Vendredi, tandis que les coureurs du Tour de France prenaient la direction de Salon-de-Provence (arrivée de la 19e étape), l’équipe Katusha a confirmé avoir prolongé les contrats de ses deux coureurs Portugais à savoir Tiago Machado (31 ans) qui dispute actuellement la 104e Grande Boucle ainsi que José Gonçalves (28 ans).
L’équipe Katusha prépare son équipe pour 2018 et 2019
Machado et Gonçalves arrivaient en fin de contrat avec l’équipe Suisse au terme de cette saison cycliste 2017. Le premier a vu son contrat prolongé d’une saison tandis que le second, ex-coureur de l’équipe La Pomme Marseille (2014 – 2013), et qui est arrivé au sein de l’équipe WorldTour cette année, a vu son contrat prolongé de deux années supplémentaires (2018 et 2019). Gonçalves a notamment remporté cette année, sous les couleurs de l’équipe katusha, le classement général final du Ster Zlm Toer (2.1) ainsi qu’une étape. Quant à Tiago Machado, difficile pour la formation tantôt Suisse, tantôt Russe, de se passer d’un tel coureur.
A l’occasion de la 6e étape du Tour of Qinghai Lake (2.HC – Asia Tour) qui s’achevait au sommet, l’Italien Damiano Cunego (Nippo-Vini Fantini) a remporté l’étape, mais il s’est notamment imposé en solitaire à quelque 4.120 mètres d’altitude. A 35 ans, celui qui avait remporté à seulement 22 ans le Giro d’Italia vient de frapper fort et s’est rappelé aux bons souvenirs des plus grands fans de cyclisme et de résultats d’exception.
Damiano Cunego renoue avec la victoire en Chine
Depuis mars 2013 et sa victoire d’étape sur le Semaine Coppi et Bartali, Damiano Cunego n’avait plus remporté la moindre course. Avec ce nouveau succès en poche, celui qui a remporté un Grand Tour (2004), trois Tours de Lombardie (2008, 2007, 2004), une Amstel Gold Race (2008) ou encore des étapes de la Vuelta, vient de marquer les esprits avec cette victoire remportée à plus de 4.000 mètres d’altitude.
C’est ce qu’on appelle avoir de la veine ! Pawel Poljanski en a au sens physique du terme. Le coureur polonais de la formation Bora-Hansgrohe l’exhibe sur le Tour de France 2017 afin de créer une certaine envie chez ceux qui en ont moins. Sera-t-il de bons conseils pour les futurs veinards qui essayeront d’atteindre ce niveau de veines ? Pour le commun des mortels, cette chance relative peut faire peur. Elle passe plus pour de la déveine.
Des exhibitionnistes sur le Tour de France 2017. Ça nous fait une belle jambe !
Quand les cols du Tour de France pointent leur bout du nez, on a par habitude de voir de drôles de « supporteurs » qui flairent le bon coup pour s’exhiber. Là où les yeux du monde côtoient des sommets, eux touchent des sommets de bêtises et de divulgation de leurs parties entre les jambes dont on se passerait bien. Souffrant certainement d’un manque de reconnaissance, ils profitent de la dimension du Tour pour rassurer une faible estime de leur moi sur le dos des coureurs. Montre-moi ce que tu es capable de retirer et je te dirais de quoi tu souffres. Certes, ces démonstrations d’attributs fait tache dans le superbe spectacle d’efforts intensifs que nous proposent les Forçats de la route que l’on doit recouvrir d’éloges, mais restent nues de toute beauté des corps en mouvement à leur endroit.
Une expression consacrée pour ces photos. Pas un pète de graisse !
Beaucoup de coureurs tournent autour de 5% de masse graisseuse. Certains descendent encore plus bas. Dans le cas Pawel Poljanski, la photo postée sur son compte Instagram peut faire peur en raison de ses vaines proéminentes causées par un manque d’oxygénation des muscles créant une accélération de la circulation sanguine. Ce qui à l’étrange pouvoir de faire gonfler les veines. On peut observer ce phénomène lié à l’effort en haute altitude où le corps brûle les graisses sous-cutanées. Ce qui rend les jambes des coureurs cyclistes déjà hyper affûtées comme le réseau ferroviaire de notre belle France en vue aérienne.
Habitué à faire le spectacle, Alberto Contador s’est fait plutôt discret lors de la 19e du Tour de France 2017. Pas d’attaque dans le col de Vars, mais une attaque au milieu du col d’Izoard, en compagnie de Warren Barguil, futur vainqueur de l’étape. Preuve que le vétéran espagnol sent encore bien les coups, même si les jambes ne répondent pas toujours comme souhaité.
Alberto Contador : « Je n’ai pas fait le Tour que je voulais »
Pour ce qui était sans doute sa dernière étape de montagne dans le Tour de France, Alberto Contador n’a pas été en mesure de briller comme il l’aurait souhaité. 10e de l’étape à 1’09 de Barguil, le coureur de 34 ans n’avait tout simplement pas les jambes : « Les sensations ont été très mauvaises toute la journée, sans doute à cause des efforts de la veille. Je n’ai pas fait le Tour que je voulais, c’est même peut être mon pire Tour en termes de résultats. Mais pas en termes de satisfactions. Mercredi, le public m’a montré beaucoup de soutien et d’amour. Je sais que les sponsors veulent des victoires, mais les attaques de loin donnent aussi de la publicité. Entre La Mure ou Serre-Chevalier, tout le monde a profité d’une belle journée de cyclisme, et je suis fier d’en avoir pris part« .
