Paris-Nice 2019 présentation
Photo : ASO/Alex Broadway
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Paris-Nice 2019 : Présentation parcours, étapes, profil
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Du 10 au 17 mars se déroulera Paris-Nice 2019. C’est la 77e édition de cette prestigieuse course par étapes française à la renommée mondiale. Pour beaucoup de partants, il s’agit véritablement du premier grand objectif de la saison. En ce qui concerne plus précisément le parcours, ça partira de Saint-Germain-en-Laye, une commune située dans les Yvelines pour s’achever une semaine pile plus tard comme d’habitude à Nice dans les Alpes-Maritimes. Cela représente en tout un parcours de 1 240 kilomètres pour connaître celui qui va succéder à Marc Soler (Movistar Team) lauréat en 2018. De nouveau présent, peut-être que l’Espagnol arrivera à réaliser le doublé. Une performance pas si récurrente dans la Course au Soleil. D’ailleurs, il faut remonter à 2004 et Alexandre Vinokourov pour assister à un tel exploit. De son côté, Richie Porte (Trek-Segafredo) le seul double vainqueur en activité deviendrait en cas de succès seulement le sixième coureur de l’Histoire à afficher au moins trois victoire finales.

Tout savoir sur Paris-Nice 2019

A l’image de ce qui a été fait ces dernières années, ce 77e Paris-Nice prendra de la hauteur. Avec le Col de Turini en arrivée l’avant-dernière journée de course, les grimpeurs pourront largement se mettre en évidence. Mais la Course au Soleil qui a aussi la réputation de se jouer souvent pour quelques secondes a des chances de voir ce scénario à nouveau se répéter. Tout est fait en tout pour qu’il y ait de l’indécision jusque dans les derniers kilomètres de l’ultime journée traditionnellement effectuée à Nice. Des retournements de situation sont réalisables jusqu’à la huitième étape, c’est ce qui fait tout le piment de cette compétition. Sur l’ensemble des 1 240 kilomètres que comprennent le parcours, la vigilance est de mise à chaque instant pour espérer terminer au premier rang. La pluie, le vent, les bordures, les parcours accidentés voire très vallonnés sont autant de pièges dont il faut se défaire. A voir si une deuxième année consécutive Marc Soler arrivera à s’en sortir de la meilleure manière possible alors que Simon Yates et Gorka Izagirre sur le podium de 2018 et bien d’autres encore rêvent que d’une chose, lui prendre cette première place.

Parcours du Paris-Nice 2019 (1.UWT)

Dimanche 10 mars – Etape 1 – Saint-Germain-en-Laye / Saint-Germain-en-Laye (138,5 km)

Pour commencer, ce sera quasiment tout plat. Les sprinteurs seront logiquement mis à l’honneur pour cette première journée. Deux côtes, celles de Beynes (1,2 km à 5,2%) et de Beule (2,8 km à 5,2%) durciront légèrement le parcours. Mais quant au dénouement, il est presque écrit d’avance. En tout cas, ne pas voir un peloton groupé arriver pour la victoire à Saint-Germain-en-Laye serait pour le moins surprenant. La victoire assurera de porter le premier maillot de leader.

Lundi 11 mars – Etape 2 – Les Bréviaires / Bellegarde (163,5 km)

C’est une étape similaire à la veille que rencontreront les coureurs. Elle est même encore plus plate. Pour ce qui est des rares difficultés, elles seront toutes concentrées dans la première partie de course. La côte de Senlisse (1,1 km à 5,5%) et la côte des Granges-le-Roi (1,5 km à 3,5%) devraient permettre d’assister à une lutte entre les échappés intéressées pour porter le maillot relatif au classement de la montagne. Sinon, le peloton a ce qu’il faut pour maîtriser et permettre aux différents sprinteurs de s’affronter dans la dernière ligne droite.

Mardi 12 mars – Etape 3 – Cepoy / Moulins/Yzeure (200 km)

Une fois de plus, comme depuis le lancement de l’épreuve, l’avantage sera clairement pour les sprinteurs. Dans le même temps, pour la première fois, le cap des 200 kilomètres sera tout juste atteint. Ce sera donc une assez longue journée en perspective alors qu’il n’y aura pas le moindre point à prendre dans l’optique du classement de la montagne. Seuls deux sprints intermédiaires permettront d’animer éventuellement les débats avant d’en finir par une probable arrivée massive.

