Les Championnats de France 2026 de cyclisme sur route prennent fin ce dimanche à La Tour-du-Pin, dans les Vals du Dauphiné. Place à la course en ligne des hommes. Un circuit de 16,3 kilomètres à parcourir 14 fois, deux ascensions par tour, et une arrivée jugée Place Carnot. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le parcours et la diffusion TV.
Championnat de France 2026 : 14 tours, 3 411 mètres de dénivelé, la côte de Béjui : voici le parcours qui va tout décider
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Les Championnats de France 2026 de cyclisme sur route se sont déroulés à La Tour-du-Pin (Isère) du 25 au 28 juin. La course en ligne hommes est retransmise dimanche à 15h15 sur France 3 et Eurosport. Au programme : 241,8 kilomètres, 14 tours d’un circuit de 16,3 km, 3 400 mètres de dénivelé, et deux côtes par tour. La côte de Béjui (1 km à 8,4%, passage à 13%) sera le juge de paix.
EN BREF : À quelle heure suivre à la TV la course en ligne des championnats de France 2026 sur route ? Les coureurs de la course masculine s’élanceront à 11 h 45. L’arrivée est prévue aux alentours de 17h. Eurosport et France 3 à partir de 15h15.
Le circuit de La Tour-du-Pin : 16,3 kilomètres sans répit
Une boucle usante taillée pour les puncheurs
Le parcours des Championnats de France 2026 n’a rien d’une promenade. Tracé autour de La Tour-du-Pin, dans les Vals du Dauphiné, le circuit de 16,3 kilomètres propose 235 mètres de dénivelé positif par tour. Un chiffre qui, multiplié par 14 pour les hommes, donne un total de 3 400 mètres de dénivelé sur 241,8 kilomètres. De quoi reléguer les purs sprinteurs au rang de figurants.
Le départ est donné devant le siège de la Communauté de Communes, avant une traversée du centre-ville. Le peloton se dirige ensuite vers la première difficulté : la côte de Saint-Roch (1,7 km à 4,5%). Régulière dans ses pourcentages, cette ascension permet d’installer un premier rythme soutenu. Une fois le sommet franchi, les coureurs évoluent sur un plateau exposé, constitué de longues lignes droites ponctuées de relances. Un terrain propice à l’usure collective et aux premières offensives.
Après une courte descente et un virage à droite, le peloton aborde le véritable juge de paix de la boucle.
La côte de Béjui : 1 kilomètre qui vaut un titre
C’est le point névralgique du circuit. La côte de Béjui (1 km à 8,4%) est courte, mais nettement plus raide que Saint-Roch. Découpée en trois paliers, elle offre deux courts moments de répit avant des passages à chaque fois supérieurs à 10%, avec un mur à 13% dans sa portion centrale.
Située à moins de trois kilomètres de l’arrivée, elle constitue le tremplin idéal pour un puncheur souhaitant faire la différence dans les derniers tours. Impossible de s’organiser, et le groupe de contre se regardera forcément.
Au sommet, une descente rapide ramène les coureurs vers La Tour-du-Pin et la Place Carnot, où est jugée l’arrivée. Une configuration qui récompense les coureurs capables de basculer avec quelques secondes d’avance et de les conserver jusqu’à la ligne.
Chaque année, le tracé change de lieu, de département, de région. L’an dernier, les Herbiers (Vendée) avaient couronné Dorian Godon (Netcompany INEOS), qui fut l’un des meilleurs porteurs du maillot tricolore des dernières années avec de nombreuses victoires, notamment en WorldTour. Cette année, direction l’Isère et La Tour-du-Pin, bien connue des skieurs l’hiver sur la route des Alpes.
Le circuit isérois, alternant secteurs roulants, côtes exigeantes et enchaînements techniques, ne laisse aucun répit aux coureurs. Une édition qui s’annonce comme l’une des plus sélectives de l’histoire récente.
Et vous, pensez-vous que la côte de Béjui sera suffisante pour faire exploser la course, ou verra-t-on une arrivée groupée d’une vingtaine de coureurs comme en 2025 ?
Et vous, préférez-vous un championnat de France sur un parcours pour puncheurs comme cette année, ou rêvez-vous d’un retour à un tracé plus ouvert où les sprinteurs peuvent aussi rêver du maillot tricolore ?
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Ils seront 141 au départ de la course en ligne des Championnats de France 2026 ce dimanche à La Tour-du-Pin. Dorian Godon défend son maillot tricolore, Romain Grégoire mène la plus grosse armada du peloton, et Benoît Cosnefroy rêve d’un premier sacre. Découvrez la liste complète des engagés.
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : 141 coureurs s’élanceront ce dimanche à La Tour-du-Pin pour la course en ligne des Championnats de France 2026. Groupama-FDJ United débarque avec 23 coureurs autour de Romain Grégoire, favori numéro un. TotalEnergies aligne 28 éléments, un record. Decathlon CMA CGM mise sur Paul Lapeira et Léo Bisiaux. Benoît Cosnefroy (UAE) et Axel Laurance (INEOS) figurent parmi les principaux outsiders.
Groupama-FDJ United : 23 coureurs, un seul objectif
Avec 23 coureurs au départ, la formation de Marc Madiot écrase le plateau par sa densité. Derrière le favori Romain Grégoire, David Gaudu, Valentin Madouas, Ewen Costiou (3e du chrono jeudi), Thibaud Gruel et Rudy Molard forment une garde rapprochée de luxe. De quoi contrôler la course, durcir le rythme dans les bosses, et lancer Grégoire dans le final.
TotalEnergies : 28 coureurs, la force du nombre
TotalEnergies aligne le plus gros contingent (28 coureurs). Jordan Jegat, en forme ascendante, sera le leader désigné. Autour de lui, des clients comme Anthony Turgis, Thibault Guernalec ou Samuel Leroux apportent leur expérience. Une force collective qui pourrait peser si la course se joue à l’usure.
Decathlon CMA CGM : Lapeira en chef de file
En l’absence de Paul Seixas, Decathlon CMA CGM mise sur Paul Lapeira, champion en 2024. Léo Bisiaux, révélation du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, et Aubin Sparfel, vainqueur d’étape sur le Giro Next Gen, incarnent la relève. Jordan Labrosse et Noa Isidore complètent un collectif jeune mais talentueux.
Les individualités à surveiller
Benoît Cosnefroy (UAE Emirates XRG) n’aura que Pavel Sivakov comme coéquipier. Un effectif squelettique qui l’obligera à courir offensif. Axel Laurance et Dorian Godon (INEOS) sont privés de Kévin Vauquelin, forfait. Alex Baudin (EF Education) et Julien Bernard (Lidl-Trek) joueront leur carte en solo. Paul Magnier (Soudal Quick-Step) tentera de déjouer les pronostics.
LISTE COMPLÈTE DES ENGAGÉS
INEOS GRENADIERS
GODON Dorian – Champion de France sortant LAURANCE Axel VAUQUELIN Kévin – Forfait
TOTALENERGIES – 28 coureurs
BONNET Thomas BOUCHARD Geoffrey BOULAHOITE Rayan BREUILLARD Nicolas BRUNEL Alexys BURGAUDEAU Mathieu DAUPHIN Florian DELBOVE Joris DELETTRE Alexandre DOUBEY Fabien DUJARDIN Sandy GACHIGNARD Thomas GRELLIER Fabien GUERNALEC Thibault JEANNIERE Emilien JEGAT Jordan JOUSSEAUME Alan LE BERRE Mathis LEROUX Samuel LEVEQUE Theo MANZIN Lorrenzo MARCEROU Nicola RETAILLEAU Valentin TESSON Jason THIERRY Pierre TURGIS Anthony VADIC Baptiste VERCHER Matteo
GROUPAMA-FDJ UNITED – 23 coureurs
BARTHE Cyril BERTHET Clément BRAZ AFONSO Clément CAVAGNA Rémi – Champion de France CLM 2026 COSTIOU Ewen DECOMBLE Maxime DONNENWIRTH Tom FONTAINE Titouan GAUDU David GREGOIRE Romain GRUEL Thibaud HUENS Axel LE GAC Olivier MADOUAS Valentin MARTIN GUYONNET Guillaume MOLARD Rudy PACHER Quentin PALENI Enzo PENHOET Paul ROCHAS Rémy ROLLAND Brieuc RUSSO Clément TRONCHON Bastien
COFIDIS – 10 coureurs
CHARRET Camille COQUARD Bryan DEBEAUMARCHE Nicolas FERRON Valentin IZQUIERDO Clement JOALLAND Yael MAISONOBE Sam OURSELIN Paul ROULAND Louis THOMAS Benjamin
CIC PRO CYCLING ACADEMY – 10 coureurs
CHAUSSINAND Joris FAYOLLE Jean Loup GUEGAN Maël GUERNALEC Victor HAMON Similien LANGELLA Lenaic LOZOUET Léandre MARIAULT Axel SANLAVILLE Mathias VEZIE Maxime
GROUPAMA-FDJ UNITED CONTI – 9 coureurs
BLANC Johan BOULET Eliott CUSHWAY Maximilian DAUMAS Rémi DUBOIS Yann FOUCHER Esteban GREGOIRE Baptiste LOULERGUE Victor RUESCHE Soan SAGNIER Karl
ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93 – 9 coureurs
BENETEAU Lucas BERGER Antoine BOUQUET Axel CARDIS Romain CHAMPION Thomas DELACROIX Théo GUGLIELMI Simon LECROQ Jérémy SIMON Yohann
VAN RYSEL ROUBAIX – 7 coureurs
AVOINE Kévin CAPRON Rémi HARDOUIN Louis HUCK Léandre JARNET Maxime RAUGEL Antoine THEOT Killian
DECATHLON CMA CGM TEAM – 6 coureurs
BISIAUX Léo GAUTHERAT Pierre ISIDORE Noa LABROSSE Jordan LAPEIRA Paul – Champion de France 2024 L’HOTE Antoine
UNIBET ROSE ROCKETS – 6 coureurs
AUGE Ronan LAFAY Victor MAIRE Adrien SAVIOZ Colin VENTURINI Clement VERSCHUREN Killian
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C’est le rendez-vous le plus indécis de la saison. Ce dimanche 28 juin, à La Tour-du-Pin, les meilleurs coureurs français s’affronteront sur 14 tours d’un circuit usant de 16,3 kilomètres pour décrocher le maillot bleu-blanc-rouge. Avec 3 411 mètres de dénivelé et la terrible côte de Béjui comme juge de paix, le parcours isérois promet une course de mouvement. En l’absence de Seixas, Alaphilippe ou Vauquelin, Romain Grégoire s’avance en favori. Mais la meute est affamée.
Championnat de France 2026 : Grégoire en patron, Cosnefroy en embuscade, Lapeira en reconquête : qui portera le maillot tricolore ?
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) est le grand favori du Championnat de France 2026 sur route ce dimanche à La Tour-du-Pin. Le Bisontin de 23 ans, vainqueur d’étape sur le Tour de Suisse et 2e en 2025, pourra s’appuyer sur une armada de 23 coureurs. Face à lui, Benoît Cosnefroy (UAE) jouera l’offensive, Paul Lapeira (Decathlon) visera un deuxième sacre, et le tenant du titre Dorian Godon (INEOS) tentera de conserver son bien. Un parcours de 3 400 mètres de dénivelé taillé pour les puncheurs.
Pourquoi Romain Grégoire est-il le favori numéro un ?
Un puncheur taillé pour le parcours isérois
Romain Grégoire ne s’en cache pas. « Le championnat de France est un des grands rendez-vous de ma saison » a-t-il confié avant le départ. À 23 ans, le Bisontin de la Groupama-FDJ United coche toutes les cases du favori idéal. Son profil de puncheur-grimpeur épouse parfaitement les exigences du circuit de La Tour-du-Pin : 14 tours de 16,3 kilomètres, 3 400 mètres de dénivelé positif, et surtout la double difficulté de la côte de Saint-Roch (1,7 km à 4,5%) et de la côte de Béjui (1 km à 8,4%, avec un passage à 13%).
Sa saison 2026 plaide pour lui. Vainqueur de la Faun Drôme Classic début mars, 4e des Strade Bianche, 4e de l’Amstel Gold Race, 7e de Liège-Bastogne-Liège, 9e sur La Flèche Wallonne et surtout récent lauréat d’une étape sur le Tour de Suisse à Locarno (2e étape). Une régularité impressionnante sur les courses d’un jour, qui en fait le coureur le plus fiable du peloton français sur ce type d’épreuve.
Deuxième l’an dernier aux Herbiers, Grégoire a prouvé qu’il savait répondre présent sur les Championnats de France. Cette année, il aborde l’épreuve avec un statut assumé.
Une armada Groupama-FDJ pour contrôler la course
Si Romain Grégoire est favori, c’est aussi parce qu’il dispose derrière lui d’une force collective sans équivalent. Avec 23 coureurs au départ, la Groupama-FDJ United écrase le plateau par sa supériorité numérique. David Gaudu, Valentin Madouas, Ewen Costiou, Thibaud Gruel, Rudy Molard, Quentin Pacher : l’équipe de Marc Madiot aligne une véritable armada.
Ewen Costiou, troisième du contre-la-montre jeudi, sera l’un des lieutenants les plus précieux. Capable de rouler longtemps en tête de peloton ou de suivre les attaques, le Breton de 23 ans incarne la profondeur de l’effectif Groupama. De quoi permettre à Grégoire de courir protégé, d’attendre le moment opportun, et de frapper dans le final.
Avec un tel collectif, il pourrait bien être le seul à pouvoir encore accélérer quand les autres seront usés par la répétition des efforts.
Qui sont les principaux rivaux de Grégoire ?
Benoît Cosnefroy, l’homme en forme du printemps
Si un coureur peut contester la suprématie de Grégoire, c’est bien Benoît Cosnefroy. Le Normand de 30 ans, passé chez UAE Emirates XRG cet hiver, a franchi un cap en 2026. Vainqueur des Boucles de la Mayenne et d’une étape, lauréat du Grand Prix du Morbihan, 3e de la Flèche Brabançonne et de l’Amstel Gold Race, 4e de La Flèche Wallonne : le puncheur aligne les performances avec une régularité de métronome.
Son avantage ? Il connaît le terrain. Savoyard d’adoption, Cosnefroy a reconnu le circuit et sait exactement où placer son effort. 7e en 2024, 14e en 2023, il n’a jamais vraiment brillé sur ce rendez-vous. Cette année pourrait être la bonne.
Son principal handicap : un effectif squelettique. Avec seulement Pavel Sivakov comme coéquipier, Cosnefroy devra courir à l’instinct. Un cavalier seul dans le final, une offensive lointaine, un coup de force dans Béjui : le Normand a les jambes et le caractère pour dynamiter la course.
Paul Lapeira, le champion 2024 en reconquête
Il connaît la saveur du maillot tricolore. Paul Lapeira, sacré en 2024 à Saint-Martin-de-Landelles sous les yeux de Daniel Mangeas, fait figure de troisième homme dans ce championnat. Le Normand de Decathlon CMA CGM, qui s’était imposé à domicile il y a deux ans, avait failli réaliser le doublé l’an dernier en Vendée avec une course offensive dans le dernier tour (14e à l’arrivée).
Cette année, il aborde l’épreuve avec un collectif réduit (seulement 6 coureurs) mais une condition physique qui inspire le respect. L’usure de la course est plutôt un avantage pour lui, et il peut profiter du marquage attendu entre Grégoire et Cosnefroy pour tirer son épingle du jeu.
Godon, Bisiaux, Laurance : les outsiders à ne pas négliger
Dorian Godon, un tenant du titre diminué mais dangereux
Champion de France sortant, Dorian Godon (Netcompany INEOS) remet son maillot en jeu. Mais le contexte a changé. Le forfait de dernière minute de Kévin Vauquelin, probablement le meilleur puncheur du peloton français, prive Godon d’un soutien tactique majeur. Ses chances de victoire baissent logiquement estime-t-on.
Reste que le tenant du titre reste un client. En cas d’arrivée groupée, sa pointe de vitesse pourrait faire merveille. Mais pour cela, il faudra que la course soit verrouillée et que les difficultés n’aient pas écrémé le peloton. Un scénario peu probable au vu du profil du circuit.
Léo Bisiaux, la jeune garde qui pousse
Dans l’ombre de Paul Seixas, Léo Bisiaux (21 ans) a crevé l’écran sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Le coureur de Decathlon CMA CGM, très bon puncheur, a réalisé un travail remarquable pour son leader. Dimanche, il pourrait bénéficier d’une liberté bien méritée pour jouer sa carte personnelle. Son explosivité dans les bosses fait de lui un candidat au podium, voire mieux si la course se décante tôt.
Aubin Sparfel (20 ans), autre pépite de la Decathlon CMA CGM, mérite également une mention. Encore membre de l’équipe de développement, il a prouvé sur le Giro Next Gen qu’il possédait déjà les qualités pour briller chez les professionnels. Vainqueur d’étape en Italie et 4e du GC final, il pourrait créer la surprise si l’occasion se présente.
Axel Laurance et les pièges du circuit
Le Breton de Netcompany INEOS, 25 ans, sort d’un Tour de Suisse sans forcer et compte déjà 4 victoires cette saison. Certains adversaires le dépeignent même comme « le plus redoutable » ce dimanche. Méfiance absolue.
Paul Magnier, Clément Venturini, Julien Bernard : les belles histoires en embuscade
Magnier, le sprinteur qui rêve de montagne
Paul Magnier veut y croire. Le sprinteur de Soudal Quick-Step, triple vainqueur d’étape sur le Giro et lauréat du classement par points, a fait le plein de confiance en s’imposant au sommet du Mur de Grammont la semaine dernière. Mais le parcours isérois, avec ses 3 400 mètres de dénivelé et la répétition de la côte de Béjui, semble trop exigeant pour lui. Sauf miracle, le maillot tricolore ne se jouera pas au sprint.
Venturini et Bernard, les vétérans qui connaissent la musique
Clément Venturini (Unibet Rose Rockets) est presque à domicile. Le Lyonnais, spécialiste des courses typées Coupe de France, pourrait s’inviter à la fête si la course se joue à l’usure. Même son de cloche pour Julien Bernard (Lidl-Trek), 3e en 2023 à Cassel et 2e en 2024, l’homme des Championnats de France par excellence. Sans coéquipier, le vétéran de 34 ans misera sur son expérience et sa capacité à tenir un effort à haute intensité.
Et vous, pensez-vous que la supériorité numérique de Groupama-FDJ United est un avantage décisif ou au contraire un poids qui pourrait paralyser l’équipe de Romain Grégoire ?
Et vous, qui voyez-vous succéder à Dorian Godon : le favori annoncé Romain Grégoire, le puncheur Benoît Cosnefroy, ou un outsider comme Axel Laurance ou Léo Bisiaux ?
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Il était le grand favori. Il n’a pas tremblé. Ce samedi dans les vignobles du Piémont, Jonathan Milan a réglé un sprint massif pour décrocher le premier titre national de sa carrière. Le coureur de Lidl-Trek, 25 ans, devance Tommaso Dati et Alessandro Romele sur la ligne de Coni. Huitième victoire de la saison pour l’ancien Maillot Vert du Tour.
Jonathan Milan, roi d’Italie : un sprint de brute, un premier titre national, et une saison qui frôle la perfection
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Jonathan Milan est champion d’Italie 2026. Le sprinteur de Lidl-Trek a dominé la course en ligne ce samedi entre Asti et Cuneo, s’imposant au sprint devant Tommaso Dati (Ukyo) et Alessandro Romele (XDS Astana). À 25 ans, Milan décroche son premier maillot tricolore sur route et signe son huitième succès de la saison. La veille, Filippo Ganna avait raflé un septième titre en contre-la-montre.
Comment Jonathan Milan a-t-il construit son premier sacre national ?
Une équipe Lidl-Trek qui a tout contrôlé
Le scénario était écrit, et Lidl-Trek l’a exécuté à la perfection. Sur un parcours de 225 kilomètres entre Asti et Cuneo, divisé en deux parties — une première moitié vallonnée avec les montées de Monforte d’Alba et Murazzano, puis un circuit final rapide —, l’équipe de Jonathan Milan a verrouillé la course.
Dès les premiers kilomètres, une échappée de 18 coureurs a pris le large, mais Lidl-Trek a maintenu l’écart sous contrôle, ne laissant jamais les fuyards dépasser 1 minute 15 d’avance. À 64 kilomètres de l’arrivée, le regroupement était acté. Dès lors, l’équipe a imposé un rythme soutenu, empêchant toute nouvelle offensive.
Un travail collectif qui rappelle les grandes heures des équipes de sprinteurs, capables d’annihiler toute tentative de déstabilisation.
Un sprint de bourrin à 150 mètres de la ligne
À six kilomètres de l’arrivée, le peloton était réduit de moitié, la chaleur et la vitesse ayant eu raison des moins résistants. Jonathan Milan s’est retrouvé isolé à deux kilomètres du but, ses cinq coéquipiers ayant usé toutes leurs forces dans le rouleau compresseur.
Sous la flamme rouge, Filippo Baroncini (UAE Team Emirates-XRG) a tenté une attaque de courte durée, immédiatement contrée par Milan, avec Matteo Trentin (Tudor) dans sa roue. Vincenzo Albanese (EF Education-EasyPost) a pris la tête, Milan placé derrière lui.
À 250 mètres, Alessandro Romele (XDS Astana) a lancé le sprint. Mais Milan, calé dans son sillage, a jailli à 150 mètres de la ligne. Un démarrage de brute, une puissance dévastatrice, et une avance immédiate sur ses rivaux. Personne n’a pu le revoir.
Tommaso Dati (Team UKYO) prend la deuxième place, Romele complète le podium. Pour Milan, c’est la consécration nationale après avoir frôlé le titre par le passé.
Un huitième succès en 2026, une saison de cannibale
UAE Tour, AlUla Tour, Tirreno, Giro : le palmarès qui donne le vertige
Avec ce titre national, Jonathan Milan porte son total à huit victoires en 2026. Un chiffre qui le place parmi les coureurs les plus prolifiques de la saison. Triple vainqueur sur l’UAE Tour, double lauréat sur l’AlUla Tour, un succès sur Tirreno-Adriatico, et la dernière étape du Giro d’Italia le mois dernier.
Ce jour-là, sur les routes italiennes, Milan avait sauvé l’honneur après les frustrations infligées par Paul Magnier (Soudal Quick-Step), vainqueur du classement par points. Une revanche personnelle, avant ce sacre national qui efface définitivement les déceptions du printemps.
Le sprinteur de 25 ans, ancien Maillot Vert du Tour de France 2025, s’affirme comme l’un des tout meilleurs sprinteurs du peloton mondial. Son profil atypique — un gabarit imposant, une puissance hors norme, et une capacité à encaisser les efforts répétés — en fait un vainqueur en série.
Un premier titre national qui en appelle d’autres
Jonathan Milan n’avait jamais été champion d’Italie sur route. À 25 ans, il comble cette lacune avec la manière. Le maillot tricolore italien, l’un des plus prestigieux du peloton, sera sur ses épaules jusqu’en juin 2027. Un atout marketing pour Lidl-Trek, et un symbole fort pour un coureur qui incarne le renouveau du sprint italien.
La veille, Filippo Ganna avait remporté son septième titre en contre-la-montre en huit éditions, devant Luca Giaimi (UAE-XRG) et Mattia Cattaneo (Red Bull-Bora-Hansgrohe). Une domination sans partage qui rappelle, si besoin était, que l’Italie reste une terre de champions.
Le déroulement de la course : une première moitié vallonnée, un final pour sprinteurs
Un parcours en deux temps
Le tracé des Championnats d’Italie 2026 proposait un parcours de 225 kilomètres entre Asti et Coni, dans les vignobles du Piémont. La première moitié, vallonnée, comptait deux ascensions : Monforte d’Alba et Murazzano, point culminant de la course à 696 mètres. Suffisant pour user les organismes, pas assez pour faire exploser un peloton déterminé.
La seconde moitié, plus plate et rapide, favorisait un sprint massif. C’est exactement le scénario que Lidl-Trek espérait. L’équipe a roulé derrière l’échappée de 18 coureurs, ne lui laissant jamais plus d’une minute quinze d’avance. À 64 kilomètres de l’arrivée, le regroupement était total.
Des conditions caniculaires qui ont fait des dégâts
Avec une chaleur accablante sur le Piémont, plus de 130 coureurs s’étaient alignés au départ. Beaucoup n’ont pas vu l’arrivée. À moins de six kilomètres du but, le peloton était réduit de moitié, la température et la vitesse imprimée par Lidl-Trek ayant eu raison des plus fragiles.
Lorenzo Finn (Red Bull-Bora-hansgrohe), récent vainqueur du Giro Next Gen, a bien tenté quelques accélérations. Mais le verrou était trop solide. Le sprint était inévitable, et Jonathan Milan n’allait pas laisser passer sa chance.
Et vous, Jonathan Milan peut-il viser un deuxième Maillot Vert sur le Tour de France 2026 avec ce maillot tricolore sur le dos ?
Et vous, pensez-vous que Jonathan Milan peut devenir le meilleur sprinteur italien de l’histoire, ou reste-t-il encore loin des légendes comme Mario Cipollini ?
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C’est désormais officiel. David Gaudu ne sera pas au départ du Tour de France 2026. En marge des Championnats de France à La Tour-du-Pin, le Breton de 29 ans a confirmé son absence et répondu avec virulence aux critiques qui l’encerclent. Entre paternité récente, préparation tronquée et tensions avec sa hiérarchie, le grimpeur de Groupama-FDJ United a choisi la franchise brutale.
David Gaudu absent du Tour, critiqué, lâché par son équipe : « La polémique, je n’en ai rien à foutre »
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : David Gaudu ne disputera pas le Tour de France 2026. Le Breton de 29 ans, quatrième de l’édition 2022, a confirmé la nouvelle vendredi à La Tour-du-Pin. Absence de stage en mai, naissance de son enfant, préparation insuffisante : le coureur de Groupama-FDJ United assume. Face aux critiques de son équipe et aux rumeurs de tensions, Gaudu a répliqué au micro de RMC : « La polémique des derniers jours, je n’en ai rien à foutre. »
Pourquoi David Gaudu ne sera-t-il pas au départ du Tour de France 2026 ?
Une préparation sacrifiée sur l’autel de la paternité
Le constat est simple, et David Gaudu ne cherche pas à le dissimuler. « Je n’ai pas eu la préparation, je n’ai pas fait de stage en mai parce qu’on arrivait proche du terme de la grossesse, je n’ai pas la préparation pour être performant. » Le Breton de 29 ans, devenu père il y a une semaine, a choisi sa famille avant son métier. Un choix humain que peu de coureurs assument publiquement avec une telle franchise.
Le résultat est sans appel : pas de stage en altitude en mai, pas de kilomètres dans les jambes pour rivaliser avec les meilleurs sur trois semaines. « Je préfère laisser ma place à un coureur qui pourra aider l’équipe dans la quête d’une victoire d’étape » a-t-il justifié. Une déclaration lucide, presque soulagée, qui contraste avec l’image d’un coureur en crise.
Quatrième du Tour de France 2022, Gaudu n’avait déjà pas été retenu en 2025. Cette deuxième absence consécutive marque un tournant dans sa carrière. Le grimpeur qui tutoyait les meilleurs sur la Grande Boucle semble aujourd’hui relégué au second plan.
« Je n’ai pas la préparation pour être performant »
Sourire amer aux lèvres, David Gaudu n’a laissé planer aucun suspense lorsqu’il lui a été demandé s’il conservait un espoir d’être retenu. « Non » a-t-il répondu. Sec, définitif.
