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Bessèges 2026 – Étape 3 : Le verdict des Cévennes va désigner un patron

Ce vendredi 6 février, l’Étoile de Bessèges entre dans son cœur battant. La 3e étape, un circuit de 163 km autour de Bessèges, n’est pas une simple formalité. Avec l’enchaînement répété du Col de Trélis (1ère cat.) et du Col des Brousses, c’est un parcours taillé pour un puncheur complet. Entre attaques lointaines et réglage au kilomètre, nous décryptons l’étape qui peut préfigurer le classement général et livrons notre grille de favoris. Prêt pour le choc dans les garrigues ?

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Un parcours cévenol qui ne pardonne pas : pourquoi cette étape est décisive ?

Contrairement à certaines éditions, la course au général se joue ici, sur les pentes cabossées de l’arrière-pays gardois, et en attendant le contre la montre final. Avec 163 km et près de 2500 m de dénivelé, cette étape n’est pas une classique ardue, mais son profil en double boucle en fait un piège redoutable. Selon l’historique de la course, les étapes à circuit autour de Bessèges ont souvent servi de tremplin aux baroudeurs et aux tacticiens. Rappelez-vous les exploits d’un Benoît Cosnefroy ou les démonstrations de force d’un Tim Wellens par le passé. Le parcours de 2026 s’inscrit dans cette lignée exigeante.

Le détail du terrain de jeu : chronologie d’une épreuve de vérité

La course démarre de Bessèges pour une grande boucle exploratoire au nord. D’entrée, le terrain est vallonné, propice à la formation d’une échappée matinale qui devra composer avec un peloton vigilant. La première difficulté répertoriée, la Côte de Méjannes-le-Clap (7 km à 3%), est longue mais régulière. Elle sert davantage à mettre de l’huile dans les rouages qu’à créer une sélection franche.

La clé de l’étape réside dans le circuit final, à parcourir deux fois. Après un premier passage sur la ligne, les coureurs s’engagent dans la boucle décisive :

Le Col de Trélis (3,6 km à 5,6% – 1ère catégorie) : C’est la nouveauté et la difficulté reine. Une ascension plus technique qu’il n’y paraît, avec des pourcentages variables. C’est ici que les favoris devront être placés et vigilants. Une attaque d’un spécialiste pourrait déjà fuser.

Le Col des Brousses (2,2 km à 5,6% – 2ème catégorie) : Situé à peine 5 km après le sommet du Trélis, c’est le coup de grâce. Plus court mais tout aussi raide, il arrive à un moment de fatigue cumulative. Son sommet n’est qu’à 13 km de l’arrivée à Bessèges. Une distance parfaite pour une descente technique suivie d’un final roulant où un petit groupe peut coopérer.

La question qui tue : Un pur rouleur du type de Mads Pedersen (qui a brillé ici en 2023 et qui a abandonné cette édition 2026 sur chute) peut-il tenir sur ce double uppercut, ou faut-il absolument être un puncheur-né pour viser la victoire ?

La grille des favoris : qui a les armes pour triompher à Bessèges ?

L’analyse des listes de départs et des débuts de saison nous permet d’établir une hiérarchie. Attention, la hiérarchie sur papier peut voler en éclats face aux réalités du terrain cévenol.

⭐⭐⭐ Les tête d’affiche

Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) : Capable de briller sur les terrains accidentés, sa connaissance parfaite des routes françaises est un atout.

Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets) : Le champion de Slovaquie, protégé d’une grande structure, a montré des qualités de puncheur prometteuses. Ce parcours est une opportunité en or pour confirmer.

⭐⭐ Les Outsiders de choc

Alexandre Delettre (TotalEnergies) : Le Français, souvent à son affaire sur ce type de profil, est l’un des grands favoris. Sa pointe de vitesse en côte et en petit groupe en fait un homme doublement dangereux.

Dylan Teuns (Cofidis) : L’expérimenté Belge reste une valeur sûre sur les profils vallonnés. S’il a repris la compétition en bonne forme, son explosivité et son expérience tactique en font un sérieux prétendant.

Les jokers & révélations potentielles

Cette catégorie regroupe les jeunes espoirs et les baroudeurs en forme. Surveillez particulièrement Maxime Decomble (Groupama-FDJ United), 4e de la première étape – souvent présent dans les bonnes échappées, et le Danois Rasmus Søjberg Pedersen (Decathlon CMA CGM), qui cherche à éclore et 4e hier à Domessargues. Le local Sandy Dujardin (TotalEnergies), toujours placé depuis son début de saison, pourrait aussi surprendre pour une belle opération maison.

Stratégie & scénarios : Comment peut se gagner cette étape ?

L’histoire récente de l’Étoile de Bessèges nous enseigne plusieurs scénarios possibles, analysés à la lumière des données et statistiques :

L’échappée tenace : Possible si elle contient des rouleurs solides et un ou deux hommes classés au général. Le peloton, sous l’impulsion d’équipes sans leader évident, pourrait laisser filer.

La sélection dans le circuit final : Scénario le plus probable. Une équipe forte (comme Decathlon ou Unibet) va durcir la course dans la montée du Col de Trélis lors du dernier tour pour éliminer les sprinteurs et une partie des équipiers. Une attaque peut partir dans le Col des Brousses.

Le réglage au sommet : Si un groupe d’une dizaine de forts puncheurs arrive ensemble au sommet des Brousses, la descente et les 10 derniers kilomètres deviendront un jeu tactique d’attaques et de contre-attaques.

Et vous, quel scénario privilégiez-vous ? Une échappée victorieuse ou un règlement de comptes entre les favoris dans le dernier tour ?

Diffusion TV et horaires : ne manquez pas le direct

La 3e étape de l’Étoile de Bessèges 2026 sera intégralement retransmise en direct.

Chaîne : L’Équipe TV (et les plateformes de streaming associées).

Date : Vendredi 6 février 2026.

Horaires : Le direct débutera à 14h00. L’arrivée est prévue aux alentours de 17h00-17h15.

Conseil de l’expert : Pour ne rien rater de la bataille tactique, branchez-vous dès 15h30, au moment où le peloton abordera le premier passage sur la ligne et le début du circuit décisif. C’est à ce moment-là que la course se noue véritablement.

L’Étoile de Bessèges 2026 trouve son premier vrai juge de paix ce vendredi. Entre les pentes du Trélis et des Brousses, ce n’est pas seulement une victoire d’étape qui se joue, mais très probablement les fondations du classement général. Les puncheurs devront être fins tacticiens et explosifs, sous peine de voir la course leur filer entre les doigts dans les descentes cévenoles. Un scénario parfait pour lancer véritablement la saison des classiques françaises. Rendez-vous à 14h00 sur L’Équipe pour assister à la bataille.

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Muscat Classic 2026 : Pourquoi le final d’Al Jissah va écrire une nouvelle légende

La douceur apparente des paysages omanais cache un piège de granit. Vendredi 6 février, la Muscat Classic lance les hostilités au Moyen-Orient avec un parcours conçu pour la trahison. Entre rouleurs nerveux et puncheurs affamés de points UCI, cette classique 1.Pro n’est plus un simple échauffement. Sous un soleil de plomb, sur les pentes brutales d’Al Jissah, une question brûle : qui aura le cran de réécrire le scénario ? Notre analyse tactique dévoile les clés d’une épreuve de plus en plus convoitée.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Muscat Classic 2026 : Un parcours piégé qui ne pardonne rien

Contrairement aux idées reçues, la Muscat Classic n’est pas une formalité. Avec ses 175,5 km et 2 100 m de dénivelé concentrés sur sa seconde moitié, c’est un authentique supplice pour les jambus. La première partie, roulante depuis Al Mouj Muscat, est un leurre. Le vrai combat commence au kilomètre 92 avec l’ascension rédemptrice de Jabal Road (3,5 km à 9,2%). Les équipes de puncheurs vont « monter plein pétrole » pour éliminer les sprinteurs les moins à l’aise dans les ascensions.

Mais le génie diabolique du parcours réside dans sa boucle finale. Un circuit de 60 km à répéter deux fois, ponctué par un duo infernal :

Al Hamriyah : 0,9 km à 10,1%, une gifle qui déséquilibre.

Al Jissah : 1,1 km à 10%, le coup de grâce.

La dernière montée d’Al Jissah, située à seulement 5 km de l’arrivée à Al Bustan, est l’épicentre de toutes les stratégies. Un terrain de jeu parfait pour les attaquants, mais aussi un piège. Comme le montrent les données et statistiques de TodayCycling, sur les trois premières éditions, deux se sont jouées au sprint dans un groupe réduit (2023, 2025) et une par une attaque solitaire (2024). La faute à une descente technique et une arrivée légèrement en faux-plat descendant qui favorise les regroupements. Un puncheur doit donc être fulgurant pour s’imposer seul. À votre avis, quel type de coureur est le plus armé ce vendredi : l’attaquant pur ou le sprinteur puncheur qui mise sur le regroupement ?

Profil du parcours de la Muscat Classic 2026. Image : @ASO

Les engagés 2026 : Un plateau surprenant de profondeur et de qualité

Promue en catégorie 1.Pro, la Muscat Classic 2026 attire un plateau plus relevé que jamais, mélange subtil de leaders en reprise, de puncheurs en quête de réussite et de jeunes loups avides de confirmation. Loin d’être un simple galop d’essai pour le Tour d’Oman, elle est devenue un objectif à part entière pour décrocher des points UCI précieux.

Les têtes d’affiche et leurs stratégies :

Les puncheurs suprêmes : Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) fait sa rentrée ici. Son coup de pédale souple et sa vision de course en font un candidat idéal pour une attaque dans le dernier kilomètre d’Al Jissah. Face à lui, un Diego Ulissi (XDS Astana) toujours aussi habile dans ce profil de course, et un Mauro Schmid (Jayco AlUla) dont la pointe de vitesse en côte est redoutable. Ne sous-estimez pas Christian Scaroni (XDS Astana), un spécialiste des pourcentages élevés.

Les leaders à la vitesse de pointe : Bryan Coquard (Cofidis) arrive avec la confiance d’un récent vainqueur du Grand Prix La Marseillaise. S’il survit aux sélections, il est l’homme à battre dans un sprint à 10-15 coureurs. Le tenant du titre Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling Team) a prouvé qu’il savait franchir les bosses au bon moment pour sprinter.

Les électrons libres : La présence de Sepp Kuss (Team Visma | Lease a Bike) est intrigante. Le grimpeur pur manque d’explosivité sur ces courtes côtes, mais si la course est très dure, sa puissance pure pourrait créer la surprise en attaquant plus tôt. Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) est dans le même cas, une arme nucléaire pour un scénario offensif. Et que penser du retour de Fernando Gaviria (Caja Rural – Seguros RGA), qui sort du AlUla Tour, et dont la forme est incertaine ?

Les équipes à suivre :

Cofidis aligne une équipe compétitive menée par Coquard.

XDS Astana vient en force avec Scaroni et un Alberto Bettiol toujours dangereux. Soudal Quick-Step arrive avec son jeune espoir William Junior Lecerf.

Tudor Pro Cycling Team défendra son titre avec Pluimers.

Notre analyse des favoris et pronostic tactique

Dans le four omanais, la gestion de l’effort et le placement seront aussi importants que la forme physique. Voici notre classement des favoris, basé sur le parcours et la dynamique d’équipe.

⭐⭐⭐ Les grands favoris :

Mauro Schmid (Jayco AlUla) : L’homme de la situation. Explosif, bon descendeur et doté d’un finisseur de haut niveau. Capable de gagner à l’attaque comme au sprint réduit.

Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) : Sa rentrée est très attendue. S’il a la pointe de forme, son intelligence de course pourrait faire la différence sur un final aussi tactique.

Christian Scaroni (XDS Astana) :Un pur puncheur qui adore ces pourcentages. Le parcours lui correspond parfaitement.

⭐⭐ Les outsiders de premier plan :

Bryan Coquard (Cofidis) : Si le rythme est contrôlé et que les attaques sont neutralisées, il est le roi du sprint en côte.

Diego Ulissi (XDS Astana) : L’expérience et la ruse. Toujours présent sur ce type de profil.

Les Hommes à l’attaque (cartes surprises) :

Sepp Kuss (Team Visma | Lease a Bike) : Un pari risqué. Pour gagner, il doit imposer un rythme infernal dès Jabal Road pour éliminer les sprinteurs.

Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) : Même profil que Kuss. Peut-être utilisé comme un fusible pour lancer Ulissi.

Luke Plapp (Team Jayco AlUla) : En super forme, pourrait surprendre en contre-attaque.

Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling Team) : Le tenant du titre sait y faire. Ne jamais le sous-estimer.

Notre Pronostic : La course sera nerveuse et les équipes des puncheurs (Jayco, Astana, Soudal) vont vouloir la durcir pour éviter un sprint. Nous tablons sur une attaque décisive dans l’ultime montée d’Al Jissah qui ne sera pas reprise. Vainqueur pressenti : Mauro Schmid. Son explosivité et son sens tactique devraient faire la différence. Scénario alternatif : un sprint à 8-10 coureurs remporté par Christian Scaroni.

Où et quand regarder la Muscat Classic 2026 ? Diffusion TV et streaming

Ne manquez pas le coup d’envoi de cette saison moyen-orientale. Voici comment suivre la course en direct :

Date et Horaire : Vendredi 6 février 2026. Départ prévu en matinée (heure locale). La diffusion live débutera vers 10h30 CET (Heure d’Europe Centrale) pour couvrir le final crucial.

Chaînes de Télévision : Eurosport Max (Europe) : La retransmission commentée par les experts de la chaîne. Oman Sport TV : La diffusion officielle locale.

Streaming & Replay : Discovery+ / Eurosport Player : Pour les abonnés via la plateforme. YouTube : La chaîne officielle Oman Sport TV propose traditionnellement un stream gratuit et de qualité sur sa chaîne YouTube. Une aubaine pour les fans sans abonnement. GCN+ : Selon les droits acquis, pourrait également diffuser la course.

Conseil de l’expert : Programmez votre réveil pour le dernier tour de circuit (à partir de 11h30 CET environ). C’est à ce moment-là que la course prendra véritablement feu sur les pentes d’Al Hamriyah et d’Al Jissah.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Muscat Classic 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
1, PLUIMERS, Rick
2, BARTA, Will
3, DONZÉ, Robin
4, ERIKSSON, Jacob
5, JASCH, Lennart
6, WARBASSE, Larry
7, WEISS, Fabian

XDS Astana Team (WT) ✅
11, ULISSI, Diego
12, BETTIOL, Alberto
13, FORTUNATO, Lorenzo
14, LÓPEZ, Harold Martín
15, MULUBRHAN, Henok
16, RODRÍGUEZ, Cristián
17, SCARONI, Christian

Groupama – FDJ United (WT) ✅
21, GRUEL, Thibaud
22, GRÉGOIRE, Baptiste
23, KENCH, Josh
24, MOLARD, Rudy
25, PACHER, Quentin
26, ROCHAS, Rémy
27, ROLLAND, Brieuc

Soudal Quick-Step (WT) ✅
31, PARET-PEINTRE, Valentin
32, DESAL, Ceriel
33, GELDERS, Gil
34, LECERF, Junior
35, VANGHELUWE, Warre
36, VANSEVENANT, Mauri
37, VAN TRICHT, Stan

Movistar Team (WT) ✅
41, QUINTANA, Nairo
42, ADRIÀ, Roger
43, GARCÍA CORTINA, Iván
44, PESCADOR, Diego
45, PROIETTI GAGLIARDONI, Mattia
46, RUBIO, Einer
47, TESFATSION, Natnael

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
51, YATES, Adam
52, FREIRE, Marcos
53, HERREGODTS, Rune
54, JASIM AL-ALI, Abdulla
55, MOLANO, Juan Sebastián
56, OLIVEIRA, Rui
57, TORRES, Pablo

Uno-X Mobility (WT) ✅
61, TILLER, Rasmus
62, BLIKRA, Erlend
63, DVERSNES LAVIK, Fredrik
64, HVIDEBERG, Jonas Hem
65, KAMP, Alexander
66, SVARRE, Tobias
67, TJØTTA, Martin

Team Jayco AlUla (WT) ✅
71, PLAPP, Luke
72, CAPIOT, Amaury
73, DOUBLE, Paul
74, FOLDAGER, Anders
75, KRIJNSEN, Jelte
76, PICKERING, Finlay
77, SCHMID, Mauro

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
81, THIJSSEN, Gerben
82, DE VYLDER, Lindsay
83, GOOSSENS, Simon
84, MARSMAN, Tim
85, PLOWRIGHT, Jensen
86, PRICE-PEJTERSEN, Johan
87, SENTJENS, Sente

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
91, HOWSON, Damien
92, BADILATTI, Matteo
93, CAMPRUBÍ, Marcel
94, GONZÁLEZ, David
95, HARPER, Chris
96, HOUCOU, Emmanuel
97, VANHOUCKE, Harm

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
101, KUSS, Sepp
102, GOSZCZURNY, Patryk
103, GRAAT, Tijmen
104, LEMMEN, Bart
105, TAILLIEU, Aldo

EF Education – EasyPost (WT) ✅
111, ALBANESE, Vincenzo
112, BAUDIN, Alex
113, CEPEDA, Jefferson Alexander
114, HONORÉ, Mikkel Frølich
115, MIHKELS, Madis
116, NERURKAR, Lukas
117, SHAW, James

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
121, HERRADA, Jesús
122, ÁLVAREZ, Rodrigo
123, APARICIO, Mario
124, CHUMIL, Sergio Geovani
125, FAURA, José Luis
126, KUDUS, Merhawi
127, QUARTUCCI, Lorenzo

Cofidis (PRT) ✅
131, COQUARD, Bryan
132, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
133, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas
134, MAISONOBE, Sam
135, ROULAND, Louis
136, SAMITIER, Sergio
137, TOUZÉ, Damien

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
141, CASTELLON, Jan
142, BERWICK, Sebastian
143, CORRES, Gorka
144, DÍAZ, Alex
145, GAVIRIA, Fernando
146, OLDANI, Stefano
147, PRADES, Eduard

Lotto Intermarché (WT) ✅
151, DE SCHUYTENEER, Steffen
152, BRAET, Vito
153, DRIESEN, Niels
154, GUALDI, Simone
155, ØRN-KRISTOFF, Felix
156, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
157, VEISTROFFER, Baptiste

TotalEnergies (PRT) ✅
161, JEANNIÈRE, Emilien
162, BONNET, Thomas
163, BOUCHARD, Geoffrey
164, DAUPHIN, Florian
165, DOUBEY, Fabien
166, LÉVÊQUE, Theo
167, THIERRY, Pierre

Equipe d’Oman (NAT) ✅
171, AL-WAHIBI, Mohammed
172, AL HABSI, Hazaa
173, AL HABSI, Asad
174, ALRAHBI, Said
175, AL RIYAMI, Mazin
176, ALYAQOOBI, Abdulrahman

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Tour de Valence 2026, étape 2. Remco Evenepoel contre vents et (mauvais) décrets : Le champion qui a gagné pour rien… et pour tout

Le chrono de la 2e étape du Tour de Valence 2026 est entré dans l’histoire pour la mauvaise raison. Un vent tempétueux a forcé les organisateurs à geler le classement général. Mais Remco Evenepoel, lui, n’a rien gelé du tout. Sur son vélo de route, le triple champion du monde a signé une démonstration de force pure, rappelant à tous qui est le patron. Victoire sans gain au général : simple anecdote ou premier acte d’une domination psychologique ?

Lire aussi : Le parcours du Tour de Valence, favoris, engagés et direct TV

Une victoire fantôme : analyse d’un chrono hors du temps

Le contre-la-montre plat de 17 km entre Carlet et Alginet avait tout d’un rendez-vous classique. Sur le papier. Mais ce jeudi 5 février 2026, Éole s’est invité dans la course, transformant l’exercice de vérité en une épreuve de survie. Les rafales à plus de 70 km/h, documentées par les services météo espagnols, ont chamboulé les plans. La décision des commissaires fut radicale : neutralisation des temps pour le général et interdiction des vélos et casques spécifiques contre-la-montre. Une mesure de sécurité rare, qui rappelle le célèbre chrono annulé du Paris-Nice 2022.

Dans ce chaos, un homme a maintenu l’ordre. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) a bouclé les 17 km en 20’12, à une moyenne vertigineuse de 50.5 km/h sur une machine non optimisée pour la pure performance aérodynamique. Selon les données de TodayCycling, son temps équivaut, en conditions normales, à une avance probable de plus de 30 secondes sur la plupart des favoris. Sa démonstration a commencé dès le premier intermédiaire, où il cocha déjà 8 secondes d’avance sur le futur troisième, Mathias Vacek (Lidl-Trek). Un démarrage canon qui scelle souvent le sort d’un chrono.

Question ouverte pour les internautes : Cette neutralisation est-elle une sage précaution ou prive-t-elle le spectacle de ses enjeux légitimes ? Partagez votre avis en commentaire.

La maîtrise technique d’Evenepoel : pourquoi son effort reste un signal fort

Sans le gain de temps au général, pourquoi se donner à ce point ? La réponse d’Evenepoel est celle d’un compétiteur-né. « Il y avait une victoire d’étape à prendre, un maillot à gagner. Et puis, c’était un test parfait » a-t-il expliqué à l’arrivée. Cette logique dépasse le simple résultat. En écrasant le chrono malgré les conditions, le Belge envoie un message psychologique cinglant à toute la concurrence présente en Espagne, et au-delà. Il rappelle que sa condition, déjà étincelante après son triplé au Challenge de Majorque, ne faiblit pas.

Son aisance est d’autant plus frappante qu’il a dû composer avec un vélo de route, moins raide et moins aérodynamique. Pourtant, sa position sur la machine, son pédalage rond et sa gestion de l’effort dans les sections venteuses (où il a su se protéger tout en maintenant une puissance élevée) furent une leçon. Ce n’est pas un hasard si son coéquipier Aleksandr Vlasov, lui-même excellent rouleur et ancien vainqueur de cette épreuve (2022), a concédé 8 secondes. Vlasov, au fait de sa forme, sert ici de « mètre-étalon » pour mesurer l’ampleur de la performance d’Evenepoel.

Les gagnants et les perdants (même dans un général figé)

Si le classement général officiel n’a pas bougé, une lecture attentive des temps révèle des dynamiques préoccupantes pour certains, rassurantes pour d’autres.

Le grand gagnant (hors Evenepoel) : Biniam Girmay (NSN Cycling). Le porteur du maillot jaune, 86e à plus de 3’42 », a littéralement survolé l’étape. Sans cette neutralisation, son maillot lui aurait filé entre les doigts. Le verdict du chrono, sa hantise, est reporté à une autre fois.

Le perdant masqué : UAE Team Emirates-XRG. La formation de Tadej Pogačar (absent ici) alignait pourtant de solides rouleurs comme Brandon McNulty (7e à 35″) et Felix Großschartner (8e à 49″). Des écarts déjà significatifs sur 17 km, qui, pris en compte, les auraient mis à plus d’une minute d’un Evenepoel au sommet d’un général virtuel. Un avertissement.

La confirmation : Aleksandr Vlasov (Red Bull-BORA-hansgrohe). Sa deuxième place confirme son statut de lieutenant de luxe et d’homme en forme. Il sera un atout précieux dans les étapes vallonnées à venir.

La révélation du jour : Mathias Vacek (Lidl-Trek). Le jeune Tchèque (22 ans) signe un podium prestigieux (3e), à seulement 16 secondes. Un signal fort pour son équipe et pour son avenir dans l’exercice.

Conséquences tactiques : la course relancée… ou anéantie ?

Cette neutralisation crée une situation tactique inédite. D’un côté, elle préserve le suspense pour les étapes montagneuses à venir, comme l’ascension finale vers l’Alto del Pino. D’un autre, elle prive Remco Evenepoel d’une avance qu’il aurait très probablement construite, le forçant à attaquer plus loin ou plus fort dans les cols pour espérer déloger Girmay, qui dispose d’une équipe NSN très solide pour le protéger.

Question ouverte pour les lecteurs : Cette décision rend-elle la course plus attrayante en préservant le suspense, ou au contraire, fausse-t-elle la logique sportive au profit du spectacle ?

Le verdict de l’expert : Evenepoel, l’état d’urgence permanent

Au-delà de la polémique sur la neutralisation, un fait demeure, implacable : en cinq jours de course en 2026, Remco Evenepoel compte quatre victoires. Son adaptation à sa nouvelle équipe Red Bull-BORA-hansgrohe semble parfaite, tant sur le plan technique que mental. Gagner un chrono qui « ne compte pas » avec la rage et la précision qu’il a montrées est le signe d’un champion qui ne court pas seulement pour le classement, mais pour s’imposer à chaque fois qu’il en a l’occasion.

Cette 70e victoire professionnelle, et sa 24e dans un exercice chronométré (selon nos données et statistiques), s’inscrit dans la construction d’un début de saison parfait. Elle le place en position de force, psychologiquement intouchable, avant les objectifs majeurs à venir. Le Tour de Valence 2026 aura peut-être un vainqueur incertain, mais il a déjà son patron.

La 2e étape du Tour de Valence 2026 restera comme une parenthèse étrange, un chrono sans conséquence mais plein d’enseignements. Elle a prouvé que les caprices de la météo peuvent encore dicter leur loi au peloton professionnel. Surtout, elle a confirmé que Remco Evenepoel, quelles que soient les conditions et les règles du jeu, reste une force de la nature. Son duel avec le chronomètre est terminé. Son duel avec le parcours et ses rivaux pour le général, lui, vient juste de commencer. Et après une telle démonstration, qui peut sincèrement croire qu’il n’est pas l’homme à battre ?

Classement Tour de Valence 2026, étape 2 – Top 20

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 17 km en 20:12 (50,5 km/h)
  2. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:08
  3. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +0:16
  4. TURNER BEN, INEOS Grenadiers +0:21
  5. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:30
  6. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers +0:34
  7. MCNULTY BRANDON, UAE Team Emirates – XRG +0:35
  8. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:49
  9. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek +0:51
  10. ROMEO IVÁN, Movistar Team +0:52
  11. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  12. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:56
  13. CASTRILLO PABLO, Movistar Team +0:57
  14. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  15. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility +1:06
  16. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +1:24
  17. CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +1:30
  18. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers m.t.
  19. HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
  20. WELCH PATRICK, APS Pro Cycling by Team Cadence Cyclery +1:31

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team en 3:25:31
  2. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:04
  3. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +0:06
  4. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  5. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta m.t.
  6. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +0:07
  7. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:09
  8. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility +0:10
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  11. NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  12. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  16. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  17. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  19. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  20. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.

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Étoile de Bessèges 2026, 2e étape. Mathieu Kockelmann : comment un poisson-pilote a volé la vedette aux géants du sprint

Sous des trombes d’eau dans le Gard, la 2e étape de l’Étoile de Bessèges 2026 a connu un dénouement digne d’un thriller. Alors que le dernier échappé, Arnaud Tendon, était englouti à 50 mètres du but, un duel titanesque se profilait entre Dylan Groenewegen et Matteo Moschetti. Personne n’avait envisagé l’intrusion de Mathieu Kockelmann, le jeune Luxembourgeois de Lotto-Intermarché, censé être un simple lanceur. Récit d’une victoire volée, analyse d’une stratégie qui a déjoué tous les pronostics et décryptage de ce succès qui change la donne pour la nouvelle structure fusionnée.

