Tenant du titre, Arnaud Demare connaît ses coéquipiers pour Milan-San Remo qui aura lieu ce samedi. Jacopo Guarnieri et Davide Cimolai sont les deux seuls changements effectués par la FDJ par rapport à l’année dernière.
Arnaud Demare pour un doublé historique
C’est un défi XXL qui s’offre à Arnaud Demare cette semaine. Outsider l’an dernier, le Français s’était imposé tout en puissance au terme d’un Milan-San Remo une nouvelle fois exigeant. Cette année, le dossard numéro 1 va tenter de réaliser un doublé monumental. Seize ans après Erik Zabel, vingt-huit après le regretté Laurent Fignon, le défi est de taille. A ses côtés, le Picard va pouvoir compter sur cinq de ses lieutenants qui avaient son construit le plus beau succès de sa carrière. Si Arthur Vichot n’est pas là, Demare peut désormais compter sur Jacopo Guarnieri et Davide Cimolai. Les deux italiens, arrivés cet hiver au sein de la FDJ, sont des soutiens de poids. Expérimentés et reconnus pour leur pointe de vitesse, leur présence dans le final sera importante pour Demare.
L’équipe FDJ pour Milan-San Remo (18 mars) : Arnaud Demare, Ignatas Konovalovas, William Bonnet, Davide Cimolai, Jacopo Guarnieri, Mickaël Delage, Mathieu Ladagnous et Anthony Roux.
Arnaud Demare a remporté Milan-San Remo en 2016 – Top 15
Le coureur australien Adam Hansen (Lotto-Soudal) âgé de 35 ans, un des « papys » du peloton a boucler Paris-Nice, la course à demi au soleil, le parcours collé sur le top tube de son vélo. Sous les yeux depuis le départ de Bois d’Arcy, il lui aura évité de digresser de sa zone de pédalage et de ne pas avoir à demander son chemin au nice femmes de Paris et aux autres tout aussi belles qui fleurissent la France entière en toute saison. Auraient-elles craqué sur ses chaussures Made in Adam, peut-être, mais ce que nous savons de source sûre c’est qu’il ne s’est pas perdu en chemin. Son classement en témoigne, il termine 111è à 01h36’50’ du vainqueur Colombien Sergio Henao Montoya (Sky).
Les chaussures de vélo d’Adam Hansen font penser à des chaussons dédiés à la pratique de la planche à voile plus qu’à une paire de pompe pour l’exercice du cyclisme. Mais ce look véliplanchiste combine en fait deux fonctions et pas des moindres. L’Australien a trouvé un moyen de se sentir tranquillement installé devant sa télé avec une bonne bière à la main tout en avalant des milliers de kilomètres loin de chez lui. Il s’est donc s’est mis à la fabrication de ses propres chaussures avec l’envie de croire en ses illusions. Ses pieds le remercient c’est déjà cela. Outre le fait qu’elles pèsent un poids plume, 95 grammes la paire, elles sont aussi confortables que le sable qui enlisent les nôtres de douceur l’été. C’est dire le bien-être et l’évasion d’Adam en les chaussant ! Si vous avez 2000 euros à dépenser, (l’artisanat se paie mes pauvres gens), mettez votre pointure sous le bras et filez vers la petite entreprise de fabrication de grolles sur mesure qu’il a créée avec l’équipe lotto-Soudal. On peut être un cycliste voulant vivre deux choses à la fois, par exemple pédaler et se sentir comme chez-soi les pieds sous la table pendant que maman sert nos pattes préférées qu’elle aura bien trop cuites par désamour. Par compensation bien qu’onéreuse, toquez à la porte d’Adam accessoirement cordonnier, il vous recevra en grande pompe, lui.
Dur au mal et facétieux, à l’aise dans ses baskets, cet ancien informaticien avant de devenir coureur cycliste professionnel et fabriquant de pantoufles pour cendrillon de l’asphalte a aussi un gros moteur et les tours/min qui vont avec. Ce qui lui permet d’enfiler les grands Tours chaque année (22 à son actif, 16 consécutifs dont 2012 et 2013 seul coureur à les boucler) comme d’autres enfilent les perles sans qu’ils aient la chance de voir du pays. Adam Hansen, lui, comptabilise les kilomètres sur son SRM qui n’est pas loin de rendre l’âme tellement les tours du monde à travers les Grandes boucles, Giro et Vuelta qu’il a disputé, ont usé parmi les différentes fonctions le comptable des bornes. De son métier il en a fait un amusement le partageant autant que possible sur son compte twitter avec les internautes qui sont aussi les spectateurs du bord des routes venus l’encourager et l’attendre (caméra au poing) sur des terrains propices à l’amusement comme dans les étapes de montagne, là où il déploie son savoir-faire artisanal de pitreries. La communion n’en est que plus belle. Après les chaussures faites maison, il n’allait tout de même pas demander à ses compatriotes inscrits dans la même « galère » que lui de faire l’andouille à sa place. Pourvou qu’ça doure ! Comme disait Letizia Bonaparte.
Les scarabées, surnom donné aux cyclistes colombiens dans les années 80 pour souligner leurs talents de grimpeurs, ont pris de l’étoffe ces dernières années. Leur terrain de jeu ne se limite plus au Tour de France, à la Vuelta et à quelques courses par étapes d’une semaine. Les Colombiens ont étendu leur emprise sur tous les terrains. Un dépucelage sur les Monuments fin 2016, un chef de file souverain sur les courses à étapes et une pépinière qui produit des talents comme d’autres enfilent les perles, jusqu’où le cyclisme colombien peut-il s’élever ?
Quintana, Henao, Gaviria… Un début de saison prometteur
En s’imposant respectivement à Paris-Nice et Tirreno Adriatico, deux épreuves historiques, Sergio Henao et Nairo Quintana ont confirmé la place prépondérante occupée actuellement par la Colombie. Pourtant, sur ces deux épreuves, la concurrence était rude : Henao a dû, pour l’emporter, se défaire de Contador, D. Martin, Zakarin, S. Yates, Porte, Aru, Bardet… Quant à Quintana, il a dominé Pinot, Thomas, Dumoulin, Mollema, A. Yates, Nibali, Costa… Bref, tout le gratin du peloton a rendu les armes face aux colombiens, à l’exception notable de Chris Froome, absent. Ces deux succès simultanés font suite à celui de Quintana, déjà, lors du Tour de Valence. Sans compter la 3e place de Chaves sur le Tour Down Under ou les tops 10 d’Uran lors du Tour d’Andalousie et de Tirreno…
Par ailleurs, la Colombie a récemment ajouté une corde à son arc. En effet, l’éclosion au plus haut niveau de Fernando Gaviria permet au pays andin de disposer maintenant d’un sprinteur de classe mondiale. Le jeune coureur (22 ans) de la Quick-Step compte déjà trois victoires cette saison, dont une en WorldTour.
2017, enfin un Colombien lauréat du Tour de France ?
Avec Chaves et Quintana, la Colombie compte deux prétendants sérieux à la plus haute marche du podium à Paris. Tous deux ne font pas mystère de leur souhait de remporter un jour le Tour de France. Et ces cadors du peloton ont de dignes héritiers : Egan Bernal (20 ans, 9e du Tour de San Juan, 16e de Tirreno Adriatico), Jhonatan Restrepo (22 ans, meilleur jeune du Tour Down Under), Miguel Angel Lopez (23 ans – Vainqueur du Tour de Suisse 2016) ou encore Sebastian Henao (23 ans, 9e du Tour de l’Avenir 2015) représentent l’avenir du cyclisme.
A tous ces noms viennent s’ajouter ceux de coureurs déjà bien installés dans le peloton et capables de coups d’éclat sur les plus grandes épreuves du calendrier : Rigoberto Uran et ses 2 podium au Giro, Jarlinson Pantano, qui a épaté lors du dernier Tour de France par son audace et son talent (une victoire d’étape, deux 2e places), Winner Anacona…
En attendant le Tour, c’est Milan-San Remo qui se profile ce samedi. Les Colombiens pourraient donc bien rester en haut de la vague car Gaviria en a fait un objectif majeur de sa saison, et le natif de La Ceja a les moyens de ses ambitions. Après 124 ans d’insuccès sur les Monuments, cela en ferait deux consécutifs dans l’escarcelle de la Colombie, confirmant bel et bien qu’un cap a été franchi par les escarabajos.