Pourtant, le Breton assure que la motivation reste intacte. « Si je n’avais pas envie, je ne m’entraînerais pas, je ne me ferais pas mal, je ne serais pas sur les courses. J’ai toujours envie, je prends énormément de plaisir. Il y a forcément une page de ma vie qui s’est tournée avec l’arrivée de mon enfant il y a une semaine, donc on voit les choses différemment. »
« Rien à foutre » : comment Gaudu a-t-il répondu aux critiques ?
Un coéquipier l’a lynché dans la presse
La polémique couvait depuis plusieurs jours. Dans les colonnes du Parisien, un coéquipier non nommé de la Groupama-FDJ United avait lourdement chargé David Gaudu, pointant son manque d’investissement supposé au sein de l’équipe. Des mots durs, évoquant un « mystère agaçant » et un « gâchis » autour d’un coureur qui reste l’un des talents les plus purs du cyclisme français.
Interrogé vendredi soir sur ces attaques en marge des Championnats de France à La Tour-du-Pin, le Breton n’a pas cherché à arrondir les angles. Sa réponse a été directe, sèche, et sans volonté d’apaiser artificiellement le débat : « Je n’ai pas d’explication aux critiques qui me visent, je n’ai pas envie d’en avoir et la polémique des derniers jours, je n’en ai rien à foutre ! »
Une sortie qui tranche avec la langue de bois habituelle du peloton. Gaudu ne joue plus la comédie. Il dit ce qu’il pense, assume ses choix, et refuse de se laisser enfermer dans les commentaires extérieurs.
« On ira jusqu’au bout du contrat »
Au-delà de la polémique, la question de l’avenir de David Gaudu se pose. Lié à la Groupama-FDJ United jusqu’en 2027, le Breton a vu circuler plusieurs hypothèses ces dernières semaines : révision de son statut de leader, baisse de salaire, voire rupture anticipée de son contrat.
Sa réponse est cinglante : « On a un contrat, toutes les parties ont signé. Moi je m’entraîne, je fais ce qu’il faut. On ira jusqu’au bout du contrat et derrière ce sera peut-être une autre page qui se tournera, mais on est encore liés jusqu’à l’année prochaine. »
Un message limpide à sa direction : il ne partira pas, il ne renoncera pas, il honorera son engagement. Une position de force, ou de résistance, selon l’interprétation.
Un nouveau père, un nouveau regard sur la vie
« On voit les choses différemment »
Derrière les déclarations fracassantes, il y a un homme qui vient de connaître le plus grand bouleversement d’une vie. David Gaudu est devenu père il y a une semaine. « Il y a forcément une page de ma vie qui s’est tournée avec l’arrivée de mon enfant. On voit les choses différemment. »
Ce changement de perspective explique en partie son détachement face aux critiques. Les polémiques, les tensions internes, les rumeurs de transfert : tout cela semble soudain dérisoire face à l’arrivée d’un nouveau-né. Gaudu ne court plus seulement pour lui, mais aussi pour sa famille.
« Je prends toujours énormément de plaisir à rouler » insiste-t-il. Une phrase qui sonne comme un manifeste. Le Breton n’est pas un coureur fini, ni un talent gâché. Il est simplement un homme qui a choisi de ne plus sacrifier sa vie personnelle sur l’autel du cyclisme.
Le Tour de France sans Gaudu : une absence qui interroge
L’absence de David Gaudu sur le Tour de France 2026 n’est pas anodine. Quatrième en 2022, le Breton était alors présenté comme le successeur des meilleurs grimpeurs français. Deux ans plus tard, il n’est même plus dans la sélection de son équipe.
Cette situation interroge sur la gestion des talents au sein de la Groupama-FDJ United. Comment un coureur de ce calibre peut-il passer du statut de leader sur le Tour à celui de paria médiatique en si peu de temps ? La réponse est probablement multifactorielle : paternité, préparation tronquée, tensions internes, et peut-être une incompatibilité croissante entre le coureur et son environnement.
Dimanche, David Gaudu sera au départ des Championnats de France. Avec un objectif clair : aider un coéquipier à décrocher le maillot tricolore. « Je mettrai tout en oeuvre pour qu’un collègue ait le maillot » a-t-il promis. Une déclaration d’intention qui prouve que, malgré les tensions, le Breton reste un équipier modèle.
Et vous, pensez-vous que David Gaudu a raison de forcer son maintien chez Groupama-FDJ United jusqu’en 2027, ou devrait-il chercher un nouveau projet pour se relancer ?
Et vous, pensez-vous que David Gaudu peut retrouver son meilleur niveau ailleurs qu’à la Groupama-FDJ United, ou son déclin est-il inéluctable ?
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La plus célèbre moustache du peloton va disparaître. Magnus Cort Nielsen a annoncé ce samedi qu’il mettrait un terme à sa carrière à la fin de la saison 2026. À 33 ans, le Danois aux 35 victoires professionnelles, dont 9 étapes sur les trois Grands Tours, estime qu’il est temps de passer à autre chose. Avant de raccrocher, il rêve d’un dernier succès sur le Tour de France.
Magnus Cort Nielsen, le roi de la moustache et des Grands Tours, range son vélo : « On finit par avoir envie d’arrêter »
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Magnus Cort Nielsen prendra sa retraite à la fin de la saison 2026. Le Danois de 33 ans, qui a remporté 35 victoires professionnelles dont 9 étapes sur les trois Grands Tours, a officialisé la nouvelle ce samedi via son équipe Uno-X Mobility. Il participera à son dernier Tour de France en juillet et espère briller une dernière fois. « Je me sens toujours à 100 %, mais il y a beaucoup de sacrifices. On finit par être prêt à s’arrêter. »
Pourquoi Magnus Cort Nielsen arrête-t-il à 33 ans ?
Un choix de vie, pas une baisse de régime
Magnus Cort Nielsen n’est pas fini. Il le prouve encore cette saison : vainqueur d’étape sur le Tour de Catalogne en mars, 3e de la 3e étape du Tour de Suisse, compétitif sur chaque course qu’il dispute. « Je me sens toujours à 100 % » assure le Danois dans le communiqué publié par Uno-X Mobility.
Alors pourquoi s’arrêter ? La réponse tient en une phrase, lâchée avec une honnêteté désarmante : « Je suis dans ce milieu depuis de nombreuses années, et il faut faire beaucoup de sacrifices pour y parvenir. On finit par avoir envie d’arrêter. »
Une déclaration qui résume la vie d’un cycliste professionnel. Les stages en altitude, les semaines loin de la famille, les régimes alimentaires stricts, les nuits d’hôtel à répétition. À 33 ans, après douze saisons chez les professionnels, Cort Nielsen a fait le tour de la question. Son corps répond encore présent, mais sa tête aspire à autre chose.
Douze saisons, quatre équipes, un palmarès long comme le bras
La carrière de Magnus Cort Nielsen force le respect. Passé professionnel en 2015 chez Orica-GreenEdge, il s’était déjà fait remarquer dès 2013 en remportant deux étapes du Tour du Danemark au sein d’une formation amateur. Une précocité qui annonçait un destin hors norme.
Son palmarès parle pour lui : 35 victoires professionnelles, dont 9 étapes sur les trois Grands Tours. Six succès sur la Vuelta (2016, 2020, 2021), deux sur le Tour de France (2018, 2022), une sur le Giro (2023). Il fait partie du cercle très fermé des coureurs ayant levé les bras sur les trois épreuves reines du calendrier.
À cela s’ajoutent deux étapes de Paris-Nice, une sur le Critérium du Dauphiné, une sur le Tour de Catalogne, et des succès sur des courses comme le Tour de Norvège ou le Veneto Classic, sa seule victoire en solitaire, qu’il considère comme l’un de ses plus beaux souvenirs.
« C’est spécial, confie-t-il. À un moment, c’était aussi un objectif. J’en suis fier. » Son souvenir le plus marquant reste sa première victoire d’étape sur le Tour de France en 2018. « J’ai toujours regardé le Tour de France, depuis aussi longtemps que je me souvienne. Arriver au sommet et remporter une étape du Tour… c’était énorme. »
Uno-X Mobility, l’équipe qui lui a redonné le sourire
Un choix risqué qui s’est avéré payant
Quand Magnus Cort Nielsen rejoint Uno-X Mobility en 2024, certains s’étonnent. Il quitte une WorldTeam (EF Education-EasyPost) pour une ProTeam norvégienne encore en construction. Un pari que le Danois assume pleinement.
« C’était un peu risqué, bien sûr, mais je n’avais pas peur. Uno-X était déjà à un niveau si élevé que je savais que l’équipe me donnerait les mêmes opportunités, voire plus de soutien que d’autres équipes. » Trois ans plus tard, le bilan lui donne raison. L’équipe est passée de ProTeam à WorldTour, a obtenu sa place de droit sur les plus grandes courses, et Cort y a trouvé une ambiance qu’il qualifie de « rare dans le cyclisme professionnel ».
« J’ai adoré cette équipe et la camaraderie. C’est quelque chose de complètement unique. Je n’avais jamais connu cela auparavant. Mes trois années ici ont été fantastiques. »
Des amis, pas seulement des coéquipiers
Pour le Danois, l’identité scandinave d’Uno-X Mobility a été un élément déclencheur. « Les cultures sont très similaires, même s’il y a quelques références norvégiennes que nous, Danois, ne comprenons pas toujours » plaisante-t-il.
Ce qui lui manquera le plus ? « La camaraderie chez Uno-X. Ne plus partir en déplacement et ne plus voir ses amis, ne plus faire partie de cette communauté. » Un aveu touchant, qui en dit long sur l’atmosphère au sein de la formation norvégienne.
Un dernier Tour de France, un dernier rêve
Briller sur la Grande Boucle avant de tirer sa révérence
Magnus Cort Nielsen ne part pas en vacances. Le Danois sera au départ du Tour de France le 4 juillet à Barcelone, avec des ambitions intactes. « Je ferai tout mon possible pour décrocher encore quelques bons résultats. Sur le Tour de France, ce serait absolument fantastique d’obtenir un résultat, ou d’aider Tobias à en obtenir un. »
Tobias, c’est Tobias Halland Johannessen, le leader norvégien d’Uno-X Mobility, qui visera un Top 5 au classement général. Cort Nielsen sera l’un de ses principaux lieutenants, tout en gardant un œil sur les étapes qui correspondent à son profil de puncheur-sprinteur.
Et après le Tour ? Le Danois n’exclut pas une participation à la Vuelta. « Une victoire d’étape sur un Grand Tour lors de ma dernière saison serait la plus belle façon de quitter le cyclisme professionnel. » Six fois vainqueur sur le Tour d’Espagne, il connaît la recette.
Un après-carrière sans plan précis
Après douze saisons chez les professionnels, Magnus Cort Nielsen ne sait pas encore à quoi ressemblera sa vie d’après. « Je n’ai pas de projets concrets. Maintenant, je vais profiter de la vie et découvrir ce que cela fait de ne pas passer ses journées sur un vélo. »
Un long voyage au Népal est déjà prévu. Et ses fameuses notes sur les hôtels, compilées méticuleusement au fil des saisons et devenues culte sur les réseaux sociaux ? « Il y en aura probablement encore quelques-unes, de temps en temps. Pas autant qu’avant, mais peut-être que cela arrivera. Les fans n’ont qu’à suivre… et j’espère les surprendre. »
La moustache ne disparaîtra pas tout à fait.
Et vous, pensez-vous qu’un coureur comme Magnus Cort Nielsen aurait mérité de rester dans une WorldTeam jusqu’à la fin, ou son choix de rejoindre Uno-X a-t-il au contraire prolongé sa carrière ?
Et vous, Magnus Cort Nielsen mérite-t-il un dernier succès sur le Tour de France pour conclure sa carrière en apothéose, ou sa retraite annoncée risque-t-elle de lui faire perdre son mordant ?
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Il n’y a pas eu match. Ce jeudi à La Tour-du-Pin, Rémi Cavagna a dominé le contre-la-montre des Championnats de France 2026. Le coureur de Groupama-FDJ United a relégué le double tenant du titre Bruno Armirail à 49 secondes et son coéquipier Ewen Costiou à plus d’une minute. Mais la surprise du jour est venue d’Arthur Blaise, champion de France amateur et 5e toutes catégories confondues.
Cavagna atomise le chrono, Armirail abdique, Blaise surprend : le résumé d’un championnat de France renversant
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Rémi Cavagna a remporté le contre-la-montre des Championnats de France 2026 ce jeudi à La Tour-du-Pin. Le coureur de Groupama-FDJ United a bouclé les 29,7 km en 36 minutes et 54 secondes, à 48,3 km/h de moyenne. Bruno Armirail, double tenant du titre, termine deuxième à 49 secondes. Ewen Costiou complète le podium. La sensation du jour : Arthur Blaise, passé par Decathlon et aujourd’hui chez les Belges d’Aarco, s’offre le titre chez les amateurs avec une immense 5e place toutes catégories.
Comment Cavagna a-t-il construit ce cavalier seul ?
Un premier intermédiaire déjà sans appel
Dès le premier pointage, le verdict était tombé. Rémi Cavagna affichait le meilleur temps, et l’écart n’a cessé de gonfler jusqu’à l’arrivée. Sur un parcours de 29,7 kilomètres entre Aoste et La Tour-du-Pin, le Clermontois de 30 ans a signé un chrono de 36 minutes et 54 secondes, à la vitesse moyenne de 48,3 km/h.
« Je pensais être un peu derrière a confié le vainqueur au micro d’Eurosport. Une confession étonnante pour un coureur qui a pourtant atomisé la concurrence. La chaleur iséroise, avec des températures grimpant jusqu’à 38 degrés, n’a finalement pas eu raison du puncheur auvergnat.
Derrière lui, le gouffre. Bruno Armirail, double tenant du titre, a terminé à 49 secondes. Ewen Costiou, autre pensionnaire de Groupama-FDJ United, à 1 minute et 3 secondes. Maxime Decomble, quatrième, à 1 minute et 16 secondes. La messe était dite.
Un troisième titre, une rivalité qui tourne à l’avantage de Cavagna
Ce sacre est le troisième de Rémi Cavagna dans l’exercice, après 2020 et 2023 (En 2021 il avait été champion de France sur route). Il confirme une domination cyclique sur le chrono tricolore : depuis 2020, le titre se partage exclusivement entre Cavagna et Bruno Armirail. Trois titres chacun désormais, dans un mano a mano qui est en train de devenir l’une des plus belles rivalités du cyclisme français contemporain. En comptant les sacres de Cavagna en 2020 et 2023 et ceux d’Armirail en 2022, 2024 et 2025, ces deux hommes ont remporté les six dernières éditions.
« Je me suis bien entraîné à la maison, explique le coureur. J’étais prêt. » Une préparation en solitaire, loin des stages en altitude, loin des caméras. Une méthode qui a fait ses preuves, et qui rappelle que dans le cyclisme moderne, il n’existe pas de vérité absolue en matière de préparation.
Armirail : un dauphin qui avait déjà la tête au Tour
Un stage à Tignes, une descente tardive, et un chrono subi
Bruno Armirail ne s’en cache pas : il n’était pas à 100% ce jeudi. Le coureur de Visma-Lease a Bike, en stage en altitude à Tignes avec son équipe, n’est redescendu que la veille du championnat. Un timing serré qui explique en partie son retard.
Le Bagnérais a annoncé qu’il ne participerait pas à la course en ligne dimanche, préférant rentrer auprès des siens. Une déclaration touchante, qui rappelle que derrière les champions, il y a des hommes. Et des pères.
Pas battu de « 3 ou 4 secondes », un maigre lot de consolation
Armirail a tout de même trouvé un motif de satisfaction dans sa défaite. « Bon, je fais deuxième, je ne suis pas battu de 3 ou 4 secondes » a-t-il lancé, référence à certaines défaites sur le fil. Mais avec 49 secondes de retard sur Cavagna, l’écart est cette fois sans ambiguïté. Le champion sortant s’est incliné avec les honneurs, mais sans jamais avoir vraiment pu rivaliser.
Cavagna, de l’insolation suisse au maillot tricolore
Une renaissance express en une semaine
L’histoire de ce troisième titre est aussi celle d’une résurrection. Il y a une semaine, Rémi Cavagna abandonnait le Tour de Suisse lors de la troisième étape, victime d’une insolation. Une image qui contrastait avec le triomphe du jour.
Ce jeudi, avec jusqu’à 38 degrés en Isère, les conditions auraient pu rappeler ce mauvais souvenir. Mais le Clermontois a tenu bon.
Avec ce maillot tricolore, Cavagna s’offre bien plus qu’un titre. Il s’offre une exposition garantie sur le Tour de France, où le chrono d’Évian (étape 16, 26 km) pourrait lui tendre les bras. Le puncheur auvergnat, spécialiste de l’exercice solitaire, y aura une carte à jouer.
Arthur Blaise, la sensation amateur qui crève l’écran
5e toutes catégories, champion de France amateur avec la manière
Si Cavagna a tenu son rang, la plus grosse surprise du jour est venue d’Arthur Blaise. Passé par l’équipe de Development de Decathlon, le coureur évolue aujourd’hui chez Aarco, une formation Continentale belge de troisième division. Un parcours discret, loin des projecteurs du World Tour.
Et pourtant. Blaise a signé une performance majuscule en prenant la 5e place toutes catégories confondues, à seulement 1 minute et 28 secondes du temps canon de Cavagna. Il décroche le titre de champion de France amateur, reléguant son dauphin Mathias Ribeiro Da Cruz à 55 secondes. Thomas Denis complète le podium amateur, à plus d’1 minute et 30 secondes de Blaise.
Ce résultat est une ode au cyclisme des sans-grade. Blaise, qui n’a jamais percé au plus haut niveau, a rappelé que le talent ne se limite pas aux effectifs World Tour. Dans un sport où tout est calibré, ce genre d’histoire fait du bien.
Groupama-FDJ United place trois coureurs dans le top 4
Derrière le triomphe de Cavagna, c’est toute l’équipe Groupama-FDJ United qui a brillé. Ewen Costiou, troisième à 1 minute et 3 secondes, confirme son statut de grand espoir du chrono français.
Maxime Decomble, quatrième à 1 minute et 16 secondes, complète le tir groupé de la formation de Marc Madiot, qui place donc trois coureurs parmi les quatre premiers. Un razzia qui illustre la culture du chrono au sein de l’équipe française.
Classement complet du championnat de France du chrono 2026, Hommes
CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United les 29,7 km en 36:54.55 (48,3 km/h)
ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +0:49.42
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +1:03.78
DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +1:16.87
BLAISE ARTHUR, Aarco +1:28.81
GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United +1:46.82
BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +1:49.79
GUERNALEC THIBAULT, TotalEnergies +1:49.81
LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +2:02.61
GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies +2:07.00
RIBEIRO DA CRUZ MATHIAS, +2:23.75
DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +2:26.70
BEAUNE MAVRIC, Veloce Club Rouen 76 +2:48.46
HUCK LÉANDRE, Van Rysel Roubaix +2:54.11
DENIS THOMAS, Team EliteOrga US Saint-Herblain +3:05.41
JALADEAU ARTUS, GSC Blagnac Vélo Sport 31 +3:05.66
Et vous, pensez-vous que Rémi Cavagna peut viser une victoire d’étape sur le chrono du Tour de France à Évian, ou la concurrence de Pogacar, Evenepoel et Vingegaard sera-t-elle trop forte ?
Et vous, l’histoire d’Arthur Blaise, champion de France amateur depuis une équipe belge de 3e division, est-elle la preuve que le cyclisme français regorge de talents cachés loin des radars du WorldTour ?
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C’était le rendez-vous médiatique attendu. Ce mercredi aux Arcs, Decathlon CMA CGM devait dévoiler ses huit coureurs pour le Tour de France 2026. Mais la conférence de presse a été annulée la veille, reportée à une date ultérieure. En cause : plusieurs coureurs malades, dont le Néerlandais Daan Hoole. Une chose est sûre : Paul Seixas sera bien au départ de Barcelone.
Decathlon CMA CGM retarde son annonce pour le Tour : Seixas est prêt, mais l’équipe tousse
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Decathlon CMA CGM a annulé sa conférence de presse prévue ce mercredi pour dévoiler sa sélection du Tour 2026. Si Paul Seixas, malgré sa lourde chute au Tour Auvergne-Rhône-Alpes, est confirmé au départ après des examens rassurants, plusieurs équipiers sont malades. Daan Hoole a notamment renoncé au chrono des Championnats des Pays-Bas. L’équipe française navigue dans l’incertitude à dix jours du Grand Départ.
Pourquoi Decathlon CMA CGM a-t-elle annulé sa conférence de presse ?
Des malades dans l’effectif, une sélection impossible à officialiser
Tout était calé. La station savoyarde des Arcs, une conférence de presse au sommet, et trois coureurs annoncés pour répondre aux médias : Aurélien Paret-Peintre, Nicolas Prodhomme, et la superstar Paul Seixas. Patron de l’équipe, Dominique Serieys devait officialiser la composition des huit coureurs qui prendront le départ du Tour de France 2026 à Barcelone.
Mais mardi, à l’heure du déjeuner, tout a basculé. La conférence a été annulée. Motif officiel : « des incertitudes liées à l’état de santé et de forme de plusieurs coureurs de l’effectif« . En clair, plusieurs membres de l’équipe sont malades, à dix jours du Grand Départ.
Le Néerlandais Daan Hoole cristallise les inquiétudes. Le rouleur de 27 ans a renoncé au contre-la-montre des Championnats des Pays-Bas cette semaine, un signe qui ne trompe pas. Si son nom n’a pas été officiellement écarté, son absence des Pays-Bas laisse planer le doute sur sa capacité à être rétabli pour le 4 juillet.
L’annonce définitive devrait intervenir « lundi prochain par simple communiqué » selon l’équipe. Un format minimaliste, loin de la grand-messe médiatique initialement prévue. Dans un sport où la communication est reine, ce rétropédalage est un aveu : Decathlon CMA CGM navigue à vue.
Paul Seixas est-il vraiment prêt pour son premier Tour de France ?
Des examens rassurants, une reprise progressive
Que les supporters français se rassurent : Paul Seixas sera bien au départ du Tour de France 2026. Le prodige lyonnais de 19 ans, qui pourrait devenir le plus jeune coureur à participer à la Grande Boucle depuis 1937, a passé une batterie d’examens médicaux depuis sa lourde chute au Tour Auvergne-Rhône-Alpes.
Le verdict est tombé : rien de cassé, pas de fracture, et une IRM passée mardi matin qui n’a révélé « rien de nature à compromettre sa participation au Tour« . Les plaies et hématomes sont sous contrôle.
La reprise a été méthodique. Dès mercredi dernier, Seixas s’est remis en selle sur home-trainer, à raison de trois ou quatre heures quotidiennes. Ce week-end, il a pu rouler en extérieur. Cette semaine, il doit reconnaître plusieurs étapes alpestres du Tour, une étape cruciale dans sa préparation.
Pour autant, l’équipe reste prudente. Seixas a déclaré forfait pour les Championnats de France sur route ce week-end à La Tour-du-Pin. Une décision sage : à dix jours du Tour, chaque coup de pédale compte, chaque risque doit être pesé.
Un record de précocité en ligne de mire
À 19 ans et 9 mois, Paul Seixas s’apprête à marquer l’histoire. Le dernier coureur aussi jeune à avoir pris le départ du Tour de France remonte à 1937. Une éternité. Depuis, le cyclisme a changé, les charges d’entraînement aussi, et la perspective de voir un adolescent se frotter aux Pogacar, Vingegaard ou Evenepoel sur 3 333 kilomètres et 54 000 mètres de dénivelé est tout simplement inédite.
Son rôle dans l’équipe reste à préciser. Mais le Français pourrait bénéficier d’une certaine liberté en course, épaulant les leaders avant de viser une échappée. Une stratégie qui lui permettrait de découvrir le Tour sans la pression d’un classement général, même si son talent pourrait rapidement le pousser vers les sommets.
Quel collectif pour épauler Seixas sur les routes du Tour ?
Les certitudes et les inconnues
Si l’identité du leader est connue, celle de ses lieutenants reste un mystère. Aurélien Paret-Peintre et Nicolas Prodhomme, présents aux Arcs pour la conférence annulée, semblent assurés de leur place. Les deux grimpeurs français seront des soutiens précieux en montagne, là où Seixas aura besoin de protection.
Pour le reste, c’est le flou. Daan Hoole, malade, est incertain. D’autres coureurs, dont l’identité n’a pas filtré, sont également touchés. L’équipe savoyarde, héritière de la longue histoire d’AG2R fondée en 1992 par Vincent Lavenu, doit composer avec les aléas sanitaires qui frappent régulièrement les pelotons à l’approche des grands rendez-vous.
Le collectif de Decathlon CMA CGM sera scruté de près. Face aux armadas UAE et Visma, la formation française joue une partition différente : celle du développement et de l’audace, incarnée par Seixas. Mais sans un collectif solide, le prodige pourrait se retrouver isolé dans les moments clés.
Un report qui interroge la préparation de l’équipe
Cette annulation de dernière minute pose une question plus large : Decathlon CMA CGM est-elle vraiment prête pour son Tour de France ? L’équipe française, qui bénéficie d’un ancrage régional fort avec son siège historique à Chambéry, aborde l’échéance avec plus d’incertitudes que de certitudes.
Un coureur malade, c’est une préparation tronquée. Plusieurs coureurs malades, c’est une dynamique collective perturbée. À dix jours du Grand Départ, chaque séance d’entraînement manquée, chaque jour de repos forcé, pèse dans la balance.
La décision de repousser l’annonce est sage. Mieux vaut un communiqué lundi prochain avec des certitudes qu’une conférence de presse mercredi avec des points d’interrogation. Mais elle révèle aussi une fébrilité que les concurrents, UAE en tête, ne manqueront pas de noter.
Ce que ce report dit de la pression autour de Seixas
L’épisode est révélateur. En annulant sa conférence de presse, Decathlon CMA CGM a involontairement braqué les projecteurs sur son joyau. Paul Seixas cristallise toutes les attentions, tous les espoirs, toutes les angoisses. Le coureur de 19 ans porte sur ses épaules le poids d’une équipe, d’une nation, et d’une histoire.
Cette pression, Seixas la connaît. Depuis sa victoire au Tour du Pays basque, sa deuxième place aux Strade Bianche et à Liège-Bastogne-Liège, le Lyonnais est devenu le visage du cyclisme français. Chaque chute fait la une, chaque examen médical est épluché, chaque déclaration est analysée.
Mais à 19 ans, cette pression peut être un moteur comme un frein. Seixas a prouvé sur les Classiques qu’il savait regarder Pogacar dans les yeux. Reste à savoir s’il pourra le faire pendant trois semaines, entouré d’une équipe qui, pour l’instant, ne connaît pas elle-même son visage définitif.
Et vous, pensez-vous que Paul Seixas peut viser un Top 10 dès son premier Tour de France, ou l’objectif doit-il rester modeste pour un coureur de 19 ans ?
Et vous, cette fébrilité autour de la sélection Decathlon CMA CGM vous inquiète-t-elle pour les chances de Seixas sur le Tour, ou est-ce un simple contretemps sans conséquence ?
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Les Championnats de France 2026 de cyclisme sur route débutent ce jeudi 25 juin à La Tour-du-Pin avec les épreuves du contre-la-montre. Sur un parcours de 29,7 kilomètres vallonné en Isère, Bruno Armirail et Cédrine Kerbaol défendent leur couronne nationale. Découvrez la liste complète des 66 femmes et 79 hommes engagés.
