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Paris-Nice 2026 : Luke Lamperti crée la surprise sur la 1ère étape au sprint

Il n’était pas dans les favoris, mais c’est bien lui qui porte désormais le premier maillot jaune de cette 84e édition. Dans un final digne d’un scénario hollywoodien, Luke Lamperti a profité d’un sprint décousu et d’une chute dans le dernier virage pour offrir à l’équipe EF Education-EasyPost une victoire inaugurale sur Paris-Nice. Retour sur une étape où le chaos a souri au plus audacieux.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

Paris-Nice 2026 : Luke Lamperti, l’éclair américain qui a surgi du chaos

Ils étaient six à croire en leur bonne étoile en début d’étape. Ils sont des centaines à s’être jetés dans la gueule du loup, ce fameux virage à 90 degrés de Carrières-sous-Poissy qui a englouti les espoirs des favoris. Au milieu de ce chaos organisé, un nom s’est détaché, clairement, puissamment : Luke Lamperti. L’Américain de 23 ans, transfuge (pour une seule saison) de la Soudal-Quick Step, n’avait encore jamais gagné en WorldTour. C’est désormais chose faite, et de quelle manière ! En s’imposant sur la première étape de Paris-Nice 2026, il ne signe pas seulement sa septième victoire professionnelle ; il s’empare du maillot jaune de leader et s’invite à la table des grands.

Mais comment un « pur sprinteur », comme on le surnomme parfois, a-t-il pu déjouer tous les pronostics sur un parcours francilien rendu piégeux par la terrible côte de Chanteloup-les-Vignes ? Plongeons au cœur de cette étape qui restera comme l’un des scénarios les plus palpitants du début de saison.

Pourquoi cette première étape de Paris-Nice 2026 était-elle si redoutée ?

Le parcours de 171 kilomètres entre Achères et Carrières-sous-Poissy n’avait rien d’une promenade de santé. Avec près de 2000 mètres de dénivelé positif, ce premier acte de la « Course au Soleil » était un véritable piège tendu sous les roues des sprinteurs.

La côte de Chanteloup-les-Vignes : l’entonnoir qui a tout changé

Le juge de paix était connu d’avance : la côte de Chanteloup-les-Vignes. Une ascension courte mais violente (1,1 km à 8,3% avec des passages à plus de 12%), gravie à deux reprises et dont le dernier sommet se situait à seulement 11 kilomètres de l’arrivée. Un profil qui rappelait les classiques ardennaises plus qu’une simple étape de mise en jambes. Ce type de final peut être fatal pour les sprinteurs s’ils ne sont pas parfaitement protégés.

L’équipe Groupama-FDJ United l’avait bien compris, plaçant Ewen Costiou et Quentin Pacher en embuscade pour attaquer dans cette pente sévère. Si leur tentative n’a pas abouti, elle a eu le mérite d’user les dernières forces des baroudeurs et de tendre le peloton comme un élastique. Sur ces pentes, l’échappée matinale a vu Luke Durbridge (Jayco AlUla) lâcher prise, signe que la course s’emballait.

Luke Lamperti a-t-il seulement gagné ou a-t-il profité du chaos ?

C’est la question que tous les observateurs se posent. Si la victoire est belle, le scénario de l’arrivée a laissé un goût d’inachevé pour beaucoup.

L’analyse tactique du sprint final : erreurs, blocages et opportunisme

Revenons sur ces derniers hectomètres. À la sortie du dernier virage, un incident majeur se produit : Lenny Martinez (Bahrain Victorious) chute, entraînant un ralentissement général et brisant les élans. Dans ce désordre organisé, une équipe a gardé la tête froide : EF Education-EasyPost.

Marijn van den Berg, le sprinteur – poisson-pilote néerlandais, a réalisé un travail de titan pour placer son leader dans la meilleure position. Lancé à près de 200 mètres de la ligne, Luke Lamperti a produit un effort surpuissant, créant un trou que ses adversaires n’ont pu combler.

Selon nos données et statistiques, Lamperti a maintenu une vitesse de pointe supérieure à 68 km/h dans ce final, une puissance de freinage phénoménale qui a surpris tout le monde.

Derrière, c’est la cohue. Biniam Girmay (NSN Cycling), donné favori, s’est retrouvé enfermé le long des barrières, impuissant. Axel Zingle (Visma-Lease A Bike), pourtant parfaitement emmené par ses équipiers, a lui aussi subi le blocage. Vito Braet (Lotto Intermarché) a bien tenté un retour foudroyant, mais la ligne est arrivée trop tôt.

Le paradoxe Girmay : trop rapide mais trop bloqué ?

C’est sans doute la grande interrogation de cette étape. Biniam Girmay, l’un des sprinteurs les plus rapides du peloton, termine quatrième. Mais ce chiffre ne reflète pas sa course. Constamment bien placé, il s’est retrouvé piégé dans la roue de Lamperti, incapable de déboîter au moment crucial. Cela soulève une question tactique fondamentale : selon vous, la meilleure stratégie pour un sprinteur est-elle de s’isoler dans la roue d’un autre leader ou de lancer son propre sprint de plus loin ?

Cette interrogation est au cœur des débats dans le peloton et divise encore la communauté.

Qui sont les vrais gagnants et perdants de cette étape ?

Au-delà du résultat brut, cette première étape a livré des enseignements précieux sur l’état de forme des prétendants.

Les révélations : Lamperti, Braet et la force collective d’EF

Luke Lamperti (EF Education-EasyPost) : À 23 ans, le Californien prouve qu’il n’est plus seulement un espoir. Après deux tops 10 sur les classiques flandriennes (Omloop Het Nieuwsblad et Kuurne-Bruxelles-Kuurne), il confirme sa forme étincelante. Sa première victoire en WorldTour est un tremplin colossal pour la suite de sa saison.

Vito Braet (Lotto Intermarché) : Sa deuxième place est tout sauf anodine. Le Belge de 25 ans confirme son statut de valeur montante du sprint belge. Sa progression est linéaire et prometteuse.

Le collectif EF Education-EasyPost : Souvent décriée pour son manque de résultats, l’équipe américaine a réalisé un sans-faute. Du travail de Max Walker dans l’échappée à l’emménagement parfait de Marijn van den Berg, c’est une victoire collective.

Les déconvenues : Martinez, Zingle et la malchance de Girmay

Axel Zingle (Visma-Lease A Bike) : Neuvième de l’étape, le Français a vu ses efforts réduits à néant par le blocage. L’équipe Visma a pourtant roulé fort pour protéger Jonas Vingegaard et placer son sprinteur, mais le final piégeux a eu raison de leurs plans.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Le principal motif d’inquiétude. Si sa chute est sans gravité, elle rappelle la fragilité de ce genre de final. Heureusement, il a été classé dans le même temps que le peloton.

Biniam Girmay (NSN Cycling) : C’est le grand frustré du jour. Bloqué, enfermé, il n’a pas pu exprimer sa pointe de vitesse. Il aura l’occasion de prendre sa revanche, mais cette occasion manquée laissera des traces.

https://www.youtube.com/watch?v=ThA30aXzY-0

Et maintenant, que peut-on attendre de la 2e étape ?

Place à la récréation pour les sprinteurs ? Pas si sûr.

Épône – Montargis : le vrai sprint ou un nouveau traquenard ?

Lundi 9 mars, la deuxième étape promet 187 kilomètres entre Épône et Montargis. Sur le papier, le parcours est plus clément, avec un terrain globalement plat. Mais comme le veut l’adage, « Paris-Nice ne fait jamais de cadeau ». Les petites difficultés en début de parcours pourraient être le théâtre d’attaques de baroudeurs en mal de gloire.

On peut s’attendre à ce que les équipes de sprinteurs, notamment NSN et Visma, prennent fermement les rênes du peloton pour éviter toute mauvaise surprise. Ce sera l’occasion pour Axel Zingle et Biniam Girmay de remettre les pendules à l’heure.

Une chose est sûre : Luke Lamperti, avec le maillot jaune sur les épaules, ne le lâchera pas facilement. Et vous, qui voyez-vous s’imposer sur la deuxième étape ?

Classement Paris-Nice 2026, étape 1 – Top 20

  1. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost les 170,9 km en 3:45:17 (45,5 km/h)
  2. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  3. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  4. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  5. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  6. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  7. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  8. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility m.t.
  9. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  10. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
  11. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  12. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  14. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  15. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  16. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  17. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  18. FREDHEIM STIAN, Uno-X Mobility m.t.
  19. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  20. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost en 3:45:07
  2. BRAET VITO, Lotto Intermarché +0:04
  3. AULAR ORLUIS, Movistar Team +0:06
  4. FRETIN MILAN, Cofidis +0:10
  5. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  6. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  7. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  8. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility m.t.
  9. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  10. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
  11. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  12. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  13. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  14. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  15. MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
  16. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  17. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  18. FREDHEIM STIAN, Uno-X Mobility m.t.
  19. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  20. STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step m.t.

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Paul Seixas, le successeur annoncé de Tadej Pogačar

Deuxième des Strade Bianche derrière un Tadej Pogačar impérial, Paul Seixas (19 ans) a confirmé ce que les initiés chuchotaient depuis des mois : la France tient peut-être enfin le successeur de Bernard Hinault. Entre analyse d’un duel au sommet, progression fulgurante et projection sur le Tour de France 2026, décryptage d’un phénomène générationnel qui bouscule déjà la hiérarchie mondiale.

Lire aussi : La révélation Paul Seixas 2e des Strade Bianche

Paul Seixas, l’héritier annoncé : après les Strade Bianche, le prodige français est-il déjà prêt à défroncer le roi Pogačar ?

Il y a des courses qui consacrent les champions, et d’autres qui révèlent les héritiers. Ce samedi 7 mars 2026, sur les chemins blancs de Toscane, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) a écrit un peu plus sa légende en décrochant une quatrième victoire record sur les Strade Bianche. Mais l’histoire de cette classique italienne, c’est aussi celle de l’émergence d’un phénomène. Un gamin de 19 ans, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), a non seulement résisté à l’ogre slovène, mais a dominé les poursuivants pour s’offrir une deuxième place qui résonne comme un manifeste. Pour la première fois depuis des années, un coureur français a vraiment rivalisé, pendant 80 kilomètres, avec celui qui est considéré comme le plus grand talent de l’histoire du cyclisme.

En terminant sur la deuxième marche du podium à Sienne, Paul Seixas n’a pas simplement signé un résultat. Il a déclenché une onde de choc dans le petit monde du vélo. Les superlatifs pleuvent, des légendes comme Bernard Hinault sont convoquées, et le grand public, qui ne le connaissait pas il y a un mois, découvre un visage poupin mais des jambes de stentor. Alors, ce succès annoncé est-il une promesse de plus ou la naissance d’un nouveau monarque ? Plongeons dans l’analyse technique et prospective de ce phénomène.

Strade Bianche 2026 : le récit d’un duel intergénérationnel

Pour comprendre l’ampleur de la performance de Paul Seixas, il faut revenir sur le scénario de cette course devenue un classique incontournable. Sur les 203 kilomètres ponctués de secteurs de gravier blanc, la logique voulait qu’un seul homme écrase la concurrence. Mais la course a offert un suspense inattendu.

Paul Seixas, le seul à avoir vu les talons de Pogačar

Si le scénario de la victoire était écrit d’avance, celui de la deuxième place était une immense inconnue. Et c’est un Français de 19 ans, Paul Seixas, qui a créé la surprise. Vainqueur de l’Ardèche Classic une semaine plus tôt, le Lyonnais a confirmé sur la plus grande scène des classiques qu’il était bien plus qu’un simple espoir.

Paul Seixas, le « monstre » annoncé : analyse d’une progression fulgurante

Au-delà de l’exploit ponctuel, c’est la trajectoire de Paul Seixas qui interpelle les observateurs. En l’espace de quelques semaines, le coureur de Decathlon a changé de dimension, passant du statut de grand espoir à celui de leader capable de rivaliser avec l’élite mondiale.

Qui est vraiment Paul Seixas ? (Parcours, palmarès, style)

Né à Lyon il y a 19 ans, Paul Seixas est un pur produit de la nouvelle école cycliste française. Biberonné au Tour de France par son grand-père paternel, qui vit non loin de la mythique côte de Domancy, il a construit son talent sur une base technique solide acquise en cyclo-cross, ce qui lui confère une aisance en descente et une maîtrise du vélo dans les conditions difficiles que peu de purs grimpeurs possèdent.

Son palmarès chez les juniors parle pour lui : champion du monde du contre-la-montre en 2024 (7e sur route), il a également décroché le bronze aux championnats d’Europe. Un signe du destin. Passé professionnel il y a tout juste un an, il a immédiatement montré des aptitudes, mais c’est en février 2026 que l’explosion a eu lieu. Une première victoire d’étape et une deuxième place au général sur le Tour de l’Algarve derrière Juan Ayuso et et devant Joao Almeida, puis un raid solitaire de 40 kilomètres sur la Faun Ardèche Classic où il relègue Matteo Jorgenson à près de deux minutes. Sur ce même parcours, il égale le record de l’ascension de Saint-Romain-de-Lerps établi cinq mois plus tôt par… Pogačar.

Son style ? Un coureur complet. Capable de gagner un chrono (son titre mondial l’atteste), de grimper avec les meilleurs et de gérer un effort en solitaire sur un parcours usant. En parallèle, il poursuit des études à l’EM Lyon, dans un programme pour sportifs de haut niveau, gardant ainsi un équilibre rare à son âge.

Pourquoi les experts le comparent-ils déjà à Pogačar (et à Hinault) ?

La comparaison avec Pogačar est née de cette complétude technique et de cette précocité. Le Slovène avait 21 ans lors de sa première victoire sur le Tour. Seixas, à 19 ans, montre déjà une palette similaire : gagne au sprint, en solitaire, contre-la-montre…

La référence à Bernard Hinault, dernier vainqueur français du Tour en 1985, est plus lourde encore. Le parallèle avec le « Blaireau » repose sur ce caractère de gagneur, cette capacité à s’imposer sur tous les terrains et ce sang-froid qui force le respect des cadors. Là où Thibaut Pinot et Romain Bardet ont buté sur des limites physiques ou psychologiques, Seixas semble déjà armé pour le combat au plus haut niveau.

Question aux lecteurs : À 19 ans, Paul Seixas vient de signer le meilleur résultat français sur une classique WorldTour depuis des années. Pensez-vous qu’il peut viser la gagne sur un Monument comme Liège-Bastogne-Liège ou le Tour de Lombardie dès 2026 ?

L’écart avec le « patron » s’est-il vraiment réduit ?

Le chiffre est là : 1 minute d’écart sur la ligne d’arrivée à Sienne. Mais cette minute ne raconte pas toute l’histoire. L’analyse des données et des circonstances de course montre que le fossé entre Paul Seixas et Tadej Pogačar est bien moins large que celui qui sépare le Slovène du reste du peloton.

Sur le Monte Sante Marie, l’écart s’est creusé à cause d’un concours de circonstances défavorable. La « cassure » dans la descente et les deux incidents mécaniques de Tom Pidcock, qui ont forcé Seixas à un effort supplémentaire pour revenir dans la roue de Pogačar, ont été déterminants. Un effort qui l’a empêché, selon ses propres mots, de tenir cette fameuse roue jusqu’au sommet.

L’autre indicateur, c’est sa gestion mentale. Alors que Pogačar s’échappait, Seixas a gardé sa lucidité. Il a accepté sa défaite sur le moment pour préparer la suite, s’économisant en vue du sprint pour la deuxième place. C’est le comportement d’un coureur qui pense à long terme, pas d’un jeune qui veut brûler les étapes.

Et maintenant ? Calendrier, Tour de France et avenir

Fort de ce podium retentissant, la question qui brûle toutes les lèvres est désormais : quand verra-t-on Paul Seixas à l’assaut du Tour de France ?

Le programme 2026 de Paul Seixas (Tour du Pays Basque, les Ardennaises)

Le staff de Decathlon CMA CGM a construit un calendrier minutieusement pensé pour ne pas brusquer son prodige. Après les Strade Bianche, Paul Seixas va observer un mois de coupure pour recharger les batteries, avant de reprendre sur le Tour du Pays basque (6-11 avril). Il enchaînera ensuite avec les classiques ardennaises : la Flèche Wallonne (22 avril) et surtout Liège-Bastogne-Liège (26 avril), le Monument qui semble taillé pour ses qualités de puncheur-grimpeur. Ce sera un nouveau test grandeur nature face à Pogačar et Evenepoel, sur un terrain encore plus exigeant.

Sera-t-il au départ de la Grande Boucle à Barcelone ?

C’est le dossier brûlant. La décision ne sera prise qu’après les Ardennaises. Plusieurs éléments plaident pour une participation. D’abord, l’équipe a annoncé vouloir remporter le Tour d’ici 2030. Ensuite, le calendrier de Seixas ne prévoit ni Giro, ni Vuelta (incompatible avec les Mondiaux fin septembre). Une absence du Tour signifierait une deuxième saison sans Grand Tour. Enfin, l’opinion publique est déjà acquise. Qui ne voudrait pas le voir aligné dès cet été.

Cependant, la prudence est de mise. Son équipe, consciente de la pression médiatique immense qui accompagnerait ses débuts sur la Grande Boucle, pourrait opter pour une saison de plus en apprentissage, avec un programme centré sur les WorldTour d’une semaine et les classiques.

La Seixas-mania ne fait que commencer

Alors que la poussière des Strade Bianche retombe sur Sienne, une certitude émerge : le cyclisme français tient son héritier. Paul Seixas n’est pas seulement un espoir de plus, c’est un talent générationnel qui coche toutes les cases : physique, technique, mental et médiatique. Sa deuxième place derrière Tadej Pogačar, acquise au terme d’un scénario où il a dû surmonter les coups du sort et la tactique d’équipe, prouve qu’il a l’étoffe d’un futur champion.

Le chemin est encore long pour succéder à Bernard Hinault. Il lui faudra confirmer sur trois semaines, gérer la pression, et continuer à réduire cet infime écart qui le sépare du « patron ». Mais samedi, sur les collines toscanes, Paul Seixas a envoyé un message clair à l’ogre slovène : l’héritier est arrivé, et il compte bien ne pas se contenter de miettes. La Seixas-mania, portée par des performances toujours plus étincelantes, ne fait que commencer. Et elle promet d’écrire quelques-unes des plus belles pages du cyclisme français des prochaines décennies.

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Paris-Nice 2026 étape 1 : Achères / Carrières-sous-Poissy (8 mars)

Dimanche 8 mars, la 84e édition de la Course au Soleil s’élance des Yvelines. Si le parcours de 170,9 kilomètres entre Achères et Carrières-sous-Poissy affiche un profil plat sur le papier, le circuit final et l’implacable côte de Chanteloup-les-Vignes tendent un piège redoutable aux sprinteurs. Entre la rentrée de Jonas Vingegaard, l’ambition de Juan Ayuso et la soif de victoire des puncheurs français, cette ouverture promet des étincelles. Voici notre analyse complète de cette étape qui pourrait lancer les grandes manœuvres avec une semaine d’avance.

Lire aussi : Paris-Nice 2026, le parcours complet, les engagés et favoris

L’heure des premières braises

Le peloton de la 84e édition de Paris-Nice s’élance d’Achères ce dimanche 8 mars à 12h50. Sur le papier, les 170,9 kilomètres qui mènent à Carrières-sous-Poissy portent l’étiquette « étape de plaine ». Mais sur la Course au Soleil, les apparences sont souvent trompeuses, et cette édition 2026 ne déroge pas à la règle. En l’absence des trois monstres sacrés que sont Tadej Pogačar, Remco Evenepoel et le double tenant du titre Matteo Jorgenson, une hiérarchie semble se dessiner. Pourtant, c’est bien dans cette relative incertitude que réside tout le sel de ce millésime.

Nous aurons le regard braqué sur le circuit final de Carrières-sous-Poissy. C’est là, sur les pentes de la côte de Chanteloup-les-Vignes, que les sprinteurs pourraient voir leur rêve de lever les bras s’effriter dans un coup de bordure ou une attaque sèche des leaders. Jonas Vingegaard (Team Visma – Lease a Bike) effectue sa rentrée. Juan Ayuso (Lidl Trek) veut marquer la course de son empreinte. Et derrière eux, une meute de puncheurs français affamés guette le moindre faux-pas.

Pourquoi le circuit final de Carrières-sous-Poissy est un piège pour les sprinteurs ?

Décortiquons les derniers kilomètres, car c’est là que tout va se jouer. Après avoir avalé les 150 premiers kilomètres ponctués par les difficultés de Gargenville (2,5 km à 4,8%) et de Vaux-sur-Seine, le peloton entrera dans le vif du sujet.

Le juge de paix : la côte de Chanteloup-les-Vignes

Les coureurs devront négocier deux tours d’un circuit local autour de Carrières-sous-Poissy. L’obstacle est le même à chaque tour : la côte de Chanteloup-les-Vignes. Avec ses 1,1 kilomètre à 8,3% de pente moyenne et un passage à 12%, ce n’est pas un col des Alpes, mais c’est un piège diabolique en ce début de saison.

Le premier passage pourrait servir à tester sa forme et ses adversaires et à durcir le tempo pour dégraisser le peloton. Mais c’est lors du second passage, dont le sommet est situé à seulement 10 kilomètres de la ligne d’arrivée, que la course peut basculer. Les pourcentages soutenus offrent une rampe de lancement idéale pour une attaque.

Le sprint intermédiaire : une carotte dangereuse

Autre détail stratégique qui a son importance : un sprint intermédiaire est placé sur la ligne d’arrivée, 16,6 kilomètres avant le vrai final. Ce n’est pas anodin. Conformément à l’article 13 du règlement, il offrira 6, 4 et 2 secondes de bonification aux trois premiers.

C’est un appât. On peut très bien imaginer un puncheur comme Juan Ayuso tenter de glaner ces secondes dès le premier passage. Cela obligerait les équipes de sprinteurs à roueler, usant ainsi leurs équipiers avant l’ascension fatidique. Une équipe comme Lidl-Trek pourrait-elle activer ce plan pour mettre son leader dans les meilleures dispositions ? La question est ouverte.

Qui sont les favoris pour le premier maillot jaune ?

Avec ce profil exigeant, le gagnant de cette première étape devra être plus qu’un simple rouleur. Il faudra de l’explosivité, de la vista et une équipe solide. Voici notre analyse des forces en présence, basée sur les données de début de saison.

Les patrons du général en embuscade

Pour ces coureurs, l’objectif est double : s’adjuger la première victoire et asseoir leur autorité psychologique.

⭐⭐⭐ Jonas Vingegaard (Team Visma – Lease a Bike) : Le Danois effectue sa rentrée. On ne l’attend pas forcément à 100%, mais la machine Visma est réglée pour gérer ce type d’étape. Si l’équipe décide de « faire les Guêpes » et d’imprimer un rythme infernal dans Chanteloup-les-Vignes, ils peuvent disloquer le peloton. Le scénario idéal pour Vingegaard serait d’arriver isolé avec un ou deux compères et de régler le sprint.

⭐⭐ Juan Ayuso (Lidl Trek) : L’Espagnol est peut-être le coureur le plus à l’aise sur ce profil. Puncheur au départ, il a les références pour gicler dans les 10 derniers kilomètres. Si Vingegaard attaque, Ayuso sera dans la roue du Danois. Et dans un sprint à deux, le jeune Espagnol pourrait prendre le dessus. Son début de saison canon en fait l’un des tout premiers favoris.

Daniel Martinez (Red Bull – BORA – hansgrohe) : Le Colombien a le punch nécessaire. Si l’ascension est menée très vite, il peut faire des dégâts. Son rôle sera plus d’accompagner les meilleurs que de les devancer, mais il ne faut jamais le sous-estimer sur ce type d’effort court et intense.

Oscar Onley (INEOS Grenadiers) : Le Britannique est la grande révélation potentielle de ce Paris-Nice. Son profil de puncheur-grimpeur colle parfaitement à ce final. Il aura l’avantage de pouvoir jouer sa carte personnelle.

Les puncheurs et les flèches françaises

C’est le terrain de jeu favori des attaquants. Et la France a de sérieux atouts à faire valoir.

⭐⭐ Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Notre favori numéro un pour ce scénario. Le Normand a montré par le passé qu’il était capable de s’immiscer dans ce type de bagarres. Sa pointe de vitesse est redoutable sur un petit groupe. Il a le timing et l’intelligence de course pour surprendre les cadors dans un final nerveux. Son comportement et ses accessits sur le récent Tour d’Algarve parlent en sa faveur.

Dorian Godon (INEOS Grenadiers) : Le champion de France sur route, lui aussi est un habitué des fins de course animées. Dans un peloton réduit à 30-40 unités, sa puissance est un atout. Il pourrait profiter du travail de ses équipiers pour placer sa pointe.

Axel Zingle (Team Visma – Lease a Bike) : Depuis déjà une saison sous le maillot Visma, il pourrait être l’arme fatale si le peloton arrive groupé mais fatigué, ou si Vingegaard échoue à s’isoler. Zingle a le punch pour un sprint en petit comité.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Il est plus grimpeur, mais attention à son instinct offensif. Il pourrait tenter un coup à distance dans la descente qui suit la côte, pour créer la surprise.

Les sprinteurs en quête de survie

Ils devront passer un test d’endurance. Pour certains, l’objectif sera simplement de survivre à Chanteloup-les-Vignes.

Biniam Girmay (NSN Cycling Team) : Le ccoureur Erythréen a prouvé à maintes reprises qu’il pouvait passer les bosses. Son équipe aligne probablement le meilleur train du peloton. Si l’ascension est contrôlée et qu’ils peuvent le placer dans les meilleures conditions, il est le numéro un des purs sprinteurs pour ce final.

Luke Lamperti (Team Soudal Quick-Step) : Avec déjà 14 jours de courses dans les jambes, l’Américain est en feu en ce début de saison. Ses places sur le Tour de Provence et ses deux tops 10 lors du week-end d’ouverture belge (Omloop et Kuurne) montrent une forme étincelante. Sur ce type de parcours exigeant, sa puissance et sa hargne peuvent lui permettre de créer l’exploit.

Phil Bauhaus (Bahrain Victorious) : Parmi les autres sprinteurs, c’est celui qui a le plus de références sur ce genre de difficultés. Il faudra compter avec lui si l’allure n’est pas suicidaire dans la bosse.

1ère étape Paris-Nice 2026 : Les questions clés qui animeront la course

Pour alimenter le débat entre passionnés, voici les deux scénarios qui pourraient faire basculer cette première journée.

Question 1 : Visma va-t-elle jouer le « tout pour la gagne » dès le premier jour ?

On connaît la philosophie de l’équipe néerlandaise : quand on peut gagner, on gagne. Avec un Jonas Vingegaard en reprise, est-ce que l’état-major prendra le risque de tout brûler pour un succès d’étape et un premier maillot jaune qui pourrait peser sur les épaules du Danois toute la semaine ? Ou bien laisseront-ils filer une échappée pour contrôler et offrir l’étape à Axel Zingle dans un sprint plus massif ? La réponse conditionne tout le scénario.

Question 2 : Les Français peuvent-ils profiter de l’absence des trois « extraterrestres » pour frapper un grand coup ?

Avec Pogacar, Evenepoel et Jorgenson absents, la hiérarchie est plus ouverte. C’est le moment ou jamais pour Kévin Vauquelin, David Gaudu ou Dorian Godon de s’imposer face à des Vingegaard et Ayuso qui, s’ils sont les favoris, ne sont pas invincibles sur ce type d’étape. Une victoire française à Carrières-sous-Poissy lancerait idéalement la Course au Soleil.

[RÉCAP] Parcours, profil, horaires et diffusion TV de l’étape 1

Pour ne rien manquer de ce grand rendez-vous, voici toutes les informations pratiques.

Le parcours de l’étape :

Départ : Achères (Yvelines)

Arrivée : Carrières-sous-Poissy (Yvelines)

Distance : 170,9 kilomètres

Profil : Plat mais piégeux, avec un circuit final vallonné.

Difficulté principale : Côte de Chanteloup-les-Vignes (1,1 km à 8,3%), à franchir deux fois, dont le dernier sommet à 10 km de l’arrivée.

Horaires :

Départ réel : 12h50

Arrivée estimée : Entre 17h00 et 17h15

Diffusion TV :

France 3 : Direct à partir de 15h20 (final de l’étape).

Eurosport 2 & Eurosport MAX : Direct à partir de 15h20.

Tipik / RTBF Auvio : Direct à partir de 15h20 (pour nos amis belges).

Rendez-vous dimanche pour le coup d’envoi de cette 84e édition. Une chose est sûre : le vainqueur à Carrières-sous-Poissy portera un maillot jaune qui, cette année plus que jamais, pourrait être le prélude à une semaine de tous les possibles.

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Strade Bianche 2026 : Tadej Pogacar bat un record, la révélation Paul Seixas 2e

Il y a ceux qui regardent les Strade Bianche, et il y a Tadej Pogacar qui les réécrit. Ce samedi, le Slovène a décroché un quatrième sacre record sur les chemins blancs toscans, imitant son propre chef-d’œuvre de 2024 avec une chevauchée solitaire de 78 kilomètres. Pourtant, si « Pogi » a écrasé la course de sa puissance, c’est un gamin de 19 ans qui a volé la lumière. Le Français Paul Seixas, pour ses premiers pas sur la gravel, a non seulement résisté à l’ogre, mais a dominé le sprint des poursuivants pour s’offrir une deuxième place qui a tout d’un manifeste. Bienvenue dans l’histoire d’un duel des générations.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’ogre et le prodige : Pogacar écrit sa légende, Seixas lui vole la vedette sur les Strade Bianche 2026

Les Strade Bianche 2026 auront accouché d’une évidence et d’une révélation. L’évidence, c’est Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) levant les bras sur la Piazza del Campo de Sienne pour la quatrième fois de sa carrière. Le phénomène slovène a fait ce qu’il sait faire de mieux : transformer une Classique en démonstration de force en solitaire. Mais la course, programmée pour être un nouveau one-man-show, a offert un suspense inattendu grâce à un Français de 19 ans, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM). En résistant au rouleau compresseur UAE et en réglant Isaac Del Toro dans l’ultime rampe, Seixas a signé un exploit qui replace la France au cœur des débats sur les Classiques du futur. Voici le récit d’une journée où le roi a été couronné, mais où l’héritier a pointé le bout de son nez.

Comment Tadej Pogacar a-t-il construit son quatrième sacre record ?

D’aucuns diraient que c’est une routine. Mais pour Tadej Pogacar, chaque victoire aux Strade Bianche est une nouvelle pierre apportée à son mythe. En s’imposant pour la quatrième fois en six participations, le double champion du monde dépasse désormais seul Fabian Cancellara au palmarès de l’épreuve. Ce samedi, la partition a été parfaitement exécutée par l’orchestre UAE.

La stratégie UAE : le forcing du Monte Sante Marie comme terrain de jeu favori

Comme par le passé, la décision s’est jouée sur le secteur du Monte Sante Marie, le plus long de la journée (11,5 km). L’équipe émiratie, fidèle à son plan de bataille, a haussé le ton dès l’approche du secteur. Florian Vermeersch a durci le rythme, puis le Suisse Jan Christen a imprimé une accélération dévastatrice. Le peloton s’est disloqué, ne laissant aux avant-postes qu’un groupe d’une dizaine d’unités, dont Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike), Tom Pidcock (Pinarello Q36.5) et Romain Grégoire (Groupama-FDJ UNited).

C’est alors, à 78 kilomètres de l’arrivée, que le numéro est venu. Pogacar a placé une attaque brutale, celle que personne ne peut suivre. « J’ai vu que l’équipe avait fait un travail incroyable pour durcir la course, et je me suis dit que c’était le moment ou jamais« , a sobrement commenté le principal intéressé après la course. Un instant, Paul Seixas a tenté de recoller, donnant l’illusion d’un duel, mais le Slovène en a remis une couche pour faire sauter le jeune Français de sa roue.

« Hulk » et le compteur : les secrets d’un rouleau compresseur

Au cœur de ce numéro, une image a marqué les téléspectateurs : celle de Pogacar, le regard fixé sur son compteur, avec un autocollant « Hulk » sur sa potence. Un détail qui en dit long sur la méthode du cannibale moderne. Loin de l’image du fou furieux, le Slovène a géré son effort avec une précision chirurgicale. Son avance n’a jamais dépassé les 2 minutes, signe d’une parfaite gestion de l’effort et d’une science de la course qui confine à la perfection. Une leçon de gestion qui a transformé une course de 203 km en un long exercice de power-mètre.

La révélation Paul Seixas : le prodige français a-t-il déjà rejoint l’élite ?

Si le scénario de la victoire était prévisible, celui de la deuxième place était une immense inconnue. Et c’est un Français de 19 ans, Paul Seixas, qui a créé la surprise. Vainqueur de l’Ardèche Classic une semaine plus tôt, le jeune Lyonnais a confirmé sur la plus grande scène des classiques qu’il était bien plus qu’un espoir.

Le mano a mano perdu avec Pogacar… et la leçon apprise

Le moment clé pour Seixas fut son bref rapproché sur Pogacar dans le Monte Sante Marie. « Il répond présent face aux attentes. Ce gamin va devenir un monstre sur le vélo » a prévenu le Slovène après l’arrivée, impressionné par la résistance du Français. Pendant quelques hectomètres, Seixas a cru pouvoir inverser le script, avant de comprendre la différence de niveau. Mais plutôt que de sombrer, il a géré son effort. C’est là que le jeune coureur a montré une maturité déconcertante : il a accepté de perdre du temps pour mieux revenir. Il a laissé filer Pogacar, a été repris par le groupe de chasse, et a repensé sa course.

Le final de haut vol : comment Seixas a dominé Del Toro dans la Via Santa Caterina

La véritable démonstration de force de Seixas est intervenue dans le final. Alors que le groupe des poursuivants s’était reformé, le Français a placé une attaque tranchante dans le secteur du Colle Pinzuto, celui-là même qui porte désormais le nom de Pogacar. Seul Isaac Del Toro, coéquipier du leader et deuxième couteau d’UAE, a pu sauter dans sa roue.

S’en est suivi un mano a mano tactique de 18 kilomètres. Del Toro, logiquement, a refusé de prendre des relais pour préserver les chances de son leader. Seixas a alors assumé l’essentiel du travail, conscient que sa place sur le podium dépendait de sa capacité à distancer le Mexicain. Il a attendu l’ultime difficulté, la terrible Via Santa Caterina, pour porter l’estocade. Dans les pourcentages à plus de 16%, Seixas a placé une accélération que Del Toro n’a pu suivre, franchissant la ligne avec une minute de retard sur Pogacar, mais avec la fierté d’un vainqueur.

Question aux lecteurs : À 19 ans, Paul Seixas vient de signer le meilleur résultat français sur une classique WorldTour depuis des années. Pensez-vous qu’il peut viser la gagne sur un Monument dès 2026 ou 2027 ?

Strade Bianche 2026 : un podium pour l’histoire

Avec Tadej Pogacar (27 ans), Paul Seixas (19 ans) et Isaac Del Toro (22 ans), le podium de cette édition 2026 est le plus jeune de l’histoire de la classique italienne. Il efface des tablettes celui de 2018 (Benoot, Bardet, Van Aert) qui affichait une moyenne de 24 ans. Un symbole fort pour l’avenir du cyclisme.

Derrière, Romain Grégoire (Groupama-FDJ UNited) confirme son excellent printemps en prenant une solide 4e place, réglant au sprint un petit groupe comprenant Gianni Vermeersch et Jan Christen (UAE), tandis que Tom Pidcock, victime de deux sauts de chaîne dans des moments cruciaux, doit se contenter de la 7e place. Wout van Aert, en retrait, complète le top 10.

