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Hein Verbruggen critique l’UCI

L’ancien président controversé de l’UCI entre 1991 et 2005 critique via une lettre son institution. 

Un manque de vision à long terme

Celui qui tient à conserver son titre de « président d’honneur (sic) de l’UCI » profite d’une lettre dont le contenu est évoqué par le site internet cyclingnews, pour tirer un constat sévère sur la politique de l’UCI et sa fameuse réforme du World Tour 2017.

Il pointe tout d’abord la fragilité du système qui demeure : « ce ne sont pas seulement les équipes qui restent financièrement instables (…), mais également les emplois des coureurs qui sont précarisés. » Il poursuit un peu plus loin : « si ajouter des courses n’est pas le résultat d’une stratégie long terme bien définie (…) alors ce n’est pas faisable, voir inapproprié. Une décision comme celle-là ne peut être prise sans le consensus des équipes« . La réduction des équipe l’interpelle également : « peut-on m’expliquer ce que va apporter de bon au développement de notre sport le fait de passer le nombre d’équipes World tour de 18 à 17 ?

« L’UCI devrait se situer au-dessus des partis »

Le Hollandais enchaîne et évoque les liens noués entre l’actuel président de l’organisation avec ASO d’un côté et VELON de l’autre. Tout en faisant allusion au rôle du président de la Fédération française de cyclisme, David Lappartient dans la crise qui a opposé ASO avec l’organisation de Bryan Cookson: « L’UCI ne devrait pas ‘faire équipe’ avec quiconque. (…) L’UCI devrait se situer au-dessus des partis et présenter des propositions qui seraient le résultat d’une vision à long terme et d’une stratégie visant la réalisation de ses objectifs. Les politiques ne devraient avoir aucune influence !! (…) beaucoup de personnes croient que le changement d’orientation de Mr. Cookson, qui serait passé d’un soutien vis à vis de VELON à un soutien vis à vis d’ASO, serait dû à la réception d’un courrier écrit par Mr. Lappartient, dans lequel ce dernier se plaindrait de la mauvaise relation entre l’UCI et ASO. Si cela est vrai, comment vouloir des différentes parties qu’elles soutiennent cette réforme drastique?

Hein verbruggen achève sa lettre de la sorte : »je peux comprendre pourquoi votre réforme ne semble pas soutenue, ni par la majorité des parties prenantes, ni par les autres experts (en incluant les médias). De plus, la logique voudrait que vous ne preniez pas de décisions autant contestées. »

Devoir de silence ?

En conflit larvé avec l’UCI pour une question d’honoraires et d’indemnités non versées (il évoque directement cet aspect pécuniaire dans son courrier) par l’actuelle direction, le Hollandais a décidé de se manifester médiatiquement, sans soute pour torpiller un peu plus un Bryan Cookson déjà fragilisé par une réforme World Tour contestée. On aurait presque pu un instant penser qu’il s’agissait là d’un véritable cri du cœur, si le contenu du courrier n’avait pas été si pauvre en argumentation et contre-proposition. Nuls doutes que cette missive ne soit guère plus qu’un moyen de pression pour obtenir gain de cause dans le litige qui oppose l’ancien avec l’actuel président de l’UCI.

AUT, Patrick MacQuaid, Hein Verbruggen, Rasmussen. L’actualité sent bon les effluves d’un passé trouble dont on apprécierait tant qu’il puisse demeurer tapi loin, très loin, de la scène médiatique. Preuve en est que le cyclisme n’en a pas terminé avec ses vieux démons.

Esteban Chaves chez Orica BikeExchange jusqu’en 2019

En cette fin de matinée, mardi, la formation Orica-BikeExchange a annoncé prolonger jusqu’en 2019 le contrat du vainqueur du Tour de Lombardie : le colombien Esteban Chaves.

Esteban Chaves, un coureur prodige

A seulement 26 ans, après être passé professionnel en 2011 au sein de la modeste équipe Cafe  de Colombia, le récent vainqueur du Lombardie totalise déjà quelques 11 succès et non des moindres puisqu’à cinq reprises il s’est imposé sur des épreuves classées WorldTour. Cette saison, le coureur de l’équipe Orica-Bike Exchange a également pris place sur le podium de deux des trois Grands Tours. Il a terminé 2e du Tour d’Italie, battu par Vincenzo Nibali et il a pris la 3e place de la Vuelta, battu par Nairo Quintana et Chris Froome. Excusez du peu ! C’est tout à fait légitimement que la formation australienne a prolongé le contrat de son coureur prodige, avec l’espoir d’ici fin 2019, de l’avoir vu apporter à l’équipe une victoire sur au moins une des trois plus belles épreuves par étape du monde.

