Dylan Teuns prend le maillot de leader
Teuns renoue avec la victoire deux ans après. Capture d'écran Dauphiné.
246 Partages

Après 180 kilomètres courue à un rythme d’enfer, la deuxième étape du Critérium du Dauphiné a souri à Dylan Teuns (Bahrain Merida). Le Belge qui a pris les commandes du général s’est adjugé la victoire en costaud après avoir battu au sprint Guillaume Martin (Wanty – Gobert Cycling Team). A treize secondes, Jakob Fuglsang (Astana Pro Team) s’est emparé de la troisième place et des bonifications restantes en réglant le premier groupe des favoris. Vainqueur la veille et premier leader de la course, Edvald Boasson Hagen (Team Dimension Data) distancé n’a pas été en mesure de conserver sa tunique.

Que cette deuxième étape a été éprouvante pour les organismes ! Disputée sous des conditions très difficiles à cause de la pluie, du brouillard et du froid, cette journée a permis d’établir une première hiérarchie dans ce Critérium du Dauphiné. Avec des favoris qui ont fait la course dans les vingt derniers kilomètres, il fallait donc être sacrément fort pour espérer lever les bras. Une chose qu’est parvenue à faire Dylan Teuns, un peu à la surprise générale, car le Belge n’était plus habitué à se mettre autant en évidence. Depuis août 2017, le coureur de Bahrain Merida n’avait plus inscrit la moindre ligne à son palmarès. C’est dire l’importance de ce succès le concernant.

Pour mettre fin à cette disette de presque vingt-quatre mois, il était impératif d’afficher une condition physique suffisamment avancée. Peu de temps après que le départ ait été donné, une échappée avec de sacrés noms s’est extirpée. Tom Dumoulin (Team Sunweb), Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step), Gorka Izagirre (Astana Pro Team), Emanuel Buchmann (Bora-Hansgrohe) ou encore David Gaudu (Groupama-FDJ) se sont retrouvés à l’avant. Un danger évident pour le peloton qui n’a pas laissé filer, à juste titre. Le Team INEOS qui a pris ses responsabilités est resté très longtemps entre une et deux minutes maximum derrière la tête de course.

Des deux côtés, personne n’a voulu céder du temps. Du coup, l’étape n’a jamais connu de moments creux. Cela a fait mal à un bon nombre de coureurs dont Nacer Bouhanni (Cofidis) contraint à l’abandon. Au moment d’aborder la dernière heure de course, l’échappée royale a été reprise quasiment dans on intégralité. Julian Alaphilippe rattrapé s’est d’ailleurs fait distancer dans la foulée tandis que devant le quatuor Dumoulin, Gaudu, Izagirre et Buchmann a offert une belle résistance avant de devoir se résoudre à voir le peloton revenir sur eux. Le moment choisi pour d’autres attaquants de sortir. Teuns et Martin ont fait partie de ces audacieux. Un pari qui va s’avérer payant.

Pas de grands cols, mais des différences

Plus forts que leurs compagnons d’échappée, ils lâcheront tout le monde dans la dernière ascension répertoriée. Et résisteront ensuite au retour des coureurs jouant le classement général final, car ces derniers se sont dévoilés. Au sommet, ils étaient très peu nombreux à la poursuite du duo de tête. Pinot particulièrement remuant, Froome, Yates, Fuglsang ou encore Quintana ont fait la différence par rapport à d’autres. Porte, Kruijswijk, Martin ou Bardet ont perdu une trentaine de secondes sur la ligne d’arrivée. Un écart concédé loin d’être irrémédiable mais forcément problématique dans l’ambition d’une victoire finale.

Après deux jours de course, Dylan Teuns mène donc les débats devant Guillaume Martin grâce à une belle fin d’étape de leur part. Cependant, difficile de croire que ces deux coureurs arriveront à résister sur le reste de la semaine et compte tenu de leur faible avantage. A vingt secondes se situe Fuglsang alors que Froome ou Pinot sont à vingt-quatre secondes, autrement-dit juste derrière. La bataille pour la victoire finale a été déjà lancée sur la moyenne montagne, cela va se poursuivre au chrono avant la haute montagne pour la fin de la 71e édition.

https://twitter.com/bet888es/status/1138088004420014081

246 Partages
Maxime BOUHIER
26 ans - rédacteur TodayCycling.

1 commentaire

  1. Guillaume Martin au plus niveau en compagnie de D.Teuns ; les deux fuyards tiennent tête à une meute de gros bras déchainés lancée à leurs trousses. Malheureusement pour G.Martin, D. Teuns le saute dans les derniers mètres, il est battu in extremis… Malgré un certain rictus de déception au franchissement de la ligne, espérons que cette frustration n’engendre aucun ressentiment chez le brillant coureur de la Wanty, comme une forme d’hostilité qui viendrait se nietzscher en lui à l’encontre de son compagnon d’échappée. Soyons confiant : il lui manque à peine un demi-vélo, mais il ne possède tout le recul nécessaire pour dépasser rancune ou jalousie.

Envie de réagir à cet article ?

Entrez votre réaction ici
Entrez ici votre nom / pseudo

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.