Ce dimanche 19 avril, le peloton WorldTour s’élance de Maastricht pour la 60e édition de l’Amstel Gold Race. Privée de ses plus grandes stars – Pogačar, Pidcock, Ayuso – la Classique néerlandaise offre à Remco Evenepoel une occasion en or. Mais le double champion olympique va-t-il réellement dominer ou va-t-il tomber dans le piège d’une meute de puncheurs revanchards ? Parcours, adversaires, clés tactiques et sondage : tout ce qu’il faut savoir avant le départ.
Un contexte inédit : l’« hécatombe » qui profite à Evenepoel
L’Amstel Gold Race 2026 part avec un statut unique dans le calendrier WorldTour : celui d’une Classique majeure paradoxalement orpheline de ses plus grandes stars.
Selon les données de l’organisation, on assiste à une véritable hécatombe. Le quadruple tenant du Tour de France, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) a fait l’impasse pour mieux cibler Liège. Pire, la startlist a perdu en cascade des puncheurs de premier plan : Juan Ayuso (Lidl-Trek), Isaac Del Toro (UAE), Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5), Ben Healy (EF Education-EasyPost) ou encore Paul Seixas (Decathlon)
Pourquoi Evenepoel est le favori absolu de cette édition
Un terrain de jeu taillé pour ses qualités
Sans Pogačar, sans Van der Poel, sans Van Aert, le double champion olympique et récent troisième du Tour des Flandres aborde l’Amstel avec une pancarte de favori n°1 dans le dos. Il a prouvé sur les pavés qu’il avait franchi un cap ; alors sur son terrain de prédilection – les pourcentages courts et violents du Limbourg – il est théoriquement injouable.
Le dilemme tactique du Belge
La question qui divise les experts : Remco Evenepoel doit-il attaquer de loin sur le Keutenberg (à 30 km de l’arrivée) pour ne pas se faire piéger au sprint par un puncheur plus rapide, ou doit-il attendre le Cauberg pour régler une meute réduite ?
Les adversaires : des challengers de qualité, mais sans superstar
Les challengers directs (⭐⭐⭐⭐)
Matteo Jorgenson (Visma) Punch pour suivre Evenepoel. Sprint moyen.
Romain Grégoire (Groupama-FDJ) Maturité, 4e des Strade Bianche. Récupération après les Flandriennes.
Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) Tenant du titre. En dedans cette saison, récemment malade.
Benoît Cosnefroy (UAE) : Profite de l’absence de Pogačar pour être leader unique. 3e de la Flèche Brabançonne.
Kévin Vauquelin (INEOS) : Taillé pour les courtes et violentes ascensions.
Brady Gilmore (NSN) : Le néo-pro australien a déjà battu Evenepoel sur un circuit de puncheurs au Tour de Catalogne. Véritable joker.
Le contingent français, particulièrement offensif
Jamais l’hexagone n’a envoyé autant de cartouches sur une Classique sans avoir Pogačar à affronter :
Dorian Godon (INEOS) : Triple vainqueur WorldTour cette saison.
Paul Lapeira (Decathlon) : L’ex-champion de France revient fort.
Alex Baudin (EF) et Clément Champoussin (Astana) : Sortent d’un Tour du Pays Basque canon.
Le pronostic de la rédaction
Le scénario probable
L’Amstel Gold Race 2026 est une occasion en or pour Remco Evenepoel. Le parcours du Keutenberg lui offre un terrain de jeu idéal pour une attaque en solitaire, à la Pogačar. Sans WVA ou MVDP pour l’éteindre dans les derniers hectomètres, et avec un Skjelmose en dedans, le Belge n’a pas le droit à l’erreur.
Cependant, méfions-nous de la meute. Si les Visma (Jorgenson, Laporte) et les Français (Grégoire, Cosnefroy) décident de collaborer pour le verrouiller, la course pourrait se jouer dans un sprint à 15 unités. Mais sur un final aussi nerveux, le meilleur puncheur du plateau s’appelle Evenepoel.
Notre verdict
Pronostic : Attaque de Remco Evenepoel dans le Keutenberg (à 31 km de l’arrivée). Résistance de Romain Grégoire, mais le Belge l’emporte en solitaire à Valkenburg.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Entre un plateau masculin frappé par une hécatombe d’absents et un retour très attendu du mythique Cauberg à 2,6 km de l’arrivée, la 60e édition de l’Amstel Gold Race 2026 s’annonce comme un duel à ciel ouvert. Remco Evenepoel, plus que jamais favori, tentera d’imiter Tadej Pogacar en explosant le peloton sur le Keutenberg. Décryptage complet du parcours, des engagés, des outsiders français et des horaires de diffusion.
Pourquoi le « Remco Show » sur le Cauberg peut embraser l’Amstel Gold Race 2026
Une édition 2026 sous le signe de l’hécatombe : qui sont les grands absents ?
L’Amstel Gold Race 2026 s’élance ce dimanche avec un statut unique dans le peloton WorldTour : celui d’une Classique majeure paradoxalement orpheline de ses plus grandes stars. À l’image d’un scénario de course où l’on s’attendait à un remake du sprint à trois de 2025 (Skjelmose devant Evenepoel et Pogačar), la réalité est tout autre.
Selon nos données, on assiste à une véritable hécatombe. Le double tenant du Tour de France, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG), a fait l’impasse pour mieux cibler Liège. Pire, la startlist a perdu en cascade des puncheurs de premier plan : Juan Ayuso (Lidl-Trek), Isaac Del Toro (UAE), Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5), Ben Healy (EF Education-EasyPost) ou encore le jeune prodige français Paul Seixas (Decathlon), tous forfaits.
Cette cascade d’absents transforme la 60e édition. Si l’adage dit que « quand le chat n’est pas là, les souris dansent », ici, un seul loup semble prêt à dicter sa loi.
Parcours 2026 : 257 km, 33 côtes et le grand retour du Cauberg en juge de paix
Un menu copieux dans le Limbourg
Le parcours de l’Amstel Gold Race 2026 reste fidèle à son ADN : une usine à gaz néerlandaise. Les organisateurs ont ressorti la recette qui avait fait le succès de l’édition 2025. Au programme : 257,2 kilomètres entre Maastricht et Valkenburg, pour un dénivelé positif cumulé de près de 3 400 mètres.
Contrairement à une Classique ardennaise classique, ici, aucune ascension ne dépasse 2 kilomètres. La difficulté réside dans l’enchaînement frénétique des 33 « monts ». Le peloton n’a jamais de répit.
Le Keutenberg, le véritable juge de paix avant le Cauberg
Si le Cauberg fait la Une, ne vous y trompez pas. Le verdict se prépare plus tôt. Trois difficultés enchaînées dans les 50 derniers kilomètres vont faire le ménage :
Le Eyserbosweg (1,1 km à 7,6%, max 19,4%) : C’est ici que Julian Alaphilippe avait fait la différence en 2019. Les routes étroites interdisent tout mauvais placement.
Le Keutenberg (1,6 km à 5,2% avec des passages à 22%) : C’est la montée la plus raide du parcours. En 2023, sur les conseils de Mathieu van der Poel, Pogačar y avait placé son raid victorieux de 25 km.
Le final en trois actes : À 11 km du but, le Bemelerberg sert de rampe de lancement. Puis, à 2,6 km de la ligne d’arrivée, la dernière ascension du Cauberg (800 m à 6,5% mais des pointes à 13%). Un final explosif où la puissance brute prime sur l’endurance.
Avis aux amateurs de tactique : Le vent annoncé Nord-Ouest (12 km/h) sera favorable dans le Keutenberg, offrant une aubaine pour les attaquants. Mais attention aux crachins annoncés en début d’après-midi, qui pourraient rendre les routes glissantes.
Les favoris : Remco Evenepoel face à ses dauphins
Remco Evenepoel, le favori absolu ?
Sans Pogačar et Van der Poel, le double champion olympique Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) part avec la pancarte de favori dans le dos. Troisième l’an passé et tout récemment troisième du Tour des Flandres, le Belge a prouvé qu’il avait franchi un cap sur les pavés. Alors sur son terrain de prédilection (les pourcentages), il est injouable.
Question aux lecteurs : Selon vous, Remco Evenepoel doit-il attaquer de loin sur le Keutenberg (à 30 km de l’arrivée) pour ne pas se faire piéger au sprint par un puncheur plus rapide, ou doit-il attendre le Cauberg ?
Les challengers directs (⭐⭐⭐⭐)
Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike) : L’Américain a ciblé les Ardennes. Deuxième de Tirreno, il a le punch pour suivre Evenepoel. Sa faiblesse ? Un sprint moyen, il devra partir seul.
Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) : Notre « numéro 1 français ». 4e des Strade Bianche, victoire à la Drôme Classic. À 23 ans, il aborde l’Amstel avec une maturité déroutante. Sa récupération après les Flandriennes est le seul point d’interrogation. Bien que sa récente 4e place sur la Flèche Brabançonne nous donne un indice.
Les pièges à 3 étoiles
Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) : Tenant du titre, mais en dedans cette saison et récemment malade. Peut-il rééditer l’exploit de 2025 ? Peu probable, mais son statut de vainqueur sortant lui interdit de laisser filer Evenepoel.
Benoît Cosnefroy (UAE) : Profite de l’absence de Del Toro et Pogacar pour être leader unique. 3e de la Flèche Brabançonne, son pic de forme est parfait.
Kévin Vauquelin (INEOS) : Taillé pour la Flèche Wallonne, mais l’Amstel est un excellent baromètre pour lui. Attaque puissante et longue.
Les Français à suivre : Un contingent offensif
Jamais l’hexagone n’a envoyé autant de cartouches sur une Classique sans avoir Pogačar en face.
Dorian Godon (INEOS) : Triple vainqueur WorldTour cette saison. Si le parcours était l’ancien (Cauberg à 15 km), le champion de France serait favori. Le nouveau final le rend outsider de luxe.
Paul Lapeira (Decathlon) : L’ex-champion de France revient fort. Vainqueur du Tour des Alpes-Maritimes, 14e des Strade Bianche, 17e à SanRemo, il a les cuisses pour le sprint d’un peloton réduit.
Alex Baudin (EF) et Clément Champoussin (Astana) : Les deux hommes sortent d’un Tour du Pays Basque canon (Top 10). Leurs attaques lointaines pourraient être les bienvenues.
Startlist : Qui pour jouer les trouble-fêtes ?
La liste des engagés de l’Amstel Gold Race 2026 reste dense malgré les forfaits. Voici les coureurs à ne pas perdre de vue dans le final :
Mauro Schmid (Jayco AlUla) : Le Suisse est une pile électrique. S’il est encore là dans le final, il est très dangereux.
Tibor Del Grosso (Alpecin) : Libéré de l’ombre de Van der Poel, il a gagné en confiance. Seul défaut : son placement parfois approximatif.
Julian Alaphilippe (Tudor) : Moins rapide qu’avant, mais son coup de poker sur le Eyserbosweg pourrait ressusciter les souvenirs de 2019.
Brady Gilmore (NSN) : Le néo-pro australien est le joker de cette édition. Il a battu Evenepoel sur sur le circuit de puncheurs à l’occasion du Tour de Catalogne. Un phénomène en devenir ?
Peut-être faudra-t-il aussi compter sur des coureurs tels que : Christophe Laporte (Visma), Ion Izagirre et Alex Aranburu (Cofidis), Diego Ulissi (Astana), Clément Venturini (Unibet), Alexandre Delettre (TotalEnergies), Marc Hirschi (Tudor) ou encore pourquoi pas sur Pello Bilbao (Bahrain).
Qui sont les 175 coureurs engagés participants à l’Amstel Gold Race 2026 ?
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 11, WELLENS, Tim 12, BARONCINI, Filippo 13, BJERG, Mikkel 14, COSNEFROY, Benoît 15, GIAIMI, Luca 16, GROßSCHARTNER, Felix 17, SIVAKOV, Pavel
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 21, EVENEPOEL, Remco 22, DENZ, Nico 23, ETXEBERRIA, Haimar 24, VAN POPPEL, Danny 25, TRATNIK, Jan 26, VAN DIJKE, Tim 27, VERMEERSCH, Gianni
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 31, DEL GROSSO, Tibor 32, BAYER, Tobias 33, GLIVAR, Gal 34, BUSATTO, Francesco 35, HOULE, Hugo 36, REMIJN, Senna 37, VERSTRYNGE, Emiel
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 41, LAPORTE, Christophe 42, FIORELLI, Filippo 43, HAGENES, Per Strand 44, HUISING, Menno 45, JORGENSON, Matteo 46, TULETT, Ben 47, ZINGLE, Axel
Bahrain – Victorious (WT) ✅ 51, BILBAO, Pello 52, MOHORIČ, Matej 53, MIHOLJEVIĆ, Fran 54, MIQUEL, Pau 55, VALTER, Attila 56, VAN MECHELEN, Vlad 57, ZAMBANINI, Edoardo
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 61, LAPEIRA, Paul 62, DEWULF, Stan 63, DE PESTEL, Sander 64, ISIDORE, Noa 65, L’HOTE, Antoine 66, LABROSSE, Jordan 67, CHAMBERLAIN, Oscar
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 71, VAN DER LEE, Jardi Christiaan 72, BATTISTELLA, Samuele 73, BAUDIN, Alex 74, HONORÉ, Mikkel Frølich 75, LEONARD, Michael 76, NERURKAR, Lukas 77, SHAW, James
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 81, GRÉGOIRE, Romain 82, COSTIOU, Ewen 83, GENIETS, Kevin 84, GERMANI, Lorenzo 85, MADOUAS, Valentin 86, PACHER, Quentin 87, PALENI, Enzo
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 91, VAUQUELIN, Kévin 92, GODON, Dorian 93, HAIG, Jack 94, JUNGELS, Bob 95, LAURANCE, Axel 96, RIVERA, Brandon Smith 97, SHMIDT, Artem
Lotto Intermarché (WT) ✅ 101, AERTS, Toon 102, ARTZ, Huub 103, BERCKMOES, Jenno 104, BRAET, Vito 105, ROTA, Lorenzo 106, VAN BOVEN, Luca 107, ZIMMERMANN, Georg
Movistar Team (WT) ✅ 111, ADRIÀ, Roger 112, GARCÍA PIERNA, Raúl 113, MACIEJUK, Filip 114, MORO, Manlio 115, SERRANO, Gonzalo 116, TESFATSION, Natnael 117, NOVÁK, Pavel
NSN Cycling Team (WT) ✅ 121, LUTSENKO, Alexey 122, CÔTÉ, Pier-André 123, FRIGO, Marco 124, NEILANDS, Krists 125, GILMORE, Brady 126, VAN TRICHT, Floris 127, MARTÍ, Pau
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 131, EENKHOORN, Pascal 132, RACCAGNI NOVIERO, Andrea 133, REINDERINK, Pepijn 134, SCHACHMANN, Maximilian 135, VAN BAARLE, Dylan 136, VAN WILDER, Ilan 137, VANSEVENANT, Mauri
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 141, SCHMID, Mauro 142, COVI, Alessandro 143, DE PRETTO, Davide 144, FOLDAGER, Anders 145, HELLEMOSE, Asbjørn 146, SÜTTERLIN, Jasha 147, VENDRAME, Andrea
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 151, BARGUIL, Warren 152, BIESTERBOS, Frits 153, DINHAM, Matthew 154, FAURE PROST, Alexy 155, KOERDT, Bjorn 156, PEACE, Oliver 157, VAN DEN BROEK, Frank
Uno-X Mobility (WT) ✅ 161, KRON, Andreas 162, CHARMIG, Anthon 163, DVERSNES LAVIK, Fredrik 164, JOHANNESSEN, Anders Halland 165, KAMP, Alexander 166, LEKNESSUND, Andreas 167, SKAARSETH, Anders
XDS Astana Team (WT) ✅ 171, ULISSI, Diego 172, CHAMPOUSSIN, Clément 173, CONCI, Nicola 174, KUZMIN, Anton 175, TONEATTI, Davide 176, VAN BEKKUM, Darren 177, VELASCO, Simone
Cofidis (PRT) ✅ 181, ARANBURU, Alex 182, COQUARD, Bryan 183, IZAGIRRE, Ion 184, MAAS, Jan 185, MAISONOBE, Sam 186, OURSELIN, Paul 187, TEUNS, Dylan
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 191, HERMANS, Quinten 192, AZPARREN, Xabier Mikel 193, BAX, Sjoerd 194, CAMPRUBÍ, Marcel 195, LIEPIŅŠ, Emīls 196, MEURISSE, Xandro 197, PARISINI, Nicolò
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 201, ALAPHILIPPE, Julian 202, ERIKSSON, Jacob 203, HIRSCHI, Marc 204, PLUIMERS, Rick 205, SUTER, Joel 206, WEISS, Fabian 207, DONZÉ, Robin
Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅ 211, BARCELÓ, Fernando 212, BOU, Joan 213, LÓPEZ, Joseba 214, MOLENAAR, Alex 215, NICOLAU, Joel 216, OLDANI, Stefano 217, PRADES, Eduard
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 221, DEWEIRDT, Siebe 222, LAMBRECHT, Michiel 223, LANHOVE, Milan 224, MARIS, Elias 225, THONNON, Senne 226, VAN HEMELEN, Vincent 227, VAN HAUTEGEM, Leander
Diffusion TV direct : Comment voir l’Amstel Gold Race 2026 ?
Le programme TV complet pour ne rien rater
La course masculine s’élance de Maastricht à 11h10 (heure française), mais les images TV ne débuteront que lorsque la stratégie s’emballe.
Voici les chaînes pour suivre l’Amstel Gold Race 2026 en direct ce dimanche 19 avril :
France 3 : Direct à 15h00 (final).
Eurosport 1 / MAX : Direct à 15h00 avec les consultants maison.
Belgique (RTL / VRT 1) : Direct à partir de 15h00.
Streaming : La plateforme Max (ex-Eurosport) et le site de la RTBF proposent le live non-crypté.
À noter : La course féminine (157 km) sera diffusée plus tôt, avec un départ à 12h45. Demi Vollering (FDJ-Suez) y est la grande favorite, face à Marianne Vos et Puck Pieterse.
Notre verdict et pronostic
Analyse tactique : Le scénario parfait pour Evenepoel
L’Amstel Gold Race 2026 est une occasion en or pour Remco Evenepoel. Le parcours du Keutenberg lui offre un terrain de jeu idéal pour une attaque en solitaire, à la Pogačar. Sans Wout ou Mathieu pour l’éteindre dans les derniers hectomètres, et avec un Skjelmose en dedans, le Belge n’a pas le droit à l’erreur.
Cependant, méfions-nous de la meute. Si les Visma (Jorgenson, Laporte) et les Français (Grégoire, Cosnefroy) décident de collaborer pour le verrouiller, la course pourrait se jouer dans un sprint à 15 unités. Mais sur un final aussi nerveux, le meilleur puncheur du plateau s’appelle Evenepoel.
Pronostic : Attaque de Remco Evenepoel dans le Keutenberg (à 31 km de l’arrivée). Résistance de Romain Grégoire, mais le Belge l’emporte en solitaire à Valkenburg.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Sous le soleil de Galice, la 5e et dernière étape d’O Gran Camino 2026 a offert un condensé de cyclisme moderne. Un vétéran stratège, Adam Yates (UAE-XRG), verrouille son général. Un prodige, Alessandro Pinarello (NSN), débloque son compteur sur un raidard pavé. Entre transmission et révolte, ce final à Monte Santa Trega restera dans les annales. Voici notre analyse tactique complète, les classements et le moment clé en vidéo.
Pinarello éclate l’écran sur les pavés, Yates cueille le Graal : le roman-feuilleton d’O Gran Camino 2026
Un scénario renversant : pourquoi cette étape 5 restera gravée
L’histoire du cyclisme aime ces paradoxes. Ce samedi 18 avril 2026, sur l’Alto Monte Santa Trega, deux hommes ont écrit deux destinées opposées mais indissociables. D’un côté, Adam Yates, 33 ans, le métronome britannique d’UAE Team Emirates-XRG, qui gère son bien comme un chef d’orchestre aguerri. De l’autre, Alessandro Pinarello, 22 ans, le feu follet italien de NSN Cycling Team, qui exécute une démonstration de force brute sur un kilomètre pavé improbable.
Et si la clé du général se jouait ailleurs que sur les pourcentages ? Car c’est bien la question que laisse planer ce dénouement : les 500 mètres de pavés abrupts ont-ils trahi la hiérarchie naturelle des grimpeurs ?
Résumé de l’étape 5 : du cinéma pur sur les routes galiciennes
L’échappée matinale : sept loups dans la brume
Comme souvent sur O Gran Camino, le début d’étape a été une partie d’échecs. Après 30 kilomètres d’un faux plat nerveux, sept hommes ont pris la poudre d’escampette. Leur avance a flirté avec les quatre minutes, de quoi entretenir le suspense. On y retrouvait des baroudeurs aguerris : Nadav Raisberg (NSN), Santiago Mesa et Rafael Reis (Anicolor/Campicarn), Carlos Miguel Salgueiro (Tavira), Gorka Sorarrain (Caja Rural), Sinuhé Fernández (Burgos Burpellet BH) et Diego Uriarte (Kern Pharma). Un plateau de choix, mais pas de quoi inquiéter les gros bras d’UAE-XRG et Movistar.
Le coup de tonnerre George Bennett : vieux lion ou diversion ?
Alors que l’échappée se délite dans l’Alto da Valga, un vieux renard entre en scène. George Bennett (NSN), le Néo-Zélandais au palmarès de baroudeur de luxe, attaque à 28 km de l’arrivée. Son geste est technique : il ne vise pas le général, mais la victoire d’étape. Il avale les trois fuyards comme une évidence. Derrière, Visma-Lease a Bike impose un tempo de métronome. Bennett est repris 6 km plus loin. Était-ce un coup de billard à trois bandes pour user les coéquipiers de Yates ? L’analyse vidéo montre que le Britannique a dû s’employer personnellement pour colmater la brèche.
Le juge de paix : l’Alto Monte Santa Trega (3,6 km à 7,5 %)
L’ascension finale est courte mais brutale. À deux kilomètres du sommet, Adam Yates décide d’en finir. Il imprime un rythme infernal, mais la sélection est impitoyable : seul un trio tient la roue. Ce n’est pas un hasard si ce sont les trois jeunes loups de la semaine : Jorgen Nordhagen (Visma), Ivan Romeo (Movistar) et Alessandro Pinarello (NSN). Selon nos datas, Nordhagen affichait la meilleure puissance relative du jour, mais c’est sans compter sur le placement.
Le raidard pavé : le piège qui a tout changé
À 500 mètres de la ligne d’arrivée, la route bascule. Un secteur pavé, court mais raide. Et c’est là que Pinarello change de registre. Là où les grimpeurs dansent sur la selle, lui, passe en force. Il prend la corde, double Romeo, et lance un sprint de 200 mètres d’une autorité rare.
« J’ai suivi Adam, et je savais qu’il fallait que je sois premier ou deuxième dans le pavé. C’est ce que j’ai fait. » – Alessandro Pinarello, à l’arrivée.
C’est la première victoire professionnelle pour Pinarello, 22 ans. Il devient le 3e plus jeune vainqueur d’étape de l’histoire de l’épreuve, derrière Joshua Tarling (20 ans en 2024) et… Iván Romeo (22 ans plus tôt dans la même édition).
Yates, à 33 ans, devient le deuxième vainqueur le plus âgé de l’histoire du Gran Camino, derrière la légende Alejandro Valverde (41 ans en 2022). Son dernier succès sur une course par étapes remontait au Tour d’Oman, un an plus tôt. La régularité est son art.
Pourquoi ces résultats sont plus parlants qu’il n’y paraît
Parlons données. Selon les relevés de puissance anonymisés (source : équipes communiquées en conférence de presse), Nordhagen a produit la meilleure moyenne sur les 5 derniers kilomètres, mais Pinarello affichait le pic de puissance maximal sur 30 secondes : près de 1 200 watts. C’est ce qui a fait la différence sur les pavés.
De son côté, Adam Yates n’a pas pris un seul risque. Son management de course est un cas d’école.
Vidéo et ce qu’il faut retenir pour la suite
La vidéo des 3 derniers kilomètres, disponible ci-dessous, montre un fait de course rare : un leader qui lève le bras pour la victoire finale tout en étant battu sur la ligne. Les images aériennes mettent en évidence le placement de Pinarello, qui négocie le dernier virage comme un pistard.
Alors, une question pour les puristes : ce final pavé est-il un coup de génie du tracé ou un danger inutile qui favorise les puncheurs au détriment des purs grimpeurs ? Le débat est lancé dans les commentaires.
Pinarello au Giro, Yates sur les grands rendez-vous
Pour Alessandro Pinarello, ce succès n’est qu’une étape. Annoncé sur le Giro d’Italia dans un mois (8 au 31 mai), il valide une préparation idéale. Déjà 10e du Tirreno-Adriatico plus tôt dans la saison, l’Italien a prouvé qu’il sait gérer un effort long. Sa formation NSN en est à sa 9e victoire de l’année : un rouleau compresseur.
Adam Yates, lui, rejoint son leader Tadej Pogačar avec un statut conforté. En remportant O Gran Camino, il ajoute une ligne à un palmarès qui compte désormais quelque 34 succès professionnels. Le Tour de France est dans neuf semaines.
O Gran Camino 2026 restera comme l’édition de la confirmation pour Yates et de la révélation pour Pinarello. Entre la science du placement d’un vétéran et la puissance brute d’un jeune premier, le cyclisme a offert l’un de ses plus beaux contrastes. Rendez-vous sur Liège-Bastogne-Liège pour revoir Alessandro Pinarello face à un autre UAE : Tadej Pogacar.
Classement O Gran Camino 2026, étape 5 : Top 20
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team les 157,4 km en 3:39:03 (42,3 km/h)
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
ROMEO IVÁN, Movistar Team +0:06
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +0:16
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +0:31
PEÑA JESÚS DAVID, Efapel Cycling m.t.
PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
DEL PINO JESUS, Aviludo – Louletano – Loulé +0:35
NYCH ARTEM, NSN Cycling Team +0:37
BENNETT GEORGE, Anicolor / Campicarn m.t.
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike +0:43
DOMÍNGUEZ DAVID, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +0:44
AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi +0:46
APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +0:53
CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma +0:58
GUERIN ALEXIS, Anicolor / Campicarn +1:13
Classement général final complet de O Gran Camino 2026
YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG en 14:40:53
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:32
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:48
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +1:49
ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:19
PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA +3:07
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +3:27
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +3:43
HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +3:48
NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn +4:05
OLIVEIRA NELSON, Movistar Team +4:07
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +4:10
PEÑA JESÚS DAVID, Efapel Cycling +4:28
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +4:39
AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi +4:42
WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma +4:57
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike +5:01
DEL PINO JESUS, Aviludo – Louletano – Loulé +5:04
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +5:17
FAGÚNDEZ ERIC ANTONIO, Burgos Burpellet BH +5:49
DUARTE EMANUEL, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car +5:59
GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +6:03
APARICIO MARIO, Burgos Burpellet BH +6:21
FERNÁNDEZ RUBÉN, Anicolor / Campicarn +6:27
DOMÍNGUEZ DAVID, Feira dos Sofás – Boavista +6:32
CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH +6:48
PINTO PEDRO, Efapel Cycling +7:51
GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike +8:39
DOMINGUES DUARTE, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car +10:23
SWIRBUL KEEGAN, Efapel Cycling +13:09
LAENGEN VEGARD STAKE, UAE Team Emirates – XRG +15:54
DURÃES RAFAEL, Efapel Cycling +16:07
SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA +16:27
MERNIK SVEN ALEKSANDER, Team Visma | Lease a Bike +17:50
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Battu la veille sur la Classic Grand Besançon Doubs, Matthew Riccitello n’a laissé aucune place au doute ce samedi 18 avril. À 24 ans, l’Américain de Decathlon CMA CGM a survolé la 20e édition du Tour du Jura 2026 au sommet du Mont Poupet, offrant un doublé à son équipe et une démonstration tactique rare. Retour sur une victoire en solitaire, un classement bouleversé et l’ascension d’un futur grand du grimpeur.
Pourquoi la revanche de Matthew Riccitello sur le Mont Poupet va marquer la saison 2026
La revanche parfaite : comment Riccitello a effacé sa deuxième place en 24 heures
Vendredi sur la Classic Grand Besançon Doubs, Matthew Riccitello s’inclinait face à Jordan Jegat (TotalEnergies). Une deuxième place qui avait laissé des regrets. L’Américain, déjà en évidence, n’avait pas réussi à conclure.
Samedi, la démonstration au sommet du Mont Poupet
Samedi, sur le Tour du Jura 2026, la musique a changé. Dès les premiers pourcentages du Mont Poupet (4,1 km à 8,1 %), Riccitello a placé une attaque franche à 3 kilomètres du sommet. Personne n’a pu répondre. Pas même Jegat, réduit au rôle de témoin.
Selon nos données et statistiques, il s’agit de la 5e victoire professionnelle de Riccitello, et son 9e Top 10 en 23 jours de courses.
Décryptage tactique : pourquoi Decathlon CMA CGM a piégé toute la course
Nicolas Prodhomme, l’ouvreur qui a tout changé
L’équipe Decathlon CMA CGM n’a pas laissé le scénario au hasard. Nicolas Prodhomme s’est montré remuant. Une première attaque à 35 km, puis une seconde à 20 km, avant un effort décisif à 10 km de l’arrivée.
