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Tour Algarve 2026 : Ganna s’impose sur le chrono, Seixas impressionne et reste 2e

Sur les 19,5 km exigeants du contre-la-montre de Vilamoura, Filippo Ganna a fait parler sa légende, mais c’est bien la jeunesse française qui a retenu tous les suffrages. Vainqueur la veille, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) a réalisé un chrono de haute volée (4e) pour ne concéder que 7 secondes à Juan Ayuso au classement général. Récit d’une journée où le Lyonnais de 19 ans a prouvé qu’il avait l’étoffe d’un futur grand.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

Ganna en patron, Seixas en guerrier : le chrono de Vilamoura rebat les cartes du général

C’était l’étape piège, celle qui pouvait tout faire basculer. Un contre-la-montre individuel de 19,5 kilomètres, tracé sur le front de mer de Vilamoura, entre lignes droites propices à la puissance et enchaînements techniques vicieux. Et comme souvent dans l’exercice solitaire, le verdict est sans appel : Filippo Ganna a frappé un grand coup en signant sa première victoire de la saison et la 37e en carrière. Mais derrière l’incontestable démonstration de force du champion italien, c’est bien un duel de titans qui s’est joué pour la succession au sommet du classement général du Tour d’Algarve 2026.

Juan Ayuso (Lidl-Trek) a certes conforté son maillot jaune, mais il a trouvé en Paul Seixas (Decathlon AG2R La Mondiale) un adversaire à sa mesure. Le Français, champion du monde de la discipline dans les rangs juniors en 2024, a réalisé une performance de choix (4e à 13 secondes) pour limiter la casse et aborder le dernier acte dominical avec seulement 7 secondes de retard. Plongeons au cœur de cette explication chronométrique qui a tenu toutes ses promesses.

Filippo Ganna, le maître du temps, a-t-il dû puiser dans ses réserves pour dompter Vilamoura ?

La réponse est oui. Parti avec le dossard de favori numéro 1, le double champion du monde de la discipline (2020, 2021) et champion d’Italie en titre savait qu’il ne pourrait pas se contenter de « dérouiller » son énorme braquet sur ce parcours. Le piège tendu par les organisateurs, avec ses virages serrés et ses changements de rythme, a contraint les coureurs à une gestion minutieuse de l’effort. Selon les données recueillies après course, la vitesse moyenne de Ganna (53,4 km/h) est légèrement inférieure à ses standards sur du plat pur, ce qui confirme la difficulté technique du jour.

« J’ai un peu géré la première partie pour ne pas exploser sur les relances, a sobrement commenté le coureur d’INEOS Grenadiers. C’était suffisant pour gagner, mais l’objectif principal était de poser une marque solide. Une marque de 21 minutes et 53 secondes, précisément. Son coéquipier Thymen Arensman, 5e de l’étape, confiait en zone d’arrivée que le parcours était « plus exigeant qu’il n’y paraissait, avec un bitume parfois piégeux« . De quoi relativiser la quatrième place de Paul Seixas, à seulement 12 secondes du monstre sacré italien. Une performance qui n’est pas sans rappeler les premiers chronos prometteurs d’un certain Remco Evenepoel.

Paul Seixas (4e) : comment le Français a-t-il réalisé un chrono « stratosphérique » à 19 ans ?

Pour comprendre l’ampleur de la performance du Lyonnais, il faut regarder le détail des temps. Parti avec l’un des derniers dossards, Paul Seixas a immédiatement imposé un rythme hallucinant. Au premier point intermédiaire, il pointait à seulement 4 secondes du chrono de référence de Ganna ! Un écart infime qui faisait naître un espoir fou dans le camp français.

« Quand on passe si proche de prendre le maillot, c’est forcément décevant. Je n’ai pas pris assez de risques dans les descentes », lâchait-il, dépité, au micro d’Eurosport. Cette auto-critique est révélatrice de son état d’esprit. Là où Juan Ayuso a flirté avec la correctionnelle en prenant tous les risques, Seixas a peut-être laissé filer quelques dixièmes précieux dans les enchaînements rapides. Mais son temps final de 22’05 est une immense promesse. Il démontre que sa 3e place aux Championnats de France 2025 n’était pas un feu de paille.

En une seule étape, Seixas a inversé la donne face à João Almeida. Le Portugais, 3e au général avant le chrono, a vécu un véritable calvaire (10e de l’étape à 43 secondes), incapable de suivre le rythme des cadors. Une défaillance rare chez le coureur d’UAE Team Emirates-XRG, qui le repousse à 44 secondes d’Ayuso au GC. Comme l’a très justement analysé l’ancien boss de la FDJ Marc Madiot sur les réseaux sociaux, « Paul ne s’est pas contenté de limiter la casse, il a pris une option majeure sur le podium final et il a mis Almeida hors de course« .

Duel Ayuso-Seixas : le général du Tour d’Algarve 2026 se jouera-t-il dimanche ?

Avec 7 secondes d’avance sur Seixas, 44 sur Almeida et 57 sur Kévin Vauquelin (6e de l’étape), Juan Ayuso aborde le dernier acte en position de force relative. Mais le scénario de cette 3e étape a confirmé une tendance : le jeune Espagnol de Lidl-Trek a un rival sérieux, et ce rival n’est pas celui qu’on attendait.

Samedi, la 4e étape entre Albufeira et Lagoa (182,1 km) est promise aux sprinteurs. Il est hautement improbable d’y voir des écarts. C’est donc bien sur les pentes exigeantes de l’Algarve, dimanche, que tout va se décider. Avec 3 300 mètres de dénivelé positif au programme, les jambes de Paul Seixas, vainqueur à l’Alto do Malhão, parleront. Celle de Juan Ayuso aussi.

L’Espagnol se veut confiant : « Je suis très content d’avoir réussi mon premier chrono avec la nouvelle équipe. Maintenant, on va se préparer pour une belle bataille dimanche. » La « bataille » a déjà commencé. Elle est psychologique et stratégique. Ayuso sait que Seixas est plus fort que lui en haute montagne, comme l’a prouvé la 2e étape. Le maillot jaune devra donc courir de manière intelligente, peut-être même piéger le Français dans la descente, là où Seixas a justement regretté son manque d’audace.

Selon vous, Paul Seixas peut-il créer l’exploit et renverser Juan Ayuso lors de l’ultime étape de montagne ? La prudence du Français dans les descentes est-elle un vrai défaut ou le signe d’une maturité précoce ?

Les enseignements du chrono : Kévin Vauquelin et Thymen Arensman, les « grosses cuisses » en embuscade

Si le duel pour la gagne focalise l’attention, ce contre-la-montre a aussi mis en lumière des coureurs en grande forme. Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) confirme son retour au premier plan après sa 7e place sur le Tour de France 2025. 6e de l’étape, il pointe désormais à une prometteuse 4e place au général, à 57 secondes. Sa régularité dans l’effort et sa puissance sur ce parcours technique sont des signaux très positifs pour la suite de sa saison.

Son coéquipier Thymen Arensman, lui, prouve qu’il est l’un des meilleurs rouleurs-grimpeurs du peloton. En prenant la 5e place, il distance des spécialistes reconnus comme Stefan Küng (Tudor Pro Cycling), seulement 7e. La densité du groupe INEOS Grenadiers est impressionnante.

Résultats clés de la 3e étape (CLM) :

Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) en 21’53 »

Juan Ayuso (Lidl-Trek) à 6″

Jakob Söderqvist (Lidl-Trek) à 8″

Paul Seixas (Decathlon AG2R La Mondiale) à 13″

Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) à 22″

Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) à 24″

João Almeida (UAE Team Emirates-XRG) à 43″

Ce chrono de Vilamoura nous a offert un condensé de ce que le cyclisme moderne a de plus beau : la puissance brute d’un Ganna, la maturité insolente d’un Seixas et la combativité d’un Ayuso. Rendez-vous dimanche pour l’apothéose finale. Une chose est sûre : la relève du cyclisme français, avec Paul Seixas et Kévin Vauquelin, a de l’allure. Et si l’avenir passait par l’Algarve en ce mois de février 2026 ?

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 3 CLM ind. – Top 20

  1. GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers les 19,5 km en 21:53 (53,4 km/h)
  2. AYUSO JUAN, Lidl – Trek +0:06
  3. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +0:08
  4. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:13
  5. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +0:23
  6. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:24
  7. KÜNG STEFAN, Tudor Pro Cycling Team +0:28
  8. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +0:36
  9. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
  10. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:43
  11. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:46
  12. PRICE-PEJTERSEN JOHAN, Alpecin-Premier Tech +0:54
  13. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +0:56
  14. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +0:59
  15. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek +1:00
  17. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  18. POOLE MAX, Team Picnic PostNL m.t.
  19. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +1:03
  20. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 8:32:43
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:07
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:44
  4. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:57
  5. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +1:01
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:12
  7. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +1:17
  8. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  10. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +1:36
  11. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +1:45
  12. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:06
  13. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +2:13
  14. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +2:25
  15. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:36
  16. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +2:38
  17. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek +2:42
  18. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:53
  19. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +2:58
  20. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +3:07

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Tour d’Andalousie 2026 : Milan Fretin remporte la 3e étape au finish, Penhoët 2e, Laporte 3e

Ils étaient pourtant trois Français aux avant-postes, parfaitement placés pour verrouiller le podium. Mais dans les ruelles tortueuses de Lopera, Milan Fretin (Cofidis) a transformé le désordre en opportunité. Le Belge de 24 ans a surgi le long des barrières pour coiffer Paul Penhoët et Christophe Laporte sur le fil, dans un final digne d’un film d’action. Retour sur une étape de démesure où le scénario a changé en un coup de pédale.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

Milan Fretin, le roi du chaos : comment le Belge a déjoué tous les pièges de Lopera pour s’offrir la 3e étape

Sous la banderole de Lopera, le nez sur le cintre, Milan Fretin plonge vers la ligne alors que Paul Penhoët lève déjà le bras, convaincu d’avoir fait le break. Il faudra la photo-finish pour départager ces deux-là. Et c’est finalement le blondinet de Cofidis qui sort vainqueur de ce duel de costauds, offrant à son équipe son premier bouquet de la saison sur les routes escarpées de la Ruta del Sol, et le second de la saison.

Mais ne vous y trompez pas : derrière ce sprint millimétré, c’est tout un scénario tactique qui s’est joué, une partie d’échecs à plus de 50 km/h où la moindre hésison se paie cash.

Pourquoi le final de Lopera a-t-il tourné au vinaigre pour les favoris ?

Sur le papier, la 3e étape entre Jaén et Lopera (plus longue étape de cette édition 2026) semblait taillée pour une explication classique entre puncheurs-sprinteurs. Le parcours, accidenté mais dépourvu de difficultés majeures en fin de parcours, promettait un regroupement général.

Sauf que la réalité du terrain en a décidé autrement. L’arrivée à Lopera est un piège : routes étroites, virages serrés, et une légère bute dans les 200 derniers mètres. Un terrain de jeu idéal pour les baroudeurs, mais un véritable cauchemar pour les poissons-pilotes.

Selon les données de l’organisateur, c’est dans ces circonstances que les sprinteurs « purs » comme Fernando Gaviria (Caja Rural-Seguros RGA) ont été neutralisés. Le Colombien s’est retrouvé coincé dans le dernier kilomètre, victime collatérale du chaos ambiant. Il termine 10e.

Le coup de poker raté de Jan Christen : la clé du sprint ?

À la flamme rouge, alors que Visma-Lease a Bike verrouillait l’avant du peloton avec Axel Zingle pour emmener Christophe Laporte, le jeune Suisse Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) a tenté un coup de force. Une attaque supersonique dans la dernière courbe pour tenter de surprendre les gros rouleurs.

Une question à vous, amateurs de cyclisme : selon vous, cette attaque de Christen était-elle prématurée ou a-t-elle simplement « cassé » le travail des équipes de sprinteurs ? Dites-le-nous en commentaires.

Sur le moment, la manœuvre a semé la panique. Mais comme nous le soulignons, ce fut « un coup d’épée dans l’eau ». Christen a été avalé à 300 mètres de la ligne, laissant derrière lui un train désorganisé. C’est exactement à ce moment-là que Milan Fretin, qui avait su garder sa lucidité, a changé de braquet.

Comment Milan Fretin a exploité la faille Zingle-Laporte ?

C’est le fait de course majeur de cette 3e étape. Axel Zingle, le poisson-pilote de Visma-Lease a Bike, réalise un travail colossal pour placer son leader Christophe Laporte. Il le dépose parfaitement à l’entrée du dernier virage. Mais dans un final aussi tortueux, être trop « devant » peut devenir un handicap.

En sortie de courbe, Zingle, naturellement, ralentit sa trajectoire. Laporte, collé à sa roue, se trouve alors gêné par le ralentissement de son propre équipier. Le Danois doit couper son effort un bref instant. Un instant fatal.

Milan Fretin, lui, a lu le coup comme un livre ouvert. Alors que Laporte est en léger surnombre, le Belge de Cofidis colle sa roue avant contre les balustrades de droite. Il ne passe pas, il se faufile. Dans un espace grand comme une feuille de papier A4, il lance son effort et vient coiffer Penhoët sur la ligne.

Paul Penhoët et Christophe Laporte : un tir groupé français amer

C’est un paradoxe pour le cyclisme français. D’un côté, trois Tricolores dans le top 4 (Penhoët 2e, Laporte 3e, Sandy Dujardin 4e). De l’autre, le sentiment d’une occasion en or manquée.

Paul Penhoët (Groupama-FDJ United) : Il réalise un sprint phénoménal. Lancé de très loin, il pense sincèrement avoir gagné. Sa déception en voyant la photo-finish doit être immense. Il confirme néanmoins son statut de valeur montante du sprint français.

Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) : Le vainqueur de la 1re étape a sans doute manqué de lucidité dans le final. Bien que lancé parfaitement, il n’a pas su anticiper le « blocage » Zingle. Il reprend néanmoins une belle 3e place au général, à 50 secondes.

Sandy Dujardin (TotalEnergies) : Impérial, il finit 4e et prouve sa polyvalence sur ce type d’arrivée accidentée.

Ivan Romeo, un maillot jaune sous pression

Malgré ce final de folie, le leader Ivan Romeo (Movistar) a vécu une journée relativement calme. L’Espagnol, champion national, a contrôlé les opérations sans sourciller. Il conserve son bien avec 7 secondes d’avance sur le Norvégien Andreas Leknessund (Uno-X Mobility).

Mais attention, la messe n’est pas dite. Grâce aux bonifications, Laporte revient à la 3e place du général. Avec une 4e étape vallonnée samedi entre Montoro et Pozoblanco (166 km), le terrain pourrait sourire à des puncheurs capables de grappiller des secondes.

Vidéo : Les images du sprint chaotique de Lopera

Vous voulez voir l’enchaînement des virages et la fameuse photo-finish ? Rendez-vous sur notre player ci-dessous. Observez bien la trajectoire de Fretin : c’est un cours de tactique appliquée.

Le coin des statistiques

Milan Fretin : 24 ans – 1re victoire de la saison 2026.

Écart entre Fretin et Penhoët : 0.003 secondes (données officielles).

Échappée : 172 km d’échappée pour Burnett, Epis, Flórez et Alustiza. Reprise à 11 km de l’arrivée.

Classement de la montagne : Josh Burnett (Burgos Burpellet BH) s’empare du maillot après son long raid solitaire.

Quel avenir pour les sprinteurs sur ce Tour d’Andalousie 2026 ?

L’organisation a clairement choisi la difficulté cette année. Entre les routes étroites et les profils vallonnés, les arrivées massives sont devenues des terrains minés. Pour les purs sprinteurs comme Gaviria, c’est la douche froide. Pour des coureurs comme Fretin ou Penhoët, mi-sprinteurs mi-puncheurs, c’est l’avenir qui s’écrit.

La 4e étape de samedi pourrait-elle encore consacrer un « baroudeur-sprinteur » ? Ou verra-t-on une échappée matinale aller au bout ? Une chose est sûre : ce duel franco-belge est loin d’être terminé.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 3 – Top 20

  1. FRETIN MILAN, Cofidis les 180,9 km en 4:11:13 (43,2 km/h)
  2. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  3. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  4. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  5. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
  6. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  7. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  8. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  12. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  15. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  17. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  18. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  19. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  20. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 11:13:04
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +0:50
  4. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:54
  5. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  6. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  7. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  8. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  11. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  15. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  16. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  17. CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
  18. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  20. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.

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UAE Tour 2026 : Jonathan Milan s’offre un doublé sur la 5e étape au sprint

Il avait ouvert son compteur la veille à Fujairah. Ce vendredi, sur les larges boulevards de Dubaï, Jonathan Milan a remis ça. Malgré un timing de sprint approximatif et un dernier virage piégeux, le géant de la Lidl-Trek a démontré qu’il était, pour l’instant, tout simplement injouable dans cet UAE Tour 2026. Une deuxième victoire consécutive qui lui offre le maillot vert, mais qui n’a pas fait oublier la chute de son frère Matteo dans un final sous haute tension. Avant l’étape reine de Jebel Hafeet, focus sur la loi du plus fort.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026
Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Jonathan Milan, le rouleau compresseur italien, écrase le sprint de Dubaï et signe un doublé historique

L’image est presque devenue une routine sur ce Tour des Émirats arabes unis. À l’approche de la ligne d’arrivée, un coureur au gabarit de déménageur se lève sur son vélo, la puissance déformant le pneu, et personne ne revient. Ce vendredi, entre le Dubai Al Mamzar Park et l’Université Hamdan Bin Mohammed, Jonathan Milan a offert à ses poursuivants le même spectacle que la veille. Seulement, ce 20 février, le numéro de l’Italien avait une saveur encore plus impressionnante. Car si la première démonstration était « propre », la deuxième fut chaotique… et donc, peut-être, encore plus significative.

Comment Milan a-t-il fait la différence sur le circuit technique de Dubaï ?

Contrairement à l’étape précédente qui se jouait sur un long ruban de bitume, la 5e étape de l’UAE Tour proposait un final jugé plus nerveux. Deux virages à angle droit dans les 1500 derniers mètres et une longue ligne droite de 600 mètres après la dernière courbe. Un terrain de jeu qui aurait pu sourire à des poissons-pilotes plus agiles, mais qui a surtout mis en lumière la maturité tactique du sprinteur de la formation Lidl-Trek.

Le train XDS Astana a-t-il fait le mauvais choix ?

Dans l’emballage final, ce sont les hommes de XDS Astana Team qui ont pris les commandes, calant parfaitement Matteo Malucelli à l’avant. De l’autre côté, Jonathan Milan semblait esseulé. « J’étais peut-être un peu trop juste dans le placement » a admis le principal intéressé après l’arrivée. Pourtant, c’est là que réside la marque des très grands. Alors que Malucelli lançait son effort trop tôt, Milan a su patienter, collé aux barrières, avant de trouver une ouverture.

Comme un boulet de canon, il a jailli pour remonter tout le monde, démontrant une fois de plus que sa puissance pure (un pic à plus de 1900 watts selon les données de ses capteurs) est un étage au-dessus de la concurrence. Il devance finalement le Norvégien Erlend Blikra (Uno-X Mobility), impressionnant de pugnacité, et le malheureux Matteo Malucelli (XDS Astana Team), victime de son propre train.

Le final sous haute tension et la chute du frère Milan

Le scénario aurait pu être parfait pour la famille Milan. Mais la chute de Matteo Milan (Groupama-FDJ United), troisième la veille, dans le dernier virage, a jeté un froid. Le cadet de la fratrie a été victime d’un rétrécissement de la route et d’un mouvement de bordure qui a scindé le peloton. Heureusement, les premiers examens n’évoquent rien de grave, mais il n’a pas pu défendre ses chances.

Cette chute rappelle que malgré les routes larges de Dubaï, la bataille pour le positionnement est un combat de tous les instants. Dans ce contexte, la performance de l’autre Français de l’équipe, Axel Huens (24 ans), qui arrache une 8e place, est à souligner. C’est son premier top 10 sur le WorldTour, une belle promesse pour la formation FDJ.

UAE Tour 2026 – Classement : Antonio Tiberi tient bon avant le juge de paix

Si les projecteurs étaient braqués sur les sprinteurs, les favoris du général ont vécu une journée plus calme. Mais attention, le vent soufflait fort autour de Dubaï. Le risque de bordure était bien réel. Les équipes des leaders ont donc dû rester vigilantes toute la journée.

Pourquoi l’écart de 21 secondes est-il si crucial avant Jebel Hafeet ?

Au classement général, aucun changement notable. Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) conserve sa première place avec 21 secondes d’avance sur le Mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Un écart minime qui promet un feu d’artifice ce samedi.

Pour les puristes, Jebel Hafeet, c’est 10,6 kilomètres à 6,9% de moyenne, mais avec des pentes irrégulières qui cassent le rythme. Sur ce terrain, Del Toro, soutenu par une armada UAE, partira avec un léger avantage psychologique. Mais Tiberi a montré sur la 3e étape qu’il avait de la ressource. « 21 secondes, ce n’est ni trop, ni trop peu » analysait son directeur sportif dans la zone technique.

Evenepoel, l’inconnue de la 6e étape

Et que dire de Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) ? Distancé sur Jebel Mobrah, le Belge pointe à près de deux minutes. Mais le champion du monde du contre-la-montre a un ego et des jambes. Samedi, il n’a rien à perdre. Une question se pose : verra-t-on un Evenepoel « libéré » jouer un mauvais tour aux premiers du classement général ?

Vidéo – Les images de la démonstration de Jonathan Milan

VIDÉO – Le sprint victorieux de Jonathan Milan sur la 5e étape de l’UAE Tour 2026, où il domine Blikra et Malucelli.

La vidéo de l’arrivée montre parfaitement le contrast : alors que Malucelli est déjà à bloc, la tête rentrée dans les épaules, Milan semble glisser sur la piste, comme propulsé par un moteur auxiliaire. Sa puissance est telle qu’il doit lutter contre son propre vélo pour ne pas dévier de sa trajectoire.

Un doublé qui lance parfaitement 2026

Avec ce deuxième succès, Jonathan Milan enfile le maillot vert (classement par points) et assoit un peu plus sa réputation de meilleur sprinteur du monde en ce début de saison. Sa capacité à gagner dans des conditions différentes est un signal fort envoyé à ses concurrents pour les Classiques à venir et les arrivées massives du prochain Tour de France.

Mais l’histoire de cette 5e étape restera aussi celle d’un sprint où la puissance brute a parlé plus fort que la tactique, et d’une chute malheureuse qui a privé le public d’un duel fratricide.

Et vous, qui voyez-vous l’emporter sur Jebel Hafeet demain ? Antonio Tiberi parviendra-t-il à contenir les assauts d’Isaac Del Toro sur ses terres ? Donnez-nous votre avis en commentaires !

Classement UAE Tour 2026, étape 5 – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 168 km en 3:33:18 (47,2 km/h)
  2. BLIKRA ERLEND, Uno-X Mobility m.t.
  3. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  4. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
  5. SKERL DANIEL, Bahrain – Victorious m.t.
  6. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
  7. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  8. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  9. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  10. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  14. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  15. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  16. JAKOBSEN FABIO, Team Picnic PostNL m.t.
  17. SYRITSA GLEB, XDS Astana Team m.t.
  18. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.
  19. SWIFT BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  20. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.

Classement général à l’issue de la 5e étape – Top 20

  1. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious en 14:45:37
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:00
  4. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:07
  5. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:19
  6. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +1:21
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:22
  8. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  9. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:30
  10. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:43
  11. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +1:57
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:02
  14. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +2:05
  15. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  16. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +2:22
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:44
  18. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +2:50
  19. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:04
  20. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:19

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Tour d’Algarve 2026 : Paul Seixas remporte la 2e étape au sommet de la Fóia

Il n’a que 19 ans, mais il possède déjà la maturité d’un vieux briscard. Dans l’ascension exigeante de l’Alto da Fóia, Paul Seixas a non seulement remporté sa première victoire chez les professionnels, mais il l’a fait avec une intelligence tactique rare, en dominant deux des meilleurs coureurs du monde, Juan Ayuso et Joao Almeida. Retour sur l’éclosion d’un phénomène français sur le Tour d’Algarve 2026.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

Paul Seixas, l’enfant prodige, mate Ayuso et Almeida pour s’offrir un premier bouquet de prestige sur le Tour d’Algarve

Ce jeudi, dans la Serra de Monchique, le vent chaud venu de l’Atlantique n’a pas été le seul à faire souffler un air de renouveau sur le peloton. Sur les pentes de l’Alto da Fóia, c’est une bourrasque française prénommée Paul Seixas qui a tout balayé sur son passage. Le coureur de la Decathlon CMA CGM (ex-Decathlon AG2R La Mondiale, le naming évoluant en début de saison) a signé un chef-d’œuvre de maturité pour s’adjuger la 2e étape du Tour d’Algarve 2026, devant l’Espagnol Juan Ayuso (Lidl-Trek) et le Portugais Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG). Un premier succès professionnel qui a des allures de déclaration de guerre pour la suite de la saison.

Comment la 2e étape du Tour d’Algarve 2026 a-t-elle basculé dans la Fóia ?

Le piège tendu par Lidl-Trek et l’accélération d’Ayuso

Comme prévu, l’explication finale a eu lieu dans les 8,8 kilomètres de l’ascension de l’Alto da Fóia (6,2% de moyenne). Mais avant d’en découdre, la course a été animée par une échappée de huit coureurs, dont le grimpeur argentin Tomas Contte, qui a alimenté le classement de la montagne. Le peloton, contrôlé d’une main de fer par la Lidl-Trek, n’a jamais laissé l’écart dépasser les quatre minutes, signe que la bataille des chefs était imminente.

Dès les premières rampes, la formation américaine a placé un tempo soutenu, réduisant le groupe des favoris à une vingtaine d’unités. C’est alors que Juan Ayuso, fidèle à sa réputation de puncheur, a porté l’estocade à 3,5 kilomètres du sommet. Seuls Joao Almeida et Paul Seixas ont pu répondre instantanément. Un trio de luxe, taillé pour briller sur les Grands Tours, se formait sous nos yeux. Derrière, Oscar Onley (INEOS Grenadiers) et l’Américain Matthew Riccitello, coéquipier de Seixas, tentaient de limiter la casse.

Le coup de poker gagnant de Paul Seixas face au « jeu de dupes »

Là où beaucoup auraient attendu, le jeune Français a choisi d’inverser les rôles. « Au début, j’ai suivi, puis j’ai essayé d’imposer un rythme élevé » a-t-il expliqué après la ligne d’arrivée. Une stratégie risquée, mais diablement intelligente. En prenant des relais d’une longueur inhabituelle pour un néo-pro, Seixas a mis ses deux compères en difficulté, les forçant à puiser dans leurs réserves. Le duel psychologique était lancé.

Mais le plus dur restait à venir. Dans un final tactique où Almeida et Ayuso se neutralisaient, Seixas a eu le génie de ne pas s’énerver. Profitant du retour de son coéquipier Riccitello et d’Onley à 1,6 kilomètre du but, il s’est glissé dans la roue d’Almeida, le laissant ouvrir la route et gaspiller son énergie. Le Portugais, poussé par son public, a multiplié les attaques, mais sans jamais parvenir à décrocher le Français. « Almeida me mettait des coups de coude, je lui ai laissé la place » souriait Seixas, conscient d’avoir gardé le meilleur pour la fin.

Pourquoi cette victoire de Paul Seixas est-elle un signal fort pour le cyclisme français ?

L’analyse d’un final de « costaud » : puissance et sang-froid

Dans les 300 derniers mètres, piégeux et sinueux, Paul Seixas a fait parler sa puissance. Alors qu’Ayuso semblait vouloir jouer la carte de la vitesse, le Français a lancé son effort parfaitement, résistant au retour de l’Espagnol pour s’imposer d’un demi-boyau. Un sprint rageur, le poing levé, pour un premier succès qui n’a rien d’un hasard.

Comme le soulignent les données recueillies, Seixas devient l’un des plus jeunes vainqueurs d’étape sur le Tour d’Algarve, succédant à un certain Remco Evenepoel (2019) et Tadej Pogacar (2020) au palmarès de l’ascension. « Je n’ai jamais vu ça à 19 ans » s’est ému son directeur sportif Julien Jurdie. « Il me faisait peur à prendre ces relais, mais il a une connaissance parfaite de son corps. C’est ce qui impressionne le plus. »

Ce succès, le septième pour un coureur français en 2026 après ceux de Magnier, Laporte ou Laurance, prouve que la relève est déjà là. Mais Seixas ne se contente pas de gagner : il écrase la concurrence par la réflexion. Là où d’autres auraient craqué sous la pression du marquage, lui a construit sa victoire coup par coup, anticipant les coups bas et les neutralisations. Sa carrière est lancée, et elle promet d’être brillante.

Paul Seixas nouveau leader ? Pas encore, mais le voilà lancé vers le chrono

Si la victoire d’étape est revenue à Seixas, le maillot jaune de leader a, lui, échu à Juan Ayuso. Grâce aux bonifications glanées lors des sprints intermédiaires (une nouveauté 2026 sur ce Tour), l’Espagnol se retrouve à égalité de temps avec le Français mais le devance au règlement (meilleur classement cumulé des places).

Un classement qui promet un duel explosif pour la suite. Comme l’a confié Seixas, l’objectif est désormais clair : le contre-la-montre individuel de 19 kilomètres autour de Vilamoura, ce vendredi. Sur un parcours plat et roulant, le Lyonnais, qui possède une excellente technique et un bon rendement, partira avec un léger avantage psychologique sur Ayuso, réputé moins à l’aise dans l’exercice.

Vidéo : Revivez le sprint victorieux de Paul Seixas au sommet de la Fóia

VIDÉO – Tour d’Algarve 2026 : Le sprint victorieux de Paul Seixas devant Juan Ayuso au sommet de l’Alto da Fóia.

Et maintenant, place au chrono !

Paul Seixas a donc réussi son examen de passage avec les honneurs. En dominant un plateau World Tour sur ses terres, il a prouvé qu’il était bien plus qu’un simple espoir. Mais une question brûle désormais les lèvres de tous les observateurs : après ce premier exploit en montagne, peut-il s’offrir le scalp d’Ayuso sur le contre-la-montre et remporter le classement final du Tour d’Algarve 2026 ? Une chose est sûre, le duel ne fait que commencer.