Championnats de France du contre-la-montre 2026 : Armirail, Kerbaol, et tous les chasseurs de maillot tricolore à La Tour-du-Pin
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Les Championnats de France 2026 du contre-la-montre se disputent ce jeudi 25 juin à La Tour-du-Pin. Bruno Armirail (Visma-Lease a Bike) et Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly) remettent leur titre en jeu. Chez les hommes, Rémi Cavagna et Ewen Costiou sont les principaux rivaux. Chez les femmes, Juliette Berthet, Marion Borras et Marie Le Net mènent la concurrence. Un parcours de 29,7 km vallonné qui pourrait faire des différences dans la côte des Arbets.
EN BREF : Jeudi 25 juin – Épreuves contre-la-montre Contre-la-Montre indv Femme Élite – 13h à 15h07 Contre-la-Montre indv Homme Élite – 15h10 à 17h08
Le parcours : 29,7 kilomètres entre Aoste et La Tour-du-Pin
Un tracé pour spécialistes qui ne laisse aucun répit
Les Championnats de France 2026 du contre-la-montre se déroulent sur un parcours de 29,7 kilomètres entre Aoste et La Tour-du-Pin. Identique pour les femmes et les hommes, ce tracé isérois n’a rien d’une formalité. Dès le départ, les coureurs trouveront une première côte de 500 mètres à 6,9%, où sera placé le premier temps intermédiaire. Un effort bref mais explosif, qui permettra de jauger la puissance des favoris.
La suite sera tout aussi exigeante. La montée des Arbets (1,8 km à 4,6%) constituera le point névralgique du chrono. C’est là que les purs rouleurs devront résister, et que les puncheurs-grimpeurs pourront faire la différence. Les trois derniers kilomètres, en descente vers La Tour-du-Pin, seront très rapides et offriront un final à haute vitesse.
Un parcours qui rappelle, dans sa conception, celui des Herbiers en 2025. L’an dernier, Bruno Armirail avait dominé les débats chez les hommes, tandis que Cédrine Kerbaol s’était imposée avec autorité. Paul Seixas, alors âgé de 18 ans, avait créé la sensation en prenant la troisième place chez les professionnels.
Hommes : Armirail face à une armada de rouleurs
Bruno Armirail, le favori naturel
Champion de France en titre et spécialiste de l’exercice, Bruno Armirail (Visma-Lease a Bike) sera l’homme à battre ce jeudi. Le Bagnérais de 32 ans, qui portera le maillot de la formation néerlandaise sur le prochain Tour de France, a fait du chrono sa signature. Sa puissance sur le plat et sa capacité à tenir dans les bosses en font le profil idéal pour ce parcours.
Face à lui, la concurrence s’annonce relevée. En l’absence et le forfait de Kévin Vauquelin (INEOS) diminué par un virus et une bactérie, Rémi Cavagna (Groupama-FDJ United), l’ancien champion de France du contre-la-montre de 2023, voudra rappeler qu’il reste l’un des meilleurs spécialistes français de l’exercice.
Les outsiders à surveiller
Derrière ce duo, plusieurs noms peuvent prétendre au podium. Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) est un talent pur. Thibault Guernalec (TotalEnergies) a souvent brillé sur les chronos vallonnés. Samuel Leroux (TotalEnergies) et Thibaud Gruel (Groupama-FDJ United) complètent une liste de rouleurs de premier plan.
Maxime Decomble (Groupama-FDJ United), Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) et Théo Delacroix (St Michel-Preference Home-Auber93) tenteront de se glisser dans le top 5. Au total, 79 coureurs s’élanceront, dont une vingtaine issus des rangs amateurs, prêts à créer la surprise sur un parcours qui pourrait favoriser les puncheurs autant que les purs spécialistes.
Liste des coureurs engagés Elite – 79 partants
Les favoris (dossards 1 à 10)
ARMIRAIL Bruno – TEAM VISMA-LEASE A BIKE VAUQUELIN Kévin – INEOS GRENADIERS CAVAGNA Rémi – GROUPAMA-FDJ UNITED LEROUX Samuel – TOTALENERGIES COSTIOU Ewen – GROUPAMA-FDJ UNITED GUERNALEC Thibault – TOTALENERGIES GRUEL Thibaud – GROUPAMA-FDJ UNITED VASSAL Théophile – DECATHLON CMA CGM DEVELOPMENT TEAM DECOMBLE Maxime – GROUPAMA-FDJ UNITED DAVY Clément – NICE METROPOLE COTE D’AZUR
Les outsiders World Tour et Conti Pro (dossards 11 à 28)
DELACROIX Théo – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93 CHARRET Camille – COFIDIS BOULET Eliott – GROUPAMA-FDJ UNITED HUCK Léandre – VAN RYSEL ROUBAIX BISIAUX Léo – DECATHLON CMA CGM TEAM ALLENO Clement – BURGOS-BURPELLET-BH LARRONDE Ellande – CAJA RURAL-SEGUROS RGA THIERRY Pierre – TOTALENERGIES MARTINET Valentin – DECATHLON CMA CGM DEVELOPMENT TEAM PAPON Victor – NICE METROPOLE COTE D’AZUR LECROQ Jérémy – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93 IZQUIERDO Clement – COFIDIS CUSHWAY Maximilian – GROUPAMA-FDJ UNITED AVOINE Kévin – VAN RYSEL ROUBAIX CHALEIL Louis – DECATHLON CMA CGM DEVELOPMENT TEAM GILLET Baptiste – NICE METROPOLE COTE D’AZUR BOUQUET Axel – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93 GACHIGNARD Thomas – TOTALENERGIES
Les amateurs et régionaux (dossards 29 à 79)
NILSSON JULIEN Oscar – AVC AIX PROVENCE PETIT Clément – VC ROUEN 76 GICQUEL Gabin – VENDEE U-PRIMEO ENERGIE BEUREY Hugo – TEAM VITTEL N’SIDE BEZZA Quentin – SCO DIJON-TEAM MATERIEL.COM BESNIER Erwan – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO BERTHET Samuel – CHARVIEU CHAVAGNEUX ISERE CYCLISME CHOUFFE Lenny – AMICALE CYCLISTE BISONTINE BOUCHET Côme – C.R.4 CHEMINS/ROANNE CHOBLET Pierre – VC PAYS DE LOUDEAC FLOCH PRIGENT Tanguy – GUIDON CHALETTOIS LAURENSOT Edgar – MOYON PERCY MANCHE NORMANDIE DELAUNAY Estevan – MONTLUCON CYCLISME FOULON Dorian – E. LECLERC RUFFEC TOP16 COUTURE Cyril – GSC BLAGNAC VELO SPORT 31 BLANCHARD Alexandre – TEAM LMP-LA ROCHE VENDEE CYCLISME PRIOLET Maxime – SPORTBREIZH AXEL ARMOR-LUX BUFFAZ Maxime – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE TRUCHETET Guillaume – UC MONACO BUCHETET Benjamin – ANTIBES-ALPES-MARITIMES CHARTIER Pierre – DN LESCAR VS DROUET Victor – ES TORIGNI CHATELON Jules – MADININA BIKERS JAMIN Pierrick – TEAM DEUX SEVRES DENIS Thomas – US ST HERBLAIN GENETTE Edouard – VCU SCHWENHEIM PAYENCET Gabriel – TEAM CORRÈZE SUCHET TABELLION Valentin – AVC AIX PROVENCE BEAUNE Mavric – VC ROUEN 76 MENANTEAU Lucas – VENDEE U-PRIMEO ENERGIE FINCKBOHNER Anaël – TEAM VITTEL N’SIDE DE VINCENZI Luca – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO LEBEAU Mattis – CHARVIEU CHAVAGNEUX ISERE CYCLISME HUE Jules – AMICALE CYCLISTE BISONTINE JOB Alex – C.R.4 CHEMINS/ROANNE MORICE Ludovic – VC PAYS DE LOUDEAC QUETIN Yann – GUIDON CHALETTOIS GUICHARD Mickaël – E. LECLERC RUFFEC TOP16 JALADEAU Artus – GSC BLAGNAC VELO SPORT 31 TRIGODET BOEDEC Nominoé – TEAM LMP-LA ROCHE VENDEE CYCLISME PIBOLLEAU Maël – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE DOUTEY Guilhem – ANTIBES-ALPES-MARITIMES LECLABART Erwan – TEAM DEUX SEVRES ADAM Guillaume – VC ROUEN 76 LIONNET Aurélien – TEAM VITTEL N’SIDE DUPE Mathieu – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO ISSACK Lionel – ANTIBES-ALPES-MARITIMES POUVREAULT Gregory – TEAM DEUX SEVRES GAILLARD Florian – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO RUDEL Valentin – TEAM VITTEL N’SIDE THIERRY Paul – MAYENNE-MONBANA-RAPIDO
Femmes : Kerbaol remet son titre en jeu
Cédrine Kerbaol, la championne à domicile ?
Sacrée l’an dernier aux Herbiers, Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly) défend son maillot tricolore avec l’étiquette de favorite. La Bretonne, spécialiste des efforts solitaires, a montré sur les routes du World Tour qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures. Ce parcours vallonné de La Tour-du-Pin correspond à ses qualités.
La concurrence ne manquera pas. Juliette Berthet (FDJ United-Suez), excellente grimpeuse et rouleuse, fait figure de principale rivale. Marion Borras (Cofidis Women Team), apporte sa puissance sur piste. Marie Le Net (FDJ United-Suez) la championne de France sur route et Gladys Verhulst Wild (AG Insurance-Soudal Team) viseront également le podium.
Les jeunes à suivre
Avec 66 engagées, le plateau féminin offre un mélange intéressant entre valeur sûres et jeunes talents. Maëva Squiban (UAE Team ADQ), Constance Valentin (Mayenne Monbana My Pie) et Ema Comte (Cofidis Women Team) incarnent la nouvelle génération du cyclisme féminin français.
Les équipes amateurs seront également bien représentées. Chambéry Cyclisme Compétition Féminin aligne plusieurs coureuses prometteuses, dont Marion Cartier et Maïwenn Jomier. Breizh Ladies, Abus-Sprinteur Club Féminin et Occitane Cyclisme Formation Féminin 82 complètent un contingent régional motivé.
Liste des coureuses engagées Elite – 66 partantes
Les favorites (dossards 1 à 16)
KERBAOL Cédrine – EF EDUCATION- OATLY BERTHET Juliette – FDJ UNITED-SUEZ BORRAS Marion – COFIDIS WOMEN TEAM MULLER Solène – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93 LE MOUEL Celia – MA PETITE ENTREPRISE LE NET Marie – FDJ UNITED-SUEZ MAHE Océane – MA PETITE ENTREPRISE VERHULST WILD Gladys – AG INSURANCE-SOUDAL TEAM RYO Titia – HUMAN POWERED HEALTH SQUIBAN Maeva – UAE TEAM ADQ VALENTIN Constance – MAYENNE MONBANA MY PIE COMTE Ema – COFIDIS WOMEN TEAM ALLIONE Marine – MAYENNE MONBANA MY PIE MORIER Emilie – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93 ROUAT Ilona – MA PETITE ENTREPRISE CHEREAU Clémence – ST MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER93
Les outsiders (dossards 17 à 48)
ALLARD Charlotte – MEGAMO VOSGES TEAM PITARD Léa – VENDÉE FÉMININE RVC CARTIER Marion – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ BOURBOUSSON Celine – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE BOUHIER Charlotte – VC MORTEAU MONTBENOIT MALAQUIN Suzanne – LANESTER WOMEN MORBIHAN MASSET Maylia – TEAM AVESNOIS FÉMININ BUCHERT Marianne – U.V.C.A TROYES BREDARD Alice – BREIZH LADIES PELARDY Lola – LE DÉVOLUY-RÉGION SUD GALEA Emma – ABUS-SPRINTEUR CLUB FÉMININ VAN GYSEL Ines – TEAM GRAND SUD CYCLISME FÉMININ CHARPENTIER Chloé – TEAM ABADIE-MAGNAN AUDRERIE Mathilde – MARMANDE WOMEN DEVELOPPEMENT ALLIN Pauline – DORDOGNE SUD CYCLISME ALICOT Annerose – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82 DURAFFOURG Alexane – TEAM PRAZ SUR ARLY FIMES Anaïse – TEAM PRL LA PETITE REINE DU LOCH CABOT Elina – MINIMAX CYCLING TEAM ELITES LABEYRIE Mélanie – CC NOGENT / OISE ROUANET Anaïs – GSC BLAGNAC VELO SPORT 31 JOMIER Maïwenn – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ CLAVEL Charlène – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE PERNOLLET Aurore – VC MORTEAU MONTBENOIT MORICHON Anaïs – LANESTER WOMEN MORBIHAN PAUCHET Aurore – TEAM AVESNOIS FÉMININ COURTOT Emeline – U.V.C.A TROYES DENIEUL Josephine – BREIZH LADIES GRESSE Margaux – ABUS-SPRINTEUR CLUB FÉMININ MENAGE Lise – TEAM ABADIE-MAGNAN FROUARD Diane – MARMANDE WOMEN DEVELOPPEMENT ALMANSA Carla – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82
Les espoirs et régionales (dossards 49 à 66)
FAYARD Chloe – TEAM PRAZ SUR ARLY LE GLEUT Sylvia – TEAM PRL LA PETITE REINE DU LOCH JONCHERAY Eline – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ BELLELLE Lucile – TEAM BUFFAZ GESTION DE PATRIMOINE TRITSCH Balladyne – VC MORTEAU MONTBENOIT DUPIN Mélanie – U.V.C.A TROYES GAUGAIN Heidi – BREIZH LADIES KARPP Romane – ABUS-SPRINTEUR CLUB FÉMININ TABU Léane – TEAM ABADIE-MAGNAN MAIGNE Rachel – MARMANDE WOMEN DEVELOPPEMENT GUISEPPIN Mélanie – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82 MARNONI Solène – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ PORLIER Roxanne – U.V.C.A TROYES VERREAUX Lucie – ABUS-SPRINTEUR CLUB FÉMININ LAFOURCADE Océane – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82 MARTINET Anaïs – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ ORSONI Julie – OCCITANE CYCLISME FORMATION FEMININ 82 MARTINET Noémie – CHAMBÉRY CYCLISME COMPÉTITION FÉMININ
Les grands absents de ce chrono tricolore
Plusieurs têtes d’affiche manqueront à l’appel. Paul Seixas, troisième en 2025 et prodige du cyclisme français, a fait l’impasse sur ces Championnats de France pour se concentrer sur sa préparation au Tour. Julian Alaphilippe, également absent, a privilégié sa montée en puissance vers la Grande Boucle. Lenny Martinez et Christophe Laporte, blessé, ne seront pas non plus au départ. Kévin Vauquelin est le dernier forfait en date.
Ces absences, qui s’inscrivent dans une tendance observée ces dernières saisons, posent une question récurrente : les Championnats nationaux sont-ils en train de perdre leur éclat face à l’omniprésence du Tour de France ? La question est légitime, mais elle n’enlève rien au prestige du maillot tricolore que les engagés s’arracheront ce jeudi.
Et vous, pensez-vous qu’Armirail conservera son titre ou que Vauquelin créera la surprise sur ce parcours vallonné ?
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Le feuilleton a tenu le peloton en haleine pendant des semaines. Annoncé avec insistance chez Netcompany INEOS, Jhonatan Narvaez a finalement choisi la stabilité. L’Équatorien de 29 ans a prolongé ce mardi avec UAE Team Emirates XRG jusqu’en 2029. Une signature qui prive la formation britannique d’un renfort majeur et qui conforte un peu plus l’armada de Tadej Pogacar.
Narvaez prolonge chez UAE : INEOS s’est fait doubler, Pogacar garde son couteau suisse jusqu’en 2029
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Jhonatan Narvaez a prolongé son contrat avec UAE Team Emirates XRG jusqu’en 2029. Un choix fort de la part de l’Équatorien, pourtant courtisé par INEOS, son ancienne équipe. Triple vainqueur d’étape sur le Giro 2026 et auteur d’une saison exceptionnelle malgré une fracture aux vertèbres en janvier, Narvaez reste le lieutenant de luxe de Tadej Pogacar. Cette prolongation est un camouflet pour INEOS, qui misait gros sur ce retour.
L’histoire avait tout du roman à l’eau de rose. Jhonatan Narvaez, formé chez INEOS entre 2019 et 2024, était annoncé avec insistance du côté de la formation britannique. Six saisons passées sous le maillot britannique, une relation de confiance avec le staff, et une équipe en pleine reconstruction qui cherchait un leader polyvalent. Les planètes semblaient alignées.
Mais le cyclisme moderne est une affaire de projet, pas de nostalgie. Et le projet UAE, avec ses moyens colossaux, son effectif pléthorique et la perspective de courir aux côtés de Tadej Pogacar, a pesé plus lourd que les souvenirs. L’Équatorien a tranché : trois saisons supplémentaires, jusqu’en 2029.
« Dès mon arrivée, j’ai ressenti la confiance que m’accordait l’équipe, a expliqué Narvaez dans le communiqué officiel. J’ai très vite su que j’étais à ma place ici. Nous formons un groupe incroyable, tant parmi les coureurs que parmi le personnel, et chaque jour, nous sommes animés par une véritable envie de progresser et de gagner ensemble. »
Une déclaration d’amour au projet émirati, qui enterre définitivement les rumeurs de départ.
Deux saisons, huit victoires : le bilan qui a tout changé
Quand Jhonatan Narvaez a quitté INEOS pour UAE fin 2024, certains doutaient. Le coureur équatorien avait montré des éclairs de talent, mais sans jamais s’imposer comme un cadre incontournable. Deux saisons plus tard, le doute n’est plus permis.
Huit victoires en (moins de) deux ans. Un Tour Down Under remporté dès sa première course sous le maillot blanc. Une contribution décisive au sacre de Pogacar sur le Tour de France 2025. Et surtout, un Giro 2026 exceptionnel : trois victoires d’étape, le maillot cyclamen, et un statut de protagoniste incontournable de la course.
Tout cela après une fracture aux vertèbres subie en janvier, lors du Tour Down Under, qui aurait pu briser sa saison. Au lieu de cela, Narvaez est revenu plus fort, ajoutant même une victoire sur le Tour de Suisse. Un mental d’acier, une polyvalence rare, et une capacité à briller dans les échappées comme aux côtés de son leader.
INEOS se prend un camouflet : ce que ce non-transfert révèle
Une équipe en reconstruction qui peine à convaincre
Pour Netcompany INEOS, cette prolongation est un échec cuisant. La formation britannique qui peine à retenir ses talents, misait gros sur le retour de Narvaez. L’Équatorien cochait toutes les cases : expérience, polyvalence, connaissance de la maison, et un profil de leader capable de gagner des étapes sur les Grands Tours.
Le fait qu’il ait choisi de rester chez UAE, malgré une offre financièrement compétitive selon les informations de Beppe Conti pour la Rai, est un signal inquiétant pour INEOS. L’équipe britannique, historiquement dominante sur le Tour avec Froome, Thomas et Bernal, semble aujourd’hui incapable d’attirer ou de conserver les talents majeurs du peloton.
Ce non-transfert fait écho à un autre dossier brûlant : celui de Paul Seixas. INEOS avait également transmis une offre colossale au prodige français, espérant doubler UAE sur ce coup. Mais avec la prolongation de Narvaez, l’équipe émiratie envoie un message limpide : elle sait garder ses coureurs.
UAE verrouille son effectif : Pogacar peut dormir tranquille
Pour UAE Team Emirates XRG, cette prolongation est une excellente nouvelle. Jhonatan Narvaez est ce que l’on appelle un couteau suisse. Capable de briller sur les Classiques, de gagner des étapes en échappée, et de servir de dernier lanceur pour Pogacar dans les cols, l’Équatorien est un luxe que peu d’équipes peuvent se permettre.
Son rôle sur le Tour de France 2025 avait été déterminant (13e). Lampe de lancement dans les ascensions, il avait permis à Pogacar de s’envoler dans les moments clés. En 2026, il ne sera pas au départ du Tour, contrairement à l’an dernier. Un choix qui peut surprendre, mais qui s’explique par la densité de l’effectif UAE, où Del Toro, Yates, McNulty et Wellens se bousculent pour accompagner le Slovène.
Cette prolongation sécurise l’avenir. Avec Narvaez sous contrat jusqu’en 2029, UAE conserve l’un des meilleurs équipiers du peloton, capable de gagner des courses tout en se mettant au service du collectif. Un luxe que même Visma-Lease a Bike, amputée de Van Aert et Laporte pour ce Tour, pourrait envier.
Narvaez peut-il devenir un leader à part entière chez UAE ?
L’éternel lieutenant, un rôle assumé
La question mérite d’être posée : à 29 ans, Jhonatan Narvaez peut-il encore rêver d’un leadership sur les Grands Tours ? Chez UAE, la réponse est non. Avec Pogacar en maître absolu, et des talents comme Del Toro ou Ayuso qui pourraient un jour prendre la relève, l’Équatorien restera un équipier de luxe.
Mais est-ce un problème ? Narvaez semble l’avoir accepté. « Les deux dernières saisons ont été parmi les meilleures de ma carrière et je suis convaincu que je peux continuer à progresser ici, a-t-il déclaré. Nous avons déjà accompli beaucoup de choses ensemble, mais j’ai le sentiment qu’il y a encore beaucoup à venir. » Aucune frustration, aucune ambition personnelle contrariée. Juste la satisfaction d’appartenir à la meilleure équipe du monde.
Ce choix de carrière est révélateur du cyclisme moderne. Dans une armada comme UAE, les coureurs acceptent un rôle défini en échange de la certitude de gagner. Narvaez a choisi la sécurité, le confort, et les victoires collectives, plutôt que l’incertitude d’un leadership chez INEOS.
Ce que cette prolongation dit du mercato 2026
UAE, le rouleau compresseur qui écrase le marché
Cette prolongation n’est pas qu’une bonne nouvelle pour UAE. C’est un signal envoyé à tout le peloton. INEOS peine à recruter, Red Bull tente de convaincre Seixas, et UAE verrouille ses cadres.
Narvaez jusqu’en 2029. Del Toro sous contrat longue durée (2024 à 2029). Pogacar lié à vie à l’équipe. L’armada émiratie ne se contente pas de gagner aujourd’hui. Elle construit un monopole qui pourrait étouffer la concurrence pour les années à venir.
La question qui se pose désormais est la suivante : le cyclisme peut-il rester compétitif face à une telle domination structurelle ? Les autres équipes peuvent-elles rivaliser, non seulement sur le plan sportif, mais aussi sur le plan financier et contractuel ?
Et vous, pensez-vous que Narvaez a fait le bon choix en restant chez UAE, ou regrettera-t-il un jour de ne pas avoir tenté l’aventure en tant que leader ?
Et vous, cette hégémonie de UAE sur le marché des transferts vous inquiète-t-elle pour l’équilibre du cyclisme, ou est-ce simplement la loi du plus fort ?
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C’est désormais officiel. Visma-Lease a Bike a annoncé les huit coureurs qui épauleront Jonas Vingegaard sur le Tour de France 2026. Sans Wout Van Aert, blessé au coude, ni Christophe Laporte, victime d’une déchirure au quadriceps, la formation néerlandaise a dévoilé une équipe rajeunie où la surprise s’appelle Davide Piganzoli. Suffisant pour faire vaciller l’armada UAE de Tadej Pogacar ?
Visma dévoile son équipe pour le Tour : Sans Van Aert, Vingegaard peut-il vraiment renverser Pogacar ?
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Visma-Lease a Bike a dévoilé son équipe pour le Tour 2026. Jonas Vingegaard sera épaulé par Sepp Kuss, Matteo Jorgenson, Bruno Armirail, Victor Campenaerts, Edoardo Affini, Per Strand Hagenes et la surprise Davide Piganzoli. Les forfaits de Van Aert et Laporte privent le Danois de deux lieutenants majeurs. Face à la machine UAE, cette équipe peut-elle vraiment rivaliser ?
Piganzoli, la surprise du chef : Visma a-t-elle vraiment choisi ou simplement bricolé ?
Un rookie de 23 ans pour remplacer une légende
La grande interrogation entourant l’annonce de Visma-Lease a Bike était simple : qui remplacerait Wout Van Aert ? Le Belge, forfait en raison d’une infection au coude consécutive à une chute, est bien plus qu’un simple équipier. C’est un lieutenant capable de verrouiller un peloton, de peser dans les bordures, d’écraser un chrono par équipes, et même de gagner des étapes. Un couteau suisse que Visma ne pouvait pas remplacer à l’identique.
La réponse s’appelle Davide Piganzoli. L’Italien de 23 ans, 8e du dernier Giro et vainqueur de la Route d’Occitanie, a appris sa sélection par un coup de fil de Marc Reef, le directeur de l’équipe. « Marc m’a appelé il y a quelques jours, et c’était vraiment spécial. Je dois dire que ma réaction a été : « Quoi ? » C’est incroyable » a-t-il confié lors du direct YouTube.
Un choix qui a surpris. Beaucoup s’attendaient à voir Ben Tulett ou Jørgen Nordhagen occuper cette dernière place. Mais Visma a tranché : Piganzoli, déjà présent sur le Giro aux côtés de Vingegaard, connaît le Danois et a prouvé qu’il pouvait l’accompagner en haute montagne. Reste une question : enchaîner Giro et Tour à 23 ans, pour une première participation, est un pari risqué.
La moitié de l’équipe sort du Giro : un atout ou un handicap ?
Un détail saute aux yeux en observant la composition de Visma : quatre coureurs sur huit ont participé au Giro 2026. Vingegaard, bien sûr, mais aussi Sepp Kuss, Victor Campenaerts et Davide Piganzoli. Une situation assez rare pour être soulignée, et qui pose la question de la fraîcheur.
Le doublé Giro-Tour est un Everest physiologique. Mais le doublé pour les équipiers l’est tout autant. Sepp Kuss, l’Américain qui a déjà parfois enchaîné les trois Grands Tours la même année, semble taillé pour ce défi. Campenaerts, à 34 ans, mise sur son expérience. Piganzoli, lui, est un rookie qui découvrira l’enchaînement.
Face à une UAE Team Emirates XRG qui arrivera avec des lieutenants frais et spécifiquement préparés pour juillet, Visma joue une carte risquée. L’expérience du Giro peut souder un groupe. Elle peut aussi peser dans les jambes en troisième semaine, là où le Tour se gagne.
Jorgenson et Kuss : un duo américain pour contrer l’armada UAE
Matteo Jorgenson, le lieutenant devenu essentiel
Dans cette équipe amputée de Van Aert, Matteo Jorgenson (26 ans) devient le principal lieutenant de Jonas Vingegaard. L’Américain, 4e du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, est un coureur polyvalent : bon grimpeur, bon rouleur, capable de suivre les meilleurs en montagne et de protéger son leader dans les étapes de transition. Sa 8e place sur le Tour 2024 avait déjà démontré son potentiel sur trois semaines.
À ses côtés, Sepp Kuss reste le fidèle garde du corps en altitude. Vainqueur de la Vuelta 2023, l’Américain est l’un des rares coureurs capables de rouler sur les pentes les plus exigeantes sans exploser. Il connaît Vingegaard par coeur et sait anticiper ses besoins. Sur un parcours de 54 000 mètres de dénivelé avec deux arrivées à l’Alpe d’Huez, ce duo sera l’ultime rempart avant que le Danois ne se retrouve seul face à Pogacar.
La question est de savoir si cela suffira. En 2024 et 2025, UAE avait imposé un rythme d’enfer en montagne avec Yates, Almeida, McNulty et Del Toro. Sans Van Aert pour exécuter le même travail d’usure, Visma pourrait se retrouver en infériorité numérique dès les premières pentes.