Parti avec Barguil sur les pentes les plus sévères de l’Izoard, Contador n’a pas été en mesure de suivre le Français. Un coureur au tempérament qui n’est pas sans rappeler celui du double vainqueur du Tour : « C’est un coureur qui aime les changements de rythme, c’est pour ça que j’ai préféré suivre Bauke [Mollema] le plus longtemps possible, mais c’est vrai que sa fin de Tour est très très forte. Bravo à lui ! »
Alberto Contador a perdu sa 9e place au général au profit du Breton mais a sans doute assuré sa place dans le top 10 en devançant à l’arrivée Nairo Quintana et Damiano Caruso, ses deux poursuivants directs au général.
Pour ne rien rater du Tour de France 2017, c’est ici Site officiel de l’épreuve
Après avoir prolongé le vainqueur du Giro 2017 Tom Dumoulin, la formation Sunweb a annoncé prolonger trois de ses coureurs dont Laurens Ten Dam (36 ans) actuellement sur le Tour de France, Sam Oomen (21 ans) et Soren Kragh Andersen (22 ans).
Sunweb mise également sur l’avenir
Si la prolongation du Néerlandais Ten Dam jusqu’en 2018 est des plus logiques pour accompagner en montagne notamment les Dumoulin et Barguil, force est de constater que la formation WorldTour Allemande mise également sur l’avenir. Le Hollandais Sam Omsen, vainqueur en 2016 et 2015 respectivement du Tour de l’Ain (2.1) et du Rhône-Alpes Isère Tour, a vu son contrat reconduit jusqu’à la fin de l’année 2020, tout comme pour le Danois Soren Kragh Andersen, vainqueur cette année de la 3e étape du Tour d’Oman (2.HC) où il a devancé à l’arrivée des coureurs tels que Rui Costa, Jakob Fuglsang, Romain Bardet ou encore Fabio Aru. De toute évidence, qu’il s’agisse de ses aînés et de ses jeunes pousses, l’équipe Sunweb a souhaité conserver ses tout meilleurs éléments.
La composition de l’équipe Sunweb 2018 à la mi juillet 2017 est la suivante : Soren Kragh Andersen, Warren Barguil, Phil Bauhaus, Tom Dumoulin, Chris Hamilton, Lennard Hofstede, Wilco Kelderman, Lennard Kamna, Michael Matthews, Sam Oomen, Tom Stamsnijder, Laurens Ten Dam, Mike Teunissen, Albert Timmer et Zico Waeytens
Premier Breton à gagner une étape du Tour de France au XXIè siècle, Warren Barguil a donc remis ça hier. Au sommet de l’Izoard, avec le maillot à pois sur le dos et confortant sa place dans le top 10. Autant de circonstances qui rendent la victoire du coureur de Sunweb encore plus savoureuse.
Warren Barguil : « je n’arrive pas y croire »
Warren Barguil a conquis la France. Avec son panache, ses victoires et ce maillot à pois à l’aura particulière, il a pris une nouvelle dimension dans le coeur des Français. Et il avait du mal à réaliser la portée de sa performance hier : « C’est vraiment fantastique, je n’arrive pas y croire. Gagner de nouveau, c’est un rêve. Je voulais juste reprendre du temps au général donc j’ai fait l’ascension à mon rythme. Quand j’ai réussi à me rapprocher d’Atapuma, j’avais encore les jambes et j’ai commencé à y croire. J’ai repensé au Tour de Suisse 2016, quand j’avais attaqué derrière Darwin [Atapuma] sans réussir à revenir sur lui, et je me suis dis qu’il ne fallait pas que cela se reproduise. Avoir gagné quatre étapes pour l’équipe, c’est incroyable ».
Aike Visbeek : « Warren a attaqué au parfait moment »
Aike Visbeek est un homme comblé. Le directeur sportif de Sunweb arrivait sur le Tour de France avec ambition mais sans grandes certitudes, notamment au sujet de Warren Barguil, blessé assez sévèrement quelques semaines avant la Grande Boucle. Alors les quatre victoires d’étapes et la conquête définitive de deux maillots distinctifs étaient quasiment inespérées : « Maintenant, on espère bien poursuivre notre bonne série jusqu’à Paris. Warren se sentait bien aujourd’hui [hier], l’idée initiale était de gagner une place au général. L’équipe l’a bien positionné au pied de l’Izoard, et il a attaqué au parfait moment. Suffisamment loin pour que les autres coureurs du général ne le suivent pas et qu’il puisse prendre le large. Nous sommes très fiers. »
Exténué en franchissant la ligne, Romain Bardet a mis de longues minutes à récupérer suite à l’ascension de l’Izoard. Après avoir placé une grosse accélération dans les deux derniers kilomètres, le Français a réussi a prendre les 4’’ de bonification de la troisième place, à grappiller 2’’ supplémentaires sur Rigoberto Uran, mais surtout à reléguer suffisamment loin le 4e pour être quasi assuré de monter sur le podium à Paris.
Romain Bardet : « J’adore les contre la montre de fin de Tour »
Le rêve du maillot jaune est passé, mais le grimpeur estime que les conditions n’étaient pas réunies pour le mener à bien : « Tout le monde rêvait de grands raids et de grandes épopées mais le terrain était peu propice. Je ne suis pas dans les rêves, je suis dans la réalité et il fallait que je produise une seule attaque tranchante. Il y avait du vent de face et beaucoup de Sky dans l’izoard. L’équipe a fait un travail remarquable. Elle a durci la course pour gagner. Je suis heureux de cela même si je n’ai pas réussi à distancer Froome. J’ai tout donné« .
