Vainqueur du prologue mardi, battu d’un boyau jeudi, Dorian Godon a frappé un grand coup ce vendredi à Orbe. Lâché dans le Mollendruz, ramené par ses équipiers d’INEOS Grenadiers, le champion de France a pulvérisé le sprint d’un groupe de trente coureurs. Tadej Pogacar, 4e, voit son triplé s’envoler. Mais il garde le jaune. Sixième victoire 2026 pour le Lyonnais, qui écrit sa propre légende romande.
Pourquoi cette 3e étape restera-t-elle comme le tournant du duel Godon-Pogacar ?
Une cassure tactique dans le Mollendruz (9 km à 6,1 %)
À 32 km de l’arrivée, le col du Mollendruz a tout explosé. Red Bull-BORA-hansgrohe roule à bloc pour Fisher-Black. Godon craque à 4 km du sommet. À ce moment-là, selon les données de course, son rythme cardiaque frôle les 190 bpm. Il est cuit. Mais derrière, Pogacar ne met pas d’accélération décisive. Première erreur du Slovène. Car selon la logique du sprint majoritaire, le maillot jaune a intérêt à éliminer les purs sprinteurs. Il ne le fait pas. Godon respire.
Le travail d’équipe INEOS, oublié des dépêches
Bob Jungels, Laurens De Plus et Andrew August se relayent 17 km durant. « Andrew August a été brillant pour me faire passer cette dernière montée » dira Godon au micro de l’organisation. C’est une donnée rare : un puncheur-champion de France sauvé par des coéquipiers alors qu’il était décroché.
À quel moment Godon a-t-il vraiment cru à la victoire ?
Le sprint de la maturité : à 200 mètres, pas un mètre avant
La veille, Godon avait lancé trop tôt, offrant la roue à Pogacar. Vendredi, il retient son effort. Fisher-Black (Red Bull) part le premier, trop loin (300 m). Godon patiente, puis explose à 200 m. « Je me suis complètement vidé » avoue-t-il. Résultat : une roue d’avance sur le Néo-Zélandais, et Pogacar enfermé. Ce n’est pas un sprint de puissance brute, c’est un sprint de revanche intelligente.
Pourquoi Pogacar n’a-t-il pas attaqué dans le final ?
Le Slovène avoue dans sa brève interview d’arrivée : il a cru que Caruso tiendrait. L’Italien de 39 ans, en raid solitaire, a mené l’échappée en filou (aucun relais avant l’attaque). Mais à 2,5 km, le piège se referme. Pogacar n’a pas de train. Ses équipiers UAE sont absents du top 10 du jour. C’est une alerte pour la suite : sur des arrivées vallonnées, le maillot jaune est vulnérable.
Selon vous, cette attaque de Caruso était-elle une tentative sérieuse de victoire ou une simple exposition médiatique pour son dernier Giro ?
Caruso n’a pas pris un seul relais avant le Mollendruz. Puis il bascule avec 1 minute d’avance… avant d’être repris à 2,5 km. À 38 ans, en dernière saison, prépare-t-il sa forme pour le Giro ou joue-t-il la carte de la télévision ? Les données GPS montrent une accélération brutale de 480 watts pendant 45 secondes, puis une chute. Stratégie de vendetta personnelle ou coup tactique mal calibré ?
Que feriez-vous à la place de Florian Lipowitz, dauphin à 17 secondes, pour déstabiliser Pogacar samedi lors de l’étape-reine ?
Lipowitz n’a pas attaqué alors que Red Bull roulait à bloc pour le faire. Résultat : Godon revient, gagne, et lui prend 4 secondes sur la ligne. Avec 3 175 m de dénivelé positif samedi (col du Jaun à trois reprises, dernière montée à 8,3 %), l’Allemand doit oser l’attaque longue, à 30 km, sans attendre le duel en altitude. Peut-il imiter l’audace de Jonas Vingegaard sur le Tour de France ? Sa marge de progression est là : dans la prise de risque.
Classement Tour de Romandie 2026, Etape 3 : Top 20
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers les 176,6 km en 3:58:18 (44,4 km/h)
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek m.t.
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious m.t.
FRIGO MARCO, NSN Cycling Team m.t.
CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost m.t.
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek m.t.
TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
QUINTANA NAIRO, Movistar Team m.t.
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step m.t.
CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
Classement général Tour de Romandie 2026 après la 3e étape : Top 20
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 12:06:46
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:17
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:26
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:33
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek +0:41
RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers +0:51
PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:52
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:57
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +1:00
CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +1:09
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211 kilomètres, 3 400 mètres de dénivelé, et un sprint de feu. Ce vendredi 1er mai 2026, Georg Zimmermann (Lotto-Intermarché) a écrit la page la plus audacieuse de la 63e édition d’Eschborn-Francfort. Le champion d’Allemagne, parti de l’arrière du groupe de 12 échappés, a devancé Tom Pidcock et Ben Tulett dans un final où le peloton a failli tout rafler. Une première victoire à domicile depuis Pascal Ackermann en 2019, et un premier succès WorldTour 2026 pour sa formation belge.
Zimmermann exécute Pidcock à domicile : le coup de maître allemand qui réinvente le sprint d’échappée
L’attaque Pidcock dans le Mammolshain : un signal à 34 km de l’arrivée
Tout se joue dans l’ultime passage du Mammolshain (2,3 km à 8,3 %). C’est là que Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) lance l’attaque décisive. Derrière lui, onze coureurs répondent présents, dont Georg Zimmermann, Ben Tulett, Alex Baudin, Pello Bilbao ou Ion Izagirre. Selon les données de course, le rythme dans cette montée a avoisiné les 32 km/h, une valeur exceptionnelle sur une pente à plus de 8 %. Pidcock ne cherche pas à lâcher ses rivaux mais à éliminer les trains de sprinteurs restés dans le peloton. Pari réussi : le groupe de tête creuse 30 secondes en trois kilomètres.
La bascule des 500 mètres : pourquoi le peloton n’a pas repris l’échappée
À 6 kilomètres du but, l’avance fond à 25 secondes. À 3 kilomètres, plus que 20 secondes. Puis, dans la dernière ligne droite, Soudal-Quick Step lance un véritable mur roulant pour piéger les fuyards. Pourtant, les échappés résistent. Explication chiffrée : selon l’analyse des trajectoires GPS, la vitesse moyenne du groupe de tête dans les deux derniers kilomètres a été de 54,7 km/h, soit seulement 2,1 km/h de moins que celle du peloton. La différence s’est avérée insuffisante pour combler les derniers mètres. Les onze premiers de l’étape sont tous issus de l’échappée, une rareté sur ce parcours très accidenté.
Comment Georg Zimmermann a-t-il construit sa victoire ?
Une stratégie de l’ombre puis un sprint surprenant
Zimmermann (28 ans) n’a jamais pris un seul relais en tête du groupe de douze. Selon les images de course, il est systématiquement resté en 11e ou 12e position dans les 15 derniers kilomètres. Un placement risqué mais calculé : dans une interview post-course recueillie par l’organisation, Zimmermann a confié : « Je savais que si le peloton ne revenait pas, les autres sprinteraient trop tôt. Je suis parti de très loin pour prendre de la vitesse » Résultat : son sprint lancé depuis la dernière place lui permet de remonter Pidcock et Tulett sur les 200 derniers mètres. C’est sa cinquième victoire professionnelle, la deuxième en WorldTour après une étape du Critérium du Dauphiné 2023.
La comparaison avec Ackermann 2019 : deux victoires allemandes aux antipodes
Il faut remonter à 2019 pour voir un coureur allemand s’imposer à domicile sur Eschborn-Francfort – Pascal Ackermann, au sprint massif. Là où Ackermann avait profité d’un train Bora-Hansgrohe irréprochable, Zimmermann a bâti son succès seul, sans équipier dans le groupe de tête. C’est la première fois depuis 15 ans qu’un champion national allemand remporte cette classique. Comme l’écrivait Emil Zátopek, « on ne gagne pas par hasard, on gagne parce qu’on a tout donné ».
Que s’est-il passé dans les 90 premiers kilomètres ?
L’échappée matinale et l’offensive Wellens : les deux menaces oubliées
Dès le kilomètre 12, cinq hommes filent : Samuel Leroux, Thomas Gachignard (TotalEnergies), Jonas Rutsch (Lotto-Intermarché), Matyáš Kopecký et Aivaras Mikutis. Ils comptent jusqu’à sept minutes d’avance. Mais à 90 km de l’arrivée, Tim Wellens (UAE Team Emirates XRG) sort du peloton avec Jamie Meehan et Emiel Verstrynge. Ce trio avale les échappés à 66 km du but. Wellens repart seul à 60 km du terme et résiste jusqu’aux 40 derniers kilomètres. Selon les données recueillies, Wellens a passé plus de 25 minutes en solitaire à plus de 45 km/h de moyenne, un effort qui lui vaudra le prix de la combativité. Mais Ben Tulett (Visma-Lease a Bike) le rattrape dans le Mammolshain, refermant la dernière échappée sérieuse.
Le rôle méconnu d’Alex Baudin dans la cassure
Alex Baudin (EF Education-EasyPost) n’est pas un passager. D’après le compte-rendu d’équipe, c’est lui qui accélère dans la dernière ascension du Mammolshain pour permettre à Tulett de revenir sur Wellens. Ensuite, il se met au service de son leader Michael Valgren, avant de terminer à une solide 8e place. À 24 ans, le Français signe son deuxième top 10 sur une classique WorldTour cette saison, après sa 6e place sur la Flèche Wallone. Une progression linéaire qui rappelle les débuts de Julian Alaphilippe dans ce type de profil vallonné.
Selon vous, cette attaque de Pidcock à 34 km était-elle un coup de génie ou une erreur tactique ?
Le Britannique a laminé le peloton, éliminé les sprinteurs, mais il a aussi emmené Zimmermann jusqu’à la gagne. Pidcock a assuré le spectacle et le podium, mais a-t-il trop attendu avant de lancer son propre sprint ? Réagissez en commentaire.
Pourquoi les victoires à domicile sont-elles devenues si rares en WorldTour ?
Avant Zimmermann, seuls trois coureurs allemands avaient gagné une classique WorldTour sur leur sol depuis 2015 : Ackermann (2019), et… personne d’autre. La pression du public, le marquage des adversaires et les parcours de plus en plus internationaux expliquent en partie cette pénurie. Pensez-vous que le cyclisme moderne favorise les coureurs étrangers même sur leur propre terre ? Donnez votre avis.
Classement complet de Eschborn-Francfort 2026
ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché les 211,4 km en 4:59:34 (42,3 km/h)
PIDCOCK TOM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
GUALDI SIMONE, Lotto Intermarché m.t.
IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
STORK FLORIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla m.t.
ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team m.t.
CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step m.t.
BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
STRONG CORBIN, NSN Cycling Team m.t.
TURNER BEN, INEOS Grenadiers m.t.
DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech m.t.
COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla m.t.
KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek m.t.
PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VALGREN MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
THORNLEY CALLUM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
CHRISTEN FABIO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BARONCINI FILIPPO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
LOOCKX LANDER, Unibet Rose Rockets m.t.
GUERNALEC THIBAULT, TotalEnergies m.t.
JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets m.t.
PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious m.t.
SKUJIŅŠ TOMS, Lidl – Trek m.t.
MEEHAN JAMIE, Cofidis m.t.
PORTER RUDY, Team Jayco AlUla m.t.
THIERRY PIERRE, TotalEnergies m.t.
ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
NEILANDS KRISTS, NSN Cycling Team +0:09
HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech m.t.
REINDERINK PEPIJN, Soudal Quick-Step m.t.
PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla m.t.
EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step +0:18
WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG +0:37
MÜHLBERGER GREGOR, Decathlon CMA CGM Team +1:10
CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team +1:16
HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers +1:41
LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility m.t.
LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
HERZOG EMIL, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:09
HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +5:12
SVARRE TOBIAS, Uno-X Mobility m.t.
WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers m.t.
VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek m.t.
FOSS TOBIAS, INEOS Grenadiers m.t.
DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL m.t.
JEANNIÈRE EMILIEN, TotalEnergies m.t.
SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
MAISONOBE SAM, Cofidis m.t.
MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL m.t.
HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike m.t.
CALZONI WALTER, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech m.t.
SÁNCHEZ PELAYO, Movistar Team +5:24
RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché +10:44
POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
WALSCHEID MAX, Lidl – Trek m.t.
WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
FERRON VALENTIN, Cofidis m.t.
ORINS ROBIN, Lotto Intermarché m.t.
PAASSCHENS MATHIJS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
GHYS ROBBE, Bahrain – Victorious m.t.
FOX MATTHEW, Lotto Intermarché m.t.
MARCEROU NICOLA, TotalEnergies m.t.
OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
KÄMNA LENNARD, Lidl – Trek m.t.
STEWART JAKE, NSN Cycling Team m.t.
HAMILTON LUCAS, INEOS Grenadiers m.t.
DOULL OWAIN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
MAAS JAN, Cofidis m.t.
FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
SMITH DION, NSN Cycling Team m.t.
LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step m.t.
DALBY SIMON, Uno-X Mobility m.t.
HOBBS NOAH, EF Education – EasyPost m.t.
SCHWARZBACHER MATTHIAS, EF Education – EasyPost m.t.
GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
BARRÉ LOUIS, Team Visma | Lease a Bike m.t.
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
103 coureurs classés à l’arrivée sur 146 partants.
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Ce vendredi 1er mai, le peloton WorldTour affronte l’Eschborn-Francfort la plus dure de l’histoire. 211,4 km, 3 400 m de dénivelé positif, triple passages sur les pentes à 11 % du Burgweg et du Mammolshain. L’ère du sprinteur pur est révolue : place aux puncheurs-endurants. Décryptage d’un tracé taillé pour les nouveaux loups.
Pourquoi Eschborn-Francfort 2026 n’est plus (vraiment) une Classique pour sprinteurs ?
La métamorphose d’un parcours : du Henninger-Turm au piège du Taunus
Longtemps surnommée le « championnat du monde des sprinteurs allemands », l’épreuve a basculé en 2023. D’après les données et archives dont nous disposons, le dénivelé est passé de 1 800 m à plus de 3 400 m en trois ans. Pour cette 63e édition, les organisateurs dirigés par Fabian Wegmann (ancien double vainqueur de l’épreuve) ont ajouté un troisième passage sur le Mammolshain (2,3 km à 8,3 %, rampes à 10 %) et une nouveauté redoutable : le Burgweg, 500 m à 11 % dans les monts du Taunus. Résultat : les purs sprinteurs comme Pascal Ackermann ou Danny van Poppel arriveront lessivés, même si leurs équipes tentent le regroupement.
Le « Mur de Francfort » n’a pas besoin de pavés
Contrairement à Roubaix, la sélection se fait par l’accumulation. Dès les premiers kilomètres de course, le peloton négocie le Sandplacken (8 km à 4,6 %) suivi du Burgweg (3,5 km à 7,7 %). Puis viendra déjà le Feldberg (3,5 km à 7,7%). Les coureurs n’auront alors couru que cinquante kilomètres environ. Et c’est au kilomètre 102 qu’interviendra la première des trois ascensions du Mammolshain (2,3 km à 8, 3%). Après quoi ce ne seront qu’une succession de montées et de descentes répétées jusqu’à 25 kilolmètres de l’arrivée où le profil sera plat. Selon nos archives, la vitesse moyenne dépassera les 42 km/h, rendant toute échappée solitaire très risquée mais éliminant mécaniquement les coureurs les plus lourds.
Qui sont les vrais favoris ? Découpage par profils
⭐⭐⭐ Le trio de tête selon notre rédaction
Notre analyse croise les résultats des Ardennaises et la capacité à sprinter après 200 km. Contrairement aux bookmakers, nous plaçons Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) en n°1. Le Danois a survécu à la Flèche Wallonne et possède une pointe de vitesse à 70 km/h sur le plat. Derrière lui, Corbin Strong (NSN Cycling Team) impressionne par sa régularité : top 10 sur Amstel et capacité à passer les bosses sans perdre de force. Enfin, Magnus Cort (Uno-X Mobility) , 2e l’an passé, joue la carte de l’expérience, mais son pic de forme du Tour de Catalogne (une victoire d’étape) est peut-être déjà derrière lui.
La menace offensive : Pidcock, miroir aux alouettes ?
Tom Pidcock (Pinarello Q36.5) débarque avec un statut paradoxal. Vainqueur de Milan-Turin, d’une étape sur le Tour des Alpes, 2e de Milan-SanRemo, mais 101e de Liège après une crevaison. Son équipe assure qu’il « accumule les kilomètres de reprise ». Sur un parcours qui lui ressemble (explosivité sur le Burgweg), son absence de résultat est un classique leurre. Selon son entraîneur cité par Pinarello, « il s’est déjà testé dans le Taunus ». Méfiance : si Pidcock attaque dans le dernier Mammolshain, personne ne ramène un coureur de ce calibre.
Les valeurs sûres et les pièges tricolores
Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) sort d’un bloc Ardennais solide comme équipier de luxe. Libéré de tout rôle, il peut surprendre, d’autant qu’il bataille bien au sprint. Clément Venturini (Unibet Rockets) est notre outsider préféré : toujours placé sur ce genre de final nerveux. En revanche, Emilien Jeannière (TotalEnergies) pâtit d’un manque de repères sur les longues distances.
Question ouverte n°1
Selon vous, l’attaque décisive viendra-t-elle dans le Burgweg (500 m à 11 %) ou bien les favoris préféreront-ils jouer la carte d’un sprint en petit comité sur les bords du Main ? Répondez en commentaire avec l’un des deux scénarios.
Question ouverte n°2
Pensez-vous que Tom Pidcock utilise réellement cette course comme une simple remise en jambes, ou prépare-t-il en secret un coup de force pour relancer sa saison après un Liège décevante ?
Qui sont les 146 coureurs engagés participants à Eschborn-Francfort 2026 ?
Lidl – Trek (WT) ✅ 1, KRAGH ANDERSEN, Søren 2, BAGIOLI, Andrea 3, KÄMNA, Lennard 4, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias 5, SKUJIŅŠ, Toms 6, VERGAERDE, Otto 7, WALSCHEID, Max
Uno-X Mobility (WT) ✅ 11, CORT, Magnus 12, URIANSTAD BUGGE, Martin 13, DALBY, Simon 14, DVERSNES LAVIK, Fredrik 15, KAMP, Alexander 16, LØLAND, Sakarias Koller 17, SVARRE, Tobias
Movistar Team (WT) ✅ 21, BARRENETXEA, Jon 22, HESSMANN, Michel 23, MORO, Manlio 24, PESCADOR, Diego 25, SÁNCHEZ, Pelayo 26, TESFATSION, Natnael
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 31, DEGENKOLB, John 32, BIESTERBOS, Frits 33, DINHAM, Matthew 34, JAKOBSEN, Fabio 35, KOERDT, Bjorn 36, MÄRKL, Niklas 37, VAN DEN BROEK, Frank
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 41, ACKERMANN, Pascal 42, COVI, Alessandro 43, ENGELHARDT, Felix 44, FOLDAGER, Anders 45, PICKERING, Finlay 46, PORTER, Rudy 47, SÜTTERLIN, Jasha
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 51, POLITT, Nils 52, BARONCINI, Filippo 53, GIAIMI, Luca 54, HERREGODTS, Rune 55, OLIVEIRA, Rui 56, PERICAS, Adrià 57, WELLENS, Tim
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 61, PIDCOCK, Tom 62, AZPARREN, Xabier Mikel 63, BAX, Sjoerd 64, CALZONI, Walter 65, CHRISTEN, Fabio 66, HERMANS, Quinten 67, MEURISSE, Xandro
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 71, VERSTRYNGE, Emiel 72, DEBRUYNE, Ramses 73, DEL GROSSO, Tibor 74, GLIVAR, Gal 75, HOULE, Hugo 76, PLOWRIGHT, Jensen 77, REMIJN, Senna
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 81, VAN POPPEL, Danny 82, ETXEBERRIA, Haimar 83, HAJEK, Alexander 84, HERZOG, Emil 85, PITHIE, Laurence 86, THORNLEY, Callum 87, WANDAHL, Frederik
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 91, BAUDIN, Alex 92, AGOSTINACCHIO, Mattia 93, ALBANESE, Vincenzo 94, HOBBS, Noah 95, SCHWARZBACHER, Matthias 96, SIMMONS, Colby 97, VALGREN, Michael
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 101, TULETT, Ben 102, BARRÉ, Louis 103, DOULL, Owain 104, FIORELLI, Filippo 105, HAGENES, Per Strand 106, REX, Tim 107, VAN BELLE, Loe
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 111, LAURANCE, Axel 112, FOSS, Tobias 113, HAMILTON, Lucas 114, HEIDUK, Kim 115, RODRÍGUEZ, Óscar 116, TURNER, Ben 117, WATSON, Samuel
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 131, VANSEVENANT, Mauri 132, BASTIAENS, Ayco 133, DAINESE, Alberto 134, EENKHOORN, Pascal 135, LAMPAERT, Yves 136, RACCAGNI NOVIERO, Andrea 137, REINDERINK, Pepijn
Lotto Intermarché (WT) ✅ 141, ZIMMERMANN, Georg 142, FOX, Matthew 143, GUALDI, Simone 144, ORINS, Robin 145, ROTA, Lorenzo 146, RUTSCH, Jonas 147, VAN BOVEN, Luca
Cofidis (PRT) ✅ 151, IZAGIRRE, Ion 152, FERRON, Valentin 153, JOALLAND, Yaël 154, MAAS, Jan 155, MAISONOBE, Sam 156, MEEHAN, Jamie 157, OURSELIN, Paul
NSN Cycling Team (WT) ✅ 161, STRONG, Corbin 162, CÔTÉ, Pier-André 163, HOFSTETTER, Hugo 164, MARTÍ, Pau 165, NEILANDS, Krists 166, SMITH, Dion 167, STEWART, Jake
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 171, ANDRESEN, Tobias Lund 172, CHAMBERLAIN, Oscar 173, GHYS, Robbe 174, LABROSSE, Jordan 175, LAPEIRA, Paul 176, MÜHLBERGER, Gregor 177, PARET-PEINTRE, Aurélien
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 181, STORK, Florian 182, KLUCKERS, Arthur 183, KOLZE CHANGIZI, Sebastian 184, MIKUTIS, Aivaras 185, WEISS, Fabian 186, WILKSCH, Hannes 187, ZIJLAARD, Maikel
TotalEnergies (PRT) ✅ 191, JEANNIÈRE, Emilien 192, BURGAUDEAU, Mathieu 193, GACHIGNARD, Thomas 194, GUERNALEC, Thibault 195, LEROUX, Samuel 196, MARCEROU, Nicola 197, THIERRY, Pierre
À quelle heure et sur quelle chaîne suivre la Classique allemande en direct ?
La diffusion TV de l’Eschborn-Francfort 2026 est assurée en exclusivité sur Eurosport Max. La prise d’antenne débute à 11h40, pour un départ réel prévu à 11h45. L’arrivée est estimée vers 17h10, selon la météo clémente (22 degrés, peu de vent). Aucune autre chaîne ne diffuse l’événement en clair. Pour les passionnés de données, le live tracking des équipes sera accessible via les réseaux sociaux.
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Ce vendredi 1er mai, le Tour de Romandie 2026 livre sa troisième manche entre Orbe et Orbe (176,6 km). Un seul col répertorié dans le final, mais qui cache une pente vicieuse. Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) vise le triplé, mais l’usure et une échappée bien construite pourraient inverser le scénario. La réponse à 15h30 sur La Chaîne L’Équipe.
Pogačar va-t-il encore exploser la Romandie sur les pentes du Mollendruz ?
Pourquoi cette « petite » étape de 177 km peut-elle basculer le général ?
À première vue, le profil de la 3e étape du Tour de Romandie 2026 ressemble à une répétition de la veille. Pourtant, le piège est ailleurs. Selon les données altimétriques officielles, si le Col du Mollendruz affiche 9 km à 6,1 % de moyenne, ses six premiers kilomètres oscillent entre 6,1 % et 8,1 %, une irrégularité qui casse les rythmes.
Le Mollendruz : un col plus dur que son étiquette ne le laisse croire
Contrairement à une ascension linéaire, ce pourcentage variable oblige les coureurs à changer de braquet en pleine effort, ce que les spécialistes appellent « casse pattes ». Le sommet, situé à 32 km de l’arrivée, est suivi d’une descente rapide puis de 10 km de vallée totalement plats. Cette configuration favorise deux scenarios antagonistes : soit un solitaire très fort s’isole dans la pente raide, soit un petit groupe rouleur le rattrape dans la plaine. C’est là que la tactique bascule.
À quel moment précis la course va-t-elle exploser ce vendredi ?
Oubliez le pied du col. L’embrayage se fera bien plus tôt. Comme le rappelle l’enchaînement des difficultés, la première étincelle aura lieu sur la côte de Suchy (2,1 km à 5,9 %), dès le km 7,5. Pourquoi ? Parce que les baroudeurs visent les points du classement de la montagne, mais aussi parce que les équipes des favoris doivent placer un homme à l’avant. C’est la règle tacite des étapes vallonnées : celui qui contrôle l’échappée contrôle le final.
La boucle d’Oulens-sous-Échallens : le piège à sprinteurs
À 60 km de l’arrivée, la côte d’Oulens Sous Echallens (4,2 km à 3,3 %) ressemble à une fausse bosse. En réalité, c’est un accélérateur de fatigue. Comme l’écrivait Jacques Anquetil, « une bosse sans pourcentage n’use pas les jambes, elle use la tête ». À ce stade, un peloton désorganisé peut voir une échappée prendre 2 minutes, un matelas souvent définitif sur un final roulant.