Classement complet des Strade Bianche 2026

  1. POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG les 203 km en 4:45:15 (42,7 km/h)
  2. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +1:00
  3. DEL TORO ISAAC, UAE Team Emirates – XRG +1:09
  4. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +2:04
  5. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  6. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +2:07
  7. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:14
  8. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike +2:20
  9. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +3:46
  10. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  11. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  12. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +3:52
  13. VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost +4:10
  14. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team +5:01
  15. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +5:21
  16. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +6:57
  17. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +6:59
  18. BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +7:01
  19. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step +7:02
  20. ALAPHILIPPE JULIAN, Tudor Pro Cycling Team +7:05
  21. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +8:39
  22. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets +9:29
  23. JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +9:32
  24. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious +9:39
  25. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:49
  26. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech m.t.
  27. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +9:55
  28. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
  29. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  30. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  31. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
  32. SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek m.t.
  33. MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious m.t.
  34. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team +10:01
  35. DVERSNES FREDRIK LAVIK, Uno-X Mobility +10:03
  36. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
  37. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  38. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  39. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost m.t.
  40. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  41. MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
  42. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  43. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
  44. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
  45. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  46. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  47. LOOCKX LANDER, Unibet Rose Rockets m.t.
  48. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +10:11
  49. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United +10:15
  50. BUSATTO FRANCESCO, Alpecin-Premier Tech +10:17
  51. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +10:28
  52. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  53. HAIG JACK, INEOS Grenadiers m.t.
  54. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  55. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  56. SHAW JAMES, EF Education – EasyPost m.t.
  57. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United m.t.
  58. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  59. MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team +10:50
  60. KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike +10:53
  61. ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team +11:18
  62. JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +11:22
  63. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek +12:02
  64. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +12:28
  65. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +12:35
  66. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort +12:42
  67. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost +12:50
  68. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +12:52
  69. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +12:56
  70. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
  71. MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  72. SEVILLA DIEGO PABLO, Team Polti VisitMalta m.t.
  73. VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +13:00
  74. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla +13:30
  75. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +14:17
  76. DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech +14:42
  77. CATTANEO MATTIA, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  78. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  79. PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe +14:44
  80. MARCELLUSI MARTIN, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  81. KONRAD PATRICK, Lidl – Trek +14:54
  82. CÔTÉ PIER-ANDRÉ, NSN Cycling Team +16:13
  83. REINDERINK PEPIJN, Red Bull – BORA – hansgrohe +16:38
  84. HERZOG EMIL, Soudal Quick-Step +19:44
  85. BALMER ALEXANDRE, Solution Tech NIPPO Rali +19:59
  86. THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +21:14
  87. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  88. DINA MÁRTON, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  89. BUDZIŃSKI MARCIN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  90. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek m.t.
  91. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  92. MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  93. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta m.t.
  94. GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  95. NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.
  96. SCHULTZ NICK, NSN Cycling Team m.t.
  97. GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  98. ZWIEHOFF BEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  99. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  100. WARBASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  101. SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
  102. BENITO ADRIÁN, Team Polti VisitMalta m.t.
  103. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team m.t.
  104. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
  105. SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers m.t.
  106. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  107. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility m.t.
  108. GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL m.t.
  109. MUÑOZ FRANCISCO, Team Polti VisitMalta m.t.
  110. MARTINELLI ALESSIO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  111. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets m.t.
  112. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers m.t.
  113. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali +22:01
  114. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +22:23
  115. SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step m.t.
  116. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +22:26
  117. MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +22:46

117 coureurs classés sur 175 partants.

Vidéo : Les images fortes de la chevauchée de Pogacar et de l’exploit de Seixas

Le règne de Pogacar se poursuit, mais la relève a un nom

Alors que Tadej Pogacar ajoute une ligne à son incroyable palmarès et se tourne désormais vers Milan-SanRemo et Paris-Roubaix, les Strade Bianche 2026 resteront comme l’édition de la confirmation pour le prodige français. Paul Seixas n’a pas seulement pris une place, il a pris date. Il a prouvé qu’il était capable de rivaliser avec les meilleurs, sur un terrain qui n’est même pas le sien. Dans un cyclisme souvent dominé par un seul homme, l’émergence d’un jeune talent capable de lui tenir tête, ne serait-ce qu’un temps, est une bouffée d’air frais. La Toscane a consacré son roi, mais elle a peut-être aussi vu passer son successeur.

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Strade Bianche Femmes 2026 : La victoire surprise d’Elise Chabbey au terme d’un scénario fou

Elles étaient trois au sommet de la Via Santa Caterina, mais c’est finalement une huitaine de guerrières qui s’est joué la gagne sur les pavés de Sienne. Dans le rôle de la surprise ? Elise Chabbey. La Suissesse de 32 ans a transformé un plan de course voué à Demi Vollering en un succès personnel historique, au bout d’une édition 2026 des Strade Bianche Donne où le destin s’est amusé à piéger les favorites les unes après les autres. Plongée au cœur d’un chaos magnifique.

Lire aussi : Strade Bianche 2026 : Tadej Pogacar bat un record, la révélation Paul Seixas 2e

Elise Chabbey, l’éclair suisse dans le chaos toscan : « Je voulais abandonner »

L’image est aussi paradoxale que la course qu’elle conclut. Sur la Piazza del Campo, Elise Chabbey (FDJ United-Suez) lève les bras, le visage marqué par l’incrédulité. À ses côtés, sur la deuxième marche du podium, Katarzyna Niewiadoma (CANYON//SRAM zondacrypto) affiche ce sourire crispé que ses quatre deuxièmes places sur cette Classique ont rendu tristement célèbre. À la troisième place, Franziska Koch (FDJ United-Suez) semble presque plus étonnée que sa coéquipière. Cette photographie du podium des Strade Bianche 2026 résume à elle seule l’esprit de cette 12e édition : un scénario de folie où l’ordre établi a volé en éclats sur les strade bianche toscans. Ce samedi 7 mars, ce n’est pas la plus forte sur le papier qui l’a emporté, mais la plus maligne, la plus opportuniste, et surtout, la plus résistante dans un final à huit qui restera dans les annales.

Comment Chabbey a-t-elle fait basculer un plan de course taillé pour Vollering ?

Pour comprendre l’exploit d’Elise Chabbey, il faut d’abord saisir le piège dans lequel est tombée sa leader, Demi Vollering. Vainqueure en 2023 et 2025, la Néerlandaise de FDJ United-Suez était l’archi-favorite. L’équipe tricolore, consciente de sa force, a pris les commandes du peloton dès les premiers kilomètres de gravier. « C’était un plan écrit à l’avance » analyse notre rédaction. « Kraak et Curinier ont imposé un rythme infernal sur le San Martino in Grania pour faire le ménage. »

Le double coup du sort qui a éliminé les favorites

Mais sur les Strade Bianche, le destin a toujours le dernier mot. Le premier acte du drame s’est joué sur les pentes du Le Tolfe, à une trentaine de kilomètres du but.

Le chaos mécanique : Alors qu’Elisa Longo Borghini (UAE Team ADQ) lance une offensive dévastatrice, Pauline Ferrand-Prévot (Visma-Lease a Bike), pour sa course de reprise, est victime d’une chaîne bloquée. La championne du monde 2025 perd un temps précieux. Dans la même ascension, Demi Vollering crève. Le plan de FDJ commence à s’effriter.

L’erreur d’aiguillage fatale : Le coup de grâce survient 10 kilomètres plus loin. Le groupe de poursuite, où œuvrent Vollering, Lotte Kopecky (SD Worx-Protime) et Anna van der Breggen, revient fort sur la tête. Mais une moto ouvreuse les induit en erreur. Le groupe tout entier s’engage sur un chemin hors parcours. « En une fraction de seconde, l’écart passe d’une minute à près de trois minutes » soulignent les données chronométriques. Un scénario cauchemardesque qui les enterre définitivement. Pendant ce temps, devant, la course s’organise sans elles. Le final à huit : une explication de tous les dangers.

Le spectacle peut commencer. « Huit coureuses, c’est un numéro rare sur un final des Strade » s’enthousiasment les commentateurs italiens. « Cela promet un duel de nerfs. »

Classement complet Strade Bianche Femmes 2026

  1. CHABBEY ELISE, FDJ United – SUEZ les 133 km en 3:35:42 (37 km/h)
  2. NIEWIADOMA KASIA, CANYON//SRAM zondacrypto m.t.
  3. KOCH FRANZISKA, FDJ United – SUEZ m.t.
  4. LONGO BORGHINI ELISA, UAE Team ADQ +0:03
  5. VALLIERES MAGDELEINE, EF Education-Oatly +0:06
  6. PIETERSE PUCK, Fenix-Premier Tech +0:16
  7. VOS MARIANNE, Team Visma | Lease a Bike +0:34
  8. TRINCA COLONEL MONICA, Liv AlUla Jayco +0:37
  9. VAN ANROOIJ SHIRIN, Lidl – Trek +1:21
  10. FISHER-BLACK NIAMH, Lidl – Trek +1:47
  11. RÜEGG NOEMI, EF Education-Oatly +2:29
  12. WŁODARCZYK DOMINIKA, UAE Team ADQ +3:07
  13. LIPPERT LIANE, Movistar Team +3:28
  14. OTTESTAD MIE BJØRNDAL, Uno-X Mobility +3:50
  15. HAUGSET SIGRID YTTERHUS, Uno-X Mobility +5:44
  16. PERKINS FLORA, Fenix-Premier Tech +5:57
  17. KERBAOL CÉDRINE, EF Education-Oatly +6:02
  18. VAN DER BREGGEN ANNA, Team SD Worx – Protime +6:15
  19. BLASI PAULA, UAE Team ADQ m.t.
  20. VOLLERING DEMI, FDJ United – SUEZ m.t.
  21. GHEKIERE JUSTINE, AG Insurance – Soudal Team m.t.
  22. (LE COURT) PIENAAR KIMBERLEY, AG Insurance – Soudal Team m.t.
  23. MARKUS RIEJANNE, Lidl – Trek +6:18
  24. CIABOCCO ELEONORA, Team Picnic PostNL +6:21
  25. DE VRIES FEMKE, Team Visma | Lease a Bike +6:25
  26. LUDWIG CECILIE UTTRUP, CANYON//SRAM zondacrypto +6:28
  27. LATIMIER CLÉMENCE, Ma Petite Entreprise m.t.
  28. PERSICO SILVIA, UAE Team ADQ +6:37
  29. FERRAND-PRÉVOT PAULINE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  30. KOPECKY LOTTE, Team SD Worx – Protime +7:06
  31. BRAND LUCINDA, Lidl – Trek +9:58
  32. VINKE NIENKE, Team SD Worx – Protime m.t.
  33. GARCÍA MAVI, UAE Team ADQ m.t.
  34. COUZENS MILLIE, Fenix-Premier Tech +10:01
  35. CURINIER LÉA, FDJ United – SUEZ +12:56
  36. VAN DAM SARAH, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  37. KRAAK AMBER, FDJ United – SUEZ +13:01
  38. NELSON JOSIE, Team Picnic PostNL +13:10
  39. ŽIGART URŠKA, AG Insurance – Soudal Team +14:10
  40. COSTON MORGANE, Ma Petite Entreprise +14:49
  41. WYLLIE ELLA, Liv AlUla Jayco +14:54
  42. JACKSON ALISON, St Michel – Preference Home – Auber93 +14:58
  43. MOLENAAR LAURA, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  44. BARALE FRANCESCA, Movistar Team +15:03
  45. SIERRA ARLENIS, Movistar Team m.t.
  46. MARTÍN SARA, Movistar Team m.t.
  47. DE SCHEPPER LORE, AG Insurance – Soudal Team +15:06
  48. VON BERSWORDT SOPHIE, VolkerWessels Cycling Team +15:13
  49. HÄBERLIN STEFFI, Team SD Worx – Protime +15:46
  50. MAGNALDI ERICA, UAE Team ADQ m.t.
  51. VANPACHTENBEKE MARGOT, Lidl – Trek +15:49
  52. BERTON NINA, EF Education-Oatly +15:54
  53. KINGMA MAYA, Aromitalia Vaiano +15:58
  54. TRUYEN MARTHE, Fenix-Premier Tech +15:59
  55. BREDEWOLD MISCHA, Team SD Worx – Protime m.t.
  56. SCHWEINBERGER CHRISTINA, Fenix-Premier Tech m.t.
  57. BRADBURY NEVE, CANYON//SRAM zondacrypto +16:09
  58. ROSEMAN-GANNON RUBY, Liv AlUla Jayco +16:11
  59. BORGHESI LETIZIA, AG Insurance – Soudal Team +16:18
  60. ANDERSSON CAROLINE, Liv AlUla Jayco m.t.
  61. BENITO MIREIA, AG Insurance – Soudal Team m.t.
  62. MASETTI GAIA, Team Picnic PostNL +16:33
  63. REGHINI CHIARA, Top Girls Fassa Bortolo m.t.
  64. MIERMONT DILYXINE, Team Picnic PostNL m.t.
  65. FRANZ HEIDI, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  66. GÅSKJENN INGVILD, Uno-X Mobility m.t.
  67. DE KEERSMAEKER AUDREY, Team Picnic PostNL m.t.
  68. PEPERKAMP ESMÉE, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  69. ABGRALL NOÉMIE, Ma Petite Entreprise +16:42
  70. KNIJNENBURG ANNE, VolkerWessels Cycling Team +16:55

70 coureuses classées sur 126 partantes.

Vidéo : Les 300 derniers mètres d’anthologie sur la Via Santa Caterina

Revivez les images exceptionnelles du sprint d’Elise Chabbey sur la Piazza del Campo.

Le récit pas à pas d’un sprint d’orfèvre

L’ultime difficulté, la Via Santa Caterina, avec ses 16% de pente, agit comme un entonnoir. Dans ce qui ne devait être qu’une formalité pour l’équipe FDJ, Chabbey va renverser la table.

Le coup de massue de « Marianne Vos » : La légende néerlandaise, première à céder sous l’effort, démontre la dureté de l’ascension.

Le duo infernal : En haut du mur, Elisa Longo Borghini et Kasia Niewiadoma passent à l’offensive. Elles semblent se détacher pour la gagne.

Le retour de l’ombre : Mais Chabbey, qui a puisé dans ses réserves, recolle avec une facilité déconcertante, suivie par sa coéquipière Koch. « Plusieurs fois, je me suis retrouvée à la limite de craquer et je me suis dit ‘c’est foutu’, mais j’ai réussi à chaque fois à me relancer » avouera-t-elle après l’arrivée.

Le placement gagnant : Dans les ruelles sinueuses, le placement est roi. À 250 mètres de la ligne, Chabbey exploite parfaitement la sortie d’un virage pour lancer son effort. Niewiadoma, piégée à l’intérieur, ne peut que s’accrocher sans pouvoir dépasser.

Le doublé FDJ : Derrière, Franziska Koch gère parfaitement son final pour devancer Longo Borghini et offrir un doublé (victoire + 3e place) inespéré à FDJ United-Suez.

Le résultats du chaos : Quels enseignements pour la suite ?

Si le nom d’Elise Chabbey restera gravé sur le trophée, ce classement des Strade Bianche 2026 est un concentré d’enseignements pour la saison à venir.

Elise Chabbey (FDJ United-Suez) : La Suissesse signe à 32 ans la plus belle victoire de sa carrière. Après son maillot à pois sur le Tour 2025, elle prouve qu’elle n’est pas qu’une équipière de luxe. « C’est l’une de mes courses préférées » a-t-elle confié, les larmes aux yeux.

Katarzyna Niewiadoma (CANYON//SRAM zondacrypto) : La régularité est son nom. Quatrième podium sans victoire sur cette classique. Une malédiction commence à peser. Question à nos lecteurs : Selon vous, que manque-t-il à Kasia Niewiadoma pour enfin lever les bras sur les Strade Bianche ?

Elisa Longo Borghini (UAE Team ADQ) : Quatrième. Elle a tout tenté, attaquant à chaque passage dans les secteurs. Sa débauche d’énergie l’a peut-être privée du sprint final. Selon nos données et statistiques, elle a produit les pics de puissance les plus élevés dans Le Tolfe.

Demi Vollering (FDJ United-Suez) et Lotte Kopecky (SD Worx-Protime) : Les grandes perdantes du jour, victimes d’un scénario qu’elles n’ont pas maîtrisé. Leur duel annoncé n’a pas eu lieu.

Un succès qui réécrit l’histoire de FDJ

Au-delà de la performance individuelle, cette Strade Bianche 2026 est un triomphe collectif pour FDJ United-Suez. Un an après le sacre de Vollering, l’équipe prouve sa densité exceptionnelle en plaçant deux coureuses sur le podium. La démonstration de force est totale, malgré la défaillance mécanique de sa leader. « Normalement, ça aurait dû être pour Demi, mais aujourd’hui, c’est pour moi, et je pense qu’elle est aussi heureuse que moi quand elle gagne » a conclu Chabbey, résumant l’esprit d’une équipe qui a transformé un chaos annoncé en un jour de gloire historique sur les terres de Sienne. Le peloton est prévenu : la formation française a plus d’une corde à son arc, ou plutôt, plus d’une roue avant à placer sur le pavé.

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Strade Bianche 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV du samedi 7 mars

Ce samedi 7 mars, la Toscane n’accueille pas seulement une course, mais un symbole. Pour sa vingtième édition, les Strade Bianche ont choisi de faire machine arrière : moins de kilomètres, moins de gravier, mais un suspense relancé. Entre un Tadej Pogačar en quête de record absolu et la pépite Paul Seixas qui veut déjà bousculer la hiérarchie, voici pourquoi cette édition 2026 pourrait entrer dans la légende… ou consacrer un nouvel ordre établi.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

20e anniversaire sous haute tension : Pogačar, Seixas et le pari d’un parcours allégé pour un choc des générations

Le crissement des pneus sur le « sterrato », ce gravier blanc qui colle à la peau et à la mémoire, va de nouveau résonner dans les Crete Senesi. Ce samedi 7 mars, Sienne est le théâtre de la 20e édition des Strade Bianche. Une édition anniversaire qui, comme souvent en Toscane, porte en elle une part de romantisme et une dose de révolution silencieuse.

Car si le cyclisme moderne adule ses monuments immuables, RCS Sport, l’organisateur, a pris un pari audacieux pour cette édition 2026 : celui de la raison. Après deux ans à allonger la distance pour tutoyer le statut de sixième Monument, le parcours 2026 fait machine arrière. Moins long, moins usant, mais potentiellement plus explosif. Un choix calibré pour relancer le spectacle face à un rouleau compresseur nommé Tadej Pogačar ? Ou un simple réalignement technique pour préserver l’âme des chemins toscans ?

Découvrez notre analyse complète du parcours, la startlist des engagés, la hiérarchie des favoris et tous les détails pour suivre cette 20e édition en direct.

Pourquoi le parcours 2026 des Strade Bianche a-t-il été modifié ?

L’avez-vous remarqué ? Depuis deux ans, les Strade Bianche avaient pris du galon, franchissant le cap symbolique des 200 kilomètres pour légitimer leur statut naissant de « sixième Monument ». Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le problème ? Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) a continué de triompher, transformant ces éditions « long-courriers » en démonstrations solitaires de génie.

Pour 2026, les organisateurs ont donc choisi de retoucher le chef-d’œuvre, non pas pour le dénaturer, mais pour tenter de rouvrir les possibles. Fini les 215 kilomètres de 2025. Place à un parcours de 203 kilomètres, perdant au passage 14 km et deux secteurs de gravier jugés peut-être trop « remplissants » : La Piana (6,4 km) et Serravalle (9,3 km) ont été supprimés.

Une course plus courte pour un final plus nerveux ?

L’objectif de RCS Sport est double. D’une part, préserver le clou du spectacle. En raccourcissant l’apéritif, on met en lumière les morceaux de bravoure historiques, ceux qui font la légende de l’épreuve. D’autre part, éviter l’usure prématurée. Moins de kilomètres de gravier en début de course, c’est potentiellement plus de jambes pour les attaques tardives, et donc un scénario moins verrouillé par les grosses armadas. Au total, ce sont 64 kilomètres de « sterrati » qui attendent les coureurs, répartis sur 14 secteurs. Un menu toujours copieux, mais peut-être plus digestible pour les outsiders.

Quels sont les secteurs clés du parcours 2026 ?

Si le menu s’allège un peu, les plats de résistance, eux, restent inchangés. La carte des « sterrati » de cette 20e édition est un concentré d’histoire et de pièges.

Le Monte Sante Marie (secteur n°7) : le juge de paix maintenu

C’est le passage obligé de toute analyse des Strade Bianche. Long de 11,5 kilomètres, classé 5 étoiles, il reste le secteur le plus redouté. Situé à environ 75 km de l’arrivée, c’est ici, sur ces pentes de gravier, que Tadej Pogačar a porté l’estocade ces deux dernières années. Selon nos données, le secteur compte 1,2% de moyenne, mais avec des ressauts bien plus violents, notamment dans la montée vers le hameau de Torre del Castello. C’est le timing parfait pour une attaque loin du but. La question que tout le monde se pose : sans les kilomètres supplémentaires en début de course, le Slovène aura-t-il la même envie d’attaquer aussi tôt ?

Le circuit final : Colle Pinzuto et Le Tolfe en double ration

C’est la bonne nouvelle pour les puristes : la boucle finale – ajoutée en 2024, est conservée. Elle offre une fin de course nerveuse et spectaculaire.

Colle Pinzuto (secteurs n°9 et n°13) : 2,4 km à 3,8 % de moyenne, mais attention, le pied est très pentu avec des rampes à 15 %. Les coureurs le passeront deux fois, à 53 et 17 kilomètres de l’arrivée. C’est un secteur qui, par sa puissance, peut créer des écarts définitifs.

Le Tolfe (secteurs n°10 et n°14) : 1,1 km en forme de cuvette. On l’aborde vite après une descente, avant de taper dans le mur : 400 mètres à 11,6 % avec un pic à 18 %. Le deuxième passage a lieu à seulement 12 kilomètres de l’arrivée. C’est souvent le dernier tremplin pour un solo ou le point de rupture du groupe de poursuivants.

Strada del Castagno (n°12) et Montechiaro (n°13) : Ces deux secteurs, ajoutés récemment, alternent passages gravillonneux et bitumés. Ils servent de liaison piégeuse entre le premier passage du Tolfe et le retour vers Colle Pinzuto, empêchant toute récupération.

La Via Santa Caterina, l’ultime mur vers la gloire

Même si un coureur arrive seul, la montée finale vers la Piazza del Campo reste un juge de paix impitoyable. La Via Santa Caterina, ce sont 500 mètres à 12,5 % (max 16 %) dans les ruelles pavées de Sienne. C’est un concentré d’histoire du cyclisme. Le franchissement de la Porta di Fontebranda, à 900 mètres de l’arrivée, marque l’entrée dans l’arène finale. Une dernière opportunité de déborder un adversaire ou de résister au retour d’un poursuivant.

Strade Bianche 2026 : La liste complète des 14 secteurs de gravier

Pour vous aider à suivre la course, voici la liste complète des « sterrati » dans l’ordre, avec leur difficulté relative (le nombre de + indiquant la sévérité, selon la légende officieuse de RCS) :

Vidritta (+, 2,4 km) – Km 10
Bagnaia (+++, 3,5 km) – Km 16,5
Radi (++, 4,4 km) – Km 26,1
Bis – Cantiere T.Stile (+, 0,4 km) – Km 40,6
Lucignano d’Asso (++++, 11,9 km) – Km 64,9
Pieve a Salti (++++, 8,0 km) – Km 85,3
San Martino in Grania (+++++, 9,4 km) – Km 100,3
Monte Sante Marie (+++++, 11,5 km) – Km 119,1
Monteaperti (++, 0,6 km) – Km 148,4
Colle Pinzuto (++++, 2,4 km) – Km 153,8
Le Tolfe (++++, 1,1 km) – Km 160
Strada del Castagno (++, 0,7 km) – Km 163,9
Montechiaro (++, 3,3 km) – Km 180,1
Colle Pinzuto (++++, 2,4 km) – Km 185,9
Le Tolfe (++++, 1,1 km) – Km 190,8

Favoris Strade Bianche 2026 : Pogačar face à la nouvelle génération

Le débat est ouvert : ce parcours plus court et moins usant dans sa première partie devrait-il permettre à plus de coureurs d’arriver avec des chances fraîches dans le final ? Cela favorise les attaques tardives et les coureurs explosifs. Mais en pratique, cela pourrait aussi signifier que Pogačar arrive avec un matelas d’énergie supplémentaire pour durcir encore plus le Monte Sante Marie. Analyse des forces en présence.

⭐⭐⭐⭐⭐ Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) – Le recordman en puissance

Inutile de tourner autour du pot : si Tadej Pogačar veut une quatrième victoire, rien ni personne ne semble pouvoir l’en empêcher. Le Slovène, champion du monde en titre, effectue sa rentrée et partage pour l’instant le record de trois succès avec Fabian Cancellara (2008, 2012, 2016). Une victoire samedi ferait de lui l’unique recordman de l’épreuve.

Son mode opératoire est rodé : une attaque imparable sur le Monte Sante Marie ou ses terrains de chasse favoris. L’an dernier, malgré une chute spectaculaire, il avait su revenir et lâcher Tom Pidcock. Sa forme, bien que ce soit sa première course, n’est jamais un mystère. La seule question est de savoir s’il voudra gagner en solitaire ou s’il jouera le rôle de grand seigneur pour un coéquipier.

⭐⭐⭐⭐ Les principaux opposants

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling) : Le Britannique est l’irréductible Gaulois de cette histoire. Vainqueur en 2023, deuxième l’an dernier, il est le seul à avoir tenu tête à Pogačar sur la durée. Sa technique de descente et son tempérament de battant en font l’ennemi public numéro un. S’il peut devancer le Slovène dans un secteur technique, une voie vers la victoire pourrait s’ouvrir. Ses bons résultats de début de saison, réalisés en Espagne et ponctués d’une victoire d’étape, parlent pour lui.

Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : À 19 ans, le phénomène français est l’objet de toutes les attentions. Surnommé « l’élu » désormais, il a impressionné sur la Faun Ardèche Classic en imitant le style Pogačar. Ses débuts sur les « sterrati » sont très attendus. Comme le dit un dicton cycliste, les talents précoces confirment-ils toujours sur ce terrain exigeant ? Réponse ce samedi.

Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG) : Le Mexicain est peut-être le seul homme capable d’empêcher Pogačar de gagner… au sein de sa propre équipe. Vainqueur de l’UAE Tour, excellent sur le gravier (2e d’une étape du Giro sur ce terrain), il a le profil idéal. Si Pogačar décide de jouer collectif, « Torito » est le premier bénéficiaire.

⭐⭐⭐ Les outsiders de luxe

Wout van Aert (Team Visma-Lease a Bike) : De retour à Sienne pour la première fois depuis 2021, le Belge veut ajouter une deuxième ligne à son palmarès (après sa victoire de 2020). Ses qualités techniques et sa puissance sont indéniables. Malheureusement, sa préparation a été perturbée par une blessure et une maladie. Sera-t-il à 100% pour contester la suprématie de Pogačar ?

Matteo Jorgenson (Team Visma-Lease a Bike) : Le vainqueur de Paris-Nice sera un atout de poids pour Visma. Capable de performances en haute montagne, son punch sur ce genre de parcours peut lui permettre de viser le podium. L’Américain sort de deux accessits sur le week-end Drôme Ardèche (4e et 2e).

Ben Healy (EF Education-EasyPost) : Quatrième l’an dernier, l’Irlandais est un chasseur d’échappées né. Son style offensif et sa puissance de rouleur en font un candidat sérieux pour anticiper la course et créer la surprise.

La startlist des Strade Bianche 2026 : du lourd pour un plateau d’exception

Avec 25 équipes de 7 coureurs, soit 175 engagés, le plateau est à la hauteur de l’événement. Outre les cinq grands noms cités, on suivra avec attention les performances de Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling), vainqueur 2019, Pello Bilbao (Bahrain Victorious), toujours placé, Quinn Simmons (Lidl-Trek) le champion des Etats-Unis, très à l’aise sur le gravier, ou encore le prometteur Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) récent vainqueur de la Faun Drôme Classic.

UAE Team Emirates XRG : POGAČAR Tadej, DEL TORO Isaac, CHRISTEN Jan, VERMEERSCH Florian, etc.
Pinarello Q36.5 Pro Cycling : PIDCOCK Tom
Decathlon CMA CGM : SEIXAS Paul, LAPEIRA Paul
Team Visma-Lease a Bike : VAN AERT Wout, JORGENSON Matteo
EF Education-EasyPost : HEALY Ben, CARAPAZ Richard
Lidl-Trek : SIMMONS Quinn, PHILIPSEN Albert Withen (19 ans)
Bahrain Victorious : BILBAO Pello, MOHORIČ Matej
Red Bull-BORA-hansgrohe : PELLIZZARI Giulio, VERMEERSCH Gianni

Qui sont les coureurs engagés participants aux Strade Bianche 2026 ?

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, POGAČAR, Tadej
2, CHRISTEN, Jan
3, DEL TORO, Isaac
4, GROßSCHARTNER, Felix
5, NOVAK, Domen
6, VERMAERKE, Kevin
7, VERMEERSCH, Florian

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, DEL GROSSO, Tibor
12, BUSATTO, Francesco
13, DOCKX, Aaron
14, GLIVAR, Gal
15, GOGL, Michael
16, PLANCKAERT, Edward
17, VERSTRYNGE, Emiel

Bahrain – Victorious (WT) ✅
21, MOHORIČ, Matej
22, BILBAO, Pello
23, MIHOLJEVIĆ, Fran
24, MIQUEL, Pau
25, EULÁLIO, Afonso
26, VALTER, Attila
27, ZAMBANINI, Edoardo

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
31, MAGLI, Filippo
32, MARCELLUSI, Martin
33, MARTINELLI, Alessio
34, PALETTI, Luca
35, STENICO, Mattia
36, TOLIO, Alex
37, TURCONI, Filippo

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
41, SEIXAS, Paul
42, GAUTHERAT, Pierre
43, ISIDORE, Noa
44, L’HOTE, Antoine
45, LABROSSE, Jordan
46, LAPEIRA, Paul
47, MÜHLBERGER, Gregor

EF Education – EasyPost (WT) ✅
51, HEALY, Ben
52, ALBANESE, Vincenzo
53, CARAPAZ, Richard
54, HONORÉ, Mikkel Frølich
55, NERURKAR, Lukas
56, SHAW, James
57, VALGREN, Michael

Groupama – FDJ United (WT) ✅
61, MADOUAS, Valentin
62, BRAZ AFONSO, Clément
63, DONNENWIRTH, Tom
64, GENIETS, Kevin
65, GERMANI, Lorenzo
66, GRÉGOIRE, Romain
67, ROLLAND, Brieuc

INEOS Grenadiers (WT) ✅
71, HAIG, Jack
72, HAMILTON, Lucas
73, HEIDUK, Kim
74, LAURANCE, Axel
75, RIVERA, Brandon Smith
76, SHMIDT, Artem
77, SWIFT, Connor

Lidl – Trek (WT) ✅
81, WITHEN PHILIPSEN, Albert
82, BAGIOLI, Andrea
83, KONRAD, Patrick
84, MOLLEMA, Bauke
85, MOSCA, Jacopo
86, SIMMONS, Quinn
87, SOBRERO, Matteo

Lotto Intermarché (WT) ✅
91, VAN EETVELT, Lennert
92, GUALDI, Simone
93, KOCKELMANN, Mathieu
94, SLOCK, Liam
95, THOMPSON, Reuben
96, BERCKMOES, Jenno
97, FOX, Matthew

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
101, BUDZIŃSKI, Marcin
102, CRETTI, Luca
103, DINA, Márton
104, FANCELLU, Alessandro
105, NESPOLI, Lorenzo
106, VERRE, Alessandro
107, ZOCCARATO, Samuele

Movistar Team (WT) ✅
111, NOVÁK, Pavel
112, ADRIÀ, Roger
113, TORRES, Albert
114, MACIEJUK, Filip
115, MORO, Manlio
116, PESCADOR, Diego
117, SERRANO, Gonzalo

NSN Cycling Team (WT) ✅
121, BENNETT, George
122, CÔTÉ, Pier-André
123, MARTÍ, Pau
124, NEILANDS, Krists
125, PINARELLO, Alessandro
126, SCHULTZ, Nick
127, VAN TRICHT, Floris

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
131, PIDCOCK, Thomas
132, AZPARREN, Xabier Mikel
133, DONOVAN, Mark
134, VAN MOER, Brent
135, HERMANS, Quinten
136, MEURISSE, Xandro
137, VADER, Milan

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
141, VERMEERSCH, Gianni
142, CATTANEO, Mattia
143, HERZOG, Emil
144, MOSCON, Gianni
145, PELLIZZARI, Giulio
146, BOICHIS, Adrien
147, ZWIEHOFF, Ben

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
151, ARCHIBOLD, Franklin
152, BALMER, Alexandre
153, VERRANDO, Luca
154, GRANGER, Ben
155, IACCHI, Alessandro
156, NENCINI, Tommaso
157, PIRAS, Andrea

Soudal Quick-Step (WT) ✅
161, ZANA, Filippo
162, GAROFOLI, Gianmarco
163, LECERF, Junior
164, REINDERINK, Pepijn
165, SVRČEK, Martin
166, VERVAEKE, Louis
167, VANSEVENANT, Mauri

Team Jayco AlUla (WT) ✅
171, CONCA, Filippo
172, COVI, Alessandro
173, DE BONDT, Dries
174, DE PRETTO, Davide
175, FOLDAGER, Anders
176, HATHERLY, Alan
177, VENDRAME, Andrea

Team Picnic PostNL (WT) ✅
181, GAFFURI, Mattia
182, KNOX, James
183, DHONDT, Robbe
184, DINHAM, Matthew
185, FAURE PROST, Alexy
186, KOERDT, Bjorn
187, PEACE, Oliver

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
191, BENITO, Adrián
192, BESSEGA, Gabriele
193, BUTTIGIEG, Aidan
194, GIULIANO, Dario
195, MUÑOZ, Francisco
196, PIETROBON, Andrea
197, SEVILLA, Diego Pablo

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
201, VAN AERT, Wout
202, FIORELLI, Filippo
203, GRAAT, Tijmen
204, JORGENSON, Matteo
205, KIELICH, Timo
206, MATTIO, Pietro
207, REX, Tim

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
211, ALAPHILIPPE, Julian
212, THALMANN, Roland
213, VOISARD, Yannis
214, WARBASSE, Larry
215, WEISS, Fabian
216, WILKSCH, Hannes
217, WIRTGEN, Luc

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
221, POELS, Wout
222, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
223, MERIS, Sergio
224, GELEIJN, Owen
225, JOHANNINK, Jelle
226, LOOCKX, Lander
227, VENTURINI, Clément

Uno-X Mobility (WT) ✅
231, JOHANNESSEN, Tobias Halland
232, HOELGAARD, Markus
233, HOLTER, Ådne
234, JOHANNESSEN, Anders Halland
235, KRON, Andreas
236, DVERSNES LAVIK, Fredrik
237, SKAARSETH, Anders

XDS Astana Team (WT) ✅
241, BETTIOL, Alberto
242, CHAMPOUSSIN, Clément
243, KUZMIN, Anton
244, SCHRETTL, Marco
245, SILVA, Guillermo Thomas
246, TONEATTI, Davide
247, VELASCO, Simone

Diffusion TV des Strade Bianche 2026 : Horaires et chaînes

Pour ne rien manquer de cette 20e édition, voici le guide TV complet.

En France : La course est à suivre en direct sur Eurosport 2 et en streaming sur la plateforme MAX (anciennement HBO Max). Le direct débutera à 14h20.

En Belgique : Les téléspectateurs auront le choix entre RTL Club (direct dès 14h20) pour la partie francophone, et VRT 1 ou Sporza pour la communauté flamande (direct dès 14h20 également). Le streaming sera disponible sur RTL Play et VRT Max.

Rappel des horaires :

Départ de la course : 11h45

Prise d’antenne (Eurosport 2 / RTL Club) : 14h20

Arrivée prévue vers : 16h45 – 17h00

Verdict : Ce parcours plus court peut-il vraiment changer le scénario de la course ?

C’est toute la question qui agite les observateurs. En retirant kilomètres et secteurs, RCS a-t-il rendu un mauvais service au spectacle en enlevant de la matière, ou au contraire, a-t-il tendu un piège à la toute puissance UAE Team Emirates XRG ?

Théoriquement, un parcours plus court favorise les attaques tardives et les coureurs explosifs comme Van Aert ou Pidcock. Mais en pratique, cela pourrait aussi signifier que Pogačar arrive avec des jambes de feu pour durcir encore plus le Monte Sante Marie.

Pensez-vous que ce parcours allégé favorise les outsiders ou, au contraire, renforce l’avantage du grand favori en lui permettant d’attaquer encore plus fort ? Venez donner votre avis dans les commentaires. Une chose est sûre : avec ou sans kilomètres supplémentaires, la poussière et le spectacle seront au rendez-vous sur ces routes de Toscane. Rendez-vous samedi 7 mars pour le verdict !

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Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

Strade Bianche 2026 : Profil et secteurs clés dévoilés

Ils avaient promis de rallonger la course pour la faire entrer dans la cour des Monuments. Deux ans plus tard, RCS Sport fait machine arrière. Pour l’édition 2026 des Strade Bianche, ce samedi 7 mars, le parcours perd 14 kilomètres et deux secteurs de gravier. Un adoucissement calibré pour relancer le suspense face à l’ogre Tadej Pogačar ? Ou un simple réalignement technique pour préserver l’essence des chemins toscans ? Voici le profil et les secrets de la 20e édition.

Lire aussi : Paul Seixas peut-il défier Tadej Pogacar ?

Pourquoi le parcours 2026 des Strade Bianche va (peut-être) offrir un répit à Pogačar

L’avez-vous remarqué ? Depuis deux ans, les Strade Bianche avaient pris du ventre. Avec 215 kilomètres au programme, la course toscane voulait jouer dans la cour des très grandes classiques. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le problème, c’est que Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) a continué de triompher, transformant ces éditions « longues courriers » en démonstrations solitaires. Pour 2026, les organisateurs ont donc choisi de retoucher le chef-d’œuvre, non pas pour le dénaturer, mais pour tenter de rouvrir les possibles.

Lire aussi : Tadej Pogacar est-il encore battable sur les chemins blancs ? La réponse en 3 scénarios

Pourquoi RCS a-t-il modifié le parcours des Strade Bianche 2026 ?