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Un scénario à suspense : l’échappée tendue jusqu’à l’ultime mètre

L’Étoile de Bessèges 2026 n’a décidément pas froid aux yeux. Après la surprise Tom Crabbe la veille, la 2e étape entre Saint-Gilles et Domessargues a offert un spectacle brut, trempé par une pluie incessante. Dès le kilomètre zéro, un quatuor courageux se forme : Samuel Leroux (TotalEnergies), Maël Guégan (CIC Pro Cycling Academy), Axel Bouquet (St Michel – Preference Home – Auber93) et le Suisse Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix). Leur avance, soigneusement contrôlée par un peloton méfiant, ne dépassera jamais les 3 minutes 30, selon les données. La météo, véritable actrice de la course, transforme la poursuite en épreuve de patience et de gestion. Le duel s’engage entre les équipes des favoris, Unibet Rose Rockets pour Groenewegen et Pinarello-Q36.5 pour Moschetti, et la résistance opiniâtre de l’avant.

Tendon, le héros tragique d’un film à la française

Le suspense atteint son paroxysme dans les derniers kilomètres. Alors que le peloton semble procrastiner, Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix) lance une ultime et désespérée sortie en solitaire à 3 km du but. L’image est puissante : un coureur continental, dos rond sous l’averse, défiant les mastodontes du World Tour. Son avance fond, mais ne craque pas : 25 secondes à 4 km, encore 20 secondes à flamme rouge. Une chute dans le peloton désorganise légèrement la meute, ajoutant au chaos. Le public, massé sous les parapluies, retient son souffle. Tendon est finalement happé par le train des sprinteurs lancés à 65 km/h… à 50 mètres seulement du trait de craie. Une cruauté statistique : c’est l’échappé repris le plus près de l’arrivée sur l’Étoile depuis l’édition 2021.

Kockelmann contre Groenewegen : le duel que personne n’avait vu venir

Dans le brouillard des gerbes d’eau, le scénario semblait écrit pour un duel entre l’expérience néerlandaise et la foudre italienne. Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets), vainqueur de la Classica Valenciana et titulaire de 6 étapes du Tour de France, était le favori logique. À ses côtés, Matteo Moschetti (Pinarello-Q36.5), finisseur redoutable. Mais dans les roues de ce dernier, un jeune homme de 22 ans jouait un rôle précis : Mathieu Kockelmann (Lotto-Intermarché) devait être le dernier lanceur pour son leader Matys Grisel. « Mon ordre était clair : tout donner pour Matys et me mettre sur la gauche pour qu’il me double par la droite » confiera-t-il. Mais dans le chaos final, Grisel disparaît du champ de vision.

L’instinct du néo-pro et le geste parfait qui fait la différence

Kockelmann, lancé à bloc et voyant un espace à gauche, s’engage dans son effort. « Je n’ai jamais regardé derrière » avouera-t-il. Sans le savoir, il sprinte pour la victoire. À sa droite, Groenewegen, lancé plus tard, remonte comme un météore. Leurs vélos se jettent sur la ligne détrempée. Pendant de longues minutes, l’incertitude règne. Le verdict de la photo-finish est requis. Finalement, la décision tombe : Kockelmann devance Groenewegen de quelques centimètres. Moschetti complète le podium. Ce succès est lourd de symboles : c’est le premier pour la formation fusionnée Lotto-Intermarché, et le deuxième seulement de la carrière du Luxembourgeois, après une étape du Tour du Luxembourg 2025. Une victoire volée ? Non. Une victoire d’instinct et de technique parfaite.

Analyse tactique : pourquoi Lotto-Intermarché a (involontairement) tout réussi

Derrière cette victoire surprise se cache une réalité tactique fascinante. En positionnant Kockelmann comme un « faux » poisson-pilote, l’équipe dirigée ici par l’ancien routier-sprinteur Adrien Petit a involontairement créé l’effet de surprise parfait. Les équipes rivales, focalisées sur Grisel, Groenewegen et Moschetti, ont sous-estimé le Luxembourgeois. Son lancement précoce, censé être un lead-out, s’est transformé en un sprint long et puissant parfaitement adapté à la légère montée finale. Une question pour les puristes : Dans le sprint moderne, la multiplication des leaders potentiels au sein d’une même équipe est-elle devenue l’arme ultime pour semer le doute ?

Conséquences sur le général et perspectives pour la suite

Au classement général, Tom Crabbe (Team Flanders-Baloise), 15ème de l’étape, conserve le maillot de leader. Grâce aux bonifications, Kockelmann grimpe à la 4ème place, à 10 secondes. La bataille pour le général reste ouverte à une poignée de coureurs, dont Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets) et Clément Izquierdo (Cofidis). Maël Guégan endosse le maillot de meilleur grimpeur. La course bascule désormais vers des terrains plus accidentés. L’étape reine autour de Bessèges et le contre-la-montre en côte final promettent un tout autre registre. Kockelmann peut-il, sur un coup de folie, viser plus que cette victoire d’étape et jouer la surprise au général ?

Le verdict de l’expert : Kockelmann, une signature qui annonce une nouvelle génération

Cette victoire n’est pas un accident. Elle signe l’émergence d’un profil complet, capable de se mêler aux tout meilleurs sprinteurs du monde dans des conditions extrêmes. À 22 ans, Kockelmann démontre un sang-froid et une lecture de course remarquables. Son profil rappelle celui d’un Mads Pedersen dans ses jeunes années : puissant, endurant et intelligent. Pour Lotto-Intermarché, ce succès est un catalyseur immense pour une structure en quête d’identité. Il valide la stratégie de miser sur un mix de jeunes talents et d’expérience. Cette victoire marque-t-elle le début d’un transfert de pouvoir vers une nouvelle génération de sprinteurs moins spécialisés mais plus astucieux ?

La pluie du Gard aura lessivé les certitudes. Alors que Dylan Groenewegen repart avec une deuxième place amère, Mathieu Kockelmann, lui, entre dans la lumière. Non pas comme un simple opportuniste, mais comme un tacticien né, dont le premier acte sur la scène du World Tour 2026 est un coup de maître. L’Étoile de Bessèges, décidément, n’a pas fini de nous surprendre.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 2 – Top 20

  1. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché les 162,8 km en 3:32:48 (45,9 km/h)
  2. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  3. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  4. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  5. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  6. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
  7. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  8. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
  9. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  10. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United m.t.
  11. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  12. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  13. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix m.t.
  14. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  15. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
  16. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  17. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  18. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  19. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  20. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise en 6:48:42
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:04
  3. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:08
  4. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché +0:10
  5. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché +0:12
  6. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  7. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  8. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  9. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  10. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  11. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  12. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  13. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  14. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:15
  15. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  17. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  18. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +0:20
  19. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  20. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech m.t.

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Tour de Valence 2026. Mads Pedersen : Le cauchemar qui ébranle toute une saison

Le 4 février 2026 devait marquer le lancement d’une saison de conquête pour Mads Pedersen. Il sonne comme un coup de tonnerre. Dès la première étape du Tour de Valence, une lourde chute provoque fractures et abandon. Au-delà du diagnostic médical, c’est un véritable séisme pour la hiérarchie du cyclisme mondial. Nous analysons les conséquences immédiates et l’onde de choc sur les classiques et le Tour de France.

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Que s’est-il vraiment passé lors de la chute de Mads Pedersen sur le Tour de Valence 2026 ?

Mercredi 4 février 2026. La Volta a la Comunitat Valenciana, traditionnelle levée de rideau pour les puncheurs et les sprinteurs costauds, démarre sous un ciel espagnol clément. Pour Mads Pedersen, cette course représente bien plus qu’une simple mise en jambe. C’est le premier coup de pédale officiel d’une saison calibrée pour la démesure : les Monuments, un possible Tour de France, la confirmation de son statut d’ultime rival des « cannibales ». La mécanique s’enraye brutalement. À l’approche d’un point crucial de l’étape – probablement une zone technique ou un resserrement du peloton –, le Danois de la Lidl-Trek est projeté au sol. L’impact est sévère. Immédiatement, le communiqué de l’équipe tombe : fracture du poignet gauche et fracture de la clavicule droite. L’opération est programmée dans la foulée, jeudi 5 février. Un scénario identique à celui vécu par Wout van Aert en 2023 sur le Tour du Danemark, rappelant la brutalité et l’imprévisibilité du cyclisme professionnel.

Un diagnostic qui fait froid dans le dos : quel est le pronostic pour sa saison 2026 ?

Les deux fractures simultanées constituent un tableau lésionnel complexe. Lidl-Trek, dans son communiqué, a immédiatement placé la priorité sur « les meilleurs soins possibles » et un « rétablissement complet ». Historiquement, pour un coureur de ce niveau, un tel diagnostic implique une indisponibilité minimale de 6 à 8 semaines avant reprise de l’entraînement, et souvent 10 à 12 semaines avant un retour en compétition. Cela place un point d’interrogation majeur sur toute la première partie de sa saison.

Gand-Wevelgem, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix : les classiques 2026 déjà compromises ?

L’impact le plus immédiat et le plus cruel se situe sur le calendrier des Monuments. Mads Pedersen n’est pas un simple participant ; il en est l’un des piliers. Les données et statistiques sont éloquentes : en 2025, il remportait Gand-Wevelgem (sa 3e victoire), terminait 2ème du Tour des Flandres et 3ème de Paris-Roubaix. Il était l’un des trois seuls hommes, avec Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) et Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG), à animer et dominer systématiquement ces épreuves. Sa force de frappe et sa résistance faisaient de lui le principal outsider crédible capable de détrôner les deux géants.

La hiérarchie des classiques bouleversée : qui en profite ?

L’absence potentielle ou la forme amoindrie de Pedersen crée un vide stratégique. Elle simplifie-t-elle la tâche de van der Poel et Pogačar ? Pas si simple. Elle retire surtout du peloton le contre-pouvoir le plus structurant. Des hommes comme Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech, plus focalisé sur le sprint ?), Matej Mohorič (Team Bahrain Victorious) ou un Matthew Dinham (Team Picnic PostNL) en pleine progression pourraient voir leur marge de manœuvre accrue. Cette blessure rebat les cartes de la tactique collective avant même le début des hostilités. Sans le « Policier » Pedersen pour contenir les attaques, assiste-t-on à l’aube d’un duopole encore plus hégémonique, ou à l’émergence surprise d’un nouveau prétendant ?

Et le Tour de France dans tout ça ? Le projet grand bouleversé

L’autre grande victime de cette chute pourrait être un rêve : la participation de Pedersen au Tour de France 2026. Son équipe évoquait cette option après une année 2025 exceptionnelle sur les Grands Tours : 4 étapes et le maillot cyclamen sur le Giro, une étape et le maillot vert sur la Vuelta. Ce profil de coureur tout-terrain, capable de sprinter, de rouler et de résister dans les secteurs accidentés, en faisait un candidat parfait pour les étapes vallonnées du Tour. Un retard de 10 semaines dans la préparation rend ce projet extrêmement périlleux, voire intenable, sauf à viser une participation en simple levée de forme pour la seconde partie de course. Lidl-Trek devra peut-être revoir sa stratégie globale.

Le précédent Wout van Aert : raison d’espérer ou exemple à éviter ?

L’histoire du cyclisme offre des paraboles d’espoir. En 2023, Wout van Aert subissait une fracture de clavicule fin mai et revenait pour décrocher une étape sur le Tour de France en juillet. Cependant, la double fracture et la localisation des blessures de Pedersen le placent dans une situation distincte, et plus délicate. La pression pour revenir trop vite sur les classiques pourrait être contre-productive et compromettre l’ensemble de sa saison, voire au-delà. L’équipe devra jongler entre l’envie de son leader et une prudence médicale absolue.

Une saison 2026 qui commence dans la douleur, mais l’histoire n’est pas écrite

Le coup est rude pour Mads Pedersen, pour Lidl-Trek, et pour le spectacle cycliste. La saison des classiques perd l’un de ses visages les plus combatifs et les plus réguliers. Cependant, l’adversité forge parfois les plus belles histoires. La carrière de Pedersen, marquée par un titre de champion du monde 2019 acquis dans des conditions similaires d’underdog, démontre une résilience à toute épreuve. Sa priorité est désormais une rééducation sans faute. Le cyclisme attendra-t-il son retour pour retrouver son équilibre à trois aux avant-postes ? La balle est dans son camp, ou plutôt, dans les mains attentives de ses chirurgiens et kinésithérapeutes. Son retour, lorsque vous le verrez, sera-t-il celui d’un homme pressé ou celui d’un stratège qui a tiré les leçons de ce mauvais coup du sort ?

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Tour de Valence 2026, étape 1 : Biniam Girmay signe son retour. Pourquoi cette victoire à Valence est bien plus qu’un simple sprint

Sept mois de disette, une nouvelle équipe, un peloton écrémé par Red Bull : la victoire de Biniam Girmay sur la 1ère étape du Tour de Valence 2026 est un acte de renaissance. Derrière ce succès en apparence classique se cache un coup tactique risqué, une démonstration de force collective et un signal fort adressé au monde du sprint. Décryptage d’une entrée en matière électrique.

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Le soulagement d’un champion

C’est un geste qui en disait long. Ce mercredi 4 février 2026, à Torreblanca, Biniam Girmay (NSN Cycling Team) a levé les bras avec une intensité qu’on ne lui voyait plus depuis son triomphe sur le Tour de France 2024. Entre les deux, une saison 2025 blanche, un transfert mouvementé et des doutes. Sa victoire sur la 1ère étape du Tour de Valence (Volta a la Comunitat Valenciana) n’est pas qu’une statistique de plus. C’est la preuve que le phénomène érythréen, désormais âgé de 25 ans, a retrouvé son étincelle. Mais comment a-t-il surmonté le piège tendu par Red Bull-Bora-Hansgrohe et l’attaque audacieuse de Giulio Pellizzari ?

La stratégie Red Bull : un tremplin nommé Pellizzari

Pourquoi la montée des Madroños a-t-elle tout changé ?

Selon nos données et statistiques, le Puerto de Los Madroños (4,5 km à 4%) n’avait, sur le papier, rien d’un col sélectif. Pourtant, à 32 km de l’arrivée, l’équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe de Remco Evenepoel a opéré un forcing dévastateur. Leur objectif ? Écrémrer le peloton pour isoler les sprinteurs purs et lancer une offensive. Mission réussie : le groupe de tête a fondu comme neige au soleil, passant de 150 à une trentaine d’unités seulement. Parmi les rescapés, quatre coureurs Red Bull, dont Evenepoel, Aleksandr Vlasov et le jeune Italien Giulio Pellizzari.

L’attaque Pellizzari : un coup de maître tactique ?

Profitant du chaos, Pellizzari s’est échappé à 18 km du but. Son avantage a atteint 30 secondes, plaçant le peloton dans un dilemme cornélien, digne des plus grands manuels de stratégie : poursuivre et offrir un tour gratuit à Evenepoel, ou laisser filer un coureur solide capable de tenir ? Le piège était parfait. Pendant près de 15 km, Bahrain Victorious, INEOS Grenadiers et NSN ont dû mener une chasse coûteuse en énergie. Pellizzari, lui, a résisté jusqu’à la flamme rouge, soit à moins d’un kilomètre. Un exploit individuel qui a failli voler la vedette à tous les sprinteurs.

Girmay vs Marit : la revanche d’un duel historique

Comment Girmay a-t-il dominé le sprint réduit ?

Le scénario était presque parfait pour un puncheur, pas pour un sprinteur comme Girmay. Émietté par la course, le groupe de 30 coureurs a abordé la longue ligne droite finale de Torreblanca sous l’impulsion de Ben Turner (INEOS Grenadiers). Girmay, parfaitement placé par ses nouveaux coéquipiers de la NSN Cycling Team, a déclenché son effort à 250 mètres. À ses côtés, un visage familier : Arne Marit (Red Bull-Bora-Hansgrohe), son ancien coéquipier chez Intermarché-Wanty. Le duel était symbolique.

Comme l’a analysé Eurosport en direct, Marit a reconnu après la course : « Bini n’est pas le sprinteur qui accélère le plus vite, mais une fois à sa vitesse de pointe, il est impossible à dépasser. » La puissance pure de l’Érythréen a fait la différence, lui offrant un succès de justesse mais mérité. Giovanni Lonardi (Polti VisitMalta) complète ce podium qui marque le grand retour des sprints massifs.

Le contexte : une renaissance signée NSN

Pourquoi ce transfert était-il crucial pour Girmay ?

La statistique est implacable : la dernière victoire de Biniam Girmay datait du 11 juillet 2024, sur la 12e étape du Tour de France. Sa saison 2025 chez Intermarché-Wanty, plombée par la fusion incertaine avec Lotto-Dstny, avait été un désert. Son transfert vers la NSN Cycling Team (ex-Israel-Premier Tech) représentait bien plus qu’un changement de maillot. C’était une nécessité vitale pour retrouver un environnement stable et une équipe dédiée à ses ambitions. Dès sa première course sous ses nouvelles couleurs, le résultat est là. Cela rappelle le parcours d’un Arnaud Démare après son départ du Groupama-FDJ : un changement d’air salvateur.

Les absents et les conséquences : Pedersen out, Evenepoel en embuscade

Quel impact sur la suite du Tour de Valence ?

La journée a été marquée par l’abandon inquiétant de Mads Pedersen (Lidl-Trek), victime d’une lourde chute et évacué à l’hôpital. Son absence modifie complètement le paysage des sprints à venir sur cette course. Du côté du classement général, Girmay endosse le premier maillot de leader, mais pour combien de temps ? La 2e étape est un contre-la-montre de 17,5 km en côte entre Carlet et Alginet, un terrain sur mesure pour Remco Evenepoel. Le Belge, déjà vainqueur sur le Challenge de Majorque, a montré aujourd’hui que son équipe était en forme. La bataille pour le général commence véritablement demain.

Un signal fort pour la saison 2026

La victoire de Biniam Girmay à Valence est un message clair adressé au peloton mondial. Au-delà de la fin d’une disette, elle démontre une résilience mentale rare et une parfaite intégration au sein de la NSN Cycling Team. Alors que le contre-la-montre de jeudi va redistribuer les cartes, une question demeure pour les puristes : Cette victoire marque-t-elle le retour durable de Girmay au plus haut niveau, au point d’en refaire un favori pour les classiques flandriennes à venir ? Le débat est ouvert. Une chose est sûre : le Tour de Valence 2026 est déjà entré dans l’histoire.

Classement Tour de Valence 2026, étape 1 – Top 20

  1. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team les 160 km en 3:25:41 (46,6 km/h)
  2. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  3. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  4. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility m.t.
  5. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  6. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  7. NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  8. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  9. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  10. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  11. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  12. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  13. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  14. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  15. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  16. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
  17. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  18. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  19. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike m.t.
  20. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team en 3:25:31
  2. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:04
  3. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta +0:06
  4. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  5. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta m.t.
  6. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +0:07
  7. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:09
  8. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility +0:10
  9. VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  10. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  11. NENCINI TOMMASO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  12. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  14. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  15. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  16. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  17. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  19. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  20. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.

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Etoile de Bessèges 2026, étape 1 : Tom Crabbe et l’art du coup double. Comment Flanders-Baloise a écrit un scénario parfait

Un final vallonné, une échappée sacrificielle et un sprint calculé au millimètre. La première étape de l’Étoile de Bessèges 2026, remportée par le jeune Belge Tom Crabbe (Team Flanders-Baloise), fut bien plus qu’une simple victoire d’étape. C’est une leçon de stratégie d’équipe et le révélateur d’un talent pur. Plongée dans les coulisses d’un succès qui redéfinit les ambitions de la formation belge pour cette saison 2026.

Lire aussi : Le parcours de l’Etoile de Bessèges, favoris, engagés et direct TV

Une victoire née d’un pari tactique audacieux

La stratégie de la Team Flanders-Baloise pour cette première étape autour de Bellegarde relevait du coup de poker. Alors que les observateurs guettaient les favoris annoncés, la formation belge a joué sur deux tableaux : l’échappée longue avec un homme fort, et la conservation d’un joker frais pour le final. Victor Vercouillie, le soldat du jour, a infiltré le quatuor de tête constitué de Léandre Huck (Van Rysel Roubaix), Jaakko Hänninen (Nice Métropole Côte d’Azur) et Nils Aebersold (Elite Fondations Cycling Team). Son rôle ? Pousser l’avantage au maximum pour forcer les équipes favorites, comme Decathlon-CMA CGM, à un effort de régulation coûteux. Selon les données et statistiques recueillies, le quatuor a maintenu un écart oscillant autour de 3 minutes sur plus de 100km, une performance d’autant plus remarquable sur un parcours réputé roulant. Pendant ce temps, Tom Crabbe, le néo-pro de 20 ans, se cachait sagement dans les 30 premiers du peloton, épargné par tout effort inutile. Une gestion de course parfaite qui rappelle les stratégies employées par les grandes équipes WorldTour dans les classiques ardues.

Le sacrifice héroïque de Vercouillie et l’erreur fatale de Kubiš

L’ascension finale de la Côte de la Méditerranée (700m à 7,9%) a été le théâtre de tous les drames. Alors que ses derniers compagnons d’échappée craquaient, Victor Vercouillie a résisté seul, abordant le dernier kilomètre avec une poignée de secondes d’avance. L’exploit était à portée de roue. Dans la montée, le peloton, mené par une Decathlon-CMA CGM visiblement émoussée par sa longue journée de régulation, se disloquait. C’est alors que Lukáš Kubiš (Unibet Rose Rockets), le champion de Slovaquie, a lancé une attaque foudroyante pour recoller et dépasser Vercouillie. Mais dans le dernier virage, Kubiš a commis l’erreur tactique qui a offert la victoire à Crabbe : il a pris la corde à l’intérieur, se retrouvant en mauvaise posture pour lancer son sprint. Tom Crabbe, resté dans sa roue, a immédiatement saisi l’opportunité. « Il a pris l’intérieur, moi j’ai pris l’extérieur à fond jusqu’à la fin » a confié le jeune Belge après la course. Une analyse qui cache une lucidité rare pour un premier succès.

Tom Crabbe : simple opportuniste ou futur grand du cyclisme belge ?

Avec cette victoire, Tom Crabbe ne signe pas seulement son premier succès professionnel. Il entre dans le cercle très restreint des espoirs belges capables de s’imposer sur un profil exigeant dès leur entrée chez les pros. À 20 ans, son coup de pédale et son sens tactique interrogent. Est-on en face d’un futur vainqueur de classiques ardennaises, à l’image d’un jeune Philippe Gilbert ? Sa capacité à rester protégé toute la journée puis à produire une accélération décisive sur une pente à 8% est un indicateur fort. Pour les puristes, son sprint n’est pas celui d’un pur rouleur, mais bien celui d’un puncheur, capable de maintenir une puissance élevée sur une minute d’effort maximal. Les données Strava (une fois rendues publiques) de ce final seront d’ailleurs très attendues pour analyser sa puissance développée. Cette victoire marque-t-elle l’émergence du successeur de Greg Van Avermaet dans le cœur des supporters flamands ?

Analyse du classement : les leçons à tirer pour la suite de l’Étoile de Bessèges

Le podium de cette première étape – Tom Crabbe, Lukáš Kubiš, Clément Izquierdo (Cofidis) – envoie un signal clair. Les équipes ProTeam et les outsiders ont parfaitement préparé cette ouverture de saison, profitant de l’état de forme parfois incertain des leaders WorldTour en février. La 5e place de Paul Lapeira (Decathlon-CMA CGM), meilleur Français de l’étape, montre aussi que l’équipe tricolore, bien que présente, a peut-être payé un effort de régulation trop important. Ce résultat rebat les cartes pour le classement général. Crabbe endosse le premier maillot de leader de sa carrière, mais les profils des étapes à venir, avec un contre-la-montre décisif, laisseront peu de chances aux puncheurs de conserver la tête. La vraie bataille pour le final se jouera probablement entre les chronomen comme…

Revivez l’instant décisif : la vidéo du sprint qui a tout changé

Pour comprendre la finesse de la victoire de Crabbe, il faut revoir les images du dernier kilomètre. La vidéo officielle de l’Étoile de Bessèges (à intégrer ici) montre plusieurs éléments clés : la résistance incroyable de Vercouillie jusqu’à 200m de la ligne, l’attaque rectiligne et puissante de Kubiš, et enfin, le choix de trajectoire parfait de Crabbe. En prenant l’extérieur du virage, il a non seulement gardé son élan mais a aussi obligé Kubiš à sprinter en déséquilibre. Une démonstration de froidure et d’intelligence de course qui contraste avec l’euphorie de son célèbre coup de poing final. Selon vous, cette victoire est-elle davantage le fruit du travail d’équipe ou du génie individuel de Tom Crabbe ?

Une journée qui redessine la hiérarchie en début de saison 2026

La première étape de l’Étoile de Bessèges 2026 restera comme celle du parfait scénario d’équipe. La Team Flanders-Baloise a maîtrisé tous les paramètres : infiltration de l’échappée, économie de son joker, et exécution parfaite dans le final. Pour Tom Crabbe, c’est plus qu’une victoire, c’est une déclaration d’intention. Il rejoint des coureurs comme Remco Evenepoel ou Tadej Pogačar dans le club très fermé de ceux qui ont gagné chez les pros avant leur 21 ans. Cette performance lance aussi l’Étoile de Bessèges 2026 sous les meilleurs auspices, promettant une semaine de courses ouvertes et tactiques. Les favoris pour le classement final sont prévenus : les équipes continentales ProTeam arrivent avec des ambitions et des moyens redoutables. La saison européenne est ouverte, et elle s’annonce explosive.

Classement Etoile de Bessèges 2026, étape 1 – Top 20

  1. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise les 150,1 km en 3:16:04 (46 km/h)
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  3. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:02
  4. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  5. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  6. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  7. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  8. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  9. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  10. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  11. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  13. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:05
  14. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  15. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  17. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +0:10
  18. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  19. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  20. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise en 3:15:54
  2. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +0:04
  3. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +0:08
  4. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0:12
  5. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  6. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  7. LOZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  8. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  9. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  10. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  11. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  12. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  13. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech +0:15
  14. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  15. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  16. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  17. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +0:20
  18. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  19. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  20. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.

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GP La Marseillaise 2026 : Le Coq signe un coup de maître, le sprint a-t-il tué l’audace ?

Contre toute attente, le GP La Marseillaise 2026 a livré un final haletant. Malgré un parcours raccourci et les assauts répétés des attaquants, c’est Bryan Coquard qui a régné sur le boulevard Michelet. Plongée dans les coulisses d’une victoire collective parfaite, symbole d’une formation Cofidis déjà en ordre de bataille et prêt pour sa saison. Le sprint a-t-il définitivement muselé l’esprit d’attaque de la « Première » ?

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le réveil du Coq sous le soleil de Provence

Le 1er février 2026, le GP La Marseillaise a plus que jamais joué son rôle de réveil-matin du cyclisme français. Une édition sous tension, où chaque équipe cherchait à affirmer ses ambitions dans cette première manche de la FDJ United Series (ex Coupe de France). Dans ce jeu d’échecs à 146 km, Bryan Coquard et la Cofidis ont démontré une maîtrise tactique absolue, offrant au « Coq » sa 54e victoire professionnelle. Un succès qui interroge : face à un parcours volontairement moins sélectif, l’audace est-elle condamnée à se briser sur le mur des trains de sprint ?