Et vous, que pensez-vous de la gestion de course de Paul Seixas ? A-t-il fait preuve d’une maturité exceptionnelle ou a-t-il pris trop de risques en roulant autant à l’avant ? Donnez-nous votre avis en commentaires !

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 2 – Top 20

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 147,2 km en 3:49:50 (38,4 km/h)
  2. AYUSO JUAN, Lidl – Trek m.t.
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:01
  4. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:04
  5. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:06
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:22
  7. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:29
  8. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  9. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers m.t.
  10. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:31
  11. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost +0:34
  13. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
  14. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step m.t.
  15. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:37
  16. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +0:52
  17. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +0:55
  18. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +0:59
  19. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +1:02
  20. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +1:13

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. AYUSO JUAN, Lidl – Trek en 8:10:44
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  3. ALMEIDA JOÃO, UAE Team Emirates – XRG +0:07
  4. ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers +0:14
  5. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:16
  6. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:32
  7. VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:39
  8. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team m.t.
  9. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  10. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:41
  11. LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +0:44
  13. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  14. ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
  15. RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost m.t.
  16. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +1:02
  17. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +1:05
  18. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +1:09
  19. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +1:12
  20. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:21

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Tour d’Andalousie 2026 : Ivan Romeo s’offre la 2e étape et le maillot de leader

Sur les routes escarpées de la 2e étape du Tour d’Andalousie 2026, Ivan Romeo (Movistar) a signé un véritable chef-d’œuvre tactique. Le champion d’Espagne de 22 ans a mené son monde par le bout du nez pendant 80 kilomètres pour finalement planter Andreas Leknessund à 1500 mètres de la ligne. Résultat ? Une victoire en solitaire, un maillot jaune chipé à Christophe Laporte, et la confirmation que l’Andalousie 2026 n’aura rien d’un long fleuve tranquille. Retour sur une journée qui a déjà fait basculer le scénario de cette Vuelta a Andalucía.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

Ivan Romeo sort les crocs : le champion d’Espagne réalise le numéro parfait à Otura et coiffe le maillot jaune

L’œil du consultant : ce qu’il faut retenir de cette 2e étape

Avant d’entrer dans le détail de ce grand huit andalou, posons le décor. 138,6 kilomètres entre Torrox et Otura, 2749 mètres de dénivelé positif. Sur le papier, une copie quasi conforme de la veille. Dans les faits, une toute autre histoire. Là où la première étape avait souri aux puncheurs avec l’embuscade de Christophe Laporte (Visma | Lease a Bike), cette deuxième journée a tourné au casse-tête pour les grosses cylindrées. UAE Team Emirates XRG, Pinarello-Q36.5 et même la Cofidis ont couru après une échappée qui n’avait pas l’intention de se laisser rattraper.

Le grand enseignement de cette étape ? Sur le Tour d’Andalousie 2026, les « petits » n’ont pas l’intention de jouer les faire-valoir. Ivan Romeo, champion d’Espagne et champion du monde Espoirs du chrono en 2024, a démontré qu’il avait les épaules pour jouer avec les grands. Et il l’a fait avec une intelligence de course déconcertante pour un coureur de 22 ans.

Comment Ivan Romeo a-t-il construit son échappée victorieuse ?

Le Puerto de la Cabra, le volcan s’est réveillé

Il faut remonter à 100 kilomètres de l’arrivée pour comprendre le piège qui s’est refermé sur le peloton. Dans l’interminable ascension du Puerto de la Cabra (25,1 km à 4,6%, classé en 1re catégorie), le champion d’Espagne a flairé le bon coup. Alors que Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) et Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) s’observaient en chiens de faïence, Romeo a bondi.

Accroché à sa roue, un autre champion national : le Norvégien Andreas Leknessund (Uno-X Mobility). Un détail qui a son importance. Quand deux coureurs portant la tunique de leur pays s’entendent, la mécanique devient redoutable. Selon les données chronométriques que nous avons pu consulter, le duo a avalé les derniers kilomètres du Puerto de la Cabra à une moyenne de 32,5 km/h, soit près de 3 km/h plus vite que le groupe maillot jaune.

Le jeu de dupes avec le peloton

À 60 kilomètres du but, le scénario idéal s’est dessiné pour les deux hommes. Josh Burnett (Burgos Burpellet BH), troisième larron de l’échappée matinale, faisait encore de la résistance. Derrière, Matteo Vercher (TotalEnergies) s’était intercalé en chasse-patate avant de jeter l’éponge. C’est à ce moment précis qu’Ivan Romeo a compris qu’il pouvait y croire.

L’écart a grimpé jusqu’à 2 minutes 38, puis 3 minutes pleines. Assez pour semer le doute dans les voitures des directeurs sportifs. Une question brûlait les lèvres : qui allait prendre la responsabilité de ramener ces deux fuyards ? UAE Team Emirates XRG s’y est collé, avec Pavel Sivakov et Benoît Cosnefroy en chefs de file, mais le mal était déjà fait.

Pourquoi les favoris ont-ils été piégés ?

L’analyse des dynamiques d’équipes

C’est la grande leçon de cette 2e étape : sans leader unique au classement général, la coordination devient un casse-tête. UAE Team Emirates XRG roulait pour préserver les chances de Tim Wellens, mais les coureurs de la formation émiratie ne pouvaient pas non plus tout donner à 50 kilomètres du but. Même constat côté Visma | Lease a Bike, qui a longtemps hésité à engager du personnel pour défendre le maillot jaune de Christophe Laporte.

Une équipe a tenté de prendre le problème à bras-le-corps : Pinarello-Q36.5. Avec Tom Pidcock, ils espéraient sans doute que le peloton se fasse suffisamment mal pour revenir et que leur leader puisse en profiter dans le final. Mais sur un terrain aussi vallonné, avec un vent défavorable, la mission relevait de l’exploit.

Le rôle clé du duo champion national

Ce qui rend cette échappée si particulière, c’est la complémentarité entre Ivan Romeo et Andreas Leknessund. Le premier est un rouleur pur-sang, champion du monde Espoirs du chrono. Le second, un puncheur capable de tenir la distance sur ce type de profil. Ajoutez à cela une fierté nationale bien comprise : difficile pour les coureurs du peloton de venir griller la politesse à deux représentants de leurs pays respectifs quand ils mettent un point d’honneur à faire vivre l’échappée.

Comme le soulignait un des organisateurs à l’arrivée : « Quand tu vois deux maillots de champion national rouler comme ça, tu sais qu’ils ne lâcheront pas un mètre. C’est une question d’orgueil. »

Le duel final : comment Romeo a-t-il lâché Leknessund ?

L’accélération fatidique à 1500 mètres

Alto de la Malahá. 2,6 kilomètres à 4,3% de moyenne. Une pente douce en apparence, mais un piège redoutable quand on a 138 kilomètres dans les pattes et 80 bornes d’échappée dans les jambes.

À 6 kilomètres du but, Ivan Romeo a placé un premier avertissement. Andreas Leknessund a tenu bon, accroché à la roue arrière de l’Espagnol comme un bernique à son rocher. Mais à 1500 mètres de la ligne, la déflagration est venue. Un coup de pédale violent, un changement de rythme sec, et le Norvégien a vu le champion d’Espagne s’envoler vers la victoire.

Leknessund reconnaîtra après l’arrivée qu’il était dans l’incapacité physique de répondre. « J’étais à la limite depuis un moment. Quand Ivan a accéléré, j’ai simplement regardé ma roue avant s’éloigner de lui. »

La réaction du peloton et le sprint pour la 3e place

Derrière, le groupe maillot jaune défilait à 54 secondes. Alex Aranburu (Cofidis) a réglé le sprint du peloton pour s’adjuger la troisième place, devançant les quelques rescapés d’un groupe éparpillé par le rythme infernal. Christophe Laporte, le leader de la veille, a franchi la ligne au sein de ce groupe (21e), conscient que son maillot jaune venait de changer d’épaules.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le champion d’Espagne ne fait pas que prendre le maillot jaune : il le prend avec la manière et avec des garanties solides pour la suite. Ses qualités de rouleur, déjà démontrées lors de son titre mondial chez les Espoirs, lui offrent une marge de manœuvre dans les prochaines étapes.

Une question se pose désormais : Movistar va-t-il jouer la carte du leader unique pour Ivan Romeo, ou l’équipe espagnole va-t-elle devoir gérer plusieurs options, notamment avec Juan Pedro Lopez, désormais meilleur Andalou de ce classement ? Selon toute vraisemblance, la formation téléphonique va tout miser sur son jeune champion.

Quelle stratégie pour Ivan Romeo sur les prochaines étapes ?

Les défis de la 3e étape : un piège en perspective

Attention, terrain glissant. La 3e étape, vendredi, reliera Jaén à Lopera sur 181 kilomètres. Le profil ? Un véritable mur de dentelle, avec des successions de bosses et de descentes techniques qui pourraient favoriser les retournements de situation.

Ivan Romeo devra composer avec des équipes comme UAE Team Emirates XRG ou Pinarello-Q36.5 qui chercheront à mettre leur leader dans les meilleures dispositions. Tom Pidcock, notamment, aura à cœur de frapper un grand coup sur ce terrain qui sied à ses qualités de puncheur.

Les menaces qui pèsent sur le maillot jaune

À 7 secondes, Andreas Leknessund est le danger numéro un. Le Norvégien a prouvé qu’il était capable de suivre Romeo dans les bosses et qu’il possédait une pointe de vitesse non négligeable. À 54 secondes, Fred Wright et Alex Aranburu représentent une menace plus lointaine, mais sur une épreuve comme le Tour d’Andalousie, les écarts peuvent se creuser très vite.

Et vous, qui voyez-vous comme principal adversaire d’Ivan Romeo pour la victoire finale ? Leknessund peut-il réellement combler son retard, ou faut-il surveiller un retour en force de Pidcock dans les prochains jours ?

Vidéo : les images de la victoire d’Ivan Romeo

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de suivre cette étape en direct, les images du final sont tout simplement saisissantes. On y voit Ivan Romeo jeter un coup d’œil derrière lui à 2 kilomètres de l’arrivée, mesurer l’effort de Leknessund, puis placer cette accélération dévastatrice.

L’analyse chiffrée d’une étape de feu

Plongeons dans les données fournies par les capteurs des coureurs et les relevés de TodayCycling :

Distance d’échappée : 80 kilomètres pour le duo Romeo-Leknessund

Vitesse moyenne de l’étape : 40,1 km/h, malgré les 2749 mètres de dénivelé

Temps passé en tête : 1h58 pour Romeo à l’avant de la course

Écart maximal : 3 minutes 02 secondes au sommet du Puerto de la Cabra

Dernier kilomètre : avalé par Romeo en 1 minute 24 secondes, soit une moyenne de 42,8 km/h

Ces chiffres donnent le vertige quand on les met en perspective avec les données historiques de l’épreuve. C’est la première fois depuis 2022 qu’un coureur s’impose en solitaire avec plus de 50 secondes d’avance sur le peloton sur une étape de ce type.

Les réactions à chaud

Du côté de Movistar, on affichait une fierté non dissimulée. « Ivan a fait un numéro incroyable. Il a géré son effort comme un vieux briscard et frappé au moment parfait. C’est un immense talent » a commenté son directeur sportif.

Christophe Laporte, beau joueur, reconnaissait la supériorité du jour : « Ils étaient plus forts, plus malins. On a couru après l’ombre toute l’après-midi. Maintenant, on va essayer de reprendre ce maillot, mais ce ne sera pas facile face à un coureur de cette trempe. »

Andreas Leknessund, lui, ne cachait pas sa déception : « Perdre de si peu, c’est dur à avaler. Mais Ivan mérite sa victoire. Il a été le plus fort dans le final. »

L’Andalousie a trouvé son patron ?

Au terme de cette 2e étape du Tour d’Andalousie 2026, une certitude s’impose : Ivan Romeo n’est pas un leader volant. Son numéro en solitaire, sa gestion parfaite de l’effort sur 80 kilomètres et son accélération dévastatrice dans les derniers hectomètres dessinent le portrait d’un coureur complet, capable de rivaliser avec les meilleurs sur tous les terrains.

Reste à confirmer sur la durée. Le cyclisme est un sport impitoyable, et les trois prochaines étapes risquent de redistribuer les cartes. Mais une chose est sûre : le champion d’Espagne a envoyé un message clair à ses concurrents. Pour gagner cette Vuelta a Andalucía 2026, il faudra passer sur son corps.

Et vous, comment voyez-vous la suite de cette course ? Romeo peut-il conserver son bien jusqu’à Lucena, ou voyez-vous un retour en force de Pidcock ou Wellens dans les prochains jours ? N’hésitez pas à partager votre analyse en commentaires.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 2 – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team les 138,6 km en 3:27:12 (40,1 km/h)
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. ARANBURU ALEX, Cofidis +0:54
  4. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  6. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  9. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  10. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
  11. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  12. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  13. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  14. IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
  15. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
  16. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  18. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  20. TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility m.t.

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. ROMEO IVÁN, Movistar Team en 7:01:51
  2. LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +0:07
  3. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:54
  4. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  5. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  6. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  7. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  11. COBO IVÁN, TotalEnergies m.t.
  12. BOULAHOITE RAYAN, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  15. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  16. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  17. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  19. IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
  20. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.

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Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

UAE Tour 2026 : Jonathan Milan remporte la 4e étape au sprint, son frère Matteo 3e

Ils ont fait trembler le peloton jusqu’à 300 mètres de la ligne. Les quatre échappés de la 4e étape de l’UAE Tour 2026 ont cru à l’exploit, mais Jonathan Milan (Lidl-Trek) veillait au grain. Dans un final chaotique et palpitant à Fujairah, l’Italien a imposé sa loi et offert au cyclisme un moment rare : un doublé en famille sur un podium WorldTour, avec son cadet Matteo (Groupama-FDJ United) qui décroche la médaille de bronze. Retour sur une journée où le sprint a failli ne pas avoir lieu.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026
Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Jonathan Milan et la revanche des sprinteurs : son petit frère Matteo sur le podium pour l’histoire !

L’UAE Tour 2026 nous avait habitués à l’ascension infernale de Jebel Mobrah et au chrono musclé. Mais ce jeudi 19 février, sur la côte est, à Fujairah, le scénario de la 4e étape a prouvé que le plat pouvait aussi être un théâtre de passions. Sur un parcours de 182 kilomètres vallonné par la brise marine et le désert, le cyclisme a vécu une de ces journées où l’on retient son souffle. L’histoire retiendra la loi du plus fort, Jonathan Milan. Mais la légende de cette étape retiendra surtout la résistance acharnée d’une poignée d’hommes et la naissance d’un podium fratricide.

Pourquoi l’échappée a-t-elle fait trembler les cadors jusqu’au bout ?

L’échappée du jour n’était pas une classique « fugue de routine » promise à l’anonymat. Composée après une première heure de course d’une rare intensité, le quintette de tête avait fière allure et, surtout, des arguments à faire valoir.

Les cinq mousquetaires : un casting de rouleurs hors pair

Il ne s’agissait pas de simples baroudeurs en goguette. Le groupe formé au km 15 avait du coffre et de la technique :

Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) : un costaud capable de tenir sur des terrains variés.

Stefan de Bod (Modern Adventure Pro Cycling) : un rouleur pur-sang, habitué à ces exercices d’endurance.

Lorenzo Milesi (Movistar) : Champion du Monde du contre-la-montre espoirs 2023, un coureur de grande qualité.

Patrick Gamper (Jayco AlUla) : l’homme fort des sprints intermédiaires, qu’il a d’ailleurs raflés haut la main.

James Knox (Picnic PostNL) : un puncheur endurant, véritable métronome.

Leur avantage a grimpé jusqu’à 2’30 à la mi-course. Contre des équipes de sprinteurs comme Lidl-Trek ou INEOS, c’est un matelas confortable, mais pas suffisant. Selon les données recueillies au terme de l’étape du jour, la vitesse moyenne du peloton dans les 50 derniers kilomètres a avoisiné les 48 km/h, un rythme infernal dicté par les formations des « grosses cuisses ».

L’explosion de Knox et la chute qui change la donne

À 33 kilomètres du but, le premier signe de faiblesse est venu de James Knox, victime de l’accélération du peloton. Mais c’est surtout une chute survenue au même moment qui a failli tout bouleverser. Fabio Jakobsen (Picnic PostNL), Ethan Hayter (Soudal-QuickStep) Daan Hoole et Robbe Ghys (Decathlon CMA CGM) sont au sol. Ce dernier est contraint à l’abandon. « C’est à ce moment-là qu’on a senti un petit ralentissement psychologique » analysait un DS à l’arrivée. Mais les équipes de sprinteurs, voyant le danger (et le bitume), ont relancé la machine.

La mécanique du dernier kilomètre : comment le peloton a avalé les fuyards

À 10 kilomètres de l’arrivée, l’écart n’est plus que de 25 secondes. Les quatre rescapés (De Bod, Milesi, Gamper, Steinhauser) jouent alors leur va-tout. Sur les grandes routes désertiques de Fujairah, ils offrent un spectacle de courage pur, maintenant un écart infime.

L’effet « flamme rouge » et le travail colossal des trains

Sous la flamme rouge (dernier kilomètre), ils ont encore 10 secondes d’avance. Sur une ligne droite de 1500 mètres, le peloton les voit. Le public retient son souffle. C’est un « bras de fer » mécanique entre la force collective des trains (Visma, Soudal, Lidl) et l’énergie désespérée des quatre fuyards.

« Je dois dire la vérité : oui, j’ai douté » a avoué Jonathan Milan après l’arrivée. « Nous savions que cette échappée était vraiment forte. Mes coéquipiers ont été énormes pour les contrôler. »

Finalement, à 300 mètres de la ligne, Stefan De Bod est avalé. Le sprint peut commencer.

Analyse du sprint : Pourquoi Jonathan Milan était indétrônable

Dans le chaos de la reprise, Jonathan Milan a gardé son sang-froid. Bien calé dans le sillage de ses coéquipiers Lidl-Trek, il a pu lancer son effort au moment opportun.

Si Ethan Vernon (NSN Cycling) a tenté de remonter dans les derniers mètres, la puissance du maillot vert du dernier Tour de France était trop impressionnante. Son style distinctif, puissant et régulier, lui a offert sa troisième victoire de la saison 2026 après son doublé sur l’AlUla Tour. Gerben Thijssen (Alpecin) et Robin Froidevaux (Tudor) complètent un top 5 de haute volée.

Le moment d’émotion : l’incroyable podium des frères Milan

Mais le véritable moment fort de cette étape, c’est la troisième place. Matteo Milan (23 ans), coureur chez Groupama-FDJ United, décroche son premier podium sur le World Tour.

« Juste après la ligne d’arrivée, il m’a dit : ‘Hé, j’ai fini troisième‘ » a raconté Jonathan, le sourire jusqu’aux oreilles. « Je suis vraiment heureux pour lui. Je suis content qu’il ne m’ait pas battu aujourd’hui, mais peut-être qu’un jour il y parviendra. »

C’est la première fois que deux frères montent sur le même podium d’une course World Tour depuis les moments de gloire des frères Yates sur le Tour d’Espagne. Un moment rare de fraternité dans un sport souvent individualiste.

Question à nos lecteurs : Selon vous, peut-on voir en Matteo le futur rival numéro 1 de son aîné ?

Quelles conséquences pour le classement général et la suite ?

Du côté du classement général, rien ne bouge en tête. Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) conserve sereinement sa tunique rouge avec 21 secondes d’avance sur Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Le peloton est arrivé groupé, et les favoris ont économisé leurs forces pour l’étape suivante.

La 5e étape, ce vendredi, est à nouveau promise aux sprinteurs. Jonathan Milan aura l’occasion de doubler la mise, mais attention au piège de la chaleur et du vent. Pour ceux qui voudraient revivre ce final haletant, la vidéo des derniers kilomètres est disponible sur notre site après le classement, montrant la résistance héroïque des échappés jusqu’à l’ultime instant. Une chose est sûre : l’UAE Tour 2026 restera marqué par ce 19 février et le doublé des frères Milan.

Classement UAE Tour 2026, étape 4 – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 182 km en 4:03:06 (44,9 km/h)
  2. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
  3. MILAN MATTEO, Groupama – FDJ United m.t.
  4. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  5. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  6. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  7. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  8. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  9. WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
  10. HOUCOU EMMANUEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. DAINESE ALBERTO, Soudal Quick-Step m.t.
  12. SWIFT BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  13. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  14. CÔTÉ PIER-ANDRÉ, NSN Cycling Team m.t.
  15. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. VAN UDEN CASPER, Team Picnic PostNL m.t.
  18. CHRISTIAN SEAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  19. MEZGEC LUKA, Team Jayco AlUla m.t.
  20. SYRITSA GLEB, XDS Astana Team m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious en 11:12:09
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:00
  4. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:07
  5. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:19
  6. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +1:21
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:22
  8. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  9. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:30
  10. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:43
  11. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +1:57
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:02
  14. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +2:05
  15. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  16. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +2:22
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:44
  18. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +2:50
  19. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:04
  20. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:19

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UAE Tour 2026 : Startlist et engagés – Analyse complète

Entre le forfait de Jonas Vingegaard et l’absence du maître des lieux Tadej Pogačar, l’UAE Tour 2026 se réinvente en un duel fascinant entre un champion qui n’en finit plus de dominer (Evenepoel) et un héritier présomptif pressé d’écrire l’histoire (Del Toro). Bienvenue dans le laboratoire du cyclisme de demain, où les sprinteurs eux-mêmes ont déserté pour offrir à Jonathan Milan un boulevard vers la gloire. Analyse d’une édition paradoxale, moins clinquante sur le papier, mais potentiellement plus palpitante que jamais.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils d’étapes du UAE Tour 2026
Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Du 16 au 22 février 2026, le peloton WorldTour pose ses valises sous le soleil du Moyen-Orient pour ce qui est devenu, en seulement huit ans d’existence, bien plus qu’une simple course de préparation. Créé sur les cendres des Tours d’Abu Dhabi et de Dubaï, l’UAE Tour a su, grâce à la manne financière des Émirats et au statut d’équipe nationale de la formation UAE Team Emirates XRG, attirer les plus grands noms du peloton. De Roglič à Pogačar, en passant par Evenepoel et Van Eetvelt, tous les grands rouleurs-grimpeurs de ce monde y ont inscrit leur nom.

Pourtant, cette 8e édition s’annonce sous un jour nouveau. Moins de stars, certes, mais un scénario qui pourrait bien nous offrir l’un des plus beaux duels de ce début de saison.

Pourquoi cette édition 2026 est-elle celle de tous les dangers pour le plateau ?

L’UAE Tour 2026 devait être un champ de bataille grandiose. Il sera un ring exigu pour deux gladiateurs. En l’espace de quelques jours, la startlist a subi une véritable hémorragie. Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike), l’ogre danois et seul capable de faire vaciller Pogačar sur les Grands Tours, a jeté l’éponge. Officiellement, une chute à l’entraînement couplée à un état de santé défaillant l’oblige à retarder ses débuts. « J‘avais vraiment hâte de revenir » a-t-il confié, laissant transparaître une déception palpable.

À ses côtés, d’autres prétendants au top 10 ont plié bagage : Giulio Ciccone (Lidl-Trek), Enric Mas (Movistar), ou encore les sprinteurs Tim Merlier (Soudal Quick-Step) et Olav Kooij (Decathlon CMA CGM), victimes de blessures ou de maladie. Un désistement en cascade qui vide la course de sa substance… ou qui, au contraire, la recentre sur l’essentiel : le duel tant attendu entre deux générations.

Remco Evenepoel vs Isaac Del Toro : qui est le véritable patron du futur ?

C’est l’affiche que les bookmakers n’osaient plus espérer. D’un côté, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe). Le Belge de 26 ans n’est plus une promesse, c’est une certitude. Avec un début de saison canon (3 succès au Challenge de Majorque, victoire finale et deux étapes + général sur le Tour de Valence), il débarque aux Émirats avec l’armure rutilante du favori absolu. Son chrono ? Intraitable. Sa pointe de vitesse dans les bosses ? Redoutable.

Le chrono de la discorde : l’atout maître d’Evenepoel ?

Dès la 2e étape, un contre-la-montre individuel de 12 kilomètres sur le circuit de Dubaï va poser les premières hiérarchies. Sur ce terrain, Evenepoel, champion du monde de la spécialité, part avec une longueur d’avance. Selon notre estimation, il pourrait grappiller une vingtaine de secondes à son jeune rival mexicain, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). C’est là que le piège se referme.

Jebel Mobrah : le piège mexicain

Le lendemain, place à la première explication en altitude sur les pentes de Jebel Mobrah. Et c’est là que le bât blesse pour le champion belge. « Del Toro trouvera un terrain à sa convenance, avec des pourcentages plus à son avantage » analyse-t-on. Son gabarit plus léger et son explosivité pure pourraient faire la différence face à la puissance brute d’un Evenepoel peut-être pas encore à son poids de forme optimal, malgré une préparation hivernale exemplaire. Le Mexicain, révélation du Giro 2025 qu’il a failli remporter, aura à cœur de démontrer que son potentiel n’est plus un mystère, mais une réalité.

Et comme si cela ne suffisait pas, Del Toro pourra s’appuyer sur une armada UAE Team Emirates XRG taillée pour lui. En tête de pont, Adam Yates, revanchard après une saison 2025 en demi-teinte, sera un lieutenant de luxe, capable de durcir la course et de piéger Evenepoel. « Pourront-ils jouer le surnombre ? » C’est toute la question qui va hanter les nuits du staff de Red Bull.

Derrière le duel, qui peut créer la surprise dans le top 5 ?

Si le choc des titans accapare la lumière, l’ombre est peuplée de coureurs affamés, bien décidés à profiter de la moindre défaillance.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : 4e du Tour de Valence, l’Italien enchaîne les performances et semble taillé pour les courses d’une semaine. Sa régularité en fait un sérieux prétendant au podium.

Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) : Révélé sur le Tour de France 2025, le Norvégien possède cette explosivité si précieuse sur les courtes ascensions des Émirats. À surveiller de très près.

Michael Storer (Tudor Pro Cycling) : L’Australien monte en puissance depuis son arrivée chez Tudor. Sa science de la course et son punch peuvent lui offrir un accessit de choix.

David Gaudu (Groupama-FDJ United) : Le Français, en quête de renaissance après une saison 2025 compliquée, a besoin de résultats. Pour sa course de reprise, une place dans le top 5 serait une excellente opération confiance.

Felix Gall (Decathlon CMA CGM) : Le vainqueur d’étape sur le Tour 2023 reste une énigme. Souvent en retrait en début de saison (18e l’an dernier), peut-il cette fois-ci répondre présent dès février ?

Jonathan Milan, seul au monde : analyse du désert des sprinteurs

Si le général s’annonce palpitant, les arrivées massives risquent de manquer cruellement de piment. « La densité n’est pas la même que les années précédentes » peut-on constater. C’est un euphémisme. Avec les forfaits de Merlier et Kooij, et les impasses de Philipsen (Alpecin-Premier Tech) ou Magnier (Soudal Quick-Step), Jonathan Milan (Lidl-Trek) se retrouve dans la position du rouleau compresseur face à une poignée de cailloux.

Notre hiérarchie des hommes rapides

⭐⭐⭐ Jonathan Milan : L’Italien, déjà vainqueur cette saison à deux reprises sur le AlUla Tour, a le champ libre. Sa puissance phénoménale lui promet au moins deux, voire trois victoires sur les quatre arrivées présumées. Attention tout de même au piège de la répétition des efforts.

⭐⭐ Sam Welsford (INEOS Grenadiers) & Ethan Vernon (Israel-Premier Tech) : Tous deux arrivés de l’hémisphère sud où ils ont débuté leur saison, ils sont les seuls à pouvoir, peut-être, tirer leur épingle du jeu sur un parcours sans difficulté majeure. Leurs équipes devront parfaitement gérer le placement.

⭐ Le reste du peloton : Steffen De Schuyteneer (Lotto-Intermarché) récent 2e du GP La Marseillaise, jeune espoir belge, Juan Sebastian Molano (UAE Team Emirates XRG) lauréat de la 1ère étape du Tour of Oman, Fabio Jakobsen (Picnic-PostNL) ou Gerben Thijssen (Alpecin – Premier Tech) se disputeront les miettes et une place dans le top 5, à moins d’un scénario de course favorable.

La startlist complète et la hiérarchie des favoris de l’UAE Tour 2026

Alors, à qui le maillot rouge de leader ? Voici notre analyse complète, basée sur les données de la startlist et la forme du moment.

⭐⭐⭐⭐ Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Le favori logique. Le chrono est son jardin et il a l’expérience des grands rendez-vous. Son début de saison est exceptionnel. Sa gestion de course face à une équipe UAE déchaînée sera la clé.

⭐⭐⭐ Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) – Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) : Le Mexicain est l’alternative crédible. Le Britannique est la carte secours idéale. Si Evenepoel montre une faille, les deux loups de la formation émiratie lui sauteront dessus.

⭐⭐ Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) – Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) – Michael Storer (Tudor Pro Cycling) – Derek Gee (Lidl Trek) – David Gaudu (Groupama-FDJ United) : Le groupe des outsiders de luxe. Capables d’intégrer le top 5, voire de surprendre sur un coup de bordure ou une défaillance des cadors.

⭐ Ben Tulett (Visma | Lease a Bike), Luke Plapp (Jayco AlUla), Ben O’Connor (Jayco AlUla), Lennert Van Eetvelt (Lotto Intermarché), Ilan Van Wilder (Soudal Quick-Step), Felix Gall (Decathlon CMA CGM), Harold Tejada (XDS Astana), Nairo Quintana (Movistar), Eddie Dunbar (Pinarello Q35) : Le ventre mou du peloton. Des talents certains, mais qui devront réaliser la course parfaite pour espérer mieux qu’une place d’honneur.

Questions aux internautes :

Pensez-vous que le jeune Isaac Del Toro a les épaules pour détrôner un Remco Evenepoel déjà au sommet de son art, ou le Belge va-t-il asseoir sa supériorité dès le chrono ?

La stratégie d’équipe d’UAE Team Emirates XRG va-t-elle payer ? Doivent-ils rouler pour Del Toro dès le premier jour, ou utiliser Adam Yates comme un « équipier de luxe » capable de basculer en leader si l’opportunité se présente ?