C’est l’information principale de cette édition : le parcours 2026 revient à une distance plus « humaine » de 203 kilomètres (contre 213 et 215 km en 2024 et 2025). Une décision qui peut surprendre après l’insistance de RCS à franchir le cap symbolique des 200 kilomètres pour légitimer son statut de « sixième Monument ».

Mais en réalité, c’est une lecture fine des deux dernières éditions qui a poussé les organisateurs à agir. En supprimant deux secteurs situés en début de parcours – La Piana (6,4 km) et Serravalle (9,3 km) – RCS envoie un signal fort. Ces portions, jugées peut-être trop « remplissantes », alourdissaient la course sans créer de réelle sélection. Leur disparition ramène le total de chemins blancs à 14 secteurs pour 64 kilomètres, contre 80 km de gravier auparavant.

Lire aussi : Tadej Pogacar vise un 4e sacre record, notre analyse

L’objectif est double :

Préserver le clou du spectacle : En raccourcissant l’apéritif, on met en valeur les morceaux de bravoure historiques comme le Monte Sante Marie.

Éviter l’usure prématurée : Moins de kilomètres de gravier en début de course, c’est potentiellement plus de jambes pour les attaques tardives, et donc un scénario moins verrouillé par les grosses armadas.

Quels sont les secteurs clés du parcours 2026 ?

Si le menu s’allège un peu, les plats de résistance, eux, restent inchangés. Voici la cartographie des zones de guerre où tout va se jouer, selon les données officielles de RCS Sport.

Le Monte Sante Marie (secteur n°7) : le juge de paix maintenu

C’est le passage obligé de toute analyse des Strade Bianche. Le Monte Sante Marie, long de 11,5 kilomètres (classé 5 étoiles), reste le secteur le plus redouté du parcours. Situé à 75 km de l’arrivée, il est coupé en deux parties distinctes. La première, à la sortie d’Asciano, est une longue rampe. La seconde, qui monte vers le hameau de Torre del Castello, est plus technique.

C’est ici, sur ces pentes, que Tadej Pogačar a porté l’estocade ces deux dernières années. Selon nos données, c’est un secteur qui compte 1,2% de moyenne, mais avec des ressauts bien plus violents. C’est le timing parfait pour une attaque loin. La question que tout le monde se pose : sans les 15 kilomètres supplémentaires en début de course, le Slovène aura-t-il la même envie d’attaquer aussi tôt ?

Le circuit final inchangé : Colle Pinzuto et Le Tolfe en double ration

C’est la bonne nouvelle pour les puristes : la boucle finale ajoutée en 2024 est conservée. Elle offre une fin de course nerveuse et spectaculaire.

Colle Pinzuto (secteurs n°9 et n°13) : 2,4 km à 3,8 % de moyenne, mais attention, le pied est très pentu. Les coureurs le passeront deux fois, à 53 et 17 kilomètres de l’arrivée. C’est un secteur qui, par sa puissance, peut créer des écarts définitifs.

Le Tolfe (secteurs n°10 et n°14) : 1,1 km en forme de cuvette. On l’aborde vite après une descente, avant de taper dans le mur : 400 mètres à 11,6 % avec un pic à 18 %. Le deuxième passage a lieu à seulement 12 kilomètres de l’arrivée. C’est souvent le dernier tremplin pour un solo ou le point de rupture du groupe de poursuivants.

Strada del Castagno (n°11) et Montechiaro (n°12) : Ces deux secteurs, ajoutés récemment, alternent passages gravillonneux et bitumés. Ils servent de liaison piégeuse entre le premier passage du Tolfe et le retour vers Colle Pinzuto, empêchant toute récupération.

Le profil des Strade Bianche 2026 : une classique de puncheurs-grimpeurs

Avec 3 555 mètres de dénivelé positif répartis sur 203 km, le profil des Strade Bianche 2026 ne laisse aucun répit. Ce n’est pas une course de montagne, mais une succession de « murs » et de dos d’âne sur surface instable. Pour les coureurs, c’est un calvaire rythmique.

La Via Santa Caterina, l’ultime soupape de douleur

Même si un coureur arrive seul, la montée finale vers la Piazza del Campo reste un juge de paix impitoyable. La Via Santa Caterina, ce sont 500 mètres à 12,5 % (max 16 %) dans les ruelles pavées de Sienne.

C’est un concentré d’histoire du cyclisme. Le franchissement de la Porta di Fontebranda, à 900 mètres de l’arrivée, marque l’entrée dans l’arène finale. Une dernière opportunité de déborder un adversaire ou de résister au retour d’un poursuivant.

La carte des 14 secteurs de gravier des Strade Bianche 2026

Pour vous aider à suivre la course, voici la liste complète des « sterrati » dans l’ordre, avec leur difficulté relative (le nombre de + indiquant la sévérité, selon la légende officieuse RCS) :

Vidritta (+, 2,4 km) – Km 12,5

Bagnaia (+++, 4,8 km) – Km 19,5

Radi (++, 4,4 km) – Km 30,0

Cantiere T.Stile (+, 0,4 km) – Km 41,7

Lucignano d’Asso (++++, 11,7 km) – Km 76,3

Pieve a Salti (++++, 8,0 km) – Km 85,3

San Martino in Grania (+++++, 9,4 km) – Km 109,6

Monte Sante Marie (+++++, 11,5 km) – Km 130,1

Monteaperti (++, 0,6 km) – Km 149,5

Colle Pinzuto (++++, 2,4 km) – Km 155,7

Le Tolfe (++++, 1,2 km) – Km 160,6

Strada del Castagno (++, 0,7 km) – Km 163,9

Montechiaro (++, 2,9 km) – Km 180,1

Colle Pinzuto (++++, 2,4 km) – Km 185,9

Le Tolfe (++++, 1,2 km) – Km 190,8

(Note : le décompte officiel est de 14 secteurs, certains organismes comptant le second passage de Pinzuto et Tolfe comme une répétition des secteurs n°9 et n°10).

Ce parcours plus court peut-il vraiment changer le scénario de la course ?

C’est toute la question qui agite les suiveurs. En retirant 31 kilomètres et deux secteurs, RCS a-t-il rendu un mauvais service au spectacle en enlevant de la matière, ou au contraire, a-t-il tendu un piège à la toute puissance UAE Team Emirates XRG ?

Théoriquement, un parcours plus court et moins usant dans sa première partie devrait permettre à plus de coureurs d’arriver avec des chances fraîches dans le final. Cela favorise les attaques tardives et les coureurs explosifs comme Wout van Aert (Team Visma-Lease a Bike) ou Tom Pidcock (Q36.5 Pro Cycling Team) , capables de faire la différence sur des efforts violents.

Mais en pratique, cela pourrait aussi signifier que Pogačar arrive avec un matelas d’énergie supplémentaire pour durcir encore plus le Monte Sante Marie. Le débat est ouvert : Pensez-vous que ce parcours allégé favorise les outsiders ou, au contraire, renforce l’avantage du grand favori en lui permettant d’attaquer encore plus fort ?

Rendez-vous samedi 7 mars sur les routes blanches de Toscane pour le verdict. Une chose est sûre : avec ou sans kilomètres supplémentaires, la poussière et le spectacle seront au rendez-vous.

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Strade Bianche 2026 : Paul Seixas peut-il défier Tadej Pogacar ?

Ils seront face-à-face sur les Strade Bianche ce samedi 7 mars 2026. D’un côté, Tadej Pogačar, le triple vainqueur qui a donné son nom à un secteur. De l’autre, Paul Seixas, 19 ans, le prodige français qui marche sur l’eau depuis l’Algarve. Alors que le parcours a été dévoilé avec 15 kilomètres de gravier en moins, ce choc des générations entre le « Patron » et l’outsider agite déjà le peloton, observateurs et médias. Décryptage d’une confrontation qui sent bon la poussière et la poudre.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

« Tu viens chez moi, gamin ? » : Pourquoi Paul Seixas a choisi le terrain de jeu de Pogačar pour l’affronter sur les Strade Bianche 2026

Il y a des dates qu’on entoure dans le calendrier dès le mois de mars de l’année précédente. Le 7 mars 2026 fait partie de celles-ci. Ce samedi-là, sur les routes blanches de Toscane, le cyclisme français assistera peut-être à l’un de ces moments suspendus, ceux où le témoin semble passer d’une génération à l’autre sans prévenir. L’information, tombée en début de semaine, a électrisé les réseaux : Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) sera bien au départ des Strade Bianche. Et pas pour un simple stage d’observation.

Le gamin de 19 ans, qui a fait exploser les compteurs cet hiver entre le Tour d’Algarve et la Faun Ardèche, a choisi le terrain de jeu du maître. Car en face, ce sera bien Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG). Le Slovène, qui vient de voir le secteur de Monte Sante Marie rebaptisé à son nom, visera un quatrième sacre, un record. Un scénario de western moderne : le shérif légendaire face au jeune pistolero débarqué de nulle part. Sauf que Seixas, lui, a déjà prouvé qu’il savait viser juste.

Lire aussi : Pogacar vs Van der Poel vs Seixas : Le choc des générations sur les Classiques 2026

Strade Bianche 2026 : Pourquoi RCS Sport a-t-il amputé le parcours de 15 kilomètres de gravier ?

C’est la petite musique qui a accompagné la présentation du parcours 2026 : moins de sterrato, plus de bitume. Avec 203 kilomètres au total (contre 213 en 2025) et seulement 64,1 kilomètres de blanc répartis sur 14 secteurs (contre 80 km en 2025), RCS Sport a-t-il voulu calmer le jeu ?

Lire aussi : Tadej Pogacar est-il encore battable sur les Strade Bianche ? La réponse en 3 scénarios

Les secteurs supprimés : un piège pour Pogačar ou une bouffée d’oxygène pour Seixas ?

À y regarder de près, les coupes claires ont été faites en début de parcours. Les secteurs de La Piana (6,4 km) et de Serravalle (9,3 km) disparaissent du menu. Le premier secteur de Vidritta est également réduit de moitié. Officiellement, il s’agit de fluidifier la course et de garantir la sécurité. Officieusement, on peut y voir une volonté de préserver le grand spectacle pour la fin.

Car le juge de paix, lui, est resté intact. L’enchaînement infernal qui fait le sel des Strade Bianche depuis des années est toujours là : le Monte Sante Marie (11,5 km, désormais « settore Pogačar »), suivi du terrible double passage sur Colle Pinzuto (2,4 km) et Le Tolfe (1,1 km, avec ses rampes à 16%). La question n’est donc pas de savoir si la course sera moins dure, mais si cette entame allégée va favoriser les gros rouleurs-puncheurs comme Seixas.

Notre analyse : en réduisant l’usure dans les 80 premiers kilomètres, les organisateurs pourraient involontairement préserver les jambes de Pogačar pour une attaque encore plus lointaine. Mais ils offrent aussi à des rookies comme Seixas la possibilité d’arriver plus frais dans le final, et donc de répondre présent quand le Slovène appuiera sur le pédalier. Un piège à double tranchant.

Paul Seixas a-t-il vraiment les armes pour rivaliser avec le cannibale slovène ?

C’est la question que tout le monde se pose. Peut-on, à 19 ans et avec seulement quelques courses WorldTour dans les pattes, défier celui qui a martyrisé le peloton ces cinq dernières années ?

Le paradoxe du rookie : l’insouciance comme atout face à la science de Pogačar

Tadej Pogačar, c’est 108 victoires professionnelles, quatre Tours de France, et une mainmise totale sur les Classiques. Aux Strade, il est chez lui. Littéralement. En 2024, il avait attaqué à 80 bornes du but pour s’offrir un solo mémorable. En 2025, même victime d’une chute, il était revenu sur Tom Pidcock avant de le « déposer ». Il connaît chaque virage, chaque pierre qui dépasse, le meilleur braquet pour chaque pourcentage.

Face à cette science, Paul Seixas aligne un curriculum vitae encore mince mais déjà flamboyant. Sa victoire en Algarve sur un terrain vallonné a démontré sa puissance. Son numéro en Ardèche a prouvé sa vista et sa capacité à gérer un effort long. Mais les Strade, c’est une autre planète. C’est un jeu d’échecs sur gravier, où la moindre erreur de trajectoire ou de placement vous renvoie dans le gruppetto.

« Ce qui impressionne chez Seixas, c’est son calme » confiait récemment son directeur sportif. « Il ne s’affole jamais, il est toujours là où il faut. C’est un don. Mais les Strade, ça ne s’apprend pas dans les livres. Soit on a le coffre, soit on ne l’a pas. Lui, il l’a. Reste à voir s’il aura les jambes pour encaisser le choc Pogačar. » Et vous, pensez-vous que l’audace et l’insouciance de la jeunesse peuvent suffire à déstabiliser un rouleau compresseur comme le Slovène ?

Les Strade Bianche 2026 ne se résument pas à un duel : qui sont les autres fauves à l’affût ?

Si l’affiche Seixas-Pogačar fait rêver, elle ne doit pas occulter la meute de loups qui rôde derrière ces deux leaders.

L’armada UAE et le cas Del Toro : Pogačar sera-t-il bien soutenu ?

Du côté de la UAE Team Emirates XRG, on ne laisse rien au hasard.Le nom qui circule avec insistance, c’est celui d’Isaac Del Toro. Le prodige mexicain, vainqueur de l’UAE Tour, a le punch et l’insolence pour jouer sa propre carte. Tim Wellens, troisième l’an passé à Sienne, est un des grands absents de cette édition 2026, lui qui souffre d’une fracture de la clavicule après sa chute survenue ce week-end sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne. La question de la hiérarchie interne sera cruciale. Si Pogačar est un poil moins inspiré, Del Toro aura-t-il le feu vert pour y aller ? Ou devra-t-il sacrifier sa course pour son leader ?

Le clan des revanchards : Pidcock, Alaphilippe et l’inconnue Van der Poel

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5) a une revanche à prendre. En 2025, il avait résisté longtemps avant de céder sous le patron. Sur un parcours qu’il adore, l’Anglais sera l’un des principaux opposants. Julian Alaphilippe, sous le maillot de la Tudor, tentera de ressusciter la magie de sa victoire de 2019. Ses qualités de punch sur les pentes sévères du final toscan pourraient lui sourire.

Et puis, il y a l’ombre de Mathieu van der Poel. Le champion du monde a snobé l’épreuve par le passé, la jugeant trop spécifique. Mais ce parcours légèrement allégé, avec moins de secteurs et plus de transition, ne colle-t-il pas parfaitement à son profil de rouleur-puncheur ? Pour l’instant, son nom n’est pas sur la liste des engagés, mais son absence laisse un vide et alimente les spéculations.

Verdict : les Strade Bianche 2026, laboratoire du futur ou confirmation d’un règne sans partage ?

Le 7 mars, Sienne verra défiler deux histoires. Celle de Tadej Pogačar, qui peut inscrire son nom pour la quatrième fois au palmarès et s’échapper du record de victoire qu’il partage avec Fabian Cancellara. Celle de Paul Seixas, qui peut, en un après-midi, transformer son statut de « phénomène » en celui de « patron ».

Les Strade Bianche ont ceci de cruel qu’elles ne laissent personne indifférent. Elles consacrent les rois et dévorent les princes trop pressés. Sur ce parcours 2026, allégé mais toujours explosif, nous voyons deux scénarios possibles.

Le premier scénario : Pogačar, vexé par cette entame moins difficile, attaque encore plus tôt pour prouver que sa domination est absolue, qu’importe la distance.

Le second scénario : Seixas, porté par une équipe Decathlon CMA CGM qui croit en lui, utilise sa fraîcheur pour coller à la roue du Slovène et tenter un coup de poker dans les derniers kilomètres.

Une chose est sûre : jamais un duel générationnel n’aura été aussi clairement posé, aussi tôt dans la saison. Le petit prince français s’élance à la poursuite du roi. La réponse tombera dans la poussière toscane, le premier samedi de mars. Et nous serons tous devant nos écrans.

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Tadej Pogacar est-il encore battable sur les Strade Bianche ? La réponse en 3 scénarios

Trois victoires en six participations, des raids solitaires à couper le souffle et un maillot arc-en-ciel sur les épaules : Tadej Pogacar débarque sur les Strade Bianche 2026 avec un statut qui frôle l’intouchabilité. Pourtant, la Toscane a toujours réservé son lot de surprises. Entre le retour de Wout van Aert, la détermination de Tom Pidcock et l’éclosion du phénomène Paul Seixas, le scénario d’un duel au sommet se dessine. Mais attention : la plus grande menace pour le Slovène pourrait bien venir de son propre camp. Analyse des forces en présence et des scénarios qui pourraient redistribuer les cartes sur les chemins blancs.

Lire aussi : Tadej Pogacar peut-il (encore) réécrire l’histoire sur les chemins blancs ?

Strade Bianche 2026 : Pogacar, Pidcock, Seixas – Analyse complète des favoris

Pourquoi cette édition s’annonce plus ouverte que jamais ?

La saison des Classiques vient officiellement de débuter, mais c’est bien ce samedi 7 mars que le premier véritable monument informel du calendrier se dresse devant nous. Les Strade Bianche, c’est cette promesse de chaos magnifique : 203 kilomètres de torture sur les chemins blancs Toscans, ponctués de secteurs de gravier qui n’ont rien à envier aux pavés du Nord.

Cette édition 2026 présente une particularité fascinante : elle marque les premiers tours de roue en compétition de Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG), champion du monde et triple vainqueur de l’épreuve (2025, 2024 et 2022). Le Slovène arrive avec une aura jamais vue depuis les grandes heures de Fabian Cancellara, qu’il pourrait d’ailleurs dépasser au palmarès s’il s’imposait une quatrième fois.

Mais le cyclisme est un sport de dupes, et les courses de printemps adorent piétiner les certitudes. Le parcours 2026, bien que légèrement adouci sur le papier (14 kilomètres et deux secteurs retirés), conserve son ossature redoutable. Les secteurs de San Martino in Grania, le fameux Monte Sante Marie (le secteur à cinq étoiles), Colle Pinzuto et Le Tolfe seront, comme toujours, les juges de paix.

Un léger adoucissement du parcours change-t-il la donne ?

À première vue, retirer 14 kilomètres et deux secteurs de gravier pourrait sembler favorable aux purs rouleurs. En réalité, l’essence même des Strade Bianche reste intacte. Les organisateurs ont surtout allégé la portion centrale, mais le final – celui qui fait vraiment mal – est préservé dans toute sa splendeur.

C’est dans les 50 derniers kilomètres que tout se joue. L’enchaînement Monte Sante Marie – Colle Pinzuto – Le Tolfe reste un condensé d’explosivité et de gestion d’effort qui avantage les grimpeurs-puncheurs. Et sur ce terrain-là, difficile de ne pas penser immédiatement à un certain Slovène.

Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) : l’ogre peut-il être contenu ?

Revenons sur les chiffres. À chaque participation victorieuse, Pogačar a construit son succès sur un raid en solitaire débuté souvent bien avant l’entrée dans les derniers secteurs. La signature est reconnaissable entre mille.

Ce qui terrifie ses adversaires, ce n’est pas seulement sa puissance brute – mesurée à 7,2 watts par kilo sur des efforts de 20 minutes selon les données recueillies – mais sa capacité à enchaîner les accélérations sur le gravier instable. L’an dernier, même une chute à haute vitesse ne l’a pas empêché de revenir sur Tom Pidcock puis de le lâcher définitivement.

La tentation du « grand seigneur » : et si Pogačar offrait la victoire ?

C’est le scénario le plus intrigant, et il mérite qu’on s’y attarde. Une hypothèse forte émerge : la seule véritable chance de voir quelqu’un d’autre lever les bras serait que Pogačar décide de jouer le rôle du seigneur, à l’image de ce qu’il avait fait au Grand Prix de Montréal l’an passé en fin de saison pour Brandon McNulty.

Cette hypothèse prend une dimension particulière avec la présence d’Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG). Le Mexicain de 22 ans, surnommé « Torito », sort d’une victoire éclatante sur l’UAE Tour (WorldTour). Ancien vététiste, il possède une aisance naturelle sur le gravier.

Imaginez le scénario : Pogačar attaque dans Monte Sante Marie, emmène avec lui Del Toro, et une fois le duo formé, le champion du monde lève le pied pour offrir la victoire à son jeune protégé. Ou bien, Pogačar attend son coéquipier après avoir décimé le peloton. Dans les deux cas, la victoire resterait dans l’escarcelle d’UAE.

Est-ce crédible ? Pogačar est un compétiteur féroce, mais il a déjà prouvé sa générosité. Avec un record de victoires à la clé, la tentation pourrait être grande de partager la lumière.

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) : le dernier des irréductibles

S’il y a bien un coureur qui refuse de plier l’échine face à la domination slovène, c’est Tom Pidcock. Le Britannique, champion du monde de VTT et vainqueur des Strade Bianche en 2023, possède ce tempérament de combattant qui fait les grands coureurs de Classiques.

Ses statistiques parlent d’elles-mêmes : quatre participations, quatre top 5. Mais c’est surtout sa performance de 2025 qui reste gravée dans les mémoires. Pidcock a été le seul à suivre Pogačar jusqu’au dernier passage sur Colle Pinzuto, ne cédant que dans les tous derniers kilomètres.

Pourquoi Pidcock peut-il renverser la table ?

Le Britannique aborde cette édition avec une préparation solide : une victoire d’étape en Andalousie à Lucena et une deuxième place à la Clásica Jaén, sur des terrains similaires. Certes, sa 48e place sur l’Omloop Nieuwsblad a montré qu’il n’était pas là où on l’attendait, mais on connaît la capacité de Pidcock à monter en puissance.

Son atout majeur réside dans sa technique de descente. Sur les secteurs les plus techniques, notamment dans les passages dangereux où la visibilité est réduite, Pidcock peut grappiller des secondes précieuses. C’est exactement comme cela qu’il avait créé la différence en 2023.

Pidcock est l’un des derniers coursier à être convaincu que tout le monde peut être battu. Cette mentalité, couplée à une condition physique optimale, pourrait faire de lui l’antagoniste principal de Pogačar.

Wout van Aert (Visma-Lease a Bike) : le retour du guerrier blessé

Wout van Aert et les Strade Bianche, c’est une histoire d’amour qui remonte à 2020, année de son premier et unique succès sur les chemins blancs. Depuis, le Belge n’était plus revenu, mais son nom reste associé à l’épreuve comme celui d’un client sérieux.

Son début de saison 2026 a pourtant été chaotique : fracture de la cheville en janvier, puis gastro-entérite. Des aléas qui ont perturbé sa préparation. Mais van Aert n’est pas du genre à se chercher des excuses. Sa victoire d’étape sur le Giro 2025, devant Del Toro, à Sienne justement, prouve qu’il a toujours la côte sur ce terrain.

Le facteur Jorgenson : un atout dans la manche

Ce qui rend van Aert particulièrement dangereux, c’est la présence à ses côtés de Matteo Jorgenson. L’Américain, révélation des Classiques 2025, forme avec le Belge un duo capable de rivaliser avec le collectif UAE.

Le scénario idéal pour Visma-Lease a Bike ? Utiliser Jorgenson dans un premier temps pour user les équipiers de Pogačar, puis lâcher van Aert dans les derniers secteurs. Reste à savoir si le Belge a retrouvé toutes ses sensations après ses pépins physiques.

Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : le prodige français face au test ultime

À 19 ans, Paul Seixas est devenu en quelques semaines le phénomène du cyclisme français, et mondial. Ses récentes performances donnent le tournis : victoire sur la Faun Ardèche Classic avec une échappée solitaire à la Pogačar, et surtout, des victoires face à Juan Ayuso et João Almeida sur le Tour d’Algarve.

Son manager chez Decathlon, Dominique Serieys, n’a pas lésiné sur les superlatifs, le qualifiant de « Messie » et « l’Élu ». Une pression énorme sur les épaules d’un garçon qui fêtera ses 20 ans en fin de saison.

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L’expérience du cyclo-cross peut-elle compenser le manque de maturité ?

Strade Bianche est une course qui ne pardonne pas. Même Pogačar, dans ses jeunes années, avait terminé 30e en 2019 puis 13e en 2020, et 7e en 2021 avant de conquérir l’épreuve. Seixas possède un atout majeur : sa formation de cyclo-crossman. L’aisance sur les terrains meubles, la capacité à changer de rythme sur la boue, c’est un bagage précieux pour aborder les strade bianche.

Cependant, la distance et la gestion d’effort sur 200 kilomètres sont un tout autre défi. Un podium serait déjà un exploit retentissant. Une victoire relèverait du miracle, mais dans le sport, les miracles existent.

Les autres prétendants : qui peut créer la surprise ?

Au-delà du quatuor de tête, la liste des engagés regorge de talents capables de profiter d’un scénario de course favorable.

Ben Healy (EF Education-EasyPost) : le puncheur irlandais

Quatrième l’an dernier, Ben Healy incarne cette nouvelle génération de coureurs offensifs, capables de tout tenter de loin. Sa puissance sur les courtes ascensions en fait un client sérieux pour les secteurs finaux. Si la course se joue sur un faux rythme, l’Irlandais pourrait surprendre tout le monde. Ses résultats modestes du début de saison ne parlent pas en sa faveur.

Les vétérans : Egan Bernal, Pello Bilbao, Matej Mohorič

Egan Bernal (INEOS Grenadiers) retrouve progressivement son meilleur niveau. Vainqueur du Tour 2019 et du Giro 2021, le champion de Colombie sur route en titre possède une aisance naturelle sur le gravel. Sa septième place à la Faun Ardèche Classic montre une forme encourageante.

Pello Bilbao (Bahrain Victorious) est une valeur sûre : quatre top 10 en quatre participations, avec une constance remarquable. Son coéquipier Matej Mohorič, champion du monde de gravel, rêve d’ajouter Strade Bianche à son palmarès après ses 5e et 6e places.

La jeune garde : Lennert Van Eetvelt, Romain Grégoire

Lennert Van Eetvelt (Lotto Intermarché) sort du UAE Tour avec de bonnes jambes (6e). Romain Grégoire (Groupama-FDJ United), puncheur en pleine progression, récent vainqueur de la Drôme Classic, il cherche sa première grande victoire WorldTour sur une Classique. Une place d’honneur est à leur portée.

Qui pour défier Pogačar sur les Strade Bianche 2026 ?

Si l’on s’en tient à la logique, Tadej Pogačar est le favori absolu. Ses trois victoires, son maillot arc-en-ciel et sa domination sur ce terrain en font l’homme à battre. Pourtant, Strade Bianche n’obéit qu’à ses propres lois.

Trois scénarios pourraient permettre à un autre coureur de lever les bras :

Le scénario Pidcock : le Britannique suit l’attaque dans Monte Sante Marie et exploite sa technique pour créer un écart dans les descentes.

Le scénario van Aert : le Belge, porté par un collectif Visma-Lease a Bike au complet, profite d’un jour sans de Pogačar.

Le scénario Del Toro : Pogačar, en grand seigneur, offre la victoire à son jeune coéquipier mexicain.

Et vous, quel scénario voyez-vous se réaliser samedi ? Pensez-vous que Paul Seixas peut créer l’exploit pour sa première participation ? Réagissez en commentaires et partagez votre analyse des forces en présence.

Une certitude demeure : sur les strade bianche toscanes, le spectacle sera total. Rendez-vous samedi sur la Piazza del Campo pour connaître le successeur de Tadej Pogačar.

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Trofeo Laigueglia 2026 : Santiago Buitrago en solitaire, Romain Grégoire 2e

Santiago Buitrago (Bahrain Victorious) a mis fin à plus d’un an de disette en s’imposant en solitaire sur la 63e édition du Trophée Laigueglia. Dans un final électrique sur les routes du circuit final, le Colombien a utilisé la supériorité numérique de son équipe pour piéger un Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) intenable depuis dimanche. Récit d’un chef-d’œuvre tactique et d’une confirmation de forme avant les Strade Bianche.

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Le jour où Santiago Buitrago a transformé l’essai sur les rivages ligures

Le soleil de la Riviera ligure a souvent offert un théâtre d’ombres où se dessinent les premiers grands rendez-vous du printemps. Ce mercredi 4 mars 2026, sur les 192 kilomètres du Trofeo Laigueglia 2026, c’est une ombre, celle de Santiago Buitrago, qui a surgi pour occuper le devant de la scène. Le Colombien de 26 ans, longtemps considéré comme un pur grimpeur en devenir, a signé un succès de prestige qui en dit long sur sa mue. Mais au-delà de la victoire, c’est la manière et le scénario d’une course privée de diffusion télévisée (une aberration pour une épreuve de classe ProSeries qui restera comme une tâche dans l’organisation) qui ont retenu l’attention des observateurs.

Comment Santiago Buitrago a-t-il fait la différence dans le final ?

Le scénario de cette 63e édition a basculé dans le décor à couper le souffle de la Colla Micheri, ce mur de 1,9 km à 8,4% de moyenne devenu l’arbitre impitoyable de la course. À 35 kilomètres de l’arrivée, l’équipe EF Education-EasyPost a tenté de dynamiter la course pour Richard Carapaz, mais l’étincelle n’a pas pris. C’est pourtant de cette accélération qu’est né le groupe décisif. Dans l’ascension, un quatuor de choc s’est détaché : Romain Grégoire, le puncheur bisontin en état de grâce depuis sa victoire sur la Drôme Classic, et le redoutable duo de la Bahrain Victorious, composé de Santiago Buitrago et d’Antonio Tiberi, accompagnés de Quinten Hermans (Pinarello-Q36.5).

Leur objectif commun : revenir sur Louis Vervaeke (Soudal Quick-Step), le dernier rescapé d’une échappée matinale héroïque de 179 kilomètres. Mission accomplie à 19 kilomètres du but. C’est là que la course a vraiment commencé et que le rapport de force s’est inversé. Lâchant les deux Belges dans le deuxième passage de la Micheri, les trois hommes se sont retrouvés en tête. Le piège parfait pour Grégoire.

Le récit d’une attaque imparable à 10 kilomètres de l’arrivée

Romain Grégoire s’est alors retrouvé seul face à une équipe. Un face-à-face déséquilibré que les deux coureurs de la formation Bahreïnie ont exploité avec un cynisme de grands tacticiens. Dans l’avant-dernière ascension de la Colla Micheri, à 11 kilomètres de l’arrivée, Santiago Buitrago a porté l’estocade. Une accélération tranchante, ce que les Italiens appellent une « giclette », qui a immédiatement créé un écart.

La suite fut un long calvaire pour le Français de la Groupama-FDJ United. Constraint de mener la chasse avec Tiberi dans sa roue, refusant tout relais, il a vu la seconde d’avance de son rival colombien se transformer en 20 secondes au sommet du Capo Mele. Un écart trop important pour un puncheur lancé seul dans les dix derniers kilomètres plongeant vers Laigueglia.

Romain Grégoire, une deuxième place qui vaut de l’or ?

Si la victoire échappe au prodige français, sa prestation force le respect. Deuxième à Laigueglia après son succès sur la Drôme Classic, il confirme une forme étincelante. Sur la ligne, il devance Antonio Tiberi pour la deuxième marche du podium, un accessit qui soulève une question cruciale à six jours des Strade Bianche : Grégoire peut-il jouer la gagne face aux « principaux favoris » à Sienne ?

Le positif : Son punch dans les pentes courtes et sa pointe de vitesse, qui lui permet de dominer un rouleur-grimpeur comme Tiberi.

Le bémol : Sa relative naïveté tactique face à une équipe rompue aux exercices du final. Une expérience douloureuse mais formatrice.

Selon vous, Romain Grégoire a-t-il les armes pour s’imposer dès samedi sur les Strade Bianche face à des gars comme Pogacar, Del Toro ou Pidcock ? Le débat est lancé.

Les coulisses d’un succès : la stratégie parfaite de Bahrain Victorious

L’UAE Team Emirates-XRG, qui avait misé sur Antonio Morgado, a totalement raté le coche, laissant filer le bon coup. Pendant ce temps, dans la voiture de Bahrain Victorious, on préparait le piège depuis des kilomètres. L’équipe a joué un rôle collectif parfait :

Prise d’initiative : Tiberi et Buitrago s’immiscent dans le bon coup.

Gestion de l’effort : Ils roulent ensemble pour maintenir l’écart sur des poursuivants comme Morgado, Ulissi (XDS Astana) ou Garofoli (Soudal Quick-Step).

Le sacrifice pour le leader : Une fois Vervaeke et Hermans distancés, Tiberi se mue en équipier modèle, neutralisant Grégoire.

Le détonateur : Buitrago place l’attaque au moment idéal, dans la dernière difficulté.

« C’est ma première victoire en course d’un jour, et elle a un goût particulier car elle est construite sur l’intelligence collective » a sobrement commenté Santiago Buitrago après l’arrivée. Le Colombien, qui n’avait plus levé les bras depuis plus d’un an, prouve qu’il n’est pas qu’un grimpeur de courses à étapes. Il sera à surveiller de près sur Tirreno-Adriatico et le Tour de Catalogne.

Vidéo : Les images de l’arrivée et le résumé de la course

Même sans diffusion en direct, les réseaux sociaux et les sites spécialisés ont rapidement relayé les images de l’arrivée. On y voit Santiago Buitrago pénétrer seul dans les rues de Laigueglia, les bras levés vers un ciel redevenu clément. Derrière, Romain Grégoire anticipe le sprint pour la deuxième place, réglant facilement Antonio Tiberi.

Et maintenant ? Les prochains objectifs des protagonistes

Pour Santiago Buitrago, ce succès lance idéalement une campagne ambitieuse de courses par étapes d’une semaine. Pour Romain Grégoire, le repos n’existe pas. Samedi, c’est déjà l’heure du premier grand rendez-vous mondial : les Strade Bianche. Une course où sa pointe de vitesse et sa résistance sur les chemins blancs pourraient lui permettre de viser très haut. Verdict sur les routes blanches toscanes.

Classement complet du Trofeo Laigueglia 2026

  1. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious les 192 km en 4:38:50 (41,3 km/h)
  2. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +0:25
  3. TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
  4. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +0:40
  5. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +0:44
  6. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
  7. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  9. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  10. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  11. ARANBURU ALEX, Soudal Quick-Step m.t.
  12. GAROFOLI GIANMARCO, Cofidis m.t.
  13. BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  14. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  15. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber +0:45
  16. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  17. MONIQUET SYLVAIN, Cofidis +1:02
  18. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
  19. LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
  20. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  21. COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +1:18
  22. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA +1:37
  23. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  24. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
  25. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  26. DE CASSAN DAVIDE, General Store – Essegibi – F.Lli Curia +1:38
  27. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  28. STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  29. CARAPAZ RICHARD, EF Education – EasyPost m.t.
  30. OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious m.t.
  31. PORTER RUDY, Team Jayco AlUla m.t.
  32. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +2:44
  33. PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +2:45
  34. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  35. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
  36. CRUZ EDWARD, Bardiani CSF 7 Saber +2:59
  37. VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +3:01
  38. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +3:13
  39. UMBA SANTIAGO, Solution Tech NIPPO Rali +3:14
  40. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  41. PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets m.t.
  42. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +3:15
  43. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +4:54
  44. HERREÑO MARTIN SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  45. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +5:01
  46. VESCO LEONARDO, Biesse – Carrera – Premac m.t.
  47. BRACALENTE DIEGO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  48. SCALCO MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  49. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  50. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +5:04
  51. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort +7:01
  52. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost +7:02
  53. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  54. D’AIUTO FILIPPO, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  55. FIETZKE PAUL, Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies m.t.
  56. MARTINELLI ALESSIO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  57. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  58. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
  59. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  60. MIFSUD ANDREA, Team Polti VisitMalta m.t.
  61. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
  62. BAIS DAVIDE, Team Polti VisitMalta m.t.
  63. FABBRO MATTEO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  64. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  65. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  66. GRANGER BEN, Solution Tech NIPPO Rali +7:03
  67. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta +8:49
  68. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.
  69. GRENAÆ ALFRED, General Store – Essegibi – F.Lli Curia +9:09
  70. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +9:10
  71. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  72. COVILI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  73. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché m.t.
  74. DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
  75. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA +9:11
  76. GIULIANO DARIO, Team Polti VisitMalta m.t.
  77. CRETTI LUCA, MBH Bank CSB Telecom Fort +9:12
  78. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  79. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  80. CÔTÉ PIER-ANDRÉ, NSN Cycling Team +10:10
  81. PIRAS ANDREA, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  82. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +10:11

82 coureurs classés sur 160 partants.

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Strade Bianche 2026 : Tadej Pogacar vise un 4e sacre record, notre analyse

Ce samedi 7 mars, les Strade Bianche soufflent leurs 20 bougies. Pour l’occasion, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) fait sa rentrée. L’objectif ? Une quatrième victoire qui le sacrerait seul recordman de l’épreuve, devant Fabian Cancellara. Mais avec un parcours légèrement remodelé et une concurrence affûtée, le scénario idyllique est-il si écrit d’avance ? Plongée dans les enjeux d’un samedi qui s’annonce explosif.

Lire aussi : Strade Bianche 2026 : Paul Seixas peut-il défier Tadej Pogacar ?