VIDEO CYCLISME
Le final du Tour de Lombardie 2016

94 jours de courses en 2016 pour Thomas Voeckler

Le pré-retraité du cyclisme français, Thomas Voeckler, qui mettra un terme à sa carrière à l’issue du Tour de France 2017, vient d’établir un nouveau record. En 2016, le champion cycliste a disputé quelques 94 jours de courses comme l’ont rappelé nos confrères de PCS (site de statistiques cyclistes) et ce qui en fait le coureur à avoir le plus couru cette saison.

Thomas Voeckler se distingue une nouvelle fois

Avec 94 jours de courses (15.357,8 Km) en 2016, le coureur de la formation Direct Energie est le seul coureur cycliste professionnel à avoir autant couru cette saison. Il devance son coéquipier et compatriote Adrien Petit , l’Espagnol Luis Leon Sanchez (Astana) et l’italien Davide Cimolai (Lampre Merida) futur coureur de la FDJ en 2017, tous trois ayant disputé quelque 93 jours de course. Alejandro Valverde (Movistar) prend symboliquement la 5e place, avec 92 jours de courses en 2016. Fort de 39 victoires depuis le début de sa carrière en 2000 (Bonjour), le coureur âgé de 37 ans, a notamment remporté en cette année de pré-retraite, quatre succès, à savoir : deux sur le Tour Cycliste International La Provence (2.1) et deux sur le Tour de Yorkshire (2.1). Il va nous manquer !

https://twitter.com/ProCyclingStats/status/783210318700900357

VIDEO CYCLISME
Thomas Voeckler Tour de France 2011 Galibier

 

 

L’imbroglio Ben Gastauer

Pourtant blessé, Ben Gastauer a été sélectionné parmi les trois coureurs qui représenteront le Luxembourg aux championnats du monde au Qatar (9 au 16 octobre). Se rendant compte de son erreur, le sélectionneur luxembourgeois doit désormais désigner le troisième coureur qui accompagnera Bob Jungels et Jempy Drucker. 

Problème de communication entre Gastauer et sa Fédération

Ben Gastauer avait pourtant prévenu. Touché au talon, il renonce à participer aux championnats du monde au Qatar le 16 octobre prochain. Pour autant, la Fédération Luxembourgeoise de cyclisme a annoncé les trois coureurs qui prendront le départ de la course en ligne, Jempy Drucker, Bob Jungels et … Ben Gastauer. Le coureur d’AG2R La Mondiale a tout de suite rappelé son forfait à son sélectionneur, qui devrait donc compléter son trio, avec Laurent Didier ou Alex Kirsch.

Vainqueur d’une étape au sprint sur la Vuelta, Jempy Drucker sera le leader désigné sur la course en ligne, alors que Bob Jungels tentera de jouer les troubles fêtes sur le contre-la-montre.

La sélection luxembourgeoise pour les championnats du monde au Qatar : Jempy Drucker (BMC), Bob Jungels (Etixx QuickStep) et Laurent Didier (Trek-Segafredo) ou Alex Kirsch (Stolting Service Groupe)

Peter Sagan est l’homme du mois de Septembre

Peter Sagan, champion d’Europe à Plumelec le 18 septembre dernier, est le coureur que vous avez élu cycliste étranger du mois de Septembre. Sur 145 votes, le Slovaque en a acquis 123 (85%), et remporte donc haut la main ce premier sondage mensuel.

1er – 85% – Peter Sagan

Vainqueur du Grand Prix de Québec le 9, deuxième à Montréal le 11, champion d’Europe à Plumelec le 18 puis double vainqueur d’étape sur l’Eneco Tour les 21 et 22 septembre, Peter Sagan a logiquement remporté la majorité de vos votes. Sur 12 jours de course, le Slovaque de la Tinkoff compte donc 4 victoires, 6 podiums et 10 Top10, rien que ça. Avec 85% des votes, Peter Sagan est sans conteste l’homme du mois de Septembre.

2e – 9% – Greg van Avermaet

Greg Van Avermaet vient prendre la deuxième place avec 9% des votes des internautes. Vainqueur du Grand Prix de Montréal puis du chrono par équipe sur l’Eneco Tour avec sa formation BMC, le Belge confirme son titre de champion olympique acquis il y a quelques semaines, et rappelle qu’il sera l’un des principaux favoris sur les classiques au printemps 2017.

3e – 6% – Nairo Quintana

Pour clôturer ce podium, Nairo Quintana avec 6% des suffrages. Vainqueur de la Vuelta le 11 septembre, le Colombien est depuis au repos et ne nul doute que nous devrions plus le revoir en 2016. Déjà sur le podium du Tour de France (3e), qui était son principal objectif, Quintana remporte ici son deuxième Grand Tour après le Giro 2014. Un seul manque donc au palmarès du grimpeur de la Movistar, qui repartira en 2017 avec seul et unique objectif, ramener la tunique jaune sur les Champs-Elysées fin juillet.

