Ce dimanche 12 avril, l’Enfer du Nord s’invite sur vos écrans. Entre le duel au sommet van der Poel – Pogačar, la défense du titre de Pauline Ferrand-Prévot et 54,8 km de pavés à vous retourner les cervicales, voici votre feuille de route TV absolue. Horaires, chaînes, analyses tactiques : ne passez pas à côté d’un seul secteur.
Paris-Roubaix 2026 en direct : Pourquoi cette édition va pulvériser tous les records d’audience (et d’émotion)
L’Enfer du Nord à la télé, un spectacle total
C’est le dimanche que tous les puristes attendent avec la même ferveur qu’un enfant la veille de Noël. Après un Tour des Flandres déjà électrique, le peloton mondial plonge dans la fournaise des pavés du Nord. Paris-Roubaix 2026 ne se regarde pas, il se vit. Et cette année, la fête est double : les hommes et les femmes vont embraser la lucarne.
France Télévisions et Eurosport ont sorti l’artillerie lourde pour vous faire vibrer de Compiègne au mythique vélodrome de Roubaix. Mais au-delà des horaires, c’est une question tactique brûlante que nous allons décortiquer : assisterons-nous au sacre historique de Tadej Pogačar, dernier Monument manquant à sa légende, ou Mathieu van der Poel écrira-t-il un quadruplé inédit ?
À quelle heure et sur quelle chaîne TV suivre Paris-Roubaix 2026 en direct ?
Ne vous fiez pas aux approximations. Voici le tableau de bord précis, vérifié par nos soins, pour ne rien rater de la journée reine du cyclisme mondial.
Horaires complets du dimanche 12 avril (course hommes et femmes)
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une mais deux courses qui se succèdent. Voici le timing à graver dans votre montre de cycliste :
Course masculine : Départ réel de Compiègne à 10h50 (départ fictif) et 11h05 (départ réel). L’arrivée sur le vélodrome est projetée entre 16h35 et 17h. 258,3 km de souffrance, dont les 30 secteurs pavés qui font la légende.
Course féminine : Départ de Denain à 14h35 (départ fictif) et 14h45 (départ réel). Arrivée à Roubaix aux alentours de 18h15. 143,1 km d’intensité pure, avec un plateau cette année absolument renversant.
Le conseil du pro : Branchez votre écran dès 10h30. L’échauffement et la gestion du premier secteur pavé (Troisvilles > Inchy) conditionnent 70% des chutes. C’est là que les favoris se révèlent… ou se brisent.
Le duel des diffuseurs : France 3, Eurosport, MAX… qui fait la différence ?
Pour Paris-Roubaix 2026 direct TV, deux géants s’affrontent dans le peloton des droits TV.
France 3 (clair) : Prise d’antenne dès 10h35. La chaîne publique mise sur la fibre patriotique et l’accessibilité. Attendez-vous à des images magnifiques sur les hélicoptères, mais un découpage pub qui peut couper le souffle juste avant Arenberg.
Eurosport 2 / MAX (payant) : Diffusion intégrale dès 10h30. C’est le choix de l’expert. L’équipe des Rois de la Pédale vous offre une analyse au scalpel, des caméras embarquées et zéro interruption pendant les 30 derniers kilomètres.
Petit plus pour les puristes : Si vous captez la RTBF (Belgique) ou Sporza, plongez-y. Leur culture des classiques flandriennes est une masterclass d’analyse tactique.
Pourquoi cette édition 2026 est un tournant (et pas qu’un simple numéro)
Oubliez la 123e édition. Ce dimanche, c’est un chapitre d’histoire qui s’écrit. L’angle éditorial fort de ce Paris-Roubaix 2026, c’est la collision des générations et des ambitions.
Le duel final : Pogačar vs van der Poel, le choc des titans
Selon nos données et statistiques, jamais un plateau n’avait concentré autant de victoires sur Monuments. D’un côté, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), triple tenant du titre. Il connaît chaque pavé de la Trouée d’Arenberg comme sa poche. De l’autre, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) . Oui, il a déjà gagné le Tour des Flandres. Oui, Milan-San Remo est dans sa besace. Mais Roubaix reste le seul Monument qui manque à sa collection.
Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, la puissance explosive de Pogačar sur les secteurs plats peut-elle vraiment rivaliser avec la science du vélo et la gestion des chutes de van der Poel ? Répondez en commentaire.
Pauline Ferrand-Prévot, la pression du maillot arc-en-ciel sur les pavés
Chez les femmes, ne parlez pas de simple participation. Pauline Ferrand-Prévot ne vient pas défendre son titre, elle vient le clouer. Face à elle, un rouleau compresseur belge : Lotte Kopecky (SD Worx – Protime) et Lorena Wiebes, affamées après leur déception flandrienne. L’enjeu est monumental : Ferrand-Prévot peut devenir la première Française à remporter deux Roubaix consécutifs depuis la création de la course féminine.
Le parcours 2026 décrypté : là où la course bascule
Ne vous laissez pas bercer par les « 54,8 km de pavés ». Tous les cailloux ne se valent pas.
Les 3 secteurs qui vont pulvériser le peloton
D’après les données historiques de l’épreuve, 80% de la course se joue sur trois séquences infernales. Voici votre feuille de route pour savoir quand crier devant l’écran :
La Trouée d’Arenberg (secteur n°19 – 2 300 m) : Après 95 km. Le juge de paix. Si un favori n’est pas dans les 20 premiers à l’entrée, sa course est morte. Attendez-vous à un premier carnage vers 13h15.
Mons-en-Pévèle (secteur n°11 – 3 000 m) : Le plus long. C’est ici que les cuisses parlent. Pas de répit pendant 3 km. Les écarts se creuseront comme des ravins.
Le Carrefour de l’Arbre (secteur n°4 – 2 100 m) : L’amorti. À 17 km de l’arrivée, c’est la dernière véritable occasion d’isoler un adversaire. C’est là que van der Poel a assené son coup de massue en 2025.
La nouveauté 2026 : Ne loupez pas la montée pavée de Briastre (800 m, secteur n°26). Une petite perle rare qui arrive plus tôt (après 60 km) mais qui va piéger les sprinteurs mal placés. Une décision tactique audacieuse des organisateurs.
Le guide ultime du spectateur connecté
Au-delà de la télé, comment vivre Paris-Roubaix 2026 comme un directeur sportif ?
Le streaming et les alternatives pour les expatriés
Vous êtes en déplacement ou hors de France ?
En clair et gratuit : France.tv (via l’application) diffuse France 3.
Payant : MAX (ex-Eurosport) propose le multi-cam. Vous pouvez suivre un coureur spécifique de bout en bout. Une révolution pour les fans de data.
Belgique : RTBF Auvio (français) et VRT Sporza (néerlandais). Leurs commentaires techniques sont une référence européenne.
La dotation et les enjeux cachés
Le vainqueur repartira avec 30 000 €. Un chèque symbolique au regard de l’effort fourni (soit environ 116 € par kilomètre de pavé). Mais le vrai trésor, c’est le pavé de Roubaix. Ce morceau de grès massif est le trophée le plus convoité du cyclisme, bien au-delà de l’argent.
Débat aux lecteurs : Pensez-vous que Tadej Pogačar, avec sa préparation hypermoderne basée sur la science des données, peut vraiment s’imposer sur une course aussi « archaïque » et aléatoire que Roubaix, ou la part de chance (chute, crevaison) est-elle trop grande ?
Conclusion : Réglez votre réveil, le 12 avril sera culte
Paris-Roubaix 2026 direct TV, c’est le rendez-vous de la vérité. Que vous soyez devant France 3 avec un café ou sur MAX avec le data-graphique, une chose est sûre : l’Enfer du Nord ne vous laissera pas indemne.
Mathieu van der Poel pour l’histoire. Tadej Pogačar pour la légende. Pauline Ferrand-Prévot pour la fierté nationale. À 10h35, soyez là. Parce que sur les pavés, le direct ne se rattrape pas. Il se vit, en temps réel, avec le coeur à 180 pulsations.
Rendez-vous dimanche sur le vélodrome pour le verdict final.
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19 ans après Christophe Moreau, un Français règne à nouveau sur une course par étapes WorldTour. Paul Seixas a survécu à une dernière étape dantesque du Tour du Pays Basque 2026, balayée par des trombes d’eau et bouleversée par les attaques de Tobias Johannessen. Pendant ce temps, Andrew August (INEOS Grenadiers) décrochait à 20 ans sa première victoire WorldTour en solitaire. Récit d’une journée historique.
Paul Seixas entre dans la légende : comment le jeune Français a dompté le Tour du Pays Basque 2026 sous les yeux d’Andrew August
Une dernière étape de tous les dangers : pourquoi la pluie a tout changé à Eibar
Le Tour du Pays Basque 2026 n’avait que trop bien respecté sa réputation. Après cinq jours de soleil et de températures estivales, la 6e et dernière étape entre Antzuola et Bergara (135 km, six ascensions, près de 3 000 m de dénivelé) s’est jouée sous des trombes d’eau glacée. Quinze degrés de moins que la veille, des routes glissantes comme des patinoires, et un peloton nerveux : le décor était planté pour un bouleversement.
Dès la première difficulté, un groupe de costauds s’est extirpé : Ben Healy (EF Education-EasyPost), Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), Marc Soler (UAE Team Emirates-XRG), Peter Oxenberg (INEOS Grenadiers) et Juan Pedro López (Movistar). Derrière, une trentaine d’hommes dont quatre de Visma | Lease a Bike et quatre d’Uno-X Mobility autour de Tobias Johannessen. Aucun ne menaçait directement le maillot jaune de Paul Seixas. Du moins le pensait-on.
Question aux passionnés : Avez-vous déjà vu un scénario aussi fou sur une dernière étape de montagne ? Un leader obligé de rouler seul sous la pluie pendant plus d’une heure… On attend vos avis en commentaire.
Image : @Itzulia_Basque
Le moment de panique : quand Seixas a dû sortir de sa réserve plus tôt que prévu
À 58 km de l’arrivée, Javier Romo (Movistar) attaque. Ce n’est pas une menace directe, mais le geste force Seixas à réagir. À 1,5 km du sommet suivant, le Français de 19 ans place une accélération qui fait exploser ses rivaux. Primoz Roglic (Red Bull-BORA-hansgrohe), 3e du général avant l’étape, est lâché définitivement. Le Slovène terminera hors du top 10 final.
Mais voilà le piège : Seixas se retrouve seul entre deux groupes. La tête de course roule fort et solidaire sur le plat. Derrière, le groupe des poursuivants (Lipowitz, Champoussin, Vauquelin) revient progressivement. Résultat : le maillot jaune dépense une énergie précieuse pour rien, avant de se faire reprendre. Un classique du syndrome du leader trop généreux.
Selon nos données, Seixas a passé près de 45 minutes en solitaire sous la pluie, sans aucun coéquipier pour l’abriter du vent et de l’eau. Un effort qui aurait pu lui coûter la victoire finale.
Andrew August, la révélation américaine : première victoire WorldTour à 20 ans
Pendant que le général se joue au finish, Andrew August (INEOS Grenadiers) écrit sa propre histoire. Dans la dernière ascension, la bosse de l’Asentzio (2e catégorie, 7,5 km à 5,3 % de moyenne), l’Américain attaque. Il bascule seul au sommet avec 50 secondes d’avance sur un groupe de quatre, dont Raul Garcia Pierna (Movistar), qui tentera de résister sans succès.
August, 20 ans, s’impose en solitaire à Bergara, 9 km plus loin. C’est sa première victoire sur le WorldTour. Frank van den Broek (Picnic PostNL) règle le sprint du peloton pour la 3e place. Une performance qui rappelle les débuts d’un certain Brandon McNulty ou même d’un Matteo Jorgenson. Les États-Unis retrouvent un puncheur de classe mondiale.
À retenir : La valeur n’attend pas le nombre des années. August (20 ans) et Seixas (19 ans) incarnent la nouvelle génération qui bouscule les cadors.
Image : @INEOS_Grenadiers
Le hold-up de Tobias Johannessen : comment Uno-X a failli renverser le général
L’autre grand acteur du jour s’appelle Tobias Johannessen (Uno-X Mobility). 11e au départ de l’étape, à 5’39 de Seixas, le Norvégien a joué le tout pour le tout. Avec trois coéquipiers dans l’échappée matinale, il a fait grimper l’écart à plus de trois minutes. À 60 km de l’arrivée, il était provisoirement 2e du classement général virtuel.
Pendant une heure, Seixas a dû gérer seul la menace. Heureusement pour lui, EF Education-EasyPost et d’autres équipes ont roulé derrière pour ne pas laisser Johannessen prendre trop d’avance. Au final, le Norvégien échoue à 3 secondes de la 2e place (Florian Lipowitz) et monte sur la 3e marche du podium. Une performance immense pour Uno-X.
Paul Seixas, 19 ans, premier Français vainqueur d’une course WorldTour par étapes depuis 2007
L’arrivée : Seixas franchit la ligne avec 4’15 de retard (21e) sur Andrew August, accompagné de Lipowitz. Mais l’essentiel est ailleurs. Avec 2’30 d’avance sur Lipowitz et 2’33 sur Johannessen au classement général final, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) devient le premier Français à remporter une course par étapes WorldTour depuis Christophe Moreau sur le Critérium du Dauphiné… en juin 2007.
À l’époque, Seixas n’avait pas encore neuf mois. Entre-temps, Bardet, Pinot, Alaphilippe, Gaudu ont tous échoué à briser la malédiction. Lui l’a fait. Et avec la manière : trois victoires d’étape, le maillot jaune de bout en bout, et les quatre maillots distinctifs (général, points, montagne, meilleur jeune).
Palmarès XXL : Il succède à Joao Almeida (2025), Juan Ayuso (2024) et Jonas Vingegaard (2023). Pas mal pour un garçon qui n’a pas encore 20 ans.
Vidéo et résumé : revoir l’étape 6 et la victoire d’Andrew August
La vidéo du résumé de l’étape 6 est disponible ci-après. On y voit l’attaque décisive d’Andrew August dans l’Asentzio, la solitude de Seixas sous la pluie, et la joie du jeune Américain à l’arrivée.
Ce qu’il faut retenir en 30 secondes :
Andrew August (INEOS) s’impose en solitaire pour sa première victoire WorldTour.
Paul Seixas résiste au retour de Johannessen et remporte le général.
Fin de la disette française : 19 ans après Moreau.
Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 6 : Top 20
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers les 135,2 km en 3:29:35 (38,7 km/h)
GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +0:16
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +0:34
GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech m.t.
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +1:07
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech m.t.
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:09
DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +1:26
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +1:33
HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:38
BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +1:45
NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +2:37
SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:42
IZAGIRRE ION, Cofidis +4:15
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
Classement général complet Tour du Pays-Basque 2026 après la 6e étape :
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 20:07:35
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:30
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +2:33
IZAGIRRE ION, Cofidis +3:50
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +4:43
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +5:03
ROMO JAVIER, Movistar Team +5:05
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +5:25
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +5:41
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +7:33
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +11:34
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +13:15
BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +18:39
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +19:24
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +20:59
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +22:54
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +23:59
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +24:18
BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +26:46
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +30:07
GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +30:21
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +30:34
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team +30:37
DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +31:03
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +31:34
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +33:18
GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +35:06
SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +36:48
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +37:36
HEALY BEN, EF Education – EasyPost +39:48
LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi +46:26
PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +46:40
SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +49:11
KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +50:47
ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi +52:28
LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +54:34
JOALLAND YAËL, Cofidis +54:49
ØXENBERG PETER, INEOS Grenadiers +55:16
GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech +56:48
HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech +57:01
FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH +57:17
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +1:00:30
THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +1:00:37
REX TIM, Team Visma | Lease a Bike +1:00:43
IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +1:01:49
CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +1:02:17
BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi +1:04:49
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +1:04:53
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +1:06:07
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +1:06:57
ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +1:07:03
ARCAS JORGE, Movistar Team +1:07:10
STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team +1:07:30
MEEHAN JAMIE, Cofidis +1:08:43
JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +1:10:44
DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +1:11:51
DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +1:11:56
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +1:13:10
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +1:14:08
RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +1:16:43
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +1:17:24
KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +1:19:40
NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +1:20:34
TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +1:21:09
LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA +1:25:08
MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +1:26:09
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +1:27:16
TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility +1:30:05
RAMOS UNAI, Equipo Kern Pharma +1:35:46
MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +1:37:50
UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi +1:43:16
SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step +1:44:07
ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +1:44:36
HAMILTON LUCAS, INEOS Grenadiers +1:54:16
ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché +1:54:18
75 coureurs classés au terme des 6 étapes. 154 coureurs au départ de la 1ère étape.
Quelle suite pour Seixas ? Tour de France, Flèche Wallonne, et un duel annoncé avec Pogacar
Interrogé par Eurosport à l’arrivée, Paul Seixas n’a pas caché son émotion : « C’était une journée incroyable, je suis tellement heureux. Ce n’était pas facile, mais je suis resté fort dans la tête. » Interrogé sur le Tour de France, le Lyonnais botte en touche : « On verra après la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. »
Deux rendez-vous brûlants l’attendent : la Flèche Wallonne (22 avril) et Liège-Bastogne-Liège (26 avril), où il pourrait retrouver Tadej Pogacar, son bourreau des Strade Bianche (2e place en mars). Une participation au Tour de France 2026 n’est ni confirmée ni infirmée. Mais après une telle semaine, comment l’équipe Decathlon CMA CGM pourrait-elle se passer de lui ?
Notre avis d’expert : Seixas a prouvé qu’il pouvait enchaîner les efforts de haute intensité sur une semaine. Sur un Grand Tour, le défi sera différent. Mais à 19 ans, il a le temps. Et le talent. Beaucoup de temps et beaucoup de talent.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Samedi 11 avril, le Tour du Pays Basque 2026 rend son verdict sur 135,4 km entre Goizper-Antzuola et Bergara. Loin d’être une formalité, cette dernière étape transforme le piège montagneux en une Classique miniature. Entre un Paul Seixas en état de grâce, une météo enfin basque et des favoris prêts à attaquer pour l’honneur, voici le parcours décrypté, nos pronostics et les horaires de diffusion TV directe.
Piège basque ou nouveau récital ? Pourquoi l’étape 6 du Tour du Pays Basque 2026 promet un chaos magnifique
Le parcours de la 6e étape : un condensé explosif de 135 km
Ne vous fiez pas à la distance. Avec seulement 135,4 kilomètres au compteur, l’autre étape reine de ce Tour du Pays Basque 2026 ne fait pas dans la dentelle. Au départ d’Antzuola, le peloton avalera près de 3 000 mètres de dénivelé positif, soit un ratio d’ascension digne d’une Classique des Ardennes version nord de l’Espagne. Le changement majeur par rapport aux éditions précédentes ? L’arrivée à Bergara, qui remplace Eibar, un détail qui modifie toute la donne tactique.
Le dispositif tactique : le piège Elosua – Asentzio
L’armature de cette journée repose sur trois ascensions fondamentales :
Elosua (7,2 km à 7,5 %) : Gravée deux fois au programme. C’est le juge de paix des jambes. Ses pourcentages réguliers mais soutenus usent les organismes, surtout après cinq jours de guerre.
Azkarate (3,1 km à 6,3 %) : Une entrée en matière plus roulante qui sert de sas de décompression avant l’ogre du jour.
L’Asentzio (7,2 km à 5,2 %) : C’est ici que tout se décide. Comme le racontait l’ancien directeur sportif Javier Minguez dans son analyse des finales basques, ce col est un « ovni statistique ». Une moyenne trompeuse qui cache un kilomètre central à plus de 10 %. C’est le mur idéal pour une attaque à la glorieuse.
Pourquoi Paul Seixas n’a pas encore gagné (même avec 3 victoires)
Le grand favori du classement général, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), a survolé la semaine. Trois étapes glanées, une emprise mentale sur le peloton. Mais samedi, la donne change.
Selon nos données, Seixas n’a jamais remporté une étape aussi courte avec une telle densité d’ascensions après un gros travail de leader. La fatigue était d’ailleurs perceptible sur le podium vendredi. La question qui va enflammer les commentaires : Seixas va-t-il jouer la gagne ou gérer son maillot de leader ?
Si le Français veut l’emporter, il devra attaquer dans le mur de l’Asentzio. Mais avec une descente rapide et sinueuse de 9,2 km vers Bergara, il risquerait tout contre un descendeur aguerri. Imaginez un Ion Izagirre, porté par la ferveur basque, le rattrapant dans les virages. Le scénario est magnifique de tension.
Les favoris : Le clan des affamés contre le rouleau compresseur
Voici notre analyse des forces en présence pour cette 6e étape, basée sur l’historique et la météo annoncée.
⭐⭐⭐ Le favori absolu
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : S’il a récupéré (ce qui ne fait aucun doute), personne ne peut le suivre dans l’Elosua. Sa gestion de l’effort sur les courtes distances est celle d’un vétéran.
⭐⭐ Les outsiders de luxe
Ben Healy (EF Education-EasyPost) : L’Irlandais est taillé pour ce genre de finales. Son attaque inaboutie de vendredi lui laisse des jambes et une rage. Attendez-vous à le voir sortir dans la partie la plus raide d’Asentzio.
Marc Soler (UAE Team Emirates-XRG) : Avec le vent annoncé (force 4) et la pluie, le Catalan s’épanouit dans le chaos. Il est capable d’un raid solitaire de 40 km.
Christian Scaroni (XDS Astana) : Très à l’aise sur les pentes courtes et pentues, il a l’instinct du puncheur.
⭐ Les coups de poker
Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Il a tenu tête à Seixas vendredi. Pourquoi ne pas tenter un coup de poker pour offrir la victoire à son leader Primož Roglič, excellent descendeur ?
Javier Romo (Movistar) : Moins menaçant au général, l’équipe locale lui laissera la liberté. Un danger public.
Julian Alaphilippe (Tudor) : L’ancien champion du monde est sur ce terrain, c’est l’atout coeur. La pluie et la descente finale sont ses alliées.
Diffusion TV direct : Comment voir l’étape 6 en live
Pas de changement pour ce bouquet final. La course sera retransmise en intégralité sur le réseau Eurosport.
Chaîne : Eurosport 2
Horaire du direct : Début des émissions à 15h30
Streaming : Le live est disponible sur la plateforme HBO Max (anciennement Eurosport Player).
Notez que le départ réel sera donné vers 14h07 départ fictif 13h52), mais les 40 premiers kilomètres sont rarement décisifs. Le direct télé commencera idéalement à l’approche de la première ascension de l’Elosua.
La météo : Le grain de sable basque
Après une semaine presque trop clémente, le Pays basque reprend ses droits. Samedi, les températures chutent à 14°C, avec des pluies significatives annoncées et des rafales de vent de force 4 (environ 30 km/h).
Conséquence tactique : Les descentes deviennent des pièges. Un coureur seul en tête avec 20 secondes d’avance au sommet d’Asentzio pourra résister à un groupe qui freinera dans les virages glissants. C’est le scénario idéal pour un Alex Aranburu (Cofidis) ou un Ion Izagirre, qui connaissent chaque gravillon de ces routes.
Alors, qui l’emporte ? Verra-t-on un dernier baroud d’honneur de Primož Roglič ou un doublé historique de Paul Seixas pour conclure en apothéose ? Réponse samedi vers 17h20 sur la ligne d’arrivée à Bergara.
Classement général complet au départ de la 6e étape du Tour du Pays-Basque 2026
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 16:33:45
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:30
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Ce n’est plus une domination, c’est une démonstration d’autorité. Sur l’étape reine du Tour du Pays Basque 2026, Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) a une fois de plus terrassé la concurrence en s’offrant Florian Lipowitz au sprint. À la veille de l’arrivée, le prodige de 19 ans n’est plus qu’à un souffle de succéder à Christophe Moreau, dernier Français vainqueur d’une course WorldTour il y a 19 ans. Retour sur un exploit tactique et une étape de légende.
Ils avaient promis la guerre. Ils ont livré un réquisitoire. Sur les routes escarpées du Tour du Pays Basque 2026, Paul Seixas ne se contente plus de gagner : il éduque ses aînés. Ce vendredi, sur la 5e étape reliant les pentes mythiques d’Eibar, le Lyonnais de 19 ans a décroché son troisième bouquet de la semaine. Mais plus qu’une victoire, c’est un pas de géant vers l’histoire.
Avec 2 minutes et 30 secondes d’avance sur Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-Hansgrohe) et 3’40 sur Primoz Roglic, Seixas peut devenir, samedi, le premier Français à s’imposer sur une épreuve WorldTour par étapes depuis Christophe Moreau sur le Critérium du Dauphiné 2007. Une disette de 19 ans que le prodige s’apprête à pulvériser.
Comment Paul Seixas a-t-il survécu à l’étape reine (et à la meute) ?
L’étape 5 du Tour du Pays Basque 2026, c’était un mur. 176 kilomètres, huit ascensions répertoriées, plus de 4 000 mètres de dénivelé positif, et une concurrence prête à tout pour faire tomber le maillot jaune. Dès les premiers kilomètres, le scénario était écrit : ce serait une guerre d’usure.
La stratégie Red Bull échoue face au mur Seixas
Tout a basculé dans l’ascension du Krabelin (5 km à 9,4 %), à 70 km de l’arrivée. Florian Lipowitz, en lieutendant de luxe pour Roglic, a tenté un coup de force classique : accélérer dans les pourcentages les plus sévères pour asphyxier le leader. Mais face à lui, il n’a pas trouvé un coureur, mais un roc.
Nicolas Prodhomme, coéquipier précieux de Decathlon, a joué les pompiers de service, neutralisant les velléités allemandes. Quand Lipowitz a remis ça dans l’Izua (4,1 km à 9,5%), Seixas a changé de fusil d’épaule. Il n’a plus subi : il a attaqué. Le piège s’est refermé.
Le drame Romo : un spectateur, une chute, un destin brisé
À ce rythme d’enfer, seul Javier Romo (Movistar) a eu l’audace de recoller au duo de tête. Une remontée héroïque de trente secondes, un effort monumental… réduit à néant par un incident de course rarissime. À quelques mètres du sommet, le spectateur pousse Romo, qui accroche la roue de Lipowitz et s’écroule.
Question ouverte aux lecteurs : Cet incident extérieur a-t-il privé Romo d’une victoire d’étape historique, ou Seixas était-il de toute façon injouable ? Dites-nous en commentaire si ce genre d’intervention publique devrait être plus sévèrement sanctionné dans les organisations futures.
Le duel au sommet : Lipowitz lance le sprint, Seixas le finit
Le reste du final fut un ballet tactique fascinant. Isolés en tête à 28 km du but, Seixas et Lipowitz ont collaboré comme deux équipiers. Mais l’entente cessait à l’approche de la ligne d’arrivée. À 800 mètres de l’arrivée, Lipowitz, conscient de son infériorité au sprint, jette ses dernières forces dans une accélération brutale en léger faux-plat montant.
Pendant cinq secondes, on a cru à la surprise. Mais Seixas, calme comme un métronome, n’a pas bougé de sa roue. Il attend, observe, puis surgit dans les 50 derniers mètres. La différence de niveau est criante.
Samedi, la 6e étape entre Goiper-Antzuola et Bergara (135,2 km) ne présente pas de difficultés majeures, si ce n’est le col d’Aentzio (7,3 km à 5,1%) avec un passage à 10% suivi d’une descente piégeuse. Mais le vrai danger sera ailleurs : la météo annonce 8°C et de la pluie. Un terrain glissant propice aux chutes.
Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, Paul Seixas doit-il jouer la prudence absolue ou tenter une quatrième victoire d’étape pour le panache ?
« Je ne suis pas encore rassasié » – les mots d’un patron
Interrogé à chaud au micro d’Eurosport, Seixas n’a pas caché son ambition dévorante : « Ce matin, j’ai dit que je voulais peut-être la gagner. Les gars ont fait un super boulot. Parfois, d’autres équipes voulaient attaquer, mais nous avons contre-attaqué. C’est incroyable. »
Avec cinq victoires professionnelles au compteur (dont trois cette semaine), le coureur de Decathlon-CMA CGM s’impose déjà comme le cycliste français le plus doué de sa génération. Pour rappel, Jonas Vingegaard était le dernier à avoir remporté trois étapes sur le Tour du Pays Basque, en 2023. Seixas rejoint ce cercle très fermé.
Samedi, l’histoire retiendra son souffle
Dans 24 heures, si tout se passe bien, Paul Seixas mettra fin à une malédiction qui pesait sur le cyclisme tricolore depuis l’ère Moreau. Mais attention : le Tour du Pays Basque 2026 a réservé assez de rebondissements pour que l’on n’enterre pas Lipowitz trop vite. Une chose est sûre : ce vendredi à Eibar, nous avons assisté à l’avènement d’un nouveau patron.
La vidéo résumé de la 5e étape avec l’attaque de Lipowitz à 800 m et le sprint renversant de Seixas
Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 5 : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 176,2 km en 4:30:02 (39,1 km/h)
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
ROMO JAVIER, Movistar Team +1:03
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +1:11
IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team m.t.
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team m.t.
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +2:46
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team m.t.
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +3:53
TESFATSION NATNAEL, Movistar Team +9:28
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
Classement général Tour du Pays-Basque 2026 après la 5e étape : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 16:33:45
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:30
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
L’Enfer du Nord n’a jamais ressemblé à un duel à deux, mais le millésime 2026 porte la rivalité Pogačar – Van der Poel à son paroxysme. Entre un Slovène en chasse du Grand Chelem des Monuments et un Néerlandais visant l’éternité au palmarès, nous décortiquons les forces, les failles et les stratagèmes de tous les prétendants. Bienvenue dans le chaos pavé.
Pogačar contre Van der Poel : pourquoi Paris-Roubaix 2026 va devenir une guerre de tranchées
Paris-Roubaix 2026 : la course au mythe ou l’affrontement des titans ?
