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Ciccone lâche du lest : « Plus de stress du GC, je vise les Ardennaises et les étapes »

À l’aube d’une saison charnière, Giulio Ciccone opère une mue stratégique. Le grimpeur de la Lidl-Trek annonce officiellement tourner la page des classements généraux dans les Grands Tours. Libéré, il se recentre sur un nouvel horizon : les monuments Ardennais et les étapes de prestige. Rencontre exclusive en Espagne avec un coureur apaisé, déterminé et ultra-précis.

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Un millimètre et demi. C’est la marge infime, ajustée avec une précision d’horloger sur la hauteur de selle de son nouveau vélo, qui en dit long sur l’état d’esprit de Giulio Ciccone. À Denia, où le camp d’entraînement de la Lidl-Trek bat son plein, le vainqueur d’étape du Tour de France et du Giro incarne un mélange de sérénité et de détermination froide. Une évolution qui dépasse la simple mécanique.

Le virage stratégique d’un grimpeur affranchi

L’annonce confiée à nos confrères de bici.pro est claire et assumée : 2026 sonne le glas de ses ambitions au classement général des Grands Tours. Une décision mûrie, qui ressemble à une libération. « En me retirant de la course au général, je simplifie tout » explique l’Abruzzais, le regard franc. « Finis le stress permanent du leader qui doit gérer les dynamiques de groupe, être toujours devant, même les jours de moins bien. »

Ce recentrage n’est pas un renoncement, mais une redéfinition. Son rôle au sein d’une équipe Lidl-Trek surpuissante, renforcée par l’arrivée de Juan Ayuso, en devient plus lisible et plus tranchant.

Ayuso, un co-leadership serein et des objectifs sur-mesure

Comment se positionne-t-il face à la nouvelle star espagnole, pressentie pour viser la Grande Boucle ?

« J’ai immédiatement soutenu son arrivée » assure Ciccone, démontrant un sens aigu du collectif. « Avec mon nouveau programme, la cohabitation est parfaite. Je me mets à sa disposition pour son projet de Grand Tour, sans que cela ne me diminue. Cela me permet de recentrer mes objectifs sur d’autres terrains. »

Ces terrains de prédilection ont désormais un nom : les Classiques ardennaises, où il partira en double leadership, et les étapes reines des Grands Tours. Un programme sur-mesure pour un puncheur-grimpeur de son calibre.

Une préparation affinée pour des cibles précises

Ce changement de cap influence-t-il sa préparation ? « Certains aspects, oui, notamment en début de saison. Pouvoir viser toutes les Ardennaises modifie l’approche. Mais je ne veux pas tout bouleverser » tempère-t-il.

La raison est simple et témoigne d’une grande confiance : « L’année dernière, j’ai abordé le Giro dans la meilleure condition de ma carrière. Je veux retrouver exactement cela. » L’objectif est donc d’adapter sans dénaturer, de peaufiner pour performer sur des cibles désormais mieux définies.

Le Giro 2026, le Blockhaus et la pépite Philipsen

Si 2025 a été une année de transition, 2026 pourrait être un point d’orgue. Le Giro retournera dans ses terres, en Abruzzes, avec l’ascension mythique du Blockhaus. « Courir près de chez soi, c’est toujours spécial, un vrai boost de motivation » confie-t-il, avant d’ajouter avec lucidité : « Mais au Blockhaus, je n’ai que de mauvais souvenirs. J’y ai toujours pris de belles raclées. Inutile de faire des plans. »

Au sein de l’effectif, son œil de veteran identifie un talent prometteur : « Albert Philipsen. Il va faire un bond en avant cette année. Il a un énorme potentiel. » Un avis qui pèse, venant d’un coureur aussi attentif aux détails humains que techniques.

La quête de la perfection : du millimètre à l’innovation

Cette précision est omniprésente. Le réglage méticuleux du vélo n’est pas un coup de tête, mais une routine. « Je vérifie toujours que les mesures sont parfaitement identiques à celles de mon vélo à la maison. J’ai déjà eu des soucis de selle, alors je suis prudent. »

Il salue aussi les innovations matérielles, comme les nouvelles roues Bontrager à haut profil : « Un vrai progrès. Les sensations sont excellentes, elles sont clairement plus rapides. » Une recherche permanente du gain marginal, désormais entièrement mise au service d’ambitions redessinées.

Giulio Ciccone aborde donc cette nouvelle année libéré du poids des classements généraux, mais plus affûté que jamais. En visant les monuments et les étapes, il mise sur l’intensité pure. Une stratégie risquée, mais qui pourrait bien révéler la quintessence de son talent de guerrier des ascensions. L’histoire dira si ce virage millimétré est celui de la consécration.

Fusion réussie ? Le premier maillot de Lotto-Intermarché dévoile son ADN

La page se tourne pour le cyclisme belge. Née de la fusion entre Lotto Dstny et Intermarché-Wanty, la nouvelle structure Lotto-Intermarché dévoile son premier maillot pour 2026. Entre héritage, symbole d’union et ambitions WorldTour, cette tunique rouge et noir incarne un projet sportif qui veut écrire l’histoire. Décryptage.

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L’ère des fusions est ouverte dans le cyclisme professionnel. Vendredi, la toute nouvelle équipe Lotto-Intermarché a levé le voile sur l’uniforme qui habillera ses coureurs cette saison 2026. Bien plus qu’un simple équipement, ce maillot est la première pierre visuelle d’un projet ambitieux : rassembler deux histoires belges sous une seule bannière pour peser sur le WorldTour.

Une fusion stratégique pour l’avenir du cyclisme belge

Officialisée à l’automne 2025 et effective depuis le 1er janvier, l’union entre Lotto Dstny et Intermarché-Wanty n’est pas un simple rapprochement. C’est une réponse structurelle aux défis économiques et sportifs du cyclisme moderne. Validée par l’UCI avec une licence WorldTour pour la période 2026-2028, l’équipe, pilotée par Captains of Cycling, place la Loterie Nationale et le Groupement Mousquetaires aux commandes. L’objectif est clair : stabiliser un modèle compétitif au plus haut niveau, avec un effectif étoffé de 30 coureurs hommes, une équipe femmes ProTeam et une réserve Continentale.

Décryptage d’un maillot chargé de symboles

Le choix graphique opère une synthèse assumée. Exit les couleurs vives d’Intermarché-Wanty, place à une dominante rouge profond – un héritage direct de Lotto – rehaussée de noir. La sobriété est érigée en principe, visant une meilleure lisibilité à l’écran et une continuité mémorielle.

La véritable signature réside dans un motif subtil, intégré sur l’ensemble du torse : une texture d’empreinte digitale travaillée en ton sur ton. Ce détail, loin d’être anodin, symbolise l’ADN unique de cette fusion. Il raconte l’union de deux cultures, de deux savoir-faire, pour créer une identité nouvelle et commune. La disposition des logos confirme cette hiérarchie : Lotto au cœur, Intermarché en soutien.

Une chaîne de confiance technique préservée

La continuité se manifeste aussi dans les partenariats techniques. Vermarc, fidèle équipementier de Lotto depuis 23 saisons, conserve la confection des tenues. Le maillot s’accompagne d’un cuissard noir sobre. La mécanique suivra la même logique de stabilité, avec le dévoilement très attendu du nouveau vélo de l’équipe, prévu le 13 janvier. La marque Orbea devrait logiquement conserver sa place, tout comme Ekoi pour les casques, formant un écosystème technique éprouvé.

« Rising Together » : un slogan pour une ambition collective

La campagne de lancement, orchestrée par l’agence SportPlus Media, met en scène les visages de cette ambition. Arnaud De Lie, leader naturel, côtoie Taco van der Hoorn, Lea Lin Teutenberg ou encore le jeune espoir Jenno Berckmoes. Leurs portraits, saisis dans des univers rougeoyants via des techniques de CGI, incarnent le slogan du projet : « Rising Together » (Grandir ensemble). C’est tout l’enjeu : faire cohabiter leaders expérimentés et jeunes talents dans une dynamique collective.

L’effectif 2026 : le mélange des énergies

La force de cette fusion réside dans la complémentarité de son roster. L’équipe masculine fusionne les pointures de chacune des formations :

L’impact Lotto avec Arnaud De Lie, Lennert Van Eetvelt ou Reuben Thompson. L’expérience Intermarché-Wanty avec Lorenzo Rota, Georg Zimmermann et le robuste Taco van der Hoorn. Cet amalgame crée une équipe polyvalente, capable de briller sur les classiques flandriennes comme sur les terrains accidentés du Grand Tour.

Plus qu’un maillot, un manifeste

Le premier maillot de Lotto-Intermarché ne cherche pas la rupture spectaculaire. Par son design sobre et symbolique, il pose les bases d’une ère nouvelle, faite de stabilité et d’unité. Il est le manifeste visuel d’un projet qui préfère la construction patiente au coup d’éclat. Reste désormais à ses coureurs à écrire, sur les routes, la première page de cette histoire commune. Le rendez-vous est pris pour janvier 2026. La montée, ensemble, peut commencer.

Van Aert terrassé par la neige : la cheville brisée qui met fin à son hiver

La neige de Mol aura eu raison de Wout van Aert. Alors qu’il livrait un duel intense à Mathieu van der Poel, une chute inattendue a provoqué une fracture à la cheville. Opéré d’urgence, le champion belge voit sa saison de cyclo-cross s’arrêter net. Un coup dur pour l’athlète, le spectacle et la course au titre.

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Le duel tant attendu entre Wout van Aert et Mathieu van der Poel a tourné au cauchemar pour le Belge. Ce vendredi 2 janvier, sur le parcours enneigé et traître du Zilvermeercross de Mol, l’accident n’a duré qu’un instant. À deux tours de l’arrivée, une roue avant qui dérape, un réflexe de sauvegarde du pied droit, et le craquement silencieux d’une articulation qui cède. La scène, filmée sous tous les angles, annonçait déjà le pire.

Un diagnostic sans appel : fracture et opération immédiate

Les examens médicaux réalisés en urgence n’ont laissé place à aucun doute. Wout van Aert souffre d’une entorse associée à une fracture osseuse, qualifiée de « petite » mais suffisamment significative pour nécessiter une intervention chirurgicale. Son équipe, Visma-Lease a Bike, a confirmé que l’opération aurait lieu ce samedi 3 janvier. Conséquence immédiate : la saison hivernale de cyclo-cross du champion belge est terminée.

Zonhoven et les Championnats de Belgique effacés : Les meetings de Zonhoven (4 janvier) et les Championnats de Belgique (10-11 janvier), deux objectifs majeurs pour Van Aert, sont annulés.

Un abandon rare : Il s’agit du premier abandon de sa carrière en cyclo-cross élite, un indicateur de la gravité de la douleur et du traumatisme.

Les mots de Van Aert : déception et résilience

Sur le fil X de son équipe, le médaillé de bronze des JO de Paris a livré sa réaction, empreinte de lucidité et de professionnalisme. « Je suis évidemment très déçu de voir ma saison de cyclo-cross se terminer ainsi. Je me sentais de mieux en mieux, également aujourd’hui à Mol. Je me réjouissais vraiment de participer à la course de Zonhoven et aux Championnats de Belgique. Mais je vais maintenant me concentrer sur ma guérison et, ensuite, sur la préparation de la saison sur route » a-t-il déclaré.

Cette capacité à rebondir mentalement a été soulignée par son directeur sportif, Jan Boven : « Mentalement, Wout va bien. Il s’est évidemment rendu compte que ce n’était pas l’idéal, mais pour le reste, il est concentré sur la suite. »

Un contexte sportif déjà fragilisé

Cette blessure intervient dans une saison de cyclo-cross en demi-teinte pour le triple champion du monde de la discipline. Malgré des débuts prometteurs ce vendredi à Mol, où il tenait tête à Van der Poel, ses résultats précédents (deux deuxièmes places, une sixième, une septième et une dixième place) reflétaient une recherche de forme optimale.

La rivalité avec Mathieu van der Poel, moteur de l’attractivité du cyclo-cross mondial, se retrouve privée de l’un de ses acteurs principaux pour les rendez-vous cruciaux de janvier. Une nouvelle qui affecte le spectacle et la dynamique de la discipline.

Quel impact sur la saison sur route 2026 ?

La question qui taraude désormais le monde du cyclisme concerne la préparation de Van Aert pour les classiques du printemps, son terrain de prédilection.

Un calendrier serré : Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix se disputent début avril. Le délai de convalescence et de reprise de l’entraînement sera crucial.

Un précédent en 2025 : La saison sur route 2025 du Belge avait déjà été perturbée par des soucis physiques, le limitant à deux victoires (une sur le Giro, une sur le Tour). Cette nouvelle blessure, bien que survenant plus tôt dans l’hiver, introduit une variable inquiétante.

La course contre la montre : Dès son opération passée, Van Aert entamera un nouveau contre-la-montre, médical et sportif, pour être au rendez-vous des pavés. Son équipe n’a pas encore communiqué de délai d’indisponibilité prévisionnel, laissant planer un suspense qui pèsera sur les prochaines semaines.

L’incertitude comme seule certitude

La chute de Mol est un cruel rappel de la fragilité du destin sportif. En quelques secondes, l’équilibre d’une planification saisonnière peut basculer. Wout van Aert, guerrier au mental d’acier, affronte maintenant l’épreuve de la patience et de la rééducation. Tous les regards sont tournés vers sa convalescence, avec l’espoir que ce coup d’arrêt ne soit qu’une péripétie dans sa quête des grands rendez-vous de 2026. Pour l’heure, le cyclo-cross belge, et au-delà, retient son souffle.

Mol, l’enfer blanc : comment Van der Poel a brisé Van Aert dans un duel apocalyptique

Neige, boue et intensité folle. À Mol, le cyclo-cross a offert une page d’histoire. Dans un décor digne d’un film épique, Mathieu van der Poel et Wout van Aert se sont livré une guerre d’usure. Jusqu’à la rupture. Revivez la course où le champion du monde a confirmé son invincibilité, tandis que son rival éternel a été terrassé par la malchance et une course impitoyable.

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L’Exact Cross de Mol ne sera pas un simple point dans un calendrier hivernal. Ce vendredi, sous un déluge de neige qui a transformé le parcours en paysage lunaire, la discipline a retrouvé son essence brute : un combat de gladiateurs où la technique, la puissance et la mentalité sont soumises à l’épreuve des éléments.

Ce n’était pas une course. C’était un acte de survie. Et au terme d’un affrontement d’une rare violence, un seul homme est resté debout : Mathieu van der Poel. Wout van Aert, lui, a été contraint à un abandon rare, son premier en cross élite, scellant un nouveau chapitre dans leur rivalité légendaire.

Un terrain de jeu transformé en champ de bataille

Dès les reconnaissances, le ton était donné. Une tempête hivernale s’est abattue sur la province d’Anvers, recouvrant sable, racines et asphaltes d’un manteau blanc traître. Ces conditions « dantesques » ont immédiatement réécrit les pronostics. La puissance pure devait composer avec une adhérence aléatoire et une gestion du risque permanente.

