Cadel EVans Great Ocean Road Race 2019 : Jay McCarthy tentera de conserver son titre à domicile.
Plusieurs ascensions sont au programme de cette 5ème édition. Photo : @CadelRoadRace

Le 27 janvier aura lieu la Cadel Evans Great Ocean Road Race 2019, une classique (course d’un jour) créée à l’initiative du célèbre cycliste australien Cadel Evans. Disputée en Australie, elle a intégré le calendrier World Tour en 2017. Pour la cinquième édition de cette épreuve, les coureurs devront se mesurer à un parcours long de 164 kilomètres, partant et arrivant dans la ville de Geelong (au Sud du pays). Parmi les 112 engagés, qui succédera à Jay McCarthy (Bora-Hansgrohe), vainqueur l’an passé ?

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Qui va remporter la Cadel Evans Great Ocean Road Race 2019 ?

Si les prétendants à la succession du coureur australien sont nombreux, il est cependant difficile de déterminer à l’avance le profil type du futur vainqueur. Car même si la première moitié du parcours ainsi que l’arrivée finale sont sur un terrain plat, la deuxième partie du circuit comporte plusieurs ascensions, et pourrait handicaper les sprinteurs. En effet, entre le 104ème et le 154ème kilomètre, quatre montées de Challambra Crescent (1,2 kilomètre à 8,4%) sont au programme. Ainsi, les puncheurs devraient pouvoir tirer leur épingle du jeu, à condition de posséder une belle pointe de vitesse. À ce titre, des coureurs comme Dary Impey (Mitchelton-Scott), Diego Ulissi (UAE Team Emirates), ou encore le vainqueur sortant Jay McCarthy font figure de favoris. Cependant, si personne ne durcit la course dans sa deuxième partie, les sprinteurs tels que Elia Viviani devraient être en mesure de s’imposer.

Elia Viviani (Deceuninck-Quick Step) – 29 ans

Sortant d’une saison 2018 monumentale, Viviani a prouvé qu’il était l’un des tout meilleurs (si ce n’est le meilleur) sprinteurs de la planète. Sa victoire lors de la première étape du Tour Down Under il y a une semaine est la preuve qu’il n’a en rien perdu de sa fraîcheur durant la pause estivale. De plus, l’an passé, l’italien a terminé deuxième de cette même Cadel Evans Great Ocean Road Race, et a donc une certaine connaissance de cette course.

Jay McCarthy (Bora-Hansgrohe) – 26 ans

Sur ses terres, Jay McCarthy aura à cœur de briller et de conserver son titre, acquis au forceps l’an passé face au grand Elia Viviani. L’australien ne manque pas d’arguments, et semble tout à fait en mesure de doubler la mise, d’autant plus qu’il a montré l’an passé sur cette même course sa capacité à se transcender devant son public, pour réaliser de véritables exploits.

Daryl Impey (Mitchelton-Scott) – 34 ans

Après avoir fait le plein de confiance en remportant le classement général du Tour Down Under il y a quelques jours, Daryl Impey va attaquer la Cadel Evans Great Ocean Road Race avec des certitudes quant à son état de forme. De plus, son profil de sprinteur passant bien les bosses semble idéal au vu du tracé de cette cinquième édition de la course australienne, comportant plusieurs ascensions.

Diego Ulissi (UAE Team Emirates) – 29 ans

Pas vraiment brillant sur le Tour Down Under 2019 (révélateur de l’état de forme des coureurs), c’est plutôt avec le statut d’outsider que Diego Ulissi va disputer la première classique de l’année. Cependant, ses qualités de puncheur/grimpeur risquent d’être utiles dans la deuxième partie de la course, et un coup d’éclat n’est pas a exclure, d’autant plus que l’italien possède une bonne pointe de vitesse sur terrain plat.

Michael Woods (EF Education First) – 32 ans

Troisième des derniers championnats du monde à Innsbruck, Michael Woods est un coureur qui a explosé sur le tard. Révélé comme un des tout meilleurs puncheur/grimpeur du monde au cours des dernières saisons, le canadien est aussi à l’aise dans les classiques vallonnées, et pourrait bien tirer son épingle du jeu sur cette course australienne. De plus, au vu de ses attaques lors du dernier Tour Down Under, Woods semble être en bonne forme en ce début d’année.

Caleb Ewan (Lotto-Soudal) – 24 ans

Véritable espoir du sprint mondial, l’australien courra lui aussi a domicile ce dimanche sur la Cadel Evans Great Ocean Road Race. Toujours en quête d’un succès retentissant, le jeune homme au palmarès déjà bien garni aura l’occasion de prendre sa revanche, après une victoire d’étape annulée sur le Tour Down Under 2019. Affichant une belle forme physique sur cette même course, Caleb Ewan fera partie des favoris en cas d’arrivée au sprint.

Luis Leon Sanchez (Astana) – 35 ans

Luis Leon Sanchez fait assurément partie des coureurs en forme de ce début de saison. Souvent placé, mais jamais vainqueur sur le Tour Down Under 2019, l’espagnol a finalement terminé à la quatrième place du classement général. Mais malgré sa fraîcheur physique et ses qualités de puncheur, à 35 ans, Sanchez se positionne plutôt comme un outsider de cette course.

George Bennett (Jumbo-Visma) – 28 ans

Pur grimpeur, George Bennett fait partie des nombreux outsiders au départ de la course. Même si le parcours ne semble pas taillé pour lui, le 8ème du dernier Tour d’Italie a des arguments à faire valoir, et pourrait créer la surprise dans une des quatre ascensions de Challambra Crescent.

Michael Valgren (Dimension Data) – 26 ans

Coureur de classiques, Michael Valgren a un profil sous-représenté dans le peloton international : c’est un coureur polyvalent. Bon sprinteur, gros rouleur, et relativement à l’aise en montée, il possède les qualités idéales pour triompher sur une course comme la Cadel Evans Great Ocean Road Race. Même si ce n’est pas un des objectifs majeurs de sa saison, il pourrait créer la surprise à l’occasion de la première classique de l’année.

Danny van Poppel (Jumbo-Visma) – 25 ans

Autre sprinteur de talent aligné sur cette course australienne, le jeune néerlandais a de réelles chances de succès en cas d’arrivée massive. Mais si comme l’an passé la victoire se joue au sein d’un petit groupe de tête, on imagine mal Danny van Poppel capable de se maintenir à l’avant de la course au fil des ascensions.

Laurent DEVERNET
Laurent Devernet a effectué ses premiers pas en tant que rédacteur dans la presse magazine cycliste en 1994. Il est devenu rédacteur web en 2011. A rejoint le projet todaycycling.com en 2016. A couvert un très grand nombre de courses cyclistes professionnelles. A vu apparaître les Chavanel, Voeckler, Pineau... A vu Virenque en pleurs. A évoqué les aveux d'Armstrong, et les stupéfiantes excuses d'un bon nombre de coureurs .... Fou de vélo !

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