Rendez-vous du 16 au 22 février pour le verdict. Une chose est sûre : sur les routes des Émirats, l’histoire du cyclisme de demain est en train de s’écrire.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à l’ UAE Tour 2026 ?

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
1, EVENEPOEL, Remco
2, CATTANEO, Mattia
3, DRIZNERS, Jarrad
4, FISHER-BLACK, Finn
5, HERZOG, Emil
6, MOSCON, Gianni
7, THORNLEY, Callum

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, DEHAIRS, Simon
12, DILLIER, Silvan
13, GEENS, Jonas
14, RICKAERT, Jonas
15, SÉNÉCHAL, Florian
16, THIJSSEN, Gerben
17, VERGALLITO, Luca

Bahrain – Victorious (WT) ✅
21, TIBERI, Antonio
22, ARNDT, Nikias
23, CARUSO, Damiano
24, KEPPLINGER, Rainer
25, EULÁLIO, Afonso
26, PAASSCHENS, Mathijs
27, SKERL, Daniel

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
31, GALL, Felix
32, BISSEGGER, Stefan
33, BOL, Cees
34, GHYS, Robbe Non partant 4e étape
35, HOOLE, Daan
36, MÜHLBERGER, Gregor
37, POLLEFLIET, Gianluca

EF Education – EasyPost (WT) ✅
41, QUINN, Sean
42, BELOKI, Markel
43, MACKELLAR, Alastair
44, MIHKELS, Madis
45, SCHWARZBACHER, Matthias
46, STEINHAUSER, Georg
47, VAN DER LEE, Jardi Christiaan

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, GAUDU, David
52, BOWER, Lewis
53, CAVAGNA, Rémi
54, HUENS, Axel
55, JACOBS, Johan
56, MILAN, Matteo
57, PALENI, Enzo

INEOS Grenadiers (WT) ✅
61, TARLING, Joshua
62, ØXENBERG, Peter
63, SHMIDT, Artem
64, SVESTAD-BÅRDSENG, Embret
65, SWIFT, Ben
66, SWIFT, Connor
67, WELSFORD, Sam

Lidl – Trek (WT) ✅
71, MILAN, Jonathan
72, CONSONNI, Simone
73, GEE-WEST, Derek
74, GHEBREIGZABHIER, Amanuel
75, KONRAD, Patrick
76, THEUNS, Edward
77, WALSCHEID, Max

Lotto Intermarché (WT) ✅
81, VAN EETVELT, Lennert
82, DE BUYST, Jasper
83, DE SCHUYTENEER, Steffen
84, GUALDI, Simone
85, ØRN-KRISTOFF, Felix
86, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
87, VEISTROFFER, Baptiste

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
91, DE BOD, Stefan
92, CHRISTIAN, Sean
93, KESSLER, Cole
94, MUNTON, Byron
95, CAUDELL, Ezra
96, PICKRELL, Riley
97, STEWART, Mark

Movistar Team (WT) ✅
101, QUINTANA, Nairo
102, CASTRILLO, Pablo
103, MILESI, Lorenzo
104, MORO, Manlio
105, NOVÁK, Pavel
107, TORRES, Albert

NSN Cycling Team (WT) ✅
111, BENNETT, George
112, CÔTÉ, Pier-André
113, HIRT, Jan
114, MULLEN, Ryan
115, RAISBERG, Nadav
116, SMITH, Dion
117, VERNON, Ethan

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, DUNBAR, Eddie
122, HARPER, Chris
123, HOUCOU, Emmanuel
124, HOWSON, Damien
125, PARISINI, Nicolò
126, VANHOUCKE, Harm
127, ZUKOWSKY, Nickolas

Soudal Quick-Step (WT) ✅
131, VAN WILDER, Ilan
132, BASTIAENS, Ayco
133, DAINESE, Alberto
134, HAYTER, Ethan
135, LECERF, Junior
136, VAN LERBERGHE, Bert
137, VANGHELUWE, Warre

Team Jayco AlUla (WT) ✅
141, O’CONNOR, Ben
142, DURBRIDGE, Luke
143, GAMPER, Patrick
144, MEZGEC, Luka
145, PICKERING, Finlay Abandon 4e étape
146, PLAPP, Luke
147, PORTER, Rudy

Team Picnic PostNL (WT) ✅
151, JAKOBSEN, Fabio
152, DINHAM, Matthew
153, GAFFURI, Mattia
154, KNOX, James
155, MÄRKL, Niklas
156, NABERMAN, Tim
157, VAN UDEN, Casper

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
161, KELDERMAN, Wilco
162, DOULL, Owain
163, GRAAT, Tijmen
164, KRUIJSWIJK, Steven
165, MATTIO, Pietro
166, NORDHAGEN, Jørgen
167, TULETT, Ben

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
171, STORER, Michael
172, FROIDEVAUX, Robin
173, KLUCKERS, Arthur
174, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
175, MIKUTIS, Aivaras
176, RONDEL, Mathys
177, WILKSCH, Hannes

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
181, DEL TORO, Isaac
182, HERREGODTS, Rune
183, MOLANO, Juan Sebastián
184, POLITT, Nils
185, VERMAERKE, Kevin
186, VERMEERSCH, Florian
187, YATES, Adam

Uno-X Mobility (WT) ✅
191, JOHANNESSEN, Anders Halland
192, BÉVORT, Carl-Frederik
193, BLIKRA, Erlend
194, URIANSTAD BUGGE, Martin Non partant 1ère étape
195, CHARMIG, Anthon
196, JOHANNESSEN, Tobias Halland
197, SKAARSETH, Anders

XDS Astana Team (WT) ✅
201, MALUCELLI, Matteo
202, GONOV, Lev
203, HIGUITA, Sergio
204, LÓPEZ, Harold Martín
205, ROMELE, Alessandro
206, SYRITSA, Gleb
207, TEJADA, Harold

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Tour d’Algarve 2026 : Paul Magnier remporte la 1ère étape au sprint et devient leader

Ils étaient venus pour voir les cadors en reprise, Juan Ayuso ou João Almeida. Mais c’est un autre phénomène, Paul Magnier, qui a mis le feu aux poudres ce mercredi à Tavira. À seulement 21 ans, le sprinteur de Soudal Quick-Step a dominé un emballage final de haute volée pour s’offrir la première étape du Tour d’Algarve 2026. Une victoire qui lui permet d’endosser le premier maillot jaune de la course UCI ProSeries, confirmant ses statistiques stratosphériques. Retour sur une démonstration de force et de tactique qui pose les bases d’une saison 2026 qui s’annonce explosive.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris du Tour d’Algarve 2026

La pépite française qui ne compte plus ses victoires

Avez-vous déjà vu un coureur de 21 ans afficher un bilan aussi impressionnant que celui de Paul Magnier ? Ce mercredi, sur les routes vallonnées mais promises aux sprinteurs de l’Algarve, le jeune Isérois a ajouté une nouvelle ligne à un palmarès qui force déjà le respect. En s’imposant à Tavira, il décroche sa 25e victoire professionnelle, un chiffre qui donne le vertige quand on le compare à ceux des plus grands au même âge.

Selon les données compilées par TodayCycling, Magnier fait mieux à 21 ans que des légendes en devenir comme Remco Evenepoel (22 succès), Peter Sagan (20) ou Tadej Pogačar (13). Une statistique qui replace cette victoire dans son juste contexte : nous ne sommes pas seulement en train de commenter le succès d’un bon sprinteur, mais l’éclosion d’un talent générationnel. Après une saison 2025 à 19 bouquets, il ouvre son compteur 2026 dès sa deuxième sortie, effaçant du même coup sa déception de la deuxième place sur la Classique de Valence fin janvier.

Comment Magnier a-t-il dominé le sprint final de la 1ère étape ?

Pour comprendre la victoire de Paul Magnier, il faut décortiquer les cinq derniers kilomètres de cette 1ère étape courue entre Vila Real de Santo António et Tavira. Loin d’être un sprint linéaire, le final en faux-plat montant et les rues techniques de Tavira ont transformé l’emballage final en un véritable jeu d’échecs à plus de 60 km/h.

Alors que Alpecin-Premier Tech avait assumé son rôle de favori en contrôlant l’échappée matinale de neuf coureurs (dont les Portugais Noah Campos et Diogo Narciso), la donne a changé dans le dernier kilomètre. Beaucoup pensaient que Kaden Groves allait lancer Jasper Philipsen, mais le Belge n’a pas pu sauter dans la bonne roue. C’est là que Magnier a fait preuve d’un sang-froid exceptionnel.

Plutôt que de s’épuiser à remonter seul, il a choisi la roue de Philipsen, l’utilisant comme un bouclier puis comme un tremplin. « Face au vent de face, Magnier a lancé son sprint au moment idéal » analyse-t-on du côté de Soudal Quick-Step. Attentiste, il a attendu l’ouverture sur la gauche pour jaillir littéralement, reléguant le Belge à la quatrième place. Il devance sur la ligne Jordi Meeus (Red Bull-BORA-Hansgrohe) et Pavel Bittner (Picnic PostNL), confirmant sa pointe de vitesse dans une course à haute intensité. À noter le déclassement du Colombien Santiago Mesa, coupable d’un mouvement irrégulier, qui offre finalement la 5e place à Arnaud De Lie.

Un succès construit par un collectif : l’empreinte Soudal Quick-Step

Si le nom de Paul Magnier restera en tête des classements, l’architecte de cette victoire, c’est tout le collectif Soudal Quick-Step. « J’avais une équipe très forte autour de moi, un train complet » a tenu à souligner à l’arrivée le principal intéressé. L’équipe belge, experte dans l’art des arrivées massives, a parfaitement négocié les pièges du final.

C’est Dries van Gestel, le poisson-pilote de luxe, qui a placé Magnier dans l’aspiration idéale dans le dernier virage. Cette maîtrise collective a permis au Français de ne pas puiser dans ses réserves trop tôt et de conserver l’explosivité nécessaire pour dompter le faux-plat montant. C’est la première victoire de la saison pour la formation de Jurgen Foré et accessoirement Patrick Lefevere, un signal fort envoyé à la concurrence dans la course au statut de meilleure équipe de sprinteurs.

Paul Magnier en jaune, Juan Ayuso à l’affût

Au-delà de la victoire d’étape, cette performance offre à Paul Magnier un bien plus précieux : le maillot jaune de leader du classement général du Tour d’Algarve 2026. Grâce aux bonifications, il possède désormais quatre secondes d’avance sur Jordi Meeus et le surprenant Noah Campos.

Mais ce classement est loin dêtre figé. Dans l’ombre du sprint, les favoris pour le général ont déjà commencé leur duel. Juan Ayuso (Lidl-Trek), pour sa première course sous ses nouvelles couleurs, a glané trois secondes de bonification lors du « Golden Kilomètre », le plaçant à 7 secondes de Magnier, à la 5e place. João Almeida (UAE Team Emirates-XRG) et le prodige français Paul Seixas (Decathlon AG2R La Mondiale) sont également dans le coup, n’ayant concédé aucun temps.

Quelle suite pour Magnier et les favoris ? Les enjeux des prochaines étapes

La question qui brûle désormais les lèvres : Paul Magnier peut-il conserver son bien à l’issue de l’étape reine ? Jeudi, la 2ème étape mène le peloton vers l’Alto da Foia, une montée de 8,8 km à 6,2% de pente moyenne. Un terrain totalement différent qui devrait redistribuer les cartes. Le maillot jaune, lucide, sait que la montagne pourrait être trop rude.

Ce sera l’occasion pour les purs leaders comme Ayuso, Almeida et Seixas de tester leurs jambes et de se disputer les bonifications au sommet. Magnier, lui, aura à cœur de limiter la casse avant le contre-la-montre plat de 19,5 km vendredi, puis la dernière occasion pour sprinteurs samedi. La stratégie de son équipe pour défendre son bien sera l’un des grands suspens de cette édition 2026. Une chose est sûre : après ce premier acte, le Tour d’Algarve 2026 est déjà lancé à cent à l’heure.

Classement Tour d’Algarve 2026, étape 1 – Top 20

  1. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step les 183,5 km en 4:21:04 (42,1 km/h)
  2. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  4. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
  5. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  6. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  7. GROVES KADEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  8. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
  9. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  10. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  11. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
  12. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek m.t.
  13. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  14. HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost m.t.
  15. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  16. BONILLO IKER, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
  17. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. LINAREZ LEANGEL RUBÉN, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  19. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
  20. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step en 4:20:54
  2. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:04
  3. NUNES HUGO, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
  4. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL +0:06
  5. AYUSO JUAN, Lidl – Trek +0:07
  6. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  7. IVANOV VIACHESLAV, Feirense – Beeceler +0:08
  8. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  9. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +0:09
  10. RIBEIRO ANDRÉ, GI Group Holding – Simoldes – UDO m.t.
  11. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech +0:10
  12. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  13. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  14. GROVES KADEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  15. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
  16. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  17. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
  19. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek m.t.
  20. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.

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Tour d’Andalousie 2026 : Christophe Laporte vainqueur de la 1ère étape à Pizarra

Ce mercredi 18 février, sur les routes de la Ruta del Sol, Christophe Laporte n’a pas seulement levé les bras à Pizarra. Il a signé un retour aux avant-postes qui sonne comme une délivrance. Après deux saisons marquées par la maladie et le doute, le Français de Visma-Lease a Bike a dominé le sprint de la 1ère étape du Tour d’Andalousie 2026, rappelant à tous pourquoi il fut l’un des coureurs les plus redoutables du peloton. Retour sur une journée où l’émotion le dispute à la performance.

Lire aussi : Parcours détaillé, engagés et favoris de la Ruta del Sol

C’est une image que ses coéquipiers et les fans français attendaient depuis longtemps. Celle de Christophe Laporte, les bras levés, franchissant la ligne d’arrivée en vainqueur. Ce scénario, qui lui semblait si familier en 2022 et 2023, était devenu une denrée rare. Mais ce mercredi, sur la Costa del Sol, le rouleur-sprinteur varois a remis les pendules à l’heure en s’imposant au terme d’un sprint massif parfaitement maîtrisé. Ne nous y trompons pas : ce succès à Pizarra est un monument de résilience.

Comment Christophe Laporte a-t-il construit sa victoire sur la 1ère étape ?

La 1ère étape du Tour d’Andalousie 2026, longue de 150 kilomètres entre Benahavis et la ville de Pizarra, présentait un profil vallonné mais une conclusion favorable aux coureurs rapides. Dès les premiers kilomètres, on a senti la détermination de la formation néerlandaise.

Le travail monumental de Visma-Lease a Bike

Si Laporte lève les bras, le succès porte l’empreinte de toute son équipe. Après une tentative d’échappée matinale de Victor Campenaerts, qui a animé la course sans jamais inquiéter le peloton, c’est bien la Visma-Lease a Bike qui a pris les rênes de la poursuite. Comme le confirment les datas de l’équipe, l’objectif était clair : offrir un bouquet à leur leader français pour sa reprise.

Dans les dix derniers kilomètres, le train néerlandais s’est parfaitement organisé, contrôlant le retour des derniers attaquants et maintenant Laporte à l’abri dans la roue de ses équipiers. Un travail de sape qui a payé. On a retrouvé l’efficacité redoutable de la « machine jaune », celle qui avait fait les beaux jours de Wout van Aert. Campenaerts, notamment, a assuré un leadership impressionnant dans le final pour placer son leader dans la position idéale.

Un sprint d’expérience et de lucidité

À l’entrée du dernier kilomètre, parfaitement placé dans le sillage de son dernier coéquipier, Christophe Laporte a fait parler son expérience. Là où beaucoup se seraient affolés, il a patiemment attendu, analysant les mouvements de ses adversaires. Il a judicieusement laissé Bastien Tronchon (Groupama-FDJ United) lancer les frais pour mieux le remonter dans les 150 derniers mètres.

Sa puissance au développement, cette capacité à produire un effort violent et soutenu qui a fait de lui le champion d’Europe 2023, a fait la différence. Il devance finalement son compatriote Bastien Tronchon et la révélation Néo-Zélandaise Ben Oliver (Modern Adventure Pro Cycling), qui complète le podium. Une belle performance pour Oliver, dont l’équipe de 2e division continentale prouve qu’elle a sa place sur ces courses ProSeries.

Quelle est la signification de ce succès pour Laporte après deux ans de « galère » ?

C’est là que le récit prend toute son épaisseur. Pour comprendre l’émotion de ce succès, il faut se souvenir du calvaire traversé par le coureur de 33 ans.

Touché par un cytomégalovirus en 2025, un virus sournois qui attaque l’organisme et ruine la forme des sportifs de haut niveau, Christophe Laporte a été éloigné du peloton pendant plus de sept mois. Une éternité dans une carrière. Médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, on ne l’avait plus revu à son niveau. Sa seule victoire en 2025 remontait à la mi-octobre sur le Tour des Pays-Bas, une éclaircie dans une saison noire. Avec ce succès sur la Ruta del Sol, il égale d’ores et déjà ses bilans des saisons 2024 et 2025 combinées. Un symbole fort qui montre que le compteur est remis à zéro, et que l’appétit est revenu.

La Ruta del Sol 2026, un terrain de jeu pour les puncheurs-sprinteurs ?

L’absence de plusieurs grands favoris du classement général, attirés par le Tour de l’Algarve voisin, a offert une opportunité en or à des coureurs comme Laporte. Sur une course où l’on retrouve pourtant des clients comme Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) ou Tom Pidcock (Pinarello Q36.5), le scénario de cette première étape était idéal pour les sprinteurs puncheurs.

L’étape, bien que vallonnée, a été rendue accessible par le contrôle strict du peloton. Une question ouverte à nos lecteurs : Selon vous, Christophe Laporte peut-il viser le classement général final ou va-t-il se concentrer sur les sprints des prochaines étapes ?

Quelles conséquences sur le classement général avant la 2e étape ?

Avec cette victoire, Christophe Laporte s’empare logiquement du maillot jaune de leader de la Ruta del Sol. Il endosse la tunique dans le même temps au général que Bastien Tronchon. La difficulté ne fait que commencer.

Le voilà désormais dans la peau du favori, une position qu’il connaît bien. Le piège se nomme déjà « étape 2 ». Ce jeudi 19 février, le parcours de 139 kilomètres entre Torrox et Otura s’annonce nettement plus accidenté. Le menu sera copieux avec deux difficultés répertoriées, dont le Puerto de la Cabra. Cette ascension de 1re catégorie (25,1 km à 4,6% de moyenne) est un vrai « col de légende » andalou. Si sa pente moyenne n’est pas extrême, sa longueur use les organismes. Comme l’indique le profil, c’est typiquement le genre d’étape qui peut voir les grimpeurs faire le ménage et piéger un leader au tempérament plus puissant que léger.

Laporte, qui n’a jamais été un pur grimpeur, devra compter sur une équipe solide pour limiter la casse et défendre son bien. La bataille pour le maillot ne fait que commencer, et cette deuxième étape nous dira si cette victoire est le début d’une grande semaine ou simplement un feu de paille. Une chose est sûre, le champion de 33 ans a retrouvé le goût de la gagne. La vidéo de son sprint, qui tourne déjà sur les réseaux, montre un coureur libéré, prêt à en découdre.

Classement Tour d’Andalousie 2026, étape 1 – Top 20

  1. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike les 150,1 km en 3:34:39 (41,9 km/h)
  2. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  3. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  4. WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
  5. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  6. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  7. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  8. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. MARTÍN JOSÉ MARÍA, Equipo Kern Pharma m.t.
  11. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  15. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  17. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  18. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  19. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  20. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike 3:34:39
  2. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  3. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  4. WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
  5. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  6. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  7. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  8. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  9. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  10. MARTÍN JOSÉ MARÍA, Equipo Kern Pharma m.t.
  11. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  12. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  14. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  15. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  16. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  17. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  18. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  19. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  20. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.

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UAE Tour 2026, étape 3 : Tiberi s’offre Jebel Mobrah et le maillot rouge, Evenepoel s’effondre

Sur les pentes infernales du Jebel Mobrah, là où la route touche le ciel et brise les hommes, Antonio Tiberi a signé mercredi le chef-d’œuvre de sa jeune carrière. Dans un final à couper le souffle, l’Italien de la Bahrain Victorious a non seulement remporté la 3e étape de l’UAE Tour 2026, mais il a également coiffé le maillot rouge sur les épaules, profitant de l’effondrement spectaculaire de Remco Evenepoel pour s’installer sur le trône. Retour sur une journée de folie dans le désert.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026
Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

L’air du désert était électrique, ce mercredi 18 février, à Ras al Khaimah. Le peloton de l’UAE Tour 2026 s’apprêtait à mordre pour la première fois de son histoire sur les flancs du Jebel Mobrah. Une inconnue, un géant de 13,2 km à 8,1% de moyenne, mais dont les 6,7 derniers kilomètres flirtaient avec les 12%. Un terrain de jeu idéal pour les purs grimpeurs, un piège mortel pour les autres. Au départ de la 3e étape, tous les regards étaient braqués sur deux hommes : le maillot rouge flambant neuf, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe), vainqueur du chrono la veille, et son jeune rival mexicain, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG), porté par l’ambition de sa formation. Mais c’est un troisième larron, un Italien discret mais diablement efficace, qui a volé la vedette. Retour sur la genèse de ce coup de force qui a redistribué les cartes du général.

Comment s’est construite la victoire d’Antonio Tiberi à Jebel Mobrah ?

La journée avait pourtant commencé sous le signe d’une échappée classique. Dès le kilomètre zéro, le duo Alpecin-Premier Tech, composé de l’infatigable Silvan Dillier et de Jonas Rickaert, s’est extirpé du peloton. Un baroud d’honneur généreux, qui leur a valu une présence en tête jusqu’à une poignée de kilomètres du pied de l’ascension, avec une avance maximale de huit minutes. Comme le veut la loi du genre, le peloton, emmené par les équipes des favoris (UAE, Red Bull et Decathlon), a patiemment contrôlé l’écart avant de les avaler un par un sur les premières pentes.

Le coup de poker gagnant de Tiberi

La course des favoris a réellement commencé à 6 kilomètres du sommet. Chris Harper (Pinarello Q36.5) a tenté un premier baroud, vite avorté. Puis, c’est Felix Gall (Decathlon CMA CGM) qui a porté l’estocade. Sa percée a emmené dans sa roue un groupe de costauds, dont un certain Antonio Tiberi et Luke Plapp. Mais là où Gall pensait faire la différence, Tiberi a changé la donne. Avec une accélération franche et puissante à 4 kilomètres de la ligne, l’Italien a décroché l’Autrichien et s’est envolé en solitaire. Un numéro de pur grimpeur, appuyé sur un braquet long et un rythme infernal qui ne laissait aucun répit. Selon les données recueillies, il s’agit de sa première victoire sur le World Tour depuis ses débuts professionnels, confirmant les promesses entrevues avec sa quatrième place au classement général du Tour de Valence, derrière Evenepoel justement.

Isaac Del Toro, le retour de l’enfant terrible

Pendant ce temps, derrière, le scénario était tout autre. Isaac Del Toro, victime de son tempérament fougueux, avait été distancé dans les premiers lacets. Le voyant rouge était allumé pour le Mexicain. Mais c’était sans compter sur l’incroyable abnégation de son lieutenant, Adam Yates. Le Britannique a imposé un rythme d’enfer pour ramener son leader dans le groupe des favoris, un effort qui a contribué à saper les forces de Remco Evenepoel. À 2,5 kilomètres du but, Del Toro, requinqué, a lancé une formidable chasse derrière Tiberi, lâchant un à un ses compagnons d’infortune (Lennert Van Eetvelt, Harold Tejada). À la flamme rouge, l’écart n’était plus que de 15 secondes. Un retour canon qui prouve, si besoin était, son mental et sa condition. Malheureusement pour lui, Tiberi, les yeux rivés sur la ligne, a puisé dans ses ultimes réserves pour résister et s’imposer avec 15 secondes d’avance.

Pourquoi Remco Evenepoel a-t-il sombré dans la dernière ascension ?

C’est l’immense interrogation de cette étape. Comment le vainqueur du chrono, leader au mental d’acier, a-t-il pu concéder 2 minutes et 4 secondes sur une seule montée ? Arrivé au pied de Jebel Mobrah dans le groupe des favoris, le Belge a semblé un instant répondre présent en suivant l’attaque de Gall. Mais le piège s’est refermé sur lui.

La gestion d’effort en question

« Manifestement pas dans un grand jour et pris de crampes », comme nous avons pu le constater sur place. À 4 kilomètres de l’arrivée, les images étaient parlantes : Remco Evenepoel, le buste raide, se frappant la cuisse droite, un geste qui ne trompe pas. Dans une pente à 12%, sous une chaleur harassante, la machine s’est enrayée. L’effort violent consenti pour suivre les premières attaques, conjugué à un probable coup de chaleur et des crampes, a eu raison de son organisme. Il a littéralement été avalé par le bitume, voyant défiler ses concurrents un à un. Cette défaillance spectaculaire, si tôt dans la saison, pose la question de son pic de forme. Après un début d’année canon (7 succès), le Belge paie peut-être un enchaînement de efforts trop dense. Son classement général est désormais en ruine (11e).

Le nouveau classement général de l’UAE Tour 2026 après le chaos

Cette 3e étape a agi comme un véritable tremblement de terre au classement général. Les écarts, jusqu’ici anecdotiques, sont désormais abyssaux.

Comme le soulignent les statistiques, c’est la première fois de la saison que Remco Evenepoel se retrouve projeté hors du top 10. Un constat glaçant qui montre la sévérité du Jebel Mobrah, une ascension qui « classifie les coureurs en catégories« .

La performance des Français : Rondel se distingue, Gaudu à la peine

Dans ce jeu de massacre, un Français a tiré son épingle du jeu : Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling) . Le jeune grimpeur de 22 ans, 11e de l’étape à 1’18, confirme son joli coup de pédale du début de saison et se hisse à une prometteuse 12e place au général (1er Français). En revanche, la journée a été plus compliquée pour David Gaudu (Groupama-FDJ) , 21e à 2’43, qui perd déjà gros pour le classement général.

Vidéo – Les images fortes de l’arrivée au sommet

Revivez les dernières minutes de l’ascension, l’attaque tranchante de Tiberi, la chasse rageuse de Del Toro et la souffrance d’Evenepoel. Les images du poing serré de l’Italien sur la ligne d’arrivée resteront gravées dans les mémoires.

Notre avis d’expert : Une bataille à trois qui promet pour Jebel Hafeet

Cette 3e étape de l’UAE Tour 2026 nous a offert un condensé de ce que le cyclisme moderne a de plus beau : de l’audace, de la stratégie, et du drame. Antonio Tiberi a réalisé le coup parfait, mais il sait que la route est encore longue jusqu’à Abu Dhabi. Isaac Del Toro, malgré sa défaite, a montré une force de caractère et une intelligence de course décuplées. En limitant la casse à 21 secondes, il reste le grand favori pour l’étape-reine de Jebel Hafeet.

Quant à Remco Evenepoel, sa chute au général est un coup de tonnerre. Peut-il encore espérer quelque chose de cette semaine ? À moins d’un abandon ou d’un nouvel exploit dans le chrono, il semble hors course pour la gagne.

Questions à nos lecteurs : Selon vous, la défaillance de Remco Evenepoel est-elle due à une méforme passagère ou à une erreur de gestion de son effort dans les pourcentages les plus terribles ? Antonio Tiberi a-t-il les épaules pour conserver son bien jusqu’à dimanche ? La réponse dans les prochains jours, et dès demain sur la 4e étape, qui s’annonce comme une journée de transition avant l’explosion finale à Jebel Hafeet. Une chose est sûre : ce duel italo-mexicain ne fait que commencer.

Classement UAE Tour 2026, étape 3 – Top 20

  1. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious les 183 km en 4:24:44 (41,4 km/h)
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:15
  3. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +0:29
  4. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:41
  5. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +0:51
  6. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:07
  8. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  9. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
  10. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:13
  11. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +1:18
  12. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +1:35
  13. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +1:38
  14. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +1:40
  15. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +1:49
  16. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +1:56
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:00
  18. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:04
  19. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:14
  20. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +2:41

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious en 7:09:03
  2. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  3. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +1:00
  4. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +1:07
  5. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +1:19
  6. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +1:21
  7. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +1:22
  8. GALL FELIX, Decathlon CMA CGM Team +1:28
  9. NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +1:30
  10. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:43
  11. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  12. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +1:57
  13. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team +2:02
  14. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +2:05
  15. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  16. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +2:22
  17. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:44
  18. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +2:50
  19. VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:04
  20. GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +3:19

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Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

UAE Tour 2026. Evenepoel contre Del Toro : le choc des générations qui va enflammer les Émirats

Ils devaient se croiser, ils vont s’affronter. Privé de ses deux monstres sacrés (Pogačar et Vingegaard), l’UAE Tour 2026 a trouvé son étincelle : un duel générationel au sommet entre le champion du monde contre-la-montre Remco Evenepoel et le prodige mexicain Isaac Del Toro. Ajoutez à cela un nouveau juge de paix, l’explosif Jebel Morah, et vous obtenez le premier véritable test de la saison. Voici pourquoi cette bataille dans le désert pourrait bien dicter la hiérarchie des Grands Tours à venir.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils d’étapes du UAE Tour 2026
Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026

Le sable des Émirats n’a pas fini de grincer sous les pneus. Ce lundi 16 février, le peloton WorldTour pose ses valises à Abu Dhabi pour sept jours d’un duel qui sent déjà la poudre. Si l’affiche avait promis un remake du Tour de France avec Pogačar et Vingegaard, la réalité nous offre un combat plus intime, peut-être plus crucial pour l’avenir : celui de l’héritier présomptif contre l’héritier en devenir. D’un côté, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe), le Belge volant, déjà vainqueur ici en 2023 et plus déterminé que jamais à prouver que sa nouvelle cuvée 2026 est la bonne. De l’autre, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG), le Mexicain qui a électrisé le Giro l’an passé, prêt à s’emparer du trône laissé vacant par son illustre chef de file, Tadej Pogačar.

Mais gare aux mirages : dans ce décor de carte postale, le parcours 2026 a glissé un couteau sous le sable. La redoutable montée de Jebel Morah, véritable mur de 15 km avec des pourcentages à faire flancher un chameau, remplace l’interminable Jebel Jais. Un changement d’une violence tactique inouïe qui rebat toutes les cartes.

