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Tirreno Adriatico 2026 étape 4 : De Tagliacozzo à Martinsicuro

Bienvenue dans l’inconnu. Après un chrono et une journée promise aux sprinteurs, Tirreno Adriatico 2026 bascule dans le chaos avec cette 4e étape. 213 kilomètres, deux cols dans les Apennins dès le réveil, et une succession de murs côtiers qui pourraient transformer Martinsicuro en champ de bataille. Entre les ogres du classement général qui rôdent et les baroudeurs en embuscade, une question nous taraude : cette arrivée sur l’Adriatique est-elle vraiment dessinée pour les puncheurs, ou les sprinteurs nouvelle génération nous préparent-ils un hold-up ?

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Piège adriatique : Pourquoi la 4e étape de Tirreno Adriatico 2026 va secouer la Course des Deux Mers

Depuis sa création, Tirreno-Adriatico a toujours eu cette dualité fascinante. D’un côté, les sprinteurs qui se disputent la gloire sur le littoral ; de l’autre, les grimpeurs qui se jaugent en vue du Giro. Roger De Vlaeminck, avec ses six victoires consécutives de 1972 à 1977, avait posé les bases d’une course polyvalente. Aujourd’hui, cette quatrième étape entre Tagliacozzo et Martinsicuro s’inscrit parfaitement dans cette tradition : un parcours taillé pour les coureurs complets, ceux qui savent encaisser les bosses sans perdre leur explosivité.

Mais attention, si le final semble taillé pour les puncheurs, le scénario est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Selon nos datas, le dénivelé positif total avoisine les 2 500 mètres, mais c’est surtout la répartition de l’effort qui interpelle. Près de la moitié du dénivelé est concentrée dans les 80 premiers kilomètres. Un choix de tracé audacieux de RCS Sport qui pourrait transformer cette étape en véritable journée de sacrifice.

Pourquoi cette étape de 213 km est-elle un piège pour les favoris ?

Le départ est donné à Tagliacozzo, perché à près de 700 mètres d’altitude. Dès les premiers coups de pédale, le peloton respire cet air des Apennins. Les 25 premiers kilomètres, relativement plats, sont un leurre. C’est le moment où les directeurs sportifs aboient les dernières consignes dans les oreillettes, où les équipiers se positionnent pour protéger leurs leaders. Puis, brutalement, la route s’élève.

Ovindoli et Valico delle Capannelle : un début de course sous haute tension

Premier obstacle : l’ascension d’Ovindoli (10,3 km à 5,6 %). Sur le papier, la pente n’a rien d’exceptionnel. Mais c’est un col qui use. Il oblige les organismes à puiser dans leurs réserves très tôt. Juste après, les coureurs évoluent sur un plateau exposé pendant une quinzaine de kilomètres. C’est là que les bordures peuvent se former si le vent est capricieux.

S’ensuit la descente vers L’Aquila, puis le pied du Valico delle Capannelle. Avec ses 12,8 km à 4,6 %, c’est une autre machine à broyer le moral. Le sommet, à environ 1 300 mètres, est franchi alors qu’il reste encore… 113 kilomètres ! C’est là que réside le piège : après deux heures d’effort intense, le peloton s’offre une longue portion de 50 kilomètres en faux plat descendant. Une phase de transition qui peut sembler anodine, mais qui est en réalité extrêmement nerveuse.

C’est le moment choisi par les équipes de sprinteurs pour organiser la poursuite, ou par les baroudeurs pour tenter le coup de poker.

Le final infernal : les quatre coups de poignard avant Martinsicuro

À 56,5 kilomètres de l’arrivée, le calme apparent laisse place à l’orage. Les organisateurs ont aligné une série de quatre difficultés qui vont littéralement hacher le final.

L’enchaînement est le suivant :

Castellalto : 7,5 km à 4,6 %. C’est le premier test. Les équipes de sprinteurs comme Lidl-Trek pour Jonathan Milan commencent à perdre du monde. Les puncheurs, eux, se testent.

Mosciano Sant’Angelo : 3,1 km à 3,8 %. Une bosse courte mais idéale pour placer un coup. C’est ici que les bonifications du sprint intermédiaire sont distribuées. Mathieu van der Poel (Alpecin – Premier Tech) pourrait en profiter pour grappiller quelques secondes.

La côte non-catégorisée (2 km à 5,3 %) avec un passage à 20 %. C’est le « mur » psychologique. À 18 kilomètres du but, une telle pente peut faire des dégâts considérables. Les coureurs qui passent ce cap avec des jambes de feu savent qu’ils peuvent croire en leurs chances.

Le mur de Tortoreto (Via Badetta) : 1,6 km à 8,4 %. Le juge de paix. Un concentré d’explosivité.

Le mur de Tortoreto, véritable juge de paix avant la descente

Parlons de ce fameux mur de Tortoreto. Sur ses pentes, on ne triche pas. La pente moyenne de 8,4% cache des passages bien plus sévères. C’est le terrain de jeu rêvé pour un Ben Healy (EF Education – EasyPost) ou un Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling). Le sommet se situe à exactement 12 kilomètres de la ligne.

Mais attention à ne pas crier victoire trop tôt. Une fois la Via Badetta avalée, les coureurs plongent vers la côte sur 4 kilomètres de descente technique. Ceux qui attaquent dans le mur doivent absolument creuser un écart suffisant, car derrière, la route redevient plaine.

Les 8 derniers kilomètres, sur le Lungomare Europa, sont un long ruban de bitume rectiligne. Un terrain de chasse idéal pour un petit groupe qui s’entend bien, ou pour un coureur seul qui voit le peloton revenir comme un boulet de canon.

Quel scénario pour cette 4e étape ? Les favoris passés au crible

C’est là que notre expertise entre en jeu. Le marché des pronostics est plus ouvert que jamais. On a coutume de dire que « Tirreno, c’est la course du soleil », mais le scénario de cette étape est résolument ombragé par le doute. Voici notre analyse des forces en présence.

Le clan des puncheurs : Van der Poel et Van Aert peuvent-ils vraiment dominer ?

Mathieu van der Poel (Alpecin – Premier Tech) : L’homme à battre. Son numéro à San Gimignano a glacé le peloton. Le mur de Tortoreto est taillé pour son explosivité. Cependant, son point faible reste la gestion d’un final avec plusieurs kilomètres de plat après son effort. S’il attaque et que des coureurs reviennent sur lui, il est prenable. S’il arrive dans un groupe de 10, son sprint est redoutable. C’est LE favori, mais avec un léger bémol.

Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : La grande question. Il cherche encore ses jambes de ses meilleures années. Sur ce parcours, il a les qualités pour suivre, mais doit-il sprinter ? Son équipe a Matteo Jorgenson, très en vue, qui pourrait aussi prétendre à la gagne. Van Aert a besoin de ce succès pour lancer sa saison, mais le maillot de leader pèse-t-il sur ses épaules ?

Ben Healy (EF Education – EasyPost) : L’Irlandais est le prototype du baroudeur moderne. Il n’attendra pas le pied du mur. Il attaquera dans la descente d’Ovindoli, ou dans le final vallonné. Sa capacité à enchaîner les efforts sur 50 bornes est sa marque de fabrique. C’est l’outsider numéro 1 pour un coup de canon de 50 kilomètres.

Les Italiens et la nouvelle vague : Del Toro, Ganna, Pellizzari, qui sont les vrais dangers ?

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) : Le Mexicain a déjà prouvé qu’il était solide. Dans un petit groupe, il a une pointe de vitesse intéressante. Mais UAE devra gérer le danger des attaques lointaines. Si Roglič ou Hindley sortent dans la dernière heure, Del Toro devra choisir : suivre ou laisser filer pour préserver son classement général ?

Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) : L’ancien double champion du monde du chrono a soif de victoires en ligne. Vainqueur du chrono inaugural, il a les jambes. Son problème ? La gestion des pentes à 20%. S’il passe le cap des bosses non-catégorisées, son sprint sur le plat final est dévastateur. Mais peut-il vraiment rivaliser avec les purs puncheurs dans le mur ?

Giulio Pellizzari (Red Bull – BORA – Hansgrohe) : Le jeune espoir italien a impressionné sur la 2e étape. Il est audacieux, peut-être même un peu fou. Avec Roglič et Hindley dans l’équipe, il a une carte blanche pour animer. Sur ce final, il peut créer la surprise si ses leaders marquent les autres favoris.

Le hold-up des sprinteurs est-il crédible ?

Et si tout cela n’était qu’un écran de fumée ? Si les sprinteurs nouvelle génération, ces « cyclistes complets », venaient gâcher la fête ?

Jonathan Milan (Lidl-Trek) est le candidat numéro 1 à ce scénario. Son équipe est prête à le défendre. Si la course est contrôlée et que les trois premières bosses ne servent qu’à éliminer les purs rouleurs, Milan peut passer les dernières difficultés dans les roues. Une fois sur le plat final, son démarrage est d’une puissance inouïe.

Même son de cloche pour Jasper Philipsen (Alpecin – Premier Tech), épaulé par un certain Van der Poel, ou pour le surprenant Paul Magnier (Soudal Quick-Step), dont la pointe de vitesse n’a d’égal que son punch dans les bosses. Mais attention, selon nos données et statistiques, seuls 15% des sprinteurs « purs » passent le cap d’un mur à 8% dans les 20 derniers kilomètres d’une course de 200 bornes.

Question à la communauté : Selon vous, quel pourcentage de chance donneriez-vous à Jonathan Milan de passer le mur de Tortoreto avec le peloton ? Êtes-vous plutôt team « mur éliminatoire » ou team « sprinters nouvelle vague » ?

Les jokers et les baroudeurs à ne pas négliger

Dans ce genre de scénario chaotique, il ne faut jamais négliger les « outsiders lointains ». Des noms comme Andrea Vendrame (Jayco AlUla), spécialiste des fins de course sous la pluie, ou Alberto Bettiol (XDS Astana Team), capable de partir de très loin, peuvent créer l’exploit.

Du côté des équipes de deuxième rang, Corbin Strong (NSN Cycling Team) ou Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) possèdent le punch nécessaire pour gagner dans un petit groupe.

Notre verdict et notre pronostic pour cette étape de folie

Après analyse, difficile de voir une équipe contrôler cette étape de bout en bout. La première partie, avec les deux cols, va forcément créer des écarts et user les organismes.

Nous pensons que le scénario le plus plausible est celui d’une échappée matinale composée de coureurs solides (Sheffield, Abrahamsen, Bettiol) qui résistera longtemps, avant d’être reprise dans le final vallonné par les favoris.

Sur le mur de Tortoreto, l’accélération sera terrible. Wout van Aert tentera de durcir la course, mais c’est Mathieu van der Poel qui placera l’accélération décisive dans les pourcentages les plus raides de la Via Badetta.

Cependant, le final plat de 12 kilomètres risque de favoriser un retour. Un groupe de contre, emmené par les INEOS et quelques sprinteurs, pourrait recoller dans les derniers hectomètres.

Si ce scénario se produit, le sprint sera ouvert. Et dans ce cas, qui peut battre Jonathan Milan sur le plat ? Personne.

Pronostic final : Victoire de Jonathan Milan (Lidl-Trek) au sprint dans un groupe de 15 coureurs, réglant la compagnie derrière un Mathieu van der Poel qui aura trop payé son effort dans le mur.

Question pour conclure : RCS Sport a-t-il fait le bon choix en plaçant le mur si loin de l’arrivée, ou cela favorise-t-il trop les équipes de sprinteurs ? Venez débattre en commentaires !

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Paris Nice 2026 étape 5 : La plus longue étape vers Colombier-le-Vieux

206,3 kilomètres, quatre difficultés dans les 35 derniers kilomètres, un enchaînement infernal Saint-Jean-de-Muzols – Saint-Barthélemy-le-Plain et un vent qui pourrait balayer les derniers espoirs des puncheurs. Après le chaos d’Uchon qui a vu Juan Ayuso quitter la Course au Soleil et Jonas Vingegaard endosser le maillot jaune, la 5e étape entre Cormoranche-sur-Saône et Colombier-le-Vieux s’annonce comme un nouveau piège tendu sous les roues des organismes déjà éprouvés. Notre analyse technique de ce jeudi 12 mars 2026.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Pourquoi la 5e étape de Paris-Nice 2026 pourrait consacrer le dernier des survivants

206 kilomètres pour désigner le vainqueur du jour ?

Paris-Nice a toujours cultivé ce mélange unique entre l’adieu à l’hiver et les premières grandes explications entre favoris. La 5e étape de cette édition 2026 perpétue cette tradition avec un menu qui ferait pâlir plus d’un organisateur de Classiques ardennaises.

Jeudi 12 mars, les coureurs rescapés du chaos d’Uchon s’élanceront de Cormoranche-sur-Saône pour 206,3 kilomètres d’une souffrance programmée. Le départ fictif sera donné à 11h50 (12h05 le départ réel), pour une arrivée estimée aux alentours de 17h00, avec une retransmission intégrale sur Eurosport Max et France 3 à partir de 15h10.

Mais au-delà des horaires, c’est bien la configuration de cette étape qui interpelle. Un peu plus de 3000 mètres de dénivelé positif sur un parcours qui n’offre aucun répit, avec 1000 mètres de montée concentrés sur les 38 derniers kilomètres. Du travail de bagnard.

Le vent peut-il provoquer de nouvelles bordures ?

Une première moitié taillée pour les pièges météo

Les 60 premiers kilomètres, totalement plats le long de la Saône, pourraient laisser croire à un début d’étape tranquille. C’est mal connaître la météo de la vallée du Rhône. Selon les données de Météo-France consultées pour cette analyse, un vent du nord assez soutenu est attendu, offrant un terrain de jeu idéal pour les équipes de puncheurs en quête de revanche.

Le peloton traversera Saint-Lager puis Alix sur un filet de bitume exposé. Les équipes Visma | Lease a Bike et Red Bull – BORA – hansgrohe, respectivement leaders au classement avec Jonas Vingegaard et Daniel Felipe Martinez, devront être constamment aux avant-postes pour éviter le scénario catastrophe vécu par Juan Ayuso la veille.

La stratégie des échappées matinales

Avec un final aussi exigeant et des organismes marqués par l’étape d’Uchon, la probabilité de voir une échappée au long cours aller au bout est réelle. Comme l’a si bien démontré l’édition 2025 remportée par Matteo Jorgenson, Paris-Nice est une course où la lucidité tactique prime souvent sur la puissance brute.

Les coureurs ayant perdu du temps sur la 4e étape, comme Lenny Martinez (Bahrain Victorious) ou David Gaudu (Groupama-FDJ United), pourraient voir dans cette longue étape l’opportunité de redorer leur blason. La question qui brûle les lèvres : assistera-t-on à une alliance objective entre ces Français pour mettre en difficulté la dictature des grosses écuries ?

L’enchaînement fatal : que vaut vraiment l’ascension de Saint-Jean-de-Muzols ?

Le piège absolu dans les 20 derniers kilomètres

Si l’on se réfère aux données fournies par ASO, la difficulté majeure de cette 5e étape se niche dans les 20 derniers kilomètres. La Côte de Saint-Jean-de-Muzols, classée en première catégorie, présente des statistiques affolantes : 2,2 kilomètres à 11% de moyenne, avec un passage répertorié à 16%.

Pour contextualiser cette difficulté, rappelons que la montée de Mende, souvent utilisée comme juge de paix, référence, affiche des pourcentages similaires sur une distance comparable. C’est exactement ce genre de pourcentage qui fait exploser les groupes et isole les leaders. Compte tenu de l’enchaînement avec la Côte de Sécheras (3,9 km à 7%) et la Côte de Saint-Barthélémy-le-Plain (3,2 km à 7,6%), on peut s’attendre à ce que le peloton arrive déjà réduit à une trentaine d’unités au pied du mur final.

Un final roulant qui ne dit pas son nom

L’arrivée à Colombier-le-Vieux, sur 4,6 kilomètres à 3,5% de moyenne, semble presque une formalité après le calvaire précédent. Mais c’est là que le piège se referme : les descentes techniques reliant les différentes ascensions seront cruciales. La moindre erreur de placement, et c’est 20 secondes de perdues qu’on ne rattrape jamais sur ce type de final.

L’aspect le plus sous-estimé de cette étape réside dans ces 23 kilomètres de descente entre le plateau de Mornant et Serrières. Les équipes de puncheurs pourraient y tenter des coups, notamment si le vent s’oriente favorablement.

Screenshot

Jonas Vingegaard est-il vraiment intouchable après Uchon ?

L’analyse des forces en présence

La démonstration de Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) sur la route d’Uchon a laissé des traces. Non seulement physiquement, mais aussi psychologiquement. Le Danois a prouvé qu’il pouvait gérer une course chaotique avec un sang-froid remarquable. Comme le rapporte notre rédaction, son placement dans les bordures a été quasi parfait, contrairement à Juan Ayuso qui a dû abandonner.

Pourtant, la 5e étape présente un danger différent : la fatigue cumulative. Avec 206 kilomètres dans les jambes et des leaders moins entourés dans le final vallonné, Vingegaard pourrait se retrouver isolé face à des attaques multiples. Daniel Felipe Martinez (Red Bull – BORA – hansgrohe), deuxième au classement général, a montré qu’il savait exploiter ce type de situation.

Le facteur Kévin Vauquelin : revanche ou sacrifice ?

La situation de Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) est probablement la plus complexe du peloton. Le Normand, quatrième du classement général à 19 secondes du podium, semble piégé par son propre talent. Auteur d’une débauche d’énergie exceptionnelle sur la 4e étape, il a payé cash son isolement dans les groupes de chasse.

Pour la 5e étape, deux options s’offrent aux INEOS Grenadiers : soit ils tentent tout pour installer Vauquelin sur le podium avec l’appui d’Oscar Onley (14e désormais du GC), soit ils libèrent leurs coureurs pour une quête d’étape. D’expérience, sachant que les secondes perdues sur Paris-Nice se regagnent difficilement, l’équipe britannique jouera probablement le classement. Mais cela signifie condamner Vauquelin à un rôle de marquage, lui qui aurait probablement été le plus grand favori pour une victoire d’étape dans un final sec.

Notre pronostic : qui succédera à Tadej Pogačar au palmarès de l’étape ?

Les favoris passés au crible

En croisant les données et notre analyse du terrain, voici notre hiérarchie des favoris pour cette 5e étape :

⭐⭐⭐ Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) : Le Danois est l’homme à battre. Son chrono et sa tenue sur Uchon en font le patron incontesté du peloton. S’il décide que l’étape est importante, personne ne pourra le suivre dans Saint-Jean-de-Muzols. La vraie question est ailleurs : en prendra-t-il le risque à quatre jours de l’arrivée ?

⭐⭐ Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Le plus fort sur le papier dans un final de puncheur-grimpeur. Mais son statut au général le prive de liberté. À moins d’un scenario où INEOS lancerait Onley en contre et lui laisserait les clés pour l’étape. Le Normand a le profil idéal et la pointe de vitesse pour régler un petit groupe.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le grand perdant des bordures. Avec 5’07 de retard au général, il est désormais trop loin pour le classement. Libéré de toute pression, il peut jouer l’étape. Son punch et sa science de la course en font un candidat sérieux.

Daniel Felipe Martinez (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Dans la même configuration que Vingegaard, il doit défendre sa deuxième place. Mais un coup de force tactique n’est pas à exclure, surtout si son équipe place Aleksandr Vlasov ou d’autres lieutenants dans l’échappée matinale.

Georg Steinhauser (EF Education – EasyPost) : Impressionnant de régularité, le troisième du général pourrait profiter des marquages entre les deux premiers pour glaner une victoire. Sa puissance dans les pourcentages soutenus est un atout.

Les outsiders qui peuvent créer la surprise

Julien Bernard (Lidl-Trek) : Le fils de Jean-François Bernard réalise comme toujours un début de saison canon. Puissant, endurant, il a le profil parfait pour cette étape.

Nicolas Prodhomme (Decathlon CMA CGM) : Le Français a lâché prise au classement général, ce qui le libère totalement pour une offensive. En grande condition depuis le début de saison, il peut viser un Top 5, voire mieux si le scénario est favorable.

Aleksandr Vlasov (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Dans la hiérarchie de son équipe, il est le deuxième couteau derrière Martinez. Mais sur un parcours aussi exigeant, si le leader est marqué, Vlasov peut bénéficier d’un bon de sortie. Son punch dans les pentes raides est redoutable.

Jasper Stuyven (Soudal – Quick Step) : L’eau qui dort. 3e à Montargis, le Belge a prouvé qu’il était dans le « Game ». Dans un final tactique où les favoris se neutralisent, il peut surgir et créer l’exploit.

Et vous, quel scénario voyez-vous pour cette 5e étape ? Vingegaard écrasera-t-il la concurrence dès les premières pentes de Saint-Jean-de-Muzols ou assistera-t-on à une explication entre puncheurs dans les derniers kilomètres vers Colombier-le-Vieux ?

Pronostic final : Kévin Vauquelin, la revanche d’un Normand

Malgré les contraintes tactiques, nous voyons Kévin Vauquelin s’imposer sur cette 5e étape. Pourquoi ? Parce que l’orgueil d’un champion passe souvent par-dessus les considérations de classement quand l’opportunité se présente. Si INEOS place Oscar Onley dans le groupe des favoris pour gérer Vingegaard, Vauquelin pourrait recevoir le feu vert pour aller chercher l’étape.

Sa pointe de vitesse, sa capacité à gérer l’enchaînement des difficultés et la longueur de l’effort (206 km) jouent en sa faveur. Face à lui, Lenny Martinez tentera de surprendre, mais le Normand, dans son jardin psychologique et sur un final taillé pour ses qualités, semble intouchable. Vingegaard, lui, se contentera de contrôler ses concurrents directs pour préserver son maillot jaune en vue des derniers jours.

Rendez-vous jeudi à 17h pour le verdict, sur ces routes ardéchoises qui ont vu naître tant de légendes.

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Tirreno-Adriatico 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Ils ont supprimé les arrivées au sommet, mais ont ajouté 950 mètres de dénivelé. Bienvenue sur le Tirreno-Adriatico 2026, une édition qui sacrifie l’altitude sur l’autel du spectacle. Du chrono de Lido di Camaiore aux murs à 18% de Camerino, en passant par le retour du gravier à San Gimignano, la Course des Deux Mers se réinvente. Avec un plateau de rêve mené par un Primoz Roglic en reprise, un Isaac Del Toro brûlant et un duel annoncé entre Jonathan Milan et Paul Magnier, voici le guide ultime pour ne rien manquer de la semaine qui va lancer le printemps italien.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi ce Tirreno-Adriatico 2026 sans montagne pourrait être le plus explosif de l’histoire

L’adieu aux cimes, bonjour aux ravins : la révolution du parcours 2026

Pendant des années, le vainqueur du Tirreno-Adriatico était celui qui passait en premier au sommet du Monte Carpegna ou de Prati di Tivo. Cette année, les organisateurs ont pris tout le monde à contre-pied. En gommant les arrivées en altitude, ils ont paradoxalement créé l’un des parcours les plus sélectifs de la décennie. Avec 15 550 mètres de dénivelé positif sur 1 165,5 km, soit près de 1 000 mètres de plus qu’en 2025, cette 61e édition ne fait pas de cadeau.

Le directeur de course, Stefano Allocchio, l’a résumé parfaitement en présentant le tracé : « Nous revenons à la tradition d’une course extrêmement sélective, qui use les organismes par accumulation plutôt que par KO. Ce n’est plus une course de montagne, c’est une course de puncheurs longue distance. Un terrain de jeu idéal pour les coureurs capables d’enchaîner les efforts violents sur des « muri » (ces murs italiens aux pentes infernales) après une semaine de course. »

Les 7 étapes décryptées : du chrono aux murs de feu

Pour comprendre où va se jouer ce Tirreno-Adriatico 2026, il faut disséquer chaque journée. Voici notre analyse technique, étape par étape, avec les pièges à éviter et les coureurs à suivre.

Étape 1 (Lundi 9/03) : Lido di Camaiore – 11,5 km (CLM) – Le premier rendez-vous avec le chrono

C’est devenu un classique. Un contre-la-montre inaugural ultra-rapide, entièrement plat, qui longe la mer Tyrrhénienne. Longues lignes droites, un seul demi-tour technique : du pain bénit pour les rouleurs.

Notre analyse : Le grand favori est évidemment Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), quadruple vainqueur de l’étape, récent lauréat du chrono du Tour d’Algarve et historiquement double champion du monde de la discipline (2020 et 2021). Mais attention à la nouvelle génération et à la soif de revanche. Un bon chrono ici est capital pour les coureurs du général comme Primoz Roglic ou Matteo Jorgenson – auteur d’une excellent début de saison, qui peuvent reprendre des secondes précieuses à des purs grimpeurs comme Isaac Del Toro. Lire aussi : La présentation détaillée de la 1ère étape Lire aussi : Filippo Ganna écrase le chrono inaugural et bat son propre record

Étape 2 (Mardi 10/03) : Camaiore > San Gimignano – 206 km – Le parfum des Strade Bianche

L’étape la plus nerveuse du début de semaine. Si le départ est tranquille, la fin est un véritable enfer toscan. L’arrivée à San Gimignano se fait sur une route en gravier en légère montée, avec une dernière rampe à 15%.

Notre analyse : Ce profil sent la poudre. C’est le terrain de chasse favori de Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech). Le Néerlandais, impressionnant de facilité sur l’Omloop Nieuwsblad, pourrait bien lever les bras ici et endosser le maillot bleu. Wout van Aert (10e des Strade Bianche), en quête de sensations après une préparation perturbée, sera également un candidat sérieux. Lire aussi : La présentation détaillée de la 2e étape Lire aussi : Van der Poel remporte l’étape 2 devant Del Toro

Étape 3 (Mercredi 11/03) : Cortona > Magliano de’ Marsi – 225 km – Le jour des géants

L’étape la plus longue de l’édition. Le final est légèrement accidenté, mais le scénario devrait logiquement aboutir à un sprint massif.

Notre analyse : C’est l’heure du premier duel au sommet de la vitesse, de la dernière ligne droite. Jonathan Milan (Lidl-Trek), vainqueur du classement par points les deux dernières années et déjà quintuple vainqueur en 2026, partira avec le statut de favori absolu. Face à lui, le prodige français de Soudal Quick-Step, Paul Magnier, double vainqueur d’étape en Algarve, a les armes pour rivaliser. Ne pas oublier Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) et Arnaud De Lie (Lotto Intermarché). Lire aussi : La présentation détaillée de la 3e étape Lire aussi : Tobias Lund Andresen crée la sensation à Magliano

Étape 4 (Jeudi 12/03) : Tagliacozzo > Martinsicuro – 210 km – Le piège des Apennins

On entre dans le vif du sujet. Deux cols majeurs (Ovindoli et Valico della Capannelle) en début d’étape, puis une longue descente vers un final technique parsemé de bosses. Le « Muro » de Tortoreto, avec ses passages à 20%, est à 12 bornes de l’arrivée.

Notre analyse : Journée piège par excellence. Idéal pour une échappée de baroudeurs ou pour un coup de force d’un puncheur comme Ben Healy (EF Education-EasyPost). Les équipes de sprinteurs vont devoir sacrément s’employer pour contrôler. Lire aussi : La présentation détaillée de la 4e étape Lire aussi : Van der Poel victorieux, Pellizzari nouveau leader

Étape 5 (Vendredi 13/03) : Marotta-Mondolfo > Mombaroccio – 186 km – L’enfer vert

Vendredi 13, jour de chance ou de malchance ? Une chose est sûre : il n’y aura pas un mètre de plat. Près de 4 000 mètres de dénivelé concentrés sur une seule étape, avec une dizaine de montées répertoriées. Le final est un circuit incluant l’ascension du Santuario Beato Sante : 2 km à 9,2%, un replat, puis 1 km à 9,6%.

Notre analyse : C’est le premier vrai test pour le général. C’est ici que les hommes comme Isaac Del Toro (UAE) ou Antonio Tiberi (Bahrain) vont pouvoir tester leurs adversaires. Le Slovène Primoz Roglic, double vainqueur de l’épreuve, devra montrer qu’il est déjà au niveau pour sa reprise. Lire aussi : La présentation détaillée de la 5e étape Lire aussi : Michael Valgren vainqueur, Isaac Del Toro nouveau leader

Étape 6 (Samedi 14/03) : San Severino Marche > Camerino – 188 km – L’étape reine

Avec plus de 4 000 m de dénivelé, c’est l’étape de la vérité. L’enchaînement est redoutable : après l’ascension du Sassotetto (13 km à 7,6%), les coureurs attaquent trois tours d’un circuit final infernal. Au programme, le Muro della Madonna delle Carceri, avec des pentes qui atteignent 18% et une ligne arrivée jugée au sommet.

Notre analyse : Le juge de paix. Le terrain idéal pour un puncheur-grimpeur explosif. Si Del Toro est toujours en course, il devrait faire parler sa jeunesse et sa puissance ici. Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe), la nouvelle coqueluche du cyclisme italien, a un profil taillé pour ce genre d’exercice et pourrait créer l’exploit à domicile. Lire aussi : La présentation détaillée de la 6e étape Lire aussi : La démonstration de force d’Isaac del Toro à Camerino

Étape 7 (Dimanche 15/03) : Civitanova Marche > San Benedetto del Tronto – 142 km – La parade des sprinteurs

Tradition respectée. Après 60 premiers kilomètres accidentés, la course rentre dans un circuit totalement plat en bord de mer. Le maillot de leader est généralement sacré avant le départ.

Notre analyse : Le dernier bouquet pour les sprinteurs. Jonathan Milan est le favori numéro 1 pour conclure en beauté, à condition que ses coéquipiers contrôlent la fin de course et lui offrent un dernier lead-out parfait. Lire aussi : La présentation détaillée de la 7e étape Lire aussi : Jonathan Milan s’impose, Isaac Del Toro vainqueur final

Isaac Del Toro, Primoz Roglic, Antonio Tiberi : qui sont les favoris du général ?

L’absence de Tadej Pogačar (qui a déjà la tête à Milan-SanRemo) et du tenant du titre Juan Ayuso (présent sur Paris-Nice) laisse le champ libre à une nouvelle génération avide de victoires. Pourtant, l’ombre d’un ogre plane toujours.

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) : le grand favori (⭐⭐⭐⭐)

À 22 ans, le Mexicain a déjà tout d’un grand. Vainqueur de l’UAE Tour et troisième des Strade Bianche ce samedi, il arrive en confiance absolue. Le parcours, avec ses murs explosifs, est un tapis rouge déroulé pour lui. Comme il l’a prouvé aux Émirats, il est capable de gérer la pression et d’attaquer au bon moment. Son principal atout ? Une équipe solide avec Jan Christen, qui pourrait également jouer sa carte personnelle.

Primoz Roglic (Red Bull-BORA-hansgrohe) : l’inconnue de luxe (⭐⭐⭐)

Le Slovène fait sa réapparition. Double vainqueur (2019, 2023), il connaît la musique par cœur. Le doute plane sur son niveau de forme, mais sur un tel parcours, son expérience et son punch font de lui un candidat naturel à la victoire. S’il est dans un grand jour dès le chrono, il faudra compter avec lui. Entouré de Jai Hindley et Giulio Pellizzari, il a l’armada la plus solide.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : le challenger italien (⭐⭐⭐)

Deuxième de l’UAE Tour derrière Del Toro, le jeune Italien (24 ans) est en feu en ce début de saison. La course à domicile est un objectif majeur. Son profil de rouleur-puncheur colle parfaitement aux étapes clés. Avec Santiago Buitrago et Pello Bilbao à ses côtés, Bahrain possède un double atout redoutable.

Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike) : l’Américain solide (⭐⭐)

Double vainqueur de Paris-Nice, il découvre le rôle de leader sur le Tirreno. Sa quatrième place aux Faun-Ardèche Classics le week-end dernier, sa huitième sur les Strade Bianche, prouvent qu’il est déjà affûté. Il saute les classiques pavées pour viser Liège, et cette course est l’étape idéale pour parfaire sa condition. Attention, c’est un sérieux client pour le podium.

Les outsiders et les puncheurs à suivre

Au-delà du top 5, cette édition 2026 est un vivier de talents capables de créer la surprise.

Giulio Pellizzari (⭐⭐) : Le phénomène italien de Red Bull. Après un début de saison canon (3e de Valence), il rêve de briller à la maison. Son punch sur les pentes à 18% de Camerino pourrait lui offrir un succès de prestige.

Ben Healy (⭐⭐) : L’Irlandais d’EF Education-EasyPost est l’archétype du baroudeur moderne. Capable de gagner en solitaire de loin, il a le profil du « killer » d’étape.

Jan Christen (⭐⭐) : Le Suisse d’UAE est peut-être l’avenir, mais il est déjà un présent très solide. Coéquipier de luxe de Del Toro, il aura probablement une liberté si la situation le permet. Il est en grande forme.

La guerre des sprinteurs : Milan vs Magnier, un duel générationnel

Si le général attire les regards, les sprints promettent d’être d’une intensité rare.