Le talon d’Achille ? L’absence d’une WorldTeam
Avec seulement 13 coureurs présents en WorldTour, le pays sud-américain bénéficie pour le moment d’une exposition très limitée. Finalement, ce qui manque surtout à la Colombie, c’est une équipe au plus haut niveau. La formation colombienne la mieux classée est Manzana Postobon, de catégorie continentale professionnelle. Un tel réservoir de champions mériterait pourtant bien d’être représenté par une WorldTeam…
Les treize Colombiens sur le WorldTour en 2017 :
Movistar (4) : Nairo Quintana, Dayer Quintana, Winner Anacona et Carlos Betancur
Team Sky (2) : Sergio Henao et Sebastián Henao
Orica-Scott (1) : Esteban Chaves
Cannondale (1) : Rigoberto Urán
Trek-Segafredo : Jarlinson Pantano
UAE Abu Dabi (1) : Darwin Atapuma
Astana (1) : Miguel Ángel López
Katusha (1) : Jhonatan Restrepo
Quick-Step Floors (1) : Fernando Gaviria
Orica-Scott alignera ses deux jeunes et talentueux sprinteurs samedi sur Milan-San Remo, Caleb Ewan et Magnus Cort. Simon Gerrans, vainqueur de l’épreuve en 2012, Matthew Hayman et Michael Albasini sont également présents pour apporter toute leur expérience.
Orica-Scott peut rêver d’un succès sur Milan-San Remo
Avec Caleb Ewan et Magnus Cort dans ses rangs, Orica-Scott peut rêver d’une victoire sur Milan-San Remo dans les années à venir. Mais si celle-ci arrivait dès cette saison ? A 22 ans, l’Australien paraît le mieux armé avec ses 24 victoires professionnelles, dont quatre sur le dernier Tour Down Under. Et même s’il est tombé sur Tirreno-Adriatico, Ewan semble avoir bien récupéré d’après sa formation. A ses côtés, Magnus Cort, 24 ans et vainqueur d’une étape de prestige, la dernière de la Vuelta 2016. Le Danois a convaincu son équipe de le retenir pour la « Primavera ». « Magnus a l’expérience des longues courses après avoir participé à des courses de plus de 250km comme le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Nous somme donc confiant pour qu’il passe un palier supérieur en terme de distance sur Milan-San Remo ce week-end. » A déclaré don directeur sportif Matt White.
Simon Gerrans de retour sur un terrain conquis
Vainqueur en 2012, Simon Gerrans est de retour. Désormais âgé de 36 ans, l’Australien aura évidemment le rôle de capitaine de route pour ses jeunes sprinteurs. Il devrait surtout leur permettre d’être bien placé aux endroits stratégiques et leur éviter des efforts inutiles. Lauréat de Paris-Roubaix 2016, Matthew Hayman (38 ans) est évidemment présent pour apporter son pavé à l’édifice. Tout comme Michael Albasini, habitué des classiques printanières.
L’équipe Orica-Scott pour Milan-San Remo (18 mars) : Magnus Cort, Michael Albasini, Matthew Hayman, Jens Keukelaire, Daryl Impey, Luka Mezgec, Caleb Ewan, et Simon Gerrans
PREVIEW: “Magnus has some experience with races over 250km… For Caleb, this year is more about experience." #MSRhttps://t.co/w6F3WElioF
L’équipe Sky a dévoilé à son tour sa formation pour Milan-San Remo. Sur ses terres, Elia Viviani sera privilégié si la victoire se dispute au sprint. Mais Ian Stannard, Luke Rowe et Michal Kwiatkowski pourraient venir jouer les troubles fêtes.
La Sky veut poursuivre son très bon début de saison
Vainqueur de Paris-Nice (Henao) et des Strade-Bianche (Kwiatkowski), la Sky réalise un très bon début d’année 2017. Habituée à briller en juillet, la formation britannique apprécie aussi le printemps et ses classiques historiques. A commencer par Milan-San Remo qui se déroulera ce samedi. L’équipe de Dave Brailsford mise sur une équipe de costauds et qui semble pouvoir s’adapter aux différentes tournures que pourrait prendre la course. En cas d’arrivée au sprint, Elia Viviani aura sa carte à jouer. Mais si la course se débride rapidement, Kwiatkowski, Rowe ou Stannard pourraient être privilégiés.
L’équipe Sky pour Milan-San Remo (18 mars) : Michal Kwiatkowski, Gianni Moscon, Luke Rowe, Ian Stannard, Danny van Poppel, Salvatore Puccio, Lukasz Wisniowski et Elia Viviani.
The first Monument Classic of the year has arrived! This Saturday we take on Milan-San Remo. Meet our team #MSRpic.twitter.com/xND8kcGCzr
AG2R-La Mondiale se présente sur Milan-San Remo avec plusieurs outsiders dans son effectif. Sans sprinteur capable de jouer la gagne, la formation française devrait s’axer autour de Bakelants, Gougeard ou encore Vandenbergh.
Pas de sprinteur pour AG2R-La Mondiale
L’équipe de Vincent Lavenu se présente sur le premier monument de la saison cycliste avec une équipe de puncheurs et coureurs de classiques. Néanmoins, AG2R-La Mondiale n’a pas souhaité venir avec l’un de ses sprinteurs, Sam Dumoulin, Rudy Barbier ou Oliver Naesen. Habitué des échappés au long cours, Alexis Gougeard tentera de se montrer à l’avant. Tandis que Jan Bakelants pourrait être privilégié pour jouer les premiers rôle dans le final. Arrivé cet hiver d’Etixx-Quick Step, Stijn Vandenbergh profitera de la « Primavera » pour peaufiner sa préparation en vue des classiques flandriennes à venir.
L’équipe AG2R-La Mondiale pour Milan-San Remo (18 mars) : Quentin Jauregui, Jan Bakelants, Nico Denz, Gediminas Bagdonas, Hugo Houle, Steijn Vandenbergh, Mathias Frank et Alexis Gougeard.
Quick-Step Floors se présente sur Milan-San Remo avec de sérieux arguments. Aux côtés de son sprinteur Fernando Gaviria, la formation belge a décidé d’aligner Julian Alaphilippe, Tom Boonen et Philippe Gilbert. Le Français s’apprête à disputer sa première Primavera.
Fernando Gaviria leader désigné de Quick-Step Floors
Comme l’an dernier, le sprinteur colombien Fernando Gaviria sera le leader désigné de la formation Quick-Step Floors sur Milan-San Remo. Le jeune coursier de 22 ans a bien faillit l’emporter en 2016, mais une chute à 400 mètres de la ligne d’arrivée avait éteint tous ses espoirs. Le dernier vainqueur de Paris-Tours revient donc avec des ambitions et de bonnes jambes. Gaviria s’est en effet imposé ce lundi sur la sixième étape de Tirreno-Adriatico.
Première apparition pour Julian Alaphilippe sur Milan-San Remo
A ses côtés, le Colombien retrouve de sérieux lieutenants. Tom Boonen et Philippe Gilbert sont présents pour apporter leur expérience et pourquoi pas jouer leur carte personnelle en cas d’arrivée en petit comité. Très en vue sur Paris-Nice, où il a décroché le maillot blanc, le maillot vert et une victoire d’étape, Julian Alaphilippe est retenu par Quick-Step Floors. Le puncheur français va découvrir pour la première fois la plus longue classique de la saison (291 kilomètres).
La formation Quick-Step Floor pour Milan-San Remo (18 mars) : Jack Bauer, Julian Alaphilippe, Fabio Sabatini, Fernando Gaviria, Tom Boonen, Matteo Trentin, Philippe Gilbert et Julien Vermote.