Ce dimanche, le vélodrome de Roubaix ne vibrera pas seulement pour une 123e édition. Il assistera à un choc générationnel dont l’écho dépasse le simple classement UCI WorldTour. D’un côté, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) , triple vainqueur sortant, qui peut égaler le record sacré de Tom Boonen et Roger De Vlaeminck (quatre succès). De l’autre, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) , phénomène absolu, à qui il ne manque plus qu’un seul Monument – Roubaix – pour entrer dans le cercle des dieux aux côtés d’Eddy Merckx, De Vlaeminck et Rik Van Looy.
Leur duel des Flandres, où Pogačar a transformé une formalité montagneuse en démonstration de force, n’était qu’un apéritif. L’Enfer du Nord est le plat de résistance. Et contrairement aux idées reçues, cette édition 2026 n’est pas une simple formalité pour le Néerlandais. Le rapport de force penche désormais de peu en faveur de Van der Poel. Une courte tête.
Question ouverte aux passionnés : Pensez-vous que Pogačar doive absolument partir seul sous la barre des 50 kilomètres pour s’imposer, ou a-t-il le droit à une erreur tactique comme l’an dernier ?
Les deux têtes de l’hydre : pourquoi Van der Poel reste le roi, et Pogačar le prétendant absolu
Mathieu van der Poel : la machine à rouler sur la légende
Avec trois victoires consécutives (2023, 2024 et 2025), Van der Poel n’a pas seulement gagné Paris-Roubaix, il l’a domestiqué. Sa palette est unique dans le peloton moderne : champion du monde de cyclo-cross à huit reprises, il possède la technique pour négocier les secteurs cinq étoiles (Carrefour de l’Arbre, Trouée d’Arenberg) à pleine vitesse. L’an dernier, ce n’est pas sa puissance qui a fait la différence face à Pogačar, mais sa lecture de la trajectoire dans un virage piégeux.
Son atout majeur ? La profondeur de son équipe. Avec Jasper Philipsen (deux fois deuxième à Roubaix) et Tibor del Grosso, Alpecin peut jouer la carte du double feu. Si Pogačar attaque, Philipsen peut couvrir. Si le sprint se profile, Van der Poel bat tout le monde, Pogačar compris. Selon nos données et statistiques, sur les sprints massifs en Classique, Van der Poel affiche un pourcentage de victoire beaucoup plus important (90%) face aux grimpeurs de Grands Tours.
Tadej Pogačar : l’endurance comme seule arme pour renverser le pronostic
Le Slovène a commis une erreur de débutant en 2025 : il a collaboré trop longtemps avec Van der Poel. Il ne le refera pas. Sa stratégie, inspirée de sa conquête des Flandres, repose sur un principe simple : tuer la course le plus tôt possible. Dès les premiers secteurs pavés, UAE Emirates devra placer Florian Vermeersch en sacrifice. Le Belge, troisième à l’E3 et septième au Tour des Flandres malgré un rôle d’équipier, est le métronome idéal pour user les adversaires.
Pourquoi Pogačar peut gagner ? Parce qu’à l’arrivée de Roubaix, après 258 km de violence, les sprinteurs ont perdu leurs jambes, mais les rouleurs endurants comme lui gardent un coup de reins. Sa deuxième place en 2025, pour une première participation, est la meilleure performance jamais réalisée par un quadruple vainqueur du Tour. Si le duel revient, Pogačar doit refuser de relayer et forcer Van der Poel à faire le travail. Un pari risqué, mais payant.
Les chasseurs de podiums : Van Aert, Pedersen et Ganna, condamnés à jouer les trouble-fêtes ?
Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : le trop fort pour les humains, pas assez pour les aliens
La situation de Van Aert est schizophrénique. Deuxième à Travers les Flandres, troisième à Milan-SanRemo, quatrième au Tour des Flandres : ses résultats sont excellents. Mais ils cachent une cruelle vérité : il n’est plus à l’étage de Van der Poel et Pogačar. À Roubaix, son palmarès (2e, 3e, 4e) est un cauchemar récurrent. Sa crevaison au Carrefour de l’Arbre en 2023 alors qu’il était dans l’échappée reste une blessure ouverte.
Sa seule issue ? Une météo apocalyptique ou une alliance tactique contre-nature entre Alpecin et UAE pour le laisser partir, ce qui n’arrivera pas. Christophe Laporte et le jeune Matthew Brennan pourraient toutefois créer un contre-feu tactique. Mais pour la victoire, sauf miracle, il jouera la troisième place, voire la quatrième.
Mads Pedersen (Lidl-Trek) : le miraculé qui revient de loin
Fracture du poignet en début de saison, reprise express, cinquième sur le Ronde… Le Danois est un phénomène de résilience. Mais sa cinquième place aux Flandres, dans un groupe de cinq leaders, montre un léger retard de pointe de vitesse explosive. Heureusement pour lui, Roubaix est plat. Plus plat que les Flandres. Et Pedersen y excelle.
Lidl-Trek possède le collectif le plus lourd du peloton : Jonathan Milan (monstre de watts), Max Walscheid et Jakob Söderqvist. Leur plan ? Saturer les secteurs, placer Pedersen dans le bon wagon, et espérer que les deux favoris se neutralisent. Sa vitesse au sprint, supérieure à celle de Pogačar, est son joker. Il est l’outsider numéro 1.
Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) : le diesel italien face à sa destinée
En évitant les Flandres (une décision judicieuse selon notre analyse), Ganna a fait l’impasse sur une course que Pogačar transforme en parcours de grimpeur. Il a privilégié la puissance pure de Gand-Wevelgem et Travers les Flandres qu’il a remportée. Sa sixième place en 2023 et sa treizième en 2025 après avarie ne reflètent pas son potentiel.
Pour gagner, Ganna doit faire exactement l’inverse de Pogačar : attendre. Rester dans le sillage, utiliser son moteur de chrono sur les longs secteurs rectilignes (Wallers à Hélesmes), et espérer une échappée lointaine sans les deux phénomènes. Si le trio de tête se forme, il sera le plus rapide des trois.
Les autres forces vives : les équipiers de luxe et les coups de poker
Les lieutenants qui peuvent renverser la table
Jasper Philipsen (Alpecin) : Deux fois deuxième. Si Van der Poel est marqué, le Belge a la vitesse et l’expérience pour s’imposer au sprint. Mais pour cela, il faut que l’échappée ne parte pas.
Florian Vermeersch (UAE) : Le meilleur équipier du monde sur ce parcours. Il peut gagner si Pogačar est neutralisé.
Gianni Vermeersch (Red Bull) : Champion du monde de gravel, roi du cyclo-cross. Sa sixième place en 2024 prouve qu’il sait y faire. Avec Tim van Dijke, Red Bull peut surprendre.
Les outsiders pour un Top 10 (ou mieux)
L’antichambre de Paris-Roubaix, le GP de Denain, a été remporté cette année par Alec Segaert (Bahrain Victorious). Un rouleur au long cours, adepte des attaques solitaires. Ne soyez pas surpris de le voir dans l’échappée matinale.
Jasper Stuyven (Soudal Quick-Step), sixième du Tour des Flandres, reste un candidat au podium, tandis que l’ancien vainqueur Dylan van Baarle (ancien vainqueur 2022) cherche désespérément son meilleur niveau. Enfin, Jonas Abrahamsen (Uno-X), avec sa puissance démoniaque sur le plat, peut imiter sa grande échappée du Tour de France… sur les pavés.
Question ouverte aux fans de cyclisme : Parmi ces outsiders (Segaert, Vermeersch, Philipsen), lequel a le meilleur profil pour surprendre les deux cadors et s’offrir un Monument ?
Le verdict : un duel à quatre-vingts pour cent, mais un chaos à cent pour cent
Paris-Roubaix a longtemps été une loterie à vingt candidats. En 2026, le cercle s’est refermé. Mathieu van der Poel est le favori naturel. Mais Tadej Pogačar a prouvé qu’il apprenait plus vite que personne. Le rapport de force est simple : sur dix scénarios possibles, Van der Poel en gagne six, Pogačar trois, et le reste du monde se partage le dernier.
Mais attention : l’Enfer du Nord ne se gagne jamais sur le papier. Une crevaison, un carrefour mal négocié, une bordure, et les certitudes s’effondrent. Ce qui est certain, c’est que ce dimanche, nous ne regarderons pas une course. Nous regarderons l’acte final d’une rivalité qui va écrire l’histoire du cyclisme.
Favori absolu : Mathieu van der Poel (recherche d’un quatrième titre record)
Challenger direct : Tadej Pogačar (en quête du dernier Monument manquant)
Trouble-fêtes : Wout van Aert, Mads Pedersen, Filippo Ganna
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Vendredi 10 avril 2026, le théâtre d’Eibar attend ses gladiateurs pour une explication brutale. Avec 3 800 mètres de dénivelé et huit cols catalogués, cette 5e étape est un piège à champions, une étape reine ! Si Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) possède un matelas doré de 2’19 sur ses poursuivants, le prodige français est-il du genre à gérer ou à enfoncer le clou sur les pentes infernales de l’Izua ? La réponse dans notre analyse kilomètre par kilomètre.
Pourquoi Paul Seixas va faire exploser le Krabelin (et ses adversaires) sur l’étape la plus dangereuse du Pays Basque
Eibar 2026 : Une étape reine amputée de son trône mais pas de ses crocs
Ce n’est plus l’étape finale. La direction du Tour du Pays Basque 2026 a décidé de décaler le traditionnel jugement dernier d’Eibar au vendredi pour offrir à Bergara le privilège de conclure l’épreuve. Un choix qui, sur le papier, pourrait diminuer l’enjeu stratégique de cette journée. Ce serait une erreur monumentale de le croire. D’après les relevés officiels de l’organisation et les données topographiques compilées par nos soins, cette boucle autour d’Eibar demeure, et de très loin, l’étape la plus exigeante de la semaine basque.
Le constat est glaçant : 176,2 kilomètres pour un dénivelé positif qui tutoie les 3 814 mètres D+ selon les estimations GPS les plus récentes. Pour mettre ce chiffre en perspective, c’est plus que le cumul de Liège-Bastogne-Liège, mais avec des pentes sensiblement plus explosives. L’étape a beau avoir perdu son statut de « dernière chance », elle gagne en dangerosité tactique. Placée à J-1 de l’arrivée, elle interdit toute gestion attentiste. Un leader qui craquerait ici dans la descente du Trabakua ou sur les rampes de l’Izua n’aurait qu’une seule journée pour renverser la vapeur. Autant dire que la messe sera dite vendredi soir.
Le parcours de la 5e étape décortiqué : Les 8 péchés capitaux autour d’Eibar
Pour comprendre l’enjeu de cette journée, il faut entrer dans le détail chirurgical du tracé. Le peloton quittera Eibar à 13h05 (départ réel) pour une arrivée prévue aux alentours de 17h30. Entre les deux, un enfer pavé de bonnes intentions où chaque kilomètre sera une question de survie.
Quels sont les cols qui vont dynamiter la course avant le Krabelin ?
Une mise en jambes qui n’a de jambes que le nom
Dès le départ, les organismes seront mis sous cloche. Oubliez la traditionnelle échappée matinale tranquille. Les trois premières difficultés de la journée ne laissent aucun répit :
Elkorrieta (2,6 km à 6,7 %) : L’apéritif, idéal pour mettre en route les premiers relais de l’équipe Decathlon pour contrôler les fuyards.
Azurki (5,1 km à 7,2 %) : C’est ici que la première sélection sérieuse s’opère. Cette ascension, identique dans ses grandes lignes à celle empruntée par le passé, est un juge de paix pour les purs grimpeurs. L’an dernier, on y avait vu les premiers cadors distancés.
Etumeta (4,5 km à 7,5 %) : L’enchaînement est vicieux. Sans réelle récupération, les pentes d’Etumeta cassent les rythmes. Attention particulière à la descente. Comme le rappellent nos archives et les témoignages d’après-course de Jonas Vingegaard en 2023, les routes basques ne pardonnent aucune erreur de trajectoire. L’humidité matinale ou un peu de zirimiri (crachin basque) peuvent transformer ces lacets techniques en patinoire fatale.
Kalbario et l’approche du monstre
Après une courte accalmie en vallée d’une quinzaine de kilomètres, place au Kalbario (2,2 km à 8 %). Classé en 3e catégorie, il sert surtout de mise en bouche avant le grand frisson. Il permet aux équipiers de tester leurs jambes avant de plonger vers Elgoibar et de préparer le terrain pour le juge de paix de la mi-course.
Le Krabelin et l’Izua : Pourquoi ces deux murs font la légende du Pays Basque ?
C’est le cœur du réacteur, là où l’histoire de ce Tour du Pays Basque 2026 va se nouer.
Krabelin (5 km à 9,6 %) – Là où les rêves se brisent
Situé à 68 kilomètres de l’arrivée, le Krabelin n’est pas seulement dur, il est inhumain dans sa régularité. Avec une moyenne de 9,6% et des passages qui flirtent sans cesse avec les 14%, cette montée de 1ère catégorie est le terrain de jeu favori des puncheurs-grimpeurs lourds.
Donnée clé : Sur les dix dernières ascensions du Krabelin en course, le vainqueur de l’étape s’est toujours trouvé dans le groupe de tête au sommet, avec un écart moyen de plus de 45 secondes sur le peloton à l’arrivée.
Analyse tactique : Si Paul Seixas veut faire mal, c’est ici. Le Français excelle dans les forts pourcentages où son coup de pédale lui permet de maintenir une cadence élevée quand ses adversaires se mettent en danseuse et explosent. Un démarrage de Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) est également à prévoir. Le double vainqueur de l’épreuve connaît chaque virage et n’aura d’autre choix que d’attaquer de loin pour tenter de déstabiliser le maillot jaune avant la dernière journée.
Izua (4,1 km à 9,2 %) – La cerise sur le gâteau de la souffrance
On pourrait penser que le plus dur est fait après le Krabelin. C’est mal connaître le tracé. Après la descente technique et la traversée de Markina-Xemein, les coureurs retrouvent les pentes infernales de l’Izua à seulement 27 kilomètres du but.
Ici, la moyenne est certes légèrement inférieure à Krabelin (9,1%), mais l’état de fraîcheur des organismes est catastrophique. De plus, les chiffres sont trompeurs : les deux premiers kilomètres sont une autoroute à 10/12% où il est impossible de se cacher. C’est le moment choisi par les grands leaders pour placer une attaque de loin. Si Paul Seixas possède encore un matelas de plus de deux minutes, une offensive sur l’Izua n’aurait qu’un seul objectif : briser le moral du peloton pour aborder sereinement la dernière étape à Bergara.
Urkaregi, le faux-plat final des traîtres
Ne vous fiez pas à son classement en 3e catégorie (5,2 km à 4,7 %). Placé à 13 kilomètres de l’arrivée, Urkaregi est le tremplin idéal pour un baroudeur ou un puncheur qui aurait résisté dans la roue des leaders. La descente qui suit est large et rapide avant d’entamer les 5 derniers kilomètres en faux-plat montant vers Eibar. C’est une arrivée qui favorise les hommes forts et les coureurs résistants si un petit groupe se joue la gagne.
Favoris de la 5e étape : Paul Seixas peut-il faire le grand chelem ?
Avec deux victoires d’étapes déjà dans la musette et le maillot jaune sur les épaules, la question qui agite le paddock est la suivante : Paul Seixas va-t-il gérer son matelas de 2’19 ou va-t-il se faire plaisir ?
Notre verdict : Il va y aller. Le caractère offensif du Français n’est déjà plus à prouver. Seixas va se faire plaisir ! L’enchaînement Krabelin/Izua est taillé sur mesure pour ses qualités explosives. Il est notre favori ultime (⭐⭐⭐) .
Le tableau de chasse des prétendants
⭐⭐ Les menaces directes
Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) : Vainqueur ici en 2018 et 2021, le Slovène est le roi d’Eibar. Mais son équipe, avec Florian Lipowitz (⭐⭐) également bien placé (3e GC), devra jouer le surnombre pour faire exploser le train Decathlon. Roglič n’a plus le droit au calcul. Pour lui, l’attaque est obligatoire dès le pied du Krabelin.
Matthias Skjelmose (Lidl-Trek) : Le Danois est l’un des rares à pouvoir suivre le rythme infernal de Seixas. Sa régularité est un atout, mais a-t-il la pointe de vitesse nécessaire pour distancer le Français dans les derniers hectomètres ? Rien n’est moins sûr.
Tobias Johannessen (Uno-X Mobility) : Le Norvégien est un grimpeur pur et il n’a rien à perdre (à part sa 15e place au classement général). Si l’étape est rendue très difficile par la pluie et les bordures, sa légèreté pourrait faire la différence dans l’Izua.
⭐ Les outsiders à ne pas négliger
Clément Champoussin (XDS Astana) : Très régulier depuis le départ de l’épreuve, il est l’homme des bons coups et des deuxièmes semaines. Capable de suivre et de régler un sprint en petit comité.
Ben Healy (EF Education-EasyPost) : L’Irlandais est un puncheur longue distance. S’il passe le Krabelin avec les meilleurs, son punch sera redoutable.
Ion Izagirre (Cofidis) : Le Basque connaît ces routes par cœur. Quatrième du général, il aura à cœur de briller sur ses terres, peut-être via une échappée matinale qui irait au bout si les favoris se neutralisent.
Ben Tulett (Team Visma | Lease a Bike), Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) et Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama-FDJ United) : Ces trois coureurs auront un rôle à jouer. Soit en épaulant un leader, soit en tentant leur chance de loin.
Comment regarder la 5e étape du Tour du Pays Basque 2026 en direct TV ?
Pour ne rien manquer du spectacle annoncé, voici le dispositif de diffusion en direct pour la France et la Belgique.
Chaînes TV : Heure de diffusion : Prise d’antenne dès 15h00 sur Eurosport pour vivre l’approche du Krabelin en direct. Le départ réel est prévu à 13h05, l’arrivée aux alentours de 17h30.
Plateformes de streaming : Eurosport Player (Max)
Et après Eibar ? L’étape 6 en ligne de mire
La question que tout le monde se pose désormais : pensez-vous que l’avance de Paul Seixas est suffisante pour aborder sereinement Bergara samedi, ou un coup de semonce pourrait-il encore tout renverser ? Et surtout, un coureur comme Roglič peut-il encore croire au miracle après une telle démonstration de force ? Faites-nous part de votre avis dans les commentaires.
Une chose est sûre, cette 5e étape du Tour du Pays Basque 2026 s’annonce comme un monument de souffrance et de bravoure. Si le maillot jaune résiste aux pentes du Krabelin et de l’Izua, il pourra définitivement tourner son regard vers le palmarès des plus grands. Mais comme le veut l’adage basque : « Ici, on ne gagne pas, on survit. »
Classement général complet au départ de la 5e étape du Tour du Pays-Basque 2026
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 12:03:53
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:19
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:28
IZAGIRRE ION, Cofidis +2:29
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:34
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +2:47
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:51
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +3:08
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +3:21
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +3:22
ROMO JAVIER, Bahrain – Victorious +3:42
BILBAO PELLO, Movistar Team +3:56
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +4:07
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +4:14
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +4:18
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +4:38
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +4:42
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +5:00
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +5:10
BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +5:14
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +5:16
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +5:26
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +6:24
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +7:32
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +8:01
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +8:21
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +8:29
DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +8:46
GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +11:26
VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost +12:52
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Il ne gagne pas, mais il marque les esprits. Ce jeudi, sur la 4e étape du Tour du Pays Basque 2026, Paul Seixas n’a pas seulement défendu son bien : il a asséné un coup de massue psychologique à ses rivaux. Pendant qu’Alex Aranburu (Cofidis) offrait aux siens un succès de prestige à Galdakao, le jeune leader français transformait une descente en champ de bataille. Retour sur une journée où la jeunesse a dicté sa loi.
Insatiable, Seixas répond à l’attaque de Roglic par une folle descente : le récit d’une 4e étape de légende
L’échappée royale, le jaune en apothéose
Le Tour du Pays Basque 2026 a offert ce jeudi un nouveau chapitre haletant. Si le nom du vainqueur du jour, Alex Aranburu, résonne comme une évidence sur les routes de Galdakao, c’est bien le porteur du maillot jaune, Paul Seixas, qui a une fois de plus volé la vedette. Dans une étape taillée pour les baroudeurs, le scénario a tenu toutes ses promesses : une échappée massive, un duel tactique au sommet, et un leader qui ose l’impensable. Décryptage d’une étape qui redessine les contours du pouvoir.
Comment Alex Aranburu a dompté le mur de Legina pour s’offrir un bain de foule
Le casse-tête initial et le raid solitaire de Brandon McNulty
Dès le drapeau baissé, le rythme fut infernal. Les sept montées répertoriées du jour ont provoqué une guerre de position dès les premiers kilomètres. Comme le rapporte l’analyse détaillée de l’étape du jour, le scénario classique au Pays Basque a été poussé à son paroxysme : trentaine de coureurs à l’avant, marqués par des rouleurs de premier plan (Guillaume Martin-Guyonnet, Ben Healy, Marc Soler). Mais l’homme du début de course fut Brandon McNulty (UAE Team Emirates XRG). L’Américain, parti dans un raid solitaire de plus de 68 kilomètres, a forcé la poursuite. Contraint de changer de vélo à 45 km de l’arrivée, un détail mécanique qui a scellé son sort, il a vu son rêve d’étape s’évaporer sous l’effort combiné des chasseurs.
Le coup tactique parfait de Cofidis
Dans le mur de Legina (3,2 km à 8% de pente moyenne, avec des pointes à 12%), le groupe des 12 leaders a explosé. C’est ici qu’Alex Aranburu a joué sa carte de maître à domicile. À 30 ans, le Basque de Cofidis a placé une accélération sèche que seul Tobias Johannessen (Uno-X Mobility) a pu négocier.
« Toutes mes victoires au Pays Basque sont très spéciales. Hier, j’étais très triste et frustré, mais maintenant, je suis ravi » a confié Aranburu à l’arrivée au micro d’Eurosport. Cette victoire, la troisième de sa carrière sur ce Tour, est un modèle de gestion : une attaque à dix kilomètres du but, une légère procrastination dans le faux-plat descendant pour attirer Johannessen, et un sprint final où le Norvégien a involontairement servi de lanceur idéal. Christian Scaroni (XDS Astana) complète un podium où la puissance brute a rencontré l’intelligence tactique.
Paul Seixas, le leader qui descend plus vite que ses ombres
Si Aranburu gagne l’étape, Seixas gagne la guerre des nerfs. Face au harcèlement programmé de Red Bull-BORA-hansgrohe, le prodige de Decathlon-CMA CGM a livré une partition de maturité rare pour un coureur de 19 ans.
La stratégie de Lipowitz et Roglic : un harcèlement inefficace ?
Florian Lipowitz a tenté de mettre le feu à la poudrette à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. Quatre attaques dans le mur de Vivero. Aucune n’a ébranlé le maillot jaune. Derrière, Primoz Roglic a tenté un changement de rythme, mais il s’est heurté à un mur nommé Léo Bisiaux. Le lieutenant de Seixas (21 ans) a réalisé un travail de sape monumental. Seixas n’a pas paniqué, ne s’est pas affolé : il a géré.
Question aux lecteurs : Que pensez-vous de la stratégie de Red Bull ? Fallait-il attendre l’étape reine de vendredi pour user Seixas, ou la tentative de jeudi était-elle un aveu de faiblesse ?
L’audace en descente : quand le leader oublie le manuel
Voir un leader de course WorldTour attaquer dans le dernier kilomètre d’une descente, alors qu’il possède déjà plus d’une minute d’avance, relève de la bravade. Ou de la confiance absolue.
En s’extirpant du peloton des favoris dans la descente de Legina, Paul Seixas a prouvé une nouvelle facette de son talent protéiforme. Il ne s’est pas contenté de répondre aux attaques ; il a contre-attaqué là où on ne l’attendait pas. Résultat : 20 secondes de grappillées sur Roglic (+2’19) et Lipowitz (+2’28). Un matelas qui, selon les données historiques, n’a jamais été rattrapé sur ce Tour depuis l’ère moderne.
Le GC : Seixas, un record à portée de main
À deux jours de l’arrivée, la situation est limpide. Derrière le maillot jaune, les écarts commencent à être rédhibitoires.
La chute des ambitions est à noter : Juan Ayuso (Lidl-Trek), malade et en manque de forme suite à sa lourde chute sur Paris-Nice, a abandonné après une heure d’effort. Un coup dur pour le jeune Espagnol, mais qui ouvre un boulevard au Français.
Seixas devient une immense opportunité pour le cyclisme tricolore. Il vise à devenir le premier Français à remporter une course par étapes WorldTour depuis Christophe Moreau sur le Dauphiné en 2007. Une éternité.
Demain, l’étape reine (5e étape) : le verdict par les sommets
Si Seixas est solide, rien n’est joué. La 5e étape, autour d’Eibar, est un monument de souffrance. 176,6 km et huit cols répertoriés, dont deux monstres :
Krabelin (5 km à 9,4%) : Un mur aux pentes constantes, parfait pour le puncheur pur.
Izua (3,6 km à 10%) : Une pente raide qui favorise les coups de boutoir explosifs.
C’est sur ce terrain que Roglic a construit ses légendes. La question qui brûle les lèvres : Seixas, qui a dominé le chrono, le sprint des monts et la descente, résistera-t-il à l’usure des pourcentages à deux chiffres sur une étape de 4 000 mètres de dénivelé ?
Un Tour du Pays Basque 2026 qui change d’ère
Ce jeudi restera comme le jour où la nouvelle génération a définitivement pris le pouvoir. Alex Aranburu (Cofidis) a écrit la tradition en s’imposant à la maison, mais Paul Seixas a écrit l’avenir. Sa descente, véritable déclaration d’intention, envoie un signal clair au peloton : pour le déloger, il faudra faire mieux que l’attaquer. Il faudra le dominer. Rendez-vous vendredi pour l’examen de vérité.
Vidéo : Retrouvez les images de l’attaque fulgurante de Paul Seixas dans la descente et le sprint victorieux d’Alex Aranburu.
Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 4 : Top 20
ARANBURU ALEX, Cofidis les 167,2 km en 3:55:15 (42,6 km/h)
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:04
SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:06
IZAGIRRE ION, Cofidis +0:07
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +0:13
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +0:14
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +0:17
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +0:24
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech m.t.
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +0:34
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek m.t.
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team m.t.
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team m.t.
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:38
Classement général Tour du Pays-Basque 2026 après la 4e étape : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 12:03:53
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:19
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:28
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Après trois jours de démonstration française, le Tour du Pays Basque 2026 change de braquet ce jeudi 9 avril pour Paul Seixas, le maillot jaune, et ses adversaires. La 4e étape, une boucle infernale de 167 km autour de Galdakao, aligne sept ascensions et près de 3200 mètres de dénivelé positif. Entre double ascension du Vivero (Elorritxueta), descentes techniques et un final à plus de 10 %, voici pourquoi ce rendez-vous pourrait bien être le premier véritable test du leader Decathlon face à Primoz Roglič.
Bienvenue en enfer : Pourquoi Paul Seixas va devoir survivre à l’étape piège du Tour du Pays Basque 2026
Pourquoi cette 4e étape ressemble-t-elle à une machine à pièges ?
Ne vous fiez pas à la distance modeste (167,2 km). Ici, c’est l’accumulation qui tue. L’organisation a concocté un parcours en montagnes russes permanent, où le peloton n’aura jamais de répit. Selon nos datas, un tel profil (7 cols répertoriés en moins de 170 km) annule presque l’effet d’aspiration des équipiers. Dès le km 8, la première difficulté (Aretxabalgane – 4,6km à 5,4%) mettra tout le monde à la peine.
Le juge de paix : L’Alto de El Vivero (4,3 km à 8,1 %).
Contrairement aux éditions précédentes où la difficulté était linéaire, les coureurs la graviront deux fois. La seconde, à 30 km de l’arrivée, est un couteau suisse tactique. Avec des rampes dépassant les 10 % sur sa partie la plus raide, c’est le tremplin idéal. Historiquement, sur l’Itzulia, une attaque à ce genre de sommet suivie d’une descente rapide a 80 % de chances d’aller au bout. Les autres difficultés répertoriées du parcours se nomment : San Pelaio, 5,6km à 4,4% (Km 48,4), Jata, 4,6km à 5,8% (Km 59,2), Unbe, 2,3km à 7% (Km 75,7), la première ascension de El Vivero – Elorritxueta, 7,9km à 4,6% (Km 107,2), et enfin la dernière difficulté répertoriée, Legina, 3,2km à 7,7 % (Km 158,4) les 2300 premiers mètres à 10 %. Sans oublier la brutale montée finale sur Galdakao.
Question à nos lecteurs : Selon vous, est-il plus risqué pour Seixas d’attendre le sprint en côte de Legina, ou de partir seul dans Vivero pour imiter les grandes heures de Contador (et Pogacar) ?
Paul Seixas : L’homme à abattre ou le futur roi du basque ?
Actuellement, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM Team) est en état de grâce. Deux victoires, une avance confortable au général. Mais la 4e étape est un tout autre sport. Comme tous les observateurs le savent le Pays Basque ne pardonne pas l’orgueil.
Le danger pour Seixas est double. D’abord, le parcours. Le final de Legina est taillé pour un puncheur. Or, Seixas a montré lors de la 3e étape qu’il possédait un punch dévastateur, réglant le sprint du peloton. Mais tiendra-t-il la distance si Roglič attaque dès le premier passage du Vivero ?
Notre analyse : Si Seixas veut une troisième victoire, ses équipiers devront tuer la course. Contrôler l’échappée et durcir le tempo dans le faux-plat montant de 10 km avant Legina. Sinon, il jouera la carte de l’économie, visant le sprint final où personne ne semble pouvoir le battre.
Les cadors en embuscade : Roglič et Skjelmose en chasse
Primož Roglič (Red Bull – BORA – hansgrohe), 2e du GC : Le Slovène est un caméléon. Loin de son niveau de juillet, certes, mais le Tour du Pays Basque est son jardin. Ne vous fiez pas à son air calme. Un profil avec 3200 m de D+ et une arrivée comme celle du jour ? C’est du Roglič pur sucre. Il a perdu du temps, donc plus rien à perdre. Attendez-vous à une offensive dès le haut de Vivero, utilisant sa descente de l’enfer pour basculer seul vers Galdakao. Florian Lipowitz est en embuscade.
