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Reims lance son attaque pour le Grand Départ du Tour de France 2028

La cité des sacres a officialisé sa candidature, rêvant d’un retour aux sources soixante-douze ans après. Face au Luxembourg et d’autres nations motivées, la bataille pour lancer la Grande Boucle en 2028 s’annonce serrée. Décryptage d’une course hors norme.

Lire aussi : Tour de France 2026. Pourquoi ce parcours inédit va mettre le feu au classement général dès Barcelone

Le parvis de la cathédrale de Reims a servi de décor, ce mardi, à un coup de pédale diplomatique. Le maire Arnaud Robinet et le président de la région Grand Est, Franck Leroy, ont remis solennellement le dossier de candidature au directeur du Tour de France, Christian Prudhomme. L’objectif est clair : ramener le Grand Départ dans la capitale champenoise en 2028, soixante-douze ans après l’édition historique de 1956.

Cette initiative ne relève pas du simple vœu pieux. Elle s’inscrit dans une stratégie territoriale affirmée : « Renforcer l’attractivité, souligner les attraits patrimoniaux et rappeler la dimension européenne du territoire » comme le précise la municipalité. Un événement planétaire, une vitrine exceptionnelle.

Les atouts de poids du dossier rémois

Reims ne vient pas en terrain inconnu. La ville possède un palmarès cycliste solide. Une histoire riche avec la Grande Boucle : Depuis 1947, Reims a accueilli 18 étapes du Tour masculin, souvent synonymes de sprints fracassants. Les noms de vainqueurs résonnent encore : Guimard, Abdoujaparov, Petacchi, Greipel. La dernière fois, en 2019, Julian Alaphilippe y avait défendu son maillot jaune.

Une expérience récente : En 2022, la ville a organisé le départ d’une étape du Tour de France Femmes, avec Marianne Vos en tête du classement.

Un argument calendaire fort : 2028 marquerait le retour du Grand Départ en France après plusieurs éditions lancées depuis l’étranger (Barcelone 2026, Édimbourg 2027). Un retour aux sources souvent apprécié par le public français.

Une vitrine esthétique et économique : « Le succès du Tour, c’est aussi la prise de vue dominante de l’hélicoptère« , rappelle Christian Prudhomme. Les paysages des coteaux de Champagne, classés à l’UNESCO, et le rayonnement international de l’emblématique vin effervescent sont des atouts médiatiques majeurs.

Une concurrence internationale redoutable

Le chemin vers le départ 2028 est semé d’embûches. Reims n’est pas la seule sur la ligne. Le Luxembourg, candidat officiel et sérieux : Le Grand-Duché a déposé un dossier élaboré, proposant trois étapes pour un budget estimé entre 8 et 9 millions d’euros. Il miserait sur un hommage à ses légendes, Nicolas Frantz et Charly Gaul. Un troisième départ consécutif hors de France (après 2026 et 2027) est cependant un point sensible.

D’autres nations en embuscade : Christian Prudhomme l’a souligné : la République tchèque, la Slovénie et les Pays-Bas ont également exprimé leur intérêt, parfois porté au plus haut niveau de l’État. « Quand le premier ministre d’un pays dépose lui-même la candidature, on se dit que ça pèse » admet le directeur de l’épreuve.

2028, une édition au calendrier exceptionnel

La course de 2028 sera particulière. Pour éviter un chevauchement avec les Jeux Olympiques de Los Angeles, le départ est envisagé autour du 23 juin, soit une semaine plus tôt que d’habitude. L’arrivée sur les Champs-Élysées interviendrait vers le 16 juillet, à seulement trois jours du contre-la-montre olympique. Les coureurs ambitieux sur les deux tableaux devront enchaîner un Tour éprouvant et une transatlantique express. Un défi inédit.

Quelles retombées pour Reims et sa région ?

Au-delà de la fierté, l’enjeu économique est colossal. Un Grand Départ, c’est plusieurs jours d’animation, une couverture médiatique mondiale et des dizaines de milliers de visiteurs (spectateurs, équipes, médias). Les commerçants, restaurateurs et hôteliers rémois anticipent déjà une manne significative. C’est aussi une opportunité unique de promouvoir le patrimoine et les savoir-faire de toute la région Grand Est.

La décision finale appartient à Amaury Sport Organisation (ASO). Elle devrait être annoncée avant le départ du Tour de France 2026, soit avant juillet 2025. La course pour le départ est donc lancée. Reims, avec son histoire, ses paysages et sa détermination, espère bien franchir la ligne en tête.

Image : @VilledeReims

Jérôme Pineau dénigre Stéphane Heulot : « Ce n’est pas le plus fiable des mecs »

Le passage de témoin entre Jean-René Bernaudeau et Stéphane Heulot à la tête du Team TotalEnergies ne fait pas l’unanimité. Dans un podcast RMC, l’ancien manager Jérôme Pineau a lancé une charge violente contre le nouveau patron, critiquant son bilan et son adéquation avec l’ADN historique de l’équipe vendéenne. Une sortie qui en dit long sur les tensions en coulisse.

Lire aussi : Le grand chambardement 2026. Analyse des transferts qui redessinent le cyclisme mondial

Le paysage du cyclisme français est en pleine recomposition. Après 25 ans d’un règne sans partage, Jean-René Bernaudeau a choisi de céder les rênes sportives de sa formation TotalEnergies à Stéphane Heulot, ex-manager de Lotto. Un changement de garde qui, loin de faire consensus, vient de déclencher une polémique d’une rare virulence.

Invité du podcast « Grand Plateau » sur RMC, Jérôme Pineau, ancien coureur de la maison et ex-manager de B&B Hotels, n’a pas mâché ses mots. Il a littéralement torpillé la nomination de son homologue, dressant un portrait sans concession de son bilan.

Une charge d’une rare violence

Le ton est donné dès les premières secondes. Pineau, connu pour ses analyses tranchantes, n’a pas pris de gants. « Jean-René Bernaudeau passe la main à un mec qui a plus planté ses équipes qu’il ne les a fait réussir » assène-t-il.

Une accusation lourde, qu’il étaye par un constat brutal sur la réputation de Heulot dans le milieu. « J’en ai planté une, B&B Hotels, j’en prends la pleine responsabilité… Mais on sait tous ici que ce n’est pas le plus fiable des mecs. »

Ce réquisitoire s’appuie sur le parcours managérial de Stéphane Heulot. Après avoir dirigé Besson Chaussures, Saur-Sojasun et Rally Cycling, son dernier mandat chez Lotto s’est achevé par une fusion avec Intermarché, faute de moyens financiers pérennes. Un parcours que Pineau semble assimiler à une série d’échecs.

La trahison d’un héritage vendéen ?

Au-delà du bilan, c’est la philosophie même de l’équipe que Pineau estime mise en péril. Formé au Vendée U, l’antichambre de la structure, il incarne l’ADN « maison ». Pour lui, le choix d’un profil externe est une faute.

« Il n’a jamais couru dans cette équipe, n’a jamais côtoyé cette équipe. C’est quoi le message qu’on fait passer là ? » s’interroge-t-il, visiblement amer. Il souligne un décalage culturel profond : « En termes de préparation, de valeurs, de message global, ça n’a rien à voir. »

Pineau défend l’idée d’une succession interne, arguant que des « gens très brillants, bien plus brillants que Monsieur Heulot » sont passés par cette écurie. Il y voit même une trahison. « On a une philosophie, nous les anciens du Vendée, qu’il [Bernaudeau] a bafouée en faisant ce choix. »

Une polémique aux relents d’anciennes rivalités ?

Cette sortie explosive dépasse-t-elle le simple débat sportif ? Certains observateurs y voient les traces des frustrations laissées par la disparition chaotique de B&B Hotels en 2022, dont Pineau porte le fardeau.

Son propre aveu d’échec – « j’en ai planté une » – donne un relief particulier à ses critiques. S’agit-il d’une mise en garde sincère pour une équipe qu’il chérit, ou d’une tentative de se repositionner dans le paysage médiatique cycliste après sa traversée du désert ?

Reste que les propos, d’une dureté inhabituelle, pourraient avoir des conséquences. Stéphane Heulot, contacté par certains médias, n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat. Selon certaines sources, son entourage aurait même alerté la direction de RMC sur le caractère potentiellement diffamatoire des accusations.

Et maintenant ?

La balle est désormais dans le camp des principaux intéressés. Jean-René Bernaudeau, toujours PDG, défendra-t-il son choix ? Stéphane Heulot répliquera-t-il ? Une chose est sûre : ses premiers résultats à la tête de TotalEnergies en 2025 seront scrutés à la loupe.

Cette polémique met en lumière les tensions qui traversent le cyclisme français, tiraillé entre la défense de traditions maison et la nécessité de se renouveler. L’affrontement entre deux visions, incarnées par Pineau et Heulot, vient de trouver son premier champ de bataille médiatique. La suite se jouera sur les routes.

Oscar Onley chez INEOS Grenadiers : le transfert à 7 millions d’euros qui secoue le cyclisme

La bombe de l’intersaison est officielle. Oscar Onley (23 ans), la révélation écossaise du dernier Tour de France, quitte Picnic PostNL pour INEOS Grenadiers. Un mouvement stratégique et financier colossal, qui redessine la hiérarchie du peloton et vise à briser l’hégémonie de Visma et UAE. Décryptage d’une opération qui marquera l’histoire.

Lire aussi : WorldTour 2026 : Le calendrier complet d’une saison cycliste explosive dévoilé

Le coup du siècle britannique

Le mercato cycliste n’en finit plus de surprendre. Mardi, l’équipe Picnic PostNL a officialisé l’inévitable : le départ de son joyau, Oscar Onley. Le jeune Écossais de 23 ans, quatrième du général du Tour de France 2025 et troisième du dernier Tour de Suisse, rejoint INEOS Grenadiers. Un transfert d’une ampleur rare, estimé par les sources les mieux informées, comme le journaliste Daniel Benson, à environ 7 millions d’euros. Un montant qui rivalise avec celui du transfert de Remco Evenepoel vers Red Bull – Bora – Hansgrohe.

La formation néerlandaise a résisté, mais a finalement cédé face à une « proposition que ni Oscar, ni l’équipe ne pouvaient refuser » selon ses propres termes. Rudy Kemna, l’entraîneur principal de Picnic PostNL, a concédé son regret : « Bien sûr, nous aurions adoré le garder. »

Pourquoi INEOS Grenadiers mise tout sur Onley

Ce recrutement n’est pas un coup d’éclat isolé. Il s’inscrit dans une stratégie agressive et assumée de la part de la structure britannique, désireuse de retrouver sa suprématie perdue sur les Grands Tours. Dirigée par Dave Brailsford et avec Geraint Thomas désormais à un poste clé de directeur de la performance, INEOS reconstruit un collectif de leaders.

Après l’arrivée fracassante du Français Kévin Vauquelin, autre protagoniste majeur du dernier Tour, l’équipe s’adjuge les services d’Onley. « Sa façon de courir et sa compréhension de la course témoignent d’une maturité exceptionnelle pour son âge. C’est un vrai compétiteur » a déclaré Geraint Thomas, visiblement séduit.

Un effectif redoutable pour contrer l’hégémonie

Avec ces deux recrues de premier plan, INEOS Grenadiers assemble une armada taillée pour la montagne et le classement général. Le duo rejoint un effectif déjà pléthorique en talents : Thymen Arensman, double vainqueur d’étape sur le dernier Tour. Egan Bernal, vainqueur du Tour 2019. Carlos Rodriguez et Jack Haig, grimpeurs aguerris. Filippo Ganna, l’arme absolue contre la montre.

« Les équipes les plus fortes avec lesquelles j’ai couru avaient de multiples leaders. Nous avons à nouveau cela : des options très fortes à tout stade de course. Oscar complète parfaitement notre effectif » analyse Geraint Thomas. L’objectif est limpide : créer un bloc solide capable de rivaliser avec les mastodontes Visma | Lease a Bike (Jonas Vingegaard) et UAE Team Emirates XRG (Tadej Pogačar).

Le projet sportif et l’appel du pays

Pour Oscar Onley, ce départ représente un retour aux sources. Formé chez les jeunes d’AG2R La Mondiale puis au sein du vivier de développement de Picnic PostNL (ex-DSM), le puncheur-grimpeur rejoint la principale équipe de son pays. « L’opportunité de représenter mon pays était trop belle pour être refusée » a-t-il expliqué, évoquant également l’attrait du Tour de France 2027, dont le départ est prévu en Écosse.

Il quitte cependant avec gratitude l’équipe qui l’a révélé au monde professionnel. « Je garderai précieusement en mémoire les moments passés avec cette équipe » a-t-il assuré.

Un mercato qui change la donne

Le transfert d’Oscar Onley est bien plus qu’un simple changement d’équipe. C’est un signal fort envoyé par INEOS Grenadiers. La « machine » britannique, après quelques saisons en retrait, se recharge financièrement et sportivement pour reprendre sa place au sommet. La saison 2026 des Grands Tours s’annonce d’ores et déjà sous les auspices d’une guerre à trois, voire à quatre, entre les géants du peloton. La réponse de Visma et UAE est attendue avec impatience.

Le grand chambardement 2026 : Analyse des transferts qui redessinent le cyclisme mondial

Le marché des transferts pour la saison 2026 secoue le World Tour. Départs de leaders, équipes en reconstruction, fins de carrière symboliques : nous décryptons les stratégies, les coups de maître et les incertitudes d’un mercato historiquement animé. Un tournant pour le peloton.

Le transfert choc : Remco Evenepoel met le feu au mercato

Le coup de tonnerre est bel et bien là. Remco Evenepoel, l’enfant prodige de Soudal Quick-Step, s’envolera pour Red Bull-BORA-hansgrohe en 2026. Ce transfert, le plus médiatique de l’année, redistribue les cartes du cyclisme mondial. Le leader belge, champion du monde et vainqueur du Tour d’Espagne, apporte avec lui une ambition claire : conquérir le Tour de France. Pour l’accompagner, son fidèle équipier Mattia Cattaneo fait également le voyage. Ce départ contraint sa formation d’origine à une refonte totale.

La carte maîtresse : Les 10 transferts qui vont définir 2026

Pour comprendre les bouleversements de 2026, il ne suffit pas de lister les noms. Il faut décrypter la stratégie derrière chaque signature. Dix mouvements, plus que tout autre, vont redessiner la hiérarchie du peloton. Ils racontent une histoire de pouvoir, de spécialisation et de renouveau générationnel. Voici l’analyse approfondie de ces transferts clés.

