutôt que l’incertitude d’un leadership chez INEOS.

Ce que cette prolongation dit du mercato 2026

UAE, le rouleau compresseur qui écrase le marché

Cette prolongation n’est pas qu’une bonne nouvelle pour UAE. C’est un signal envoyé à tout le peloton. INEOS peine à recruter, Red Bull tente de convaincre Seixas, et UAE verrouille ses cadres.

Narvaez jusqu’en 2029. Del Toro sous contrat longue durée (2024 à 2029). Pogacar lié à vie à l’équipe. L’armada émiratie ne se contente pas de gagner aujourd’hui. Elle construit un monopole qui pourrait étouffer la concurrence pour les années à venir.

La question qui se pose désormais est la suivante : le cyclisme peut-il rester compétitif face à une telle domination structurelle ? Les autres équipes peuvent-elles rivaliser, non seulement sur le plan sportif, mais aussi sur le plan financier et contractuel ?

Et vous, pensez-vous que Narvaez a fait le bon choix en restant chez UAE, ou regrettera-t-il un jour de ne pas avoir tenté l’aventure en tant que leader ?

Et vous, cette hégémonie de UAE sur le marché des transferts vous inquiète-t-elle pour l’équilibre du cyclisme, ou est-ce simplement la loi du plus fort ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ? – La composition complète de l’équipe néerlandaise et ses failles.

Transfert Paul Seixas 2026 : Son abandon au Dauphiné a-t-il scellé son avenir ? – UAE, INEOS, Decathlon : plongée dans le feuilleton mercato qui agite le peloton.

Favoris du Tour de France 2026 : Pogacar, Vingegaard, Seixas… notre Top 10 après les courses préparatoires – De Pogacar à Carapaz, notre classement complet des prétendants au maillot jaune.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Visma Tour de France 2026 : Piganzoli, la surprise qui doit sauver Vingegaard face à Pogacar


C’est désormais officiel. Visma-Lease a Bike a annoncé les huit coureurs qui épauleront Jonas Vingegaard sur le Tour de France 2026. Sans Wout Van Aert, blessé au coude, ni Christophe Laporte, victime d’une déchirure au quadriceps, la formation néerlandaise a dévoilé une équipe rajeunie où la surprise s’appelle Davide Piganzoli. Suffisant pour faire vaciller l’armada UAE de Tadej Pogacar ?

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ?

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Visma-Lease a Bike a dévoilé son équipe pour le Tour 2026. Jonas Vingegaard sera épaulé par Sepp Kuss, Matteo Jorgenson, Bruno Armirail, Victor Campenaerts, Edoardo Affini, Per Strand Hagenes et la surprise Davide Piganzoli. Les forfaits de Van Aert et Laporte privent le Danois de deux lieutenants majeurs. Face à la machine UAE, cette équipe peut-elle vraiment rivaliser ?

Piganzoli, la surprise du chef : Visma a-t-elle vraiment choisi ou simplement bricolé ?

Un rookie de 23 ans pour remplacer une légende

La grande interrogation entourant l’annonce de Visma-Lease a Bike était simple : qui remplacerait Wout Van Aert ? Le Belge, forfait en raison d’une infection au coude consécutive à une chute, est bien plus qu’un simple équipier. C’est un lieutenant capable de verrouiller un peloton, de peser dans les bordures, d’écraser un chrono par équipes, et même de gagner des étapes. Un couteau suisse que Visma ne pouvait pas remplacer à l’identique.

La réponse s’appelle Davide Piganzoli. L’Italien de 23 ans, 8e du dernier Giro et vainqueur de la Route d’Occitanie, a appris sa sélection par un coup de fil de Marc Reef, le directeur de l’équipe. « Marc m’a appelé il y a quelques jours, et c’était vraiment spécial. Je dois dire que ma réaction a été : « Quoi ? » C’est incroyable » a-t-il confié lors du direct YouTube.

Un choix qui a surpris. Beaucoup s’attendaient à voir Ben Tulett ou Jørgen Nordhagen occuper cette dernière place. Mais Visma a tranché : Piganzoli, déjà présent sur le Giro aux côtés de Vingegaard, connaît le Danois et a prouvé qu’il pouvait l’accompagner en haute montagne. Reste une question : enchaîner Giro et Tour à 23 ans, pour une première participation, est un pari risqué.

La moitié de l’équipe sort du Giro : un atout ou un handicap ?

Un détail saute aux yeux en observant la composition de Visma : quatre coureurs sur huit ont participé au Giro 2026. Vingegaard, bien sûr, mais aussi Sepp Kuss, Victor Campenaerts et Davide Piganzoli. Une situation assez rare pour être soulignée, et qui pose la question de la fraîcheur.

Le doublé Giro-Tour est un Everest physiologique. Mais le doublé pour les équipiers l’est tout autant. Sepp Kuss, l’Américain qui a déjà parfois enchaîné les trois Grands Tours la même année, semble taillé pour ce défi. Campenaerts, à 34 ans, mise sur son expérience. Piganzoli, lui, est un rookie qui découvrira l’enchaînement.

Face à une UAE Team Emirates XRG qui arrivera avec des lieutenants frais et spécifiquement préparés pour juillet, Visma joue une carte risquée. L’expérience du Giro peut souder un groupe. Elle peut aussi peser dans les jambes en troisième semaine, là où le Tour se gagne.

Jorgenson et Kuss : un duo américain pour contrer l’armada UAE

Matteo Jorgenson, le lieutenant devenu essentiel

Dans cette équipe amputée de Van Aert, Matteo Jorgenson (26 ans) devient le principal lieutenant de Jonas Vingegaard. L’Américain, 4e du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, est un coureur polyvalent : bon grimpeur, bon rouleur, capable de suivre les meilleurs en montagne et de protéger son leader dans les étapes de transition. Sa 8e place sur le Tour 2024 avait déjà démontré son potentiel sur trois semaines.

À ses côtés, Sepp Kuss reste le fidèle garde du corps en altitude. Vainqueur de la Vuelta 2023, l’Américain est l’un des rares coureurs capables de rouler sur les pentes les plus exigeantes sans exploser. Il connaît Vingegaard par coeur et sait anticiper ses besoins. Sur un parcours de 54 000 mètres de dénivelé avec deux arrivées à l’Alpe d’Huez, ce duo sera l’ultime rempart avant que le Danois ne se retrouve seul face à Pogacar.

La question est de savoir si cela suffira. En 2024 et 2025, UAE avait imposé un rythme d’enfer en montagne avec Yates, Almeida, McNulty et Del Toro. Sans Van Aert pour exécuter le même travail d’usure, Visma pourrait se retrouver en infériorité numérique dès les premières pentes.

Armirail, Campenaerts, Affini : le bloc rouleurs pour le chrono inaugural

Le Tour 2026 s’ouvre sur un contre-la-montre par équipes de 19 kilomètres dans Barcelone. Un exercice où chaque seconde comptera. Pour ce rendez-vous inaugural, Visma a misé sur un bloc de rouleurs solides : Bruno Armirail, triple champion de France de la spécialité, Victor Campenaerts, le métronome belge, et Edoardo Affini, spécialiste de l’effort solitaire.

Armirail, seul Français de l’équipe, disputera son quatrième Tour. Arrivé de Decathlon CMA CGM cet hiver, il a déjà accompagné Vingegaard sur Paris-Nice et le Tour de Catalogne. Sa puissance sur le plat sera précieuse, d’autant que le chrono par équipes pourrait offrir une première indication sur le rapport de force entre Visma et UAE.

Sans Van Aert, moteur principal de la machine néerlandaise, ce chrono inaugural sera un test grandeur nature. Une contre-performance d’entrée placerait Vingegaard en position de chasseur, contraint de courir après Pogacar dès les premiers jours.

Un lieutenant, un statut, une absence qui pèse

Wout Van Aert n’a jamais gagné le Tour de France. Mais il l’a souvent façonné. Capable de rouler des kilomètres et des kilomètres en tête de peloton, de placer son leader dans les bordures, de museler les échappées, et de gagner des étapes pour soulager la pression, le Belge était un luxe que Visma ne pourra pas remplacer.

En 2023, lors de la dernière victoire de Vingegaard sur le Tour, Van Aert avait été déterminant. Son travail de sape dans le contre-la-montre de Combloux, son rôle de pare-chocs dans les bordures, et sa capacité à endormir le peloton les jours de plaine avaient permis au Danois de se concentrer uniquement sur Pogacar.

En 2026, Vingegaard devra composer sans ce bouclier. Jorgenson et Kuss sont des grimpeurs talentueux, mais aucun ne possède la polyvalence ni le punch du Belge. Sur les étapes de transition, dans les bordures, ou lors des fins de course piégeuses, le Danois pourrait se retrouver plus exposé.

Un symbole : aucun Néerlandais dans l’équipe

Autre fait marquant de cette composition : pour la première fois depuis des décennies, Visma-Lease a Bike n’aligne aucun coureur néerlandais au départ du Tour de France. Un symbole fort pour une équipe historiquement ancrée aux Pays-Bas, et qui peine à renouveler son vivier national.

Le fait que les jeunes talents bataves ne parviennent pas à percer au plus haut niveau interroge. Pendant ce temps, la France sort un Paul Seixas, la Belgique un Evenepoel, et l’Italie un Piganzoli. Le cyclisme néerlandais, si dominant il y a encore dix ans, semble marquer le pas.

Et vous, pensez-vous que Visma peut vraiment rivaliser avec UAE sans un Van Aert au sommet de son art, ou l’équipe néerlandaise court-elle après un fantôme ?

Vingegaard face à Pogacar : ce que révèle cette composition sur le duel annoncé

Le message implicite : la montagne avant tout

En sélectionnant Piganzoli plutôt qu’un rouleur supplémentaire, Visma a envoyé un message clair : ce Tour 2026 se jouera en altitude, et uniquement en altitude. Avec 54 000 mètres de dénivelé positif et seulement 26 kilomètres de contre-la-montre individuel, le parcours est taillé pour les grimpeurs. Visma l’a compris et a construit son équipe en conséquence.

Kuss, Jorgenson, Piganzoli : trois grimpeurs de poche pour accompagner Vingegaard dans les grands cols. Armirail, Campenaerts, Affini et Hagenes : quatre rouleurs pour contrôler la plaine et assurer le chrono inaugural. La répartition est cohérente, presque dictée par le tracé.

Reste que face à la machine UAE, cette équipe semble manquer d’un deuxième couteau capable de suivre les trains imposés par Del Toro, McNulty, ou Yates. Si Pogacar répète son scénario du Tour de Suisse — attaques lointaines, rythme infernal imposé dès les premiers cols —, Vingegaard pourrait rapidement se retrouver isolé.

Sans Van Aert, Vingegaard est-il plus vulnérable qu’en 2023 ?