Armirail, Campenaerts, Affini : le bloc rouleurs pour le chrono inaugural
Le Tour 2026 s’ouvre sur un contre-la-montre par équipes de 19 kilomètres dans Barcelone. Un exercice où chaque seconde comptera. Pour ce rendez-vous inaugural, Visma a misé sur un bloc de rouleurs solides : Bruno Armirail, triple champion de France de la spécialité, Victor Campenaerts, le métronome belge, et Edoardo Affini, spécialiste de l’effort solitaire.
Armirail, seul Français de l’équipe, disputera son quatrième Tour. Arrivé de Decathlon CMA CGM cet hiver, il a déjà accompagné Vingegaard sur Paris-Nice et le Tour de Catalogne. Sa puissance sur le plat sera précieuse, d’autant que le chrono par équipes pourrait offrir une première indication sur le rapport de force entre Visma et UAE.
Sans Van Aert, moteur principal de la machine néerlandaise, ce chrono inaugural sera un test grandeur nature. Une contre-performance d’entrée placerait Vingegaard en position de chasseur, contraint de courir après Pogacar dès les premiers jours.
Un lieutenant, un statut, une absence qui pèse
Wout Van Aert n’a jamais gagné le Tour de France. Mais il l’a souvent façonné. Capable de rouler des kilomètres et des kilomètres en tête de peloton, de placer son leader dans les bordures, de museler les échappées, et de gagner des étapes pour soulager la pression, le Belge était un luxe que Visma ne pourra pas remplacer.
En 2023, lors de la dernière victoire de Vingegaard sur le Tour, Van Aert avait été déterminant. Son travail de sape dans le contre-la-montre de Combloux, son rôle de pare-chocs dans les bordures, et sa capacité à endormir le peloton les jours de plaine avaient permis au Danois de se concentrer uniquement sur Pogacar.
En 2026, Vingegaard devra composer sans ce bouclier. Jorgenson et Kuss sont des grimpeurs talentueux, mais aucun ne possède la polyvalence ni le punch du Belge. Sur les étapes de transition, dans les bordures, ou lors des fins de course piégeuses, le Danois pourrait se retrouver plus exposé.
Un symbole : aucun Néerlandais dans l’équipe
Autre fait marquant de cette composition : pour la première fois depuis des décennies, Visma-Lease a Bike n’aligne aucun coureur néerlandais au départ du Tour de France. Un symbole fort pour une équipe historiquement ancrée aux Pays-Bas, et qui peine à renouveler son vivier national.
Le fait que les jeunes talents bataves ne parviennent pas à percer au plus haut niveau interroge. Pendant ce temps, la France sort un Paul Seixas, la Belgique un Evenepoel, et l’Italie un Piganzoli. Le cyclisme néerlandais, si dominant il y a encore dix ans, semble marquer le pas.
Et vous, pensez-vous que Visma peut vraiment rivaliser avec UAE sans un Van Aert au sommet de son art, ou l’équipe néerlandaise court-elle après un fantôme ?
Vingegaard face à Pogacar : ce que révèle cette composition sur le duel annoncé
Le message implicite : la montagne avant tout
En sélectionnant Piganzoli plutôt qu’un rouleur supplémentaire, Visma a envoyé un message clair : ce Tour 2026 se jouera en altitude, et uniquement en altitude. Avec 54 000 mètres de dénivelé positif et seulement 26 kilomètres de contre-la-montre individuel, le parcours est taillé pour les grimpeurs. Visma l’a compris et a construit son équipe en conséquence.
Kuss, Jorgenson, Piganzoli : trois grimpeurs de poche pour accompagner Vingegaard dans les grands cols. Armirail, Campenaerts, Affini et Hagenes : quatre rouleurs pour contrôler la plaine et assurer le chrono inaugural. La répartition est cohérente, presque dictée par le tracé.
Reste que face à la machine UAE, cette équipe semble manquer d’un deuxième couteau capable de suivre les trains imposés par Del Toro, McNulty, ou Yates. Si Pogacar répète son scénario du Tour de Suisse — attaques lointaines, rythme infernal imposé dès les premiers cols —, Vingegaard pourrait rapidement se retrouver isolé.
Sans Van Aert, Vingegaard est-il plus vulnérable qu’en 2023 ?
Et vous, cette équipe Visma vous semble-t-elle taillée pour renverser l’ogre Pogacar, ou le Danois est-il condamné à courir pour la deuxième place ?
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Le Tour de Suisse a rendu son verdict. Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes aussi. Tadej Pogacar a survolé la Suisse, Jonas Vingegaard est resté dans l’ombre depuis son Giro, et Paul Seixas a chuté dans les Alpes. À deux semaines du Grand Départ de Barcelone, la hiérarchie des favoris du Tour de France 2026 se précise. Voici notre sélection des favoris, entre certitudes et paris.
Tour de France 2026 : Pogacar intouchable, Seixas en embuscade, Vingegaard en mystère : Les favoris
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Tadej Pogacar aborde le Tour de France 2026 dans la peau d’un favori écrasant après sa démonstration en Suisse. Jonas Vingegaard, vainqueur du Giro, reste son rival le plus sérieux mais doit composer avec un forfait majeur (Wout van Aert). Derrière, Paul Seixas incarne la relève à 19 ans, tandis que Remco Evenepoel parie sur 68 jours sans course. Avec 54 000 mètres de dénivelé et deux arrivées à l’Alpe d’Huez, ce Tour s’annonce comme l’un des plus exigeants du siècle.
Tadej Pogacar est-il vraiment injouable sur ce Tour 2026 ?
Un printemps de cannibale, un été qui s’annonce en feu
Le constat est presque lassant à force d’être répété. Tadej Pogacar a disputé six courses en 2026. Il en a remporté cinq. Milan-SanRemo, le Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège, les Strade Bianche, le Tour de Romandie. La seule course où il n’a pas levé les bras ? Paris-Roubaix, terminé à la deuxième place. Un ratio qui donne le vertige, et qui n’a fait que se confirmer sur le Tour de Suisse, où le Slovène a ajouté trois victoires d’étape et le classement général à son palmarès.
Avec 121 victoires en carrière depuis 2019, Pogacar n’est plus seulement le meilleur coureur de sa génération. Il est en passe de rejoindre le panthéon des plus grands. À 27 ans, un cinquième Tour de France lui tend les bras, ce qui lui permettrait d’égaler Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain.
Sa préparation a été millimétrée. Pas de Giro cette année, contrairement à 2024. Un stage en altitude en Sierra Nevada. Une seule course de préparation, le Tour de Suisse, expédiée avec une maitrise terrifiante. Et une équipe UAE Team Emirates XRG taillée pour la montagne, avec Isaac Del Toro, Brandon McNulty, Adam Yates et Marc Soler en lieutenants de luxe.
Les seuls nuages dans ce ciel sans tache ? La chaleur, qui pourrait jouer des tours au Slovène, et une troisième semaine historiquement un peu moins dominatrice que les deux premières. Mais avec un parcours de 54 000 mètres de dénivelé et deux arrivées à l’Alpe d’Huez, difficile d’imaginer meilleur terrain de jeu pour le cannibale.
Un parcours taillé pour l’offensive
Le Tour 2026 est une déclaration de guerre aux rouleurs. 3 333 kilomètres, 54 000 mètres de dénivelé positif, sept étapes de montagne, et seulement 26 kilomètres de contre-la-montre individuel. Le message est clair : les organisateurs veulent du spectacle, et ils l’auront.
Le chrono par équipes inaugural de Barcelone (19 km) donnera un premier verdict sur les collectifs. Puis viendront les Pyrénées dès la première semaine, avec une arrivée aux Angles (étape 3) et le col du Tourmalet (étape 6). Le contre-la-montre d’Évian (étape 16, 26 km) sera le seul rendez-vous chronométré individuel. Et pour finir, l’apothéose : deux arrivées consécutives à l’Alpe d’Huez, dont la 20e étape avec 5 600 mètres de dénivelé positif en un seul jour. Du jamais vu.
Pour Pogacar, c’est un terrain de chasse idéal. Pour ses rivaux, c’est un chemin de croix.
Jonas Vingegaard peut-il réussir le doublé Giro-Tour ?
Un Giro en patron, un Tour en question
Jonas Vingegaard sort d’un Giro 2026 triomphal. Cinq victoires d’étape, un classement général maitrisé de bout en bout, et une entrée dans le cercle très fermé des coureurs vainqueurs des trois Grands Tours. Le Danois est, sur le papier, le seul capable de rivaliser avec Pogacar en montagne.
Mais le doublé Giro-Tour est un Everest physiologique. Dans l’histoire récente, seuls Marco Pantani (1998) et Tadej Pogacar (2024) l’ont réussi. Vingegaard devra récupérer en cinq semaines de l’effort consenti en Italie, tout en élevant son niveau pour tenir tête à un Pogacar frais et affuté.
Un autre coup dur assombrit ses perspectives : le forfait de Wout van Aert, victime d’une infection au coude après une chute à l’entraînement. Le Belge était le lieutenant de luxe du Danois, capable de rouler en montagne, de peser sur les bordures, et de verrouiller les finals. Sans lui, Visma-Lease a Bike perd un atout considérable.
Et vous, pensez-vous que le doublé Giro-Tour est un exploit encore accessible dans le cyclisme moderne, ou Vingegaard a-t-il déjà trop puisé dans ses réserves ?
Paul Seixas, 19 ans et toutes les promesses du monde
Le prodige qui bouscule la hiérarchie
Il a 19 ans. Il dispute son premier Tour de France. Et pourtant, Paul Seixas est déjà considéré comme un prétendant au podium. Le Français a signé un printemps 2026 qui défie l’entendement : vainqueur du Tour du Pays Basque, de la Flèche Wallonne, deuxième des Strade Bianche et de Liège-Bastogne-Liège derrière Pogacar.
Sa préparation a été monstrueuse : 33 369 mètres de dénivelé en Sierra Nevada, des reconnaissances dans les Pyrénées, un stage de 16 jours en altitude. Le tout avant une chute malheureuse sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, qui l’a contraint à l’abandon. Rien de cassé, mais une alerte.
Le paradoxe Seixas est le suivant : il a déjà prouvé qu’il pouvait regarder Pogacar dans les yeux sur les Classiques. Sur Liège, il a été le seul à le suivre dans La Redoute. Mais sur trois semaines, face aux deux ogres du peloton, l’inconnue demeure. Son corps de 19 ans peut-il encaisser 21 étapes, 54 000 mètres de dénivelé et deux Alpe d’Huez consécutifs ?
C’est toute la beauté de ce Tour 2026 : Seixas incarne l’audace, l’insouciance, la promesse d’un duel générationnel avec Pogacar. David contre Goliath, version cyclisme.
Remco Evenepoel et Florian Lipowitz : le duo Red Bull à la croisée des chemins
Evenepoel : 68 jours sans course, un pari fou ?
Remco Evenepoel n’a plus couru depuis le 26 avril. Le Belge a fait le choix radical de couper toute compétition pour se consacrer à un long bloc d’entraînement en altitude. Soit 68 jours sans dossard avant le Grand Départ. Un pari assumé par Red Bull-BORA-hansgrohe, qui espère résoudre les problèmes de forme en montagne rencontrés par le double champion olympique au printemps.
Evenepoel avait brillé sur les Classiques (vainqueur de l’Amstel Gold Race, 3e de Liège, 3e du Ronde), mais il est apparu en retrait sur les courses par étapes. Le Tour de Catalogne l’a vu terminer 5e, à plus de deux minutes de Vingegaard. Depuis, silence radio. Arrivera-t-il frais et affuté, ou en manque de rythme ? Le mystère est total.
À ses côtés, Florian Lipowitz incarne la régularité. L’Allemand de 25 ans, 3e du Tour 2025, a confirmé en 2026 avec une 2e place au Pays basque, une 2e place au Tour de Romandie derrière Pogacar et une victoire au Tour de Slovénie. Moins spectaculaire qu’Evenepoel, il est peut-être plus fiable sur trois semaines. Mais il devra composer avec un statut de co-leader qui pourrait créer des frictions.
Del Toro, Ayuso, Carapaz : qui pour compléter le Top 5 ?
Isaac Del Toro, le lieutenant qui vaut de l’or
Isaac Del Toro a écrasé le début de saison (UAE Tour, Tirreno-Adriatico), avant de remporter le Tour Auvergne-Rhône-Alpes avec autorité. Le Mexicain de 22 ans est sans doute l’un des meilleurs grimpeurs du peloton. Mais chez UAE, il sera au service de Pogacar. Un rôle qui pourrait paradoxalement le favoriser : une fois le travail accompli, il pourra gérer son effort et viser un Top 5.
Juan Ayuso, ancien de l’UAE (2021 à 2025), lui, revient de loin. Chute sur Paris-Nice, maladie, préparation tronquée. Mais l’Espagnol de Lidl-Trek a terminé 3e du Tour Auvergne-Rhône-Alpes et semble monter en puissance. S’il évite les incidents, c’est un candidat crédible au podium.
Enfin, Richard Carapaz a été la bonne surprise du Tour de Suisse. L’Équatorien, opéré en avril, a terminé 2e du général à 6’32 de Pogacar. Il n’a plus pesé sur un classement général de Grand Tour depuis 2021. Une éternité. Mais sa forme suisse plaide pour un Top 10, voire mieux.
Et vous, qui voyez-vous compléter le podium final derrière l’intouchable Pogacar : Vingegaard, Seixas, ou un outsider venu de nulle part ?
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Pour la deuxième année consécutive, Julian Alaphilippe ne sera pas au départ des Championnats de France sur route, prévus le 28 juin à La Tour-du-Pin. Le coureur de Tudor, en quête de sensations après une première partie de saison gâchée par les pépins physiques, a choisi de privilégier sa préparation pour le Tour de France. Un choix personnel qui s’inscrit dans une tendance plus large : le maillot tricolore est-il en train de perdre son éclat ?
Alaphilippe, Seixas, Ferrand-Prévot : Pourquoi les stars françaises boudent-elles le maillot tricolore ?
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Julian Alaphilippe ne disputera pas les Championnats de France 2026. Comme Paul Seixas, Lenny Martinez ou Pauline Ferrand-Prévot, le double champion du monde a tranché : le Tour de France prime sur le maillot tricolore. Une décision qui soulève une question de fond : dans un cyclisme où tout est calibré pour juillet, les championnats nationaux sont-ils devenus un luxe que les stars ne peuvent plus se permettre ?
Pourquoi Alaphilippe fait-il l’impasse pour la deuxième année consécutive ?
Une saison minée par les pépins physiques
Le Julian Alaphilippe de 2026 n’a rien à voir avec le puncheur flamboyant qui affolait le peloton entre 2019 et 2021. À 34 ans, le double champion du monde 2020 et 2021 traverse une saison compliquée, marquée par une cascade d’abandons et de contretemps. Le Tour du Pays basque ? Abandon, non partant de la 6e étape. Liège-Bastogne-Liège ? Forfait après des Classiques ardennaises ratées. Tudor lui a accordé une pause pour « prioriser sa santé », avant un stage de trois semaines en altitude dans la Sierra Nevada.
Son retour à la compétition a livré des signaux mitigés. 5e du GP Gippingen, puis échappé lors de la 2e étape du Tour de Suisse, sans pouvoir jouer la gagne. Et pour finir, non-partant de la dernière étape helvétique. Le constat de son directeur sportif résume tout : l’objectif est « de retrouver les sensations et le plaisir de pédaler ».
Dans ces conditions, les Championnats de France, avec leurs 3 500 mètres de dénivelé sur 241 kilomètres autour de La Tour-du-Pin, devenaient un risque superflu. Alaphilippe n’a jamais conquis le maillot tricolore en dix participations. Il ne le fera pas en 2026.
Un parcours isérois taillé pour les grimpeurs, pas pour un puncheur en reconstruction
Le tracé des Championnats de France 2026 n’a rien d’une promenade. Avec 3 500 mètres de dénivelé positif, le circuit de La Tour-du-Pin est un juge de paix pour grimpeurs, pas pour un Alaphilippe en quête de repères. Dans une approche de Tour de France, aligner 241 kilomètres aussi exigeants deux semaines avant le Grand Départ relevait de la prise de risque inconsidérée.
Le coureur Tudor l’a compris. Après une préparation tronquée, trois semaines en Sierra Nevada et un Tour de Suisse en demi-teinte, il a besoin de kilomètres maîtrisés, pas d’une course d’usure. Le choix est rationnel. Il est aussi le symptôme d’un cyclisme où chaque effort est compté, chaque jour de course pesé.
Seixas, Martinez, Ferrand-Prévot : pourquoi les Bleus désertent-ils le rendez-vous tricolore ?
La liste des absents a de quoi inquiéter
Alaphilippe n’est pas une exception. Il est l’arbre qui cache une forêt d’absents. Paul Seixas, le prodige de la Decathlon CMA CGM, sera en stage en altitude au moment de la course, accompagné d’Aurélien Paret-Peintre et Nicolas Prodhomme. Lenny Martinez (Bahrain Victorious) fait également l’impasse. Chez les femmes, Pauline Ferrand-Prévot ne sera pas au départ de la course féminine. Et Christophe Laporte, victime d’une fracture du quadriceps à l’entraînement, manquera à la fois les Championnats et le Tour.
Le maillot tricolore, autrefois un Graal absolu, devient une option dans le calendrier des élites. Un luxe que l’on s’offre si la préparation le permet, mais que l’on sacrifie sans état d’âme dès que le Tour de France entre en ligne de mire.
Cette désaffection n’est pas nouvelle. Depuis le milieu des années 2010, la densification du calendrier World Tour et l’importance croissante du Tour de France comme unique boussole économique ont relégué les championnats nationaux au rang de variable d’ajustement. Mais en 2026, avec un plateau d’absents aussi prestigieux, le constat prend une ampleur inédite.
Le Tour de France a-t-il tué le maillot tricolore ?
Historiquement, le championnat de France était une course à part. Une course de prestige, d’honneur, où le maillot bleu-blanc-rouge valait tous les sacrifices. Les duels entre Bernard Hinault et Laurent Fignon, les sacres de Richard Virenque ou de Thomas Voeckler ont construit une mythologie. Aujourd’hui, cette mythologie s’effrite sous le poids d’un calendrier qui écrase tout.
Le Tour de France, avec ses audiences mondiales, ses retombées financières colossales et son poids médiatique, est devenu l’unique obsession. Une équipe comme Tudor, qui a bâti son projet autour d’Alaphilippe, n’a aucun intérêt à ce que son leader se grille dans une course de 241 kilomètres à quinze jours de l’échéance suprême. La logique sportive cède le pas à la logique économique.
Et vous, pensez-vous que les championnats nationaux peuvent encore coexister avec l’omniprésence du Tour de France, ou sont-ils condamnés à devenir des courses de seconds couteaux ?
Alaphilippe peut-il encore peser sur ce Tour de France ?
Un pari risqué : arriver frais, mais sans repères
En choisissant de ne pas courir les Championnats de France, Alaphilippe mise tout sur la fraîcheur. Après son stage en Sierra Nevada, son Tour de Suisse en demi-teinte et son forfait isérois, il arrivera à Barcelone avec très peu de jours de course dans les jambes en juin. L’avantage ? Une fatigue accumulée minimale. Le risque ? Un manque de rythme et de confiance dans le feu de la bataille.
Le Tour 2026, avec ses premières étapes accidentées, pourrait pourtant lui convenir. Le puncheur de Tudor, même émoussé, reste un client redoutable sur les profils vallonnés. S’il parvient à retrouver ce « plaisir de pédaler » évoqué par son directeur sportif, il pourrait jouer les trouble-fêtes sur une échappée ou une étape de moyenne montagne. Mais à 34 ans, le temps presse. Alaphilippe n’a plus gagné sur le Tour depuis 2021 à Landerneau. Un regain de forme en juillet effacerait tous les doutes. Un échec relancerait la question de sa place dans le peloton des tous meilleurs.
Le cyclisme français face à un dilemme générationnel
Au-delà du cas Alaphilippe, c’est tout un modèle qui vacille. La génération Seixas, Martinez, Grégoire a grandi avec le Tour de France comme unique horizon. Le maillot tricolore, aussi prestigieux soit-il, ne fait plus rêver comme avant. Les équipes, elles, poussent à la rationalisation. Un championnat national ne rapporte pas de points UCI déterminants, n’offre pas de visibilité mondiale, et expose à des risques de chute ou de méforme.
Reste une question : que restera-t-il des championnats nationaux si les meilleurs les délaissent ? Une course de seconde zone, où le titre se jouera entre coureurs de Continental Pro et jeunes espoirs sans obligation de résultat sur le Tour ? Ou un laboratoire tactique, où les absents d’aujourd’hui laisseront place aux révélations de demain ?
Et vous, seriez-vous prêt à sacrifier le maillot tricolore si vous étiez un coureur ambitieux, ou est-ce un renoncement impardonnable ?
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Cent contre un. C’est ainsi que Quinn Simmons a résumé son championnat des États-Unis 2026, remporté ce dimanche à Charleston au terme d’un cavalier seul de 29 kilomètres. Face à l’armada Modern Adventure et ses douze coureurs, le puncheur de Lidl-Trek a répondu par la puissance brute, décrochant un troisième sacre national qui sent la rampe de lancement avant le Tour de France.
Quinn Simmons et l’Amérique : trois titres, un raid solitaire, et un message pour le Tour de France
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Quinn Simmons a conservé son titre de champion des États-Unis sur route en écrasant la concurrence dans la montée de Wertz Avenue, à 29 kilomètres de l’arrivée. Kevin Vermaerke et Larry Warbasse complètent le podium. Ce troisième maillot étoilé, après 2023 et 2025, sera sur ses épaules lors du Tour de France 2026. Un signal fort envoyé à deux semaines du Grand Départ de Barcelone.
100 contre 1 : comment Simmons a-t-il survécu à l’armada Modern Adventure ?
Une équipe de douze coureurs lancée à ses trousses
Le scénario était écrit d’avance, et tout le monde le connaissait. Quinn Simmons, champion en titre, serait la cible numéro un. Modern Adventure, avec ses douze coureurs au départ, avait les moyens de transformer ce championnat en souricière. Dès les premiers tours du circuit de Charleston, sous une chaleur écrasante proche des 30°C, l’équipe a déployé son plan : attaque après attaque, forcing après forcing, pour épuiser le puncheur de Lidl-Trek.
Robin Carpenter et Cole Kessler se sont échappés à 134 kilomètres de l’arrivée, creusant jusqu’à 1 minute et 56 secondes d’avance. Ian Lopez de San Roman et Kieran Haug ont récidivé à 67 kilomètres du but. Chaque fois, Simmons a dû colmater. Chaque fois, il a dû puiser dans ses réserves pour ramener le groupe de poursuivants sur les fuyards.
La montée de Wertz Avenue, juge de paix d’un championnat étouffant
Le circuit de Charleston n’était pas une promenade de santé. Avec ses 1 126 pieds de dénivelé par tour de 13 miles, et ses deux ascensions principales — Wertz Avenue (2,3 km à 5,5%) et Bridge Road (2,1 km à 5,5%) —, le parcours était taillé pour les puncheurs. C’est précisément dans Wertz Avenue que Simmons a placé son offensive décisive, presque au même endroit que l’année précédente.
À 29 kilomètres de l’arrivée, dans l’avant-dernier tour, le coureur de Lidl-Trek a déposé une dernière banderille. Une attaque sèche, sans appel, qui a réduit le groupe de sept échappés à un seul homme en tête. Kevin Vermaerke, Ashlin Barry, Larry Warbasse, Taylor Stites : tous ont explosé. En quelques hectomètres, l’écart est passé de zéro à 1 minute et 7 secondes au début du dernier tour.
Cette attaque rappelle les plus grands numéros en solitaire des championnats nationaux, à l’image de ce que Peter Sagan savait faire sur le championnat de Slovaquie, ou Mathieu van der Poel aux Pays-Bas. Un démarrage chirurgical, placé au moment précis où la fatigue accumulée rend toute riposte impossible.
Simmons, « Captain America » et le Tour : un troisième titre qui tombe à pic
Un maillot étoilé qui sera sur le Tour de France
Ce troisième sacre national — après 2023 et 2025 — offre à Quinn Simmons bien plus qu’un maillot distinctif. Il lui offre une exposition garantie sur le Tour de France 2026, qui s’élancera de Barcelone le 4 juillet. Le puncheur américain, dernier vainqueur d’étape sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, portera le maillot étoilé sur les routes de la Grande Boucle.
Un atout marketing pour Lidl-Trek, bien sûr. Mais surtout un atout psychologique pour un coureur qui n’a jamais encore levé les bras sur un Grand Tour. À 25 ans, Simmons a déjà prouvé qu’il savait gagner sur les classiques et les courses d’un jour. Il lui manque cette victoire d’étape sur un monument de trois semaines. Le Tour 2026, avec ses premières étapes accidentées, pourrait bien être son terrain de jeu.
Ce troisième titre arrive également dans un contexte de forme ascendante. L’Américain a traversé une saison 2025 gâchée par les blessures, mais 2026 semble être celle de la renaissance. Vainqueur sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, désormais triple champion national : la dynamique est lancée.
Un scénario digne des plus grands raids solitaires
L’attaque de Simmons dans Wertz Avenue n’est pas sans rappeler certains chefs-d’œuvre du cyclisme américain. On pense évidemment à Greg LeMond, mais aussi à un certain Lance Armstrong lors de ses championnats nationaux. Si la comparaison s’arrête là, le style, lui, est bien celui d’un puncheur-grimpeur capable de faire exploser une course sur une seule accélération.
La célébration, aussi, mérite d’être racontée. À six kilomètres de l’arrivée, Simmons a appelé sa voiture d’assistance, conduite par Tanner Putt, non pas pour un bidon ou un conseil tactique, mais pour échanger une tape amicale. Un geste de confiance absolue, presque provocateur, qui en dit long sur la maîtrise de son effort.
Et vous, pensez-vous que Quinn Simmons peut enfin débloquer son compteur sur le Tour de France avec ce maillot étoilé sur le dos ?
Vermaerke et Warbasse : les poursuivants qui ont sauvé l’honneur
Kevin Vermaerke, la constance récompensée
Dans ce championnat écrasé par la démonstration de Simmons, Kevin Vermaerke a tiré son épingle du jeu. Le coureur de l’UAE Team Emirates XRG a été l’un des seuls à répondre présent dans les moments chauds. Présent dans le groupe de tête, il a même tenté de lancer quelques attaques dans l’avant-dernier tour, testant les jambes de ses adversaires.
Finalement, c’est lui qui a réglé le sprint pour la deuxième place, franchissant la ligne avec 2 minutes et 5 secondes de retard sur Simmons. Une médaille d’argent qui confirme sa bonne forme du moment, et qui pourrait lui valoir une sélection pour le Tour de France au sein de l’armada émiratie.
Larry Warbasse, troisième à Charleston, a quant à lui terminé en boulet de canon, manquant de peu de chiper la deuxième place à Vermaerke sur la ligne. Le coureur de Tudor Pro Cycling, ancien coéquipier de Simmons, prouve qu’à 35 ans, il reste un client redoutable sur les parcours exigeants.
Ashlin Barry, le jeune loup qui a tenu tête aux cadors
Parmi les révélations de ce championnat, Ashlin Barry mérite une mention. Le coureur de Visma-Lease a Bike Development a longtemps figuré dans le groupe de tête, accompagnant Simmons, Vermaerke et Warbasse dans les moments décisifs. S’il a fini par céder, sa présence parmi les meilleurs à seulement 18 ans ans confirme le vivier de talents qui pousse outre-Atlantique.
Un nom à suivre dans les prochaines saisons, alors que le cyclisme américain cherche un successeur à la génération Simmons.
