Alessandro De Marchi au sommet de la hiérarchie
De Marchi vainqueur de l'édition 2018. Capture d'écran Tour d'Emilie.
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Alessandro De Marchi auteur d’un gros numéro au Tour d’Emilie
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Sorti à environ 20 kilomètres de l’arrivée, Alessandro de Marchi (BMC Racing Team) a résisté jusqu’au bout pour aller s’offrir la victoire au Tour d’Emilie. L’Italien a remporté en solitaire cette 101e édition de la semi-classique italienne devant Rigiberto Uran (Team EF Education First-Drapac) et Dylan Teuns (BMC Racing Team). A noter aussi que Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) et Romain Bardet (AG2R La Mondiale) ont pris la 5e et 6e place.

Alessandro De Marchi surprend tous les favoris

Celle-ci, il ne l’aura pas volé ! Au prix d’un très bel effort solitaire dans le final du Tour d’Emilie, Alessandro De Marchi a inscrit une ligne supplémentaire à son palmarès. Jamais encore vainqueur d’une course d’un jour, il a désormais mis fin à cette statistique et de quelle manière. Loin d’être un favori au vu du très joli plateau présent dans cette épreuve, l’Italien a su prendre des risques en anticipant dans les derniers tours de circuit et aller jusqu’au bout.

Alors qu’une première échappée partie plus tôt dans la journée a pris plusieurs minutes d’avance, c’est véritablement dans la dernière heure de course que les choses sérieuses ont débuté. Avec la montée de San Luca à Bologne qui devait être grimpée à plusieurs reprises, le peloton a progressivement perdu beaucoup d’éléments. Mais pas Alessandro De Marchi, qui a comme à son habitude montré un tempérament offensif, bien en lui a pris au vu du résultat obtenu à l’arrivée. Essayant de devancer d’éventuelles attaques des principaux favoris, l’Italien est donc parti dans une sacrée aventure. Pas forcément le coureur le plus surveillé, il a profité de ce statut pour prendre plusieurs dizaines de secondes de marge. Certains contre-attaquants comme Matej Mohoric (Bahrain-Merida) et Alexandre Geniez (AG2R La Mondiale) ont essayé de revenir sur lui, mais sans succès.

Le peloton amoindri a aussi eu toutes les peines du monde à se rapprocher d’un De Marchi, visiblement dans une très bonne journée. A force que derrière ça s’observe, il était trop tard pour revenir au moment d’aborder la dernière ascension de San Luca où l’arrivée était jugée au sommet. Pourtant, Michael Woods, Rigoberto Uran et Dylan Teuns ont bien essayé de revenir, mais cela n’a pas suffi. Déjà vainqueur d’une étape sur la dernière Vuelta, De Marchi vit une très belle fin de saison. Et ce n’est peut-être pas fini. Quatre courses en Italie sont programmées d’ici le Tour de Lombardie, soit autant d’occasions de s’illustrer à nouveau.

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Maxime BOUHIER
25 ans - Diplômé école de journalisme de Nice option sport - rédacteur TodayCycling. Passionné par l'information en général, dont le sport. Aime le cyclisme, foot, tennis, sports mécas, sports d'hiver,... Mes passions : cyclisme et course à pied (4 marathons).

2 commentaires

  1. Belles places des Français . Alessandro De Marchi vainqueur , il a fait un truc sous la pluie . Une fois en tête il n’avait plu rien à perdre ( mais à gagner ) donc à fond . Pour les autres , peut être pensaient ils au Tour de Lombardie et surtout à ne pas chuter … On verra donc dans une semaine qui avait raison , toutefois il y en aura qu’un vainqueur de toute manière . Et certains viendront en mode revanche , assurément .

  2. La victoire n’est pas volée, comme aucune des autres victoires de ce coureur, acquises chaque fois au terme de longues échappées sur des parcours difficiles, mais cette année et depuis notamment la vuelta, A. de Marchi est à niveau qu’il n’avait jamais eu jusque-là… A signaler la belle course d’équipe de D.Teuns couvrant son équipier à l’avant, une complicité déjà observée sur la dernière vuelta. De Marchi seul à l’avant, les autres se sont certes marqués à l’arrière, mais le groupe s’est particulièrement amenuisé au fil des tours, ce qui indique entre autres le niveau de l’effort solitaire de de Marchi, parfois accompagné par le si particulier Mohoric, lequel s’était lancé dans une course de yoyo, reprenant chaque fois dans la descente le temps perdu dans la montée… Mais au fil des tours, le slovène se brûla dans la pente de San Luca, contrairement à de Marchi en version turbo, moteur diesel grosse cylindrée qui roulait carosse à l’avant. Le top 10 de ce tour d’Emilie, l’une des plus belle course du calendrier italien, nous donne nombre de prétendants à la victoire sur le futur tour de Lombardie…

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