Et vous, cette équipe Visma vous semble-t-elle taillée pour renverser l’ogre Pogacar, ou le Danois est-il condamné à courir pour la deuxième place ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Favoris du Tour de France 2026 : Pogacar, Vingegaard, Seixas… notre Top 10 après les courses préparatoires – De Pogacar à Carapaz, notre classement complet des prétendants au maillot jaune.

Tour de France 2026 : Après sa démonstration en Suisse, qui peut encore inquiéter Pogacar ? – Le Slovène a écrasé le Tour de Suisse. Notre analyse du rapport de force avant le Grand Départ.

Transfert Paul Seixas 2026 : Son abandon au Dauphiné a-t-il scellé son avenir ? – UAE, INEOS, Decathlon : plongée dans le feuilleton mercato qui agite le peloton.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Favoris du Tour de France 2026 : Pogacar, Vingegaard, Seixas… après les courses préparatoires

Le Tour de Suisse a rendu son verdict. Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes aussi. Tadej Pogacar a survolé la Suisse, Jonas Vingegaard est resté dans l’ombre depuis son Giro, et Paul Seixas a chuté dans les Alpes. À deux semaines du Grand Départ de Barcelone, la hiérarchie des favoris du Tour de France 2026 se précise. Voici notre sélection des favoris, entre certitudes et paris.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Tour de France 2026 : Pogacar intouchable, Seixas en embuscade, Vingegaard en mystère : Les favoris

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Tadej Pogacar aborde le Tour de France 2026 dans la peau d’un favori écrasant après sa démonstration en Suisse. Jonas Vingegaard, vainqueur du Giro, reste son rival le plus sérieux mais doit composer avec un forfait majeur (Wout van Aert). Derrière, Paul Seixas incarne la relève à 19 ans, tandis que Remco Evenepoel parie sur 68 jours sans course. Avec 54 000 mètres de dénivelé et deux arrivées à l’Alpe d’Huez, ce Tour s’annonce comme l’un des plus exigeants du siècle.

Tadej Pogacar est-il vraiment injouable sur ce Tour 2026 ?

Un printemps de cannibale, un été qui s’annonce en feu

Le constat est presque lassant à force d’être répété. Tadej Pogacar a disputé six courses en 2026. Il en a remporté cinq. Milan-SanRemo, le Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège, les Strade Bianche, le Tour de Romandie. La seule course où il n’a pas levé les bras ? Paris-Roubaix, terminé à la deuxième place. Un ratio qui donne le vertige, et qui n’a fait que se confirmer sur le Tour de Suisse, où le Slovène a ajouté trois victoires d’étape et le classement général à son palmarès.

Avec 121 victoires en carrière depuis 2019, Pogacar n’est plus seulement le meilleur coureur de sa génération. Il est en passe de rejoindre le panthéon des plus grands. À 27 ans, un cinquième Tour de France lui tend les bras, ce qui lui permettrait d’égaler Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain.

Sa préparation a été millimétrée. Pas de Giro cette année, contrairement à 2024. Un stage en altitude en Sierra Nevada. Une seule course de préparation, le Tour de Suisse, expédiée avec une maitrise terrifiante. Et une équipe UAE Team Emirates XRG taillée pour la montagne, avec Isaac Del Toro, Brandon McNulty, Adam Yates et Marc Soler en lieutenants de luxe.

Les seuls nuages dans ce ciel sans tache ? La chaleur, qui pourrait jouer des tours au Slovène, et une troisième semaine historiquement un peu moins dominatrice que les deux premières. Mais avec un parcours de 54 000 mètres de dénivelé et deux arrivées à l’Alpe d’Huez, difficile d’imaginer meilleur terrain de jeu pour le cannibale.

Un parcours taillé pour l’offensive

Le Tour 2026 est une déclaration de guerre aux rouleurs. 3 333 kilomètres, 54 000 mètres de dénivelé positif, sept étapes de montagne, et seulement 26 kilomètres de contre-la-montre individuel. Le message est clair : les organisateurs veulent du spectacle, et ils l’auront.

Le chrono par équipes inaugural de Barcelone (19 km) donnera un premier verdict sur les collectifs. Puis viendront les Pyrénées dès la première semaine, avec une arrivée aux Angles (étape 3) et le col du Tourmalet (étape 6). Le contre-la-montre d’Évian (étape 16, 26 km) sera le seul rendez-vous chronométré individuel. Et pour finir, l’apothéose : deux arrivées consécutives à l’Alpe d’Huez, dont la 20e étape avec 5 600 mètres de dénivelé positif en un seul jour. Du jamais vu.

Pour Pogacar, c’est un terrain de chasse idéal. Pour ses rivaux, c’est un chemin de croix.

Jonas Vingegaard peut-il réussir le doublé Giro-Tour ?

Un Giro en patron, un Tour en question

Jonas Vingegaard sort d’un Giro 2026 triomphal. Cinq victoires d’étape, un classement général maitrisé de bout en bout, et une entrée dans le cercle très fermé des coureurs vainqueurs des trois Grands Tours. Le Danois est, sur le papier, le seul capable de rivaliser avec Pogacar en montagne.

Mais le doublé Giro-Tour est un Everest physiologique. Dans l’histoire récente, seuls Marco Pantani (1998) et Tadej Pogacar (2024) l’ont réussi. Vingegaard devra récupérer en cinq semaines de l’effort consenti en Italie, tout en élevant son niveau pour tenir tête à un Pogacar frais et affuté.

Un autre coup dur assombrit ses perspectives : le forfait de Wout van Aert, victime d’une infection au coude après une chute à l’entraînement. Le Belge était le lieutenant de luxe du Danois, capable de rouler en montagne, de peser sur les bordures, et de verrouiller les finals. Sans lui, Visma-Lease a Bike perd un atout considérable.

Et vous, pensez-vous que le doublé Giro-Tour est un exploit encore accessible dans le cyclisme moderne, ou Vingegaard a-t-il déjà trop puisé dans ses réserves ?

Paul Seixas, 19 ans et toutes les promesses du monde

Le prodige qui bouscule la hiérarchie

Il a 19 ans. Il dispute son premier Tour de France. Et pourtant, Paul Seixas est déjà considéré comme un prétendant au podium. Le Français a signé un printemps 2026 qui défie l’entendement : vainqueur du Tour du Pays Basque, de la Flèche Wallonne, deuxième des Strade Bianche et de Liège-Bastogne-Liège derrière Pogacar.

Sa préparation a été monstrueuse : 33 369 mètres de dénivelé en Sierra Nevada, des reconnaissances dans les Pyrénées, un stage de 16 jours en altitude. Le tout avant une chute malheureuse sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, qui l’a contraint à l’abandon. Rien de cassé, mais une alerte.

Le paradoxe Seixas est le suivant : il a déjà prouvé qu’il pouvait regarder Pogacar dans les yeux sur les Classiques. Sur Liège, il a été le seul à le suivre dans La Redoute. Mais sur trois semaines, face aux deux ogres du peloton, l’inconnue demeure. Son corps de 19 ans peut-il encaisser 21 étapes, 54 000 mètres de dénivelé et deux Alpe d’Huez consécutifs ?

C’est toute la beauté de ce Tour 2026 : Seixas incarne l’audace, l’insouciance, la promesse d’un duel générationnel avec Pogacar. David contre Goliath, version cyclisme.

Remco Evenepoel et Florian Lipowitz : le duo Red Bull à la croisée des chemins

Evenepoel : 68 jours sans course, un pari fou ?

Remco Evenepoel n’a plus couru depuis le 26 avril. Le Belge a fait le choix radical de couper toute compétition pour se consacrer à un long bloc d’entraînement en altitude. Soit 68 jours sans dossard avant le Grand Départ. Un pari assumé par Red Bull-BORA-hansgrohe, qui espère résoudre les problèmes de forme en montagne rencontrés par le double champion olympique au printemps.

Evenepoel avait brillé sur les Classiques (vainqueur de l’Amstel Gold Race, 3e de Liège, 3e du Ronde), mais il est apparu en retrait sur les courses par étapes. Le Tour de Catalogne l’a vu terminer 5e, à plus de deux minutes de Vingegaard. Depuis, silence radio. Arrivera-t-il frais et affuté, ou en manque de rythme ? Le mystère est total.

À ses côtés, Florian Lipowitz incarne la régularité. L’Allemand de 25 ans, 3e du Tour 2025, a confirmé en 2026 avec une 2e place au Pays basque, une 2e place au Tour de Romandie derrière Pogacar et une victoire au Tour de Slovénie. Moins spectaculaire qu’Evenepoel, il est peut-être plus fiable sur trois semaines. Mais il devra composer avec un statut de co-leader qui pourrait créer des frictions.

Del Toro, Ayuso, Carapaz : qui pour compléter le Top 5 ?

Isaac Del Toro, le lieutenant qui vaut de l’or

Isaac Del Toro a écrasé le début de saison (UAE Tour, Tirreno-Adriatico), avant de remporter le Tour Auvergne-Rhône-Alpes avec autorité. Le Mexicain de 22 ans est sans doute l’un des meilleurs grimpeurs du peloton. Mais chez UAE, il sera au service de Pogacar. Un rôle qui pourrait paradoxalement le favoriser : une fois le travail accompli, il pourra gérer son effort et viser un Top 5.

Juan Ayuso, ancien de l’UAE (2021 à 2025), lui, revient de loin. Chute sur Paris-Nice, maladie, préparation tronquée. Mais l’Espagnol de Lidl-Trek a terminé 3e du Tour Auvergne-Rhône-Alpes et semble monter en puissance. S’il évite les incidents, c’est un candidat crédible au podium.

Enfin, Richard Carapaz a été la bonne surprise du Tour de Suisse. L’Équatorien, opéré en avril, a terminé 2e du général à 6’32 de Pogacar. Il n’a plus pesé sur un classement général de Grand Tour depuis 2021. Une éternité. Mais sa forme suisse plaide pour un Top 10, voire mieux.

Et vous, qui voyez-vous compléter le podium final derrière l’intouchable Pogacar : Vingegaard, Seixas, ou un outsider venu de nulle part ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de France 2026 : Après sa démonstration en Suisse, qui peut encore inquiéter Pogacar ? – Le Slovène a écrasé le Tour de Suisse. Notre analyse du rapport de force avant le Grand Départ.

Paul Seixas, transfert décidé avant le Tour ? – Plongée dans le feuilleton mercato qui agite le prodige français.