1. Remco Evenepoel : Le transfert – séisme / De Soudal Quick-Step à Red Bull-BORA-hansgrohe.

Le départ d’Evenepoel est un tremblement de terre. Le leader belge, figure emblématique de la Wolfpack, embarque vers un projet entièrement calibré pour lui : la conquête du Tour de France. Pour Red Bull-BORA, c’est l’acquisition d’une locomotive capable de tout remorquer. Pour Quick-Step, c’est la fin d’une ère et le début d’une reconstruction totale autour des classiques.

2. Juan Ayuso : Le coup tactique parfait / De UAE Team Emirates à Lidl-Trek.

En débauchant le jeune leader espagnol, Lidl-Trek frappe un grand coup. Cette signature n’est pas un simple renfort ; c’est une volonté d’écrasement. Aux côtés de Tao Geoghegan Hart, Ayuso forme un duo de leaders pour les Grands Tours d’une redoutable flexibilité. Une stratégie d’effectif surpuissant qui vise la domination sur trois semaines.

3. Oscar Onley : Un transfert record pour défier Visma et UAE / De Picnic PostNL à INEOS Grenadiers

Oscar Onley, quatrième du Tour de France 2025, quitte Picnic PostNL pour Ineos Grenadiers dans un transfert historique estimé à 7 millions d’euros. Cette recrue majeure, qui rejoint Kévin Vauquelin, est la pierre angulaire de la reconquête des Grands Tours par la formation britannique. Ineos assemble une armada de leaders pour briser l’hégémonie de Visma et UAE. L’équilibre du peloton en est profondément modifié.

4. Olav Kooij : Le rêve Français qui prend Forme / De Visma à Decathlon AG2R La Mondiale

Ce transfert est une révolution pour l’équipe française. En s’offrant l’un des sprinteurs les plus prisés du monde, AG2R change radicalement de dimension et d’ADN. Kooij n’est pas qu’un finisseur ; il est le pilier central d’une nouvelle stratégie offensive, conçue pour remporter des étapes sur tous les terrains et attirer les sponsors.

5. Kévin Vauquelin : La nouvelle tête d’affiche / D’Arkéa-B&B Hotels à INEOS Grenadiers

Après les départs à la retraite de ses légendes, INEOS mise sur l’avenir avec ce puncheur-grimpeur français complet. Vauquelin n’est pas un équipier de plus ; il est recruté comme le leader des classiques ardennaises et le joker précieux dans les étapes de montagne. Un pari audacieux sur la montée en puissance d’un champion français.

6. Biniam Girmay : Le joyau des Classiques / D’Intermarché-Wanty à Israel-Premier Tech

Le départ de Girmay est une lourde perte pour Intermarché. Pour Israel-Premier Tech, c’est l’acquisition d’une star mondiale, capable de briller sur les secteurs pavés comme dans les sprints relevés. Cette signature vise à transformer une équipe habituée aux coups d’éclat en une formation régulièrement candidate à la victoire sur les monuments.

7. Le duo de choc de la Wolfpack : Stuyven & Van Baarle / Jasper Stuyven (Lidl-Trek) et Dylan van Baarle (Visma) vers Soudal Quick-Step

Pour compenser le vide laissé par Evenepoel, Quick-Step revient à ses fondamentaux : les classiques. Ce recrutement en duo est un chef-d’œuvre stratégique. Stuyven apporte la pointe et l’expérience, Van Baarle la puissance de feu et l’intelligence tactique. Ensemble, ils forment l’un des plus redoutables binômes du peloton pour les monuments.

8. Attila Valter : Le leader longue distance / De Visma à Bahrain Victorious

Bahrain mise sur la régularité et la polyvalence avec le Hongrois. Valter n’est pas un simple grimpeur ; c’est un leader complet pour les tours à étapes, capable de viser le Top 10 sur un Grand Tour et d’encadrer une équipe. Un transfert qui privilégie la solidité et la progression sur le long terme.

9. Matteo Sobrero : La pièce polyvalente indispensable / De Red Bull-BORA-hansgrohe à Lidl-Trek

Dans l’ombre des leaders, Sobrero est la recrue idéale. Excellent rouleur, solide grimpeur et précieux équipier, il est l’atout qui fait la différence dans la gestion d’une course. Pour Lidl-Trek, déjà surpuissante, c’est l’acquisition de la pièce manquante pour parfaire une machine de guerre collective.

10. Luke Lamperti : Le pari sur l’avenir / De Soudal Quick-Step à EF Education-EasyPost

EF Education-EasyPost mise sur le potentiel pur. En recrutant le jeune sprinteur américain, l’équipe investit sur le long terme. Lamperti représente l’avenir et incarne parfaitement la philosophie de développement de l’équipe, prête à lui donner le temps de s’épanouir au plus haut niveau.

11. La Réponse de Visma : Bruno Armirail / De Decathlon AG2R La Mondiale à Visma-Lease a Bike

Face à l’exode de plusieurs cadres, Visma réagit avec pragmatisme. Le recrutement du spécialiste français du contre-la-montre, Armirail, n’est pas un coup d’éclat, mais un renfort ciblé. Il vise à consolider l’une des armes favorites de l’équipe et à maintenir sa redoutable efficacité dans les épreuves chronométrées, prouvant que la reconstruction peut être rationnelle.

Stratégies d’équipes : Qui gagne, qui reconstruit, qui survit ?

Decathlon AG2R La Mondiale : Le rêve Français devient réalité

L’équipe tricolore frappe un grand coup. En débauchant Olav Kooij, l’un des sprinteurs les plus convoités du peloton, elle change de dimension. Pour l’épauler, elle s’offre le solide Tiesj Benoot et renforce son train avec Daan Hoole et Cees Bol. Une stratégie offensive qui vise les victoires d’étapes sur tous les terrains.

INEOS Grenadiers : La renaissance après l’ère des légendes

Tournant de page. Avec les retraites de Geraint Thomas et Jonathan Castroviejo, INEOS entre dans une nouvelle ère. Le recrutement du Français Kévin Vauquelin est central. Ce puncheur-grimpeur doit briller sur les classiques ardennaises. Il est épaulé par Dorian Godon, tandis que Jack Haig (Bahrain) vient consolider le bloc montagne.

Visma-Lease a Bike : L’exode, mais pas l’effondrement

L’équipe néerlandaise, habituée à rafler les titres, voit partir plusieurs cadres (Kooij, Benoot, Valter, van Baarle). Sa réponse ? La rationalisation. L’arrivée du spécialiste Bruno Armirail vise à renforcer l’arme contre-la-montre. Une période de transition s’annonce, mais la structure reste solide.

Soudal Quick-Step : La vie après Remco

Comment remplacer un phénomène ? La Wolfpack mise sur l’expérience et le collectif. Les arrivées de Jasper Stuyven et Dylan van Baarle forment un duo en or pour les classiques flandriennes et ardennaises. L’objectif est clair : revenir au sommet des monuments, son terrain de prédilection.

Les dossiers brûlants du mercato

Lidl-Trek : La machine de guerre se perfectionne

Avec l’arrivée de Juan Ayuso en plus de Matteo Sobrero, Lidl-Trek possède désormais un duo de leaders redoutable pour les Grands Tours (avec Tao Geoghegan Hart). Cette équipe surpuissante vise la domination sur tous les terrains.

Arkéa-B&B Hotels : L’hémorragie et l’incertitude

La situation est critique. Le départ de son joyau Kévin Vauquelin est un coup dur. L’exode se poursuit avec Ewen Costiou (vers Groupama-FDJ). L’avenir de la structure bretonne, fragilisée, est plus incertain que jamais.

Les autres mouvements qui comptent

Bahrain Victorious : Recrute intelligemment avec Attila Valter (leader) et le jeune espoir Alec Segaert.

Groupama-FDJ : Renforce son armada de grimpeurs avec Clément Berthet, Bastien Tronchon et le prodige Ewen Costiou.

Cofidis : Cherche l’étincelle sur les pavés avec le recrutement du spécialiste Alex Kirsch.

La page qui se tourne : Les adieux émouvants de 2025

Une génération tire sa révérence. Le peloton dit adieu à des visages marquants :

Geraint Thomas (INEOS), vainqueur du Tour 2018.

Rui Costa (EF), ancien champion du monde.

Elia Viviani (Lotto), champion olympique sur piste.

Les équipiers de luxe Omar Fraile, Jonathan Castroviejo (INEOS) et Tim Declercq (Lidl-Trek).

Leurs départs créent un vide, mais aussi des opportunités pour la nouvelle garde.

Le mercato 2026 n’est pas un simple remaniement. C’est une recomposition profonde du paysage cycliste. Les cartes sont rebattues, les hiérarchies bousculées. Une seule certitude : la saison prochaine promet un spectacle imprévisible et intense, où chaque stratégie d’équipe sera mise à l’épreuve. Affaire à suivre.

Une équipe cycliste italienne ciblée par des tirs en pleine séance d’entraînement

Un entraînement de routine a tourné au cauchemar pour les coureurs de l’équipe SD Padovani Polo Cherry Bank. Alors qu’ils roulaient tranquillement dans la vallée de l’Adige, une voiture sombre a stoppé à leur hauteur avant que des coups de feu ne retentissent. Récit d’un incident inqualifiable qui a choqué le peloton italien et poussé la fédération à réagir avec la plus grande fermeté.

Lire aussi : WorldTour 2026 : Le calendrier complet d’une saison cycliste explosive dévoilé

Le monde du cyclisme italien est sous le choc. Dimanche dernier, une scène de violence pure et inexplicable s’est déroulée sur une route tranquille du nord de l’Italie, visant directement des athlètes en plein effort.

Une attaque à la lisière du drame

L’équipe continentale SD Padovani Polo Cherry Bank effectuait un stage d’entraînement dans la pittoresque vallée de l’Adige, non loin du lac de Garde. La séance se déroulait normalement jusqu’à ce qu’une voiture de couleur sombre ne s’arrête à proximité du groupe.

Les images, partagées par le club lui-même sur les réseaux sociaux, sont sans appel. On y voit les cyclistes, initialement groupés, se disperser brusquement dans un mouvement de panique. Selon les témoignages recueillis par l’équipe, l’automobiliste a baissé sa vitre et a tiré à au moins deux reprises en direction des coureurs. Ces derniers n’ont dû leur salut qu’à un réflexe immédiat : se baisser pour éviter les projectiles. Le véhicule a pris la fuite aussitôt après.

Un détail glaçant ajoute au caractère troublant de l’agression : l’attaque semble être survenue au moment précis où la voiture d’assistance, chargée normalement de protéger et de ravitailler les coureurs, s’était momentanément éloignée. Les cyclistes se sont donc retrouvés seuls et vulnérables face à cette agression soudaine.

Réactions immédiates : plainte et soutien fédéral

Aucun blessé physique n’est à déplorer, mais le traumatisme psychologique est profond. « Les athlètes, le personnel et les managers sont sous le choc » a insisté l’équipe dans son communiqué.

La réaction institutionnelle a été rapide et déterminée. Le club a immédiatement déposé plainte auprès des autorités locales, en fournissant l’ensemble des témoignages et la précieuse vidéo de l’incident.

Le président du club, Galdino Peruzzo, a exprimé son soulagement teinté d’amertume : « Nous sommes soulagés que tous les garçons soient sains et saufs. C’est une histoire terrible que nous espérons ne jamais revivre. Il est impératif de sensibiliser à une culture du plus grand respect sur la route« .

La Fédération italienne de cyclisme monte au créneau

L’affaire a dépassé le cadre du simple fait divers pour être élevée au rang d’atteinte à l’ensemble du sport cycliste. La Federazione Ciclistica Italiana (FCI) s’est saisie du dossier avec une rare fermeté.

Dans un communiqué officiel, la FCI a annoncé deux mesures fortes :

  1. Une assistance juridique complète mise à la disposition du club et des coureurs victimes.
  2. Une décision de se constituer partie civile dans l’éventuelle procédure pénale qui suivra l’identification des auteurs.

« Cet acte grave apparaît, à ce stade, comme visant l’ensemble du mouvement cycliste » a déclaré la fédération, donnant une dimension nouvelle à l’enquête. Les motivations de l’agresseur – acte isolé d’un déséquilibré, règlement de compte ou volonté d’intimidation – restent pour l’heure mystérieuses. L’enquête des carabiniers devra les éclaircir.

Une question de sécurité réactivée avec force

Cet événement dramatique relance avec acuité le débat, récurrent, sur la sécurité des cyclistes sur la route ouverte, même lors d’entraînements encadrés.

Galdino Peruzzo a souligné le paradoxe : « En tant qu’équipe, nous prenons toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de nos coureurs. Mais face à la folie pure de certains individus, nous nous sentons démunis« .

L’incident de la vallée de l’Adige restera comme un coup de semonce. Non seulement pour les coureurs de la SD Padovani, marqués à vie par cette expérience, mais aussi pour l’ensemble de la communauté cycliste, rappelée brutalement à sa vulnérabilité. La mobilisation judiciaire et fédérale qui en découle montre une détermination à ce que de tels actes de violence ne restent ni impunis, ni banalisés.

Cyclisme et zone grise : le cri d’alarme du MPCC contre la « médicalisation excessive »

Dans un communiqué cinglant, le Mouvement pour un Cyclisme Crédible (MPCC) interpelle l’Union Cycliste Internationale (UCI). L’association dénonce une escalade préoccupante : l’usage de substances non interdites mais à la limite de l’éthique. Une course à l’armement médical qui met en danger les coureurs et la crédibilité du sport.

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Le Mouvement pour un Cyclisme Crédible (MPCC) ne désarme pas. Dans sa dernière prise de parole publique, l’organisation, qui fédère plusieurs équipes professionnelles, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Sa cible : l’expansion inquiétante de la « zone grise » réglementaire dans le peloton.

Ce concept opaque désigne des substances et protocoles médicaux non inscrits sur la liste des produits dopants de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA). Une faille béante que des coureurs et staffs seraient nombreux à exploiter, au mépris des risques sanitaires et de l’intégrité sportive. Pour le MPCC, cette situation crée une pression intenable sur les athlètes, contraints de franchir des limites éthiques pour rester compétitifs.

L’urgence d’une réglementation proactive face à des délais trop longs

La procédure actuelle est jugée trop lente. « Les délais souvent très longs des processus antidopage laissent chaque année un vide réglementaire » martèle le MPCC. Pendant ces mois, voire ces années d’incertitude, des produits peuvent être librement utilisés. Leurs effets sur la santé à long terme et leur potentiel réel sur la performance restent pourtant méconnus.