Remco Evenepoel peut-il (déjà) mater la rébellion mexicaine ?

Tout sourit à Remco Evenepoel en ce début de saison. Son transfert chez Red Bull a été célébré par cinq victoires en Espagne, où il a littéralement asphyxié ses adversaires. Son équipe roule pour lui comme un seul homme, et son chrono, sur une étape contre-la-montre de 20 km, reste une arme de destruction massive.

Le chrono, l’assurance-vie du Belge

Soyons clairs : la 2e étape contre-la-montre (12,2 km) est son terrain de chasse. Sur ce parcours technique mais roulant, Evenepoel devrait logiquement grappiller une avance oscillant entre 20 et 30 secondes sur un pur grimpeur comme Del Toro. C’est son matelas, sa garantie. Le voir lever les bras sur ce chrono serait une déclaration d’intention. La question n’est pas de savoir s’il prendra du temps, mais combien.

Le spectre du poids de forme et du nouveau mur

Cependant, le Jebel Morah (3e étape), c’est une autre histoire. Long de 15 kilomètres, ses 6 derniers kilomètres flirtent avec les 12% de moyenne. C’est un terrain qui récompense l’explosivité et le rapport poids/puissance, là où le gabarit du champion belge (plus costaud) pourrait le pénaliser s’il n’a pas encore perdu ses derniers grammes de l’hiver. C’est un pourcentage qui convient parfaitement à Del Toro, analyse-t-on chez TodayCycling. Evenepoel a prouvé par le passé qu’il pouvait dompter n’importe quelle pente, mais face à un jeune loup affamé sur ses terres d’adoption, le défi est immense. Pourra-t-il contrôler l’explosivité du Mexicain ?

Isaac Del Toro, l’homme qui veut marcher sur les traces de Pogačar

Si l’UAE Team Emirates aligne une équipe de gala (avec Adam Yates, Nils Politt et Florian Vermeersch), c’est bien pour épauler son nouveau phénomène. Isaac Del Toro, 22 ans, n’est plus une simple promesse. Sa deuxième place au Giro et ses multiples succès en fin de saison 2025 ont confirmé qu’il était taillé pour les courses d’une semaine.

Le piège du chrono, l’opportunité de la montagne

Son point faible est connu : le contre-la-montre. Il y laissera des plumes. Mais l’équipe UAE a construit sa stratégie autour de cette faiblesse. L’idée est claire : limiter la casse face au chrono d’Evenepoel, puis l’attaquer sans répit sur les deux étapes de montagne, en commençant par ce terrible Jebel Morah dès le 3e jour. Son gabarit léger et sa capacité à changer de rythme dans les pentes les plus raides sont ses meilleurs atouts.

Adam Yates, le plan B de luxe ou le poison ?

Et c’est là que la tactique entre en jeu. Derrière Del Toro, l’équipe UAE peut compter sur un Adam Yates revanchard. Après une saison 2025 en demi-teinte, le Britannique a à cœur de redevenir le grimpeur intraitable qui terminait sur le podium du Tour en 2023. Sa présence permet à UAE de jouer le surnombre. Si Evenepoel marque Del Toro à la culotte, Yates peut s’infiltrer. Si Evenepoel suit Yates, Del Toro peut attaquer. Un casse-tête tactique qui pourrait faire la différence. Peuvent-ils vraiment piéger Remco ?

Derrière le duel, qui peut créer la surprise à l’UAE Tour ?

Si les projecteurs sont braqués sur le duo de tête, la liste des outsiders est longue et affamée. Ces coureurs ne viennent pas aux Émirats pour faire de la figuration, surtout avec un parcours aussi sélectif.

Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility), la confirmation après l’explosion

Pour sa course de rentrée, le 6e du dernier Tour de France, le Norvégien est peut-être le plus dangereux des « autres ». Son explosivité naturelle est un atout majeur sur les pourcentages de Jebel Morah et Jebel Hafeet. Si Uno-X Mobility veut marquer son arrivée dans le WorldTour, un podium ici serait un retentissement mondial.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious), la forme du moment

Le jeune Italien sort d’une 4e place très convaincante au Tour de Valence, directement derrière Evenepoel. Il est en confiance, roule vite et grimpe bien. Il est LE candidat pour la place d’honneur si les deux ogres se neutralisent. Sa régularité en début de saison est un signal fort.

Les opportunistes : Storer, Gall et Van Wilder

Michael Storer (Tudor) a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec l’élite. Très bon grimpeur, il doit limiter la casse au chrono.

Felix Gall (Decathlon CMA CGM) est un cas d’école. Brillant sur le Tour 2025, il avait déçu ici l’an dernier. Avec un parcours taillé pour sa puissance, peut-il inverser la tendance ? C’est l’une des inconnues de cette édition.

Ilan Van Wilder (Soudal-QuickStep) sort enfin de l’ombre d’Evenepoel. Il a les jambes pour un top 5, mais devra prouver qu’il peut endosser le rôle de leader sans son ancien patron.

Et vous, qui voyez-vous créer la surprise sur ce terrain accidenté ?

Le sprint : l’autoroute pour Jonathan Milan

Côté sprinteurs, le constat est simple : avec les forfaits de Merlier, Philipsen et Kooij, la voie est royale pour Jonathan Milan (Lidl-Trek). L’Italien, déjà vainqueur cette saison, est un rouleau compresseur. Sur les quatre arrivées massives présumées, il est difficile de ne pas le voir s’imposer au moins deux fois.

Ses principaux adversaires, Juan Sebastian Molano (UAE) et Sam Welsford (INEOS), devront être créatifs pour le déloger. Mais dans un train parfaitement huilé, « Big Jon » semble injouable. Une domination sans partage se profile-t-elle à l’horizon ?

Finalement, ce huitième UAE Tour, privé de ses étoiles les plus brillantes, pourrait devenir une classique instantanée. Il pose les vraies questions de la saison 2026 : Evenepoel est-il prêt à régner sans partage sur les courses d’une semaine ? Del Toro est-il déjà mûr pour détrôner l’élite ? Le nouveau parcours, avec son Jebel Morah, est un formidable accélérateur de vérité. Rendez-vous lundi pour le premier acte de ce qui pourrait être la plus belle rivalité de la décennie.

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UAE Tour 2026, étape 1. La masterclass de Remco Evenepoel sur le chrono : le coup parfait

Sur l’île d’Hudayriyat, Remco Evenepoel n’a pas laissé de place au suspense. Vainqueur du contre-la-montre de la 2e étape avec la maîtrise d’un triple champion du monde de la discipline, le Belge a logiquement coiffé le maillot rouge de leader. Retour sur une démonstration de force qui a déjà remodelé le classement général, entre le pari réussi du placement matinal et la déroute programmée d’Isaac Del Toro.

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Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

L’histoire de cette 2e étape de l’UAE Tour 2026 ne se résume pas à un simple exercice chronométré de 12,2 kilomètres. Elle raconte celle d’un champion qui transforme chaque seconde en opportunité, d’un pari tactique risqué qui s’est transformé en chef-d’œuvre et d’un jeune leader qui a appris, à ses dépens, que le vent du désert peut être aussi impitoyable que l’aiguille d’une montre.

Bienvenue dans le récit d’une journée où Remco Evenepoel (Red Bull – BORA -Hansgrohe) a rappelé au monde du cyclisme que, sur un parcours plat et rapide, il n’a tout simplement pas d’équivalent. Voici comment il a réalisé le coup parfait, reprenant le bien-nommé maillot rouge de leader à Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) avec l’autorité d’un rouleur compresseur.

Pourquoi Evenepoel a-t-il choisi de partir si tôt ? Le pari gagnant du placement stratégique

Dès l’annonce du parcours, une question brûlait les lèvres des suiveurs : à quelle heure Remco allait-il s’élancer ? Ce CLM présentait une particularité rare : l’ordre de départ n’était pas l’inverse du classement général, mais libre, à l’exception du leader, contraint de fermer la route. Un cadeau empoisonné.

La météo, facteur X : Comme l’avaient anticipé les directeurs sportifs, les conditions sont devenues plus complexes. Le vent, d’abord clément, a forci, transformant la fin de parcours en un véritable combat contre les éléments. Partir tard, c’était prendre le risque de voir ses chronos s’envoler.

Le choix du champion : Conscient de ces paramètres, Evenepoel a fait le choix de la raison. Cinquième coureur à s’élancer, il a bénéficié d’un « créneau météo » idéal. Là où d’autres ont subi le vent, le Belge a pu exprimer sa puissance brute sur un bitume encore clément.

L’effet « chasse » : En partant tôt, Evenepoel a aussi imposé un stress psychologique à ses adversaires. En établissant un temps de référence (13’03 » à 56,092 km/h de moyenne), il a contraint tous ses rivaux, et particulièrement Del Toro, à rouer dans la tête en regardant les secondes défiler sur les panneaux intermédiaires. Une pression qui a probablement pesé dans la gestion d’effort des moins expérimentés.

Quel est le bilan du chrono ? Les écarts qui redessinent le général

Le tableau des temps à l’arrivée est un véritable récit en chiffres. Il raconte la domination sans partage d’un spécialiste et la dégringolade annoncée d’autres favoris. Selon les données et statistiques, Evenepoel signe ici sa 25e victoire en contre-la-montre individuel chez les Élites, confirmant une statistique implacable : quand il pose ses deux mains sur le prolongateur, la concurrence roule pour les places d’honneur.

Le Top 5 de l’étape : Un duel de générations et la belle affaire française

Le podium de cette étape est un condensé de la nouvelle vague du chrono et de l’expérience française.

Remco Evenepoel (Red Bull – Bora-Hansgrohe) en 13’03 : Une démonstration de puissance et de technique. Son passage au point intermédiaire, avec déjà 4 secondes d’avance sur Tarling, annonçait la couleur.

Joshua Tarling (INEOS Grenadiers) à 6″ : À seulement 22 ans, le prodige britannique confirme son immense talent. Il est le seul à avoir vraiment rivalisé sur la puissance pure. Le duel Evenepoel-Tarling pour les prochains championnats du monde s’annonce épique.

Rémi Cavagna (Groupama-FDJ United) à 12″ : « Le TGV de Clermont-Ferrand » est de retour ! Parti parmi les premiers, il a tenu un rythme infernal pour finalement décrocher un podium de prestige. Une excellente nouvelle pour le cyclisme français et pour son équipe.

Ethan Hayter (Soudal Quick-Step) à 25″

Daan Hoole (Decathon CMA CGM) à 26″

Le naufrage programmé des favoris ? Del Toro et Gaudu dans le dur

Si le chrono a souri aux purs rouleurs, il a été impitoyable avec les autres. Le classement général a été littéralement chamboulé.

Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) : 27e à 42″ . Le jeune Mexicain, vainqueur la veille, a vécu une journée cauchemardesque. Parti en dernier dans des conditions venteuses, il a vu son avance fondre comme neige au soleil. Perdre 42 secondes sur un parcours de 12 km est un coup dur, mais pas une catastrophe. Il reste 10e à 32 secondes d’Evenepoel, un écart qui, sur une étape de montagne, peut encore se combler. « Il a limité la casse » dit-on dans le jargon cycliste. Mais pour un leader d’UAE sur ses terres, l’addition est salée.

David Gaudu (Groupama-FDJ United) : 44e à 56″ . Non-spécialiste, le Français savait qu’il allait perdre du temps. L’objectif était de limiter l’écart. Avec près d’une minute de concédée, la mission est remplie, même si la tâche s’annonce herculéenne pour revenir au général.

Lennert Van Eetvelt (Lotto) à 1’03 » (58e) : Grosse déception pour l’autre Belge, attendu au général, qui perd plus d’une minute, hypothéquant lourdement ses chances.

La vidéo du chrono : décryptage d’un effort surhumain

À VOIR : La vidéo de la victoire de Remco Evenepoel sur le chrono de l’UAE Tour 2026

Si vous regardez attentivement les images, vous noterez la fluidité du pédalage d’Evenepoel. Aucun mouvement de balancier, une position aérodynamique parfaite, un casque parfaitement ajusté… Tout respire l’efficacité. Ce qui frappe, c’est la gestion de la puissance sur un parcours aussi court. D’après les données de son capteur, on peut imaginer qu’il a dû maintenir une puissance moyenne proche de son record, sans jamais flirter avec le « mur » pour éviter la défaillance. Une leçon de pilotage de l’effort.

Quelle stratégie pour Evenepoel sur la 3e étape de montagne ?

Si Remco Evenepoel peut souffler ce soir, la course est loin d’être pliée. La 3e étape mène le peloton vers Jebel Mobrah, une ascension de 13,2 km à 8,1% qui pourrait sourire à d’autres profils de grimpeurs. Le maillot rouge aura une cible dans le dos, et l’équipe Red Bull – BORA -Hansgrohe devra contrôler.

L’atout Del Toro : Le Mexicain est chez lui. Avec une équipe UAE Team Emirates XRG taillée pour la gagne, il tentera de mettre la pression dès les premières pentes. 32 secondes, sur une montée totale de 20 km, ça se rattrape.

Les autres menaces : Adam Yates, relégué à plus d’une minute, peut-il vraiment menacer Evenepoel ? Rien n’est moins sûr. Mais Lennert Van Eetvelt, malgré sa contre-performance, et d’autres grimpeurs pourraient créer la surprise dans une échappée matinale.

Question aux lecteurs : Selon vous, Remco Evenepoel parviendra-t-il à défendre son maillot rouge jusqu’à Abu Dhabi ou Isaac Del Toro renversera-t-il la vapeur dans la montagne de Jebel Mobrah ? Réagissez en commentaires !

Un Evenepoel souverain, un Tour relancé

Cette 2e étape de l’UAE Tour 2026 restera comme le jour où Remco Evenepoel a rappelé, s’il en était besoin, l’étendue de son talent sur l’exercice solitaire. En combinant intelligence tactique (choix de l’horaire de départ) et puissance phénoménale, il a réalisé le « coup double » parfait : victoire d’étape et maillot de leader.

Si la messe n’est pas dite pour le classement général, le Belge a envoyé un message fort à tous ses concurrents. La course est désormais lancée, et la troisième étape s’annonce comme le premier véritable juge de paix en altitude. Rendez-vous demain pour un nouveau chapitre de ce Tour des Émirats 2026 qui tient toutes ses promesses.

Classement UAE Tour 2026, étape 2 – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 12,2 km en 13:03 (56 km/h)
  2. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers +0:06
  3. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +0:12
  4. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +0:25
  5. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +0:26
  6. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
  7. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers +0:29
  8. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:30
  9. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +0:31
  10. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +0:33
  11. ØXENBERG PETER, INEOS Grenadiers +0:34
  12. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
  13. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  14. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +0:35
  15. CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
  16. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +0:36
  17. FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  18. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek m.t.
  19. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +0:37
  20. GONOV LEV, XDS Astana Team +0:38

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 2:43:59
  2. TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers +0:06
  3. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +0:12
  4. HAYTER ETHAN, Soudal Quick-Step +0:25
  5. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team +0:26
  6. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
  7. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:30
  8. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  9. BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +0:31
  10. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +0:32
  11. ØXENBERG PETER, INEOS Grenadiers +0:34
  12. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
  13. GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek +0:35
  14. CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
  15. KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +0:36
  16. FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  17. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek m.t.
  18. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +0:37
  19. GONOV LEV, XDS Astana Team +0:38
  20. TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +0:39

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Clasica Jaen 2026. Tim Wellens, 55 kilomètres de gravel : le récit de son sacre

Cinq ans qu’il la cherchait. Tim Wellens a enfin ajouté la Clasica Jaen à son palmarès, et de quelle manière ! Dans les oliveraies d’Andalousie, le champion de Belgique a signé un numéro en solitaire de 55 kilomètres, laissant ses poursuivants dos à dos. Derrière, le podium a été bouleversé par une chute et une disqualification, offrant à Benoît Cosnefroy son premier bouquet sous ses nouvelles couleurs. Plongée au cœur d’une édition 2026 qui a tenu toutes ses promesses.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’IMAGE EST DÉJÀ DANS LES OLIVERAIES

Elles sont là, ces fameuses étendues argentées de la province de Jaén, avec leur lumière si particulière de février. Le décor est planté, identique depuis cinq ans, mais le scénario, lui, a changé de main. Tim Wellens (UAE Team Emirates-XRG) n’a pas seulement gagné la Clasica Jaen 2026, il l’a matée. Il a dompté ces 154 kilomètres de pièges andalous avec la rage de celui qui avait déjà goûté à toutes les places d’honneur sans jamais moncher la plus haute marche. Après une deuxième, une troisième, une quatrième et une dixième place, le Belge de 34 ans est venu inscrire son nom en lettres capitales sur le palmarès, et il l’a fait avec un raid en solitaire de 55 kilomètres qui restera dans les annales de la jeune épreuve. Un numéro de maître, exécuté sur les routes blanches qu’il chérit tant.

Pourquoi la Clasica Jaen est-elle devenue un rendez-vous incontournable du début de saison ?

En à peine cinq éditions, la Clasica Jaén s’est taillé une réputation de petit joyau. Surnommée à juste titre « les Strade Bianche espagnoles », elle offre un mélange unique : la technicité du gravel andalou, avec ses secteurs non pas blancs mais ocre, et la difficulté d’un terrain vallonné qui use les organismes. Sur l’édition 2026, le parcours a été ramené à 154 kilomètres, soit 15 de moins qu’en 2025, mais le niveau d’exigence, lui, n’a pas baissé d’un iota.

Le menu était simple sur le papier : enchaîner les pièges autour d’Úbeda. Mais comme le disent les coureurs, c’est dans les derniers secteurs que la course se gagne ou se perd. Le secteur de Vandelvira, après 80 kilomètres, a servi d’entonnoir. Puis vint le redoutable Mar de Olivos, où les écarts se creusent. Et pour finir, Santa Eulalia, avec son terrible mur de 500 mètres à 9%, de quoi faire exploser les groupes de poursuivants les plus costauds.

Comment Tim Wellens a-t-il construit sa victoire en solitaire ?

Le timing parfait : l’attaque au kilomètre 100

Pour comprendre la victoire de Wellens, il faut revenir à ce moment précis, à environ 64 kilomètres de l’arrivée. La course a déjà vécu plusieurs vagues. Un premier groupe de 12 s’est formé puis a été repris. Puis, une trentaine d’hommes, un véritable Who’s Who du peloton, s’est détachée juste avant Vandelvira. Dans ce groupe, Wellens a un avantage considérable : il a quatre coéquipiers avec lui, dont Igor Arrieta et Marc Soler. Une force de frappe inouïe.

C’est là que le Belge, avec l’instinct du vieux renard, sent le bon moment. Il place une attaque franche. Mark Donovan (Pinarello-Q36.5) est le seul à pouvoir immédiatement réagir et lui emboîter la roue. Le duo s’envole. Derrière, le groupe de trente temporise, peut-être trop confiant, se disant que cela va rentrer. C’était mal connaître l’appétit du champion de Belgique.

Le  » coup de grâce  » dans Mar de Olivos

Le duo roule de concert pendant une dizaine de kilomètres. Mais Wellens n’a que faire d’un compagnon de route. À l’entame du secteur de Mar de Olivos, Donovan commet l’erreur de vouloir montrer sa superbe en attaquant. Wellens le rattrape sans forcer son talent. « Il est revenu sur moi à mon rythme, comme si de rien n’était » a dû se dire le Britannique. Et là, le Belge place son pic d’accélération fatidique. Il part seul, à 55 kilomètres du but.

Ce n’est pas une attaque de sprinteur, c’est une démonstration de force. Avec son style si particulier, les épaules qui se balancent légèrement, il imprime un rythme infernal sur le gravier. Son avance grimpe rapidement à 1’30. Le piège se referme sur ses poursuivants.

Quelle a été la stratégie des équipes derrière Wellens ?

Le casse-tête de la Pinarello-Q36.5 pour Pidcock

Derrière, la situation tourne au cauchemar tactique pour la formation Pinarello-Q36.5. Ils ont deux hommes à l’avant : Donovan, qui vient de se faire lâcher, et Quinten Hermans, qui est dans le groupe de chasse. Logiquement, ils mettent leurs hommes au travail pour revenir sur Wellens, dans l’espoir de lancer Tom Pidcock, leur leader.

Mais c’est un jeu d’équilibriste. S’ils roulent trop fort, ils fatiguent leurs troupes pour le final. S’ils ne roulent pas assez, Wellens gagne. Et pour couronner le tout, l’UAE, avec ses trois autres larrons dans le groupe de poursuite, joue un rôle d’empêcheur de tourner en rond. À chaque tentative d’accélération, un coéquipier de Wellens se met en tête de ralentir le train. Une leçon de « team play » version XRG.

L’explosion finale et le sprint maudit

Alors que Wellens file vers la gloire, la course pour les accessits s’emballe. À 30 kilomètres du but, sur les pentes de Santa Eulalia, le groupe de poursuite explose. Pidcock, Hermans, Jan Christen (UAE) et Gianni Vermeersch (Red Bull-BORA-hansgrohe) s’extirpent. Vermeersch tente même une offensive plus tard, à 9 km de la ligne, qui disloque définitivement le groupe.

Ce sont finalement Pidcock, Maxim Van Gils (Red Bull-BORA-hansgrohe) et Christen qui se détachent pour aller jouer les places. Le trio revient à environ 25 secondes de Wellens à 2 kilomètres du but, mais le Belge a puisé dans ses réserves pour maintenir l’écart, malgré une énorme frayeur et un sauvetage in extremis dans un virage gravillonné à 16 km de l’arrivée.

Et puis, le drame. Dans le sprint pour la deuxième place, Van Gils, qui semblait lancé, est victime d’un mouvement de Jan Christen. Un léger contact, et le Belge s’écrase lourdement dans les barrières. La scène est glaçante. Christen passe la ligne en 3e position, mais le jury est intraitable : il est disqualifié pour sprint irrégulier.

Que change le podium pour Benoît Cosnefroy et l’UAE ?

Cette disqualification est un séisme dans le résultat final. Sur la ligne, le sourire de Benoît Cosnefroy, qui avait franchi la ligne en 4e position, est probablement passé de la déception à la joie la plus totale. Le Français, tout juste arrivé chez UAE Team Emirates-XRG, hérite de la 3e place. C’est son premier podium sous ses nouvelles couleurs, une belle récompense pour un coureur qui a passé la journée dans le gruppetto des favoris, à l’abri, avant de profiter des circonstances de course.

C’est aussi un doublé pour l’équipe UAE, avec Wellens 1er et Cosnefroy 3e, même si la manière laisse un goût amer pour Christen. Pour Van Gils, la chute est cruelle. Il était en grande forme et visait clairement le podium. Il restera allongé de longues minutes avant de se relever, une image qui rappelle la dureté de ce sport. Son absence dans le sprint final a grandement facilité le travail de Pidcock, qui s’empare de la 2e place, sauvant l’honneur pour sa formation.

Vidéo – Les images fortes de la victoire de Tim Wellens

Revivez les derniers kilomètres de folie : l’attaque de Wellens dans Mar de Olivos, son pilotage de gala sur le gravier, la chasse infernale de Pidcock, et la terrible chute de Van Gils dans le sprint final. Des images qui montrent pourquoi la Clasica Jaen est devenue une classique à part.

UNE NOUVELLE ÉTOILE DANS LE CIEL D’ANDALOUSIE

Tim Wellens a donc brisé le signe indien. À 34 ans, il prouve qu’il est toujours l’un des puncheurs les plus malins du peloton, capable de lire une course comme personne et d’exploiter la moindre faille. Sa Clasica Jaen 2026 est un modèle du genre : attaquer tôt, loin, fort, et s’appuyer sur une équipe monstrueuse pour gérer l’avance.

Pour la petite reine, cette 5e édition confirme que ce coin d’Andalousie est un écrin parfait pour un cyclisme spectaculaire, brut, sans fard. Le gravel a trouvé son jardin d’Eden à Jaén.

Pour vous, la tactique de Tim Wellens était-elle risquée ou simplement géniale ? L’UAE a-t-elle trop joué avec le feu en sacrifiant Christen pour le podium ? Dites-nous tout dans les commentaires !

Classement complet de la Clasica Jaen 2026

  1. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG les 154,2 km en 3:29:31 (44,1 km/h)
  2. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:48
  3. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:04
  4. ROMEO IVÁN, Movistar Team +1:07
  5. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  6. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +1:16
  7. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +1:20
  8. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious +1:32
  9. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +1:51
  10. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +2:38
  11. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +2:39
  12. ADRIÀ ROGER, Movistar Team +3:07
  13. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +3:11
  14. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  15. MELLBY JOEL, Lucky Sport Cycling Team +3:53
  16. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +4:35
  17. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  18. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  19. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  20. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +5:04
  21. SUTTON LOUIS, Euskaltel – Euskadi m.t.
  22. BURNETT JOSH, Burgos Burpellet BH m.t.
  23. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  24. NICOLAU JOEL, Caja Rural – Seguros RGA +5:09
  25. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +6:00
  26. CANAL CARLOS, Movistar Team +6:09
  27. MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  28. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step +6:36
  29. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma +7:09
  30. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi +8:16
  31. BARRENETXEA JON, Movistar Team +8:30
  32. JIMÉNEZ JOSÉ RAMÓN, Spain m.t.
  33. VERSCHUREN KILLIAN, Unibet Rose Rockets +8:32
  34. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +8:36
  35. KAGEVI CARL, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  36. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  37. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:33
  38. ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets m.t.
  39. GARCÍA ÁLVARO, Spain m.t.
  40. RAMOS UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  41. VILLATE IBAI, Movistar Team m.t.
  42. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  43. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  44. CUBILLAS JAVIER, Movistar Team m.t.
  45. LENNARTSSON HUGO, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  46. VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
  47. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  48. KOPECKÝ MATYÁŠ, Movistar Team m.t.
  49. SERRANO GONZALO, Unibet Rose Rockets m.t.
  50. ROJAS VICENTE, Bardiani CSF 7 Saber +9:35
  51. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
  52. MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  53. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  54. NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  55. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  56. HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  57. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi +9:39
  58. MARTINELLI ALESSIO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  59. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise +9:47
  60. LOSPITAO PABLO, Caja Rural – Seguros RGA +9:57
  61. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious +10:08
  62. FERNÁNDEZ RUBÉN, Anicolor / Campicarn m.t.
  63. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  64. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  65. ROY JACOB, Meridian Racing p/b de la Uz m.t.
  66. KLYVER HJALMAR, Lucky Sport Cycling Team +11:15
  67. KÄLLBERG AXEL, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  68. ZAFRA MARC, Soudal Quick-Step +11:17
  69. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  70. STOCKWELL OLIVER, Bahrain – Victorious +11:24
  71. EVERTSEN-HEGREBERG SIMEN, Lucky Sport Cycling Team +11:51
  72. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets +11:54
  73. LÓPEZ DE ABETXUKO ANDONI, Anicolor / Campicarn m.t.
  74. REY MARTÍN, Burgos Burpellet BH m.t.
  75. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  76. AGUIRRE YAGO, Euskaltel – Euskadi +13:16
  77. VILLAR IKER, Caja Rural – Seguros RGA +13:32

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UAE Tour 2026, étape 1. Isaac Del Toro, l’éclair mexicain : comment il a piégé les sprinteurs

Il n’aura pas fallu attendre le contre-la-montre ou les pentes de Jebel Hafeet pour voir les premiers éclats. Dès la première étape de l’UAE Tour 2026, Isaac Del Toro a envoyé un message retentissant à toute la concurrence. Dans un final en faux-plat montant que l’on pensait dévolu aux rouleurs-puncheurs, le Mexicain d’UAE Team Emirates XRG a réalisé un numéro de force et d’audace pour s’imposer à Liwa Palace. Retour sur une arrivée qui a tenu toutes ses promesses, entre un favori piégé, un champion du monde en observation et un jeune prodige qui ne cesse de grandir.

Lire aussi : La liste des coureurs engagés sur l’UAE Tour 2026
Lire aussi : Les favoris de l’UAE Tour 2026

Pourquoi cette 1ère étape de l’UAE Tour 2026 restera-t-elle dans les mémoires ?

Ce lundi 16 février, le désert de Liwa n’a pas offert le traditionnel round d’observation auquel le peloton WorldTour nous a parfois habitués. Dès le coup d’envoi de cette édition 2026, la course a basculé dans l’intensité. Si le parcours initial de 144 kilomètres, qui devaient emmener les coureurs de Madinat Zayed Majlis au Liwa Palace en passant par le circuit exposé de Tel Moreeb, a été réduit à 118 km en raison de vents violents, la bagarre, elle, n’a pas été diminuée d’un mètre.

Un vent menaçant mais pas de bordures

L’élément clé de cette journée devait être le vent. Les organisateurs, en accord avec le jury des commissaires, ont pris la décision sage d’annuler les deux tours du circuit de Tel Moreeb, jugé trop dangereux sur ces pistes étroites et balayées par des rafales de sable. « C’était la bonne décision » analyse un DS en bord de route. « Nous sommes ici pour courir, pas pour mettre en danger la vie des coureurs. » Ironie du sort, ce vent tant redouté n’a finalement pas provoqué de bordures. La seule et unique échappée du jour fut l’œuvre du courageux Suisse Silvan Dillier (Alpecin-Premier Tech), parti seul au kilomètre 12, avant d’être repris logiquement à 29 kilomètres du but par un peloton emmené par l’armada UAE.

Le scénario du final : Comment Isaac Del Toro a-t-il construit sa victoire ?

Là où beaucoup voyaient un sprint massif classique, Isaac Del Toro a vu une opportunité en or. Le dernier kilomètre, une légère mais redoutable pente rectiligne affichant une déclivité moyenne de 5,9% à 6%, allait servir de juge de paix. Un terrain de jeu idéal pour un « puncheur » comme le Mexicain.

Le chaos à 1500 mètres de l’arrivée : la chute qui change tout

Alors que les trains de sprinteurs s’organisaient, un gros rond-point à 1,5 km de la ligne a joué un rôle de piège. Un léger contact d’épaules, et c’est la chute. Le grand favori du jour, Jonathan Milan (Lidl-Trek), a été pris dans cette chute collective. L’Italien, qui venait de remporter le sprint intermédiaire et qui affichait une forme éclatante après ses deux succès d’étapes à l’AlUla Tour, a dû jeter pied à terre. Sonné, il a rejoint l’arrivée péniblement, laissant planer le doute sur sa participation au reste de la course. Michael Storer (Tudor) a lui aussi été victime de cette cassure.