Giro 2026 – Le triomphe de Vingegaard en Italie, un exploit qui laisse des traces – Comment le Danois a conquis le Tour d’Italie et à quel prix physiologique.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Julian Alaphilippe absent des Championnats de France 2026 : le Tour avant tout, un choix qui interroge

Pour la deuxième année consécutive, Julian Alaphilippe ne sera pas au départ des Championnats de France sur route, prévus le 28 juin à La Tour-du-Pin. Le coureur de Tudor, en quête de sensations après une première partie de saison gâchée par les pépins physiques, a choisi de privilégier sa préparation pour le Tour de France. Un choix personnel qui s’inscrit dans une tendance plus large : le maillot tricolore est-il en train de perdre son éclat ?

Lire aussi : Tout savoir des championnats de France sur route 2026

Alaphilippe, Seixas, Ferrand-Prévot : Pourquoi les stars françaises boudent-elles le maillot tricolore ?

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Julian Alaphilippe ne disputera pas les Championnats de France 2026. Comme Paul Seixas, Lenny Martinez ou Pauline Ferrand-Prévot, le double champion du monde a tranché : le Tour de France prime sur le maillot tricolore. Une décision qui soulève une question de fond : dans un cyclisme où tout est calibré pour juillet, les championnats nationaux sont-ils devenus un luxe que les stars ne peuvent plus se permettre ?

Pourquoi Alaphilippe fait-il l’impasse pour la deuxième année consécutive ?

Une saison minée par les pépins physiques

Le Julian Alaphilippe de 2026 n’a rien à voir avec le puncheur flamboyant qui affolait le peloton entre 2019 et 2021. À 34 ans, le double champion du monde 2020 et 2021 traverse une saison compliquée, marquée par une cascade d’abandons et de contretemps. Le Tour du Pays basque ? Abandon, non partant de la 6e étape. Liège-Bastogne-Liège ? Forfait après des Classiques ardennaises ratées. Tudor lui a accordé une pause pour « prioriser sa santé », avant un stage de trois semaines en altitude dans la Sierra Nevada.

Son retour à la compétition a livré des signaux mitigés. 5e du GP Gippingen, puis échappé lors de la 2e étape du Tour de Suisse, sans pouvoir jouer la gagne. Et pour finir, non-partant de la dernière étape helvétique. Le constat de son directeur sportif résume tout : l’objectif est « de retrouver les sensations et le plaisir de pédaler ».

Dans ces conditions, les Championnats de France, avec leurs 3 500 mètres de dénivelé sur 241 kilomètres autour de La Tour-du-Pin, devenaient un risque superflu. Alaphilippe n’a jamais conquis le maillot tricolore en dix participations. Il ne le fera pas en 2026.

Un parcours isérois taillé pour les grimpeurs, pas pour un puncheur en reconstruction

Le tracé des Championnats de France 2026 n’a rien d’une promenade. Avec 3 500 mètres de dénivelé positif, le circuit de La Tour-du-Pin est un juge de paix pour grimpeurs, pas pour un Alaphilippe en quête de repères. Dans une approche de Tour de France, aligner 241 kilomètres aussi exigeants deux semaines avant le Grand Départ relevait de la prise de risque inconsidérée.

Le coureur Tudor l’a compris. Après une préparation tronquée, trois semaines en Sierra Nevada et un Tour de Suisse en demi-teinte, il a besoin de kilomètres maîtrisés, pas d’une course d’usure. Le choix est rationnel. Il est aussi le symptôme d’un cyclisme où chaque effort est compté, chaque jour de course pesé.

Seixas, Martinez, Ferrand-Prévot : pourquoi les Bleus désertent-ils le rendez-vous tricolore ?

La liste des absents a de quoi inquiéter

Alaphilippe n’est pas une exception. Il est l’arbre qui cache une forêt d’absents. Paul Seixas, le prodige de la Decathlon CMA CGM, sera en stage en altitude au moment de la course, accompagné d’Aurélien Paret-Peintre et Nicolas Prodhomme. Lenny Martinez (Bahrain Victorious) fait également l’impasse. Chez les femmes, Pauline Ferrand-Prévot ne sera pas au départ de la course féminine. Et Christophe Laporte, victime d’une fracture du quadriceps à l’entraînement, manquera à la fois les Championnats et le Tour.

Le maillot tricolore, autrefois un Graal absolu, devient une option dans le calendrier des élites. Un luxe que l’on s’offre si la préparation le permet, mais que l’on sacrifie sans état d’âme dès que le Tour de France entre en ligne de mire.

Cette désaffection n’est pas nouvelle. Depuis le milieu des années 2010, la densification du calendrier World Tour et l’importance croissante du Tour de France comme unique boussole économique ont relégué les championnats nationaux au rang de variable d’ajustement. Mais en 2026, avec un plateau d’absents aussi prestigieux, le constat prend une ampleur inédite.

Le Tour de France a-t-il tué le maillot tricolore ?

Historiquement, le championnat de France était une course à part. Une course de prestige, d’honneur, où le maillot bleu-blanc-rouge valait tous les sacrifices. Les duels entre Bernard Hinault et Laurent Fignon, les sacres de Richard Virenque ou de Thomas Voeckler ont construit une mythologie. Aujourd’hui, cette mythologie s’effrite sous le poids d’un calendrier qui écrase tout.

Le Tour de France, avec ses audiences mondiales, ses retombées financières colossales et son poids médiatique, est devenu l’unique obsession. Une équipe comme Tudor, qui a bâti son projet autour d’Alaphilippe, n’a aucun intérêt à ce que son leader se grille dans une course de 241 kilomètres à quinze jours de l’échéance suprême. La logique sportive cède le pas à la logique économique.

Et vous, pensez-vous que les championnats nationaux peuvent encore coexister avec l’omniprésence du Tour de France, ou sont-ils condamnés à devenir des courses de seconds couteaux ?

Alaphilippe peut-il encore peser sur ce Tour de France ?

Un pari risqué : arriver frais, mais sans repères

En choisissant de ne pas courir les Championnats de France, Alaphilippe mise tout sur la fraîcheur. Après son stage en Sierra Nevada, son Tour de Suisse en demi-teinte et son forfait isérois, il arrivera à Barcelone avec très peu de jours de course dans les jambes en juin. L’avantage ? Une fatigue accumulée minimale. Le risque ? Un manque de rythme et de confiance dans le feu de la bataille.

Le Tour 2026, avec ses premières étapes accidentées, pourrait pourtant lui convenir. Le puncheur de Tudor, même émoussé, reste un client redoutable sur les profils vallonnés. S’il parvient à retrouver ce « plaisir de pédaler » évoqué par son directeur sportif, il pourrait jouer les trouble-fêtes sur une échappée ou une étape de moyenne montagne. Mais à 34 ans, le temps presse. Alaphilippe n’a plus gagné sur le Tour depuis 2021 à Landerneau. Un regain de forme en juillet effacerait tous les doutes. Un échec relancerait la question de sa place dans le peloton des tous meilleurs.

Le cyclisme français face à un dilemme générationnel

Au-delà du cas Alaphilippe, c’est tout un modèle qui vacille. La génération Seixas, Martinez, Grégoire a grandi avec le Tour de France comme unique horizon. Le maillot tricolore, aussi prestigieux soit-il, ne fait plus rêver comme avant. Les équipes, elles, poussent à la rationalisation. Un championnat national ne rapporte pas de points UCI déterminants, n’offre pas de visibilité mondiale, et expose à des risques de chute ou de méforme.

Reste une question : que restera-t-il des championnats nationaux si les meilleurs les délaissent ? Une course de seconde zone, où le titre se jouera entre coureurs de Continental Pro et jeunes espoirs sans obligation de résultat sur le Tour ? Ou un laboratoire tactique, où les absents d’aujourd’hui laisseront place aux révélations de demain ?

Et vous, seriez-vous prêt à sacrifier le maillot tricolore si vous étiez un coureur ambitieux, ou est-ce un renoncement impardonnable ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de France 2026 : Après sa démonstration en Suisse, qui peut encore inquiéter Pogacar ? – Le Slovène a écrasé le Tour de Suisse. Notre analyse du rapport de force avant le Grand Départ.

Paul Seixas, transfert décidé avant le Tour ? – Plongée dans le feuilleton mercato qui agite le peloton avant la Grande Boucle.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Championnat USA 2026 : Quinn Simmons, un troisième sacre en solitaire qui sent le Tour de France

Cent contre un. C’est ainsi que Quinn Simmons a résumé son championnat des États-Unis 2026, remporté ce dimanche à Charleston au terme d’un cavalier seul de 29 kilomètres. Face à l’armada Modern Adventure et ses douze coureurs, le puncheur de Lidl-Trek a répondu par la puissance brute, décrochant un troisième sacre national qui sent la rampe de lancement avant le Tour de France.

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Quinn Simmons et l’Amérique : trois titres, un raid solitaire, et un message pour le Tour de France

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Quinn Simmons a conservé son titre de champion des États-Unis sur route en écrasant la concurrence dans la montée de Wertz Avenue, à 29 kilomètres de l’arrivée. Kevin Vermaerke et Larry Warbasse complètent le podium. Ce troisième maillot étoilé, après 2023 et 2025, sera sur ses épaules lors du Tour de France 2026. Un signal fort envoyé à deux semaines du Grand Départ de Barcelone.

100 contre 1 : comment Simmons a-t-il survécu à l’armada Modern Adventure ?

Une équipe de douze coureurs lancée à ses trousses

Le scénario était écrit d’avance, et tout le monde le connaissait. Quinn Simmons, champion en titre, serait la cible numéro un. Modern Adventure, avec ses douze coureurs au départ, avait les moyens de transformer ce championnat en souricière. Dès les premiers tours du circuit de Charleston, sous une chaleur écrasante proche des 30°C, l’équipe a déployé son plan : attaque après attaque, forcing après forcing, pour épuiser le puncheur de Lidl-Trek.

Robin Carpenter et Cole Kessler se sont échappés à 134 kilomètres de l’arrivée, creusant jusqu’à 1 minute et 56 secondes d’avance. Ian Lopez de San Roman et Kieran Haug ont récidivé à 67 kilomètres du but. Chaque fois, Simmons a dû colmater. Chaque fois, il a dû puiser dans ses réserves pour ramener le groupe de poursuivants sur les fuyards.

La montée de Wertz Avenue, juge de paix d’un championnat étouffant

Le circuit de Charleston n’était pas une promenade de santé. Avec ses 1 126 pieds de dénivelé par tour de 13 miles, et ses deux ascensions principales — Wertz Avenue (2,3 km à 5,5%) et Bridge Road (2,1 km à 5,5%) —, le parcours était taillé pour les puncheurs. C’est précisément dans Wertz Avenue que Simmons a placé son offensive décisive, presque au même endroit que l’année précédente.