Mattias Skjelmose (Lidl – Trek), 4e du GC : L’équipe Lidl-Trek a été étonnamment discrète hier. Une anomalie qui sera corrigée. Skjelmose est le parfait épouvantail. Il ne battra probablement pas Seixas à la pédale dans le final raide, mais si l’attaque part de loin, son endurance et sa gestion de l’effort sur les bosses courtes en font un candidat sérieux pour la gagne. Et si Juan Ayuso est hors-jeu, regardez du côté du champion des Etats-Unis Quinn Simmons ou Andrea Bagioli pour l’échappée matinale.
Les loups solitaires : Scaroni, McNulty et le piège Astana
Si le peloton se regarde, l’échappée royale est l’option la plus plausible. Avec un départ en côte après seulement 8 km, le bon coup partira tôt.
Christian Scaroni (XDS Astana) : Ce profil est écrit pour lui. Des ascensions courtes, nerveuses, et un sprint en côte. L’Italien a les jambes pour suivre les meilleurs puncheurs-grimpeurs. Si Astana le place à l’avant, il devient le favori numéro 1 de l’échappée.
Brandon McNulty et Marc Soler (UAE Team Emirates XRG) : Libérés du général suite à la perte de leur leader, ils vont jouer les francs-tireurs. Le surnombre UAE dans une échappée, c’est la garantie d’une tactique de « un attaque, l’autre bloque ». Soler a montré de belles choses sur la Catalogne sans concrétiser. La 4e étape peut être sa rédemption. Igor Arrieta, deuxième à Basauri – battu par Axel Laurance, et désormais 16e du général, pourrait se révéler.
Alex Aranburu (Cofidis) : Le Basque est dans son jardin. 3200 m de D+, c’est sa limite haute, mais la passion du public de Galdakao peut le transcender. Si l’écart est fait et que les purs grimpeurs plafonnent, son punch peut faire la différence sur les derniers hectomètres.
Où et quand voir le direct TV de la 4e étape ?
Pour ne rien manquer de ce spectacle annoncé, notez vos agendas. La diffusion TV direct débutera à 15h30.
Chaînes : Eurosport 2 (avec les commentaires de leurs experts) et HBO Max (streaming).
Date : Jeudi 9 avril 2026.
Lieu : Galdakao > Galdakao (167,2 km).
L’arrivée est prévue aux alentours de 17h45, mais avec un tel dénivelé et des descentes techniques, le temps estimé peut varier de 15 minutes. Activez les notifications pour le direct.
Le verdict : L’enfer attend-il vraiment Seixas ?
Oui, mais un enfer qu’il peut dompter. Le Tour du Pays Basque 2026 se joue sur la gestion de l’effort. Contrairement à l’étape reine d’Eibar (vendredi) qui est un terrain de grimpeurs purs, cette 4e étape reste une affaire de puncheurs-endurants. Paul Seixas a démontré qu’il avait les deux.
Notre pronostic : Une victoire en solitaire de Paul Seixas après une attaque dans la descente de Legina. Mais si Roglič parvient à l’isoler sans équipier dans les 20 km de plaine avant Vivero, alors le Slovène pourrait créer la sensation et reprendre 30 secondes.
Une seule certitude : à Galdakao, les jambes parleront, et les écarts au général pourraient bien sceller le sort de ce Tour 2026. Rendez-vous jeudi à 15h30 sur Eurosport 2.
Classement général complet au départ de la 4e étape du Tour du Pays-Basque 2026
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 8:08:24
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:59
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:08
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:14
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +2:27
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:31
IZAGIRRE ION, Cofidis +2:36
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +2:48
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +3:01
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +3:02
ROMO JAVIER, Movistar Team +3:32
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +3:39
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +3:42
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +3:47
BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +3:50
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +3:57
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:01
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +4:34
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +4:41
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +4:42
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +4:46
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +5:10
VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost +5:15
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Gêné par des douleurs persistantes aux genoux, Tim Merlier n’avait couru qu’un seul jour en 2026 avant ce mercredi. Pourtant, sur le GP de l’Escaut, le Belge de Soudal Quick-Step a pulvérisé les pronostics pour décrocher un troisième succès consécutif, égalant un record légendaire. Récit d’un sprint royal et d’une revanche sur le destin.
La résurrection flamboyante de Tim Merlier : comment il a conquis son 3e Scheldeprijs d’affilée
L’histoire d’un come-back que personne n’attendait
Il y a encore deux semaines, sur le Circuit de Monseré, Tim Merlier rentrait au bus la tête basse, une modeste 19e place en guise de seule sortie. Le coureur de 33 ans, dont l’hiver avait été gâché par des douleurs aux deux genoux, semblait loin de son niveau. Forfait sur le UAE Tour, absent des Classiques flandriennes, le sprinteur flamand était devenu une ombre de lui-même.
Mercredi 8 avril 2026, sur la ligne d’arrivée de Schoten, c’est un tout autre Merlier qui a serré le poing, dominateur, après avoir survolé le sprint du GP de l’Escaut 2026 – Scheldeprijs. Une victoire en trombe, la troisième d’affilée, qui le fait entrer dans la légende de l’épreuve. Retour sur un succès construit dans la douleur, la tactique et une confiance retrouvée.
Pourquoi ce Scheldeprijs 2026 était plus ouvert que jamais ?
Un plateau de sprinteurs XXL mais des favoris fragilisés
Contrairement aux idées reçues, le “festival des sprinteurs” n’offre jamais de certitudes. Cette 114e édition, longue de 205,2 km entre Terneuzen (Pays-Bas) et Schoten, alignait un casting royal. Pourtant, plusieurs cadors arrivaient avec des points d’interrogation.
Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), double vainqueur en 2021 et 2023, restait sur des sprints en dents de scie. Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) et Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla) étaient annoncés, mais c’est surtout l’absence de rythme chez Merlier qui faisait jaser. Selon nos données, Merlier n’avait cumulé que 202 kilomètres de course avant ce Scheldeprijs, soit trois fois moins que Philipsen à la même période en 2025.
Les chutes, l’éternel piège du final anversois
Une tradition du GP de l’Escaut s’est malheureusement répétée : la cascade de chutes dans les dix derniers kilomètres. À 9 km de l’arrivée, une bordure pourtant absente (peu de vent) a cédé la place à la nervosité. Résultat : un carambolage monumental a éliminé Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets), Milan Fretin (Cofidis) et Phil Bauhaus (Bahrain Victorious).
Question aux puristes : Selon vous, le Scheldeprijs devrait-il supprimer les secteurs pavés du final pour éviter ces massacres, ou font-ils partie intégrante de son ADN ?
Ce chaos a réduit le peloton à une quarantaine d’unités. Exactement le genre de scénario que redoutent les équipes de sprinte, mais que Merlier a parfaitement géré.
Le sprint décisif : quand Merlier récite sa leçon
La tactique parfaite de Soudal Quick-Step
Dans le dernier kilomètre, la mécanique de précision s’est mise en place. Alpecin lançait à plein régime pour Philipsen, tandis que Max Walscheid (Lidl-Trek) tentait un long sprint désespéré à 600 mètres de la ligne. C’est là qu’un détail a tout changé.
Contre toute attente, Merlier n’était pas dans la roue de son rival national. Il avait choisi celle… d’Emilien Jeannière (TotalEnergies), le futur troisième homme. « Je n’avais plus d’explosion, je pensais être coincé » avouera Merlier après-course, cité par son équipe. Puis il raconte : « J’ai troué l’ouverture à 250 mètres. À ce moment, je me suis dit : il faut y aller. Une fois à pleine vitesse, personne ne passe. »
La puissance à l’état pur (46,5 km/h de moyenne)
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 200 derniers mètres, la vitesse de pointe de Merlier a atteint 68 km/h, selon les relevés officiels. Sorti de la “boule” des sprinteurs, il a même eu le luxe de lever le poing droit avant la ligne, devançant Pavel Bittner (Picnic PostNL) et un très solide Emilien Jeannière, lequel signe le meilleur résultat français sur l’épreuve depuis des années.
Jasper Philipsen, enfermé et lancé trop tôt, a dû se contenter de la 8e place, tandis que Jordi Meeus terminait 14e. Un vrai camouflet pour les favoris.
Trois victoires consécutives : Merlier rejoint Marcel Kittel au Panthéon
Un record qui avait marqué les esprits
En s’imposant pour la troisième année d’affilée (2024, 2025, 2026), Tim Merlier réalise un triplé historique. Il égale ainsi l’Allemand Marcel Kittel, intouchable sur le GP de l’Escaut entre 2012 et 2014, avant d’y ajouter deux autres succès en 2016 et 2017.
Comme le rappelle l’histoire du cyclisme, Kittel dominait son époque grâce à une puissance pure. Merlier, lui, y ajoute une intelligence de course. « Après mes problèmes au genou, je savais que je ne pouvais pas gagner sur la seule force. Il fallait être le plus malin » a-t-il confié au micro de Sporza.
La valeur ajoutée d’un “hat-trick” dans une saison tronquée
L’exploit est d’autant plus remarquable que Merlier arrive sur cette course avec seulement une journée de compétition dans les jambes. Il avait dû déclarer forfait pour le Tour des Émirats Arabes Unis et manqué Milan-SanRemo. Ce Scheldeprijs 2026 devient alors bien plus qu’une simple classique : c’est une thérapie. « Ça fait vraiment du bien, surtout après les problèmes de cet hiver » lâche-t-il, soulagé.
Que retenir de l’échappée et des outsiders ?
Les six baroudeurs de l’ombre
L’échappée matinale, composée de Robin Carpenter (Modern Adventure), Bram Dissel et Joost Nat (BEAT CC), Jonah Killy (Tarteletto Isorex), Đorđe Đurić (Solution Tech) et Jelle Harteel (Tarteletto), a tenu son rang. Leur avance n’a jamais dépassé les 2’20, parfaitement contrôlée par les trains des équipes de sprinte.
Bram Dissel a tenté un numéro en solitaire dans le dernier secteur pavé de la Broekstraat, repris à seulement 3,5 km de la ligne. Un courage qui force le respect, mais impuissant face à la mécanique des gros rouleurs.
Débat ouvert : Un tel scénario de sprint massif est-il encore passionnant en 2026, ou le GP de l’Escaut devrait-il ajouter davantage de difficultés pour sélectionner davantage ?
Tim Merlier, le retour du patron
Le GP de l’Escaut 2026 – Scheldeprijs restera comme l’édition de la résurrection. Là où beaucoup voyaient un Tim Merlier diminué, diminué physiquement et mentalement, le Belge a prouvé qu’il restait l’homme des grands jours sur ce parcours. Avec ce triplé, il ne se contente pas de marquer l’histoire de la course : il envoie un signal fort à ses rivaux pour le reste de la saison.
Prochain objectif ? Sans doute les sprints des grands tours. Mais pour l’heure, savourons ce moment rare : un champion qui, sur ses deux seules sorties de l’année, passe de la 19e place à la gloire absolue. Comme quoi, en cyclisme, la confiance vaut parfois tous les entraînements du monde.
Classement complet du GP de l’Escaut 2026
MERLIER TIM, Soudal Quick-Step les 205,2 km en 4:25:01 (46,5 km/h)
BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
RAJOVIĆ DUŠAN, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious m.t.
HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
DEKKER DAVID, BEAT CC p/b Saxo m.t.
PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH m.t.
ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
SCALA HUGO, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
WALSCHIED MAX, Lidl – Trek m.t.
SMITHSON JED, Team Jayco AlUla m.t.
ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché m.t.
RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
KILLY JONAH, Tarteletto – Isorex m.t.
ARASHIRO YUKIYA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH m.t.
MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
VAN REES CHRISTIAAN, Team Picnic PostNL m.t.
MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
HESTERS JULES, Team Flanders – Baloise +0:04
GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious +0:08
VAN DER WERFF THOM, Team Picnic PostNL m.t.
BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
SENTJENS SENTE, Alpecin-Premier Tech m.t.
MIKUTIS AIVARAS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
RICKAERT JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
TENE ROTEM, NSN Cycling Team +0:11
VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:14
GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise +0:29
THEUNS EDWARD, Lidl – Trek m.t.
CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.
VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:34
MAGAGNOTTI ALESSIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
DEHAIRS SIMON, Alpecin-Premier Tech m.t.
GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step +0:37
LIENHARD FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +0:39
DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +0:41
EINHORN ITAMAR, NSN Cycling Team +0:44
LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets +0:48
VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL +0:53
EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step m.t.
GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:56
NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
DUPONT TIMOTHY, Tarteletto – Isorex +1:00
GAZZOLI MICHELE, Solution Tech NIPPO Rali +1:03
BOUGLAS GEORGIOS, Burgos Burpellet BH m.t.
MICHIELSEN THOR, Lidl – Trek m.t.
WATTS KIAAN, NSN Cycling Team m.t.
PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step m.t.
SAINBAYAR JAMBALJAMTS, Burgos Burpellet BH m.t.
CARPENTER ROBIN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek m.t.
FINKŠT TILEN, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
SANTY ARNE, Tarteletto – Isorex m.t.
ROMMELAERE IBEN, Tarteletto – Isorex m.t.
LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
KROONEN MAX, BEAT CC p/b Saxo +1:16
MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech m.t.
TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise +1:45
MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
IMAMURA SHUNSUKE, Lotto Intermarché m.t.
CHARRET CAMILLE, Cofidis m.t.
KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH m.t.
VANDENBRANDEN NOAH, Team Flanders – Baloise m.t.
DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
VERBRUGGHE JENS, NSN Cycling Team +1:48
IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +1:52
DE POOTER DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek m.t.
VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
DISSEL BRAM, BEAT CC p/b Saxo m.t.
THORNLEY CALLUM, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:49
PUTZ SEBASTIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:21
ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:23
GOOSSENS SIMON, Alpecin-Premier Tech +3:32
ĐURIĆ ĐORĐE, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
VIVIANI ATTILIO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
CORKERY DILLON, Team Picnic PostNL m.t.
DHONDT ROBBE, Team Picnic PostNL m.t.
MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
TAMINIAUX LIONEL, Lotto Intermarché m.t.
MCGILL SCOTT, Modern Adventure Pro Cycling +3:40
NAT JOOST, BEAT CC p/b Saxo +3:55
VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team +4:00
KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
HARTEEL JELLE, Tarteletto – Isorex +4:15
VERMOOTE JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
CHRISTIAN SEAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
MAYRHOFER MARIUS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step m.t.
KOYAMA TOMOYA, Burgos Burpellet BH +4:19
DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla +5:17
VAN DEN BOER SEPPE, Tudor Pro Cycling Team +5:20
FRETIN MILAN, Cofidis +6:08
MCKENZIE HAMISH, Team Jayco AlUla +6:17
O’BRIEN KELLAND, Team Jayco AlUla m.t.
STOCKMAN ABRAM, Unibet Rose Rockets m.t.
GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets m.t.
EISING TIJMEN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
COPPENS MICHIEL, BEAT CC p/b Saxo m.t.
TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek +7:22
KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious +7:49
VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious m.t.
VAN SINTMAARTENSDIJK DAAN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
130 coureurs classés à l’arrivée sur 136 partants.
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L’hécatombe des favoris, un duel de puncheurs au sommet d’un mur à 12 %, et un Français qui dompte la douleur pour triompher. La 3e étape du Tour du Pays Basque 2026 n’a pas été une simple course, mais une véritable chasse à l’homme. Entre l’abandon d’Isaac Del Toro, les souffrances de Juan Ayuso et le sang-froid du maillot jaune Paul Seixas, voici notre analyse tactique et émotionnelle d’un succès signé Axel Laurance.
Pourquoi la victoire d’Axel Laurance à Basauri restera gravée
Le jour où le Puncheur a terrassé la crampe
Il y a des victoires qui se lisent sur un palmarès, et d’autres qui se racontent autour d’un bidon. Celle d’Axel Laurance (INEOS Grenadiers) sur la 3e étape du Tour du Pays Basque 2026 appartient définitivement à la seconde catégorie. Sur les pentes raides de Basauri, alors que ses quadriceps hurlaient, le Breton de 24 ans a offert au cyclisme tricolore son troisième succès en trois jours sur l’Itzulia, après le doublé initial de Paul Seixas.
Mais derrière la ligne d’arrivée, ce n’est pas seulement une victoire d’étape. C’est un message de caractère envoyé au peloton WorldTour. Alors que le peloton implosait derrière lui, Laurance écrivait l’une des plus belles pages de sa jeune carrière. Selon nos données et statistiques, il s’agit déjà de sa 4e victoire en 2026 (9e en carrière), et la deuxième sur le circuit mondial.
Comment la 3e étape (Basauri – Basauri, 152,8 km) a-t-elle basculé ?
Pour comprendre ce succès, il faut rembobiner le film 90 kilomètres plus tôt. Le parcours, un écrin vallonné typique du Pays Basque, promettait la guerre. Trois difficultés répertoriées (Barrerilla, Bikotx-Gane, Sarasola) et un final vicieux : 500 mètres à plus de 12 % pour puncheurs endurcis.
La bataille des 50 kilomètres : naissance d’une échappée royale
Pendant près de 50 km, la course a été une foire d’empoigne. Cofidis et Tudor ont roulé, mais c’est finalement un groupe de 16 guerriers qui a pris le large. Le casting était alléchant : Ilan Van Wilder (Soudal Quick-Step), Lorenzo Fortunato (XDS Astana), Tobias Johannessen (Uno-X Mobility), et les Français Guillaume Martin-Guyonnet ainsi que Clément Braz Afonso (Groupama-FDJ United). Un groupe de costauds où les intentions ne manquaient pas.
Le coup de poker dans la descente de Bikotx-Gane
Laurance racontera plus tard qu’il ne sentait pas ses jambes après sa chute de la veille. Pourtant, à 25 km de l’arrivée, dans la descente de Bikotx-Gane, il a osé. Avec Igor Arrieta (UAE Emirates – XRG), ils ont pris 30 secondes. Puis une minute. Puis trois. Pendant ce temps, le groupe de chasse, emmené par Van Wilder et Tesfatsion, jouait au chat et à la souris. Une erreur fatale. Ces deux-là se sont parfaitement relayés.
Le duel des extrêmes : Laurance – Arrieta, qui a craqué ?
Le dernier kilomètre fut un chef-d’œuvre de psychologie. Arrieta, courant à la maison, a tenté de piéger le Français en lançant son sprint à 400 mètres. Trop tôt. La pente grimpait à 8-9 %, les jambes de l’Espagnol ont dit stop.
Mais ce que les téléspectateurs n’ont pas vu, c’est l’enfer vécu par Axel Laurance. « J’ai eu une crampe aux 300 mètres quand Igor a lancé le sprint, confie-t-il au micro d’Eurosport. Mais en voyant la ligne, je suis devenu un autre homme. » Une déclaration qui restera dans les annales. À 100 mètres, malgré la douleur, il déboîte et dépose Arrieta. Derrière, Natnael Tesfatsion (Movistar) règle le sprint du groupe de poursuivants pour la 3e place.
Pourquoi le classement général a-t-il implosé (Del Toro, Ayuso) ?
Pendant que Laurance célébrait, le classement général du Tour du Pays Basque 2026 subissait un séisme. Vous pensez que Seixas a eu de la chance ? Peut-être. Mais la régularité, c’est aussi une force.
La chute de trop pour Isaac Del Toro
Le prodige mexicain, 8e du général, a chuté lourdement à 83 km de l’arrivée. Touché à la jambe droite, il a tenté de repartir avant de jeter l’éponge. Pour UAE Emirates, la journée tourne au cauchemar. À votre avis, cette absence va-t-elle totalement fausser la lutte pour le podium final ? Répondez-nous en commentaires.
Juan Ayuso à la dérive
Autre enseignement glaçant : Juan Ayuso (Lidl-Trek) a tiré la langue dès que la route s’est élevée. Incapable de suivre le rythme du peloton, l’Espagnol confirme une méforme inquiétante à un mois des Classiques Ardennaises.
Paul Seixas, un maillot jaune en mode patron
Pendant que les cadres tombaient, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) roulait en patron. Le jeune leader français n’a pas eu à forcer. Il a laissé ses équipiers contrôler, puis s’est même offert le luxe de remporter le sprint du peloton à 1’04 du vainqueur.
Avec 1’59 d’avance sur Primož Roglič et 2’08 sur Florian Lipowitz (Red Bull – BORA – Hansgrohe), Seixas aborde la 4e étape en position de force. Le piège viendra peut-être de Galdacao, où six côtes de 3e catégorie et une montée de 2e à moins de 10 km de la ligne pourraient réveiller les loups.
Le triplé français annonce-t-il un été tricolore ?
Trois étapes, trois victoires françaises. Ce n’était plus arrivé sur l’Itzulia depuis l’ère des grandes échappées basques. Axel Laurance, par sa force de caractère (cette crampe, cette folie finale), incarne cette nouvelle génération qui n’a peur de rien.
Rendez-vous jeudi pour la 4e étape. Mais une chose est sûre : avec un tel état d’esprit, Laurance ne va pas s’arrêter là. Et Seixas, lui, continue d’écrire son histoire.
Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 3 : Top 20
LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers les 152,8 km en 3:38:33 (42 km/h)
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +0:02
TESFATSION NATNAEL, Movistar Team +0:14
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:18
SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +0:21
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:24
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +0:34
VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost +0:49
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +1:04
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers m.t.
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek m.t.
IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team m.t.
Classement général Tour du Pays-Basque 2026 après la 3e étape : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 8:08:24
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:59
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:08
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Entre Terneuzen et Schoten, le Grand Prix de l’Escaut 2026 ne se contente plus d’être un simple « championnat du monde des sprinteurs ». Cette année, l’équilibre est plus fragile que jamais : vent annoncé, pavés roulants, et un duel Belgique-Pays-Bas qui promet des étincelles. Voici le guide ultime d’une Classique aussi plate que nerveuse.
Parcours du Scheldeprijs 2026 : Pourquoi les 205 km ne seront pas une simple formalité
Le départ de Terneuzen : le piège zélandais se referme-t-il dès les premiers kilomètres ?
Ce mercredi 8 avril, c’est sur la Stadhuisplein de Terneuzen que le coup d’envoi fictif sera donné à 13h00 précises. Mais ne vous fiez pas à l’apparence lisse du profil. Dès le départ réel (13h08), les coureurs plongent dans le légendaire tunnel de l’Escaut occidental (Westerscheldetunnel), 6,6 km sous terre, avant de resurgir sur les routes exposées des Pays-Bas. C’est là que tout peut basculer.
Selon les données historiques de la course, c’est précisément sur cette portion néerlandaise que se sont fracturées les éditions les plus mémorables de la dernière décennie. Pourquoi ? Parce que les digues et les polders offrent un tapis roulant parfait aux vents de secteur nord-ouest. Cette année, le vent d’est modéré annoncé (20°C, air sec) jouera plutôt dans le dos du peloton… jusqu’à la mi-course. Une aubaine pour les équipes de sprinteurs, mais attention : un changement de rafale et la « course-bordures » revient au galop.
Question aux puristes : Pensez-vous que l’UCI devrait reclasser le Scheldeprijs (1.Pro) en WorldTour pour redonner ses lettres de noblesse à ce « championnat du monde des sprinteurs » ? Répondez en commentaires.
Le circuit final de Schoten : la Broekstraat, faux ami ou vrai piège à sprinteurs ?
Après 140 km de plaine, les hommes rentrent dans le vif du sujet : trois tours (et non quatre, contrairement à certaines rumeurs) d’un circuit de 17,2 km autour de Schoten. La difficulté technique majeure reste la Broekstraat : 1 700 mètres de pavés plats, parfaitement alignés, sans aucune bosse. Rien à voir avec le carrefour de l’Arbre ou le Vieux Kwaremont.
Pourtant, ne sous-estimez jamais un secteur pavé en avril. Même lisse, cette chaussée use les organismes. Les sprinteurs qui auront mal positionné leur train devront combler des écarts sur une route qui s’élargit ensuite vers le canal Albert. L’arrivée, jugée Churchilllaan (6 mètres de large), a été légèrement modifiée cette année avec un détour par la Borkelstraat – un réaménagement sécuritaire qui pourrait surprendre les équipes moins bien préparées.
Le verdict tactique : Un sprint massif reste le scénario le plus probable, mais une échappée bien organisée sous la flamme rouge n’est pas à exclure si les trains de lanceurs se neutralisent.
Startlist du Grand Prix de l’Escaut 2026 : Neuf WorldTeams au départ
Les absents qui parlent : pourquoi certaines formations envoient leurs B-teams
Le Scheldeprijs souffre d’un paradoxe : vénérable (créé en 1907), il n’est plus qu’une épreuve 1.Pro. Résultat, seules neuf formations WorldTeams ont fait le déplacement. On notera la confiance renouvelée de Lotto-Intermarché, Soudal Quick-Step, Lidl-Trek, Red Bull-BORA-hansgrohe, Team Jayco AlUla, Team Picnic PostNL, NSN Cycling Team, Bahrain Victorious et Alpecin-Premier Tech.
Mais où sont UAE Emirates XRG et Visma | Lease a Bike ? Leur absence en dit long sur le nouveau calendrier : avec Paris-Roubaix dimanche, les cadors préfèrent économiser leurs équipiers. Une aubaine pour les « petites » équipes ProTeams qui voient ici une opportunité en or de glaner une victoire de prestige.
Favoris du Scheldeprijs 2026 : le duel Philipsen – Groenewegen sous haute tension
⭐⭐⭐⭐⭐ Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) : l’homme qui a fait l’impasse sur le Tour des Flandres
Le Flamand a choisi son camp. En sautant volontairement le Ronde, Philipsen a tout misé sur ce Scheldeprijs et sur l’Enfer du Nord dimanche. C’est un message fort. Vainqueur en 2021 et 2023, le coureur de Ham connaît chaque recoin du circuit. Sa vitesse de pointe (record personnel à 72 km/h sur ce même Churchilllaan) et son train en font le numéro 1 logique.
Facteur limitant : Sa hâte de bien faire avant Roubaix pourrait le rendre nerveux dans les derniers kilomètres.
⭐⭐⭐⭐⭐ Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) : la renaissance néerlandaise
Attention, phénomène. Groenewegen vient de remporter ses trois dernières courses en Belgique, dont le Tour de Bruges (première victoire WorldTour pour Unibet). Le sprinteur d’Amsterdam a retrouvé cette confiance qui le faisait roi des sprints massifs en 2018-2019. Sur un parcours sans difficulté, son explosivité sur 200 mètres est un atout majeur.
Notre analyse : Si le vent ne casse pas la course, Groenewegen a les jambes pour battre Philipsen. Mais il lui faudra un train parfaitement huilé.
⭐⭐⭐⭐ Tim Merlier (Soudal Quick-Step) : le revenant qui peut créer la surprise
Double tenant du titre (2024, 2025), le Belge a connu un printemps chaotique. Blessure au genou, reprise tardive, seule course au compteur : le GP Monseré (19e). Merlier a passé plusieurs semaines « difficiles » mais annonce avoir retrouvé son niveau en mars. Méfiez-vous des champions blessés : ils arrivent souvent avec une faim décuplée.
Pronostic : Outsider de luxe, mais peut-être juste à 95 % de sa forme. Ce serait suffisant sur un mauvais jour de Philipsen.
⭐⭐⭐⭐ Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) : le train le plus rapide du peloton ?
Le Limbourgeois a déjà gagné Le Samyn cette année, et obtenu plusieurs accessits. Et il débarque à Schoten avec ce qui pourrait être le meilleur lanceur : Danny van Poppel et les frères Van Dijke à sa disposition. Meeus a connu la malchance à In Flanders Fields (36e), mais sa pointe de vitesse est sous-cotée. À 27 ans, il joue sa carte de leader.
Les autres outsiders à ne pas négliger (⭐⭐⭐)
Pavel Bittner (Picnic PostNL) : le Tchèque est en progression constante.
Matteo Moschetti (Pinarello Q36.5) : rapide, mais souvent mal placé, et donc sans victoire.
Pascal Ackermann (Jayco AlUla) : l’expérience allemande. Toujours dangereux sur ce genre de final.
Émilien Jeannière (TotalEnergies) : le Français est l’un des rares à pouvoir anticiper un sprint long.
Nos pépites à 20/1 : Milan Fretin (Cofidis) et Tim Torn Teutenberg (Lidl-Trek) pourraient créer la surprise si la météo se dégrade. Nous ajoutons à cette liste Milan Menten (Lotto Intermarché), Phil Bauhaus (Bahrain Victorious) ou encore Marius Mayrhofer (Tudor).
Qui sont les 136 coureurs engagés participants au GP de l’Escaut 2026 – Scheldeprijs ?