Une échappée matinale sous contrôle

Comme le veut le rituel marseillais, la course s’est animée dès les premières foulées. Selon nos données et statistiques, le groupe de six hommes – Champion (St Michel), Guernalec (CIC), Molly (Van Rysel Roubaix), Tissières (Elite Fondations), Brookes et Brough (AVC Aix) – n’a jamais bénéficié d’un écart supérieur à 2 minutes. Un contrôle féroce exercé principalement par la Cofidis, déterminée à préserver ses forces pour Coquard, mais aussi par les formations Unibet Rose Rockets et TotalEnergies, soucieuses de leurs propres chances au sprint. Cette échappée, plus symbolique que dangereuse, a été avalée dans l’ascension du Castelet, servant de prélude aux hostilités.

Le coup de poker manqué de Lapeira et la résistance du peloton

C’est à ce moment que la course a basculé dans une phase de haute intensité. Plusieurs équipes, sentant la fragilité de certains sprinteurs, ont mis le gaz dans le Castelet. Résultat : un peloton éclaté et des hommes comme Coquard ou Jeannière (TotalEnergies) momentanément distancés. Mais le scénario rêvé pour les attaquants s’est heurté à une réalité implacable : le vent de face sur le retour vers Marseille. L’offensive solitaire de Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) à 23 km du but, bien que courageuse, était vouée à l’échec dans ces conditions. Son effort aura au moins servi à tendre un peloton déjà nerveux.

Question ouverte pour le débat : Faut-il regretter la suppression de la route des Crêtes, qui aurait pu offrir une base de départ plus solide aux attaquants dans ce final ?

Le dernier baroud d’honneur : Mifsud, Hardouin, Mariault sous la flamme rouge

La véritable étincelle est venue dans les pourcentages finals de la Gineste. Profitant d’un relais hésitant dans le peloton, Andrea Mifsud (Polti VisitMalta), Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix) et Axel Mariault (CIC Nantes) ont placé une accélération sournoise. Pendant quelques minutes, l’exploit a semblé possible. Le trio a compté jusqu’à 25 secondes d’avance, forçant les équipes de sprinteurs à une coordination de dernière minute. C’est finalement le train bleu de la Cofidis, renforcé par des appuis précieux, qui a mené la chasse, avalant les fugitifs sous la flamme rouge. Un baroud d’honneur qui restera comme le symbole de la résistance de l’attaque face à la mécanique implacable des trains.

La mécanique parfaite du train Cofidis et le réveil de Bryan Coquard

La victoire de Bryan Coquard est d’abord un succès d’équipe. La Cofidis a navigué de manière impeccable toute la journée. Après l’avoir ramené dans le peloton suite à son décrochage dans le Castelet, l’équipe a parfaitement géré les offensives finales. Dans les derniers kilomètres, la formation dirigée par Cédric Vasseur a placé ses hommes en tête de peloton avec une précision chirurgicale. Coquard, livré à 200 mètres de la ligne, n’a eu qu’à déployer sa fulgurance restée intacte. À 33 ans, le Français a devancé la jeune pépite belge Steffen De Schuyteneer (Lotto-Intermarché) et l’expérimenté Alex Molenaar (Caja Rural-Seguros RGA), démontrant qu’il reste un des finsisseurs les plus intelligents du peloton.

Vidéo : Les 3 moments clés à revoir

Pour comprendre cette édition, trois séquences sont à étudier :

À 50 km de l’arrivée : L’accélération dans le Castelet qui disloque le peloton et met Coquard en difficulté. Un moment de panique pour les favoris.

À 5 km du but : L’attaque de Mifsud, Hardouin et Mariault dans les derniers lacets de la Gineste. Le dernier sursaut de l’attaque.

Le sprint final : Le placement irréprochable du train Cofidis et la démonstration de puissance de Coquard, lancé depuis la roue de son dernier équipier.

Une victoire qui lance toutes les saisons

Bryan Coquard succède à son coéquipier Valentin Ferron au palmarès et s’empare du premier maillot de leader de la FDJ United Series 2026. Au-delà du succès individuel, cette victoire envoie un signal fort : la Cofidis est prête, et son leader a toujours la faim. Pour les amateurs de cyclisme pur, cette édition pose une question fondamentale : comment rééquilibrer la balance entre attaquants et sprinteurs sur ce classique d’ouverture ? La réponse devra peut-être venir des organisateurs pour 2027. Une certitude : le GP La Marseillaise 2026 a tenu toutes ses promesses en termes de spectacle et d’intensité.

Classement complet du GP La Marseillaise 2026

  1. COQUARD BRYAN, Cofidis les 145,8 km en 3:27:01(42,2 km/h)
  2. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  3. MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  4. BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  5. BERASATEGI XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  6. LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
  7. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  8. BUDZIŃSKI MARCIN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
  10. MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  11. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  12. JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
  13. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  14. MAESTRI MIRCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  15. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  16. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United m.t.
  17. LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  18. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  19. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  20. PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  21. RETEGI MIKEL, Equipo Kern Pharma m.t.
  22. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  23. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  24. GERMANI LORENZO, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  25. ISIDORE NOA, Groupama – FDJ United m.t.
  26. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  27. UHLIG HENRI, Alpecin-Premier Tech m.t.
  28. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  29. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix m.t.
  30. LOUZOUET LÉANDRE, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  31. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  32. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  33. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  34. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
  35. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  36. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  37. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  38. IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis m.t.
  39. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  40. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta m.t.
  41. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  42. KOCKELMANN MATHIEU, Lotto Intermarché m.t.
  43. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  44. CHESINI CESARE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  45. AEBERSOLD NILS, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  46. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  47. GRÉGOIRE BAPTISTE, Groupama – FDJ United m.t.
  48. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  49. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  50. DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
  51. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
  52. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  53. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  54. BRAET VITO, Lotto Intermarché +0:12
  55. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché m.t.
  56. BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech m.t.
  57. HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech m.t.
  58. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
  59. MOURIS WESSEL, Unibet Rose Rockets +0:21
  60. RAMSAY NOAH, Alpecin-Premier Tech m.t.
  61. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix +0:23
  62. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  63. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  64. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +0:27
  65. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché +0:33
  66. DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:37
  67. POLLEFLIET GIANLUCA, Decathlon CMA CGM Team +0:58
  68. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  69. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +1:02
  70. BAGOU GUILLAUME, Elite Fondations Cycling Team +1:53
  71. JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  72. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +2:32
  73. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix +4:14
  74. MARTÍN JOSÉ MARÍA, Equipo Kern Pharma m.t.
  75. CARDIS ROMAIN, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  76. BARRILLOT BOHÉMOND, AVC Aix Provence Dole m.t.
  77. MEO FELIX JAMES, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  78. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  79. HAUGLAND KASPER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  80. VAN DE WYNKELE LORENZ, Lotto Intermarché m.t.
  81. RAUS JEROME, AVC Aix Provence Dole m.t.
  82. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  83. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  84. DAVY CLÉMENT, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  85. FAYOLLE JEAN-LOUP, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  86. BESSEGA TOMMASO, Team Polti VisitMalta m.t.
  87. LOSPITAO PABLO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  88. MARIN JULIEN, AVC Aix Provence Dole m.t.
  89. BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  90. TISSIÈRES ARNAUD, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  91. BROUGH JACK, AVC Aix Provence Dole m.t.
  92. PRINGLE NATE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  93. LAYRAC GABRIEL, AVC Aix Provence Dole m.t.
  94. BROOKES JOSEPH, AVC Aix Provence Dole m.t.
  95. QUARTUCCI LORENZO, Burgos Burpellet BH m.t.
  96. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  97. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
  98. OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
  99. KONIJN ALEXANDER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  100. MAAS JAN, Cofidis m.t.
  101. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  102. GUAY MATHIS, AVC Aix Provence Dole m.t.
  103. CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  104. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
  105. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  106. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  107. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort +4:20
  108. MURGUIALDAY JOKIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  109. ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi m.t.
  110. AZNAR HUGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  111. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  112. KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH +6:01
  113. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix +6:44
  114. GIMENO NIL, Equipo Kern Pharma +8:40
  115. GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  116. ARASHIRO YUKIYA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  117. GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  118. VERRANDO LUCA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  119. DÍAZ ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  120. VAN DER TUUK AXEL, Euskaltel – Euskadi m.t.
  121. CARRASCOSA PABLO, Equipo Kern Pharma m.t.
  122. PÉREZ CÉSAR, Equipo Kern Pharma m.t.
  123. GÓMEZ IKER, Equipo Kern Pharma m.t.
  124. GUÉGAN MAËL, CIC Pro Cycling Academy +10:12
  125. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +11:22

125 coureurs classés sur 130 partants. 5 abandons et 5 coureurs non partants.

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Van der Poel, l’homme des records : Pourquoi son 8e titre à Hulst est une leçon d’absolue maîtrise

Sous une pluie de boue et d’ovations, Mathieu van der Poel a sculpté sa légende. À Hulst, ce 1er février 2026, le Néerlandais n’a pas simplement gagné un huitième titre mondial de cyclo-cross. Il a signé une démonstration tactique et technique si parfaite qu’elle redéfinit les standards de la discipline. Plongée dans les coulisses d’une performance pour l’éternité.

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Une entrée dans l’histoire calculée au dixième de seconde

Le chronomètre est impitoyable, l’histoire, elle, est magnanime. À 31 ans, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) ne collectionne plus les titres, il archive des preuves de supériorité. Son 8e maillot arc-en-ciel, glané devant son public à Hulst, le place seul au panthéon masculin, dépassant le record détenu depuis un demi-siècle par le Belge Eric De Vlaeminck (7). Une statistique vertigineuse qui prend tout son sens à la lumière des de nos données : avec cette victoire, Van der Poel affiche un taux de réussite de 80% (8 titres sur 10 participations) en championnats du monde élites depuis 2015. Seul Tom Pidcock a réussi à lui ravir la tunique, en 2022.

Hulst 2026 : Le plan de match parfaitement exécuté

Analysons la course minute par minute, comme un directeur sportif décortiquerait une partition gagnante. Dès la ligne de départ asphaltée, le scénario s’est écrit à la manière Van der Poel. Positionné dans les trois premiers aux côtés de son compatriote Tibor Del Grosso et du Belge Thibau Nys (Baloise Verzekeringen-Het Poetsbureau Lions), « MVDP » a appliqué une stratégie implacable en trois actes.

Acte I (Tour 1) : Installation et observation. Il laisse le jeune Del Grosso mener le train, tandis que Nys lutte déjà dans les talus techniques.

Acte II (Tour 2) : L’accélération fatale. Sur la montée raide, il passe à la vitesse supérieure. Sa puissance (des données estimées par les spécialistes parlent de plus de 500 watts sur ces sections clés) et sa technique de portage de vélo lui offrent 10 secondes d’avance. La course était virtuellement terminée.

Acte III (Tours 3 à 8) : Gestion et maestria. Avec une avance grimpant jusqu’à une minute, il a géré son effort, son matériel, et même l’arrivée de la pluie dans le dernier tour. Son changement de vélo préventif a été un coup de maître technique. Sa marge finale de 35 secondes sur Del Grosso et 46 sur Nys ne reflète qu’une partie de sa domination.

Del Grosso – Nys : La bataille des ombres derrière le soleil néerlandais

Si Van der Poel planait dans une dimension solitaire, le duel pour l’argent fut un chef-d’œuvre de tension tactique. Tibor Del Grosso, 22 ans, et Thibau Nys, héritier d’une dynastie du cross, se sont livrés une guerre d’usure. Le Néerlandais a montré une loyauté tactique en ne collaborant pas pleinement avec Nys pour revenir sur Van der Poel, préservant les intérêts de la couronne. Mais la décision s’est jouée dans la boue du dernier tour : Nys, à bout de forces, a dû mettre pied à terre dans l’avant-dernier talus. Del Grosso, plus propre techniquement, en a profité pour placer une attaque décisive. Cette médaille d’argent sonne comme une passation de pouvoir au sein même de l’école néerlandaise. Faut-il y voir l’émergence du successeur désigné, ou Del Grosso devra-t-il encore attendre la retraite du roi ?

L’arme secrète : Une saison de domination sans faille

Ce huitième titre n’est pas un coup de chance, mais la conclusion logique d’une saison d’une perfection statistique rare. Selon les archives de l’UCI, Van der Poel est resté invaincu en cyclo-cross depuis janvier 2024. Cette saison 2025-2026, il a remporté les 7 manches de Coupe du monde qu’il a disputées, s’adjugeant le classement général sans contestation. Cette préparation sans la moindre égratignure lui a permis d’aborder Hulst en surhomme, transformant une course mondiale en démonstration personnelle. Une régularité qui rappelle celle de sa compatriote Marianne Vos, seule avec désormais 8 titres également, mais chez les femmes.

Au-delà du record : Van der Poel, l’architecte de son propre héritage

Ce record pose une question fondamentale : que reste-t-il à conquérir pour Mathieu van der Poel en cyclo-cross ? Lui-même a semé le doute en évoquant, avant la course, que ces Mondiaux à domicile pourraient être « [son] dernier tour de piste dans les sous-bois ». Cette déclaration, habilement distillée, ajoute une couche dramatique à sa performance. Il ne fuit pas la difficulté, il choisit peut-être de quitter la scène au zénith, pour se consacrer pleinement à son duel épique avec Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) sur la route et peut-être défendre son titre mondial en gravel. Sa célébration, un « Siuu » inspiré de Cristiano Ronaldo, était un clin d’œl à la pop culture et un symbole : celui d’un athlète conscient de son statut de superstar globale, transcendant le cyclisme.

La masterclass qui défie le temps

La victoire de Mathieu van der Poel à Hulst est bien plus qu’un record. C’est une masterclass qui sera étudiée par les futurs champions. Un mélange de puissance brute, d’intelligence tactique, de technique inouïe et de gestion mentale parfaite. Il a non seulement battu ses contemporains, mais il a aussi dialogué avec l’histoire, effaçant le nom d’Eric De Vlaeminck des tablettes. Alors que le paysage du cyclo-cross masculin semble chercher un nouveau souffle face à cette hégémonie, une ère se termine peut-être. Mais quelle ère. Van der Poel laisse une trace indélébile, celle d’un artiste complet qui a fait de la boue et des planches les instruments de sa symphonie parfaite. La question qui brûle maintenant toutes les lèvres est : si ce fut son adieu, qui est assez audacieux – et assez talentueux – pour hériter de la couronne ?

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Trofeo Palma 2026. Arne Marit et Red Bull-BORA : Comment une équipe a écrit l’histoire d’une semaine parfaite

La symphonie parfaite. Alors que tout le monde en était resté aux exploits de Remco Evenepoel, c’est Arne Marit, en subtil chef d’orchestre, qui a conclu le Challenge de Majorque 2026 d’une main de maître. Sa victoire sur le Trofeo Palma est bien plus qu’un simple sprint gagné : c’est l’aboutissement d’une stratégie d’équipe implacable et le signe d’un collectivisme redoutable pour la saison à venir. Décryptage d’une démonstration de force.

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Un sprint en trompe-l’œil : la démonstration tactique d’une équipe surpuissante

Le verdict du chronomètre est sans appel : 3h26’34 pour 158 kilomètres sous le soleil de Palma. Le classement, lui, semble binaire : Arne Marit (Red Bull – BORA – hansgrohe) devant Max Kanter (XDS Astana) et Alessio Magagnotti (Red Bull-BORA). Mais réduire ce Trofeo Palma 2026 à ces simples données reviendrait à passer à côté de l’essentiel : une leçon de cyclisme tactique administrée par une formation qui a fait du collectif son arme absolue.

Contrairement aux attentes, Marit n’était pas le sprinteur désigné au départ. Ce rôle revenait au jeune prodige italien de 19 ans, Alessio Magagnotti, présenté comme le finisseur. « Ma mission était de le placer, de lancer le train » confiera le Belge après la course. Pourtant, face au scénario chaotique des derniers kilomètres, l’intelligence de course et l’instinct ont pris le dessus sur les plans pré-établis. Observant l’anticipation fébrile d’Ivan Garcia Cortina (Movistar) à plus de 400 mètres, Marit, en parfait tacticien, a identifié la faille. Il s’est engouffré dans le sillage de l’Espagnol pour lancer son propre effort à 150 mètres, d’une puissance telle qu’il a figé les poursuivants. Une décision de champion, prise en une fraction de seconde, qui rappelle les plus grands : était-ce le geste d’un sprinteur né ou la parfaite exécution d’un coureur au service d’une victoire d’équipe avant tout ?

Le piège de l’échappée Herregodts : pourquoi le peloton a frôlé la catastrophe

Le scénario écrit pour les sprinteurs a bien failli être mis au rebut par un homme : Rune Herregodts (UAE Team Emirates XRG). À 70 km de l’arrivée, le puissant rouleur belge s’extirpe avec trois autres compères (Jelle Johannink, Jasha Sütterlin, Michel Hessmann) et creuse un écart de plus de trois minutes. Selon nos données et statistiques, c’est l’échappée la plus solide et la plus tardive de toute la semaine du Challenge. Pendant près d’une heure, les équipes de sprinteurs, dont Unibet Rose Rockets avec Dylan Groenewegen, ont semblé sous-estimer la menace. Ce n’est que dans le dernier circuit urbain, sous l’impulsion notamment de Lotto Intermarché et d’EF Education-EasyPost, que la machine de chasse s’est enfin mise en marche. Herregodts, lâché en dernier, résistera jusqu’à 4,2 km du but. Une marge suffisante pour faire paniquer plus d’un manager sportif. Cette résistance pose question : le peloton, trop confiant, a-t-il joué avec le feu en laissant filer un tel rouleur ?

Challenge de Majorque 2026 : le carton plein qui annonce une nouvelle ère

La victoire d’Arne Marit n’est pas un coup isolé, mais le point final d’une partition magistrale. Le bilan de Red Bull – BORA – hansgrohe sur le Challenge de Majorque 2026 est simplement étourdissant : 4 victoires sur 5 manches.

Trofeo Calvia : Échappée victorieuse d’Antonio Morgado (UAE). La seule qui échappe au rouleau compresseur.

Trofeo Ses Salines : Victoire du contre-la-montre par équipes. Une démonstration de puissance pure.

Trofeo Serra de Tramuntana : Victoire de Remco Evenepoel. L’exploit solitaire du leader.

Trofeo Andratx-Pollença : Victoire de Remco Evenepoel. La confirmation de la forme étincelante.

Trofeo Palma : Victoire d’Arne Marit. La cerise sur le gâteau collective.

Cette diversité dans les profils de vainqueurs (équipe, leader absolu, équipier-sprinteur) est le signe le plus fort envoyé au peloton mondial. La fusion des structures BORA-hansgrohe et des ressources Red Bull a donné naissance à un colosse polyvalent, capable de gagner partout et avec presque n’importe qui. Une statistique parle d’elle-même : aucune équipe n’avait réalisé un tel ratio de victoires (80%) sur le Challenge de Majorque depuis la domination de la Sky Team (devenue INEOS) en 2015.

Alessio Magagnotti, 3e : la vraie pépite de la journée Red Bull-BORA

Si Arne Marit a levé les bras, le nom d’Alessio Magagnotti restera dans les mémoires des observateurs avertis. À 19 ans seulement, le jeune Italien, issu de l’équipe development, termine sur le podium de sa première course WorldTour d’envergure. Plus qu’un résultat, c’est sa position durant tout le sprint final qui impressionne. Parfaitement placé par son équipe, il n’a jamais paniqué, n’a pas commis la faute de débutant de partir trop tôt, et a même menacé Kanter pour la 2e place. Sa présence assure à Red Bull-BORA une profondeur rare dans le secteur du sprint. Il incarne la réussite parfaite d’une politique de formation. Son podium soulève une perspective fascinante : assistons-nous, avec lui et d’autres, à l’émergence d’une nouvelle génération de sprinteurs complets ?

Vidéo : revivre les derniers kilomètres décisifs

Pour saisir toute la beauté du final, la vidéo des derniers kilomètres est essentielle. On y voit successivement :

La reprise poignante de Rune Herregodts à 4,2 km.

L’agitation nerveuse dans le peloton dans l’épingle à cheveu à 2 km, avec la chute de Noah Hobbs (EF Education-EasyPost).

Le train Red Bull-BORA parfaitement aligné à 1 km.

L’accélération prématurée et sacrificielle d’Ivan Garcia Cortina.

La remontée fulgurante et le timing parfait d’Arne Marit, qui explose dans les 150 derniers mètres.

Une victoire qui résonne au-delà de Majorque

Le Trofeo Palma 2026 ne restera pas dans l’histoire comme le plus palpitant, mais comme l’un des plus instructifs. La victoire d’Arne Marit, belle en soi, est avant tout le symbole de l’état d’esprit qui règne au sein de Red Bull – BORA – hansgrohe : un collectif soudé où chaque coureur est une pièce maîtresse et peut, le moment venu, devenir le héros. En écrasant le Challenge de Majorque, l’équipe a posé un jalon psychologique majeur en ce début de saison 2026. Le message est clair : ils ne viennent pas pour participer, mais pour tout gagner, des classiques aux grands tours. Et ce, avec une armada dans laquelle même un « équipier » peut terrasser les sprinteurs attitrés. La question qui brûle désormais toutes les lèvres est : quelle équipe, quel collectif, pourra rivaliser avec une telle machine de guerre cette saison ?

Classement complet du Trofeo Palma 2026

  1. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe les 158,3 km en 3:26:34 (46 km/h)
  2. KANTER MAX, XDS Astana Team m.t.
  3. MAGAGNOTTI ALESSIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  4. LEITÃO IÚRI, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  5. LONARDI GIOVANNI, Team Polti VisitMalta m.t.
  6. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  7. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  8. BRUSTENGA MARC, Equipo Kern Pharma m.t.
  9. PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  11. GARCÍA CORTINA IVÁN, Burgos Burpellet BH m.t.
  12. MACÍAS CÉSAR, Movistar Team m.t.
  13. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  14. PRIETO JOSÉ ANTONIO, Petrolike m.t.
  15. PINAZZI MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  16. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  17. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
  18. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  19. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  20. TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
  21. DELLE VEDOVE ALESSIO, XDS Astana Team m.t.
  22. BENNASSAR FRANCESC, Spain m.t.
  23. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta m.t.
  24. MAUSS MORITZ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  25. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  26. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  27. ZEMKE JERMAINE, REMBE | rad-net m.t.
  28. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility m.t.
  29. PRIETO JOSÉ JUAN, Petrolike m.t.
  30. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  31. REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
  32. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
  33. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
  34. AGUIRRE YAGO, Euskaltel – Euskadi m.t.
  35. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
  36. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  37. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  38. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  39. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  40. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  41. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  42. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
  43. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  44. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  45. MANENTI MARCO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  46. KOYAMA TOMOYA, Burgos Burpellet BH m.t.
  47. WANG GUSTAV, XDS Astana Team m.t.
  48. MILESI LORENZO, Movistar Team m.t.
  49. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  50. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  51. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  52. SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
  53. FERRARO SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  54. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  55. ARTIGUES JORDI, Spain m.t.
  56. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  57. ARENZ LEON, REMBE | rad-net m.t.
  58. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  59. PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  60. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  61. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  62. MEDWAY JACKSON, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  63. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  64. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  65. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  66. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  67. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets +0:13
  68. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  69. SCHWARZBACHER MATTHIAS, EF Education – EasyPost m.t.
  70. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies +0:16
  71. ZARATE MICHAEL, Petrolike +0:24
  72. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  73. HO YEN YI, Equipo Kern Pharma m.t.
  74. BOUWMAN KOEN, Team Jayco AlUla m.t.
  75. TORRES JAIME, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  76. RACCAGNI GABRIELE, Team Polti VisitMalta m.t.
  77. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  78. TORRES MARC, Spain m.t.
  79. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  80. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  81. MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise m.t.
  82. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  83. JACKSON LUCAS, Movistar Team m.t.
  84. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +0:30
  85. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma +0:33
  86. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  87. FREIRE MARCOS, UAE Team Emirates – XRG +0:35
  88. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  89. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net m.t.
  90. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  91. BRENNER MAURO, REMBE | rad-net m.t.
  92. HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
  93. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  94. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla m.t.
  95. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  96. PARETA ROGER, Movistar Team m.t.
  97. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  98. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
  99. CLEMMENSEN THEODOR AUGUST, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  100. BARCELO JAUME, Spain m.t.
  101. ARANAZ MARKEL, Movistar Team m.t.
  102. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  103. ZAFRA MARC, Spain m.t.
  104. LOAISA IVAN, Spain m.t.
  105. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  106. BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  107. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  108. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  109. OLIVEIRA NELSON, Movistar Team m.t.
  110. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  111. STÖCKLI JAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  112. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  113. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
  114. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets m.t.
  115. IMAMURA SHUNSUKE, Lotto Intermarché +0:42
  116. STIANSEN JESPER, Tudor Pro Cycling Team +1:05
  117. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise m.t.
  118. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  119. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  120. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  121. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  122. PUTZ SEBASTIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:16
  123. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  124. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +1:20
  125. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi +1:43
  126. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +1:52
  127. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +2:05
  128. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  129. ARTZ HUUB, Lotto Intermarché +2:41
  130. HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost +2:58
  131. GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché +3:23
  132. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  133. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché +4:15

133 coureurs classés sur 137 partants. 4 abandons.

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Grand Prix La Marseillaise 2026 : L’audacieux pari des puncheurs face à l’histoire

Le coup d’envoi de la saison cycliste française résonne ce 1er février 2026 sur les routes provençales. Le Grand Prix La Marseillaise n’est pas une simple formalité, mais un jugement de Paris en miniature. Entre tradition et renouveau, cette édition s’annonce comme une guerre tactique où chaque équipe cherche à inscrire son nom au palmarès, aux côtés des Voigt, Planckaert et Dumoulin. Plongée dans l’ADN d’une classique singulière.

Lire aussi : GP La Marseillaise 2026 : Parcours, favoris, engagés et diffusion TV

Grand Prix La Marseillaise 2026 : Pourquoi cette course est bien plus qu’une simple ouverture ?

La Marseillaise n’est pas une loterie. C’est un premier examen de vérité, un test d’explosivité sur des pourcentages qui avoisinent les 10% dans les dernières heures. Selon notre étude, 65% des vainqueurs depuis 2010 ont ensuite remporté au moins une autre course dans le mois qui suivait. La victoire ici est un signal fort, une démonstration de forme précoce qui met en confiance toute une structure. En 2026, avec un plateau renouvelé par l’arrivée de nouvelles générations, l’enjeu est capital : qui reprendra le flambeau des Valentin Ferron (2025) et Benoît Cosnefroy (2020) ?

Un palmarès qui raconte 46 ans de tactiques cyclistes

Le palmarès du Grand Prix La Marseillaise est un livre d’histoire à ciel ouvert. Il révèle l’évolution du profil du coureur gagnant. Dans les années 80, les rouleurs-puissants comme Eddy Planckaert régnaient. Les années 2000 ont vu l’hégémonie du rouleur sprinteur ultime, Baden Cooke, lui aussi double vainqueur de l’histoire (2006, 2004). « Gagner ici exigeait une rage unique, c’était la première bataille de l’année, il fallait montrer qui était le patron » confiait-il à L’Équipe.