Le mouvement propose une solution radicale : inverser la logique. Plutôt que d’attendre des preuves pour interdire, il faudrait, selon lui, appliquer un principe de précaution. Une substance suspectée serait ainsi temporairement proscrite le temps des investigations. Elle ne serait autorisée qu’après avoir démontré son innocuité et l’absence d’effet ergogène significatif.

Les cétones, un symbole de l’inaction réglementaire

Le cas des cétones est emblématique de ce flou. Ces composés organiques, promus pour améliorer la récupération, sont au cœur des débats depuis 2017. Malgré un « avis de non-recommandation » de l’UCI publié en octobre 2025, leur usage demeure répandu. Pire, certaines équipes ou coureurs affichent même des partenariats commerciaux avec leurs fabricants.

Pour le MPCC, cette simple recommandation est insuffisante. Elle n’a pas le poids d’une règle médicale contraignante. Elle laisse ainsi la porte ouverte à une course au bord de l’acceptable, où l’avantage compétitif prime sur la santé. L’association a donc ordonné à ses membres de boycotter ces produits et toute collaboration commerciale les concernant.

De nouveaux fantômes : Tapentadol et « bidons de fin de course »

Mais les cétones ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Le MPCC pointe du doigt d’autres pratiques alarmantes. Le Tapentadol, un antalgique opioïde dix fois plus puissant que le Tramadol (interdit depuis 2024), fait l’objet d’une surveillance renforcée. Son détournement à des fins de performance ou de masquage de la douleur représente un danger majeur.

En parallèle, d’inquiétants échos remontent du peloton. Les fameux « bidons de fin de course », ces mélanges secrets distribués dans les dernières heures d’une épreuve, referaient surface. Leur contenu, soigneusement caché, pourrait inclure des stimulants ou autres substances situées dans la zone grise, préparant les coureurs pour le final au mépris de tout principe éthique.

Un appel pressant à l’UCI pour sauver la crédibilité du sport

Le MPCC en est convaincu : cette zone grise est une menace existentielle. Elle sape la confiance des fans et met en péril la santé physique et mentale des coureurs. L’association appelle donc l’UCI à assumer son rôle de gardienne du sport. Elle l’exhorte à établir un cadre réglementaire clair et proactif pour ces produits frontières.

L’instance dirigeante a déjà prouvé sa capacité à agir vite, comme sur le cas du monoxyde de carbone après le Tour de France 2024. Le MPCC réclame cette même célérité. Le temps des simples recommandations est révolu. Face à l’escalade de la médicalisation, il faut des règles fermes. L’avenir crédible du cyclisme professionnel en dépend.

Van der Poel toujours seul au monde à Hofstade

3ème jour de course consécutif et 3ème victoire pour Mathieu Van der Poel, ce lundi 22 décembre, le petit fils de Raymond Poulidor a devancé son rival de toujours Wout Van Aert à Hofstade pour s’offrir sa 4ème victoire en autant de cyclo cross cet hiver. Thibau Nys, inquiétant samedi a rassuré mais termine 4ème.

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Comme samedi à Anvers, Mathieu Van der Poel retrouvait ce lundi ses principaux rivaux des labours, Wout Van Aert et Thibau Nys. Le champion de belgique, inexistant à Anvers a fait meilleure impression à Hofstade puisqu’il est le dernier a avoir tenu la roue du septuple Champion du Monde, durant 2 tours et demi avant d’exploser et d’être repris par Wout Van Aert et même Niels Vandeputte pour finalement terminer au pied du podium. Quant à WVA, second aujourd’hui à 48 secondes du maître, ses jambes semblent bien au rendez vous, la technique également, malgré une petite chute dans un virage, mais pas de quoi déstabiliser le patron des sous bois.

Classement Cyclo Cross X²O Badkamers Trofy Hofstade Hommes 2025 :

1 – VAN DER POEL Mathieu (Alpecin – Deceuninck) en 58:53
2 – VAN AERT Wout (Team Visma | Lease a Bike) + 0:48
3 – VANDEPUTTE Niels (Alpecin-Deceuninck Development Team) + 1:02
4 – NYS Thibau (Baloise Glowi Lions) + 1:03
5 – SWEECK Laurens (Crelan – Corendon) + 0:10
6 – NIEUWENHUIS Joris (Ridley Racing Team) + 0:15
7 – AERTS Toon (Deschacht – Hens CX Team) + 0:05
8 – MASON Cameron (Seven Racing) + 1:13
9 – VANDEBOSCH Toon (Crelan – Corendon) + 1:56
10 – KAMP Ryan + 2:09

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Evenepoel face à l’ogre Pogacar : le pari fou du Tour 2026

Après une saison 2025 écourtée (45 jours de course), Remco Evenepoel a tourné la page. Fort de son transfert chez Red Bull-BORA-Hansgrohe et d’une alliance inédite avec Florian Lipowitz, le prodige belge fixe son horizon : juillet 2026. Son objectif est simple, son adversaire colossal : battre Tadej Pogacar sur les routes du Tour de France.

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Le duel cristallise toutes les attentions. D’un côté, Tadej Pogacar, l’ogre slovène aux appétits insatiables, collectionneur de Grands Tours. De l’autre, Remco Evenepoel, le « Petit Cannibale » belge, assoiffé de revanche après son abandon au pied du Tourmalet en 2025. Pour la première fois, Evenepoel affiche une conviction sereine : « Puis-je gagner en 2026 ? Oui ».

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Cette affirmation, livrée à nos confrères de Sporza, n’est pas un vœu pieux. Elle s’appuie sur un changement stratégique majeur : son arrivée au sein de la structure Red Bull-BORA-Hansgrohe. Une équipe bâtie pour les courses par étapes, promettant un collectif montagnard taillé sur mesure. L’ère du coureur ultra-dominateur en solitaire est révolue. Place à la synergie.

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La recette Red Bull : une équipe et un co-leader

Le transfert n’est pas anodin. Il marque une rupture avec son passé et une réponse à une faiblesse identifiée. « Avec l’encadrement, le soutien et les coéquipiers que j’ai ici, je pense qu’il y a beaucoup de marge de progression » assure Evenepoel. L’objectif est clair : se doter des armes pour résister, puis contrer, les offensives dévastatrices de Pogacar en haute montagne.

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Pilon de cette nouvelle armada : Florian Lipowitz, surprenant troisième du Tour 2025. Loin d’y voir une menace, Evenepoel y discerne une complémentarité tactique en or. « Je suis plus explosif, Florian doit démarrer comme un diesel. Nous sommes aux antipodes. Nous devons nous compléter et non nous saboter » analyse-t-il. Cette alliance du feu et de la glace pourrait devenir le cauchemar des favoris, obligeant les équipes rivales à gérer deux leaders capables d’attaquer à tout moment.

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« Je veux être meilleur que lui » : le mantra face à Pogacar

La cible est nommée, le défi, vertigineux. Evenepoel ne se voile pas la face. « Si Tadej attaque, je peux tenir le coup un certain temps, mais pas trop longtemps. C’est ce sur quoi je dois travailler maintenant » concède-t-il, pointant du doigt sa priorité absolue : l’amélioration de sa résistance aux intensités maximales.

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Derrière la lucidité, une ambition brûlante sert de carburant. « Je veux être meilleur que lui. C’est très difficile, nous le savons tous. Mais c’est justement la raison pour laquelle je suis venu chez Red Bull. Pour progresser. Pour dépasser Tadej. » Son troisième place en 2024, derrière Pogacar et Vingegaard, lui a servi de feuille de route. Il ne s’agit plus seulement de participer, mais de dominer.

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2026 : l’alignement des planètes ?

La route vers la gloire est semée d’embûches. Evenepoel le sait mieux que quiconque, lui dont les hivers ont souvent été gâchés par des blessures (chute à l’Itzulia 2024, accident à l’entraînement fin 2025). La clé de voûte de son plan réside dans une préparation ininterrompue. « Si tout se passe bien, si je peux passer un bon hiver et réaliser de bons entraînements… » énumère-t-il, conscient que la régularité est son nouveau maître-mot.

Le Grand Départ à Barcelone, le 4 juillet 2026, se profile comme l’échéance ultime. Pour Evenepoel, c’est plus qu’une course. C’est la concrétisation d’un projet pensé sur deux ans, la quête d’une légitimité absolue. « C’est pour ça que je suis venu chez Red Bull. Pour essayer de battre Pogacar. »

La déclaration de guerre est lancée. En coulisses, Red Bull-Bora-Hansgrohe bâtit une machine de guerre bicéphale. Sur le terrain, Evenepoel affine son physique et sa tactique pour résister à la furia Pogacar. L’alchimie avec Lipowitz, la solidité de l’équipe et une préparation parfaite seront les ingrédients indispensables. Une chose est sûre : en juillet 2026, le duel au sommet entre l’ogre et le cannibale promet d’embraser les Alpes et les Pyrénées. L’histoire du Tour est en train de s’écrire.

Le pari « Aussie » de Jayco AlUla pour conquérir le Tour Down Under 2026

Pour le lancement du WorldTour 2026 en Australie, l’équipe Jayco AlUla a joué la carte de l’identité nationale. Avec Ben O’Connor en leader, elle aligne une sélection majoritairement locale, mêlant expérience et jeunesse, pour viser la victoire finale dès le 20 janvier. Décryptage d’une stratégie ambitieuse.

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Une sélection miroir : six Australiens et un Suisse « adopté »

L’équipe a opté pour une cohésion à l’accent local prononcé. Autour de Ben O’Connor, vainqueur d’étape sur le dernier Tour de France, la formation aligne un bloc compact de talents nationaux.

Le noyau dur expérimenté : Luke Plapp, vainqueur d’étape sur le Giro 2025, apporte sa puissance. À ses côtés, le robuste champion d’Australie Luke Durbridge et le rouleur Kelland O’Brien constituent un train de luxe.

La relève et le retour : Les recrues Hamish McKenzie et Rudy Porter incarnent le renouveau et la dynamique interne de l’équipe.

L’exception qui confirme la règle : Le double champion de Suisse Mauro Schmid n’est pas un étranger. Vainqueur en solitaire de la Cadel Evans Great Ocean Road Race en 2025, il a déjà conquis le public australien et connaît parfaitement les routes.

Cette composition n’est pas un hasard. Elle vise à créer une synergie immédiate et une motivation supplémentaire pour briller devant le public local.

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Ben O’Connor : « Courir à domicile, c’est une dimension supplémentaire »

De retour à Perth pour sa préparation estivale, le leader de 30 ans a confié son enthousiasme. « Revenir ici est un immense plaisir. L’Australie, ses plages, son ambiance me manquent toujours » admet-il.

Son discours va au-delà de la nostalgie. Il souligne l’exigence et l’enjeu. « L’entraînement ici est brutal, mais tellement gratifiant. Participer au Tour Down Under avec Jayco AlUla, c’est vraiment courir chez nous. Cela ajoute une dimension unique, une émotion particulière. C’est l’un des meilleurs moments de l’année. »

Des propos qui révèlent un état d’esprit tourné vers la performance et la fierté nationale. O’Connor, absent de l’épreuve depuis 2023, a clairement un compte à régler.

Stratégie et ambitions : viser le général dès le premier coup de pédale

Le message de la direction sportive est clair. Avec une telle sélection, l’objectif ne peut être que le haut du classement général. En désignant O’Connor comme leader unique, l’équipe concentre ses forces.

La présence de Plapp, capable de jouer sa carte en cas de besoin, et d’un rouleur comme Durbridge pour les étapes vallonnées, offre des options. Mauro Schmid, quant à lui, endossera un rôle clé de lieutenant de luxe, capable de suivre les mouvements décisifs.

Cette approche montre que Jayco AlUla ne considère pas cette course comme une simple mise en jambe. C’est une opportunité de victoire prestigieuse à saisir, avec la pression qui l’accompagne.

Le Tour Down Under 2026, un lancement de saison sous haute tension

Cette première course WorldTour de l’année sert de révélateur. Pour Jayco AlUla, elle est l’occasion d’affirmer ses ambitions et de tester son dispositif dans des conditions éprouvantes.

La stratégie « locale » est un récit fort, mais elle devra faire ses preuves sur l’asphalte brûlant d’Adélaïde. Les équipes européennes, souvent moins préparées à la chaleur, feront face à une armada motivée, rodée et soutenue par tout un pays.

Tous les regards seront donc braqués sur Ben O’Connor et sa bande. Leur performance pourrait donner le ton à toute leur saison 2026.

WorldTour 2026 : Le calendrier complet d’une saison cycliste explosive dévoilé

L’UCI a officialisé le calendrier du WorldTour 2026 : 171 jours de courses, 36 épreuves sur 4 continents. Découvrez les dates-clés, les Grands Tours, les grands changements règlementaires et les nouveautés qui vont sculpter la saison des géants de la route.

Le calendrier 2026 dévoilé : Une mécanique mondiale bien huilée

L’Union Cycliste Internationale (UCI) a mis en place les rails d’une saison 2026 d’une intensité rare. Le calendrier WorldTour, désormais figé, promet 171 jours de compétition à travers 13 pays, du 20 janvier au 18 octobre. Un marathon cycliste de 36 manches où stabilité et nouveautés stratégiques cohabitent.

Mondialisation confirmée : Un tour du monde en 171 jours

Le WorldTour maintient son ambition planétaire. Le coup d’envoi sera, comme de tradition, donné en Océanie avec le Santos Tour Down Under (20-25 janvier). La clôture, elle, se fera en Asie avec le Tour of Guangxi (13-18 octobre). Entre ces deux bornes, l’Europe restera l’épicentre du cyclisme, accueillant la majorité des classiques et des trois Grands Tours.

Les piliers inchangés : Les Monuments et les Grands Tours

La colonne vertébrale du calendrier reste immuable, rassurant les puristes.

Du Printemps à l’Automne des Monuments : La séquence sacrée, de Milan-Sanremo (21 mars) à Liège-Bastogne-Liège (26 avril), conserve sa place et sa magie. Paris-Roubaix (12 avril) et le Tour des Flandres (5 avril) en seront les points d’orgue tandis que le Tour de Lombardie (10 octobre) marquera pour un bon nombre de coureurs fatigués la fin de saison.

Le triptyque des Grands Tours : Les dates traditionnelles sont respectées. Le Giro d’Italia (9-31 mai) ouvrira le bal, suivi par la Grande Boucle (4-26 juillet). La Vuelta a España (22 août – 13 septembre) conclura ce cycle d’exception.

