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Tony Hurel trouve une solution chez Sojasun Espoir

Sans contrat depuis l’annonce de la fin de l’Armée de Terre, Tony Hurel était à la recherche d’une autre équipe pour continuer en 2018. Finalement, le Français va s’engager en faveur de la Sojasun Espoir, selon les informations du Telegramme.

Tony Hurel avec Sojasun Espoir

L’incertitude n’aura pas duré longtemps pour Tony Hurel. Vendredi dernier, il apprenait avec stupeur comme l’ensemble de ses équipiers et du staff technique, la fin de l’Armée de Terre cycliste. Cette équipe professionnelle de troisième division était présente dans le peloton international depuis plusieurs saisons. Et la dernière année avec de nombreuses victoires n’a rien changé malheureusement à son destin. Ce coup dur pour le cyclisme français l’était encore plus pour l’ex-coureur du Team Europcar et de la Direct Energie. Après avoir passé l’intégralité de sa carrière sportive aux côtés de Jean-René Bernaudeau, Tony Hurel avait décidé de se lancer un nouveau défi à 30 ans. Mais stoppé brutalement par cette annonce, il fallait à tout prix trouver une solution de repli.

Une année de transition

En seulement quelques jours, Tony Hurel a pu trouver une nouvelle équipe. C’est le premier à se remettre de cette situation compliquée. Pas prévu initialement dans ses plans, il s’engage avec Sojasun Espoir pour 2018. Une bonne nouvelle pour cette formation d’accueillir un coureur de cette trempe. Au vu de son âge, ce sera évidemment un capitaine de route qui va pouvoir transmettre toute son expérience du haut niveau aux jeunes talents. Vainqueur de trois courses dans les rangs professionnels, dont la Poly Normande en 2012, le Français a côtoyé des coureurs tels que Thomas Voeckler, Pierre Rolland ou Bryan Coquard. A son actif, il détient également trois participations à des Grands Tours. C’était le Giro 2014 ainsi que la Vuelta 2015 et 2016.

Fiche du coureur

Wanty-Groupe Gobert finalise son effectif pour 2018

Avec les prolongations de contrat de Simone Antonini et Mark McNally, l’effectif de Wanty-Groupe Gobert est désormais officialisé. Pour la saison cycliste 2018, ils seront vingt-et-un précisément à défendre les couleurs de l’équipe belge Continental Pro (2e division)

Wanty-Groupe Gobert peaufine la saison 2018

Wanty-Groupe Gobert repart en 2018 avec pleins d’ambitions. Participant pour la première fois à un Grand Tour, le Tour de France en l’occurrence, l’équipe belge a franchi un cap supplémentaire. Comptant sur des coureurs expérimentés comme Yoann Offredo et de jeunes talents comme Guillaume Martin, l’alchimie a parfaitement fonctionné tout au long de l’année. Jamais une saison n’avait été aussi prolifique en terme de résultats, c’est dire les progrès qui ont été réalisés. Mais bien évidemment la formation de seconde division ne compte pas s’arrêter en si bon chemin comme le prouve son recrutement. Odd Christian Eiking (NOR/FDJ), Boris Vallée (Fortuneo-Oscaro), Timothy Dupont (Crelan-Willems) et Bart De Clercq (Lotto-Soudal) sont les nouveaux renforts.

https://twitter.com/TeamWantyGobert/status/932953909676650496

Progresser encore et toujours

Les enjeux vont être nombreux pour la Wanty-Groupe Gobert, qui va devoir confirmer tout ce qui a été vu cette saison. Ce n’est pas anodin d’avoir terminé à la première place du classement par équipes sur le circuit Continental Pro, devançant notamment Cofidis ou la Direct Energie. Leur effectif permet d’avoir de légitimes ambitions, même au niveau World Tour. Peser sur les prestigieuses courses belges comme le Tour des Flandres, et revenir sur le Tour de France avec l’ambition d’accrocher une étape sont deux objectifs importants pour le sponsor.

Le directeur sportif Hilaire Van der Schueren attend beaucoup des prochains mois. « Sur le papier, nous avons renforcé notre groupe pour 2018. Il reste aux coureurs à livrer des prestations. Avec Bart De Clercq et Odd Christian Eiking, nous formons un ensemble solide autour du grimpeur français Guillaume Martin. Nous espérons aussi nous montrer sur les classiques ardennaises, ce qui avait été notre point faible en 2017. Yoann Offredo a montré en 2017 qu’il peut prester dans les grandes classiques. Espérons qu’il puisse continuer sur sa lancée en 2018. J’attends aussi beaucoup de Frederik Backaert et Guillaume Van Keirsbulck dans les classiques pavées. Au sprint, nous compterons sur la vitesse de Timothy Dupont et Andrea Pasqualon. Notre coureur wallon Boris Vallée devra lancer le sprint pour nos deux sprinteurs, mais il pourra aussi recevoir sa chance. »

Site officiel de l’équipe 

Quick-Step Floors confirme 27 coureurs pour la saison 2018

Meilleure équipe du monde sur l’année 2017, Quick-Step Floors va devoir confirmer son prestigieux statut. Pour sa seizième saison, l’équipe belge vient officiellement d’annoncer que 27 coureurs composeront son effectif avec de nombreux objectifs à remplir.

Quick-Step Floors tourné vers 2018

Ça y est, la saison cycliste 2018 est lancée pour Quick-Step Floors. Elle vient de communiquer sur l’ensemble de son nouvel effectif. Remaniée en partie, ils seront vingt-sept à défendre les couleurs de cette équipe avec quelques nouveaux venus. Sept d’entre eux vont courir pour la première fois avec la formation belge. La principale recrue Elia Viviani, vient renforcer un secteur déjà très bien fourni avec les sprinteurs que sont Marcel Kittel et Fernando Gaviria. Un trio qui devrait empocher pas mal de victoires et faire sacrément mal à la concurrence. A noter également la signature d’un Français Florian Sénéchal, qui devra faire sa place pour disputer les classiques du nord, ses courses de prédilection, aux côtés de Zdenek Stybar ou de Nikki Terpstra.

Un effectif complet

Sur tous les terrains, la Quick-Step Floors est capable de l’emporter. Le dernier seuil semble être le classement général d’un Grand tour, mais même dans ce secteur, l’équipe est en amélioration. Avec un jeune coureur de la trempe de Bob Jungels dans ses rangs et ses deux tops 10 au Giro, il est légitime de compter sur lui. A l’aise en contre-la-montre, sa progression en montagne est visible, ce qui laisse augurer de belles choses pour la suite. Les espoirs sont également grands concernant Julian Alaphilippe pour les classiques et les courses par étapes d’une semaine. Avec ses récents résultats, le Français se place comme un favori pour décrocher un Monument en 2018. C’est d’ailleurs l’objectif de l’emblématique Philippe Gilbert, qui rêve du Milan-San Remo et de Paris-Roubaix.

Site officiel de l’équipe

Effectif Quick-Step Floors : Julian Alaphilippe, Eros Capecchi, Rémi Cavagna, Laurens De Plus, Tim Declercq, Dries Devenyns, Fernando Gaviria, Philippe Gilbert, Alvaro Hodeg, Fabio Jakobsen, Bob Jungels, Iljo Keisse, James Knox, Yves Lampaert, Davide Martinelli, Enric Mas, Michael Mørkøv, Jhonatan Narvaez, Maximiliano Richeze, Fabio Sabatini, Maximilian Schachmann, Florian Sénéchal, Pieter Serry, Zdenek Stybar, Niki Terpstra, Petr Vakoč, Elia Viviani.

Bilan équipes : Orica-Scott, l’année des paradoxes

Septième au final du classement par équipes World Tour, Orica-Scott a alterné en permanence entre joies et déceptions. Défaillant sur certains aspects, ça ne l’a pas empêcher de jouer un rôle majeur grâce à un effectif de qualité.

