Bjarne Riis évoque sa nouvelle situation
Bjarne Riis a intégré NTT Pro Cycling depuis le début de cette année. Photo : Wikipédia
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Depuis quelques jours, Bjarne Riis a endossé un nouveau rôle dans le cyclisme. Il est le manager général de la formation NTT Pro Cycling (ex-Dimension Data). Conscient d’avoir commis des erreurs dans le passé, le Danois souhaite repartir sur de nouvelles bases en sachant bien qui lui faudra être irréprochable. Son avenir en dépend.

Son retour a interrogé et suscité de nombreuses réactions, c’est le moins que l’on puisse dire. Bjarne Riis, qui avait notamment reconnu s’être dopé durant son Tour de France victorieux en 1996, est désormais dans l’encadrement de NTT Pro Cycling, une équipe du WorldTour. Dans une interview accordée au quotidien le Het Nieuwsblad, et des propos relayés par le site de la RTBF, le Danois a tenu à parler de sa situation actuelle sans détour.

« Les gens qui pensent que je suis un mauvais type et que je reviens dans le cyclisme pour le salir se trompent complètement. J’ai fait des erreurs, oui ! Mais j’ai également reconnu ces erreurs. Je suis désolé mais je dois continuer ma vie. Je reviens pour la passion que j’ai pour ce sport. Je sens que je peux encore faire la différence avec mes qualités d’analyste et mes compétences tactiques. Regarder des courses à la TV, je fais ça depuis cinq ans et mon canapé est complètement usé. Je pense que je peux encore apporter quelque chose au cyclisme.»

S’il est conscient que son image a été ternie à cause de son passé sulfureux, Bjarne Riis veut contribuer à ce cyclisme qu’il juge en bien meilleure santé. Et sait parfaitement que rien ne lui sera pas pardonné. Partant de ce principe, il compte bien rester dans les clous et ne pas dévier à nouveau des règles. Reste plus qu’à convaincre sur le long terme.

« Le cyclisme n’a plus besoin de la merde du passé. On voit déjà de très belles courses sans cela. Je peux vous garantir à 100% que je ne serais jamais revenu dans le peloton si je n’étais pas certain que ce sport va mieux. Bien sûr, des cas de dopage vont encore éclater occasionnellement mais le monde du cyclisme va beaucoup mieux. Si quelque chose se passe dans mon équipe, je sais parfaitement que la première personne qui sera visée, ce sera moi. C’est une immense responsabilité. Si je faisais une erreur maintenant, ça ruinerait le vélo, ça me ruinerait moi et ça ruinerait ma famille. Je sais juste que je veux agir correctement et que je ne ferai plus jamais les mêmes erreurs. Si c’est le cas, je veux bien que l’on me mette en prison.»

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Maxime BOUHIER
26 ans - rédacteur TodayCycling.

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