À 29 kilomètres de l’arrivée, dans l’avant-dernier tour, le coureur de Lidl-Trek a déposé une dernière banderille. Une attaque sèche, sans appel, qui a réduit le groupe de sept échappés à un seul homme en tête. Kevin Vermaerke, Ashlin Barry, Larry Warbasse, Taylor Stites : tous ont explosé. En quelques hectomètres, l’écart est passé de zéro à 1 minute et 7 secondes au début du dernier tour.

Cette attaque rappelle les plus grands numéros en solitaire des championnats nationaux, à l’image de ce que Peter Sagan savait faire sur le championnat de Slovaquie, ou Mathieu van der Poel aux Pays-Bas. Un démarrage chirurgical, placé au moment précis où la fatigue accumulée rend toute riposte impossible.

Simmons, « Captain America » et le Tour : un troisième titre qui tombe à pic

Un maillot étoilé qui sera sur le Tour de France

Ce troisième sacre national — après 2023 et 2025 — offre à Quinn Simmons bien plus qu’un maillot distinctif. Il lui offre une exposition garantie sur le Tour de France 2026, qui s’élancera de Barcelone le 4 juillet. Le puncheur américain, dernier vainqueur d’étape sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, portera le maillot étoilé sur les routes de la Grande Boucle.

Un atout marketing pour Lidl-Trek, bien sûr. Mais surtout un atout psychologique pour un coureur qui n’a jamais encore levé les bras sur un Grand Tour. À 25 ans, Simmons a déjà prouvé qu’il savait gagner sur les classiques et les courses d’un jour. Il lui manque cette victoire d’étape sur un monument de trois semaines. Le Tour 2026, avec ses premières étapes accidentées, pourrait bien être son terrain de jeu.

Ce troisième titre arrive également dans un contexte de forme ascendante. L’Américain a traversé une saison 2025 gâchée par les blessures, mais 2026 semble être celle de la renaissance. Vainqueur sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, désormais triple champion national : la dynamique est lancée.

Un scénario digne des plus grands raids solitaires

L’attaque de Simmons dans Wertz Avenue n’est pas sans rappeler certains chefs-d’œuvre du cyclisme américain. On pense évidemment à Greg LeMond, mais aussi à un certain Lance Armstrong lors de ses championnats nationaux. Si la comparaison s’arrête là, le style, lui, est bien celui d’un puncheur-grimpeur capable de faire exploser une course sur une seule accélération.

La célébration, aussi, mérite d’être racontée. À six kilomètres de l’arrivée, Simmons a appelé sa voiture d’assistance, conduite par Tanner Putt, non pas pour un bidon ou un conseil tactique, mais pour échanger une tape amicale. Un geste de confiance absolue, presque provocateur, qui en dit long sur la maîtrise de son effort.

Et vous, pensez-vous que Quinn Simmons peut enfin débloquer son compteur sur le Tour de France avec ce maillot étoilé sur le dos ?

Vermaerke et Warbasse : les poursuivants qui ont sauvé l’honneur

Kevin Vermaerke, la constance récompensée

Dans ce championnat écrasé par la démonstration de Simmons, Kevin Vermaerke a tiré son épingle du jeu. Le coureur de l’UAE Team Emirates XRG a été l’un des seuls à répondre présent dans les moments chauds. Présent dans le groupe de tête, il a même tenté de lancer quelques attaques dans l’avant-dernier tour, testant les jambes de ses adversaires.

Finalement, c’est lui qui a réglé le sprint pour la deuxième place, franchissant la ligne avec 2 minutes et 5 secondes de retard sur Simmons. Une médaille d’argent qui confirme sa bonne forme du moment, et qui pourrait lui valoir une sélection pour le Tour de France au sein de l’armada émiratie.

Larry Warbasse, troisième à Charleston, a quant à lui terminé en boulet de canon, manquant de peu de chiper la deuxième place à Vermaerke sur la ligne. Le coureur de Tudor Pro Cycling, ancien coéquipier de Simmons, prouve qu’à 35 ans, il reste un client redoutable sur les parcours exigeants.

Ashlin Barry, le jeune loup qui a tenu tête aux cadors

Parmi les révélations de ce championnat, Ashlin Barry mérite une mention. Le coureur de Visma-Lease a Bike Development a longtemps figuré dans le groupe de tête, accompagnant Simmons, Vermaerke et Warbasse dans les moments décisifs. S’il a fini par céder, sa présence parmi les meilleurs à seulement 18 ans ans confirme le vivier de talents qui pousse outre-Atlantique.

Un nom à suivre dans les prochaines saisons, alors que le cyclisme américain cherche un successeur à la génération Simmons.

Kate Courtney, l’autre étoile de Charleston

La vététiste devenue championne sur route

Le championnat des États-Unis 2026 n’a pas couronné que des hommes. Chez les femmes, Kate Courtney a créé la sensation en remportant son premier titre national élite sur route. L’ancienne championne du monde de cross-country VTT, aujourd’hui à la tête de son propre programme She Sends Racing, a devancé Lauren Stephens au sprint dans les rues de Charleston.

Un scénario tout aussi tactique que la course masculine, avec une échappée solitaire de la graveliste Paige Onweller, reprise dans les derniers kilomètres par le duo Courtney-Stephens.

Cette victoire illustre la polyvalence croissante des athlètes, capables de briller aussi bien sur les sentiers de VTT que sur le bitume des championnats sur route. Une tendance qui rappelle les exploits de Pauline Ferrand-Prévot, autre championne du monde de VTT reconvertie avec succès sur la route.

Et vous, le phénomène des vététistes qui brillent sur route est-il une mode passagère ou la preuve que le cyclisme moderne récompense les athlètes complets ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de France 2026 : Après sa démonstration en Suisse, qui peut encore inquiéter Pogacar ? – Le Slovène a écrasé le Tour de Suisse. Notre analyse du rapport de force avant le Grand Départ.

Transfert Paul Seixas 2026 : Son abandon au Dauphiné a-t-il scellé son avenir ? – UAE, INEOS, Decathlon : plongée dans le feuilleton mercato qui agite le peloton.

Tour de France 2026 – Paul Seixas peut-il détrôner les ogres ? – Portrait et analyse du prodige français avant le Grand Départ de Barcelone.

Classement complet du championnat des Etats-Unis sur route 2026 Hommes

  1. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek les 198,6 km en 4:43:16 (42 km/h)
  2. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +2:05
  3. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +2:06
  4. BARRY ASHLIN, Team Visma | Lease a Bike Development +2:44
  5. STITES TYLER, Modern Adventure Pro Cycling +2:52
  6. HAUG KIERAN, Modern Adventure Pro Cycling +2:57
  7. CAUDELL EZRA, Modern Adventure Pro Cycling +4:28
  8. BRUNNER ERIC, Modern Adventure Pro Cycling +4:38
  9. LÓPEZ IAN, Project Echelon Racing +5:11
  10. COLE OWEN, +5:13
  11. BESHORE GARRETT, Meridian Racing p/b de la Uz +5:15
  12. MARIS JESSE, +5:19
  13. ARNOPOL RICHARD, Project Echelon Racing +5:21
  14. HLADY GAVIN, EF Education – Aevolo +5:29
  15. SHELTON NOAH, +5:35
  16. SCALA HUGO, Modern Adventure Pro Cycling +5:56
  17. LOKEY KAI, Meridian Racing p/b de la Uz +6:57
  18. KREIKEMEIER KADE, Meridian Racing p/b de la Uz +7:58
  19. SHERRY GAVIN, m.t
  20. BOROFF BENJAMIN, m.t
  21. MARTIN NATHANIEL, m.t
  22. SULLIVAN THOMAS, Meridian Racing p/b de la Uz m.t
  23. ROHDE JADE, Meridian Racing p/b de la Uz m.t
  24. DAVIS COLE, m.t
  25. CLASSEN CALEB, Project Echelon Racing m.t
  26. GARRISON MICHAEL, m.t
  27. SCHURMAN JAMES, m.t
  28. WALTER LUKE, Competitive Edge Racing m.t
  29. DICUS PATRICK, m.t
  30. CARPENTER ROBIN, Modern Adventure Pro Cycling m.t
  31. POLENSKE CONNOR, m.t
  32. LEE DILLON, m.t
  33. KESSLER COLE, Modern Adventure Pro Cycling m.t
  34. SCOPINICH-BURGEL ALEXANDER, m.t
  35. SCHOFIELD MASON, m.t
  36. VEENENDAAL VAUGHN, Meridian Racing p/b de la Uz m.t
  37. VAN KEMPEN JULES, m.t
  38. LEBO JOSHUA, Meridian Racing p/b de la Uz m.t
  39. SHELTON MARCIS, Competitive Edge Racing m.t
  40. MCGILL SCOTT, Modern Adventure Pro Cycling m.t
  41. NEFF HENRY, m.t
  42. CUSACK NATHAN, EF Education – Aevolo m.t
  43. VOLLMUTH AIDAN, m.t
  44. STOKES BEN, m.t
  45. LINSER IVAN, m.t
  46. SELLINGER BRAEDEN, m.t
  47. DRUMMOND RYAN, m.t
  48. SUROWIEC NATHAN, m.t
  49. BRENDEL TYLER, m.t
  50. LYDIC ANDREW, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery m.t
  51. FOLEY JOSHUA, m.t
  52. UNGER LOGAN, m.t
  53. WELCH PATRICK, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery m.t
  54. WHITEHILL CAYDEN, m.t
  55. ELPHINGSTONE LUKE, Project Echelon Racing m.t
  56. FLANAGAN LIAM, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery m.t
  57. ZAKRAJSEK DYLAN, Competitive Edge Racing m.t
  58. GERLACH JURA, Chaney Windows and Doors / Pastaria m.t
  59. TSAI SPENCER, m.t
  60. PARHAM DARREN, m.t
  61. ST ANDRE ALEX, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery m.t
  62. MCDONALD BRODY, Modern Adventure Pro Cycling m.t
  63. WRIGHTSMAN RILEY, Chaney Windows and Doors / Pastaria m.t
  64. JOHNSON MATTHEUS, m.t
  65. BLAIR GAVIN, m.t
  66. WITKOWSKI IAN, m.t
  67. EVANS PRESLEY, Club Ciclista Padronés – Cortizo m.t
  68. LASKER HARRY, Modern Adventure Pro Cycling m.t
  69. LANGE COLBY, Project Echelon Racing m.t
  70. GUYDISH SEAN, m.t
  71. HUNTSMAN EDDY, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery m.t
  72. FITZGERALD COLIN, m.t
  73. KUZY STEPHEN, m.t
  74. SERRANO JOSEPH, m.t
  75. CHANEY RYAN, m.t
  76. HARLAND-DUNAWAY CHRISTOPHER, m.t
  77. LITSTER SHAWN, m.t
  78. STROBEL ROBERT, Competitive Edge Racing m.t
  79. FRANK ANDREW, Competitive Edge Racingm.t
  80. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team m.t
  81. FELTON QUINN, Project Echelon Racing m.t
  82. RHIM BRENDAN, Project Echelon Racing m.t
  83. BASSETT STEPHEN, Project Echelon Racing m.t
  84. MCBIRNEY TIM, Project Echelon Racing m.t
  85. GARDON ELOUAN, m.t
  86. BUENO ALFREDO, EF Education – Aevolo m.t
  87. NELSON JONATHAN, m.t
  88. TIBURZI FRANK, m.t
  89. MILANOVIC NIKOLAS, m.t
  90. MOHL PATRICK, m.t
  91. MATHER LUKE, m.t
  92. SMITH CALEB, m.t
  93. CHRISTIAN SEAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t

93 coureurs classés sur 102 partants.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Transfert Paul Seixas 2026 : Son abandon au Dauphiné a-t-il scellé son avenir ?