Changements de noms et formats

Fin du « Critérium du Dauphiné » : L’épreuve renaît sous le nom de Tour Auvergne-Rhône-Alpes (7-14 juin), affirmant son ancrage territorial.

« The Great Sprint Classic » : La classique belge Brugge-De Panne se dote d’un nouveau nom évocateur (25 mars).

Tour de Suisse raccourci : L’épreuve helvétique passe de 8 à 5 étapes (17-21 juin) et se courra en parallèle de sa version féminine, un modèle de synergie.

Une saison « pure » et linéaire

L’année 2026 se présente sans la perturbation d’un méga-événement extra-sportif (Jeux Olympiques). Elle promet une narration continue, sans pause, où la lutte pour les points UCI et le spectacle sur la route seront au cœur de chaque course.

Guide complet : Le calendrier jour par jour de la saison WorldTour 2026

Retrouvez ci-dessous le programme intégral de cette saison marathon. Notez les Championnats du Monde à Montréal (20-27 septembre), qui se glissent entre la Vuelta et les classiques de fin de saison.

Calendrier UCI WorldTour 2026 : (Date(s) / nom de l’épreuve / Pays / Type de course)

20 au 25 janvier – Tour Down Under – Australie – Course à étapes
1 février – Cadel Evans Great Ocean Road Race – Australie – Course d’un jour
16 au 22 février – UAE Tour – Émirats arabes unis – Course à étapes
28 février – Omloop Nieuwsblad – Belgique – Course d’un jour
7 mars – Strade Bianche – Italie – Course d’un jour
8 au 15 mars – Paris-Nice – France – Course à étapes
9 au 15 mars – Tirreno-Adriatico – Italie – Course à étapes
21 mars – Milan-Sanremo – Italie – Monument
23 au 29 mars – Tour de Catalogne – Espagne – Course à étapes
25 mars – Ronde Van Brugge – Belgique – Course d’un jour
27 mars – E3 Saxo Classic – Belgique – Course d’un jour
29 mars – Gand-Wevelgem – Belgique – Course d’un jour
1 avril – A Travers la Flandre – Belgique – Course d’un jour
5 avril – Tour des Flandres – Belgique – Monument
6 au 11 avril – Tour du Pays Basque – Espagne – Course à étapes
12 avril – Paris-Roubaix – France – Monument
19 avril – Amstel Gold Race – Pays-Bas – Course d’un jour
22 avril – La Flèche Wallonne – Belgique – Course d’un jour
26 avril – Liège-Bastogne-Liège – Belgique – Monument
28 avril au 3 mai – Tour de Romandie – Suisse – Course à étapes
1 mai – Eschborn-Frankfurt – Allemagne – Course d’un jour
8 au 31 mai – Giro d’Italia – Italie – Grand Tour
7 au 14 juin – Tour Auvergne-Rhône-Alpes – France – Course à étapes
14 juin – Copenhagen Sprint – Danemark – Course d’un jour
17 au 21 juin – Tour de Suisse – Suisse – Course à étapes
4 au 26 juillet – Tour de France – France – Grand Tour
1 août – Donostia San Sebastian Klasikoa – Espagne – Course d’un jour
3 au 9 août – Tour de Pologne – Pologne – Course à étapes
16 août – ADAC Cyclassics – Allemagne – Course d’un jour
19 au 23 août – Renewi Tour – Benelux – Course à étapes
22 août-13 septembre – La Vuelta a España – Espagne – Grand Tour
30 août – Bretagne Classic – France – Course d’un jour
11 septembre – Grand Prix Cycliste de Québec – Canada – Course d’un jour
13 septembre – Grand Prix Cycliste de Montréal – Canada – Course d’un jour
10 octobre – Tour de Lombardie – Italie – Monument
13 au 18 octobre – Tour of Guangxi – Chine – Course à étapes

Une saison stratégique sous le signe du renouvellement

La saison 2026 marquera le début d’un nouveau cycle de trois ans pour les licences WorldTeam. Les équipes aborderont donc cette campagne avec une urgence accrue : asseoir leur statut dès la première année du triennat pour envisager l’avenir sereinement. Cette dynamique, couplée à la règle d’invitation des ProTeams, promet une compétition acharnée de janvier à octobre, sur tous les terrains. La machine WorldTour est lancée.

L’ultime défi de Van der Poel : Un huitième titre mondial… puis l’adieu ?

Le géant du cyclo-cross ébranle la discipline. Alors qu’il domine sans partage, Mathieu Van der Poel laisse planer le doute sur sa suite. Ses récentes déclarations suggèrent que les Mondiaux 2026 à Hulst, où il vise un record absolu, pourraient sceller la fin de sa carrière hivernale. Entre l’appel de la légende et la soif de « finir en beauté », plongée dans les possibles adieux d’un monstre sacré.

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« Finir en beauté » : Le serment qui plane sur Hulst 2026

Le doute n’est plus permis, seule la date l’est. Mathieu Van der Poel, l’ogre des sous-bois, a fixé son horizon et sa ligne d’arrivée potentielle. L’objectif est cristallin : les Championnats du monde de cyclo-cross, le 1er février 2026, à Hulst, aux Pays-Bas. Le lieu est symbolique. L’enjeu, historique.

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La quête du graal : un 8e maillot arc-en-ciel pour l’éternité

Actuellement co-détenteur du record (7 titres) avec la légende belge Eric De Vlaeminck, Van der Poel vise l’ultime consécration. Un huitième sacre qui le placerait seul au panthéon de la discipline. « À Hulst, dans mon pays, ce serait formidable de battre ce record« , a-t-il souligné avec une froide détermination. Cette course n’est plus une simple compétition. C’est une mission pour la postérité.

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Des déclarations en cascade qui sonnent comme un prélude

Après sa victoire à Anvers face à Wout Van Aert, le Néerlandais a multiplié les confidences lourdes de sens. « Je ne vais pas faire du cyclo-cross éternellement. Il faut bien que ça s’arrête un jour » a-t-il lancé au Nieuwsblad. Une phrase reprise et confirmée devant les caméras de la VTM à Coxyde : « J’ai toujours dit que je voulais prendre ma retraite dans mon pays, avec le record. » Le scénario est écrit. Sa réalisation, suspendue à un titre.

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Une retraite à 30 ans ? Le paradoxe d’un dominateur insatiable

À seulement 30 ans, évoquer la retraite peut sembler surprenant. Sauf lorsque l’on a tout raflé. Van der Poel incarne ce paradoxe : une domination écrasante qui nourrit l’idée d’un départ prématuré.

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« Il ne me reste plus grand-chose à gagner » : la logique d’un conquérant

Son argument est imparable. « Il ne me reste plus grand-chose à gagner en cyclo-cross » a-t-il confessé. Depuis près de deux ans, il a creusé un fossé abyssal avec la concurrence, son rival Wout Van Aert l’ayant battu pour la dernière fois en janvier 2024. Avec trois victoires en trois courses cette saison, sa supériorité est écrasante. Quel défi lui reste-t-il une fois le record mondial en poche ?

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La stratégie du flou : une retraite « option » mais « rien de décidé »

Le champion maîtrise parfaitement l’art du suspense. « La retraite est certainement une option, mais rien n’est encore décidé » tempère-t-il. Cette prudence est caractéristique. Son propre père, Adrie Van der Poel, le décrit d’ailleurs comme un esprit spontané, peu porté sur les plans à long terme. Van der Poel garde ainsi le contrôle total de son récit et de son timing, laissant planer un doute qui captive médias et fans.

L’héritage Van der Poel : Que reste-t-il après un roi ?

Si les Mondiaux 2026 marquaient effectivement la fin, ce serait un séisme pour le cyclo-cross. L’ère Van der Poel aura redéfini les limites de la discipline.

La fin d’une rivalité mythique avec Van Aert ?

Un départ de « MVDP » scellerait probablement la fin du plus grand duel contemporain du cyclisme. L’opposition épique avec le Belge Wout Van Aert a élevé le cyclo-cross à un nouveau niveau de popularité et d’exigence. Leur affrontement à Anvers, remporté par le Néerlandais, pourrait préfigurer les derniers actes d’une saga légendaire.

Le cyclo-cross orphelin de son phare

Son aura, son style agressif et son panache ont attiré les projecteurs mondiaux. Son absence créerait un vide immense, tant sportif que médiatique. La discipline devrait se réinventer, cherchant de nouveaux visages pour porter sa popularité, tandis que Van der Poel se concentrerait pleinement sur la route, où ses ambitions (notamment sur les Classiques monumentales) restent intactes.

Le compte à rebours est lancé. Entre maintenant et février 2026, chaque course de Mathieu Van der Poel sera scrutée à la loupe, teintée de la mélancolie des possibles adieux. Le champion a posé ses conditions : un huitième titre mondial, à la maison, pour une sortie par la grande porte. Reste à savoir si l’histoire, et ses jambes, lui donneront ce final parfait. Une certitude : le monde du cyclo-cross retiendra son souffle jusqu’à la ligne d’arrivée de Hulst.

« Perdre un jeune de 17 ans, on ne peut pas l’accepter » : le cyclisme français en deuil après le drame de Bouëx

Ce samedi 20 décembre, un entraînement hebdomadaire du Vélo Club d’Angoulême a tourné au cauchemar. Tristan Merle, coureur amateur de 17 ans, a été mortellement percuté par une voiture. Alors que la gendarmerie a ouvert une enquête, le monde du cyclisme, de la Charente à la Nouvelle-Aquitaine, est sous le choc. Retour sur un drame qui interroge la sécurité des sportifs sur la route.

Le drame en détails : un jeune espoir fauché en plein effort

Chronologie d’un accident inexplicable

Peu après 14 heures, ce samedi, une vingtaine de licenciés de l’Angoulême Vélo Club parcouraient la départementale 25, près de la commune de Bouëx en Charente. La sortie, comme à l’accoutumée, était encadrée par un véhicule suiveur. Selon les premiers éléments rapportés par la gendarmerie à France Bleu local, le jeune Tristan Merle se serait détaché du peloton avant de s’écarter sur la gauche de la chaussée. Le choc avec une voiture arrivant en sens inverse fut immédiat et fatal. Le jeune homme de 17 ans est décédé sur le coup.

Une enquête pour éclaircir les circonstances

Les gendarmes ont immédiatement procédé au constat et ouvert une enquête. Des dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants sont prévus pour la victime et le conducteur du véhicule. Le club, de son côté, tient à rappeler que ses sorties sont structurées et sécurisées. « Le club souhaite que ce drame n’oppose pas les usagers de la route, mais rappelle au contraire la nécessité de la prudence, du respect mutuel et d’une cohabitation apaisée entre tous » a-t-il déclaré lors d’un point presse.

L’onde de choc : un club, une région, un sport en deuil

L’immense tristesse de l’Angoulême Vélo Club

Dans un communiqué poignant, l’Angoulême Vélo Club a exprimé son « immense tristesse ». « Tristan était un membre apprécié du club et sa disparition soudaine nous bouleverse profondément » peut-on lire. Face au traumatisme subi par les coéquipiers présents, une cellule psychologique d’urgence a été mise en place à la salle des fêtes de Bouëx.

Des hommages unanimes pour un passionné

Les témoignages affluent pour saluer la mémoire du jeune sportif. Son ancien club, le C.O. Couronnais Cyclisme, se souvient « d’un jeune homme passionné et apprécié de tous, qui « avait marqué son passage par son engagement et sa camaraderie« . Vincent Dedieu, le président du comité régional de cyclisme de Nouvelle-Aquitaine, résume l’indicible : « On est à quatre jours de Noël. Perdre un jeune de 17 ans, on ne peut pas l’accepter. » Sa voix, serrée par l’émotion, traduit la sidération d’une communauté entière.

La sécurité des cyclistes sur la route : un débat récurrent ravivé par la tragédie

Le nécessaire partage de la chaussée, un équilibre fragile

Ce drame survient dans un contexte de tension récurrente entre automobilistes et cyclistes, malgré les efforts de sensibilisation. Il pose crûment la question de la vulnérabilité des usagers non motorisés, même en groupe et lors d’activités encadrées. Les clubs et fédérations multiplient les formations au « savoir-rouler », mais le risque zéro n’existe pas sur des routes ouvertes à tous les trafics.

Les mesures de sécurité en question après l’accident

Si la présence d’un véhicule suiveur est une pratique courante pour sécuriser les sorties de club, l’accident de Bouëx montre ses limites face à un geste individuel imprévisible. Cette tragédie pourrait relancer le débat sur l’obligation de l’utilisation du gilet haute visibilité, voire sur la création d’infrastructures dédiées (couloirs, voies vertes) pour l’entraînement sportif.

La mort de Tristan Merle est une perte cruelle pour sa famille, ses amis et le cyclisme amateur. Au-delà de l’enquête judiciaire qui déterminera les responsabilités, ce drame laisse une blessure profonde et sert de rappel tragique à la nécessité absolue de vigilance et de respect de la part de tous les usagers de la route. Le souvenir de ce jeune homme passionné restera, lui, gravé dans le cœur de ceux qui l’ont connu.

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Van der Poel reçu 3/3 à Coxyde

Les Cyclo Cross passent et se ressemblent, à la fin c’est toujours Mathieu Van der Poel qui gagne. Ce dimanche 21 décembre, le septuple Champion du Monde a écrasé la manche de Coupe du Monde à Coxyde, un peu moins que la veille à Anvers, suffisamment pour écœurer coéquipiers et adversaires, impuissants face au maître absolu de la discipline.

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Trop fort, comme toujours, un qualificatif habituel pour Mathieu Van der Poel en Cyclo Cross et presque une évidence en l’absence de Thibau Nys et Wout Van Aert, sans faire injure à un Laurens Sweeck (2ème hier et aujourd’hui) et à Tibor Del Grosso encore un peu tendre, la sentence était attendue, elle est intervenue dans le 3ème tour du circuit de Coxyde, MVDP a accéléré dans un passage sableux et plus personne ne l’a revu. 2 victoires en 2 jours, 3 en 3 cyclo cross depuis sa reprise, difficile d’imaginer qui pourrait priver le petit fils de Raymond Poulidor d’un 8ème titre mondial en février.