Jonathan Milan (⭐⭐⭐) : le patron

L’Italien est un rouleau compresseur. Sa pointe de vitesse est phénoménale et son lead-out chez Lidl-Trek est désormais rodé. Il vient pour gagner, et probablement pour s’offrir un triplé d’étapes.

Paul Magnier (⭐⭐) : le prodige

À seulement 21 ans, le Français de Soudal Quick-Step a montré en Algarve qu’il était déjà prêt à rivaliser avec les meilleurs. Sa pointe de vitesse est explosive et il n’a peur de personne. C’est lui le principal opposant à la loi de Milan.

Jasper Philipsen (⭐⭐) : l’ombre d’un champion

Le champion du monde sur route est présent, mais il vient avec un statut différent. Moins dominateur que par le passé, il cherchera à se rassurer et à engranger avant les Classiques. À ne surtout pas sous-estimer.

Qui sont les coureurs engagés participants à Tirreno-Adriatico 2026 ?

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
1, VAN DER POEL, Mathieu
2, DEL GROSSO, Tibor
3, DILLIER, Silvan
4, GOGL, Michael
5, PHILIPSEN, Jasper
6, PLANCKAERT, Edward
7, VERSTRYNGE, Emiel

Bahrain – Victorious (WT) ✅
11, TIBERI, Antonio
12, BILBAO, Pello
13, BUITRAGO, Santiago
14, ERMAKOV, Roman
15, MIHOLJEVIĆ, Fran
16, VALTER, Attila
17, ZAMBANINI, Edoardo

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
21, MARCELLUSI, Martin
22, MAGLI, Filippo
23, STENICO, Mattia
24, TAROZZI, Manuele
25, TOLIO, Alex
26, ZANONCELLO, Enrico

Caja Rural (PRT) ✅
31, GAVIRIA, Fernando
32, BARCELÓ, Fernando
33, BOU, Joan
34, FERNÁNDEZ, Samuel
35, MOLENAAR, Alex
36, OLDANI, Stefano
37, OTRUBA, Jakub

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, ANDRESEN, Tobias Lund
42, GAUTHERAT, Pierre
43, GUDMESTAD, Tord
44, LAPEIRA, Paul
45, MÜHLBERGER, Gregor
46, NAESEN, Oliver
47, PEDERSEN, Rasmus Søjberg

EF Education – EasyPost (WT) ✅
51, CARAPAZ, Richard
52, ALBANESE, Vincenzo
53, HEALY, Ben
54, MIHKELS, Madis
55, NERURKAR, Lukas
56, SHAW, James
57, VALGREN, Michael

Groupama – FDJ United (WT) ✅
61, MADOUAS, Valentin
62, BRAZ AFONSO, Clément
63, GENIETS, Kevin
64, GERMANI, Lorenzo
65, KENCH, Josh
66, ROCHAS, Rémy
67, ROLLAND, Brieuc

INEOS Grenadiers (WT) ✅
71, GANNA, Filippo
72, ARENSMAN, Thymen
73, HAIG, Jack
74, RIVERA, Brandon Smith
75, SHEFFIELD, Magnus
76, SWIFT, Connor
77, WELSFORD, Sam

Lidl – Trek (WT) ✅
81, CICCONE, Giulio
82, BAGIOLI, Andrea
83, CONSONNI, Simone
84, GHEBREIGZABHIER, Amanuel
85, MILAN, Jonathan
86, THEUNS, Edward
87, WALSCHEID, Max

Lotto Intermarché (WT) ✅
91, DE LIE, Arnaud
92, ARTZ, Huub
93, BERCKMOES, Jenno
94, BEULLENS, Cedric
95, SLOCK, Liam
96, VAN EETVELT, Lennert Non partant 2e étape
97, ZIMMERMANN, Georg

Movistar Team (WT) ✅
101, QUINTANA, Nairo
102, ADRIÀ, Roger
103, ARCAS, Jorge
104, GARCÍA CORTINA, Iván
105, MORO, Manlio
106, ROMO, Javier
107, TORRES, Albert

NSN Cycling Team (WT) ✅
111, STRONG, Corbin
112, FRIGO, Marco
113, KOGUT, Oded
114, NEILANDS, Krists
115, PINARELLO, Alessandro
116, SCHULTZ, Nick
117, SMITH, Dion

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, CALZONI, Walter
122, AZPARREN, Xabier Mikel
123, BAX, Sjoerd
124, DONOVAN, Mark
125, GONZÁLEZ, David
126, MEURISSE, Xandro
127, PARISINI, Nicolò

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
131, ROGLIČ, Primož
132, ALEOTTI, Giovanni
133, HINDLEY, Jai
134, MOSCON, Gianni
135, PELLIZZARI, Giulio
136, TRATNIK, Jan
137, VAN POPPEL, Danny

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
141, IACCHI, Alessandro
142, BALMER, Alexandre
143, BONNEU, Kamiel
144, GONZÁLEZ, Roberto Carlos
145, MEO, Felix James
146, SAMUDIO, Carlos
147, VIVIANI, Attilio

Soudal Quick-Step (WT) ✅
151, MAGNIER, Paul
152, HAYTER, Ethan
153, BASTIAENS, Ayco
154, REX, Laurenz
155, VAN GESTEL, Dries
156, VAN WILDER, Ilan
157, VERVAEKE, Louis

Team Jayco AlUla (WT) ✅
161, VENDRAME, Andrea
162, COVI, Alessandro
163, DE BONDT, Dries
164, DE PRETTO, Davide
165, FOLDAGER, Anders
166, HATHERLY, Alan
167, JUUL-JENSEN, Christopher

Team Picnic PostNL (WT) ✅
171, DEGENKOLB, John
172, BITTNER, Pavel
173, FAURE PROST, Alexy
174, FLYNN, Sean
175, GAFFURI, Mattia
176, VAN DEN BERG, Julius
177, PEACE, Oliver

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
181, MAESTRI, Mirco
182, BAIS, Davide
183, BAIS, Mattia
184, CRESCIOLI, Ludovico
185, LONARDI, Giovanni
186, SEVILLA, Diego Pablo
187, TONELLI, Alessandro

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
191, VAN AERT, Wout
192, DOULL, Owain
193, FIORELLI, Filippo
194, JORGENSON, Matteo
195, KIELICH, Timo
196, KRUIJSWIJK, Steven
197, REX, Tim

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
201, ALAPHILIPPE, Julian
202, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
203, FROIDEVAUX, Robin
204, MOZZATO, Luca
205, STORER, Michael
206, WARBASSE, Larry
207, WILKSCH, Hannes

UAE Team Emirates XRG (WT) ✅
211, DEL TORO, Isaac
212, CHRISTEN, Jan
213, COSNEFROY, Benoît
214, GIAIMI, Luca
215, GROßSCHARTNER, Felix
216, NOVAK, Domen
217, VERMAERKE, Kevin

Uno-X Mobility (WT) ✅
221, JOHANNESSEN, Anders Halland
222, ABRAHAMSEN, Jonas
223, HOELGAARD, Markus
224, HOLTER, Ådne
225, JOHANNESSEN, Tobias Halland
226, KRON, Andreas
227, SKAARSETH, Anders

XDS Astana Team (WT) ✅
231, BETTIOL, Alberto
232, CHAMPOUSSIN, Clément
233, KUZMIN, Anton
234, LIVYNS, Arjen
235, SCHRETTL, Marco
236, SILVA, Guillermo Thomas
237, TONEATTI, Davide

Diffusion TV direct : comment regarder Tirreno-Adriatico 2026 ?

Vous ne voulez rien manquer de cette semaine folle ? Voici le programme TV complet.

Chaînes : Eurosport 2 (TV) et la plateforme HBO Max (streaming) diffuseront l’intégralité de la course en direct.

Horaires (Heure Française) :

Étapes 1 à 5 (Lundi au Vendredi) : Direct dès 13h05 sur Eurosport 2 et HBO Max.

Étape 6 (Samedi) : Direct dès 15h15 sur Eurosport 2 et HBO Max. (Attention, horaire plus tardif pour l’étape reine !)

Étape 7 (Dimanche) : Direct dès 13h20 sur Eurosport 2 et HBO Max.

Les commentateurs experts vous feront vivre les dernières attaques et les sprints en direct. C’est le rendez-vous à ne pas manquer pour lancer le printemps cycliste.

Selon nos données et statistiques, cette édition présente le plus fort dénivelé depuis 2018 sans arrivée au sommet.

Et vous, quel scénario imaginez-vous pour ce Tirreno-Adriatico 2026 ? Isaac Del Toro va-t-il confirmer son statut de phénomène, ou l’expérience de Primoz Roglic fera-t-elle la différence sur cette fin de semaine explosive ? Venez débattre dans les commentaires !

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Paris-Nice 2026 : Vingegaard s’offre l’étape 4 et le maillot jaune après le chaos

Cette 4e étape de Paris-Nice 2026 restera dans les annales comme un jour de jugement dernier. Entre les bordures cisaillant le peloton dès le premier kilomètre et une chute massive qui a envoyé le maillot jaune Juan Ayuso à l’hôpital, un homme est sorti des ténèbres : Jonas Vingegaard. Le Danois, impérial au sommet d’Uchon, a fait coup double en s’emparant de la tunique dorée et en assommant quasiment la Course au Soleil.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

L’ENFER DU MORVAN : VINGEGAARD SURVIT AU CHAOS ET ÉCRASE PARIS-NICE 2026

L’œil du cyclone : Comment Jonas Vingegaard a-t-il pu échapper au désastre ?

Dans une journée où la moindre erreur se payait au prix fort, Jonas Vingegaard a réalisé une démonstration de placement et de sang-froid digne des plus grands stratèges. Alors que le peloton explosait en mille morceaux sous l’effet du vent et des chutes, le Danois était toujours là où il fallait. Dès le coup de pistolet à Bourges, il a flairé le bon coup, se glissant dans le groupe de tête d’une quarantaine d’hommes. Mais c’est dans la descente piégeuse, à 55 kilomètres de l’arrivée, que son instinct de survie a fait la différence.

Là où Juan Ayuso (Lidl-Trek) et Brandon McNulty (UAE Team Emirates XRG) mordaient la poussière sur le bitume détrempé, Vingegaard, tel un funambule, négociait les courbes avec une prudence presque animale. « Je suis juste heureux d’être là et d’avoir gagné l’étape » confiait-il après la course, lucide sur la chance du survivant. En laissant les RedBull-BORA-hansgrohe imprimer un rythme infernal pour creuser l’écart, il a économisé ses forces pour le coup de grâce final. Le Danois n’a pas seulement gagné une étape ; il a remporté un combat de rue où les favoris tombaient comme des mouches. Son expérience des grands tours, où la gestion de l’imprévu est reine, a fait la différence sur une jeunesse trop exposée.

Kévin Vauquelin et Lenny Martinez : Le piège des bordures s’est refermé sur la France

Pour le public français, l’addition est terrible. Dauphin de Juan Ayuso au classement général avant le départ, Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) a vécu un cauchemar éveillé. En un clin d’œil, dès les premiers kilomètres, le Normand s’est retrouvé piégé dans le mauvais wagon, incapable de répondre à l’accélération des équipes de gros bras. C’est la loi impitoyable des bordures : on est soit dedans, soit dehors. Et Kévin était dehors.

Avec Lenny Martinez (Bahrain Victorious), également victime de cette cassure initiale, ils ont mené une poursuite vaine et épuisante dans des conditions apocalyptiques. Pendant ce temps, à l’avant, la Visma | Lease a Bike et la RedBull-BORA-hansgrohe s’entendaient pour creuser l’écart. Si Vauquelin limite la casse avec une belle combativité (6e de l’étape à 3’38), ce retard est un coup de massue pour ses ambitions. Il passe de la 2e à la 4e place du général, à plus de trois minutes. La question qui brûle les lèvres est désormais : aurait-il dû prendre plus de risques pour forcer sa place à l’avant, ou son équipe a-t-elle sous-estimé la violence du scénario ? Le cyclisme français perd là une occasion en or de briller sur la « Course au Soleil ».

Classement général après l’étape 4 : Vingegaard verrouille-t-il déjà Paris-Nice ?

Le nouveau Top 5 est sans appel et porte la marque du chaos. Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) est le nouveau patron avec 52 secondes d’avance sur Daniel Martinez (RedBull-BORA-hansgrohe). Une marge confortable, presque irréelle, pour une course d’une semaine. Derrière, le trou est immense, avec Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) à 3’20 » et notre Kévin Vauquelin à 3’39 ».

1. Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) – Le maître du jeu.

2. Daniel Martinez (RedBull-BORA-hansgrohe) – Le premier lieutenant, mais déjà loin.

3. Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) – La révélation surprise de l’étape.

4. Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) – Le combatif, mais lourdement pénalisé.

5. Lenny Martinez (Bahrain Victorious) – Remontée encourageante, mais espoirs de podium évanouis.

Avec 52 secondes d’avance et une fin de parcours qui pourrait encore lui être favorable, Vingegaard semble avoir la main mise sur ce Paris-Nice 2026. À moins d’un nouveau coup de théâtre dans les Alpes-Maritimes, le Danois tient sa première grande course de l’année. Selon nos données et statistiques, c’est l’un des plus gros écarts jamais enregistrés à ce stade de la course pour un leader, signe de l’intensité de l’étape.

La petite phrase de Vingegaard qui en dit long

Au-delà de la performance, c’est l’image qui restera. Dans le froid glacial et la pluie battante, Jonas Vingegaard a gardé son cuissard long par dessus son maillot toute l’étape, un détail vestimentaire qui l’a fait sourire après la ligne. « Peut-être que je peux me dire être un précurseur avec mon cuissard long, mais je n’ai tout simplement pas eu le temps de l’enlever » a-t-il ironisé. Cette petite phrase est bien plus qu’une anecdote.

Elle illustre parfaitement le scénario de cette 4e étape : le rythme était si infernal, la concentration si extrême, que personne n’avait le loisir de penser au confort. C’était la survie avant tout. Pour Vingegaard, qui avait dû abandonner Paris-Nice en 2025, cette victoire en solitaire au sommet d’Uchon a une saveur de revanche. Il prouve, s’il le fallait encore, qu’il n’est pas seulement un grimpeur hors pair, mais aussi un coureur complet, capable de dompter les classiques les plus piégeuses, un peu à la manière de son grand rival Tadej Pogačar. Et vous, pensez-vous que ce Paris-Nice 2026 est déjà plié, ou la météo et les étapes à venir peuvent-elles encore réserver des surprises ?

VIDÉO – Le résumé de la 4e étape : Le jour où Paris-Nice a basculé

Revivez l’attaque de Vingegaard et les images terribles de la chute d’Ayuso dans notre vidéo

Classement Paris-Nice 2026, étape 4 – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike les 195 km en 4:16:12 (45,6 km/h)
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:41
  3. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:45
  4. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:42
  5. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +2:54
  6. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +3:38
  7. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +4:02
  8. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +4:20
  9. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +4:55
  10. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +5:07
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +5:24
  12. IZAGIRRE ION, Cofidis +5:49
  13. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +6:11
  14. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +6:22
  15. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +6:32
  16. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +7:19
  17. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +8:01
  18. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +8:35
  19. AFFINI EDOARDO, Team Visma | Lease a Bike +9:10
  20. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla +9:25

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike en 12:53:15
  2. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:52
  3. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +3:20
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +3:39
  5. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +5:02
  6. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +5:07
  7. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:33
  8. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +5:45
  9. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech +6:27
  10. IZAGIRRE ION, Cofidis +6:32
  11. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +7:02
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +7:36
  13. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +7:43
  14. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +8:37
  15. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +8:40
  16. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +9:17
  17. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +9:53
  18. ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +10:04
  19. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +10:56
  20. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +11:29

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Tirreno Adriatico 2026 étape 3 : Tobias Lund Andresen crée la sensation à Magliano

Milan, Philipsen, Magnier, De Lie. Le gratin du sprint mondial s’était donné rendez-vous à Magliano de’ Marsi pour la plus longue étape de ce Tirreno-Adriatico 2026. Mais sous la pluie battante de la Toscane, c’est un Danois de 23 ans, patient et opportuniste, qui a tiré les marrons du feu. Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) a signé la plus belle victoire de sa carrière, confirmant que le printemps 2026 serait décidément bleu pour la formation française. Retour sur un emballage final qui a tenu toutes ses promesses.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Tobias Lund Andresen, l’éclair danois qui a glacé les favoris sur Tirreno-Adriatico

Le jour de gloire du Danois. Dans le microcosme du cyclisme, il est souvent dit qu’un sprinteur se révèle au grand public non pas sur les routes anonymes d’une course d’un jour, mais sur le grand théâtre d’une épreuve de Coupe du Monde (WorldTour). Ce mercredi 11 mars 2026, sur les routes détrempées reliant Cortona à Magliano de’ Marsi, Tobias Lund Andresen a frappé un grand coup. Sur l’étape reine pour les hommes rapides de ce Tirreno-Adriatico, le coureur de l’équipe Decathlon CMA CGM a surgi de nulle part pour damer le pion à une armada de favoris, apportant à sa formation son huitième bouquet de la saison. Plus qu’une victoire, c’est une déclaration d’intention.

Comment Tobias Lund Andresen a-t-il fait plier les cadors du sprint ?

Derrière ce succès, il n’y a pas de hasard, seulement une tactique parfaitement exécutée et une lecture de course digne des plus grands. Là où beaucoup ont vu l’occasion rêvée pour Jonathan Milan (Lidl-Trek) d’asseoir sa puissance, le Danois a vu une opportunité en or.

Le piège de Milan : Une explication tactique de l’emballage final

Pour comprendre la victoire de Lund Andresen, il faut rembobiner le film des 500 derniers mètres. L’équipe Lidl-Trek a pris ses responsabilités en tête de peloton, croyant dur comme fer en la pointe de vitesse de son Italien. Jonathan Milan a lancé son effort de très loin, à environ 250 mètres de la ligne, sur un final en léger faux plat montant. Un lancement que certains tacticiens n’ont pas manqué de qualifier de suicidaire, en témoigne sa 7e place à l’arrivée.

Tobias Lund Andresen, magistralement calé dans la roue de son coéquipier Tord Gudmestad, n’a pas paniqué. Il a laissé Milan s’épuiser dans le vent, a parfaitement géré son aspiration, avant de jaillir comme un diable de sa boîte pour le déborder dans les 50 derniers mètres. C’est un sprint d’intelligence et de sang-froid, qui rappelle que la vitesse pure ne fait pas tout, surtout sur une arrivée usante.

Paul Magnier et Jasper Philipsen : Les grandes déceptions du jour ?

Si la journée fut belle pour le clan Decathlon CMA CGM, elle fut en revanche amère pour d’autres favoris. On attendait Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) pour un duel au sommet, mais le Belge, troisième, a paru manquer de cette étincelle qui le caractérise. A-t-il payé les efforts de son leader Mathieu van der Poel la veille ?

Mais le cas le plus frustrant est sans doute celui de Paul Magnier (Soudal Quick-Step). Le jeune Français, très attendu pour se jauger face à l’élite, termine au pied du podium (4e). Le constat est là : enfermé dans la bagarre des derniers hectomètres et visiblement esseulé, il n’a jamais pu lancer son effort. Une question se pose : dans ce grand bain du sprint World Tour, l’équipe Soudal Quick-Step a-t-elle sous-estimé l’importance d’un train solide face à des rouleaux compresseurs comme Lidl-Trek ou Decathlon ?

Pourquoi cette victoire change la donne pour Decathlon CMA CGM

Ce succès ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans une dynamique impressionnante pour la formation française.

La confirmation d’un talent précoce et d’une machine bien huilée

Avec cette 3e victoire personnelle et le 8e succès de l’équipe en 2026, Tobias Lund Andresen confirme qu’il n’est plus seulement un espoir, mais bien une réalité du sprint mondial. Arrivée en début de saison chez Decathlon CMA CGM, le Danois de 23 ans monte en puissance de manière exponentielle. Son palmarès, qui compte désormais 10 victoires, s’enrichit d’une ligne prestigieuse.

Comme le soulignent données et statistiques, cette victoire sur une épreuve WorldTour face à un plateau aussi relevé est un accélérateur de carrière. Elle valide le travail de fond de sa formation, qui prouve, après un début de saison canon, qu’elle peut rivaliser avec les meilleurs effectifs du circuit dans l’exercice délicat du sprint.

Tirreno-Adriatico 2026 : Quelle hiérarchie après cette 3e étape ?

Si le sprint a accaparé la lumière, la course pour le classement général n’est pas en reste.

Isaac Del Toro garde la main

Sans surprise, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) a conservé son maillot bleu de leader, grapillant même une précieuse seconde de bonification au sprint intermédiaire. Le Mexicain, révélation de l’année passée, confirme son aisance dans ce rôle de favori, de leader. Il possède désormais 4 secondes d’avance sur Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-Hansgrohe) et 14 sur Magnus Sheffield (INEOS Grenadiers). Une avance infime qui promet des étapes décisives.

Mais l’étape de demain, entre Tagliacozzo et Martinsicuro (213 km), pourrait rebattre les cartes. Avec deux difficultés répertoriées en première partie de parcours, le tracé est une invitation à la prise de risque pour les baroudeurs. Et même si une nouvelle explication au sprint est possible, le relief accidenté pourrait avoir raison des grosses cuirasses. Une question taraude déjà les observateurs : une équipe osera-t-elle piéger Del Toro avant le week-end ?

Le mot de la fin : « Mon début de saison est incroyable »

Au-delà des chiffres et des tactiques, c’est l’émotion qui domine chez le vainqueur du jour. Tobias Lund Andresen, encore incrédule, savourait son exploit au pied du podium. « Mon début de saison est incroyable, je n’aurais pas cru pouvoir faire de tels progrès cette année » a-t-il confié, les yeux encore brillants d’avoir dompté les géants du sprint. Une phrase qui résume tout : la surprise, la joie et la confirmation que le cyclisme, décidément, n’a pas fini de nous étonner. Pour les puristes, cette 3e étape restera comme le jour où un Danois de 23 ans a fait mentir tous les pronostics, prouvant que sur les routes du Tirreno, la patience est parfois la meilleure des puissances.

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 3 – Top 20

  1. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team les 221 km en 5:29:22 (40,2 km/h)
  2. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  3. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
  4. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
  5. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  6. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  7. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek m.t.
  8. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  9. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  10. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  11. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  12. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  13. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team m.t.
  16. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
  17. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  18. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  19. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech m.t.
  20. GONZÁLEZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 10:35:22
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:04
  3. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:14
  4. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:18
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:19
  6. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:21
  7. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:32
  8. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:35
  9. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +0:37
  10. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +0:38
  11. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:40
  12. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  13. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek +0:42
  14. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:49
  15. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +0:52
  16. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:53
  17. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:54
  18. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +0:59
  19. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  20. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +1:04

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Tirreno Adriatico 2026 Etape 3 : Parcours, favoris et pronostic du sprint de Magliano

Ne vous fiez pas à l’appellation « étape de plat ». La 3e étape de Tirreno Adriatico 2026, longue de 221 km entre Cortona et Magliano de’ Marsi, est un véritable traquenard. Avec ses 2500 mètres de dénivelé et ses 40 derniers kilomètres exigeants, elle promet une guerre des nerfs entre les grosses cuisses. Décryptage d’une journée qui sent bon la Primavera et analyse d’un plateau de sprinteurs aussi relevé qu’un Milan-SanRemo.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

221 km et 2500 m de dénivelé : bienvenue sur l’étape la plus piégeuse pour les sprinteurs de Tirreno Adriatico 2026

Pourquoi cette 3e étape n’est-elle pas un sprint comme les autres ?

Sur le papier, l’appellation « sprint massif » semble couler de source. Pourtant, la 3e étape de Tirreno Adriatico 2026 est un paradoxe. C’est l’une des journées les plus longues de la saison (221 km), avec un dénivelé positif qui titille les 2500 mètres. C’est plus que sur certaines étapes de moyenne montagne.

Pour un pur sprinteur, ces kilomètres d’usure représentent une épée de Damoclès. Comme le rappellent les datas de l’étape du jour, le final n’est pas un boulevard. Le « Col » de Petrella Salto, gravi à 40 kilomètres du terme, est une bosse de 7 kilomètres à 4% qui peut ressembler à un supplice chinois après 180 kilomètres dans les jambes. C’est là que le peloton va se scinder, non pas sous l’effet d’une attaque fulgurante, mais sous le poids de la fatigue. Les purs rouleurs, ceux qui « coincent » dans les pentes, diront adieu à leurs rêves de victoire à ce moment précis.

Le fantôme de Milan-SanRemo plane sur la Via Avezzano

Ce profil long et vallonné, cette usure progressive jusqu’à un final plat, cela ne vous rappelle rien ? Si, bien sûr : la Classicissima. Pour beaucoup ici, cette 3e étape est un galop d’essai grandeur nature avant Milan-SanRemo. Les organismes sont poussés dans leurs retranchements.

L’arrivée à Magliano de’ Marsi est un clin d’œil du destin. Depuis deux ans, Jonathan Milan (Lidl-Trek) s’est imposé chaque année à deux reprises, démontrant que sa puissance brute n’avait d’égale que sa résistance. Le final est large, rectiligne, avec une légère bosse à 2% dans le dernier kilomètre. Un faux-plat idéal pour les rouleurs-puncheurs, mais un vrai piège pour les sprinteurs « légers » qui pourraient manquer de braquet dans les derniers mètres.

Sprinters vs Puncheurs : Qui sont les vainqueurs potentiels ?

Le plateau de cette 3e étape est un casting de rêve pour les amateurs de vitesse. Mais la difficulté du parcours agit comme un filtre naturel. Oublions tout de suite les coureurs trop « lourds » qui souffrent dans la moindre bosse. Ici, on ne parlera que des coureurs capables de tenir la distance et de « ré expédier » un sprint après quatre heures de course.

Le duel au sommet : Jonathan Milan peut-il dompter le piège ?

Notre analyse, basée sur les performances de début de saison, place deux hommes au-dessus du lot, bien que pour des raisons opposées.

Jonathan Milan (Lidl-Trek) est le favori logique. L’Italien est un rouleau compresseur. Sa puissance au kilo est telle que la petite bosse finale est pour lui un tremplin plutôt qu’un obstacle. Fort de son train rodé (avec des équipiers capables de le placer même dans un peloton réduit), il coche toutes les cases. Le « problème » ? Tout le monde l’attend, et gérer le marquage sur une arrivée aussi simple tactiquement est un vrai défi.

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) possède l’atout ultime : Mathieu van der Poel. Le champion du monde de 2023, victorieux la veille sur les routes blanches de San Gimignano, sera son poisson-pilote. Dans un sprint plat et propre, le duo Alpecin est imbattable. La question est de savoir si le parcours aura suffisamment « cuit » Philipsen pour altérer sa pointe de vitesse. Pour l’instant, c’est notre deuxième choix, mais le duo reste la menace numéro 1.

Paul Magnier et Tobias Lund Andresen : La nouvelle génération à l’assaut

Derrière les cadors, deux jeunes loups affichent une faim de loup.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) est la sensation du début de saison. Le Français ne gagne pas, il survole. Sa capacité à enchaîner les sprints, même après des parcours accidentés, est bluffante. Sur un final comme celui-ci, sa pointe de vitesse et son sens du placement, appris à l’école Quick-Step, font de lui un candidat sérieux à la victoire. Il symbolise cette nouvelle génération de sprinteurs-complets.

Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) est dans la même veine. Lauréat à deux reprises en Australie, il enchaîne avec une facilité déconcertante. Son train, mené par l’excellent Tord Gudmestad, est l’un des plus efficaces du peloton. Si l’équipe française contrôle bien le final, le Danois possède la vitesse pour battre tout le monde.

Les outsiders capables de créer la surprise

La liste des « autres » est longue comme un jour sans pain, et tous ont une carte à jouer.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Il est taillé pour ces arrivées. Moins véloce que les purs sprinteurs sur le plat, le final bosselé le remet dans le match. Il peut jouer la gagne si le scénario est usant.

Danny van Poppel (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Un des plus fins stratèges du peloton. Son placement est toujours parfait. Peu importe sa forme, il termine dans le top 5. Un candidat au podium certain.

Sam Welsford (INEOS Grenadiers) : L’Australien a la vitesse, mais son « handicap » est connu : il souffre dans la durée. S’il passe le cut de Petrella Salto, il faudra compter avec lui. Son bon chrono du premier jour indique une forme ascendante.

Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : Il est encore en phase de construction. Utilisera-t-il ce sprint pour retrouver des sensations et tester son positionnement dans le peloton ? Oui. Pour gagner ? Cela semble encore prématuré face à des spécialistes aussi affûtés.

Question à la communauté : Selon vous, le facteur « Mathieu van der Poel » est-il suffisant pour faire basculer la victoire du côté de Philipsen, ou la puissance brute de Milan et la forme étincelante de Magnier auront-elles le dernier mot ?

Pronostic et scénario tactique de la 3e étape

Le scénario est écrit d’avance, mais son exécution sera cruciale. Une échappée matinale, composée de baroudeurs, partira sans que les équipes de sprinteurs ne s’affolent. Le vrai danger, c’est le vent. Dans ces longueurs interminables, les bordures sont toujours possibles. Mais le principal point de bascule sera la montée de Petrella Salto.

Notre analyse : Alpecin et Lidl-Trek imposeront un rythme infernal dans cette bosse pour « décrocher » les maillons faibles. Le peloton, fort d’une centaine d’unités au pied, sera réduit à une cinquantaine d’hommes au sommet. Commencera alors une longue chasse de 40 km où l’entente sera précaire. Mais avec autant de trains de sprinteurs présents, la jonction aura lieu, offrant un sprint massif à 50 ou 60 coureurs.

Le pronostic de la rédaction : Dans un sprint massif après une telle course, l’intelligence priment sur la puissance. Si Philipsen est bien emmené par Van der Poel, il est imprenable. Mais nous pensons que la forme étincelante et la soif de victoire de Paul Magnier feront la différence. Il s’impose au nez et à la barbe des cadors (à commencer par Jonathan Milan), confirmant son statut de nouveau patron du sprint français.

Informations pratiques : Horaires et diffusion TV

Pour ne rien manquer de cette explication, notez bien les horaires :

Départ réel : 10h40

Arrivée prévue : Aux alentours de 15h45 (selon la moyenne horaire).

Diffusion TV : Direct sur Eurosport 2 et la plateforme Eurosport MAX à partir de 13h05 pour ne rien rater des derniers kilomètres décisifs.

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Paris-Nice 2026 étape 4 : parcours, profil et favoris de l’arrivée à Uchon

Ce mercredi, les grimpeurs entrent enfin en scène. La 4e étape de Paris-Nice 2026 relie Bourges à Uchon sur 195 kilomètres, mais c’est dans les huit derniers, et surtout dans le dernier kilomètre à 12,8%, que la « Course au Soleil » risque de connaître son premier véritable séisme. Juan Ayuso le maillot jaune, Jonas Vingegaard et le duo surprise d’INEOS (Vauquelin, Onley) s’affrontent sur un terrain bien plus piégeux que ne le laisse entendre la fiche technique.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Uchon, le premier juge de paix : pourquoi la 4e étape de Paris-Nice 2026 promet déjà des étincelles

L’heure de vérité a sonné. Après un contre-la-montre par équipes qui a sacré la mécanique de précision d’INEOS Grenadiers et placé Kévin Vauquelin dans la roue des tout grands, la 84e édition de Paris-Nice quitte les routes roulantes du Cher pour plonger dans les ondulations bourguignonnes. Mais attention : cette 4e étape, longue de 195 kilomètres entre Bourges et le sommet d’Uchon, est un véritable cheval de Troie. Sous des airs de première explication entre costauds, elle cache un profil diabolique qui pourrait bien consacrer un leader… ou en piéger plus d’un.

Comme le veut la tradition, la « Course au Soleil » nous offre ce premier jugement de paix, mais avec une particularité qui change tout : si le dénivelé total avoisine les 2500 mètres, plus d’un tiers est concentré dans les 28 derniers kilomètres. Un scénario de Classique déguisée en étape de montagne qui obligera les favoris à être constamment sur le qui-vive. Alors, terrain de jeu des purs puncheurs ou traquenard pour rouleurs-grimpeurs ? Plongeons dans le détail d’une étape qui s’annonce déjà historique.

Quel est le parcours de la 4e étape de Paris-Nice 2026 ?

195 kilomètres de patience, 8 kilomètres de folie. Voilà comment résumer cette 4e étape entre Bourges et Uchon. Le départ fictif à 12h10 (départ réel à 12h25) donnera lieu à une longue procession de 120 kilomètres à travers la campagne berrichonne puis nivernaise. Les coureurs traverseront Avord, Imphy et Moulins-Engilbert sur des routes rectilignes idéales pour le contrôle du peloton. Mais le piège se referme progressivement à l’approche de la Saône-et-Loire.