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 1, MERLIER, Tim 2, DESAL, Ceriel 3, EENKHOORN, Pascal 4, LAMPAERT, Yves 5, PEDERSEN, Casper 6, VAN DEN BOSSCHE, Fabio 7, VAN LERBERGHE, Bert
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 11, PHILIPSEN, Jasper 12, DEHAIRS, Simon 13, GEENS, Jonas 14, GOOSSENS, Simon 15, MARSMAN, Tim 16, RICKAERT, Jonas 17, SENTJENS, Sente
Lotto Intermarché (WT) ✅ 21, DE SCHUYTENEER, Steffen 22, MENTEN, Milan 23, GIDDINGS, Joshua 24, GRIGNARD, Sébastien 25, IMAMURA, Shunsuke 26, TAMINIAUX, Lionel 27, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 31, BAUHAUS, Phil 32, CONSOLIDANI, Leonardo 33, ERŽEN, Žak 34, GOVEKAR, Matevž 35, SKERL, Daniel 36, VAN MECHELEN, Vlad
Lidl – Trek (WT) ✅ 41, THEUNS, Edward 42, ÁLVAREZ, Héctor 43, CONSONNI, Simone 44, MICHIELSEN, Thor 45, TEUTENBERG, Tim Torn 46, VERGAERDE, Otto 47, WALSCHEID, Max
NSN Cycling Team (WT) ✅ 51, HOFSTETTER, Hugo 52, EINHORN, Itamar 53, KOGUT, Oded 54, TENE, Rotem 55, VAN TRICHT, Floris 56, VERBRUGGHE, Jens 57, WATTS, Kiaan
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 61, MEEUS, Jordi 62, MAGAGNOTTI, Alessio 63, VAN DIJKE, Mick 64, PITHIE, Laurence 65, PUTZ, Sebastian 66, THORNLEY, Callum 67, VAN POPPEL, Danny
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 71, ACKERMANN, Pascal 72, DE POOTER, Dries 73, DONALDSON, Robert 74, MCKENZIE, Hamish 75, MEZGEC, Luka 76, O’BRIEN, Kelland 77, SMITHSON, Jed
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 81, DHONDT, Robbe 82, BITTNER, Pavel 83, CORKERY, Dillon 84, MÄRKL, Niklas 85, VAN DEN BERG, Julius 86, VAN DER WERFF, Thom 87, VAN REES, Christiaan
Cofidis (PRT) ✅ 101, FRETIN, Milan 103, ANIOŁKOWSKI, Stanisław 104, CHARRET, Camille 105, IZQUIERDO, Clément 107, ZAMPERINI, Edoardo
Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅ 111, CARPENTER, Robin 112, CHRISTIAN, Sean 113, MCDONALD, Brody 114, MCGILL, Scott 115, OLIVER, Ben 116, PICKRELL, Riley 117, SCALA, Hugo
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 121, MOSCHETTI, Matteo 122, FRISON, Frederik 123, LIEPIŅŠ, Emīls 124, MAŁECKI, Kamil 125, VAN MOER, Brent 126, WRIGHT, Fred 127, ZUKOWSKY, Nickolas
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 161, KELEMEN, Petr 162, FROIDEVAUX, Robin 163, KOLZE CHANGIZI, Sebastian 164, LIENHARD, Fabian 165, MAYRHOFER, Marius 166, MIKUTIS, Aivaras 167, VAN DEN BOER, Seppe
L’arrivée est estimée vers 17h15 – soit un peu plus tard que les années précédentes en raison du nouveau détour sécuritaire. Le dernier kilomètre sera l’un des plus scrutés de la saison.
Note rédactionnelle : Aucune chaîne hertzienne française n’a acquis les droits cette année. Le streaming est donc l’unique option pour les fans hexagonaux.
Notre pronostic final pour Scheldeprijs 2026
Scénario le plus probable : Sprint massif avec Jasper Philipsen devant Dylan Groenewegen et Jordi Meeus. Mais si le vent se lève en début de course, alors tout est possible. Dans ce cas, parions sur un homme de classique comme Edward Theuns (Lidl-Trek) ou Hugo Hofstetter (NSN).
Vainqueur choisi : Jasper Philipsen. Parce qu’il a sacrifié le Ronde pour ça, parce que son train est rodé, et parce que Schoten est devenu son jardin.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Après deux démonstrations, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) se frotte à un terrain moins taillé pour les purs grimpeurs. L’étape 3 du Tour du Pays-Basque 2026, avec son final en mur et ses puncheurs affamés revanchards, pourrait bien être le premier vrai test pour le phénomène français. Voici le parcours, les favoris et comment voir l’arrivée en direct.
Paul Seixas peut-il vraiment dominer l’étape piège de Basauri ? Notre pronostic explosif
L’effet Seixas, jusqu’à quand ?
Il y a des coureurs qui gagnent, et il y a ceux qui marquent une génération. À seulement 19 ans, Paul Seixas (Decathlon) est en train de basculer dans la seconde catégorie sur ce Tour du Pays-Basque 2026, comme un certain Alejandro Valverde en son temps (2003, sa première victoire pro). Deux étapes, deux victoires pour le Français. Une démonstration de force qui a glacé le sang des cadors comme Primož Roglič et Juan Ayuso. Mais voilà que le parcours de la 3e étape, ce mercredi 8 avril autour de Basauri, vient poser une question radicale : le puncheur peut-il terrasser le grimpeur ?
Qualifiée d’« étape la plus facile » par les organisateurs, cette boucle de 152,8 km est un véritable cheval de Troie tactique. Un piège à double détente où les sprinteurs sont priés de rester au chaud dans le peloton et où les purs rouleurs risquent de se faire piéger. Pour les puristes, c’est le genre de scénario qui a forgé les légendes du cyclisme basque. Pour Seixas, c’est le premier obstacle sérieux avant les géants de la fin de semaine.
Pourquoi l’étape 3 (Basauri) est un piège à puncheurs ?
Méfiance. Quand le road-book mentionne « étape la plus accessible », le peloton sait qu’il doit verrouiller sa ceinture. Avec 2 800 mètres de dénivelé positif, on est loin d’une promenade de santé.
Le Mur de Bikotx-Gane, clé des 400 derniers mètres
Le parcours de la 3e étape ne comporte que trois ascensions répertoriées (Barrerilla 5km à 6,6%, Bikotx-Gane, Sarasola 8 km à 4,9%), mais le diable se cache dans les détails. Le Bikotx-Gane est en réalité un accélérateur de particules. Les 400 derniers mètres dans les ruelles de Basauri flirtent avec les 9% de pente. Cette fin d’ascension nous rappelle les datas de la Flèche Wallonne.
Conséquence tactique : Aucun train, pas même celui de la Red Bull ou de l’UAE, ne peut contrôler une telle violence. Ici, on gagne sur la qualité de coup de pédale et l’instinct, pas sur la puissance brute en watt.
Le scénario idéal : sprint en bosse ou échappée lointaine ?
Le premier scénario, celui de la régularité, verrait un sprint en petit groupe de favoris (moins de 30 unités). Mais l’enchaînement Sarasola (2km à 5,6%) puis les murs non-répertoriés dans le final offre une rampe de lancement idéale pour une anticipation. Les échappés, malheureux sur la 2e étape, ont coché cette date. Attendez-vous à un groupe de 5 à 8 hommes très costauds.
Question aux lecteurs : Selon vous, les équipes des favoris (Decathlon, Lidl-Trek) vont-elles rouler pour un sprint ou laisser filer le jackpot à une échappée pour souffler ce mercredi ?
Les favoris de l’étape 3 : Peut-on vraiment battre Paul Seixas ?
Si le Français a survolé les débuts, le terrain vallonné de ce mercredi nivelle les hiérarchies. Le « Prodige tricolore » doit se méfier d’une caste spécifique : celle des puncheurs explosifs.
Le cador absolu : Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG)
Sur le papier, le Mexicain est le favori numéro 1 sur ce genre d’arrivée. Spécialiste des arrivées en montée raide, il possède un coup de rein que Seixas n’a pas (encore) dans sa valise. Mais attention : Del Toro a semblé en retrait lors des deux premières étapes. S’il est à 100% de ses moyens, c’est l’homme à battre. Si ce n’est pas le cas, alors la porte est ouverte à ses adversaires.
Le danger danois : Mattias Skjelmose (Lidl-Trek)
Lidl-Trek aligne une armada (Ayuso, Bagioli, Mollema, Simmons), mais Skjelmose est l’option la plus cohérente. Sa deuxième place lors de l’étape 2 (9e du chrono inaugural) prouve qu’il est le seul pour l’instant à pouvoir coller à l’explosivité de Seixas et Del Toro dans le final. Il a la fraîcheur et la confiance. Notre favori personnel pour l’embuscade.
Les anciens loups : Primo Roglič et Julian Alaphilippe
Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le quadruple vainqueur du Tour d’Espagne une véritable énigme. Il n’a plus l’explosivité de ses 30 ans, mais un mur à 9% réveille le puncheur qui sommeille en lui. Ne le rayez pas des tablettes.
Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) : Dans ses jours de grâce, il gagne ici avec aisance et majesté. Moins dominateur qu’à l’époque Quick-Step, mais un final aussi irrégulier est un appel à la cavalerie pour « Loulou ».
Les coups de poker et Français à suivre
Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Sa chute sur l’étape 2 peut laisser des séquelles, mais s’il est à 100%, son punch n’est pas à sous-estimer.
Axel Laurance (INEOS) et Clément Champoussin (xds Astana) : Deux types de coureurs différents mais capables de profiter de la confusion. Laurance doit prouver qu’il passe les murs, Champoussin est un opportuniste né.
Le facteur local : Alex Aranburu et Ion Izagirre (Cofidis) sont en forme. Izagirre, en particulier, affiche des jambes de feu depuis le début de la semaine. Pello Bilbao (Bahrain) sera poussé par le public.
Tour du Pays-Basque 2026 : Horaire et diffusion TV en direct
Ne manquez pas le verdict de ce duel attendu entre grimpeurs et puncheurs.
Date : Mercredi 8 avril 2026
Départ fictif : 13h40
Arrivée estimée : Vers 17h30 (selon la moyenne de 45 km/h)
Direct TV : La course sera à suivre en direct sur Eurosport 2 et la plateforme de streaming HBO Max à partir de 15h30. Le direct devrait couvrir les 80 derniers kilomètres, incluant l’ascension fatidique du Bikotx-Gane.
Pronostic et verdict final pour la 3e étape
L’analyse des données et du profil nous pousse à écarter le sprint massif. On se dirige vers un sprint en petit groupe de 10 à 20 unités maximum.
Notre classement des favoris (⭐⭐⭐ à ⭐) :
⭐⭐⭐ : Isaac Del Toro (UAE), Mattias Skjelmose (Lidl-Trek)
⭐⭐ : Paul Seixas (Decathlon), Primož Roglič (Red Bull), Ion Izagirre (Cofidis)
⭐ : Julian Alaphilippe (Tudor), Christian Scaroni (Astana), Alex Aranburu (Cofidis), Kévin Vauquelin (INEOS)
Le choix de la rédaction : Mattias Skjelmose.
Pourquoi pas Seixas ? Parce que l’exercice du mur à 9% après plusieurs heures de stress tactique est différent de la domination en montagne ou sur un chrono. Skjelmose a prouvé sur l’étape 2 qu’il avait la jambe pour répondre. Del Toro reste une inconnue sur sa forme réelle. Skjelmose, par élimination et par logique de puncheur, lèvera les bras à Basauri. Seixas limitera la casse (Top 3), prouvant qu’il est déjà un monstre de régularité.
Ce Tour du Pays-Basque 2026 bascule dans une nouvelle dimension. La domination de Paul Seixas est-elle terminée ou va-t-il nous surprendre sur un terrain qui ne lui est pas acquis ? Rendez-vous ce mercredi sur HBO Max pour l’arrivée explosive. Une chose est sûre : au Pays Basque, la moindre faiblesse se paie cash. Et si Seixas gagne ici, alors, messieurs les favoris, mettez-vous à couvert.
Classement général complet au départ de la 3e étape du Tour du Pays-Basque 2026
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 4:28:47
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:59
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:08
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:14
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +2:27
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:31
IZAGIRRE ION, Cofidis +2:36
DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +2:44
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +2:48
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +3:01
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +3:02
ROMO JAVIER, Movistar Team +3:32
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +3:37
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +3:42
BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +3:45
AYUSO JUAN, Lidl – Trek +3:55
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +4:29
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +4:32
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +4:34
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +4:45
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +4:46
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +5:10
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +5:11
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +5:15
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +5:16
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +5:20
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +5:21
VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost +5:30
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
802 kilomètres, 29 cols, zéro seconde de répit. Le 6 avril prochain (au lendemain du Tour des Flandres), Bilbao donnera le coup d’envoi d’une édition 2026 qui assume sa brutalité. Fini les transitions : chaque étape porte sa propre bombe à fragmentation. Décryptage d’un tracé qui promet une guerre de position sans précédent, où la moindre défaillance se paiera cash. Joao Almeida (UAE), absent et en préparation pour le Giro, ne défendra pas son titre.
Pourquoi le parcours du Tour du Pays Basque 2026 va pulvériser le peloton (et nos pronostics)
Le Pays Basque 2026 : quand la légende rencontre la démesure
C’est une promesse que les organisateurs tiennent depuis 1924, avec une interruption qui n’a fait que renforcer la mythologie. Le Tour du Pays Basque – ou Itzulia Basque Country pour les puristes – célèbre en 2026 sa 65e édition, et force est de constater qu’elle n’a jamais aussi bien porté son nom. Parce que non, ce n’est pas une simple course par étapes WorldTour. C’est un examen de passage, une épreuve initiatique qui sépare les grimpeurs-sprinters des vrais coureurs complets.
Pour comprendre l’ampleur du défi, rappelons brièvement le contexte : créé en 1924 sous le nom de « Circuit du Nord », l’événement a survécu à des interruptions historiques (1936-1968), à des fusions rocambolesques (avec la Bicyclette basque en 2009) et à des crises économiques. Depuis 2005, il trône au calendrier World Tour aux côtés de la Vuelta et du Tour de Catalogne. Mais son ADN, lui, n’a jamais changé : des routes étroites, des pourcentages à faire trembler les triple-plateaux, et un public aussi passionné qu’impitoyable.
Les chiffres de cette édition 2026 donnent le tournis : plus de 16 000 mètres de dénivelé positif cumulé, zéro étape de plat, et un contre-la-montre d’ouverture qui ressemble davantage à une punition qu’à un exercice de style. Comme le disait l’ancien vainqueur Alberto Contador à propos de cette course : « Au Pays Basque, tu te réveilles leader le matin et tu peux perdre tout ton travail sur un mur de 800 mètres à 18 %. C’est ça, sa beauté. »
Une question à nos lecteurs pour lancer le débat : Selon vous, le chrono inaugural de Bilbao est-il trop piégeux pour un début de World Tour, ou au contraire, doit-il être la norme pour éviter des premiers jours soporifiques ?
Étape 1 : Bilbao – Bilbao (13,9 km) – Le chrono qui a tout d’une grande
Contrairement aux idées reçues, le contre-la-montre d’ouverture du Tour du Pays Basque n’a jamais été un long ruban plat. Les organisateurs le savent : ici, le premier maillot de leader doit être mérité, pas offert.
Le profil en détails : 13,9 kilomètres dans les rues de Bilbao, avec un départ canon. Dès les premiers coups de pédale, les coureurs attaquent la montée de Santo Domingo : 2,4 km à 7,3 % de moyenne, mais avec des passages qui flirtent avec les 11 %. C’est un réveil brutal pour des organismes encore en rodage début avril. Puis vient une longue descente technique – où les audacieux peuvent grappiller des secondes – avant un final dantesque.
Le piège final : les 700 derniers mètres. Une rampe à 19 % , courte mais vicieuse, comme le Pays Basque sait les inventer. Selon les données recueillies, une telle pente dans un chrono raccourcit l’écart entre un pur rouleur et un puncheur-grimpeur. Attendez-vous à voir des noms comme Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG), Juan Ayuso (Lidl-Trek), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) ou Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) réaliser des temps supérieurs à ceux d’un spécialiste pur. La leçon est claire : ce chrono est un leurre. Il ne récompense pas la puissance brute, mais l’intelligence de course et la gestion de l’effort. Lire aussi : La présentation détaillée de la 1ère étape (chrono)Lire aussi : Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) écrase le chrono
Étape 2 : Pampelune (Iruña) – Cuevas de Mendukilo (164,1 km) – Le retour du monstre
Pampelune, plus connue pour ses fêtes et ses taureaux, lance le peloton vers un enfer vert. Avec 2 800 mètres de dénivelé positif, cette deuxième étape n’est pas une mise en jambe : c’est un test grandeur nature.
L’ascension clé : le San Miguel Aralar, 9,5 km à 7,7 %. Longtemps absent du parcours, ce col de première catégorie fait son grand retour. Pourquoi est-il si redoutable ? Parce que ses pentes sont régulières, presque mécaniques, ce qui favorise les rouleurs-grimpeurs capables de maintenir un tempo élevé. Mais l’astuce réside ailleurs : le sommet est situé à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Suffisamment loin pour permettre des regroupements, mais assez près pour que l’effort laisse des traces.
L’arrivée : à Mendukilo Kobazuloa, une montée finale de 1,2 km à 7,4 %. Trop courte pour exploser un groupe, mais parfaite pour un puncheur explosif. Le scénario probable ? Un groupe d’une trentaine de favoris se présente au pied, et la victoire se joue au sprint en bosse. C’est là qu’un coureur comme Julian Alaphilippe (si ses jambes répondent) ou Isaac Del Toro (UAE) peut frapper un grand coup. D’autant que les bonifications sont généreuses. Lire aussi : La présentation détaillée de la 2e étapeLire aussi : Paul Seixas écrase l’étape 2 et assomme le général
Étape 3 : Basauri – Basauri (152,8 km) – L’étape « facile » qui ne l’est pas
Méfiance. Quand les organisateurs qualifient une étape de « plus accessible », c’est souvent un piège. Le tour autour de Basauri est présenté comme l’unique opportunité pour les puncheurs purs de s’exprimer. Mais ne vous y trompez pas : le mot « sprinteur » a été rayé du dictionnaire pour 2026.
Le parcours : trois ascensions répertoriées, dont la Barrerilla (5 km à 6,6 %) et le Bikotx-Gane (3,2 km à 8,8 %). Ce dernier, placé dans le final, est un vrai mur. 400 derniers mètres à 8,8 % dans les rues de Basauri. Aucun train, aucune formation au monde ne peut contrôler une telle arrivée.
Analyse tactique : C’est le genre d’étape où les équipes des favoris du général vont devoir choisir leur camp. Laisser filer une échappée ? Ou rouler pour offrir un sprint à leur leader ? Avec un chrono inaugural et des étapes de montagne à venir, le calcul est complexe. Notre pronostic : une échappée de 5 à 8 coureurs, avec un vainqueur issu de ce groupe. Mais si un leader du GC (classement général) se sent en confiance, il pourrait tenter de prendre quelques secondes sur un mur. Ce serait un coup de poker, mais le Pays Basque aime les joueurs. Lire aussi : La présentation détaillée de la 3e étape Lire aussi : Axel Laurance s’impose sur l’étape 3, Paul Seixas leader
Étape 4 : Galdakao – Galdakao (167,2 km) – La boucle infernale
Sept ascensions. 3 137 mètres de dénivelé. Une seule phrase résume cette étape : bienvenue en enfer.
Le juge de paix : l’Alto de Vivero, passé deux fois. La première montée (7,9 km à 4,5 %) sert d’échauffement. La seconde (4,3 km à 8,2 %) est la véritable attaque. Mais ce n’est pas tout. À 30 kilomètres de l’arrivée, c’est là que les leaders doivent lancer les hostilités. Derrière, la descente vers Legina (3,2 km à 8 %) est technique, piégeuse, et précède une arrivée qui n’est pas totalement plane.
Ce que disent les chiffres : selon nos archives, les étapes avec un double passage de col dans le final augmentent de 40 % les écarts au général par rapport à un parcours linéaire. Pourquoi ? Parce que la répétition use les organismes. Les coureurs connaissent la difficulté, l’anticipent, mais leurs jambes, elles, ne se souviennent que de la douleur. C’est ici que le vainqueur final peut poser un premier jalon sérieux. Lire aussi : La présentation détaillée de la 4e étapeLire aussi : Alex Aranburu roi à Galdakao, Paul Seixas toujours leader
Question à nos lecteurs (bis) : Préférez-vous une étape-reine compacte comme celle-ci, ou une étape de très haute montagne avec un col à plus de 2 000 mètres ? Dites-nous en commentaires quel format vous semble le plus spectaculaire.
Étape 5 : Eibar – Eibar (176,2 km) – La reine détrônée, mais plus dangereuse que jamais
Traditionnellement, l’étape d’Eibar concluait la course. En 2026, elle a été déplacée au vendredi, libérant la place pour un final à Bergara. Erreur ? Pas si sûr. Car cette étape n’en est pas moins dévastatrice.
Le chiffre qui tue : 3 814 mètres de dénivelé, 8 cols, trois d’entre eux étant classés en première catégorie. Le Krabelin : 5 km à 9,6 %. L’Izua : 4,1 km à 9,1 % avec des pointes à 12 %. Ajoutez à cela l’Azurki (5,1 km à 7,4 %), et vous obtenez un menu qui ferait pâlir n’importe quelle classique ardennaise.
Pourquoi cette étape est décisive malgré son déclassement ? Parce qu’elle intervient avant la dernière étape. Les coureurs ne peuvent plus se permettre de « gérer ». L’étape 6 est plus courte, moins explosive en termes de pourcentages. Si un leader veut creuser un écart significatif, c’est ici, sur les pentes du Krabelin, qu’il doit le faire. Attendez-vous à voir Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe), double vainqueur de l’épreuve (2018 et 2021), tenter une attaque lointaine. Le Slovène connaît chaque caillou de ces routes. Et il sait qu’une échappée de 30 secondes sur ce terrain vaut une minute ailleurs. Lire aussi : La présentation détaillée de la 5e étapeLire aussi : Paul Seixas écrase l’étape 5, à un pas de l’histoire
Étape 6 : Antzuola – Bergara (135,4 km) – Le piège final à la basque
Terminer à Bergara plutôt qu’à Eibar change la donne. Cette dernière étape, plus courte (135,4 km), ne signifie pas plus facile. Loin de là. Avec 2 981 mètres de dénivelé, c’est une véritable classique en miniature.
Le dispositif tactique : deux ascensions successives d’Elosua (7,2 km à 7,5 %), puis l’Asentzio. Ce dernier col est un ovni : 7,3 km à 5,1 % de moyenne. Des pourcentages qui paraissent roulants, sauf qu’un kilomètre central à 10 % vient tout bouleverser. C’est sur ce passage que tout peut basculer.
La descente finale : 9,2 km vers Bergara, rapides mais sinueuses. Si un attaquant passe au sommet avec 10 secondes d’avance, il a toutes ses chances, à moins d’avoir un descendeur de classe mondiale dans son rétroviseur. C’est là que des coureurs comme Mikel Landa (Soudal QuickStep), le dernier Basque victorieux en 2019 avec Iban Mayo, pourraient jouer leur carte. L’avantage du terrain, la connaissance des trajectoires, l’appui du public… tout est réuni pour un exploit local. Lire aussi : La présentation détaillée de la 6e étapeLire aussi : Paul Seixas sacré, Andrew August remporte l’étape 6
Le verdict : un parcours pour quel profil ?
Cette édition 2026 du Tour du Pays Basque est un modèle d’équilibre dans la brutalité. Elle ne favorise ni le grimpeur pur (pas assez de cols longs), ni le rouleur (trop de pourcentages extrêmes). Elle est taillée pour une espèce rare : le grimpeur-puncheur moderne, capable de tenir un chrono, d’exploser sur un mur et de récupérer vite.
Le tenant du titre João Almeida coche toutes ces cases et son absence laisse la porte ouverte à ses adversaires. Mais attention à Juan Ayuso son ancien coéquipier, qui a déjà prouvé sa polyvalence, et au jeune prodige français Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM), dont le profil rappelle les grands gagnants du passé. Et que dire de Primož Roglič ? Il connaît la musique mieux que personne. À 36 ans, saura-t-il encore répondre présent sur des efforts explosifs ?
Une certitude : avec 802 kilomètres de guerre et 29 cols répertoriés, cette 65e édition n’offrira aucun temps mort. Dès le chrono de Bilbao, le ton sera donné. Et comme le veut la tradition basque, le plus fort ne sera pas forcément le plus puissant, mais le plus malin, le plus audacieux, celui qui saura lire la course une fraction de seconde avant les autres.
Rendez-vous le 6 avril. Et n’oubliez pas : au Pays Basque, les attaques ne se préviennent pas, elles se vivent.
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65e édition. Zéro Pogacar. Zéro Vingegaard. Et pourtant : un plateau de feu. Entre un Isaac Del Toro survolté, un Juan Ayuso en quête de rachat, et un Paul Seixas qui peut mettre fin à 19 ans de disette française sur les courses WorldTour par étapes. Voici notre analyse tactique, nos favoris étoilés, et tous les engagés tricolores.
Paul Seixas, Del Toro, Ayuso : pourquoi le Tour du Pays Basque 2026 va devenir un classique générationnel
Pourquoi le Tour du Pays Basque 2026 est plus excitant qu’un duel Pogacar-Vingegaard ?
Parce que justement, il n’y a ni l’un ni l’autre. Et c’est une bénédiction. Sur ce terrain basque – routes étroites, pentes à 20 %, enchaînements de côtes sans répit – la course redevient imprévisible. Plus de démonstration solitaire. Ici, on gagne à la fraîcheur, à l’instinct, et à la gestion du coup de chaud.
Comme le rappellent les données historiques de l’épreuve WorldTour, l’Itzulia a souvent sacré des puncheurs-grimpeurs explosifs plutôt que des purs grimpeurs de grand tour. Et cette année, trois profils collent parfaitement à l’ADN basque : Isaac Del Toro, Juan Ayuso… et un Français de 19 ans, Paul Seixas.
Mais attention : Primoz Roglič, double vainqueur ici (2018, 2021), n’a pas dit son dernier mot. Même si la nouvelle génération pousse fort, le vieux loup slovène reste un maître dans l’art de recoller quand tout le monde le croit mort.
❓ Question ouverte aux fans : Selon vous, Roglič peut-il encore jouer la gagne en 2026, ou le cycle est-il vraiment terminé ?
Isaac Del Toro – Le favori numéro un, mais peut-il tout gagner ?
⭐⭐⭐⭐⭐ Isaac Del Toro – Le favori numéro un, mais peut-il tout gagner ?
Vainqueur de l’UAE Tour puis du Tirreno-Adriatico 2026, le Mexicain réalise un début de saison à la Almeida 2025. Mieux : son explosivité sur les pentes courtes et sa capacité à répéter les efforts en font le prototype du coureur basque parfait.
Selon nos datas, Del Toro a déjà battu cette année plusieurs spécialistes des Classiques Ardennaises sur des finales similaires à celle d’Arrate ou du mur d’Urnieta. Son seul point d’interrogation ? La pression. Leader assumé chez UAE Team Emirates XRG, il n’a plus le statut d’outsider. Mais vu son sang-froid affiché sur Tirreno, on lui fait confiance.
⭐⭐⭐⭐ Juan Ayuso – Le retour du roi blessé ?
Vainqueur en 2024, l’Espagnol (Lidl-Trek) connaît chaque ascension du parcours. Son profil complet – chrono, montagne, punch – est taillé pour l’Itzulia. Mais une ombre plane : sa chute sur Paris-Nice. Abandon, douleurs persistantes ?
Si Ayuso a récupéré, il redevient le co-favori absolu. Si la récupération est incomplète, Del Toro et Seixas peuvent en profiter. Sa présence sur la ligne de départ nous rassure à 70 %, mais on le place une demi-case en dessous du Mexicain par précaution.
⭐⭐⭐⭐ Paul Seixas – L’homme qui peut faire tomber un mur vieux de 19 ans
Un Français vainqueur d’une course WorldTour par étapes ? Plus depuis Christophe Moreau sur le Dauphiné 2007. Paul Seixas (Decathlon CMA CGM Team) peut changer ça.
À 19 ans, il a déjà remporté la Faun-Ardèche Classic, terminé 2e du Tour d’Algarve et des Strade Bianche, où il a accessoirement terminé devant Del Toro. Sur un terrain accidenté et nerveux, le jeune Français ne suit pas : il attaque.
Sa gestion de course est déjà mature, et son équipe a misé gros sur lui (Matthew Riccitello, Aurélien Paret-Peintre en soutien). Attention : le piège basque, ce sont les chutes et les bordures. Mais si Seixas passe l’écueil des premières étapes sans perte de temps, il joue la gagne. Il n’a plus couru depuis Sienne. Bonne ou mauvaise chose, on va rapidement le savoir …
❓ Question ouverte : Seixas va-t-il faire mieux qu’un podium ? Et peut-il devenir le premier Français à lever les bras au Pays Basque depuis Jalabert (1999) ?
⭐⭐⭐ Primoz Roglič – La légende en sursis ?
On ne l’enterre pas. Mais on le recale. À 36 ans, Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) n’a plus la même explosivité dans les pourcentages à deux chiffres. Sa force, c’est la régularité et la lecture de course. Sur une semaine, il peut encore espérer un top 5, voire un podium si la course s’ouvre tard.
Mais face à des jeunes qui enchaînent les attaques dès le premier col, il risque de subir. Notre pronostic : une place entre la 4e et la 6e, sauf scénario de course spectaculaire.
⭐⭐⭐ Les outsiders de luxe – Ceux qui peuvent surprendre
Florian Lipowitz : 3e du Tour de Catalogne, en progression constante. Un pur grimpeur qui peut profiter des étapes très difficiles.
Tobias Halland Johannessen (Uno-X) : puncheur-grimpeur, un cran en dessous du trio de tête mais dangereux si la course se fracture. Sa 4e place sur Tirreno est à mettre à son crédit.
Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : 4e de Paris-Nice, le français est très attendu. Plutôt chronométreur-grimpeur, mais le terrain basque peut le révéler.
⭐⭐ Les coureurs à surveiller de près
Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) : complet mais parfois irrégulier.
Mikel Landa (Soudal QuickStep) : à domicile. Top 10 probable, mais plus pour le Giro. Par le passé il a terminé deux fois second du GC.
Cian Uijtdebroeks (Movistar) : Le vainqueur du Tour de l’Avenir 2022 revient bien. À surveiller.
Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : solide, mais manque peut-être de punch sur les finales courtes. Il doit se racheter de sa contre-performance de Tirreno (42e).
⭐ Les coureurs à suivre
Christian Scaroni, Clément Champoussin, Harold Tejada, Lorenzo Fortunato, Simone Velasco (XDS Astana), Pello Bilbao (Bahrain Victorious), Matthew Riccitello, Nicolas Prodhomme (Decathlon CMA CGM), Marco Brenner et Julian Alaphilippe (Tudor), Ben Healy (EF Education EasyPost), Alex Aranburu (Cofidis) et Brandon McNulty (UAE).