Merci aux 145 internautes qui ont voté pour ce premier sondage sur le coureur du mois via Facebook, et nous vous rendons d’ores et déjà rendez-vous fin octobre, pour le 2e exercice.

VIDEO CYCLISME
Le sacre de Peter Sagan aux championnats d’Europe

La Movistar annonce sa sélection pour le CLM mondial par équipes

L’équipe ibère Movistar vient de rendre publique sur son site le nom des six coureurs qui représenteront ses couleurs lors du CLM par équipes mondial qui se disputera le 9 octobre à Doha.

Une belle brochette de gros rouleurs!

Jonathan Castroviejo, Alex Dowsett, Imanol Erviti, Andrey Amador, Nelson Oliveira et Jasha Sutterlin défendront donc les couleurs de la Movisar sur le parcours très roulant du CLM mondial dimanche prochain. Nul doute que les hommes d’Euzebio Unzué joueront les premiers rôles dans la quête de l’or mondial.

Pour rappel, Movistar avait décroché la médaille de bronze lors de l’exercice par équipes l’an dernier sur les routes de Richmond (Etats-Unis).

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Movistar lors du CLM de Richmond en 2015

https://www.youtube.com/watch?v=aovlJiKQrho

Reto Hollenstein va rejoindre Katusha

Agé de 31 ans, Reto Hollenstein va prendre la direction de la formation russe Katusha, quelques jours après avoir participé aux mondiaux au Qatar. Après quatre saisons au sein de IAM Cycling, qui s’arrête en fin de saison, le Suisse va désormais se mettre au service d’Alexander Kristoff et d’Ilnur Zakarin. 

Reto Hollenstein, rouleur infatigable

Reto Hollenstein, dont le principal fait d’arme en 2016 reste sa deuxième place sur le contre-la-montre du championnat de Suisse derrière le champion olympique Fabian Cancellara, va donc rejoindre Katusha pour 2017. Dans un communiqué, le Suisse s’est livré sur ce choix : « Je suis très heureux de rejoindre l’équipe KATUSHA. Ceci est une autre étape dans ma carrière. KATUSHA est une grande équipe, devenant de plus en plus international et avec beaucoup de bons coureurs. Je suis enchanté de pouvoir travailler pour Alexander Kristoff, Ilnur Zakarin et beaucoup d’autres et courir avec des vélos de classe mondiale. Pour moi ceci est juste un rêve qui devient réalité. Ce qui me rend peut-être le plus heureux est que l’équipe tenait à m’avoir. Ils savent qu’ils peuvent compter sur moi pour travailler et je ne les décevrai pas. Bien sûr tout le monde a des ambitions personnelles mais mon premier objectif sera l’équipe. Je suis heureux quand l’équipe est heureuse. Mes propres ambitions sont secondaires« 

Viacheslas Ekimov, le manager de la formation Katusha, est ravi de cette arrivée. « La chose agréable de Reto est que nous pouvons exploiter ses compétences dans toutes sortes de courses. Reto a montré dans les années dernières qu’il est entièrement consacré à son employeur. Classiques, Grands Tours ou courses plus petites, cela n’a pas d’importance pour lui. Le fait que pendant les trois dernières années IAM Cycling retienne Reto pour le Tour de France en dit assez. Vous pouvez vous construire avec  lui. Grâce à ses bonnes compétences de course contre la montre il peut aussi finir haut dans des courses par étapes plus petites. À l’équipe KATUSHA toutes les courses(races) sont important, donc Reto aura ses occasions personnelles aussi. Nous attendons avec impatience de l’intégrer dans notre groupe« 

Actualité cyclisme : pour tout savoir sur les transferts 2016-2017, cliquer ici.

 

Fin de saison pour Laurens De Plus

Le grand espoir du cyclisme belge Laurens De Plus, victime d’une chute jeudi dernier lors du Tour du Piémont, souffre d’une fracture du bassin qui devrait, au minimum, l’écarter du peloton durant près d’un mois, a indiqué lundi son équipe Etixx-QuickStep.

Chute dans le final du Piémont

De Plus, âgé de 21 ans a chuté jeudi dans le final du Tour du Piémont, ce qui l’avait déjà  contraint à déclarer forfait pour le Tour de Lombardie samedi. Il a passé des examens médicaux lundi dans la ville belge d’Herentals. Vu le délai supposé de son indisponibilité, sa saison est d’ores et déjà terminée.