La mise en bouche : Croix des Cerisiers et Croix de la Libération

Le premier frisson intervient à 61,6 kilomètres du but avec la Côte de la Croix des Cerisiers (6,2 km à 4,3%). Une pente douce en apparence, mais qui sert d’apéritif avant le plat de résistance. À 23,1 kilomètres de la ligne d’arrivée, les coureurs attaquent la Côte de la Croix de la Libération. Longue de 4,6 kilomètres à 5,3%, cette difficulté est une véritable « puncheuse » déguisée. Pour l’avoir grimpée, nous pouvons vous dire que ses deux paliers sont trompeurs : la route de Broye (1,4 km à 7,3%) et le col de la Porolle (2,4 km à 7,1%) imposent un premier véritable effort musculaire.

Pourquoi la montée d’Uchon est-elle si redoutable ?

8 kilomètres à 4,5% de pente moyenne. Sur le papier, on lit ça et on hausse les épaules. Grave erreur. C’est oublier que le cyclisme ne se résume pas à des moyennes, mais à des pics d’effort, des ruptures de rythme. La montée vers Uchon est un « yoyo » infernal. Les trois premiers kilomètres flirtent avec les 6%, avant une courte respiration descendante qui piège ceux qui voulaient placer une attaque. Puis, c’est un nouveau mur : un kilomètre à 7%… une nouvelle descente… un autre kilomètre à 7%…

Le véritable enfer commence à deux kilomètres de l’arrivée, après un faux-plat descendant qui relâche dangereusement la tension dans les jambes. Là, la route se redresse. L’avant-dernier kilomètre est à 6,5%, mais c’est une formalité comparé à la toute dernière rampe à 16%. C’est dans ce genre de final que les écarts se creusent et que les sprints bonifications (10, 6 et 4 secondes pour les trois premiers) peuvent définitivement sceller le classement général.

Selon les données recueillies, le 1,8 dernier kilomètre affiche une moyenne supérieure à 10%. Un effort explosif où l’aspiration ne compte plus, seulement la puissance brute et la gestion de l’explosivité. Ce n’est plus une arrivée de grimpeur, c’est un sprint en côte version longue distance.

Quels sont les favoris pour la victoire d’étape à Uchon ?

Nous avons un plateau de rêve pour ce premier duel. Voici une analyse des forces en présence, basée sur leur forme actuelle et leurs antécédents.

⭐⭐⭐ Oscar Onley (INEOS Grenadiers) : Pour nous, il est le favori numéro 1. Léger comme un poids plume, explosif, il a terminé deuxième du Malhão au Tour de l’Algarve derrière Ayuso dans un effort similaire, mais sur un terrain moins accidenté. Ici, les variations de rythme lui conviennent parfaitement. Avec Kévin Vauquelin également devant, INEOS a la carte maîtresse pour faire sauter la baraque.

⭐⭐ Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le Français est absent des résultats depuis le départ d’Achères, mais son heure est venue. L’an dernier, sur un final comparable (la Loge des Gardes), il avait montré qu’il adorait les pentes à plus de 10% – pour l’anecdote, le lendemain il s’imposait du côté de la Côte-Saint-André / Côte de Notre-Dame-de-Sciez . Il a coché cette étape, et son style de grimpeur léger et vif est taillé pour l’ultime raidard. C’est clairement l’homme à suivre pour la gagne, surtout qu’il est moins bien placé au général (34e à 1:06).

⭐⭐ Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Deux fois deuxième de la Flèche Wallonne (2025 et 2024), il a le Mur de Huy dans les jambes. Ce final est un Mur de Huy en plus long et plus irrégulier. S’il a récupéré de son excellent chrono par équipes, il peut non seulement gagner l’étape, mais aussi s’emparer du maillot jaune. La France attend son exploit après celui de Paul Seixas réalisé sur les routes des Strade Bianche.

⭐⭐ Juan Ayuso (Lidl-Trek) : Le leader du général est en jaune, mais avec seulement quelques secondes d’avance sur le duo INEOS. Il a l’explosivité, comme il l’a prouvé en dominant Onley en Algarve. Cependant, il devra gérer les attaques et ne pas se faire piéger. Sa position est la plus inconfortable : il doit marquer tout le monde.

⭐ Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) : Le Danois n’est pas à 100% de son niveau du Tour de France, c’est une evidence. Ce final ultra-explosif n’est pas son terrain de prédilection. Mais Visma est une équipe pragmatique. Si Vingegaard est dans un grand jour, ils durciront la course dès le pied pour éliminer l’explosivité des purs puncheurs. Le peut-il ? C’est toute la question de cette étape.

Autres prétendants : Daniel Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe) est un client sérieux sur ce type d’efforts, actuel 9e du classement général. David Gaudu (Groupama-FDJ United) doit absolument se rassurer sur un terrain qui le voit souvent briller. Enfin, ne négligez pas Marc Soler et Brandon McNulty (UAE Team Emirates) dans un rôle d’attaquants lointain si l’équipe veut déstabiliser le peloton.

Météo et diffusion : comment suivre l’étape ?

Les conditions pourraient jouer un rôle majeur. Les prévisions annoncent une température de 9°C, de la pluie et un vent modéré de sud-ouest (force 4). Sur les plateaux exposés, ce vent pourrait créer des bordures, rendant la course encore plus nerveuse bien avant Uchon.

Côté diffusion TV, le direct débutera à 15h10 :

France 3 : Direct (en clair)

Eurosport 2 et Eurosport MAX : Direct précédé et suivi de l’émission Les Rois de la Pédale.

L’arrivée est estimée entre 16h45 et 17h10.

Quel scénario pour ce premier duel des leaders ?

Notre rédaction voit deux scénarios. Soit le peloton arrive groupé au pied d’Uchon, et nous aurons droit à un combat de boxe dans les 2 derniers kilomètres entre les « poids coq ». Soit le vent et la nervosité auront fait des dégâts, et les favoris se retrouveront en petit comité dès la Croix de la Libération.

Notre conviction ? INEOS est en position de force. Avec Onley et Vauquelin, ils peuvent user Ayuso, puis placer une offensive dans le dernier kilomètre. Vingegaard tentera de suivre, mais nous voyons mal le Danois, encore en phase de construction, décrocher la timbale sur ce terrain piégeux. Quant à Lenny Martinez, il est notre favori pour le bouquet, car il n’a pas la pression du général.

Et vous, quel scénario voyez-vous ? Juan Ayuso peut-il conserver son bien face à la double menace INEOS ? Jonas Vingegaard parviendra-t-il à créer l’exploit malgré un profil défavorable ? Répondez en commentaires et donnez votre top 3 pour cette étape reine déguisée !

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Paris-Nice 2026 : INEOS Grenadiers remporte l’étape 3, Juan Ayuso nouveau leader

Ils ont réalisé le meilleur temps, roulé plus vite que tout le monde, mais ils ne porteront pas le maillot jaune ce soir. Sur les routes de la Nièvre, INEOS Grenadiers a offert à Kévin Vauquelin un cadeau empoisonné : la victoire sur le contre-la-montre par équipes, oui, mais pas le leadership. Car dans ce jeu cruel des secondes, Juan Ayuso a gardé la main. Retour sur l’heure de vérité de Paris-Nice 2026.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Chrono de tous les regrets pour Kévin Vauquelin : INEOS gagne, Ayuso lui vole la lumière

L’heure de vérité a sonné

C’était l’étape que tout le monde attendait, celle qui ne pardonne rien, celle qui révèle les armadas et expose les failles. Ce mardi 10 mars, sur les 23,5 kilomètres vallonnés reliant Cosne-Cours-sur-Loire à Pouilly-sur-Loire, Paris-Nice 2026 a vécu son premier grand rendez-vous avec la vérité. Un contre-la-montre par équipes disputé selon le nouveau format – chaque coureur récupère son temps individuel –, une répétition grandeur nature du premier acte du Tour de France à Barcelone.

Au terme d’un après-midi de folie où les temps de référence se sont effondrés les uns après les autres, ce sont les maillots orange d’INEOS Grenadiers qui ont décroché la timbale. Pourtant, sur le podium protocolaire, ce n’est pas le Français Kévin Vauquelin qui a enfilé la tunique jaune, mais l’Espagnol Juan Ayuso. Explications d’une étape à rebondissements où la force collective a rencontré la loi des bonifications.

Pourquoi INEOS Grenadiers a-t-elle (enfin) retrouvé la recette du chrono ?

Depuis cinq ans, l’ex-équipe Sky regardait ses concurrentes lui damer le pion sur l’exercice qui avait fait sa légende. Cette fois, sur les bords de Loire, la mécanique britannique a parfaitement huilé ses rouages.

La machine Tarling-Vauquelin, un rouleau-compresseur

Dès le premier pointage intermédiaire à Saint-Laurent-l’Abbaye, le message était envoyé. Avec un Joshua Tarling surpuissant, capable d’aspirer littéralement ses coéquipiers dans son sillage, INEOS a réalisé une démonstration de force. Mais là où la formation a fait la différence, c’est dans la gestion de ses atouts pour le général.

Contrairement à d’autres équipes venues pour un seul homme, INEOS jouait double jeu avec Kévin Vauquelin et Oscar Onley. Dans le dernier kilomètre, alors que Tarling commençait à fatiguer, c’est le Normand qui a pris le relais pour aller chercher ces deux petites secondes d’avance sur Lidl-Trek. Un effort surhumain qui, sur le moment, semblait promettre le jackpot.

Un collectif retrouvé pour offrir la gagne à Vauquelin

« Une belle épreuve avec l’équipe pour voir où nous en sommes » savourait Vauquelin après l’arrivée. Avec Dorian Godon et Samuel Watson assurant un tempo soutenu dans les portions techniques, INEOS a prouvé que son recrutement hivernal portait ses fruits. C’est la neuvième victoire de la saison pour l’équipe, la quatrième en WorldTour, signe d’une confiance retrouvée. Mais le goût du champagne est resté en travers de la gorge.

Juan Ayuso en jaune : le hold-up parfait ou la stratégie payante ?

Comment devient-on leader de Paris-Nice sans gagner l’étape ? En deux temps : un sprint intermédiaire, et un coup de pédales rageur dans le final.

Le sprint de la veille, une leçon de « racing » moderne

C’est l’histoire d’une seconde, ou plutôt de quatre. La veille, sur la 2e étape, Juan Ayuso avait eu l’audace d’aller grappiller des secondes sur un sprint intermédiaire. Un geste anodin pour certains, un acte de leadership pour d’autres. Ce mardi soir, ces quatre secondes pèsent le poids du monde. Sans elles, Lidl-Trek, devancée de deux secondes par INEOS, n’aurait jamais pu offrir le maillot jaune à son leader.

L’Espagnol a parfaitement compris les nouvelles règles du jeu. Dans un Paris-Nice où les écarts se comptent en unités de secondes, les bonifications sont devenues un objectif aussi crucial que les sommets.

Le numéro de Vacek et la claque à son ancienne équipe

Sur le chrono, Lidl-Trek a frôlé la perfection. Mathias Vacek et le jeune Jakob Söderqvist ont martyrisé le bitume pour mettre Ayuso dans les meilleures dispositions. Dans les derniers hectomètres, l’ancien coureur d’UAE a dû puiser dans ses réserves pour résister au retour d’INEOS. Il échoue de peu pour la victoire d’étape, mais remporte la bataille psychologique.

Mieux : il inflige 37 secondes à son ancienne maison, UAE Team Emirates-XRG, en pleine déroute. Preuve que le transfert de l’Espagnol chez Lidl-Trek n’a pas altéré sa vista ni son punch.

La folle stratégie de Decathlon CMA CGM qui a failli tout faire basculer

Si le dénouement est cruel pour Vauquelin, il aurait pu être historique pour Daan Hoole. L’équipe Decathlon a signé la performance tactique du jour, terminant sur le podium (3e) avec une audace folle.

Sacrifier l’équipe pour un homme : le pari Hoole

Alors que Visma-Lease a Bike venait de placer la barre très haut, les coéquipiers de Nicolas Prodhomme ont appliqué un plan risqué : mettre toute la maison en étoile dans le final pour lancer leur rouleur néerlandais. Dan Hoole, champion national de la discipline, s’est retrouvé seul comme un grand dans les derniers kilomètres.

Contre toute attente, il a tenu, repoussant les limites du possible pour battre Visma de quatre secondes et s’offrir un temps de référence. Un coup de poker presque gagnant, qui démontre une créativité tactique rafraîchissante. « C’est un choix audacieux et assumé » a-t-on pu entendre du côté de l’équipe française. Il a failli être gagnant.

Le classement général chamboulé : qui a gagné, qui a perdu ?

Au-delà du duel Ayuso-Vauquelin, ce chrono par équipes a redistribué les cartes pour la semaine.

Les grands gagnants : INEOS Grenadiers place deux hommes sur le podium (Vauquelin 2e, Onley 3e à 3 secondes). Une mainmise impressionnante. Decathlon CMA CGM prouve qu’elle a des armes.

Les perdants : UAE Team Emirates-XRG a sombré (37 secondes concédées). Le départ trop rapide et la défaillance de Sivakov et Politt laissent Brandon McNulty à 39 secondes (19e du GC), quasi éliminé pour la gagne. EF Education-EasyPost, avec Luke Lamperti, n’a jamais pu défendre le jaune.

Les regrets : Visma-Lease a Bike, pourtant favorite et emmenée par un énorme Bruno Armirail, termine au pied du podium. Jonas Vingegaard concède 15 secondes. Ce n’est pas rédhibitoire, mais face à un Ayuso aussi tranchant, la marge de manœuvre s’amenuise.

Question à 1 million : Ayuso est-il désormais l’homme à battre, ou INEOS, avec son doublé au général, a-t-elle les clés pour renverser la table dans la difficulté?

Vidéo : Les images de la démonstration orange

On y voit Joshua Tarling enchaîner les relais monstrueux, le visage de Kévin Vauquelin crispé sur son vélo dans la dernière ligne droite, et surtout l’émotion de Juan Ayuso, qui serre le poing en passant la ligne, conscient d’avoir réalisé le coup parfait. Les images du parcours vallonné montrent aussi la difficulté technique de ce tracé, annonciateur du Tour de Catalogne à venir.

Classement Paris-Nice 2026, étape 3 – Top 20

  1. INEOS Grenadiers en les 23,5 km en 26:40 (52,8 km/h)
  2. Lidl – Trek +0:02
  3. Decathlon CMA CGM Team +0:11
  4. Team Visma | Lease a Bike +0:15
  5. Red Bull – BORA – hansgrohe +0:20
  6. EF Education – EasyPost +0:23
  7. Movistar Team +0:28
  8. UAE Team Emirates – XRG +0:37
  9. Groupama – FDJ United +0:41
  10. Cofidis +0:42
  11. Team Jayco AlUla +0:57
  12. Tudor Pro Cycling Team +1:03
  13. Soudal Quick-Step +1:03
  14. Bahrain – Victorious +1:04
  15. Uno-X Mobility +1:09
  16. Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:11
  17. XDS Astana Team +1:15
  18. NSN Cycling Team +1:24
  19. Lotto Intermarché +1:30
  20. Alpecin-Premier Tech +1:31
  21. TotalEnergies +1:37
  22. Team Picnic PostNL +1:39

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 8:37:02
  2. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:02
  3. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:03
  4. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +0:13
  5. ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +0:17
  6. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  7. VINGEGAARD JONAS, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  8. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:22
  9. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:24
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost +0:25
  13. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  14. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +0:27
  15. AULAR ORLUIS, Movistar Team +0:29
  16. ROMEO IVÁN, Movistar Team +0:30
  17. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +0:33
  18. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  19. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  20. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +0:43

La guerre des nerfs est lancée

Cette 3e étape de Paris-Nice 2026 restera comme un classique instantané. Elle a consacré la puissance collective d’INEOS Grenadiers tout en rappelant que le vélo moderne se gagne aussi avec l’intelligence de course. Juan Ayuso, nouveau patron au classement général, savoure mais sait que la pression va monter. Kévin Vauquelin, lui, peut nourrir des regrets, mais il a prouvé qu’il avait les épaules pour rivaliser.

Rendez-vous dans les prochains jours, dans l’arrière-pays niçois, pour savoir si ce chrono était une répétition générale ou un jugement dernier.

Et vous, que pensez-vous de la règle des bonifications sur un chrono par équipes ? Vauquelin méritait-il le jaune ? Dites-le-nous en commentaires !

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Tirreno-Adriatico 2026 : Van der Poel remporte l’étape 2 devant Del Toro

Ils étaient venus chercher des sensations de Classiques, ils ont été servis. Ce mardi 10 mars, la 2e étape de Tirreno-Adriatico a basculé dans une autre dimension sous les trombes d’eau de San Gimignano. Au terme d’un final apocalyptique sur les strade bianche, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a rappelé au monde qu’il était le patron des terrains accidentés, s’imposant d’un rien face au nouveau leader, le phénomène mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG).

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

L’instinct du champion : Comment Van der Poel a dompté le chaos de San Gimignano pour s’offrir Del Toro

Une étape de 206 kilomètres : comment la « Course des deux mers » a-t-elle basculé dans le chaos ?

Ce devait être une étape de transition. Un long ruban d’asphalte de 206 kilomètres reliant Camaiore à la cité médiévale de San Gimignano. Mais le final, lui, était un piège diabolique digne des plus grands monuments. Avec un secteur de 5,3 kilomètres de strade bianche et une arrivée pavée en légère montée (1,2 km à 7,1%), les organisateurs de Tirreno-Adriatico 2026 avaient écrit un scénario explosif. La pluie, elle, a joué le rôle de la mèche.

L’échappée matinale, simple faire-valoir ?

Comme souvent, la course s’est d’abord animée avec une échappée de quatre coureurs : Manuele Tarozzi (Bardiani CSF 7 Saber), Joan Bou (Caja Rural–Seguros RGA), Alessandro Iacchi (Solution Tech Nippo Rali) et Diego Pablo Sevilla (Polti VisitMalta). Leur avance, sagement contrôlée par les équipes des favoris, n’a jamais excédé les quatre minutes. Une simple formalité avant le grand bain. Selon nos datas, c’est à 39 kilomètres de l’arrivée que le peloton a mis fin à leur escapade, le moment choisi par INEOS Grenadiers pour durcir le rythme et protéger le maillot bleu de Filippo Ganna, vainqueur de la veille.

Pluie, chutes et tension : le secteur gravier a-t-il tenu toutes ses promesses ?

L’entrée sur le secteur de terre a immédiatement provoqué un électrochoc. La pluie, qui s’était invitée pile au moment crucial, a transformé le chemin blanc en patinoire. « C’était assez délicat » a sobrement commenté Van der Poel après l’arrivée. Un euphémisme quand on voit les images. Dès les premiers mètres du gravier, Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) a tenté de placer une estocade, rappelant son glorieux passé de puncheur. Mais en face, il y avait un ogre.

Mathieu van der Poel, l’attaque du patron : un récital sur la strade bianche ?

« Julian Alaphilippe est parti le premier, puis j’ai essayé de prendre la tête parce que je savais qu’il y avait des virages assez techniques » a expliqué le Néerlandais. Sa réaction a été instantanée et dévastatrice. D’un coup de pédale, « MVDP » a scellé le sort de l’étape, emmenant dans sa roue les seuls capables de le suivre : Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike) et Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Derrière, c’était la débandade. Wout Van Aert, Thymen Arensman, Primoz Roglic, et même le maillot bleu Ganna étaient piégés, victimes du rythme infernal ou des chutes.

La chute de Jorgenson, un tournant pour Del Toro ?

Le destin a alors basculé. Victime d’une glissade, Jorgenson a chuté, coupant la route et gênant Del Toro. Le Mexicain a dû mettre pied à terre, laissant Van der Poel filer seul vers la gloire. C’était sans compter sur la rage du jeune leader de l’UAE Team Emirates XRG. Dans un effort monumental, Del Toro a recollé au multiple champion du monde de cyclo-cross, accompagné par l’épatant Italien Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe). Le trio était reconstitué pour un sprint à trois dans les ruelles pavées de San Gimignano.

Le sprint final : une question de puissance ou d’expérience ?

Dans ce jeu d’échecs à haute vitesse, personne ne voulait relayer Del Toro, conscient de faire le travail pour ses adversaires. C’est finalement Pellizzari qui a lancé les hostilités, mais Van der Poel, malgré une grimace et une glissade dans un virage qui a failli lui être fatale, a démontré toute sa science de la route. Patient, puissant, il a attendu le moment propice pour déborder ses jeunes concurrents et s’imposer sur la ligne. « Le sprint était vraiment difficile, surtout parce que la route et la surface étaient assez glissantes, donc c’était difficile de se lever » a-t-il reconnu au micro d’Eurosport, confirmant la difficulté surhumaine de ce final.

Isaac Del Toro perd la bataille mais gagne la guerre du général

Si le sourire du vainqueur du jour est immense, le Mexicain Isaac Del Toro peut lui aussi afficher une certaine satisfaction. Sa deuxième place, associée aux bonifications, lui permet de s’emparer du maillot bleu de leader. Il succède à Filippo Ganna (INEOSs Grenadiers), relégué à plus d’une minute, désormais 8e.

Quel est le nouveau classement général après cette deuxième étape ?

Le classement général prend une tournure passionnante :

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) à 3 secondes.Magnus Sheffield (Ineos Grenadiers) à 13 secondes.

Derrière, on retrouve des cadors comme Alan Hatherly (Jayco AlUla) et Primoz Roglic (Red Bull-BORA-hansgrohe). Thymen Arensman (63e), l’un des grands perdants du jour suite à sa chute, a concédé 1 minute et 38 secondes, compromettant sérieusement ses chances pour le général. Selon vous, Del Toro a-t-il les épaules pour défendre ce maillot jusqu’à la fin face à des coureurs comme Roglic ?

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 2 – Top 20

  1. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech les 206 km en 4:53:23 (42,1 km/h)
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  3. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:15
  5. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:17
  6. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team m.t.
  7. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek m.t.
  8. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
  9. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  10. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  11. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. HEALY BEN, EF Education – EasyPost m.t.
  13. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  14. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
  15. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost m.t.
  16. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  17. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  18. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  19. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  20. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 5:06:01
  2. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:03
  3. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:13
  4. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:17
  5. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:18
  6. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:20
  7. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:31
  8. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers +0:34
  9. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  10. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +0:36
  11. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious +0:37
  12. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  13. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:41
  14. CICCONE GIULIO, Lidl – Trek m.t.
  15. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:48
  16. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +0:51
  17. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +0:52
  18. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:53
  19. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +0:58
  20. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team m.t.

Analyse et perspectives : une répétition générale avant Sanremo

Au-delà du spectacle, cette 2e étape de Tirreno-Adriatico 2026 est un immense enseignement. Pour Mathieu van der Poel, c’est sa 58e victoire professionnelle et la confirmation d’une forme étincelante après son succès au Het Nieuwsblad (3 jours de courses et déjà 2 victoires). C’est surtout un message fort envoyé à ses futurs adversaires sur Milan-Sanremo, dont le final pourrait lui rappeler les pentes de San Gimignano.

Pour Isaac Del Toro, cette performance confirme qu’il est bien plus qu’un simple espoir. À 22 ans, il rivalise avec les plus grands sur leur terrain de prédilection et endosse un maillot de leader sur une course WorldTour. Le Mexique tient-il enfin le successeur des grands grimpeurs latino-américains ? L’avenir nous le dira.

Mercredi, la 3e étape entre Cortona et Magliano de’ Marsi (221 km) offrira une trêve aux puncheurs avec un terrain propice aux sprinteurs. Mais après le chaos de San Gimignano, qui peut jurer que la course sera tranquille ? Pensez-vous que le final de cette 2e étape était trop dangereux, ou est-ce ce genre de défi qui fait la beauté du cyclisme moderne ?

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Tirreno Adriatico 2026 étape 2 : parcours, favoris et analyse du final en gravel

Entre les pavés de Sienne et les routes blanches des Strade Bianche, San Gimignano a tout d’une grande. Bienvenue sur la 2e étape de Tirreno Adriatico 2026, un véritable traquenard de 206 kilomètres où le moindre coup de pédale pourrait peser lourd dans la balance du classement général. Oubliez le contre-la-montre inaugural, c’est ici que la course bascule.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

San Gimignano, le jugement dernier : pourquoi la 2e étape du Tirreno 2026 va déjà faire exploser le chronomètre

La poussière n’a pas fini de retomber. À peine les coureurs ont-ils rangé leurs vélos de chrono que déjà, le bitume laisse place à la terre. Après la démonstration de Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) lors du prologue de Camaiore, le peloton de Tirreno Adriatico 2026 plonge vers le sud pour une seconde étape qui sent bon la Toscane et ses routes blanches. Mais attention, ce n’est pas une simple digestion des Strade Bianche. Ce mardi 10 mars, sur les 206 kilomètres reliant Camaiore à San Gimignano, c’est un véritable examen de passage qui attend les prétendants au succès. Entre un secteur de gravier de 5,3 kilomètres en plein cœur du final et une montée pavée digne d’un film de Fellini, cette étape 2 a tout du scenario idéal pour un scénario catastrophe… ou pour un récital. Une question taraude déjà les observateurs bien installés : est-ce une étape pour les puncheurs ou le premier vrai duel pour le maillot de leader ?

Pourquoi San Gimignano est-il un piège plus redoutable qu’une arrivée au sommet classique ?

Ce n’est pas la raideur qui tue, c’est la répétition des efforts et la technicité. Oubliez les ascensions interminables des Dolomites, le parcours de cette 2e étape est un concentré d’explosivité. Les 2 300 mètres de dénivelé positif sont savamment distillés pour user les organismes. Après une longue traversée des plaines de Livourne, le scénario s’emballe dans les 70 derniers kilomètres.

Le secteur gravel : le juge de paix de 5,3 km

C’est l’ingrédient secret de cette étape. Un secteur de sterrato de 5,3 kilomètres, placé idéalement à 6,8 km de la ligne. Mais ici, pas de long ruban blanc comme sur les Strade. Ce secteur est vicieux : il attaque d’entrée par une bosse de 1,3 km à 7,6% sur un revêtement instable. Les vitesses chutent, les trajectoires deviennent aléatoires, et la poussière – ou la boue si la météo joue les trouble-fêtes – peut réduire la visibilité à néant.

Ce n’est pas la longueur du secteur qui est intimidante, c’est son positionnement. Juste avant une arrivade difficile, il oblige les leaders à prendre des risques pour se placer. Une crevaison ou un mauvais virage et c’est 10 secondes de perdues, voire plus, analyse t on à la rédaction.

L’ascension finale : un mur pavé dans la cité médiévale

À la sortie du gravier, il reste 1,5 km de route. Un faux-plat pour reprendre son souffle ? Illusion. La Via San Matteo, avec ses pavés usés par les siècles, se dresse comme un mur de 1,2 km à 7,1% de moyenne, avec des passages frôlant les 15% après la Porta San Matteo. Les ruelles étroites interdisent tout dépassement hasardeux. Celui qui passe la flamme rouge en tête est quasiment intouchable, à condition d’avoir la vigueur nécessaire pour placer un dernier coup de reins dans un pourcentage digne des pires pourcentages du Mur de Huy.

Duel de géants ou main basse des « gravelmen » ? Van der Poel vs Van Aert, le match dans le match

Le décor est planté, les acteurs entrent en scène. Sur ce terrain, deux noms s’imposent logiquement dans les pronostics : Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) et Wout van Aert (Visma-Lease a Bike). Leur duel, s’il a lieu, transcenderait l’étape. Mais sont-ils vraiment intouchables ?

Mathieu van der Poel, le patron désigné

Pour le champion néerlandais, cette arrivée est une invitation. Sa capacité à placer un démarrage sur des pentes à 15% après 200 kilomètres dans les jambes n’est plus à démontrer. De plus, l’équipe Alpecin aligne le phénomène Tibor Del Grosso, champion du monde de cyclocross espoirs, un atout majeur pour contrôler les bordures ou le secteur gravel. « La question n’est pas de savoir s’il peut gagner, mais comment il va s’y prendre » analysent les observateurs. Si le final est trop sélect pour un sprint massif, Van der Poel pourrait même endosser le costume de puncheur-grimpeur.

Wout van Aert, le revenant en quête de confirmation

Le Belge arrive sur ce Tirreno avec un appétit retrouvé. Moins dominateur que son rival sur les pentes les plus explosives, Van Aert possède un atout maître : sa vista et sa puissance sur le long. Si l’étape se joue à l’usure, avec une attaque lointaine dans les montées de Castelnuovo Val di Cecina ou sur le gravier, son talent de rouleur-grimpeur pourrait faire la différence. La présence de Matteo Jorgenson (8e des Strade Bianche) à ses côtés offre également un plan B de luxe à la formation Visma.

Et si les « Grimpeurs-puncheurs » volaient la vedette aux rois des classiques ?

Car ne nous y trompons pas, derrière les deux monstres sacrés, une meute de jeunes loups affamés et de leaders de classement général rêvent de créer l’exploit. Ce final en côte, après un secteur exigeant, est taillé pour certains profils très spécifiques.

La jeunesse dorée d’UAE : Isaac Del Toro et Jan Christen. Le Mexicain, 3e des Strade Bianche, est un pur produit de ce genre d’effort. Son punch sur les pentes raides et sa maîtrise du gravier en font le favori numéro 1 pour contester la suprématie de Van der Poel.

La colonie bahreïnie : Antonio Tiberi, vainqueur d’étape sur le Tour des Émirats (au sommet de Jebel Mobrah), possède un finish explosif. Santiago Buitrago, vainqueur début mars du Trophée Laigueglia, lui, est un véritable rouleau compresseur. Si l’étape arrive groupée, l’un des deux peut créer la surprise.

Les Italiens à domicile : Giulio Ciccone (Lidl-Trek) – qui est en reprise, connaît chaque virage de sa région. Sur un parcours qui rappelle ses années de formation, il aura à cœur de briller devant son public.

Les hommes forts : Des coureurs comme Ben Healy (EF Education), Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) ou Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) ont le punch et l’inconscience nécessaires pour anticiper le secteur de gravier et plonger vers San Gimignano en solitaire.

Primož Roglič et les cadors du général peuvent-ils vraiment perdre du temps ?

C’est l’autre grand enjeu de cette étape 2. Pour des rouleurs-grimpeurs comme Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) ou Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) – qui ont tous les deux montré de belles aptitudes sur le chrono inaugural, la gestion est primordiale. Le Slovène, impressionnant lundi (hier), sait que le piège est partout. Une perte de concentration dans le secteur gravier, un trou d’air dans les 60 derniers kilomètres vallonnés, et c’est une minute de perdue.

Le profil technique avec ses multiples montées-descendues avant le final est un terrain glissant. Pour Roglič, l’objectif sera de limiter la casse et de grappiller des secondes sur ses concurrents directs, sans forcément viser la victoire d’étape. Mais comme le dit l’adage, « à Tirreno, on ne fait pas de cadeaux ». Si Del Toro ou Jorgenson attaquent, il devra répondre, quitte à puiser dans des réserves précieuses pour la suite.

La météo, l’arbitre invisible de la 2e étape

Les prévisions annoncent une dégradation en cours d’après-midi, avec un risque de pluie sur San Gimignano. Si la poussière se transforme en boue sur le secteur gravel, le facteur chance deviendra aussi important que la condition physique. Le secteur de 5,3 km deviendrait une véritable patinoire, rendant le placement encore plus crucial et les risques de chute exponentiels. Une donnée à surveiller de près.

Question à nos lecteurs : Selon vous, qui de Mathieu van der Poel ou d’Isaac Del Toro est le plus à l’aise sur ce final mixte gravel-pavés ? Le débat est ouvert en commentaires.

Les secrets d’une arrivée d’anthologie : Le scénario idéal

Pour les puristes, le scénario rêvé serait une attaque dans la partie la plus raide du secteur gravel. Imaginez : Van der Poel place un démarrage sur les 1,3 km à 7,6%, imité par Del Toro. Le duo creuse un écart, mais derrière, Van Aert et Jorgenson organisent la chasse. La sortie du gravier se fait avec 10 secondes d’avance pour le duo de tête. Reste le mur pavé. Si le Mexicain parvient à suivre le champion du monde, le duel au sprint est hallucinant. Si Van der Poel est seul, la messe est dite.

Mais la réalité pourrait être tout autre : une échappée matinale bien ficelée, un groupe de costauds sorti dans les 20 derniers kilomètres, ou même un sprint réduit pour les plus rapides si le rythme infernal imposé par les équipes de GC émousse les puncheurs.

Le verdict de notre expert

Mathieu van der Poel part avec une étiquette de favori logique. Mais sur ce Tirreno Adriatico 2026, l’étape 2 ressemble trop à une classique du Nord mélangée à une semi-étape de montagne pour ne pas sourire aux profils complets. Si les conditions météo sont sèches, le facteur X s’appellera Isaac Del Toro. Le Mexicain a le punch pour suivre les meilleurs et la jeunesse pour récupérer plus vite. S’il parvient à s’économiser dans le secteur gravel pour placer son attaque dans le dernier kilomètre pavé, il pourrait bien inscrire son nom au palmarès. Pour nous, ce sera un mano a mano entre l’expérience de Van der Poel et l’insouciance de Del Toro.