Pourquoi TotalEnergies est tombé dans le piège
Pourquoi cette stratégie ?
Forcer TotalEnergies à rouer derrière Prodhomme
User les coéquipiers de Jordan Jegat
Offrir un grand chelem à Matthew Riccitello dans l’ultime ascension
Prodhomme a été repris à 4 km du but, mais le mal était fait. L’échappée matinale (Vercher, Rouland, Jean) était condamnée. Et quand Riccitello a attaqué, il ne restait plus aucun adversaire capable de le suivre.
Question ouverte aux lecteurs : Pensez-vous que ce doublé Decathlon CMA CGM annonce un transfert de puissance dans les FDJ United Series ? Réagissez en commentaire.
Résumé minute par minute du Tour du Jura 2026 (185,1 km)
Les 100 premiers kilomètres : une échappée matinale sous contrôle
Km 0-50 : Départ rapide, échappée de 7 coureurs (Raugel, Delacroix, Jean, Lennartsson, Bezza, Lelandais).
Km 50-150 : Avance maximale de 4 minutes. Peloton Decathlon CMA CGM contrôle sans paniquer.
Le vent tourne dans la côte de Thésy (km 150)
Km 150 : Côte de Thésy. L’échappée explose. Victor Jean reste seul en tête.
Km 165 : Contre-attaque de Louis Rouland (Cofidis) et Mattéo Vercher (TotalEnergies).
Km 175 : Prodhomme attaque. Il reprend Jean à 11 km de l’arrivée.
Le Mont Poupet : l’ascension qui a tout changé
Km 181 (Mont Poupet) : Attaque de Matthew Riccitello à 3,5 km du sommet. Écart définitif.
Km 185 : Victoire en solitaire. Léo Bisiaux règle Jordan Jegat pour la 2e place.
Ce qui change au général des FDJ United Series
Bryan Coquard (Cofidis), leader au général avant cette étape, cède sa première place. Matthew Riccitello prend la tête des FDJ United Series avec 135 points, soit 15 points d’avance sur Jordan Jegat.
Vidéo : l’attaque qui a changé la course
À voir absolument : l’attaque fulgurante de Matthew Riccitello à 3 km du sommet du Mont Poupet.
Les réactions d’après-course : « Je savais que j’avais de bonnes jambes »
Matthew Riccitello (vainqueur) : un grand froid sous le maillot
Matthew Riccitello, vainqueur du Tour du Jura 2026, au micro des organisateurs. « Je suis juste heureux. Toute l’équipe a roulé parfaitement. Quand Léo a accéléré, j’ai senti que c’était le moment. J’ai attaqué en me disant que si je creusais un écart, je pourrais le garder. Jegat était fort, mais aujourd’hui, c’était mon jour. »
Léo Bisiaux (2e) : « Mon rôle était de marquer Jegat »
Son coéquipier Léo Bisiaux, 2e : « Matthew était intouchable. Mon rôle était de marquer Jegat. Mission accomplie. »
Ce que cette victoire change pour la suite de la saison 2026
Riccitello confirme son statut de patron du grimpeur français
Matthew Riccitello confirme sa place parmi les meilleurs grimpeurs du calendrier français. Après le Tour de la Provence (victoire en février + une étape), le Tour du Jura 2026 vient valider une régularité impressionnante.
Deux enseignements majeurs
Decathlon CMA CGM possède désormais le duo le plus redoutable des courses à étapes courtes (Riccitello / Bisiaux).
Jordan Jegat, malgré sa forme étincelante, montre une limite dans les ascensions longues à fort pourcentage. Mais il est simplement de retour à la compétition. A suivre de près.
Question ouverte aux passionnés : Riccitello peut-il viser un top 10 sur un Grand Tour dès 2027 ? Ou doit-il d’abord dominer les courses Pro françaises ?
Un doublé qui envoie un signal à tout le peloton
Le Tour du Jura 2026 restera comme la course de la maturité pour Matthew Riccitello. En solitaire, sous pression, face au vainqueur de la veille, l’Américain a écrit une page de vélo rageur et tactique. Et si Decathlon CMA CGM venait de trouver le successeur des grands grimpeurs américains ? La réponse dans les semaines à venir.
Classement complet du Tour du Jura 2026
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team les 185,2 km en 4:28:18 (41,4 km/h)
BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +0:21
JEGAT JORDAN, TotalEnergies +0:24
CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +0:54
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United m.t.
ROULAND LOUIS, Cofidis m.t.
MEEHAN JAMIE, Cofidis +1:05
IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +1:29
EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets +2:00
VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +2:02
JAMAICA JAVIER ERNESTO, Nu Colombia +2:10
HENAO SERGIO, Nu Colombia +2:13
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United +2:27
PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team +2:32
JOALLAND YAËL, Cofidis +2:38
CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 +2:42
BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
MONIQUET SYLVAIN, Cofidis m.t.
HOWELL ADAM, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme +2:45
SAMITIER SERGIO, Cofidis +2:50
HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur +3:17
PAIGE CHARLES, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme +3:34
LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy +3:41
MAIRE ADRIEN, Unibet Rose Rockets +3:58
MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix +4:16
VASSEUR AUBIN, Vélo Club Villefranche Beaujolais +4:29
SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets +5:03
COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma +5:27
JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team +5:56
BENITO ADRIÁN, Team Polti VisitMalta +6:02
LENNARTSSON HUGO, Lucky Sport Cycling Team +6:35
ARSAC RÉMI, Decathlon CMA CGM Team +6:41
DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +7:06
RAMOS UNAI, Equipo Kern Pharma +8:10
DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +8:44
MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +9:04
FAYOLLE JEAN-LOUP, CIC Pro Cycling Academy +9:11
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy m.t.
PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets m.t.
MATTHEIS OLIVER, BIKE AID m.t.
FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
CLARK JACK, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team +9:24
GUTIERREZ CARLOS ALBERTO, Nu Colombia +9:39
LEVON ELIOTT, SCO Dijon Team Matériel-Velo.com +9:58
HENAO SEBASTIÁN, Nu Colombia m.t.
TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix +10:18
BEZZA QUENTIN, SCO Dijon Team Matériel-Velo.com m.t.
BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
JORGE EDGAR, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme +10:28
CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix +10:47
GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets +10:58
RADCLIFFE GEORGE, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team +11:06
BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta +11:31
EVERTSEN-HEGREBERG SIMEN, Lucky Sport Cycling Team +11:35
HABTEAB YOEL, BIKE AID +11:57
YEMANE EVEN, BIKE AID +12:19
LELANDAIS RÉMI, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme +12:50
HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur +13:41
TOWERS LUCAS, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
SIMON YOHANN, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
VIDAL VICTOR, BIKE AID m.t.
STONEHAM ANGUS, SCO Dijon Team Matériel-Velo.com +13:48
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
3 130 mètres de dénivelé positif, un final à plus de 15% et un plateau de puncheurs-grimpeurs affamés. Le Tour du Jura 2026 ne se contente pas d’ouvrir la saison des classiques jurassiennes ; il se pose en véritable test grandeur nature avant le Critérium du Dauphiné. Entre la défense de titre de Guillaume Martin-Guyonnet et l’ambition débordante de Matthew Riccitello, voici pourquoi ce samedi 18 avril, la FDJ United Series va vivre une journée historique.
Mont Poupet – Riccitello : Pourquoi le Tour du Jura 2026 va faire exploser les compteurs
Le parcours 2026 : Pourquoi le final au Mont Poupet est le plus dur jamais dessiné ?
Ne vous fiez pas à la distance modeste de 185,1 kilomètres. Le tracé 2026, qui s’élance des Rousses (à plus de 1 000 mètres d’altitude), est une œuvre d’horloger sadique. L’enchaînement des difficultés transforme cette 6e manche de la Coupe de France en véritable « roulette jurassienne ».
Dès le départ, le peloton est plongé dans le bain avec 15 kilomètres de montée irrégulière vers Mijoux. Mais ce n’est qu’un échauffement. Selon les données altimétriques, le premier véritable couperet est la Côte de Lajoux (4 km à 5,4% avec des rampes à 9%), suivie d’une descente technique vers Saint-Claude. L’astuce du parcours ? User les organismes dans les petites bosses avant la tempête.
À moins de 50 kilomètres de l’arrivée, la course bascule. Le « mur » de Champagnole (1 500 m à 8,7%) et la double ascension de la Côte de Bracon (900 m à 9%) servent de digestif avant le plat de résistance.
Le juge de paix : la Côte de Thésy
Alors que les jambes commencent à chauffer, voici que se dresse la Côte de Thésy (3,5 km à 9,2% avec des passages à 15%). Contrairement aux années précédentes où l’on pouvait gérer, cette rampe intervient à un moment clé pour faire exploser le peloton. C’est ici que les purs sprinteurs, s’il en reste, seront définitivement largués.
Le final au Mont Poupet : Une arrivée au sommet pour les « puristes »
Oubliez les arrivées groupées. L’ascension finale du Mont Poupet est un concentré de violence. Sur 11 kilomètres d’ascension globale, les 4,1 derniers kilomètres affichent une moyenne de 8,2%. Mais ce que les chiffres ne disent pas, c’est l’exposition au vent et la route sinueuse qui interdit toute aspiration.
Le vainqueur 2026 sera celui qui saura gérer son explosivité après avoir avalé plus de 3 000 mètres de dénivelé positif. C’est un terrain de jeu idéal pour les hommes de la Decathlon et de Groupama-FDJ, qui ont pris l’habitude de verrouiller ces épreuves.
Question aux puristes : Pensez-vous que l’arrivée au sommet du Mont Poupet favorise trop les « rouleurs grimpeurs » au détriment des attaquants de longue distance ? Réponse en commentaire.
Startlist et favoris : Guillaume Martin-Guyonnet peut-il réellement battre Matthew Riccitello ?
La startlist du Tour du Jura 2026 présente un duel générationnel fascinant. Le tenant du titre, Guillaume Martin (Groupama-FDJ United), arrive avec un dossard très convoité. Le Français, vainqueur en 2025, connaît chaque fissure de la route jurassienne. Mais il devra composer avec un adversaire de taille : Matthew Riccitello (Decathlon-CMA CGM).
L’Américain, noté 5 étoiles par notre rédaction, est en pleine explosion. Plus léger et punchy que Martin, le profil du Mont Poupet lui sied comme un gant. Derrière ce duo, ne négligez pas Jordan Jegat (TotalEnergies). Vainqueur la veille sur la Classic Grand Besançon, il arrive lancé comme une fusée.
Le Top 5 des favoris selon notre rédaction :
⭐⭐⭐⭐⭐ Matthew Riccitello (Decathlon-CMA CGM) : L’homme en forme du moment, idéal pour les pourcentages à deux chiffres.
⭐⭐⭐⭐ Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama-FDJ United) : L’expérience et la science de la course. Il sait où placer l’attaque.
⭐⭐⭐⭐ Clément Braz Afonso (Groupama-FDJ) : Le joker parfait si Martin est marqué.
⭐⭐⭐ Nicolas Prodhomme (Decathlon) : Le plan B de Riccitello, redoutable en descente avant le final.
⭐⭐ Léo Bisiaux (Decathlon) : La révélation, capable de surprendre dans un sprint de grimpeurs.
Attention aux outsiders : Ivan Cobo (Equipo Kern Pharma) et Matteo Vercher (TotalEnergies) seront les loups solitaires de cette édition. Si l’échappée matinale prend du gras, ces hommes ont le punch pour aller chercher la gloire jurassienne. Sans oublier Clément Berthet (Groupama-FDJ).
Qui sont les 114 coureurs engagés participants au Tour du Jura Cycliste 2026 ?
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 1, MARTIN-GUYONNET, Guillaume 2, BERTHET, Clément 3, BRAZ AFONSO, Clément 4, DONNENWIRTH, Tom 5, ROCHAS, Rémy 6, CUSHWAY, Maximilian
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 11, RICCITELLO, Matthew 12, BISIAUX, Léo 13, PRODHOMME, Nicolas 14, ARSAC, Rémi 15, REITZ, Braden 16, VASSAL, Théophile
Van Rysel Roubaix (CT) ✅ 81, AVOINE, Kévin 82, CAPRON, Rémi 83, JARNET, Maxime 84, MOLLY, Kenny 85, RAUGEL, Antoine 86, TENDON, Arnaud
St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅ 91, BÉNÉTEAU, Lucas 92, BERGER, Antoine 93, CHAMPION, Thomas 94, DELACROIX, Théo 95, GUGLIELMI, Simon 96, SIMON, Yohann
CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅ 111, CHAUSSINAND, Joris 112, FAYOLLE, Jean-Loup 113, GUERNALEC, Victor 114, LANGELLA, Lenaic 115, MARIAULT, Axel 116, WALTON, Jonas
BIKE AID (CT) ✅ 122, VIDAL, Victor 123, MATTHEIS, Oliver 124, BALÁZS, Máté 125, HABTEAB, Yoel 126, YEMANE, Even
Nu Colombia (CT) ✅ 131, CONTRERAS, Rodrigo 132, HENAO, Sergio 133, MUÑOZ, Cristian Camilo 134, JAMAICA, Javier Ernesto 135, HENAO, Sebastián 136, ALBA, Juan Diego
Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team (CT) ✅ 141, CLARK, Jack 142, COOK, Leighton 143, GRIFFITHS, Lenny 144, NIELSEN, Magnus Lorents 145, RADCLIFFE, George 146, WEBSTER, Zach
Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅ 152, ROUILLER, Loris 153, BAGOU, Guillaume 154, AEBERSOLD, Nils 155, BLUM, Elia 156, JEAN, Victor
Lucky Sport Cycling Team (CT) ✅ 161, LENNARTSSON, Hugo 162, NIELSEN, Max 163, STRAND, Peder Dahl 164, THOMPSON, Gustav 165, EVERTSEN-HEGREBERG, Simen 166, KLYVER, Hjalmar
Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme (CT) ✅ 191, PAIGE, Charles 192, HOWELL, Adam 193, JORGE, Edgar 194, MORIN, Yoan 195, SILLIAU, Nicolas 196, LELANDAIS, Rémi
Infos TV direct : Comment voir le Tour du Jura 2026 en streaming ?
Bonne nouvelle pour les fans qui ne peuvent pas faire le déplacement sur les pentes du Poupet. Le direct TV sera assuré sur deux fronts.
Programme complet de la diffusion :
Chaîne : Novo 19 (TNT) – Prise d’antenne à 14h30
Streaming : HBO Max – Direct à partir de 15h30 (avec multiplex et images des coulisses)
L’arrivée de la course est jugée aux alentours de 17h15. La fenêtre de diffusion sur Novo 19 vous permettra de capturer l’intégralité de la phase chaude, notamment la montée de Thésy et l’ascension royale vers la maison forestière du Mont Poupet.
Pourquoi ne pas manquer cette 6e manche des FDJ United Series ?
Le Tour du Jura 2026 a changé de dimension. Ce n’est plus simplement une « Classique de Coupe de France ». Avec ce parcours taillé pour les grimpeurs de classe mondiale et un plateau digne d’une ProSeries, la course s’impose comme le baromètre de la forme avant les grands rendez-vous de mai.
L’incertitude météo (vent annoncé sur les hauteurs) et la densité de la startlist promettent un spectacle haletant. Samedi, seuls les vrais durs à cuire lèveront les bras au sommet.
Rendez-vous le 18 avril sur Novo 19 pour le verdict final.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Il n’était pas le plus attendu, mais Anders Foldager a écrit l’histoire de la Flèche Brabançonne 2026. Dans un final d’une intensité rare, le Danois a dominé au sprint Quinten Hermans et un Benoît Cosnefroy déçu. Retour sur une course qui promet un printemps ardennais explosif, entre échappée royale, chute fatale et coup de poker gagnant.
Pourquoi Anders Foldager a transformé la Flèche Brabançonne 2026 en piège à favoris français
La Flèche Brabançonne 2026 : un scénario que personne n’avait vu venir
Ce vendredi 18 avril, sur les routes vallonnées du Brabant flamand, la 66e édition de la Flèche Brabançonne (De Brabantse Pijl) a tenu toutes ses promesses. Si les projecteurs étaient braqués sur les favoris tricolores, c’est finalement un Danois de 24 ans, Anders Foldager (Team Jayco AlUla), qui a surgi dans le S-Bocht d’Overijse pour signer la plus belle victoire de sa jeune carrière.
Sur les 162,6 kilomètres reliant Beersel à Overijse, la course a offert un condensé parfait de ce qui fait le sel des Classiques belges : des attaques à répétition, un placement chirurgical, et un final en faux-plat montant où la puissance brute a parlé plus fort que la stratégie.
Comment Foldager a-t-il construit sa victoire ? Le récit tactique
Une échappée matinale sous contrôle (0-100 km)
Comme souvent sur la Flèche Brabançonne, la première heure de course a vu naître une échappée autorisée. Six hommes ont pris les devants : Vojtech Kminek (Burgos Burpellet BH), Cedrik Bakke Christophersen (Unibet Rose Rockets), Fabrice Lefevre et Jonah Killy (Tarteletto-Isorex), ainsi que Michiel Coppens et Bram Dissel (BEAT CC p/b Saxo). Leur avance maximale, 3 minutes, n’a jamais inquiété un peloton emmené par les équipes de sprinters, conscientes que le retour serait inévitable dans les circuits finaux.
Selon nos données et statistiques, le rythme imposé par UAE Team Emirates XRG dès 80 kilomètres de l’arrivée a réduit l’écart de moitié en moins de 20 kilomètres. Tim Wellens, le rouleur belge, a sonné la charge, signant le début de la mise à mort de l’échappée.
Le moment charnière : la chute et l’attaque de Grégoire (à 31 km de l’arrivée)
Le véritable tournant de cette Flèche Brabançonne 2026 s’est joué dans un virage anodin à 31 kilomètres du but. Une chute collective a désorganisé le peloton, piégeant notamment Benoît Cosnefroy, pourtant bien protégé par ses coéquipiers d’UAE. C’est à cet instant précis que Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) a démontré toute sa classe.
Question aux lecteurs : Pensez-vous que Romain Grégoire a attaqué trop tôt, ou le peloton était-il tout simplement trop fort aujourd’hui ?
Le jeune Français a placé une accélération violente au pied du Moskesstraat, imité immédiatement par Ramses Debruyne (Alpecin-Premier Tech). Derrière, Cosnefroy, les dents serrées, a dû puiser dans ses réserves pour refaire son retard. Un trio de choc était né, rejoint plus tard par Tibor Del Grosso, Anthon Charmig et Milan Lanhove.
Leur avance ? Jamais plus de 25 secondes.
Le sprint final sur le S-Bocht Overijse : la science du placement
Le travail monstrueux de Mauro Schmid, l’homme de l’ombre
Si Foldager lève les bras, il doit une fière chandelle à son équipier, le champion de Suisse Mauro Schmid. Alors que l’échappée comptait encore 10 secondes à 2 kilomètres de la ligne, Schmid a produit un effort titanesque en tête du peloton, comblant l’écart à lui seul. C’est ce travail de l’ombre, typique des classiques, qui a permis au sprint de se jouer à plat.
Le duel des attaquants : Burgaudeau, Prades et le coup de poker danois
Sous la flamme rouge, Mathieu Burgaudeau (TotalEnergies) a joué son va-tout. Une accélération franche dans l’ultime montée, qui a semblé un instant surprendre le peloton. Mais à 300 mètres de la ligne, le rouleau compresseur Uno-X Mobility l’a avalé.
Eduard Prades (Caja Rural-Seguros RGA) a alors lancé le sprint de loin. Mais Foldager, bien calé dans sa roue, a attendu que l’Espagnol faiblisse pour déborder tout le monde.
Les réactions : la déception française, l’explosion de joie danoise
Benoît Cosnefroy : « J’avais les jambes pour gagner »
Le Normand, véritable spécialiste de l’épreuve (vainqueur en 2024), ne cachait pas son amertume à l’arrivée, au mico d’Eursport. « Clairement, aujourd’hui, j’avais les jambes pour gagner. Au vu de ma forme, je suis vraiment très déçu de ne pas avoir offert un succès à mon équipe. Je me suis fait piéger par la chute, et après, j’ai dû cramer un booster pour revenir. » Cette 3e place, la quatrième de sa carrière sur la Brabançonne, laisse un goût de trop-peu.
Anders Foldager : « Oui, je me suis surpris moi-même »
Interrogé sur sa victoire surprise, le Danois, qui succède à Remco Evenepoel au palmarès, affichait un sourire malicieux : « C’est de loin ma plus grande victoire. Je savais que le parcours était parfait pour moi, mais battre des gars comme Cosnefroy ou Grégoire, c’est incroyable. »
Et maintenant ? Quelles conséquences pour les Classiques Ardennaises ?
Cette Flèche Brabançonne 2026, véritable échauffement pour l’Amstel Gold Race (ce dimanche), envoie un signal fort. Benoît Cosnefroy, malgré la déception, a prouvé qu’il avait les jambes pour rivaliser. Romain Grégoire, avec son attaque à 30 km, confirme qu’il est prêt à passer un cap sur les classiques WorldTour.
Et vous, qui voyez-vous gagner l’Amstel Gold Race ce week-end ? Un Français revanchard, ou un puncheur étranger ?
Anders Foldager, de son côté, entre dans une nouvelle dimension. Premier Danois vainqueur de l’épreuve, il ne sera désormais plus un inconnu dans les pelotons. Comme le souligne notre rédaction, sa progression linéaire (Top 10 sur la Vuelta 2025, victoire ici) rappelle les débuts des grands puncheurs nordiques.
Revivez la victoire d’Anders Foldager en vidéo
La vidéo des 5 derniers kilomètres montre à quel point le placement de Foldager a été impeccable. Contrairement à Hermans, enfermé sur la corde, ou Cosnefroy, parti trop tôt, le Danois a choisi la roue de Prades, le lanceur idéal.
Une Flèche Brabançonne 2026 déjà dans les annales
Entre la première victoire danoise, la quatrième place cruelle pour Grégoire et le travail d’équipe parfait de Jayco AlUla, cette édition restera comme un modèle de course moderne : nerveuse, indécise jusqu’au bout, et ouverte à tous les profils. Rendez-vous dimanche pour l’Amstel, où la revanche des Français est déjà programmée.
Classement complet de la Flèche Brabançonne 2026
FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla les 162,6 km en 3:36:30 (45 km/h)
HERMANS QUINTEN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
GRÉGOIRE ROMAIN, Groupama – FDJ United m.t.
PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
VAN BOVEN LUCA, Lotto Intermarché m.t.
BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
GILMORE BRADY, NSN Cycling Team m.t.
MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
SCHACHMANN MAXIMILIAN, Soudal Quick-Step m.t.
REMIJN SENNA, Alpecin-Premier Tech m.t.
TEUGELS LENNERT, Tarteletto – Isorex m.t.
NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step m.t.
LOOCKX LANDER, Unibet Rose Rockets m.t.
DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech m.t.
VENTURINI CLÉMENT, Unibet Rose Rockets m.t.
VERMOOTE JELLE, Tarteletto – Isorex m.t.
LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
BERCKMOES JENNO, Lotto Intermarché m.t.
GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
LANHOVE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
VERMEERSCH FLORIAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech m.t.
MADOUAS VALENTIN, Groupama – FDJ United m.t.
EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step m.t.
CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility m.t.
DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.
MOLARD RUDY, Groupama – FDJ United m.t.
THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
FERRON VALENTIN, Cofidis m.t.
LEKNESSUND ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
GERMANI LORENZO, Groupama – FDJ United +0:08
MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH +0:09
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious m.t.
BURGAUDEAU MATHIEU, TotalEnergies +0:15
BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
DUJARDIN SANDY, TotalEnergies +0:17
MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:20
MAISONOBE SAM, Cofidis +0:24
CAMPRUBÍ MARCEL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +0:43
NEILANDS KRISTS, NSN Cycling Team +0:46
DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +0:53
MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise +0:56
SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +1:05
BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost +1:13
ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets +1:48
JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +1:56
VAN TRICHT FLORIS, NSN Cycling Team +2:02
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:20
AERTS TOON, Lotto Intermarché +2:48
BOU JOAN, Caja Rural – Seguros RGA +3:39
COPPENS MICHIEL, BEAT CC p/b Saxo m.t.
FAJARDO ADRIÁN, Burgos Burpellet BH m.t.
APPEL STIJN, BEAT CC p/b Saxo m.t.
URIANSTAD BUGGE MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost m.t.
DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla +3:44
COSTIOU EWEN, Groupama – FDJ United m.t.
TEUNS DYLAN, Cofidis +4:12
DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise m.t.
KERCKHAERT JOCHEM, BEAT CC p/b Saxo +4:21
HLADY GAVIN, EF Education – EasyPost +6:08
GELDERS GIL, Soudal Quick-Step m.t.
COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla m.t.
KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH m.t.
WELLENS TIM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
DISSEL BRAM, BEAT CC p/b Saxo m.t.
HONORÉ MIKKEL FRØLICH, EF Education – EasyPost m.t.
CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets m.t.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Il n’avait pas couru une seule minute en 2026. Dixième du dernier Tour de France, freiné par une blessure tenace au genou, Jordan Jegat faisait sa rentrée ce vendredi 17 avril sur la Classic Grand Besançon Doubs. Résultat ? Une démonstration d’autorité et de sang-froid au sommet de la redoutable Côte de la Malate. Voici comment le Breton de TotalEnergies a dompté le duo de Decathlon CMA CGM pour décrocher son premier succès professionnel, et pourquoi sa saison ne fait que commencer.
Comment Jordan Jegat a transformé sa rentrée en chef-d’œuvre sur la Classic Grand Besançon Doubs
Une rentrée sous haute tension : Jegat, l’homme qui revient de loin
Pour comprendre la portée de ce succès, il faut remonter à l’automne 2025. Alors qu’il venait de confirmer son immense talent par une 10e place sur le Tour de France, Jordan Jegat (TotalEnergies) a vu sa préparation hivernale brutalement interrompue par des douleurs récurrentes au genou. Silence radio, absence prolongée du peloton, doutes sourds. Jusqu’à ce vendredi 17 avril 2026.
« Je n’avais encore jamais gagné une course et c’était ma cinquième participation à cette épreuve » a-t-il confié au micro de Novo19, visiblement ému. Une phrase qui en dit long sur la pression intériorisée. Sur la Classic Grand Besançon Doubs, 5e manche des FDJ United Series (ex-Coupe de France), le scénario était pourtant taillé pour un coup de force des favoris.
Résumé de la course : le plan parfait de Decathlon… contrarié par un métronome breton
L’échappée matinale : six hommes, une seule résistance
Dès les premiers kilomètres, six coureurs prenaient la poudre d’escampette : Hugo Scala (Modern Adventure Pro Cycling), Yoel Habteab (Bike Aid), Carlos Alberto Gutierrez (Nu Colombia), Simen Evertsen-Hegreberg (Lucky Sport), et les Français Théo Laurans (VC Villefranche) et Arthur Meyer (Bourg-en-Bresse). Leur avance culminera à près de cinq minutes.
Comme souvent, la côte de la Malate, jugée deux fois au programme, a opéré une sélection naturelle. À 50 km de l’arrivée, l’échappée explose. Seul le Norvégien Evertsen-Hegreberg résiste encore, avec moins de trente secondes d’avance au sommet. Sa récompense ? Le prix de la combativité, avant d’être repris à 20 kilomètres du but. Derrière, Groupama FDJ-United et Decathlon CMA CGM roulent en bloc.
Le duel à trois : Riccitello et Bisiaux jouent la carte collective
Tout se joue donc dans l’ascension finale de la Côte de la Malate (3,9 km à 8,9 %, avec des passages à plus de 10 %). Selon nos données, ce genre de mur court et raide favorise les puncheurs-grimpeurs à l’explosivité redoutable.
À 3 km du terme, Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM) place la première accélération. Son coéquipier Léo Bisiaux enchaîne un kilomètre plus loin. C’est le « one-two » parfait. Sauf que Jordan Jegat, solidement installé dans la roue, ne cède rien. Il les marque comme un capitaine d’expérience, sans jamais paniquer.
Question ouverte aux passionnés : À votre avis, Decathlon CMA CGM a-t-il commis une erreur tactique en attaquant trop tôt et à deux, laissant Jegat s’économiser ? Ou le Français était-il tout simplement intraitable ce jour-là ?
Le moment clé : l’accélération chirurgicale à 200 mètres de la ligne
Alors que tout le monde attend un sprint à trois, Jordan Jegat change la donne. À 250 mètres, il place sa seule et unique accélération de l’ascension. Un coup de pédale violent, fluide, presque déconcertant.
Riccitello et Bisiaux, pantois, ne peuvent répondre. L’écart à la ligne est sans appel : 6 secondes sur l’Américain, 9 secondes sur le Français. Un succès autoritaire qui marque les esprits.
Avec ce succès, Jordan Jegat succède à un palmarès prestigieux : Guillaume Martin-Guyonnet (24e), Lenny Martinez et Victor Lafay. C’est la quatrième victoire française consécutive sur l’épreuve. Un signal fort pour le cyclisme tricolore à l’approche du Tour.
Pour TotalEnergies, c’est aussi une validation stratégique. L’équipe, souvent décriée pour son manque de résultat au plus haut niveau, tient là un leader pour les courses d’un jour et les petits Tours. Et ce n’est que le début : Jegat, qui avait déjà pris la 2e place du Tour du Jura en 2024, s’élance dès ce samedi 18 avril sur la même épreuve.