Un quatuor d’élite, prévisible, s’est détaché dès la première boucle : les deux titans, Van der Poel et Van Aert, accompagnés du spécialiste des bourbiers Toon Aerts et de l’infatigable Espagnol Felipe Orts. Mais très vite, le duel attendu a pris le pas sur le reste de la course.

La stratégie du Belge : une pression maximale dès l’entame

Contrairement à ses approches parfois tactiques, Wout van Aert a choisi l’offensive frontale. Dès le deuxième tour, il a imposé un tempo infernal en tête du groupe, cherchant manifestement à tester les limites de Van der Poel, peut-être vulnérable par un froid mordant. Cette charge, d’une intensité rare, a eu raison de Felipe Orts, décroché, et a mis Toon Aerts dans le rouge.

Pendant près de trois tours, le Belge a martelé le rythme. Une scène surprenante : Van der Poel, septuple champion du monde, semblait en difficulté, figé sur la roue arrière, luttant visiblement contre le froid. La stratégie de Van Aert, risquée, fonctionnait-elle ?

Le retournement de situation : l’erreur fatale

Le scénario a basculé dans le troisième tour. Sur l’un des nombreux bacs à sable dissimulés sous la neige, Van Aert a commis une légère erreur de trajectoire. Une ouverture infime. Suffisante pour que Van der Poel, tel un prédateur, lance une accélération foudroyante et prenne une quinzaine de secondes d’avance.

La course semblait pliée. Mais le cyclo-cross est un sport de revenants. Au tour suivant, dans un virage anodin, c’est le leader néerlandais qui a perdu l’adhérence et a chuté. Van Aert, loin de renoncer, a refait toute la cassure en moins d’une boucle. Le spectacle était relancé, plus haletant que jamais.

Le duel final et la chute qui change tout

Pendant deux tours, les deux hommes se sont écharpés à coups d’attaques, de contre-attaques et de regards en coin. Van Aert, entrepreneur, bloquait même le passage dans les secteurs techniques pour perturber le rythme de son adversaire. L’équilibre était parfait.

Jusqu’au septième tour. Reprenant les commandes, Van der Poel a forcé l’allure dans une portion asphaltée verglacée. Sous la pression, Van Aert a perdu le contrôle à l’entrée d’un virage. La chute fut lourde. Le Belge a violemment heurté le sol de la hanche, puis s’est tordu la cheville en tentant de se rattraper. Le visage crispé par la douleur, il a tenté de continuer, mais boitait manifestement. Quelques centaines de mètres plus tard, la décision était prise : abandon. Un geste qui en dit long sur la gravité du choc.

Analyse : les raisons d’une invincibilité et les conséquences d’un abandon

La victoire de Mathieu van der Poel à Mol dépasse le simple compte des victoires (8 sur 8 cette saison). Elle révèle une dimension mentale inédite. Dominé physiquement en début de course, il n’a jamais paniqué. Il a attendu son heure, a capitalisé sur la micro-erreur adverse, puis a géré son effort en solitaire malgré le froid. Sa quête d’un huitième maillot arc-en-ciel à Tábor (République tchèque) semble plus solide que jamais.

Pour Wout van Aert, l’enjeu est différent. Au-delà de la défaite, cet abandon pose question. S’agit-il d’un simple accident sans suite ou d’un pépin physique qui pourrait perturber sa préparation pour les objectifs sur route à venir ? Sa réaction à la chute et sa décision rapide d’arrêter suggèrent une prudence justifiée. Le duel pour le titre mondial, s’il a lieu, n’en sera que plus électrique.

Un podium pour l’histoire et un cross légendaire

Derrière le drame des deux géants, Toon Aerts a signé une magnifique deuxième place, confirmant son statut de roi des conditions extrêmes. Felipe Orts, tenace, complète un podium méritoire qui restera dans les annales.

L’Exact Cross de Mol 2026 a offert bien plus qu’une course. Il a offert un récit complet : un décor sublime, des protagonistes au sommet, des rebondissements incessants et un dénouement tragique pour l’un, glorieux pour l’autre. Une parfaite démonstration de la magie cruelle et captivante du cyclo-cross. Le genre de journée qui forge les légendes et dont les fans parleront pendant des années. La rivalité Van der Poel – Van Aert, elle, a trouvé à Mol un nouvel épisode, peut-être le plus poignant à ce jour.

EF Education-EasyPost 2026 : le rose reste, mais la révolution textile a commencé

Un nouveau chapitre s’ouvre pour EF Education-EasyPost. Ce vendredi 2 janvier 2026, l’équipe a officialisé son partenariat avec l’équipementier suisse ASSOS et dévoilé le maillot qui l’accompagnera toute la saison. Fidélité au rose identitaire, détails futuristes, tenue unifiée pour les hommes et les femmes : derrière le design se cache une ambition technologique affirmée. Décryptage d’un équipement pensé pour le WorldTour.

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Le peloton mondial entre dans une ère nouvelle. Alors que la saison 2026 n’a pas encore débuté, EF Education-EasyPost a donné le ton en officialisant un changement stratégique. L’équipe américaine, emmenée par des leaders comme Richard Carapaz et Ben Healy, tourne la page Rapha et scelle un partenariat pluriannuel avec l’équipementier suisse ASSOS. Première concrétisation : le maillot de course 2026, présenté ce 2 janvier. Un mélange assumé de continuité visuelle et d’innovation radicale.

Un partenariat tissé autour de la performance extrême

Ce rapprochement n’est pas anodin. D’un côté, EF, formation reconnue pour son approche audacieuse et son identité forte. De l’autre, ASSOS, marque helvétique fondée en 1976, érigeant l’innovation textile en dogme avec 25 brevets à son actif. Leur philosophie commune ? Repousser les limites mesurables de la performance, sans jamais étouffer l’instinct du coureur.

« EF est connu pour défier les conventions. Cela résonne parfaitement avec l’ADN d’ASSOS : détruire, réinitialiser, améliorer » explique Edwin Navez, CEO de la marque. Leur objectif affiché : explorer « le futur de la vitesse », cet espace où la science des matériaux rencontre le dépassement humain. Ce maillot n’est donc qu’une première étape visible d’une collaboration axée sur la recherche et le développement.

Un design iconique, mais repensé dans le détail

À première vue, l’identité visuelle de l’équipe est préservée. Le rose fluo, signature absolue de la formation depuis des années, reste la couleur maîtresse du maillot, associé à des plages de blanc. Une continuité nécessaire pour la visibilité sponsor et la fidélité des supporters.

Mais le diable se niche dans les détails. ASSOS a insufflé une touche de modernité via un motif argenté discret, appliqué sur les manches et les épaules. Bien plus qu’un élément esthétique, ce traitement pourrait jouer un rôle en termes de réflexion lumineuse et marquer une distinction subtile. La coupe, elle, a été entièrement repensée à partir des retours des coureurs. Priorités affichées : une liberté de mouvement totale, une optimisation aérodynamique et une gestion pointue de la ventilation.

Une tenue unifiée pour une équipe unique

La grande nouveauté, symbolique et forte, réside dans l’uniformisation totale des tenues. Pour la première fois, l’équipe masculine EF Education-EasyPost et l’équipe féminine EF Education-Oatly vont évoluer dans un maillot strictement identique en 2026.

Ce choix va bien au-delà du marketing. Il envoie un message clair d’égalité et d’unité entre les deux structures. Même technologie, même attention au détail, même valeur accordée à la performance, quel que soit le peloton. Dans un monde cycliste où les équipes féminines ont souvent été traitées en parent pauvre, cette décision marque un engagement réel.

Bien plus qu’un maillot : un système de performance global

ASSOS ne vend pas un simple vêtement, mais un « système de performance ». Le maillot 2026 est le fruit d’un développement conjoint avec les staffs techniques et les coureurs de l’équipe. Chaque couture, chaque panel de tissu a été sélectionné pour répondre à des contraintes précises : gestion de la transpiration, réduction des frottements, compression musculaire ciblée.

La marque promet d’avoir « brisé des frontières technologiques » pour cet équipement. Si les spécifications exactes restent confidentielles, elles s’appuient sans doute sur des textiles brevetés comme le fameux « T.99 », connu pour son rapport poids/résistance/élasticité exceptionnel.

Et pour les amateurs ? Une version replica, fidèle au design et intégrant une partie des technologies pro – bien qu’adaptée à un usage endurance – sera commercialisée. De quoi permettre aux supporters de s’approprier cet esprit « frontière ».

Ce que ce changement dit de l’évolution du WorldTour

Ce partenariat EF-ASSOS s’inscrit dans une tendance lourde du cyclisme professionnel : la quête d’un avantage marginal par l’équipement. Les équipes ne cherchent plus seulement un fournisseur, mais un partenaire actif. Après la domination de marques comme Rapha ou Castelli, le retour en force d’ASSOS dans le WorldTour, via une équipe aussi médiatique qu’EF, redistribue les cartes.

Pour EF Education-EasyPost, 2026 s’annonce comme une année de transition technique, mais aussi symbolique. Avec ce maillot rose aux reflets argentés, l’équipe affiche sa volonté de rester elle-même tout en se réinventant. La course prouvera si ce tissu high-tech saura accompagner Carapaz, Healy et les autres dans leur quête de victoires. Une certitude : dans la bataille de l’image et de l’innovation, EF vient de marquer un point.

Bahrain-Victorious 2026 : le maillot qui cache une décennie de secrets

Finis les fonds blancs, place au bleu profond. Pour ses dix ans au plus haut niveau, Bahrain-Victorious dévoile un kit Alé 2026 bien plus qu’esthétique. Chaque détail, de la nuance Celeste au « X » discret, raconte l’histoire du royaume et celle de l’équipe. Décryptage d’une tunique conçue comme un récit.

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Une rupture visuelle chargée de sens

Ce vendredi 2 janvier, Bahrain-Victorious a tourné une page stylistique. La formation a présenté son nouveau maillot pour la saison 2026, conçu par Alé. Exit le fond blanc adopté en 2024, l’équipe renoue avec une dominante bleu marine, couleur matricielle de son identité. Un changement qui signe un retour aux sources, mais dans une version enrichie, complexe. Loin du simple redesign, cette tunique se veut un manifeste. Elle célèbre une décennie d’existence au sommet du cyclisme mondial tout en ancrant son récit dans les profondeurs de l’histoire bahreïnie.

Le bleu marin et le Celeste : une palette-territoire

À première vue, la base bleu marine semble classique. Elle est pourtant le premier chapitre d’une histoire visuelle. Ce bleu foncé incarne les eaux profondes du Golfe. Il représente la stabilité et l’enracinement. Mais le véritable coup de génie chromatique réside dans l’introduction du célèbre Celeste de Bianchi, déployé sur les manches et en inserts. Ici, cette teinte iconique dépasse le simple partenariat technique.

Elle est habilement réinterprétée comme une référence directe au surnom de Bahreïn : « le royaume des deux mers ». Le Celeste évoque les hauts-fonds, les lagunes turquoise et les bancs de sable clairs qui caractérisent l’archipel. Il fait écho à l’héritage maritime du pays, bâti sur la pêche perlière et la navigation. Selon les designers, cette nuance dialogue aussi avec les artefacts oxydés de la civilisation de Dilmun (IIIe millénaire av. J.-C.), dont les vestiges présentent des patines bleu-vert pâle. La boucle est bouclée entre patrimoine antique et identité moderne.

Le « X », signature discrète d’une décennie

L’œil averti repérera vite le détail le plus symbolique : un motif en forme de « X » traversant subtilement le torse. Il ne s’agit pas d’un simple effet graphique. Ce « X » est le chiffre romain pour dix. Il marque sans équivoque les dix années de la structure au plus haut niveau, depuis son entrée en WorldTour en 2017 (après une création en 2016).

Un second logo « X », plus petit, accompagne ce symbole. Il retrace, en filigrane, l’évolution de l’équipe : Bahrain-Merida, Bahrain-McLaren, puis Bahrain-Victorious. Cette double signature est un exercice de style rare. Elle inscrit la mémoire collective dans le tissu même du vêtement, rendant hommage à un parcours fait de transitions et de consolidation.

Narrations croisées : sponsors, hommage et unité visuelle

Ce maillot est également une carte d’identité partenariale actualisée. Le partenaire titre, Bapco Energies, garde sa visibilité centrale. Le nouveau venu, le groupe de luxe immobilier OMNIYAT, fait son apparition sur les flancs et les manches. La marque Bianchi, au-delà de sa couleur, affirme sa présence.

L’unité visuelle est poussée à son maximum. Les motifs aquatiques et les dégradés de bleus se retrouvent sur le cuissard, les chaussettes, et inspirent même le design du casque et du cadre du vélo. Cette cohérence totale crée un bloc identitaire saisissant sur la route.

Enfin, un détail poignant rappelle que l’histoire d’une équipe est aussi humaine. Le patch « #RideForGino », discrètement présent, perpétue le souvenir du talentueux Gino Mäder, disparu en 2023. L’hommage et la mémoire font aussi partie du récit tissé dans ce maillot.

Bien plus qu’un équipement, un document

Avec ce kit 2026, Bahrain-Victorious et Alé ont réalisé un exercice ambitieux. Ils ont transcendé la fonction technique du vêtement sportif pour en faire un support de narration riche. Géographie, histoire millénaire, parcours sportif, partenariats et hommage s’y entremêlent avec subtilité.

Dans la course à la différenciation visuelle du peloton, où certains jouent la sobriété éternelle, Bahrain-Victorious assume un choix inverse : la densité symbolique. Ils ne présentent pas simplement un nouveau maillot. Ils soumettent aux observateurs un document à décrypter, où chaque ligne et chaque couleur racontent une partie de leur légende, désormais inextricablement liée à celle du Royaume des Deux Mers.

Van der Poel à Baal : Une victoire de plus, un mystère de moins

Sous un ciel bas de Belgique, la machine Van der Poel a encore fonctionné. À Baal, pour le traditionnel GP Sven Nys, le champion du monde a signé son septième succès de l’hiver. Malgré une chute et la résistance inattendue d’Emiel Verstrynge, le Néerlandais a rappelé les fondamentaux de son règne : sang-froid et puissance implacable. Décryptage d’une victoire qui en dit long sur son invincibilité, à la veille du retour de son grand rival, Wout Van Aert.

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Le circuit de Baal, labouré par les pluies hivernales, est bien plus qu’une épreuve du calendrier. C’est un monument du cyclo-cross, un test de vérité où la boue écrit l’histoire. Ce jeudi, l’histoire écrite avait un auteur déjà connu, mais un scénario aux rebonds inédits. Mathieu Van der Poel y a remporté sa sixième victoire en six participations, consolidant un invincibilité qui devient la narration principale de l’hiver.

La résistance inattendue d’Emiel Verstrynge

Contrairement à certaines de ses démonstrations solitaires, Van der Poel a dû composer avec un adversaire surprise. Alors que l’absence des cadors Wout Van Aert et Tibor Del Grosso laissait présager un exercice de style en solitaire, le jeune Belge Emiel Verstrynge (Crelan-Corendon) a refusé le script préétabli.