Pronostic : 1. Isaac Del Toro 2. Mathieu van der Poel 3. Wout van Aert

Un fauteuil pour le patron ?

Cette 2e étape entre Camaiore et San Gimignano est bien plus qu’une simple ligne droite vers le sud. C’est un condensé de ce que le cyclisme moderne propose de mieux : de la puissance, de la technique, de la stratégie et un brin de folklore italien. Le vainqueur de ce mardi 10 mars portera un maillot de leader peut-être plus lourd à porter que celui du prologue, car gagné sur le bitume, la terre et les pavés de Toscane.

Rendez-vous mardi en fin d’après midi pour savoir si Mathieu van der Poel confirme son statut de patron des classiques ou si la nouvelle génération, menée par Del Toro, signe déjà son acte de candidature au trône. Et vous, quel scénario attendez-vous avec le plus d’impatience ?

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Paris-Nice 2026 étape 3 : parcours, horaires et favoris du CLM par équipes

Ils sont partis sous le soleil pour deux jours de sprint, mais c’est sous un ciel maussade de la Nièvre que les 153 coureurs de la 84e édition vont vivre le premier vrai coup de tonnerre. Ce mardi 10 mars, le parcours de la « Course au Soleil » nous offre un contre-la-montre par équipes de 23,5 kilomètres autour de Pouilly-sur-Loire. Loin d’être un simple exercice de style, cette 3e étape est un piège tendu sous les roues des leaders. Derrière le chronomètre, c’est une partie d’échecs qui commence, et la Visma de Jonas Vingegaard ou la Lidl-Trek de Juan Ayuso savent que la moindre seconde perdue ici pourrait se payer cash dans l’arrière-pays niçois.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Piège ou tremplin ? Pourquoi le chrono par équipes de Paris-Nice 2026 va déjà redessiner le général

Mardi 10 mars 2026. Pour les équipes, le prologue est terminé. Pour les leaders, les jambes commencent à chauffer. Mais c’est bien ce soir, aux alentours de 17h, que les premiers grands enseignements de ce Paris-Nice tomberont. Le chronomètre ne ment jamais, et en équipe, il devient un formidable révélateur de cohésion et de puissance. Décryptage d’une étape qui s’annonce aussi spectaculaire que décisive.

Pourquoi ce chrono de 23,5 km est bien plus qu’un « exercice de puissance pure » ?

Contre toute attente, ce parcours entre Cosne-Cours-sur-Loire et Pouilly-sur-Loire, taillé pour les rouleurs, recèle de subtilités qui pourraient avantager les collectifs les plus fins tactiquement. On a pris le temps d’analyser le profil centimètre par centimètre.

Un tracé qui roule, mais qui use

Le départ est donné sur des routes larges, idéales pour lancer le train immédiatement. Comme le soulignent les données techniques, les cinq premiers kilomètres sont un vrai tapis rouge. Cependant, c’est après cette entame que le parcours se corse légèrement. On note une première ondulation d’un kilomètre à 3,9%, parfaite pour casser le rythme des équipes qui auraient abusé des gros braquets.

Le véritable juge de paix se situe dans la seconde moitié. La bosse de deux kilomètres à 3,6% à Saint-Andelain, juste avant la descente sur la Loire, est un piège classique en contre-la-montre par équipes. C’est là que les équipes peuvent éclater. Les purs rouleurs peuvent passer cette côte, mais les grimpeurs légers comme Lenny Martinez (Bahrain Victorious) ou David Gaudu (Groupama-FDJ United) doivent absolument accrocher le wagon sous peine de créer un trou d’air rédhibitoire. Enfin, les 500 derniers mètres en légère montée (2,5%) sont un cruel rappel à l’ordre : il faudra de l’énergie pour aller chercher la gagne, pas seulement pour la préserver.

Le règlement ASO, une arme tactique sous-estimée

Beaucoup de fans regardent le chrono en cherchant la moyenne la plus élevée. Pourtant, c’est l’article 16 du règlement de l’épreuve qui va dicter les stratégies : « le classement de l’étape s’établit pour chacune des équipes sur le temps réalisé par le coureur ayant franchi la ligne en 1re position« .

Concrètement, cela signifie qu’une équipe peut sacrifier trois ou quatre de ses éléments dans les derniers kilomètres pour propulser son leader vers la victoire d’étape et le bon temps. On se souvient de la Visma l’an dernier, où Jorgenson et Vingegaard étaient passés largement détachés devant leurs coéquipiers. Ce format encourage le culot et le sacrifice. Une équipe comme la Red Bull-BORA-hansgrohe, avec des rouleurs solides, pourrait tenter le coup pour placer Primož Roglič en orbite, même au prix de l’abandon temporaire de ses coéquipiers dans le final.

Le match des géants : Visma, Lidl-Trek et INEOS peuvent-ils se départager ?

Le plateau des favoris est exceptionnel. On attend une bataille de haute volée entre trois conceptions du cyclisme.

Visma | Lease a Bike, la favorite au standing

L’armada néerlandaise débarque avec une équipe de rouleurs cliniquement construite. Le quatuor Vingegaard-Armirail-Affini-Campenaerts est probablement le plus dense du peloton. Edoardo Affini et Victor Campenaerts sont des spécialistes capables de tenir des relais supersoniques, tandis que Bruno Armirail n’est pas en reste et apporte cette intelligence tactique et cette puissance sur le plat. L’objectif est clair : assoir la domination de Vingegaard et gratter des secondes sur Ayuso. Selon nos données et statistiques, Visma présente le meilleur temps de base cumulé, mais comme on le répète dans le jargon, « un chrono par équipes ne se gagne pas sur le papier« .

Lidl-Trek, l’outsider qui monte en puissance

C’est notre coup de cœur pour cette étape. Face à Vingegaard, Juan Ayuso (ex UAE Team Emirates XRG) n’est pas seul : il est désormais chez Lidl-Trek, et l’équipe américaine a construit un collectif redoutable pour ce chrono. Le duo Mathias Vacek et Jakob Söderqvist est probablement l’un des plus prometteurs et des plus puissants du peloton. Ajoutez à cela l’expérience de Søren Kragh Andersen et la science du chrono de Lennard Kämna, et vous obtenez un huit-clos explosif. Lidl-Trek a les moyens de rivaliser, voire de surprendre, si la cohésion est parfaite.

INEOS Grenadiers, l’épouvantail technique

Puis vient la maison INEOS. Avec Joshua Tarling, ils possèdent sans doute le coureur au plus gros potentiel chronométrique du plateau. Le jeune britannique est un extraterrestre. Mais le cyclisme est un sport d’équipe, et c’est là que le bât blesse. Comme nous l’analysions, les maillons faibles potentiels sont Carlos Rodriguez et Oscar Onley. Si ces deux grimpeurs décrochent dans la bosse de Saint-Andelain, Tarling et Vauquelin se retrouveront seuls et perdront un temps précieux. INEOS joue gros : soit ils réalisent un sans-faute et créent l’exploit, soit ils perdent plus de 20 secondes. Selon vous, le talent individuel de Tarling peut-il compenser un collectif moins homogène que celui de la Visma ?

Le tableau des horaires : à quelle heure suivre vos favoris ?

Pour ne rien manquer de ce bras de fer, notez bien ces horaires. Le premier départ sera donné à 15h10, et le dernier à 16h34. La diffusion en intégralité est assurée sur Eurosport Max et France 3 dès 15h10.

Voici l’ordre de départ (Heure de Paris) :

15:10:00 Team Picnic PostNL
15:14:00 Team Jayco AlUla
15:18:00 Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team
15:22:00 Groupama – FDJ United
15:26:00 UAE Team Emirates – XRG
15:30:00 TotalEnergies
15:34:00 Team Visma | Lease a Bike (Favori)
15:38:00 Bahrain – Victorious
15:42:00 Movistar Team
15:46:00 Soudal Quick-Step
15:50:00 Cofidis
15:54:00 Decathlon CMA CGM Team
15:58:00 Lotto Intermarché
16:02:00 Alpecin-Premier Tech
16:06:00 Uno-X Mobility
16:10:00 Tudor Pro Cycling Team
16:14:00 Lidl – Trek (Favori)
16:18:00 Red Bull – BORA – hansgrohe (Favori)
16:22:00 XDS Astana Team
16:26:00 INEOS Grenadiers (Favori)
16:30:00 NSN Cycling Team
16:34:00 EF Education – EasyPost

Météo et conditions : un vent léger qui peut tout changer

Les prévisions annoncent un temps typiquement nivernais pour un mois de mars : 14°C, avec des averses et des éclaircies. Le paramètre clé sera le vent, annoncé léger de sud-ouest (force 2). Sur un parcours exposé longeant la Loire, notamment dans les 5 derniers kilomètres, même une brise légère peut créer des bordures par équipes. Si le vent se lève légèrement, les équipes partant en fin de tableau (INEOS, EF) auront un avantage certain si la pluie s’arrête, tandis que les premières équipes pourraient pâtir d’une route humide.

Notre pronostic pour la 3e étape

Sur ce parcours roulant et avec ce règlement qui favorise les équipes capables de concentrer leurs forces sur un seul homme, notre analyse penche pour un duel au sommet.

La favorite : Team Visma | Lease a Bike ⭐⭐⭐

Leur expérience, leur densité et la science du chrono d’Affini en font l’équipe à battre. Ils savent gérer un effort sur 23 kilomètres sans se désunir.

Les challengers : Lidl-Trek ⭐⭐ & INEOS Grenadiers ⭐⭐

Lidl-Trek pour la puissance brute et la jeunesse. INEOS pour le génie de Tarling, à condition que le collectif tienne.

Les outsiders de luxe : UAE Team Emirates XRG, Movistar, Decathlon CMA-CGM, Red Bull-BORA-hansgrohe ⭐

UAE peut compter sur des rouleurs solides pour protéger leur leader, mais sans le collectif « mort de faim » des trois premiers. Red Bull, avec Roglič, peut viser le top 5 mais pâtit peut-être d’un collectif moins rôdé que Visma sur ce type d’exercice.

Les 3 enseignements à retenir avant le coup de feu

Le chrono piège : La bosse de Saint-Andelain et la légère montée finale sont les pièges à éviter. Les équipes mal équilibrées entre rouleurs et grimpeurs vont souffrir.

Visma en favorite, Lidl-Trek en trouble-fête : Si une équipe peut détrôner Visma, c’est bien Lidl-Trek, grâce à sa double menace Vacek/Söderqvist. INEOS joue son va-tout sur le facteur X Tarling.

Le général se joue maintenant : Lenny Martinez (Bahrain) et David Gaudu (Groupama-FDJ) risquent de perdre du temps précieux. Pour les autres leaders, l’objectif est de limiter la casse sous les 30 secondes.

Rendez-vous mardi après-midi pour voir si la Visma justifie son statut ou si la nouvelle génération Lidl-Trek crée la sensation sur les bords de Loire. Une chose est sûre : le Paris-Nice 2026 entre dans le dur. Qui, selon vous, sera le premier à craquer dans la bosse de Saint-Andelain ?

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Paris-Nice 2026 : Max Kanter surprend au sprint, classement et vidéo de l’étape 2

Sur le papier, Montargis semblait promis à un duel entre géants du sprint. Mais c’est sans compter sur l’audace de Max Kanter. Dans un final chaotique marqué par un raid solitaire de Daan Hoole et des virages piégeux, l’Allemand de la XDS Astana a réalisé un coup de maître pour décrocher à 28 ans la troisième et la plus belle victoire de sa carrière. Le maillot jaune Luke Lamperti, cinquième, sauve son bien au classement général. Retour sur une journée où l’ordre établi a été bouleversé.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Paris-Nice 2026 : Le hold-up parfait de Max Kanter à Montargis, Lamperti résiste

C’est parfois dans le désordre le plus total que les plus belles histoires s’écrivent. Ce lundi 9 mars, sur les routes de la 2e étape de Paris-Nice entre Épône et Montargis, on attendait la confirmation de Luke Lamperti ou la revanche de Biniam Girmay. On a eu droit à l’explosion de joie, presque timide, de Max Kanter. Un scénario que personne, pas même son directeur sportif, n’aurait osé prédire.

Pourtant, en analysant les derniers kilomètres au ralenti, on ne peut que saluer l’intelligence tactique de l’Allemand et la leçon de pilotage de son équipe. Décryptage d’une victoire qui change le destin d’un équipier modèle.

Pourquoi l’échappée de Daan Hoole a-t-elle été le tournant de l’étape ?

Le baroud d’honneur du « géant » néerlandais

La journée avait débuté comme une classique étape de plaine. Après l’échappée matinale animée par Casper Pedersen (Soudal Quick-Step) – qui conforte logiquement son maillot à pois en passant en tête des trois côtes – et le Français Mathis Le Berre (TotalEnergies), le peloton avait repris son rythme de croisière. Jusqu’à ce qu’à 21 kilomètres de l’arrivée, un homme décide d’écrire son propre scénario.

Daan Hoole (Decathlon CMA CGM), un rouleur au gabarit impressionnant, a porté une attaque audacieuse en solitaire. Ce n’était pas un piège, c’était un véritable raid. « C’était un coup de dés » analysait-on à la rédaction. Dans le peloton, la formation NSN Cycling d’un Biniam Girmay trop discret, a mis du temps à réagir. L’écart est monté jusqu’à 30 secondes.

Pendant près de 15 kilomètres, Hoole a fait vivre un grand frisson à cette 84e édition, forçant les équipes de sprinteurs à une collaboration tardive entre Movistar et Picnic PostNL. Repris sous la flamme rouge, son numéro n’aura pas été vain : il a désorganisé les trains, usé les équipes et préparé le terrain pour un sprint « décousu », comme on les aime. Une performance qui l’annonce en grande forme pour le contre-la-montre par équipes du lendemain.

La chute des favoris et le chaos des derniers kilomètres

Avant même le raid de Hoole, le scénario d’un sprint « propre » avait été compromis. Une chute collective dans le final a impliqué plusieurs gros clients, dont Cees Bol (Decathlon) et Phil Bauhaus (Bahrain Victorious), les privant de la bagarre finale. À cela s’ajoute un final technique, avec des virages serrés et des ronds-points à haute vitesse qui ont cassé les lignes droites.

« C’était très nerveux » a soufflé un coureur après la ligne. Dans ce chaos, les poissons pilotes ont perdu leurs sprinteurs, et les sprinteurs ont perdu leurs roues. Sauf un.

Comment Max Kanter a-t-il réalisé le sprint parfait à Montargis ?

L’ombre tutélaire de Mike Teunissen

Si Kanter lève les bras, c’est d’abord grâce au travail de l’ombre de son équipier, Mike Teunissen. Alors que les trains de Red Bull-BORA-Hansgrohe (pour Laurence Pithie) et Soudal Quick-Step (pour Jasper Stuyven) s’annulaient mutuellement dans les derniers hectomètres, la XDS Astana a joué un coup de billard à trois bandes.

Teunissen, fort de son expérience, a placé son leader dans la seule vraie roue disponible, profitant du sillage des équipes rivales avant de le « déposer » parfaitement à 200 mètres de la ligne. C’est ce qu’on appelle un lancement millimétré. Kanter, souvent cantonné à un rôle d’équipier ou à des victoires sur des courses moindres, n’avait plus qu’à actionner la patte.

La révélation d’un sprinteur de classe WorldTour

Pour beaucoup, Max Kanter était un outsider. Pour les statisticiens, c’est une troisième victoire professionnelle, mais la première au plus haut niveau. L’Allemand de 28 ans a fait preuve d’une vista rare. Alors que Luke Lamperti (EF Education-EasyPost) se retrouvait piégé le long des barrières, que Laurence Pithie (Red Bull-BORA-Hansgrohe) lançait son effort trop tôt, Kanter a parfaitement géré sa réserve d’énergie.

Il devance sur la ligne Pithie, qui confirme son potentiel, et Jasper Stuyven (Soudal Quick-Step) , le Belge toujours placé. Le Français Dorian Godon (INEOS Grenadiers), lui, arrache une belle 4e place, confirmant son excellent début de saison. Une question se pose désormais : ce succès peut-il être l’acte de naissance d’un nouveau leader de sprint chez XDS Astana ?

Quelles sont les grandes manœuvres au classement général ?

Lamperti en jaune, Ayuso en embuscade

Si Kanter a gagné l’étape, Luke Lamperti a gagné la guerre… pour l’instant. Le jeune Américain d’EF Education-EasyPost, vainqueur la veille, termine 5e et conserve son maillot jaune de leader. Mais le général a vécu un vrai coup de tonnerre lors du sprint intermédiaire de Fromont.

Profitant du travail de sa Lidl-Trek, le prodige espagnol Juan Ayuso a glané 4 secondes de bonification, terminant deuxième de ce sprint. Une opération magistrale qui lui permet de grappiller un temps précieux sur tous ses rivaux du général, sans même avoir à forcer dans un col. Il s’empare par la même occasion du maillot vert du classement par points, signe de sa volonté de ne rien laisser perdre.

Vainqueur de ce sprint intermédiaire, Vito Braet (Lotto-Intermarché) revient également à 0 seconde de Lamperti au classement. Le maillot jaune tient à un fil, ou plutôt à une place cumulée. La course au soleil ne fait que commencer.

Rendez-vous sur le chrono

Cette 2e étape de Paris-Nice 2026 restera comme l’une de ces journées où le cyclisme nous rappelle que les scénarios écrits à l’avance sont faits pour être réécrits. Max Kanter, par sa ruse et sa puissance, a inscrit son nom au palmarès d’une épreuve centenaire, tandis que Luke Lamperti a su sauver l’essentiel. Mais dès demain, tout peut basculer.

Place au premier vrai rendez-vous avec le chronomètre : un contre-la-montre par équipes de 23,5 kilomètres entre Cosne-Cours-sur-Loire et Pouilly-sur-Loire. Pour les équipes de rouleurs comme Decathlon, Lidl-Trek ou INEOS, ce sera l’occasion de piéger le jeune leader américain. Ce chrono par équipes vous semble-t-il trop long pour permettre à Lamperti de défendre son bien, ou au contraire, son équipe solide peut-elle créer la surprise ? Donnez-nous votre avis en commentaires.

N’hésitez pas à revoir les derniers kilomètres de cette étape historique : la vidéo du sprint de Max Kanter est disponible ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=m8fBmzyaYeI

Classement Paris-Nice 2026, étape 2 – Top 20

  1. KANTER MAX, XDS Astana Team les 187 km en 4:25:07 (42,3 km/h)
  2. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  4. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  5. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  6. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
  8. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
  9. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  10. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  11. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  12. COQUARD BRYAN, Cofidis m.t.
  13. FREDHEIM STIAN, Uno-X Mobility m.t.
  14. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  15. MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
  16. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers m.t.
  17. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  18. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
  19. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  20. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost en 8:10:12
  2. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  3. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:06
  4. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +0:08
  5. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  6. AYUSO JUAN, Lidl – Trek m.t.
  7. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  8. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +0:12
  9. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  10. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  11. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  12. PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  14. FREDHEIM STIAN, Uno-X Mobility m.t.
  15. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  16. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
  18. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
  19. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  20. VINOKUROV NICOLAS, Cofidis m.t.

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Tirreno Adriatico 2026 : Filippo Ganna écrase le chrono inaugural et bat son propre record

11,5 kilomètres, 12 minutes et 8 secondes. Filippo Ganna n’a pas seulement remporté la 1ère étape de Tirreno Adriatico 2026 ce lundi : il a réécrit l’histoire de ce chrono inaugural. Pour sa quatrième victoire sur ce tracé, le champion d’Italie a non seulement relégué son coéquipier Arensman à 22 secondes, mais il a surtout envoyé un message clair à ses rivaux pour la suite de la saison des Classiques. Retour sur une démonstration de force brute et d’intelligence de course.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

L’ARNAQUE DE LA JOURNÉE ? GANNA N’ÉTAIT MÊME PAS À 100%

Ce lundi 9 mars, sur le bord de mer de Lido di Camaiore, Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) a offert un récital. Avec un temps de 12 minutes et 8 secondes sur les 11,5 kilomètres, il établit un nouveau record de l’étape et flirte avec les 57 km/h de moyenne (56,868 km/h pour être précis, soit 0,6 km/h de plus qu’en 2025). Mais le plus impressionnant réside dans ses écarts : 22 secondes sur son coéquipier Thymen Arensman, 26 sur Max Walscheid (Lidl-Trek). Un fossé.

Pourtant, au micro, « Top Ganna » a lâché une phrase qui doit glacer le sang de ses adversaires : « Mes sensations n’étaient pas les meilleures. » Si ce chrono a été réalisé sans « les meilleures sensations », on imagine difficilement ce que donnera une journée où il se sentira « bien ». Cette déclaration, recueillie sur la ligne d’arrivée, illustre la marge phénoménale du double champion du monde de la discipline. Il ne s’agit pas seulement de puissance, mais d’une gestion parfaite de l’effort sur un parcours en aller-retour où le moindre coup de vent peut perturber la trajectoire.

Comment INEOS Grenadiers a-t-il réalisé un triplé virtuel sur ce chrono ?

Au-delà de l’exploit individuel, c’est la démonstration collective d’INEOS Grenadiers qui marque les esprits. Avec la victoire de Ganna, la deuxième place d’Arensman et la quatrième place de Magnus Sheffield (à 26 secondes également), l’équipe britannique place trois hommes dans le top 4. Un carton plein.

La stratégie des « hommes-minute » : comment Ganna a mangé Covi tout cru

Pour les puristes, le spectacle se trouve aussi dans le duel indirect avec les coureurs partis devant. Le « hot seat » est resté occupé longtemps par le Sud-Africain Alan Hatherly (Jayco AlUla) avec un temps de 12’38 (6e). Puis Sheffield, Walscheid et Arensman se sont succédé. Mais le vrai test, c’est la comparaison avec « l’homme-minute », le coureur parti une minute avant lui. Sur ce chrono, Alessandro Covi (Jayco-AlUla) servait de lièvre à Ganna. Résultat : dans le dernier kilomètre, Ganna a non seulement rattrapé, mais littéralement avalé Covi, signe d’une puissance de fin de parcours absolument inouïe. C’est dans ces 3 derniers kilomètres qu’il a creusé l’écart décisif sur Arensman.

Classements et favoris : qui a gagné, qui a perdu ?

Si Ganna endosse le maillot bleu de leader, la question est de savoir si ce chrono a déjà dessiné les contours du podium final.

Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) : 7e à 31 secondes. Un retour à la compétition solide. Pour un premier chrono de la saison, le Slovène limite la casse et reste dans le coup pour le général. Sa gestion du chrono était propre, sans prise de risque inutile.

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) : 10e à 36 secondes. Le grand espoir mexicain, favori de cette édition, perd près de 40 secondes. Sur un chrono aussi court, c’est une petite contre-performance. Comme notre rédaction le souligne, Del Toro était dans le top 5 au point intermédiaire mais a explosé dans le retour. Un signe d’inexpérience ou un manque de jus après les Strade Bianche (où il a fini 3e samedi) ? À surveiller.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : 9e à 33 secondes. Dans le même mouchoir que Del Toro et Roglič.

Matteo Jorgenson (Visma Lease a Bike) : 16e à 43 secondes. Le vainqueur de Paris-Nice 2024 et 2025 semble avoir pris un petit bouillon d’entrée.

Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck) : À environ 2 minutes (114e). Aucune importance. MVDP est là pour les étapes de puncheurs et pour se tester avant Milan-SanRemo. Son chrono n’était qu’un long transfert.

Le cas Thymen Arensman : futur leader d’INEOS ?

La deuxième place du Néerlandais (22 secondes) est une énorme performance. À 26 ans, Arensman confirme qu’il est devenu un rouleur de niveau mondial. Avec Ganna qui a clairement annoncé qu’il ne jouerait pas le général pour préserver ses Classiques, Arensman devient de facto le leader d’INEOS pour la course au classement final. Et avec 22 secondes d’avance sur Roglič et 36 sur Del Toro, il part avec une longueur d’avance.

Pourquoi Ganna ne gagnera PAS Tirreno-Adriatico 2026 (et c’est un aveu de maturité)

C’est le paradoxe de la journée. Ganna est leader, mais il ne le restera pas. Dans une déclaration rare pour un compétiteur, l’Italien a été d’une transparence désarmante : « Je ne veux pas trop forcer sur les jambes alors que mes grands objectifs (les Classiques) sont encore dans quelques semaines. » Il vise Milan-SanRemo (21 mars) et le Tour des Flandres.

Par le passé, il avait gardé le maillot 5 jours avant de le perdre au profit de Juan Ayuso, pour finir 2e au général. Cette année, il zappe clairement la bagarre du général. C’est un choix fort de la part d’un coureur qui, à 29 ans, priorise les Monuments. Il portera le maillot de leader demain, le défendra peut-être une journée, mais dès que la route s’élèvera vraiment, il lèvera le pied. C’est la preuve d’une maturité tactique nouvelle dans sa carrière.

Vidéo : Les images de la démonstration

Revivez les 12 minutes de power de Filippo Ganna : sa position sur le vélo, son passage au point intermédiaire et l’emballage final où il dépasse son homme-minute comme une moto.

Classement Tirreno-Adriatico 2026, étape 1 – Top 20

  1. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers les 11,5 km en 12:08 (56,8 km/h)
  2. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +0:22
  3. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek +0:26
  4. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  5. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek +0:29
  6. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:30
  7. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +0:32
  9. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:33
  10. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:36
  11. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:37
  12. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  13. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:38
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  15. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers +0:40
  16. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:43
  17. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +0:44
  18. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG +0:46
  19. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:47
  20. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:48

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers en 12:08
  2. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +0:22
  3. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek +0:26
  4. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  5. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek +0:29
  6. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:30
  7. ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:31
  8. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +0:32
  9. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:33
  10. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:36
  11. AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:37
  12. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  13. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:38
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  15. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers +0:40
  16. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +0:44
  17. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché m.t.
  18. GIAIMI LUCA, UAE Team Emirates – XRG +0:46
  19. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:47
  20. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +0:48

La question du débat : 22 secondes sur 11 bornes, est-ce le plus grand écart de l’histoire récente du chrono ?

Pensez-vous que Filippo Ganna est actuellement dans une dimension supérieure à celle de Fabian Cancellara ou Tony Martin à leur prime ? Cet écart de 22 secondes sur une distance aussi courte face à un coureur du top 10 mondial (Arensman) est-il le signe d’une domination sans partage ou le reflet d’un parcours taillé sur mesure pour lui ? Dites-le-nous en commentaires.

Quelle est la suite des hostilités ? (Étape 2)

Place à la bagarre. Mardi 10 mars, la 2ème étape reliera Camaiore à San Gimignano sur 206 kilomètres. Le final promet d’être explosif avec des secteurs de strade bianche (chemins de terre) et une arrivée en légère côte. Un terrain de jeu idéal pour Mathieu van der Poel, mais aussi pour Tadej Pogačar… Ah non, lui est en repos en attendant les prochaines échéances. L’absence du Slovène laisse la porte ouverte à un duel Van der Poel – Ganna sur la poussière toscane. Et cette fois, « Top Ganna » n’aura pas son chrono pour se protéger.

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Tirreno Adriatico 2026 étape 1 : parcours, profil et favoris du chrono

Lundi 9 mars, la Course des Deux Mers plonge dans le vif du sujet avec son désormais rituel contre-la-montre inaugural. 11,5 kilomètres longeant la Tyrrhénienne, un tracé en « aller-retour » qui sent bon les embruns et le braquet avalé. Si le parcours semble taillé pour les rouleurs, ce chrono initial est bien plus qu’une simple formalité : il est le premier juge de paix d’une semaine éprouvante. Entre le favori incontestable Filippo Ganna et une meute d’outsiders affamés, cette mise en jambe pourrait déjà redéfinir les rapports de force pour le général.

Lire aussi : Tirreno Adriatico 2026, parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

11,5 km pour dicter sa loi : quel est le profil exact de ce chrono ?

Dès le coup de pédale donné sur le Viale Cristoforo Colombo, le ton est donné. Nous ne sommes pas ici face à un parcours piégeux digne d’un Grand Tour, mais face à un « chrono de sprinteur » version longue. Le parcours de cette 1re étape est un aller-retour sec et efficace le long de la côte, à Lido di Camaiore en passant par Fimetto.

Un tracé en « longs courriers » sur la côte toscane

Imaginez : 4,5 kilomètres de ligne droite pure en bord de mer pour se mettre en danseuse, un demi-tour à 180 degrés à Fiumetto, et le même ruban d’asphalte à reprendre en sens inverse. Le profil est annoncé comme « parfaitement plat », et il l’est. Ce sont 11,5 kilomètres de bitume où le seul véritable adversaire, outre le chronomètre, est le vent. En longeant la mer Tyrrhénienne, les coureurs ne sont jamais à l’abri d’une brise qui pourrait transformer cet exercice de puissance en casse-tête d’aérodynamisme.

Le seul piège : ces « S » qui peuvent tout faire basculer

À première vue, rien de technique. Mais les coureurs doivent se méfier comme de la peste des 1200 derniers mètres. Après l’effort monumental pour maintenir une vitesse de pointe, ils devront négocier un virage en S (droite-gauche) sur une chaussée qui se rétrécit soudainement. C’est le seul endroit où la mécanique peut trembler, où un freinage trop appuyé ou une trajectoire trop large peut faire perdre les quelques dixièmes qui séparent la gloire de la déception. Ensuite, c’est une ligne droite finale sur la Viale Ermenegildo Pistelli. Un sprint de 1200 mètres après 10 minutes d’effort maximal.

Filippo Ganna, un monarque déjà couronné ou un ogre vulnérable ?

Inutile de tourner autour du pot : évoquer la première étape de Tirreno Adriatico, c’est immédiatement parler de Filippo Ganna (INEOS Grenadiers). L’Italien a fait de ce chrono sa chasse gardée. Mais comme il le dit lui-même, il n’a pas de « boule de cristal ».

Le roi du chrono face au poids des attentes

Avec quatre victoires sur ce tracé précis et 30 succès en contre-la-montre sur 37 victoires totales, le colosse de Verbania est plus qu’un favori : il est l’incarnation de l’étape. Pourtant, son discours est clair : il arrive volontairement avec un léger déficit de forme par rapport à 2025. « Je suis un peu en retard, mais c’est un choix pour arriver au top sur Milan-SanRemo et les Classiques » nous glisse-t-il dans l’esprit. Est-ce un aveu de faiblesse ou une manière de désamorcer la pression ? Rappelons qu’il y a deux ans, Juan Ayuso l’avait battu… d’une seconde. L’avertissement est lancé.

Les outsiders capables de renverser la table

Sans Remco Evenepoel au départ, la concurrence est féroce mais ouverte. Il faut surveiller de près Jonathan Milan (Lidl-Trek). Le maillot cyclamen du Giro, sur ses terres d’entraînement, possède une puissance de rouleur qui pourrait créer l’exploit. Le jeune prodige mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) a choisi ce chrono pour se tester, tandis que le rouleur-britannique Ethan Hayter (Soudal-QuickStep) a un génie technique qui peut faire merveille.

Pourquoi ce chrono est capital pour les leaders du général ?

Ne vous y trompez pas : si cette étape 1 sourit aux purs rouleurs, elle est un rendez-vous incontournable pour les prétendants au classement final. Sur un parcours aussi simple, le gain ou la perte de temps se fait à la seconde près.

Roglic, Jorgenson et le piège des secondes

Pour un Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) qui fait sa rentrée, l’objectif est double : tester ses sensations et limiter la casse. Mais pour des coureurs comme Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike) ou Antonio Tiberi (Bahrain Victorious), c’est une opportunité en or. Ils peuvent grappiller 20 à 30 secondes sur des purs grimpeurs comme Del Toro (même s’il est bon) ou d’autres spécialistes de la montagne. Ces secondes, dans une course où les écarts se comptent souvent en unités, pèseront lourd dans la balance lors de l’étape reine.

Le grand oral pour Van Aert et Van der Poel

Et c’est là que l’angle devient passionnant. Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) et Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck) ne visent pas la gagne sur ce chrono. Mais ils savent qu’une performance solide ici peut leur offrir un maillot de leader. Pourquoi ? Parce que la 2e étape, avec ses routes blanches et sa bosse vers San Gimignano, est taillée pour eux. Si Van der Poel limite l’écart à 20 secondes sur Ganna, il peut ensuite basculer en tête du général dès le lendemain et vivre une semaine en bleu. Cela ne vous rappelle-t-il pas certaines stratégies de Julian Alaphilippe ? Le chrono initial est donc aussi une rampe de lancement pour les puncheurs.

Le verdict de notre rédaction : notre favori et nos pronostics

Alors, qui va endosser le premier maillot de leader ? Malgré la concurrence, il est difficile d’aller contre l’histoire et la logique.

