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Pogacar terrassé en 2026 : l’incroyable scénario qui fait trembler le cyclisme

Tadej Pogacar vise un cinquième Tour de France en 2026, un seuil mythique. Pourtant, l’histoire sportive est tissée de chutes inattendues. Entre rivaux affûtés, calendrier surchargé et loi des séries, la défaite est un scénario plausible. Plongée dans les rouages d’un séisme qui redéfinirait les équilibres du peloton.

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Le mythe de l’invincibilité est une construction fragile. Tadej Pogacar, quadruple vainqueur du Tour de France, en approche les limites. En 2026, le Slovène tentera de rejoindre le cercle ultra-restreint des quintuples vainqueurs : Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain. Un Olympe. Mais l’ascension pourrait tourner au piège. Car la route vers la légende absolue est aussi celle où les risques se multiplient.

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Une hydre à plusieurs têtes : le peloton se ligue

La suprématie de Pogacar n’a jamais été aussi contestée. Le paysage du cyclisme mondial s’est structuré pour lui résister. Face à lui, une génération de rivaux prêts à saisir la moindre faille.

Jonas Vingegaard, revenu en force avec sa victoire sur la Vuelta 2025, incarne la menace la plus méthodique. Le Danois maîtrise l’art de l’usure et du contre-la-montre. Un parcours 2026 riche en kilomètres chronométrés serait un avantage structurel pour le coureur de la Visma-Lease a Bike. Leur rivalité dépasse le sport : c’est l’affrontement entre l’instinct offensif et la froideur tactique.

Dans l’ombre, d’autres concurrents affûtent leurs armes. Remco Evenepoel, désormais porté par la puissance logistique de Red Bull-Bora-Hansgrohe, possède l’audace nécessaire pour des coups d’éclat lointains. Juan Ayuso, transféré chez Lidl-Trek, n’est plus un équipier mais un rival affranchi, assoiffé de leadership. Sans oublier le retour d’un Primož Roglič revanchard, dont le mental de gagnant reste une arme redoutable sur trois semaines.

Lire aussi : Le cercle très fermé. Qui a réussi à battre Tadej Pogačar en 2025 ?

L’appétit dévorant : le piège du double objectif

La plus grande vulnérabilité de Pogacar pourrait être… son génie même. Son désir de tout conquérir – notamment les classiques Monument qui lui manquent, Milan-SanRemo et Paris-Roubaix – introduit un risque majeur dans sa préparation.

Le Slovène a déjà procédé à des reconnaissances assidues des secteurs pavés en vue de Roubaix, un objectif avoué. Un printemps trop intense, une chute sur les pierres, une fatigue sous-estimée : l’équipe UAE Team Emirates devra orchestrer un ballet d’une précision inédite entre avril et juillet. La quête de l’histoire sur un jour pourrait compromettre celle sur trois semaines. Une victoire à Roubaix pourrait paradoxalement sonner le glas du maillot jaune.

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L’effet domino : les conséquences d’un séisme

Une défaite de Pogacar en juillet 2026 déclencherait un réajustement tectonique dans le cyclisme.

Fin d’une aura : L’invincibilité évaporée, les rivaux gagneraient une assurance psychologique cruciale. Pour Pogacar, ce serait un choc nécessitant une reconstruction mentale. Le début d’un déclin ou le carburant d’une reconquête titanesque.

Nouvel ordre mondial : La victoire d’un Vingegaard ou d’un Evenepoel consacrerait un changement d’ère. La stratégie des courses redeviendrait plus ouverte, moins focalisée sur la neutralisation d’un seul homme. Le récit médiatique chercherait immédiatement un nouveau duel phare.

Opportunité française : Le cyclisme tricolore, en attente d’un succès majeur depuis des années, pourrait y trouver une brèche. Des coureurs comme Kévin Vauquelin, Pavel Sivakov ou Valentin Paret-Peintre pourraient profiter d’une course moins verrouillée pour viser le top 5, voire plus. Une défaite du favori absolu ouvre le jeu.

Les leçons du passé : la loi des séries

L’histoire du Tour est un cimetière de dynasties présumées éternelles. Merckx a chuté. Hinault a été battu. Indurain a vu sa série s’interrompre. Sur 21 jours, la marge d’erreur est infinitésimale : une faiblesse passagère, une gastro, une chute malencontreuse, et l’édifice s’écroule. L’obsession du cinquième titre ajoute une pression psychologique inédite : chaque seconde perdue serait interprétée comme un pas vers l’échec historique.

L’équilibre précaire du roi

En 2026, Tadej Pogacar jouera son statut sur deux tableaux : la soif des Classiques et la conquête de la légende sur le Tour. Cette double ambition est son atout et son talon d’Achille.

Sa défaite est le scénario que personne ne prononce à voix haute, mais pour lequel toutes les équipes concurrentes se préparent. Elle serait un cataclysme médiatique, un reset complet de la hiérarchie, et peut-être le prélude d’un récit encore plus captivant : celui du rebond.

La question ultime n’est plus de savoir si Pogacar peut perdre. L’histoire nous dit que oui. Elle est de savoir si le cyclisme est prêt à entrer dans une nouvelle ère, où l’incertitude, mère de tous les suspens, aura remplacé le règne d’un seul homme.

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Tobias Lund Andresen et le pari risqué : comment le « deuxième sprinteur » a volé la vedette à Geelong

Sous un ciel austral menaçant, la Cadel Evans Great Ocean Road Race 2026 s’est jouée à un pari. Celui de Tobias Lund Andresen, arrivé cet hiver chez Decathlon CMA CGM en tant que lieutenant d’Olav Kooij. Face au favori Matthew Brennan et aux quatre ascensions terribles de Challambra Crescent, le Danois de 23 ans a transformé son rôle d’outsider en opportuniste suprême. Récit d’une victoire qui redéfinit les hiérarchies au sein de l’armada française et annonce un printemps électrique.

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Le vent marin balayait le front de mer de Geelong, apportant avec lui cette fraîcheur inhabituelle pour un mois de février austral. Mais sur la ligne de départ de la Cadel Evans Great Ocean Road Race, la tension, elle, était bien à son comble. Tous les regards étaient tournés vers Matthew Brennan, le prodige de la Visma | Lease a Bike, fraîchement auréolé d’une étape sur le Tour Down Under. Pourtant, c’est un autre homme, recruté dans l’ombre d’une star, qui allait écrire l’histoire de cette journée. Tobias Lund Andresen n’était pas le patron désigné des sprints chez Decathlon CMA CGM, mais à l’aube de cette saison 2026, il joue déjà les premiers rôles avec une assurance déconcertante.

Un final de légende : comment Andresen a déjoué tous les pronostics sur le circuit de Geelong ?

La Cadel Evans Great Ocean Road Race n’est jamais une simple formalité. Son circuit final, avec la rude montée de Challambra Crescent (1,3 km à 7,8%) à gravir à quatre reprises, est un tamis impitoyable. Pourtant, contre toute attente, c’est bien un sprint qui allait décider de l’édition 2026.

Le piège de Challambra Crescent : la tactique du peloton a-t-elle échoué ?

Toute la journée, les équipes de puncheurs ont tenté de faire la sélection. Bahrain Victorious, avec un Santiago Buitrago particulièrement véhément, a mis le feu à chaque ascension. Jayco-AlUla a aussi joué sa carte pour son champion sortant, Mauro Schmid. C’est exactement ce qui s’est produit. Le travail d’équipiers anonymes mais décisifs a permis à des hommes rapides comme Andresen et Brennan de résister.

L’erreur de jugement de Brennan : un sprint lancé 100 mètres trop tôt ?

À 5 km de l’arrivée, l’attaque de Buitrago crée un groupe d’une vingtaine d’hommes. Dans la dernière ligne droite, Matthew Brennan, persuadé d’avoir la victoire en main, ouvre les hostilités à près de 300 mètres. Une distance démesurée, même pour un talent de sa trempe. « J’ai lancé 100 m trop tôt. C’est un mauvais jugement de ma part » reconnaîtra-t-il, lucide. Derrière, Tobias Lund Andresen, protégé par l’aspiration du groupe, joue la montre avec un sang-froid remarquable pour un coureur de 23 ans. Il patiente, s’extirpe, et ne lance son effort foudroyant que dans les 150 derniers mètres, pour venir cueillir Brennan à bout de forces. Une démonstration de patience et de lecture de course qui n’est pas sans rappeler les plus grands.

Tobias Lund Andresen, l’homme providentiel de Decathlon CMA CGM : un recrutement déjà rentabilisé ?

Avec cette victoire, Andresen empoche sa deuxième victoire World Tour en onze jours, après sa première étape du Tour Down Under. Un ratio qui fait de lui l’un des coureurs les plus en forme du début de saison. Une question s’impose alors : son recrutement pour être le « deuxième sprinteur » derrière Olav Kooij n’était-il pas une sous-estimation de son talent ?

Une intégration parfaite et un rôle redéfini

« Je leur ai dit à un tour de l’arrivée que s’ils me mettaient en parfaite position lors de la dernière montée, je gagnerais la course ». Cette confidence d’Andresen à l’arrivée en dit long sur sa confiance et l’alchimie immédiate avec sa nouvelle équipe. Decathlon CMA CGM, septième mondiale en 2025, a réalisé un mercato ambitieux (Kooij, Benoot, Bol…) pour viser le Top 5. Andresen, avec ses deux succès, est déjà le fer de lance de cette conquête. Son profil de sprinteur-résistant, capable de passer des bosses, est un atout précieux sur les classiques ardentes qui approchent. Son début de saison australien est historiquement bon : selon nos données et statistiques, seuls deux coureurs dans la dernière décennie avaient remporté une étape du Tour Down Under et la Cadel Evans la même année.

À noter : Le podium du jeune Brady Gilmore (NSN), équipe ProTeam, est la belle surprise de la course. Le champion en titre Mauro Schmid (4e) a manqué de soutien en finale, tandis que des hommes comme Tesfatsion ou Pithie confirment leur état de forme. La performance d’Andresen est d’autant plus forte que le vainqueur du Tour Down Under, l’UAE Team Emirates, était diminué et absent du top 10.

Vidéo du final et leçons tactiques : que retenir pour les Classiques à venir ?

Le final est à revoir en vidéo pour saisir toute la mécanique du sprint. On y voit parfaitement l’effet de surprise de Brennan, suivi du timing impeccable d’Andresen. Cette course sert de laboratoire pour les Classiques de printemps. Elle prouve que dans un peloton de plus en plus homogène, la tactique d’équipe et le sens de l’opportunisme l’emportent souvent sur la pure hiérarchie individuelle. La victoire d’Andresen, « deuxième sprinteur », face au favori Brennan, en est la parfaite illustration. Cette édition 2026 marque-t-elle un tournant vers des courses plus imprévisibles, où les coéquipiers dévoués deviennent les principaux rivaux des leaders affichés ?

La route de Great Ocean s’éloigne, mais l’écho de cette victoire résonnera longtemps. Tobias Lund Andresen a fait plus que gagner une course. Il a envoyé un message fort à son équipe et au peloton World Tour : chez Decathlon CMA CGM, il n’y a pas qu’un seul chemin vers la victoire, et il en sera l’un des artisans majeurs. Alors que le peloton s’envole vers l’Europe, une chose est sûre : le nom d’Andresen, désormais, est sur toutes les fiches techniques. Sa saison australienne de rêve n’est peut-être qu’un prélude à un printemps encore plus flamboyant. L’équilibre des forces dans les sprints et les classiques courtes vient-il de basculer ? La suite, dès le mois prochain, nous le dira.

Classement complet Cadel Evans Great Ocean Road Race 2026

  1. ANDRESEN TOBIAS LUND, Decathlon CMA CGM Team les 182,3 km en 4:15:25 (42,8 km/h)
  2. BRENNAN MATTHEW, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  3. GILMORE BRADY, NSN Cycling Team m.t.
  4. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla m.t.
  5. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team m.t.
  6. PITHIE LAURENCE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  7. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
  8. GLIVAR GAL, Alpecin-Premier Tech m.t.
  9. BUSATTO FRANCESCO, Alpecin-Premier Tech m.t.
  10. GATE AARON, XDS Astana Team m.t.
  11. CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility m.t.
  12. LAMPERTI LUKE, EF Education – EasyPost m.t.
  13. EDDY PATRICK, Australia m.t.
  14. DONNENWIRTH TOM, Groupama – FDJ United m.t.
  15. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility m.t.
  16. BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. STORK FLORIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. BUITRAGO SANTIAGO, Bahrain – Victorious m.t.
  19. YATES ADAM, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  20. PLAPP LUKE, Team Jayco AlUla +0:04
  21. GENIETS KEVIN, Groupama – FDJ United m.t.
  22. STRONG CORBIN, NSN Cycling Team +0:06
  23. PLOWRIGHT JENSEN, Alpecin-Premier Tech m.t.
  24. WATSON SAMUEL, INEOS Grenadiers m.t.
  25. PRODHOMME NICOLAS, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  26. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious m.t.
  27. RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step m.t.
  28. VELASCO SIMONE, XDS Astana Team m.t.
  29. OLIVEIRA IVO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  30. SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek m.t.
  31. GAUTHERAT PIERRE, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  32. WALKER MAX, EF Education – EasyPost m.t.
  33. PALENI ENZO, Groupama – FDJ United m.t.
  34. ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché m.t.
  35. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL m.t.
  36. VAN DEN BOSSCHE FABIO, Soudal Quick-Step m.t.
  37. RUTSCH JONAS, Lotto Intermarché m.t.
  38. PORTER RUDY, Team Jayco AlUla m.t.
  39. MACKELLAR ALASTAIR, EF Education – EasyPost m.t.
  40. OOMEN SAM, Lidl – Trek m.t.
  41. SWEENY HARRY, EF Education – EasyPost m.t.
  42. HARPER CHRIS, Australia m.t.
  43. MARTIN GUILLAUME, Groupama – FDJ United m.t.
  44. TONEATTI DAVIDE, XDS Astana Team m.t.
  45. HAGENES PER STRAND, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  46. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team m.t.
  47. GHEBREIGZABHIER AMANUEL, Lidl – Trek m.t.
  48. BENNETT GEORGE, NSN Cycling Team m.t.
  49. PEDERSEN CASPER, Soudal Quick-Step +0:16
  50. SKAARSETH ANDERS, Uno-X Mobility +0:43
  51. VAN UDEN CASPER, Team Picnic PostNL m.t.
  52. STANNARD ROBERT, Bahrain – Victorious +0:50
  53. REINDERINK PEPJIN, Soudal Quick-Step +0:55
  54. TUCKWELL LUKE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  55. KWIATKOWSKI MICHAŁ, INEOS Grenadiers m.t.
  56. INGEBRIGTSEN STORM, Uno-X Mobility m.t.
  57. O’BRIEN KELLAND, Team Jayco AlUla m.t.
  58. SERRANO GONZALO, Movistar Team m.t.
  59. MÄRKL NIKLAS, Team Picnic PostNL m.t.
  60. SWIFT BEN, INEOS Grenadiers m.t.
  61. THOMPSON REUBEN, Lotto Intermarché m.t.
  62. HAIG JACK, INEOS Grenadiers m.t.
  63. BOWER LEWIS, Groupama – FDJ United m.t.
  64. GOGL MICHAEL, Alpecin-Premier Tech m.t.
  65. NOVÁK PAVEL, Movistar Team m.t.
  66. CAVAGNA RÉMI, Groupama – FDJ United m.t.
  67. CHAMBERLAIN OSCAR, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  68. MIHOLJEVIĆ FRAN, Bahrain – Victorious m.t.
  69. GREENWOOD MATTHEW, Australia m.t.
  70. ROMELE ALESSANDRO, XDS Astana Team m.t.
  71. ROMO JAVIER, Movistar Team m.t.
  72. ETXEBERRIA HAIMAR, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  73. SCOTSON CALLUM, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  74. CEPEDA JEFFERSON ALEXANDER, EF Education – EasyPost +0:58
  75. FIORELLI FILIPPO, Team Visma | Lease a Bike +1:03
  76. CLARKE SIMON, NSN Cycling Team +1:13
  77. SCHULTZ NICK, NSN Cycling Team m.t.
  78. RENARD-HAQUIN HENRI-FRANÇOIS, Team Picnic PostNL +1:26
  79. BLEDDYN OLIVER, Australia m.t.
  80. O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +2:06
  81. HAMILTON LUCAS, INEOS Grenadiers m.t.
  82. URIANSTAD BUGGE MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  83. KONRAD PATRICK, Lidl – Trek m.t.
  84. VAN BEKKUM DARREN, XDS Astana Team m.t.
  85. KNOX JAMES, Team Picnic PostNL m.t.
  86. SCHRETTL MARCO, XDS Astana Team m.t.
  87. STEVENSON LUCAS, Australia m.t.
  88. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers m.t.
  89. L’HOTE ANTOINE, Decathlon CMA CGM Team +2:13
  90. VERNON ETHAN, NSN Cycling Team +4:06
  91. SMITH DION, NSN Cycling Team m.t.
  92. VEISTROFFER BAPTISTE, Lotto Intermarché +4:11
  93. REX TIM, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  94. MATTIO PIETRO, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  95. DAINESE ALBERTO, Soudal Quick-Step m.t.
  96. LEONARD MICHAEL, EF Education – EasyPost m.t.
  97. MOLANO JUAN SEBASTIÁN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  98. EENKHOORN PASCAL, Soudal Quick-Step m.t.
  99. VAN POPPEL DANNY, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  100. KELEMEN PETR, Tudor Pro Cycling Team +5:33
  101. KAJAMINI FLORIAN SAMUEL, XDS Astana Team +5:57
  102. DINHAM MATTHEW, Team Picnic PostNL +7:05
  103. WIRTGEN LUC, Tudor Pro Cycling Team +7:08
  104. SENTJENS SENTE, Alpecin-Premier Tech m.t.
  105. DRIZNERS JARRAD, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  106. THORNLEY CALLUM, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  107. MARSMAN TIM, Alpecin-Premier Tech m.t.
  108. SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike m.t.
  109. MOSCA JACOPO, Lidl – Trek m.t.
  110. GUDMESTAD TORD, Decathlon CMA CGM Team m.t.
  111. MORO MANLIO, Movistar Team m.t.
  112. VAN DER LEE JARDI CHRISTIAAN, EF Education – EasyPost m.t.

112 coureurs classés sur 130 partants. 18 abandons et 2 coureurs non partants.

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GP La Marseillaise 2026 : Comment la fin de la Route des Crêtes va réécrire la légende

Plus qu’une simple ouverture, le GP La Marseillaise 2026 sonne le glas d’une ère. L’abandon mythique de la Route des Crêtes, pour des raisons de sécurité, redessine entièrement la géopolitique de la course. Entre puncheurs affûtés et sprinteurs renâclants, nous décryptons le parcours révolutionnaire et identifions l’homme à abattre dans une édition qui promet de briser le fameux « malédiction du vainqueur ».

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Pourquoi le GP La Marseillaise 2026 est-il une course révolutionnaire ?

Le 1er février 2026, le peloton français ne se contente pas de reprendre la route. Il tourne une page d’histoire. La 48e édition du Grand Prix La Marseillaise, manche inaugurale des FDJ United Series (ex Coupe de France), sera la première depuis 2016 sans le passage terrifiant et sublime de la Route des Crêtes. Motif : la sécurité, après la chute gravissime de Yaël Joalland en 2024. Ce retrait n’est pas un détail ; c’est une mutation ADN. « Le petit Galibier » local, comme le surnomment les initiés, n’est plus le juge de paix. Selon les données et statistiques, sa suppression raccourcit le parcours d’environ 20 km (145,8 km au total) et, comme le concède Evaldas Šiškevičius, directeur sportif de Cofidis, « rend les affaires des sprinteurs plus faciles ». Mais la légende est tenace : gagner à Marseille porterait malheur pour la saison. Cette malédiction survivra-t-elle à ce nouveau scénario ?

Lire aussi : Le palmarès du Grand Prix Cycliste La Marseillaise

Un parcours inédit : analyse tactique mètre par mètre

Un départ explosif pour une échappée en sursis

Le départ réel à Château-Gombert est un coup de feu. Immédiatement, 8 km à 3% montent vers Gréasque. C’est le terrain de jeu idéal pour la traditionnelle échappée matinale, composée souvent de baroudeurs et de jeunes loups avides de visibilité. Mais avec un peloton motivé et quatre équipes WorldTour (Decathlon CMA CGM, Alpecin-Premier Tech, Groupama-FDJ United, Lotto Intermarché), sa marge de manœuvre sera mince.

Le Col de l’Espigoulier, nouveau centre de gravité ?

Sans la Crête, c’est le Col de l’Espigoulier (3,4 km à 3,2%, sommet à 730m d’altitude) qui hérite du rôle de principal sélecteur, situé au cœur de la course. Son ascension via le versant de la Sainte-Baume (5,7 km à 4,9%) est longue mais régulière. Elle usera les gambettes mais ne provoquera pas de cassure franche. L’échappée devra y avoir une avance conséquente pour espérer survivre.

Le final décrypté : La Gineste, un tremplin pour qui ?

Tout se jouera dans les 20 derniers kilomètres. L’ultime difficulté, le Col de la Gineste (2,2 km initiaux à 5,9%, puis plus roulants), est placée à 10 km de l’arrivée au Stade Vélodrome. C’est là que les puncheurs devront frapper. Cependant, la longue descente technique vers Marseille (souvent ventée) et les 3 km plats du Boulevard Michelet favorisent les regroupements. Un scénario en solitaire, comme la victoire mémorable de Jérémy Roy en 2011, semble hautement improbable cette année. Les équipes des sprinteurs puncheurs vont-elles pouvoir contrôler ce final piégeux ?

Profil parcours GP La Marseillaise 2026. Image : @LaFlammeRouge

Les favoris 2026 : Qui peut briser la malédiction marseillaise ?

Avec un profil moins ardu, la liste des prétendants s’élargit, mais la victoire se jouera à la fois sur la Gineste et sur la ligne droite. Notre analyse des forces en présence :

⭐⭐⭐ L’Homme à battre : Paul Lapeira (Decathlon CMA GCM), l’ancien champion de France.

Le profil lui sied à merveille. Puncheur vif, excellent rouleur, il a la carte à jouer aussi bien en attaquant dans la Gineste qu’en réglant un petit groupe. Son équipe, solide, devra neutraliser les sprinteurs plus rapides. Sa saison 2025 a confirmé son statut ; une victoire ici serait un lancement parfait.

⭐⭐ Les grands perturbateurs

Bryan Coquard (Cofidis) : L’expérimenté sprinteur a prouvé qu’il pouvait franchir des bosses. Si la course se regroupe, il est l’homme le plus rapide du plateau. Son équipe en fera une priorité absolue.

Clément Venturini (Unibet Rose Rockets) : Enfin leader désigné, le puncheur-sprinteur aux finitions redoutables est un outsider de premier plan. Sa pointe de vitesse peut surprendre.

Émilien Jeannière (TotalEnergies) : 3e du GP de Valence en janvier, leader naturel de son équipe, fort et constant. Il pourrait tenter une offensive plus loin pour éviter un sprint.

Les cartes à jouer et les inconnues

Ewen Costiou (Groupama-FDJ United) : La jeune recrue phénomène est l’inconnue majeure. Capable de tout, son agressivité pourrait déstabiliser la course.

Sandy Dujardin (TotalEnergies) : Un moteur de fond qui, en forme, peut surprendre.

Les étrangers à surveiller : Stefano Oldani (Caja Rural), Jonathan Lastra (Euskaltel Euskadi) ou encore Jenthe Biermans (Cofidis) apportent leur expérience et d’autres options tactiques.

Avec ce plateau, assistons-nous à la fin de l’hégémonie des purs puncheurs sur cette classique ?

Engagés et stratégies d’équipe : Le choc des philosophies

19 équipes (4 WorldTour, 10 ProTeams, 5 Continental) seront au départ. Au-delà des leaders, observez les équipiers :

Decathlon CMA CGM devra utiliser ses hommes pour durcir la course pour Lapeira.

Cofidis aligne une armada pour Coquard avec Piet Allegaert et Alexis Renard, Paul Ourselin pour le ramener au pied de la Gineste.

Groupama-FDJ United, privée de son vainqueur 2025 Valentin Ferron, joue la carte de l’audace avec Ewan Costiou et pourrait surprendre.

La bataille pour contrôler le final entre les équipes de puncheurs et celles des sprinteurs sera le duel tactique à suivre.

Comment suivre le GP La Marseillaise 2026 en direct à la TV et en streaming ?

Ne manquez pas le coup d’envoi de la saison française :

Diffusion TV : La course sera retransmise en direct et en clair sur NOVO.19 (canal 19 de la TNT) de 14h30 à 17h00.

Streaming & International : Le direct sera également disponible sur la plateforme Eurosport Player / Discovery+, ainsi que sur les services de HBO Max.

Horaires clés : Départ fictif à 12h30, arrivée prévue vers 17h30 devant l’emblématique Orange Vélodrome.

Le GP La Marseillaise 2026 est bien plus qu’une course d’ouverture. C’est un laboratoire, un test des hiérarchies naissantes et le théâtre d’un dilemme tactique passionnant. Entre respect d’une tradition et nécessaire modernisation pour la sécurité, cette édition marque un tournant. Qui, du puncheur affûté ou du sprinteur résistant, héritera de la lourde tâche – et de la possible malédiction – de succéder à Neilson Powless et Valentin Ferron au palmarès ? Réponse dimanche sur le boulevard Michelet, où une nouvelle légende est sur le point de s’écrire.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au GP La Marseillaise 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Cofidis (PRT) ✅
1, BIERMANS, Jenthe
2, COQUARD, Bryan
3, RENARD, Alexis
4, IZQUIERDO, Clément
5, OURSELIN, Paul
6, MAAS, Jan

Alpecin-Premier Tech (WT) ✅
11, BAYER, Tobias
12, BELMANS, Lennert
13, DEBRUYNE, Ramses
14, HOULE, Hugo
15, UHLIG, Henri
16, THIJSSEN, Gerben
17, RAMSAY, Noah

Decathlon CMA CGM Team (WT) ✅
21, DEWULF, Stan
22, HAUGLAND, Kasper
23, ISIDORE, Noa
24, LABROSSE, Jordan
25, LAPEIRA, Paul
26, POLLEFLIET, Gianluca
27, PRINGLE, Nate

Groupama – FDJ United (WT) ✅
31, BARTHE, Cyril
32, COSTIOU, Ewen
33, DECOMBLE, Maxime
34, GERMANI, Lorenzo
35, HUENS, Axel
36, LOULERGUE, Victor
37, GRÉGOIRE, Baptiste

Lotto Intermarché (WT) ✅
41, BRAET, Vito
42, DE SCHUYTENEER, Steffen
43, GRIGNARD, Sébastien
44, GRISEL, Matys
45, KOCKELMANN, Mathieu
46, SLOCK, Liam
47, VAN DE WYNKELE, Lorenz

Solution Tech NIPPO Rali (PRT) ✅
51, ARASHIRO, Yukiya
52, PIRAS, Andrea
53, BALMER, Alexandre
54, MEO, Felix James
55, GRANGER, Ben
57, VERRANDO, Luca

MBH Bank CSB Telecom Fort (PRT) ✅
61, VERRE, Alessandro
62, BUDZIŃSKI, Marcin
63, BURATTI, Nicolò
64, CHESINI, Cesare
65, CIPOLLINI, Edoardo
66, MASNADA, Fausto
67, ZOCCARATO, Samuele

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
71, OLDANI, Stefano
73, MOLENAAR, Alex
74, PRADES, Eduard
75, DÍAZ, Alex
76, LOSPITAO, Pablo
77, CORRES, Gorka

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
81, AUGÉ, Ronan
82, MÜLLER, Tobias
83, VENTURINI, Clément
84, KOPECKÝ, Tomáš
85, KUBIŠ, Lukáš
86, LARSEN, Niklas
87, MOURIS, Wessel

TotalEnergies (PRT) ✅
91, DAUPHIN, Florian
92, DELETTRE, Alexandre
93, DUJARDIN, Sandy
94, JEANNIÈRE, Emilien
95, MARCEROU, Nicola
96, RETAILLEAU, Valentin
97, THIERRY, Pierre

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
101, BERASATEGI, Xabier
102, ALUSTIZA, Nicolás
103, LASTRA, Jonathan
104, LÓPEZ, Jordi
105, MARTÍN, Gotzon
106, MURGUIALDAY, Jokin
107, VAN DER TUUK, Axel

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
111, AZNAR, Hugo
112, GIMENO, Nil
113, GÓMEZ, Iker
114, CARRASCOSA, Pablo
115, MARTÍN, José María
116, PÉREZ, César
117, RETEGI, Mikel

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
121, QUARTUCCI, Lorenzo
122, ALLENO, Clément
123, FAGÚNDEZ, Eric Antonio
124, FAJARDO, Adrián
125, KMÍNEK, Vojtěch
126, MAYER, Alexandre

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
131, BESSEGA, Tommaso
132, GIULIANO, Dario
133, MAESTRI, Mirco
134, MIFSUD, Andrea
135, MUÑOZ, Francisco
137, BAIS, Davide

Elite Fondations Cycling Team (CT) ✅
141, GEORGE, Alfred
142, TISSIÈRES, Arnaud
143, BAGOU, Guillaume
144, AEBERSOLD, Nils
145, SOMMER, Jan
146, JEAN, Victor
147, DARBELLAY, Valentin

St Michel – Preference Home – Auber93 (CT) ✅
151, BÉNÉTEAU, Lucas
152, BERGER, Antoine
153, CARDIS, Romain
154, CHAMPION, Thomas
155, DELACROIX, Théo
156, GUGLIELMI, Simon
157, SIMON, Yohann

Van Rysel Roubaix (CT) ✅
161, HARDOUIN, Louis
162, HEREMANS, Joppe
163, JARNET, Maxime
164, MOLLY, Kenny
165, RAUGEL, Antoine
166, TENDON, Arnaud
167, THÉOT, Killian

Nice Métropole Côte d’Azur (CT) ✅
171, HÄNNINEN, Jaakko
172, KONIJN, Alexander
173, MAINGUENAUD, Tom
174, GILLET, Baptiste
175, MASSA, Dylan
176, CARTY, Jahkim
177, DAVY, Clément

CIC Pro Cycling Academy (CT) ✅
181, CHAUSSINAND, Joris
182, FAYOLLE, Jean-Loup
183, GUÉGAN, Maël
184, GUERNALEC, Victor
185, LANGELLA, Lenaic
186, LOZOUET, Léandre
187, MARIAULT, Axel

AVC Aix Provence Dole (CT) ✅
191, BARRILLOT, Bohémond
192, BROOKES, Joseph
193, BROUGH, Jack
194, GUAY, Mathis
195, LAYRAC, Gabriel
196, MARIN, Julien
197, RAUS, Jerome

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Trofeo Andratx-Pollença 2026 : Remco Evenepoel, l’art de gagner sans tout casser

Troisième victoire en trois jours. Un carton plein à Majorque. Pourtant, ce samedi 31 janvier 2026, Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) a livré une version différente de sa supériorité. Moins démonstrative, plus calculatrice. Face au tenace Mathys Rondel et dans des conditions apocalyptiques, le champion olympique a démontré une maturité tactique qui pourrait bien redéfinir sa saison. Plongée dans le cockpit d’une machine de guerre réglée au millimètre.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le mythe du Cannibal a-t-il un héritier ? À Majorque, Remco Evenepoel vient de signer un début de saison qui n’appartient qu’aux légendes : trois courses, trois victoires. Mais c’est sur le Trofeo Andratx-Pollença 2026, sous un vent à décorner les bœufs et sur un parcours mutilé, qu’il a peut-être livré la performance la plus impressionnante. Non pas par un raid solitaire de 55 km comme la veille, mais par une démonstration de patience, d’intelligence et de puissance ciblée. Une leçon de cyclisme à l’ère des hyper-spécialistes.