Sur l’accélération foudroyante du champion du monde dès le second tour, le peloton a immédiatement craqué. Tous, sauf Verstrynge. « Je me suis dit : accroche-toi, quoi qu’il arrive » a-t-il confié après la course. Une détermination payante qui a tenu près de la moitié de l’épreuve, créant un duel inattendu et réveillant les spectateurs massés sur les talus.

Le sang-froid du patron : l’incident révélateur

Le moment clé de la course s’est produit à mi-parcours. Dans un virage glissant, Van der Poel a perdu l’adhérence et a durement touché le sol boueux. Une brèche. L’occasion rêvée pour Verstrynge de passer à l’offensive et de croire, l’espace d’un instant, à l’exploit.

Mais c’est là que se construit la légende. Aucune panique, aucun geste brusque. Le Néerlandais s’est relevé, a repris son vélo avec une froideur déconcertante, et a simplement recommencé à pédaler. Plus fort. « Après une chute, il ne faut pas s’affoler, il faut relancer la machine progressivement mais fermement » analysera-t-il à l’arrivée. En trois passages, il avait rattrapé, dépassé et commencé à distancer son ultime rival. Une démonstration de force mentale aussi impressionnante que physique.

Derrière le duel : la bataille pour l’ombre du podium

L’attention portée au duo de tête ne doit pas occulter l’intensité de la course pour la troisième place. Dans un groupe d’échappés tardifs, Thibau Nys, porté par l’émotion de courir à domicile sur l’épreuve portant le nom de son père, a livré un combat serré face au récent champion d’Europe Toon Aerts et au leader du classement général du X2O Badkamers Trofee, Joris Nieuwenhuis.

C’est finalement le jeune Nys qui a eu le dernier mot, offrant au public local une conclusion émouvante sur le podium. Un résultat qui témoigne de la densité de la compétition, même lorsque Van der Poel semble habiter une autre dimension.

L’invincibilité en chiffres et la suite qui fait trembler

Les statistiques parlent d’elles-mêmes :

  • 7 courses, 7 victoires cet hiver.
  • 31 succès sur ses 32 derniers cyclo-cross.
  • 6 participations, 6 victoires à Baal.

Mais derrière ces chiffres se profile l’horizon que tous les fans attendent : la reprise du duel fondateur. Dès ce vendredi à Mol, dans le cadre de l’Exact Cross, Wout Van Aert fera son retour. Le Belge, absent de Baal, représente le seul contre-pouvoir crédible à l’hégémonie du champion du monde.

La victoire de Baal, acquise sur Verstrynge et Thibau Nys, était donc le dernier acte d’une mise en condition quasi-parfaite. Elle démontre que Van der Poel peut gagner en force, en intelligence, et même en gestion d’un incident. Un état de forme qui place la barre très haut pour ses adversaires, à l’aube d’un week-end décisif et de l’ultime objectif : les Mondiaux de Hulst, le 1er février.

Baal 2026 n’était pas la démonstration écrasante que certains prévoyaient. Ce fut plus instructif. Une course où Mathieu Van der Poel a prouvé que son armure avait une nouvelle faille – la chute – mais qu’il possédait les outils mentaux pour la colmater instantanément. Face à une résistance honorable, il a répondu par la régularité d’un métronome. Un message clair, à la veille des grandes retrouvailles.

Alpecin-Premier Tech 2026 : pourquoi le bleu fait son grand retour

Le 1er janvier 2026 s’ouvre sur une vague de révélations vestimentaires dans le peloton. Parmi elles, Alpecin-Premier Tech frappe fort en renouant avec son identité bleue, abandonnée depuis 2022. Une décision stratégique qui va au-delà de l’esthétique. Analyse d’un maillot qui va marquer la saison.

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L’année cycliste 2026 commence par un festival de couleurs. Les équipes WorldTeam lèvent progressivement le voile sur leurs nouvelles tuniques. Dans ce paysage, la formation Alpecin-Premier Tech opère un virage chromatique significatif. Exit le gris de la saison précédente, place à un retour aux fondamentaux : un bleu profond, décliné en dégradé, redevient la couleur phare du maillot.

Un choix esthétique aux racines stratégiques

Le bleu n’est pas anodin. Il est la couleur historique du sponsor Premier Tech et avait marqué les esprits en 2022. Son retour n’est pas un simple caprice design. Il s’agit d’un repositionnement identitaire fort, intervenant après une saison de transition visuelle. Selon Philip Roodhooft, manager de l’équipe, cette évolution s’inscrit dans une vision à long terme.

« Nous construisons une histoire cohérente a-t-il expliqué. Le bleu est une couleur qui nous représente, fédère les supporters et s’inscrit dans la durée. » Ce recentrage s’accompagne d’un ajustement partenarial : bien que le contrat titre avec Deceuninck soit arrivé à son terme, la marque reste un sponsor de l’équipe masculine, démontrant une relation pérenne au-delà des simples intitulés.

Une tunique technique pour des ambitions élevées

Confiée au spécialiste tchèque Kalas, la tenue 2026 allie symbolique et performance. Le maillot, à dominante bleue, est rehaussé d’un insert noir sur les flancs, assurant une silhouette dynamique. Le short assorti, dans un ton foncé, complète l’ensemble pour une aérodynamique optimisée.

Cette tunique ne sera pas seulement un vêtement d’apparat. Elle fera ses premiers tours de roue dès ce jeudi 1er janvier, portée par Mathieu van der Poel à l’occasion du X2O Trofee de Baal, une épreuve de cyclo-cross où le champion est attendu. Jasper Philipsen et le reste de la brigade masculine l’endosseront ensuite sur route, avec le Tour des Émirats arabes unis comme premier objectif majeur.

Fenix-Premier Tech : la stabilité comme credo

Côté féminin, la stabilité est de mise. La structure, qui adopte désormais officiellement le nom Fenix–Premier Tech, conserve l’orange comme couleur signature. Le changement principal réside dans l’intégration discrète mais visible du logo Premier Tech sur le torse, harmonisant l’identité visuelle avec la branche masculine.

Le design, très proche de l’une des trois versions portées en 2025, mise sur la continuité. Un choix qui témoigne d’une volonté d’ancrer l’équipe dans le paysage, sans rupture brutale, afin de capitaliser sur la notoriété déjà acquise.

Le maillot, reflet d’une philosophie d’équipe

Au-delà du tissu et des couleurs, ce dévoilement raconte une histoire. Celle d’une équipe structurée, qui gère son identité avec la même précision que ses plans de course. Le retour du bleu chez les hommes et la persistance de l’orange chez les femmes dessinent les contours de deux entités distinctes mais complémentaires, partageant une même recherche d’excellence.

Dans l’écosystème très concurrentiel du cyclisme professionnel, le maillot est bien plus qu’un uniforme. C’est un vecteur de communication, un élément de cohésion et un signal adressé au peloton. Alpecin-Premier Tech, par ce choix audacieux de revenir à ses racines colorimétriques, envoie un message clair : en 2026, l’équipe entend concilier tradition et performance. La saison dira si ce bleu sera aussi la couleur de la victoire.

Maillot orange pour ces dames et maillot bleu pour ces messieurs. Image : @Alpecin_PremierTech

Louis Barré rejoint Visma-Lease a Bike : le pari audacieux de la Jumbo-Visma pour dominer les Classiques

C’est officiel depuis ce jeudi 1er janvier : Louis Barré (25 ans) s’engage avec Visma-Lease a Bike jusqu’en 2028. Un transfert anticipé, né de la fusion Intermarché-Wanty et Lotto, qui offre au puncheur français un cadre propice à l’explosion. Objectif affiché : renforcer le bloc néerlandais sur les classiques vallonnées et servir de levier aux leaders sur les courses par étapes. Analyse d’un recrutement ciblé.

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Le transfert tant attendu est scellé

Les rumeurs circulaient depuis l’automne. Elles se concrétisent aujourd’hui par un communiqué officiel. Louis Barré, l’un des espoirs tricolores des Classiques, quitte l’univers Intermarché-Wanty pour endosser le maillot jaune et noir de Visma-Lease a Bike. Le contrat, d’une durée de trois ans, le lie à la formation néerlandaise jusqu’à la fin de la saison 2028.

Ce mouvement intervient dans un contexte de remaniement au sein du World Tour. La fusion programmée entre Intermarché-Wanty et Lotto Dstny a créé une fenêtre de transfert inattendue, permettant au Nantais de se libérer de son engagement initial. Une opportunité que la structure dirigée par Richard Plugge a saisie sans hésitation, consolant ainsi son vivier de coureurs sur le terrain exigeant des ardennaises et des flandriennes.

Visma-Lease a Bike : un écosystème taillé pour la performance

Pour Louis Barré, ce choix dépasse la simple logique contractuelle. Il s’agit d’une adhésion à une philosophie. « L’équipe est innovante dans tous les domaines : nutrition, matériel, méthodologie d’entraînement, récupération… » a-t-il déclaré. « Je suis convaincu que c’est ici que je pourrai devenir la meilleure version de moi-même. »

Une déclaration qui résume l’attractivité de Visma-Lease a Bike, devenue en quelques années un laboratoire de la performance cycliste. Le coureur de 25 ans rejoint un dispositif où la marginale amélioration est érigée en credo. Il y retrouvera trois compatriotes : le récent recrut Bruno Armirail, Christophe Laporte et Axel Zingle, formant un petit noyau français au sein de la puissance néerlandaise.

Un profil ciselé pour les terrains boursouflés

Les commentaires des dirigeants de Visma sont sans équivoque. Grischa Niermann, directeur sportif emblématique de l’équipe, a salué un profil parfaitement adapté à leur stratégie. « Louis nous a impressionnés lors des classiques vallonnées les plus exigeantes. Il a démontré une résistance et une intelligence de course rares pour son âge. Son 6ème place à l’Amstel Gold Race 2025 ou ses tops 10 réguliers sur des courses telles que la Flèche Brabançonne et le Grand Prix de Montréal n’ont pas échappé à notre radar. »

Le potentiel de Barré est en effet saisissant. Malgré l’absence encore d’une victoire professionnelle majeure à son palmarès, son constat d’étapes est impressionnant par sa régularité en haut niveau : 3ème de Paris-Camembert et d’une étape du Dauphiné en 2025, 4ème d’une étape du Tour de Romandie, sans oublier une participation remarquée à son premier Tour de France. Il possède cette pointe de vitesse et cette résistance dans les efforts courts et intenses qui définissent les puncheurs de classe mondiale.

Mission claire : étoffer un collectif déjà surpuissant

La feuille de route est clairement établie. Barré est recruté en tant qu’élément-clé pour les Classiques vallonnées. Son rôle ? D’abord renforcer le collectif autour de Wout van Aert et de ses leaders, en apportant une option tactique supplémentaire dans les finales nerveuses de l’Amstel Gold Race, de la Flèche Wallonne ou de Liège-Bastogne-Liège. Ensuite, viser ses propres résultats sur les courses d’un jour et les étapes vallonnées des grands tours.

« Je veux me concentrer sur les Classiques, car c’est là que je m’exprime le mieux, a-t-il confirmé. Mais je suis aussi impatient de progresser sur les courses par étapes d’une semaine et de soutenir nos leaders dans la conquête des grands classements. » Cette déclaration esquisse un profil complet, capable de basculer du rôle d’équipier luxueux à celui de finisseur opportuniste.

Une étape décisive dans la carrière de Barré

Ce transfert représente bien plus qu’un simple changement d’employeur. C’est un saut qualitatif, un passage dans la cour des grands. Chez Visma-Lease a Bike, Louis Barré va être exposé à un niveau d’exigence, de technologie et de préparation inédit. L’encadrement, la pression, mais aussi les opportunités, seront démultipliés.

Le défi est de taille : s’intégrer à une machine huilée, trouver sa place dans une hiérarchie très compétitive, et transformer son potentiel en résultats tangibles. Si l’équipe a vu en lui un « atout majeur pour les courses les plus difficiles » c’est maintenant à lui de le prouver sur la route.

L’histoire commence officiellement ce 1er janvier 2026. Le chapitre Visma de Louis Barré s’écrira sur les pentes du Mur de Huy, des Côtes de la Redoute, et peut-être bientôt, sur les plus grands podiums du cyclisme mondial. Un pari partagé entre un coureur en quête d’excellence et une équipe qui ne recrute jamais par hasard.

1er janvier 2026 : le jour où le cyclisme français a changé de visage


Date symbolique et officielle du transfert. Rituel immuable. Ce 1er janvier 2026, le paysage du cyclisme mondial se recompose à travers l’objectif des photographes. Deux Français, Kevin Vauquelin et Benoît Cosnefroy, incarnent ce renouveau en arborant les couleurs de géants. Analyse d’une journée où chaque sourire cache un plan de conquête.

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Ce 1er janvier 2026 n’est pas un jour comme les autres. Alors que le monde échange ses vœux, le peloton professionnel, lui, officialise ses ambitions. La tradition annuelle de la « photo du maillot » bat son plein, et cette édition est historique pour le cyclisme français. Deux visages résument ce tournant : le sourire conquérant de Kevin Vauquelin sous les couleurs INEOS Grenadiers, et la froide détermination de Benoît Cosnefroy en tenue UAE Team Emirates XRG. Derrière les poses protocolaires, c’est toute une stratégie de saison qui se met en place.

Le rituel du 1er janvier : une mise en scène aux enjeux colossaux

Chaque 1er janvier, les équipes transforment une simple séance photo en opération de communication à haut débit pour leurs nouveaux venus. Plus qu’un dévoilement esthétique, c’est l’acte de naissance officiel des projets sportifs. Les contrats prennent vie, les hiérarchies se dessinent, et les premiers messages sont envoyés à la concurrence. En 2026, ce rituel prend une résonance particulière avec le mouvement de deux des principaux talents tricolores, agitant les perspectives pour les Classiques et les Grands Tours.

Kevin Vauquelin : l’entrée dans la forteresse INEOS

La photographie est sans appel. Aux côtés de Dorian Godon le champion de France, Kevin Vauquelin porte désormais les bandes orangées et l’écusson grenadier. L’une des transitions les plus attendues de l’hiver est consommée. Pour le coureur français, réputé pour son punch et ses qualités de grimpeur, intégrer la structure britannique signifie accéder à un nouveau palier.

INEOS Grenadiers, avec son approche scientifique et son arsenal technologique, offre à Vauquelin le cadre idéal pour structurer son immense potentiel. L’attente est claire : transformer les places d’honneur en victoires. Son rôle, entre leader sur certaines courses par étapes et luxueux équipier sur les Grands Tours, sera l’une des intrigues de ce début d’année. Le maillot qu’il arbore ce 1er janvier est la matérialisation d’une pression dorée, mais aussi d’une immense opportunité.