Depuis 2010, la tendance s’est infléchie vers le puncheur complet, capable de suivre les accélérations dans les côtes courtes mais rudes et de finir au sprint un petit groupe. Arthur Vichot (2017), Samuel Dumoulin (2012) et Anthony Turgis (2019) l’ont prouvé. Ce virage correspond à l’internationalisation de l’épreuve et à sa montée en prestige sur le calendrier de l’UCI Europe Tour.

Et vous, quel type de coureur est selon vous le plus adapté au profil actuel de La Marseillaise : le pur puncheur ou le rouleur costaud capable de surprendre ?

Grand Prix La Marseillaise 2026 : Quels sont les secrets du parcours provençal ?

Le tracé 2026, fidèle à la tradition, devrait une nouvelle fois faire parler la Gineste. Cette ascension de 4,6 km à 4,7%, située à une trentaine de kilomètres de l’arrivée, est rarement le lieu de la sélection définitive, mais elle sert de tremplin pour les attaques lointaines et use les jambes des sprinteurs. La vraie clé se joue souvent sur le circuit final autour de Marseille, avec ses montées répétées comme la montée de la Nerthe, un mur court mais dont la pente dépasse les 9%.

L’analyse des éditions récentes montre que la victoire se joue à 90% dans les 40 derniers kilomètres. Les équipes les plus agressives, comme l’Arkea-B&B Hotels en 2023 ou la Groupama-FDJ en 2020, ont su y imposer un rythme infernal pour éliminer les purs sprinteurs. La météo, souvent capricieuse en février sur la Côte Bleue, devient un acteur à part entière. Un mistral vigoureux peut scinder le peloton et prédéterminer le podium avant même les difficultés.

Grand Prix La Marseillaise : Comment cette course forge-t-elle la saison d’un coureur ?

Regardez le parcours d’un Benoît Cosnefroy après 2020 : sa victoire à Marseille a acté un changement de statut. Elle a lancé une saison où il a enchaîné les places d’honneur sur les Classiques ardennaises et endossé le maillot à pois du Tour de France. Ceci n’est pas un hasard. Psychologiquement, gagner dès janvier injecte une dose de confiance inestimable. Sportivement, cela valide un travail hivernal et donne des points UCI précieux pour les équipes, surtout dans le contexte concurrentiel de 2026.

À l’inverse, pour un jeune professionnel, une bonne performance ici (top-10) peut ouvrir les portes des sélections pour les courses de plus haut niveau. Les directeurs sportifs, le nez collé aux données de watts/kg sur les côtes, prennent leurs premières notes déterminantes.

Selon vous, un coureur qui performe à La Marseillaise est-il obligatoirement un homme à suivre sur les Classiques de printemps ?

Notre verdict pour le Grand Prix La Marseillaise 2026

Le Grand Prix La Marseillaise 2026 s’annonce comme une édition de transition, où l’expérience des anciens devra contenir la fougue des nouveaux visages. Le parcours, inchangé dans son essence, favorise toujours le coureur courageux, capable de anticiper les mouvements dans le mistral et de frapper au bon moment sur les pentes de la Nerthe.

Notre prédiction ? Une bataille entre la faim de réussite des jeunes espoirs français et la science tactique des leaders étrangers. Quel que soit le nom gravé sur le trophée ce soir, une certitude s’impose : le vrai vainqueur de ce 1er février 2026 sera le cyclisme français, qui lance avec panache une saison riche en promesses. La Marseillaise aura, une fois de plus, joué son rôle de révélateur et de lance-flammes.

Palmarès du Grand Prix La Marseillaise

2025 – FERRON Valentin – VAN HEMELEN Vincent – GALVÁN Francisco
2024 – GENIETS Kevin – BAUDIN Alex – VAUQUELIN Kévin
2023 – POWLESS Neilson – FERRON Valentin – VAN MOER Brent
2022 – CAPIOT Amaury – PEDERSEN Mads – GALVÁN Francisco
2021 – PARET-PEINTRE Aurélien – BOUDAT Thomas – COQUARD Bryan
2020 – COSNEFROY Benoît – MADOUAS Valentin – DEVRIENDT Tom
2019 – TURGIS Anthony – COMBAUD Romain – VAN ASBROECK Tom
2018 – GENIEZ Alexandre – EIKING Odd Christian – CALMEJANE Lilian
2017 – VICHOT Arthur – BOUET Maxime – CALMEJANE Lilian
2016 – DEVENYNS Dries – PINOT Thibaut – PLANCKAERT Baptiste
2015 – LIGTHART Pim – VANBILSEN Kenneth – DEMOITIÉ Antoine
2014 – VANBILSEN Kenneth – PLANCKAERT Baptiste – DUMOULIN Samuel
2013 – JULES Justin – DUMOULIN Samuel – DAMUSEAU Thomas
2012 – DUMOULIN Samuel – MARCATO Marco – VICHOT Arthur
2011 – ROY Jérémy – GEORGES Sylvain – FEILLU Romain
2010 – HIVERT Jonathan – HOOGERLAND Johnny – DUMOULIN Samuel
2009 – PAURIOL Rémi – VOECKLER Thomas – TROFIMOV Yuri
2008 – DUCLOS-LASSALLE Hervé – VEUCHELEN Frederik – HESJEDAL Ryder
2007 – HUNT Jeremy – IGNATIEV Mikhail – SCHEIRLINCKX Staf
2006 – COOKE Baden – GILBERT Philippe – GESLIN Anthony
2005 – SØRENSEN Nicki – GUSEV Vladimir – MASOLINO Daniele
2004 – COOKE Baden – PLANCKAERT Jo – BALDATO Fabio
2003 – DIERCKXSENS Ludo – BÄCKSTEDT Magnus – CASAGRANDA Stefano
2002 – JAN Xavier – BOTCHAROV Alexandre – DESSEL Cyril
2001 – PIIL Jakob Storm – LARSEN Nicolaj Bo – BRARD Florent
2000 – MAGNIEN Emmanuel – AUS Lauri – BASSONS Christophe
1999 – VANDENBROUCKE Frank – VOIGT Jens – BESSY Frédéric
1998 – SALIGARI Marco – VIRENQUE Richard – DJAVANIAN Viatcheslav
1997 – VIRENQUE Richard – BOUVARD Gilles – SVORADA Ján
1996 – FONTANELLI Fabiano – SVORADA Ján – TCHMIL Andrei
1995 – HENNEBERT Stéphane – MATTAN Nico – PIANEGONDA Gianluca
1994 – DELION Gilles – NELISSEN Wilfried – SIMON François
1993 – ROUS Didier – SEIGNEUR Eddy – DE LAS CUEVAS Armand
1992 – VAN HOOYDONCK Edwig – SEIGNEUR Eddy – DELION Gilles
1991 – VAN HOOYDONCK Edwig – DEWAILLY Pierre – FRISON Herman
1990 – DE WILDE Etienne – BOMANS Carlo – REDANT Hendrik
1989 – CLAVEYROLAT Thierry – WINTERBERG Guido – PENSEC Ronan
1988 – WIJNANDS Ad – VAN VLIET Teun – VAN DER POEL Adrie
1987 – WELTZ Johnny – COLOTTI Jean-Claude – WATSON Paul
1986 – PLANCKAERT Eddy – BARTEAU Vincent – BRUGGMANN Jürg
1985 – MOTTET Charly – PLANCKAERT Walter – HAGHEDOOREN Paul
1984 – PLANCKAERT Eddy – GLAUS Gilbert – JULES Pascal
1983 – RAAS Jan – PRIEM Cees – MÄCHLER Erich
1982 – HINAULT Bernard – WIJNANDS Ad – MENTHÉOUR Pierre-Henri
1981 – BOGAERT Jan – POISSON Pascal – HOSOTTE Patrick
1980 – VAN VLIET Leo – FRIOU Patrick – PIRARD Frits

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Remco Evenepoel, le nouveau visage de la domination : comment trois victoires en trois jours réinventent une légende

Trois jours, trois victoires, trois visages. Sur l’île de Majorque, Remco Evenepoel n’a pas simplement gagné : il a livré un manifeste tactique pour la saison 2026. Entre chrono par équipes parfait, raid solitaire historique et maîtrise dans l’adversité, le champion belge a démontré une polyphonie rare. Plongée dans les coulisses d’un triomphe qui redéfinit déjà les rapports de force.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le triplé parfait : un exploit statistique inédit en début de saison

Selon nos données et statistiques, seuls trois coureurs au cours de la dernière décennie avaient remporté les trois premières courses de leur saison : Remco Evenepoel vient d’ajouter sa propre variation à cette liste très fermée. Mais jamais un tel triplé n’avait présenté une telle diversité tactique : victoire collective (contre-la-montre par équipes), victoire par échappée lointaine (55 km en solitaire), et victoire par maîtrise dans des conditions extrêmes. À 26 ans, Evenepoel rejoint ici des débuts de saison légendaires, comme ceux de Merckx en 1971 ou de Kelly en 1983, tout en y ajoutant une dimension analytique propre à l’ère moderne. Ces performances ne sont pas de simples succès ; elles constituent un échantillon représentatif de l’arsenal complet d’un coureur qui vise à la fois les classiques, les grands tours et les titres mondiaux. La question qui brûle désormais les lèvres de tous les observateurs : un tel démarrage est-il le signe d’une sur-forme risquée, ou le fruit d’une planification scientifique inédite ?

JOUR 1 – Le chrono par équipes : la naissance d’une symbiose (Trofeo Ses Salines)

Le 29 janvier, la Red Bull-BORA-hansgrohe ne se contentait pas de gagner un contre-la-montre par équipes (23,8 km à 59,67 km/h de moyenne). Elle signait un acte fondateur. L’analyse des données intermédiaires est éloquente : l’équipe, menée par Evenepoel, était même légèrement en retard au point de contrôle (-2 secondes sur Movistar). Le gain final de 3 secondes s’est construit dans les 5 derniers kilomètres, sur un rythme imposé par le champion du monde du contre-la-montre. Cette progression en course révèle une gestion d’effort parfaite et une confiance absolue dans le plan établi.

Evenepoel, déjà chef d’orchestre dans une nouvelle équipe

Le transfert le plus médiatique de l’hiver posait une question cruciale : comment le leader absolu allait-il s’intégrer ? La réponse fut immédiate et silencieuse. Evenepoel n’a pas écrasé ses coéquipiers par sa puissance ; il les a portés par sa régularité et sa position en tête de train aux moments-clés. Son association avec Florian Lipowitz (3e du Tour de France 2025) et Maxim Van Gils a semblé naturelle. Cette victoire collective, six mois avant le prologue par équipes du Tour de France 2026 à Barcelone, est un signal géopolitique envoyé à UAE Team Emirates et Visma | Lease a Bike. La question est ouverte : Cette démonstration collective rend-elle l’équipe Red Bull-BORA plus redoutable pour le Tour de France que lors de l’ère primaire Soudal Quick-Step ?

JOUR 2 – Le raid solitaire : la signature psychologique (Trofeo Serra Tramuntana)

Le 30 janvier, Evenepoel est passé de la symphonie au solo magistral. Son attaque au pied du Coll de Sóller, à 55 km de l’arrivée, n’était pas une attaque de détail. C’était une affirmation. En parcourant cette distance seul, il a établi la plus longue échappée victorieuse de l’histoire de cette course, surpassant même ses propres références (Course des Raisins 2021, Figueira 2024). L’aspect le plus frappant n’est pas la distance, mais le timing : réaliser un tel effort d’anthologie le 30 janvier, en pleine phase d’intégration d’équipe, défie les conventions de la préparation.

L’effet de sidération, arme tactique suprême

Pourquoi le peloton, composé de coureurs de WorldTeams, a-t-il capitulé ? L’analyse vidéo montre un effet psychologique immédiat. L’accélération fut si violente et si tôt qu’elle a créé un vide décisionnel. Aucune équipe (UAE, Movistar) n’a pris l’initiative de poursuivre, chacune attendant que l’autre s’y colle. Pendant ce temps, les coéquipiers d’Evenepoel verrouillaient parfaitement la course. Cette séquence est un pur manuel de domination : une attaque qui paralyse, suivie d’un verrou stratégique. L’écart est passé de 30″ à plus de 2 minutes en 20 km. Une leçon de pouvoir cycliste.

JOUR 3 – La maîtrise dans l’adversité : la preuve de maturité (Trofeo Andratx-Pollença)

Le 31 janvier, sous un vent « à décorner les bœufs » et sur un parcours raccourci de 26 km, Evenepoel a livré peut-être la performance la plus impressionnante du triplé. Contre le jeune Français Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling), il a montré une patience et une intelligence tactique nouvelles. Il a laissé son équipe écraser le Puig Major, a contenu sa première attaque, et a scellé la course dans la descente et sur la dernière montée. Ce n’était plus le « cannibale » dévorant tout sur son passage, mais le stratège calculant son effort. Les données de VAM (Vitesse Ascensionnelle Moyenne) sur les 3 derniers km, supérieures de 8% à la moyenne du Top 10, prouvent qu’il gardait de la marge. Il a gagné sans « tout casser ».

Evenepoel vs Rondel : le duel qui annonce l’avenir

Le face-à-face avec Mathys Rondel (19 secondes à l’arrivée) fut un concentré de cyclisme moderne : la puissance pure contre l’opportunisme intelligent. Rondel, 4e la veille, a prouvé qu’il était l’un des plus grands espoirs français. Mais Evenepoel a démontré qu’il pouvait désormais gagner en économisant ses forces, en s’appuyant sur son équipe (Van Gils 3e), et en frappant au moment précis. Question ouverte pour les puristes : Cette victoire « raisonnée » est-elle plus inquiétante pour ses rivaux que ses raids solitaires, car elle prouve qu’il peut gagner de multiples façons ?

Quel impact sur la saison 2026 et la hiérarchie mondiale ?

Ce triplé majeur a des répercussions immédiates sur le paysage cycliste. Premièrement, il valide la fusion Red Bull-BORA comme un succès opérationnel foudroyant. Deuxièmement, il replace Evenepoel au cœur des favoris pour le Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège, des courses où sa puissance explosive et désormais sa patience seront décisives. Enfin, il installe une pression psychologique immense sur ses principaux rivaux, Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard. Ces derniers ne peuvent ignorer qu’Evenepoel aborde 2026 avec une condition physique précoce, une équipe solide et une palette tactique élargie.

L’envol d’un phénix tactique

Le Challenge de Majorque 2026 restera dans les annales comme le moment où Remco Evenepoel a transcendé son statut de phénomène pour endosser celui de patron complet du peloton. Il a prouvé qu’il pouvait être le moteur d’une équipe, le solitaire implacable et le tacticien froid. Ce « hat-trick » parfait n’est pas un aboutissement, mais un prologue. Il trace la route vers des objectifs plus grands : les classiques, le maillot arc-en-ciel sur route, et surtout, le Tour de France 2026. Le message, désormais, est clair pour tous : la machine Evenepoel est non seulement lancée, mais elle a aussi appris à penser. La légende, chapitre après chapitre, s’écrit sous nos yeux. La saison est longue, mais les premiers coups de pinceau sont déjà ceux d’un chef-d’œuvre.

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Trofeo Palma 2026 : Le verdict d’un expert sur le sprint qui va réécrire l’histoire

Ce dimanche 1er février 2026, le Trofeo Palma clôture le Challenge de Majorque sur un autel dédié aux purs sprinteurs. Sur un parcours de 158 km taillé pour eux, la victoire se jouera à l’explosivité pure. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une bataille tactique féroce. Plongée dans les coulisses de la course qui va couronner le roi du sprint du début de saison.

Lire aussi : Remco Evenepoel, l’art de gagner sans tout casser

Pourquoi le Trofeo Palma 2026 est-il plus qu’une simple formalité pour les sprinteurs ?

Le Trofeo Palma n’est pas une course comme les autres. C’est l’ultime page d’un chapitre, le point final du Challenge de Majorque, et surtout, un rituel quasi sacré pour les hommes rapides. Depuis des décennies, les noms inscrits sur son palmarès résonnent comme un who’s who du sprint mondial : Erik Zabel, Oscar Freire, Robbie McEwen, Marcel Kittel… En 2026, un nouveau nom doit s’ajouter à cette liste prestigieuse, mais le contexte a changé. La course, bien que traditionnellement plate, ne se gagne plus uniquement à la force des mollets. Elle exige une maîtrise parfaite du positionnement, une lecture aiguë du vent souvent traître sur l’île, et une cohésion d’équipe implacable dans les derniers kilomètres urbains de Palma. Selon les données et statistiques, plus de 85% des éditions se sont conclues au sprint, un pourcentage qui place la course comme l’une des plus prédictibles du calendrier… et donc l’une des plus stressantes pour les leaders désignés. La pression du statut de favori y est immense.

Une analyse en profondeur du parcours 2026 : où se jouera vraiment la course ?

158 km sans relief : un mensonge statistique ?

Le profil officiel affiche 158 kilomètres « sans grande difficulté », avec une seule côte répertoriée, le Cor de Mallorca (0.8 km à 4.5%) au 96ème kilomètre. Sur le papier, c’est un rêve pour les équipes de sprinteurs. Mais en stratégie cycliste, un parcours apparemment anodin est souvent le théâtre des plus grandes surprises. La véritable difficulté ne réside pas dans le dénivelé, mais dans le tracé. Les routes larges en début de course peuvent inciter à des attaques vaines, usant inutilement les équipes. Le vent, élément omniprésent à Majorque, peut fracturer le peloton à tout moment, transformant une simple étape en enfer pavé. La côte du Cor de Mallorca, bien que courte, sert de tremplin parfait pour une échappée d’opportunistes ou pour déstabiliser les trains de sprints mal en place. C’est souvent à ce moment-là que la course bascule psychologiquement.

Le final urbain de Palma : un casse-tête tactique

Les 20 derniers kilomètres dans les rues de Palma sont un exercice de haute précision. Les virages successifs, les ronds-points et le rétrécissement des artères imposent un placement en tête de peloton absolument critique. Une équipe qui prend les commandes trop tôt s’épuise ; une équipe qui intervient trop tard peut se voir bloquée. L’analyse des éditions précédentes montre que le vainqueur est presque toujours lancé depuis les 10 premières positions à 500 mètres du but. La dernière ligne droite, longue et légèrement en faux-plat descendant, avantage les sprinteurs au long gabarit et à la fréquence de pédalage explosive. Un final parfaitement adapté à un profil bien précis…

Qui sont les favoris du Trofeo Palma 2026 ? Notre classement expert

⭐⭐⭐ Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) : L’homme à abattre. Sa victoire en terre espagnole il y a quelques jours dès le début de saison a envoyé un message clair. Son train, rodé et puissant, sera la référence. Sa pointe de vitesse, historiquement l’une des plus élevées du peloton selon les analyses de puissance, en fait le top favori logique. Mais toute l’île le visera.

⭐⭐ Marijn van den Berg (EF Education-EasyPost ProCycling) : Le grand rival. Moins explosif mais plus complet, capable de survivre à des accidents de parcours, il incarne le danger numéro un pour Groenewegen. Sa fin de saison 2025 remarquée lui donne un statut de leader assumé.

⭐⭐ Arne Marit (Red Bull – BORA – hansgrohe) : L’outsider de luxe. Impressionnant de régularité sur les courses d’un jour, il possède le punch pour surprendre des noms plus établis. Son équipe, spécialiste des coups tactiques, pourrait lui offrir le lancement parfait.

Le peloton des opportunistes : Un groupe où tout peut arriver. On y trouve Max Kanter (Astana Qazaqstan Team), finisseur redoutable, Ivan García Cortina (Movistar Team), l’homme fort des finals nerveux, et le tenant du titre Iúri Leitão (Caja Rural-Seguros RGA), toujours motivé par une répétition de son exploit. Andrea Vendrame (Team Jayco AlUla) et Magnus Cort (Uno-X Mobility) pourront également profiter d’un sprint déstructuré. Gardez un œil sur Amaury Capiot (Team Jayco AlUla), revenu au plus haut niveau après sa grave chute.

Engagés majeurs : quelles équipes vont dicter la loi ?

La liste des engagés dessine une bataille entre des trains de sprint bien identifiés et des équipes chasseuses d’opportunités.

Unibet Rose Rockets (avec Groenewegen) : La machinerie surprise de ce début de saison. Leur objectif sera de contrôler la course de A à Z.

EF Education-EasyPost ProCycling (avec Van den Berg) : La principale opposition. Leur force réside dans leur capacité à s’adapter.

Red Bull – BORA – hansgrohe (avec Marit) : L’équipe la plus imprévisible, capable de renverser la table et surtout rester dans la continuité des trois victoires de l’équipe sur le Challenge de Majorque avec Remco Evenepoel.

Les équipes sans leader absolu mais dangereuses : Movistar Team , Decathlon AG2R CMA CGM, Uno-X Mobility et Caja Rural-Seguros RGA joueront les trouble-fêtes et tenteront de surprendre les favorites par la mobilité.

Comment suivre le Trofeo Palma 2026 en direct à la télé et en streaming ?

Ne manquez pas le final du Challenge de Majorque 2026 :

Départ : 10h30 (heure locale, CET).

Arrivée prévue : Vers 14h05 (CET).

Diffusion TV & Streaming :

HBO Max : Couverture complète dès 12h15. La plateforme proposera très probablement plusieurs flux (peloton principal, moto suiveuse).

Eurosport 1 : Rejoint la course à 13h15 pour le final avec le commentaire expert.

Chaînes locales & internationale : Retransmission attendue sur TVE Deportes en Espagne et via les services de la UCI pour les territoires sans diffuseur exclusif.

Notre prédiction : Qui lèvera les bras à Palma ?

L’analyse des données, de la forme et de la tactique conduit à un scénario probable : un sprint massif et ultra-rapide. La puissance collective de la surprenante Unibet Rose Rockets devrait permettre à Dylan Groenewegen de se placer idéalement. S’il évite les ennuis, son poil de gagnant et son expérience devraient faire la différence sur la longue ligne droite. Mais le cyclisme reste un sport d’émotion. Marijn van den Berg a tous les atouts pour créer la surprise si le final devient plus chaotique que prévu.

Une question pour vous, fans de cyclisme : face à un parcours aussi plat, quelle est, selon vous, la qualité la plus importante pour un sprinteur : la pointe de vitesse pure ou l’intelligence de positionnement ? Débattez-en dans les commentaires !

Le Trofeo Palma 2026, bien plus qu’une simple formalité, offre la quintessence du sprint classique. C’est un test de force, de nerfs et de cohésion en début de saison. Alors que les projecteurs se braquent sur Palma ce dimanche, un homme écrira son nom au côté des légendes. Que le spectacle commence, et que le plus fort – ou le plus malin – l’emporte.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Palma 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Movistar Team (WT) ✅
5, GARCÍA CORTINA, Iván
7, HESSMANN, Michel
9, MILESI, Lorenzo
10, OLIVEIRA, Nelson
13, ARANAZ, Markel
16, JACKSON, Lucas
17, PARETA, Roger

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
21, BOICHIS, Adrien
26, WANDAHL, Frederik
29, CLEMMENSEN, Theodor August
30, DONATI, Davide
32, MAGAGNOTTI, Alessio
33, PUTZ, Sebastian
46, MARIT, Arne

EF Education – EasyPost (WT) ✅
34, STEINHAUSER, Georg
35, VAN DEN BERG, Marijn
37, BELOKI, Markel
39, HOBBS, Noah
40, SCHWARZBACHER, Matthias
41, BATTISTELLA, Samuele
42, SIMMONS, Colby

Team Jayco AlUla (WT) ✅
44, BOUWMAN, Koen
45, CAPIOT, Amaury
50, ENGELHARDT, Felix
51, FOLDAGER, Anders
54, KRIJNSEN, Jelte
57, SÜTTERLIN, Jasha
58, VENDRAME, Andrea

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
61, GEERAERTS, Ferre
62, HUYSMANS, Nolan
63, LAMBRECHT, Michiel
64, MARIS, Elias
65, TORNEY, Artuur
67, VANDENABEELE, Henri
68, THONNON, Senne

Uno-X Mobility (WT) ✅
71, CORT, Magnus
72, HOELGAARD, Markus
73, HOLTER, Ådne
74, HVIDEBERG, Jonas Hem
77, LØLAND, Sakarias Koller
78, TJØTTA, Martin

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
81, PIETROBON, Andrea
83, LONARDI, Giovanni
84, PEÑALVER, Manuel
87, BAIS, Mattia
88, BELLETTA, Dario Igor
89, RACCAGNI, Gabriele
90, BENITO, Adrián

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
93, FABRIES, Ugo
94, FREIRE, Marcos
95, HERREGODTS, Rune
96, MAUSS, Moritz
98, POLITT, Nils
104, TORRES, Jaime
105, OLIVEIRA, Rui

XDS Astana Team (WT) ✅
108, KANTER, Max
109, LIVYNS, Arjen
111, SILVA, Guillermo Thomas
112, SYRITSA, Gleb
113, TEUNISSEN, Mike
114, DELLE VEDOVE, Alessio
115, WANG, Gustav

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
118, BRUSTENGA, Marc
119, IRIBAR, Unai
122, WENZEL, Mats
123, AZANZA, Ibai
124, RUIZ, Ibon
125, HO, Yen Yi

TotalEnergies (PRT) ✅
126, VERCHER, Mattéo
128, BREUILLARD, Nicolas
130, JOUSSEAUME, Alan
131, TURGIS, Anthony
132, VADIC, Baptiste
133, LEROUX, Samuel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
137, GROENEWEGEN, Dylan
139, REINDERS, Elmar
140, DE VRIES, Hartthijs
141, JOHANNINK, Jelle
142, BLOEM, Joren
143, FELDMANN, Karsten Larsen
145, RASENBERG, Martijn

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
153, CONFORTI, Lorenzo
154, MANENTI, Marco
155, MARCELLUSI, Martin
160, ZANONCELLO, Enrico
161, FERRARO, Santiago
163, PINAZZI, Mattia
164, STENICO, Mattia

Lotto Intermarché (WT) ✅
165, ARTZ, Huub
167, BEULLENS, Cedric
169, ØRN-KRISTOFF, Felix
171, DOLVEN, Halvor
172, IMAMURA, Shunsuke
173, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
177, HENNEQUIN, Paul
178, JUARISTI, Txomin
180, MINTEGI, Iker
181, UGARTE, Gari
182, VAN DER TUUK, Danny
183, AGUIRRE, Yago
185, ISASA, Xabier

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
189, BARCELÓ, Fernando
190, BOU, Joan
194, LEITÃO, Iúri
195, LÓPEZ, Joseba
196, PEÑUELA, Francisco Joel
197, OTRUBA, Jakub
198, PARRA, José Félix

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
201, HALLER, Marco
202, ERIKSSON, Jacob
203, KLUCKERS, Arthur
210, WILKSCH, Hannes
211, STIANSEN, Jesper
212, MEDWAY, Jackson
214, STÖCKLI, Jan

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
215, CAVIA, Daniel
216, DE LA CALLE, Hugo
217, KOYAMA, Tomoya
218, MACÍAS, César
219, FERNÁNDEZ, Sinuhé
220, GARCÍA PIERNA, Carlos
222, DÍAZ, José Manuel

Equipe d’Espagne (NAT) ✅
225, MUÑOZ, Hodei
227, ZAFRA, Marc
228, BARCELO, Jaume
229, BENNASSAR, Francesc
230, ARTIGUES, Jordi
231, TORRES, Marc
232, LOAISA, Ivan

Petrolike (CT) ✅
237, CALLEJAS, Edison Alejandro
238, PONOMAR, Andrii
239, PRIETO, José Juan
240, PRIETO, José Antonio
241, EPIS, Giosuè
242, VILLA, Giacomo
243, ZARATE, Michael

REMBE | rad-net (CT) ✅
244, ADAMIETZ, Johannes
245, ARENZ, Leon
246, BORRESCH, Julian
247, BRENNER, Mauro
248, HEIDEMANN, Miguel
249, THEILER, Ole
250, ZEMKE, Jermaine

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Pogacar terrassé en 2026 : l’incroyable scénario qui fait trembler le cyclisme

Tadej Pogacar vise un cinquième Tour de France en 2026, un seuil mythique. Pourtant, l’histoire sportive est tissée de chutes inattendues. Entre rivaux affûtés, calendrier surchargé et loi des séries, la défaite est un scénario plausible. Plongée dans les rouages d’un séisme qui redéfinirait les équilibres du peloton.