Le coup de poker gagnant d’Axel Huens et la réponse de Del Toro

Dans ce final chaotique, Groupama-FDJ United a tenté de surprendre tout le monde. Axel Huens, profitant du faux-plat et de la confusion, a placé une attaque tranchante à 300 mètres de la ligne. C’est à cet instant précis qu’Isaac Del Toro a changé de statut. Plutôt que de laisser ses équipiers mener la chasse, le leader d’UAE a senti le bon coup. « J’ai vu l’opportunité et je ne voulais pas le regretter » a-t-il confié après l’arrivée. Il a produit un effort monstrueux, long de près de 300 mètres, pour revenir immédiatement sur Huens et lancer son propre sprint.

Un sprint de 300 mètres : l’analyse technique de l’effort du Mexicain

Ce qui a fait la différence, c’est la puissance brute alliée à l’intelligence de course. Del Toro n’a pas sprinté en trombe, il a produit un effort continu et dévastateur. Il a failli flancher dans les 30 derniers mètres, restant assis sur sa selle alors que Cees Bol (Decathlon CMA CGM) revenait comme un boulet de canon. Mais le Mexicain a puisé dans ses réserves pour une dernière impulsion, crochetant légèrement la ligne pour devancer le Néerlandais d’une poignée de centimètres. Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) complète le podium, réglant le reste du peloton.

À votre avis, Isaac Del Toro peut-il désormais rivaliser avec Remco Evenepoel sur un contre-la-montre de cette importance ?

UAE Tour 2026 : Quel est le nouveau rapport de force après cette première explication ?

Au-delà de la performance, c’est la portée psychologique de cette victoire qui est immense. Pour sa toute première course de l’année, Isaac Del Toro fait coup double : il empoche l’étape, glane 10 secondes de bonification et endosse le premier maillot de leader.

Del Toro vs Evenepoel : le duel est-il déjà lancé ?

Principal rival du Mexicain pour le classement général, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) a terminé tranquillement dans le peloton (20e). Mais il a concédé 10 secondes précieuses à son adversaire. « Ce n’est pas idéal, mais ce n’est pas dramatique » analysait-on dans le camp Red Bull. Le Belge aura l’occasion de reprendre l’avantage dès mardi (demain) lors du contre-la-montre individuel de 12,2 kilomètres. Le duel promet d’être électrique. Cette première étape a au moins prouvé une chose : Evenepoel devra se méfier d’un Del Toro qui n’a pas froid aux yeux et qui sait anticiper les courses, un peu à la manière d’un jeune Tadej Pogačar.

Les enseignements pour les sprinteurs et les favoris du général

Cette étape a rebattu les cartes. Pour les purs sprinteurs comme Sam Welsford (INESO), dominé par la pente, l’UAE Tour 2026 commence mal. Pour Jonathan Milan, l’inquiétude est médicale avant d’être comptable. S’il devait abandonner, ce serait un coup dur pour le spectacle. En revanche, pour les hommes du général, cette étape est un avertissement : la course ne s’arrêtera pas à la montagne. Del Toro a montré qu’il était prêt à se battre sur tous les terrains.

Vidéo : Les images de la chute de Milan et du sprint victorieux de Del Toro

Revivez les dernières minutes palpitantes de cette 1ère étape : la chute de Jonathan Milan dans le rond-point, l’attaque surprenante d’Axel Huens, et le démarrage canon d’Isaac Del Toro qui résiste au retour de Cees Bol pour aller chercher sa première victoire de la saison.

La suite du programme : un contre-la-montre crucial pour Evenepoel

Dès ce mardi 17 février, les coureurs en découdront sur un contre-la-montre individuel de 12,2 kilomètres. Un parcours roulant et technique qui convient parfaitement à Remco Evenepoel. Le champion du monde de la spécialité y sera attendu comme le grand favori. Isaac Del Toro, lui, devra limiter la casse pour conserver son bien. Une chose est sûre : après ce premier round explosif, l’UAE Tour 2026 est déjà lancé à 200 à l’heure.

Pensez-vous qu’Isaac Del Toro pourra contenir Evenepoel sur le chrono et conserver son maillot rouge ? Réagissez en commentaire !

Classement UAE Tour 2026, étape 1 – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG les 118 km en 2:30:56 (46,9 km/h)
  2. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  3. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  4. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  5. ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
  6. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
  7. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  8. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché m.t.
  9. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
  10. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
  11. TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  12. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  13. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  14. CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility m.t.
  15. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  16. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers m.t.
  18. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  19. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  20. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG en 2:30:46
  2. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team +0:04
  3. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:06
  4. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek +0:07
  5. TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +0:08
  6. VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché +0:09
  7. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team +0:10
  8. ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
  9. VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step m.t.
  10. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  11. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team m.t.
  12. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
  13. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  14. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  15. CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility m.t.
  16. MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
  17. KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers m.t.
  19. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  20. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.

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Clasica Jaen Paraiso Interior 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Ce lundi 16 février, les oliveraies d’Andalousie vont de nouveau trembler sous les pneus des 119 coureurs engagés sur la 5e édition de la Clásica Jaén Paraiso Interior. Mais attention, la musique a changé. Moins de kilomètres, seulement six secteurs de sterattos et un final revisité : le piège andalou s’est réinventé. Tom Pidcock débarque en super-favori, mais face à l’armada de l’UAE et aux baroudeurs de Bahrain, la course des « chemins blancs » à l’espagnole promet un scénario explosif. Voici notre guide complet pour ne rien rater de l’événement.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’erreur serait de croire que la Clasica Jaén n’est qu’une pâle copie des Strade Bianche sous le soleil andalou. Depuis sa création en 2022, cette course est devenue le laboratoire du cyclisme moderne, un terrain de jeu où le gravel rencontre la route, où les baroudeurs côtoient les puncheurs. Et pour cette 5e édition, les organisateurs ont encore frappé un grand coup en modifiant la recette.

En réduisant la voilure – de 10 à 6 secteurs empierrés – ils ont sciemment retiré un peu de folie brute pour y insuffler une dose de stratégie chirurgicale. Alors, place aux bulldozers ou aux fins stratèges ? Décryptage d’une édition 2026 qui s’annonce aussi indécise que spectaculaire.

Clasica Jaen 2026 : Où et quand suivre la bataille des oliveraies ?

Avant de plonger dans le vif du sujet technique, notons les jalons essentiels pour ne pas manquer le rendez-vous. La Clasica Jaén, c’est LE rendez-vous du lundi de reprise pour les amateurs de cyclisme authentique.

La date à cocher : Lundi 16 février 2026. Le départ sera donné depuis Ubeda en début d’après-midi.

Le défi du jour : 154 kilomètres et environ 2 400 mètres de dénivelé positif, principalement concentrés sur la seconde moitié de la course.

Le verdict final : L’arrivée est jugée à Ubeda, au sommet d’une courte mais raide montée pavée, un juge de paix idéal pour les puncheurs.

Côté diffusion, les téléspectateurs français et belges seront une fois de plus bien servis. Pour vivre l’ambiance poussiéreuse de la course andalouse, rendez-vous sur Eurosport 2 et la plateforme MAX (anciennement HBO Max). Le direct est programmé à partir de 15h00. Une aubaine pour ceux qui veulent voir les premières escarmouches sur les secteurs les plus techniques.

Le piège andalou se réinvente : Décryptage du parcours 2026

Le parcours de la Clásica Jaén Paraiso Interior 2026 est un cas d’école en matière de design de course. Fini le marathon d’usure de l’an dernier, place à un format plus ramassé, plus nerveux.

Pourquoi les organisateurs ont-ils réduit le nombre de sterattos ?

C’est la grande nouveauté de cette édition : on passe de 10 secteurs de chemins blancs à 6. À première vue, on pourrait penser que la course perd en difficulté. C’est mal la connaître. Selon les données fournies par les organisateurs, le but est de « renforcer le suspense ».

En supprimant le très long secteur de Guadalupe (6,2 km en 2025), on évite une usure prématurée et linéaire. La course devient plus explosive. Le piège se resserre autour d’un secteur roi : le « Mar de Olivos » (Mer d’Oliviers). Long de 7,3 kilomètres cette année (contre 5 l’an passé), il est le véritable juge de paix. Et pour pimenter le tout, il sera emprunté à deux reprises, la seconde fois à seulement une vingtaine de kilomètres de l’arrivée.

Le guide complet des 6 secteurs de gravel à Ubeda

Voici le menu terreux qui attend les coureurs ce lundi. Chaque secteur est une épine dans le pied du peloton, mais certains feront plus mal que d’autres.

Vandelvira (Km 79,7) : Le premier, court (1,2 km) et peu pentu (4,4%). C’est l’entrée en matière, le moment où les favoris commencent à se positionner.

Mar de Olivos (Km 97) : Le secteur-clé. 7,3 km de poussière avec des pentes sévères allant jusqu’à 9,5%. C’est ici que Tom Pidcock ou Tim Wellens tenteront probablement de faire sauter le peloton.

Juancaballo (Km 115,8) : 3,6 km de transition. Plus roulant, mais dans un état souvent dégradé en fond de course.

Santa Eulalia (Km 122,4) : Un secteur court (2,3 km) mais vicieux avec une pente moyenne de 7,9%. Il porte bien son nom, la sainte patronne des intempéries, car il est souvent boueux ou, au contraire, extrêmement poussiéreux.

San Bartolomé (Km 135,6) : 3,3 km pour relancer la machine avant le grand final.

Mar de Olivos (Km 144,1) : Le retour sur le secteur majeur, à une dizaine de kilomètres du but. C’est le moment de vérité. Qui aura assez de forces pour attaquer ici et creuser l’écart avant la courte montée finale vers Ubeda ?

Cette configuration est un appel d’air pour les attaquants. Le premier passage sur la ligne d’arrivée avant d’aller négocier le dernier secteur change la donne psychologiquement.

Tom Pidcock est-il l’homme à battre ? La liste des favoris passée au crible

Avec un palmarès qui compte déjà Pogačar (2023) et Kwiatkowski (2025), la Clasica Jaén attire du beau monde. Pour 2026, le plateau est somptueux, dominé par la pépite britannique.

Le Top 5 des favoris pour la victoire finale

Sur la base des partants confirmés et de notre analyse des forces en présence, voici la hiérarchie que nous avons établie.

⭐⭐⭐⭐ Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) : C’est l’évidence. Le champion du monde de gravel 2023 a ce parcours dessiné pour lui. Puissance, technique de descente, explosivité dans le final : il coche toutes les cases. S’il évite les emmerdes mécaniques, il sera l’homme à battre. Le Britannique vient de terminer 3e du Tour de Murcie pour sa course de reprise.

⭐⭐⭐ Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) : L’expérimenté belge est le leader apparent d’une armada UAE ultra-competitive. Capable de partir de très loin, le champion de Belgique a le cardio et l’intelligence pour anticiper le groupe Pidcock. Lui aussi était aussi à Murcie (6e).

⭐⭐⭐ Attila Valter (Bahrain Victorious) : Notre gros coup de cœur. Le Hongrois a terminé deux fois dans le top 5 des Strade Bianche (2022 et 2023). Sur un parcours similaire en version réduite, sa régularité et son coup de pédale font de lui un candidat très sérieux à la gagne, bien plus qu’un simple outsider.

⭐⭐ Matej Mohorič (Bahrain Victorious) : Le Slovène aime les courses piégeuses et les longues échappées. Si le rythme n’est pas assez soutenu, il ne faudra pas le laisser sortir. Son expérience et son talent de descendeur sur ces routes cassantes sont des atouts majeurs.

⭐⭐ Maxim Van Gils (Red Bull-Bora-hansgrohe) : Vainqueur cette année du Trofeo Ses Salines, le Belge a montré l’an dernier qu’il était un client sérieux sur les courses d’un jour difficiles. Sa pointe de vitesse en cas d’arrivée en petit comité (moins de 10 coureurs) ferait de lui un outsider dangereux. Cependant, la Clasica Jaén se gagne rarement au sprint.

Les forces en présence : L’UAE plus forte que Red Bull ?

Au-delà des individualités, ce sont les collectifs qui feront la différence.

UAE Team Emirates XRG débarque avec une équipe taillée pour le scénario catastrophe. En plus de Wellens, ils alignent le phénomène Jan Christen (vainqueur d’une étape et du général du AlUla Tour), le rouleur Marc Soler (lauréat du Tour de Murcie) et… Benoît Cosnefroy. Le Français, souvent à l’aise sur ce genre de terrain bosselé, pourrait être la carte secrète si la course revient groupée. Le surnombre est clairement un atout pour les Émiratis.

Face à eux, Bahrain Victorious oppose un duo de choc avec Valter et Mohorič, soutenu par un Pello Bilbao en jambe (4e du Tour de Murcie). Enfin, Red Bull-BORA-hansgrohe mise sur la jeunesse et la puissance avec Giulio Pellizzari, impressionnant au Tour de Valence (3e), et Van Gils. Attention également à Roger Adrià (Movistar), toujours en vue sur ses terres.

Question à la communauté : Selon vous, le collectif de l’UAE parviendra-t-il à piéger Pidcock, ou le talent individuel du Britannique surpassera-t-il la tactique d’équipe ?

Verdict : À quoi faut-il s’attendre pour cette 5e édition ?

La Clasica Jaén Paraiso Interior 2026 a opéré un virage stratégique. En resserrant le parcours autour du « Mar de Olivos », les organisateurs ont fait le choix du spectacle intense plutôt que de l’endurance pure.

Le scénario le plus probable ? Une attaque dans le dernier passage sur les sterattos, probablement dans les pourcentages les plus durs du secteur Mar de Olivos. Le vainqueur devra allier la puissance d’un puncheur, la technique d’un graveliste et la vista d’un fin stratège.

Question à la communauté : Pensez-vous que le parcours 2026, plus court mais plus nerveux, favorisera un scénario d’échappée solitaire comme par le passé, ou verra-t-on pour la première fois un petit groupe se disputer la gagne dans la montée finale d’Ubeda ?

Rendez-vous lundi 16 février dès 15h00 sur Eurosport 2 pour le savoir. Une chose est sûre : la cinquième olive géante ne sera pas offerte, elle se gagnera dans la poussière et la chaleur andalouse.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Clasica Jaen Paraiso Interior 2026 ?

Au total, 17 équipes et 119 coureurs prendront le départ. C’est un plateau riche et varié qui offre un beau mélange entre la World Tour et les équipes continentales invitées. Voici les principales forces en présence, avec des équipes comme Soudal Quick-Step ou Movistar qui viennent renforcer le cru 2026.

Parmi les outsiders à ne pas négliger issus de ces formations, citons Gianni Vermeersch (Q36.5), un vrai spécialiste des chemins, ou encore Clément Venturini (Unibet Rose Rockets), toujours combatif.

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, WELLENS, Tim
2, JOHANSEN, Julius
3, SOLER, Marc
4, NOVAK, Domen
5, COSNEFROY, Benoît
6, CHRISTEN, Jan
7, ARRIETA, Igor

Movistar Team (WT) ✅
11, ADRIÀ, Roger
12, BARRENETXEA, Jon
13, CANAL, Carlos
14, ROMEO, Iván
15, SERRANO, Gonzalo
16, CUBILLAS, Javier
17, VILLATE, Ibai

Bahrain – Victorious (WT) ✅
21, BILBAO, Pello
22, BORGO, Alessandro
23, MOHORIČ, Matej
24, BRUTTOMESSO, Alberto
25, GOVEKAR, Matevž
26, VALTER, Attila
27, STOCKWELL, Oliver

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
31, PELLIZZARI, Giulio
32, VAN GILS, Maxim
33, ETXEBERRIA, Haimar
34, ALEOTTI, Giovanni
35, HAJEK, Alexander
36, BOICHIS, Adrien
37, VERMEERSCH, Gianni

Soudal Quick-Step (WT) ✅
41, PEDERSEN, Casper
42, RACCAGNI NOVIERO, Andrea
43, SVRČEK, Martin
44, ZAFRA, Marc
45, SCHOOFS, Jasper
46, SOENENS, Viktor
47, VALJAVEC, Erazem

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
51, LARRONDE, Ellande
52, ARRIOLABENGOA, Julen
53, FERNÁNDEZ, Samuel
54, NICOLAU, Joel
55, VILLAR, Iker
56, LOSPITAO, Pablo
57, CORRES, Gorka

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
61, FERNÁNDEZ, Sinuhé
62, DÍAZ, José Manuel
63, DE LA CALLE, Hugo
64, ALLENO, Clément
65, MACÍAS, César
66, BURNETT, Josh
67, KMÍNEK, Vojtěch

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
71, PIDCOCK, Thomas
72, DONOVAN, Mark
73, MAŁECKI, Kamil
74, MEURISSE, Xandro
75, HERMANS, Quinten
76, DE GENDT, Aimé
77, VADER, Milan

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
AZANZA, Ibai
BERRADE, Urko
MARTÍN, José María
PÉREZ, César
RAMOS, Unai
RETEGI, Mikel
RUIZ, Ibon

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
91, CONFORTI, Lorenzo
92, MAGLI, Filippo
93, MANENTI, Marco
94, MARCELLUSI, Martin
95, PALETTI, Luca
96, TURCONI, Filippo
97, ROJAS, Vicente

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
101, ŤOUPALÍK, Adam
102, VENTURINI, Clément
103, BLOEM, Joren
104, FELDMANN, Karsten Larsen
105, VERSCHUREN, Killian
106, KOPECKÝ, Matyáš
107, KUBIŠ, Lukáš

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
111, DEMAN, Brem
112, HESTERS, Jules
113, HUYSMANS, Nolan
114, TORNEY, Artuur
115, VAN HAUTEGEM, Leander
116, VANHOOF, Ward
117, VERCOUILLIE, Victor

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
121, LASTRA, Jonathan
122, AZNAR, Unai
123, FERNÁNDEZ, Samuel
124, MURGUIALDAY, Jokin
125, SUTTON, Louis
126, UGARTE, Gari
127, AGIRRE, Jon

Meridian Racing p/b de la Uz (CT) ✅
131, LAMOTHE, Hubert
132, ROY, Jacob
133, LEBO, Joshua
134, DOYLE, Leo
135, JURACICH, Ben
136, NOORI, James
137, ROHDE, Jade

Lucky Sport Cycling Team (CT) ✅
141, EVERTSEN-HEGREBERG, Simen
142, KAGEVI, Carl
143, KÄLLBERG, Axel
144, KLYVER, Hjalmar
145, LENNARTSSON, Hugo
146, MELLBY, Joel
147, STRAND, Peder Dahl

Anicolor / Campicarn (CT) ✅
LÓPEZ DE ABETXUKO, Andoni
FERNÁNDEZ, Rubén
MARTÍNEZ, Victor
OBHOLZER, Theodor
TEIXEIRA, Bernardo
OLIVEIRA, Gonçalo
SILVA, João

Equipe d’Espagne (NAT) ✅
151, ÁLVAREZ, Héctor
152, GARCÍA, Álvaro
153, URKAREGI, Eñaut
154, LOAISA, Ivan
155, TORRES, Marc
156, FERNÁNDEZ, Francisco Jesús
157, JIMÉNEZ, José Ramón

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Tour de La Provence 2026 : Classement général final

Il est arrivé discret, il repart en vainqueur. Matthew Riccitello a inscrit son nom au palmarès du Tour de La Provence 2026 à l’issue d’un duel américano-espagnol d’anthologie sous la neige de la Montagne de Lure. À 23 ans, l’Arizonien de Decathlon CMA CGM a fait mieux que confirmer son potentiel : il a envoyé un signal retentissant au peloton WorldTour. Plongée dans les trois actes d’une victoire construite avec une maturité bluffante.

Le classement général final du Tour de La Provence 2026

  1. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team en 12:58:49
  2. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +0:04
  3. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:20
  4. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +0:24
  5. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team +0:38
  6. DAUMAS RÉMI, Groupama – FDJ United +0:54
  7. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers m.t.
  8. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies +0:57
  9. SCALCO MATTEO, XDS Astana Development Team m.t.
  10. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:12
  11. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +1:15
  12. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +1:21
  13. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  14. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +2:05
  15. OOMEN SAM, Lidl – Trek +2:06
  16. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets +2:09
  17. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:13
  18. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +2:33
  19. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +2:47
  20. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +3:24
  21. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United +3:45
  22. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 +4:26
  23. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix +4:49
  24. PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets +5:25
  25. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta +5:28
  26. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +6:29
  27. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix +6:33
  28. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +7:01
  29. CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix +8:33
  30. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers +8:36
  31. HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur +8:46
  32. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur +8:50
  33. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +8:58
  34. PESENTI THOMAS, Team Polti VisitMalta +9:00
  35. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  36. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  37. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  38. BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 +9:27
  39. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis +10:10
  40. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix +11:00
  41. FOUCHER ESTEBAN, Groupama – FDJ United +11:14
  42. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +11:15
  43. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  44. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  45. BASSET PIERRE-HENRY, XDS Astana Development Team m.t.
  46. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies +11:22
  47. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +12:56
  48. DE PLUS LAURENS, INEOS Grenadiers +13:31
  49. CARR SIMON, Cofidis +15:16
  50. ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix +15:27
  51. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +15:30
  52. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +15:49
  53. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies +15:53
  54. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  55. RIDOLFO FILIPPO, Team Novo Nordisk m.t.
  56. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  57. SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets m.t.
  58. FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United +15:57
  59. RENARD ALEXIS, Cofidis +16:40
  60. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta +17:04
  61. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets +17:05
  62. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United +17:06
  63. LANGELLOTTI VICTOR, INEOS Grenadiers +18:00
  64. AVOINE KÉVIN, Van Rysel Roubaix +18:24
  65. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur +18:27
  66. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 +19:12
  67. FOFONOV ARTEM, XDS Astana Development Team +19:50
  68. WANG GUSTAV, XDS Astana Development Team +21:03
  69. MÜLLER TOBIAS, Unibet Rose Rockets +21:44
  70. DAHL MARIUS INNHAUG, Decathlon CMA CGM Team +22:07
  71. PATTINSON TOMOS, EF Education – EasyPost +22:39
  72. VAN BYLEN LIAM, Decathlon CMA CGM Team +24:38
  73. MANZIN LORRENZO, TotalEnergies +25:10
  74. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 +28:32
  75. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta +29:00
  76. HLADY GAVIN, EF Education – EasyPost +29:42

76 coureurs classés à l’issue des 3 étapes. 109 partants lors de la 1ère étape.

Tour de La Provence 2026 : Matthew Riccitello remporte le classement général – Ce que sa victoire révèle sur le nouveau boss de Decathlon CMA CGM

Le soleil provençal a fini par percer sur Arles, mais c’est bien dans le froid polaire de la Montagne de Lure que le sort de cette 10e édition s’est joué. Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM) est officiellement le vainqueur du classement général du Tour de La Provence 2026. Derrière ce résultat brut se cache une tout autre histoire : celle de l’éclosion d’un futur leader de courses de trois semaines, capable d’allier explosivité, sens tactique et gestion d’équipe dans des conditions extrêmes. Revenons sur les trois étapes clés qui ont façonné ce succès.

Acte I : Saint-Victoret – Quand Riccitello perd une bataille pour mieux gagner la guerre

Avant de soulever le trophée, Matthew Riccitello a failli voir son rêve s’évanouir dès la première étape. Ce vendredi 13 février, sous un déluge digne d’une classique flandrienne, le peloton s’est fait piéger.

Comment l’échappée a-t-elle tenu tête aux cadors du WorldTour ?

Cinq hommes, quatre équipes continentales, et un mental d’acier. Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix) et Mattia Bais (Polti-VisitMalta) ont réalisé l’impensable : résister au retour d’un peloton emmené par INEOS Grenadiers et Lidl-Trek. Selon les données de TodayCycling, l’écart n’a jamais franchi le seuil fatidique des 30 secondes dans les 10 derniers kilomètres, mais la pluie battante a agi comme un véritable égalisateur.

Les équipes de sprinteurs, craignant les chutes sur un bitume glissant, ont levé le pied au moment crucial. Résultat : deux secondes de retard pour le peloton, et un coup dur pour certains favoris.

Pourquoi ce retard de 20 secondes n’a pas été rédhibitoire pour Riccitello ?

Dans ce final chaotique, Matthew Riccitello a été victime d’une cassure. Il concède 20 secondes sur la ligne. Loin d’être un drame, ce petit revers s’est transformé en électrochoc. « Ce n’était pas la journée idéale, mais l’équipe est restée calme » confiait-il dans l’hôtel le soir même. Ce sang-froid, couplé à l’analyse des datas de l’étape, a permis de relativiser : sur une course au dénivelé conséquent, 20 secondes se regagnent en un coup de pédale.

Acte II : La Montagne de Lure – Le duel au sommet qui a renversé la vapeur

Samedi 14 février, 179,8 kilomètres, 3251 mètres de dénivelé positif, et un sommet à 1600 mètres d’altitude sous la neige. L’étape reine avait tout du juge de paix.

Carlos Rodriguez a-t-il commis une erreur tactique en attaquant trop tôt ?

L’image restera l’une des plus marquantes de la saison 2026. Dans le brouillard blanc de la Montagne de Lure, deux hommes se détachent. Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers) et Matthew Riccitello. L’Espagnol, fort de sa puissance, place une accélération brutale à 3,8 kilomètres du sommet. Sur le papier, c’est le bon moment. Dans la réalité de l’altitude et du froid, c’est peut-être une case en trop.

L’Américain, plus léger, encaisse le choc et recolle dans un contre-effort monumental. « Je savais qu’il partait de loin. Dans ces conditions, le dernier kilomètre est toujours le plus dur » analysait son directeur sportif présent dans la voiture suiveuse. En forçant son effort trop tôt, Rodriguez a usé ses cartouches sans parvenir à distancer Riccitello.

Le sprint final : une leçon de timing et d’explosivité

À 200 mètres de la ligne, dans un dernier virage en lacet, Riccitello a surgi. Son lancé de vélo a devancé Rodriguez de quelques centimètres. Selon les données GPS des capteurs de puissance, l’Américain a développé un pic de watt supérieur dans les 150 derniers mètres, prouvant qu’il n’est pas qu’un pur grimpeur. Ce doublé – victoire d’étape et maillot de leader – lui offre 4 secondes d’avance au général. « Est-ce que j’ai sous-estimé sa pointe de vitesse ? Peut-être » concédait Rodriguez, amer, à l’arrivée.

Acte III : Arles – La leçon de maîtrise qui a scellé le sort de l’épreuve

Dimanche 15 février. 205 kilomètres entre Rognac et Arles. Une étape promise aux sprinteurs, mais le mistral en a décidé autrement. Le danger s’appelait Sam Oomen (Lidl-Trek), pointé à seulement 2’22 au général et présent dans l’échappée matinale.

Pourquoi Decathlon CMA CGM a-t-il laissé filer l’échappée ?

C’est la question qui a agité le village départ. La réponse tient en un mot : gestion. Plutôt que de s’épuiser à ramener un groupe de neuf coureurs pour un sprint incertain, l’équipe de Riccitello a calculé le risque. Oomen, bon rouleur mais pas sprinteur, ne représentait pas une menace immédiate pour le maillot jaune si l’écart restait sous contrôle.

« Ils ont roulé devant et m’ont protégé, c’était parfait » saluait Riccitello à l’arrivée. En maintenant l’écart autour des trois minutes, Decathlon CMA CGM a neutralisé le danger tout en laissant les échappés se disputer la gagne. Une maturité tactique rare pour une si jeune formation.

Le numéro d’Axel Laurance : simple coup d’éclat ou révélation d’un futur leader ?

Pendant ce temps, devant, Axel Laurance (INEOS Grenadiers) réalisait un numéro de soliste. Dans un rond-point à deux kilomètres de l’arrivée, le Breton a joué un véritable billard pour surprendre ses compagnons d’échappée et résister au retour du peloton. « Je suis resté à l’arrière, j’ai vu une attaque et j’ai foncé » expliquait-il, amusé. Cette victoire, la première pour INEOS depuis l’arrivée de Laurance en 2025, prouve que le Français a plus qu’un simple talent de puncheur. Il a une lecture de course hors pair.

Quel palmarès pour Matthew Riccitello après ce sacre ?

Avec cette victoire, Matthew Riccitello ajoute une première ligne prestigieuse à un palmarès encore jeune. Après une prometteuse 5e place sur la Vuelta, il prouve qu’il sait gagner. Il devance finalement Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers) de 4 secondes et Brandon Rivera (INEOS Grenadiers) de 20 secondes. Un podium trusté à 66% par la formation britannique, ce qui rend la performance de l’Américain encore plus impressionnante.

Les enseignements chiffrés de cette victoire

Écart maximal comblé : 20 secondes de retard après la 1ère étape.

Puissance estimée dans le final de la Montagne de Lure : Pic à 7,2 W/kg sur 5 minutes pour Riccitello.

Avantage au sprint : 0,04 seconde d’écart sur la ligne face à Rodriguez.

Moyenne de la 3e étape : 45 km/h sous l’effet du mistral.

Notre verdict : Et maintenant, quel avenir pour Riccitello ?

Ce Tour de La Provence 2026 marque un tournant. Matthew Riccitello ne sera plus un simple outsider. Il devient un homme à suivre, un candidat crédible pour les courses par étapes de mars. Paris-Nice, Tirreno-Adriatico ? Les options sont ouvertes. Une chose est sûre : avec cette équipe Decathlon CMA CGM qui monte en puissance, l’Américain a trouvé l’écrin idéal pour éclore.

Que pensez-vous du niveau de Matthew Riccitello ? Peut-il viser un top 10 sur le Tour de France dès cette année ? Et selon vous, Axel Laurance peut-il confirmer ce succès sur les Classiques ? Venez débattre en commentaires.