Benoît Cosnefroy : le puncheur au pays de Pogačar

Si la tenue d’INEOS annonce une évolution, celle de UAE Team Emirates provoque une révolution. La révélation du maillot 2026 de la formation émiratie, toujours conçu par Pissei avec son alliance de blanc, de rouge et de noir, s’accompagne d’une nouvelle fracassante : Benoît Cosnefroy en est désormais un élément central.

Présenté officiellement comme coéquipier de Tadej Pogačar, le Français trouve ici la consécration de son statut de puncheur d’élite mondial. Sa mission ? Apporter son agressivité et son sens tactique sur les terrains vallonnés des Classiques Ardennaises et servir de pointe acérée pour le leader slovène sur les profils exigeants. Intégrer la première équipe mondiale (UCI) le place sous les projecteurs les plus intenses. Son sourire sur la photo de ce 1er janvier 2026 en dit long : il est prêt pour le plus grand défi de sa carrière.

Stratégie d’équipe : le maillot, étendard d’une ambition

Ces révélations ne sont pas que sportives. Elles sont le fruit d’une stratégie globale. Le design épuré et reconnaissable d’INEOS véhicule une image de puissance et de stabilité. L’évolution graphique, mais dans la continuité, du maillot UAE, vise à ancrer une dynastie tout en restant moderne.

Pour les sponsors, ces clichés du 1er janvier sont un moment de visibilité maximale. Pour les fans, ils matérialisent les espoirs de la nouvelle saison. Voir Cosnefroy aux côtés de Pogačar ou Vauquelin dans l’uniforme grenadier, c’est déjà projeter des scénarios de victoires.

2026, l’année de tous les possibles

Ainsi, ce 1er janvier 2026 pose les fondations d’une saison passionnante. Les transferts sont actés. Les tenues sont dévoilées. Les visages sont déterminés. Pour Kevin Vauquelin et Benoît Cosnefroy, le compte à rebours est terminé. La longue route vers les premiers objectifs – le Tour Down Under, Paris-Nice, les Classiques – commence maintenant.

Le rituel des photos est une fin et un commencement. La page 2025 est tournée. L’histoire de 2026, elle, s’écrira sur les routes, avec ces nouveaux maillots pour uniformes et ces ambitions décuplées pour carburant. Le peloton français n’a jamais paru aussi bien armé pour briller au plus haut niveau.

Evenepoel dévoile son nouvel arsenal : le maillot qui va redéfinir sa légende

Le 1er janvier 2026 restera une date charnière. Remco Evenepoel, désormais officiellement coureur Red Bull-BORA-hansgrohe, lève le voile sur son premier maillot sous ses nouvelles couleurs. Entre symboles olympiques et arc-en-ciel, cette tunique incarne plus qu’un simple changement d’équipe. Elle marque le début d’une ère.

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L’heure du grand saut a sonné. Ce jeudi 1er janvier, alors que le monde entame une nouvelle année, Remco Evenepoel tourne une page décisive de sa carrière. Le champion belge a officiellement endossé les couleurs de la Red Bull-BORA-hansgrohe, dévoilant avec solennité le maillot qu’il portera tout au long de la saison 2026. Un moment ritualisé, attendu par tout le peloton et les fans, signant la concrétisation visuelle d’un transfert qui agite le microcosme cycliste depuis des mois.

Un design chargé d’histoire : le palmarès brodé sur le tissu

L’analyse de la tunique ne laisse place à aucun hasard esthétique. Chaque détail raconte une victoire, une identité.

L’encolure du maillot. Les couleurs arc en ciel qui cerclent le col, ne sont pas anodines. Elles font directement référence à son titre de champion du monde sur route 2022. Un rappel permanent de son statut de phénomène complet, capable de briller en solo comme en groupe.

Les manches arc-en-ciel : l’héritage mondial. Bien que n’étant plus champion du monde en titre, le Brabançon conserve le droit de porter les bandes arc-en-ciel au niveau des manches, hommage à son triomphe à Wollongong. Ces liserés restent le graal visuel du cyclisme, un passeport pour l’éternité. Toujours sur les manches, le sceau olympique avec sa couleur or, qui cercle les bras. Références directes aux titres Olympiques (contre-la-montre et course en ligne) conquis par Evenepoel aux Jeux de Paris 2024. Un rappel permanent de son statut de phénomène complet, capable de briller en solo comme en groupe.

La fusion des identités. Le maillot opère une synthèse subtile entre le rouge vif et l’agressivité marketing de Red Bull, et la structure éprouvée de l’ancien bloc BORA-hansgrohe. Il symbolise la nouvelle dynamique de l’équipe : un mélange de puissance financière, d’innovation et d’expérience terrain.

2026 : pourquoi ce transfert change la donne pour Evenepoel ?

Le passage de Soudal Quick-Step, son équipe formatrice, vers la structure germano-autrichienne est bien plus qu’un changement d’employeur. C’est un recalibrage stratégique total.

Une équipe dédiée à ses ambitions Grands Tours. Red Bull-BORA-hansgrohe a construit, recruté et communiqué avec un objectif clair : doter Evenepoel de l’équipe la plus solide possible pour conquérir le Tour de France. Une mission que la formation belge, malgré ses qualités, ne pouvait plus pleinement remplir.

La pression du premier départ. Selon les premières informations recueillies, la première apparition officielle d’Evenepoel sous ce nouveau maillot est prévue lors du Challenge de Majorque, fin janvier. Cette série de courses ensoleillées servira de banc d’essai, de première respiration compétitive dans un dispositif inédit. Tous les regards seront braqués sur l’alchimie avec ses nouveaux coéquipiers.

La fin d’une époque, le début d’une autre. Jusqu’à la dernière minute de 2025, le Belge était contraint de s’entraîner et de apparaître sous les couleurs Quick-Step. Ce 1er janvier marque une libération symbolique et contractuelle. Il n’est plus « l’enfant prodige de la Wolfpack », mais le leader absolu d’un projet sur-mesure.

Le maillot, objet marketing et viral par excellence

Au-delà de la performance, ce dévoilement est un coup de maître communicationnel. Dans l’ère Discover, une image forte, chargée de symboles et liée à une star, a un potentiel viral immense.

La photo d’Evenepoel dans son nouveau maillot, diffusée au premier jour de l’année, est un contenu parfaitement calibré : elle mêle l’esthétique sportive, la narration d’un nouveau chapitre et la satisfaction d’une attente collective. Elle parle aux initiés comme aux curieux.

Plus qu’un tissu, une armure.

Le maillot présenté ce 1er janvier n’est pas un simple uniforme. C’est l’étendard d’une nouvelle croisade pour Remco Evenepoel. Il matérialise un transfert historique, résume un palmarès déjà légendaire et annonce des ambitions démesurées. Lorsqu’il s’élancera à Majorque, ce sera vêtu des espoirs de toute une structure. Son ancien maillot est désormais une relique. Le nouveau devient son armure pour conquérir l’avenir. La saison 2026 est officiellement ouverte.

Alpe d’Huez en double dose : le Tour de France 2026 joue son va-tout dans un final apocalyptique

Pour la première fois dans l’histoire, le Tour de France visitera l’Alpe d’Huez lors de deux étapes consécutives. Ce final alpin inédit, associé à un Grand Départ à Barcelone et un contre-la-montre décisif, dessine une édition 2026 délibérément spectaculaire et brutale. Une conception audacieuse qui pourrait redéfinir la hiérarchie jusqu’au dernier souffle sur les 21 lacets. Plongée dans les arcanes d’un parcours pensé pour l’exploit.

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Christian Prudhomme et son équipe ont dévoilé leur arme absolue pour le Tour de France 2026 : une fin de course conçue comme un piège alpin. Au cœur de cette stratégie, un scénario inédit. Les 19e et 20e étapes se termineront toutes deux au sommet du sanctuaire du cyclisme, l’Alpe d’Huez. Une répétition ? Bien au contraire. Il s’agit d’une double sentence, chaque fois prononcée par un chemin différent, pour une semaine alpine destinée à pulvériser les dernières résistances.

Un parcours 2026 sous le signe de la démesure

L’édition 2026, qui s’élancera de Barcelone pour la première fois, affiche une volonté claire : diversifier les terrains de bataille tout en concentrant le dénouement dans un final explosif. Sept massifs sprints sont au programme, mais l’accent est résolument mis sur la haute montagne et le contre-la-montre.

Après des incursions dans les Pyrénées (arrivée au sommet à Gavarnie-Gèdre), le Massif central (Le Lioran) et les Vosges (Le Markstein), la course basculera dans les Alpes pour un final d’une rare intensité. Le contre-la-montre individuel de la 16e étape (26 km) servira de prélude technique avant l’offensive générale. Le Plateau de Solaison (étape 15) et Orcières-Merlette (étape 18) serviront de prémices. Puis viendra l’apothéose.

L’étape 19 : Le rituel immuable des 21 lacets

Vendredi 24 juillet 2026. La première salve. L’ascension se fera par la voie royale, celle des 21 lacets légendaires. Une montée plus courte (13,8 km à 8,1%) mais d’une intensité psychologique unique. Chaque virage, portant le nom d’un vainqueur passé – de Coppi à Pinot –, pèse sur les épaules des coureurs. Dans ce contexte d’une deuxième semaine très dense, cette étape pourrait servir de tremplin pour un baroudeur ou de première estocade pour un prétendant au général. La stratégie des équipes sera cruciale : faut-il y aller pour gagner ou simplement contenir ? La réponse pourrait se trouver dans les écarts minimes créés la veille à Orcières-Merlette.

Profil de la 19e étape du Tour de France 2026

L’étape 20 : L’épreuve de vérité par l’envers du décor

Samedi 25 juillet. Le coup de grâce. L’organisation a réservé son chef-d’œuvre pour l’avant-dernier jour. Le parcours est simplement colossal : près de 130 km et 5 600 m de dénivelé positif au cœur des plus grands cols des Alpes.

Le scénario est écrit pour un duel épique : le Col de la Croix de Fer, le Télégraphe, puis l’iconique Galibier (2 642 m) constitueront la sélection naturelle. Mais la véritable innovation réside dans la fin. Après la descente du Galibier, les coureurs n’affronteront pas directement les lacets. Ils emprunteront le Col de la Sarenne (12,8 km à 7,3%), versant sauvage, étroit et beaucoup moins fréquenté.

Cette ascension technique et imprévisible, déjà gravie par le Tour en 2013, ajoute une couche d’incertitude tactique et d’usure physique avant les ultimes kilomètres vallonnés menant au pied de l’Alpe d’Huez… pour une dernière montée, par le bas cette fois, vers la ligne d’arrivée commune. Une double ascension de la station en une seule étape, par deux versants différents. Du jamais vu.

Profil de la 20e étape du Tour de France 2026

Analyse : Une bonne idée pour le spectacle et le général ?

L’annonce de ce double final soulève des questions stratégiques et philosophiques.

Pour le spectacle et les médias : C’est un coup de maître. La promesse de deux jours de folie sur le site le plus médiatique du cyclisme garantit l’audience et une tension narrative maximale. Le grand public identifie immédiatement l’enjeu.

Pour la course au général : Le risque était de rendre les étapes 19 trop attendue, les favoris se neutralisant pour se réserver pour l’étape-reine du lendemain. Cependant, la proximité de l’arrivée à Paris (le surlendemain) et la difficulté extrême de l’étape 20 pourraient au contraire inciter les plus audacieux à frapper dès le premier jour pour creuser un fossé psychologique. La course au maillot jaune pourrait donc se jouer sur un subtil équilibre entre économie d’énergie et prise de risque.

Le point de vue des puristes : Certains regretteront le manque de diversité dans ce final alpin, avec trois arrivées au sommet très rapprochées (Orcières, Alpe, Alpe). Le contre-la-montre de la 16e étape reste cependant un puissant levier pour varier les profils de vainqueurs potentiels.

L’Étape du Tour 2026 : Le défi ultime pour les amateurs

Quelques jours avant les pros, 16 000 cyclistes amateurs auront le privilège de se frotter à ce parcours historique de la 20e étape lors de L’Étape du Tour de France. Ils affronteront ainsi la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier, l’ascension redoutable du Col de la Sarenne et la montée finale vers l’Alpe d’Huez. Une aventure d’une rare authenticité, sur des routes chargées d’histoire, promise à devenir légendaire.

Un pari audacieux qui pourrait faire date. En misant sur une double dose d’Alpe d’Huez, le Tour de France 2026 choisit la surenchère émotionnelle et la difficulté pure. Ce final alpin en deux actes, entre rituel classique et innovation par la Sarenne, est conçu pour éviter le statu quo et forcer le destin. Reste à savoir quel champion saura écrire son nom, non pas une, mais deux fois, sur le livre d’or de la légende. Une certitude : les 24 et 25 juillet 2026, le monde du cyclisme aura les yeux braqués sur l’Isère.

Mikel Landa face à son destin : la dernière danse du grimpeur ?

À l’aube de sa 17e saison, Mikel Landa porte un regard lucide sur son présent et son futur. Libéré du rôle de lieutenant, le Basque de Soudal Quick-Step hérite d’un double mandat pour 2026 : leader sur le Giro d’Italia, chasseur de victoires sur le Tour de France. Une saison de vérité pour un coureur qui n’a plus gagné depuis 2021 sur le Tour de Burgos et dont le contrat s’achève en décembre. Entre revanche et renaissance, récit d’une année qui sentira le soufre et l’acier.

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Un plan de bataille clair : Giro pour la gloire, Tour pour la fulgurance

Le calendrier de Mikel Landa pour 2026 ne laisse place à aucun doute. C’est une stratégie en deux actes, pensée pour maximiser ses qualités et son expérience. « L’idée est de commencer par le Tour de Valence début février, puis d’enchaîner Catalogne, Pays Basque, le Giro et le Tour » détaille le principal intéressé dans une interview accordée à Deia.

Le premier objectif est une revanche. Le Giro d’Italia 2025 reste un traumatisme : une lourde chute en Albanie dès le premier jour, un abandon forcé, des mois de douleurs lombaires. « Je n’ai pas encore totalement tourné la page, confie-t-il. J’y retourne avec cette petite envie de voir si je suis capable d’en profiter. » Dans une équipe Soudal Quick-Step qui alignera le sprinteur Paul Magnier, Landa sera l’homme du classement général, épaulé par des grimpeurs comme le jeune italien Giovanni Garofoli.

Puis viendra juillet, et un rôle inédit. « Pour le Tour, on m’a donné la liberté de chercher des étapes. C’est quelque chose qui m’attire, car je ne l’ai jamais vraiment fait. » Face à la domination annoncée de Tadej Pogačar et à un plateau ultra-compétitif, l’Espagnol opte pour la fulgurance plutôt que la régularité. Il sera accompagné dans cette quête par des rouleurs-puncheurs comme Valentin Paret-Peintre, tandis que Tim Merlier veillera sur les sprints.

Le départ d’Evenepoel : Une libération et une nouvelle responsabilité

Le transfert de Remco Evenepoel chez Red Bull-Bora-Hansgrohe a profondément remodelé l’équilibre interne de la Soudal Quick-Step. L’équipe belge, un temps orientée Grand Tour, revient à son ADN de chasseur de victoires sur les Classiques et les étapes.