L’heure ne saurait être au relâchement, ni même à la résignation : « Il reste encore plusieurs étapes, il faudra être attentif. Je suis très motivé par le chrono. J’adore les contre la montre de fin de Tour. Tout reste possible. En tout cas, je vais me battre comme je l’ai fait aujourd’hui, avec le coeur et beaucoup d’envie. » Vraisemblablement insuffisant pour inquiéter Chris Froome, mais peut-être pas pour résister à Rigoberto Uran…
Julien Jurdie : « Il y a encore une bataille à livrer samedi »
Le directeur d’AG2R était dans le même état d’esprit que son coureur au sortir de la deuxième étape alpestre du Tour de France 2017 : « Aujourd’hui, Romain a démontré ses qualités de finisseur. Nous sommes à 23’’ au général, rien n’est terminé. Il reste une étape dangereuse avec le vent demain à Salon-de-Provence et ensuite le contre-la-montre à Marseille. Tout peut se passer, personne n’est à l’abri. Il faut rester concentré. Il y a encore une bataille à livrer samedi. Nous continuons sans appréhension et avec une grosse envie. »
Au sortir des cinq massifs montagneux français escaladés par les coureurs du Tour de France 2017, il en est un, discret et ô combien efficace, qui fait sensation depuis Düsseldorf. L’excellent et sympathique Brice Feillu, coureur de la formation Fortuneo – Oscaro, fait chaque jour briller aussi bien les couleurs du drapeau tricolore que celui de la Bretagne chère à Emmanuel Hubert, son manager. Classé 16e du classement général au soir de la 18e étape, et ce à trois étapes de l’arrivée finale des Champs-Elysées, le coureur âgé de 31 ans n’en a pas fini avec la 104e édition du Tour puisque son objectif est d’entrer dans le Top 15 ….
Brice Feillu espére un Top 15 sur le Tour de France 2017
Jeudi, au départ de la seconde étape Alpestre du Tour de France 2017 qui a couronné son compatriote au maillot à pois Warren Barguil, Brice Feillu (31 ans), vainqueur d’étape sur la Grande Boucle en 2009 à Andorre faut-il le rappeler, envisageait tout à fait raisonnablement un Top 15 sur les champs Elysées au soir des deux dernières étapes de montagne. Au terme de l’étape de l’Izoard, le coureur de l’équipe Fortuneo – Oscaro a conservé sa place de 16e du classement général, derrière l’Allemand Emmanuel Buchmann (Bora) et devant désormais le Colombien Carlos Betancur (Movistar). Ainsi, tout se jouera demain vendredi à l’occasion de l’étape la plus longue du Tour (222,5 kilomètres) ou encore samedi sur le chrono de Marseille (20e étape). Aller Brice … on continue sur cette (superbe) lancée.
Au départ de la 19e étape du Tour, Brice Feillu est classé 16e de la Grande Boucle, à 35’06 du Britannique Chris Froome.
Warren Barguil a fait une nouvelle démonstration de force sur le Tour de France. En s’imposant au sommet du mythique Col de l’Izoard, le Breton a remporté sa deuxième victoire sur cette édition. Avec le maillot à pois sur le dos, ce succès prend encore une autre dimension. Comme les futures ambitions du coureur de la Sunweb.
Trois semaines de rêve dans ce Tour de France 2017
Etape gagnée à l’Izoard, maillot à pois assurée, c’est la totale pour Warren Barguil ! Impensable il y a quelques semaines, il était dans l’inconnu total sur son état de forme au début du mois. Mais Wawa n’a jamais semblé autant affûté qu’en ce moment. Totalement libéré de la pression du classement général, le Breton s’est exprimé pleinement. Et les résultats ont suivi. Mais la question se pose pour celui qui a seulement 25 ans. Doit-il continuer à courir de cette façon avec autant de succès ou alors se remettre comme objectif le classement général ?
Premier maillot à pois français depuis Thomas Voeckler en 2012, il est actuellement à la neuvième place du général. Sa plus haute position acquise sur la Grande Boucle alors qu’il venait avec aucune ambition pour ce classement. Le plus grand paradoxe pour le meilleur grimpeur du Tour 2017 ! Cela doit donner certainement des idées pour la suite de sa carrière. Aérien dans la montagne, Warren Barguil est désormais complètement épanouie. Facteur indispensable pour réaliser des performances de haut niveau comme ses glorieux prédécesseurs.
Courir après un classement de la montagne et les victoires d’étapes est complètement différent que de viser un top 5, voire un podium. Les prochains Grands Tours vont montrer les réelles ambitions du Français. Peut-être dès la Vuelta compte tenu de son état de fraîcheur ou alors l’an prochain sur le Tour. Les deux, trois prochaines saisons indiqueront si le grimpeur a l’étoffe de devenir un potentiel vainqueur de courses par étapes. C’est à présent la nouvelle montagne à gravir pour Warren Barguil.
Cette dernière étape de montagne du Tour de France dans les Pyrénées a sacré Warren Barguil. Mais dans la course des favoris, Romain Bardet a une nouvelle fois montré son esprit offensif. Cela n’a pas suffi à déstabiliser Christopher Froome, mais le podium est quasiment assuré. Une confirmation après l’excellent Tour 2016.
Un nouveau podium pour Romain Bardet
Récidiver au plus haut niveau est souvent la chose la plus difficile à faire ! Après une deuxième place dans l’édition précédente, Romain Bardet possède un avantage certain pour assurer le podium au minimum. Le quatrième Mikel Landa (Team Sky) est pointé à 1 minute et 13 secondes. C’est un Tour de France 2017 déjà réussie pour le natif de Brioude. Finir second ou troisième ne va pas changer réellement grand chose.