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Clasica de Almeria 2026. La revanche du Maillot Vert : Biniam Girmay a signé un doublé

Dimanche 15 février, sur le littoral andalou, Biniam Girmay a transformé l’essai. Après un exercice 2025 blanc, l’Érythréen a remporté la 39e édition de la Clasica de Almeria (1.Pro) en maîtrisant un final d’une nervosité extrême. Plus qu’une simple victoire au sprint, c’est une démonstration de force collective de sa nouvelle équipe NSN et un message clair envoyé à la concurrence avant le grand rendez-vous des Flandres. Plongée au cœur d’une arrivée chaotique où le talent et le sang-froid ont fait la différence.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’image est saisissante. Dans le tumulte d’une ligne droite marquée par le stress et les chutes, une silhouette verte et jaune a émergé, parfaitement calée dans la roue de ses équipiers. Biniam Girmay (NSN) venait de remporter la Clasica de Almeria 2026, sa deuxième victoire de la saison, et offrait à son nouveau collectif un succès construit à la perfection. Nous étions loin de la simple formalité d’un sprint massif; nous étions les témoins d’une déclaration d’intention.

Comment Biniam Girmay a-t-il fait la différence dans un final aussi chaotique ?

La Clasica de Almeria est souvent présentée comme une loterie. Ses 190 kilomètres entre Puebla de Vícar et Roquetas de Mar, avec son circuit final urbain, sont un terrain de jeu idéal pour les sprinteurs, mais aussi un piège permanent. Ce dimanche 15 février 2026, la loterie a tiré le bon numéro pour un homme et son équipe.

La mécanique parfaite du train NSN : Analyse du lancement

Alors que les favoris semblaient se neutraliser, se livrant à une guerre de position dans les trois derniers kilomètres, NSN a joué un coup de billard à trois bandes. Après avoir contrôlé l’échappée matinale, l’équipe a su disparaître des radars pour mieux revenir au moment crucial.

Sous la flamme rouge, la machine s’est remise en route. Lewis Askey a assumé le rôle de poisson-pilote dans le dernier virage, avant de passer le relais à un Hugo Hofstetter expérimenté. Le timing était chirurgical, déposant le leader à 200 mètres de la ligne, lancé sur un braquet surdimensionné que personne n’a pu suivre.

Les chutes et la « loterie » d’Almeria : Qui a été piégé ?

Mais ce succès ne peut s’expliquer sans évoquer le chaos ambiant. Dans les 15 derniers kilomètres, le peloton, tendu, a été secoué par au moins trois chutes sévères. Selon les images diffusées, Valentin Ferron (Cofidis) et Bastien Tronchon (Groupama – FDJ United) ont été les principales victimes de ces accrochages, réduisant à néant leurs chances.

Ces chutes ont créé une sélection naturelle, rendant la lutte pour les positions encore plus férobe. L’équipe NSN, elle, a fait preuve d’une intelligence collective remarquable en restant constamment dans le top 20, à l’abri des bordures et des chutes. Comme le rappelle souvent l’adage cycliste, gagner une classique, c’est d’abord savoir ne pas tomber.

Le Duel des Belges et le Come-back du Taureau : Décryptage du Top 10

Si Girmay a brillé, le plateau de sprinteurs présent en Andalousie promettait un duel de haut vol. Retour sur la performance des principaux protagonistes.

Milan Fretin, un tenant du titre battu mais pas déméritant

Le Belge de Cofidis, vainqueur en 2025, a dû s’incliner. Deuxième, il semblait à la fois satisfait et frustré après l’arrivée. Il pointe du doigt un problème récurrent dans les sprints modernes : la gestion de l’énergie dans le final. En perdant un coéquipier dans une chute, son plan de bataille a été perturbé, l’obligeant à puiser dans ses réserves plus tôt que prévu. Sa deuxième place est celle d’un courageux, mais elle montre que la suprématie sur cette classique est désormais disputée.

Arnaud De Lie, sixième : un réveil difficile ou une préparation masquée ?

C’était l’un des grands retours attendus. Arnaud De Lie (Lotto), « Le Taureau de Lescheret », effectuait sa reprise sur la Clasica de Almeria. Mais le scénario a tourné au cauchemar. Enfermé dans la dernière ligne droite, il n’a jamais pu exprimer sa puissance, franchissant la ligne en 6e position.

Faut-il s’inquiéter pour le champion belge ? Pas forcément. Une reprise est toujours délicate, et ce scénario d’enfermement fait partie des risques du métier. Il a néanmoins pu juger de l’état de forme de ses rivaux. Ce premier contact, bien que décevant sur le papier, est un mal nécessaire pour qui vise les sommets des classiques flandriennes dans un mois. Sa présence dans le top 10, malgré un sprint avorté, prouve qu’il a les jambes.

Quelle stratégie et quel programme pour Girmay après ce succès ?

Cette victoire en solitaire est la deuxième de la saison pour Biniam Girmay, après une étape du Tour de Valence le 4 février. C’est un contraste saisissant avec son année 2025, où il était resté sans succès chez Intermarché-Wanty.

Le pari réussi du transfert chez NSN

Ce doublé précoce valide son choix de rejoindre la formation NSN à l’intersaison. Il l’a lui-même souligné. La symbiose est immédiate, et la confiance est là. Pour un sprinteur, cette alchimie avec son train est plus précieuse qu’un réglage de vélo sur-mesure. Il semble avoir retrouvé l’instinct gagnant qui lui avait offert le Maillot Vert sur le Tour de France 2024.

Objectif Flandres et Paris-Nice : Le calendrier du leader érythréen

Fort de cette confiance, Girmay ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Il sera au départ du Week-end d’ouverture belge, avec l’Omloop Het Nieuwsblad (28 février) et Kuurne-Bruxelles-Kuurne (1er mars). Des courses qui ne sont pas de pures sprints et qui exigent une vraie dureté. S’il confirme à Kuurne, il faudra compter sur lui pour la suite des classiques.

Son programme prévoit également une participation à Paris-Nice, la « Course au Soleil », à partir du 8 mars. Un terrain différent, mais une occasion de briller sur une épreuve WorldTour et de continuer à engranger des kilomètres et de la confiance avant les grands rendez-vous du printemps.

Notre verdict et votre avis

Cette Clasica de Almeria 2026 nous a livré un scénario palpitant et un vainqueur royal. Biniam Girmay a prouvé que son statut de Maillot Vert du Tour de France 2024 n’était pas un feu de paille. Avec une équipe soudée autour de lui, il est redevenu l’un des hommes les plus rapides du peloton.

Mais une question subsiste, et nous voulons connaître votre avis, passionnés de cyclisme :

Cette victoire annonce-t-elle le retour au premier plan de Biniam Girmay pour les grandes classiques, ou bien Arnaud De Lie, battu aujourd’hui, reste-t-il le principal favori pour les courses flandriennes ?

Répondez-nous en commentaires ! Et pour ceux qui auraient manqué le final, nous vous invitons à revoir la vidéo des derniers kilomètres, disponible sur notre site en bas de l’article, pour mesurer la maîtrise absolue de Girmay et de son équipe NSN dans le chaos.

Classement complet de la Clasica de Almeria 2026

  1. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team les 189,7 km en 4:10:36 (45,4 km/h)
  2. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  3. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  4. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  5. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
  6. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  7. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  8. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  9. PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  12. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  13. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  14. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  16. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  17. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  18. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  19. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  20. BOUGLAS GEORGIOS, Burgos Burpellet BH m.t.
  21. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  22. PERSICO DAVIDE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  23. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  24. HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
  25. BUDZIŃSKI MARCIN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  26. PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  27. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  28. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  29. MARTÍN JOSÉ MARÍA, Equipo Kern Pharma m.t.
  30. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team m.t.
  31. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
  32. RACCAGNI GABRIELE, Team Polti VisitMalta m.t.
  33. AMBROSINI MATTEO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  34. VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
  35. HENNEQUIN PAUL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  36. FANCELLU ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  37. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  38. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  39. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  40. BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team m.t.
  41. MACIEJUK FILIP, Movistar Team m.t.
  42. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  43. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  44. VANDENBRANDEN NOAH, Team Flanders – Baloise m.t.
  45. VILLAR IKER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  46. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  47. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché m.t.
  48. FOX MATTHEW, Lotto Intermarché m.t.
  49. PINAZZI MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber +0:09
  50. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets +0:11
  51. TOWNSEND RORY, Unibet Rose Rockets m.t.
  52. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  53. LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  54. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  55. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  56. ALLEGAERT PIET, Cofidis m.t.
  57. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +0:14
  58. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies +0:26
  59. SAGNIER KARL, Groupama – FDJ United m.t.
  60. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets +0:29
  61. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious +0:32
  62. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
  63. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +0:38
  64. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious +0:40
  65. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious +0:42
  66. KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  67. KESSLER BRUNO, Tudor Pro Cycling Team +0:45
  68. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  69. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +0:47
  70. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  71. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets +0:50
  72. BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta m.t.
  73. FERRON VALENTIN, Cofidis +1:03
  74. MÄTIK OLIVER, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  75. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta +1:19
  76. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +1:22
  77. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +1:35
  78. GILMORE BRADY, NSN Cycling Team m.t.
  79. HESTERS JULES, Team Flanders – Baloise m.t.
  80. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise +1:40
  81. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  82. CAPRA THOMAS, Bahrain – Victorious m.t.
  83. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  84. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché m.t.
  85. MAAS JAN, Cofidis m.t.
  86. MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  87. OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
  88. OKAMIKA ANDER, Burgos Burpellet BH m.t.
  89. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  90. BOUWMAN KOEN, Team Jayco AlUla m.t.
  91. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi m.t.
  92. NESPOLI LORENZO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  93. AGUIRRE YAGO, Euskaltel – Euskadi m.t.
  94. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  95. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  96. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  97. BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  98. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla m.t.
  99. TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
  100. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  101. KIRSCH ALEX, Cofidis +1:54
  102. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma +2:19
  103. TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché m.t.
  104. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  105. BRUSTENGA MARC, Equipo Kern Pharma +3:01
  106. LARRONDE ELLANDE, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  107. SUTTON LOUIS, Euskaltel – Euskadi +3:08
  108. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  109. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  110. HO YEN YI, Equipo Kern Pharma +3:20
  111. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +3:26
  112. IGUAL ERIC, Movistar Team m.t.
  113. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
  114. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies m.t.
  115. BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies m.t.
  116. FERNÁNDEZ SAMUEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  117. SUTER JOEL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  118. ARCAS JORGE, Movistar Team m.t.
  119. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise +3:50
  120. REY MARTÍN, Burgos Burpellet BH +4:22
  121. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets +4:49
  122. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma +5:28
  123. GUATIBONZA JONATHAN, Movistar Team +5:57
  124. KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH +7:05
  125. DINA MÁRTON, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  126. ÁLVAREZ RODRIGO, Burgos Burpellet BH +10:33

126 coureurs classés sur 132 partants.

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Tour de La Provence 2026 : Laurance vainqueur à Arles, Riccitello sacré

Sur les routes balayées par le mistral du Tour de La Provence 2026, le scénario a encore une fois bousculé les pronostics. Alors que Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM) s’apprêtait à célébrer son premier sacre en France, Axel Laurance (INEOS Grenadiers) a réalisé un numéro de soliste pour s’offrir la 3e étape à Arles. Retour sur une journée où la stratégie et l’audace ont dicté leur loi.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils des étapes
Lire aussi : La liste des coureurs engagés

Le piège du mistral : Comment l’échappée a scellé le sort de l’étape

Dès le départs des Bouches-du-Rhône, le ton était donné. Les 205 kilomètres de cette ultime étape entre les Alpilles et la Camargue s’annonçaient comme une formalité pour les sprinteurs, mais le mistral en a décidé autrement. Comme le veut la tradition sur cette épreuve, le vent a été le premier acteur de la course. Pendant près de cinquante kilomètres, le peloton s’est disloqué en éventails, rappelant les classiques flandriennes au cœur de la Provence. Les organismes ont été soumis à rude épreuve avec une moyenne avoisinant les 45 km/h, une donnée qui a considérablement compliqué la tâche des équipes de sprinteurs.

C’est dans ce chaos maîtrisé qu’un groupe de neuf coureurs a finalement réussi à prendre le large. Un collectif hétéroclite mais redoutablement équilibré où l’on retrouvait Axel Laurance (INEOS Grenadiers), le dangereux Sam Oomen (Lidl-Trek), ou encore les français Lorrenzo Manzin (TotalEnergies) et Maxime Jarnet (Van Rysel-Roubaix). La présence de l’expérimenté Néerlandais de Lidl-Trek, pointé à seulement 2’22 au général, a immédiatement neutralisé toute velléité de relâchement du côté du peloton mené par l’équipe Decathlon CMA CGM.

Pourquoi l’équipe Decathlon CMA CGM a accepté de jouer avec le feu

C’est ici que la lecture tactique de cette 10e édition devient passionnante. Beaucoup se sont demandé pourquoi la formation de Matthew Riccitello n’a pas tout fait pour ramener l’échappée dans le dernier kilomètre. La réponse est simple : la menace Oomen. Le coureur de Lidl-Trek n’étant pas un sprinteur, l’équipe du maillot jaune a sciemment calculé le risque. En maintenant l’écart autour des trois minutes, puis en le laissant fondre progressivement, elle a neutralisé le danger tout en offrant un « matelas » suffisant aux échappés pour jouer la gagne.

Comme le soulignent les datas de la course, le rythme imposé par les coéquipiers de Riccitello n’a jamais été suffisant pour provoquer un retour trop précoce. Une gestion millimétrée qui prouve la maturité de cette jeune équipe. « L’équipe a été parfaite toute la journée » a confirmé l’Américain à l’arrivée. « Ils ont roulé devant et m’ont protégé, c’était parfait. »

Axel Laurance, le « vieux briscard » : Décryptage du coup à 2 kilomètres

À deux kilomètres du but, alors que l’échappée se regardait dans le blanc des yeux et que le peloton n’était plus qu’à une trentaine de secondes, Axel Laurance a changé la donne. Dans un rond-point, à un moment où la moindre hésitation est fatale, le Morbihannais de 24 ans a joué un véritable billard.

L’action est d’une simplicité désarmante. Voyant le Norvégien Daniel Arnes (Van Rysel-Roubaix) tenter une attaque, il le saute immédiatement. La clé du succès ? Une trajectoire au millimètre dans le rond-point. « Je suis resté à l’arrière, j’ai vu une attaque et j’ai foncé. Ensuite, dans la dernière ligne droite, je suis parti à gauche au rond-point, j’ai vu que le groupe revenait, alors j’ai laissé passer [Arnes] en premier, puis je suis parti à droite » a-t-il expliqué, amusé, après sa victoire. « Ça l’a vraiment surpris, et ensuite j’ai tout donné jusqu’à l’arrivée. »

Ce n’était pas un numéro de puissance, mais un numéro d’intelligence. Dans un final où la moindre aspiration du peloton pouvait tout annuler, Laurance a fait la différence avec sa tête avant d’exploser ses dernières cartouches en solitaire pour résister au retour des sprinteurs, offrant ainsi un premier succès à son équipe INEOS Grenadiers depuis son arrivée en 2025.

Matthew Riccitello, la relève américaine est en route

Au-delà de l’exploit du Breton, c’est bien le nom de Matthew Riccitello qui restera gravé au palmarès de cette édition 2026. À 23 ans, l’Arizonien confirme tout le bien que l’on pensait de lui depuis sa 5e place sur la Vuelta. Ce général du Tour de La Provence, acquis grâce à son numéro de la veille sur la Montagne de Lure, est plus qu’une simple ligne au palmarès.

C’est une victoire construite sur un contrôle d’équipe sans faille. En résistant au vent, en gérant le danger Oomen et en ne cédant aucune seconde inutile, Riccitello a prouvé qu’il avait l’étoffe d’un leader. Il devance finalement le duo des INEOS, Carlos Rodríguez et Brandon Rivera. Pour sa première course de la saison, l’Américain offre à Decathlon CMA CGM une victoire à domicile qui lance parfaitement son année 2026. « C’était un effort d’équipe » a-t-il humblement conclu.

Les tops et flops de cette dernière étape :

Top : L’audace d’Axel Laurance, qui met fin à une disette de près de deux ans (dernier succès en mai 2024 au Tour de Norvège).

Top : La maturité tactique de Decathlon CMA CGM, capable de gérer une étape piégeuse pour sauver le maillot jaune.

Flop : La déception des équipes de sprinteurs, totalement impuissantes face au scénario de course et à la lutte des chefs au général.

La vidéo : Les images du hold-up de Laurance

Retrouvez en fin d’article les images de la victoire d’Axel Laurance et les réactions des deux hommes forts de ce Tour de La Provence 2026. Le ralenti sur le fameux rond-point d’Arles est à voir absolument pour comprendre l’ampleur de la manoeuvre du français.

Notre verdict : Une édition 2026 déjà culte ?

Avec ce final en apothéose, le Tour de La Provence 2026 restera dans les mémoires comme celui de la confirmation. Confirmation du talent de Matthew Riccitello, qui s’impose comme un sérieux client pour les courses par étapes de mars. Confirmation du flair d’Axel Laurance, capable de débloquer son compteur chez INEOS de la plus belle des manières.

Selon vous, ce succès d’Axel Laurance marque-t-il le début d’une grande saison pour le Breton ? Et Matthew Riccitello peut-il viser plus haut qu’une place d’honneur sur Paris-Nice dans quelques semaines ? Venez débattre dans les commentaires.

Classement Tour de La Provence 2026, étape 3 – Top 20

  1. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers les 205,1 km en 4:28:21 (45,8 km/h)
  2. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix +0:04
  3. MANZIN LORRENZO, TotalEnergies m.t.
  4. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  5. CARR SIMON, Cofidis m.t.
  6. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  7. OOMEN SAM, Lidl – Trek m.t.
  8. PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets m.t.
  9. ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix +0:14
  10. MÜLLER TOBIAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  13. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  14. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  15. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  16. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team m.t.
  17. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  18. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  19. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  20. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets m.t.

Classement général final – Top 20

  1. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team en 12:58:49
  2. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +0:04
  3. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:20
  4. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +0:24
  5. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team +0:38
  6. DAUMAS RÉMI, Groupama – FDJ United +0:54
  7. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers m.t.
  8. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies +0:57
  9. SCALCO MATTEO, XDS Astana Development Team m.t.
  10. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:12
  11. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +1:15
  12. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +1:21
  13. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  14. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +2:05
  15. OOMEN SAM, Lidl – Trek +2:06
  16. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets +2:09
  17. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:13
  18. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +2:33
  19. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +2:47
  20. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +3:24

Lire aussi : Le classement général final complet du Tour de La Provence 2026

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Pourquoi la Clasica de Almeria 2026 ne se résume pas à un « simple sprint »

Réduire la Clasica de Almeria à une formalité pour gros rouleurs, c’est oublier que cette édition 2026, longue de 190 km, cache quatre ascensions et un vent qui peut transformer le peloton « façon puzzle ». Entre l’héritage de Milan Fretin, la dynamique Cofidis et l’appétit des nouvelles recrues ProTeam, voici pourquoi l’Andalousie ne distribuera pas la victoire, elle l’infligera.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Dimanche 15 février. Puebla de Vícar. 11h00. Alors que le reste de l’Europe est sous la pluie, 131 coureurs s’aligneront sur le littoral andalou pour la 39e édition de la Clasica de Almeria. Une classique espagnole trop souvent étiquetée « sprint réglé d’avance » par les fans de cyclisme, mais qui, pour les experts, sent bon le braquet passé, le bordure et la gueule de bois tactique.

Un parcours qui a piégé les favoris : où se cachent les quatre « bombes » ?

Le tracé 2026 a la solidité d’un vieux vélodrome : on n’y touche pas. 190 kilomètres, 1700 mètres de dénivelé. À première vue, une formalité pour des coureurs. Mais les données historiques le prouvent : c’est dans les interstices qu’Almeria a souvent dévoré les gros appétits.

Les quatre secondes chances des attaquants

Contrairement à une idée reçue, les sprinteurs ne déroulent pas le tapis rouge dès le départs. Le placement est crucial sur ces quatre aspérités :

Alto de Celín / Dalías (6,8 km à 4,6 %) – Km 46,7 L’endroit idéal pour tester la condition des cardio-faibles. Trop loin pour tuer la course, assez dur pour faire sauter les maillons faibles des trains.

Alto de Río Chico (2,4 km à 4,6 %) – Km 85,4 Piège diabolique car personne ne s’y attend. 2,4 kilomètres à bloc, c’est le terrain de jeu des puncheurs-grimpeurs qui rêvent d’un coup de poker à 100 km du but.

Alto de Berja (3,0 km à 4,0 %) – Km 98,4 Dernier tremplin pour l’échappée. Passé ce sommet, le profil s’aplatit. Les équipes de sprinteurs vont « mettre en route ».

Cuesta de Almerimar (1,1 km à 4,6 %) – Km 137,2 La plus courte, la plus vicieuse. 1,1 km qui sent le roussi. Si le peloton est étiré, c’est ici que l’on peut perdre son leader.

Profil de la Clasica de Almeria 2026.

Le syndrome « Calima » : pourquoi le vent est plus dangereux que les pourcentages

Ici, on regarde moins son compteur de watts que la météo marine. La province d’Almería possède ce désagréable talent de générer des vents latéraux traîtres en bord de mer. Si le vent de caban se lève, la Cuesta de Almerimar devient un entonnoir à bordures. Comme me le confiait un directeur sportif espagnol : « À Almeria, le vainqueur n’est pas toujours le plus rapide, c’est celui dont l’équipe a le mieux lu la tramontane. »

Diffusion TV : comment suivre le final à Roquetas de Mar ?

La bonne nouvelle pour le public francophone : plus besoin de chasser le streaming sur des sites obscurs.

Les droits et horaires 2026

La Clasica de Almeria 2026 sera diffusée en intégralité sur HBO Max, avec une prise d’antenne fixée à 14h30. Soit environ 90 minutes de direct, de quoi capturer la jonction du peloton et les deux boucles finales explosives.

À noter : si l’UCI ProSeries reste moins exposée que les WorldTour, l’acquisition de ces droits par Warner Bros Discovery confirme qu’Almeria a gagné ses galons de produit premium dans le calendrier espagnol. Les jours où il fallait fouiller la troisième chaîne régionale andalouse sont révolus.

Le plateau 2026 : entre héritiers et nouveaux ogres du sprint

Avec l’attirance des équipes WorldTour vers le climat andalou, Almeria a troqué son statut de course de reprise contre celui de laboratoire à ambitions.

Les favoris : qui pour inscrire son nom au palmarès ?

Le palmarès des quinze dernières années parle de lui-même. Ici ont gagné Cavendish, Ackermann, Ewan, Kristoff, Kooij. Ce n’est pas une kermesse, c’est un temple.

Milan Fretin (Cofidis) : Tenant du titre. Sa victoire 2025 face à Max Kanter et Emilien Jeannière n’était pas un hold-up. Le Belge a la puissance et le placement. Problème : il porte désormais une cible dans le dos.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Le Taureau de Lescheret disputera sa première course de 2026. Un parcours vallonné qui le sert, une équipe taillée pour l’emménage. Si Lotto le pose à 200 mètres de la ligne, c’est plié.

Les équipes invitées et la surprise ProTeam

Selon les dernières listes communiquées par les organisateurs, le plateau disposera de 19 équipes. Si les formations WorldTour trustent logiquement les favorites places, gare aux ProTeam affamées. L’an passé, Emilien Jeannière (TotalEnergies) avait pris la 3e place. Un signal : les « petites » équipes ont compris qu’Almeria n’était pas une course fermée.

Le verdict de notre rédaction : trois questions qui décideront de la course

Note éditoriale : ici, pas de langue de bois. Voici ce que les puristes scruteront.

Le peloton laissera-t-il filer une échappée « cuite » ? Erreur classique de début de saison : mal évaluer la fraîcheur des fuyards. 190 km, ce n’est pas rien. Si une échappée de 6 coureurs prend 4 minutes, les équipes de sprinteurs vont-elles assumer la poursuite à 100 % ?

Qui a le meilleur « dernier homme » ? À Almeria, le leader n’est rien sans son poisson-pilote. Comparons : Lotto a-t-elle son meilleur train ? Cofidis peut-elle aligner deux coureurs dans le final pour lancer Fretin ? À votre avis, quel est le train le plus impressionnant du peloton actuel sur ce type de final ?

Le vent ou le sprint ? C’est la grande inconnue. Si le vent est présent, les purs sprinteurs peuvent sauter.

Almeria 2026, course de transition ou révélateur ?

Posons le cliché : oui, la Clasica de Almeria sourit aux sprinteurs. Mais la réduire à « une kermesse au soleil » serait ignorer la finesse tactique qu’elle exige.

Les quatre bosses, les 190 km, le vent, les trains pas encore rodés… Tout concourt à faire de cette 39e édition un test grandeur nature avant le printemps des classiques. Celui qui lèvera les bras à Roquetas de Mar n’aura pas seulement le coffre, il aura surtout la tête la plus froide d’Andalousie.

Et vous, quel scénario voyez-vous l’emporter dimanche : un sprint royal, ou un coup de bordure qui renverse la hiérarchie ?

Carte du parcours de la Clasica de Almeria 2026.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Clasica de Almeria 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Cofidis (PRT) ✅
1, FRETIN, Milan
2, ALLEGAERT, Piet
3, BIERMANS, Jenthe
4, KIRSCH, Alex
5, FERRON, Valentin
6, MAAS, Jan
7, OURSELIN, Paul

TotalEnergies (PRT) ✅
11, JEANNIÈRE, Emilien
12, BOULAHOITE, Rayan
13, BRUNEL, Alexys
14, DAUPHIN, Florian
15, JOUSSEAUME, Alan
16, LEROUX, Samuel
17, THIERRY, Pierre

Lotto Intermarché (WT) ✅
21, DE LIE, Arnaud
22, GIDDINGS, Joshua
23, GRIGNARD, Sébastien
24, MENTEN, Milan
25, FOX, Matthew
26, DOLVEN, Halvor
27, TOUSSAINT, Wouter

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
31, BELLETTA, Dario Igor
32, BESSEGA, Gabriele
33, LONARDI, Giovanni
34, MAESTRI, Mirco
35, PEÑALVER, Manuel
36, PIETROBON, Andrea
37, RACCAGNI, Gabriele

Movistar Team (WT) ✅
41, ARCAS, Jorge
42, AULAR, Orluis
43, GARCÍA CORTINA, Iván
44, GARCÍA PIERNA, Raúl
45, MACIEJUK, Filip
46, GUATIBONZA, Jonathan
47, IGUAL, Eric

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
51, HALLER, Marco
52, MOZZATO, Luca
53, ERIKSSON, Jacob
54, KELEMEN, Petr
55, SUTER, Joel
56, MÄTIK, Oliver
57, KESSLER, Bruno

Team Jayco AlUla (WT) ✅
61, ACKERMANN, Pascal
62, DE BONDT, Dries
63, DE POOTER, Dries
64, ENGELHARDT, Felix
65, JUUL-JENSEN, Christopher
66, BOUWMAN, Koen
67, VENDRAME, Andrea

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
71, GAVIRIA, Fernando
72, DARDER, Sergi
73, IBÁÑEZ, Javier
74, LARRONDE, Ellande
75, OLDANI, Stefano
76, VILLAR, Iker
77, LEITÃO, Iúri

NSN Cycling Team (WT) ✅
81, GIRMAY, Biniam
82, BOIVIN, Guillaume
83, ASKEY, Lewis
84, GILMORE, Brady
85, LOUVEL, Matis
86, HOFSTETTER, Hugo
87, VAN ASBROECK, Tom

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
91, MOSCHETTI, Matteo
92, BAX, Sjoerd
93, DE GENDT, Aimé
94, FRISON, Frederik
95, LIEPIŅŠ, Emīls
96, VAN MOER, Brent
97, WRIGHT, Fred

Bahrain – Victorious (WT) ✅
101, BAUHAUS, Phil
102, BORGO, Alessandro
103, BRUTTOMESSO, Alberto
104, GOVEKAR, Matevž
105, GRADEK, Kamil
106, ERŽEN, Žak
107, CAPRA, Thomas

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
111, BRUSTENGA, Marc
112, AZANZA, Ibai
113, PÉREZ, César
114, RETEGI, Mikel
115, HO, Yen Yi
116, CARRASCOSA, Pablo
117, MARTÍN, José María

Groupama – FDJ United (WT) ✅
121, DECOMBLE, Maxime
122, SAGNIER, Karl
123, BRAZ AFONSO, Clément
124, MADOUAS, Valentin
125, PENHOËT, Paul
126, RUSSO, Clément
127, TRONCHON, Bastien

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
131, HENNEQUIN, Paul
132, AGUIRRE, Yago
133, AGIRRE, Jon
134, FERNÁNDEZ, Samuel
135, SUTTON, Louis
136, VAN DER TUUK, Axel
137, VAN DER TUUK, Danny

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
141, CONFORTI, Lorenzo
142, MAGLI, Filippo
143, MANENTI, Marco
144, MARCELLUSI, Martin
145, PINAZZI, Mattia
146, ZANONCELLO, Enrico

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
151, ÁLVAREZ, Rodrigo
152, KMÍNEK, Vojtěch
153, OKAMIKA, Ander
154, MACÍAS, César
155, FAJARDO, Adrián
156, REY, Martín
157, BOUGLAS, Georgios

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
161, DEMAN, Brem
162, GEERAERTS, Ferre
163, HESTERS, Jules
164, HUYSMANS, Nolan
165, TORNEY, Artuur
166, VAN HAUTEGEM, Leander
167, VANDENBRANDEN, Noah

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
171, GROENEWEGEN, Dylan
172, REINDERS, Elmar
173, BLOEM, Joren
174, FELDMANN, Karsten Larsen
175, RASENBERG, Martijn
176, TOWNSEND, Rory
177, MOURIS, Wessel

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
181, NESPOLI, Lorenzo
182, BURATTI, Nicolò
183, BUDZIŃSKI, Marcin
184, DINA, Márton
185, PERSICO, Davide
186, AMBROSINI, Matteo
187, FANCELLU, Alessandro

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Tour de Murcie 2026 : Classement général final

Ils n’auront parcouru que 99 kilomètres en deux jours, mais ils en ressurgissent avec des étoiles plein les yeux et des questions pleins la tête. Le Tour de Murcie 2026 restera comme l’édition où le vent a dicté sa loi, où une équipe a fait parler sa science des bordures, et où la raison a fini par l’emporter sur le spectacle. Marc Soler (UAE Team Emirates XRG) est le vainqueur final, mais derrière le Catalan et son sourire gêné sur la plus petite marche du podium, c’est tout un sport qui s’interroge sur sa relation avec les éléments. Retour sur un classement général construit dans la tempête et les leçons d’un week-end hors-norme.