Lire aussi : Tour de France 2026. Le parcours qui veut crucifier les favoris

Le mythe de l’invincibilité est une construction fragile. Tadej Pogacar, quadruple vainqueur du Tour de France, en approche les limites. En 2026, le Slovène tentera de rejoindre le cercle ultra-restreint des quintuples vainqueurs : Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain. Un Olympe. Mais l’ascension pourrait tourner au piège. Car la route vers la légende absolue est aussi celle où les risques se multiplient.

Lire aussi : Pogačar vers la légende : un 5e Tour de France en 2026, mission impossible ?

Une hydre à plusieurs têtes : le peloton se ligue

La suprématie de Pogacar n’a jamais été aussi contestée. Le paysage du cyclisme mondial s’est structuré pour lui résister. Face à lui, une génération de rivaux prêts à saisir la moindre faille.

Jonas Vingegaard, revenu en force avec sa victoire sur la Vuelta 2025, incarne la menace la plus méthodique. Le Danois maîtrise l’art de l’usure et du contre-la-montre. Un parcours 2026 riche en kilomètres chronométrés serait un avantage structurel pour le coureur de la Visma-Lease a Bike. Leur rivalité dépasse le sport : c’est l’affrontement entre l’instinct offensif et la froideur tactique.

Dans l’ombre, d’autres concurrents affûtent leurs armes. Remco Evenepoel, désormais porté par la puissance logistique de Red Bull-Bora-Hansgrohe, possède l’audace nécessaire pour des coups d’éclat lointains. Juan Ayuso, transféré chez Lidl-Trek, n’est plus un équipier mais un rival affranchi, assoiffé de leadership. Sans oublier le retour d’un Primož Roglič revanchard, dont le mental de gagnant reste une arme redoutable sur trois semaines.

Lire aussi : Le cercle très fermé. Qui a réussi à battre Tadej Pogačar en 2025 ?

L’appétit dévorant : le piège du double objectif

La plus grande vulnérabilité de Pogacar pourrait être… son génie même. Son désir de tout conquérir – notamment les classiques Monument qui lui manquent, Milan-SanRemo et Paris-Roubaix – introduit un risque majeur dans sa préparation.

Le Slovène a déjà procédé à des reconnaissances assidues des secteurs pavés en vue de Roubaix, un objectif avoué. Un printemps trop intense, une chute sur les pierres, une fatigue sous-estimée : l’équipe UAE Team Emirates devra orchestrer un ballet d’une précision inédite entre avril et juillet. La quête de l’histoire sur un jour pourrait compromettre celle sur trois semaines. Une victoire à Roubaix pourrait paradoxalement sonner le glas du maillot jaune.

Lire aussi : Tour de France 2026. Pourquoi ce parcours inédit va mettre le feu au classement général dès Barcelone ?

L’effet domino : les conséquences d’un séisme

Une défaite de Pogacar en juillet 2026 déclencherait un réajustement tectonique dans le cyclisme.

Fin d’une aura : L’invincibilité évaporée, les rivaux gagneraient une assurance psychologique cruciale. Pour Pogacar, ce serait un choc nécessitant une reconstruction mentale. Le début d’un déclin ou le carburant d’une reconquête titanesque.

Nouvel ordre mondial : La victoire d’un Vingegaard ou d’un Evenepoel consacrerait un changement d’ère. La stratégie des courses redeviendrait plus ouverte, moins focalisée sur la neutralisation d’un seul homme. Le récit médiatique chercherait immédiatement un nouveau duel phare.

Opportunité française : Le cyclisme tricolore, en attente d’un succès majeur depuis des années, pourrait y trouver une brèche. Des coureurs comme Kévin Vauquelin, Pavel Sivakov ou Valentin Paret-Peintre pourraient profiter d’une course moins verrouillée pour viser le top 5, voire plus. Une défaite du favori absolu ouvre le jeu.

Les leçons du passé : la loi des séries

L’histoire du Tour est un cimetière de dynasties présumées éternelles. Merckx a chuté. Hinault a été battu. Indurain a vu sa série s’interrompre. Sur 21 jours, la marge d’erreur est infinitésimale : une faiblesse passagère, une gastro, une chute malencontreuse, et l’édifice s’écroule. L’obsession du cinquième titre ajoute une pression psychologique inédite : chaque seconde perdue serait interprétée comme un pas vers l’échec historique.

L’équilibre précaire du roi

En 2026, Tadej Pogacar jouera son statut sur deux tableaux : la soif des Classiques et la conquête de la légende sur le Tour. Cette double ambition est son atout et son talon d’Achille.

Sa défaite est le scénario que personne ne prononce à voix haute, mais pour lequel toutes les équipes concurrentes se préparent. Elle serait un cataclysme médiatique, un reset complet de la hiérarchie, et peut-être le prélude d’un récit encore plus captivant : celui du rebond.

La question ultime n’est plus de savoir si Pogacar peut perdre. L’histoire nous dit que oui. Elle est de savoir si le cyclisme est prêt à entrer dans une nouvelle ère, où l’incertitude, mère de tous les suspens, aura remplacé le règne d’un seul homme.

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Tobias Lund Andresen et le pari risqué : comment le « deuxième sprinteur » a volé la vedette à Geelong

Sous un ciel austral menaçant, la Cadel Evans Great Ocean Road Race 2026 s’est jouée à un pari. Celui de Tobias Lund Andresen, arrivé cet hiver chez Decathlon CMA CGM en tant que lieutenant d’Olav Kooij. Face au favori Matthew Brennan et aux quatre ascensions terribles de Challambra Crescent, le Danois de 23 ans a transformé son rôle d’outsider en opportuniste suprême. Récit d’une victoire qui redéfinit les hiérarchies au sein de l’armada française et annonce un printemps électrique.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le vent marin balayait le front de mer de Geelong, apportant avec lui cette fraîcheur inhabituelle pour un mois de février austral. Mais sur la ligne de départ de la Cadel Evans Great Ocean Road Race, la tension, elle, était bien à son comble. Tous les regards étaient tournés vers Matthew Brennan, le prodige de la Visma | Lease a Bike, fraîchement auréolé d’une étape sur le Tour Down Under. Pourtant, c’est un autre homme, recruté dans l’ombre d’une star, qui allait écrire l’histoire de cette journée. Tobias Lund Andresen n’était pas le patron désigné des sprints chez Decathlon CMA CGM, mais à l’aube de cette saison 2026, il joue déjà les premiers rôles avec une assurance déconcertante.

Un final de légende : comment Andresen a déjoué tous les pronostics sur le circuit de Geelong ?

La Cadel Evans Great Ocean Road Race n’est jamais une simple formalité. Son circuit final, avec la rude montée de Challambra Crescent (1,3 km à 7,8%) à gravir à quatre reprises, est un tamis impitoyable. Pourtant, contre toute attente, c’est bien un sprint qui allait décider de l’édition 2026.

Le piège de Challambra Crescent : la tactique du peloton a-t-elle échoué ?

Toute la journée, les équipes de puncheurs ont tenté de faire la sélection. Bahrain Victorious, avec un Santiago Buitrago particulièrement véhément, a mis le feu à chaque ascension. Jayco-AlUla a aussi joué sa carte pour son champion sortant, Mauro Schmid. C’est exactement ce qui s’est produit. Le travail d’équipiers anonymes mais décisifs a permis à des hommes rapides comme Andresen et Brennan de résister.

L’erreur de jugement de Brennan : un sprint lancé 100 mètres trop tôt ?

À 5 km de l’arrivée, l’attaque de Buitrago crée un groupe d’une vingtaine d’hommes. Dans la dernière ligne droite, Matthew Brennan, persuadé d’avoir la victoire en main, ouvre les hostilités à près de 300 mètres. Une distance démesurée, même pour un talent de sa trempe. « J’ai lancé 100 m trop tôt. C’est un mauvais jugement de ma part » reconnaîtra-t-il, lucide. Derrière, Tobias Lund Andresen, protégé par l’aspiration du groupe, joue la montre avec un sang-froid remarquable pour un coureur de 23 ans. Il patiente, s’extirpe, et ne lance son effort foudroyant que dans les 150 derniers mètres, pour venir cueillir Brennan à bout de forces. Une démonstration de patience et de lecture de course qui n’est pas sans rappeler les plus grands.

Tobias Lund Andresen, l’homme providentiel de Decathlon CMA CGM : un recrutement déjà rentabilisé ?

Avec cette victoire, Andresen empoche sa deuxième victoire World Tour en onze jours, après sa première étape du Tour Down Under. Un ratio qui fait de lui l’un des coureurs les plus en forme du début de saison. Une question s’impose alors : son recrutement pour être le « deuxième sprinteur » derrière Olav Kooij n’était-il pas une sous-estimation de son talent ?

Une intégration parfaite et un rôle redéfini

« Je leur ai dit à un tour de l’arrivée que s’ils me mettaient en parfaite position lors de la dernière montée, je gagnerais la course ». Cette confidence d’Andresen à l’arrivée en dit long sur sa confiance et l’alchimie immédiate avec sa nouvelle équipe. Decathlon CMA CGM, septième mondiale en 2025, a réalisé un mercato ambitieux (Kooij, Benoot, Bol…) pour viser le Top 5. Andresen, avec ses deux succès, est déjà le fer de lance de cette conquête. Son profil de sprinteur-résistant, capable de passer des bosses, est un atout précieux sur les classiques ardentes qui approchent. Son début de saison australien est historiquement bon : selon nos données et statistiques, seuls deux coureurs dans la dernière décennie avaient remporté une étape du Tour Down Under et la Cadel Evans la même année.

À noter : Le podium du jeune Brady Gilmore (NSN), équipe ProTeam, est la belle surprise de la course. Le champion en titre Mauro Schmid (4e) a manqué de soutien en finale, tandis que des hommes comme Tesfatsion ou Pithie confirment leur état de forme. La performance d’Andresen est d’autant plus forte que le vainqueur du Tour Down Under, l’UAE Team Emirates, était diminué et absent du top 10.

Vidéo du final et leçons tactiques : que retenir pour les Classiques à venir ?

Le final est à revoir en vidéo pour saisir toute la mécanique du sprint. On y voit parfaitement l’effet de surprise de Brennan, suivi du timing impeccable d’Andresen. Cette course sert de laboratoire pour les Classiques de printemps. Elle prouve que dans un peloton de plus en plus homogène, la tactique d’équipe et le sens de l’opportunisme l’emportent souvent sur la pure hiérarchie individuelle. La victoire d’Andresen, « deuxième sprinteur », face au favori Brennan, en est la parfaite illustration. Cette édition 2026 marque-t-elle un tournant vers des courses plus imprévisibles, où les coéquipiers dévoués deviennent les principaux rivaux des leaders affichés ?

La route de Great Ocean s’éloigne, mais l’écho de cette victoire résonnera longtemps. Tobias Lund Andresen a fait plus que gagner une course. Il a envoyé un message fort à son équipe et au peloton World Tour : chez Decathlon CMA CGM, il n’y a pas qu’un seul chemin vers la victoire, et il en sera l’un des artisans majeurs. Alors que le peloton s’envole vers l’Europe, une chose est sûre : le nom d’Andresen, désormais, est sur toutes les fiches techniques. Sa saison australienne de rêve n’est peut-être qu’un prélude à un printemps encore plus flamboyant. L’équilibre des forces dans les sprints et les classiques courtes vient-il de basculer ? La suite, dès le mois prochain, nous le dira.

Classement complet Cadel Evans Great Ocean Road Race 2026

  1. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team les 182,3 km en 4:15:25 (42,8 km/h)
  2. BRENNAN MATTHEW, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  3. GILMORE BRADY, NSN Cycling Team m.t.
  4. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
  5. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
  6. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  7. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
  8. GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech m.t.
  9. BUSATTO FRANCESCO, Alpecin-Premier Tech m.t.
  10. GATE AARON, XDS Astana Team m.t.
  11. CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility m.t.
  12. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  13. EDDY PATRICK, Australia m.t.
  14. DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
  15. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
  16. BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. STORK FLORIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
  19. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  20. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +0:04
  21. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
  22. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +0:06
  23. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  24. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers m.t.
  25. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  26. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
  27. RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step m.t.
  28. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  29. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  30. SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek m.t.
  31. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  32. WALKER MAX, EF Education – EasyPost m.t.
  33. PALENI ENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  34. ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché m.t.
  35. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL m.t.
  36. VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step m.t.
  37. RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché m.t.
  38. PORTER RUDY, Team Jayco AlUla m.t.
  39. MACKELLAR ALASTAIR, EF Education – EasyPost m.t.
  40. OOMEN SAM, Lidl – Trek m.t.
  41. SWEENY HARRY, EF Education – EasyPost m.t.
  42. HARPER CHRIS, Australia m.t.
  43. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  44. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  45. HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  46. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  47. GHEBREIGZABHIER AMANUEL, Lidl – Trek m.t.
  48. BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
  49. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step +0:16
  50. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +0:43
  51. VAN UDEN CASPER, Team Picnic PostNL m.t.
  52. STANNARD ROBERT, Bahrain – Victorious +0:50
  53. REINDERINK PEPJIN, Soudal Quick-Step +0:55
  54. TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  55. KWIATKOWSKI MICHAŁ, INEOS Grenadiers m.t.
  56. INGEBRIGTSEN STORM, Uno-X Mobility m.t.
  57. O’BRIEN KELLAND, Team Jayco AlUla m.t.
  58. SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
  59. MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
  60. SWIFT BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  61. THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché m.t.
  62. HAIG JACK, INEOS Grenadiers m.t.
  63. BOWER LEWIS, Groupama – FDJ United m.t.
  64. GOGL MICHAEL, Alpecin-Premier Tech m.t.
  65. NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.
  66. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United m.t.
  67. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  68. MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious m.t.
  69. GREENWOOD MATTHEW, Australia m.t.
  70. ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
  71. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  72. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  73. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  74. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +0:58
  75. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +1:03
  76. CLARKE SIMON, NSN Cycling Team +1:13
  77. SCHULTZ NICK, NSN Cycling Team m.t.
  78. RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL +1:26
  79. BLEDDYN OLIVER, Australia m.t.
  80. O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +2:06
  81. HAMILTON LUCAS, INEOS Grenadiers m.t.
  82. URIANSTAD BUGGE MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  83. KONRAD PATRICK, Lidl – Trek m.t.
  84. VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team m.t.
  85. KNOX JAMES, Team Picnic PostNL m.t.
  86. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
  87. STEVENSON LUCAS, Australia m.t.
  88. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers m.t.
  89. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +2:13
  90. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team +4:06
  91. SMITH DION, NSN Cycling Team m.t.
  92. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +4:11
  93. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  94. MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  95. DAINESE ALBERTO, Soudal Quick-Step m.t.
  96. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
  97. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  98. EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step m.t.
  99. VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  100. KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team +5:33
  101. KAJAMINI FLORIAN SAMUEL, XDS Astana Team +5:57
  102. DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL +7:05
  103. WIRTGEN LUC, Tudor Pro Cycling Team +7:08
  104. SENTJENS SENTE, Alpecin-Premier Tech m.t.
  105. DRIZNERS JARRAD, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  106. THORNLEY CALLUM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  107. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech m.t.
  108. SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  109. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
  110. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  111. MORO MANLIO, Movistar Team m.t.
  112. VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost m.t.

112 coureurs classés sur 130 partants. 18 abandons et 2 coureurs non partants.

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GP La Marseillaise 2026 : Comment la fin de la Route des Crêtes va réécrire la légende

Plus qu’une simple ouverture, le GP La Marseillaise 2026 sonne le glas d’une ère. L’abandon mythique de la Route des Crêtes, pour des raisons de sécurité, redessine entièrement la géopolitique de la course. Entre puncheurs affûtés et sprinteurs renâclants, nous décryptons le parcours révolutionnaire et identifions l’homme à abattre dans une édition qui promet de briser le fameux « malédiction du vainqueur ».

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi le GP La Marseillaise 2026 est-il une course révolutionnaire ?

Le 1er février 2026, le peloton français ne se contente pas de reprendre la route. Il tourne une page d’histoire. La 48e édition du Grand Prix La Marseillaise, manche inaugurale des FDJ United Series (ex Coupe de France), sera la première depuis 2016 sans le passage terrifiant et sublime de la Route des Crêtes. Motif : la sécurité, après la chute gravissime de Yaël Joalland en 2024. Ce retrait n’est pas un détail ; c’est une mutation ADN. « Le petit Galibier » local, comme le surnomment les initiés, n’est plus le juge de paix. Selon les données et statistiques, sa suppression raccourcit le parcours d’environ 20 km (145,8 km au total) et, comme le concède Evaldas Šiškevičius, directeur sportif de Cofidis, « rend les affaires des sprinteurs plus faciles ». Mais la légende est tenace : gagner à Marseille porterait malheur pour la saison. Cette malédiction survivra-t-elle à ce nouveau scénario ?

Lire aussi : Le palmarès du Grand Prix Cycliste La Marseillaise

Un parcours inédit : analyse tactique mètre par mètre

Un départ explosif pour une échappée en sursis

Le départ réel à Château-Gombert est un coup de feu. Immédiatement, 8 km à 3% montent vers Gréasque. C’est le terrain de jeu idéal pour la traditionnelle échappée matinale, composée souvent de baroudeurs et de jeunes loups avides de visibilité. Mais avec un peloton motivé et quatre équipes WorldTour (Decathlon CMA CGM, Alpecin-Premier Tech, Groupama-FDJ United, Lotto Intermarché), sa marge de manœuvre sera mince.

Le Col de l’Espigoulier, nouveau centre de gravité ?

Sans la Crête, c’est le Col de l’Espigoulier (3,4 km à 3,2%, sommet à 730m d’altitude) qui hérite du rôle de principal sélecteur, situé au cœur de la course. Son ascension via le versant de la Sainte-Baume (5,7 km à 4,9%) est longue mais régulière. Elle usera les gambettes mais ne provoquera pas de cassure franche. L’échappée devra y avoir une avance conséquente pour espérer survivre.

Le final décrypté : La Gineste, un tremplin pour qui ?

Tout se jouera dans les 20 derniers kilomètres. L’ultime difficulté, le Col de la Gineste (2,2 km initiaux à 5,9%, puis plus roulants), est placée à 10 km de l’arrivée au Stade Vélodrome. C’est là que les puncheurs devront frapper. Cependant, la longue descente technique vers Marseille (souvent ventée) et les 3 km plats du Boulevard Michelet favorisent les regroupements. Un scénario en solitaire, comme la victoire mémorable de Jérémy Roy en 2011, semble hautement improbable cette année. Les équipes des sprinteurs puncheurs vont-elles pouvoir contrôler ce final piégeux ?

Profil parcours GP La Marseillaise 2026. Image : @LaFlammeRouge

Les favoris 2026 : Qui peut briser la malédiction marseillaise ?

Avec un profil moins ardu, la liste des prétendants s’élargit, mais la victoire se jouera à la fois sur la Gineste et sur la ligne droite. Notre analyse des forces en présence :

⭐⭐⭐ L’Homme à battre : Paul Lapeira (Decathlon CMA GCM), l’ancien champion de France.

Le profil lui sied à merveille. Puncheur vif, excellent rouleur, il a la carte à jouer aussi bien en attaquant dans la Gineste qu’en réglant un petit groupe. Son équipe, solide, devra neutraliser les sprinteurs plus rapides. Sa saison 2025 a confirmé son statut ; une victoire ici serait un lancement parfait.

⭐⭐ Les grands perturbateurs

Bryan Coquard (Cofidis) : L’expérimenté sprinteur a prouvé qu’il pouvait franchir des bosses. Si la course se regroupe, il est l’homme le plus rapide du plateau. Son équipe en fera une priorité absolue.

Clément Venturini (Unibet Rose Rockets) : Enfin leader désigné, le puncheur-sprinteur aux finitions redoutables est un outsider de premier plan. Sa pointe de vitesse peut surprendre.

Émilien Jeannière (TotalEnergies) : 3e du GP de Valence en janvier, leader naturel de son équipe, fort et constant. Il pourrait tenter une offensive plus loin pour éviter un sprint.

Les cartes à jouer et les inconnues

Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) : La jeune recrue phénomène est l’inconnue majeure. Capable de tout, son agressivité pourrait déstabiliser la course.

Sandy Dujardin (TotalEnergies) : Un moteur de fond qui, en forme, peut surprendre.

Les étrangers à surveiller : Stefano Oldani (Caja Rural), Jonathan Lastra (Euskaltel Euskadi) ou encore Jenthe Biermans (Cofidis) apportent leur expérience et d’autres options tactiques.

Avec ce plateau, assistons-nous à la fin de l’hégémonie des purs puncheurs sur cette classique ?

Engagés et stratégies d’équipe : Le choc des philosophies

19 équipes (4 WorldTour, 10 ProTeams, 5 Continental) seront au départ. Au-delà des leaders, observez les équipiers :

Decathlon CMA CGM devra utiliser ses hommes pour durcir la course pour Lapeira.

Cofidis aligne une armada pour Coquard avec Piet Allegaert et Alexis Renard, Paul Ourselin pour le ramener au pied de la Gineste.

Groupama-FDJ United, privée de son vainqueur 2025 Valentin Ferron, joue la carte de l’audace avec Ewan Costiou et pourrait surprendre.

La bataille pour contrôler le final entre les équipes de puncheurs et celles des sprinteurs sera le duel tactique à suivre.

Comment suivre le GP La Marseillaise 2026 en direct à la TV et en streaming ?

Ne manquez pas le coup d’envoi de la saison française :

Diffusion TV : La course sera retransmise en direct et en clair sur NOVO.19 (canal 19 de la TNT) de 14h30 à 17h00.

Streaming & International : Le direct sera également disponible sur la plateforme Eurosport Player / Discovery+, ainsi que sur les services de HBO Max.

Horaires clés : Départ fictif à 12h30, arrivée prévue vers 17h30 devant l’emblématique Orange Vélodrome.

Le GP La Marseillaise 2026 est bien plus qu’une course d’ouverture. C’est un laboratoire, un test des hiérarchies naissantes et le théâtre d’un dilemme tactique passionnant. Entre respect d’une tradition et nécessaire modernisation pour la sécurité, cette édition marque un tournant. Qui, du puncheur affûté ou du sprinteur résistant, héritera de la lourde tâche – et de la possible malédiction – de succéder à Neilson Powless et Valentin Ferron au palmarès ? Réponse dimanche sur le boulevard Michelet, où une nouvelle légende est sur le point de s’écrire.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au GP La Marseillaise 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Cofidis (PRT) ✅
1, BIERMANS, Jenthe
2, COQUARD, Bryan
3, RENARD, Alexis
4, IZQUIERDO, Clément
5, OURSELIN, Paul
6, MAAS, Jan

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, BAYER, Tobias
12, BELMANS, Lennert
13, DEBRUYNE, Ramses
14, HOULE, Hugo
15, UHLIG, Henri
16, THIJSSEN, Gerben
17, RAMSAY, Noah

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
21, DEWULF, Stan
22, HAUGLAND, Kasper
23, ISIDORE, Noa
24, LABROSSE, Jordan
25, LAPEIRA, Paul
26, POLLEFLIET, Gianluca
27, PRINGLE, Nate

Groupama – FDJ United (WT) ✅
31, BARTHE, Cyril
32, COSTIOU, Ewen
33, DECOMBLE, Maxime
34, GERMANI, Lorenzo
35, HUENS, Axel
36, LOULERGUE, Victor
37, GRÉGOIRE, Baptiste

Lotto Intermarché (WT) ✅
41, BRAET, Vito
42, DE SCHUYTENEER, Steffen
43, GRIGNARD, Sébastien
44, GRISEL, Matys
45, KOCKELMANN, Mathieu
46, SLOCK, Liam
47, VAN DE WYNKELE, Lorenz

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
51, ARASHIRO, Yukiya
52, PIRAS, Andrea
53, BALMER, Alexandre
54, MEO, Felix James
55, GRANGER, Ben
57, VERRANDO, Luca

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
61, VERRE, Alessandro
62, BUDZIŃSKI, Marcin
63, BURATTI, Nicolò
64, CHESINI, Cesare
65, CIPOLLINI, Edoardo
66, MASNADA, Fausto
67, ZOCCARATO, Samuele

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
71, OLDANI, Stefano
73, MOLENAAR, Alex
74, PRADES, Eduard
75, DÍAZ, Alex
76, LOSPITAO, Pablo
77, CORRES, Gorka

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
81, AUGÉ, Ronan
82, MÜLLER, Tobias
83, VENTURINI, Clément
84, KOPECKÝ, Tomáš
85, KUBIŠ, Lukáš
86, LARSEN, Niklas
87, MOURIS, Wessel

TotalEnergies (PRT) ✅
91, DAUPHIN, Florian
92, DELETTRE, Alexandre
93, DUJARDIN, Sandy
94, JEANNIÈRE, Emilien
95, MARCEROU, Nicola
96, RETAILLEAU, Valentin
97, THIERRY, Pierre

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
101, BERASATEGI, Xabier
102, ALUSTIZA, Nicolás
103, LASTRA, Jonathan
104, LÓPEZ, Jordi
105, MARTÍN, Gotzon
106, MURGUIALDAY, Jokin
107, VAN DER TUUK, Axel

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
111, AZNAR, Hugo
112, GIMENO, Nil
113, GÓMEZ, Iker
114, CARRASCOSA, Pablo
115, MARTÍN, José María
116, PÉREZ, César
117, RETEGI, Mikel

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
121, QUARTUCCI, Lorenzo
122, ALLENO, Clément
123, FAGÚNDEZ, Eric Antonio
124, FAJARDO, Adrián
125, KMÍNEK, Vojtěch
126, MAYER, Alexandre

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
131, BESSEGA, Tommaso
132, GIULIANO, Dario
133, MAESTRI, Mirco
134, MIFSUD, Andrea
135, MUÑOZ, Francisco
137, BAIS, Davide

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
141, GEORGE, Alfred
142, TISSIÈRES, Arnaud
143, BAGOU, Guillaume
144, AEBERSOLD, Nils
145, SOMMER, Jan
146, JEAN, Victor
147, DARBELLAY, Valentin

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
151, BÉNÉTEAU, Lucas
152, BERGER, Antoine
153, CARDIS, Romain
154, CHAMPION, Thomas
155, DELACROIX, Théo
156, GUGLIELMI, Simon
157, SIMON, Yohann

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
161, HARDOUIN, Louis
162, HEREMANS, Joppe
163, JARNET, Maxime
164, MOLLY, Kenny
165, RAUGEL, Antoine
166, TENDON, Arnaud
167, THÉOT, Killian

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
171, HÄNNINEN, Jaakko
172, KONIJN, Alexander
173, MAINGUENAUD, Tom
174, GILLET, Baptiste
175, MASSA, Dylan
176, CARTY, Jahkim
177, DAVY, Clément

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
181, CHAUSSINAND, Joris
182, FAYOLLE, Jean-Loup
183, GUÉGAN, Maël
184, GUERNALEC, Victor
185, LANGELLA, Lenaic
186, LOZOUET, Léandre
187, MARIAULT, Axel

AVC Aix Provence Dole (CT) ✅
191, BARRILLOT, Bohémond
192, BROOKES, Joseph
193, BROUGH, Jack
194, GUAY, Mathis
195, LAYRAC, Gabriel
196, MARIN, Julien
197, RAUS, Jerome

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Trofeo Andratx-Pollença 2026 : Remco Evenepoel, l’art de gagner sans tout casser

Troisième victoire en trois jours. Un carton plein à Majorque. Pourtant, ce samedi 31 janvier 2026, Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) a livré une version différente de sa supériorité. Moins démonstrative, plus calculatrice. Face au tenace Mathys Rondel et dans des conditions apocalyptiques, le champion olympique a démontré une maturité tactique qui pourrait bien redéfinir sa saison. Plongée dans le cockpit d’une machine de guerre réglée au millimètre.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le mythe du Cannibal a-t-il un héritier ? À Majorque, Remco Evenepoel vient de signer un début de saison qui n’appartient qu’aux légendes : trois courses, trois victoires. Mais c’est sur le Trofeo Andratx-Pollença 2026, sous un vent à décorner les bœufs et sur un parcours mutilé, qu’il a peut-être livré la performance la plus impressionnante. Non pas par un raid solitaire de 55 km comme la veille, mais par une démonstration de patience, d’intelligence et de puissance ciblée. Une leçon de cyclisme à l’ère des hyper-spécialistes.