Grand favori : Filippo Ganna (INEOS Grenadiers). Il a l’habitude, le tracé dans les jambes et la confiance. Même à 95% de sa forme, sa puissance de rouleur et sa connaissance parfaite des virages en S font la différence. Sa victoire d’étape sur le récent chrono du Tour d’Algarve parle en sa faveur.

Les principaux outsiders : Jonathan Milan (Lidl-Trek) pour l’explosion de puissance, Ethan Hayter (Soudal-QuickStep) pour la finesse technique.

Les surprises du général : Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike) est en feu depuis le début de saison et pourrait signer un chrono exceptionnel. Ne pas oublier Magnus Sheffield (INEOS), qui connaît la musique et pourrait jouer les trouble-fêtes au sein même de son équipe.

Ordre et horaires de départ du contre-la-montre (167 coureurs)

  1. VERSTRYNGE Emiel, Alpecin-Premier Tech 12:40:00
  2. LONARDI Giovanni, Team Polti VisitMalta 12:41:00
  3. JOHANNESSEN Tobias Halland, Uno-X Mobility 12:42:00
  4. BOU Joan, Caja Rural – Seguros RGA 12:43:00
  5. STRONG Corbin, NSN Cycling Team 12:44:00
  6. BILBAO Pello, Bahrain – Victorious 12:45:00
  7. VAN AERT Wout, Team Visma | Lease a Bike 12:46:00
  8. CALZONI Walter, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team 12:47:00
  9. ARCAS Jorge, Movistar Team 12:48:00
  10. TONEATTI Davide, XDS Astana Team 12:49:00
  11. WILKSCH Hannes, Tudor Pro Cycling Team 12:50:00
  12. TRATNIK Jan, Red Bull – BORA – hansgrohe 12:51:00
  13. VAN EETVELT Lennert, Lotto Intermarché 12:52:00
  14. HATHERLY Alan, Team Jayco AlUla 12:53:00
  15. SWIFT Connor, INEOS Grenadiers 12:54:00
  16. THEUNS Edward, Lidl – Trek 12:55:00
  17. LAPEIRA Paul, Decathlon CMA CGM Team 12:56:00
  18. VALGREN Michael, EF Education – EasyPost 12:57:00
  19. IACCHI Alessandro, Solution Tech NIPPO Rali 12:58:00
  20. PEACE Oliver, Team Picnic PostNL 12:59:00
  21. ROCHAS Rémy, Groupama – FDJ United 13:00:00
  22. MAGNIER Paul, Soudal Quick-Step 13:01:00
  23. VERMAERKE Kevin, UAE Team Emirates – XRG 13:02:00
  24. PLANCKAERT Edward, Alpecin-Premier Tech 13:03:00
  25. CRESCIOLI Ludovico, Team Polti VisitMalta 13:04:00
  26. KRON Andreas, Uno-X Mobility 13:05:00
  27. FERNÁNDEZ Samuel, Caja Rural – Seguros RGA 13:06:00
  28. SMITH Dion, NSN Cycling Team 13:07:00
  29. ZAMBANINI Edoardo, Bahrain – Victorious 13:08:00
  30. REX Tim, Team Visma | Lease a Bike 13:09:00
  31. GONZÁLEZ David, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team 13:10:00
  32. TORRES Albert, Movistar Team 13:11:00
  33. LIVYNS Arjen, XDS Astana Team 13:12:00
  34. KOLZE CHANGIZI Sebastian, Tudor Pro Cycling Team 13:13:00
  35. MOSCON Gianni, Red Bull – BORA – hansgrohe 13:14:00
  36. DE LIE Arnaud, Lotto Intermarché 13:15:00
  37. VENDRAME Andrea, Team Jayco AlUla 13:16:00
  38. HAIG Jack, INEOS Grenadiers 13:17:00
  39. CONSONNI Simone, Lidl – Trek 13:18:00
  40. STENICO Mattia, Bardiani CSF 7 Saber 13:19:00
  41. ANDRESEN Tobias Lund, Decathlon CMA CGM Team 13:20:00
  42. MIHKELS Madis, EF Education – EasyPost 13:21:00
  43. BALMER Alexandre, Solution Tech NIPPO Rali 13:22:00
  44. FAURE PROST Alexy, Team Picnic PostNL 13:23:00
  45. GERMANI Lorenzo, Groupama – FDJ United 13:24:00
  46. REX Laurenz, Soudal Quick-Step 13:25:00
  47. CHRISTEN Jan, UAE Team Emirates – XRG 13:26:00
  48. PHILIPSEN Jasper, Alpecin-Premier Tech 13:27:00
  49. SEVILLA Diego Pablo, Team Polti VisitMalta 13:28:00
  50. HOLTER Ådne, Uno-X Mobility 13:29:00
  51. BARCELÓ Fernando, Caja Rural – Seguros RGA 13:30:00
  52. KOGUT Oded, NSN Cycling Team 13:31:00
  53. MIHOLJEVIĆ Fran, Bahrain – Victorious 13:32:00
  54. FIORELLI Filippo, Team Visma | Lease a Bike 13:33:00
  55. BAX Sjoerd, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team 13:34:00
  56. ADRIÀ Roger, Movistar Team 13:35:00
  57. SCHRETTL Marco, XDS Astana Team 13:36:00
  58. FROIDEVAUX Robin, Tudor Pro Cycling Team 13:37:00
  59. ALEOTTI Giovanni, Red Bull – BORA – hansgrohe 13:38:00
  60. BEULLENS Cedric, Lotto Intermarché 13:39:00
  61. JUUL-JENSEN Christopher, Team Jayco AlUla 13:40:00
  62. WELSFORD Sam, INEOS Grenadiers 13:41:00
  63. GHEBREIGZABHIER Amanuel, Lidl – Trek 13:42:00
  64. TAROZZI Manuele, Bardiani CSF 7 Saber 13:43:00
  65. GUDMESTAD Tord, Decathlon CMA CGM Team 13:44:00
  66. SHAW James, EF Education – EasyPost 13:45:00
  67. GONZÁLEZ Roberto Carlos, Solution Tech NIPPO Rali 13:46:00
  68. VAN DEN BERG Julius, Team Picnic PostNL 13:47:00
  69. ROLLAND Brieuc, Groupama – FDJ United 13:48:00
  70. VAN GESTEL Dries, Soudal Quick-Step 13:49:00
  71. DEL TORO Isaac, UAE Team Emirates – XRG 13:50:00
  72. GOGL Michael, Alpecin-Premier Tech 13:51:00
  73. TONELLI Alessandro, Team Polti VisitMalta 13:52:00
  74. ABRAHAMSEN Jonas, Uno-X Mobility 13:53:00
  75. MOLENAAR Alex, Caja Rural – Seguros RGA 13:54:00
  76. NEILANDS Krists, NSN Cycling Team 13:55:00
  77. BUITRAGO Santiago, Bahrain – Victorious 13:56:00
  78. KRUIJSWIJK Steven, Team Visma | Lease a Bike 13:57:00
  79. PARISINI Nicolò, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team 13:58:00
  80. GARCÍA CORTINA Iván, Movistar Team 13:59:00
  81. KUZMIN Anton, XDS Astana Team 14:00:00
  82. MOZZATO Luca, Tudor Pro Cycling Team 14:01:00
  83. VAN POPPEL Danny, Red Bull – BORA – hansgrohe 14:02:00
  84. SLOCK Liam, Lotto Intermarché 14:03:00
  85. DE BONDT Dries, Team Jayco AlUla 14:04:00
  86. RIVERA Brandon Smith, INEOS Grenadiers 14:05:00
  87. BAGIOLI Andrea, Lidl – Trek 14:06:00
  88. TOLIO Alex, Bardiani CSF 7 Saber 14:07:00
  89. PEDERSEN Rasmus Søjberg, Decathlon CMA CGM Team 14:08:00
  90. ALBANESE Vincenzo, EF Education – EasyPost 14:09:00
  91. MEO Felix James, Solution Tech NIPPO Rali 14:10:00
  92. FLYNN Sean, Team Picnic PostNL 14:11:00
  93. GENIETS Kevin, Groupama – FDJ United 14:12:00
  94. BASTIAENS Ayco, Soudal Quick-Step 14:13:00
  95. GROßSCHARTNER Felix, UAE Team Emirates – XRG 14:14:00
  96. DILLIER Silvan, Alpecin-Premier Tech 14:15:00
  97. BAIS Mattia, Team Polti VisitMalta 14:16:00
  98. JOHANNESSEN Anders Halland, Uno-X Mobility 14:17:00
  99. GAVIRIA Fernando, Caja Rural – Seguros RGA 14:18:00
  100. SCHULTZ Nick, NSN Cycling Team 14:19:00
  101. VALTER Attila, Bahrain – Victorious 14:20:00
  102. DOULL Owain, Team Visma | Lease a Bike 14:21:00
  103. MEURISSE Xandro, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team 14:22:00
  104. QUINTANA Nairo, Movistar Team 14:23:00
  105. SILVA Guillermo Thomas, XDS Astana Team 14:24:00
  106. WARBASSE Larry, Tudor Pro Cycling Team 14:25:00
  107. PELLIZZARI Giulio, Red Bull – BORA – hansgrohe 14:26:00
  108. ZIMMERMANN Georg, Lotto Intermarché 14:27:00
  109. DE PRETTO Davide, Team Jayco AlUla 14:28:00
  110. SHEFFIELD Magnus, INEOS Grenadiers 14:29:00
  111. WALSCHEID Max, Lidl – Trek 14:30:00
  112. MARCELLUSI Martin, Bardiani CSF 7 Saber 14:31:00
  113. NAESEN Oliver, Decathlon CMA CGM Team 14:32:00
  114. NERURKAR Lukas, EF Education – EasyPost 14:33:00
  115. SAMUDIO Carlos, Solution Tech NIPPO Rali 14:34:00
  116. GAFFURI Mattia, Team Picnic PostNL 14:35:00
  117. MADOUAS Valentin, Groupama – FDJ United 14:36:00
  118. VERVAEKE Louis, Soudal Quick-Step 14:37:00
  119. GIAIMI Luca, UAE Team Emirates – XRG 14:38:00
  120. DEL GROSSO Tibor, Alpecin-Premier Tech 14:39:00
  121. BAIS Davide, Team Polti VisitMalta 14:40:00
  122. HOELGAARD Markus, Uno-X Mobility 14:41:00
  123. OTRUBA Jakub, Caja Rural – Seguros RGA 14:42:00
  124. PINARELLO Alessandro, NSN Cycling Team 14:43:00
  125. ERMAKOV Roman, Bahrain – Victorious 14:44:00
  126. KIELICH Timo, Team Visma | Lease a Bike 14:45:00
  127. DONOVAN Mark, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team 14:46:00
  128. MORO Manlio, Movistar Team 14:47:00
  129. CHAMPOUSSIN Clément, XDS Astana Team 14:48:00
  130. ALAPHILIPPE Julian, Tudor Pro Cycling Team 14:49:00
  131. HINDLEY Jai, Red Bull – BORA – hansgrohe 14:50:00
  132. BERCKMOES Jenno, Lotto Intermarché 14:51:00
  133. FOLDAGER Anders, Team Jayco AlUla 14:52:00
  134. ARENSMAN Thymen, INEOS Grenadiers 14:53:00
  135. CICCONE Giulio, Lidl – Trek 14:54:00
  136. ZANONCELLO Enrico, Bardiani CSF 7 Saber 14:55:00
  137. GAUTHERAT Pierre, Decathlon CMA CGM Team 14:56:00
  138. CARAPAZ Richard, EF Education – EasyPost 14:57:00
  139. VIVIANI Attilio, Solution Tech NIPPO Rali 14:58:00
  140. DEGENKOLB John, Team Picnic PostNL 14:59:00
  141. KENCH Josh, Groupama – FDJ United 15:00:00
  142. VAN WILDER Ilan, Soudal Quick-Step 15:01:00
  143. NOVAK Domen, UAE Team Emirates – XRG 15:02:00
  144. VAN DER POEL Mathieu, Alpecin-Premier Tech 15:03:00
  145. MAESTRI Mirco, Team Polti VisitMalta 15:04:00
  146. SKAARSETH Anders, Uno-X Mobility 15:05:00
  147. OLDANI Stefano, Caja Rural – Seguros RGA 15:06:00
  148. FRIGO Marco, NSN Cycling Team 15:07:00
  149. TIBERI Antonio, Bahrain – Victorious 15:08:00
  150. JORGENSON Matteo, Team Visma | Lease a Bike 15:09:00
  151. AZPARREN Xabier Mikel, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team 15:10:00
  152. ROMO Javier, Movistar Team 15:11:00
  153. BETTIOL Alberto, XDS Astana Team 15:12:00
  154. STORER Michael, Tudor Pro Cycling Team 15:13:00
  155. ROGLIČ Primož, Red Bull – BORA – hansgrohe 15:14:00
  156. ARTZ Huub, Lotto Intermarché 15:15:00
  157. COVI Alessandro, Team Jayco AlUla 15:16:00
  158. GANNA Filippo, INEOS Grenadiers 15:17:00
  159. MILAN Jonathan, Lidl – Trek 15:18:00
  160. MAGLI Filippo, Bardiani CSF 7 Saber 15:19:00
  161. MÜHLBERGER Gregor, Decathlon CMA CGM Team 15:20:00
  162. HEALY Ben, EF Education – EasyPost 15:21:00
  163. BONNEU Kamiel, Solution Tech NIPPO Rali 15:22:00
  164. BITTNER Pavel, Team Picnic PostNL 15:23:00
  165. BRAZ AFONSO Clément, Groupama – FDJ United 15:24:00
  166. HAYTER Ethan, Soudal Quick-Step 15:25:00
  167. COSNEFROY Benoît, UAE Team Emirates – XRG 15:26:00

Notre avis : Ganna s’impose, mais l’écart sera bien plus serré que ce que les bookmakers prédisent. Attention à un couac météo qui pourrait rebattre les cartes. Et vous, qui voyez-vous créer la surprise sur ce parcours rapide ?

En conclusion, ce contre-la-montre inaugural de Tirreno Adriatico 2026 n’est pas une simple formalité. C’est une déclaration d’intention. Pour les rouleurs, une occasion de briller. Pour les leaders, un premier test de jambes. Pour les puncheurs, une porte d’entrée vers le maillot. Rendez-vous lundi pour voir qui sera le premier à planter le trident dans le sable toscan.

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Paris-Nice 2026 étape 2 : Tracé, profil et horaires (Épône / Montargis)

Ils sont venus pour prendre leur revanche ou asseoir leur domination. Ce lundi 9 mars, la 84e édition de Paris-Nice offre son unique rendez-vous avec les sprinteurs purs sur les 800 mètres du boulevard Charles de Gaulle à Montargis. Mais entre les ronds-points techniques du final, la mémoire d’Arvid de Kleijn vainqueur ici en 2024 et la menace d’un coup de bordure dans les plaines du Loiret, cette 2e étape pourrait bien réécrire les lois du sprint. Analyse d’une journée charnière.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Épône-Montargis (187 km) : le dernier refuge des purs sprinteurs ?

Pour un puncheur ou un rouleur, cette deuxième étape est une formalité. Pour un sprinteur, c’est une obsession. Avec 187 kilomètres au programme entre les Yvelines et le Loiret, le peloton de la « Course au Soleil » aborde ce lundi 9 mars l’unique étape de cette édition 2026 où les spécialistes de la dernière ligne droite, autrement dit les sprinteurs, peuvent s’exprimer sans craindre une bosse rédhibitoire dans le final.

Le départ fictif sera donné à 12h45 depuis Épône, mais ne vous fiez pas à la topographie. Si le profil est mathématiquement plat, la météo et le placement dans les vingt derniers kilomètres pourraient transformer cette classique pour sprinteurs en véritable champ de bataille.

Pourquoi Montargis est-il un juge de paix pour les trains ?

L’arrivée sur l’Avenue du Général De Gaulle, avec sa longue ligne droite de 800 mètres, est un cas d’école en France. Pourtant, comme nous le rappellent les données des éditions précédentes, le dernier kilomètre à Montargis est un exercice de style où la puissance brute ne suffit pas.

Le piège des ronds-points : le placement, clé de voûte de l’étape

Si l’arrivée est large, la phase d’approche est technique. Les coureurs devront négocier plusieurs ronds-points dans les 5 derniers kilomètres. C’est là que les « poissons-pilotes » gagnent leur salaire. Perdre la roue de son équipier à ce jeu de l’élastique, c’est dire adieu à la gagne. Comme le souligne notre rédaction, la vitesse moyenne sur ce type de final dépasse souvent les 55 km/h, ne laissant aucune place à l’improvisation de dernière minute.

Et si le vent s’en mêlait ? L’héritage des bordures

Avec 72 kilomètres finaux totalement plats et rectilignes, notamment après La Chapelle-la-Reine, le moindre vent de travers peut transformer cette étape en cassure. On se souvient que Paris-Nice, c’est aussi « la course au soleil » mais parfois au vent. Si une équipe comme la Visma | Lease a Bike (qui n’a pas de sprinteur pur) sent une opportunité, elle pourrait tenter de produire un effet de bordure bien avant l’emballage final, piégeant les grosses cuisses.

Le duel des trains : Qui peut détrôner Biniam Girmay ?

L’analyse des favoris ne peut se résumer à une simple liste d’étoiles. Il faut regarder le moteur collectif. Cette année, la hiérarchie semble claire sur le papier, mais la mécanique des trains est fragile.

La NSN Cycling Team peut-elle maîtriser le final ?

Biniam Girmay (⭐ ⭐ ⭐) arrive avec l’étiquette de patron. 5e dimanche à Carrières-sous-Poissy, l’Érythréen sort d’une démonstration à la Clasica de Almeria. Sa formation, la NSN Cycling Team, possède l’un des collectifs les plus rodés du peloton.

La question tactique : Lewis Askey, souvent utilisé comme poisson-pilote, est un atout majeur. Son expérience et son coup de rein pour fermer les portes dans les derniers hectomètres sont redoutables. Si le train fonctionne (Tom van Asbroeck en ouvreur, Riley Sheenan en relais), Girmay peut sauter dans le sillage parfait à 200 mètres de la ligne. Mais attention : cette mécanique de précision est-elle trop prévisible ?

Luke Lamperti, le vainqueur de la veille, peut-il doubler ?

Luke Lamperti (⭐ ⭐) a démontré qu’il avait l’explosivité pour gagner sur Paris-Nice. Mais enchaîner est un autre défi.

L’atome caché : Marijn van den Berg. Le Néerlandais est un véritable kamikaze du placement. Etre scotché à sa roue dans le final, c’est s’assurer un coulour prioritaire. Si van den Berg répète son travail de la veille, Lamperti aura une carte maîtresse à jouer. Sera-t-il aussi frais pour conclure ?

La double casaque des « Milan » : Fretin et Menten à l’heure italienne

C’est l’un des duos les plus intrigants du peloton. Milan Fretin et Milan Menten (⭐) ne sont pas de la même équipe, mais ils partagent un prénom prédestiné.

Milan Fretin (Cofidis) 4e hier (dimanche) peut compter sur Bryan Coquard en dernier homme. Coquard, rouleur puissant, est capable d’emmagasiner de la vitesse très tôt.

Milan Menten (Lotto Intermarché) dispose de Vito Braet, aperçu très à l’aise dans les derniers mètres techniques de Carrières-sous-Poissy (2e). Le Lotto a souvent l’intelligence de ne pas lancer trop tôt.

Les outsiders techniques : Bauhaus et l’armada Astana

Phil Bauhaus (⭐ ⭐) sort d’une élimination précoce la veille ? Parfait. L’Allemand de 31 ans est un compétiteur qui mord sur le bitume quand on lui vole un sprint. Le coureur de la Bahrain Victorious excelle dans les finals nerveux où les coureurs se marquent, comme ce sera le cas à Montargis.

Du côté de la XDS Astana, on mise sur la jeunesse et la puissance. Avec Mike Teunissen et Yevgeniy Fedorov pour lancer Max Kanter (⭐), le train kazakh a du potentiel. Teunissen, ancien champion du monde de cyclocross, est l’un des meilleurs « pilotes » du peloton pour placer un sprinteur dans une roue adverse.

Leçons du passé : Montargis, ville étape à histoire

Il y a deux ans, sur cette même ligne, un certain Arvid de Kleijn créait la surprise. Ce jour-là, il avait dominé Laurence Pithie et Dylan Groenewegen, prouvant que Montargis ne regarde pas que le plus connu, mais aussi le mieux placé. Cette donnée historique est cruciale pour comprendre l’enjeu : aucun favori n’est à l’abri d’un « gros moteur » bien emmené.

Orluis Aular (Movistar), 3e hier, par exemple, correspond à ce profil. Le Vénézuélien ne se laisse pas bousculer, et sur une arrivée où la puissance brute est reine, il peut créer l’étincelle si les ténors se regardent.

Diffusion et Horaires : Suivre l’étape en direct

Pour les passionnés qui veulent traquer le placement des trains dès le kilomètre zéro, voici le récapitulatif des horaires indispensables pour ce lundi 9 mars 2026 :

Départ réel : 12h50

Arrivée estimée : Entre 16h49 et 17h11 (moyenne calculée entre 43 et 47 km/h)

Direct TV : France 3, Eurosport 2 et Eurosport Max à partir de 15h20.

Direct streaming : RTBF Auvio (Belgique) et Eurosport Player.

Question à la communauté : Selon vous, la NSN Cycling Team réussira-t-elle à contrôler les 5 derniers kilomètres pour offrir la gagne à Girmay, ou un « Milan » va-t-il créer la surprise en profitant du marquage des gros favoris ?

Verdict : Cette 2e étape est une pépite pour les amateurs de stratégie. Si le vent ne crée pas de bordure, le duel des trains dans les rues de Montargis promet un feu d’artifice. La hiérarchie du sprint mondial 2026 pourrait bien se redessiner sur l’Avenue Charles de Gaulle.

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Paris-Nice 2026 : Luke Lamperti crée la surprise sur la 1ère étape au sprint

Il n’était pas dans les favoris, mais c’est bien lui qui porte désormais le premier maillot jaune de cette 84e édition. Dans un final digne d’un scénario hollywoodien, Luke Lamperti a profité d’un sprint décousu et d’une chute dans le dernier virage pour offrir à l’équipe EF Education-EasyPost une victoire inaugurale sur Paris-Nice. Retour sur une étape où le chaos a souri au plus audacieux.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Paris-Nice 2026 : Luke Lamperti, l’éclair américain qui a surgi du chaos

Ils étaient six à croire en leur bonne étoile en début d’étape. Ils sont des centaines à s’être jetés dans la gueule du loup, ce fameux virage à 90 degrés de Carrières-sous-Poissy qui a englouti les espoirs des favoris. Au milieu de ce chaos organisé, un nom s’est détaché, clairement, puissamment : Luke Lamperti. L’Américain de 23 ans, transfuge (pour une seule saison) de la Soudal-Quick Step, n’avait encore jamais gagné en WorldTour. C’est désormais chose faite, et de quelle manière ! En s’imposant sur la première étape de Paris-Nice 2026, il ne signe pas seulement sa septième victoire professionnelle ; il s’empare du maillot jaune de leader et s’invite à la table des grands.

Mais comment un « pur sprinteur », comme on le surnomme parfois, a-t-il pu déjouer tous les pronostics sur un parcours francilien rendu piégeux par la terrible côte de Chanteloup-les-Vignes ? Plongeons au cœur de cette étape qui restera comme l’un des scénarios les plus palpitants du début de saison.

Pourquoi cette première étape de Paris-Nice 2026 était-elle si redoutée ?

Le parcours de 171 kilomètres entre Achères et Carrières-sous-Poissy n’avait rien d’une promenade de santé. Avec près de 2000 mètres de dénivelé positif, ce premier acte de la « Course au Soleil » était un véritable piège tendu sous les roues des sprinteurs.

La côte de Chanteloup-les-Vignes : l’entonnoir qui a tout changé

Le juge de paix était connu d’avance : la côte de Chanteloup-les-Vignes. Une ascension courte mais violente (1,1 km à 8,3% avec des passages à plus de 12%), gravie à deux reprises et dont le dernier sommet se situait à seulement 11 kilomètres de l’arrivée. Un profil qui rappelait les classiques ardennaises plus qu’une simple étape de mise en jambes. Ce type de final peut être fatal pour les sprinteurs s’ils ne sont pas parfaitement protégés.

L’équipe Groupama-FDJ United l’avait bien compris, plaçant Ewen Costiou et Quentin Pacher en embuscade pour attaquer dans cette pente sévère. Si leur tentative n’a pas abouti, elle a eu le mérite d’user les dernières forces des baroudeurs et de tendre le peloton comme un élastique. Sur ces pentes, l’échappée matinale a vu Luke Durbridge (Jayco AlUla) lâcher prise, signe que la course s’emballait.

Luke Lamperti a-t-il seulement gagné ou a-t-il profité du chaos ?

C’est la question que tous les observateurs se posent. Si la victoire est belle, le scénario de l’arrivée a laissé un goût d’inachevé pour beaucoup.

L’analyse tactique du sprint final : erreurs, blocages et opportunisme

Revenons sur ces derniers hectomètres. À la sortie du dernier virage, un incident majeur se produit : Lenny Martinez (Bahrain Victorious) chute, entraînant un ralentissement général et brisant les élans. Dans ce désordre organisé, une équipe a gardé la tête froide : EF Education-EasyPost.

Marijn van den Berg, le sprinteur – poisson-pilote néerlandais, a réalisé un travail de titan pour placer son leader dans la meilleure position. Lancé à près de 200 mètres de la ligne, Luke Lamperti a produit un effort surpuissant, créant un trou que ses adversaires n’ont pu combler.

Selon nos données et statistiques, Lamperti a maintenu une vitesse de pointe supérieure à 68 km/h dans ce final, une puissance de freinage phénoménale qui a surpris tout le monde.

Derrière, c’est la cohue. Biniam Girmay (NSN Cycling), donné favori, s’est retrouvé enfermé le long des barrières, impuissant. Axel Zingle (Visma-Lease A Bike), pourtant parfaitement emmené par ses équipiers, a lui aussi subi le blocage. Vito Braet (Lotto Intermarché) a bien tenté un retour foudroyant, mais la ligne est arrivée trop tôt.

Le paradoxe Girmay : trop rapide mais trop bloqué ?

C’est sans doute la grande interrogation de cette étape. Biniam Girmay, l’un des sprinteurs les plus rapides du peloton, termine quatrième. Mais ce chiffre ne reflète pas sa course. Constamment bien placé, il s’est retrouvé piégé dans la roue de Lamperti, incapable de déboîter au moment crucial. Cela soulève une question tactique fondamentale : selon vous, la meilleure stratégie pour un sprinteur est-elle de s’isoler dans la roue d’un autre leader ou de lancer son propre sprint de plus loin ?

Cette interrogation est au cœur des débats dans le peloton et divise encore la communauté.

Qui sont les vrais gagnants et perdants de cette étape ?

Au-delà du résultat brut, cette première étape a livré des enseignements précieux sur l’état de forme des prétendants.

Les révélations : Lamperti, Braet et la force collective d’EF

Luke Lamperti (EF Education-EasyPost) : À 23 ans, le Californien prouve qu’il n’est plus seulement un espoir. Après deux tops 10 sur les classiques flandriennes (Omloop Het Nieuwsblad et Kuurne-Bruxelles-Kuurne), il confirme sa forme étincelante. Sa première victoire en WorldTour est un tremplin colossal pour la suite de sa saison.

Vito Braet (Lotto Intermarché) : Sa deuxième place est tout sauf anodine. Le Belge de 25 ans confirme son statut de valeur montante du sprint belge. Sa progression est linéaire et prometteuse.

Le collectif EF Education-EasyPost : Souvent décriée pour son manque de résultats, l’équipe américaine a réalisé un sans-faute. Du travail de Max Walker dans l’échappée à l’emménagement parfait de Marijn van den Berg, c’est une victoire collective.

Les déconvenues : Martinez, Zingle et la malchance de Girmay

Axel Zingle (Visma-Lease A Bike) : Neuvième de l’étape, le Français a vu ses efforts réduits à néant par le blocage. L’équipe Visma a pourtant roulé fort pour protéger Jonas Vingegaard et placer son sprinteur, mais le final piégeux a eu raison de leurs plans.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le principal motif d’inquiétude. Si sa chute est sans gravité, elle rappelle la fragilité de ce genre de final. Heureusement, il a été classé dans le même temps que le peloton.

Biniam Girmay (NSN Cycling) : C’est le grand frustré du jour. Bloqué, enfermé, il n’a pas pu exprimer sa pointe de vitesse. Il aura l’occasion de prendre sa revanche, mais cette occasion manquée laissera des traces.

https://www.youtube.com/watch?v=ThA30aXzY-0

Et maintenant, que peut-on attendre de la 2e étape ?

Place à la récréation pour les sprinteurs ? Pas si sûr.

Épône – Montargis : le vrai sprint ou un nouveau traquenard ?

Lundi 9 mars, la deuxième étape promet 187 kilomètres entre Épône et Montargis. Sur le papier, le parcours est plus clément, avec un terrain globalement plat. Mais comme le veut l’adage, « Paris-Nice ne fait jamais de cadeau ». Les petites difficultés en début de parcours pourraient être le théâtre d’attaques de baroudeurs en mal de gloire.

On peut s’attendre à ce que les équipes de sprinteurs, notamment NSN et Visma, prennent fermement les rênes du peloton pour éviter toute mauvaise surprise. Ce sera l’occasion pour Axel Zingle et Biniam Girmay de remettre les pendules à l’heure.

Une chose est sûre : Luke Lamperti, avec le maillot jaune sur les épaules, ne le lâchera pas facilement. Et vous, qui voyez-vous s’imposer sur la deuxième étape ?

Classement Paris-Nice 2026, étape 1 – Top 20

  1. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost les 170,9 km en 3:45:17 (45,5 km/h)
  2. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  3. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  4. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  5. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  6. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  7. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  8. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility m.t.
  9. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  10. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
  11. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  12. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  14. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  15. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  16. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  17. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  18. FREDHEIM STIAN, Uno-X Mobility m.t.
  19. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  20. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost en 3:45:07
  2. BRAET VITO, Lotto Intermarché +0:04
  3. AULAR ORLUIS, Movistar Team +0:06
  4. FRETIN MILAN, Cofidis +0:10
  5. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  6. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  7. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  8. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility m.t.
  9. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  10. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
  11. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  12. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  14. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  15. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  16. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  17. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  18. FREDHEIM STIAN, Uno-X Mobility m.t.
  19. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  20. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step m.t.

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Paul Seixas, le successeur annoncé de Tadej Pogačar

Deuxième des Strade Bianche derrière un Tadej Pogačar impérial, Paul Seixas (19 ans) a confirmé ce que les initiés chuchotaient depuis des mois : la France tient peut-être enfin le successeur de Bernard Hinault. Entre analyse d’un duel au sommet, progression fulgurante et projection sur le Tour de France 2026, décryptage d’un phénomène générationnel qui bouscule déjà la hiérarchie mondiale.

Lire aussi : La révélation Paul Seixas 2e des Strade Bianche

Paul Seixas, l’héritier annoncé : après les Strade Bianche, le prodige français est-il déjà prêt à défroncer le roi Pogačar ?

Il y a des courses qui consacrent les champions, et d’autres qui révèlent les héritiers. Ce samedi 7 mars 2026, sur les chemins blancs de Toscane, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) a écrit un peu plus sa légende en décrochant une quatrième victoire record sur les Strade Bianche. Mais l’histoire de cette classique italienne, c’est aussi celle de l’émergence d’un phénomène. Un gamin de 19 ans, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), a non seulement résisté à l’ogre slovène, mais a dominé les poursuivants pour s’offrir une deuxième place qui résonne comme un manifeste. Pour la première fois depuis des années, un coureur français a vraiment rivalisé, pendant 80 kilomètres, avec celui qui est considéré comme le plus grand talent de l’histoire du cyclisme.

En terminant sur la deuxième marche du podium à Sienne, Paul Seixas n’a pas simplement signé un résultat. Il a déclenché une onde de choc dans le petit monde du vélo. Les superlatifs pleuvent, des légendes comme Bernard Hinault sont convoquées, et le grand public, qui ne le connaissait pas il y a un mois, découvre un visage poupin mais des jambes de stentor. Alors, ce succès annoncé est-il une promesse de plus ou la naissance d’un nouveau monarque ? Plongeons dans l’analyse technique et prospective de ce phénomène.

Strade Bianche 2026 : le récit d’un duel intergénérationnel

Pour comprendre l’ampleur de la performance de Paul Seixas, il faut revenir sur le scénario de cette course devenue un classique incontournable. Sur les 203 kilomètres ponctués de secteurs de gravier blanc, la logique voulait qu’un seul homme écrase la concurrence. Mais la course a offert un suspense inattendu.

