Tour de France 2018 : avantage aux purs grimpeurs ?

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Le Tour de France 2018 démarre le 7 juillet
Trois équipes françaises invitées pour l'édition 2018. Photo : letour.fr

Dévoilé hier au palais des congrès de Paris, le parcours du Tour de France 2018 laisse la part belle aux grimpeurs. Avec pas moins de six étapes de haute montagne, dont trois arrivées au sommet, les favoris du classement général auront un terrain propice aux attaques.

Un Tour de France 2018 pour les attaquants

Six étapes de montagne en moins de deux semaines ! Certes, il faudra attendre dix jours avant d’avoir la première étape de montagne mais le menu s’annonce ensuite très copieux. De quoi ravir tous les concurrents de Christopher Froome, qui espèrent le détrôner. A commencer par Romain Bardet qui devrait trouver des terrains à sa convenance. L’enchaînement des difficultés dans les finals d’étape a tout pour favoriser les esprits offensifs comme le Français. A l’aise autant dans les montées que dans les descentes, il y a pas mal de possibilités sur le parcours pour effectuer des différences.

Les trois jours dans les Alpes sont autant d’occasions de renverser la situation. Sans exception, toutes les étapes dites de haute montagne sont piégeuses et permettent de lancer des offensives, contrairement à d’autres années, notamment sur cette édition. D’ailleurs, Romain Bardet n’a pas caché sa préférence pour ce tracé. Au Grand Bornand, à la Rosière, à l’Alpe d’Huez, nombreux sont les coureurs comme Fabio Aru, Warren Barguil, Nairo Quintana, les frères Yates à pouvoir dynamiter la course. Et sans doute sue les écarts effectués lors de la première semaine sans véritable reliefs vont avoir un impact sur les différentes manières de courir.

Déstabiliser les spécialistes du chrono

C’est peut-être paradoxal, mais le parcours ne convient pas tellement à Christopher Froome, le quadruple vainqueur de la Grande Boucle. Deux principales raisons expliquent cela. L’étape des pavés vers Roubaix est clairement redoutée par le Britannique, et à juste titre. La dernière fois que le peloton avait dû emprunter ces secteurs, le coureur de la Sky avait quitté la route du Tour à cause d’une chute. En plus, c’était même avant de rouler dessus. Ensuite, le kilométrage de contre-la-montre ne le satisfait pas. Avec un chrono par équipes de 35 kilomètres et un chrono de 31 kilomètres très vallonné, les possibilités de creuser des gros écarts sont moindres. En grande partie, le triomphe devra se construire dans la montagne, où Christopher Froome ne fait plus les mêmes différences qu’auparavant.

Perçu comme son principal rival, Tom Dumoulin doit aussi s’interroger sur ses chances de victoire finale. Pour le Néerlandais, le choix entre le Giro et le Tour n’a pas été définitivement fait. Sans doute que le parcours dévoilé en novembre par les organisateurs de la course italienne va sceller sa décision. Celui qui aurait pu espérer des écarts importants grâce au contre-la-montre ne pourra pas compter sur ça en cas de participation au Tour de France 2018. Très bon en montagne, reste le point d’interrogation du coureur de la Sunweb à enchaîner les étapes dures avec un fort dénivelé. Il avait été mis sérieusement en danger par Nairo Quintana, Vincenzo Nibali et Thibaut Pinot en fin de troisième semaine. Un scénario qui pourrait se reproduire avec une concurrence encore plus dense.

Site officiel de la course

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