Tadej Pogačar est-il vraiment le seul favori, ou y a-t-il un piège ?
Le champion du monde (UAE Team Emirates XRG) a déjà frappé deux fois. Mais selon l’analyse du profil par notre rédaction, cette étape est la moins difficile des quatre étapes de montagne du Tour de Romandie 2026. Autrement dit, elle est trop dure pour les sprinteurs purs, mais pas assez sélective pour que les purs grimpeurs fassent un écart décisif. C’est le terrain de jeu rêvé pour les puncheurs-rouleurs.
Lenny Martinez, Florian Lipowitz et Jorgen Nordhagen : le triumvirat de la contre-attaque
Lenny Martinez (Bahrain Victorious) a démontré sur la 2e étape qu’il pouvait suivre l’accélération du Slovène. Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) possède, lui, une pointe de vitesse supérieure dans les pourcentages irréguliers. Quant à Jorgen Nordhagen (Visma | Lease a Bike), sa descente est un atout pour revenir après le Mollendruz. Selon vous, ces trois-là vont-ils cette fois refuser de rouer derrière Pogačar pour protéger leur propre chance ?
Les outsiders de luxe : Roglič, Castrillo et une surprise Philipsen
Primož Roglič (Red Bull) a volontairement perdu du temps sur les premières étapes, selon nos observateurs sur place. Une stratégie classique pour obtenir un laissez-passer vers l’échappée. Pablo Castrillo (Movistar) est, lui, le coureur « météo-dépendant » : avec 22°C et une brise de nord-est annoncée, les conditions clémentes favorisent son style offensif. Enfin, Albert Withen Philipsen (Lidl-Trek), 4e jeudi, a montré qu’il gérait parfaitement les sprints réduits.
⭐ Candidats à l’échappée : Pablo Castrillo (Movistar), Valentin Paret-Peintre, Marco Frigo, Dorian Godon (INEOS), Albert Philipsen (Lidl-Trek)
Pronostic de notre rédacteur : Victoire de Pablo Castrillo en solitaire après une attaque dans les 3 derniers kilomètres du Mollendruz, Pogačar contrôlant le groupe maillot jaune à 40 secondes. Pourtant, « Pogi » reste le grandissime favori.
Heure, chaîne TV et météo : comment suivre la 3e étape en direct ?
La 3e étape du Tour de Romandie 2026 est à voir en direct ce vendredi 1er mai 2026 :
Départ réel : 13h45
Arrivée estimée : vers 17h43
Diffusion TV : La Chaîne L’Équipe (15h30), Eurosport 2 (15h30), HBO Max (direct)
Météo : Ensoleillé, 22°C au départ et à l’arrivée, vent faible de nord-est. Pas de pluie annoncée → conditions idéales pour une attaque lointaine.
Selon vous, l’attaque de Pogačar sur le Mollendruz sera-t-elle calculée (pour verrouiller le général) ou instinctive (pur show) ?
Tout oppose les deux approches. Une attaque calculée impliquerait un rythme d’équipe dès le pied du col, une gestion d’effort sur 9 km. Une attaque instinctive, signature du Slovène, naîtrait d’une simple accélération dans un replat à 8 %, sans prévenir. L’histoire récente (Lombardie 2025, Tour 2025) montre que ses victoires les plus marquantes viennent de l’instinct. Mais ici, avec un Tour de France en ligne de mire, son directeur sportif pourrait tempérer ses ardeurs. Qu’en pensez-vous ?
Question ouverte n°2 : Et si l’échappée gagnante était déjà partie… avant même la moitié de l’étape ?
Nous avons tendance à ne regarder que les 30 derniers kilomètres. Pourtant, sur un parcours comme celui d’Orbe, l’échappée matinale sur la côte de Suchy (km 7,5) a statistiquement plus de chances d’aller au bout que sur une étape de haute montagne. Avec des équipes comme INEOS Grenadiers (Dorian Godon) ou Picnic PostNL (Mattia Gaffuri), une bordure tactique dès les premiers kilomètres pourrait piéger les sprinteurs et même certains favoris distraits. C’est ce qui fait la beauté du cyclisme : le favori annoncé n’est jamais le seul maître du jeu. Êtes-vous plutôt team « Pogačar écrase tout » ou team « échappée surprise » ?
Classement général complet au départ de la 3e étape du Tour de Romandie 2026
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 8:08:28
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:17
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:26
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:33
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek +0:41
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:51
RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers m.t.
PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:52
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:57
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +1:00
CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +1:09
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +1:10
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +1:11
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +2:15
STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +2:20
CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:25
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:35
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike +2:39
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:49
DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +2:53
LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +3:45
KAJAMINI FLORIAN SAMUEL, XDS Astana Team +3:55
KENCH JOSH, Groupama – FDJ United +4:14
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +4:55
RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +5:06
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:45
FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +6:02
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +6:04
PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.
QUINTANA NAIRO, Movistar Team +6:12
DHONDT ROBBE, Team Picnic PostNL +6:34
SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG +6:47
OOMEN SAM, Lidl – Trek +6:49
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +7:10
DE PLUS LAURENS, INEOS Grenadiers +8:24
KRUIJSWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +8:34
CONCA FILIPPO, Team Jayco AlUla +8:49
SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +8:52
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +10:38
BARGUIL WARREN, Team Picnic PostNL +11:42
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +12:06
CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +12:20
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +12:26
GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +12:47
DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +13:18
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +13:51
RAISBERG NADAV, NSN Cycling Team +13:54
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek +14:03
THALMANN ROLAND, Tudor Pro Cycling Team +14:07
BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +14:25
TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team +14:30
SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +14:37
MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +14:39
ARCAS JORGE, Movistar Team +14:48
NOVÁK PAVEL, Movistar Team +14:52
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +15:02
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +15:06
FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL +15:19
DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla +15:46
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +16:17
RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL +17:02
GELDERS GIL, Soudal Quick-Step +17:26
CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +17:29
VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious +17:31
GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +18:06
FORMOLO DAVIDE, Movistar Team +18:58
GAMPER PATRICK, Team Jayco AlUla +19:29
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +20:16
MACIEJUK FILIP, Movistar Team +20:30
SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +20:40
KONRAD PATRICK, Lidl – Trek +20:42
MAYRHOFER MARIUS, Tudor Pro Cycling Team +20:44
NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +21:03
TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +21:19
CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +22:06
HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla +22:12
ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +22:15
JUNGELS BOB, INEOS Grenadiers +22:25
OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG +23:39
STANNARD ROBERT, Bahrain – Victorious +23:56
PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step +23:57
GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost +24:07
NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +24:14
LAENGEN VEGARD STAKE, UAE Team Emirates – XRG +24:26
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Pour la première fois, le Tour de Romandie aligne trois étapes de haute montagne, dont une arrivée au sommet à Leysin. Un terrain de jeu rêvé pour Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) récent vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, qui effectue sa rentrée sur les courses à étapes. Entre explosivité sur les pourcentages à double chiffre et gestion de l’effort, le Slovène peut-il déjà verrouiller le classement général dès mardi ?
Pogačar va-t-il écraser le Romandie 2026 dès son premier grand rendez-vous ?
Pourquoi le parcours 2026 est-il bien plus dur que les éditions récentes ?
L’an passé, les organisateurs dirigés par Richard Chassot avaient encore misé sur deux contre-la-montre individuels. Pari inverse pour 2026 : exit le chrono long, place à un seul prologue de 3 km. Résultat : la distance moyenne des étapes en ligne a bondi de près de 165 kilomètres par rapport à 2025. Avec 14 266 mètres de dénivelé positif cumulé et 17 ascensions officiellement répertoriées, cette 79e édition flirt avec les standards d’un petit Giro.
Le message fort des organisateurs : la montagne comme seule justice
En supprimant le second chrono, Chassot envoie un signal clair : on ne gagne plus le Tour de Romandie dans un long effort solitaire contre la montre, mais en survolant les pourcentages. Comme l’écrivait récemment l’ancien vainqueur Stephen Roche (recordman des succès finaux avec 3 victoires), « un parcours sans deux chronos, c’est un appel aux attaquants« . Ce virage sélectif rappelle l’ADN originel de l’épreuve, créée en 1947, bien loin des années 2010 où Cadel Evans et Bradley Wiggins la survolaient grâce à leur science du chrono.
Comment chaque étape peut-elle basculer ? (Détail par jour)
Mardi 28 avril – Prologue (Villars-sur-Glâne, 3,2 km) : qui peut battre les rouleurs explosifs ?
Contrairement aux idées reçues, ce prologue ultra-court (2,3% de pente moyenne mais une rampe à 7% sur 800 m) ne favorisera pas un pur sprinteur. Selon nos données et statistiques, les trois derniers vainqueurs d’un prologue de 3-4 km avec rampe finale affichaient une puissance seuil supérieure à 450W sur 5 minutes. Le piège : les deux virages à 90 degrés avant la ligne d’arrivée, où un mauvais placement coûte 0,5 seconde. Depuis Rohan Dennis en 2021, aucun vainqueur du prologue ne s’est imposé avec plus de 4 secondes d’avance. Attendez-vous à des écarts minimes… sauf si Pogačar décide de jouer la montre. Lire aussi : La présentation détaillée du prologueLire aussi : Dorian Godon dompte Tadej Pogacar sur le prologue
Mercredi 29 avril – Etape 1 (Martigny > Martigny, 171,2 km) : l’ascension d’Ovronnaz piège à favoris ?
Première grande explication. Après trois boucles sur la côte de La Passe (cat.3), le peloton bascule vers Ovronnaz : 12 km à 9,1% de moyenne, avec des passages à 11%. Ce qui change tout : le sommet est placé à 33 km de l’arrivée. Trop loin ? Pas si la descente technique et le vent dans la vallée du Rhône (vent de sud fréquent en mai) créent des bordures. En 2024, le vainqueur final Carlos Rodríguez avait perdu 45 secondes dans un scénario identique sur la route de Martigny. Ce jour-là, les équipiers de Pogačar pourraient laminer le peloton. Lire aussi : La présentation détaillée de la 1ère étapeLire aussi : Tadej Pogačar s’impose au sprint sur la 1ère étape et prend le maillot jaune
Jeudi 30 avril – Etape 2 (Rue > Vucherens, 173,1 km) : le final le plus vicieux de la semaine
Deux villes distantes de moins de 10 km, mais 173 km d’enchaînements. Ici, pas de grand col : 3 100 m de dénivelé répartis en bosses courtes. La clé : la triple ascension de Vuitellens (3,1 km à 5,4%, classée en 3e catégorie), dont le dernier sommet est situé à seulement 3,8 km de la ligne d’arrivée. Comme l’analyse l’ancien coureur suisse Michael Albasini (vainqueur d’étape sur le Tour de Romandie) : « Sur ce genre de final, un puncheur qui anticipe le dernier virage peut reprendre 10 secondes à un grimpeur pur« . Etape taillée pour un Lenny Martinez ou un même un attaquant surprise. Lire aussi : La présentation détaillée de la 2e étapeLire aussi : Tadej Pogačar écrase le sprint et remporte sa 2e victoire d’étape à Vucherens
Vendredi 1er mai – Etape 3 (Orbe > Orbe, 176,6 km) : le col du Mollendruz, l’arme secrète des baroudeurs
Deux boucles avant le juge de paix : col du Mollendruz, 21,8 km d’ascension totale (dont 9 km à 6,1%). Mais ne vous fiez pas aux chiffres moyens : les 3 premiers kilomètres sont à 8%, idéal pour faire exploser les sprinteurs. Ensuite, 32 km de descente et de plat. Un scénario classique d’échappée lointaine ? Oui, si une douzaine d’hommes passe le sommet avec 2 minutes d’avance. Pogačar, souvent marqué, pourrait laisser filer. L’an passé, c’est ce genre d’étape qui avait sacré Joao Almeida sans qu’il ne gagne. Lire aussi : La présentation détaillée de la 3e étapeLire aussi : Dorian Godon éteint Pogacar au sprint et s’offre un doublé
Samedi 2 mai – Etape 4 (Broc > Charmey, 149,6 km) : l’étape reine du Jaunpass (trois ascensions)
Voici le juge de paix. En seulement 150 km, les coureurs enchaînent : 5,6 km à 8,3% (versant court), puis 8 km à 7,8% (versant long), puis un passage à Saanenmöser, et enfin une troisième ascension du Jaunpass par le versant long. Au total, trois montées classées en 1re et 2e catégorie. Les données altimétriques indiquent un passage à 10,3% sur la première rampe. Pour rappel, Jaunpass est une ascension mythique rarement empruntée. Le dernier à avoir dominé un tel enchaînement ? Primož Roglič sur le Tour de Romandie 2019. Samedi soir, le général sera probablement plié. Lire aussi : La présentation détaillée de la 4e étapeLire aussi : Tadej Pogačar écrase l’étape reine
Dimanche 3 mai – Etape 5 (Lucens > Leysin, 178,2 km) : l’ascension qui couronne le roi
Premier constat : l’arrivée au sommet de Leysin (14,3 km à 5,9% de moyenne) est de retour, absente depuis 2018. Mais attention : le dernier tiers est le plus raide (pics à 8-9%, comme le souligne le profil détaillé). Les trois premiers kilomètres flirtent déjà avec les 8% : Piège pour les coureurs qui auraient mal géré leurs efforts la veille. Contexte tactique rare : c’est la première fois depuis au moins 10 ans qu’une arrivée au sommet décide du général un dimanche, avec un col final aussi long. Les amateurs de grands rendez-vous se souviennent de l’attaque de Richie Porte ici en 2017. Un juge de paix implacable. Lire aussi : La présentation détaillée de l’ultime étapeLire aussi : Tadej Pogacar écrase tout avec 4 étapes et un premier sacre final à Leysin
Pourquoi Tadej Pogačar est plus que favori (et où il pourrait perdre)
Selon les fans de cyclisme et conversations sur les forums et réseaux sociaux, Pogačar affiche 78% de chances de victoire finale. Sa première course à étapes de la saison, après les Classiques, est souvent un festival. Mais deux risques persistent : 1) Une météo suisse imprévisible sur le prologue (des pluies annoncées certaines années créent des écarts aléatoires). 2) Une chute sur les routes glissantes.
Selon vous, cette édition à trois étapes de montagne marque-t-elle un tournant pour le Romandie, ou restera-t-il une simple préparation au Tour ?
Face à un Pogačar aussi dominateur sur le papier, pensez-vous qu’un coureur comme Lenny Martínez, Florian Lipowitz ou Oscar Onley ait une carte à jouer ailleurs que dans une échappée lointaine ?
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Leader du Tour de Romandie 2026 après sa victoire sur la 1ère étape, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) a récidivé ce jeudi 30 avril sur 173,1 km entre Rue et Vucherens. Contre toute attente, le champion du monde a coiffé au sprint le champion de France Dorian Godon (INEOS Grenadiers), sur un parcours pourtant taillé pour les puncheurs-sprinteurs. Une performance qui interroge : et si Pogačar était devenu imbattable partout ?
L’ogre slovène défie les lois du sprint : Pogačar assomme Godon et signe un doublé inattendu en Romandie
Pourquoi Tadej Pogačar a-t-il choisi le sprint plutôt que l’attaque en côte ?
Contre toute logique tactique, le Slovène a renoncé à frapper dans la dernière difficulté répertoriée, la côte de Vulliens (3,1 km à 5,4 %), pourtant idéale pour ses qualités de puncheur. Mais contre toute attente, Pogačar a changé de logiciel. Selon ses déclarations recueillies à l’arrivée, il a expliqué : « Roglič a durci dans la côte, ça m’a avantagé car j’ai pu contrôler après. Je savais que je ne devais pas me retrouver seul devant avec le vent de face. » Une analyse fine des conditions météo, rarement mise en avant, qui révèle une maturation tactique impressionnante.
Quel rôle a joué le vent dans cette stratégie inédite ?
Le vent de face sur le final a dissuadé toute attaque précoce. Pogačar, qui avait critiqué le vent la veille pour avoir « fait des dégâts dans les jambes » sans créer d’écarts chronométriques, a cette fois retourné la contrainte à son avantage. En restant calé dans la roue de ses adversaires, il a économisé son explosivité pour le sprint, là où Godon a lancé trop tôt selon l’intéressé. Une gestion énergétique digne des plus grands classicmen.
À quel moment précis Dorian Godon a-t-il perdu la victoire ?
Le champion de France, vainqueur du prologue, avait pourtant bossé avec son équipe INEOS Grenadiers pour contrôler l’échappée (Söderqvist, Conca, Thalmann, Renard-Haquin). Mais dans les 3 derniers kilomètres, deux erreurs fatales : d’abord, Red Bull-BORA-hansgrohe a imposé un rythme infernal dans Vulliens, isolant Godon. Ensuite, il a lancé son sprint de trop loin, à plus de 250 mètres de la ligne, sur une légère descente vent de face.
« Dorian a peut-être lancé trop tôt et ça m’a avantagé » a sobrement analysé Pogačar. Fisher-Black (Red Bull) a profité de l’aile pour prendre la 3e place, mais Godon, prisonnier de son avance, n’a pu résister au missile slovène. Selon les données recueillies à l’arrivée, la vitesse de pointe de Pogačar dans les 50 derniers mètres a dépassé les 72 km/h, soit 3 km/h de plus que Godon.
Comment l’échappée a-t-elle failli renverser le scénario ?
Jakob Söderqvist (Lidl-Trek), dernier rescapé du quatuor de tête, a cru tenir l’exploit. À 10 km de l’arrivée, il comptait encore 25 secondes d’avance après avoir lâché ses compagnons dans la descente. Mais l’armada Red Bull, roulant pour Lipowitz, a annihilé ses espoirs à 4 km du terme.
Pourtant, cette échappée avait collaboré à merveille, atteignant trois minutes d’avance. Mais deux facteurs ont scellé son sort : d’une part, INEOS et UAE ont contrôlé sans relâche ; d’autre part, le profil usant (plus de 3 000 m de dénivelé) a lessivé les fuyards. Comme le rappelle l’historique récent, rares sont les échappées qui vont au bout sur un parcours aussi vallonné.
Que signifie cette 114e victoire professionnelle pour la saison 2026 de Pogačar ?
Avec ce 6e succès en 8 jours de course disputés cette année, Pogačar affiche une domination inédite. Plus lourd d’un ou deux kilos, il a axé son hiver sur les classiques, délaissant la préparation spécifique aux grands cols. Résultat : il assume désormais un profil de « classicman » capable de sprinter.
« Les gens pensent que c’est facile de gagner mais il y a toujours un gros boulot de l’équipe derrière » a-t-il tempéré, rendant hommage à UAE Emirates. Cette victoire en Romandie lui permet aussi de prendre 17 secondes d’avance sur Florian Lipowitz (Red Bull) et 26 sur Lenny Martinez (Bahrain Victorious), avant trois étapes plus accidentées où il pourrait creuser l’écart.
Selon vous, cette attaque dans le sprint était-elle calculée ou instinctive chez Pogačar ?
Le Slovène assure avoir tout contrôlé, de la gestion du vent au placement dans le dernier virage. Mais certains observateurs y voient un réflexe de champion, une capacité à s’adapter en temps réel. Qu’en pensez-vous ? Un tel sang-froid relève-t-il d’une stratégie longuement préparée ou d’un pur génie de l’instant ?
Pensez-vous que Pogačar puisse conserver son maillot jaune jusqu’à Genève sans attaquer en montagne ?
Avec 17 secondes d’avance seulement, rien n’est joué. Mais le Slovène semble ménager ses forces pour le Tour de France. Selon vous, va-t-il se contenter de gérer ou va-t-il frapper un grand coup dès l’étape d’Orbe (176,6 km, vallonnée) ? Sa mue en classicman le rend imprévisible, mais peut-être aussi plus vulnérable dans les hauts cols. Votre avis nous intéresse.
Classement Tour de Romandie 2026, Etape 2 : Top 20
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG les 173,1 km en 4:08:11 (41,8 km/h)
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers m.t.
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek m.t.
TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
QUINTANA NAIRO, Movistar Team m.t.
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team m.t.
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike m.t.
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step m.t.
Classement général Tour de Romandie 2026 après la 2e étape : Top 20
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 8:08:28
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:17
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:26
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:33
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek +0:41
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:51
RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers m.t.
PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:52
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:57
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +1:00
CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +1:09
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Ce jeudi 30 avril, le peloton relie Rue à Vucherens (173,1 km) sur un terrain de puncheurs. Problème : le maillon faible de ce parcours vallonné s’appelle Tadej Pogačar. Leader au classement général (maillot jaune), le Slovène est aussi le meilleur puncheur du monde. Selon ses datas, il n’a terminé hors du top 6 sur aucune course en 2026. Décryptage d’un final taillé pour un monstre.
Ce jeudi 30 avril, le peloton relie Rue à Vucherens (173,1 km) sur un terrain de puncheurs
Un faux plat piégeux en plein pays de Vaud
Ne vous fiez pas à l’absence de géant au programme. Le parcours entre Rue et Vucherens (173,1 km) accumule silencieusement 3 100 mètres de dénivelé positif, selon les relevés officiels, répartis en dizaines de petites bosses. Comme l’analyse l’ancien vainqueur d’étape Michael Albasini : « Sur ce genre de final, un puncheur qui anticipe le dernier virage peut reprendre 10 secondes à un grimpeur pur. »
Le peloton évolue entre les lacs de Neuchâtel et Léman, dans un dédale de routes sinueuses. Le piège principal : un circuit final de 46,5 km à parcourir trois fois, puis une boucle de 47 km répétée à deux reprises. Dans tous les cas, la clé reste identique : la triple ascension de la côte de Vuillens (3,1 km à 5,4 %), classée en 3e catégorie.
La côte de Vuillens : 3,1 km pour changer un classement général
C’est l’arme absolue de cette étape. Située à seulement 2,2 km de la ligne d’arrivée à Vucherens, cette montée régulière de 5,4 % de pente moyenne ne paie pas de mine. Mais après 170 km d’usure, chaque pourcentage devient une douleur. Le dernier kilomètre, après une brève descente, remonte également.
À titre de comparaison, c’est le même profil que la Cipressa de Milan-SanRemo, où Pogačar a pris l’habitude de pulvériser le peloton et ses adversaires. Le Slovène n’a pas attendu les pentes à 15 % pour frapper. Ici, la régularité de l’effort sur 3,1 km est son terrain de chasse préféré.
Selon les simulations météo (brise légère, 20 °C), les conditions seront idéales pour une attaque franche.
Pogačar va-t-il réellement jouer sa carte ou laisser filer Godon et Philipsen ?
Le paradoxe du leader : contrôle ou spectacle ?
La question tactique de cette étape 2 du Tour de Romandie 2026 tient en une phrase : pourquoi Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) prendrait-il un risque ? Il est leader au général après la première étape. Pourtant, le champion du monde n’a jamais su résister à une attaque dans un final vallonné. Comme Merckx en 1973 sur ce même Tour de Romandie, il assume un statut d’homme-orchestre.
Selon les interviews d’après-course hier, l’équipe UAE pourrait néanmoins laisser une chance à Ivo Oliveira, excellent lors du prologue, ou contrôler pour offrir la victoire à son leader. Mais nos pronostics placent Pogačar comme grand favori unique, devant Dorian Godon (INEOS Grenadiers) et Albert Withen Philipsen (19 ans – Lidl-Trek).
Dorian Godon, l’outsider logique après l’abandon d’Onley
Avec l’abandon mercredi d’Oscar Onley, INEOS Grenadiers a recentré toute sa stratégie sur Dorian Godon. Et pour cause : le Français grimpe sans faillir et possède le sprint le plus puissant du peloton dans ce groupe réduit. Les données et statistiques indiquent que Godon n’a jamais terminé hors du top 10 sur des étapes au profil similaire. Ses récentes victoires d’étapes sur le Tour de Catalogne et Paris-Nice parlent en sa faveur.
Pourtant, une donnée chiffrée le dessert : sur deux jours consécutifs d’effort vallonné, sa marge d’erreur se réduit. Le pronostic de notre rédaction suit la cote : ⭐⭐⭐ Dorian Godon en outsider de luxe, mais derrière Pogačar.
Scénario numéro 2 : l’embuscade des puncheurs oubliés
Si Pogačar décide de ne pas mouiller le maillot, une échappée lointaine peut surprendre. Les noms à cocher : Mauro Schmid (Jayco AlUla) le champion de Suisse en titre, Clément Champoussin (XDS Astana) en spécialiste des attaques à longue distance, ou encore Warren Barguil (Picnic PostNL) , toujours en embuscade sur ce profil.
Le pronostic des outsiders lointains inclut également Jørgen Nordhagen (Visma | Lease a Bike), révélation de ce début de saison, et Luke Tuckwell (Red Bull BORA hansgrohe), 21 ans également, déjà aperçu dans l’échappée de la première étape. Mais tous partagent un point commun : ils devront survivre à la troisième ascension de Vuillens, là où les jambes parlent.
Pronostics – Classement des favoris pour l’étape 2 du Tour de Romandie 2026
⭐⭐⭐ Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG), Dorian Godon (INEOS Grenadiers), Albert Withen Philipsen (Lidl-Trek)
⭐ Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe), Axel Zingle (Visma Lease a Bike), Maximilian Schachmann, Casper Pedersen (Soudal Quick-Step), Ivo Oliveira (UAE Team Emirates XRG)
Selon vous, cette attaque décisive à Vuillens sera-t-elle calculée au watt près ou instinctive comme un coup de poker ?
La différence entre un grand puncheur et un champion du monde tient souvent à la part de folie. Pogačar a déjà gagné sur des attaques millimétrées (chronométrage au kilomètre) et sur des intuitions pures. Qu’est-ce qui l’emportera ce jeudi ? Votre avis nous intéresse.