A trois jours de l’arrivée sur les Champs Elysées, le Français possède 23 secondes de retard sur le triple vainqueur du Tour, Christopher Froome. Très improbable de le voir dépasser le Britannique. Par contre, l’enjeu considérable va être de conserver son statut de dauphin comme l’an dernier. Rigoberto Uran, la grande surprise (Cannondale), est seulement six secondes derrière. En prenant comme référence le premier et unique chrono de Düsseldorf, tous les espoirs sont permis. Le Colombien avait été devancé par Romain Bardet. C’est le dernier grand suspense de ce Tour 2017 qui se joue à quelques secondes près.
Une équipe dévouée à son service sur ce Tour de France
Malgré l’écart minime qui le sépare du maillot jaune, il ne peut pas y avoir de regrets. Romain Bardet a fait trois semaines avec une parfaite régularité, et sans moments de faiblesse en montagne. Essayant de déstabiliser à plusieurs reprises la force collective de la Team Sky, il a fait preuve d’audace. Contrairement à d’autres, bien plus attentiste pour obtenir des gains marginaux en général. Le coureur de AG2R La Mondiale n’a pas attendu la défaillance de ses adversaires. Son équipe s’est montré à la hauteur des ambitions élevées. Et sans nul doute que cette nouvelle performance va renforcer l’envie de la formation française de continuer à bâtir une équipe encore plus forte l’année prochaine. Qu’importe l’issue final dimanche…
Warren Barguil (Sunweb) a remporté jeudi la 18e étape du Tour de France 2017 qui s’achevait au sommet de l’Izoard (2.360 mètres) et a signé un deuxième succès d’étape sur cette édition. En attaquant à six kilomètres du sommet, le maillot à pois a repris un à un les échappés avant de se retrouver seul en tête tandis que Chris Froome (Sky), Romain Bardet (Ag2r) et Rigoberto Uran (Cannondale) ont continué de se disputer le maillot jaune qui, à l’issue de l’étape, est resté sur les épaules du Britannique. De son côté, le champion d’Italie, Fabio Aru (Astana), a perdu sa quatrième place du classement général au profit de l’Espagnol Mikel Landa (Sky).
Warren Barguil entre dans la légende du Tour de France
Depuis Richard Virenque et son maillot à pois, plus un français ne s’était imposé sur une étape de montagne avec arrivée au sommet et vêtu de la tunique de meilleur grimpeur du Tour de France. Désormais, malgré tous les soucis rencontrés depuis deux ans, le coureur de l’équipe Sunweb a effacé ces années difficiles, lui qui est entré en quelques jours dans la légende du Tour de France. Après son précédent succès glané le 14 juillet dernier, à Foix, Warren Barguil a signé sur les pentes de l’Izoard sa seconde victoire sur cette 104e édition de la Grande Boucle.
C’est la Néerlandaise Annemiek Van Vleuten (Orica-Scott) qui s’est imposée en solitaire, au sommet de l’Izoard, à l’occasion de la première des deux étapes de La Course By le Tour de France . La jeune femme, championne des Pays-bas du chrono, âgée de 35 ans, a devancé la Britannique Elizabeth Deignan (Boels Dolmans) et l’Italienne Elisa Longo Borghini (Wiggle). La Française Pauline Ferrand-Prevot a lâché prise à neuf kilomètres du sommet et a terminé 16e à 4’34 de la lauréate, ce qui lui permet cependant d’accéder à la seconde étape de la course, qui se déroulera notamment samedi du côté du Stade Vélodome, à Marseille, à l’occasion d’une épreuve chronométrée. Audrey Cordon-Ragot, l’autre Française, elle a terminé la course 32e, à plus de 7 minutes de la Hollandaise, et n’a de ce fait pas été retenue pour disputer la seconde manche.
A l’occasion d’une conférence de presse donnée mercredi depuis l’hôpital de Murcie, où il a notamment été opéré du tibia suite à sa chute survenue sur le chrono de Düsseldorf (Tour de France), l’Espagnol Alejandro Valverde, âgé de 37 ans, a annoncé qu’il ne pourrait pas reprendre la compétition avant 2018, afin de récupérer totalement de sa blessure.
Alejandro Valverde confirme que sa saison est terminée
Opéré il y a déjà deux semaines, le coureur de l’équipe Movistar a confirmé à l’occasion de la conférence de presse que sa saison cycliste 2017 était terminée, comme il fallait le présager. Le champion espagnol a notamment expliqué qu’il ne souhaitait pas précipiter son retour et qu’il était également confiant quant à sa capacité de retrouver son meilleur niveau en 2018.