Vidéo et analyses : ce que disent les images
Ce que les ralentis révèlent :
Une gestion de l’effort exemplaire : Jegat ne se met jamais en hyperextension.
L’Américain Riccitello, pourtant réputé pour sa pointe de vitesse, est surpris par la soudaineté de l’attaque.
Le placement dans le dernier virage est irréprochable.
Ce que cette victoire change pour la suite de la saison
Au-delà du symbole, c’est un poids qui disparaît. « Je n’avais jamais gagné, à chaque fois, je faisais des erreurs tactiques » a reconnu Jegat. Ce succès libère la parole et les jambes.
Désormais, avec ses problèmes de genou résolus, le Vannetais de 26 ans peut envisager sereinement l’été. Objectif avoué : préparer le Tour de France, où il portera à nouveau les ambitions au classement général de TotalEnergies. Et pourquoi pas, viser un top 5, voire une étape ?
Notre pronostic : Jordan Jegat ne s’arrêtera pas là. Sa domination sur la Malate rappelle les grandes heures des puncheurs français. Si sa condition tient sur la durée, il pourrait devenir l’un des hommes à suivre du printemps 2026.
Classement complet Classic Grand Besançon Doubs 2026
JEGAT JORDAN, TotalEnergies les 175,5 km en 4:18:00 (40,8 km/h)
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +0:06
BISIAUX LÉO, Decathlon CMA CGM Team +0:09
MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +0:13
MEEHAN JAMIE, Cofidis +0:22
IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +0:31
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:33
BERTHET CLÉMENT, Groupama – FDJ United +0:38
CHAMPION THOMAS, St Michel – Preference Home – Auber93 +0:44
MARIAULT AXEL, CIC Pro Cycling Academy +0:45
MAIRE ADRIEN, Unibet Rose Rockets m.t.
ROULAND LOUIS, Cofidis +0:49
CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta +0:51
EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets +0:53
JAMAICA JAVIER ERNESTO, Nu Colombia m.t.
PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team +0:55
HUYS LAURENS, Nice Métropole Côte d’Azur +1:01
BOUCHARD GEOFFREY, TotalEnergies +1:03
PETER JANNIS, Unibet Rose Rockets m.t.
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +1:05
VEZIE MAXIME, CIC Pro Cycling Academy m.t.
HÄNNINEN JAAKKO, Nice Métropole Côte d’Azur +1:08
VERCHER MATTÉO, TotalEnergies +1:14
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +1:19
FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets +1:20
RAMOS UNAI, Equipo Kern Pharma +1:22
LANGELLA LENAIC, CIC Pro Cycling Academy +1:29
CHAUSSINAND JORIS, CIC Pro Cycling Academy +1:32
DROUET JULES, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme +1:35
PAIGE CHARLES, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme +1:45
MUÑOZ CRISTIAN CAMILO, Nu Colombia +1:49
HENAO SERGIO, Nu Colombia +1:51
MATTHEIS OLIVER, BIKE AID +1:53
JEAN VICTOR, Elite Fondations Cycling Team +1:56
DOUBEY FABIEN, TotalEnergies +2:09
BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
TOWERS LUCAS, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
MOLLY KENNY, Van Rysel Roubaix +2:16
BÉNÉTEAU LUCAS, St Michel – Preference Home – Auber93 +2:43
MONCOUTIÉ MATTÉO, Vélo Club Villefranche Beaujolais +2:47
COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma +3:00
FAYOLLE JEAN-LOUP, CIC Pro Cycling Academy +3:04
TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
CAPRON RÉMI, Van Rysel Roubaix +3:21
CLARK JACK, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team +3:37
BESSEGA GABRIELE, Team Polti VisitMalta +3:39
JUILLARD MAXIMILIEN, Vélo Club Villefranche Beaujolais +3:43
GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets +3:47
CLER GABIN, SCO Dijon Team Matériel-Velo.com +4:03
SAVIOZ COLIN, Unibet Rose Rockets +4:27
BRUYERE LILIAN, SCO Dijon Team Matériel-Velo.com +4:46
SCALA HUGO, Modern Adventure Pro Cycling +4:55
RAUGEL ANTOINE, Van Rysel Roubaix +5:06
ARSAC RÉMI, Decathlon CMA CGM Team +5:11
CONTRERAS RODRIGO, Nu Colombia +5:56
SAMITIER SERGIO, Cofidis +6:03
ROUSSEL ANTOINE, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme +6:09
DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United +6:15
GUICHARD CARTER, Nice Métropole Côte d’Azur +6:57
DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 +6:59
SIMON YOHANN, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
VIDAL VICTOR, BIKE AID m.t.
AZNAR HUGO, Equipo Kern Pharma +7:05
SPARFEL AUBIN, Decathlon CMA CGM Team +7:40
EVERTSEN-HEGREBERG SIMEN, Lucky Sport Cycling Team +8:23
LENNARTSSON HUGO, Lucky Sport Cycling Team m.t.
GÓMEZ IKER, Equipo Kern Pharma +8:44
RADCLIFFE GEORGE, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team +8:55
MEYER ARTHUR, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme +9:22
PRINGLE NATE, Decathlon CMA CGM Team +12:23
CAUDELL EZRA, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
STONEHAM ANGUS, SCO Dijon Team Matériel-Velo.com m.t.
VASSEUR AUBIN, Vélo Club Villefranche Beaujolais +13:00
ROCHAS RÉMY, Groupama – FDJ United m.t.
AVOINE KÉVIN, Van Rysel Roubaix +13:02
NIELSEN MAX, Lucky Sport Cycling Team +13:05
BUTTIGIEG AIDAN, Team Polti VisitMalta +13:17
GERY LORRIS, SCO Dijon Team Matériel-Velo.com +14:07
BEZZA QUENTIN, SCO Dijon Team Matériel-Velo.com m.t.
COOK LEIGHTON, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team +14:15
NIELSEN MAGNUS LORENTS, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team m.t.
KLYVER HJALMAR, Lucky Sport Cycling Team +14:17
GANTOIS TIMÉO, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme +14:46
BERGER ANTOINE, St Michel – Preference Home – Auber93 +15:30
GUGLIELMI SIMON, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
CARTY JAHKIM, Nice Métropole Côte d’Azur m.t.
BAGOU GUILLAUME, Elite Fondations Cycling Team m.t.
BARAN SIMON, Vélo Club Villefranche Beaujolais m.t.
GUERNALEC THIBAULT, TotalEnergies +16:55
BASSET ANTOINE, Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme m.t.
WRIGHT PAUL, Modern Adventure Pro Cycling +16:56
TENDON ARNAUD, Van Rysel Roubaix +18:03
WEBSTER ZACH, Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team +19:18
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Sur les pentes infernales de l’Alto de Cabeza de Meda, le Britannique Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) ne s’est pas contenté de remporter la 4e étape d’O Gran Camino 2026. Il a déposé un avertissement cinglant à ses rivaux, dépossédé le maillot jaune et posé les bases d’un doublé rare. Retour sur une démonstration de force.
Adam Yates assomme O Gran Camino 2026 : Pourquoi son attaque à 4 km va faire date
Comment Adam Yates a-t-il transformé l’étape reine en démonstration personnelle ?
Le scénario était écrit pour un récital, mais rares sont ceux qui imaginaient un tel niveau de maîtrise. Ce vendredi 17 avril, sur les 145,7 km tracés entre Xinzo de Limia et le sommet de l’Alto de Cabeza de Meda, Adam Yates (33 ans) a offert à O Gran Camino 2026 son premier grand frisson.
Alors que le peloton abordait les pourcentages à deux chiffres de l’ascension finale (5 km à 9,4%, avec des rampes à 14%), le Britannique de UAE Team Emirates XRG a attendu le moment opportun. Contrairement à une attaque depuis loin, Yates a temporisé, laissant George Bennett (NSN) et Anton Schiffer (Visma-Lease a Bike) s’user en tête. Puis, à 4 kilomètres du sommet, il a déclenché son effort.
Le coup de force à 4 km du but : le récit technique
Sur une route étroite et bosselée, là où les relances sont assassines, Adam Yates a porté son estocade. Debout sur les pédales, le coureur britannique a utilisé les passages les plus pentus pour asphyxier ses adversaires. Derrière lui, le jeune prodige norvégien Jørgen Nordhagen (21 ans – Visma-Lease a Bike) tentait de réagir, mais l’écart ne cessait de grandir.
Alessandro Pinarello (NSN), le malheureux porteur du maillot jaune de l’épreuve, craquait définitivement à plus d’une minute. Contrairement à une simple victoire d’étape, Yates visait plus gros : le leadership.
« Je ne sentais même plus le vent, tellement ça montait raide« , a confié Yates à la télévision espagnole après la course. Une déclaration qui résume l’intensité du combat sur les pentes de Cabeza de Meda.
Que devient le GC après cette 4e étape ?
Le chamboulement est total. En s’imposant avec 46 secondes d’avance sur Nordhagen et 1’04 sur Pinarello, Adam Yates s’empare logiquement de la tunique de leader.
C’est la première fois depuis sa victoire au Tour d’Oman l’an dernier que Yates retrouve les commandes d’une course par étapes. Pour Pinarello, la douleur est double : après avoir brièvement cru conserver le jaune lors d’une erreur de commissariat la veille, il voit désormais son rêve de victoire finale s’éloigner.
L’échappée qui a mis la pression
Avant le feu d’artifice des favoris, la journée avait été animée par une échappée massive de dix coureurs. Des hommes comme Samuel Fernández (Caja Rural) ou Andoni López de Abetxuko (Anicolor) ont compté jusqu’à 4 minutes d’avance. Mais comme souvent sur O Gran Camino, le piège montagnard s’est refermé. Fernández a résisté longtemps, mais la machinerie UAE, en plaçant Kevin Vermaerke en première ligne, a méthodiquement réduit l’écart.
Question aux passionnés : Pensez-vous que Jørgen Nordhagen, seulement 2e à 34 secondes, aurait pu inquiéter Yates si Visma-Lease a Bike avait placé un équipier en soutien dans le final ?
Adam Yates peut-il remporter l’O Gran Camino 2026 dès l’étape 5 ?
Avec 34 secondes d’avance avant la dernière étape, le Britannique est en position de force. Mais l’exercice de ce samedi (155 km entre As Neves et Monte Trega) n’est pas une formalité.
Le Monte Trega propose une ascension de 2e catégorie (3,6 km à 7,5%) avec un revêtement particulier : un secteur pavé près du sommet. Ce genre de profil, technique et irrégulier, peut parfois créer des écarts imprévus.
Le facteur Nordhagen et la stratégie finale
Interrogé sur sa stratégie, Yates reste prudent : « On verra. J’ai montré que j’étais en forme, mais demain est une autre journée. »
Pourtant, vu la supériorité affichée sur des pentes supérieures à 14%, il semble difficile que Nordhagen ou Pinarello renverse la vapeur. Le Norvégien, malgré tout, a prouvé qu’il était le seul à pouvoir limiter la casse. Si Nordhagen attaque dès le pied du Monte Trega, il forcera Yates à gérer l’effort.
Mais le scénario le plus probable reste un nouveau contrôle du Britannique. Pour les amateurs de statistiques, selon nos données, Adam Yates n’a perdu qu’une seule fois une course par étapes après avoir pris le maillot de leader lors d’une étape reine en montagne depuis 2023.
Une première victoire 2026 et un message envoyé au monde
En décrochant son premier bouquet de la saison de manière aussi autoritaire, Adam Yates ne se contente pas de gagner O Gran Camino 2026 (sauf accident samedi). Il envoie un signal fort à la concurrence du WorldTour. À 33 ans, l’expérimenté grimpeur de UAE Team Emirates XRG prouve qu’il reste un rouleau compresseur sur les routes escarpées.
Rappel des faits marquants de cette étape 4 :
Vainqueur : Adam Yates (UAE Team Emirates XRG).
Lieu : Alto de Cabeza de Meda (5,1 km à 9,4%).
Écart : 46 secondes sur Nordhagen.
Leader : Adam Yates (34 sec sur Nordhagen, 54 sec sur Pinarello).
Le lien vers la vidéo des derniers kilomètres est disponible ci-dessous. Rendez-vous demain pour la conclusion de cette édition 2026, où l’on saura si Yates confirme son coup double.
Classement O Gran Camino 2026, étape 4 : Top 20
YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG les 145,7 km en 3:37:18 (40,2 km/h)
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:46
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +1:04
PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA +1:13
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +1:16
HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +1:39
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +1:40
ROMEO IVÁN, Movistar Team +1:47
PEÑA JESÚS DAVID, Efapel Cycling +1:54
AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi +2:10
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +2:16
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn +2:18
DEL PINO JESUS, Aviludo – Louletano – Loulé +2:22
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +2:25
GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH m.t.
WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma +2:34
OLIVEIRA NELSON, Movistar Team +2:40
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike +3:01
Classement général O Gran Camino 2026 après la 4e étape : Top 20
YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG en 11:01:54
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:34
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:54
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +1:29
ROMEO IVÁN, Movistar Team +2:09
PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA +2:32
OLIVEIRA NELSON, Movistar Team +2:46
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +3:02
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +3:07
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +3:10
HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH +3:13
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +3:22
NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn +3:24
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +3:46
AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi +3:52
GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH m.t.
PEÑA JESÚS DAVID, Efapel Cycling +3:53
WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma +3:55
GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike +4:04
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Entre les géants des pavés et les futurs vainqueurs des Ardennaises, la De Brabantse Pijl – La Flèche Brabançonne 2026 joue les troubles-fêtes depuis plus de six décennies. Cette année, l’absence de quelques cadors et un parcours raccourci rebattent les cartes. Analyse des 163 kilomètres, des favoris et des leviers tactiques d’une Classique UCI ProSeries (1.Pro) qui s’annonce indécise.
Pourquoi la Flèche Brabançonne 2026 promet un scénario plus ouvert que jamais
La Flèche Brabançonne a ceci de fascinant : elle ne ressemble à aucune autre. Ni purement flandrienne, ni totalement ardennaise, elle impose sa propre loi, celle des puncheurs capables d’encaisser des secteurs pavés courts mais violents avant d’enchaîner des côtes à fort pourcentage. L’édition 2026, programmée ce vendredi 17 avril, arrive à un moment charnière du calendrier, deux jours seulement avant l’Amstel Gold Race.
Mais le vrai chamboulement vient de la startlist. Contrairement à l’an passé où Remco Evenepoel et Wout Van Aert se neutralisaient jusqu’au sprint, le plateau 2026 est plus ouvert. Et c’est précisément ce qui rend cette 66e édition passionnante. D’autant que le parcours a été raccourci d’environ 30 kilomètres par rapport à 2024, une modification qui change profondément la donne tactique.
Qui va prendre le risque d’attaquer de loin sur un parcours plus court ? La question mérite d’être posée, car moins de distance signifie moins d’usure préalable, donc des organismes plus frais dans le circuit final. Les équipes devront peut-être revoir leurs plans.
Quel est le parcours exact de la De Brabantse Pijl 2026 ?
Un tracé Beersel > Overijse de 162,6 km
Le départ est donné à Beersel à 13h30, pour une arrivée prévue vers 17h19 à Overijse. La première partie de la course emmène les coureurs dans une large boucle au sud-ouest, avec plusieurs difficultés destinées à former l’échappée matinale : l’Alsemberg (1 600 m à 3 %, mais une rampe à 6 % au pied) dès le kilomètre 6, puis le Bruine Put (1 200 m à 4,7 %, avec un passage à 10 % au sommet). Selon les données historiques, l’Alsemberg a été le juge de paix de l’épreuve entre 1970 et 2009 – un symbole.
Après une trentaine de kilomètres plus roulants en direction de Lennik, le peloton revient vers Beersel en empruntant le Beerselberg (500 m à 6,4 %), une nouvelle fois le Bruine Put, et l’Eigenbrakelsesteenweg (900 m à 4,4 %). Rien de rédhibitoire, mais suffisant pour user les organismes.
Le circuit final d’Overijse : trois tours de mise à mort
La clé de la course se joue après le kilomètre 103, lorsque le peloton entame trois tours d’un circuit local de 20 kilomètres autour d’Overijse. C’est là que la Flèche Brabançonne 2026 se transforme en piège à puncheurs. À chaque tour, les coureurs enchaînent :
Hertstraat (700 m à 3,7 %, pavée avec des passages à 10 %)
Moskesstraat (500 m à 8,1 %, pavée, avec des pentes supérieures à 10 %)
Holstheide (1 000 m à 5 %, pied à 8 %)
Montée finale en S vers l’arrivée (1 300 m à 3,6 %)
Le Moskesstraat est unanimement considéré comme le mont clé. Étroit, pavé, avec des rampes à plus de 10 %, il intervient à environ 10 kilomètres de la ligne. En 2025, c’est là qu’Evenepoel avait fait la différence. Cette année, sans lui, la question est ouverte.
Selon vous, le Moskesstraat est-il suffisamment sélectif pour écarter les purs sprinteurs, ou un petit groupe peut-il revenir sur la ligne droite finale ?
Le dénivelé total avoisine les 1 900 mètres, concentré sur des efforts courts et intenses. Une particularité : l’arrivée ne passe plus par le Schavei (utilisé entre 2010 et 2020) mais par la Brusselsesteenweg, avec une dernière ligne droite de 300 mètres quasiment plate. De quoi redonner espoir à des coureurs rapides… s’ils ont survécu.
Quelle est la startlist et qui sont les favoris de la Flèche Brabançonne 2026 ?
Un forfait de taille et des absences qui changent la donne
Tom Pidcock (Pinarello Q36.5) a finalement déclaré forfait, une perte notable pour le spectacle. Surtout, Remco Evenepoel, tenant du titre et vainqueur 2025, n’est pas au départ. Wout Van Aert non plus. La startlist perd deux de ses plus gros noms, et avec eux une partie de la hiérarchie naturelle.
Mais du beau monde reste présent. Citons Mauro Schmid (Jayco AlUla), Romain Grégoire (Groupama-FDJ United), Tim Wellens et Florian Vermeersch (UAE Team Emirates XRG), Tibor Del Grosso (Alpecin-Premier Tech), ou encore Benoît Cosnefroy , vainqueur en 2024.
Notre hiérarchie des favoris
⭐⭐⭐⭐ Benoît Cosnefroy (UAE Team Emirates XRG)
Vainqueur en 2024, le Français a pris son temps en ce début de saison. Il arrive à point nommé pour les Ardennaises, et son profil de puncheur capable de résister aux pavés courts est idéal. Attention toutefois : il revient de blessure, comme son coéquipier Tim Wellens. Mais Cosnefroy a déjà prouvé sur ce parcours qu’il savait y faire.
Grégoire est l’un des puncheurs les plus prometteurs du peloton. Rapide au sprint, audacieux, il a le profil type du vainqueur de la Brabançonne. Schmid, lui, réalise un début de saison remarquable et masque à lui seul les résultats en demi-teinte de Jayco AlUla. Le Suisse est en pleine confiance.
⭐⭐ Tibor Del Grosso (Alpecin) – Tim Wellens (UAE) – Andreas Leknessund (Uno-X) – Alex Baudin (EF)
Del Grosso vient de remporter la NXT Classic et semble en pleine explosion. Mais attention : ce parcours est plus vallonné. Wellens revient de blessure, son niveau reste une inconnue. Leknessund retrouve des couleurs en 2026. Baudin, lui, pourrait surprendre sur un terrain qui lui plaît.
Teuns et Hermans connaissent la course par cœur. Madouas peut viser un top 10, mais le final très punchy n’est pas son terrain de prédilection absolu.
Un prodige à surveiller : Mattia Agostinacchio (18 ans)
Ce n’est pas un favori, mais on va l’observer avec attention. Mattia Agostinacchio, 18 ans, fait ses débuts sous les couleurs d’EF Education Easy Post. Présenté comme un phénomène, il dispute sa première course de la saison sur un terrain qui lui convient sur le papier. Est-ce le nouveau Seixas ? Réponse vendredi.
Qui sont les 127 coureurs engagés participants à De Brabantse Pijl – La Flèche Brabançonne 2026 ?
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 1, SCHACHMANN, Maximilian 2, EENKHOORN, Pascal 3, GELDERS, Gil 4, RACCAGNI NOVIERO, Andrea 5, REINDERINK, Pepijn 6, SVRČEK, Martin 7, VERVAEKE, Louis
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 11, DEL GROSSO, Tibor 12, DEBRUYNE, Ramses 13, BELMANS, Lennert 14, DOCKX, Aaron 15, REMIJN, Senna 16, RIESEBEEK, Oscar 17, HOULE, Hugo
Uno-X Mobility (WT) ✅ 91, DALBY, Simon 92, URIANSTAD BUGGE, Martin 93, CHARMIG, Anthon 95, DVERSNES LAVIK, Fredrik 96, LEKNESSUND, Andreas 97, SKAARSETH, Anders
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 101, LAMBRECHT, Michiel 102, LANHOVE, Milan 103, MARIS, Elias 104, THONNON, Senne 105, VAN HEMELEN, Vincent 106, DEWEIRDT, Siebe 107, GEERAERTS, Ferre
Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅ 121, GAVIRIA, Fernando 122, BARCELÓ, Fernando 123, LÓPEZ, Joseba 124, MOLENAAR, Alex 125, BOU, Joan 126, OLDANI, Stefano 127, PRADES, Eduard
BEAT CC p/b Saxo (CT) ✅ 181, APPEL, Stijn 182, COPPENS, Michiel 183, DEKKER, David 184, KERCKHAERT, Jochem 185, DISSEL, Bram 186, KROONEN, Max 187, MAAS, Marijn
Comment suivre la Flèche Brabançonne 2026 en TV direct ?
La diffusion TV en direct de la De Brabantse Pijl 2026 commence à partir de 15h30. Le départ réel étant donné à 13h30, les premières heures ne seront pas retransmises – classique pour ce type d’épreuve.
En France :
Eurosport 1 (direct à 15h30)
La Chaîne L’Équipe (direct à 15h30)
HBO Max (streaming, direct à 15h30)
En Belgique :
RTL Club
VRT 1
L’arrivée est prévue vers 17h19, avec un final concentré sur les trois derniers tours de circuit. C’est là que tout se jouera. Ne manquez pas la Moskesstraat, qui sera franchie pour la dernière fois environ 10 kilomètres avant l’arrivée.
Que retenir de cette Flèche Brabançonne 2026 ?
Parcours raccourci, favoris absents, plateau ouvert : tous les ingrédients sont réunis pour une édition imprévisible. La transition entre Flandriennes et Ardennaises n’a jamais été aussi floue. Et c’est tant mieux. Car c’est dans ces zones grises que naissent les plus belles courses.
Alors, qui selon vous va succéder à Remco Evenepoel au palmarès ? Cosnefroy, Grégoire, Schmid… ou un outsider comme Del Grosso ? La réponse sur les routes du Brabant, ce vendredi 17 avril.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ce vendredi 17 avril, la sixième édition de la Classic Grand Besançon Doubs promet un feu d’artifice sur les routes du Doubs. Avec près de 3 000 mètres de dénivelé et une montée finale à 17 %, l’épreuve UCI 1.1 ne laisse aucun répit. Guillaume Martin-Guyonnet tentera le doublé face à un Matthew Riccitello en état de grâce. Voici pourquoi cette manche de la Coupe de France (FDJ United Series) pourrait réécrire son palmarès.
Pourquoi la Classic Grand Besançon Doubs 2026 va exploser le peloton dès la Côte de la Malate
Le tracé 2026 est le plus sélectif jamais dessiné. Le Col de la Côte Chazot : premier missile dès le kilomètre 13
Dès l’entame, les 120 coureurs savent qu’aucune routine ne sera tolérée. À peine 13 kilomètres après le départ réel donné sur la D486, la Côte de Marchaux (renommée Col de la Côte Chazot, 2,1 km à 6,6 %, avec des rampes qui mordent à 10 %) agit comme un premier filtre. Ce n’est pas une simple bosse de mise en jambe, c’est un avertissement. Selon nos datas, cette difficulté a déjà provoqué des cassures dans le gruppetto dès les éditions précédentes. Le peloton, encore compact, devra déjà gérer les premières attaques.
La longue traversée vallonnée : Epeugney et Charmay, l’usure silencieuse
Après une quarantaine de kilomètres de plaine rectiligne entre Mazerolles-le-Salin et Osselle – une anomalie tactique qui permet aux équipes de souffler – le relief revient en force. La Côte de Charmay (4,8 km à 4,4 %) puis la Côte d’Epeugney (5,1 km à 3 %) ne paient pas de mine sur le papier. Mais sur des routes sinueuses et exposées au vent du Doubs, ces pourcentages roulants deviennent des couteaux suisses de l’usure. Les jambes commencent à chauffer avant l’entrée dans le circuit final.
La terrible Côte de la Malate (3,8 km à 9,3 %) : le juge de paix
Voilà le vrai clou du spectacle. Longue de 3,8 kilomètres avec des passages à 17 %, la Côte de la Malate (parfois répertoriée à 3,3 km selon les sources) est une montée à la fière allure. Elle est franchie deux fois. La première, à 50 km de l’arrivée, sert de répétition générale. La seconde, sur la ligne du Belvédère de Montfaucon, est l’arène finale. Une montée aussi irrégulière favorise les coureurs capables d’enchaîner des relances après des virages en épingle. Le dernier kilomètre, avec ses passages à 10 % en forêt, est un piège à abattage.
Question à la communauté : Selon vous, le double passage sur la Malate avantage-t-il un attaquant solitaire comme Guillaume Martin ou un puncheur explosif comme Matthew Riccitello ? Réagissez en commentaire.
STARTLIST : un plateau WorldTour bis sous tension
Groupama-FDJ United : tout sur les épaules de Guillaume Martin-Guyonnet
Vainqueur 2025, Guillaume Martin (Groupama-FDJ United) arrive avec un statut de super-favori. Mais attention : son coéquipier David Gaudu est absent. Conséquence directe, la pression se reporte entièrement sur le Normand. Selon les données internes de l’équipe, Martin a peaufiné sa condition sur le Tour du Pays Basque avec des accessits intéressants lors des étapes les plus difficiles. À ses côtés, Clément Berthet (le local) et Clément Braz Afonso auront pour mission de contrôler les attaques avant de lancer leur leader. Un scénario risqué, car si Martin est marqué, Braz Afonso pourrait hériter d’une carte gagnante.
L’équipe la plus redoutable sur le papier. Matthew Riccitello (Decathlon CMA CGM), vainqueur du Tour de la Provence, est un pur grimpeur qui adore les pentes à plus de 15 %. Sa pointe de vitesse dans l’explosivité lui permet de distancer les rouleurs. Nicolas Prodhomme, lui, est l’archétype du puncheur-grimpeur français, toujours bien placé dans les finals nerveux. Et n’oublions pas Léo Bisiaux, la pépite qui pourrait surgir si la course se désagrège. L’effectif de Decathlon a les moyens de verrouiller la course.
Les outsiders de choc : Cobo, Moniquet et Jegat
Ivan Cobo (Equipo Kern Pharma) : l’expérience des courses difficiles. Dans une arrivée au sommet, l’espagnol est un métronome. Cette saison il compte déjà une victoire et de nombreuses places d’honneur.
Jordan Jegat (TotalEnergies) : le français signe son retour à la compétition ce vendredi. Son punch dans les 500 derniers mètres est une arme absolue. Il aura envie de bien faire d’entrée et il en est capable. quatrième l’an dernier et revenu de blessure, il sera l’attraction.
Sylvain Moniquet (Cofidis) : accompagné d’Edoardo Zamperini, le Belge a les références sur ce type de final.
Les coups de poker : Matteo Vercher et Jannis Peter
Matteo Vercher (TotalEnergies) a pris rappelons le la 11e place sur Paris-Nice. Sa capacité à enchaîner les relances sur des pentes longues en fait un candidat au top 5. Quant à Jannis Peter (Unibet Rose Rockets), il a prouvé sur le Czech Tour qu’il pouvait battre des Uijtdebroeks sur une bosse. Méfiance absolue.
Le Top 5 des favoris pour la victoire à Montfaucon
Guillaume Martin : le patron désigné
Le tenant du titre connaît chaque gravier de la Malate. Son explosivité en montée et sa capacité à lire la course lui offrent une longueur d’avance. Le seul doute : l’absence de Gaudu le rendra-t-elle trop prévisible ?
Matthew Riccitello : le défi américain
Plus jeune, plus puissant sur les pourcentages extrêmes. Si la course explose dès la première ascension de la Malate, Riccitello est l’homme de la situation. Sa victoire en Provence prouve sa forme étincelante.
Nicolas Prodhomme : l’électron libre
Toujours dans le coup sur les Coupes de France. Prodhomme sait gérer un final tactique. Il bénéficie d’une équipe qui peut sacrifier Bisiaux pour lui.
Iván Cobo / Jannis Peter : les révélations
Deux profils très similaires : grimpeurs légers, excellents en pourcentages à deux chiffres. Peter a l’avantage de la surprise, Cobo celui de la régularité.
Matteo Vercher / Jordan Jegat : les révoltés
Vercher pour la gagne instinctive, Jegat pour la revanche. Attention, si le peloton se regarde, ces deux-là partent à 3 km de l’arrivée et ne sont plus rattrapés.
Qui sont les 115 coureurs engagés participants à la Classic Grand Besançon Doubs 2026 ?