Paul Seixas, le seul à avoir vu les talons de Pogačar

Si le scénario de la victoire était écrit d’avance, celui de la deuxième place était une immense inconnue. Et c’est un Français de 19 ans, Paul Seixas, qui a créé la surprise. Vainqueur de l’Ardèche Classic une semaine plus tôt, le Lyonnais a confirmé sur la plus grande scène des classiques qu’il était bien plus qu’un simple espoir.

Paul Seixas, le « monstre » annoncé : analyse d’une progression fulgurante

Au-delà de l’exploit ponctuel, c’est la trajectoire de Paul Seixas qui interpelle les observateurs. En l’espace de quelques semaines, le coureur de Decathlon a changé de dimension, passant du statut de grand espoir à celui de leader capable de rivaliser avec l’élite mondiale.

Qui est vraiment Paul Seixas ? (Parcours, palmarès, style)

Né à Lyon il y a 19 ans, Paul Seixas est un pur produit de la nouvelle école cycliste française. Biberonné au Tour de France par son grand-père paternel, qui vit non loin de la mythique côte de Domancy, il a construit son talent sur une base technique solide acquise en cyclo-cross, ce qui lui confère une aisance en descente et une maîtrise du vélo dans les conditions difficiles que peu de purs grimpeurs possèdent.

Son palmarès chez les juniors parle pour lui : champion du monde du contre-la-montre en 2024 (7e sur route), il a également décroché le bronze aux championnats d’Europe. Un signe du destin. Passé professionnel il y a tout juste un an, il a immédiatement montré des aptitudes, mais c’est en février 2026 que l’explosion a eu lieu. Une première victoire d’étape et une deuxième place au général sur le Tour de l’Algarve derrière Juan Ayuso et et devant Joao Almeida, puis un raid solitaire de 40 kilomètres sur la Faun Ardèche Classic où il relègue Matteo Jorgenson à près de deux minutes. Sur ce même parcours, il égale le record de l’ascension de Saint-Romain-de-Lerps établi cinq mois plus tôt par… Pogačar.

Son style ? Un coureur complet. Capable de gagner un chrono (son titre mondial l’atteste), de grimper avec les meilleurs et de gérer un effort en solitaire sur un parcours usant. En parallèle, il poursuit des études à l’EM Lyon, dans un programme pour sportifs de haut niveau, gardant ainsi un équilibre rare à son âge.

Pourquoi les experts le comparent-ils déjà à Pogačar (et à Hinault) ?

La comparaison avec Pogačar est née de cette complétude technique et de cette précocité. Le Slovène avait 21 ans lors de sa première victoire sur le Tour. Seixas, à 19 ans, montre déjà une palette similaire : gagne au sprint, en solitaire, contre-la-montre…

La référence à Bernard Hinault, dernier vainqueur français du Tour en 1985, est plus lourde encore. Le parallèle avec le « Blaireau » repose sur ce caractère de gagneur, cette capacité à s’imposer sur tous les terrains et ce sang-froid qui force le respect des cadors. Là où Thibaut Pinot et Romain Bardet ont buté sur des limites physiques ou psychologiques, Seixas semble déjà armé pour le combat au plus haut niveau.

Question aux lecteurs : À 19 ans, Paul Seixas vient de signer le meilleur résultat français sur une classique WorldTour depuis des années. Pensez-vous qu’il peut viser la gagne sur un Monument comme Liège-Bastogne-Liège ou le Tour de Lombardie dès 2026 ?

L’écart avec le « patron » s’est-il vraiment réduit ?

Le chiffre est là : 1 minute d’écart sur la ligne d’arrivée à Sienne. Mais cette minute ne raconte pas toute l’histoire. L’analyse des données et des circonstances de course montre que le fossé entre Paul Seixas et Tadej Pogačar est bien moins large que celui qui sépare le Slovène du reste du peloton.

Sur le Monte Sante Marie, l’écart s’est creusé à cause d’un concours de circonstances défavorable. La « cassure » dans la descente et les deux incidents mécaniques de Tom Pidcock, qui ont forcé Seixas à un effort supplémentaire pour revenir dans la roue de Pogačar, ont été déterminants. Un effort qui l’a empêché, selon ses propres mots, de tenir cette fameuse roue jusqu’au sommet.

L’autre indicateur, c’est sa gestion mentale. Alors que Pogačar s’échappait, Seixas a gardé sa lucidité. Il a accepté sa défaite sur le moment pour préparer la suite, s’économisant en vue du sprint pour la deuxième place. C’est le comportement d’un coureur qui pense à long terme, pas d’un jeune qui veut brûler les étapes.

Et maintenant ? Calendrier, Tour de France et avenir

Fort de ce podium retentissant, la question qui brûle toutes les lèvres est désormais : quand verra-t-on Paul Seixas à l’assaut du Tour de France ?

Le programme 2026 de Paul Seixas (Tour du Pays Basque, les Ardennaises)

Le staff de Decathlon CMA CGM a construit un calendrier minutieusement pensé pour ne pas brusquer son prodige. Après les Strade Bianche, Paul Seixas va observer un mois de coupure pour recharger les batteries, avant de reprendre sur le Tour du Pays basque (6-11 avril). Il enchaînera ensuite avec les classiques ardennaises : la Flèche Wallonne (22 avril) et surtout Liège-Bastogne-Liège (26 avril), le Monument qui semble taillé pour ses qualités de puncheur-grimpeur. Ce sera un nouveau test grandeur nature face à Pogačar et Evenepoel, sur un terrain encore plus exigeant.

Sera-t-il au départ de la Grande Boucle à Barcelone ?

C’est le dossier brûlant. La décision ne sera prise qu’après les Ardennaises. Plusieurs éléments plaident pour une participation. D’abord, l’équipe a annoncé vouloir remporter le Tour d’ici 2030. Ensuite, le calendrier de Seixas ne prévoit ni Giro, ni Vuelta (incompatible avec les Mondiaux fin septembre). Une absence du Tour signifierait une deuxième saison sans Grand Tour. Enfin, l’opinion publique est déjà acquise. Qui ne voudrait pas le voir aligné dès cet été.

Cependant, la prudence est de mise. Son équipe, consciente de la pression médiatique immense qui accompagnerait ses débuts sur la Grande Boucle, pourrait opter pour une saison de plus en apprentissage, avec un programme centré sur les WorldTour d’une semaine et les classiques.

La Seixas-mania ne fait que commencer

Alors que la poussière des Strade Bianche retombe sur Sienne, une certitude émerge : le cyclisme français tient son héritier. Paul Seixas n’est pas seulement un espoir de plus, c’est un talent générationnel qui coche toutes les cases : physique, technique, mental et médiatique. Sa deuxième place derrière Tadej Pogačar, acquise au terme d’un scénario où il a dû surmonter les coups du sort et la tactique d’équipe, prouve qu’il a l’étoffe d’un futur champion.

Le chemin est encore long pour succéder à Bernard Hinault. Il lui faudra confirmer sur trois semaines, gérer la pression, et continuer à réduire cet infime écart qui le sépare du « patron ». Mais samedi, sur les collines toscanes, Paul Seixas a envoyé un message clair à l’ogre slovène : l’héritier est arrivé, et il compte bien ne pas se contenter de miettes. La Seixas-mania, portée par des performances toujours plus étincelantes, ne fait que commencer. Et elle promet d’écrire quelques-unes des plus belles pages du cyclisme français des prochaines décennies.

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Paris-Nice 2026 étape 1 : Achères / Carrières-sous-Poissy (8 mars)

Dimanche 8 mars, la 84e édition de la Course au Soleil s’élance des Yvelines. Si le parcours de 170,9 kilomètres entre Achères et Carrières-sous-Poissy affiche un profil plat sur le papier, le circuit final et l’implacable côte de Chanteloup-les-Vignes tendent un piège redoutable aux sprinteurs. Entre la rentrée de Jonas Vingegaard, l’ambition de Juan Ayuso et la soif de victoire des puncheurs français, cette ouverture promet des étincelles. Voici notre analyse complète de cette étape qui pourrait lancer les grandes manœuvres avec une semaine d’avance.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

L’heure des premières braises

Le peloton de la 84e édition de Paris-Nice s’élance d’Achères ce dimanche 8 mars à 12h50. Sur le papier, les 170,9 kilomètres qui mènent à Carrières-sous-Poissy portent l’étiquette « étape de plaine ». Mais sur la Course au Soleil, les apparences sont souvent trompeuses, et cette édition 2026 ne déroge pas à la règle. En l’absence des trois monstres sacrés que sont Tadej Pogačar, Remco Evenepoel et le double tenant du titre Matteo Jorgenson, une hiérarchie semble se dessiner. Pourtant, c’est bien dans cette relative incertitude que réside tout le sel de ce millésime.

Nous aurons le regard braqué sur le circuit final de Carrières-sous-Poissy. C’est là, sur les pentes de la côte de Chanteloup-les-Vignes, que les sprinteurs pourraient voir leur rêve de lever les bras s’effriter dans un coup de bordure ou une attaque sèche des leaders. Jonas Vingegaard (Team Visma – Lease a Bike) effectue sa rentrée. Juan Ayuso (Lidl Trek) veut marquer la course de son empreinte. Et derrière eux, une meute de puncheurs français affamés guette le moindre faux-pas.

Pourquoi le circuit final de Carrières-sous-Poissy est un piège pour les sprinteurs ?

Décortiquons les derniers kilomètres, car c’est là que tout va se jouer. Après avoir avalé les 150 premiers kilomètres ponctués par les difficultés de Gargenville (2,5 km à 4,8%) et de Vaux-sur-Seine, le peloton entrera dans le vif du sujet.

Le juge de paix : la côte de Chanteloup-les-Vignes

Les coureurs devront négocier deux tours d’un circuit local autour de Carrières-sous-Poissy. L’obstacle est le même à chaque tour : la côte de Chanteloup-les-Vignes. Avec ses 1,1 kilomètre à 8,3% de pente moyenne et un passage à 12%, ce n’est pas un col des Alpes, mais c’est un piège diabolique en ce début de saison.

Le premier passage pourrait servir à tester sa forme et ses adversaires et à durcir le tempo pour dégraisser le peloton. Mais c’est lors du second passage, dont le sommet est situé à seulement 10 kilomètres de la ligne d’arrivée, que la course peut basculer. Les pourcentages soutenus offrent une rampe de lancement idéale pour une attaque.

Le sprint intermédiaire : une carotte dangereuse

Autre détail stratégique qui a son importance : un sprint intermédiaire est placé sur la ligne d’arrivée, 16,6 kilomètres avant le vrai final. Ce n’est pas anodin. Conformément à l’article 13 du règlement, il offrira 6, 4 et 2 secondes de bonification aux trois premiers.

C’est un appât. On peut très bien imaginer un puncheur comme Juan Ayuso tenter de glaner ces secondes dès le premier passage. Cela obligerait les équipes de sprinteurs à roueler, usant ainsi leurs équipiers avant l’ascension fatidique. Une équipe comme Lidl-Trek pourrait-elle activer ce plan pour mettre son leader dans les meilleures dispositions ? La question est ouverte.

Qui sont les favoris pour le premier maillot jaune ?

Avec ce profil exigeant, le gagnant de cette première étape devra être plus qu’un simple rouleur. Il faudra de l’explosivité, de la vista et une équipe solide. Voici notre analyse des forces en présence, basée sur les données de début de saison.

Les patrons du général en embuscade

Pour ces coureurs, l’objectif est double : s’adjuger la première victoire et asseoir leur autorité psychologique.

⭐⭐⭐ Jonas Vingegaard (Team Visma – Lease a Bike) : Le Danois effectue sa rentrée. On ne l’attend pas forcément à 100%, mais la machine Visma est réglée pour gérer ce type d’étape. Si l’équipe décide de « faire les Guêpes » et d’imprimer un rythme infernal dans Chanteloup-les-Vignes, ils peuvent disloquer le peloton. Le scénario idéal pour Vingegaard serait d’arriver isolé avec un ou deux compères et de régler le sprint.

⭐⭐ Juan Ayuso (Lidl Trek) : L’Espagnol est peut-être le coureur le plus à l’aise sur ce profil. Puncheur au départ, il a les références pour gicler dans les 10 derniers kilomètres. Si Vingegaard attaque, Ayuso sera dans la roue du Danois. Et dans un sprint à deux, le jeune Espagnol pourrait prendre le dessus. Son début de saison canon en fait l’un des tout premiers favoris.

Daniel Martinez (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Le Colombien a le punch nécessaire. Si l’ascension est menée très vite, il peut faire des dégâts. Son rôle sera plus d’accompagner les meilleurs que de les devancer, mais il ne faut jamais le sous-estimer sur ce type d’effort court et intense.

Oscar Onley (INEOS Grenadiers) : Le Britannique est la grande révélation potentielle de ce Paris-Nice. Son profil de puncheur-grimpeur colle parfaitement à ce final. Il aura l’avantage de pouvoir jouer sa carte personnelle.

Les puncheurs et les flèches françaises

C’est le terrain de jeu favori des attaquants. Et la France a de sérieux atouts à faire valoir.

⭐⭐ Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Notre favori numéro un pour ce scénario. Le Normand a montré par le passé qu’il était capable de s’immiscer dans ce type de bagarres. Sa pointe de vitesse est redoutable sur un petit groupe. Il a le timing et l’intelligence de course pour surprendre les cadors dans un final nerveux. Son comportement et ses accessits sur le récent Tour d’Algarve parlent en sa faveur.

Dorian Godon (INEOS Grenadiers) : Le champion de France sur route, lui aussi est un habitué des fins de course animées. Dans un peloton réduit à 30-40 unités, sa puissance est un atout. Il pourrait profiter du travail de ses équipiers pour placer sa pointe.

Axel Zingle (Team Visma – Lease a Bike) : Depuis déjà une saison sous le maillot Visma, il pourrait être l’arme fatale si le peloton arrive groupé mais fatigué, ou si Vingegaard échoue à s’isoler. Zingle a le punch pour un sprint en petit comité.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Il est plus grimpeur, mais attention à son instinct offensif. Il pourrait tenter un coup à distance dans la descente qui suit la côte, pour créer la surprise.

Les sprinteurs en quête de survie

Ils devront passer un test d’endurance. Pour certains, l’objectif sera simplement de survivre à Chanteloup-les-Vignes.

Biniam Girmay (NSN Cycling Team) : Le ccoureur Erythréen a prouvé à maintes reprises qu’il pouvait passer les bosses. Son équipe aligne probablement le meilleur train du peloton. Si l’ascension est contrôlée et qu’ils peuvent le placer dans les meilleures conditions, il est le numéro un des purs sprinteurs pour ce final.

Luke Lamperti (Team Soudal Quick-Step) : Avec déjà 14 jours de courses dans les jambes, l’Américain est en feu en ce début de saison. Ses places sur le Tour de Provence et ses deux tops 10 lors du week-end d’ouverture belge (Omloop et Kuurne) montrent une forme étincelante. Sur ce type de parcours exigeant, sa puissance et sa hargne peuvent lui permettre de créer l’exploit.

Phil Bauhaus (Bahrain Victorious) : Parmi les autres sprinteurs, c’est celui qui a le plus de références sur ce genre de difficultés. Il faudra compter avec lui si l’allure n’est pas suicidaire dans la bosse.

1ère étape Paris-Nice 2026 : Les questions clés qui animeront la course

Pour alimenter le débat entre passionnés, voici les deux scénarios qui pourraient faire basculer cette première journée.

Question 1 : Visma va-t-elle jouer le « tout pour la gagne » dès le premier jour ?

On connaît la philosophie de l’équipe néerlandaise : quand on peut gagner, on gagne. Avec un Jonas Vingegaard en reprise, est-ce que l’état-major prendra le risque de tout brûler pour un succès d’étape et un premier maillot jaune qui pourrait peser sur les épaules du Danois toute la semaine ? Ou bien laisseront-ils filer une échappée pour contrôler et offrir l’étape à Axel Zingle dans un sprint plus massif ? La réponse conditionne tout le scénario.

Question 2 : Les Français peuvent-ils profiter de l’absence des trois « extraterrestres » pour frapper un grand coup ?

Avec Pogacar, Evenepoel et Jorgenson absents, la hiérarchie est plus ouverte. C’est le moment ou jamais pour Kévin Vauquelin, David Gaudu ou Dorian Godon de s’imposer face à des Vingegaard et Ayuso qui, s’ils sont les favoris, ne sont pas invincibles sur ce type d’étape. Une victoire française à Carrières-sous-Poissy lancerait idéalement la Course au Soleil.

[RÉCAP] Parcours, profil, horaires et diffusion TV de l’étape 1

Pour ne rien manquer de ce grand rendez-vous, voici toutes les informations pratiques.

Le parcours de l’étape :

Départ : Achères (Yvelines)

Arrivée : Carrières-sous-Poissy (Yvelines)

Distance : 170,9 kilomètres

Profil : Plat mais piégeux, avec un circuit final vallonné.

Difficulté principale : Côte de Chanteloup-les-Vignes (1,1 km à 8,3%), à franchir deux fois, dont le dernier sommet à 10 km de l’arrivée.

Horaires :

Départ réel : 12h50

Arrivée estimée : Entre 17h00 et 17h15

Diffusion TV :

France 3 : Direct à partir de 15h20 (final de l’étape).

Eurosport 2 & Eurosport MAX : Direct à partir de 15h20.

Tipik / RTBF Auvio : Direct à partir de 15h20 (pour nos amis belges).

Rendez-vous dimanche pour le coup d’envoi de cette 84e édition. Une chose est sûre : le vainqueur à Carrières-sous-Poissy portera un maillot jaune qui, cette année plus que jamais, pourrait être le prélude à une semaine de tous les possibles.

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Strade Bianche 2026 : Tadej Pogacar bat un record, la révélation Paul Seixas 2e

Il y a ceux qui regardent les Strade Bianche, et il y a Tadej Pogacar qui les réécrit. Ce samedi, le Slovène a décroché un quatrième sacre record sur les chemins blancs toscans, imitant son propre chef-d’œuvre de 2024 avec une chevauchée solitaire de 78 kilomètres. Pourtant, si « Pogi » a écrasé la course de sa puissance, c’est un gamin de 19 ans qui a volé la lumière. Le Français Paul Seixas, pour ses premiers pas sur la gravel, a non seulement résisté à l’ogre, mais a dominé le sprint des poursuivants pour s’offrir une deuxième place qui a tout d’un manifeste. Bienvenue dans l’histoire d’un duel des générations.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’ogre et le prodige : Pogacar écrit sa légende, Seixas lui vole la vedette sur les Strade Bianche 2026

Les Strade Bianche 2026 auront accouché d’une évidence et d’une révélation. L’évidence, c’est Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) levant les bras sur la Piazza del Campo de Sienne pour la quatrième fois de sa carrière. Le phénomène slovène a fait ce qu’il sait faire de mieux : transformer une Classique en démonstration de force en solitaire. Mais la course, programmée pour être un nouveau one-man-show, a offert un suspense inattendu grâce à un Français de 19 ans, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM). En résistant au rouleau compresseur UAE et en réglant Isaac Del Toro dans l’ultime rampe, Seixas a signé un exploit qui replace la France au cœur des débats sur les Classiques du futur. Voici le récit d’une journée où le roi a été couronné, mais où l’héritier a pointé le bout de son nez.

Comment Tadej Pogacar a-t-il construit son quatrième sacre record ?

D’aucuns diraient que c’est une routine. Mais pour Tadej Pogacar, chaque victoire aux Strade Bianche est une nouvelle pierre apportée à son mythe. En s’imposant pour la quatrième fois en six participations, le double champion du monde dépasse désormais seul Fabian Cancellara au palmarès de l’épreuve. Ce samedi, la partition a été parfaitement exécutée par l’orchestre UAE.

La stratégie UAE : le forcing du Monte Sante Marie comme terrain de jeu favori

Comme par le passé, la décision s’est jouée sur le secteur du Monte Sante Marie, le plus long de la journée (11,5 km). L’équipe émiratie, fidèle à son plan de bataille, a haussé le ton dès l’approche du secteur. Florian Vermeersch a durci le rythme, puis le Suisse Jan Christen a imprimé une accélération dévastatrice. Le peloton s’est disloqué, ne laissant aux avant-postes qu’un groupe d’une dizaine d’unités, dont Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike), Tom Pidcock (Pinarello Q36.5) et Romain Grégoire (Groupama-FDJ UNited).

C’est alors, à 78 kilomètres de l’arrivée, que le numéro est venu. Pogacar a placé une attaque brutale, celle que personne ne peut suivre. « J’ai vu que l’équipe avait fait un travail incroyable pour durcir la course, et je me suis dit que c’était le moment ou jamais« , a sobrement commenté le principal intéressé après la course. Un instant, Paul Seixas a tenté de recoller, donnant l’illusion d’un duel, mais le Slovène en a remis une couche pour faire sauter le jeune Français de sa roue.

« Hulk » et le compteur : les secrets d’un rouleau compresseur

Au cœur de ce numéro, une image a marqué les téléspectateurs : celle de Pogacar, le regard fixé sur son compteur, avec un autocollant « Hulk » sur sa potence. Un détail qui en dit long sur la méthode du cannibale moderne. Loin de l’image du fou furieux, le Slovène a géré son effort avec une précision chirurgicale. Son avance n’a jamais dépassé les 2 minutes, signe d’une parfaite gestion de l’effort et d’une science de la course qui confine à la perfection. Une leçon de gestion qui a transformé une course de 203 km en un long exercice de power-mètre.

La révélation Paul Seixas : le prodige français a-t-il déjà rejoint l’élite ?

Si le scénario de la victoire était prévisible, celui de la deuxième place était une immense inconnue. Et c’est un Français de 19 ans, Paul Seixas, qui a créé la surprise. Vainqueur de l’Ardèche Classic une semaine plus tôt, le jeune Lyonnais a confirmé sur la plus grande scène des classiques qu’il était bien plus qu’un espoir.

Le mano a mano perdu avec Pogacar… et la leçon apprise

Le moment clé pour Seixas fut son bref rapproché sur Pogacar dans le Monte Sante Marie. « Il répond présent face aux attentes. Ce gamin va devenir un monstre sur le vélo » a prévenu le Slovène après l’arrivée, impressionné par la résistance du Français. Pendant quelques hectomètres, Seixas a cru pouvoir inverser le script, avant de comprendre la différence de niveau. Mais plutôt que de sombrer, il a géré son effort. C’est là que le jeune coureur a montré une maturité déconcertante : il a accepté de perdre du temps pour mieux revenir. Il a laissé filer Pogacar, a été repris par le groupe de chasse, et a repensé sa course.

Le final de haut vol : comment Seixas a dominé Del Toro dans la Via Santa Caterina

La véritable démonstration de force de Seixas est intervenue dans le final. Alors que le groupe des poursuivants s’était reformé, le Français a placé une attaque tranchante dans le secteur du Colle Pinzuto, celui-là même qui porte désormais le nom de Pogacar. Seul Isaac Del Toro, coéquipier du leader et deuxième couteau d’UAE, a pu sauter dans sa roue.

S’en est suivi un mano a mano tactique de 18 kilomètres. Del Toro, logiquement, a refusé de prendre des relais pour préserver les chances de son leader. Seixas a alors assumé l’essentiel du travail, conscient que sa place sur le podium dépendait de sa capacité à distancer le Mexicain. Il a attendu l’ultime difficulté, la terrible Via Santa Caterina, pour porter l’estocade. Dans les pourcentages à plus de 16%, Seixas a placé une accélération que Del Toro n’a pu suivre, franchissant la ligne avec une minute de retard sur Pogacar, mais avec la fierté d’un vainqueur.

Question aux lecteurs : À 19 ans, Paul Seixas vient de signer le meilleur résultat français sur une classique WorldTour depuis des années. Pensez-vous qu’il peut viser la gagne sur un Monument dès 2026 ou 2027 ?

Strade Bianche 2026 : un podium pour l’histoire

Avec Tadej Pogacar (27 ans), Paul Seixas (19 ans) et Isaac Del Toro (22 ans), le podium de cette édition 2026 est le plus jeune de l’histoire de la classique italienne. Il efface des tablettes celui de 2018 (Benoot, Bardet, Van Aert) qui affichait une moyenne de 24 ans. Un symbole fort pour l’avenir du cyclisme.

Derrière, Romain Grégoire (Groupama-FDJ UNited) confirme son excellent printemps en prenant une solide 4e place, réglant au sprint un petit groupe comprenant Gianni Vermeersch et Jan Christen (UAE), tandis que Tom Pidcock, victime de deux sauts de chaîne dans des moments cruciaux, doit se contenter de la 7e place. Wout van Aert, en retrait, complète le top 10.

Classement complet des Strade Bianche 2026

  1. POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG les 203 km en 4:45:15 (42,7 km/h)
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +1:00
  3. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +1:09
  4. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +2:04
  5. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  6. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +2:07
  7. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:14
  8. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +2:20
  9. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +3:46
  10. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  11. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  12. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +3:52
  13. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost +4:10
  14. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +5:01
  15. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +5:21
  16. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +6:57
  17. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +6:59
  18. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +7:01
  19. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step +7:02
  20. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +7:05
  21. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +8:39
  22. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets +9:29
  23. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +9:32
  24. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious +9:39
  25. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:49
  26. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech m.t.
  27. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +9:55
  28. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
  29. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  30. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  31. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
  32. SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek m.t.
  33. MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious m.t.
  34. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team +10:01
  35. DVERSNES FREDRIK LAVIK, Uno-X Mobility +10:03
  36. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
  37. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  38. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  39. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost m.t.
  40. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  41. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
  42. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  43. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
  44. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
  45. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  46. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  47. LOOCKX LANDER, Unibet Rose Rockets m.t.
  48. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +10:11
  49. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United +10:15
  50. BUSATTO FRANCESCO, Alpecin-Premier Tech +10:17
  51. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +10:28
  52. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  53. HAIG JACK, INEOS Grenadiers m.t.
  54. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  55. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  56. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost m.t.
  57. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United m.t.
  58. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  59. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team +10:50
  60. KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike +10:53
  61. ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team +11:18
  62. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +11:22
  63. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek +12:02
  64. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +12:28
  65. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +12:35
  66. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort +12:42
  67. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost +12:50
  68. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +12:52
  69. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +12:56
  70. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
  71. MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  72. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta m.t.
  73. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +13:00
  74. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla +13:30
  75. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +14:17
  76. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech +14:42
  77. CATTANEO MATTIA, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  78. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  79. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +14:44
  80. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  81. KONRAD PATRICK, Lidl – Trek +14:54
  82. CÔTÉ PIER-ANDRÉ, NSN Cycling Team +16:13
  83. REINDERINK PEPIJN, Red Bull – BORA – hansgrohe +16:38
  84. HERZOG EMIL, Soudal Quick-Step +19:44
  85. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +19:59
  86. THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +21:14
  87. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  88. DINA MÁRTON, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  89. BUDZIŃSKI MARCIN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  90. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek m.t.
  91. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  92. MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  93. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta m.t.
  94. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  95. NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.
  96. SCHULTZ NICK, NSN Cycling Team m.t.
  97. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  98. ZWIEHOFF BEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  99. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  100. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  101. SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
  102. BENITO ADRIÁN, Team Polti VisitMalta m.t.
  103. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team m.t.
  104. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
  105. SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers m.t.
  106. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  107. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility m.t.
  108. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL m.t.
  109. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  110. MARTINELLI ALESSIO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  111. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets m.t.
  112. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers m.t.
  113. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali +22:01
  114. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +22:23
  115. SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step m.t.
  116. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +22:26
  117. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +22:46

117 coureurs classés sur 175 partants.

Vidéo : Les images fortes de la chevauchée de Pogacar et de l’exploit de Seixas

Le règne de Pogacar se poursuit, mais la relève a un nom

Alors que Tadej Pogacar ajoute une ligne à son incroyable palmarès et se tourne désormais vers Milan-SanRemo et Paris-Roubaix, les Strade Bianche 2026 resteront comme l’édition de la confirmation pour le prodige français. Paul Seixas n’a pas seulement pris une place, il a pris date. Il a prouvé qu’il était capable de rivaliser avec les meilleurs, sur un terrain qui n’est même pas le sien. Dans un cyclisme souvent dominé par un seul homme, l’émergence d’un jeune talent capable de lui tenir tête, ne serait-ce qu’un temps, est une bouffée d’air frais. La Toscane a consacré son roi, mais elle a peut-être aussi vu passer son successeur.

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Strade Bianche Femmes 2026 : La victoire surprise d’Elise Chabbey au terme d’un scénario fou

Elles étaient trois au sommet de la Via Santa Caterina, mais c’est finalement une huitaine de guerrières qui s’est joué la gagne sur les pavés de Sienne. Dans le rôle de la surprise ? Elise Chabbey. La Suissesse de 32 ans a transformé un plan de course voué à Demi Vollering en un succès personnel historique, au bout d’une édition 2026 des Strade Bianche Donne où le destin s’est amusé à piéger les favorites les unes après les autres. Plongée au cœur d’un chaos magnifique.

Lire aussi : Strade Bianche 2026 : Tadej Pogacar bat un record, la révélation Paul Seixas 2e

Elise Chabbey, l’éclair suisse dans le chaos toscan : « Je voulais abandonner »

L’image est aussi paradoxale que la course qu’elle conclut. Sur la Piazza del Campo, Elise Chabbey (FDJ United-Suez) lève les bras, le visage marqué par l’incrédulité. À ses côtés, sur la deuxième marche du podium, Katarzyna Niewiadoma (CANYON//SRAM zondacrypto) affiche ce sourire crispé que ses quatre deuxièmes places sur cette Classique ont rendu tristement célèbre. À la troisième place, Franziska Koch (FDJ United-Suez) semble presque plus étonnée que sa coéquipière. Cette photographie du podium des Strade Bianche 2026 résume à elle seule l’esprit de cette 12e édition : un scénario de folie où l’ordre établi a volé en éclats sur les strade bianche toscans. Ce samedi 7 mars, ce n’est pas la plus forte sur le papier qui l’a emporté, mais la plus maligne, la plus opportuniste, et surtout, la plus résistante dans un final à huit qui restera dans les annales.

Comment Chabbey a-t-elle fait basculer un plan de course taillé pour Vollering ?

Pour comprendre l’exploit d’Elise Chabbey, il faut d’abord saisir le piège dans lequel est tombée sa leader, Demi Vollering. Vainqueure en 2023 et 2025, la Néerlandaise de FDJ United-Suez était l’archi-favorite. L’équipe tricolore, consciente de sa force, a pris les commandes du peloton dès les premiers kilomètres de gravier. « C’était un plan écrit à l’avance » analyse notre rédaction. « Kraak et Curinier ont imposé un rythme infernal sur le San Martino in Grania pour faire le ménage. »

Le double coup du sort qui a éliminé les favorites

Mais sur les Strade Bianche, le destin a toujours le dernier mot. Le premier acte du drame s’est joué sur les pentes du Le Tolfe, à une trentaine de kilomètres du but.

Le chaos mécanique : Alors qu’Elisa Longo Borghini (UAE Team ADQ) lance une offensive dévastatrice, Pauline Ferrand-Prévot (Visma-Lease a Bike), pour sa course de reprise, est victime d’une chaîne bloquée. La championne du monde 2025 perd un temps précieux. Dans la même ascension, Demi Vollering crève. Le plan de FDJ commence à s’effriter.

L’erreur d’aiguillage fatale : Le coup de grâce survient 10 kilomètres plus loin. Le groupe de poursuite, où œuvrent Vollering, Lotte Kopecky (SD Worx-Protime) et Anna van der Breggen, revient fort sur la tête. Mais une moto ouvreuse les induit en erreur. Le groupe tout entier s’engage sur un chemin hors parcours. « En une fraction de seconde, l’écart passe d’une minute à près de trois minutes » soulignent les données chronométriques. Un scénario cauchemardesque qui les enterre définitivement. Pendant ce temps, devant, la course s’organise sans elles. Le final à huit : une explication de tous les dangers.