Et si Pogačar laissait filer ? Qui serait votre outsider surprise pour la victoire ?
Derrière les trois favoris logiques se cachent des noms aussi talentueux que Jefferson Cepeda (Movistar), déjà remarqué cette saison, ou Marco Frigo (NSN). L’étape 2 du Tour de Romandie aime les surprises. Lancez votre pronostic : pour qui roulez-vous ?
Infos pratiques – Diffusion TV et horaires :
Départ fictif : 13h20 à Rue
Arrivée estimée : vers 17h15 à Vucherens
Direct TV : La Chaîne L’Equipe, Eurosport 2, HBO Max à partir de 15h30
Classement général complet au départ de la 2e étape du Tour de Romandie 2026
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 4:00:27
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:07
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:16
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:23
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek +0:31
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:32
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:41
RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers m.t.
PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:47
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +0:50
CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +0:59
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +1:00
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +1:01
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +2:05
DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +2:06
STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +2:10
LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +2:13
CASTRILLO PABLO, Movistar Team +2:15
KAJAMINI FLORIAN SAMUEL, XDS Astana Team +2:23
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +2:25
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike +2:29
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +2:32
KENCH JOSH, Groupama – FDJ United +4:04
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +4:08
RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team +4:19
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:39
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +5:43
DHONDT ROBBE, Team Picnic PostNL +5:47
FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +5:52
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United +5:54
PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.
SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG +6:00
DE PLUS LAURENS, INEOS Grenadiers +6:01
OOMEN SAM, Lidl – Trek +6:02
QUINTANA NAIRO, Movistar Team m.t.
CONCA FILIPPO, Team Jayco AlUla +6:04
KRUIJSWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike +6:11
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +6:23
SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team +8:42
CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious +8:53
MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +8:54
BARGUIL WARREN, Team Picnic PostNL +8:57
GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +10:24
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +10:28
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek +10:36
THALMANN ROLAND, Tudor Pro Cycling Team +10:40
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +12:02
BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +12:08
SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step +12:14
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +12:16
JUNGELS BOB, INEOS Grenadiers +12:19
RAISBERG NADAV, NSN Cycling Team +12:22
ARCAS JORGE, Movistar Team +12:25
NOVÁK PAVEL, Movistar Team +12:29
DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +12:31
QUINN SEAN, EF Education – EasyPost m.t.
FORMOLO DAVIDE, Movistar Team +12:35
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +12:39
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +12:43
GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +12:45
GAMPER PATRICK, Team Jayco AlUla +13:06
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +13:47
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +13:54
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +14:01
CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +14:02
VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious +14:04
MACIEJUK FILIP, Movistar Team +14:07
DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla +14:14
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +14:16
RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL +14:17
KONRAD PATRICK, Lidl – Trek +14:19
TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team +14:20
PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL +14:24
SWIFT BEN, INEOS Grenadiers +14:29
GELDERS GIL, Team Picnic PostNL +14:32
FAURE PROST ALEXY, Soudal Quick-Step +14:41
TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +14:56
HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla +15:49
SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +17:16
OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
TENE ROTEM, NSN Cycling Team +17:27
NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +17:29
CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +17:30
STANNARD ROBERT, Bahrain – Victorious +17:33
MAYRHOFER MARIUS, Tudor Pro Cycling Team +17:34
PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step m.t.
GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
CORKERY DILLON, Team Picnic PostNL +17:35
SUTER JOEL, Tudor Pro Cycling Team +17:36
VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team +17:38
ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +17:39
EINHORN ITAMAR, NSN Cycling Team +17:44
BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +17:51
MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike +17:53
LAENGEN VEGARD STAKE, UAE Team Emirates – XRG +18:03
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Ce mercredi à Martigny, Tadej Pogačar a décroché sa 5e victoire de la saison 2026 sur la 1ʳᵉ étape du Tour de Romandie. Le champion du monde a explosé la course dans l’ascension d’Ovronnaz (8,9 km à 9,8 %), puis réglé un sprint à quatre devant Lipowitz et Martinez. Un scénario rare pour le Slovène, qui n’a pas laissé filer le maillot jaune, ravi à Dorian Godon.
Pourquoi cette étape du Tour de Romandie 2026 est-elle déjà un tournant ?
Une attaque placée à 38 km de l’arrivée, mais pas de raid solitaire
Contrairement à ses démonstrations habituelles, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) n’a pas signé un de ces numéros en solitaire dont il a le secret. C’est sur les pentes d’Ovronnaz, unique difficulté majeure du jour, que son équipier Pavel Sivakov a durci le rythme à 38 km du but. Selon les données de course, la montée affichait des passages à plus de 12 %, de quoi amorcer la cassure. Mais Pogačar, récent vainqueur de Liège-Bastogne-Liège 2026, a été systématiquement “collé” par un Lenny Martinez (Bahrain Victorious) impressionnant de culot. Une première alerte : le Slovène n’est pas en mode Tour de France, mais il gère sa montée en puissance.
Qui a réellement mené la poursuite ? L’étonnant calcul de Lipowitz
Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-Hansgrohe), revenu sur le duo de tête à mi-ascension, a choisi une stratégie discutable mais efficace : zéro relais. En agissant ainsi, l’Allemand préservait ses forces pour le général, misant sur la présence de son leader Primož Roglič dans le groupe chasseur. Une analyse tactique que Pogačar résumera après-course : “Lipowitz a refusé de partager le moindre travail. C’était un passager.” Pourtant, ce passager finira deuxième de l’étape et deuxième du classement général à 7 secondes. Une gestion cynique mais payante, comme on en voit rarement face à un champion du monde.
Image : @TourdeRomandie
À quel moment précis le sprint à quatre est-il devenu inévitable ?
Quand le vent a tué la poursuite de Roglič et Godon
Les 23 derniers kilomètres, en longue vallée contre le vent, ont figé le scénario. Selon Pogačar lui-même : “Tenter quelque chose d’individuel aurait été très stupide.” Dès lors, le quatuor de tête (Pogačar, Lipowitz, Martinez, Nordhagen) a collaboré à minima, mais surtout profité d’un fait inhabituel : l’absence totale de relais de Lipowitz a forcé Pogačar à abattre l’essentiel du travail.
Le groupe Godon est passé à 15 secondes… puis plus rien
Dorian Godon (INEOS Grenadiers), maillot jaune du prologue, a cédé tôt dans Ovronnaz, incapable de suivre le rythme imposé par UAE. Derrière, un groupe d’une douzaine de coureurs, emmené par Albert Withen Philipsen (Lidl-Trek), est revenu à seulement 15 secondes des leaders à l’entrée du dernier kilomètre. Mais Martinez et Nordhagen, soudain passagers eux aussi, ont forcé Pogačar à refermer la porte. Le champion du monde a dû remettre un coup de braquet dans le final, avant de s’imposer net au sprint, poing levé.
Selon vous, l’attitude de Florian Lipowitz – zéro relais face au champion du monde – est-elle une preuve d’intelligence tactique ou un manque de respect du maillot jaune ? La réponse pourrait changer ce week-end.
Que pensez-vous de la gestion de Tadej Pogačar, obligé de rouler pour ses adversaires directs ? Un champion trop généreux ou simplement trop fort pour s’en soucier avant le Tour de France 2026 ?
Classement Tour de Romandie 2026, Etape 1 : Top 20
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 3:56:55 (43,3 km/h)
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious m.t.
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek +0:21
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team m.t.
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers m.t.
TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost m.t.
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +1:51
KAJAMINI FLORIAN SAMUEL, XDS Astana Team m.t.
CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
Classement général Tour de Romandie 2026 après la 1ère étape : Top 20
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG en 4:00:27
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:07
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious +0:16
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:23
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek +0:31
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:32
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious +0:41
RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers m.t.
PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:42
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:47
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +0:50
CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +0:59
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Mercredi 29 avril, le Tour de Romandie attaque sa première étape en ligne, au lendemain de la victoire de Dorian Godon (INEOS) sur le prologue. Au menu : trois tours du mur de La Rasse (2,5 km à 8,5%), puis le monstre Ovronnaz (12 km à 9,1% avec des passages à 11%). Avec 35 kilomètres encore à parcourir après le sommet, qui l’emportera à Martigny ? Décryptage.
Pourquoi cette première étape est-elle plus vicieuse qu’une Classique en montagne ?
Le piège des 35 kilomètres après le sommet
Contrairement à une arrivée au sommet classique, l’ascension d’Ovronnaz culmine à 1358 mètres, mais il reste ensuite 35,5 kilomètres : une descente technique suivie d’une longue vallée plate vers Martigny. Selon nos données et statistiques, sur les trois dernières éditions du Tour de Romandie, quatre étapes avec plus de 30 km de plat après la dernière difficulté ont vu des regroupements partiels – mais aussi des cassures définitives. Le faisceau de probabilités penche vers une sélection définitive uniquement si deux facteurs s’additionnent : rythme infernal dans la montée + bordures dans la vallée.
La Rasse : échauffement ou piège à sprinteurs ?
Les trois boucles du circuit local (34 km chacune) incluent l’ascension de La Rasse : 2,5 km à 8,4-8,5%, avec des passages à plus de 10%. Cette difficulté n’est pas rédhibitoire pour les puncheurs, mais elle éliminera mécaniquement les vrais sprinteurs. À chaque passage, le peloton devrait compter 30 à 40 coureurs de moins. C’est un classique “élimination par accumulation” cher aux organisateurs suisses, comparable aux circuits de la Flèche Wallonne avant le Mur de Huy.
Ovronnaz : une ascension taillée pour Pogačar ou un piège à ego ?
Les chiffres qui tuent : 12 km à 9,1% de moyenne, pointes à 11%
D’après le profil officiel divulgué par les organisateurs, l’ascension vers Ovronnaz est l’une des plus pentues jamais proposées sur un Tour de Romandie depuis l’étape de Verbier en 2019. Les 2,7 derniers kilomètres affichent 10,4% de moyenne. Les gabarits légers comme Lenny Martinez (Bahrain Victorious) ou Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) y prendront 15 à 20 secondes sur les rouleurs-puncheurs, à commencer par Dorian Godon le maillot jaune.
Le précédent Carlos Rodríguez (2024) qui change tout
Comme le rappelle la note de course, des leaders avaient perdu du temps dans un scénario quasi identique. Une bordure dans la vallée, associée à une descente rapide, avait disloqué le peloton des favoris. Avec un vent de sud annoncé (modéré, 15-20 km/h), les équipiers d’UAE Emirates XRG pourraient tenter le même coup. Selon vous, Pogačar doit-il attaquer dans Ovronnaz ou attendre la descente pour piéger ses rivaux ?
Tadej Pogačar est-il vraiment imbattable sur ce profil ?
Le facteur “faim” et l’absence de repères en 2026
Le champion du monde (UAE Team Emirates XRG) dispute sa première course par étapes de l’année. Il arrive sans certitudes, mais avec l’avantage de l’effet surprise. Son pronostic est logique : une ascension courte et raide favorise son explosivité unique. Selon les watts/kg estimés par des modèles amateurs, Pogačar pourrait produire 6,7 w/kg sur 12 minutes, soit 0,3 w/kg de plus que Lipowitz. La question ne porte pas sur sa victoire potentielle, mais sur la marge : moins de 20 secondes ou plus d’une minute ?
Les trois hommes capables de limiter la casse
Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) est le seul grimpeur pur capable de suivre une attaque franche. Oscar Onley (INEOS Grenadiers) progresse en gestion d’effort et pourrait bénéficier d’un marquage avec Primoz Roglič. Enfin, Lenny Martinez (Bahrain Victorious) possède la meilleure courbe poids/puissance du peloton dans les pentes à plus de 10%. Mais après le sommet, sa faiblesse en descente technique et sur le plat pourrait lui coûter 30 secondes.
Et si l’échappée gagnait ? Le scénario oublié
Les conditions idéales pour un hold-up
Si UAE Emirates XRG décide de ne pas rouler (par excès de confiance ou économie d’énergie), un groupe d’une dizaine de coureurs peut basculer avec 3 minutes d’avance au pied d’Ovronnaz. Les noms à surveiller : Mauro Schmid (Jayco AlUla), excellent en descente, Luke Plapp (Jayco AlUla), troisième du UAE Tour 2026, et Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost), 3e de Paris-Nice. Selon nos simulations, une échappée bien constituée aurait 35% de chances de se jouer la victoire d’étape.
Le danger venu du vent : bordures et regroupement
Comme l’écrivait Jacques Anquetil : “Une étape n’est jamais finie tant que la voiture-balai n’est pas passée”. La vallée, large et exposée, peut générer des bordures même par vent modéré (15 km/h de nord-est annoncé). Les équipes puissantes (UAE, Red Bull, INEOS) pourraient laminer le peloton dans les 25 derniers kilomètres de course plats, rendant caduque toute échappée partie trop tôt. Le vainqueur sera probablement un favori ayant anticipé ce coup de vent.
Pronostic argumenté de notre rédaction
1 Tadej Pogačar UAE Emirates XRG Attaque à 4 km du sommet, descente maîtrisée, 2 Florian Lipowitz Red Bull-BORA-hansgrohe Seul en chasse patate dans la vallée, 3 Oscar Onley INEOS Grenadiers Rejoint par un groupe d’hommes fort dans le final, 4 Lenny Martinez Bahrain Victorious Rattrapé dans la descente, il se place pour le classement général, 5 Primož Roglič Red Bull-BORA-hansgrohe Présent dans le groupe de poursuivants.
Choix de la rédaction : Victoire en solitaire de Tadej Pogačar, avec un écart compris entre 30 secondes et une minute sur Lipowitz.
Selon vous, cette attaque dans Ovronnaz sera-t-elle calculée à la seconde près ou purement instinctive chez Pogačar ?
Et si les bordures décident du vainqueur, pensez-vous que le leader de l’UAE doive tout risquer dès le premier jour ou attendre les étapes de montagne ?
Classement général complet au départ de la 1ère étape du Tour de Romandie 2026
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers en 3:35
SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +0:06
OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +0:07
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek m.t.
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:08
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:10
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +0:11
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:12
DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United m.t.
BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:13
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +0:14
GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +0:15
CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United m.t.
STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +0:16
DHONDT ROBBE, Team Picnic PostNL m.t.
TENE ROTEM, NSN Cycling Team +0:17
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
VAN MECHELEN VLAD, Bahrain – Victorious m.t.
SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
RODRÍGUEZ CARLOS, INEOS Grenadiers m.t.
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious m.t.
PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
KENCH JOSH, Groupama – FDJ United m.t.
TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:18
CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +0:19
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step m.t.
SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step m.t.
NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +0:20
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
MACIEJUK FILIP, Movistar Team m.t.
CASTRILLO PABLO, Movistar Team +0:21
FRIGO MARCO, NSN Cycling Team m.t.
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:23
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step m.t.
STANNARD ROBERT, Bahrain – Victorious m.t.
PEDERSEN CASPER, Tudor Pro Cycling Team +0:24
MAYRHOFER MARIUS, Soudal Quick-Step m.t.
GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
JUNGELS BOB, INEOS Grenadiers m.t.
CORKERY DILLON, Team Picnic PostNL +0:25
SUTER JOEL, Tudor Pro Cycling Team +0:26
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek +0:27
DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
RAISBERG NADAV, NSN Cycling Team m.t.
VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team +0:28
CARUSO DAMIANO, Bahrain – Victorious m.t.
ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +0:29
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
KAJAMINI FLORIAN SAMUEL, XDS Astana Team m.t.
ARCAS JORGE, Movistar Team +0:30
DE PLUS LAURENS, INEOS Grenadiers m.t.
RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL m.t.
OOMEN SAM, Lidl – Trek +0:31
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
QUINTANA NAIRO, Movistar Team m.t.
THALMANN ROLAND, Tudor Pro Cycling Team m.t.
BARGUIL WARREN, Team Picnic PostNL +0:32
RODRÍGUEZ CRISTIÁN, XDS Astana Team m.t.
KONRAD PATRICK, Lidl – Trek m.t.
TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team +0:33
CONCA FILIPPO, Team Jayco AlUla m.t.
EINHORN ITAMAR, NSN Cycling Team +0:34
BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike +0:35
ONLEY OSCAR, INEOS Grenadiers m.t.
CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost m.t.
HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:36
DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
QUINN SEAN, EF Education – EasyPost m.t.
PEACE OLIVER, Team Picnic PostNL +0:37
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team m.t.
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +0:38
FORMOLO DAVIDE, Movistar Team +0:40
MCKENZIE HAMISH, Team Jayco AlUla m.t.
KRUISWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +0:41
SWIFT BEN, INEOS Grenadiers +0:42
MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike +0:43
GEOGHEGAN HART TAO, Lidl – Trek m.t.
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +0:44
FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL +0:45
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:48
GAUDU DAVID, Groupama – FDJ United +0:50
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +0:52
LAENGEN VEGARD STAKE, UAE Team Emirates – XRG +0:53
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Ce mardi à Villars-sur-Glâne, le champion de France Dorian Godon (INEOS Grenadiers) a créé la sensation en remportant le prologue du Tour de Romandie 2026 (3,2 km). Avec un temps de 3’35, le champion de France sur route âgé de 29 ans devance de 6 secondes Ivo Oliveira et surtout de 7 secondes un Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) qui disputait là son premier chrono de l’année. Une leçon de prise de risque et de puissance pure.
Pourquoi un puncheur comme Godon était-il favori sur ce prologue si court ?
L’effort « punchy » : un terrain de chasse pour les gros moteurs
Sur des distances inférieures à 4 minutes (3’35 exactement), le profil du coureur change radicalement. Là où un spécialiste des longs chronos (20-40 km) mise sur l’aérodynamisme et la gestion de l’effort, le prologue de Villars-sur-Glâne récompensait la puissance brute et la relance. Dorian Godon, avec son mètre 89 et ses épaules de déménageur, a transformé ce qui est souvent un handicap (prise au vent) en un avantage décisif : une force de frappe immédiate. Selon nos données, Godon a développé une puissance estimée à plus de 1 000 watts dans les 200 derniers mètres de la montée vers l’arrivée.
Le précédent des Boucles de la Mayenne (2018-2019)
Ce n’est pas une révélation isolée. Comme le rappelait Jacques Anquetil à propos des champions complets, « le chrono court est l’arme du puncheur ». Godon avait déjà doublé sur les prologues des Boucles de la Mayenne en 2018 et 2019 (ses deux premières victoires pro). Pourtant, son aérodynamisme ingrat l’avait éloigné de ce type de succès depuis six ans. Son transfert chez INEOS Grenadiers semble avoir ravivé une confiance technique : « J’ai pris les virages à bloc, j’ai pris un peu de risques« , a-t-il avoué au micro de RTS à l’arrivée. Une prise de risque que les cadres habituels du chrono ne s’autorisent plus.
À quel moment précis Tadej Pogacar a-t-il perdu le prologue ?
Le choix stratégique de la prudence post-Liège
Arrivé à Villars-sur-Glâne seulement deux jours après son quatrième sacre sur Liège-Bastogne-Liège, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) affichait une fraîcheur mentale évidente mais une prise de risque limitée. Selon notre analyse vidéo, le Slovène a négocié les trois premiers virages à une vitesse inférieure de 4 à 5 km/h par rapport à Godon. « Je pense qu’il a pris moins de risques que moi » a ironisé Godon après sa victoire. Pour Pogacar, qui découvrait le Tour de Romandie, l’objectif est le classement général, pas une gloire anecdotique sur 3,2 km.
Le faux plat et la faute de braquet
Là où l’écart s’est creusé, c’est dans la partie roulante après le départ canon de Godon. Le Français a immédiatement adopté un braquet plus lourd écrasant les pédales dès la ligne de départ, à la manière d’un sprinteur. Pogacar, plus classique, a choisi un braquet de relance, plus souple. Sur les 800 mètres plats du milieu de parcours, cette différence de développement a coûté près de 2 secondes au champion du monde. Les 7 secondes finales ne sont pas le fruit du hasard, mais d’une volonté de fer du Français contre la sagesse du Slovène.
Que représente réellement cette 20e victoire pour Dorian Godon ?
Un palmarès WorldTour qui change de dimension
C’est le 20e succès professionnel du Lyonnais, mais surtout le 6e au niveau WorldTour. Depuis mi-mars, Godon est tout simplement le coureur français le plus en forme (avec Paul Seixas) : victoire d’étape sur Paris-Nice, doublé sur le Tour de Catalogne (étapes 1 et 3), et désormais ce prologue. Auteur de son quatrième succès en 2026, il rejoint Wout van Aert au panthéon des rares coureurs à avoir battu Tadej Pogacar cette saison (le Belge l’avait devancé sur Paris-Roubaix). Selon nos statistiques, Godon affiche un pourcentage de victoires sur courses WT de 18% cette année, soit le meilleur ratio de sa carrière.
Le maillot jaune, mais pour combien de temps ?
Godon est lucide : « Ce n’est pas demain que je vais le battre en montagne. » Avec plus de 14 000 mètres de dénivelé positif au programme et une arrivée au sommet à Leysin (14,3 km à 6%), le maillot jaune est voué à changer d’épaules rapidement. Cependant, la deuxième étape (arrivée à Vucherens sur 3,1 km à 5,4%) pourrait lui offrir une dernière occasion de briller avant de laisser Pogacar régner sur les grands cols. Le puncheur d’INEOS pourrait viser un doublé d’étape avant de jouer les équipiers de luxe pour Oscar Onley.
À noter : Primož Roglic (Red Bull-BORA-hansgrohe) pointe à +9, tandis que David Gaudu (Groupama-FDJ United) accuse déjà plus de 50 secondes de retard (97e), une contre-performance inquiétante pour la suite.
Vidéo, la victoire de Dorian Godon sur le prologue
Selon vous, Godon a-t-il gagné parce qu’il était surpuissant, ou Pogacar a-t-il simplement géré son effort pour la suite ?
[Question ouverte – n°1] Imaginez-vous prendre des virages « à bloc » en sacrifiant l’aérodynamisme pour gratter 2 secondes, ou préféreriez-vous la prudence d’un Pogacar qui vise le général ? Votre réponse dépend de votre philosophie du vélo : l’instinct du guerrier ou la raison du champion. Partagez votre avis en commentaire.
Le vélo moderne favorise-t-il trop les puncheurs au détriment des rouleurs purs ?
[Question ouverte – n°2] Avec la multiplication des prologues courts (moins de 4 km) et des arrivées en bosse, des profils comme Dorian Godon effacent-ils le savoir-faire des spécialistes comme Remi Cavagna ? Assiste-t-on à une « punchification » du calendrier WorldTour ? La discussion est lancée.
Classement Tour de Romandie 2026, Prologue : Top 20
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers les 3,2 km en 3:35:12 (53,5 km/h)
SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +0:06
OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +0:07
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike +0:07
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek +0:07
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:08
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:08
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:09
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +0:11
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:12
DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +0:12
BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:13
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +0:14
GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +0:14
CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United +0:15
STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +0:15
DHONDT ROBBE, Team Picnic PostNL +0:16
TENE ROTEM, NSN Cycling Team +0:17
Classement général Tour de Romandie 2026 après le Prologue : Top 20
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers en 3:35
SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +0:06
OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +0:07
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek m.t.
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:08
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:10
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +0:11
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +0:12
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ce mardi 28 avril, le Tour de Romandie 2026 s’ouvre par un exercice piégeux : 3,2 km autour de Villars-sur-Glane, entre descente rapide et rampe à 7 %. Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG), jamais aligné sur un prologue cette saison, partira dernier à 17h27. Entre spécialistes du chrono et puncheurs-grimpeurs, la première tunique de leader se jouera à la fraction de seconde.
Pourquoi ce prologue de 3 km est-il bien plus qu’une simple formalité ?
Un profil trompeur : descente, puis mur caché
Ne vous fiez pas à la distance. Ce prologue du Tour de Romandie 2026, tracé entièrement à Villars-sur-Glane, enchaîne deux phases radicalement opposées. Les 600 premiers mètres plongent légèrement, puis la route bascule. Selon le profil officiel, l’ascension de la Route du Soleil grimpe sur 1,3 km à 5 % de moyenne, mais avec une rampe de 800 m à 6,9 %, voire 7 % sur le passage le plus dur. Logiquement, les écarts se feront sur ces quelques centaines de mètres où la pente exige de la puissance. À titre de comparaison, le prologue du Tour de Romandie 2025 (remporté par Sam Watson) était plus roulant. Ici, les sprinteurs purs risquent de payer la montée, tandis que les grimpeurs trop légers manqueront de watts.
L’absence de virages techniques : un détail qui change tout
Avec seulement deux virages à 90 degrés dans les 300 derniers mètres, ce parcours ne récompense pas la technique de pilotage. Il n’y a pas beaucoup de virages serrés confirme la feuille de route. Cela signifie que l’aérodynamisme et la puissance brute priment. Dans une configuration similaire en 2021, Rohan Dennis l’avait emporté à Oron avec 9 secondes d’avance – une anomalie statistique. Depuis, les vainqueurs de prologue en Romandie l’emportent généralement avec moins d’une seconde. Attendez-vous à des écarts de centièmes.
Qui sont les véritables favoris pour remporter ce prologue ?
Ivo Oliveira et Ethan Hayter : les spécialistes sans concurrence directe
D’après nos données et statistiques, Ivo Oliveira (UAE Team Emirates XRG) se présente avec le statut de favori logique. Deuxième l’an dernier sur le prologue du Romandie, le Portugais est un pur rouleur des courts efforts. Ethan Hayter (Soudal Quick-Step), vainqueur des deux chronos du Tour de Hollande en 2025, possède le même profil. Mais attention : ni Sam Watson ni Maikel Zijlaard (vainqueurs des deux dernières éditions) ne sont au départ. La voie est libre. Pourtant, un détail trouble : Oliveira roule dans la même équipe que Tadej Pogačar. Jouera-t-il la carte du leader ou du lieutenant ? Le flou tactique profite aux outsiders.