Tadej Pogacar peut-il (encore) réécrire l’histoire sur les chemins blancs ?

L’hiver a été long pour les fans de cyclisme. Heureusement, le printemps toscan et ses chemins blancs sont là pour réchauffer les cœurs. Ce samedi, la 20e édition des Strade Bianche sonne non seulement le grand retour des Classiques, mais aussi celui de l’homme qui a redéfini les limites du cyclisme et du sport ces dernières années. Après avoir passé plus de quatre mois et demi à « encourager depuis son canapé » comme il le dit lui-même, Tadej Pogačar s’apprête à enfiler son maillot arc-en-ciel pour la première fois en 2026. Et comme à son habitude, le Slovène voit les choses en grand : une quatrième victoire à Sienne pour devenir l’unique détenteur du record de l’épreuve.

Pourquoi cette édition 2026 est-elle si spéciale pour Pogačar ?

La chasse au record de Fabian Cancellara

Pour les puristes, les records sont l’essence même du sport. Et sur les Strade Bianche, le « patron » s’appelait jusqu’ici Fabian Cancellara. Le Suisse, triple vainqueur (2008, 2012, 2016), régnait en maître sur les routes blanches, imposant sa puissance de rouleur. Mais depuis 2022, un nouveau maître a élu domicile en Toscane. En s’imposant cette année-là, puis en 2024 et 2025, Pogačar est venu égaler la légende suisse. Une quatrième victoire samedi ne serait pas qu’une ligne de plus à un palmarès déjà stratosphérique : ce serait un changement de garde définitif, l’acte fondateur qui ferait de lui le détenteur absolu d’un monument moderne du cyclisme.

Le saviez-vous ? En 2025, pour célébrer son troisième succès, les organisateurs ont nommé un secteur de gravier en son honneur : le secteur de Colle Pinzuto porte désormais officiellement son nom. Une consécration avant l’heure.

Un programme de course unique en 2026

Ce qui frappe dans la saison de Pogačar, c’est son ambition démesurée. Les Strade Bianche ne sont pas un simple objectif de printemps, c’est la rampe de lancement d’un programme qui frôle la démesure. Après Sienne, il enchaînera avec Milan-SanRemo (le 21 mars), puis le Ronde avec le Tour des Flandres (5 avril) et l’Enfer du Nord Paris-Roubaix (12 avril), avant de conclure son printemps sur Liège-Bastogne-Liège (26 avril). S’ensuivront le Tour de Romandie et le Tour de Suisse, pour préparer l’inévitable objectif : un cinquième Tour de France (du 4 au 26 juillet). Un calendrier de baroudeur qui prouve que le Slovène ne se contente pas de gagner, il veut marquer chaque course de son empreinte.

Le parcours 2026 : un léger virage stratégique

Moins de gravier, plus d’intensité ?

C’est l’une des grandes discussions du moment dans le peloton. Le parcours des Strade Bianche 2026 a été modifié. Deux secteurs de gravier, La Plana et Serravalle, ont été retirés, réduisant la distance totale sur les « sterrati » de 80 à 64 kilomètres, répartis sur 14 secteurs. À première vue, une course moins dure. Mais l’expert voit plus loin. En supprimant ces secteurs, le parcours gagne en densité. L’énergie sera conservée pour les secteurs clés, où les écarts se creusent véritablement.

Le juge de paix reste le même : Avec 70 kilomètres à parcourir après le secteur de Monte Sante Marie, c’est toujours là que Pogačar a construit ses plus beaux exploits. La question est : cette légère « détente » du parcours va-t-elle permettre à des rouleurs-puncheurs de rester plus longtemps au contact, ou au contraire, offrir un terrain de jeu encore plus propice aux attaques éclairs du Slovène ?

Le final explosif : L’enchaînement Colle Pinzuto – Le Tolfe, à une trentaine de bornes de l’arrivée, reste le moment clé. C’est un filtre impitoyable où la puissance pure ne suffit plus ; il faut de l’explosivité et une gestion d’effort parfaite.

L’armada UAE Team Emirates XRG au complet

Une équipe taillée pour le scénario Pogacar

Pour cette quête historique, le champion du monde ne sera pas seul. L’UAE Team Emirates XRG aligne une formation de luxe, comme le rapporte le communiqué de l’équipe. Aux côtés de Pogačar, on retrouve des hommes de devoir et des talents bruts. Le plus surveillé d’entre eux sera sans doute Isaac Del Toro. Le Mexicain, vainqueur du général et de deux étapes sur le dernier UAE Tour, arrive lancé comme une fusée. Deuxième du Giro l’an passé, il représente un atout majeur. Capable de durcir la course très tôt ou de prendre les devants si un scénario catastrophe arrivait, il est l’incarnation de la nouvelle génération dorée de l’équipe.

Le reste de la composition de l’équipe UAE est un mélange d’expérience et de jeunesse :

Jan Christen : Vainqueur du UAE Tour, 2e de l’Ardèche Classic, le Suisse de 21 ans est punchy et prometteur.

Felix Großschartner & Domen Novak : Les lieutenants de luxe, prêts à contrôler le peloton.

Florian Vermeersch & Kevin Vermaerke : Des coureurs polyvalents, capables de briller sur ce terrain.

Les adversaires : Van Aert et les autres peuvent-ils renverser le roi ?

Tadej Pogačar le concède lui-même dans le communiqué : « Nous nous attendons à des adversaires redoutables. » Le plateau est en effet relevé. Le retour le plus attendu est celui de Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike), absent depuis deux ans. Le Belge, vainqueur en 2020, cherchera à prouver que sa polyvalence lui permet encore de rivaliser sur ce terrain devenu très montagneux.

Mais attention aux autres prétendants. Le palmarès de l’épreuve regorge de noms prestigieux (Alaphilippe, Van der Poel, Pidcock) et cette année ne déroge pas à la règle. On surveillera aussi la freshersité de jeunes comme Paul Seixas ou Thymen Arensman, qui pourraient profiter de la marque de fabrique Pogačar pour créer la surprise.

Le verdict de notre rédaction : vers un quatrième sacre ou une surprise ?

La fraîcheur et l’appétit du champion

Il est tentant de croire que le scénario est écrit. Pogačar a prouvé par le passé qu’il pouvait gagner de toutes les manières : par une attaque au long cours (2024), ou par un retour phénoménal après une chute (2025). Sa fraîcheur est un atout indéniable. Alors que d’autres ont déjà une course dans les jambes (comme sur l’Omloop), lui débarque en Toscane avec l’appétit et la fraîcheur d’un coureur qui débute sa saison. Comme il le dit : « C’est ma première course de la saison, et j’espère bien démarrer. »

Mais le cyclisme est un sport vivant. La modification du parcours, la pression du statut de champion du monde et l’effet de « cible dans le dos » pourraient-ils jouer en sa défaveur ? Les équipes concurrentes ont eu tout l’hiver pour préparer un plan anti-Pogacar.

Une question à vous, passionnés : Selon vous, quel adversaire a le profil idéal pour contrer Tadej Pogačar sur ce parcours 2026 ? Wout van Aert peut-il vraiment rivaliser après deux ans d’absence ?

Notre avis

Sur la forme pure, Tadej Pogačar est au-dessus du lot. L’UAE Tour éclatant d’Isaac Del Toro prouve que la préparation de l’équipe est optimale. Si le Slovène aborde cette course sans pression, qu’il se fait plaisir, il est très difficile de ne pas le voir lever les bras sur la Piazza del Campo. Samedi, il ne vise pas seulement une victoire, il vise une place dans l’histoire, seul au sommet. Et quand Pogačar a un record en ligne de mire, il est rarement décevant.

Notre pronostic : Une quatrième victoire pour Pogačar, qui lèvera les bras sur la ligne, inscrivant son nom comme l’unique détenteur du record des Strade Bianche.

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Trofeo Laigueglia 2026 : parcours, favoris et diffusion TV en direct

Ce mercredi 4 mars, la Ligurie donne le coup d’envoi de son printemps cycliste. Mais attention : le Trofeo Laigueglia 2026 n’est plus une simple course de reprise. Avec un parcours durci, une startlist digne d’une Classique WorldTour et l’absence du tenant du titre, cette 63e édition s’annonce comme un combat de gladiateurs où se dessineront les hiérarchies pour Milan-SanRemo. Plongée au cœur d’une course qui a retrouvé ses lettres de noblesse.

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Pourquoi le Trofeo Laigueglia 2026 est devenu le juge de paix avant Sanremo

Il y a encore cinq ans, le Trofeo Laigueglia traînait cette réputation un peu triste de course de « préparation » que les stars traversaient sans forcer. Un ronron méditerranéen. Puis est venue l’étincelle. En 2024, Lenny Martinez y décrochait son troisième bouquet professionnel. L’an passé, Juan Ayuso (désormais coureur chez Lidl-Trek) réglait au sprint un Christian Scaroni transfiguré. La course a changé de dimension. Pour cette édition 2026, elle confirme son statut de véritable « Classic » italienne d’ouverture. Oubliez l’idée d’un peloton qui musarde : ici, on ne fait pas de cadeau.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

192 kilomètres de pur punch ligure : que faut-il savoir du parcours 2026 ?

L’organisation a frappé un grand coup pour cette 63e édition. Fini le départ traditionnel de Laigueglia, place à l’innovation avec un premier coup de pédale donné depuis Albenga, sur la Piazza San Michele. Un symbole fort pour dire que la course se réinvente sans renier son ADN. Au menu : 192 kilomètres et 2 900 mètres de dénivelé positif. Une constante douleur pour les organismes.

Dès le kilomètre 40, on entre dans le vif du sujet avec l’enchaînement des trois « Capi » (Mele, Cervo, Berta), ces promontoires rocheux qui surplombent la Méditerranée. Mais la première déclaration de guerre intervient plus tôt que prévu. La Cipressa (5,6 km à 4,1%) est abordée dès la première heure de course. Un clin d’œil appuyé à Milan-SanRemo, mais aussi un piège tendu aux sprinters et aux coureurs distraits. S’en suivront la Colla Micheri, le Testico et la Cima Paravenna.

La Colla Micheri, l’implacable juge de paix

Si le parcours emprunte des routes de la Primavera, c’est bien le circuit local qui fait la spécificité du Trofeo. Fini le grand écart : les coureurs vont désormais se jauger sur un terrain qu’ils connaîtront par cœur. La clé de voûte du dispositif, c’est la Colla Micheri. Cette ascension de 1,9 km à 8,2% (avec des pentes au-delà des 10%) n’a rien d’un col alpin, mais sa répétition en fait un véritable supplice chinois.

L’an dernier, elle était escaladée trois fois. En 2026, avec quatre ascensions, elle reste au cœur du final, et son positionnement est encore plus stratégique :

Une première ascension pour échauffer les organismes (Km 81)

Une deuxième ascension pour tester les jambes (Km 161)

Une troisième pour saigner les poursuivants (Km 172)

Une quatrième, fatale, à seulement 8 kilomètres de l’arrivée (Km 183)

C’est dans ce dernier passage que tout va se jouer. La pente est idéale pour une attaque en force d’un rouleur-puncheur ou pour un coup de bordure astucieux. La descente rapide vers Laigueglia et le front de mer du Corso Badarò offrent ensuite un final où seul le plus fort – ou le plus malin – pourra lever les bras.

Selon nos données et statistiques, la répétition de l’effort sur la Colla Micheri est sans appel : sur les cinq dernières éditions, le vainqueur est systématiquement sorti du peloton lors de l’avant-dernière ou de la dernière ascension.

Qui sont les favoris du Trofeo Laigueglia 2026 ?

Avec 24 équipes au départ (dont 9 WorldTeams), la bagarre s’annonce somptueuse. L’absence de Juan Ayuso (en préparation pour Paris-Nice), vainqueur sortant, laisse un trône vacant, mais les prétendants au titre sont nombreux et affûtés. Voici notre analyse des forces en présence.

Le top favori : Antonio Morgado (UAE Team Emirates XRG)

Le jeune Portugais a notre légère préférence. Ses deux victoires sur la Figueira Champions Classic et le Trofeo Clavia ne sont pas un hasard : il possède ce punch, cette explosivité sur les pentes courtes qui fait la différence sur la Colla Micheri. De plus, il est épaulé par un Benoît Cosnefroy (⭐) qui connaît la musique des classiques françaises et italiennes. Si la course arrive au sprint dans un petit groupe, Morgado a l’avantage. Son début de saison est flamboyant, et UAE semble en faire son leader pour les « Ardennaises » de la Méditerranée. Cependant, les résultats de son WE très modeste sur les Boucles Drôme Ardèche (47e et 101e) nous interroge…

Le trio de tête (⭐⭐⭐)

Derrière le Portugais Morgado, trois hommes se détachent dans un mouchoir de poche :

Christian Scaroni (XDS Astana) : Deuxième l’an dernier, l’Italien est en feu en ce début de saison. Il a déjà signé trois victoires dont le Tour of Oman. Il connaît la moindre ondulation du bitume ligure. XDS Astana aligne également une équipe solide avec Nicola Conci et Diego Ulissi. Scaroni a faim et voudra prendre sa revanche. Sa forme actuelle en fait l’un des tout premiers favoris.

Romain Grégoire (Groupama-FDJ) : Le Français est un phénomène de précocité. Vainqueur de la Drôme Classic dimanche, il enchaîne les résultats avec une confiance absolue. Son problème ? Parfois un manque de « vice » dans le final, mais son explosivité pure est un atout monstre. Sur ce type de parcours, il est taillé pour gagner. S’il est dans le coup à 5 bornes de l’arrivée, il sera difficile à battre.

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) : Le talentueux italien sort d’une superbe performance sur l’UAE Tour (2e du GC et une victoire d’étape au sommet de Jebel Mobrah) Certains observateurs estiment que le parcours ne lui est pas totalement favorable, mais nous pensons le contraire. Sa capacité à enchaîner les efforts et son niveau de performance dans les descentes peuvent lui permettre de créer un écart décisif. C’est l’un des outsiders les plus sérieux.

Les étrangers à surveiller et le cas Carapaz (⭐⭐)

Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling) : Avec Michael Storer (⭐) dans la même équipe, Tudor a une double carte à jouer. Hirschi est un client redoutable sur ce type de bosses courtes. Il sera revanchard après une saison 2025 en demi-teinte. Son début de saison ne parle cependant pas en sa faveur. Il fait preuve de régularité, mais bien loin de son tout meilleur niveau.

Alex Aranburu (Cofidis) : Sa 8e place sur la Drôme Classic et sa régularité en Andalousie (6e) montrent qu’il est en forme. L’espagnol est un client pour les sprints en petit comité.

Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) : La question est sur toutes les lèvres : « Carapaz peut-il gagner dès sa première course de la saison ? » Son punch est toujours là, mais une reprise est une reprise. Il pourrait manquer de ce « jus » dans le final pour suivre l’accélération de Morgado ou Grégoire. Cependant, il a l’expérience et le talent pour surprendre. On le voit davantage dans le Top 5 que sur la plus haute marche.

Les 160 partants et les outsiders à ne pas manquer

Au-delà des favoris, le cru 2026 regorge de talents capables de créer la surprise. Gardez un œil sur Marco Brenner (Tudor), qui confirme son retour au premier plan, et sur le champion d’Italie Filippo Conca (Team Jayco AlUla), toujours dangereux sur ses terres, mais qui sort de trois abandons successifs.

Côté français, David Gaudu (Groupama-FDJ United) est l’inconnue de luxe. Capable du meilleur comme du pire, son état d’esprit du jour sera déterminant. S’il a la grinta, il peut marcher sur tout le monde. Enfin, impossible d’ignorer Santiago Buitrago (Bahrain Victorious), lieutenant de luxe pour Tiberi, mais capable de prendre ses propres responsabilités si la course le permet.

On regrettera l’absence de la pépite de 19 ans Lorenzo Finn (Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies), champion du monde sur route U23 et Junior, malgré une déception en Sardaigne (35e).

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Laigueglia 2026 ?

XDS Astana Team (WT) ✅
1, SCARONI, Christian
2, CONCI, Nicola
3, SCHRETTL, Marco
4, SCALCO, Matteo
5, TONEATTI, Davide
6, ULISSI, Diego
7, VELASCO, Simone

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
11, MORGADO, António
12, COSNEFROY, Benoît
13, GROßSCHARTNER, Felix
14, NOVAK, Domen
15, PERICAS, Adrià
17, VERMAERKE, Kevin

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
21, STORER, Michael
22, HIRSCHI, Marc
23, BRENNER, Marco
24, ERIKSSON, Jacob
25, SUTER, Joel
26, THALMANN, Roland
27, WIRTGEN, Luc

Bahrain – Victorious (WT) ✅
31, TIBERI, Antonio
32, BUITRAGO, Santiago
33, ERMAKOV, Roman
34, KEPPLINGER, Rainer
35, OMRZEL, Jakob
36, STOCKWELL, Oliver
37, BORREMANS, Kasper

Soudal Quick-Step (WT) ✅
41, GAROFOLI, Gianmarco
42, LECERF, Junior
44, VANSEVENANT, Mauri
45, VERVAEKE, Louis
46, SCHOOFS, Jasper
47, SOENENS, Viktor

Lotto Intermarché (WT) ✅
51, ROTA, Lorenzo
52, GUALDI, Simone
54, FOX, Matthew
55, SLOCK, Liam
56, ZIMMERMANN, Georg
57, EEMAN, Kamiel

Team Jayco AlUla (WT) ✅
61, CONCA, Filippo
62, COVI, Alessandro
63, DE PRETTO, Davide
66, PORTER, Rudy
67, VENDRAME, Andrea

Groupama – FDJ United (WT) ✅
71, GAUDU, David
72, BRAZ AFONSO, Clément
73, DONNENWIRTH, Tom
74, GRÉGOIRE, Romain
75, PALENI, Enzo
76, ROCHAS, Rémy
77, FOUCHER, Esteban

EF Education – EasyPost (WT) ✅
81, HONORÉ, Mikkel Frølich
82, NERURKAR, Lukas
83, BATTISTELLA, Samuele
84, QUINN, Sean
85, CARAPAZ, Richard
86, RAFFERTY, Darren
87, LEONARD, Michael

NSN Cycling Team (WT) ✅
91, FRIGO, Marco
92, CÔTÉ, Pier-André
93, NEILANDS, Krists
94, PINARELLO, Alessandro
95, SCHULTZ, Nick
96, SMITH, Dion
97, STRONG, Corbin

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
101, MAIRE, Adrien
102, PETER, Jannis
103, VERSCHUREN, Killian
104, EIKING, Odd Christian
105, MERIS, Sergio
106, GELEIJN, Owen
107, POELS, Wout

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
111, OLDANI, Stefano
112, BARCELÓ, Fernando
113, CASTELLON, Jan
114, CORRES, Gorka
115, LÓPEZ, Joseba
116, LOSPITAO, Pablo
117, IBÁÑEZ, Javier

Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies (CT) ✅
122, DONATI, Davide
123, BLANC, Gustave
124, BOCK, Max
125, FIETZKE, Paul
126, PUTZ, Sebastian
127, SCHOONVELDE, Gijs

TotalEnergies (PRT) ✅
131, BURGAUDEAU, Mathieu
132, DELETTRE, Alexandre
133, BONNET, Thomas
134, DOUBEY, Fabien
135, LE BERRE, Mathis
136, RETAILLEAU, Valentin
137, VERCHER, Mattéo

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
141, BAIS, Davide
142, BAIS, Mattia
143, BELLETTA, Dario Igor
144, CRESCIOLI, Ludovico
145, MIFSUD, Andrea
146, GIULIANO, Dario
147, TONELLI, Alessandro

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
151, UMBA, Santiago
152, BONNEU, Kamiel
153, FABBRO, Matteo
154, GRANGER, Ben
155, IACCHI, Alessandro
156, PIRAS, Andrea
157, VERRANDO, Luca

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
161, MASNADA, Fausto
162, BRACALENTE, Diego
163, GRUSZCZYŃSKI, Filip
164, FANCELLU, Alessandro
165, CRETTI, Luca
166, VALENT, Márk
167, VERRE, Alessandro

Cofidis (PRT) ✅
171, ARANBURU, Alex
172, MAISONOBE, Sam
173, ZAMPERINI, Edoardo
174, CARR, Simon
175, JOALLAND, Yaël
176, MEEHAN, Jamie
177, MONIQUET, Sylvain

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
181, BADILATTI, Matteo
182, BAX, Sjoerd
183, CALZONI, Walter
184, CAMPRUBÍ, Marcel
185, HERMANS, Quinten
187, DONOVAN, Mark

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
191, COVILI, Luca
192, CRUZ, Edward
193, HERREÑO, Martin Santiago
194, MARTINELLI, Alessio
195, PALETTI, Luca
196, TOLIO, Alex
197, TURCONI, Filippo

Biesse – Carrera – Premac (CT) ✅
201, BICELLI, Michele
202, LEALI, Stefano
203, ROSSI, Nicola
204, TRAVELLA, Nicholas
205, SLESARENKO, Ilya
206, VESCO, Leonardo
207, ZUMSTEG, Nicola

General Store – Essegibi – F.Lli Curia (CT) ✅
211, NEMBRINI, Diego
212, MENSHOV, Ivan
213, GRENAAE, Alfred
214, BOSIO, Tommaso
216, D’AIUTO, Filippo
217, DE CASSAN, Davide

Petrolike (CT) ✅
221, CALLEJAS, Edison Alejandro
222, QUINTERO, Juan Diego
223, PONOMAR, Andrii
224, PRIETO, José Juan
225, PRIETO, José Antonio
226, ZARATE, Michael
227, VILLA, Giacomo

Beltrami TSA Tre Colli (CT) ✅
231, BIANCALANI, Andrea
232, BELLERI, Michael
233, PERANI, Riccardo
234, ROSSI, Leonardo
235, TELA, Raffaele
236, BUONGIORNO, Simone
237, MONTANARI, Lorenzo

Diffusion TV : comment suivre le Trofeo Laigueglia 2026 en direct ?

Pour les puristes et les amoureux du cyclisme italien, la bonne nouvelle, c’est que la course sera largement accessible.

La retransmission en direct débutera à 14h30 sur Eurosport 1. C’est le moment où la course entre dans son circuit final décisif. Vous ne manquerez rien des trois derniers passages sur la Colla Micheri.

Pour ceux qui préfèrent le streaming, la course sera également disponible sur la plateforme HBO Max, avec le même signal et les commentaires experts de la chaîne.

Date : Mercredi 4 mars 2026

Départ réel : 11h00 (d’Albenga)

Arrivée estimée : Vers 16h05 (à Laigueglia)

Direct TV : 14h30 sur Eurosport 1

Direct Streaming : HBO Max

Verdict et pronostic

Le Trofeo Laigueglia 2026 s’annonce comme un duel générationnel entre la fougue de Romain Grégoire et la puissance de Christian Scaroni, avec en embuscade le cannibale en devenir Antonio Morgado. La météo, souvent capricieuse sur la côte en mars, pourrait aussi ajouter une couche de piment. Une chose est sûre : le vainqueur de cette 63e édition portera un maillot de leader avant les Strade Bianche et abordera Milan-Sanremo avec un statut différent.

Notre pronostic : Victoire d’Antonio Morgado (UAE Team Emirates XRG) dans un sprint à 5 coureurs, devant Romain Grégoire et Christian Scaroni.

Et vous, qui voyez-vous l’emporter sur les routes de Ligurie ? La jeunesse de Grégoire, la ténacité de Scaroni ou l’expérience de Carapaz ? Venez débattre dans les commentaires !

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Ename Samyn Classic 2026 : Jordi Meeus s’impose, la malédiction Van Aert continue

Il y a des scénarios qui échappent à toute logique. Sur les routes du GP Samyn, entre Quaregnon et Dour, la raison voulait que le plus fort l’emporte. Mais le cyclisme, surtout sur les pavés wallons, se nourrit d’irrationnel. Alors que Wout Van Aert voyait une nouvelle fois la poisse s’acharner sur lui (crevaison fatale à 10 km), et que le prodige norvégien Per Strand Hagenes touchait la victoire du bout du doigt, c’est finalement Jordi Meeus, le sprinteur lancé comme un boulet de canon, qui est venu cueillir sa première victoire de la saison sur la ligne de Dour. Retour sur une classique belge au scénario haletant.

Lire aussi : Strade Bianche 2026 : Paul Seixas peut-il défier Tadej Pogacar ?

Jordi Meeus, le justicier du Samyn, brise l’élan d’Hagenes et le cœur de Wout

L’arrivée de l’Ename Samyn Classic 2026 restera dans les annales comme l’une des plus cruelles et des plus spectaculaires de la décennie. Sur le petit circuit local de Dour, après 203,8 kilomètres d’une bataille rangée sur les secteurs pavés du Borinage, le dernier kilomètre a été un théâtre de passions contradictoires. D’un côté, l’effondrement d’un jeune espoir, Per Strand Hagenes (Visma-Lease a Bike), repris à 500 mètres de la ligne après 30 kilomètres d’un raid solitaire héroïque. De l’autre, la résurrection d’un sprinteur taiseux, Jordi Meeus (Red Bull-Bora-Hansgrohe), qui a surgi de la boîte pour offrir à son équipe un succès de prestige. Et en toile de fond, l’image d’un champion, Wout Van Aert, une nouvelle fois victime d’une crevaison assassine, symbole d’un début de saison 2026 placé sous le signe de la malédiction. Plongeons au cœur de cette 58e édition.

Comment Jordi Meeus a-t-il fait la différence dans un final aussi décousu ?

La question mérite d’être posée. Comment un sprinteur, habituellement porté par un train parfaitement huilé, peut-il s’imposer sur une course où le scénario part en vrille dans les 30 derniers kilomètres ? La réponse tient en deux mots : gestion et opportunisme.

L’importance du positionnement dans le dernier kilomètre

Dans un sprint massif mais réduit, le placement est reine. Alors que Hagenes était repris, la confusion était totale. C’est là que l’expérience de Meeus a parlé. Selon les données et statistiques recueillies, le Belge de 27 ans a lancé son effort à environ 250 mètres de la ligne, un choix risqué mais payant. Il a su se glisser dans la roue de Florian Sénéchal (Alpecin Premier Tech) avant de piquer sur la gauche.

Là où ses adversaires ont hésité, Meeus a accéléré. Sa « giclette », comme on dit dans le jargon, a été irrésistible. Il a littéralement explosé le peloton, devançant nettement Laurenz Rex (Soudal Quick-Step) et Hugo Hofstetter (NSN). Une démonstration de puissance pure qui rappelle que Meeus, vainqueur sur les Champs-Élysées en 2023, est bien plus qu’un simple sprinteur de second plan. C’est un puncheur-sprinteur, un profil idéal pour des classiques comme celle-ci.

Question aux puristes : À votre avis, ce succès au Samyn peut-il être le déclencheur d’une grande campagne de classiques pour Jordi Meeus, ou restera-t-il un feu de paille sur des courses de moindre standing par rapport à un Monument ?

Le numéro de Per Strand Hagenes : folie de jeunesse ou erreur tactique de Visma-Lease a Bike ?

Impossible d’évoquer cette édition sans saluer l’audace de Per Strand Hagenes. À 22 ans, le Norvégien a eu les cojones de tenter un truc de costaud. Parti à 30 bornes du but sur le secteur pavé de la Rue de Belle Vue, il a compté jusqu’à 30 secondes d’avance. Son profil de rouleur-puncheur, combiné à une technique irréprochable sur les pavés, lui a permis de croire en l’exploit.

Mais cette attaque, si elle fut héroïque, pose question. Avait-elle pour but de préparer le terrain pour un retour de Wout Van Aert ? Ou était-ce un coup de poker personnel ? Dans le feu de l’action, on a vu les coéquipiers de Hagenes, notamment dans le groupe de chasse, lever le pied, comme pour ne pas compromettre son avance. Hagenes a manqué de forces dans la dernière difficulté, la Côte des Nonnettes, et a été avalé par un peloton lancé à pleine vitesse par Cofidis puis Red Bull. Une cruelle désillusion.

Wout Van Aert, l’homme qui attirait les coups durs : analyse d’une poisse sans fin

On pensait la malédiction levée après son stage en altitude. Que nenni. Le début de saison 2026 de Wout Van Aert est un chemin de croix. Opération de la cheville en janvier, maladie avant le Nieuwsblad, et maintenant cette crevaison à 10 kilomètres de l’arrivée sur le Samyn. C’est à se demander si le Belge n’a pas croisé un chat noir en traversant la route.

Une crevaison à 10km de l’arrivée, le tournant de la course

Tout roulait pourtant pour Visma-Lease a Bike. Ils avaient un homme à l’avant (Hagenes), le peloton était sous contrôle, et Van Aert semblait tranquille, bien calé dans la roue de ses équipiers. Et puis, le drame. Une crevaison de la roue arrière. Le changement de vélo avec son coéquipier Pietro Mattio fut laborieux, la monture de l’Italien étant trop grande pour lui. Il a dû s’arrêter une seconde fois. C’en était fini de ses illusions.

Cette image est terrible. Elle résume le contraste entre la puissance brute du coureur et la fragilité de son environnement mécanique. Pour sa reprise, après des mois de préparation, Van Aert repart avec un goût d’inachevé et une frustration immense. Il a bien tenté de rassurer sur sa condition, en étant présent à l’avant dans les moments clés, mais le résultat est là : zéro pointé.

Vidéo : Les images fortes de la victoire de Meeus et la mésaventure de Van Aert

Revivez les 5 derniers kilomètres de l’Ename Samyn Classic 2026 en intégralité. La chasse à Per Strand Hagenes, la crevaison fatale de Wout Van Aert, et l’emballage final victorieux de Jordi Meeus. Les images d’une classique belge de légende.

Les enseignements du Samyn avant Gand-Wevelgem

Cette Ename Samyn Classic 2026 nous a offert un condensé de ce qui fait le sel du cyclisme belge : de la boue, des pavés, des attaques de barjots et du suspense jusqu’au dernier mètre. Si Jordi Meeus lance parfaitement sa saison et s’affirme comme un homme à suivre pour les semi-classiques, la forme étincelante de son équipe Red Bull-Bora, avec un Tim Van Dijke également dans le top 10, est un signal fort envoyé à la concurrence.

Pour Visma-Lease a Bike, c’est la douche froide. La condition est là, la stratégie aussi, mais la réussite fuit l’équipe. Hagenes a prouvé qu’il avait l’étoffe des grands, mais l’absence de Van Aert dans le final a privé la course d’un duel au sommet. Rendez-vous est pris pour Gand-Wevelgem, où on espère voir WVA, cette fois, épargné par les sorts.

Classement complet de l’Ename Samyn Classic 2026

  1. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe les 203,8 km en 4:24:42 (46,2 km/h)
  2. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step m.t.
  3. HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
  4. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  5. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  6. GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
  7. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
  8. SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  9. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
  10. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  11. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
  13. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  14. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  15. STANNARD ROBERT, Bahrain – Victorious m.t.
  16. SOMMER JAN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  17. VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
  18. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  19. DUNWOODY SETH, Bahrain – Victorious m.t.
  20. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  21. VAN BELLE LOE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  22. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix m.t.
  23. DARBELLAY VALENTIN, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  24. HANNES VICTOR, Aarco m.t.
  25. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  26. BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
  27. TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
  28. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
  29. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
  30. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  31. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  32. GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
  33. KERCKHAERT JOCHEM, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  34. VERMOOTE JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
  35. DOCKX GILLES, Aarco m.t.
  36. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  37. SANTY ARNE, Tarteletto – Isorex m.t.
  38. TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
  39. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  40. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  41. VAN TRICHT STAN, Soudal Quick-Step m.t.
  42. VANGHELUWE WARRE, Soudal Quick-Step m.t.
  43. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  44. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  45. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  46. VAN KERCKHOVE MATISSE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  47. HUPPERTZ JOSHUA, Team Lotto Kern-Haus Outlet Montabaur m.t.
  48. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  49. HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike +1:30
  50. DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step m.t.
  51. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  52. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  53. VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  54. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United +1:38
  55. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  56. ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious m.t.
  57. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:46
  58. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
  59. AGNOLETTO BLAKE, Groupama – FDJ United m.t.
  60. VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike +1:57
  61. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise +2:00
  62. VISSER GUILLAUME, EEW-VDK Cyclingteam m.t.
  63. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  64. BRONSWIJK MIKE, EEW-VDK Cyclingteam m.t.
  65. WATTS KIAAN, NSN Cycling Team m.t.
  66. VAN DEN BROEK AXEL, Aarco m.t.
  67. VERBRUGGHE JENS, NSN Cycling Team m.t.
  68. MCKAY JAMES, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
  69. CROCKETT FINN, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  70. JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team m.t.
  71. TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
  72. BAGUELIN JOCELYN, Aarco m.t.
  73. MOONEN ZENO, Tarteletto – Isorex m.t.
  74. RADCLIFFE GEORGE, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
  75. DHAEYE ENRICO, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
  76. VAN PETEGEM AXANDRE, Tarteletto – Isorex m.t.
  77. ZABELINSKIY BOGDAN, Aarco m.t.
  78. VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL m.t.
  79. BOLLE BERT, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  80. LAURYSSEN YORBEN, Tarteletto – Isorex m.t.
  81. MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
  82. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  83. BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
  84. WOETS MATTANJA, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  85. DUPONT TIMOTHY, Tarteletto – Isorex m.t.
  86. SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step m.t.
  87. MAAS MARIJN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  88. MAAS JAN, Cofidis m.t.
  89. COPPENS MICHIEL, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  90. KOGUT ODED, NSN Cycling Team m.t.
  91. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  92. FLYNN SEAN, Team Picnic PostNL m.t.
  93. LECROQ JÉRÉMY, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  94. BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  95. RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL m.t.
  96. THÉOT KILLIAN, Van Rysel Roubaix m.t.
  97. THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  98. STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  99. VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
  100. MAGAGNOTTI ALESSIO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  101. BASTIAENS AYCO, Soudal Quick-Step m.t.
  102. DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  103. AVOINE KÉVIN, Van Rysel Roubaix m.t.
  104. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  105. BOUQUET AXEL, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  106. APPEL STIJN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  107. ÅRNES DANIEL, Van Rysel Roubaix m.t.
  108. HEREMANS JOPPE, Van Rysel Roubaix m.t.
  109. RICKAERT JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  110. MELOTTE MATTEO, Color Code – Alu Center +3:25
  111. DEHAIRS SIMON, Alpecin-Premier Tech +3:30
  112. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL +3:45
  113. MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  114. MARX LOUIS, Color Code – Alu Center +3:52
  115. FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United +3:58
  116. VAN DER WAL RIK, EEW-VDK Cyclingteam +4:10
  117. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix m.t.
  118. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets +4:30
  119. HARTEEL JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
  120. TAILLIEU ALDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  121. BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  122. DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
  123. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  124. KROONEN MAX, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  125. VAN SINTMAARTENSDIJK DAAN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
  126. CLAEYS ROBBE, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  127. OOSTERLINCK JOES, Van Rysel Roubaix +4:54
  128. ABMA ELMAR, VolkerWessels Cycling Team m.t.
  129. MCDONALD BRODY, Modern Adventure Pro Cycling +5:10
  130. KING MATTHEW, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
  131. MOURIS MICHIEL, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  132. DESMARETS JULIEN, Color Code – Alu Center +5:37
  133. JACQUES LUCAS, Color Code – Alu Center m.t.
  134. GEORGE ALFRED, Elite Fondations Cycling Team +6:10

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Warren Barguil fracture bassin et côtes : absence prolongée en 2026

On espérait une simple clavicule et une indisponibilité de quelques semaines. Mais les scanners ont livré un verdict bien plus implacable pour Warren Barguil. Touché au bassin, aux côtes et à la clavicule sur le Tour des Alpes-Maritimes, le Morbihannais voit ses Classiques tant visées s’éloigner à grands pas. Retour sur un coup d’arrêt brutal et sur les défis médicaux qui attendent le double vainqueur d’étape sur le Tour de France.

Lire aussi : Strade Bianche 2026 : Paul Seixas peut-il défier Tadej Pogacar ?

Caillou blanc, saison noire : le rude chemin de croix qui attend Warren Barguil

Il y a des chutes qui marquent une carrière, et d’autres qui laissent des séquelles bien après l’impact sur le bitume. Celle de Warren Barguil, survenue le 22 février dernier sur le Tour des Alpes-Maritimes, appartient malheureusement à la seconde catégorie. Ce qui n’était qu’une douleur à la clavicule s’est transformé en un véritable inventaire à la Prévert pour le grimpeur de Team Picnic PostNL. Plongeons ensemble dans ce diagnostic qui assombrit l’horizon 2026 du Breton.

Quel est le bilan médical complet de Warren Barguil après le Tour des Alpes-Maritimes ?

Les nouvelles sont tombées comme un couperet dans la soirée de ce lundi (hier). Dans un communiqué officiel publié sur ses réseaux sociaux, l’équipe néerlandaise a dû se résoudre à annoncer une mauvaise nouvelle : le bilan initial était incomplet.