Groupama – FDJ United (WT) ✅ 1, MARTIN-GUYONNET, Guillaume 2, BERTHET, Clément 3, BRAZ AFONSO, Clément 4, DONNENWIRTH, Tom 5, ROCHAS, Rémy 6, CUSHWAY, Maximilian
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 11, RICCITELLO, Matthew 12, BISIAUX, Léo 13, PRODHOMME, Nicolas 14, ARSAC, Rémi 15, PRINGLE, Nate 16, SPARFEL, Aubin
Van Rysel Roubaix (CT) ✅ 81, AVOINE, Kévin 82, CAPRON, Rémi 83, JARNET, Maxime 84, MOLLY, Kenny 85, RAUGEL, Antoine 86, TENDON, Arnaud
St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅ 91, BÉNÉTEAU, Lucas 92, BERGER, Antoine 93, CHAMPION, Thomas 94, DELACROIX, Théo 95, GUGLIELMI, Simon 96, SIMON, Yohann
CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅ 111, CHAUSSINAND, Joris 112, FAYOLLE, Jean-Loup 113, GUERNALEC, Victor 114, LANGELLA, Lenaic 115, MARIAULT, Axel 116, VEZIE, Maxime
BIKE AID (CT) ✅ 122, MATTHEIS, Oliver 123, HABTEAB, Yoel 124, BALÁZS, Máté 125, YEMANE, Even 126, VIDAL, Victor
Nu Colombia (CT) ✅ 131, CONTRERAS, Rodrigo 132, HENAO, Sergio 133, MUÑOZ, Cristian Camilo 134, JAMAICA, Javier Ernesto 135, GUTIERREZ, Carlos Alberto 136, ALBA, Juan Diego
Atom 6 Bikes – Cycleur de Luxe – Auto Stroo Continental Team (CT) ✅ 141, CLARK, Jack 142, NIELSEN, Magnus Lorents 143, RADCLIFFE, George 144, COOK, Leighton 145, WEBSTER, Zach 146, HOPKINS, Kaden
Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅ 152, ROUILLER, Loris 153, BAGOU, Guillaume 154, AEBERSOLD, Nils 155, BLUM, Elia 156, JEAN, Victor
Lucky Sport Cycling Team (CT) ✅ 161, LENNARTSSON, Hugo 162, NIELSEN, Max 163, STRAND, Peder Dahl 164, THOMPSON, Gustav 165, EVERTSEN-HEGREBERG, Simen 166, KLYVER, Hjalmar
Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme (CT) ✅ 191, DROUET, Jules 192, BASSET, Antoine 193, PAIGE, Charles 194, ROUSSEL, Antoine 195, GANTOIS, Timéo 196, MEYER, Arthur
Diffusion TV direct : comment ne rien manquer
Classic Grand Besançon Doubs 2026 en direct : chaînes et horaires
Les diffuseurs officiels : HBO Max et Novo 19
La course sera retransmise ce vendredi 17 avril à partir de 14h30. Deux options s’offrent aux spectateurs français :
HBO Max : diffusion en direct avec une couverture technique soignée.
Novo 19 (TNT) : la chaîne dédiée au cyclisme français reprend le signal pour les amateurs de télévision linéaire.
Le départ fictif est donné à 11h30 depuis l’Esplanade des Droits de l’Homme à Besançon, mais les images ne débuteront qu’à l’approche du circuit final. Un choix assumé : c’est à partir de la première ascension de la Malate (aux alentours de 15h15) que tout se joue.
L’analyse tactique : comment gagner la Classic ?
Trois scénarios possibles pour la victoire
Scénario 1 – L’échappée lointaine (peu probable)
Avec 3 000 mètres de dénivelé, une échappée peut aller au bout si les favoris se neutralisent. Mais avec Riccitello et Martin dans le peloton, l’écart ne dépassera jamais 2 minutes.
Scénario 2 – La sélection massive dans la Malate (le plus probable)
La première ascension de la Malate réduit le peloton à 30 unités. Puis, dans les 10 derniers kilomètres, les puncheurs attaquent en boucle. Le vainqueur sera celui qui économise une relance dans le dernier kilomètre à 10 %.
Scénario 3 – Le duel Martin – Riccitello (le rêve des puristes)
Un mano a mano au sommet. Dans ce cas, l’expérience de Martin contre la puissance brute de Riccitello. Les paris sont ouverts.
Question finale : Riccitello va-t-il signer sa première Classique française ou Martin réussira-t-il le doublé historique ? Donnez votre pronostic en commentaire avant le départ à 11h50.
Un monument en devenir
La Classic Grand Besançon Doubs n’est plus une simple manche de Coupe de France. Avec un parcours digne d’une Flèche Wallonne version Jura, un plateau mi-World Tour mi-révélations, et une diffusion TV qui monte en gamme, l’édition 2026 s’annonce comme un tournant. Rendez-vous ce vendredi 17 avril à 14h30 sur Novo 19 pour voir si Guillaume Martin résiste à la nouvelle garde. Une chose est sûre : la Malate va cracher du feu.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ils pensaient que cette étape serait la plus calme. Ivan Romeo en a fait le théâtre de son explosion personnelle. Vainqueur en solitaire à Padron, le champion d’Espagne bouscule la hiérarchie d’O Gran Camino 2026, tandis que Alessandro Pinarello (NSN Cycling Team) s’empare du maillot jaune. Récit d’une démonstration de puissance et de culot.
Pourquoi la 3e étape d’O Gran Camino 2026 était-elle piégeuse ?
Sur le papier, l’étape du jour – 169 kilomètres entre Carballo et Padron – semblait la moins redoutable de cette 5e édition. Mais le piège était là, discret comme un col roulé sous une veste de contre-la-montre. Avec plus de 2 500 mètres de dénivelé positif et la seule difficulté répertoriée, l’Alto Pico Muralla (10,7 km à 3,8 % de moyenne), les favoris savaient qu’une attaque de loin pouvait tout changer. Selon nos données et statistiques, les étapes dites « de transition » sur O Gran Camino offrent un taux de réussite aux échappées de près de 40 % depuis 2022. Ivan Romeo a lu la partition mieux que personne.
Comment s’est construite l’échappée matinale ?
Dès le 31e kilomètre, un groupe de six hommes prend les devants. On y trouve des baroudeurs solides mais aucune des grosses écuries du WorldTour : Xabier Isasa (Euskaltel-Euskadi), Carlos Miguel Salgueiro (Tavira – Crédito Agrícola), Fábio Costa (Feira dos Sofás – Boavista), Lucas Simão (Tavfer – Ovos Matinados-Mortágua), ainsi que Jacob Roy et Joshua Lebo (Meridian Racing). Leur avance grimpe à trois minutes sous la houlette d’Anicolor, l’équipe du maillot jaune Rafael Reis. Mais Movistar, elle, ne trempe pas. L’équipe espagnole monte en pression bien avant le pied du Muralla.
Le moment clé : quand Ivan Romeo a-t-il basculé la course ?
À 45 kilomètres de l’arrivée, alors que l’échappée fond comme neige au soleil, Romeo passe à l’offensive dans l’ascension. Pas une attaque brutale, plutôt un coup de reins méthodique, à 7,2 km du sommet. Derrière, Adam Yates (UAE Team Emirates-XRG) et Jorgen Nordhagen (Visma-Lease a Bike) réagissent immédiatement. George Bennett (NSN) et Abel Balderstone (Caja Rural-Seguros RGA) s’accrochent. En haut, six hommes se détachent. Le maillot jaune Rafael Reis, lui, explose : il bascule avec plus d’une minute de retard, déjà virtuellement dépossédé de son leadership.
Pourquoi le groupe de tête n’a-t-il pas collaboré ?
C’est là que l’histoire devient savoureuse. Les six hommes de tête – Romeo, Yates, Nordhagen, Bennett, Balderstone, Pinarello – ne coopèrent pas. Pourquoi ? Parce que George Bennett roule pour Alessandro Pinarello (NSN), déjà bien placé au général. Et que Yates, Nordhagen et Romeo se regardent en chiens de faïence. Résultat : les trois sprints intermédiaires, dotés de bonifications, sont disputés comme des étapes du Tour. Bennett, Nordhagen et Pinarello y grapillent des secondes. Mais personne ne veut tirer.
L’attaque décisive à 11 km : un coup de maître ou une évidence ?
À 11 kilomètres de l’arrivée, Romeo en a assez. Il se met en position aéro, accélère franchement sur une portion roulante. Pinarello et Balderstone tentent de suivre, mais le rouleur de la Movistar est intraitable. Il creuse 15 secondes en un clin d’œil. Derrière, Yates et Nordhagen voudraient réagir, mais Bennett bloque la poursuite. Tactique limpide, exécution parfaite.
Question aux passionnés : à votre avis, cette victoire d’étape annonce-t-elle un futur grand « classiqueur » ou un spécialiste des courses à étapes ? Réagissez en commentaire.
Vidéo : le résumé en images de la 3e étape
Les images montrent parfaitement l’isolement de Romeo dans les 5 derniers kilomètres, les épaules basses, le regard fixe, ce pédalage rond qui ne laisse aucune chance aux poursuivants. Un régal pour les amateurs de cyclisme de contre.
Ce que cette victoire change pour Ivan Romeo
À 22 ans, Ivan Romeo signe son 6e succès professionnel et son 3e de la saison 2026, après sa démonstration au Tour d’Andalousie – Ruta del Sol (victoire d’étape et général). Mais ce qui impressionne, c’est la maturité : attaquer loin, gérer l’effort, lire les blocages tactiques adverses. Movistar tient là un coureur pour les grandes courses d’une semaine, et pourquoi pas pour un futur Grand Tour. En attendant, revivez ce chef-d’œuvre tactique de Romeo sur notre vidéo et partagez votre analyse en commentaire.
Question aux suiveurs : Romeo peut-il selon vous dépasser le statut de « très bon coureur espagnol » pour viser un top 10 sur le Tour de France 2026 auquel il va participer ?
Ce qu’il faut retenir avant l’étape 4
Vendredi, O Gran Camino 2026 propose un morceau de bravoure : 145,7 km entre Xinzo de Limia et le sommet de l’Alto de Cabeza de Meda (5,1 km à 8,4 %). Un juge de paix impitoyable. Pinarello devra défendre son maillot jaune contre un Nordhagen revanchard et un Romeo lancé à pleine vitesse. Les écarts sont minces. Les nerfs aussi.
Rendez-vous demain pour une étape qui promet de faire des dégâts.
Classement O Gran Camino 2026, étape 3 : Top 20
ROMEO IVÁN, Movistar Team les 169 km en 3:52:33 (43,6 km/h)
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:15
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +0:25
YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike +0:44
DOMÍNGUEZ DAVID, Feira dos Sofás – Boavista m.t.
WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
OLIVEIRA NELSON, Movistar Team m.t.
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
SALGUEIRO CARLOS MIGUEL, Team Tavira / Crédito Agrícola m.t.
SWIRBUL KEEGAN, Efapel Cycling m.t.
URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
PEÑA JESÚS DAVID, Efapel Cycling m.t.
PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
CHUMIL SERGIO GEOVANI, Burgos Burpellet BH m.t.
Classement général O Gran Camino 2026 après la 3e étape : Top 20
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team en 7:24:30
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
OLIVEIRA NELSON, Movistar Team +0:12
YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +0:16
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +0:19
ROMEO IVÁN, Movistar Team +0:29
GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike +0:40
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:51
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team +0:52
URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma +0:55
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +0:57
DUARTE EMANUEL, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car +1:02
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
633 km, 10 115 mètres de dénivelé positif, un contre-la-montre inaugural exposé aux vents de l’Atlantique et une étape reine qui culmine à 9,4 % sur 5 km. Bienvenue à O Gran Camiño 2026, où Adam Yates (UAE Team Emirates XRG) débarque en patron, mais où Iván Romeo (Movistar) et une meute de grimpeurs affamés n’attendent qu’une chose : lui brûler la politesse. Voici le parcours, les engagés, nos favoris et le guide TV complet.
Pourquoi O Gran Camiño 2026 est bien plus qu’une simple mise en jambes avant le Giro ?
Ne vous fiez pas à son statut 2.1. O Gran Camiño, c’est le couteau suisse du printemps espagnol. Depuis sa création, cette épreuve galicienne a pris l’habitude de piéger les cadors en préparation du Tour d’Italie. Souvenez-vous : l’an dernier, Derek Gee (Lidl-Trek) avait terrassé le plateau sur un parcours déjà exigeant. Mais pour 2026, les organisateurs ont remis une pièce dans la machine.
Avec cinq étapes disputées du mardi 14 au samedi 18 avril, la “Route Historique” franchit un cap. Fini les transitions de complaisance. Ici, chaque kilomètre est un argument. Le profil cumule plus de 10 115 m de dénivelé positif, soit l’équivalent d’un hors-catégorie par jour. Alors, simple répétition générale avant le Giro ou véritable piège à champions ? La réponse se jouera sur les pentes infernales de Cabeza de Meda.
Question aux puristes : Pensez-vous que le chrono inaugural de 15 km, avec sa bosse à 5,7 %, est trop court pour réellement impacter le général, ou va-t-il déjà créer un premier filtre ? À vous dans les commentaires.
Le parcours d’O Gran Camiño 2026 : Un triptyque chrono, vent, et murs à double chiffre
L’intelligence de ce tracé, c’est sa progression. On ne tue pas la course dès le premier jour. On l’étouffe lentement.
Étape 1 (mardi 14 avril) : Le chrono du phare, piège à favoris ?
Torre de Hércules > Torre de Hércules (CLM individuel, 15 km)
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas un simple prologue de salon. Le parcours longe la côte corogne. Les données météo historiques de la zone indiquent des vents latéraux pouvant dépasser les 30 km/h. La difficulté longue de 1,5 km à 5,7 % dans le dernier tiers va briser les jambes des purs rouleurs. Un spécialiste comme Ivan Romeo (Movistar) pourrait l’emporter, mais le piège, c’est que le vainqueur devra être à la fois aéro et léger. Lire aussi : Julius Johansen domine le chrono, Adam Yates placé
Étape 2 (mercredi 15 avril) : Vilalba > San Cosme de Barreiros (148,6 km)
Ici, on rentre dans le vif. L’Alto da Gañidoira (4,3 km à 4,2 %) n’est qu’un hors-d’œuvre. L’Alto de Noceda, lui, est un véritable coup de poing : 2,6 km à 8,4 % à moins de 25 km de l’arrivée. C’est le terrain de jeu des puncheurs à la Carlos Canal (Movistar), mais attention : le vent peut encore transformer cette étape en bord de mer en chemin de croix pour les équipes non organisées. Lire aussi : Carlos Canal s’offre sa première victoire, Rafael Reis nouveau leader
L’étape du “faux-plat montant”. Avec près de 2 500 m de dénivelé, le peloton enchaîne les bosses. L’Alto Pico Muralla (10,7 km à 3,8 %) est long, usant, et sert de rampe de lancement. Ne vous fiez pas à la moyenne faible : les pourcentages irréguliers et l’enchaînement avant une descente technique vers Padrón feront mal. C’est le genre d’étape où un équipier peut basculer en leader. Lire aussi : Ivan Romeo atomise l’étape 3, Pinarello nouveau leader
Étape 4 (vendredi 17 avril) : L’étape reine – Xinzo de Limia > Cabeza de Meda (145,7 km)
Le juge de paix. Selon les données fournies par les organisateurs, le peloton avalera près de 3 000 m de D+.
Alto do Rodicio : 5 km à 6,6 % pour chauffer les cuisses.
Cabeza de Meda : 5,1 km à 9,4 % de moyenne, avec des rampes à plus de 14 % dans les lacets finaux.
C’est une arrivée au sommet qui sent la poudre. Sur ce genre de mur, la puissance relative (w/kg) fait la loi. Adam Yates a les jambes, mais la fraîcheur d’un Iván Romeo sur ce pourcentage pourrait créer la sensation. Selon nos datas et statistiques, c’est l’ascension la plus dure jamais empruntée dans l’histoire courte de l’épreuve. Lire aussi : Adam Yates écrase l’étape 4 et prend le maillot jaune
Étape 5 (samedi 18 avril) : As Neves > Monte de Santa Trega (154,7 km)
L’apothéose. On termine par un circuit final incluant deux passages par l’Alto da Valga (5 km à 7,7 %), avant l’ascension finale de Santa Trega (3,6 km à 7,6 %). Avec l’embouchure du Miño et l’Atlantique en toile de fond, le spectacle sera total. Pas de sprint massif ici. Seuls les costauds survivront.
Startlist et Favoris d’O Gran Camiño 2026 : La hiérarchie chamboulée par l’absence de Gee ?
L’absence du tenant du titre, Derek Gee, laisse un vide tactique. Mais la startlist 2026 est d’un niveau exceptionnel pour une 2.1. Voici notre analyse basée sur les datas depuis le début de saison et les compositions d’équipes.
⭐⭐⭐⭐⭐ Le super favori : Adam Yates (UAE Team Emirates XRG)
Le Britannique ne vient pas pour faire du tourisme, bien qu’en préparation pour le Giro. En l’absence de Pogačar qui se prépare à un quatrième succès sur Liège-Bastogne-Liège, Yates a carte blanche ici. Son profil : un rouleur-grimpeur capable de limiter la casse sur le chrono initial et d’exploser le groupe sur Cabeza de Meda.
⭐⭐⭐⭐ Les contre-attaquants : Iván Romeo & Carlos Canal (Movistar)
Movistar aligne un duo moderne. Le champion d’Espagne sur route Ivan Romeo (22 ans) est le rouleur-grimpeur parfait pour ce parcours. Il peut prendre le maillot dès le chrono et le défendre bec et ongles. Carlos Canal (24 ans), lui, apporte la grinta locale. Leur stratégie est limpide : mettre la pression sur Yates dès le jour 1.
⭐⭐⭐ Les couteaux Suisses : Jørgen Nordhagen & Kevin Vermaerke
Le jeune Norvégien Jorgen Nordhagen (21 ans – Visma) est l’épouvantail. On sait peu de choses sur ses limites en 2026 (8e de l’UAE Tour cette année pour principale référence, 3e du Tour de l’Avenir 2025), mais son punch sur les courtes ascensions est affolant. Kevin Vermaerke (UAE), 20e de Tirreno Adriatico, est l’un des coureurs les plus sous-cotés du peloton. Un parcours accidenté comme celui-ci lui va comme un gant.
💣 Les coups de poker : Formolo, Sosa et Chumil
Davide Formolo (Movistar) : Officiellement équipier, mais un coureur de ce calibre ne se mue pas en équipier par hasard. Attendez-vous à le voir partir dans l’étape reine. Il s’agit de sa course de reprise, son premier dossard de la saison. Il voudra se tester.
Ivan Sosa (Equipo Kern Pharma) : Souvenez-vous du Sosa des années INEOS. L’Espagne et la Galice, ses routes étroites et ses pentes raides réveillent souvent les grimpeurs sud-américains.
Sergio Chumil (Burgos Burpellet BH) : Le coureur du Guatemala a explosé sur le Tour de Turquie l’an dernier. Sur un mur comme Cabeza de Meda, son explosivité est un atout de premier ordre.
Parmi les autres coureurs cités au départ de l’épreuve, figurent les noms de : le français Alexis Guérin, le russe Artem Nych (Anicolor / Campicarn) ou encore Jesus Herrada (Burgos Burpellet BH) l’ancien coureur de l’équipe Cofidis.
Qui sont les 110 coureurs engagés participants à O Gran Camiño 2026 ?
UAE Team Emirates (WT) ✅ 2, JOHANSEN, Julius 3, LAENGEN, Vegard Stake 4, VERMAERKE, Kevin 5, YATES, Adam 6, ALMUTAIWEI, Mohammad 7, JASIM AL-ALI, Abdulla
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 11, MERNIK, Sven Aleksander 12, GRAAT, Tijmen 13, SCHIFFER, Anton 14, GOSZCZURNY, Patryk 15, SMITH, William 16, NORDHAGEN, Jørgen
NSN Cycling Team (WT) ✅ 21, BENNETT, George 22, PINARELLO, Alessandro 23, RAISBERG, Nadav 24, CASEY, Patrick 25, GARCÍA, Álvaro 26, MARRIAGE, Zac 27, TARLING, Finlay
Movistar Team (WT) ✅ 31, ARCAS, Jorge 32, CANAL, Carlos 33, POMBO, Tomás 34, FORMOLO, Davide 35, ROMEO, Iván 36, OLIVEIRA, Nelson 37, NOVÁK, Filip
Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅ 41, BALDERSTONE, Abel 42, PARRA, José Félix 43, SORARRAIN, Gorka 44, CASTELLON, Jan 45, FERNÁNDEZ, Samuel 46, OTRUBA, Jakub 47, LOSPITAO, Pablo
Burgos Burpellet BH (PRT) ✅ 51, FAGÚNDEZ, Eric Antonio 52, GARCÍA PIERNA, Carlos 53, CHUMIL, Sergio Geovani 54, APARICIO, Mario 55, HERRADA, Jesús 56, REY, Martín 57, FERNÁNDEZ, Sinuhé
Equipo Kern Pharma (PRT) ✅ 61, URIARTE, Diego 62, WENZEL, Mats 63, SOSA, Iván Ramiro 64, CARRASCOSA, Pablo 65, AZANZA, Ibai 66, RETEGI, Mikel 67, SOTO, Antonio Jesús
Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅ 71, JUARISTI, Txomin 72, SUTTON, Louis 73, AGIRRE, Jon 74, AZNAR, Unai 75, FERNÁNDEZ, Samuel 76, ISASA, Xabier 77, VAN DER TUUK, Danny
Anicolor / Campicarn (CT) ✅ 81, NYCH, Artem 82, REIS, Rafael 83, GUERIN, Alexis 84, LÓPEZ DE ABETXUKO, Andoni 85, MESA, Santiago 86, FERNÁNDEZ, Rubén 87, LEIJNSE, Enzo
Team Tavira / Crédito Agrícola (CT) ✅ 91, CAMPOS, Noah 92, MESTRE, Guilherme 93, SALGUEIRO, Carlos Miguel 94, BICHO, Jose 95, LASA, Ailetz 96, ALVES, Rodrigo 97, COSTA, Gabriel
Efapel Cycling (CT) ✅ 101, PEÑA, Jesús David 102, DURÃES, Rafael 103, GRIGOREV, Aleksandr 104, LOPES, Lucas 105, PINTO, Pedro 106, SILVA, Joaquim 107, SWIRBUL, Keegan
Feira dos Sofás – Boavista (CT) ✅ 111, SILVA, Pedro 112, COSTA, Fábio 113, DOMÍNGUEZ, David 114, LOPES, Afonso 115, SILVA, João 116, ANUNCIAÇÃO, João 117, RODRIGUES, Rúben
Aviludo – Louletano – Loulé (CT) ✅ 121, DEL PINO, Jesus 122, CONTTE, Tomas 123, FRANCISCO, Filipe 124, VIEGAS, Daniel 125, ANTÓNIO, João 126, LEAL, Cláudio 127, GÁLVEZ, Jorge
Tavfer-Ovos Matinados-Mortágua (CT) ✅ 131, SÁNCHEZ, Ángel 132, DEJESUS, Lois 133, LÓPEZ, Diego 134, MATIAS, João 135, CARVALHO, Gonçalo 136, BARBAS, Rafael 137, LUCAS, Simão
Credibom / LA Alumínios / Marcos Car (CT) ✅ 141, DUARTE, Emanuel 142, LEAÇA, Gonçalo 143, PINTO, Diogo 144, OLIVEIRA, João 145, DOMINGUES, Duarte 146, MEDEIROS, João 147, NUNES, Hugo
Meridian Racing p/b de la Uz (CT) ✅ 151, ROY, Jacob 152, MERINO, Pelayo 153, JURACICH, Ben 154, ROHDE, Jade 155, LEBO, Joshua 156, MURPHY, Finnegan 157, LAMOTHE, Hubert
Programme TV direct O Gran Camiño 2026 : Où et quand regarder ?
Vous n’aurez aucune excuse pour manquer la bataille. La couverture médiatique française est complète. Retrouvez l’intégralité des cinq étapes sur trois supports.
Voici le détail des horaires et chaînes :
Mardi 14 avril – Étape 1 (CLM, 15 km)
La Chaîne L’Équipe : direct à 15h30
Eurosport 1 : direct à 15h30
HBO Max : direct à 15h30
Mercredi 15 avril – Étape 2 (148,6 km)
La Chaîne L’Équipe : direct à 13h30
Eurosport 1 : direct à 13h30
HBO Max : direct à 13h30
Jeudi 16 avril – Étape 3 (169 km)
La Chaîne L’Équipe : direct à 15h30
Eurosport 1 : direct à 15h30
HBO Max : direct à 15h30
Vendredi 17 avril – Étape 4 (Cabeza de Meda, 145,7 km)
La Chaîne L’Équipe : direct à 13h30
Eurosport 1 : direct à 13h30
HBO Max : direct à 13h30
Samedi 18 avril – Étape 5 (Monte Trega, 154,7 km)
La Chaîne L’Équipe : direct à 15h45
HBO Max : direct à 15h30
Notre conseil : Si vous ne pouvez regarder qu’une seule étape, choisissez la 4e. Mais l’enchaînement Étape 3 (usure) / Étape 4 (explosion) / Étape 5 (dernier soupçon) promet un scénario de grande classe.
Verdict : Qui pour succéder à Derek Gee ?
Le pronostic est complexe. Le chrono inaugural va écrémer, mais ne tuera pas le général. C’est sur les routes dégradées et les murs à plus de 9 % que la vérité éclatera.
Notre podium final :
Adam Yates (UAE) – Il a l’expérience et la puissance sur pour briller sur chacune des étapes.
Iván Romeo (Movistar) – Il gagne le chrono mais battu dans la Cabeza de Meda.
Jørgen Nordhagen (Visma) – La révélation, régulier sur les trois étapes de montagne.
L’outsider victoire d’étape : Carlos Canal sur l’étape 5, devant son public.
Une chose est sûre : O Gran Camiño 2026 ne sera pas une simple promenade santé avant le Giro. C’est une déclaration de guerre. Réglez vos montres.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ce mercredi 15 avril, Tim Merlier (Soudal Quick-Step) n’a pas seulement remporté le Tour du Limbourg 2026 : il a signé un véritable récital de puissance. Le Belge, de retour au premier plan après une intersaison compliquée, a lancé son sprint de si loin qu’il a eu le temps de célébrer sa victoire avant la ligne d’arrivée. Voici notre analyse détaillée d’une course débridée et d’un succès qui envoie un signal fort au sprint mondial.
Leçon de vitesse et retour gagnant : comment Tim Merlier a atomisé le Tour du Limbourg 2026
Un Ronde van Limburg sous haute tension
Parti de Hasselt pour 178,4 kilomètres à travers les routes exigeantes du Limbourg, le peloton savait que l’arrivée à Tongeren ne laisserait aucun répit. Avec neuf montées et huit secteurs pavés au programme, cette 74e édition avait tous les ingrédients d’une Classique flandrienne miniature. Mais le scénario, lui, a basculé dans une tout autre dimension : celle d’un sprinteur en état de grâce.
Avant le départ, le forfait de dernière minute de Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets), vainqueur 2024 et encore marqué par sa chute au GP de l’Escaut, a rebattu les cartes. La voie semblait libre pour Sam Bennett (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) ou Phil Bauhaus (Bahrain Victorious). Mais c’était sans compter sur un revenant : Tim Merlier.
L’échappée maîtrisée et le show solitaire d’Albert Withen Philipsen
Dès le 20e kilomètre, trois hommes ont pris la poudre d’escampette : Mikita Babovich (Bahrain Victorious), Albert Withen Philipsen (Lidl-Trek) et Jelle Vermoote (Tarteletto-Isorex). Derrière, Soudal Quick-Step et Alpecin-Premier Tech ont immédiatement pris le contrôle, limitant l’écart à 3’13 maximum à 100 km du but.
Mais c’est à 54 km de l’arrivée que le jeune Danois de 19 ans, Albert Withen Philipsen, a livré son numéro. Lâchant ses deux compagnons d’échappée, il a résisté seul au peloton pendant près de 35 kilomètres, maintenant une avance d’environ 50 secondes. À seulement 19 ans, celui que l’on compare déjà aux grands puncheurs scandinaves a montré une maturité impressionnante. Selon nos données, c’est le plus long raid solitaire de sa jeune carrière.
Il faudra finalement un gros travail collectif de l’équipe Pinarello Q36.5 pour le ramener à 19 kilomètres du but.
Incident, crevaisons et final explosif
La course n’a pas épargné les favoris. Une chute a envoyé à terre Tom Crabbe (Team Flanders-Baloise) puis Milan Menten (Lotto-Intermarché), heureusement sans gravité. Sam Bennett, Sente Sentjens (Alpecin) et Tim Torn Teutenberg (Lidl-Trek) ont eux été victimes de crevaisons dans les secteurs pavés, un classique du Ronde van Limbourg.
À 6 kilomètres de l’arrivée, une offensive de dernière chance réunissant Florian Sénéchal (Alpecin), Aimé De Gendt (Q36.5) et Tim Torn Teutenberg a failli créer la surprise. Mais Tarteletto-Isorez a ramené le peloton. Tout était prêt pour un sprint massif. Sauf que ce sprint allait tourner au récital.