Qui sont les 154 coureurs engagés participants au Tour du Pays-Basque 2026 ?
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 1, LANDA, Mikel Non partant 3e étape 2, BASTIAENS, Ayco 3, CRAS, Steff 4, VANSEVENANT, Mauri 5, SVRČEK, Martin 6, VAN WILDER, Ilan 7, HAYTER, Ethan
XDS Astana Team (WT) ✅ 11, CHAMPOUSSIN, Clément 12, FORTUNATO, Lorenzo 13, HIGUITA, Sergio Abandon 4e étape 14, TEJADA, Harold 15, CONCI, Nicola 16, SCARONI, Christian 17, VELASCO, Simone
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 21, MARTIN-GUYONNET, Guillaume 22, BRAZ AFONSO, Clément 23, DECOMBLE, Maxime 24, GENIETS, Kevin Abandon 4e étape 25, PACHER, Quentin 26, PALENI, Enzo 27, ROCHAS, Rémy Abandon 3e étape
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 31, DEL TORO, Isaac Abandon 3e étape 32, MCNULTY, Brandon 33, ARRIETA, Igor 34, GROßSCHARTNER, Felix 35, NOVAK, Domen 36, PERICAS, Adrià 37, SOLER, Marc
Lidl – Trek (WT) ✅ 41, AYUSO, Juan Abandon 4e étape 42, MOLLEMA, Bauke Abandon 5e étape 43, BAGIOLI, Andrea 44, BERNARD, Julien 45, VERONA, Carlos 46, SKJELMOSE, Mattias 47, SIMMONS, Quinn
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 51, ROGLIČ, Primož 52, ETXEBERRIA, Haimar 53, LIPOWITZ, Florian 54, FISHER-BLACK, Finn Non partant 1ère étape 55, MOSCON, Gianni 56, TUCKWELL, Luke 57, HERZOG, Emil
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 61, SEIXAS, Paul 62, RICCITELLO, Matthew 63, BISIAUX, Léo 64, LABROSSE, Jordan 65, PRODHOMME, Nicolas 66, STAUNE-MITTET, Johannes 67, PARET-PEINTRE, Aurélien
Burgos Burpellet BH (PRT) ✅ 71, OKAMIKA, Ander Abandon 4e étape 72, QUARTUCCI, Lorenzo 73, FAURA, José Luis 74, FERNÁNDEZ, Sinuhé 75, GARCÍA PIERNA, Carlos 76, DÍAZ, José Manuel 77, FAJARDO, Adrián
Movistar Team (WT) ✅ 91, UIJTDEBROEKS, Cian 92, ARCAS, Jorge 93, LÓPEZ, Juan Pedro 94, GARCÍA PIERNA, Raúl 95, TESFATSION, Natnael 96, ADRIÀ, Roger Abandon 4e étape 97, ROMO, Javier
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 101, VAN DEN BROEK, Frank 102, DINHAM, Matthew 103, FAURE PROST, Alexy 104, KNOX, James 105, KOERDT, Bjorn 106, MARTINEZ, Juan Guillermo 107, GAFFURI, Mattia
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 111, BILBAO, Pello 112, ERMAKOV, Roman 113, KEPPLINGER, Rainer 114, BRUTTOMESSO, Alberto Abandon 3e étape 115, STOCKWELL, Oliver 116, TIBERI, Antonio 117, VALTER, Attila
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 121, HOULE, Hugo 122, DEBRUYNE, Ramses 123, BELMANS, Lennert Abandon 4e étape 124, VERSTRYNGE, Emiel 125, DOCKX, Aaron Abandon 4e étape 126, GLIVAR, Gal 127, VERGALLITO, Luca Non partant 2e étape
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 131, ALAPHILIPPE, Julian 132, WEISS, Fabian 133, BRENNER, Marco Abandon 2e étape 134, ERIKSSON, Jacob Abandon 2e étape 135, VOISARD, Yannis Non partant 2e étape 136, WILKSCH, Hannes Non partant 2e étape 137, WIRTGEN, Luc
Cofidis (PRT) ✅ 141, IZAGIRRE, Ion 142, ARANBURU, Alex 143, BUCHMANN, Emanuel Non partant 4e étape 144, MEEHAN, Jamie 145, JOALLAND, Yaël 146, MAAS, Jan 147, OURSELIN, Paul
Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅ 151, BARCELÓ, Fernando 152, CASTELLON, Jan 153, FERNÁNDEZ, Samuel 154, MOLENAAR, Alex 155, ARRIOLABENGOA, Julen 156, BOU, Joan 157, LÓPEZ, Joseba
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 171, HEALY, Ben 172, BELOKI, Markel 173, SHAW, James 174, NERURKAR, Lukas 175, VAN DER LEE, Jardi Christiaan 176, BAUDIN, Alex 177, LEONARD, Michael
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 181, AUGUST, Andrew 182, HAMILTON, Lucas 183, VAUQUELIN, Kévin 184, LANGELLOTTI, Victor 185, LAURANCE, Axel Non partant 5e étape 186, ØXENBERG, Peter 187, RIVERA, Brandon Smith
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 191, ARMIRAIL, Bruno 192, GRAAT, Tijmen 193, HUISING, Menno 194, TULETT, Ben 195, KRUIJSWIJK, Steven 196, REX, Tim 197, FIORELLI, Filippo
Uno-X Mobility (WT) ✅ 201, CORT, Magnus 202, JOHANNESSEN, Tobias Halland 203, JOHANNESSEN, Anders Halland 204, KRON, Andreas 205, KULSET, Johannes 206, TJØTTA, Martin 207, TRÆEN, Torstein
Lotto Intermarché (WT) ✅ 211, KOCKELMANN, Mathieu Non partant 2e étape 212, FOX, Matthew Abandon 3e étape 213, ØRN-KRISTOFF, Felix 214, ORINS, Robin 215, THOMPSON, Reuben 216, VEISTROFFER, Baptiste 217, ZIMMERMANN, Georg Abandon 3e étape
Verdict final – Notre top 5 pour le général
Isaac Del Toro (UAE) – le plus complet, le plus frais.
Paul Seixas (Decathlon) – la révélation mondiale, capable de gagner si Del Toro craque.
Juan Ayuso (Lidl-Trek) – talent pur, mais l’incertitude post-chute le rétrograde.
Florian Lipowitz (Red Bull) – la valeur montante sûre.
Primož Roglič (Red Bull) – l’expérience contre la jeunesse, mais plus pour la gagne.
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Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) – bon joker podium.
Le Tour du Pays Basque 2026, c’est du 6 au 11 avril. Et pour la première fois depuis longtemps, on pourra regarder une course par étapes sans savoir qui va gagner avant le dernier kilomètre. Et ça, ça n’a pas de prix.
À seulement 19 ans, Paul Seixas ne gagne pas : il exécute. Après son chrono inaugural, le voilà qui s’offre une échappée solitaire de 26 kilomètres sur les pentes du San Miguel de Aralar. Entre record battu, adversaires relégués et avance stratosphérique, notre analyse de sa démonstration sur l’étape 2 du Tour du Pays-Basque 2026.
L’incroyable numéro de Paul Seixas : comment le jeune Français a pulvérisé l’étape 2 du Tour du Pays-Basque 2026
Quand Paul Seixas réinvente l’attaque « à la Pogačar »
Il y a des victoires, et il y a des prises de pouvoir. Ce mardi sur le Tour du Pays-Basque 2026, Paul Seixas a signé la seconde. Après un contre-la-montre initial déjà convaincant, le prodige de Decathlon CMA CGM a choisi l’étape 2 pour livrer une démonstration d’une rare autorité. Parti seul à 26 kilomètres de l’arrivée, dans l’ascension du San Miguel de Aralar (9,4 km à 7,8 %), le Lyonnais n’a pas simplement distancé ses rivaux : il les a dissous.
1’25 d’avance sur Mattias Skjelmose et Primož Roglič à l’arrivée, un record de vitesse pulvérisé, et un matelas de près de deux minutes au classement général. En deux jours, le Français a transformé une course WorldTour en une simple formalité. Mais au-delà des chiffres, c’est la manière – une attaque ultra-précoce, une descente assumée, une gestion d’effort chirurgicale – qui interroge : assiste-t-on à l’éclosion du prochain phénomène générationnel ?
Comment Seixas a-t-il construit sa victoire sur l’étape 2 ?
Un scénario maîtrisé dès le départ : l’échappée sous contrôle
Comme souvent au Pays Basque, l’étape 2 a débuté à cent à l’heure. Une échappée de sept hommes – dont Bruno Armirail (Visma-Lease a Bike), Ethan Hayter (Soudal-QuickStep) et Joan Bou (Caja Rural) – a tenté sa chance, emmenée par un rythme soutenu. L’écart maximal ? À peine 2’45. Car Decathlon CMA CGM, alerté par la présence de rouleurs dangereux, n’a jamais relâché son emprise. Jordan Labrosse puis Nicolas Prodhomme ont imposé un tempo d’enfer, réduisant l’avance à 1’25 à 50 bornes de l’arrivée.
Deux incidents ont émaillé ce premier acte : la chute de Kévin Vauquelin et Axel Laurance (INEOS Grenadiers), sans gravité apparente, et l’abandon de Guillaume Martin Guyonnet (Groupama-FDJ United). Mais rien n’allait distraire la machine Decathlon de son objectif : amener Seixas au pied de l’Aralar dans les meilleures conditions.
L’attaque décisive : à 6 km du sommet, le coup de poker gagnant
La guerre des nerfs a commencé sur les premières rampes du San Miguel de Aralar. Lidl-Trek a d’abord imprimé pour Juan Ayuso, avant que Decathlon ne reprenne la main. Et là, surprise : au bout de trois kilomètres d’ascension, Paul Seixas attaque. Il reste 26 kilomètres, dont une descente technique et une bosse finale. Dans le peloton, on se demande s’il n’est pas allé trop tôt. Skjelmose tente de suivre… dix secondes, puis explose.
“J’ai peut-être attaqué plus tôt que prévu. Après deux ou trois minutes, je le regrettais un peu. Mais je n’avais plus le choix.” – Paul Seixas, après-course.
Derrière, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) tente d’organiser une poursuite. Sans succès. Le groupe des favoris éclate : Lipowitz, Izagirre, Uijtdebroeks, Baudin tentent de collaborer, mais l’écart ne cesse de croître. Selon les données enregistrées, Seixas a franchi le sommet avec 50 secondes d’avance, après avoir battu de deux minutes le précédent record de Fabio Aru sur ce col. Un chiffre qui en dit long.
Quelle est la valeur réelle de l’avance de Seixas au classement général ?
L’écart final (1’25 sur l’étape, 1’59 sur Roglič au général) ne reflète qu’imparfaitement la domination. Car c’est dans la descente que Seixas a assommé ses rivaux. Là où beaucoup ralentissent, le Français a enchaîné les virages avec une confiance déconcertante, creusant encore l’écart. Mikel Landa (Soudal-QuickStep) a payé cette prise de risque : victime d’une lourde chute à grande vitesse, le Basque a quitté sa course nationale sur un brancard.
Derrière, le constat est sans appel :
Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) : 2ème à 1’59, mais déjà en roue libre.
Florian Lipowitz (Red Bull) : 3ème à 2’08.
Isaac del Toro (UAE) : 8ème à 2’44, loin du compte.
Juan Ayuso (Lidl-Trek) : 16ème à 3’55, en pleine traversée du désert depuis sa chute sur Paris-Nice.
Kévin Vauquelin (INEOS) : 31ème à 4’13, victime collatérale de la chute.
Et si la plus grande force de Seixas était sa tête ?
Ce qui frappe chez ce jeune de 19 ans, c’est cette capacité à ne jamais sur-réagir. Après son numéro, il tempère : “Demain, étape plus facile. On va contrôler.” Un discours de leader expérimenté, pas d’un rookie.
Que peut-il encore accomplir sur ce Tour du Pays-Basque 2026 ?
L’étape 3, mercredi, relie Basauri à Basauri sur 152,8 km. Moins montagneuse, avec deux cols de 2e catégorie et un final à 6 %, elle semble taillée pour un puncheur. Mais avec un leader aussi dominateur, deux scénarios sont possibles :
Le contrôle total : Decathlon gère l’avance, neutralise les échappées et amène Seixas à la victoire finale sans coup d’éclat.
L’enchaînement historique : Troisième victoire d’étape en trois jours. Impensable ? Seixas a déjà repoussé les limites.
Pour les puristes, une question se pose : ce niveau de domination à 19 ans sur une course WorldTour, cela ne s’était plus vu depuis les débuts de Tadej Pogačar sur le Tour d’Espagne 2019. Et si le principal rival du Slovène en juillet ne s’appelait pas Vingegaard, mais Seixas ?
À votre avis : Paul Seixas peut-il remporter les six étapes de ce Tour du Pays-Basque 2026 ?
Et quel objectif lui donneriez-vous pour le Tour de France 2027 ? Réagissez en commentaire.
Où voir la vidéo et le classement complet de l’étape 2 ?
La vidéo du final (attaque, descente et sprint victorieux) est disponible ci-après. Le classement de l’étape et le général provisoire sont à retrouver sur encore après la vidéo.
Paul Seixas, patron du Pays Basque 2026 ?
Avec 1’59 d’avance sur Roglič et des jambes qui semblent ignorer la fatigue, Paul Seixas tient sa première grande course WorldTour. Mais plus que le temps, c’est l’autorité qui impressionne. Ce Tour du Pays-Basque 2026 est désormais le sien à perdre. Et vu son appétit, il n’a pas fini de faire parler de lui. Rendez-vous mercredi pour l’étape 3, avec un seul homme à abattre : lui-même.
Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 2 : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 164,1 km en 4:11:48 (39,1 km/h)
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +1:25
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team m.t.
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +1:31
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:43
DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
AYUSO JUAN, Lidl – Trek +2:29
BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost m.t.
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +2:34
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +3:28
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +3:30
Classement général Tour du Pays-Basque 2026 après la 2e étape : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 4:29:10
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:59
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:08
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Après un chrono inaugural qui a déjà abattu ses cartes, l’Itzulia ne fait pas de cadeau. Ce mardi 7 avril, la 2e étape entre Pampelune et les Cuevas de Mendukilo convoque un col mythique, le San Miguel de Aralar, pour une première explication en altitude. Paul Seixas, le phénomène français, peut-il déjà asseoir sa domination ? Ou les grimpeurs-puncheurs comme Isaac Del Toro vont-ils inverser la tendance ? Décryptage complet d’une étape qui sent déjà la poudre.
San Miguel de Aralar, le monstre sacré : pourquoi la 2e étape du Tour du Pays-Basque 2026 va exploser la course
Pourquoi cette 2e étape du Tour du Pays-Basque 2026 est-elle une véritable piège à favoris ?
Cette deuxième journée entre Pampelune (Iruña) et Mendukilo Kobazuloa (164,1 km) est un test grandeur nature, conçu par les organisateurs pour punir les imprudents et récompenser les plus complets. Après un contre-la-montre inaugural qui a servi de mise en bouche, voici venu le plat de résistance.
Avec près de 3 300 mètres de dénivelé positif selon les données officielles, le peloton entre dans le vif du sujet. L’enchaînement des difficultés est implacable : une ouverture sèche (Etxauri – 6,5 km à 6,5 %), deux ascensions de 3e catégorie cassantes au milieu (Zuarrarrate – 7,2 km à 4,8 % puis Aldatz – 4,7 km à 3,7 %), et surtout, le grand retour du col de San Miguel de Aralar.
Le San Miguel de Aralar : le col qui fait (re)naître la légende
Longtemps absent du tracé de l’Itzulia, ce col de première catégorie est de retour, et il n’a rien perdu de sa superbe. 9,5 km à 7,7 % de moyenne, avec des rampes qui tutoient les 10 % dans les pourcentages les plus pentus. Contrairement à d’autres ascensions basques plus irrégulières, San Miguel est mécanique. Ses pentes régulières, presque un tapis roulant d’asphalte, ne pardonnent aucun coup de mou.
C’est un col pour rouleur-grimpeur, pas pour un pur explosif. Celui qui passe ici en force imprime sa loi sur toute l’étape.
Mais voici l’astuce tactique qui rend cette étape si géniale : le sommet est situé à seulement 20 kilomètres de l’arrivée. Suffisamment loin pour permettre des regroupements dans la descente technique qui suit, mais assez près pour que l’effort laisse des traces indélébiles dans les jambes. L’histoire du cyclisme nous rappelle que les grands coureurs (un jeune Quintana en 2013, un Roglic en 2018) ont construit leur victoire finale sur ces pentes isolées des terres navarraises.
L’arrivée à Mendukilo : un sprint en côte pour puncheurs
Ne croyez pas pour autant que l’affaire est réglée en haut d’Aralar. La descente rapide et les faux-plats descendants qui mènent aux Cuevas de Mendukilo permettent aux purs grimpeurs ayant cuit sur le col de recoller. Mais c’est là que le piège se referme.
L’ascension finale vers Mendukilo Kobazuloa n’est pas une simple formalité : 1,2 km à 7,4 %, avec un dernier kilomètre rectiligne où le vent peut jouer des tours. C’est trop court pour faire exploser un groupe de dix favoris, mais parfait pour un sprint en bosse.
Quel scénario envisager ? Un groupe d’une vingtaine de coureurs se présente au pied. Les bonifications (10, 6 et 4 secondes) sont en jeu. La victoire ne se jouera pas à la puissance pure, mais à la gestion de l’effort résiduel après 160 kilomètres. Un véritable enfer pour les directeurs sportifs.
Qui pour s’imposer ? Analyse des favoris (⭐⭐⭐ à ⭐)
⭐⭐⭐ Favoris absolus
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : Le Français a impressionné sur le chrono. Mais attention, ce n’est pas son terrain de prédilection. Sa qualité ? Une régularité hallucinante et une descente audacieuse. Si la sélection se fait sur Aralar, il tiendra. Notre question ouverte : Peut-il déjà devenir à l’issue de cette étape le leader maillot jaune incontesté à seulement 19 ans, ou le poids de la course va-t-il le brider ?
Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) : Le Mexicain est le puncheur parfait pour ce final. Si ses équipiers (McNulty, Soler) durcissent l’allée dans San Miguel, Del Toro peut arriver frais au pied de Mendukilo. C’est notre favori numéro 1 pour la victoire d’étape. Il a la gâchette.
⭐⭐⭐ Prétendants directs
Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le maître des lieux. Deux victoires finales ici. Même à 36 ans, sa gestion de l’effort sur les cols réguliers est une horloge suisse. Mais sa capacité à sprinter a perdu un peu de piquant. Il jouera le général, pas forcément l’étape.
Juan Ayuso (Lidl-Trek) : La grande inconnue. Transfuge (plus ou moins) surprenant chez Lidl-Trek, l’Espagnol a des jambes de rouleur-grimpeur. Un parcours comme sur mesure. S’il est dans un bon jour, il peut surgir. Sa 38e place sur le chrono inaugural nous laisse cependant (très) interrogatif. Il doit nous rassurer.
Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) : L’Allemand est le joker de Roglič. Très à l’aise sur les pourcentages moyens, il pourrait être lâché dans le final rapide, mais il tentera de faire exploser le groupe avant.
⭐ Outsiders et coups de poker
Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Attention danger. Le Normand adore ces arrivées en bosse. Moins attendu que Seixas, il pourrait profiter des marquages pour placer une attaque sèche dans le dernier kilomètre.
Tobias Johannessen (Uno-X Mobility) : Le Norvégien est taillé pour ces étapes usantes. Son explosivité sur le court termine est souvent sous-estimée.
Mikel Landa (Soudal Quick-Step) : Le Basque à la maison. Il connaît chaque caillou d’Aralar. Il ne gagnera peut-être pas, mais il sera dans la roue des meilleurs.
Horaire et diffusion TV direct : comment ne rien manquer ?
Le départ fictif de cette 2e étape sera donné à Pampelune (Iruña) ce mardi 7 avril 2026 vers 13h03. L’arrivée aux Cuevas de Mendukilo est estimée entre 17h15 et 17h30.
Diffusion TV direct : Eurosport 2 et HBO Max prennent l’antenne à partir de 15h30. Idéal pour capturer les deux dernières ascensions.
Notre pronostic pour l’étape 2
Le scénario le plus probable : une offensive de UAE Team Emirates pour mettre en difficulté le maillot jaune du leader (Seixas) dès le pied d’Aralar. Roglič gérera. Isaac Del Toro s’impose au sprint dans un groupe de 15 coureurs, devant Seixas et Vauquelin.
Et vous, selon vous, Paul Seixas peut-il résister à la pression des loups UAE dès cette deuxième étape ? La réponse sur les pentes de San Miguel.
Classement général complet au départ de la 2e étape du Tour du Pays-Basque 2026
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 17:09
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:23
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:27
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:28
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:29
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:33
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +0:40
MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:43
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +0:45
LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +0:46
ROMO JAVIER, Movistar Team +0:48
ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +0:50
DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:51
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +0:52
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
ØXENBERG PETER, INEOS Grenadiers +0:53
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:55
LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +0:56
HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step m.t.
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:57
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:58
IZAGIRRE ION, Cofidis +1:01
KRON ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:02
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +1:05
BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team m.t.
BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +1:06
ARANBURU ALEX, Cofidis +1:07
CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +1:09
GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team m.t.
ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +1:11
PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:13
LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers +1:14
AYUSO JUAN, Lidl – Trek +1:16
JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +1:17
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +1:20
PALENI ENZO, Groupama – FDJ United m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +1:21
LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +1:22
HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +1:23
LANGELLOTTI VICTOR, INEOS Grenadiers +1:24
PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +1:25
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +1:26
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +1:27
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:29
BUCHMANN EMANUEL, Cofidis m.t.
MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +1:30
SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +1:31
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +1:32
BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:33
VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +1:34
PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +1:35
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +1:36
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team +1:38
SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step +1:39
KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +1:40
DOCKX AARON, Alpecin-Premier Tech m.t.
HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech +1:41
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +1:44
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +1:45
KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +1:48
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility +1:49
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +1:50
VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost m.t.
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Paul Seixas les a jetés dans le fossé. À seulement 19 ans, le Français a signé l’une des démonstrations les plus impressionnantes de l’histoire récente du contre-la-montre inaugural du Tour du Pays-Basque. 23 secondes d’avance sur Kévin Vauquelin, 28 sur Primoz Roglic, 51 sur Del Toro et 1’16 sur Ayuso. Décryptage d’une perfomance qui redessine la hiérarchie du WorldTour.
Quand Unai Iribar (Kern Pharma) a vu une fusée blanche et bleue le doubler dans les 200 derniers mètres de la montée finale à 19 %, il n’a pas cru à une erreur de parcours. Il venait d’assister, médusé, à la naissance d’un nouveau monstre. Parti une minute après Iribar, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) ne courait pas le même chrono. Il réécrivait simplement le code génétique du Tour du Pays-Basque 2026.
Sur les 13,9 kilomètres vallonnés autour de Bilbao, le Lyonnais n’a pas gagné : il a surclassé. Avec un temps de 17’09, il a infligé 23 secondes à Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) et 27 à Felix Grosschartner (UAE Team Emirates-XRG). Derrière, un abîme. Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) lui-même, double vainqueur de l’épreuve et champion olympique du chrono (Tokyo 2020), doit s’incliner à 28 secondes. Une éternité sur 13 kilomètres.
Question ouverte aux lecteurs : Avez-vous déjà vu un jeune de 19 ans gérer un contre-la-montre WorldTour avec une telle maturité ? Roglič, Ayuso, Del Toro : qui peut encore l’inquiéter ?
Comment Paul Seixas a-t-il construit sa victoire ?
Un plan de bataille millimétré dès la première bosse
Là où les favoris tâtonnent, Seixas exécute. Dès les 2,4 premiers kilomètres de l’Alto de Santo Domingo (7,3 % de moyenne), il a « collé » 10 secondes à Roglič. Ce n’est pas un écart, c’est une déclaration. Selon les données de recueillies, aucun coureur de moins de 20 ans n’avait réalisé une telle puissance relative sur une ouverture de WorldTour depuis Remco Evenepoel au Tour de Pologne 2019.
« Tout était parfaitement planifié, je pense avoir bien géré mon effort. L’équipe a été excellente » a confié Seixas à l’arrivée au micro d’Eurosport.
Mais le vrai coup de génie se situe dans la descente sinueuse à près de 80 km/h. Là où les juniors plafonnent, Seixas a continué d’accélérer, doublant Lorenzo Quartucci (Burgos Burpellet BH). C’est le signe d’un pilote qui ne se contente pas de son avance : il l’exploite.
Le piège des conditions changeantes : pourquoi les derniers partants ont payé
Le parcours, d’une complexité diabolique (une première montée, une longue descente technique, et un final à 19 %), a été perturbé par un vent tournant. Parti en début d’après-midi (15h29), Seixas a bénéficié de conditions stables. À l’inverse, Brandon McNulty (UAE) a failli sortir dans un virage et Juan Ayuso (Lidl-Trek) a complètement dévissé (38e à l’arrivée), perdant 23 secondes dès le premier sommet.
Analyse de notre rédaction : Dans un chrono aussi court, la gestion mentale face au vent est aussi cruciale que la puissance. Seixas a montré une intelligence de course rare, dosant l’effort entre les rafales, là où Ayuso a craqué.
Le doublé français et la contre-performance des favoris
Kévin Vauquelin, un vice-champion qui a de l’avenir
Éclipsé par le récital de son cadet, Kévin Vauquelin (2e à 23) réalise pourtant le chrono de sa vie. Le Normand a construit sa performance dans le faux-plat descendant, un secteur qui correspond parfaitement à sa morphologie. Longtemps moqués pour leur manque de référence face à la montre, les Français signent un doublé inédit sur une étape WorldTour. Il faut remonter au Tour de Pologne 2021 et à Rémi Cavagna pour trouver trace d’un vainqueur français en CLM WorldTour.
Ayuso et Del Toro, la double douche froide
C’est la grande leçon de cette étape. Juan Ayuso (38e à 1’16 secondes) n’a pas seulement perdu la course : il a perdu son statut. Favori numéro 1 après sa victoire 2024, l’Espagnol a manqué un virage, frôlé la chute et rendu les armes. Isaac del Toro (13e à 51 secondes) limite la casse mais est déjà hors du Top 5 virtuel. À l’inverse, Mattias Skjelmose (9e à 45 secondes) et Mikel Landa (18e) peuvent nourrir des regrets : ils ont sauvé les meubles, mais l’écart sur Seixas est déjà abyssal.
« Avec cet écart, c’est tout simplement incroyable. Cela me donne confiance pour la victoire » a ajouté Seixas, tout en restant prudent : « Mais ce n’est que le début. »
Le piège de la 2e étape : Seixas peut-il craquer à San Miguel de Aralar ?
Un final de très haute montagne pour tester le maillot rose
Mardi, direction Pampelune – Lekunberri (164,1 km) avec 2 800 m de dénivelé. L’ascension de 1ère catégorie San Miguel de Aralar (9,4 km à 7,8 %) arrive dans les 25 derniers kilomètres, suivie d’une descente rapide et d’une courte bosse finale. C’est le premier vrai juge de paix.
Le précédent ? Christophe Moreau, dernier Français vainqueur d’une course par étapes WorldTour (Dauphiné 2007). Seixas peut briser une malédiction de 19 ans.
Mais attention : si Seixas est un rouleur exceptionnel, il n’a jamais porté un maillot de leader sur une étape de montagne aussi exigeante. UAE Team Emirates (Del Toro, Grossschartner, McNulty) et Red Bull (Roglič, Lipowitz) vont immédiatement tester sa faiblesse présumée : l’expérience dans les derniers kilomètres.
Question ouverte aux lecteurs : Croyez-vous que Paul Seixas peut tenir jusqu’au bout, ou le maillot de leader va-t-il l’asphyxier dès la première bosse ?
L’héritage est en marche
Paul Seixas n’est déjà plus un espoir. Il est le favori incontesté du Tour du Pays-Basque 2026. Par sa démonstration en contre-la-montre, il a non seulement conquis le premier maillot de leader, mais il a aussi envoyé un message à tout le peloton : la nouvelle génération ne demande pas la permission, elle prend le pouvoir.
Il ne lui reste plus qu’à survivre à la montagne. Mais avec 23 secondes d’avance et une confiance qui semble inébranlable, on imagine mal le prodige lyonnais lâcher prise. Le Tour du Pays-Basque 2026 pourrait bien être le premier acte d’un règne. Rendez-vous à l’arrivée de Lekunberri.
Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 1 : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 13,9 km en 17:09 (48,3 km/h)
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:23
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:27
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:28
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:29
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:33
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +0:40
MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:43
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +0:45
LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +0:46
ROMO JAVIER, Movistar Team +0:48
ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +0:50
DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:51
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +0:52
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +0:53
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:55
LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +0:56
HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step m.t.
Classement général Tour du Pays-Basque 2026 après la 1ère étape : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 17:09
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:23
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:27
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:28
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:29
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:33
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ce lundi 6 avril 2026, le Tour du Pays-Basque ne fera pas de cadeau. Dès la première étape, un contre-la-montre de 13,9 kilomètres aux airs de punition : montée à 11%, descente technique, et un mur final à 19%. Loin du chrono plat traditionnel, ce parcours de Bilbao, identique à celui de 2021 (victoire de Roglic), va récompenser les grimpeurs-puncheurs et piéger les purs rouleurs. Voici pourquoi cette étape pourrait déjà redessiner le classement général.
Pourquoi le chrono de Bilbao va déjà éliminer des favoris sur le Tour du Pays-Basque 2026
Un leurre chronométré au cœur du Pays Basque
Ne vous fiez pas au chiffre. 13,9 kilomètres, en apparence, une formalité pour les spécialistes du chrono. Mais le Tour du Pays-Basque 2026 ouvre avec un contre-la-montre qui n’a de chronométrique que le nom. Le parcours de l’étape 1 à Bilbao est un concentré d’identité basque : court, vicieux, explosif, et impitoyable avec les organismes encore en rodage.