Il devait être le grand duel de ce Tour Auvergne-Rhône-Alpes 2026. Paul Seixas contre Isaac del Toro, la pépite française face au joyau mexicain de la galaxie UAE. Mais une chute, des courbatures tenaces, et un abandon par précaution ont transformé ce face-à-face en non-événement. Le problème ? Dans l’ombre, les plus grandes écuries du World Tour attendaient précisément ce verdict pour trancher. Alors, cet abandon a-t-il scellé l’avenir du prodige lyonnais ?

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Paul Seixas : Et si son abandon au Tour Auvergne-Rhône-Alpes avait décidé de son avenir ?

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : L’abandon de Paul Seixas sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes n’est pas qu’un simple fait de course. Il intervient à un moment charnière où UAE Emirates XRG, Netcompany-INEOS et Red Bull-BORA-hansgrohe se disputent le prodige français. En ne réglant pas son duel avec Isaac del Toro, Seixas laisse le Mexicain maître du terrain. Une aubaine pour UAE, qui pourrait désormais privilégier son coureur actuel, et une fenêtre inespérée pour INEOS, prêt à dégainer une offre colossale. Decathlon CMA CGM, de son côté, voit son joyau lui échapper.

Pourquoi cet abandon tombe-t-il au pire moment pour Paul Seixas ?

Un duel avec Del Toro qui devait tout décider

Le scénario était écrit d’avance. Sur les routes du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, ex-Dauphiné, Paul Seixas et Isaac del Toro devaient croiser le fer. Dans un coin, le Français de 19 ans, phénomène de la Decathlon CMA CGM, vainqueur du Tour du Pays basque, deuxième des Strade Bianche et de Liège-Bastogne-Liège. Dans l’autre, le Mexicain de 22 ans, protégé de l’écurie UAE Emirates XRG, présenté comme le successeur désigné de Tadej Pogacar.

L’enjeu dépassait largement le cadre de la course. Selon les informations du journaliste italien Beppe Conti pour la Rai, la formation émiratie attendait précisément ce duel pour trancher : fallait-il recruter Seixas ou poursuivre l’aventure avec Del Toro ? Une sorte d’audition grandeur nature, où le vainqueur du jour emporterait bien plus qu’une course à étapes.

La chute de Seixas lors de l’avant-dernière étape a tout balayé. Le Français a bien tenté de repartir le lendemain, mais les courbatures l’ont rattrapé. Une décision sage à deux semaines du Tour de France, mais qui laisse un vide abyssal dans le feuilleton du mercato.

Del Toro vainqueur par forfait : le grand gagnant s’appelle UAE

Isaac del Toro a remporté le Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Pas face à Seixas, mais en son absence. Une victoire qui, paradoxalement, pourrait être la meilleure nouvelle pour UAE Emirates XRG. La formation émiratie n’a plus à choisir entre son protégé mexicain et le prodige français. Del Toro a gagné, Seixas n’était plus là. Le message est limpide : pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on possède déjà ?

Cette situation rappelle une logique impitoyable du cyclisme moderne, où les talents se gèrent comme des actifs financiers. UAE, qui dispose déjà d’une armada (Joao Almeida, Antonio Morgado, Jhonatan Narvaez), peut se permettre de temporiser. D’autant que Narvaez, auteur d’un Giro tonitruant avec trois victoires d’étape et d’une victoire sur le Tour de Suisse, est la priorité contractuelle du moment. Un argument de plus pour ne pas précipiter un transfert colossal.

INEOS peut-elle profiter du vide laissé par UAE ?

Une offre « plus importante » que celle de UAE sur la table

Si la porte UAE semble se refermer doucement, une autre s’ouvre en grand. Netcompany-INEOS, ex-INE0S Grenadiers, aurait transmis une proposition financière supérieure à celle envisagée par la formation émiratie. C’est Beppe Conti, toujours pour la Rai, qui l’affirme : Seixas aurait reçu une offre colossale de la part de l’équipe britannique.

Geraint Thomas, aujourd’hui directeur course chez Netcompany-Ineos, n’a d’ailleurs pas caché son intérêt. Une attitude qui en dit long sur les intentions de la formation, laquelle a déjà attiré Kevin Vauquelin cette saison. L’arrivée du Français pourrait créer un duo tricolore redoutable, capable de rivaliser avec la puissance de feu émiratie.

La stratégie d’INEOS est claire : profiter du flottement autour de Seixas pour frapper un grand coup. Avec un budget conséquent et un projet sportif centré sur la reconstruction, l’équipe britannique a les moyens de ses ambitions. Reste à savoir si le Lyonnais sera sensible à cette approche.

Et vous, qui a le plus à perdre dans ce feuilleton : UAE, INEOS, ou Decathlon CMA CGM ?

Decathlon CMA CGM face au risque de tout perdre

Dans ce mercato à trois bandes, le grand perdant pourrait bien être l’équipe actuelle de Paul Seixas. Decathlon CMA CGM, qui a misé gros sur son joyau, voit son protégé lui échapper alors qu’il est sous contrat jusqu’en 2027. Dominique Serieys, le manager général, affiche pourtant une confiance inébranlable.

Mais les faits sont têtus. Les discussions pour une prolongation auraient été suspendues par le camp Seixas jusqu’à la fin des classiques. L’agent du Français, Joona Laukka, est le même que celui de Benoît Cosnefroy, passé de Decathlon à UAE en 2026. Un détail qui n’en est pas un. Et comme l’a souligné Patrick Lefevere, l’ancien manager de Soudal Quick-Step, il existerait une faille juridique concernant le contrat pro signé par Seixas en 2024, alors qu’il était encore junior. Une brèche qui pourrait permettre un départ anticipé.

Jérôme Pineau, consultant pour RMC Sport, refuse pourtant d’y croire. Un optimisme qui tranche avec la réalité d’un dossier en pleine ébullition.

Red Bull-BORA-hansgrohe, l’outsider qui attend son heure

Et si le vainqueur final n’était ni UAE, ni INEOS, ni Decathlon ? Het Laatste Nieuws rapporte que Red Bull-BORA-hansgrohe a fait de Paul Seixas sa priorité absolue. La formation allemande anticipe le départ de Primož Roglič et cherche un nouveau leader pour incarner son projet. Avec les moyens de la galaxie Red Bull, l’équipe dispose d’arguments financiers considérables.

Lors du Tour du Pays basque, remporté par Seixas avec trois victoires d’étape, les dirigeants de Red Bull ont pu observer le Français faire craquer Roglič à la pédale avant de dominer Florian Lipowitz au sprint. Une démonstration qui a forcément marqué les esprits.

Cet épisode révèle-t-il les dérives d’un cyclisme où l’on recrute sur un seul résultat ?

L’abandon de Paul Seixas au Tour Auvergne-Rhône-Alpes, et ses conséquences supposées sur son transfert, pose une question plus profonde. Dans un sport où les carrières se jouent sur des détails, peut-on raisonnablement faire dépendre l’avenir d’un coureur de 19 ans d’un seul duel, avorté qui plus est ?

Ce cas rappelle, toutes proportions gardées, la précipitation avec laquelle certaines équipes avaient misé sur des talents précoces avant de les voir s’effondrer sous la pression. Mais il révèle aussi l’hyper-professionnalisation d’un milieu où chaque résultat est scruté, analysé, monnayé. Paul Seixas n’est plus seulement un coureur, il est un actif stratégique que se disputent les multinationales du cyclisme.

Et vous, pensez-vous qu’un coureur de 19 ans devrait déjà être au coeur d’une telle bataille financière, ou est-ce le signe d’un cyclisme qui brûle trop vite ses jeunes talents ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de France 2026 : Après sa démonstration en Suisse, qui peut encore inquiéter Pogacar ? – Le Slovène a écrasé le Tour de Suisse. Notre analyse du rapport de force avant le Grand Départ.

Tour de France 2026 – Paul Seixas peut-il détrôner les ogres ? – Portrait et analyse du prodige français avant le Grand Départ de Barcelone.

Giro 2026 – Le triomphe de Vingegaard en Italie, un exploit qui laisse des traces – Comment le Danois a conquis le Tour d’Italie et à quel prix physiologique.

Tour de France 2026 : Après sa démonstration en Suisse, qui peut encore inquiéter Pogacar ?

Trois victoires d’étape, un contre-la-montre raflé pour trois dixièmes, un général confisqué avec 6 minutes et 32 secondes d’avance sur Richard Carapaz. Le Tadej Pogacar aperçu sur les routes du Tour de Suisse 2026 n’était pas un coureur en préparation. C’était un rouleau compresseur en quête de soumission. À deux semaines du Grand Départ de Barcelone, l’état de forme affiché par le Slovène redessine les cartes du Tour de France et pose une question lancinante : le duel tant attendu avec Jonas Vingegaard peut-il vraiment avoir lieu ?

Tour de France 2026 – Le parcours officiel complet – 21 étapes, profils et carte

Tour de France 2026 : La chevauchée suisse de Pogacar a-t-elle déjà tué le suspense avant Barcelone ?

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Tadej Pogacar a atomisé le Tour de Suisse 2026 avec une domination qui dépasse le cadre d’une simple course de préparation. Attaque de 70 km, victoire en chrono, triplé final : le Slovène envoie un message psychologique dévastateur à Jonas Vingegaard, vainqueur du Giro mais au repos forcé. Cette asymétrie de préparation, combinée à l’émergence de nouveaux talents comme Paul Seixas, fait de ce Tour 2026 un carrefour stratégique. La question n’est pas de savoir si Pogacar est prêt, mais si ses rivaux ont déjà perdu la guerre des nerfs.