Kate Courtney, l’autre étoile de Charleston
La vététiste devenue championne sur route
Le championnat des États-Unis 2026 n’a pas couronné que des hommes. Chez les femmes, Kate Courtney a créé la sensation en remportant son premier titre national élite sur route. L’ancienne championne du monde de cross-country VTT, aujourd’hui à la tête de son propre programme She Sends Racing, a devancé Lauren Stephens au sprint dans les rues de Charleston.
Un scénario tout aussi tactique que la course masculine, avec une échappée solitaire de la graveliste Paige Onweller, reprise dans les derniers kilomètres par le duo Courtney-Stephens.
Cette victoire illustre la polyvalence croissante des athlètes, capables de briller aussi bien sur les sentiers de VTT que sur le bitume des championnats sur route. Une tendance qui rappelle les exploits de Pauline Ferrand-Prévot, autre championne du monde de VTT reconvertie avec succès sur la route.
Et vous, le phénomène des vététistes qui brillent sur route est-il une mode passagère ou la preuve que le cyclisme moderne récompense les athlètes complets ?
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Il devait être le grand duel de ce Tour Auvergne-Rhône-Alpes 2026. Paul Seixas contre Isaac del Toro, la pépite française face au joyau mexicain de la galaxie UAE. Mais une chute, des courbatures tenaces, et un abandon par précaution ont transformé ce face-à-face en non-événement. Le problème ? Dans l’ombre, les plus grandes écuries du World Tour attendaient précisément ce verdict pour trancher. Alors, cet abandon a-t-il scellé l’avenir du prodige lyonnais ?
Paul Seixas : Et si son abandon au Tour Auvergne-Rhône-Alpes avait décidé de son avenir ?
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : L’abandon de Paul Seixas sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes n’est pas qu’un simple fait de course. Il intervient à un moment charnière où UAE Emirates XRG, Netcompany-INEOS et Red Bull-BORA-hansgrohe se disputent le prodige français. En ne réglant pas son duel avec Isaac del Toro, Seixas laisse le Mexicain maître du terrain. Une aubaine pour UAE, qui pourrait désormais privilégier son coureur actuel, et une fenêtre inespérée pour INEOS, prêt à dégainer une offre colossale. Decathlon CMA CGM, de son côté, voit son joyau lui échapper.
Pourquoi cet abandon tombe-t-il au pire moment pour Paul Seixas ?
Un duel avec Del Toro qui devait tout décider
Le scénario était écrit d’avance. Sur les routes du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, ex-Dauphiné, Paul Seixas et Isaac del Toro devaient croiser le fer. Dans un coin, le Français de 19 ans, phénomène de la Decathlon CMA CGM, vainqueur du Tour du Pays basque, deuxième des Strade Bianche et de Liège-Bastogne-Liège. Dans l’autre, le Mexicain de 22 ans, protégé de l’écurie UAE Emirates XRG, présenté comme le successeur désigné de Tadej Pogacar.
L’enjeu dépassait largement le cadre de la course. Selon les informations du journaliste italien Beppe Conti pour la Rai, la formation émiratie attendait précisément ce duel pour trancher : fallait-il recruter Seixas ou poursuivre l’aventure avec Del Toro ? Une sorte d’audition grandeur nature, où le vainqueur du jour emporterait bien plus qu’une course à étapes.
La chute de Seixas lors de l’avant-dernière étape a tout balayé. Le Français a bien tenté de repartir le lendemain, mais les courbatures l’ont rattrapé. Une décision sage à deux semaines du Tour de France, mais qui laisse un vide abyssal dans le feuilleton du mercato.
Del Toro vainqueur par forfait : le grand gagnant s’appelle UAE
Isaac del Toro a remporté le Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Pas face à Seixas, mais en son absence. Une victoire qui, paradoxalement, pourrait être la meilleure nouvelle pour UAE Emirates XRG. La formation émiratie n’a plus à choisir entre son protégé mexicain et le prodige français. Del Toro a gagné, Seixas n’était plus là. Le message est limpide : pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on possède déjà ?
Cette situation rappelle une logique impitoyable du cyclisme moderne, où les talents se gèrent comme des actifs financiers. UAE, qui dispose déjà d’une armada (Joao Almeida, Antonio Morgado, Jhonatan Narvaez), peut se permettre de temporiser. D’autant que Narvaez, auteur d’un Giro tonitruant avec trois victoires d’étape et d’une victoire sur le Tour de Suisse, est la priorité contractuelle du moment. Un argument de plus pour ne pas précipiter un transfert colossal.
INEOS peut-elle profiter du vide laissé par UAE ?
Une offre « plus importante » que celle de UAE sur la table
Si la porte UAE semble se refermer doucement, une autre s’ouvre en grand. Netcompany-INEOS, ex-INE0S Grenadiers, aurait transmis une proposition financière supérieure à celle envisagée par la formation émiratie. C’est Beppe Conti, toujours pour la Rai, qui l’affirme : Seixas aurait reçu une offre colossale de la part de l’équipe britannique.
Geraint Thomas, aujourd’hui directeur course chez Netcompany-Ineos, n’a d’ailleurs pas caché son intérêt. Une attitude qui en dit long sur les intentions de la formation, laquelle a déjà attiré Kevin Vauquelin cette saison. L’arrivée du Français pourrait créer un duo tricolore redoutable, capable de rivaliser avec la puissance de feu émiratie.
La stratégie d’INEOS est claire : profiter du flottement autour de Seixas pour frapper un grand coup. Avec un budget conséquent et un projet sportif centré sur la reconstruction, l’équipe britannique a les moyens de ses ambitions. Reste à savoir si le Lyonnais sera sensible à cette approche.
Et vous, qui a le plus à perdre dans ce feuilleton : UAE, INEOS, ou Decathlon CMA CGM ?
Decathlon CMA CGM face au risque de tout perdre
Dans ce mercato à trois bandes, le grand perdant pourrait bien être l’équipe actuelle de Paul Seixas. Decathlon CMA CGM, qui a misé gros sur son joyau, voit son protégé lui échapper alors qu’il est sous contrat jusqu’en 2027. Dominique Serieys, le manager général, affiche pourtant une confiance inébranlable.
Mais les faits sont têtus. Les discussions pour une prolongation auraient été suspendues par le camp Seixas jusqu’à la fin des classiques. L’agent du Français, Joona Laukka, est le même que celui de Benoît Cosnefroy, passé de Decathlon à UAE en 2026. Un détail qui n’en est pas un. Et comme l’a souligné Patrick Lefevere, l’ancien manager de Soudal Quick-Step, il existerait une faille juridique concernant le contrat pro signé par Seixas en 2024, alors qu’il était encore junior. Une brèche qui pourrait permettre un départ anticipé.
Jérôme Pineau, consultant pour RMC Sport, refuse pourtant d’y croire. Un optimisme qui tranche avec la réalité d’un dossier en pleine ébullition.
Red Bull-BORA-hansgrohe, l’outsider qui attend son heure
Et si le vainqueur final n’était ni UAE, ni INEOS, ni Decathlon ? Het Laatste Nieuws rapporte que Red Bull-BORA-hansgrohe a fait de Paul Seixas sa priorité absolue. La formation allemande anticipe le départ de Primož Roglič et cherche un nouveau leader pour incarner son projet. Avec les moyens de la galaxie Red Bull, l’équipe dispose d’arguments financiers considérables.
Lors du Tour du Pays basque, remporté par Seixas avec trois victoires d’étape, les dirigeants de Red Bull ont pu observer le Français faire craquer Roglič à la pédale avant de dominer Florian Lipowitz au sprint. Une démonstration qui a forcément marqué les esprits.
Cet épisode révèle-t-il les dérives d’un cyclisme où l’on recrute sur un seul résultat ?
L’abandon de Paul Seixas au Tour Auvergne-Rhône-Alpes, et ses conséquences supposées sur son transfert, pose une question plus profonde. Dans un sport où les carrières se jouent sur des détails, peut-on raisonnablement faire dépendre l’avenir d’un coureur de 19 ans d’un seul duel, avorté qui plus est ?
Ce cas rappelle, toutes proportions gardées, la précipitation avec laquelle certaines équipes avaient misé sur des talents précoces avant de les voir s’effondrer sous la pression. Mais il révèle aussi l’hyper-professionnalisation d’un milieu où chaque résultat est scruté, analysé, monnayé. Paul Seixas n’est plus seulement un coureur, il est un actif stratégique que se disputent les multinationales du cyclisme.
Et vous, pensez-vous qu’un coureur de 19 ans devrait déjà être au coeur d’une telle bataille financière, ou est-ce le signe d’un cyclisme qui brûle trop vite ses jeunes talents ?
Trois victoires d’étape, un contre-la-montre raflé pour trois dixièmes, un général confisqué avec 6 minutes et 32 secondes d’avance sur Richard Carapaz. Le Tadej Pogacar aperçu sur les routes du Tour de Suisse 2026 n’était pas un coureur en préparation. C’était un rouleau compresseur en quête de soumission. À deux semaines du Grand Départ de Barcelone, l’état de forme affiché par le Slovène redessine les cartes du Tour de France et pose une question lancinante : le duel tant attendu avec Jonas Vingegaard peut-il vraiment avoir lieu ?
Tour de France 2026 : La chevauchée suisse de Pogacar a-t-elle déjà tué le suspense avant Barcelone ?
L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES : Tadej Pogacar a atomisé le Tour de Suisse 2026 avec une domination qui dépasse le cadre d’une simple course de préparation. Attaque de 70 km, victoire en chrono, triplé final : le Slovène envoie un message psychologique dévastateur à Jonas Vingegaard, vainqueur du Giro mais au repos forcé. Cette asymétrie de préparation, combinée à l’émergence de nouveaux talents comme Paul Seixas, fait de ce Tour 2026 un carrefour stratégique. La question n’est pas de savoir si Pogacar est prêt, mais si ses rivaux ont déjà perdu la guerre des nerfs.
Le Tour de Suisse 2026 : une anomalie statistique qui change tout avant le Tour
70 kilomètres seul, 13 victoires en 16 jours : quand la préparation devient une œuvre d’art
Le 17 juin 2026, sur la première étape autour de Sondrio, Tadej Pogacar a fait voler en éclats toutes les conventions de la course à étapes. Son attaque, placée à 72 kilomètres de l’arrivée dans Buglio in Monte (2,8 km à 10,1%), relève d’un pari tactique insensé. Dans un cyclisme moderne où les équipes contrôlent le moindre mouvement, parcourir 70 kilomètres en solitaire pour s’imposer avec 2 minutes et 22 secondes d’avance est un anachronisme — ou la signature d’un champion qui évolue dans une autre dimension.
Cette performance n’est pas une surprise statistique, c’est la prolongation d’une saison 2026 qui défie l’entendement. Au moment du départ en Suisse, le Slovène affichait déjà 10 victoires en 12 jours de course. Milan-San Remo, Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège, Strade Bianche, Tour de Romandie : il a remporté 5 des 6 épreuves auxquelles il a pris le départ cette année. Le Tour de Suisse a ajouté trois nouveaux trophées à ce palmarès, portant son ratio à 13 succès en 16 jours de compétition.
Du jamais vu dans l’histoire récente du cyclisme, y compris à l’ère Merckx.
Le chrono d’Aarburg : trois dixièmes qui racontent une domination totale
Le contre-la-montre de la 4e étape, autour d’Aarburg (23,7 km), devait être le seul terrain où Pogacar ne serait pas le favori. Mathieu van der Poel y a signé le meilleur chrono de sa carrière : 26 minutes et 38 secondes, à 53,4 km/h de moyenne. Un temps de référence qui a résisté aux assauts de Tobias Foss, Mathias Vacek et Tim Wellens.
Puis Pogacar s’est élancé. Au point intermédiaire, il devançait le Néerlandais. À l’arrivée, le verdict est tombé : 26 minutes et 37 secondes. Trois dixièmes de seconde d’avance. Une marge infime, presque cruelle. « Je ne savais pas que je me battais pour la victoire, je voulais juste tout donner » a déclaré le Slovène au micro de l’organisation, dans un euphémisme qui confine à la provocation involontaire.
Ce succès en chrono a propulsé son avance au général à 4 minutes et 22 secondes sur Richard Carapaz. Mais, plus important encore, il a envoyé un signal tactique majeur pour le Tour de France : même sur un exercice qui n’est pas sa signature, le leader de l’UAE Team Emirates XRG est intouchable.
Pogacar en Suisse, Vingegaard au repos : une asymétrie de préparation décisive ?
Le Giro dans les jambes, l’ombre du doublé
Le grand absent du débat suisse, c’est Jonas Vingegaard. Le Danois, vainqueur du Tour d’Italie en mai, a choisi de ne plus courir avant le Grand Départ de Barcelone. Une stratégie de récupération radicale qui contraste avec l’hyperactivité du Slovène.
Historiquement, le doublé Giro-Tour de France est un Everest physiologique. Depuis Marco Pantani en 1998, aucun coureur n’a réussi à enchaîner les deux épreuves avec succès. Vingegaard, qui sort d’un Tour d’Italie éreintant, devra gérer une accumulation de fatigue que Pogacar, planificateur méticuleux, a soigneusement évitée cette saison.
Le Slovène, qui avait lui-même réussi le doublé en 2024 (Giro puis Tour), sait mieux que quiconque ce que cette entreprise coûte. En 2026, il a opté pour un calendrier allégé : pas de Tour d’Italie, une campagne de Classiques triomphale, et un unique Tour de Suisse comme rampe de lancement vers juillet. Cette fraîcheur relative pourrait constituer un avantage décisif en troisième semaine, là où les Grands Tours se gagnent et se perdent.
La guerre psychologique a déjà commencé
Le choix de Pogacar de disputer le Tour de Suisse — plutôt que le Tour Auvergne Rhône-Alpes, où se trouvaient Paul Seixas, Isaac del Toro et Juan Ayuso — est un coup de maître stratégique. Il a pu se tester en conditions réelles sans affronter ses rivaux directs, accumuler une confiance insolente, et envoyer un message limpide, le tout sans risquer une confrontation prématurée.
Pendant ce temps, Vingegaard est resté dans l’ombre. A-t-il regardé les images du Slovène déposant Lenny Martinez dans le dernier kilomètre de l’étape reine ? A-t-il analysé les écarts abyssaux infligés à Carapaz, Roglič ou Mas ? Le duel psychologique du Tour de France commence souvent bien avant le départ. Et dans cette guerre des nerfs, Pogacar a déjà marqué un premier point.
Et vous, pensez-vous que le choix de Vingegaard de ne pas courir avant le Tour est un aveu de faiblesse ou une stratégie de conservation qui portera ses fruits en juillet ?
Le parcours du Tour 2026 : un tremplin pour Pogacar ou un piège pour les audacieux ?
Un tracé taillé pour les puncheurs-grimpeurs
Sans le parcours officiel sous les yeux, l’histoire récente du Tour de France nous enseigne que les organisateurs ont tendance à proposer des premières semaines explosives, avec des étapes piégeuses dès les premiers jours. Le Grand Départ de Barcelone devrait offrir un terrain favorable aux coureurs capables de faire la différence sur des profils vallonnés, à l’image des classiques ardennaises.
C’est précisément le registre dans lequel Pogacar excelle. Sa victoire à Liège-Bastogne-Liège cette saison, combinée à sa démonstration en contre-la-montre suisse, suggère qu’il pourrait prendre les commandes du classement général bien avant la haute montagne.
En 2025, le Tour de France avait déjà proposé une première semaine nerveuse, avec des bordures et des arrivées en côte. Si la tendance se confirme en 2026, le Slovène pourrait capitaliser sur sa supériorité technique pour creuser des écarts précoces, forçant ses rivaux à dévoiler leurs cartes trop tôt.
L’ombre de Paul Seixas et la nouvelle génération
Le Tour de France 2026 ne se résume pas à un duel Pogacar-Vingegaard. Paul Seixas, le prodige français de la Decathlon CMA CGM, a disputé le Tour Auvergne Rhône-Alpes comme préparation (abandon sur chute). Isaac del Toro et Juan Ayuso, coéquipiers de Pogacar, pourraient jouer un rôle d’équipiers de luxe — ou de poisons, si la situation de course l’exige.
Sur le Tour de Suisse, Matthew Riccitello, futur lieutenant de Seixas sur le Tour, a terminé 7e du général à 8 minutes et 48 secondes de Pogacar. Une performance honorable qui ne laisse pas entrevoir de miracle, mais qui confirme la progression du jeune Américain. La nouvelle génération pousse, mais l’écart avec le cannibale slovène reste abyssal.
Quels enseignements tactiques pour les équipes rivales ?
Carapaz, Vacek, Martinez : les bonnes surprises suisses peuvent-elles peser en juillet ?
Richard Carapaz, deuxième du Tour de Suisse à 6 minutes et 32 secondes, a assumé son statut de « meilleur des autres » avec une régularité de métronome. L’Équatorien de l’EF Education-EasyPost n’a cédé que deux minutes à Pogacar dans l’étape reine. Sur le Tour, il pourrait viser un Top 5, voire jouer les trouble-fêtes si les leaders se neutralisent.
Mathias Vacek, la révélation tchèque de Lidl-Trek, a décroché la troisième place du général et le maillot de meilleur jeune à 23 ans. Sa résistance en montagne, combinée à son profil de rouleur, en fait un candidat sérieux pour les étapes vallonnées du Tour de France. Une carte à jouer pour son équipe, qui pourrait animer les échappées.
Lenny Martinez, malgré sa 29e place au général, a montré un visage offensif sur l’étape reine, ne cédant qu’à 800 mètres de la ligne face à Pogacar. Le Français de Bahrain Victorious, 22 ans, a prouvé qu’il pouvait rivaliser en montagne. Sur un Tour de France où les opportunités d’étape seront nombreuses, il incarne une carte maîtresse pour une victoire de prestige.
Les signaux inquiétants : Roglič, Alaphilippe, et les autres
Primož Roglič, triple vainqueur du Tour d’Espagne, a terminé le Tour de Suisse à 9 minutes et 26 secondes de Pogacar. Son contre-la-montre, à 37 secondes de Van der Poel, a confirmé les doutes entrevus depuis le début de saison. Le leader de Red Bull-BORA-hansgrohe semble en retrait, et son statut de prétendant au podium du Tour paraît désormais fragile.
Andrea Bagioli (20e), Julian Alaphilippe (abandon) et Enric Mas (12e) n’ont pas non plus rassuré. La chaleur et la dureté du parcours suisse ont fait des dégâts, et ces coureurs abordent le Tour de France avec plus d’incertitudes que de certitudes.
Face à un Pogacar qui a semblé voler sur les routes helvétiques, la question se pose avec une acuité nouvelle : le peloton a-t-il encore les armes pour faire douter le Slovène ?
Alors, qui peut battre Pogacar en juillet ?
Si l’on s’en tient aux chiffres et aux dynamiques observées en Suisse, la réponse est simple : personne dans l’état actuel des forces en présence. Tadej Pogacar a écrasé une épreuve WorldTour avec une marge qui n’existe plus depuis les années Merckx. Il a gagné en montagne, en contre-la-montre, en solitaire, sur le plat. Il a résisté à une chaleur accablante avec un dispositif de refroidissement digne de la Formule 1, signe que son équipe ne laisse rien au hasard.
Mais le Tour de France reste un monument d’imprévisibilité. La chaleur, les chutes, les bordures, les coups de bordure, la pression médiatique et l’usure de trois semaines de course ont souvent eu raison des plus grands champions. En 2020, Roglič avait écrasé la préparation avant de s’effondrer lors du contre-la-montre final de La Planche des Belles Filles. En 2025, Vingegaard avait cédé face à la meute des jeunes loups. Le cyclisme n’est pas une science exacte.
Ce qui est certain, c’est que le Tour de Suisse 2026 a offert un aperçu glaçant de ce que Pogacar pourrait infliger à ses adversaires en juillet. S’il maintient ce niveau de forme, le Tour de France pourrait se transformer en procession. Une perspective qui ravit les amateurs de records, mais qui en inquiète d’autres.
Et vous, pensez-vous qu’un Pogacar à ce niveau rend le Tour de France moins intéressant, ou que l’écrasante domination d’un champion rend au contraire la course plus fascinante ?
Vingegaard sans course avant le Tour : prudence ou renoncement ?
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Tadej Pogacar a survolé le Tour de Suisse 2026. Trois victoires d’étape, un maillot jaune porté de bout en bout, et une avance de 6’32 sur son dauphin Richard Carapaz. Retour sur un classement général qui dessine les hiérarchies à deux semaines du Tour de France.
Tour de Suisse 2026 – Pogacar intouchable, le classement général final décrypté
Comment Pogacar a-t-il construit son succès au général ?
Une domination sans partage dès le premier jour. Tadej Pogacar n’a laissé aucune chance à ses adversaires sur ce Tour de Suisse. Dès la première étape, le Slovène a assommé la course en partant seul à 70 kilomètres de l’arrivée, s’imposant en solitaire avec plus de deux minutes d’avance sur ses poursuivants. Un coup de force qui a immédiatement scellé le sort du général.
Le lendemain, sur la 2e étape, il n’a pas récidivé. Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) s’est imposé au sprint devant un groupe d’échappés. Mais Pogacar, 8e de l’étape, a encore creusé l’écart au général. En attaquant dans l’ascension d’Orselina avec Jhonatan Narvaez et Mathias Vacek, il a pris quelques secondes supplémentaires sur ses rivaux directs. Après deux jours de course, il comptait déjà 2’50 d’avance sur Richard Carapaz.
Le contre-la-montre d’Aarburg : la consécration
Le samedi, le contre-la-montre individuel d’Aarburg (23,7 km) devait être le premier grand test pour les favoris. Pogacar l’a transformé en démonstration. Il s’est imposé pour trois dixièmes de seconde devant Mathieu van der Poel, signant sa deuxième victoire d’étape. Une performance qui lui a permis de porter son avance à 4’22 sur Carapaz.
L’étape reine : le coup de grâce
Dimanche, sur l’étape reine autour de Villars-sur-Ollon, Pogacar a attendu la dernière ascension du Col de la Croix pour porter son attaque. Il a rattrapé Lenny Martinez dans le dernier kilomètre pour s’offrir un troisième succès. Le Slovène a franchi la ligne d’arrivée en solitaire, concluant une semaine de rêve.
Qui complète le podium final ?
Richard Carapaz, le meilleur des autres
Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) a assumé son statut de dauphin sur ce Tour de Suisse. Solide et régulier, l’Équatorien a terminé à 6’32 de Pogacar. Il a tenu bon dans l’étape reine, ne cédant que 2 minutes au Slovène. Une performance qui confirme sa bonne forme à l’approche du Tour de France, où il pourrait viser un Top 5.
Mathias Vacek, la révélation tchèque
La grande surprise de ce Tour de Suisse est sans conteste Mathias Vacek (Lidl-Trek). Le Tchèque de 23 ans, jusqu’alors surtout connu pour ses qualités de rouleur, a résisté en montagne pour décrocher la 3e place au général, à 6’53. Il remporte également le maillot du meilleur jeune. Une performance qui le place comme un sérieux candidat pour les courses d’un jour et les étapes vallonnées du Tour de France.
Quels sont les enseignements du classement général final ?
Le classement général final du Tour de Suisse 2026 dessine plusieurs tendances à deux semaines du Tour de France, à commencer par un Tadej Pogacar qui a tenu son rang.
Les outsiders confirment : Riccitello (7e), Roglič (8e) et Lemmen (10e) sont dans le Top 10 et affichent une bonne condition. Lenny Martinez (29e) et Romain Grégoire (26e) ont montré de belles choses sur certaines étapes.
Les déceptions : Andrea Bagioli (20e), Lenny Martinez (29e) et Julian Alaphilippe (abandon) n’ont pas répondu aux attentes. La chaleur et la dureté du parcours ont fait des dégâts.
Quelles sont les conséquences pour le Tour de France ?
Tadej Pogacar arrive au Tour de France en position de force. Trois victoires d’étape, le général, une avance de 6’32 sur son dauphin : le Slovène a envoyé un message fort à ses rivaux. Jonas Vingegaard, vainqueur du Giro, est prévenu. Le duel à distance est déjà lancé.
Pour les autres, le Tour de Suisse a été une répétition générale utile. Richard Carapaz, Mathias Vacek, Matthew Riccitello et Primoz Roglič ont montré de belles choses. Reste à savoir s’ils pourront rivaliser avec un Pogacar aussi dominateur sur la Grande Boucle.
Que retenir des étapes clés du général ?
Étape 1 – Pogacar assomme la course dès le premier jour. Vainqueur en solitaire après un raid de 70 km, Pogacar a pris plus de deux minutes d’avance sur ses poursuivants. Un coup de force qui a immédiatement scellé le sort du général.
Étape 2 – Romain Grégoire s’impose au sprint. Grégoire (Groupama-FDJ United) a réglé au sprint un groupe de six échappés à Locarno. Pogacar, 8e, a encore creusé l’écart.
Étape 3 – Narvaez offre une troisième victoire à UAE. Jhonatan Narvaez, coéquipier de Pogacar, s’est imposé à Bad Ragaz.
Étape 4 – Pogacar coiffe Van der Poel sur le fil. Le Slovène s’est imposé pour trois dixièmes de seconde devant Mathieu van der Poel.
Étape 5 – Pogacar dépose Martinez dans le dernier kilomètre. Victoire d’étape et général pour le Slovène, qui conclut une semaine parfaite.
Classement général final complet du Tour de Suisse 2026
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 15:08:43
CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +6:32
VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +6:53
FOSS TOBIAS, Netcompany INEOS +7:34
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +7:51
MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +7:53
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +8:48
HIGUITA SERGIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:23
ROGLIČ PRIMOŽ, XDS Astana Team +9:26
LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +9:44
KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +9:59
MAS ENRIC, Movistar Team +11:16
PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +12:22
BENOOT TIESJ, Decathlon CMA CGM Team +12:28
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +12:39
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +13:27
DALBY SIMON, Uno-X Mobility +14:14
HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team +16:48
BAGIOLI ANDREA, Lotto Intermarché +17:25
SLOCK LIAM, Lidl – Trek +18:22
QUINTANA NAIRO, Movistar Team +21:17
NARVÁEZ JHONATAN, UAE Team Emirates – XRG +22:31
ROMO JAVIER, Movistar Team +23:05
DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +23:29
GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +23:40
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +24:28
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +25:24
DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +25:47
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +27:32
AUGUST ANDREW, Netcompany INEOS +28:01
MATTHEWS MICHAEL, Team Jayco AlUla +28:08
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +28:09
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe +28:35
WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +29:51
CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +29:56
STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +31:03
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +31:48
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +32:59
VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +33:00
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +33:27
ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +35:30
ADRIÀ ROGER, Movistar Team +35:57
LAURANCE AXEL, Netcompany INEOS +36:54
ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step +38:40
HIRT JAN, NSN Cycling Team +39:13
CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +39:22
MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +39:30
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +39:36
SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +40:11
LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +40:32
VERGALLITO LUCA, Alpecin – Premier Tech +41:43
TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +41:50
VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team +42:37
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +42:55
WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +43:20
RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost +43:44
MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious +44:03
HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +44:06
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin – Premier Tech +44:11
KRUIJSWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +44:54
WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe +45:27
MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United +45:46
HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe +46:54
VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin – Premier Tech +47:13
KWIATKOWSKI MICHAŁ, Netcompany INEOS +47:16
OOMEN SAM, Lidl – Trek +47:58
ARCAS JORGE, Movistar Team +52:33
RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +52:51
SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +53:03
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek +55:01
WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +55:52
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +57:04
CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +57:28
SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +57:39
AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +58:41
EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +1:00:01
POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG +1:00:33
ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +1:01:09
DILLIER SILVAN, Alpecin – Premier Tech +1:01:57
HAMILTON LUCAS, Netcompany INEOS +1:03:23
NYS THIBAU, Lidl – Trek +1:03:44
VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +1:03:54
HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:03:57
BAYER TOBIAS, Alpecin – Premier Tech +1:08:54
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +1:10:07
CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +1:10:12
HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla +1:11:59
ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost +1:12:04
GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +1:14:22
HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:22:42
GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious +1:24:27
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:29:07
92 coureurs classés au terme des 5 étapes sur 140 partants.