Dès le coup d’envoi à 14h30, les coureurs comprendront que ce n’est pas un exercice de puissance pure, mais une guerre de gestion, de placement et de santé. Souvenez-vous : en 2021, sur le même tracé, Primoz Roglič avait posé les bases d’une victoire finale. En 2026, le casting a changé, mais le piège reste le même. Et vous, quel lapin sortirez-vous de votre chapeau pour cette première explication ?
Le parcours de l’étape 1 du Tour du Pays-Basque 2026 : trois actes, une sentence
Acte 1 – La montée de Santo Domingo (2,4 km à 7,3%, pointes à 11%)
Dès le départ à Bilbao, les jambes sont testées. Pas d’échauffement, pas de faux plat. Les organisateurs ont placé l’ascension de Santo Domingo comme un juge de paix. Selon les données recueillies, la dénivellation cumulée atteint 240 mètres (D+), mais ce sont les pourcentages qui tuent. Les deux passages à 11% cassent les rythmes et avantagent d’office les grimpeurs comme Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG) ou Paul Seixas (Decathlon CMA CGM).
À titre de comparaison historique, ce démarrage canon rappelle le chrono du Tour de Romandie 2018 à Fribourg, mais en plus court et plus raide. Ici, un pur rouleur comme Brandon McNulty perd déjà une seconde au kilo.
Acte 2 – La longue descente : là où les audacieux grappillent
Près de 10 kilomètres de descente. C’est inhabituel pour un contre-la-montre, mais c’est la signature basque. Le profil devient technique, sinueux, avec des virages aveugles. Les coureurs qui maîtrisent l’aéro sur le vélo de chrono tout en osant en descente – pensez à Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) ou Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) – peuvent y reprendre 5 à 10 secondes sur un grimpeur pur.
Acte 3 – Le mur à 19% : l’asphyxie programmée
Les 700 derniers mètres. Une rampe à 19% de moyenne, des passages à deux chiffres dès les premières oscillations. C’est le genre de pente qui raccourcit l’écart entre un rouleur et un puncheur. Pourquoi ? Parce que la puissance brute devient secondaire face au rapport poids/puissance et à la gestion de l’explosivité. Selon notre analyse, sur une pente >15%, un coureur de 60 kg avec 400 watts sera plus rapide qu’un rouleur de 75 kg avec 500 watts. Mathématique implacable.
Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, est-ce que ce final à 19% est une justice sportive ou un coup tordu des organisateurs contre les vrais rouleurs ?
Les favoris de l’étape 1 : entre jeunes loups et vieux renards
Le trio de tête : Ayuso, Roglič, Seixas
Juan Ayuso (Lidl-Trek) : Pour nous, le grand favori. Malgré sa chute à Paris-Nice, il a repris rapidement le vélo et son profil de rouleur-grimpeur correspond parfaitement aux 13,9 km. Sa victoire au Tour d’Algarve 2025 sur un chrono similaire (montée + descente) est un signal fort. ⭐⭐⭐
Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le maître des chronos vallonnés. Vainqueur ici en 2021. Mais à 36 ans, sa marge se réduit. Il reste un candidat au podium, mais la nouvelle génération pourrait le surprendre. ⭐⭐
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : La révélation. Sa performance au Tour de l’Algarve 2026 en chrono (4e) a prouvé qu’il avait franchi un cap. Sa légèreté dans Santo Domingo sera un atout, mais devra-t-il trop en remettre en descente face à Ayuso ? C’est le gros point d’interrogation. ⭐⭐
Les outsiders dangereux
Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG) – Un Puncheur né. Si la météo (prévue à 27°C à Bilbao) alourdit l’air, son explosivité sera un missile sur la rampe finale. ⭐
Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) – Un des rares purs rouleurs capables de passer Santo Domingo sans craquer. Sa descente est un bijou technique. Podium assuré si la montée ne lui prend pas trop. ⭐
Brandon McNulty (UAE) – Florian Lipowitz (Red Bull) – Ilan Van Wilder (Soudal Quick-Step) : tous ont les références sur ce type d’exercice. ⭐
Les coups de poker locaux
Ne jamais sous-estimer l’effet maison. Pello Bilbao (Bahrain Victorious) et Ion Izagirre (Cofidis) connaissent chaque gravillon de Bilbao. Ils ne gagneront peut-être pas, mais ils peuvent surprendre et s’immiscer dans le top 5. De plus, la chaleur de 27°C annoncée (vent quasi nul) avantagera les coureurs habitués au climat espagnol.
Ordre et horaires de départ des coureurs
14:30 – Georg Zimmermann – Lotto-Intermarché 14:31 – Martin Tjøtta – Uno-X Mobility 14:32 – Filippo Fiorelli – Team Visma | Lease a Bike 14:33 – Lucas Hamilton – INEOS Grenadiers 14:34 – Markel Beloki – EF Education-EasyPost 14:35 – Iker Mintegi – Euskaltel-Euskadi 14:36 – Alex Molenaar – Caja Rural-Seguros RGA 14:37 – Ion Izagirre – Cofidis 14:38 – Jacob Eriksson – Tudor Pro Cycling Team 14:39 – Hugo Houle – Alpecin-Premier Tech 14:40 – Alberto Bruttomesso – Bahrain Victorious 14:41 – James Knox – Team Picnic PostNL 14:42 – Juan Pedro Lopez – Movistar Team 14:43 – Ibon Ruiz – Equipo Kern Pharma 14:44 – Adrian Fajardo Toledo – Burgos Burpellet BH 14:45 – Aurélien Paret-Peintre – Decathlon CMA CGM Team 14:46 – Primoz Roglic – Red Bull-BORA-hansgrohe 14:47 – Quinn Simmons – Lidl-Trek 14:48 – Domen Novak – UAE Team Emirates-XRG 14:49 – Rémy Rochas – Groupama-FDJ United 14:50 – Lorenzo Fortunato – XDS Astana Team 14:51 – Martin Svrcek – Soudal Quick-Step 14:52 – Reuben Thompson – Lotto-Intermarché 14:53 – Tobias Halland Johannessen – Uno-X Mobility 14:54 – Ben Tulett – Team Visma | Lease a Bike 14:55 – Victor Langellotti – INEOS Grenadiers 14:56 – Ben Healy – EF Education-EasyPost 14:57 – Mikel Bizkarra – Euskaltel-Euskadi 14:58 – Joan Bou – Caja Rural-Seguros RGA 14:59 – Jan Maas – Cofidis 15:00 – Hannes Wilksch – Tudor Pro Cycling Team 15:01 – Ramses Debruyne – Alpecin-Premier Tech 15:02 – Pello Bilbao – Bahrain Victorious 15:03 – Juan Martinez – Team Picnic PostNL 15:04 – Natnael Tesfazion – Movistar Team 15:05 – Nil Gimeno – Equipo Kern Pharma 15:06 – Sinuhé Fernandez – Burgos Burpellet BH 15:07 – Matthew Riccitello – Decathlon CMA CGM Team 15:08 – Finn Fisher-Black – Red Bull-BORA-hansgrohe 15:09 – Bauke Mollema – Lidl-Trek 15:10 – Adria Pericas – UAE Team Emirates-XRG 15:11 – Maxime Decomble – Groupama-FDJ United 15:12 – Clément Champoussin – XDS Astana Team 15:13 – Ayco Bastiaens – Soudal Quick-Step 15:14 – Baptiste Veistroffer – Lotto-Intermarché 15:15 – Johannes Kulset – Uno-X Mobility 15:16 – Bruno Armirail – Team Visma | Lease a Bike 15:17 – Axel Laurance – INEOS Grenadiers 15:18 – Alex Baudin – EF Education-EasyPost 15:19 – Nicolas Alustiza – Euskaltel-Euskadi 15:20 – Fernando Barceló – Caja Rural-Seguros RGA 15:21 – Alex Aranburu – Cofidis 15:22 – Marco Brenner – Tudor Pro Cycling Team 15:23 – Lennert Belmans – Alpecin-Premier Tech 15:24 – Antonio Tiberi – Bahrain Victorious 15:25 – Mattia Gaffuri – Team Picnic PostNL 15:26 – Javier Romo – Movistar Team 15:27 – Unai Iribar – Equipo Kern Pharma 15:28 – Lorenzo Quartucci – Burgos Burpellet BH 15:29 – Paul Seixas – Decathlon CMA CGM Team 15:30 – Florian Lipowitz – Red Bull-BORA-hansgrohe 15:31 – Mattias Skjelmose – Lidl-Trek 15:32 – Igor Arrieta – UAE Team Emirates-XRG 15:33 – Quentin Pacher – Groupama-FDJ United 15:34 – Nicola Conci – XDS Astana Team 15:35 – Mauri Vansevenant – Soudal Quick-Step 15:36 – Felix Ørn-Kristoff – Lotto-Intermarché 15:37 – Andreas Kron – Uno-X Mobility 15:38 – Tijmen Graat – Team Visma | Lease a Bike 15:39 – Brandon Rivera – INEOS Grenadiers 15:40 – Michael Leonard – EF Education-EasyPost 15:41 – Gotzon Martín – Euskaltel-Euskadi 15:42 – Joseba Lopez – Caja Rural-Seguros RGA 15:43 – Jamie Meehan – Cofidis 15:44 – Yannis Voisard – Tudor Pro Cycling Team 15:45 – Emiel Verstrynge – Alpecin-Premier Tech 15:46 – Attila Valter – Bahrain Victorious 15:47 – Alexy Faure-Prost – Team Picnic PostNL 15:48 – Roger Adrià – Movistar Team 15:49 – Unai Ramos – Equipo Kern Pharma 15:50 – Carlos Garcia – Burgos Burpellet BH 15:51 – Jordan Labrosse – Decathlon CMA CGM Team 15:52 – Luke Tuckwell – Red Bull-BORA-hansgrohe 15:53 – Carlos Verona – Lidl-Trek 15:54 – Marc Soler – UAE Team Emirates-XRG 15:55 – Clément Braz Afonso – Groupama-FDJ United 15:56 – Christian Scaroni – XDS Astana Team 15:57 – Steff Cras – Soudal Quick-Step 15:58 – Robin Orins – Lotto-Intermarché 15:59 – Torstein Træen – Uno-X Mobility 16:00 – Tim Rex – Team Visma | Lease a Bike 16:01 – Peter Øxenberg – INEOS Grenadiers 16:02 – Lukas Nerurkar – EF Education-EasyPost 16:03 – Jonathan Lastra – Euskaltel-Euskadi 16:04 – Julen Arriola-Bengoa – Caja Rural-Seguros RGA 16:05 – Yaël Joalland – Cofidis 16:06 – Julian Alaphilippe – Tudor Pro Cycling Team 16:07 – Aaron Dockx – Alpecin-Premier Tech 16:08 – Roman Ermakov – Bahrain Victorious 16:09 – Matthew Dinham – Team Picnic PostNL 16:10 – Raúl García – Movistar Team 16:11 – Jorge Gutiérrez – Equipo Kern Pharma 16:12 – José Manuel Diaz – Burgos Burpellet BH 16:13 – Nicolas Prodhomme – Decathlon CMA CGM Team 16:14 – Emil Herzog – Red Bull-BORA-hansgrohe 16:15 – Andrea Bagioli – Lidl-Trek 16:16 – Felix Großschartner – UAE Team Emirates-XRG 16:17 – Kevin Geniets – Groupama-FDJ United 16:18 – Simone Velasco – XDS Astana Team 16:19 – Ilan Van Wilder – Soudal Quick-Step 16:20 – Matthew Fox – Lotto-Intermarché 16:21 – Anders Halland Johannessen – Uno-X Mobility 16:22 – Steven Kruijswijk – Team Visma | Lease a Bike 16:23 – AJ August – INEOS Grenadiers 16:24 – James Shaw – EF Education-EasyPost 16:25 – Gari Ugarte – Euskaltel-Euskadi 16:26 – Samuel Fernández Garcia – Caja Rural-Seguros RGA 16:27 – Paul Ourselin – Cofidis 16:28 – Fabian Weiss – Tudor Pro Cycling Team 16:29 – Gal Glivar – Alpecin-Premier Tech 16:30 – Oliver Stockwell – Bahrain Victorious 16:31 – Bjoern Koerdt – Team Picnic PostNL 16:32 – Jorge Arcas – Movistar Team 16:33 – Iñigo Elosegui – Equipo Kern Pharma 16:34 – José Luis Faura – Burgos Burpellet BH 16:35 – Léo Bisiaux – Decathlon CMA CGM Team 16:36 – Gianni Moscon – Red Bull-BORA-hansgrohe 16:37 – Julien Bernard – Lidl-Trek 16:38 – Brandon McNulty – UAE Team Emirates-XRG 16:39 – Enzo Paleni – Groupama-FDJ United 16:40 – Sergio Higuita – XDS Astana Team 16:41 – Ethan Hayter – Soudal Quick-Step 16:42 – Mathieu Kockelmann – Lotto-Intermarché 16:43 – Magnus Cort – Uno-X Mobility 16:45 – Menno Huising – Team Visma | Lease a Bike 16:47 – Kévin Vauquelin – INEOS Grenadiers 16:49 – Jardi Van Der Lee – EF Education-EasyPost 16:51 – Txomin Juaristi – Euskaltel-Euskadi 16:53 – Jan Castellon – Caja Rural-Seguros RGA 16:55 – Emanuel Buchmann – Cofidis 16:57 – Luc Wirtgen – Tudor Pro Cycling Team 16:59 – Luca Vergallito – Alpecin-Premier Tech 17:01 – Rainer Kepplinger – Bahrain Victorious 17:03 – Frank van den Broek – Team Picnic PostNL 17:05 – Cian Uijtdebroeks – Movistar Team 17:07 – Ivan Cobo – Equipo Kern Pharma 17:09 – Ander Okamika – Burgos Burpellet BH 17:11 – Johannes Staune-Mittet – Decathlon CMA CGM Team 17:13 – Haimar Etxeberria – Red Bull-BORA-hansgrohe 17:15 – Juan Ayuso – Lidl-Trek 17:17 – Isaac del Toro – UAE Team Emirates-XRG 17:19 – Guillaume Martin-Guyonnet – Groupama-FDJ United 17:21 – Harold Tejada – XDS Astana Team 17:23 – Mikel Landa – Soudal Quick-Step
Horaires, météo et où suivre le contre-la-montre
Premier départ : 14h30 – Georg Zimmermann (Lotto-Intermarché)
Dernier départ : 17h23 – Mikel Landa (Soudal Quick-Step)
Paul Seixas s’élance à 15h29
Diffusion TV : Eurosport 1 à partir de 15h15, avec intégralité sur Eurosport Max.
Météo : exceptionnelle pour un 6 avril. Soleil, 27°C, vent négligeable. Des conditions de roulement rapides, qui rendront la descente encore plus dangereuse (pneus plus chauds, adhérence à surveiller).
Question ouverte aux lecteurs : La chaleur va-t-elle favoriser les Espagnols ou au contraire fatiguer les nordiques comme Skjelmose ?
Pronostic final de notre rédaction
Après recoupement des données, des historiques sur le tracé 2021 et de l’analyse des formes de début avril, voici notre pronostic pour l’étape 1 du Tour du Pays-Basque 2026 :
***** : Juan Ayuso
**** : Primoz Roglič, Paul Seixas
*** : Isaac del Toro, Kévin Vauquelin, Mattias Skjelmose
** : Brandon McNulty, Ion Izagirre, Florian Lipowitz
: Pello Bilbao, Ilan Van Wilder, Antonio Tiberi
Conclusion : Ce contre-la-montre ne sacrera pas le vainqueur final du Tour du Pays-Basque 2026, mais il éliminera d’office les prétendants mal préparés ou trop lourds. Souvenez-vous de ce dicton basque : « Le premier coup de pédale à Bilbao décide du ton de la semaine« . Lundi 6 avril, nous saurons qui a les jambes – et le mental – pour aller chercher le maillot de leader. Et vous, quel est votre top 3 ?
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Ce dimanche 5 avril 2026, sur les 278 km d’un Tour des Flandres annoncé comme légendaire, Tadej Pogacar n’a pas simplement gagné : il a réécrit les règles du jeu. Face à un plateau réunissant pour la première fois les « quatre fantastiques », le Slovène a livré une démonstration de force tactique et physique, égale au passage le record de victoires (3) avant de se projeter vers un exploit inédit : Paris-Roubaix.
Pourquoi Tadej Pogacar vient-il d’écrire l’un des chapitres les plus fous de l’histoire du Ronde ?
Le jour où Pogacar a changé la hiérarchie du cyclisme
Il y a des victoires, et il y a des messages. Celui envoyé par Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) sur le Tour des Flandres 2026 est un séisme. Alors que le monde du vélo attendait un combat titanesque entre quatre monstres sacrés, le champion du monde a transformé la 110e édition du Ronde van Vlaanderen en une démonstration de pouvoir solitaire.
Sous un ciel flamand indécis, entre averses et éclaircies, c’est bien l’arc-en-ciel du maillot irisé qui a brillé le plus fort à Audenarde. Deux semaines après son succès sur Milan-San Remo, Pogacar signe son deuxième Monument de la saison 2026, le douzième de sa carrière. Selon nos données et statistiques, il devient à 27 ans le seul homme actif à pouvoir viser les 19 victoires sur Monuments d’Eddy Merckx. Mais avant de parler de chiffres, arrêtons-nous sur la manière.
Comment le scénario du Ronde 2026 a-t-il basculé à 100 km de l’arrivée ?
L’échappée matinale : 13 hommes pour un baisser de rideau
Comme souvent sur le Tour des Flandres, la course a mis une trentaine de kilomètres à s’emballer. Une échappée de treize coureurs, dont le surprenant Mongol Jambaljamts Sainbayar (Burgos Burpellet BH) – novice sur ces routes – a fait le spectacle pendant 170 km. À leurs côtés, des rouleurs aguerris comme Silvan Dillier (Alpecin-Premier Tech), Connor Swift (INEOS Grenadiers) ou encore Luke Lamperti (EF Education EasyPost). Leur avance a culminé autour de 5’30, un classique. Mais ce qui allait suivre, beaucoup moins.
Le Molenberg : le piège parfait d’UAE Emirates-XRG
Là où l’analyse tactique prend tout son sens, c’est dans le Molenberg. À plus de 100 kilomètres du but, Florian Vermeersch, le lieutenant dévoué de Pogacar, a lancé un essorage d’une violence inouïe. Résultat : le peloton se disloque. Un groupe d’une quinzaine de favoris se forme immédiatement. On y trouve Pogacar, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) et, dans un second temps, Wout van Aert (Visma | Lease a Bike). Le piège est parfait. Le reste du peloton ne reverra jamais ces hommes.
Question aux passionnés : Est-ce que cette attaque ultra-lointaine (104 km de l’arrivée) est un signe de force brute ou un calcul froid pour priver Evenepoel de ses relais ? La réponse dictera peut-être les classiques à venir.
Le duel au sommet : comment Pogacar a-t-il éliminé un à un les « trois fantastiques » ?
Vieux Quaremont (1er passage) : Van Aert cède le premier
À 57 km de l’arrivée, sur le deuxième passage du mythique Vieux Quaremont (ses pavés à 9 %), Pogacar sort sa première lame. Wout van Aert, qui avait jusque-là résisté, est le premier à craquer. Le Belge, victime de son statut d’équipier modèle chez Visma, paye ses efforts précédents.
Paterberg : l’orgueil d’Evenepoel puni
Pour sa toute première participation au Ronde, Remco Evenepoel a bluffé son monde. Pendant près de 50 km, le champion olympique est resté accroché à la roue de Pogacar, refusant de mourir. Mais dans le Paterberg, la jeunesse du Brabançon a rencontré la loi du maître. Tentant un contre temps trop ambitieux, Evenepoel s’est consumé. Son retard de 10 à 15 secondes n’a cessé de fluctuer, sans jamais revenir. Une leçon d’humilité pour un futur roi du Nord, mais un podium (3e à 1’11) qui en dit long sur son talent précoce.
Vieux Quaremont (dernier passage) : l’attaque fatale à 18 km
Et puis, il y a Mathieu van der Poel. Le Néerlandais, vainqueur ici en 2020, 2022 et 2024, rêvait de devenir le recordman absolu de l’épreuve. Pendant une heure, il a collé à la roue de Pogacar, dodelinant des épaules, semblant à la limite. Mais sur la troisième ascension du Vieux Quaremont, à 18 km de l’arrivée, le Slovène a répété le scénario de 2025. Une accélération fulgurante, un regard par-dessus l’épaule, et c’est fini. Van der Poel, impuissant, doit s’incliner pour la 34e seconde.
Le chiffre : Avec ce succès, Pogacar rejoint un club très fermé. Il est désormais triple vainqueur du Tour des Flandres (2023, 2025, 2026), tout comme Van der Poel, et égale le record de l’épreuve partagé par huit légendes.
Que signifie cette victoire pour la quête des 5 Monuments ?
C’est la question qui enflamme les tablées cyclistes. Après Milan-San Remo (son premier) et ce troisième Ronde, Pogacar enchaîne. Il lui reste désormais trois échéances pour accomplir ce qu’aucun homme n’a fait : remporter les cinq Monuments en carrière.
Paris-Roubaix (dans une semaine) : L’année dernière, pour son coup d’essai, il prenait la 2e place. L’Enfer du Nord est le seul qui lui résiste. Avec une confiance en « béton armé », qui peut le battre sur les pavés ?
Liège-Bastogne-Liège : Son jardin. Déjà triple vainqueur.
Tour de Lombardie : Son autre terrain de chasse. Déjà quintuple vainqueur.
Question ouverte aux puristes : Pogacar, en gagnant le Ronde avec une telle marge, a-t-il tué le suspense ou au contraire élevé le niveau d’exigence pour les générations futures ? Votre avis nous intéresse en commentaire.
Le résumé en vidéo et la légende en marche
Pour ceux qui auraient manqué l’événement, la vidéo du final est déjà disponible ci-arpès. On y voit un homme seul, ceint de son maillot de champion du monde, gravir le Vieux Quaremont comme s’il s’agissait d’une simple bosse d’entraînement.
Avec 12 Monuments (un de plus que Roger De Vlaeminck), Tadej Pogacar ne court plus seulement après les victoires. Il court après l’histoire. Et si l’on en croit sa trajectoire, le Tour des Flandres 2026 restera comme l’année où le Slovène a transformé un rêve de gamin (gagner les cinq Monuments) en une simple formalité calendaire. Rendez-vous dimanche prochain pour Paris-Roubaix. L’avertissement est lancé.
Classement complet du Tour des Flandres 2026 – Ronde van Vlaanderen
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG les 278,2 km en 6:20:07
VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech +0:34
EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:11
VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike +2:04
PEDERSEN MADS, Lidl – Trek +2:48
STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +4:28
VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious +4:30
LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +5:22
VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:26
DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +5:34
NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +5:39
PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike m.t.
VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +5:43
ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +6:24
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
HUENS AXEL, Groupama – FDJ United +6:42
LARSEN NIKLAS, XDS Astana Team m.t.
BETTIOL ALBERTO, Unibet Rose Rockets +6:44
ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility +6:46
TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek m.t.
TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team +6:49
AERTS TOON, Lotto Intermarché +6:56
POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
WALSCHEID MAX, Lidl – Trek m.t.
MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché m.t.
GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step m.t.
DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +7:07
VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +7:09
TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +7:59
SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers +8:05
HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers m.t.
KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
BRAET VITO, Lotto Intermarché +8:09
ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.
BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL m.t.
HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team +8:53
LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +9:55
BARRENETXEA JON, Movistar Team +9:56
CANAL CARLOS, Movistar Team +9:57
FAGÚNDEZ ERIC ANTONIO, Burgos Burpellet BH m.t.
ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets +10:00
DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +10:43
WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
PAGE HUGO, Cofidis m.t.
LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
TILLER RASMUS, Uno-X Mobility m.t.
RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies +11:32
RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL +11:33
BALLERINI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +11:38
VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
REINDERINK PEPIJN, Soudal Quick-Step m.t.
FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team m.t.
GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché m.t.
LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH m.t.
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
DURBRIDGE LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
O’BRIEN KELLAND, Team Jayco AlUla m.t.
GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers +11:45
MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +11:47
CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH +13:02
MACIEJUK FILIP, Movistar Team +15:24
MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL m.t.
DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
RESELL ERIK NORDSÆTER, Uno-X Mobility m.t.
BLUME LEVY WILLIAM, Uno-X Mobility m.t.
BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility m.t.
DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +15:37
JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United m.t.
121 coureurs classés à l’arrivée sur 175 partants.
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Ce dimanche 5 avril, Anvers sera le théâtre d’un alignement de planètes jamais vu sur un Monument. Tadej Pogacar, Mathieu van der Poel, Wout van Aert et le débutant-surprise Remco Evenepoel : les « quatre fantastiques » se défient sur 278 kilomètres de pavés et de monts (bergs) mythiques. Entre un parcours allongé, des conditions pluvieuses annoncées et des records historiques en jeu, voici notre analyse d’expert complète du Tour des Flandres 2026, de la carte au direct TV.
« Les quatre fantastiques » à l’assaut de l’Enfer : Pourquoi le Ronde 2026 va pulvériser tous les pronostics
Le grand chelem des champions : un plateau historique pour la 110e édition
Ne parlez pas de simple course à propos du Tour des Flandres 2026. Parlez de « Hoogmis » – la grand-messe – du cyclisme flandrien. Pour la première fois sur une Classique hors championnat du monde, les quatre ténors du peloton mondial s’affrontent sur les mêmes pavés. Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG), Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike) et Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) sont au départ. Ajoutez à cela un Mads Pedersen revanchard, et vous obtenez la plus belle startlist du printemps. L’enjeu est monumental : Van der Poel peut devenir le seul recordman de l’épreuve avec 4 succès, tandis que Pogacar viserait un triplé qui l’installerait au panthéon aux côtés de Tom Boonen, Fabian Cancellara et Johan Museeuw.
Parcours & Profil 2026 : Pourquoi les 278 km vont faire sauter la banque
L’allongement fatidique
L’organisateur a frappé fort. L’édition 2026 du Ronde van Vlaanderen affiche 278,2 kilomètres, soit près de 10 km de plus qu’en 2025 (269 km). Ce n’est pas un détail. Ce chiffre place la course à la limite du soutenable, transformant les 100 premiers kilomètres plats en Anvers en une véritable « mer d’ennui » nerveuse où l’échappée matinale aura du mal à se former, et où les équipes de sprinteurs pousseront au forcing. Un terrain de jeu idéal pour les puncheurs endurants.
Le triptyque de la mort : Kwaremont – Paterberg – Koppenberg
Oubliez le Mur de Grammont. Depuis 2012, le juge de paix se situe dans les 55 derniers kilomètres. Le parcours 2026 enchaîne avec une densité rare :
Le Vieux Quaremont (Oude Kwaremont) : 2,5 km à 3,7% (max 11,2%). Les coureurs le monte trois fois. Ce n’est pas sa pente qui tue, mais sa longueur sur pavés disjoints. C’est le piège à crampes parfait. C’est ici que Pogacar a décollé en 2025.
Le Paterberg : L’antithèse du Kwaremont. 360 mètres à 13,5% (max 20,5%). Une explosion de pure puissance. Si vous n’êtes pas dans les 20 premiers au pied, la course est finie, « terminée fin de chantier » .
Le Koppenberg : À 45 km de l’arrivée, ce mur de 500m à 13,3% (max 21%) est le plus raide. Avec la pluie annoncée, attendez-vous à des coureurs à pied, littéralement. C’est le moment où les « grimpeurs » comme Evenepoel peuvent atomiser les « rouleurs » comme Van Aert.
Question à nos lecteurs : Selon vous, sur lequel de ces trois géants la course basculera-t-elle définitivement ?
Favoris : Le duel des extrêmes et l’outsider total
Notre analyse des forces en présence, basée sur les données de pré-saison et notamment le E3, Gand-Wevelgem, et A Travers la Flandre :
⭐⭐⭐⭐⭐ Tadej Pogacar (UAE) – Le patron
Le Slovène n’est plus un invité sur les pavés, il est le maître. Vainqueur sortant et double lauréat, sa tactique est aussi brutale qu’efficace : attaquer de loin (souvent au 2e passage du Kwaremont) pour annihiler le sprint de Van der Poel. Sa gestion de l’effort sur 280 km est devenue surnaturelle. Avec un Florian Vermeersch comme lieutenant de luxe pour le placer, il part avec une longueur d’avance.
⭐⭐⭐⭐ Mathieu van der Poel (Alpecin) – Le champion recordman
Moins clinquant lors des courses préparatoires qu’en 2025, mais ne vous fiez pas aux apparences. « MVDP » sait monter en puissance. Sa faiblesse ? L’équipe. Sans Gianni Vermeersch parti chez BORA, il se retrouve isolé. Sa force ? Un sprint qui atomise(rait) Pogacar s’il arrive à Oudenaarde dans sa roue. Pour gagner, il doit créer un scenario de course chaotique et usant.
⭐⭐⭐ Remco Evenepoel (BORA) – Le point d’interrogation
Le pari fou de l’année. Le prodige belge découvre les Ardennes flamandes à 26 ans. Si certains le donnent outsider, notre expertise le place plus haut. Pourquoi ? Parce que le Ronde moderne se gagne en montée, pas sur le plat. Sur les pourcentages du Paterberg ou du Koppenberg, Evenepoel est un poids plume capable de sauter de la roue de Pogacar. Attention : son placement et la gestion des pavés plats sont ses inconnues majeures. Un Top 5 serait une réussite, mais sa nature de « guerrier » pourrait lui offrir le podium.
⭐⭐ Wout van Aert (Visma) – Le maudit magnifique
Troisième homme, éternel second ? Sa défaite sur le fil à « A Travers la Flandre » (battu par Ganna) a montré un Wout conquérant mais pas encore tueur. Il lui manque ce petit plus d’explosivité pour lâcher les deux monstres. Sa seule carte : une attaque de loin (40 km) avec Christophe Laporte, en espérant que Pogacar et Van der Poel s’observent.