Arnaud Demare a remporté Milan-San Remo en 2016 – Top 15
1
Arnaud DEMARE
FRA
FDJ
25
6:54:45
2
Ben SWIFT
GBR
SKY
29
+0
3
Jurgen ROELANDTS
BEL
LTS
31
+0
4
Nacer BOUHANNI
FRA
COF
26
+0
5
Greg VAN AVERMAET
BEL
BMC
31
+0
6
Alexander KRISTOFF
NOR
KAT
29
+0
7
Heinrich HAUSSLER
AUS
IAM
32
+0
8
Filippo POZZATO
ITA
STH
35
+0
9
Sonny COLBRELLI
ITA
BAR
26
+0
10
Matteo TRENTIN
ITA
EQS
27
+0
11
Luis Leon SANCHEZ GIL
ESP
AST
33
+0
12
Peter SAGAN
SVK
TNK
26
+0
13
Matteo MONTAGUTI
ITA
ALM
32
+0
14
Tom Jelte SLAGTER
NED
CPT
27
+0
15
Alejandro VALVERDE BELMONTE
ESP
MOV
36
+0
VIDEO DE CYCLIME
Quick-Step Floors avec Alaphilippe et Boonen sur Milan-San Remo
La 108e édition de Milan–San Remo aura lieu le 18 mars. Surnommée « la Primavera » (la Classique Printanière) ou « La Classicissima » (la Classique des classiques), elle figure parmi les plus belles courses du Calendrier mondial UCI et la plus longue d’un jour, proche des 300 kilomètres, 291 cette année, à travers la Lombardie et sur la magnifique bande côtière et escarpée ligure. Samedi nous saurons qui succédera au français Arnaud Demare (FDJ) à moins qu’il se succède à lui-même sur la Via Roma. TodayCycling est de tout coeur avec lui et au diable ceux qui le traiteront encore de tricheur. Vaffanc….. !
Le parcours et ses principales difficultés
Sur la première partie de la course, la route est quasiment toute plate comme sera peut-être l’humeur de la méditerranée qu’on apercevra de loin après Campo Ligure située au 128e kilomètre, perchée à 342 mètres d’altitude et qui précédera l’ascension du col Passo del Turchino presque à mi-parcours. Les coureurs longeront le bord de mer sur l’autre partie qui aura pour terminus la station balnéaire de San Remo et retrouveront le célèbre triptyque des trois Capo, le Mele, Cervo et Berta (pas la grosse s’esclaffe le canonnier André Greipel de Lotto-Soudal), qui offriront leurs faibles pourcentages aux trois quarts de la course. Néanmoins ils peuvent avoir de lourdes conséquences d’usure dans les jambes des forçats de la route qui finiront leur périple italien sur deux monts rendus célèbres par le passage de cette épreuve en Ligurie, la Cipressa (6km à 4,1% de moyenne, 9%maxi) et le Poggio à (3,7km à 3,7% de moyenne, 8% maxi), qui fait plus office d’épouvantail ces dernières années que d’un réel obstacle faisant la différence pour la gagne.
Crédit photo : Jered et Ashley Gruber
San Remo c’est tout droit maintenant !
Check out the peloton flash through Novi Ligure. Still a long way to go in this sunny edition of #MSRpic.twitter.com/j8yRTx1fJv
Dans la tête des coureurs, Milan-San Remo résonne comme une petite chanson exotique que Francky Vincent n’aurait jamais pu inventer tellement que l’actualité du cyclisme est loin de ses préoccupations à l’horizontale. Moi je vous l’offre et vous souhaite un bon Milan, avec Remo !
«Haribo, c’est beau la vie, pour les grands et les petits ». Ça c’est le slogan de la célèbre marque de confiserie allemande et le nom d’une multinationale fondée en 1920 par le confiseur Hans Riegel. Dans leurs différentes gammes de bonbons on trouve les ours gommeux habillés de plusieurs couleurs qui finissent trop souvent dans la bouche des enfants et dernièrement dans celle de Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) après sa victoire à Kuurne-Bruxelles-Kuurne.
CRÉDIT PHOTO : AFP
Après les roues couleur or les ours
Le double champion du monde sur route, n’utilise pas n’importe quels bombons Haribo. Les Gold ont apparemment la cote auprès du Slovaque actuellement sur les routes de Tirreno-Adriatico et vainqueur de la 3e étape hier. Il a récemment donné une explication à la prise immédiate de ces petits ursidés. Refaire au plus vite son stock d’hydrate de carbone et de sucre en se goinfrant d’une poignée d’ours. Chose qu’il réitère plusieurs fois.
Ressemblance avec d’autres bonbons
Pendant un moment j’ai cru à tort que Peter Sagan utilisait les bonbons de la marque PowerBar, Les POWERGEL SHOTS dont le paquet à une forte ressemblance avec celui des Gold d’Haribo.
Stupeur et décadence
Voir un coureur cycliste professionnel s’empiffrer de bonbons parait en décalage avec sa vie sportive soumise à de strictes exigences diététiques. Certes, Peto nous explique que ces petits ours sont d’un apport capital pour la reconstruction de son métabolisme après une course mais il ne faut pas oublier aussi qu’ils contiennent, outre des éléments qui d’après ses propos l’aide à recharger ses batteries, de vilaines sources d’acidifiants, de gélifiants, de colorants et des additifs chimiques comme dans pratiquement tous les bonbons qui sont loin de faire la bonne santé des grands et des petits. Diabète, cholestérol, obésité et carie, voilà quatre noms dommageables qui sont loin de faire le bonheur de l’organisme.
Peter Sagan et la petite fille qui sera championne du monde
Une jeune cycliste Britannique de huit ans, Ruby Isaac, a imité le geste du Slovaque en se saisissant d’une poignée de bonbons Haribo Gold rentrée d’une sortie à vélo. Elle posta sur son compte twitter cette petite vidéo mais quelle ne fut pas sa surprise en recevant un message de Peter Sagan en personne insinuant qu’elle pourrait devenir championne du monde dans quelques années. Incitation au mauvaise chose par l’entremise d’un encouragement, attention Peter !
En espérant que Peter Sagan utilisera en vainqueur ou pas les bonbons des Vosges pour sa récupération à Milan-San Remo ! Au cas il voudrait véhiculer une meilleure image en matière de bon/bon équilibre nutritionnel auprès du jeune public.
Christian Prudhomme donnera dans 112 jours le top départ à Düsseldorf de la 104e édition du Tour de France. D’ici là de l’eau coulera sous les ponts et sûrement de la bière. Celle qui a coulé à flots lors du carnaval organisé dans cette ville de l’ouest de l’Allemagne pour honorer le grand départ qui aura lieu le samedi 1er juillet 2017 par un chrono inaugural de 13 kms sur les bords du Rhin.
Ce carnaval a été l’occasion pour ASO, Amaury Sport Organisation, de déambuler au pays d’un suiveur atypique et célèbre du Tour de France, le diable ! Mais il parait que Didi Senft âgé de 62 ans qui incarne El diablo sur les routes de la Grande Boucle depuis 1993 n’a plus d’argent pour entretenir son véhicule roulant d’étape en étape. Si des Todayeurs veulent se cotiser pour lui venir en aide, qu’ils le fassent avec leur grand coeur, mais cela me surprendrait que l’on veuille sortir du pétrin celui qui personnifie le mal absolu !
André Greipel et les citoyens dévoués
Deux mille bénévoles ont pour l’instant été recrutés pour contribuer à la réussite et au bon fonctionnement de la course sur le territoire allemand. Le sprinteur André Greipel (Lotto-Soudal) affiche ce nombre qui a de forte chance de s’accroître au fil des semaines et des mois à venir.
Facebook : @letourdusseldorf
La chaîne publique allemande ARD sera de la fête
La télévision allemande rediffuse le Tour de France depuis 2015. Suite aux scandales à répétition de dopage elle avait suspendu sa retransmission en 2011. Des stars du peloton international comme Marcel Kittel (Quick-Step Floors) John Dogenkolb (Trek-Segafredo) Tony Martin (Katusha-Alpecin) et le Gorille de Rostock ont certainement contribué à son retour sur la chaîne publique ARD. Reste maintenant à patienter un peu avant de retrouver cette grande fête populaire du mois de juillet.
Le circuit Het Nieuwsblad 2017 a été remporté par le Belge Greg Van Avermaet (BMC Racing Team). Jusque-là tout est normal puisqu’il est omniprésent dans l’actualité cycliste et qu’il pète la forme depuis pas mal de temps déjà et bien avant d’être sacré champion olympique sur route à Rio.
L’art oui mais la manière ?