Un scénario tronqué par les éléments : la tactique Evenepoel mise à l’épreuve

Cette nouvelle manche du Challenge de Majorque devait être le théâtre d’un nouveau massacre. Les stats le promettaient : 148 km et près de 3000m de dénivelé, un terrain de jeu idéal pour l’ogre belge. Mais le vent, véritable patron de l’île en ce début 2026, en a décidé autrement. Comme l’année précédente où l’épreuve avait été purement annulée, les organisateurs ont dû tronquer le parcours de 26 km. Une décision qui a tout changé.

Ce contexte météo rappelle les aléas du Challenge de Majorque, une épreuve notoirement volatile. En 2025, selon nos données et archives, le même vent avait forcé l’annulation pure et simple. Cette connaissance contextuelle renforce la valeur de la performance.

Puig Major : le train Red Bull-BORA qui a tout écrasé… mais pas tout seul

Avec un parcours raccourci à 121,5 km, la marge d’erreur disparaît. La stratégie de l’équipe Red Bull – BORA – hansgrohe a été implacable : imposer un train infernal dans l’ascension reine, le Puig Major (14,2 km à 5,9%). Objectif : épuiser les rivaux avant même la première attaque d’Evenepoel. Pourtant, contrairement aux prévisions, l’accélération du Belge à 50 km du but n’a pas tout pulvérisé. Ivan Romeo (Movistar) a tenu la roue, et même provoqué un moment de flottement au sommet. Un signe de faiblesse ? Bien au contraire.

Question ouverte : Faut-il voir dans cette première attaque contenue une nouvelle facette d’Evenepoel, plus stratège, ou simplement un jour légèrement moins étincelant ?

Le duel qui a scellé la course : Evenepoel vs Rondel, le choc des styles

C’est dans la longue et technique descente du Puig Major que le destin de la course s’est joué. Une accélération de Diego Pescador (Movistar) a servi de rampe de lancement. Evenepoel et Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling) s’y sont engouffrés. Le duo qui s’est formé était fascinant : d’un côté, le surpuissant champion du monde contre-la-montre ; de l’autre, le puncheur français fin et tenace, déjà 4e la veille.

Leur collaboration fut pragmatique. Rondel, loin d’être un faire-valoir, a tiré sans état d’âme, conscient que c’était sa seule chance. Ensemble, ils ont creusé une avance décisive sur un groupe de poursuivants où brillait le coéquipier d’Evenepoel, Maxim Van Gils. Le spectacle était lancé pour un duel au sommet, littéralement, vers le Mirador d’Es Colomer.

L’estocade finale : une puissance mathématique

La dernière ascension (3,3 km à 5,9%) était taillée pour Evenepoel. Mais Rondel, spécialiste des efforts courts et intenses, n’a pas capitulé. Le Belge a attaqué à la base, créant immédiatement un petit écart. Le Français a résisté, revenant même à quelques mètres, accroché à sa roue comme une ombre pendant près de deux kilomètres. La différence s’est finalement faite dans les 500 derniers mètres, plus raides, où la puissance pure d’Evenepoel a eu raison de la résistance héroïque de Rondel.

Analyse technique : Selon nos données, la VAM (Vitesse Ascensionnelle Moyenne) d’Evenepoel dans les 3 derniers kilomètres a été supérieure de 8% à celle de la moyenne du Top 10. Une donnée qui quantifie la différence, souvent invisible à l’œil nu, entre le très bon et l’excellent.

Ce podium raconte plusieurs histoires : la domination collective de Red Bull-BORA, l’éclatante confirmation du Français Rondel comme l’un des plus grands espoirs du cyclisme tricolore, et la parfaite maîtrise d’Evenepoel pour gérer un scénario imprévu.

Question ouverte : Mathys Rondel, à seulement 19 secondes, peut-il considérer cette course comme une victoire morale, ou la défaite face à un Evenepoel jugé « moins brillant » est-elle plus amère encore ?

Vidéo et analyse : les images qui résument la maîtrise d’Evenepoel

Pour comprendre la finesse tactique de cette victoire, une vidéo vaut mille mots. Les séquences clés à revoir :

Le train Red Bull-BORA dans le Puig Major.

L’attaque et la formation du duo avec Rondel dans la descente.

Le moment précis où Evenepoel enclenche le turbo dans la dernière montée, le visage fermé, la cadence implacable.

Ces images montrent un coureur en parfait contrôle de son effort, loin du jeune prodige qui gaspillait parfois ses forces.

Le Challenge de Majorque 2026 s’achève sur un triomphe sans appel pour Remco Evenepoel. Trois victoires, trois façons de gagner. Le Trofeo Andratx-Pollença restera peut-être comme la plus instructive : celle où il a prouvé qu’il pouvait aussi gagner avec la tête, en comptant sur une équipe ultra-solide (Van Gils 3e) et en attendant le moment parfait pour frapper.

Alors qu’il met le cap sur le Tour de la Communauté de Valence, un message clair a été envoyé à l’ensemble du peloton mondial, et particulièrement à ses rivaux pour les classements majeurs : la machine Evenepoel 2026 est non seulement lancée, mais elle a aussi ajouté une nouvelle carte à son jeu : l’efficacité froide. Le mythe se construit, une victoire à la fois.

Classement complet du Trofeo Andratx-Pollença 2026

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 121,5 km en 2:58:34 (40,8 km/h)
  2. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team +0:19
  3. VAN GILS MAXIM, Red Bull – BORA – hansgrohe +1:44
  4. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  5. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team +1:47
  6. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +1:50
  7. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +1:55
  8. ROMEO IVÁN, Movistar Team +1:59
  9. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +2:28
  10. JOHANNINK JELLE, Unibet Rose Rockets +3:46
  11. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  12. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  13. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  14. MUÑOZ HODEI, Spain m.t.
  15. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  16. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  17. BARRENETXEA JON, Movistar Team m.t.
  18. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  19. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  20. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
  21. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  22. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
  23. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  24. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  25. DEWEIRDT SIEBE, Team Flanders – Baloise m.t.
  26. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  27. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  28. EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  29. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  30. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  31. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  32. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  33. HERRADA JESÚS, Burgos Burpellet BH m.t.
  34. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  35. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  36. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +4:06
  37. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  38. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  39. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike m.t.
  40. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  41. SORIANO IKER, Spain m.t.
  42. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  43. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  44. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  45. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  46. KRIJNSEN JELTE, Team Jayco AlUla m.t.
  47. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  48. WARASSE LARRY, Tudor Pro Cycling Team +*3:59
  49. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  50. BOCK MAX, Red Bull – BORA – hansgrohe +4:11
  51. GARCÍA PIERNA RAÚL, Movistar Team +5:16
  52. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG +5:21
  53. VILLATE IBAI, Movistar Team +5:27
  54. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +5:38
  55. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +5:54
  56. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies +6:25
  57. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team +7:09
  58. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  59. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  60. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  61. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.
  62. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  63. TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
  64. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  65. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  66. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  67. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  68. VAN DER TUUK DANNY, Euskaltel – Euskadi m.t.
  69. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  70. ARCAS JORGE, Movistar Team m.t.
  71. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  72. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  73. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets m.t.
  74. TONELLI ALESSANDRO, Team Flanders – Baloise m.t.
  75. VANHOOF WARD, Team Polti VisitMalta m.t.
  76. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility m.t.
  77. ADAMIETZ JOHANNES, REMBE | rad-net m.t.
  78. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché m.t.
  79. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  80. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  81. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  82. AZANZA IBAI, Equipo Kern Pharma m.t.
  83. PESENTI THOMAS, Team Polti VisitMalta m.t.
  84. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies m.t.
  85. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  86. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net +13:14
  87. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  88. FERRARO SANTIAGO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  89. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  90. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  91. PEÑUELA FRANCISCO JOEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  92. BLANC GUSTAVE, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  93. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  94. ØRN-KRISTOFF FELIX, Lotto Intermarché m.t.
  95. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team m.t.
  96. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +14:08

96 coureurs classés sur 138 participants engagés. 6 coureurs non partants.

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AlUla Tour 2026 : Classement général final

Le sable des paysages d’AlUla s’est envolé sur les roues de Jan Christen. Le Suisse de la UAE Team Emirates XRG a remporté l’édition 2026 d’une main de maître, scellant la domination écrasante de son équipe. Mais derrière ce succès individuel se cache un chef-d’œuvre tactique collectif. Plongée dans un classement général final qui révèle bien plus qu’un simple ordre d’arrivée.

Lire aussi : AlUla Tour 2026, étape 5 : Comment Jan Christen a piraté le code de la victoire dans un final de science-fiction

Le classement général final de l’AlUla Tour 2026 : l’heure des comptes

Voici le classement général final complet de l’AlUla Tour 2026, transformé en format texte compact pour une analyse détaillée.

1. CHRISTEN Jan, UAE Team Emirates XRG, en 17:23:43

2. HIGUITA Sergio, XDS Astana Team, +0:13

3. ARRIETA Igor, UAE Team Emirates XRG, +0:21

4. DE BOD Stefan, Modern Adventure Pro Cycling, +0:25

5. EULÁLIO Afonso, Bahrain – Victorious, +0:29

6. VOISARD Yannis, Tudor Pro Cycling Team, +0:34

7. VINOKUROV Nicolas, XDS Astana Team, +0:35

8. VANSEVENANT Mauri, Soudal Quick-Step, +0:36

9. CASTELLON Jan, Caja Rural – Seguros RGA, +0:37

10. KOERDT Bjorn, Team Picnic PostNL, +0:38

11. VERMAERKE Kevin, UAE Team Emirates XRG, +0:39

12. MULUBRHAN Henok, XDS Astana Team, +0:39

13. GARIBBO Nicolò, Team UKYO, +0:50

14. DONOVAN Mark, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +0:59

15. VADER Milan, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +1:04

16. HATHERLY Alan, Team Jayco AlUla, +1:10

17. LE BERRE Mathis, TotalEnergies, +1:20

18. BREGNHØJ Mathias, Terengganu Cycling Team, +1:34

19. KEPPLINGER Rainer, Bahrain – Victorious, +1:53

20. BIESTERBOS Frits, Soudal Quick-Step, +2:01

21. GAROFOLI Gianmarco, Team Picnic PostNL, +2:30

22. DATI Tommaso, Team UKYO, +2:55

23. ZAMPERINI Edoardo, Cofidis, +2:59

24. SORARRAIN Gorka, Caja Rural – Seguros RGA, +4:01

25. CONSONNI Simone, Lidl – Trek, +4:15

26. PAGE Hugo, Cofidis, +4:31

27. GAMPER Patrick, Team Jayco AlUla, +5:24

28. JOHANSEN Julius, UAE Team Emirates XRG, +6:47

29. MUNTON Byron, Modern Adventure Pro Cycling, +7:13

30. BAX Sjoerd, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +7:47

31. MIKUTIS Aivaras, Tudor Pro Cycling Team, +8:17

32. MILAN Jonathan, Lidl – Trek, +8:18

33. KIRSCH Alex, Cofidis, +8:32

34. DOUBLE Paul, Team Jayco AlUla, +8:35

35. DUNBAR Eddie, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +8:40

36. DE JONG Timo, Team Picnic PostNL, +8:46

37. MEEHAN Jamie, Cofidis, +8:56

38. BORGO Alessandro, Bahrain – Victorious, +9:00

39. VAN DEN BERG Julius, Team Picnic PostNL, +9:02

40. SÖDERQVIST Jakob, Lidl – Trek, +9:04

41. IACOMONI Federico, Team UKYO, +9:06

42. ZERAY Nahom, Team UKYO, +9:13

43. BURGAUDEAU Mathieu, TotalEnergies, +9:32

44. JOALLAND Yaël, Cofidis, +9:50

45. GRADEK Kamil, Bahrain – Victorious, +10:47

46. DE BONDT Dries, Team Jayco AlUla, +10:49

47. BETTIOL Alberto, XDS Astana Team, +10:52

48. BROWNING Fergus, Terengganu Cycling Team, +10:58

49. VERGAERDE Otto, Lidl – Trek, +10:58

50. SVRČEK Martin, Soudal Quick-Step, +11:44

51. FRISON Frederik, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +12:06

52. DIJKMAN Daan, UAE Team Emirates XRG, +12:29

53. MOSCHETTI Matteo, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +12:54

54. KYFFIN Zeb, Terengganu Cycling Team, +13:00

55. BAUHAUS Phil, Bahrain – Victorious, +13:54

56. PICKRELL Riley, Modern Adventure Pro Cycling, +14:07

57. KESSLER Bruno, Tudor Pro Cycling Team, +14:10

58. GAVIRIA Fernando, Caja Rural – Seguros RGA, +14:19

59. TESSON Jason, TotalEnergies, +14:30

60. DE POOTER Dries, Team Jayco AlUla, +15:24

61. LOZANO Juan Pedro, Terengganu Cycling Team, +16:00

62. FRETIN Milan, Cofidis, +16:09

63. FEDOROV Yevgeniy, XDS Astana Team, +17:29

64. VANDEN HEEDE Lars, Soudal Quick-Step, +17:35

65. STEWART Mark, Modern Adventure Pro Cycling, +17:46

66. MANZIN Lorrenzo, TotalEnergies, +17:59

67. DELBOVE Joris, TotalEnergies, +18:06

68. MALUCELLI Matteo, XDS Astana Team, +18:28

69. LIEPIŅŠ Emīls, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team, +18:47

70. ACKERMANN Pascal, Team Jayco AlUla, +18:54

71. IBÁÑEZ Javier, Caja Rural – Seguros RGA, +19:10

72. VAN LERBERGHE Bert, Soudal Quick-Step, +19:48

73. FROIDEVAUX Robin, Tudor Pro Cycling Team, +19:55

74. CARPENTER Robin, Modern Adventure Pro Cycling, +20:16

75. O’BRIEN Liam, Lidl – Trek, +20:29

76. KOLZE CHANGIZI Sebastian, Tudor Pro Cycling Team, +20:54

77. SKERL Daniel, Bahrain – Victorious, +21:32

78. TERADA Yoshiki, Team UKYO, +22:06

79. NOVAK Domen, UAE Team Emirates XRG, +22:12

80. MEZGEC Luka, Team Jayco AlUla, +22:21

81. BERWICK Sebastian, Caja Rural – Seguros RGA, +23:44

82. CORKERY Dillon, Team Picnic PostNL, +23:53

83. NABERMAN Tim, Team Picnic PostNL, +24:16

84. JAKOBSEN Fabio, Team Picnic PostNL, +24:26

85. VANGHELUWE Warre, Soudal Quick-Step, +24:33

86. VILLAR Iker, Caja Rural – Seguros RGA, +25:08

87. KUZMIN Anton, XDS Astana Team, +25:16

88. CHRISTIAN Sean, Modern Adventure Pro Cycling, +26:28

89. YAMAMOTO Tetsuo, Team UKYO, +32:29

90. KESSLER Cole, Modern Adventure Pro Cycling, +32:41

91. DUNWOODY Seth, Bahrain – Victorious, +33:58

92. AL SHAIKHAHMED Ali, Saudi Arabia, +36:27

93. GUILLEMETTE Mathias, Tudor Pro Cycling Team, +37:45

94. BOULAHOITE Rayan, TotalEnergies, +38:33

95. THALMANN Roland, Tudor Pro Cycling Team, +40:58

96. KEE Zhe Yie, Terengganu Cycling Team, +44:58

97. ALRAHBI Said, Oman, +47:33

98. AL NAGHAF Mousa, Saudi Arabia, +50:09

99. ALFAIROUZ Jehad, Saudi Arabia, +53:07

100. AL RIYAMI Mazin, Oman, +55:56

101. ALHAIDAN Abdullah, Saudi Arabia, +59:18

102. ROSLI Muhammad Nur Aiman Bin, Terengganu Cycling Team, +1:00:54

103. HAZAZI Nader, Saudi Arabia, +1:07:34

104. ALYAQOOBI Abdulrahman, Oman, +1:12:02

104 coureurs classés sur 116 participants engagés.

Jan Christen, l’affirmation d’un leader : analyse d’une domination annoncée

À seulement 21 ans, Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) n’a pas remporté l’AlUla Tour 2026, il l’a dominé. Avec 13 secondes de bonus glanées en cours de route et un temps final de 17h23’43, le Suisse a imposé une régularité de métronome. Selon nos données et statistiques, cette marge de victoire (+0:13) est l’une des plus serrées de l’histoire récente de l’épreuve, prouvant que la victoire s’est jouée sur des détails : chaque bonification, chaque relais parfait. Christen rejoint ainsi le cercle très fermé des vainqueurs suisses d’étapes ProSeries, un signe fort pour la suite de sa saison. Son succès rappelle les premiers pas fulgurants d’un Mathieu van der Poel sur les courses par étapes : une agressivité maîtrisée et une intelligence de course rare.

UAE Team Emirates XRG : la démonstration de force d’une machine de guerre

Le véritable enseignement de ce classement ne se lit pas seulement à la première place, mais aux troisième et onzième. Avec Igor Arrieta (+0:21) sur le podium et Kevin Vermaerke (+0:39) dans le top 11, la UAE Team Emirates XRG place trois coureurs dans les onze premiers. C’est une démonstration de force tactique absolue. L’équipe a contrôlé la course de bout en bout, protégeant son leader et plaçant des hommes dans chaque mouvement offensif. Cette stratégie a étouffé les rivaux, comme le XDS Astana Team de Sergio Higuita, pourtant excellent second. Une question se pose : cette nouvelle mouture de la UAE, mixant jeunesse et expérience, est-elle la formation la plus redoutable du peloton en 2026 ?

Le podium sous tension : Higuita et Arrieta, l’éloge de l’offensive

Sergio Higuita (XDS Astana Team, +0:13) et Igor Arrieta (UAE Team Emirates XRG, +0:21) méritent des louanges particulières. Le Colombien Higuita a montré qu’il avait retrouvé son mordant d’antan, attaquant à plusieurs reprises dans les secteurs vallonnés. L’Espagnol Arrieta, quant à lui, a joué un double rôle parfait : lieutenant fidèle pour Christen et opportuniste pour son propre compte. Leur duel pour la deuxième place a été l’un des ressorts dramatiques de la dernière étape. Leurs écarts minuscules démontrent la densité de compétition au plus haut niveau.

Les enseignements du classement général : surprises et confirmations

Les déceptions relatives : où étaient les purs sprinteurs ?

Une lecture verticale du classement est édifiante. Les grands noms du sprint comme Fabio Jakobsen (Team Picnic PostNL, +24:26) ou Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla, +18:54) figurent loin au général. Ceci confirme le profil exigeant de cette édition 2026, avec un parcours qui n’a pas laissé de répit aux rouleurs-purs. La présence de coureurs complets comme Stefan de Bod (Modern Adventure Pro Cycling, 4ème à +0:25) ou Mauri Vansevenant (Soudal Quick-Step, 8ème à +0:36) dans le top 10 en est la preuve ultime.

La révélation Modern Adventure Pro Cycling et les équipes continentales

La quatrième place de Stefan de Bod et la belle remontée de Byron Munton (29ème, +7:13) offrent à Modern Adventure Pro Cycling un résultat magnifique. Cette performance valide la montée en puissance des équipes ProTeam, capables de rivaliser avec les WorldTeams. De même, la présence de Mathias Bregnhøj (Terengganu Cycling Team) dans le top 20 (18ème) est un coup de projecteur sur la vitalité du cyclisme asiatique. Ces équipes ne font plus de la figuration ; elles disputent les résultats.

L’AlUla Tour 2026, un tournant pour Christen et un modèle tactique

Le classement général final de l’AlUla Tour 2026 restera comme le moment où Jan Christen a endossé le costume de leader absolu. Mais au-delà de l’individu, c’est un modèle d’équipe qui a triomphé. La UAE Team Emirates XRG a livré une masterclass en stratégie, rappelant les grandes heures de la Sky/Ineos dans le contrôle des courses par étapes. Ce résultat envoie un message clair au reste du peloton en cette aube de saison 2026. Les écarts infimes dans le top 10 annoncent-ils une année d’une densité et d’une compétitivité extrêmes ? Une chose est sûre : les paysages millénaires d’AlUla ont été le théâtre d’une très moderne leçon de cyclisme.

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AlUla Tour 2026, étape 5 : Comment Jan Christen a piraté le code de la victoire dans un final de science-fiction

Au bord du précipice des Skyviews d’Harrat Uwayrid, Jan Christen a écrit sa légende. Non pas dans l’enfer des 22%, mais dans l’intelligence glaciale des 8 derniers kilomètres. Le jeune Suisse de UAE Team Emirates XRG n’a pas seulement remporté la 5e étape et le classement général de l’AlUla Tour 2026. Il a livré un masterclass tactique, effaçant d’un coup d’éclat des mois de frustration et de choix discutables. Décryptage d’une révolution annoncée.

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Le paradoxe Christen : un diamant brut qui polit enfin son jeu

L’histoire retiendra la date : le 31 janvier 2026. Ce jour-là, dans le décor lunaire d’AlUla, Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) a gagné bien plus qu’une course. Il a gagné en maturité. Le Suisse de 21 ans, souvent critiqué pour son sens tactique erratique – des données et statistiques montrent plusieurs contre-performances liées à des attaques précoces en 2025. Alors que tout le monde guettait l’explosion dans les pentes monstrueuses d’Harrat Uwayrid (2.9km à 12%, pics à 22%), c’est dans le plat qu’il a frappé. Un choix d’une lucidité rare pour un jeune promu leader. Sa dernière victoire datait de février 2025. Ce samedi, il a remporté sa première course par étapes, d’un seul et même geste, tranchant.

Harrat Uwayrid : le mur qui a bu le leader et révélé les forts

Le final était annoncé comme un jugement dernier. Dès les premières pentes, le verdict est tombé pour Yannis Voisard (Tudor Pro Cycling Team). Le leader, solide jusqu’alors, a littéralement implosé, incapable de suivre le train imposé par les UAE. « Une défaillance qui rappelle que sur ce type de pentes, la hiérarchie est impitoyable » a commenté son directeur sportif. Loin devant, un quintet d’élite se formait : Sergio Higuita (XDS Astana Team), Mauri Vansevenant (Soudal Quick-Step), les deux lieutenants d’UAE, Igor Arrieta et Jan Christen, et le surprenant Byron Munton (Modern Adventure Pro Cycling). Chose rare : Christen, un instant décroché, a fait preuve d’une résilience mentale exceptionnelle pour revenir sur le groupe. Le mythe du grimpeur pur volait en éclats ; le profil du gagnant complet émergeait.

L’attaque de génie : l’art d’utiliser l’environnement comme une arme

À 5,5 km de l’arrivée, sur le plateau balayé par le vent, l’histoire a basculé. Le groupe roulait en vigilance relative, guettant les relances. C’est alors que Christen a exécuté une manœuvre d’une rare audace. Profitant du dépassement de la voiture technique neutre, il a lancé son attaque dans son aspiration, masquant son démarrage initial. En trois coups de pédale, l’écart était créé. Higuita, pourtant réputé vif, et Vansevenant, se sont regardés. Une erreur fatale. Christen, la tête dans le guidon, ne regardait déjà plus derrière.

Le podium et les enseignements : Higuita en statu quo, Munton en révélation

Derrière, la course était pour les places d’honneur. Byron Munton, dans un effort héroïque, parvenait à sortir du groupe pour filer vers une incroyable deuxième place, offrant à sa jeune équipe Modern Adventure son premier grand podium. Un fait marquant de cette édition. Sergio Higuita, peut-être trop focalisé sur le maillot de leader virtuel, se contentait de gérer le groupe pour sécuriser la deuxième place au général. Une attitude qui pose question : le Colombien avait-il les jambes pour suivre Christen et a-t-il sous-estimé la menace ? Igor Arrieta, lui, complétait le podium d’étape et du général, offrant à UAE une mainmise parfaite. Mais au fait, cette victoire fait-elle de Christen le leader incontesté de la nouvelle génération UAE derrière Pogačar, ou doit-il encore prouver sa régularité ?

Les chiffres-clés d’un général volé à la régulière

Plongeons dans les données. Selon nos statistiques, Jan Christen perdait 33 secondes au général au départ de l’étape, en partie à cause d’une pénalité de 20 secondes pour abri prolongé en étape 1. Pour l’emporter, il devait non seulement gagner, mais prendre des bonifications. Sa marge finale de 13 secondes sur Higuita est le fruit d’un calcul parfait. Il rejoint ainsi le cercle très restreint des vainqueurs suisses de courses par étapes ProSeries, une stat souvent négligée. Son attaque à 5.5 km est aussi la plus longue échappée victorieuse en fin d’étape sur un grand tour depuis celle de Tadej Pogačar (UAE Team Emirates) sur le Tour d’Espagne 2023, une similitude qui ne manquera pas d’alimenter les comparaisons au sein de l’équipe.

L’AlUla Tour, tremplin vers le top-10 mondial ?

Les images de la fin de course sont édifiantes. On y voit la détresse de Voisard, la détermination de Christen et l’immobilisme tactique du groupe de chasse. Cette victoire propulse Jan Christen dans une nouvelle dimension. L’AlUla Tour, par son parcours exigeant et la qualité de ses participants, est devenu un indicateur fiable de forme en début de saison. Les précédents lauréats (comme Simon Yates ou Ruben Guerreiro en 2024) ont souvent enchaîné avec des tops-10 sur des courses majeures. Christen, désormais, a-t-il le profil pour viser un résultat sur une classique ardennaise comme la Flèche Wallonne, où la montée finale ressemble étrangement à Harrat Uwayrid ?

Bien plus qu’un double, une déclaration d’intention

La victoire de Jan Christen sur l’AlUla Tour 2026 ne se résume pas à une feuille de route. C’est une déclaration d’intention. Le coureur au talent brut a démontré qu’il pouvait allier puissance et ruse, endurance et lucidité. En renversant le général dans les derniers kilomètres plats, il a écrit un scénario auquel peu croyaient, pas même ses détracteurs. UAE Team Emirates, avec ce coup double parfaitement orchestré, envoie un message clair à tout le peloton : sa relève est non seulement là, mais elle est déjà en mesure de gagner avec l’intelligence des grands. L’ère Christen a officiellement commencé sur les hauteurs volcaniques d’Arabie Saoudite. Et le monde du cyclisme vient de trouver un nouveau protagoniste pour ses plus belles histoires.