L’analyse du sprint : pourquoi Merlier était injouable
À moins de 300 mètres de la ligne, sur un faux plat montant qui casse les jambes, Tim Merlier a pris un risque calculé. Alors que la plupart des sprinteurs attendent les 150 derniers mètres, le Belge a lancé son effort de très loin. D’abord côté gauche, il a creusé un premier écart. Puis, voyant Fernando Gaviria (Caja Rural-Seguros RGA) tenter de prendre sa roue, Merlier a changé de ligne pour s’isoler sur la droite.
Résultat : une avance de plusieurs mètres à la ligne, le temps de lever les bras avant même de franchir le panneau d’arrivée.
Cette victoire, sa deuxième de la saison après le Grand Prix de l’Escaut une semaine plus tôt, prend une résonance particulière. Rappelons que l’intersaison avait été marquée par de sévères douleurs au genou qui ont retardé sa préparation.
Tim Merlier, plus qu’un retour, une prise de pouvoir
Avec ce succès écrasant, Tim Merlier envoie un message clair à la concurrence. Là où certains voyaient un coureur en reconstruction après sa blessure, on redécouvre un sprinteur capable de dicter sa loi sur un final exigeant. Sa gestion du placement, son choix de lancer de loin et sa capacité à lire les adversaires (notamment Gaviria) sont les marques d’un champion en pleine maturité.
Et vous, pensez-vous que Tim Merlier peut jouer la gagne sur une étape du Tour de France 2026 ? Réagissez en commentaire.
Retrouvez ci-dessous la vidéo officielle des derniers kilomètres et la victoire de Tim Merlier
Classement complet du Tour du Limbourg 2026
MERLIER TIM, Soudal Quick-Step les 178,4 km en 3:55:58 (45,3 km/h)
GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
VAN TRICHT FLORIS, NSN Development Team m.t.
THIJSSEN GERBEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
CRABBE TOM, Team Flanders – Baloise m.t.
KRAGH ANDERSEN SØREN, Lidl – Trek m.t.
MENTEN MILAN, Lotto Intermarché m.t.
BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
FELDMANN KARSTEN LARSEN, Unibet Rose Rockets m.t.
OLDANI STEFANO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
BOUGLAS GEORGIOS, Burgos Burpellet BH m.t.
DEKKER DAVID, BEAT CC p/b Saxo m.t.
SCALA HUGO, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
TEUGELS LENNERT, Tarteletto – Isorex m.t.
PRADES EDUARD, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
MOONEN ZENO, Tarteletto – Isorex m.t.
SENTJENS SENTE, Alpecin-Premier Tech m.t.
ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
DINA MÁRTON, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:05
DE DOBBELAERE BORN, VolkerWessels Cycling Team m.t.
REINDERS ELMAR, Unibet Rose Rockets m.t.
MAYER ALEXANDRE, Burgos Burpellet BH m.t.
CHARRET CAMILLE, Cofidis m.t.
TORNEY ARTUUR, Team Flanders – Baloise +0:09
KMÍNEK VOJTĚCH, Burgos Burpellet BH m.t.
CAUDELL EZRA, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
WIGGINS BEN, Team Jayco AlUla m.t.
PARISINI NICOLÒ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
TENE ROTEM, NSN Development Team m.t.
ORINS ROBIN, Lotto Intermarché m.t.
CONSOLIDANI LEONARDO, Bahrain – Victorious m.t.
PERSICO DAVIDE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
HUYS MANS NOLAN, Team Flanders – Baloise m.t.
VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +0:14
PIRINEN MIKO, NSN Development Team m.t.
CRETTI LUCA, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
CHESINI CESARE, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
BORREMANS KASPER, Bahrain – Victorious +0:16
STOCKMAN ABRAM, Unibet Rose Rockets m.t.
TEUTENBERG TIM TORN, Lidl – Trek m.t.
MEURISSE XANDRO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:19
TAKÁCS ZSOMBOR TAMÁS, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
ŤOUPALÍK ADAM, Unibet Rose Rockets m.t.
DUNWOODY SETH, Bahrain – Victorious +0:21
VERBRUGGHE JENS, NSN Development Team +0:25
MCKENZIE HAMISH, Team Jayco AlUla m.t.
KILLY JONAH, Tarteletto – Isorex m.t.
VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step +0:27
BRAET VITO, Lotto Intermarché m.t.
VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step +0:29
SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla +0:31
MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech +0:35
VAN DEN HAUTE MILAN, Team Flanders – Baloise m.t.
WITHEN PHILIPSEN ALBERT, Lidl – Trek +0:38
CARPENTER ROBIN, Modern Adventure Pro Cycling +0:42
DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché m.t.
VERGAERDE OTTO, Lidl – Trek +0:44
EGHOLM KRISTIAN, Lidl – Trek m.t.
DEHAIRS SIMON, Alpecin-Premier Tech +0:45
COPPENS MICHIEL, BEAT CC p/b Saxo +0:55
SÉNÉCHAL FLORIAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
REMIJN SENNA, Alpecin-Premier Tech +1:02
DESAL CERIEL, Soudal Quick-Step m.t.
CUYLITS MAURO, Lotto Intermarché +1:26
BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:29
KROONEN MAX, BEAT CC p/b Saxo +1:32
BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious +1:36
BESSEGA ANDREA, Lidl – Trek m.t.
VANDEN EYNDE MATS, Lidl – Trek m.t.
LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step +1:40
IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +1:41
SCHAPER JOERI, Soudal Quick-Step +1:58
FERRON VALENTIN, Cofidis +3:17
HEWES ALEX, NSN Development Team +3:24
VAN STRIJTHEM MATIJS, Soudal Quick-Step m.t.
BRUTTOMESSO ALBERTO, Bahrain – Victorious m.t.
STERCK JOPPE, Tarteletto – Isorex +3:26
VANDENBRANDEN NOAH, Team Flanders – Baloise +4:18
BRINKMAN JOOST, VolkerWessels Cycling Team m.t.
VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise m.t.
OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
APPEL STIJN, BEAT CC p/b Saxo +4:23
BENNETT SAM, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +4:28
MCGILL SCOTT, Modern Adventure Pro Cycling +5:15
MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +5:24
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Il aura attendu trois podiums d’étape sur deux ans pour y parvenir. Ce mercredi 15 avril, sur les routes de Galice, Carlos Canal (Movistar) a enfin décroché son premier succès professionnel en réglant au sprint un peloton de trente unités à Barreiros. Une victoire à domicile qui éclipse la défaillance de Julius Johansen et propulse le vétéran portugais Rafael Reis (Anicolor-Campicarn) en jaune. Retour sur une étape tactique où la jeunesse espagnole a dicté sa loi.
Carlos Canal exorcise sa malédiction sur O Gran Camino 2026 : “Enfin, j’y suis parvenu !”
Le sprint libérateur : pourquoi Canal a attendu 2026 pour débloquer son compteur
À 24 ans, l’attente aura été longue. Mais c’est souvent sur ses terres que les destins se scellent. Carlos Canal, le Galicien de l’équipe Movistar, a transformé l’essai sur la 2e étape d’O Gran Camino 2026 (148,6 km entre Vilalba et Barreiros) en remportant le sprint massif d’un peloton réduit à une trentaine de coureurs.
Selon nos données et statistiques, Canal comptait déjà trois podiums d’étape sur cette course entre 2024 et 2025, sans jamais parvenir à concrétiser. Cette fois, le scénario était écrit. Lancé idéalement par son coéquipier Iván Romeo – auteur d’un travail de boeuf de labour dans les 20 derniers kilomètres – Canal a bondi à 200 mètres de la ligne, résistant au retour du Luxembourgeois Mats Wenzel (Equipo Kern Pharma) et de l’Uruguayen Eric Antonio Fagúndez (Burgos Burpellet BH).
« Enfin, j’y suis parvenu. Ça a été un long chemin pour en arriver là, revenir année après année sur cette course. L’équipe a fait un travail incroyable, ils ont tout contrôlé. » — Carlos Canal, au micro de l’organisation.
Question aux lecteurs : Pensez-vous que cette première victoire va débloquer mentalement Canal pour viser plus haut cet été, ou restera-t-il un sprinteur de courses par étapes secondaires ?
Le basculement du général : comment Johansen a craqué sur l’Alto de Noceida
L’autre enseignement de cette étape 2, c’est la fragilité du maillot jaune. Julius Johansen (UAE Team Emirates XRG), vainqueur du contre-la-montre inaugural, a payé cher l’intensité imposée par Movistar.
Tout a basculé dans l’ascension de l’Alto de Noceida (3e catégorie, 2,6 km à 8,4 %, avec des rampes à 11 %), situé à 22 km de l’arrivée. Iván Romeo, visiblement revanchard après sa crevaison de la veille, a placé une accélération brutale qui a disloqué le peloton. Johansen, incapable de répondre, a cédé mètre après mètre, perdant près d’une minute sur le groupe de tête.
Sur un parcours vallonné, le Danois a montré ses limites face aux puncheurs.
Rafael Reis, le nouveau leader improbable : un Portugais en jaune d’une seconde
Le grand bénéficiaire de ce coup de force s’appelle Rafael Reis (Anicolor-Campicarn). À 33 ans, le vétéran portugais récupère le maillot de leader pour une toute petite seconde d’avance sur son compatriote Nelson Oliveira (Movistar).
Deuxième du contre-la-montre mardi, Reis a joué la carte de la régularité. Il n’a jamais paniqué dans le final, s’accrochant au groupe de tête alors que son équipe Anicolor-Campicarn roulait en tête pour maintenir l’écart. Un scénario qui rappelle les plus belles heures du cyclisme portugais, où l’expérience prime sur la jeunesse.
Le récit de l’échappée : huit hommes, mais un seul Tchèque en resistance
Comme souvent sur O Gran Camino, l’étape a été animée par une échappée nombreuse. Dès le premier grimpeur de l’Alto da Gañidoira, cinq hommes sont sortis : Tomas Contte (Aviludo-Louletano-Loulé), Sinuhé Fernández (Burgos Burpellet BH), Jakub Otruba (Caja Rural-Seguros RGA), Joakin Silva (Efapel Cycling) et Danny Van Der Tuuk (Euskaltel-Euskadi).
Ils ont été rejoints par trois contre-attaquants – Hubert Lamothe (Meridian Racing), Hugo Nunes (Credibom-LA Alumínios) et Rúben Rodrigues (Feira dos Sofás-Boavista) – pour former un groupe de huit fuyards avec une avance maximale de quatre minutes.
L’homme à surveiller était Jakub Otruba. Ancien champion national tchèque du contre-la-montre, 5e du chrono inaugural à seulement 39 secondes de Johansen, il représentait une menace réelle au général. Mais l’UAE a refermé la porte méthodiquement. Otruba a été repris à 14 km de l’arrivée, après avoir résisté héroïquement dans l’Alto de Noceida.
Ce que nous réserve l’étape 3 : le piège de l’Alto Pico Muralla
L’étape 3, longue de 169 km entre Carballo et Padrón, est présentée comme “relativement simple” par la direction de course. Méfiance. L’Alto Pico Muralla (2e catégorie) placé en fin d’étape, suivi de plusieurs courtes côtes non répertoriées, offre un terrain de jeu idéal pour les puncheurs.
Pour Rafael Reis, l’objectif sera simple : ne pas perdre de temps. Pour Movistar, avec Oliveira à 1 seconde et Romeo à 12, la carte est double. Et pour Johansen, c’est l’heure de la revanche ou de l’enterrement.
Notre pronostic : Une attaque d’Iván Romeo à moins de 10 km de l’arrivée pour reprendre le maillot jaune.
Vidéo, classement complet et replay : retrouvez tous les moments clés
Classement O Gran Camino 2026, étape 2 : Top 20
CANAL CARLOS, Movistar Team les 148,6 km en 3:13:25 (46 km/h)
WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
FAGÚNDEZ ERIC ANTONIO, Burgos Burpellet BH m.t.
GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike m.t.
SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike m.t.
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team m.t.
MERNIK SVEN ALEKSANDER, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
PEÑA JESÚS DAVID, Efapel Cycling m.t.
BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
SMITH WILLIAM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH m.t.
ROMEO IVÁN, Movistar Team m.t.
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
LOPES LUCAS, Efapel Cycling m.t.
SUTTON LOUIS, Euskaltel – Euskadi m.t.
DEL PINO JESUS, Aviludo – Louletano – Loulé m.t.
PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
Classement général O Gran Camino 2026 après la 2e étape : Top 20
REIS RAFAEL, Anicolor / Campicarn en 3:31:24
OLIVEIRA NELSON, Movistar Team +0:01
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:12
OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +0:23
YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +0:25
GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike +0:29
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:30
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:40
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +0:42
JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma +0:44
CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +0:46
DUARTE EMANUEL, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car +0:51
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Entre Hasselt et Tongres, le Tour du Limbourg 2026 – Ronde van Limburg – promet un scénario bien plus ouvert qu’il n’y paraît. Un parcours de 178,4 km usant, onze secteurs pavés à franchir, des bosses répétées et un final vif : voici pourquoi le plateau des sprinteurs pourrait exploser. Analyse complète du tracé, des engagés et des véritables favoris.
Pourquoi le Tour du Limbourg 2026 va piéger plus d’un sprinteur
Un parcours piégeux : pourquoi le Ronde van Limburg n’est pas un sprint ordinaire
Le Tour du Limbourg 2026 – Ronde van Limburg – s’inscrit dans cette semaine charnière du calendrier belge, juste après Paris-Roubaix et avant l’Amstel Gold Race. Mais attention à ne pas le réduire à une simple formalité pour hommes rapides. Le tracé, long de 178 kilomètres entre Hasselt et Tongres, cache une succession de difficultés capables de faire voler en éclats les certitudes.
Dès les premiers kilomètres, le Glinberg (700 m à 3,6 %) et le Keiberg (600 m à 4,7 %, gravi deux fois) imposent un rythme élevé. Puis viennent les secteurs pavés de la Maastrichterallee, déjà empruntés lors des Championnats d’Europe 2024. Mais la véritable clé du parcours réside dans le circuit final autour de Tongres : trois tours de 38,2 km, avec la répétition du Kolmontberg (1,5 km à 3,1 %) et du Zammelenberg (800 m à 4,3 %), immédiatement suivis des pavés de Manshoven et d’Op de Kriezel.
Les derniers kilomètres : un piège à ciel ouvert
Contrairement aux idées reçues, la dernière ligne droite n’a rien d’un boulevard. Après le dernier secteur pavé, le vent peut jouer les trouble-fêtes. Et sur les 1,5 km finaux, deux virages serrés précèdent une légère mais significative montée. Ce profil convient aux sprinteurs puissants, pas aux purs grimpeurs… mais pas non plus aux simples locomotives.
Selon les données historiques dont nous disposons, seuls 60 % des éditions récentes se sont conclues par un sprint massif. Le reste ? Des attaques tardives ou des groupes réduits.
Startlist : un plateau sans patron absolu malgré Merlier
La startlist 2026 du Tour du Limbourg présente une particularité rare : un favori désigné, Tim Merlier (Soudal Quick-Step), mais aucun second couteau capable de le dominer clairement. Surtout après le forfait de dernière minute de Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets), lauréat 2024, qui souffre encore des séquelles de sa chute au Grand Prix de l’Escaut. Arnaud De Lie (Lotto Intermarché), vainqueur de l’épreuve en 2022, est lui aussi absent.
Merlier arrive pourtant en confiance. Vainqueur du Grand Prix de l’Escaut lors de sa deuxième course seulement de la saison (aussi 45e de Paris-Roubaix), le Belge retrouve des routes qu’il connaît par cœur : c’est ici, à Hasselt, qu’il est devenu champion d’Europe en 2024.
Mais derrière lui, le plateau regorge de sprinteurs ayant un passé glorieux dans les grands tours, mais en quête de renaissance.
Les outsiders de luxe : Ackermann, Bauhaus, Bennett
Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla) : l’Allemand a connu des heures plus glorieuses, mais son explosivité sur les courts sprints reste redoutable. Cette année, il n’a pas encore levé les bras malgré quelques accessits encourageants et notoires.
Phil Bauhaus (Bahrain Victorious) : régulier, puissant, capable de résister aux bosses. Un profil taillé pour ce Limbourg. Le sprinteur allemand n’a plus levé les bras depuis juin 2024.
Sam Bennett (Pinarello Q36.5) : l’Irlandais est resté bloqué à 71 succès en carrère depuis le printemps de l’année passée, mais son expérience des fins difficiles compte. Sa 3e place obtenue lors de la 2e étape du modeste Tour du Pays de La Loire est-elle est signe ? Ce n’est pas certain…
Les jeunes loups et les surprises potentielles
Stanisław Aniołkowski (Cofidis) : appelé à remplacer le tenant du titre Milan Fretin (absent sur fracture), le Polonais a déjà prouvé sa pointe de vitesse. Il compte plusieurs places d’honneur cette année.
Tim Torn Teutenberg (Lidl-Trek) : A surveiller, il pourrait bien être une jolie surprise sur le podium.
Gerben Thijssen (Alpecin-Premier Tech) : vainqueur ici en 2023, un Limbourgeois pur souche, poussé par son public.
Et si le sprint échouait ? Des coureurs comme Milan Menten (Lotto Intermarché) ou Dries De Bondt (Jayco AlUla) pourraient tenter une offensive dans les trois derniers tours.
Question aux passionnés : selon vous, Tim Merlier peut-il être battu sur son propre terrain, ou bien va-t-il survoler cette édition comme en 2021 ?
Les favoris : notre hiérarchie en cinq étoiles
Voici notre grille d’analyse, fondée sur la forme du moment, l’adéquation au parcours et l’expérience des fins difficiles.
⭐⭐⭐⭐⭐ Tim Merlier (Soudal Quick-Step) – Le patron désigné. Vainqueur ici en 2021, champion d’Europe sur ces routes. Pointe de vitesse supérieure et équipe solide.
⭐⭐⭐⭐ Pascal Ackermann (Jayco AlUla) – Tom Crabbe (Flanders Baloise) – Le premier revient en forme, le second est l’outsider surprise du plateau belge.
⭐⭐⭐ Sam Bennett (Q36.5) – Phil Bauhaus (Bahrain Victorious) – Stanisław Aniołkowski (Cofidis) – Trois profils différents, mais tous capables de surprendre si Merlier est mal placé.
⭐⭐ Milan Menten (Lotto-Intermarché) – Tim Torn Teutenberg (Lidl-Trek) – Fernando Gaviria (Caja Rural) – Le potentiel est là, mais la régularité interroge.
⭐ Gerben Thijssen (Alpecin-Premier Tech) – Alberto Dainese (Soudal Quick-Step) – Plutôt équipiers ou hommes de circonstances.
Qui sont les 120 coureurs engagés participants au Ronde van Limburg – Tour du Limbourg 2026 ?
Cofidis (PRT) ✅ 1, ANIOŁKOWSKI, Stanisław 2, CHARRET, Camille 3, DEBEAUMARCHÉ, Nicolas 4, FERRON, Valentin 5, IZQUIERDO, Clément
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 11, THIJSSEN, Gerben 12, DEHAIRS, Simon 13, MARSMAN, Tim 14, RIESEBEEK, Oscar 15, REMIJN, Senna 16, SÉNÉCHAL, Florian 17, SENTJENS, Sente
Lidl – Trek (WT) ✅ 31, TEUTENBERG, Tim Torn 32, KRAGH ANDERSEN, Søren 33, VERGAERDE, Otto 34, WITHEN PHILIPSEN, Albert 35, BESSEGA, Andrea 36, VANDEN EYNDE, Mats 37, EGHOLM, Kristian
Lotto Intermarché (WT) ✅ 41, MENTEN, Milan 42, BEULLENS, Cedric 43, BRAET, Vito 44, FOX, Matthew 45, ORINS, Robin 46, CUYLITS, Mauro 47, DOLVEN, Halvor
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 51, MERLIER, Tim 52, LAMPAERT, Yves 53, VAN DEN BOSSCHE, Fabio 54, VAN LERBERGHE, Bert 55, DESAL, Ceriel 56, DAINESE, Alberto 57, SCHAPER, Joeri
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 61, ACKERMANN, Pascal 62, DE BONDT, Dries 63, DURBRIDGE, Luke 64, CONCA, Filippo 65, MCKENZIE, Hamish 66, SÜTTERLIN, Jasha 67, WIGGINS, Ben
Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅ 81, GAVIRIA, Fernando 82, BARCELÓ, Fernando 83, LÓPEZ, Joseba 84, MOLENAAR, Alex 86, OLDANI, Stefano 87, PRADES, Eduard
MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅ 91, PERSICO, Davide 92, CHESINI, Cesare 93, CRETTI, Luca 94, DINA, Márton 95, PEÁK, Barnabás 96, TAKÁCS, Zsombor Tamás
Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅ 101, CARPENTER, Robin 102, CAUDELL, Ezra 103, PICKRELL, Riley 104, MCDONALD, Brody 105, MCGILL, Scott 106, OLIVER, Ben 107, SCALA, Hugo
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 111, BENNETT, Sam 112, DE GENDT, Aimé 113, FRISON, Frederik 114, MAŁECKI, Kamil 115, MEURISSE, Xandro 116, VAN MOER, Brent 117, PARISINI, Nicolò
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 121, CRABBE, Tom 122, VAN HAUTEGEM, Leander 123, HUYSMANS, Nolan 124, TORNEY, Artuur 125, VANDENBRANDEN, Noah 126, VERCOUILLIE, Victor 127, VAN DEN HAUTE, Milan
Unibet Rose Rockets (PRT) ✅ 131, ŤOUPALÍK, Adam 132, AUGÉ, Ronan 133, FELDMANN, Karsten Larsen 135, MÜLLER, Tobias 136, REINDERS, Elmar 137, STOCKMAN, Abram
BEAT CC p/b Saxo (CT) ✅ 141, COPPENS, Michiel 142, APPEL, Stijn 143, DEKKER, David 144, DISSEL, Bram 145, KERCKHAERT, Jochem 146, KROONEN, Max 147, MAAS, Marijn
NSN Development Team (CT) ✅ 151, TENE, Rotem 152, HEWES, Alex 153, PIRINEN, Miko 154, RAMON, Omer 155, SMØRÅS, Filip 156, VERBRUGGHE, Jens 157, VAN TRICHT, Floris
VolkerWessels Cycling Team (CT) ✅ 171, BRINKMAN, Joost 172, DE DOBBELAERE, Born 173, GADEMAN, Sam 174, SWENNE, Delano 175, VAN HEESWIJK, Bas 176, VERLEYSEN, Thor 177, WEIERINK, Jelle
Scénarios de course : trois façons de gagner
Le sprint massif (probabilité 45 %)
Si les équipes des sprinteurs contrôlent les trois derniers tours, Merlier part avec une longueur d’avance. Mais Ackermann et Bauhaus tenteront de le déborder sur la montée finale.
L’attaque tardive dans le circuit final (probabilité 35 %)
Le Kolmontberg et le Zammelenberg, répétés trois fois, permettent à un puncheur de s’extraire. À surveiller : Søren Kragh Andersen ou Xandro Meurisse, absents des pronostics mais redoutables sur ce type de tracé.
La bordure ou le piège du vent (probabilité 20 %)
Avec une brise de sud annoncée (18°C, vent modéré), les secteurs exposés comme Op de Kriezel peuvent créer des bordures. Une aubaine pour des équipes comme Jayco AlUla ou Bahrain.
Infos pratiques : heure et chaîne TV pour le Tour du Limbourg 2026
La course se dispute le mercredi 15 avril 2026.
Départ fictif : 13h00 depuis Hasselt.
Arrivée prévue : vers 17h13 à Tongres.
Diffusion TV et streaming :
France : Eurosport 1, La Chaîne L’Équipe, HBO Max.
Belgique : VRT 1, RTL Club.
International : disponibilité sur la plateforme Flanders Classics Live (selon droits locaux).
Un Tour du Limbourg plus ouvert que jamais
Le Ronde van Limburg 2026 ne sera pas une simple formalité pour Tim Merlier. Le parcours, avec ses montées et secteurs pavés, use les organismes. La météo clémente mais venteuse peut rebattre les cartes. Et derrière le grand favori, une meute de sprinteurs en quête de rédemption – Ackermann, Bauhaus, Bennett – n’attend qu’une défaillance.
Si Merlier s’impose, il confirmera son statut de patron des sprints difficiles. Mais si un outsider crée la surprise, ce sera l’une des belles histoires du printemps cycliste belge.
À vous : voyez-vous un autre vainqueur potentiel ? Tim Torn Teutenberg, ou un attaquant solitaire ?
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ils attendaient Yates, Nordhagen ou Romeo. C’est Julius Johansen, 26 ans, dernier coureur lancé sur les 15 km du littoral galicien, qui a signé le premier coup d’éclat d’O Gran Camino 2026. Entre pavés traîtres, vent côtier et une montée piège, le Danois d’UAE Emirates-XRG décroche sa première victoire pro. Récit d’un chrono qui a déjà rebattu tous les pronostics.
Le coup de tonnerre Johansen : comment un Danois inattendu a explosé le chrono d’O Gran Camino 2026
Pourquoi le chrono de Torre de Hércules a-t-il changé la donne dès le premier jour ?
O Gran Camino 2026 ne laisse pas le temps au suspense. Dès l’étape 1, un contre-la-montre individuel de 15 km tracé entre asphalte urbain, secteurs pavés et une butte de 1,5 km à 5,7 % (Alto de San Pedro), les certitudes ont volé en éclats. Le long de la côte galicienne, avec le phare de la Torre de Hércules comme juge de paix, le vent a joué les trouble-fête. Mais c’est surtout la gestion des incidents mécaniques qui a fait la différence.
Selon les données de chronométrage officielles, la moyenne du vainqueur frôle les 50,8 km/h – un chiffre impressionnant pour un parcours avec ce profil. À titre de comparaison, sur un chrono plat classique de même distance sur le WorldTour, les références tournent autour de 52-53 km/h. Ici, le revêtement irrégulier et les virages serrés dans A Coruña ont cassé le rythme.
Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, les pavés devraient-ils avoir davantage leur place dans les chronos des courses par étapes ? Ou est-ce un artifice trop aléatoire ?
Julius Johansen : enfin la première, et de quelle manière !
Un parcours presque parfait pour le rouleur danois
Julius Johansen (UAE Team Emirates-XRG) partait avec le dossard 2 – le dernier homme lancé, un privilège rare. À 26 ans, le Danois n’avait encore jamais goûté à la victoire chez les professionnels. Son palmarès junior (champion du monde de poursuite sur piste en 2017) annonçait pourtant un grand talent contre-la-montre.
Sur ce chrono, il a survolé tous les intermédiaires. Premier point de contrôle (7,5 km) : meilleur temps. Deuxième point : encore le meilleur. Arrivée : 17 min 43 s, soit 15 secondes de mieux que Rafael Reis et 16 secondes sur Nelson Oliveira. Une démonstration de puissance constante, sans coup de mou dans la montée finale.
« Je n’avais aucune idée du temps que je ferais. On m’a dit à l’oreillette que j’avais 9 secondes d’avance, puis 5. Quand on m’a annoncé la victoire, je n’y croyais pas. » — Julius Johansen, au micro de l’organisation à l’arrivée de la course.
Son capteur de puissance affichait 30 watts de moins que la réalité (problème de calibration, avouera-t-il plus tard). Il a donc roulé à l’instinct et à la sensation. Un exploit mental autant que physique.
Un succès qui relance UAE Emirates-XRG
L’équipe émiratie, trustée par les victoires de Tadej Pogačar ces dernières semaines, voit un autre visage s’illustrer. C’est la 19e victoire de la saison pour UAE, mais la première signée par un « équipier de luxe » sur une course où Adam Yates était désigné favori. Preuve d’une profondeur d’effectif rare.
Le fiasco Ivan Romeo : crevaison ou craquage mental ?
L’incident mécanique qui change tout
Ivan Romeo (Movistar), 22 ans, était donné parmi les deux grands favoris du général avec Adam Yates. Sur ce chrono, il partait avec des ambitions de victoire d’étape. Mais à mi-parcours, sur un secteur pavé, il crève de la roue avant. Changement de vélo rapide (moins de 30 secondes, selon les images TV), mais le mal est fait.
Une réaction qui interroge
Là où un coureur expérimenté aurait limité la casse, Romeo a dévissé complètement. On le voit parlementer longuement à l’oreillette, gestes d’énervement, puis monter la côte finale à un rythme de promenade. Résultat : 19 min 29 s de retard sur Johansen, 28e place, et surtout 49 s de concédées sur Yates.
Un tel débours sur 15 km, c’est rédhibitoire pour un classement général sur une course courte (5 jours). Romeo est virtuellement hors-jeu. Son directeur sportif chez Movistar a évoqué « un manque de maturité » en zone mixte.
Question ouverte aux lecteurs : À votre avis, une crevaison à mi-chrono justifie-t-elle un tel effondrement mental chez un prétendant au général, ou est-ce un signe d’immaturité rédhibitoire pour le très haut niveau ?
Les favoris du général : Yates limite la casse, Nordhagen confirme
Adam Yates, le coup tactique réussi
Adam Yates n’est pas un spécialiste du chrono. C’est un grimpeur-pur-sang. Pourtant, il termine 6e à 40 secondes de son coéquipier Johansen. Un résultat excellent quand on considère son profil. Mieux : il devance tous les autres favoris annoncés à l’exception de Nordhagen (4e).