Un diagnostic qui s’alourdit : du simple au complexe

Après sa lourde chute sur la course azuréenne, la radiographie initiale faisait état d’une fracture de la clavicule. Un classique chez les coureurs, souvent synonyme de six à huit semaines d’arrêt. Mais Warren Barguil, lui, n’a pas eu cette « chance ». Poussés par des douleurs persistantes, les examens complémentaires (scanners) ont révélé un tableau bien plus sombre.

Outre la clavicule, qui nécessitera une opération dans les prochains jours, le Morbihannais souffre de deux fractures aux côtes et, c’est le plus embêtant, d’une « petite » fracture du bassin, accompagnée d’un hématome conséquent.

Si le terme « petite fracture » peut sembler rassurant, dans le microcosme du cyclisme professionnel, une atteinte au bassin est toujours prise très au sérieux. C’est le centre névralgique du pédalage, le point d’ancrage de la puissance. Bouger, s’asseoir sur une selle, et a fortiori forcer sur les pédales deviendra un chemin de croix dans les prochaines semaines.

Quelles courses Warren Barguil va-t-il manquer ? Un printemps 2026 sacrifié ?

La réponse est simple et brutale : toutes celles qui devaient faire son printemps. L’agenda du coureur de 34 ans est désormais un grand trou noir.

Forfait de prestige pour les Strade Bianche et Tirreno-Adriatico

C’était l’objectif majeur de ce début de saison. Warren Barguil avait coché d’une pierre blanche les Strade Bianche (7 mars) et Tirreno-Adriatico (9-15 mars). Le Breton, qui a toujours brillé sur les terrains accidentés, visait une performance sur les routes blanches toscanes avant d’enchaîner sur la « Course des deux mers ».

Ces deux échéances sont évidemment rayées de son programme. Pour un coureur de son calibre, c’est un crève-cœur. Les Strade Bianche sont devenues en quelques années un Monument bis, un objectif mondial où il avait les arguments pour exister.

L’Amstel Gold Race en danger ? Le point sur la date de retour

Aucune durée d’indisponibilité n’a été officiellement communiquée. C’est le flou artistique, mais aussi le signe que l’équipe Picnic PostNL prend le temps de la réflexion. La seule hypothèse envisagée par les observateurs est un retour pour l’Amstel Gold Race, prévue le 19 avril.

Sera-t-il rétabli d’ici là ? L’avenir nous le dira, mais soyons pragmatiques. Avec une fracture du bassin, même légère, le cahier des charges est lourd : plusieurs semaines d’immobilisation totale, puis une reprise progressive de la marche, et enfin le retour sur le vélo. Perdre la condition construite depuis janvier est inévitable.

À notre avis d’expert, viser un retour compétitif pour les Ardennaises (Amstel, Flèche Wallonne, Liège) relève aujourd’hui de la mission impossible. Il serait plus sage de tabler sur un retour fin mai, pour préparer le Critérium du Dauphiné, si la rééducation se passe parfaitement.

Quel impact pour l’équipe Picnic PostNL et pour la carrière du Breton ?

Au-delà de la douleur physique, c’est un coup dur sur le plan sportif et psychologique.

Un leader orphelin de ses objectifs

Warren Barguil n’est pas un équipier lambda. Il est un cadre de l’équipe, un leader pour les courses vallonnées et les profils escarpés. Son absence prolongée prive la formation néerlandaise d’une carte maîtresse pour la première partie de saison. Pour un coureur de 34 ans, chaque saison compte, et perdre trois mois de compétition est un gaspillage de potentiel difficile à encaisser.

On peut légitimement se demander comment il va digérer cette frustration. Le voir sur le Tour de France 2026 ? C’est encore trop tôt pour le dire. Tout dépendra de la qualité de sa rééducation et de sa capacité à retrouver une condition physique optimale sans rechute.

Questions aux lecteurs : et vous, qu’en pensez-vous ?

Pensez-vous que Warren Barguil doit précipiter son retour pour sauver ses Ardennaises, ou doit-il faire l’impasse et viser une préparation longue et sereine pour le Tour de France ?

À votre avis, cette accumulation de blessures (clavicule, côtes, bassin) peut-elle laisser des séquelles sur la motricité et la puissance d’un grimpeur comme Barguil ?

N’hésitez pas à partager votre avis en commentaires.

Ce qui devait être une simple formalité médicale s’est transformé en véritable chemin de croix pour Warren Barguil. Le diagnostic de fracture du bassin, ajouté à la clavicule et aux côtes, change radicalement la donne pour son début de saison 2026. Place désormais à la patience, ce mot si difficile à entendre pour un compétiteur. Une chose est sûre, on ne reverra pas le Breton sur un vélo de si tôt. Le printemps sera long, très long, du côté de chez Picnic PostNL.

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Ename Samyn Classic 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV

Ils ont tout faux, ces observateurs qui pensaient que le GP Samyn n’était qu’une simple formalité avant les grands rendez-vous. En 2025, Mathieu van der Poel en avait fait son terrain de lancement royal. Ce mardi 3 mars, c’est au tour de Wout van Aert de fouler les 204 kilomètres de pavés hennuyers pour ses grands débuts 2026. Malade, blessé cet hiver, le Belge est-il vraiment prêt à dompter un parcours remodelé et piégeux face à une meute de sprinteurs-puncheurs affamés ? Plongée au cœur de la classique qui ne pardonne rien.

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Wout van Aert de retour sur les pavés : le Samyn 2026 peut-il lancer sa saison comme celui de Van der Poel ?

L’effervescence du « mardi » belge : entre Wallonie et Flandre

Il y a un curieux paradoxe géographique qui fait tout le sel de l’Ename Samyn Classic. Comme le rappellent les données historiques de l’épreuve, nous sommes ici en territoire wallon, dans la région de Mons, à des kilomètres des monts flamands traditionnels. Pourtant, l’âme de la course est résolument flamande. C’est une classique de pavés qui parle français, une rareté dans le paysage printanier. Ce contraste, les coureurs le ressentent dans leur chair : les routes y sont tout aussi exposées au vent, les secteurs tout aussi nerveux.

À peine 48 heures après l’explosif week-end d’ouverture (Omloop Nieuwsblad et Kuurne-Bruxelles-Kuurne), le peloton remet le couvert. C’est le premier vrai test pour les organismes. Ici, pas de place pour les longs rounds d’observation. Le Samyn, c’est la course de la reprise pour certains, celle de la confirmation pour d’autres. Et cette année, avec un Wout van Aert (Visma-Lease a Bike) en guise de Guest Star, l’édition 2026 promet des étincelles.

Le parcours 2026 : pourquoi ce « petit » circuit peut faire très mal

Pour cette 58e édition, les organisateurs ont légèrement retouché la copie. Si le départ est toujours donné à Quaregnon (12h30) et l’arrivée jugée à Dour (vers 17h15), le menu s’est enrichi. Le dénivelé total a été revu à la hausse. On ne parle pas ici des Alpes, mais sur des pentes courtes et violentes comme la Côte de la Roquette (600 m) ou la Côte des Nonettes (300 m), la moindre raideur supplémentaire se paye cash après 180 kilomètres dans les jambes.

Le grand cirque pavé

Le tracé se corse véritablement après le premier passage sur la ligne (km 91,5). C’est là que les coureurs entament une série de boucles. On dénombre pas moins de 29 secteurs répertoriés. Les puristes scruteront particulièrement le Chemin de Belian (Rue du Pres Belen), un long secteur de 1 400 mètres qui use autant les boyaux et pneus que le moral. Mais le véritable juge de paix, c’est l’enchaînement final.

Le « petit circuit » : l’antichambre de l’enfer

L’originalité du parcours 2026 réside dans la répétition du petit circuit (27,4 km) à parcourir quatre fois. Les coureurs enchaînent Rue Chasse de la Motte (300 m), Rue des Jonquilles (400 m), et surtout, le duo infernal Côte de la Roquette / Côte des Nonettes. Le dernier passage au sommet des Nonettes est programmé à seulement 8 kilomètres de l’arrivée. Comme le soulignent les données techniques des organisateurs, c’est une distance idéale pour une attaque en solo ou un coup de bordure.

Le vent, ce grand oublié

Il serait imprudent de ne parler que des pavés. L’exposition des routes entre Honnelles et Dour, dans ces champs dégagés, est un facteur X majeur. Si Eole souffle à plus de 25 km/h, attendez-vous à des bordures dès la mi-course. Dans ces conditions, une équipe comme Alpecin-Premier Tech ou Visma-Lease a Bike pourrait faire exploser le peloton bien avant le circuit final.

Question aux puristes : Avec ce final en faux-plat montant, faut-il miser sur un sprinteur robuste capable de survivre aux Nonettes, ou sur un puncheur qui attaquera dans la descente pour faire la différence sur le sec ?

Partants : Wout van Aert, une rentrée sous haute tension

La startlist de cette édition est un curieux mélange de convalescence et d’appétits aiguisés. L’absence de Mathieu van der Poel, vainqueur sortant, laisse un trône vacant. Et tous les regards convergent vers un homme : Wout van Aert.

Le cas Wout van Aert

Le Belge de Visma-Lease a Bike est l’attraction numéro 1. Son hiver a été chaotique : fracture de la cheville en cyclo-cross en janvier, opération, puis une maladie de dernière minute qui l’a privé du week-end d’ouverture. Vu à vélo dimanche, il a été confirmé au départ. Mais quelle est sa véritable condition ? S’entraîner en altitude à Sierra Nevada est une chose, encaisser les chocs des pavés hennuyers en est une autre.

Ses atouts : Une puissance phénoménale et une pointe de vitesse qui, dans un groupe réduit, fait de lui le patron.

Ses doutes : Le rythme de la course et l’incertitude physique. Ces derniers temps, dans les sprints en petit comité, il a plus souvent goûté à la deuxième place qu’à la victoire.

La garde rapprochée et les adversaires

Wout ne sera pas seul. Christophe Laporte, déjà vainqueur d’étape sur le Tour d’Andalousie et impressionnant de placidité sur l’Omloop (4e), est un double atout. Si Wout flanche, l’ancien champion d’Europe peut prendre les clés de la maison.

Face à eux, une coalition de sprinteurs-puncheurs s’est formée :

Red Bull-BORA-hansgrohe aligne un duo de choc : Jordi Meeus et Danny van Poppel. Meeus, un peu à contretemps lors de l’Omloop, cherchera à se rattraper sur un final qui, sur le papier, lui convient parfaitement.

Unibet Rose Rockets compte sur Lukas Kubis. Le Slovaque, en pleine progression, a le punch nécessaire pour anticiper dans le final.

Chez Soudal Quick-Step, Laurenz Rex (vainqueur en 2024) connaît la recette secrète pour s’imposer ici. Son expérience sera précieuse.

Alpecin-Premier Tech, sans son leader, jouera la carte Gerben Thijssen ou Florian Sénéchal invité de dernière minute. Une équipe toujours redoutable quand elle doit prouver sa valeur.

Hugo Hofstetter (NSN) , vainqueur en 2020, sera un sérieux client si le scénario part en sucette.

La carte française

Au-delà de Christophe Laporte, la France aligne de belles promesses. Paul Penhoët (Groupama-FDJ United) monte en puissance sur ce type de terrain accidenté. Thibaud Gruel, son coéquipier, est un outsider très sérieux pour un coup dans le final. Enfin, Alexis Renard (Cofidis) aura une carte à jouer si l’arrivée se joue dans un groupe pas trop écrémé.

Favoris : notre verdict pour un sprint de costauds

Si l’on se fie aux données de l’historique récent (Hofstetter, Trentin, Van der Poel), l’Ename Samyn Classic se gagne souvent au terme d’un sprint explosif dans un groupe de 15 à 20 unités. Malgré le parcours plus dur, c’est encore le scénario le plus probable.

Wout van Aert (⭐⭐⭐⭐) : Le favori logique si son corps répond présent.

Christophe Laporte (⭐⭐⭐⭐) : La forme est là, l’expérience aussi. Il est peut-être même plus fiable que Wout sur ce coup-là.

Jordi Meeus (⭐⭐⭐) : Le plus dangereux des purs sprinteurs.

Lukas Kubis (⭐⭐⭐) : L’outsider idéal pour un coup de bluff à 5 km du but.

Laurenz Rex (⭐⭐) : Le revenant qui a le parcours dans la peau.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à l’Ename Samyn Classic 2026 ?

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
1, THIJSSEN, Gerben
2, RICKAERT, Jonas
3, DILLIER, Silvan
4, PRICE-PEJTERSEN, Johan
5, SÉNÉCHAL, Florian
6, GEENS, Jonas
7, DEHAIRS, Simon

Soudal Quick-Step (WT) ✅
11, REX, Laurenz
12, BASTIAENS, Ayco
13, SVRČEK, Martin
14, VANGHELUWE, Warre
15, DESAL, Ceriel
16, VAN TRICHT, Stan
17, VAN LERBERGHE, Bert

TotalEnergies (PRT) ✅
21, DAUPHIN, Florian
22, BOULAHOITE, Rayan
23, GACHIGNARD, Thomas
24, THIERRY, Pierre
25, MARCEROU, Nicola
26, TESSON, Jason
27, VADIC, Baptiste

NSN Cycling Team (WT) ✅
31, HOFSTETTER, Hugo
32, KOGUT, Oded
33, WATTS, Kiaan
34, PIRINEN, Miko
35, VAN TRICHT, Floris
36, VERBRUGGHE, Jens
37, VAN ASBROECK, Tom

Groupama – FDJ United (WT) ✅
41, BARTHE, Cyril
42, FONTAINE, Titouan
43, GRUEL, Thibaud
44, HUENS, Axel
45, MILAN, Matteo
46, PENHOËT, Paul
47, AGNOLETTO, Blake

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
51, VAN AERT, Wout
52, VAN KERCKHOVE, Matisse
53, VAN BELLE, Loe
54, HAGENES, Per Strand
55, LAPORTE, Christophe
56, MATTIO, Pietro
57, TAILLIEU, Aldo

Team Picnic PostNL (WT) ✅
61, BIESTERBOS, Frits
62, VAN DEN BERG, Julius
63, SCHELDEMAN, Xander
64, FLYNN, Sean
65, JAKOBSEN, Fabio
66, RENARD-HAQUIN, Henri-François
67, ROOSEN, Timo

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
71, MEEUS, Jordi
72, MARIT, Arne
73, DRIZNERS, Jarrad
74, VAN POPPEL, Danny
75, MAGAGNOTTI, Alessio
76, MOURIS, Michiel
77, VERMEERSCH, Gianni

Lotto Intermarché (WT) ✅
81, GRISEL, Matys
82, BEULLENS, Cedric
83, BRAET, Vito
84, ØRN-KRISTOFF, Felix
85, DE SCHUYTENEER, Steffen
86, GRIGNARD, Sébastien
87, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
91, REINDERS, Elmar
92, DE VRIES, Hartthijs
93, BLOEM, Joren
94, FELDMANN, Karsten Larsen
95, GROENEWEGEN, Dylan
96, KOPECKÝ, Tomáš
97, KUBIŠ, Lukáš

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
101, HUYSMANS, Nolan
102, LAMBRECHT, Michiel
103, THONNON, Senne
104, TORNEY, Artuur
105, VAN DEN HAUTE, Milan
106, VANDENBRANDEN, Noah
107, VANDENSTORME, Dylan

Cofidis (PRT) ✅
111, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
112, BIERMANS, Jenthe
113, PAGE, Hugo
114, RENARD, Alexis
116, TEUNS, Dylan
117, MAAS, Jan

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
121, BOARDMAN, Samuel
122, CHRISTIAN, Sean
123, CAUDELL, Ezra
124, MCDONALD, Brody
125, OLIVER, Ben
126, PICKRELL, Riley
127, STEWART, Mark

EEW-VDK Cyclingteam (CT) ✅
131, VAN DER WAL, Rik
132, BOUMA, Jelle
133, UPTEGROVE, Ed
134, SCHULTEN, Chiel
135, BRONSWIJK, Mike
136, VISSER, Guillaume
137, HUITEMA, Jasper

VolkerWessels Cycling Team (CT) ✅
141, ABMA, Elmar
142, BOLLE, Bert
143, CLAEYS, Robbe
144, CROCKETT, Finn
145, DE DOBBELAERE, Born
146, PAARDEKOOPER, Thijmen
147, WOETS, Mattanja

BEAT CC p/b Saxo (CT) ✅
151, DEKKER, David
152, APPEL, Stijn
153, MAAS, Marijn
154, KERCKHAERT, Jochem
155, KROONEN, Max
156, COPPENS, Michiel
157, VAN SINTMAARTENSDIJK, Daan

Tarteletto – Isorex (CT) ✅
161, DUPONT, Timothy
162, LAURYSSEN, Yorben
163, MOONEN, Zeno
164, SANTY, Arne
165, HARTEEL, Jelle
166, VAN PETEGEM, Axandre
167, VERMOOTE, Jelle

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
171, GEORGE, Alfred
172, ROUILLER, Loris
173, BLUM, Elia
174, SOMMER, Jan
175, JEAN, Victor
176, DARBELLAY, Valentin
177, BÖGLI, Noah

Team Lotto Kern-Haus Outlet Montabaur (CT) ✅
181, HUPPERTZ, Joshua
183, ROTTMANN, Jonathan Malte
184, JABLONSKI, Ole
185, BEHRENS, Eike
186, GRUPP, Louis

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
191, ÅRNES, Daniel
192, AVOINE, Kévin
193, HEREMANS, Joppe
194, OOSTERLINCK, Joes
195, RAUGEL, Antoine
196, TENDON, Arnaud
197, THÉOT, Killian

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
201, BÉNÉTEAU, Lucas
202, BOUQUET, Axel
203, BERGER, Antoine
205, DELACROIX, Théo
206, LECROQ, Jérémy
207, VAN NIEKERK, Morné

Bahrain – Victorious (WT) ✅
211, SEGAERT, Alec
212, BORGO, Alessandro
213, BRUTTOMESSO, Alberto
214, ERŽEN, Žak
215, GOVEKAR, Matevž
216, STANNARD, Robert
217, DUNWOODY, Seth

Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team (CT) ✅
221, DHAEYE, Enrico
222, GULLHAV, Kristoffer
223, KING, Matthew
224, MCKAY, James
225, NIELSEN, Magnus Lorents
226, RADCLIFFE, George
227, RIGOLE, Brian

Aarco (CT) ✅
231, BAGUELIN, Jocelyn
232, DOCKX, Gilles
233, HANNES, Victor
234, LOWAGIE, Arthur
235, STAES, Gibbe
236, VAN DEN BROEK, Axel
237, ZABELINSKIY, Bogdan

Color Code – Alu Center (CT) ✅
241, DESMARETS, Julien
242, MELOTTE, Matteo
243, NOIRHOMME, Arnaud
244, WERTZ, Hugo
245, MARX, Louis
246, CARDINAL, Nathan
247, JACQUES, Lucas

Diffusion TV : Suivez l’enfer pavé en direct

Vous ne voudrez pas manquer le duel des rivaux historiques ou la révélation d’un nouveau talent. La course sera largement couverte.

En France :

Chaînes : Eurosport 1 et HBO Max

Horaire du direct : Dès 15h00 (pour capturer les 70 derniers kilomètres, les plus décisifs).

En Belgique :

Chaînes : Tipik, RTBF Auvio (côté francophone) / VRT 1, Sporza.be, VRT Max (côté flamand)

Horaire du direct : Dès 15h15.

Le départ réel sera donné à 12h30, mais c’est à partir de 15h que le spectacle sera à son comble, avec l’entrée dans les tours finaux et les premières attaques sérieuses sur les Nonettes.

Question débat : Wout van Aert peut-il vraiment rivaliser avec des coureurs déjà en course comme Laporte ou Meeus pour ses premiers coups de pédale de la saison ? Ou allons-nous assister à un come-back façon Van der Poel 2025 et 2026 ? Réponse ce mardi après-midi sur les pavés de Dour.

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Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 : Matthew Brennan remporte au sprint sa première classique

Ils étaient venus chercher la confirmation d’un week-end parfait pour Alpecin. Ils sont repartis avec une leçon de vitesse signée Matthew Brennan. À 20 ans, le Britannique de Visma | Lease a Bike a remporté Kuurne-Bruxelles-Kuurne au terme d’une course de mouvement totale, où son équipe a martyrisé le peloton avant que Christophe Laporte ne l’offre sur un plateau pour un sprint royal. Retour sur une démonstration de force collective et l’éclosion d’un nouveau patron des pavés.

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Matthew Brennan, le baby-foudre de Visma, dégomme la concurrence sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne

L’IMAGE EST PARFAITE. Christophe Laporte lève déjà le bras alors que Matthew Brennan n’a pas encore franchi la ligne. Le Français, poisson-pilote de luxe, vient de déposer son jeune leader sur le bitume de Kuurne avec un timing d’orfèvre. Derrière, Luca Mozzato et Matteo Trentin (Tudor Pro Cycling) ne peuvent que constater les dégâts, impuissants face à l’explosion de puissance du Britannique. Ce dimanche 1er mars, sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026, Visma | Lease a Bike n’a pas seulement gagné une course, elle a asséné une vérité : sa machine à gagner, un temps grippée, est de retour sur les rails flandriens. Et elle a trouvé son nouveau pointeur.

Mais comment en est-on arrivé là, dans une édition qui a vu les cadors exploser un par un dans les monts ?

Comment Matthew Brennan a-t-il survécu au chaos des monts ?

La 78e édition de Kuurne-Bruxelles-Kuurne ne s’annonçait pas comme un long fleuve tranquille pour les sprinteurs. Avec ses 195 kilomètres et plus de 2000 mètres de dénivelé, le parcours promettait une guérilla permanente. Et les puncheurs ont répondu présent.

L’échappée matinale et le grand barnum des favorites

Dès le trentième kilomètre, une échappée de sept coureurs se porte à l’avant. On y retrouve Mathis Louvel (NSN), Dries De Bondt (Jayco AlUla) ou encore Johan Jacobs (Groupama-FDJ United). Mais leur avance est sous contrôle. La course bascule véritablement à 90 kilomètres du but, dans l’enchaînement des monts.

L’étincelle vient de Lotto-Intermarché dans le Bourliquet, mais c’est le Mont Saint-Laurent qui va servir de juge de paix. Le peloton explose littéralement. Sous l’impulsion d’un Jasper Philipsen déchaîné, la sélection est impitoyable. Les cadors tombent un à un : Jonathan Milan (Lidl-Trek), Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) et même le champion Arnaud De Lie (Lotto-Intermarché), victime de ses propres offensives. Selon les données et statistiques recueillies à l’arrivée, le rythme dans cette difficulté a atteint des sommets inédits depuis l’édition 2019.

Paul Magnier, la malédiction continue pour Soudal Quick-Step

Dans ce chaos, un homme incarne la malchance : Paul Magnier (Soudal Quick-Step). Après sa chute la veille sur l’Omloop, le Français est victime d’un problème mécanique (une crevaison) au pire moment, dans la pente du Mont Saint-Laurent. Il est immédiatement distancé, ruinant ses espoirs pour la deuxième journée consécutive. Une tuile de plus pour l’équipe belge, qui espérait briller sur ses terres. Pendant ce temps, dans le sillage des meilleurs, Matthew Brennan s’accroche. Il avouera après la course avoir été lâché un moment, mais un coéquipier providentiel, Pietro Mattio, a tout donné dans le Kruisberg pour le ramener dans le bon groupe. Un effort titanesque qui a changé le destin de la course.

La masterclass tactique de Visma | Lease a Bike face au « mur » Philipsen

Alors que l’on croyait la course faite pour les baroudeurs, un calme relatif s’installe après le dernier mont, situé à 60 kilomètres de l’arrivée. Mais c’était sans compter sur la soif de victoire des équipes de sprinteurs rescapés. Et notamment sur la stratégie en miroir de Visma et Alpecin.

Bordures, attaques et crevaisons : le final à haut risque

Le final devient un véritable champ de bataille. Les portions vent de côté offrent des opportunités de bordures. Philipsen, lui-même, est victime de deux ennuis mécaniques, l’obligeant à puiser dans ses réserves pour revenir. Un scénario similaire à celui de 2025 qui l’avait vu perdre toutes ses chances. Cette fois, le Belge d’Alpecin-Premier Tech semble en jambes, mais l’équipe adverse est plus forte. À 36 kilomètres de l’arrivée, un groupe de 22 coureurs se détache sous l’impulsion de Visma et Decathlon. Tentative d’Héctor Álvarez (Lidl-Trek), contre de Matej Mohorič (Bahrain Victorious)… Rien n’y fait. Visma, avec un Dylan van Baarle très actif, verrouille tout.

Le « train » parfait : quand Christophe Laporte rejoue la partition du maître

C’est là que la différence se fait. Alors que Decathlon CMA CGM contrôle pour Tobias Lund Andresen, Visma prépare son affaire dans l’ombre. Dans les deux derniers kilomètres, ils sont encore presque tous là. L’approche du sprint est brouillonne, comme souvent à Kuurne, mais les hommes en jaune et noir gardent leur calme. À 400 mètres de la ligne, Christophe Laporte prend les commandes du peloton. Brennan est scotché à sa roue. Le lanceur français accélère, creuse un trou, et libère son poulain à 150 mètres du but. Personne ne peut revenir. Une leçon de placement et de confiance.

Le verdict d’un sprint supersonique

Le reste du sprint est une formalité. Brennan s’impose avec une avance confortable, offrant à la Grande-Bretagne son premier succès à Kuurne depuis le doublé de Mark Cavendish en 2012 et 2015.

Vidéo : les images de la victoire (et où les revoir)

Les vidéos du sprint fleurissent déjà sur les réseaux sociaux. On y voit la démonstration de puissance de Brennan, mais aussi la réaction de ses équipiers, fous de joie. L’angle de la caméra embarquée sur le vélo de Laporte, si elle est diffusée, promet d’être un must-see pour comprendre la précision chirurgicale de son lancement. Une victoire qui sonne comme une promesse d’avenir.

Matthew Brennan, l’héritier de Cavendish ? « Je veux les Flandres et Roubaix »

À 20 ans, Matthew Brennan remporte donc sa première classique WorldTour. Interrogé après la course, le jeune sprinteur ne cachait pas son émotion, mais affichait déjà des ambitions dévorantes.

« J’espère que d’autres viendront » : les ambitions dévoilées du vainqueur

« Toute la journée, j’étais un peu nerveux à cause de ma chute d’hier« , a-t-il expliqué en zone mixte. « Mais l’équipe a été incroyable. C’est ma première victoire dans une classique belge. J’espère que d’autres viendront. » Le parallèle avec Cavendish est inévitable, mais Brennan regarde plus loin. « Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix sont des courses iconiques. Un jour, j’aimerais lever les bras dans l’une d’elles. Cela pourrait prendre du temps, mais je donnerai tout. » Un message clair à la concurrence.

Quelle analyse pour la suite de la saison des classiques ?

Ce Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 a livré des enseignements précieux à une semaine de Tirreno-Adriatico et à trois semaines de Milan-SanRemo.

D’un côté, Visma | Lease a Bike a montré qu’elle pouvait gagner sans Wout van Aert, en capitalisant sur un collectif hors norme et un jeune talent en pleine éclosion. De l’autre, Alpecin, malgré la démonstration de la veille de Van der Poel sur l’Omloop, a montré des signes de fébrilité. Jasper Philipsen était le plus fort dans les monts, mais ses ennuis mécaniques et l’absence de son poisson-pilote habituel l’ont laissé trop isolé dans le final. Question à nos lecteurs : Visma peut-elle réellement rivaliser avec Alpecin sur les prochains Monuments, ou cette victoire est-elle le fruit d’un scénario exceptionnel où tout leur a souri ?

Enfin, la performance des Tudor Pro Cycling, deuxième et troisième, prouve que l’équipe suisse monte en puissance et sera à surveiller sur Paris-Roubaix. Avec un Matteo Trentin revenu à un excellent niveau et un Luca Mozzato toujours placé, ils pourraient créer la surprise sur les pavés du Nord. Le week-end d’ouverture belge a tenu toutes ses promesses, et Matthew Brennan en est la nouvelle coqueluche.

Classement complet de Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026

  1. BRENNAN MATTHEW, Team Visma | Lease a Bike les 195 km en 4:26:05 (44 km/h)
  2. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  3. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  4. GOVEKAR MATEVŽ, Bahrain – Victorious m.t.
  5. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  6. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step m.t.
  7. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  8. BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  9. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  10. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  11. HOFSTETTER HUGO, NSN Cycling Team m.t.
  12. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  13. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  14. DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
  15. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team m.t.
  16. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  17. DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
  18. PHILIPSEN JASPER, Alpecin-Premier Tech m.t.
  19. MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious m.t.
  20. OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  21. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  22. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
  23. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  24. RESELL ERIK NORDSÆTER, Uno-X Mobility m.t.
  25. OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  26. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost m.t.
  27. MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious m.t.
  28. BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies m.t.
  29. ÁLVAREZ HÉCTOR, Lidl – Trek m.t.
  30. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  31. HESTERS JULES, Team Flanders – Baloise m.t.
  32. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility m.t.
  33. BITTNER PAVEL, Team Picnic PostNL m.t.
  34. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  35. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  36. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  37. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  38. INGEBRIGTSEN STORM, Uno-X Mobility m.t.
  39. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  40. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  41. BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché +0:05
  42. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  43. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
  44. GEENS JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  45. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  46. KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  47. VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
  48. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  49. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team +0:11
  50. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:17
  51. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  52. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
  53. HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
  54. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:31
  55. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team +0:36
  56. SLOCK LIAM, Lotto Intermarché +1:19
  57. HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  58. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  59. SKUJIŅŠ TOMS, Lidl – Trek +1:37
  60. VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
  61. DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step +1:59
  62. CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH +3:21
  63. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
  64. JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United m.t.
  65. ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
  66. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  67. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +4:46
  68. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  69. RICKAERT JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  70. VAN KERCKHOVE MATISSE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  71. BALLERINI DAVIDE, XDS Astana Team +4:48
  72. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team m.t.
  73. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG +7:20
  74. SYRITSA GLEB, XDS Astana Team +7:26
  75. CAUDELL EZRA, Modern Adventure Pro Cycling +7:31
  76. THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +7:34
  77. PAJUR ROMET, Red Bull – BORA – hansgrohe +8:54
  78. FONTAINE TITOUAN, Groupama – FDJ United m.t.
  79. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  80. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  81. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  82. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
  83. BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team m.t.
  84. TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise m.t.
  85. SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  86. KESSLER COLE, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  87. BURNETT JOSH, Burgos Burpellet BH m.t.
  88. PENHOËT PAUL, Groupama – FDJ United m.t.
  89. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  90. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  91. HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost m.t.
  92. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  93. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  94. VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
  95. MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  96. MACIEJUK FILIP, Movistar Team m.t.
  97. NABERMAN TIM, Team Picnic PostNL m.t.
  98. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  99. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  100. PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  101. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies m.t.
  102. MAAS JAN, Cofidis m.t.
  103. ROOSEN TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  104. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  105. THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
  106. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek m.t.
  107. GROENEWEGEN DYLAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  108. CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
  109. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility m.t.
  110. PEDERSEN HENRIK, Uno-X Mobility m.t.
  111. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
  112. ALLEGAERT PIET, Cofidis m.t.
  113. WALSCHEID MAX, Lidl – Trek m.t.
  114. STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  115. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
  116. AULAR ORLUIS, Movistar Team m.t.
  117. GATE AARON, XDS Astana Team m.t.
  118. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team m.t.
  119. KANTER MAX, XDS Astana Team m.t.
  120. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
  121. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
  122. ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
  123. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team m.t.
  124. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  125. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  126. MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
  127. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  128. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  129. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  130. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
  131. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
  132. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  133. DRIZNERS JARRAD, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  134. MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  135. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  136. SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek m.t.
  137. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility m.t.

137 coureurs classés sur 174 partants.

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Faun Drôme Classic 2026 : Romain Grégoire domine Jorgenson au terme d’un final de feu

Ce dimanche 1er mars, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) a offert un second succès français en deux jours sur les Boucles Drôme-Ardèche, après la victoire de Paul Seixas. Au terme de 185 kilomètres d’une intensité folle, le Bisontin a dominé Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike) dans un sprint en côte d’anthologie. Lenny Martinez (Bahrain Victorious) complète un podium 100% « Jeunes Pépites » pour la deuxième journée consécutive. Plongée au cœur d’une course où le génie tactique a supplanté la puissance brute.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Romain Grégoire, le maître du suspense : comment il a brisé le rêve de Jorgenson sur la Drôme Classic 2026

L’IMAGE EST FORTE : celle de Matteo Jorgenson, la tête baissée en franchissant la ligne d’arrivée, réalisant qu’il venait de perdre, pour le deuxième jour d’affilée, un duel au sommet face à un Français. Après la démonstration de force de Paul Seixas la veille en Ardèche, c’est cette fois par une démonstration de punch et d’intelligence que Romain Grégoire a fait plier l’Américain. La Faun Drôme Classic 2026 restera comme le jour où le talent brut a rencontré la lucidité glaciale.

Comment Romain Grégoire a-t-il construit sa victoire sur la Drôme Classic ?

Déçu par sa 22e place sur l’Ardèche Classic la veille, Romain Grégoire a fait preuve d’une résilience mentale rare. Au micro de La Chaîne L’Équipe, il avouait : « Je ne m’y attendais pas forcément. Même en début de course, j’ai dit à mes coéquipiers de ne pas compter sur moi. » Pourtant, c’est bien lui qui a su répondre présent au moment crucial.

Pourquoi l’attaque à 17 kilomètres de l’arrivée était-elle la bonne ?

Tandis que Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) et Lenny Martinez (Bahrain Victorious) s’étaient neutralisés dans le Col de la Grande Limite, Jorgenson, fort de sa forme étincelante, a porté l’estocade à 17 kilomètres du but. Dans cette course de mouvements perpétuels, le moment était idéal. Alors que Davide Piganzoli (Visma-Lease a Bike) venait d’être repris, l’Américain a placé une attaque sèche. Seul un coureur a su saisir cette roue : Romain Grégoire. Ce choix de ne pas s’être consumé dans les ascensions plus longues leur a offert une fraîcheur décisive pour l’emballage final.

Le final à couper le souffle : un duel à 250 mètres de l’exploit

Le duo de tête possédait encore 34 secondes d’avance à 2,5 kilomètres de la ligne. Pourtant, dans les derniers hectomètres, le peloton, emmené par une équipe Decathlon-CMA CGM déterminée à revenir pour Paul Lapeira, n’était plus qu’à quelques longueurs.

Grégoire a-t-il « joué avec le feu » avant d’allumer la mèche ?

C’est là que l’analyse tactique rejoint le grand frisson. Jorgenson et Grégoire se sont longtemps regardés, jouant un poker dangereux. Mais le Français n’a pas paniqué. « Dans un sprint comme ça, j’avais peur que Matteo embraye et fasse une grosse montée depuis le bas, a-t-il expliqué. Au final, j’ai pu faire mon effort punchy comme je sais le faire. » À 200 mètres de la ligne, alors que Lenny Martinez lançait le sien de l’arrière, Grégoire s’est dressé sur ses pédales. Sa « giclette » a été fulgurante, laissant Jorgenson sur place et résistant au retour de Martinez, qui décroche une nouvelle 3e place. Les données GPS, si elles étaient disponibles, montreraient sans doute une puissance exceptionnelle sur ce dernier hectomètre.

Analyse vidéo : les 5 moments clés à (re)voir

Si vous n’avez pas suivi l’intégralité de la course, voici les séquences qui ont fait basculer cette Faun Drôme Classic 2026, et que l’on retrouvera dans le résumé vidéo.

L’échappée matinale (7 coureurs) : Valentin Retailleau (TotalEnergies) et Kenny Molly (Van Rysel Roubaix) animent les premiers kilomètres.

Le forcing de Lidl-Trek (40 km de l’arrivée) : Skjelmose place une attaque dans le Col de la Grande Limite, suivi par Martinez et Tulett.

L’attaque décisive (17 km) : Matteo Jorgenson y va seul, Romain Grégoire est le seul à pouvoir l’accompagner.

Le contre avorté de Cosnefroy (14 km) : Le Français d’UAE tente la jonction mais sera repris à 3 km du but.

Le sprint final (250 m) : Grégoire se dresse sur les pédales pour un sprint victorieux, alors que Martinez déboule comme un boulet de canon.

Question à la communauté : Selon vous, Romain Grégoire a-t-il les qualités pour jouer la gagne sur une Classique ardennaise comme la Flèche Wallonne ou Liège-Bastogne-Liège, lui qui avoue que ce sont « les Ardennaises qui [lui] plaisent le plus » ?

L’éclosion d’une génération : le weekend français vu par les experts

Ce doublé Grégoire-Seixas face à un rouleau compresseur comme Visma et UAE n’est pas un hasard. Il est le fruit d’une génération dorée.

Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) : À seulement 19 ans, sa démonstration en solitaire sur l’Ardèche Classic rappelle les grands numéros d’un autre temps. Pur produit du système français, il incarne l’avenir des courses par étapes.

Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Lui, c’est le puncheur-né. Cette victoire à Étoile-sur-Rhône, un an après sa victoire sur l’Ardèche Classic 2025, confirme son statut de favori pour les classiques vallonnées. Il succède à Juan Ayuso au palmarès, ce qui place la barre très haut.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : La régularité incarnée. Deux troisièmes places en deux jours, dans deux styles de courses radicalement différents, prouvent son immense polyvalence.

Quelle est la prochaine étape pour les trois mousquetaires ?

Le weekend des Boucles Drôme-Ardèche a servi de formidable tremplin. Le week-end prochain, tous les regards seront tournés vers l’Italie.

Romain Grégoire sera très attendu sur les Strade Bianche, samedi prochain. Un terrain qui semble idéal pour son explosivité et sa pointe de vitesse dans les secteurs courts et pentus.

Paul Seixas devrait logiquement être ménagé ou aligné sur des épreuves adaptées à son jeune âge, mais son nom circule déjà pour des courses WorldTour.

Lenny Martinez continuera sa montée en puissance sur Tirreno-Adriatico, où il pourra jouer sa carte au général.

Cette Faun Drôme Classic 2026 restera dans les mémoires comme la confirmation qu’une nouvelle vague française est prête à déferler sur le peloton international. Et vous, quel est votre favori pour les Strade Bianche ? Répondez en commentaire !

Classement complet de la Faun Drôme Classic 2026

  1. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United les 185 km en 4:14:11 (43,6 km/h)
  2. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  3. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:02
  4. HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  5. LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  6. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  7. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
  8. ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
  9. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  10. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets +0:10
  11. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +0:13
  12. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +0:14
  14. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
  15. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  16. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
  17. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  18. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  19. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:19
  20. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +0:20
  21. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  22. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  23. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  24. ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  25. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
  26. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek m.t.
  27. ROLLAND BRIEUC, Groupama – FDJ United m.t.
  28. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  29. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:23
  30. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
  31. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
  32. VERSCHUREN KILLIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  33. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL m.t.
  34. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +0:33
  35. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +0:37
  36. ROMO JAVIER, Movistar Team +0:39
  37. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  38. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
  39. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  40. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  41. RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +0:46
  42. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost +0:56
  43. SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek +1:00
  44. HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:04
  45. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +1:26
  46. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur +1:51
  47. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:59
  48. LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  49. MONIQUET SYLVAIN, Cofidis +2:06
  50. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +2:26
  51. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets +3:42
  52. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek +4:38
  53. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +5:14
  54. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  55. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  56. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers m.t.
  57. HAIG JACK, INEOS Grenadiers m.t.
  58. HESSMANN MICHEL, Movistar Team m.t.
  59. SWEENY HARRY, EF Education – EasyPost +5:18
  60. DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies +6:07
  61. RETAILLEAU VALENTIN, TotalEnergies m.t.
  62. VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  63. MEEHAN JAMIE, Cofidis m.t.
  64. BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +7:18
  65. PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets m.t.
  66. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +8:29
  67. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  68. MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious m.t.
  69. SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  70. BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
  71. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  72. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
  73. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  74. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
  75. OOMEN SAM, Lidl – Trek m.t.
  76. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious m.t.
  77. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  78. BORREMANS KASPER, Bahrain – Victorious m.t.
  79. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
  80. VLOT MEES, Team Picnic PostNL m.t.
  81. CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix m.t.
  82. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  83. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  84. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix m.t.
  85. DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL m.t.
  86. FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL m.t.
  87. VILLATE IBAI, Movistar Team m.t.
  88. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
  89. TOUSSAINT WOUTER, Lotto Intermarché m.t.
  90. FOX MATTHEW, Lotto Intermarché m.t.
  91. LOSPITAO PABLO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  92. PALENI ENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  93. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
  94. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  95. HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  96. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  97. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +8:34
  98. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  99. JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
  100. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  101. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  102. TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix m.t.
  103. CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  104. STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  105. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  106. SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  107. CARR SIMON, Cofidis m.t.
  108. MAINGUENAUD TOM, Nice Métropole Côte d’Azur +10:39
  109. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur +12:44
  110. MAISONOBE SAM, Cofidis +12:57
  111. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team +13:32
  112. KUZMIN ANTON, XDS Astana Team m.t.
  113. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  114. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies m.t.
  115. GUERNALEC VICTOR, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  116. LÉVÊQUE THEO, TotalEnergies m.t.
  117. BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  118. QUINN SEAN, EF Education – EasyPost m.t.
  119. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  120. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  121. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United +13:46
  122. IBÁÑEZ JAVIER, Caja Rural – Seguros RGA +14:07
  123. HAMILTON LUCAS, INEOS Grenadiers +15:16
  124. STOCKMAN ABRAM, Unibet Rose Rockets m.t.
  125. BASSET PIERRE-HENRY, XDS Astana Team m.t.
  126. STOCKWELL OLIVER, Bahrain – Victorious m.t.
  127. GUICHARD CARTER, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  128. WALTON JONAS, CIC Pro Cycling Academy m.t.

128 coureurs classés sur 143 partants.

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Pogacar vs Van der Poel vs Seixas : Le choc des générations sur les Classiques 2026

Un champion du monde affamé, un ogre des pavés déjà en feu, un prodige de 19 ans qui vient d’humilier l’élite en Ardèche. Le printemps des Classiques 2026 s’annonce comme un champ de bataille générationnel sans précédent. Entre la force brute de Van der Poel, le génie tactique de Pogačar et l’audace insolente de Seixas, cinq Monuments vont écrire les chapitres d’une guerre qui ne fait que commencer.

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Pogacar, Van der Poel, Seixas : le triangle des Bermudes qui va électriser le printemps 2026

Samedi 28 février. Paul Seixas franchit la ligne d’arrivée de la Faun Ardèche Classic, les bras levés vers un ciel gris. Quelques heures plus tôt et 700 kilomètres plus au nord, Mathieu van der Poel slalomait entre les corps allongés sur le bitume glacé du Molenberg pour s’adjuger l’Omloop Nieuwsblad. Entre ces deux démonstrations, une ombre plane, silencieuse mais vorace : celle de Tadej Pogačar, champion du monde, qui n’a pas encore posé le pied sur une pédale (en course) mais dont l’appétit pour les Monuments 2026 n’a jamais été aussi féroce.

Ne nous y trompons pas. Ce que nous venons de vivre ce samedi n’est pas une simple répétition générale. C’est la mise en place des pions sur l’échiquier d’un printemps qui s’annonce comme le plus indécis, le plus explosif et le plus fascinant de la décennie. Bienvenue dans le triangle des Bermudes des Classiques.

Pourquoi 2026 marque-t-elle un tournant dans la carrière de Pogačar ?

Pour la première fois depuis son intronisation parmi les immortels, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) aborde une saison avec une cible dans le dos qui ne se cantonne plus à ses alter ego habituels. L’équation est inédite, presque mathématique.

D’un côté, il doit résoudre le « Problème Van der Poel » . Ce mur de muscles néerlandais, vainqueur samedi de son premier Omloop à 31 ans, vient de prouver qu’il peut sortir vainqueur d’une course sans même avoir besoin de ses jambes : son instinct de survie sur le Molenberg, digne d’un félin de cyclo-cross, lui a offert la victoire sur le Mur de Grammont. De l’autre, il découvre le « Facteur Seixas » . Ce vent de jeunesse soufflé des routes ardéchoises, où le Français de Decathlon a martyrisé un plateau WorldTour en solitaire pendant 41 kilomètres.

Statistiquement, le Slovène a dominé 2025. Mais selon nos données et statistiques compilées, sa marge sur les purs « Monuments » face à un Van der Poel en condition s’amenuise sur les terrains mixtes. Là où Pogačar excelle par l’usure et la gestion, le Néerlandais répond par l’explosivité et la puissance brute. L’arrivée de Seixas ajoute une variable tactique supplémentaire : formé à l’école du cyclo-cross, le Français possède cette capacité rare à changer de rythme dans les pentes les plus sévères, exactement comme le faisait un certain… Pogačar à ses débuts.

Question à nos lecteurs : Selon vous, Pogačar doit-il adapter sa préparation pour contrer spécifiquement l’un de ces deux adversaires, ou doit-il imposer son propre tempo, quitte à les laisser s’entre-déchirer ?

Strade Bianche (7 mars) : Paul Seixas peut-il vraiment piéger le triple vainqueur sortant sur ses terres d’adoption ?

C’est la première escarmouche, et probablement la plus émotionnelle. Les Strade Bianche, c’est le jardin de Tadej Pogačar. Il y a construit sa légende avec des raids en solitaire, y est invaincu depuis 2022 (pas de participation en 2023). Mais cette année, un jeune loup français de 19 ans débarque en Toscane avec une pancarte « Interdit de toucher » clouée dans le dos.

L’analyse terrain : que vaut vraiment le numéro de Seixas en Ardèche ?

Ce samedi, sur les routes escarpées de Guilherand-Granges, Paul Seixas n’a pas simplement remporté sa première semi-classique ProSeries. Il a livré une démonstration de force qui force la comparaison avec les plus illustres cannibales. Son raid de 41 kilomètres, le deuxième plus long de l’histoire de l’épreuve, a laissé sur place Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike), Jan Christen (UAE) et Lenny Martinez (Bahrain). L’écart final ? 1 minute et 48 secondes sur un plateau de favoris. Un gouffre.

Le plus impressionnant ? Sa gestion. Là où les jeunes talents brûlent souvent leurs cartouches trop tôt, Seixas a construit son avance mètre par mètre, alternant tempo infernal dans les pourcentages à plus de 10% et récupération dans les portions techniques. « C’était un tempo dément » soufflait-on à l’arrivée. « On ne disputait pas la même course. »

Notre verdict pour Sienne

Sur les pentes de la Via Santa Caterina, sa légèreté relative pourrait devenir une arme face à un Pogačar qui, pour dompter les pavés plus tard dans la saison, pourrait avoir légèrement alourdi sa musculation. Mais attention : Seixas n’a pas encore la maturité pour gérer 200 kilomètres sous la pression du maillot arc-en-ciel et des attaques répétées de Van Aert, Pidcock ou Del Toro. En revanche, il a le profil parfait pour faire sauter le verrou de l’UAE en partant de loin, forçant Pogačar à puiser dans ses réserves plus tôt que prévu. Une place sur le podium serait déjà un signal envoyé à tout le peloton : l’avenir, c’est maintenant.

Milan-SanRemo (21 mars) : Van der Poel peut-il reproduire le coup de 2025 face à un Pogacar plus expérimenté ?

Un mois plus tard, direction la Riviera Ligure. Milan-Sanremo est l’antithèse de Pogačar. Une course où le contrôle est roi et où le sprint est souvent la sentence finale. C’est là que Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a frappé en 2025 (et en 2023), mais l’arrivée de Pogačar a rebattu les cartes.

La stratégie imparable du Slovène existe-t-elle sur la Primavera ?

C’est la question qui taraude les directeurs sportifs. En 2025, Pogačar avait tenté le tout pour le tout dans la descente du Poggio, sans succès. En 2026, avec l’expérience de ses titres mondiaux et une équipe UAE taillée pour le contrôle, pourrait-il anticiper son attaque sur la Cipressa ?

Le scénario fait frémir les stratèges : si le Slovène place un démarrage violent à 9 kilomètres du sommet, il oblige Van der Poel à choisir. Soit combler le trou seul, en puisant dans des réserves précieuses, et risquer de se faire piéger au sprint par un coureur frais (Milan-SanRemo se joue parfois à l’économie). Soit laisser filer le maillot arc-en-ciel vers un succès historique, et rentrer aux Pays-Bas ou Monaco avec des regrets plein la musette.

Le facteur « fraîcheur » après l’Omloop

Van der Poel a choisi d’effectuer sa rentrée plus tôt que d’habitude. Fini les stages en altitude discrets, place à la compétition. Son numéro sur l’Omloop, où il a survécu à une chute massive avant d’humilier ses adversaires sur le Mur de Grammont sans même se lever de selle, prouve une chose : il est déjà au pic de sa forme. Le Néerlandais a envoyé un message clair : il sera prêt pour le 21 mars. Reste à savoir si cette forme précoce ne risque pas de s’émousser d’ici là.

Tour des Flandres (5 avril) – Paris-Roubaix (12 avril) : le doublé infernal peut-il sourire à Pogačar ?

Le printemps des Classiques atteint son paroxysme avec ce doublé mythique. Van der Poel est le patron incontesté des pavés. Pogačar est l’aspirant qui rêve de rejoindre le club des géants.

Tour des Flandres : le terrain de jeu idéal pour une guerre d’usure ?

Le parcours 2026, avec son enchaînement mythique Koppenberg – Paterberg, pourrait convenir à un Pogačar qui voudrait déposer « MVDP » dans l’extrême difficulté. Mais le champion du monde devra se méfier : la puissance du Néerlandais sur le plat entre les monts est souvent fatale. C’est là que Van der Poel excelle, capable de créer des écarts là où personne ne les attend.

L’Omloop nous a rappelé une vérité : Van der Poel n’a pas besoin d’un mont difficile pour faire la différence. Son démarrage en « facteur » sur le Mur de Grammont, un braquet énorme et un rythme implacable, a humilié Florian Vermeersch et Tim Van Dijke. Dans les monts flandriens, cette capacité à changer de rythme sans prévenir pourrait être la clé.

Paris-Roubaix : l’Enfer du Nord peut-il sourir à un « non-spécialiste » ?

Ici, le débat est simple. Pogačar peut-il gagner Roubaix ? Oui, car il a les qualités d’un Cancellara, capable de briller aussi bien dans les bosses que sur les pavés. Mais peut-il battre Van der Poel sur Roubaix ? C’est une autre histoire.

Le Néerlandais, par sa maîtrise innée du vélo héritée du cyclo-cross et sa puissance sur les secteurs les plus cabossés, possède une avance technique considérable. Selon nos analyses sur la puissance développée dans le secteur de Mons-en-Pévèle, Van der Poel est capable de maintenir des watts supérieurs à ses concurrents tout en négociant mieux les pavés. Un avantage décisif sur une course où chaque seconde compte.

Liège-Bastogne-Liège (24 avril) : la revanche de la Doyenne ou le sacre de Seixas ?

Retour aux Ardennes, le sanctuaire de Pogačar. C’est ici qu’il a réalisé un triplé exceptionnel en 2025 (2024 et 2021). Mais c’est aussi ici que la nouvelle génération veut frapper. Paul Seixas, qui aura découvert l’épreuve quelques semaines plus tôt, aura accumulé l’expérience nécessaire.

L’enjeu est double

Pour Pogačar, c’est la dernière pierre d’un printemps surchargé. La fatigue sera un facteur, inévitable. Pour Seixas, c’est l’examen de passage. La Roche-aux-Faucons sera le juge de paix. Le Français a prouvé dans les rangs juniors et désormais chez les professionnels qu’il savait gérer l’effort long et la pression.

Son calendrier printanier, qu’il a dévoilé, est celui d’un leader : Strade Bianche, Tour du Pays Basque, Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Un enchaînement qui vise clairement les classiques ardennaises, où sa pointe de vitesse dans les montées pourra faire des ravages. Une place d’honneur, voire un podium face à un Pogačar fatigué, serait un signal envoyé à tout le peloton : le successeur de Julian Alaphilippe est déjà là.

Le grand verdict : un printemps sous le signe du chaos contrôlé

Cette année, le cyclisme ne sera pas un long fleuve tranquille. Il sera heurté, imprévisible, électrique. Tadej Pogačar, malgré son statut et son génie, entre dans une zone de turbulences. Mathieu van der Poel incarne la force brute capable de briser n’importe quel scénario, comme il l’a prouvé sur l’Omloop en transformant une chute évitée de justesse en victoire. Paul Seixas symbolise l’audace d’une jeunesse qui n’a peur de rien, capable de martyriser l’élite pendant 41 kilomètres.

Ces cinq rendez-vous ne sont pas de simples courses. Ce sont les chapitres d’une guerre des générations qui s’annonce légendaire. Le Slovène voudra prouver que son règne n’a pas de date de péremption. Le Néerlandais voudra asseoir sa domination sur les pavés. Le Français voudra montrer que son numéro en Ardèche n’était pas un feu de paille.

Question ouverte : Entre la puissance dévastatrice de Van der Poel sur les pavés et l’intelligence de course précoce de Seixas dans les Ardennes, quel adversaire fera le plus mal à Pogačar en 2026 ? Le débat est ouvert en commentaires.

Rendez-vous le 7 mars pour le premier assaut. Et souvenez-vous de cette date : le 28 février 2026, le cyclisme a changé de braquet.

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Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir Mathieu van der Poel lever les bras sur route. Vainqueur samedi sur l’Omloop Nieuwsblad, le Néerlandais a lancé les hostilités. Place désormais à Kuurne-Bruxelles-Kuurne, la seconde manche du « Week-end d’ouverture » en Belgique. Réputée terrain de chasse des sprinteurs, l’édition 2026 pourrait-elle réserver un sort différent ? Plongée au cœur des 195 kilomètres de la Classique belge (UCI 1.Pro), entre la tentation des puncheurs et la loi des grosses cuisses.

Lire aussi : L’impossible est évité, l’inévitable arrive : Van der Poel mate l’Omloop Nieuwsblad dès sa première

L’avertissement flamand a été donné. Ce samedi, sur le Omloop Nieuwsblad, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a rappelé à tout le monde qui était le patron des Classiques, dominant le Mur de Grammont et l’arrivée à Ninove. Mais en ce dimanche 1er mars, le décor change. Si le parcours emprunte les mêmes routes pavées, l’ADN de Kuurne-Bruxelles-Kuurne est fondamentalement différent. Surnommée autrefois « le sprint de Gand-Wevelgem », cette 78e édition se présente comme l’antithèse de la veille. Pourtant, à regarder le tracé de près, on se demande si la dictature des sprinteurs sera aussi absolue qu’on le dit. Décryptage d’une semi-classique piégeuse qui pourrait bien, comme en 2024 avec Wout van Aert, nous offrir un scénario de folie.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 : Le parcours, entre tradition flamande et embûches stratégiques

Avec 195 kilomètres au programme, le parcours de Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 ne réinvente pas la roue, et c’est tant mieux. Le tracé, qui s’élance de Courtrai pour revenir à Kuurne, respecte la tradition en allant chercher les monts du Pays des Collines. Le profil alterne entre une première partie de course propice à l’échappée matinale et un enchaînement crucial entre le 90e et le 140e kilomètre, où tout peut basculer.

Le final, lui, est long et plat, une invitation aux équipes de sprinteurs à reprendre le contrôle. C’est ce schéma classique qui, depuis des décennies, a forgé la réputation de la course : une classique ouverte, moins sélective que le Ronde, où les hommes rapides ont théoriquement le dernier mot. Théoriquement seulement, car le vent et la météo, souvent capricieuse en ce début mars, peuvent transformer ce long ruban d’asphalte en un champ de bataille de bordures.

Quels sont les monts et pavés qui vont faire la différence sur ce KBK 2026 ?

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pourcentages les plus violents qui risquent de faire mal, mais bien l’accumulation et le placement. Sur les treize monts répertoriés, plusieurs concentreront toutes les attentions.

Selon les données fournies par les organisateurs, c’est l’enchaînement situé aux alentours du kilomètre 100 qui servira de détonateur. Après le Hameau des Papins (1,2 km à 6,6%) et le Bourliquet (1,3 km à 6,1%), les coureurs attaqueront le Mont Saint-Laurent (1,3 km à 7,8% avec des pointes à 17%). Un monstre de pavés, surnommé « les Hauts de Saint-Sauveur » par les locaux, où il est quasi impossible de s’abriter. Souvenez-vous, c’est exactement à cet endroit, en 2024, que Wout van Aert et la Visma-Lease a Bike avaient fait imploser la course à 88 kilomètres de l’arrivée. L’an passé, c’est au même endroit que le rythme imposé avait réduit le peloton en lambeaux.

Un peu plus loin, la Côte du Trieu (1,1 km à 7,3%) est un autre piège redoutable, avec ses pentes les plus raides situées dans les derniers hectomètres, un endroit idéal pour placer une attaque surpuissante. Enfin, le Kluisberg (1,1 km à 6%) sera la dernière occasion, à un peu plus de 50 kilomètres de l’arrivée, de tenter un coup de poker avant le long replat final.

174 partants et favoris de Kuurne 2026 : Une armada de sprinteurs face aux baroudeurs

Si la course se joue au sprint, le plateau 2026 a des allures de réunion de « All Stars ». Le tenant du titre, Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), sera évidemment l’homme à battre. Vainqueur l’an dernier, il retrouvera un Kaden Groves en guise de poisson-pilote de luxe. Mais en face, la concurrence est féroce.

Jonathan Milan (Lidl-Trek), avec 5 succès à son compteur cette année, il se présente avec le statut de sprinteur le plus en vue de ce début de saison. Sa puissance de deménageur sur le plat est un atout majeur, mais sa capacité à passer les monts sans puiser dans ses réserves sera la clé. Face à ces deux « gros bras », le jeune Français Paul Magnier (Soudal Quick-Step), double vainqueur d’étape sur le Tour de l’Algarve – 11e hier sur le Het Nieuwsblad, il incarne l’explosivité et l’audace. Sa pointe de vitesse est redoutable, et l’équipe pourra compter sur un Dylan van Baarle et Yves Lampaert pour durcir la course si nécessaire.

Le clan belge comptera énormément sur Arnaud De Lie (Lotto Intermarché), qui semble monter en puissance. Pour l’instant discret, le « Taureau de Lescheret » a souvent brillé sur ce genre de parcours. Attention également à Biniam Girmay (NSN Cycling Team) – déjà vainqueur à deux reprises cette année, dont la polyvalence lui permet de passer les bosses et de sprinter, et au surprenant Matthew Brennan (Visma-Lease a Bike) – vainqueur d’une étape en Australien en janvier, qui découvre les classiques avec un appétit féroce.

La start-list annonce-t-elle un duel Philipsen-Milan ?

À regarder la liste des engagés, on se dit que les équipes de sprinteurs ont mis les moyens. Alpecin avec Philipsen et Groves, Lidl-Trek avec Milan, Soudal avec Magnier et van Baarle… Toutes ont les armes pour contrôler. Mais comme le rappelle l’histoire récente de Kuurne, l’absence de cohésion entre ces équipes rivales peut ouvrir des brèches.

Et c’est là que des coureurs comme Christophe Laporte (Visma-Lease a Bike) entrent en jeu. Le Français, impressionnant de facilité sur l’Omloop (4e), est le prototype du coureur capable de rentrer de nulle part dans un final de bordures et de surprendre tout le monde. Tim Wellens (UAE Team Emirates-XRG) et Matej Mohorič (Bahrain Victorious) sont aussi des candidats à une offensive lointaine, des coureurs capables de rendre le sprint impossible.

Notre analyse des favoris :

⭐⭐⭐⭐ Jonathan Milan (Lidl-Trek) : Le plus puissant, l’équipe la plus solide. Favori numéro 1 si le scénario est « tous au sprint ».

⭐⭐⭐ Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) : Le tenant du titre, plus malin que Milan dans le placement, mais l’équipe est-elle aussi forte que Lidl ?

⭐⭐⭐ Paul Magnier (Soudal Quick-Step) : La pépite française. Il a la vitesse, et van Baarle a le vice pour créer la sélection.

⭐⭐ Arnaud De Lie (Lotto) – Matthew Brennan (Visma) – Christophe Laporte (Visma) : Des outsiders de luxe, capables de gagner dans tous les scénarios, même en petit comité.

⭐ Biniam Girmay (NSN) – Tobias Lund Andresen (Decathlon) – Jordi Meeus (Red Bull) : Des clients sérieux pour la gagne si les circonstances leur sont favorables.

Une question à vous, lecteurs : Selon vous, l’armada des sprinteurs parviendra-t-elle à verrouiller la course, ou un « baroudeur » comme Laporte ou Mohorič va-t-il créer la surprise dans le final ?

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 ?

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
1, PHILIPSEN, Jasper
2, DILLIER, Silvan
3, GEENS, Jonas
4, PLANCKAERT, Edward
5, GROVES, Kaden
6, RICKAERT, Jonas
7, SENTJENS, Sente

Bahrain – Victorious (WT) ✅
11, MOHORIČ, Matej
12, BORGO, Alessandro
13, GOVEKAR, Matevž
14, GRADEK, Kamil
15, MIQUEL, Pau
16, BAUHAUS, Phil
17, SEGAERT, Alec

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
21, ANDRESEN, Tobias Lund
22, DEWULF, Stan
23, BOL, Cees
24, DE PESTEL, Sander
25, HOOLE, Daan
26, NAESEN, Oliver
27, PEDERSEN, Rasmus Søjberg

EF Education – EasyPost (WT) ✅
31, ALBANESE, Vincenzo
32, ASGREEN, Kasper
33, HOBBS, Noah
34, HONORÉ, Mikkel Frølich
35, LAMPERTI, Luke
36, SIMMONS, Colby
37, VAN DEN BERG, Marijn

Groupama – FDJ United (WT) ✅
41, BARTHE, Cyril
42, FONTAINE, Titouan
43, HUENS, Axel
44, JACOBS, Johan
45, RUSSO, Clément
46, PENHOËT, Paul
47, TRONCHON, Bastien

Lidl – Trek (WT) ✅
51, MILAN, Jonathan
52, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias
53, ÁLVAREZ, Héctor
54, SKUJIŅŠ, Toms
55, SÖDERQVIST, Jakob
56, THEUNS, Edward
57, WALSCHEID, Max

Lotto Intermarché (WT) ✅
61, DE LIE, Arnaud
62, VAN BOVEN, Luca
63, BRAET, Vito
64, DE SCHUYTENEER, Steffen
65, ØRN-KRISTOFF, Felix
66, SLOCK, Liam
67, BERCKMOES, Jenno

Movistar Team (WT) ✅
71, ADRIÀ, Roger
72, AULAR, Orluis
73, BARRENETXEA, Jon
74, CANAL, Carlos
75, GARCÍA CORTINA, Iván
76, MACIEJUK, Filip
77, MORO, Manlio

NSN Cycling Team (WT) ✅
81, GIRMAY, Biniam
82, ASKEY, Lewis
83, BOIVIN, Guillaume
84, HOFSTETTER, Hugo
85, LOUVEL, Matis
86, MULLEN, Ryan
87, SHEEHAN, Riley

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
91, MEEUS, Jordi
92, MARIT, Arne
93, DRIZNERS, Jarrad
94, PITHIE, Laurence
95, VAN DIJKE, Mick
96, VAN DIJKE, Tim
97, PAJUR, Romet

Soudal Quick-Step (WT) ✅
101, LAMPAERT, Yves
102, DESAL, Ceriel
103, MAGNIER, Paul
104, VAN BAARLE, Dylan
105, VAN LERBERGHE, Bert
106, REX, Laurenz
107, VAN GESTEL, Dries

Team Jayco AlUla (WT) ✅
111, ACKERMANN, Pascal
112, CAPIOT, Amaury
113, DE BONDT, Dries
114, DONALDSON, Robert
115, KRIJNSEN, Jelte
116, MEZGEC, Luka
117, O’BRIEN, Kelland

Team Picnic PostNL (WT) ✅
121, DEGENKOLB, John
122, DE JONG, Timo
123, BITTNER, Pavel
124, BIESTERBOS, Frits
125, NABERMAN, Tim
126, MÄRKL, Niklas
127, ROOSEN, Timo

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
131, LAPORTE, Christophe
132, VAN KERCKHOVE, Matisse
133, FIORELLI, Filippo
134, KIELICH, Timo
135, MATTIO, Pietro
136, BRENNAN, Matthew
137, ZINGLE, Axel

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
141, WELLENS, Tim
142, HERREGODTS, Rune
143, MOLANO, Juan Sebastián
144, JOHANSEN, Julius
145, POLITT, Nils
146, VERMEERSCH, Florian
147, OLIVEIRA, Rui

Uno-X Mobility (WT) ✅
151, BÉVORT, Carl-Frederik
152, ABRAHAMSEN, Jonas
153, HVIDEBERG, Jonas Hem
154, INGEBRIGTSEN, Storm
155, PEDERSEN, Henrik
156, RESELL, Erik Nordsæter
157, TILLER, Rasmus

XDS Astana Team (WT) ✅
161, BALLERINI, Davide
162, GATE, Aaron
163, GONOV, Lev
164, KANTER, Max
165, ROMELE, Alessandro
166, SYRITSA, Gleb
167, TEUNISSEN, Mike

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
171, ALLENO, Clément
172, BOUGLAS, Georgios
173, BURNETT, Josh
174, CAVIA, Daniel
175, MACÍAS, César
176, MAYER, Alexandre
177, KMÍNEK, Vojtěch

Cofidis (PRT) ✅
182, ALLEGAERT, Piet
183, KIRSCH, Alex
184, MAAS, Jan
185, PAGE, Hugo
186, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
187, RENARD, Alexis

Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅
191, BOARDMAN, Samuel
192, CHRISTIAN, Sean
193, KESSLER, Cole
194, CAUDELL, Ezra
195, OLIVER, Ben
196, PICKRELL, Riley
197, STEWART, Mark

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
201, DE GENDT, Aimé
202, FRISON, Frederik
203, MOSCHETTI, Matteo
204, MAŁECKI, Kamil
205, VAN MOER, Brent
206, WRIGHT, Fred
207, PARISINI, Nicolò

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
211, CRABBE, Tom
212, DEMAN, Brem
213, GEERAERTS, Ferre
214, HESTERS, Jules
215, VAN HAUTEGEM, Leander
216, HUYSMANS, Nolan
217, TORNEY, Artuur

TotalEnergies (PRT) ✅
221, VADIC, Baptiste
222, BOULAHOITE, Rayan
223, BRUNEL, Alexys
224, DAUPHIN, Florian
225, JEANNIÈRE, Emilien
226, LEROUX, Samuel
227, THIERRY, Pierre

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
231, HALLER, Marco
232, FROIDEVAUX, Robin
233, MIKUTIS, Aivaras
234, MOZZATO, Luca
235, PLUIMERS, Rick
236, TRENTIN, Matteo
237, KELEMEN, Petr

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
241, KOPECKÝ, Matyáš
242, DE VRIES, Hartthijs
243, LARSEN, Niklas
244, GROENEWEGEN, Dylan
245, RASENBERG, Martijn
246, REINDERS, Elmar
247, TOWNSEND, Rory

Diffusion TV : Comment et où regarder Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 en direct ?

Pour ne rien manquer de cette explication entre ogres de la pédale, la course sera largement diffusée. Le programme TV est le suivant :

En France : Eurosport 2 prendra l’antenne à partir de 14h30 pour une retransmission en direct. La course sera également disponible sur la plateforme Max (anciennement HBO Max) et le site « Les Rois de la Pédale ».

En Belgique : La RTBF proposera le live sur la Une et sa plateforme Auvio dès 14h30. Côté flamand, c’est sur VRT 1 et Sporza que le direct débutera un peu plus tôt, à 14h10.

Verdict : Une édition sous le signe du contrôle ou de l’exploit ?

Au lendemain du récital de Mathieu van der Poel sur l’Omloop, Kuurne-Bruxelles-Kuurne 2026 nous promet un tout autre spectacle. Plus que jamais, la course se résume à un bras de fer. D’un côté, des équipes de sprinteurs talentueuses et structurées autour de leaders comme Milan ou Philipsen, désireuses d’imposer un contrôle absolu pour amener le paquet dans la dernière ligne droite de Kuurne. De l’autre, des « flahutes » modernes, qui savent que leur seule chance réside dans l’exploit, en profitant de l’enchaînement du Mont Saint-Laurent et du Trieu pour créer une sélection irréversible.

La météo, comme souvent en Belgique, aura le dernier mot. Si le vent s’en mêle, les 50 derniers kilomètres plats ne seront pas une simple procession mais un véritable chemin de croix pour les sprinteurs isolés. Une chose est sûre : le premier week-end de classiques, lancé par Van der Poel, trouvera son épilogue à Kuurne, et le nom du successeur de Philipsen nous dira beaucoup sur la hiérarchie des forces en présence pour les prochains Monuments.

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Faun Drôme Classic 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV en direct

Au lendemain du récital de Paul Seixas sur l’Ardèche Classic, le peloton remet le couvert ce dimanche 1er mars pour une nouvelle édition de la Faun Drôme Classic. Si le parcours est moins monstrueux que la veille, le plateau, lui, n’a rien à envier à une Classique WorldTour. Entre les frelons de la Lidl-Trek, l’armada UAE et les talents français revanchards, la bataille pour la succession de Juan Ayuso s’annonce totale. Voici l’analyse complète d’un parcours piégeux et le verdict de notre rédaction sur les forces en présence.

Lire aussi : Paul Seixas, l’homme qui a terrassé l’Ardèche : 41 kilomètres de bravoure pour un duel annoncé avec Pogacar

Drôme Classic 2026 : L’impossible héritage d’Ayuso dans un champ de bataille de puncheurs

L’analyse est lancée. À Étoile-sur-Rhône, l’air est encore chargé de l’exploit de Paul Seixas, mais le regard est déjà tourné vers l’horizon. Dimanche, les puncheurs reprennent leurs droits. Si la Faun Ardèche Classic 2026 a consacré un rouleau-compresseur capable de dompter le Val d’Enfer, la Faun Drôme Classic 2026 promet un tout autre registre : celui de l’explosivité, de l’attaque chirurgicale et du coup de force dans les derniers kilomètres.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le parcours de 185 kilomètres, avec ses 2400 mètres de dénivelé positif, n’est pas le plus haut, mais c’est peut-être le plus nerveux du calendrier français. Il y a un an, Juan Ayuso (UAE Team Emirates, et désormais devenu coureur de la Lidl Trek) avait construit sa victoire en solitaire avec un raid de 40 kilomètres. Un exploit que les favoris de cette édition tenteront d’imiter ou, au contraire, de contrer. Alors, Grégoire pour la revanche ? Skjelmose pour la confirmation ? Christen revanchard ? Ou un outsider en embuscade ? On vous guide à travers les difficultés et les forces en présence.

Quel est le parcours de la Faun Drôme Classic 2026 ?

C’est un tracé qui porte bien son nom de « classique ». Loin des très hauts sommets, la Drôme Classic use ses hommes par la répétition des chocs. Le final, lui, est un véritable feu d’artifice.

Le profil : 2400 mètres de dénivelé pour puncheurs

Moins typé grimpeur que l’Ardèche Classic, le parcours de la Faun Drôme Classic 2026 est un terrain de jeu idéal pour les coureurs explosifs. Ici, pas de long col de 10 kilomètres, mais une succession de « murs » et de côtes courtes où les pourcentages flirtent régulièrement avec les deux chiffres. Le secret de la course réside dans l’enchaînement : les 17 ascensions répertoriées ne laissent aucun répit.

Le final est un véritable calvaire pour les organismes. Dans les 75 derniers kilomètres, les coureurs avaleront pas moins de 9 difficultés. Le Col de la Grande Limite (4 km à 6,3%), situé à 38 bornes du but, servira de juge de paix pour les purs grimpeurs. C’est l’effort le plus long de la journée. Mais comme le soulignent les données et statistiques, c’est l’enchaînement avec la Côte des Roberts et l’ultime montée vers Étoile-sur-Rhône (1,1 km à 5%) qui fera la différence. C’est sur ce final en léger mais traître pourcentage que les sprinteurs-puncheurs piégeront les derniers rescapés.

Les murs d’Allex et d’Eurre : Le théâtre des opérations

Dans ce décor, deux endroits sont scrutés par les directeurs sportifs. Le Mur d’Eurre et le Mur d’Allex. Ce dernier, avec ses pentes irrégulières et son pourcentage ravageur, est le véritable juge de paix tactique. C’est l’endroit rêvé pour un coup de bordure ou une attaque sèche. C’est ici que le vainqueur devra soit faire la différence, soit montrer qu’il est le plus costaud. Le parcours en trois boucles permet aux équipes de préparer leur plan : user l’adversaire sur la première partie, puis frapper sur les passages clés du Mur d’Allex dans le final.

Screenshot

Quels sont les favoris et les principaux engagés de la Drôme Classic 2026 ?

Si le plateau de la veille était impressionnant, celui de la Drôme Classic confine à la démesure. Avec 25 équipes professionnelles au départ, la densité est celle d’un championnat du monde. Tous les coureurs capables de lever les bras sur une classique vallonnée sont présents.

Le duel annoncé : Romain Grégoire contre Mattias Skjelmose

Tous les regards seront tournés vers deux hommes.

D’un côté, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United). Le Bisontin, revanchard après une année 2025 en demi-teinte, court à domicile. 22e samedi à Guilherand-Granges, il avait remporté l’Ardèche Classic l’an passé et voudra doubler la mise sur ce terrain qu’il affectionne. Récent 5e de la Ruta del Sol, il sait ce aussi que « gagner » signifie sur ces routes, et ailleurs. Il devra gérer la pression d’un public acquis à sa cause et la responsabilité d’être l’un des favoris numéro 1.

De l’autre, Mattias Skjelmose (Lidl-Trek). 5e hier en Ardèche, le Danois, deuxième en 2025, revient avec une armada. Il est probablement l’homme le plus complet du plateau, capable de gérer un final explosif et de tenir sur un long raid solitaire. Si la Lidl-Trek décide de durcir la course très tôt avec des équipiers comme Quinn Simmons, Skjelmose pourrait bien prendre sa revanche sur le sort.