Orica-Scott, la culture de la gagne

Habitué à l’emporter souvent, Orica-Scott n’a pas failli sur cette saison cycliste 2017. Avec vingt-neuf succès récoltés tout au long des dix mois de compétition, la formation australienne se place à nouveau dans le haut de la hiérarchie mondiale. En tête, il y a leur sprinteur numéro 1 Caleb Ewan, qui pouvait difficilement espérer mieux que son total de dix victoires. En forme dès le début de l’année, l’Australien a brillé sur ses terres, et c’est le moins que l’on puisse dire. En s’adjugeant quatre des six étapes inscrites au programme, ce fut une totale réussite. De quoi aussi lancer parfaitement la dynamique pour la suite, même si ses succès ont été plus espacés dans le temps.

Sa plus belle victoire restera celle du Tour d’Italie, la deuxième dans un Grand Tour après la Vuelta 2015. A 23 ans, il n’est plus très loin de rejoindre le groupe des vainqueurs sur l’ensemble des courses de trois semaines. Cependant en cumulant le Giro, le Tour, et la Vuelta, il n’y a qu’une victoire à se mettre sous la dent. Une vraie déception au vu de la richesse et du talent de l’effectif. En 2017, l’équipe Orica-Scott s’est plutôt démarqué en faisant quelques coups dans les courses par étapes d’une semaine dans le World Tour. Daryl Impey avait remporté une étape au Tour de Catalogne. Michael Albasini s’était illustré dans le Tour du Pays Basque et le Tour de Romandie. Alors que la révélation Jack Haig réussissait un coup de maître sur le Tour de Pologne.

Déception des leaders de Grands Tours

Les points positifs sont nombreux pour Orica-Scott, mais les résultats dans les Grands Tours sont assez pauvres. C’est principalement pour le classement général que les leaders n’ont pas été à la hauteur. Attendus au tournant, Esteban Chaves et les frères Yates n’ont pas fait le moindre podium ou un top 5. Celui qui s’en tire le mieux est Simon Yates, auteur d’un Tour de France très régulier finit à la septième place. Ce classement lui a surtout permis de remporter le classement distinctif du meilleur jeune, soit un an après Adam Yates. Son frère nourrissait certainement de grandes ambitions après avoir fini à la quatrième place du Tour 2016, mais malheureusement pour lui ça ne s’est pas passé exactement comme il aurait voulu.

Désigné leader sur le Tour d’Italie, le Britannique n’a pas été dans le coup pour jouer le podium. Il n’était pas largué, mais légèrement en retrait dès qu’il y avait bataille entre les favoris du général. Sa neuvième position au final reflète parfaitement les trois semaines qui’il a passé. Mais la plus grosse déconvenue reste à l’actif d’Esteban Chaves. En pleine progression lors des deux saisons précédentes, cette fois-ci le Colombien a connu plus de difficultés. Passé totalement à côté de son Tour de France pour diverses raisons sportives et extra-sportives, son Tour d’Espagne a été meilleur. Finissant aux portes du top 10 (11e), il s’en est fallu de peu pour le voir gagner une étape. Ces résultats en dents de scie n’altèrent en rien la confiance d’Orica-Scott, qui compte sur ses géniaux grimpeurs pour briller en 2018.

Fiche de l’équipe

Sébastien Reichenbach prévoit un retour pour mars

Victime d’une chute sur les Trois Vallées Varésines, Sébastien Reichenbach se remet petit à petit de ses blessures au coude et au bassin. Le coureur de la FDJ espère reprendre l’entraînement rapidement et revenir à la compétition en mars prochain.

Sébastien Reichenbach en voie de guérison

Rappelez-vous, en début octobre avait lieu les Trois Vallées Varésines, une semi-classique italienne. Dans cette course, la FDJ brillait avec la victoire d’Alexandre Geniez, mais le moral n’était pas non plus au beau fixe. La faute à ce qui était arrivé plus tôt à Sébastien Reichenbach. D’après les propos tenus par le Suisse, sa chute n’était pas un simple accident, mais un acte volontaire de la part de Gianni Moscon (Team Sky) qui l’aurait fait tomber. Les résultats ont révélé une fracture du coude et du bassin, ce qui l’oblige à observer un temps de repos assez important. Depuis ce diagnostic, le quinzième du Giro 2017 va mieux. Le retour sur le vélo et vers l’entraînement n’est plus très loin.

Un retour au premier trimestre

Sébastien Reichenbach se veut rassurant sur son état de santé comme il l’indique au site radsport-news.com. Pour lui, par rapport il y a quelques semaines, il est en nette amélioration. Une bonne nouvelle qui redonne forcément confiance pour un retour à la compétition. « Cela va désormais en progressant. Soigner la fracture du coude était une étape très importante, et j’ai eu la chance d’être opéré par un excellent médecin. Cela se passe aussi plutôt bien concernant mon bassin. Six semaines après la chute, j’ai pu mettre les béquilles de côté. Si tout va bien, je serai prêt à l’emploi en mars ». Adepte des courses par étapes, une reprise est envisageable pour le Paris-Nice, le Tirreno-Adriatico, ou le Tour de Catalogne.

Fiche du coureur

A Travers la Flandre 2018 : parcours modifié en profondeur

Repositionné dans le calendrier international, A Travers la Flandre va subir de larges changements pour l’édition 2018. Le parcours sera moins difficile et n’empruntera plus les monts mythiques que sont le Vieux Quaremont et le Paterberg.

A Travers la Flandre 2018, nouveau décor

Le changement, c’est maintenant ! La célèbre classique belge A Travers la Flandre va évoluer dès la saison prochaine. Fini le Vieux Quaremont, le Paterberg ou encore l’Eikenberg, et place à un tout nouveau tracé remodelé en grande partie. Entre Roeselare et Waregem, les principales difficultés seront plus loin de l’arrivée. Les deux monts pavés du Taaienberg et du Kruisberg n’auront plus la même incidence, ce qui devrait ouvrir de belles perspectives pour un champ élargi de coureurs. Automatiquement, les prétendants à la victoire finale seront plus importants. Ce n’est pas les derniers monts ou secteurs pavés qui devraient les effrayer. Et encore moins la distance qui va passer de 203 à 180,5 kilomètres, une distance accessible pour plus de monde.

https://twitter.com/DwarsdrVlaander/status/932551218341310465

Nouvel enjeu

L’évolution du tracé n’est pas la seule modification observable concernant A Travers la Flandre. L’année 2018 va rester comme une période charnière de l’histoire de cette classique. Son positionnement dans le calendrier est aussi plus le même. Devenue une épreuve World Tour, elle était placée cette année juste avant le GP E3 Harelbeke et le Gand-Wevelgem et une dizaine de jours avant le Tour des Flandres. Mais la saison prochaine, A Travers la Flandre précédera de quatre jours seulement l’un des Monuments du cyclisme. Ceci change tout et explique ces changements pour attirer toujours les meilleurs éléments et équipes. Garder cette attractivité va être essentielle pour ne pas passer totalement au second plan.

Infos sur A Travers la Flandre 2017

Le Maestro Filippo Pozzato vise un très bel objectif en 2019

Filippo Pozzato est un grand monsieur du cyclisme. Sa classe naturelle et son coup de pédale aérien ont encore l’envie de se confronter à certains challenges de demain sur le vélo. Le coureur italien de l’équipe Wilier-Triestina Selle Italia est reparti à l’entraînement pour préparer  la saison cycliste sur route 2018. Au programme musculation, course à pied, cyclocross et foncier. Il a dans l’objectif de remporter à nouveau une grande classique, mais sait qu’avec l’âge, 36 printemps, autant d’hivers et deux autres saisons dans le déroulement de son existence, certains espoirs s’envolent comme les feuilles mortes du moment.         

