Team Katusha - Alpecin en difficulté
Zakarin et Kittel, deux leaders à la peine en 2018 . Photo : © Bryn Lennon/Getty images
Une année 2018 galère pour le Team Katusha – Alpecin
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Présentant au départ de cette saison quelques fortes individualités, le Team Katusha – Alpecin pouvait espérer enchaîner de beaux résultats, mais c’est le scénario inverse qui a eu lieu. Les instants victorieux ont été très peu nombreux, voire inexistants. Avec seulement six succès à se mettre sous la dent, le bilan est pour le moins famélique.

Des déceptions à la pelle chez le Team Katusha – Alpecin

L’année écoulée ne restera pas comme un très bon cru pour le Team Katusha – Alpecin. Et c’est peu dire au vu de leurs rares résultats positifs. Pourtant, il y avait des raisons d’espérer au moment d’aborder les premières compétitions avec plusieurs coureurs qui avaient déjà fait leurs preuves par le passé. Leaders de cet effectif, Marcel Kittel, Ilnur Zakarin et Tony Martin dans une moindre mesure étaient attendus au tournant, mais ils n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs respectifs. Du coup, le bilan de la formation russe s’en ressent immédiatement de manière négative avec ses têtes d’affiches qui ont connu des difficultés.

Recruté à l’intersaison chez Quick-Step Floors, la venue de Marcel Kittel avait tout du bon coup. Considéré comme le meilleur sprinteur du monde, à juste titre en 2017, l’Allemand marchait véritablement sur ses adversaires. Mais cette emprise sur la concurrence ne s’est pas du tout confirmée ces derniers mois. Constamment, il aura été à la recherche de son meilleur niveau et de ses meilleures sensations. Pourtant, le Tirreno-Adriatico pouvait laisser penser que la machine était de nouveau lancée comme en témoigne ses deux succès d’étape. Mais jusqu’au terme de l’année, Kittel ne lèvera plus jamais les bras. C’est dire à quel point cette saison est à oublier le concernant.

Ilnur Zakarin est un peu dans le même cas de figure. Celui qui avait décroché son premier podium en Grand Tour sur la Vuelta 2017 (3e) pouvait nourrir de grandes ambitions, mais ses résultats acquis cette année sur les courses de trois semaines n’ont pas été à la hauteur. Placé mais toujours relégué au second plan, le Russe a quand même réussi à faire bonne figure au classement général final du Tour de France (9e). Par contre, l’enchaînement avec la Vuelta a été difficile à digérer (20e). C’était loin des performances escomptées tout comme pour Tony Martin, qui n’aura pas réussi à remporter le moindre chrono mis à part sur son championnat national. Sinon, toujours au moins un coureur se sera montré plus rapide que lui. Ce fut notamment le cas sur le Tour d’Italie, le Tour de France ou encore les Championnats du Monde. Une impression que ses 33 ans commencent petit à petit à peser sur son niveau.

Des coureurs sauvent le bilan d’ensemble

Heureusement, dans ce constat assez morose, certains coureurs de l’effectif ont réussi à tirer leur épingle du jeu. C’est le cas notamment de Nils Politt. Le jeune allemand de 24 ans se sera montré tout au long de la saison. Passé pas loin d’une victoire d’étape à Paris-Nice, seulement battu par Jérôme Cousin, son beau printemps s’est poursuivi sur Paris-Roubaix avec une très belle 7e place. Mais c’est son été qui aura été particulièrement brillant. A l’occasion de son tour national, il a enlevé le premier succès de sa carrière professionnelle en remportant une étape et s’est permis même de terminer à la deuxième place du classement général. Une belle réussite qui va désormais demander confirmation.

Autre coureur à avoir montré de belles choses, c’est Nathan Haas. L’Australien aura permis à Katusha – Alpecin d’afficher quelques bons résultats. Vainqueur d’une étape au Tour d’Oman, il s’est aussi montré à son avantage dans le World Tour en signant deux podiums sur le Tour de Suisse ainsi que des places d’honneur sur les classiques canadiennes (8e à Québec et 11e à Montréal). Pour sa part, sa saison s’est très bien terminée au Tour de Turquie avec une troisième place finale. De quoi finir au moins sur une meilleure note pour sa formation, qui aura surtout souffert.

Maxime BOUHIER
25 ans - Diplômé école de journalisme de Nice option sport - rédacteur TodayCycling. Passionné par l'information en général, dont le sport. Aime le cyclisme, foot, tennis, sports mécas, sports d'hiver,... Mes passions : cyclisme et course à pied (4 marathons).

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