Alejandro Valverde a déclaré : « Je savais que c’était un accident sérieux au moment même où j’ai chuté. J’ai tout de suite su que c’était un véritable gâchis. J’ai même pensé que ma carrière était terminée… Cependant, après la chirurgie, j’ai commencé à être conscient de mes blessures et qu’il allait me falloir faire un long chemin de croix avant de retrouver mon niveau qui était le mien au départ du Tour de France… Ma saison est terminée. Je dois faire les choses correctement. Il serait absurde d’essayer de récupérer plus rapidement que je le peux. Pour l’instant, je dois attendre que la rotule récupère complètement… Il faudra attendre un peu avant de planifier les objectifs de la saison prochaine. Et je n’ai pas le choix, si je veux revenir à mon meilleur niveau, je dois travailler dur. »
Il y avait de l’émotion lors de la conférence de presse des Trek Segafredo lundi dernier. Car après Adriano Malori la semaine dernière, c’est Haimar Zubeldia qui a profité de la médiatisation du Tour de France pour annoncer sa retraite prochaine. A 40 ans, le coureur compte en terminer le 29 juillet prochain sur ses terres basques, lors de sa participation à la Clasica San Sebastian
Haimar Zubeldia : « Ces vingt dernières années ont été magiques »
Invité de dernière minute sur le Tour de France après le contrôle positif de son coéquipier André Cardoso, Haimar Zubeldia vit son 16e Tour dans un relatif anonymat. La relative méforme de son leader Alberto Contador ne nécessite pas de lui un travail particulier, et les années commencent à avoir prise pour celui qui a commencé sa carrière professionnelle alors que l’affaire Festina n’avait pas encore éclaté. Le coureur a naturellement affiché une certaine émotion en évoquant sa carrière : « A 20 ans, je suis passé professionnel au sein de l’équipe Euskadi, la tête pleine de rêves. A l’époque, le peloton était composé de Pantani, Zulle, Olano et Jalabert. Maintenant, je vais raccrocher dans un peloton avec Froome et Contador. Ces vingt dernières années ont été magiques. Ce fut un privilège de partager ma passion dans des formations telles qu’Euskaltel, Astana, RadioShak et Trek. Elles ont été ma famille et m’ont permis de vivre les expériences les plus inoubliables. Ma passion pour le cyclisme est intacte, mais j’ai désormais envie de m’ouvrir de nouvelles portes »
Un gros moteur, un palmarès réduit
Le coureur basque n’a manqué qu’un seul Tour de France depuis ses débuts sur l’épreuve en 2001. Tantôt équipier, tantôt leader, il a souvent été raillé pour son manque d’initiative. Coureur extrêmement prometteur au tournant du millénaire, l’équipier d’Alberto Contador n’a effectivement pas le palmarès que son talent lui promettait. En près de 20 ans de carrière, il compte ainsi seulement cinq victoires professionnelles, réparties entre la Bicyclette Basque et le Tour de l’Ain. Peu, trop peu pour ce coureur qui finissait 2e du Dauphiné en 2000, à tout juste 23 ans.
Capable de finir cinq fois dans les dix premiers du Tour de France, l’Espagnol n’a en revanche jamais su se sublimer pour remporter une étape ou prendre part à un fait majeur de la Grande Boucle. Un manque qui n’entachera pas la carrière exemplaire de ce coureur qui n’a jamais fait de vagues et a toujours su se faire apprécier de ses coéquipiers. L’hommage rendu par le directeur de Trek-Segafredo, Luca Guercilena, à son coureur lui a d’ailleurs été droit au coeur : « C’est un tel plaisir de travailler avec Haimar, il est calme, intelligent , loyal et travailleur. Sa régularité à haut niveau est impressionnante. Il n’a peut être pas gagner beaucoup, mais c’est un professionnel, dans tous les sens du terme ». Un compliment qui vaut bien quelques victoires…
La 17e étape du Tour de France 2017 a sacré le slovène Primoz Roglic (LottoNL) qui s’est imposé en solitaire Serre-Chevalier, après avoir grimpé successivement la Croix de Fer, le Col du Télégraphe et le Col du Galibier. Mais cette première étape Alpestre a de nouveau retrouvé un Alberto Contador (Trek) courir avec panache, mais elle également vu le classement général chamboulé à l’exception d’un Chris Froome qui est resté en jaune et qui au final n’a pas été inquiété. Thibaut Pinot et Marcel Kittel (qui a chuté) ont abandonné la route du Tour.
Primoz Roglic remporte la plus belle course de sa carrière
Au terme des 183 kilomètres de la 17e étape du 104e Tour de France, c’est Primoz Roglic (LottoNL-Jumbo) qui l’a emporté, avec beaucoup d’aisance et au prix d’un très bel effort. Le coureur âgé de 27 ans a signé ici la plus belle victoire de sa carrière. Arrivé en solitaire, Primoz Roglic a devancé les principaux acteurs du Tour et c’est le Colombien Rigoberto Uran (Cannondale) qui a pris la 2e place au sprint, ce qui lui a permis au final de ravir les bonifications et de prendre la 2e place du classement général, tandis que Romain Bardet s’est fait « soufflé » sur la ligne d’arrivée la 3e place, et ce par le maillot jaune. L’Italien Fabio Aru (Astana), arrivé 10e dans un second groupe, il pointe désormais à la 4e place du classement général provisoire à près d’une minute de Froome.
Victime d’une chute en début d’étape, l’Allemand Marcel Kittel (QuickStep), qui avait trouvé la force et la volonté de repartir à l’assaut de la Croix de Fer, a tout compte fait posé pied à terre peu après et a abandonné le Tour de France 2017. Cet abandon permettra sans doute, au terme de l’étape, que l’Australien Michael Matthews (Sunweb) endosse le maillot vert du classement par points.
Marcel Kittel (maillot vert) abandonne lors de la 17e étape
Mercredi, à l’occasion de la première des deux étapes Alpestres (17e étape – La Mure / Serre-Chevalier), Marcel Kittel a abandonné tout espoir de ramener le maillot vert à Paris. C’est au sommet du Col de la Croix de Fer que le quintuple vainqueur d’étape de l’édition 2017 a posé pied à terre.
Le quatrième du dernier Tour d’Italie, Thibaut Pinot (FDJ), a abandonné à l’occasion de la 17e étape du Tour 2017. Incapable de retrouver son niveau qui était le sien au mois de mai, le grimpeur français a préféré jeter l’éponge et a abandonné à quatre jours de l’arrivée finale.
