Toms Skunjins s'impose en costaud
Tom Skujins devançant Thibaut Pinot au sprint. Photo : @TrekSegafredo
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Toms Skujins remporte les Trois Vallées Varésines, Thibaut Pinot 2ème 
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Au départ de cette 98ème édition des Trois Vallées Varésines (1.HC), c’est Alejandro Valverde qui était au centre de l’attention, participant à sa première course avec le maillot arc-en-ciel de champion du monde sur le dos. Mais au terme d’un parcours de 201,7 kilomètres, et avec des conditions météorologiques idéales, le Letton Toms Skujins (Trek-Segafredo) s’est finalement imposé devant le Français Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) et le Britannique Peter Kennaugh (Bora-Hansgrohe).

Une victoire prestigieuse pour Toms Skujins

En cette fin de saison, le circuit des Trois Vallées Varésines rassemblait les meilleurs coureurs mondiaux. Miguel Ángel López, Romain Bardet, ou encore Primož Roglič étaient au départ de cette course faisant partie des semi-classiques italiennes d’automne précédent le Tour de Lombardie (dernier monument de la saison).

Même si une première mèche a été allumée par cinq coureurs en début d’après-midi, le vrai tournant de la course est arrivé à 54 kilomètres de l’arrivée avec la sortie du peloton d’un groupe de quinze costauds. Malgré l’échec de leur tentative, celle-ci a donné des idées aux autres coureurs, dont les attaques se sont succédé dans les vingt derniers kilomètres (même Valverde s’y est brièvement essayé).                               

Toms Skujins a lui senti le bon coup, et a sauté dans le bon wagon. Un groupe de sept cyclistes à l’avant de la course s’est alors joué la gagne au sprint, et à ce jeu-là, le letton de 27 ans a déposé Thibaut Pinot (revenu dans le final sur l’échappée) et Peter Kennaugh. À l’arrivée à Varèse, Toms Skujins succède donc à Alexandre Geniez, vainqueur de l’épreuve en 2017. C’est le 4ème succès de la saison pour le coureur de la Trek-Segafredo.

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Thibaud Kerebel

1 commentaire

  1. Tout à l’avant, on retrouve certains des clients de Bologne en haut de San Luca sur le Tour d’Emilie : Woods ou Uran, et puis ce Pinot très fort sur cette virée varésine, de même d’ailleurs que le jeune Gaudu, son équipier, si à l’aise dans les pentes, le ramenant à portée de fusil du petit groupe de tête à l’amorce de la dernière montée. Et là, ça a bardé ! Car devant la violence de l’attaque de notre Pinot, face à cette bombe, Romain Bardet pas plus que les autres ne purent filer le train et durent se coucher ! Car il est pas revenu en flemme le Pinot : aujourd’hui, sur ces vallées vaseline, il pétait les flammes, c’était du Pinot grand cru, version vendanges tardives, de même qu’avec les vendanges précoces, nous avions très rapidement compris que le cru de Macon ne serait pas ordinaire… Revenons à la course : notre sympathique franc-comtois n’est pas un surhomme et il dut s’incliner au sprint mais nous pourrions bien le revoir faire le ménage et étendre son linge, pas plus tard que demain, dans la Superga, sur le Milan-Turin, à moins qu’il ne s’y réservât en vue de la classique aux feuilles mortes.

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