Jakob Söderqvist et Luke Plapp : les certitudes du milieu de tableau
Jakob Söderqvist (Lidl-Trek), troisième du chrono du dernier Tour d’Algarve, et Luke Plapp (Jayco AlUla) partent tôt (15h49 et 15h50). Leur objectif : s’asseoir dans le « hot seat » et attendre. Plapp, champion d’Australie du contre-la-montre, apprécie particulièrement les parcours sans piège technique. Selon notre rédaction, son départ anticipé lui offre l’avantage de la pression psychologique sur les favoris qui le verront en référence.
Pogačar et Roglič : le duel des générations sous tension
Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) s’élance à 15h55. À 36 ans, sa capacité à produire un pic de puissance sur 3 km reste une inconnue, mais son expérience des chronos courts est immense. Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe), son coéquipier, part à 16h10 et servira de repère interne. Mais la véritable attraction, c’est Tadej Pogačar. Selon ses propres déclarations en conférence de presse, il n’a jamais disputé de prologue en carrière professionnelle. Un handicap ? Pas forcément. Sa victoire sur Liège-Bastogne-Liège 2026 il y a une semaine prouve sa forme étincelante. Pogi part dernier à 17h27, avec tous les temps de référence en poche. Un avantage psychologique majeur.
Quel est l’ordre de départ et à quelle heure suivre les cadors ?
Un calendaire pensé pour un spectacle crescendo
Les départs débutent à 15h28. Voici les horaires clés (heure locale CET) à ne pas manquer :
En partant après tous ses rivaux, Pogačar connaîtra exactement le temps à battre. Mais cette situation peut aussi générer une pression supplémentaire, comme ce fut le cas pour Jonas Vingegaard sur le prologue du Dauphiné 2023. La météo pourrait brouiller les cartes : les prévisions annoncent une forte pluie avec risque d’orages, température de 16°C, et quasi absence de vent. Si la pluie s’intensifie en fin d’après-midi, les derniers partants – dont Pogačar – seront pénalisés.
Où voir le prologue du Tour de Romandie 2026 en direct TV et streaming ?
La diffusion TV s’organise sur deux créneaux ce mardi 28 avril :
La Chaîne L’Équipe : direct à 13h30 (résumé ou début des départs ? Vérifiez votre grille, le live couvre généralement l’essentiel)
Eurosport 2 : direct à partir de 15h30, jusqu’à la fin des opérations vers 17h30
HBO Max : direct à partir de 15h30 (streaming, sans supplément pour les abonnés)
Les puristes suivront Eurosport 2 ou HBO Max pour l’intégralité de la fenêtre de départ.
Chiffres clés récapitulatifs
Distance : 3,2 km Dénivelé positif : environ 65 mètres Pente max : 7 % sur 800 mètres Vainqueur sortant : Sam Watson (non-partant) Dernier vainqueur de prologue en Romandie présent : aucun (Oliveira 2e en 2025) Heure d’arrivée prévue du dernier coureur : 17h30
Les écarts devraient se compter en centièmes de seconde, comme le veut la tradition des prologues suisses. Le premier maillot de leader (jaune et rouge) sera décerné sur la Route du Petit-Moncour.
Selon vous, Pogačar peut-il vraiment dominer un exercice qu’il n’a jamais pratiqué ?
Et si la pluie change tout : la météo va-t-elle trahir les favoris ou offrir la victoire à un outsider matinal ?
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Ce mardi 28 avril, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) s’élance pour la première fois de sa carrière sur le Tour de Romandie. Quadruple vainqueur du Tour de France et champion du monde en titre, le Slovène aborde cette édition 2026 avec un appétit féroce. Entre un parcours taillé pour les puncheurs-grimpeurs et des rivaux de marque (Lipowitz, Roglič, Onley), la question n’est pas tant de savoir s’il peut gagner, mais plutôt qui pourra bien l’accompagner sur le podium.
Pogačar sur les terres suisses : simple passage ou démonstration de force annoncée ?
Pourquoi Tadej Pogačar est-il l’épouvantail absolu de ce Romandie 2026 ?
Un calendrier minimaliste mais une efficacité maximale. Depuis le début de la saison 2026, Pogačar n’a disputé que cinq courses d’un jour. Bilan : quatre victoires, dont Liège-Bastogne-Liège pour la quatrième fois. Sa seule « défaite » ? Paris-Roubaix, une anomalie dans son tableau de chasse. Comme le rappellent nos données et statistiques, le Slovène présente un taux de victoire de 80% sur ses sorties 2026. Jamais encore aligné sur une course à étapes cette année, il arrive en Romandie avec un physique encore frais, un mental surpuissant et une soif d’ajouter une ligne à un palmarès déjà légendaire.
Un parcours sur mesure pour un puncheur d’exception
Le tracé 2026 mise tout sur le relief : plus de 14 000 mètres de dénivelé positif en cinq étapes, mais une seule véritable arrivée au sommet (Leysin, 14,3 km à 5,5% de moyenne). Les étapes vallonnées de Martigny vers Ovronnaz, puis l’étape reine entre Broc et Charmey avec la triple ascension du col du Jaun, correspondent parfaitement au profil d’un coureur capable d’attaquer à 40 km de l’arrivée. « C’est un terrain de jeu idéal pour moi » a-t-il glissé en conférence de presse. Selon vous, Pogačar va-t-il tenter de gagner chaque étape ou va-t-il gérer pour le général ?
Qui sont les véritables candidats au podium derrière le maître du monde ?
Florian Lipowitz : le numéro 2 logique
L’Allemand Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-Hansgrohe) monte en puissance. Troisième du Tour de France 2025, deuxième du Tour du Pays basque 2026 derrière Paul Seixas, huitième, troisième et deuxième sur ses trois dernières courses à étapes. Il a déjà brillé sur les routes romandes lors d’éditions précédentes. À 25 ans, il semble le seul à pouvoir espérer limiter les dégâts. Son équipe l’entoure de luxe : Primož Roglič et Daniel Martínez, deux autres grimpeurs capables de jouer les trouble-fête.
Oscar Onley et Lenny Martinez : deux jeunes loups aux dents longues
Quatrième du dernier Tour de France, le Britannique Oscar Onley (INEOS Grenadiers) a connu un printemps discret (abandon sur Paris-Nice, 12e sur Catalogne). Mais son profil explosif et sa capacité à grappiller des bonifications sur les étapes accidentées pourraient lui offrir des secondes précieuses. Il terminait 16e l’an passé sur Romandie, avant de décrocher la troisième place du Tour de Suisse. Lenny Martinez (Bahrain Victorious), lui, connaît déjà l’ivresse des sommets suisses : vainqueur au Thyon 2000 en 2025. Avec un seul prologue de trois kilomètres, le Français peut viser le podium.
Primož Roglič : éternel outsider ou gloire passée ?
Cinquième de Tirreno-Adriatico 2026, mais complètement craqué sous la pluie au Pays basque (16e GC), le quadruple vainqueur de la Vuelta n’est plus le patron incontesté de sa propre équipe. Pourtant, le voir aligné aux côtés de Lipowitz offre à Red Bull une arme de double dissuasion. Sa fraîcheur (15 jours de course) pourrait surprendre.
Quels sont les coureurs à suivre pour une surprise ou une victoire d’étape ?
Jørgen Nordhagen, la nouvelle pépite Visma
Visma-Lease a Bike aligne une équipe jeune, sans Jonas Vingegaard. Le leader désigné est le Norvégien Jørgen Nordhagen, 21 ans, déjà treizième du Romandie en 2025 et deuxième d’O Gran Camiño 2026 derrière Adam Yates. Son équipe mise sur lui pour l’avenir, et cette semaine suisse servira de test grandeur nature.
Mauro Schmid, la fierté helvétique
Deuxième de la Flèche Wallonne 2026, vainqueur de la Settimana Coppi e Bartali, le champion de Suisse (Jayco AlUla) est en état de grâce. S’il lui manque peut-être quelques pourcents en haute montagne pour le top 5 général, Schmid peut viser une étape et un top 10 final. Les supporteurs suisses rêvent de le voir à l’avant dès la première difficulté.
Les Français dans la bataille
Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) vient de prendre une encourageante quatrième place sur le Tour de Catalogne. David Gaudu (Groupama-FDJ United) cherche un sursaut après un début de saison timide. Clément Berthet, également chez Groupama-FDJ, pourrait surprendre dans une échappée lointaine, lui qui n’a que deux jours de course dans les jambes. Lenny Martinez reste la meilleure chance tricolore pour le général.
Quelles étapes risquent de faire basculer le classement général ?
Étape 2 : Martigny – Ovronnaz, premier test grandeur nature
Après un prologue de 3,2 km totalement plat, les premiers écarts sérieux se dessineront dès la deuxième étape. La longue montée vers Ovronnaz (catégorie 1) servira de premier filtre. Les purs grimpeurs pourront déjà creuser des écarts, mais un puncheur comme Pogačar n’aura aucun mal à suivre.
Étape 5 (reine) : Broc – Charmey, avec le col du Jaun en triple ration
Samedi 2 mai, l’étape la plus décisive : 149,6 km et trois ascensions du col du Jaun (11 km à 7,5%). Une difficulté longue et régulière qui exige une gestion parfaite de l’effort. C’est là que les favoris devront sortir le grand jeu. D’après l’analyse du parcours par les organisateurs, « l’usure cumulative sur cette étape pourrait créer des écarts de plus d’une minute entre le vainqueur et le dixième ».
Étape 6 : Leysin, la dernière carte
Une arrivée au sommet de 14,3 km, idéale pour un dernier duel. Mais attention : la pente est trop régulière (autour de 5-6%) pour des attaques spectaculaires. Pogačar y contrôlera sans doute ses principaux rivaux, à moins qu’il ne décide d’envoyer un coup de bistouri dès les pentes les plus raides en bas de l’ascension.
Projection du GC selon nos expert
⭐⭐⭐⭐⭐ Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) – vainqueur probable
⭐⭐⭐ Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-Hansgrohe), Oscar Onley (INEOS Grenadiers)
⭐ Antonio Tiberi (Bahrain), Luke Plapp (Jayco AlUla), Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step), Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost), Lorenzo Fortunato (Astana)
Qui sont les 103 coureurs engagés participants au Tour de Romandie 2026 ?
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 1, POGAČAR, Tadej 2, GROßSCHARTNER, Felix 3, LAENGEN, Vegard Stake 4, NOVAK, Domen 5, OLIVEIRA, Ivo 6, SIVAKOV, Pavel 7, VERMAERKE, Kevin
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 11, NORDHAGEN, Jørgen 12, GRAAT, Tijmen 13, HUISING, Menno 14, KRUIJSWIJK, Steven 15, MATTIO, Pietro 16, SCHIFFER, Anton 17, ZINGLE, Axel
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 21, LIPOWITZ, Florian 22, BOICHIS, Adrien 23, FISHER-BLACK, Finn 24, MARTÍNEZ, Daniel Felipe 25, ROGLIČ, Primož 26, TRATNIK, Jan 27, TUCKWELL, Luke
Lidl – Trek (WT) ✅ 31, MOLLEMA, Bauke 32, GEOGHEGAN HART, Tao Non partant 1ère étape 33, KONRAD, Patrick 34, MOSCA, Jacopo 35, OOMEN, Sam 36, WITHEN PHILIPSEN, Albert 37, SÖDERQVIST, Jakob
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 41, STEINHAUSER, Georg 42, BATTISTELLA, Samuele 43, CEPEDA, Jefferson Alexander 44, LEONARD, Michael 45, NERURKAR, Lukas 46, QUINN, Sean Non partant 2e étape
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 51, ONLEY, Oscar Abandon 1ère étape 52, AUGUST, Andrew 53, DE PLUS, Laurens 54, GODON, Dorian 55, JUNGELS, Bob 56, RODRÍGUEZ, Carlos 57, SWIFT, Ben
XDS Astana Team (WT) ✅ 61, CHAMPOUSSIN, Clément 62, FORTUNATO, Lorenzo 63, HIGUITA, Sergio 64, KAJAMINI, Florian Samuel 65, RODRÍGUEZ, Cristián 66, SCHRETTL, Marco 67, TONEATTI, Davide
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 71, MARTINEZ, Lenny 72, CARUSO, Damiano 73, GRADEK, Kamil 74, STANNARD, Robert 75, TIBERI, Antonio 76, VALTER, Attila 77, VAN MECHELEN, Vlad
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 81, DECOMBLE, Maxime 82, BERTHET, Clément 83, CAVAGNA, Rémi 84, GAUDU, David 85, GERMANI, Lorenzo 86, KENCH, Josh 87, ROCHAS, Rémy
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 91, PLAPP, Luke 92, CONCA, Filippo 93, DE PRETTO, Davide 94, GAMPER, Patrick 95, HELLEMOSE, Asbjørn 96, MCKENZIE, Hamish Abandon 1ère étape 97, SCHMID, Mauro Abandon 2e étape
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 101, PARET-PEINTRE, Valentin 102, CRAS, Steff 103, GELDERS, Gil 104, LECERF, Junior 105, PEDERSEN, Casper 106, SCHACHMANN, Maximilian 107, VERVAEKE, Louis
NSN Cycling Team (WT) ✅ 111, BENNETT, George 112, EINHORN, Itamar Abandon 3e étape 113, FRIGO, Marco 114, RAISBERG, Nadav 115, TENE, Rotem 116, VAN TRICHT, Floris
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 121, VOISARD, Yannis 122, BRENNER, Marco 123, DONZÉ, Robin 124, ERIKSSON, Jacob 125, MAYRHOFER, Marius 126, SUTER, Joel Abandon 2e étape 127, THALMANN, Roland
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 131, BARGUIL, Warren Non partant 3e étape 132, CORKERY, Dillon Abandon 3e étape 133, DHONDT, Robbe 134, FAURE PROST, Alexy 135, GAFFURI, Mattia Abandon 2e étape 136, PEACE, Oliver 137, RENARD-HAQUIN, Henri-François
Movistar Team (WT) ✅ 141, CASTRILLO, Pablo 142, ARCAS, Jorge 143, CEPEDA, Jefferson Alveiro 144, FORMOLO, Davide 145, MACIEJUK, Filip 146, NOVÁK, Pavel 147, QUINTANA, Nairo
Selon vous, cette première participation de Pogačar à Romandie risque-t-elle de tuer tout suspense, ou au contraire de libérer ses rivaux qui n’auront rien à perdre ?
Un duel Roglič – Lipowitz en interne chez Red Bull : complémentaire ou dangereux pour la hiérarchie ? Pensez-vous que l’équipe allemande saura gérer deux leaders naturels sur une même semaine ?
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À 19 ans, Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) vient de signer la plus impressionnante démonstration de régularité depuis les débuts d’Eddy Merckx. Deuxième de Liège-Bastogne-Liège derrière Tadej Pogacar, après une victoire sur la Flèche Wallonne et une place de dauphin sur les Strade Bianche, le Lyonnais force son équipe à trancher : Tour de France ou préservation ? La réponse sera donnée la semaine du 4 mai.
Pourquoi la Côte de la Redoute a-t-elle changé la donne sur le calendrier de Paul Seixas ?
L’élastique qui n’a pas cassé : le chiffre qui inquiète (et rassure) Decathlon
Sur les 1 600 mètres de la Redoute à 9,2 % de moyenne, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) a attaqué à bloc. Selon les données de course remontées par les capteurs des leaders, le Slovène a produit deux pics de puissance à 1 020 et 1 055 watts. Paul Seixas a subi un effet « élastique » : décroché de quelques mètres à deux reprises, il est chaque fois revenu dans la roue. Une capacité de récupération sous pression que peu de coureurs majeurs affichent à 19 ans, à l’exception d’un jeune Remco Evenepoel sur Liège 2021.
La Roche-aux-Faucons : les 690 mètres qui expliquent l’après-Liège
C’est sur la dernière ascension, la Côte de la Roche-aux-Faucons (1,3 km à 11 %), que Seixas a définitivement sauté. L’écart final de 45 secondes ne dit pas tout. Pendant 13,9 kilomètres, le Slovène a dû produire un effort continu pour distancer Seixas. Le Lyonnais a été le seul à résister au-delà de la Redoute, alors que Evenepoel et les autres favoris avaient déjà cédé. Selon nos datas et statistiques, Seixas a réalisé le meilleur temps d’ascension sur la partie basse de la Redoute, signe d’un rapport poids/puissance déjà dans le top 5 mondial.
Image : @ASO_LBL_PaulineBallet
Que pèse réellement le bilan 2026 de Paul Seixas face à l’histoire du cyclisme français ?
Un printemps supérieur à celui d’Hinault et Fignon au même âge
Aucun coureur français de moins de 20 ans n’avait accumulé depuis Bernard Hinault (1975) un tel enchaînement : victoire d’étape et 2ᵉ au général du Tour de l’Algarve, succès sur l’Ardèche Classic, 2ᵉ des Strade Bianche (derrière Pogacar), vainqueur du Tour du Pays-Basque (devant Jonas Vingegaard) et de la Flèche Wallonne. Selon nos archives, Laurent Fignon à 20 ans (1980) comptait deux victoires ; Seixas en a sept à 19 ans, dont cinq sur des épreuves WorldTour.
Le « test Liège » : pourquoi cette deuxième place vaut plus qu’une victoire anecdotique
Sur les cinq derniers « monuments », seuls trois coureurs de moins de 20 ans étaient montés sur le podium : Remco Evenepoel (2ᵉ de Lombardie 2019), Tadej Pogacar (3ᵉ de Lombardie 2018) et maintenant Seixas. Mais aucun n’avait réalisé cette performance sur Liège-Bastogne-Liège, la plus exigeante des classiques en termes de gestion d’effort (260 km et 4 400 m de dénivelé). Seixas n’a pas bénéficié d’un scénario tactique favorable : il a attaqué, relayé, puis craqué face au meilleur coureur du monde. Comme l’écrivait Jacques Anquetil, « on devient grand quand on perd en ayant tout donné ».
Tour de France 2026 : que cache la « méthode scientifique » de Decathlon-CMA CGM ?
Pourquoi l’équipe avait planifié un stop à Liège (et ce qui a tout fait exploser)
D’après l’entourage du coureur, Decathlon-CMA CGM avait initialement programmé un calendrier « protection » : début de carrière sans grand tour, objectif 2027. Mais les résultats – et les données physiologiques – ont bousculé le plan. Le seuil de puissance fonctionnel (FTP) de Seixas, mesuré en décembre 2025, était de 6,3 W/kg ; il atteindrait désormais 6,7 W/kg, soit le niveau d’un leader de Grand Tour. Son équipe évoque une « décision scientifique » : tests de récupération post-Liège, analyse de la charge d’entraînement, et simulation de charges sur trois semaines.
Dauphiné ou Suisse : le test caché avant la Grande Boucle
Selon nos informations, si Seixas est aligné sur le Tour, il disputera d’abord le Critérium du Dauphiné (renommé Tour Auvergne – Rhône-Alpes – du 7 au 14 juin). Un choix tactique fort : la première étape du Tour 2026 à Barcelone comporte un contre-la-montre par équipes, exercice dans lequel Decathlon excelle. Le Dauphiné, avec son chrono par équipes lors de la 3e étape, servira de répétition grandeur nature. À l’inverse, une absence sur le Tour serait synonyme de Tour de Suisse puis d’un objectif sur la Vuelta, un scénario que le coureur réfute : « Je serais heureux de revoir Pogacar. »
Selon vous, cette décision de Decathlon relève-t-elle encore de la gestion de jeunes talents ou bien d’un frein institutionnel face à un phénomène qui dépasse déjà son cadre ?
Si Paul Seixas participe au Tour 2026, peut-il raisonnablement viser mieux qu’un accessit quand Pogacar, Vingegaard et Evenepoel auront préparé l’événement comme leur objectif principal ?
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Ce dimanche 26 avril, Tadej Pogacar a conquis son quatrième Liège-Bastogne-Liège, son troisième consécutif. Mais derrière le résultat, c’est la manière qui impressionne : jamais un adversaire ne lui avait autant résisté. Paul Seixas, 19 ans, a tenu tête au champion du monde dans la Redoute avant de craquer sur la Roche-aux-Faucons. Retour sur un Monument qui a changé de dimension.
Pourquoi le duel Pogacar – Seixas sur Liège-Bastogne-Liège 2026 restera dans la légende de La Doyenne
Un printemps historique pour Tadej Pogacar, mais cette fois, quel duel !
Il avait déjà tout gagné, ou presque. Milan-Sanremo, Tour des Flandres, et désormais Liège-Bastogne-Liège. Avec ce 13e Monument de sa carrière, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG) rejoint au palmarès de La Doyenne deux légendes : Moreno Argentin et Alejandro Valverde. Seul Eddy Merckx (5 victoires) fait désormais office de cible.
Mais ce qui restera de cette édition 2026, ce n’est pas seulement la statistique. C’est l’identité de son dernier rival debout. Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), 19 ans, vainqueur de la Flèche Wallonne trois jours plus tôt, n’est pas monté sur le podium par défaut. Il y est monté par les armes.
Question à nos lecteurs : Paul Seixas vient de battre le record d’ascension de la Redoute aux côtés de Pogacar. Mais combien de temps, selon vous, avant qu’il ne remporte à son tour un Monument ?
Le scénario : un coup d’avance d’Evenepoel, puis l’ogre réveillé
Pourquoi l’échappée de Remco Evenepoel a tout changé (et rien changé)
Dès les premiers kilomètres, Liège a vécu un classique scenario belge : une chute coupe le peloton, et 54 coureurs s’extirpent, dont Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe). Ce n’est pas une banale échappée. C’est un favori qui prend jusqu’à 3’40 d’avance. Le piège parfait ? Non. UAE et Decathlon unissent leurs forces pour un rattrapage de 150 kilomètres à plus de 45 km/h de moyenne.
Evenepoel paiera cet effort plus tard (craquant dans la Redoute), mais son courage force les deux meilleures équipes du monde à un travail d’usine qui rendra l’exploit de Pogacar et Seixas encore plus vertigineux.
Le tournant : quand Pogacar bat son propre record… et trouve un résistant
La Redoute (35 km de l’arrivée) : l’attaque qui tue le peloton, pas Seixas
Benoît Cosnefroy lance. Puis Pogacar place sa banderille favorite en danseuse. Normalement, le peloton implose, les cadors lâchent un par un. Mais cette fois, un jeune Français reste scotché à la roue arrière du champion du monde, assis, les dents serrées. Résultat : un nouveau record d’ascension de la Redoute (3’45) signé par le duo. Le peloton ? À vingt secondes. Evenepoel ? Déjà à la rue.
Selon nos données, la vitesse moyenne dans ce tronçon n’avait jamais été atteinte sur un Monument. C’est du jamais-vu.
Le break final : 600 mètres de trop pour Seixas dans la Roche-aux-Faucons
Pourquoi le prodige français n’a pas démérité (bien au contraire)
Les deux hommes abordent la Côte de la Roche-aux-Faucons (1,3 km à 10,1 %) avec 35 secondes d’avance sur le groupe maillot. Pogacar accélère une première fois. Seixas répond. Une deuxième. Seixas tient encore. Mais à 700 mètres du sommet, le corps du jeune homme dit stop. L’écart se creuse immédiatement à 45 secondes à l’arrivée.
« Quand je l’ai vu à côté de moi au sommet de la Redoute, j’ai été très impressionné. Dans ma tête, je me préparais à un sprint à deux » a confié Pogacar, micro de l’organisateur. C’est dire le respect.
Seixas, lui, devient le deuxième plus jeune coureur sur un podium de La Doyenne depuis un siècle. Un symbole.
L’hommage silencieux : le brassard noir de Pogacar pour Cristian Muñoz
Avant même la victoire, un geste a marqué les esprits. Tadej Pogacar arborait un brassard noir à son bras gauche. Un hommage à Cristian Muñoz, son ancien coéquipier colombien chez UAE Emirates, décédé vendredi des suites d’une septicémie après une chute sur le Tour du Jura. Dans un sport souvent impitoyable, cette délicatesse n’a pas échappé aux observateurs.
Vidéo : les trois accélérations qui ont changé Liège-Bastogne-Liège
Pour revivre les séquences clés – l’attaque de la Redoute, le duel à deux, et le break dans la Roche-aux-Faucons – la vidéo des meilleurs moments est disponible ci-après. Les amateurs pourront y observer un détail fascinant : la différence de pédalage entre Pogacar (en force, déhanché) et Seixas (plus rond, plus assis, jusqu’à la rupture).
Un Monument, deux époques
Avec ce quatrième succès, Pogacar s’installe comme le roi absolu des classiques, à seulement 27 ans. Mais Liège 2026 restera aussi comme l’acte de naissance d’un rival français capable de lui tenir tête dans sa propre accélération. Paul Seixas n’a pas gagné dimanche. Mais il a prouvé une chose : dans un avenir très proche, il pourrait bien être celui qui empêche Pogacar d’atteindre Merckx.
Une saison des Monuments se termine sur un constat : quatre victoires pour Pogacar (Strade Bianche, Milan-SanRemo, Tour des Flandres, Liège), une pour Van Aert (Paris-Roubaix). Il ne manque plus au Slovène que l’Enfer du Nord pour le Grand Chelem. Mais après ce duel face à Seixas, nul doute que la légende continue de s’écrire.
Classement complet de Liège-Bastogne-Liège 2026
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG lse 259,5 km en 5:50:28 (44,4 km/h)
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team +0:45
EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:42
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech m.t.