Le spectacle peut commencer. « Huit coureuses, c’est un numéro rare sur un final des Strade » s’enthousiasment les commentateurs italiens. « Cela promet un duel de nerfs. »

Classement complet Strade Bianche Femmes 2026

  1. CHABBEY ELISE, FDJ United – SUEZ les 133 km en 3:35:42 (37 km/h)
  2. NIEWIADOMA KASIA, CANYON//SRAM zondacrypto m.t.
  3. KOCH FRANZISKA, FDJ United – SUEZ m.t.
  4. LONGO BORGHINI ELISA, UAE Team ADQ +0:03
  5. VALLIERES MAGDELEINE, EF Education-Oatly +0:06
  6. PIETERSE PUCK, Fenix-Premier Tech +0:16
  7. VOS MARIANNE, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  8. TRINCA COLONEL MONICA, Liv AlUla Jayco +0:37
  9. VAN ANROOIJ SHIRIN, Lidl – Trek +1:21
  10. FISHER-BLACK NIAMH, Lidl – Trek +1:47
  11. RÜEGG NOEMI, EF Education-Oatly +2:29
  12. WŁODARCZYK DOMINIKA, UAE Team ADQ +3:07
  13. LIPPERT LIANE, Movistar Team +3:28
  14. OTTESTAD MIE BJØRNDAL, Uno-X Mobility +3:50
  15. HAUGSET SIGRID YTTERHUS, Uno-X Mobility +5:44
  16. PERKINS FLORA, Fenix-Premier Tech +5:57
  17. KERBAOL CÉDRINE, EF Education-Oatly +6:02
  18. VAN DER BREGGEN ANNA, Team SD Worx – Protime +6:15
  19. BLASI PAULA, UAE Team ADQ m.t.
  20. VOLLERING DEMI, FDJ United – SUEZ m.t.
  21. GHEKIERE JUSTINE, AG Insurance – Soudal Team m.t.
  22. (LE COURT) PIENAAR KIMBERLEY, AG Insurance – Soudal Team m.t.
  23. MARKUS RIEJANNE, Lidl – Trek +6:18
  24. CIABOCCO ELEONORA, Team Picnic PostNL +6:21
  25. DE VRIES FEMKE, Team Visma | Lease a Bike +6:25
  26. LUDWIG CECILIE UTTRUP, CANYON//SRAM zondacrypto +6:28
  27. LATIMIER CLÉMENCE, Ma Petite Entreprise m.t.
  28. PERSICO SILVIA, UAE Team ADQ +6:37
  29. FERRAND-PRÉVOT PAULINE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  30. KOPECKY LOTTE, Team SD Worx – Protime +7:06
  31. BRAND LUCINDA, Lidl – Trek +9:58
  32. VINKE NIENKE, Team SD Worx – Protime m.t.
  33. GARCÍA MAVI, UAE Team ADQ m.t.
  34. COUZENS MILLIE, Fenix-Premier Tech +10:01
  35. CURINIER LÉA, FDJ United – SUEZ +12:56
  36. VAN DAM SARAH, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  37. KRAAK AMBER, FDJ United – SUEZ +13:01
  38. NELSON JOSIE, Team Picnic PostNL +13:10
  39. ŽIGART URŠKA, AG Insurance – Soudal Team +14:10
  40. COSTON MORGANE, Ma Petite Entreprise +14:49
  41. WYLLIE ELLA, Liv AlUla Jayco +14:54
  42. JACKSON ALISON, St Michel – Preference Home – Auber93 +14:58
  43. MOLENAAR LAURA, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  44. BARALE FRANCESCA, Movistar Team +15:03
  45. SIERRA ARLENIS, Movistar Team m.t.
  46. MARTÍN SARA, Movistar Team m.t.
  47. DE SCHEPPER LORE, AG Insurance – Soudal Team +15:06
  48. VON BERSWORDT SOPHIE, VolkerWessels Cycling Team +15:13
  49. HÄBERLIN STEFFI, Team SD Worx – Protime +15:46
  50. MAGNALDI ERICA, UAE Team ADQ m.t.
  51. VANPACHTENBEKE MARGOT, Lidl – Trek +15:49
  52. BERTON NINA, EF Education-Oatly +15:54
  53. KINGMA MAYA, Aromitalia Vaiano +15:58
  54. TRUYEN MARTHE, Fenix-Premier Tech +15:59
  55. BREDEWOLD MISCHA, Team SD Worx – Protime m.t.
  56. SCHWEINBERGER CHRISTINA, Fenix-Premier Tech m.t.
  57. BRADBURY NEVE, CANYON//SRAM zondacrypto +16:09
  58. ROSEMAN-GANNON RUBY, Liv AlUla Jayco +16:11
  59. BORGHESI LETIZIA, AG Insurance – Soudal Team +16:18
  60. ANDERSSON CAROLINE, Liv AlUla Jayco m.t.
  61. BENITO MIREIA, AG Insurance – Soudal Team m.t.
  62. MASETTI GAIA, Team Picnic PostNL +16:33
  63. REGHINI CHIARA, Top Girls Fassa Bortolo m.t.
  64. MIERMONT DILYXINE, Team Picnic PostNL m.t.
  65. FRANZ HEIDI, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  66. GÅSKJENN INGVILD, Uno-X Mobility m.t.
  67. DE KEERSMAEKER AUDREY, Team Picnic PostNL m.t.
  68. PEPERKAMP ESMÉE, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  69. ABGRALL NOÉMIE, Ma Petite Entreprise +16:42
  70. KNIJNENBURG ANNE, VolkerWessels Cycling Team +16:55

70 coureuses classées sur 126 partantes.

Vidéo : Les 300 derniers mètres d’anthologie sur la Via Santa Caterina

Revivez les images exceptionnelles du sprint d’Elise Chabbey sur la Piazza del Campo.

Le récit pas à pas d’un sprint d’orfèvre

L’ultime difficulté, la Via Santa Caterina, avec ses 16% de pente, agit comme un entonnoir. Dans ce qui ne devait être qu’une formalité pour l’équipe FDJ, Chabbey va renverser la table.

Le coup de massue de « Marianne Vos » : La légende néerlandaise, première à céder sous l’effort, démontre la dureté de l’ascension.

Le duo infernal : En haut du mur, Elisa Longo Borghini et Kasia Niewiadoma passent à l’offensive. Elles semblent se détacher pour la gagne.

Le retour de l’ombre : Mais Chabbey, qui a puisé dans ses réserves, recolle avec une facilité déconcertante, suivie par sa coéquipière Koch. « Plusieurs fois, je me suis retrouvée à la limite de craquer et je me suis dit ‘c’est foutu’, mais j’ai réussi à chaque fois à me relancer » avouera-t-elle après l’arrivée.

Le placement gagnant : Dans les ruelles sinueuses, le placement est roi. À 250 mètres de la ligne, Chabbey exploite parfaitement la sortie d’un virage pour lancer son effort. Niewiadoma, piégée à l’intérieur, ne peut que s’accrocher sans pouvoir dépasser.

Le doublé FDJ : Derrière, Franziska Koch gère parfaitement son final pour devancer Longo Borghini et offrir un doublé (victoire + 3e place) inespéré à FDJ United-Suez.

Le résultats du chaos : Quels enseignements pour la suite ?

Si le nom d’Elise Chabbey restera gravé sur le trophée, ce classement des Strade Bianche 2026 est un concentré d’enseignements pour la saison à venir.

Elise Chabbey (FDJ United-Suez) : La Suissesse signe à 32 ans la plus belle victoire de sa carrière. Après son maillot à pois sur le Tour 2025, elle prouve qu’elle n’est pas qu’une équipière de luxe. « C’est l’une de mes courses préférées » a-t-elle confié, les larmes aux yeux.

Katarzyna Niewiadoma (CANYON//SRAM zondacrypto) : La régularité est son nom. Quatrième podium sans victoire sur cette classique. Une malédiction commence à peser. Question à nos lecteurs : Selon vous, que manque-t-il à Kasia Niewiadoma pour enfin lever les bras sur les Strade Bianche ?

Elisa Longo Borghini (UAE Team ADQ) : Quatrième. Elle a tout tenté, attaquant à chaque passage dans les secteurs. Sa débauche d’énergie l’a peut-être privée du sprint final. Selon nos données et statistiques, elle a produit les pics de puissance les plus élevés dans Le Tolfe.

Demi Vollering (FDJ United-Suez) et Lotte Kopecky (SD Worx-Protime) : Les grandes perdantes du jour, victimes d’un scénario qu’elles n’ont pas maîtrisé. Leur duel annoncé n’a pas eu lieu.

Un succès qui réécrit l’histoire de FDJ

Au-delà de la performance individuelle, cette Strade Bianche 2026 est un triomphe collectif pour FDJ United-Suez. Un an après le sacre de Vollering, l’équipe prouve sa densité exceptionnelle en plaçant deux coureuses sur le podium. La démonstration de force est totale, malgré la défaillance mécanique de sa leader. « Normalement, ça aurait dû être pour Demi, mais aujourd’hui, c’est pour moi, et je pense qu’elle est aussi heureuse que moi quand elle gagne » a conclu Chabbey, résumant l’esprit d’une équipe qui a transformé un chaos annoncé en un jour de gloire historique sur les terres de Sienne. Le peloton est prévenu : la formation française a plus d’une corde à son arc, ou plutôt, plus d’une roue avant à placer sur le pavé.

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Strade Bianche 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV du samedi 7 mars

Ce samedi 7 mars, la Toscane n’accueille pas seulement une course, mais un symbole. Pour sa vingtième édition, les Strade Bianche ont choisi de faire machine arrière : moins de kilomètres, moins de gravier, mais un suspense relancé. Entre un Tadej Pogačar en quête de record absolu et la pépite Paul Seixas qui veut déjà bousculer la hiérarchie, voici pourquoi cette édition 2026 pourrait entrer dans la légende… ou consacrer un nouvel ordre établi.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

20e anniversaire sous haute tension : Pogačar, Seixas et le pari d’un parcours allégé pour un choc des générations

Le crissement des pneus sur le « sterrato », ce gravier blanc qui colle à la peau et à la mémoire, va de nouveau résonner dans les Crete Senesi. Ce samedi 7 mars, Sienne est le théâtre de la 20e édition des Strade Bianche. Une édition anniversaire qui, comme souvent en Toscane, porte en elle une part de romantisme et une dose de révolution silencieuse.

Car si le cyclisme moderne adule ses monuments immuables, RCS Sport, l’organisateur, a pris un pari audacieux pour cette édition 2026 : celui de la raison. Après deux ans à allonger la distance pour tutoyer le statut de sixième Monument, le parcours 2026 fait machine arrière. Moins long, moins usant, mais potentiellement plus explosif. Un choix calibré pour relancer le spectacle face à un rouleau compresseur nommé Tadej Pogačar ? Ou un simple réalignement technique pour préserver l’âme des chemins toscans ?

Découvrez notre analyse complète du parcours, la startlist des engagés, la hiérarchie des favoris et tous les détails pour suivre cette 20e édition en direct.

Pourquoi le parcours 2026 des Strade Bianche a-t-il été modifié ?

L’avez-vous remarqué ? Depuis deux ans, les Strade Bianche avaient pris du galon, franchissant le cap symbolique des 200 kilomètres pour légitimer leur statut naissant de « sixième Monument ». Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le problème ? Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) a continué de triompher, transformant ces éditions « long-courriers » en démonstrations solitaires de génie.

Pour 2026, les organisateurs ont donc choisi de retoucher le chef-d’œuvre, non pas pour le dénaturer, mais pour tenter de rouvrir les possibles. Fini les 215 kilomètres de 2025. Place à un parcours de 203 kilomètres, perdant au passage 14 km et deux secteurs de gravier jugés peut-être trop « remplissants » : La Piana (6,4 km) et Serravalle (9,3 km) ont été supprimés.

Une course plus courte pour un final plus nerveux ?

L’objectif de RCS Sport est double. D’une part, préserver le clou du spectacle. En raccourcissant l’apéritif, on met en lumière les morceaux de bravoure historiques, ceux qui font la légende de l’épreuve. D’autre part, éviter l’usure prématurée. Moins de kilomètres de gravier en début de course, c’est potentiellement plus de jambes pour les attaques tardives, et donc un scénario moins verrouillé par les grosses armadas. Au total, ce sont 64 kilomètres de « sterrati » qui attendent les coureurs, répartis sur 14 secteurs. Un menu toujours copieux, mais peut-être plus digestible pour les outsiders.

Quels sont les secteurs clés du parcours 2026 ?

Si le menu s’allège un peu, les plats de résistance, eux, restent inchangés. La carte des « sterrati » de cette 20e édition est un concentré d’histoire et de pièges.

Le Monte Sante Marie (secteur n°7) : le juge de paix maintenu

C’est le passage obligé de toute analyse des Strade Bianche. Long de 11,5 kilomètres, classé 5 étoiles, il reste le secteur le plus redouté. Situé à environ 75 km de l’arrivée, c’est ici, sur ces pentes de gravier, que Tadej Pogačar a porté l’estocade ces deux dernières années. Selon nos données, le secteur compte 1,2% de moyenne, mais avec des ressauts bien plus violents, notamment dans la montée vers le hameau de Torre del Castello. C’est le timing parfait pour une attaque loin du but. La question que tout le monde se pose : sans les kilomètres supplémentaires en début de course, le Slovène aura-t-il la même envie d’attaquer aussi tôt ?

Le circuit final : Colle Pinzuto et Le Tolfe en double ration

C’est la bonne nouvelle pour les puristes : la boucle finale – ajoutée en 2024, est conservée. Elle offre une fin de course nerveuse et spectaculaire.

Colle Pinzuto (secteurs n°9 et n°13) : 2,4 km à 3,8 % de moyenne, mais attention, le pied est très pentu avec des rampes à 15 %. Les coureurs le passeront deux fois, à 53 et 17 kilomètres de l’arrivée. C’est un secteur qui, par sa puissance, peut créer des écarts définitifs.

Le Tolfe (secteurs n°10 et n°14) : 1,1 km en forme de cuvette. On l’aborde vite après une descente, avant de taper dans le mur : 400 mètres à 11,6 % avec un pic à 18 %. Le deuxième passage a lieu à seulement 12 kilomètres de l’arrivée. C’est souvent le dernier tremplin pour un solo ou le point de rupture du groupe de poursuivants.

Strada del Castagno (n°12) et Montechiaro (n°13) : Ces deux secteurs, ajoutés récemment, alternent passages gravillonneux et bitumés. Ils servent de liaison piégeuse entre le premier passage du Tolfe et le retour vers Colle Pinzuto, empêchant toute récupération.

La Via Santa Caterina, l’ultime mur vers la gloire

Même si un coureur arrive seul, la montée finale vers la Piazza del Campo reste un juge de paix impitoyable. La Via Santa Caterina, ce sont 500 mètres à 12,5 % (max 16 %) dans les ruelles pavées de Sienne. C’est un concentré d’histoire du cyclisme. Le franchissement de la Porta di Fontebranda, à 900 mètres de l’arrivée, marque l’entrée dans l’arène finale. Une dernière opportunité de déborder un adversaire ou de résister au retour d’un poursuivant.

Strade Bianche 2026 : La liste complète des 14 secteurs de gravier

Pour vous aider à suivre la course, voici la liste complète des « sterrati » dans l’ordre, avec leur difficulté relative (le nombre de + indiquant la sévérité, selon la légende officieuse de RCS) :

Vidritta (+, 2,4 km) – Km 10
Bagnaia (+++, 3,5 km) – Km 16,5
Radi (++, 4,4 km) – Km 26,1
Bis – Cantiere T.Stile (+, 0,4 km) – Km 40,6
Lucignano d’Asso (++++, 11,9 km) – Km 64,9
Pieve a Salti (++++, 8,0 km) – Km 85,3
San Martino in Grania (+++++, 9,4 km) – Km 100,3
Monte Sante Marie (+++++, 11,5 km) – Km 119,1
Monteaperti (++, 0,6 km) – Km 148,4
Colle Pinzuto (++++, 2,4 km) – Km 153,8
Le Tolfe (++++, 1,1 km) – Km 160
Strada del Castagno (++, 0,7 km) – Km 163,9
Montechiaro (++, 3,3 km) – Km 180,1
Colle Pinzuto (++++, 2,4 km) – Km 185,9
Le Tolfe (++++, 1,1 km) – Km 190,8

Favoris Strade Bianche 2026 : Pogačar face à la nouvelle génération

Le débat est ouvert : ce parcours plus court et moins usant dans sa première partie devrait-il permettre à plus de coureurs d’arriver avec des chances fraîches dans le final ? Cela favorise les attaques tardives et les coureurs explosifs. Mais en pratique, cela pourrait aussi signifier que Pogačar arrive avec un matelas d’énergie supplémentaire pour durcir encore plus le Monte Sante Marie. Analyse des forces en présence.

⭐⭐⭐⭐⭐ Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) – Le recordman en puissance

Inutile de tourner autour du pot : si Tadej Pogačar veut une quatrième victoire, rien ni personne ne semble pouvoir l’en empêcher. Le Slovène, champion du monde en titre, effectue sa rentrée et partage pour l’instant le record de trois succès avec Fabian Cancellara (2008, 2012, 2016). Une victoire samedi ferait de lui l’unique recordman de l’épreuve.

Son mode opératoire est rodé : une attaque imparable sur le Monte Sante Marie ou ses terrains de chasse favoris. L’an dernier, malgré une chute spectaculaire, il avait su revenir et lâcher Tom Pidcock. Sa forme, bien que ce soit sa première course, n’est jamais un mystère. La seule question est de savoir s’il voudra gagner en solitaire ou s’il jouera le rôle de grand seigneur pour un coéquipier.

⭐⭐⭐⭐ Les principaux opposants

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling) : Le Britannique est l’irréductible Gaulois de cette histoire. Vainqueur en 2023, deuxième l’an dernier, il est le seul à avoir tenu tête à Pogačar sur la durée. Sa technique de descente et son tempérament de battant en font l’ennemi public numéro un. S’il peut devancer le Slovène dans un secteur technique, une voie vers la victoire pourrait s’ouvrir. Ses bons résultats de début de saison, réalisés en Espagne et ponctués d’une victoire d’étape, parlent pour lui.

Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : À 19 ans, le phénomène français est l’objet de toutes les attentions. Surnommé « l’élu » désormais, il a impressionné sur la Faun Ardèche Classic en imitant le style Pogačar. Ses débuts sur les « sterrati » sont très attendus. Comme le dit un dicton cycliste, les talents précoces confirment-ils toujours sur ce terrain exigeant ? Réponse ce samedi.

Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG) : Le Mexicain est peut-être le seul homme capable d’empêcher Pogačar de gagner… au sein de sa propre équipe. Vainqueur de l’UAE Tour, excellent sur le gravier (2e d’une étape du Giro sur ce terrain), il a le profil idéal. Si Pogačar décide de jouer collectif, « Torito » est le premier bénéficiaire.

⭐⭐⭐ Les outsiders de luxe

Wout van Aert (Team Visma-Lease a Bike) : De retour à Sienne pour la première fois depuis 2021, le Belge veut ajouter une deuxième ligne à son palmarès (après sa victoire de 2020). Ses qualités techniques et sa puissance sont indéniables. Malheureusement, sa préparation a été perturbée par une blessure et une maladie. Sera-t-il à 100% pour contester la suprématie de Pogačar ?

Matteo Jorgenson (Team Visma-Lease a Bike) : Le vainqueur de Paris-Nice sera un atout de poids pour Visma. Capable de performances en haute montagne, son punch sur ce genre de parcours peut lui permettre de viser le podium. L’Américain sort de deux accessits sur le week-end Drôme Ardèche (4e et 2e).

Ben Healy (EF Education-EasyPost) : Quatrième l’an dernier, l’Irlandais est un chasseur d’échappées né. Son style offensif et sa puissance de rouleur en font un candidat sérieux pour anticiper la course et créer la surprise.

La startlist des Strade Bianche 2026 : du lourd pour un plateau d’exception

Avec 25 équipes de 7 coureurs, soit 175 engagés, le plateau est à la hauteur de l’événement. Outre les cinq grands noms cités, on suivra avec attention les performances de Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling), vainqueur 2019, Pello Bilbao (Bahrain Victorious), toujours placé, Quinn Simmons (Lidl-Trek) le champion des Etats-Unis, très à l’aise sur le gravier, ou encore le prometteur Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) récent vainqueur de la Faun Drôme Classic.

UAE Team Emirates XRG : POGAČAR Tadej, DEL TORO Isaac, CHRISTEN Jan, VERMEERSCH Florian, etc.
Pinarello Q36.5 Pro Cycling : PIDCOCK Tom
Decathlon CMA CGM : SEIXAS Paul, LAPEIRA Paul
Team Visma-Lease a Bike : VAN AERT Wout, JORGENSON Matteo
EF Education-EasyPost : HEALY Ben, CARAPAZ Richard
Lidl-Trek : SIMMONS Quinn, PHILIPSEN Albert Withen (19 ans)
Bahrain Victorious : BILBAO Pello, MOHORIČ Matej
Red Bull-BORA-hansgrohe : PELLIZZARI Giulio, VERMEERSCH Gianni

Qui sont les coureurs engagés participants aux Strade Bianche 2026 ?

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, POGAČAR, Tadej
2, CHRISTEN, Jan
3, DEL TORO, Isaac
4, GROßSCHARTNER, Felix
5, NOVAK, Domen
6, VERMAERKE, Kevin
7, VERMEERSCH, Florian

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, DEL GROSSO, Tibor
12, BUSATTO, Francesco
13, DOCKX, Aaron
14, GLIVAR, Gal
15, GOGL, Michael
16, PLANCKAERT, Edward
17, VERSTRYNGE, Emiel

Bahrain – Victorious (WT) ✅
21, MOHORIČ, Matej
22, BILBAO, Pello
23, MIHOLJEVIĆ, Fran
24, MIQUEL, Pau
25, EULÁLIO, Afonso
26, VALTER, Attila
27, ZAMBANINI, Edoardo

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
31, MAGLI, Filippo
32, MARCELLUSI, Martin
33, MARTINELLI, Alessio
34, PALETTI, Luca
35, STENICO, Mattia
36, TOLIO, Alex
37, TURCONI, Filippo

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, SEIXAS, Paul
42, GAUTHERAT, Pierre
43, ISIDORE, Noa
44, L’HOTE, Antoine
45, LABROSSE, Jordan
46, LAPEIRA, Paul
47, MÜHLBERGER, Gregor

EF Education – EasyPost (WT) ✅
51, HEALY, Ben
52, ALBANESE, Vincenzo
53, CARAPAZ, Richard
54, HONORÉ, Mikkel Frølich
55, NERURKAR, Lukas
56, SHAW, James
57, VALGREN, Michael

Groupama – FDJ United (WT) ✅
61, MADOUAS, Valentin
62, BRAZ AFONSO, Clément
63, DONNENWIRTH, Tom
64, GENIETS, Kevin
65, GERMANI, Lorenzo
66, GRÉGOIRE, Romain
67, ROLLAND, Brieuc

INEOS Grenadiers (WT) ✅
71, HAIG, Jack
72, HAMILTON, Lucas
73, HEIDUK, Kim
74, LAURANCE, Axel
75, RIVERA, Brandon Smith
76, SHMIDT, Artem
77, SWIFT, Connor

Lidl – Trek (WT) ✅
81, WITHEN PHILIPSEN, Albert
82, BAGIOLI, Andrea
83, KONRAD, Patrick
84, MOLLEMA, Bauke
85, MOSCA, Jacopo
86, SIMMONS, Quinn
87, SOBRERO, Matteo

Lotto Intermarché (WT) ✅
91, VAN EETVELT, Lennert
92, GUALDI, Simone
93, KOCKELMANN, Mathieu
94, SLOCK, Liam
95, THOMPSON, Reuben
96, BERCKMOES, Jenno
97, FOX, Matthew

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
101, BUDZIŃSKI, Marcin
102, CRETTI, Luca
103, DINA, Márton
104, FANCELLU, Alessandro
105, NESPOLI, Lorenzo
106, VERRE, Alessandro
107, ZOCCARATO, Samuele

Movistar Team (WT) ✅
111, NOVÁK, Pavel
112, ADRIÀ, Roger
113, TORRES, Albert
114, MACIEJUK, Filip
115, MORO, Manlio
116, PESCADOR, Diego
117, SERRANO, Gonzalo

NSN Cycling Team (WT) ✅
121, BENNETT, George
122, CÔTÉ, Pier-André
123, MARTÍ, Pau
124, NEILANDS, Krists
125, PINARELLO, Alessandro
126, SCHULTZ, Nick
127, VAN TRICHT, Floris

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
131, PIDCOCK, Thomas
132, AZPARREN, Xabier Mikel
133, DONOVAN, Mark
134, VAN MOER, Brent
135, HERMANS, Quinten
136, MEURISSE, Xandro
137, VADER, Milan

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
141, VERMEERSCH, Gianni
142, CATTANEO, Mattia
143, HERZOG, Emil
144, MOSCON, Gianni
145, PELLIZZARI, Giulio
146, BOICHIS, Adrien
147, ZWIEHOFF, Ben

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
151, ARCHIBOLD, Franklin
152, BALMER, Alexandre
153, VERRANDO, Luca
154, GRANGER, Ben
155, IACCHI, Alessandro
156, NENCINI, Tommaso
157, PIRAS, Andrea

Soudal Quick-Step (WT) ✅
161, ZANA, Filippo
162, GAROFOLI, Gianmarco
163, LECERF, Junior
164, REINDERINK, Pepijn
165, SVRČEK, Martin
166, VERVAEKE, Louis
167, VANSEVENANT, Mauri

Team Jayco AlUla (WT) ✅
171, CONCA, Filippo
172, COVI, Alessandro
173, DE BONDT, Dries
174, DE PRETTO, Davide
175, FOLDAGER, Anders
176, HATHERLY, Alan
177, VENDRAME, Andrea

Team Picnic PostNL (WT) ✅
181, GAFFURI, Mattia
182, KNOX, James
183, DHONDT, Robbe
184, DINHAM, Matthew
185, FAURE PROST, Alexy
186, KOERDT, Bjorn
187, PEACE, Oliver

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
191, BENITO, Adrián
192, BESSEGA, Gabriele
193, BUTTIGIEG, Aidan
194, GIULIANO, Dario
195, MUÑOZ, Francisco
196, PIETROBON, Andrea
197, SEVILLA, Diego Pablo

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
201, VAN AERT, Wout
202, FIORELLI, Filippo
203, GRAAT, Tijmen
204, JORGENSON, Matteo
205, KIELICH, Timo
206, MATTIO, Pietro
207, REX, Tim

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
211, ALAPHILIPPE, Julian
212, THALMANN, Roland
213, VOISARD, Yannis
214, WARBASSE, Larry
215, WEISS, Fabian
216, WILKSCH, Hannes
217, WIRTGEN, Luc

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
221, POELS, Wout
222, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
223, MERIS, Sergio
224, GELEIJN, Owen
225, JOHANNINK, Jelle
226, LOOCKX, Lander
227, VENTURINI, Clément

Uno-X Mobility (WT) ✅
231, JOHANNESSEN, Tobias Halland
232, HOELGAARD, Markus
233, HOLTER, Ådne
234, JOHANNESSEN, Anders Halland
235, KRON, Andreas
236, DVERSNES LAVIK, Fredrik
237, SKAARSETH, Anders

XDS Astana Team (WT) ✅
241, BETTIOL, Alberto
242, CHAMPOUSSIN, Clément
243, KUZMIN, Anton
244, SCHRETTL, Marco
245, SILVA, Guillermo Thomas
246, TONEATTI, Davide
247, VELASCO, Simone

Diffusion TV des Strade Bianche 2026 : Horaires et chaînes

Pour ne rien manquer de cette 20e édition, voici le guide TV complet.

En France : La course est à suivre en direct sur Eurosport 2 et en streaming sur la plateforme MAX (anciennement HBO Max). Le direct débutera à 14h20.

En Belgique : Les téléspectateurs auront le choix entre RTL Club (direct dès 14h20) pour la partie francophone, et VRT 1 ou Sporza pour la communauté flamande (direct dès 14h20 également). Le streaming sera disponible sur RTL Play et VRT Max.

Rappel des horaires :

Départ de la course : 11h45

Prise d’antenne (Eurosport 2 / RTL Club) : 14h20

Arrivée prévue vers : 16h45 – 17h00

Verdict : Ce parcours plus court peut-il vraiment changer le scénario de la course ?

C’est toute la question qui agite les observateurs. En retirant kilomètres et secteurs, RCS a-t-il rendu un mauvais service au spectacle en enlevant de la matière, ou au contraire, a-t-il tendu un piège à la toute puissance UAE Team Emirates XRG ?

Théoriquement, un parcours plus court favorise les attaques tardives et les coureurs explosifs comme Van Aert ou Pidcock. Mais en pratique, cela pourrait aussi signifier que Pogačar arrive avec des jambes de feu pour durcir encore plus le Monte Sante Marie.

Pensez-vous que ce parcours allégé favorise les outsiders ou, au contraire, renforce l’avantage du grand favori en lui permettant d’attaquer encore plus fort ? Venez donner votre avis dans les commentaires. Une chose est sûre : avec ou sans kilomètres supplémentaires, la poussière et le spectacle seront au rendez-vous sur ces routes de Toscane. Rendez-vous samedi 7 mars pour le verdict !

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Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Strade Bianche 2026 : Profil et secteurs clés dévoilés

Ils avaient promis de rallonger la course pour la faire entrer dans la cour des Monuments. Deux ans plus tard, RCS Sport fait machine arrière. Pour l’édition 2026 des Strade Bianche, ce samedi 7 mars, le parcours perd 14 kilomètres et deux secteurs de gravier. Un adoucissement calibré pour relancer le suspense face à l’ogre Tadej Pogačar ? Ou un simple réalignement technique pour préserver l’essence des chemins toscans ? Voici le profil et les secrets de la 20e édition.

Lire aussi : Paul Seixas peut-il défier Tadej Pogacar ?

Pourquoi le parcours 2026 des Strade Bianche va (peut-être) offrir un répit à Pogačar

L’avez-vous remarqué ? Depuis deux ans, les Strade Bianche avaient pris du ventre. Avec 215 kilomètres au programme, la course toscane voulait jouer dans la cour des très grandes classiques. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le problème, c’est que Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) a continué de triompher, transformant ces éditions « longues courriers » en démonstrations solitaires. Pour 2026, les organisateurs ont donc choisi de retoucher le chef-d’œuvre, non pas pour le dénaturer, mais pour tenter de rouvrir les possibles.

Lire aussi : Tadej Pogacar est-il encore battable sur les chemins blancs ? La réponse en 3 scénarios

Pourquoi RCS a-t-il modifié le parcours des Strade Bianche 2026 ?

C’est l’information principale de cette édition : le parcours 2026 revient à une distance plus « humaine » de 203 kilomètres (contre 213 et 215 km en 2024 et 2025). Une décision qui peut surprendre après l’insistance de RCS à franchir le cap symbolique des 200 kilomètres pour légitimer son statut de « sixième Monument ».

Mais en réalité, c’est une lecture fine des deux dernières éditions qui a poussé les organisateurs à agir. En supprimant deux secteurs situés en début de parcours – La Piana (6,4 km) et Serravalle (9,3 km) – RCS envoie un signal fort. Ces portions, jugées peut-être trop « remplissantes », alourdissaient la course sans créer de réelle sélection. Leur disparition ramène le total de chemins blancs à 14 secteurs pour 64 kilomètres, contre 80 km de gravier auparavant.

Lire aussi : Tadej Pogacar vise un 4e sacre record, notre analyse

L’objectif est double :

Préserver le clou du spectacle : En raccourcissant l’apéritif, on met en valeur les morceaux de bravoure historiques comme le Monte Sante Marie.

Éviter l’usure prématurée : Moins de kilomètres de gravier en début de course, c’est potentiellement plus de jambes pour les attaques tardives, et donc un scénario moins verrouillé par les grosses armadas.

Quels sont les secteurs clés du parcours 2026 ?

Si le menu s’allège un peu, les plats de résistance, eux, restent inchangés. Voici la cartographie des zones de guerre où tout va se jouer, selon les données officielles de RCS Sport.

Le Monte Sante Marie (secteur n°7) : le juge de paix maintenu

C’est le passage obligé de toute analyse des Strade Bianche. Le Monte Sante Marie, long de 11,5 kilomètres (classé 5 étoiles), reste le secteur le plus redouté du parcours. Situé à 75 km de l’arrivée, il est coupé en deux parties distinctes. La première, à la sortie d’Asciano, est une longue rampe. La seconde, qui monte vers le hameau de Torre del Castello, est plus technique.

C’est ici, sur ces pentes, que Tadej Pogačar a porté l’estocade ces deux dernières années. Selon nos données, c’est un secteur qui compte 1,2% de moyenne, mais avec des ressauts bien plus violents. C’est le timing parfait pour une attaque loin. La question que tout le monde se pose : sans les 15 kilomètres supplémentaires en début de course, le Slovène aura-t-il la même envie d’attaquer aussi tôt ?

Le circuit final inchangé : Colle Pinzuto et Le Tolfe en double ration

C’est la bonne nouvelle pour les puristes : la boucle finale ajoutée en 2024 est conservée. Elle offre une fin de course nerveuse et spectaculaire.

Colle Pinzuto (secteurs n°9 et n°13) : 2,4 km à 3,8 % de moyenne, mais attention, le pied est très pentu. Les coureurs le passeront deux fois, à 53 et 17 kilomètres de l’arrivée. C’est un secteur qui, par sa puissance, peut créer des écarts définitifs.

Le Tolfe (secteurs n°10 et n°14) : 1,1 km en forme de cuvette. On l’aborde vite après une descente, avant de taper dans le mur : 400 mètres à 11,6 % avec un pic à 18 %. Le deuxième passage a lieu à seulement 12 kilomètres de l’arrivée. C’est souvent le dernier tremplin pour un solo ou le point de rupture du groupe de poursuivants.