Pogacar est-il déjà le grand favori du Tour de France après ce Tour de Suisse ?
Mathias Vacek, révélation de ce Tour de Suisse, peut-il confirmer sur le Tour de France ?
NOTRE VERDICT : Tadej Pogacar a réalisé une démonstration de force sur ce Tour de Suisse. Avec trois victoires d’étape et le classement général, le Slovène a parfaitement peaufiné sa préparation en vue du Tour de France. Sa gestion de l’effort, sa puissance en montagne et sa confiance sont à leur maximum. L’avance de 6’32 sur Richard Carapaz et de 6’53 sur Mathias Vacek en dit long sur sa domination.
Mathias Vacek, la révélation de cette semaine suisse, a montré qu’il pouvait être un sérieux candidat pour les étapes vallonnées du Tour de France. Richard Carapaz, solide et régulier, confirme sa bonne forme. Primoz Roglič, 8e, a limité la casse.
Une chose est sûre : à deux semaines du Tour de France, Tadej Pogacar est prêt. Ses rivaux sont prévenus. Le duel à distance avec Jonas Vingegaard est déjà lancé.
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Lenny Martinez a cru tenir la victoire d’étape jusqu’à un kilomètre de l’arrivée. Mais Tadej Pogacar, intouchable, a rattrapé le Français dans les derniers hectomètres pour s’offrir un troisième succès sur ce Tour de Suisse. Le Slovène remporte l’épreuve pour la première fois de sa carrière et envoie un signal fort à deux semaines du Tour de France.
Pogacar dépose Martinez dans le dernier kilomètre et signe un triplé sur le Tour de Suisse
Comment Pogacar a-t-il construit sa victoire sur l’étape reine ?
L’étape 5 du Tour de Suisse, 150,7 kilomètres autour de Villars-sur-Ollon avec 4 200 mètres de dénivelé positif, était l’étape reine de cette édition. Quatre ascensions du Col de la Croix, dont deux intégrales (19,1 km à 7%), étaient au programme. Sous une chaleur accablante, le peloton s’est élancé sur les premières rampes du col.
Une échappée particulièrement solide de onze coureurs s’est formée rapidement. On y retrouvait Lenny Martinez, Afonso Eulálio (Bahrain Victorious), Andrew August (Netcompany INEOS), Bauke Mollema (Lidl-Trek), Nairo Quintana (Movistar), Finn Fisher-Black (Red Bull-BORA-hansgrohe), Louis Vervaeke (Soudal Quick-Step) le maillot vert de meilleur grimpeur sur les épaules, Mauro Schmid, Paul Double (Jayco AlUla), Mattia Gaffuri (Picnic PostNL) et Bart Lemmen (Visma Lease a Bike). Ils ont rapidement creusé un écart de deux minutes, sans jamais dépasser les trois minutes.
UAE Team Emirates-XRG contrôlait la situation dans le peloton pour Tadej Pogacar. La situation est restée stable pendant environ une heure, les fuyards consolidant leur avance à un peu plus de deux minutes. Lors de la deuxième ascension complète du Col de la Croix, la Decathlon CMA CGM a considérablement haussé le rythme en tête du peloton, provoquant une sélection sévère et réduisant le groupe des favoris à une vingtaine d’éléments.
Dans l’échappée, Bart Lemmen a attaqué à 10 km de l’arrivée, suivi par Lenny Martinez et Nairo Quintana. Mais c’est à 9 km du sommet que Tadej Pogacar a placé son attaque, inévitable. Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) a brièvement tenté de répondre, mais n’a pas tenu longtemps.
Le duel Martinez – Pogacar : un scénario cruel pour le Français
Lenny Martinez, discret jusque-là dans la course, est monté en puissance sur le dernier week-end. Le Français de Bahrain Victorious a distancé ses compagnons d’échappée à 7 kilomètres du but, avec un objectif : résister au retour express de la fusée Pogacar.
Le Slovène, lui, a rattrapé un à un tous les rescapés de l’échappée. Martinez continuait seul en tête, mais Pogacar, en pleine déchaînée, réduisait l’écart à une vitesse impressionnante. Le champion du monde a grappillé plus de 10 secondes par kilomètre sur un Martinez en bout de course.
Revenu dans la roue du Français à 800 mètres de la ligne, Pogacar n’a pas fait de cadeau. Il a contré et déposé le Français dans la foulée pour s’offrir la victoire d’étape. Un scénario cruel pour Martinez, qui a tenu bon pour la deuxième place, à 8 secondes du vainqueur.
Pourquoi ce Tour de Suisse est-il une démonstration de force pour Pogacar ?
Avec cette victoire, Tadej Pogacar signe son troisième succès de la semaine sur ce Tour de Suisse (après l’étape 1 et le contre-la-montre de l’étape 4). Il remporte également le classement général pour la première fois de sa carrière, avec une avance impressionnante de 6 minutes et 32 secondes sur son dauphin Richard Carapaz. Mathias Vacek (Lidl-Trek) complète le podium à 6’53.
C’est la 13e victoire de la saison pour le Slovène, en seulement 16 jours de course. Un ratio cannibalesque qui lui permet de passer devant son rival danois Jonas Vingegaard, récent vainqueur du Giro, au bilan provisoire (12 victoires pour le Danois).
Le Slovène a également impressionné par sa gestion de l’effort. Avec une relative retenue par rapport à ses standards, il n’a attaqué qu’à 9 km de l’arrivée. Mais une fois lancé, plus personne n’a pu le suivre. Il a même adopté une stratégie de refroidissement impressionnante : plusieurs membres du staff UAE, postés sur le bord de la route, lui tendaient des bidons uniquement pour les verser sur son dos alors que les températures grimpaient.
Quels sont les enseignements pour le Tour de France ?
À deux semaines du Grand Départ du Tour de France à Barcelone, Tadej Pogacar envoie un message fort à ses rivaux.
Il a survolé cette épreuve en remportant trois étapes et le général. Contrairement au Tour de Romandie, où il s’était aligné encore lesté de quelques kilos de muscles hérités de sa campagne de classiques, « Pogi » est apparu nettement affûté, plus tranchant aussi dès que la route s’élève.
Sous un soleil brûlant, il s’est testé sur la triple ascension du Col de la Croix.
Richard Carapaz, deuxième du général, a assumé son statut de « meilleur des autres » sur les routes suisses. L’étonnant Mathias Vacek, révélation de cette semaine, a résisté pour grimper sur le podium.
Le seul bémol de sa semaine a été personnel, avec la lourde chute jeudi dans l’épreuve féminine de sa compagne Urska Zigart, victime d’une fracture de la mâchoire. Mais sportivement, le double champion du monde a plané si loin de la concurrence qu’il a parfois donné l’impression de s’offrir un entraînement sur route fermée.
Quels sont les autres enseignements de cette dernière étape ?
Les abandons : La chaleur a fait des ravages. Cinq coureurs n’ont pas pris le départ et des dizaines d’autres ont abandonné au fil de l’étape, dont Julian Alaphilippe, non-partant avant l’étape.
Matthew Riccitello : Le futur lieutenant de Paul Seixas sur le Tour de France a bien terminé pour prendre la 5e place de l’étape, mais cela n’a pas suffi à réaliser des gains particuliers au classement général. Il remonte seulement à la 7e place au général.
Mathias Vacek : Le Tchèque de Lidl-Trek confirme sa révélation. Excellent sur le chrono, il a résisté en montagne pour décrocher la 3e place au général et le maillot du meilleur jeune. Une performance prometteuse à quelques semaines du Tour.
Pogacar a-t-il déjà gagné le Tour de France en remportant celui de Suisse ?
Lenny Martinez a-t-il manqué sa plus belle occasion de s’imposer ou prouvera-t-il qu’il peut rivaliser avec les meilleurs sur le Tour ?
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en les 150,7 km en 4:12:24 (35,8 km/h)
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:07
LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +1:33
WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +1:53
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +1:55
MAS ENRIC, Movistar Team m.t.
CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +2:00
VAN WILDER ILAN, Netcompany INEOS +2:05
FOSS TOBIAS, Soudal Quick-Step +2:07
QUINTANA NAIRO, Movistar Team +2:12
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +2:14
VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +2:16
MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +2:27
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:09
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +3:26
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +3:37
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +3:54
CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:58
KELDERMAN WILCO, NSN Cycling Team m.t.
HIRT JAN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
Classement général final à l’issue de la 5e étape – Top 20
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 15:08:43
CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +6:32
VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +6:53
FOSS TOBIAS, Netcompany INEOS +7:34
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +7:51
MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +7:53
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +8:48
HIGUITA SERGIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:23
ROGLIČ PRIMOŽ, XDS Astana Team +9:26
LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +9:44
KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +9:59
MAS ENRIC, Movistar Team +11:16
PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +12:22
BENOOT TIESJ, Decathlon CMA CGM Team +12:28
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +12:39
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +13:27
DALBY SIMON, Uno-X Mobility +14:14
HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team +16:48
BAGIOLI ANDREA, Lotto Intermarché +17:25
SLOCK LIAM, Lidl – Trek +18:22
Lire aussi : Classement général final complet du Tour de Suisse
NOTRE VERDICT : Tadej Pogacar a réalisé une démonstration de force sur ce Tour de Suisse. Avec trois victoires d’étape et le classement général, le Slovène a parfaitement peaufiné sa préparation en vue du Tour de France. Sa gestion de l’effort, sa puissance en montagne et sa confiance sont à leur maximum.
Lenny Martinez, malgré sa déception, a montré de belles choses sur cette dernière étape. Le Français de Bahrain Victorious a tenu tête au cannibale jusqu’à 800 mètres de l’arrivée, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Il a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs, même si la victoire lui a échappé.
Derrière, Richard Carapaz et Mathias Vacek confirment leur bonne forme. Le Tchèque est la révélation de cette semaine suisse, avec une performance en montagne qui surprend.
Une chose est sûre : à deux semaines du Tour de France, Tadej Pogacar est prêt. Ses rivaux sont prévenus. Le duel à distance avec Jonas Vingegaard est déjà lancé.
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Du 25 au 28 juin, La Tour-du-Pin et les Vals du Dauphiné deviendront la capitale du cyclisme français. Quatre jours de compétition, des parcours exigeants, des favoris en quête du maillot tricolore. Tout ce qu’il faut savoir avant le coup d’envoi.
Championnats de France 2026 – La Tour-du-Pin, théâtre du cyclisme français
Qu’est-ce que les Championnats de France Route Élite 2026 ?
Les Championnats de France Route Élite 2026 se déroulent du 25 au 28 juin à La Tour-du-Pin, en Isère, au coeur des Vals du Dauphiné. Pendant quatre jours, les meilleurs coureurs et coureuses français s’affronteront pour décrocher le prestigieux maillot bleu-blanc-rouge de champion de France.
Située entre plaine et reliefs préalpins, La Tour-du-Pin offre un terrain particulièrement propice à la course cycliste. Le circuit isérois, alternant secteurs roulants, côtes exigeantes et enchaînements techniques, ne laisse aucun répit aux coureurs. Les Championnats de France de l’Avenir, organisés sur place en 2025, ont déjà démontré la difficulté du parcours.
Au programme : des épreuves de contre-la-montre individuels, des courses en ligne amateurs et professionnelles, et de nombreuses animations grand public.
Quel est le programme des Championnats de France 2026 ?
Quatre jours de compétition intense sont au programme.
Jeudi 25 juin – Contre-la-montre
Les épreuves du contre-la-montre ouvriront le programme. Un exercice de puissance et de maîtrise où chaque seconde compte. La retransmission en direct est prévue de 13h00 à 17h30 sur Eurosport, Max et Vélo+ TV.
Vendredi 26 juin – Courses en ligne amateurs
Les courses en ligne amateurs femmes et hommes seront diffusées respectivement de 10h30 à 12h00 puis de 16h00 à 17h30 sur Vélo+ TV, Max et ici Auvergne-Rhône-Alpes numérique.
Samedi 27 juin – Course en ligne Professionnelles Femmes
La course en ligne des Professionnelles Femmes sera retransmise en direct de 14h00 à 16h25 sur France Télévisions, Eurosport et Max.
Dimanche 28 juin – Course en ligne Professionnels Hommes
La course en ligne des Professionnels Hommes bénéficiera d’une exposition majeure avec une diffusion de 15h15 à 17h20 sur France Télévisions, Eurosport et Max.
Qui sont les champions en titre ?
Chez les hommes – Dorian Godon
Dorian Godon avait décroché son premier titre national en 2025 aux Herbiers, en Vendée, à l’issue d’une course particulièrement tactique. Il devançait Romain Grégoire et Kévin Vauquelin. Le terrain des Vals du Dauphiné, plus exigeant, ne semble pas de nature à lui permettre de conserver son titre facilement.
Chez les femmes – Marie Le Net
Marie Le Net avait conquis le maillot tricolore au terme d’une prestation remarquable, offrant à son équipe FDJ-SUEZ un doublé sur le podium avec Léa Curinier.
Contre-la-montre 2025
Les épreuves du contre-la-montre avaient été remportées par Bruno Armirail, auteur d’un nouveau sacre national chez les hommes, et par Cédrine Kerbaol chez les femmes.
Quels sont les favoris pour l’édition 2026 ?
Les grands noms du cyclisme français sont attendus en Isère, à quelques jours du Tour de France (départ le 4 juillet). La chaleur annoncée et le circuit exigeant devraient favoriser les coureurs les plus complets.
Chez les hommes
Plusieurs profils peuvent prétendre au titre :
Les puncheurs-grimpeurs comme Romain Grégoire (Groupama-FDJ United), déjà 2e en 2025, pourrait profiter d’un parcours plus difficile que l’an dernier.
Kévin Vauquelin (Netcompany INEOS), 3e en 2025, a les qualités pour s’imposer sur ce type de circuit.
Les spécialistes des classiques ardennaises comme Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) pourrait être un candidat sérieux.
Le tenant du titre Dorian Godon (Decathlon CMA CGM) tentera de conserver son bien, mais le parcours lui est moins favorable.
Chez les femmes
Le plateau féminin s’annonce relevé :
Marie Le Net (FDJ-SUEZ) voudra conserver son titre.
Cédrine Kerbaol (Movistar Team) championne du contre-la-montre 2025, sera favorite sur ce type de parcours.
Léa Curinier (FDJ-SUEZ), 2e en 2025 sur route, visera le podium.
Juliette Labous (Team Visma Lease a Bike) sera l’une des grandes favorites.
Quelles sont les infos pratiques pour suivre l’événement ?
Diffusion TV
Près de 20 heures de direct seront proposées sur plusieurs diffuseurs :
Contre-la-montre – Jeudi 25 juin – 13h00-17h30 – Eurosport, Max, Vélo+ TV
Amateurs Femmes – Vendredi 26 juin – 10h30-12h00 – Vélo+ TV, Max, ici ARA
Amateurs Hommes – Vendredi 26 juin – 16h00-17h30 – Vélo+ TV, Max, ici ARA
Professionnelles Femmes – Samedi 27 juin – 14h00-16h25 – France TV, Eurosport, Max
Professionnels Hommes – Dimanche 28 juin – 15h15-17h20 – France TV, Eurosport, Max
Animations grand public. Au-delà de la compétition, les Championnats de France seront aussi une véritable fête populaire. Villages d’animations, concerts, spectacles, démonstrations de BMX et de vélo trial, quiz géants, expositions, initiations pour petits et grands, feu d’artifice ou encore essais de vélos atypiques rythmeront ces quatre journées.
Pourquoi ce parcours est-il si exigeant ?
Le circuit des Vals du Dauphiné a été pensé pour offrir un véritable défi aux coureurs. Terre de vélo et de culture sportive, l’Isère a déjà accueilli de nombreux événements cyclistes de premier plan.
Les routes techniques, les paysages magnifiques et les arrivées promettant du suspense : les parcours des Championnats de France de cyclisme sur route 2026 ont été conçus pour offrir un spectacle captivant pour le public. Les montées courtes et nervosité, alternant avec des secteurs roulants, favoriseront les attaques lointaines et les scénarios imprévisibles.
Pour les coureurs, la chaleur annoncée et l’enchaînement des difficultés feront la sélection. Le vainqueur devra être à la fois puissant, endurant et tactiquement intelligent.
Quels sont les enjeux pour les coureurs à quelques jours du Tour de France ?
Ces Championnats de France interviennent à un moment charnière de la saison. À une semaine du Grand Départ du Tour de France à Barcelone (4 juillet), plusieurs coureurs français y verront une ultime occasion de se tester.
Pour ceux qui sont sélectionnés pour le Tour, comme Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) ou David Gaudu (Groupama-FDJ United), ce sera la dernière course de préparation. Une bonne performance en Isère pourrait renforcer la confiance avant la Grande Boucle.
Pour ceux qui n’ont pas été retenus, c’est l’occasion de terminer la saison sur une note positive, avec un maillot tricolore à la clé. Et le cas échéant, d’envoyer un message à leur sélectionneur pour les championnats du monde.
Et vous, pensez-vous qu’un nouveau champion va émerger à La Tour-du-Pin ou les tenants du titre conserveront leur maillot ?
À votre avis, le parcours exigeant des Vals du Dauphiné favorisera-t-il les puncheurs, les grimpeurs, ou les sprinteurs ?
NOTRE VERDICT : Les Championnats de France Route Élite 2026 s’annoncent comme un rendez-vous incontournable du cyclisme français. La Tour-du-Pin, avec son circuit exigeant et ses paysages magnifiques, offrira un écrin spectaculaire à la compétition. Les favoris sont nombreux, et le parcours devrait favoriser les coureurs offensifs et audacieux.
Chez les hommes, la succession de Dorian Godon est ouverte. Romain Grégoire, Kévin Vauquelin ou un outsider pourraient bien créer la surprise. Chez les femmes, Marie Le Net voudra conserver son titre, mais Cédrine Kerbaol, Juliette Labous ou Léa Curinier sont prêtes à en découdre.
À quelques jours du Tour de France, ces championnats seront aussi une ultime répétition pour les coureurs sélectionnés. Le spectacle promet d’être à la hauteur des enjeux. Et pour le public, quatre jours de fête et de sport dans les Vals du Dauphiné.
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À 13 jours du départ, le Tour de France 2026 s’annonce comme l’une des éditions les plus spectaculaires de l’histoire. 3 333 kilomètres, 54 000 mètres de dénivelé, deux arrivées à l’Alpe d’Huez et un duel générationnel entre Pogacar et Seixas. Tout ce qu’il faut savoir avant le 4 juillet.
Tour de France 2026 – Le guide ultime du parcours, des favoris et des étapes qui vont faire basculer la course
Quel est le parcours du Tour de France 2026 ?
Le Tour de France 2026 s’élance de Barcelone le samedi 4 juillet pour 3 333 kilomètres de course. 21 étapes, 54 000 mètres de dénivelé positif, un contre-la-montre par équipes inaugural et un final à l’Alpe d’Huez.
Fiche technique du Tour de France 2026
Course
Tour de France (113e édition)
Date
Du samedi 4 au dimanche 26 juillet 2026
Grand Départ
Barcelone (Espagne)
Arrivée
Paris – Champs-Élysées
Nombre d’étapes
21
Nombre de kilomètres total
3 333 km
Dénivelé positif total
54 000 m D+
Contre-la-montre individuel
26 km (étape 16, Évian)
Contre-la-montre par équipes
19 km (étape 1, Barcelone)
Étapes de montagne
7
Étapes accidentées
6
Étapes de plaine
6
Plus haut sommet
Col de la Loze (2 304 m)
Le parcours en chiffres : 3 333 km de course, 54 000 mètres de dénivelé positif, 7 étapes de montagne dont deux arrivées consécutives à l’Alpe d’Huez, 26 kilomètres de contre-la-montre individuel (étape 16, Évian), 19 kilomètres de contre-la-montre par équipes (étape 1, Barcelone). Un Grand Départ en Espagne, le troisième de l’histoire après 1992 (Saint-Sébastien) et 2023 (Bilbao).
Les 21 étapes en un coup d’œil :
1 – Samedi 4 juillet – Barcelone > Barcelone – 19 km – CLM par équipes
2 – Dimanche 5 juillet – Tarragone > Barcelone – 182 km – Accidenté
3 – Lundi 6 juillet – Granollers > Les Angles – 196 km – Montagne
4 – Mardi 7 juillet – Carcassonne > Foix – 182 km – Accidenté
5 – Mercredi 8 juillet – Lannemezan > Pau – 158 km – Plat
6 Jeudi 9 juillet – Pau > Gavarnie-Gèdre – 186 km – Montagne
7 – Vendredi 10 juillet – Hagetmau > Bordeaux – 175 km – Plat
8 – Samedi 11 juillet – Périgueux > Bergerac – 182 km – Plat
9 – Dimanche 12 juillet – Malemort > Ussel – 185 km – Accidenté
10 – Mardi 14 juillet – Aurillac > Le Lioran – 167 km – Montagne
11 – Mercredi 15 juillet – Vichy > Nevers – 161 km – Plat
12 – Jeudi 16 juillet – Nevers > Chalon-sur-Saône – 181 km – Plat
13 – Vendredi 17 juillet – Dole > Belfort – 205 km – Accidenté
14 – Samedi 18 juillet – Mulhouse > Le Markstein – 155 km – Montagne
15 – Dimanche 19 juillet – Champagnole > Plateau de Solaison – 184 km – Montagne
16 – Mardi 21 juillet – Évian > Thonon-les-Bains – 26 km – CLM individuel
17 – Mercredi 22 juillet – Chambéry > Voiron – 175 km – Plat
18 – Jeudi 23 juillet – Voiron > Orcières-Merlette – 185 km – Montagne
19 – Vendredi 24 juillet – Gap > Alpe d’Huez – 128 km – Montagne
20 – Samedi 25 juillet – Le Bourg-d’Oisans > Alpe d’Huez – 171 km – Montagne
21 – Dimanche 26 juillet – Thoiry > Paris Champs-Élysées – 130 km – Plat
Quelles sont les étapes clés du Tour de France 2026 ?
Étape 1 – Le chrono par équipes de Barcelone : un premier verdict sur le collectif
Le Tour de France 2026 s’élance par un contre-la-montre par équipes de 19 km, une première depuis 1971. Le parcours intègre les pentes du Montjuïc, ce qui exclut d’office un exercice pour purs rouleurs.
Pour les favoris, ce chrono est un premier test crucial. UAE Team Emirates XRG, l’équipe de Tadej Pogacar, part avec les faveurs des pronostics. Visma Lease a Bike, emmenée par Jonas Vingegaard, a prouvé sur le Giro qu’elle maîtrisait l’exercice collectif. Red Bull-BORA, avec Remco Evenepoel, et Decathlon CMA CGM, avec Paul Seixas, ont également des arguments.
Les écarts pourraient être minimes (20 à 30 secondes entre les meilleurs), mais ils donneront une première indication sur l’état de forme des collectifs. Et psychologiquement, prendre du temps dès le premier soir, c’est un avantage non négligeable.
Étape 6 – Pau > Gavarnie-Gèdre, le Tourmalet en juge de paix
Le Tour 2026 n’attend pas la deuxième semaine pour faire le ménage. Dès la 6e étape, les Pyrénées sont au programme avec un enchaînement Pau-Gavarnie-Gèdre (186 km) qui passe par le mythique col du Tourmalet, et une arrivée au sommet.
C’est la première grande explication en montagne. Les favoris devront se découvrir. Pour Jonas Vingegaard, c’est le premier test après son Giro triomphal. Pour Tadej Pogacar, c’est l’occasion de jauger ses rivaux. Pour Remco Evenepoel, c’est le moment de prouver que ses 68 jours sans compétition étaient le bon choix.
Étape 16 – Le contre-la-montre d’Évian : 26 km de vérité entre lac et montagne
Au lendemain de la deuxième journée de repos, le Tour propose un contre-la-montre individuel de 26 km autour d’Évian-les-Bains. La côte de Larringes, placée en milieu d’exercice, en fait un test complet, exigeant puissance et résistance.
C’est le point chaud numéro un pour comparer objectivement les favoris. Remco Evenepoel, double champion olympique du contre-la-montre, pourrait y faire la différence. Tadej Pogacar a remporté 9 des 12 derniers chronos auxquels il a participé sur les Grands Tours. Jonas Vingegaard, peut-être moins à l’aise sur le plat, devra limiter la casse. Paul Seixas, champion du monde junior du chrono en 2024, voudra prouver qu’il peut rivaliser.
Étape 19 – Gap > Alpe d’Huez, le premier acte
Le Tour 2026 propose deux arrivées consécutives à l’Alpe d’Huez, un fait rarissime dans l’histoire. La première, le vendredi 24 juillet, est une étape de 128 km au départ de Gap. Un format court mais explosif, qui devrait offrir une première explication entre les favoris.
Les 21 virages de l’Alpe d’Huez, avec leurs pourcentages réguliers, sont un terrain de jeu idéal pour les grimpeurs. Tadej Pogacar y a déjà gagné en 2022. Jonas Vingegaard y a fait des différences en 2024.
Étape 20 – Le Bourg-d’Oisans > Alpe d’Huez, l’apocalypse finale
C’est l’étape que tout le monde redoute. La 20e étape du Tour 2026 est tout simplement dantesque : 171 km autour du Bourg-d’Oisans, avec 5 600 mètres de dénivelé positif en un seul jour. Du jamais-vu dans l’histoire récente du Tour.
Le menu est terrifiant : Croix de Fer, Télégraphe, Galibier, et la traîtresse descente de la Sarenne, avant l’ultime ascension vers l’Alpe d’Huez. Un enchaînement conçu pour provoquer le coup de grâce, où la victoire finale peut se jouer dans la dernière heure de la dernière étape de montagne.
À qui profite ce parcours ?
Avec 54 000 mètres de dénivelé cumulé et seulement 26 km de contre-la-montre individuel, le Tour 2026 est clairement taillé pour un grimpeur-pur. Il récompensera l’agressivité, la résistance aux efforts répétés et une forme transcendante pendant trois semaines.
Pour Tadej Pogacar, quadruple vainqueur du Tour et en passe de remporter le Tour de Suisse pour sa première participation, ce parcours est un terrain de jeu idéal pour asphyxier ses rivaux. Le Slovène a prouvé qu’il savait gérer l’enchaînement des efforts à haute intensité.
Pour Jonas Vingegaard, fraîchement couronné sur le Giro, la question est double : peut-il récupérer en cinq semaines ? Et peut-il rivaliser avec Pogacar sur un parcours aussi montagneux ? Le doublé Giro-Tour est un exploit que seuls Pantani (1998) et Pogacar (2024) ont réussi.
Pour Paul Seixas, 19 ans, ce Tour est un baptême du feu. Le prodige français, vainqueur du Tour du Pays basque et de la Flèche Wallonne, découvrira la Grande Boucle. Son talent est immense, mais son corps de 19 ans peut-il encaisser trois semaines de torture ?
Qui sont les favoris du Tour de France 2026 ?
1. Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) ⭐⭐⭐⭐⭐
Le cannibale vise un 5e sacre historique. Tadej Pogacar est le grand favori du Tour de France 2026. Le Slovène de 27 ans, quadruple vainqueur de l’épreuve (2020, 2021, 2024, 2025), peut égaler le record de Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain avec un cinquième sacre.
