Ce samedi 7 mars, les Strade Bianche soufflent leurs 20 bougies. Pour l’occasion, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) fait sa rentrée. L’objectif ? Une quatrième victoire qui le sacrerait seul recordman de l’épreuve, devant Fabian Cancellara. Mais avec un parcours légèrement remodelé et une concurrence affûtée, le scénario idyllique est-il si écrit d’avance ? Plongée dans les enjeux d’un samedi qui s’annonce explosif.
Tadej Pogacar peut-il (encore) réécrire l’histoire sur les chemins blancs ?
L’hiver a été long pour les fans de cyclisme. Heureusement, le printemps toscan et ses chemins blancs sont là pour réchauffer les cœurs. Ce samedi, la 20e édition des Strade Bianche sonne non seulement le grand retour des Classiques, mais aussi celui de l’homme qui a redéfini les limites du cyclisme et du sport ces dernières années. Après avoir passé plus de quatre mois et demi à « encourager depuis son canapé » comme il le dit lui-même, Tadej Pogačar s’apprête à enfiler son maillot arc-en-ciel pour la première fois en 2026. Et comme à son habitude, le Slovène voit les choses en grand : une quatrième victoire à Sienne pour devenir l’unique détenteur du record de l’épreuve.
Pourquoi cette édition 2026 est-elle si spéciale pour Pogačar ?
La chasse au record de Fabian Cancellara
Pour les puristes, les records sont l’essence même du sport. Et sur les Strade Bianche, le « patron » s’appelait jusqu’ici Fabian Cancellara. Le Suisse, triple vainqueur (2008, 2012, 2016), régnait en maître sur les routes blanches, imposant sa puissance de rouleur. Mais depuis 2022, un nouveau maître a élu domicile en Toscane. En s’imposant cette année-là, puis en 2024 et 2025, Pogačar est venu égaler la légende suisse. Une quatrième victoire samedi ne serait pas qu’une ligne de plus à un palmarès déjà stratosphérique : ce serait un changement de garde définitif, l’acte fondateur qui ferait de lui le détenteur absolu d’un monument moderne du cyclisme.
Le saviez-vous ? En 2025, pour célébrer son troisième succès, les organisateurs ont nommé un secteur de gravier en son honneur : le secteur de Colle Pinzuto porte désormais officiellement son nom. Une consécration avant l’heure.
Un programme de course unique en 2026
Ce qui frappe dans la saison de Pogačar, c’est son ambition démesurée. Les Strade Bianche ne sont pas un simple objectif de printemps, c’est la rampe de lancement d’un programme qui frôle la démesure. Après Sienne, il enchaînera avec Milan-SanRemo (le 21 mars), puis le Ronde avec le Tour des Flandres (5 avril) et l’Enfer du Nord Paris-Roubaix (12 avril), avant de conclure son printemps sur Liège-Bastogne-Liège (26 avril). S’ensuivront le Tour de Romandie et le Tour de Suisse, pour préparer l’inévitable objectif : un cinquième Tour de France (du 4 au 26 juillet). Un calendrier de baroudeur qui prouve que le Slovène ne se contente pas de gagner, il veut marquer chaque course de son empreinte.
Le parcours 2026 : un léger virage stratégique
Moins de gravier, plus d’intensité ?
C’est l’une des grandes discussions du moment dans le peloton. Le parcours des Strade Bianche 2026 a été modifié. Deux secteurs de gravier, La Plana et Serravalle, ont été retirés, réduisant la distance totale sur les « sterrati » de 80 à 64 kilomètres, répartis sur 14 secteurs. À première vue, une course moins dure. Mais l’expert voit plus loin. En supprimant ces secteurs, le parcours gagne en densité. L’énergie sera conservée pour les secteurs clés, où les écarts se creusent véritablement.
Le juge de paix reste le même : Avec 70 kilomètres à parcourir après le secteur de Monte Sante Marie, c’est toujours là que Pogačar a construit ses plus beaux exploits. La question est : cette légère « détente » du parcours va-t-elle permettre à des rouleurs-puncheurs de rester plus longtemps au contact, ou au contraire, offrir un terrain de jeu encore plus propice aux attaques éclairs du Slovène ?
Le final explosif : L’enchaînement Colle Pinzuto – Le Tolfe, à une trentaine de bornes de l’arrivée, reste le moment clé. C’est un filtre impitoyable où la puissance pure ne suffit plus ; il faut de l’explosivité et une gestion d’effort parfaite.
L’armada UAE Team Emirates XRG au complet
Une équipe taillée pour le scénario Pogacar
Pour cette quête historique, le champion du monde ne sera pas seul. L’UAE Team Emirates XRG aligne une formation de luxe, comme le rapporte le communiqué de l’équipe. Aux côtés de Pogačar, on retrouve des hommes de devoir et des talents bruts. Le plus surveillé d’entre eux sera sans doute Isaac Del Toro. Le Mexicain, vainqueur du général et de deux étapes sur le dernier UAE Tour, arrive lancé comme une fusée. Deuxième du Giro l’an passé, il représente un atout majeur. Capable de durcir la course très tôt ou de prendre les devants si un scénario catastrophe arrivait, il est l’incarnation de la nouvelle génération dorée de l’équipe.
Le reste de la composition de l’équipe UAE est un mélange d’expérience et de jeunesse :
Jan Christen : Vainqueur du UAE Tour, 2e de l’Ardèche Classic, le Suisse de 21 ans est punchy et prometteur.
Felix Großschartner & Domen Novak : Les lieutenants de luxe, prêts à contrôler le peloton.
Florian Vermeersch & Kevin Vermaerke : Des coureurs polyvalents, capables de briller sur ce terrain.
Les adversaires : Van Aert et les autres peuvent-ils renverser le roi ?
Tadej Pogačar le concède lui-même dans le communiqué : « Nous nous attendons à des adversaires redoutables. » Le plateau est en effet relevé. Le retour le plus attendu est celui de Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike), absent depuis deux ans. Le Belge, vainqueur en 2020, cherchera à prouver que sa polyvalence lui permet encore de rivaliser sur ce terrain devenu très montagneux.
Mais attention aux autres prétendants. Le palmarès de l’épreuve regorge de noms prestigieux (Alaphilippe, Van der Poel, Pidcock) et cette année ne déroge pas à la règle. On surveillera aussi la freshersité de jeunes comme Paul Seixas ou Thymen Arensman, qui pourraient profiter de la marque de fabrique Pogačar pour créer la surprise.
Le verdict de notre rédaction : vers un quatrième sacre ou une surprise ?
La fraîcheur et l’appétit du champion
Il est tentant de croire que le scénario est écrit. Pogačar a prouvé par le passé qu’il pouvait gagner de toutes les manières : par une attaque au long cours (2024), ou par un retour phénoménal après une chute (2025). Sa fraîcheur est un atout indéniable. Alors que d’autres ont déjà une course dans les jambes (comme sur l’Omloop), lui débarque en Toscane avec l’appétit et la fraîcheur d’un coureur qui débute sa saison. Comme il le dit : « C’est ma première course de la saison, et j’espère bien démarrer. »
Mais le cyclisme est un sport vivant. La modification du parcours, la pression du statut de champion du monde et l’effet de « cible dans le dos » pourraient-ils jouer en sa défaveur ? Les équipes concurrentes ont eu tout l’hiver pour préparer un plan anti-Pogacar.
Une question à vous, passionnés : Selon vous, quel adversaire a le profil idéal pour contrer Tadej Pogačar sur ce parcours 2026 ? Wout van Aert peut-il vraiment rivaliser après deux ans d’absence ?
Notre avis
Sur la forme pure, Tadej Pogačar est au-dessus du lot. L’UAE Tour éclatant d’Isaac Del Toro prouve que la préparation de l’équipe est optimale. Si le Slovène aborde cette course sans pression, qu’il se fait plaisir, il est très difficile de ne pas le voir lever les bras sur la Piazza del Campo. Samedi, il ne vise pas seulement une victoire, il vise une place dans l’histoire, seul au sommet. Et quand Pogačar a un record en ligne de mire, il est rarement décevant.
Notre pronostic : Une quatrième victoire pour Pogačar, qui lèvera les bras sur la ligne, inscrivant son nom comme l’unique détenteur du record des Strade Bianche.
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Ce mercredi 4 mars, la Ligurie donne le coup d’envoi de son printemps cycliste. Mais attention : le Trofeo Laigueglia 2026 n’est plus une simple course de reprise. Avec un parcours durci, une startlist digne d’une Classique WorldTour et l’absence du tenant du titre, cette 63e édition s’annonce comme un combat de gladiateurs où se dessineront les hiérarchies pour Milan-SanRemo. Plongée au cœur d’une course qui a retrouvé ses lettres de noblesse.
Pourquoi le Trofeo Laigueglia 2026 est devenu le juge de paix avant Sanremo
Il y a encore cinq ans, le Trofeo Laigueglia traînait cette réputation un peu triste de course de « préparation » que les stars traversaient sans forcer. Un ronron méditerranéen. Puis est venue l’étincelle. En 2024, Lenny Martinez y décrochait son troisième bouquet professionnel. L’an passé, Juan Ayuso (désormais coureur chez Lidl-Trek) réglait au sprint un Christian Scaroni transfiguré. La course a changé de dimension. Pour cette édition 2026, elle confirme son statut de véritable « Classic » italienne d’ouverture. Oubliez l’idée d’un peloton qui musarde : ici, on ne fait pas de cadeau.
192 kilomètres de pur punch ligure : que faut-il savoir du parcours 2026 ?
L’organisation a frappé un grand coup pour cette 63e édition. Fini le départ traditionnel de Laigueglia, place à l’innovation avec un premier coup de pédale donné depuis Albenga, sur la Piazza San Michele. Un symbole fort pour dire que la course se réinvente sans renier son ADN. Au menu : 192 kilomètres et 2 900 mètres de dénivelé positif. Une constante douleur pour les organismes.
Dès le kilomètre 40, on entre dans le vif du sujet avec l’enchaînement des trois « Capi » (Mele, Cervo, Berta), ces promontoires rocheux qui surplombent la Méditerranée. Mais la première déclaration de guerre intervient plus tôt que prévu. La Cipressa (5,6 km à 4,1%) est abordée dès la première heure de course. Un clin d’œil appuyé à Milan-SanRemo, mais aussi un piège tendu aux sprinters et aux coureurs distraits. S’en suivront la Colla Micheri, le Testico et la Cima Paravenna.
La Colla Micheri, l’implacable juge de paix
Si le parcours emprunte des routes de la Primavera, c’est bien le circuit local qui fait la spécificité du Trofeo. Fini le grand écart : les coureurs vont désormais se jauger sur un terrain qu’ils connaîtront par cœur. La clé de voûte du dispositif, c’est la Colla Micheri. Cette ascension de 1,9 km à 8,2% (avec des pentes au-delà des 10%) n’a rien d’un col alpin, mais sa répétition en fait un véritable supplice chinois.
L’an dernier, elle était escaladée trois fois. En 2026, avec quatre ascensions, elle reste au cœur du final, et son positionnement est encore plus stratégique :
Une première ascension pour échauffer les organismes (Km 81)
Une deuxième ascension pour tester les jambes (Km 161)
Une troisième pour saigner les poursuivants (Km 172)
Une quatrième, fatale, à seulement 8 kilomètres de l’arrivée (Km 183)
C’est dans ce dernier passage que tout va se jouer. La pente est idéale pour une attaque en force d’un rouleur-puncheur ou pour un coup de bordure astucieux. La descente rapide vers Laigueglia et le front de mer du Corso Badarò offrent ensuite un final où seul le plus fort – ou le plus malin – pourra lever les bras.
Selon nos données et statistiques, la répétition de l’effort sur la Colla Micheri est sans appel : sur les cinq dernières éditions, le vainqueur est systématiquement sorti du peloton lors de l’avant-dernière ou de la dernière ascension.
Qui sont les favoris du Trofeo Laigueglia 2026 ?
Avec 24 équipes au départ (dont 9 WorldTeams), la bagarre s’annonce somptueuse. L’absence de Juan Ayuso (en préparation pour Paris-Nice), vainqueur sortant, laisse un trône vacant, mais les prétendants au titre sont nombreux et affûtés. Voici notre analyse des forces en présence.
Le top favori : Antonio Morgado (UAE Team Emirates XRG)
Le jeune Portugais a notre légère préférence. Ses deux victoires sur la Figueira Champions Classic et le Trofeo Clavia ne sont pas un hasard : il possède ce punch, cette explosivité sur les pentes courtes qui fait la différence sur la Colla Micheri. De plus, il est épaulé par un Benoît Cosnefroy (⭐) qui connaît la musique des classiques françaises et italiennes. Si la course arrive au sprint dans un petit groupe, Morgado a l’avantage. Son début de saison est flamboyant, et UAE semble en faire son leader pour les « Ardennaises » de la Méditerranée. Cependant, les résultats de son WE très modeste sur les Boucles Drôme Ardèche (47e et 101e) nous interroge…
Le trio de tête (⭐⭐⭐)
Derrière le Portugais Morgado, trois hommes se détachent dans un mouchoir de poche :
Christian Scaroni (XDS Astana) : Deuxième l’an dernier, l’Italien est en feu en ce début de saison. Il a déjà signé trois victoires dont le Tour of Oman. Il connaît la moindre ondulation du bitume ligure. XDS Astana aligne également une équipe solide avec Nicola Conci et Diego Ulissi. Scaroni a faim et voudra prendre sa revanche. Sa forme actuelle en fait l’un des tout premiers favoris.
Romain Grégoire (Groupama-FDJ) : Le Français est un phénomène de précocité. Vainqueur de la Drôme Classic dimanche, il enchaîne les résultats avec une confiance absolue. Son problème ? Parfois un manque de « vice » dans le final, mais son explosivité pure est un atout monstre. Sur ce type de parcours, il est taillé pour gagner. S’il est dans le coup à 5 bornes de l’arrivée, il sera difficile à battre.
Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : Le talentueux italien sort d’une superbe performance sur l’UAE Tour (2e du GC et une victoire d’étape au sommet de Jebel Mobrah) Certains observateurs estiment que le parcours ne lui est pas totalement favorable, mais nous pensons le contraire. Sa capacité à enchaîner les efforts et son niveau de performance dans les descentes peuvent lui permettre de créer un écart décisif. C’est l’un des outsiders les plus sérieux.
Les étrangers à surveiller et le cas Carapaz (⭐⭐)
Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling) : Avec Michael Storer (⭐) dans la même équipe, Tudor a une double carte à jouer. Hirschi est un client redoutable sur ce type de bosses courtes. Il sera revanchard après une saison 2025 en demi-teinte. Son début de saison ne parle cependant pas en sa faveur. Il fait preuve de régularité, mais bien loin de son tout meilleur niveau.
Alex Aranburu (Cofidis) : Sa 8e place sur la Drôme Classic et sa régularité en Andalousie (6e) montrent qu’il est en forme. L’espagnol est un client pour les sprints en petit comité.
Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) : La question est sur toutes les lèvres : « Carapaz peut-il gagner dès sa première course de la saison ? » Son punch est toujours là, mais une reprise est une reprise. Il pourrait manquer de ce « jus » dans le final pour suivre l’accélération de Morgado ou Grégoire. Cependant, il a l’expérience et le talent pour surprendre. On le voit davantage dans le Top 5 que sur la plus haute marche.
Les 160 partants et les outsiders à ne pas manquer
Au-delà des favoris, le cru 2026 regorge de talents capables de créer la surprise. Gardez un œil sur Marco Brenner (Tudor), qui confirme son retour au premier plan, et sur le champion d’Italie Filippo Conca (Team Jayco AlUla), toujours dangereux sur ses terres, mais qui sort de trois abandons successifs.
Côté français, David Gaudu (Groupama-FDJ United) est l’inconnue de luxe. Capable du meilleur comme du pire, son état d’esprit du jour sera déterminant. S’il a la grinta, il peut marcher sur tout le monde. Enfin, impossible d’ignorer Santiago Buitrago (Bahrain Victorious), lieutenant de luxe pour Tiberi, mais capable de prendre ses propres responsabilités si la course le permet.
On regrettera l’absence de la pépite de 19 ans Lorenzo Finn (Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies), champion du monde sur route U23 et Junior, malgré une déception en Sardaigne (35e).
Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Laigueglia 2026 ?
XDS Astana Team (WT) ✅ 1, SCARONI, Christian 2, CONCI, Nicola 3, SCHRETTL, Marco 4, SCALCO, Matteo 5, TONEATTI, Davide 6, ULISSI, Diego 7, VELASCO, Simone
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 11, MORGADO, António 12, COSNEFROY, Benoît 13, GROßSCHARTNER, Felix 14, NOVAK, Domen 15, PERICAS, Adrià 17, VERMAERKE, Kevin
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 21, STORER, Michael 22, HIRSCHI, Marc 23, BRENNER, Marco 24, ERIKSSON, Jacob 25, SUTER, Joel 26, THALMANN, Roland 27, WIRTGEN, Luc
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 31, TIBERI, Antonio 32, BUITRAGO, Santiago 33, ERMAKOV, Roman 34, KEPPLINGER, Rainer 35, OMRZEL, Jakob 36, STOCKWELL, Oliver 37, BORREMANS, Kasper
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 41, GAROFOLI, Gianmarco 42, LECERF, Junior 44, VANSEVENANT, Mauri 45, VERVAEKE, Louis 46, SCHOOFS, Jasper 47, SOENENS, Viktor
Lotto Intermarché (WT) ✅ 51, ROTA, Lorenzo 52, GUALDI, Simone 54, FOX, Matthew 55, SLOCK, Liam 56, ZIMMERMANN, Georg 57, EEMAN, Kamiel
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 61, CONCA, Filippo 62, COVI, Alessandro 63, DE PRETTO, Davide 66, PORTER, Rudy 67, VENDRAME, Andrea
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 71, GAUDU, David 72, BRAZ AFONSO, Clément 73, DONNENWIRTH, Tom 74, GRÉGOIRE, Romain 75, PALENI, Enzo 76, ROCHAS, Rémy 77, FOUCHER, Esteban
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 81, HONORÉ, Mikkel Frølich 82, NERURKAR, Lukas 83, BATTISTELLA, Samuele 84, QUINN, Sean 85, CARAPAZ, Richard 86, RAFFERTY, Darren 87, LEONARD, Michael
NSN Cycling Team (WT) ✅ 91, FRIGO, Marco 92, CÔTÉ, Pier-André 93, NEILANDS, Krists 94, PINARELLO, Alessandro 95, SCHULTZ, Nick 96, SMITH, Dion 97, STRONG, Corbin
General Store – Essegibi – F.Lli Curia (CT) ✅ 211, NEMBRINI, Diego 212, MENSHOV, Ivan 213, GRENAAE, Alfred 214, BOSIO, Tommaso 216, D’AIUTO, Filippo 217, DE CASSAN, Davide
Petrolike (CT) ✅ 221, CALLEJAS, Edison Alejandro 222, QUINTERO, Juan Diego 223, PONOMAR, Andrii 224, PRIETO, José Juan 225, PRIETO, José Antonio 226, ZARATE, Michael 227, VILLA, Giacomo
Beltrami TSA Tre Colli (CT) ✅ 231, BIANCALANI, Andrea 232, BELLERI, Michael 233, PERANI, Riccardo 234, ROSSI, Leonardo 235, TELA, Raffaele 236, BUONGIORNO, Simone 237, MONTANARI, Lorenzo
Diffusion TV : comment suivre le Trofeo Laigueglia 2026 en direct ?
Pour les puristes et les amoureux du cyclisme italien, la bonne nouvelle, c’est que la course sera largement accessible.
La retransmission en direct débutera à 14h30 sur Eurosport 1. C’est le moment où la course entre dans son circuit final décisif. Vous ne manquerez rien des trois derniers passages sur la Colla Micheri.
Pour ceux qui préfèrent le streaming, la course sera également disponible sur la plateforme HBO Max, avec le même signal et les commentaires experts de la chaîne.
Date : Mercredi 4 mars 2026
Départ réel : 11h00 (d’Albenga)
Arrivée estimée : Vers 16h05 (à Laigueglia)
Direct TV : 14h30 sur Eurosport 1
Direct Streaming : HBO Max
Verdict et pronostic
Le Trofeo Laigueglia 2026 s’annonce comme un duel générationnel entre la fougue de Romain Grégoire et la puissance de Christian Scaroni, avec en embuscade le cannibale en devenir Antonio Morgado. La météo, souvent capricieuse sur la côte en mars, pourrait aussi ajouter une couche de piment. Une chose est sûre : le vainqueur de cette 63e édition portera un maillot de leader avant les Strade Bianche et abordera Milan-Sanremo avec un statut différent.
Notre pronostic : Victoire d’Antonio Morgado (UAE Team Emirates XRG) dans un sprint à 5 coureurs, devant Romain Grégoire et Christian Scaroni.
Et vous, qui voyez-vous l’emporter sur les routes de Ligurie ? La jeunesse de Grégoire, la ténacité de Scaroni ou l’expérience de Carapaz ? Venez débattre dans les commentaires !
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Il y a des scénarios qui échappent à toute logique. Sur les routes du GP Samyn, entre Quaregnon et Dour, la raison voulait que le plus fort l’emporte. Mais le cyclisme, surtout sur les pavés wallons, se nourrit d’irrationnel. Alors que Wout Van Aert voyait une nouvelle fois la poisse s’acharner sur lui (crevaison fatale à 10 km), et que le prodige norvégien Per Strand Hagenes touchait la victoire du bout du doigt, c’est finalement Jordi Meeus, le sprinteur lancé comme un boulet de canon, qui est venu cueillir sa première victoire de la saison sur la ligne de Dour. Retour sur une classique belge au scénario haletant.
Jordi Meeus, le justicier du Samyn, brise l’élan d’Hagenes et le cœur de Wout
L’arrivée de l’Ename Samyn Classic 2026 restera dans les annales comme l’une des plus cruelles et des plus spectaculaires de la décennie. Sur le petit circuit local de Dour, après 203,8 kilomètres d’une bataille rangée sur les secteurs pavés du Borinage, le dernier kilomètre a été un théâtre de passions contradictoires. D’un côté, l’effondrement d’un jeune espoir, Per Strand Hagenes (Visma-Lease a Bike), repris à 500 mètres de la ligne après 30 kilomètres d’un raid solitaire héroïque. De l’autre, la résurrection d’un sprinteur taiseux, Jordi Meeus (Red Bull-Bora-Hansgrohe), qui a surgi de la boîte pour offrir à son équipe un succès de prestige. Et en toile de fond, l’image d’un champion, Wout Van Aert, une nouvelle fois victime d’une crevaison assassine, symbole d’un début de saison 2026 placé sous le signe de la malédiction. Plongeons au cœur de cette 58e édition.
Comment Jordi Meeus a-t-il fait la différence dans un final aussi décousu ?
La question mérite d’être posée. Comment un sprinteur, habituellement porté par un train parfaitement huilé, peut-il s’imposer sur une course où le scénario part en vrille dans les 30 derniers kilomètres ? La réponse tient en deux mots : gestion et opportunisme.
L’importance du positionnement dans le dernier kilomètre
Dans un sprint massif mais réduit, le placement est reine. Alors que Hagenes était repris, la confusion était totale. C’est là que l’expérience de Meeus a parlé. Selon les données et statistiques recueillies, le Belge de 27 ans a lancé son effort à environ 250 mètres de la ligne, un choix risqué mais payant. Il a su se glisser dans la roue de Florian Sénéchal (Alpecin Premier Tech) avant de piquer sur la gauche.
Là où ses adversaires ont hésité, Meeus a accéléré. Sa « giclette », comme on dit dans le jargon, a été irrésistible. Il a littéralement explosé le peloton, devançant nettement Laurenz Rex (Soudal Quick-Step) et Hugo Hofstetter (NSN). Une démonstration de puissance pure qui rappelle que Meeus, vainqueur sur les Champs-Élysées en 2023, est bien plus qu’un simple sprinteur de second plan. C’est un puncheur-sprinteur, un profil idéal pour des classiques comme celle-ci.
Question aux puristes : À votre avis, ce succès au Samyn peut-il être le déclencheur d’une grande campagne de classiques pour Jordi Meeus, ou restera-t-il un feu de paille sur des courses de moindre standing par rapport à un Monument ?
Le numéro de Per Strand Hagenes : folie de jeunesse ou erreur tactique de Visma-Lease a Bike ?
Impossible d’évoquer cette édition sans saluer l’audace de Per Strand Hagenes. À 22 ans, le Norvégien a eu les cojones de tenter un truc de costaud. Parti à 30 bornes du but sur le secteur pavé de la Rue de Belle Vue, il a compté jusqu’à 30 secondes d’avance. Son profil de rouleur-puncheur, combiné à une technique irréprochable sur les pavés, lui a permis de croire en l’exploit.
Mais cette attaque, si elle fut héroïque, pose question. Avait-elle pour but de préparer le terrain pour un retour de Wout Van Aert ? Ou était-ce un coup de poker personnel ? Dans le feu de l’action, on a vu les coéquipiers de Hagenes, notamment dans le groupe de chasse, lever le pied, comme pour ne pas compromettre son avance. Hagenes a manqué de forces dans la dernière difficulté, la Côte des Nonnettes, et a été avalé par un peloton lancé à pleine vitesse par Cofidis puis Red Bull. Une cruelle désillusion.
Wout Van Aert, l’homme qui attirait les coups durs : analyse d’une poisse sans fin
On pensait la malédiction levée après son stage en altitude. Que nenni. Le début de saison 2026 de Wout Van Aert est un chemin de croix. Opération de la cheville en janvier, maladie avant le Nieuwsblad, et maintenant cette crevaison à 10 kilomètres de l’arrivée sur le Samyn. C’est à se demander si le Belge n’a pas croisé un chat noir en traversant la route.
Une crevaison à 10km de l’arrivée, le tournant de la course
Tout roulait pourtant pour Visma-Lease a Bike. Ils avaient un homme à l’avant (Hagenes), le peloton était sous contrôle, et Van Aert semblait tranquille, bien calé dans la roue de ses équipiers. Et puis, le drame. Une crevaison de la roue arrière. Le changement de vélo avec son coéquipier Pietro Mattio fut laborieux, la monture de l’Italien étant trop grande pour lui. Il a dû s’arrêter une seconde fois. C’en était fini de ses illusions.
Cette image est terrible. Elle résume le contraste entre la puissance brute du coureur et la fragilité de son environnement mécanique. Pour sa reprise, après des mois de préparation, Van Aert repart avec un goût d’inachevé et une frustration immense. Il a bien tenté de rassurer sur sa condition, en étant présent à l’avant dans les moments clés, mais le résultat est là : zéro pointé.
Vidéo : Les images fortes de la victoire de Meeus et la mésaventure de Van Aert
Revivez les 5 derniers kilomètres de l’Ename Samyn Classic 2026 en intégralité. La chasse à Per Strand Hagenes, la crevaison fatale de Wout Van Aert, et l’emballage final victorieux de Jordi Meeus. Les images d’une classique belge de légende.
Les enseignements du Samyn avant Gand-Wevelgem
Cette Ename Samyn Classic 2026 nous a offert un condensé de ce qui fait le sel du cyclisme belge : de la boue, des pavés, des attaques de barjots et du suspense jusqu’au dernier mètre. Si Jordi Meeus lance parfaitement sa saison et s’affirme comme un homme à suivre pour les semi-classiques, la forme étincelante de son équipe Red Bull-Bora, avec un Tim Van Dijke également dans le top 10, est un signal fort envoyé à la concurrence.
Pour Visma-Lease a Bike, c’est la douche froide. La condition est là, la stratégie aussi, mais la réussite fuit l’équipe. Hagenes a prouvé qu’il avait l’étoffe des grands, mais l’absence de Van Aert dans le final a privé la course d’un duel au sommet. Rendez-vous est pris pour Gand-Wevelgem, où on espère voir WVA, cette fois, épargné par les sorts.
Classement complet de l’Ename Samyn Classic 2026
MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe les 203,8 km en 4:24:42 (46,2 km/h)
REX LAURENZ, Soudal Quick-Step m.t.
HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
STANNARD ROBERT, Bahrain – Victorious m.t.
SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
DUNWOODY SETH, Bahrain – Victorious m.t.
GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
VAN BELLE LOE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix m.t.
DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
HANNES VICTOR, Aarco m.t.
KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
KERCKHAERT JOCHEM, BEAT CC p/b Saxo m.t.
VERMOOTE JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
DOCKX GILLES, Aarco m.t.
ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
SANTY ARNE, Tarteletto – Isorex m.t.
TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step m.t.
VANGHELUWE WARRE, Soudal Quick-Step m.t.
DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
VAN KERCKHOVE MATISSE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
HUPPERTZ JOSHUA, Team Lotto Kern-Haus Outlet Montabaur m.t.
VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike +1:30
DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step m.t.
RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
PAGE HUGO, Cofidis m.t.
VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United +1:38
VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious m.t.
MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:46
BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United m.t.
VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike +1:57
HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise +2:00
VISSER GUILLAUME, EEW-VDK Cyclingteam m.t.
THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
BRONSWIJK MIKE, EEW-VDK Cyclingteam m.t.
WATTS KIAAN, NSN Cycling Team m.t.
VAN DEN BROEK AXEL, Aarco m.t.
VERBRUGGHE JENS, NSN Cycling Team m.t.
MCKAY JAMES, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
CROCKETT FINN, VolkerWessels Cycling Team m.t.
JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
BAGUELIN JOCELYN, Aarco m.t.
MOONEN ZENO, Tarteletto – Isorex m.t.
RADCLIFFE GEORGE, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
DHAEYE ENRICO, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
VAN PETEGEM AXANDRE, Tarteletto – Isorex m.t.
ZABELINSKIY BOGDAN, Aarco m.t.
VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL m.t.
BOLLE BERT, VolkerWessels Cycling Team m.t.
LAURYSSEN YORBEN, Tarteletto – Isorex m.t.
MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
WOETS MATTANJA, VolkerWessels Cycling Team m.t.
DUPONT TIMOTHY, Tarteletto – Isorex m.t.
SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step m.t.
MAAS MARIJN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
MAAS JAN, Cofidis m.t.
COPPENS MICHIEL, BEAT CC p/b Saxo m.t.
KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL m.t.
LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL m.t.
THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
MAGAGNOTTI ALESSIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step m.t.
DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
AVOINE KÉVIN, Van Rysel Roubaix m.t.
GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
APPEL STIJN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix m.t.
HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
RICKAERT JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
MELOTTE MATTEO, Color Code – Alu Center +3:25
DEHAIRS SIMON, Alpecin-Premier Tech +3:30
ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL +3:45
MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
MARX LOUIS, Color Code – Alu Center +3:52
FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United +3:58
VAN DER WAL RIK, EEW-VDK Cyclingteam +4:10
TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix m.t.
FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets +4:30
HARTEEL JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
KROONEN MAX, BEAT CC p/b Saxo m.t.
VAN SINTMAARTENSDIJK DAAN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
CLAEYS ROBBE, VolkerWessels Cycling Team m.t.
OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix +4:54
ABMA ELMAR, VolkerWessels Cycling Team m.t.
MCDONALD BRODY, Modern Adventure Pro Cycling +5:10
KING MATTHEW, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
MOURIS MICHIEL, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
DESMARETS JULIEN, Color Code – Alu Center +5:37
JACQUES LUCAS, Color Code – Alu Center m.t.
GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +6:10
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On espérait une simple clavicule et une indisponibilité de quelques semaines. Mais les scanners ont livré un verdict bien plus implacable pour Warren Barguil. Touché au bassin, aux côtes et à la clavicule sur le Tour des Alpes-Maritimes, le Morbihannais voit ses Classiques tant visées s’éloigner à grands pas. Retour sur un coup d’arrêt brutal et sur les défis médicaux qui attendent le double vainqueur d’étape sur le Tour de France.
Caillou blanc, saison noire : le rude chemin de croix qui attend Warren Barguil
Il y a des chutes qui marquent une carrière, et d’autres qui laissent des séquelles bien après l’impact sur le bitume. Celle de Warren Barguil, survenue le 22 février dernier sur le Tour des Alpes-Maritimes, appartient malheureusement à la seconde catégorie. Ce qui n’était qu’une douleur à la clavicule s’est transformé en un véritable inventaire à la Prévert pour le grimpeur de Team Picnic PostNL. Plongeons ensemble dans ce diagnostic qui assombrit l’horizon 2026 du Breton.
Quel est le bilan médical complet de Warren Barguil après le Tour des Alpes-Maritimes ?
Les nouvelles sont tombées comme un couperet dans la soirée de ce lundi (hier). Dans un communiqué officiel publié sur ses réseaux sociaux, l’équipe néerlandaise a dû se résoudre à annoncer une mauvaise nouvelle : le bilan initial était incomplet.
Un diagnostic qui s’alourdit : du simple au complexe
Après sa lourde chute sur la course azuréenne, la radiographie initiale faisait état d’une fracture de la clavicule. Un classique chez les coureurs, souvent synonyme de six à huit semaines d’arrêt. Mais Warren Barguil, lui, n’a pas eu cette « chance ». Poussés par des douleurs persistantes, les examens complémentaires (scanners) ont révélé un tableau bien plus sombre.
Outre la clavicule, qui nécessitera une opération dans les prochains jours, le Morbihannais souffre de deux fractures aux côtes et, c’est le plus embêtant, d’une « petite » fracture du bassin, accompagnée d’un hématome conséquent.
Si le terme « petite fracture » peut sembler rassurant, dans le microcosme du cyclisme professionnel, une atteinte au bassin est toujours prise très au sérieux. C’est le centre névralgique du pédalage, le point d’ancrage de la puissance. Bouger, s’asseoir sur une selle, et a fortiori forcer sur les pédales deviendra un chemin de croix dans les prochaines semaines.
La réponse est simple et brutale : toutes celles qui devaient faire son printemps. L’agenda du coureur de 34 ans est désormais un grand trou noir.
Forfait de prestige pour les Strade Bianche et Tirreno-Adriatico
C’était l’objectif majeur de ce début de saison. Warren Barguil avait coché d’une pierre blanche les Strade Bianche (7 mars) et Tirreno-Adriatico (9-15 mars). Le Breton, qui a toujours brillé sur les terrains accidentés, visait une performance sur les routes blanches toscanes avant d’enchaîner sur la « Course des deux mers ».
Ces deux échéances sont évidemment rayées de son programme. Pour un coureur de son calibre, c’est un crève-cœur. Les Strade Bianche sont devenues en quelques années un Monument bis, un objectif mondial où il avait les arguments pour exister.
L’Amstel Gold Race en danger ? Le point sur la date de retour
Aucune durée d’indisponibilité n’a été officiellement communiquée. C’est le flou artistique, mais aussi le signe que l’équipe Picnic PostNL prend le temps de la réflexion. La seule hypothèse envisagée par les observateurs est un retour pour l’Amstel Gold Race, prévue le 19 avril.
Sera-t-il rétabli d’ici là ? L’avenir nous le dira, mais soyons pragmatiques. Avec une fracture du bassin, même légère, le cahier des charges est lourd : plusieurs semaines d’immobilisation totale, puis une reprise progressive de la marche, et enfin le retour sur le vélo. Perdre la condition construite depuis janvier est inévitable.
À notre avis d’expert, viser un retour compétitif pour les Ardennaises (Amstel, Flèche Wallonne, Liège) relève aujourd’hui de la mission impossible. Il serait plus sage de tabler sur un retour fin mai, pour préparer le Critérium du Dauphiné, si la rééducation se passe parfaitement.
Quel impact pour l’équipe Picnic PostNL et pour la carrière du Breton ?
Au-delà de la douleur physique, c’est un coup dur sur le plan sportif et psychologique.
Un leader orphelin de ses objectifs
Warren Barguil n’est pas un équipier lambda. Il est un cadre de l’équipe, un leader pour les courses vallonnées et les profils escarpés. Son absence prolongée prive la formation néerlandaise d’une carte maîtresse pour la première partie de saison. Pour un coureur de 34 ans, chaque saison compte, et perdre trois mois de compétition est un gaspillage de potentiel difficile à encaisser.
On peut légitimement se demander comment il va digérer cette frustration. Le voir sur le Tour de France 2026 ? C’est encore trop tôt pour le dire. Tout dépendra de la qualité de sa rééducation et de sa capacité à retrouver une condition physique optimale sans rechute.
Questions aux lecteurs : et vous, qu’en pensez-vous ?
Pensez-vous que Warren Barguil doit précipiter son retour pour sauver ses Ardennaises, ou doit-il faire l’impasse et viser une préparation longue et sereine pour le Tour de France ?
À votre avis, cette accumulation de blessures (clavicule, côtes, bassin) peut-elle laisser des séquelles sur la motricité et la puissance d’un grimpeur comme Barguil ?
N’hésitez pas à partager votre avis en commentaires.
Ce qui devait être une simple formalité médicale s’est transformé en véritable chemin de croix pour Warren Barguil. Le diagnostic de fracture du bassin, ajouté à la clavicule et aux côtes, change radicalement la donne pour son début de saison 2026. Place désormais à la patience, ce mot si difficile à entendre pour un compétiteur. Une chose est sûre, on ne reverra pas le Breton sur un vélo de si tôt. Le printemps sera long, très long, du côté de chez Picnic PostNL.
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Ils ont tout faux, ces observateurs qui pensaient que le GP Samyn n’était qu’une simple formalité avant les grands rendez-vous. En 2025, Mathieu van der Poel en avait fait son terrain de lancement royal. Ce mardi 3 mars, c’est au tour de Wout van Aert de fouler les 204 kilomètres de pavés hennuyers pour ses grands débuts 2026. Malade, blessé cet hiver, le Belge est-il vraiment prêt à dompter un parcours remodelé et piégeux face à une meute de sprinteurs-puncheurs affamés ? Plongée au cœur de la classique qui ne pardonne rien.
Wout van Aert de retour sur les pavés : le Samyn 2026 peut-il lancer sa saison comme celui de Van der Poel ?
L’effervescence du « mardi » belge : entre Wallonie et Flandre
Il y a un curieux paradoxe géographique qui fait tout le sel de l’Ename Samyn Classic. Comme le rappellent les données historiques de l’épreuve, nous sommes ici en territoire wallon, dans la région de Mons, à des kilomètres des monts flamands traditionnels. Pourtant, l’âme de la course est résolument flamande. C’est une classique de pavés qui parle français, une rareté dans le paysage printanier. Ce contraste, les coureurs le ressentent dans leur chair : les routes y sont tout aussi exposées au vent, les secteurs tout aussi nerveux.
À peine 48 heures après l’explosif week-end d’ouverture (Omloop Nieuwsblad et Kuurne-Bruxelles-Kuurne), le peloton remet le couvert. C’est le premier vrai test pour les organismes. Ici, pas de place pour les longs rounds d’observation. Le Samyn, c’est la course de la reprise pour certains, celle de la confirmation pour d’autres. Et cette année, avec un Wout van Aert (Visma-Lease a Bike) en guise de Guest Star, l’édition 2026 promet des étincelles.
Le parcours 2026 : pourquoi ce « petit » circuit peut faire très mal
Pour cette 58e édition, les organisateurs ont légèrement retouché la copie. Si le départ est toujours donné à Quaregnon (12h30) et l’arrivée jugée à Dour (vers 17h15), le menu s’est enrichi. Le dénivelé total a été revu à la hausse. On ne parle pas ici des Alpes, mais sur des pentes courtes et violentes comme la Côte de la Roquette (600 m) ou la Côte des Nonettes (300 m), la moindre raideur supplémentaire se paye cash après 180 kilomètres dans les jambes.
Le grand cirque pavé
Le tracé se corse véritablement après le premier passage sur la ligne (km 91,5). C’est là que les coureurs entament une série de boucles. On dénombre pas moins de 29 secteurs répertoriés. Les puristes scruteront particulièrement le Chemin de Belian (Rue du Pres Belen), un long secteur de 1 400 mètres qui use autant les boyaux et pneus que le moral. Mais le véritable juge de paix, c’est l’enchaînement final.
Le « petit circuit » : l’antichambre de l’enfer
L’originalité du parcours 2026 réside dans la répétition du petit circuit (27,4 km) à parcourir quatre fois. Les coureurs enchaînent Rue Chasse de la Motte (300 m), Rue des Jonquilles (400 m), et surtout, le duo infernal Côte de la Roquette / Côte des Nonettes. Le dernier passage au sommet des Nonettes est programmé à seulement 8 kilomètres de l’arrivée. Comme le soulignent les données techniques des organisateurs, c’est une distance idéale pour une attaque en solo ou un coup de bordure.
Le vent, ce grand oublié
Il serait imprudent de ne parler que des pavés. L’exposition des routes entre Honnelles et Dour, dans ces champs dégagés, est un facteur X majeur. Si Eole souffle à plus de 25 km/h, attendez-vous à des bordures dès la mi-course. Dans ces conditions, une équipe comme Alpecin-Premier Tech ou Visma-Lease a Bike pourrait faire exploser le peloton bien avant le circuit final.
Question aux puristes : Avec ce final en faux-plat montant, faut-il miser sur un sprinteur robuste capable de survivre aux Nonettes, ou sur un puncheur qui attaquera dans la descente pour faire la différence sur le sec ?
Partants : Wout van Aert, une rentrée sous haute tension
La startlist de cette édition est un curieux mélange de convalescence et d’appétits aiguisés. L’absence de Mathieu van der Poel, vainqueur sortant, laisse un trône vacant. Et tous les regards convergent vers un homme : Wout van Aert.
Le cas Wout van Aert
Le Belge de Visma-Lease a Bike est l’attraction numéro 1. Son hiver a été chaotique : fracture de la cheville en cyclo-cross en janvier, opération, puis une maladie de dernière minute qui l’a privé du week-end d’ouverture. Vu à vélo dimanche, il a été confirmé au départ. Mais quelle est sa véritable condition ? S’entraîner en altitude à Sierra Nevada est une chose, encaisser les chocs des pavés hennuyers en est une autre.
Ses atouts : Une puissance phénoménale et une pointe de vitesse qui, dans un groupe réduit, fait de lui le patron.
Ses doutes : Le rythme de la course et l’incertitude physique. Ces derniers temps, dans les sprints en petit comité, il a plus souvent goûté à la deuxième place qu’à la victoire.
La garde rapprochée et les adversaires
Wout ne sera pas seul. Christophe Laporte, déjà vainqueur d’étape sur le Tour d’Andalousie et impressionnant de placidité sur l’Omloop (4e), est un double atout. Si Wout flanche, l’ancien champion d’Europe peut prendre les clés de la maison.
Face à eux, une coalition de sprinteurs-puncheurs s’est formée :
Red Bull-BORA-hansgrohe aligne un duo de choc : Jordi Meeus et Danny van Poppel. Meeus, un peu à contretemps lors de l’Omloop, cherchera à se rattraper sur un final qui, sur le papier, lui convient parfaitement.
Unibet Rose Rockets compte sur Lukas Kubis. Le Slovaque, en pleine progression, a le punch nécessaire pour anticiper dans le final.
Chez Soudal Quick-Step, Laurenz Rex (vainqueur en 2024) connaît la recette secrète pour s’imposer ici. Son expérience sera précieuse.
Alpecin-Premier Tech, sans son leader, jouera la carte Gerben Thijssen ou Florian Sénéchal invité de dernière minute. Une équipe toujours redoutable quand elle doit prouver sa valeur.
Hugo Hofstetter (NSN) , vainqueur en 2020, sera un sérieux client si le scénario part en sucette.
La carte française
Au-delà de Christophe Laporte, la France aligne de belles promesses. Paul Penhoët (Groupama-FDJ United) monte en puissance sur ce type de terrain accidenté. Thibaud Gruel, son coéquipier, est un outsider très sérieux pour un coup dans le final. Enfin, Alexis Renard (Cofidis) aura une carte à jouer si l’arrivée se joue dans un groupe pas trop écrémé.
Favoris : notre verdict pour un sprint de costauds
Si l’on se fie aux données de l’historique récent (Hofstetter, Trentin, Van der Poel), l’Ename Samyn Classic se gagne souvent au terme d’un sprint explosif dans un groupe de 15 à 20 unités. Malgré le parcours plus dur, c’est encore le scénario le plus probable.
Wout van Aert (⭐⭐⭐⭐) : Le favori logique si son corps répond présent.
Christophe Laporte (⭐⭐⭐⭐) : La forme est là, l’expérience aussi. Il est peut-être même plus fiable que Wout sur ce coup-là.
Jordi Meeus (⭐⭐⭐) : Le plus dangereux des purs sprinteurs.
Lukas Kubis (⭐⭐⭐) : L’outsider idéal pour un coup de bluff à 5 km du but.
Laurenz Rex (⭐⭐) : Le revenant qui a le parcours dans la peau.
Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à l’Ename Samyn Classic 2026 ?
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 1, THIJSSEN, Gerben 2, RICKAERT, Jonas 3, DILLIER, Silvan 4, PRICE-PEJTERSEN, Johan 5, SÉNÉCHAL, Florian 6, GEENS, Jonas 7, DEHAIRS, Simon
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 11, REX, Laurenz 12, BASTIAENS, Ayco 13, SVRČEK, Martin 14, VANGHELUWE, Warre 15, DESAL, Ceriel 16, VAN TRICHT, Stan 17, VAN LERBERGHE, Bert
TotalEnergies (PRT) ✅ 21, DAUPHIN, Florian 22, BOULAHOITE, Rayan 23, GACHIGNARD, Thomas 24, THIERRY, Pierre 25, MARCEROU, Nicola 26, TESSON, Jason 27, VADIC, Baptiste
NSN Cycling Team (WT) ✅ 31, HOFSTETTER, Hugo 32, KOGUT, Oded 33, WATTS, Kiaan 34, PIRINEN, Miko 35, VAN TRICHT, Floris 36, VERBRUGGHE, Jens 37, VAN ASBROECK, Tom
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 41, BARTHE, Cyril 42, FONTAINE, Titouan 43, GRUEL, Thibaud 44, HUENS, Axel 45, MILAN, Matteo 46, PENHOËT, Paul 47, AGNOLETTO, Blake
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 51, VAN AERT, Wout 52, VAN KERCKHOVE, Matisse 53, VAN BELLE, Loe 54, HAGENES, Per Strand 55, LAPORTE, Christophe 56, MATTIO, Pietro 57, TAILLIEU, Aldo
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 61, BIESTERBOS, Frits 62, VAN DEN BERG, Julius 63, SCHELDEMAN, Xander 64, FLYNN, Sean 65, JAKOBSEN, Fabio 66, RENARD-HAQUIN, Henri-François 67, ROOSEN, Timo
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 71, MEEUS, Jordi 72, MARIT, Arne 73, DRIZNERS, Jarrad 74, VAN POPPEL, Danny 75, MAGAGNOTTI, Alessio 76, MOURIS, Michiel 77, VERMEERSCH, Gianni
Lotto Intermarché (WT) ✅ 81, GRISEL, Matys 82, BEULLENS, Cedric 83, BRAET, Vito 84, ØRN-KRISTOFF, Felix 85, DE SCHUYTENEER, Steffen 86, GRIGNARD, Sébastien 87, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
Unibet Rose Rockets (PRT) ✅ 91, REINDERS, Elmar 92, DE VRIES, Hartthijs 93, BLOEM, Joren 94, FELDMANN, Karsten Larsen 95, GROENEWEGEN, Dylan 96, KOPECKÝ, Tomáš 97, KUBIŠ, Lukáš
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 101, HUYSMANS, Nolan 102, LAMBRECHT, Michiel 103, THONNON, Senne 104, TORNEY, Artuur 105, VAN DEN HAUTE, Milan 106, VANDENBRANDEN, Noah 107, VANDENSTORME, Dylan
Cofidis (PRT) ✅ 111, ANIOŁKOWSKI, Stanisław 112, BIERMANS, Jenthe 113, PAGE, Hugo 114, RENARD, Alexis 116, TEUNS, Dylan 117, MAAS, Jan
Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅ 121, BOARDMAN, Samuel 122, CHRISTIAN, Sean 123, CAUDELL, Ezra 124, MCDONALD, Brody 125, OLIVER, Ben 126, PICKRELL, Riley 127, STEWART, Mark
EEW-VDK Cyclingteam (CT) ✅ 131, VAN DER WAL, Rik 132, BOUMA, Jelle 133, UPTEGROVE, Ed 134, SCHULTEN, Chiel 135, BRONSWIJK, Mike 136, VISSER, Guillaume 137, HUITEMA, Jasper
VolkerWessels Cycling Team (CT) ✅ 141, ABMA, Elmar 142, BOLLE, Bert 143, CLAEYS, Robbe 144, CROCKETT, Finn 145, DE DOBBELAERE, Born 146, PAARDEKOOPER, Thijmen 147, WOETS, Mattanja
BEAT CC p/b Saxo (CT) ✅ 151, DEKKER, David 152, APPEL, Stijn 153, MAAS, Marijn 154, KERCKHAERT, Jochem 155, KROONEN, Max 156, COPPENS, Michiel 157, VAN SINTMAARTENSDIJK, Daan
Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅ 171, GEORGE, Alfred 172, ROUILLER, Loris 173, BLUM, Elia 174, SOMMER, Jan 175, JEAN, Victor 176, DARBELLAY, Valentin 177, BÖGLI, Noah
Team Lotto Kern-Haus Outlet Montabaur (CT) ✅ 181, HUPPERTZ, Joshua 183, ROTTMANN, Jonathan Malte 184, JABLONSKI, Ole 185, BEHRENS, Eike 186, GRUPP, Louis
Van Rysel Roubaix (CT) ✅ 191, ÅRNES, Daniel 192, AVOINE, Kévin 193, HEREMANS, Joppe 194, OOSTERLINCK, Joes 195, RAUGEL, Antoine 196, TENDON, Arnaud 197, THÉOT, Killian
St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅ 201, BÉNÉTEAU, Lucas 202, BOUQUET, Axel 203, BERGER, Antoine 205, DELACROIX, Théo 206, LECROQ, Jérémy 207, VAN NIEKERK, Morné
Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team (CT) ✅ 221, DHAEYE, Enrico 222, GULLHAV, Kristoffer 223, KING, Matthew 224, MCKAY, James 225, NIELSEN, Magnus Lorents 226, RADCLIFFE, George 227, RIGOLE, Brian
Aarco (CT) ✅ 231, BAGUELIN, Jocelyn 232, DOCKX, Gilles 233, HANNES, Victor 234, LOWAGIE, Arthur 235, STAES, Gibbe 236, VAN DEN BROEK, Axel 237, ZABELINSKIY, Bogdan
Color Code – Alu Center (CT) ✅ 241, DESMARETS, Julien 242, MELOTTE, Matteo 243, NOIRHOMME, Arnaud 244, WERTZ, Hugo 245, MARX, Louis 246, CARDINAL, Nathan 247, JACQUES, Lucas
Diffusion TV : Suivez l’enfer pavé en direct
Vous ne voudrez pas manquer le duel des rivaux historiques ou la révélation d’un nouveau talent. La course sera largement couverte.
En France :
Chaînes : Eurosport 1 et HBO Max
Horaire du direct : Dès 15h00 (pour capturer les 70 derniers kilomètres, les plus décisifs).
Le départ réel sera donné à 12h30, mais c’est à partir de 15h que le spectacle sera à son comble, avec l’entrée dans les tours finaux et les premières attaques sérieuses sur les Nonettes.
Question débat : Wout van Aert peut-il vraiment rivaliser avec des coureurs déjà en course comme Laporte ou Meeus pour ses premiers coups de pédale de la saison ? Ou allons-nous assister à un come-back façon Van der Poel 2025 et 2026 ? Réponse ce mardi après-midi sur les pavés de Dour.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ils étaient venus chercher la confirmation d’un week-end parfait pour Alpecin. Ils sont repartis avec une leçon de vitesse signée Matthew Brennan. À 20 ans, le Britannique de Visma | Lease a Bike a remporté Kuurne-Bruxelles-Kuurne au terme d’une course de mouvement totale, où son équipe a martyrisé le peloton avant que Christophe Laporte ne l’offre sur un plateau pour un sprint royal. Retour sur une démonstration de force collective et l’éclosion d’un nouveau patron des pavés.
Matthew Brennan, le baby-foudre de Visma, dégomme la concurrence sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne
L’IMAGE EST PARFAITE. Christophe Laporte lève déjà le bras alors que Matthew Brennan n’a pas encore franchi la ligne. Le Français, poisson-pilote de luxe, vient de déposer son jeune leader sur le bitume de Kuurne avec un timing d’orfèvre. Derrière, Luca Mozzato et Matteo Trentin (Tudor Pro Cycling) ne peuvent que constater les dégâts, impuissants face à l’explosion de puissance du Britannique. Ce dimanche 1er mars, sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026, Visma | Lease a Bike n’a pas seulement gagné une course, elle a asséné une vérité : sa machine à gagner, un temps grippée, est de retour sur les rails flandriens. Et elle a trouvé son nouveau pointeur.
Mais comment en est-on arrivé là, dans une édition qui a vu les cadors exploser un par un dans les monts ?
Comment Matthew Brennan a-t-il survécu au chaos des monts ?
La 78e édition de Kuurne-Bruxelles-Kuurne ne s’annonçait pas comme un long fleuve tranquille pour les sprinteurs. Avec ses 195 kilomètres et plus de 2000 mètres de dénivelé, le parcours promettait une guérilla permanente. Et les puncheurs ont répondu présent.
L’échappée matinale et le grand barnum des favorites
Dès le trentième kilomètre, une échappée de sept coureurs se porte à l’avant. On y retrouve Mathis Louvel (NSN), Dries De Bondt (Jayco AlUla) ou encore Johan Jacobs (Groupama-FDJ United). Mais leur avance est sous contrôle. La course bascule véritablement à 90 kilomètres du but, dans l’enchaînement des monts.
L’étincelle vient de Lotto-Intermarché dans le Bourliquet, mais c’est le Mont Saint-Laurent qui va servir de juge de paix. Le peloton explose littéralement. Sous l’impulsion d’un Jasper Philipsen déchaîné, la sélection est impitoyable. Les cadors tombent un à un : Jonathan Milan (Lidl-Trek), Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) et même le champion Arnaud De Lie (Lotto-Intermarché), victime de ses propres offensives. Selon les données et statistiques recueillies à l’arrivée, le rythme dans cette difficulté a atteint des sommets inédits depuis l’édition 2019.
Paul Magnier, la malédiction continue pour Soudal Quick-Step
Dans ce chaos, un homme incarne la malchance : Paul Magnier (Soudal Quick-Step). Après sa chute la veille sur l’Omloop, le Français est victime d’un problème mécanique (une crevaison) au pire moment, dans la pente du Mont Saint-Laurent. Il est immédiatement distancé, ruinant ses espoirs pour la deuxième journée consécutive. Une tuile de plus pour l’équipe belge, qui espérait briller sur ses terres. Pendant ce temps, dans le sillage des meilleurs, Matthew Brennan s’accroche. Il avouera après la course avoir été lâché un moment, mais un coéquipier providentiel, Pietro Mattio, a tout donné dans le Kruisberg pour le ramener dans le bon groupe. Un effort titanesque qui a changé le destin de la course.
La masterclass tactique de Visma | Lease a Bike face au « mur » Philipsen
Alors que l’on croyait la course faite pour les baroudeurs, un calme relatif s’installe après le dernier mont, situé à 60 kilomètres de l’arrivée. Mais c’était sans compter sur la soif de victoire des équipes de sprinteurs rescapés. Et notamment sur la stratégie en miroir de Visma et Alpecin.
Bordures, attaques et crevaisons : le final à haut risque
Le final devient un véritable champ de bataille. Les portions vent de côté offrent des opportunités de bordures. Philipsen, lui-même, est victime de deux ennuis mécaniques, l’obligeant à puiser dans ses réserves pour revenir. Un scénario similaire à celui de 2025 qui l’avait vu perdre toutes ses chances. Cette fois, le Belge d’Alpecin-Premier Tech semble en jambes, mais l’équipe adverse est plus forte. À 36 kilomètres de l’arrivée, un groupe de 22 coureurs se détache sous l’impulsion de Visma et Decathlon. Tentative d’Héctor Álvarez (Lidl-Trek), contre de Matej Mohorič (Bahrain Victorious)… Rien n’y fait. Visma, avec un Dylan van Baarle très actif, verrouille tout.
Le « train » parfait : quand Christophe Laporte rejoue la partition du maître
C’est là que la différence se fait. Alors que Decathlon CMA CGM contrôle pour Tobias Lund Andresen, Visma prépare son affaire dans l’ombre. Dans les deux derniers kilomètres, ils sont encore presque tous là. L’approche du sprint est brouillonne, comme souvent à Kuurne, mais les hommes en jaune et noir gardent leur calme. À 400 mètres de la ligne, Christophe Laporte prend les commandes du peloton. Brennan est scotché à sa roue. Le lanceur français accélère, creuse un trou, et libère son poulain à 150 mètres du but. Personne ne peut revenir. Une leçon de placement et de confiance.
Le verdict d’un sprint supersonique
Le reste du sprint est une formalité. Brennan s’impose avec une avance confortable, offrant à la Grande-Bretagne son premier succès à Kuurne depuis le doublé de Mark Cavendish en 2012 et 2015.
Vidéo : les images de la victoire (et où les revoir)
Les vidéos du sprint fleurissent déjà sur les réseaux sociaux. On y voit la démonstration de puissance de Brennan, mais aussi la réaction de ses équipiers, fous de joie. L’angle de la caméra embarquée sur le vélo de Laporte, si elle est diffusée, promet d’être un must-see pour comprendre la précision chirurgicale de son lancement. Une victoire qui sonne comme une promesse d’avenir.
Matthew Brennan, l’héritier de Cavendish ? « Je veux les Flandres et Roubaix »
À 20 ans, Matthew Brennan remporte donc sa première classique WorldTour. Interrogé après la course, le jeune sprinteur ne cachait pas son émotion, mais affichait déjà des ambitions dévorantes.
« J’espère que d’autres viendront » : les ambitions dévoilées du vainqueur
« Toute la journée, j’étais un peu nerveux à cause de ma chute d’hier« , a-t-il expliqué en zone mixte. « Mais l’équipe a été incroyable. C’est ma première victoire dans une classique belge. J’espère que d’autres viendront. » Le parallèle avec Cavendish est inévitable, mais Brennan regarde plus loin. « Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix sont des courses iconiques. Un jour, j’aimerais lever les bras dans l’une d’elles. Cela pourrait prendre du temps, mais je donnerai tout. » Un message clair à la concurrence.
Quelle analyse pour la suite de la saison des classiques ?
Ce Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 a livré des enseignements précieux à une semaine de Tirreno-Adriatico et à trois semaines de Milan-SanRemo.
D’un côté, Visma | Lease a Bike a montré qu’elle pouvait gagner sans Wout van Aert, en capitalisant sur un collectif hors norme et un jeune talent en pleine éclosion. De l’autre, Alpecin, malgré la démonstration de la veille de Van der Poel sur l’Omloop, a montré des signes de fébrilité. Jasper Philipsen était le plus fort dans les monts, mais ses ennuis mécaniques et l’absence de son poisson-pilote habituel l’ont laissé trop isolé dans le final. Question à nos lecteurs : Visma peut-elle réellement rivaliser avec Alpecin sur les prochains Monuments, ou cette victoire est-elle le fruit d’un scénario exceptionnel où tout leur a souri ?
Enfin, la performance des Tudor Pro Cycling, deuxième et troisième, prouve que l’équipe suisse monte en puissance et sera à surveiller sur Paris-Roubaix. Avec un Matteo Trentin revenu à un excellent niveau et un Luca Mozzato toujours placé, ils pourraient créer la surprise sur les pavés du Nord. Le week-end d’ouverture belge a tenu toutes ses promesses, et Matthew Brennan en est la nouvelle coqueluche.
Classement complet de Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026
BRENNAN MATTHEW, Team Visma | Lease a Bike les 195 km en 4:26:05 (44 km/h)
MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
REX LAURENZ, Soudal Quick-Step m.t.
ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team m.t.
BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious m.t.
OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
RESELL ERIK NORDSÆTER, Uno-X Mobility m.t.
OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost m.t.
MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek m.t.
LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
HESTERS JULES, Team Flanders – Baloise m.t.
ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility m.t.
BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
INGEBRIGTSEN STORM, Uno-X Mobility m.t.
POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché +0:05
GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +0:11
VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:17
PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:31
DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team +0:36
SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +1:19
HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
SKUJIŅŠ TOMS, Lidl – Trek +1:37
VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step +1:59
CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH +3:21
DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United m.t.
ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
PAGE HUGO, Cofidis m.t.
DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +4:46
BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
RICKAERT JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
VAN KERCKHOVE MATISSE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BALLERINI DAVIDE, XDS Astana Team +4:48
SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team m.t.
JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +7:20
SYRITSA GLEB, XDS Astana Team +7:26
CAUDELL EZRA, Modern Adventure Pro Cycling +7:31
THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +7:34
PAJUR ROMET, Red Bull – BORA – hansgrohe +8:54
FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United m.t.
RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team m.t.
TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
KESSLER COLE, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
BURNETT JOSH, Burgos Burpellet BH m.t.
PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost m.t.
ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
MACIEJUK FILIP, Movistar Team m.t.
NABERMAN TIM, Team Picnic PostNL m.t.
BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
MAAS JAN, Cofidis m.t.
ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
MILAN JONATHAN, Lidl – Trek m.t.
GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility m.t.
PEDERSEN HENRIK, Uno-X Mobility m.t.
DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
ALLEGAERT PIET, Cofidis m.t.
WALSCHEID MAX, Lidl – Trek m.t.
STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
GATE AARON, XDS Astana Team m.t.
GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
KANTER MAX, XDS Astana Team m.t.
GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team m.t.
RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
DRIZNERS JARRAD, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
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Ce dimanche 1er mars, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) a offert un second succès français en deux jours sur les Boucles Drôme-Ardèche, après la victoire de Paul Seixas. Au terme de 185 kilomètres d’une intensité folle, le Bisontin a dominé Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike) dans un sprint en côte d’anthologie. Lenny Martinez (Bahrain Victorious) complète un podium 100% « Jeunes Pépites » pour la deuxième journée consécutive. Plongée au cœur d’une course où le génie tactique a supplanté la puissance brute.
Romain Grégoire, le maître du suspense : comment il a brisé le rêve de Jorgenson sur la Drôme Classic 2026
L’IMAGE EST FORTE : celle de Matteo Jorgenson, la tête baissée en franchissant la ligne d’arrivée, réalisant qu’il venait de perdre, pour le deuxième jour d’affilée, un duel au sommet face à un Français. Après la démonstration de force de Paul Seixas la veille en Ardèche, c’est cette fois par une démonstration de punch et d’intelligence que Romain Grégoire a fait plier l’Américain. La Faun Drôme Classic 2026 restera comme le jour où le talent brut a rencontré la lucidité glaciale.