Le Danois et le Belge seront les loups de la course. Si les quatre favoris se neutralisent, Pedersen peut surgir. Mais sa préparation post-chute à SanRemo fait émettre quelques réserves.
Startlist et partants au départ : Un plateau de 175 guerriers
Au-delà du quatuor magique, le peloton 2026 aligne des cadors. Du côté d’UAE, surveillez Florian Vermeersch (Top 5 potentiel). Chez Visma, Christophe Laporte et le jeune Per Strand Hagenes (révélation de l’E3 où il termine 2e) peuvent créer la surprise. La Soudal Quick-Step joue la carte belge avec Dylan van Baarle et Stuyven, tandis que la Groupama-FDJ United aligne Romain Grégoire, qui cherchera à confirmer après des débuts difficiles. Côté tricolore, Valentin Madouas (FDJ), Paul Magnier (Soudal) et Anthony Turgis (TotalEnergies) tenteront l’exploit dans un scénario de sprint réduit.
Parmi les autres noms d’outsiders cités au départ de ce 110e Ronde figurent les noms de : Matthew Brennan (Visma), Biniam Girmay (NSN), Lukas Kubis (Unibet), Jonas Abrahamsen et Soren Waerenskjold (Uno-X), Matteo Trentin (Tudor), Stanislaw Aniolowski (Cofidis), Samuel Watson (INEOS), Fred Wright (Pinarello Q36.5) ou encore Aaron Gate (XDS Astana).
Qui sont les 175 coureurs engagés participants au Ronde van Vlaanderen – Tour des Flandres 2026 ?
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 11, VAN DER POEL, Mathieu 12, DILLIER, Silvan 13, GEENS, Jonas 14, PLANCKAERT, Edward 15, GOGL, Michael 16, RIESEBEEK, Oscar 17, SÉNÉCHAL, Florian
Movistar Team (WT) ✅ 91, GARCÍA CORTINA, Iván 92, BARRENETXEA, Jon 93, CANAL, Carlos 94, MILESI, Lorenzo 95, MACIEJUK, Filip 96, AULAR, Orluis 97, TORRES, Albert
NSN Cycling Team (WT) ✅ 101, GIRMAY, Biniam 102, ASKEY, Lewis 103, SMITH, Dion 104, LOUVEL, Matis 105, VAN TRICHT, Floris 106, SHEEHAN, Riley 107, VAN ASBROECK, Tom
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 111, EVENEPOEL, Remco 112, VERMEERSCH, Gianni 113, DRIZNERS, Jarrad 114, PITHIE, Laurence 115, TRATNIK, Jan 116, VAN DIJKE, Mick 117, VAN DIJKE, Tim
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 121, VAN BAARLE, Dylan 122, MAGNIER, Paul 123, STUYVEN, Jasper 124, REINDERINK, Pepijn 125, VAN DEN BOSSCHE, Fabio 126, VAN GESTEL, Dries 127, VERVENNE, Jonathan
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 131, DE BONDT, Dries 132, DE POOTER, Dries 133, DONALDSON, Robert 134, DURBRIDGE, Luke 135, MEZGEC, Luka 136, O’BRIEN, Kelland 137, SÜTTERLIN, Jasha
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 141, NABERMAN, Tim 142, MÄRKL, Niklas 143, FLYNN, Sean 144, RENARD-HAQUIN, Henri-François 145, CORKERY, Dillon 146, VAN DEN BERG, Julius 147, PEACE, Oliver
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 151, VAN AERT, Wout 152, AFFINI, Edoardo 153, BRENNAN, Matthew 154, DOULL, Owain 155, HAGENES, Per Strand 156, LAPORTE, Christophe 157, ZINGLE, Axel
Uno-X Mobility (WT) ✅ 161, ABRAHAMSEN, Jonas 162, BYSTRØM, Sven Erik 163, INGEBRIGTSEN, Storm 164, BLUME LEVY, William 165, RESELL, Erik Nordsæter 166, TILLER, Rasmus 167, WÆRENSKJOLD, Søren
XDS Astana Team (WT) ✅ 171, BETTIOL, Alberto 172, BALLERINI, Davide 173, FEDOROV, Yevgeniy 174, GATE, Aaron 175, LIVYNS, Arjen 176, ROMELE, Alessandro 177, TEUNISSEN, Mike
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 191, DE GENDT, Aimé 192, FRISON, Frederik 193, LIEPIŅŠ, Emīls 194, MAŁECKI, Kamil 195, VAN MOER, Brent 196, WRIGHT, Fred 197, ZUKOWSKY, Nickolas
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 201, TRENTIN, Matteo 202, HALLER, Marco 203, KLUCKERS, Arthur 204, LIENHARD, Fabian 205, FROIDEVAUX, Robin 206, MOZZATO, Luca 207, PLUIMERS, Rick
Burgos Burpellet BH (PRT) ✅ 211, ALLENO, Clément 212, CAVIA, Daniel 213, DE LA CALLE, Hugo 214, FAGÚNDEZ, Eric Antonio 215, BOUGLAS, Georgios 216, MACÍAS, César 217, SAINBAYAR, Jambaljamts
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 221, DEMAN, Brem 222, LAMBRECHT, Michiel 223, LANHOVE, Milan 224, VAN HEMELEN, Vincent 225, VANDENSTORME, Dylan 226, VANHOOF, Ward 227, VERCOUILLIE, Victor
TotalEnergies (PRT) ✅ 231, TURGIS, Anthony 232, BOULAHOITE, Rayan 233, BRUNEL, Alexys 234, DAUPHIN, Florian 235, DUJARDIN, Sandy 236, GACHIGNARD, Thomas 237, LEROUX, Samuel
Unibet Rose Rockets (PRT) ✅ 241, KUBIŠ, Lukáš 242, BLOEM, Joren 243, DE VRIES, Hartthijs 244, KOPECKÝ, Matyáš 245, KOPECKÝ, Tomáš 246, RASENBERG, Martijn 247, LARSEN, Niklas
Conditions Météo : Le facteur « Enfer du Nord »
Le dimanche 5 avril s’annonce pluvieux à l’entrée des monts, avec un puissant vent de Sud-Ouest. Conséquence : pas de poussière, mais de la boue et des pavés glissants comme du verglas. Le vent de travers dans les secteurs exposés (comme le long de l’Escaut) provoquera des bordures immédiates. La météo transforme un Ronde difficile en véritable enfer. Attendez-vous à un taux d’abandon record.
Diffusion TV Direct : Le guide complet pour ne rien rater
Pas de mauvaises surprises, voici les horaires complets pour le Tour des Flandres 2026 en direct :
En intégralité (Payant) : Eurosport 1 et MAX (ex-HBO Max) prennent l’antenne dès 9h45. C’est le choix de l’expert pour voir la course dès le km 0.
En clair (France) : France 3 débarque à 13h35 avec le trio Alexandre Pasteur, Laurent Jalabert, Thomas Voeckler et Marion Rousse. Idéal pour le final sur le Kwaremont.
En Belgique : VRT (dès 9h15) et RTL (à 13h30).
Notre conseil : Si vous pouvez, lancez le streaming sur France.tv dès 14h. Les 20 derniers kilomètres entre le dernier Paterberg et Audenarde seront un régal de pure tension.
Verdict : Notre pronostic engagé
Le Tour des Flandres 2026 ne sera pas une promenade de santé. Mais la réalité est cruelle : Tadej Pogacar a transformé les Classiques en courses de grimpeur. Sur un parcours aussi long avec de telles pentes, Mathieu van der Poel subira comme en 2025.
Notre podium :
Tadej Pogacar (Attaque victorieuse sur le Koppenberg à 45km de l’arrivée).
Remco Evenepoel (Il surprendra tout le monde en résistant mieux que Van der Poel sur les raids).
Mathieu van der Poel (Vainqueur du sprint du groupe de chasse).
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Ce n’était qu’une rumeur, un poisson d’avril trop beau pour être vrai. Pourtant, mercredi, Remco Evenepoel a retourné le peloton comme un crêpe flamand. En annonçant sa première participation au Tour des Flandres 2026, le double champion olympique met fin à des années de suspense. Décryptage d’une opération secrète signée Red Bull, et analyse d’une confrontation inédite avec Tadej Pogacar, Mathieu Van der Poel et Wout Van Aert.
Comment l’annonce choc de Remco Evenepoel a fait basculer le Ronde 2026 dans la légende
Le 1er avril, le jour où le cyclisme belge a retenu son souffle
Il était environ 10 heures ce mercredi matin à Roulers, au départ d’À travers la Flandre. Les journalistes s’agglutinent autour du bus Red Bull-BORA-Hansgrohe, smartphones en éveil. La rumeur enflait depuis la veille : et si Remco Evenepoel allait finalement s’attaquer aux monts du Ronde ? Beaucoup y voyaient un canular, un sketch bien rodé pour le 1er avril. Puis, la story Instagram est tombée, comme un pavé (flandrien) dans la mare.
C’en était fini des dénégations. Le coureur de Schepdaal, 26 ans, double vainqueur de Liège-Bastogne-Liège 2022 et 2023 et troisième du Tour de France 2024, venait de signer son plus gros coup médiatique. Mais au-delà du buzz, cette annonce transforme profondément la hiérarchie du Tour des Flandres 2026. Pour la première fois de l’histoire moderne, les quatre cavaliers les plus talentueux de la planète s’affronteront sur une Classique, et pas n’importe laquelle : le plus beau des Monuments.
Pourquoi personne ne croyait (vraiment) à cette participation ?
Un « non » catégorique transformé en secret de Polichinelle
Il y a encore quelques semaines, le scénario relevait de la science-fiction. Ralph Denk, le manager général de Red Bull, avait été on ne peut plus clair dans les colonnes du Het Nieuwsblad : « Avec une certitude absolue à 100 %, Remco Evenepoel ne disputera pas le Tour des Flandres en 2026. » Le plan était rodé : une coupure après le Tour de Catalogne, puis une préparation tranquille pour les Ardennaises (Amstel, Flèche, Liège).
Sauf que dans l’ombre, tout a changé. Selon nos informations recoupées, l’équipe allemande a planifié ce coup médiatique il y a plus de 100 jours. « Un projet comme celui-ci ne se construit pas du jour au lendemain » a finalement admis Denk, fier d’avoir gardé le secret. Une opération digne d’un service secret, où Evenepoel a même reconnu le parcours en décembre dernier… sous le nez des photographes.
Evenepoel, un « piètre rouleur de pavés » ? Le paradoxe du champion
L’argument qui tenait la route jusque-là, c’était le profil. Evenepoel le répétait : il n’a pas « l’explosivité sur les efforts courts » que réclame le Ronde. Un discours logique pour un pur puncheur-chronoman, habitué aux longues échappées en solitaire.
Pourtant, l’histoire du cyclisme nous a appris à nous méfier des évidences. Le Tour des Flandres moderne n’est plus seulement une question de puissance brute sur les pavés. C’est une succession de murs, d’accélérations violentes et de gestion d’effort. Sur le papier, le Vieux Quaremont (2 200 m à 4,2%) pourrait même convenir à un puncheur-grimpeur comme Evenepoel.
Le casse-tête tactique : Comment Evenepoel peut-il gagner ?
L’effet « joker » dans le duel Pogacar – Van der Poel
Voici le vrai enjeu du Tour des Flandres 2026. Avant cette annonce, on se dirigeait vers un énième duel à distance : Tadej Pogacar (UAE Team Emirates – XRG) vs Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech). L’an dernier, Pogacar l’avait emporté avec plus d’une minute d’avance, laissant le Néerlandais se battre pour la troisième place derrière Mads Pedersen.
L’arrivée d’Evenepoel dynamite cette équation. Le Belge est le seul au départ à pouvoir menacer Pogacar sur une attaque de longue distance. Souvenez-vous de Liège 2022 ou de la Vuelta 2022 : quand Evenepoel part seul à 30 bornes de l’arrivée, il est imprenable. Van der Poel, lui, préfère les sprints entre costauds. Wout Van Aert, ravi de cette nouvelle, l’a bien résumé à Sporza : « Il ne partirait que s’il visait un résultat de premier plan. »
Une équipe bâtie pour le chaos
Evenepoel ne sera pas seul. Contrairement aux rumeurs d’un isolement, Red Bull l’entoure d’une garde rapprochée de choc. On y retrouve les frères Van Dijke (Tim, 2e du Het Nieuwsblad, 13e à Kuurne, et Mick), des équipiers de luxe pour les secteurs pavés. Surtout, Gianni Vermeersch (5e des Strade Bianche) sera le lieutenant idéal. Et n’oublions pas Jan Tratnik, vainqueur du Nieuwsblad en 2024. Une formation taillée pour le placement, l’antidote parfait contre les bordures. Question aux puristes : Pensez-vous que l’équipe Red Bull sacrifiera Vermeersch dès le Koppenberg, ou jouera la carte de la double menace ?
La revanche de la Belgique : En finir avec 9 ans de disette
2017 – 2026, le trop long tunnel
Pour comprendre l’onde de choc, il faut rappeler un chiffre : 69 victoires belges en 110 éditions, mais plus aucune depuis Philippe Gilbert en 2017. Pire encore, aucun Belge sur le podium depuis 2021. Dans un pays où le Ronde est une religion, cette disette est vécue comme un traumatisme national.
Evenepoel porte désormais ce poids. Wout Van Aert a échoué plusieurs fois (2e en 2020, 3e en 2022). Arnaud De Lie, pourtant pressenti comme le futur roi, a balayé le sujet d’un revers de main à la RTBF : « Honnêtement, je m’en fous. Ça ne me fait ni chaud ni froid. » Une déclaration qui en dit long sur la pression qui entoure ce monument. Evenepoel, lui, ne peut pas se permettre cet aplomb. Il arrive en sauveur providentiel, ou en candidat au crash.
L’héritage d’un « enfant du Brabant flamand »
N’oublions jamais que Remco Evenepoel est originaire de Schepdaal, à 60 km du Vieux Quaremont. Il a grandi avec ces monts dans les jambes lors de ses sorties d’entraînement. Il connaît chaque fissure du Mur de Grammont. Cette dimension locale, couplée à son statut de double champion olympique, le place dans une position unique. Il n’est pas un touriste. Il est le fils prodige qui rentre à la maison.
Les 4 Mousquetaires : Ce qui rend ce plateau historique
Nous avons déjà vu des trios. Mais un quatuor ? C’est du jamais vu sur une classique.
Tadej Pogacar (UAE Team Emirates – XRG) : Le patron, vainqueur sortant, roule sur l’eau.
Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) : Le recordman en puissance (3 victoires : 2020, 2022 et 2024), le plus explosif.
Wout Van Aert (Visma-Lease a Bike) : Le revenant, affamé, le plus régulier sur le Ronde.
Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe) : Le X Factor, l’inconnu.
N’oublions pas non plus un certain Mads Pedersen (Lidl Trek), 2e l’an passé, 4e du dernier Milan-SanRemo, qui pourrait venir arbitrer ce quatuor.
Pour la première fois hors Championnats du Monde, ces quatre-là se font face avec des ambitions de victoire. Jonas Vingegaard, lui, reste sagement à la maison. Son directeur sportif, Grischa Niermann, a ironisé : « J’ai pensé à appeler Jonas pour lui dire de venir ici ! » Un rire jaune, car la Visma sait que le scénario de la course leur échappe désormais.
Le verdict : Evenepoel va-t-il gagner dès sa première ?
Soyons francs. Le cyclisme ne fonctionne pas aux sentiments. Remco Evenepoel arrive avec un début de saison en dents de scie. Oui, il a survolé le Tour de Valence (7 victoires sur ses 10 premiers jours de course), mais il a paru émoussé à l’UAE Tour (10e) et sur le Tour de Catalogne (5e), où une chute avec Vingegaard n’a rien arrangé.
Pourtant, les spécialistes s’accordent sur un point : Evenepoel est un compétiteur hors norme, capable de se sublimer sur un objectif précis. S’il a sacrifié sa condition sur le Catalogne pour peaufiner sa pointe de vitesse sur les bosses, attention à la déflagration. La comparaison avec Pogacar est inévitable. Le Slovène a dû s’y « essayer » avant de dompter le Ronde (4e en 2022, victoires en 2023 et 2025). Il serait naïf de penser qu’Evenepoel réussira du premier coup là où Pogacar a échoué.
Notre pronostic : Evenepoel ne gagnera probablement pas. Mais il va exploser la course. Il attaquera dans le Koppenberg ou le Taaienberg, forçant Pogacar à réagir, et offrant peut-être la victoire à un Van der Poel embusqué. Une chose est sûre : si vous n’aimez que les arrivées au sprint, fuyez ce dimanche 5 avril. Si vous voulez assister à une bataille digne des guerres flamandes, soyez à Audenarde.
« À dimanche », avait écrit Remco. Les Flandres ont répondu. L’attente va être insoutenable.
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Il avait vu juste pendant 39,9 kilomètres. Seul, héroïque, Wout van Aert touchait du doigt sa rédemption sur ses terres flamandes. Mais le piège se refermait dans les 150 derniers mètres. Sous nos yeux ébahis, Filippo Ganna, le rouleur aux jambes d’or, a écrit l’un des final les plus improbables du printemps. Récit d’une Classique devenue culte.
Comme un coup de poignard dans le final : pourquoi la victoire de Ganna sur A Travers la Flandre 2026 va hanter Van Aert
L’image qui restera : le rouleur devenu sprinteur
À Waregem, mercredi 1er avril, on n’a pas vu un rouleur gagner. On a vu un tueur surgir de l’ombre. Alors que la flamme rouge consumait les derniers espoirs du peloton, Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) a changé de logiciel. Fini le chronométreur aux lignes droites. Place au puncheur des Flandres, dos courbé, vitesse folle, rattrapant l’inrattrapable Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) pour le déposer à 100 mètres de la ligne.
Cette image – Ganna doublant un Van Aert brisé, les épaules tombantes – résume à elle seule la beauté cruelle du cyclisme. L’Italien décroche sa première victoire sur une Classique WorldTour (hors CLM). Le Belge, lui, collectionne les cauchemars sur cette même course.
Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : le monologue trop long
Pour comprendre ce dénouement, il faut remonter 40 kilomètres plus tôt. Dans l’Eikenberg, ce mont pavé d’un kilomètre qui fait office de juge de paix, Wout van Aert a joué sa partition. Une attaque surpuissante, un démarrage en trombe qui décroche tout le monde, y compris sa propre ombre. Il rejoint le duo de tête composé de Romain Grégoire (Groupama – FDJ UNITED) et Niklas Larsen (Unibet Rose Rockets) avec une facilité déconcertante.
Selon les données recueillies à l’arrivée, le rythme dans l’Eikenberg a flirté avec les 650 watts pendant plus de 90 secondes. Un effort surnaturel.
Derrière, c’est la désorganisation. Jasper Philipsen, Biniam Girmay, Søren Wærenskjold regardent leur Classique s’envoler. Van Aert, lui, parfait gestionnaire, lâche Grégoire puis Larsen. À 10 kilomètres de l’arrivée, il est seul. Face à lui : le chrono. Sa spécialité. La messe semblait dite.
Et si, finalement, toutes ces attaques avant l’Eikenberg étaient une épée de Damoclès ? Wout a-t-il payé ses multiples accélérations dans le Berg Ten Houte et le Knokteberg ? La question mérite d’être posée.
Le calvaire mécanique de Ganna, prélude à l’exploit
Ce que les puristes retiendront, c’est l’incroyable résilience de Filippo Ganna. L’Italien a vécu une journée cauchemardesque avant de toucher le paradis.
Première tuile : Une roue avant cassée dans une section pavée.
Seconde tuile (la fatidique) : Au pied de l’Eikenberg, au moment précis où Van Aert attaque, le guidon de son vélo de remplacement se brise.
Imaginez la scène. Le favori s’échappe. Vous êtes immobile, avec un guidon en deux morceaux. Tout autre coureur aurait jeté l’éponge. Pas Ganna. Il récupère son vélo d’origine, revient comme un fou, et s’accroche à un groupe de chasse mené par Florian Vermeersch (UAE Emirates-XRG) et Stan Dewulf (Decathlon – CMA CGM).
Cette cascade d’incidents transforme sa victoire en exploit. Comme l’expliquait l’ancien directeur sportif Patrick Lefevere dans ses mémoires, « un champion se révèle dans l’adversité, pas dans la facilité« . Ganna a incarné cette maxime.
Le sprint des 100 mètres : analyse tactique d’un renversement
Comment un homme seul, lancé vers la gloire, se fait-il avaler à 100 mètres du poteau ? L’analyse des derniers hectomètres est édifiante.
Van Aert a commis une erreur minime mais fatale : il a levé légèrement le pied en entrant dans le dernier virage, croyant son avance suffisante. Derrière, Ganna, lancé comme un missile, a bénéficié de l’aspiration du peloton avant de placer son effort. Il ne rattrape pas un adversaire, il le dépasse.
Regardez bien la vidéo : alors que Vermeersch lâche prise sous la flamme rouge, Ganna double son effort. C’est un coup de poker. Il mise tout sur un dernier rush, sachant que s’il ne revient pas dans la ligne droite, ce sera terminé. Il revient. Il coiffe. La première victoire en classique de sa carrière est aussi la plus belle.
Le rendez-vous flandrien : Van Aert peut-il rebondir ?
Ce qui frappe, c’est la mine fermée de Van Aert à l’arrivée. Il vient de vivre un remake de 2025 (défaite contre Neilson Powless alors qu’il était en supériorité numérique). Les démons d’A Travers la Flandre sont bien réels.
Mais rassurons-nous, ou plutôt analysons froidement. Wout a montré des jambes stratosphériques. Il a lâché tout le monde dans l’Eikenberg. À quatre jours du Tour des Flandres, l’avertissement est clair. Face à Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) et Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), ce Wout-là ne sera pas un simple équipier.
Selon vous, cette désillusion est-elle un coup fatal pour le moral de Van Aert, ou au contraire une source de motivation supplémentaire pour dimanche ? Répondez en commentaire.
En résumé : une Classique entrée dans la légende
A Travers la Flandre 2026 restera comme la course du come-back impossible. Filippo Ganna, deux vélos changés, un guidon brisé, contre un Wout van Aert en roue libre vers la victoire. Le cyclisme nous rappelle souvent que rien n’est joué avant la ligne d’arrivée. Pour les fans de données, sachez que la vitesse moyenne de l’édition fut l’une des plus élevées de l’histoire, preuve d’une guerre d’usine permanente.
Rendez-vous dimanche pour le Ronde. Mais d’ici là, on regardera encore et encore ces 100 derniers mètres. Cruels pour l’un. Glorieux pour l’autre.
Classement complet de À Travers la Flandre 2026 – Dwars door Vlaanderen
GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers les 184,6 km en 3:48:27 (48,5 km/h)
VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike m.t.
WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
PEDERSEN MADS, Lidl – Trek m.t.
BARRENETXEA JON, Unibet Rose Rockets m.t.
KUBIŠ LUKÁŠ, Movistar Team m.t.
PAGE HUGO, Cofidis m.t.
PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers m.t.
DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech m.t.
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team m.t.
COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility m.t.
DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:11
MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets m.t.
REINDERINK PEPIJN, Soudal Quick-Step m.t.
HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike m.t.
VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step +0:14
KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek +0:19
VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:24
ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +0:54
VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team +2:54
LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious +7:01
PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +7:32
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À quatre jours du Tour des Flandres, le peloton s’élance pour la 80e édition de Dwars door Vlaanderen. Entre un parcours modifié pour exacerber la sélection, une liste de partants de classe mondiale et une affaire de revanche personnelle pour Wout Van Aert, cette “répétition” s’annonce comme un véritable champ de bataille. Voici notre analyse détaillée de l’épreuve.
Pourquoi Wout Van Aert n’a pas le droit à l’erreur sur À Travers la Flandre 2026
Dwars door Vlaanderen 2026 : Plus qu’une simple répétition ?
Il y a des courses que l’on appelle “préparatoires”, et puis il y a À Travers la Flandre. Mercredi 1er avril, la 80e édition de Dwars door Vlaanderen (1.UWT) s’élance de Roulers (Roeselare) pour 184,6 kilomètres de haute tension. Classée dans la semaine cycliste flamande, entre Gand-Wevelgem et le Tour des Flandres, elle porte souvent l’étiquette de “répétition”. Mais attention : cette étiquette est un leurre. Elle est le dernier véritable terrain d’expression pour les coureurs qui cherchent soit à se rassurer avant le Ronde, soit à exister dans un calendrier WorldTour dominé par les deux ogres que sont Mathieu van der Poel et Tadej Pogačar.
La malédiction de Waregem : quand Visma a tout perdu en un sprint
Pour comprendre l’enjeu psychologique de cette édition, il faut jeter un œil dans le rétroviseur. L’an dernier, la formation Visma | Lease a Bike a vécu ce que les puristes appellent un “cauchemar tactique”. Trois coureurs—Wout Van Aert, Christophe Laporte et le jeune Matteo Jorgenson—se retrouvent en position de force face à un seul homme, Neilson Powless (EF Education-EasyPost). Résultat ? Une démonstration de force inversée : l’Américain les bat au sprint. Une humiliation tactique rare dans le peloton moderne.
Cette année, Powless ne sera pas là pour défendre son titre (forfait médical, genou), mais le goût amer est resté dans la bouche du collectif néerlandais. Le récit de cette édition 2026 est celui de la revanche.
La stratégie de la ruche : Visma Lease a Bike mise sur le nombre
Wout Van Aert arrive avec un statut particulier. En quête de sa première victoire de la saison, le Belge sait qu’une victoire à Waregem serait le carburant mental idéal avant d’affronter Van der Poel et Pogačar sur les pavés du Ronde. Mais attention : comme le soulignent nos données et statistiques, Van Aert n’est pas seul. L’équipe aligne une escouade de quatre leaders potentiels.
À ses côtés, Christophe Laporte, ancien vainqueur de l’épreuve (2024), semble retrouver des jambes après une préparation sans faute. Mais le véritable joker pourrait être Matthew Brennan. Le jeune prodige britannique, en feu cette saison (2 victoires dont Kuurne-Bruxelles-Kuuren), représente une option redoutable si le final se joue dans un sprint réduit. Avec Per Strand Hagenes également présent, Visma transforme cette classique en une véritable “ruche”, où chaque piqûre peut être fatale.
Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, Visma doit-elle jouer la carte de la domination totale en sacrifiant un leader pour Van Aert, ou laisser la course s’ouvrir pour profiter de la polyvalence de Brennan ?
Le parcours 2026 : Pourquoi cette édition sera plus dure que les précédentes
Si le kilométrage reste modeste comparé au Ronde (184,6 km), ne vous fiez pas aux apparences. Les organisateurs de Flanders Classics ont opéré un virage stratégique en 2026 en durcissant sensiblement le tracé. L’objectif est clair : éviter le sprint massif qui a parfois terni l’image de l’épreuve et favoriser un scénario à la De Ronde, où la sélection se fait tôt.
La zone de vérité avancée : Hellestraat et Onderbossenaarstraat, les nouvelles armes
Deux nouveautés majeures viennent chambouler les repères. La première, le Hellestraat, intervient après seulement 47 kilomètres. Avec une rampe à 10% sur 1,2 km, elle servira de premier filtre bien avant les Ardennes flamandes. La seconde, l’Onderbossenaarstraat, est une ascension inédite de 1,4 km à 5,3%, située à 77 km de l’arrivée. Elle grimpe sur le flanc du mythique Taaienberg, mais avec une arête plus longue. C’est typiquement le genre de difficulté qui fait mal aux grosses cuisses des sprinteurs.
Les secteurs clés : Eikenberg, Huisepontweg et le piège du vent
Le parcours compte un total de 12 monts et 7 secteurs pavés. Les puristes retiendront trois moments charnières :
Le double Knokteberg-Trieu/Hotond : C’est ici que le rythme explose généralement. Le Knokteberg (1,1 km à 7%) est une ascension sans pavés mais avec un pourcentage raide idéal pour les puncheurs.
L’Eikenberg (km 145,5) : Le seul véritable mur pavé du parcours. Si un coureur comme Mads Pedersen ou Florian Vermeersch veut partir, c’est ici.
Le Huisepontweg (km 157,7) : Un secteur pavé de près de 2 km en faux plat montant, mais surtout, notoirement exposé au vent. Avec des rafales prévues entre 15 et 20 km/h en provenance de l’Ouest, le risque de bordures (echelons) est bien réel avant même d’aborder les monts.
Le juge de paix : le double Nokereberg à moins de 10 km de l’arrivée
Contrairement à certaines classiques où le dernier obstacle est à 30 km, ici, le suspense peut durer jusqu’au bout. Le final est marqué par le double passage sur le Nokereberg (500 m pavés à 5,7%, puis un second versant plus long) et la Herlegemstraat. Situés à moins de 10 kilomètres de la ligne à Waregem, ces deux derniers juges de paix empêchent les sprinteurs purs de lever le pied trop tôt.
Les favoris : Une hiérarchie bousculée par l’absence des “monstres”
Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) et Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) brillent par leur absence, en attendant dimanche et le « Ronde ». Conséquence directe : le plateau, bien que de classe mondiale, devient beaucoup plus ouvert. C’est le moment où les “seconds couteaux” du Ronde peuvent devenir les “ténors” de Dwars.
⭐⭐⭐⭐ Le grand favori : Wout Van Aert, l’homme qui n’a plus le droit à l’erreur
Nous plaçons Wout Van Aert (Team Visma Lease a Bike) en favori absolu. La logique est implacable. Il a une revanche à prendre sur cette course, il a une équipe taillée sur mesure pour le protéger, et il arrive avec une condition en hausse, ayant peaufiné sa préparation après un stage spécifique. Pour lui, c’est simple : s’il arrive à Waregem avec un groupe de moins de dix unités, il a toutes les cartes en main. Sa capacité à placer l’accélération fatale sur le Knokteberg ou l’Eikenberg sera déterminante.
⭐⭐⭐ Les leaders alternatifs : Philipsen, Pedersen et la menace du sprint
Derrière, deux profils s’opposent.
Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) arrive auréolé de sa victoire sur Gand-Wevelgem. Le scénario idéal pour lui ? Un regroupement contenu. S’il parvient à passer les monts sans être décroché (notamment le double Knokteberg), son sprint est le plus rapide du plateau.
Mads Pedersen (Lidl-Trek) est un cas particulier. Le coureur n’a plus couru depuis sa 9e place sur le GP E3. S’il est en forme, le Danois est l’un des rares capables de battre Van Aert aussi bien dans un sprint que dans un démarrage en solitaire. Il représente peut-être le plus grand danger tactique. Sa 4e place sur Milan-SanRemo joue en sa faveur.
⭐⭐ Les outsiders dangereux : Magnier, Vermeersch et la jeune garde
Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG) est l’un des coureurs les plus constants de ce printemps. Troisième à Harelbeke et troisième du Het Nieuwsblad, il est en forme ascendante et possède le profil idéal pour cette course : puncheur, bon rouleur, et capable de résister aux pavés.
Paul Magnier (Soudal Quick-Step) c’est la surprise du chef. Rapide et endurant, il a tout pour réussir. Attention toutefois : sa campagne est minée par de multiples crevaisons. S’il arrive à Waregem sans encombre, il peut créer la sensation et signer une troisième victoire cette saison après ses deux succès glanés en début d’année au Portugal.
Tobias Lund Andresen (Decathlon-CMA CGM) confirme son statut de révélation. Solide sur les pavés de l’Omloop, 13e de la Primavera, 6e du GP E3, 2e de Gand-Wevelgem, il semble avoir passé un cap dans la gestion des Classiques. Le Danois ne sera pas loin de la victoire (si ce n’est pas loin qui l’emporte).
⭐ Les “outsiders ++” capables de renverser la table
N’oublions pas Filippo Ganna (INEOS Grenadiers). Décevant à Milan-San Remo (33e), l’Italien pourrait avoir visé cette période. Si la course explose et qu’il part seul dans les 15 derniers kilomètres, personne ne le reverra.
Du côté francophone, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) cherche le déclic dans une classique WorldTour. Benoît Cosnefroy (UAE Team Emirates XRG) sera également à l’affût, car ce parcours, avec moins de pavés que le Ronde, laisse un peu plus d’espace aux puncheurs. Sans oublier l’excellent Christophe Laporte (Team Visma Lease a Bike).
Enfin, Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) reste un mystère. Sa 4e place sur Gand-Wevelgem est un signal positif, mais sa campagne flamande reste en deçà des attentes. Cette course est son dernier test avant le Ronde.
Au départ de la course, quelques noms circulent et ils pourraient bien tirer leur épingle du jeu : Jonathan Milan (Lidl Trek), Biniam Girmay (NSN Cycling Team), Lukas Kubis (Unibet Roe Rockets), Jonas Abrahamsen et Soren Waerenskjold (Uno X Mobility), Antonio Morgado (UAE), Tibor del Grosso (Alpecin – Premier Tech), Samuel Watson (INEOS Grenadiers) et aussi Aaron Gate (XDS Astana).
Startlist – Qui sont les 175 coureurs engagés participants de À Travers la Flandre 2026 – Dwars door Vlaanderen ?
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 1, ASGREEN, Kasper 2, VALGREN, Michael 3, LAMPERTI, Luke 4, WALKER, Max 5, SIMMONS, Colby 6, SCHWARZBACHER, Matthias 7, HONORÉ, Mikkel Frølich
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 11, VAN AERT, Wout 12, BRENNAN, Matthew 13, HAGENES, Per Strand 14, LAPORTE, Christophe 15, MATTIO, Pietro 16, AFFINI, Edoardo 17, ZINGLE, Axel
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 21, PHILIPSEN, Jasper 22, DEL GROSSO, Tibor 23, GOGL, Michael 24, PLOWRIGHT, Jensen 25, PLANCKAERT, Edward 26, RICKAERT, Jonas 27, SÉNÉCHAL, Florian
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 31, LAMPAERT, Yves 32, MAGNIER, Paul 33, PEDERSEN, Casper 34, REINDERINK, Pepijn 35, VAN BAARLE, Dylan 36, VAN GESTEL, Dries 37, SVRČEK, Martin
Lidl – Trek (WT) ✅ 41, PEDERSEN, Mads 42, MILAN, Jonathan 43, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias 44, KRAGH ANDERSEN, Søren 45, VACEK, Mathias 46, SÖDERQVIST, Jakob 47, WALSCHEID, Max
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 51, GANNA, Filippo 52, HEIDUK, Kim 53, SWIFT, Connor 54, TARLING, Joshua 55, WATSON, Samuel 56, SHEFFIELD, Magnus 57, WELSFORD, Sam
UAE Team Emirates (WT) ✅ 71, COSNEFROY, Benoît 72, VERMEERSCH, Florian 73, JOHANSEN, Julius 74, POLITT, Nils 75, MORGADO, António 76, HERREGODTS, Rune 77, BJERG, Mikkel
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 81, PITHIE, Laurence 82, MARIT, Arne 83, DRIZNERS, Jarrad 84, THORNLEY, Callum 85, VERMEERSCH, Gianni 86, VAN DIJKE, Mick 87, VAN DIJKE, Tim
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 91, GRÉGOIRE, Romain 92, GRUEL, Thibaud 93, HUENS, Axel 94, JACOBS, Johan 95, MADOUAS, Valentin 96, RUSSO, Clément 97, BARTHE, Cyril
NSN Cycling Team (WT) ✅ 101, GIRMAY, Biniam 102, ASKEY, Lewis 103, BOIVIN, Guillaume 104, LOUVEL, Matis 105, VAN TRICHT, Floris 106, SHEEHAN, Riley 107, VAN ASBROECK, Tom
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 111, ANDRESEN, Tobias Lund 112, DEWULF, Stan 113, DE PESTEL, Sander 114, HOOLE, Daan 115, NAESEN, Oliver 116, BISSEGGER, Stefan 117, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
Movistar Team (WT) ✅ 121, GARCÍA CORTINA, Iván 122, CANAL, Carlos 123, BARRENETXEA, Jon 124, MILESI, Lorenzo 125, AULAR, Orluis 126, SERRANO, Gonzalo 127, MACIEJUK, Filip
Uno-X Mobility (WT) ✅ 151, ABRAHAMSEN, Jonas 152, BÉVORT, Carl-Frederik 153, INGEBRIGTSEN, Storm 154, BLUME LEVY, William 155, LØLAND, Sakarias Koller 156, RESELL, Erik Nordsæter 157, WÆRENSKJOLD, Søren
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 161, SÜTTERLIN, Jasha 162, DE BONDT, Dries 163, DE POOTER, Dries 164, DONALDSON, Robert 165, DURBRIDGE, Luke 166, FOLDAGER, Anders 167, O’BRIEN, Kelland
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 171, DEGENKOLB, John 172, CORKERY, Dillon 173, PEACE, Oliver 174, FLYNN, Sean 175, KOERDT, Bjorn 176, RENARD-HAQUIN, Henri-François 177, VAN DEN BROEK, Frank
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 191, KELEMEN, Petr 192, KOLZE CHANGIZI, Sebastian 193, MOZZATO, Luca 194, FROIDEVAUX, Robin 195, MIKUTIS, Aivaras 196, PLUIMERS, Rick 197, LIENHARD, Fabian
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 201, DE GENDT, Aimé 202, FRISON, Frederik 203, LIEPIŅŠ, Emīls 204, MAŁECKI, Kamil 205, VAN MOER, Brent 206, BENNETT, Sam 207, HERMANS, Quinten
TotalEnergies (PRT) ✅ 211, TURGIS, Anthony 212, BOULAHOITE, Rayan 213, BRUNEL, Alexys 214, DAUPHIN, Florian 215, DUJARDIN, Sandy 216, GACHIGNARD, Thomas 217, LEROUX, Samuel
Unibet Rose Rockets (PRT) ✅ 221, KUBIŠ, Lukáš 222, KOPECKÝ, Matyáš 223, DE VRIES, Hartthijs 224, LARSEN, Niklas 225, MOURIS, Wessel 226, BLOEM, Joren 227, KOPECKÝ, Tomáš
Burgos Burpellet BH (PRT) ✅ 231, ALLENO, Clément 232, CAVIA, Daniel 233, DE LA CALLE, Hugo 234, FAGÚNDEZ, Eric Antonio 235, KMÍNEK, Vojtěch 236, MACÍAS, César 237, ÁLVAREZ, Rodrigo
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 241, VANDENSTORME, Dylan 242, GEERAERTS, Ferre 243, HESTERS, Jules 244, HUYSMANS, Nolan 245, TORNEY, Artuur 246, VAN DEN HAUTE, Milan 247, VERCOUILLIE, Victor
Infos pratiques : Comment suivre À Travers la Flandre 2026 à la TV et en streaming
Pour ne rien manquer des 184,6 kilomètres de course, voici les détails de la diffusion. Le départ réel sera donné à 11h55, mais les images TV débuteront dans l’après-midi, au moment où le peloton attaquera le coeur du parcours.
Horaires et chaînes TV (Eurosport, HBO Max, RTL Club)
France : La course sera diffusée en direct sur Eurosport 2 à partir de 13h45. Elle sera également accessible en streaming sur la plateforme HBO Max (avec un abonnement incluant le pass sport).
Belgique (Francophone) : Rendez-vous sur RTL Club à partir de 14h30.
Belgique (Néerlandophone) : La VRT1 prendra l’antenne à 13h35.
Notre verdict : Un terrain de jeu pour puncheurs et stratèges
À Travers la Flandre 2026 s’annonce comme un laboratoire tactique fascinant. L’absence des deux favoris mondiaux (Van der Poel et Pogačar) offre une fenêtre de tir exceptionnelle à une pléiade de coureurs avides de reconnaissance. Le nouveau parcours, plus dur et plus précoce, favorisera les scénarios de course explosive.
Si la course est dure dès le double passage au Knokteberg, nous voyons Wout Van Aert et Florian Vermeersch se neutraliser, laissant un groupe de puncheurs-sprinteurs se disputer la victoire. Si, au contraire, le peloton contrôle les débats et que le vent n’est pas un facteur, Jasper Philipsen pourrait bien profiter du travail de son équipe pour s’offrir un doublé après Gand-Wevelgem.
Une chose est sûre : contrairement à l’année dernière, Visma ne se laissera pas surprendre par un homme seul. Leur quête de rédemption sera le fil rouge de cette 80e édition. Le décor est planté, il ne reste plus qu’à voir qui osera écrire le scénario.
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Et si on avait assisté au déclic de la nouvelle génération du cyclisme français ? Ce mardi 31 mars, sur les routes normandes de Paris-Camembert, Pierre Gautherat (Decathlon CMA CGM) n’a pas seulement signé sa première victoire de la saison. Il a démontré une maturité tactique rare pour un coureur de 23 ans, en s’imposant au sprint au sein d’un groupe d’échappée 100% tricolore. Décryptage d’une journée où l’audace a payé face aux favoris annoncés.
Comment Pierre Gautherat a conquis Paris-Camembert 2026 dans un scénario fou
Pourquoi l’échappée a-t-elle réussi là où le peloton a échoué ?
Sur le papier, Paris-Camembert 2026 présentait un plateau suffisamment relevé pour laisser penser que la décision se ferait dans un sprint massif ou une bordure. Avec des équipes comme Cofidis ou Unibet Rose Rockets (équipe du vainqueur sortant Lander Loockx) en embuscade, on imaginait le peloton contrôler les velléités offensives. Pourtant, c’est un scénario totalement inverse qui s’est écrit sur les 198 kilomètres entre Magnanville et Livarot-Pays-d’Auge.
La clé de cette journée réside dans un paradoxe tactique : la chasse n’a jamais été coordonnée. Dès le kilomètre 0, une première échappée composée de Mavric Beaune (VC Rouen 76), Clément Petit, Carter Guichard, Iuri Leitao (Caja Rural) et Elia Blum prend jusqu’à 3’25 d’avance. Mais derrière, si Unibet Rose Rockets roule en début de course, c’est surtout Groupama-FDJ United qui va mettre le nez au vent à 60 kilomètres de l’arrivée, signe que les équipes de sprinteurs n’avaient pas encore trouvé de leader unique.
La reprise des premiers fuyards à 35 km du but a créé un temps mort stratégique. C’est ce vide-tactique qu’ont parfaitement exploité Benjamin Thomas (Cofidis) et Pierre Gautherat.
Comment le « mur » de la Cavée des Crouttes a changé la course ?
Si l’on devait pointer le moment exact où Paris-Camembert a basculé, ce serait dans la côte de la Cavée des Crouttes (1,5 km à 6,1 %). Alors que le peloton venait tout juste d’absorber Iuri Leitao, Benjamin Thomas (Cofidis) a placé une attaque parfaitement chronométrée à 30 kilomètres de l’arrivée.
Son accélération a immédiatement créé une sélection sévère. À ses côtés, on retrouvait son coéquipier Valentin Ferron, mais surtout un groupe de coureurs au profil similaire : des rouleurs-puncheurs capables de tenir un effort long. C’est dans cette configuration que Pierre Gautherat a su se glisser. Contrairement à ses concurrents directs qui attendaient le sprint du peloton, Gautherat a pris le risque d’y aller à fond.
L’analyse tactique est ici limpide : en ne laissant aucun représentant de Decathlon CMA CGM dans le peloton, Gautherat a brûlé ses cartouches tôt, mais il a eu le mérite de s’inviter dans le coup décisif. Un choix de carrière qui rappelle les grandes heures des attaquants français sur les classiques normandes.
La Butte des Fondits : Alexandre Delettre a-t-il perdu la course sur une attaque trop précoce ?
L’un des débats qui va animer les chaumières cyclistes cette semaine concerne la gestion du final par Alexandre Delettre (TotalEnergies). Dans la dernière difficulté répertoriée, la Butte des Fondits (1,1 km à 8.9 %), Delettre a tenté de partir en solitaire à moins de dix kilomètres de l’arrivée.
Sur le papier, l’idée était excellente. Delettre est un puncheur, et en partant à cet endroit, il forçait les autres à rouler derrière lui, épuisant leurs coéquipiers. Mais face à un groupe d’échappée réduit à six hommes, sans équipiers pour contrôler, l’initiative s’est retournée contre lui.
Le problème : Son attaque a neutralisé toute velléité d’attaque ultérieure de la part de Ferron ou Thomas.
La conséquence : Le groupe s’est reformé, et les jambes de Delettre, qui avait déjà fourni un effort conséquent, étaient entamées pour le sprint.
Pierre Gautherat, lui, a patiemment attendu. Il a couvert les attaques de Valentin Ferron (Cofidis) à deux kilomètres du but, avant de lancer un sprint long et puissant rue de Lisieux à Livarot-Pays-d’Auge. Pour un coureur de 23 ans, afficher une telle lucidité dans le final est un signal fort envoyé à ses concurrents.
Les faits marquants : une mainmise française
La domination tricolore sur cette édition 2026 est sans appel. Les six hommes de l’échappée ont terminé aux six premières places, reléguant le peloton à 24 secondes. Voici les enseignements à retenir du classement :
Pierre Gautherat (Decathlon CMA CGM) : 2e victoire pro après les 4 Jours de Dunkerque 2025 (3e étape). Une confirmation que le coureur installé à Durbuy a trouvé la formule pour s’imposer sur des profils vallonnés.
Alexandre Delettre (TotalEnergies) : 2e. Il confirme son excellent début de saison mais devra sans doute regretter son attaque un peu trop précoce.
Maxime Vezie (CIC Pro Cycling) : 3e. Une belle perf pour l’équipe Continentale qui place un homme sur le podium.
Tom Donnenwirth (Groupama-FDJ United) et Valentin Ferron (Cofidis) complètent le top 5, prouvant la densité du peloton français.
Lander Loockx (Unibet Rose Rockets) : 11e et premier étranger. Le vainqueur 2025 a été pris au piège par la configuration de l’échappée, malgré le travail de son équipe.
Antoine Hue (VC Rouen 76) a réglé le sprint du peloton, prenant une belle 7e place, tandis que Bryan Coquard (Cofidis) devait se contenter d’une place d’honneur, victime du scénario défavorable. Clément Venturini termine 10e.
Que manque-t-il à Paris-Camembert pour intégrer le calendrier WorldTour ?
Cette 87e édition pose une question de fond : comment se fait-il qu’une course aussi spectaculaire, avec un tel plateau français, ne soit plus inscrite à la Coupe de France et reste à la porte du WorldTour ?
Le scénario de 2026 a montré que Paris-Camembert a tous les ingrédients d’une classique de premier plan. Entre les difficultés comme la Côte de l’Angleterre (1,1 km à 5,9 %), la Cavée des Crouttes et la Butte des Fondits, le tracé est suffisamment sélectif pour éviter les sprints massifs, sans être trop dur pour étouffer les attaques.
Qu’en pensez-vous ? Pensez-vous que Paris-Camembert mérite une place de choix dans le calendrier WorldTour au même titre que des Classiques belges ou néerlandaises ?
Pour l’heure, la victoire de Pierre Gautherat restera comme un moment de bravoure. En osant prendre le bon wagon à 30 kilomètres de l’arrivée, il a non seulement décroché la plus belle ligne de sa carrière, mais il a aussi offert aux spectateurs une démonstration de ce que le cyclisme français a de meilleur à offrir : de l’audace, de la technique, et une belle carte de visite avant les prochains grands rendez-vous de la saison.
La victoire de Pierre Gautherat en vidéo
Retrouvez ci-dessous le résumé vidéo de Paris-Camembert 2026 – une prouesse individuelle au sein d’un collectif de circonstance.
Classement complet de Paris-Camembert 2026
GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team les 198 km en 4:47:53 (41,2 km/h)
DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy m.t.
DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
FERRON VALENTIN, Cofidis m.t.
THOMAS BENJAMIN, Cofidis +0:13
HUE ANTOINE, Veloce Club Rouen 76 +0:24
COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
LOOCKX LANDER, Unibet Rose Rockets m.t.
BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
SPARFEL AUBIN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
BERASATEGI XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
MARTÍN GOTZON, Equipo Kern Pharma m.t.
RETEGI MIKEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma m.t.
CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix m.t.
LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
LESUEUR LOUKA, Veloce Club Rouen 76 m.t.
GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta m.t.
HAUGLAND KASPER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma m.t.
SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
PALENI ENZO, Groupama – FDJ United m.t.
OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi m.t.
IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
LE NY JEAN-LOUIS, Veloce Club Rouen 76 m.t.
MONIQUET SYLVAIN, Cofidis m.t.
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +0:31
BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta +0:42
THIERRY PIERRE, TotalEnergies +0:50
AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma +0:59
MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix +2:00
LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA +2:44
CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
SERRANO JAVIER, Team Polti VisitMalta m.t.
GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi m.t.
PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix m.t.
BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
GLOUX SWANN, Veloce Club Rouen 76 m.t.
LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies m.t.
BRUSTENGA MARC, Equipo Kern Pharma m.t.
VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +2:51
LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +3:05
IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA +6:03
FERRARO SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
CHALEIL LOUIS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
GUICHARD CARTER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
BLUM ELIA, Elite Fondations Cycling Team m.t.
ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets m.t.
WALTON JONAS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
SIMON YOHANN, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
PETIT CLÉMENT, Veloce Club Rouen 76 m.t.
BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 +6:06
HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
BAGOU GUILLAUME, Elite Fondations Cycling Team +14:38
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La 87e édition de Paris-Camembert, ce mardi, n’est pas une simple Classique normande de plus. En supprimant le passage par Lisieux, les organisateurs ont signé un nouveau testament pour puncheurs et audacieux. Entre le tenant du titre Lander Loockx, les assauts d’un peloton français revanchard mené par Bryan Coquard sous la surveillance d’un certain Clément Venturini, et une succession de murs redoutables dans les 70 derniers kilomètres, voici notre analyse tactique et technique d’une course qui promet de ne laisser aucun répit.
Paris-Camembert 2026 : Pourquoi le nouveau tracé du Pays d’Auge va faire exploser la course
Quel est le piège du nouveau parcours 2026 ?
Si l’on croyait connaître Paris-Camembert par coeur, l’édition 2026 nous réserve une sacrée surprise stratégique. Oubliée, la traversée de Lisieux. Les organisateurs ont opté pour une refonte tactique majeure en traçant un itinéraire de 198 kilomètres entre Magnanville (Yvelines) et Livarot-Pays-d’Auge (Calvados) qui joue la carte de la concentration maximale de la douleur.
Un premier acte trompeur entre Eure-et-Loir et l’Eure
Ne vous fiez pas à la longue ligne droite initiale. Après le départ fictif donné à 10h55 (le départ réel à 11h05), le peloton traversera l’Eure-et-Loir et l’Eure avant de basculer dans le Calvados. Ce long chapelet de plaines est un classique de la mise en route, mais il sera un piège à vent. Selon les données historiques, un groupe mal placé dans les bordures de l’Eure peut dire adieu à tout espoir de général bien avant d’apercevoir les premières pentes du Pays d’Auge. La tactique sera donc double : survivre à l’usure du vent avant de survivre à la pente.
Le mur final : Pourquoi la Butte des Fondits devient le juge de paix
C’est dans les 70 derniers kilomètres que le sort de cette 87e édition va se jouer. Le circuit final est une véritable mise à mort progressive. Les coureurs s’affronteront sur un enchaînement sans répit : la Côte de l’Angleterre (1,1 km à 5,9 %), mais surtout le double passage impitoyable sur la Cavée de Crouttes (1,5 km à 6,1 %).
Cependant, l’élément clé de cette édition, c’est la répétition de la Butte des Fondits. Avec son 1,1 kilomètre à une pente moyenne de 8,7 %, elle constitue un terrain de jeu idéal pour les puncheurs. Le fait qu’elle soit escaladée une première fois dans le circuit long, puis une seconde fois à seulement 9 kilomètres de l’arrivée rue de Lisieux, signifie une chose : si un sprinteur n’est pas un pur grimpeur, il sera lâché. Selon vous, un puncheur endurant comme Clément Venturini récent vainqueur de la Roue Tourangelle peut-il résister à un retour des sprinteurs costauds sur ce final, ou la course est-elle déjà écrite pour les attaquants ?
Les favoris : La revanche française face au tenant belge
Avec un plateau de 16 formations, dont seulement deux WorldTour (Decathlon CMA CGM et Groupama-FDJ), la course s’annonce ouverte. Mais si la hiérarchie semble floue, les ambitions, elles, sont parfaitement dessinées.
Bryan Coquard (Cofidis), l’expérience avant tout
Déjà lauréat en 2014, et vainqueur du GP La Marseillaise en tout début de saison, Bryan Coquard arrive avec un statut de favori numéro 1. Mais l’intérêt ici n’est pas tant son palmarès que son évolution physique. À 33 ans, Coquard a su muscler sa capacité à passer les bosses. Cofidis l’entoure d’un collectif solide avec Valentin Ferron (vainqueur 2023), Benjamin Thomas et le Normand Paul Ourselin. Si la Butte des Fondits ne crée pas une cassure définitive, le sprint du natif de La Roche-sur-Yon est une garantie presque absolue.
Clément Venturini (Unibet Rose Rockets) et la dynamique du champion
Le septuple champion de France de cyclo-cross arrive lancé. Sa victoire à la Roue Tourangelle dimanche dernier a prouvé qu’il avait retrouvé ce petit « plus » qui lui avait manqué ces dernières saisons. Leader chez Unibet, il aura une carte supplémentaire à jouer : la connaissance parfaite du lauréat 2025, son coéquipier Lander Loockx. Loockx, vainqueur à la surprise générale l’an dernier en coiffant Paul Seixas et Louis Barré sur le poteau, a montré que ce parcours accidenté récompense l’audace. L’an dernier, le vent avait été si favorable que le lauréat était connu dès 15h. Pour 2026, avec ce parcours plus dur, le scénario pourrait être celui d’un duel franco-belge en costauds.
Les cartes cachées du collectif français
Derrière les deux favoris principaux, le vivier français regorge de talents capables de créer la surprise.
Decathlon-CMA CGM : L’équipe aligne Pierre Gautherat et Aubin Sparfel. Rappelons que la formation a remporté quatre des sept dernières éditions (Cosnefroy, Godon). Ils savent exactement où placer leurs pions.
TotalEnergies : Le collectif est l’un des plus denses avec Mathis Le Berre, Alexandre Delettre (toujours à la recherche d’un premier succès professionel), Thomas Bonnet et l’excellent Mathieu Burgaudeau qui n’a plus levé les bras depuis 2024. L’objectif sera de saturer la course pour éviter un sprint pur.
Groupama-FDJ United : Sans Guillaume Martin-Guyonnet, le leadership revient à Ewen Costiou, 2e en 2023, 7e en 2024 et 4e en 2025.
Qui sont les 110 coureurs engagés participants sur Paris-Camembert 2026 ?
St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅ 11, BÉNÉTEAU, Lucas 12, BERGER, Antoine 13, BOUQUET, Axel 14, CHAMPION, Thomas 15, DELACROIX, Théo 16, GUGLIELMI, Simon 17, SIMON, Yohann
Team Polti VisitMalta (PRT) ✅ 21, BESSEGA, Gabriele 22, BELLETTA, Dario Igor 23, LONARDI, Giovanni 24, MAESTRI, Mirco 25, MIFSUD, Andrea 26, MUÑOZ, Francisco 27, SERRANO, Javier
Cofidis (PRT) ✅ 31, COQUARD, Bryan 32, THOMAS, Benjamin 33, FERRON, Valentin 34, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas 35, MONIQUET, Sylvain 36, IZQUIERDO, Clément 37, OURSELIN, Paul
Van Rysel Roubaix (CT) ✅ 41, CAPRON, Rémi 42, HARDOUIN, Louis 43, HUCK, Léandre 44, JARNET, Maxime 45, MOLLY, Kenny 46, HEREMANS, Joppe 47, THÉOT, Killian
Equipo Kern Pharma (PRT) ✅ 51, BRUSTENGA, Marc 52, AZANZA, Ibai 53, GÓMEZ, Iker 54, PÉREZ, César 55, RETEGI, Mikel 56, GIMENO, Nil
Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅ 61, BERASATEGI, Xabier 62, LÓPEZ, Jordi 63, LASTRA, Jonathan 64, VAN DER TUUK, Axel 65, MINTEGI, Iker 66, MARTÍN, Gotzon 67, UGARTE, Gari
CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅ 71, CHAUSSINAND, Joris 72, GUERNALEC, Victor 73, HAMON, Similien 74, LANGELLA, Lenaic 75, VEZIE, Maxime 76, MARIAULT, Axel 77, WALTON, Jonas
Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅ 81, HÄNNINEN, Jaakko 82, KONIJN, Alexander 83, MAINGUENAUD, Tom 84, HUYS, Laurens 85, GILLET, Baptiste 86, PAPON, Victor 87, GUICHARD, Carter
TotalEnergies (PRT) ✅ 91, BONNET, Thomas 92, BURGAUDEAU, Mathieu 93, DELETTRE, Alexandre 94, LE BERRE, Mathis 95, JOUSSEAUME, Alan 96, THIERRY, Pierre 97, VADIC, Baptiste
Veloce Club Rouen 76 (CT) ✅ 101, ADAM, Guillaume 102, HUE, Antoine 103, GLOUX, Swann 104, LE NY, Jean-Louis 105, BEAUNE, Mavric 106, LESUEUR, Louka 107, PETIT, Clément
Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅ 111, BLUM, Elia 112, TISSIÈRES, Arnaud 113, BAGOU, Guillaume 114, AEBERSOLD, Nils 115, GEORGE, Alfred 116, JEAN, Victor 117, DARBELLAY, Valentin
Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅ 122, CONFORTI, Lorenzo 123, FERRARO, Santiago 124, MAGLI, Filippo 125, MANENTI, Marco 126, MARCELLUSI, Martin 127, ZANONCELLO, Enrico
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 131, COSTIOU, Ewen 132, DONNENWIRTH, Tom 133, PALENI, Enzo 134, BOULET, Eliott 135, CUSHWAY, Maximilian 136, GRÉGOIRE, Baptiste 137, LOULERGUE, Victor
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 141, CHALEIL, Louis 142, GAUTHERAT, Pierre 143, HAUGLAND, Kasper 144, GUDMESTAD, Tord 145, SPARFEL, Aubin 146, VAN BYLEN, Liam 147, POLLEFLIET, Gianluca
Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅ 151, PRADES, Eduard 152, SORARRAIN, Gorka 153, VILLAR, Iker 154, LEITÃO, Iúri 155, IBÁÑEZ, Javier 156, PEÑUELA, Francisco Joel 157, LARRONDE, Ellande
Comment suivre Paris-Camembert 2026 en direct ?
La course, classée UCI 1.1, peut parfois souffrir d’un manque de visibilité. Pas cette année. Vous pourrez suivre le spectacle en direct commenté écrit sur France 3 Normandie, une référence pour les puristes qui aiment analyser la course au rythme des attaques.
Pour ceux qui préfèrent l’image, la diffusion TV est assurée par Eurosport et HBO Max à partir de 15h00. Le départ réel des coureurs sera donné à 11h05 de Magnanville. Quant à l’horaire d’arrivée, les organisateurs prévoient une fenêtre entre 15h30 et 16h, mais comme le vent peut jouer les trouble-fêtes et offrir aux coureurs des « jambes de feu », il serait imprudent de viser juste. Si vous voulez voir l’emballage final à Livarot, soyez en place bien avant l’horaire prévu.
Paris-Camembert 2026 marque un tournant. En modifiant son parcours pour le rendre plus explosif, les organisateurs envoient un signal clair : ici, on ne fait pas de la figuration. Entre un tenant belge déterminé à conserver son bien et un peloton français en état de grâce (Venturini, Coquard, Costiou), la bataille des 198 kilomètres s’annonce comme un condensé de ce qui fait le sel des classiques françaises. Une seule certitude : à Livarot, mardi, il faudra avoir les cuisses et la stratégie.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.