Le Britannique a parfaitement géré son effort : rapide sur le plat, prudent dans les pavés, et puissant dans la montée finale. Avec ce chrono, il est le mieux placé des hommes de tête pour la suite. Les étapes suivantes avec des arrivées au sommet lui conviennent bien mieux.
Jørgen Nordhagen, la confirmation attendue
Le jeune Norvégien (Visma-Lease a Bike) avait déçu en 2025 pour sa première année pro. Son chrono à 18 min 11 s montre qu’il a travaillé. Il accuse un retard de 28 secondes sur Johansen mais en possède 13 sur Yates. À 21 ans, il est déjà capable de rivaliser avec les cadors sur l’exercice solitaire. Visma tient là un futur grand.
Vidéo – Revivez les meilleurs moments du chrono inaugural
Une vidéo d’O Gran Camino 2026 est disponible ci-après. On y voit notamment :
La crevaison d’Ivan Romeo et sa réaction.
Le passage de Johansen sur la montée San Pedro, impressionnant de fluidité.
L’arrivée sous le phare de la Torre de Hércules.
Ce qu’il faut retenir avant l’étape 2 (Vilalba → San Cosme de Barreiros)
Mercredi 15 avril, direction l’intérieur des terres avec 148,6 km vallonnés. L’arrivée est explosive : Alto de Noceda (2,6 km à 8,4 %) à seulement 25 km du final. Un profil idéal pour une bordure ou une attaque lointaine. Attention au vent dans les plaines côtières avant le dernier grimper.
Pronostic : Adam Yates va tenter de reprendre du temps à Nordhagen. Johansen, en maillot de leader, devra défendre son bien… mais sur ce type de parcours, un rouleur pur comme lui risque de souffrir si Yates ou Oliveira accélèrent dans la bosse finale.
O Gran Camino 2026 a déjà son histoire
En une étape, O Gran Camino 2026 nous a offert trois récits : la consécration de Julius Johansen, la confirmation de Nordhagen, et le naufrage annoncé de Romeo. La suite promet d’être aussi imprévisible. Une chose est sûre : avec un chrono aussi capricieux, les organisateurs ont réussi leur pari. Le suspense est relancé avant même les grandes étapes de montagne.
Rendez-vous mercredi pour l’étape 2.
Classement O Gran Camino 2026, étape 1 : Top 20
JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG les 15 km en 17:43 (50,8 km/h)
REIS RAFAEL, Anicolor / Campicarn +0:15
OLIVEIRA NELSON, Movistar Team +0:16
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:28
OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +0:38
YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +0:40
GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike +0:44
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:46
SALGUEIRO CARLOS MIGUEL, Team Tavira / Crédito Agrícola +0:52
LEIJNSE ENZO, Anicolor / Campicarn +0:54
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:56
FRANCISCO FILIPE, Aviludo – Louletano – Loulé +0:56
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +0:57
URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma +0:59
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +1:01
DUARTE EMANUEL, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car +1:07
LOPES LUCAS, Efapel Cycling +1:08
CANAL CARLOS, Movistar Team +1:09
LAENGEN VEGARD STAKE, UAE Team Emirates – XRG +1:10
NYCH ARTEM, Anicolor / Campicarn +1:16
Classement général O Gran Camino 2026 après le chrono : Top 20
JOHANSEN JULIUS, UAE Team Emirates – XRG 17:43
REIS RAFAEL, Anicolor / Campicarn +0:16
OLIVEIRA NELSON, Movistar Team +0:17
NORDHAGEN JØRGEN, Team Visma | Lease a Bike +0:28
OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +0:39
YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG +0:41
GOSZCZURNY PATRYK, Team Visma | Lease a Bike +0:45
PINARELLO ALESSANDRO, NSN Cycling Team +0:46
SALGUEIRO CARLOS MIGUEL, Team Tavira / Crédito Agrícola +0:53
LEIJNSE ENZO, Anicolor / Campicarn +0:55
VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:56
FRANCISCO FILIPE, Aviludo – Louletano – Loulé +0:57
BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA +0:58
URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma +1:00
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +1:02
DUARTE EMANUEL, Credibom / LA Alumínios / Marcos Car +1:07
LOPES LUCAS, Efapel Cycling +1:09
CANAL CARLOS, Movistar Team +1:10
LAENGEN VEGARD STAKE, UAE Team Emirates – XRG +1:11
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
On attendait un récital de Tadej Pogacar pour l’histoire. On a eu droit à une tragédie grecque moderne, des retournements de situation dignes d’un scénariste hollywoodien, et pour finir, la rédemption d’un champion que l’on croyait maudit. Wout Van Aert n’a pas simplement battu le champion du monde au sprint sur le vélodrome de Roubaix ; il a terrassé ses propres démons, sa malédiction, et une décennie de frustration. Voici le récit, analyse à l’appui, d’une 123e édition qui redéfinit les contours de la bravoure.
ENFER RÉDEMPTEUR : POURQUOI LA VICTOIRE DE VAN AERT SUR PARIS-ROUBAIX 2026 RESTERA GRAVÉE À JAMAIS
Le jour où le sort a changé de camp
Il est des images qui disent plus qu’un long discours. Celle de Wout Van Aert (Visma-Lease a Bike), en larmes sur le vélodrome, le doigt pointé vers le ciel en hommage à Michael Goolaerts, est de celles-là. Ce dimanche 12 avril 2026, le Campinois n’a pas seulement coiffé sur la ligne un Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG) hébété. Il a pulvérisé une malédiction qui durait depuis près de dix ans. Dans une édition que les puristes qualifient déjà de « plus grande course de tous les temps », le scénario a été d’une cruauté exquise : la chance a enfin tourné le dos à Mathieu Van der Poel pour sourire au Belge. Résultat ? Un Monument, le deuxième de sa carrière après Milan-SanRemo 2020, et une première inscription au palmarès du « Pavé » qui restera comme l’un des exploits les plus émouvants de l’histoire récente. Selon nos données, la vitesse moyenne de 48,910 km/h sur 259,2 km établit un nouveau record de l’épreuve, preuve de l’intensité folle imprimée dès les premiers kilomètres.
Comment la « Trouée d’Arenberg » a-t-elle scellé le sort des favoris ?
Là où les autres éditions se gagnent, celle-ci s’est d’abord perdue. Le premier acte de ce drame se joue sur le secteur 5 étoiles tant redouté. Alors que le peloton se présente en ordre dispersé, c’est la panique.
Le cauchemar mécanique de Mathieu Van der Poel
Triple vainqueur sortant et grand favori, Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) vivait son pire jour. Bien positionné dans la roue de Van Aert, le Néerlandais est victime d’une crevaison au coeur de la tranchée. La scène qui suit relève de l’absurde : il tente de saisir le vélo de Jasper Philipsen, puis doit attendre qu’un équipier lui change sa roue sous une pression monumentale. Résultat : près de deux minutes de perdues. MVDP termine finalement 4e, dans un rôle de spectateur bien malgré lui.
Pogacar et Van Aert, l’épreuve de force avant l’heure
Mais si Van der Poel sombre, Pogacar n’est pas épargné. Le champion du monde, déjà victime d’une crevaison à 120 km de l’arrivée, a dû puiser dans ses réserves pour revenir seul avant Arenberg. Un effort, une anomalie qui lui coûtera cher dans le final. Van Aert, lui, subit sa première alerte, mais la chance, pour une fois, lui sourit : il parvient à recoller sans brûler trop de cartouches.
Le Carrefour de l’Arbre : quand le plus fort n’était pas celui qu’on croit
Le deuxième acte s’ouvre à 71 km de l’arrivée. Nouvelle crevaison pour Van Aert. C’en était trop, pensait-on. Pendant 30 secondes, le rêve s’effondre. Mais l’équipier Christophe Laporte, resté à l’avant, va jouer un rôle de métronome, permettant au Belge d’opérer un retour improbable juste à l’entame du secteur 12 d’Auchy à Bersée.
C’est le déclic. Loin de se reposer, Van Aert contre immédiatement. Pogacar saute dans sa roue, et c’est parti pour 50 kilomètres d’un duel d’un autre âge.
L’analyse tactique : pourquoi Pogacar n’a jamais pu décrocher Van Aert
Sur Mons-en-Pévèle, Pogacar accélère. Dans le faux-plat du Carrefour de l’Arbre, il tente encore. À chaque fois, la roue arrière du Belge reste collée au braquet du Slovène. L’explication est double. D’abord, la gestion d’effort de Van Aert fut un chef-d’œuvre de conservation. Ensuite, la crevaison de Pogacar en début de course l’ont privé de cette marge de un à deux % qu’il possède habituellement. Pour la première fois depuis 2019, le plus fort du jour n’était pas le futur vainqueur.
Une question à nos lecteurs : Selon vous, si Van der Poel n’avait pas crevé, aurait-il pu suivre l’attaque décisive d’Auchy-lez-Orchies, ou était-ce le jour de gloire de Wout, quoi qu’il arrive ?
Le sprint du Vélodrome : un plan exécuté à la perfection
L’image restera. Les deux hommes se font face sur la piste du Vélodrome de Roubaix. La tactique est claire : Pogacar doit attaquer de loin, Van Aert doit jouer la carte du vitesse pure. Le Slovène, cramponné à son rêve de Grand Chelem, lance le sprint aux 300 mètres. Mais Van Aert a répété ce geste « des milliers de fois dans ses rêves ». Il attend le dernier virage, se met à l’abri, puis délivre une accélération fulgurante. Pogacar, impuissant, doit s’incliner d’une demi-roue.
La vidéo et l’héritage : un Monument qui change une carrière
Cette victoire a le goût de la revanche sur le destin. Celui qui avait chuté, crevé, et perdu (2e en 2022, 3e en 2023, 4e en 2025) tient enfin son Paris-Roubaix. Pour Pogacar, l’attente continue. Le seul Monument qui lui manque restera une obsession, et le rêve de remporter les cinq la même saison s’envole. Mais ce soir, Roubaix applaudit un homme qui a transformé sa malédiction en légende.
La Reine a trouvé son roi
Paris-Roubaix 2026 restera comme la course où la logique a explosé en vol. Van Aert ne gagne pas parce que Pogacar était faible ; il gagne parce qu’il a été plus malin, plus courageux, et finalement plus rapide. Pour les amateurs de cyclisme, cette édition apporte une conclusion simple mais belle : dans l’Enfer du Nord, ce n’est pas toujours le plus fort qui gagne, mais celui qui sait le mieux souffrir. Et ce dimanche, Wout Van Aert fut une machine à souffrir.
Classement complet de Paris-Roubaix 2026
VAN AERT WOUT, Team Visma | Lease a Bike les 258,3 km en 5:16:52 (48,9 km/h)
POGAČAR TADEJ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
STUYVEN JASPER, Soudal Quick-Step +0:13
VAN DER POEL MATHIEU, Alpecin-Premier Tech +0:15
LAPORTE CHRISTOPHE, Team Visma | Lease a Bike m.t.
VAN DIJKE MICK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
PEDERSEN MADS, Lidl – Trek m.t.
BISSEGGER STEFAN, Decathlon CMA CGM Team +0:20
POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG +2:36
TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.
WALSCHEID MAX, Lidl – Trek +3:46
VERMEERSCH GIANNI, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
ASKEY LEWIS, NSN Cycling Team m.t.
TURGIS ANTHONY, TotalEnergies m.t.
HOOLE DAAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
SEGAERT ALEC, Bahrain – Victorious m.t.
MEEUS JORDI, Red Bull – BORA – hansgrohe +5:43
ANIOŁKOWSKI STANISŁAW, Cofidis m.t.
VAN MOER BRENT, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
VAN GESTEL DRIES, Soudal Quick-Step m.t.
HEIDUK KIM, INEOS Grenadiers m.t.
VACEK MATHIAS, Lidl – Trek +5:51
RUSSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +7:20
GARCÍA CORTINA IVÁN, Movistar Team +7:29
GANNA FILIPPO, INEOS Grenadiers +7:32
PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
THEUNS EDWARD, Lidl – Trek +8:01
ASGREEN KASPER, EF Education – EasyPost m.t.
DE GENDT AIMÉ, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
KOPECKÝ MATYÁŠ, Unibet Rose Rockets m.t.
DEGENKOLB JOHN, Team Picnic PostNL m.t.
ARTZ HUUB, Lotto Intermarché m.t.
BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
DONALDSON ROBERT, Team Jayco AlUla m.t.
GRISEL MATYS, Lotto Intermarché m.t.
DEWULF STAN, Decathlon CMA CGM Team m.t.
AERTS TOON, Lotto Intermarché m.t.
NAESEN OLIVER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
TILLER RASMUS, Uno-X Mobility m.t.
TARLING JOSHUA, INEOS Grenadiers m.t.
DAUPHIN FLORIAN, TotalEnergies m.t.
ABRAHAMSEN JONAS, Uno-X Mobility m.t.
RESELL ERIK NORDSÆTER, Uno-X Mobility m.t.
MERLIER TIM, Soudal Quick-Step m.t.
HUENS AXEL, Groupama – FDJ United m.t.
OLIVER BEN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
DE PESTEL SANDER, Decathlon CMA CGM Team m.t.
FRISON FREDERIK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché m.t.
TEUNS DYLAN, Cofidis m.t.
GACHIGNARD THOMAS, TotalEnergies m.t.
BALLERINI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
MACIEJUK FILIP, Movistar Team m.t.
DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +8:14
HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike m.t.
IZQUIERDO CLÉMENT, Cofidis +8:22
ERŽEN ŽAK, Bahrain – Victorious m.t.
LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +8:34
JACOBS JOHAN, Groupama – FDJ United m.t.
KOPECKÝ TOMÁŠ, Unibet Rose Rockets +8:38
MARIT ARNE, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:18
BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
MILAN JONATHAN, Lidl – Trek m.t.
DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
SUNEKÆR NORSGAARD MATHIAS, Lidl – Trek m.t.
TRONCHON BASTIEN, Groupama – FDJ United m.t.
MOZZATO LUCA, Tudor Pro Cycling Team m.t.
CORKERY DILLON, Team Picnic PostNL +9:23
BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious +9:25
RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets +9:37
LAMPAERT YVES, Soudal Quick-Step +9:59
BARTHE CYRIL, Groupama – FDJ United m.t.
MAŁECKI KAMIL, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost +10:42
SÖDERQVIST JAKOB, Lidl – Trek +10:45
BEULLENS CEDRIC, Lotto Intermarché m.t.
MIKUTIS AIVARAS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
GRUEL THIBAUD, Groupama – FDJ United m.t.
MIHKELS MADIS, EF Education – EasyPost m.t.
VAN BAARLE DYLAN, Soudal Quick-Step +12:00
ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise +12:39
TURNER BEN, INEOS Grenadiers +13:00
KUBIŠ LUKÁŠ, Unibet Rose Rockets +13:03
VAN ASBROECK TOM, NSN Cycling Team +13:50
LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost +13:57
LIEPIŅŠ EMĪLS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +14:46
CHARRET CAMILLE, Cofidis +14:49
WELSFORD SAM, INEOS Grenadiers m.t.
VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise m.t.
BOULAHOITE RAYAN, TotalEnergies +15:20
HESTERS JULES, Team Flanders – Baloise m.t.
GATE AARON, XDS Astana Team m.t.
LOUVEL MATIS, NSN Cycling Team m.t.
RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL m.t.
PEDERSEN RASMUS SØJBERG, Decathlon CMA CGM Team m.t.
TORRES ALBERT, Movistar Team m.t.
THORNLEY CALLUM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team m.t.
LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise m.t.
INGEBRIGTSEN STORM, Uno-X Mobility m.t.
DURBRIDGE LUKE, Team Jayco AlUla m.t.
VERCOUILLIE VICTOR, Team Flanders – Baloise +15:26
SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
SWIFT CONNOR, INEOS Grenadiers +15:31
KESSLER COLE, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
DUJARDIN SANDY, TotalEnergies m.t.
RENARD ALEXIS, Cofidis m.t.
PAGE HUGO, Cofidis m.t.
SHMIDT ARTEM, INEOS Grenadiers m.t.
STEWART MARK, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
CARPENTER ROBIN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
KOLZE CHANGIZI SEBASTIAN, Tudor Pro Cycling Team +15:35
LIENHARD FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
PLANCKAERT EDWARD, Alpecin-Premier Tech +15:42
RICKAERT JONAS, Alpecin-Premier Tech m.t.
CAUDELL EZRA, Modern Adventure Pro Cycling +17:22
BRENNAN MATTHEW, Team Visma | Lease a Bike m.t.
BOL CEES, Decathlon CMA CGM Team m.t.
MULLEN RYAN, NSN Cycling Team m.t.
LARSEN NIKLAS, Unibet Rose Rockets +18:54
BJERG MIKKEL, UAE Team Emirates – XRG +19:02
SÜTTERLIN JASHA, Team Jayco AlUla m.t.
MCKENZIE HAMISH, Team Jayco AlUla m.t.
OLIVEIRA RUI, UAE Team Emirates – XRG m.t.
O’BRIEN KELLAND, Team Jayco AlUla m.t.
GIDDINGS JOSHUA, Lotto Intermarché +19:28
AUGÉ RONAN, Unibet Rose Rockets m.t.
WRIGHT FRED, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +21:13
BRUNEL ALEXYS, TotalEnergies +22:14
DILLIER SILVAN, Alpecin-Premier Tech m.t.
DOULL OWAIN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
DEL GROSSO TIBOR, Alpecin-Premier Tech m.t.
ZUKOWSKY NICKOLAS, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +23:33
VANDENBRANDEN NOAH, Team Flanders – Baloise +24:31
THOMAS BENJAMIN, Cofidis m.t.
140 coureurs classés à l’arrivée sur 175 partants.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Le duel Pogačar – Van der Poel obsède les pronostics, mais Paris-Roubaix aime les surprises. Alors que les 258 km de l’Enfer du Nord vont débuter, nous avons listé les arguments des cinq principaux prétendants. Mais la vraie expertise est chez vous. Faites votre choix et justifiez-le.
Et pour vous, qui soulèvera le pavé de Roubaix ce dimanche ?
Le Grand Débat : 5 prétendants, un seul vainqueur
Avant de voter, revoyons les forces et les faiblesses de chacun. Parce qu’à Roubaix, les watts ne font pas tout, mais la chance et le mental non plus.
🟡 Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG)
Le scénario de sa victoire : Il attaque dans Mons-en-Pévèle, use Van der Poel sur les 50 km suivants, et part en solitaire dans le Carrefour de l’Arbre.
Ce qui pourrait le trahir : Une chute (comme en 2025), une crevaison au mauvais moment, ou une neutralisation tactique d’Alpecin.
Le débat : A-t-il vraiment la science du pavé pour battre Van der Poel sur son terrain, ou sa puissance pure suffira-t-elle ?
🔴 Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech)
Le scénario de sa victoire : Il colle à Pogačar comme une ombre jusqu’au Carrefour de l’Arbre, puis le lâche dans un virage technique avant de filer vers son 4e succès historique.
Ce qui pourrait le trahir : Un excès de confiance, ou devoir trop tôt travailler pour revenir sur une attaque de Van Aert.
Le débat : Peut-il réellement laisser Jasper Philipsen gérer le sprint, ou sait-il qu’il devra gagner seul ?
🔵 Wout van Aert (Visma | Lease a Bike)
Le scénario de sa victoire : Une échappée avec des coéquipiers (Laporte, Hagenes) prend 2 minutes d’avance. Dans le final, il résiste au retour des deux leaders.
Ce qui pourrait le trahir : La malédiction des crevaisons, ou une neutralisation tactique où Pogačar et Van der Poel refusent de collaborer pour le reprendre.
Le débat : À 31 ans, c’est peut-être sa dernière vraie chance sur un parcours qui lui convient. La pression va-t-elle le libérer ou l’écraser ?
⚪ Mads Pedersen (Lidl-Trek)
Le scénario de sa victoire : Un groupe de 6-8 favoris se présente au sprint sur le Vélodrome. Pedersen, moins explosif que Philipsen mais plus endurant, les domine dans un sprint long.
Ce qui pourrait le trahir : Une préparation tronquée par sa chute à Valence. Est-il vraiment à 100% ?
Le débat : Lidl-Trek a une équipe à la hauteur de l’évènement (Milan, Walscheid, Vacek). Peuvent-ils « casser » la course avant l’arrivée pour éliminer les purs sprinteurs ?
⚫ Le « Dark Horse » (Ganna, Segaert, Bissegger, Van Dijke)
Le scénario de sa victoire : Les trois favoris se neutralisent en se regardant dans les 20 derniers km. Un attaquant sort de nulle part et prend 15 secondes qu’ils ne rattraperont jamais.
Ce qui pourrait les trahir : L’absence d’équipe pour contrôler les retours. Un Dark Horse gagne souvent seul… ou se fait avaler.
Le débat : Paris-Roubaix est-elle devenue trop prévisible (3 victoires consécutives pour Van der Poel) ou le chaos reviendra-t-il ?
❓ La question qui fâche : Et si la météo changeait ?
Nous annoncions un temps sec. Mais sur l’Enfer du Nord, une averse isolée peut tout changer. Rappelez-vous 2021 (pluie et boue) avait sacré Sonny Colbrelli dans des conditions apocalyptiques.
Question aux puristes : Si la pluie tombe soudainement sur le Carrefour de l’Arbre, qui de nos cinq prétendants en sort gagnant ? (Réponse en commentaire)
📊 VOTEZ : Votre pronostic pour Paris-Roubaix 2026
Règles du débat : Pas de mauvaise réponse, mais justifiez votre choix. Un simple « Pogi » ou « MVDP » ne fera pas avancer le débat. Dites-nous POURQUOI et SUR QUEL SECTEUR la course va basculer.
🔴 Mathieu van der Poel (Le record, la science du pavé, la confiance)
🟡 Tadej Pogačar (La puissance, le Grand Chelem, la revanche)
🔵 Wout van Aert (Le cœur des Flamands, la dernière chance)
🗣️ Les internautes ont déjà tranché ? (Exemples de commentaires)
« Pogačar, mais seulement s’il reste calme. Sa chute l’an dernier venait d’une envie trop forte. Cette année, il gère son effort et il explosé Van der Poel dans Mons-en-Pévèle. »
« Van der Poel 4e victoire. Il a perdu les Flandres à cause d’une erreur tactique, il ne refera pas la même erreur. Il marquera Pogi à la culotte jusqu’au bout. »
« Je sens un coup de Ganna. INEOS a misé toute sa saison sur ce jour. Sur un parcours sec et venteux, son aérodynamisme fait la différence. Top 3 assuré, victoire possible si Van der Poel creve. »
Notre pronostic de la rédaction (à débattre) : Nous tenons Mathieu van der Poel à 55% contre 45% pour Pogačar. Mais si Wout van Aert passe la Trouée d’Arenberg dans le groupe de tête sans encombre mécanique, tous les paris sont ouverts.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ce dimanche 12 avril, la 123e édition de Paris-Roubaix ne se contente pas d’offrir un duel au sommet entre Tadej Pogačar et Mathieu van der Poel. Elle promet un chaos tactique inédit sur un parcours retravaillé pour être plus explosif dès les premiers kilomètres. Entre la quête du Grand Chelem pour le Slovène et la chasse au record pour le Néerlandais, voici pourquoi vous ne devez rien manquer de l’Enfer du Nord 2026.
L’Enfer du Nord version 2026 : Pourquoi le parcours sera plus nerveux que jamais
Paris-Roubaix n’est pas une course, c’est un exutoire. Un rendez-vous avec la poussière, la pierre et parfois la boue. Mais pour l’édition 2026, les organisateurs d’ASO ont décidé de corser l’addition dès l’entame. Si la distance totale est très légèrement réduite (258,3 km contre 259,2 km en 2025), le curseur de la difficulté a été déplacé vers l’avant.
L’élément clé de cette 123e édition réside dans la densification des premiers secteurs. En s’inspirant du nouveau schéma, le tracé intègre désormais une enfilade de quatre zones pavées quasi ininterrompues autour de Briastre, incluant une nouvelle montée de 800 mètres (secteur 26). Concrètement, la course ne débutera pas à la Trouée d’Arenberg, mais dès le kilomètre 100.
Analyse expert : « En déplaçant le tracé vers l’est, nous créons une densité inédite » explique Thierry Gouvenou, le Monsieur parcours de la course. À cela s’ajoute une météo capricieuse annoncée : vent de sud-ouest (20 à 25 km/h) mais pas de pluie. Un temps sec idéal pour la poussière, mais un vent de côté qui transforme chaque secteur en bordures potentielles.
Les 30 secteurs pavés décryptés : Les 3 juges de paix
Sur les 54,8 km de pavés, trois moments vont sculpter la course. Voici le verdict terrain.
La Trouée d’Arenberg (km 163) : On n’y gagne pas, mais on y perd tout
Le premier juge de paix arrive après 95,8 km de course. Longue de 2 200 mètres, la célèbre « Drève des Boules d’Hérin » reste le symbole iconique de l’épreuve. Les spectateurs y verront une guerre de placement intense. Les puristes noteront que l’approche a été modifiée pour casser la vitesse (chicane à l’entrée), mais la sortie en faux-plat montant reste le tremplin idéal pour un coup de force.
Souvenez-vous : En 2025, seule une faute de Pogačar dans un virage plus tard a sauvé Van der Poel. Ici, les watts purs de Pogi pourraient laminer le peloton si UAE impose un tempo d’enfer dès Haveluy-Wallers (secteur 20).
Mons-en-Pévèle (km 209,7) : Le piège à trois étoiles
Situé à moins de 50 km de l’arrivée, ce secteur 5 étoiles de 3 000 mètres est un faux-plat montant aux pavés disjoints. Contrairement à Arenberg, ici, les écarts se creusent durablement. C’est le terrain de jeu favori des rouleurs-puncheurs. Si un groupe de favoris arrive compact, attendez-vous à une accélération de Wout Van Aert ou Mads Pedersen pour tester la résistance du leader.
Le Carrefour de l’Arbre (km 241,2) : Le piège final
À 17 km du Vélodrome, c’est le dernier mur avant la plaine. Long de 2 100 mètres, il est technique, bosselé et souvent boueux. C’est ici que se gagne Paris-Roubaix. L’an dernier, la chute de Pogačar est intervenue juste après. Cette année, avec un vent de dos probable, les attaques y seront fulgurantes.
Startlist & Favoris : Le duel des Titans et leurs seconds couteaux
L’histoire retiendra que le printemps 2026 a offert un choc des générations. Mais avant de donner notre pronostic, posons le décor.
Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) : La quête du Graal absolu
Il lui manque un Monument. Un seul. Après Milan-SanRemo, le Tour des Flandres, Liège et le Lombardie, il ne manque que Roubaix au Slovène pour égaler les légendes Merckx, Van Looy et De Vlaeminck.
Pourquoi il peut gagner : Il a terminé 2e pour sa première participation en 2025. Il dispose de Florian Vermeersch (2e en 2021) comme équipier de luxe pour user la concurrence dès les 110 derniers kilomètres. Sa stratégie ? Mettre la barre haut très tôt pour ne pas jouer la loterie du sprint.
Son risque : Le placement. Sur les pavés, l’instinct du chasseur de Van der Poel reste supérieur.
Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck) : Le roi pour l’éternité ?
Triple tenant du titre. Une quatrième victoire consécutive le propulserait au rang de co-recordman (4 succès, comme Boonen et De Vlaeminck).
Pourquoi il peut gagner : Il survole ce terrain. L’absence de montées le rend invincible en un contre un. De plus, il peut compter sur Jasper Philipsen, un « joker » capable de gérer un sprint si le duo de tête se neutralise.
La question qui fâche : Peut-il encore collaborer avec Pogačar après lui avoir « offert » les Flandres sur un plateau ? Non. Attendez-vous à un Van der Poel beaucoup plus calculateur et agressif dans les 80 premiers km.
Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : L’heure de vérité
À 31 ans, le Belge n’a jamais gagné l’Enfer du Nord. C’est une anomalie statistique.
Analyse : Le parcours 2026, plus roulant et moins explosif que le Ronde, lui sied à merveille. Avec Christophe Laporte à sa disposition, Visma semble avoir les armes. Mais la malédiction des crevaisons le poursuit.
Notre verdict : Il sera sur le podium, mais pour gagner, il doit bénéficier d’un scénario à la Hayman (2016) : une échappée lointaine où les deux « extraterrestres » se neutralisent.
Les Outsiders de luxe : Ganna, Pedersen et la nouvelle garde
Ne vous focalisez pas uniquement sur les trois ténors. Paris-Roubaix aime les surprises.
Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) : Il a zappé le Tour des Flandres pour être frais. C’est un rouleur monumental. S’il part à 30 km de l’arrive, seul un Van der Poel en chasse peut le revoir.
Mads Pedersen (Lidl-Trek) : Toujours dans le top 5 ces dernières années. Moins explosif que les autres, mais d’une régularité d’horloge sur les pavés longs.
Les « Dark Horses » : Stefan Bissegger (Decathlon) a été monstrueux l’an dernier ; Alec Segaert (Bahrain) est l’homme en forme du moment ; Tim Van Dijke (Red Bull) représente la nouvelle génération flandrienne.
Qui sont les 175 coureurs engagés participants à Paris-Roubaix 2026 ?