Le classement général final du Tour de Murcie 2026

  1. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG en 1:50:39
  2. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +0:19
  3. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:40
  4. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +1:01
  5. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  6. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. ÁLVAREZ HÉCTOR, Spain m.t.
  8. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
  9. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  10. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:15
  11. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:46
  12. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  13. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.
  16. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  17. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +1:48
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:50
  21. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious +1:59
  22. BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies m.t.
  23. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  24. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  25. ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets m.t.
  26. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  27. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  28. BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  29. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  30. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
  31. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  32. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise m.t.
  33. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi +2:04
  34. SOENENS VIKTOR, Soudal Quick-Step +2:05
  35. CUBILLAS JAVIER, Movistar Team m.t.
  36. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +2:58
  37. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
  38. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +3:03
  39. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team m.t.
  40. BURNETT JOSH, Burgos Burpellet BH +3:13
  41. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  42. DIJKMAN DAAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  43. SUTTON LOUIS, Euskaltel – Euskadi m.t.
  44. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  45. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  46. CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
  47. MARTÍN MARCO, Spain m.t.
  48. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  49. MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  50. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team m.t.
  51. VERSCHUREN KILLIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  52. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  53. DARDER SERGI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  54. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  55. QUINTERO JUAN DIEGO, Petrolike m.t.
  56. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  57. GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
  58. KAGEVI CARL, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  59. ARCAS JORGE, Movistar Team m.t.
  60. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team m.t.
  61. EVERTSEN-HEGREBERG SIMEN, Lucky Sport Cycling Team +3:29
  62. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma m.t.
  63. EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  64. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  65. RAMOS UNAI, Equipo Kern Pharma +3:35
  66. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  67. TORRES MARC, Spain +3:41
  68. MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  69. KÄLLBERG AXEL, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  70. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH m.t.
  71. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  72. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  73. REINHOLD VILGOT, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  74. MELLBY JOEL, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  75. TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché +3:54
  76. PRIETO JOSÉ ANTONIO, Petrolike m.t.
  77. MURGUIALDAY JOKIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  78. HAUG KIERAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  79. TOWERS LUCAS, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  80. NEGRENTI MATTIA, XDS Astana Team +4:19
  81. SAMBINELLO ENEA, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  82. LÓPEZ IAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  83. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma +4:21
  84. VANDENBRANDEN NOAH, Team Flanders – Baloise +4:27
  85. LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise +4:30
  86. ZAFRA MARC, Soudal Quick-Step +4:33
  87. ZANINI SIMONE, XDS Astana Team +4:39
  88. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH +4:57
  89. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  90. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber +4:59
  91. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA +5:06
  92. VILLATE IBAI, Movistar Team m.t.
  93. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +5:08
  94. VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
  95. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  96. LENNARTSSON HUGO, Lucky Sport Cycling Team m.t.
  97. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike m.t.
  98. VAN DEN HAUTE MILAN, Team Flanders – Baloise +6:00
  99. ZARATE MICHAEL, Petrolike +6:21
  100. VALJAVEC ERAZEM, Soudal Quick-Step m.t.
  101. STOCKWELL OLIVER, Bahrain – Victorious m.t.
  102. LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  103. LOSPITAO PABLO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  104. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies +6:39
  105. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi m.t.
  106. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +7:07
  107. SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step m.t.
  108. FAJARDO ADRIÁN, Burgos Burpellet BH m.t.
  109. RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step +8:17
  110. SCHOOFS JASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  111. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious m.t.
  112. MCDONALD BRODY, Modern Adventure Pro Cycling +8:21
  113. URKAREGI EÑAUT, Spain m.t.
  114. BOARDMAN SAMUEL, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  115. VAN GILS LUCAS, Lotto Intermarché +8:40
  116. PINA JOSE MARIA, Spain +8:49
  117. HO YEN YI, Equipo Kern Pharma m.t.
  118. DIAZ DARIO, Spain m.t.
  119. GARCÍA ÁLVARO, Spain m.t.
  120. MCGILL SCOTT, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  121. AZNAR UNAI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  122. NICOLAU JOEL, Caja Rural – Seguros RGA +10:03
  123. LASKER HARRY, Modern Adventure Pro Cycling +11:33

123 coureurs classés sur 132 partants.

Comment Marc Soler a-t-il construit sa victoire au classement général final ?

Pour comprendre le succès de Marc Soler au classement général du Tour de Murcie 2026, il faut regarder du côté de Fortuna, sous un ciel chargé de sable, le vendredi 13 février. En à peine 89 kilomètres d’une première étape réduite à peau de chagrin par les rafales, l’Espagnol a posé les bases d’une victoire acquise sans combattre le lendemain.

L’acte fondateur : le triomphe tactique d’UAE dans les bordures

Si le nom de Marc Soler trône en tête du classement général final, c’est d’abord grâce à un chef-d’œuvre collectif signé UAE Team Emirates XRG. Alors que le peloton s’attendait à un sprint massif sur un parcours amputé de près de 100 kilomètres, la formation émiratie a vu dans le vent de travers une opportunité plutôt qu’une menace.

La mise en place du piège : Dès le départ réel, l’équipe place deux pions, Marc Soler et Julius Johansen, dans l’échappée initiale. Loin de vouloir contrôler, ils construisent l’avant-poste.

Le coup de boutoir : À 60 kilomètres de l’arrivée, alors que le peloton s’étire en éventail, Tim Wellens rejoint le groupe de tête. Le Belge, troisième homme-lige, a pour mission de verrouiller la poursuite et de créer le doute.

L’estocade : Sur une portion exposée, à 38 kilomètres du but, Soler et Johansen actionnent le turbo. Personne ne peut répondre. Selon les données de tracking, le duo creuse un écart qui culminera à 1’15 à 10 kilomètres de l’arrivée, un gouffre sur un tel format.

Dans l’Alto Virgen del Castillo (1,3 km à 7,4%), Johansen cède logiquement, sacrifiant ses chances personnelles sur l’autel du collectif. Soler, lui, grimpe avec la souplesse d’un coureur libéré et file vers une victoire d’étape qui lui offre 10 secondes de bonification et, surtout, 19 précieuses secondes d’avance au général sur son propre coéquipier. Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5), troisième à 40 secondes, paie déjà l’addition d’un après-midi où il a dû composer seul contre une armada.

Pourquoi la 2e étape a-t-elle été réduite à une simple parade ?

Samedi 14 février, la région de Murcie est sous alerte orange. Les rafales atteignent les 90 km/h, selon l’agence météorologique espagnole AEMET. Le peloton s’élance pour 148 kilomètres, mais le cauchemar de la veille reprend de plus belle.

« On est passé à deux doigts du drame » : le récit d’une neutralisation inévitable

À peine 24 kilomètres après le départ, le scénario catastrophe se profile. Dans un virage exposé, une rafale projette une vingtaine de coureurs au sol. Des témoins évoquent des bicyclettes transformées en girouettes humaines. La décision est immédiate : la course est neutralisée. Fini le temps où l’on sacrifiait la santé des athlètes sur l’autel du spectacle.

Paco Guzman, le directeur de course, est clair : on ne peut pas lutter contre une tempête. Place au plan B : un transfert en bus de 45 minutes vers la ville d’arrivée, Santomera, et une parade symbolique de 10 kilomètres pour honorer les engagements télévisuels et le public local. Les temps ne sont pas comptabilisés, le classement de la veille est gelé. Emīls Liepiņš (Pinarello-Q36.5) « gagne » cette procession, mais le véritable vainqueur du jour, c’est le bon sens.

Les coureurs entre frustration et soulagement : « Je suis un peu frustré de gagner de cette manière »

Que ressent-on quand on est sacré sur un fauteuil roulant médiatique ? Marc Soler, 32 ans, a eu la franchise de l’exprimer sur Eurosport : « Je suis un peu frustré de gagner de cette manière ». Pourtant, très vite, le Catalan replace le débat là où il doit être : « Il y avait une alerte orange, certains coureurs ont été soufflés hors de la route. Ce n’était pas entièrement sûr. »

Son discours est corroboré par le vainqueur d’étape du jour, Emīls Liepiņš, qui n’a pas mâché ses mots en zone mixte. Le Letton a dénoncé l’improvisation constante face à des conditions extrêmes, un sentiment partagé par l’immense majorité du peloton. Une chose est sûre : ce Tour de Murcie 2026, avec ses 99 kilomètres de course effective, laissera des traces dans les esprits bien plus que dans les cuisses.

Quel est le classement général final officiel du Tour de Murcie 2026 ?

Sur le papier, le palmarès officiel fera état d’une domination sans partage d’UAE Team Emirates XRG. Mais il raconte une vérité bien différente de celle vécue sur la route.

Ce classement, figé après la première étape, consacre la science tactique d’UAE, qui place cinq hommes dans le top 10. Mais il met aussi en lumière l’isolement d’un Tom Pidcock, seul rescapé capable de rivaliser avec le rouleau compresseur émirati dans la bataille des bordures.

Le cyclisme doit-il revoir ses protocoles météo après ce fiasco ?

C’est LA question qui brûle les lèvres, et qui divise profondément les fans et les acteurs du peloton.

D’un côté, on trouve les défenseurs de la tradition, pour qui dompter les éléments fait partie de l’ADN du cyclisme.

De l’autre, une majorité de coureurs, soutenus par le syndicat CPA, réclament des protocoles plus stricts et moins d’improvisation.

Ce Tour de Murcie 2026 est un formidable avertissement. Pendant que les hommes patientaient dans les bus, la Setmana Valenciana féminine (2.HC) a choisi d’annuler purement et simplement son étape. Un contraste saisissant qui montre que le cyclisme féminin est parfois plus en avance sur les questions de sécurité.

L’organisation a reconnu avoir « pris un risque » en maintenant le départ samedi. Un risque qui a « mal tourné ». Le débat est désormais sur la table : faut-il annuler par principe dès qu’une alerte météo est émise ? Ou peut-on imaginer des plans B plus robustes, pensés en amont, comme le réclament les coureurs ?

Le vent de Murcie a soufflé sur les certitudes

Au terme de ce week-end chaotique, Marc Soler lève les bras, mais l’image qui restera est celle de coureurs projetés hors de la route et d’une cérémonie des vainqueurs sous des applaudissements polaires. Le Tour de Murcie 2026 a offert un vainqueur, un classement général final, mais surtout une multitude de questions.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Le cyclisme doit-il revoir en profondeur sa gestion des conditions extrêmes, ou doit-on accepter ces aléas comme partie intégrante du spectacle ? La réponse est cruciale pour l’avenir d’un sport qui, comme le prouve cette édition, doit impérativement évoluer pour ne pas se briser. Une chose est certaine : la leçon de Murcie, aussi brutale soit-elle, servira de référence lors des prochaines classiques et des tours printaniers comme le Tour d’Andalousie. Parce qu’au final, comme l’a si bien dit un officiel de course : « La chose la plus importante, c’est la sécurité des coureurs. »

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Figueira Champions Classic 2026. Antonio Morgado le Prince : Récit d’un doublé XXL

Il y a des coureurs qui gagnent des courses, et il y a ceux qui les possèdent. Sur les routes battues par les vents de l’Atlantique, Antonio Morgado (UAE Team Emirates-XRG) a confirmé qu’il était l’ultime patron de la Figueira Champions Classic. Pour sa quatrième édition, la classique portugaise a offert un scénario de feu, conclu par un mano a mano royal entre le tenant du titre et l’Espagnol Alex Aranburu (Cofidis). Plongée au cœur d’une journée où la tactique, le mental et la puissance brute ont écrit une nouvelle page d’histoire.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Une affaire de famille et de stratégie

Dès les premiers coups de pédale, le ton était donné. Ce n’était pas une simple course, c’était une démonstration de force orchestrée par la UAE Team Emirates-XRG. Comme souvent quand la formation aux couleurs pétrole pose ses valises sur une classique, le plan était clair : durcir la course pour le seul bénéfice de son leader, Antonio Morgado. Mais attention, le scénario de cette Figueira Champions Classic 2026 ne s’est pas écrit en un claquement de doigts. Il a fallu ruser, patienter, et finalement assommer l’adversaire sur son propre terrain.

Pour comprendre la victoire du Portugais, il faut remonter à 50 kilomètres de l’arrivée. C’est là que Daniel Felipe Martínez (Red Bull-BORA-hansgrohe), flairant le bon coup, place une banderille tranchante dans les pentes de la Rua Parque Florestal. Instinctivement, Brandon McNulty, le rouleur-grimpeur américain de la UAE, saute dans sa roue. Avec eux, Riley Sheehan (NSN) et Max Poole (Picnic-PostNL) complètent un quatuor qui fusionne rapidement avec les derniers attaquants matinaux. Sur le moment, on se dit que le Colombien a peut-être fait le bon choix. Mais c’était sans compter sur la mainmise d’une équipe qui sait mieux que personne transformer l’essai.

Comment l’UAE a-t-elle piégé le peloton ?

Le « McNulty Shuffle » ou l’art de l’élimination

Si le premier move de Martínez était prometteur, c’est bien Brandon McNulty qui a joué le rôle de détonateur absolu. Alors que le peloton, mené par Lotto-Intermarché et EF Education-EasyPost, semblait reprendre le contrôle au début du dernier tour, l’Américain a remis une pièce dans la machine à 20 bornes du but. Dans l’ultime ascension de la Rua Parque Florestal (2,3 km à 7,8 %), il a placé une accélération surpuissante, atteignant des pourcentages flirtant avec les 16,5% d’inclinaison.

Ce n’était pas une attaque, c’était un écrémage. Dans sa roue, seuls les plus costauds ont pu s’accrocher : évidemment son leader Antonio Morgado, mais aussi Daniel Felipe Martínez, le prodige belge Jarno Widar (Lotto-Intermarché), le jeune Espagnol Pau Martí (NSN), le Britannique Thomas Gloag (Pinarello-Q36.5) et Alex Aranburu. Sept hommes, six équipes représentées, mais une seule volonté : celle de McNulty, qui roulait comme un damné en tête pour offrir un boulevard à son chef de file. Un sacrifice collectif qui force le respect et qui rappelle les plus grandes heures du « train » de la Movistar à la grande époque, mais en version premium.

Le mano a mano final : un duel de chefs

Pourquoi Aranburu n’a-t-il pas pu résister à Morgado ?

À sept kilomètres de la ligne, dans la courte mais raidarde ascension d’Enforca Cães (0,8 km à 7,3%), la course bascule définitivement. Alex Aranburu, sentant que le temps de l’attente est révolu, place une attaque violente. Seul Antonio Morgado parvient à réagir. « C’était maintenant ou jamais » a dû se dire l’Espagnol de la Cofidis. Le duo bascule au sommet avec quelques secondes d’avance sur un groupe de chasse emmené par Pau Martí et Jarno Widar.

S’ensuit alors une descente technique et un dernier kilomètre sous haute tension. Alex Aranburu, pragmatique, refuse de prendre des relais. Il se cale dans la roue du champion du Portugal chrono, qui le savait : c’est chez lui, à Figueira da Foz, que tout allait se jouer. Morgado lance de très loin, mais Aranburu le remonte et le dépasse même à 200 mètres de la ligne. Pourtant, le Portugais puise dans ses ressources mentales. Il recolle, puis dépose un Espagnol impuissant sur sa droite. « Bis repetita », le champion remet ça.

Si Aranburu lance le sprint, Morgado démontre une maturité incroyable pour un coureur de 22 ans. Il ne s’affole pas, garde sa ligne et utilise sa pointe de vitesse pour crucifier son adversaire. Une question se pose désormais : ce genre de fin de course, où la puissance brute l’emporte sur la tactique, est-elle la marque des très grands champions ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaires.

Vidéo : Les images de la victoire d’Antonio Morgado

Les images du sprint sont déjà en train de faire le tour des réseaux sociaux. On y voit toute la détresse d’Alex Aranburu, qui a pourtant tout tenté, et l’explosion de joie d’Antonio Morgado, conscient d’avoir réussi un doublé historique sur ses terres. Le contraste est saisissant entre le calme olympien du Portugais dans les derniers mètres et la rage de vaincre qui l’habite sur la ligne. Ces images, captées sous une lumière hivernale mais avec une intensité estivale, sont le symbole d’une classique portugaise qui monte en puissance.

Analyse : Pourquoi ce doublé propulse Morgado dans une autre dimension

Au-delà de la performance brute, ce succès est un message fort envoyé à la concurrence pour la saison 2026. Déjà vainqueur du Trofeo Calvia en janvier, Antonio Morgado en est à deux victoires en 2026, mais surtout, il prouve sa capacité à gérer la pression. En s’imposant dans des conditions difficiles (parcours raccourci à 177 km à cause du vent), en résistant au retour d’un peloton mené par six équipes, et en dominant un puncheur du calibre d’Alex Aranburu, le coureur de 22 ans montre qu’il a franchi un cap.

Selon les données recueillies, il s’agit de la 8e victoire de sa carrière, mais surtout la deuxième sur cette classique. Il rejoint Remco Evenepoel (vainqueur en 2024) au palmarès des coureurs ayant marqué l’épreuve de leur empreinte. Pour l’équipe UAE Team Emirates-XRG, c’est la dixième victoire de la saison. Un rythme effréné qui rappelle leur mainmise sur le peloton international. La question n’est plus de savoir si Morgado est un talent générationnel, mais jusqu’où ce talent pourra-t-il le mener sur les grandes classiques ardennaises, lui qui semble taillé pour elles.

Classement complet Figueira Champions Classic 2026

Voici le classement officiel de cette 4e édition qui restera dans les annales comme l’une des plus disputées.

  1. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG les 177,8 km en 4:19:13 (41,1 km/h)
  2. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  3. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team +0:09
  4. WIDAR JARNO, Lotto Intermarché m.t.
  5. IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
  6. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team +0:21
  8. GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  9. MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  12. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost +0:23
  13. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  14. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  16. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  17. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  18. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  19. TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  20. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  21. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  22. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  23. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek m.t.
  24. SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
  25. CONtte TOMAS, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  26. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  27. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  28. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  29. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
  30. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  31. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  32. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +0:41
  33. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost +1:00
  34. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:03
  35. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost +1:04
  36. MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL m.t.
  37. KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek m.t.
  38. SILVA AFONSO, Team Tavira / Crédito Agrícola +1:51
  39. DOMÍNGUEZ DAVID, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
  40. BARGUIL WARREN, Team Picnic PostNL m.t.
  41. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  42. VERONA CARLOS, Lidl – Trek m.t.
  43. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  44. FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +2:28
  45. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team m.t.
  46. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA +2:43
  47. FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL m.t.
  48. GONÇALVES DIOGO, Efapel Cycling m.t.
  49. BUSTAMANTE ADRIÁN, GI Group Holding – Simoldes – UDO m.t.
  50. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
  51. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
  52. ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi +3:30
  53. MILES CARSON, Anicolor / Campicarn m.t.
  54. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  55. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team m.t.
  56. POOLE MAX, Team Picnic PostNL +4:53
  57. ZOMERMAAND JURGEN, Team Picnic PostNL +6:43
  58. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  59. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché m.t.
  60. SKUJIŅŠ TOMS, Lidl – Trek m.t.
  61. GÓMEZ IKER, Equipo Kern Pharma +7:11
  62. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek +8:01
  63. MONIQUET SYLVAIN, Cofidis +8:34
  64. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  65. PINTO PEDRO, Efapel Cycling +8:57
  66. SCAGLIOLA GABRIELE, Lidl – Trek +9:19
  67. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  68. ELOSEGUI IÑIGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  69. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  70. NUNES HUGO, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
  71. GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma m.t.
  72. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  73. DUARTE EMANUEL, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
  74. CARVALHO RUI, GI Group Holding – Simoldes – UDO m.t.
  75. IVANOV VIACHESLAV, Feirense – Beeceler m.t.
  76. GUARDEÑO JAUME, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  77. LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies m.t.
  78. LOPES LUCAS, Efapel Cycling m.t.
  79. VERBRUGGHE JENS, NSN Cycling Team m.t.
  80. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
  81. VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team m.t.
  82. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  83. WOOD HARRISON, Feirense – Beeceler m.t.
  84. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  85. DE LA CRUZ DAVID, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  86. OLIVEIRA NELSON, Movistar Team m.t.
  87. FRANCISCO FILIPE, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  88. DOMINGUES DUARTE, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car m.t.
  89. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  90. NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn m.t.
  91. BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  92. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  93. GUERIN ALEXIS, Anicolor / Campicarn m.t.
  94. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  95. THALMANN ROLAND, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  96. FERREIRA LOUIS, Anicolor / Campicarn m.t.
  97. BARBOSA DIOGO, Team Tavira / Crédito Agrícola m.t.
  98. JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
  99. WIRTGEN LUC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  100. SILVA PEDRO, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
  101. TIVANI GERMAN NICOLÁS, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  102. FINN LORENZO, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:38
  103. SILVA JOAQUIM, Efapel Cycling +9:47
  104. THOMAS BENJAMIN, Cofidis +9:50
  105. SILVA JOÃO, Feira dos Sofás – Boavista +12:14
  106. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
  107. GRIGOREV ALEKSANDR, Efapel Cycling m.t.
  108. DE PAULA VICTOR CESAR, Feirense – Beeceler m.t.
  109. MARRIAGE ZAC, NSN Cycling Team m.t.
  110. HUBER JAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  111. CARVALHO ANDRÉ, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  112. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +12:21
  113. FORLIN DANIELE, Movistar Team +13:01
  114. DURÃES RAFAEL, Efapel Cycling +14:52
  115. MESTRE GUILHERME, Team Tavira / Crédito Agrícola m.t.
  116. CASAGRANDE DIEGO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  117. BONILLO IKER, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
  118. BARBAS RAFAEL, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  119. OYARZÚN CARLOS IVÁN, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
  120. LINAREZ LEANGEL RUBÉN, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  121. RIBEIRO ANDRÉ, GI Group Holding – Simoldes – UDO m.t.
  122. CARVALHO GONÇALO, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua m.t.
  123. GRINDLEY SEBASTIAN, Lidl – Trek m.t.
  124. CASTRO PINTO PEDRO, GI Group Holding – Simoldes – UDO +17:18
  125. LOPES AFONSO, Feira dos Sofás – Boavista +18:37
  126. LUCAS SIMÃO, Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua +19:24

126 coureurs classés sur 162 partants.

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Tour de La Provence 2026, étape 2. L’incroyable duel américano-espagnol : Comment Riccitello a détrôné Rodriguez sous la neige

Ils n’étaient plus que deux dans le brouillard blanc de la Montagne de Lure. D’un côté, Carlos Rodriguez (INEOS Grenadiers), le rouleau compresseur espagnol. De l’autre, Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM), le poids plume américain. Dans un final digne des plus grands classiques d’hiver, c’est le rookie de la formation française qui a surgi pour coiffer l’Espagnol sur la ligne. Plongée au cœur d’une bataille tactique qui a tenu toutes ses promesses.

Lire aussi : Le parcours détaillé et les profils des étapes
Lire aussi : La liste des coureurs engagés

Pourquoi cette 2e étape du Tour de la Provence 2026 était-elle si redoutée ?

Dès l’annonce du parcours, les spécialistes l’avaient identifiée comme le juge de paix. Avec 179,8 kilomètres vallonnés et 3251 mètres de dénivelé positif, cette deuxième étape entre Forcalquier et la Montagne de Lure avait tout du piège. Mais le vrai suspense, cette année, ne résidait pas uniquement dans la difficulté du profil.

Selon les données de météo, les organisateurs ont dû batailler jusqu’à la dernière minute avec les services de voirie pour dégager la chaussée. Les images impressionnantes des congères en bord de route – que vous pouvez retrouver dans notre vidéo en fin d’article, témoignent des conditions extrêmes. Le froid et l’altitude ont transformé cette étape en une véritable loterie physique et mentale, rappelant le célèbre « Stelvio sous la neige » du Giro. C’est dans ce décor polaire que le peloton a livré sa première grande explication de la saison européenne.

Comment s’est construite l’échappée matinale ?

Six hommes pour un baroud d’honneur

Dès le kilomètre zéro, la course s’est emballée. Loin des stratégies d’attente, six coureurs ont scellé l’échappée du jour. On retrouvait le spécialiste maison Mathis Le Berre (TotalEnergies), Esteban Foucher (Groupama-FDJ United), Baptiste Gillet (Nice Métropole Côte d’Azur), Diego Pablo Sevilla (Polti-VisitMalta), Gustav Wang (XDS-Astana) et Declan Irvine (Novo Nordisk).

La machine INEOS en action

Si en début de course, leur avance a grimpé jusqu’à 3 minutes 30 secondes au sommet du Col de Buire, le peloton n’a jamais paniqué. La formation INEOS Grenadiers, forte de son bloc, a orchestré la poursuite avec une précision chirurgicale. Comme l’indiquent les données GPS, le rythme imprimé dans la descente a littéralement asphyxié les fuyards. La perte d’Irvine, victime du froid, a sonné le glas de leur aventure. À l’amorce de la Montagne de Lure, Le Berre, le dernier récalcitrant, a été avalé par un peloton réduit à une trentaine d’unités. C’est à ce moment précis que le véritable combat a commencé.

L’analyse de l’ascension finale : le piège tendu par INEOS ?

Le plan parfait des Britanniques… jusqu’à l’erreur ?

Dans les premières rampes de la Montagne de Lure (13,7 km à 6,4%), la tactique d’INEOS Grenadiers semblait infaillible. Ils ont utilisé leur jeune phénomène, Andrew AJ August, pour durcir le rythme. Sous son impulsion, les favoris ont craqué un par un : Tao Geoghegan Hart (Lidl-Trek), Wout Poels (Unibet Rose Rockets) et le Français Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama-FDJ United) ont dit adieu à leurs espoirs de général. À 4 kilomètres du sommet, le groupe de tête n’était plus qu’un quatuor de luxe, puis un quintet avec le retour de Nicolas Breuillard (TotalEnergies) : Brandon Rivera, Carlos Rodriguez (INEOS), Matthew Riccitello et Aurélien Paret-Peintre (Decathlon CMA CGM).

Le coup de force de Rodriguez et la résilience de Riccitello

C’est à 3,8 kilomètres de la ligne que Carlos Rodriguez a porté l’estocade. Le leader d’INEOS, pour sa première course depuis le Tour de France 2025, a placé une accélération longue et puissante. Sur le moment, seul Riccitello a tenté de réagir, accusant d’abord quelques mètres de retard.

L’Américain a réalisé un contre-effort monumental pour recoller, laissant sur place son coéquipier Paret-Peintre. Le duo de tête s’est alors regardé, baissant le rythme, permettant à Rivera et Paret-Peintre de revenir à 15-20 secondes. Mais le mal était fait pour Rodriguez : il avait usé sa puissance sans parvenir à distancer le coureur de Decathlon CMA CGM.

Le sprint final : Matthew Riccitello a-t-il volé la victoire à Carlos Rodriguez ?

À 200 mètres de l’arrivée, dans ce final technique en lacets que les caméras ont filmé, Riccitello a surpris tout son monde. Il a lancé un sprint long et puissant, prenant l’intérieur du dernier virage serré à gauche. Rodriguez, fort mais moins explosif, a dû effectuer une trajectoire plus large pour tenter de revenir.

Sur la ligne, l’écart était infime. Le lancé de vélo de l’Américain a fait la différence. Brandon Rivera (INEOS) a complété le podium à 14 secondes, devant Aurélien Paret-Peintre. Clément Champoussin (XDS Astana) complète le top 5. La question brûle les lèvres : Rodriguez a-t-il sous-estimé la pointe de vitesse de Riccitello, ou a-t-il simplement manqué de jus après son long hiver ?

Le nouveau visage du classement général

Grâce à sa victoire et aux secondes de bonification, Matthew Riccitello s’empare du maillot de leader. Il compte désormais 4 secondes d’avance sur Carlos Rodriguez et 20 sur Brandon Rivera. Les sept premiers de l’étape occupent les sept premières places du général, signe que l’écart s’est creusé de manière irréversible. C’est un véritable coup de force pour le coureur de 23 ans, originaire de Tucson (Arizona), qui décroche là son premier succès sous ses nouvelles couleurs.

Tour de la Provence 2026 : que peut-il se passer lors de la 3e étape ?

La dernière étape, longue de 205 km entre Rognac et Arles, sera théoriquement dédiée aux sprinteurs. Mais attention au piège du Mistral ! Les organisateurs promettent des rafales de vent sur les plaines exposées de Camargue. Le faible écart au général (4 secondes) laisse la porte ouverte à des bonifications lors des sprints intermédiaires ou en cas de bordures.

Pour Riccitello, l’objectif est double : garder un œil sur Rodriguez, mais aussi protéger son équipier Paret-Peintre, 4e, qui pourrait être une carte offensive. Une chose est sûre : cette équipe Decathlon CMA CGM, qui monte en puissance depuis le début de la saison, prouve qu’elle a plus d’un tour dans son sac. Pensez-vous que Riccitello parviendra à résister aux assauts d’INEOS lors de la dernière étape ?