Filippo Pozzato pourrait avoir un palmarès bien plus étoffé

Le Maestro avait déclaré cette année avant le départ de Milan-San Remo, que sans Tom Boonen dans ses roues pour ne pas dire dans ses pattes, il aurait gagné Paris-Roubaix, le Tour des Flandres et une autre Primavera. Seulement il fit partie d’une génération où il fut confronté à Tommeke et Fabian Cancellara. Deux légendes du cyclisme qui lui ont donné du fil à retordre sur des courses tant convoitées et dominées par ces deux-là. Des regrets qui n’ont pas teinté d’incomplétude son beau palmarès et une carrière pleinement accomplie au sein des différentes équipes auxquelles il a appartenu. Et puis regretter, c’est donner du crédit au passé mal vécu. Alors, que l’italien se fasse plaisir avec l’envie de le doubler. Ce qui m’enchantera par la même occasion. Et profitons pleinement de ses derniers coups de pédales, car il va bientôt quitter les pelotons…

https://twitter.com/PippoPozzato/status/931158961977520128

Construire une grande équipe après avoir raccroché le vélo

L’heure de la retraite sonnera en fin de saison pour Filippo Pozzato. Un très bel objectif des plus faciles à atteindre et à développer en 2019. Il tirera peut-être sa révérence sur l’ultime Giro d’Italia de sa carrière. Un dernier baroude d’honneur devant son public. Quoi de mieux pour sa sortie. Mais que l’on se rassure, il n’a pas l’intention de disparaître du milieu pour autant. Il envisage de créer une grande et belle équipe qui évoluera au plus haut niveau. Comme un gamin au bord de la route, qui verra passer une dernière fois son champion, je ne pourrai que crier, « Reviens-nous vite Pipo ! »

Vidéo – Dernière gorgée de bière pour Filippo Pozzato au Giro 2018…

@PippoPozzato

Sanne Cant gagne la manche de coupe du monde de Bogense

Récente championne d’Europe, Sanne Cant a confirmé son excellente forme du moment en s’imposant à Bogense, au Danemark. Dans cette quatrième épreuve de la saison comptant pour la coupe du monde, la Néerlandaise a survolé les débats.

Sanne Cant trop forte

Rien à faire pour la concurrence ! Sanne Cant était inarrêtable ce week-end à Bogense sur un parcours très exigent avec de nombreuses difficultés. Seul Helen Wyman a tenu la dragée haute à la porteuse de maillot de championne du monde acquis en tout début d’année. La Britannique a essayé de s’accrocher le plus longtemps possible à la roue de la Belge, mais ça n’a pas suffi. A la fin des cinq tours de circuit, neuf secondes séparent les deux concurrentes. Mais l’actuelle numéro 1 mondiale n’a laissé aucun espoir, se montrant très à l’aise et ne dévoilant à aucun instant le moindre signe de faiblesse. Rien ne pouvait la déstabiliser, même pas un problème mécanique qui l’a contrainte à s’arrêter quelques secondes. Le reste de l’adversité était repoussée à près de cinquante secondes minimum.

Une jolie dynamique

Pour cette saison 2017/2018 de cyclo-cross, c’est sa deuxième victoire de la saison, soit la moitié des courses disputées. La première avait été acquise le 24 septembre dernier à Waterloo aux Etats-Unis. Avec ces deux premières places plus deux podiums, troisième à chaque fois, elle est bien évidemment en tête du général de la coupe du monde. C’est un classement que Sanne Cant a déjà remporté deux fois en 2015 et 2016. Lors de la précédente édition, elle terminait au second rang. A mi-parcours quasiment, la Belge est bien partie pour redevenir la meilleure du monde sur toute une saison. Mais il reste cinq courses encore à négocier parfaitement pour ajouter cette prestigieuse ligne à son palmarès fourni.

Site de l’UCI

Mathieu van der Poel imbattable en coupe du monde

Victorieux sur la quatrième manche de la coupe du monde à Bogense (Danemark), Mathieu van der Poel a été une nouvelle fois impressionnant. Le Néerlandais reste leader au classement général, et conforte même son avance par rapport à la concurrence.

Mathieu van der Poel, 4 sur 4

Au-dessus du lot ! Mathieu van der Poel a été de nouveau le plus fort sur le parcours de Bogense. Dans le nord de l’Europe, au Danemark, le scénario s’est répété comme les semaines précédentes. Habitué à partir rapidement, le Néerlandais a poursuivi dans cette voie et a fait exploser le peloton assez rapidement. Seuls trois coureurs sont parvenus à suivre son rythme dans les premiers tours. Toon Aerts, Wout van Aert et Lars van der Haar étaient dans ce groupe de tête. Mais le rouleau compresseur batave a usé ses adversaires au fur et à mesure. Dans un premier temps, ce sont Lars van der Haar et Wout van Aert qui ont décroché. Et puis, c’était au tour de Toon Aerts de lâcher prise malgré une belle résistance. Le final n’a été qu’une formalité pour la star de la discipline, qui continue de surfer sur la vague du succès.

Un parcours parfait

Cette victoire acquise en terre danoise est la quatrième en autant d’épreuves de coupe du monde pour Mathieu van der Poel. Vainqueur sur les deux manches américaines en septembre et à Coxyde (Belgique) en octobre, le Néerlandais enchaîne avec la même efficacité. Cela lui permet de rester invaincu et surtout d’être solide leader alors qu’il reste cinq manches à disputer. Avec 320 points au compteur soit le maximum possible, le tout récent champion d’Europe a 100 unités d’avance sur Wout van Aert le champion du monde en titre. Un avantage qui paraît impossible à remonter, tant Mathieu van der Poel survole cette saison de cyclo-cross. Une nouvelle occasion se présente devant lui samedi à Zeven, en Allemagne.

Site de l’UCI

Classement : 
1. Mathieu van der Poel (Beobank – Corendon) en 1h02’58
2. Wout Van Aert (Crelan – Charles) à 0’08
3. Toon Aerts (Telenet – Fidea)
4. Lars van der Haar (Telenet – Fidea) à 0’47
5. Tim Merlier (Crelan – Charles) à 1’21
6. Corné van Kessel (Telenet – Fidea) à 1’28
7. Laurens Sweeck (ERA – Circus) à 1’41
8. Quinten Hermans (Telenet – Fidea) à 1’52
9. Michael Vanthourenhout (Marlux – Napoleon Games) à 2’05
10. Kevin Pauwels (Marlux – Napoleon Games)

Classement de la Coupe du Monde après la manche de Bogense :
1. Mathieu van der Poel (Beobank – Corendon) – 320pts
2. Wout Van Aert (Crelan – Charles) – 220pts
3. Lars van der Haar (Telenet – Fidea) – 219pts.
4. Laurens Sweeck (ERA – Circus) – 208pts
5. Quinten Hermans (Telenet – Fidea) – 203pts
6. Michael Vanthourenhout (Marlux – Napoleon Games) – 200pts
7. Toon Aerts (Telenet – Fidea) – 199pts
8. Corné van Kessel (Telenet – Fidea) – 196pts
9. Kevin Pauwels (Marlux – Napoleon Games) – 191pts
10. Daan Soete (Telenet – Fidea) – 186pts

 

Bilan équipes : Bora-Hansgrohe, une saison aboutie

Huitième du classement final dans le World Tour, l’équipe Bora-Hansgrohe s’est démarqué de belle manière tout au long de la saison. Avec trente-trois succès cumulés au total, plusieurs coureurs ont réussi à atteindre leurs objectifs.

Bora-Hansgrohe, un leader charismatique

C’est la star du cyclisme mondial ! Bora-Hansgrohe a tout fait pour l’avoir, et ne peut pas être déçu après cette première année de collaboration. Grâce à la présence de Peter Sagan, le statut de cette formation a évidemment changé. C’est devenu un acteur important dans les courses majeures, alors que ce n’était pas le cas auparavant. Le Slovaque est sans aucun doute le leader incontestable de l’équipe et celui qui représente au mieux le sponsor dans les différentes épreuves du calendrier international. Cette année, il s’est imposé entre Kuurne-Bruxelles-Kuurne et le Grand Prix Cycliste de Québec à onze reprises sur l’ensemble de la saison cycliste 2017, soit un tiers du total réalisé par Bora-Hansgrohe. C’est dire à quel point son influence est grande, et ça va se poursuivre pour deux saisons au minimum.

A 27 ans, le triple champion du monde est dans la période faste de sa carrière. Et ses meilleures années ne sont pas encore derrière lui. Il continue d’éclabousser les courses du World Tour de toute sa classe, jusqu’à en écœurer la concurrence. Vainqueur de deux étapes sur le Tirreno-Adriatico, le Tour de Suisse, le BinckBank Tour et d’une sur le Tour de Californie et le Tour de Pologne, sa domination est incontestable. Mais ce bilan aurait pu être meilleur sans quelques accrocs. Malchanceux sur les Flandriennes, le Paris-Roubaix se refuse toujours à lui, tout comme le Milan-San Remo. Deuxième derrière Michal Kwiatkowski, la Primavera demeure un Mounument à remporter ces prochaines années. Le Slovaque voudra aussi revenir sur le Tour de France pour glaner un sixième maillot vert après avoir connu une édition 2017 frustrante. Une victoire d’étape à Longwy, mais surtout une exclusion le jour suivant après un sprint avec Mark Cavendish.