Pour Landa, ce départ n’est pas une perte, mais une opportunité. « L’équipe redevient ce qu’elle était : une Lotto pour les sprinteurs ou les classiques. Pour les classements généraux, je redeviens le leader » analyse-t-il. Ce changement de statut, couplé à une réflexion approfondie avec le staff, a donné naissance au programme 2026. « Ensemble, nous avons trouvé ce calendrier et il me motive vraiment. »

2025 : Une saison écourtée, une fraîcheur préservée ?

L’accident du Giro a tronçonné sa saison. Avec seulement 45 jours de course, Landa n’a pas accumulé la fatigue habituelle d’un coureur de Grands Tours. « Je n’ai pas terminé l’année épuisé comme en 2024, souligne-t-il. J’espère que cette fraîcheur me sera bénéfique. »

Les indicateurs de fin de saison étaient pourtant positifs. Une 4e place au Tour de Catalogne, un 7e à Tirreno-Adriatico, et surtout une échappée remarquée sur la Vuelta, où il a été battu au sprint par Egan Bernal. « Ce jour-là, j’étais très bien. Cela m’a prouvé que le niveau était toujours là » assure-t-il. Cette performance a balayé les doutes nés de ses problèmes de dos persistants.

L’Épée de Damoclès : L’avenir au-delà de 2026

La question plane sur toute sa saison. Son contrat s’achève en décembre 2026. À 36 ans, est-ce la dernière ligne droite ? « Aujourd’hui, j’ai autant de chances de raccrocher le vélo que de continuer » lance-t-il, pragmatique.

Ses critères sont clairs : le plaisir, le niveau et la confiance de l’équipe. « Si je continue à m’amuser, si je suis à mon niveau et que l’équipe me veut, je continuerai. » Installé dans le projet Soudal Quick-Step, il espère y terminer sa carrière. « Je me sens bien ici, apprécié, j’ai trouvé ma place. »

La soif intacte d’une victoire

Le chiffre est là, en travers de la gorge : plus de victoire depuis le Tour de Burgos 2021. « Ça me tracasse, reconnaît Landa. C’est un objectif clair chaque saison. » L’approche 2026, avec une pression différente sur le Tour, pourrait être la clé.

« Être le meilleur un jour, ressentir à nouveau ces sensations, c’est unique » avoue-t-il. Le Giro lui offre un cap pour le classement général, mais c’est peut-être sur les pentes du Tour, en petit comité, que la magie pourra enfin opérer. Pour Mikel Landa, 2026 ne sera pas une saison de transition, mais une saison de définition. Celle qui dira si le grimpeur a encore un coup d’éclat à offrir, ou s’il entame, lucide et combatif, son ultime descente.

Sombrez-vous dans les années maillot jaune ? Le grand quizz des Tours oubliés

Entre deux années, un défi temporel vous attend. Le Tour de France, plus qu’une course, est une mémoire collective. Ses victoires, ses drames et ses exploits dessinent une chronologie unique. Mais sauriez-vous les replacer avec précision ? À l’heure où 2025 bascule vers 2026, testez votre connaissance intime de la Grande Boucle. Prêt pour ce voyage dans le temps ?

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La fin d’une année invite au bilan. Pour les amoureux du cyclisme, la mémoire est jalonnée de dates, de chiffres et d’étapes légendaires. Le Tour de France, depuis 1903, fonctionne comme un calendrier parallèle. On se souvient souvent de l’événement, moins de son millésime exact. À l’orée de 2026, voici l’occasion de jauger votre expertise.

Ce quizz n’est pas un simple test de connaissances. C’est une immersion dans l’ADN de la course. Une vérification de votre culture cycliste. Des polémiques aux triomphes les plus purs, chaque question raconte un pan d’histoire. Lancez-vous.

Partie 1 : Les années de rupture et de première fois

L’évolution du Tour se lit dans ses innovations et ses ouvertures. Ces moments ont redessiné les contours de l’épreuve.

Question 1 : Le mythique maillot à pois, symbole de la souffrance et de la gloire des grimpeurs, a fait son apparition sur les routes du Tour. En quelle année cette distinction a-t-elle été instituée pour récompenser le meilleur grimpeur ?

A) 1933
B) 1953
C) 1975
D) 1986

La réponse est… 1975. Sponsorisé par la marque de confiserie « Chocolat Poulain », le premier maillot à pois est remporté par le néerlandais Joop Zoetemelk. Une innovation marketing qui deviendra une institution.

Question 2 : Le Tour a longtemps été une affaire européenne. Une première victoire venue d’un autre continent a marqué un tournant dans l’internationalisation de l’épreuve. Quel coureur, et en quelle année, a brisé ce plafond de verre ?

A) Greg LeMond (États-Unis) en 1986
B) Luis Ocana (Espagne) en 1973
C) Stephen Roche (Irlande) en 1987
D) Bradley Wiggins (Royaume-Uni) en 2012

La réponse est… Greg LeMond en 1986. L’Américain, déjà porteur du maillot blanc du meilleur jeune en 1984, signe la première victoire d’un non-Européen, ouvrant une nouvelle ère. Sa victoire en 1986 précède de peu celle de l’Espagnol Pedro Delgado (1988).

Partie 2 : Les années chocs et polémiques

Le Tour est aussi un théâtre de drames et de controverses qui ont marqué leur époque au fer rouge.

Question 3 : L’image est choquante. Un spectateur, une banderole à la main, fauchant le peloton. Cet incident, qui a provoqué une chute massive et annulé la prise en compte des temps, est gravé dans les mémoires. Mais en quelle saison est-ce survenu ?

A) Étape Brest-Mûr-de-Bretagne, 2018
B) Étape Brest-Pontivy, 2021
C) Étape Lorient-Les Sables-d’Olonne, 1999
D) Étape Strasbourg-Épinal, 2006

La réponse est… 2021. Lors de la 1ère étape entre Brest et Landerneau, une spectatrice tendait une banderole vers les caméras. Le chaos qui s’ensuivit a conduit les commissaires à neutraliser les écarts sur la ligne. Un épisode qui a relancé le débat sur la sécurité des coureurs.

Question 4 : L’année du « Tour le plus propre de l’histoire ». Une déclaration forte des organisateurs, en réaction aux scandales des années précédentes. Mais laquelle ?

A) 1999, après l’affaire Festina (1998)
B) 2008, après l’exclusion de l’équipe Astana (2007)
C) 2011, après l’affaire Contador (2010)
D) 2013, après le déclassement d’Armstrong (2012)

La réponse est… 1999. Au lendemain de l’affaire Festina en 1998, l’ASO lance le « Tour de la Rénovation ». Le discours officiel vante une course assainie, remportée par Lance Armstrong. Une affirmation aujourd’hui lourdement remise en perspective par les aveux ultérieurs du champion américain.

Partie 3 : Les années triomphes et légendes

Au-delà des polémiques, le Tour bâtit ses légendes sur des performances pures, des exploits qui transcendent le sport.

Question 5 : « Le duel du siècle ». L’affrontement entre deux champions français, à moins d’une minute d’écart au final, a tenu tout un pays en haleine. De quelle édition mythique parle-t-on ?

A) Fignon vs LeMond (1989)
B) Hinault vs Fignon (1984)
C) Poulidor vs Anquetil (1964)
D) Bardet vs Pinot (2017)

La réponse est… 1989. L’écart final entre Greg LeMond et Laurent Fignon, sur les Champs-Élysées, n’était que de 8 secondes. La plus faible marge de l’histoire, scellée par une contre-la-montre finale dont on parle encore. Un suspense absolu.

Question 6 : La domination d’un coureur peut être écrasante. Une année, un champion a remporté le classement général, celui par points et celui de la montagne. Un triplé d’une rareté absolume. Qui, et quand ?

A) Eddy Merckx en 1969
B) Bernard Hinault en 1979
C) Miguel Indurain en 1993
D) Tadej Pogačar en 2021

La réponse est… Eddy Merckx en 1969. Lors de sa première participation, « le Cannibale » ne se contente pas de gagner. Il s’empare aussi du maillot vert et du maillot à pois (alors en combinaison de points). Une démonstration d’ampleur inédite.

Épilogue : Et 2026 dans tout ça ?

Votre score est fait ? Que vous soyez encyclopédie vivante ou amateur éclairé, une chose est sûre : chaque Tour écrit une nouvelle page. L’édition 2026, la 113e, apportera son lot de surprises, de souffrances et de héros.

Elle s’inscrira dans cette chronologie que vous venez d’explorer. Une histoire en perpétuel mouvement, où la seule constante est la passion qu’elle suscite. Une histoire que vous venez de contribuer à faire vivre, le temps d’un quizz.

Partagez votre score dans les commentaires et défiez vos amis ! #MonScoreTourDeFrance

Van der Poel, l’homme qui transforme la boue en or

Alors que le peloton hiverne au soleil, Mathieu van der Poel règne en maître sur la boue. Son invincibilité depuis début décembre est totale. Derrière cette démonstration de force se cache une réalité économique vertigineuse : en quinze jours seulement, le Néerlandais a engrangé une somme supérieure au salaire annuel de nombreux pros. Plongée dans les coulisses lucratives de la domination parfaite.

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L’hiver est une saison de choix. Pour certains, celle de la coupure et de la régénération. Pour d’autres, celle du travail foncier, à l’abri des regards. Pour Mathieu van der Poel, c’est le théâtre d’une expression pure, d’une domination sans partage, et, il faut bien le dire, d’une impressionnante opération financière.

Tandis que la plupart des stars sur route effectuent des stages en altitude ou sous le soleil d’Andalousie, le champion d’Alpecin-Deceuninck a fait un autre choix. Celui des labours gelés, des relances explosives et des virages glissants. Un choix payant, à tous les niveaux.

Une invincibilité qui n’a pas de prix (ou presque)

Entre le 14 et le 29 décembre, le calendrier du cyclo-cross a vécu au rythme de « MVDP ». Six courses, six victoires. Une séquence parfaite qui vient prolonger une invincibilité entamée en début de saison 2025, portant son bilan à neuf succès en neuf sorties. Cette régularité de métronome face à une concurrence pourtant relevée (Van Aert, Pidcock, Iserbyt) forge sa légende. Mais elle alimente aussi très concrètement son patrimoine.

Car derrière chaque ligne d’arrivée franchie la main en l’air se cache une équation économique bien rodée. Selon les informations de La DH, la présence seule du septuple champion du monde sur une ligne de départ a un coût pour les organisateurs : environ 20 000 euros. Une prime de présence (ou « startgeld ») qui s’explique par l’attraction médiatique et populaire unique qu’il génère. À titre de comparaison, son éternel rival Wout van Aert serait, lui, rémunéré autour des 15 000 euros par engagement.

Le détail d’un pactole express

Faisons les comptes de cette folle quinzaine de fin d’année. Sur six départs, ces primes de présence représentent déjà 120 000 euros. S’y ajoutent les gains directs aux résultats : 5 000 euros pour chaque victoire en Coupe du monde (4 durant cette période). Plusieurs milliers d’euros supplémentaires pour les victoires dans d’autres trophées (comme le X2O Trophy).

Le total pour seulement quinze jours de compétition ? Plus de 140 000 euros nets. Une somme qui dépasse le salaire annuel de la grande majorité des coureurs WorldTour.

Leçon d’économie du sport : Ce modèle illustre parfaitement comment un athlète au sommet peut monétiser son aura et ses performances au-delà de son salaire fixe. Van der Poel ne court pas pour l’argent à proprement parler, mais sa valeur de marché transforme chacune de ses apparitions en événement hautement rentable.

Une motivation qui transcende l’aspect financier

Il serait cependant réducteur de résumer cette campagne hivernale à une simple chasse au pactole. Pour van der Poel, dont le salaire annuel chez Alpecin-Deceuninck est estimé entre 4 et 5 millions d’euros, ces gains, bien que colossaux, ne sont pas « vitaux ».

La vraie motivation semble ailleurs. D’abord, dans le plaisir pur de la discipline, un exutoire physique et technique loin des calculs tactiques de la route. Ensuite, dans la quête de l’histoire. Avec huit titres mondiaux en ligne de mire, il vise le record absolu détenu par le Belge Eric De Vlaeminck. Chaque victoire est un pas de plus vers l’éternité sportive.

Enfin, ces courses sont un laboratoire idéal pour affûter sa condition et sa puissance explosive, des armes décisives pour ses futurs objectifs sur route, à commencer par les classiques du printemps où il sera, une fois encore, l’homme à battre.

Et la suite ? La machine est lancée

La saison de cyclo-cross est loin d’être terminée. Les manches de Coupe du monde à venir (Zonhoven, Maasmechelen, Hoogerheide) et l’inévitable championnat du monde représentent autant d’opportunités d’augmenter encore la note. La victoire finale au classement général de la Coupe du monde, par exemple, est dotée de 30 000 euros.

Mais plus que les chiffres, c’est l’image qui persiste : celle d’un athlète complet, inarrêtable, capable de dicter sa loi et sa valeur sur n’importe quel terrain. Mathieu van der Poel n’a pas simplement gagné six courses en quinze jours. Il a démontré, une fois de plus, qu’il appartient à une catégorie à part. Un génie qui, même en hiver, fait tourner la machine à billets… et à records. La boue, décidément, lui va comme un gant. Doré.

Gullegem a osé : quand le cyclocross flamand rêvait de Pogacar

Privée de ses trois monstres sacrés, l’organisation du Superprestige de Gullegem a imaginé l’impensable : attirer Tadej Pogacar dans la boue flamande. Une idée séduisante, mais irréalisable en cette période de préparation hivernale. Récit d’une invitation qui en dit long sur l’attractivité du cyclocross et la starisation planétaire du double champion du monde sur route.

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Le paysage du cyclocross hivernal vient de vivre un scénario inédit. Alors que les traditionnelles têtes d’affiche – Mathieu van der Poel, Wout van Aert et Thibau Nys – ont fait défaut pour la manche du Superprestige de Gullegem, prévue le 3 janvier 2026, les organisateurs ont choisi de viser très haut. Très haut, même.

Selon les révélations du média belge Sporza, l’équipe de Stijn Tant, organisateur de l’épreuve, a contacté le manager de Tadej Pogacar, Alex Carera, pour lui proposer une invitation surprise. Objectif : faire venir la superstar slovène dans les sous-bois de Flandre-Occidentale.

Une logique qui semblait tenir la route

À première vue, la manœuvre n’avait rien d’absurde. Pogacar possède un passé en cyclocross. Champion de Slovénie espoirs en 2018, il a également aligné quelques courses nationales en 2021 et 2022. Une carte de visite modeste, mais suffisante pour crédibiliser l’idée.

« Nous cherchions une figure emblématique alternative, un coureur d’exception. Cette description colle parfaitement à Tadej Pogacar » a confié Stijn Tant à Sporza. Un budget spécifique avait même été provisionné pour couvrir le cachet présumé du quadruple vainqueur du Tour de France.