Crédit photo : Serge Waldbillig
Une façon «contournante» de remporter le Circuit Het Nieuwsblad
Un bref retour en arrière s’impose souvent sur les courses légèrement passées. Pour voir ce que l’on a loupé de plus ou moins important. Quand les yeux ratent l’instantané, il faut leur donner une seconde chance, de tout voir ou presque. Comme se rendre compte après coup que Greg Van Avermaet et ses petits copains qui formaient l’échappée lors de la « contournante », Sep Vanmarcke (Cannondale-Drapac), Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), le français Alexis Gougeard (AG2R La Mondiale), Andriy Grivko (Astana Pro Team) et l’autre français Thomas Boudat (Direct Energie), sont montés intentionnellement sur le trottoir pour éviter un secteur pavé. Et plus on est de fous pour faire la fête dans les Ardennes flamandes en Belgique plus on rit, les motos suiveuses s’y mirent aussi. Après les accidents en course dont un mortel, celui d’Antoine Demoitié, causé par une moto l’année dernière sur Gand-Wevelgem, on s’aperçoit rapidement en ce début de saison cycliste sur les grands événements comme sur cette semi-classique flandrienne, que l’anarchie est encore bien présente pour un bon nombre d’entre elles.
Peter Sagan chef de la cabale
Le fauteur de trouble de cet impair s’appelle Peter Sagan. Quand on est double champion du monde cela attire la joie de le suivre, pour ceux qui peuvent, même pour faire des conneries sous les yeux de tout le monde.
La course à demi-contrôlée par les commissaires de l’UCI
Les commissaires de L’UCI (Union cycliste internationale) présents au moment de cette faute sanctionnable ne sont pas intervenus pour faire respecter le règlement qui stipule que les TROTTOIRS et les pistes cyclables sont formellement interdits en course et que plus est pour la protection des coureurs et du public.
Fauteur(s) malheur !
Certains coureurs ont fait savoir leur désapprobation comme Edward Theuns (Trek-Segafredo) qui peste pour manquement aux règles entraînant la disqualification et s’insurge contre l’UCI.
Arnaud Demare a frappé fort sur la première étape de Paris-Nice. Vainqueur d’une course mouvementée et « spectaculaire », le sprinteur français n’a pas caché son plaisir à l’arrivée. Le leader de la FDJ a reconnu avoir « de bonnes jambes et une confiance énorme ».
Demare et la FDJ tout en maîtrise sur Paris-Nice
Arnaud Demare est revenu sur la physionomie de la course sur le site de la course. « C’était une course de mouvement, dans laquelle j’ai pris énormément de plaisir. Le scénario était spectaculaire. Et gagner de cette manière, ça me rend vraiment très heureux. Nous avions commencé à mener la chasse assez tôt pour contrôler l’échappée, puis l’équipe Lotto a mis un coup de vis. On sentait bien qu’il y aurait des opportunités avec ce terrain et ces conditions, mais je ne pensais pas que ça allait partir si tôt… ça a très vite cassé.
Demare, Gallopin et Alaphilippe au top côté français
Dans le final, le Français se sentait fort. Mais le leader de la FDJ se méfiait de deux de ses compatriotes et adversaires du jour. « Sur la fin tout le monde était vraiment émoussé. Je savais que ça allait attaquer, et je m’attendais à ce que ce soit Julian ou Tony. Quand il a accéléré, j’ai vraiment tout donné pour tenir sa roue, je ne savais pas si j’allais réussir à le suivre. »
Arnaud Demare est ravi de son début de saison. Son succès sur la première étape de Paris-Nice est son troisième bouquet en 2017. « L’année débute vraiment bien, j’ai de bonnes jambes et une confiance énorme. C’est génial d’avoir eu la possibilité de prendre le maillot jaune ». De bonne augure a quelques jours de Milan-San Remo.
Classement 1ère étape Paris-Nice 2017 – Top 20
Rank
Name
Nat.
Team
Age*
Result
1
Arnaud DEMARE
FRA
FDJ
26
3:22:43
2
Julian ALAPHILIPPE
FRA
QST
25
+0
3
Alexander KRISTOFF
NOR
KAT
30
+9
4
Philippe GILBERT
BEL
QST
35
+9
5
Romain HARDY
FRA
FVC
29
+9
6
Daniel MARTIN
IRL
QST
31
+9
7
Tony GALLOPIN
FRA
LTS
29
+9
8
Marco HALLER
AUT
KAT
26
+9
9
SEBASTIAN HENAO GOMEZ
COL
SKY
24
+9
10
Rudy MOLARD
FRA
FDJ
28
+9
11
Kristijan KOREN
SLO
CDT
31
+19
12
Gorka IZAGIRRE INSAUSTI
ESP
MOV
30
+19
13
André GREIPEL
GER
LTS
35
+37
14
Yves LAMPAERT
BEL
QST
26
+37
15
Jacopo GUARNIERI
ITA
FDJ
30
+37
16
Richie PORTE
AUS
BMC
32
+47
17
Romain BARDET
FRA
ALM
27
+47
18
Ilnur ZAKARIN
RUS
KAT
28
+47
19
Jelle WALLAYS
BEL
LTS
28
+52
20
Warren BARGUIL
FRA
SUN
26
+1:03
VIDEO DE CYCLISME
Arnaud Demare a de bonnes jambes sur ce Paris-Nice
Décidément, ils ne se quittent plus ! Après une année 2016 de folie, David Gaudu et Léo Vincent ont tous deux intégré l’équipe cycliste FDJ en 2017. Moins exposé médiatiquement que le dernier vainqueur du Tour de l’Avenir, l’ancien cycliste du CC Etupes pourrait pourtant bien être l’une des découvertes françaises des saisons à venir.
Léo Vincent : « Principalement un rôle d’équipier cette saison«
TodayCycling : Léo, comment s’est déroulée votre intégration au sein de l’équipe cycliste FDJ ?
Léo Vincent : Très bien, on a eu trois stages, un premier à Calte où l’équipe était au complet, un second en janvier, puis un dernier dans le sud pour préparer le trophée Laigueglia. Sur le deuxième stage, on était entre grimpeurs et sur le dernier, on a retrouvé les coureurs qu’on avait moins vu, ceux qui étaient partis en Australie. Pour l’instant ça s’est bien passé, on apprend petit à petit à connaître les autres coureurs. C’est plutôt cool.
TC : Comment se déroulent ces stages ?
LV : Le premier stage c’était plutôt des grandes sorties de remise en route. Certains s’étaient interrompus plus longtemps que d’autres. Le stage de janvier était un peu plus costaud, avec des tests d’effort qui ont été un petit peu perturbés par le climat et une fin de semaine pourrie au niveau météo, avec de la neige. Malgré tout on s’est adaptés. Le dernier stage était fait de sorties un peu plus longues avec des exercice spécifiques, en binôme. Selon la séance on pouvait très bien se retrouver avec un grimpeur, un sprinter ou un rouleur, ça changeait au fur à mesure de la séance. A deux, on se tire la bourre, c’est toujours plus motivant que faire les exercices tout seul.
TC : De qui vous sentez-vous proche dans l’équipe ?
LV : Il y a Arthur (ndlr : Vichot) évidemment, mais toute l’équipe est super sympa. Ça rigole bien. Après, moi, je m’entends bien avec tout le monde. Je n’ai pas plus d’affinités que ça avec l’un ou l’autre, ils sont tous cools. Et le staff est aux petits soins pour nous, donc c’est top !
« Chez les pros, une autre façon de courir«
TC : Quel va être votre programme en ce début de saison ?
LV : Il va y avoir le Tour de Catalogne (interview réalisée le mois dernier, ndlr) puis du Pays Basque. Il y aura une équipe jeune sur le Catalogue où il est convenu que l’on ait tous un petit peu carte blanche. Pour ma part ce sera sans doute plutôt un rôle de coéquipier quand même. Comme tout au long de la saison.
TC : Qui a déterminé votre programme pour 2017 ?
LV : C’est l’équipe cycliste FDJ qui gère intégralement. L’idée, c’est de toucher un peu à tout. Il faut apprendre et prendre de la caisse, car par rapport aux amateurs, il y a beaucoup plus de kilomètres de course. Donc il faut arriver à les encaisser de mieux en mieux, s’adapter au rythme des pros et progresser. Ce sont tous ces petits changements, ces petits détails que l’on doit apprendre à maîtriser au fur à mesure de la première saison.
TC : Quelles sont les différences par rapport au monde amateur ?