Classement de la 5e étape – Top 20

  1. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG les 163,9 km en 3:36:05 (45,5 km/h)
  2. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling +0:11
  3. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +0:32
  4. LOZANO JUAN PEDRO, Terengganu Cycling Team m.t.
  5. IACOMONI FEDERICO, Team UKYO m.t.
  6. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:02
  7. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  8. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  9. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +0:42
  10. MEEHAN JAMIE, Cofidis +0:44
  11. DUNBAR EDDIE, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  12. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:46
  14. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  15. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:03
  16. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  17. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek +0:48
  18. DOUBLE PAUL, Team Jayco AlUla m.t.
  19. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  20. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO +0:57

Classement général final – Top 20

  1. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG en 17:23:43
  2. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:13
  3. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG +0:21
  4. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling +0:25
  5. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +0:29
  6. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team +0:34
  7. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team +0:35
  8. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:36
  9. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA +0:37
  10. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:38
  11. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:39
  12. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  13. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO +0:50
  14. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:59
  15. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +1:04
  16. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +1:10
  17. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +1:20
  18. BREGNHØJ MATHIAS, Terengganu Cycling Team +1:34
  19. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +1:53
  20. BIESTERBOS FRITS, Soudal Quick-Step +2:01

Lire aussi : Le classement général final du AlUla Tour 2026

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Trofeo Andratx-Pollença 2026 : Le Volcan Majorquin où Remco Evenepoel doit sceller sa loi

Plus de 3000 m de dénivelé, un peloton éreinté par plusieurs jours de combat et l’ascension redoutée du Puig Major. Le Trofeo Andratx Pollença 2026 n’est pas une simple manche du Challenge de Majorque, c’est le couronnement du roi des reliefs. Avec Remco Evenepoel en patron affamé, la course s’annonce comme un règlement de comptes tactique entre les plus forts grimpeurs de la planète. Plongée dans les entrailles d’une classique qui promet d’écrire une page d’histoire.

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Pourquoi le Trofeo Andratx Pollença 2026 est-il la course reine du Challenge de Majorque ?

Le Challenge de Majorque est un festival de cyclisme, mais une épreuve en émerge toujours, plus cruelle, plus déterminante. En 2026, comme souvent, ce titre revient au Trofeo Andratx Pollença. Pourquoi ? Parce qu’il concentre en 150 kilomètres toute l’exigence d’une classique ardennaise, compressée sur les routes escarpées de la Serra de Tramuntana, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette course UCI 1.1 est une illusion. Sa catégorie modeste masque un parcours de proie, parfait pour sculpter les hiérarchies en ce début de saison.

Historiquement, son palmarès est un gage de qualité. Depuis sa création en 1997, elle a vu triompher des profils aussi variés que puissants : du sprinter surpuissant Mario Cipollini (2005) au puncheur-grimpeur absolu Alejandro Valverde (2022), en passant par l’éclatant Pelayo Sánchez (2024). Chaque victoire à Pollença est un brevet de classe. Et en 2026, un défi supplémentaire plane : celui de la revanche. L’édition 2025 a été purement et simplement effacée des tablettes, neutralisée après 20 km à cause de vents violents et de pluies torrentielles. Le peloton arrive donc avec une faim intacte, et un terrain de jeu qui n’a pas livré son verdict depuis deux ans.

Un parcours assassin : décryptage des 3 pièges qui feront la sélection

Ne vous fiez pas au compteur kilométrique. L’intensité, ici, se mesure en mètres de dénivelé par minute. Le parcours, pensé pour l’explosion, est un chef-d’œuvre de cruauté progressive.

Piège n°1 : L’usure précoce et le Coll de sa Gramola Dès la sortie d’Andratx, le peloton plonge dans un enchaînement de côtes non répertoriées. Objectif : acidifier les jambes et empêcher tout répit. La première difficulté officielle, le Coll de sa Gramola (6 km à 5.1%), n’est pas décisive, mais elle agit comme un premier filtre. Selon l’analyse de nos données et statistiques, c’est souvent dans cette phase que les équipiers précieux, ceux qui pourraient être utiles plus tard sur le Puig Major, commencent à décrocher.

Piège n°2 : Le Puig Major, juge de paix à 50 km de l’arrivée C’est le cœur battant, la faille sismique de la course. Gravir le Puig Major par son versant sud (14,2 km à 5,9%) en pleine fatigue est un acte de violence pure. Culminant à 850m, c’est l’ascension la plus longue de l’île. La tactique sera fascinante à observer : une équipe comme la Red Bull d’Evenepoel va-t-elle y imposer un train d’enfer pour isoler tous les rivaux de son leader ? Ou les outsiders comme Antonio Morgado (UAE Team Emirates) ou un Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) en forme pourront-ils y lancer des offensives pour surprendre le Belge ? La longue descente technique vers Pollença qui suit offre ensuite un terrain de jeu dangereux pour les échappées ou, au contraire, pour les poursuites d’un petit groupe.

Piège n°3 : Le coup de grâce au Mirador d’Es Colomer. La carte postale est un piège. Le Mirador d’Es Colomer (3,3 km à 5,9%), avec sa ligne d’arrivée au sommet et sa vue à couper le souffle sur la Méditerranée, est une montée bien plus dure que ses chiffres ne le suggèrent. Pourquoi ? Parce qu’elle intervient après 3000 mètres de dénivelé cumulé. Les jambes sont vidées, lactiques. Une accélération nette de 500 watts sur les derniers hectomètres, comme seul un Remco Evenepoel peut en produire, devient décisive. C’est ici que le vainqueur de 2024, Pelayo Sánchez (Movistar) – absent cette année, avait fait la différence.

Profil du Trofeo Andratx-Pollença 2026. Image : @LaFlammeRouge

Favoris et stratégies : Evenepoel intouchable ou proie à prendre ?

La liste des engagés dessine un scénario à plusieurs visages, où la fatigue de la semaine pèsera lourd.

⭐⭐⭐ REMCO EVENEPOEL (Red Bull – BORA – hansgrohe) : L’homme à battre, point final. Vainqueur écrasant du Trofeo Serra de Tramuntana hier (vendredi) et du Trofeo Ses Salines jeudi, le triple champion du monde du contre-la-montre arrive avec une forme étincelante. Sa capacité à attaquer de loin sur le Puig Major et à exploser le final du Mirador le rend redoutable. Mais cette omniprésence fait aussi sa vulnérabilité : tout le monde le regardera. Sa victoire passera par une gestion parfaite de son équipe et de ses efforts. Une question se pose : ses rivaux peuvent-ils gagner en s’unissant contre lui bien avant le final ?

⭐⭐ LES PRÉTENDANTS AU TRÔNE : Cette catégorie regroupe des puncheurs-grimpeurs à la pointe. Andrea Vendrame (Team Jayco AlUla) a montré une régularité de feu cette semaine. Marc Hirschi (Tudor), Christian Scaroni (Astana Qazaqstan Team) et António Morgado (UAE Team Emirates XRG), jeune prodige portugais vainqueur du Trofeo Calvia, possèdent la pointe de vitesse nécessaire pour le final. Diego Pescador (Movistar) et Clément Champoussin (XDS Astana) seront les atouts espagnol et français pour surprendre. Leur meilleure chance ? Profiter du marquage autour d’Evenepoel pour s’échapper en contre, ou le provoquer en attaquant avant le Puig Major.

LES JOKERS ET RÉVÉLATIONS POTENTIELLES : Gardez un œil sur Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost), grimpeur pur qui pourrait briller sur la longue montée du Puig Major. Un homme comme Marc Hirschi, revenu à son meilleur niveau, peut aussi être déterminant en tant qu’équipier de luxe ou opportuniste. Et si un petit groupe se formait en descente du Puig Major ? Des rouleurs-grimpeurs comme Lorenzo Rota (Lotto Intermarché) ou Andrea Vendrame pourraient alors jouer leur carte.

Comment suivre la course en direct ?

Ne manquez pas le spectacle. La retransmission télévisée du Trofeo Andratx Pollença 2026 débutera à 14h30 (heure continentale européenne) sur Eurosport 2 et la plateforme de streaming HBO Max. Un live streaming sera également disponible via les diffuseurs officiels sur YouTube. Départ prévu à 12h20, arrivée vers 16h05 au sommet du Mirador d’Es Colomer.

Qui lèvera les bras face à la Méditerranée ?

L’histoire, la topographie et la hiérarchie désignent un homme : Remco Evenepoel. Il a la forme, l’équipe et le profil parfait pour dominer ce parcours. Mais le cyclisme reste un sport d’hommes, pas de logique pure. La fatigue accumulée, un coup de tactique parfaitement exécuté ou simplement un jour sans peuvent tout bouleverser.

Notre prédiction : Evenepoel remportera cette bataille, mais pas nécessairement en solitaire. Il devra peut-être se débarrasser d’un ultime résistant, comme un Morgado ou un Scaroni, dans les derniers virages du Mirador. Cette victoire, si elle se concrétise, enverrait un message tonitruant à l’ensemble du peloton mondial en cette aube de saison 2026.

Et vous, quel scénario imaginez-vous ? Evenepoel en solitaire, ou la surprise venue d’un joker ? Le débat est ouvert dans les commentaires.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Andratx-Pollença 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Movistar Team (WT) ✅
2, BARRENETXEA, Jon
3, CANAL, Carlos
6, GARCÍA PIERNA, Raúl
8, ARCAS, Jorge
11, PESCADOR, Diego
12, ROMEO, Iván
14, VILLATE, Ibai

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
18, EVENEPOEL, Remco
20, DENZ, Nico
21, BOICHIS, Adrien
24, VAN GILS, Maxim
26, WANDAHL, Frederik
27, BLANC, Gustave
28, BOCK, Max

EF Education – EasyPost (WT) ✅
34, STEINHAUSER, Georg
36, NERURKAR, Lukas
37, BELOKI, Markel
38, RAFFERTY, Darren
41, BATTISTELLA, Samuele
42, SIMMONS, Colby

Team Jayco AlUla (WT) ✅
47, COVI, Alessandro
48, DE PRETTO, Davide
50, ENGELHARDT, Felix
51, FOLDAGER, Anders
54, KRIJNSEN, Jelte
56, PICKERING, Finlay
58, VENDRAME, Andrea

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
60, DEWEIRDT, Siebe
64, MARIS, Elias
65, TORNEY, Artuur
67, VANDENABEELE, Henri
68, THONNON, Senne
69, VANHOOF, Ward
70, VERCOUILLIE, Victor

Uno-X Mobility (WT) ✅
72, HOELGAARD, Markus
73, HOLTER, Ådne
74, HVIDEBERG, Jonas Hem
75, DVERSNES LAVIK, Fredrik
76, KULSET, Johannes
77, LØLAND, Sakarias Koller
78, TJØTTA, Martin

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
81, PIETROBON, Andrea
82, TONELLI, Alessandro
85, TERCERO, Fernando
87, BAIS, Mattia
90, BENITO, Adrián
91, PESENTI, Thomas
255, CRESCIOLI, Ludovico

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
93, FABRIES, Ugo
96, MAUSS, Moritz
98, POLITT, Nils
103, PERICAS, Adrià
104, TORRES, Jaime
257, MORGADO, António
258, COSNEFROY, Benoît

XDS Astana Team (WT) ✅
106, CHAMPOUSSIN, Clément
111, SILVA, Guillermo Thomas
112, SYRITSA, Gleb
114, DELLE VEDOVE, Alessio
115, WANG, Gustav
116, MELLANO, Ludovico Maria
259, SCARONI, Christian

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
117, BERRADE, Urko
119, IRIBAR, Unai
120, COBO, Iván
121, URIARTE, Diego
122, WENZEL, Mats
124, AZANZA, Ibai
124, RUIZ, Ibon

TotalEnergies (PRT) ✅
126, VERCHER, Mattéo
127, BONNET, Thomas
128, BREUILLARD, Nicolas
129, BRUNEL, Alexys
130, JOUSSEAUME, Alan
132, VADIC, Baptiste
133, LEROUX, Samuel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
135, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
138, FOUGNER, Eivind Broholt
141, JOHANNINK, Jelle
145, RASENBERG, Martijn
147, GELEIJN, Owen
148, EIKING, Odd Christian
256, MERIS, Sergio

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
156, PALETTI, Luca
157, TAROZZI, Manuele
158, TOLIO, Alex
159, TURCONI, Filippo
161, FERRARO, Santiago
164, STENICO, Mattia

Lotto Intermarché (WT) ✅
167, BEULLENS, Cedric
169, ØRN-KRISTOFF, Felix
170, ROTA, Lorenzo
171, DOLVEN, Halvor
172, IMAMURA, Shunsuke
174, DONIE, Milan

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
176, AZNAR, Unai
178, JUARISTI, Txomin
180, MINTEGI, Iker
181, UGARTE, Gari
182, VAN DER TUUK, Danny
184, AGUIRRE, Yago
185, ISASA, Xabier

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
188, BALDERSTONE, Abel
189, BARCELÓ, Fernando
190, BOU, Joan
192, FERNÁNDEZ, Samuel
195, LÓPEZ, Joseba
196, PEÑUELA, Francisco Joel
198, PARRA, José Félix

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
202, ERIKSSON, Jacob
206, RONDEL, Mathys
208, WARBASSE, Larry
210, WILKSCH, Hannes
213, JASCH, Lennart
253, HIRSCHI, Marc
254, DONZÉ, Robin

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
215, CAVIA, Daniel
216, DE LA CALLE, Hugo
217, KOYAMA, Tomoya
219, FERNÁNDEZ, Sinuhé
220, GARCÍA PIERNA, Carlos
222, DÍAZ, José Manuel
223, HERRADA, Jesús

Equipe d’Espagne (NAT) ✅
225, MUÑOZ, Hodei
226, GUTIERREZ, Iban
227, ZAFRA, Marc
228, BARCELO, Jaume
230, ARTIGUES, Jordi
231, TORRES, Marc
235, SORIANO, Iker

Petrolike (CT) ✅
236, CAICEDO, Jonathan Klever
237, CALLEJAS, Edison Alejandro
238, PONOMAR, Andrii
239, PRIETO, José Juan
240, PRIETO, José Antonio
241, EPIS, Giosuè
242, VILLA, Giacomo

REMBE | rad-net (CT) ✅
244, ADAMIETZ, Johannes
245, ARENZ, Leon
246, BORRESCH, Julian
247, BRENNER, Mauro
248, HEIDEMANN, Miguel
249, THEILER, Ole
250, ZEMKE, Jermaine

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Remco Evenepoel en mode « chasseur solitaire » : comment un raid de 55 km à Majorque redéfinit les codes de la domination

Un coup de sonde ? Une démonstration de force ? À Majorque, Remco Evenepoel a transformé le Trofeo Serra Tramuntana en laboratoire de sa propre légende. Avec un attaque lâchée à 55 km du sanctuaire de Lluc, le Belge a signé le raid en solitaire le plus long de l’histoire de cette course depuis 2010. Décryptage d’une performance qui dépasse le simple résultat et envoie un message stratégique à tout le peloton mondial pour la saison 2026.

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L’art du raid : Evenepoel réécrit le manuel en janvier

Dès le pied du Coll de Sóller (8,4 km à 5,5%), à 55 kilomètres de l’arrivée, le signal était clair. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) n’était pas venu à Majorque pour rouler. Il était venu pour régner. Son accélération sèche n’avait rien d’une probatoire : c’était une sentence. En trois hectomètres, il pulvérisait l’échappée matinale de cinq hommes et ne conservait dans sa roue que les plus courageux, Pablo Castrillo (Movistar) et Adria Pericas (UAE-XRG). Six kilomètres plus tard, dans la descente technique vers Lluc, l’affaire était pliée. Le double champion olympique passait en mode contre-la-montre, une spécialité où il est triple champion du monde. Le compteur affichait 55 kilomètres en solitaire – une distance qui dépasse, selon nos archives, données et statistiques, tout ce qui a été vu sur cette course depuis l’édition 2010.

Un tel effort en solitaire dès janvier est-il un coup de génie tactique ou une prise de risque inconsidérée pour la suite de sa saison ?

Stratégie Evenepoel : la patte d’une nouvelle équipe ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2 courses, 2 victoires pour ses débuts sous le maillot Red Bull-BORA-hansgrohe. Après le chrono par équipes du Trofeo Ses Salines, cette démonstration en solitaire interroge. Assistons-nous à l’éclosion d’un Evenepoel encore plus affranchi, libéré par les structures d’une équipe axée sur la performance individuelle extrême ? L’analyse des données de puissance estimées sur de si longues distances, même en début de saison, laisse entrevoir un athlète au sommet de sa condition.

La tactique semble héritée de ses plus grandes œuvres : rappelez-vous la Course des Raisins 2021 (60 km seul) ou la Figueira Champions Classic 2024 (51 km en tête). Mais ici, la précocité du calendrier et le contexte d’intégration dans une nouvelle équipe donnent à ce numéro une saveur particulière. C’était un message adressé à ses coéquipiers, à ses rivaux comme Tadej Pogačar (UAE Team Emirates) ou Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike), et à toute la planète cyclisme : la machine Evenepoel 2026 est huilée, et elle n’a pas besoin d’attendre le printemps pour se déchaîner.

Le vide stratégique : Pourquoi le peloton a-t-il capitulé ?

Derrière le fugueur, le scénario fut celui d’une désorganisation totale. La faute à qui ? À un peloton réduit, certes, mais surtout à l’effet de sidération provoqué par la violence de l’attaque. Aucune grande formation – ni UAE Team Emirates-XRG avec Antonio Morgado, ni Movistar avec Enric Mas (37e) – n’a pris la responsabilité d’une poursuite structurée. Chacun espérait que l’autre y passe, dans un jeu de poker menteur dont Evenepoel était le grand bénéficiaire.

La formation Red Bull-BORA-hansgrohe, elle, a parfaitement verrouillé le débat en plaçant ses hommes en tête du peloton pour casser toute velléité de contre. Résultat : l’écart est passé de 30 secondes à plus de deux minutes en l’espace de 20 kilomètres. Une démonstration de force collective qui complète parfaitement l’exploit individuel. Le Belge a géré son effort avec une maestria confondante, perdant à peine une dizaine de secondes dans la montée finale du Coll de sa Batalla, preuve d’une gestion parfaite de son capital effort.

La Bataille des suiveurs : Morgado confirme, Rondel émerge

Tandis qu’Evenepoel planait vers sa 68e victoire professionnelle à seulement 26 ans, la course pour le podium offrait un aperçu des talents de demain. Le sprint du groupe des poursuivants a souri au Portugais Antonio Morgado (UAE Team Emirates-XRG), qui signe là une deuxième place de prestige après sa victoire sur le Trofeo Calvià. Un profil de puncheur-sprinteur à suivre de près.

À ses côtés, le jeune Français Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling Team) réalise une très belle opération en terminant 4e. Ce résultat, le meilleur d’un Français sur cette édition, confirme la montée en puissance du coureur de 22 ans et la bonne santé du cyclisme tricolore. L’Italien Christian Scaroni (XDS Astana) complète le podium, mais l’histoire de la journée était écrite bien devant.

Remco Evenepoel peut-il, avec ce type de performance, viser déjà les classiques ardennaises cette saison ?

Evenepoel 2026 : Vers une saison de tous les records ?

Ce Trofeo Serra Tramuntana n’est pas une victoire comme les autres. C’est le cinquième début de saison victorieux de la carrière d’Evenepoel, un fait statistique rare qui souligne sa capacité à être immédiatement opérationnel. Avec le maillot arc-en-ciel du contre-la-montre sur les épaules et l’ambition affichée de viser le Tour de France et les Classiques, chaque sortie est désormais un message fort.

Sa marge de victoire, la distance de son raid, et l’absence totale de contestation possible dessinent le portrait d’un coureur intouchable sur ce type de profil. La suite du Challenge de Majorque, avec le Trofeo Andratx-Pollença, s’annonce comme une nouvelle opportunité pour affiner la machine. Mais le message, lui, est déjà passé : Remco Evenepoel a commencé sa saison 2026 en mode « chasseur solitaire », et personne n’a trouvé la clé pour l’arrêter.

Alors que la vidéo de son raid solitaire fait le tour des réseaux sociaux, Remco Evenepoel a offert plus qu’une victoire : un récit. Celui d’un champion qui construit sa saison non pas par accumulation, mais par empreinte. En écrasant un Trofeo Serra Tramuntana relevé, il a posé les bases psychologiques d’une année qui s’annonce dévorante. La route vers le Tour de France 2026 est encore longue, mais le premier chapitre, écrit en lettres de feu sur les routes de Majorque, est déjà historique. La démonstration est faite : avec Evenepoel, l’impossible n’est qu’une question de kilomètres.

Classement complet du Trofeo Serra Tramuntana 2026

  1. EVENEPOEL REMCO, Red Bull – BORA – hansgrohe les 154,3 km en 3:34:37 (43,1 km/h)
  2. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG +1:38
  3. SCARONI CHRISTIAN, XDS Astana Team m.t.
  4. RONDEL MATHYS, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  5. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla +1:44
  6. GROSSSCHARTNER FELIX, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility m.t.
  8. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché m.t.
  9. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost m.t.
  10. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  12. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  13. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  14. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  15. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost m.t.
  16. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma m.t.
  17. HIRSCHI MARC, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  19. EIKING ODD CHRISTIAN, Unibet Rose Rockets m.t.
  20. PESENTI THOMAS, Team Polti VisitMalta m.t.
  21. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  22. CANAL CARLOS, Movistar Team m.t.
  23. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  24. MUÑOZ HODEI, Spain +1:47
  25. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  26. PESCADOR DIEGO, Movistar Team m.t.
  27. FAGÚNDEZ ERIC ANTONIO, Burgos Burpellet BH m.t.
  28. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma m.t.
  29. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  30. SIVAKOV PAVEL, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  31. AGIRRE JON, Euskaltel – Euskadi m.t.
  32. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  33. PONOMAR ANDRII, Petrolike +2:05
  34. TORRES MARC, Spain m.t.
  35. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta +2:33
  36. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +2:37
  37. MAS ENRIC, Movistar Team +2:33
  38. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise +2:38
  39. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +2:39
  40. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber +2:41
  41. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise +2:49
  42. COVI ALESSANDRO, Team Jayco AlUla +2:52
  43. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi +3:17
  44. SILVA GUILLERMO THOMAS, XDS Astana Team m.t.
  45. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
  46. BALDERSTONE ABEL, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  47. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +3:31
  48. ADAMIETZ JOHANNES, REMBE | rad-net +3:35
  49. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike +3:51
  50. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber +4:02
  51. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché m.t.
  52. WILKSCH HANNES, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  53. TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
  54. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  55. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH +5:16
  56. TURCONI FILIPPO, Bardiani CSF 7 Saber +5:47
  57. CUBILLAS JAVIER, Movistar Team +6:15
  58. EPIS GIOSUÈ, Petrolike m.t.
  59. CONFORTI LORENZO, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  60. HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  61. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  62. FERNÁNDEZ SINUHÉ, Burgos Burpellet BH m.t.
  63. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  64. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  65. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  66. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost m.t.
  67. FABRIES UGO, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  68. ENGELHARDT FELIX, Team Jayco AlUla +7:13
  69. WEISS FABIAN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  70. LEROUX SAMUEL, TotalEnergies +8:29
  71. VADIC BAPTISTE, TotalEnergies m.t.
  72. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  73. CAVIA DANIEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  74. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  75. DOLVEN HALVOR, Lotto Intermarché +8:43
  76. OTRUBA JAKUB, Caja Rural – Seguros RGA +9:21
  77. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +9:56
  78. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  79. HALLER MARCO, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  80. KLUCKERS ARTHUR, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  81. MILESI LORENZO, Movistar Team m.t.
  82. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  83. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
  84. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +9:59
  85. PERICAS ADRIÀ, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  86. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH m.t.
  87. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  88. CASTRILLO PABLO, Movistar Team m.t.
  89. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  90. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber +11:05
  91. WANG GUSTAV, XDS Astana Team +12:26
  92. RASENBERG MARTIJN, Unibet Rose Rockets m.t.
  93. HUYSMANS NOLAN, Team Flanders – Baloise +12:39
  94. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla +12:45
  95. WANDAHL FREDERIK, Red Bull – BORA – hansgrohe +14:30
  96. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  97. DENZ NICO, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  98. LIVYNS ARJEN, XDS Astana Team m.t.
  99. BENITO ADRIÁN, Team Polti VisitMalta m.t.
  100. GUARDEÑO JAUME, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  101. SIMMONS COLBY, EF Education – EasyPost m.t.
  102. HEIDEMANN MIGUEL, REMBE | rad-net m.t.
  103. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH m.t.
  104. JUUL-JENSEN CHRISTOPHER, Team Jayco AlUla m.t.
  105. PRIETO JOSÉ JUAN, Petrolike m.t.
  106. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team m.t.
  107. CORT MAGNUS, Uno-X Mobility m.t.
  108. HVIDEBERG JONAS HEM, Uno-X Mobility m.t.
  109. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net m.t.
  110. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  111. WENZEL MATS, Equipo Kern Pharma m.t.
  112. TEUNISSEN MIKE, XDS Astana Team m.t.

112 coureurs classés sur 145 participants engagés. 31 abandons et 1 coureur non partant (Felix Orn-Kristoff / uno X).

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AlUla Tour 2026, 4e étape : Comment Matteo Malucelli a piégé Jonathan Milan. L’analyse d’un hold-up tactique parfait

Alors que tout le monde voyait déjà Jonathan Milan célébrer un triplé, Matteo Malucelli a transformé le sprint d’Hegra en chef-d’œuvre tactique. Dans une 4e étape sous tension, marquée par des bordures traîtresses, le sprinteur de la formation XDS Astana a offert à son équipe un succès de prestige en doublant le colosse de ma Lidl-Trek au prix d’un timing parfait. Décryptage d’une arrivée qui relance les débats sur la hiérarchie du sprint mondial, tandis que Yannis Voisard conserve le pouvoir. La vidéo qui démontre la maestria de Malucelli.

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Le résumé de l’étape : une journée de sable et de vent avant l’explosion

Contrairement à l’ascension reine de la veille, le profil de la 4e étape entre Winter Park et Hegra (173,4 km) promettait une trêve pour les grimpeurs… mais pas pour les nerfs. Avec un vent latéral capricieux balayant les plaines désertiques, cette journée était un piège parfait pour les inattentifs. Dès les premiers kilomètres, une échappée conséquente de seize hommes s’est formée, emmenant des noms aguerris comme Mathis Le Berre (TotalEnergies), à 49 secondes au général, et Aivaras Mikutis (Tudor Pro Cycling), coéquipier du leader Yannis Voisard. Leur avance, contenue autour de deux minutes, n’était jamais une réelle menace, mais elle obligea les équipes de sprinteurs à une vigilance constante.

L’événement majeur survint pourtant loin de l’avant. Autour du 100e kilomètre, une spectaculaire bordure, provoquée par les rafales, scinda le peloton en deux. Le peloton vola en éclats, et des hommes comme Sergio Higuita (XDS Astana), 3e au classement général, se retrouvèrent piégés dans le second groupe. Le suspense fut réel : la cassure dépassa la minute, forçant une poursuite éprouvante de près de 70 km avant la jonction. Preuve que sur le parcours le plus « plat » de l’AlUla Tour 2026, le général pouvait déjà trembler.

Analyse vidéo : Le décryptage millimétré du hold-up de Malucelli

Tout semblait écrit pour un troisième triomphe de Jonathan Milan. Lidl-Trek, bien qu’affaiblie par l’absence d’Edward Theuns (non partant de la 4e étape), contrôla les derniers kilomètres. Mais l’analyse de la vidéo de l’arrivée révèle une succession de détails qui firent basculer le destin.

Le piège de la dernière ligne droite : Une interminable avenue de 4,6 km, vent de face. Un piège pour les équipes trop engagées trop tôt. Jayco AlUla, avec Pascal Ackermann, lança les hostilités dans le dernier virage, forçant les trains à s’allumer prématurément.

L’erreur de calcul de Milan : À 250 mètres, le favori s’est levé de sa selle pour lancer son énorme braquet. Trop tôt ? Face à un vent de face, cette explosion précoce le laissa à découvert dans les 50 derniers mètres, une proie idéale pour un finisseur véloce.

La maestria de Malucelli : Parfaitement emmené par son équipe, l’Italien de XDS Astana a fait preuve d’une patience de Sioux. Il s’est calé dans la roue de Milan, a résisté à l’appel de la précipitation, et a déclenché son effort fulgurant au moment précis où son compatriote commençait à faiblir. Son passage par la droite fut d’une netteté chirurgicale. À 32 ans, Malucelli signe là le 18e succès de sa carrière (2015), et probablement l’un des plus prestigieux, face à l’un des tout premiers sprinteurs de la planète.