Le calendrier, premier adversaire

Malgré l’audace de la démarche, la réalité du calendrier a rapidement rattrapé le rêve. Pogacar sera, à cette période, en stage d’entraînement avec l’UAE Team Emirates XRG. La préparation de sa saison sur route – des Strade Bianche à un éventuel cinquième Tour de France – ne souffre aucun écart.

« Nous avons essuyé un refus, car il sera en stage à ce moment-là. Les discussions n’ont même pas pu aborder les détails financiers » a précisé l’organisateur. Une fin prévisible, mais qui n’enlève rien au symbole.

Ce que cette tentative révèle

Cette invitation inattendue met en lumière plusieurs dynamiques contemporaines. D’abord, l’attractivité renouvelée du cyclocross, capable de rêver d’attirer la plus grande star du cyclisme mondial. Ensuite, la portée médiatique d’un tel coup : même refusée, la nouvelle a fait le tour des rédactions spécialisées.

Enfin, elle rappelle à quel point l’agenda des leaders du WorldTour est verrouillé. Entre stages en altitude, reprise programmée et objectifs ciblés, la marge de manœuvre pour des escapades hors route est quasi nulle.

Et après ?

Si l’édition 2026 n’aura pas lieu avec Pogacar, l’organisation garde espoir. « Les contacts sont établis, nous retenterons peut-être l’année prochaine » glisse Stijn Tant, l’œil malicieux. En attendant, Gullegem devra se contenter d’un plateau certes privé de ses géants, mais sans doute animé par l’énergie des espoirs et des réguliers de la discipline.

Une certitude demeure : dans l’esprit des organisateurs de cyclocross, la frontière entre route et labourés est plus poreuse que jamais. Et qui sait, un jour, peut-être, verra-t-on le maillot arc-en-ciel s’enliser dans la boue flamande.

« Nous avons tout tenté, mais face à Pogačar, même un crash n’aurait rien changé » : le constat sans fard de Matteo Jorgenson

Dans une interview exclusive, Matteo Jorgenson, pilier de la Visma | Lease a Bike, dresse un bilan sans concession du Tour de France 2025. Entre la recherche vaine d’une faille chez Tadej Pogačar, une infection pulmonaire qui a brisé ses ambitions et le soulagement apporté par la victoire de Wout van Aert, l’Américain livre une analyse aussi technique que lucide sur l’hégémonie de la UAE Team Emirates. Récit d’une bataille perdue d’avance, mais menée jusqu’au bout.

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Le constat est limpide, presque brutal. Au micro du podcast Domestique Hotseat, Matteo Jorgenson n’esquive rien. Lieutenant de Jonas Vingegaard sur le Tour de France 2025, l’Américain de la Visma | Lease a Bike admet l’évidence : face à la domination écrasante de Tadej Pogačar et de la UAE Team Emirates, son équipe s’est heurtée à un mur. « Nous avons usé de tous les stratagèmes imaginables » confie-t-il. Une confession qui en dit long sur le niveau de préparation et de désespoir tactique face à un phénomène.

La quête impossible de la faille

Visma | Lease a Bike face au dilemme Pogačar : jouer toutes les cartes… pour rien ?

La stratégie était claire dès le départ. « En situation normale, le battre à la pédale relève de l’impossible » assène Jorgenson. L’équipe néerlandaise, habituée à dicter sa loi, a dû se réinventer en équipe de guérilla. L’objectif ? Trouver la micro-faille, l’instant de fragilité chez un coureur qui semble défier les lois du cyclisme.

« Pendant les dix premiers jours, nous avons scruté chaque geste, chaque regard, chaque tempo. Nous cherchions un jour off, une faiblesse. Elle n’est jamais venue. Il a couru un Tour… parfait. »

La seule opportunité s’est présentée avec la chute de Pogačar en première semaine. Mais dans un sport où l’éthique chevauche souvent la tactique, Visma a choisi de ne pas attaquer. Un geste salué, mais qui pèse lourd dans le bilan. « C’est bien pour le sport de le voir gagner ainsi… mais en tant qu’adversaire, c’est une frustration immense » concède Jorgenson, sans amertume.

Une marge de victoire tellement large qu’elle rend tout scénario obsolète

Interrogé sur les rumeurs de problèmes au genou de Pogačar en troisième semaine, le propos de Jorgenson est cinglant de réalisme.

« Sa marge était telle que même un incident majeur en dernière semaine n’aurait pas inversé la tendance. S’il a été sous pression sur ce Tour, alors chapeau bas. » Un aveu qui résume à lui seul l’écart abyssal creusé par le Slovène. La bataille du général était pliée avant même les premiers cols alpins.

Le coup du sort : l’infection pulmonaire qui a tout compromis

De la 5e à la 19e place : comment la maladie a brisé le Tour de Jorgenson

Au-delà de la défaite collective, Jorgenson vit un parcours personnel en dents de scie. Brillant lors de la première semaine, il pointe même à une prometteuse 5e place du classement général. Le premier jour de repos sonne le glas de ses espoirs. « J’ai contracté une infection pulmonaire. Dans les hautes montagnes, je n’avais plus rien. Zéro. »

De soutien potentiel pour Vingegaard dans les ascensions décisives, il devient un survivant, luttant pour terminer l’épreuve (19e au classement général final). Cet épisode rappelle à quel facteur la santé reste l’élément le plus imprévisible et le plus cruel d’un Grand Tour.

Van Aert à Paris : la rédemption par l’équipe

La victoire de Wout van Aert, un baume sur une contre-performance collective

Dans ce contexte de suprématie adverse, la victoire de Wout van Aert lors de la dernière étape sur les Champs-Élysées prend une saveur particulière. Elle n’est pas qu’un succès d’étape ; c’est une revanche morale, la preuve que le collectif Visma n’a jamais baissé les bras.

Jorgenson, acteur clé de l’échappée victorieuse, revient avec émotion sur ce moment. « Distancer le maillot jaune dans la montée de Montmartre, voir Wout s’envoler… J’étais juste derrière, en train tout lâcher, mais je voyais l’histoire s’écrire. C’était notre façon de dire : nous sommes là, nous nous battons. »

Cette victoire agit comme un symbole : même dans un Tour dominé par un seul homme, l’esprit d’équipe, l’agressivité et la persévérance peuvent payer. Elle offre une ligne positive au bilan d’une formation qui, malgré la défaite au général, maintient sa culture de gagnants.

Croire pour exister

« Si on n’y croit pas, à quoi bon se préparer ? » : le credo de Visma face au géant

Malgré le constat d’échec, Matteo Jorgenson refuse tout défaitisme. Son analyse se termine sur une note de défi, presque philosophique. « Je crois toujours que nous pouvons le battre. Si tu ne le crois pas, alors il n’y a pas d’intérêt à se sacrifier à l’entraînement, à se préparer. Nous serons de retour, avec de nouvelles idées. »

Un message clair à l’attention de Pogačar et de la UAE Team Emirates : la Visma | Lease a Bike n’accepte pas la fatalité. Elle étudie, elle apprend, elle se réarme. Le duel pour le Tour 2026 est déjà lancé dans les têtes. Et si la supériorité actuelle du Slovène semble absolue, l’histoire du cyclisme nous a appris une chose : les dynasties finissent toujours par trouver leurs maîtres d’un jour.

La Marseille 2026 : Le coup d’envoi français se joue à quitte ou double

Le 1er février, le Stade Vélodrome marque le véritable départ de la saison cycliste en France. Le Grand Prix La Marseillaise, première manche de la Coupe de France FDJ United Series, lance les hostilités avec un plateau contrasté de 19 équipes. Entre les poids lourds du WorldTour et les ambitieuses formations continentales, cette 47e édition promet une bataille tactique et explosive sur les routes du sud. Qui succédera à Valentin Ferron (Cofidis), vainqueur en 2025 ?

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La saison cycliste française ne se réveille pas, elle explose. Chaque année, l’étincelle vient du sud, sur les pentes ensoleillées qui mènent au Stade Vélodrome de Marseille. Le 1er février 2026, pour sa 47e édition, le Grand Prix La Marseillaise (UCI 1.1) assumera une fois de plus son rôle de course-événement. Plus qu’une simple épreuve, c’est le premier acte d’un théâtre sportif qui se joue à quitte ou double pour les équipes invitées.

L’organisateur, le quotidien La Marseillaise, a dévoilé la liste des formations engagées. Un plateau de 19 équipes, savant mélange de force établie et d’ambition montante, ouvrira le calendrier en France des courses d’un jour. Un casting stratégique, où les absences de certaines ProTeams comme Pinarello-Q36.5 ou Team Flanders Baloise sont aussi parlantes que les présences, signant les premiers choix tactiques d’une longue saison.

Un plateau WorldTour réduit mais ciblé

Quatre géants seulement composeront l’élite mondiale au départ. Un chiffre qui ne reflète en rien la densité de favories qu’ils concentrent.

  • Decathlon CMA CGM Team et Groupama-FDJ United, les deux fleurons tricolores, arriveront avec la pression du territoire à défendre et des leaders affamés de victoire précoce.
  • Alpecin-Premier Tech, spécialiste des courses ardentes et des fins rapides, sera un adversaire redoutable sur ce profil.
  • Lotto-Intermarché, toujours à la recherche de succès pour lancer sa campagne, compte bien jouer les trouble-fêtes.

Cette sélection restreinte laisse une marge de manœuvre considérable aux équipes de second rang, transformant la course en un champ de bataille plus imprévisible que jamais.

Les ProTeams : Le cœur battant de l’épreuve

Avec dix formations, la division ProTeam constitue le socle principal de l’édition 2026. Ces équipes voient dans « La Marseillaise » une opportunité en or : marquer des points UCI précieux et signer un coup d’éclat médiatique face aux WorldTeams.

Parmi elles, trois formations ibériques font le déplacement, absentes de l’Étoile de Bessèges : Caja Rural-Seguros RGA, Equipo Kern Pharma et Euskaltel-Euskadi. Leur présence injecte un style de course offensif et un savoir-faire certain dans les reliefs provençaux.

La liste est complétée par des réguliers du circuit français comme TotalEnergies et Burgos-Burpellet-BH, mais aussi par le tenant du titre, Cofidis. La formation à la housse rouge arrive avec le statut de favorite et la volonté de défendre le succès de Valentin Ferron, acquis dans un final d’anthologie au jeté de vélo en 2025. Unibet Rose Rockets, MBH Bank-CSB-Telecom Fort, Team Polti-VisitMalta et la néo-formation Toscana-Nippo-Rali (ex-Solution Tech) viendront ajouter leur grain de sel à un peloton déjà très compétitif.

Les Continentales : L’appel de la grande scène

Cinq équipes continentales ont reçu leur sésame. Pour elles, la course est bien plus qu’une compétition : c’est une vitrine exceptionnelle.

  • CIC Pro Cycling Academy et Nice Métropole Côte d’Azur défendront les couleurs locales avec la fougue de la jeunesse.
  • St-Michel-Preference Home-Auber 93, pépinière reconnue du cyclisme français, cherchera à répéter ses exploits passés.
  • Van Rysel-Roubaix apportera sa puissance caractéristique du Nord.
  • L’Elite Fondations CT suisse testera son niveau à l’international.

Leur objectif ? Se faufiler dans les échappées, résister le plus longtemps possible et, pourquoi pas, créer la surprise en jouant la carte de l’audace face à des équipes mieux structurées.

Stratégie et favoris : Une équation marseillaise

Ce plateau contrasté dessine les contours d’une course à deux visages. Les WorldTeams, en minorité, devront contrôler sans s’épuiser. Les ProTeams, nombreuses et variées, tenteront de les déstabiliser par des offensives répétées. Les continentales, elles, joueront leur carte chance.

Tous les regards se porteront sur Cofidis et son leader, Valentin Ferron, pour voir si la magie de 2025 peut opérer à nouveau. Mais des hommes comme Bryan Coquard (Cofidis), Axel Laurance (Alpecin-Premier Tech) ou les puncheurs de Decathlon et FDJ figureront parmi les grands favoris d’un final qui se joue souvent dans la montée finale vers le vélodrome.

Une certitude : le 1er février, sur la Canebière, ce n’est pas seulement une course qui sera lancée. Ce sont des destins de saison qui trouveront, à Marseille, leur première étincelle.

Pogacar entre dans la légende : le cycliste slovène couronné Champion des champions 2025

Une saison pour l’éternité, une distinction qui scelle son statut. Tadej Pogacar a été élu Champion des champions 2025 par le jury de L’Équipe, mettant fin à une attente de 36 ans pour le cyclisme. Derrière ce titre, un palmarès monstrueux et une philosophie déroutante. Plongée au cœur d’une consécration historique.

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Le vélo règne à nouveau sur le sport mondial. Ce mardi, la rédaction de L’Équipe a sacré Tadej Pogacar « Champion des champions Monde 2025 ». Le phénomène slovène, âgé de 27 ans, met ainsi fin à une disette de plus de trois décennies pour le cyclisme, absent du palmarès depuis la victoire de l’Américain Greg LeMond en 1989.

Un vote sans appel, où il devance le perchiste suédois Armand Duplantis, éternel pourfendeur de records, et le tennisman espagnol Carlos Alcaraz. Une consécration qui sonne comme l’aboutissement d’une année de démonstration absolue.

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Une année 2025 sous le signe de l’hégémonie

Les chiffres donnent le vertige. Quatrième maillot jaune sur le Tour de France, trois Monuments (Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège, Tour de Lombardie), les Strade Bianche, la Flèche Wallonne, et le titre suprême de champion du monde sur route à Kigali. La liste des conquêtes de Pogacar en 2025 est un inventaire à la Prévert des plus grandes courses du calendrier.

Face à une telle razzia, les jurés de L’Équipe n’ont pas hésité longtemps. Avec 821 points, le leader d’UAE Team Emirates crève le plafond du vote, laissant ses plus proches poursuivants à distance. Cette récompense collective couronne une domination rare, qui transcende les frontières de son sport.

Le paradoxe Pogacar : un géant sans soif de gloire

L’entretien accordé au quotidien sportif au moment de la remise du prix a pourtant révélé une facette inattendue du champion. Loin des discours conquérants, Pogacar a surpris par son humilité et son détachement.

« Honnêtement, je ne me serais jamais placé sur cette liste. Je ne peux pas me considérer comme aussi important » a-t-il confié, presque gêné de voir son nom aux côtés de ceux de Bolt, Federer, Messi ou Schumacher.

Plus frappant encore, sa vision apaisée de la performance. « Je n’ai pas ce besoin de montrer constamment que je suis le meilleur. Parfois, c’est agréable de disputer une course sans ressentir l’obligation absolue de gagner. Inscrire mon nom dans l’histoire ? Je ne recherche pas ça particulièrement. »

Une philosophie qui contraste violemment avec l’insatiabilité compétitive habituelle des grands champions. Pour lui, le cyclisme reste avant tout un jeu, un plaisir, avant d’être un champ de bataille pour la postérité.