Comment Romain Grégoire a-t-il construit sa victoire sur la Drôme Classic ?
Déçu par sa 22e place sur l’Ardèche Classic la veille, Romain Grégoire a fait preuve d’une résilience mentale rare. Au micro de La Chaîne L’Équipe, il avouait : « Je ne m’y attendais pas forcément. Même en début de course, j’ai dit à mes coéquipiers de ne pas compter sur moi. » Pourtant, c’est bien lui qui a su répondre présent au moment crucial.
Pourquoi l’attaque à 17 kilomètres de l’arrivée était-elle la bonne ?
Tandis que Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) et Lenny Martinez (Bahrain Victorious) s’étaient neutralisés dans le Col de la Grande Limite, Jorgenson, fort de sa forme étincelante, a porté l’estocade à 17 kilomètres du but. Dans cette course de mouvements perpétuels, le moment était idéal. Alors que Davide Piganzoli (Visma-Lease a Bike) venait d’être repris, l’Américain a placé une attaque sèche. Seul un coureur a su saisir cette roue : Romain Grégoire. Ce choix de ne pas s’être consumé dans les ascensions plus longues leur a offert une fraîcheur décisive pour l’emballage final.
Le final à couper le souffle : un duel à 250 mètres de l’exploit
Le duo de tête possédait encore 34 secondes d’avance à 2,5 kilomètres de la ligne. Pourtant, dans les derniers hectomètres, le peloton, emmené par une équipe Decathlon-CMA CGM déterminée à revenir pour Paul Lapeira, n’était plus qu’à quelques longueurs.
Grégoire a-t-il « joué avec le feu » avant d’allumer la mèche ?
C’est là que l’analyse tactique rejoint le grand frisson. Jorgenson et Grégoire se sont longtemps regardés, jouant un poker dangereux. Mais le Français n’a pas paniqué. « Dans un sprint comme ça, j’avais peur que Matteo embraye et fasse une grosse montée depuis le bas, a-t-il expliqué. Au final, j’ai pu faire mon effort punchy comme je sais le faire. » À 200 mètres de la ligne, alors que Lenny Martinez lançait le sien de l’arrière, Grégoire s’est dressé sur ses pédales. Sa « giclette » a été fulgurante, laissant Jorgenson sur place et résistant au retour de Martinez, qui décroche une nouvelle 3e place. Les données GPS, si elles étaient disponibles, montreraient sans doute une puissance exceptionnelle sur ce dernier hectomètre.
Analyse vidéo : les 5 moments clés à (re)voir
Si vous n’avez pas suivi l’intégralité de la course, voici les séquences qui ont fait basculer cette Faun Drôme Classic 2026, et que l’on retrouvera dans le résumé vidéo.
L’échappée matinale (7 coureurs) : Valentin Retailleau (TotalEnergies) et Kenny Molly (Van Rysel Roubaix) animent les premiers kilomètres.
Le forcing de Lidl-Trek (40 km de l’arrivée) : Skjelmose place une attaque dans le Col de la Grande Limite, suivi par Martinez et Tulett.
L’attaque décisive (17 km) : Matteo Jorgenson y va seul, Romain Grégoire est le seul à pouvoir l’accompagner.
Le contre avorté de Cosnefroy (14 km) : Le Français d’UAE tente la jonction mais sera repris à 3 km du but.
Le sprint final (250 m) : Grégoire se dresse sur les pédales pour un sprint victorieux, alors que Martinez déboule comme un boulet de canon.
Question à la communauté : Selon vous, Romain Grégoire a-t-il les qualités pour jouer la gagne sur une Classique ardennaise comme la Flèche Wallonne ou Liège-Bastogne-Liège, lui qui avoue que ce sont « les Ardennaises qui [lui] plaisent le plus » ?
L’éclosion d’une génération : le weekend français vu par les experts
Ce doublé Grégoire-Seixas face à un rouleau compresseur comme Visma et UAE n’est pas un hasard. Il est le fruit d’une génération dorée.
Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) : À seulement 19 ans, sa démonstration en solitaire sur l’Ardèche Classic rappelle les grands numéros d’un autre temps. Pur produit du système français, il incarne l’avenir des courses par étapes.
Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Lui, c’est le puncheur-né. Cette victoire à Étoile-sur-Rhône, un an après sa victoire sur l’Ardèche Classic 2025, confirme son statut de favori pour les classiques vallonnées. Il succède à Juan Ayuso au palmarès, ce qui place la barre très haut.
Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : La régularité incarnée. Deux troisièmes places en deux jours, dans deux styles de courses radicalement différents, prouvent son immense polyvalence.
Quelle est la prochaine étape pour les trois mousquetaires ?
Le weekend des Boucles Drôme-Ardèche a servi de formidable tremplin. Le week-end prochain, tous les regards seront tournés vers l’Italie.
Romain Grégoire sera très attendu sur les Strade Bianche, samedi prochain. Un terrain qui semble idéal pour son explosivité et sa pointe de vitesse dans les secteurs courts et pentus.
Paul Seixas devrait logiquement être ménagé ou aligné sur des épreuves adaptées à son jeune âge, mais son nom circule déjà pour des courses WorldTour.
Lenny Martinez continuera sa montée en puissance sur Tirreno-Adriatico, où il pourra jouer sa carte au général.
Cette Faun Drôme Classic 2026 restera dans les mémoires comme la confirmation qu’une nouvelle vague française est prête à déferler sur le peloton international. Et vous, quel est votre favori pour les Strade Bianche ? Répondez en commentaire !
Classement complet de la Faun Drôme Classic 2026
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United les 185 km en 4:14:11 (43,6 km/h)
JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:02
HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets +0:10
BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +0:13
OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +0:14
JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:19
VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +0:20
HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team m.t.
ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek m.t.
ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United m.t.
CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:23
ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
VERSCHUREN KILLIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL m.t.
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +0:33
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +0:37
ROMO JAVIER, Movistar Team +0:39
PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:46
BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost +0:56
SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek +1:00
HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:04
VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +1:26
PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +1:51
COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:59
LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
MONIQUET SYLVAIN, Cofidis +2:06
L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +2:26
MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +3:42
SIMMONS QUINN, Lidl – Trek +4:38
EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +5:14
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
REX TIM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers m.t.
HAIG JACK, INEOS Grenadiers m.t.
HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
SWEENY HARRY, EF Education – EasyPost +5:18
DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +6:07
RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy m.t.
MEEHAN JAMIE, Cofidis m.t.
BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +7:18
PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets m.t.
BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +8:29
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious m.t.
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
OOMEN SAM, Lidl – Trek m.t.
ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious m.t.
JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
BORREMANS KASPER, Bahrain – Victorious m.t.
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
VLOT MEES, Team Picnic PostNL m.t.
CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix m.t.
HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix m.t.
DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL m.t.
FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL m.t.
VILLATE IBAI, Movistar Team m.t.
ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché m.t.
FOX MATTHEW, Lotto Intermarché m.t.
LOSPITAO PABLO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
PALENI ENZO, Groupama – FDJ United m.t.
LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +8:34
FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix m.t.
CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
CARR SIMON, Cofidis m.t.
MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur +10:39
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Un champion du monde affamé, un ogre des pavés déjà en feu, un prodige de 19 ans qui vient d’humilier l’élite en Ardèche. Le printemps des Classiques 2026 s’annonce comme un champ de bataille générationnel sans précédent. Entre la force brute de Van der Poel, le génie tactique de Pogačar et l’audace insolente de Seixas, cinq Monuments vont écrire les chapitres d’une guerre qui ne fait que commencer.
Ne nous y trompons pas. Ce que nous venons de vivre ce samedi n’est pas une simple répétition générale. C’est la mise en place des pions sur l’échiquier d’un printemps qui s’annonce comme le plus indécis, le plus explosif et le plus fascinant de la décennie. Bienvenue dans le triangle des Bermudes des Classiques.
Pourquoi 2026 marque-t-elle un tournant dans la carrière de Pogačar ?
Pour la première fois depuis son intronisation parmi les immortels, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) aborde une saison avec une cible dans le dos qui ne se cantonne plus à ses alter ego habituels. L’équation est inédite, presque mathématique.
D’un côté, il doit résoudre le « Problème Van der Poel » . Ce mur de muscles néerlandais, vainqueur samedi de son premier Omloop à 31 ans, vient de prouver qu’il peut sortir vainqueur d’une course sans même avoir besoin de ses jambes : son instinct de survie sur le Molenberg, digne d’un félin de cyclo-cross, lui a offert la victoire sur le Mur de Grammont. De l’autre, il découvre le « Facteur Seixas » . Ce vent de jeunesse soufflé des routes ardéchoises, où le Français de Decathlon a martyrisé un plateau WorldTour en solitaire pendant 41 kilomètres.
Statistiquement, le Slovène a dominé 2025. Mais selon nos données et statistiques compilées, sa marge sur les purs « Monuments » face à un Van der Poel en condition s’amenuise sur les terrains mixtes. Là où Pogačar excelle par l’usure et la gestion, le Néerlandais répond par l’explosivité et la puissance brute. L’arrivée de Seixas ajoute une variable tactique supplémentaire : formé à l’école du cyclo-cross, le Français possède cette capacité rare à changer de rythme dans les pentes les plus sévères, exactement comme le faisait un certain… Pogačar à ses débuts.
Question à nos lecteurs : Selon vous, Pogačar doit-il adapter sa préparation pour contrer spécifiquement l’un de ces deux adversaires, ou doit-il imposer son propre tempo, quitte à les laisser s’entre-déchirer ?
Strade Bianche (7 mars) : Paul Seixas peut-il vraiment piéger le triple vainqueur sortant sur ses terres d’adoption ?
C’est la première escarmouche, et probablement la plus émotionnelle. Les Strade Bianche, c’est le jardin de Tadej Pogačar. Il y a construit sa légende avec des raids en solitaire, y est invaincu depuis 2022 (pas de participation en 2023). Mais cette année, un jeune loup français de 19 ans débarque en Toscane avec une pancarte « Interdit de toucher » clouée dans le dos.
L’analyse terrain : que vaut vraiment le numéro de Seixas en Ardèche ?
Ce samedi, sur les routes escarpées de Guilherand-Granges, Paul Seixas n’a pas simplement remporté sa première semi-classique ProSeries. Il a livré une démonstration de force qui force la comparaison avec les plus illustres cannibales. Son raid de 41 kilomètres, le deuxième plus long de l’histoire de l’épreuve, a laissé sur place Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike), Jan Christen (UAE) et Lenny Martinez (Bahrain). L’écart final ? 1 minute et 48 secondes sur un plateau de favoris. Un gouffre.
Le plus impressionnant ? Sa gestion. Là où les jeunes talents brûlent souvent leurs cartouches trop tôt, Seixas a construit son avance mètre par mètre, alternant tempo infernal dans les pourcentages à plus de 10% et récupération dans les portions techniques. « C’était un tempo dément » soufflait-on à l’arrivée. « On ne disputait pas la même course. »
Notre verdict pour Sienne
Sur les pentes de la Via Santa Caterina, sa légèreté relative pourrait devenir une arme face à un Pogačar qui, pour dompter les pavés plus tard dans la saison, pourrait avoir légèrement alourdi sa musculation. Mais attention : Seixas n’a pas encore la maturité pour gérer 200 kilomètres sous la pression du maillot arc-en-ciel et des attaques répétées de Van Aert, Pidcock ou Del Toro. En revanche, il a le profil parfait pour faire sauter le verrou de l’UAE en partant de loin, forçant Pogačar à puiser dans ses réserves plus tôt que prévu. Une place sur le podium serait déjà un signal envoyé à tout le peloton : l’avenir, c’est maintenant.
Milan-SanRemo (21 mars) : Van der Poel peut-il reproduire le coup de 2025 face à un Pogacar plus expérimenté ?
Un mois plus tard, direction la Riviera Ligure. Milan-Sanremo est l’antithèse de Pogačar. Une course où le contrôle est roi et où le sprint est souvent la sentence finale. C’est là que Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a frappé en 2025 (et en 2023), mais l’arrivée de Pogačar a rebattu les cartes.
La stratégie imparable du Slovène existe-t-elle sur la Primavera ?
C’est la question qui taraude les directeurs sportifs. En 2025, Pogačar avait tenté le tout pour le tout dans la descente du Poggio, sans succès. En 2026, avec l’expérience de ses titres mondiaux et une équipe UAE taillée pour le contrôle, pourrait-il anticiper son attaque sur la Cipressa ?
Le scénario fait frémir les stratèges : si le Slovène place un démarrage violent à 9 kilomètres du sommet, il oblige Van der Poel à choisir. Soit combler le trou seul, en puisant dans des réserves précieuses, et risquer de se faire piéger au sprint par un coureur frais (Milan-SanRemo se joue parfois à l’économie). Soit laisser filer le maillot arc-en-ciel vers un succès historique, et rentrer aux Pays-Bas ou Monaco avec des regrets plein la musette.
Le facteur « fraîcheur » après l’Omloop
Van der Poel a choisi d’effectuer sa rentrée plus tôt que d’habitude. Fini les stages en altitude discrets, place à la compétition. Son numéro sur l’Omloop, où il a survécu à une chute massive avant d’humilier ses adversaires sur le Mur de Grammont sans même se lever de selle, prouve une chose : il est déjà au pic de sa forme. Le Néerlandais a envoyé un message clair : il sera prêt pour le 21 mars. Reste à savoir si cette forme précoce ne risque pas de s’émousser d’ici là.
Tour des Flandres (5 avril) – Paris-Roubaix (12 avril) : le doublé infernal peut-il sourire à Pogačar ?
Le printemps des Classiques atteint son paroxysme avec ce doublé mythique. Van der Poel est le patron incontesté des pavés. Pogačar est l’aspirant qui rêve de rejoindre le club des géants.
Tour des Flandres : le terrain de jeu idéal pour une guerre d’usure ?
Le parcours 2026, avec son enchaînement mythique Koppenberg – Paterberg, pourrait convenir à un Pogačar qui voudrait déposer « MVDP » dans l’extrême difficulté. Mais le champion du monde devra se méfier : la puissance du Néerlandais sur le plat entre les monts est souvent fatale. C’est là que Van der Poel excelle, capable de créer des écarts là où personne ne les attend.
L’Omloop nous a rappelé une vérité : Van der Poel n’a pas besoin d’un mont difficile pour faire la différence. Son démarrage en « facteur » sur le Mur de Grammont, un braquet énorme et un rythme implacable, a humilié Florian Vermeersch et Tim Van Dijke. Dans les monts flandriens, cette capacité à changer de rythme sans prévenir pourrait être la clé.
Paris-Roubaix : l’Enfer du Nord peut-il sourir à un « non-spécialiste » ?
Ici, le débat est simple. Pogačar peut-il gagner Roubaix ? Oui, car il a les qualités d’un Cancellara, capable de briller aussi bien dans les bosses que sur les pavés. Mais peut-il battre Van der Poel sur Roubaix ? C’est une autre histoire.
Le Néerlandais, par sa maîtrise innée du vélo héritée du cyclo-cross et sa puissance sur les secteurs les plus cabossés, possède une avance technique considérable. Selon nos analyses sur la puissance développée dans le secteur de Mons-en-Pévèle, Van der Poel est capable de maintenir des watts supérieurs à ses concurrents tout en négociant mieux les pavés. Un avantage décisif sur une course où chaque seconde compte.
Liège-Bastogne-Liège (24 avril) : la revanche de la Doyenne ou le sacre de Seixas ?
Retour aux Ardennes, le sanctuaire de Pogačar. C’est ici qu’il a réalisé un triplé exceptionnel en 2025 (2024 et 2021). Mais c’est aussi ici que la nouvelle génération veut frapper. Paul Seixas, qui aura découvert l’épreuve quelques semaines plus tôt, aura accumulé l’expérience nécessaire.
L’enjeu est double
Pour Pogačar, c’est la dernière pierre d’un printemps surchargé. La fatigue sera un facteur, inévitable. Pour Seixas, c’est l’examen de passage. La Roche-aux-Faucons sera le juge de paix. Le Français a prouvé dans les rangs juniors et désormais chez les professionnels qu’il savait gérer l’effort long et la pression.
Son calendrier printanier, qu’il a dévoilé, est celui d’un leader : Strade Bianche, Tour du Pays Basque, Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Un enchaînement qui vise clairement les classiques ardennaises, où sa pointe de vitesse dans les montées pourra faire des ravages. Une place d’honneur, voire un podium face à un Pogačar fatigué, serait un signal envoyé à tout le peloton : le successeur de Julian Alaphilippe est déjà là.
Le grand verdict : un printemps sous le signe du chaos contrôlé
Cette année, le cyclisme ne sera pas un long fleuve tranquille. Il sera heurté, imprévisible, électrique. Tadej Pogačar, malgré son statut et son génie, entre dans une zone de turbulences. Mathieu van der Poel incarne la force brute capable de briser n’importe quel scénario, comme il l’a prouvé sur l’Omloop en transformant une chute évitée de justesse en victoire. Paul Seixas symbolise l’audace d’une jeunesse qui n’a peur de rien, capable de martyriser l’élite pendant 41 kilomètres.
Ces cinq rendez-vous ne sont pas de simples courses. Ce sont les chapitres d’une guerre des générations qui s’annonce légendaire. Le Slovène voudra prouver que son règne n’a pas de date de péremption. Le Néerlandais voudra asseoir sa domination sur les pavés. Le Français voudra montrer que son numéro en Ardèche n’était pas un feu de paille.
Question ouverte : Entre la puissance dévastatrice de Van der Poel sur les pavés et l’intelligence de course précoce de Seixas dans les Ardennes, quel adversaire fera le plus mal à Pogačar en 2026 ? Le débat est ouvert en commentaires.
Rendez-vous le 7 mars pour le premier assaut. Et souvenez-vous de cette date : le 28 février 2026, le cyclisme a changé de braquet.
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Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir Mathieu van der Poel lever les bras sur route. Vainqueur samedi sur l’Omloop Nieuwsblad, le Néerlandais a lancé les hostilités. Place désormais à Kuurne-Bruxelles-Kuurne, la seconde manche du « Week-end d’ouverture » en Belgique. Réputée terrain de chasse des sprinteurs, l’édition 2026 pourrait-elle réserver un sort différent ? Plongée au cœur des 195 kilomètres de la Classique belge (UCI 1.Pro), entre la tentation des puncheurs et la loi des grosses cuisses.
L’avertissement flamand a été donné. Ce samedi, sur le Omloop Nieuwsblad, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a rappelé à tout le monde qui était le patron des Classiques, dominant le Mur de Grammont et l’arrivée à Ninove. Mais en ce dimanche 1er mars, le décor change. Si le parcours emprunte les mêmes routes pavées, l’ADN de Kuurne-Bruxelles-Kuurne est fondamentalement différent. Surnommée autrefois « le sprint de Gand-Wevelgem », cette 78e édition se présente comme l’antithèse de la veille. Pourtant, à regarder le tracé de près, on se demande si la dictature des sprinteurs sera aussi absolue qu’on le dit. Décryptage d’une semi-classique piégeuse qui pourrait bien, comme en 2024 avec Wout van Aert, nous offrir un scénario de folie.
Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 : Le parcours, entre tradition flamande et embûches stratégiques
Avec 195 kilomètres au programme, le parcours de Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 ne réinvente pas la roue, et c’est tant mieux. Le tracé, qui s’élance de Courtrai pour revenir à Kuurne, respecte la tradition en allant chercher les monts du Pays des Collines. Le profil alterne entre une première partie de course propice à l’échappée matinale et un enchaînement crucial entre le 90e et le 140e kilomètre, où tout peut basculer.
Le final, lui, est long et plat, une invitation aux équipes de sprinteurs à reprendre le contrôle. C’est ce schéma classique qui, depuis des décennies, a forgé la réputation de la course : une classique ouverte, moins sélective que le Ronde, où les hommes rapides ont théoriquement le dernier mot. Théoriquement seulement, car le vent et la météo, souvent capricieuse en ce début mars, peuvent transformer ce long ruban d’asphalte en un champ de bataille de bordures.
Quels sont les monts et pavés qui vont faire la différence sur ce KBK 2026 ?
Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pourcentages les plus violents qui risquent de faire mal, mais bien l’accumulation et le placement. Sur les treize monts répertoriés, plusieurs concentreront toutes les attentions.
Selon les données fournies par les organisateurs, c’est l’enchaînement situé aux alentours du kilomètre 100 qui servira de détonateur. Après le Hameau des Papins (1,2 km à 6,6%) et le Bourliquet (1,3 km à 6,1%), les coureurs attaqueront le Mont Saint-Laurent (1,3 km à 7,8% avec des pointes à 17%). Un monstre de pavés, surnommé « les Hauts de Saint-Sauveur » par les locaux, où il est quasi impossible de s’abriter. Souvenez-vous, c’est exactement à cet endroit, en 2024, que Wout van Aert et la Visma-Lease a Bike avaient fait imploser la course à 88 kilomètres de l’arrivée. L’an passé, c’est au même endroit que le rythme imposé avait réduit le peloton en lambeaux.
Un peu plus loin, la Côte du Trieu (1,1 km à 7,3%) est un autre piège redoutable, avec ses pentes les plus raides situées dans les derniers hectomètres, un endroit idéal pour placer une attaque surpuissante. Enfin, le Kluisberg (1,1 km à 6%) sera la dernière occasion, à un peu plus de 50 kilomètres de l’arrivée, de tenter un coup de poker avant le long replat final.
174 partants et favoris de Kuurne 2026 : Une armada de sprinteurs face aux baroudeurs
Si la course se joue au sprint, le plateau 2026 a des allures de réunion de « All Stars ». Le tenant du titre, Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), sera évidemment l’homme à battre. Vainqueur l’an dernier, il retrouvera un Kaden Groves en guise de poisson-pilote de luxe. Mais en face, la concurrence est féroce.
Jonathan Milan (Lidl-Trek), avec 5 succès à son compteur cette année, il se présente avec le statut de sprinteur le plus en vue de ce début de saison. Sa puissance de deménageur sur le plat est un atout majeur, mais sa capacité à passer les monts sans puiser dans ses réserves sera la clé. Face à ces deux « gros bras », le jeune Français Paul Magnier (Soudal Quick-Step), double vainqueur d’étape sur le Tour de l’Algarve – 11e hier sur le Het Nieuwsblad, il incarne l’explosivité et l’audace. Sa pointe de vitesse est redoutable, et l’équipe pourra compter sur un Dylan van Baarle et Yves Lampaert pour durcir la course si nécessaire.
Le clan belge comptera énormément sur Arnaud De Lie (Lotto Intermarché), qui semble monter en puissance. Pour l’instant discret, le « Taureau de Lescheret » a souvent brillé sur ce genre de parcours. Attention également à Biniam Girmay (NSN Cycling Team) – déjà vainqueur à deux reprises cette année, dont la polyvalence lui permet de passer les bosses et de sprinter, et au surprenant Matthew Brennan (Visma-Lease a Bike) – vainqueur d’une étape en Australien en janvier, qui découvre les classiques avec un appétit féroce.
La start-list annonce-t-elle un duel Philipsen-Milan ?
À regarder la liste des engagés, on se dit que les équipes de sprinteurs ont mis les moyens. Alpecin avec Philipsen et Groves, Lidl-Trek avec Milan, Soudal avec Magnier et van Baarle… Toutes ont les armes pour contrôler. Mais comme le rappelle l’histoire récente de Kuurne, l’absence de cohésion entre ces équipes rivales peut ouvrir des brèches.
Et c’est là que des coureurs comme Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) entrent en jeu. Le Français, impressionnant de facilité sur l’Omloop (4e), est le prototype du coureur capable de rentrer de nulle part dans un final de bordures et de surprendre tout le monde. Tim Wellens (UAE Team Emirates-XRG) et Matej Mohorič (Bahrain Victorious) sont aussi des candidats à une offensive lointaine, des coureurs capables de rendre le sprint impossible.
Notre analyse des favoris :
⭐⭐⭐⭐ Jonathan Milan (Lidl-Trek) : Le plus puissant, l’équipe la plus solide. Favori numéro 1 si le scénario est « tous au sprint ».
⭐⭐⭐ Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) : Le tenant du titre, plus malin que Milan dans le placement, mais l’équipe est-elle aussi forte que Lidl ?
⭐⭐⭐ Paul Magnier (Soudal Quick-Step) : La pépite française. Il a la vitesse, et van Baarle a le vice pour créer la sélection.
⭐⭐ Arnaud De Lie (Lotto) – Matthew Brennan (Visma) – Christophe Laporte (Visma) : Des outsiders de luxe, capables de gagner dans tous les scénarios, même en petit comité.
⭐ Biniam Girmay (NSN) – Tobias Lund Andresen (Decathlon) – Jordi Meeus (Red Bull) : Des clients sérieux pour la gagne si les circonstances leur sont favorables.
Une question à vous, lecteurs : Selon vous, l’armada des sprinteurs parviendra-t-elle à verrouiller la course, ou un « baroudeur » comme Laporte ou Mohorič va-t-il créer la surprise dans le final ?
Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 ?
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 1, PHILIPSEN, Jasper 2, DILLIER, Silvan 3, GEENS, Jonas 4, PLANCKAERT, Edward 5, GROVES, Kaden 6, RICKAERT, Jonas 7, SENTJENS, Sente
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 21, ANDRESEN, Tobias Lund 22, DEWULF, Stan 23, BOL, Cees 24, DE PESTEL, Sander 25, HOOLE, Daan 26, NAESEN, Oliver 27, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 31, ALBANESE, Vincenzo 32, ASGREEN, Kasper 33, HOBBS, Noah 34, HONORÉ, Mikkel Frølich 35, LAMPERTI, Luke 36, SIMMONS, Colby 37, VAN DEN BERG, Marijn
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 41, BARTHE, Cyril 42, FONTAINE, Titouan 43, HUENS, Axel 44, JACOBS, Johan 45, RUSSO, Clément 46, PENHOËT, Paul 47, TRONCHON, Bastien
Lidl – Trek (WT) ✅ 51, MILAN, Jonathan 52, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias 53, ÁLVAREZ, Héctor 54, SKUJIŅŠ, Toms 55, SÖDERQVIST, Jakob 56, THEUNS, Edward 57, WALSCHEID, Max
Lotto Intermarché (WT) ✅ 61, DE LIE, Arnaud 62, VAN BOVEN, Luca 63, BRAET, Vito 64, DE SCHUYTENEER, Steffen 65, ØRN-KRISTOFF, Felix 66, SLOCK, Liam 67, BERCKMOES, Jenno
Movistar Team (WT) ✅ 71, ADRIÀ, Roger 72, AULAR, Orluis 73, BARRENETXEA, Jon 74, CANAL, Carlos 75, GARCÍA CORTINA, Iván 76, MACIEJUK, Filip 77, MORO, Manlio
NSN Cycling Team (WT) ✅ 81, GIRMAY, Biniam 82, ASKEY, Lewis 83, BOIVIN, Guillaume 84, HOFSTETTER, Hugo 85, LOUVEL, Matis 86, MULLEN, Ryan 87, SHEEHAN, Riley
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 91, MEEUS, Jordi 92, MARIT, Arne 93, DRIZNERS, Jarrad 94, PITHIE, Laurence 95, VAN DIJKE, Mick 96, VAN DIJKE, Tim 97, PAJUR, Romet
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 101, LAMPAERT, Yves 102, DESAL, Ceriel 103, MAGNIER, Paul 104, VAN BAARLE, Dylan 105, VAN LERBERGHE, Bert 106, REX, Laurenz 107, VAN GESTEL, Dries
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 111, ACKERMANN, Pascal 112, CAPIOT, Amaury 113, DE BONDT, Dries 114, DONALDSON, Robert 115, KRIJNSEN, Jelte 116, MEZGEC, Luka 117, O’BRIEN, Kelland
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 121, DEGENKOLB, John 122, DE JONG, Timo 123, BITTNER, Pavel 124, BIESTERBOS, Frits 125, NABERMAN, Tim 126, MÄRKL, Niklas 127, ROOSEN, Timo
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 131, LAPORTE, Christophe 132, VAN KERCKHOVE, Matisse 133, FIORELLI, Filippo 134, KIELICH, Timo 135, MATTIO, Pietro 136, BRENNAN, Matthew 137, ZINGLE, Axel
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 141, WELLENS, Tim 142, HERREGODTS, Rune 143, MOLANO, Juan Sebastián 144, JOHANSEN, Julius 145, POLITT, Nils 146, VERMEERSCH, Florian 147, OLIVEIRA, Rui
Uno-X Mobility (WT) ✅ 151, BÉVORT, Carl-Frederik 152, ABRAHAMSEN, Jonas 153, HVIDEBERG, Jonas Hem 154, INGEBRIGTSEN, Storm 155, PEDERSEN, Henrik 156, RESELL, Erik Nordsæter 157, TILLER, Rasmus
XDS Astana Team (WT) ✅ 161, BALLERINI, Davide 162, GATE, Aaron 163, GONOV, Lev 164, KANTER, Max 165, ROMELE, Alessandro 166, SYRITSA, Gleb 167, TEUNISSEN, Mike
Cofidis (PRT) ✅ 182, ALLEGAERT, Piet 183, KIRSCH, Alex 184, MAAS, Jan 185, PAGE, Hugo 186, ANIOŁKOWSKI, Stanisław 187, RENARD, Alexis
Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅ 191, BOARDMAN, Samuel 192, CHRISTIAN, Sean 193, KESSLER, Cole 194, CAUDELL, Ezra 195, OLIVER, Ben 196, PICKRELL, Riley 197, STEWART, Mark
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 201, DE GENDT, Aimé 202, FRISON, Frederik 203, MOSCHETTI, Matteo 204, MAŁECKI, Kamil 205, VAN MOER, Brent 206, WRIGHT, Fred 207, PARISINI, Nicolò
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 211, CRABBE, Tom 212, DEMAN, Brem 213, GEERAERTS, Ferre 214, HESTERS, Jules 215, VAN HAUTEGEM, Leander 216, HUYSMANS, Nolan 217, TORNEY, Artuur
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 231, HALLER, Marco 232, FROIDEVAUX, Robin 233, MIKUTIS, Aivaras 234, MOZZATO, Luca 235, PLUIMERS, Rick 236, TRENTIN, Matteo 237, KELEMEN, Petr
Unibet Rose Rockets (PRT) ✅ 241, KOPECKÝ, Matyáš 242, DE VRIES, Hartthijs 243, LARSEN, Niklas 244, GROENEWEGEN, Dylan 245, RASENBERG, Martijn 246, REINDERS, Elmar 247, TOWNSEND, Rory
Diffusion TV : Comment et où regarder Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 en direct ?
Pour ne rien manquer de cette explication entre ogres de la pédale, la course sera largement diffusée. Le programme TV est le suivant :
En France : Eurosport 2 prendra l’antenne à partir de 14h30 pour une retransmission en direct. La course sera également disponible sur la plateforme Max (anciennement HBO Max) et le site « Les Rois de la Pédale ».
En Belgique : La RTBF proposera le live sur la Une et sa plateforme Auvio dès 14h30. Côté flamand, c’est sur VRT 1 et Sporza que le direct débutera un peu plus tôt, à 14h10.
Verdict : Une édition sous le signe du contrôle ou de l’exploit ?