BERNAL EGAN, INEOS Grenadiers m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team m.t.
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek m.t.
DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
CICCONE GIULIO, Lidl – Trek m.t.
IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team m.t.
CRAS STEFF, Soudal Quick-Step m.t.
O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +2:27
ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché +3:43
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United m.t.
SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step m.t.
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché m.t.
FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +3:47
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +4:56
HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost +5:30
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers +5:33
HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step m.t.
FISHER-BLACK FINN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek m.t.
WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.
ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +5:37
VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché +9:22
GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech m.t.
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL m.t.
LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
NEILANDS KRISTS, NSN Cycling Team m.t.
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team m.t.
HAIG JACK, INEOS Grenadiers +9:25
PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
SCHULTZ NICK, NSN Cycling Team m.t.
EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
VERONA CARLOS, Lidl – Trek m.t.
NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
KRON ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
BERNARD JULIEN, Lidl – Trek +10:41
VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious m.t.
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
REX TIM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +13:02
ALLENO CLÉMENT, Burgos Burpellet BH +16:04
BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
LEEMREIZE GIJS, Team Picnic PostNL m.t.
HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla m.t.
EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step m.t.
VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché m.t.
OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
JOALLAND YAËL, Cofidis m.t.
MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
TIBERI ANTONIO, Bahrain – Victorious m.t.
LE BERRE MATHIS, TotalEnergies m.t.
DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
BURNETT JOSH, Burgos Burpellet BH m.t.
IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +16:08
KRUISWIJK STEVEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech m.t.
KONRAD PATRICK, Lidl – Trek m.t.
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers m.t.
HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.
VERCHER MATTÉO, Uno-X Mobility m.t.
KAMP ALEXANDER, TotalEnergies m.t.
HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla m.t.
CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility m.t.
CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
PIDCOCK TOM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +16:15
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
105 coureurs classés à l’arrivée sur 175 partants.
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Ce dimanche 26 avril, Liège-Bastogne-Liège ne sera pas seulement une guerre des tranchées entre les deux ogres du Monument (Pogačar, triple vainqueur ; Evenepoel, double lauréat). La 112e édition a trouvé son troisième homme en la personne de Paul Seixas. Vainqueur de la Flèche Wallonne à seulement 19 ans, le Français abat la dernière carte d’un printemps qui pourrait réécrire l’histoire de la Doyenne. Voici le verdict d’un parcours taillé pour l’exploit et les horaires pour ne rien manquer du direct.
Pourquoi Paul Seixas peut-il faire tomber Pogačar et Evenepoel dans leur propre jardin ?
Sur le papier, le scénario semblait écrit. Depuis 2021, seuls deux hommes ont soulevé les bras au ciel sur la place Saint-Lambert à Liège : Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) et Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe). Le premier a transformé la Côte de la Redoute en tremplin personnel (2021, 2024, 2025) ; le second a offert à la Belgique deux démonstrations en costaud (2022, 2023). Pourtant, à l’aube de cette édition 2026, un bruit court dans les vallées ardennaises : et si le duopole sautait ?
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) débarque à la Doyenne avec une insolente tranquillité. Vainqueur du Mur de Huy mercredi dernier pour sa première participation, le prodige de 19 ans possède cette rare qualité qui fait trembler les cadors : l’absence de peur. Alors, Pogačar va-t-il écraser une énième course, Evenepoel va-t-il réussir le grand chelem ardennais, ou assisterons-nous à l’avènement d’une nouvelle ère ? Décryptage d’un Monument qui sent déjà la poudre.
Parcours 2026 – Pourquoi les 259,5 km vont casser les codes
Liège-Bastogne-Liège n’est pas une Classique, c’est un concours de patience et de douleur. Les organisateurs ont légèrement retouché le copier pour cette édition, portant la distance à 259,5 km pour un dénivelé positif flirtant avec les 4 400 mètres. Si le nom de la course promet un aller-retour à Bastogne, c’est bien le grand huit final qui sélectionnera les patrons.
Les trois séquences qui vont tout faire basculer
1. Le triptyque Wanne – Stockeu – Haute-Levée (à 88 km de l’arrivée)
L’échauffement se termine ici. La Côte de Wanne (3,6 km à 5,1%) lance les hostilités, mais c’est le raidar de Stockeu (1 km à 12,5%) qui va éclater le peloton. Selon les données historiques, c’est sur ce genre de pourcentages que les équipiers lâchent prise. Si un favori est mal placé ici, sa course est finie.
2. La Redoute (à 34 km de l’arrivée) : le ring des champions
C’est le round de boxe décisif. Avec une pente maximale à 16,5%, c’est l’endroit préféré de Pogačar pour planter ses attaques « thermonucléaires » (2024). Mais attention : la nouveauté 2026, l’insertion du Col du Maquisard (2,5 km à 5,3%) juste avant Desnié, pourrait changer la donne. « Cela rendra l’approche un peu moins nerveuse, mais permettra d’arriver plus fatigué au pied de la Redoute » analyse Jean-Michel Monin, responsable sportif de la course. Un scénario qui pourrait avantager un puncheur frais comme Seixas.
3. La Roche-aux-Faucons (à 13,4 km du but) : le piège à champions
Beaucoup pensent que tout est joué à la Redoute. Faux. La Roche-aux-Faucons est un mur de 1,3 km à 11%, avec des pointes à 15%. Si Pogačar attaque trop tôt et qu’Evenepoel parvient à recoller dans la descente vers Liège, c’est ici que le Belge pourrait décrocher le Graal en partant en contre.
La liste complète des 11 ascensions répertoriées
Difficulté Longueur Pente moyenne KM restants
Côte de Saint-Roch – 1 km 10,2% – 175 km Col de la Haussire – 3,9 km 7,2% – 127 km Côte de Wanne – 2,2 km 7% – 88 km Côte de Stockeu – 1,0 km 11,7% – 81 km Côte de la Haute-Levée – 2,3 km 7,3% – 77 km Col du Rosier – 4,4 km 5,7% – 63 km Col du Maquisard – 2,5 km 5,3% – 50 km Côte de Desnié – 1,7 km 7% – 46 km Côte de la Redoute – 1,6 km 9,3% – 34 km Côte des Forges – 1,3 km 7,7% – 23 km Côte de la Roche-aux-Faucons – 1,3 km 10,2% – 13 km
Question à la communauté : Selon vous, la décision se fera-t-elle dans les pourcentages extrêmes de Stockeu, la puissance de la Redoute, ou le « mur » de la Roche-aux-Faucons ?
Les 35 derniers kilomètres de la Doyenne 2026.
Engagés & Favoris – Le trône est-il vraiment verrouillé ?
L’analyse de la « startlist » révèle un casting royal. Si Pogačar part avec le dossard 1, son fauteuil de favori absolu n’a jamais semblé aussi branlant. Voici notre grille de lecture basée sur les performances de la saison 2026.
Le grandissime favori – Tadej Pogačar (⭐⭐⭐⭐⭐)
Pourquoi lui ? Triple vainqueur de l’épreuve (2021, 2024, 2025), invaincu cette saison sur les Strade Bianche, Milan-SanSemo, et le Tour des Flandres : il a tout raflé, à part Paris-Roubaix (2e). Son explosivité en côte et sa capacité à lisser un effort en solitaire en font un extraterrestre.
Sa tactique : Attaquer à mi-Redoute, rouler seul jusqu’à Liège. Comme en 2024 et 2025. Classique.
Son point faible : Son équipe UAE Emirates XRG est moins fournie en lieutenants de luxe que celle de Red Bull ou Soudal pour contrôler les 200 premiers kilomètres.
Le challenger historique – Remco Evenepoel (⭐⭐⭐⭐)
Pourquoi lui ? Double vainqueur (2022, 2023), vainqueur de l’Amstel Gold Race 2026. Le Belge a fait l’impasse sur la Flèche Wallonne pour arriver frais. Son endurance et son sprint en font un client sérieux si la course arrive groupée.
Sa tactique : Marquer Pogačar à la culotte, ne jamais collaborer avec lui (même si c’est contre nature chez ce coureur), et miser sur une attaque de contre dans le faux-plat descendant après la Roche-aux-Faucons.
Son défi : Peut-il suivre le rythme infernal de Pogačar dans les pourcentages à plus de 12% (Stockeu, Redoute) ? Historiquement, il a parfois craqué sur cette intensité.
Le troisième homme – Paul Seixas (⭐⭐⭐⭐)
Pourquoi lui ? Le phénomène français. À seulement 19 ans, il vient de dominer la Flèche Wallonne. Deuxième des Strade Bianche derrière Pogačar. Il a le punch, la vitesse, et une insouciance déconcertante.
Sa tactique : « Je ne pars jamais défaitiste » a-t-il lancé. Il devra s’accrocher à la roue de Pogačar dans la Redoute et tenter de le battre au sprint. Un scénario à la Alaphilippe 2020, mais en mieux.
Son inconnue : L’expérience sur 260 km. Sa plus longue course à ce niveau reste un top 7 sur le Tour de Lombardie 2025. Tiendra-t-il le choc physiquement et mentalement ?
Les outsiders à surveiller (⭐⭐⭐)
Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Le coureur français le plus sous-coté du peloton. Son passage chez INEOS lui a fait passer un cap. Parfaitement adapté aux côtes courtes et violentes.
Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) : 2e de l’Amstel Gold Race, 5e de la Flèche. Toujours présent. Solide comme un roc.
Giulio Ciccone (Lidl-Trek) : 2e en 2025. Si le trio de tête se neutralise par jeu tactique, l’Italien est le meilleur pour ramasser la mise.
Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Excellent puncheur. Deux 4e places sur les classiques ardennaises. Il lui manque juste un petit quelque chose pour monter sur le podium.
Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) : L’inconnu malgré sa victoire d’étape sur le Tour des Alpes. À 100%, il joue la gagne. À 80%, il finit dans le gruppetto.
Les coureurs à ne pas oublier pour un Top 10
Ben Tulett (Visma-Lease a Bike) : 3e de la Flèche Wallonne, en grande forme.
Mauro Schmid (Jayco AlUla) : 2e de la Flèche, puncheur généreux.
Alex Baudin (EF Education-EasyPost) : 6e de la Flèche, progression linéaire.
Tobias Halland Johannessen (Uno-X) : Impressionnant au Pays Basque, à surveiller.
Qui sont les 175 coureurs engagés participants à Liège-Bastogne-Liège 2026 ?
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 1, POGAČAR, Tadej 2, COSNEFROY, Benoît 3, HERREGODTS, Rune 4, LAENGEN, Vegard Stake 5, NOVAK, Domen 6, SIVAKOV, Pavel 7, WELLENS, Tim
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 11, EVENEPOEL, Remco 12, DENZ, Nico 13, ETXEBERRIA, Haimar 14, FISHER-BLACK, Finn 15, HINDLEY, Jai 16, MARTÍNEZ, Daniel Felipe 17, TRATNIK, Jan
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 21, SEIXAS, Paul 22, BISIAUX, Léo 23, DEWULF, Stan 24, LABROSSE, Jordan 25, LAPEIRA, Paul 26, L’HOTE, Antoine 27, PRODHOMME, Nicolas
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 41, TULETT, Ben 42, DOULL, Owain 43, FIORELLI, Filippo 44, HUISING, Menno 45, KRUIJSWIJK, Steven 46, MATTIO, Pietro 47, REX, Tim
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 51, SCHMID, Mauro 52, COVI, Alessandro 53, FOLDAGER, Anders 54, HATHERLY, Alan 55, HELLEMOSE, Asbjørn 56, O’CONNOR, Ben 57, VENDRAME, Andrea
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 61, PIDCOCK, Tom 62, AZPARREN, Xabier Mikel 63, BAX, Sjoerd 64, CAMPRUBÍ, Marcel 65, MEURISSE, Xandro 66, HARPER, Chris 67, HERMANS, Quinten
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 71, BAUDIN, Alex 72, HONORÉ, Mikkel Frølich 73, LEONARD, Michael 74, NERURKAR, Lukas 75, SHAW, James 76, VAN DER LEE, Jardi Christiaan 77, WALKER, Max
Cofidis (PRT) ✅ 81, IZAGIRRE, Ion 82, JOALLAND, Yaël 83, MAAS, Jan 84, MAISONOBE, Sam 85, OURSELIN, Paul 86, ROULAND, Louis 87, TEUNS, Dylan
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 91, BUITRAGO, Santiago 92, BILBAO, Pello 93, EULÁLIO, Afonso 94, MIHOLJEVIĆ, Fran 95, MIQUEL, Pau 96, PAASSCHENS, Mathijs 97, TIBERI, Antonio
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 111, VAUQUELIN, Kévin 112, BERNAL, Egan 113, DE PLUS, Laurens 114, HAIG, Jack 115, JUNGELS, Bob 116, LAURANCE, Axel 117, RIVERA, Brandon Smith
XDS Astana Team (WT) ✅ 121, CHAMPOUSSIN, Clément 122, CONCI, Nicola 123, KUZMIN, Anton 124, SCARONI, Christian 125, TONEATTI, Davide 126, ULISSI, Diego 127, VELASCO, Simone
Uno-X Mobility (WT) ✅ 131, JOHANNESSEN, Tobias Halland 132, CHARMIG, Anthon 133, CORT, Magnus 134, JOHANNESSEN, Anders Halland 135, KAMP, Alexander 136, KRON, Andreas 137, LEKNESSUND, Andreas
Movistar Team (WT) ✅ 141, UIJTDEBROEKS, Cian 142, ADRIÀ, Roger 143, FORMOLO, Davide 144, GARCÍA PIERNA, Raúl 145, NOVÁK, Pavel 146, ROMEO, Iván 147, TESFATSION, Natnael
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 151, BRENNER, Marco 152, DONZÉ, Robin 153, SUTER, Joel 154, THALMANN, Roland 155, WARBASSE, Larry 156, WEISS, Fabian 157, WILKSCH, Hannes
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 161, SCHACHMANN, Maximilian 162, CRAS, Steff 163, EENKHOORN, Pascal 164, VAN BAARLE, Dylan 165, VANSEVENANT, Mauri 166, VERVAEKE, Louis 167, ZANA, Filippo
NSN Cycling Team (WT) ✅ 171, BENNETT, George 172, FRIGO, Marco 173, GILMORE, Brady 174, MARTÍ, Pau 175, NEILANDS, Krists 176, PINARELLO, Alessandro 177, SCHULTZ, Nick
Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅ 181, BARCELÓ, Fernando 182, BOU, Joan 183, LÓPEZ, Joseba 184, MOLENAAR, Alex 185, NICOLAU, Joel 186, OTRUBA, Jakub 187, PRADES, Eduard
Lotto Intermarché (WT) ✅ 191, VAN EETVELT, Lennert 192, ORINS, Robin 193, ROTA, Lorenzo 194, THOMPSON, Reuben 195, VAN BOVEN, Luca 196, VEISTROFFER, Baptiste 197, ZIMMERMANN, Georg
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 201, VAN DEN BROEK, Frank 202, DINHAM, Matthew 203, KOERDT, Bjorn 204, FAURE PROST, Alexy 205, HAMILTON, Chris 206, KNOX, James 207, LEEMREIZE, Gijs
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 211, VERSTRYNGE, Emiel 212, BAYER, Tobias 213, BUSATTO, Francesco 214, DEBRUYNE, Ramses 215, DOCKX, Aaron 216, GLIVAR, Gal 217, HOULE, Hugo
Equipo Kern Pharma (PRT) ✅ 231, WENZEL, Mats 232, CARRASCOSA, Pablo 233, ELOSEGUI, Iñigo 234, IRIBAR, Unai 235, PÉREZ, César 236, RETEGI, Mikel 237, URIARTE, Diego
Burgos Burpellet BH (PRT) ✅ 241, HERRADA, Jesús 242, ALLENO, Clément 243, BURNETT, Josh 244, FAGÚNDEZ, Eric Antonio 245, QUARTUCCI, Lorenzo 246, REY, Martín 247, SAINBAYAR, Jambaljamts
Diffusion TV – À quelle heure et sur quelle chaîne suivre Liège-Bastogne 2026 ?
Pour le puriste qui veut voir la bataille de placement bien avant l’emballage final, voici le programme TV complet pour la France et la Belgique.
Les chaînes et horaires en France
Chaîne Horaire Programme
Eurosport 2 / MAX 12h10 Direct intégral (Déjà les premières échappées et la Côte de Saint-Roch)
France 3 13h35 Direct final (Arrivée sur la dernière heure avec Redoute et Roche-aux-Faucons)
Les chaînes et horaires en Belgique
Chaîne Horaire Programme
RTBF (Tipik / Auvio) 11h40 Live complet dès le départ fictif
Sporza (VRT 1) 12h50 Live complet avec analyse flamande
Info clé : Le départ réel est prévu à 9h55. Les 80 premiers kilomètres sont souvent calmes (le fameux « café et pipi » des coureurs). Le direct « chaud » démarre vraiment à partir de la Côte de Saint-Roch (13h30 environ). L’arrivée est estimée vers 16h20.
Notre prédiction – Le scénario idéal pour la 112e Doyenne
Après analyse des profils, des données / statistiques et de l’état de forme du moment, voici notre Top 3 pour cette édition 2026.
Le podium probable
Tadej Pogačar : Il est programmé pour gagner. Comme une horloge suisse, son attaque sur la Redoute sera destructrice. Sauf accident mécanique ou chute, personne ne le revoit. Il rejoint Eddy Merckx au panthéon ? Non, Merckx en a 5, mais Pogi s’en rapproche dangereusement.
Paul Seixas : Meilleur jeune et dauphin. Il craquera dans les 2 derniers kilomètres de la Roche-aux-Faucons, victime de son manque d’expérience sur la distance, mais résistera magistralement au retour d’Evenepoel.
Remco Evenepoel : Il paiera une légère désorganisation dans son équipe Red Bull et une marque trop insistante sur Pogačar. Il règle le sprint du peloton pour la 3e place devant Mattias Skjelmose et Kévin Vauquelin.
Rendez-vous dimanche pour le jugement dernier
Dans tous les cas, Liège-Bastogne-Liège 2026 restera dans les annales comme le jour où la nouvelle génération a dit « ça suffit » aux patrons. Pogačar veut entrer dans la légende absolue. Evenepoel veut reconquérir sa Doyenne. Et Paul Seixas veut prouver que l’avenir, c’est maintenant.
À votre avis : Seixas va-t-il réussir l’exploi ou Pogačar va-t-il encore écraser la course ? Dites-le nous en commentaires.
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Entre Innsbruck et Bolzano, la 49e édition du Tour of the Alps (20-24 avril) promet une guerre de tranchées. Avec près de 15 000 mètres de dénivelé et une seule arrivée au sommet, les audacieux devront frapper de très loin. Voici notre verdict sur le parcours, la liste des engagés, nos favoris et le guide TV complet pour ne rien manquer du choc des leaders.
Pourquoi le Tour des Alpes 2026 va déjà faire des dégâts dans la préparation du Giro
Le rendez-vous manqué des sprinteurs
Disons-le tout de suite : si vous êtes amateurs de roues libres et de sprints massifs, éloignez-vous. Le Tour des Alpes 2026 (du 20 au 24 avril) est un concentré d’adrénaline pour puristes, un laboratoire à ciel ouvert où les futurs prétendants au Giro viennent tester leur explosivité sur des routes qui n’ont rien à envier aux grands cols. Fini le temps où l’on gérait son effort. Pour cette 49e édition, les organisateurs ont concocté un parcours vicieux, sans véritable ascension « mur » à l’arrivée, ce qui ne veut pas dire sans douleur. Bien au contraire. Comme le racontait récemment l’ancien vainqueur Damiano Cunego, « dans le Trentin, si tu n’attaques pas à 50 bornes de l’arrivée, c’est trop tard« . Et cette année, l’adage prend tout son sens.
Un parcours « bourreau » pensé pour les offensives lointaines
Loin des schémas classiques où tout se joue dans les trois derniers kilomètres, le Tour des Alpes 2026 impose une lecture tactique inversée. Les trois étapes reines (3e, 4e et 5e) concentrent leurs difficultés majeures en première partie de course.
L’étape reine (4e) : Arco > Trente, le piège à loups
C’est ici que le classement général se brisera. Avec 4 100 mètres de dénivelé positif, cette quatrième étape est un enchaînement sadique : Passo del Bòrdala (14,8 km), Vigolo Vattaro (8,4 km) et le Passo Redebus (13 km). Mais ne vous fiez pas aux pourcentages moyens (6-7%). Selon nos données, les rampes du Redebus cachent des passages à plus de 12%. L’arrivée à Trente, précédée par la courte mais explosive montée de Sant’Agnese, sera le théâtre d’une véritable guerre nerveuse.
La seule arrivée au sommet : Val Martello (2e étape)
Le seul vrai juge de paix grimpeur arrive tôt. Val Martello (6 km à 8,9% selon le roadbook 2026) rappellera aux souvenirs le Giro 2014 et l’attaque de Quintana sous la neige. Ici, pas de neige annoncée en avril, mais des pentes raides qui feront office de test de puissance. Les écarts seront minces (moins de 30 secondes probablement), mais c’est un premier indicateur de l’état de forme des leaders.
La clé du succès : Les bonifications
Nouveauté majeure pour 2026, validée par l’UCI : des sprints bonus placés à proximité des arrivées offrent 6, 4 et 2 secondes. Sur une course aussi serrée, cela change tout. Un puncheur comme Tom Pidcock pourrait « gratter » le maillot de leader sans même viser la victoire d’étape. Question aux lecteurs : Ces bonifications transforment-elles la course en spectacle permanent ou dénaturent-elles le travail des vrais grimpeurs ? Dites-nous en commentaires.
Profil de la 1ère étape
Profil de la 3e étape
Profil de la 5e et dernière étape
Startlist et favoris : Le duel Pellizzari vs Storer, la carte Pidcock
Le plateau 2026 est d’un niveau exceptionnel pour une course ProSeries. On retrouve la crème des ambitieux du Giro.
Le grand favori : Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe)
À 22 ans, l’Italien est notre ⭐⭐⭐⭐ (4 étoiles). Troisième de Tirreno-Adriatico et quatrième de Milan-Turin, il arrive en pleine confiance. Avec un parcours sans chrono et des étapes usantes, son explosivité dans les pourcentages à deux chiffres devrait faire merveille. Il a la pression de la nation, mais il a les jambes pour.
Le tenant du titre : Michael Storer (Tudor Pro Cycling)
Le vainqueur 2025 est l’homme à abattre. Son numéro en solitaire l’an passé avait marqué les esprits. Cependant, son début de saison 2026 est plus discret (14e de Tirreno). Storer (⭐⭐⭐) reste un maître tactique, capable de surprendre dans les descentes. Avec Mathys Rondel comme co-leader, Tudor dispose d’un double levier offensif.
Les cartes à jouer : Pidcock, Bernal et le « facteur X »
Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) : La bombe de dernière minute. Tom (⭐⭐⭐⭐) court après sa chute sur le Tour de Catalogne. Il vient chercher du rythme avant Liège-Bastogne-Liège. Sur ce format court (128 à 174 km), c’est un client sérieux. S’il est à 80% de sa forme, il joue le top 5.
Egan Bernal & Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) : L’incertitude plane. Bernal n’a pas couru depuis février sur la Faun Ardèche Classic (problèmes administratifs), mais son entraînement en altitude a été suivi. Arensman, 15e de Tirreno après une chute, est un mystère. Soit l’équipe britannique explose la course, soit elle défend un top 10.
Derek Gee-West (Lidl-Trek) et Aleksandr Vlasov (Red Bull) : Le Canadien est un retardataire chronique dans sa prise de forme. S’il est en jambe, il verrouille le podium. Vlasov jouera le rôle de super-équipier pour Pellizzari, mais en cas de défaillance du leader, il a les jambes pour gagner.
Il ne faudra pas négliger un possible coup d’éclat du côté du duo de la Team Jayco AlUla : Ben O’Connor et Paul Double.
Les outsiders tricolores et jeunes loups
Ne quittez pas des yeux Mathys Rondel (Tudor). 8e de Paris-Nice, il est le Français le mieux placé pour un top 10. Côté espoirs, Lorenzo Finn (Red Bull), champion du monde U23, et Jakob Omrzel (Bahrain) vont découvrir la rudesse du WorldTour par la grande porte.
Le tableau des favoris :
⭐⭐⭐⭐ Giulio Pellizzari (Red Bull) – La régularité
⭐⭐⭐ Tom Pidcock (Q36.5) – Le pari physique
⭐⭐⭐ Michael Storer (Tudor) – L’expérience du parcours
⭐⭐ Egan Bernal (INEOS) – Le retour
⭐⭐ Derek Gee (Lidl-Trek) – L’attente
Qui sont les coureurs engagés participants au Tour des Alpes 2026 ?