Une portée historique qui dépasse le cyclisme

Ce titre « Champion des champions » est bien plus qu’un trophée supplémentaire dans une vitrine déjà surchargée. Il officialise la renaissance du cyclisme au plus haut niveau du sport mondial. Dans un paysage médiatique souvent accaparé par le football, le tennis ou la F1, Pogacar a réussi à recentrer les projecteurs sur la petite reine.

Il rejoint ainsi un cercle ultra-restreint de cyclistes honorés, prouvant que la discipline, dans sa forme la plus exigeante, peut encore captiver le grand public et susciter l’admiration des spécialistes de tous les sports.

2026 : entre programme chargé et sérénité retrouvée

Malgré ses déclarations teintées de sagesse, le Slovène ne compte pas décrocher. Son programme pour la saison prochaine annonce déjà un nouvel ouragan : rentrée aux Strade Bianche le 7 mars, puis Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix et Liège-Bastogne-Liège. Deux monuments, San Remo et le Ronde, sont signalés comme objectifs majeurs.

Une tournée printanière de folie, avant de likely se lancer à l’assaut d’un cinquième Tour de France, dont le départ sera donné à Barcelone le 4 juillet 2026.

Tadej Pogacar incarne donc un nouveau modèle de champion : aussi redoutable sur le vélo qu’insaisissable dans son rapport à la gloire. Son sacre par L’Équipe ne récompense pas seulement une saison parfaite, mais aussi une certaine idée du sport, où l’excellence peut cohabiter avec la légèreté. Le cyclisme a peut-être trouvé son ambassadeur le plus brillant et le plus inattendu.

VIDEO – Van der Poel frôle le drame : un spectateur le touche, la police ouvre une enquête

Sa 18e victoire d’affilée en cyclo-cross, ce lundi à Loenhout, restera marquée par un moment de pure tension. Mathieu van der Poel, frôlant la chute après un contact avec un spectateur, a vécu une nouvelle frayeur. L’individu, rapidement identifié, assure n’avoir pas agi volontairement. Cet épisode relance le débat sur la sécurité des coureurs, régulièrement exposés à des gestes déplacés.

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L’aura du champion n’immunise pas contre la déraison de quelques-uns. Ce lundi 29 décembre, sur le circuit boueux du X2O Trofee de Loenhout, Mathieu van der Poel a vécu un instant où tout a pu basculer. Dès le premier tour, le maillot arc-en-ciel a soudainement vu son guidon dévier, son équilibre vaciller. La cause ? Un spectateur dont le geste, bras tendu, a violemment percuté la machine du Néerlandais.

Grâce à un réflexe de motricité hors norme, van der Poel a contré la perte d’adhérence et évité la chute. L’incident, filmé sous plusieurs angles, n’est pas passé inaperçu. Les forces de l’ordre, alertées par l’organisateur, ont lancé des recherches. L’homme a été retrouvé, interrogé, puis présenté ses excuses.

Un spectateur « impressionné » et très repentant

La séquence, devenue virale, montre un contact franc. La police locale, saisie de l’affaire, a auditionné l’individu concerné. « Il a été très impressionné par le déroulement des événements et maintient que ce n’était pas intentionnel » a expliqué Christophe Impens, membre de l’organisation, aux médias. L’enquête déterminera la suite à donner, aucune plainte personnelle n’ayant été déposée par le coureur.

Interrogé par Sporza, le spectateur s’est dit submergé de remords. « Je me sens tellement coupable. J’aime vraiment le cyclo-cross, c’est la dernière chose que je voulais voir arriver. Je présente mes excuses à Mathieu » a-t-il déclaré. Une version que semble partager le principal intéressé, peu désireux d’envenimer la situation. « Je n’ai pas le sentiment que ce geste était mal intentionné. Les gens sont enthousiastes, ils oublient parfois que nous arrivons à pleine vitesse » a analysé van der Poel en conférence de presse, reconnaissant avoir eu « beaucoup de chance » .

Loenhout, une victoire de plus dans l’ombre d’un incident

L’épisode n’a, finalement, rien changé au dénouement de la course. Après cette alerte, Mathieu van der Poel a repris sa démonstration, profitant ensuite de la malchance de Wout van Aert – double crevaison – pour s’envoler vers sa sixième victoire de la saison et sa 18e consécutive en cyclo-cross. Il devance Niels Vandeputte et Joris Nieuwenhuis.

Pourtant, le goût de cette performance est quelque peu altéré. Car l’incident de Loenhout n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série inquiétante pour le leader d’Alpecin-Deceuninck.

La malédiction van der Poel : un champion trop souvent dans la ligne de mire

Ces dernières années, Mathieu van der Poel semble être une cible privilégiée de certains spectateurs. Le phénomène est particulièrement palpable en cyclo-cross, où la proximité avec le public est extrême.

À Hofstade, une semaine plus tôt : Un souffle de fumée de cigarette électronique lui avait été directement envoyé au visage.

Des antécédents nombreux : La liste est longue et sordide : crachats, jets de bière, et même, selon certains témoignages, des lancers d’urine.

Sur route également : Lors de Paris-Roubaix 2023, un spectateur lui avait jeté un bidon en plastique en pleine course, un geste d’une rare dangerosité à de telles vitesses.

Cette répétition interroge. S’agit-il du prix de la gloire, d’une notoriété qui attise aussi les comportements aberrants ? Pour les organisateurs et l’UCI, la tolérance est désormais zéro. Des plaintes sont systématiquement déposées, comme à Loenhout, pour dissuader et sanctionner.

Où s’arrête l’enthousiasme, où commence l’agression ?

L’explication de la « simple maladresse » ou de « l’enthousiasme excessif », souvent avancée, montre ses limites. Le geste à Loenhout était objectivement périlleux. « Si quelqu’un touche ton guidon, tout peut arriver » résume sobrement van der Poel. À plus de 25 km/h sur un terrain glissant, une chute peut avoir des conséquences graves.

Les équipes et les fédérations multiplient les appels au respect. Christoph Roodhooft, manager de l’équipe Alpecin-Deceuninck, avait réagi avec exaspération après l’épisode de la cigarette électronique : « C’est tout simplement déplacé et inconvenant. Réagir à une chose aussi stupide, n’est-ce pas tout simplement stupide ?« 

Une victoire en demi-teinte et un signal d’alarme

La 18e victoire d’affilée de Mathieu van der Poel confirme sa domination absolue sur la discipline. Mais elle est surtout devenue le symbole d’une vulnérabilité croissante des athlètes face à des dérapages incontrôlés.

L’enquête de police ouverte à Loenhout marque peut-être un tournant : la prise en charge judiciaire de ces actes devient la norme. Pour le plus grand champion de sa génération, la quête de succès se double désormais d’un autre défi : évoluer dans un environnement où la passion du public ne doit plus se transformer en menace physique. La sécurité, désormais, fait partie du jeu.

Trois jours enfermé, les volets clos : l’effondrement silencieux de Georg Steinhauser

Vainqueur d’étape sur le Giro en dominant Pogacar, puis plus rien. En 2025, Georg Steinhauser a disparu des radars. Le jeune Allemand d’EF Education-EasyPost révèle aujourd’hui l’effroyable enchaînement qu’il a subi : une maladie de Lyme non diagnostiquée, un corps qui lâche, et une lente descente vers la dépression. Un témoignage rare sur la vulnérabilité mentale et physique dans le peloton.

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Le 22 mai 2024, Georg Steinhauser inscrivait son nom au palmarès du Giro. Dans la montée de Livigno, le néo-pro d’EF Education-EasyPost résistait au maillot rose Tadej Pogacar après une échappée audacieuse. Une révélation. Un an plus tard, l’oiseau rare s’était envolé. Retour sur une disparition inquiétante et un combat contre des ennemis invisibles.

De l’éclat du Giro à l’obscurité de l’appartement

Après une entame de saison 2025 encourageante (3ème sur une étape de Paris-Nice – à Auron), la machine Steinhauser s’est brutalement enrayée. Les performances ont décliné, puis se sont évaporées. Le coureur, héritier d’une lignée cycliste avec son père Tobias et son oncle Jan Ullrich, est entré dans une zone d’ombre totale.

« Je me souviens m’être enfermé dans mon appartement pendant trois jours, confie-t-il au média allemand Kicker. Je ne parlais à personne. Je n’ouvrais même pas les fenêtres. » Un repli sur soi symptomatique d’un profond mal-être. « À ce moment-là, j’ai réalisé que je ne pouvais plus continuer ainsi. J’étais vraiment mal mentalement, complètement déprimé. Je pense que j’étais très proche de la dépression. »

Le cercle vicieux : le corps trahit, l’esprit sombre

La racine du problème était pourtant d’abord physique, mais insaisissable. « J’avais perdu tout intérêt pour le cyclisme parce que je n’arrêtais pas d’avoir des problèmes, explique-t-il. Deux heures d’entraînement me semblaient durer quatre. Je n’avais aucune force sur le vélo, comme si je n’avais plus aucune énergie. »

Cette perte de performance, inexplicable, a engendré une détresse psychologique profonde. Une fois, il a dû couper court à un entraînement et rentrer en train, un échec cuisant pour un professionnel. La balance a également parlé : il est tombé à 67 kg, loin de ses 70-71 kg habituels, signe d’un corps en souffrance. « J’avais l’impression de ne rien pouvoir y faire. »

Le diagnostic libérateur : la piste de la maladie de Lyme

Malgré une batterie de tests poussés commandés par son équipe – analyses de sang, de selles –, aucune anomalie flagrante n’est apparue. « Personne ne comprenait ce qui se passait » se souvient Steinhauser. L’impasse était totale, jusqu’à ce que son médecin traitant évoque une piste souvent négligée dans le sport de haut niveau : la maladie de Lyme.

Le test est revenu positif. Cette infection bactérienne, transmise par les tiques et qui a également touché le Belge Arnaud De Lie, explique son état de fatigue chronique extrême et ses difficultés physiques. Pour Steinhauser, ce diagnostic, aussi lourd soit-il, a été une délivrance. « Au moins, connaître la raison de mes problèmes m’a aidé. »

La double bataille : soigner le corps pour apaiser l’esprit

Le cas de Steinhauser met en lumière l’intersection critique entre santé physique et mentale chez les athlètes. La maladie de Lyme, souvent difficile à diagnostiquer, a été le détonateur d’un épisode dépressif. Son témoignage rejoint celui d’autres coureurs osant briser le tabou de la santé psychique, à l’image d’un Tom Dumoulin dans le passé.

Aujourd’hui, après un stage de pré-saison et un traitement adapté, le jeune Allemand de 24 ans voit la lumière au bout du tunnel. « En ce moment, je me sens bien, surtout mentalement » assure-t-il. L’objectif est désormais de reconstruire patiemment.

Le Tour de France en ligne de mire : un symbole de renaissance

Sa motivation a retrouvé un cap ambitieux : participer à son premier Tour de France. Ce projet n’est pas qu’une course de plus ; c’est le symbole de son retour à la vie de coureur de haut niveau, après avoir frôlé l’implosion.

L’histoire de Georg Steinhauser est plus qu’un simple récit de blessure. C’est un avertissement sur la santé globale des athlètes, un rappel que la performance repose sur un équilibre fragile, et un message d’espoir : même après s’être perdu dans les ténèbres, il est possible de retrouver la route. Le peloton, et le cyclisme, attendent son retour.

Visma-Lease a Bike 2026 : Le kit des « Frelons » passe en mode seconde peau

Le suspens est levé. À la veille du nouvel an, Visma-Lease a Bike a dévoilé sa tenue pour la saison 2026. Fidèle à son jaune signature mais techniquement repensée par Nimbl, cette « seconde peau » vise la performance absolue. Derrière ce design évocateur, une équipe remodelée par un mercato agressif se prépare à défendre son rang. Plongée dans les coulisses d’un lancement stratégique.

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L’attente a pris fin ce 30 décembre. Dernière équipe WorldTour à lever le voile, Visma-Lease a Bike a finalement présenté son arme textile pour 2026. Une révélation tardive mais calculée, clôturant l’année avec un message fort : l’innovation continue.

Sous la bannière « New Season, New Skin » (traduction : Nouvelle saison, nouvelle peau), la formation néerlandaise confirme son évolution. Elle ne se contente plus d’un maillot. Elle forge un équipement intégral, conçu comme une extension du corps du coureur.

Un design reconnaissable, une philosophie renouvelée

La baseline ne ment pas. L’objectif est de créer une seconde peau. Le maillot 2026, développé en étroite collaboration avec le fournisseur officiel Nimbl, vise l’osmose parfaite avec l’athlète.

L’identité visuelle : une évolution, pas une révolution. Le jaune, couleur fétiche des « Frelons », reste l’élément dominant. Le noir gagne du terrain sur le col et le bas du maillot, offrant un contraste plus franc et une silhouette plus affûtée. Une stratégie assumée pour renforcer la visibilité dans le peloton et à l’écran.

Les détails qui font la différence. L’observation rapprochée révèle des motifs subtils, inspirés de la microstructure des ailes d’abeille. Un rappel élégant de l’esprit de ruche et du travail collectif qui caractérise l’équipe. Le logo « YB » (Yellow Bee) persiste, discrètement inscrit dans ce tissu narratif.

Nimbl : de la chaussure à la tenue complète, un partenariat décisif

Le vrai changement est technique. Nimbl, entreprise italienne réputée pour ses chaussures haut de gamme, étend son domaine d’expertise au textile. Ce n’est pas un simple changement de fournisseur, mais une fusion des savoir-faire.

« Notre expérience en biomécanique et en ergonomie a été transposée au vêtement » pourrait résumer un ingénieur de la marque. Le kit 2026 promet : Un maintien dynamique pour un transfert de puissance optimal. Une légèreté sans compromis sur la durabilité. Une coupe anatomique épousant chaque posture, de la descente en danseuse au contre-la-montre.

Richard Plugge, le manager général, valide cette approche : « Une nouvelle saison implique d’évaluer, d’améliorer, de construire. Ce kit reflète cela : reconnaissable, mais avec une attention minutieuse portée aux détails techniques. »

Une équipe transformée pour porter le jaune

Ce nouveau plumage habillera une formation profondément remaniée. Le mercato 2025-2026 de Visma-Lease a Bike a été l’un des plus actifs du peloton, marquant une transition générationnelle et stratégique.

Les renforts majeurs : L’équipe a recruté intelligemment, mélangeant jeunes espoirs et expérience. L’arrivée du rouleur français Bruno Armirail (champion de France CLM) et du polyvalent Owain Doull renforce le bloc contre-la-montre et l’encadrement. Le jeune prodige italien Davide Piganzoli apporte son talent de grimpeur.

Les départs significatifs : Le bureau des départs a été tout aussi chargé. Le leader Cian Uijtdebroeks file chez Movistar, tandis que les cadres Tiesj Benoot et Olav Kooij rejoignent Decathlon AG2R. Le puissant Dylan van Baarle (Soudal) et le solide Attila Valter (Bahrain) quittent également le navire.