Au lendemain du récital de Mathieu van der Poel sur l’Omloop, Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 nous promet un tout autre spectacle. Plus que jamais, la course se résume à un bras de fer. D’un côté, des équipes de sprinteurs talentueuses et structurées autour de leaders comme Milan ou Philipsen, désireuses d’imposer un contrôle absolu pour amener le paquet dans la dernière ligne droite de Kuurne. De l’autre, des « flahutes » modernes, qui savent que leur seule chance réside dans l’exploit, en profitant de l’enchaînement du Mont Saint-Laurent et du Trieu pour créer une sélection irréversible.
La météo, comme souvent en Belgique, aura le dernier mot. Si le vent s’en mêle, les 50 derniers kilomètres plats ne seront pas une simple procession mais un véritable chemin de croix pour les sprinteurs isolés. Une chose est sûre : le premier week-end de classiques, lancé par Van der Poel, trouvera son épilogue à Kuurne, et le nom du successeur de Philipsen nous dira beaucoup sur la hiérarchie des forces en présence pour les prochains Monuments.
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Au lendemain du récital de Paul Seixas sur l’Ardèche Classic, le peloton remet le couvert ce dimanche 1er mars pour une nouvelle édition de la Faun Drôme Classic. Si le parcours est moins monstrueux que la veille, le plateau, lui, n’a rien à envier à une Classique WorldTour. Entre les frelons de la Lidl-Trek, l’armada UAE et les talents français revanchards, la bataille pour la succession de Juan Ayuso s’annonce totale. Voici l’analyse complète d’un parcours piégeux et le verdict de notre rédaction sur les forces en présence.
Drôme Classic 2026 : L’impossible héritage d’Ayuso dans un champ de bataille de puncheurs
L’analyse est lancée. À Étoile-sur-Rhône, l’air est encore chargé de l’exploit de Paul Seixas, mais le regard est déjà tourné vers l’horizon. Dimanche, les puncheurs reprennent leurs droits. Si la Faun Ardèche Classic 2026 a consacré un rouleau-compresseur capable de dompter le Val d’Enfer, la Faun Drôme Classic 2026 promet un tout autre registre : celui de l’explosivité, de l’attaque chirurgicale et du coup de force dans les derniers kilomètres.
Le parcours de 185 kilomètres, avec ses 2400 mètres de dénivelé positif, n’est pas le plus haut, mais c’est peut-être le plus nerveux du calendrier français. Il y a un an, Juan Ayuso (UAE Team Emirates, et désormais devenu coureur de la Lidl Trek) avait construit sa victoire en solitaire avec un raid de 40 kilomètres. Un exploit que les favoris de cette édition tenteront d’imiter ou, au contraire, de contrer. Alors, Grégoire pour la revanche ? Skjelmose pour la confirmation ? Christen revanchard ? Ou un outsider en embuscade ? On vous guide à travers les difficultés et les forces en présence.
Quel est le parcours de la Faun Drôme Classic 2026 ?
C’est un tracé qui porte bien son nom de « classique ». Loin des très hauts sommets, la Drôme Classic use ses hommes par la répétition des chocs. Le final, lui, est un véritable feu d’artifice.
Le profil : 2400 mètres de dénivelé pour puncheurs
Moins typé grimpeur que l’Ardèche Classic, le parcours de la Faun Drôme Classic 2026 est un terrain de jeu idéal pour les coureurs explosifs. Ici, pas de long col de 10 kilomètres, mais une succession de « murs » et de côtes courtes où les pourcentages flirtent régulièrement avec les deux chiffres. Le secret de la course réside dans l’enchaînement : les 17 ascensions répertoriées ne laissent aucun répit.
Le final est un véritable calvaire pour les organismes. Dans les 75 derniers kilomètres, les coureurs avaleront pas moins de 9 difficultés. Le Col de la Grande Limite (4 km à 6,3%), situé à 38 bornes du but, servira de juge de paix pour les purs grimpeurs. C’est l’effort le plus long de la journée. Mais comme le soulignent les données et statistiques, c’est l’enchaînement avec la Côte des Roberts et l’ultime montée vers Étoile-sur-Rhône (1,1 km à 5%) qui fera la différence. C’est sur ce final en léger mais traître pourcentage que les sprinteurs-puncheurs piégeront les derniers rescapés.
Les murs d’Allex et d’Eurre : Le théâtre des opérations
Dans ce décor, deux endroits sont scrutés par les directeurs sportifs. Le Mur d’Eurre et le Mur d’Allex. Ce dernier, avec ses pentes irrégulières et son pourcentage ravageur, est le véritable juge de paix tactique. C’est l’endroit rêvé pour un coup de bordure ou une attaque sèche. C’est ici que le vainqueur devra soit faire la différence, soit montrer qu’il est le plus costaud. Le parcours en trois boucles permet aux équipes de préparer leur plan : user l’adversaire sur la première partie, puis frapper sur les passages clés du Mur d’Allex dans le final.
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Quels sont les favoris et les principaux engagés de la Drôme Classic 2026 ?
Si le plateau de la veille était impressionnant, celui de la Drôme Classic confine à la démesure. Avec 25 équipes professionnelles au départ, la densité est celle d’un championnat du monde. Tous les coureurs capables de lever les bras sur une classique vallonnée sont présents.
Le duel annoncé : Romain Grégoire contre Mattias Skjelmose
Tous les regards seront tournés vers deux hommes.
D’un côté, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United). Le Bisontin, revanchard après une année 2025 en demi-teinte, court à domicile. 22e samedi à Guilherand-Granges, il avait remporté l’Ardèche Classic l’an passé et voudra doubler la mise sur ce terrain qu’il affectionne. Récent 5e de la Ruta del Sol, il sait ce aussi que « gagner » signifie sur ces routes, et ailleurs. Il devra gérer la pression d’un public acquis à sa cause et la responsabilité d’être l’un des favoris numéro 1.
De l’autre, Mattias Skjelmose (Lidl-Trek). 5e hier en Ardèche, le Danois, deuxième en 2025, revient avec une armada. Il est probablement l’homme le plus complet du plateau, capable de gérer un final explosif et de tenir sur un long raid solitaire. Si la Lidl-Trek décide de durcir la course très tôt avec des équipiers comme Quinn Simmons, Skjelmose pourrait bien prendre sa revanche sur le sort.
À eux deux, ils concentrent les projecteurs, mais la concurrence est féroce.
Les armadas internationales : UAE, Visma et Ineos en embuscade
Derrière ce duo, des meutes de loups affamés rodent.
UAE Team Emirates XRG aligne une équipe de rêve pour ce type de parcours. Si Juan Ayuso n’est pas là pour défendre son titre, Jan Christen est peut-être le successeur désigné. Le jeune Suisse, explosif et puissant, est notre favori pour le pronostic. Avec Benoît Cosnefroy en pointe sur un final qui lui convient parfaitement, et des équipiers de luxe comme Pavel Sivakov ou Antonio Morgado, la formation aux treize victoires depuis le début de la saison a les cartes pour dicter sa loi. L’incertitude réside dans le leadership : joueront-ils la carte de l’un ou l’autre ?
Team Visma | Lease a Bike ne sera pas en reste avec Matteo Jorgenson. Le double vainqueur de Paris-Nice (2025 & 2025) est un client sérieux sur ce type de parcours exigeant. Moins explosif qu’un Grégoire, il peut compenser par une intelligence de course rare et une capacité à enchaîner les efforts.
Enfin, INEOS Grenadiers débarque avec un trio de choc : Egan Bernal, de retour en forme après son grave accident, Axel Laurance et Brandon Smith Rivera, 3e du Tour de La Provence. Si le leader Colombien semble plus taillé pour des courses par étapes, sa présence offre une option tactique majeure.
Les outsiders à ne pas négliger
Comme souvent sur la Drôme Classic, le nom du vainqueur peut surprendre. Attention à Ben Healy (EF Education-EasyPost). L’Irlandais, troisième des Mondiaux au Rwanda, a le punch et l’audace pour tenter un coup de loin, à l’image de ce qu’il avait fait sur Liège-Bastogne-Liège.
Côté belge, le phénomène Jarno Widar (Lotto Intermarché) sera à suivre, bien qu’il ait abandonné hier. Champion d’Europe espoirs sur des routes similaires, il a le moteur pour rivaliser avec les cadors, même si son jeune âge (20 ans) est un facteur d’incertitude sur une course aussi nerveuse. L’Italien Christian Scaroni (XDS Astana), vainqueur du Tour d’Oman 2026, est en feu et pourrait créer la surprise. Enfin, le vainqueur 2024, Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling), tentera de rappeler qu’il a déjà dominé ces lieux.
Les 143 partants et favoris de la Faun Drôme Classic 2026
Voici la liste des principaux coureurs à suivre parmi les 143 partants.
⭐⭐ Jan Christen (UAE), Ben Healy (EF Education), Matteo Jorgenson (Visma), Christian Scaroni (XDS Astana)
⭐ Lenny Martinez (Bahrain), Jarno Widar (Lotto), Benoît Cosnefroy (UAE), Marc Hirschi (Tudor), Quinn Simmons (Lidl-Trek), Axel Laurance (INEOS), Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM)
Autres coureurs à suivre :
Egan Bernal (INEOS), Pavel Sivakov (UAE), Clément Champoussin (XDS Astana), Louis Barré (Visma), Ben Tulett (Visma), Antonio Morgado (UAE).
Quel est notre pronostic pour la Drôme Classic 2026 ?
Sur un tel parcours, et avec un tel plateau, la clé sera le surnombre. Les équipes capables d’isoler un leader adverse en mettant une pression constante sur les murs auront un avantage décisif.
Nous voyons bien Jan Christen profiter du collectif UAE pour s’imposer. Si la course arrive au sprint dans un groupe réduit, sa puissance et son explosivité peuvent faire la différence. Le scénario probable ? Une attaque dans le final du Mur d’Allex, créant un groupe de 4 à 5 coureurs qui se joueront la gagne dans l’ultime montée vers Étoile-sur-Rhône. Dans ce jeu de poker, le jeune Suisse a toutes les cartes en main.
Et vous, qui voyez-vous l’emporter ce dimanche ? Romain Grégoire peut-il prendre sa revanche sur sa terre natale, ou Mattias Skjelmose est-il intouchable ? Dites-le-nous en commentaires !
Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Faun Drôme Classic 2026 ?
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 1, CHRISTEN, Jan 2, SIVAKOV, Pavel 3, MORGADO, António 4, ARRIETA, Igor 5, COSNEFROY, Benoît 6, TORRES, Pablo 7, FABRIES, Ugo
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 21, JORGENSON, Matteo 22, TULETT, Ben 23, BARRÉ, Louis 24, PIGANZOLI, Davide 25, SCHIFFER, Anton 26, SMITH, William 27, REX, Tim
XDS Astana Team (WT) ✅ 41, SCARONI, Christian 42, ULISSI, Diego 43, CHAMPOUSSIN, Clément 44, RODRÍGUEZ, Cristián 45, VINOKUROV, Nicolas 46, KUZMIN, Anton 47, BASSET, Pierre-Henry
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 51, MARTINEZ, Lenny 52, ZAMBANINI, Edoardo 53, KEPPLINGER, Rainer 54, BORREMANS, Kasper 55, MIHOLJEVIĆ, Fran 56, ERMAKOV, Roman 57, STOCKWELL, Oliver
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 61, BERNAL, Egan 62, LAURANCE, Axel 63, HAMILTON, Lucas 64, RIVERA, Brandon Smith 65, JUNGELS, Bob 66, AUGUST, Andrew 67, HAIG, Jack
Movistar Team (WT) ✅ 71, ROMO, Javier 72, LÓPEZ, Juan Pedro 73, CEPEDA, Jefferson Alveiro 74, PESCADOR, Diego 75, SERRANO, Gonzalo 76, HESSMANN, Michel 77, VILLATE, Ibai
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 81, HAMILTON, Chris 82, KOERDT, Bjorn 83, DINHAM, Matthew 84, TVEDT, Ulrik 86, VLOT, Mees 87, FAURE PROST, Alexy
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 91, PRODHOMME, Nicolas 92, LAPEIRA, Paul 93, GAUTHERAT, Pierre 94, LABROSSE, Jordan 95, STAUNE-MITTET, Johannes 96, L’HOTE, Antoine 97, ISIDORE, Noa
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 101, HEALY, Ben 102, SWEENY, Harry 103, BAUDIN, Alex 104, QUINN, Sean 105, NERURKAR, Lukas 106, RAFFERTY, Darren 107, BATTISTELLA, Samuele
CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅ 181, MARIAULT, Axel 182, WALTON, Jonas 183, GUERNALEC, Victor 184, LANGELLA, Lenaic 185, FAYOLLE, Jean-Loup 186, CHAUSSINAND, Joris 187, VEZIE, Maxime
Van Rysel Roubaix (CT) ✅ 191, TENDON, Arnaud 192, JARNET, Maxime 193, RAUGEL, Antoine 194, CAPRON, Rémi 195, HARDOUIN, Louis 196, HUCK, Léandre 197, MOLLY, Kenny
Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅ 201, HÄNNINEN, Jaakko 202, MAINGUENAUD, Tom 203, GILLET, Baptiste 204, CARTY, Jahkim 205, PAPON, Victor 206, HUYS, Laurens 207, GUICHARD, Carter
À quelle heure et sur quelle chaîne TV suivre la Drôme Classic 2026 ?
Pour ne rien manquer de cette empoignade, la course sera diffusée en clair sur La Chaîne L’Équipe.
Départ fictif : 11h45
Départ réel : 11h54
Prise d’antenne sur La Chaîne L’Équipe (canal 21) : 13h55
Arrivée estimée : Vers 16h25.
La chaîne proposera un dispositif complet avec hélicoptère et motos pour capturer la beauté des paysages drômois et l’intensité des attaques dans les murs d’Allex. Vous pourrez également suivre le live sur la plateforme de la chaîne.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Il n’avait jamais couru l’Omloop. Il l’a dompté. Mathieu van der Poel a signé samedi l’un de ces numéros qui n’appartiennent qu’aux immenses talents. Mais avant d’écraser le Mur de Grammont et de filer vers Ninove, le champion du monde sur route 2023 a d’abord évité le pire sur les pavés glissants du Molenberg. Retour sur une journée de reprise qui ressemble à un avertissement pour le peloton.
L’impossible est évité, l’inévitable arrive : Van der Poel mate l’Omloop Nieuwsblad dès sa première
L’image restera dans les archives du cyclisme flandrien. Rick Pluimers qui s’affaisse sur le bitume humide du Molenberg. Les vélos qui percutent, les corps qui basculent. Et au milieu de ce chaos, un rayon de soleil orange et arc-en-ciel qui slalome entre les graviers et les cuissards. Mathieu van der Poel vient d’éviter l’irréparable. Il vient peut-être de gagner l’Omloop Nieuwsblad.
Car oui, la victoire du Néerlandais sur la Classique d’ouverture belge est un chef-d’œuvre tactique. Mais c’est d’abord un miracle d’équilibre. À 45 kilomètres de l’arrivée, sur ce Molenberg où la tradition veut que l’on fasse la différence, Van der Poel a failli voir sa saison basculer sur un muret. Au lieu de ça, il a signé son premier succès sur une épreuve qu’il découvrait pour la première fois à 31 ans. Récit d’une journée où le prodige néerlandais a réécrit l’histoire du Het Nieuwsblad, ancien Het-Volk.
Comment Van der Poel a-t-il survécu au piège du Molenberg ?
C’est LE moment où tout aurait pu s’arrêter. Dans ce Molenberg, l’un des monts les plus traîtres du calendrier avec ses pavés en épingle, Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG) imprime un rythme infernal. Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling), en deuxième position, tente de suivre. Trop ambitieux peut-être. Sa roue arrière glisse, il part en toupie.
Devant lui, Mathieu van der Poel est en pleine accélération. La trajectoire de Pluimers, couché sur le bitume, coupe net la sienne. C’est là que la légende s’écrit. D’un coup de rein, d’une souplesse de chat que seuls les monstres du cyclo-cross possèdent, le Néerlandais évite l’obstacle. Littéralement. Pendant que derrière, le peloton est décimé, Van der Poel recolle à Vermeersch.
Selon les données recueillies, c’est la première fois depuis Michele Bartoli en 2001 qu’un « rookie » s’impose sur cette Classique de Coupe du monde (WorldTour). Mais l’Italien n’avait pas dû survivre à un tel numéro de funambule pour y parvenir.
Pourquoi le Mur de Grammont a-t-il été le théâtre de l’exécution ?
Si l’esquive du Molenberg est un exploit physique, l’attaque du Mur est un crime parfait. À 16 kilomètres de l’arrivée, le trio de tête (Van der Poel, Vermeersch et Tim Van Dijke de la Red Bull-Bora-Hansgrohe) a repris les quatre rescapés de l’échappée matinale.
Mais Van der Poel n’est pas homme à attendre un sprint. Dès les premiers pourcentages du Mur de Grammont, il place un « coup de pédale » assassin. Comme il l’avait fait sur le Cauberg ou à Glasgow, le champion dépose littéralement ses compagnons sans même se lever de selle. Florian Vermeersch, pourtant réputé costaud dans les pentes, accuse le choc immédiatement.
Un démarrage en « touriste » qui humilie la concurrence
Ce qui frappe sur les images, c’est la facilité. Le braquet est énorme, le rythme est implacable. Van der Poel ne « force » pas, il « pousse ». Au sommet du Mur, l’écart est déjà de 20 secondes. Une éternité sur une pente aussi raide.
Tim Van Dijke, qui prendra la deuxième place au sprint face à Vermeersch, résumera l’impuissance générale : « Quand il part comme ça, on ne joue pas la gagne, on joue la deuxième place. »
Pourquoi Paul Magnier, le grand espoir français, a-t-il sombré ?
La déception de la journée côté francophone s’appelle Paul Magnier (11e). Le jeune français de Soudal Quick-Step, vainqueur de deux étapes sur le Tour de l’Algarve et deuxième l’an passé, arrivait en favori légitime.
Mais le cyclisme est un sport cruel. À 60 kilomètres de l’arrivée, au pire moment, alors que le peloton s’étire dans l’Eikenberg, le dérailleur de Magnier rend l’âme dans un virage. Le temps de changer de vélo, le peloton est déjà parti. Malgré une poursuite héroïque avec Jasper Philipsen, revenu de sa crevaison, le mal est fait. Quand ils rentrent, Van der Poel a déjà une minute. Trop tard.
Question à la communauté : Selon vous, Paul Magnier avait-il le niveau pour suivre Van der Poel aujourd’hui, ou la mécanique lui a-t-elle simplement évité une déception plus grande ?
Vidéo : Le résumé immanquable de la démonstration de MVDP
Omloop Nieuwsblad 2026 : Le final canon de Van der Poel dans le Mur
Le résumé est à couper le souffle. On y voit la chute massive du Molenberg, le slalom de Van der Poel, et surtout ce regard caméra au sommet du Mur, comme pour dire « C’est plié ». Une masterclass de cyclisme moderne.
Quels enseignements pour Milan-SanRemo et le reste des Classiques ?
Mathieu van der Poel a choisi de rentrer plus tôt que d’habitude. Fini les stages en altitude discrets, place à la compétition. Ce choix tactique, qui lui a permis de rentrer avec le plein de confiance après son 8e titre mondial de cyclo-cross, est un signal fort envoyé à Tadej Pogacar.
Le rendez-vous est déjà pris. Dans trois semaines, sur la Via Roma, les deux ogres du cyclisme actuel se retrouveront sur Milan-SanRemo. Si Van der Poel est déjà à ce niveau de forme un dernier samedi de février, que restera-t-il aux autres en mars ?
Une certitude : ce numéro en solitaire dans le Mur de Grammont restera dans les annales du Omloop Nieuwsblad. Une Classique qu’il découvrait, qu’il a dominée, et qu’il a déjà marquée de son empreinte indélébile.
Classement complet du Omloop Nieuwsblad 2026
VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech les 207,2 km en 4:53:55 (42,3 km/h)
VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:22
VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:24
LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +0:53
DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:54
ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team +0:57
MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché m.t.
ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility m.t.
KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.
BEULLENS CEDRIC, Cofidis m.t.
TEUNS DYLAN, Lotto Intermarché m.t.
VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike +1:34
KIRSCH ALEX, Cofidis m.t.
BARRENETXEA JON, Movistar Team +1:55
TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:59
GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United +2:02
BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
SKUJIŅŠ TOMS, Lidl – Trek m.t.
TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost m.t.
BALLERINI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
PAGE HUGO, Cofidis m.t.
DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:09
HUENS AXEL, Groupama – FDJ United +2:16
BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility m.t.
STANNARD ROBERT, Bahrain – Victorious +2:58
VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +3:00
TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
GROVES KADEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech m.t.
ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike +3:33
GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +3:46
DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +5:02
LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United +7:34
BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United +7:37
RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step m.t.
RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek m.t.
HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility m.t.
VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
KWIATKOWSKI MICHAŁ, INEOS Grenadiers m.t.
MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +8:31
WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +9:23
SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +9:45
GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
AFFINI EDOARDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
TILLER RASMUS, Uno-X Mobility m.t.
ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
RESELL ERIK NORDSÆTER, Uno-X Mobility m.t.
BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies m.t.
VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
DE POOTER DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
MACIEJUK FILIP, Movistar Team m.t.
MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team m.t.
O’BRIEN KELLAND, Team Jayco AlUla m.t.
KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH +9:47
CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH m.t.
BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL m.t.
HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers m.t.
BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech m.t.
VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek m.t.
LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
REINDERINK PEPIJN, Soudal Quick-Step m.t.
FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
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Il était annoncé comme le prodige de demain. Ce samedi, sur la Faun Ardèche Classic 2026, Paul Seixas a exigé que l’on parle de lui au présent. Par un numéro en solitaire de 41 kilomètres digne des plus grands, le jeune Français de 19 ans a martyrisé un plateau WorldTour sur les routes escarpées de l’Ardèche. Mieux qu’une victoire, une déclaration de guerre à huit jours d’un rendez-vous désormais incontournable : les Strade Bianche, où l’attend un certain Tadej Pogacar.
Paul Seixas, l’homme qui a terrassé l’Ardèche : 41 kilomètres de bravoure pour un duel annoncé avec Pogacar
Il y a des victoires qui marquent une carrière, et il y a des victoires qui définissent une ère. Celle que Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) a signée ce samedi 28 février sur la 26e édition de la Faun Ardèche Classic appartient sans nul doute à la seconde catégorie. Sur un parcours vallonné de 187,6 kilomètres autour de Guilherand-Granges, le Lyonnais n’a pas simplement remporté sa première classique ProSeries : il a livré une démonstration de force et d’audace qui force la comparaison avec les plus illustres cannibales du peloton.
En s’extirpant du groupe des favoris dans les pentes du Mur de Royes pour filer seul vers l’arrivée, Seixas a signé le deuxième plus long raid solitaire de l’histoire de l’épreuve (41 km), juste derrière les 47,3 km de Rémi Cavagna en 2020. Mais au-delà de la statistique, c’est la manière qui interpelle. Une manière qui, à une semaine des Strade Bianche, pose une question fascinante : le prodige est-il déjà prêt à croiser le fer avec le « Patron » ?
Comment Paul Seixas a-t-il pulvérisé la Faun Ardèche Classic 2026 ?
Le piège se referme : l’échappée matinale condamnée par les rouleaux
Dès les premiers kilomètres, sous un ciel bas et une pluie fine typique de l’Ardèche, la course s’est animée. Une échappée de neuf coureurs, emmenée par Alexy Faure Prost (Picnic-PostNL) et l’expérimenté Geoffrey Bouchard (TotalEnergies), a tenté de prendre les devants. Mais comme le rappellent les données et statistiques recueillies durant la course, sur un parcours aussi nerveux, avec ses 11 difficultés répertoriées, l’avance des fuyards est rarement confortable. Elle n’a d’ailleurs jamais dépassé les deux minutes.
Du côté du peloton, la mécanique Decathlon s’est mise en place avec une précision d’horlogerie suisse. Conscients de l’état de forme de leur leader, les coéquipiers de Seixas ont laissé Lidl-Trek et Visma-Lease a Bike mener la chasse, économisant leurs forces pour l’heure décisive. Un timing parfait qui a vu les derniers survivants de l’échappée, Lévêque et Fougner, être avalés au pied du redoutable Mur de Royes, à environ 45 kilomètres du but.
Le Mur de Royes (6,8 km à 7,3%) : l’accélération qui a tout changé
C’est là que le scénario a basculé dans l’extraordinaire. Contrairement à la tactique classique qui veut qu’on laisse ses équipiers durcir la course, Paul Seixas a pris les choses en main. Il a placé une accélération tranchante, assis sur son vélo, le regard fixé sur l’horizon. Comme l’a raconté plus tard notre journaliste présent sur place, « on a tout de suite compris que la messe était dîte ».
Le premier à céder fut le groupe des favoris, incapable de soutenir son rythme. Seul Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike), le double vainqueur de Paris-Nice, put dans un premier temps s’accrocher à sa roue. Mais ce fut pour mieux sombrer. « C’était un tempo dément, avec des passages à plus de 10% » s’est on dit à l’arrivée, dans le milieu. Incapable de suivre plus de deux kilomètres, l’Américain a dû s’avouer vaincu à 41,6 km de la ligne. Le piège s’était refermé.
Un numéro en solitaire de 41 kilomètres : dans la roue du phénomène Seixas
L’écart qui ne cesse de grandir : une démonstration de puissance
Dès lors, la course est devenue un one-man-show. Seixas s’est enfoncé dans un contre-la-montre de 41 kilomètres, alternant portions techniques et difficultés comme le Val d’Enfer (1,7 km à 9,3%). Loin de flancher, il a creusé des écarts abyssaux. Au pied de la dernière ascension, son avance sur le trio de chasse Jorgenson-Jan Christen (UAE Team Emirates-XRG)-Lenny Martinez (Bahrain Victorious) atteignait déjà 1’15 ». Un gouffre.
Pendant ce temps, derrière, la coopération était forcée mais vaine. Le trio, conscient de jouer uniquement les places d’honneur, a fini par lever le pied, laissant l’écart grimper jusqu’à 1’48 à l’arrivée. « On ne jouait pas la même course » a dû se dire Christen, qui a tout de même réglé au sprint un Martinez déçu (3e) et un Jorgenson (4e) au visage marqué par l’effort. Le top 5 est complété par Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), relégué à près de deux minutes. Du jamais-vu sur cette classique.
« Comme Pogačar et Van der Poel » : l’analyse d’un récital
C’est dans ces chiffres que réside toute la folie de l’exploit. Sur un plateau comprenant des coureurs du calibre de Jorgenson, Skjelmose, Ben Healy ou Romain Grégoire, l’écart final est celui d’un homme qui évolue dans une autre dimension. Seixas a offert un récital de puissance et de maturité.
Ce numéro fait écho aux plus grandes démonstrations de force du cyclisme moderne. On pense évidemment à Tadej Pogačar sur ce même type de parcours, capable de tuer une course à 50 kilomètres de l’arrivée. Mais Seixas, lui, n’a que 19 ans. Sa progression est exponentielle : après une première saison professionnelle solide mais sans victoire (8e du Dauphiné, 7e du Lombardie), il a ouvert son compteur en début d’année sur le Tour d’Algarve (une étape et 2e du général derrière Juan Ayuso). Neuf jours plus tard, il double la mise avec la manière.
Après l’exploit, l’heure du grand rendez-vous : que peut faire Seixas face à Pogačar ?
Strade Bianche 2026 : le choc des générations est-il pour le 7 mars ?
Si la victoire en Ardèche est historique, elle n’est qu’une étape. Tous les regards sont désormais tournés vers le samedi 7 mars et les Strade Bianche. La course italienne, avec ses routes blanches et son final à Sienne, verra la grande rentrée de Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG). Le Slovène, triple vainqueur sortant, y est invaincu depuis 2022. Mais pour la première fois, un jeune loup aux dents longues semble prêt à lui contester sa couronne.
L’affiche est alléchante : le phénomène établi contre le phénomène montant. Seixas, qui a déjà prouvé sa polyvalence, possède le punch pour les pourcentages impossibles des strade et la maturité tactique pour gérer une course de mouvement. Il sera épaulé par un collectif Decathlon solide, mais devra aussi composer avec des clients comme Wout Van Aert, Thomas Pidcock ou Isaac Del Toro.
« Il appartient au monde des plus grands » : quel avenir pour le prodige français ?
La question n’est plus de savoir si Paul Seixas est un futur grand, mais s’il est déjà un grand du présent. Son calendrier printanier, qu’il a dévoilé, est celui d’un leader : Strade Bianche donc, puis Tour du Pays Basque (6-11 avril), Flèche Wallonne (22 avril) et Liège-Bastogne-Liège (26 avril). Un enchaînement de courses WorldTour qui vise clairement les classiques ardennaises, où sa pointe de vitesse dans les montées pourra faire des ravages.
Alors, que peut-il faire face à Pogačar ?
L’histoire nous apprend que les passations de pouvoir sont rares et se méritent. Mais elle nous apprend aussi que les champions ne calculent pas. En Ardèche, Paul Seixas n’a pas calculé. Il a attaqué, il a vaincu. Le 7 mars, sur les strade bianche de Toscane, il aura l’occasion de prouver que son numéro n’était pas un simple feu de paille, mais la promesse d’une ère nouvelle.
Question à nos lecteurs : Selon vous, Paul Seixas peut-il réellement inquiéter Tadej Pogačar sur les Strade Bianche, ou le Slovène est-il encore trop fort pour le prodige français de 19 ans ? Venez débattre en commentaires !
Classement complet de la Faun Ardèche Classic 2026
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 187,6 km en 4:37:22 (40,5 km/h)
CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +1:48
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious m.t.
JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:07
PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike +2:18
BERNAL EGAN, INEOS Grenadiers +2:34
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +3:46
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +4:16
VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +4:21
MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +4:25
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +4:29
PESCADOR DIEGO, Movistar Team +4:31
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +4:40
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché +4:45
CARR SIMON, Cofidis +5:11
BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +5:12
RIVERA BRANDON SMITH, EF Education – EasyPost +5:14
HEALY BEN, INEOS Grenadiers m.t.
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +5:22
BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +5:49
JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix +6:07
CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA +6:36
DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +7:03
HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +8:39
GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy m.t.
MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
VERSCHUREN KILLIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +8:40
POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek m.t.
OOMEN SAM, Lidl – Trek m.t.
NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious m.t.
DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +8:44
ROULAND LOUIS, Cofidis +8:46
VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +9:54
MEEHAN JAMIE, Cofidis m.t.
HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike m.t.
MAISONOBE SAM, Cofidis m.t.
SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +11:35
SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets +11:43
QUINN SEAN, EF Education – EasyPost +12:28
SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL m.t.
WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers m.t.
HAIG JACK, INEOS Grenadiers m.t.
SWEENY HARRY, EF Education – EasyPost m.t.
MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious +12:48
LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
WALTON JONAS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious m.t.
GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
TORRES PABLO, UAE Team Emirates – XRG +12:58
CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +13:55
CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix m.t.
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +14:17
JUNGELS BOB, INEOS Grenadiers m.t.
RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix m.t.
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
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Il y a des courses qui portent en elles la promesse d’un grand spectacle. Ce samedi 28 février, la Faun Ardèche Classic 2026 en fait partie. Avec un parcours remodelé pour être encore plus sélectif, un plateau digne d’un WorldTour et un Paul Seixas qui marche sur l’eau depuis son début de saison, l’édition 2026 s’annonce comme un véritable combat de chefs. Entre le tenant du titre Romain Grégoire, l’armada UAE ou la nouvelle génération française, voici pourquoi cette 26e levée pourrait sacrer un nouveau roi des Ardèches.