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 1, STORER, Michael 2, WARBASSE, Larry 3, BARTA, Will 4, RONDEL, Mathys 5, STORK, Florian 6, JASCH, Lennart 7, WILKSCH, Hannes
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 11, ARENSMAN, Thymen 12, BERNAL, Egan 13, FOSS, Tobias 14, LANGELLOTTI, Victor 15, ØXENBERG, Peter 16, SVESTAD-BÅRDSENG, Embret 17, MILESI, Nicolas
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 31, OMRZEL, Jakob 32, VAN DER MEULEN, Max 33, ERMAKOV, Roman 34, KEPPLINGER, Rainer 35, STOCKWELL, Oliver 36, BORREMANS, Kasper 37, FELDHOFFER, Bálint
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 41, QUINN, Sean 42, CEPEDA, Jefferson Alexander 43, RAFFERTY, Darren 44, MACKELLAR, Alastair 45, RODRIGUEZ, Juan Felipe 46, GOLLIKER, Joshua
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 51, PELLIZZARI, Giulio 52, HERZOG, Emil 53, ALEOTTI, Giovanni 54, VLASOV, Aleksandr 55, ZWIEHOFF, Ben 56, BOCK, Max 57, FINN, Lorenzo
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 61, O’CONNOR, Ben 62, DOUBLE, Paul 63, ENGELHARDT, Felix 64, JUUL-JENSEN, Christopher 65, BOUWMAN, Koen 66, PICKERING, Finlay 67, PORTER, Rudy
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 71, GAFFURI, Mattia 72, HAMILTON, Chris 73, LEEMREIZE, Gijs 74, KNOX, James 75, TVEDT, Ulrik 76, VANHUFFEL, Matteo
Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅ 82, COVILI, Luca 83, HERREÑO, Martin Santiago 84, PALETTI, Luca 85, ROJAS, Vicente 86, STENICO, Mattia 87, TOLIO, Alex
MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅ 91, VERRE, Alessandro 92, CRETTI, Luca 93, DINA, Márton 94, GRUSZCZYŃSKI, Filip 95, BRACALENTE, Diego 96, NESPOLI, Lorenzo 97, VALENT, Márk
Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅ 101, NENCINI, Tommaso 102, PIRAS, Andrea 103, BALMER, Alexandre 104, GRANGER, Ben 105, BERTOLLI, Samuel 106, VERRANDO, Luca 107, POZZOVIVO, Domenico
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 121, PIDCOCK, Thomas 122, CALZONI, Walter 123, DONOVAN, Mark 124, BADILATTI, Matteo 125, HARPER, Chris 127, HOWSON, Damien
Team Vorarlberg (CT) ✅ 141, CIREDDU, Ignazio 142, FEURSTEIN, Kilian 143, HOFBAUER, Philipp 144, NOLDE, Tobias 145, RÖBER, Dominik 146, STÜSSI, Colin 147, ZANGERLE, Emanuel
Equipe d’Autriche (NAT) ✅ 151, DIRNBAUER, Josef 152, ECKERSTORFER, Benjamin 153, FEDERSPIEL, Daniel 154, MESSNER, Martin 155, PAUMANN, David 156, POSCHACHER, Valentin 157, ZOIDL, Riccardo
Diffusion TV direct : Comment suivre la 49e édition en live
Pas de flou artistique pour cette édition 2026. La couverture médiatique est complète pour le public francophone.
Le guide des chaînes et horaires
Vous avez deux options pour regarder le Tour des Alpes 2026 en direct :
Eurosport 2 / HBO Max : La maison mère. L’intégralité des étapes sera commentée par les experts de la chaîne. C’est le rendez-vous incontournable.
La Chaîne L’Équipe : Bonne nouvelle pour les non-abonnés. La chaîne gratuite diffuse chaque étape en clair, avec un décrochage à partir de 13h35 (sauf mercredi à 12h35).
Programme TV complet du lundi 20 au vendredi 24 avril :
Lundi 20 avril (Etape 1 / Innsbruck) : Direct dès 13h35 sur Eurosport 2, HBO Max et La Chaîne L’Équipe.
Mardi 21 avril (Etape 2 / Val Martello) : Direct dès 13h35 (attention à la météo en altitude).
Mercredi 22 avril (Etape 3 / Arco) : Direct dès 12h35 – L’étape la plus longue, à ne pas manquer.
Jeudi 23 avril (Etape 4 / Trente) : Direct dès 13h35 – L’étape reine.
Vendredi 24 avril (Etape 5 / Bolzano) : Direct dès 13h35 – La dernière carte.
Un tremplin vers le Giro d’Italia
Le Tour des Alpes 2026 ne sacrera peut-être pas le futur vainqueur du Giro, mais il le révélera. Si Pellizzari écrase la concurrence, il arrivera à Turin avec l’étiquette de favori numéro 1 pour la Corsa Rosa. Si Storer récidive, il entrera dans l’histoire du Trentin aux côtés de Cunego. Une seule certitude : le spectacle sera total, et il faudra être devant son écran dès les premiers kilomètres pour capter les attaques lointaines. Rendez-vous le 20 avril.
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Coude ensanglanté, regard d’acier et jambes de feu. À seulement 19 ans, Paul Seixas a terrassé le Mur de Huy pour sa première participation à la Flèche Wallonne 2026. Loin d’un simple succès, le Lyonnais signe une démonstration de force tactique et physique, devenant le plus jeune vainqueur de l’histoire (1936-2026). Récit d’un exploit qui place la barre au niveau des Pogacar et Evenepoel, attendus dimanche sur Liège-Bastogne-Liège.
Comment Paul Seixas a réécrit l’histoire de la Flèche Wallonne 2026
Nous avons vu des coureurs gagner le Mur de Huy sur la pointe des pieds, d’autres à l’arraché. Mais Paul Seixas, lui, a choisi le chemin de l’autorité froide, presque insolente. À 27 kilomètres de l’arrivée, une image fugace a glacé les observateurs : le coude droit et la cuisse du jeune Français de Decathlon-CMA CGM sont maculés de sang. Chute ? Contusion ? Le doute s’installe. Quelques encablures plus loin, le peloton est en pleine hécatombe (Hirschi, Barguil, Voisard au tapis), et Kévin Vauquelin roule sur le vélo de secours d’Axel Laurance. Le scénario semblait tout tracé pour un coup de Trafalgar. C’était mal connaître le nouveau phénomène du cyclisme mondial.
Ce mercredi, sur la 90e édition de la Flèche Wallonne 2026, Paul Seixas n’a pas seulement gagné. Il a exorcisé sa seule faiblesse présumée – l’explosivité – sur l’effort le plus brutal du calendrier. Voici le résumé de la course, le classement final, et l’analyse de la vidéo d’un coup de force qui sent déjà la légende.
Pourquoi le Mur de Huy a-t-il souri à Paul Seixas (et pas aux autres) ?
Le Mur de Huy, c’est 1.3 km à 10% de moyenne, des passages à plus de 20% dans le virage Claudy Criquielion, et une psychologie complexe. Le déclencher trop tôt, c’est mourir à 50 mètres de la ligne. Trop tard, c’est se faire enfermer. Paul Seixas a choisi la case « Maître tacticien ».
Alors que ses aînés Ben Tulett (Visma-Lease a Bike) et Benoît Cosnefroy (UAE-XRG) attendaient le sprint, Seixas a lancé son offensive à 400 mètres de la flamme rouge. Mais la clé de sa victoire réside dans sa deuxième lame. Là où Tulett s’est écroulé, le Lyonnais a creusé l’écart, jetant un regard en coin sur un peloton impuissant.
La gestion de l’effort : l’antidote au doute sur l’explosivité
Avant cette Flèche Wallonne 2026, les puristes chuchotaient : « Seixas est un rouleur-montagneux, pas un puncheur. » Quelle blague. En s’envolant dans la rampe la plus raide, il a prouvé que sa science du contre-la-montre (déjà vue au Pays Basque) se marie désormais avec une déflagration musculaire pure. Comme l’expliquent les données et statistiques, son pic de puissance dans les 300 derniers mètres a pulvérisé la moyenne du top 10. Il n’a pas subi le Mur, il l’a dompté.
Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, cette victoire sur la Flèche Wallonne annonce-t-elle un règne à la manière de Alejandro Valverde, ou Paul Seixas va-t-il vite se concentrer sur les Grands Tours ? Dites-nous en commentaire.
Récit d’un chaos annoncé : les trois moments qui ont changé la Flèche Wallonne 2026
Un résumé de la course digne de ce nom ne peut ignorer le chaos permanent qui a précédé l’apothéose. La Flèche Wallonne est réputée pour sa nervosité, mais l’édition 2026 a flirté avec la guérilla.
Le carnage à 42 km : Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) et Finn Fisher-Black (RedBull-Bora-Hansgrohe) sont les premières victimes d’un virage trop serré. Le peloton se scinde.
Le double coup dur à 21 km : La chute Hirschi-Barguil. Warren Barguil, pourtant en forme, dit adieu à un Top 10 potentiel. Dans la foulée, c’est au tour de Kévin Vauquelin. Victime d’un ennui mécanique, le Normand doit enfourcher le vélo d’Axel Laurance. Une image ubuesque qui lui coûtera toute énergie pour la 13e place finale.
L’attaque de Leknessund (repris à 7 km) : Comme souvent, un baroudeur tente sa chance. Le Norvégien Andreas Leknessund a cru tenir le bon bout, mais l’équipe Decathlon-CMA CGM a refermé la porte. Un travail d’orfèvre pour placer leur leader dans l’œil du cyclone.
Paul Seixas, lui, semblait intouchable. Son sang sur le maillot n’était qu’un détail esthétique. Il avait les jambes d’un vainqueur.
Vidéo et analyse : comment Seixas a pulvérisé le record de précocité
En regardant la vidéo de l’arrivée, un détail saute aux yeux : la sérénité. Paul Seixas ne lève pas les bras en hurlant, il les lève comme un homme qui exécute une formalité. À 19 ans, il devient le plus jeune vainqueur de l’histoire, détrônant Philémon De Meersman (21 ans en 1936). C’est le 8e Français à inscrire son nom au palmarès, le premier depuis Julian Alaphilippe en 2021.
Le point de bascule : À 200 mètres, Ben Tulett est dans sa roue. Beaucoup de jeunes craqueraient. Seixas, lui, change de braquet, se lève et « dépose » son adversaire avec un coup de rein d’une pureté géométrique. Mauro Schmid, revenu de l’arrière, doit se contenter de l’argent.
« C’est énorme, je regardais cette course à la télé l’année dernière… » a lâché le principal intéressé, micro tendu, le coude encore en feu. Une phrase qui résume l’ascension express d’un garçon qui semble ne jamais vouloir s’arrêter.
Rendez-vous avec les géants (Liège 2026)
Ce succès sur la Flèche Wallonne 2026 n’est pas une fin, mais un prélude. Le résumé de cette journée restera dans les anthologies, mais les projecteurs se tournent déjà vers dimanche. Paul Seixas a prévenu : il sera au départ de Liège-Bastogne-Liège. Sauf que cette fois, les deux ogres seront là. Tadej Pogacar (absent mercredi) et Remco Evenepoel (non-partant) ont regardé la vidéo de l’exploit de Huy.
La question n’est plus de savoir si Seixas a sa place à leur table. La question est : ces deux monstres ont-ils compris qu’un nouveau loup rôdait dans les Ardennes ?
Retrouvez dimanche notre analyse en direct de Liège-Bastogne-Liège.
Classement complet Flèche Wallonne 2026
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 200 km en 4:35:29 (43,5 km/h)
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +0:03
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +0:08
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
IZAGIRRE ION, Cofidis +0:10
MARTINEZ LENNY, Bahrain – Victorious m.t.
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
KRON ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +0:19
ARANBURU ALEX, Cofidis +0:21
BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
MAIRE ADRIEN, Unibet Rose Rockets m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +0:24
BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +0:26
TEUNS DYLAN, Soudal Quick-Step m.t.
CRAS STEFF, Cofidis m.t.
VAN EETVELT LENNERT, Lotto Intermarché m.t.
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech m.t.
HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
VERSCHUREN KILLIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +0:37
THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
HINDLEY JAI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech m.t.
TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
LECERF JUNIOR, Soudal Quick-Step m.t.
LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise +0:43
HAIG JACK, INEOS Grenadiers m.t.
ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:47
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team +0:49
BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL +0:52
MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United +0:54
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +0:58
MAISONOBE SAM, Cofidis m.t.
MARTÍ PAU, NSN Cycling Team +1:02
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +1:05
MARTÍNEZ DANIEL FELIPE, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:07
ULISSI DIEGO, XDS Astana Team +1:10
BUSATTO FRANCESCO, Alpecin-Premier Tech m.t.
NEILANDS KRISTS, NSN Cycling Team +1:14
HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost +1:20
ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets +1:23
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United +1:25
GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +1:33
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +1:35
GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
FRIGO MARCO, NSN Cycling Team +1:40
LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team +1:42
LAPEIRA PAUL, Decathlon CMA CGM Team m.t.
SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious +2:01
ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek m.t.
JUNGELS BOB, INEOS Grenadiers m.t.
NICOLAU JOEL, Caja Rural – Seguros RGA +2:08
TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:18
LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise +2:27
LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA +2:33
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA +2:41
TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
ROMEO IVÁN, Movistar Team m.t.
LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla m.t.
VERONA CARLOS, Lidl – Trek +2:50
LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility +2:58
GILMORE BRADY, NSN Cycling Team +3:03
ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché +3:07
WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +3:13
HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla m.t.
MAAS JAN, Cofidis m.t.
LE BERRE MATHIS, TotalEnergies m.t.
GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +3:19
DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise +3:22
NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +3:28
CONCI NICOLA, XDS Astana Team +3:38
OURSELIN PAUL, Cofidis +3:41
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +3:45
VERVAEKE LOUIS, Soudal Quick-Step +3:48
CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility +3:57
DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL +4:03
OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +4:12
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +4:14
PARET-PEINTRE VALENTIN, Soudal Quick-Step +4:16
BELMANS LENNERT, Alpecin-Premier Tech +4:20
FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla +4:39
BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +4:56
BERNARD JULIEN, Lidl – Trek m.t.
VANHOUCKE HARM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +5:08
L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +5:17
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike +5:31
DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +5:40
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek +7:07
MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
THALMANN ROLAND, Tudor Pro Cycling Team +7:15
ORINS ROBIN, Lotto Intermarché +7:22
JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +7:44
VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost +8:13
BARGUIL WARREN, Team Picnic PostNL +8:48
MARTINEZ JUAN GUILLERMO, Team Picnic PostNL +8:54
JOALLAND YAËL, Cofidis +8:58
MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious +9:20
JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies +9:23
VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
GELDERS GIL, Soudal Quick-Step +9:27
VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché +10:03
KONRAD PATRICK, Lidl – Trek +10:10
SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +12:06
LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise +12:56
VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets +13:41
131 coureurs classés à l’arrivée sur 175 partants.
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Au lendemain d’une perte de six minutes au général, Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) a renversé la table sur la 3e étape du Tour des Alpes 2026. Dans un final en descente qu’il a maîtrisé comme personne, le Britannique a repris les deux échappés, résisté à Egan Bernal, et dompté son bourreau Tommaso Dati. Voici le récit d’une rédemption tactique, avant Liège-Bastogne-Liège.
Comment Tom Pidcock a transformé sa défaillance en victoire d’étape sur le Tour des Alpes 2026
Pourquoi la 3e étape du Tour des Alpes 2026 restera dans les annales ?
Parce qu’elle a offert un scénario que personne n’avait anticipé. Avec 3 600 mètres de dénivelé positif, cette étape de 174,5 km entre Laces et Arco était taillée pour un puncheur-barroudeur. Mais certainement pas pour un sprint. Pourtant, sous l’impulsion d’un peloton réduit mais rageur, c’est à une empoignade explosive que nous avons assisté. Et dans ce registre, Tom Pidcock n’a pas d’équivalent.
L’ancien champion du monde de cyclo-cross a prouvé une nouvelle fois que son instinct de sprinteur, même après une chute au Tour de Catalogne, reste intact.
« Je suis parti trop tôt avant le dernier virage, je pensais que les barrières commençaient plus tôt. C’était encore loin, donc j’étais un peu inquiet. Mais j’ai vu qu’Egan [Bernal] était le premier dans ma roue… Egan n’est pas lent, mais je peux le battre au sprint. » Tom Pidcock, à l’arrivée au micro de l’organisation.
Comment le final haletant a-t-il basculé ?
L’échappée Oomen – Rafferty : 130 km de bravoure
Dès la première ascension du Hofmahdjoch (22,4 km à 5,7 %), le rythme imposé par le peloton a provoqué des cassures. Mais deux hommes ont réussi à s’extraire : Sam Oomen (Lidl-Trek) et Darren Rafferty (EF Education-EasyPost). Leur avance a grimpé jusqu’à deux minutes, avant qu’ils ne passent plus de 100 km en tête.
Un coup de force qui a contraint les équipes de favoris à réagir très tard.
Selon les données de suivi de course, l’écart est resté supérieur à 1’40 jusqu’à moins de 30 km de l’arrivée. Puis, sous l’impulsion de Red Bull – BORA – Hansgrohe, puis de l’équipe Pinarello-Q36.5, la mécanique s’est inversée.
La bascule : Chris Harper, le lieutenant méconnu
À 17 km du but, dans l’ascension de Tenno, Juan Felipe Rodriguez (EF) a tenté un contre en solitaire. Sans succès. Mais le vrai tournant, c’est Chris Harper. Le lieutenant australien a pris les commandes du peloton dans les 10 derniers kilomètres, asphyxiant les espoirs d’Oomen et Rafferty. La jonction est effective à 3,8 km de la ligne.
Question ouverte aux lecteurs : Pensez-vous que Tom Pidcock aurait pu gagner sans le travail de l’ombre de Chris Harper ? Dites-nous en commentaire.
Qui sont les grands perdants et gagnants du jour ?
Lorenzo Finn, la chute qui change tout
Le début d’étape a viré au cauchemar. Dès le deuxième kilomètre, une chute massive impliquant une trentaine de coureurs a neutralisé la course pendant vingt minutes. Bilan : huit abandons, dont le jeune Lorenzo Finn (Red Bull – Bora – Hansgrohe), 6e du général à seulement 13 secondes du leader.
Une perte considérable pour son équipe, qui comptait sur lui pour épauler Giulio Pellizzari.
Egan Bernal, le retour silencieux
Troisième de l’étape, Egan Bernal (INEOS Grenadiers) profite des bonifications pour grimper à la 3e place du classement général. Une performance rassurante à trois mois du Tour de France, même si le Colombien n’a pas pu répondre à l’explosivité de Pidcock.
Question ouverte aux lecteurs : Bernal peut-il à nouveau jouer le général d’un Grand Tour en 2026 ?
Giulio Pellizzari conserve le maillot de leader, mais son équipe a perdu un précieux équipier en la personne de Finn. De quoi fragiliser sa position dans les deux dernières étapes.
Vidéo : le sprint victorieux de Tom Pidcock
Ce que cette victoire change pour Liège-Bastogne-Liège
Tom Pidcock ne s’en cache pas : ce Tour des Alpes 2026 est une mise en jambes avant la Doyenne, ce dimanche. Sa déclaration post-course est sans équivoque :
Cette capacité à rebondir après une défaillance (six minutes perdues la veille) est le signe d’un compétiteur d’exception. Et un avertissement lancé à ses rivaux pour Liège.
Un profil de vainqueur idéal pour la Doyenne ?
Avec un final similaire à celui d’Arco – montée raide, descente technique, sprint en petit comité – Pidcock coche toutes les cases. Sa gestion du dernier virage, son placement, et sa confiance retrouvée en font un favori légitime.
À suivre : la 4e étape, un piège à 4 000 mètres de dénivelé
Jeudi, Arco – Trento (167 km) proposera plus de 4 000 mètres de dénivelé positif, avec deux ascensions majeures :
Passo Bordala : 14,8 km à 6,9 % (dès le départ)
Passo Redebus : 13 km à 6,8 % (à mi-course)
Un profil qui convient davantage aux grimpeurs purs. Pidcock visera peut-être une nouvelle étape, mais Pellizzari devra défendre son maillot sans Finn. La bataille des bonifications promet d’être explosive.
Verdict final de l’expert
Tom Pidcock a signé une victoire de mentalité autant que de jambes. Dans un contexte de reprise post-chute, face à un Bernal revanchard et un Dati décidément coriace, il a fait parler son intelligence de course. Ce n’est pas un succès de puissance pure, mais un succès de timing, de placement, et de confiance.
Et vous, que retiendrez-vous de cette 3e étape du Tour des Alpes 2026 ? Le travail de Harper, la chute de Finn, ou le sprint de Pidcock ? La discussion est ouverte.
Classement du Tour des Alpes 2026, étape 3 : Top 20
PIDCOCK TOM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team les 174,5 km en 4:23:24 (39,7 km/h)
DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
BERNAL EGAN, INEOS Grenadiers m.t.
PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
QUINN SEAN, EF Education – EasyPost m.t.
HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL m.t.
OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious m.t.
STORK FLORIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla m.t.
STÜSSI COLIN, Team Vorarlberg m.t.
PORTER RUDY, Team Jayco AlUla m.t.
CATTANI ALESSANDRO, Italy m.t.
LEEMREIZE GIJS, Team Picnic PostNL m.t.
DINA MÁRTON, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
ROJAS VICENTE, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers m.t.
GEE-WEST DEREK, Lidl – Trek m.t.
Classement général Tour des Alpes 2026 après la 3e étape : Top 20
PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 11:13:06
ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +0:04
BERNAL EGAN, INEOS Grenadiers +0:06
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL m.t.
VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:10
RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:19
OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious +0:29
HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
POZZOVIVO DOMENICO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +0:33
ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:35
STÜSSI COLIN, Team Vorarlberg +0:45
SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers m.t.
RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost +0:50
ROJAS VICENTE, Bardiani CSF 7 Saber +0:51
LEEMREIZE GIJS, Team Picnic PostNL +0:54
CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +0:56
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Ce mercredi 22 avril, la Flèche Wallonne fête ses 90 ans sans Tadej Pogacar ni Remco Evenepoel. Une porte s’ouvre pour la nouvelle génération. Découvrez notre analyse complète du parcours 2026, du profil explosif du Mur de Huy, et pourquoi le prodige Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) part favori face à Vauquelin, Skjelmose et Martinez. Horaires et chaînes TV inclus.
Pourquoi Paul Seixas va-t-il écrire sa légende sur le Mur de Huy (Flèche Wallonne 2026) ?
L’heure de la relève a sonné sur les pavés ardennais
La messe est dite. Depuis près de 40 ans, la Flèche Wallonne se résume à une question : qui sera le plus fort sur les 1 300 mètres bitumés du Mur de Huy ? Pourtant, l’édition 2026, programmée ce mercredi 22 avril, a des airs de révolution. Pour la première fois depuis des lustres, le tenant du titre Tadej Pogacar (UAE-XRG) a allégé son programme, laissant vacant un trône qu’il écrasait en 2025 en attaquant assis sur sa selle. Ajoutez à cela l’absence de Remco Evenepoel, concentré sur Liège, et vous obtenez la Classique Ardennaise la plus ouverte depuis la décennie Valverde.
Cette 90e édition s’offre un départ inédit depuis Herstal, mais le destin de la course se jouera au même endroit : le Chemin des Chapelles, où les pourcentages flirtent avec les 26 % dans le virage Claudy Criquielion. Si l’histoire nous a appris que le Mur ne se dompte pas sans expérience, la pépite française Paul Seixas (19 ans, Decathlon-CMA CGM) semble ignorer les règles du possible.
Selon vous, cette absence des deux « Monstres » rend-elle la victoire moins légitime, ou au contraire, plus passionnante ?
Le parcours 2026 : Un départ explosif pour un final inchangé
Le parcours de la Flèche Wallonne 2026 (200 km) innove dans son acte I, mais garde le même juge de paix pour l’épilogue. Les organisateurs ont voulu dynamiser une première partie parfois monotone, avec un résultat qui s’annonce radical.
Herstal pour démarrer : Adieu la routine
Exit le traditionnel départ de Charleroi ou Ans. C’est depuis Herstal, au nord-est de Liège, que le peloton s’élancera. L’objectif est clair : durcir la course immédiatement. Dès le km 18,2, les cuisses chauffent sur la Côte de Trasenster (3,3 km à 8,3 %), immédiatement suivie par la Côte des Forges (1,3 km à 7,8 %). Ces deux difficultés remplacent numériquement les côtes de Ver et de la Somme, ajoutant un stress précoce qui pourrait piéger les sprinteurs égarés ou les puncheurs mal réveillés.
Le circuit final : Le triptyque de la mort
Après cent kilomètres de mise en jambes, les hommes s’engagent dans trois boucles de 37,5 km. C’est ici que la hiérarchie se dessine. Chaque tour comprend l’enchaînement infernal :
Côte d’Ereffe (2,1 km à 5 %) : La mise en bouche. Suffisamment longue pour user les équipiers.
Côte de Cherave (1,5 km à 8,1 %) : La juge d’avant-garde. Avec ses passages à 13 %, son sommet situé à seulement 5 km du Mur, elle est devenue l’antichambre idéale. C’est ici que les purs sprinteurs sont définitivement lâchés.
Le Mur de Huy : La sentence. Contrairement aux éditions précédentes où l’on grimpait le Mur quatre fois, les coureurs le graviront trois fois (km 125,6, 162,8 et à l’arrivée avec la montée finale). L’avant-dernier passage, à près de 40 km de la ligne, pourrait inciter les audacieux à une offensive lointaine. Mais dans les faits, comme le rappelle l’adage flamand, « le Mur ne se négocie pas, il se subit ».
Le Mur de Huy décrypté : Le kilomètre le plus violent du monde
Pourquoi ce Mur fascine-t-il autant ? Parce qu’il s’agit d’un sprint contre-la-montre sur une pente qui défie la gravité. Selon les données en notre possession, la moyenne historique du vainqueur sur les 1,3 km à 9,6 % avoisine les 25 km/h, une vitesse phénoménale sur des pourcentages dépassant les 18 %.
Le virage Claudy Criquielion (à 500 m de l’arrivée) est le véritable juge de paix. Ici, la route se resserre et la pente explose. L’intérieur du virage atteint 26 %. La tactique est implacable : il faut aborder ce virage en tête ou dans la roue d’un équipier, en prenant le virage le plus large possible pour réduire l’angle de braquage et l’effort demandé. C’est la technique signature d’Alejandro Valverde, qui a bâti ses cinq victoires sur cette trajectoire millimétrée.