LV : Ça court différemment, il y a un gros cap à franchir. Comme je le disais, c’est une autre façon de courir. Chez les pros, c’est plus régulier et ça accélère sur le final. Chez les amateurs, ça se joue dès le début de course, ça attaque un petit peu n’importe comment et ce sont vraiment les plus forts qui se retrouvent à la fin.
« La FDJ, une équipe fiable«
TC : Que représentait l’équipe cycliste FDJ pour vous, avant d’y signer ?
LV : Déjà je connaissais très bien Arthur dont j’ai suivi le parcours, parce qu’on est de la même région. Je connais bien ses parents en plus. C’était un objectif d’entrer dans cette équipe qui est une équipe assez ancienne. Le sponsor est fidèle, fiable et ça m’a donné envie d’y d’aller.
TC : Vous étiez spécialisé en cyclo-cross, étant junior. Cela a-t-il aidé à vous faire repérer par l’équipe cycliste FDJ et Madiot ? On connait l’attrait qu’il peut avoir concernant cette discipline…
LV : Ça m’a permis de connaître quelques membres de l’équipe de l’encadrement qui travaillent dans ce milieu, comme les kinés. Je ne pense pas que ça ait beaucoup aidé mais c’était certainement un petit plus.
TC : Le CC Etupes vous avait demandé de choisir entre route et cyclo cross. Imaginez-vous désormais pouvoir coupler les deux, comme le faisait Francis Mourey en son temps ?
LV : Non, du tout ! Ça m’a passé. Maintenant je n’aurai plus trop envie de faire que je faisais avant, d’aller rouler quand il fait froid, quand il neige. C’est peut-être différent quand on est pro, mais là, le staff pour moi c’était mes parents. Puis la boue, le mauvais temps… et aussi c’est un peu galère au niveau matériel. C’est sans doute en partie ça qui freine un peu tout le monde dans le cyclo-cross, ce manque de soutien. C’est trop contraignant quand on est tout seul.
« Pour passer pro, il faut être sûr d’y aller »
TC : Vous aviez déclaré vouloir rester amateur en 2016, alors que vous auriez éventuellement pu passer pro. Pourquoi ne pas avoir franchi le cap plus tôt ?
LV : j’avais quelques petites touches, rien de plus. C’était la première saison sur route que je faisais réellement et je me sentais encore un petit peu en manque d’expérience, un peu trop jeune. J’étais trop juste quand il fallait rouler sur des courses trop longues et sur les courses à étapes, je n’arrivais pas du tout à gérer. J’avais généralement une bonne étape et tout le reste, c’était pas terrible. Donc j’ai vraiment voulu corriger tout ça, apprendre plus à connaître mes défauts et mes qualités. Pour passer pro, il faut-être sûr d’y aller. Si on ne se connait pas suffisamment ou que l’on est encore hésitant sur les modes d’entraînement, ce n’est pas forcément l’idéal.
TodayCycling – Léo Vincent en 2016, dans les locaux de son club. Photo : CC Etupes / Mathilde l’Azou
TC : Vous a-t-on accompagné, dans cette réflexion ?
LV : Il y a le club qui m’a un peu conseillé, mes parents, mes proches… Il y a une personne du club qui m’avait dit, et je crois qu’elle se reconnaîtra si elle lit cet entretien : « Quand on est amateur et qu’on veut passer chez les pros, il faut capable d’être et d’assumer son rôle de leader« . Avec le recul c’est un petit peu ça en effet. Et bien entendu, ça concerne également le rôle de coéquipier.
TC : Où en êtes-vous, côté études ?
LV : Pendant mes années en amateur, j’étais au lycée Édouard Belin à Vesoul. J’ai fait un BTS en industrialisation des produits mécaniques (IPM). Et la dernière année, avant de passer chez les pros, j’ai fait la fondation FDJ. Les études, c’est terminé pour l’instant.
« Envie de me consacrer au vélo à 100% »
TC : Vous n’avez pas souhaité continuer après ?
LV : Bof, après j’avais envie de me consacrer à 100 % au vélo. Même si je n’étais pas passé pro, je pense que je me serais laissé une saison pour me consacrer 100 % en vélo et voir ce que ça aurait pu donner. C’était la bonne occase d’arrêter les études, j’avais eu mon diplôme. C’est vrai que ce n’est pas facile de concilier les deux, de temps en temps. Rentrer des courses super tard, louper les cours le lendemain matin et devoir les rattraper le soir… C’est pas forcément super évident.
TC : A quel type de coureur vous identifieriez-vous ?
LV : Ouh, alors là je n’en ai aucune idée. je ne m’identifie pas trop à quiconque. Je n’y ai jamais réfléchi en fait.
TC : Du coup, suiviez vous le cyclisme, étant plus jeune ?
LV : Oui, mais sans plus.
TC : Et comment êtes-vous arrivé dans le monde du vélo ?
LV : En fait, c’est mon père qui faisait du vélo. Moi j’ai touché à tout, d’abord au foot comme tous les enfants, puis je me suis mis au vélo avec un groupe d’amis. Ça m’a plu tout de suite, on était une bande de copains à pratiquer le même sport, c’était sympa. Et j’ai continué sur ma lancée. Et puis c’est vrai que c’est pas mal d’avoir une famille qui est dans le sport et qui est conciliante sur certaines choses.
« J’ai un moteur plutôt diesel«
TC : Vous vous êtes découvert grimpeur depuis assez peu de temps, finalement…
LV : Après mon expérience en cross, je suis resté une saison au club d’Ornans puis au CC Etupes. Le directeur sportif, Jérôme Gannat, m’a mis sur la ronde de l’Izoard qui est réputée assez dure au niveau du parcours. J’ai gagné une étape là-bas et dans la foulée j’ai fait pareil sur le Tour de Savoie. Je me suis découvert là bas, parce que je ne savais pas trop si j’étais rouleur, sprinter ou bien grimpeur. C’est la première saison où j’ai pu voir enfin où j’allais et sur quel type de terrain je pouvais le mieux m’exprimer.
TC : Donc, définitivement grimpeur aujourd’hui ?
LV : Ouais, grimpeur de cols, pas trop trop raide non plus. Mais même si c’est le cas, j’arrive à bien me débrouiller quand même. Après, pour être un pur grimpeur il faudrait que je maigrisse un peu. En amateur j’arrivais à sprinter-grimper. Si l’on perd d’un côté, on gagne de l’autre et vice-versa. Ça évoluera en fonction des années et des courses que je ferai.
TC : Et au niveau du style ?
LV : Ça dépend du moment de la saison en fait. En début de saison je suis plutôt explosif et en fin de saison, plutôt diesel. C’est un petit peu le souci que j’avais en cyclo-cross d’ailleurs. J’étais un vrai tracteur (Rire) et je n’arrivais pas à sortir des virages et à relancer comme certains. À la réflexion, je suis plus diesel qu’explosif.
« Objectifs en 2017, lever les bras et prendre du plaisir«
TC : Vous définiriez-vous plus comme un chasseur d’étapes ou un coureur de général ?
LV : Je ne sais pas trop. Et ce n’est pas trop à moi de décider pour l’instant. Je suis plus dans la découverte du monde professionnel et je vais me laisser guider. Je verrai au fur à mesure de ce qui se passera cette année.
TC : Vous avez côtoyé et secondé David Gaudu en 2016 sur le Tour de l’Avenir. Comment voyez-vous votre collaboration cette saison ?
LV : On a le même statut et le même rôle dans l’équipe aujourd’hui, avec l’objectif de découvrir le monde professionnel. C’est un autre monde et on doit apprendre tous les deux le plus rapidement possible. Par contre, lui a sans doute plus un profil de pur grimpeur que moi avec un gabarit plus typé pour la montagne. Du coup, on aura peut-être pas forcément les mêmes courses.
TC : En août 2016, vous déclariez à nos confrères de directvelo.com avoir peur, en cas de sacrifice de vos coéquipiers, de ne pas arriver à assurer derrière. Est-ce quelque chose que vous travaillez désormais?
LV : C’est vrai que l’on a du mal à changer ce genre de traits de caractère et j’espère que ça évoluera un petit peu avec l’âge. Si j’arrive à limiter un maximum toutes les petites erreurs que je commets, ça enlèvera toujours un petit peu de pression sur cet aspect.