Classement Tour de La Provence 2026, étape 2 – Top 20

  1. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team les 174,9 km en 4:28:29 (39 km/h)
  2. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers m.t.
  3. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:14
  4. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  5. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team +0:28
  6. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +0:44
  7. DAUMAS RÉMI, Groupama – FDJ United m.t.
  8. SCALCO MATTEO, XDS Astana Development Team +0:47
  9. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  10. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:02
  11. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +1:05
  12. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +1:11
  13. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  14. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +1:55
  15. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets +1:59
  16. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:03
  17. OOMEN SAM, Lidl – Trek +2:12
  18. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +2:23
  19. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +2:37
  20. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +3:14

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team en 8:30:14
  2. RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +0:04
  3. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:20
  4. PARET-PEINTRE AURÉLIEN, Decathlon CMA CGM Team +0:24
  5. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team +0:38
  6. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +0:54
  7. DAUMAS RÉMI, Groupama – FDJ United m.t.
  8. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies +0:57
  9. SCALCO MATTEO, XDS Astana Development Team m.t.
  10. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +1:12
  11. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +1:15
  12. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +1:21
  13. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets m.t.
  14. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +2:05
  15. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets +2:09
  16. MEEHAN JAMIE, Cofidis +2:13
  17. OOMEN SAM, Lidl – Trek +2:22
  18. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort +2:33
  19. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +2:47
  20. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +3:24

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Tempête sur la 2e étape du Tour de Murcie 2026 : Marc Soler sacré dans le chaos

Ils ont bravé l’alerte orange, mais pas les rafales à 90 km/h. Ce samedi, la 2e étape du Tour de Murcie 2026 a vécu l’un des scénarios les plus surréalistes de l’histoire du cyclisme moderne. Entre chutes massives causées par le vent, bus et parade de 10 kilomètres, l’épreuve espagnole a rendu son verdict : Marc Soler (UAE Team Emirates XRG) est le vainqueur final. Plongée au cœur d’une journée de folie où la sécurité a (enfin) primé sur le spectacle.

Lire aussi : Le parcours détaillé, les engagés et favoris

Pourquoi cette 2e étape restera-t-elle dans les annales du cyclisme ?

Soyons honnêtes : quand on allume sa télévision pour suivre une course par étapes fin février, on s’attend à voir des grimpeurs se jauger dans l’Alto de la Cresta del Gallo, pas à regarder un défilé urbain sous des rafales dignes d’un ouragan. Pourtant, c’est bien ce qui s’est passé sur le Tour de Murcie 2026. Et si l’on rit jaune de l’absurdité de la situation – un « sprint » gagné par Emīls Liepiņš sur une distance de 10 bornes sans opposition –, il faut surtout retenir une chose : on est passé à deux doigts du drame.

Le coureur letton de la Pinarello-Q36.5 a levé les bras, certes. Mais ce samedi 14 février, le véritable vainqueur, c’est le bon sens. Après une première étape déjà tronquée la veille où Marc Soler avait brillé dans les bordures, le peloton s’est élancé prudemment de Fortuna pour 148 kilomètres officiels. Très vite, le cauchemar a repris. Selon les données recueillies, les rafales ont atteint les 90 km/h, transformant les vélos en véritables girouettes humaines. Le scénario catastrophe s’est noué après seulement 24 kilomètres, dans un virage exposé : une rafale a projeté plusieurs coureurs au sol. Le chiffre exact reste flou, mais des témoins sur place évoquent une vingtaine de coureurs à terre.

Pour Paco Guzman, l’officiel de course, la décision a été immédiate : « Nous ne pouvons rien faire contre une tempête hurlante. » Fini le temps où l’on envoyait les coureurs se faire balayer « parce que c’est le cyclisme ». La Vuelta a Murcia a montré l’exemple en activant le plan B. Un plan B radical : bus, transfert de 45 minutes vers Santomera, et une parade de 10 kilomètres pour sauver la face auprès des diffuseurs et de la ville d’arrivée. Les temps n’ont pas été comptabilisés, gelant ainsi le classement de la veille et offrant le général à Marc Soler.

Comment les coureurs ont-ils vécu cette « journée sans » ?

Quand on demande à Marc Soler ce qu’il ressent après avoir « gagné » une course sans disputer l’ultime étape, le Catalan de 32 ans est d’une sincérité désarmante. « Je suis un peu frustré de gagner de cette manière » a-t-il confié à Eurosport. Mais très vite, l’analyse du Catalan remet les pendules à l’heure : « Il y avait une alerte orange, nous avons tenté notre chance, puis il y a eu de nombreuses rafales. Certains coureurs ont été soufflés hors de la route, donc ce n’était pas entièrement sûr. » Une pique à peine voilée envers ceux qui, bien au chaud chez eux, auraient pu critiquer la décision.

Son coéquipier Julius Johansen, finalement deuxième du général, a lui aussi évité le pire. Mais le discours le plus tranchant vient d’Emīls Liepiņš, le vainqueur symbolique de l’étape. S’il sourit sur la photo du podium, le Letton n’a pas mâché ses mots en zone mixte. Un coup de gueule légitime qui pose la question de la gestion des risques en 2026.

Car le problème ne date pas d’hier. Souvenez-vous du Giro 2023 dans le Grand Colombier, ou des chutes à répétition sur Paris-Nice. Ici, l’organisation a tenté de s’adapter en réduisant le parcours de 45 kilomètres avant le départ, gardant les deux cols au programme. Une décision risquée, qui s’est retournée contre elle quand la course a dû être définitivement stoppée. Heureusement, aucun blessé grave n’est à déplorer, mais l’image de coureurs projetés hors de la route restera longtemps dans les esprits.

Quel est le vrai bilan de ce Tour de Murcie version 2026 ?

Sur le papier, le palmarès dira que Marc Soler a remporté sa 12e victoire en carrière, succédant au Suisse Fabio Christen. Il dira que Julius Johansen (UAE) et Thomas Pidcock (Pinarello-Q36.5) complètent le podium. Il dira enfin qu’Emīls Liepiņš a glané son premier succès depuis son titre de champion de Lettonie en juin 2024. Mais en réalité, ce Tour de Murcie 2026 restera comme l’édition des « et si ».

Et si le vent avait tourné plus tôt ? Et si la chute collective avait été plus grave ? Cette course, réduite à seulement 89 kilomètres et 1h50 d’effort sur deux jours, est un formidable avertissement. Pendant que les hommes discutaient dans les bus, la Setmana Valenciana féminine (2.HC) a, elle, purement et simplement annulé son étape. Une preuve que le cyclisme féminin montre parfois la voie en matière de sécurité.

Pour Soler, c’est une victoire en demi-teinte. L’UAE Team Emirates XRG empoche un doublé au général, mais l’image de la cérémonie des vainqueurs sous les applaudissements polaires des quelques spectateurs locaux en dit long sur l’ambiance étrange de cette édition.

Le cyclisme doit-il revoir ses protocoles météo après ce fiasco ?

C’est LA question qui brûle les lèvres de tous les fans. Doit-on en rester à un système d’alertes oranges qui semble trop souvent ignoré ? Faut-il imposer des courses plus courtes d’office quand Météo-France (ou son équivalent espagnol, l’AEMET) tire la sonnette d’alarme ? Les témoignages des coureurs sont unanimes : l’improvisation du jour J ne suffit plus.

Le débat est ouvert, et il est crucial. La Vuelta a Murcia a innové avec cette parade de 10 kilomètres pour sauver le live télévisé. Une solution bancale, certes, mais qui a le mérite de maintenir un lien avec le public sans prendre de risques inconsidérés. Cependant, l’organisation a reconnu avoir « pris un risque » en maintenant le départ, et les choses ont « mal tourné ».

Alors, qu’en pensez-vous ? Faut-il durcir les règles et annuler par principe dès qu’une alerte météo est émise, ou le cyclisme doit-il rester ce sport où l’on dompte les éléments, quitte à frôler la catastrophe ? La réponse est peut-être dans une meilleure communication et des plans B pensés en amont, comme le réclament les coureurs. Une chose est sûre : en 2026, le vent a soufflé très fort, et pas seulement sur les routes de Murcie. Il a aussi soufflé sur les certitudes d’un sport qui doit impérativement évoluer. La saison ne fait que commencer, et si les prochaines courses comme la Clásica de Almería ou le Tour d’Andalousie veulent éviter le même chaos, elles feraient bien de regarder de près ce qu’il s’est passé dans le sud-est de l’Espagne. Parce qu’au final, comme l’a si bien dit un officiel : « La chose la plus importante, c’est la sécurité des coureurs. » Et sur ce point, même dans la tempête, personne ne pourra dire le contraire.

Classement Tour de Murcie 2026, étape 2 – Top 20

L’étape a été raccourcie et neutralisée en raison du vent et des préoccupations de sécurité, le peloton ayant été transporté en bus jusqu’à Santomera pour un sprint neutralisé, sans que les temps ne soient enregistrés au classement.

Classement général final – Top 20

  1. SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG en 1:50:39
  2. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +0:19
  3. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:40
  4. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +1:01
  5. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  6. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. ÁLVAREZ HÉCTOR, Spain m.t.
  8. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
  9. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  10. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:15
  11. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:46
  12. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  13. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.
  16. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  17. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  19. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +1:48
  20. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:50

Lire aussi : Le classement général final complet du Tour de Murcie 2026

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Figueira Champions Classic 2026 : Pourquoi le Portugal va (encore) dicter sa loi ?

Ils sont préférés, ils sont chez eux, et ils ont faim. Ce samedi 14 février, la côte Atlantique portugaise ne sera pas seulement balayée par les embruns, mais aussi par les roues carbone de João Almeida et Antonio Morgado. Pourtant, derrière le duel annoncé UAE, une meute de puncheurs affamés (Hirschi, Widar, Aranburu) ronge son frein. Entre un parcours taillé pour les attaques lointaines et une météo incertaine après le passage des tempêtes, cette 4e édition de la Figueira Champions Classic promet une explosion tactique avant même les premières pentes d’Enforca Cães. Plongée dans les entrailles d’une classique portugaise qui monte en gamme.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Figueira Champions Classic 2026 : Pourquoi cette course portugaise est-elle devenue un révélateur de talents ?

Ce n’est plus une simple répétition générale avant le Tour d’Algarve. Créée en 2023, la Figueira Champions Classic a grimpé les échelons UCI avec la détermination d’un puncheur lancé sur la Rua Parque Florestal. En seulement trois éditions, son palmarès est devenu un Who’s Who du cyclisme offensif : Casper Pedersen, un Remco Evenepoel monstrueux (victoire avec 1’48 d’avance en 2024), et l’an passé, le cavalier seul d’Antonio Morgado (UAE Team Emirates XRG).

Ce qui frappe, c’est la capacité de l’épreuve à révéler les futurs leaders. En 2024, Evenepoel y avait posé une mine à 50 bornes de l’arrivée. En 2025, c’est un Morgado âgé de 21 ans qui résistait à un peloton emmené par Soudal Quick-Step. La question que tout le monde se pose : la 4e édition verra-t-elle l’éclosion définitive de Jarno Widar, ou la confirmation d’un nouvel équilibre des forces chez UAE ?

Parcours 2026 : Le piège portugais est-il plus sélectif que les années précédentes ?

Anatomie d’un enchaînement assassin

Avec 193 kilomètres et 2 120 mètres de dénivelé positif, les chiffres bruts peuvent sembler modestes. Mais comme souvent au Portugal, le diable se cache dans les répétitions. La première partie côtière, avec l’ascension de Brenha (3,2 km à 4,5%), est un leurre. C’est le circuit final, à boucler trois fois, qui transforme la classique en machine à broyer.

Voici pourquoi ce circuit est unique en son genre :

La Rua do Parque Florestal (2,3 km à 7,8%) : Contrairement à une bosse ardennaise classique, cette montée dispose d’un dernier kilomètre vicieux avec des rampes au-delà des 10% sur 800 mètres. C’est un effort qui « allume » les capteurs de puissance.

Enforca Cães (800 m à 7,6%) : Plus qu’un mur, c’est un tremplin. Son sommet, lors du dernier tour, est positionné à seulement 5,7 km de la ligne. À ce moment-là, soit le puncheur a tué la course dans le final d’Enforca, soit il se fait piéger par un retour des rouleurs dans la descente technique vers Figueira.

Donnée clé : Selon l’analyse des chronos, la vitesse moyenne sur le circuit local augmente de 4,3 km/h entre le 1er et le 3e tour. La fatigue ne pardonne pas sur les pavés glissants du secteur urbain.

Profil de la Figueira Champions Classic 2026.

Liste des partants et favoris : La CPI (Course de Préparation Internationale) version 2026

Le danger biologique portugais : Almeida et Morgado, les deux lames d’UAE

Jamais une équipe n’avait aligné un tel duo de « locaux » sur cette classique. João Almeida (⭐ ⭐ ⭐) arrive auréolé de sa 2e place au Tour de la Communauté Valencienne, où il n’a plié que devant un Evenepoel stratosphérique. Son moteur physiologique est connu : une puissance spécifique élevée sur les pentes moyennes.

Mais c’est Antonio Morgado (⭐ ⭐ ⭐), le tenant du titre, qui possède l’avantage psychologique. Son raid victorieux de 20,5 km en 2025 est dans toutes les têtes. L’an dernier, il avait surpris tout le monde en attaquant avant la difficulté max, usant ses adversaires sur le faux-plat.

La jeunesse (Widar) contre l’expérience (Hirschi et Carapaz)

Jarno Widar (⭐⭐), Lotto-Intermarché : C’est le pari de l’édition 2026. Le Limbourgeois de 20 ans va effectuer sa rentrée. Statistiquement, c’est un pari risqué mais calculé. Widar, c’est un punch hors-norme sur les efforts de 10 à 15 minutes, comme en témoignent ses doublés en Flèche Ardennaise et Liège U23. Si Widar passe le cut du circuit local, il est capable de gérer un groupe réduit.

Marc Hirschi (⭐⭐⭐), Tudor : Le Suisse court après une victoire « World Tour level » depuis son transfert. Ses 16e et 17e places au Challenge de Majorque indiquent une condition naissante. Attention : en 2024, ici-même, il avait terminé 6e. Il connaît la musique. Mais Tudor attend autre chose qu’un accessit.

Richard Carapaz (⭐⭐), EF Education-EasyPost : L’ancien vainqueur du Giro n’est pas le plus rapide au punch pur, mais sa capacité à lire une course est inégalée sur ce plateau. Si le rythme s’emballe trop tôt, « Richie » peut surgir.

Les outsiders qui peuvent briser la hiérarchie (⭐)

Alex Aranburu (Cofidis) : Un poisson dans l’eau sur ce type de final. S’il arrive groupé, sa pointe de vitesse pourrait faire la différence si il est présent dans le final.

Haimar Etxeberria (Red Bull-BORA-Hansgrohe) : Après un début de saison effectué en Australie, le jeune espagnol doit saisir sa chance avant les grandes classiques flandriennes.

Dylan Teuns (Cofidis) : Un puncheur de métier, toujours présent quand les pourcentages s’affolent. La semaine passée, le Belge a terminé 6e de l’Etoile de Bessèges.

Diffusion TV en direct : Comment et où regarder la course ?

Pour les puristes qui veulent traquer les placements dans le circuit local, la retransmission sera assurée en deux temps. HBO Max ouvrira le bal avec une diffusion en direct dès 16h00, tandis que Eurosport 2 prendra le relais à 17h00. Le départ réel sera donné à 12h00, mais c’est sur le circuit final, après 100 km de course, que le spectacle débutera réellement.

Conseil : Ne pas zapper lors du 2e tour de circuit. C’est à cet instant, entre la deuxième ascension de Rua Parque Florestal et Enforca Cães, que les directeurs sportifs libèrent leurs cartes. L’attaque gagnante intervient généralement dans ce sas.

Les tempêtes Kristin et Leonardo : La course aura-t-elle lieu ?

Le Portugal panse ses plaies. Le passage des tempêtes Kristin et Leonardo a causé des dégâts importants et endeuillé la région de Figueira da Foz. Dans un communiqué transmis ce mercredi, les organisateurs, en collaboration avec la protection civile, ont confirmé le maintien de l’épreuve.

Le protocole de sécurité UCI sera appliqué à la lettre. Les zones à risque ont été sécurisées, et les prévisions météo annoncent une accalmie pour samedi. C’est un signal fort de résilience pour le sport portugais, qui espère désormais un feu vert similaire pour la Volta ao Algarve.

Question à 1 million d’euros (ahah) : Le traumatisme des intempéries va-t-il inhiber les audacieux ou, au contraire, sublimer le spectacle pour offrir un bol d’air au public local ?

Notre verdict : Une classique pour « voyants »

La Figueira Champions Classic 2026 est un test grandeur nature. Soit le feu est rouge et les UAE contrôlent pour Almeida ou Morgado, s’offrant une Saint-Valentin dorée. Soit le feu passe au vert et Jarno Widar signe des débuts professionnels de rêve, ou Hirschi débloque enfin son compteur.

Une certitude : le parcours 2026 ne laissera personne se cacher. Avec ce dénivelé concentré sur 60 kilomètres, la classique portugaise ne sera pas une course d’attente. Elle sera une explosion. Rendez-vous samedi sur HBO Max pour saluer le successeur de Morgado.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Figueira Champions Classic 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, MORGADO, António
2, GROßSCHARTNER, Felix
3, MCNULTY, Brandon
4, OLIVEIRA, Ivo
5, OLIVEIRA, Rui
6, FABRIES, Ugo
7, GIAIMI, Luca

Lidl – Trek (WT) ✅
11, KÄMNA, Lennard
12, SKUJIŅŠ, Toms
13, SÖDERQVIST, Jakob
14, TEUTENBERG, Tim Torn
15, VERONA, Carlos
16, GRINDLEY, Sebastian
17, SCAGLIOLA, Gabriele

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
21, DENZ, Nico
22, DONATI, Davide
23, ETXEBERRIA, Haimar
24, FINN, Lorenzo
25, MARTÍNEZ, Daniel Felipe
26, TRATNIK, Jan
27, WANDAHL, Frederik

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
31, HIRSCHI, Marc
32, DONZÉ, Robin
33, THALMANN, Roland
34, VOISARD, Yannis
35, WIRTGEN, Luc
36, CASAGRANDE, Diego
37, HUBER, Jan

EF Education – EasyPost (WT) ✅
41, VAN DEN BERG, Marijn
42, BATTISTELLA, Samuele
43, ASGREEN, Kasper
44, SIMMONS, Colby
45, HOBBS, Noah
46, RAFFERTY, Darren
47, RODRIGUEZ, Juan Felipe

Team Picnic PostNL (WT) ✅
51, BARGUIL, Warren
52, DEGENKOLB, John
53, FLYNN, Sean
55, MARTINEZ, Juan Guillermo
56, POOLE, Max
57, ZOMERMAAND, Jurgen

NSN Cycling Team (WT) ✅
61, FRIGO, Marco
62, MARRIAGE, Zac
63, MARTÍ, Pau
64, VERBRUGGHE, Jens
65, PINARELLO, Alessandro
66, SHEEHAN, Riley
67, VAN TRICHT, Floris

Movistar Team (WT) ✅
71, CANAL, Carlos
72, OLIVEIRA, Nelson
73, PESCADOR, Diego
74, ROMO, Javier
75, SERRANO, Gonzalo
76, FORLIN, Daniele
77, CASTRO, Sebastián

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
81, CALZONI, Walter
82, CHRISTEN, Fabio
83, DE LA CRUZ, David
84, GLOAG, Thomas
85, GONZÁLEZ, David
87, CAMPRUBÍ, Marcel

TotalEnergies (PRT) ✅
91, BURGAUDEAU, Mathieu
92, DELETTRE, Alexandre
93, DUJARDIN, Sandy
94, LÉVÊQUE, Theo
95, RETAILLEAU, Valentin
96, VADIC, Baptiste

Cofidis (PRT) ✅
101, ARANBURU, Alex
102, TEUNS, Dylan
103, THOMAS, Benjamin
104, IZAGIRRE, Ion
105, MONIQUET, Sylvain
106, JOALLAND, Yaël

Lotto Intermarché (WT) ✅
111, GRISEL, Matys
112, BEULLENS, Cedric
113, KOCKELMANN, Mathieu
114, SLOCK, Liam
115, VAN BOVEN, Luca
116, WIDAR, Jarno
117, VANEECKHOUTTE, Victor

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
121, BALDERSTONE, Abel
122, GUARDEÑO, Jaume
123, LÓPEZ, Joseba
124, MOLENAAR, Alex
125, OTRUBA, Jakub
126, PRADES, Eduard
127, SORARRAIN, Gorka

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
131, COBO, Iván
132, BERRADE, Urko
133, AZNAR, Hugo
134, ELOSEGUI, Iñigo
135, GIMENO, Nil
137, GÓMEZ, Iker

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
141, BERASATEGI, Xabier
142, BIZKARRA, Mikel
143, ISASA, Xabier
144, ALUSTIZA, Nicolás
145, LÓPEZ, Jordi
146, MARTÍN, Gotzon
147, MINTEGI, Iker

Anicolor / Campicarn (CT) ✅
151, GUERIN, Alexis
152, NYCH, Artem
153, REIS, Rafael
154, LEIJNSE, Enzo
155, MILES, Carson
156, FERREIRA, Louis
157, SANTOS, Tiago

Feirense – Beeceler (CT) ✅
161, WOOD, Harrison
162, MONTEZ, Alexandre
163, IVANOV, Viacheslav
164, MESQUITA, Guilherme
165, TOMASIO, Joao
166, PEREIRA, Francisco
167, DE PAULA, Victor Cesar

Efapel Cycling (CT) ✅
171, SILVA, Joaquim
172, LOPES, Lucas
173, DURÃES, Rafael
174, GONÇALVES, Diogo
175, GRIGOREV, Aleksandr
176, LEAL, Tiago
177, PINTO, Pedro

Aviludo – Louletano – Loulé (CT) ✅
181, TIVANI, German Nicolás
182, CARVALHO, André
183, FRANCISCO, Filipe
184, CONTTE, Tomas
185, OYARZÚN, Carlos Iván
186, LEAL, Cláudio
187, VIEGAS, Daniel

Credibom / LA Alumínios / Marcos Car (CT) ✅
191, DUARTE, Emanuel
192, LEAÇA, Gonçalo
193, PINTO, Diogo
194, NARCISO, Diogo
195, DOMINGUES, Duarte
196, MEDEIROS, João
197, NUNES, Hugo

Feira dos Sofás – Boavista (CT) ✅
201, SILVA, Pedro
202, LOPES, Afonso
203, DOMÍNGUEZ, David
204, ROTA, Oscar
205, SILVA, João
206, BONILLO, Iker
207, RODRIGUES, Rúben

Team Tavira (CT) ✅
211, BARBOSA, Diogo
212, CAMPOS, Noah
213, SILVA, Afonso
214, MESTRE, Guilherme
216, ALVES, Rodrigo
217, COSTA, Gabriel

GI Group Holding – Simoldes – UDO (CT) ✅
221, BUSTAMANTE, Adrián
222, CARVALHO, Rui
223, BRAGUINI, Andrey
224, RIBEIRO, André
225, CASTRO PINTO, Pedro
226, MOREIRA, José Miguel
227, COSTA, Miguel

Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua (CT) ✅
231, CARVALHO, Gonçalo
232, SILVA, Bruno
233, LINAREZ, Leangel Rubén
234, BARBAS, Rafael
235, LÓPEZ, Diego
236, DEJESUS, Lois
237, LUCAS, Simão

Carte officielle du parcours de la Figueira Champions Classic 2026.

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Tour de La Provence 2026, étape 1. Arnaud Tendon, le guerrier de l’impossible : son hold-up sous les intempéries

Ils étaient cinq, ils sont devenus deux, et contre toute logique sportive, ils ont tenu tête aux armadas du WorldTour. Dans des conditions dignes d’une Classique Belge, Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix) a signé l’exploit le plus retentissant de sa jeune carrière en s’imposant à Saint-Victoret. Retour sur un scénario où la météo, le courage et une pointe de revanche ont écrit la première page de cette 10e édition.

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L’image est saisissante. Sous un déluge digne d’un Paris-Roubaix, un jeune homme en bleu lève les bras, le visage ruisselant, incrédule. Autour de lui, le bitume luisant reflète la lumière des voitures suiveuses, tandis que derrière, un peloton de cadors arrive, frustré, avec deux secondes de retard. Bienvenue sur le Tour de la Provence 2026, où la raison a laissé place à l’épopée.

Ce vendredi 13 février, la date n’aura pas porté chance aux sprinteurs, mais aura consacré un baroudeur en quête de rédemption. Arnaud Tendon, coureur suisse de 23 ans, n’est pas seulement devenu le premier leader de cette 10e édition. Il a offert à son équipe continentale, Van Rysel-Roubaix, une deuxième victoire en une semaine, confirmant que la formation nordiste vit un début de saison historique.

Pourquoi l’échappée a-t-elle réussi son pari face aux « gros » ?

C’est la question que tout le paddock se posait à l’arrivée. Comment cinq hommes, dont quatre issus d’équipes continentales, ont-ils pu résister au retour d’un peloton motorisé par INEOS Grenadiers, Lidl-Trek et EF Education-EasyPost ?

Le facteur météo : un terrain de jeu égalisateur

Dès le départ donné à Marseille, le ciel ne laisse aucun doute. La pluie, battante et incessante, transforme la chaussée en piège. Les descentes deviennent périlleuses, la visibilité se réduit. Dans ces conditions, la prise de risque n’est pas la même en tête et dans le peloton. « Dans le final, c’était assez technique avec des petites routes et l’écart ne descendait pas tant que ça » a confirmé Tendon à l’arrivée, soulignant que la prudence du peloton sur le bitume glissant a été leur meilleure alliée.

La composition et la dynamique de l’échappée

Le groupe de tête, formé dans la première heure, avait du coffre. Outre Tendon et Mattia Bais (Polti-VisitMalta), on retrouvait Jonas Walton (CIC Pro Academy), Bailey McDonald (Novo Nordisk) et David Zanutta (XDS Astana Development). Si McDonald et Zanutta cèdent dans le Pas de la Couelle à 58 km du but, le noyau dur résiste. La clé du succès réside dans l’entente parfaite entre Tendon et Bais dans les 50 derniers kilomètres. Plutôt que de s’observer, ils ont uni leurs forces pour maintenir un gros rythme.

Le récit d’un final à suspense : « On y a cru jusqu’au bout »

À 20 kilomètres de l’arrivée à Saint-Victoret, l’écart n’est plus que de 40 secondes. Classiquement, c’est le moment où l’histoire bascule. Pourtant, elle ne bascule pas.

Le coup de massue pour Walton

À 15 kilomètres de la ligne, Jonas Walton, le troisième homme, lâche prise sous l’effort. Désormais, ils ne sont plus que deux. Mais loin de les fragiliser, cette situation les galvanise. Ils savent que le duel pour la gagne se joue entre eux. Derrière, les équipes de sprinteurs s’organisent mal. Décathlon-CMA CGM, Groupama-FDJ United et INEOS se neutralisent partiellement, personne ne voulant assumer seul le travail de chasse.

Les 10 dernières secondes

Sous la flamme rouge, l’écart est encore de 10 secondes. Dans le dernier kilomètre, le duo voit le peloton grossir dans leurs rétroviseurs. Mais la ligne est si proche. Arnaud Tendon lance le sprint de loin, Mattia Bais tente de s’accrocher à sa roue. Le Suisse, plus puissant sur cette courte accélération, résiste jusqu’au bout et franchit la ligne en vainqueur. Derrière, Luke Lamperti (EF Education-EasyPost) règle le peloton pour la 3e place, devant Anthony Turgis (TotalEnergies) et Hugo Page (Cofidis), mais trop tard. L’échappée est allée au bout.

Arnaud Tendon, de la frustration de Bessèges au bonheur provençal

Pour comprendre l’émotion d’Arnaud Tendon sur la ligne, il faut revenir une semaine en arrière. Sur la deuxième étape de l’Étoile de Bessèges, le même scénario semblait se profiler. Échappé, il avait été avalé par le peloton à 50 mètres de la ligne. « Aujourd’hui, j’avais 50 m d’avance, c’est incroyable de réussir à tenir » a-t-il savouré. Cette victoire est sa première chez les professionnels.

Le bilan chiffré de la Van Rysel-Roubaix

Victoire de Joppe Heremans sur l’Étoile de Bessèges (7 février)

Victoire d’Arnaud Tendon sur le Tour de la Provence (13 février)

Deux succès en deux semaines pour une formation continentale, c’est un signal fort envoyé au cyclisme français.

Le classement général : Tendon leader avant la haute montagne

Au-delà de l’étape, ce succès offre à Arnaud Tendon le maillot de leader du classement général. Il devance Mattia Bais de 5 secondes et Luke Lamperti de 11 secondes. Il endosse également le maillot vert du classement par points. Mattia Bais, lui, repart avec le maillot à pois de meilleur grimpeur, glané lors des ascensions du Col de Mazauges et du Pas de la Couelle.

Les favoris dans le dur

Cette première journée a également piégé quelques prétendants au général. Le principal favori, Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM), a été victime d’une cassure dans le final et concède déjà 20 secondes. Un retard qui pourrait s’avérer rédhibitoire au vu du parcours à venir.

Vidéo : Retour en images sur le sprint victorieux de Tendon

Quelle stratégie pour Tendon sur la 2e étape reine ?

Si la joie est immense, la réalité du cyclisme rattrape vite les leaders. Ce samedi 14 février, place à la deuxième étape entre Forcalquier et l’arrivée au sommet de la Montagne de Lure (175 km). Une étape de haute montagne qui va forcément redistribuer les cartes.

Arnaud Tendon pourra-t-il conserver son bien sur un terrain bien plus sélectif ? Selon les données de ProCyclingStats, le Suisse n’a jamais brillé dans les cols de première catégorie. La logique voudrait qu’il cède son bien à un grimpeur. Mais après ce vendredi, la logique a-t-elle encore sa place sur ce Tour de la Provence 2026 ?

Et vous, que pensez-vous des chances de Tendon pour conserver le maillot ? Pensez-vous qu’il pourra surprendre les grimpeurs ou va-t-il logiquement s’effondrer dans la Montagne de Lure ? Partagez votre avis en commentaires.

Classement Tour de La Provence 2026, étape 1 – Top 20

  1. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix les 163 km en 4:01:53 (40,3 km/h)
  2. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  3. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +0:02
  4. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  5. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  6. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  7. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  8. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United m.t.
  9. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  10. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix m.t.
  13. FOFONOV ARTEM, XDS Astana Development Team m.t.
  14. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
  15. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  17. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  18. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team m.t.
  19. VAN NIEKERK MORNÉ, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  20. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix en 4:01:40
  2. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +0:05
  3. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +0:11
  4. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies +0:15
  5. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  6. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  7. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  8. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United m.t.
  9. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  10. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  11. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  12. OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix m.t.
  13. FOFONOV ARTEM, XDS Astana Development Team m.t.
  14. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
  15. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  17. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  18. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Development Team m.t.
  19. VAN NIEKERK MORNÉ, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  20. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta m.t.

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