Sa saison 2026 est exceptionnelle : vainqueur de Milan-SanRemo, du Tour des Flandres, de Liège-Bastogne-Liège, des Strade Bianche, du Tour de Romandie, et 2e de Paris-Roubaix. Il est le cycliste le plus complet de sa génération, capable de gagner sur tous les terrains. Il a disputé six courses en 2026 pour cinq victoires et une deuxième place. Avec 119 victoires en carrière (depuis 2019), dont 4 Tours de France, 5 Lombardie, 4 Liège, 3 Flandres, 3 Strade Bianche, Pogacar est le cycliste le plus complet de l’histoire.
Sa préparation : il va peaufiner les derniers réglages au Tour de Suisse (17-21 juin) après un stage en altitude en Sierra Nevada. Il sera entouré d’une équipe UAE Team Emirates XRG taillée pour le Tour, avec Isaac Del Toro, Brandon McNulty, Adam Yates et Marc Soler.
2. Jonas Vingegaard (Team Visma Lease a Bike) ⭐⭐⭐⭐
Le Danois veut le doublé Giro-Tour. Jonas Vingegaard sort d’un Giro 2026 triomphal. Le Danois a écrasé le Tour d’Italie avec cinq victoires d’étape et le classement général. Il est devenu le huitième coureur de l’histoire à remporter les trois Grands Tours.
Mais le doublé Giro-Tour est un défi immense. Dans le cyclisme « moderne », seuls Pantani (1998) et Pogacar (2024) l’ont réussi. Vingegaard aura-t-il assez de fraîcheur pour rivaliser avec Pogacar en juillet ? Le Danois, qui a levé le pied après le Giro, se prépare à Tignes pour arriver au top de sa forme.
3. Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) ⭐⭐⭐⭐
Le prodige français de 19 ans, la sensation du cyclisme mondial. Paul Seixas a 19 ans. Il dispute son premier Tour de France. Et pourtant, il est déjà considéré comme un prétendant au podium. Le Français a signé un début de saison 2026 exceptionnel : vainqueur du Tour du Pays basque, de la Flèche Wallonne, 2e de Liège-Bastogne-Liège et des Strade Bianche derrière Pogacar.
Sa préparation a été monstrueuse : 33 369 mètres de dénivelé en Sierra Nevada, des reconnaissances dans les Pyrénées, et un stage de 16 jours en altitude. Il sera le plus jeune coureur au départ du Tour depuis 1937. Sera-t-il le plus jeune vainqueur depuis 1904 ? L’histoire est en marche. Pour rappel, dans le cadre de sa préparation au Tour, le coureur de Decathlon a abandonné le Tour Auvergne – Rhône Alpes (ex Critérium du Dauphiné) sur chute.
4. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) ⭐⭐⭐
Le pari des 68 jours sans compétition. Remco Evenepoel n’a plus couru depuis le 26 avril. Le Belge a choisi une préparation radicale : 68 jours sans compétition avant le Tour. Un pari assumé par son équipe Red Bull-BORA, qui veut le préparer « au millimètre près ».
Le double champion olympique, vainqueur de l’Amstel Gold Race en 2026, a passé de longues semaines en stage à Sierra Nevada avec son co-leader Florian Lipowitz. Arrivera-t-il frais ou en manque de rythme ? La question divise les experts.
5. Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) ⭐⭐⭐
Le 3e du Tour 2025, co-leader avec Evenepoel. Florian Lipowitz a été la révélation du Tour de France 2025, terminant 3e et meilleur jeune. L’Allemand de 25 ans, excellent grimpeur et rouleur, partagera le leadership avec Remco Evenepoel. Actuellement, fort de sa victoire d’étape et à une journée de la fin, le coureur Allemand est maillot jaune du Tour de Slovénie, autre épreuve préparatoire.
6. Juan Ayuso (Lidl-Trek) ⭐⭐⭐
L’Espagnol revient de blessure avec des ambitions. Juan Ayuso a connu un début de saison perturbé par une lourde chute sur Paris-Nice et un virus. Mais l’Espagnol de 23 ans, vainqueur du Tour d’Algarve, reste l’un des talents les plus purs du peloton. Il vient également de terminer troisième du Tour Auvergne – Rhône Alpes.
7. Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) ⭐⭐
Le lieutenant de Pogacar, un leader en puissance. Isaac Del Toro, 22 ans, a remporté l’UAE Tour, Tirreno-Adriatico et le Tour Auvergne Rhône Alpes en 2026. Le Mexicain sera le principal lieutenant de Tadej Pogacar sur le Tour.
8. Thymen Arensman (Netcompany INEOS) ⭐⭐
Le Néerlandais veut confirmer après son Giro. Thymen Arensman sort d’un Giro 2026 solide (4e). Le Néerlandais, excellent rouleur et grimpeur régulier, visera un Top 5 sur le Tour. Il n’a plus couru depuis la fin du mois de mai.
9. David Gaudu (Groupama-FDJ United) ⭐
Le Français en quête de rédemption, et ses résultats du début de saison ne parlent pas en sa faveur. David Gaudu a connu un début de saison 2026 difficile. Mais le Français de 29 ans, 4e du Tour 2022, reste un grimpeur de talent. Depuis les Boucles de l’Aulne (5e) il n’a plus couru et courra pas avant le départ du Tour.
10. Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) ⭐
L’Équatorien, l’outsider de luxe. Richard Carapaz, vainqueur du Giro 2019 et 3e du Tour 2021, meilleur grimpeur du Tour 2024, est l’outsider par excellence. Il est actuellement le seul à tenir tête (de loin) à Tadej Pogacar, sur le Tour de Suisse.
Quels sont les grands absents du Tour 2026 ?
Plusieurs coureurs majeurs ne seront pas au départ du Tour de France 2026. Primoz Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) a fait l’impasse sur le Tour pour viser un 5e sacre sur la Vuelta. Wout van Aert (Visma-Lease a Bike) a déclaré forfait en raison d’une infection au coude consécutive à une chute à l’entraînement. Un énorme coup dur pour Jonas Vingegaard, qui perd son lieutenant de luxe.
João Almeida (UAE Team Emirates XRG) est préservé pour le Tour d’Espagne. Jonathan Milan (Lidl-Trek) laisse le leadership à Mads Pedersen. Paul Magnier (Soudal Quick-Step) ne sera pas au départ, l’équipe faisant confiance à Tim Merlier pour les sprints. Felix Gall (Decathlon CMA CGM), actuellement 2e du Giro 2026, ne sera pas au départ du Tour. Il se concentrera sur la Vuelta en fin de saison. Une absence qui privera Seixas d’un soutien de poids en montagne.
Le duel Pogacar vs Seixas : un choc des générations
Le Tour de France 2026 s’annonce comme le théâtre d’un duel de légende. D’un côté, Tadej Pogacar, le Slovène quadruple vainqueur du Tour, qui écrase tout sur son passage depuis le début de saison. De l’autre, Paul Seixas, le prodige français de 19 ans qui rêve de détrôner le maillot jaune.
C’est David contre Goliath. L’expérience contre l’insouciance. Le présent contre l’avenir. Deux générations, deux styles, deux histoires qui s’entrechoquent sur les routes du Tour.
Ce duel n’est pas que théorique. Seixas a déjà prouvé qu’il pouvait rivaliser avec Pogacar. Sur les Strade Bianche, il a terminé 2e derrière le Slovène. Sur Liège-Bastogne-Liège, il a été le seul à le suivre dans la Côte de la Redoute avant de céder dans la Roche-aux-Faucons. Le gamin de 19 ans a déjà regardé le cannibale dans les yeux. Et il n’a pas baissé le regard.
Les 5 points chauds du duel entre Pogacar et Seixas
1. Le CLM par équipes de Barcelone (Étape 1)
Le Tour 2026 s’élance de Barcelone par un contre-la-montre par équipes. Pour Paul Seixas, c’est un baptême du feu immédiat. Decathlon CMA CGM a recruté cet hiver des profils de rouleurs-grimpeurs spécifiquement pour ce type d’effort. Mais UAE Team Emirates XRG, autour de Tadej Pogacar, reste la référence mondiale de l’exercice.
2. Les Pyrénées précoces (Étapes 3 et 6)
Contrairement aux éditions précédentes, les Pyrénées arrivent dès la première semaine. L’étape 3 propose une arrivée à la station des Angles, et l’étape 6, un enchaînement Pau-Gavarnie avec le col du Tourmalet au programme. C’est là que Paul Seixas pourrait dégainer le premier.
3. Le chrono d’Évian (Étape 16)
C’est le point chaud numéro un pour comparer objectivement les deux rivaux. Tadej Pogacar vient de remporter le chrono du Tour de Suisse. Paul Seixas, champion du monde junior du chrono en 2024, a montré des progrès fulgurants dans l’exercice.
4. Le double enfer de l’Alpe d’Huez (Étapes 19 et 20)
C’est l’apothéose de ce Tour 2026. Deux arrivées consécutives à l’Alpe d’Huez, dont la seconde avec 5 600 mètres de dénivelé positif, du jamais-vu dans l’histoire récente. Pour Pogacar, c’est le terrain de jeu idéal. Pour Seixas, c’est un mur physiologique.
5. Paris et Montmartre (Étape 21)
Le Tour 2026 s’achève par un final explosif sur les Champs-Élysées, avec le passage par la butte Montmartre et la rue Lepic. Trois ascensions de ce mur pavé à 15 km de l’arrivée transformeront le sprint en course d’obstacles.
Que valent les pronostics pour le maillot jaune ?
Le Tour 2026 est-il déjà joué ? Plusieurs raisons rendent Tadej Pogacar injouable cette année. La fraîcheur : Pogacar n’a pas disputé le Giro. Il a choisi le Tour de Suisse (17-21 juin) comme unique course de préparation, et sur 5 jours de compétition seulement. Il arrivera à Barcelone avec une fraîcheur que Vingegaard n’aura pas.
La confiance : cinq victoires en six courses, et peut-être un sixième succès si le Slovène remporte cet après midi le classement final du Tour de Suisse. Pogacar est en pleine confiance. Chaque course qu’il dispute, il la gagne. La polyvalence : Pogacar peut gagner sur tous les terrains : les classiques, les chronos, la haute montagne, les pavés. Aucun de ses rivaux n’a cette polyvalence. L’équipe : UAE Team Emirates XRG est taillée pour le Tour. Avec Isaac del Toro, João Almeida, Adam Yates, Marc Soler, Brandon McNulty, c’est la meilleure équipe du peloton. L’expérience : quatre Tours de France au compteur. Pogacar sait gérer trois semaines de course, la pression médiatique, les pièges du parcours.
À votre avis, Tadej Pogacar est-il déjà intouchable pour ce Tour de France 2026, ou l’un de ses rivaux peut-il réellement le menacer ?
Pensez-vous que Paul Seixas, à seulement 19 ans, peut réellement viser le podium, voire plus, sur son premier Tour ?
NOTRE VERDICT : Le Tour de France 2026 s’annonce comme l’une des éditions les plus spectaculaires de l’histoire. Avec 54 000 mètres de dénivelé, un parcours taillé pour les grimpeurs et un duel générationnel entre Tadej Pogacar et Paul Seixas, le spectacle est garanti.
Si le Slovène semble intouchable sur le papier, les incertitudes planent sur ses rivaux. Jonas Vingegaard, fraîchement couronné sur le Giro, devra réussir le doublé Giro-Tour, un exploit que seuls Pantani et Pogacar ont réussi dans le cyclisme moderne. Remco Evenepoel, lui, arrive avec un pari risqué : 68 jours sans compétition avant le Grand Départ. Paul Seixas, à 19 ans, peut-il défier l’histoire et devenir le plus jeune vainqueur depuis 1904 ?
Le parcours, avec ses deux Alpe d’Huez consécutives, ses 5 600 mètres de dénivelé sur l’étape 20, et son final à Montmartre, promet des moments d’anthologie. Une chose est sûre : ce Tour de France 2026 restera dans les mémoires. Et à 13 jours du Grand Départ, les passions sont déjà à leur comble.
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150 kilomètres, 4 226 mètres de dénivelé, le Col de la Croix à trois reprises. La dernière étape du Tour de Suisse s’annonce comme un juge de paix pour le classement général. Déjà leader et maillot jaune, Tadej Pogacar part grand favori, mais la bataille pour le podium promet d’être explosive.
Étape reine du Tour de Suisse : Pogacar va-t-il assener le coup de grâce à Villars-sur-Ollon ?
Fiche technique de l’étape 5
Villes
Villars-sur-Ollon > Villars-sur-Ollon
Date
Dimanche 21 juin 2026
Distance
150,7 km
Dénivelé positif total
4 226 m D+
Difficulté
5/5 (étape reine)
Diffusion TV en direct
La Chaîne L’Équipe (15h35), Eurosport 1 (15h35), MAX (15h35), RTL Club (15h35)
Météo prévue
33°C à Aigle, 26°C à Villars-sur-Ollon, peu de vent
Pourquoi l’étape 5 est-elle l’étape reine de ce Tour de Suisse ?
C’est la journée la plus difficile de la semaine, l’étape reine ! Avec 150,7 kilomètres au programme et 4 226 mètres de dénivelé positif, l’étape 5 du Tour de Suisse 2026 est classée au maximum de difficulté (5/5) par les organisateurs.
Le départ et l’arrivée sont fixés à Villars-sur-Ollon, station alpine située à 1 250 mètres d’altitude. Dès le kilomètre zéro, les coureurs plongent dans l’ascension du Col de la Croix, sans répit. Le parcours ne connaît pratiquement que deux états : montée ou descente. Les moments de récupération sont quasi inexistants.
Les coureurs vont parcourir trois tours de ce circuit exigeant. La première ascension du Col de la Croix est partielle (3,9 km à 8,8 %), puis les coureurs enchaînent l’intégralité de la montée à deux reprises (19,1 km à 7 %). La dernière montée, plus courte mais plus raide, mène à l’arrivée à Villars-sur-Ollon (9,6 km à 8 %). Ce n’est pas une simple sortie d’entrainement avant le Tour de France. C’est le genre d’étape qui expose les coureurs ayant vécu au-dessus de leurs moyens toute la semaine.
Quel est le parcours détaillé de cette étape ?
Le départ est donné directement dans le Col de la Croix, à presque mi-pente. D’entrée de jeu, c’est un col de 3,9 kilomètres à 8,8 % que les coureurs doivent gravir. L’échappée devrait se former dès ce premier effort.
Après une longue descente vers Aigle, où se trouve le siège de l’UCI, le parcours passe par Ollon, le pied de la véritable montée du Col de la Croix. Les coureurs enchaînent alors l’ascension intégrale de 19,1 kilomètres à 7 %. Une fois le sommet atteint, nouvelle descente vers Aigle. Et rebelote : la même montée les attend une deuxième fois.
Les deux ascensions complètes se franchissent respectivement aux kilomètres 58,5 et 190,5. Il ne serait pas surprenant de voir les principales attaques de la journée survenir lors de la deuxième ascension – surtout si Tadej Pogačar les lance. Les coureurs descendent ensuite de 1 300 mètres d’altitude avant d’aborder la dernière montée, qui est à nouveau le Col de la Croix, mais cette fois-ci seulement jusqu’à Villars-sur-Ollon. Cette dernière ascension fait 9,6 kilomètres à 8 %, la partie la plus difficile du col, avec des pentes à 9,2 % réservées pour le sommet.
Quels sont les enjeux au classement général avant cette dernière étape ?
Pogačar aborde cette dernière étape en jaune, avec une avance confortable acquise dès la première étape et renforcée lors du contre-la-montre d’Aarburg. Sa position est plus solide que jamais.
Derrière lui, la bataille pour le podium est loin d’être jouée. Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) est actuellement deuxième, mais il doit se défendre contre des coureurs qui ont pris confiance lors du chrono. Primoz Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) est revenu dans le game, tout comme Mathias Vacek (Lidl-Trek) et Andrea Bagioli.
Pour les autres, les enjeux sont différents. Roglič a besoin de preuves que ses jambes de grimpeur sont là où elles doivent être. Carapaz doit protéger sa place sur le podium. Vacek, excellent sur le chrono, va découvrir ce qu’il vaut réellement en haute montagne. Les purs grimpeurs comme Lenny Martinez, Antonio Tiberi ou Matthew Riccitello peuvent profiter de cette étape pour grimper au classement.
Dans une course de cinq jours, une mauvaise journée peut tout ruiner. Avec plus de 4 200 m de dénivelé, le podium peut encore subir des bouleversements majeurs.
Qui sont les favoris de cette étape reine ?
⭐⭐⭐ Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG)
Tadej Pogacar, le leader du classement général est le grandissime favori du jour. Le champion du monde a déjà remporté deux étapes sur ce Tour de Suisse : la première en solitaire, la quatrième sur le chrono. Il est déterminé à terminer la course par une victoire. Le parcours semble taillé sur mesure pour lui. Il n’a pas besoin d’attaquer, son avance est suffisante. Mais Pogačar a rarement l’air satisfait d’une simple défense quand ses jambes répondent bien.
Richard Carapaz est le challenger le plus proche depuis la première étape. Le parcours lui convient mieux que le contre-la-montre, avec des montées et des efforts répétés. Il peut forcer la décision avant la dernière montée. Lenny Martinez, auteur d’un début saison fulgurante, semble marquer le pas, limite décevant. Il est pourtant l’un des rares à pouvoir espérer suivre Pogačar dans les pentes les plus raides. Primoz Roglič, quadruple vainqueur du Tour d’Espagne, a besoin d’une bonne journée en montagne pour valider sa préparation avant le Tour de France.
⭐ Antonio Tiberi (Bahrain Victorious), Jarno Widar (Lotto-Intermarché), Mauro Schmid le champion de Suisse (Team Jayco AlUla), Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM), Mathias Vacek (Lidl-Trek), Nairo Quintana (Movistar), Mikel Landa (Soudal Quick-Step), Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe)
Tiberi est un coureur régulier qui peut, grâce à son contre-la-montre, viser un Top 10 au général, ce soir. Widar devrait être au rendez-vous. Riccitello, grimpeur solide, peut créer la surprise. Vacek est l’un des meilleurs performeurs polyvalents de la semaine, mais Villars-sur-Ollon exige une profondeur en montée qu’il devra confirmer. Quintana et Landa apportent l’expérience et la régularité.
Tableau comparatif des favoris
Favori
Équipe
Points forts
Risques
Tadej Pogačar
UAE Team Emirates-XRG
Puissance, explosivité, confiance
Peut-être trop confiant
Richard Carapaz
EF Education-EasyPost
Instinct de grimpeur
Isolé en équipe
Lenny Martinez
Bahrain Victorious
Pur grimpeur
Irrégularité actuellement
Primoz Roglič
Red Bull-BORA-hansgrohe
Polyvalence, mental de champion
Forme en devenir
Matthew Riccitello
Decathlon CMA CGM
Grimpeur pur, régulier
Manque d’expérience sur ce type de circuit
Aleksandr Vlasov
Red Bull-BORA-hansgrohe
Consistance en course par étapes
Peut être utilisé en soutien de Roglič
Une échappée peut-elle l’emporter ?
La réponse est oui, mais seulement si les conditions sont réunies.
UAE Team Emirates-XRG tient la meilleure main. L’équipe doit décider si elle envisage la victoire d’étape ou protège simplement le général. Si elle laisse partir une échappée non menaçante, les chasseurs d’étape pourraient avoir une vraie chance. Les coureurs suffisamment loin au général savent que c’est la dernière opportunité de la course.
Les meilleurs coureurs de l’échappée devront prendre de l’avance avant que la course ne soit contrôlée par les équipes du général. Une fois que Pogačar, Carapaz, Vacek et Roglič commenceront à se battre dans le final, il pourrait être trop tard.
Parmi les chasseurs d’étape potentiels, on trouve Clément Champoussin (XDS-Astana) et Emiel Verstrynge (Alpecin-Premier Tech). Ils sont tous suffisamment loin au général pour que UAE puisse leur accorder une certaine marge de manœuvre.
Quels sont les horaires TV et les conditions météo ?
Il fera à nouveau très chaud en Suisse. À Aigle, au pied du Col de la Croix, les températures atteindront 33°C dans l’après-midi. À Villars-sur-Ollon, située à 1 250 mètres d’altitude, la température atteindra 26°C. Il y aura peu ou pas de vent, ce qui promet une journée torride pour les coureurs.
Quelles sont les tactiques de course pour cette dernière étape ?
UAE Team Emirates-XRG tient la meilleure main : Pogačar en jaune, une avance renforcée après le contre-la-montre, et assez de profondeur pour contrôler l’étape. Leur plus grande décision sera de savoir s’ils poursuivent la victoire d’étape ou s’ils se contentent de protéger le général.
EF Education-EasyPost doit décider si Carapaz attaque ou défend. S’il ne fait que défendre, il pourrait garder une place sur le podium mais rater l’occasion de tester la course. S’il attaque, il risque d’ouvrir la porte à Roglič ou d’autres pour contrer.
Red Bull-BORA-hansgrohe devrait être plus agressive. Roglič et Vlasov doivent tous deux faire compter cette journée. Il y a peu d’intérêt à attendre le dernier kilomètre si Pogačar est toujours entouré. Un mouvement avant la dernière montée aurait plus de sens.
Le reste du groupe du général observera les faiblesses. Une étape avec autant de dénivelé peut créer des dégâts rapidement une fois que le rythme s’intensifie.
Et vous, pensez-vous que Pogacar va écraser cette étape ou rouler prudemment pour sécuriser son général ?
À votre avis, qui du podium peut encore créer la surprise sur cette dernière étape : Carapaz, Roglič ou un outsider comme Martinez ?
Classement général complet au départ de la 5e étape du Tour de Suisse 2026
123 coureurs partants au départ de Villars-sur-Ollon
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 10:56:29
CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost +4:22
VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +4:27
BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +4:46
MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +5:16
VAN WILDER ILAN, Netcompany INEOS +5:19
FOSS TOBIAS, Soudal Quick-Step +5:34
KELDERMAN WILCO, Team Visma | Lease a Bike +5:51
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +6:04
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +6:43
NARVÁEZ JHONATAN, UAE Team Emirates – XRG +6:54
PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +6:59
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +7:02
AUGUST ANDREW, Netcompany INEOS +7:36
LANDA MIKEL, Soudal Quick-Step +7:38
BENOOT TIESJ, Decathlon CMA CGM Team +7:43
GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +7:49
LEMMEN BART, Team Visma | Lease a Bike +8:05
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +8:38
MAS ENRIC, Movistar Team +9:11
GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +9:31
DALBY SIMON, Uno-X Mobility +10:06
HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team +10:13
SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +12:06
LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +13:01
DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team +13:59
MATTHEWS MICHAEL, Team Jayco AlUla +14:01
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +15:27
DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla +16:39
LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +17:01
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +17:02
ROMO JAVIER, Movistar Team +17:06
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +18:17
QUINTANA NAIRO, Movistar Team +18:55
STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +21:02
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe +22:30
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin – Premier Tech +23:46
VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +24:43
CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +24:46
WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +24:58
VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +25:15
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +25:49
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +26:00
MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +26:16
SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +26:35
VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin – Premier Tech +26:48
TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +27:10
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek +27:19
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +27:21
SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +27:26
ADRIÀ ROGER, Movistar Team +27:27
WIDAR JARNO, Lotto Intermarché +27:48
RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +29:20
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +29:27
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +29:45
BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility +29:46
RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost +30:08
LAURANCE AXEL, Netcompany INEOS +30:10
MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious +30:27
HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe +30:38
ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +30:48
ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +30:53
WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe +31:01
DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla +31:38
WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +31:39
KWIATKOWSKI MICHAŁ, Netcompany INEOS m.t.
CÔTÉ PIER-ANDRÉ, NSN Cycling Team +32:05
ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step +32:41
VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost +33:06
SÁNCHEZ PELAYO, Movistar Team +33:15
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +33:33
BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team +33:41
HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +33:50
RIVERA BRANDON SMITH, Netcompany INEOS +33:51
CORT MAGNUS, Uno-X Mobility +33:57
SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious +34:29
ARCAS JORGE, Movistar Team +34:36
HIRT JAN, NSN Cycling Team +35:05
CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +35:14
VERGALLITO LUCA, Alpecin – Premier Tech +35:38
GAMPER PATRICK, Team Jayco AlUla +35:52
KRUIJSWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +35:56
BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +36:03
EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +36:30
LUTSENKO ALEXEY, NSN Cycling Team +36:37
ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +37:38
MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United +37:40
OOMEN SAM, Lidl – Trek +37:42
VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team +37:52
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +38:14
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +38:26
FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team +39:01
POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG +39:34
BRENNAN MATTHEW, Team Visma | Lease a Bike +39:42
AZPARREN XABIER MIKEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +40:14
VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +40:23
HAMILTON LUCAS, Netcompany INEOS +40:40
BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +41:03
DILLIER SILVAN, Alpecin – Premier Tech +41:32
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +42:02
SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team +42:52
HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe +43:32
WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +43:45
RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché +44:22
CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +44:56
KAMP ALEXANDER, Uno-X Mobility +45:59
NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +46:29
KRETSCHY MORITZ, NSN Cycling Team +46:33
BAYER TOBIAS, Alpecin – Premier Tech +46:35
RIESEBEEK OSCAR, Alpecin – Premier Tech +47:04
SMITH DION, NSN Cycling Team +47:30
KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team +47:34
SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost +47:47
SWIFT BEN, Netcompany INEOS +49:09
GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +49:36
NYS THIBAU, Lidl – Trek +50:30
HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla +51:34
LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +51:42
HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +52:29
GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious +56:45
ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché +57:11
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +58:54
Notre verdict : Une étape reine qui promet du spectacle
Le Tour de Suisse 2026 s’achève sur une étape qui porte bien son nom. Avec 4 226 mètres de dénivelé, le Col de la Croix à trois reprises, et une dernière montée de 9,6 km à 8 %, le peloton va souffrir. Mais c’est aussi l’occasion de voir si Tadej Pogačar est déjà dans la forme de sa vie avant le Tour de France, ou si ses rivaux peuvent enfin lui résister en haute montagne.
La bataille pour le podium de l’étape reine promet d’être explosive. Carapaz, Roglič, Martinez, Tiberi, Riccitello… Tous ont des raisons d’attaquer. Tous veulent une place sur le podium final. Et si une échappée parvenait à prendre le large, la victoire d’étape pourrait échapper aux favoris du général.
Une chose est sûre : cette étape reine ne laissera personne indifférent. Les amoureux du cyclisme de montagne seront servis. Et les concurrents de Pogačar pour le Tour de France prendront des notes.
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Trois jours sans gagner, cela lui paraissait peut-être un peu long. Tadej Pogacar a attendu le dernier kilomètre pour terrasser Mathieu van der Poel sur le chrono du Tour de Suisse. Le Slovène s’impose pour 0″31 et creuse son avance au général à 4’22 sur Carapaz avant l’étape reine de dimanche.
Chrono d’Aarburg : Pogacar s’impose pour trois dixièmes et assomme le Tour de Suisse
Comment Pogacar a-t-il arraché ce chrono pour trois dixièmes ?
Le contre-la-montre de la 4e étape du Tour de Suisse ne devait pas rebattre les cartes du général. Mais il a offert un duel d’anthologie entre deux monuments du peloton.
Sur le parcours plat de 23,7 kilomètres autour d’Aarburg, sous une chaleur accablante de 34 degrés, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG) a bouclé l’effort en 26 minutes et 37 secondes. Soit une moyenne de 53,4 km/h. Juste assez pour devancer Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) de moins d’une demi-seconde. Tobias Foss (Netcompany INEOS) complète le podium, à six secondes du vainqueur.