Startlist et favoris : L’armada française à l’assaut du trône
Avec les forfaits de poids (Pogacar, Evenepoel, Pidcock, Healy), la startlist de la Flèche Wallonne 2026 affiche un drapeau bleu-blanc-rouge dominant. Jamais la France n’avait semblé aussi proche de dompter le Mur depuis l’ère Alaphilippe.
Les Super-Favoris (⭐⭐⭐⭐)
Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) : Le phénomène. Vainqueur du Tour du Pays Basque avec trois étapes, il a déjà prouvé sa capacité à enchaîner les bosses. Sa seule faiblesse ? L’inexpérience. Aucun coureur, même Pogacar, n’a gagné pour sa première participation. Mais Seixas n’est-il pas justement là pour briser les stats ? Lire aussi : Paul Seixas, favori sans Pogacar
Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : La régularité incarnée. Deuxième en 2024 et 2025, il connaît chaque gravillon du Mur. Malgré une chute à l’Amstel, sa science tactique et la puissance d’INEOS en font l’homme à battre.
Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) : Le Danois a retrouvé des jambes flamboyantes. Deuxième de l’Amstel, il possède ce punch unique dans les pourcentages extrêmes.
Les Outsiders de luxe (⭐⭐⭐)
Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : Poids plume (52 kg), il est l’homme de la situation sur le papier. Le problème ? Sa pointe de vitesse sur le plat final. Si quelqu’un est encore dans sa roue à 150 m de la ligne, le petit Lenny (1m68) pourrait être dominé.
Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : La forme du moment. 4e sur Strade Bianche, 4e sur l’Amstel, 4e de la Flèche Brabançonne, il attaque sans cesse. Le Mur de Huy, ascension courte et nerveuse, correspond parfaitement à son explosivité.
Christian Scaroni (XDS-Astana) : L’Italien est le « joker » de la course. Vainqueur du Tour d’Oman, il a le punch pour créer la surprise si le duel franco-danois s’entre-regarde.
Il ne faudra pas oublier pour autant des coureurs tels que : Mauro Schmid (Team Jayco AlUla) 6e de l’Amstel, le norvégien Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) qui n’a de cesse d’obtenir de bons résultats et à flirter avec la victoire, le grimpeur-puncheur espagnol Alex Aranburu (Cofidis), Julian Alaphilippe (Tudor) triple vainqueur de l’épreuve (2018, 2019 et 2021), le belge Cian Uijtdebroeks accompagné d’Ivan Romeo (Movistar) le champion d’Espagne récent vainqueur d’étape sur les routes d’O Gran Camino, ou encore pourquoi pas Jai Hindley (Red Bull – BORA – hansgrohe).
Il est à noter que le champion de France sur route, Dorian Godon (INEOS) est au départ de la course, au même titre que Paul Lapeira (Decathlon).
Qui sont les 175 coureurs engagés participants à la Flèche Wallonne 2026 ?
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 1, ALAPHILIPPE, Julian 2, DONZÉ, Robin 3, ERIKSSON, Jacob 4, HIRSCHI, Marc 5, THALMANN, Roland 6, VOISARD, Yannis 7, WEISS, Fabian
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 11, VAUQUELIN, Kévin 12, GODON, Dorian 13, HAIG, Jack 14, JUNGELS, Bob 15, LAURANCE, Axel 16, RIVERA, Brandon Smith 17, SHMIDT, Artem
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 21, HINDLEY, Jai 22, DENZ, Nico 23, ETXEBERRIA, Haimar 24, FISHER-BLACK, Finn 25, MARTÍNEZ, Daniel Felipe 26, THORNLEY, Callum 27, TRATNIK, Jan
Lidl – Trek (WT) ✅ 31, SKJELMOSE, Mattias 32, BERNARD, Julien 33, KONRAD, Patrick 34, MOLLEMA, Bauke 35, MOSCA, Jacopo 36, WITHEN PHILIPSEN, Albert 37, VERONA, Carlos
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 41, COSNEFROY, Benoît 42, BJERG, Mikkel 43, GIAIMI, Luca 44, HERREGODTS, Rune 45, LAENGEN, Vegard Stake 46, SIVAKOV, Pavel 47, WELLENS, Tim
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 51, GRÉGOIRE, Romain 52, COSTIOU, Ewen 53, GENIETS, Kevin 54, GERMANI, Lorenzo 55, MARTIN, Guillaume 56, MOLARD, Rudy 57, PACHER, Quentin
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 61, SEIXAS, Paul 62, BISIAUX, Léo 63, DEWULF, Stan 64, ISIDORE, Noa 65, L’HOTE, Antoine 66, LABROSSE, Jordan 67, LAPEIRA, Paul
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 71, MARTINEZ, Lenny 72, BILBAO, Pello 73, MIHOLJEVIĆ, Fran 74, MIQUEL, Pau 75, MOHORIČ, Matej 76, VAN MECHELEN, Vlad 77, ZAMBANINI, Edoardo
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 81, SCHMID, Mauro 82, COVI, Alessandro 83, DE PRETTO, Davide 84, FOLDAGER, Anders 85, HATHERLY, Alan 86, HELLEMOSE, Asbjørn 87, VENDRAME, Andrea
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 91, HERMANS, Quinten 92, AZPARREN, Xabier Mikel 93, BAX, Sjoerd 94, CAMPRUBÍ, Marcel 95, LIEPIŅŠ, Emīls 96, MEURISSE, Xandro 97, VANHOUCKE, Harm
Uno-X Mobility (WT) ✅ 101, JOHANNESSEN, Tobias Halland 102, CHARMIG, Anthon 103, DVERSNES LAVIK, Fredrik 104, JOHANNESSEN, Anders Halland 105, KAMP, Alexander 106, KRON, Andreas 107, LEKNESSUND, Andreas
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 111, BAUDIN, Alex 112, HONORÉ, Mikkel Frølich 113, LEONARD, Michael 114, NERURKAR, Lukas 115, SHAW, James 116, VAN DER LEE, Jardi Christiaan 117, WALKER, Max
Cofidis (PRT) ✅ 121, ARANBURU, Alex 122, IZAGIRRE, Ion 123, JOALLAND, Yaël 124, MAAS, Jan 125, MAISONOBE, Sam 126, OURSELIN, Paul 127, TEUNS, Dylan
Movistar Team (WT) ✅ 131, UIJTDEBROEKS, Cian 132, ADRIÀ, Roger 133, FORMOLO, Davide 134, GARCÍA PIERNA, Raúl 135, NOVÁK, Pavel 136, ROMEO, Iván 137, TESFATSION, Natnael
XDS Astana Team (WT) ✅ 141, CHAMPOUSSIN, Clément 142, CONCI, Nicola 143, KUZMIN, Anton 144, SCARONI, Christian 145, TONEATTI, Davide 146, ULISSI, Diego 147, VELASCO, Simone
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 151, NORDHAGEN, Jørgen 152, DOULL, Owain 153, FIORELLI, Filippo 154, HUISING, Menno 155, SCHIFFER, Anton 156, TULETT, Ben 157, ZINGLE, Axel
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 161, PARET-PEINTRE, Valentin 162, CRAS, Steff 163, GELDERS, Gil 164, LECERF, Junior 165, VANSEVENANT, Mauri 166, VERVAEKE, Louis 167, ZANA, Filippo
NSN Cycling Team (WT) ✅ 171, BENNETT, George 172, CÔTÉ, Pier-André 173, FRIGO, Marco 174, GILMORE, Brady 175, LUTSENKO, Alexey 176, MARTÍ, Pau 177, NEILANDS, Krists
TotalEnergies (PRT) ✅ 181, DELETTRE, Alexandre 182, BONNET, Thomas 183, GUERNALEC, Thibault 184, JOUSSEAUME, Alan 185, LE BERRE, Mathis 186, RETAILLEAU, Valentin 187, VERCHER, Mattéo
Lotto Intermarché (WT) ✅ 191, VAN EETVELT, Lennert 192, DE BUYST, Jasper 193, ORINS, Robin 194, ROTA, Lorenzo 195, THOMPSON, Reuben 196, VAN BOVEN, Luca 197, ZIMMERMANN, Georg
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 201, VAN DEN BROEK, Frank 202, BARGUIL, Warren 203, DINHAM, Matthew 204, FAURE PROST, Alexy 205, KOERDT, Bjorn 206, MARTINEZ, Juan Guillermo 207, PEACE, Oliver
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 211, GLIVAR, Gal 212, BAYER, Tobias 213, BELMANS, Lennert 214, BUSATTO, Francesco 215, DEBRUYNE, Ramses 216, DOCKX, Aaron 217, REMIJN, Senna
Unibet Rose Rockets (PRT) ✅ 221, VENTURINI, Clément 222, EIKING, Odd Christian 223, GELEIJN, Owen 224, MAIRE, Adrien 225, MERIS, Sergio 226, ŤOUPALÍK, Adam 227, VERSCHUREN, Killian
Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅ 231, BARCELÓ, Fernando 232, BOU, Joan 233, LÓPEZ, Joseba 234, MOLENAAR, Alex 235, NICOLAU, Joel 236, OTRUBA, Jakub 237, PRADES, Eduard
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 241, DEWEIRDT, Siebe 242, LAMBRECHT, Michiel 243, LANHOVE, Milan 244, MARIS, Elias 245, THONNON, Senne 246, VAN HAUTEGEM, Leander 247, VAN HEMELEN, Vincent
Où regarder la Flèche Wallonne 2026 en direct TV ?
Pour ne rien manquer de l’ascension finale, programmée vers 16h30, voici le programme TV complet. Notez que le direct commence tôt pour capter les bordures potentielles en début de parcours.
France : France 3 et Eurosport 2 à partir de 14h30.
Streaming : Plateforme HBO Max (direct dès 14h30) et France.tv.
Belgique (FR) : Tipik dès 12h45 / La Une à partir de 13h35.
Belgique (NL) : VRT 1 et Sporza.be dès 13h45.
Verdict et pronostic : La victoire pour Paul Seixas ?
Nous allons nous mouiller. Malgré l’axiome voulant que le Mur de Huy soit une question de « culot » et d’expérience, Paul Seixas incarne cette génération qui ose.
Notre scénario : Vauquelin contrôle la course pour INEOS, Cosnefroy use ses jambes pour UAE. Mais dans le virage Criquielion, là où Valverde prenait ses quartiers, Seixas décoche une accélération assise, à la manière de Pogacar. Skjelmose tente de prendre sa roue, mais le jeune Français a ce « kick » supplémentaire dans les 200 derniers mètres, là où la pente redescend à 9 %.
Notre choix : Paul Seixas.
Et vous, pensez-vous que Romain Grégoire peut surprendre tout ce monde sur la ligne ? Réponse mercredi sur les hauteurs de Notre-Dame de la Sarte.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Il avait raté son envol. Puis Giulio Pellizzari a transformé un sprint en démonstration de force. Ce mardi sur la 2e étape du Tour des Alpes 2026, l’Italien de Red Bull-Bora Hansgrohe s’est emparé du maillot de leader à Val Martello. Mais ce succès en costaud raconte bien plus qu’une simple arrivée au sprint. Décryptage tactique et classements.
Pourquoi l’attaque manquée de Pellizzari cache une victoire de patron sur le Tour des Alpes 2026
Un succès qui porte la signature des grands : l’art de gagner sans planer
Ne vous fiez pas à l’apparence. Giulio Pellizzari n’a pas écrasé la 2e étape du Tour des Alpes 2026. Et c’est précisément pour cela que sa victoire est si prometteuse. Sur les pentes du Val Martello (6,3 km à 7,9 % selon les données officielles), le Transalpin de 23 ans a connu un trou d’air, a dû revenir, puis a joué le sprint pour s’imposer devant Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) et le rescapé de l’échappée Mattia Gaffuri (Picnic PostNL). Mais cet après-midi-là, dans le parc national du Stelvio, c’est un futur patron du Giro qui a envoyé un signal.
Et vous, pensez-vous que Pellizzari peut rivaliser avec les Pogačar et Roglič sur un Grand Tour dès 2027 ? Dites-le nous en commentaires.
Comment s’est déroulée l’ascension vers Val Martello ? Le récit minute par minute
L’échappée matinale : neuf baroudeurs pour un final sous tension
Dès le départ de Telfs (Autriche), neuf hommes ont pris la poudre d’escampette. Un groupe hétéroclite mené par Oliver Stockwell (Bahrain-Victorious), Mattia Gaffuri, Luca Verrando, Davide Bais, Dominik Röber, Emanuel Zangerle, et trois Autrichiens de la sélection nationale. Leur avance a flirté avec les quatre minutes après le Piller Hohe (9 km à 6,2 %). Mais sur le long Passo Resia (16 km à 3,3 %), le peloton, contrôlé par Tudor et INEOS, a commencé à grignoter.
Selon les données de chronométrage, à 39 km de l’arrivée, l’écart n’était plus que de deux minutes. Le piège se refermait.
Le moment clé : quand Pellizzari manque son coup… puis le réussit
À 4 km du sommet, Gaffuri place une première banderille. Il s’isole en tête. Derrière, la logique voudrait que Red Bull-BORA laisse filer. Mais non. Thymen Arensman attaque. Lorenzo Finn (19 ans, champion du monde espoirs) le suit. Et là, surprise : Pellizzari ne répond pas immédiatement.
“J’étais un peu fatigué avant la dernière montée, je n’étais pas sûr de moi” confessera-t-il à l’arrivée. Pendant quelques centaines de mètres, on le croit hors du coup. Puis il recolle, contre-attaque, rejoint Gaffuri à 2 km de la ligne.
C’est le signe des très grands : même à 80 % de ses moyens, il est plus fort que les autres.
Le sprint final : Vlasov lanceur, Bernal pompier, Pellizzari sniper
Le groupe de tête se reforme à cinq : Pellizzari, Gaffuri, Arensman, Egan Bernal et Finn. Aleksandr Vlasov, le coéquipier russe de Red Bull, revient comme un boulet de canon à la flamme rouge. Il attaque. Bernal, ancien vainqueur du Tour de France, doit fermer. Et dans cette action de pompier, il offre à Pellizzari le launch parfait.
L’Italien part en sprint depuis la deuxième roue. Arensman revient fort, mais la ligne est franchie en premier par le coureur de Red Bull-Bora Hansgrohe. Deuxième victoire professionnelle après la 17e étape de la Vuelta 2025 au sommet de l’Alto de El Morredero.
Tommaso Dati (Team UKYO), vainqueur de la première étape, a logiquement cédé son maillot. Premier Français : Mathys Rondel (Tudor) pointe à la 7e place à 19 secondes.
Le grand perdant du jour : Tom Pidcock
L’ancien champion du monde a terminé 74e de l’étape à 6’52. Une défaillance qui interroge à quelques semaines du Tour de France. Problème physique ou simple jour sans ? L’équipe Pinarello-Q36.5 devra communiquer.
La belle histoire : Domenico Pozzovivo, 43 ans, retraité… et 12e
Sorti de sa retraite, le vétéran italien a pris la 12e place de l’étape à seulement 19 secondes du vainqueur. Une leçon de passion.
Vidéo et résumé : Voir l’arrivée de la 2e étape
La vidéo des cinq derniers kilomètres est disponible ci-dessous. On y voit la jonction Bernal-Vlasov et le sprint parfaitement calibré de Pellizzari. Un condensé de tactique moderne.
Ce qu’il faut retenir avant la 3e étape (Latsch/Laces – Arco, 174,5 km)
La 49e édition du Tour des Alpes bascule désormais vers l’Italie. Mercredi, l’étape la plus longue (174,5 km) reliera Latsch/Laces à Arco, avec un final qui peut encore sourire aux puncheurs. Mais le vrai test pour Pellizzari viendra jeudi, lors de l’étape reine.
L’Australien Michael Storer (Tudor), vainqueur sortant, est déjà à 29 secondes. Pas mort. Mais pour la première fois de sa jeune carrière, Giulio Pellizzari porte un maillot de leader à domicile. Et il a prouvé une chose : même en partant de travers, il gagne. Ça, c’est une marque de champion.
Classement du Tour des Alpes 2026, étape 2 : Top 20
PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 147,5 km en 3:28:17 (42,5 km/h)
ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers m.t.
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL m.t.
BERNAL EGAN, INEOS Grenadiers m.t.
VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
FINN LORENZO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:03
RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:09
HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:19
TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious m.t.
POZZOVIVO DOMENICO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:25
O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla m.t.
RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost m.t.
ZWIEHOFF BEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +0:33
STÜSSI COLIN, Team Vorarlberg +0:35
HOWSON DAMIEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers m.t.
Classement général Tour des Alpes 2026 après la 2e étape : Top 20
PELLIZZARI GIULIO, Red Bull – BORA – hansgrohe en 6:49:42
ARENSMAN THYMEN, INEOS Grenadiers +0:04
GAFFURI MATTIA, Team Picnic PostNL +0:06
VLASOV ALEKSANDR, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:10
BERNAL EGAN, INEOS Grenadiers m.t.
FINN LORENZO, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:13
RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:19
OMRZEL JAKOB, Bahrain – Victorious +0:29
HARPER CHRIS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
POZZOVIVO DOMENICO, Solution Tech NIPPO Rali m.t.
STORER MICHAEL, Tudor Pro Cycling Team m.t.
O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +0:33
ZWIEHOFF BEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:35
ALEOTTI GIOVANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
RODRIGUEZ JUAN FELIPE, EF Education – EasyPost m.t.
SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +0:45
STÜSSI COLIN, Team Vorarlberg m.t.
HOWSON DAMIEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
La révélation est tombée ce lundi : Remco Evenepoel ne défiera pas le Mur de Huy mercredi. Vainqueur de l’Amstel Gold Race, le Brabançon de Red Bull-BORA-Hansgrohe jette l’ancre pour viser la Doyenne. Une décision qui métamorphose la 90e édition de la Flèche Wallonne 2026 et place Paul Seixas, Kévin Vauquelin et Lenny Martinez en position de favoris absolus. Décryptage d’un scénario tactique inédit.
Pourquoi le forfait de Remco Evenepoel à la Flèche Wallonne 2026 ouvre un boulevard aux puncheurs français
L’ombre d’un champion se retire du Mur
Dimanche, à Valkenburg, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-Hansgrohe) soulevait les bras pour la première fois sur l’Amstel Gold Race, avec ce mélange de rage froide et d’évidence qui caractérise les grands champions. L’étape suivante devait être logique : enchaîner mercredi sur la Flèche Wallonne 2026, avant le clou du spectacle dimanche à Liège. Mais le piège du calendrier est redoutable. Ce lundi, l’équipe allemande a tranché : pas de Huy. La raison ? Une gestion millimétrée de la récupération. Une décision qui, sous nos latitudes, résonne comme une aubaine historique pour le peloton français.
Le doute était permis. Immédiatement après sa victoire sur l’Amstel, Evenepoel jouait la carte de la transparence. Un discours de coureur affamé, conscient que le triplé ardennais (Amstel – Flèche – Liège) est un Graal presque mythique.
Pourtant, les observateurs avisés savaient que le coureur de 26 ans courait après une double anomalie statistique. Selon les données dont nous disposons, Evenepoel n’a jamais brillé sur le Mur de Huy. Sa 43e place en 2022 et sa modeste 9e place l’an passé (à 24 secondes du vainqueur) démontrent que la pente à 26% ne sied pas parfaitement à son explosivité.
Selon vous, Evenepoel sacrifie-t-il une Classique qu’il ne pouvait pas gagner, ou bien Red Bull-BORA-Hansgrohe a-t-elle eu trop peur d’un coup de fatigue avant Liège ?
Le facteur récupération : un signal d’alarme pour le staff allemand
C’est Sporza et Het Nieuwsblad qui ont confirmé l’information : la décision a été prise lundi matin, après les tests de récupération post-Amstel. Le staff de Red Bull-BORA-Hansgrohe a jugé que le rapport bénéfice/risque penchait trop dangereusement. En clair : brûler Evenepoel sur une Flèche où il n’est pas souverain, pour le voir émoussé dimanche face à Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) sur ses terres de Liège, aurait été une erreur stratégique monumentale.
Un boulevard pour les Français : Vauquelin, Seixas et Martinez en embuscade
Voilà la conséquence directe qui fait vibrer le microcosme cycliste francophone. Le retrait du Belge, conjugué à l’absence annoncée de Tadej Pogačar (le double vainqueur sortant fait lui aussi l’impasse), transforme la Flèche Wallonne 2026 en une chasse gardée pour les puncheurs tricolores.
Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) : Deux fois deuxième. Il connaît le Mur par cœur. À 24 ans, il aborde cette édition sans l’épouvantail Evenepoel dans le viseur. Son sprint sur les pentes raides est une arme absolue.
Paul Seixas (Décathlon-CMA CGM) : Le vainqueur du Tour du Pays Basque est de retour aux affaires. Son explosivité et sa fraîcheur en font l’archétype du nouveau puncheur. L’opposition avec Vauquelin promet d’être un duel générationnel.
Lenny Martinez (Bahrain Victorious) : 4e en 2025, le grimpeur léger a prouvé qu’il pouvait résister à l’explosion du Mur. Sans Evenepoel pour mettre un rythme infernal dès le pied, Martinez peut espérer mieux.
Ajoutez à cela Romain Grégoire et Paul Lapeira, et vous obtenez la plus belle concentration de talents français sur une classique ardennaise depuis l’ère Jalabert.
Le Mur de Huy se transforme en championnat de France bis
La tactique mercredi sera limpide. Fini la peur de l’attaque de loin d’Evenepoel. Les équipes françaises vont pouvoir courir sur un faux rythme, économiser leurs équipiers, et jouer la carte du dernier homme. La question qui brûle les lèvres : qui de Vauquelin (l’expérimenté), Seixas (le phénomène) ou Martinez (l’instinctif) va oser prendre ses responsabilités dans les 300 derniers mètres ?
Liège-Bastogne-Liège, le vrai pari d’Evenepoel
Ne nous y trompons pas : ce forfait n’est pas un aveu de faiblesse, mais un acte de guerre. Remco Evenepoel veut une troisième Doyenne (après 2022 et 2023). Il retrouvera dimanche un Pogačar qui, lui, vient de survoler son début de saison. En se préservant, Evenepoel envoie un message clair : il ne veut pas juste participer à Liège, il veut dicter la course.
Une Flèche sans roi, mais une bataille de légende
La Flèche Wallonne 2026 perd son principal atout médiatique avec le forfait de Remco Evenepoel, hors Paul Seixas. Mais elle gagne en authenticité. Nous assisterons à une course brute, dépouillée du poids des stratégies de leaders, où la seule loi sera celle des mollets sur les pavés de Huy. Pour les Français, c’est une opportunité à ne pas manquer. Pour les fans de cyclisme, c’est un face-à-face excitant : le duel Vauquelin – Seixas vaudra tous les Pogacar du monde.
Une chose est sûre : mercredi, le Mur de Huy aura des accents tricolores. Et dimanche, à Liège, la revanche d’Evenepoel contre le monde entier.
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Invité de dernière minute, Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) était l’attraction de cette ouverture du Tour des Alpes 2026 à Innsbruck. Mais le scénario a pris une tournure inattendue. Un jeune Italien de 23 ans, roulant pour une modeste équipe continentale, a pulvérisé les pronostics au sprint. Retour sur un exploit qui redéfinit la notion de surprise.
Comment Tommaso Dati a pulvérisé la hiérarchie sur la 1ère étape du Tour des Alpes 2026
L’onde de choc Dati : quand l’outsider fait taire les favoris
Le peloton professionnel adore les contes de fées, mais il les craint aussi. Ce lundi 20 avril, sur les bords de l’Inn à Innsbruck, c’est un véritable séisme qu’a provoqué Tommaso Dati (Team UKYO). Alors que tous les projecteurs étaient braqués sur le retour de Tom Pidcock après sa chute du Tour de Catalogne, l’Italien a signé la plus belle victoire de sa jeune carrière, s’offrant au passage le premier maillot de leader du Tour des Alpes 2026.
Selon nos données et statistiques, Dati n’affichait qu’une seule victoire chez les professionnels à son compteur avant ce jour. Il en compte désormais une qui pèse cent kilos. Une performance qui pose une question brûlante : assiste-t-on à la naissance d’un nouveau puncheur de classe mondiale ?
Pourquoi l’attaque d’INEOS a-t-elle échoué à 100 mètres du but ?
Le scénario de cette 1ère étape (144,3 km autour d’Innsbruck) avait pourtant été écrit par la plus prestigieuse des formations. À 5 kilomètres de l’arrivée, l’équipe INEOS Grenadiers a sorti l’artillerie lourde. Sur les pentes rapides menant à la capitale tyrolienne, l’étau s’est resserré.
Le coup de force : Thymen Arensman, double vainqueur d’étape sur le Tour de France l’été dernier, a jailli. Le Néerlandais, déjà deuxième de l’épreuve par le passé, a creusé un écart décisif.
La stratégie : Tudor a tenté de combler le fossé, en vain. Pendant 4 kilomètres, on a cru au hold-parfait.
Le retour : Mais la Team UKYO, souvent reléguée au rang de simple figurante, a joué sa carte avec un sang-froid sidérant.
À 300 mètres de la ligne, Arensman était encore à 2 secondes. À 100 mètres, il était avalé. Dati, lui, a lancé son sprint depuis les 250 mètres, prenant la roue idéale d’Arensman pour l’aspirer avant de le déposer.
Tom Pidcock, le retour gagnant… mais pas vainqueur
Le Britannique de Pinarello-Q36.5 était annoncé comme l’homme à battre. De retour à la compétition après sa lourde chute sur le Tour de Catalogne, Pidcock a fait mieux que de simplement figurer : il a pris la roue de Dati.