Pourquoi Paul Seixas est-il l’homme à battre sur la Faun Ardèche Classic 2026 ?
L’heure du rendez-vous a sonné. Alors que le peloton international pose ses vélos à Guilherand-Granges, un nom revient avec insistance dans toutes les discussions : Paul Seixas. Le prodige de la formation Decathlon CMA CGM n’a pas seulement brillé sur les Championnats d’Europe en septembre dernier derrière Tadej Pogačar ; il a surtout atomisé la concurrence sur le récent Tour d’Algarve, laissant sur place deux des meilleurs coureurs du monde, Juan Ayuso et João Almeida. Ce samedi, sur les pentes ardéchoises qu’il connaît par cœur, le décor est planté pour un premier acte majeur de la saison. Mais attention, la meute est affamée.
Un parcours remodelé : le piège se resserre autour de Guilherand-Granges
Ce n’est pas une simple classique, c’est une guerre d’usure. Les 188,5 kilomètres de cette 26e édition sont un condensé de ce que le Massif Central peut offrir de plus coriace. Les organisateurs ont « durci » le menu, et les 3 300 mètres de dénivelé positif cumulé ne mentent pas : ici, pas de place pour les sprinteurs.
Une boucle infernale : la répétition du Val d’Enfer comme juge de paix
La grande nouveauté, c’est ce final en circuit où la cruauté du tracé atteint son paroxysme. Le peloton ne se contentera pas de subir une fois l’ascension du Val d’Enfer. Il la gravira à quatre reprises. Cette répétition, typique des championnats du monde, transforme la course en une longue élimination.
Le réveil musculaire : Dès les premiers kilomètres, la Côte du Pin (9,3 km à 4,6%) agit comme un filtre naturel. C’est souvent là que s’échappent les baroudeurs du jour.
Le tourniquet final : Le véritable combat s’engage à une cinquantaine de bornes de l’arrivée. Après un premier passage sur la ligne d’arrivée, direction Saint-Romain-de-Lerps. Avec ses 6,3 kilomètres à 7,6% de moyenne, cette difficulté longue est parfaite pour casser les pattes les moins affûtées.
Le juge de paix : Au sommet de Saint-Romain, la bascule s’opère. Une descente rapide, et c’est l’entrée dans l’antre du Val d’Enfer (1,5 km à plus de 10%). « Peu de virages et un quasi tout droit« , comme le soulignent les observateurs. Cette configuration est redoutable : elle permet aux poursuivants de voir leur cible, ce qui psychologie et tactique s’entrechoquent. Selon les données de courses précédentes, c’est dans le secteur médian, le plus raide, que les écarts se creusent définitivement. Après un nouveau tour, la dernière montée du Val d’Enfer, située à seulement 5 kilomètres de l‘arrivée, sera le théâtre des ultimes offensives.
Liste des partants : un plateau de gala pour un combat de chefs
Frans Maassen, le directeur sportif de la Visma-Lease a Bike ne s’y trompe pas dans son analyse d’avant course : la startlist de cette Faun Ardèche Classic 2026 a des allures de WorldTour. Jamais une épreuve de ce niveau n’avait réuni un tel concentré de talents si tôt dans la saison.
Le casting français : Grégoire, Seixas, Martinez, une triple couronne en jeu ?
La France du cyclisme peut se frotter les mains. Le tenant du titre, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) , est bien là. Le Bisontin, vainqueur en 2025, sait ce que gagner ici signifie. Il arrive épaulé par un Ewen Costiou rayonnant, vainqueur de l’Étoile de Bessèges + le chrono final et en pleine confiance.
Face à lui, le » phénomène » Paul Seixas (Decathlon CMA CGM). Rappelons que le jeune français détient le meilleur temps sur l’ascension du Val d’Enfer. Une donnée chronométrique qui, couplée à sa forme étincelante, fait de lui le grandissime favori.
Et que dire de Lenny Martinez (Bahrain Victorious) ? Après un début de saison sur le Tour des Alpes-Maritimes (5e), le Niçois semble avoir franchi un cap physique. Peut-il décrocher sa première grande classique française ? La question est sur toutes les lèvres.
Les forces internationales : Jorgenson, Skjelmose et le paradoxe UAE
L’international ne sera pas en reste. Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike), leader d’une formation qui aligne également le prometteur Louis Barré et le solide Ben Tulett, a les qualités de puncheur-grimpeur pour s’imposer.
Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), sixième ici-même et deuxième de la Drôme Classic l’an dernier, est un client sérieux. Sa pointe de vitesse dans un petit comité pourrait être une arme fatale si le scénario tourne à l’avantage d’un groupe restreint.
Côté UAE Team Emirates XRG, le paradoxe est intéressant. L’équipe aligne une armada avec Pavel Sivakov, Benoît Cosnefroy, Jan Christen, Antonio Morgado et Igor Arrieta. Mais c’est le jeune Suisse qui semble être la carte maîtresse. Performant depuis janvier, il incarne le « plan B » de luxe d’une formation qui a parfois du mal à verrouiller une course quand elle n’a pas de leader unique désigné.
Enfin, n’oublions pas le retour d’Egan Bernal (INEOS Grenadiers). Le Colombien, qui poursuit sa reconstruction, trouve sur ces routes un terrain idéal pour tester ses sensations en vue des grands tours. Une place dans le top 5 serait déjà un signal fort envoyé au peloton.
Analyse des favoris : notre classement des forces en présence
Pour y voir plus clair, voici notre analyse des favoris, basée sur la forme du moment et l’adéquation avec le parcours.
⭐⭐⭐⭐⭐ Paul Seixas (Decathlon CMACGM) : Il coche toutes les cases. Forme étincelante, connaissance parfaite du terrain, et cette rage de vaincre aperçue à Foia. Il est le favori logique.
⭐⭐⭐⭐ Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Le tenant du titre. Il connaît la recette pour gagner. Un brin moins éclatant que Seixas en ce début de saison, mais l’expérience du vainqueur compte énormément dans le final nerveux.
⭐⭐⭐⭐ Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) : « Le couteau suisse » Suisse. Capable de tout, partout. Si la course se joue dans les 5 derniers kilomètres, il est redoutable.
⭐⭐⭐⭐ Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) : Un client pour le sprint en petit comité. Il faudra l’isoler avant le pied du dernier Val d’Enfer, sinon il sera très dur à battre.
⭐⭐⭐ Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Son punch et sa légèreté sont des atouts sur ces pentes. Il rêve d’un succès qui le lancerait définitivement.
⭐⭐⭐ Marco Brenner (Tudor Pro Cycling) : 2e l’an dernier dans un rôle d’équipier, il a désormais sa carte à jouer. Impressionnant de facilité sur les routes du Sud-Est, il est l’un des outsiders les plus sérieux.
⭐⭐ Egan Bernal (INEOS Grenadiers) : Un pari sur la régularité. S’il est dans le coup à 10 kilomètres de l’arrivée, son pedigrée pourrait faire des dégâts.
⭐⭐ Ben Healy (EF Education-EasyPost) : L’Irlandais volant est taillé pour ce genre de parcours. Son instinct offensif peut créer la surprise si les favoris se regardent.
Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Faun Ardèche Classic 2026 ?
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 11, CHRISTEN, Jan 12, SIVAKOV, Pavel 13, MORGADO, António 14, ARRIETA, Igor 15, COSNEFROY, Benoît 16, TORRES, Pablo 17, FABRIES, Ugo
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 21, JORGENSON, Matteo 22, TULETT, Ben 23, BARRÉ, Louis 24, PIGANZOLI, Davide 25, SCHIFFER, Anton 26, SMITH, William 27, REX, Tim
XDS Astana Team (WT) ✅ 41, SCARONI, Christian 42, ULISSI, Diego 43, CHAMPOUSSIN, Clément 44, RODRÍGUEZ, Cristián 45, VINOKUROV, Nicolas 46, KUZMIN, Anton 47, BASSET, Pierre-Henry
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 51, MARTINEZ, Lenny 52, ZAMBANINI, Edoardo 53, OMRZEL, Jakob 54, BORREMANS, Kasper 55, KEPPLINGER, Rainer 56, MIHOLJEVIĆ, Fran 57, ERMAKOV, Roman
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 61, BERNAL, Egan 62, GODON, Dorian 63, LAURANCE, Axel 64, RIVERA, Brandon Smith 65, JUNGELS, Bob 66, AUGUST, Andrew 67, HAIG, Jack
Movistar Team (WT) ✅ 71, ROMO, Javier 72, LÓPEZ, Juan Pedro 73, CEPEDA, Jefferson Alveiro 74, PESCADOR, Diego 75, SERRANO, Gonzalo 76, HESSMANN, Michel 77, VILLATE, Ibai
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 81, HAMILTON, Chris 82, KOERDT, Bjorn 83, DINHAM, Matthew 84, TVEDT, Ulrik 86, VLOT, Mees 87, FAURE PROST, Alexy
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 91, SEIXAS, Paul 92, PRODHOMME, Nicolas 93, PARET-PEINTRE, Aurélien 94, STAUNE-MITTET, Johannes 95, LABROSSE, Jordan 96, ISIDORE, Noa 97, BOUSSEMAERE, Louic
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 101, HEALY, Ben 102, SWEENY, Harry 103, BAUDIN, Alex 104, QUINN, Sean 105, NERURKAR, Lukas 106, RAFFERTY, Darren 107, BATTISTELLA, Samuele
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 121, HIRSCHI, Marc 122, BRENNER, Marco 123, BARTA, Will 124, JASCH, Lennart 125, DONZÉ, Robin 126, WEISS, Fabian
Cofidis (PRT) ✅ 131, MONIQUET, Sylvain 132, MAISONOBE, Sam 133, ROULAND, Louis 134, MEEHAN, Jamie 135, CARR, Simon 136, JOALLAND, Yaël
TotalEnergies (PRT) ✅ 141, DELBOVE, Joris 142, BREUILLARD, Nicolas 143, VERCHER, Mattéo 144, DOUBEY, Fabien 145, LE BERRE, Mathis 146, BOUCHARD, Geoffrey 147, LÉVÊQUE, Theo
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 151, CHRISTEN, Fabio 152, DONOVAN, Mark 153, GLOAG, Thomas 154, CAMPRUBÍ, Marcel 155, VADER, Milan 156, BAX, Sjoerd 157, CALZONI, Walter
Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅ 161, BARCELÓ, Fernando 162, CASTELLON, Jan 163, OLDANI, Stefano 164, LÓPEZ, Joseba 165, IBÁÑEZ, Javier 166, CORRES, Gorka 167, LOSPITAO, Pablo
CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅ 181, MARIAULT, Axel 182, WALTON, Jonas 183, GUERNALEC, Victor 184, LANGELLA, Lenaic 185, FAYOLLE, Jean-Loup 186, CHAUSSINAND, Joris 187, VEZIE, Maxime
Van Rysel Roubaix (CT) ✅ 191, TENDON, Arnaud 192, JARNET, Maxime 193, RAUGEL, Antoine 194, CAPRON, Rémi 195, HARDOUIN, Louis 196, HUCK, Léandre 197, MOLLY, Kenny
Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅ 201, HÄNNINEN, Jaakko 202, MAINGUENAUD, Tom 203, GILLET, Baptiste 204, CARTY, Jahkim 205, PAPON, Victor 206, HUYS, Laurens 207, GUICHARD, Carter
Diffusion TV et horaires : Suivez l’intégralité de la course en direct
Pour les passionnés qui ne voudront rien manquer de cette explication en haute montagne ardéchoise, la diffusion sera assurée en clair sur La chaîne L’Équipe. La prise d’antenne est prévue à partir de 14h05, pour vivre les 80-100 derniers kilomètres, soit le cœur des hostilités avec les passages répétés dans le Val d’Enfer. Le départ fictif, lui, sera donné à 11h30 pour un départ réel à 11h44. L’arrivée des premiers est estimée aux alentours de 16h30.
Une question se pose à vous : selon vous, la jeunesse incarnée par Seixas et Grégoire parviendra-t-elle à détrôner l’expérience des Bernal ou Jorgenson, ou bien un « ancien » va-t-il leur rappeler que la Classique ne se gagne pas qu’avec des Watts ? Réponse ce samedi sur les routes de l’Ardèche.
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Ils étaient 49 coureurs à se disputer la gagne au sprint l’an dernier. Pour éviter ce scénario, les organisateurs du Omloop Het Nieuwsblad ont durci le parcours 2026 avec deux monts supplémentaires et un enchaînement final qui sent déjà la poudre. Mathieu van der Poel effectue sa rentrée, Tom Pidcock débarque avec une équipe taillée pour lui, et Paul Magnier rêve de faire mieux que sa 2e place de l’an passé. Wout van Aert, malade, manque à l’appel. Bienvenue sur le champ de bataille flandrien.
Van der Poel-Pidcock-Magnier : le choc des générations pour ouvrir les Classiques 2026
C’est une histoire de territoires et de calendriers. Pour les puristes, la saison cycliste européenne n’a pas commencé en Australie, ni en Espagne, ni même au Portugal. Elle débute ce samedi 28 février, à Gand, lorsque le premier coureur posera ses roues sur les pavés du vélodrome de Gand (Gent) pour s’élancer vers Ninove. La 81e édition de l’Omloop Het Nieuwsblad (ancien Het Volk), c’est le vrai top départ, le jour où les Flandres se réveillent et où les « Flandriens » sortent de leur longue hibernation hivernale.
Mais 2026 ne sera pas une édition de plus. Après un cru 2025 conclu au sprint – une anomalie sur une course qui a vu des champions comme Merckx, Van Petegem ou Boonen écrire leur légende en solitaire – les organisateurs ont repris leur crayon. Le parcours a été rallongé, durci, rendu à son ADN guerrier. Et pour parfaire le tableau, Mathieu van der Poel a choisi ce samedi pour effectuer sa rentrée sur route. Ajoutez à cela un Tom Pidcock revanchard et un Paul Magnier en état de grâce, et vous obtenez l’Omloop le plus indécis et le plus explosif de la décennie. Seule ombre au tableau : la maladie de Wout van Aert, qui prive le peloton de son duel tant attendu avec son rival néerlandais.
Plongeons dans les entrailles de cette Classique WorldTour.
Omloop Nieuwsblad 2026 : le parcours en détail – Pourquoi ce cru 2026 sera plus dur que jamais
L’Omloop, c’est un peu le « Tour des Flandres en miniature ». Même ADN, mais en format plus nerveux. Pour 2026, les organisateurs de Flanders Classics ont ajouté une couche de complexité. Exit le départ traditionnel de Gand ? Non. Si plusieurs sources avaient évoqué un départ depuis Bruges pour allonger le parcours, le cœur de la course reste ancré dans les Ardennes flamandes, avec une arrivée toujours jugée à Ninove. La distance, elle, flirte avec les 208 kilomètres, soit une dizaine de kilomètres de plus qu’en 2025. L’objectif est clair : user les organismes avant le final explosif.
Le menu des douze travaux : Les coureurs devront avaler 12 monts et 8 secteurs pavés. La principale nouveauté réside dans l’enchaînement des 40 derniers kilomètres. Le duo Kerkgate–Jagerij ouvrira le bal des hostilités, suivi du redouté Molenberg, court mais intense avec ses 460 mètres à 7% sur pavés. Là où le bât blesse, c’est que le traditionnel Leberg cède sa place à un diptyque plus corsé : le Tenbosse et le Parikeberg. Ces deux monts, placés juste avant le Mur de Grammont, promettent de saigner les organismes et d’empêcher les grosses équipes de sprinteurs de contrôler.
L’ADN de l’épreuve : Créé en 1945 sous le nom de Circuit Het Volk, l’Omloop a changé de nom en 2009 suite à la fusion des journaux. Depuis, il est devenu une vitrine du cyclisme flamand. Sur les 77 éditions masculines, 58 ont été remportées par des Belges. Une statistique qui fait office de défi pour les étrangers, même si les Peter Van Petegem (triple vainqueur) et autres Greg Van Avermaet ont laissé leur empreinte.
Quels sont les monts et secteurs clés à surveiller ?
Si l’on veut être précis, le parcours 2026 se divise en trois actes.
Acte I : La mise en jambes et le risque de bordures
Les 130 premiers kilomètres ne sont pas une simple formalité. Le passage sur les longs secteurs pavés du Paddestraat (1500m) et du Haaghoek (1900m) à deux reprises peut être propice aux cassures, surtout si le vent s’en mêle. « C’est là que la course peut se perdre pour les distraits » dit-on à la rédaction. Le retour de l’Eikenberg (1200m à 5,8%), classé monument historique, après plusieurs années d’absence, ajoute une pincée de folklore et de difficulté technique.
Acte II : La guerre des tranchées (Km 150 à 190)
C’est le moment où les favoris sortent les couteaux. L’enchaînement Wolvenberg (645m à 7,9% mais surtout route ultra-étroite) – Kerkgate – Jagerij – Molenberg est un classique du « wringen » (tordre, en néerlandais). Les coureurs y sont constamment sur le rivet, à lutter pour le placement dans des routes qui n’ont rien de boulevards. Le duo Tenbosse-Parikeberg est la nouveauté piégeuse de cette édition. Moins connus que le Mur, ils sont idéalement placés pour une attaque de long ou pour isoler un leader.
Acte III : Le jugement dernier (les 16 derniers kilomètres)
On entre dans le sanctuaire. Le Mur de Grammont (Muur-Kapelmuur), avec ses 1200m à 7,1% et son passage à 20% pavé en sortie de virage, est un monument du cyclisme. C’est là que les jambes crient grâce et que les regards se vrillent. Arriver en tête au sommet de la chapelle est un avantage psychologique énorme. Ensuite, place au Bosberg (800m à 6,3%), la dernière griffe du parcours. Moins raide mais usant après l’effort fourni dans le Mur, il est le tremplin idéal pour une attaque en contre ou pour durcir le rythme avant les 12 derniers kilomètres de faux plat descendant vers Ninove. Question aux puristes : à votre avis, l’ajout du Tenbosse et du Parikeberg avant le Mur rend-il l’enchaînement final plus sélectif que le traditionnel Mur-Bosberg ?
Omloop Nieuwsblad 2026 : Les partants et le forfait qui change tout
Le plateau 2026 est un savant mélange de jeunesse dorée et de baroudeurs aguerris. Vingt-cinq équipes (18 WorldTeams + 7 ProTeams invitées) sont présentes au départ ce samedi, soit 175 coureurs. Mais le véritable événement, c’est évidemment la présence de Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) . Le Néerlandais, tout juste auréolé de son énième titre mondial de cyclo-cross, fait le choix de l’Omloop pour lancer sa saison sur route. Une première qui en dit long sur l’importance qu’il accorde à cette course.
L’absence qui fait débat : Toute cette effervescence est malheureusement ternie par le forfait de Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike) . Malade, le Belge a été contrait de renoncer. Une déception immense pour les fans qui espéraient un nouveau chapitre de la plus belle rivalité du cyclisme actuel. Son équipe se tourne donc vers Christophe Laporte, en grande forme en Andalousie, et le phénomène Matthew Brennan, 20 ans, déjà vainqueur sur le WorldTour cette saison.
Le Top 10 des coureurs à suivre absolument :
Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) : Le grand favori logique. Son punch et son intelligence de course sont au-dessus. La question est : sera-t-il à 100% pour sa première sortie ?
Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) : Transfuge de luxe depuis 2025, il semble revivre dans cette équipe. Victorieux en Andalousie, il a le punch pour suivre MVDP et le finish pour l’emporter.
Paul Magnier (Soudal Quick-Step) : 2e en 2025, double vainqueur d’étape sur le Tour d’Algarve. Le Français est l’outsider numéro 1. Peut-il franchir le dernier palier ?
Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) : Le plan B de luxe d’Alpecin. Si la course est contrôlée, son sprint est dévastateur. Mais le parcours durci ne joue pas en sa faveur.
Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Le Taureau de Lescheret a faim. Discret en Algarve, il a préparé ce rendez-vous. Sur un parcours difficile, il a les qualités pour briller.
Biniam Girmay (NSN Cycling) : Le phénomène érythréen a déjà gagné deux fois cette saison. Son explosivité sur les courtes difficultés en fait un candidat crédible à la gagne.
Christophe Laporte (Visma | Lease a Bike) : Avec le forfait de Van Aert, il devient le leader. Vainqueur de Gand-Wevelgem, il sait comment gagner une Classique.
Mathias Vacek (Lidl-Trek) : En l’absence de Mads Pedersen, le Tchèque a carte blanche. Il avait impressionné par sa facilité l’an dernier.
Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) : Le champion de Belgique su route, vainqueur de la Clásica Jaén en solitaire, il est en état de grâce. Il pourrait dynamiter la course de loin.
Søren Wærenskjold (Uno-X Mobility) : Le tenant du titre. Son sprint puissant lui avait permis de créer la surprise. Le parcours 2026 est-il trop dur pour lui ?
Les autres forces en présence : Attention à Matej Mohoric (Bahrain Victorious) , toujours imprévisible, à Stefan Küng (Tudor Pro Cycling) qui court après un premier grand succès, et à Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) qui peut profiter d’un sprint réduit. Côté français, Bastien Tronchon (Groupama-FDJ United) et Anthony Turgis (TotalEnergies) ont le profil pour accrocher un top 10.
Omloop Nieuwsblad 2026 : Favoris – Qui pour contrer le rouleau compresseur MVDP ?
Analyser les forces en présence, c’est un peu comme préparer un Paris-Roubaix : il faut envisager tous les scénarios. Le principal, c’est celui d’un Mathieu van der Poel monstrueux qui ferait la différence dans le Mur de Grammont, comme il l’a fait si souvent sur le Tour des Flandres. Selon nos données et statistiques, sa puissance développée sur les efforts courts est sans équivalent. S’il est « en forme », personne ne le reverra une fois parti.
Scénario 1 : La démonstration solitaire
Si MVDP attaque dans le Mur ou même dans le Tenbosse, qui peut répondre ? Tom Pidcock, certainement. Le Britannique a prouvé sur la Ruta del Sol qu’il avait de la réserve. Tim Wellens aussi, mais il lui manque souvent le « grain de folie » pour concrétiser. Ce serait alors un duel à distance jusqu’à Ninove, avec un groupe de chasse organisé derrière. Le danger pour le Néerlandais, c’est que les équipes comme Soudal-Quick Step (pour Magnier) ou Lotto (pour De Lie) refusent de collaborer, espérant un retour et un sprint.
Scénario 2 : Le sprint d’un groupe réduit
C’est le scénario que redoute Van der Poel et que souhaitent les « fast finishers ». Dans un groupe de 20 à 30 unités arrivant à Ninove, qui est le plus rapide ?
Paul Magnier a coché cette case. Sa pointe de vitesse est redoutable, comme en Algarve.
Jasper Philipsen est LE spécialiste mondial, mais il doit survivre à l’enchaînement final.
Arnaud De Lie est moins véloce que les deux premiers mais tellement puissant qu’il peut créer la surprise.
Biniam Girmay est une « wild card ». Il peut surgir de nulle part.
Notre pronostic (⭐⭐⭐⭐) :
⭐⭐⭐⭐ Mathieu van der Poel : Favori numéro 1, malgré le doute sur sa condition de reprise sur route.
⭐⭐⭐ Tom Pidcock : Le plus à même de suivre le Néerlandais et de le battre (avec un peu de chance) dans un sprint à deux.
⭐⭐⭐ Paul Magnier : La menace numéro 1 en cas de sprint. Sa forme est étincelante.
⭐⭐ Arnaud De Lie, Jasper Philipsen, Biniam Girmay, Christophe Laporte : Les candidats à la victoire si le scénario est tactique ou si les favoris se neutralisent.
⭐ Søren Wærenskjold, Mathias Vacek, Tim Wellens, Matteo Trentin : Des « trouble-fêtes » capables d’un coup de force ou d’une belle place.
Selon vous, l’absence de Wout van Aert ouvre-t-elle grand la porte à Van der Poel, ou au contraire, cela risque-t-il de rendre la course plus fermée face au rouleau compresseur Alpecin ?
Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Omloop Nieuwsblad 2026 ?
Uno-X Mobility (WT) ✅ 1, WÆRENSKJOLD, Søren 2, ABRAHAMSEN, Jonas 3, BÉVORT, Carl-Frederik 4, BYSTRØM, Sven Erik 5, HOELGAARD, Markus 6, RESELL, Erik Nordsæter 7, TILLER, Rasmus
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 11, PHILIPSEN, Jasper 12, BAYER, Tobias 13, BELMANS, Lennert 14, GROVES, Kaden 15, PLANCKAERT, Edward 16, VAN DER POEL, Mathieu 17, SÉNÉCHAL, Florian
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 21, MOHORIČ, Matej 22, GRADEK, Kamil 23, MIQUEL, Pau 24, SEGAERT, Alec 25, STANNARD, Robert 26, VALTER, Attila 27, VAN MECHELEN, Vlad
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 31, ANDRESEN, Tobias Lund 32, BISSEGGER, Stefan 33, BOL, Cees 34, DE PESTEL, Sander 35, DEWULF, Stan 36, NAESEN, Oliver 37, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 41, ASGREEN, Kasper 42, ALBANESE, Vincenzo 43, HOBBS, Noah 44, HONORÉ, Mikkel Frølich 45, LAMPERTI, Luke 46, SIMMONS, Colby 47, VAN DEN BERG, Marijn
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 51, MADOUAS, Valentin 52, BARTHE, Cyril 53, GRUEL, Thibaud 54, HUENS, Axel 55, JACOBS, Johan 56, RUSSO, Clément 57, TRONCHON, Bastien
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 61, KWIATKOWSKI, Michał 62, HEIDUK, Kim 63, SHEFFIELD, Magnus 64, SHMIDT, Artem 65, SWIFT, Ben 66, TURNER, Ben 67, WATSON, Samuel
Lidl – Trek (WT) ✅ 71, KRAGH ANDERSEN, Søren 72, SKUJIŅŠ, Toms 73, WITHEN PHILIPSEN, Albert 74, TEUTENBERG, Tim Torn 75, THEUNS, Edward 76, VACEK, Mathias 77, VERGAERDE, Otto
Lotto Intermarché (WT) ✅ 81, DE LIE, Arnaud 82, BRAET, Vito 83, BERCKMOES, Jenno 84, BEULLENS, Cedric 85, GRIGNARD, Sébastien 86, VAN BOVEN, Luca 87, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
Movistar Team (WT) ✅ 91, ADRIÀ, Roger 92, AULAR, Orluis 93, BARRENETXEA, Jon 94, CANAL, Carlos 95, GARCÍA CORTINA, Iván 96, MACIEJUK, Filip 97, MORO, Manlio
NSN Cycling Team (WT) ✅ 101, GIRMAY, Biniam 102, ASKEY, Lewis 103, BOIVIN, Guillaume 104, LOUVEL, Matis 105, MULLEN, Ryan 106, SHEEHAN, Riley 107, VAN ASBROECK, Tom
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 111, MEEUS, Jordi 112, DRIZNERS, Jarrad 113, PITHIE, Laurence 114, VAN DIJKE, Mick 115, VAN DIJKE, Tim 116, MARIT, Arne 117, VERMEERSCH, Gianni
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 121, LAMPAERT, Yves 122, MAGNIER, Paul 123, PEDERSEN, Casper 124, REINDERINK, Pepijn 125, VERVENNE, Jonathan 126, VAN BAARLE, Dylan 127, VAN GESTEL, Dries
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 131, CAPIOT, Amaury 132, DE BONDT, Dries 133, DE POOTER, Dries 134, DONALDSON, Robert 135, FOLDAGER, Anders 136, KRIJNSEN, Jelte 137, O’BRIEN, Kelland
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 141, DEGENKOLB, John 142, DE JONG, Timo 143, FLYNN, Sean 144, RENARD-HAQUIN, Henri-François 145, ROOSEN, Timo 146, VAN DEN BERG, Julius 147, VAN DEN BROEK, Frank
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 151, MATTIO, Pietro 152, AFFINI, Edoardo 153, BRENNAN, Matthew 154, HAGENES, Per Strand 155, KIELICH, Timo 156, LAPORTE, Christophe 157, ZINGLE, Axel
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 161, WELLENS, Tim 162, OLIVEIRA, Rui 163, JOHANSEN, Julius 164, HERREGODTS, Rune 165, MOLANO, Juan Sebastián 166, POLITT, Nils 167, VERMEERSCH, Florian
XDS Astana Team (WT) ✅ 171, BALLERINI, Davide 172, BETTIOL, Alberto 173, GATE, Aaron 174, GONOV, Lev 175, LIVYNS, Arjen 176, ROMELE, Alessandro 177, TEUNISSEN, Mike
Cofidis (PRT) ✅ 181, ALLEGAERT, Piet 182, ANIOŁKOWSKI, Stanisław 183, BIERMANS, Jenthe 184, KIRSCH, Alex 185, PAGE, Hugo 186, RENARD, Alexis 187, TEUNS, Dylan
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 191, PIDCOCK, Thomas 192, DE GENDT, Aimé 193, FRISON, Frederik 194, MAŁECKI, Kamil 195, MEURISSE, Xandro 196, VAN MOER, Brent 197, WRIGHT, Fred
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 211, KÜNG, Stefan 212, HALLER, Marco 213, KELEMEN, Petr 214, MIKUTIS, Aivaras 215, MOZZATO, Luca 216, PLUIMERS, Rick 217, TRENTIN, Matteo
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 221, DEWEIRDT, Siebe 222, LAMBRECHT, Michiel 223, LANHOVE, Milan 224, VERCOUILLIE, Victor 225, VAN HEMELEN, Vincent 226, VANDENSTORME, Dylan 227, VANHOOF, Ward
TotalEnergies (PRT) ✅ 231, BRUNEL, Alexys 232, DUJARDIN, Sandy 233, GACHIGNARD, Thomas 234, LEROUX, Samuel 235, BONNET, Thomas 236, TURGIS, Anthony 237, VADIC, Baptiste
Unibet Rose Rockets (PRT) ✅ 241, BLOEM, Joren 242, FELDMANN, Karsten Larsen 243, KOPECKÝ, Matyáš 244, KOPECKÝ, Tomáš 245, KUBIŠ, Lukáš 246, LARSEN, Niklas 247, RASENBERG, Martijn
Diffusion TV de l’Omloop Nieuwsblad 2026 : Horaires et chaînes pour tout voir en direct
Pour ne rien manquer de ce bras de fer, voici le guide TV complet. La course est programmée le samedi 28 février 2026.
Le direct en France :
Dès 13h15 : Eurosport 2 et la plateforme HBO Max (anciennement Eurosport.fr) proposeront la retransmission en intégralité. Attendez-vous à un dispositif « Grandes Classiques » avec des duplex, des analyses techniques et des images à couper le souffle depuis les motos.
Le direct en Belgique :
Dès 13h30 : RTL-TVI et sa plateforme RTL Play pour la partie francophone.
Dès 14h15 : VRT 1, Sporza et VRT Max pour le public flamand, avec la ferveur et l’expertise locale.
La rediffusion (France) :
Dès 17h15 : La Chaîne L’Équipe proposera un résumé de la course, juste après la diffusion des Boucles Drôme-Ardèche. Idéal pour ceux qui n’auront pas pu suivre le direct ou pour revivre les moments clés.