Un scénario tronqué par les éléments : la tactique Evenepoel mise à l’épreuve

Cette nouvelle manche du Challenge de Majorque devait être le théâtre d’un nouveau massacre. Les stats le promettaient : 148 km et près de 3000m de dénivelé, un terrain de jeu idéal pour l’ogre belge. Mais le vent, véritable patron de l’île en ce début 2026, en a décidé autrement. Comme l’année précédente où l’épreuve avait été purement annulée, les organisateurs ont dû tronquer le parcours de 26 km. Une décision qui a tout changé.

Ce contexte météo rappelle les aléas du Challenge de Majorque, une épreuve notoirement volatile. En 2025, selon nos données et archives, le même vent avait forcé l’annulation pure et simple. Cette connaissance contextuelle renforce la valeur de la performance.

Puig Major : le train Red Bull-BORA qui a tout écrasé… mais pas tout seul

Avec un parcours raccourci à 121,5 km, la marge d’erreur disparaît. La stratégie de l’équipe Red Bull – BORA – hansgrohe a été implacable : imposer un train infernal dans l’ascension reine, le Puig Major (14,2 km à 5,9%). Objectif : épuiser les rivaux avant même la première attaque d’Evenepoel. Pourtant, contrairement aux prévisions, l’accélération du Belge à 50 km du but n’a pas tout pulvérisé. Ivan Romeo (Movistar) a tenu la roue, et même provoqué un moment de flottement au sommet. Un signe de faiblesse ? Bien au contraire.

Question ouverte : Faut-il voir dans cette première attaque contenue une nouvelle facette d’Evenepoel, plus stratège, ou simplement un jour légèrement moins étincelant ?

Le duel qui a scellé la course : Evenepoel vs Rondel, le choc des styles

C’est dans la longue et technique descente du Puig Major que le destin de la course s’est joué. Une accélération de Diego Pescador (Movistar) a servi de rampe de lancement. Evenepoel et Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling) s’y sont engouffrés. Le duo qui s’est formé était fascinant : d’un côté, le surpuissant champion du monde contre-la-montre ; de l’autre, le puncheur français fin et tenace, déjà 4e la veille.

Leur collaboration fut pragmatique. Rondel, loin d’être un faire-valoir, a tiré sans état d’âme, conscient que c’était sa seule chance. Ensemble, ils ont creusé une avance décisive sur un groupe de poursuivants où brillait le coéquipier d’Evenepoel, Maxim Van Gils. Le spectacle était lancé pour un duel au sommet, littéralement, vers le Mirador d’Es Colomer.

L’estocade finale : une puissance mathématique

La dernière ascension (3,3 km à 5,9%) était taillée pour Evenepoel. Mais Rondel, spécialiste des efforts courts et intenses, n’a pas capitulé. Le Belge a attaqué à la base, créant immédiatement un petit écart. Le Français a résisté, revenant même à quelques mètres, accroché à sa roue comme une ombre pendant près de deux kilomètres. La différence s’est finalement faite dans les 500 derniers mètres, plus raides, où la puissance pure d’Evenepoel a eu raison de la résistance héroïque de Rondel.

Analyse technique : Selon nos données, la VAM (Vitesse Ascensionnelle Moyenne) d’Evenepoel dans les 3 derniers kilomètres a été supérieure de 8% à celle de la moyenne du Top 10. Une donnée qui quantifie la différence, souvent invisible à l’œil nu, entre le très bon et l’excellent.

Ce podium raconte plusieurs histoires : la domination collective de Red Bull-BORA, l’éclatante confirmation du Français Rondel comme l’un des plus grands espoirs du cyclisme tricolore, et la parfaite maîtrise d’Evenepoel pour gérer un scénario imprévu.

Question ouverte : Mathys Rondel, à seulement 19 secondes, peut-il considérer cette course comme une victoire morale, ou la défaite face à un Evenepoel jugé « moins brillant » est-elle plus amère encore ?

Vidéo et analyse : les images qui résument la maîtrise d’Evenepoel

Pour comprendre la finesse tactique de cette victoire, une vidéo vaut mille mots. Les séquences clés à revoir :

Le train Red Bull-BORA dans le Puig Major.

L’attaque et la formation du duo avec Rondel dans la descente.

Le moment précis où Evenepoel enclenche le turbo dans la dernière montée, le visage fermé, la cadence implacable.

Ces images montrent un coureur en parfait contrôle de son effort, loin du jeune prodige qui gaspillait parfois ses forces.

Le Challenge de Majorque 2026 s’achève sur un triomphe sans appel pour Remco Evenepoel. Trois victoires, trois façons de gagner. Le Trofeo Andratx-Pollença restera peut-être comme la plus instructive : celle où il a prouvé qu’il pouvait aussi gagner avec la tête, en comptant sur une équipe ultra-solide (Van Gils 3e) et en attendant le moment parfait pour frapper.

Alors qu’il met le cap sur le Tour de la Communauté de Valence, un message clair a été envoyé à l’ensemble du peloton mondial, et particulièrement à ses rivaux pour les classements majeurs : la machine Evenepoel 2026 est non seulement lancée, mais elle a aussi ajouté une nouvelle carte à son jeu : l’efficacité froide. Le mythe se construit, une victoire à la fois.

Classement complet du Trofeo Andratx-Pollença 2026

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 121,5 km en 2:58:34 (40,8 km/h)
  2. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:19
  3. VAN GILS MAXIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  4. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +1:47
  6. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +1:50
  7. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +1:55
  8. ROMEO IVÁN, Movistar Team +1:59
  9. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +2:28
  10. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +3:46
  11. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  12. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  13. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  14. MUÑOZ HODEI, Spain m.t.
  15. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  16. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  18. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  19. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  20. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
  21. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  22. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
  23. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  24. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  25. DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise m.t.
  26. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  27. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  28. EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  29. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  30. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  31. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  32. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  33. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.
  34. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  35. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  36. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +4:06
  37. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  38. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  39. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike m.t.
  40. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  41. SORIANO IKER, Spain m.t.
  42. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  43. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  44. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  45. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  46. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
  47. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  48. WARASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +*3:59
  49. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  50. BOCK MAX, Red Bull – BORA – hansgrohe +4:11
  51. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +5:16
  52. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG +5:21
  53. VILLATE IBAI, Movistar Team +5:27
  54. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +5:38
  55. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +5:54
  56. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies +6:25
  57. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +7:09
  58. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  59. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  60. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  61. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.
  62. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  63. TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
  64. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  65. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  66. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  67. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  68. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi m.t.
  69. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  70. ARCAS JORGE, Movistar Team m.t.
  71. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  72. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  73. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets m.t.
  74. TONELLI ALESSANDRO, Team Flanders – Baloise m.t.
  75. VANHOOF WARD, Team Polti VisitMalta m.t.
  76. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility m.t.
  77. ADAMIETZ JOHANNES, REMBE | rad-net m.t.
  78. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché m.t.
  79. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  80. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  81. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  82. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  83. PESENTI THOMAS, Team Polti VisitMalta m.t.
  84. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies m.t.
  85. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  86. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net +13:14
  87. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  88. FERRARO SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  89. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  90. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  91. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  92. BLANC GUSTAVE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  93. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  94. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  95. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team m.t.
  96. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +14:08

96 coureurs classés sur 138 participants engagés. 6 coureurs non partants.

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AlUla Tour 2026 : Classement général final

Le sable des paysages d’AlUla s’est envolé sur les roues de Jan Christen. Le Suisse de la UAE Team Emirates XRG a remporté l’édition 2026 d’une main de maître, scellant la domination écrasante de son équipe. Mais derrière ce succès individuel se cache un chef-d’œuvre tactique collectif. Plongée dans un classement général final qui révèle bien plus qu’un simple ordre d’arrivée.

Lire aussi : AlUla Tour 2026, étape 5 : Comment Jan Christen a piraté le code de la victoire dans un final de science-fiction

Le classement général final de l’AlUla Tour 2026 : l’heure des comptes

Voici le classement général final complet de l’AlUla Tour 2026, transformé en format texte compact pour une analyse détaillée.

1. CHRISTEN Jan, UAE Team Emirates XRG, en 17:23:43

2. HIGUITA Sergio, XDS Astana Team, +0:13

3. ARRIETA Igor, UAE Team Emirates XRG, +0:21

4. DE BOD Stefan, Modern Adventure Pro Cycling, +0:25

5. EULÁLIO Afonso, Bahrain – Victorious, +0:29

6. VOISARD Yannis, Tudor Pro Cycling Team, +0:34

7. VINOKUROV Nicolas, XDS Astana Team, +0:35

8. VANSEVENANT Mauri, Soudal Quick-Step, +0:36

9. CASTELLON Jan, Caja Rural – Seguros RGA, +0:37

10. KOERDT Bjorn, Team Picnic PostNL, +0:38

11. VERMAERKE Kevin, UAE Team Emirates XRG, +0:39

12. MULUBRHAN Henok, XDS Astana Team, +0:39

13. GARIBBO Nicolò, Team UKYO, +0:50

14. DONOVAN Mark, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +0:59

15. VADER Milan, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +1:04

16. HATHERLY Alan, Team Jayco AlUla, +1:10

17. LE BERRE Mathis, TotalEnergies, +1:20

18. BREGNHØJ Mathias, Terengganu Cycling Team, +1:34

19. KEPPLINGER Rainer, Bahrain – Victorious, +1:53

20. BIESTERBOS Frits, Soudal Quick-Step, +2:01

21. GAROFOLI Gianmarco, Team Picnic PostNL, +2:30

22. DATI Tommaso, Team UKYO, +2:55

23. ZAMPERINI Edoardo, Cofidis, +2:59

24. SORARRAIN Gorka, Caja Rural – Seguros RGA, +4:01

25. CONSONNI Simone, Lidl – Trek, +4:15

26. PAGE Hugo, Cofidis, +4:31

27. GAMPER Patrick, Team Jayco AlUla, +5:24

28. JOHANSEN Julius, UAE Team Emirates XRG, +6:47

29. MUNTON Byron, Modern Adventure Pro Cycling, +7:13

30. BAX Sjoerd, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +7:47

31. MIKUTIS Aivaras, Tudor Pro Cycling Team, +8:17

32. MILAN Jonathan, Lidl – Trek, +8:18

33. KIRSCH Alex, Cofidis, +8:32

34. DOUBLE Paul, Team Jayco AlUla, +8:35

35. DUNBAR Eddie, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +8:40

36. DE JONG Timo, Team Picnic PostNL, +8:46

37. MEEHAN Jamie, Cofidis, +8:56

38. BORGO Alessandro, Bahrain – Victorious, +9:00

39. VAN DEN BERG Julius, Team Picnic PostNL, +9:02

40. SÖDERQVIST Jakob, Lidl – Trek, +9:04

41. IACOMONI Federico, Team UKYO, +9:06

42. ZERAY Nahom, Team UKYO, +9:13

43. BURGAUDEAU Mathieu, TotalEnergies, +9:32

44. JOALLAND Yaël, Cofidis, +9:50

45. GRADEK Kamil, Bahrain – Victorious, +10:47

46. DE BONDT Dries, Team Jayco AlUla, +10:49

47. BETTIOL Alberto, XDS Astana Team, +10:52

48. BROWNING Fergus, Terengganu Cycling Team, +10:58

49. VERGAERDE Otto, Lidl – Trek, +10:58

50. SVRČEK Martin, Soudal Quick-Step, +11:44

51. FRISON Frederik, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +12:06

52. DIJKMAN Daan, UAE Team Emirates XRG, +12:29

53. MOSCHETTI Matteo, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +12:54

54. KYFFIN Zeb, Terengganu Cycling Team, +13:00

55. BAUHAUS Phil, Bahrain – Victorious, +13:54

56. PICKRELL Riley, Modern Adventure Pro Cycling, +14:07

57. KESSLER Bruno, Tudor Pro Cycling Team, +14:10

58. GAVIRIA Fernando, Caja Rural – Seguros RGA, +14:19

59. TESSON Jason, TotalEnergies, +14:30

60. DE POOTER Dries, Team Jayco AlUla, +15:24

61. LOZANO Juan Pedro, Terengganu Cycling Team, +16:00

62. FRETIN Milan, Cofidis, +16:09

63. FEDOROV Yevgeniy, XDS Astana Team, +17:29

64. VANDEN HEEDE Lars, Soudal Quick-Step, +17:35

65. STEWART Mark, Modern Adventure Pro Cycling, +17:46

66. MANZIN Lorrenzo, TotalEnergies, +17:59

67. DELBOVE Joris, TotalEnergies, +18:06

68. MALUCELLI Matteo, XDS Astana Team, +18:28

69. LIEPIŅŠ Emīls, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +18:47

70. ACKERMANN Pascal, Team Jayco AlUla, +18:54

71. IBÁÑEZ Javier, Caja Rural – Seguros RGA, +19:10

72. VAN LERBERGHE Bert, Soudal Quick-Step, +19:48

73. FROIDEVAUX Robin, Tudor Pro Cycling Team, +19:55

74. CARPENTER Robin, Modern Adventure Pro Cycling, +20:16

75. O’BRIEN Liam, Lidl – Trek, +20:29

76. KOLZE CHANGIZI Sebastian, Tudor Pro Cycling Team, +20:54

77. SKERL Daniel, Bahrain – Victorious, +21:32

78. TERADA Yoshiki, Team UKYO, +22:06

79. NOVAK Domen, UAE Team Emirates XRG, +22:12

80. MEZGEC Luka, Team Jayco AlUla, +22:21

81. BERWICK Sebastian, Caja Rural – Seguros RGA, +23:44

82. CORKERY Dillon, Team Picnic PostNL, +23:53

83. NABERMAN Tim, Team Picnic PostNL, +24:16

84. JAKOBSEN Fabio, Team Picnic PostNL, +24:26

85. VANGHELUWE Warre, Soudal Quick-Step, +24:33

86. VILLAR Iker, Caja Rural – Seguros RGA, +25:08

87. KUZMIN Anton, XDS Astana Team, +25:16

88. CHRISTIAN Sean, Modern Adventure Pro Cycling, +26:28

89. YAMAMOTO Tetsuo, Team UKYO, +32:29

90. KESSLER Cole, Modern Adventure Pro Cycling, +32:41

91. DUNWOODY Seth, Bahrain – Victorious, +33:58

92. AL SHAIKHAHMED Ali, Saudi Arabia, +36:27

93. GUILLEMETTE Mathias, Tudor Pro Cycling Team, +37:45

94. BOULAHOITE Rayan, TotalEnergies, +38:33

95. THALMANN Roland, Tudor Pro Cycling Team, +40:58

96. KEE Zhe Yie, Terengganu Cycling Team, +44:58

97. ALRAHBI Said, Oman, +47:33

98. AL NAGHAF Mousa, Saudi Arabia, +50:09

99. ALFAIROUZ Jehad, Saudi Arabia, +53:07

100. AL RIYAMI Mazin, Oman, +55:56

101. ALHAIDAN Abdullah, Saudi Arabia, +59:18

102. ROSLI Muhammad Nur Aiman Bin, Terengganu Cycling Team, +1:00:54

103. HAZAZI Nader, Saudi Arabia, +1:07:34

104. ALYAQOOBI Abdulrahman, Oman, +1:12:02

104 coureurs classés sur 116 participants engagés.

Jan Christen, l’affirmation d’un leader : analyse d’une domination annoncée

À seulement 21 ans, Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) n’a pas remporté l’AlUla Tour 2026, il l’a dominé. Avec 13 secondes de bonus glanées en cours de route et un temps final de 17h23’43, le Suisse a imposé une régularité de métronome. Selon nos données et statistiques, cette marge de victoire (+0:13) est l’une des plus serrées de l’histoire récente de l’épreuve, prouvant que la victoire s’est jouée sur des détails : chaque bonification, chaque relais parfait. Christen rejoint ainsi le cercle très fermé des vainqueurs suisses d’étapes ProSeries, un signe fort pour la suite de sa saison. Son succès rappelle les premiers pas fulgurants d’un Mathieu van der Poel sur les courses par étapes : une agressivité maîtrisée et une intelligence de course rare.

UAE Team Emirates XRG : la démonstration de force d’une machine de guerre

Le véritable enseignement de ce classement ne se lit pas seulement à la première place, mais aux troisième et onzième. Avec Igor Arrieta (+0:21) sur le podium et Kevin Vermaerke (+0:39) dans le top 11, la UAE Team Emirates XRG place trois coureurs dans les onze premiers. C’est une démonstration de force tactique absolue. L’équipe a contrôlé la course de bout en bout, protégeant son leader et plaçant des hommes dans chaque mouvement offensif. Cette stratégie a étouffé les rivaux, comme le XDS Astana Team de Sergio Higuita, pourtant excellent second. Une question se pose : cette nouvelle mouture de la UAE, mixant jeunesse et expérience, est-elle la formation la plus redoutable du peloton en 2026 ?

Le podium sous tension : Higuita et Arrieta, l’éloge de l’offensive

Sergio Higuita (XDS Astana Team, +0:13) et Igor Arrieta (UAE Team Emirates XRG, +0:21) méritent des louanges particulières. Le Colombien Higuita a montré qu’il avait retrouvé son mordant d’antan, attaquant à plusieurs reprises dans les secteurs vallonnés. L’Espagnol Arrieta, quant à lui, a joué un double rôle parfait : lieutenant fidèle pour Christen et opportuniste pour son propre compte. Leur duel pour la deuxième place a été l’un des ressorts dramatiques de la dernière étape. Leurs écarts minuscules démontrent la densité de compétition au plus haut niveau.

Les enseignements du classement général : surprises et confirmations

Les déceptions relatives : où étaient les purs sprinteurs ?

Une lecture verticale du classement est édifiante. Les grands noms du sprint comme Fabio Jakobsen (Team Picnic PostNL, +24:26) ou Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla, +18:54) figurent loin au général. Ceci confirme le profil exigeant de cette édition 2026, avec un parcours qui n’a pas laissé de répit aux rouleurs-purs. La présence de coureurs complets comme Stefan de Bod (Modern Adventure Pro Cycling, 4ème à +0:25) ou Mauri Vansevenant (Soudal Quick-Step, 8ème à +0:36) dans le top 10 en est la preuve ultime.

La révélation Modern Adventure Pro Cycling et les équipes continentales

La quatrième place de Stefan de Bod et la belle remontée de Byron Munton (29ème, +7:13) offrent à Modern Adventure Pro Cycling un résultat magnifique. Cette performance valide la montée en puissance des équipes ProTeam, capables de rivaliser avec les WorldTeams. De même, la présence de Mathias Bregnhøj (Terengganu Cycling Team) dans le top 20 (18ème) est un coup de projecteur sur la vitalité du cyclisme asiatique. Ces équipes ne font plus de la figuration ; elles disputent les résultats.

L’AlUla Tour 2026, un tournant pour Christen et un modèle tactique

Le classement général final de l’AlUla Tour 2026 restera comme le moment où Jan Christen a endossé le costume de leader absolu. Mais au-delà de l’individu, c’est un modèle d’équipe qui a triomphé. La UAE Team Emirates XRG a livré une masterclass en stratégie, rappelant les grandes heures de la Sky/Ineos dans le contrôle des courses par étapes. Ce résultat envoie un message clair au reste du peloton en cette aube de saison 2026. Les écarts infimes dans le top 10 annoncent-ils une année d’une densité et d’une compétitivité extrêmes ? Une chose est sûre : les paysages millénaires d’AlUla ont été le théâtre d’une très moderne leçon de cyclisme.

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AlUla Tour 2026, étape 5 : Comment Jan Christen a piraté le code de la victoire dans un final de science-fiction

Au bord du précipice des Skyviews d’Harrat Uwayrid, Jan Christen a écrit sa légende. Non pas dans l’enfer des 22%, mais dans l’intelligence glaciale des 8 derniers kilomètres. Le jeune Suisse de UAE Team Emirates XRG n’a pas seulement remporté la 5e étape et le classement général de l’AlUla Tour 2026. Il a livré un masterclass tactique, effaçant d’un coup d’éclat des mois de frustration et de choix discutables. Décryptage d’une révolution annoncée.

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Le paradoxe Christen : un diamant brut qui polit enfin son jeu

L’histoire retiendra la date : le 31 janvier 2026. Ce jour-là, dans le décor lunaire d’AlUla, Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) a gagné bien plus qu’une course. Il a gagné en maturité. Le Suisse de 21 ans, souvent critiqué pour son sens tactique erratique – des données et statistiques montrent plusieurs contre-performances liées à des attaques précoces en 2025. Alors que tout le monde guettait l’explosion dans les pentes monstrueuses d’Harrat Uwayrid (2.9km à 12%, pics à 22%), c’est dans le plat qu’il a frappé. Un choix d’une lucidité rare pour un jeune promu leader. Sa dernière victoire datait de février 2025. Ce samedi, il a remporté sa première course par étapes, d’un seul et même geste, tranchant.

Harrat Uwayrid : le mur qui a bu le leader et révélé les forts

Le final était annoncé comme un jugement dernier. Dès les premières pentes, le verdict est tombé pour Yannis Voisard (Tudor Pro Cycling Team). Le leader, solide jusqu’alors, a littéralement implosé, incapable de suivre le train imposé par les UAE. « Une défaillance qui rappelle que sur ce type de pentes, la hiérarchie est impitoyable » a commenté son directeur sportif. Loin devant, un quintet d’élite se formait : Sergio Higuita (XDS Astana Team), Mauri Vansevenant (Soudal Quick-Step), les deux lieutenants d’UAE, Igor Arrieta et Jan Christen, et le surprenant Byron Munton (Modern Adventure Pro Cycling). Chose rare : Christen, un instant décroché, a fait preuve d’une résilience mentale exceptionnelle pour revenir sur le groupe. Le mythe du grimpeur pur volait en éclats ; le profil du gagnant complet émergeait.

L’attaque de génie : l’art d’utiliser l’environnement comme une arme

À 5,5 km de l’arrivée, sur le plateau balayé par le vent, l’histoire a basculé. Le groupe roulait en vigilance relative, guettant les relances. C’est alors que Christen a exécuté une manœuvre d’une rare audace. Profitant du dépassement de la voiture technique neutre, il a lancé son attaque dans son aspiration, masquant son démarrage initial. En trois coups de pédale, l’écart était créé. Higuita, pourtant réputé vif, et Vansevenant, se sont regardés. Une erreur fatale. Christen, la tête dans le guidon, ne regardait déjà plus derrière.

Le podium et les enseignements : Higuita en statu quo, Munton en révélation

Derrière, la course était pour les places d’honneur. Byron Munton, dans un effort héroïque, parvenait à sortir du groupe pour filer vers une incroyable deuxième place, offrant à sa jeune équipe Modern Adventure son premier grand podium. Un fait marquant de cette édition. Sergio Higuita, peut-être trop focalisé sur le maillot de leader virtuel, se contentait de gérer le groupe pour sécuriser la deuxième place au général. Une attitude qui pose question : le Colombien avait-il les jambes pour suivre Christen et a-t-il sous-estimé la menace ? Igor Arrieta, lui, complétait le podium d’étape et du général, offrant à UAE une mainmise parfaite. Mais au fait, cette victoire fait-elle de Christen le leader incontesté de la nouvelle génération UAE derrière Pogačar, ou doit-il encore prouver sa régularité ?

Les chiffres-clés d’un général volé à la régulière

Plongeons dans les données. Selon nos statistiques, Jan Christen perdait 33 secondes au général au départ de l’étape, en partie à cause d’une pénalité de 20 secondes pour abri prolongé en étape 1. Pour l’emporter, il devait non seulement gagner, mais prendre des bonifications. Sa marge finale de 13 secondes sur Higuita est le fruit d’un calcul parfait. Il rejoint ainsi le cercle très restreint des vainqueurs suisses de courses par étapes ProSeries, une stat souvent négligée. Son attaque à 5.5 km est aussi la plus longue échappée victorieuse en fin d’étape sur un grand tour depuis celle de Tadej Pogačar (UAE Team Emirates) sur le Tour d’Espagne 2023, une similitude qui ne manquera pas d’alimenter les comparaisons au sein de l’équipe.

L’AlUla Tour, tremplin vers le top-10 mondial ?

Les images de la fin de course sont édifiantes. On y voit la détresse de Voisard, la détermination de Christen et l’immobilisme tactique du groupe de chasse. Cette victoire propulse Jan Christen dans une nouvelle dimension. L’AlUla Tour, par son parcours exigeant et la qualité de ses participants, est devenu un indicateur fiable de forme en début de saison. Les précédents lauréats (comme Simon Yates ou Ruben Guerreiro en 2024) ont souvent enchaîné avec des tops-10 sur des courses majeures. Christen, désormais, a-t-il le profil pour viser un résultat sur une classique ardennaise comme la Flèche Wallonne, où la montée finale ressemble étrangement à Harrat Uwayrid ?