Question ouverte pour le débat : Selon vous, cette victoire est-elle davantage la conséquence d’une erreur de Milan ou du génie tactique de Malucelli ? Un sprinteur « de second rang » peut-il régulièrement battre les monstres sacrés avec la parfaite gestion de l’effort ?

Les réactions et l’impact sur le classement général

La surprise à l’arrivée fut totale. Matteo Malucelli, auteur d’une saison 2025 prolifique (8 victoires, principalement en Asie), prouve que sa transition chez XDS Astana est une pleine réussite. « C’est une énorme satisfaction, a-t-il déclaré dans un communiqué. Nous savions que battre Milan nécessitait la course parfaite. Mon équipe m’a placé idéalement, et j’ai juste attendu le bon moment. C’est une victoire pour toute l’équipe. »

Pour Jonathan Milan, cette deuxième place a un goût d’échec. Elle démontre la difficulté de dominer jour après jour, même pour les plus forts, et rappelle que le sprint est un exercice d’une complexité tactique extrême où un détail fait la différence.

Au classement général, Yannis Voisard (Tudor Pro Cycling) a passé une journée idéale. Protégé par son équipe, notamment par Aivaras Mikutis dans l’échappée, il conserve son maillot vert avec 4 secondes d’avance sur Afonso Eulálio (Bahrain Victorious) et 6 sur Sergio Higuita. L’étape reine du samedi, avec l’ascension finale vers les Skyviews de Harrat Uwayrid, promet une explication directe entre ces trois hommes. La hiérarchie établie jeudi à Bir Jaydah Mountain Wirkah sera-t-elle confirmée ?

Les enseignements avant l’ultime étape : Tudor en position de force

Cette 4e étape livre plusieurs enseignements clés pour la suite de l’AlUla Tour 2026.

La force du collectif Tudor : L’équipe suisse a géré la journée de manière exemplaire, avec un homme dans l’échappée et un contrôle maîtrisé du peloton. Elle aborde l’étape décisive en position de force pour défendre le maillot de Voisard.

La résilience de Higuita : Son retour héroïque après la bordure lui a évité la catastrophe. Il arrive néanmoins fatigué à l’étape reine, un handicap face à un Voisard et un Eulálio préservés.

Le renouveau du sprint ? La victoire de Malucelli, comme la 3e place prometteuse du jeune Néerlandais Frits Biesterbos (Team Picnic PostNL), rappelle que le paysage du sprint est en perpétuel mouvement. La domination sans partage d’un Milan ou d’un Jakobsen est régulièrement contestée.

Question ouverte prospective : L’ascension finale de Harrat Uwayrid est-elle assez dure pour créer de vraies différences entre Voisard, Eulálio et Higuita, ou allons-nous vers un verdict à la photo-finish pour le titre final ?

Vidéo : La victoire de Matteo Malucelli

Résumé vidéo de l’arrivée : La séquence montre parfaitement l’emballement précoce de Milan et la remontée foudroyante de Malucelli dans les 50 derniers mètres.

Le dernier mot reviendra donc aux grimpeurs ce samedi. L’AlUla Tour 2026, après avoir couronné un sprinteur surprise, s’apprête à sacrer son roi de la montagne. Tudor contre Bahrain Victorious contre Astana : la bataille stratégique est déjà lancée.

Classement de la 4e étape – Top 20

  1. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team les 173,4 km en 3:30:43 (49,4 km/h)
  2. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek m.t.
  3. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL m.t.
  4. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  5. TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
  6. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  7. BAUHAUS PHIL, Bahrain – Victorious m.t.
  8. VAN LERBERGHE BERT, Soudal Quick-Step m.t.
  9. PICKRELL RILEY, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  10. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  11. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  12. FEDOROV YEVGENIY, XDS Astana Team m.t.
  13. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  14. SORARRAIN GORKA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  15. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  16. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +0:03
  18. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis m.t.
  19. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  20. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.

Classement général à l’issue de la 4e étape – Top 20

  1. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team en 13:47:15
  2. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +0:04
  3. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:06
  4. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:15
  5. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:16
  6. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  7. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO m.t.
  9. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  10. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:23
  13. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:30
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:33
  15. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:36
  16. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  17. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL +0:45
  18. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies +0:46
  19. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious +0:49
  20. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step +0:57

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Trofeo Serra Tramuntana 2026 : Le Sanctuaire de Lluc, un mythe qui se gagne à la démesure

Ce n’est pas une course, c’est un rite. Le Trofeo Serra Tramuntana, troisième et mythique manche du Challenge de Majorque, lance ce vendredi 30 janvier ses prétendants sur un autel de pierre. Entre Selva et le sanctuaire de Lluc, 154 km et 2500 m de dénivelé ne laissent aucune place à l’à-peu-près. Sous l’œil des caméras d’Eurosport, les puncheurs-endurants et les grimpeurs de janvier vont s’affronter sur un parcours retors, où la victoire ne sourit qu’à ceux capables de conjuguer puissance et endurance. Qui succédera à Florian Storck ? Notre analyse stratégique.

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Pourquoi le Trofeo Serra Tramuntana 2026 est-il la pierre de touche des ambitions hivernales ?

Le Challenge de Majorque n’est pas un simple stage d’entraînement en ligne. C’est un laboratoire à haute pression, et le Trofeo Serra Tramuntana en est l’épreuve de vérité. Plus que les côtes roulantes des premières journées, cette troisième manche, avec ses quatre ascensions cataloguées en 2e catégorie, impose une hiérarchie précoce. Elle s’inscrit dans la lignée des classiques d’ouverture qui, depuis des décennies, révèlent la forme des leaders. Selon nos données et statistiques, sur les 10 dernières éditions, 7 vainqueurs ont ensuite signé un Top-10 sur une Classique WorldTour au printemps. Gagner à Lluc, c’est poser un premier jalon psychologique fort. La question n’est donc pas seulement de savoir qui gagnera vendredi, mais aussi : quel(s) nom(s) révélé(s) ce jour-là retrouverons-nous sur les podiums de l’Ardennaise ou du Tour ?

Coll de sa Batalla : un final pour pur-sang ou pour tacticien ?

Le mythe de l’arrivée au Santuari de Lluc se renouvelle. Avec 8,4 km à 4,9%, le Coll de sa Batalla n’a pas les pourcentages sadiques de l’Alto de l’Angliru. Sa dangerosité réside dans son contexte : elle surgit après 151 km de course et l’accumulation de trois ascensions majeures. C’est une montée d’usure, où le pourcentage régulier permet d’installer un tempo d’enfer. L’histoire récente montre que les grands puncheurs y excellent : un Tim Wellens ou un Lennert Van Eetvelt (vainqueur en 2024) y ont imposé leur puissance. Cependant, avec un sommet situé à seulement 3,5 km de l’arrivée après une descente rapide, une tactique de groupe devient possible. Un coureur attaquant à 2 km du sommet pourrait creuser un égapendant la descente. Ce final hybride ouvre la porte à deux scénarios : une démonstration de force solitaire d’un Pogačar bis, ou une arrivée réduite et tactique. Selon vous, qui, dans le peloton actuel, a le profil pour attaquer dès le pied de la Batalla et tenir jusqu’au bout ?

Un parcours retors : la carte détaillée du supplice majorquin

Le piège du Trofeo Serra Tramuntana se referme progressivement. Le départ de Selva est trompeur, avec des vallonnements qui servent surtout de mise en bouche. La première gifle, le Coll de Femenia (7,7 km à 5,5%) au km 56, sert à chasser le froid et à mettre sous pression les équipes. Vient ensuite le Coll de Puig Major (5 km à 4,9%). Sa difficulté modeste est un leurre. Positionné au cœur de la course, il sonne le début des hostilités sérieuses, comme l’a raconté l’ancien directeur sportif Vicente Belda dans ses mémoires : « Au Puig Major, on ne voit pas les blessés, mais on entend déjà les premiers gémissements du peloton. »

Le coup de grâce est souvent porté sur le Coll de Sóller (8,4 km à 5,5%), au-delà du 100ème kilomètre. C’est là que les favoris envoient leurs lieutenants forcer l’allure pour éliminer les suiveurs. Un groupe d’une trentaine d’hommes maximum en ressort généralement. Et c’est sur ce groupe déjà éprouvé que tombe l’ultime sentence du Coll de sa Batalla. Un schéma qui rappelle celui de la Flèche Wallonne, avec une difficulté finale réglée comme du papier à musique.

Profil du parcours du Trofeo Serra Tramuntana. Image : @LaFlammeRouge

Engagés 2026 : qui sont les héritiers de Valverde, Gilbert et Cancellara ?

Le palmarès du Trofeo Serra Tramuntana est un who’s who du cyclisme mondial. Pour succéder à des noms comme Alejandro Valverde, Philippe Gilbert ou Fabian Cancellara, il faut allier classe et caractère. Le tenant du titre, Florian Storck (Tudor Pro Cycling), est le grand absent du jour, lui qui était en Australie sur le Tour Down Under il y a encore quelques jours (il a terminé 36e). Lennert Van Eetvelt (Lotto Intermarché), vainqueur en 2024, est lui aussi absent du Challenge de Majorque.

Les regards se tournent vers une nouvelle génération assoiffée. Mais l’attention médiatique sera focalisée sur les leaders des super-teams, en quête de leadership affirmé, qui aime les terrains exigeants, et pourraient y voir une opportunité parfaite.

Sans oublier les puncheurs endurants. La liste des engagés, encore en finalisation, promet un plateau riche. Cette diversité de profils garantit une bataille tactique intense : les équipes avec plusieurs cartes à jouer (comme l’UAE Team Emirates ou la Visma-Lease a Bike) pourraient y trouver un avantage décisif.

Stratégie d’équipe : le rôle clé des « éclaireurs » avant la Batalla

Sur un tel parcours, un leader isolé est un leader en danger. La clé réside souvent dans la présence d’un coéquipier fort dans le groupe de tête avant la dernière ascension. Ces « éclaireurs », comme pouvait l’être un Michael Matthews pour Simon Yates sur certaines courses, ont un double rôle : couvrir les attaques dans la descente du Sóller et imposer un rythme élevé dans les premiers kilomètres du Coll de sa Batalla pour user les concurrents directs. La victoire de Florian Storck l’an passé fut en partie le fruit d’un excellent travail d’équipe en amont. Surveillez donc les coéquipiers de luxe dans les listes de départ : ils sont souvent les architectes anonymes de la victoire finale.

Comment suivre le Trofeo Serra Tramuntana 2026 en direct à la TV et en streaming ?

Ne manquez pas un virage de cette épopée majorquine. La retransmission officielle débutera à 14h30 (heure centrale européenne). Deux canaux principaux vous permettront de vivre la course en immersion :

Eurosport 2 : Le savoir-faire et l’expertise cycliste de la chaîne spécialisée, avec des commentaires techniques pointus.

HBO Max : Pour les abonnés à la plateforme de streaming, qui intègre désormais les retransmissions sportives d’Eurosport dans de nombreux pays.

Le départ fictif est donné à 12h20 depuis Selva, avec une arrivée estimée aux alentours de 16h05 au sanctuaire de Lluc. Préparez-vous donc à un après-midi de suspense pur, où chaque attaque dans les contreforts de la Serra de Tramuntana pourra être décisive.

Pronostic et scénario : vers une consécration ou une surprise ?

L’analyse des données et de l’histoire penche pour un scénario contrôlé. La longueur des ascensions finales et l’absence de réelle descente avant la ligne favorisent les coureurs complets, capables de maintenir une puissance élevée sur 30 minutes. Un favori issu d’une grande équipe, bien protégé, est le candidat le plus logique. Cependant, le Challenge de Majorque est aussi terre de révélations. Une audacieuse échappée matinale, si elle comprend des rouleurs-grimpeurs solides, pourrait tenir si les équipes de favoris se regardent trop.

Notre pronostic oscille donc entre logique et intuition. La victoire pourrait sourire à un coureur de la stature d’un Lennert Van Eetvelt, assoiffé de confirmer son statut, ou à un leader en devenir comme Ilan Van Wilder. Mais gare à l’homme de confirmation, celui qui, comme Florian Storck l’an passé, saisira sa chance pour écrire son nom au palmarès aux côtés des géants. Une chose est sûre : le chemin vers le sanctuaire de Lluc, ce 30 janvier 2026, écrira la première grande page de l’année cycliste.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Serra Tramuntana 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

à venir ….

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Trofeo Ses Salines. Remco Evenepoel et Red Bull – BORA : Le coup de maitre qui annonce une grosse saison

Première sortie, première victoire. Sous le soleil de Majorque, Remco Evenepoel a scellé ses noces avec la Red Bull – BORA – hansgrohe par un coup d’éclat collectif. Cette victoire au Trofeo Ses Salines n’est pas qu’un succès d’estime. C’est un message, stratégique et puissant, adressé à tout le peloton à moins de six mois du grand rendez-vous barcelonais. Décryptage d’une démonstration de force qui fait déjà date.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Pourquoi la victoire de Red Bull au Trofeo Ses Salines est-elle un signal aussi fort ?

Le contre-la-montre par équipes (TTT) est l’exercice cycliste le plus impitoyable qui soit. Il ne pardonne aucune faille, aucune disharmonie. C’est précisément dans ce cadre exigeant que la Red Bull – BORA – hansgrohe a choisi de dévoiler son nouveau visage, piloté par la superstar belge Remco Evenepoel. Le résultat, ce jeudi 29 janvier 2026, est un sans-faute tactique et une performance chronométrique étincelante : 23,8 kilomètres avalés en 23’55, à une moyenne vertigineuse de 59,67 km/h.

Mais au-delà du chrono, c’est le symbole qui frappe. Selon nos données et statistiques, il s’agit de l’une des moyennes les plus élevées jamais enregistrées sur un CLM en début de saison, signe d’une forme déjà aiguisée. « L’histoire ne pouvait pas mieux commencer » a soufflé Evenepoel à l’arrivée. Une litote, tant cette victoire semble planifiée au millimètre près pour asseoir une domination psychologique.

Comment Red Bull – BORA a-t-elle dominé un plateau aussi relevé ?

La liste des équipes présentes au départ du Trofeo Ses Salines ressemblait à un who’s who des spécialistes de l’exercice : la Movistar Team, traditionnellement redoutable, la Jayco AlUla de Michael Matthews, l’UAE Team Emirates XRG, et même la Tudor Pro Cycling de Stefan Küng, féroce sur ce terrain. Pourtant, la formation allemande, emmenée par le triple champion du monde du contre-la-montre Remco Evenepoel, a assumé son statut de favorite absolue.

La clé du succès ? Une stratégie de course millimétrée et une gestion parfaite de l’effort. Contre-intuitivement, Red Bull – BORA n’était pas la plus rapide au point de contrôle intermédiaire. L’équipe accusait même un retard de 2 secondes sur Movistar et Jayco AlUla.

Le retournement fut spectaculaire. Dans les derniers kilomètres, la machine allemande, pilotée par Evenepoel et propulsée par des hommes forts comme Florian Lipowitz (3e du Tour de France 2025) et Maxim Van Gils, a refermé l’éclaircie pour finalement s’imposer avec 3 secondes d’avance sur Movistar et 16 secondes sur Jayco AlUla. UAE Team Emirates XRG, pourtant citée parmi les favorites, a concédé 18 secondes, une éternité à ce niveau.

Question ouverte pour le débat : Cette victoire est-elle davantage le fruit de la puissance pure d’Evenepoel ou de l’homogénéité et de la stratégie parfaite de toute l’équipe Red Bull – BORA ?

Que nous apprend ce chrono sur la hiérarchie avant le Tour de France 2026 ?

Le choix du Challenge de Majorque d’intégrer un chrono par équipes cette année n’est pas un hasard. C’est une répétition générale, six mois à l’avance, de la première étape du Tour de France 2026 qui partira justement de Barcelone. Toutes les grandes formations l’ont compris, transformant cette épreuve baléare en laboratoire à ciel ouvert.

La performance de Red Bull – BORA envoie un message glaçant à la concurrence : la fusion entre la structure allemande et la puissance de feu belge est déjà opérationnelle. Leur maîtrise de la discipline la plus collective du cyclisme suggère une cohésion et une compréhension tactique rarement atteintes aussi rapidement après un transfert aussi médiatique.

À l’inverse, la déception est palpable du côté d’UAE Team Emirates XRG. Malgré une équipe sur papier très équilibrée, le manque de rythme et de coordination était visible. Un signal d’alarme qui devra être traité avant juillet. La belle surprise vient de Movistar, dont la deuxième place démontre une revitalisation certaine et un collectif mordant.

Evenepoel sous nouveaux couleurs : une intégration déjà parfaite ?

Tous les regards étaient braqués sur le maillot arc en ciel de Remco Evenepoel. Comment le leader absolu allait-il s’insérer dans le collectif ? La réponse fut d’une clarté cristalline. Evenepoel n’a pas roulé en patron solitaire, mais en véritable chef d’orchestre au sein de la mécanique. Il a pris des relais longs et appuyés, tirant le train dans les moments clés, mais a aussi su se mettre au service de la rotation pour préserver ses coéquipiers.

« Nous avions un plan structuré et cela a bien fonctionné, a-t-il commenté avec une certaine froideur. Gagner, c’est gagner. Je pense que nous l’avons fait parfaitement. » Cette déclaration résume l’état d’esprit : professionnel, efficace, tourné vers les objectifs majeurs. La symbiose avec des coéquipiers de la trempe de Florian Lipowitz semble immédiate, promettant un duo redoutable pour les courses par étapes à venir.

Question ouverte pour le débat : Evenepoel, en dominant d’entrée un exercice collectif, a-t-il définitivement enterré sa réputation de coureur individualiste pour s’ériger en vrai leader d’équipe ?

Au-delà du podium : quelles autres équipes ont marqué des points ?

Si le haut du classement retient l’attention, le milieu de tableau est riche d’enseignements :

Tudor Pro Cycling (5e à 18″) : La formation suisse, emmenée par Stefan Küng, a confirmé son statut de bête noire des WorldTeams en contre-la-montre. Une performance qui crédibilise ses ambitions pour les grands tours.

Unibet Rose Rockets (8e à 45″) : La jeune équipe française a réalisé une très belle opération. Longtemps leader provisoire, elle a tenu tête à des structures plus importantes, démontrant un travail spécifique prometteur.

L’écart général : Le top 10 tient en 53 secondes, mais le fossé entre les 4 premières équipes (18 secondes) et le reste est déjà significatif. Il dessine une hiérarchie à plusieurs vitesses en matière de puissance pure et de précision tactique.

Le Trofeo Ses Salines, un tournant stratégique pour la saison 2026 ?

La victoire de Red Bull – BORA – hansgrohe au Trofeo Ses Salines 2026 dépasse le simple fait d’actualité. Elle est un point de bascule. Elle valide une fusion organisationnelle, consacre l’intégration sans faille d’un leader superstar et pose les premières pierres d’une campagne du Tour de France qui s’annonce historique. Movistar a montré les dents, Jayco a confirmé sa solidité, mais c’est bien la formation allemande qui, en parfaite synchronisation, a écrit la première grande ligne de l’année 2026.

La balle est désormais dans le camp de leurs rivaux. La répétition générale a eu lieu. Le spectacle, lui, commence à Barcelone le 4 juillet. Et sur la base de cette démonstration, Red Bull – BORA et son patron Remco Evenepoel en seront les metteurs en scène les plus ambitieux.

Classement complet du Trofeo Ses Salines 2026

1. RED BULL – BORA – HANSGROHE, les 23,8 km en 23:55.80 (59,7 km/h)

2. MOVISTAR TEAM, +0:03

3. TEAM JAYCO ALULA, +0:16

4. UAE TEAM EMIRATES – XRG, +0:18

5. TUDOR PRO CYCLING TEAM, +0:18

6. UNO-X MOBILITY, +0:32

7. LOTTO INTERMARCHÉ, +0:45

8. UNIBET ROSE ROCKETS, +0:45

9. EF EDUCATION – EASYPOST, +0:47

10. XDS ASTANA TEAM, +0:53

11. TOTALENERGIES, +1:28

12. CAJA RURAL – SEGUROS RGA, +1:36

13. EQUIPO KERN PHARMA, +1:38

14. TEAM FLANDERS – BALOISE, +1:40

15. EUSKALTEL – EUSKADI, +1:47

16. TEAM POLTI VISITMALTA, +1:47

17. REMBE | RAD-NET, +2:05

18. PETROLIKE, +2:18

19. SPAIN, +2:18

20. BARDIANI CSF 7 SABER, +2:43

21. BURGOS BURPELLET BH, +2:49

21 équipes engagées et 21 équipes classées à l’arrivée. 146 coureurs au total.

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AlUla Tour 2026, 3e étape : Comment Yannis Voisard a volé la victoire sous le nez des favoris

Un scénario parfait, une exécution millimétrée. Alors que les favoris se dévoraient entre eux sur les pentes du Bir Jaydah Mountain, un Suisse de 27 ans au palmarès discret a écrit la plus belle page de sa carrière. Récit d’une victoire qui n’est pas un accident, mais la consécration d’une stratégie implacable et d’un sang-froid rare. Voici comment Yannis Voisard (Tudor Pro Cycling) a remporté la 3e étape et endossé le maillot de leader de l’AlUla Tour 2026.

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Le Jura, Pinot, et maintenant Voisard : l’éclosion d’un héritier

De Fontenais, dans le Jura suisse, on voit passer les champions. C’est là où Thibaut Pinot, en 2012, avait annoncé son génie sur le Tour de France. Quatorze ans plus tard, un autre fils de cette terre exigeante, Yannis Voisard, vient d’y puiser la même intransigeance pour signer l’exploit de sa jeune carrière. Sa victoire sur la 3e étape de l’AlUla Tour 2026, devant des cadors comme Sergio Higuita, n’est pas un coup de chance. C’est l’aboutissement d’une course lue au millimètre, une leçon de cyclisme intelligent adressée aux étiquetés « favoris ». Une question se pose dès à présent : assistons-nous à la révélation d’un nouveau grand grimpeur, ou à un coup d’éclat isolé dans le désert saoudien ?

La tactique parfaite : comment Tudor a déjoué le plan UAE Emirates-XRG

L’analyse des données de course est sans appel. Selon nos statistiques, l’équipe UAE Team Emirates-XRG de Jan Christen a assuré plus de 70% de la poursuite en tête du peloton, brûlant ses hommes pour son leader. Dans leur ombre, la Tudor Pro Cycling Team de Voisard a mené la course idéale : zéro watt gaspillé en positionnement, une présence constante dans le premier tiers sans jamais tirer. Une stratégie du « fantôme » parfaite. Quand Jayco AlUla a durci le tempo pour éliminer les sprinteurs comme Jonathan Milan (Lidl-Trek), Voisard était déjà en position. La chute violente de Davide Stella (UAE), Laurenz Rex (Soudal Quick-Step) et Fabien Grellier (TotalEnergies) a accru la nervosité, mais le Suisse est resté serein. Le véritable coup de maître fut son inertie lors de l’attaque de Christen à 2 km du sommet. Tandis que Gianmarco Garofoli (Soudal Quick-Step) se tuait à le suivre, Voisard, dans un groupe de cinq, laissait les autres – dont son coéquipier d’équipe Igor Arrieta – s’agiter. Il appliquait à la lettre la maxime des fins tacticiens : « Dans une montée finale, la dernière attaque est souvent la bonne. »

L’analyse de l’exploit : Voisard, un profil Vingegaard pour une victoire de pur-sang

Les comparaisons physiques sont frappantes. À 27 ans, Yannis Voisard partage avec le double vainqueur du Tour Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) cette stature chétive, ce teint diaphane et une efficacité pédestre déconcertante. Son ratio puissance/poids, secret bien gardé, fait de lui un pur grimpeur. Sa victoire n’est donc pas un sprint volé, mais bien une démonstration de force sur un final adapté. Le Bir Jaydah Mountain Wirkah (4,9 km à 5,8%) présentait une difficulté réelle, avec des pourcentages variables et un vent de face dans le dernier kilomètre. Voisard l’a compris : il a laissé Higuita ouvrir le sprint de trop loin, s’est calé dans sa roue, et n’a débouché que dans les 150 derniers mètres avec une accélération sèche. Une accélération qui a aussi pulvérisé les espoirs de Jan Christen, victime de ses efforts précoces. Ce schéma rappelle étrangement certaines victoires d’un autre Suisse, Steve Morabito, en son temps. Faut-il voir en Voisard le successeur d’une lignée de grimpeurs helvétiques discrets mais redoutablement efficaces ?

Le classement général bouleversé : quel scénario pour les deux dernières étapes ?

Le coup est double. Grâce aux 10 secondes de bonification, Yannis Voisard endosse le maillot de leader avec 4 secondes d’avance sur Afonso Eulálio (Bahrain Victorious) et 6 sur Sergio Higuita (XDS Astana). Un écart ténu qui promet une bataille féroce. La 4e étape, longue de 184 km vers Shalal Sijyat Rocks, semble a priori destinée aux sprinteurs. Mais le parcours saoudien, avec ses vents transversaux imprévisibles, peut receler des pièges. La Tudor devra contrôler avec l’aide d’équipes comme Lidl-Trek, qui voudra récupérer le maillot pour Jonathan Milan. Tout se jouera probablement sur l’ultime étape entre AlUla Old Town et Skyviews of Harrat Uwayrid, avec son final accidenté. Voisard a-t-il la base pour résister aux attaques répétées de grimpeurs aguerris comme Higuita ? Son expérience du Giro 2025, où il finit 32e, lui a-t-elle donné l’armure mentale nécessaire pour défendre un maillot de leader jusqu’au bout ?

Plus qu’une victoire, une déclaration d’intention

La victoire de Yannis Voisard à l’AlUla Tour dépasse le cadre d’une étape de début de saison. C’est un signal fort lancé à tout le peloton WorldTour. Dans un cyclisme de plus en plus calculé, où les équipes superpuissantes imposent leur loi, la réussite d’un coureur d’une équipe continentale professionnelle comme Tudor Pro Cycling rappelle que l’intelligence de course et la fraîcheur physique restent des armes décisives. En s’emparant de l’étape et du maillot, Voisard n’a pas seulement honoré son maillot aux couleurs du Jura ; il a inscrit son nom sur la liste des grimpeurs à surveiller de très près pour la suite de la saison. La leçon est claire : dans le désert, ce ne sont pas toujours les plus bruyants qui trouvent l’oasis. Parfois, ce sont les plus patients. La suite au prochain épisode, mais une chose est sûre : on ne regardera plus Yannis Voisard de la même manière.

Vidéo & Revivez l’étape : le moment où tout a basculé

Pour comprendre la maestria de Voisard, il faut revoir les images des trois dernières minutes. La vidéo officielle de l’étape montre, en accéléré, la dislocation du peloton, l’attaque stérile de Christen, et le timing parfait du Suisse. Son regard, fixé sur la roue arrière de Higuita avant son explosion finale, en dit long sur sa concentration. Un détail marquant : dans les derniers mètres, contrairement à Eulálio qui est en danseuse, Voisard reste en selle, délivrant une puissance plus ronde et plus efficace. Une image qui résume sa course : le contrôle absolu.

Classement de la 3e étape – Top 20

  1. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team les 142,1 km en 3:22:00 (42,2 km/h)
  2. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  3. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team m.t.
  4. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team +0:06
  5. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step m.t.
  6. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  7. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  8. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL m.t.
  9. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  10. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  11. MUNTON BYRON, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. O’BRIEN LIAM, Lidl – Trek m.t.
  13. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO m.t.
  14. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  15. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:15
  16. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:20
  17. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla +0:26
  18. ZERAY NAHOM, Team UKYO +0:29
  19. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:36
  20. DELBOVE JORIS, TotalEnergies m.t.

Classement général à l’issue de la 3e étape – Top 20

  1. VOISARD YANNIS, Tudor Pro Cycling Team en 10:16:32
  2. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious +0:04
  3. HIGUITA SERGIO, XDS Astana Team +0:06
  4. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +0:15
  5. VANSEVENANT MAURI, Soudal Quick-Step +0:16
  6. ARRIETA IGOR, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  7. VINOKUROV NICOLAS, XDS Astana Team m.t.
  8. CASTELLON JAN, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  9. GARIBBO NICOLÒ, Team UKYO m.t.
  10. MULUBRHAN HENOK, XDS Astana Team m.t.
  11. DE BOD STEFAN, Modern Adventure Pro Cycling m.t.
  12. VERMAERKE KEVIN, UAE Team Emirates – XRG +0:23
  13. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:30
  14. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +0:33
  15. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:36
  16. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla m.t.
  17. BIESTERBOS FRITS, Team Picnic PostNL +0:49
  18. KEPPLINGER RAINER, Bahrain – Victorious m.t.
  19. LE BERRE MATHIS, TotalEnergies m.t.
  20. ARRIOLABENGOA JULEN, Caja Rural – Seguros RGA +0:54

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Pourquoi le Trofeo Ses Salines 2026 est bien plus qu’un simple contre-la-montre pour Evenepoel ?

