Le championnat du monde de Bergen s'adapte-t-il aux caractéristiques d'Alejandro Valverde ? Pas forcément, si l'on en croit Javier Minguez
Podium du mondial de Florence en 2013. Rui Costa y est accompagné par deux espagnols : Joaquin Rodriguez et Alejandro Valverde. Photo : UCI
Championnat du monde de Bergen « pas pour Valverde », selon Minguez
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Alors qu’il avait été annoncé comme particulièrement exigeant, il semblerait que le circuit du championnat du monde de Bergen ne le soit finalement pas autant que certains le souhaiteraient. Après la sélection belge, c’est maintenant son homologue espagnole qui revient quelque peu déçue de ses premières reconnaissances. Le final, notamment, apparaît peu favorable à son leader Alejandro Valverde…

Championnat du monde de Bergen, Belges et Espagnols déçus

Alors, exigeant le parcours de Bergen ou pas ? Déjà, le mois dernier, Kevin De Weert se montrait déçu du parcours. Le sélectionneur belge affirmait à l’agence Belga : « Les montées sont bien moins usantes que ce qu’on espérait. Nous pensions trouver dans ce championnat du monde de Bergen un parcours à mi-chemin entre le Tour des Flandres et l’Amstel Gold Race. Il est finalement bien moins compliqué que cela ! »

Javier Minguez, le sélectionneur espagnol s’est lui aussi récemment rendu sur les lieux. S’il ne partage pas complètement l’avis de son confrère flamand, il affiche lui aussi sa déception au micro de Marca : « Le final du circuit ne s’adapte pas du tout aux caractéristiques d’Alejandro Valverde. La montée de Salmon Hill [1,5 km à 6,4 %] se situe à plus de 10 km de l’arrivée. De plus, elle est trompeuse car elle est dure au pied (7,8%), puis s’adoucit pour finir à moins de 6%. Ensuite, il reste beaucoup de kilomètres avant l’arrivée, dans une zone exposée au vent ».

Minguez ne voit donc pas son protégé triompher. Recordman des podiums des championnats du monde en ligne (6 médailles), Alejandro Valverde n’a pas renoncé à son rêve de revêtir enfin le maillot arc-en-ciel. Quasiment toujours dans le coup  aux mondiaux (9 tops 10 en 11 participations), le Murcien a dû accueillir avec frustration les déclarations de son sélectionneur.

Javier Minguez : « Quelle équipe pourra tout contrôler ? »

La difficulté du parcours semble toutefois bien réelle à Minguez : « C’est un tracé très dur, avec des virages, des montées et descentes incessantes, sans aucune portion de plat. Et ses 277 kilomètres en font un vrai circuit pour professionnels ». Pour conclure, Minguez se veut plus optimiste que De Weert. Le technicien espagnol explique : « La température, qui sera inférieure à 15°, et cette région où il pleut 200 jours par an, ça donne une idée de ce qui attend les coureurs. Il va y avoir beaucoup d’attaques, de deux à six coureurs, et quelle équipe pourra tout contrôler ? », interroge-t-il, écartant implicitement une arrivée au sprint.

La question que beaucoup se posent, c’est de savoir si les traceurs norvégiens n’auraient pas fait un circuit sur mesure pour le champion local Alexander Kristoff (Katusha-Alpecin). Une pratique courante aux championnats du monde, même si rarement couronnée de succès. Le dernier vainqueur à domicile reste Alessandro Ballan, en 2008 à Varèse.

Vidéo : Valverde et Rodriguez se sabordent à Florence

En surnombre dans le final, les coureurs espagnols n’ont pas su en profiter pour remporter l’épreuve en 2013. Les relations déjà froides entre « Purito » et « El Imbatido » ne s’amélioreront pas au sortir de ces championnats du monde…

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Passionné par le cyclisme des pionniers...

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