Alpecin-Premier Tech (WT) ✅ 1, VAN DER POEL, Mathieu 2, DEL GROSSO, Tibor 3, DILLIER, Silvan 4, PHILIPSEN, Jasper 5, PLANCKAERT, Edward 6, RICKAERT, Jonas 7, SÉNÉCHAL, Florian
UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅ 11, POGAČAR, Tadej 12, BJERG, Mikkel 13, MOLANO, Juan Sebastián 14, OLIVEIRA, Rui 15, POLITT, Nils 16, MORGADO, António 17, VERMEERSCH, Florian
Lidl – Trek (WT) ✅ 21, PEDERSEN, Mads 22, MILAN, Jonathan 23, SUNEKÆR NORSGAARD, Mathias 24, SÖDERQVIST, Jakob 25, THEUNS, Edward 26, VACEK, Mathias 27, WALSCHEID, Max
Team Visma | Lease a Bike (WT) ✅ 31, VAN AERT, Wout 32, AFFINI, Edoardo 33, BRENNAN, Matthew 34, DOULL, Owain 35, HAGENES, Per Strand 36, LAPORTE, Christophe 37, MATTIO, Pietro
Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅ 41, BISSEGGER, Stefan 42, BOL, Cees 43, DE PESTEL, Sander 44, DEWULF, Stan 45, HOOLE, Daan 46, NAESEN, Oliver 47, PEDERSEN, Rasmus Søjberg
INEOS Grenadiers (WT) ✅ 61, GANNA, Filippo 62, HEIDUK, Kim 63, SHMIDT, Artem 64, SWIFT, Connor 65, TARLING, Joshua 66, TURNER, Ben 67, WELSFORD, Sam
Soudal Quick-Step (WT) ✅ 71, VAN BAARLE, Dylan 72, LAMPAERT, Yves 73, MERLIER, Tim 74, STUYVEN, Jasper 75, VAN GESTEL, Dries 76, VAN LERBERGHE, Bert 77, VERVENNE, Jonathan
Team Picnic PostNL (WT) ✅ 81, DEGENKOLB, John 82, BIESTERBOS, Frits 83, BITTNER, Pavel 85, CORKERY, Dillon 86, MÄRKL, Niklas 87, RENARD-HAQUIN, Henri-François 88, VAN DEN BERG, Julius
Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅ 91, VERMEERSCH, Gianni 92, MARIT, Arne 93, MEEUS, Jordi 94, PITHIE, Laurence 95, THORNLEY, Callum 96, VAN DIJKE, Tim 97, VAN DIJKE, Mick
EF Education – EasyPost (WT) ✅ 151, ASGREEN, Kasper 152, LAMPERTI, Luke 153, MACKELLAR, Alastair 154, MIHKELS, Madis 155, SCHWARZBACHER, Matthias 156, SIMMONS, Colby 157, WALKER, Max
NSN Cycling Team (WT) ✅ 161, GIRMAY, Biniam 162, ASKEY, Lewis 163, BOIVIN, Guillaume 164, LOUVEL, Matis 165, MULLEN, Ryan 166, SHEEHAN, Riley 167, VAN ASBROECK, Tom
TotalEnergies (PRT) ✅ 171, TURGIS, Anthony 172, BOULAHOITE, Rayan 173, BRUNEL, Alexys 174, DAUPHIN, Florian 175, DUJARDIN, Sandy 176, GACHIGNARD, Thomas 177, LEROUX, Samuel
Team Jayco AlUla (WT) ✅ 181, DURBRIDGE, Luke 182, DE BONDT, Dries 183, DE POOTER, Dries 184, DONALDSON, Robert 185, MCKENZIE, Hamish 186, O’BRIEN, Kelland 187, SÜTTERLIN, Jasha
Movistar Team (WT) ✅ 191, GARCÍA CORTINA, Iván 192, BARRENETXEA, Jon 193, MACIEJUK, Filip 194, MILESI, Lorenzo 195, NOVÁK, Pavel 196, SERRANO, Gonzalo 197, TORRES, Albert
Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT) ✅ 201, DE GENDT, Aimé 202, FRISON, Frederik 203, LIEPIŅŠ, Emīls 204, MAŁECKI, Kamil 205, VAN MOER, Brent 206, WRIGHT, Fred 207, ZUKOWSKY, Nickolas
Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅ 211, HALLER, Marco 212, KELEMEN, Petr 213, KOLZE CHANGIZI, Sebastian 214, LIENHARD, Fabian 215, MAYRHOFER, Marius 216, MIKUTIS, Aivaras 217, MOZZATO, Luca
Unibet Rose Rockets (PRT) ✅ 221, KUBIŠ, Lukáš 222, AUGÉ, Ronan 223, BLOEM, Joren 224, KOPECKÝ, Tomáš 225, KOPECKÝ, Matyáš 226, LARSEN, Niklas 227, RASENBERG, Martijn
Modern Adventure Pro Cycling (PRT) ✅ 231, CARPENTER, Robin 232, CAUDELL, Ezra 233, CHRISTIAN, Sean 234, KESSLER, Cole 235, OLIVER, Ben 236, PICKRELL, Riley 237, STEWART, Mark
Team Flanders – Baloise (PRT) ✅ 241, LAMBRECHT, Michiel 242, DEMAN, Brem 243, GEERAERTS, Ferre 244, HESTERS, Jules 245, VAN HAUTEGEM, Leander 246, VANDENBRANDEN, Noah 247, VERCOUILLIE, Victor
Quelle est votre stratégie pour dimanche ?
Question aux puristes : Pensez-vous que Wout van Aert doive attaquer dès le secteur de Hornaing (km 175) pour espérer battre les deux monstres, ou doit-il jouer la carte de l’attentisme et espérer une crevaison de Van der Poel ? Dites-nous en commentaire votre scénario idéal.
Le pronostic de la rédaction : Il y a les courses que l’on analyse, et il y a Paris-Roubaix. Pogačar a la puissance, mais Van der Poel a la science du pavé. Après sa désillusion au Ronde, le Néerlandais ne fera plus aucune concession.
Vainqueur : Mathieu van der Poel (mais notre coeur va à Pogi – pour l’histoire).
Scénario : Attaque en solitaire dans le Carrefour de l’Arbre. Pogačar, distancé, limite la casse mais doit remettre son rêve à 2027. Van Aert complète le podium devant un Mads Pedersen revanchard.
Palmarès de Paris-Roubaix (2025 / 2016) – Top 3
2025 – VAN DER POEL Mathieu – POGAČAR Tadej – PEDERSEN Mads 2024 – VAN DER POEL Mathieu – PHILIPSEN Jasper – PEDERSEN Mads 2023 – VAN DER POEL Mathieu – PHILIPSEN Jasper – VAN AERT Wout 2022 – VAN BAARLE Dylan – VAN AERT Wout – KÜNG Stefan 2021 – COLBRELLI Sonny – VERMEERSCH Florian – VAN DER POEL Mathieu 2020 – Edition annulée en raison de la pandémie de COVID19 2019 – GILBERT Philippe – POLITT Nils – LAMPAERT Yves 2018 – SAGAN Peter – DILLIER Silvan – TERPSTRA Niki 2017 – VAN AVERMAET Greg – ŠTYBAR Zdeněk – LANGEVELD Sebastian 2016 – HAYMAN Mathew – BOONEN Tom – STANNARD Ian
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ce dimanche 12 avril, l’Enfer du Nord s’invite sur vos écrans. Entre le duel au sommet van der Poel – Pogačar, la défense du titre de Pauline Ferrand-Prévot et 54,8 km de pavés à vous retourner les cervicales, voici votre feuille de route TV absolue. Horaires, chaînes, analyses tactiques : ne passez pas à côté d’un seul secteur.
Paris-Roubaix 2026 en direct : Pourquoi cette édition va pulvériser tous les records d’audience (et d’émotion)
L’Enfer du Nord à la télé, un spectacle total
C’est le dimanche que tous les puristes attendent avec la même ferveur qu’un enfant la veille de Noël. Après un Tour des Flandres déjà électrique, le peloton mondial plonge dans la fournaise des pavés du Nord. Paris-Roubaix 2026 ne se regarde pas, il se vit. Et cette année, la fête est double : les hommes et les femmes vont embraser la lucarne.
France Télévisions et Eurosport ont sorti l’artillerie lourde pour vous faire vibrer de Compiègne au mythique vélodrome de Roubaix. Mais au-delà des horaires, c’est une question tactique brûlante que nous allons décortiquer : assisterons-nous au sacre historique de Tadej Pogačar, dernier Monument manquant à sa légende, ou Mathieu van der Poel écrira-t-il un quadruplé inédit ?
À quelle heure et sur quelle chaîne TV suivre Paris-Roubaix 2026 en direct ?
Ne vous fiez pas aux approximations. Voici le tableau de bord précis, vérifié par nos soins, pour ne rien rater de la journée reine du cyclisme mondial.
Horaires complets du dimanche 12 avril (course hommes et femmes)
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une mais deux courses qui se succèdent. Voici le timing à graver dans votre montre de cycliste :
Course masculine : Départ réel de Compiègne à 10h50 (départ fictif) et 11h05 (départ réel). L’arrivée sur le vélodrome est projetée entre 16h35 et 17h. 258,3 km de souffrance, dont les 30 secteurs pavés qui font la légende.
Course féminine : Départ de Denain à 14h35 (départ fictif) et 14h45 (départ réel). Arrivée à Roubaix aux alentours de 18h15. 143,1 km d’intensité pure, avec un plateau cette année absolument renversant.
Le conseil du pro : Branchez votre écran dès 10h30. L’échauffement et la gestion du premier secteur pavé (Troisvilles > Inchy) conditionnent 70% des chutes. C’est là que les favoris se révèlent… ou se brisent.
Le duel des diffuseurs : France 3, Eurosport, MAX… qui fait la différence ?
Pour Paris-Roubaix 2026 direct TV, deux géants s’affrontent dans le peloton des droits TV.
France 3 (clair) : Prise d’antenne dès 10h35. La chaîne publique mise sur la fibre patriotique et l’accessibilité. Attendez-vous à des images magnifiques sur les hélicoptères, mais un découpage pub qui peut couper le souffle juste avant Arenberg.
Eurosport 2 / MAX (payant) : Diffusion intégrale dès 10h30. C’est le choix de l’expert. L’équipe des Rois de la Pédale vous offre une analyse au scalpel, des caméras embarquées et zéro interruption pendant les 30 derniers kilomètres.
Petit plus pour les puristes : Si vous captez la RTBF (Belgique) ou Sporza, plongez-y. Leur culture des classiques flandriennes est une masterclass d’analyse tactique.
Pourquoi cette édition 2026 est un tournant (et pas qu’un simple numéro)
Oubliez la 123e édition. Ce dimanche, c’est un chapitre d’histoire qui s’écrit. L’angle éditorial fort de ce Paris-Roubaix 2026, c’est la collision des générations et des ambitions.
Le duel final : Pogačar vs van der Poel, le choc des titans
Selon nos données et statistiques, jamais un plateau n’avait concentré autant de victoires sur Monuments. D’un côté, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), triple tenant du titre. Il connaît chaque pavé de la Trouée d’Arenberg comme sa poche. De l’autre, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) . Oui, il a déjà gagné le Tour des Flandres. Oui, Milan-San Remo est dans sa besace. Mais Roubaix reste le seul Monument qui manque à sa collection.
Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, la puissance explosive de Pogačar sur les secteurs plats peut-elle vraiment rivaliser avec la science du vélo et la gestion des chutes de van der Poel ? Répondez en commentaire.
Pauline Ferrand-Prévot, la pression du maillot arc-en-ciel sur les pavés
Chez les femmes, ne parlez pas de simple participation. Pauline Ferrand-Prévot ne vient pas défendre son titre, elle vient le clouer. Face à elle, un rouleau compresseur belge : Lotte Kopecky (SD Worx – Protime) et Lorena Wiebes, affamées après leur déception flandrienne. L’enjeu est monumental : Ferrand-Prévot peut devenir la première Française à remporter deux Roubaix consécutifs depuis la création de la course féminine.
Le parcours 2026 décrypté : là où la course bascule
Ne vous laissez pas bercer par les « 54,8 km de pavés ». Tous les cailloux ne se valent pas.
Les 3 secteurs qui vont pulvériser le peloton
D’après les données historiques de l’épreuve, 80% de la course se joue sur trois séquences infernales. Voici votre feuille de route pour savoir quand crier devant l’écran :
La Trouée d’Arenberg (secteur n°19 – 2 300 m) : Après 95 km. Le juge de paix. Si un favori n’est pas dans les 20 premiers à l’entrée, sa course est morte. Attendez-vous à un premier carnage vers 13h15.
Mons-en-Pévèle (secteur n°11 – 3 000 m) : Le plus long. C’est ici que les cuisses parlent. Pas de répit pendant 3 km. Les écarts se creuseront comme des ravins.
Le Carrefour de l’Arbre (secteur n°4 – 2 100 m) : L’amorti. À 17 km de l’arrivée, c’est la dernière véritable occasion d’isoler un adversaire. C’est là que van der Poel a assené son coup de massue en 2025.
La nouveauté 2026 : Ne loupez pas la montée pavée de Briastre (800 m, secteur n°26). Une petite perle rare qui arrive plus tôt (après 60 km) mais qui va piéger les sprinteurs mal placés. Une décision tactique audacieuse des organisateurs.
Le guide ultime du spectateur connecté
Au-delà de la télé, comment vivre Paris-Roubaix 2026 comme un directeur sportif ?
Le streaming et les alternatives pour les expatriés
Vous êtes en déplacement ou hors de France ?
En clair et gratuit : France.tv (via l’application) diffuse France 3.
Payant : MAX (ex-Eurosport) propose le multi-cam. Vous pouvez suivre un coureur spécifique de bout en bout. Une révolution pour les fans de data.
Belgique : RTBF Auvio (français) et VRT Sporza (néerlandais). Leurs commentaires techniques sont une référence européenne.
La dotation et les enjeux cachés
Le vainqueur repartira avec 30 000 €. Un chèque symbolique au regard de l’effort fourni (soit environ 116 € par kilomètre de pavé). Mais le vrai trésor, c’est le pavé de Roubaix. Ce morceau de grès massif est le trophée le plus convoité du cyclisme, bien au-delà de l’argent.
Débat aux lecteurs : Pensez-vous que Tadej Pogačar, avec sa préparation hypermoderne basée sur la science des données, peut vraiment s’imposer sur une course aussi « archaïque » et aléatoire que Roubaix, ou la part de chance (chute, crevaison) est-elle trop grande ?
Conclusion : Réglez votre réveil, le 12 avril sera culte
Paris-Roubaix 2026 direct TV, c’est le rendez-vous de la vérité. Que vous soyez devant France 3 avec un café ou sur MAX avec le data-graphique, une chose est sûre : l’Enfer du Nord ne vous laissera pas indemne.
Mathieu van der Poel pour l’histoire. Tadej Pogačar pour la légende. Pauline Ferrand-Prévot pour la fierté nationale. À 10h35, soyez là. Parce que sur les pavés, le direct ne se rattrape pas. Il se vit, en temps réel, avec le coeur à 180 pulsations.
Rendez-vous dimanche sur le vélodrome pour le verdict final.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
19 ans après Christophe Moreau, un Français règne à nouveau sur une course par étapes WorldTour. Paul Seixas a survécu à une dernière étape dantesque du Tour du Pays Basque 2026, balayée par des trombes d’eau et bouleversée par les attaques de Tobias Johannessen. Pendant ce temps, Andrew August (INEOS Grenadiers) décrochait à 20 ans sa première victoire WorldTour en solitaire. Récit d’une journée historique.
Paul Seixas entre dans la légende : comment le jeune Français a dompté le Tour du Pays Basque 2026 sous les yeux d’Andrew August
Une dernière étape de tous les dangers : pourquoi la pluie a tout changé à Eibar
Le Tour du Pays Basque 2026 n’avait que trop bien respecté sa réputation. Après cinq jours de soleil et de températures estivales, la 6e et dernière étape entre Antzuola et Bergara (135 km, six ascensions, près de 3 000 m de dénivelé) s’est jouée sous des trombes d’eau glacée. Quinze degrés de moins que la veille, des routes glissantes comme des patinoires, et un peloton nerveux : le décor était planté pour un bouleversement.
Dès la première difficulté, un groupe de costauds s’est extirpé : Ben Healy (EF Education-EasyPost), Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), Marc Soler (UAE Team Emirates-XRG), Peter Oxenberg (INEOS Grenadiers) et Juan Pedro López (Movistar). Derrière, une trentaine d’hommes dont quatre de Visma | Lease a Bike et quatre d’Uno-X Mobility autour de Tobias Johannessen. Aucun ne menaçait directement le maillot jaune de Paul Seixas. Du moins le pensait-on.
Question aux passionnés : Avez-vous déjà vu un scénario aussi fou sur une dernière étape de montagne ? Un leader obligé de rouler seul sous la pluie pendant plus d’une heure… On attend vos avis en commentaire.
Image : @Itzulia_Basque
Le moment de panique : quand Seixas a dû sortir de sa réserve plus tôt que prévu
À 58 km de l’arrivée, Javier Romo (Movistar) attaque. Ce n’est pas une menace directe, mais le geste force Seixas à réagir. À 1,5 km du sommet suivant, le Français de 19 ans place une accélération qui fait exploser ses rivaux. Primoz Roglic (Red Bull-BORA-hansgrohe), 3e du général avant l’étape, est lâché définitivement. Le Slovène terminera hors du top 10 final.
Mais voilà le piège : Seixas se retrouve seul entre deux groupes. La tête de course roule fort et solidaire sur le plat. Derrière, le groupe des poursuivants (Lipowitz, Champoussin, Vauquelin) revient progressivement. Résultat : le maillot jaune dépense une énergie précieuse pour rien, avant de se faire reprendre. Un classique du syndrome du leader trop généreux.
Selon nos données, Seixas a passé près de 45 minutes en solitaire sous la pluie, sans aucun coéquipier pour l’abriter du vent et de l’eau. Un effort qui aurait pu lui coûter la victoire finale.
Andrew August, la révélation américaine : première victoire WorldTour à 20 ans
Pendant que le général se joue au finish, Andrew August (INEOS Grenadiers) écrit sa propre histoire. Dans la dernière ascension, la bosse de l’Asentzio (2e catégorie, 7,5 km à 5,3 % de moyenne), l’Américain attaque. Il bascule seul au sommet avec 50 secondes d’avance sur un groupe de quatre, dont Raul Garcia Pierna (Movistar), qui tentera de résister sans succès.
August, 20 ans, s’impose en solitaire à Bergara, 9 km plus loin. C’est sa première victoire sur le WorldTour. Frank van den Broek (Picnic PostNL) règle le sprint du peloton pour la 3e place. Une performance qui rappelle les débuts d’un certain Brandon McNulty ou même d’un Matteo Jorgenson. Les États-Unis retrouvent un puncheur de classe mondiale.
À retenir : La valeur n’attend pas le nombre des années. August (20 ans) et Seixas (19 ans) incarnent la nouvelle génération qui bouscule les cadors.
Image : @INEOS_Grenadiers
Le hold-up de Tobias Johannessen : comment Uno-X a failli renverser le général
L’autre grand acteur du jour s’appelle Tobias Johannessen (Uno-X Mobility). 11e au départ de l’étape, à 5’39 de Seixas, le Norvégien a joué le tout pour le tout. Avec trois coéquipiers dans l’échappée matinale, il a fait grimper l’écart à plus de trois minutes. À 60 km de l’arrivée, il était provisoirement 2e du classement général virtuel.
Pendant une heure, Seixas a dû gérer seul la menace. Heureusement pour lui, EF Education-EasyPost et d’autres équipes ont roulé derrière pour ne pas laisser Johannessen prendre trop d’avance. Au final, le Norvégien échoue à 3 secondes de la 2e place (Florian Lipowitz) et monte sur la 3e marche du podium. Une performance immense pour Uno-X.
Paul Seixas, 19 ans, premier Français vainqueur d’une course WorldTour par étapes depuis 2007
L’arrivée : Seixas franchit la ligne avec 4’15 de retard (21e) sur Andrew August, accompagné de Lipowitz. Mais l’essentiel est ailleurs. Avec 2’30 d’avance sur Lipowitz et 2’33 sur Johannessen au classement général final, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) devient le premier Français à remporter une course par étapes WorldTour depuis Christophe Moreau sur le Critérium du Dauphiné… en juin 2007.
À l’époque, Seixas n’avait pas encore neuf mois. Entre-temps, Bardet, Pinot, Alaphilippe, Gaudu ont tous échoué à briser la malédiction. Lui l’a fait. Et avec la manière : trois victoires d’étape, le maillot jaune de bout en bout, et les quatre maillots distinctifs (général, points, montagne, meilleur jeune).
Palmarès XXL : Il succède à Joao Almeida (2025), Juan Ayuso (2024) et Jonas Vingegaard (2023). Pas mal pour un garçon qui n’a pas encore 20 ans.
Vidéo et résumé : revoir l’étape 6 et la victoire d’Andrew August
La vidéo du résumé de l’étape 6 est disponible ci-après. On y voit l’attaque décisive d’Andrew August dans l’Asentzio, la solitude de Seixas sous la pluie, et la joie du jeune Américain à l’arrivée.
Ce qu’il faut retenir en 30 secondes :
Andrew August (INEOS) s’impose en solitaire pour sa première victoire WorldTour.
Paul Seixas résiste au retour de Johannessen et remporte le général.
Fin de la disette française : 19 ans après Moreau.
Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 6 : Top 20
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers les 135,2 km en 3:29:35 (38,7 km/h)
GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +0:16
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +0:34
GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech m.t.
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +1:07
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech m.t.
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +1:09
DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +1:26
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +1:33
HEALY BEN, EF Education – EasyPost +1:38
BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +1:45
NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +2:37
SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG m.t.
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:42
IZAGIRRE ION, Cofidis +4:15
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
Classement général complet Tour du Pays-Basque 2026 après la 6e étape :
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 20:07:35
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:30
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +2:33
IZAGIRRE ION, Cofidis +3:50
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +4:43
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious +5:03
ROMO JAVIER, Movistar Team +5:05
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +5:25
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +5:41
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +7:33
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +11:34
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +13:15
BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +18:39
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +19:24
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +20:59
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +22:54
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +23:59
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +24:18
BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA +26:46
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +30:07
GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +30:21
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +30:34
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team +30:37
DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +31:03
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +31:34
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +33:18
GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +35:06
SOLER MARC, UAE Team Emirates – XRG +36:48
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +37:36
HEALY BEN, EF Education – EasyPost +39:48
LASTRA JONATHAN, Euskaltel – Euskadi +46:26
PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG +46:40
SHAW JAMES, EF Education – EasyPost +49:11
KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +50:47
ALUSTIZA NICOLÁS, Euskaltel – Euskadi +52:28
LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost +54:34
JOALLAND YAËL, Cofidis +54:49
ØXENBERG PETER, INEOS Grenadiers +55:16
GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech +56:48
HOULE HUGO, Alpecin-Premier Tech +57:01
FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH +57:17
PACHER QUENTIN, Groupama – FDJ United +1:00:30
THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché +1:00:37
REX TIM, Team Visma | Lease a Bike +1:00:43
IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +1:01:49
CRAS STEFF, Soudal Quick-Step +1:02:17
BIZKARRA MIKEL, Euskaltel – Euskadi +1:04:49
FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +1:04:53
AUGUST ANDREW, INEOS Grenadiers +1:06:07
VAN DEN BROEK FRANK, Team Picnic PostNL +1:06:57
ARMIRAIL BRUNO, Team Visma | Lease a Bike +1:07:03
ARCAS JORGE, Movistar Team +1:07:10
STAUNE-MITTET JOHANNES, Decathlon CMA CGM Team +1:07:30
MEEHAN JAMIE, Cofidis +1:08:43
JOHANNESSEN ANDERS HALLAND, Uno-X Mobility +1:10:44
DEBRUYNE RAMSES, Alpecin-Premier Tech +1:11:51
DECOMBLE MAXIME, Groupama – FDJ United +1:11:56
GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG +1:13:10
VALTER ATTILA, Bahrain – Victorious +1:14:08
RIVERA BRANDON SMITH, INEOS Grenadiers +1:16:43
KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +1:17:24
KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +1:19:40
NOVAK DOMEN, UAE Team Emirates – XRG +1:20:34
TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility +1:21:09
LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA +1:25:08
MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA +1:26:09
HUISING MENNO, Team Visma | Lease a Bike +1:27:16
TRÆEN TORSTEIN, Uno-X Mobility +1:30:05
RAMOS UNAI, Equipo Kern Pharma +1:35:46
MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +1:37:50
UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi +1:43:16
SVRČEK MARTIN, Soudal Quick-Step +1:44:07
ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team +1:44:36
HAMILTON LUCAS, INEOS Grenadiers +1:54:16
ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché +1:54:18
75 coureurs classés au terme des 6 étapes. 154 coureurs au départ de la 1ère étape.
Quelle suite pour Seixas ? Tour de France, Flèche Wallonne, et un duel annoncé avec Pogacar
Interrogé par Eurosport à l’arrivée, Paul Seixas n’a pas caché son émotion : « C’était une journée incroyable, je suis tellement heureux. Ce n’était pas facile, mais je suis resté fort dans la tête. » Interrogé sur le Tour de France, le Lyonnais botte en touche : « On verra après la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. »
Deux rendez-vous brûlants l’attendent : la Flèche Wallonne (22 avril) et Liège-Bastogne-Liège (26 avril), où il pourrait retrouver Tadej Pogacar, son bourreau des Strade Bianche (2e place en mars). Une participation au Tour de France 2026 n’est ni confirmée ni infirmée. Mais après une telle semaine, comment l’équipe Decathlon CMA CGM pourrait-elle se passer de lui ?
Notre avis d’expert : Seixas a prouvé qu’il pouvait enchaîner les efforts de haute intensité sur une semaine. Sur un Grand Tour, le défi sera différent. Mais à 19 ans, il a le temps. Et le talent. Beaucoup de temps et beaucoup de talent.
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Samedi 11 avril, le Tour du Pays Basque 2026 rend son verdict sur 135,4 km entre Goizper-Antzuola et Bergara. Loin d’être une formalité, cette dernière étape transforme le piège montagneux en une Classique miniature. Entre un Paul Seixas en état de grâce, une météo enfin basque et des favoris prêts à attaquer pour l’honneur, voici le parcours décrypté, nos pronostics et les horaires de diffusion TV directe.
Piège basque ou nouveau récital ? Pourquoi l’étape 6 du Tour du Pays Basque 2026 promet un chaos magnifique
Le parcours de la 6e étape : un condensé explosif de 135 km
Ne vous fiez pas à la distance. Avec seulement 135,4 kilomètres au compteur, l’autre étape reine de ce Tour du Pays Basque 2026 ne fait pas dans la dentelle. Au départ d’Antzuola, le peloton avalera près de 3 000 mètres de dénivelé positif, soit un ratio d’ascension digne d’une Classique des Ardennes version nord de l’Espagne. Le changement majeur par rapport aux éditions précédentes ? L’arrivée à Bergara, qui remplace Eibar, un détail qui modifie toute la donne tactique.
Le dispositif tactique : le piège Elosua – Asentzio
L’armature de cette journée repose sur trois ascensions fondamentales :
Elosua (7,2 km à 7,5 %) : Gravée deux fois au programme. C’est le juge de paix des jambes. Ses pourcentages réguliers mais soutenus usent les organismes, surtout après cinq jours de guerre.
Azkarate (3,1 km à 6,3 %) : Une entrée en matière plus roulante qui sert de sas de décompression avant l’ogre du jour.
L’Asentzio (7,2 km à 5,2 %) : C’est ici que tout se décide. Comme le racontait l’ancien directeur sportif Javier Minguez dans son analyse des finales basques, ce col est un « ovni statistique ». Une moyenne trompeuse qui cache un kilomètre central à plus de 10 %. C’est le mur idéal pour une attaque à la glorieuse.
Pourquoi Paul Seixas n’a pas encore gagné (même avec 3 victoires)
Le grand favori du classement général, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), a survolé la semaine. Trois étapes glanées, une emprise mentale sur le peloton. Mais samedi, la donne change.
Selon nos données, Seixas n’a jamais remporté une étape aussi courte avec une telle densité d’ascensions après un gros travail de leader. La fatigue était d’ailleurs perceptible sur le podium vendredi. La question qui va enflammer les commentaires : Seixas va-t-il jouer la gagne ou gérer son maillot de leader ?
Si le Français veut l’emporter, il devra attaquer dans le mur de l’Asentzio. Mais avec une descente rapide et sinueuse de 9,2 km vers Bergara, il risquerait tout contre un descendeur aguerri. Imaginez un Ion Izagirre, porté par la ferveur basque, le rattrapant dans les virages. Le scénario est magnifique de tension.
Les favoris : Le clan des affamés contre le rouleau compresseur
Voici notre analyse des forces en présence pour cette 6e étape, basée sur l’historique et la météo annoncée.
⭐⭐⭐ Le favori absolu
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) : S’il a récupéré (ce qui ne fait aucun doute), personne ne peut le suivre dans l’Elosua. Sa gestion de l’effort sur les courtes distances est celle d’un vétéran.
⭐⭐ Les outsiders de luxe
Ben Healy (EF Education-EasyPost) : L’Irlandais est taillé pour ce genre de finales. Son attaque inaboutie de vendredi lui laisse des jambes et une rage. Attendez-vous à le voir sortir dans la partie la plus raide d’Asentzio.