Du monde derrière

Autre recrue phare de la Bora-Hansgrohe en début de saison, Rafal Majka devait répondre aux attentes. Désigné leader unique pour le classement général dans les Grands Tours, cet objectif n’a pas été atteint. Victime d’une chute sur le Tour de France et abandonnant dans la foulée, ses ambitions étaient réduits à néant. Il restait donc la Vuelta, mais le Polonais a vite laissé tomber un possible top 5 ou 10 pour viser la victoire d’étape. Cette mission a été relevée haut la main sur la quatorzième étape à la Sierra de la Pandera. Un exploit digne de ses succès acquis sur le Tour de France les années précédentes. Pour cette édition, un autre Polonais a brillé sur la Grande Boucle. Maciej Bodnar, vainqueur de l’étape contre-la-montre à Marseille a pu démontrer toutes ses qualités dans l’effort solitaire.

Ce n’est pas la seule très belle performance réalisée sur les épreuves de trois semaines par le collectif de la Bora-Hangrohe en 2017. Ça avait démarré très fort dès l’entame du Tour d’Italie. Sur la première étape alors que tout le monde pensait à un sprint massif victorieux, c’est Lukas Postlberger qui a réussi à modifier le schéma prévu initialement. Et contre toute attente, l’Autrichien signait ce jour-là la plus belle victoire de sa carrière et devenait le premier porteur du maillot rose. Autre coureur à s’être distingué, Sam Bennett poursuit dans sa progression dans la hiérarchie des sprinteurs. Son succès d’étape sur le Paris-Nice en témoigne, ainsi que sa folle fin de saison au Tour de Turquie avec quatre victoires, mais avec une concurrence moins relevée.

Fiche de l’équipe

Louis Meintjes choisit de disputer le Tour d’Italie 2018

Classé huitième au classement général des deux derniers Tour de France, Louis Meintjes va opter pour un calendrier différent en 2018. La grande priorité du Sud-Africain de la Dimension Data sera le prochain Tour d’Italie (4-27 mai).

Louis Meintjes coureur de Grands Tours

« L’objectif est d’essayer d’atteindre le podium (du Tour de France) en 2020 et pour l’an prochain nous allons essayer une approche différente où je vais essayer d’acquérir plus d’expérience en prenant part au Giro. » Telle est la décision de Louis Meintjes au moment d’aborder la saison cycliste 2018. Régulièrement en progression, le Sud-Africain n’a pas connu jusque-là un accroc dans sa carrière. Toujours présent dans les Grands Tours qu’il dispute, le grimpeur fait preuve d’une jolie régularité. Pour faire des tops 10, la Lampre et UAE Team Emirates pouvaient compter sur lui. Au Tour de France ces deux dernières années, il accompagnait souvent les meilleurs dans la montagne. C’est pourquoi la Dimension Data compte sur lui pour le classement général dans les épreuves de trois semaines.

Une approche différente

Déjà venu sur les routes du Tour et de la Vuelta, Louis Meintjes n’a jamais participé au Giro. Mais dès 2018, ce sera chose faite avec son équipe Dimension Data, ex MTN-Qhubeka, dans laquelle il revient deux ans après l’avoir quitté. Ce sera le leader pour réaliser le meilleur résultat possible, mais au vu de sa dynamique actuelle, un top 5 peut être envisageable. Après pour faire mieux, cela dépend du niveau de forme et des circonstances de course. Ce sera en tout cas un changement dans le calendrier du coureur sud-africain, habitué à préparer principalement l’événement planétaire de juillet. C’est une préparation, une expérience nécessairement différente, mais qui pourrait s’avérer fructueuse dans la suite du parcours de Louis Meintjes. A terme, le plan est de terminer sur le podium du Tour en 2020, ce qui laisse encore un peu de temps.

Fiche du coureur

Warren Barguil, plein d’objectifs en tête pour la saison 2018

Recrue phare de l’équipe continentale pro Fortuneo Oscaro (2e division), Warren Barguil a dévoilé son programme dans les grandes largeurs. Le Français fait des Grands Tours, le Tour de France et la Vuelta, ses grands objectifs pour la saison cycliste 2018, mais pas seulement.

Warren Barguil, programme chargé

L’année 2018 promet d’être riche pour Warren Barguil ! Dans une interview accordée à CyclingNews.com, le Français a parlé du programme de courses qui l’attend. Le Tour de France et le Tour d’Espagne retiennent particulièrement son attention, mais d’autres épreuves le font rêver. Le dernier maillot à pois de la Grande Boucle espère bien participer au Paris-Nice, aux Ardennaises et aux championnats du monde d’Innsbruck. Mais ça ne dépend pas uniquement de lui. En étant chez Fortuneo Oscaro, il devra attendre d’obtenir des invitations données pour les organisateurs pour sceller définitivement son calendrier. Avec comme organisateur ASO, les courses françaises ou belges concernées ne devraient pas poser problème. Pour le reste, cela reste plus problématique.

En début de saison, Warren Barguil prévoit de courir en France sur le Tour du Haut Var, la Classic Sud Ardèche puis le Paris-Nice, un premier objectif de taille. Puis dans l’idéal, ce serait une participation au Tour de Catalogne suivi de la triplette des Ardennaises (Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège). A chaque fois, le Breton tiendrait le rôle de leader dans des épreuves qui lui conviennent par rapport à ses caractéristiques. Après une coupure, la seconde partie engloberait le Dauphiné, le Tour de France, qui reste la terre de ses exploits en 2017. Et après, ce serait la Vuelta, le championnat du monde qui sera très montagneux, pour finir sur le Tour de Lombardie. Que d’échéances dans les prochains mois.

Confirmer la bonne dynamique

C’est un fait, Warren Barguil a franchi un cran supérieur cette saison. Son statut a évolué en très peu de temps grâce à un excellent Tour de France. Dans une équipe Sunweb très concurrentielle avec des têtes d’affiche comme Tom Dumoulin et Michael Matthews, le Français a su faire sa place et s’imposer. Vainqueur de deux étapes, le jour de la fête nationale et au sommet de l’Izoard avec la maillot à pois en prime, c’était impossible de croire à un tel scénario au moment du Grand Départ. Avec ces résultats, le nouveau coureur de la Fortuneo Oscaro est devenu un grimpeur reconnu et capable de réaliser de grands exploits sur les Grands Tours. Mais pour le général sur la Grande Boucle, il faudra encore attendre un peu. Le coureur ne souhaite pas le disputer en 2018, au contraire de la Vuelta, où il pourrait une nouvelle fois surprendre tout son monde.

Fiche du coureur

Lance Armstrong se fout de la tête de David Lappartient et de l’UCI

Dans une interview accordée au Luxemburger Wort, un quotidien luxembourgeois, David Lappartient, le nouveau président de l’UCI (Union cycliste Internationale), a déclaré que les anciens dopés n’ont pas leur place dans le cyclisme. Il n’a pas fallu très longtemps à Lance Armstrong pour réagir avec ironie au bon vouloir du Morbihannais, qui dans cette chasse aux sorcières n’a pas fini de se faire des copains. Sa détermination légitime et sans borne à travers son langage tranchant se retrouve face au problème d’un grand ménage de printemps à faire à la saison de l’automne et de l’hiver. Là où les feuilles tombent comme devraient tomber beaucoup de têtes !