Thibaut Pinot (FDJ) abandonne ses trois derniers coéquipiers
Fiévreux depuis la veille, dès le début de l’ascension du Col de la croix de Fer, le coureur de la FDJ a été distancé en compagnie notamment des sprinters, à l’image de Marcel Kittel le maillot vert qui a chuté en tout début d’étape et qui a abandonné par la suite, permettant à l’Australien Michael Michael Matthews (Sunweb) de s’approprier à l’arrivée, à Serre Chevalier, le maillot de leader du classement par points. Désormais, après l’abandon du grimpeur français, ils ne sont plus que trois représentants de la FDJ au sein du peloton du 104e Tour de France.
A l’occasion de la 17e étape du Tour de France 2017, la Grande Boucle entre de plein fouet dans les Alpes. Pour cette première des deux étapes Alpestres, les coureurs du Tour auront surtout à faire face au triptyque Croix de Fer – Télégraphe et Galibier, avant d’en finir 183 kilomètres plus loin à Serre-Chevalier, où tout scénario est envisageable, à commencer par un Romain Bardet (Ag2r) en jaune.
Présentation de la 17e étape du Tour de France 2017
Le coureurs du Tour de France affronteront mercredi et jeudi deux étapes Alpestres, et boucleront ainsi le tour des cinq massifs montagneux Français. Concernant l’étape du jour, les Uran (Cannondale), Bardet et Aru (Astana) auront obligation d’attaquer tandis que le maillot jaune, Chris Froome, lui, aura la lourde tâche de tenter de conserver sa tunique de leader, voire au minimum de « limiter la casse » éventuelle. A moins que, comme par le passé, le Britannique assoie sa suprématie habituelle et pour le moment chahutée.
Les cols de la 17e étape du Tour 2017
Col d’Ornon / 5.1 km de montée à 6.7% / 2e catégorie / Km 30
Col de la Croix de Fer (2 067 m) / 24 km de montée à 5.2% / Hors catégorie / Km 78,5
Col du Télégraphe (1 566 m) / 11.9 km de montée à 7.1% / 1ère catégorie / Km 132,5
Col du Galibier (2 642 m) / 17.7 km de montée à 6,9% / Km 155
24 kilomètres d’ascension à 5,2 % de moyenne et des « rampes » à plus de 10% en début de grimpée. Photo : ASOLe Col du Galibier et ses quelque 17,7 kilomètres d’ascension à 6,9 % de pente moyenne. Photo : ASO
Mercredi, en marge de l’étape reine du Tour de France 2017 (La Mure / Serre-Chevalier – 17e étape), l’équipe Katusha a annoncé avoir prolongé le contrat du Slovène Simon Spilak pour deux années supplémentaires.
Simon Spilak et la Katusha jusqu’en 2019
A 31 ans, le double vainqueur du Tour de Suisse (2017 et 2015) a trouvé un accord avec la formation jadis Russe et Suisse désormais. Simon Spilak avait intégré en 2012 la formation Katusha après quatre années passées à la Lampre. Le Slovène a effectué ses débuts pro en 2007, à 20 ans, au sein de la modeste équipe Adria Mobil. A ce jour, Spilak a remporté douze succès dans les rangs professionnels et non des moindres puisqu’en 2010 il remportait le Tour de Romandie, ou encore en 2014 où il s’imposait à La Mure à l’occasion de la cinquième étape du Critérium du Dauphiné. La prochaine course de Spilak, qui n’a plus couru depuis sa victoire sur le Tour Helvète, sera le Tour de Pologne (29 juillet au 4 août), épreuve par étapes WorldTour.
Simon Spilak est né le 23 juin 1986 / 1m76 / 68 Kg
Au terme d’une 16e étape du Tour courue à cent à l’heure, l’équipe Sunweb et son sprinter Michael Matthews ont réussi leur coup, fort d’une victoire d’étape à Romans-sur-Isère mais également d’avoir réussi à isoler à l’arrière le maillot vert Marcel Kittel, désormais à portée de fusil (29 points).
Michael Matthews termine en boulet de canon le Tour
Sunweb a réalisé une fantastique 16e étape du Tour de France 2017, isolant à l’arrière de la course le maillot vert, s’emparant de tous les points du maillot vert et remportant la victoire d’étape. Comme l’Australien n’est plus qu’à 29 points de l’Allemand à la course au maillot vert, c’est une course dans la course qui se jouera jusqu’à Paris, et ce qui est pour Marcel Kittel, vainqueur de cinq étapes sur ce Tour, le pire des scénarios de voir Michael Matthews se rapprocher tel un boulet de canon. Au terme des 165 kilomètres de course disputés entre Le Puy-en-Velay et Romans-sur-Isère, la victoire s’est jouée au sprint, entre hommes forts. Michael Matthews a imposé sa pointe de vitesse (et son expérience) face à notamment Edvald Boasson-hagen (Dimension Data) et John Degenkolb (Trek-Segafredo) respectivement classés second et troisième.
Tableau du classement par points – Top 5
Rank
BIB
Rider
Nation
Team
Age
Result
IRM
Points
1
101
KITTEL Marcel
GER
QUICK – STEP FLOORS
29
373
2
141
MATTHEWS Michael
AUS
TEAM SUNWEB
27
344
3
131
GREIPEL André
GER
LOTTO SOUDAL
35
204
4
125
KRISTOFF Alexander
NOR
TEAM KATUSHA ALPECIN
30
158
5
197
COLBRELLI Sonny
ITA
BAHRAIN – MERIDA
27
143
Quel sprint ! Revivez le dernier kilomètre de l'étape ! / Relive the last kilometer of the stage and this crazy sprint! #TDF2017pic.twitter.com/9M97RQf454
Lundi, dans un communiqué de presse, la formation francilienne HP BTP – Auber 93 a annoncé qu’à partir de 2018, l’année de ses 25 ans, l’équipe cycliste se nommerait St Michel – Auber93, forte de l’arrivée de la marque de biscuits, accessoirement partenaire du Tour de France depuis 2010, et ce qui laisse envisager de belles opportunités pour l’avenir de l’équipe.