Classement Coupe du Monde de Cyclo Cross Hommes 2025/2026 Coxyde :

1 – VAN DER POEL Mathieu (Alpecin – Deceuninck) en 56:36
2 – Sweeck Laurens (Crelan – Corendon) + 0:07
3 – Vandeputte Niels (Alpecin-Deceuninck Development Team) + 0:13
4 – Del Grosso Tibor (Alpecin – Deceuninck) + 0:23
5 – Aerts Toon (Deschacht – Hens CX Team) + 1:04
6 – Vandebosch Toon (Crelan – Corendon) + 1:17
7 – Wyseure Joran (Crelan – Corendon) + 1:20
8 – Mason Cameron (Seven Racing) + 1:26
9 – Vanthourenhout Michael (Pauwels Sauzen – Altez Industriebouw Cycling Team) + 1:37
10 – Hendrikx Mees (Heizomat – Cube) + 1:38

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Santos Tour Down Under 2026 : Le grand retour de Ben O’Connor et la guerre des équipes est déclarée

La saison 2026 du WorldTour débutera sous le soleil australien. Le Santos Tour Down Under, du 16 au 25 janvier, a dévoilé son plateau d’équipes. Une édition marquée par le retour fracassant du vainqueur du Col de la Loze, Ben O’Connor, et la présence de toutes les armadas du cyclisme mondial. Préparez-vous pour une bataille épique en Australie-Méridionale.

La liste complète : qui affrontera les côtes d’Australie-méridionale ?

Le peloton mondial sera au complet. De l’UAE Team Emirates XRG aux redoutables Visma | Lease a Bike, en passant par les formations émergentes, 18 équipes ont répondu présentes pour ce premier acte de la saison 2026.

Les équipes du WorldTour : UAE Team Emirates XRG, Visma | Lease a Bike, INEOS Grenadiers, Soudal Quick-Step, Lidl-Trek, Groupama-FDJ, Movistar, EF Education-EasyPost, Bahrain Victorious, Red Bull-BORA-hansgrohe, Decathlon CMA CGM, Lotto Intermarché.

Les équipes ProTour en quête d’exploit : Uno-X Mobility, Tudor Pro Cycling Team, Team Jayco AlUla (formation hôte), Team Picnic PostNL.

Les invités du terroir : L’ARA Australian Cycling Team et le NSN Cycling Team représenteront les espoirs locaux, tandis que l’XDS Astana Team apportera sa touche internationale.

Cette diversité promet une course ouverte, où les tactiques d’équipe seront aussi déterminantes que la forme individuelle des leaders.

Ben O’Connor : La consécration d’un héros national

EXCLU – Ben O’Connor : « Le TDU 2026, ma revanche »

Toute une nation aura les yeux rivés sur lui. Ben O’Connor (Team Jayco AlUla) ne vient pas seulement faire son retour au Santos Tour Down Under ; il vient y assoir son statut de superstar mondiale, trois ans après sa dernière participation.

Son palmarès parle pour lui : Vainqueur de l’étape reine du Tour de France 2024 au mythique Col de la Loze (2400m d’altitude), dominant Pogačar et Vingegaard. 4 victoires d’étape sur les trois Grands Tours (Tour de France, Giro, Vuelta). 2ème de la Vuelta 2024 et des Championnats du Monde sur route la même année. 11ème du Tour de France 2024 malgré une lourde chute initiale, prouvant sa résilience.

Pour O’Connor, 30 ans, c’est un retour aux sources. C’est à Adélaïde, lors du TDU 2017, qu’il a lancé sa carrière professionnelle. En 2023, il y avait signé une solide 6ème place finale. Aujourd’hui, il est l’homme à battre.

Stratégie Jayco AlUla : Une équipe construite autour de son leader

La tactique imparable de Jayco pour faire gagner O’Connor

La Team Jayco AlUla n’a pas choisi son leader par défaut. Elle mise tout sur Ben O’Connor pour une raison simple : le parcours 2026 du TDU lui est taillé sur mesure.

Un profil grimpeur : Les ascensions décousues des collines d’Adélaïde, dont le redoutable Mont Lofty, sont son terrain de prédilection.

Une équipe dévouée : Autour de lui, des rouleurs solides et des grimpeurs-équipiers de qualité devront le protéger des vents et le placer idéalement avant les dénivelés.

L’avantage du terrain : Évoluer « à la maison » devant son public est un atout psychologique et logistique majeur. La pression est immense, mais O’Connor a démontré qu’il savait la transformer en force.

Le parcours 2026 : Un terreau à surprises

Spoiler alert : Le parcours secret qui va tout changer

Si les détails exacts du tracé 2026 restent officiellement sous embargo, les spécialistes s’attendent à une édition exigeante et sélective.

Tradition et innovation : Les incontournables boucles autour de Tanunda, les sprints à Victor Harbor et l’ascension finale du Mont Lofty (comme en 2023) devraient être au programme.

Objectif : Éliminer les purs sprinteurs tôt dans la course pour favoriser un duel entre grimpeurs-puncheurs et coureurs complets comme O’Connor.

Facteur vent : Les vents chauds et changeants des collines pourraient provoquer des bordures décisives dès les premiers jours.

Le Santos Tour Down Under 2026 s’annonce comme bien plus qu’une simple course de reprise. C’est le théâtre du retour triomphal d’un héros national, la première bataille tactique des grandes équipes, et un spectacle garanti au cœur d’un été australien flamboyant. Du 16 au 25 janvier, le monde du cyclisme aura son regard tourné vers Adélaïde.

Pogačar vers la légende : un 5e Tour de France en 2026, mission impossible ?

Avec quatre maillots jaunes déjà glanés, Tadej Pogačar a redéfini les limites du cyclisme moderne. Mais l’horizon 2026 présente un défi d’une autre dimension : égaler les plus grands. Entre sa soif insatiable, une science de l’entraînement repoussée et une concurrence qui n’attend qu’une faille, la quête du quintuplé s’annonce comme l’ultime bataille. Analyse.

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Le constat : une domination qui semble inexorable

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Tadej Pogačar, à seulement 27 ans, affiche un palmarès qui force le respect et, chez ses rivaux, une certaine résignation. Sa victoire au Tour de France 2025 a été un rappel brutal de sa polyvalence dévastatrice : capable de pulvériser un chrono, de s’envoler dans les ascensions les plus raides et de tenir sur trois semaines avec une constance déconcertante.

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Sa force actuelle repose sur trois piliers :

Une condition physique hors-norme : Ses données de puissance, bien que gardées secrètes, laissent entendre des records proches des limites physiologiques.

Un calendrier maîtrisé : Son programme, mêlant Classiques Ardennaises et Grand Tour, lui permet d’arriver frais et tranchant sur le Tour.

Une équipe sur-mesure : UAE Team Emirates XRG s’est structurée autour de lui, recrutant des lieutenants de montagne d’élite pour le protéger et le lancer.

Cette alchimie fait de lui, aujourd’hui, le favori absolu de toute course qu’il dispute. La question n’est donc plus de savoir s’il peut gagner un Tour, mais jusqu’où peut aller cette dynastie.

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L’équation 2026 : Atouts et inconnues

Pronostiquer sur 2026 revient à jongler entre certitudes et variables. Du côté des atouts, la maturité sera son alliée. À 27 ans, il entrera dans l’âge d’or théorique d’un grimpeur-rouleur, cumulant l’expérience des grandes batailles à une puissance préservée. Son mental de gagnant, cette « faim » visible à chaque attaque, reste son arme psychologique principale.

Mais l’inconnue majeure se nomme Jonas Vingegaard. Le Danois, son éternel rival, représente l’obstacle le plus coriace. Sa capacité à repousser ses limites pour suivre Pogačar a créé une rivalité historique. En 2026, leur duel devrait atteindre son paroxysme. Sans oublier l’émergence toujours possible d’un nouveau prodige, ou pourquoi pas le retour en force d’un Primož Roglič déterminé ou encore Remco Evenepoel. A ce jour, le Danois et le Slovène n’ont pas inscrit le TDF à leur calendrier de courses.

Le parcours sera également décisif. Un Tour 2026 très chronométré (45km d’effort en solitaire) pourrait avantager Vingegaard. Un Tour aux profils explosifs et aux étapes coup de poing serait, à l’inverse, taillé pour le Slovène. L’annonce du tracé est un premier indicateur crucial.

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Les obstacles sur la route du quintuplé

La quête du cinquième Tour n’est pas une ligne droite. Plusieurs écueils guettent Pogačar.

La pression de l’histoire : Égaler Merckx, Hinault, Indurain et Anquetil… Ce poids sur les épaules est différent de celui de la conquête. Chaque journée de course serait scrutée à la lumière de ce destin.

Le risque de saturation : Son goût pour la course, son engagement sur un printemps chargé, sont autant de sources de fatigue cumulative. UAE Team Emirates devra parfaitement gérer son énergie sur les trois semaines de course.

La loi des grands nombres : Une chute, un virus, un jour de moins bien… Sur trois semaines, le risque zéro n’existe pas. La chance, souvent oubliée, reste un facteur dans la quête d’un Grand Tour.

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Pogačar vs Vingegaard : Le duel qui façonne une ère

Ce n’est plus une simple rivalité, c’est l’axe autour duquel tourne le cyclisme mondial. Leur opposition stylistique est parfaite : l’attaquant instinctif et flamboyant face au métronome froid et calculateur. Chacun tire l’autre vers le haut, repoussant les performances dans des territoires inexplorés.

Pour 2026, ce duel prendra une dimension mythologique. Chacun est déjà vainqueur de la Grande Boucle. La course ne sera pas seulement pour le maillot jaune, mais pour la postérité immédiate. Cet enjeu ajoutera une tension psychologique inédite.

Verdict : Alors, possible ou utopique ?

À la lumière des éléments actuels, un 5e Tour de France pour Tadej Pogačar en 2026 est parfaitement envisageable, mais loin d’être acquis. Il part avec le statut de favori, tant sa marge de progression semble encore existante. Son équipe, son manager Mauro Gianetti et son entourage ont jusqu’ici fait les choix parfaits.

La clé résidera dans la gestion du temps. Saura-t-il, comme les grands champions avant lui, sacrifier certaines victoires secondaires pour concentrer toute son énergie sur l’objectif ultime ? Le Tour 2026 ne se gagnera pas en juillet 2026, mais dès cet hiver 2025 par des choix stratégiques.

Une chose est certaine : si Pogačar y parvient, il ne se contentera pas d’entrer dans l’histoire. Il refermera peut-être un chapitre, celui des champions complets et dominateurs, avant d’en ouvrir un nouveau, celui de la quête du record absolu de six ou sept victoires. Le chemin vers la légende passe par Alpe d’Huez, le Galibier et les pavés du Nord. En 2026, tous les regards seront braqués sur ce prodige slovène, à l’assaut de l’Olympe.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Pogačar a-t-il déjà écrit son destin, ou la concurrence, menée par Vingegaard et Remco Evenepoel, parviendra-t-elle à briser son rêve de quintuplé ? Partagez votre analyse en commentaires

WorldTour 2026 : Le choc des maillots est lancé !

Les équipes ont dégainé leurs nouvelles tenues. Entre ruptures audacieuses, évolutions subtiles et messages forts, chaque maillot raconte une histoire. Plongée dans l’esthétique et la stratégie derrière les tuniques qui habilleront le peloton l’année prochaine.

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La révolution graphique : ces maillots qui osent tout changer

Le peloton mondial ne sera plus jamais habillé de la même façon. La saison 2026 marque un tournant esthétique, où le maillot devient un manifeste. Il ne s’agit plus seulement de couleurs, mais de communication et d’identité.

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Decathlon CMA CGM : L’audace bariolée d’une nouvelle ère

Exit la discrétion. Le nouveau kit est un électrochoc visuel. Le rouge flamboyant de CMA CGM entre en fusion avec le bleu historique, le tout traversé par un dégradé et des manches asymétriques (turquoise à gauche, bleu roi à droite). Ce maillot clivant est le symbole physique d’un mercato agressif et d’une ambition : entrer dans le top 5 mondial.

Movistar Team : Le blanc pur d’un renouveau radical

Fini la bande bleue iconique. Movistar opère pour 2026 un reset total avec une tunique presque intégralement blanche. Un pari minimaliste qui mise sur la modernité et les textures techniques. Seule exception notable : les maillots des champions d’Espagne, Ivan Romeo et Sara Martin, arboreront un bleu nuit profond avec un drapeau national stylisé en forme de vague.

L’évolution maîtrisée : quand la tradition s’adapte

Certaines formations jouent la carte de la continuité, affinant une identité désormais ancrée. La prudence n’exclut pas l’innovation.

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Lidl-Trek : La stabilité comme signature

Pas de révolution chez Lidl-Trek. La structure en blocs bleu, rouge et jaune demeure, avec un rééquilibrage subtil. Le rouge se cantonne à la manche droite, tandis que des motifs triangulaires transparents ajoutent de la profondeur. Un design reconnaissable entre mille, renforcé par le traditionnel cuissard bleu.

UAE Team Emirates XRG : La géométrie du succès

Après une saison record (93 victoires), l’équipe peaufine son uniforme. Les nébuleuses disparaissent au profit de rectangles géométriques noirs et rouges sur le ventre et le bas du dos. Un design plus net, plus affirmé, pour une équipe qui règne en maître sur le peloton. La mention discrète « Best Team » (sous le logo WorldTour) vient rappeler son statut.

Les messages dans le tissu : sécurité, engagement et hommage

Au-delà du visuel, les maillots portent des valeurs. Sécurité, lutte contre le dopage ou héritage : le tissu parle.

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Soudal Quick-Step : Le vert fluorescent de la sécurité

Le « Wolfpack » intègre une innovation majeure : des touches de vert fluo « electric lime ». Issue du programme « Shine for Safety », cette couleur vise à améliorer la visibilité des coureurs à l’entraînement. Une avancée pragmatique qui s’allie à la célébration des 1000 victoires UCI, symbolisée par une étoile dorée.

Groupama-FDJ : L’engagement en filigrane

La tunique évolue doucement, avec un dégradé bleu et des manches asymétriques rouge et bleue. Mais le détail le plus parlant est inscrit au bas du maillot à gauche : « Active in the fight against doping ». Une affirmation claire des valeurs, tandis que le drapeau tricolore rappelle l’ancrage français de l’équipe.

TotalEnergies : Le retour des damiers mythiques

C’est un hommage touchant à l’histoire. Le damier, clin d’œil au maillot Peugeot de Jean-René Bernaudeau dans les années 80, fait son grand retour. Une manière d’ancrer l’équipe dans une tradition tout en célébrant son manager historique.

Les inconnues et les confirmations

Certaines tenues se dévoilent en avant-première, d’autres confirment leur singularité.