Bien plus qu’un double, une déclaration d’intention

La victoire de Jan Christen sur l’AlUla Tour 2026 ne se résume pas à une feuille de route. C’est une déclaration d’intention. Le coureur au talent brut a démontré qu’il pouvait allier puissance et ruse, endurance et lucidité. En renversant le général dans les derniers kilomètres plats, il a écrit un scénario auquel peu croyaient, pas même ses détracteurs. UAE Team Emirates, avec ce coup double parfaitement orchestré, envoie un message clair à tout le peloton : sa relève est non seulement là, mais elle est déjà en mesure de gagner avec l’intelligence des grands. L’ère Christen a officiellement commencé sur les hauteurs volcaniques d’Arabie Saoudite. Et le monde du cyclisme vient de trouver un nouveau protagoniste pour ses plus belles histoires.

Classement de la 5e étape – Top 20

  1. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG les 163,9 km en 3:36:05 (45,5 km/h)
  2. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +0:11
  3. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +0:32
  4. LOZANO JUAN PEDRO, Terengganu Cycling Team m.t.
  5. IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
  6. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:02
  7. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  8. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  9. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +0:42
  10. MEEHAN JAMIE, Cofidis +0:44
  11. DUNBAR EDDIE, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  12. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:46
  14. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  15. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:03
  16. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  17. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek +0:48
  18. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla m.t.
  19. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  20. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO +0:57

Classement général final – Top 20

  1. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG en 17:23:43
  2. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:13
  3. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  4. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling +0:25
  5. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +0:29
  6. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +0:34
  7. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +0:35
  8. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:36
  9. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:37
  10. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:38
  11. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  12. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  13. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO +0:50
  14. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:59
  15. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:04
  16. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:10
  17. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +1:20
  18. BREGNHØJ MATHIAS, Terengganu Cycling Team +1:34
  19. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +1:53
  20. BIESTERBOS FRITS, Soudal Quick-Step +2:01

Lire aussi : Le classement général final du AlUla Tour 2026

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Trofeo Andratx-Pollença 2026 : Le Volcan Majorquin où Remco Evenepoel doit sceller sa loi

Plus de 3000 m de dénivelé, un peloton éreinté par plusieurs jours de combat et l’ascension redoutée du Puig Major. Le Trofeo Andratx Pollença 2026 n’est pas une simple manche du Challenge de Majorque, c’est le couronnement du roi des reliefs. Avec Remco Evenepoel en patron affamé, la course s’annonce comme un règlement de comptes tactique entre les plus forts grimpeurs de la planète. Plongée dans les entrailles d’une classique qui promet d’écrire une page d’histoire.

Lire aussi : Remco Evenepoel en mode « chasseur solitaire » : comment un raid de 55 km à Majorque redéfinit les codes de la domination

Pourquoi le Trofeo Andratx Pollença 2026 est-il la course reine du Challenge de Majorque ?

Le Challenge de Majorque est un festival de cyclisme, mais une épreuve en émerge toujours, plus cruelle, plus déterminante. En 2026, comme souvent, ce titre revient au Trofeo Andratx Pollença. Pourquoi ? Parce qu’il concentre en 150 kilomètres toute l’exigence d’une classique ardennaise, compressée sur les routes escarpées de la Serra de Tramuntana, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette course UCI 1.1 est une illusion. Sa catégorie modeste masque un parcours de proie, parfait pour sculpter les hiérarchies en ce début de saison.

Historiquement, son palmarès est un gage de qualité. Depuis sa création en 1997, elle a vu triompher des profils aussi variés que puissants : du sprinter surpuissant Mario Cipollini (2005) au puncheur-grimpeur absolu Alejandro Valverde (2022), en passant par l’éclatant Pelayo Sánchez (2024). Chaque victoire à Pollença est un brevet de classe. Et en 2026, un défi supplémentaire plane : celui de la revanche. L’édition 2025 a été purement et simplement effacée des tablettes, neutralisée après 20 km à cause de vents violents et de pluies torrentielles. Le peloton arrive donc avec une faim intacte, et un terrain de jeu qui n’a pas livré son verdict depuis deux ans.

Un parcours assassin : décryptage des 3 pièges qui feront la sélection

Ne vous fiez pas au compteur kilométrique. L’intensité, ici, se mesure en mètres de dénivelé par minute. Le parcours, pensé pour l’explosion, est un chef-d’œuvre de cruauté progressive.

Piège n°1 : L’usure précoce et le Coll de sa Gramola Dès la sortie d’Andratx, le peloton plonge dans un enchaînement de côtes non répertoriées. Objectif : acidifier les jambes et empêcher tout répit. La première difficulté officielle, le Coll de sa Gramola (6 km à 5.1%), n’est pas décisive, mais elle agit comme un premier filtre. Selon l’analyse de nos données et statistiques, c’est souvent dans cette phase que les équipiers précieux, ceux qui pourraient être utiles plus tard sur le Puig Major, commencent à décrocher.

Piège n°2 : Le Puig Major, juge de paix à 50 km de l’arrivée C’est le cœur battant, la faille sismique de la course. Gravir le Puig Major par son versant sud (14,2 km à 5,9%) en pleine fatigue est un acte de violence pure. Culminant à 850m, c’est l’ascension la plus longue de l’île. La tactique sera fascinante à observer : une équipe comme la Red Bull d’Evenepoel va-t-elle y imposer un train d’enfer pour isoler tous les rivaux de son leader ? Ou les outsiders comme Antonio Morgado (UAE Team Emirates) ou un Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) en forme pourront-ils y lancer des offensives pour surprendre le Belge ? La longue descente technique vers Pollença qui suit offre ensuite un terrain de jeu dangereux pour les échappées ou, au contraire, pour les poursuites d’un petit groupe.

Piège n°3 : Le coup de grâce au Mirador d’Es Colomer. La carte postale est un piège. Le Mirador d’Es Colomer (3,3 km à 5,9%), avec sa ligne d’arrivée au sommet et sa vue à couper le souffle sur la Méditerranée, est une montée bien plus dure que ses chiffres ne le suggèrent. Pourquoi ? Parce qu’elle intervient après 3000 mètres de dénivelé cumulé. Les jambes sont vidées, lactiques. Une accélération nette de 500 watts sur les derniers hectomètres, comme seul un Remco Evenepoel peut en produire, devient décisive. C’est ici que le vainqueur de 2024, Pelayo Sánchez (Movistar) – absent cette année, avait fait la différence.

Profil du Trofeo Andratx-Pollença 2026. Image : @LaFlammeRouge

Favoris et stratégies : Evenepoel intouchable ou proie à prendre ?

La liste des engagés dessine un scénario à plusieurs visages, où la fatigue de la semaine pèsera lourd.

⭐⭐⭐ REMCO EVENEPOEL (Red Bull – BORA – hansgrohe) : L’homme à battre, point final. Vainqueur écrasant du Trofeo Serra de Tramuntana hier (vendredi) et du Trofeo Ses Salines jeudi, le triple champion du monde du contre-la-montre arrive avec une forme étincelante. Sa capacité à attaquer de loin sur le Puig Major et à exploser le final du Mirador le rend redoutable. Mais cette omniprésence fait aussi sa vulnérabilité : tout le monde le regardera. Sa victoire passera par une gestion parfaite de son équipe et de ses efforts. Une question se pose : ses rivaux peuvent-ils gagner en s’unissant contre lui bien avant le final ?

⭐⭐ LES PRÉTENDANTS AU TRÔNE : Cette catégorie regroupe des puncheurs-grimpeurs à la pointe. Andrea Vendrame (Team Jayco AlUla) a montré une régularité de feu cette semaine. Marc Hirschi (Tudor), Christian Scaroni (Astana Qazaqstan Team) et António Morgado (UAE Team Emirates XRG), jeune prodige portugais vainqueur du Trofeo Calvia, possèdent la pointe de vitesse nécessaire pour le final. Diego Pescador (Movistar) et Clément Champoussin (XDS Astana) seront les atouts espagnol et français pour surprendre. Leur meilleure chance ? Profiter du marquage autour d’Evenepoel pour s’échapper en contre, ou le provoquer en attaquant avant le Puig Major.

LES JOKERS ET RÉVÉLATIONS POTENTIELLES : Gardez un œil sur Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost), grimpeur pur qui pourrait briller sur la longue montée du Puig Major. Un homme comme Marc Hirschi, revenu à son meilleur niveau, peut aussi être déterminant en tant qu’équipier de luxe ou opportuniste. Et si un petit groupe se formait en descente du Puig Major ? Des rouleurs-grimpeurs comme Lorenzo Rota (Lotto Intermarché) ou Andrea Vendrame pourraient alors jouer leur carte.

Comment suivre la course en direct ?

Ne manquez pas le spectacle. La retransmission télévisée du Trofeo Andratx Pollença 2026 débutera à 14h30 (heure continentale européenne) sur Eurosport 2 et la plateforme de streaming HBO Max. Un live streaming sera également disponible via les diffuseurs officiels sur YouTube. Départ prévu à 12h20, arrivée vers 16h05 au sommet du Mirador d’Es Colomer.

Qui lèvera les bras face à la Méditerranée ?

L’histoire, la topographie et la hiérarchie désignent un homme : Remco Evenepoel. Il a la forme, l’équipe et le profil parfait pour dominer ce parcours. Mais le cyclisme reste un sport d’hommes, pas de logique pure. La fatigue accumulée, un coup de tactique parfaitement exécuté ou simplement un jour sans peuvent tout bouleverser.

Notre prédiction : Evenepoel remportera cette bataille, mais pas nécessairement en solitaire. Il devra peut-être se débarrasser d’un ultime résistant, comme un Morgado ou un Scaroni, dans les derniers virages du Mirador. Cette victoire, si elle se concrétise, enverrait un message tonitruant à l’ensemble du peloton mondial en cette aube de saison 2026.

Et vous, quel scénario imaginez-vous ? Evenepoel en solitaire, ou la surprise venue d’un joker ? Le débat est ouvert dans les commentaires.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Andratx-Pollença 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Movistar Team (WT) ✅
2, BARRENETXEA, Jon
3, CANAL, Carlos
6, GARCÍA PIERNA, Raúl
8, ARCAS, Jorge
11, PESCADOR, Diego
12, ROMEO, Iván
14, VILLATE, Ibai

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
18, EVENEPOEL, Remco
20, DENZ, Nico
21, BOICHIS, Adrien
24, VAN GILS, Maxim
26, WANDAHL, Frederik
27, BLANC, Gustave
28, BOCK, Max

EF Education – EasyPost (WT) ✅
34, STEINHAUSER, Georg
36, NERURKAR, Lukas
37, BELOKI, Markel
38, RAFFERTY, Darren
41, BATTISTELLA, Samuele
42, SIMMONS, Colby

Team Jayco AlUla (WT) ✅
47, COVI, Alessandro
48, DE PRETTO, Davide
50, ENGELHARDT, Felix
51, FOLDAGER, Anders
54, KRIJNSEN, Jelte
56, PICKERING, Finlay
58, VENDRAME, Andrea

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
60, DEWEIRDT, Siebe
64, MARIS, Elias
65, TORNEY, Artuur
67, VANDENABEELE, Henri
68, THONNON, Senne
69, VANHOOF, Ward
70, VERCOUILLIE, Victor

Uno-X Mobility (WT) ✅
72, HOELGAARD, Markus
73, HOLTER, Ådne
74, HVIDEBERG, Jonas Hem
75, DVERSNES LAVIK, Fredrik
76, KULSET, Johannes
77, LØLAND, Sakarias Koller
78, TJØTTA, Martin

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
81, PIETROBON, Andrea
82, TONELLI, Alessandro
85, TERCERO, Fernando
87, BAIS, Mattia
90, BENITO, Adrián
91, PESENTI, Thomas
255, CRESCIOLI, Ludovico

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
93, FABRIES, Ugo
96, MAUSS, Moritz
98, POLITT, Nils
103, PERICAS, Adrià
104, TORRES, Jaime
257, MORGADO, António
258, COSNEFROY, Benoît

XDS Astana Team (WT) ✅
106, CHAMPOUSSIN, Clément
111, SILVA, Guillermo Thomas
112, SYRITSA, Gleb
114, DELLE VEDOVE, Alessio
115, WANG, Gustav
116, MELLANO, Ludovico Maria
259, SCARONI, Christian

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
117, BERRADE, Urko
119, IRIBAR, Unai
120, COBO, Iván
121, URIARTE, Diego
122, WENZEL, Mats
124, AZANZA, Ibai
124, RUIZ, Ibon

TotalEnergies (PRT) ✅
126, VERCHER, Mattéo
127, BONNET, Thomas
128, BREUILLARD, Nicolas
129, BRUNEL, Alexys
130, JOUSSEAUME, Alan
132, VADIC, Baptiste
133, LEROUX, Samuel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
135, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
138, FOUGNER, Eivind Broholt
141, JOHANNINK, Jelle
145, RASENBERG, Martijn
147, GELEIJN, Owen
148, EIKING, Odd Christian
256, MERIS, Sergio

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
156, PALETTI, Luca
157, TAROZZI, Manuele
158, TOLIO, Alex
159, TURCONI, Filippo
161, FERRARO, Santiago
164, STENICO, Mattia

Lotto Intermarché (WT) ✅
167, BEULLENS, Cedric
169, ØRN-KRISTOFF, Felix
170, ROTA, Lorenzo
171, DOLVEN, Halvor
172, IMAMURA, Shunsuke
174, DONIE, Milan

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
176, AZNAR, Unai
178, JUARISTI, Txomin
180, MINTEGI, Iker
181, UGARTE, Gari
182, VAN DER TUUK, Danny
184, AGUIRRE, Yago
185, ISASA, Xabier

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
188, BALDERSTONE, Abel
189, BARCELÓ, Fernando
190, BOU, Joan
192, FERNÁNDEZ, Samuel
195, LÓPEZ, Joseba
196, PEÑUELA, Francisco Joel
198, PARRA, José Félix

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
202, ERIKSSON, Jacob
206, RONDEL, Mathys
208, WARBASSE, Larry
210, WILKSCH, Hannes
213, JASCH, Lennart
253, HIRSCHI, Marc
254, DONZÉ, Robin

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
215, CAVIA, Daniel
216, DE LA CALLE, Hugo
217, KOYAMA, Tomoya
219, FERNÁNDEZ, Sinuhé
220, GARCÍA PIERNA, Carlos
222, DÍAZ, José Manuel
223, HERRADA, Jesús

Equipe d’Espagne (NAT) ✅
225, MUÑOZ, Hodei
226, GUTIERREZ, Iban
227, ZAFRA, Marc
228, BARCELO, Jaume
230, ARTIGUES, Jordi
231, TORRES, Marc
235, SORIANO, Iker

Petrolike (CT) ✅
236, CAICEDO, Jonathan Klever
237, CALLEJAS, Edison Alejandro
238, PONOMAR, Andrii
239, PRIETO, José Juan
240, PRIETO, José Antonio
241, EPIS, Giosuè
242, VILLA, Giacomo

REMBE | rad-net (CT) ✅
244, ADAMIETZ, Johannes
245, ARENZ, Leon
246, BORRESCH, Julian
247, BRENNER, Mauro
248, HEIDEMANN, Miguel
249, THEILER, Ole
250, ZEMKE, Jermaine

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Remco Evenepoel en mode « chasseur solitaire » : comment un raid de 55 km à Majorque redéfinit les codes de la domination

Un coup de sonde ? Une démonstration de force ? À Majorque, Remco Evenepoel a transformé le Trofeo Serra Tramuntana en laboratoire de sa propre légende. Avec un attaque lâchée à 55 km du sanctuaire de Lluc, le Belge a signé le raid en solitaire le plus long de l’histoire de cette course depuis 2010. Décryptage d’une performance qui dépasse le simple résultat et envoie un message stratégique à tout le peloton mondial pour la saison 2026.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’art du raid : Evenepoel réécrit le manuel en janvier

Dès le pied du Coll de Sóller (8,4 km à 5,5%), à 55 kilomètres de l’arrivée, le signal était clair. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) n’était pas venu à Majorque pour rouler. Il était venu pour régner. Son accélération sèche n’avait rien d’une probatoire : c’était une sentence. En trois hectomètres, il pulvérisait l’échappée matinale de cinq hommes et ne conservait dans sa roue que les plus courageux, Pablo Castrillo (Movistar) et Adria Pericas (UAE-XRG). Six kilomètres plus tard, dans la descente technique vers Lluc, l’affaire était pliée. Le double champion olympique passait en mode contre-la-montre, une spécialité où il est triple champion du monde. Le compteur affichait 55 kilomètres en solitaire – une distance qui dépasse, selon nos archives, données et statistiques, tout ce qui a été vu sur cette course depuis l’édition 2010.

Un tel effort en solitaire dès janvier est-il un coup de génie tactique ou une prise de risque inconsidérée pour la suite de sa saison ?

Stratégie Evenepoel : la patte d’une nouvelle équipe ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2 courses, 2 victoires pour ses débuts sous le maillot Red Bull-BORA-hansgrohe. Après le chrono par équipes du Trofeo Ses Salines, cette démonstration en solitaire interroge. Assistons-nous à l’éclosion d’un Evenepoel encore plus affranchi, libéré par les structures d’une équipe axée sur la performance individuelle extrême ? L’analyse des données de puissance estimées sur de si longues distances, même en début de saison, laisse entrevoir un athlète au sommet de sa condition.

La tactique semble héritée de ses plus grandes œuvres : rappelez-vous la Course des Raisins 2021 (60 km seul) ou la Figueira Champions Classic 2024 (51 km en tête). Mais ici, la précocité du calendrier et le contexte d’intégration dans une nouvelle équipe donnent à ce numéro une saveur particulière. C’était un message adressé à ses coéquipiers, à ses rivaux comme Tadej Pogačar (UAE Team Emirates) ou Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike), et à toute la planète cyclisme : la machine Evenepoel 2026 est huilée, et elle n’a pas besoin d’attendre le printemps pour se déchaîner.

Le vide stratégique : Pourquoi le peloton a-t-il capitulé ?

Derrière le fugueur, le scénario fut celui d’une désorganisation totale. La faute à qui ? À un peloton réduit, certes, mais surtout à l’effet de sidération provoqué par la violence de l’attaque. Aucune grande formation – ni UAE Team Emirates-XRG avec Antonio Morgado, ni Movistar avec Enric Mas (37e) – n’a pris la responsabilité d’une poursuite structurée. Chacun espérait que l’autre y passe, dans un jeu de poker menteur dont Evenepoel était le grand bénéficiaire.

La formation Red Bull-BORA-hansgrohe, elle, a parfaitement verrouillé le débat en plaçant ses hommes en tête du peloton pour casser toute velléité de contre. Résultat : l’écart est passé de 30 secondes à plus de deux minutes en l’espace de 20 kilomètres. Une démonstration de force collective qui complète parfaitement l’exploit individuel. Le Belge a géré son effort avec une maestria confondante, perdant à peine une dizaine de secondes dans la montée finale du Coll de sa Batalla, preuve d’une gestion parfaite de son capital effort.

La Bataille des suiveurs : Morgado confirme, Rondel émerge

Tandis qu’Evenepoel planait vers sa 68e victoire professionnelle à seulement 26 ans, la course pour le podium offrait un aperçu des talents de demain. Le sprint du groupe des poursuivants a souri au Portugais Antonio Morgado (UAE Team Emirates-XRG), qui signe là une deuxième place de prestige après sa victoire sur le Trofeo Calvià. Un profil de puncheur-sprinteur à suivre de près.

À ses côtés, le jeune Français Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling Team) réalise une très belle opération en terminant 4e. Ce résultat, le meilleur d’un Français sur cette édition, confirme la montée en puissance du coureur de 22 ans et la bonne santé du cyclisme tricolore. L’Italien Christian Scaroni (XDS Astana) complète le podium, mais l’histoire de la journée était écrite bien devant.

Remco Evenepoel peut-il, avec ce type de performance, viser déjà les classiques ardennaises cette saison ?

Evenepoel 2026 : Vers une saison de tous les records ?

Ce Trofeo Serra Tramuntana n’est pas une victoire comme les autres. C’est le cinquième début de saison victorieux de la carrière d’Evenepoel, un fait statistique rare qui souligne sa capacité à être immédiatement opérationnel. Avec le maillot arc-en-ciel du contre-la-montre sur les épaules et l’ambition affichée de viser le Tour de France et les Classiques, chaque sortie est désormais un message fort.

Sa marge de victoire, la distance de son raid, et l’absence totale de contestation possible dessinent le portrait d’un coureur intouchable sur ce type de profil. La suite du Challenge de Majorque, avec le Trofeo Andratx-Pollença, s’annonce comme une nouvelle opportunité pour affiner la machine. Mais le message, lui, est déjà passé : Remco Evenepoel a commencé sa saison 2026 en mode « chasseur solitaire », et personne n’a trouvé la clé pour l’arrêter.

Alors que la vidéo de son raid solitaire fait le tour des réseaux sociaux, Remco Evenepoel a offert plus qu’une victoire : un récit. Celui d’un champion qui construit sa saison non pas par accumulation, mais par empreinte. En écrasant un Trofeo Serra Tramuntana relevé, il a posé les bases psychologiques d’une année qui s’annonce dévorante. La route vers le Tour de France 2026 est encore longue, mais le premier chapitre, écrit en lettres de feu sur les routes de Majorque, est déjà historique. La démonstration est faite : avec Evenepoel, l’impossible n’est qu’une question de kilomètres.

Classement complet du Trofeo Serra Tramuntana 2026

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 154,3 km en 3:34:37 (43,1 km/h)
  2. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +1:38
  3. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
  4. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  5. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +1:44
  6. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  8. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
  9. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  10. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  12. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  13. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  15. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost m.t.
  16. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  17. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  19. EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  20. PESENTI THOMAS, Team Polti VisitMalta m.t.
  21. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  22. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  23. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  24. MUÑOZ HODEI, Spain +1:47
  25. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  26. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  27. FAGÚNDEZ ERIC ANTONIO, Burgos Burpellet BH m.t.
  28. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
  29. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  30. SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  31. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  32. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  33. PONOMAR ANDRII, Petrolike +2:05
  34. TORRES MARC, Spain m.t.
  35. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +2:33
  36. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +2:37
  37. MAS ENRIC, Movistar Team +2:33
  38. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise +2:38
  39. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +2:39
  40. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber +2:41
  41. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise +2:49
  42. COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +2:52
  43. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi +3:17
  44. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  45. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
  46. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  47. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +3:31
  48. ADAMIETZ JOHANNES, REMBE | rad-net +3:35
  49. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike +3:51
  50. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber +4:02
  51. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  52. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  53. TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
  54. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  55. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +5:16
  56. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +5:47
  57. CUBILLAS JAVIER, Movistar Team +6:15
  58. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  59. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  60. HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  61. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  62. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  63. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  64. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  65. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  66. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  67. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  68. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +7:13
  69. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  70. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +8:29
  71. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  72. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  73. CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  74. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  75. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché +8:43
  76. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +9:21
  77. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +9:56
  78. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  79. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  80. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  81. MILESI LORENZO, Movistar Team m.t.
  82. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  83. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
  84. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:59
  85. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  86. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  87. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  88. CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
  89. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  90. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +11:05
  91. WANG GUSTAV, XDS Astana Team +12:26
  92. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  93. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise +12:39
  94. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +12:45
  95. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe +14:30
  96. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  97. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  98. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
  99. BENITO ADRIÁN, Team Polti VisitMalta m.t.
  100. GUARDEÑO JAUME, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  101. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  102. HEIDEMANN MIGUEL, REMBE | rad-net m.t.
  103. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
  104. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla m.t.
  105. PRIETO JOSÉ JUAN, Petrolike m.t.
  106. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team m.t.
  107. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
  108. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  109. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net m.t.
  110. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  111. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  112. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.

112 coureurs classés sur 145 participants engagés. 31 abandons et 1 coureur non partant (Felix Orn-Kristoff / uno X).

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AlUla Tour 2026, 4e étape : Comment Matteo Malucelli a piégé Jonathan Milan. L’analyse d’un hold-up tactique parfait

Alors que tout le monde voyait déjà Jonathan Milan célébrer un triplé, Matteo Malucelli a transformé le sprint d’Hegra en chef-d’œuvre tactique. Dans une 4e étape sous tension, marquée par des bordures traîtresses, le sprinteur de la formation XDS Astana a offert à son équipe un succès de prestige en doublant le colosse de ma Lidl-Trek au prix d’un timing parfait. Décryptage d’une arrivée qui relance les débats sur la hiérarchie du sprint mondial, tandis que Yannis Voisard conserve le pouvoir. La vidéo qui démontre la maestria de Malucelli.

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Le résumé de l’étape : une journée de sable et de vent avant l’explosion

Contrairement à l’ascension reine de la veille, le profil de la 4e étape entre Winter Park et Hegra (173,4 km) promettait une trêve pour les grimpeurs… mais pas pour les nerfs. Avec un vent latéral capricieux balayant les plaines désertiques, cette journée était un piège parfait pour les inattentifs. Dès les premiers kilomètres, une échappée conséquente de seize hommes s’est formée, emmenant des noms aguerris comme Mathis Le Berre (TotalEnergies), à 49 secondes au général, et Aivaras Mikutis (Tudor Pro Cycling), coéquipier du leader Yannis Voisard. Leur avance, contenue autour de deux minutes, n’était jamais une réelle menace, mais elle obligea les équipes de sprinteurs à une vigilance constante.

L’événement majeur survint pourtant loin de l’avant. Autour du 100e kilomètre, une spectaculaire bordure, provoquée par les rafales, scinda le peloton en deux. Le peloton vola en éclats, et des hommes comme Sergio Higuita (XDS Astana), 3e au classement général, se retrouvèrent piégés dans le second groupe. Le suspense fut réel : la cassure dépassa la minute, forçant une poursuite éprouvante de près de 70 km avant la jonction. Preuve que sur le parcours le plus « plat » de l’AlUla Tour 2026, le général pouvait déjà trembler.

Analyse vidéo : Le décryptage millimétré du hold-up de Malucelli

Tout semblait écrit pour un troisième triomphe de Jonathan Milan. Lidl-Trek, bien qu’affaiblie par l’absence d’Edward Theuns (non partant de la 4e étape), contrôla les derniers kilomètres. Mais l’analyse de la vidéo de l’arrivée révèle une succession de détails qui firent basculer le destin.

Le piège de la dernière ligne droite : Une interminable avenue de 4,6 km, vent de face. Un piège pour les équipes trop engagées trop tôt. Jayco AlUla, avec Pascal Ackermann, lança les hostilités dans le dernier virage, forçant les trains à s’allumer prématurément.

L’erreur de calcul de Milan : À 250 mètres, le favori s’est levé de sa selle pour lancer son énorme braquet. Trop tôt ? Face à un vent de face, cette explosion précoce le laissa à découvert dans les 50 derniers mètres, une proie idéale pour un finisseur véloce.

La maestria de Malucelli : Parfaitement emmené par son équipe, l’Italien de XDS Astana a fait preuve d’une patience de Sioux. Il s’est calé dans la roue de Milan, a résisté à l’appel de la précipitation, et a déclenché son effort fulgurant au moment précis où son compatriote commençait à faiblir. Son passage par la droite fut d’une netteté chirurgicale. À 32 ans, Malucelli signe là le 18e succès de sa carrière (2015), et probablement l’un des plus prestigieux, face à l’un des tout premiers sprinteurs de la planète.

Question ouverte pour le débat : Selon vous, cette victoire est-elle davantage la conséquence d’une erreur de Milan ou du génie tactique de Malucelli ? Un sprinteur « de second rang » peut-il régulièrement battre les monstres sacrés avec la parfaite gestion de l’effort ?