Marc Soler (UAE Team Emirates-XRG) : Avec le vent annoncé (force 4) et la pluie, le Catalan s’épanouit dans le chaos. Il est capable d’un raid solitaire de 40 km.
Christian Scaroni (XDS Astana) : Très à l’aise sur les pentes courtes et pentues, il a l’instinct du puncheur.
⭐ Les coups de poker
Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-hansgrohe) : Il a tenu tête à Seixas vendredi. Pourquoi ne pas tenter un coup de poker pour offrir la victoire à son leader Primož Roglič, excellent descendeur ?
Javier Romo (Movistar) : Moins menaçant au général, l’équipe locale lui laissera la liberté. Un danger public.
Julian Alaphilippe (Tudor) : L’ancien champion du monde est sur ce terrain, c’est l’atout coeur. La pluie et la descente finale sont ses alliées.
Diffusion TV direct : Comment voir l’étape 6 en live
Pas de changement pour ce bouquet final. La course sera retransmise en intégralité sur le réseau Eurosport.
Chaîne : Eurosport 2
Horaire du direct : Début des émissions à 15h30
Streaming : Le live est disponible sur la plateforme HBO Max (anciennement Eurosport Player).
Notez que le départ réel sera donné vers 14h07 départ fictif 13h52), mais les 40 premiers kilomètres sont rarement décisifs. Le direct télé commencera idéalement à l’approche de la première ascension de l’Elosua.
La météo : Le grain de sable basque
Après une semaine presque trop clémente, le Pays basque reprend ses droits. Samedi, les températures chutent à 14°C, avec des pluies significatives annoncées et des rafales de vent de force 4 (environ 30 km/h).
Conséquence tactique : Les descentes deviennent des pièges. Un coureur seul en tête avec 20 secondes d’avance au sommet d’Asentzio pourra résister à un groupe qui freinera dans les virages glissants. C’est le scénario idéal pour un Alex Aranburu (Cofidis) ou un Ion Izagirre, qui connaissent chaque gravillon de ces routes.
Alors, qui l’emporte ? Verra-t-on un dernier baroud d’honneur de Primož Roglič ou un doublé historique de Paul Seixas pour conclure en apothéose ? Réponse samedi vers 17h20 sur la ligne d’arrivée à Bergara.
Classement général complet au départ de la 6e étape du Tour du Pays-Basque 2026
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 16:33:45
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:30
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Ce n’est plus une domination, c’est une démonstration d’autorité. Sur l’étape reine du Tour du Pays Basque 2026, Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) a une fois de plus terrassé la concurrence en s’offrant Florian Lipowitz au sprint. À la veille de l’arrivée, le prodige de 19 ans n’est plus qu’à un souffle de succéder à Christophe Moreau, dernier Français vainqueur d’une course WorldTour il y a 19 ans. Retour sur un exploit tactique et une étape de légende.
Ils avaient promis la guerre. Ils ont livré un réquisitoire. Sur les routes escarpées du Tour du Pays Basque 2026, Paul Seixas ne se contente plus de gagner : il éduque ses aînés. Ce vendredi, sur la 5e étape reliant les pentes mythiques d’Eibar, le Lyonnais de 19 ans a décroché son troisième bouquet de la semaine. Mais plus qu’une victoire, c’est un pas de géant vers l’histoire.
Avec 2 minutes et 30 secondes d’avance sur Florian Lipowitz (Red Bull-BORA-Hansgrohe) et 3’40 sur Primoz Roglic, Seixas peut devenir, samedi, le premier Français à s’imposer sur une épreuve WorldTour par étapes depuis Christophe Moreau sur le Critérium du Dauphiné 2007. Une disette de 19 ans que le prodige s’apprête à pulvériser.
Comment Paul Seixas a-t-il survécu à l’étape reine (et à la meute) ?
L’étape 5 du Tour du Pays Basque 2026, c’était un mur. 176 kilomètres, huit ascensions répertoriées, plus de 4 000 mètres de dénivelé positif, et une concurrence prête à tout pour faire tomber le maillot jaune. Dès les premiers kilomètres, le scénario était écrit : ce serait une guerre d’usure.
La stratégie Red Bull échoue face au mur Seixas
Tout a basculé dans l’ascension du Krabelin (5 km à 9,4 %), à 70 km de l’arrivée. Florian Lipowitz, en lieutendant de luxe pour Roglic, a tenté un coup de force classique : accélérer dans les pourcentages les plus sévères pour asphyxier le leader. Mais face à lui, il n’a pas trouvé un coureur, mais un roc.
Nicolas Prodhomme, coéquipier précieux de Decathlon, a joué les pompiers de service, neutralisant les velléités allemandes. Quand Lipowitz a remis ça dans l’Izua (4,1 km à 9,5%), Seixas a changé de fusil d’épaule. Il n’a plus subi : il a attaqué. Le piège s’est refermé.
Le drame Romo : un spectateur, une chute, un destin brisé
À ce rythme d’enfer, seul Javier Romo (Movistar) a eu l’audace de recoller au duo de tête. Une remontée héroïque de trente secondes, un effort monumental… réduit à néant par un incident de course rarissime. À quelques mètres du sommet, le spectateur pousse Romo, qui accroche la roue de Lipowitz et s’écroule.
Question ouverte aux lecteurs : Cet incident extérieur a-t-il privé Romo d’une victoire d’étape historique, ou Seixas était-il de toute façon injouable ? Dites-nous en commentaire si ce genre d’intervention publique devrait être plus sévèrement sanctionné dans les organisations futures.
Le duel au sommet : Lipowitz lance le sprint, Seixas le finit
Le reste du final fut un ballet tactique fascinant. Isolés en tête à 28 km du but, Seixas et Lipowitz ont collaboré comme deux équipiers. Mais l’entente cessait à l’approche de la ligne d’arrivée. À 800 mètres de l’arrivée, Lipowitz, conscient de son infériorité au sprint, jette ses dernières forces dans une accélération brutale en léger faux-plat montant.
Pendant cinq secondes, on a cru à la surprise. Mais Seixas, calme comme un métronome, n’a pas bougé de sa roue. Il attend, observe, puis surgit dans les 50 derniers mètres. La différence de niveau est criante.
Samedi, la 6e étape entre Goiper-Antzuola et Bergara (135,2 km) ne présente pas de difficultés majeures, si ce n’est le col d’Aentzio (7,3 km à 5,1%) avec un passage à 10% suivi d’une descente piégeuse. Mais le vrai danger sera ailleurs : la météo annonce 8°C et de la pluie. Un terrain glissant propice aux chutes.
Question ouverte aux lecteurs : Selon vous, Paul Seixas doit-il jouer la prudence absolue ou tenter une quatrième victoire d’étape pour le panache ?
« Je ne suis pas encore rassasié » – les mots d’un patron
Interrogé à chaud au micro d’Eurosport, Seixas n’a pas caché son ambition dévorante : « Ce matin, j’ai dit que je voulais peut-être la gagner. Les gars ont fait un super boulot. Parfois, d’autres équipes voulaient attaquer, mais nous avons contre-attaqué. C’est incroyable. »
Avec cinq victoires professionnelles au compteur (dont trois cette semaine), le coureur de Decathlon-CMA CGM s’impose déjà comme le cycliste français le plus doué de sa génération. Pour rappel, Jonas Vingegaard était le dernier à avoir remporté trois étapes sur le Tour du Pays Basque, en 2023. Seixas rejoint ce cercle très fermé.
Samedi, l’histoire retiendra son souffle
Dans 24 heures, si tout se passe bien, Paul Seixas mettra fin à une malédiction qui pesait sur le cyclisme tricolore depuis l’ère Moreau. Mais attention : le Tour du Pays Basque 2026 a réservé assez de rebondissements pour que l’on n’enterre pas Lipowitz trop vite. Une chose est sûre : ce vendredi à Eibar, nous avons assisté à l’avènement d’un nouveau patron.
La vidéo résumé de la 5e étape avec l’attaque de Lipowitz à 800 m et le sprint renversant de Seixas
Classement Tour du Pays-Basque 2026, étape 5 : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team les 176,2 km en 4:30:02 (39,1 km/h)
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
ROMO JAVIER, Movistar Team +1:03
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +1:11
IZAGIRRE ION, Cofidis m.t.
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team m.t.
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility m.t.
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
BILBAO PELLO, Bahrain – Victorious m.t.
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost m.t.
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team m.t.
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +2:46
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team m.t.
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +3:53
TESFATSION NATNAEL, Movistar Team +9:28
VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike m.t.
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
Classement général Tour du Pays-Basque 2026 après la 5e étape : Top 20
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 16:33:45
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:30
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
L’Enfer du Nord n’a jamais ressemblé à un duel à deux, mais le millésime 2026 porte la rivalité Pogačar – Van der Poel à son paroxysme. Entre un Slovène en chasse du Grand Chelem des Monuments et un Néerlandais visant l’éternité au palmarès, nous décortiquons les forces, les failles et les stratagèmes de tous les prétendants. Bienvenue dans le chaos pavé.
Pogačar contre Van der Poel : pourquoi Paris-Roubaix 2026 va devenir une guerre de tranchées
Paris-Roubaix 2026 : la course au mythe ou l’affrontement des titans ?
Ce dimanche, le vélodrome de Roubaix ne vibrera pas seulement pour une 123e édition. Il assistera à un choc générationnel dont l’écho dépasse le simple classement UCI WorldTour. D’un côté, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) , triple vainqueur sortant, qui peut égaler le record sacré de Tom Boonen et Roger De Vlaeminck (quatre succès). De l’autre, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) , phénomène absolu, à qui il ne manque plus qu’un seul Monument – Roubaix – pour entrer dans le cercle des dieux aux côtés d’Eddy Merckx, De Vlaeminck et Rik Van Looy.
Leur duel des Flandres, où Pogačar a transformé une formalité montagneuse en démonstration de force, n’était qu’un apéritif. L’Enfer du Nord est le plat de résistance. Et contrairement aux idées reçues, cette édition 2026 n’est pas une simple formalité pour le Néerlandais. Le rapport de force penche désormais de peu en faveur de Van der Poel. Une courte tête.
Question ouverte aux passionnés : Pensez-vous que Pogačar doive absolument partir seul sous la barre des 50 kilomètres pour s’imposer, ou a-t-il le droit à une erreur tactique comme l’an dernier ?
Les deux têtes de l’hydre : pourquoi Van der Poel reste le roi, et Pogačar le prétendant absolu
Mathieu van der Poel : la machine à rouler sur la légende
Avec trois victoires consécutives (2023, 2024 et 2025), Van der Poel n’a pas seulement gagné Paris-Roubaix, il l’a domestiqué. Sa palette est unique dans le peloton moderne : champion du monde de cyclo-cross à huit reprises, il possède la technique pour négocier les secteurs cinq étoiles (Carrefour de l’Arbre, Trouée d’Arenberg) à pleine vitesse. L’an dernier, ce n’est pas sa puissance qui a fait la différence face à Pogačar, mais sa lecture de la trajectoire dans un virage piégeux.
Son atout majeur ? La profondeur de son équipe. Avec Jasper Philipsen (deux fois deuxième à Roubaix) et Tibor del Grosso, Alpecin peut jouer la carte du double feu. Si Pogačar attaque, Philipsen peut couvrir. Si le sprint se profile, Van der Poel bat tout le monde, Pogačar compris. Selon nos données et statistiques, sur les sprints massifs en Classique, Van der Poel affiche un pourcentage de victoire beaucoup plus important (90%) face aux grimpeurs de Grands Tours.
Tadej Pogačar : l’endurance comme seule arme pour renverser le pronostic
Le Slovène a commis une erreur de débutant en 2025 : il a collaboré trop longtemps avec Van der Poel. Il ne le refera pas. Sa stratégie, inspirée de sa conquête des Flandres, repose sur un principe simple : tuer la course le plus tôt possible. Dès les premiers secteurs pavés, UAE Emirates devra placer Florian Vermeersch en sacrifice. Le Belge, troisième à l’E3 et septième au Tour des Flandres malgré un rôle d’équipier, est le métronome idéal pour user les adversaires.
Pourquoi Pogačar peut gagner ? Parce qu’à l’arrivée de Roubaix, après 258 km de violence, les sprinteurs ont perdu leurs jambes, mais les rouleurs endurants comme lui gardent un coup de reins. Sa deuxième place en 2025, pour une première participation, est la meilleure performance jamais réalisée par un quadruple vainqueur du Tour. Si le duel revient, Pogačar doit refuser de relayer et forcer Van der Poel à faire le travail. Un pari risqué, mais payant.
Les chasseurs de podiums : Van Aert, Pedersen et Ganna, condamnés à jouer les trouble-fêtes ?
Wout van Aert (Visma | Lease a Bike) : le trop fort pour les humains, pas assez pour les aliens
La situation de Van Aert est schizophrénique. Deuxième à Travers les Flandres, troisième à Milan-SanRemo, quatrième au Tour des Flandres : ses résultats sont excellents. Mais ils cachent une cruelle vérité : il n’est plus à l’étage de Van der Poel et Pogačar. À Roubaix, son palmarès (2e, 3e, 4e) est un cauchemar récurrent. Sa crevaison au Carrefour de l’Arbre en 2023 alors qu’il était dans l’échappée reste une blessure ouverte.
Sa seule issue ? Une météo apocalyptique ou une alliance tactique contre-nature entre Alpecin et UAE pour le laisser partir, ce qui n’arrivera pas. Christophe Laporte et le jeune Matthew Brennan pourraient toutefois créer un contre-feu tactique. Mais pour la victoire, sauf miracle, il jouera la troisième place, voire la quatrième.
Mads Pedersen (Lidl-Trek) : le miraculé qui revient de loin
Fracture du poignet en début de saison, reprise express, cinquième sur le Ronde… Le Danois est un phénomène de résilience. Mais sa cinquième place aux Flandres, dans un groupe de cinq leaders, montre un léger retard de pointe de vitesse explosive. Heureusement pour lui, Roubaix est plat. Plus plat que les Flandres. Et Pedersen y excelle.
Lidl-Trek possède le collectif le plus lourd du peloton : Jonathan Milan (monstre de watts), Max Walscheid et Jakob Söderqvist. Leur plan ? Saturer les secteurs, placer Pedersen dans le bon wagon, et espérer que les deux favoris se neutralisent. Sa vitesse au sprint, supérieure à celle de Pogačar, est son joker. Il est l’outsider numéro 1.
Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) : le diesel italien face à sa destinée
En évitant les Flandres (une décision judicieuse selon notre analyse), Ganna a fait l’impasse sur une course que Pogačar transforme en parcours de grimpeur. Il a privilégié la puissance pure de Gand-Wevelgem et Travers les Flandres qu’il a remportée. Sa sixième place en 2023 et sa treizième en 2025 après avarie ne reflètent pas son potentiel.
Pour gagner, Ganna doit faire exactement l’inverse de Pogačar : attendre. Rester dans le sillage, utiliser son moteur de chrono sur les longs secteurs rectilignes (Wallers à Hélesmes), et espérer une échappée lointaine sans les deux phénomènes. Si le trio de tête se forme, il sera le plus rapide des trois.
Les autres forces vives : les équipiers de luxe et les coups de poker
Les lieutenants qui peuvent renverser la table
Jasper Philipsen (Alpecin) : Deux fois deuxième. Si Van der Poel est marqué, le Belge a la vitesse et l’expérience pour s’imposer au sprint. Mais pour cela, il faut que l’échappée ne parte pas.
Florian Vermeersch (UAE) : Le meilleur équipier du monde sur ce parcours. Il peut gagner si Pogačar est neutralisé.
Gianni Vermeersch (Red Bull) : Champion du monde de gravel, roi du cyclo-cross. Sa sixième place en 2024 prouve qu’il sait y faire. Avec Tim van Dijke, Red Bull peut surprendre.
Les outsiders pour un Top 10 (ou mieux)
L’antichambre de Paris-Roubaix, le GP de Denain, a été remporté cette année par Alec Segaert (Bahrain Victorious). Un rouleur au long cours, adepte des attaques solitaires. Ne soyez pas surpris de le voir dans l’échappée matinale.
Jasper Stuyven (Soudal Quick-Step), sixième du Tour des Flandres, reste un candidat au podium, tandis que l’ancien vainqueur Dylan van Baarle (ancien vainqueur 2022) cherche désespérément son meilleur niveau. Enfin, Jonas Abrahamsen (Uno-X), avec sa puissance démoniaque sur le plat, peut imiter sa grande échappée du Tour de France… sur les pavés.
Question ouverte aux fans de cyclisme : Parmi ces outsiders (Segaert, Vermeersch, Philipsen), lequel a le meilleur profil pour surprendre les deux cadors et s’offrir un Monument ?
Le verdict : un duel à quatre-vingts pour cent, mais un chaos à cent pour cent
Paris-Roubaix a longtemps été une loterie à vingt candidats. En 2026, le cercle s’est refermé. Mathieu van der Poel est le favori naturel. Mais Tadej Pogačar a prouvé qu’il apprenait plus vite que personne. Le rapport de force est simple : sur dix scénarios possibles, Van der Poel en gagne six, Pogačar trois, et le reste du monde se partage le dernier.
Mais attention : l’Enfer du Nord ne se gagne jamais sur le papier. Une crevaison, un carrefour mal négocié, une bordure, et les certitudes s’effondrent. Ce qui est certain, c’est que ce dimanche, nous ne regarderons pas une course. Nous regarderons l’acte final d’une rivalité qui va écrire l’histoire du cyclisme.
Favori absolu : Mathieu van der Poel (recherche d’un quatrième titre record)
Challenger direct : Tadej Pogačar (en quête du dernier Monument manquant)
Trouble-fêtes : Wout van Aert, Mads Pedersen, Filippo Ganna
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.
Vendredi 10 avril 2026, le théâtre d’Eibar attend ses gladiateurs pour une explication brutale. Avec 3 800 mètres de dénivelé et huit cols catalogués, cette 5e étape est un piège à champions, une étape reine ! Si Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) possède un matelas doré de 2’19 sur ses poursuivants, le prodige français est-il du genre à gérer ou à enfoncer le clou sur les pentes infernales de l’Izua ? La réponse dans notre analyse kilomètre par kilomètre.
Pourquoi Paul Seixas va faire exploser le Krabelin (et ses adversaires) sur l’étape la plus dangereuse du Pays Basque
Eibar 2026 : Une étape reine amputée de son trône mais pas de ses crocs
Ce n’est plus l’étape finale. La direction du Tour du Pays Basque 2026 a décidé de décaler le traditionnel jugement dernier d’Eibar au vendredi pour offrir à Bergara le privilège de conclure l’épreuve. Un choix qui, sur le papier, pourrait diminuer l’enjeu stratégique de cette journée. Ce serait une erreur monumentale de le croire. D’après les relevés officiels de l’organisation et les données topographiques compilées par nos soins, cette boucle autour d’Eibar demeure, et de très loin, l’étape la plus exigeante de la semaine basque.
Le constat est glaçant : 176,2 kilomètres pour un dénivelé positif qui tutoie les 3 814 mètres D+ selon les estimations GPS les plus récentes. Pour mettre ce chiffre en perspective, c’est plus que le cumul de Liège-Bastogne-Liège, mais avec des pentes sensiblement plus explosives. L’étape a beau avoir perdu son statut de « dernière chance », elle gagne en dangerosité tactique. Placée à J-1 de l’arrivée, elle interdit toute gestion attentiste. Un leader qui craquerait ici dans la descente du Trabakua ou sur les rampes de l’Izua n’aurait qu’une seule journée pour renverser la vapeur. Autant dire que la messe sera dite vendredi soir.
Le parcours de la 5e étape décortiqué : Les 8 péchés capitaux autour d’Eibar
Pour comprendre l’enjeu de cette journée, il faut entrer dans le détail chirurgical du tracé. Le peloton quittera Eibar à 13h05 (départ réel) pour une arrivée prévue aux alentours de 17h30. Entre les deux, un enfer pavé de bonnes intentions où chaque kilomètre sera une question de survie.
Quels sont les cols qui vont dynamiter la course avant le Krabelin ?
Une mise en jambes qui n’a de jambes que le nom
Dès le départ, les organismes seront mis sous cloche. Oubliez la traditionnelle échappée matinale tranquille. Les trois premières difficultés de la journée ne laissent aucun répit :
Elkorrieta (2,6 km à 6,7 %) : L’apéritif, idéal pour mettre en route les premiers relais de l’équipe Decathlon pour contrôler les fuyards.
Azurki (5,1 km à 7,2 %) : C’est ici que la première sélection sérieuse s’opère. Cette ascension, identique dans ses grandes lignes à celle empruntée par le passé, est un juge de paix pour les purs grimpeurs. L’an dernier, on y avait vu les premiers cadors distancés.
Etumeta (4,5 km à 7,5 %) : L’enchaînement est vicieux. Sans réelle récupération, les pentes d’Etumeta cassent les rythmes. Attention particulière à la descente. Comme le rappellent nos archives et les témoignages d’après-course de Jonas Vingegaard en 2023, les routes basques ne pardonnent aucune erreur de trajectoire. L’humidité matinale ou un peu de zirimiri (crachin basque) peuvent transformer ces lacets techniques en patinoire fatale.
Kalbario et l’approche du monstre
Après une courte accalmie en vallée d’une quinzaine de kilomètres, place au Kalbario (2,2 km à 8 %). Classé en 3e catégorie, il sert surtout de mise en bouche avant le grand frisson. Il permet aux équipiers de tester leurs jambes avant de plonger vers Elgoibar et de préparer le terrain pour le juge de paix de la mi-course.
Le Krabelin et l’Izua : Pourquoi ces deux murs font la légende du Pays Basque ?
C’est le cœur du réacteur, là où l’histoire de ce Tour du Pays Basque 2026 va se nouer.
Krabelin (5 km à 9,6 %) – Là où les rêves se brisent
Situé à 68 kilomètres de l’arrivée, le Krabelin n’est pas seulement dur, il est inhumain dans sa régularité. Avec une moyenne de 9,6% et des passages qui flirtent sans cesse avec les 14%, cette montée de 1ère catégorie est le terrain de jeu favori des puncheurs-grimpeurs lourds.
Donnée clé : Sur les dix dernières ascensions du Krabelin en course, le vainqueur de l’étape s’est toujours trouvé dans le groupe de tête au sommet, avec un écart moyen de plus de 45 secondes sur le peloton à l’arrivée.
Analyse tactique : Si Paul Seixas veut faire mal, c’est ici. Le Français excelle dans les forts pourcentages où son coup de pédale lui permet de maintenir une cadence élevée quand ses adversaires se mettent en danseuse et explosent. Un démarrage de Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) est également à prévoir. Le double vainqueur de l’épreuve connaît chaque virage et n’aura d’autre choix que d’attaquer de loin pour tenter de déstabiliser le maillot jaune avant la dernière journée.
Izua (4,1 km à 9,2 %) – La cerise sur le gâteau de la souffrance
On pourrait penser que le plus dur est fait après le Krabelin. C’est mal connaître le tracé. Après la descente technique et la traversée de Markina-Xemein, les coureurs retrouvent les pentes infernales de l’Izua à seulement 27 kilomètres du but.
Ici, la moyenne est certes légèrement inférieure à Krabelin (9,1%), mais l’état de fraîcheur des organismes est catastrophique. De plus, les chiffres sont trompeurs : les deux premiers kilomètres sont une autoroute à 10/12% où il est impossible de se cacher. C’est le moment choisi par les grands leaders pour placer une attaque de loin. Si Paul Seixas possède encore un matelas de plus de deux minutes, une offensive sur l’Izua n’aurait qu’un seul objectif : briser le moral du peloton pour aborder sereinement la dernière étape à Bergara.
Urkaregi, le faux-plat final des traîtres
Ne vous fiez pas à son classement en 3e catégorie (5,2 km à 4,7 %). Placé à 13 kilomètres de l’arrivée, Urkaregi est le tremplin idéal pour un baroudeur ou un puncheur qui aurait résisté dans la roue des leaders. La descente qui suit est large et rapide avant d’entamer les 5 derniers kilomètres en faux-plat montant vers Eibar. C’est une arrivée qui favorise les hommes forts et les coureurs résistants si un petit groupe se joue la gagne.
Favoris de la 5e étape : Paul Seixas peut-il faire le grand chelem ?
Avec deux victoires d’étapes déjà dans la musette et le maillot jaune sur les épaules, la question qui agite le paddock est la suivante : Paul Seixas va-t-il gérer son matelas de 2’19 ou va-t-il se faire plaisir ?
Notre verdict : Il va y aller. Le caractère offensif du Français n’est déjà plus à prouver. Seixas va se faire plaisir ! L’enchaînement Krabelin/Izua est taillé sur mesure pour ses qualités explosives. Il est notre favori ultime (⭐⭐⭐) .
Le tableau de chasse des prétendants
⭐⭐ Les menaces directes
Primož Roglič (Red Bull-BORA-Hansgrohe) : Vainqueur ici en 2018 et 2021, le Slovène est le roi d’Eibar. Mais son équipe, avec Florian Lipowitz (⭐⭐) également bien placé (3e GC), devra jouer le surnombre pour faire exploser le train Decathlon. Roglič n’a plus le droit au calcul. Pour lui, l’attaque est obligatoire dès le pied du Krabelin.
Matthias Skjelmose (Lidl-Trek) : Le Danois est l’un des rares à pouvoir suivre le rythme infernal de Seixas. Sa régularité est un atout, mais a-t-il la pointe de vitesse nécessaire pour distancer le Français dans les derniers hectomètres ? Rien n’est moins sûr.
Tobias Johannessen (Uno-X Mobility) : Le Norvégien est un grimpeur pur et il n’a rien à perdre (à part sa 15e place au classement général). Si l’étape est rendue très difficile par la pluie et les bordures, sa légèreté pourrait faire la différence dans l’Izua.
⭐ Les outsiders à ne pas négliger
Clément Champoussin (XDS Astana) : Très régulier depuis le départ de l’épreuve, il est l’homme des bons coups et des deuxièmes semaines. Capable de suivre et de régler un sprint en petit comité.
Ben Healy (EF Education-EasyPost) : L’Irlandais est un puncheur longue distance. S’il passe le Krabelin avec les meilleurs, son punch sera redoutable.
Ion Izagirre (Cofidis) : Le Basque connaît ces routes par cœur. Quatrième du général, il aura à cœur de briller sur ses terres, peut-être via une échappée matinale qui irait au bout si les favoris se neutralisent.
Ben Tulett (Team Visma | Lease a Bike), Kévin Vauquelin (INEOS Grenadiers) et Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama-FDJ United) : Ces trois coureurs auront un rôle à jouer. Soit en épaulant un leader, soit en tentant leur chance de loin.
Comment regarder la 5e étape du Tour du Pays Basque 2026 en direct TV ?
Pour ne rien manquer du spectacle annoncé, voici le dispositif de diffusion en direct pour la France et la Belgique.
Chaînes TV : Heure de diffusion : Prise d’antenne dès 15h00 sur Eurosport pour vivre l’approche du Krabelin en direct. Le départ réel est prévu à 13h05, l’arrivée aux alentours de 17h30.
Plateformes de streaming : Eurosport Player (Max)
Et après Eibar ? L’étape 6 en ligne de mire
La question que tout le monde se pose désormais : pensez-vous que l’avance de Paul Seixas est suffisante pour aborder sereinement Bergara samedi, ou un coup de semonce pourrait-il encore tout renverser ? Et surtout, un coureur comme Roglič peut-il encore croire au miracle après une telle démonstration de force ? Faites-nous part de votre avis dans les commentaires.
Une chose est sûre, cette 5e étape du Tour du Pays Basque 2026 s’annonce comme un monument de souffrance et de bravoure. Si le maillot jaune résiste aux pentes du Krabelin et de l’Izua, il pourra définitivement tourner son regard vers le palmarès des plus grands. Mais comme le veut l’adage basque : « Ici, on ne gagne pas, on survit. »
Classement général complet au départ de la 5e étape du Tour du Pays-Basque 2026
SEIXAS PAUL, Decathlon CMA CGM Team en 12:03:53
ROGLIČ PRIMOŽ, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:19
LIPOWITZ FLORIAN, Red Bull – BORA – hansgrohe +2:28
IZAGIRRE ION, Cofidis +2:29
SKJELMOSE MATTIAS, Lidl – Trek +2:34
TULETT BEN, Team Visma | Lease a Bike +2:47
BAUDIN ALEX, EF Education – EasyPost +2:51
TEJADA HAROLD, XDS Astana Team +3:08
UIJTDEBROEKS CIAN, Movistar Team +3:21
CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team +3:22
ROMO JAVIER, Bahrain – Victorious +3:42
BILBAO PELLO, Movistar Team +3:56
ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +4:07
RICCITELLO MATTHEW, Decathlon CMA CGM Team +4:14
JOHANNESSEN TOBIAS HALLAND, Uno-X Mobility +4:18
MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United +4:38
LÓPEZ JUAN PEDRO, Movistar Team +4:42
BRAZ AFONSO CLÉMENT, Groupama – FDJ United +5:00
VAUQUELIN KÉVIN, INEOS Grenadiers +5:10
BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +5:14
VERSTRYNGE EMIEL, Alpecin-Premier Tech +5:16
FORTUNATO LORENZO, XDS Astana Team +5:26
RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma +6:24
GRAAT TIJMEN, Team Visma | Lease a Bike +7:32
VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +8:01
JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi +8:21
CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +8:29
DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH +8:46
GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +11:26
VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost +12:52
Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de la course, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.