Red Bull-Bora-Hansgrohe : L’inspiation aéronautique

D’abord aperçu dans une vidéo où les coureurs tractent un planeur, le maillot dévoilé s’inspire du monde de l’aviation. Des motifs d’aileron ornent le torse d’un kit blanc et bleu roi. Une tenue spectaculaire pour l’équipe de Remco Evenepoel, parfaitement dans l’ADN « Red Bull ».

INEOS Grenadiers : L’audace orange et blanc

INEOS surprend avec un maillot audacieux orange et blanc, associé à un cuissard gris-beige. Un départ radical des codes bleu nuit habituels, signe d’une équipe déterminée à se réinventer et à revenir au sommet.

Uno-X Mobility : La sobriété norvégienne

Promue en WorldTour, l’équipe scandinave change… à peine. Seule la mention « World Team » vient s’ajouter à la bande jaune iconique qui traverse le maillot. Une preuve que l’identité forte prime sur les effets de mode.

Les maillots 2026 sont bien plus qu’un simple habillage. Chaque choix de couleur, de motif, d’inscription, est un élément de langage stratégique. Entre hommage au passé, comme chez TotalEnergies, et projection vers un futur high-tech et sûr, le peloton se pare pour une saison qui s’annonce aussi passionnante à décrypter qu’à regarder. La course à l’esthétique est déjà lancée.

Pogacar pulvérise le mur des 12 minutes au Coll de Rates : l’analyse d’une performance spectaculaire

Une démonstration de force en pleine trêve. Alors que le peloton profite des fêtes, Tadej Pogacar a envoyé un message sans équivoque sur les pentes espagnoles du Coll de Rates. Le double vainqueur du Tour de France a non seulement battu son propre record, mais il a aussi fracassé un plafond symbolique : les 12 minutes. Une performance qui révèle une condition hors norme et annonce des ambitions démesurées pour l’année à venir.

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L’exploit pur : 11’57 de frisson sur le Mur de Calpe

Ce n’est pas qu’un simple record Strava. C’est une déclaration de guerre amicale entre coureurs pros. Ce vendredi 19 décembre 2025, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) a transformé l’emblématique Coll de Rates, près de Calpe, en laboratoire de sa propre puissance. Son chrono final : 11 minutes et 57 secondes. Vingt-quatre secondes arrachées à son précédent record, établi un an plus tôt.

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Des chiffres de la folie

Distance : 6,4 kilomètres. Dénivelé moyen : 5,5%. Vitesse moyenne : 32,3 km/h. Un chiffre qui donne le vertige sur une telle pente. Exploit : Premier coureur de l’histoire à passer sous la barre mythique des 12 minutes sur ce segment ultra-fréquenté.

Cet exercice, réalisé au cœur d’une sortie d’entraînement de 226 kilomètres, dépasse l’entendement. Il place la nouvelle référence à un niveau stratosphérique, loin des repères habituels du monde professionnel.

Coll de Rates : Pourquoi cette montée est un thermomètre du peloton

La mecque de l’entraînement hivernal

Le Col de Rates n’est pas une ascension anonyme. Chaque hiver, il se transforme en vitrine à ciel ouvert de la forme des champions. Des dizaines d’équipes WorldTour y ancrent leurs camps. Chaque temps, chaque effort y est scruté, comparé, analysé. Détenir le KOM (King of the Mountain) ici, c’est posséder un trophée d’une immense valeur symbolique dans le microcosme cycliste.

Avant l’ère Pogacar, le record appartenait au puissant rouleur danois Peter Øxenberg (INEOS Grenadiers) en 12’38. En 2024, le Slovène avait déjà ébloui en s’emparant du segment et en abaissant la marque à 12’21. Sa dernière performance, 41 secondes plus rapide que l’ancien record d’Øxenberg, dessine un nouveau territoire de la performance.

Le silence assourdissant de Pogacar : stratégie ou humilité ?

Un message crypté pour le peloton

Le plus frappant, après la performance elle-même, est le silence qui l’a entourée. Sur Strava, Pogacar s’est contenté d’un laconique « Joyeux Noël et bonne année » accompagné de l’activité de 226 km. Aucune mention du record, aucune fanfaronnade.

Cette discrétion est lourde de sens. Elle peut être interprétée comme :

Une forme d’humilité calculée : le record n’est qu’une étape dans une préparation plus vaste.

Un message psychologique : la démonstration est si claire qu’elle n’a pas besoin de commentaires. Le chrono parle pour lui.

La marque d’un champion focalisé : l’objectif n’est pas Strava, mais le Tour de France 2026 et la reconquête du maillot jaune.

Ce que ce record nous dit de la saison 2026 de Pogacar

Une condition physique précoce et alarmante

Réaliser un tel effort en décembre, en plein bloc de préparation foncière, est un indicateur brutal. Cela suggère une base physique exceptionnelle, une puissance déjà très affûtée, et une gestion de la forme en avance sur le calendrier traditionnel.

Des objectifs démesurés en point de mire

Cette démonstration sur une montée de 6km à 5,5% n’est pas anodine. Elle envoie un signal à tous ses rivaux, et particulièrement à Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike), son principal adversaire sur le Tour. Le message est clair : Pogacar aborde 2026 avec une soif de revanche décuplée et une arme de guerre : une puissance explosive renouvelée, capable de frapper tôt et fort, même sur des ascensions relativement courtes.

Le Coll de Rates a été le théâtre d’une performance historique. Au-delà des chiffres, Tadej Pogacar a rédigé, avec ses pédales, un premier chapitre saisissant pour la saison 2026. Un chapitre qui sonne comme un avertissement pour l’ensemble du peloton. La chasse au KOM est close. La chasse au maillot jaune, elle, vient de prendre une nouvelle dimension.

Van der Poel écrase Van Aert à Anvers : Le duel rêvé n’a jamais eu lieu

Anvers a vibré pour les retrouvailles tant attendues entre les deux titans du cyclo-cross. Verdict : sans appel. Mathieu Van der Poel a offert une démonstration de puissance et de technique, broyant la course dès le premier tour. Wout Van Aert, en reprise, n’a jamais pu rivaliser, terminant 7e après une course ponctuée de difficultés. Décryptage d’une domination écrasante.

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Un départ foudroyant et une hiérarchie immédiatement établie

Dès la première minute, le ton était donné. Partis au milieu du peloton après une chute collective, Van der Poel et Van Aert ont dû remonter. Roue dans roue, ils semblaient prêts à livrer le duel spectaculaire attendu par tout le cyclisme belge et néerlandais.

Mais l’illusion fut de courte durée. Dès la première portion sablonneuse, Mathieu Van der Poel a haussé le ton. Sa technique irréprochable dans le sable a fait la différence instantanément. Van Aert, déjà en difficulté, a dû mettre pied à terre. Avant même la fin du tour inaugural, le champion du monde néerlandais filait en tête avec plus de dix secondes d’avance, accompagné de ses compatriotes Tibor Del Grosso et Joris Nieuwenhuis.

Van Aert, lui, était déjà relégué, englué dans un groupe de poursuivants. Le « duel du siècle » tournait au monologue.

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La tactic implacable de Van der Poel : Creuser et gérer

Une fois en tête, la stratégie de « MVDP » fut d’une redoutable efficacité.

Phase 1 : Creuser l’écart. Après quelques virages de temporisation, il a distancé ses derniers compagnons d’échappée. Son avance a grimpé à près de trente secondes, rendant la course virtuellement gagnée.

Phase 2 : Gérer les aléas. Même une chute et un déraillement dans le 5e tour, réglés avec un sang-froid olympique, n’ont pas entamé sa domination. Il franchissait la ligne avec 22 secondes d’avance sur Laurens Sweeck, son plus proche poursuivant.

Le constat est brutal : le Néerlandais était dans une catégorie à part. Sa puissance et sa virtuosité technique ont rendu toute résistance vaine.

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Van Aert, le retour à la réalité

Le cauchemar d’Anvers : Crevaison et souffrance pour Wout

Pour Wout Van Aert, cette reprise fut un rude retour à la réalité du cyclo-cross. Mal placé au départ, immédiatement en difficulté dans le sable, le Belge a livré une bataille d’arrière-garde.

La crevaison fatidique : Alors qu’il luttait pour une place sur le podium, une crevaison dans le 6e tour a anéanti ses derniers espoirs. La perte de temps pour changer de vélo l’a rétrogradé en 9e position.

L’explosion physique : Sa remontée fut courageuse, mais vaine. Essoré, il a concédé encore des places dans le dernier tour pour terminer 7e, à plus d’une minute et demie du vainqueur.

« Ce sport est toujours aussi dur. J’ai souffert dès la première minute » a-t-il confessé après l’arrivée, résumant une journée frustrante loin de ses standards.

Les conséquences du choc : Un classement mondial bouleversé

Cette manche anversoise a considérablement redistribué les cartes dans la course au gros globe de cristal.

Nouveau leader : Laurens Sweeck (2e), spécialiste des labourés, profite de la contre-performance de Thibau Nys (23e) pour s’emparer de la tête du classement général de la Coupe du Monde.

La confirmation de Verstrynge : Le jeune Emiel Verstrynge (3e) confirme son excellente forme et se place comme un outsider sérieux.

La déception nys : Parti trop conservateur, Thibau Nys n’a jamais existé dans cette course et paie cash son erreur de stratégie.

Et chez les femmes ? Brand, reine du suspens

Lucinda Brand s’offre un final à suspens et la tête du classement

Avant le choc des titans, les femmes avaient offert un spectacle haletant. La course s’est jouée dans le dernier tour entre Lucinda Brand et Ceylin del Carmen Alvarado.

Dans les secteurs sablonneux décisifs, Brand a commis deux erreurs, laissant croire à la victoire d’Alvarado. Mais la Néerlandaise, d’une force phénoménale, a su se reprendre à chaque fois pour s’imposer dans un final palpitant. Cette 11e victoire en 13 courses cette saison lui permet de ravir la tête du classement général à Aniek Van Alphen.

La Française Amandine Fouquenet, bien présente en début de course, a terminé 13e.

La Suite ? Revanche immédiate à Hofstade

Les amateurs de duels n’auront pas à attendre longtemps. Dès ce lundi, les « Big Three » du cyclo-cross se retrouvent à Hofstade pour une manche du Trophée X2O.

Van der Poel y cherchera un troisième succès d’affilée pour confirmer son invincibilité.

Van Aert aura à cœur d’effacer l’humiliation d’Anvers et de se rapprocher d’un podium.

Nys, sonné, devra impérativement réagir.

Une revanche promise sous haute tension, où Van Aert devra absolument inverser la dynamique écrasante instaurée par son éternel rival sur les sables d’Anvers.

Marc Madiot lâche le guidon : « Mon ambition, c’est que l’équipe me survive »

Une page majeure de l’histoire du cyclisme français se tourne. Marc Madiot, fondateur et figure tutélaire de l’équipe depuis 1997, quitte son poste de manager général de Groupama-FDJ. À 67 ans, le double vainqueur de Paris-Roubaix cède les rênes sportives à son adjoint, Thierry Cornec, et devient président. Une transition planifiée qui symbolise un changement d’ère pour le peloton tricolore.

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La fin d’une époque : Madiot, du guidon à la présidence

L’annonce, faite ce samedi dans un entretien accordé à nos confrères de Ouest France, résonne comme un coup de tonnerre dans le microcosme cycliste. Marc Madiot, l’homme au gilet jaune et aux encouragements rugissants, ne sera plus le patron sportif de la formation qu’il a créée de toutes pièces en 1997 sous le nom La Française des Jeux.

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Un fondateur visionnaire qui passe la main

Coureur professionnel de 1980 à 1994, Madiot a bâti après sa carrière l’une des équipes les plus populaires et stables du paysage français. Sous sa direction, l’équipe a vu éclore des champions comme Thibaut Pinot et a collectionné les victoires sur les plus grands monuments. À l’aube de ses 67 ans, il estime avoir « fait le tour de la question » sur le plan sportif. Son objectif est désormais clair : assurer la pérennité de son « deuxième bébé ».

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Thierry Cornec, le « profil techno » qui incarne la nouvelle donne

Le successeur n’est pas un inconnu. Thierry Cornec, 53 ans, officiait comme directeur général adjoint depuis juin 2024. Son parcours tranche avec celui des dirigeants historiques.

Du business au sport : un profil stratégique pour un cyclisme en mutation

Breton, Cornec a passé 22 ans chez l’équipementier Mavic avant de diriger le fabricant de cadres Lapierre. C’est un manager formé à l’entreprise, rompu aux logiques commerciales et aux attentes des partenaires. Un profil choisi sciemment pour répondre aux défis d’un « monde du vélo qui évolue très vite » où les investisseurs exigent des retours toujours plus précis. Cornec incarne cette nouvelle génération de dirigeants, moins « émotion » et plus « data ».

Une transition orchestrée pour l’avenir de Groupama-FDJ

Ce changement n’est pas une rupture, mais une évolution réfléchie depuis près de deux ans. Il s’inscrit dans un mouvement plus large du cyclisme français, après les départs annoncés de Vincent Lavenu (Decathlon AG2R) et Jean-René Bernaudeau (TotalEnergies).

Les nouveaux rôles, une partition clarifiée

Thierry Cornec : Manager général. Il prend en charge l’intégralité du sportif et de l’opérationnel. C’est le nouveau décideur sur les courses, les transferts et la stratégie performance.

Marc Madiot : Président de la structure. Il se concentre sur le développement, la recherche de partenaires et l’ambassade des valeurs de l’équipe. Il sera présent sur les courses, mais en tant qu’observateur et figure symbolique.

Les défis de la nouvelle gouvernance pour 2026 et au-delà

Cette passation de pouvoir intervient à un moment clé : le début d’un nouveau cycle de trois ans en WorldTour en 2026.

Survivre et prospérer dans l’ère moderne

La phrase de Madiot résume tout : « Mon ambition est que l’équipe me survive. » Le défi pour Cornec sera de moderniser la structure sans trahir son ADN, cette âme populaire et combative. Il devra concilier la pression des résultats avec la gestion financière, tout en intégrant les nouvelles technologies et en attirant les talents de demain. La mission est de faire entrer Groupama-FDJ, rebaptisée « Groupama-FDJ United », dans une nouvelle dimension compétitive à l’échelle mondiale.

Une philosophie préservée ?

Madiot, en tant que président, se pose en garant des valeurs. Sa présence rassurera les supporters. Mais l’ère de la décision unique et charismatique laisse place à un management plus collégial et professionnalisé. L’équilibre entre tradition et modernité sera la clé de cette renaissance.