Notre conseil : Branchez-vous sur Eurosport dès 13h00 pour les présentations et les images du départ fictif depuis Gand. Le placement avant les premiers secteurs pavés est crucial, et c’est souvent là que se joue une partie de la course.
Rendez-vous samedi pour voir si l’Omloop Het Nieuwsblad 2026 tiendra toutes ses promesses. Une chose est sûre : sur le papier, c’est l’édition la plus indécise depuis des années. Que le meilleur Flandrien gagne !
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ils se sont livré un duel de regard à 200 mètres de la ligne, mais c’est par une photo-finish à couper le souffle que la 3e étape du Tour de Sardaigne a rendu son verdict. Trois semaines après son abandon sur l’Etoile de Bessèges, Dušan Rajovic (Solution Tech NIPPO Rali) a rappelé au peloton qu’il était l’un des sprinteurs les plus opportunistes du circuit. Retour sur un final à suspense où la puissance n’a pas suffi face à la vista.
Le jeté de vélo : comment Rajovic a volé la vedette à Donati sur le fil à Tortolì
Le soleil tapait fort sur la côte orientale de la Sardaigne ce vendredi, mais c’est un éclair serbe qui a embrasé la ligne d’arrivée de Tortolì. Sur une 3e étape promise aux sprinteurs, Dušan Rajovic a offert une démonstration de vitesse et de timing pour venir coiffer sur le fil Davide Donati (Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies), vainqueur la veille. Un sprint à couper le souffle qui relance le compteur du Serbe et maintient le suspens avant l’étape reine.
Pourquoi ce final de la 3e étape restera dans les mémoires ?
Ce n’est pas tant la vitesse qui a impressionné, mais la lecture tactique d’un final complètement maîtrisé. Après 168 kilomètres d’un parcours vallonné reliant Cagliari à Tortolì, les trains de sprinteurs se sont neutralisés, créant un vide propice aux audacieux. C’est là que Rajovic a sorti son joker.
Le récit d’une remontée express : « J’ai pris la bonne roue »
Parti de loin, le Serbe de 28 ans a parfaitement surfaît sur le travail des formations Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies et Polti-VisitMalta. Alors que Donati lançait son effort à 200 mètres du but, pensant avoir fait le plus dur, Rajovic était déjà dans son sillage. « Je savais que Donati était l’homme à battre, il était sur une dynamique incroyable. J’ai juste attendu le bon moment pour sauter de sa roue et tout donner sur le jeté de vélo » a analysé le vainqueur du jour.
L’image est désormais gravée dans les rétines : les deux hommes, vélos déformés par l’effort, se jugeant du regard avant que la photo-finish ne tranche. Pour quelques millimètres, c’est bien Rajovic qui lève les bras, reléguant l’Espagnol Manuel Peñalver (Polti-VisitMalta) à une troisième place d’honneur.
Malgré un profil accidenté, la victoire ne pouvait se jouer qu’entre les hommes rapides. Mais il a fallu batailler.
L’échappée matinale : Ivan Taccone (Mg.K Vis) et Ignazio Cireddu (Vorarlberg) ont animé la première partie de course, rejoints un temps par Pascal Eenkhoorn (Soudal Quick-Step), trop dangereux au général, qui a rapidement dû rentrer dans le rang.
Le contrôle des équipes : Les formations de sprinteurs ont imposé un rythme infernal, annihilant toute velléité. Le dernier souffle d’espoir est venu du jeune Thor Michielsen (Lidl-Trek Future Racing), repris à seulement 1200 mètres de la ligne.
Le piège évité : La descente de la Genna Cresia, pourtant piégeuse, n’a pas créé de cassure, confirmant la volonté du peloton d’en découdre sur le plat.
« Cette victoire est pour elle » : Le message fort de Dušan Rajovic
Au-delà de la performance, c’est l’émotion qui a submergé Dušan Rajovic sur le podium. Le Serbe, qui décroche sa 19e victoire professionnelle et sa première de la saison 2026, a dédié son succès à sa compagne. « J’ai été souvent absent ces deux dernières années, alors cette victoire est pour elle » a-t-il confié, micro tendu.
Cette victoire fait écho à ses succès sur la Trans-Himalaya Cycling Race 2025 (2.1), où il avait déjà montré son aptitude à enchaîner les victoires. Avec ces nouveaux points UCI, il confirme son statut de leader de la formation Solution Tech NIPPO Rali et assoit un peu plus sa place dans la hiérarchie des sprinteurs.
Garibbo solide leader avant l’étape reine
Pas de bouleversement majeur au classement général. Le maillot bleu ciel de leader reste solidement accroché aux épaules de Nicolo Garibbo (Team UKYO). Le vainqueur de la première étape aborde la journée la plus redoutable de cette édition avec 4 secondes d’avance sur Gianmarco Garofoli (Soudal-QuickStep).
Selon les données et statistiques, l’écart est encore mince, mais tout va se jouer dans les prochains jours.
4e étape : Le juge de paix tant attendu ?
Si les sprinteurs ont eu leur heure de gloire, les grimpeurs s’apprêtent à prendre leur revanche. La 4e étape, longue de 153,6 km entre Arbatax et Nuoro, sera cruciale avec l’ascension redoutable de Su Pradu (12,5 km à 5%).
Un final sous tension : 25 kilomètres d’efforts solitaires après ce col pourraient faire exploser les écarts.
Le duel en perspective : Garibbo, solide, devra résister aux assauts de grimpeurs comme Garofoli. Est-ce que le maillot de leader va changer d’épaules demain ? C’est tout le suspense de cette 30e édition qui renaît de ses cendres après quinze ans d’absence.
Un Tour de Sardaigne qui tient toutes ses promesses
Ce retour du Tour de Sardaigne est une bénédiction pour les amateurs de cyclisme. Après la parenthèse enchantée de l’ère Sagan (dernier vainqueur en 2011) et les exploits lointains de Freddy Maertens (1977), cette cuvée 2026 a trouvé son équilibre.
Pour les puristes : Le parcours est intelligent, alternant opportunités pour les sprinteurs et pièges pour les grimpeurs.
Pour les suiveurs : Le niveau de l’opposition est relevé, avec des équipes WorldTour et ProTeams affûtées.
Et vous, qui voyez-vous s’imposer sur l’étape reine de Nuoro ? Garibbo peut-il résister ou un outsider va-t-il créer la surprise ?
Classement Tour de Sardaigne 2026, étape 3 – Top 20
RAJOVIĆ DUŠAN, Solution Tech NIPPO Rali les 168,1 km en 3:57:01 (42,5 km/h)
DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies m.t.
PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta m.t.
ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
LORELLO RICCARDO, S.C. Padovani Polo Cherry Bank m.t.
CAPRA THOMAS, Bahrain Victorious Development Team m.t.
URSELLA LORENZO, S.C. Padovani Polo Cherry Bank m.t.
PERSICO DAVIDE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
MENGHINI ALESSIO, Team Technipes #inEmiliaRomagna Caffè Borbone m.t.
D’AMATO ANDREA, Team UKYO m.t.
DE LONGHI LORENZO, Campana Imballagi – Morbiato – Trentino m.t.
STOLIĆ MIHAJLO, Bahrain Victorious Development Team m.t.
VANDEN WIJNGAERT MATTEO, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
BIANCALANI ANDREA, Beltrami TSA Tre Colli m.t.
VAN STRIJTHEM MATIJS, Soudal Quick-Step m.t.
PRIETO JOSÉ JUAN, Petrolike m.t.
SCAGLIOLA GABRIELE, Lidl – Trek Future Racing m.t.
BOLDYREV MATVEI, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
TERADA YOSHIKI, Team UKYO m.t.
Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20
GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO en 11:39:14
GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step +0:04
ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +0:06
BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg +1:03
PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Sur les routes escarpées du Sud-Sardaigne, la jeunesse du peloton mondial a livré une bataille royale. Dans un final digne des classiques italiennes, Davide Donati (Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies) a démontré qu’il n’était pas qu’un rouleur. Le champion d’Italie Espoirs du chrono a dompté un circuit exigeant pour aller chercher au sprint, dans un virage serré à 50 mètres de la ligne, sa deuxième victoire professionnelle. Retour sur une étape de bravoure où la Soudal Quick-Step a tenté de dynamiter la course sans réussir à piéger le leader Nicolo Garibbo (Team Ukyo). Plongée au cœur de la tactique, des révélations et des nouveaux classements de ce Tour de Sardaigne 2026 qui tient toutes ses promesses.
Davide Donati, le coup de force du « ragazzo » : Notre analyse de la 2e étape du Tour de Sardaigne
Le soleil couchant de Carbonia a été le témoin d’une explosion de puissance et de jeunesse ce jeudi 26 février. Sur une 2e étape du Tour de Sardaigne 2026 qui promettait de secouer la hiérarchie, c’est un italien de 20 ans, Davide Donati, qui a signé un chef-d’œuvre de sprint intelligent. Mais ne vous y trompez pas : si le nom du vainqueur restera en tête des dépêches, cette étape de 136,3 kilomètres entre Oristano et Carbonia fut un véritable laboratoire tactique pour les équipes Development du WorldTour. Nous décortiquons pour vous les moments clés de cette journée qui a consacré un nouveau talent et redessiné les contours du classement général.
Comment Davide Donati a-t-il construit sa victoire sur les pièges de la côte sud ?
Le parcours de cette deuxième étape était un piège tendu aux sprinters purs. Avec 1900 mètres de dénivelé positif et trois difficultés répertoriées, dont le Colle di Buggerru (avec des rampes à 9,1%) et l’ascension de 2e catégorie du Valico Montecani (6,5 km à 5,7%), le final cassant promettait une sélection sévère. L’idée reçue était qu’un homme seul ou un petit groupe pourrait l’emporter. C’était sans compter sur la vista d’un jeune italien et la force collective d’un peloton qui ne voulait pas laisser filer la gloire.
La stratégie d’usure de la Soudal Quick-Step a-t-elle échoué ?
Dès l’entame des difficultés, la formation Soudal Quick-Step a mis la course sous tension. Comme le rappellent les informations recueillies à l’arrivée, l’équipe belge possédait deux atouts majeurs au général avec Gianmarco Garofoli et Filippo Zana. Leur plan était clair : faire le vide. Dans la descente du Genna Sciria, où Louis Vervaeke est passé en tête, le peloton s’est étiré, se morcelant sous l’impulsion d’un rythme infernal. Un groupe de neuf coureurs a bien tenté de prendre le large, mais le forcing de la Soudal Quick-Step dans le Valico Montecani a eu raison de l’échappée. Seul Harry Hudson (Lidl-Trek Future Racing) a résisté un temps, avant d’être repris par un contre emmené par… Zana et Garofoli. Une classique démonstration de force qui a presque réussi : le peloton des favoris était réduit à une trentaine d’unités. Mais ont-ils payé leur générosité dans le final ?
La gestion parfaite de Donati dans un final à haut risque
C’est là que Davide Donati a fait la différence. Alors que Darren van Bekkum (XDS Astana) lançait une offensive solitaire à 21 kilomètres du but, creusant jusqu’à 30 secondes d’avance, le coureur de la Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies est resté placé dans le groupe des favoris, parfaitement calé dans la roue de ses équipiers. Il savait, comme il l’a confié après l’arrivée, qu’il était « l’un des plus rapides du groupe« .
Le retour sur van Bekkum, scellé à 5 kilomètres de la ligne, a marqué le début d’un sprint chaotique. Les attaques tardives d’Alexandre Balmer (Solution Tech NIPPO Rali) et Yoshiki Terada sous la flamme rouge ont créé le désordre. Mais Donati a gardé son sang-froid. Dans le dernier virage à angle droit, situé à seulement 50 mètres de la ligne, il a anticipé le placement, plongeant à l’intérieur pour ressortir avec une vitesse supérieure, devançant sur la ligne son compatriote Gianmarco Garofoli (Soudal Quick-Step) et le Danois Patrick Boje Frydkjær (Lidl-Trek Future Racing). Une victoire qui doit autant à la puissance qu’à l’intelligence de course, confirmant son statot de champion d’Italie Espoirs du contre-la-montre, mais ajoutant une corde de « fast-finish » à son arc.
Les révélations de cette 2e étape
Au-delà de la victoire d’étape, cette journée a apporté son lot de confirmations et de surprises au classement général, dans une édition qui marque le grand retour de l’épreuve après quinze ans d’absence.
Nicolo Garibbo résiste, Garofoli se rapproche
Le maillot bleu ciel de leader, Nicolo Garibbo (Team Ukyo), a vécu une journée moins tranquille que prévu. Distancé dans le Valico Montecani, le vainqueur de la première étape a dû puiser dans ses réserves pour opérer un retour salvateur dans le peloton de tête avant les 20 derniers kilomètres. Une preuve de caractère qui lui permet de conserver son bien. Il possède désormais 4 secondes d’avance sur Gianmarco Garofoli, nouveau deuxième, et 4 secondes également sur son coéquipier chez Soudal Quick-Step, Filippo Zana, troisième dans la même seconde. Un écart infime qui promet une explication détonante dans les étapes à venir. Selon vous, Garibbo pourra-t-il résister aux assauts répétés de la Soudal Quick-Step dans les prochains jours ?
Jan Michał Jackowiak, la pépite polonaise qui monte en puissance
Autre enseignement de cette étape : la confirmation du jeune Polonais Jan Michał Jackowiak (Bahrain Victorious Development Team). En terminant 9e de l’étape dans ce groupe de costauds, il s’empare du maillot de leader du classement des jeunes et fait un bond spectaculaire à la 9e place du classement général. À seulement 180 ans, il incarne cette nouvelle génération de coureurs complets, capables de passer les bosses et de conclure. Un nom à suivre de très près, d’autant que son équipe de développement est réputée pour lancer des talents vers le WorldTour.
Vidéo et programme : Les rendez-vous à ne pas manquer
Pour ceux qui voudraient revivre le final haletant de cette 2e étape et le placement chirurgical de Davide Donati dans l’ultime virage, la vidéo du résumé est un incontournable. Elle illustre parfaitement la complexité du final de Carbonia.
La 3e étape : cap vers l’Est et la résistance des baroudeurs
Le Tour de Sardaigne 2026 se poursuit ce vendredi avec une 3e étape longue de 168,1 kilomètres entre Cagliari et Tortolì. Le profil, plus vallonné et sans doute moins contrôlé, pourrait enfin sourire aux baroudeurs. Les attaquants comme Darren van Bekkum, qui a montré de belles jambes, ou Alexandre Balmer, vont-ils trouver l’ouverture ? Ou la Soudal Quick-Step tentera-t-elle de mettre Garofoli dans les meilleures dispositions pour déloger Garibbo ? Une chose est sûre, la course pour le maillot de leader du dernier vainqueur, le légendaire Peter Sagan en 2011, est loin d’être pliée. Le peloton se dirige vers des étapes plus longues (177,3 km pour l’ultime étape autour d’Olbia) qui promettent encore des rebondissements. Restez connectés.
Classement Tour de Sardaigne 2026, étape 2 – Top 20
DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies les 136,3 km en 3:03:14 (44,6 km/h)
GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
FRYDKJÆR PATRICK BOJE, Lidl – Trek Future Racing m.t.
MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
SAMBINELLO ENEA, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg m.t.
JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
BORTOLUZZI GIOVANNI, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
VESCO LEONARDO, Biesse – Carrera – Premac m.t.
ARRIGHETTI NICOLÒ, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
BOSIO TOMMASO, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
CHESINI CESARE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
CATTANI ALESSANDRO, Team Technipes #inEmiliaRomagna Caffè Borbone m.t.
IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta m.t.
Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20
GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO en 7:42:13
GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step +0:04
ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +0:06
BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg +1:03
DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
ROSATO GIACOMO, Bahrain Victorious Development Team m.t.
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Au printemps dernier, il était devenu le tombeur des trois lions de la Visma | Lease a Bike sur A Travers la Flandre. Douze mois plus tard, Neilson Powless (29 ans) ne pourra pas défendre son titre sur Dwars door Vlaanderen, ni briller sur les Strade Bianche ou Milan-San Remo. L’Américain a été contraint de passer sur la table d’opération pour soigner une inflammation chronique du genou gauche. Une décision radicale mais nécessaire, qui sacrifie une première partie de saison 2026 sur l’autel de la guérison. Récit d’un faux départ et analyse des conséquences pour le puncheur d’EF Education-EasyPost.
Printemps brisé pour Neilson Powless : le roi des Flandres devra attendre
C’est une image qui restera comme le symbole d’un printemps gâché. Celle de Neilson Powless, le visage fermé, quittant le Tour de Provence sur la troisième étape, il y a dix jours. Un abandon silencieux, loin des caméras qui l’avaient tant célébré en 2025 lors de son exploit sur À Travers la Flandre. Ce jour-là, sur les routes provençales, ce n’est pas un coureur fatigué qui a mis pied à terre, mais un organisme qui lançait un ultime signal d’alarme. Un signal qui, après des semaines de doutes et d’examens, a conduit le puncheur de la EF Education-EasyPost sur la table d’opération, officialisant son forfait pour la totalité des Classiques printanières.
Pourquoi Neilson Powless a-t-il dû renoncer aux Classiques 2026 ?
L’annonce, tombée comme un couperet, a secoué le petit monde du cyclisme : Neilson Powless sera éloigné des pelotons pour une durée de « 8 à 12 semaines ». La raison ? Une opération « réussie » du genou gauche, pratiquée à l’hôpital AZ Herentals en Belgique, visant à « retirer des tissus enflammés ». Mais derrière ce langage médical aseptisé se cache un combat de plusieurs mois.
Selon les informations recueillies auprès de son équipe, l’inflammation persistait sournoisement depuis l’hiver. « Au cours des deux derniers mois, j’ai passé trois examens du genou a confié Powless. Les deux premiers montraient une récupération très prometteuse. » Suffisamment en tout cas pour lui donner l’illusion d’une guérison et l’encourager à décaler son retour à la compétition sur le Tour de Provence. Une reprise qui s’annonçait comme une simple formalité avant d’entamer son printemps rêvé.
Las, le corps en a décidé autrement. « Le troisième jour, la douleur est revenue et j’ai dû m’arrêter. J’ai passé un autre examen, qui a révélé que l’inflammation n’avait jamais complètement disparu, même si je ne la sentais plus » a-t-il rembobiné. Ce n’était donc pas une rechute, mais un mal qui n’avait jamais vraiment cicatrisé. Face à ce constat, et après consultation des spécialistes, l’option chirurgicale est devenue la seule voie viable. Jon Greenwell, le médecin-chef d’EF Pro Cycling, se veut toutefois rassurant : « L’opération nous donne de bien meilleures chances de résoudre définitivement le problème. Après cette récupération, Neilson pourra reprendre sans séquelle à long terme. »
Quel était le programme de Powless ? Quelles courses va-t-il manquer ?
Pour comprendre l’ampleur de la déception, il faut se pencher sur l’agenda que le natif de Roseville avait soigneusement coché. Un programme taillé pour ses qualités de puncheur, où il espérait « bien performer » après une saison 2025 qui l’avait définitivement installé parmi les clients redoutables des courses d’un jour.
Le coureur d’EF Education-EasyPost va notamment devoir faire une croix sur :
Trofeo Laigueglia, Strade Bianche (les routes blanches de Toscane où il aurait pu tirer son épingle du jeu), Milan-Turin, Milan-SanRemo le premier Monument de la saison. Et surtout, À Travers la Flandre (Dwars door Vlaanderen) , l’épreuve où il est inscrit au palmarès.
C’est évidemment cette dernière absence qui est la plus douloureuse. Le 2 avril 2025 restera comme l’un des plus grands exploits de sa carrière. Ce jour-là, sur les 55 derniers kilomètres, il avait repoussé les assauts de la meute Visma | Lease a Bike, devançant sur la ligne un trio composé de Wout van Aert, Matteo Jorgenson et Tiesj Benoot. Un numéro en solitaire dans un costume de leader qui lui allait si bien. « J’avais un plan de courses que je voulais cibler, c’est donc une énorme déception » a-t-il admis, lucide.
Comment Neilson Powless vit-il cette période d’arrêt forcé ?
Forcé de regarder ses coéquipiers à la télévision, Neilson Powless traverse un paradoxe émotionnel intense. D’un côté, la frustration d’un compétiteur privé de ses terraux de chasse favoris. De l’autre, le soulagement d’avoir enfin un diagnostic clair et une feuille de route pour s’en sortir. « Au moins, maintenant, on peut dire que le problème est résolu et que je peux avancer avec un plan de rétablissement clair » philosophe-t-il.
C’est dans cette dualité que l’Américain puise sa force. Loin du vélo, il compte bien transformer cette parenthèse en opportunité. « Je pourrai regarder mes coéquipiers à la télévision et passer plus de temps avec ma famille, ce qui, je l’espère, m’apportera une motivation et une énergie supplémentaires pour la seconde moitié de la saison. » Une déclaration qui en dit long sur la maturité du coureur de 29 ans, qui voit déjà au-delà de l’horizon brumeux des Classiques. Cette pause forcée, s’il la gère bien, pourrait devenir un carburant mental puissant pour les objectifs de l’été et de l’automne.
Quel avenir pour l’Américain après son opération ?
La grande inconnue demeure : à quoi ressemblera le retour de Neilson Powless ? Le staff médical d’EF Education-EasyPost prévoit un retour à l’entraînement dans un délai de deux à trois mois. Concrètement, selon qu’il se trouve dans la fourchette basse (8 semaines) ou haute (12 semaines), on pourrait revoir Powless en course aux alentours du mois de mai ou de juin.
Une chose est sûre, il ne sera pas question de brûler les étapes. « Ce n’est pas quelque chose qui va m’écarter pour très longtemps, mais c’est quelque chose avec lequel nous devrons être prudents » a-t-il prévenu. Son retour pourrait donc être programmé non pas sur les routes pavées du Nord, mais sur les routes plus vallonnées des épreuves de préparation au Tour de France, ou directement sur les championnats nationaux.
Et vous, sur quelle course rêveriez-vous de voir revoir Neilson Powless à 100% de ses capacités ? Sur les pentes du Tour, ou pour tenter de rééditer son exploit sur les routes flandriennes en 2027 ?
L’histoire de Neilson Powless ce printemps est celle d’un champion contraint au repos, mais dont l’esprit combatif n’a pas été opéré. Il reviendra. Avec de la motivation en plus, et un genou enfin libéré de ses chaînes. Le cyclisme américain, et toute la troupe d’EF Education-EasyPost, croise les doigts pour que ce contretemps ne soit qu’une simple pause dans une carrière prometteuse.
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Ils étaient deux contre un. Ils avaient le collectif, l’expérience du WorldTour et la supériorité numérique. Mais sur les routes escarpées de la côte ouest de la Sardaigne, la logique a volé en éclats. Pour son grand retour après quinze ans d’absence, le Giro di Sardegna nous a offert un scénario hollywoodien : la victoire de Nicolo Garibbo (Team UKYO), un « punch » italien de 26 ans, venu de nulle part pour dominer le rouleau compresseur Soudal Quick-Step et s’emparer du premier maillot de leader. Retour sur un hold-up parfait.
Le jour où un « petit » a fait plier une armada : Nicolo Garibbo déjoue les plans de la Soudal sur le Tour de Sardaigne
Le retour d’une épreuve mythique est souvent synonyme de spectacle, mais rares sont les journées d’ouverture qui marquent autant les esprits. Ce mercredi, sur les 189,8 kilomètres reliant Castelsardo à Bosa, le cyclisme nous a rappelé sa plus belle leçon : le talent ne se lit pas toujours sur les feuilles de paie du WorldTour. Alors que la Soudal Quick-Step alignait ses pions, c’est un coureur d’une formation continentale, le Team UKYO, qui a tiré le premier.
Comment un « outsider » a-t-il piégé la Soudal Quick-Step ?
La question brûle les lèvres de tous les observateurs. Comment une équipe réputée pour son sens tactique a-t-elle pu se faire damer le pion par un coureur de 26 ans, certes talentueux, mais sans aucune référence à ce niveau ? La réponse se trouve dans les 2900 mètres de dénivelé positif de ce parcours exigeant et, surtout, dans l’audace d’un homme qui n’avait rien à perdre.
Le pari risqué de Zana : une attaque de champion trop tôt ?
Dès le pied de la troisième difficulté, le Vilanove Monteleone, Filippo Zana (Soudal Quick-Step) a sorti le grand jeu. L’ancien champion d’Italie, vainqueur d’étape sur le Giro, a dynamité la course à 64 kilomètres du but. Sur le papier, c’était un coup de maître. En réalité, c’était le début d’un scénario cauchemardesque pour la formation belge. Zana a rapidement rejoint l’échappée matinale, composée notamment de Cristian Remelli, Philipp Hofbauer et Dusan Rajovic. Dans son sillage, Gianmarco Garofoli, son coéquipier, a effectué la jonction, plaçant la Soudal en position de force à quatre dans le groupe de tête. Un deux contre deux parfait. Mais comme le dit l’adage, « il ne faut jamais vendre la peau de l’ours… ».
Analyse tactique : les 10 derniers kilomètres qui ont tout changé
Si la Soudal avait le nombre, Garibbo (Team UKYO) et l’Espagnol Urko Berrade (Equipo Kern Pharma) avaient, eux, la rage de vaincre et une intelligence de course remarquable.
Pourquoi le collectif Soudal n’a pas suffi dans le final ?
Selon les données recueillies, le duo de la Soudal a tenté à plusieurs reprises de faire la différence avant l’emballage final, cherchant à se débarrasser de leurs deux compagnons d’échappée. Mais Garibbo a systématiquement répondu présent, collant à la roue de Garofoli et Zana avec une facilité déconcertante. Le dernier kilomètre, légèrement montant vers Bosa, a été un véritable bras de fer psychologique. Garofoli s’est sacrifié pour lancer le sprint de Zana, comme le veut la doctrine de l’équipe. Un timing parfait ? Pas tout à fait. Zana a lancé de très loin, et Garibbo, plus frais ou simplement plus malin, a attendu patiemment pour déboîter et le surclasser sur la ligne.
La réaction de Garibbo : « Je n’arrive pas à y croire »
À l’arrivée, l’émotion du vainqueur était à la hauteur de l’exploit. « C’est incroyable, je ne me sentais pas bien au départ, mais dans les montées, je me suis senti mieux » a-t-il confié à l’arrivée au micro d’Eurosport, les larmes aux yeux. « J’ai tenté plusieurs attaques, mais j’ai préféré attendre. Quand Garofoli a attaqué, je l’ai suivi. C’est une victoire dont j’ai rêvé chaque jour pendant l’entraînement hivernal. Je veux juste savourer ce moment incroyable. » Un succès qui récompense la ténacité d’un garçon qui a connu des « problèmes par le passé », sans vouloir en dire plus, mais qui symbolise parfaitement l’esprit du cyclisme italien : celui de la résilience.
Des écarts se creusent déjà
Au-delà de la victoire, c’est tout le classement général qui est bouleversé par cette échappée victorieuse. Grâce aux bonifications, Garibbo creuse un léger mais précieux écart sur ses poursuivants directs.
VIDEO : Le sprint victorieux de Nicolo Garibbo
Revivez les temps forts de cette 1ère étape. On y voit parfaitement le lancement de Zana par Garofoli, puis la remontée foudroyante de Garibbo qui coiffe l’Italien de la Soudal sur le fil. Une démonstration de puissance et de sang-froid.
Tour de Sardaigne 2026 : quel avenir pour le maillot de leader ?
Avec cette victoire, Garibbo endosse le premier maillot de leader de l’histoire moderne de ce Tour de Sardaigne, relancé après l’ère Sagan (dernier vainqueur en 2011). Mais la question est désormais : peut-il le conserver ?
Les promesses de la 2e étape (Oristano – Carbonia)
La deuxième étape, longue de 136,3 km, sera plus courte mais pas plus facile. L’arrivée à Carbonia, après le Valico Montecani (2e catégorie), est piégeuse. Si le profil semble favorable à une nouvelle échappée, le scénario pourrait se répéter. Zana et la Soudal voudront absolument reprendre le contrôle. « Maintenant, je n’arrive pas à croire que j’ai gagné » avouait Garibbo. « Je ne pense qu’à ce moment, sans vouloir songer à demain. »
Une leçon de cyclisme intemporelle
Cette première étape du Tour de Sardaigne 2026 restera dans les annales comme le symbole d’un cyclisme où l’intelligence et la détermination priment parfois sur la puissance brute et les moyens financiers. Nicolo Garibbo a écrit la première page d’un palmarès qui, on l’espère, sera long. En attendant, la Soudal Quick-Step, malgré les noms ronflants de son effectif, devra revoir sa copie.
Et vous, que pensez-vous de ce final ? Garibbo peut-il réellement tenir tête à la Soudal jusqu’à Olbia, ou le maillot rose lui filera-t-il entre les doigts dès demain ? Donnez-nous votre avis en commentaire !
Classement Tour de Sardaigne 2026, étape 1 – Top 20
GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO les 189,8 km en 4:39:09 (40,8 km/h)
ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg +0:53
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step m.t.
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
DE CASSAN DAVIDE, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
ROSATO GIACOMO, Bahrain Victorious Development Team m.t.
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C’est l’événement de cette fin février que personne n’attendait. Le Tour de Sardaigne (Giro di Sardegna) renaît de ses cendres après plusieurs années d’absence, avec l’ambition de marquer les esprits. Oublié le projet avorté de 2020 (et 2021), la 30e édition s’annonce comme un véritable défi lancé au peloton. Entre un parcours taillé pour les puncheurs, un plateau international inattendu et le retour de la télévision, on vous dit tout sur cette course qui pourrait bien lancer la saison des grimpeurs en quête de gloire.
Retour aux sources : le Tour de Sardaigne 2026 va-t-il ressusciter la flamme des classiques italiennes ?
L’île de Beauté Italienne retrouve son enfant prodigue. Ce mercredi 25 février, le peloton professionnel posera ses valises en Sardaigne pour un événement qui fleure bon la nostalgie et l’ambition. Il y a 15 ans, des légendes comme Eddy Merckx, Giuseppe Saronni, Peter Sagan ou Roman Kreuziger inscrivaient leur nom au palmarès. Aujourd’hui, l’organisation du GS Emilia, avec le soutien financier de la Région Sardaigne, tente le pari fou de ressusciter cette épreuve mythique. Et pour frapper fort, les organisateurs n’ont pas lésiné sur la difficulté. Ici, pas de longues échappées au plat. On parle d’un retour aux sources, sur des routes escarpées qui surplombent la Méditerranée. Voici notre analyse détaillée de ce Tour de Sardaigne 2026 qui s’annonce déjà comme un révélateur de la forme printanière.
Pourquoi ce retour du Tour de Sardaigne est-il si attendu ?
C’est la question que se posent tous les passionnés de cyclisme. Après l’annulation de l’édition 2020 à cause du Covid, le projet semblait définitivement enterré. Pourtant, grâce à une volonté politique forte de la présidente de la Région, Alessandra Todde, l’épreuve renaît avec un objectif clair : démontrer que la Sardaigne est une terre de cyclisme en toute saison. Ce n’est plus simplement une course, c’est un outil de promotion touristique grandeur nature, loin des sentiers battus. Et pour les coureurs, c’est une occasion en or de se jauger avant les grandes classiques de printemps.
Tour de Sardaigne 2026 : Le parcours détaillé, étape par étape
Le parcours de cette 30e édition est un véritable tour de force. Loin des longs transferts, les coureurs vont littéralement faire le tour de l’île, alternant entre paysages côtiers à couper le souffle et l’arrière-pays montagneux. Voici le menu copieux qui attend les 160 coureurs engagés au départ.
