Mauro Vegni n'a pas apprécié la contestation de certains coureurs. Photo : Giro d'Italia
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La 19e étape du Giro 2020 va rester marquante, mais pas forcément pour de bonnes raisons. Une partie des coureurs, qui ont mené la fronde pour raccourcir le parcours de 258 kilomètres initialement prévu ont obtenu gain de cause. Mais cette attitude n’a pas du tout plu à Mauro Vegni, le directeur du Grand Tour italien.

« C’est surtout de la déception, c’est vraiment le mot juste car on essaie de mettre sur pied un Tour d’Italie. Ça a été très dur. On l’a fait pour donner un signal au monde entier, que le sport est courageux et qu’il ne renonce face à aucun problème. La journée d’aujourd’hui vient réduire tous ces efforts en miette.» Mauro Vegni n’a pas caché son mécontentement au micro de la chaîne l’Equipe à l’arrivée de la 19e étape du Giro 2020. Celle-ci ne s’est pas déroulée comme prévu, c’est le moins que l’on puisse dire. Une partie des coureurs ont souhaité que le tracé de 258 km soit raccourci. Ils y sont parvenus. A la place, la journée a été réduite à environ 130 kilomètres.

Les contestataires ont eu le dernier mot sur le Giro 2020

Cette 19e étape était déjà annoncée depuis de longues semaines comme la plus longue de cette 103e édition. Finalement, en tenant compte uniquement des courses en ligne, ce fut la plus courte. Et ce changement aussi brutal que surprenant est intervenu en très peu de temps avant le départ dans la matinée. Mauro Vegni a été surpris, et se montre surtout sévère vis-à-vis de cette situation. « Nous avons appris ce qui se passait à cinq minutes du départ. On ne s’y attendait pas, je n’ai reçu aucune requête des coureurs. Une communication quelques minutes avant le départ (de la part des coureurs), ce n’est pas normal. On ne devrait pas tolérer ça et les coupables devront payer. » C’est donc tout sauf la fin de l’histoire.

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Maxime BOUHIER
27 ans - rédacteur TodayCycling.

3 commentaires

  1. Au départ, beaucoup de coureurs se sont sentis fatigués, mais certains étaient vraiment bas, l’organisateur a été lésé. Souvent des gars mal rasé, des adeptes de face bouc, plus poils aux pattes que vrais coureurs. Dans cette affaire, Maoro Vegni a été dupé. Dans les montées de Sesprières il va pas trier pour repérer les attardés qui lui ont fait ça ! il va leur botter le cul, car ces goureurs-là ne sont pas des céants de la route !

  2. L’époque que nous vivons veut un peu cela . Les coureurs sont avant tout des hommes et des femmes . Ce sport est très physique , et à mes yeux un des plus exigeant . Faire le Giro au mois d’octobre ( c’est aussi valable pour la Vuelta ) n’est pas une partie de plaisir . Les routes ne sont pas les mêmes qu’au mois de mai . celles ci peuvent être très glissantes ( chute des feuilles , pluie , vent , température basse ect …. ) , mais aussi la covid n ‘a rien arrangé . Le confinement partiel , le port du masque et diverses restrictions sanitaires font que les sportifs sont aussi fatigués moralement et psychiquement . Tous cela mis à bout forment un tout qui amènent à la contestation . C ‘est humain , on va pas aussi achever les coureurs pour le sacro-saint spectacle et le voyeuriste des medias, et sportifs du canapé . Nos coursiers payent cash et très lourdement , les conséquences des chutes , les blessures graves sont devenues quotidiennes . Quel autre sport peut malheureusement en dire autant ? Je cherche …. On peut aussi comprendre la direction du Giro qui s est probablement battue pour que cette épreuve se déroule  » normalement  » . Les voix qui s’élèvent ( notamment d’anciens forçats de la route ) qui fustigent le comportement des coureurs actuels sont biens sévères , mais là aussi , cela peut aussi se comprendre . Je pense que tout le mode est énervé et qu’il faut prendre un peu de recul . Il y a beaucoup de choses à revoir dans ce sport qui est le plus beau à mes yeux . La sécurité avant tout est primordial . Des coureurs heureux et sereins seront motivés et nous enflammeront . La course en sera alors que plus belle .

  3. Ils sont sans doute fatigués, mais la méthode pour le faire savoir est très cavalière est surtout très contestable. S’ils sont effectivement fatigués, ils ne le sont pas qu’au moment du départ de l’étape. Les frondeurs ne sont vraiment pas étouffés par le savoir vivre et le sens de la communication. Par ailleurs, certains des contestataires, une fois le départ donné ne ressentaient plus vraiment la fatigue et se sont lancés à corps perdu dans l’échappée. Curieux comme attitude!!!

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