Tour de France 2017 – TodayCycling vous propose son neuf idéal

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Le Tour de France 2017 s'est achevé par le traditionnel sprint sur les Champs Elysées hier. L'heure est donc au bilan, notamment celui de
Le peloton sur les pentes du col d'Ornon (17e étape). Photo : ASO/Pauline Ballet

Nombreux sont les coureurs à avoir marqué le Tour de France 2017 de leur empreinte. Les coureurs victorieux, bien sûr, mais aussi ceux dont le panache n’a pas été récompensé, ceux qui ont fait leur travail d’équipier dans l’ombre de leur leader. Sans oublier tous ceux qui ont souffert en silence, qu’ils aient finalement pu rallier Paris ou non. Forcément subjectif, l’exercice de ne retenir que neuf coureurs permet a minima de rendre hommage à des hommes qui le méritent amplement.

Le neuf idéal du Tour de France 2017

1/ Chris Froome – Au maillot jaune les premiers honneurs. Chris Froome a remporté son 4e Tour de France, sans jamais donner l’impression d’être véritablement en danger. Une équipe impériale, une supériorité manifeste en contre la montre et des adversaires bien trop timorés lui auront permis de vivre  son Tour relativement sereinement. Certes, les écarts avec ses rivaux sont plus faibles que jamais, mais le parcours ne le favorisait pas particulièrement non plus. On aurait peut être aimé qu’il colore sa performance de davantage de prise de risque, les attaques à deux kilomètres du sommet d’un col pouvant difficilement en faire office…

2/ Romain Bardet – 3e du classement général, le Français fait donc moins bien que l’an passé. Pourtant, impossible de parler d’échec pour celui qui est le seul des rivaux de Froome à avoir vraiment essayé de le faire tomber de son piédestal. Tout juste peut on reprocher au vainqueur de Peyragudes de n’avoir jamais oser jouer son va-tout avec une attaque de loin, et de n’avoir pas su profiter des ennuis mécaniques ou de conduite du maillot jaune. Le cyclisme étant un sport mécanique, où les erreurs de trajectoires ne doivent rien au hasard, Romain Bardet a peut-être oublié que le Tour devait se gagner partout, et qu’attendre ses rivaux n’est pas une tradition ancienne, ni même souhaitable.

3/ Alberto Contador – Le Grand Alberto Contador n’est plus, les jambes de feu du grimpeur espagnol ont disparu. Son attitude lors du Tour de France 2017 n’en est que plus louable. Il est le seul coureur classement général qui ait attaqué avant le dernier col dans les étapes de montagne. Que ce soit sur les rampes du port de Balès (12e étape) ou sur celles de la Croix de Fer (16e étape), le leader de Trek Segafredo a une nouvelle fois prouvé qu’il courait à l’ancienne et que le concept de « marginal gains » ne l’intéressait pas. Le principal animateur dans des étapes de montagne trop souvent cadenassées.

4/ Warren Barguil – Le Breton a commencé son Tour de France en perdant du temps dans les étapes de plaine. Une stratégie préméditée visant à obtenir un bon de sortie lors des premières étapes montagneuses. Seul rescapé de l’échappée matinale lors de la 9e étape, il ratait d’un boyau la victoire derrière Rigoberto Uran. Si l’on avait dit à Warren Barguil ce soir-là qu’il allait encore remporter deux étapes, le maillot à poids et accrocher le top 10, il ne l’aurait certainement pas crû. Et pourtant, tel a été la performance qu’il a réalisé au cours des deux dernières semaines. Au prix d’un cyclisme résolument offensif.

5/ Michael Matthews – l’Australien est tout sauf un maillot vert au rabais. Son malheur aura sans doute été de voir Marcel Kittel abandonner. En retrait lors des premières étapes de plaines (six tops 10 sans victoire), le coureur de Sunweb n’a pourtant jamais perdu de vue l’objectif du maillot vert. Il a commencé sa remontada dans les Pyrénnées, mais surtout dans le massif central et dans les Alpes où il a repris plus de 100 points à Marcel Kittel. Il aurait sans doute été en mesure de vêtir le maillot vert avant le contre la montre de Marseille, à la régulière. Et sur les Champ tout était possible. Outre ce maillot distinctif, le sprinteur a remporter deux étapes, et a su animer la première partie des étapes de montagne, à l’instar de Peter Sagan ces dernières années.

6/ Bauke Mollema – Parfait lieutenant d’Alberto Contador, Bauke Mollema a abordé le Tour de France 2017 de manière radicalement différente à la saison passée. Au lieu d’essayer d’accrocher un top 10 à l’usure, le Néerlandais s’est porté à l’attaque. Pour servir de rampe de lancement à Contador ou jouer sa carte personnelle. Et il a admirablement su faire les deux, au gré des circonstances. Vainqueur plein de panache au Puy-en-Velay, avec une attaque lointaine qui lui ressemble si peu, et équipier infatigable sur lequel a pu s’appuyer Alberto Contador. Au final, le plus abouti de ses sept Tours de France.

7/ Michal Kwiatkowski – Véritable homme à tout faire de Chris Froome, Michal Kwiatkowski a sans aucun doute été l’équipier le plus précieux du Britannique. Pièce majeure de la fusée Sky, c’est aussi lui qui était là pour changer la roue arrière du maillot jaune à Peyra Taillade. Et, comme si tout cela ne suffisait pas, il était encore capable de tutoyer la victoire d’étape samedi lors du chrono de Marseille. Lors de cette Grande Boucle, Kwiatko c’était un peu l’équivalent du Joker dans un jeu de carte.

8/ Marcel Kittel – Indiscutablement le plus rapide lors de ce Tour de France, Marcel Kittel a remporté la bagatelle de 5 étapes avant de mettre la flèche. Un abandon dicté par une chute et une maladie, alors qu’il lui restait encore deux ou trois opportunités de gonfler son pécule. Hormis une victoire pour 0,0003 seconde devant Boasson Hagen, l’Allemand a toujours démontré une supériorité déconcertante dans les sprints, au point d’écoeurer ses rivaux.

9/ Thomas de Gendt – Coureur ayant passé le plus de temps en tête de course (plus de 1000 kilomètres), le Belge n’a malheureusement été récompensé par aucune victoire. Il a même vu le prix de super combatif lui échapper au profit de Warren Barguil. Pourtant, avoir Thomas de Gendt dans son équipe, c’est l’assurance d’une exposition TV maximale pour le sponsor… Et c’était celle pour André Greipel de disposer d’un équipier qui ne rechigne pas à la tâche au moment de rouler pour favoriser le sprint massif.

Pour tout revoir du Tour de France 2017, c’est ici
Site officiel de l’épreuve

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