Strada del Castagno (n°11) et Montechiaro (n°12) : Ces deux secteurs, ajoutés récemment, alternent passages gravillonneux et bitumés. Ils servent de liaison piégeuse entre le premier passage du Tolfe et le retour vers Colle Pinzuto, empêchant toute récupération.

Le profil des Strade Bianche 2026 : une classique de puncheurs-grimpeurs

Avec 3 555 mètres de dénivelé positif répartis sur 203 km, le profil des Strade Bianche 2026 ne laisse aucun répit. Ce n’est pas une course de montagne, mais une succession de « murs » et de dos d’âne sur surface instable. Pour les coureurs, c’est un calvaire rythmique.

La Via Santa Caterina, l’ultime soupape de douleur

Même si un coureur arrive seul, la montée finale vers la Piazza del Campo reste un juge de paix impitoyable. La Via Santa Caterina, ce sont 500 mètres à 12,5 % (max 16 %) dans les ruelles pavées de Sienne.

C’est un concentré d’histoire du cyclisme. Le franchissement de la Porta di Fontebranda, à 900 mètres de l’arrivée, marque l’entrée dans l’arène finale. Une dernière opportunité de déborder un adversaire ou de résister au retour d’un poursuivant.

La carte des 14 secteurs de gravier des Strade Bianche 2026

Pour vous aider à suivre la course, voici la liste complète des « sterrati » dans l’ordre, avec leur difficulté relative (le nombre de + indiquant la sévérité, selon la légende officieuse RCS) :

Vidritta (+, 2,4 km) – Km 12,5

Bagnaia (+++, 4,8 km) – Km 19,5

Radi (++, 4,4 km) – Km 30,0

Cantiere T.Stile (+, 0,4 km) – Km 41,7

Lucignano d’Asso (++++, 11,7 km) – Km 76,3

Pieve a Salti (++++, 8,0 km) – Km 85,3

San Martino in Grania (+++++, 9,4 km) – Km 109,6

Monte Sante Marie (+++++, 11,5 km) – Km 130,1

Monteaperti (++, 0,6 km) – Km 149,5

Colle Pinzuto (++++, 2,4 km) – Km 155,7

Le Tolfe (++++, 1,2 km) – Km 160,6

Strada del Castagno (++, 0,7 km) – Km 163,9

Montechiaro (++, 2,9 km) – Km 180,1

Colle Pinzuto (++++, 2,4 km) – Km 185,9

Le Tolfe (++++, 1,2 km) – Km 190,8

(Note : le décompte officiel est de 14 secteurs, certains organismes comptant le second passage de Pinzuto et Tolfe comme une répétition des secteurs n°9 et n°10).

Ce parcours plus court peut-il vraiment changer le scénario de la course ?

C’est toute la question qui agite les suiveurs. En retirant 31 kilomètres et deux secteurs, RCS a-t-il rendu un mauvais service au spectacle en enlevant de la matière, ou au contraire, a-t-il tendu un piège à la toute puissance UAE Team Emirates XRG ?

Théoriquement, un parcours plus court et moins usant dans sa première partie devrait permettre à plus de coureurs d’arriver avec des chances fraîches dans le final. Cela favorise les attaques tardives et les coureurs explosifs comme Wout van Aert (Team Visma-Lease a Bike) ou Tom Pidcock (Q36.5 Pro Cycling Team) , capables de faire la différence sur des efforts violents.

Mais en pratique, cela pourrait aussi signifier que Pogačar arrive avec un matelas d’énergie supplémentaire pour durcir encore plus le Monte Sante Marie. Le débat est ouvert : Pensez-vous que ce parcours allégé favorise les outsiders ou, au contraire, renforce l’avantage du grand favori en lui permettant d’attaquer encore plus fort ?

Rendez-vous samedi 7 mars sur les routes blanches de Toscane pour le verdict. Une chose est sûre : avec ou sans kilomètres supplémentaires, la poussière et le spectacle seront au rendez-vous.

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Strade Bianche 2026 : Paul Seixas peut-il défier Tadej Pogacar ?

Ils seront face-à-face sur les Strade Bianche ce samedi 7 mars 2026. D’un côté, Tadej Pogačar, le triple vainqueur qui a donné son nom à un secteur. De l’autre, Paul Seixas, 19 ans, le prodige français qui marche sur l’eau depuis l’Algarve. Alors que le parcours a été dévoilé avec 15 kilomètres de gravier en moins, ce choc des générations entre le « Patron » et l’outsider agite déjà le peloton, observateurs et médias. Décryptage d’une confrontation qui sent bon la poussière et la poudre.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

« Tu viens chez moi, gamin ? » : Pourquoi Paul Seixas a choisi le terrain de jeu de Pogačar pour l’affronter sur les Strade Bianche 2026

Il y a des dates qu’on entoure dans le calendrier dès le mois de mars de l’année précédente. Le 7 mars 2026 fait partie de celles-ci. Ce samedi-là, sur les routes blanches de Toscane, le cyclisme français assistera peut-être à l’un de ces moments suspendus, ceux où le témoin semble passer d’une génération à l’autre sans prévenir. L’information, tombée en début de semaine, a électrisé les réseaux : Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) sera bien au départ des Strade Bianche. Et pas pour un simple stage d’observation.

Le gamin de 19 ans, qui a fait exploser les compteurs cet hiver entre le Tour d’Algarve et la Faun Ardèche, a choisi le terrain de jeu du maître. Car en face, ce sera bien Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG). Le Slovène, qui vient de voir le secteur de Monte Sante Marie rebaptisé à son nom, visera un quatrième sacre, un record. Un scénario de western moderne : le shérif légendaire face au jeune pistolero débarqué de nulle part. Sauf que Seixas, lui, a déjà prouvé qu’il savait viser juste.

Lire aussi : Pogacar vs Van der Poel vs Seixas : Le choc des générations sur les Classiques 2026

Strade Bianche 2026 : Pourquoi RCS Sport a-t-il amputé le parcours de 15 kilomètres de gravier ?

C’est la petite musique qui a accompagné la présentation du parcours 2026 : moins de sterrato, plus de bitume. Avec 203 kilomètres au total (contre 213 en 2025) et seulement 64,1 kilomètres de blanc répartis sur 14 secteurs (contre 80 km en 2025), RCS Sport a-t-il voulu calmer le jeu ?

Lire aussi : Tadej Pogacar est-il encore battable sur les Strade Bianche ? La réponse en 3 scénarios

Les secteurs supprimés : un piège pour Pogačar ou une bouffée d’oxygène pour Seixas ?

À y regarder de près, les coupes claires ont été faites en début de parcours. Les secteurs de La Piana (6,4 km) et de Serravalle (9,3 km) disparaissent du menu. Le premier secteur de Vidritta est également réduit de moitié. Officiellement, il s’agit de fluidifier la course et de garantir la sécurité. Officieusement, on peut y voir une volonté de préserver le grand spectacle pour la fin.

Car le juge de paix, lui, est resté intact. L’enchaînement infernal qui fait le sel des Strade Bianche depuis des années est toujours là : le Monte Sante Marie (11,5 km, désormais « settore Pogačar »), suivi du terrible double passage sur Colle Pinzuto (2,4 km) et Le Tolfe (1,1 km, avec ses rampes à 16%). La question n’est donc pas de savoir si la course sera moins dure, mais si cette entame allégée va favoriser les gros rouleurs-puncheurs comme Seixas.

Notre analyse : en réduisant l’usure dans les 80 premiers kilomètres, les organisateurs pourraient involontairement préserver les jambes de Pogačar pour une attaque encore plus lointaine. Mais ils offrent aussi à des rookies comme Seixas la possibilité d’arriver plus frais dans le final, et donc de répondre présent quand le Slovène appuiera sur le pédalier. Un piège à double tranchant.

Paul Seixas a-t-il vraiment les armes pour rivaliser avec le cannibale slovène ?

C’est la question que tout le monde se pose. Peut-on, à 19 ans et avec seulement quelques courses WorldTour dans les pattes, défier celui qui a martyrisé le peloton ces cinq dernières années ?

Le paradoxe du rookie : l’insouciance comme atout face à la science de Pogačar

Tadej Pogačar, c’est 108 victoires professionnelles, quatre Tours de France, et une mainmise totale sur les Classiques. Aux Strade, il est chez lui. Littéralement. En 2024, il avait attaqué à 80 bornes du but pour s’offrir un solo mémorable. En 2025, même victime d’une chute, il était revenu sur Tom Pidcock avant de le « déposer ». Il connaît chaque virage, chaque pierre qui dépasse, le meilleur braquet pour chaque pourcentage.

Face à cette science, Paul Seixas aligne un curriculum vitae encore mince mais déjà flamboyant. Sa victoire en Algarve sur un terrain vallonné a démontré sa puissance. Son numéro en Ardèche a prouvé sa vista et sa capacité à gérer un effort long. Mais les Strade, c’est une autre planète. C’est un jeu d’échecs sur gravier, où la moindre erreur de trajectoire ou de placement vous renvoie dans le gruppetto.

« Ce qui impressionne chez Seixas, c’est son calme » confiait récemment son directeur sportif. « Il ne s’affole jamais, il est toujours là où il faut. C’est un don. Mais les Strade, ça ne s’apprend pas dans les livres. Soit on a le coffre, soit on ne l’a pas. Lui, il l’a. Reste à voir s’il aura les jambes pour encaisser le choc Pogačar. » Et vous, pensez-vous que l’audace et l’insouciance de la jeunesse peuvent suffire à déstabiliser un rouleau compresseur comme le Slovène ?

Les Strade Bianche 2026 ne se résument pas à un duel : qui sont les autres fauves à l’affût ?

Si l’affiche Seixas-Pogačar fait rêver, elle ne doit pas occulter la meute de loups qui rôde derrière ces deux leaders.

L’armada UAE et le cas Del Toro : Pogačar sera-t-il bien soutenu ?

Du côté de la UAE Team Emirates XRG, on ne laisse rien au hasard.Le nom qui circule avec insistance, c’est celui d’Isaac Del Toro. Le prodige mexicain, vainqueur de l’UAE Tour, a le punch et l’insolence pour jouer sa propre carte. Tim Wellens, troisième l’an passé à Sienne, est un des grands absents de cette édition 2026, lui qui souffre d’une fracture de la clavicule après sa chute survenue ce week-end sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne. La question de la hiérarchie interne sera cruciale. Si Pogačar est un poil moins inspiré, Del Toro aura-t-il le feu vert pour y aller ? Ou devra-t-il sacrifier sa course pour son leader ?

Le clan des revanchards : Pidcock, Alaphilippe et l’inconnue Van der Poel

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5) a une revanche à prendre. En 2025, il avait résisté longtemps avant de céder sous le patron. Sur un parcours qu’il adore, l’Anglais sera l’un des principaux opposants. Julian Alaphilippe, sous le maillot de la Tudor, tentera de ressusciter la magie de sa victoire de 2019. Ses qualités de punch sur les pentes sévères du final toscan pourraient lui sourire.

Et puis, il y a l’ombre de Mathieu van der Poel. Le champion du monde a snobé l’épreuve par le passé, la jugeant trop spécifique. Mais ce parcours légèrement allégé, avec moins de secteurs et plus de transition, ne colle-t-il pas parfaitement à son profil de rouleur-puncheur ? Pour l’instant, son nom n’est pas sur la liste des engagés, mais son absence laisse un vide et alimente les spéculations.

Verdict : les Strade Bianche 2026, laboratoire du futur ou confirmation d’un règne sans partage ?

Le 7 mars, Sienne verra défiler deux histoires. Celle de Tadej Pogačar, qui peut inscrire son nom pour la quatrième fois au palmarès et s’échapper du record de victoire qu’il partage avec Fabian Cancellara. Celle de Paul Seixas, qui peut, en un après-midi, transformer son statut de « phénomène » en celui de « patron ».

Les Strade Bianche ont ceci de cruel qu’elles ne laissent personne indifférent. Elles consacrent les rois et dévorent les princes trop pressés. Sur ce parcours 2026, allégé mais toujours explosif, nous voyons deux scénarios possibles.

Le premier scénario : Pogačar, vexé par cette entame moins difficile, attaque encore plus tôt pour prouver que sa domination est absolue, qu’importe la distance.

Le second scénario : Seixas, porté par une équipe Decathlon CMA CGM qui croit en lui, utilise sa fraîcheur pour coller à la roue du Slovène et tenter un coup de poker dans les derniers kilomètres.

Une chose est sûre : jamais un duel générationnel n’aura été aussi clairement posé, aussi tôt dans la saison. Le petit prince français s’élance à la poursuite du roi. La réponse tombera dans la poussière toscane, le premier samedi de mars. Et nous serons tous devant nos écrans.

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Tadej Pogacar est-il encore battable sur les Strade Bianche ? La réponse en 3 scénarios

Trois victoires en six participations, des raids solitaires à couper le souffle et un maillot arc-en-ciel sur les épaules : Tadej Pogacar débarque sur les Strade Bianche 2026 avec un statut qui frôle l’intouchabilité. Pourtant, la Toscane a toujours réservé son lot de surprises. Entre le retour de Wout van Aert, la détermination de Tom Pidcock et l’éclosion du phénomène Paul Seixas, le scénario d’un duel au sommet se dessine. Mais attention : la plus grande menace pour le Slovène pourrait bien venir de son propre camp. Analyse des forces en présence et des scénarios qui pourraient redistribuer les cartes sur les chemins blancs.

Lire aussi : Tadej Pogacar peut-il (encore) réécrire l’histoire sur les chemins blancs ?

Strade Bianche 2026 : Pogacar, Pidcock, Seixas – Analyse complète des favoris

Pourquoi cette édition s’annonce plus ouverte que jamais ?

La saison des Classiques vient officiellement de débuter, mais c’est bien ce samedi 7 mars que le premier véritable monument informel du calendrier se dresse devant nous. Les Strade Bianche, c’est cette promesse de chaos magnifique : 203 kilomètres de torture sur les chemins blancs Toscans, ponctués de secteurs de gravier qui n’ont rien à envier aux pavés du Nord.

Cette édition 2026 présente une particularité fascinante : elle marque les premiers tours de roue en compétition de Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG), champion du monde et triple vainqueur de l’épreuve (2025, 2024 et 2022). Le Slovène arrive avec une aura jamais vue depuis les grandes heures de Fabian Cancellara, qu’il pourrait d’ailleurs dépasser au palmarès s’il s’imposait une quatrième fois.

Mais le cyclisme est un sport de dupes, et les courses de printemps adorent piétiner les certitudes. Le parcours 2026, bien que légèrement adouci sur le papier (14 kilomètres et deux secteurs retirés), conserve son ossature redoutable. Les secteurs de San Martino in Grania, le fameux Monte Sante Marie (le secteur à cinq étoiles), Colle Pinzuto et Le Tolfe seront, comme toujours, les juges de paix.

Un léger adoucissement du parcours change-t-il la donne ?

À première vue, retirer 14 kilomètres et deux secteurs de gravier pourrait sembler favorable aux purs rouleurs. En réalité, l’essence même des Strade Bianche reste intacte. Les organisateurs ont surtout allégé la portion centrale, mais le final – celui qui fait vraiment mal – est préservé dans toute sa splendeur.

C’est dans les 50 derniers kilomètres que tout se joue. L’enchaînement Monte Sante Marie – Colle Pinzuto – Le Tolfe reste un condensé d’explosivité et de gestion d’effort qui avantage les grimpeurs-puncheurs. Et sur ce terrain-là, difficile de ne pas penser immédiatement à un certain Slovène.

Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) : l’ogre peut-il être contenu ?

Revenons sur les chiffres. À chaque participation victorieuse, Pogačar a construit son succès sur un raid en solitaire débuté souvent bien avant l’entrée dans les derniers secteurs. La signature est reconnaissable entre mille.

Ce qui terrifie ses adversaires, ce n’est pas seulement sa puissance brute – mesurée à 7,2 watts par kilo sur des efforts de 20 minutes selon les données recueillies – mais sa capacité à enchaîner les accélérations sur le gravier instable. L’an dernier, même une chute à haute vitesse ne l’a pas empêché de revenir sur Tom Pidcock puis de le lâcher définitivement.

La tentation du « grand seigneur » : et si Pogačar offrait la victoire ?

C’est le scénario le plus intrigant, et il mérite qu’on s’y attarde. Une hypothèse forte émerge : la seule véritable chance de voir quelqu’un d’autre lever les bras serait que Pogačar décide de jouer le rôle du seigneur, à l’image de ce qu’il avait fait au Grand Prix de Montréal l’an passé en fin de saison pour Brandon McNulty.

Cette hypothèse prend une dimension particulière avec la présence d’Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Le Mexicain de 22 ans, surnommé « Torito », sort d’une victoire éclatante sur l’UAE Tour (WorldTour). Ancien vététiste, il possède une aisance naturelle sur le gravier.

Imaginez le scénario : Pogačar attaque dans Monte Sante Marie, emmène avec lui Del Toro, et une fois le duo formé, le champion du monde lève le pied pour offrir la victoire à son jeune protégé. Ou bien, Pogačar attend son coéquipier après avoir décimé le peloton. Dans les deux cas, la victoire resterait dans l’escarcelle d’UAE.

Est-ce crédible ? Pogačar est un compétiteur féroce, mais il a déjà prouvé sa générosité. Avec un record de victoires à la clé, la tentation pourrait être grande de partager la lumière.

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) : le dernier des irréductibles

S’il y a bien un coureur qui refuse de plier l’échine face à la domination slovène, c’est Tom Pidcock. Le Britannique, champion du monde de VTT et vainqueur des Strade Bianche en 2023, possède ce tempérament de combattant qui fait les grands coureurs de Classiques.

Ses statistiques parlent d’elles-mêmes : quatre participations, quatre top 5. Mais c’est surtout sa performance de 2025 qui reste gravée dans les mémoires. Pidcock a été le seul à suivre Pogačar jusqu’au dernier passage sur Colle Pinzuto, ne cédant que dans les tous derniers kilomètres.

Pourquoi Pidcock peut-il renverser la table ?

Le Britannique aborde cette édition avec une préparation solide : une victoire d’étape en Andalousie à Lucena et une deuxième place à la Clásica Jaén, sur des terrains similaires. Certes, sa 48e place sur l’Omloop Nieuwsblad a montré qu’il n’était pas là où on l’attendait, mais on connaît la capacité de Pidcock à monter en puissance.

Son atout majeur réside dans sa technique de descente. Sur les secteurs les plus techniques, notamment dans les passages dangereux où la visibilité est réduite, Pidcock peut grappiller des secondes précieuses. C’est exactement comme cela qu’il avait créé la différence en 2023.

Pidcock est l’un des derniers coursier à être convaincu que tout le monde peut être battu. Cette mentalité, couplée à une condition physique optimale, pourrait faire de lui l’antagoniste principal de Pogačar.

Wout van Aert (Visma-Lease a Bike) : le retour du guerrier blessé

Wout van Aert et les Strade Bianche, c’est une histoire d’amour qui remonte à 2020, année de son premier et unique succès sur les chemins blancs. Depuis, le Belge n’était plus revenu, mais son nom reste associé à l’épreuve comme celui d’un client sérieux.

Son début de saison 2026 a pourtant été chaotique : fracture de la cheville en janvier, puis gastro-entérite. Des aléas qui ont perturbé sa préparation. Mais van Aert n’est pas du genre à se chercher des excuses. Sa victoire d’étape sur le Giro 2025, devant Del Toro, à Sienne justement, prouve qu’il a toujours la côte sur ce terrain.

Le facteur Jorgenson : un atout dans la manche

Ce qui rend van Aert particulièrement dangereux, c’est la présence à ses côtés de Matteo Jorgenson. L’Américain, révélation des Classiques 2025, forme avec le Belge un duo capable de rivaliser avec le collectif UAE.

Le scénario idéal pour Visma-Lease a Bike ? Utiliser Jorgenson dans un premier temps pour user les équipiers de Pogačar, puis lâcher van Aert dans les derniers secteurs. Reste à savoir si le Belge a retrouvé toutes ses sensations après ses pépins physiques.

Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : le prodige français face au test ultime

À 19 ans, Paul Seixas est devenu en quelques semaines le phénomène du cyclisme français, et mondial. Ses récentes performances donnent le tournis : victoire sur la Faun Ardèche Classic avec une échappée solitaire à la Pogačar, et surtout, des victoires face à Juan Ayuso et João Almeida sur le Tour d’Algarve.

Son manager chez Decathlon, Dominique Serieys, n’a pas lésiné sur les superlatifs, le qualifiant de « Messie » et « l’Élu ». Une pression énorme sur les épaules d’un garçon qui fêtera ses 20 ans en fin de saison.

Lire aussi : Strade Bianche 2026 : Paul Seixas peut-il défier Tadej Pogacar ?

L’expérience du cyclo-cross peut-elle compenser le manque de maturité ?

Strade Bianche est une course qui ne pardonne pas. Même Pogačar, dans ses jeunes années, avait terminé 30e en 2019 puis 13e en 2020, et 7e en 2021 avant de conquérir l’épreuve. Seixas possède un atout majeur : sa formation de cyclo-crossman. L’aisance sur les terrains meubles, la capacité à changer de rythme sur la boue, c’est un bagage précieux pour aborder les strade bianche.

Cependant, la distance et la gestion d’effort sur 200 kilomètres sont un tout autre défi. Un podium serait déjà un exploit retentissant. Une victoire relèverait du miracle, mais dans le sport, les miracles existent.

Les autres prétendants : qui peut créer la surprise ?

Au-delà du quatuor de tête, la liste des engagés regorge de talents capables de profiter d’un scénario de course favorable.

Ben Healy (EF Education-EasyPost) : le puncheur irlandais

Quatrième l’an dernier, Ben Healy incarne cette nouvelle génération de coureurs offensifs, capables de tout tenter de loin. Sa puissance sur les courtes ascensions en fait un client sérieux pour les secteurs finaux. Si la course se joue sur un faux rythme, l’Irlandais pourrait surprendre tout le monde. Ses résultats modestes du début de saison ne parlent pas en sa faveur.

Les vétérans : Egan Bernal, Pello Bilbao, Matej Mohorič

Egan Bernal (INEOS Grenadiers) retrouve progressivement son meilleur niveau. Vainqueur du Tour 2019 et du Giro 2021, le champion de Colombie sur route en titre possède une aisance naturelle sur le gravel. Sa septième place à la Faun Ardèche Classic montre une forme encourageante.

Pello Bilbao (Bahrain Victorious) est une valeur sûre : quatre top 10 en quatre participations, avec une constance remarquable. Son coéquipier Matej Mohorič, champion du monde de gravel, rêve d’ajouter Strade Bianche à son palmarès après ses 5e et 6e places.

La jeune garde : Lennert Van Eetvelt, Romain Grégoire

Lennert Van Eetvelt (Lotto Intermarché) sort du UAE Tour avec de bonnes jambes (6e). Romain Grégoire (Groupama-FDJ United), puncheur en pleine progression, récent vainqueur de la Drôme Classic, il cherche sa première grande victoire WorldTour sur une Classique. Une place d’honneur est à leur portée.

Qui pour défier Pogačar sur les Strade Bianche 2026 ?

Si l’on s’en tient à la logique, Tadej Pogačar est le favori absolu. Ses trois victoires, son maillot arc-en-ciel et sa domination sur ce terrain en font l’homme à battre. Pourtant, Strade Bianche n’obéit qu’à ses propres lois.

Trois scénarios pourraient permettre à un autre coureur de lever les bras :

Le scénario Pidcock : le Britannique suit l’attaque dans Monte Sante Marie et exploite sa technique pour créer un écart dans les descentes.

Le scénario van Aert : le Belge, porté par un collectif Visma-Lease a Bike au complet, profite d’un jour sans de Pogačar.

Le scénario Del Toro : Pogačar, en grand seigneur, offre la victoire à son jeune coéquipier mexicain.

Et vous, quel scénario voyez-vous se réaliser samedi ? Pensez-vous que Paul Seixas peut créer l’exploit pour sa première participation ? Réagissez en commentaires et partagez votre analyse des forces en présence.

Une certitude demeure : sur les strade bianche toscanes, le spectacle sera total. Rendez-vous samedi sur la Piazza del Campo pour connaître le successeur de Tadej Pogačar.

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Trofeo Laigueglia 2026 : Santiago Buitrago en solitaire, Romain Grégoire 2e

Santiago Buitrago (Bahrain Victorious) a mis fin à plus d’un an de disette en s’imposant en solitaire sur la 63e édition du Trophée Laigueglia. Dans un final électrique sur les routes du circuit final, le Colombien a utilisé la supériorité numérique de son équipe pour piéger un Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) intenable depuis dimanche. Récit d’un chef-d’œuvre tactique et d’une confirmation de forme avant les Strade Bianche.

Lire aussi : Strade Bianche 2026 : Paul Seixas peut-il défier Tadej Pogacar ?

Le jour où Santiago Buitrago a transformé l’essai sur les rivages ligures

Le soleil de la Riviera ligure a souvent offert un théâtre d’ombres où se dessinent les premiers grands rendez-vous du printemps. Ce mercredi 4 mars 2026, sur les 192 kilomètres du Trofeo Laigueglia 2026, c’est une ombre, celle de Santiago Buitrago, qui a surgi pour occuper le devant de la scène. Le Colombien de 26 ans, longtemps considéré comme un pur grimpeur en devenir, a signé un succès de prestige qui en dit long sur sa mue. Mais au-delà de la victoire, c’est la manière et le scénario d’une course privée de diffusion télévisée (une aberration pour une épreuve de classe ProSeries qui restera comme une tâche dans l’organisation) qui ont retenu l’attention des observateurs.

Comment Santiago Buitrago a-t-il fait la différence dans le final ?

Le scénario de cette 63e édition a basculé dans le décor à couper le souffle de la Colla Micheri, ce mur de 1,9 km à 8,4% de moyenne devenu l’arbitre impitoyable de la course. À 35 kilomètres de l’arrivée, l’équipe EF Education-EasyPost a tenté de dynamiter la course pour Richard Carapaz, mais l’étincelle n’a pas pris. C’est pourtant de cette accélération qu’est né le groupe décisif. Dans l’ascension, un quatuor de choc s’est détaché : Romain Grégoire, le puncheur bisontin en état de grâce depuis sa victoire sur la Drôme Classic, et le redoutable duo de la Bahrain Victorious, composé de Santiago Buitrago et d’Antonio Tiberi, accompagnés de Quinten Hermans (Pinarello-Q36.5).

Leur objectif commun : revenir sur Louis Vervaeke (Soudal Quick-Step), le dernier rescapé d’une échappée matinale héroïque de 179 kilomètres. Mission accomplie à 19 kilomètres du but. C’est là que la course a vraiment commencé et que le rapport de force s’est inversé. Lâchant les deux Belges dans le deuxième passage de la Micheri, les trois hommes se sont retrouvés en tête. Le piège parfait pour Grégoire.

Le récit d’une attaque imparable à 10 kilomètres de l’arrivée

Romain Grégoire s’est alors retrouvé seul face à une équipe. Un face-à-face déséquilibré que les deux coureurs de la formation Bahreïnie ont exploité avec un cynisme de grands tacticiens. Dans l’avant-dernière ascension de la Colla Micheri, à 11 kilomètres de l’arrivée, Santiago Buitrago a porté l’estocade. Une accélération tranchante, ce que les Italiens appellent une « giclette », qui a immédiatement créé un écart.

La suite fut un long calvaire pour le Français de la Groupama-FDJ United. Constraint de mener la chasse avec Tiberi dans sa roue, refusant tout relais, il a vu la seconde d’avance de son rival colombien se transformer en 20 secondes au sommet du Capo Mele. Un écart trop important pour un puncheur lancé seul dans les dix derniers kilomètres plongeant vers Laigueglia.

Romain Grégoire, une deuxième place qui vaut de l’or ?

Si la victoire échappe au prodige français, sa prestation force le respect. Deuxième à Laigueglia après son succès sur la Drôme Classic, il confirme une forme étincelante. Sur la ligne, il devance Antonio Tiberi pour la deuxième marche du podium, un accessit qui soulève une question cruciale à six jours des Strade Bianche : Grégoire peut-il jouer la gagne face aux « principaux favoris » à Sienne ?

Le positif : Son punch dans les pentes courtes et sa pointe de vitesse, qui lui permet de dominer un rouleur-grimpeur comme Tiberi.

Le bémol : Sa relative naïveté tactique face à une équipe rompue aux exercices du final. Une expérience douloureuse mais formatrice.

Selon vous, Romain Grégoire a-t-il les armes pour s’imposer dès samedi sur les Strade Bianche face à des gars comme Pogacar, Del Toro ou Pidcock ? Le débat est lancé.

Les coulisses d’un succès : la stratégie parfaite de Bahrain Victorious

L’UAE Team Emirates-XRG, qui avait misé sur Antonio Morgado, a totalement raté le coche, laissant filer le bon coup. Pendant ce temps, dans la voiture de Bahrain Victorious, on préparait le piège depuis des kilomètres. L’équipe a joué un rôle collectif parfait :

Prise d’initiative : Tiberi et Buitrago s’immiscent dans le bon coup.

Gestion de l’effort : Ils roulent ensemble pour maintenir l’écart sur des poursuivants comme Morgado, Ulissi (XDS Astana) ou Garofoli (Soudal Quick-Step).

Le sacrifice pour le leader : Une fois Vervaeke et Hermans distancés, Tiberi se mue en équipier modèle, neutralisant Grégoire.

Le détonateur : Buitrago place l’attaque au moment idéal, dans la dernière difficulté.

« C’est ma première victoire en course d’un jour, et elle a un goût particulier car elle est construite sur l’intelligence collective » a sobrement commenté Santiago Buitrago après l’arrivée. Le Colombien, qui n’avait plus levé les bras depuis plus d’un an, prouve qu’il n’est pas qu’un grimpeur de courses à étapes. Il sera à surveiller de près sur Tirreno-Adriatico et le Tour de Catalogne.

Vidéo : Les images de l’arrivée et le résumé de la course

Même sans diffusion en direct, les réseaux sociaux et les sites spécialisés ont rapidement relayé les images de l’arrivée. On y voit Santiago Buitrago pénétrer seul dans les rues de Laigueglia, les bras levés vers un ciel redevenu clément. Derrière, Romain Grégoire anticipe le sprint pour la deuxième place, réglant facilement Antonio Tiberi.

Et maintenant ? Les prochains objectifs des protagonistes

Pour Santiago Buitrago, ce succès lance idéalement une campagne ambitieuse de courses par étapes d’une semaine. Pour Romain Grégoire, le repos n’existe pas. Samedi, c’est déjà l’heure du premier grand rendez-vous mondial : les Strade Bianche. Une course où sa pointe de vitesse et sa résistance sur les chemins blancs pourraient lui permettre de viser très haut. Verdict sur les routes blanches toscanes.

Classement complet du Trofeo Laigueglia 2026

  1. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious les 192 km en 4:38:50 (41,3 km/h)
  2. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +0:25
  3. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  4. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:40
  5. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:44
  6. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
  7. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  9. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  10. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  11. ARANBURU ALEX, Soudal Quick-Step m.t.
  12. GAROFOLI GIANMARCO, Cofidis m.t.
  13. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  14. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  15. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber +0:45
  16. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  17. MONIQUET SYLVAIN, Cofidis +1:02
  18. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
  19. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
  20. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  21. COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +1:18
  22. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA +1:37
  23. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  24. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
  25. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  26. DE CASSAN DAVIDE, General Store – Essegibi – F.Lli Curia +1:38
  27. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  28. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  29. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost m.t.
  30. OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious m.t.
  31. PORTER RUDY, Team Jayco AlUla m.t.
  32. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +2:44
  33. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:45
  34. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  35. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
  36. CRUZ EDWARD, Bardiani CSF 7 Saber +2:59
  37. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +3:01
  38. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +3:13
  39. UMBA SANTIAGO, Solution Tech NIPPO Rali +3:14
  40. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  41. PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets m.t.
  42. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:15
  43. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +4:54
  44. HERREÑO MARTIN SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  45. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +5:01
  46. VESCO LEONARDO, Biesse – Carrera – Premac m.t.
  47. BRACALENTE DIEGO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  48. SCALCO MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  49. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  50. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +5:04
  51. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort +7:01
  52. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost +7:02
  53. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  54. D’AIUTO FILIPPO, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  55. FIETZKE PAUL, Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies m.t.
  56. MARTINELLI ALESSIO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  57. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  58. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
  59. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  60. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  61. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  62. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
  63. FABBRO MATTEO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  64. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  65. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  66. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali +7:03
  67. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta +8:49
  68. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.
  69. GRENAÆ ALFRED, General Store – Essegibi – F.Lli Curia +9:09
  70. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +9:10
  71. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  72. COVILI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  73. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché m.t.
  74. DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
  75. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA +9:11
  76. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta m.t.
  77. CRETTI LUCA, MBH Bank CSB Telecom Fort +9:12
  78. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  79. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  80. CÔTÉ PIER-ANDRÉ, NSN Cycling Team +10:10
  81. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  82. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +10:11

82 coureurs classés sur 160 partants.

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