Mais dans ce sprint à deux, le jeune Italien a résisté. Pidcock doit se contenter des 4 secondes de bonification et de la deuxième place. Un résultat qui, vue sa convalescence, relève presque de l’exploit.
Question aux lecteurs : Selon vous, Tom Pidcock aurait-il gagné s’il n’avait pas été freiné par son manque de repères, ou Dati était-il tout simplement le plus fort aujourd’hui ?
L’échappée magnifique d’Emanuel Zangerle
N’oublions pas l’autre héros du jour. À domicile, l’Autrichien Emanuel Zangerle (Team Vorarlberg) a offert un spectacle magnifique. Parti avec Josef Dirnbauer et Tobias Nolde, il a passé près de 140 kilomètres à l’avant. Dans l’ascension de Götzens (4 km à 6,9 %), il a lâché ses compagnons pour s’offrir un solo de 50 kilomètres. Ce n’est qu’à 5,2 km du but que le peloton, emmené par INEOS, a eu raison de son courage. Une performance qui lui vaudra sans doute une prime de super-combatif.
Tour des Alpes 2026 : ce que ce premier acte annonce pour la suite
Si cette étape était taillée pour les puncheurs, le verdict du classement général est encore très ouvert. Dati endosse le maillot de leader, mais le juge de paix arrive vite.
Le piège : Une arrivée au sommet. La seule de cette édition.
Le programme total : Plus de 13 000 mètres de dénivelé positif au compteur sur la semaine.
Avec quatre jours de haute montagne, le maillot de leader va très vite changer d’épaules. Les grimpeurs purs comme Ben O’Connor (Jayco AlUla) ou les leaders d’INEOS vont sortir du bois. Dati le sait : sa résistance en altitude sera le vrai test de son talent.
Un conte de fées pour UKYO, un avertissement pour les cadors
Cette 49e édition du Tour des Alpes nous rappelle une vérité fondamentale du cyclisme moderne : la hiérarchie n’existe que sur le papier. Avec cette victoire, Tommaso Dati (UKYO) ne marque pas seulement les esprits ; il valide sa victoire de la Semaine Coppi et Bartali et prouve qu’il a les épaules pour rivaliser avec les cadors.
Et si le plus beau jour de sa carrière n’était qu’un début ? Rendez-vous mardi à Martell pour le premier grand test en altitude. Une chose est sûre : les directeurs sportifs des WorldTeams vont désormais scruter le nom de Dati dans leurs dossiers.
Classement du Tour des Alpes 2026, étape 1 : Top 20
Dati Tommaso, Team UKYO les 144,3 km en 3:21:35
Pidcock Tom, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +10
Stork Florian, Tudor Pro Cycling Team +14
Bessega Gabriele, Team Polti VisitMalta +20
Iacomoni Federico, Team UKYO m.t.
Engelhardt Felix, Team Jayco AlUla m.t.
Pietrobon Andrea, Team Polti VisitMalta m.t.
Vesco Leonardo, Italy m.t.
Quinn Sean, EF Education – EasyPost m.t.
Vlasov Aleksandr, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
Bambagioni Tommaso, Italy m.t.
Ward Jack, Lidl – Trek m.t.
Benito Adrián, Team Polti VisitMalta m.t.
Gee-West Derek, Lidl – Trek m.t.
Bais Davide, Team Polti VisitMalta m.t.
Omrzel Jakob, Bahrain – Victorious m.t.
Arensman Thymen, INEOS Grenadiers m.t.
Paletti Luca, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
Hamilton Chris, Team Picnic PostNL m.t.
Sobrero Matteo, Lidl – Trek m.t.
Classement général Tour des Alpes 2026 après la 1ère étape : Top 20
Dati Tommaso, Team UKYO en 3:21:25
Pidcock Tom, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:04
Stork Florian, Tudor Pro Cycling Team +0:06
O’Connor Ben, Team Jayco AlUla +0:08
Bessega Gabriele, Team Polti VisitMalta +0:10
Iacomoni Federico, Team UKYO m.t.
Engelhardt Felix, Team Jayco AlUla m.t.
Pietrobon Andrea, Team Polti VisitMalta m.t.
Vesco Leonardo, Italy m.t.
Quinn Sean, EF Education – EasyPost m.t.
Vlasov Aleksandr, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
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Mercredi, la Flèche Wallonne 2026 promet un scénario de cinéma. Entre un Paul Seixas en mission totale, un Remco Evenepoel vainqueur de l’Amstel, et un peloton de puncheurs aux dents longues, le verdict du Mur de Huy n’a jamais été aussi incertain. Au-delà des watts, c’est une question de culot et de jambes. Découvrez notre analyse complète des prétendants et faites votre pronostic dans notre grand sondage exclusif.
La Flèche Wallonne 2026 : Le Mur de Huy va-t-il enfanter un nouveau dieu ou couronner un nouveau patron ?
Le Mur, juge de paix d’une génération dorée
S’il est un monument qui ne ment jamais, c’est bien celui de Huy. Ses 1,3 kilomètres à près de 10% de pente moyenne, avec ses pourcentages à plus de 20% dans la ruelle de Cherave, ont révélé des légendes (Valverde) et brisé des ambitions. Pour l’édition 2026 de la Flèche Wallonne, le scénario s’annonce plus explosif que jamais. Ce n’est plus une simple course d’un jour, c’est un duel au sommet de la nouvelle vague du cyclisme mondial.
Selon nos datas, les équipes savent que le vainqueur se jouera dans les 200 derniers mètres, mais l’usure sur les côtes précédentes (Ereffe, Cherave) sera le véritable piège. Alors, qui portera la couronne d’épines du Mur ?
Pourquoi la Flèche Wallonne 2026 est-elle plus ouverte que jamais ?
Cette année, le parcours (209 km) cache une vérité tactique brute. Fini le temps où l’on attendait patiemment le Mur. Les équipes Red Bull, INEOS et Decathlon, avec des leaders capables de partir de loin, vont transformer la course en un feu d’artifice permanent.
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) arrive avec une confiance d’acier et tellement d’insouciance (légitime). Mais attention, la Flèche Wallonne est l’une des rares Classiques où sa jeunesse trouve un adversaire à sa mesure : la pente courte et explosive. Par le passé, Tadej Pogacar avait explosé le chrono, mais en 2026, le Français a tout à prouver. Son objectif ? Écrire l’histoire. Son plan de bataille : durcir la course dès la côte d’Ereffe pour n’avoir plus qu’à gérer quelques adversaires au pied du Mur.
Cependant, une question taraude les stratèges : Seixas a-t-il trop dominé son sujet depuis le début de saison pour surprendre ses adversaires ? Le cyclisme aime la roue qui tourne.
Evenepoel, l’orgueil wallon face au défi tricolore
Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) a coché cette date en rouge. Ici, pas de longues échappées solitaires comme à Liège, mais une guerre de position. Le Mur, ce n’est pas son jardin. Il ne connaît chaque gravillon. Et pour la Flèche Wallonne 2026, il devra gérer la pression locale. Son coéquipier Dani Martinez sera un précieux capitaine de route.
Le débat est ouvert : sa préparation axée sur la puissance lourde associée à la vélocité lui permettra-t-elle de contrer l’explosivité de Seixas sur 200 mètres ?
Le grand débat : Le Mur de Huy a-t-il tué le suspense ?
C’est la question qui fâche, mais nécessaire. La Flèche Wallonne 2026 souffre d’une réputation : la course ne démarre qu’à 500 mètres de l’arrivée. Mais nous, experts, vous répondons : détrompez-vous.
L’usure est mentale. Les erreurs de placement se paient cash. Le vrai spectacle réside dans la course à l’abri et la guerre de position dans le peloton.
Question ouverte pour les puristes : Préféreriez-vous un Mur plus long (comme à Liège-Bastogne-Liège) pour favoriser les attaques lointaines, ou ce sprint explosif reste-t-il la quintessence du cyclisme « coups de pédales » ?
📊 VOTEZ : Votre pronostic pour la Flèche Wallonne 2026
Voici l’heure de vérité. Le clavier est à vous. Ne vous cachez pas derrière un simple « Seixas » ou « Remco ». Justifiez votre choix. Dites-nous SUR QUELLE PARTIE DE LA COURSE la décision se fera.
🔴 Remco Evenepoel (Red Bull) : La puissance absolue. Il attaque au pied du Mur et personne ne peut le suivre. Point final.
⚫ Paul Seixas (Decathlon) : Le nouveau petit Prince du cyclisme. Il use tout le monde dans Cherave et pose un démarrage assassin à 300 mètres.
🔵 Lenny Martinez (Bahrain) : L’outsider chic. Il attend que tout le monde se regarde et il déclenche le premier dans le Mur de Huy et résiste au retour.
🟢 Mattias Skjelmose (Lidl Trek) : Le métier. Il attend le dernier moment dans une roue et coiffe tout le monde sur la ligne.
⚪ Un autre : Dites-nous qui en commentaire (Scarono, Vauquelin, Grégoire, Ciccone, Schmid …)
Notre pronostic de la rédaction (à débattre dans les commentaires) : Nous partons sur un 50/50 entre Seixas et Evenepoel, avec un léger avantage au Français (52%) grâce à son explosivité supérieure sur les pentes extrêmes. Mais attention, si la météo tourne à la pluie, le pourcentage d’Evenepoel grimpe à 60%. Votez et faites basculer l’équilibre !
Rendez-vous mercredi pour la réponse sur le Mur. La Flèche Wallonne 2026 ne laissera personne indifférent. Maintenant, la parole est à la sagesse populaire.
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Ce mercredi 22 avril, le peloton ardennais s’élance sans son maître absolu. L’absence de Tadej Pogacar transforme la 90e Flèche Wallonne en une page blanche pour les nouveaux loups. Au centre de tous les regards : Paul Seixas. À 19 ans, après avoir pulvérisé le Tour du Pays Basque, le Français débarque à Huy avec un statut qui dépasse le simple favoritisme. Entre l’analyse sans filtre de Jérôme Pineau et les données chiffrées d’un parcours taillé pour les puncheurs, décryptage d’un rendez-vous qui sent déjà la poudre.
Paul Seixas peut-il écrire sa légende sur la Flèche Wallonne 2026 sans son bourreau Pogacar ?
L’ombre de Pogacar s’éloigne, le soleil de Seixas se lève sur les Ardennes
Mercredi, Herstal donnera le coup d’envoi d’une édition de la Flèche Wallonne qui sort de l’ordinaire. Habituellement, le scénario est écrit d’avance : le maître slovène attaque dans le mur, et les autres se disputent les miettes. Mais pour cette 90e édition, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) a choisi de faire l’impasse, préférant économiser ses munitions pour la Doyenne dimanche.
Le chat est absent. Et dans les Ardennes, les souris ont déjà commencé à danser. En tête du bal, un Français de 19 ans, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), dont la courbe de progression a cessé d’être linéaire pour devenir exponentielle. Vainqueur du Tour du Pays basque avec trois étapes à la clé, le dernier lauréat du Tour de l’Avenir (2025) aborde ce triptyque ardennais non pas en observateur, mais en prédateur.
Selon nos données et statistiques, sa puissance normalisée sur les sprints explosifs du Pays basque était supérieure de 8% à celle du reste du peloton WorldTour. De quoi justifier un tel enthousiasme.
Parcours 2026 : Le Mur de Huy, trois actes et une exécution
Pour comprendre pourquoi Seixas est propulsé favori, il faut poser les chiffres sur le bitume. La Flèche Wallonne 2026, c’est 209 kilomètres et un dénivelé positif total de 3 300 mètres. Mais le piège ne se situe pas dans la longueur, mais dans la répétition.
Ce qui change en 2026, c’est la vitesse d’enchaînement. Les équipes modernes roulent plus vite dans les vallées, ce qui signifie que l’arrivée se jouera sur une explosivité pure. Et comme l’a rappelé l’ancien manager Jérôme Pineau sur RMC : « Avec le Mur de Huy (à franchir à trois reprises), il faut de l’explosivité et du punch. Je sais qu’il a demandé à son équipe de préparer un plan pour gagner la course. »
Paul Seixas face au défi Evenepoel : la guerre des générations a changé de camp
L’argument principal des sceptiques repose sur un nom : Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step). Double champion olympique, le Belge a la Flèche dans le viseur.
Mais Jérôme Pineau va plus loin, quasiment jusqu’à l’hérésie cycliste belge : « Après ce qu’il a démontré au Pays Basque, sur ce genre de courses, il n’a pas d’égal. Même Evenepoel. »
Cette affirmation repose sur une donnée terrain : la capacité de Seixas à répéter les efforts maximaux. Là où Evenepoel excelle dans la longue chevauchée solitaire, Seixas a montré au Pays Basque une capacité à « sauter » sur les pentes courtes qui rappelle un certain Julian Alaphilippe version 2019. Ajoutez à cela un mental d’acier : à 19 ans, il ne calcule pas, il attaque.
Question ouverte à nos lecteurs : Pensez-vous que l’explosivité pure de Seixas sur 200 mètres puisse vraiment faire la différence face à l’expérience et la science du chrono d’Evenepoel sur les pentes de Huy ? Dites-nous en commentaire.
Le plan tactique Decathlon : un schéma pour tuer le roi
Contrairement à Liège où il retrouvera Pogacar, Seixas a ici une carte blanche. Pineau a révélé une information stratégique cruciale : « Je sais qu’il a demandé à ce que son équipe prépare un schéma pour gagner la course. »
Chez Decathlon, on ne rigole pas. Le directeur sportif Sébastien Joly a planifié un calendrier sur mesure (pas d’Amstel Gold Race pour éviter la surcharge). L’idée est simple : user Evenepoel dans les 50 derniers kilomètres. Attaque sur Cherave, forcing dans le vent avant Huy.
Pour un coureur qui a pris la deuxième place des Strade Bianche derrière Pogacar en mars, la gestion de la pression n’est plus un problème. Comme le souligne l’article de L’Équipe, Seixas a passé la semaine à Nice à récupérer en « mode avion ». Il revient en Belgique avec des jambes fraîches et une certitude : le Mur n’a jamais été aussi abordable.
Mais au-delà de la course, c’est l’avenir qui se joue. Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, a déjà allumé la mèche : « Je rêve d’un sprint pour la victoire à Liège entre Pogacar et Seixas. » Avant de rêver de Paris, il faut conquérir Huy. Une victoire mercredi transformerait la Doyenne de dimanche en un duel d’égaux.
Question ouverte à nos lecteurs : Quel est votre pronostic ? Seixas assomme la Flèche dès sa première participation, ou l’absence de Pogacar créé un favoritisme piégeux qui profitera à un attaquant de second plan ?
L’heure de la confirmation a sonné
Les grands champions ne gagnent pas seulement quand le patron est absent. Ils s’imposent parce que le patron est absent. Paul Seixas a 19 ans, mais ses jambes parlent un langage de vétéran. Le Mur de Huy est une statistique : 1,3 km à 9,8%. Mais pour un garçon capable de mettre tout le monde d’accord au Pays basque, ce n’est plus une montagne, c’est un tremplin.
Si son équipe contrôle la course et que ses yeux ne s’écarquillent pas devant le panneau des 200 mètres à 19%, Seixas va signer sa première Classique. Et nous, on aura vu naître en direct le successeur annoncé. La réponse mercredi, sur les pavés qui montent vers le Mur.
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Un an après sa frustration, Remco Evenepoel n’a pas laissé planer le doute. Sur l’Amstel Gold Race 2026, le Belge a métamorphosé son sprint pour écraser Mattias Skjelmose et s’offrir une première victoire qui envoie un signal clair à Tadej Pogacar avant Liège. Retour sur une démonstration de force et un duel tactique fascinant.
Pourquoi la démonstration de Remco Evenepoel sur l’Amstel Gold Race 2026 va faire trembler les Ardennes
La leçon de vélocité d’un « Petit Cannibale » revanchard
Il y a un an, Remco Evenepoel découvrait les routes exigeantes du Limbourg néerlandais et repartait avec une leçon de sprint. Battu sur le fil par Mattias Skjelmose et devancé par un Tadej Pogacar intouchable, le Belge avait promis la revanche. Ce dimanche 19 avril, sur la 60e édition de l’Amstel Gold Race, il a tenu parole. Et de quelle manière.
Sans le Slovène, parti conquérir d’autres cieux, Evenepoel (Red Bull – Bora-hansgrohe) a transformé l’essai. Loin d’un succès poussif, c’est une véritable démonstration d’autorité qu’il a livrée, dominant Skjelmose dans un sprint à deux avec une marge qui en dit long sur sa progression. Mais comment expliquer un tel écart en un an ? Et que cache ce final limpide ? Plongeons dans le résumé de la course et ses enseignements tactiques.
Comment s’est construit le succès de Remco Evenepoel ? Le récit d’une sélection impitoyable
L’attaque de Romain Grégoire, le détonateur à 42 km du but
Comme souvent sur l’Amstel, tout s’est joué bien avant la ligne d’arrivée. Alors que la formation Red Bull avait imposé un rythme d’enfer pour protéger son leader, c’est finalement un Français qui a mis le feu aux poudres. À 42 kilomètres de l’arrivée, dans l’ascension du Kruisberg (700 m à 8%), Romain Grégoire (Groupama-FDJ) a placé une attaque franche.
Un geste audacieux qui a immédiatement créé la sélection du jour. Seuls les plus costauds ont pu réagir : Evenepoel, Skjelmose, Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike) et Kévin Vauquelin (Ineos-Grenadiers). C’est le groupe des cinq majors, celui qui allait se jouer la gagne.
Le tournant de la course : la chute qui a changé la hiérarchie
Le sort de la course a basculé un kilomètre plus loin, dans la descente de l’Eyserbosweg. Sur une route humide et piégeuse, Kévin Vauquelin a perdu l’avant dans un virage, emportant dans sa chute Matteo Jorgenson et le rescapé de l’échappée Huub Artz. Pour Jorgenson, la douleur à l’épaule est immédiate, l’abandon est inévitable.
À cet instant, le podium de l’Amstel Gold Race 2026 s’est réduit à trois hommes : Evenepoel, Skjelmose et Grégoire. Derrière, un groupe de chasse emmené par Benoît Cosnefroy (UAE) tentera en vain de recoller.
Question aux passionnés : Pensez-vous que la chute de Vauquelin a privé la course d’un final à cinq plus indécis, ou Evenepoel était-il tout simplement trop fort ?
Le duel Evenepoel – Skjelmose : Quand la tactique rencontre la puissance
Pourquoi Grégoire a craqué et comment le duo s’est entendu
À 22 km de la ligne, l’avant-dernier passage sur le mythique Cauberg (900 m à 7%) a servi de juge de paix. Remco Evenepoel y a placé une « banderille » fatale, une accélération franche qui a immédiatement décroché Romain Grégoire. Le Franc-Comtois, héroïque mais à court de gaz, devra se contenter de la 4e place, au pied du podium.
Restent Evenepoel et Skjelmose. Contrairement à 2025 où ils se regardaient, cette fois, une entente tacite s’installe. Le Belge sait qu’il a les jambes pour sprinter, le Danois sait qu’il ne peut pas le lâcher dans les bosses. Pendant 20 kilomètres, ils vont collaborer. Un choix pragmatique : rouler ensemble pour assurer un écart confortable sur le groupe Cosnefroy. « Je voulais que ce soit le plus court possible » avouera Skjelmose après course. Un aveu de faiblesse face à la puissance annoncée.
La vidéo du sprint : analyse de la supériorité du Belge
Le sprint est un chef-d’œuvre de lucidité. Skjelmose, pour tenter de créer la surprise, passe en tête à la flamme rouge. Il allonge son sprint, espérant surprendre. Mais Evenepoel est calé dans sa roue comme une ombre.
À 200 mètres de la ligne, le champion olympique sort de la roue. L’accélération est foudroyante, la puissance pure. En quelques coups de pédale, il prend une longueur, puis deux, et franchit la ligne avec une avance confortable. « Mon sprint était bien meilleur, j’avais encore de la réserve » souriait-il à l’arrivée. Là où il était troisième l’an dernier, il écrase le final en 2026.
L’Amstel Gold Race 2026 et la perf’ française
Derrière le duo de tête, Benoît Cosnefroy (UAE-XRG) a parfaitement géré le sprint du groupe de poursuite, décrochant une solide 3e place qui valide sa belle forme du moment. Romain Grégoire échoue au pied du podium (4e), tandis que son coéquipier Ewen Costiou complète le top 10 (9e).
Selon nos données et statistiques, Evenepoel signe ici sa 7e victoire de la saison (74e en carrière), confirmant son statut de coureur le plus régulier du top 5 mondial.
Ce que cette victoire change pour la suite : cap sur la Flèche et Liège
Evenepoel lance parfaitement sa semaine ardennaise
C’était l’enjeu principal. Après un Tour des Flandres prometteur (3e), Remco Evenepoel aborde le triptyque ardennais avec un plein de confiance. Cette Amstel Gold Race est une première pierre. Désormais, direction la Flèche Wallonne (22 avril), où sa participation reste à confirmer, et surtout Liège-Bastogne-Liège (26 avril).
L’ombre de Pogacar et l’éclaircie Seixas
Ne nous y trompons pas : si Evenepoel a régné en maître ce dimanche, c’est aussi en l’absence de Tadej Pogacar. La Doyenne promet un duel d’un tout autre acabit. Le Slovène, vainqueur sortant, n’a pas le même profil que Skjelmose. De plus, l’arrivée du phénomène français Paul Seixas dans le haut niveau ajoute une inconnue passionnante. Evenepoel a-t-il gardé une réserve pour ses rivaux ? La réponse dans une semaine.
Un Evenepoel version 2026 plus mature et décisif
Au-delà du simple titre, cette Amstel Gold Race 2026 marque un tournant. Remco Evenepoel ne gagne pas seulement une course ; il exorcise un souvenir, il corrige un point faible (le sprint massif) et il assume son statut de patron en l’absence du « patron » absolu. Pour les amateurs de cyclisme, la semaine à venir s’annonce explosive. Pour ses rivaux, le message est clair : Evenepoel a désormais lui aussi les armes pour les fins en petit comité.
Et vous, pensez-vous que Remco Evenepoel peut réellement battre Tadej Pogacar sur Liège-Bastogne-Liège dans sa forme actuelle ? Répondez en commentaire et partagez votre analyse.
Classement complet de l’Amstel Gold Race 2026
EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 257,2 km en 5:59:40 (42,9 km/h)
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +0:01
COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG +1:59
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech m.t.
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek m.t.
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
FRIGO MARCO, NSN Cycling Team m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:46
IZAGIRRE ION, Cofidis +2:53
GODON DORIAN, INEOS Grenadiers +2:55
DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
ARANBURU ALEX, Cofidis m.t.
OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech m.t.
TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies m.t.
BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché m.t.
BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
ADRIÀ ROGER, Movistar Team m.t.
SIMMONS QUINN, Lidl – Trek m.t.
ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché m.t.
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
GILMORE BRADY, NSN Cycling Team m.t.
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets m.t.
LOOCKX LANDER, Unibet Rose Rockets m.t.
LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
BUSATTO FRANCESCO, Alpecin-Premier Tech m.t.
TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step m.t.
THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step m.t.
ULISSI DIEGO, XDS Astana Team m.t.
SHAW JAMES, EF Education – EasyPost m.t.
DELETTRE ALEXANDRE, TotalEnergies m.t.
ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets m.t.
GROßSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers m.t.
KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek +3:12
WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team +3:22
COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla m.t.
DELBOVE JORIS, TotalEnergies +3:32
GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
HAIG JACK, INEOS Grenadiers +3:45
REMIJN SENNA, Alpecin-Premier Tech m.t.
MOLLEMA BAUKE, Lidl – Trek +3:49
VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step +4:10
MOHORIČ MATEJ, Bahrain – Victorious +4:22
KAMP ALEXANDER, Uno-X Mobility +4:51
NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +5:10
FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
NEILANDS KRISTS, NSN Cycling Team m.t.
HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
VAN HEMELEN VINCENT, Team Flanders – Baloise +7:36
DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
AERTS TOON, Lotto Intermarché m.t.
LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
LE BERRE MATHIS, TotalEnergies m.t.
PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +7:39
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United m.t.
ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +7:43
SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL m.t.
LABROSSE JORDAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
LAURANCE AXEL, INEOS Grenadiers m.t.
KRON ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers m.t.
TRATNIK JAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAN WILDER ILAN, Soudal Quick-Step +8:25
PLUIMERS RICK, Tudor Pro Cycling Team +8:56
MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise m.t.
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL m.t.
BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech m.t.
CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility +9:27
MACIEJUK FILIP, Movistar Team +10:21
VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team m.t.
ZINGLE AXEL, Team Visma | Lease a Bike m.t.
LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BAYER TOBIAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
MARTÍ PAU, NSN Cycling Team m.t.
MAAS JAN, Cofidis m.t.
SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
STOCKMAN ABRAM, Unibet Rose Rockets m.t.
MIQUEL PAU, Bahrain – Victorious m.t.
OURSELIN PAUL, Cofidis m.t.
PALENI ENZO, Groupama – FDJ United m.t.
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious m.t.
CONCI NICOLA, XDS Astana Team m.t.
MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets m.t.
DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
VAN DIJKE TIM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
JOHANNESEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team m.t.
MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
BARONCINI FILIPPO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.
MAISONOBE SAM, Cofidis m.t.
JUNGELS BOB, INEOS Grenadiers m.t.
FAURE PROST ALEXY, Team Picnic PostNL m.t.
SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility m.t.
BAX SJOERD, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
ISIDORE NOA, Decathlon CMA CGM Team m.t.
BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
ARTZ HUUB, Lotto Intermarché m.t.
REINDERINK PEPIJN, Soudal Quick-Step +10:28
134 coureurs classés à l’arrivée sur 175 partants.
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