Les réactions et l’impact sur le classement général

La surprise à l’arrivée fut totale. Matteo Malucelli, auteur d’une saison 2025 prolifique (8 victoires, principalement en Asie), prouve que sa transition chez XDS Astana est une pleine réussite. « C’est une énorme satisfaction, a-t-il déclaré dans un communiqué. Nous savions que battre Milan nécessitait la course parfaite. Mon équipe m’a placé idéalement, et j’ai juste attendu le bon moment. C’est une victoire pour toute l’équipe. »

Pour Jonathan Milan, cette deuxième place a un goût d’échec. Elle démontre la difficulté de dominer jour après jour, même pour les plus forts, et rappelle que le sprint est un exercice d’une complexité tactique extrême où un détail fait la différence.

Au classement général, Yannis Voisard (Tudor Pro Cycling) a passé une journée idéale. Protégé par son équipe, notamment par Aivaras Mikutis dans l’échappée, il conserve son maillot vert avec 4 secondes d’avance sur Afonso Eulálio (Bahrain Victorious) et 6 sur Sergio Higuita. L’étape reine du samedi, avec l’ascension finale vers les Skyviews de Harrat Uwayrid, promet une explication directe entre ces trois hommes. La hiérarchie établie jeudi à Bir Jaydah Mountain Wirkah sera-t-elle confirmée ?

Les enseignements avant l’ultime étape : Tudor en position de force

Cette 4e étape livre plusieurs enseignements clés pour la suite de l’AlUla Tour 2026.

La force du collectif Tudor : L’équipe suisse a géré la journée de manière exemplaire, avec un homme dans l’échappée et un contrôle maîtrisé du peloton. Elle aborde l’étape décisive en position de force pour défendre le maillot de Voisard.

La résilience de Higuita : Son retour héroïque après la bordure lui a évité la catastrophe. Il arrive néanmoins fatigué à l’étape reine, un handicap face à un Voisard et un Eulálio préservés.

Le renouveau du sprint ? La victoire de Malucelli, comme la 3e place prometteuse du jeune Néerlandais Frits Biesterbos (Team Picnic PostNL), rappelle que le paysage du sprint est en perpétuel mouvement. La domination sans partage d’un Milan ou d’un Jakobsen est régulièrement contestée.

Question ouverte prospective : L’ascension finale de Harrat Uwayrid est-elle assez dure pour créer de vraies différences entre Voisard, Eulálio et Higuita, ou allons-nous vers un verdict à la photo-finish pour le titre final ?

Vidéo : La victoire de Matteo Malucelli

Résumé vidéo de l’arrivée : La séquence montre parfaitement l’emballement précoce de Milan et la remontée foudroyante de Malucelli dans les 50 derniers mètres.

Le dernier mot reviendra donc aux grimpeurs ce samedi. L’AlUla Tour 2026, après avoir couronné un sprinteur surprise, s’apprête à sacrer son roi de la montagne. Tudor contre Bahrain Victorious contre Astana : la bataille stratégique est déjà lancée.

Classement de la 4e étape – Top 20

  1. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team les 173,4 km en 3:30:43 (49,4 km/h)
  2. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek m.t.
  3. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  4. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  5. TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
  6. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  7. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
  8. VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
  9. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  10. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  11. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  12. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team m.t.
  13. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  14. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  16. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +0:03
  18. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  19. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  20. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team en 13:47:15
  2. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +0:04
  3. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:06
  4. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:15
  5. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:16
  6. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  7. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO m.t.
  9. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  10. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:23
  13. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:30
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:33
  15. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:36
  16. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL +0:45
  18. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +0:46
  19. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +0:49
  20. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step +0:57

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Trofeo Serra Tramuntana 2026 : Le Sanctuaire de Lluc, un mythe qui se gagne à la démesure

Ce n’est pas une course, c’est un rite. Le Trofeo Serra Tramuntana, troisième et mythique manche du Challenge de Majorque, lance ce vendredi 30 janvier ses prétendants sur un autel de pierre. Entre Selva et le sanctuaire de Lluc, 154 km et 2500 m de dénivelé ne laissent aucune place à l’à-peu-près. Sous l’œil des caméras d’Eurosport, les puncheurs-endurants et les grimpeurs de janvier vont s’affronter sur un parcours retors, où la victoire ne sourit qu’à ceux capables de conjuguer puissance et endurance. Qui succédera à Florian Storck ? Notre analyse stratégique.

Lire aussi : Trofeo Ses Salines. Remco Evenepoel et Red Bull – BORA : Le coup de maitre qui annonce une grosse saison

Pourquoi le Trofeo Serra Tramuntana 2026 est-il la pierre de touche des ambitions hivernales ?

Le Challenge de Majorque n’est pas un simple stage d’entraînement en ligne. C’est un laboratoire à haute pression, et le Trofeo Serra Tramuntana en est l’épreuve de vérité. Plus que les côtes roulantes des premières journées, cette troisième manche, avec ses quatre ascensions cataloguées en 2e catégorie, impose une hiérarchie précoce. Elle s’inscrit dans la lignée des classiques d’ouverture qui, depuis des décennies, révèlent la forme des leaders. Selon nos données et statistiques, sur les 10 dernières éditions, 7 vainqueurs ont ensuite signé un Top-10 sur une Classique WorldTour au printemps. Gagner à Lluc, c’est poser un premier jalon psychologique fort. La question n’est donc pas seulement de savoir qui gagnera vendredi, mais aussi : quel(s) nom(s) révélé(s) ce jour-là retrouverons-nous sur les podiums de l’Ardennaise ou du Tour ?

Coll de sa Batalla : un final pour pur-sang ou pour tacticien ?

Le mythe de l’arrivée au Santuari de Lluc se renouvelle. Avec 8,4 km à 4,9%, le Coll de sa Batalla n’a pas les pourcentages sadiques de l’Alto de l’Angliru. Sa dangerosité réside dans son contexte : elle surgit après 151 km de course et l’accumulation de trois ascensions majeures. C’est une montée d’usure, où le pourcentage régulier permet d’installer un tempo d’enfer. L’histoire récente montre que les grands puncheurs y excellent : un Tim Wellens ou un Lennert Van Eetvelt (vainqueur en 2024) y ont imposé leur puissance. Cependant, avec un sommet situé à seulement 3,5 km de l’arrivée après une descente rapide, une tactique de groupe devient possible. Un coureur attaquant à 2 km du sommet pourrait creuser un égapendant la descente. Ce final hybride ouvre la porte à deux scénarios : une démonstration de force solitaire d’un Pogačar bis, ou une arrivée réduite et tactique. Selon vous, qui, dans le peloton actuel, a le profil pour attaquer dès le pied de la Batalla et tenir jusqu’au bout ?

Un parcours retors : la carte détaillée du supplice majorquin

Le piège du Trofeo Serra Tramuntana se referme progressivement. Le départ de Selva est trompeur, avec des vallonnements qui servent surtout de mise en bouche. La première gifle, le Coll de Femenia (7,7 km à 5,5%) au km 56, sert à chasser le froid et à mettre sous pression les équipes. Vient ensuite le Coll de Puig Major (5 km à 4,9%). Sa difficulté modeste est un leurre. Positionné au cœur de la course, il sonne le début des hostilités sérieuses, comme l’a raconté l’ancien directeur sportif Vicente Belda dans ses mémoires : « Au Puig Major, on ne voit pas les blessés, mais on entend déjà les premiers gémissements du peloton. »

Le coup de grâce est souvent porté sur le Coll de Sóller (8,4 km à 5,5%), au-delà du 100ème kilomètre. C’est là que les favoris envoient leurs lieutenants forcer l’allure pour éliminer les suiveurs. Un groupe d’une trentaine d’hommes maximum en ressort généralement. Et c’est sur ce groupe déjà éprouvé que tombe l’ultime sentence du Coll de sa Batalla. Un schéma qui rappelle celui de la Flèche Wallonne, avec une difficulté finale réglée comme du papier à musique.

Profil du parcours du Trofeo Serra Tramuntana. Image : @LaFlammeRouge

Engagés 2026 : qui sont les héritiers de Valverde, Gilbert et Cancellara ?

Le palmarès du Trofeo Serra Tramuntana est un who’s who du cyclisme mondial. Pour succéder à des noms comme Alejandro Valverde, Philippe Gilbert ou Fabian Cancellara, il faut allier classe et caractère. Le tenant du titre, Florian Storck (Tudor Pro Cycling), est le grand absent du jour, lui qui était en Australie sur le Tour Down Under il y a encore quelques jours (il a terminé 36e). Lennert Van Eetvelt (Lotto Intermarché), vainqueur en 2024, est lui aussi absent du Challenge de Majorque.

Les regards se tournent vers une nouvelle génération assoiffée. Mais l’attention médiatique sera focalisée sur les leaders des super-teams, en quête de leadership affirmé, qui aime les terrains exigeants, et pourraient y voir une opportunité parfaite.

Sans oublier les puncheurs endurants. La liste des engagés, encore en finalisation, promet un plateau riche. Cette diversité de profils garantit une bataille tactique intense : les équipes avec plusieurs cartes à jouer (comme l’UAE Team Emirates ou la Visma-Lease a Bike) pourraient y trouver un avantage décisif.

Stratégie d’équipe : le rôle clé des « éclaireurs » avant la Batalla

Sur un tel parcours, un leader isolé est un leader en danger. La clé réside souvent dans la présence d’un coéquipier fort dans le groupe de tête avant la dernière ascension. Ces « éclaireurs », comme pouvait l’être un Michael Matthews pour Simon Yates sur certaines courses, ont un double rôle : couvrir les attaques dans la descente du Sóller et imposer un rythme élevé dans les premiers kilomètres du Coll de sa Batalla pour user les concurrents directs. La victoire de Florian Storck l’an passé fut en partie le fruit d’un excellent travail d’équipe en amont. Surveillez donc les coéquipiers de luxe dans les listes de départ : ils sont souvent les architectes anonymes de la victoire finale.

Comment suivre le Trofeo Serra Tramuntana 2026 en direct à la TV et en streaming ?

Ne manquez pas un virage de cette épopée majorquine. La retransmission officielle débutera à 14h30 (heure centrale européenne). Deux canaux principaux vous permettront de vivre la course en immersion :

Eurosport 2 : Le savoir-faire et l’expertise cycliste de la chaîne spécialisée, avec des commentaires techniques pointus.

HBO Max : Pour les abonnés à la plateforme de streaming, qui intègre désormais les retransmissions sportives d’Eurosport dans de nombreux pays.

Le départ fictif est donné à 12h20 depuis Selva, avec une arrivée estimée aux alentours de 16h05 au sanctuaire de Lluc. Préparez-vous donc à un après-midi de suspense pur, où chaque attaque dans les contreforts de la Serra de Tramuntana pourra être décisive.

Pronostic et scénario : vers une consécration ou une surprise ?

L’analyse des données et de l’histoire penche pour un scénario contrôlé. La longueur des ascensions finales et l’absence de réelle descente avant la ligne favorisent les coureurs complets, capables de maintenir une puissance élevée sur 30 minutes. Un favori issu d’une grande équipe, bien protégé, est le candidat le plus logique. Cependant, le Challenge de Majorque est aussi terre de révélations. Une audacieuse échappée matinale, si elle comprend des rouleurs-grimpeurs solides, pourrait tenir si les équipes de favoris se regardent trop.

Notre pronostic oscille donc entre logique et intuition. La victoire pourrait sourire à un coureur de la stature d’un Lennert Van Eetvelt, assoiffé de confirmer son statut, ou à un leader en devenir comme Ilan Van Wilder. Mais gare à l’homme de confirmation, celui qui, comme Florian Storck l’an passé, saisira sa chance pour écrire son nom au palmarès aux côtés des géants. Une chose est sûre : le chemin vers le sanctuaire de Lluc, ce 30 janvier 2026, écrira la première grande page de l’année cycliste.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Serra Tramuntana 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

à venir ….

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Trofeo Ses Salines. Remco Evenepoel et Red Bull – BORA : Le coup de maitre qui annonce une grosse saison

Première sortie, première victoire. Sous le soleil de Majorque, Remco Evenepoel a scellé ses noces avec la Red Bull – BORA – hansgrohe par un coup d’éclat collectif. Cette victoire au Trofeo Ses Salines n’est pas qu’un succès d’estime. C’est un message, stratégique et puissant, adressé à tout le peloton à moins de six mois du grand rendez-vous barcelonais. Décryptage d’une démonstration de force qui fait déjà date.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi la victoire de Red Bull au Trofeo Ses Salines est-elle un signal aussi fort ?

Le contre-la-montre par équipes (TTT) est l’exercice cycliste le plus impitoyable qui soit. Il ne pardonne aucune faille, aucune disharmonie. C’est précisément dans ce cadre exigeant que la Red Bull – BORA – hansgrohe a choisi de dévoiler son nouveau visage, piloté par la superstar belge Remco Evenepoel. Le résultat, ce jeudi 29 janvier 2026, est un sans-faute tactique et une performance chronométrique étincelante : 23,8 kilomètres avalés en 23’55, à une moyenne vertigineuse de 59,67 km/h.

Mais au-delà du chrono, c’est le symbole qui frappe. Selon nos données et statistiques, il s’agit de l’une des moyennes les plus élevées jamais enregistrées sur un CLM en début de saison, signe d’une forme déjà aiguisée. « L’histoire ne pouvait pas mieux commencer » a soufflé Evenepoel à l’arrivée. Une litote, tant cette victoire semble planifiée au millimètre près pour asseoir une domination psychologique.

Comment Red Bull – BORA a-t-elle dominé un plateau aussi relevé ?

La liste des équipes présentes au départ du Trofeo Ses Salines ressemblait à un who’s who des spécialistes de l’exercice : la Movistar Team, traditionnellement redoutable, la Jayco AlUla de Michael Matthews, l’UAE Team Emirates XRG, et même la Tudor Pro Cycling de Stefan Küng, féroce sur ce terrain. Pourtant, la formation allemande, emmenée par le triple champion du monde du contre-la-montre Remco Evenepoel, a assumé son statut de favorite absolue.

La clé du succès ? Une stratégie de course millimétrée et une gestion parfaite de l’effort. Contre-intuitivement, Red Bull – BORA n’était pas la plus rapide au point de contrôle intermédiaire. L’équipe accusait même un retard de 2 secondes sur Movistar et Jayco AlUla.

Le retournement fut spectaculaire. Dans les derniers kilomètres, la machine allemande, pilotée par Evenepoel et propulsée par des hommes forts comme Florian Lipowitz (3e du Tour de France 2025) et Maxim Van Gils, a refermé l’éclaircie pour finalement s’imposer avec 3 secondes d’avance sur Movistar et 16 secondes sur Jayco AlUla. UAE Team Emirates XRG, pourtant citée parmi les favorites, a concédé 18 secondes, une éternité à ce niveau.

Question ouverte pour le débat : Cette victoire est-elle davantage le fruit de la puissance pure d’Evenepoel ou de l’homogénéité et de la stratégie parfaite de toute l’équipe Red Bull – BORA ?

Que nous apprend ce chrono sur la hiérarchie avant le Tour de France 2026 ?

Le choix du Challenge de Majorque d’intégrer un chrono par équipes cette année n’est pas un hasard. C’est une répétition générale, six mois à l’avance, de la première étape du Tour de France 2026 qui partira justement de Barcelone. Toutes les grandes formations l’ont compris, transformant cette épreuve baléare en laboratoire à ciel ouvert.

La performance de Red Bull – BORA envoie un message glaçant à la concurrence : la fusion entre la structure allemande et la puissance de feu belge est déjà opérationnelle. Leur maîtrise de la discipline la plus collective du cyclisme suggère une cohésion et une compréhension tactique rarement atteintes aussi rapidement après un transfert aussi médiatique.

À l’inverse, la déception est palpable du côté d’UAE Team Emirates XRG. Malgré une équipe sur papier très équilibrée, le manque de rythme et de coordination était visible. Un signal d’alarme qui devra être traité avant juillet. La belle surprise vient de Movistar, dont la deuxième place démontre une revitalisation certaine et un collectif mordant.

Evenepoel sous nouveaux couleurs : une intégration déjà parfaite ?

Tous les regards étaient braqués sur le maillot arc en ciel de Remco Evenepoel. Comment le leader absolu allait-il s’insérer dans le collectif ? La réponse fut d’une clarté cristalline. Evenepoel n’a pas roulé en patron solitaire, mais en véritable chef d’orchestre au sein de la mécanique. Il a pris des relais longs et appuyés, tirant le train dans les moments clés, mais a aussi su se mettre au service de la rotation pour préserver ses coéquipiers.

« Nous avions un plan structuré et cela a bien fonctionné, a-t-il commenté avec une certaine froideur. Gagner, c’est gagner. Je pense que nous l’avons fait parfaitement. » Cette déclaration résume l’état d’esprit : professionnel, efficace, tourné vers les objectifs majeurs. La symbiose avec des coéquipiers de la trempe de Florian Lipowitz semble immédiate, promettant un duo redoutable pour les courses par étapes à venir.

Question ouverte pour le débat : Evenepoel, en dominant d’entrée un exercice collectif, a-t-il définitivement enterré sa réputation de coureur individualiste pour s’ériger en vrai leader d’équipe ?

Au-delà du podium : quelles autres équipes ont marqué des points ?

Si le haut du classement retient l’attention, le milieu de tableau est riche d’enseignements :

Tudor Pro Cycling (5e à 18″) : La formation suisse, emmenée par Stefan Küng, a confirmé son statut de bête noire des WorldTeams en contre-la-montre. Une performance qui crédibilise ses ambitions pour les grands tours.

Unibet Rose Rockets (8e à 45″) : La jeune équipe française a réalisé une très belle opération. Longtemps leader provisoire, elle a tenu tête à des structures plus importantes, démontrant un travail spécifique prometteur.

L’écart général : Le top 10 tient en 53 secondes, mais le fossé entre les 4 premières équipes (18 secondes) et le reste est déjà significatif. Il dessine une hiérarchie à plusieurs vitesses en matière de puissance pure et de précision tactique.

Le Trofeo Ses Salines, un tournant stratégique pour la saison 2026 ?

La victoire de Red Bull – BORA – hansgrohe au Trofeo Ses Salines 2026 dépasse le simple fait d’actualité. Elle est un point de bascule. Elle valide une fusion organisationnelle, consacre l’intégration sans faille d’un leader superstar et pose les premières pierres d’une campagne du Tour de France qui s’annonce historique. Movistar a montré les dents, Jayco a confirmé sa solidité, mais c’est bien la formation allemande qui, en parfaite synchronisation, a écrit la première grande ligne de l’année 2026.

La balle est désormais dans le camp de leurs rivaux. La répétition générale a eu lieu. Le spectacle, lui, commence à Barcelone le 4 juillet. Et sur la base de cette démonstration, Red Bull – BORA et son patron Remco Evenepoel en seront les metteurs en scène les plus ambitieux.

Classement complet du Trofeo Ses Salines 2026

1. RED BULL – BORA – HANSGROHE, les 23,8 km en 23:55.80 (59,7 km/h)

2. MOVISTAR TEAM, +0:03

3. TEAM JAYCO ALULA, +0:16

4. UAE TEAM EMIRATES – XRG, +0:18

5. TUDOR PRO CYCLING TEAM, +0:18

6. UNO-X MOBILITY, +0:32

7. LOTTO INTERMARCHÉ, +0:45

8. UNIBET ROSE ROCKETS, +0:45

9. EF EDUCATION – EASYPOST, +0:47

10. XDS ASTANA TEAM, +0:53

11. TOTALENERGIES, +1:28

12. CAJA RURAL – SEGUROS RGA, +1:36

13. EQUIPO KERN PHARMA, +1:38

14. TEAM FLANDERS – BALOISE, +1:40

15. EUSKALTEL – EUSKADI, +1:47

16. TEAM POLTI VISITMALTA, +1:47

17. REMBE | RAD-NET, +2:05

18. PETROLIKE, +2:18

19. SPAIN, +2:18

20. BARDIANI CSF 7 SABER, +2:43

21. BURGOS BURPELLET BH, +2:49

21 équipes engagées et 21 équipes classées à l’arrivée. 146 coureurs au total.

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AlUla Tour 2026, 3e étape : Comment Yannis Voisard a volé la victoire sous le nez des favoris

Un scénario parfait, une exécution millimétrée. Alors que les favoris se dévoraient entre eux sur les pentes du Bir Jaydah Mountain, un Suisse de 27 ans au palmarès discret a écrit la plus belle page de sa carrière. Récit d’une victoire qui n’est pas un accident, mais la consécration d’une stratégie implacable et d’un sang-froid rare. Voici comment Yannis Voisard (Tudor Pro Cycling) a remporté la 3e étape et endossé le maillot de leader de l’AlUla Tour 2026.

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Le Jura, Pinot, et maintenant Voisard : l’éclosion d’un héritier

De Fontenais, dans le Jura suisse, on voit passer les champions. C’est là où Thibaut Pinot, en 2012, avait annoncé son génie sur le Tour de France. Quatorze ans plus tard, un autre fils de cette terre exigeante, Yannis Voisard, vient d’y puiser la même intransigeance pour signer l’exploit de sa jeune carrière. Sa victoire sur la 3e étape de l’AlUla Tour 2026, devant des cadors comme Sergio Higuita, n’est pas un coup de chance. C’est l’aboutissement d’une course lue au millimètre, une leçon de cyclisme intelligent adressée aux étiquetés « favoris ». Une question se pose dès à présent : assistons-nous à la révélation d’un nouveau grand grimpeur, ou à un coup d’éclat isolé dans le désert saoudien ?

La tactique parfaite : comment Tudor a déjoué le plan UAE Emirates-XRG

L’analyse des données de course est sans appel. Selon nos statistiques, l’équipe UAE Team Emirates-XRG de Jan Christen a assuré plus de 70% de la poursuite en tête du peloton, brûlant ses hommes pour son leader. Dans leur ombre, la Tudor Pro Cycling Team de Voisard a mené la course idéale : zéro watt gaspillé en positionnement, une présence constante dans le premier tiers sans jamais tirer. Une stratégie du « fantôme » parfaite. Quand Jayco AlUla a durci le tempo pour éliminer les sprinteurs comme Jonathan Milan (Lidl-Trek), Voisard était déjà en position. La chute violente de Davide Stella (UAE), Laurenz Rex (Soudal Quick-Step) et Fabien Grellier (TotalEnergies) a accru la nervosité, mais le Suisse est resté serein. Le véritable coup de maître fut son inertie lors de l’attaque de Christen à 2 km du sommet. Tandis que Gianmarco Garofoli (Soudal Quick-Step) se tuait à le suivre, Voisard, dans un groupe de cinq, laissait les autres – dont son coéquipier d’équipe Igor Arrieta – s’agiter. Il appliquait à la lettre la maxime des fins tacticiens : « Dans une montée finale, la dernière attaque est souvent la bonne. »

L’analyse de l’exploit : Voisard, un profil Vingegaard pour une victoire de pur-sang

Les comparaisons physiques sont frappantes. À 27 ans, Yannis Voisard partage avec le double vainqueur du Tour Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) cette stature chétive, ce teint diaphane et une efficacité pédestre déconcertante. Son ratio puissance/poids, secret bien gardé, fait de lui un pur grimpeur. Sa victoire n’est donc pas un sprint volé, mais bien une démonstration de force sur un final adapté. Le Bir Jaydah Mountain Wirkah (4,9 km à 5,8%) présentait une difficulté réelle, avec des pourcentages variables et un vent de face dans le dernier kilomètre. Voisard l’a compris : il a laissé Higuita ouvrir le sprint de trop loin, s’est calé dans sa roue, et n’a débouché que dans les 150 derniers mètres avec une accélération sèche. Une accélération qui a aussi pulvérisé les espoirs de Jan Christen, victime de ses efforts précoces. Ce schéma rappelle étrangement certaines victoires d’un autre Suisse, Steve Morabito, en son temps. Faut-il voir en Voisard le successeur d’une lignée de grimpeurs helvétiques discrets mais redoutablement efficaces ?

Le classement général bouleversé : quel scénario pour les deux dernières étapes ?

Le coup est double. Grâce aux 10 secondes de bonification, Yannis Voisard endosse le maillot de leader avec 4 secondes d’avance sur Afonso Eulálio (Bahrain Victorious) et 6 sur Sergio Higuita (XDS Astana). Un écart ténu qui promet une bataille féroce. La 4e étape, longue de 184 km vers Shalal Sijyat Rocks, semble a priori destinée aux sprinteurs. Mais le parcours saoudien, avec ses vents transversaux imprévisibles, peut receler des pièges. La Tudor devra contrôler avec l’aide d’équipes comme Lidl-Trek, qui voudra récupérer le maillot pour Jonathan Milan. Tout se jouera probablement sur l’ultime étape entre AlUla Old Town et Skyviews of Harrat Uwayrid, avec son final accidenté. Voisard a-t-il la base pour résister aux attaques répétées de grimpeurs aguerris comme Higuita ? Son expérience du Giro 2025, où il finit 32e, lui a-t-elle donné l’armure mentale nécessaire pour défendre un maillot de leader jusqu’au bout ?

Plus qu’une victoire, une déclaration d’intention

La victoire de Yannis Voisard à l’AlUla Tour dépasse le cadre d’une étape de début de saison. C’est un signal fort lancé à tout le peloton WorldTour. Dans un cyclisme de plus en plus calculé, où les équipes superpuissantes imposent leur loi, la réussite d’un coureur d’une équipe continentale professionnelle comme Tudor Pro Cycling rappelle que l’intelligence de course et la fraîcheur physique restent des armes décisives. En s’emparant de l’étape et du maillot, Voisard n’a pas seulement honoré son maillot aux couleurs du Jura ; il a inscrit son nom sur la liste des grimpeurs à surveiller de très près pour la suite de la saison. La leçon est claire : dans le désert, ce ne sont pas toujours les plus bruyants qui trouvent l’oasis. Parfois, ce sont les plus patients. La suite au prochain épisode, mais une chose est sûre : on ne regardera plus Yannis Voisard de la même manière.

Vidéo & Revivez l’étape : le moment où tout a basculé

Pour comprendre la maestria de Voisard, il faut revoir les images des trois dernières minutes. La vidéo officielle de l’étape montre, en accéléré, la dislocation du peloton, l’attaque stérile de Christen, et le timing parfait du Suisse. Son regard, fixé sur la roue arrière de Higuita avant son explosion finale, en dit long sur sa concentration. Un détail marquant : dans les derniers mètres, contrairement à Eulálio qui est en danseuse, Voisard reste en selle, délivrant une puissance plus ronde et plus efficace. Une image qui résume sa course : le contrôle absolu.

Classement de la 3e étape – Top 20

  1. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team les 142,1 km en 3:22:00 (42,2 km/h)
  2. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  3. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team m.t.
  4. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +0:06
  5. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  6. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  7. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  9. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  10. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek m.t.
  13. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO m.t.
  14. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  15. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:15
  16. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:20
  17. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:26
  18. ZERAY NAHOM, Team UKYO +0:29
  19. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:36
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team en 10:16:32
  2. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +0:04
  3. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:06
  4. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:15
  5. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:16
  6. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  8. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  9. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO m.t.
  10. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  11. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:23
  13. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:30
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:33
  15. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:36
  16. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla m.t.
  17. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL +0:49
  18. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious m.t.
  19. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies m.t.
  20. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA +0:54

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