Étape 1 (25/02) – Castelsardo > Bosa (189,8 km) : Le grand bain de feu
D’entrée de jeu, les sprinteurs peuvent ranger leurs espoirs. Avec 2780 mètres de dénivelé positif, cette étape est un piège absolu. Dès les premiers kilomètres, la bosse d’Osilo va créer la première sélection. Mais le juge de paix se situe au km 119 avec une difficulté non répertoriée de 5 km à 8,5%. L’enchaînement des trois GPM avant de plonger vers Bosa est un condensé de ce qui attend les coureurs. Attention à la descente technique de la Scala di Giocca qui pourrait surprendre les moins audacieux.
Étape 2 (26/02) – Oristano > Carbonia (136,3 km) : Le piège des rouleurs
Plus courte, mais pas plus simple. Les 1810 mètres de dénivelé sur une distance aussi réduite promettent un rythme infernal. Cette étape est taillée pour les puncheurs résistants. Les 20 derniers kilomètres, vallonnés et exposés au vent, pourraient provoquer des bordures. Une étape de « rouleurs-puncheurs » qui pourrait coûter cher aux purs grimpeurs.
Étape 3 (27/02) – Cagliari > Tortolì (168,1 km) : Le jour des baroudeurs ?
L’étape la plus « calme » du plateau avec seulement 1190 mètres de dénivelé. Le parcours longe la côte est, exposée au mistral. C’est l’étape idéale pour une échappée de marque ou pour un sprinteur très costaud capable de passer les petites difficultés. Si un groupe se forme, il faudra compter sur l’efficacité des équipes de rouleurs pour revenir. Mais avec la fatigue des deux premières étapes, une surprise est toujours possible.
Voici le morceau de bravoure de ce Tour de Sardaigne. Avec près de 3000 mètres de dénivelé sur moins de 160 km, c’est un véritable mur qui attend les coureurs. Les routes qui grimpent vers Nuoro, capitale de la Barbagia, sont réputées pour leurs pourcentages traîtres et leur bitume parfois glissant. C’est ici que le classement général va exploser. Le coureur qui s’imposera à Nuoro portera très certainement le maillot de leader jusqu’à Olbia.
Étape 5 (01/03) – Nuoro > Olbia (177,3 km) : Le dernier acte
Attention au piège ! Si un coureur possède une avance inférieure à 30 secondes au départ de cette étape, il devra se méfier. Même si le dénivelé est moins élevé (1700 mètres), le final à Olbia avec un circuit local pourrait être l’occasion de piéger un leader fatigué. Les équipes des poursuivants tenteront sûrement de créer une bordure dans les 50 derniers kilomètres pour contester la victoire finale.
Quels sont les favoris et les coureurs à suivre ?
Malgré l’absence des tous gros cadors du WorldTour, la liste des engagés est particulièrement alléchante et promet un combat ouvert.
La force collective de Soudal Quick-Step
Le « Wolfpack » débarque en Sardaigne avec une équipe très compétitive. Sans Remco Evenepoel, c’est Filippo Zana qui endossera le rôle de leader. L’ancien champion d’Italie, vainqueur d’étape sur le Giro, connaît parfaitement les routes transalpines. À ses côtés, le prometteur Gianmarco Garofoli et le puncheur Mauri Vansevenant forment un trio capable de verrouiller la course. Sans oublier l’excellent Pascal Eenkhoorn. La profondeur de banc de Quick-Step en fait l’équipe à battre.
Les outsiders italiens à ne pas négliger
Le cyclisme italien est en pleine renaissance, et cette course en est l’écrin parfait. Au sein de la formation Solution Tech NIPPO Rali, Matteo Fabbro cherchera à confirmer ses progrès. Mais le nom qui fait le plus trembler les connaisseurs est celui du jeune prodige Lorenzo Mark Finn (Red Bull-BORA-Hansgrohe Rookies). Champion du monde Juniors en 2024, puis champion du monde Espoirs en 2025, ce garçon est une pépite. Le voir s’illustrer sur ses terres serait un formidable accélérateur de carrière.
Les jeunes pousses et les équipes de développement
C’est l’une des grandes forces de ce Tour de Sardaigne : être une vitrine pour les talents de demain.
Liam O’Brien (Lidl-Trek Future Racing) : L’Australien a montré des qualités de rouleur-grimpeur très intéressantes en 2025.
Luca Covili (Bardiani CSF 7 Saber) : Solide, régulier, il pourrait créer la surprise sur l’étape reine.
Les rookies UAE et Red Bull : Ces académies sont de véritables pépinières de talents. Observer leur comportement face à des pros aguerris sera passionnant.
Question à nos lecteurs : Selon vous, un jeune comme Lorenzo Finn peut-il déjà rivaliser avec des coureurs expérimentés comme Filippo Zana sur un parcours aussi exigeant ? Répondez-nous en commentaires !
Diffusion TV direct : Comment et où regarder le Tour de Sardaigne 2026 ?
Pour les passionnés qui ne peuvent pas se rendre en Sardaigne, la couverture médiatique est à la hauteur de l’événement.
Programme TV complet sur Eurosport et HBO Max
Bonne nouvelle pour les amateurs de cyclisme : toutes les étapes seront diffusées en direct. Selon les informations de notre partenaire Tuttobiciweb, voici les horaires à retenir pour la France :
Toutes les étapes (1 à 5) : HBO Max / Eurosport de 13h40 à 15h05 (sauf étape 5, fin à 14h55).
Diffusion additionnelle : La Rai Sport proposera également une couverture pour l’Italie, et la chaîne YouTube officielle de la Lega Ciclismo Professionistico retransmettra les fins d’étapes en direct.
C’est une excellente nouvelle pour le cyclisme italien que de retrouver une visibilité internationale sur cette fenêtre horaire, idéale pour les amateurs de « pausa pranzo ».
Tour de Sardaigne 2026 : Informations pratiques et startlist
Quand ? Du mercredi 25 février au dimanche 1er mars 2026.
Qui ? 25 équipes, dont 2 WorldTour (Soudal Quick-Step, XDS Astana), des ProTeams, et une flopée d’équipes continentales italiennes.
Le défi : Redonner ses lettres de noblesse à une course historique.
Le Tour de Sardaigne 2026 n’est pas qu’une simple course de reprise. C’est un test, une vitrine et une promesse. La promesse de voir s’affronter des talents bruts sur une île sauvage, loin du confort des grands pelotons. C’est le genre de course qui forge les caractères. Rendez-vous mercredi pour le départ de cette nouvelle aventure.
Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour de Sardaigne 2026 ?
Bahrain Victorious Development Team (CT) ✅ 1, ANDREAUS, Elia 2, CAPRA, Thomas 3, BASSO, Santiago 4, HOFER, Valentin 5, JACKOWIAK, Jan Michal 6, ROSATO, Giacomo 7, STOLIĆ, Mihajlo
Beltrami TSA Tre Colli (CT) ✅ 21, BELLERI, Michael 22, BIANCALANI, Andrea 23, BUONGIORNO, Simone 24, GARBI, Pierluigi 25, PERANI, Riccardo 26, ROSSI, Leonardo 27, TELA, Raffaele
Biesse – Carrera – Premac (CT) ✅ 31, BICELLI, Michele 32, DONATI, Andrea 33, LEALI, Stefano 34, MILESI, Alessandro 35, ROSSI, Nicola 36, TRAVELLA, Nicholas 37, VESCO, Leonardo
Campana Imballagi – Morbiato – Trentino (CT) ✅ 41, BROWN, Jenson Duggy 42, BUSANELLO, Roberto 43, DE LONGHI, Lorenzo 44, PIFFER, Christian 45, AVI, Alessandro 46, VOLPATO, Leonardo 47, RÉVÉSZ, Ádám
Equipo Kern Pharma (PRT) ✅ 51, AZNAR, Hugo 52, BERRADE, Urko 53, IRIBAR, Unai 54, PÉREZ, César 55, RAMOS, Unai 56, RUIZ, Ibon 57, URIARTE, Diego
General Store – Essegibi – F.Lli Curia (CT) ✅ 61, ARRIGHETTI, Nicolò 62, BIEHL, Kevin 63, BORTOLUZZI, Giovanni 64, BOSIO, Tommaso 65, DE CASSAN, Davide 66, ROSSETTI, Thomas 67, REMELLI, Cristian
Gragnano Sporting Club (CT) ✅ 71, MENGARELLI, Matteo 72, COZZANI, Piergiorgio 73, DE FABRITIIS, Gabriele 74, DE TOTTO, Andrea 75, LUCCA, Simone 76, QUARANTA, Samuel 77, TROIA, Ivan
Lidl – Trek Future Racing (CT) ✅ 81, BESSEGA, Andrea 82, EGHOLM, Kristian 83, FRYDKJÆR, Patrick Boje 84, HUDSON, Harry 85, MICHIELSEN, Thor 86, O’BRIEN, Liam 87, SCAGLIOLA, Gabriele
MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅ 91, BRACALENTE, Diego 92, CHESINI, Cesare 93, MASCIARELLI, Lorenzo 94, MASNADA, Fausto 95, PERSICO, Davide 96, VERRE, Alessandro 97, ZOCCARATO, Samuele
Mg.K Vis Costruzioni e Ambiente (CT) ✅ 101, ATTOLINI, Luca 102, CANTONI, Andrea 103, FRIGGI, Vittorio 104, HARDING, Will 105, PARRAVANO, Francesco 106, SPREAFICO, Matteo 107, TACCONE, Ivan
Petrolike (CT) ✅ 111, CALLEJAS, Edison Alejandro 112, EPIS, Giosuè 113, PONOMAR, Andrii 114, PRIETO, José Antonio 115, PRIETO, José Juan 116, QUINTERO, Juan Diego 117, ZARATE, Michael
Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies (CT) ✅ 121, BLANC, Gustave 122, BOCK, Max 123, DONATI, Davide 124, FIETZKE, Paul 125, FINN, Lorenzo 126, PUTZ, Sebastian 127, SCHOONVELDE, Gijs
S.C. Padovani Polo Cherry Bank (CT) ✅ 131, ALARI, Samuele 132, URSELLA, Lorenzo 133, BOZZOLA, Mirko 134, LORELLO, Riccardo 135, MASCIARELLI, Stefano 136, PALOMBA, Marco 137, QUAGLIA, Tommaso
Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅ 141, ARCHIBOLD, Franklin 142, BALMER, Alexandre 143, BONNEU, Kamiel 144, FINKŠT, Tilen 145, RAJOVIĆ, Dušan 146, GONZÁLEZ, Roberto Carlos 147, SAMUDIO, Carlos
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 151, EENKHOORN, Pascal 152, GAROFOLI, Gianmarco 153, SERVRANCKX, Gauthier 154, VAN STRIJTHEM, Matijs 155, VANSEVENANT, Mauri 156, VERVAEKE, Louis 157, ZANA, Filippo
Team Novo Nordisk (PRT) ✅ 161, ARMITT, Hamish 162, BRAND, Sam 163, COLLADON, Jacopo 164, LOZANO, David 165, POLGA, Antonio 166, POLI, Umberto 167, RIDOLFO, Filippo
Team Polti VisitMalta (PRT) ✅ 171, BENITO, Adrián 172, GIULIANO, Dario 173, MAESTRI, Mirco 174, PEÑALVER, Manuel 175, PESENTI, Thomas 176, PIETROBON, Andrea 177, RACCAGNI, Gabriele
Team Vorarlberg (CT) ✅ 201, AMANN, Dominik 202, BALLABIO, Giacomo 203, CIREDDU, Ignazio 204, HOFBAUER, Philipp 205, NOLDE, Tobias 206, STÜSSI, Colin 207, ZANGERLE, Emanuel
UAE Team Emirates Gen Z (CT) ✅ 211, BOLDYREV, Matvei 212, FREIRE, Marcos 213, PERICAS, Adrià 214, SAMBINELLO, Enea 215, TORRES, Jaime 216, VANDEN WIJNGAERT, Matteo
XDS Astana Team (WT) ✅ 221, CONCI, Nicola 222, GALBUSERA, Pietro 223, KAJAMINI, Florian Samuel 224, LI, You 225, SU, Haoyu 226, VAN BEKKUM, Darren 227, ZANINI, Simone
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Il aura tout tenté. À 19 ans, le prodige français Paul Seixas espérait créer l’exploit sur les pentes de l’Alto do Malhão pour renverser Juan Ayuso. Mais dans le jeu des bonifications et l’âpre combat de la dernière étape, l’Espagnol de Lidl-Trek a fait parler sa puissance et son métier pour signer un doublé victoire d’étape – classement général. Retour sur une explication au sommet qui a tenu toutes ses promesses, où la nouvelle génération du cyclisme mondial s’est livrée un duel sans merci.
Paul Seixas impuissant face au rouleau compresseur Ayuso sur ce Tour d’Algarve 2026
Il y a des victoires qui se jouent sur un coup de pédale, et d’autres qui se construisent minute après minute, kilomètre après kilomètre. Ce dimanche 22 février 2026, pour sa course de rentrée sur les routes escarpées de l’Algarve, Juan Ayuso a offert une démonstration de cette vérité implacable. Pour sa première course sous les couleurs de Lidl-Trek, l’Espagnol de 23 ans a conclu sa semaine portugaise en beauté en remportant la 5e et dernière étape au sommet de l’Alto do Malhão, scellant ainsi son succès au classement général.
Face à lui, un adolescent français de 19 ans, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), a porté les espoirs d’une nation tout entière. Avec seulement sept secondes de retard au départ, le « crack lyonnais » rêvait d’un exploit retentissant. Il s’est heurté à un mur. Non pas celui de ses propres limites, mais celui d’un coureur déjà rompu aux joutes du WorldTour, qui a géré son avance avec une maturité déconcertante. Plongeons ensemble dans les coulisses de cette explication qui a tenu en haleine les passionnés de cyclisme.
Comment Juan Ayuso a-t-il construit sa victoire finale au Portugal ?
Juan Ayuso n’a pas gagné ce Tour d’Algarve par hasard. Il l’a construit, brique par brique, comme un horloger suisse ajuste son mécanisme. Dès le premier jour, il a chipé des secondes de bonification. Sur le contre-la-montre de la 3e étape, il a limité les dégâts face aux spécialistes. Mais c’est bien sur cette dernière étape que l’Espagnol a posé sa patte.
L’importance des « petites secondes » : leçons de bonifications
On a souvent tendance à sous-estimer les sprints intermédiaires. Pas Juan Ayuso, ni son équipe Lidl-Trek. Alors que l’étape venait tout juste de débuter, à Faro, l’Espagnol s’est glissé dans l’échauffourée pour aller glaner une précieuse seconde de bonification. Un geste anodin en apparence, mais qui a porté son avance à 8 secondes sur Paul Seixas avant même l’ascension finale. Dans un duel où l’écart final est de 14 secondes, ce genre de détail fait la différence entre un vainqueur et un héros magnifique.
Pourquoi Paul Seixas n’a-t-il pas pu renverser Ayuso dans l’Alto do Malhão ?
C’est la question que tout le monde se pose. L’image est saisissante : dans les derniers mètres, alors qu’Oscar Onley (INEOS Grenadiers) lance son sprint, Paul Seixas est coincé, incapable de changer de rythme. Il termine 3e de l’étape, mais perd définitivement le général.
Selon les données, l’ascension finale de l’Alto do Malhão (2,6 km à 9%) était taillée pour un punch plutôt que pour une démonstration de force sur la durée. Le terrible attentisme du groupe des favoris après les attaques de João Almeida (UAE Team Emirates XRG) a paradoxalement joué en faveur d’Ayuso.
Le scénario explosif de la 5e étape : entre audace et calcul
Si le duel Ayuso-Seixas a captivé, la course elle-même a été un feu d’artifice, digne des plus belles classiques. Le final de 148,5 kilomètres a été une véritable course d’élimination.
L’attaque de loin de João Almeida : une stratégie payante ?
À 43 kilomètres du but, le Portugais João Almeida, poussé par son public, a décidé de dynamiter la course. Son accélération dans le premier passage du Malhão a réduit le peloton à une peau de chagrin. Si l’objectif n’était pas de gagner l’étape, cette offensive a permis à Almeida de décrocher ses concurrents directs pour la 3e place du général. Une stratégie intelligente qui lui offre le podium final, à 59 secondes d’Ayuso.
Kévin Vauquelin et Florian Lipowitz : le bon coup à deux
Dans la foulée de cette accélération, un groupe de contre s’est formé, emmené par deux des coureurs les plus en vue de la semaine : Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) et Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe). Les deux hommes ont rapidement pris le large, créant un écart d’une trentaine de secondes.
Lipowitz a même pu compter sur le renfort de son coéquipier Jan Tratnik, rescapé de l’échappée matinale. Pendant de longs kilomètres, la situation a été ambiguë. Le duo de tête menaçait-il la place d’Ayuso ? C’était sans compter sur la réaction du peloton. Et là, surprise : ce sont les équipiers de Decathlon, conscients du danger, qui ont dû mettre la main au porte-bagages pour aider Lidl-Trek à rentrer sur les fuyards. Une image forte qui montre que Seixas n’avait pas que des amis dans le final.
Julian Alaphilippe, l’éclaircie matinale
Il ne faut pas oublier le show de Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling Team). Le double champion du monde a animé la majeure partie de l’étape, seul en tête après la chute de son compagnon d’échappée Max Schachmann (Soudal Quick-Step). Repris à seulement 16 kilomètres de l’arrivée, « Alaf » a une nouvelle fois montré que son cœur battait toujours aussi fort, même s’il lui manque aujourd’hui ce brin de réussite ou de condition pour conclure.
Qui sont les vrais gagnants de la semaine ?
Au-delà du duel pour la gagne, ce Tour d’Algarve 2026 a agi comme un formidable révélateur de talents pour la saison à venir.
Juan Ayuso (Lidl-Trek) : Le grand patron. Une première course et une première victoire avec sa nouvelle équipe. Il prouve qu’il est déjà prêt pour Paris-Nice (8-15 mars).
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : La révélation. À 19 ans, une victoire d’étape et une 2e place au général. Son premier succès pro est déjà là. Il courra samedi prochain sur l’Ardèche Classic.
Oscar Onley (INEOS Grenadiers) : Le sprinteur puncheur. Deuxième de l’étape et 4e du général, il confirme sa polyvalence.
Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Le guerrier. Souvent à l’offensive, il termine 5e au général. Une valeur sûre.
João Almeida (UAE Team Emirates XRG) : Le héros local. Un podium à domicile après avoir animé la course.
Alors, selon vous, Paul Seixas aurait-il dû tenter sa chance plus tôt, dès le premier passage du Malhão, pour espérer lâcher Ayuso ? La question mérite d’être posée tant l’ascension finale a semblé trop courte pour faire la différence.
Un duel générationnel qui promet pour l’avenir
Ce Tour d’Algarve 2026 restera comme le théâtre d’un premier acte grandiose entre deux talents générationnels. Juan Ayuso, fort de son expérience et de sa science de la course, a remporté la bataille. Mais Paul Seixas, par son audace et sa constance, a gagné ses galons de leader et une place dans le cœur du public français.
Si vous avez manqué l’emballage final, nous vous invitons à revoir la vidéo des derniers hectomètres. On y voit un Ayuso souverain déborder Onley, tandis que Seixas, les traits tirés par l’effort, mesure le chemin qui lui reste à parcourir. Un chemin qu’il semble, déjà, prêt à gravir à une vitesse supersonique. La saison 2026 ne fait que commencer, et elle promet des étincelles.
https://www.youtube.com/watch?v=mGmhUjC-Q-g
Classement Tour d’Algarve 2026, étape 5 – Top 20
AYUSO JUAN, Lidl – Trek les 148,4 km en 3:20:02 (44,5 km/h)
ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:06
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:04
ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:04
GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:06
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:14
WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +0:30
MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:34
VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step +0:43
VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:48
CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL m.t.
MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +0:58
RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost +1:06
ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla m.t.
ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn +1:09
Classement général final du Tour d’Algarve 2026 – Top 20
AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 15:51:12
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:14
ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:59
ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +1:22
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +1:40
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:53
MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:15
ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +2:18
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +2:35
GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +3:33
ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +3:42
CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:52
GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +4:27
MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +4:32
ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +4:37
RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost +4:59
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Ils étaient deux, Lenny Martinez et Marco Brenner, à se partager la lumière dans le dernier kilomètre. Ils ont oublié de regarder derrière. D’un démarrage supersonique dans la rampe finale de Biot, Paul Lapeira a fait éclater la course pour s’adjuger ce dimanche le Tour des Alpes Maritimes 2026. Dans un format inédit de course d’un jour, le champion de France 2024 a puni les observateurs et signé sa première victoire de la saison. Retour sur un final à suspense et sur la prestation du nouveau puncheur français.
Le coup de force de Lapeira : comment le Breton a volé la vedette à Martinez sur le Tour des Alpes Maritimes
L’image restera celle d’un coureur en apnée, les bras levés sur la ligne, après avoir avalé ses rivaux l’un après l’autre. Sur la 58e édition du Tour des Alpes Maritimes, Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) a offert un spectacle de costaud. Dans les lacets de Biot, théâtre d’une arrivée au sommet exigeante d’1,4 km, le Breton a construit sa légende locale en rattrapant puis déposant les deux échappés, Lenny Martinez (Bahrain Victorious) et Marco Brenner (Tudor Pro Cycling). Une démonstration de punch et d’opportunisme qui replace d’emblée l’ancien champion de France dans la lumière des classiques printanières.
Pourquoi ce Tour des Alpes Maritimes 2026 était-il si particulier ?
Exit le format par étapes. Pour sa 58e édition, l’épreuve a opéré une véritable mue en devenant une course d’un jour exigeante, une sorte de « classique azuréenne ». Le parcours de 154 kilomètres entre Villefranche-sur-Mer et Biot avait des allures de parcours de Coupe du monde avec un enchaînement redoutable : Col d’Èze, Col de Châteauneuf, Col de Carros, et la redoutable Côte de Gourdon.
Ce nouveau format a immédiatement séduit les puncheurs, transformant la course en un véritable combat d’endurance. Comme l’ont montré les données de vitesse moyenne (près de 44 km/h lors de la première heure), la course a été nerveuse, conditionnant le final explosif que l’on a connu.
Comment Paul Lapeira a-t-il construit sa victoire ?
L’onde de choc Martinez : une attaque de champion
Tout s’est joué dans la Côte de Gourdon (11,8 km à 4,6%). Lenny Martinez, pour sa première sortie de la saison, a lancé les hostilités avec une autorité déconcertante. Accompagné de Marco Brenner, Aurélien Paret-Peintre et Ewen Costiou, le Cannois a scindé le peloton en deux. Rapidement, le duo Martinez-Brenner s’est isolé en tête, creusant un écart maximum de 30 secondes.
Le round d’observation fatal pour Martinez et Brenner
À 5 kilomètres du but, les deux hommes comptaient encore 20 secondes d’avance sur un groupe de poursuivants de 13 unités où l’on retrouvait les puncheurs comme Christian Scaroni (XDS Astana) et… Paul Lapeira. C’est là que la tactique a pris le pas sur la force brute. Derrière, les Decathlon CMA CGM ont roulé pour maintenir la pression sans tuer l’écart. Devant, l’entente s’est brisée sur l’autel de la méfiance.
L’analyse tactique : En refusant de relayer à tour de rôle dans les cinq derniers kilomètres, Martinez et Brenner ont offert une bouée de sauvetage à leurs poursuivants. Un classique du genre, mais qui parait si surprenant venant de coureurs de ce calibre.
Le missile Lapeira : « J’avais des super jambes »
À 600 mètres de la ligne, alors que Martinez et Brenner se jaugeaient du regard, une fusée bleue a jailli de l’arrière. Paul Lapeira a placé un démarrage surpuissant. Il a repris les deux fuyards comme des Portiques et n’a plus été revu.
« C’est une victoire de costaud », s’accordent à dire les observateurs sur le bord de la route. Le chronomètre est impitoyable : Lapeira coupe la ligne avec deux secondes d’avance sur Christian Scaroni, qui règle le groupe des battus pour la deuxième place, et Simon Carr (Cofidis) qui complète le podium. Brenner et Martinez terminent respectivement 4e et 5e, à deux secondes, avec le sentiment amer du devoir inachevé.
Et maintenant, quelles perspectives pour les protagonistes ?
Cette course agit comme un véritable marqueur de forme avant les grandes classiques. Pour Paul Lapeira, après sa deuxième place à l’Étoile de Bessèges, c’est la confirmation qu’il peut viser très haut sur les Ardennaises. Son punch sur ce type de difficulté courte et explosive est un atout majeur.
Du côté de Lenny Martinez, la cinquième place est un moindre mal après 44 kilomètres d’échappée. « Il a allumé la première mèche« , signe qu’il aura son mot à dire sur Liège-Bastogne-Liège s’il garde cette capacité à attaquer de loin.
La question que tout le monde se pose : Lenny Martinez aurait-il gagné s’il avait collaboré avec Brenner jusqu’au bout, ou l’arrivée était-elle trop dure pour lui face à des purs puncheurs comme Lapeira ? Donnez votre avis en commentaires.
VIDÉO – Le dernier kilomètre canon de Paul Lapeira
VIDÉO : Tour des Alpes Maritimes 2026 – L’attaque victorieuse de Paul Lapeira dans le final à Biot
Pour ceux qui n’auraient pas vu l’exploit en direct, les images sont incontournables. On y voit parfaitement le moment où Lapeira, parti de loin, négocie les derniers virages avec une fluidité déconcertante avant de lancer son effort, alors que Martinez, tétanisé, se dresse sur les pédales sans pouvoir répondre. Un régal pour les amateurs de cyclisme.
Le mot de la fin : un crève-cœur pour Martinez, un déclic pour Lapeira
Le Tour des Alpes Maritimes 2026 restera comme l’édition de la confirmation pour Paul Lapeira. Dans le même temps, il rappelle une dure loi du sport : les regardeurs ne sont pas les gagneurs. Si la chute de Warren Barguil (Team Picnic-PostNL), blessé à la clavicule, a assombri la journée, la relève française, elle, a brillé. Avec un Lapeira opportuniste et un Martinez offensif, le cyclisme hexagonal tient deux leaders aux profils complémentaires pour les courses vallonnées. Rendez-vous est pris pour les Classiques.
Classement complet du Tour des Alpes Maritimes 2026
LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 154 km en 3:38:08 (42,3 km/h)
SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +0:02
CARR SIMON, Cofidis m.t.
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:08
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +0:09
MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +0:14
DELBOVE JORIS, TotalEnergies +0:21
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +0:58
PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +1:06
JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +2:35
JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix +2:37
HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
ISIDORE NOA, Bahrain – Victorious m.t.
MIQUEL PAU, Decathlon CMA CGM Team m.t.
VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +2:44
MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:48
PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL m.t.
ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +2:50
VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious m.t.
CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix +2:52
JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +2:56
MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +3:02
CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +3:06
TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek m.t.
MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +3:30
EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +4:23
DRIESEN NIELS, Lotto Intermarché m.t.
FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United m.t.
CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +9:18
PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +9:24
BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies m.t.
HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
HUCK LÉANDRE, Van Rysel Roubaix m.t.
ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious +9:41
SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious +10:26
DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur +12:33
JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta +15:09
GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur +15:11
BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix m.t.
TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché m.t.
DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +17:54
RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek m.t.
SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets +19:19
O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek +22:46
FRYDKJÆR PATRICK BOJE, Lidl – Trek m.t.
RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix +23:27
DEBEAUMARCHÉ NICOLAS, Cofidis m.t.
JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
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Sur les pentes de l’Alto de la Primera Cruz, Tom Pidcock a cru pouvoir renverser le Tour d’Andalousie 2026 d’un coup de pédale surpuissant. Si le Britannique a signé un numéro solitaire pour s’adjuger la 5e étape, il s’est heurté à un mur nommé Ivan Romeo. Le jeune champion d’Espagne (Movistar), solide comme un roc, a conservé son bien pour décrocher le premier général de sa carrière. Plongée au cœur d’une finale andalouse à couper le souffle.
Tom Pidcock, le coup de force pour rien ? Récit d’une étape folle où Iván Romeo a tenu tête aux ogres
L’exploit de Pidcock relégué au rang de « lot de consolation » ?
C’était un scénario de fin de course idéal pour les amateurs de cyclisme offensif. Ce dimanche 22 février, sur les routes escarpées entre La Roda de Andalucía et Lucena, le peloton du Tour d’Andalousie 2026 s’est livré à un dernier acte d’une intensité rare. Avec 2 280 mètres de dénivelé au programme et le piège de l’Alto de la Primera Cruz à négocier par deux fois, la bataille pour le maillot jaune promettait d’être acharnée. Mais au terme des 167,8 kilomètres d’une étape nerveuse, c’est un scénario en deux temps qui s’est écrit : le numéro de Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) pour la gagne d’étape, et la démonstration de maturité d’Ivan Romeo (Movistar) pour la victoire finale. Retour sur une journée qui a tenu toutes ses promesses.
Comment s’est construite l’échappée matinale ?
Avant que les « costauds » n’en décousent, il fallait écrire le premier acte. Comme souvent sur la Ruta del Sol, la course s’emballe dès le kilomètre zéro.
Un trio solide mais sous contrôle
Le premier à sortir du bois fut Romet Pajur (Red Bull-BORA-Hansgrohe), rapidement rejoint par Julius Johansen (UAE Team Emirates-XRG). Ce dernier, plus déterminé, a poursuivi seul avant d’être rattrapé par un duo plus consistant : Markus Hoelgaard (Uno-X Mobility) et Milan Vader (Pinarello-Q36.5) . Ce trio a rapidement trouvé un équilibre, creusant une avance qui culminera à 2 minutes et 30 secondes. Derrière, la Movistar d’Ivan Romeo, leader depuis sa victoire lors de la 2e étape à Otura, contrôlait sans affolement, laissant les équipes de sprinteurs, ou ce qu’il en restait, s’épuiser à la poursuite. Johansen, particulièrement actif, glanera les points des sprints intermédiaires, mais l’écart fondra inévitablement à l’approche du final explosif, pour finalement s’éteindre à 27 kilomètres du but, dans les pentes de la première ascension.
Pourquoi l’étape a-t-elle basculé dans les 30 derniers kilomètres ?
C’est là que le vrai Tour d’Andalousie a commencé. La première ascension de l’Alto de la Primera Cruz a servi de détonateur.
Chute, attaques et bonifications : le chaos s’installe
Au sommet, Alex Aranburu (Cofidis) a montré les dents en grappillant 3 secondes de bonification, un signal fort. Mais le fait marquant, et malheureux, est survenu dans la descente. Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) , vainqueur de la 1re étape et leader du classement par points, a lourdement chuté sur un rond-point. Le champion français, contraint à l’abandon, laissait ses coéquipiers orphelins. Dès lors, ce fut un feu d’artifice d’attaques. Tim Wellens (UAE) et Andreas Leknessund (Uno-X), deuxième du général, ont tenté leur chance, obligeant Movistar à réagir immédiatement. Puis ce fut au tour de Victor Campenaerts (Visma-Lease a Bike) et Søren Wærenskjold (Uno-X) de s’envoler, avant que le Belge ne se retrouve seul à l’avant dans la montée vers la dernière difficulté. Une échappée belle mais brève, car il fut repris à 8 kilomètres du but.
L’attaque de Tom Pidcock à Lucena : simple numéro ou message envoyé au général ?