Le Slovène a signé le meilleur temps au point intermédiaire, mais a dû attendre la ligne d’arrivée pour savoir s’il avait fait mieux que le Néerlandais. « Je ne savais pas que je me battais pour la victoire, je voulais juste tout donner » a confié Pogacar à l’arrivée au micro de l’organisation. « Après le point intermédiaire, je ne connaissais plus les écarts. J’ai juste essayé d’aller à fond jusqu’à la ligne. »
Van der Poel, le roi du hot seat qui a vu sa couronne lui échapper
Le Néerlandais a longtemps cru tenir sa première victoire en contre-la-montre au niveau WorldTour. Auteur d’un temps de référence de 26’38, il a résisté aux attaques de Tobias Foss, Mathias Vacek (Lidl-Trek) et même de Tim Wellens (UAE Team Emirates-XRG), pourtant spécialiste de l’exercice.
Van der Poel a souri, grimacé, puis accepté sa deuxième place. Mais la frustration était palpable. Battu pour trois petits dixièmes par le dernier coureur à s’élancer, celui qui portait la combinaison jaune de leader.
Son temps reste phénoménal. Le Néerlandais a établi sa meilleure vitesse sur un contre-la-montre en compétition, survolant la deuxième partie du parcours avec une puissance impressionnante. Mais cela n’a pas suffi face à l’insatiable Slovène.
Pourquoi ce chrono change-t-il la donne au général ?
Une avance qui devient abyssale
Pogacar a commencé la journée avec 2’50 d’avance sur Richard Carapaz (EF Education-EasyPost). En remportant le chrono, il a creusé l’écart à 4’22. L’Équatorien, malgré avoir été dépassé par le leader pendant l’effort, a tenu bon pour conserver sa deuxième place.
Mathias Vacek est le grand bénéficiaire de cette étape. Le coureur de Lidl-Trek a réalisé le 4e temps et grimpe à la 3e place du général, à 4’27, détrônant son coéquipier Andrea Bagioli (4’46).
Tobias Foss, grâce à son podium du jour, bondit de la 11e à la 6e place. Primož Roglič (Red Bull-Bora-Hansgrohe), décevant à 37 secondes de Van der Poel (12e), progresse tout de même de la 15e à la 9e place du GC, mais reste à six minutes du leader.
Une étape reine qui s’annonce explosive
Dimanche, la dernière étape autour de Villars-sur-Ollon propose 150 kilomètres et 4 400 mètres de dénivelé positif. Un terrain à la convenance de Pogacar, qui vise un troisième succès sur ce Tour de Suisse.
Le Slovène est impatient à l’idée de tester ses jambes en montagne. « Ce sera une étape brutale, totalement différente de ce qu’on a eu ces derniers jours« ,a-t-il déclaré. « J’ai vraiment hâte de voir comment mes jambes répondront. »
Pour le podium, en revanche, la bataille s’annonce rude. De Carapaz (2e) à Roglič (9e), ils sont huit à se tenir en 1 minute 30 secondes. Une broutille au vu du programme copieux prévu.
Qu’a-t-on appris sur l’état de forme des favoris ?
Pogacar, une forme insolente
Le Slovène n’a plus gagné pendant deux jours, ce qui lui paraissait peut-être déjà trop long. Déjà vainqueur de la première étape après un numéro solitaire, il a ajouté un deuxième succès à sa besace sur cette 89e édition. Avec ce chrono, il prouve qu’il domine tous les terrains : le plat, la montagne, et désormais l’exercice contre-la-montre.
Sa quête pour cocher toutes les plus grandes courses du cyclisme se poursuit. Le Tour de Suisse, qu’il n’a jamais remporté (jamais disputé), devrait rejoindre son palmarès dimanche.
Van der Poel, le réveil du puncheur
Le Néerlandais a surpris tout le monde. Spécialiste des Classiques, il a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs spécialistes du chrono du peloton sur un parcours plat. Son temps de 26’38 restera comme l’une des performances de la saison.
Mais cette défaite pour trois dixièmes pourrait le hanter. Van der Poel a longtemps occupé le hot seat (fauteuil chaud), voyant les spécialistes du chrono s’incliner les uns après les autres. Seul Pogacar a réussi à le devancer.
Roglič, les signes inquiétants
Le Slovène de Red Bull-Bora-Hansgrohe, triple vainqueur du Tour d’Espagne, a terminé à 37 secondes de Van der Poel. Un retard significatif pour un coureur qui faisait autrefois la différence dans cet exercice.
À six minutes du leader au général, Roglič semble loin de son meilleur niveau. Le Tour de France approche et les interrogations s’accumulent.
Et vous, pensez-vous que Pogacar peut signer dimanche un triplé sur ce Tour de Suisse ?
À votre avis, Van der Poel a-t-il manqué sa plus belle opportunité de s’imposer sur un chrono WorldTour ou prouvera-t-il qu’il peut récidiver ?
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Un sprint, une photo-finish, une 50e victoire. Olav Kooij l’a emporté face à Tim Merlier et Jasper Philipsen sur la 4e étape du Tour de Belgique. Le Néerlandais revient de loin après un début de saison gâché par un virus. Et si cette victoire était aussi un plaidoyer pour sa place sur le Tour de France ?
Kooij coiffe Merlier sur le fil et relance la bataille pour sa place sur le Tour de France
Comment Kooij a-t-il arraché cette victoire à la photo-finish ?
L’étape 4 du Tour de Belgique, 183,4 kilomètres entre Begijnendijk-Betekom et Aarschot, devait sourire aux sprinteurs. Elle leur a souri, mais pas à tous de la même manière.
Six coureurs ont animé l’échappée matinale, creusant un écart maximal de 2’42. Michiel Van Vliet, victime d’une chute, a été repris. Le peloton, mené par Soudal-QuickStep puis Alpecin-Premier Tech, a laissé filer les fuyards jusqu’aux derniers kilomètres. L’échappée a été reprise à moins de 3 kilomètres de l’arrivée.
Dans le final, NSN Cycling Team a pris les commandes sous la bannière rouge, lançant Biniam Girmay avec Jasper Philipsen dans sa roue. Le Belge s’est retrouvé coincé et a dû se battre pour retrouver sa position, avec Merlier et Kooij dans son sillage.
Mais c’est Olav Kooij qui a jailli au bon moment. Un lancer de vélo parfait, une photo-finish pour départager les deux hommes, et le Néerlandais l’emporte pour quelques centimètres devant Tim Merlier. Jasper Philipsen complète le podium, devançant Arvid de Kleijn.
Une 50e victoire à 24 ans, un symbole de résilience
Olav Kooij signe ce samedi sa 50e victoire en carrière. À seulement 24 ans. Un chiffre qui impressionne, d’autant plus qu’il revient de loin. Le Néerlandais a été écarté des compétitions pendant plusieurs mois à cause d’un virus tenace qui a gâché son début de saison.
Il n’a disputé que 8 courses depuis janvier. Et pourtant, il affiche déjà 3 victoires en 2026, dont deux étapes des Boucles de la Mayenne et maintenant cette 4e étape du Tour de Belgique. Un ratio qui en dit long sur son niveau.
Cette 50e victoire n’est pas un simple chiffre. C’est la preuve que le sprinteur de Decathlon-CMA CGM a retrouvé sa superbe. Et c’est un message adressé à tous ceux qui doutaient encore de lui.
Pourquoi cette victoire relance-t-elle le débat sur sa place au Tour de France ?
L’équation complexe de Decathlon-CMA CGM
C’est la question qui taraude le monde du cyclisme français : Olav Kooij sera-t-il au départ du Tour de France 2026 ?
L’équipe Decathlon-CMA CGM se trouve face à un dilemme de riche. D’un côté, Paul Seixas, le prodige français de 19 ans, qui fera ses grands débuts sur la Grande Boucle avec de hautes ambitions au classement général. Un leader pour lequel l’équipe est prête à se mobiliser à 100 %. De l’autre, Olav Kooij, un sprinteur de classe mondiale, qui vient de prouver qu’il pouvait battre les meilleurs du monde sur un sprint massif.
Car comment imaginer que l’équipe française joue plusieurs lièvres à la fois ? Un Tour de France, c’est une course de trois semaines où la moindre erreur se paie cash. Si Seixas joue le général, l’équipe devra se consacrer à sa protection en montagne, laissant Kooij potentiellement isolé sur les sprints. Le sacrifice serait immense pour le sprinteur néerlandais.
Kooij envoie un message clair à sa direction
Mais Kooij n’a pas l’intention de se laisser faire. Interrogé sur ce que signifiait pour lui le fait d’avoir battu Merlier et Philipsen au sprint dans la perspective d’une éventuelle participation au Tour, il a été très clair : « Je pars du principe que je vais me battre contre ces mêmes coureurs pour remporter des victoires sur le Tour. »
Avec cette déclaration, le Néerlandais pose ses jalons. Il ne se contente pas d’espérer une sélection. Il affirme qu’il mérite sa place, qu’il est capable de rivaliser avec les meilleurs sprinteurs du monde sur la plus grande course du calendrier.
Et il a raison. Dans un sprint, Kooij a prouvé qu’il pouvait battre Tim Merlier et Jasper Philipsen, deux des meilleurs sprinteurs du peloton. Alors pourquoi ne pas le faire sur le Tour ?
Quels sont les enjeux pour la dernière étape ?
Alex Aranburu, un maillot de leader à défendre
Au classement général, Alex Aranburu (Cofidis) conserve la tête après sa victoire lors de l’étape 3. Mais ses poursuivants sont sur ses talons : Jasper Philipsen n’est qu’à 2 secondes, tout comme Jenno Berckmoes (Lotto Intermarché). Avec une seule étape restante, le moindre écart peut faire basculer le général.
L’étape de dimanche entre Gingelom et Hoeilaart sera loin d’être simple. Une succession de montées courtes mais sèches, propices aux attaques, et une arrivée jugée en côte sur l’Albert Biesmanslaan. Un terrain de jeu pour les puncheurs et les baroudeurs, qui pourrait bien rebattre les cartes.
Kooij peut-il récidiver ?
Olav Kooij ne s’interdit rien pour la dernière étape. Mais il sait que le contexte sera différent. La dernière étape, avec son final en côte et ses enjeux au général, risque de ne pas sourire aux purs sprinteurs. Mais Kooij a prouvé cette semaine qu’il ne faut jamais l’enterrer trop vite.
Et vous, pensez-vous que Kooij mérite sa place sur le Tour de France, ou Decathlon doit-il se concentrer à 100% sur Seixas ?
À votre avis, qui de Kooij, Merlier ou Philipsen est le sprinteur le plus en forme à l’approche du Tour de France ?
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L’Italien de Visma-Lease a Bike a réalisé le coup double sur la 3e et dernière étape de la Route d’Occitanie. Vainqueur en solitaire à Loudenvielle, il s’offre également le classement général de l’épreuve, succédant au palmarès à Nicolas Prodhomme.
Davide Piganzoli s’impose en solitaire et remporte la Route d’Occitanie
Comment Piganzoli a-t-il construit sa victoire ?
La 3e et dernière étape de la Route d’Occitanie proposait un parcours exigeant de 172 kilomètres entre Loures-Barousse et Loudenvielle. Cinq cols étaient au menu, dont deux de première catégorie : la Hourquette d’Ancizan (8,6 km à 5 %) et le Col de Val Louron-Azet (10,7 km à 6,7 %). Le peloton a ensuite emprunté un circuit final incluant la Côte d’Estarvielle (0,7 km à 6,3 %) avant l’arrivée à Loudenvielle.
L’échappée matinale a été animée par huit coureurs. Théo Delacroix (St Michel – Preference Home – Auber93), Valentin Retailleau (TotalEnergies), Victor Vidal, Nahom Efriem (BIKE AID), Arnaud Tendon (Van Rysel Roubaix), Tom Donnenwirth (Groupama-FDJ United), Laurens Huys et Carter Guichard (Nice Métropole Côte d’Azur) ont pris les devants et compté jusqu’à près de trois minutes d’avance sur le peloton.
La sélection s’est opérée dans l’ascension de la Hourquette d’Ancizan. Victor Vidal, Tom Donnenwirth et Valentin Retailleau ont distancé leurs compagnons d’échappée. Mais Groupama-FDJ United, soucieux de protéger le maillot de leader de Thibaud Gruel, a imposé un rythme soutenu en tête du peloton. Les trois derniers rescapés ont finalement été repris dans la vallée.
L’équipe Visma-Lease a Bike a ensuite pris le relais. Après le gros travail de ses équipiers, Davide Piganzoli est passé à l’offensive à six kilomètres du sommet du col du Val Louron-Azet, dans les pentes les plus raides où les pourcentages atteignaient 14 %. Il a rapidement creusé un écart de plus d’une minute sur ses poursuivants.
Image : @TeamVisma_LeaseaBike_press
Qui sont les principaux acteurs de ce final ?
Derrière Piganzoli, Ion Izagirre (Cofidis) et Ibon Ruiz (Kern Pharma) ont tenté leur chance en contre. Ils sont parvenus à prendre quelques longueurs d’avance sur le groupe des favoris. Mais Piganzoli, lancé parfaitement, n’a jamais été inquiété.
L’Italien de 23 ans a ensuite négocié la descente et la Côte d’Estarvielle avec près de deux minutes d’avance, avant de franchir la ligne d’arrivée en vainqueur en solitaire. Il s’adjuge au passage sa troisième victoire chez les professionnels, ainsi que le classement général.
Ibon Ruiz a dominé le duel de poursuivants pour s’adjuger la deuxième place de l’étape devant Ion Izagirre, à 1’42. Axel Mariault (CIC Pro Cycling Academy) a réglé le groupe suivant à 2’05, devançant Eric Antonio Fagundez (Burgos Burpellet BH) et Joris Delbove (TotalEnergies).
Quels sont les enseignements du classement général ?
Au classement général, Davide Piganzoli succède à Nicolas Prodhomme au palmarès de l’épreuve. Il devance Ibon Ruiz à 1’50 et Ion Izagirre à 1’51. Le podium de l’étape est donc identique au podium final.
Joris Delbove (TotalEnergies), sixième de l’étape, est le premier Français au classement général à 2’20 de Piganzoli. Thibaud Gruel (Groupama-FDJ United), vainqueur de la première étape, a perdu son maillot de leader lors de cette dernière journée.
Deux Français se sont particulièrement illustrés sur cette édition 2026 : Thibaud Gruel (Groupama-FDJ United) et Ronan Augé (Unibet Rose Rockets), respectivement vainqueurs des première et deuxième étapes.
Quel contexte pour Piganzoli avant cette victoire ?
L’Italien effectuait sa reprise après le Giro, où il avait largement contribué à la victoire de Jonas Vingegaard tout en prenant la 8e place au général. Favori annoncé de l’épreuve, il a confirmé son statut sur les pentes du Val Louron-Azet.
Il n’est pas prévu sur le Tour de France aux côtés de son leader danois. Cette victoire sur la Route d’Occitanie constitue donc un objectif de choix dans sa saison, après un début d’année marqué par sa performance sur le Giro.
L’épreuve sudiste, réduite à trois jours cette année, a souri au jeune Italien de 23 ans, qui confirme son statut de grimpeur prometteur du peloton WorldTour.
À votre avis, Davide Piganzoli peut-il viser un rôle de leader sur un Grand Tour dans les années à venir ?
Pensez-vous que la Route d’Occitanie, avec son format réduit à trois jours, reste une préparation idéale pour les coureurs visant le Tour de France ?
VILLASEÑOR DARIUS, Victoria Sports Pro Cycling +40:29
FOUCHER ESTEBAN, Groupama – FDJ United +48:56
CALDERÓN JERÓNIMO, Team Sistecredito +50:34
102 coureurs classés au terme des trois étapes, sur 142 partants.
NOTRE VERDICT : Davide Piganzoli confirme avec cette victoire sur la Route d’Occitanie qu’il est l’un des grimpeurs les plus prometteurs du peloton. Déjà solide sur le Giro au service de Vingegaard, il prouve qu’il sait aussi gérer une course par étapes en tant que leader. Son attaque à 30 kilomètres de l’arrivée, dans les pentes les plus raides du Val Louron-Azet, témoigne d’une confiance et d’une condition physique remarquables. À 23 ans, il pourrait rapidement prétendre à un rôle de leader sur une course WorldTour. La Route d’Occitanie, bien que réduite à trois jours, reste un rendez-vous de choix pour les coureurs en préparation du Tour de France. Elle a cette année encore offert un spectacle de qualité et révélé la valeur d’un jeune italien promis à un bel avenir.
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Huit étapes de montagne, cinq arrivées au sommet, un final alpin à couper le souffle. Le classement de la montagne du Tour 2026 promet une bataille acharnée. Entre les favoris du général qui marqueront naturellement et les spécialistes des échappées qui rêvent de créer la surprise, la tunique rouge pourrait bien être l’un des fils conducteurs les plus passionnants de la Grande Boucle.
Maillot à pois 2026 : Pogačar va-t-il tout rafler ou un spécialiste va-t-il lui chiper la tunique rouge ?
Pourquoi le maillot à pois 2026 sera-t-il plus disputé que jamais ?
Un parcours montagneux taillé pour la bataille. Le tracé du Tour de France 2026 a été dessiné pour provoquer des étincelles. Avec huit étapes de montagne, cinq arrivées au sommet et des géants comme le Col du Tourmalet, le Plateau de Solaison, Orcières-Merlette et deux ascensions consécutives de l’Alpe d’Huez, le maillot à pois ne sera pas un simple accessoire.
Dans les Tours modernes, le classement de la montagne est souvent influencé par la lutte pour le maillot jaune. Lorsque les ascensions les plus difficiles arrivent en fin d’étape et que les arrivées au sommet rapportent des points précieux, les prétendants au général accumulent naturellement des points sans même cibler spécifiquement la tunique rouge. C’est pourquoi Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard apparaissent comme des favoris évidents, même s’ils ne partent pas avec l’objectif principal de remporter le maillot à pois.
Mais le parcours 2026 offre aussi des opportunités aux spécialistes de l’échappée, aux grimpeurs purs et aux prétendants au général qui pourraient perdre du temps tôt dans la course et se recentrer sur un objectif secondaire. Les étapes clés sont réparties entre les Pyrénées, le Massif central, les Vosges, le Jura et les Alpes, ce qui signifie que le maillot à pois pourrait changer de propriétaire à plusieurs reprises avant le week-end alpin décisif.
Le système de points, clé de la stratégie
Le fonctionnement du classement de la montagne repose sur un barème qui accorde plus de points aux ascensions les plus difficiles. Les cols de 4e catégorie rapportent peu, tandis que les 1re catégorie et Hors Catégorie (HC) peuvent faire basculer toute la compétition.
Le maillot ne revient pas toujours au meilleur grimpeur de la course, mais à celui qui collecte les points de la manière la plus efficace. Parfois, c’est le futur vainqueur du Tour. Parfois, c’est un coureur d’échappée qui cible les cols intermédiaires, sacrifie ses ambitions au général et construit une avance avant le dernier bloc montagneux.
En 2026, l’équilibre sera particulièrement intéressant. Il y a assez d’arrivées au sommet pour que les favoris du général marquent lourdement, mais aussi des journées de montagne où les échappées pourront glaner des points avant que les favoris n’attaquent.
Les trois profils possibles pour remporter la tunique rouge
Premier profil : un prétendant au maillot jaune qui domine les arrivées au sommet. C’est le cas de Pogačar et Vingegaard. S’ils se battent pour le général jusqu’au bout, ils accumuleront naturellement des points sur les plus grands cols. Ils n’auront même pas besoin de chasser spécifiquement le maillot à pois : il leur suffira de rester devant sur les journées de montagne les plus difficiles.
Deuxième profil : un coureur du général qui perd du temps et se recentre sur les étapes et la montagne. Evenepoel, Lipowitz, ou Seixas pourraient basculer dans ce rôle si leurs ambitions au jaune s’évanouissent.
Troisième profil : un grimpeur spécialiste qui intègre régulièrement les bonnes échappées. Ciccone, Healy, Martinez incarnent cette catégorie de coureurs qui n’ont pas besoin d’être les meilleurs grimpeurs de la course, mais les plus engagés.
C’est ce qui rend le maillot à pois moins prévisible que le maillot jaune, même sur un parcours aussi montagneux.
Quelles étapes du Tour de France 2026 comptent le plus pour le maillot à pois ?
Les rendez-vous incontournables
L’étape 6 entre Pau et Gavarnie-Gèdre constitue le premier grand test. Avec le Col du Tourmalet et une arrivée au sommet, une première hiérarchie sérieuse pour le maillot à pois pourrait se dessiner avant même la première journée de repos.
L’étape 10 vers Le Lioran, dans le Massif central, offre un terrain propice aux échappées. Les cols moins prestigieux mais nombreux permettent aux spécialistes de marquer des points sans subir la pression des favoris du général.
L’étape 14 vers Le Markstein Fellering, dans les Vosges, propose une journée de grimpe avec plusieurs occasions de marquer. C’est le genre d’étape qui peut faire basculer le classement si un échappé déterminé parvient à prendre le large.
L’étape 15 vers le Plateau de Solaison pourrait être l’étape la plus importante avant les Alpes. Le Col de la Croisette et l’arrivée à Solaison sont assez raides pour créer des écarts significatifs. Un coureur qui l’emporte pourrait faire un pas décisif à la fois pour le général et la montagne.
L’étape 18 à Orcières-Merlette marque la première arrivée alpine après le contre-la-montre. Les points en jeu sont majeurs et pourraient redistribuer les cartes.
Le week-end alpin : le juge de paix
L’étape 19 entre Gap et l’Alpe d’Huez est une étape courte et explosive avec des points majeurs sur la dernière ascension. Mais c’est l’étape 20 qui est la plus décisive pour le maillot à pois. Avec une chaîne de cols majeurs – Croix de Fer, Télégraphe, Galibier, Sarenne et Alpe d’Huez – si le classement de la montagne est encore serré, c’est là qu’il se jouera.
Deux étapes consécutives à l’Alpe d’Huez rendent plus difficile pour un grimpeur d’échappée de conserver une avance. Les prétendants au général, s’ils dominent ce week-end, pourraient bien rafler la mise.
Les favoris pour le maillot à pois 2026
Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG) – Le favori absolu
Favori numéro 1 pour le maillot jaune, Pogačar l’est tout autant pour le maillot à pois. Son profil idéal : il attaque sur les cols, gagne des étapes de montagne, transforme les journées de général en opportunités de victoire. Le parcours lui offre des chances répétées de marquer gros sur Gavarnie-Gèdre, le Plateau de Solaison et les deux arrivées à l’Alpe d’Huez.
Si UAE Team Emirates-XRG gère la course autour du jaune plutôt que de chaque point en montagne, Pogačar pourrait ne pas avoir besoin de chasser activement le maillot à pois. Mais s’il entre dans un duel répété avec Vingegaard, les points viendront naturellement.
Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) – Le meilleur grimpeur pur
Vingegaard est considéré par beaucoup comme le meilleur grimpeur pur sur les ascensions les plus longues. Le Plateau de Solaison, le Galibier, la Sarenne et l’Alpe d’Huez lui conviennent parfaitement. Sa consistance en course par étapes lui permet de marquer régulièrement sur les grands cols.
Moins susceptible que Pogačar de courir après chaque point opportuniste, Vingegaard sera néanmoins toujours présent sur les cols les plus difficiles. Si la course devient un duel Pogačar-Vingegaard, ses chances sont élevées.
Giulio Ciccone (Lidl-Trek) – Le spécialiste
Ciccone est le spécialiste du maillot à pois. Déjà vainqueur du classement de la montagne au Giro, il sait comment cibler les bons cols. Son profil lui permet d’attaquer tôt, de marquer sur les cols intermédiaires et d’éviter les duels directs avec les favoris du général.
Les étapes du Massif central, des Vosges et Orcières-Merlette lui sont favorables. Si Lidl-Trek lui donne la liberté de jouer sa carte, il devient l’un des favoris les plus crédibles hors général.
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM Team) – La révélation française
Débutant au Tour, Seixas arrive avec la forme et la liberté pour briller. Son équipe est construite autour de lui et mise sur son potentiel. Le parcours, avec ses étapes répétées de montagne, lui est adapté.
Un jeune grimpeur français en attaque dans les montagnes, c’est le genre de récit que le Tour adore amplifier. S’il reste bien placé au général, il marquera naturellement. S’il perd du temps, il pourrait devenir très dangereux en échappée. Dans les deux cas, ses chances sont élevées.
Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) – Le polyvalent
Evenepoel peut marquer via les arrivées au sommet s’il reste en lice pour le général… ou devenir un chasseur d’étapes redoutable s’il perd du temps. Son moteur puissant lui permet d’attaquer de loin, de maintenir des écarts dans les vallées et de survivre aux étapes de montagne les plus dures.
La stratégie d’équipe sera déterminante. Si Evenepoel et Lipowitz sont tous deux bien placés au général, aucun n’aura la liberté de courir pour le maillot à pois. Mais s’il perd du temps, Evenepoel pourrait se lancer dans une chasse aux étapes et aux points.
Les autres prétendants à surveiller
Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) peut rester près de l’avant jour après jour et marquer sur les grands cols. Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG) est un attaquant explosif capable de changer le rythme de la course. Juan Ayuso (Lidl-Trek) a un niveau de grimpeur élevé et peut marquer sur les arrivées au sommet.
Ben Healy (EF Education-EasyPost) est le meilleur attaquant à longue distance du peloton. Il peut marquer des points sur les cols précoces avant que les favoris ne se réveillent. Lenny Martinez (Bahrain Victorious), grimpeur pur, a un profil idéal pour une campagne de maillot à pois basée sur les échappées.
Un coureur d’échappée peut-il encore gagner le maillot à pois ?
Oui, mais la fenêtre est plus étroite que d’habitude. Le Tour 2026 offre assez d’opportunités pour construire une avance, mais le week-end alpin final est si exigeant qu’un coureur d’échappée aura besoin d’une avance substantielle avant les étapes 19 et 20.
Le profil idéal pour un coureur d’échappée en 2026 : perdre assez de temps tôt pour obtenir la liberté, grimper assez bien pour marquer sur les cols de 1re catégorie et HC, répéter les attaques sur plusieurs étapes de montagne, ne pas avoir à travailler chaque jour pour un leader du général, et survivre à la dernière semaine sans s’effondrer.
Les candidats possibles sont Ciccone, Healy, Martinez… à condition que leur rôle au général ou en équipe le permette. Le problème : si Pogačar et Vingegaard se battent dur sur chaque arrivée au sommet, les coureurs d’échappée pourraient manquer de points en fin de course.
Quelle équipe a les meilleures options pour le maillot à pois ?
UAE Team Emirates-XRG mise sur Pogačar en leader et del Toro en soutien ou en chasseur d’étapes. Team Visma | Lease a Bike compte sur Vingegaard, avec Jorgenson en soutien. Red Bull-BORA-hansgrohe a deux cartes avec Evenepoel et Lipowitz, mais si les deux sont bien placés au général, le focus sera le jaune.
Lidl-Trek possède la meilleure structure spécialiste avec Ciccone en chasseur de pois et Ayuso en soutien ou en attaque. Decathlon CMA CGM repose tout sur Seixas, mais Paret-Peintre et Bisiaux peuvent marquer en soutien. EF Education-EasyPost a Ben Healy comme candidat imprévisible s’il est sélectionné et libre. Bahrain Victorious peut libérer Lenny Martinez en échappée s’il n’a pas d’ambition au général.
Et vous, croyez-vous qu’un spécialiste de l’échappée comme Ciccone peut vraiment rivaliser avec les favoris du général sur un parcours aussi montagneux ?
À votre avis, qui du jeune prodige français Paul Seixas ou du vétéran Ciccone a le meilleur profil pour créer la surprise et rafler le maillot à pois ?
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