Le Tour de Suisse 2026 : une anomalie statistique qui change tout avant le Tour

70 kilomètres seul, 13 victoires en 16 jours : quand la préparation devient une œuvre d’art

Le 17 juin 2026, sur la première étape autour de Sondrio, Tadej Pogacar a fait voler en éclats toutes les conventions de la course à étapes. Son attaque, placée à 72 kilomètres de l’arrivée dans Buglio in Monte (2,8 km à 10,1%), relève d’un pari tactique insensé. Dans un cyclisme moderne où les équipes contrôlent le moindre mouvement, parcourir 70 kilomètres en solitaire pour s’imposer avec 2 minutes et 22 secondes d’avance est un anachronisme — ou la signature d’un champion qui évolue dans une autre dimension.

Cette performance n’est pas une surprise statistique, c’est la prolongation d’une saison 2026 qui défie l’entendement. Au moment du départ en Suisse, le Slovène affichait déjà 10 victoires en 12 jours de course. Milan-San Remo, Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège, Strade Bianche, Tour de Romandie : il a remporté 5 des 6 épreuves auxquelles il a pris le départ cette année. Le Tour de Suisse a ajouté trois nouveaux trophées à ce palmarès, portant son ratio à 13 succès en 16 jours de compétition.

Du jamais vu dans l’histoire récente du cyclisme, y compris à l’ère Merckx.

Le chrono d’Aarburg : trois dixièmes qui racontent une domination totale

Le contre-la-montre de la 4e étape, autour d’Aarburg (23,7 km), devait être le seul terrain où Pogacar ne serait pas le favori. Mathieu van der Poel y a signé le meilleur chrono de sa carrière : 26 minutes et 38 secondes, à 53,4 km/h de moyenne. Un temps de référence qui a résisté aux assauts de Tobias Foss, Mathias Vacek et Tim Wellens.

Puis Pogacar s’est élancé. Au point intermédiaire, il devançait le Néerlandais. À l’arrivée, le verdict est tombé : 26 minutes et 37 secondes. Trois dixièmes de seconde d’avance. Une marge infime, presque cruelle. « Je ne savais pas que je me battais pour la victoire, je voulais juste tout donner » a déclaré le Slovène au micro de l’organisation, dans un euphémisme qui confine à la provocation involontaire.

Ce succès en chrono a propulsé son avance au général à 4 minutes et 22 secondes sur Richard Carapaz. Mais, plus important encore, il a envoyé un signal tactique majeur pour le Tour de France : même sur un exercice qui n’est pas sa signature, le leader de l’UAE Team Emirates XRG est intouchable.

Pogacar en Suisse, Vingegaard au repos : une asymétrie de préparation décisive ?

Le Giro dans les jambes, l’ombre du doublé

Le grand absent du débat suisse, c’est Jonas Vingegaard. Le Danois, vainqueur du Tour d’Italie en mai, a choisi de ne plus courir avant le Grand Départ de Barcelone. Une stratégie de récupération radicale qui contraste avec l’hyperactivité du Slovène.

Historiquement, le doublé Giro-Tour de France est un Everest physiologique. Depuis Marco Pantani en 1998, aucun coureur n’a réussi à enchaîner les deux épreuves avec succès. Vingegaard, qui sort d’un Tour d’Italie éreintant, devra gérer une accumulation de fatigue que Pogacar, planificateur méticuleux, a soigneusement évitée cette saison.

Le Slovène, qui avait lui-même réussi le doublé en 2024 (Giro puis Tour), sait mieux que quiconque ce que cette entreprise coûte. En 2026, il a opté pour un calendrier allégé : pas de Tour d’Italie, une campagne de Classiques triomphale, et un unique Tour de Suisse comme rampe de lancement vers juillet. Cette fraîcheur relative pourrait constituer un avantage décisif en troisième semaine, là où les Grands Tours se gagnent et se perdent.

La guerre psychologique a déjà commencé

Le choix de Pogacar de disputer le Tour de Suisse — plutôt que le Tour Auvergne Rhône-Alpes, où se trouvaient Paul Seixas, Isaac del Toro et Juan Ayuso — est un coup de maître stratégique. Il a pu se tester en conditions réelles sans affronter ses rivaux directs, accumuler une confiance insolente, et envoyer un message limpide, le tout sans risquer une confrontation prématurée.

Pendant ce temps, Vingegaard est resté dans l’ombre. A-t-il regardé les images du Slovène déposant Lenny Martinez dans le dernier kilomètre de l’étape reine ? A-t-il analysé les écarts abyssaux infligés à Carapaz, Roglič ou Mas ? Le duel psychologique du Tour de France commence souvent bien avant le départ. Et dans cette guerre des nerfs, Pogacar a déjà marqué un premier point.

Et vous, pensez-vous que le choix de Vingegaard de ne pas courir avant le Tour est un aveu de faiblesse ou une stratégie de conservation qui portera ses fruits en juillet ?

Le parcours du Tour 2026 : un tremplin pour Pogacar ou un piège pour les audacieux ?

Un tracé taillé pour les puncheurs-grimpeurs

Sans le parcours officiel sous les yeux, l’histoire récente du Tour de France nous enseigne que les organisateurs ont tendance à proposer des premières semaines explosives, avec des étapes piégeuses dès les premiers jours. Le Grand Départ de Barcelone devrait offrir un terrain favorable aux coureurs capables de faire la différence sur des profils vallonnés, à l’image des classiques ardennaises.

C’est précisément le registre dans lequel Pogacar excelle. Sa victoire à Liège-Bastogne-Liège cette saison, combinée à sa démonstration en contre-la-montre suisse, suggère qu’il pourrait prendre les commandes du classement général bien avant la haute montagne.

En 2025, le Tour de France avait déjà proposé une première semaine nerveuse, avec des bordures et des arrivées en côte. Si la tendance se confirme en 2026, le Slovène pourrait capitaliser sur sa supériorité technique pour creuser des écarts précoces, forçant ses rivaux à dévoiler leurs cartes trop tôt.

L’ombre de Paul Seixas et la nouvelle génération

Le Tour de France 2026 ne se résume pas à un duel Pogacar-Vingegaard. Paul Seixas, le prodige français de la Decathlon CMA CGM, a disputé le Tour Auvergne Rhône-Alpes comme préparation (abandon sur chute). Isaac del Toro et Juan Ayuso, coéquipiers de Pogacar, pourraient jouer un rôle d’équipiers de luxe — ou de poisons, si la situation de course l’exige.

Sur le Tour de Suisse, Matthew Riccitello, futur lieutenant de Seixas sur le Tour, a terminé 7e du général à 8 minutes et 48 secondes de Pogacar. Une performance honorable qui ne laisse pas entrevoir de miracle, mais qui confirme la progression du jeune Américain. La nouvelle génération pousse, mais l’écart avec le cannibale slovène reste abyssal.

Quels enseignements tactiques pour les équipes rivales ?

Carapaz, Vacek, Martinez : les bonnes surprises suisses peuvent-elles peser en juillet ?

Richard Carapaz, deuxième du Tour de Suisse à 6 minutes et 32 secondes, a assumé son statut de « meilleur des autres » avec une régularité de métronome. L’Équatorien de l’EF Education-EasyPost n’a cédé que deux minutes à Pogacar dans l’étape reine. Sur le Tour, il pourrait viser un Top 5, voire jouer les trouble-fêtes si les leaders se neutralisent.

Mathias Vacek, la révélation tchèque de Lidl-Trek, a décroché la troisième place du général et le maillot de meilleur jeune à 23 ans. Sa résistance en montagne, combinée à son profil de rouleur, en fait un candidat sérieux pour les étapes vallonnées du Tour de France. Une carte à jouer pour son équipe, qui pourrait animer les échappées.

Lenny Martinez, malgré sa 29e place au général, a montré un visage offensif sur l’étape reine, ne cédant qu’à 800 mètres de la ligne face à Pogacar. Le Français de Bahrain Victorious, 22 ans, a prouvé qu’il pouvait rivaliser en montagne. Sur un Tour de France où les opportunités d’étape seront nombreuses, il incarne une carte maîtresse pour une victoire de prestige.

Les signaux inquiétants : Roglič, Alaphilippe, et les autres

Primož Roglič, triple vainqueur du Tour d’Espagne, a terminé le Tour de Suisse à 9 minutes et 26 secondes de Pogacar. Son contre-la-montre, à 37 secondes de Van der Poel, a confirmé les doutes entrevus depuis le début de saison. Le leader de Red Bull-BORA-hansgrohe semble en retrait, et son statut de prétendant au podium du Tour paraît désormais fragile.

Andrea Bagioli (20e), Julian Alaphilippe (abandon) et Enric Mas (12e) n’ont pas non plus rassuré. La chaleur et la dureté du parcours suisse ont fait des dégâts, et ces coureurs abordent le Tour de France avec plus d’incertitudes que de certitudes.

Face à un Pogacar qui a semblé voler sur les routes helvétiques, la question se pose avec une acuité nouvelle : le peloton a-t-il encore les armes pour faire douter le Slovène ?

Alors, qui peut battre Pogacar en juillet ?

Si l’on s’en tient aux chiffres et aux dynamiques observées en Suisse, la réponse est simple : personne dans l’état actuel des forces en présence. Tadej Pogacar a écrasé une épreuve WorldTour avec une marge qui n’existe plus depuis les années Merckx. Il a gagné en montagne, en contre-la-montre, en solitaire, sur le plat. Il a résisté à une chaleur accablante avec un dispositif de refroidissement digne de la Formule 1, signe que son équipe ne laisse rien au hasard.

Mais le Tour de France reste un monument d’imprévisibilité. La chaleur, les chutes, les bordures, les coups de bordure, la pression médiatique et l’usure de trois semaines de course ont souvent eu raison des plus grands champions. En 2020, Roglič avait écrasé la préparation avant de s’effondrer lors du contre-la-montre final de La Planche des Belles Filles. En 2025, Vingegaard avait cédé face à la meute des jeunes loups. Le cyclisme n’est pas une science exacte.

Ce qui est certain, c’est que le Tour de Suisse 2026 a offert un aperçu glaçant de ce que Pogacar pourrait infliger à ses adversaires en juillet. S’il maintient ce niveau de forme, le Tour de France pourrait se transformer en procession. Une perspective qui ravit les amateurs de records, mais qui en inquiète d’autres.

Et vous, pensez-vous qu’un Pogacar à ce niveau rend le Tour de France moins intéressant, ou que l’écrasante domination d’un champion rend au contraire la course plus fascinante ?

Vingegaard sans course avant le Tour : prudence ou renoncement ?

Un Tour joué d’avance est-il encore un Tour ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de Suisse 2026 – Pogacar survole l’étape reine et s’offre un triplé historique – Le récit détaillé de la dernière étape et de la victoire finale du Slovène.

Tour de France 2026 – Paul Seixas peut-il détrôner les ogres ? – Portrait et analyse du prodige français avant le Grand Départ de Barcelone.