Le départ de Marc Madiot du poste de manager général marque bien plus qu’un simple changement d’homme. C’est le symbole de la mue inéluctable du cyclisme, un sport où l’émotion et la tradition doivent désormais composer avec une gestion hyper-professionnalisée. En confiant les clés à Thierry Cornec, Madiot offre à son équipe une chance de se réinventer. Son ultime victoire, peut-être, sera d’avoir bâti une institution assez solide pour vivre… sans lui au volant. L’histoire de la FDJ entre dans un nouveau chapitre.

Le choc des labourés à Anvers : Van der Poel et Van Aert s’affrontent pour la 200e fois !

Ce samedi 20 décembre, dans la boue d’Anvers, Mathieu van der Poel et Wout van Aert écrivent un nouveau chapitre de leur épopée. Pour la 200e fois de leur carrière, les deux géants vont croiser le fer. Au-delà du simple résultat, c’est l’histoire d’une rivalité qui a transcendé le cyclo-cross et façonné le cyclisme moderne. Entre domination néerlandaise, résilience belge et l’ombre d’un troisième larron, Thibau Nys, plongée dans un duel devenu légendaire.

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Pourquoi ce 200e duel à Anvers est plus qu’une simple course

Leurs chemins se sont séparés sur la route. L’un, Mathieu van der Poel, règne en maître incontesté sur les classiques et les Mondiaux. L’autre, Wout van Aert, a traversé l’adversité, marqué par les chutes et la malchance, mais toujours debout.

Pourtant, ce samedi, le temps s’arrête. De retour dans les sous-bois, ils redeviennent les « frères pétards » qui ont révolutionné la discipline. Leur rivalité n’est plus une simple question de victoires ou de défaites. Elle est devenue un récit à part entière, une attraction globale qui dépasse le sport. Leur présence commune sur la ligne de départ d’Anvers suffit à électriser l’atmosphère. Comme le disait si justement un observateur : ils sont désormais liés à jamais, bien au-delà du chronomètre.

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Les chiffres fous d’une rivalité pour l’histoire

199 duels déjà disputés depuis leur première confrontation chez les jeunes en 2009.

10 titres mondiaux élites cumulés (7 pour MVDP, 3 pour WVA). Ils trustent 10 des 11 derniers mondiaux.

148 affrontements chez les élites : 98 victoires pour Van der Poel, 39 pour Van Aert.

991 jours : c’est le temps écoulé depuis la dernière victoire de Van Aert face à Van der Poel sur route (GP E3 2023).

Une invincibilité : Wout van Aert n’a jamais abandonné un cyclo-cross chez les élites (227 courses). Van der Poel l’a fait à trois reprises.

Analyse : Le rapport de force a-t-il vraiment basculé ?

Sur le papier, la domination de Mathieu van der Poel est écrasante, surtout sur route. Le Néerlandais enchaîne les monuments avec 8 succès tandis que Van Aert cherche à retrouver son meilleur niveau.

Mais le cyclo-cross reste un territoire à part. C’est le terrain de jeu originel, celui où tout a commencé. Si Van der Poel mène 7-3 sur les dix derniers cross, Van Aert a montré à Benidorm en janvier 2024 qu’il pouvait encore le battre. La dynamique est différente : courses plus courtes, efforts explosifs, technique extrême.

L’avis de l’expert Gérard Bulens : « Wout a choisi un programme où il affronte Mathieu à quatre reprises. S’il ne se sentait pas au niveau, il ne l’aurait pas fait. Il veut la confrontation. »

Le facteur X : Thibau Nys, le trouble-fête de génie

Ne vous y trompez pas. Anvers n’est pas un simple mano à mano. Thibau Nys, leader actuel de la Coupe du monde et fils de la légende Sven Nys, a prouvé à Namur qu’il pouvait bousculer Van der Poel jusqu’à la chute. Il incarne la nouvelle génération prête à voler la vedette aux deux monstres sacrés. Sa présence garantit une course à trois, imprévisible et explosive.

Le programme choc de leurs retrouvailles pour l’hiver 2025-2026

L’hiver s’annonce brûlant pour les amateurs de cyclo-cross. Les retrouvailles entre Mathieu van der Poel et Wout van Aert ne se résumeront pas à un simple affrontement à Anvers. Tout un calendrier de chocs en perspective a été patiemment bâti, offrant pas moins de cinq duels directs entre décembre et janvier, avec une éventuelle sixième manche, la plus prestigieuse, en février.

Le coup d’envoi de cette série est donné ce samedi 20 décembre à Anvers, pour la 5e manche de la Coupe du Monde. Une entrée en matière immédiate dans le vif du sujet. Les deux champions se retrouveront ensuite à un rythme soutenu : dès le lundi 22 décembre à Hofstade pour une manche du X2O Trofee, puis le dimanche 29 décembre à Loenhout.

Après le réveillon, la rivalité reprendra de plus belle le vendredi 2 janvier à Mol, pour l’Exact Cross. Enfin, le samedi 4 janvier à Zonhoven, une nouvelle manche de Coupe du Monde viendra conclure cette série de face-à-face hivernaux.

La grande inconnue reste les Championnats du Monde à Hulst, le 1er février 2026. Si Van der Poel, en quête d’un huitième titre historique à domicile, a confirmé sa présence, Van Aert, lui, garde sa participation sous suspense. Sa décision finale pourrait offrir un épilogue monumental à cette saison de duels.

Mais attention, ne parlons pas de simples face-à-face. À chaque fois, sauf à Mol, un troisième homme de grande classe viendra complexifier l’équation : Thibau Nys. Le leader de la Coupe du Monde et héritier d’une légende a toutes les intentions de jouer les trouble-fêtes, promettant des courses à trois bien plus riches et imprévisibles que de simples duels. L’hiver sera long, mais chaque rendez-vous s’annonce déjà comme un événement à part entière.

Pronostic pour Anvers : La revanche de Van Aert est-elle possible ?

Le Néerlandais arrive en favori, auréolé de sa victoire à Namur. Mais des signaux invitent à la prudence :

Van der Poel lui-même a jugé sa condition « moins bonne que l’an dernier ». Son retour à Namur fut victorieux, mais techniquement perfectible. Van Aert, lui, affirme aborder cette rentrée « avec plus de confiance » et une préparation différente, plus familiale et moins énergivore.

Contexte anversois : Van Aert jouera à domicile, porté par son public. Un atout psychologique non négligeable. Son objectif est clair : se relancer pour viser enfin le Tour des Flandres ou Paris-Roubaix au printemps. Une victoire contre son rival de toujours serait un électrochoc parfait.

Notre analyse : Attendez-vous à un scénario intense. Van Aert, nerveux et motivé, va tout donner dès le départ. Van der Poel, plus froid et calculateur, tentera de gérer la course. Mais le grand arbitre pourrait bien être Thibau Nys. S’il réussit à s’intercaler, tout devient possible. Une victoire de Van Aert n’est pas un mirage, mais le favori reste Van der Poel, maître dans l’art de gagner même sans être à 100%.

Ce 200e duel à Anvers est une célébration. Celle d’une rivalité qui a élevé le cyclo-cross à un niveau de popularité inédit. Que Van Aert l’emporte ou que Van der Poel confirme sa domination, l’histoire continue de s’écrire. Une chose est sûre : lorsque ces deux-là sont sur la même ligne, le spectacle est garanti. Ne le manquez sous aucun prétexte.

Afonso Eulálio : Le parcours, la révélation et les ambitions 2026 du nouveau phénomène portugais

Neuvième aux Mondiaux de Kigali entre Ayuso et Pidcock, Afonso Eulálio (Bahrain-Victorious), 24 ans, a connu une révélation fracassante en 2025. Dans une interview exclusive accordée à nos confrères de cyclinguptodate, le Portugais revient sur son apprentissage brutal face à Tadej Pogačar, son année de percée et un programme 2026 très ambitieux.

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Une ascension fulgurante : du Portugal à la World Tour

Un apprentissage accéléré

En décembre 2024, Afonso Eulálio débarquait à la Bahrain-Victorious, un « nouveau visage » confronté à la démesure du World Tour. « Une année avec des hauts et des bas, un peu irrégulière » concède-t-il. Mais cette phase d’adaptation a été brève. Dès le Tour Down Under, il lance un premier avertissement sur les pentes de l’Old Willunga Hill. Un style affirmé : « C’est la façon dont j’aime courir, très agressive. »

La confirmation au Giro d’Italia

Sa régularité lui ouvre les portes du Giro. Il y explose lors de la 17e étape mythique, attaquant sur le Passo del Mortirolo. « Je n’y ai pas beaucoup pensé… Je pensais surtout à l’étape » explique-t-il dans l’interview, avec humilité. Bien que la victoire ne soit pas au rendez-vous, son rôle décisif pour Damiano Caruso (5e final) scelle son statut au sein de l’équipe. La saison, loin de s’arrêter là, entre dans une nouvelle dimension.

La leçon Pogačar : Le jour où il a décidé de ne pas suivre

L’erreur coûteuse de Québec et Varesine

L’été 2025 marque un tournant. Au GP Québec puis aux Tre Valli Varesine, Eulálio se retrouve en première ligne… aux côtés de Tadej Pogačar. Une expérience formatrice, mais punitive. « C’est toujours un risque qui finit par coûter cher… J’ai fini autour de la 40e place, car c’est un effort énorme » analyse-t-il. Suivre le phénomène slovène s’avère un pari trop risqué pour le jeune Portugais.

La sagesse de Kigali : La clé du succès

Cette leçon porte ses fruits quelques semaines plus tard, sur les pentes infernales de Mont Kigali lors des Championnats du Monde. Lorsque Pogačar lance son attaque décisive, Eulálio est à ses côtés. Mais cette fois, il résiste. « Je n’ai même pas bougé un doigt… je n’ai même pas essayé de répondre » révèle-t-il. Cette sagesse tactique paie. Il maintient son rythme, termine neuvième, et s’offre un Top 10 mondial historique, coincé entre Juan Ayuso et Tom Pidcock. « On prend un trop gros risque en essayant de suivre le meilleur coureur du monde » conclut-il, résumant sa philosophie nouvelle.

Ambitions 2026 : Un programme de leader pour une nouvelle étape

Un statut et des objectifs rehaussés

Le résultat de Kigali change la donne. « Je ne peux plus regarder les choses comme avant… Je veux faire quelque chose de plus et m’améliorer » affirme Eulálio. L’objectif ? Transcender son explosivité naturelle sur les courtes côtes pour performer sur les longues ascensions. « C’est sur cela que nous devons travailler cette année », précise-t-il, visant un rôle plus complet de grimpeur.

Un calendrier 2026 sur mesure

L’équipe Bahrain-Victorious lui fait confiance et lui offre un programme sur mesure pour 2026, mélangeant courses d’un jour et grands tours :

Début de saison : Tour d’AlUla, Tour de l’UAE.

Milieu de saison : Strade Bianche, Tour de Catalogne.

Objectifs majeurs : Liège-Bastogne-Liège et un retour au Giro d’Italia.

Si le leadership pur n’est pas encore l’objectif affiché, la pression interne monte. « Il y aura aussi plus de pression de ma part » reconnaît le Portugais, assoiffé de progresser. Entre éclairs de génie et sagesse tactique nouvellement acquise, Afonso Eulálio s’impose comme l’une des révélations les plus excitantes du peloton, promise à briller sur les terrains les plus exigeants.

Les coulisses d’une décision choc : pourquoi Fem van Empel, reine du cyclocross, tire un coup de frein brutal à 23 ans

À seulement 23 ans, la Néerlandaise Fem van Empel, triple championne du monde de cyclocross en titre, annonce une rupture totale et indéterminée avec la compétition. Décryptage d’une décision radicale qui ébranle le monde du cyclisme et met en lumière la pression mentale de l’élite sportive.

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Un signal d’alarme sur le Koppenberg : la révélation qui a tout changé

Le 1er novembre dernier restera comme la date qui a scellé l’avenir immédiat de Fem van Empel. Sur l’exigeant Koppenbergcross, la championne, habituée à la victoire, abandonne. Un geste rare pour elle. Dans les heures qui suivent, elle réalise l’évidence : son corps et son esprit ont conjointement capitulé. Ce n’était pas une simple contre-performance, mais le dernier maillon d’une chaîne d’avertissements ignorés.

« Je ne suis pas du genre à abandonner facilement » confiera-t-elle. Pourtant, ce jour-là, une décision inconsciente mûrissait déjà. Cette course fut le point de non-retour, le moment où l’athlète a choisi d’écouter sa santé mentale plutôt que la pression du circuit professionnel.

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Un départ consensuel mais lourd de sens : la fin de l’ère Visma | Lease a Bike

Au 1er janvier 2026, les liens contractuels qui unissaient Fem van Empel à la puissante équipe Visma | Lease a Bike seront officiellement dissous. Une séparation négociée à l’amiable, mais qui marque un coup d’arrêt spectaculaire dans une carrière jusque-là linéaire et triomphale.

Richard Plugge, directeur général de l’équipe, ne cache pas sa déception mais affiche un soutien sans faille. « Son départ est regrettable, mais nous respectons pleinement sa décision. Elle a écrit l’histoire avec nous » déclare-t-il, reconnaissant l’apport considérable de la jeune femme : trois titres mondiaux et trois titres européens consécutifs, 18 victoires en Coupe du monde. Un palmarès colossal pour une athlète qui n’a pas encore 25 ans.

Le bien-être mental au cœur de la stratégie : un précédent qui questionne

Ce n’est pas la première fois que la Néerlandaise marque une pause. En mars 2025, déjà, elle s’était retirée temporairement après le Trophée Alfredo Binda. Une première alerte. Cette période lui avait permis de se recentrer sur son bien-être et de gérer des soucis physiques.

À l’époque, elle avait fait le choix radical de renoncer à la saison sur route pour préparer un retour ciblé sur le cyclocross. Sa rentrée en septembre à Fourmies, puis ses deux victoires en début de saison hivernale, avaient laissé croire à un retour au sommet. Illusion trompeuse. Le Koppenbergcross a révélé la persistance d’un mal-être profond, bien au-delà d’une simple fatigue passagère.

L’absence de plaisir : le moteur qui s’est éteint

L’explication de son retrait est aussi simple qu’implacable : la flamme est éteinte. « Actuellement, je ne retrouve plus la motivation ni le plaisir que j’avais à faire du vélo pendant des années » explique-t-elle avec une lucidité frappante.

Pour un athlète de haut niveau, dont l’existence est rythmée par l’entraînement et la compétition, cette perte de sens est un séisme. Van Empel a préféré la franchise et la transparence avec son équipe, refusant de continuer par simple obligation professionnelle. « Je voulais être juste et honnête » insiste-t-elle. Son intégrité prime sur sa carrière.