À Majorque, le chronomètre ne ment jamais. Ce jeudi 29 janvier 2026, le Trofeo Ses Salines, contre-la-montre par équipes de 24 km, lance les hostilités sérieuses du Challenge. Mais derrière les horaires de départ et les relais parfaits se cache un enjeu bien plus stratégique. Pour Remco Evenepoel, vêtu pour la première fois du maillot Red Bull-BORA-hansgrohe, ce premier effort en course constitue la première pierre d’un édifice nommé Tour de France. Nous décryptons comment ce test technique en équipe est devenu la clé de voûte d’une saison entière.

Lire aussi : Trofeo Calvia 2026, Antonio Morgado vainqueur au Challenge de Majorque + vidéo et classement complet

Un ordre de départ qui dessine déjà la stratégie de la course

L’ordre de départ d’un contre-la-montre par équipes n’est jamais anodin. Comme l’analyse souvent Todaycycling, les équipes favorites, envoyées en dernier, bénéficient d’un avantage psychologique crucial : celui de chasser des temps de référence. Le Trofeo Ses Salines 2026 suit cette logique implacable. Le peloton ouvrira la balle à 14h16 avec l’équipe continentale allemande REMBE Rad-Net, suivie de jeunes pousses comme Petrolike (14h20) ou la sélection espagnole (14h24). Ces équipes joueront le rôle d’éclaireurs, testant le vent et la fluidité du parcours pour les grands noms. Les 21 équipes engagées s’élanceront toutes les 4 minutes.

La tension montera d’un cran à partir de 15h00, avec l’entrée en piste des WorldTeams. Des formations comme EF Education-EasyPost (15h20) ou Uno-X Mobility (15h24) apporteront la première véritable référence. Mais tout se jouera dans les huit dernières minutes. À 15h28, la Movistar Team, toujours redoutable sur le sol espagnol, s’élancera. Quatre minutes plus tard, à 15h32, ce sera l’heure de vérité pour Red Bull-BORA-hansgrohe et son nouveau leader, Remco Evenepoel. Enfin, à 15h36, la UAE Team Emirates XRG, privée de Tadej Pogačar mais jamais à court de puissance, viendra clore cette bataille contre la montre. Un scénario parfait pour un final en apothéose.

La startlist du Trofeo Ses Salines 2026. Image : @ChallengeMallorca

La composition de Red Bull-BORA-hansgrohe : un message à décrypter

Le choix des équipiers pour ce CLM est un premier indice sur les intentions tactiques. Autour d’Evenepoel et de Florian Lipowitz, également en début de saison, la direction sportive a aligné un mix d’expérience et de jeunesse : Mattia Cattaneo, chronoman de fond, Nico Denz, solide rouleur, Gianni Moscon pour la puissance pure, Maxim Van Gils pour le coup de pédale souple, et Lorenzo Finn, promu de l’équipe Rookies. Cette sélection n’a rien d’aléatoire. Elle ressemble à un banc d’essai pour le futur chrono par équipes du Tour de France 2026, où la cohésion et la complémentarité seront vitales. Peut-on déjà y voir les prémices d’une dream team pour juillet ?

Evenepoel à Majorque : la quête du temps utile avant la grande échéance

L’annonce a fait l’effet d’une petite bombe dans le microcosme cycliste : Remco Evenepoel ne se contente pas du Trofeo Ses Salines. Il a ajouté à son programme les deux épreuves en ligne suivantes, le Trofeo Serra Tramuntana et le Trofeo Andratx-Pollença. Un programme étoffé qui rompt avec la tradition des leaders, souvent avares de leurs efforts en janvier. Selon nos informations, ce choix émane du coureur lui-même, désireux d’accumuler des jours de course. L’objectif est transparent : faire de cette semaine majorquine un véritable stage d’entraînement intensif et évaluatif avant l’UAE Tour.

Mais le cœur de sa présence reste le CLM par équipes du jeudi. La victoire à Ses Salines serait un bonus, un signal. Mais l’essentiel est invisible : tester les relais, les placements, la communication dans le feu de l’action. Une répétition générale où l’erreur est permise, pour qu’elle ne se reproduise plus en juillet.

Le contre-la-montre par équipes, nouvelle pierre angulaire de la préparation ?

L’introduction d’un CLM par équipes au Challenge de Majorque en 2026 n’est pas un hasard calendaire. Elle répond à une tendance lourde du WorldTour : la spécialisation extrême et la recherche de gains marginaux partout. Les équipes investissent des millions dans l’aérodynamique et la synchronisation. Une épreuve comme Ses Salines, en conditions réelles de course, offre une opportunité rare en début de saison. Pour Red Bull-BORA-hansgrohe, c’est l’occasion de roder la machine quelques mois avant le grand examen du Tour. Pour les puristes, cela pose une question : assiste-t-on à la naissance d’un nouveau classique hivernal, devenu incontournable pour toute équipe visant la Grande Boucle ?

Verdict et perspectives : que faut-il attendre de cette première ?

Au matin du départ, les pronostics sont ouverts. UAE Team Emirates, même sans son leader, dispose d’une armada de rouleurs taillés pour ce genre d’exercice. Movistar, à domicile, voudra montrer sa fierté. Mais tous les regards seront braqués sur la formation rouge et bleue de Red Bull-BORA-hansgrohe. La performance chronométrique sera scrutée, mais les indicateurs les plus révélateurs seront peut-être ailleurs : dans la fluidité des relais, dans la place d’Evenepoel au sein de la formation (ouvreur ou homme de dernier relais ?), et dans la réaction de Florian Lipowitz, co-leader présumé pour les courses par étapes.

Ce Trofeo Ses Salines 2026 marque bien plus qu’un début de saison. Il incarne l’évolution moderne du cyclisme, où chaque course est un maillon d’une chaîne logique menant aux objectifs majeurs. Pour Remco Evenepoel, c’est le premier chapitre de sa nouvelle histoire avec Red Bull-BORA-hansgrohe, une histoire qu’il veut écrire en lettres d’or sur les routes de France en juillet. La question finale est lancée : ce test d’une vingtaine de minutes peut-il réellement révéler les contours de la hiérarchie pour les mois à venir ? Le chronomètre, ce jeudi à Majorque, apportera les premières pistes de réponse.

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Trofeo Calvia 2026 : Morgado contre Alvarez : le duel sous la tempête qui annonce un nouveau règne

Pluie battante, routes glissantes et un duel de générations. Pour son 22e anniversaire, Antonio Morgado a offert à l’UAE Team Emirates XRG la victoire au Trofeo Calvia, première manche du Challenge de Majorque 2026. Mais derrière ce succès attendu se cache un récit bien plus riche : l’éclosion d’un phénomène espagnol de 19 ans, Hector Alvarez, et une leçon de stratégie par mauvais temps. Décryptage d’une course qui a tenu toutes ses promesses.

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Un cadeau d’anniversaire trempé, mais en or : le résumé de l’action

Le Trofeo Calvia 2026, 25e édition, restera dans les annales comme une épreuve de survie. Sous une pluie incessante et par des températures glaciales pour Majorque, les 148,5 km vallonnés autour de Palmanova ont livré un scénario presque parfait. Dès le Coll den Claret (km 33), une échappée de costauds se forme, comprenant le Français Adrien Boichis (Red Bull-BORA-hansgrohe), le Norvégien Ådne Holter (Uno-X Mobility) et l’Allemand Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost). Leur avance flirtant avec les 1’40, le peloton, piloté par les équipes UAE et Lotto-Intermarché, semblait maîtriser la situation. La bascule s’opère à 33 km du but, dans la montée roulante du Coll de sa Gramola. C’est là que le favori, Antonio Morgado, placé sous haute surveillance, a décidé de frapper. Dans sa roue, un inconnu du grand public, mais pas des observateurs avertis : Hector Alvarez, 19 ans, de la sélection nationale espagnole et habituellement sous le maillot de l’équipe Lidl-Trek Future Racing. Le duo, d’une fraîcheur insolente, fond sur les échappés, les dépasse à 16 km de l’arrivée et entame un long duel tactique. L’expérience et la pointe de vitesse du Portugais (22 ans) auront finalement raison du panache du jeune Espagnol lors du sprint dans les rues détrempées de Palmanova. Holter complète le podium à 40 secondes, devant Boichis, 4e.

Le décryptage tactique : comment Morgado a maîtrisé le chaos

Sur le papier, la victoire de l’UAE Team Emirates XRG était logique. Mais sous la pluie et le froid, rien n’est jamais acquis. Plusieurs facteurs clés expliquent ce succès.

Le piège de l’échappée forte : La composition du groupe de tête était idéale pour UAE. Avec des hommes comme Boichis, Holter et Steinhauser, tous capables de tenir sur ce terrain, le peloton ne pouvait se permettre de relâcher la pression. Cela a usé les équipes rivales et créé un écran parfait pour l’attaque de Morgado.

Le timing de l’attaque : Frapper à 33 km de l’arrivée, dans la dernière difficulté significative, était un chef-d’œuvre de timing. Trop tôt, il risquait de se faire chasser ; trop tard, la course pouvait se conclure au sprint réduit. Du côté des données et des statistiques, la puissance déployée par Morgado dans le sa Gramola a été le pic décisif de la course.

La gestion du duo Alvarez : Le vrai danger n’était pas dans l’échappée, mais dans la roue de Morgado. Alvarez, 9e du GP Castellon il y a quelques jours, 3e des derniers Championnats d’Europe Espoirs et 7e du chrono, a montré une insolente facilité. Morgado a fait preuve d’une intelligence tactique rare pour un jeune coureur : il n’a pas paniqué face aux relances d’Alvarez, s’est économisé dans la roue et a totalement verrouillé le sprint. Une maturité qui rappelle celle d’un Joao Almeida à ses débuts.

Question ouverte pour les puristes : Face à une surprise comme Alvarez, un coureur établi doit-il prendre des risques en attaquant seul avant le sprint, ou jouer la carte de la confiance en ses qualités finales, comme l’a fait Morgado ?

Hector Alvarez : la révélation qui change la donne du Challenge

La vraie histoire de ce Trofeo Calvia n’est peut-être pas le vainqueur, mais le second. Hector Alvarez, à peine sorti de la catégorie des Juniors, a tenu tête au leader d’une des meilleures équipes du monde. Son profil est fascinant : un rouleur-grimpeur au gabarit de 74 kilos, et qui a tenu le choc dans les secteurs techniques sous la pluie. Sa performance pose une question cruciale pour les recruteurs du WorldTour : jusqu’à quand Lidl-Trek pourra-t-elle le garder dans son équipe Development ? En s’imposant dans un rôle d’équipier luxueux lors de courses par étapes espoirs l’an dernier, il avait déjà montré son potentiel. Aujourd’hui, il le confirme face aux professionnels. Son avenir s’écrit dès maintenant, et sa régularité sur les autres manches du Challenge sera scrutée à la loupe.

Les Français à l’heure du bilan : Boichis confirme, Turgis en observation

Côté tricolore, le bilan est positif. Adrien Boichis (4e) signe une très belle performance pour sa première course de la saison avec Red Bull-BORA-hansgrohe. Présent dans la bonne échappée, il a fait le job jusqu’au bout et manque de peu le podium. Ce résultat confirme son excellente transition vers le WorldTour et son statut de valeur sûre pour les classiques ardennaises futures. Anthony Turgis (TotalEnergies), 6e, a adopté une posture plus attentive, jouant la carte du peloton. Dans ces conditions extrêmes, son placement en fin de course est un signal encourageant pour la suite de sa saison de classiques. Thomas Bonnet et Clément Champoussin (XDS Astana) terminent respectivement 19e et 20e. La relève française, avec Boichis, semble en bonne voie.

Et maintenant ? Les pronostics pour la suite du Challenge de Majorque 2026

Le Trofeo Calvia, souvent propice aux puncheurs, a tenu son rôle. Mais la suite du Challenge de Majorque promet des profils différents. L’inédit contre-la-montre par équipes de jeudi introduit une variable tactique majeure et marque le retour de Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe). Les épreuves des jours suivants, plus vallonnées et accidentées, devraient voir les grimpeurs purs s’exprimer. La victoire de Morgado envoie un message fort à l’UAE Team Emirates XRG, mais des équipes comme INEOS Grenadiers ou Visma-Lease a Bike vont entrer en scène. Alvarez pourra-t-il confirmer sur un parcours plus sélectif ? Morgado a-t-il les jambes pour jouer le général sur l’ensemble du Challenge ?

Question ouverte pour le débat : Avec ce succès, Antonio Morgado rejoint-il le cercle très fermé des favoris pour les Classiques flandriennes de ce printemps, ou son talent est-il encore trop spécifique aux courses d’un jour vallonnées ?

Une leçon de cyclisme vintage

Le Trofeo Calvia 2026 nous a offert un concentré de ce qui fait la beauté du cyclisme de début de saison : l’inconnu, les conditions extrêmes, l’émergence de nouveaux visages et la confirmation des espoirs. Antonio Morgado a répondu présent, comme un leader doit le faire. Mais l’ombre portée d’Hector Alvarez sur cette course est peut-être l’image la plus forte. Elle nous rappelle que sous la pluie de Majorque, les hiérarchies sont parfois bousculées, et que l’avenir du peloton se dessine dans l’effort d’un jeune homme de 19 ans qui n’a pas froid aux yeux. Le Challenge de Majorque 2026 est lancé, et il s’annonce passionnant.

Classement complet du Trofeo Calvia 2026

  1. MORGADO ANTÓNIO, UAE Team Emirates – XRG les 148,3 km en 3:51:06 (38,5 km/h)
  2. ÁLVAREZ HÉCTOR, Spain m.t.
  3. HOLTER ÅDNE, Uno-X Mobility +0:38
  4. BOICHIS ADRIEN, Red Bull – BORA – hansgrohe +0:41
  5. STEINHAUSER GEORG, EF Education – EasyPost +1:15
  6. TURGIS ANTHONY, TotalEnergies +2:03
  7. VENDRAME ANDREA, Team Jayco AlUla m.t.
  8. POLITT NILS, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  9. HERREGODTS RUNE, UAE Team Emirates – XRG +2:21
  10. VANDENABEELE HENRI, Team Flanders – Baloise +2:33
  11. LAMBRECHT MICHIEL, Team Flanders – Baloise +2:35
  12. DE LA CALLE HUGO, Burgos Burpellet BH +2:38
  13. CHRISTOPHERSEN CEDRIK BAKKE, Unibet Rose Rockets +2:42
  14. COBO IVÁN, Equipo Kern Pharma +2:44
  15. BARCELÓ FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  16. PALETTI LUCA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  17. DVERSNES LAVIK FREDRIK, Uno-X Mobility m.t.
  18. BELOKI MARKEL, EF Education – EasyPost +2:46
  19. BONNET THOMAS, TotalEnergies m.t.
  20. CHAMPOUSSIN CLÉMENT, XDS Astana Team m.t.
  21. BAIS MATTIA, Team Polti VisitMalta m.t.
  22. RUIZ IBON, Equipo Kern Pharma m.t.
  23. COSNEFROY BENOÎT, UAE Team Emirates – XRG m.t.
  24. RAFFERTY DARREN, EF Education – EasyPost m.t.
  25. DEMAN BREM, Team Flanders – Baloise m.t.
  26. ROTA LORENZO, Lotto Intermarché +2:56
  27. DONATI DAVIDE, Red Bull – BORA – hansgrohe +3:06
  28. PESCADOR DIEGO, Movistar Team +3:10
  29. BERRADE URKO, Equipo Kern Pharma +3:23
  30. FERNÁNDEZ SAMUEL, Caja Rural – Seguros RGA +3:31
  31. BATTISTELLA SAMUELE, EF Education – EasyPost m.t.
  32. BARRENETXEA JON, Movistar Team +3:41
  33. JUARISTI TXOMIN, Euskaltel – Euskadi m.t.
  34. STENICO MATTIA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  35. PARRA JOSÉ FÉLIX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  36. TJØTTA MARTIN, Uno-X Mobility m.t.
  37. TONELLI ALESSANDRO, Team Polti VisitMalta m.t.
  38. BLOEM JOREN, Unibet Rose Rockets m.t.
  39. VAN DEN BERG MARIJN, EF Education – EasyPost +3:45
  40. CUBILLAS JAVIER, Movistar Team +3:51
  41. CANAL CARLOS, Movistar Team +4:01
  42. MINTEGI IKER, Euskaltel – Euskadi +4:08
  43. CALLEJAS EDISON ALEJANDRO, Petrolike m.t.
  44. VILLATE IBAI, Movistar Team +4:31
  45. ARCAS JORGE, Movistar Team +4:42
  46. BREUILLARD NICOLAS, TotalEnergies m.t.
  47. KULSET JOHANNES, Uno-X Mobility +4:47
  48. PIETROBON ANDREA, Team Polti VisitMalta +7:17
  49. URIARTE DIEGO, Equipo Kern Pharma m.t.
  50. MAUSS MORITZ, UAE Team Emirates – XRG +7:53
  51. ZEMKE JERMAINE, REMBE | rad-net +8:05
  52. BELLETTA DARIO IGOR, Team Polti VisitMalta m.t.
  53. HEIDEMANN MIGUEL, REMBE | rad-net m.t.
  54. TORRES MARC, Spain m.t.
  55. BORRESCH JULIAN, REMBE | rad-net m.t.
  56. LÓPEZ JOSEBA, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  57. TERCERO FERNANDO, Team Polti VisitMalta m.t.
  58. HAJEK ALEXANDER, Red Bull – BORA – hansgrohe m.t.
  59. UGARTE GARI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  60. DONZÉ ROBIN, Tudor Pro Cycling Team +8:10
  61. THONNON SENNE, Team Flanders – Baloise m.t.
  62. PONOMAR ANDRII, Petrolike m.t.
  63. ISASA XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
  64. TAROZZI MANUELE, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  65. GEERAERTS FERRE, Team Flanders – Baloise m.t.
  66. MONTAGNER ANDREA, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  67. TOLIO ALEX, Bardiani CSF 7 Saber m.t.
  68. GELEIJN OWEN, Unibet Rose Rockets m.t.
  69. DE VRIES HARTTHIJS, Unibet Rose Rockets m.t.
  70. STIANSEN JESPER, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  71. GARCÍA PIERNA CARLOS, Burgos Burpellet BH m.t.
  72. JOUSSEAUME ALAN, TotalEnergies m.t.
  73. LÓPEZ JORDI, Euskaltel – Euskadi m.t.
  74. MELLANO LUDOVICO MARIA, XDS Astana Team +8:19
  75. NERURKAR LUKAS, EF Education – EasyPost +8:22
  76. CAICEDO JONATHAN KLEVER, Petrolike m.t.
  77. CRESCIOLI LUDOVICO, Team Polti VisitMalta m.t.
  78. VILLA GIACOMO, Petrolike m.t.
  79. VERCHER MATTÉO, TotalEnergies m.t.
  80. MERIS SERGIO, Unibet Rose Rockets m.t.
  81. LØLAND SAKARIAS KOLLER, Uno-X Mobility +8:25
  82. VAN HAUTEGEM LEANDER, Team Flanders – Baloise +9:49
  83. STÖCKLI JAN, Tudor Pro Cycling Team +13:27
  84. JASCH LENNART, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  85. HELLEMOSE ASBJØRN, Team Jayco AlUla m.t.
  86. HOELGAARD MARKUS, Uno-X Mobility +14:00
  87. DE PRETTO DAVIDE, Team Jayco AlUla m.t.
  88. VAN SINTMAARTENSDIJK ROEL, Lotto Intermarché +15:43
  89. FOLDAGER ANDERS, Team Jayco AlUla m.t.
  90. ERIKSSON JACOB, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  91. DÍAZ JOSÉ MANUEL, Burgos Burpellet BH m.t.
  92. PICKERING FINLAY, Team Jayco AlUla m.t.
  93. MARIS ELIAS, Team Flanders – Baloise m.t.
  94. FOUGNER EIVIND BROHOLT, Unibet Rose Rockets m.t.
  95. MACÍAS CÉSAR, Burgos Burpellet BH +16:49
  96. IRIBAR UNAI, Equipo Kern Pharma +18:06

96 coureurs classés sur 146 partants. 50 abandons et 1 coureur non partant (Larry Warbasse – Tudor).

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Jonathan Milan et Lidl-Trek : La leçon de maîtrise absolue qui inquiète tous les sprints de 2026

Il devait contrôler, il a dominé. Alors que les vents du désert tentaient de rejouer le chaos de la veille, Jonathan Milan et son équipe Lidl-Trek ont transformé la 2e étape de l’AlUla Tour 2026 en une démonstration tactique implacable. Entre bordures canalisées, train irréprochable et puissance brute, le géant italien signe un doublé autoritaire. Analyse d’une mécanique de victoire déjà rodée en ce début de saison.

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Une étape sous tension : comment Lidl-Trek a neutralisé la menace des bordures ?

Contrairement à une simple étape pour sprinteurs, la 2e étape vers Al Manshiyah Train Station (152 km) fut un exercice de haute voltige éolienne. Dès les premiers coups de pédale, une échappée protocolaire de cinq hommes se forme, incluant Muhammad Nur Aiman Bin Rosli et Zhe Yie Kee (Terengganu Cycling Team), mais l’ombre des bordures de la veille planait. À environ 79 km du but, la prémonition est devenue réalité : sous l’impulsion de Jan Christen (UAE Team Emirates XRG), le peloton s’est déchiré en pleine tempête de sable.

L’analyse des données de vent révèle une tactique de la part de Lidl-Trek. « Nous avions étudié les angles des routes avec notre directeur sportif » a confié Milan en conférence de presse. L’équipe place systématiquement son leader dans le premier quart du groupe de tête, un placement prophylactique coûteux en énergie mais décisif. Parmi les favoris, seuls Mark Donovan (Pinarello-Q36.5) et Alan Hatherly (Jayco AlUla) sont momentanément piégés. La chasse de 35 km qu’ils ont dû mener est un avertissement : en 2026, une seconde d’inattention se paye cash.

L’improvisation de Daniel Skerl : un podium volé à la roue libre ?

L’anecdote du jour illustre le chaos contrôlé des finales. À 6 km de l’arrivée, Phil Bauhaus (Bahrain-Victorious), l’un des principaux rivaux, est victime d’une crevaison. Son lanceur attitré, le jeune Daniel Skerl, se retrouve soudain sans leader. Que faire ? L’option « chacun pour soi » s’impose. Skerl, resté dans le sillage du train Lidl-Trek par réflexe professionnel, a saisi sa chance et a décroché une surprenante 2e place. Une performance qui pose question : les équipes doivent-elles désormais prévoir un plan B pour leurs sprinteurs, au risque de créer des conflits internes ?

Le ballet final : décryptage millimétré du train le plus huilé du peloton

Après la reprise des courageux fuyards Stefan de Bod (Modern Adventure Pro Cycling) et Mathias Bregnhøj (Terengganu Cycling Team), le scénario a semblé écrit. Mais le cyclisme de pointe en 2026 est une science. Le train Lidl-Trek, mené par l’indispensable Simone Consonni, prend les commandes à 2,5 km du but. La séquence est d’une précision chirurgicale.

À 250 mètres, Consonni lâche son ultime effort. Milan, en roue libre, n’a plus qu’à déclencher son arme absolue : une accélération explosive couplée à une vitesse de pointe qui, selon les radars de fin de course, a encore franchi un cap. Face à lui, Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla), certes sur le podium, a paru statique. Le constat est sans appel : sans le train parfait, Milan est redoutable ; avec lui, il semble intouchable. Cette suprématie technique est-elle le signe d’un nouveau modèle à suivre pour toutes les équipes de sprints ?

Analyse prospective : Milan 2026, sur la voie d’un statut légendaire ?

Avec ce doublé, Jonathan Milan ne fait pas que gagner une course. Il envoie un message à toute la scène du sprint mondiale. Selon nos statistiques, il affiche désormais un taux de conversion en victoires supérieur à 40% sur les arrivées massives. Des chiffres qui rappellent les grandes heures d’un Marcel Kittel ou d’un Mark Cavendish en leur temps.

Ses déclarations post-course sont révélatrices d’une maturité nouvelle : « Avec cette équipe, tout semble plus facile. » La symbiose avec ses coéquipiers, notamment Consonni, est l’atout majeur de Lidl-Trek. Mais le géant (1,94m) devra bientôt prouver sa polyvalence. La 3e étape se termine par une ascension de 5 km vers Bir Jaydah Wirkah. « Le final n’est pas à 100% pour moi », admet-il avec réalisme. Son maillot de leader est promis à un adversaire, mais la leçon de ces deux premiers jours reste entière.

La 2e étape de l’AlUla Tour 2026 restera dans les annales non pour son suspense, mais pour son didactisme. Jonathan Milan et Lidl-Trek ont offert un masterclass sur la maîtrise d’une course sous tension. Ils ont répondu aux bordures par l’anticipation, au vent par la puissance, et à la concurrence par une supériorité tactique écrasante. Alors que le paysage du sprint se cherche de nouveaux repères après le déclin de certaines stars, l’Italien pose, avec une sérénité déconcertante, les fondations de ce qui pourrait être une année de règne. La saison des sprints vient de trouver son homme à battre. La question maintenant est : qui, dans le peloton, a les reins assez solides pour construire un projet capable de rivaliser avec cette machine Lidl-Trek ? Le débat est ouvert.

Classement de la 2e étape – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek les 152 lm en 3:17:59 (46 km/h)
  2. SKERL DANIEL, Bahrain – Victorious m.t.
  3. ACKERMANN PASCAL, Team Jayco AlUla m.t.
  4. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  5. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  6. FROIDEVAUX ROBIN, Tudor Pro Cycling Team m.t.
  7. TESSON JASON, TotalEnergies m.t.
  8. FRETIN MILAN, Cofidis m.t.
  9. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL m.t.
  10. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  11. KOERDT BJORN, Team Picnic PostNL +1″
  12. VILLAR IKER, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  13. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.
  14. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step m.t.
  15. YAMAMOTO TETSUO, Team UKYO m.t.
  16. TERADA YOSHIKI, Team UKYO m.t.
  17. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
  18. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  19. GRADEK KAMIL, Bahrain – Victorious m.t.
  20. CHRISTEN JAN, UAE Team Emirates – XRG +3″

Classement général à l’issue de la 2e étape – Top 20

  1. MILAN JONATHAN, Lidl – Trek en 6:54:11
  2. FRETIN MILAN, Cofidis +0:14
  3. MOSCHETTI MATTEO, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:16
  4. REX LAURENZ, Soudal Quick-Step +0:20
  5. GAVIRIA FERNANDO, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  6. DONOVAN MARK, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:21
  7. DE JONG TIMO, Team Picnic PostNL +0:22
  8. ZAMPERINI EDOARDO, Cofidis +0:24
  9. DE BONDT DRIES, Team Jayco AlUla +0:27
  10. PAGE HUGO, Cofidis +0:29
  11. FROIDEVAUX ROBIN, Team Picnic PostNL +0:30
  12. KOERDT BJORN, Tudor Pro Cycling Team +0:31
  13. MALUCELLI MATTEO, XDS Astana Team m.t.
  14. VADER MILAN, Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  15. CONSONNI SIMONE, Lidl – Trek m.t.
  16. EULÁLIO AFONSO, Bahrain – Victorious m.t.
  17. BORGO ALESSANDRO, Bahrain – Victorious m.t.
  18. GAROFOLI GIANMARCO, Soudal Quick-Step m.t.
  19. DATI TOMMASO, Team UKYO m.t.
  20. HATHERLY ALAN, Team Jayco AlUla m.t.

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Trofeo Calvia 2026 : Le coup de massue majorquin qui réveille la saison

Le Challenge de Majorque 2026 s’ouvre par un uppercut. Ce mercredi 28 janvier, le Trofeo Calvia lance les hostilités sur un parcours taillé pour les costauds : 148 km et près de 3000 m de dénivelé en dents de scie. Entre le retour des stars et un final explosif sur les pentes du Coll de sa Gramola, cette édition s’annonce comme un test de vérité. Notre analyse exclusive du parcours, des favoris et des stratégies en jeu.

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Pourquoi le Trofeo Calvia 2026 est-il bien plus qu’une simple course d’ouverture ?

La réponse tient en un chiffre : 25. Le Challenge de Majorque fête sa 25e édition, et son coup d’envoi, le Trofeo Calvia, a toujours servi de révélateur. Loin d’être une simple balade sous le soleil de janvier, cette épreuve de classe 1.1 est un concentré d’exigences. Cette année, la pression est décuplée avec l’introduction, dès le lendemain, d’un contre-la-montre par équipes, une première dans l’histoire du Challenge, qui influence déjà les tactiques des managers. Les équipes vont-elles économiser leurs forces ou au contraire, frapper un grand coup pour gagner en confiance ?

Un parcours « en dents de scie » : le détail qui fait la différence

Oubliez les longues ascensions alpines. La violence du Trofeo Calvia réside dans son rythme haché, son absence totale de répit. Dès le km 11.9, le Coll des Tords (6.6 km à 2.4%) met les nerfs à vif et élimine les plus lourds. La clé de la course se joue dans l’enchaînement implacable de cinq difficultés répertoriées, dont le fameux Coll den Claret, affronté par deux versants différents (5 km à 4.7% au km 36.3, puis 2.9 km à 4.7% au km 95.1).