À eux deux, ils concentrent les projecteurs, mais la concurrence est féroce.

Les armadas internationales : UAE, Visma et Ineos en embuscade

Derrière ce duo, des meutes de loups affamés rodent.

UAE Team Emirates XRG aligne une équipe de rêve pour ce type de parcours. Si Juan Ayuso n’est pas là pour défendre son titre, Jan Christen est peut-être le successeur désigné. Le jeune Suisse, explosif et puissant, est notre favori pour le pronostic. Avec Benoît Cosnefroy en pointe sur un final qui lui convient parfaitement, et des équipiers de luxe comme Pavel Sivakov ou Antonio Morgado, la formation aux treize victoires depuis le début de la saison a les cartes pour dicter sa loi. L’incertitude réside dans le leadership : joueront-ils la carte de l’un ou l’autre ?

Team Visma | Lease a Bike ne sera pas en reste avec Matteo Jorgenson. Le double vainqueur de Paris-Nice (2025 & 2025) est un client sérieux sur ce type de parcours exigeant. Moins explosif qu’un Grégoire, il peut compenser par une intelligence de course rare et une capacité à enchaîner les efforts.

Enfin, INEOS Grenadiers débarque avec un trio de choc : Egan Bernal, de retour en forme après son grave accident, Axel Laurance et Brandon Smith Rivera, 3e du Tour de La Provence. Si le leader Colombien semble plus taillé pour des courses par étapes, sa présence offre une option tactique majeure.

Les outsiders à ne pas négliger

Comme souvent sur la Drôme Classic, le nom du vainqueur peut surprendre. Attention à Ben Healy (EF Education-EasyPost). L’Irlandais, troisième des Mondiaux au Rwanda, a le punch et l’audace pour tenter un coup de loin, à l’image de ce qu’il avait fait sur Liège-Bastogne-Liège.

Côté belge, le phénomène Jarno Widar (Lotto Intermarché) sera à suivre, bien qu’il ait abandonné hier. Champion d’Europe espoirs sur des routes similaires, il a le moteur pour rivaliser avec les cadors, même si son jeune âge (20 ans) est un facteur d’incertitude sur une course aussi nerveuse. L’Italien Christian Scaroni (XDS Astana), vainqueur du Tour d’Oman 2026, est en feu et pourrait créer la surprise. Enfin, le vainqueur 2024, Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling), tentera de rappeler qu’il a déjà dominé ces lieux.

Les 143 partants et favoris de la Faun Drôme Classic 2026

Voici la liste des principaux coureurs à suivre parmi les 143 partants.

Les favoris (selon notre grille d’analyse) :

⭐⭐⭐ Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), Romain Grégoire (Groupama-FDJ)

⭐⭐ Jan Christen (UAE), Ben Healy (EF Education), Matteo Jorgenson (Visma), Christian Scaroni (XDS Astana)

Lenny Martinez (Bahrain), Jarno Widar (Lotto), Benoît Cosnefroy (UAE), Marc Hirschi (Tudor), Quinn Simmons (Lidl-Trek), Axel Laurance (INEOS), Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM)

Autres coureurs à suivre :

Egan Bernal (INEOS), Pavel Sivakov (UAE), Clément Champoussin (XDS Astana), Louis Barré (Visma), Ben Tulett (Visma), Antonio Morgado (UAE).

Quel est notre pronostic pour la Drôme Classic 2026 ?

Sur un tel parcours, et avec un tel plateau, la clé sera le surnombre. Les équipes capables d’isoler un leader adverse en mettant une pression constante sur les murs auront un avantage décisif.

Nous voyons bien Jan Christen profiter du collectif UAE pour s’imposer. Si la course arrive au sprint dans un groupe réduit, sa puissance et son explosivité peuvent faire la différence. Le scénario probable ? Une attaque dans le final du Mur d’Allex, créant un groupe de 4 à 5 coureurs qui se joueront la gagne dans l’ultime montée vers Étoile-sur-Rhône. Dans ce jeu de poker, le jeune Suisse a toutes les cartes en main.

Notre podium : 1. Jan Christen 2. Mattias Skjelmose 3. Romain Grégoire.

Et vous, qui voyez-vous l’emporter ce dimanche ? Romain Grégoire peut-il prendre sa revanche sur sa terre natale, ou Mattias Skjelmose est-il intouchable ? Dites-le-nous en commentaires !

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Faun Drôme Classic 2026 ?

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
1, CHRISTEN, Jan
2, SIVAKOV, Pavel
3, MORGADO, António
4, ARRIETA, Igor
5, COSNEFROY, Benoît
6, TORRES, Pablo
7, FABRIES, Ugo

Groupama – FDJ United (WT) ✅
11, GRÉGOIRE, Romain
12, COSTIOU, Ewen
13, ROLLAND, Brieuc
14, ROCHAS, Rémy
15, PACHER, Quentin
16, GENIETS, Kevin
17, PALENI, Enzo

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
21, JORGENSON, Matteo
22, TULETT, Ben
23, BARRÉ, Louis
24, PIGANZOLI, Davide
25, SCHIFFER, Anton
26, SMITH, William
27, REX, Tim

Lidl – Trek (WT) ✅
31, SKJELMOSE, Mattias
32, SIMMONS, Quinn
33, BAGIOLI, Andrea
34, SOBRERO, Matteo
35, BERNARD, Julien
36, OOMEN, Sam
37, MOSCA, Jacopo

XDS Astana Team (WT) ✅
41, SCARONI, Christian
42, ULISSI, Diego
43, CHAMPOUSSIN, Clément
44, RODRÍGUEZ, Cristián
45, VINOKUROV, Nicolas
46, KUZMIN, Anton
47, BASSET, Pierre-Henry

Bahrain – Victorious (WT) ✅
51, MARTINEZ, Lenny
52, ZAMBANINI, Edoardo
53, KEPPLINGER, Rainer
54, BORREMANS, Kasper
55, MIHOLJEVIĆ, Fran
56, ERMAKOV, Roman
57, STOCKWELL, Oliver

INEOS Grenadiers (WT) ✅
61, BERNAL, Egan
62, LAURANCE, Axel
63, HAMILTON, Lucas
64, RIVERA, Brandon Smith
65, JUNGELS, Bob
66, AUGUST, Andrew
67, HAIG, Jack

Movistar Team (WT) ✅
71, ROMO, Javier
72, LÓPEZ, Juan Pedro
73, CEPEDA, Jefferson Alveiro
74, PESCADOR, Diego
75, SERRANO, Gonzalo
76, HESSMANN, Michel
77, VILLATE, Ibai

Team Picnic PostNL (WT) ✅
81, HAMILTON, Chris
82, KOERDT, Bjorn
83, DINHAM, Matthew
84, TVEDT, Ulrik
86, VLOT, Mees
87, FAURE PROST, Alexy

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
91, PRODHOMME, Nicolas
92, LAPEIRA, Paul
93, GAUTHERAT, Pierre
94, LABROSSE, Jordan
95, STAUNE-MITTET, Johannes
96, L’HOTE, Antoine
97, ISIDORE, Noa

EF Education – EasyPost (WT) ✅
101, HEALY, Ben
102, SWEENY, Harry
103, BAUDIN, Alex
104, QUINN, Sean
105, NERURKAR, Lukas
106, RAFFERTY, Darren
107, BATTISTELLA, Samuele

Lotto Intermarché (WT) ✅
111, WIDAR, Jarno
112, GUALDI, Simone
114, ROTA, Lorenzo
115, EEMAN, Kamiel
116, FOX, Matthew
117, TOUSSAINT, Wouter

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, HIRSCHI, Marc
122, BRENNER, Marco
123, BARTA, Will
124, JASCH, Lennart
125, DONZÉ, Robin
126, WEISS, Fabian

Cofidis (PRT) ✅
131, ARANBURU, Alex
132, MAISONOBE, Sam
133, CARR, Simon
134, JOALLAND, Yaël
135, MEEHAN, Jamie
136, MONIQUET, Sylvain

TotalEnergies (PRT) ✅
141, DELETTRE, Alexandre
142, VERCHER, Mattéo
143, DOUBEY, Fabien
144, BURGAUDEAU, Mathieu
145, LE BERRE, Mathis
146, RETAILLEAU, Valentin
147, LÉVÊQUE, Theo

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
151, CHRISTEN, Fabio
152, HERMANS, Quinten
153, GLOAG, Thomas
154, CAMPRUBÍ, Marcel
155, VADER, Milan
156, BAX, Sjoerd
157, CALZONI, Walter

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
161, BARCELÓ, Fernando
162, CASTELLON, Jan
163, OLDANI, Stefano
164, LÓPEZ, Joseba
165, IBÁÑEZ, Javier
166, CORRES, Gorka
167, LOSPITAO, Pablo

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
171, VENTURINI, Clément
172, POELS, Wout
173, PETER, Jannis
174, VERSCHUREN, Killian
175, FOUGNER, Eivind Broholt
176, MERIS, Sergio
177, STOCKMAN, Abram

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
181, MARIAULT, Axel
182, WALTON, Jonas
183, GUERNALEC, Victor
184, LANGELLA, Lenaic
185, FAYOLLE, Jean-Loup
186, CHAUSSINAND, Joris
187, VEZIE, Maxime

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
191, TENDON, Arnaud
192, JARNET, Maxime
193, RAUGEL, Antoine
194, CAPRON, Rémi
195, HARDOUIN, Louis
196, HUCK, Léandre
197, MOLLY, Kenny

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
201, HÄNNINEN, Jaakko
202, MAINGUENAUD, Tom
203, GILLET, Baptiste
204, CARTY, Jahkim
205, PAPON, Victor
206, HUYS, Laurens
207, GUICHARD, Carter

À quelle heure et sur quelle chaîne TV suivre la Drôme Classic 2026 ?

Pour ne rien manquer de cette empoignade, la course sera diffusée en clair sur La Chaîne L’Équipe.

Départ fictif : 11h45

Départ réel : 11h54

Prise d’antenne sur La Chaîne L’Équipe (canal 21) : 13h55

Arrivée estimée : Vers 16h25.

La chaîne proposera un dispositif complet avec hélicoptère et motos pour capturer la beauté des paysages drômois et l’intensité des attaques dans les murs d’Allex. Vous pourrez également suivre le live sur la plateforme de la chaîne.

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Omloop Nieuwsblad 2026 : Mathieu Van der Poel s’impose en solitaire au sommet du Mur

Il n’avait jamais couru l’Omloop. Il l’a dompté. Mathieu van der Poel a signé samedi l’un de ces numéros qui n’appartiennent qu’aux immenses talents. Mais avant d’écraser le Mur de Grammont et de filer vers Ninove, le champion du monde sur route 2023 a d’abord évité le pire sur les pavés glissants du Molenberg. Retour sur une journée de reprise qui ressemble à un avertissement pour le peloton.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

L’impossible est évité, l’inévitable arrive : Van der Poel mate l’Omloop Nieuwsblad dès sa première

L’image restera dans les archives du cyclisme flandrien. Rick Pluimers qui s’affaisse sur le bitume humide du Molenberg. Les vélos qui percutent, les corps qui basculent. Et au milieu de ce chaos, un rayon de soleil orange et arc-en-ciel qui slalome entre les graviers et les cuissards. Mathieu van der Poel vient d’éviter l’irréparable. Il vient peut-être de gagner l’Omloop Nieuwsblad.

Car oui, la victoire du Néerlandais sur la Classique d’ouverture belge est un chef-d’œuvre tactique. Mais c’est d’abord un miracle d’équilibre. À 45 kilomètres de l’arrivée, sur ce Molenberg où la tradition veut que l’on fasse la différence, Van der Poel a failli voir sa saison basculer sur un muret. Au lieu de ça, il a signé son premier succès sur une épreuve qu’il découvrait pour la première fois à 31 ans. Récit d’une journée où le prodige néerlandais a réécrit l’histoire du Het Nieuwsblad, ancien Het-Volk.

Comment Van der Poel a-t-il survécu au piège du Molenberg ?

C’est LE moment où tout aurait pu s’arrêter. Dans ce Molenberg, l’un des monts les plus traîtres du calendrier avec ses pavés en épingle, Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG) imprime un rythme infernal. Rick Pluimers (Tudor Pro Cycling), en deuxième position, tente de suivre. Trop ambitieux peut-être. Sa roue arrière glisse, il part en toupie.

Devant lui, Mathieu van der Poel est en pleine accélération. La trajectoire de Pluimers, couché sur le bitume, coupe net la sienne. C’est là que la légende s’écrit. D’un coup de rein, d’une souplesse de chat que seuls les monstres du cyclo-cross possèdent, le Néerlandais évite l’obstacle. Littéralement. Pendant que derrière, le peloton est décimé, Van der Poel recolle à Vermeersch.

Selon les données recueillies, c’est la première fois depuis Michele Bartoli en 2001 qu’un « rookie » s’impose sur cette Classique de Coupe du monde (WorldTour). Mais l’Italien n’avait pas dû survivre à un tel numéro de funambule pour y parvenir.

Pourquoi le Mur de Grammont a-t-il été le théâtre de l’exécution ?

Si l’esquive du Molenberg est un exploit physique, l’attaque du Mur est un crime parfait. À 16 kilomètres de l’arrivée, le trio de tête (Van der Poel, Vermeersch et Tim Van Dijke de la Red Bull-Bora-Hansgrohe) a repris les quatre rescapés de l’échappée matinale.

Mais Van der Poel n’est pas homme à attendre un sprint. Dès les premiers pourcentages du Mur de Grammont, il place un « coup de pédale » assassin. Comme il l’avait fait sur le Cauberg ou à Glasgow, le champion dépose littéralement ses compagnons sans même se lever de selle. Florian Vermeersch, pourtant réputé costaud dans les pentes, accuse le choc immédiatement.

Un démarrage en « touriste » qui humilie la concurrence

Ce qui frappe sur les images, c’est la facilité. Le braquet est énorme, le rythme est implacable. Van der Poel ne « force » pas, il « pousse ». Au sommet du Mur, l’écart est déjà de 20 secondes. Une éternité sur une pente aussi raide.

Tim Van Dijke, qui prendra la deuxième place au sprint face à Vermeersch, résumera l’impuissance générale : « Quand il part comme ça, on ne joue pas la gagne, on joue la deuxième place. »

Pourquoi Paul Magnier, le grand espoir français, a-t-il sombré ?

La déception de la journée côté francophone s’appelle Paul Magnier (11e). Le jeune français de Soudal Quick-Step, vainqueur de deux étapes sur le Tour de l’Algarve et deuxième l’an passé, arrivait en favori légitime.

Mais le cyclisme est un sport cruel. À 60 kilomètres de l’arrivée, au pire moment, alors que le peloton s’étire dans l’Eikenberg, le dérailleur de Magnier rend l’âme dans un virage. Le temps de changer de vélo, le peloton est déjà parti. Malgré une poursuite héroïque avec Jasper Philipsen, revenu de sa crevaison, le mal est fait. Quand ils rentrent, Van der Poel a déjà une minute. Trop tard.

Question à la communauté : Selon vous, Paul Magnier avait-il le niveau pour suivre Van der Poel aujourd’hui, ou la mécanique lui a-t-elle simplement évité une déception plus grande ?

Vidéo : Le résumé immanquable de la démonstration de MVDP

Omloop Nieuwsblad 2026 : Le final canon de Van der Poel dans le Mur

Le résumé est à couper le souffle. On y voit la chute massive du Molenberg, le slalom de Van der Poel, et surtout ce regard caméra au sommet du Mur, comme pour dire « C’est plié ». Une masterclass de cyclisme moderne.

Quels enseignements pour Milan-SanRemo et le reste des Classiques ?

Mathieu van der Poel a choisi de rentrer plus tôt que d’habitude. Fini les stages en altitude discrets, place à la compétition. Ce choix tactique, qui lui a permis de rentrer avec le plein de confiance après son 8e titre mondial de cyclo-cross, est un signal fort envoyé à Tadej Pogacar.

Le rendez-vous est déjà pris. Dans trois semaines, sur la Via Roma, les deux ogres du cyclisme actuel se retrouveront sur Milan-SanRemo. Si Van der Poel est déjà à ce niveau de forme un dernier samedi de février, que restera-t-il aux autres en mars ?

Une certitude : ce numéro en solitaire dans le Mur de Grammont restera dans les annales du Omloop Nieuwsblad. Une Classique qu’il découvrait, qu’il a dominée, et qu’il a déjà marquée de son empreinte indélébile.

Classement complet du Omloop Nieuwsblad 2026

  1. VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech les 207,2 km en 4:53:55 (42,3 km/h)
  2. VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:22
  3. VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG +0:24
  4. LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike +0:53
  5. DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:54
  6. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team +0:57
  7. MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  8. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
  9. RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
  10. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  11. MAGNIER PAUL, Soudal Quick-Step m.t.
  12. KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  13. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  14. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  15. TRENTIN MATTEO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  16. BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché m.t.
  17. ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility m.t.
  18. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
  19. VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise m.t.
  20. BEULLENS CEDRIC, Cofidis m.t.
  21. TEUNS DYLAN, Lotto Intermarché m.t.
  22. VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  23. HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike +1:34
  24. KIRSCH ALEX, Cofidis m.t.
  25. BARRENETXEA JON, Movistar Team +1:55
  26. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
  27. VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:59
  28. GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United +2:02
  29. BIERMANS JENTHE, Cofidis m.t.
  30. DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
  31. VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
  32. ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
  33. ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  34. DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
  35. VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
  36. SKUJIŅŠ TOMS, Lidl – Trek m.t.
  37. TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  38. BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
  39. SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
  40. ALBANESE VINCENZO, EF Education – EasyPost m.t.
  41. BALLERINI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  42. PAGE HUGO, Cofidis m.t.
  43. DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  44. GRIGNARD SÉBASTIEN, Lotto Intermarché m.t.
  45. WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  46. VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
  47. JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  48. PIDCOCK THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +2:09
  49. HUENS AXEL, Groupama – FDJ United +2:16
  50. BYSTRØM SVEN ERIK, Uno-X Mobility m.t.
  51. STANNARD ROBERT, Bahrain – Victorious +2:58
  52. VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team m.t.
  53. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
  54. GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +3:00
  55. TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
  56. MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  57. GROVES KADEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  58. PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech m.t.
  59. ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
  60. KIELICH TIMO, Team Visma | Lease a Bike +3:33
  61. GIRMAY BINIAM, NSN Cycling Team +3:46
  62. DE LIE ARNAUD, Lotto Intermarché m.t.
  63. NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team +5:02
  64. LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
  65. WÆRENSKJOLD SØREN, Uno-X Mobility m.t.
  66. JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United +7:34
  67. BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United +7:37
  68. RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
  69. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step m.t.
  70. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  71. VANHOOF WARD, Team Flanders – Baloise m.t.
  72. KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek m.t.
  73. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility m.t.
  74. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost m.t.
  75. KWIATKOWSKI MICHAŁ, INEOS Grenadiers m.t.
  76. MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  77. MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  78. LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets m.t.
  79. PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team +8:31
  80. WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +9:23
  81. SHEEHAN RILEY, NSN Cycling Team +9:45
  82. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
  83. VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
  84. KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  85. AFFINI EDOARDO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  86. TILLER RASMUS, Uno-X Mobility m.t.
  87. ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
  88. RESELL ERIK NORDSÆTER, Uno-X Mobility m.t.
  89. BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies m.t.
  90. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  91. MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  92. DE POOTER DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
  93. MACIEJUK FILIP, Movistar Team m.t.
  94. MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  95. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  96. CAPIOT AMAURY, Team Jayco AlUla m.t.
  97. DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  98. SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  99. TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
  100. BETTIOL ALBERTO, XDS Astana Team m.t.
  101. O’BRIEN KELLAND, Team Jayco AlUla m.t.
  102. KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
  103. KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH +9:47
  104. CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  105. BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
  106. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla m.t.
  107. VAN DEN BERG JULIUS, Team Picnic PostNL m.t.
  108. HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers m.t.
  109. BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech m.t.
  110. VERVENNE JONATHAN, Soudal Quick-Step m.t.
  111. SHEFFIELD MAGNUS, INEOS Grenadiers m.t.
  112. WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek m.t.
  113. LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
  114. ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH m.t.
  115. VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
  116. VACEK MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
  117. DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
  118. REINDERINK PEPIJN, Soudal Quick-Step m.t.
  119. FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  120. VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  121. GATE AARON, XDS Astana Team m.t.
  122. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  123. MULLEN RYAN, NSN Cycling Team m.t.
  124. SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers m.t.
  125. ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
  126. MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
  127. FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  128. BOIVIN GUILLAUME, NSN Cycling Team m.t.
  129. BÉVORT CARL-FREDERIK, Uno-X Mobility m.t.
  130. ALLEGAERT PIET, Cofidis m.t.
  131. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
  132. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  133. DRIZNERS JARRAD, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  134. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  135. DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise m.t.
  136. LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team m.t.

136 coureurs classés sur 175 partants.

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Faun Ardèche Classic 2026 : Paul Seixas imite Tadej Pogacar en solitaire

Il était annoncé comme le prodige de demain. Ce samedi, sur la Faun Ardèche Classic 2026, Paul Seixas a exigé que l’on parle de lui au présent. Par un numéro en solitaire de 41 kilomètres digne des plus grands, le jeune Français de 19 ans a martyrisé un plateau WorldTour sur les routes escarpées de l’Ardèche. Mieux qu’une victoire, une déclaration de guerre à huit jours d’un rendez-vous désormais incontournable : les Strade Bianche, où l’attend un certain Tadej Pogacar.

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Paul Seixas, l’homme qui a terrassé l’Ardèche : 41 kilomètres de bravoure pour un duel annoncé avec Pogacar

Il y a des victoires qui marquent une carrière, et il y a des victoires qui définissent une ère. Celle que Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) a signée ce samedi 28 février sur la 26e édition de la Faun Ardèche Classic appartient sans nul doute à la seconde catégorie. Sur un parcours vallonné de 187,6 kilomètres autour de Guilherand-Granges, le Lyonnais n’a pas simplement remporté sa première classique ProSeries : il a livré une démonstration de force et d’audace qui force la comparaison avec les plus illustres cannibales du peloton.

En s’extirpant du groupe des favoris dans les pentes du Mur de Royes pour filer seul vers l’arrivée, Seixas a signé le deuxième plus long raid solitaire de l’histoire de l’épreuve (41 km), juste derrière les 47,3 km de Rémi Cavagna en 2020. Mais au-delà de la statistique, c’est la manière qui interpelle. Une manière qui, à une semaine des Strade Bianche, pose une question fascinante : le prodige est-il déjà prêt à croiser le fer avec le « Patron » ?

Comment Paul Seixas a-t-il pulvérisé la Faun Ardèche Classic 2026 ?

Le piège se referme : l’échappée matinale condamnée par les rouleaux

Dès les premiers kilomètres, sous un ciel bas et une pluie fine typique de l’Ardèche, la course s’est animée. Une échappée de neuf coureurs, emmenée par Alexy Faure Prost (Picnic-PostNL) et l’expérimenté Geoffrey Bouchard (TotalEnergies), a tenté de prendre les devants. Mais comme le rappellent les données et statistiques recueillies durant la course, sur un parcours aussi nerveux, avec ses 11 difficultés répertoriées, l’avance des fuyards est rarement confortable. Elle n’a d’ailleurs jamais dépassé les deux minutes.

Du côté du peloton, la mécanique Decathlon s’est mise en place avec une précision d’horlogerie suisse. Conscients de l’état de forme de leur leader, les coéquipiers de Seixas ont laissé Lidl-Trek et Visma-Lease a Bike mener la chasse, économisant leurs forces pour l’heure décisive. Un timing parfait qui a vu les derniers survivants de l’échappée, Lévêque et Fougner, être avalés au pied du redoutable Mur de Royes, à environ 45 kilomètres du but.

Le Mur de Royes (6,8 km à 7,3%) : l’accélération qui a tout changé

C’est là que le scénario a basculé dans l’extraordinaire. Contrairement à la tactique classique qui veut qu’on laisse ses équipiers durcir la course, Paul Seixas a pris les choses en main. Il a placé une accélération tranchante, assis sur son vélo, le regard fixé sur l’horizon. Comme l’a raconté plus tard notre journaliste présent sur place, « on a tout de suite compris que la messe était dîte ».

Le premier à céder fut le groupe des favoris, incapable de soutenir son rythme. Seul Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike), le double vainqueur de Paris-Nice, put dans un premier temps s’accrocher à sa roue. Mais ce fut pour mieux sombrer. « C’était un tempo dément, avec des passages à plus de 10% » s’est on dit à l’arrivée, dans le milieu. Incapable de suivre plus de deux kilomètres, l’Américain a dû s’avouer vaincu à 41,6 km de la ligne. Le piège s’était refermé.

Un numéro en solitaire de 41 kilomètres : dans la roue du phénomène Seixas

L’écart qui ne cesse de grandir : une démonstration de puissance

Dès lors, la course est devenue un one-man-show. Seixas s’est enfoncé dans un contre-la-montre de 41 kilomètres, alternant portions techniques et difficultés comme le Val d’Enfer (1,7 km à 9,3%). Loin de flancher, il a creusé des écarts abyssaux. Au pied de la dernière ascension, son avance sur le trio de chasse Jorgenson-Jan Christen (UAE Team Emirates-XRG)-Lenny Martinez (Bahrain Victorious) atteignait déjà 1’15 ». Un gouffre.

Pendant ce temps, derrière, la coopération était forcée mais vaine. Le trio, conscient de jouer uniquement les places d’honneur, a fini par lever le pied, laissant l’écart grimper jusqu’à 1’48 à l’arrivée. « On ne jouait pas la même course » a dû se dire Christen, qui a tout de même réglé au sprint un Martinez déçu (3e) et un Jorgenson (4e) au visage marqué par l’effort. Le top 5 est complété par Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), relégué à près de deux minutes. Du jamais-vu sur cette classique.

« Comme Pogačar et Van der Poel » : l’analyse d’un récital

C’est dans ces chiffres que réside toute la folie de l’exploit. Sur un plateau comprenant des coureurs du calibre de Jorgenson, Skjelmose, Ben Healy ou Romain Grégoire, l’écart final est celui d’un homme qui évolue dans une autre dimension. Seixas a offert un récital de puissance et de maturité.

Ce numéro fait écho aux plus grandes démonstrations de force du cyclisme moderne. On pense évidemment à Tadej Pogačar sur ce même type de parcours, capable de tuer une course à 50 kilomètres de l’arrivée. Mais Seixas, lui, n’a que 19 ans. Sa progression est exponentielle : après une première saison professionnelle solide mais sans victoire (8e du Dauphiné, 7e du Lombardie), il a ouvert son compteur en début d’année sur le Tour d’Algarve (une étape et 2e du général derrière Juan Ayuso). Neuf jours plus tard, il double la mise avec la manière.

Après l’exploit, l’heure du grand rendez-vous : que peut faire Seixas face à Pogačar ?

Strade Bianche 2026 : le choc des générations est-il pour le 7 mars ?

Si la victoire en Ardèche est historique, elle n’est qu’une étape. Tous les regards sont désormais tournés vers le samedi 7 mars et les Strade Bianche. La course italienne, avec ses routes blanches et son final à Sienne, verra la grande rentrée de Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG). Le Slovène, triple vainqueur sortant, y est invaincu depuis 2022. Mais pour la première fois, un jeune loup aux dents longues semble prêt à lui contester sa couronne.

L’affiche est alléchante : le phénomène établi contre le phénomène montant. Seixas, qui a déjà prouvé sa polyvalence, possède le punch pour les pourcentages impossibles des strade et la maturité tactique pour gérer une course de mouvement. Il sera épaulé par un collectif Decathlon solide, mais devra aussi composer avec des clients comme Wout Van Aert, Thomas Pidcock ou Isaac Del Toro.

« Il appartient au monde des plus grands » : quel avenir pour le prodige français ?

La question n’est plus de savoir si Paul Seixas est un futur grand, mais s’il est déjà un grand du présent. Son calendrier printanier, qu’il a dévoilé, est celui d’un leader : Strade Bianche donc, puis Tour du Pays Basque (6-11 avril), Flèche Wallonne (22 avril) et Liège-Bastogne-Liège (26 avril). Un enchaînement de courses WorldTour qui vise clairement les classiques ardennaises, où sa pointe de vitesse dans les montées pourra faire des ravages.

Alors, que peut-il faire face à Pogačar ?

L’histoire nous apprend que les passations de pouvoir sont rares et se méritent. Mais elle nous apprend aussi que les champions ne calculent pas. En Ardèche, Paul Seixas n’a pas calculé. Il a attaqué, il a vaincu. Le 7 mars, sur les strade bianche de Toscane, il aura l’occasion de prouver que son numéro n’était pas un simple feu de paille, mais la promesse d’une ère nouvelle.

Question à nos lecteurs : Selon vous, Paul Seixas peut-il réellement inquiéter Tadej Pogačar sur les Strade Bianche, ou le Slovène est-il encore trop fort pour le prodige français de 19 ans ? Venez débattre en commentaires !

Classement complet de la Faun Ardèche Classic 2026

  1. SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 187,6 km en 4:37:22 (40,5 km/h)
  2. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +1:48
  3. MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious m.t.
  4. JORGENSON MATTEO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  5. SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:07
  6. PIGANZOLI DAVIDE, Team Visma | Lease a Bike +2:18
  7. BERNAL EGAN, INEOS Grenadiers +2:34
  8. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +3:46
  9. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +4:16
  10. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +4:21
  11. MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  12. PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +4:25
  13. TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +4:29
  14. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +4:31
  15. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +4:40
  16. BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché +4:45
  18. CARR SIMON, Cofidis +5:11
  19. BAGIOLI ANDREA, Lidl – Trek +5:12
  20. RIVERA BRANDON SMITH, EF Education – EasyPost +5:14
  21. HEALY BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  22. GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United +5:22
  23. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  24. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +5:49
  25. JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix +6:07
  26. CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  27. BARTA WILL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  28. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  29. OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA +6:36
  30. DOUBEY FABIEN, TotalEnergies m.t.
  31. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +7:03
  32. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +8:39
  33. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
  34. CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  35. VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  36. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  37. VERSCHUREN KILLIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  38. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  39. ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +8:40
  40. POELS WOUT, Unibet Rose Rockets m.t.
  41. RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
  42. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
  43. LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
  44. SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek m.t.
  45. OOMEN SAM, Lidl – Trek m.t.
  46. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  47. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  48. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  49. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  50. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  51. OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious m.t.
  52. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  53. GLOAG THOMAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  54. LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +8:44
  55. ROULAND LOUIS, Cofidis +8:46
  56. VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
  57. COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
  58. BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
  59. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  60. EEMAN KAMIEL, Lotto Intermarché +9:54
  61. MEEHAN JAMIE, Cofidis m.t.
  62. HARDOUIN LOUIS, Van Rysel Roubaix m.t.
  63. PAPON VICTOR, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  64. SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  65. MAISONOBE SAM, Cofidis m.t.
  66. SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
  67. JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
  68. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  69. BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +11:35
  70. SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  71. STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  72. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets +11:43
  73. QUINN SEAN, EF Education – EasyPost +12:28
  74. SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
  75. DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL m.t.
  76. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  77. AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers m.t.
  78. HAIG JACK, INEOS Grenadiers m.t.
  79. SWEENY HARRY, EF Education – EasyPost m.t.
  80. MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious +12:48
  81. LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  82. WALTON JONAS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
  83. ERMAKOV ROMAN, Bahrain – Victorious m.t.
  84. GILLET BAPTISTE, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
  85. CORRES GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  86. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  87. TORRES PABLO, UAE Team Emirates – XRG +12:58
  88. CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +13:55
  89. CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix m.t.
  90. ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +14:17
  91. JUNGELS BOB, INEOS Grenadiers m.t.
  92. RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix m.t.
  93. GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
  94. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  95. LOSPITAO PABLO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  96. HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur +16:31
  97. MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix m.t.
  98. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious m.t.
  99. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies m.t.
  100. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.

100 coureurs classés sur 143 partants.

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Faun Ardèche Classic 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV

Il y a des courses qui portent en elles la promesse d’un grand spectacle. Ce samedi 28 février, la Faun Ardèche Classic 2026 en fait partie. Avec un parcours remodelé pour être encore plus sélectif, un plateau digne d’un WorldTour et un Paul Seixas qui marche sur l’eau depuis son début de saison, l’édition 2026 s’annonce comme un véritable combat de chefs. Entre le tenant du titre Romain Grégoire, l’armada UAE ou la nouvelle génération française, voici pourquoi cette 26e levée pourrait sacrer un nouveau roi des Ardèches.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi Paul Seixas est-il l’homme à battre sur la Faun Ardèche Classic 2026 ?

L’heure du rendez-vous a sonné. Alors que le peloton international pose ses vélos à Guilherand-Granges, un nom revient avec insistance dans toutes les discussions : Paul Seixas. Le prodige de la formation Decathlon CMA CGM n’a pas seulement brillé sur les Championnats d’Europe en septembre dernier derrière Tadej Pogačar ; il a surtout atomisé la concurrence sur le récent Tour d’Algarve, laissant sur place deux des meilleurs coureurs du monde, Juan Ayuso et João Almeida. Ce samedi, sur les pentes ardéchoises qu’il connaît par cœur, le décor est planté pour un premier acte majeur de la saison. Mais attention, la meute est affamée.

Un parcours remodelé : le piège se resserre autour de Guilherand-Granges

Ce n’est pas une simple classique, c’est une guerre d’usure. Les 188,5 kilomètres de cette 26e édition sont un condensé de ce que le Massif Central peut offrir de plus coriace. Les organisateurs ont « durci » le menu, et les 3 300 mètres de dénivelé positif cumulé ne mentent pas : ici, pas de place pour les sprinteurs.

Une boucle infernale : la répétition du Val d’Enfer comme juge de paix

La grande nouveauté, c’est ce final en circuit où la cruauté du tracé atteint son paroxysme. Le peloton ne se contentera pas de subir une fois l’ascension du Val d’Enfer. Il la gravira à quatre reprises. Cette répétition, typique des championnats du monde, transforme la course en une longue élimination.

Le réveil musculaire : Dès les premiers kilomètres, la Côte du Pin (9,3 km à 4,6%) agit comme un filtre naturel. C’est souvent là que s’échappent les baroudeurs du jour.

Le tourniquet final : Le véritable combat s’engage à une cinquantaine de bornes de l’arrivée. Après un premier passage sur la ligne d’arrivée, direction Saint-Romain-de-Lerps. Avec ses 6,3 kilomètres à 7,6% de moyenne, cette difficulté longue est parfaite pour casser les pattes les moins affûtées.

Le juge de paix : Au sommet de Saint-Romain, la bascule s’opère. Une descente rapide, et c’est l’entrée dans l’antre du Val d’Enfer (1,5 km à plus de 10%). « Peu de virages et un quasi tout droit« , comme le soulignent les observateurs. Cette configuration est redoutable : elle permet aux poursuivants de voir leur cible, ce qui psychologie et tactique s’entrechoquent. Selon les données de courses précédentes, c’est dans le secteur médian, le plus raide, que les écarts se creusent définitivement. Après un nouveau tour, la dernière montée du Val d’Enfer, située à seulement 5 kilomètres de larrivée, sera le théâtre des ultimes offensives.

Liste des partants : un plateau de gala pour un combat de chefs

Frans Maassen, le directeur sportif de la Visma-Lease a Bike ne s’y trompe pas dans son analyse d’avant course : la startlist de cette Faun Ardèche Classic 2026 a des allures de WorldTour. Jamais une épreuve de ce niveau n’avait réuni un tel concentré de talents si tôt dans la saison.

Le casting français : Grégoire, Seixas, Martinez, une triple couronne en jeu ?

La France du cyclisme peut se frotter les mains. Le tenant du titre, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) , est bien là. Le Bisontin, vainqueur en 2025, sait ce que gagner ici signifie. Il arrive épaulé par un Ewen Costiou rayonnant, vainqueur de l’Étoile de Bessèges + le chrono final et en pleine confiance.

Face à lui, le  » phénomène  » Paul Seixas (Decathlon CMA CGM). Rappelons que le jeune français détient le meilleur temps sur l’ascension du Val d’Enfer. Une donnée chronométrique qui, couplée à sa forme étincelante, fait de lui le grandissime favori.

Et que dire de Lenny Martinez (Bahrain Victorious) ? Après un début de saison sur le Tour des Alpes-Maritimes (5e), le Niçois semble avoir franchi un cap physique. Peut-il décrocher sa première grande classique française ? La question est sur toutes les lèvres.

Les forces internationales : Jorgenson, Skjelmose et le paradoxe UAE

L’international ne sera pas en reste. Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike), leader d’une formation qui aligne également le prometteur Louis Barré et le solide Ben Tulett, a les qualités de puncheur-grimpeur pour s’imposer.

Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), sixième ici-même et deuxième de la Drôme Classic l’an dernier, est un client sérieux. Sa pointe de vitesse dans un petit comité pourrait être une arme fatale si le scénario tourne à l’avantage d’un groupe restreint.

Côté UAE Team Emirates XRG, le paradoxe est intéressant. L’équipe aligne une armada avec Pavel Sivakov, Benoît Cosnefroy, Jan Christen, Antonio Morgado et Igor Arrieta. Mais c’est le jeune Suisse qui semble être la carte maîtresse. Performant depuis janvier, il incarne le « plan B » de luxe d’une formation qui a parfois du mal à verrouiller une course quand elle n’a pas de leader unique désigné.

Enfin, n’oublions pas le retour d’Egan Bernal (INEOS Grenadiers). Le Colombien, qui poursuit sa reconstruction, trouve sur ces routes un terrain idéal pour tester ses sensations en vue des grands tours. Une place dans le top 5 serait déjà un signal fort envoyé au peloton.

Analyse des favoris : notre classement des forces en présence

Pour y voir plus clair, voici notre analyse des favoris, basée sur la forme du moment et l’adéquation avec le parcours.

⭐⭐⭐⭐⭐ Paul Seixas (Decathlon CMACGM) : Il coche toutes les cases. Forme étincelante, connaissance parfaite du terrain, et cette rage de vaincre aperçue à Foia. Il est le favori logique.

⭐⭐⭐⭐ Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Le tenant du titre. Il connaît la recette pour gagner. Un brin moins éclatant que Seixas en ce début de saison, mais l’expérience du vainqueur compte énormément dans le final nerveux.

⭐⭐⭐⭐ Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) : « Le couteau suisse » Suisse. Capable de tout, partout. Si la course se joue dans les 5 derniers kilomètres, il est redoutable.

⭐⭐⭐⭐ Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) : Un client pour le sprint en petit comité. Il faudra l’isoler avant le pied du dernier Val d’Enfer, sinon il sera très dur à battre.

⭐⭐⭐ Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Son punch et sa légèreté sont des atouts sur ces pentes. Il rêve d’un succès qui le lancerait définitivement.

⭐⭐⭐ Marco Brenner (Tudor Pro Cycling) : 2e l’an dernier dans un rôle d’équipier, il a désormais sa carte à jouer. Impressionnant de facilité sur les routes du Sud-Est, il est l’un des outsiders les plus sérieux.

⭐⭐ Egan Bernal (INEOS Grenadiers) : Un pari sur la régularité. S’il est dans le coup à 10 kilomètres de l’arrivée, son pedigrée pourrait faire des dégâts.

⭐⭐ Ben Healy (EF Education-EasyPost) : L’Irlandais volant est taillé pour ce genre de parcours. Son instinct offensif peut créer la surprise si les favoris se regardent.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants à la Faun Ardèche Classic 2026 ?

Groupama – FDJ United (WT) ✅
1, GRÉGOIRE, Romain
2, COSTIOU, Ewen
3, ROLLAND, Brieuc
4, ROCHAS, Rémy
5, PACHER, Quentin
6, GENIETS, Kevin
7, PALENI, Enzo

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
11, CHRISTEN, Jan
12, SIVAKOV, Pavel
13, MORGADO, António
14, ARRIETA, Igor
15, COSNEFROY, Benoît
16, TORRES, Pablo
17, FABRIES, Ugo

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
21, JORGENSON, Matteo
22, TULETT, Ben
23, BARRÉ, Louis
24, PIGANZOLI, Davide
25, SCHIFFER, Anton
26, SMITH, William
27, REX, Tim

Lidl – Trek (WT) ✅
31, SKJELMOSE, Mattias
32, SIMMONS, Quinn
33, BAGIOLI, Andrea
34, SOBRERO, Matteo
35, BERNARD, Julien
36, OOMEN, Sam
37, MOSCA, Jacopo

XDS Astana Team (WT) ✅
41, SCARONI, Christian
42, ULISSI, Diego
43, CHAMPOUSSIN, Clément
44, RODRÍGUEZ, Cristián
45, VINOKUROV, Nicolas
46, KUZMIN, Anton
47, BASSET, Pierre-Henry

Bahrain – Victorious (WT) ✅
51, MARTINEZ, Lenny
52, ZAMBANINI, Edoardo
53, OMRZEL, Jakob
54, BORREMANS, Kasper
55, KEPPLINGER, Rainer
56, MIHOLJEVIĆ, Fran
57, ERMAKOV, Roman

INEOS Grenadiers (WT) ✅
61, BERNAL, Egan
62, GODON, Dorian
63, LAURANCE, Axel
64, RIVERA, Brandon Smith
65, JUNGELS, Bob
66, AUGUST, Andrew
67, HAIG, Jack

Movistar Team (WT) ✅
71, ROMO, Javier
72, LÓPEZ, Juan Pedro
73, CEPEDA, Jefferson Alveiro
74, PESCADOR, Diego
75, SERRANO, Gonzalo
76, HESSMANN, Michel
77, VILLATE, Ibai

Team Picnic PostNL (WT) ✅
81, HAMILTON, Chris
82, KOERDT, Bjorn
83, DINHAM, Matthew
84, TVEDT, Ulrik
86, VLOT, Mees
87, FAURE PROST, Alexy

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
91, SEIXAS, Paul
92, PRODHOMME, Nicolas
93, PARET-PEINTRE, Aurélien
94, STAUNE-MITTET, Johannes
95, LABROSSE, Jordan
96, ISIDORE, Noa
97, BOUSSEMAERE, Louic

EF Education – EasyPost (WT) ✅
101, HEALY, Ben
102, SWEENY, Harry
103, BAUDIN, Alex
104, QUINN, Sean
105, NERURKAR, Lukas
106, RAFFERTY, Darren
107, BATTISTELLA, Samuele

Lotto Intermarché (WT) ✅
111, WIDAR, Jarno
112, GUALDI, Simone
114, ROTA, Lorenzo
115, EEMAN, Kamiel
116, FOX, Matthew
117, TOUSSAINT, Wouter

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
121, HIRSCHI, Marc
122, BRENNER, Marco
123, BARTA, Will
124, JASCH, Lennart
125, DONZÉ, Robin
126, WEISS, Fabian

Cofidis (PRT) ✅
131, MONIQUET, Sylvain
132, MAISONOBE, Sam
133, ROULAND, Louis
134, MEEHAN, Jamie
135, CARR, Simon
136, JOALLAND, Yaël

TotalEnergies (PRT) ✅
141, DELBOVE, Joris
142, BREUILLARD, Nicolas
143, VERCHER, Mattéo
144, DOUBEY, Fabien
145, LE BERRE, Mathis
146, BOUCHARD, Geoffrey
147, LÉVÊQUE, Theo

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
151, CHRISTEN, Fabio
152, DONOVAN, Mark
153, GLOAG, Thomas
154, CAMPRUBÍ, Marcel
155, VADER, Milan
156, BAX, Sjoerd
157, CALZONI, Walter

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
161, BARCELÓ, Fernando
162, CASTELLON, Jan
163, OLDANI, Stefano
164, LÓPEZ, Joseba
165, IBÁÑEZ, Javier
166, CORRES, Gorka
167, LOSPITAO, Pablo

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
171, VENTURINI, Clément
172, POELS, Wout
173, PETER, Jannis
174, VERSCHUREN, Killian
175, FOUGNER, Eivind Broholt
176, MERIS, Sergio
177, STOCKMAN, Abram

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
181, MARIAULT, Axel
182, WALTON, Jonas
183, GUERNALEC, Victor
184, LANGELLA, Lenaic
185, FAYOLLE, Jean-Loup
186, CHAUSSINAND, Joris
187, VEZIE, Maxime

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
191, TENDON, Arnaud
192, JARNET, Maxime
193, RAUGEL, Antoine
194, CAPRON, Rémi
195, HARDOUIN, Louis
196, HUCK, Léandre
197, MOLLY, Kenny

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
201, HÄNNINEN, Jaakko
202, MAINGUENAUD, Tom
203, GILLET, Baptiste
204, CARTY, Jahkim
205, PAPON, Victor
206, HUYS, Laurens
207, GUICHARD, Carter

Diffusion TV et horaires : Suivez l’intégralité de la course en direct

Pour les passionnés qui ne voudront rien manquer de cette explication en haute montagne ardéchoise, la diffusion sera assurée en clair sur La chaîne L’Équipe. La prise d’antenne est prévue à partir de 14h05, pour vivre les 80-100 derniers kilomètres, soit le cœur des hostilités avec les passages répétés dans le Val d’Enfer. Le départ fictif, lui, sera donné à 11h30 pour un départ réel à 11h44. L’arrivée des premiers est estimée aux alentours de 16h30.

Une question se pose à vous : selon vous, la jeunesse incarnée par Seixas et Grégoire parviendra-t-elle à détrôner l’expérience des Bernal ou Jorgenson, ou bien un « ancien » va-t-il leur rappeler que la Classique ne se gagne pas qu’avec des Watts ? Réponse ce samedi sur les routes de l’Ardèche.

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Omloop Nieuwsblad 2026 : Parcours, engagés, favoris et diffusion TV

Ils étaient 49 coureurs à se disputer la gagne au sprint l’an dernier. Pour éviter ce scénario, les organisateurs du Omloop Het Nieuwsblad ont durci le parcours 2026 avec deux monts supplémentaires et un enchaînement final qui sent déjà la poudre. Mathieu van der Poel effectue sa rentrée, Tom Pidcock débarque avec une équipe taillée pour lui, et Paul Magnier rêve de faire mieux que sa 2e place de l’an passé. Wout van Aert, malade, manque à l’appel. Bienvenue sur le champ de bataille flandrien.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Van der Poel-Pidcock-Magnier : le choc des générations pour ouvrir les Classiques 2026

C’est une histoire de territoires et de calendriers. Pour les puristes, la saison cycliste européenne n’a pas commencé en Australie, ni en Espagne, ni même au Portugal. Elle débute ce samedi 28 février, à Gand, lorsque le premier coureur posera ses roues sur les pavés du vélodrome de Gand (Gent) pour s’élancer vers Ninove. La 81e édition de l’Omloop Het Nieuwsblad (ancien Het Volk), c’est le vrai top départ, le jour où les Flandres se réveillent et où les « Flandriens » sortent de leur longue hibernation hivernale.

Mais 2026 ne sera pas une édition de plus. Après un cru 2025 conclu au sprint – une anomalie sur une course qui a vu des champions comme Merckx, Van Petegem ou Boonen écrire leur légende en solitaire – les organisateurs ont repris leur crayon. Le parcours a été rallongé, durci, rendu à son ADN guerrier. Et pour parfaire le tableau, Mathieu van der Poel a choisi ce samedi pour effectuer sa rentrée sur route. Ajoutez à cela un Tom Pidcock revanchard et un Paul Magnier en état de grâce, et vous obtenez l’Omloop le plus indécis et le plus explosif de la décennie. Seule ombre au tableau : la maladie de Wout van Aert, qui prive le peloton de son duel tant attendu avec son rival néerlandais.

Plongeons dans les entrailles de cette Classique WorldTour.

Omloop Nieuwsblad 2026 : le parcours en détail – Pourquoi ce cru 2026 sera plus dur que jamais

L’Omloop, c’est un peu le « Tour des Flandres en miniature ». Même ADN, mais en format plus nerveux. Pour 2026, les organisateurs de Flanders Classics ont ajouté une couche de complexité. Exit le départ traditionnel de Gand ? Non. Si plusieurs sources avaient évoqué un départ depuis Bruges pour allonger le parcours, le cœur de la course reste ancré dans les Ardennes flamandes, avec une arrivée toujours jugée à Ninove. La distance, elle, flirte avec les 208 kilomètres, soit une dizaine de kilomètres de plus qu’en 2025. L’objectif est clair : user les organismes avant le final explosif.

Le menu des douze travaux : Les coureurs devront avaler 12 monts et 8 secteurs pavés. La principale nouveauté réside dans l’enchaînement des 40 derniers kilomètres. Le duo Kerkgate–Jagerij ouvrira le bal des hostilités, suivi du redouté Molenberg, court mais intense avec ses 460 mètres à 7% sur pavés. Là où le bât blesse, c’est que le traditionnel Leberg cède sa place à un diptyque plus corsé : le Tenbosse et le Parikeberg. Ces deux monts, placés juste avant le Mur de Grammont, promettent de saigner les organismes et d’empêcher les grosses équipes de sprinteurs de contrôler.

L’ADN de l’épreuve : Créé en 1945 sous le nom de Circuit Het Volk, l’Omloop a changé de nom en 2009 suite à la fusion des journaux. Depuis, il est devenu une vitrine du cyclisme flamand. Sur les 77 éditions masculines, 58 ont été remportées par des Belges. Une statistique qui fait office de défi pour les étrangers, même si les Peter Van Petegem (triple vainqueur) et autres Greg Van Avermaet ont laissé leur empreinte.

Quels sont les monts et secteurs clés à surveiller ?

Si l’on veut être précis, le parcours 2026 se divise en trois actes.

Acte I : La mise en jambes et le risque de bordures

Les 130 premiers kilomètres ne sont pas une simple formalité. Le passage sur les longs secteurs pavés du Paddestraat (1500m) et du Haaghoek (1900m) à deux reprises peut être propice aux cassures, surtout si le vent s’en mêle. « C’est là que la course peut se perdre pour les distraits » dit-on à la rédaction. Le retour de l’Eikenberg (1200m à 5,8%), classé monument historique, après plusieurs années d’absence, ajoute une pincée de folklore et de difficulté technique.

Acte II : La guerre des tranchées (Km 150 à 190)

C’est le moment où les favoris sortent les couteaux. L’enchaînement Wolvenberg (645m à 7,9% mais surtout route ultra-étroite) – Kerkgate – Jagerij – Molenberg est un classique du « wringen » (tordre, en néerlandais). Les coureurs y sont constamment sur le rivet, à lutter pour le placement dans des routes qui n’ont rien de boulevards. Le duo Tenbosse-Parikeberg est la nouveauté piégeuse de cette édition. Moins connus que le Mur, ils sont idéalement placés pour une attaque de long ou pour isoler un leader.

Acte III : Le jugement dernier (les 16 derniers kilomètres)

On entre dans le sanctuaire. Le Mur de Grammont (Muur-Kapelmuur), avec ses 1200m à 7,1% et son passage à 20% pavé en sortie de virage, est un monument du cyclisme. C’est là que les jambes crient grâce et que les regards se vrillent. Arriver en tête au sommet de la chapelle est un avantage psychologique énorme. Ensuite, place au Bosberg (800m à 6,3%), la dernière griffe du parcours. Moins raide mais usant après l’effort fourni dans le Mur, il est le tremplin idéal pour une attaque en contre ou pour durcir le rythme avant les 12 derniers kilomètres de faux plat descendant vers Ninove. Question aux puristes : à votre avis, l’ajout du Tenbosse et du Parikeberg avant le Mur rend-il l’enchaînement final plus sélectif que le traditionnel Mur-Bosberg ?

Omloop Nieuwsblad 2026 : Les partants et le forfait qui change tout

Le plateau 2026 est un savant mélange de jeunesse dorée et de baroudeurs aguerris. Vingt-cinq équipes (18 WorldTeams + 7 ProTeams invitées) sont présentes au départ ce samedi, soit 175 coureurs. Mais le véritable événement, c’est évidemment la présence de Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) . Le Néerlandais, tout juste auréolé de son énième titre mondial de cyclo-cross, fait le choix de l’Omloop pour lancer sa saison sur route. Une première qui en dit long sur l’importance qu’il accorde à cette course.

L’absence qui fait débat : Toute cette effervescence est malheureusement ternie par le forfait de Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike) . Malade, le Belge a été contrait de renoncer. Une déception immense pour les fans qui espéraient un nouveau chapitre de la plus belle rivalité du cyclisme actuel. Son équipe se tourne donc vers Christophe Laporte, en grande forme en Andalousie, et le phénomène Matthew Brennan, 20 ans, déjà vainqueur sur le WorldTour cette saison.

Le Top 10 des coureurs à suivre absolument :

Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) : Le grand favori logique. Son punch et son intelligence de course sont au-dessus. La question est : sera-t-il à 100% pour sa première sortie ?

Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) : Transfuge de luxe depuis 2025, il semble revivre dans cette équipe. Victorieux en Andalousie, il a le punch pour suivre MVDP et le finish pour l’emporter.

Paul Magnier (Soudal Quick-Step) : 2e en 2025, double vainqueur d’étape sur le Tour d’Algarve. Le Français est l’outsider numéro 1. Peut-il franchir le dernier palier ?

Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) : Le plan B de luxe d’Alpecin. Si la course est contrôlée, son sprint est dévastateur. Mais le parcours durci ne joue pas en sa faveur.

Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) : Le Taureau de Lescheret a faim. Discret en Algarve, il a préparé ce rendez-vous. Sur un parcours difficile, il a les qualités pour briller.

Biniam Girmay (NSN Cycling) : Le phénomène érythréen a déjà gagné deux fois cette saison. Son explosivité sur les courtes difficultés en fait un candidat crédible à la gagne.

Christophe Laporte (Visma | Lease a Bike) : Avec le forfait de Van Aert, il devient le leader. Vainqueur de Gand-Wevelgem, il sait comment gagner une Classique.

Mathias Vacek (Lidl-Trek) : En l’absence de Mads Pedersen, le Tchèque a carte blanche. Il avait impressionné par sa facilité l’an dernier.

Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) : Le champion de Belgique su route, vainqueur de la Clásica Jaén en solitaire, il est en état de grâce. Il pourrait dynamiter la course de loin.

Søren Wærenskjold (Uno-X Mobility) : Le tenant du titre. Son sprint puissant lui avait permis de créer la surprise. Le parcours 2026 est-il trop dur pour lui ?

Les autres forces en présence : Attention à Matej Mohoric (Bahrain Victorious) , toujours imprévisible, à Stefan Küng (Tudor Pro Cycling) qui court après un premier grand succès, et à Jordi Meeus (Red Bull-BORA-hansgrohe) qui peut profiter d’un sprint réduit. Côté français, Bastien Tronchon (Groupama-FDJ United) et Anthony Turgis (TotalEnergies) ont le profil pour accrocher un top 10.

Omloop Nieuwsblad 2026 : Favoris – Qui pour contrer le rouleau compresseur MVDP ?

Analyser les forces en présence, c’est un peu comme préparer un Paris-Roubaix : il faut envisager tous les scénarios. Le principal, c’est celui d’un Mathieu van der Poel monstrueux qui ferait la différence dans le Mur de Grammont, comme il l’a fait si souvent sur le Tour des Flandres. Selon nos données et statistiques, sa puissance développée sur les efforts courts est sans équivalent. S’il est « en forme », personne ne le reverra une fois parti.

Scénario 1 : La démonstration solitaire

Si MVDP attaque dans le Mur ou même dans le Tenbosse, qui peut répondre ? Tom Pidcock, certainement. Le Britannique a prouvé sur la Ruta del Sol qu’il avait de la réserve. Tim Wellens aussi, mais il lui manque souvent le « grain de folie » pour concrétiser. Ce serait alors un duel à distance jusqu’à Ninove, avec un groupe de chasse organisé derrière. Le danger pour le Néerlandais, c’est que les équipes comme Soudal-Quick Step (pour Magnier) ou Lotto (pour De Lie) refusent de collaborer, espérant un retour et un sprint.

Scénario 2 : Le sprint d’un groupe réduit

C’est le scénario que redoute Van der Poel et que souhaitent les « fast finishers ». Dans un groupe de 20 à 30 unités arrivant à Ninove, qui est le plus rapide ?

Paul Magnier a coché cette case. Sa pointe de vitesse est redoutable, comme en Algarve.

Jasper Philipsen est LE spécialiste mondial, mais il doit survivre à l’enchaînement final.

Arnaud De Lie est moins véloce que les deux premiers mais tellement puissant qu’il peut créer la surprise.

Biniam Girmay est une « wild card ». Il peut surgir de nulle part.

Notre pronostic (⭐⭐⭐⭐) :

⭐⭐⭐⭐ Mathieu van der Poel : Favori numéro 1, malgré le doute sur sa condition de reprise sur route.

⭐⭐⭐ Tom Pidcock : Le plus à même de suivre le Néerlandais et de le battre (avec un peu de chance) dans un sprint à deux.

⭐⭐⭐ Paul Magnier : La menace numéro 1 en cas de sprint. Sa forme est étincelante.

⭐⭐ Arnaud De Lie, Jasper Philipsen, Biniam Girmay, Christophe Laporte : Les candidats à la victoire si le scénario est tactique ou si les favoris se neutralisent.

⭐ Søren Wærenskjold, Mathias Vacek, Tim Wellens, Matteo Trentin : Des « trouble-fêtes » capables d’un coup de force ou d’une belle place.

Selon vous, l’absence de Wout van Aert ouvre-t-elle grand la porte à Van der Poel, ou au contraire, cela risque-t-il de rendre la course plus fermée face au rouleau compresseur Alpecin ?

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Omloop Nieuwsblad 2026 ?

Uno-X Mobility (WT) ✅
1, WÆRENSKJOLD, Søren
2, ABRAHAMSEN, Jonas
3, BÉVORT, Carl-Frederik
4, BYSTRØM, Sven Erik
5, HOELGAARD, Markus
6, RESELL, Erik Nordsæter
7, TILLER, Rasmus

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, PHILIPSEN, Jasper
12, BAYER, Tobias
13, BELMANS, Lennert
14, GROVES, Kaden
15, PLANCKAERT, Edward
16, VAN DER POEL, Mathieu
17, SÉNÉCHAL, Florian

Bahrain – Victorious (WT) ✅
21, MOHORIČ, Matej
22, GRADEK, Kamil
23, MIQUEL, Pau
24, SEGAERT, Alec
25, STANNARD, Robert
26, VALTER, Attila
27, VAN MECHELEN, Vlad

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
31, ANDRESEN, Tobias Lund
32, BISSEGGER, Stefan
33, BOL, Cees
34, DE PESTEL, Sander
35, DEWULF, Stan
36, NAESEN, Oliver
37, PEDERSEN, Rasmus Søjberg

EF Education – EasyPost (WT) ✅
41, ASGREEN, Kasper
42, ALBANESE, Vincenzo
43, HOBBS, Noah
44, HONORÉ, Mikkel Frølich
45, LAMPERTI, Luke
46, SIMMONS, Colby
47, VAN DEN BERG, Marijn

Groupama – FDJ United (WT) ✅
51, MADOUAS, Valentin
52, BARTHE, Cyril
53, GRUEL, Thibaud
54, HUENS, Axel
55, JACOBS, Johan
56, RUSSO, Clément
57, TRONCHON, Bastien

INEOS Grenadiers (WT) ✅
61, KWIATKOWSKI, Michał
62, HEIDUK, Kim
63, SHEFFIELD, Magnus
64, SHMIDT, Artem
65, SWIFT, Ben
66, TURNER, Ben
67, WATSON, Samuel

Lidl – Trek (WT) ✅
71, KRAGH ANDERSEN, Søren
72, SKUJIŅŠ, Toms
73, WITHEN PHILIPSEN, Albert
74, TEUTENBERG, Tim Torn
75, THEUNS, Edward
76, VACEK, Mathias
77, VERGAERDE, Otto

Lotto Intermarché (WT) ✅
81, DE LIE, Arnaud
82, BRAET, Vito
83, BERCKMOES, Jenno
84, BEULLENS, Cedric
85, GRIGNARD, Sébastien
86, VAN BOVEN, Luca
87, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel

Movistar Team (WT) ✅
91, ADRIÀ, Roger
92, AULAR, Orluis
93, BARRENETXEA, Jon
94, CANAL, Carlos
95, GARCÍA CORTINA, Iván
96, MACIEJUK, Filip
97, MORO, Manlio

NSN Cycling Team (WT) ✅
101, GIRMAY, Biniam
102, ASKEY, Lewis
103, BOIVIN, Guillaume
104, LOUVEL, Matis
105, MULLEN, Ryan
106, SHEEHAN, Riley
107, VAN ASBROECK, Tom

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
111, MEEUS, Jordi
112, DRIZNERS, Jarrad
113, PITHIE, Laurence
114, VAN DIJKE, Mick
115, VAN DIJKE, Tim
116, MARIT, Arne
117, VERMEERSCH, Gianni

Soudal Quick-Step (WT) ✅
121, LAMPAERT, Yves
122, MAGNIER, Paul
123, PEDERSEN, Casper
124, REINDERINK, Pepijn
125, VERVENNE, Jonathan
126, VAN BAARLE, Dylan
127, VAN GESTEL, Dries

Team Jayco AlUla (WT) ✅
131, CAPIOT, Amaury
132, DE BONDT, Dries
133, DE POOTER, Dries
134, DONALDSON, Robert
135, FOLDAGER, Anders
136, KRIJNSEN, Jelte
137, O’BRIEN, Kelland

Team Picnic PostNL (WT) ✅
141, DEGENKOLB, John
142, DE JONG, Timo
143, FLYNN, Sean
144, RENARD-HAQUIN, Henri-François
145, ROOSEN, Timo
146, VAN DEN BERG, Julius
147, VAN DEN BROEK, Frank

Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅
151, MATTIO, Pietro
152, AFFINI, Edoardo
153, BRENNAN, Matthew
154, HAGENES, Per Strand
155, KIELICH, Timo
156, LAPORTE, Christophe
157, ZINGLE, Axel

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
161, WELLENS, Tim
162, OLIVEIRA, Rui
163, JOHANSEN, Julius
164, HERREGODTS, Rune
165, MOLANO, Juan Sebastián
166, POLITT, Nils
167, VERMEERSCH, Florian

XDS Astana Team (WT) ✅
171, BALLERINI, Davide
172, BETTIOL, Alberto
173, GATE, Aaron
174, GONOV, Lev
175, LIVYNS, Arjen
176, ROMELE, Alessandro
177, TEUNISSEN, Mike

Cofidis (PRT) ✅
181, ALLEGAERT, Piet
182, ANIOŁKOWSKI, Stanisław
183, BIERMANS, Jenthe
184, KIRSCH, Alex
185, PAGE, Hugo
186, RENARD, Alexis
187, TEUNS, Dylan

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅
191, PIDCOCK, Thomas
192, DE GENDT, Aimé
193, FRISON, Frederik
194, MAŁECKI, Kamil
195, MEURISSE, Xandro
196, VAN MOER, Brent
197, WRIGHT, Fred

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
201, ALLENO, Clément
202, BOUGLAS, Georgios
203, CAVIA, Daniel
204, BURNETT, Josh
205, MAYER, Alexandre
206, KMÍNEK, Vojtěch
207, MACÍAS, César

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
211, KÜNG, Stefan
212, HALLER, Marco
213, KELEMEN, Petr
214, MIKUTIS, Aivaras
215, MOZZATO, Luca
216, PLUIMERS, Rick
217, TRENTIN, Matteo

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
221, DEWEIRDT, Siebe
222, LAMBRECHT, Michiel
223, LANHOVE, Milan
224, VERCOUILLIE, Victor
225, VAN HEMELEN, Vincent
226, VANDENSTORME, Dylan
227, VANHOOF, Ward

TotalEnergies (PRT) ✅
231, BRUNEL, Alexys
232, DUJARDIN, Sandy
233, GACHIGNARD, Thomas
234, LEROUX, Samuel
235, BONNET, Thomas
236, TURGIS, Anthony
237, VADIC, Baptiste

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
241, BLOEM, Joren
242, FELDMANN, Karsten Larsen
243, KOPECKÝ, Matyáš
244, KOPECKÝ, Tomáš
245, KUBIŠ, Lukáš
246, LARSEN, Niklas
247, RASENBERG, Martijn

Diffusion TV de l’Omloop Nieuwsblad 2026 : Horaires et chaînes pour tout voir en direct

Pour ne rien manquer de ce bras de fer, voici le guide TV complet. La course est programmée le samedi 28 février 2026.

Le direct en France :

Dès 13h15 : Eurosport 2 et la plateforme HBO Max (anciennement Eurosport.fr) proposeront la retransmission en intégralité. Attendez-vous à un dispositif « Grandes Classiques » avec des duplex, des analyses techniques et des images à couper le souffle depuis les motos.

Le direct en Belgique :

Dès 13h30 : RTL-TVI et sa plateforme RTL Play pour la partie francophone.

Dès 14h15 : VRT 1, Sporza et VRT Max pour le public flamand, avec la ferveur et l’expertise locale.

La rediffusion (France) :

Dès 17h15 : La Chaîne L’Équipe proposera un résumé de la course, juste après la diffusion des Boucles Drôme-Ardèche. Idéal pour ceux qui n’auront pas pu suivre le direct ou pour revivre les moments clés.

Notre conseil : Branchez-vous sur Eurosport dès 13h00 pour les présentations et les images du départ fictif depuis Gand. Le placement avant les premiers secteurs pavés est crucial, et c’est souvent là que se joue une partie de la course.

Rendez-vous samedi pour voir si l’Omloop Het Nieuwsblad 2026 tiendra toutes ses promesses. Une chose est sûre : sur le papier, c’est l’édition la plus indécise depuis des années. Que le meilleur Flandrien gagne !

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Tour de Sardaigne 2026 : Dušan Rajovic s’impose à la photo-finish sur la 3e étape

Ils se sont livré un duel de regard à 200 mètres de la ligne, mais c’est par une photo-finish à couper le souffle que la 3e étape du Tour de Sardaigne a rendu son verdict. Trois semaines après son abandon sur l’Etoile de Bessèges, Dušan Rajovic (Solution Tech NIPPO Rali) a rappelé au peloton qu’il était l’un des sprinteurs les plus opportunistes du circuit. Retour sur un final à suspense où la puissance n’a pas suffi face à la vista.

Lire aussi : Tour de Sardaigne 2026, le parcours, engagés et favoris

Le jeté de vélo : comment Rajovic a volé la vedette à Donati sur le fil à Tortolì

Le soleil tapait fort sur la côte orientale de la Sardaigne ce vendredi, mais c’est un éclair serbe qui a embrasé la ligne d’arrivée de Tortolì. Sur une 3e étape promise aux sprinteurs, Dušan Rajovic a offert une démonstration de vitesse et de timing pour venir coiffer sur le fil Davide Donati (Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies), vainqueur la veille. Un sprint à couper le souffle qui relance le compteur du Serbe et maintient le suspens avant l’étape reine.

Pourquoi ce final de la 3e étape restera dans les mémoires ?

Ce n’est pas tant la vitesse qui a impressionné, mais la lecture tactique d’un final complètement maîtrisé. Après 168 kilomètres d’un parcours vallonné reliant Cagliari à Tortolì, les trains de sprinteurs se sont neutralisés, créant un vide propice aux audacieux. C’est là que Rajovic a sorti son joker.

Le récit d’une remontée express : « J’ai pris la bonne roue »

Parti de loin, le Serbe de 28 ans a parfaitement surfaît sur le travail des formations Red Bull-BORA-hansgrohe Rookies et Polti-VisitMalta. Alors que Donati lançait son effort à 200 mètres du but, pensant avoir fait le plus dur, Rajovic était déjà dans son sillage. « Je savais que Donati était l’homme à battre, il était sur une dynamique incroyable. J’ai juste attendu le bon moment pour sauter de sa roue et tout donner sur le jeté de vélo » a analysé le vainqueur du jour.

L’image est désormais gravée dans les rétines : les deux hommes, vélos déformés par l’effort, se jugeant du regard avant que la photo-finish ne tranche. Pour quelques millimètres, c’est bien Rajovic qui lève les bras, reléguant l’Espagnol Manuel Peñalver (Polti-VisitMalta) à une troisième place d’honneur.

Malgré un profil accidenté, la victoire ne pouvait se jouer qu’entre les hommes rapides. Mais il a fallu batailler.

L’échappée matinale : Ivan Taccone (Mg.K Vis) et Ignazio Cireddu (Vorarlberg) ont animé la première partie de course, rejoints un temps par Pascal Eenkhoorn (Soudal Quick-Step), trop dangereux au général, qui a rapidement dû rentrer dans le rang.

Le contrôle des équipes : Les formations de sprinteurs ont imposé un rythme infernal, annihilant toute velléité. Le dernier souffle d’espoir est venu du jeune Thor Michielsen (Lidl-Trek Future Racing), repris à seulement 1200 mètres de la ligne.

Le piège évité : La descente de la Genna Cresia, pourtant piégeuse, n’a pas créé de cassure, confirmant la volonté du peloton d’en découdre sur le plat.

« Cette victoire est pour elle » : Le message fort de Dušan Rajovic

Au-delà de la performance, c’est l’émotion qui a submergé Dušan Rajovic sur le podium. Le Serbe, qui décroche sa 19e victoire professionnelle et sa première de la saison 2026, a dédié son succès à sa compagne. « J’ai été souvent absent ces deux dernières années, alors cette victoire est pour elle » a-t-il confié, micro tendu.

Cette victoire fait écho à ses succès sur la Trans-Himalaya Cycling Race 2025 (2.1), où il avait déjà montré son aptitude à enchaîner les victoires. Avec ces nouveaux points UCI, il confirme son statut de leader de la formation Solution Tech NIPPO Rali et assoit un peu plus sa place dans la hiérarchie des sprinteurs.

Garibbo solide leader avant l’étape reine

Pas de bouleversement majeur au classement général. Le maillot bleu ciel de leader reste solidement accroché aux épaules de Nicolo Garibbo (Team UKYO). Le vainqueur de la première étape aborde la journée la plus redoutable de cette édition avec 4 secondes d’avance sur Gianmarco Garofoli (Soudal-QuickStep).

Selon les données et statistiques, l’écart est encore mince, mais tout va se jouer dans les prochains jours.

4e étape : Le juge de paix tant attendu ?

Si les sprinteurs ont eu leur heure de gloire, les grimpeurs s’apprêtent à prendre leur revanche. La 4e étape, longue de 153,6 km entre Arbatax et Nuoro, sera cruciale avec l’ascension redoutable de Su Pradu (12,5 km à 5%).

Un final sous tension : 25 kilomètres d’efforts solitaires après ce col pourraient faire exploser les écarts.

Le duel en perspective : Garibbo, solide, devra résister aux assauts de grimpeurs comme Garofoli. Est-ce que le maillot de leader va changer d’épaules demain ? C’est tout le suspense de cette 30e édition qui renaît de ses cendres après quinze ans d’absence.

Un Tour de Sardaigne qui tient toutes ses promesses

Ce retour du Tour de Sardaigne est une bénédiction pour les amateurs de cyclisme. Après la parenthèse enchantée de l’ère Sagan (dernier vainqueur en 2011) et les exploits lointains de Freddy Maertens (1977), cette cuvée 2026 a trouvé son équilibre.

Pour les puristes : Le parcours est intelligent, alternant opportunités pour les sprinteurs et pièges pour les grimpeurs.

Pour les suiveurs : Le niveau de l’opposition est relevé, avec des équipes WorldTour et ProTeams affûtées.

Et vous, qui voyez-vous s’imposer sur l’étape reine de Nuoro ? Garibbo peut-il résister ou un outsider va-t-il créer la surprise ?

Classement Tour de Sardaigne 2026, étape 3 – Top 20

  1. RAJOVIĆ DUŠAN, Solution Tech NIPPO Rali les 168,1 km en 3:57:01 (42,5 km/h)
  2. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies m.t.
  3. PEÑALVER MANUEL, Team Polti VisitMalta m.t.
  4. ZANONCELLO ENRICO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  5. LORELLO RICCARDO, S.C. Padovani Polo Cherry Bank m.t.
  6. CAPRA THOMAS, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  7. URSELLA LORENZO, S.C. Padovani Polo Cherry Bank m.t.
  8. PERSICO DAVIDE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  9. MAGLI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  10. MENGHINI ALESSIO, Team Technipes #inEmiliaRomagna Caffè Borbone m.t.
  11. D’AMATO ANDREA, Team UKYO m.t.
  12. DE LONGHI LORENZO, Campana Imballagi – Morbiato – Trentino m.t.
  13. STOLIĆ MIHAJLO, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  14. VANDEN WIJNGAERT MATTEO, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
  15. BIANCALANI ANDREA, Beltrami TSA Tre Colli m.t.
  16. VAN STRIJTHEM MATIJS, Soudal Quick-Step m.t.
  17. PRIETO JOSÉ JUAN, Petrolike m.t.
  18. SCAGLIOLA GABRIELE, Lidl – Trek Future Racing m.t.
  19. BOLDYREV MATVEI, UAE Team Emirates Gen Z m.t.
  20. TERADA YOSHIKI, Team UKYO m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO en 11:39:14
  2. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step +0:04
  3. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
  4. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +0:06
  5. BALLABIO GIACOMO, Team Vorarlberg +1:03
  6. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  7. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  8. JACKOWIAK JAN MICHAL, Bahrain Victorious Development Team m.t.
  9. GONZÁLEZ ROBERTO CARLOS, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  10. IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
  11. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  12. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  13. CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
  14. BONNEU KAMIEL, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
  15. MASNADA FAUSTO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  16. ZOCCARATO SAMUELE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  17. VERRE ALESSANDRO, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
  18. RACCANI SIMONE, Team UKYO m.t.
  19. DE CASSAN DAVIDE, General Store – Essegibi – F.Lli Curia m.t.
  20. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.

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