L’équipe francilienne devient en 2018 St Michel – Auber93
HP BTP – Auber 93 est (presque) mort, vive St Michel – Auber 93 ! L’arrivée de la biscuiterie familiale (depuis 1905) au côté de l’équipe de Stéphane Javalet va sans nul douter permettre à la formation qui évolue en Continental de retrouver une dynamique qu’elle a connu par le passé. Au travers un projet ambitieux et mesuré, l’objectif est de réintégrer au terme de la saison cycliste 2018 la seconde division (Continental Pro), mais aussi de peser sur la Coupe de France PMU, de même qu’être invitée aux épreuves WorldTour inscrites au calendrier Français.
Depuis le début de la saison, la future St Michel – Auber93 a remporté quelque cinq succès, en France. Tous ont été glanés par un seul coureur : Flavien Dassonville, le coureur âgé de 26 ans et fidèle à la formation depuis 2011. Dassonville s’est notamment illustré sur les routes de la Roue Tourangelle, le Tour de Bretagne (Etape et classement général) ainsi que sur le Ronde de l’Oise (Etape et classement général).
L’effectif 2017 de l’équipe HP BTP – Auber93 – Nicolas BALDO, Jérémy BESCOND, Flavien DASSONVILLE, Romain FEILLU, Pierre GOUAULT, Alo JAKIN, Kevin LE CUNFF, Anthony MALDONADO, David MENUT et Damien TOUZE
Le Britannique Chris Froome a conservé son maillot jaune à l’issue de la quinzième étape du Tour de France, dimanche. Longue de 190km et pour le moins accidentée, l’étape reliant Laissac-Sévérac l’Eglise au Le Puy-en-Velay n’a pas été de tout repos pour le leader de la formation Sky, victime d’un souci mécanique (roue arrière cassée) à moins de 40 km de l’arrivée.
Le gros coup de chaud de Chris Froome
« La formation AG2R a fait sa course, elle est monté plutôt très vite mais, juste avant la montée, j’ai rencontré un souci mécanique au niveau de ma roue arrière, laquelle était cassée » a expliqué le porteur du maillot jaune peu après l’arrivée. « Je devais changer ma roue arrière, mon équipier Michal Kwiatkowski s’est alors arrête afin de me donner sa roue, notre voiture étant beaucoup trop loin. On a fait tout ce qu’on a pu pour réintégrer latête de la course. Je tiens une nouvelle fois à remercier à mes équipiers Sergio Henao, Mikel Nieve, Mikel Landa. Ce fut un grand moment de tension, je me suis dit qu’il était possible que je ne puisse pas rejoindre la tête de la course et mes concurrents directs. »
Froome s’attend a encore subir les attaques de Bardet et Aru
Au classement général, Chris Froome conserve 18 secondes d’avance sur l’Italien Fabio Aru (Astana) et 23 sur le Français Romain Bardet (AG2R), dont l’équipe a pris les choses en mains dans le final de l’étape. Froome de conclure : « Je pense que Bardet et Aru vont encore m’attaquer et essayer de prendre un maximum de temps en prévision du contre-la-montre de Marseille qui aura lieu samedi prochain ».
Les meilleurs moments de la quinzième étape du Tour de France 2017:
L’édition 2017 du Trofeo Matteotti a été remportée dimanche par le Russe Sergei Shilov (29 ans), au terme d’un habituel match Italo-Russe. Et au final, c’est le coureur de l’équipe Lokosphinx, vainqueur au sprint, qui l’a emporté et qui succède ainsi au palmarès à l’Italien Vincenzo Alabaneze.
Sergei Shilov vainqueur du Trofeo Matteotti 2017
Au terme des 188,5 kilomètres que les coureurs avaient à parcourir dimanche, c’est la Russie qui l’a emporté face aux nombreux Italiens. Comme de tradition, les Italiens sont principalement opposés à quelques Russes venus leur contester la victoire. Et contrairement à la saison passée, l’avantage a tourné au profit de l’équipe Lokosphink, et c’est Sergei Shilov qui s’est imposé au sprint face à une trentaine d’autres coureurs. L’ancien coureur du Team Moscow a devancé huit Italiens et notamment Manuel Belletti (Wilier-Triestina) et Marco Canola (Nippo-Vini Fantini) respectivement classés deuxième et troisième.
Retrouvez l’actualité du cyclisme mondial en direct
Fidèle à sa réputation d’équipe offensive, AG2R a bien failli frapper un coup retentissant lors de la 15e étape du Tour de France 2017. A deux kilomètres près, elle faisait sauter le maillot jaune et redistribuait les cartes du podium à Paris. Si finalement seul Nairo Quintana a réellement abdiqué, il reste de la démonstration de force de AG2R un doux parfum de folie que l’on espère revoir dès la semaine prochaine dans le massif alpin.
Vincent Lavenu : «On avait bien repéré cette étape»
Rares sont les équipes dont on peut espérer de grandes manoeuvres lorsque la route s’élève. Entre celles trop limitées qualitativement et celles dont l’ADN est essentiellement défensif, il en reste bien peu pour proposer un spectacle comme celui offert par AG2R aujourd’hui. Maître tacticien, Vincent Lavenu n’aime rien tant que ce type d’offensives qui, s’il réussit, permet de bouleverser une course et de marquer les esprits.