TC : Pour finir, un souhait pour 2017 ?
LV : Le souhait de tous les coureurs c’est le lever les bras, c’est pareil pour moi. Sinon, apprendre à ne pas trop faire d’erreurs et prendre du plaisir.
Propos recueillis par Bertrand Guyot
VIDEO DE CYCLISME
2e étape de la Ronde de l’Isoard 2016 – Léo Vincent 3e
Romain Bardet, le leader de l’équipe Ag2r La Mondiale sur le Paris-Nice 2017, a été mis au course au terme de la 1ère étape où il a chuté. Le coureur âgé de 26 ans a été mis hors course par les commissaires après s’être accroché à une voiture de son équipe.
Paris-Nice 2017 terminé pour Romain Bardet
Celui qui se disait « impatient » d’en découdre sur Paris-Nice, n’aura pas pu mettre à profit sa préparation hivernale. Après avoir chuté à 20 kilomètres de Bois d’Arcy, le coureur de l’Ag2r La Mondiale s’est accroché à une voiture de son équipe. Les images de France Télévisions qui retransmettait la course, ont parlé d’elles-mêmes. Les commissaires ont été intransigeants et ont décidé de mettre le grimpeur hors course.
Les coureurs cyclistes français pointés du doigt
L’actualité cycliste de ce dimanche retiendra la mise en évidence des coureurs cyclistes français. D’un côté un Arnaud Démare (FDJ) qui a remporté la première étape de Paris-Nice avec autorité et manière. Julian Alaphilippe (Quick-Step) battu au sprint par le dernier vainqueur de Milan-SanRemo. Et arrive Romain Bardet tout simplement exclu de la course WorldTour pour s’être accroché à son véhicule après avoir chuté.
Un peloton qui passe appartient à tout le monde, surtout aux spectateurs. Celui qui s’est élancé ce dimanche de Bois d’Arcy a pour objectif de rallier Nice dans une semaine. Le Paris-Nice, appelé aussi « la course au soleil », ne prétend pas que les coureurs vont se la couler douce sur les 1 233,5 kilomètres du parcours de la 75e édition mais, selon les humeurs versatiles de la météo à cette époque de l’année, ils profiteront tout de même des intentions de briller du soleil.
Paris-Nice et l’actualité du cyclisme
Cela réchauffera par la même occasion l’étonnement de deux femmes octogénaires totalement déconnectées de l’actualité du cyclisme, qui découvrent depuis leurs fenêtres en vis-à-vis, qu’une course de vélo va jaillir sous leurs yeux. À des années lumières de se douter qu’une autre course, celle la transalpine, Tirreno-Adriatico, passera aussi sous le regard surpris des débranchés de la planète vélo.
Lance Armstrong verra aussi le Paris-Nice, de très très loin ! Crédit photo :DL/S.Muscio
Ginette et Madeleine, à l’heure du Quatre heures, entendent des vrombissements de véhicules. Une effervescence vraiment peu ordinaire au petit bled qu’elles habitent. Le Paris-Nice fait irruption dans leur vie.
Les deux voisines ouvrent synchroniquement leurs fenêtres et Madeleine lance la discussion, que rattrape au vol Ginette.
-Mais qu’est-ce qui se passe Ginette ?
-Oh ben j’en sais rien.
-C’est quoi toutes ces voitures ? Y’en a avec des gyrophares !
-Y’a des motos aussi.
-On dirait la police ?!
-Y’a peut-être un accident plus loin ?
-Oh mais regarde donc, y’a 3/4 coureurs là-bas !
-Ah oui !
-C’est une course de vélo !
– À cette période de l’année ?
-Ben il faut le croire.
-Ils ne sont pas nombreux.
-Non mais ils sont bien courageux. Je me demande où est l’arrivée ?
-Oh mais attends y’a d’autres motos !
-Y’en a peut-être d’autres derrière ?
-Ah ben oui y’a d’autres voitures aussi.
– Regarde ils arrivent, c’est sûrement le peloton.
-Ils vont les rattraper !
-Oui ils n’ont pas beaucoup d’avance.
-Ah ben je vais les applaudir moi !
-Moi aussi !
-Ça me rappelle quand j’étais gamine, avec mes parents on a vu passer le Tour de France.
-Bravo !
-Bravo !
Les voitures suiveuses passèrent dans leur procession habituelle et les deux voisines reprirent leur conversation.
-Et bien dis-donc, ça fait du monde !
-Je me demande bien où est-ce que ça va tout cela ?
-Oh ben avec le temps pourri qu’il fait ici, je parie qu’ils vont à Nice !
Arnaud Démare a remporté dimanche la première étape de Paris-Nice 2017, disputée autour de Bois d’Arcy (Yvelines). Le coureur de la Team FDJ s’est imposé au sprint devant son compatriote, Julian Alaphilippe (Quick-Step). De leur côté, Alberto Contador (Trek), Richie Porte (BMC) et Romain Bardet (Ag2r) qui a chuté, ils ont été distancés. Arnaud Démare a endossé logiquement le premier maillot de leader de la Course au Soleil.
Arnaud Démare devant Julian Alaphilippe
Au terme des 148,5 kilomètres qu’il y avait à parcourir ce dimanche, sur Paris-Nice, le Français Arnaud Démare s’est imposé avec la manière. Le coureur de la FDJ, issu d’un groupe d’hommes forts, a disposé au sprint de son compatriote Julian Alaphilippe (Quick-Step Floors). La troisième place a été prise par le Norvégien Alexander Kristoff (Katusha-Alpecin). Alaphilippe, un des prétendants à la victoire finale, a pris une belle option en attendant Nice. De leurs côtés, les leaders de la BMC, de la Trek et de l’Ag2r La Mondiale, ont été distancés, sans gravité pour le classement final.
Une première étape disputée dans des conditions difficiles
La première étape de la Course au soleil a été courue dans des conditions météorologiques difficiles. Pluie, vent constant et bourrasques ont été le quotidien des 176 coureurs. Dans le final, d’ailleurs, Romain Bardet a été victime de ces conditions météorologiques. Ce qui lui a valu, à l’arrivée, de concéder une quarantaine de seconde sur le leader de la course, Arnaud Démare.
Qui pour succéder à Geraint Thomas au palmarès de Paris-Nice ? Si les prétendants ne manquent pas, une chose est sûre : le Britannique ne se succèdera pas à lui-même. En effet, il a choisi de s’aligner cette saison sur Tirreno Adriatico pour préparer au mieux son Giro. Pour déterminer le vainqueur, huit étapes sont au menu, dont un court contre-la-montre (14 km) et une étape de montagne. Dimanche prochain, nous devrions avoir les premières indications quant à la légitimité des ambitions de chacun en vue du Tour de France.
Paris-Nice 2017 : Un avant-goût de Tour de France
Alberto Contador, Richie Porte, Romain Bardet, Steven Kruijswijk, Dan Martin, Ilnur Zakarin… Tous les cadors ne seront pas présents, mais on en comptera beaucoup. Comme chaque saison, la Course au Soleil se livre une rude concurrence avec Tirreno Adriatico pour savoir qui aura le plateau le plus relevé. Et comme chaque saison, aucune ne peut se targuer d’avoir réellement l’avantage. Cette année, on retrouvera en Italie les Nibali, Aru, Quintana, Landa, Mollema et autres Pinot.
Ce 75e Paris-Nice est le premier test grandeur nature avant le grand rendez-vous de juillet. Et il est pris comme tel par les coureurs qui y viseront le général. Contador y a par exemple triomphé deux fois avant de monter sur la plus haute marche du podium à Paris quelques mois plus tard. Mais les coureurs qui ne joueront pas le général auront aussi de quoi se montrer.
Les sprinteurs par exemple, qui pourraient avoir jusqu’à quatre étapes à se partager. Les purs grimpeurs profiteront, eux, du profil sur-mesure de l’étape du samedi 11 mars (3 cols de 1e catégorie). La victoire se jouera ce jour-là au sommet du Col de la Couillole, pour l’arrivée la plus haute de l’histoire de Paris-Nice. Les coureurs les plus polyvalents pourront quant à eux mettre à profit la variété du parcours pour faire un coup. Après tout, le recordman de l’épreuve n’est-il pas Sean Kelly (7 victoires) ? L’Irlandais n’a pourtant jamais fini sur le podium du Tour de France. Plus récemment, Tony Martin a lui aussi remporté l’épreuve (2011).