Lance Armstrong recherche du monde pour un cyclisme propre

« The Boss » en fédérateur repenti, a lancé un appel sur compte twitter pour recruter un maximum de monde afin de créer la nouvelle aire du cyclisme. On voit bien dans le message du septuple vainqueur déchu du Tour de France, la connaissance parfaite de son sujet en matière de tricheurs omniprésents dans le milieu cycliste. Et ils vont bien au-delà des coureurs. Kinés, soigneurs, managers, coachs, organisateurs de courses, membres de l’UCI et même commentateurs télé. Tous y passent ! Pour Lance Armstrong il faut faire le ménage presque de font en comble. Le Texan aurait de quoi s’occuper pendant un bon bout de temps du fond de sa retraite, avec balais et chiffons, et cela sur de nombreux printemps à faire le ménage jusqu’à ce qu’il disparaisse lui aussi, aspirer par l’exaspération de l’aspirateur.

David Lappartient a raison sur l’intérêt de virer des parasites

Le Président de l’UCI a suggéré qu’il ne souhaitait pas la présence d’un grand nombre d’anciens coureurs dans les équipes du World Tour. Bjarne Riis, manager de l’équipe Virtu Pro-Veloconcept, qui vise le plus haut niveau est indésirable pour le français. Tout comme le sulfureux Alexander Vinokourov, l’actuel manager de l’équipe Astana et l’ancien porteur du maillot jaune Michael Rasmussen exclu de la Grande Boucle par l’équipe Rabobank le 25 juillet 2007 pour manquement à des contrôles antidopage avant le départ. David Lappartient a déclaré au Luxemburger Wort. « Il y a des coureurs qui se sont dopés à leur époque et qui ne sont pas les bienvenus dans l’environnement cycliste actuel, ils ont infligé d’immenses dégâts au sport et doivent en supporter les conséquences ». Le Danois surnommé « Chicken », hérité d’un personnage de dessin animé, a réagi à ces propos « nettoyants dépoussiérants ». « S’il le croit vraiment sérieusement, il aurait pu commencer à nettoyer ses propres rangs français lorsqu’il était président de la Fédération française de cyclisme. David Lappartient a dirigé la FFC de février 2009 jusqu’en mars 2017. « Il aurait pu commencer avec Marc Madiot, le directeur de l’équipe FDJ, qui a reconnu avoir utilisé le dopage ». C’est donc règlement de comptes à OK Corral en espérant que personne ne meurt dans cette histoire, mais que les visés tombent et ne participent plus au grand film du cyclisme qui a besoin de nouveaux acteurs dans des rôles propres sur la pellicule.

Alberto Contador et Alejandro Valverde sont aussi dans le collimateur

L’un est retraité et l’autre pas loin de l’être. Cela les met pourtant sur le même pied d’égalité en ce qui concerne le personnel à surveiller de très près par l’UCI dans leurs équipes de développement cycliste. David Lappartient a déclaré, citant les noms d’anciens coureurs tels que Michael Skelde, Nicki Sørensen, Brian Holm et quelques personnages toujours influents dans le milieu professionnel, qu’ils n’étaient pas les bienvenus. Le mandat du Maire de Sarzeau (Morbihan) s’arrêtera-t-il qu’à de la surveillance rapprochée sur ceux qui ne s’interdisent jamais de s’interdire où l’on ne les désire plus ? Affaire à suivre…

Vidéo – Lance Armstrong sait qui sont les complices. Lui le premier !

@UCI_cycling

L’équipe cycliste de l’Armée de Terre disparaît du peloton

Devenu une équipe professionnelle lors de la saison cycliste 2011, l’Armée de Terre a été officiellement arrêtée aujourd’hui. Sur décision du Ministère des Armées, cette formation française continentale (3e division) ne sera pas dans le peloton en 2018.

L’Armée de Terre, c’est fini

L’inéluctable est arrivée ! Ce matin l’ensemble des coureurs, du staff étaient réunis à la Caserne de Saint-Germain-en Laye, comme le rappelle le Parisien, pour connaître l’arrêt définitif de l’équipe cycliste de l’Armée de Terre. Le dernier mot est revenu au Ministère des Armées qui n’a pas souhaité poursuivre cette collaboration, sachant qu’elle détenait 50% du budget entier. Et ce n’est pas la pétition avec ses plus de 10 000 signataires qui aura fait basculer la décision finale. Dans ces conditions, il est bien évident que c’est impossible de poursuivre, encore plus au niveau professionnel. C’est évidemment un vrai coup dur alors que cette formation était en pleine phase de progression.

Cette dernière saison était tout simplement la meilleure connue par l’Armée de Terre. Elle compte à son actif 24 succès, et obtenues sur des courses prestigieuses avec un niveau relevé. L’équipe s’est notamment illustrée au Tro Bro Léon, aux 4 Jours de Dunkerque, ou encore sur le Tour de Luxembourg. Mais malheureusement pur eux, il n’y aura plus l’opportunité de faire aussi bien. Pourtant, l’ambition existait au sein de cet effectif. Monter de la troisième à la seconde division était le prochain objectif à relever. C’est aussi un coup dur pour le cyclisme français, qui vient de perdre un membre important, et pouvait représenter un tremplin idéal pour accéder à un niveau encore supérieur.

https://twitter.com/tferasse/status/931504399729483776

Des coureurs sur le carreau

Pour l’ensemble du personnel, c’est le plus difficile qui commence. Au vu de la période, il va être très compliqué de retrouver rapidement d’autres équipes prête à les accueillir. A la mi-novembre, les effectifs sont quasiment bouclés et les stages de préparation débutent pour la saison suivante. Pour l’Armée de Terre, c’est vingt coureurs qui vont devoir rétablir au plus vite la situation. Mais c’est quasiment une certitude, tous n’arriveront pas à rebondir pour l’année 2018 en professionnel. Parmi eux, ils sont treize à être encore sous contrat militaire, dont Bryan Alaphilippe, Morgan Kneisky et Steven Tronet. Et sept coureurs devaient être des recrues, dont Tony Hurel, David Menut et Benjamin Giraud, qui se trouvent dans l’incertitude totale. Une fin à la fois triste et brutale.

Fiche de l’équipe

Mathieu van der Poel présent sur la coupe du monde de Bogense

Leader invaincu du classement général de la Coupe du monde de cyclo cross, Mathieu van der Poel sera présent ce week-end. Le Néerlandais, qui venait de se blesser au genou suite à une chute dans une étape du Superprestige a reçu le feu vert médical.

Mathieu van der Poel au Danemark

La quatrième manche de la coupe du monde de cyclo cross 2017/2018 ne pouvait pas se disputer sans lui. Mathieu van der Poel sera bien présent à Bogense, au Danemark. Pourtant, sa participation n’était pas assurée après les récents événements. Le week-end dernier, pour le compte du Superprestige à Gavere (Belgique), il s’était blessé au genou au terme d’une course où le Néerlandais était principalement frappé par la malchance. En début de semaine, c’était encore impossible de savoir comment son état de santé allait évoluer. Finalement, ça a tourné du bon côté puisque des médecins lui ont donné l’autorisation de reprendre la compétition sans que ça n’entache ses qualités physiques.

Un statut à conserver

Reste à savoir avec quel niveau Mathieu van der Poel va aborder cette manche danoise. Va-t-il prendre tous les risques et son genou va-t-il gêner ? Cela restent les principales interrogations à cet instant. Mais l’enjeu reste de taille, car le Néerlandais domine largement le classement général de la coupe du monde, et il ne faudrait pas laisser ses concurrents revenir sur lui. Sa marge est tout de même confortable avec 80 points d’avance sur le second Laurens Sweeck, alors qu’il reste encore six épreuves à disputer. Tout reste à faire pour le récent champion d’Europe, et la course de dimanche est un belle occasion de démontrer une fois de plus qui est le patron de la discipline.

Site de l’UCI

Bilan équipes : AG2R La Mondiale continue à grandir

Neuvième du classement par équipes du World Tour, AG2R La Mondiale fait petit à petit sa place dans le gotha du cyclisme mondial. Cette saison encore, les principaux leaders ont eu une influence sur plusieurs courses majeures en signant de très bons résultats.

AG2R La Mondiale et Romain Bardet

Peu de victoires, mais de jolies satisfactions. Voici comment s’est déroulée la saison cycliste 2017 d’AG2R La Mondiale. Attendue une nouvelle fois au tournant après des exercices précédents réussis, l’équipe française est restée sur la même dynamique. Et pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. A l’image de Romain Bardet, le coureur emblématique de cet effectif, qui devait à nouveau confirmer les espérances placées en lui. Malgré des débuts contrariés sur le Paris-Nice avec une disqualification et un Tour de Catalogne, Tour du Pays Basque sans véritablement briller, le Français a répondu aux attentes.