Ainsi, à une soixantaine de kilomètres du Puy-en-Velay, pas moins de sept coureurs de la formation française se positionnaient soudainement en tête de peloton pour durcir la course. Très vite, un groupe d’une quinzaine d’unités s’en détachait, sans Chris Froome. Une course poursuite était alors engagée entre les coureurs de AG2R et les équipiers du maillot jaune. Le destin donnait alors une prime à l’audace puisqu’au moment où la jonction s’opérait, Chris Froome était victime d’un ennui mécanique et devait s’arrêter. Michal Kwitakowski lui donnait sa roue arrière et une nouvelle poursuite s’engageait pour le maillot jaune, alors distancé d’une cinquantaine de secondes.
L’aide de Sergio Henao et de Mikel Nieve n’était pas de trop car évidemment personne ne l’attendait. Pas de polémique possible sur ce fait de course dans la mesure où les AG2R roulaient à bloc depuis plusieurs kilomètres lors de l’incident mécanique du Britannique. Il faudra finalement toute la hargne de Froome et l’aide finale de Mikel Landa pour lui permettre de réintégrer le groupe des favoris. S’il avait tardé deux kilomètres supplémentaires pour rentrer, il aurait alors basculé seul dans la descente, condamnant vraisemblablement ses espoirs de quatrième couronne sur la Grande Boucle.
Ce coup d’essai, qui a manqué d’être un coup de maître, était prémédité, comme l’a avoué Vincent Lavenu au micro de France 2 : « On avait repéré cette étape, et notamment cette partie technique à l’approche du Col de Peyra Taillade. Des routes étroites et sinueuses où il fallait être bien placé « . Si les Alpes ont été repérées aussi minutieusement, cela promet un beau spectacle la semaine prochaine !
Nairo Quintana seule victime de l’offensive de AG2R
Finalement, la seule victime de l’offensive de l’équipe AG2R n’est autre que Nairo Quintana. Le grimpeur Colombien a cédé dans les pentes de Peyra Taillade, échouant même à s’accrocher à la roue de Chris Froome. Le 2e du dernier Giro a terminé l’étape 3’54 après les autres membres du top 10 et en est éjecté au profit de Damiano Caruso, présent dans l’échappée du jour. C’est un coup de massue pour le grimpeur sud américain qui n’avait pas renoncé à ses rêves de victoire. Relégué à 6’ du podium, la victoire d’étape devra être le nouvel objectif de Nairo Quintana. Une situation inédite pour celui qui ne joue habituellement que le général.
AG2R, une démonstration de force prometteuse
Hormis Nairo Quintana, aucune autre victime de marque n’est donc tombée dans le piège tendu par l’équipe blanche et bleue. Pour autant, impossible d’y voir un simple coup d’épée dans l’eau. Une telle démonstration de force est d’abord excellente pour le moral des troupes, et notamment celui de son leader Romain Bardet. Rapidement esseulé avant-hier, le 3e du général a pu constater que son équipe était très forte et qu’il allait pouvoir compter sur elle d’ici Paris. Et pour la concurrence, cela montre qu’il sera très difficile d’attaquer Bardet autrement que dans les cols, à la pédale, là où il fait partie des plus costauds…
Les images de la cassure provoquée par AG2R en vidéo
Si vous cherchez la cathédrale des Baroudeurs, ce n’est pas compliqué pour la trouver. Tournez à l’angle de la rue « la tête dans le guidon » puis filez toujours tout droit en direction du boulevard « vouée à l’échec ». Vous l’apercevrez sur la gauche juste en face du café « les rattrapés ». Nous rendrons un dernier hommage à ceux qui auront tenté de s’échapper du peloton sur les étapes de plaine. Le Tour de France 2017 est impitoyable pour ceux qui veulent se faire la malle par l’avant toujours rejoints par ceux qui reviennent par l’arrière.
Un cierge pour les baroudeurs tombés au combat sur la Grande Boucle
Mes chers baroudeurs, vous serez toujours dans nos cœurs. Vous, qui avez toujours l’envie d’animer la course, vous, qui sollicitez le temps comme un ennemi à combattre, vous, qui fuyez le troupeau comme des égarés de la dernière chance, vous, qui rêvez d’arriver hors de la meute sauvage, vous, qui avez l’espoir noué à l’audace, vous, condamnés insouciants de l’asphalte, vous, mortels plus vivants que la morne grappe, vous, chercheurs de la bonne distance, vous, éloignés des calculateurs sans pitié, vous, rattrapés comme seule récompense, vous, pauvres pêcheurs avalés par vos semblables. Amen.
Baroudeurs au triste sort, une étape à vie vaut de l’or
Le cyclisme moderne tue à petit feu les baroudeurs. Certains disent que les oreillettes y sont pour quelque chose, les autres pointent du doigt la faute aux sponsors qui mettent de grosses sommes d’argent sur la table, ce qui rend de plus en plus longues les dents des chasseurs/sprinteurs de fuyards, et pour les plus philosophes, que le métier de baroudeur est révolu et appartient désormais à l’histoire ancienne du cyclisme. Quoi qu’il en soit, si vous voulez rendre hommage aux baroudeurs de cette 104e édition du Tour de France, un ancien des leurs, qui n’est autre que Thierry Marie, donnera une messe en leur mémoire. Il réalisa la deuxième plus longue échappée solitaire d’après-guerre avec 234 km en solitaire sur la 6e étape du Tour de France 1991 entre Arras et Le Havre.
Vidéo – Thierry Marie, un baroudeur de légende sur le Tour de France