Paris-Nice #1 – Une étape dévolue aux sprinteurs ?
La boucle autour de Bois d’Arcy proposée aujourd’hui ne devrait pas échapper à un sprinteur. Les membres de la triplette française Demare-Bouhanni-Coquard se présentent chacun en tant que leader de leur équipe. Arnaud Démare (2016) et Nacer Bouhanni (2013, 2014 et 2016) en anciens vainqueurs d’étape sur l’épreuve et Bryan Coquard avec l’ambition de les rejoindre. Face à eux, une kyrielle d’opposants estampillés « reste du monde » : Alexander Kristoff, André Greipel, Simon Gerrans, John Degenkold, Michael Matthews, Mauro Finetto… Seuls les deux derniers bénéficieront également du statut de leader dans leur équipe. Arrivée prévue aujourd’hui aux alentours de 17h pour connaître l’identité du premier maillot jaune.
Top 10 du Paris-Nice 2016 – Geraint Thomas en patron
Rank
Name
Nat.
Team
Age
Result
1
Geraint THOMAS
GBR
SKY
30
27:26:40
2
Alberto CONTADOR VELASCO
ESP
TNK
34
+4
3
Richie PORTE
AUS
BMC
31
+12
4
Ilnur ZAKARIN
RUS
KAT
27
+20
5
Jon IZAGUIRRE INSAUSTI
ESP
MOV
27
+37
6
Sergio Luis HENAO MONTOYA
COL
SKY
29
+44
7
Non attribué (S. Yates déclassé)
8
Tony GALLOPIN
FRA
LTS
28
+51
9
Romain BARDET
FRA
ALM
26
+1:00
10
Rui Alberto FARIA DA COSTA
POR
LAM
30
+1:07
VIDEO DE CYCLISME
Paris-Nice 2016 – Les meilleurs moments
Michal Kwiatkowski, le polonais de la Team Sky, a remporté samedi les Strade Bianche (WorldTour), succédant ainsi à Fabian Cancellara. Le champion du monde de 2014 (Ponferrada) s’est imposé en solitaire tandis que Peter Sagan a abandonné.
Michal Kwiatkowski gagne en solitaire
Au terme des 175 kilomètres des Strade Bianche, Michal Kwiatkowski l’a emporté en solitaire. Le coureur de la Team Sky s’est envolé seul à 15 kilomètres de l’arrivée jugée à Siena (Italie). Dans le final, le Polonais âgé de 26 ans a distancé le champion olympique Greg Van Avermaet (BMC) et Tim Wellens (Lotto Soudal). Les deux Belges ont respectivement pris la 2e et 3e places à l’arrivée. Le Français Thibaut Pinot (FDJ) a pris quant à lui la 9e place et termine la course WorldTour en qualité de premier coureur tricolore.
Deuxième victoire sur les Strade Bianche pour Kwiatkowski
Le coureur de la Team Sky a remporté samedi pour la deuxième fois la course Italienne, comparée à Paris-Roubaix. Déjà, en 2014, le Polonais s’était imposé sur la course qui n’était pas à l’époque classée en WorldTour, mais en 1.1. Kwiatkowski avait alors battu Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), qui a été contraint à l’abandon, dans un jour « sans », malade. Très à l’aise sur cette épreuve, et encore toute jeune (26 ans), l’ancien champion du monde pourrait prétendre à succéder à Fabian Cancellara. Le tout nouveau retraité, champion olympique du chrono en titre compte quelque trois succès sur cette course.
Les Strade Bianche, appelée « Routes blanches » en italien, se prêterait à l’utilisation légitime des freins à disques car, cette course « héroïque », déroule ses 175 km kilomètres sur des chemins de campagne et agricoles et que ce système de freinage serait d’autant plus appréciable qu’adapté si la pluie, donc par déduction la boue, venait s’insinuer non pas dans les étriers mais dans les paysages somptueux et pittoresques de la Toscane.
Les Strade Bianche a 11 ans d’âge. Course jeune pour « anciens » coureurs à la retraite que j’entends maronner : « On faisait comment avant ! »
Il semble que la balance penche en leur défaveur sur les Strade Bianche et seraient devenus persona non grata sur les courses à venir. Les freins à disque qui passaient pour révolutionnaires sur route ne convainquent plus grand monde si ce n’est les constructeurs qui poussent à leur adoption par les coureurs du peloton professionnel. Plus de la moitié ont les mâchoires serrées et les dents qui crissent en guise de protestation contre eux à défaut d’avoir la bouche ouverte pour acquiescer définitivement sur leur bien-fondé. Se renseigner auprès de Tom Boonen pour cela.
Le venge Vias freins à disques de Tom Boonen
Utilisé sur l’Omloop Het Nieuwsblad
Les étendards du marketing baissent pavillon
Les deux stars du peloton international qui les utilisaient en début de saison, le double champion du monde sur route Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) au Tour Down Under (avec des roues couleur or) et dernièrement Marcel Kittel (Quick-Step Floors) au Tour d’Abu Dabi (avec l’affaire Owain Doull), les rangent au placard. L’Allemand confesse ne plus vouloir les utiliser tant qu’une évolution concernant la sécurité des coureurs ne sera pas mise en place avec un système de protection fiable et pour le Slovaque une raison d’éthique. Il ne veut plus s’en servir si une majorité de coureurs ne s’en sert pas. Beau joueur et loyal Peto !
Crédit photo : Twitter Sagan
Le venge Vias freins à disques de Marcel Kittel
Ça chauffe, ça brûle et pas que sur les disques
Et nous voilà reparti en arrière, comme en 2016, après l’accident de Francisco Ventoso sur Paris-Roubaix. Son entaille au genou avait créé la polémique sur l’utilisation des freins à disque dans une course cycliste sur route bien que labour à certains endroits. L’association internationale des coureurs (CPA) présidée par Gianni Bugnon, « attaque » à nouveau L’UCI, l’Union Cycliste Internationale, sur le fait qu’elle doit revoir impérativement sa position sur l’utilisation des freins à disques, jugés dangereux dans cette configuration. La CPA avait demandé et demande toujours, apparemment sans être entendue, un carter de sécurité qui empêcherait tout contact dangereux avec les disques.
Un carter de sécurité
Roulement de tambour faute d’utiliser les freins de ce type
Suite au prochain épisode en 2018, pour savoir si les freins à disques n’étaient qu’un simple feu de paille dans le monde impitoyable des courants d’air ou tout simplement qu’ils ont subi un coup frein sur le chemin de leur adoubement.
Les animaux font parfois irruption dans les courses cyclistes professionnelles, à commencer par le Tour de France. Quelle que soit l’origine de leurs brèves intrusions, peu d’entre eux accompagnent les coureurs sur la route. Le règne animal et le monde du cyclisme n’ont pas grand-chose en commun ni à partager ensemble dans leur rencontre fortuite si ce n’est le sujet de la vitesse qui concerne en particulier les chevaux et les chiens. Justement les chiens !
Rester dans le sillage, scinder ou devancer ?
Ce chien à apparemment trouvé un terrain de jeu à la hauteur de ses espérances, tenir un peloton en haleine. En prenant les devants sur les coureurs d’une Granfondo en Italie, il ne s’est pas arrêté à faire sa petite apparition et puis s’en va. Tel un coursier qui s’échappe du peloton, sans former une échappée, il a gardé la meute à distance sur un chienquante troisx11 et sous escorte policière. Malheureusement, le peloton lancé à sa poursuite ne lui laissa guère de champ. Trop risqué de voir partir un habitué sûrement au long court. Il s’en donna tout de même à cœur joie de montrer le maillot de la Team Dog.
Les animaux mêlés aux coureurs font quelquefois mauvais ménage et cela peut occasionner des accidents plus ou moins graves physiquement.
Rappelez-vous, le Tour de France 2007
Sandy Casar lors de la 18ème étape du Tour de France 2007 entre Cahors et Angoulême heurta un chien de plein fouet. Malgré sa chute spectaculaire il gagna tout de même l’étape en devançant au sprint ses trois compagnons d’échappée, Axel Merckx, Laurent Lefèvre et Michael Boogert. Propos de Sandy Casar après l’arrivée : « On allait vite en descente, ce chien a traversé, j’ai passé la roue avant, mais le pied s’est bloqué dans l’animal. J’ai failli tout abandonner après la chute avec le chien. »
https://www.youtube.com/watch?v=-J0pps8Wlgc
Tour de France 2007 de chiens !