Classé sixième du Monument Liège-Bastogne-Liège, son principal objectif restait tout de même le Tour de France. C’est sur cette épreuve que Romain Bardet allait principalement être jugé. Placé comme un favori au moment du Grand Départ, l’Auvergnat s’est montré à son avantage. Fringant en montagne, il a même gagné une étape à Peyragudes, ce qui fait un troisième succès en trois éditions consécutives. Preuve de la régularité au plus haut niveau du coureur d’AG2R La Mondiale. Mais c’est surtout son podium décroché au classement général final (3e) qui rend son bilan encore meilleur. De quoi miser gros sur ses capacités pour essayer de décrocher le graal dans les années à venir.

Un collectif homogène

Autre satisfaction, Oliver Naesen est un choix payant d’AG2R La Mondiale. Recrue de la précédente intersaison, il n’a pas fallu beaucoup de temps au Belge pour parfaitement s’intégrer et démontrer tout ce qu’il savait faire. D’ailleurs, il s’est avéré précieux aux côtés de Romain Bardet au Tour de France. C’est dans cette optique d’équipier modèle que le profil de ce coureur était intéressant. Mais sa venue a aussi permis à l’équipe de posséder un réel talent en ce qui concerne les classiques du nord. Leader unique dans ces courses, il est capable de rivaliser avec les meilleurs spécialistes comme le prouve sa troisième place à E3-Harelbeke. Et c’est uniquement une chute au Tour des Flandres qui l’a privé d’une très bonne position. L’année prochaine, l’objectif est clairement d’accrocher un Monument au palmarès.

Dans ces rendez-vous mythiques d’une journée dans le calendrier cycliste, Alexis Vuillermoz est celui qui a le mieux réussi. Auteur d’une quatrième place sur le Tour de Lombardie a très bien fini la saison après avoir été un lieutenant de luxe auprès de Romain Bardet, signant au passage un top 15 final (13e). Un peu moins âgé que lui, d’autres Français issus de la nouvelle génération montante font les beaux jours de la formation World Tour. Pierre Latour, spécialiste des courses par étapes, est devenu pour la première fois champion de France du contre-la-montre. Alexis Gougeard est revenu à son meilleur niveau sur la Vuelta, passant très proche de la victoire d’étape. Et la saison s’est finie en apothéose avec le sacre mondial en espoirs de Benoit Cosnefroy, la nouvelle pépite d’AG2R La Mondiale. De quoi espérer de grandes choses en 2018.

Fiche de l’équipe

Damiano Cunego va entamer la dernière saison de sa carrière

Surnommé le Petit Prince par l’ensemble des tifosi, Damiano Cunego est à un tournant de sa carrière de coureur cycliste. L’Italien a confirmé à la Gazzetta dello Sport que l’année 2018 sera la dernière pour lui chez les professionnels, avec l’envie de finir sur le Giro.

Damiano Cunego, la fin de l’histoire

Que le temps passe vite ! Et personne n’y échappe, dont Damiano Cunego, qui a aujourd’hui 36 ans. Pour lui, la fin de la carrière approche à grands pas, ses derniers mois de professionnalisme sont désormais comptés. Dans une interview donnée, l’Italien a annoncé que la prochaine saison serait la dernière, tout en souhaitant finir sur le Tour d’Italie, la course qui l’a révélé aux yeux du grand public. Encore très peu connu au moment du Grand Départ en 2004, le coureur n’avait que 23 ans. Pendant trois semaines, le tout jeune membre de la Saeco va éclabousser de tout son talent et sa classe ce Grand Tour en écrasant littéralement la concurrence. Personne n’arrivera à l’inquiéter un seul instant, ce qui va lui permettre de remporter l’une des plus prestigieuses compétitions au monde.

A partir de cet instant, les surnom de Petit Prince va le suivre tout au long de sa carrière. Perçu comme une véritable pépite avec ses quatre étapes remportées dans la même édition, il était attendu pour réaliser d’autres grands exploits de ce genre. Il n’aura plus réussi par la suite à faire aussi bien dans un Grand Tour, malgré deux succès sur la Vuelta 2009. Mais l’Italie a continué à lui sourire de la meilleure des manières. Vainqueur à trois reprises du Tour de Lombardie, Damiano Cunego appréciait particulièrement cette course. Les épreuves d’un jour lui allaient également à merveille. Ce n’est pas un hasard d’avoir trois victoires sur un Monument à son palmarès, plus une Amstel Gold Race décrochée en 2008.

Finir au Giro

Depuis la fin de la saison cycliste 2009, cela s’avère plus compliqué, mais Damiano Cunego continue de courir malgré tout. C’est à 36 ans qu’il prend la décision d’achever sa carrière. Cependant, il lui reste un dernier objectif pour finir au mieux. S’arrêter là où tout a commencé est son ultime ambition, c’est-a-dire disputer le Giro 2018 avec son équipe actuelle, la Nippo – Vini Fantini. Rien n’est encore certain à l’heure actuelle sachant que cette formation Continental Pro doit attendre de recevoir une invitation pour y participer. Mais l’annonce du futur retrait d’un symbole du cyclisme italien de ces quinze dernières années pourrait faire pencher la balance, et signifierait une fin en apothéose.

Fiche du coureur

Roberto Damiani devient directeur sportif chez Cofidis

Après avoir passé plusieurs années dans des équipes étrangères, Roberto Damiani va occuper le rôle de directeur sportif en France. Très expérimenté, l’Italien vient renforcer les rangs de la formation Cofidis pour la saison cycliste 2018.

Roberto Damiani, nouvelle recrue

La Cofidis poursuit sa transformation et son renouvellement dans le staff technique ! Après l’arrivée de marque en tant que manger général de Cédric Vasseur, c’est un autre nom connu du milieu du cyclisme qui intègre l’équipe nordiste. Il s’agit de Roberto Damiani, qui remplace Didier Rous, parti pour le nouveau projet de Vital Concept emmené par Jérôme Pineau. Cet Italien ne sera pas pour la première fois à la tête d’une équipe professionnelle. Il a déjà effectué une grande partie de sa carrière dans son pays d’origine en étant directeur sportif de la Mapei, Fassa Bortolo, Liquigas ou encore de la Lampre. Et compte aussi une expérience hors d’Italie, chez Omega Pharma Lotto, aujourd’hui appelé Lotto-Soudal.

Influence de Cédric Vasseur

Cette arrivée est évidemment une bonne nouvelle pour la Cofidis, qui évolue en Continental Pro (2e division). Elle va pouvoir compter sur l’apport d’un homme expérimenté qui a eu l’habitude de côtoyer le haut niveau, tout en obtenant des résultats. Mais ce recrutement est également à mettre à l’actif de Cédric Vasseur, qui veut viser haut pour l’avenir de Cofidis. « Il partage les mêmes ambitions et les mêmes valeurs que notre équipe et il viendra ainsi renforcer et compléter la direction sportive composée de Alain Deloeuil, Jean-Luc Jonrond et Christian Guiberteau. Ensemble, je suis persuadé que nous allons atteindre nos objectifs ambitieux et réalistes pour les prochaines saisons. Roberto va prendre ses fonctions le 1er décembre et sera donc des nôtres lors du prochain stage en Espagne. » 

Site officiel de l’équipe

Robert Förstemann a des cuisses énormes, mais pour quoi faire ?

Robert Förstemann a-t-il nécessairement besoin de ses coéquipiers pistards de l’équipe allemande pour décrocher une médaille d’or ? Quand on regarde le palmarès de cet hercule des vélodromes, on constate qu’il n’a jamais remporté le Graal en individuel dans un championnat du monde. Est-ce la faute de ses énormes cuisses qui le gênent pendant les efforts hyper intensifs qu’il fournit dans ses tours de piste ? Je peux lui donner un petit conseil s’il veut bien l’écouter. Perce un petit trou dans chacune d’entres elle Robert, et quand tu vois qu’elles ne buttent plus dans le tube horizontal de ton vélo, mets deux rustines !