Quelles conséquences pour le cyclocross mondial ?

Le départ, même temporaire, de sa dominatrice laisse un vide considérable dans le paysage du cyclocross féminin. Son absence remet en jeu tous les titres majeurs et ouvre la porte à une nouvelle génération.

Cette décision interroge aussi le modèle de suivi des athlètes dans le cyclisme professionnel. À une époque où les calendriers sont surchargés et la pression médiatique amplifiée par les réseaux sociaux, la santé mentale devient un enjeu critique. Le cas van Empel, aussi médiatisé, pourrait inspirer d’autres athlètes à prioriser leur équilibre psychologique.

Et maintenant ? Le futur incertain d’une championne en quête d’elle-même

Fem van Empel tourne résolument la page. « C’est le bon moment pour un nouveau chapitre » affirme-t-elle, sans donner d’indices sur la nature de ce nouveau départ. Retraite sportive définitive ? Longue reconversion hors des pelotons ? Simple année sabbatique ? Les spéculations vont bon train.

Une chose est certaine : la jeune femme, entourée du soutien de son équipe, de sa famille et de ses fans, prend le temps de se reconstruire, loin de la frénésie des compétitions. Son courage de mettre sa santé mentale au premier plan, au risque de sacrifier une carrière dorée, lui vaut déjà le respect unanime de la communauté cycliste.

Son histoire rappelle que derrière les titres et les victoires, les athlètes restent des êtres humains, vulnérables. Un message puissant, dans un monde du sport où la performance règne trop souvent en maître absolu.

Jeunes fauves contre vieux loups : La guerre des générations qui déchire le peloton

Le paysage du cyclisme sur route est en pleine convulsion. Une frontière nette, celle de l’âge et de l’expérience, tremble. D’un côté, les « vieux loups », champions établis comme Tadej Pogačar (27 ans) ou Jonas Vingegaard (29 ans). De l’autre, une meute de « jeunes fauves » – Ayuso, Rodríguez, Seixas – dont la précocité brutale bouscule tous les codes. Cette bataille n’est pas un slogan, mais une réalité qui transforme chaque course en duel de philosophies. Voici le décryptage de la guerre qui secoue le cyclisme.

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La cartographie du conflit : Qui affronte qui ?

Les vieux loups : Les maîtres de l’établi

Ils incarnent la suprématie récente. Leurs noms sont synonymes de victoires majeures. Pogačar et Vingegaard ont verrouillé le Tour de France depuis 2020. Remco Evenepoel (25 ans), à la charnière, domine contre-la-montre. Leur force ? Une expérience inestimable dans la gestion des efforts sur trois semaines, et un statut de leader incontesté.

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Les jeunes fauves : L’audace comme credo

Face à eux, une génération n’a pas peur. Formés avec des données scientifiques dès le plus jeune âge, ils arrivent avec une maturité physique déconcertante. L’Espagnol Juan Ayuso (Lidl Trek) monte sur le podium de la Vuelta à 20 ans, en 2022. Le Français Paul Seixas symbolise cette vague. Leur arme : l’absence de peur. Ils attaquent de plus loin et veulent tout gagner, immédiatement.

Les champs de bataille : Où se joue l’affrontement

Le théâtre des Grands Tours

C’est l’épreuve reine, et le changement y est spectaculaire. La moyenne d’âge des podiums baisse. Les jeunes ne se contentent plus de suivre ; ils prennent des initiatives qui forcent les favoris à réagir, cassant le rythme calculé des équipes leaders. Cette injection d’instantanéité rend les courses plus nerveuses, plus difficiles à contrôler.

L’ascension des Classiques Monument

Sur les pavés ou les bergs, le phénomène est similaire. Si des « hybrides » comme Mathieu van der Poel (30 ans) dominent encore, la relève se montre. La victoire de Tim Torn Teutenberg (23 ans) sur Paris-Roubaix Espoirs en 2025 est un signal fort. L’audace y est souvent récompensée plus vite que dans la rigueur d’un Grand Tour.

Le choc des méthodes : Révolution tactique et physiologique

Deux philosophies s’opposent

  • L’école traditionnelle : Privilégie la gestion, l’économie, le pic de forme ultra-précis. C’est un cyclisme de stratégie à long terme.
  • L’approche nouvelle vague : Pratique un cyclisme d’action permanent. Leur entraînement hyper-scientifique leur donne une confiance absolue. Pour eux, la meilleure défense, c’est l’attaque.

L’impact décisif de la science

Le vrai changement est sous-cutané. Cette génération a grandi avec un moniteur de puissance et des données en temps réel. Leur préparation est une science appliquée. Cela permet une optimisation extrême du rendement et une récupération accélérée. Ils arrivent donc en professionnels « prêts à l’emploi ».

Pourquoi ce sujet captive : L’impact sur le spectacle

Cette rivalité est le meilleur atout du cyclisme moderne.

  • Imprévisibilité renforcée : Finie l’ère du favori qui gère du premier au dernier jour.
  • Courses plus agressives : Pour contrer cette fougue, les établis doivent sortir de leur réserve.
  • Une narration riche : Les médias et les fans s’emparent de ces duels intergénérationnels.

L’avenir en ligne de mire : Qui sera le roi dans 3 ans ?

La bataille est loin d’être finie. Les « vieux loups » ont la riposte tactique. Mais la pression monte. Les équipes anticipent déjà : l’UAE Team Emirates mise sur l’avenir en intégrant Isaac Del Toro ou encore Antonio Morgado aux côtés de Pogačar.

La question n’est plus « si » la relève prendra le pouvoir, mais « quand ». Dans 2 à 3 ans, le podium du Tour de France pourrait bien être composé de coureurs qui ont aujourd’hui à peine 22 ans.

L’âge d’or d’un sport en mutation

La « bataille des générations » est la grande histoire du cyclisme actuel. Entre l’intelligence de l’expérience et la puissance insouciante de la jeunesse, le spectacle trouve un nouveau souffle. Pour les fans, c’est une chance unique d’assister en direct à un changement d’ère.

Andy Schleck, le retour du prodige : de la Grande Boucle au bureau, il revient guider la nouvelle star

Onze ans après sa retraite, le vainqueur du Tour de France 2010 réintègre officiellement le monde professionnel. Nommé directeur général adjoint de Lidl-Trek, l’équipe qu’il a cofondée, Andy Schleck a une mission claire : transmettre son savoir aux leaders, en particulier au jeune Espagnol Juan Ayuso. Une page se tourne, une autre, pleine de promesses, s’écrit.

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Un retour aux sources chargé de sens et d’ambitions

L’annonce était attendue. Jeudi, l’équipe Lidl-Trek a officialisé un retour qui sent bon la nostalgie et la stratégie. Andy Schleck, 40 ans, légende du cyclisme luxembourgeois et vainqueur du Tour de France 2010, devient le directeur général adjoint de la formation masculine. Plus qu’une simple nomination, c’est une véritable boucle qui se boucle. L’homme revient dans la maison qu’il a aidé à bâtir en 2011 aux côtés de son frère Fränk : Leopard-Trek, devenue aujourd’hui Lidl-Trek.

Déjà actif dans l’ombre pour préparer la saison, Schleck endosse désormais un rôle officiel à portée multiple. Sa mission ? Piloter les ambitions de l’équipe sur les Grands Tours, mentorer les coureurs visant le classement général et contribuer au développement stratégique. Une feuille de route taillée sur mesure pour son expérience unique.

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Le mentor et le prodige : Schleck va chaperonner Ayuso

La principale raison d’être de ce retour réside dans un nom : Juan Ayuso. Recruté à grands frais cet hiver, le jeune Espagnol de 23 ans, déjà troisième de la Vuelta en 2022, incarne le futur du cyclisme à la général. Son objectif affiché ? Vaincre le Tour de France et possiblement Tadej Pogacar.

Qui mieux qu’Andy Schleck pour le guider dans cette quête ? Le Luxembourgeois a connu toutes les facettes de la pression en Grand Tour : porteur de maillot jaune, rivalités épiques, défaites cruelles et victoire ultime. « Je sais ce que ça veut dire d’avoir la pression pendant la réunion dans le bus, les longues heures sous la chaleur » confie-t-il. Son expertise n’est pas seulement tactique ; elle est aussi mentale et émotionnelle, un atout inestimable pour un jeune leader comme Ayuso.

De la gloire sur le bitume à la sagesse en coulisses

Le parcours d’Andy Schleck depuis sa retraite précoce à 29 ans en 2014 l’a préparé à ce nouveau défi.

  • Une carrière hors norme : Vainqueur de Liège-Bastogne-Liège (2009), double dauphin du Tour (2009, 2011) et finalement couronné vainqueur du Tour 2010 après le déclassement d’Alberto Contador.
  • Une vie après le vélo : Loin de s’éloigner du cyclisme, il a enchaîné les rôles : gérant d’un commerce de vélos, ambassadeur de marques, directeur du Tour du Luxembourg. Une immersion à 360° dans l’écosystème du cyclisme.
  • Une connaissance intime de la structure : « Andy connaît cette équipe sur le bout des doigts, et il comprend exactement ce qu’il faut pour réussir au plus haut niveau« , affirme Luca Guercilena, le directeur général de Lidl-Trek.

L’effet « Frères Schleck » : une dynastie réunie sous le même maillot

La saga Schleck chez Lidl-Trek prend une nouvelle dimension. Quelques semaines seulement après l’arrivée de son frère aîné, Fränk, comme directeur sportif de l’équipe féminine, c’est au tour d’Andy de faire son retour. Les deux frères, inséparables au sommet de leur carrière chez Leopard-Trek, sont désormais réunis dans le staff de l’équipe qu’ils ont créée. Une synergie familiale et historique qui renforce l’identité et la culture de la formation allemande.

Lidl-Trek mise sur l’expérience pour conquérir les Grands Tours

Cette nomination n’est pas un coup de cœur nostalgique. C’est un mouvement stratégique calculé. Lidl-Trek, avec le recrutement de Juan Ayuso et maintenant d’Andy Schleck, envoie un signal fort : l’équipe vise les plus hautes marches sur les Grands Tours. Elle s’offre non seulement un talent pur, mais aussi le cerveau et le vécu d’un homme qui a brillé sur ces terrains. Schleck incarne le lien entre le passé glorieux de la structure et son futur ambitieux.

Le retour d’Andy Schleck chez Lidl-Trek est bien plus qu’une belle histoire. C’est un pari sur la transmission, un pont jeté entre deux générations de champions. Son rôle sera crucial pour transformer le potentiel brut de Juan Ayuso en résultats concrets. Les amateurs de cyclisme auront désormais deux raisons de suivre Lidl-Trek : le duel des jeunes loups sur la route, et, en coulisses, le regard avisé d’un ancien qui a tout connu. Le prochain chapitre de la légende Schleck s’écrira désormais depuis la voiture suiveuse.

EXCLUSIF : Le maillot 2026 de TotalEnergies est là, et il balance un pavé dans la mare !

Décryptage. L’équipe cycliste française a levé le voile sur sa tunique pour la prochaine saison. Loin d’être une simple évolution, ce maillot est un véritable manifeste. Il entrelace héritage mythique, hommage appuyé et stratégie d’identité visuelle. Un signal fort envoyé à deux ans des Jeux Olympiques, accompagné d’un mercato en mouvement. Plongée dans les coulisses d’un lancement calculé.

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Héritage et damiers : Pourquoi ce maillot est un Coup de maître marketing

L’équipe TotalEnergies a officialisé le maillot qui habillera ses coureurs durant toute la saison 2026. Un dévoilement stratégique en période de fêtes, captant l’attention d’un peloton médiatique moins encombré.

La grande nouveauté ? Ce n’en est pas une. Et c’est là tout l’audace du choix. La formation dirigée par Jean-René Bernaudeau a décidé de généraliser à toute sa saison le design spécial porté avec succès sur le Tour de France 2025. Fini la double garde-robe : une seule tunique, désormais iconique, pour toutes les courses.

Le retour des damiers, bien plus qu’un motif. Ce choix graphique est un pont jeté entre les époques. Il constitue un hommage direct au mythique maillot Peugeot que Bernaudeau lui-même arborait dans les années 80. En adoptant ces damiers comme élément central de son identité permanente, TotalEnergies s’ancre définitivement dans une lignée historique prestigieuse. C’est un récit puissant : l’esprit de l’équipe Peugeot, l’une des plus titrées de l’histoire, court toujours sous le logo de l’énergéticien.

Techniquement, le maillot reste confectionné par BioRacer. Il présente une base blanche, sur laquelle se détache le logo multicolore du sponsor principal. Le partenaire institutionnel, le Département de la Vendée, est clairement affiché à l’avant. Autre changement notable : le fabricant de cycles Cube fait son apparition, remplaçant ENVE au poste de partenaire cadres.

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Mercato 2025-2026 : Le visage renouvelé du Team TotalEnergies

Une équipe, c’est aussi des visages. La saison 2026 verra l’effectif total stabilisé à 28 coureurs, avec un mouvement significatif lors du mercato estival.

Les Arrivées Prometteuses :
La formation puise dans son vivier et sur le marché français. Théo Lévêque (Vendée U) et Nicolas Breuillard (St Michel) montent en puissance. Le retour de Geoffrey Bouchard (après un prêt) est confirmé. Mais le gros du renfort vient d’Arkéa-B&B Hotels, avec le recrutement du trio Thibault Guernalec, Pierre Thierry et Mathis Le Berre. Une opération qui renforce significativement l’expérience et la densité du collectif.

Les Départs qui font tache :
Le départ le plus lourd est sans conteste celui du leader Steff Cras, parti chez Soudal Quick-Step. L’équipe perd aussi en expérience avec les retraites de Geoffrey Soupe et Pierre Latour. Le cas de Lucas Boniface reste à suivre.

Ce mercato dessine une équipe en transition, mélangeant jeunes espoirs et renforts expérimentés, mais devant compenser la perte d’un coureur de haut niveau comme Cras.

Avec ce maillot 2026, TotalEnergies ne vend pas un tissu. Elle vend une histoire. En capitalisant sur l’émotion positive générée par les damiers sur le Tour 2025 et en l’érigeant en norme, l’équipe crée un repère fort dans le paysage cycliste. Un pari sur la mémoire collective et l’identité, qui pourrait bien lui offrir une visibilité décuplée, sur la route comme dans les flux numériques. Le véritable test aura lieu sur les routes, avec un effectif remodelé, chargé de porter haut ce symbole chargé d’histoire.