Mais le coup de grâce se prépare à la mi-course avec l’ascension la plus longue et la plus raide du jour : le Coll de Sóller (8.4 km à 5.5% au km 68.3). Selon les données, c’est à cet endroit précis que la course s’est scellée lors des trois dernières éditions. Les équipes des leaders y envoient invariablement un rouleau compresseur pour éliminer un maximum d’outsiders.

Le final explosif de Palmanova : qui peut rivaliser avec les puncheurs-grimpeurs ?

Le final est un chef-d’œuvre de tension tactique. Après le dernier passage sur le Coll den Claret, les coureurs abordent, à seulement 24 km de l’arrivée, l’ultime juge de paix : le Coll de sa Gramola (3.1 km à 5.2%). Sa pente régulière est idéale pour une attaque décisive. Le vainqueur de l’an dernier, Jan Christen, y avait distancé ses compagnons d’échappée. La descente rapide et technique vers Palmanova permet ensuite à un petit groupe de se jouer la victoire, voire à un audacieux solitaire de garder quelques mètres d’avance. Un profil qui exclut les purs sprinteurs mais ouvre la porte aux costauds à pointe de vitesse. Selon vous, ce final technique avantage-t-il plus le rouleur puissant ou le grimpeur astucieux en descente ?

Trofeo Calvia 2026 : la liste des engagés et notre hiérarchie des favoris

Avec 21 équipes au départ (8 WorldTour, 10 ProTeams), le plateau est remarquable pour une épreuve de début de saison. La startlist confirme que personne ne veut manquer ce test. Voici notre analyse des hommes en forme.

Les triples étoiles : les rois du relief en quête de confirmation

Christian Scaroni (XDS Astana) : Vainqueur de la Classica Camp de Morvedre il y quelques jours, pour sa course de rentrée, l’Italien arrive en feu. Sa deuxième place ici en 2025 et ses qualités de puncheur en font le grand favori.

Michael Matthews (Team Jayco AlUla) : L’Australien, lauréat le 24 janvier du Gran Premio Castellón – Ruta de la Cerámica a choisi Majorque pour poursuivre sur sa lancée. Moins à l’aise dans les pourcentages élevés, son expérience et son finish dans un petit groupe en font une menace absolue si la course est regroupée.

Marc Hirschi (Tudor Pro Cycling) : De retour sur les terres de sa victoire flamboyante en 2025 sur le GP de Valence, le Suisse est taillé pour ce profil. Sa condition est la grande inconnue, mais son talent est indéniable.

Les outsiders sérieux, capables de tout dévaster

Clément Champoussin (XDS Astana) : En grande forme en début d’année, le Français adore ce terrain. Un premier gros résultat est dans son viseur.

Pavel Sivakov & Antonio Morgado (UAE Team Emirates XRG) : L’équipe du tenant du titre, Jan Christen (actuellement sur le AlUla Tour), aligne un duo redoutable. Sivakov pour le volume, Morgado (3e en 2025) pour l’explosion. Une équipe à double casquette.

Magnus Cort (Uno-X Mobility) : Le Danois, toujours aussi imprévisible, peut gagner au sprint d’un petit groupe comme en s’échappant dans le final. Un joker de poids.

Comment et où regarder le Trofeo Calvia 2026 en direct ?

Ne manquez pas le coup d’envoi de cette semaine de folie à Majorque. Le direct live TV débutera à 14h30 ce mercredi 28 janvier.

Télévision & Streaming payant : La course sera diffusée intégralement sur Eurosport 2 et sa plateforme de streaming HBO Max (anciennement Discovery+).

Streaming gratuit : Comme chaque année, les organisateurs proposent également une diffusion en direct sur leur chaîne YouTube officielle, une aubaine pour les fans sans abonnement.

Le Challenge de Majorque 2026 dans son ensemble : ce qui vous attend après le Trofeo Calvia

Le Challenge de Majorque 2026 ne s’arrête pas là. Cinq épreuves masculines aux profils radicalement différents se succèdent jusqu’au dimanche 1er février, offrant un festival pour tous les types de coureurs :

29/01 : Trofeo Ses Salines – Un contre-la-montre par équipes inédit de 24 km, répétition générale avant le TTT du Tour de France à Barcelone.

30/01 : Trofeo Serra Tramuntana – La reine des étapes, avec le plus gros dénivelé. Terrain de jeu pour Remco Evenepoel (RedBull-BORA-Hansgrohe) et Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), qui feront leur rentrée.

31/01 : Trofeo Andratx-Pollença – Un parcours accidenté se terminant par l’ascension du Mirador d’es Colomer (3.5km à 9.3% !), un final pour grimpeurs purs.

01/02 : Trofeo Palma – Traditionnel final au sprint pour conclure la semaine, où Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) devrait régler ses comptes.

Le Trofeo Calvia 2026 est bien plus qu’une formalité. C’est un coup de sonde stratégique, un examen de forme sous pression, et souvent un superbe spectacle. Avec un plateau relevé et un parcours sans cadeau, la première manche du Challenge de Majorque promet de livrer un vainqueur légitime, annonciateur peut-être d’une grande saison. Alors que les équipes doivent déjà gérer l’effort sur plusieurs jours, quelle tactique privilégier : tout donner dès ce mercredi ou jouer la prudence pour la suite ? Le débat est lancé. Réponse sur les routes de Majorque.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au Trofeo Calvia 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Movistar Team (WT) ✅
2, BARRENETXEA, Jon
3, CANAL, Carlos
8, ARCAS, Jorge
11, PESCADOR, Diego
14, VILLATE, Ibai
15, CUBILLAS, Javier
16, JACKSON, Lucas

Red Bull – BORA – hansgrohe (WT) ✅
21, BOICHIS, Adrien
22, HAJEK, Alexander
26, WANDAHL, Frederik
28, BOCK, Max
29, CLEMMENSEN, Theodor August
30, DONATI, Davide
33, PUTZ, Sebastian

EF Education – EasyPost (WT) ✅
34, STEINHAUSER, Georg
35, VAN DEN BERG, Marijn
36, NERURKAR, Lukas
37, BELOKI, Markel
38, RAFFERTY, Darren
40, SCHWARZBACHER, Matthias
41, BATTISTELLA, Samuele

Team Jayco AlUla (WT) ✅
45, CAPIOT, Amaury
48, DE PRETTO, Davide
51, FOLDAGER, Anders
52, HELLEMOSE, Asbjørn
54, MATTHEWS, Michael
56, PICKERING, Finlay
58, VENDRAME, Andrea

Team Flanders – Baloise (PRT) ✅
59, DEMAN, Brem
61, GEERAERTS, Ferre
63, LAMBRECHT, Michiel
64, MARIS, Elias
66, VAN HAUTEGEM, Leander
67, VANDENABEELE, Henri
68, THONNON, Senne

Uno-X Mobility (WT) ✅
71, CORT, Magnus
72, HOELGAARD, Markus
73, HOLTER, Ådne
75, DVERSNES, Fredrik
76, KULSET, Johannes
77, LØLAND, Sakarias Koller
78, TJØTTA, Martin

Team Polti VisitMalta (PRT) ✅
81, PIETROBON, Andrea
82, TONELLI, Alessandro
85, TERCERO, Fernando
86, CRESCIOLI, Ludovico
87, BAIS, Mattia
88, BELLETTA, Dario Igor
89, RACCAGNI, Gabriele

UAE Team Emirates – XRG (WT) ✅
94, FREIRE, Marcos
95, HERREGODTS, Rune
96, MAUSS, Moritz
97, MORGADO, António
98, POLITT, Nils
101, SIVAKOV, Pavel
102, COSNEFROY, Benoît

XDS Astana Team (WT) ✅
106, CHAMPOUSSIN, Clément
107, GONOV, Lev
109, LIVYNS, Arjen
110, SCARONI, Christian
111, SILVA, Guillermo Thomas
114, DELLE VEDOVE, Alessio
116, MELLANO, Ludovico Maria

Equipo Kern Pharma (PRT) ✅
117, BERRADE, Urko
118, BRUSTENGA, Marc
119, IRIBAR, Unai
120, COBO, Iván
121, URIARTE, Diego
123, AZANZA, Ibai
124, RUIZ, Ibon

TotalEnergies (PRT) ✅
126, VERCHER, Mattéo
127, BONNET, Thomas
128, BREUILLARD, Nicolas
129, BRUNEL, Alexys
130, JOUSSEAUME, Alan
131, TURGIS, Anthony
133, LEROUX, Samuel

Unibet Rose Rockets (PRT) ✅
135, CHRISTOPHERSEN, Cedrik Bakke
136, VENTURINI, Clément
138, FOUGNER, Eivind Broholt
140, DE VRIES, Hartthijs
142, BLOEM, Joren
147, GELEIJN, Owen
149, MERIS, Sergio

Bardiani CSF 7 Saber (PRT) ✅
155, MARCELLUSI, Martin
156, PALETTI, Luca
157, TAROZZI, Manuele
158, TOLIO, Alex
159, TURCONI, Filippo
162, MONTAGNER, Andrea
164, STENICO, Mattia

Lotto Intermarché (WT) ✅
165, ARTZ, Huub
168, GIDDINGS, Joshua
170, ROTA, Lorenzo
172, IMAMURA, Shunsuke
173, VAN SINTMAARTENSDIJK, Roel
174, DONIE, Milan

Euskaltel – Euskadi (PRT) ✅
178, JUARISTI, Txomin
179, LÓPEZ, Jordi
180, MINTEGI, Iker
181, UGARTE, Gari
183, AGUIRRE, Yago
185, ISASA, Xabier
187, FERNÁNDEZ, Samuel

Caja Rural – Seguros RGA (PRT) ✅
188, BALDERSTONE, Abel
189, BARCELÓ, Fernando
192, FERNÁNDEZ, Samuel
195, LÓPEZ, Joseba
196, PEÑUELA, Francisco Joel
197, OTRUBA, Jakub
198, PARRA, José Félix

Tudor Pro Cycling Team (PRT) ✅
199, HIRSCHI, Marc
200, DONZÉ, Robin
202, ERIKSSON, Jacob
208, WARBASSE, Larry
210, WILKSCH, Hannes
211, STIANSEN, Jesper
213, JASCH, Lennart

Burgos Burpellet BH (PRT) ✅
215, CAVIA, Daniel
216, DE LA CALLE, Hugo
218, MACÍAS, César
220, GARCÍA PIERNA, Carlos
221, FAGÚNDEZ, Eric Antonio
222, DÍAZ, José Manuel
223, HERRADA, Jesús

Equipe d’Espagne (NAT) ✅
224, ÁLVAREZ, Héctor
226, GUTIERREZ, Iban
229, BENNASSAR, Francesc
231, TORRES, Marc
232, LOAISA, Ivan
233, BENNASSAR, Joan Marti
234, MORA, Sebastián

Petrolike (CT) ✅
236, CAICEDO, Jonathan Klever
237, CALLEJAS, Edison Alejandro
238, PONOMAR, Andrii
239, PRIETO, José Juan
240, PRIETO, José Antonio
241, EPIS, Giosuè
242, VILLA, Giacomo

REMBE | rad-net (CT) ✅
244, ADAMIETZ, Johannes
246, BORRESCH, Julian
248, HEIDEMANN, Miguel
249, THEILER, Ole
250, ZEMKE, Jermaine
251, PETRY, Paul-Felix
252, WEDEKIND, Victor

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AlUla Tour 2026 : Pourquoi la victoire de Jonathan Milan est un coup de maître tactique

Sur le camélodrome d’AlUla, la première étape du Tour 2026 n’a pas été un simple sprint. Elle a été une leçon de survie. Dans un décor lunaire balayé par les vents, Jonathan Milan a fait plus que gagner : il a démontré une intelligence de course qui annonce une saison redoutable. Décryptage d’une étape où les bordures ont écrit l’histoire, et où un favori du général, Jan Christen, a déjà perdu du temps.

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Une victoire signée, pas volée : le retour du « Treno Milan »

L’habitude est là, mais l’effet n’en reste pas moins impressionnant. Pour la deuxième année consécutive, Jonathan Milan (Lidl-Trek) lève les bras dès sa première course de la saison. Mais comparer sa réussite de ce mardi à AlUla à ses précédents lancés de saison serait une erreur. Ici, sur des routes droites et exposées comme un billard, la victoire ne s’est pas jouée dans les derniers 200 mètres, mais bien 65 kilomètres plus tôt, lorsque les bordures ont commencé à déchirer le peloton. Milan, l’homme aux deux étapes du Tour de France 2025, n’a pas attendu le sprint. Il l’a provoqué en s’infiltrant dans le mouvement décisif. « C’était plus difficile que je ne l’imaginais » a-t-il avoué à l’arrivée. Un aveu qui en dit long sur l’intensité d’une journée qui a vu le groupe des favoris exploser en plein désert.

L’analyse tactique : comment les bordures ont redessiné la course

La théorie est simple : sur un parcours plat de 158 km, avec un vent latéral constant, les équipes de sprinteurs ont cherché à éliminer les rivaux. La pratique observée est plus brutale. Vers les 65 km de l’arrivée, alors que l’échappée matinale (composée de Muhammad Nur Aiman Rosli, Ali Al-Sheikh, Said Al Rahbi et Mohamed Al-Wahaibi) venait d’être avalée, le coup de poker est venu. Un collectif hétéroclite mais ultra-motivé – Lidl-Trek pour Milan, Cofidis pour Milan Fretin, Picnic PostNL pour Fabio Jakobsen, Soudal Quick-Step – forme une bordure infernale. En quelques minutes, un groupe de 18 hommes, incluant tous les grands noms du sprint hormis quelques absents de marque, prend 40 secondes.

La question qui a dû tarauder les directeurs sportifs : Pourquoi des équipes comme UAE Team Emirates XRG, pourtant favorites au général avec Jan Christen, ont-elles laissé filer un tel groupe ? La réponse est dans la chute. Christen, tombé peu avant, était déjà en difficulté. UAE a choisi de préserver son leader pour le classement général, un pari risqué qui a immédiatement coûté cher.

Le duel des Milans : la revanche de l’expérience sur la fougue

Dans le groupe de tête, la tension était palpable. D’un côté, Jonathan Milan, 25 ans, le patron affirmé, entouré de deux lieutenants dévoués de Lidl-Trek. De l’autre, Milan Fretin (Cofidis), 22 ans, le jeune loup belge assoiffé de confirmation. La Cofidis, avec trois hommes dans le groupe, a même semblé un temps vouloir jouer sa carte en force. Mais en cyclisme, l’expérience des grands tours fait la différence. Alors que le peloton revenait dangereusement à moins de 10 secondes dans les derniers kilomètres, c’est le sang froid de Milan et le travail sacrificiel de ses équipiers qui ont maintenu l’écart. Le coup de poker de Timo de Jong (Picnic PostNL) à un kilomètre du but, immédiatement contré par Hugo Page (Cofidis), a servi de rampe de lancement parfaite pour le sprinteur italien. À 100 mètres, il n’y a plus eu de duel. Un coup de rein, et Milan réglait Fretin et Matteo Moschetti (Pinarello Q36.5). Une démonstration de puissance qui pose une question : Avec un train aussi bien huilé en janvier, qui pourra rivaliser avec Milan sur les grands sprints du Giro 2026 ?

Le désastre Christen : 20 secondes de pénalité, un coup dur pour le général

Tandis que Milan célébrait, un autre scène retenait l’attention des commissaires. Jan Christen (UAE Team Emirates XRG), grand favori de cette édition 2026, a vécu un calvaire. Deux chutes, une longue et épuisante remontée dans l’aspiration de la voiture de son équipe, et au final, une sanction inévitable : 20 secondes de pénalité pour abri prolongé. Selon le règlement UCI, ce type de sanction est automatique lorsque le coureur profite de l’aspiration au-delà du temps accordé pour revenir. Christen se retrouve 72e à 41 secondes de Milan. Dans une course où les bonifications (3, 2, 1 secondes aux sprints intermédiaires) peuvent tout décider, c’est un handicap énorme. Le Suisse devra désormais attaquer, peut-être dès les faux-plats des étapes 3 et 4, pour espérer rejouer la victoire finale. Sa course contre la montre est déjà commencée.

Les enseignements pour la suite de l’AlUla Tour et la saison 2026

Cette première étape livre plusieurs indices pour la suite du AlUla Tour 2026 et au-delà.

Lidl-Trek est déjà en ordre de marche : La parfaite coordination de l’équipe américaine pour protéger Milan dans les bordures et le livrer au sprint envoie un signal fort à toute la peloton.

Le sprint mondial a un nouveau patron : La facilité avec laquelle Milan a dominé un plateau pourtant relevé (avec Fernando Gaviria, Fabio Jakobsen, Phil Bauhaus) confirme son statut de numéro 1 mondial sur les arrivées massives.

La stratégie UAE interroge : Aurait-il fallu mettre un homme dans la bordure décisive pour défendre les intérêts de Christen ? Le choix du « tout pour le leader » a laissé l’équipe sans cartes à jouer.

La 2ème étape vers Al Manshiyah Train Station promet un autre scénario pour les sprinteurs. Mais après les secousses de ce mardi, une question subsiste : les équipes battues vont-elles se contenter de regarder le train Milan passer, ou vont-elles s’allier pour le dérailler ? L’histoire de ce Tour d’AlUla 2026, lui, ne fait que commencer.

Classement de la 1ère étape – Top 20

  1. MILAN JONATHAN,Lidl – Trek les 158 km en 3:36:32 (43,8 km/h)
  2. FRETIN MILAN,Cofidis m.t.
  3. MOSCHETTI MATTEO,Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team m.t.
  4. REX LAURENZ,Soudal Quick-Step m.t.
  5. MANZIN LORRENZO,TotalEnergies m.t.
  6. PAGE HUGO,Cofidis m.t.
  7. BAUHAUS PHIL,Bahrain – Victorious m.t.
  8. GAVIRIA FERNANDO,Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  9. DE JONG TIMO,Team Picnic PostNL +0:02
  10. MIKUTIS AIVARAS,Tudor Pro Cycling Team +0:04
  11. DONOVAN MARK,Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:03
  12. VAN LERBERGHE BERT,Soudal Quick-Step m.t.
  13. ZAMPERINI EDOARDO,Cofidis m.t.
  14. DE BONDT DRIES,Team Jayco AlUla +0:07
  15. JAKOBSEN FABIO,Team Picnic PostNL +0:08
  16. BORGO ALESSANDRO,Bahrain – Victorious +0:11
  17. FROIDEVAUX ROBIN,Tudor Pro Cycling Team m.t.
  18. BURGAUDEAU MATHIEU,TotalEnergies m.t.
  19. EULÁLIO AFONSO,Bahrain – Victorious m.t.
  20. VERMAERKE KEVIN,UAE Team Emirates – XRG m.t.

Classement général à l’issue de la 1ère étape – Top 20

  1. MILAN JONATHAN,Lidl – Trek en 3:36:22
  2. FRETIN MILAN,Cofidis +0:04
  3. MOSCHETTI MATTEO,Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:06
  4. REX LAURENZ,Soudal Quick-Step +0:10
  5. MANZIN LORRENZO,TotalEnergies m.t.
  6. PAGE HUGO,Cofidis m.t.
  7. BAUHAUS PHIL,Bahrain – Victorious m.t.
  8. GAVIRIA FERNANDO,Caja Rural – Seguros RGA m.t.
  9. DONOVAN MARK,Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team +0:11
  10. DE JONG TIMO,Team Picnic PostNL +0:12
  11. MIKUTIS AIVARAS,Tudor Pro Cycling Team +0:14
  12. VAN LERBERGHE BERT,Soudal Quick-Step m.t.
  13. ZAMPERINI EDOARDO,Cofidis m.t.
  14. DE BONDT DRIES,Team Jayco AlUla +0:17
  15. JAKOBSEN FABIO,Team Picnic PostNL m.t.
  16. SÖDERQVIST JAKOB,Lidl – Trek +0:19
  17. BORGO ALESSANDRO,Bahrain – Victorious +0:21
  18. FROIDEVAUX ROBIN,Tudor Pro Cycling Team m.t.
  19. BURGAUDEAU MATHIEU,TotalEnergies m.t.
  20. EULÁLIO AFONSO,Bahrain – Victorious m.t.

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Notre couverture enrichie sur TodayCycling : Retrouvez chaque soir le décryptage vidéo de l’étape, les analyses de nos experts, les photos exclusives et les interviews long format des principaux acteurs. Nous connectons les points entre ce que vous voyez à l’écran et la réalité du terrain.

AlUla Tour 2026 : Votre guide TV ultime pour suivre en direct

À l’ombre des canyons ocre d’AlUla, une nouvelle saison de cyclisme se réveille. L’AlUla Tour 2026 n’est pas qu’une simple formalité de janvier : c’est une arène où se dessinent déjà les hiérarchies, une vitrine technologique, et un laboratoire tactique en conditions extrêmes. Entre sprints dans le désert et ascensions infernales, voici votre sésame pour vivre chaque rebondissement en direct, du premier au dernier kilomètre. Préparez-vous : le spectacle est programmé.

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Pourquoi l’AlUla Tour 2026 est-il devenu un « laboratoire » incontournable pour la nouvelle saison ?

Le coup d’envoi de la saison ProTour en Australie est une tradition. Mais depuis son entrée au calendrier UCI ProSeries, l’AlUla Tour s’est imposée comme le verdict du désert. Loin d’être une mise en jambe anodine, cette course est un test brutal de précocité. Selon nos statistiaues, 75% des vainqueurs ici ont confirmé un pic de forme avant le printemps, à l’image de Tom Pidcock en 2025. Cette sixième édition, privée du tenant, devient une page blanche. Elle oppose des leaders affamés comme Jan Christen (UAE Team Emirates – XRG), des puncheurs en quête de repères, et des équipes qui viennent y tester en condition réelle leurs nouveaux matériaux aérodynamiques, décisifs dans ces plaines venteuses. C’est ce mélange d’enjeux qui en fait un événement télévisuel unique.

Où et quand regarder l’AlUla Tour 2026 en direct à la TV et en streaming ?

La couverture médiatique reflète l’importance grandissante de l’épreuve. Pour 2026, les diffuseurs francophones offrent une couverture exhaustive.

Les chaînes traditionnelles : Eurosport 1 et Eurosport 2 restent le pilier, avec un décryptage d’experts reconnus. Leurs plateaux techniques promettent des analyses fines sur la stratégie des équipes.

Le streaming premium : La plateforme HBO Max propose un flux direct en haute définition, souvent avec des options de caméras embarquées ou un suivi GPS exclusif, plongeant le téléspectateur au cœur du peloton.

L’offre généraliste : L’Équipe Live permet un accès gratuit et sans engagement, idéal pour suivre la course au bureau ou sur mobile. Une opportunité parfaite pour séduire de nouveaux fans.

Le rendez-vous est immuable : le direct démarre chaque jour à 12h30, heure française. Les arrivées sont prévues entre 16h et 16h30, offrant un spectacle en première partie d’après-midi.

Le programme TV détaillé et l’analyse technique de chaque étape

Ne vous fiez pas aux distances parfois courtes. Chaque journée a sa personnalité, conçue pour créer le spectacle. Voici le calendrier, enrichi de notre lecture tactique.

Étape 1 (27/01) : Le sprint du désert – Un verdict sans appel ?

Parcours : Boucle AlUla Camel Cup Track > AlUla Camel Cup Track (158 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 2 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : Une étape pour puristes du sprint, mais loin d’être anodine. Le tracé en boucle autour de l’hippodrome pour chameaux est exposé aux vents latéraux. Les équipes comme Lidl-Trek (pour Jonathan Milan) ou XDS Astana voudront en découdre rapidement. La question est : une bordure se formera-t-elle dès la première heure, éliminant déjà quelques outsiders de la générale ?

Étape 2 (28/01) : Le piège des rochers – Pourquoi cette étape peut tout changer ?

Parcours : AlManshiyah Train Station > AlManshiyah Train Station (152 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 2 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : Plus technique qu’il n’y paraît. Le secteur des rochers de Shalal Sijlyat, à parcourir en milieu d’étape, pourrait être le théâtre d’attaques audacieuses. Un coureur français de l’équipe TotalEnergies pourrait y tenter sa chance. C’est une journée parfaite pour un baroudeur de vouloir créer la surprise.

Étape 3 (29/01) : L’antichambre de la montagne – Qui va se dévoiler ?

Parcours : Winter Park > Bir Jaydah Mountain Wirkah (142.1 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 2 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : C’est ici que la hiérarchie pour le classement général commence à se dessiner. L’ascension finale vers Bir Jaydah (2,9 km à 8.5% en moyenne) n’est pas la plus dure, mais sa pente irrégulière et son revêtement demandent explosivité. Un premier duel entre puncheurs comme Paul Double (Team Jayco AlUla) et les grimpeurs légers est attendu. Une étape charnière.

Étape 4 (30/01) : L’Épreuve de vérité – La plus longue, mais pas la plus décisive ?

Parcours : Winter Park > Shalal Sijlyat Rocks (184 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 2 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : Avec 184 km, c’est l’étape la plus longue. La chaleur accumulée et la fatigue seront des acteurs à part entière. Le passage devant les fameuses roches, en finale cette fois, pourrait servir de tremplin pour une attaque lointaine. Une journée d’usure qui prépare le terrain pour l’apothéose finale. La gestion des bidons et de l’hydratation sera scrutée à la loupe.

Étape 5 (31/01) L’apothéose infernale – Qui a les reins pour dompter Harrat Uwayrid ?

Parcours : AlUla Old Town > Skyviews of Harrat Uwayrid (163.9 km)

Direct : 12h30 – Eurosport 1 / HBO Max / L’Équipe Live

Notre analyse : Tout se joue ici. L’ascension finale vers les « Skyviews of Harrat Uwayrid » est un mur : 2,9 kilomètres à 12% de moyenne, avec des passages à 18%. Une ascension courte mais si violente qu’elle rappelle les pentes du Mur de Huy. Elle ne laisse aucune place au hasard. Seul un coureur au pic de forme et doté d’un mental d’acier peut l’emporter. Le classement général sera bouleversé dans les derniers 800 mètres. C’est le moment où le spectacle télévisuel atteint son paroxysme.

Comment aller au-delà du direct TV ? Les ressources pour le fan 360°

Pour transformer votre expérience de spectateur, le direct à la TV n’est qu’un point de départ. Voici comment approfondir :

Les réseaux sociaux des équipes : Les comptes Instagram ou X des teams comme UAE Team Emirates XRG ou INEOS Grenadiers XRG publient souvent des stories en coulisses, des briefings pré-étape et des réactions immédiates.

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Un direct chargé de sens

Suivre l’AlUla Tour 2026 en direct, ce n’est donc pas seulement consommer du cyclisme en janvier. C’est assister à la première grande bataille narrative de l’année, comprendre les dynamiques d’équipe émergentes et identifier, sous le soleil d’Arabie, l’étincelle qui pourrait annoncer un futur champion. À votre avis, qui sera l’homme fort de cette édition : un puncheur qui résiste sur le mur final, ou un grimpeur pur qui fait la différence dès la troisième étape ? Le débat est ouvert. Rendez-vous le 27 janvier à 12h30 sur vos écrans. Le désert, lui, aura déjà choisi son favori.

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AlUla Tour 2026 : Le désert se déchire – Notre décryptage complet des engagés et favoris

Dans les paysages grandioses d’AlUla, 116 coureurs et 17 équipes s’apprêtent à livrer une bataille à cinq actes. En l’absence de Tom Pidcock, tenant du titre, qui succédera au Britannique ? Entre les ambitions générales de Jan Christen (21 ans) et l’écrasante puissance de Jonathan Milan au sprint, cette 6e édition promet un cocktail explosif. Voici notre analyse stratégique et la liste complète des partants pour cette course par étapes de 2026.

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AlUla Tour 2026 : Un plateau rehaussé pour une course en évolution

L’AlUla Tour franchit un cap en 2026. Classée en ProSeries (2.Pro), l’épreuve saoudienne (27-31 janvier) attire un plateau étoffé de 7 WorldTeams, un signe de son attractivité grandissante sur le calendrier hivernal. Avec 116 partants répartis en 17 équipes, l’événement s’éloigne du simple critérium d’échauffement pour devenir un objectif à part entière, comme en témoigne la présence de leaders affirmés et de trains de sprint ultra-structurés. Cette édition marque-t-elle la naissance d’un nouveau classique du désert, à l’instar de ce que fut le Tour du Qatar en son temps ?

La chasse au Général : Un trône vacant et une meute d’ambitions

Avec l’absence de Tom Pidcock, parti parfaire sa condition en altitude au Chili, la couronne est à prendre. Le parcours, mêlant sprints et courts relances accidentées, offre un terrain de jeu idéal pour les puncheurs-endurance.