Giro 2026 – Le triomphe de Vingegaard en Italie, un exploit qui laisse des traces – Comment le Danois a conquis le Tour d’Italie et à quel prix physiologique.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Tour de Suisse 2026 – Classement général final, Pogacar triomphe, Carapaz et Vacek sur le podium

Tadej Pogacar a survolé le Tour de Suisse 2026. Trois victoires d’étape, un maillot jaune porté de bout en bout, et une avance de 6’32 sur son dauphin Richard Carapaz. Retour sur un classement général qui dessine les hiérarchies à deux semaines du Tour de France.

Tour de Suisse 2026 – Parcours complet, 5 étapes, profils et carte – Notre preview détaillée
Tour de Suisse 2026 – Les favoris et la liste complète des engagés + abandons – Notre analyse

Tour de Suisse 2026 – Pogacar intouchable, le classement général final décrypté

Comment Pogacar a-t-il construit son succès au général ?

Une domination sans partage dès le premier jour. Tadej Pogacar n’a laissé aucune chance à ses adversaires sur ce Tour de Suisse. Dès la première étape, le Slovène a assommé la course en partant seul à 70 kilomètres de l’arrivée, s’imposant en solitaire avec plus de deux minutes d’avance sur ses poursuivants. Un coup de force qui a immédiatement scellé le sort du général.

Le lendemain, sur la 2e étape, il n’a pas récidivé. Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) s’est imposé au sprint devant un groupe d’échappés. Mais Pogacar, 8e de l’étape, a encore creusé l’écart au général. En attaquant dans l’ascension d’Orselina avec Jhonatan Narvaez et Mathias Vacek, il a pris quelques secondes supplémentaires sur ses rivaux directs. Après deux jours de course, il comptait déjà 2’50 d’avance sur Richard Carapaz.

Le contre-la-montre d’Aarburg : la consécration

Le samedi, le contre-la-montre individuel d’Aarburg (23,7 km) devait être le premier grand test pour les favoris. Pogacar l’a transformé en démonstration. Il s’est imposé pour trois dixièmes de seconde devant Mathieu van der Poel, signant sa deuxième victoire d’étape. Une performance qui lui a permis de porter son avance à 4’22 sur Carapaz.

L’étape reine : le coup de grâce

Dimanche, sur l’étape reine autour de Villars-sur-Ollon, Pogacar a attendu la dernière ascension du Col de la Croix pour porter son attaque. Il a rattrapé Lenny Martinez dans le dernier kilomètre pour s’offrir un troisième succès. Le Slovène a franchi la ligne d’arrivée en solitaire, concluant une semaine de rêve.

Qui complète le podium final ?

Richard Carapaz, le meilleur des autres

Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) a assumé son statut de dauphin sur ce Tour de Suisse. Solide et régulier, l’Équatorien a terminé à 6’32 de Pogacar. Il a tenu bon dans l’étape reine, ne cédant que 2 minutes au Slovène. Une performance qui confirme sa bonne forme à l’approche du Tour de France, où il pourrait viser un Top 5.

Mathias Vacek, la révélation tchèque

La grande surprise de ce Tour de Suisse est sans conteste Mathias Vacek (Lidl-Trek). Le Tchèque de 23 ans, jusqu’alors surtout connu pour ses qualités de rouleur, a résisté en montagne pour décrocher la 3e place au général, à 6’53. Il remporte également le maillot du meilleur jeune. Une performance qui le place comme un sérieux candidat pour les courses d’un jour et les étapes vallonnées du Tour de France.

Quels sont les enseignements du classement général final ?

Le classement général final du Tour de Suisse 2026 dessine plusieurs tendances à deux semaines du Tour de France, à commencer par un Tadej Pogacar qui a tenu son rang.

Les outsiders confirment : Riccitello (7e), Roglič (8e) et Lemmen (10e) sont dans le Top 10 et affichent une bonne condition. Lenny Martinez (29e) et Romain Grégoire (26e) ont montré de belles choses sur certaines étapes.

Les déceptions : Andrea Bagioli (20e), Lenny Martinez (29e) et Julian Alaphilippe (abandon) n’ont pas répondu aux attentes. La chaleur et la dureté du parcours ont fait des dégâts.

Quelles sont les conséquences pour le Tour de France ?

Tadej Pogacar arrive au Tour de France en position de force. Trois victoires d’étape, le général, une avance de 6’32 sur son dauphin : le Slovène a envoyé un message fort à ses rivaux. Jonas Vingegaard, vainqueur du Giro, est prévenu. Le duel à distance est déjà lancé.

Pour les autres, le Tour de Suisse a été une répétition générale utile. Richard Carapaz, Mathias Vacek, Matthew Riccitello et Primoz Roglič ont montré de belles choses. Reste à savoir s’ils pourront rivaliser avec un Pogacar aussi dominateur sur la Grande Boucle.

Que retenir des étapes clés du général ?

Étape 1 – Pogacar assomme la course dès le premier jour. Vainqueur en solitaire après un raid de 70 km, Pogacar a pris plus de deux minutes d’avance sur ses poursuivants. Un coup de force qui a immédiatement scellé le sort du général.

Étape 2 – Romain Grégoire s’impose au sprint. Grégoire (Groupama-FDJ United) a réglé au sprint un groupe de six échappés à Locarno. Pogacar, 8e, a encore creusé l’écart.

Étape 3 – Narvaez offre une troisième victoire à UAE. Jhonatan Narvaez, coéquipier de Pogacar, s’est imposé à Bad Ragaz.

Étape 4 – Pogacar coiffe Van der Poel sur le fil. Le Slovène s’est imposé pour trois dixièmes de seconde devant Mathieu van der Poel.

Étape 5 – Pogacar dépose Martinez dans le dernier kilomètre. Victoire d’étape et général pour le Slovène, qui conclut une semaine parfaite.

Classement général final complet du Tour de Suisse 2026

  1. POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 15:08:43
  2. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +6:32
  3. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +6:53
  4. FOSS TOBIAS, Netcompany INEOS +7:34
  5. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +7:51
  6. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +7:53
  7. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +8:48
  8. HIGUITA SERGIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:23
  9. ROGLIČ PRIMOŽ, XDS Astana Team +9:26
  10. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +9:44
  11. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +9:59
  12. MAS ENRIC, Movistar Team +11:16
  13. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +12:22
  14. BENOOT TIESJ, Decathlon CMA CGM Team +12:28
  15. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +12:39
  16. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +13:27
  17. DALBY SIMON, Uno-X Mobility +14:14
  18. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team +16:48
  19. BAGIOLI ANDREA, Lotto Intermarché +17:25
  20. SLOCK LIAM, Lidl – Trek +18:22
  21. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +21:17
  22. NARVÁEZ JHONATAN, UAE Team Emirates – XRG +22:31
  23. ROMO JAVIER, Movistar Team +23:05
  24. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +23:29
  25. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +23:40
  26. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +24:28
  27. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +25:24
  28. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +25:47
  29. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +27:32
  30. AUGUST ANDREW, Netcompany INEOS +28:01
  31. MATTHEWS MICHAEL, Team Jayco AlUla +28:08
  32. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +28:09
  33. FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:35
  34. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +29:51
  35. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +29:56
  36. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +31:03
  37. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +31:48
  38. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +32:59
  39. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +33:00
  40. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +33:27
  41. ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +35:30
  42. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +35:57
  43. LAURANCE AXEL, Netcompany INEOS +36:54
  44. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step +38:40
  45. HIRT JAN, NSN Cycling Team +39:13
  46. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +39:22
  47. MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +39:30
  48. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +39:36
  49. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +40:11
  50. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +40:32
  51. VERGALLITO LUCA, Alpecin – Premier Tech +41:43
  52. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +41:50
  53. VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team +42:37
  54. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +42:55
  55. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +43:20
  56. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost +43:44
  57. MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious +44:03
  58. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +44:06
  59. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin – Premier Tech +44:11
  60. KRUIJSWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +44:54
  61. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe +45:27
  62. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United +45:46
  63. HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe +46:54
  64. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin – Premier Tech +47:13
  65. KWIATKOWSKI MICHAŁ, Netcompany INEOS +47:16
  66. OOMEN SAM, Lidl – Trek +47:58
  67. ARCAS JORGE, Movistar Team +52:33
  68. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +52:51
  69. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +53:03
  70. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek +55:01
  71. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +55:52
  72. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +57:04
  73. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +57:28
  74. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +57:39
  75. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +58:41
  76. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +1:00:01
  77. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG +1:00:33
  78. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +1:01:09
  79. DILLIER SILVAN, Alpecin – Premier Tech +1:01:57
  80. HAMILTON LUCAS, Netcompany INEOS +1:03:23
  81. NYS THIBAU, Lidl – Trek +1:03:44
  82. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +1:03:54
  83. HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:03:57
  84. BAYER TOBIAS, Alpecin – Premier Tech +1:08:54
  85. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +1:10:07
  86. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +1:10:12
  87. HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla +1:11:59
  88. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost +1:12:04
  89. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +1:14:22
  90. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:22:42
  91. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious +1:24:27
  92. BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:29:07

92 coureurs classés au terme des 5 étapes sur 140 partants.

Pogacar est-il déjà le grand favori du Tour de France après ce Tour de Suisse ?

Mathias Vacek, révélation de ce Tour de Suisse, peut-il confirmer sur le Tour de France ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de Suisse 2026 – Pogacar dompte le chrono pour trois dixièmes, Van der Poel frustré – Revivez le duel d’anthologie du contre-la-montre d’Aarburg.

Tour de Suisse 2026 – Pogacar survole l’étape reine et s’offre un triplé historique – Le récit de la dernière étape et du sacre final.

Tour de France 2026 – Parcours, favoris, étapes, tout ce qu’il faut savoir à J-13 – Le guide ultime du Tour de France à deux semaines du Grand Départ.

NOTRE VERDICT : Tadej Pogacar a réalisé une démonstration de force sur ce Tour de Suisse. Avec trois victoires d’étape et le classement général, le Slovène a parfaitement peaufiné sa préparation en vue du Tour de France. Sa gestion de l’effort, sa puissance en montagne et sa confiance sont à leur maximum. L’avance de 6’32 sur Richard Carapaz et de 6’53 sur Mathias Vacek en dit long sur sa domination.

Mathias Vacek, la révélation de cette semaine suisse, a montré qu’il pouvait être un sérieux candidat pour les étapes vallonnées du Tour de France. Richard Carapaz, solide et régulier, confirme sa bonne forme. Primoz Roglič, 8e, a limité la casse.

Une chose est sûre : à deux semaines du Tour de France, Tadej Pogacar est prêt. Ses rivaux sont prévenus. Le duel à distance avec Jonas Vingegaard est déjà lancé.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !

Tour de Suisse 2026 – Pogacar survole l’étape reine et s’offre un triplé historique

Lenny Martinez a cru tenir la victoire d’étape jusqu’à un kilomètre de l’arrivée. Mais Tadej Pogacar, intouchable, a rattrapé le Français dans les derniers hectomètres pour s’offrir un troisième succès sur ce Tour de Suisse. Le Slovène remporte l’épreuve pour la première fois de sa carrière et envoie un signal fort à deux semaines du Tour de France.

Tour de Suisse 2026 – Parcours complet, 5 étapes, profils et carte – Notre preview détaillée
Tour de Suisse 2026 – Les favoris et la liste complète des engagés + abandons – Notre analyse

Pogacar dépose Martinez dans le dernier kilomètre et signe un triplé sur le Tour de Suisse

Comment Pogacar a-t-il construit sa victoire sur l’étape reine ?

L’étape 5 du Tour de Suisse, 150,7 kilomètres autour de Villars-sur-Ollon avec 4 200 mètres de dénivelé positif, était l’étape reine de cette édition. Quatre ascensions du Col de la Croix, dont deux intégrales (19,1 km à 7%), étaient au programme. Sous une chaleur accablante, le peloton s’est élancé sur les premières rampes du col.

Une échappée particulièrement solide de onze coureurs s’est formée rapidement. On y retrouvait Lenny Martinez, Afonso Eulálio (Bahrain Victorious), Andrew August (Netcompany INEOS), Bauke Mollema (Lidl-Trek), Nairo Quintana (Movistar), Finn Fisher-Black (Red Bull-BORA-hansgrohe), Louis Vervaeke (Soudal Quick-Step) le maillot vert de meilleur grimpeur sur les épaules, Mauro Schmid, Paul Double (Jayco AlUla), Mattia Gaffuri (Picnic PostNL) et Bart Lemmen (Visma Lease a Bike). Ils ont rapidement creusé un écart de deux minutes, sans jamais dépasser les trois minutes.

UAE Team Emirates-XRG contrôlait la situation dans le peloton pour Tadej Pogacar. La situation est restée stable pendant environ une heure, les fuyards consolidant leur avance à un peu plus de deux minutes. Lors de la deuxième ascension complète du Col de la Croix, la Decathlon CMA CGM a considérablement haussé le rythme en tête du peloton, provoquant une sélection sévère et réduisant le groupe des favoris à une vingtaine d’éléments.

Dans l’échappée, Bart Lemmen a attaqué à 10 km de l’arrivée, suivi par Lenny Martinez et Nairo Quintana. Mais c’est à 9 km du sommet que Tadej Pogacar a placé son attaque, inévitable. Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) a brièvement tenté de répondre, mais n’a pas tenu longtemps.

Le duel Martinez – Pogacar : un scénario cruel pour le Français

Lenny Martinez, discret jusque-là dans la course, est monté en puissance sur le dernier week-end. Le Français de Bahrain Victorious a distancé ses compagnons d’échappée à 7 kilomètres du but, avec un objectif : résister au retour express de la fusée Pogacar.

Le Slovène, lui, a rattrapé un à un tous les rescapés de l’échappée. Martinez continuait seul en tête, mais Pogacar, en pleine déchaînée, réduisait l’écart à une vitesse impressionnante. Le champion du monde a grappillé plus de 10 secondes par kilomètre sur un Martinez en bout de course.

Revenu dans la roue du Français à 800 mètres de la ligne, Pogacar n’a pas fait de cadeau. Il a contré et déposé le Français dans la foulée pour s’offrir la victoire d’étape. Un scénario cruel pour Martinez, qui a tenu bon pour la deuxième place, à 8 secondes du vainqueur.

Pourquoi ce Tour de Suisse est-il une démonstration de force pour Pogacar ?

Avec cette victoire, Tadej Pogacar signe son troisième succès de la semaine sur ce Tour de Suisse (après l’étape 1 et le contre-la-montre de l’étape 4). Il remporte également le classement général pour la première fois de sa carrière, avec une avance impressionnante de 6 minutes et 32 secondes sur son dauphin Richard Carapaz. Mathias Vacek (Lidl-Trek) complète le podium à 6’53.

C’est la 13e victoire de la saison pour le Slovène, en seulement 16 jours de course. Un ratio cannibalesque qui lui permet de passer devant son rival danois Jonas Vingegaard, récent vainqueur du Giro, au bilan provisoire (12 victoires pour le Danois).

Le Slovène a également impressionné par sa gestion de l’effort. Avec une relative retenue par rapport à ses standards, il n’a attaqué qu’à 9 km de l’arrivée. Mais une fois lancé, plus personne n’a pu le suivre. Il a même adopté une stratégie de refroidissement impressionnante : plusieurs membres du staff UAE, postés sur le bord de la route, lui tendaient des bidons uniquement pour les verser sur son dos alors que les températures grimpaient.

Quels sont les enseignements pour le Tour de France ?

À deux semaines du Grand Départ du Tour de France à Barcelone, Tadej Pogacar envoie un message fort à ses rivaux.

Il a survolé cette épreuve en remportant trois étapes et le général. Contrairement au Tour de Romandie, où il s’était aligné encore lesté de quelques kilos de muscles hérités de sa campagne de classiques, « Pogi » est apparu nettement affûté, plus tranchant aussi dès que la route s’élève.

Sous un soleil brûlant, il s’est testé sur la triple ascension du Col de la Croix.

Richard Carapaz, deuxième du général, a assumé son statut de « meilleur des autres » sur les routes suisses. L’étonnant Mathias Vacek, révélation de cette semaine, a résisté pour grimper sur le podium.

Le seul bémol de sa semaine a été personnel, avec la lourde chute jeudi dans l’épreuve féminine de sa compagne Urska Zigart, victime d’une fracture de la mâchoire. Mais sportivement, le double champion du monde a plané si loin de la concurrence qu’il a parfois donné l’impression de s’offrir un entraînement sur route fermée.

Quels sont les autres enseignements de cette dernière étape ?

Les abandons : La chaleur a fait des ravages. Cinq coureurs n’ont pas pris le départ et des dizaines d’autres ont abandonné au fil de l’étape, dont Julian Alaphilippe, non-partant avant l’étape.

Matthew Riccitello : Le futur lieutenant de Paul Seixas sur le Tour de France a bien terminé pour prendre la 5e place de l’étape, mais cela n’a pas suffi à réaliser des gains particuliers au classement général. Il remonte seulement à la 7e place au général.

Mathias Vacek : Le Tchèque de Lidl-Trek confirme sa révélation. Excellent sur le chrono, il a résisté en montagne pour décrocher la 3e place au général et le maillot du meilleur jeune. Une performance prometteuse à quelques semaines du Tour.

Pogacar a-t-il déjà gagné le Tour de France en remportant celui de Suisse ?

Lenny Martinez a-t-il manqué sa plus belle occasion de s’imposer ou prouvera-t-il qu’il peut rivaliser avec les meilleurs sur le Tour ?

POUR ALLER PLUS LOIN SUR TODAYCYCLING :

Tour de Suisse 2026 – Pogacar dompte le chrono pour trois dixièmes, Van der Poel frustré – Revivez le duel d’anthologie du contre-la-montre d’Aarburg.

Tour de Suisse 2026 – Étape 5, parcours, favoris et TV de l’étape reine à Villars-sur-Ollon – Découvrez le parcours et les enjeux de cette dernière étape.

Tour de France 2026 – Parcours, favoris, étapes, tout ce qu’il faut savoir à J-13 – Le guide ultime du Tour de France à deux semaines du Grand Départ.

Tour de France 2026 – Pourquoi Tadej Pogacar est injouable cette année – Les cinq raisons qui font du Slovène le grandissime favori de cette édition.

Classement Tour de Suisse 2026, étape 5 – Top 20

  1. POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en les 150,7 km en 4:12:24 (35,8 km/h)
  2. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:07
  3. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +1:33
  4. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +1:53
  5. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:55
  6. MAS ENRIC, Movistar Team m.t.
  7. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +2:00
  8. VAN WILDER ILAN, Netcompany INEOS +2:05
  9. FOSS TOBIAS, Soudal Quick-Step +2:07
  10. QUINTANA NAIRO, Movistar Team +2:12
  11. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +2:14
  12. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +2:16
  13. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +2:27
  14. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:09
  15. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +3:26
  16. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +3:37
  17. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +3:54
  18. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:58
  19. KELDERMAN WILCO, NSN Cycling Team m.t.
  20. HIRT JAN, Team Visma | Lease a Bike m.t.

Classement général final à l’issue de la 5e étape – Top 20

  1. POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 15:08:43
  2. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +6:32
  3. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +6:53
  4. FOSS TOBIAS, Netcompany INEOS +7:34
  5. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +7:51
  6. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +7:53
  7. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +8:48
  8. HIGUITA SERGIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:23
  9. ROGLIČ PRIMOŽ, XDS Astana Team +9:26
  10. LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +9:44
  11. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +9:59
  12. MAS ENRIC, Movistar Team +11:16
  13. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +12:22
  14. BENOOT TIESJ, Decathlon CMA CGM Team +12:28
  15. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +12:39
  16. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +13:27
  17. DALBY SIMON, Uno-X Mobility +14:14
  18. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team +16:48
  19. BAGIOLI ANDREA, Lotto Intermarché +17:25
  20. SLOCK LIAM, Lidl – Trek +18:22

Lire aussi : Classement général final complet du Tour de Suisse

NOTRE VERDICT : Tadej Pogacar a réalisé une démonstration de force sur ce Tour de Suisse. Avec trois victoires d’étape et le classement général, le Slovène a parfaitement peaufiné sa préparation en vue du Tour de France. Sa gestion de l’effort, sa puissance en montagne et sa confiance sont à leur maximum.

Lenny Martinez, malgré sa déception, a montré de belles choses sur cette dernière étape. Le Français de Bahrain Victorious a tenu tête au cannibale jusqu’à 800 mètres de l’arrivée, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Il a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs, même si la victoire lui a échappé.

Derrière, Richard Carapaz et Mathias Vacek confirment leur bonne forme. Le Tchèque est la révélation de cette semaine suisse, avec une performance en montagne qui surprend.

Une chose est sûre : à deux semaines du Tour de France, Tadej Pogacar est prêt. Ses rivaux sont prévenus. Le duel à distance avec Jonas Vingegaard est déjà lancé.

Rejoignez la communauté LE PELOTON CONNECTE – L’actualité du cyclisme, classements, infos et vidéos en direct Facebook.

Faites de TodayCycling votre source préférée sur Google. Restez au plus près de l’actualité cycliste, des interviews exclusives et des analyses tactiques. Sélectionnez-nous comme source préférée (nous mettre en favori) pour voir davantage de nos articles dans votre fil d’actualité et nous aider à grandir. Merci pour votre confiance !