Un autre clebs, (placide), barra la route de l’Allemand Marcus Burghardt à l’époque chez T-Mobile sur la 9ème étape reliant Val d’Isère à Briançon. Conséquences, quelques égratignures et une roue avant pliée en deux.
1ère étape du Tour de France 2010 entre Rotterdam et Bruxelles
La foule, des inconscients, du vent et paf le chien !
Dans le genre on se croise comme si de rien était
Warren Barguil (Sunweb) et un troupeau de vaches (Team inconnue) au Tour de France 2015.
Vidéos de cyclisme
Un cheval s’immisce dans le peloton du Critérium international de la route 1997
https://www.youtube.com/watch?v=NQSkmsFCjSA
Critérium du Dauphiné 2011. Deux vaches sortent d’un pré et bousculent le peloton
Alejandro Valverde, fiévreux, ne sera pas au départ de Paris-Nice, a-t-on appris de son équipe, la Movistar. La course WorldTour débutera dimanche et s’achèvera au terme des huit étapes, le dimanche suivant. Les coureurs se présenteront à Bois d’Arcy pour quelque 1233,5 kilomètres à parcourir.
Valverde sur Paris-Nice et Quintana sur Tirreno-Adriatico
Le leader de l’équipe Movistar, malade, ne sera pas au départ de la 75e édition de Paris-Nice. Le coureur âgé de 36 ans sera remplacé par l’Espagnol Victor de la Parte, sorti d’un bon Tour de Valence (2.1). Tandis qu’une partie de l’équipe Movistar disputera le Course au Soleil, une autre équipe, menée par Nairo Quintana, sera en Italie. Cette seconde équipe disputera l’autre course par étape WorldTour du moment, à savoir Tirreno-Adriatico. Au préalable, l’équipe du Colombien disputera ce week-end le GP de l’Industrie et de l’Artisanat. Seulement mercredi débutera Tirreno.
L’espagnol Valverde déjà vainqueur en 2017
Il y a 15 jours, Alejandro Valverde a remporté la Ruta del Sol (Tour d’Andalousie), et ce pour la cinquième fois. Une fois guéri, et avec comme objectif sa participation du Tour de France, Alejandro Valverde aura un programme chargé. Le Murcian disputera d’abord le Tour de Catalogne puis le GP Miguel Indurain. Après quoi, toujours en Espagne, le coureur de la Movistar sera au départ du Tour du Pays-Basque. Grand favori sur les Ardennaises, il courra pour « la gagne » La flèche Wallonne puis Liège-Bastogne-Liège. Et en attendant le Tour de France, à savoir si il disputera le Tour de Suisse ou le Critérium du Dauphiné.
Mercredi, c’est le Belge Guillaume van Keirsbulck (Wanty-Groupe Gobert) qui a remporté, au terme d’un sprint à deux, Le Samyn (1.1). Le Français Florian Sénéchal, dans le coup au terme des 200 kilomètres de course, a pris la 4e place.
La victoire sur Le Samyn entre van Keirsbulck et Kirsch
A l’approche des 10 derniers kilomètres, Guillaume van Keirsbulck et Alex Kirsch (WB Veranclassic) se sont retrouvés seuls en tête. Et c’est Iljo Keisse (Quick-Step Floors) qui en a fait les frais, malgré une belle troisième place à l’arrivée. Avec des conditions météorologiques dignes des plus grandes Classiques Belges, le Français Florian Sénéchal (Cofidis) a pris un belle et prometteuse 4e place. Van Keirsbulck succède ainsi au palmarès au néerlandais Niki Terpstra qui ne défendait pas son titre.
Guillaume van Keirsbulck gagne de nouveau
Ancien vainqueur de Paris-Roubaix Juniors (2009), devant Arnaud Démare (FDJ), le Belge van Keirsbulck remplit à nouveau son palmarès. Le coureur âgé de 26 ans a signé mercredi son 5e succès professionnel. Sa précédente victoire avait été glanée en 2014, en WorldTour, à l’occasion notamment d’une étape sur l’Eneco Tour. Le belge s’était imposé en solitaire devant Matteo Trentin et Yves Lampaert. Récemment, à l’occasion du Het-Nieuwsblad et Kuurne-Bruxelles-Kuurne, le coureur de l’équipe Wanty-Groupe Gobert avait pris « des places », sans signe avant-coureur. Sans être une surprise, sa victoire du jour était inattendue et pourrait être, à 26 ans, la victoire qui le ferait passer à une autre dimension.
La rédaction de l’excellent magazine Le Cycle (Motorpress) propose dans son numéro daté mars, un spécial « vélos des pros ». Un excellent numéro destiné aux fans de matériel et de cyclisme, et qui plus est en ce début de saison cycliste 2017.
Le Cycle, le magazine numéro 1 des cyclistes
Le sous-titre du Magazine Le Cycle est très loin d’être inapproprié. Une fois de plus la preuve en est faîte avec ce numéro spécial « vélos de pros » très bien réalisé. Les rédacteurs du mensuel numéro un des pratiquants ont présenté 22 vélos présents dans le peloton cycliste professionnel. Comme à leur habitude, les rédacteurs ont passé au crible chacune des machines, qu’il s’agisse de montures des équipes WorldTour ou Continental Pro. Prix, poids… tout a été présenté. En couverture, Le Cycle a choisi de mettre en évidence le vélo de l’équipe Ag2r La mondiale (WorldTour). Ce modèle d’ailleurs, le Factor O2, a même été testé grandeur nature.
Les coureurs cyclistes professionnels, mais pas que
Le magazine Le Cycle, daté mars, ce n’est pas uniquement son supplément gratuit de 24 pages et ses 22 vélos de coureurs pros. Les rubriques récurrentes, très attendues par les lecteurs et abonnés, sont au rendez-vous, comme chaque mois. Le dossier de ce mois de mars, très en lien avec l’actualité, met en avant les freins à disque, avec leurs avantages et inconvénients. Le col du mois, escaladé par un rédacteur de l’équipe de journalistes, est le Col de la biche, que les coureurs du Tour de France 2017 escaladeront. Comme chaque mois, la diététique est abordée avec le « pain », ami ou ennemi ? D’autres nombreuses rubriques sont à lire, à commencer par la rubrique entraînement. Mais aussi plusieurs parcours de proposés dans les Pyrénées-Orientales.
VIDEO DE CYCLISME
Le magazine Le Cycle a essayé le vélo de l’Ag2r La Mondiale
Les organisateurs du Tour de France, ASO (Amaury Sport Organisation), ont dévoilé le programme des quatre premières étapes de l’édition 2018. Le grand départ sera donné depuis le passage du Gois, en Vendée.
Quatre étapes du Tour de France 2018 en Pays-de-la-Loire
Ce sont Les Pays de la Loire qui auront le privilège d’accueillir, à l’occasion des quatre premières étapes, le Tour de France 2018. Le grand départ sera donné depuis la Vendée et le passage du Gois, célèbre par son passage inondable. Trois étapes s’élanceront depuis la Vendée, tandis que la quatrième s’élancera depuis la Loire-Atlantique. Les coureurs auront en guise de première étape quelque 195 kilomètres à parcourir entre l’Ile de Noirmoutier et Fontenay-le-Comte. La seconde étape sera à nouveau une étape en ligne tandis que la troisième étape sera disputée sous forme d’un chrono par équipe (35Km) autour de Cholet. La quatrième étape débutera depuis La Baule.
La Grande Boucle 2018 étape par étape
Le peloton du Tour de France 2018 débutera depuis l’Ile de Noirmoutier pour rejoindre Fontenay-le-Comte (195 kilomètres). Après quoi, le peloton s’élancera de La Roche sur Yon et s’achèvera à Mouilleron-Saint-Germain. La troisième étape courue autour de Cholet sera disputée sous forme d’un contre-la-montre par équipe. Le lendemain, les coureurs prendront le départ depuis La Baule, sans pour autant savoir, à l’heure qu’il est, où se situera le final de l’étape.