Les têtes d’affiche : Christen, Dunbar et l’équilibre des forces

Jan Christen (UAE Team Emirates – XRG) : Le favori logique. Le Suisse, libéré du rôle de lieutenant, arrive avec le statut de leader absolu. Ses performances en 2025 (vainqueur du Tour d’Algarve, du Trofeo Calvia, 3e du Tour de Norvège, 4e du Tour de Pologne) démontrent une régularité de haut niveau sur les courses d’une semaine. Il incarne le profil parfait pour succéder à Pidcock.

Eddie Dunbar (Pinarello Q36.5) : Le pari irlandais de 29 ans. Transféré de la Jayco AlUla pour retrouver un leadership, Dunbar possède la classe mais questionne sur la forme. Une saison 2025 gâchée par les blessures le place en situation de redécouverte. Son équipe mise tout sur lui pour relancer sa dynamique.

Paul Double (Jayco AlUla) & Alan Hatherly : Le duo de choc. Vainqueur du Tour de Guangxi et du Tour de Slovaquie en 2025, Double a prouvé son efficacité sur ce type de profil. Il sera épaulé par Hatherly, 6ème de l’édition 2025, un atout tactique majeur. Jayco AlUla, possède la carte pour contrôler la course.

Les outsiders et les cartes à jouer

La bataille ne se limitera pas aux favoris désignés. Plusieurs coureurs pourraient perturber la hiérarchie pré-établie :

Kevin Vermaerke (UAE Team Emirates XRG) : Bien plus qu’un équipier. Le néo-recrue américaine issue du Team Picnic-PostNL pourrait très bien jouer sa carte personnelle si la course bascule.

Les expérimentés : Mauri Vansevenant (Soudal Quick-Step) et Sergio Higuita (XDS Astana) apportent leur pedigree WorldTour, tandis que Rainer Kepplinger (Bahrain Victorious), 5ème en 2025, connaît parfaitement les spécificités du terrain.

Question ouverte pour le débat : Jan Christen part avec l’étiquette de favori, mais la pression du leadership chez UAE est immense. Un coureur comme Paul Double, moins surveillé, n’a-t-il pas la situation idéale pour créer la surprise ?

Le festival des sprinteurs : Milan en patron, mais une concurrence acharnée

Le forfait de Tim Merlier (douloureux au genou) prive la course d’un duel au sommet, mais renforce la concentration des ambitions sur un homme : Jonathan Milan (Lidl-Trek). Le double vainqueur d’étapes sur le Tour de France 2025 arrive en dominateur affiché, avec un train potentiellement composé pour écraser la concurrence. Mais le sprint est un exercice imprévisible.

Qui peut battre Jonathan Milan ?

Les autres Italiens en embuscade : Matteo Malucelli (XDS Astana, 8 victoires en 2025) et Matteo Moschetti (Pinarello Q36.5), revitalisé avec 5 succès l’an passé, seront ultra-motivés pour défier leur compatriote.

Le retour des expérimentés : Tous les regards seront sur Fabio Jakobsen (Team Picnic-PostNL). Après une opération de l’artère pelvienne et une fracture de la clavicule, le Néerlandais entame une saison cruciale pour sa carrière. Pascal Ackermann (Jayco AlUla), lui aussi en quête de renaissance.

Les spécialistes du braquet : Le duo Milan FretinHugo Page (Cofidis), qui aligne un train très solide, seront des dangers permanents. Phil Bauhaus (Bahrain Victorious) demeure un sprinteur et finisseur de premier plan.

L’enjeu pour Milan sera de gérer la pression et la course. Sa domination est-elle si absolue, ou un de ces challengers, affamé de victoire, peut-il lui ravir la vedette dès l’ouverture de sa saison ?

Les Français en mission : TotalEnergies en force, Cofidis en chasseurs

Neuf coureurs tricolores prendront le départ, avec deux stratégies distinctes.

TotalEnergies présente une sélection 100% française, tournée vers l’offensive. Sans leader affiché pour le général, des hommes comme Mathieu Burgaudeau ou Fabien Grellier ont pour consigne d’infester les échappées. Jason Tesson sera la carte sprint sur les étapes les plus plates.

Chez Cofidis, Hugo Page et Yael Joalland mettront leur explosivité au service de Milan Fretin pour les sprints, mais pourraient aussi se libérer en cas d’opportunité.

Cette course représente une belle vitrine pour les coureurs français, souvent à l’aise sur les terrains venteux et nerveux. À qui le coup d’éclat ?

La liste complète des 119 Engagés – équipe par équipe

WorldTeams (7) : Bahrain Victorious, Lidl-Trek, Team Jayco-AlUla, UAE Team Emirates-XRG, Soudal Quick-Step, Team Picnic-PostNL, XDS Astana Team.

ProTeams (6) : Caja Rural-Seguros RGA, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team, TotalEnergies, Tudor Pro Cycling Team, Cofidis, Modern Aventure Pro Cycling.

Équipes Continentales & sélections (4) : Terengganu Cycling Team, Team Ukyo, Équipe Nationale d’Arabie Saoudite, Équipe Nationale d’Oman.

Notre pronostic expert & scénarios à suivre

Classement Général :

Jan Christen (UAE Team Emirates XRG) – La régularité et le soutien d’équipe font la différence.

Eddie Dunbar (Pinarello – Q36.5) – Expérimenté sur ce format, il sait gérer une course.

Jaume Guardeño (Caja Rural-Seguros RGA) – L’outsider de la course, en progression constante.

Sprints : La loi de Jonathan Milan (Lidl-Trek) devrait s’imposer, mais Fabio Jakobsen, s’il a retrouvé son feeling, pourrait lui tenir tête. Milan Fretin (Cofidis) est notre favori pour le podium des sprints.

Équipe : Jayco AlUla, avec un double objectif bien réparti (Double pour le général, Ackermann pour les sprints) et une connaissance parfaite du terrain, a les moyens de jouer sur tous les tableaux.

L’AlUla Tour 2026 s’annonce comme un laboratoire des hiérarchies du début de saison. Entre l’affirmation attendue de Jan Christen, la démonstration de force annoncée de Jonathan Milan et les nombreux recommencements (Jakobsen, Ackermann, Dunbar), chaque étape livrera des indices précieux sur les mois à venir. Le désert, théâtre sublime, va être le témoin de la première grande bataille cycliste de l’année.

Startlist – Qui sont les coureurs engagés participants au AlUla Tour 2026 ?

STARTLIST. La liste des coureurs participants et des équipes est mise à jour au fur et à mesure que les formations communiquent les noms de leurs partants présents au départ.

Bahrain – Victorious (WT)
1, BAUHAUS, Phil
2, BORGO, Alessandro
3, DUNWOODY, Seth
4, EULÁLIO, Afonso
5, GRADEK, Kamil
6, KEPPLINGER, Rainer
7, SKERL, Daniel

Lidl – Trek (WT)
11, MILAN, Jonathan
12, CONSONNI, Simone
13, EGHOLM, Kristian
14, O’BRIEN, Liam
15, SÖDERQVIST, Jakob
16, THEUNS, Edward
17, VERGAERDE, Otto

Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team (PRT)
21, DUNBAR, Eddie
22, BAX, Sjoerd
23, DONOVAN, Mark
24, FRISON, Frederik
25, LIEPIŅŠ, Emīls
26, MOSCHETTI, Matteo
27, VADER, Milan

Team Jayco AlUla (WT)
31, HATHERLY, Alan
32, ACKERMANN, Pascal
33, DE BONDT, Dries
34, DE POOTER, Dries
35, DOUBLE, Paul
36, GAMPER, Patrick
37, MEZGEC, Luka

UAE Team Emirates – XRG (WT)
41, CHRISTEN, Jan
42, ARRIETA, Igor
43, DIJKMAN, Daan
44, JOHANSEN, Julius
45, NOVAK, Domen
46, STELLA, Davide
47, VERMAERKE, Kevin

Soudal Quick-Step (WT)
51, VANSEVENANT, Mauri
52, GAROFOLI, Gianmarco
53, REX, Laurenz
54, SVRČEK, Martin
55, VANDEN HEEDE, Lars
56, VANGHELUWE, Warre
57, VAN LERBERGHE, Bert

Team Picnic PostNL (WT)
61, JAKOBSEN, Fabio
62, BIESTERBOS, Frits
63, CORKERY, Dillon
64, DE JONG, Timo
65, KOERDT, Bjorn
66, NABERMAN, Tim
67, VAN DEN BERG, Julius

XDS Astana Team (WT)
71, HIGUITA, Sergio
72, BETTIOL, Alberto
73, FEDOROV, Yevgeniy
74, KUZMIN, Anton
75, MALUCELLI, Matteo
76, MULUBRHAN, Henok
77, VINOKUROV, Nicolas

Tudor Pro Cycling Team (PRT)
81, VOISARD, Yannis
82, FROIDEVAUX, Robin
83, GUILLEMETTE, Mathias
84, KESSLER, Bruno
85, KOLZE CHANGIZI, Sebastian
86, MIKUTIS, Aivaras
87, THALMANN, Roland

Cofidis (PRT)
91, FRETIN, Milan
92, JOALLAND, Yaël
93, KIRSCH, Alex
94, MEEHAN, Jamie
95, PAGE, Hugo
96, ZAMPERINI, Edoardo

TotalEnergies (PRT)
101, DELBOVE, Joris
102, BOULAHOITE, Rayan
103, BURGAUDEAU, Mathieu
104, GRELLIER, Fabien
105, LE BERRE, Mathis
106, MANZIN, Lorrenzo
107, TESSON, Jason

Caja Rural – Seguros RGA (PRT)
111, GAVIRIA, Fernando
112, ARRIOLABENGOA, Julen
113, BERWICK, Sebastian
114, CASTELLON, Jan
115, IBÁÑEZ, Javier
116, SORARRAIN, Gorka
117, VILLAR, Iker

Modern Adventure Pro Cycling (PRT)
121, DE BOD, Stefan
122, CARPENTER, Robin
123, CHRISTIAN, Sean
124, KESSLER, Cole
125, MUNTON, Byron
126, PICKRELL, Riley
127, STEWART, Mark

Team UKYO (CT)
131, ZERAY, Nahom
132, D’AMATO, Andrea
133, DATI, Tommaso
134, GARIBBO, Nicolò
135, IACOMONI, Federico
136, TERADA, Yoshiki
137, YAMAMOTO, Tetsuo

Terengganu Cycling Team (CT)
141, BREGNHØJ, Mathias
142, BROWNING, Fergus
143, HAMDAN, Wan Abdul Rahman
144, KEE, Zhe Yie
145, KYFFIN, Zeb
146, LOZANO, Juan Pedro
147, ROSLI, Muhammad Nur Aiman Bin

Equipe d’Arabie Saoudite (NAT)
151, ALSHAIKH, Ali
152, AL NAGHAF, Mousa
153, AL FAYROZ, Jihad
154, ALHAIDAN, Abdullah
155, HAZAZI, Nader
156, MALIBARI, Ghassan

Oman (NAT)
161, ALRAHBI, Said
162, AL HABSI, Asad
163, AL HABSI, Hazaa
164, AL RIYAMI, Mazin
165, ALYAQOOBI, Abdulrahman
166, AL-WAHIBI, Mohammed

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AlUla Tour 2026 : La promotion saoudienne qui va enflammer la hiérarchie mondiale

Le 27 janvier, le coup d’envoi de l’AlUla Tour 2026 sera donné. Pour sa première édition classée UCI ProSeries, la course saoudienne dévoile un parcours redessiné et plus exigeant. Entre sprints explosifs et reliefs tourmentés, la lutte pour succéder à Tom Pidcock s’annonce ouverte. Plongée dans une épreuve en pleine ascension.

Lire aussi : AlUla Tour 2026 : Engagés, favoris et analyse des participants
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L’Arabie saoudite confirme son ancrage dans le paysage cycliste mondial. Du 27 au 31 janvier 2026, l’AlUla Tour entre dans une nouvelle dimension en intégrant le calendrier UCI ProSeries (catégorie 2.Pro). Cette promotion n’est pas anodine : elle valide la montée en puissance d’une épreuve créée en 2020 et attire naturellement des effectifs plus relevés, avides de points UCI en ouverture de saison.

2026 : L’année de la consécration ProSeries

Le saut de catégorie est le symbole d’une stratégie à long terme. D’abord nommé Saudi Tour, l’événement a su se construire une identité forte autour des paysages époustouflants et du patrimoine historique de la région d’AlUla, classée à l’UNESCO. Les organisateurs ont progressivement complexifié le tracé, passant d’une affaire de sprinteurs purs à une course au profil plus varié, couronnant ces deux dernières années des puncheurs-grimpeurs de haut vol : Simon Yates (2024) et Tom Pidcock (2025).

Cette évolution atteint son apogée avec l’édition 2026. En devenant une ProSeries, la course s’offre un plateau étoffé. La présence annoncée de cadors comme Tim Merlier (Soudal Quick-Step) et Jonathan Milan (Lidl-Trek) pour les sprints, ainsi que de jeunes espoirs ambitieux pour le général, en témoigne. L’objectif est clair : devenir une étape incontournable de la préparation printanière.

Analyse tactique du parcours : Trois sprints, deux jugements

Le schéma reste de cinq étapes, mais l’équilibre a été subtilement modifié. La clé du classement général ne se jouera plus sur une unique étape de relief, mais sur deux séquences exigeantes, resserrées en fin de semaine.

Étape 1 & 2 : Le festival de vitesse

Mardi 27 janvier : AlUla Camel Cup Track > AlUla Camel Cup Track (158 km). Une boucle plate autour du site emblématique de la Camel Cup. Un final prévu pour les trains de sprint, où la puissance et le placement seront primordiaux.

Profil de la 1ère étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 1ère étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Mercredi 28 janvier : AlManshiyah Train Station > AlManshiyah Train Station (152 km). Similaire à la première, cette étape autour de l’ancienne gare du Hedjaz est un deuxième cadeau aux sprinteurs. Aucun faux plat ne devrait venir perturber les équipes des grands rapides.

Profil de la 2e étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 2e étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Étape 3 : Première bascule vers les hauteurs

Jeudi 29 janvier : Winter Park > Bir Jaydah Mountain Wirkah (142,1 km). Première vraie difficulté. Le profil, plus accidenté, mène à une arrivée inédite à Bir Jaydah Mountain Wirkah. Attaque de loin ou règlement de comptes entre puncheurs ? Cette étape offre un premier tri sévère et désignera un premier patron.

Profil de la 3e étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 3e étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Étape 4 : Le piège potentiel

Vendredi 30 janvier : Winter Park > Shalal Sijlyat Rocks (184 km). Étape la plus longue de l’épreuve. Bien que présentée comme une opportunité pour les baroudeurs ou un sprint en côte, sa longueur, couplée à la chaleur possible et au relief roulant, peut se révéler épuisante à la veille de l’ultime journée. Un terrain idéal pour une échappée audacieuse.

Profil de la 4e étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 4e étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Étape 5 : L’ultime règlement au sommet

Samedi 31 janvier : AlUla Old Town > Skyviews of Harrat Uwayrid (163,9 km). L’étape reine. Le final implacable au sommet du Harrat Uwayrid, un site volcanique offrant une vue spectaculaire. Cette montée longue et pentue est promise aux grimpeurs. Le maillot de leader s’y jouera très probablement, assurant un suspense intact jusqu’au dernier coup de pédale.

Profil de la 5e étape du AlUla Tour 2026.
Carte du parcours de la 5e étape. Images : @ASO_AlUlaTour

Successeur de Pidcock : Le duel des nouvelles générations

Avec ce parcours, le vainqueur devra allier constance, punch et des qualités en altitude. Si des coureurs expérimentés pourraient viser le podium, les regards se tournent vers une nouvelle génération avide de se révéler :

Jakob Omrzel (Bahrain Victorious) : Le prodige slovène, 19 ans, vainqueur du Giro NextGen, fait ses grands débuts en WorldTour. Un talent brut pour les ascensions.

Le vivier UAE Team Emirates-XRG : Avec Jan Christen et Igor Arrieta, l’équipe de développement de la structure émiratie aligne deux grimpeurs prometteurs, parfaits pour ce terrain.

Nicolas Vinokourov (XDS Astana) : Portant un nom qui pèse, le jeune Kazakh a montré de belles choses sur le dernier Tour du Langkawi (4e). L’AlUla est une belle opportunité de confirmation.

Jaume Guardeno (Caja Rural-Seguros RGA) : 14e de la Vuelta à 22 ans, il incarne le futur du cyclisme espagnol en montagne.

L’AlUla Tour 2026 n’est plus une simple course de préparation exotique. C’est désormais une épreuve stratégique du début de saison, au parcours équilibré et au statut rehaussé. Entre l’affrontement des géants du sprint et la bataille des espoirs dans les ascensions lunaires de la région, cette édition promet d’être un formidable révélateur de talents et un spectacle cycliste à part entière. La course à la succession de Tom Pidcock est ouverte.

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UAE Tour 2026 : Le « Monstre de Mobrah » est né, et il va tout redéfinir

Les organisateurs n’ont pas fait dans la demi-mesure. En dévoilant le parcours 2026 de l’UAE Tour, ils ont lâché un nouveau fauve dans l’arène du désert : le Jebel Mobrah. Avec ses 14,9 km à 8,6% et ses pentes dignes de l’Angliru, cette ascension inédite pulvérise les codes de la course. Alors que Remco Evenepoel et Jonas Vingegaard confirment leur présence, nous décortiquons comment ce parcours sur-mesure va transformer une semaine de mise en jambe en un premier choc stratégique de la saison.

Lire aussi : Tour de France 2026, le parcours qui veut crucifier les favoris

Le désert des Émirats n’est plus un simple décor. Il devient un laboratoire tactique. En créant de toutes pièces le Jebel Mobrah, un col d’une brutalité inouïe pour la région, les organisateurs de l’UAE Tour ont franchi un cap. Ils ne veulent plus seulement offrir du spectacle ; ils entendent forger des légendes dès le mois de février. En 2026, la course ne se jouera plus seulement sur les pentes régulières du Jebel Hafeet ou le contre-la-montre. Elle se scellera peut-être dans les lacets infernaux de cette nouvelle montagne, face à un casting de rêve mené par Evenepoel et Vingegaard. Voici le décryptage du parcours qui va électrocuter le début de saison.

Jebel Mobrah, le nouveau géant du désert : analyse technique d’une ascension démesurée

Le chiffre claque comme un coup de fouet : 14,9 km à 8,6% de moyenne. Mais il est trompeur. Pour comprendre le vrai visage du Mobrah, il faut se plonger dans son profil. Comme l’Angliru qu’on lui compare déjà, sa dangerosité réside dans son irrégularité et sa fin de course sadique.

Un profil taillé pour l’explosion et la souffrance pure

Les six premiers kilomètres, bien que déjà sélectifs, servent de mise en bouche. La vraie partition s’écrit dans la seconde moitié, avec des séquences prolongées au-delà de 12% et des pics brutaux à 17%. La comparaison avec l’Angliru (12.5km à 10.1%) est pertinente sur la rudesse des pentes, mais le Mobrah est plus long. Le risque ? Une atomisation du peloton et des écarts colossaux, même entre les tout meilleurs.

Conséquences tactiques : faut-il y aller dès l’étape 3 ?

Sa position, dès la troisième journée, change radicalement la dynamique de la course. Traditionnellement, le Jebel Hafeet (étape 6) était l’unique juge de paix. Désormais, les leaders devront être en forme ultra-précoce. Cela avantage-t-il les coureurs ayant une base hivernale solide, comme un Vingegaard réputé pour sa méticulosité, ou au contraire les audacieux prêts à tout risquer tôt ? La question est posée : un favori peut-il se permettre de gérer sur le Mobrah, ou cet affrontement précoce va-t-il définir toute la hiérarchie de la semaine ?

Au-delà du Mobrah : le parcours complet sous la loupe de l’expert

Ne nous y trompons pas : si le Mobrah vole la vedette, le reste du tracé est un casse-tête stratégique parfaitement rodé. Selon les données historiques compilées par ProCyclingStats, le vainqueur final de l’UAE Tour a toujours brillé à la fois en contre-la-montre et en montagne.

Jebel Hafeet : le traditionnel, mais toujours aussi redoutable

Long de 10.8 km et affichant une pente moyenne de 6.7%, le Hafeet est une ascension d’un autre registre : régulière, exposée au vent, une épreuve de vérité contre-la-montre en côte. C’est ici que Chris Froome ou Tadej Pogačar ont forgé leurs victoires par le passé. En 2026, il servira soit à confirmer une hiérarchie établie sur le Mobrah, soit à opérer un retournement de situation spectaculaire pour celui qui aurait décroché.

Le contre-la-montre (12,2 km) : l’arbitre des spécialistes

Couru sur le plat et souvent venteux de l’Al Hudayriyat Island, ce chrono de 12,2 km est un exercice de puissance pure. Un homme comme Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) y voit une opportunité majeure de creuser un égap. La différence entre les tout meilleurs rouleurs et les grimpeurs purs peut facilement y dépasser les 30 secondes, un capital précieux avant les montagnes.

Les étapes de transition : du vent, des nerfs et des opportunités

Les quatre étapes promises aux sprinters (1, 4, 5, 7) sont loin d’être des formalités. Traversant le désert et longeant la côte, elles sont notoirement exposées aux vents latéraux. Une équipe ambitieuse peut y provoquer des bordures et créer des écarts inattendus. La vigilance y sera de mise pour tous les prétendants au général.

UAE Tour 2026 : Le choc des titans se précise, qui en profitera ?

Avec un tel parcours, la liste des engagés prend une saveur particulière. La confirmation de Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) et de Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) promet un duel d’anthologie. Le Danois, finisseur implacable en altitude, pourrait être l’homme du Mobrah. Le Belge, plus complet avec son arme chrono, pourrait construire sa victoire sur la somme des efforts.

Analyse des forces en présence : profils et stratégies

Remco Evenepoel : Théoriquement l’homme le plus adapté. Il peut gagner du temps au contre-la-montre, limiter la casse (ou frapper) sur le Mobrah, et viser la mise à mort sur le Hafeet. Son équipe devra le protéger des vents.

Jonas Vingegaard : L’ascensionniste pur. Sa mission sera d’infliger un coup décisif sur les pentes les plus raides du Mobrah pour enterrer la course. La question de son contre-la-montre, en nette progression, sera centrale.

Les outsiders : Regardez du côté des puncheurs-grimpeurs comme Isaac del Toro (22 ans – UAE Team Emirates – XRG), qui connaîtra pour sa course de rentrée une pression énorme à domicile. Le Mexicain pourrait jouer sa carte dans l’étape reine.

Et Pogačar dans tout ça ? L’impact d’une absence lourde de sens

L’absence du tenant du titre, Tadej Pogačar, qui ne reprendra la compétition que sur les les Strade Bianche (7 mars), prive la course d’une étincelle imprévisible. Mais elle confirme aussi une tendance : l’UAE Tour, avec ce parcours, n’est plus une simple préparatoire. C’est un objectif à part entière pour les leaders qui visent à peaufiner leur pic de forme. Son absence laisse le champ libre à un nouveau récit.

L’UAE Tour 2026 marque incontestablement sa majorité sportive. En enfantant le Jebel Mobrah, les organisateurs ont offert au peloton WorldTour une nouvelle terra incognita, un lieu de test et de souffrance qui entrera dans la légende dès sa première ascension. Ce parcours est une invitation à l’audace, une arme à double tranchant qui récompensera le plus complet, ou le plus brutal. Entre les lignes de fuite du désert et les pourcentages infernaux du nouveau géant, une première grande histoire de la saison 2026 est en train de s’écrire. Dernière question pour vos pronostics : face à cette épreuve inédite, laquelle des qualités l’emportera : la puissance froide du chronoman ou l’instinct de prédateur du grimpeur ? Le débat est ouvert, rendez-vous en février pour la réponse sur l’asphalte brûlant des Émirats.

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Hoogerheide 2026 : Le jour où Van der Poel a écrit l’Histoire en lettres de feu

Ce n’était pas une course, c’était une ordalie. Sur le circuit familial d’Hoogerheide, Mathieu Van der Poel n’a pas simplement remporté une manche de Coupe du Monde. Il a scellé sa légende, pulvérisé le record de Sven Nys avec une 51e victoire et envoyé un avertissement glacial à ses rivaux à une semaine des Championnats du Monde. Comment un champion transcende-t-il le sport ? Plongée dans les coulisses d’une domination absolue.

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Une démonstration clinique : le plan de bataille de MVDP décrypté

Contrairement aux apparences, la victoire de Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) à Hoogerheide ne fut pas un simple exercice de style. C’était l’application méticuleuse d’un schéma devenu sa signature : une exécution tactique parfaite. Comme le révèlent les données, le Néerlandais a passé les deux premiers tours en 8ème position moyenne, dissimulé dans le peloton, analysant le circuit conçu par son père, Adrie van der Poel.

Son attaque, foudroyante, est intervenue au 3ème tour, exactement au même point stratégique qu’en 2025 : la portion technique en sous-bois suivie d’une courte montée pavée. Une simultanéité qui n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une préparation millimétrée. « C’est là que le circuit bascule, a déclaré l’intéressé en conférence de presse. Il faut avoir accéléré avant pour aborder la partie glissante avec deux secondes d’avance. » Une fois détaché, son rythme est devenu intenable : une puissance moyenne estimée à plus de 500 watts sur les sections clés, creusant 15 secondes d’avance par tour sur un groupe pourtant étoffé.

Le record Nys pulvérisé : la fin d’une ère, le début d’une autre

Avec cette 51e victoire en Coupe du Monde de cyclo-cross, Mathieu Van der Poel ne bat pas un simple record. Il enterre symboliquement le dernier grand totem de l’ancienne garde, détenu par le « Cannibale des sables », Sven Nys (50 victoires). La comparaison historique est saisissante. Nys, c’était la régularité et la longévité phénoménale sur 15 saisons. Van der Poel, c’est la densité et la domination écrasante : 51 victoires en seulement 9 saisons professionnelles complètes, avec un taux de réussite supérieur à 70% lorsqu’il est au départ.

Ce nouveau record est le plus parlant de tous. Il transcende les générations et les terrains. Une question se pose alors : Face à une telle hégémonie, le record de 51 victoires peut-il un jour être battu, ou assistons-nous à l’établissement d’un nouveau plafond de verre pour le sport ?

Hoogerheide, tremplin parfait vers l’arc-en-ciel de Hulst ?

La victoire d’Hoogerheide n’était pas une fin en soi, mais la dernière pierre d’un édifice mental bâti pour les Championnats du Monde à Hulst. Psychologiquement, elle est capitale. Vaincre sur « son » circuit, devant son public, avec cette marge confortable (1’20 sur Tibor Del Grosso et Niels Vandeputte), envoie un message d’invincibilité. Ses principaux rivaux pour le titre mondial, comme un Thibau Nys impuissant et relégué dans la bataille pour les places d’honneur, ont subi un coup psychologique une semaine avant l’échéance.

Statistiquement, le pronostic est sans appel. Van der Poel n’a plus perdu une course de cyclo-cross depuis sa défaite face à Wout van Aert à Benidorm le 7 janvier 2024. Soit une invincibilité de plus de 24 mois et 32 courses consécutives. À Hulst, circuit technique et sablonneux qu’il maîtrise parfaitement, il partira avec une pression immense pour décrocher un 8ème maillot arc-en-ciel, ce qui lui permettrait de détenir seul le record absolu, devant le légendaire Eric De Vlaeminck (7 titres).

Le contre-exemple féminin : une hiérarchie bien plus mouvante

L’analyse ne serait pas complète sans le contrepoint offert par la course féminine. Alors que Van der Poel asphyxie la concurrence masculine, le secteur féminin connaît une saison passionnante marquée par l’incertitude. La victoire de Puck Pieterse à Hoogerheide, devant Kristýna Zemanová et Zoe Bäckstedt, et l’absence au premier plan de la tenante du titre Lucinda Brand (10e la veille), brouillent les cartes avant les Mondiaux.

La Française Amandine Fouquenet, 4ème et solidement installée au 3ème rang de la Coupe du Monde, incarne cette ouverture. Cette diversité de vainqueurs et la bataille serrée pour le classement général contrastent radicalement avec l’hégémonie masculine. Cette différence d’équilibre des forces est-elle le signe d’une plus grande profondeur de compétition chez les femmes, ou simplement d’une absence temporaire de figure transcendante ?

La définition même de l’excellence en 2026

La journée d’Hoogerheide 2026 restera dans les annales. Au-delà du trophée et du globe de cristal remporté pour la 2ème fois (après 2017-2018), Mathieu Van der Poel a offert une masterclass. Il a démontré que la domination absolue en 2026 ne se résume plus à la seule puissance physique. Elle est un algorithme parfait mêlant intelligence tactique (attaque au bon moment), préparation psychologique (utilisation de l’énergie du public) et gestion statistique de l’effort (rythme implacable).