Cette hémorragie de talents est contrebalancée par une foi inébranlable dans son vivier (Visma Development) et des recours ciblés. L’équipe parie sur la continuité de son système, même avec des visages partiellement nouveaux.

Le maillot Visma-Lease a Bike 2026 est bien plus qu’un uniforme. C’est le symbole d’une équipe en perpétuelle mutation, qui investit chaque détail – du fil du tissu à la composition de son effectif – pour rester au sommet. Avec ce kit hybride, entre identité visuelle forte et innovation radicale, les « Frelons » sont prêts à piquer à nouveau. La saison 2026 s’annonce sous le signe de l’adaptation et de la performance intégrée.

Cyclo Cross : Mathieu Van der Poel toujours intouchable à Loenhout

Pas de surprise à Loenhout, Mathieu Van der Poel, toujours souverain a remporté son 6ème cyclo cross de l’hiver en autant de courses, de son côté, Wout Van Aert, pourtant bien parti à l’avant avec son rival de toujours, victime de deux crevaisons, a du se contenter de la 10ème place.

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A la bagarre avec le Champion du Monde pendant presque 4 tours sur 8, Wout Van Aert peut nourrir quelques regrets puisqu’il était le seul à faire jeu égal avec la légende de la discipline avant que 2 crevaisons le privent de ses chances. 10ème sur la ligne, le belge prend un nouveau revers tandis que son rival de toujours brille encore, 6 victoires en 6 courses cet hiver, MVDP semble plus que jamais imbattable.

Classement Cyclo Cross X²O Badkamers Trofy de Loenhout Hommes 2025 :

1 – VAN DER POEL Mathieu (Alpecin – Deceuninck) en 57:48
2 – Vandeputte Niels (Alpecin-Deceuninck Development Team) + 0:46
3 – Nieuwenhuis Joris (Ridley Racing Team) + 0:57
4 – Kamp Ryan m.t
5 – Aerts Toon (Deschacht – Hens CX Team) m.t
6 – Bertolini Gioele (Alé Colnago Team) + 0:59
7 – Ferdinande Anton (Shifting Gears Strategica) + 1:00
8 – Mason Cameron (Seven Racing) + 1:03
9 – Lauryssen Yorben (Pauwels Sauzen – Altez Industriebouw Cycling Team) + 1:15
10 – Van Aert Wout (Team Visma | Lease a Bike) + 1:26

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2025 sur le vélo : l’année où l’impossible est devenu banal

La saison 2025 a oscillé entre la domination écrasante de superstars et l’éclat fulgurant de surprises totales. Entre les chefs-d’œuvre tactiques, les chutes tragiques et les épopées solitaires, le cyclisme mondial a écrit quelques-unes de ses pages les plus mémorables. Retour sur les instants qui ont défini une année hors norme.

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L’année 2025 restera dans les annales comme un paradoxe. Une saison où la prévisibilité apparente des résultats a été constamment déjouée par l’intensité dramatique des courses. Si le nom de Tadej Pogačar s’est inscrit partout, l’histoire s’est aussi écrite à travers des résistances inattendues, des collaborations parfaites et l’émergence de nouveaux visages.

Milan-Sanremo : Le Cipressa, nouveau théâtre de la guerre

Pendant trente ans, le Poggio dictait sa loi. En 2025, l’histoire a bifurqué 8 kilomètres plus tôt, sur les pentes du Cipressa. Dans un mouvement d’une audace folle, Tadej Pogačar a choisi ce versant pour lancer les hostilités, forçant une sélection immédiate. Seuls deux hommes ont pu encaisser : Mathieu van der Poel, le champion du monde, et Filippo Ganna, transformé pour l’occasion.

Le trio a collaboré dans la descente et la plaine, mais la trêve fut courte. Sur le Poggio, van der Poel a porté une estocade brutale, lâchant Ganna. Pourtant, le rouleur italien, dans un effort surhumain, est revenu dans les derniers hectomètres après une poursuite démente. Le final, haletant, a vu van der Poel lancer son sprint à 300 mètres, sans appel. L’Empereur régnant a rappelé à tous, y compris à un Pogačar troisième, qui commandait sur les Classiques. Une édition qui a réinventé le scénario de la Classicissima.

Le Giro : La revanche de Simon Yates, sept ans après

Le Colle delle Finestre, avec ses secteurs en gravier, est un lieu de fantômes. Celui de Simon Yates y rôdait depuis 2018, date de son effondrement face à Chris Froome. Le 30 mai 2025, le Britannique est venu les exorciser.

Isaac Del Toro portait le rose avec 1 minute et 21 secondes d’avance sur Yates avant cette 20e étape. Le plan de la Visma-Lease a Bike fut d’une simplicité géniale : Wout van Aert dans l’échappée, Yates qui attaque dans la montée. L’exécution fut parfaite. Pendant ce temps, derrière, Del Toro et Richard Carapaz, rivaux pour le podium, se sont neutralisés dans des querelles tactiques. Chaque seconde de désaccord offrait du grain à moudre à Yates.

Le Britannique, rejoignant van Aert, a tissé sa toile. Il endossa le maillot rose à Sestriere (Vialattea), scellant l’une des plus belles revanches de l’histoire du Giro, porté par un travail d’équipe tactiquement parfait.

Paris-Roubaix : La chute qui a tout changé

Son premier Enfer du Nord. Sa seule présence faisait de Tadej Pogačar un favori, même face au roi des pavés, Mathieu van der Poel. Le duel tant attendu a pris forme à Mons-en-Pévèle, où une accélération du Slovène a scellé la sélection définitive. Ils étaient deux, seuls, avec 40 km de pavés devant eux.

Le coup de théâtre est survenu à 38 km de l’arrivée. Dans un virage, Pogačar a glissé et chuté. Quelques secondes perdues, une moto changée. Face à van der Poel, c’était une éternité. Le Néerlandais, impitoyable, n’a pas regardé en arrière. Il a enfoncé le clou pour s’offrir une troisième victoire consécutive à Roubaix, égalant une légende, Francesco Moser. La chute d’un géant a rappelé que sur les pavés, la fortune sourit aux audacieux, mais trahit la moindre erreur.

Les Mondiaux de Kigali : Le chef-d’œuvre absolu de Pogačar

Le parcours était jugé le plus difficile de l’histoire des Mondiaux. La réponse de Tadej Pogačar fut à la mesure du défi : une attaque à 104 km de l’arrivée, sur les pentes du mont Kigali. Une folie.

Un à un, les favoris ont cédé. Remco Evenepoel a tenté de répondre, en vain. Isaac Del Toro fut le dernier à résister avant de craquer à 66 km du but. Seul, face au relief rwandais et à un peloton en lambeaux, Pogačar a livré une chevauchée d’une puissance inouïe. Il franchit la ligne avec plus d’une minute d’avance, réalisant le doublé Tour de France – Mondiaux pour la deuxième année consécutive, une première historique. Ce jour-là, il n’a pas gagné une course ; il a transcendé le sport.

L’Amstel Gold Race : Le piège tendu aux géants

Tout était écrit pour un nouveau coup de Pogačar. Après une attaque à 50 km du but, il semblait repartir pour une victoire en solitaire. Mais cette fois, la mécanique a grippé. Dans son sillage, Remco Evenepoel, de retour de blessure, et Mattias Skjelmose ont collaboré avec une rage rare.

Kilomètre après kilomètre, le duo a raboté l’écart. La jonction s’est faite à 8 km de l’arrivée. Les deux titans, épuisés et se jaugent, ont oublié un détail : le Danois Skjelmose, tapi dans leur roue. Au sprint, profitant de la fixation générale sur le duel Pogačar-Evenepoel, Skjelmose a jeté sa roue au bon moment. Il a remporté la plus grande victoire de sa carrière, offrant une leçon de tactique et d’opportunisme.

Strade Bianche : La chute, le fair-play, et la démonstration

Tom Pidcock en était sûr : il ne se battrait pas pour la seconde place. Sur les sterrati toscans, le Britannique est passé à l’offensive le premier, collant à Pogačar. À 50 km de Sienne, dans un virage, le Slovène a chuté. Pidcock, dans un geste de fair-play rare au plus haut niveau, a ralenti.

Mais la chevalerie a ses limites. Malgré la chute et un vélo changé, Pogačar a repris la chasse, rattrapé Pidcock, et l’a distancé dans l’ultime montée vers la Piazza del Campo. Une troisième victoire qui dépassait le simple sport : une démonstration de force mentale absolue.

Les contre-pouvoirs et les surprises

La saison ne s’est pas résumée aux géants. Elle a été illuminée par des exploits collectifs et individuels qui ont rappelé la beauté de l’imprévisible.

FDJ-Suez aux Strade Bianche : L’équipe française a livré un modèle de travail d’équipe. Evita Muzic en éclaireuse, Juliette Labous qui allume la mèche, et Demi Vollering qui conclut. Une symphonie tactique parfaite.

Magdeleine Vallieres, reine inattendue de Kigali : Alors que les favorites se surveillaient, la Canadienne a pris tous les risques dans l’échappée. Son attaque dans la dernière montée pavée lui a offert le maillot arc-en-ciel, dans un final de conte de fées.

Neilson Powless, seul contre trois : À Travers la Flandre, face à trois coureurs Visma (Van Aert, Benoot et Jorgenson), l’Américain a joué de leur supériorité numérique présumée. Il les a laissés s’entre-regarder avant de les surclasser au sprint. Une leçon d’intelligence tactique.

Le retour d’Anna van der Breggen : Trois ans après sa retraite, son retour fut un succès au-delà des attentes. Un podium à Strade Bianche et une médaille d’argent aux Mondiaux CLM ont prouvé que son class était intemporel.

Une saison à deux visages

2025 a donc été cela : le règne implacable de Tadej Pogačar, dont la recherche de la perfection a redéfini les limites du possible. Mais aussi, et peut-être surtout, la preuve que son ombre portée n’étouffe pas le cyclisme. Elle force au contraire les autres à s’élever, à innover, à prendre des risques fous.

C’est dans ces interstices, dans ces moments où les plans parfaits volent en éclats, que le sport a livré ses plus belles émotions. Des exploits individuels aux chefs-d’œuvre collectifs, cette saison a démontré que même dans une ère de domination, l’inattendu garde toujours ses droits. Et c’est cette tension permanente qui fait battre le cœur du cyclisme.

Amandine Fouquenet sauve sa saison : le coup de poker belge qui change tout

La dissolution de l’équipe Arkéa-B&B Hotels l’avait laissée sans contrat pour 2026. Mais Amandine Fouquenet ne restera pas sur le bord de la route. Grâce à une saison de cyclo-cross remarquable, la championne de France de 24 ans a suscité les convoitises et vient de sceller son avenir pour les deux prochaines années. Révélations sur une signature stratégique et un projet ambitieux porté par une formation flamande.

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L’incertitude est levée. Après des semaines de doute, Amandine Fouquenet a enfin trouvé un nouveau port d’attache. La dissolution soudaine de la structure Arkéa-B&B Hotels menaçait de stopper net l’élan de la jeune Bretonne. Finalement, c’est en terre de cyclo-cross, en Belgique, qu’elle atterrit. Elle a officialisé ce dimanche 15 décembre un engagement de deux ans avec l’équipe Pauwels Sauzen-Altez.

Un rebond inespéré après la tempête

Le paysage cycliste français a été secoué par la disparition annoncée de l’équipe professionnelle féminine Arkéa. Dans ce chaos organisationnel, les coureuses se sont retrouvées sur le marché, contraintes de trouver une solution en urgence. À 24 ans, Amandine Fouquenet faisait partie des athlètes les plus exposées, malgré un palmarès qui ne cessait de s’étoffer.

Sa réaction ? Se réfugier dans la performance. Sur les sentiers boueux du circuit international de cyclo-cross, elle a transformé l’inquiétude en motivation. Une stratégie payante.

La performance comme meilleur argument

La saison hivernale de Fouquenet a servi de vitrine éclatante. Son compteur affiche des résultats qui parlent d’eux-mêmes : quatre podiums en Coupe du monde, dont une troisième place à Termonde ce week-end même, et une victoire magistrale en Superprestige à Heusden-Zolder, un lieu mythique. Sans oublier son titre de championne de France, acquis en début de saison.

Ce bilan impressionnant n’est pas passé inaperçu au nord de la frontière. « Nous croyons en elle » a lancé sans ambages Jürgen Mettepenningen, le manager de Pauwels Sauzen-Altez, à la télévision belge Sporza. « Elle est motivée et souhaite même s’installer en Flandre six mois par an. Elle a un fort potentiel. »

Un projet sur mesure et des défis techniques

La signature ne s’est pas faite sur un coup de tête. Elle s’inscrit dans un projet sportif précis. L’équipe belge, spécialiste reconnue de la discipline, voit en la Française un talent brut à parfaire. « Il nous faut simplement travailler sa technique » admet Mettepenningen, conscient des atouts et des axes de progression de sa nouvelle recrue.

L’engagement est double. Pour Fouquenet, cela signifie s’imprégner de la culture flamande du cross, réputée pour son exigence technique et son intensité. Pour Pauwels Sauzen-Altez, il s’agit d’ajouter une lanceuse d’attaque de premier plan à un effectif féminin déjà solide, composé de la Néerlandaise Leonie Bentveld et de la Belge Shanyl Deschoesitter.

La double casquette route et cyclo-cross : l’équation à résoudre

Le défi principal reste la conciliation des calendriers. Amandine Fouquenet aspire à mener une carrière sur deux fronts, en cyclo-cross l’hiver et sur route l’été. Or, sa nouvelle équipe est avant tout une structure spécialisée dans la discipline hivernale.

Le manager a une piste : « Nous avons un accord avec AG Insurance pour Leonie Bentveld, et nous étudions actuellement la possibilité d’en faire autant pour Amandine. » Cette solution lui permettrait de courir sur route sous les couleurs de l’équipe AG Insurance-Soudal Quick-Step. « Si ça ne marche pas, on essaiera de la faire courir en France, pour qu’elle puisse aussi briller cet été » assure Mettepenningen, démontrant une réelle volonté d’accompagner son athlète dans son développement global.

Premières sorties sous nouvelles couleurs

Le passage à l’acte est imminent. La championne de France fera ses débuts officiels sous le maillot bleu et blanc de Pauwels Sauzen-Altez dès le 3 janvier, à l’occasion du Superprestige de Gullegem. Elle est ensuite attendue sur l’ensemble du programme hivernal jusqu’aux finales de la saison.

Cette signature est plus qu’un simple changement d’employeur. C’est un tournant stratégique pour Amandine Fouquenet. En choisissant de plonger au cœur de l’écosystème belge du cyclo-cross, elle mise sur un environnement d’entraînement et de compétition optimal pour viser le très haut niveau. Une page bretonne se tourne. Une aventure flamande commence. Et tout le monde a désormais les yeux rivés sur les chemins boueux de Flandre.