Mercredi 13 mars – Etape 4 – Vichy / Pélussin (210,5 km)

Cette journée marque l’apparition des premiers reliefs. Méfiance donc surtout pour les principaux protagonistes au classement général. Cela a des chances de partir vite pour tenter de s’immiscer dans l’échappée sachant qu’en plus il y aura quasiment d’entrée la côte de Cheval-Rigon (5,7 km à 3,9%) pour durcir le rythme. Puis, une longue portion de plaine précédera une dernière partie des plus vallonnées. Dans les soixante kilomètres restants, ça ne va pas arrêter de monter et descendre avec notamment la côte de Condrieu (1,9 km à 8,5%) classée en 1ère catégorie plus trois autres côtes répertoriées en deuxième catégorie. Sur la ligne d’arrivée tracée à Pélussin, ils pourraient être quelques uns à avoir perdu toutes leurs ambitions.

Jeudi 14 mars – Etape 5 – Barbentane / Barbentane (25,5 km)

C’est un rendez-vous à bien négocier pour conserver toutes ses chances au classement final. Le contre-la-montre individuel de 25,5 kilomètres pourrait avoir une certaine incidence en fonction des écarts creusés. Sur un tracé qui est quand même relativement plat, les purs spécialistes de l’exercice auront un ascendant. Ce sera à eux d’emmagasiner le plus d’avance possible, tandis que pour les grimpeurs, la mission sera de limiter la casse au mieux. Une certaine hiérarchie se dégagera après que cette étape ait été parcourue.

Vendredi 15 mars – Etape 6 – Peynier / Brignoles (210,5 km)

La journée pour baroudeurs par excellence. Vallonnée mais largement à la portée pour un grand nombre de coureurs, la bataille pour intégrer l’échappée s’annonce intense. D’ailleurs, dans les 110 premiers kilomètres environ, il faudra trouver l’ouverture au bon moment pour se détacher car le profil ne présentera pas de difficultés particulières. Elles arriveront ensuite avec la côte de la Sainte-Baume (5 km à 5%) et deux autres côtes un peu plus tard. Un sprinteur en mesure de les franchir sans grands problèmes a aussi la possibilité de jouer sa carte personnelle. De quoi rendre le final vers Brignoles passionnant et imprévisible.

Samedi 16 mars – Etape 7 – Nice / Col de Turini (181,5 km)

C’est l’étape reine de cette édition ! Les coureurs vont devoir se frotter à un parcours qui ne va pas les épargner, c’est certain. Aprè seulement quelques kilomètres, il sera déjà temps d’arriver au pied de la première ascension, la côte de Gattières (4,5 km à 4,8%) qui est loin d’être la plus difficile de toutes. Et pour cause, ça se durcira déjà avec la côte de Gourdon. (7,7 km à 4,2%) et la côte de Coursegoules (7,8 km à 5%). Mais rien de comparable avec ce qui se profile sur la fin avec la côte de Pelasque (5,7 km à 6,2%) puis surtout le Col de Turini (14,9 km à 7,3%). C’est au sommet que l’arrivée sera effectuée. Une longue ascension avec un pourcentage régulier, qui risque de provoquer des écarts et permettre d’en savoir un peu plus sur ceux qui seront encore en lice pour la victoire finale, pour un podium et ceux qui seront battus.

Dimanche 17 mars – Etape 8 – Nice / Nice (110 km)

C’est une tradition, le parcours de la dernière journée s’effectuera autour de Nice d’où sera donné le départ et jugé l’arrivée. Jusqu’au bout, du fait de ce qui est proposé, cela peut basculer car six difficultés seront réparties en à peine 110 kilomètres. De quoi envisager une étape spectaculaire qui l’est très souvent et toujours animé par différentes attaques plus ou moins lointaines. En quittant Nice, il y aura déjà la côte de Levens (6,2 km à 5,6%) puis ça ne s’arrête plus avec notamment le passage de la côte de Peille (6,6 km à 6,8%) prépondérant. Et au moment de revenir dans la plus grande ville de la Côte d’Azur pour le final, il restera le Col d’Eze (1,6 km à 8,1%) et le Col des Quatre Chemins (5,5 km à 5,5%) pour faire des différences. Une fois la dernière montée franchie, une descente mènera à la ligne sur la Promenade des Anglais. Les coureurs seront alors définitivement fixés sur leurs sorts.

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Maxime BOUHIER
25 ans - Diplômé école de journalisme de Nice option sport - rédacteur TodayCycling. Passionné par l'information en général, dont le sport. Aime le cyclisme, foot, tennis, sports mécas, sports d'hiver,... Mes passions : cyclisme et course à pied (4 marathons).

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