Les cuisses de Robert Förstemann le mèneront peut-être à la politique

On ne présente plus celui qui fut sacré cinq fois Monsieur Univers et décrocha sept titres de Monsieur Olympia. Après une carrière de culturiste et d’acteur mondialement reconnu, Arnold Schwarzenegger en entreprit une en politique. Engagé avec le Parti républicain, il fut élu 38e gouverneur de l’État de Californie en novembre 2003. Puis réélu à ce poste trois ans plus tard. « Schwarzy » avait un tour de cuisses de 72 cm. Celui de Robert Förstemann est de 74 cm. Ce qui lui a valu le surnom de « Quadzilla ». Avec cette particularité physique, l’Allemagne a certainement besoin de ses services pour la porter au plus haut de ses ambitions économiques et sociales. Il deviendra peut-être un jour le nouveau chancelier aux pantalons qui craqueront sous une inflation bodybuildée.

Exhibition des guiboles sur YouTube et les réseaux sociaux

Si vous avez loupé Robert Förstemann dans les manches de coupe du monde sur piste ou aux championnats du monde et aux Jeux olympiques, séance de rattrapage sur la toile. Il y a de quoi faire avec ses différentes exhibitions, pour la plupart hors des vélodromes. On le retrouve très souvent dans des salles de musculation où il soulève des poids extrêmement lourds. Comme en squat avec des barres à 280 kilos. Dans un registre folklorique, il tire un poids lourd avec son vélo à l’aide d’une sangle, encouragé par des malabars gonflés à l’hélium comme lui, ou grille des tartines à la force de ses mollets. Le culte de son corps paraît de plus en plus pathologique à en croire ses nombreux autoportraits qu’il poste sur les réseaux sociaux. De l’ego qui vaut de l’or en individuel. Une belle récompense mégalomane de bête de foire.

#robertcraquetoussespantalons

Vidéo – Robert Förstemann vous grille des tartines au petit déjeuner !

Instagram @robertfoerstemann

@RFoerstemann

L’état de santé de Jan Bakelants (AG2R La Mondiale) s’améliore

Victime d’une terrible chute au dernier Tour de Lombardie avec quatre vertèbres fracturées, Jan Bakelants s’est confié au Het Nieuwsblad. Quarante jours après ce triste événement, le Belge explique au journal belge que sa situation évolue dans le bon sens.

Jan Bakelants, la chute derrière lui

Le vélo, ce n’est pas encore pour tout de suite, mais ça va mieux! Jan Bakelants a vécu des dernières semaines tourmentées. Le Tour de Lombardie devait être l’une de ses dernières courses de la saison, avec une pause bien méritée ensuite. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu, bien au contraire. Victime d’une chute sur le parcours, cela s’est avéré plus grave que prévu. Le diagnostic révélait une fracture de quatre vertèbres, ce qui a occasionné automatiquement de l’inquiétude. A partir de ce moment, le sport est passé au second plan. Son futur en tant que coureur cycliste professionnel était clairement en sursis. Mais en quarante jours, la situation globale a évolué dans le bon sens, c’est le principal.

En phase de récupération

Chaque semaine, il entreprend des séances de rééducation pour améliorer son état de santé général. Évoluant dans le bon sens, un retour sur le vélo pourrait être envisager dans quelques semaines au mieux. Dans un mois, un nouvel examen doit montrer comment ses os de la colonne vertébrale se sont solidifiés. Il sera décisif pour la suite du programme de Jan Bakelants, et encore plus sur une éventuelle date de reprise de la compétition. Mais cela prendra nécessairement beaucoup de temps, à la hauteur de la blessure subie par le membre d’AG2R La Mondiale. Le Belge espère reprendre l’entraînement dès l’entame de la prochaine année, et revenir à son meilleur niveau.

Fiche du coureur

Deux nouvelles courses au programme de Romain Bardet en 2018

En pleine phase de préparation, Romain Bardet profite de cette période pour définir son programme pour la saison cycliste 2018. Selon des informations révélées par l’Equipe, le Français va participer au Tour du Finistère et à une course belge en mars.

Romain Bardet finalise son programme

Le mois de novembre est une période cruciale ! C’est à ce moment de l’année que les coureurs planifient leurs jours de course pour la saison cycliste suivante. Et Romain Bardet ne déroge pas à cette règle. Le Français semble même penser à chaque moindre détail dans sa quête du Tour de France. En l’occurence, le leader d’AG2R La Mondiale prévoyait déjà de disputer pour la première fois les Strade Bianche en 2018. Mais il y aura au moins deux autres nouveautés pour l’année prochaine. La première, c’est la confirmation définitive de sa participation au Tour du Finistère, qui va se dérouler le 14 avril prochain. Cette classique française disputée en Bretagne relie Saint-Evarzec et Quimper, et représente une préparation idéale pour une étape du Tour 2018 similaire dans la région.

Tout pour le Tour

La cinquième étape du Tour de France entre Lorient et Quimper va énormément ressembler avec le Tour du Finistère. C’est pourquoi Romain Bardet veut déjà venir en avril pour connaître les spécificités du parcours qui s’annonce très vallonné, et ne pas se faire surprendre trois mois plus tard. Le raisonnement est le même pour la neuvième étape entre Roubaix et Arras, qui empruntera des secteurs pavés. Pour se préparer au mieux, le troisième du Tour 2017 va s’aligner sur une course du même acabit au mois de mars. Le choix qui se propose à lui est large avec les 3 Jours de la Panne (un jour de course), le GP E3-Harelbeke, A Travers la Flandre ou encore Gand-Wevelgem. A moins que le Grand Prix de Denain tienne la course avec un parcours modifié, et comportant douze secteurs pavés. En tout cas, il y a une certitude chez Romain Bardet, tout est pensé, calculé en fonction du Tour du France. Et l’année 2018 pourrait bien être la bonne.

Fiche du coureur

Bilan équipes : Cannondale-Drapac, la surprise permanente

Dixième au final du classement World Tour, Cannondale-Drapac est passé par toutes les émotions au cours de cette saison cycliste 2017. Très peu victorieuse, ça ne l’a pas empêché d’enregistrer des excellents résultats et souvent inattendus.

Cannondale-Drapac, un Tour brillant

Qui aurait pu croire en début de saison qu’un coureur de la Cannondale-Drapac finisse sur le podium d’un Grand Tour ? Pas grand monde au départ en tout cas au vu de l’effectif. Mais l’équipe américaine a su déjouer les pronostics et surprendre tout son monde. Avec Rigoberto Uran, elle s’est hissée jusqu’à la seconde place du Tour de France, une performance de tout premier plan. La surprise fut totale pour la majorité des suiveurs. Pas cité parmi les favoris, le Colombien n’avait pas plus signé de grands résultats lors des deux saisons précédentes. Il fallait remonter au Giro 2014 pour voir trace d’un aussi bon bilan avec un podium (2e) dans une épreuve de trois semaines.

Rigoberto Uran s’est révélé brillant pendant les vingt-et-une étapes de la Grande Boucle, sans montrer aucun signe de faiblesse. Et c’est sans aucun doute à partir de la neuvième étape terminée à Chambéry que l’espoir du podium est apparu. Vainqueur au sprint d’une courte tête devant Warren Barguil et Romain Bardet, le Colombien est devenu un sérieux candidat pour le classement général. Tenant jusqu’au bout, il n’a jamais été mis en difficulté, faisant preuve d’une étonnante régularité et retrouvant son meilleur niveau à 30 ans. Même si le Tour reste son principal fait d’arme sur cette saison, Rigoberto Uran s’est aussi illustré dans les ultimes semaines. Troisième du Tour d’Emilie, mais surtout vainqueur de Milan-Turin, le grimpeur a fini de la meilleure des manières son année 2017.

Des bons résultats en World Tour

Sur l’ensemble de l’année, Cannondale-Drapac n’a gagné que quatorze fois, soit l’un des plus faibles bilans des équipes de première division. Mais elle a quand même réussi à briller sur des très grands rendez-vous. A commencer par Pierre Rolland, omniprésent à l’avant au Tour d’Italie, ses efforts ont finalement été récompensés en troisième semaine pour signer l’un des plus beaux succès de sa carrière. A ce jour, il ne lui manque plus qu’une victoire à décrocher sur la Vuelta pour faire son entrée dans la caste des vainqueurs d’étapes sur les trois Grands Tours. D’ailleurs sur le course espagnole, Michael Woods a réalisé une performance au-delà des espérances. Pour la première fois à 31 ans, le Canadien a fait un top 10 au classement général (7e) confirmant tous les progrès entrevus ces deux dernières années sur les classiques.