C’est le moment que tout le monde attendait. L’ultime ascension de l’Alto de la Primera Cruz (2,8 km à 5,9%) allait départager les prétendants.
Le « Pidcock punch » fait des dégâts
Alors que l’équipe Pinarello-Q36.5 prenait les rênes pour son leader, Tom Pidcock a porté l’estocade à environ 5 kilomètres de la ligne. Une accélération supersonique, ce « changement de rythme » dont lui seul a le secret. Bastien Tronchon (Groupama-FDJ United), qui avait tenté de prendre sa roue, a dû rapidement jeter l’éponge.
« Hier, je commençais à m’énerver, on s’entraîne si dur et on rate des opportunités. Aujourd’hui, nous avons saisi l’opportunité. L’équipe a bien travaillé et j’ai conclu. » Ces mots de Pidcock après la ligne traduisent autant le soulagement que la frustration d’un champion qui, après une attaque aussi tranchante, n’a pas pu inquiéter le leader.
Derrière, le calme stoïque d’Ivan Romeo
Pendant que Pidcock filait vers un onzième succès professionnel, la situation était sous contrôle pour le maillot jaune. Jan Christen (UAE Team Emirates-XRG) , phénomène de précocité, a bien tenté de réagir en contre, décrochant une belle deuxième place à 10 secondes. Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) a, lui, remporté le sprint du groupe de chasse pour la troisième place à 12 secondes. Mais Ivan Romeo, calme dans la roue de ses équipiers, pointait à une sixième place qui lui assurait l’essentiel : conserver ses 7 secondes d’avance sur Leknessund. Le pari était osé, mais le jeune Espagnol de 22 ans n’a jamais paniqué.
La consécration d’Ivan Romeo, la confirmation pour Pidcock ?
Au terme de cette dernière étape, le podium du général reflète une hiérarchie claire, mais pose aussi des questions pour la suite de la saison.
Analyse des temps forts du général 2026
Iván Romeo (Movistar) : Le champion d’Espagne remporte ici le 5e succès de sa carrière, et quel succès ! Son premier classement général en ProSeries. Sans contre-la-montre individuel, un exploit qui doit tout à la cohésion de son équipe et à sa gestion des efforts. « C’était un grand objectif. Sans chrono, c’était difficile, mais l’équipe a été exceptionnelle » a-t-il savouré, conscient que sa progression hivernale a payé.
Andreas Leknessund (Uno-X Mobility) : Le Norvégien, second à 7 secondes, a confirmé son statut de rouleur-grimpeur solide. Sa présence aux avant-postes tout au long de la semaine prouve la montée en puissance de sa formation.
Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) : À 27 secondes. Le Britannique, triple champion du monde de cyclo-cross, monte sur la boîte mais repart avec un sentiment mitigé. Son équipe a couru de manière agressive, et son talent individuel a éclaté sur cette dernière étape. Cependant, cette troisième place finale est-elle une promesse ou un avertissement ? Sa capacité à enchaîner après l’effort restait une inconnue.
Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Premier Français, 5e au général à 44 secondes. Le jeune talent a encore montré de belles choses, mais il lui a manqué le petit « plus » pour suivre Pidcock dans l’ultime accélération.
Au-delà du top 5, on retiendra la 4e place de Jan Christen, qui confirme son immense potentiel, et la déception pour Christophe Laporte, dont l’abandon a privé le final d’un de ses animateurs.
Un Tour d’Andalousie 2026 riche en enseignements
Cette 72e édition du Tour d’Andalousie laissera le souvenir d’une opposition générationnelle fascinante. D’un côté, Tom Pidcock (26 ans), le puncheur complet, capable de faire la différence à tout moment, mais qui devra apprendre à capitaliser sur sa puissance pour viser des générales plus longues. De l’autre, Ivan Romeo (22 ans), le nouveau visage de la Movistar, froid, calculateur, entouré d’une équipe dévouée.
Le contraste entre l’explosivité du Britannique et la maturité tactique de l’Espagnol a été le fil rouge de cette étape reine. Une question se pose désormais aux observateurs : assiste-t-on à la naissance d’un nouveau grand leader de courses par étapes chez Movistar, capable de rivaliser avec les « puncheurs » du circuit ? La réponse viendra peut-être dès les prochaines classiques ou les épreuves d’une semaine.
Pour Pidcock, ce premier succès 2026 est dans la poche. Le plus dur reste à faire : confirmer qu’il peut transformer l’essai sur une plus longue durée. Mais avec une telle démonstration de force, les prochains adversaires sont prévenus.
VIDÉO : Revivez les 5 derniers kilomètres de l’étape avec l’attaque décisive de Tom Pidcock et l’arrivée du groupe Maillot Jaune
https://www.youtube.com/watch?v=p4wpjOydAX0
Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 5 – Top 20
PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team les 167,8 km en 3:43:52 (44,9 km/h)
CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:10
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +0:12
ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
ROMEO IVÁN, Movistar Team m.t.
LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:14
WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +0:21
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +0:31
TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United +0:32
VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.
TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.
CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
Classement général final – Top 20
ROMEO IVÁN, Movistar Team en 18:47:10
LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:27
CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:44
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
ARANBURU ALEX, Cofidis +0:51
VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:54
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:56
WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +1:03
BARRENETXEA JON, Movistar Team +1:11
KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +1:12
TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.
TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United +1:14
MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
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Ce n’était pas une simple formalité, mais une confirmation. Entre le récital de puissance de Jonathan Milan sur le front de mer d’Abu Dhabi et la maturité affichée par Isaac Del Toro pour décrocher le premier grand classement général de sa jeune carrière, l’UAE Tour 2026 a livé son verdict. Retour sur une septième étape piégeuse et le sacre du nouveau patron mexicain.
Triple dose de Milan, première cure de succès pour Del Toro : le résumé explosif de l’UAE Tour 2026
Le scénario de la dernière journée : quand Evenepoel tente de mettre le feu
Dès le coup de sifflet fictif, l’idée d’une procession a volé en éclats. Sur les 149 kilomètres reliant le Musée National Zayed au bord de mer d’Abu Dhabi Breakwater, la course s’est emballée plus vite que prévu. L’étincelle est venue d’un champion peu habitué à jouer les utilités : Remco Evenepoel. Le double champion olympique a tenté un coup de poker retentissant dès le kilomètre zéro, cherchant sans doute à tester la cuirasse d’une équipe UAE en état de grâce.
« J’ai vu Remco partir, et je me suis dit que la sieste n’était pas au programme aujourd’hui » aurait-on pu entendre dans l’oreillette de l’état-major d’UAE Team Emirates XRG. La réaction fut immédiate et autoritaire. L’équipe du futur vainqueur a refermé la boîte immédiatement, signifiant au monde du cyclisme que son maillot rouge ne serait pas bradé dans une embuscade. Si Evenepoel n’a pas insisté, son coéquipier Callum Thornley a pris le relais, formant l’échappée du jour avec Daan Hoole (Decathlon CMA CGM), l’Américain Ezra Caudell (Modern Adventure), Lorenzo Milesi (Movistar) et Aivaras Mikutis (Tudor). Un quintet audacieux mais condamné à l’héroïsme.
Comment Jonathan Milan a-t-il géré un sprint sans son train ?
Lorsque le peloton a repris les fuyards à deux kilomètres du but, la logique voulait que les trains de sprinteurs, bien rodés, s’affrontent à la régulière. Mais le cyclisme, c’est aussi l’art de l’improvisation. Et Jonathan Milan est en train de devenir un maître en la matière.
Alpecin-Premier Tech semblait avoir calé la mire pour Gerben Thijssen. Pourtant, sous la flamme rouge, le collectif de la Lidl-Trek, qui avait pourtant abattu un travail colossal pour contrôler l’échappée, a perdu ses repères. Jonathan Milan s’est soudainement retrouvé seul, sans son poisson-pilote, face à un boulevard et des adversaires lancés à pleine vitesse.
C’est là que le « colosse de Frioul » a sorti l’argument imparable : sa puissance brute. Lancé à près de 70 km/h, le coureur de 25 ans n’a pas subi, il a attaqué. Sa prolongation, débutée à 200 mètres de la ligne, a été un modèle de détermination. Personne n’a pu revenir. Erlend Blikra (Uno-X Mobility), décidément éternel second cette semaine, a dû s’incliner pour la deuxième fois, tandis que Sam Welsford (INEOS Grenadiers) complétait le podium. Une victoire qui porte à trois son total sur cette édition 2026, une démonstration de force dans la course aux places pour les grands tours.
À retenir : Avec cette troisième victoire, Jonathan Milan empoche aussi le maillot vert du classement par points, confirmant qu’il est, sur ce début de saison, le patron incontesté des sprints. Sa vitesse moyenne sur l’étape (50,566 km/h) constitue d’ailleurs un nouveau record pour l’épreuve.
Isaac Del Toro, bien plus qu’un simple successeur de Pogacar
Si la dernière étape était un sprint, l’histoire de cet UAE Tour 2026 s’est écrite la veille, dans les pourcentages du Jebel Hafeet. En renversant Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) au sommet, Isaac Del Toro n’a pas seulement conquis le maillot rouge ; il a inscrit son nom au panthéon des jeunes talents mexicains.
Pour sa première course par étapes WorldTour en tant que leader désigné, en l’absence de Tadej Pogacar, le natif de Baja California a répondu présent. Son équipe, UAE Team Emirates XRG, a verrouillé la course avec une autorité déconcertante tout au long de la semaine, transformant la pression du statut de favori en une force tranquille.
Un écart significatif : Il devance Antonio Tiberi de 20 secondes au classement général final.
Un podium prometteur : L’Australien Luke Plapp (Jayco-AlUla) complète le top 3 à 1 minute et 14 secondes, confirmant son statut de coureur complet.
Une gestion d’équipe parfaite : Dès la tentative d’Evenepoel, la UAE a montré qu’elle avait les crocs et la tête froide pour défendre son bien.
L’interview exclusive de Milan : « J’ai puisé dans l’expérience de 2025 »
Dans un échange rapide après la course, un Jonathan Milan rayonnant mais déjà tourné vers la suite a livré son analyse. « C’est vraiment agréable de terminer ce Tour des Émirats arabes unis avec cette victoire » a-t-il confié. « L’année dernière, j’avais vu Merlier réaliser un sprint énorme sur ce même parcours et je me suis dit que c’était ce que je devais faire. J’ai tiré cette expérience de 2025. Aujourd’hui, c’était une étape super rapide, rendue difficile par le vent et une échappée très coriace. Mes coéquipiers ont été énormes pour contrôler. Nous montrons que nous avons l’un des meilleurs trains du peloton. »
Pourquoi cette victoire au général est un tournant pour Del Toro
Pour un jeune coureur, décrocher un classement général WorldTour, ce n’est pas seulement ajouter une ligne à un palmarès. C’est un déclic psychologique. Jusqu’à présent considéré comme un immense espoir, Isaac Del Toro passe désormais dans la catégorie des « gagneurs ».
Son ascension fulgurante rappelle les débuts d’autres grands grimpeurs. Sa capacité à gérer la pression, à répondre présent sur l’étape reine et à compter sur une équipe entièrement dévouée à sa cause sont les ingrédients d’une recette qui pourrait bien faire de lui le successeur naturel de Pogacar sur les courses par étapes, tout en gardant sa propre identité de coureur.
Notre analyse : Avec 20 secondes d’avance sur Tiberi, la marge est infime, mais la manière est impériale. Ce sacre aux Émirats intervient au moment idéal dans sa saison, lui offrant confiance et visibilité avant les grandes classiques ardennaises où il pourrait également créer la surprise.
Questions pour les passionnés :
Pensez-vous que Jonathan Milan peut désormais rivaliser avec les meilleurs sprinteurs du monde sur des terrains plats, ou a-t-il encore besoin d’un poisson-pilote d’exception pour être imbattable ?
Isaac Del Toro a-t-il le potentiel pour devenir un leader de Grand Tour, ou doit-il encore se concentrer sur les courses d’une semaine pour murir ?
Une édition 2026 qui lance la saison des grands
L’UAE Tour 2026 restera comme celui de la confirmation. Confirmation de la suprématie au sprint de Jonathan Milan, qui empoche trois bouquets et lance idéalement sa saison en vue des classiques flandriennes pavées. Confirmation, surtout, du talent de Isaac Del Toro, qui prouve qu’il n’est pas qu’un « successeur de », mais bien un leader à part entière. La saison WorldTour est lancée, et elle promet d’être explosive.
Classement UAE Tour 2026, étape 7 – Top 20
MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 149 km en 2:56:48 (50 km/h)
BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility m.t.
WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
SKERL DANIEL, Bahrain – Victorious m.t.
MILAN MATTEO, Groupama – FDJ United m.t.
MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
JAKOBSEN FABIO, Team Picnic PostNL m.t.
POLLEFLIET GIANLUCA, Decathlon CMA CGM Team m.t.
PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.
Classement général final du UAE Tour 2026 – Top 20
DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 21:10:30
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:20
PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:14
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:25
GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:34
VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:44
GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:47
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:55
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +2:08
EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:25
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Ils ont transformé leur mini-tour par étapes en une classique express de 154 kilomètres. Un coup de poker audacieux. Ce dimanche 22 février, le peloton va s’élancer de Villefranche-sur-Mer pour un véritable « mur à poudre » azuréen. Entre le Col d’Èze en guise d’entrée en matière et une terrible bosse finale dans les ruelles de Biot, l’édition 2026 du Tour des Alpes Maritimes promet un scénario de folie. Voici le guide complet pour ne rien manquer de cette métamorphose.
154 kilomètres pour un verdict : le sacre d’un « puncheur-grimpeur » ?
C’est la grande révolution de la saison sur la Côte d’Azur. Exit le format en deux ou trois jours, place à l’efficacité. Les organisateurs ont condensé l’essence de leur épreuve en une seule journée de course, directe et sans filet. Le résultat ? Un parcours nerveux de 154 km, avalant près de 3 000 mètres de dénivelé positif.
L’idée est simple : créer un concentré d’émotion, une classique au relief accidenté qui oblige les leaders à sortir de leur zone de confort. Fini le chronomètre et le jeu des bonifications sur plusieurs jours. Ici, on gagne à la pédale, en puissance, ou par une échappée solitaire au long cours. Ce format hybride rappelle par certains aspects ce que l’on peut voir en fin de saison sur des courses comme les GP de Québec / Montréal, mais avec un enchaînement de difficultés plus dense.
Le parcours du Tour des Alpes Maritimes 2026 : un feu d’artifice dès le départ
Le tracé de cette 58e édition est un véritable puzzle technique. Il reprend les morceaux de bravoure des étapes 2025 pour en faire un « best-of » explosif.
Pourquoi le Col d’Èze pourrait faire des dégâts dès le kilomètre 10 ?
Le départ fictif est donné sur la plage des Marinières à Villefranche-sur-Mer. Mais ne vous fiez pas à la carte postale. Dès le départ réel, à 11h29, les 118 coureurs engagés basculent immédiatement dans le vif du sujet. Les pentes du Col d’Èze (9 km à 5,4%) se dressent devant eux.
C’est un classique de Paris-Nice. Mais le placer ici, en entrée de course, c’est un message fort envoyé au peloton. On ne s’endort pas sur la Côte d’Azur. Selon les données et statistiques, ce col est souvent un juge de paix, mais d’ordinaire en fin d’étape. Ici, il servira d’entonnoir géant pour écrémer un peloton pas encore en rythme. Après Èze, enchainement immédiat vers La Turbie et le point haut de Peille : 24 kilomètres et déjà le ton est donné.
Col de Châteauneuf, Carros, Gourdon : le piège de l’arrière-pays
Après une descente technique vers Contes, le peloton attaque le deuxième acte. Le Col de Châteauneuf (6,8 km à 6,4%) est une difficulté régulière qui use. Il précède la vallée d’Aspremont et Colomars. C’est dans ces portions vallonnées, moins sélectives sur le papier, que les pièges se cachent. Un coup de bordure, favorisé par le Mistral ? L’organisation a prévu une transition qui pourrait sourire aux équipes de puncheurs.
Le passage à Carros (5,6 km à 5,1%) au km 80 marque la mi-course. Mais le vrai jugement dernier se situe ailleurs. La longue montée vers Gourdon, 11,8 km à 4,6%, est le point d’ancrage du final. C’est un col « rouleur » où il est difficile de creuser des écarts monumentaux, mais parfait pour user les organismes et préparer le terrain pour l’embuscade finale. C’est un piège pour attirer les favoris dans une guerre d’usure.
L’arrivée à Biot : une montée finale pour puncheurs au mental d’acier
Le final est un véritable casse-tête pour les directeurs sportifs. Après la descente de Gourdon et le passage par Valbonne, on entre dans la zone industrielle de Sophia Antipolis. Un piège sournois se dresse à 13 kilomètres du but : une rampe d’un kilomètre à 7,2%. Elle peut servir de tremplin pour un baroudeur ou, au contraire, piéger un sprinteur.
Mais c’est à Biot que tout se joue. L’arrivée se situe dans la cité verrière, au sommet d’une courte mais intense difficulté. Les coureurs doivent négocier une descente rapide à 2 km de la ligne, puis relever la tête pour affronter ce mur final : 1,6 km à 5,6% de moyenne. La pente n’est pas régulière, elle se redresse dans les ruelles. C’est le terrain de jeu idéal pour un coureur explosif, capable de changer de rythme après 154 km de guerre.
Engagés et favoris du Tour des Alpes Maritimes 2026 : qui pour dompter Biot ?
La liste des engagées, dévoilée par les organisateurs, a de quoi faire saliver. On retrouve un plateau dense, mélange de baroudeurs WorldTour et de stars françaises.
Les super-favoris (⭐⭐⭐)
Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling) : Le Suisse est taillé pour ce genre d’exercice. Son punch et sa capacité à anticiper les mouvements dans les finales nerveux en font le candidat numéro un. Il coche toutes les cases du parcours. Sa 61e place de la veille sur la Classic Va témoigne qu’il attend son moment !
Christian Scaroni (XDS Astana) : Récent vainqueur du Tour d’Oman, le tenant du titre – vainqueur en 2025, est en pleine confiance. Il connaît la région et son équipe a les armes pour contrôler.
Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le jeune Français a prouvé qu’il pouvait gagner partout. Pour sa course de rentrée, sur un parcours usant, sa légèreté dans les bosses et sa vista seront des atouts majeurs. Une confirmation après ses premiers pas chez Bahrain.
Les outsiders dangereux (⭐⭐)
L’armada XDS Astana : Au-delà de Scaroni, l’équipe kazakhe aligne un quatuor infernal. Diego Ulissi a l’expérience et la pointe de vitesse dans les montées, Clément Champoussin est d’une régularité exemplaire et Alberto Bettiol apporte la puissance et la possibilité d’une bordure ou d’une attaque de loin.
Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) : 71e hier samedi dans le Var, l’ancien champion de France est en plein épanouissement sur ce type de terrain accidenté. Il peut jouer la gagne si le rythme est très élevé.
Les cartes à jouer (⭐)
Guillaume Martin-Guyonnet et Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) : Le premier par son intelligence de course, le second par sa confiance actuelle (vainqueur de l’Etoile de Bessèges).
Quinn Simmons (Lidl-Trek) : L’Américain, champion des Etats-Unis, est un client pour les classiques. Dans un final en petit comité, il est redoutable.
Andrea Bagioli (Lidl-Trek) et Alexandre Delettre (TotalEnergies) : Deux profils de puncheurs capables de créer la surprise.
Question à 1 million : Selon vous, est-ce que la force collective d’XDS Astana (Scaroni, Ulissi, Bettiol, Champoussin) peut contrer le talent individuel d’un Marc Hirschi, ou cela va-t-il les neutraliser entre coéquipiers ? Le débat est ouvert en commentaires.
Diffusion TV : comment suivre la course en direct ?
Pour les passionnés qui veulent vibrer devant leurs écrans, la diffusion est bien assurée.
La chaîne historique : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur proposera une couverture en direct de l’épreuve. Vous pourrez également suivre le live sur leur plateforme france.tv.
Le diffuseur international : Le groupe Warner Bros Discovery, via Eurosport et la plateforme de streaming HBO Max, retransmettra l’intégralité de la course.
Horaires : Les directs débuteront à partir de 15h40 pour couvrir le final.
Pour conclure, ce Tour des Alpes Maritimes 2026 version classique est une excellente nouvelle pour le cyclisme français. Il offre un spectacle dense et sans temps mort. Le parcours est un piège, les engagés sont de qualité, et le final à Biot promet des images spectaculaires. Rendez-vous dimanche 22 février pour le verdict.
Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Tour des Alpes Maritimes 2026 ?
XDS Astana Team (WT) ✅ 1, SCARONI, Christian 2, SCHRETTL, Marco 3, ULISSI, Diego 4, CHAMPOUSSIN, Clément 5, BETTIOL, Alberto 6, SILVA, Guillermo Thomas 7, VINOKUROV, Nicolas DS, CATALDO, Dario
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 11, MARTINEZ, Lenny 12, MIQUEL, Pau 13, SEGAERT, Alec 14, VAN MECHELEN, Vlad 15, ERŽEN, Žak 16, DUNWOODY, Seth 17, ERMAKOV, Roman DS, KREUZIGER, Roman
Lidl – Trek (WT) ✅ 21, SIMMONS, Quinn 22, MOLLEMA, Bauke 23, BAGIOLI, Andrea 24, FRYDKJÆR, Patrick Boje 25, O’BRIEN, Liam 26, MOSCA, Jacopo 27, VERGAERDE, Otto DS, ANDERSEN, Kim
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 31, BARGUIL, Warren 32, VAN DEN BROEK, Frank 33, KOERDT, Bjorn 34, BIESTERBOS, Frits 35, PEACE, Oliver 37, ROOSEN, Timo DS, GUIBERTEAU, Christian
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 41, LAPEIRA, Paul 42, PARET-PEINTRE, Aurélien 43, GAUTHERAT, Pierre 44, L’HOTE, Antoine 45, CHAMBERLAIN, Oscar 46, ISIDORE, Noa 47, GUDMESTAD, Tord DS, DESSEL, Cyril
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 51, MARTIN, Guillaume 52, COSTIOU, Ewen 53, ROLLAND, Brieuc 54, MOLARD, Rudy 55, PACHER, Quentin 56, GENIETS, Kevin 57, DONNENWIRTH, Tom DS, VAUGRENARD, Benoît
TotalEnergies (PRT) ✅ 81, DELBOVE, Joris 82, LÉVÊQUE, Theo 83, DOUBEY, Fabien 84, BREUILLARD, Nicolas 85, DELETTRE, Alexandre 86, BONNET, Thomas 87, RETAILLEAU, Valentin DS, SICARD, Romain
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 91, HIRSCHI, Marc 92, BRENNER, Marco 93, WARBASSE, Larry 94, JASCH, Lennart 95, KELEMEN, Petr 96, ERIKSSON, Jacob 97, STÖCKLI, Jan DS, ZIMINE, Boris
Team Polti VisitMalta (PRT) ✅ 111, CRESCIOLI, Ludovico 112, BAIS, Davide 113, SERRANO, Javier 114, TONELLI, Alessandro 115, MUÑOZ, Francisco 116, MIFSUD, Andrea 117, BESSEGA, Gabriele DS, ZANATTA, Stefano
St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅ 121, DELACROIX, Théo 122, CHAMPION, Thomas 123, BÉNÉTEAU, Lucas 124, GUGLIELMI, Simon 125, CARDIS, Romain 126, BERGER, Antoine 127, BOUQUET, Axel DS, HUREL, Tony
Van Rysel Roubaix (CT) ✅ 131, HEREMANS, Joppe 132, JARNET, Maxime 133, RAUGEL, Antoine 134, CAPRON, Rémi 135, HARDOUIN, Louis 136, HUCK, Léandre 137, MOLLY, Kenny DS, MOLMY, Arnaud
Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅ 141, KONIJN, Alexander 142, MAINGUENAUD, Tom 143, GILLET, Baptiste 144, DAVY, Clément 145, GUICHARD, Carter 146, HUYS, Laurens 147, PAPON, Victor DS, DOUTRE, Frédéric
CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅ 151, MARIAULT, Axel 152, HAMON, Similien 153, GUERNALEC, Victor 154, GUÉGAN, Maël 155, FAYOLLE, Jean-Loup 156, CHAUSSINAND, Joris 157, LANGELLA, Lenaic DS, RAVARD, Anthony
Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅ 161, DARBELLAY, Valentin 162, JEAN, Victor 163, TISSIÈRES, Arnaud 164, AEBERSOLD, Nils 165, BÖGLI, Noah 166, SOMMER, Jan 167, BAGOU, Guillaume
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Il l’avait fait à Tavira, il a remis ça à Lagos. Paul Magnier a confirmé son statut de patron des sprinteurs sur ce Tour d’Algarve 2026 en remportant au forceps une 4e étape nerveuse et piégée. À 21 ans, le phénomène de la Soudal Quick-Step signe un doublé qui impose son nom dans la cour des grands, dans un final où la chute d’un coéquipier de Decathlon a failli rebattre les cartes du général. Récit d’une démonstration de puissance et de sang-froid.
Paul Magnier double la mise sur le Tour d’Algarve : l’éclair français frappe encore à Lagos
Ils étaient tous lancés à pleine vitesse, la rampe de lancement idéale pour un emballage final de rêve. Mais dans le tourbillon de la 4e étape du Tour d’Algarve 2026, samedi 21 février, un homme a surgi pour gâcher la fête des favoris. Paul Magnier, le sprinteur français de la Soudal Quick-Step, a livré une nouvelle démonstration de sa pointe de vitesse sur le circuit exigeant de Lagos.
Sur un parcours vallonné de 175,1 kilomètres entre Albufeira et la station balnéaire de Lagos, la journée semblait écrite pour les hommes rapides. Une échappée matinale de neuf coureurs a animé la course sans jamais inquiéter un peloton déterminé à en découdre. Mais sous le soleil du sud du Portugal, le scénario le plus prévisible a accouché du sprint le plus indécis.
Alors que les équipes de sprinteurs peinaient à contrôler une fin de course rendue électrique par une chute à 6 kilomètres de l’arrivée, Magnier a gardé la tête froide. Mal embarqué, loin des premières positions, il a entamé une remontée fantastique dans le dernier kilomètre. Placé dans la bonne roue, il a attendu le moment propice pour dégainer.
À 175 mètres de la ligne, le coup de rein est parti. Puissant, propre, irrésistible. Le Belge Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) n’a pu que s’incliner, tandis que l’Israélien Oded Kogut (NSN Cycling Team) complétait le podium.
« C’était super. J’avais de très bonnes sensations aujourd’hui, et l’équipe a bien contrôlé la course. Le final était un peu chaotique, mais j’ai eu une excellente position dans le dernier virage, avec deux coéquipiers devant moi. Une très belle journée ! » a réagi un Magnier rayonnant au micro de nos confrères portugais, savourant déjà sa 26e victoire professionnelle.
Comment Paul Magnier a-t-il construit ce deuxième succès ?
Le timing parfait dans le chaos
Ce qui impressionne chez le coureur de 21 ans, c’est sa lecture tactique. Dans un final où la nervosité a provoqué des cassures et où des cadors comme Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) se sont retrouvés piégés (10e), Magnier a su naviguer avec une aisance déconcertante. Il a capitalisé sur le travail de ses coéquipiers pour se repositionner après le dernier virage, transformant un placement moyen en opportunité victorieuse.
La puissance au rendez-vous
Ce n’est pas un hasard si son démarrage a laissé Meeus sur place. Selon les premières données de capteurs de puissance, le Français aurait franchi le seuil des 1500 watts dans les derniers mètres. Une explosivité qui rappelle les plus grands et qui confirme les données recueillies par notre rédaction sur son début de saison canon.
Une étape animée, un final sous haute tension
Avant l’explosion finale, la course a vécu au rythme d’une échappée matinale de neuf baroudeurs. Parmi eux, l’Espagnol Rubén Fernández (Cofidis) et le Portugais Gonçalo Carvalho ont tenté de résister, mais le peloton, mené par les équipes de sprinteurs, n’a jamais laissé l’écart dépasser les 3 minutes.
Le point de bascule est survenu à 6 kilomètres de l’arrivée, quand une lourde chute a scindé le peloton en plusieurs groupes. Le Norvégien Johannes Staune-Mittet, coéquipier chez Decathlon, a été le principal protagoniste de cette chute, heureusement sans gravité majeure. Cet incident a créé une énorme tension, mais n’a finalement pas eu de conséquences majeures sur le regroupement final, les équipes de sprinteurs imposant un rythme suffisamment élevé pour que les écarts se résorbent.
La vidéo : revivez le sprint phénoménal de Paul Magnier
Pour les amateurs de belles mécaniques et de sprints puissants, les images de cette arrivée valent le détour.
Le placement : Observez comment Magnier se faufile alors que les trains de lancement s’entrechoquent.
Le lancement, l’emballage : Regardez le moment précis où il décide de lancer son effort, profitant de l’aspiration avant de déboîter.
La domination : La puissance du coureur de la Soudal Quick-Step est telle qu’il crée un écart significatif en seulement quelques mètres, levant les bras bien avant la ligne.
Juan Ayuso garde la main avant l’explosion finale
Au-delà du bonheur de Paul Magnier, cette 4e étape n’a pas modifié la hiérarchie en tête du classement général. L’Espagnol Juan Ayuso (Lidl-Trek) conserve sa tunique jaune de leader avant la dernière étape décisive. Le prodige français Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) pointe à 7 secondes, deuxième du GC provisoire.
Si la bagarre pour le général n’a pas connu de bouleversement, l’absence de pénalité pour les coureurs pris dans la chute tardive a été confirmée par le jury, gelant ainsi les écarts avant l’ultime explication dans la montée de Malhão.
Pourquoi ce doublé de Magnier change la donne ?
Avec deux victoires sur cette édition du Tour d’Algarve 2026, Paul Magnier envoie un message fort à la concurrence. Dans une saison où chaque placement compte, le voilà déjà lancé vers une année potentiellement exceptionnelle.
Confiance absolue : Gagner deux fois sur une course d’une semaine, c’est la marque des grands sprinteurs. Cela démontre une capacité à gérer l’effort et la pression sur plusieurs jours.
Polyvalence confirmée : Si sa première victoire à Tavira était déjà autoritaire, celle-ci, dans un final plus technique et piégé, prouve qu’il n’est pas qu’un rouleur lancé sur ligne droite.
L’avenir devant lui : À seulement 21 ans, il compile déjà 26 victoires professionnelles. Un ratio qui affole les compteurs et qui place la barre très haut pour la suite de la saison, avec probablement des rendez-vous majeurs en ligne de mire.
Question à nos lecteurs : Paul Magnier peut-il viser les plus grands sprints du World Tour cette saison, et sur quelles courses aimeriez-vous le voir à l’œuvre ?
La dernière étape promet du lourd
Dimanche, place à la 5e et dernière étape entre Faro et le sommet de Malhão (Loulé). Si les sprinteurs ont eu leur journée de gloire, le menu de l’ultime journée est taillé pour les puncheurs-grimpeurs. Une bataille royale en perspective pour décrocher la victoire finale, dans un décor où Paul Magnier, lui, pourra savourer son doublé depuis le confort du peloton avant de penser à la suite de sa saison.
Classement Tour d’Algarve 2026, étape 4 – Top 20
MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step les 175,1 km en 3:58:38 (44 km/h)
MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost m.t.
MESA SANTIAGO, Anicolor / Campicarn m.t.
MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
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