Giulio Ciccone au bout de lui-même
Ciccone brille avec son maillot de la montagne. Photo : @giroditalia
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Giulio Ciccone vainqueur d’étape, Richard Carapaz solide leader
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Dans une seizième étape du Tour d’Italie 2019 rendue dantesque à cause des conditions météos difficiles, Giulio Ciccone (Trek-Segafredo) rescapé de l’échappée a battu au sprint Jan Hirt (Astana Pro Team), le seul coureur qui l’a accompagné dans le final. A plus d’une minute, Fausto Masnada (Androni Giocattoli – Sidermec) a pris la troisième place. En ce qui concerne les protagonistes du général, Vincenzo Nibali (Bahrain Merida) quatrième et Richard Carapaz (Team Movistar) sixième qui reste en rose font la meilleure opération. Au contraire de Primoz Roglic (Team Jumbo-Visma) en difficulté qui a perdu une minute vingt secondes environ.

De l’action à tous les niveaux ! Que ça soit pour la victoire d’étape, la lutte entre les favoris, tout le monde est allée au bout de soi-même sur un profil qui ne permettait aucune faiblesse. Après 194 kilomètres entre Lovere et Ponte di Legno et plus de 5 000 mètres de dénivelé, c’est comme un symbole le porteur du maillot de leader du classement de la montagne Giulio Ciccone qui a conclu son échappée de manière victorieuse. Alors que derrière, la bataille des chefs a eu lieu avec comme conséquence des écarts sur la ligne d’arrivée.

Attendu comme un moment-clé de ce Giro 2019, la seizième étape a donc bel et bien été à la hauteur. Et dire que le Passo Gavia était initialement prévu dans le profil, mais les aléas climatiques avaient poussé l’organisation à prendre une autre route ces derniers jours. Autre grande difficulté qui n’a pas été amputée la concernant, le Mortirolo a permis de déclencher les hostilités à différents échelons de la course. Avec plus de 10 kilomètres à plus de 10% de moyenne, il y a eu du dégât. Dans l’échappée, rapidement quelques coureurs se sont détachés jusqu’à se retrouver plus que deux au sommet : Ciccone et Hirt. Ils termineront aux deux premières places.

Du côté du peloton, le rythme a été élevé dès le pied du Mortirolo. C’est la Bahrain Merida de Vincenzo Nibali qui a imposé sa loi avant que ce dernier passe à l’attaque après le travail de ses équipiers. A plus de 35 kilomètres de l’arrivée, et dans les terribles pentes, l’Italien a un temps fait la différence. Seul Hugh Carthy (EF Education First) a été en sa compagnie. Revenants à leur rythme, le duo de Movistar composé de Mikel Landa, du maillot rose Richard Carapaz et Miguel Angel Lopez (Astana Pro Team) ont fait la jonction. Ils finiront ensemble sauf le Colombien qui a concédé du temps en décrochant dans les derniers kilomètres.

Le plus grand perdant restera quand même Primoz Roglic, qui a confirmé ses faiblesses aperçues dimanche lors de la précédente étape. Par contre, les dégâts sont encore plus importants au niveau du général. Arrivé avec plus d’une minute vingt secondes de retard sur Nibali et Carapaz, il est clairement en retrait des deux premiers du général désormais. Renverser la tendance semble difficile à croire, mais pas impossible. Il reste cinq jours d’ici l’arrivée à Vérone et quasiment autant de possibilités pour reprendre du temps. A commencer par la prochaine arrivée jugée au terme de l’ascension d’Antholz Anterselva.

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Maxime BOUHIER
26 ans - rédacteur TodayCycling.

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