C’est surtout sur les Flandriennes que la Cannondale-Drapac s’est rapproché de la victoire finale. Quatrième du Tour des Flandres, Dylan Van Baarle est entrain de confirmer tous les espoirs placés en lui. Après une sixième place en 2016, le Néerlandais se révèle comme un véritable spécialiste et un sérieux prétendant à suivre. A seulement 25 ans, il fait parti de cette nouvelle génération avec Tiesj Benoot, Oliver Naesen qui pourrait être sacré un jour. Son compatriote Sebastian Langeveld un peu plus âgé (32 ans) était la véritable surprise du dernier Paris-Roubaix. Troisième au final sur le vélodrome de Roubaix, cela reste son meilleur résultat obtenu sur un Monument. Quel que soit le terrain et le type de parcours, la Cannondale-Drapac a souvent déjoué les pronostics. Sans pression, les coureurs sont allés quasiment jusqu’au haut de la hiérarchie. Il était difficile de prévoir un tel scénario.

Fiche de l’équipe

Retraite anticipée pour Alberto Losada (Katusha-Alpecin)

Après avoir passé sept saisons chez Katusha-Alpecin, Alberto Losada n’a pas été conservé par l’équipe World Tour russe. Libre de tout contrat et sans équipe actuellement, l’Espagnol a pris les devants en se retirant du circuit professionnel.

Alberto Losada s’arrête

Stop pour Alberto Losada ! En recherche d’un contrat pour la saison cycliste 2018, le coureur espagnol n’avait pas toujours trouvé chaussure à son pied. Du coup, l’ancien membre de la Caisse d’Epargne et de la Katusha-Alpecin a décidé de mettre un terme à sa carrière. A 35 ans, c’est évidemment une page importante de sa vie qui se tourne. C’est au journal Marca que cette annonce a été faite. Mais ce n’est pas la fin pour lui dans le cyclisme. Il va essayer de continuer avec la compétition mais pas en professionnel en 2018. Ne faisant pas pas parti de la sélection définitive de Katusha-Alpecin, Alberto Losada vient de vivre des semaines pleines de rebondissements.

Aucune victoire

Au terme de douze saisons passées chez les professionnels, Alberto Losada n’aura jamais connu les joies de la victoire. Souvent cantonné à un rôle d’équipier, il devait mettre ses ambitions de côté pour que le collectif remplisse les objectifs. Davantage grimpeur, l’Espagnol avait pour mission de protéger et de rouler pour ses leaders, comme la Vuelta 2017. A cette occasion, le coureur de la Katusha-Alpecin était aux côtés d’Ilnur Zakarin, son leader pour le classement général. Une mission réussie avec une troisième place obtenue par le Russe. Pendant toute sa carrière, il a été habitué à tenir un tel rôle. Avec dix-sept Grands Tours à son actif, sans manquer l’un des trois, Alberto Losada a été souvent dans cette position. Mais cette fois-ci, c’est définitivement terminé.

Fiche du coureur

 

Romain Bardet confirme sa participation aux Strade Bianche

Débutant sa préparation pour la saison cycliste 2018, Romain Bardet dévoile en partie les contours de son programme de course. Parmi toutes ces journées de compétition, le leader d’AG2R La Mondiale participera pour la première fois de sa carrière aux Strade Bianche, le 3 mars prochain.

Romain Bardet en Italie

L’année 2018 est celle du changement et de la découverte pour Romain Bardet ! En effet, le Français a pris la décision de modifier légèrement son programme en vu du Tour de France, son grand objectif. S’il reste une incertitude concernant sa reprise, soit au Tour d’Andalousie ou au Tour d’Oman, pour la suite, il est fixé. Dès le début du mois de mars, le coureur d’AG2R La Mondiale prendra la direction de l’Italie pour participer à la prestigieuse course des Strade Bianche. Mythique classique italienne, récemment entré dans le World Tour, elle propose des chemins de terre à franchir et qui ont fait sa légende. C’est une course à part, et c’est ce qui attire l’un des meilleurs cyclistes de l’hexagone. « C’est une course qui me fait rêver » a déclaré Romain Bardet au journal Le Monde.

Le Tour de France en tête

Cette inscription aux Strade Bianche n’est pas innocente de la part de Romain Bardet. Il y a la volonté de peaufiner chaque détail pour la prochaine Grande Boucle. Déjà monté deux fois sur le podium, le Français ne cache pas ses ambitions. S’aligner sur cette épreuve d’un jour représente un bon moyen de se préparer pour l’étape tant redoutée des pavés sur le Tour de France, mais pas seulement. « L’équipe sait que je suis impatient de faire mes classiques, ils ont un peu lâché là-dessus en me permettant d’assouvir mon instinct primaire, qui est de me frotter à des coureurs de classiques tout en minimisant la prise de risques. C’est un bon compromis. » Dans le même temps, le troisième du Tour 2017 a mis fin aux interrogations sur une éventuelle participation à Paris-Roubaix en écartant la possibilité d’y aller.

Pour le reste du programme après les Strade Bianche, Romain Bardet hésite encore entre le Paris-Nice et le Tirreno-Adriatico. Mais la course italienne tient la corde pour deux raisons. La classique italienne a lieu la veille du départ de la course au soleil, et puis la course par étapes transalpine propose un contre-la-montre par équipes, qui va faire son retour au Tour de France. Un élément qui pourrait s’avérer décisif dans le choix final. Ensuite, ce sera le Tour du Pays Basque, Liège-Bastogne-Liège et le Dauphiné avant d’arriver au Tour de France, qu’il rêve de remporter. Pour sa fin de saison, la priorité est donné au Championnat du monde d’Innsbruck avec un parcours très montagneux. Un programme riche en perspective pour cette année 2018.

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Danilo Napolitano annonce la fin de sa carrière professionnelle

Coureur de la Wanty-Groupe Gobert, Danilo Napolitano ne va pas poursuivre sa collaboration avec cette équipe pour 2018. L’Italien a décidé de mettre un terme à son parcours de coureur cycliste. Il s’arrête après quatorze saisons de professionnalisme.

Danilo Napolitano, clap de fin

Il est temps de tourner la page ! Pour Danilo Napolitano, le cyclisme professionnel est désormais derrière lui. Le coureur italien l’a annoncé lui-même ce matin sur sa page facebook. Souhaitant se consacrer davantage à sa famille, c’est la fin d’une carrière commencée en 2004 avec LPR-Piacenza Management SRL. En treize ans de haut niveau, il compte plusieurs formations à son actif. Passé par tous les échelons, première ou seconde division, Danilo Napolitano a couru pour Lampre, Katusha, Acqua et Sapone, et Wanty depuis 2013. Il y était devenu le meneur, le capitaine de route, qui avait accumulé assez d’expérience pour transmettre son vécu aux plus jeunes. A 36 ans, le coureur transalpin faisait parti cette saison des plus anciens encore en activité.

https://twitter.com/TeamWantyGobert/status/930741502401183744

Une carrière aboutie

Réputé pour ses qualités indéniables de sprinteur, Danilo Napolitano comptabilise 34 succès dans l’ensemble de sa carrière. Le plus prestigieux et marquant reste celui acquis sur son Grand Tour national, le Giro 2007. C’est à cette période sous le maillot de la Lampre entre 2006 et 2008 qu’il connaît le moment le plus faste en terme de victoires. Ensuite, au fur et à mesure, ces instants privilégiés sont devenus plus rares et l’âge a commencé à peser sérieusement sur ses performances. Depuis sa signature en faveur de la Wanty en 2013, l’Italien ne s’est imposé plus qu’à deux reprises, dont la dernière fois en 2015 sur les Boucles de la Mayenne. Mais cela n’entache en rien son parcours marqué par le professionnalisme et la passion.

Fiche du coureur