À une semaine de Hulst, la boucle est presque bouclée. Le favori n’a jamais paru aussi fort, et la concurrence, aussi désemparée. Le scénario d’un 8ème titre mondial et d’une saison d’invincibilité parfaite apparaît moins comme une hypothèse que comme la suite logique d’un plan méthodiquement exécuté. Van der Poel n’a pas juste gagné une course ; il a redéfini les contours de la suprématie dans le sport cycliste moderne. La balle est désormais dans le camp de l’Histoire.

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Classique de Valence 2026 : Dylan Groenewegen et Unibet Rose Rockets, le coup de maître stratégique qui annonce une saison

C’était bien plus qu’un simple sprint. Sur les routes venteuses de Valence, Dylan Groenewegen n’a pas seulement signé sa première victoire sous le maillot des Unibet Rose Rockets. Il a offert à sa jeune équipe ProTeam un manifeste tactique d’une rare intelligence. Face à Paul Magnier, le phénomène de la Soudal Quick-Step, le Néerlandais a transformé une classique en déclaration d’intentions. Analyse d’un succès qui dépasse largement le cadre d’une ouverture de saison.

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Une victoire signature : pourquoi le succès de Groenewegen à Valence est un message adressé à tout le WorldTour

Dès le coup de pistolet, l’intention était claire. La Clàssica Comunitat Valenciana 1969 n’était pas une simple formalité de janvier, mais un coup d’envoi stratégique. Pour Dylan Groenewegen, recruté à grands frais l’été dernier par la jeune équipe Unibet Rose Rockets, la pression était tangible. Il n’avait plus gagné depuis juin 2025 (sur le Tour de Slovénie), une éternité pour un sprinteur de son calibre. Pour son directeur sportif, la mission était double : valider l’investissement et prouver que cette ProTeam pouvait rivaliser en intelligence avec les géants du WorldTour. Mission accomplie, avec les honneurs.

Cette 42e édition, longue de 200 km, s’est jouée sur un détail que seuls les stratèges les plus avertis ont su exploiter : le vent. Alors que l’échappée matinale (Samuele Zoccarato et Enzo Leijnse) était neutralisée à 36 km du but, Unibet Rose Rockets, en parfaite synergie avec TotalEnergies, a déclenché l’offensive dans un secteur exposé. Le peloton a volé en éclats. Résultat ? Un groupe de 17 hommes, une sélection d’élite comprenant tous les favoris, a pris la direction de la course. Une manœuvre qui rappelle les grandes heures de la Quick-Step dans les classiques ardennaises. L’équipe n’a pas attendu le sprint : elle l’a créé, filtré, et imposé. Une démonstration d’autorité qui en dit long sur ses ambitions.

Le duel Groenewegen vs Magnier : la vieille garde répond au jeune loup

Le sprint final a cristallisé un conflit de générations des plus excitants. D’un côté, Dylan Groenewegen (32 ans), le vétéran au palmarès bourré de succès en WorldTour, en quête de renaissance. De l’autre, Paul Magnier (21 ans), la pépite française de Soudal Quick-Step, dont la montée en puissance est l’une des histoires à suivre de ce début de décennie. Les statistiques sont éloquentes : Groenewegen a remporté 78 victoires professionnelles depuis 2015, Magnier en est à ses premiers éclats majeurs, avec tout de même quelque 24 succès à son actif.

Pourtant, dans les derniers hectomètres parfaitement tracés par Elmar Reinders, Groenewegen a montré toute l’étendue de son expérience. Son lancement, plus précoce et plus puissant que celui du Français, n’a laissé aucune place au doute. Il a dominé sans réplique possible. Cette victoire pose une question cruciale pour la saison des sprints : la science parfaite du timing peut-elle encore contrer la fougue juvénile et la puissance brute des nouvelles générations ? Le duel est relancé, et les prochains rendez-vous (comme le Kuurne-Bruxelles-Kuurne) promettent d’être explosifs.

Unibet Rose Rockets : la ProTeam qui pense comme une WorldTeam

La performance collective mérite d’être soulignée. Souvent, les équipes ProTeam doivent se contenter de jouer les trouble-fêtes. Pas les Rockets. Leur gestion de course a été d’une précision chirurgicale. Après un contrôle en milieu de course avec XDS Astana, ils ont choisi le moment parfait pour frapper. En s’alliant avec TotalEnergies pour provoquer la bordure décisive, ils ont démontré une lecture de course et une capacité à créer des coalitions instantanées – une marque des grandes équipes tactiques.

Ce succès fondateur rappelle d’autres moments où une équipe a bâti sa légitimité sur une victoire précoce et tactique. On pense à la première victoire de B&B Hotels en 2020, annonciatrice d’une saison faste. Pour Unibet Rose Rockets, ce n’est pas qu’une victoire, c’est une carte de visite envoyée aux organisateurs de WorldTour. Le message est clair : nous avons les jambes, le leader, et surtout, le cerveau pour perturber la hiérarchie établie.

Analyse technique : comment le vent a sculpté la course et fabriqué le vainqueur

Le parcours valencien, avec son passage au Coll de Rates, est souvent considéré comme une formalité pour les sprinteurs purs. La météo en a décidé autrement. Les rafales à la sortie de Sagunt ont été l’élément déclencheur. La position des équipes dans le peloton à ce moment précis était déterminante. Selon les analyses faites à l’arrivée, les équipes les plus expérimentées dans l’exercice des bordures (Soudal Quick-Step, Jayco AlUla) étaient pour une fois prises de court par la proactivité des Rockets.

La composition du groupe de 17 est révélatrice : outre Groenewegen, Magnier et Jeannière (3e), on y trouvait Amaury Capiot (Jayco AlUla), Giovanni Lonardi (Polti VisitMalta) et Alberto Bruttomesso (Bahrain-Victorious). Absents ? Les sprinteurs dont les équipes ont été piégées ou ont manqué de vigilance. Cette course est un rappel brutal : en 2026, la saison ne démarre plus en février, mais en janvier, et la moindre erreur positionnelle est sanctionnée.

Perspectives : que peut-on attendre de Groenewegen et des Rockets après ce coup d’éclat ?

Pour Dylan Groenewegen, cette victoire est un immense soulagement. Elle valide son transfert et lui rend cette confiance indispensable à un sprinteur. Le calendrier qui l’attend est chargé, avec un objectif majeur : les classiques flandriennes et peut-être une incursion sur le Tour de France, si son équipe décroche des wild-cards.

Pour les Unibet Rose Rockets, le pari est déjà gagnant. Cette victoire en 1.1 leur offre une visibilité médiatique immense et renforce leur crédibilité. Elle leur donne également des points précieux dans la course aux invitations pour les grands rendez-vous. Cette équipe peut-elle devenir la nouvelle Arkea-Samsic, cette ProTeam capable de défier les plus grandes sur tous les terrains ? Sa trajectoire, marquée par un recrutement agressif et une vision tactique claire, le laisse penser.

La défaite, quant à elle, n’est pas synonyme d’échec pour Paul Magnier. Se classer devant des sprinteurs aussi aguerris à seulement 21 ans confirme son statut de phénomène. Pour Émilien Jeannière (TotalEnergies), ce podium est également une excellente opération, qui lance sa saison sous les meilleurs auspices.

La Classique de Valence 2026 restera dans les annales comme bien plus qu’une ouverture de saison. Elle a été le théâtre d’une démonstration tactique parfaite, le lieu d’un duel intergénérationnel passionnant et l’acte de naissance officiel d’un sérieux prétendant dans le paysage cycliste. Dylan Groenewegen a retrouvé le chemin de la victoire, et les Unibet Rose Rockets ont annoncé au monde qu’ils ne comptaient pas faire de la figuration. Une course qui, dès le mois de janvier, a déjà redistribué les cartes de la saison des sprints.

Classement de la Classique de Valence 2026 – Top 20

  1. GROENEWEGEN Dylan, Unibet Rose Rockets les 200 km en 4:46:09 (41,9 km/h)
  2. MAGNIER Paul, Soudal Quick-Step m.t.
  3. JEANNIÈRE Emilien, TotalEnergies m.t.
  4. REINDERS Elmar, Unibet Rose Rockets m.t.
  5. LONARDI Giovanni, Team Polti VisitMalta m.t.
  6. COPIOT Amaury, Team Jayco AlUla m.t.
  7. DONALDSON Robert, Team Jayco AlUla m.t.
  8. VAN MECHELEN Vlad, Bahrain – Victorious m.t.
  9. BELLETTA Dario Igor, Team Polti VisitMalta m.t.
  10. BRUTTOMESSO Alberto, Bahrain – Victorious m.t.
  11. GRINDLEY Sebastian, Lidl – Trek Future Racing m.t.
  12. KRIJNSEN Jelte, Team Jayco AlUla m.t.
  13. FELDMANN Karsten Larsen, Unibet Rose Rockets +0:03
  14. DAUPHIN Florian, TotalEnergies +0:10
  15. TOWNSEND Rory, Unibet Rose Rockets m.t.
  16. VAN GESTEL Dries, Soudal Quick-Step +0:14
  17. DESAL Ceriel, Soudal Quick-Step +0:17
  18. CAPRA Thomas, Bahrain – Victorious +0:30
  19. GARCÍA CORTINA Iván, Movistar Team m.t.
  20. FOLDAGER Anders, Team Jayco AlUla m.t.

122 coureurs classés. 4 abandons.

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Tour Down Under 2026 : classement général final

Classement général final du Tour Down Under 2026. Contre toute attente, le TDU n’a pas explosé dans l’étape traditionnelle de Willunga Hill, mais s’est joué en stratège. Jay Vine (UAE Team Emirates XRG) a remporté la première course WorldTour de l’année grâce à une démonstration de force collective et de calcul froid. Plongée dans les chiffres et les rouages d’un classement final qui sonne comme un avertissement pour toute la saison 2026.

Lire aussi : Jay Vine, l’artiste du chaos : Comment l’Australien a maîtrisé l’imprévisible pour conquérir son deuxième Tour Down Under

Le classement final du Tour Down Under 2026 : la fin justifie les moyens

Le verdict est tombé après une semaine de courses sous le soleil australien. Voici le classement général final du Santos Tour Down Under 2026. 114 coureurs classés sur 140 partants lors du prologue.

  1. VINE Jay, UAE Team Emirates – XRG, 16:44:54
  2. SCHMID Mauro, Team Jayco AlUla, +1:03
  3. SWEENY Harry, EF Education – EasyPost, +1:12
  4. BRENNER Marco, Tudor Pro Cycling Team, +1:14
  5. KRON Andreas, Uno-X Mobility, +1:16
  6. RACCAGNI NOVIERO Andrea, Soudal Quick-Step, +1:19
  7. CHARMIG Anthon, Uno-X Mobility, +1:23
  8. ZANA Filippo, Soudal Quick-Step, m.t.
  9. SOBRERO Matteo, Lidl – Trek, +1:27
  10. O’CONNOR Ben, Team Jayco AlUla, +1:28
  11. TESFATSION Natnael, Movistar Team, +1:29
  12. SVESTAD-BÅRDSENG Embret, INEOS Grenadiers, +1:33
  13. HAMILTON Chris, Team Picnic PostNL, +1:36
  14. SCHIFFER Anton, Team Visma | Lease a Bike, +1:39
  15. CEPEDA Jefferson Alveiro, Movistar Team, +1:41
  16. HARPER Chris, Australia, +1:44
  17. OOMEN Sam, Lidl – Trek, +1:47
  18. ZAMBANINI Edoardo, Bahrain – Victorious, +2:01
  19. BLEDDYN Oliver, Australia, +2:05
  20. ZIMMERMANN Georg, Lotto Intermarché, +2:14
  21. GLIVAR Gal, Alpecin-Premier Tech, +2:19
  22. BUITRAGO Santiago, Bahrain – Victorious, +2:20
  23. YATES Adam, UAE Team Emirates – XRG, +2:35
  24. PRODHOMME Nicolas, Decathlon CMA CGM Team, +2:41
  25. FISHER-BLACK Finn, Red Bull – BORA – hansgrohe, +2:42
  26. PORTER Rudy, Team Jayco AlUla, +2:45
  27. MARTIN Guillaume, Groupama – FDJ United, +2:53
  28. CEPEDA Jefferson Alexander, EF Education – EasyPost, +3:04
  29. KAJAMINI Florian Samuel, XDS Astana Team, +3:06
  30. BAGIOLI Andrea, Lidl – Trek, +3:11
  31. VELASCO Simone, XDS Astana Team, m.t.
  32. SCHRETTL Marco, XDS Astana Team, +3:21
  33. PALENI Enzo, Groupama – FDJ United, +3:24
  34. DINHAM Matthew, Team Picnic PostNL, +3:25
  35. LEONARD Michael, EF Education – EasyPost, +3:33
  36. STORK Florian, Tudor Pro Cycling Team, +3:43
  37. GILMORE Brady, NSN Cycling Team, +4:14
  38. WATSON Samuel, INEOS Grenadiers, m.t.
  39. GREENWOOD Matthew, Australia, +4:17
  40. HAGENES Per Strand, Team Visma | Lease a Bike, +4:22
  41. GATE Aaron, XDS Astana Team, +4:24
  42. TONEATTI Davide, XDS Astana Team, +4:32
  43. KNOX James, Team Picnic PostNL, +4:45
  44. SERRANO Gonzalo, Movistar Team, +4:53
  45. DONNENWIRTH Tom, Groupama – FDJ United, +4:54
  46. RESELL Erik Nordsæter, Uno-X Mobility, +5:33
  47. KWIATKOWSKI Michał, INEOS Grenadiers, +5:58
  48. PEACE Oliver, Team Picnic PostNL, m.t.
  49. ROMO Javier, Movistar Team, +6:07
  50. HOWSON Damien, Australia, +6:36
  51. SKAARSETH Anders, Uno-X Mobility, +6:42
  52. MOSCA Jacopo, Lidl – Trek, +6:46
  53. EDDY Patrick, Australia, +6:53
  54. SCHULTZ Nick, NSN Cycling Team, +7:02
  55. EENKHOORN Pascal, Soudal Quick-Step, +7:04
  56. ETXEBERRIA Haimar, Red Bull – BORA – hansgrohe, +7:05
  57. SCOTSON Callum, Decathlon CMA CGM Team, +7:07
  58. GHEBREIGZABHIER Amanuel, Lidl – Trek, +7:20
  59. HAIG Jack, INEOS Grenadiers, +7:57
  60. PEDERSEN Casper, Soudal Quick-Step, +8:10
  61. VAN BEKKUM Darren, XDS Astana Team, +8:23
  62. VEISTROFFER Baptiste, Lotto Intermarché, +9:04
  63. TUCKWELL Luke, Red Bull – BORA – hansgrohe, m.t.
  64. NOVÁK Pavel, Movistar Team, +10:24
  65. LAMPERTI Luke, EF Education – EasyPost, +10:42
  66. BENNETT George, NSN Cycling Team, +10:54
  67. ANDRESEN Tobias Lund, Decathlon CMA CGM Team, +11:15
  68. BRENNAN Matthew, Team Visma | Lease a Bike, +11:26
  69. PLOWRIGHT Jensen, Alpecin-Premier Tech, +11:27
  70. MACKELAR Alastair, EF Education – EasyPost, +11:50
  71. PITHIE Laurence, Red Bull – BORA – hansgrohe, +12:18
  72. CHAMBERLAIN Oscar, Decathlon CMA CGM Team, +12:28
  73. GAUTHERAT Pierre, Decathlon CMA CGM Team, +12:55
  74. PLAPP Luke, Team Jayco AlUla, +13:33
  75. ROMELE Alessandro, XDS Astana Team, +13:48
  76. WELSFORD Sam, INEOS Grenadiers, +14:07
  77. OLIVEIRA Ivo, UAE Team Emirates – XRG, +14:14
  78. BUSATTO Francesco, Alpecin-Premier Tech, +14:51
  79. VAN DEN BOSSCHE Fabio, Soudal Quick-Step, +15:05
  80. KONRAD Patrick, Lidl – Trek, +15:46
  81. MARSMAN Tim, Alpecin-Premier Tech, +15:53
  82. FOX Matthew, Lotto Intermarché, +16:17
  83. THOMPSON Reuben, Lotto Intermarché, +16:21
  84. TEUTENBERG Tim Torn, Lidl – Trek, +16:32
  85. REINDERINK Pepijn, Soudal Quick-Step, +16:46
  86. MATTIO Pietro, Team Visma | Lease a Bike, +17:09
  87. RENARD-HAQUIN Henri-François, Team Picnic PostNL, +17:22
  88. MIHOLJEVIĆ Fran, Bahrain – Victorious, +17:55
  89. FIORELLI Filippo, Team Visma | Lease a Bike, +17:58
  90. VERNON Ethan, NSN Cycling Team, +18:19
  91. KELEMEN Petr, Tudor Pro Cycling Team, +18:21
  92. GUDMESTAD Tord, Decathlon CMA CGM Team, +18:29
  93. MCKENZIE Hamish, Team Jayco AlUla, +18:46
  94. STANNARD Robert, Bahrain – Victorious, +19:19
  95. SWIFT Ben, INEOS Grenadiers, +19:29
  96. MORO Manlio, Movistar Team, +20:13
  97. INGEBRIGTSEN Storm, Uno-X Mobility, +20:29
  98. THORNLEY Callum, Red Bull – BORA – hansgrohe, +21:10
  99. BOWER Lewis, Groupama – FDJ United, +21:18
  100. MÄRKL Niklas, Team Picnic PostNL, +21:43
  101. CLARKE Simon, NSN Cycling Team, +21:51
  102. TAMINIAUX Lionel, Lotto Intermarché, +22:17
  103. DURBRIDGE Luke, Team Jayco AlUla, +22:41
  104. O’BRIEN Kelland, Team Jayco AlUla, +23:10
  105. DRIZNERS Jarrad, Red Bull – BORA – hansgrohe, +23:50
  106. ERŽEN Žak, Bahrain – Victorious, +24:36
  107. SENTJENS Sente, Alpecin-Premier Tech, +25:29
  108. SUTER Joel, Tudor Pro Cycling Team, +25:34
  109. REX Tim, Team Visma | Lease a Bike, +25:35
  110. WIRTGEN Luc, Tudor Pro Cycling Team, +25:44
  111. URIANSTAD BUGGE Martin, Uno-X Mobility, +26:06
  112. STOCKWELL Oliver, Bahrain – Victorious, +27:34
  113. HAMILTON Lucas, INEOS Grenadiers, +29:40
  114. BALLERSTEDT Maurice, Alpecin-Premier Tech, +34:54

Une victoire signée UAE Team Emirates XRG : la naissance d’une nouvelle hégémonie ?

Jay Vine n’a pas gagné ce Tour Down Under seul. Son nom en tête du classement est l’aboutissement d’une stratégie d’équipe implacable menée par la nouvelle mouture de l’UAE Team Emirates XRG. La présence d’Adam Yates à la 23e place, à seulement 2’35, est un indice trompeur. En réalité, Yates a servi de lanceur dans l’étape de Uraidla, permettant à Vine de prendre le leadership pour la suite de la course. Cette tactique du rappelle furieusement les méthodes de la Jumbo-Visma des années 2020-2025.

Mauro Schmid et Jayco AlUla : Le seul qui a pu croire au miracle

À 1’03, Mauro Schmid (Team Jayco AlUla) est le seul à avoir maintenu une pression palpable sur Vine jusqu’au bout. Sa deuxième place est le résultat d’une course agressive, où il a forcé Vine à réagir personnellement. Cependant, la chute spectaculaire de Luke Plapp, leader désigné de Jayco AlUla et grand favori, de la 7e à la 74e place (+13’33) après un incident mécanique et une journée de disette, a totalement recomposé la hiérarchie interne. Cela pose question : les équipes doivent-elles systématiquement nommer un leader unique sur les courses par étapes courtes, au risque de tout perdre sur un coup du sort ?

Le Top 10, révélateur de l’ère post-Pogačar ?

Regardez ce Top 10 : Vine, Schmid, Sweeny, Brenner, Kron… Une génération de coureurs nés à la fin des années 90 et au début des années 2000 s’impose, tandis que les « vieux routiers » du classement mondial étaient absents ou en préparation. Harry Sweeny (EF Education-EasyPost) à 1’12 confirme son immense progression en tant que rouleur-grimpeur, tandis que Marco Brenner (Tudor Pro Cycling) à 1’14 réalise là peut-être la plus belle performance de sa jeune carrière. Ce Top 10, très serré (seulement 25 secondes entre la 2e et la 10e place), montre une densité de talents extraordinaire. Les spécialistes des courses d’une semaine ont désormais leur propre championnat, distinct du Tour de France.

Les leçons tactiques de ce classement général final

La mort du « tout pour Willunga » : Le mythique final au sommet du Old Willunga Hill n’a pas décidé du vainqueur cette année. La course s’est jouée sur la variété des terrains, récompensant le coureur le plus complet, et non le grimpeur pur.

L’explosion des barrières d’équipes : On retrouve 13 équipes différentes dans les 20 premières places. La fusion des technologies et des connaissances (comme le suggère le suffixe « XRG » pour UAE) crée des écarts, mais la masse des équipes de second rang (Tudor, Uno-X) est plus compétitive que jamais.

Un signal fort pour la saison 2026

Le classement final du Tour Down Under 2026 est bien plus qu’une simple liste de noms et de temps. C’est la photographie d’un changement d’ère. Jay Vine s’impose comme un patron des courses par étapes d’une semaine. L’UAE Team Emirates XRG démontre une profondeur tactique redoutable. Et une nouvelle génération, à l’image de Schmid, Sweeny ou Brenner, annonce qu’elle est prête à prendre le pouvoir. La question qui brûle maintenant les lèvres de tous les observateurs est : Cette domination de Vine et de l’UAE sur les courses à profil varié est-elle transférable sur les grands tours, face au retour attendu d’un certain Tadej Pogačar ? Le débat est lancé.

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Jay Vine, l’artiste du chaos : Comment l’Australien a maîtrisé l’imprévisible pour conquérir son deuxième Tour Down Under

Vainqueur en 2023, Jay Vine (30 ans) récidive en 2026 sur le Santos Tour Down Under. Mais ce deuxième sacre n’a rien d’une copie conforme. Entre attaque magistrale à Uraidla, chute sur kangourou et gestion d’une équipe décimée (3 coureurs à l’arrivée sur 7 engagés), l’Australien d’UAE Team Emirates XRG a livré une démonstration de résilience et d’intelligence tactique. Plongée dans la conquête d’un titre forgé dans l’adversité, qui assoit son statut de patron des courses par étapes en Australie.

Lire aussi : Kangourous, chute et résilience sur la 5e étape : comment Matthew Brennan et Jay Vine ont écrit une page folle du Tour Down Under 2026

Vine 2026 vs Vine 2023 : Pourquoi ce deuxième sacre est-il plus significatif ?

En 2023, Jay Vine surgissait en force, remportant le classement général par la seule puissance de ses attaques, sans la moindre victoire d’étape. En 2026, sa victoire finale dessine le portrait d’un coureur complet, stratège et leader. Son avantage final de 1:03 sur Mauro Schmid (Jayco-AlUla) fut acquis en une seule frappe, lors de la 2e étape à Uraidla. Le reste de sa course fut une leçon de gestion : du temps, de l’équipe, des crises. Cette maturité, acquise au sein de la structure UAE, fait de ce succès un tremplin bien plus solide vers les grands objectifs de la saison.

L’attaque foudroyante d’Uraidla, un chef-d’œuvre tactique

Tout s’est joué sur les pentes d’Uraidla. Alors que le peloton pensait contrôler les débats, Jay Vine, en parfaite intelligence avec son lieutenant Jhonatan Narváez, lance une accélération foudroyante à 5 km du sommet. Seul le champion en titre Narváez peut suivre. Ensemble, ils creusent un écart que plus personne ne comblera. Cet épisode révèle un Vine stratège : il n’attend pas la dernière montée, utilise son coéquipier de luxe pour distancer tous ses rivaux directs d’un coup, et s’offre le maillot ocre avec 1:12 d’avance initiale. Une démonstration de force qui rappelle les grandes heures des leaders capables de remporter une course en un coup de pédale.

Comment UAE a survécu à la malchance absolue ?

La grande leçon de ce Tour Down Under 2026 tient dans la gestion de crise opérée par UAE Team Emirates. Le plan initial était parfait : Vine leader, Narváez lieutenant et joker. Mais la chute lourde et l’abandon de l’Équatorien lors de la 4e étape ont fissuré l’édifice. Pire, le lendemain, Vine lui-même chute, percuté par un kangourou, tandis qu’un autre équipier, Mikkel Bjerg, quitte la course. L’équipe, réduite à l’état de squelette, a dû improviser. Sebastian Molano s’est transformé en bourreau de travail pour contrôler les échappées, dans un effort héroïque et épuisant. Vine a dû naviguer en permanence dans le peloton, sans la protection habituelle. Cette résilience collective est-elle le nouveau marqueur des grandes équipes du WorldTour ?

Une annulation qui a servi les plans de Vine ?

L’annulation inédite de l’ascension reine de Willunga Hill, samedi, en raison des risques d’incendie, a radicalement changé la donne. Beaucoup pensaient que cette décision désavantagerait Vine, lui ôtant un terrain de consolidation. En réalité, elle a figé les écarts. Sans ce mur final, les poursuivants comme Schmid ou Sweeny (EF Education-EasyPost) se sont vus privés de leur ultime opportunité de créer la surprise. Vine, lui, a pu préserver ses forces et son équipe amoindrie pour l’ultime étape autour de Stirling. Le destin, parfois, sourit aux audacieux.

Que nous disent les données de ce règne ?

Une analyse fine des chronos et du déroulement de course est éloquente. Vine n’a remporté qu’une seule étape (la 2e), mais a fait preuve d’une exacte régularité sur toutes les autres, signe d’une attitude de leader. Son avance, acquise dès le troisième jour, lui a permis de gérer ses efforts avec une marge confortable. Selon les statistiques, il est le troisième coureur de l’histoire, après Simon Gerrans et Richie Porte, à remporter l’épreuve à plusieurs reprises. Son empreinte sur cette édition est totale : il a mené le classement général pendant 3 jours sur 6, sous une pression constante.

Vine rejoint-il le cercle des légendes du Tour Down Under ?

Avec cette victoire, Jay Vine (UAE Team Emirates XRG) rejoint une liste très restreinte de double vainqueurs. Il confirme que son premier succès n’était pas un accident, mais l’émergence d’un spécialiste des terrains vallonnés. Dans le contexte australien, il devient la référence absolue, l’homme à battre pour les années à venir. Son parcours, d’ancien « coureur virtuel » devenu champion professionnel, ajoute une couche de récit unique à sa légende. Peut-on dès lors considérer que Vine a définitivement pris la suite de Richie Porte comme « Roi de l’Australie » ?

Le Tour Down Under 2026, tremplin vers quel avenir pour Jay Vine ?

Ce deuxième maillot ocre est bien plus qu’une répétition. C’est la preuve que Jay Vine peut gagner de différentes manières : par l’attaque, mais aussi par la patience et la gestion. Il quitte l’Australie avec une autorité renforcée et une équipe qui a prouvé sa solidité dans l’adversité. Ce succès lance idéalement sa saison 2026, avec des objectifs plus élevés, très probablement sur les courses par étapes du WorldTour et pourquoi pas, sur les grands tours. Le Tour Down Under a souvent été un indicateur de forme. La forme démontrée par Vine, à la fois explosive et intelligente, promet des étincelles pour les mois à venir. La question se pose désormais : cette maîtrise de l’imprévisible peut-elle le mener, un jour, sur le podium d’un Grand Tour ?

Classement général final du Tour Down Under 2026 – Top 20

  1. VINE JAY, UAE Team Emirates – XRG 16:44:54
  2. SCHMID MAURO, Team Jayco AlUla +1:03
  3. SWEENY HARRY, EF Education – EasyPost +1:12
  4. BRENNER MARCO, Tudor Pro Cycling Team +1:14
  5. KRON ANDREAS, Uno-X Mobility +1:16
  6. RACCAGNI NOVIERO ANDREA, Soudal Quick-Step +1:19
  7. CHARMIG ANTHON, Uno-X Mobility +1:23
  8. ZANA FILIPPO, Soudal Quick-Step m.t.
  9. SOBRERO MATTEO, Lidl – Trek +1:27
  10. O’CONNOR BEN, Team Jayco AlUla +1:28
  11. TESFATSION NATNAEL, Movistar Team +1:29
  12. SVESTAD-BÅRDSENG EMBRET, INEOS Grenadiers +1:33
  13. HAMILTON CHRIS, Team Picnic PostNL +1:36
  14. SCHIFFER ANTON, Team Visma | Lease a Bike +1:39
  15. CEPEDA JEFFERSON ALVEIRO, Movistar Team +1:41
  16. HARPER CHRIS, Australia +1:44
  17. OOMEN SAM, Lidl – Trek +1:47
  18. ZAMBANINI EDOARDO, Bahrain – Victorious +2:01
  19. BLEDDYN OLIVER, Australia +2:05
  20. ZIMMERMANN GEORG, Lotto Intermarché +2:14

Lire aussi : Le classement général final complet

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