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Laurens De plus vainqueur d’étape du Tour de la Vallée d’Aoste en 2015

Le cyclisme va mieux selon Christian Prudhomme

Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme est revenu sur l’état actuel du cyclisme. Il avance que ‘le cyclisme a changé’ et que les courses sont moins cadenassées qu’il y a quelques années.

Un cyclisme assaini ?

Le cyclisme, dans les médias et dans la culture populaire, est souvent associé au dopage même si il est certainement l’un des sports qui luttent le plus contre ce fléau. « Il y a quelques années, un changement était nécessaire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », explique-t-il selon Reuters. « Le cyclisme s’est assaini. Cela n’a pas été facile, mais il s’est assaini. Il y a encore peu de temps, le cyclisme était perçu comme un sport fermé. Cela n’est plus le cas, les gens parlent. »

« Nairo Quintana et Esteban Chaves, qui [avant d’exploser] ont brillé sur le Tour de l’Avenir. On ne voit plus des champions qui sortent de nulle part. C’est rassurant. »

Le cyclisme est actuellement pointé du doigt avec l’affaire Fancy Bears. En effet, des hackers russes ont piraté le site de l’Agence Mondiale Antidopage. Ils ont dévoilé que certains coureurs, notamment Bradley Wiggins et Chris Froome, ont reçu des AUT (Autorisations d’usage à des fins thérapeutiques) pour soigner des allergies selon les concernés.

VIDEO DE CYCLISME
Le patron du Tour parle du dopage mécanique

Doha 2016: Veranda’s Willems dévoile les élus pour le C-L-M par équipes

La formation belge Veranda’s Willems évoluant en Pro Continentale a annoncé le nom des six coureurs qui défendront ses couleurs lors du contre-la-montre par équipes qui se déroulera ce dimanche 9 octobre à Doha.

Veranda’s Willems visera le Top 10

Les heureux élus se nomment Sander Cordeel, Jan Ghyselinck, Christophe Prémont, Elias Van Breussegem (champion de Belgique contre-la-montre des élites sans contrat), Stef Van Zummeren et le Litanien Aidis Kruopis. La formation Pro Continentale visera un top 10. Pour rappel, seules quinze équipes seront présentes à Doha. En effet, plusieurs équipes du « WorldTour » ont abandonné l’idée de participer au CLM par équipes, principalement au vu des lourds frais engendrés par le déplacement (l’UCI ayant refusé, au contraire des autres éditions, d’attribuer une indemnisation aux équipes participantes) ainsi que l’absence d’attribution de points au classement du WorldTour.

VIDEO CYCLISME
Le sprint façon Veranda’s Willems 2016

 

Binche Chimay Binche pour les Etixx-Quick-Step

Alors que les cuissards des coureurs sont à peine sec après les routes détrempées de l’Eurométropole Tour ce dimanche, l’équipe Etixx-Quick-Step a annoncé la liste de ses coureurs sur Binche Chimay Binche autour de Tom Boonen. 

La course créé en 1911 et désormais en mémoire de Frank Vandenbroucke offrira aux coureurs 194,5 kilomètres d’un circuit vallonné en province du Hainaut et proposera un final particulièrement difficile comportant deux sections pavés et avec 1500 derniers mètres redoutables sur lesquels les équipes auront à cœur d’emmener leur leader dans la meilleure position.

Tom Boonen qui vient de se classer troisième ce dimanche de l’Eurométropole Tour sera entouré pour la formation belge de Zdenek Stybar (vainqueur en 2014), de Ivan Cortina and František Sisr, Fernando Gaviria le pistard colombien, Iljo Keisse, Nikolas Maes et Davide Martinelli.

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Paris-Tours

Deux amants ont décidé de se rejoindre à Tours dimanche. L’occasion pour eux de voir les coureurs débouler en fin d’après-midi avenue de Grammont. Paris-Tours se dispute en fin de saison alors que leur flamme est naissante et fragile comme une feuille morte prête à se décrocher d’un arbre en automne. Même en un souffle court, le vent pourrait bien l’emporter, à moins que l’amour l’emportera…

 

Tu me diras que c’est un classique

De dire que l’amour est une longue avenue

On perd ou on gagne comme dit Frédéric

Today je t’aime tomorrow je ne t’aime plus

L’hiver fera peut-être qu’on abdique

L’été nous a uni sans surplus

Dans la passion souvent ça se complique

Au pied du podium de l’amour élu

 

Nous regarderons passer les coureurs

Qui fileront là où on leur indique

Le bout du chemin pour un seul vainqueur

Dans cette histoire cérébrale et physique

Nous gagnants à toi le bouquet de fleurs

Dans le confort de la zone romantique

Elles seront toutes coupées dans leur malheur

Serait-ce l’effet miroir d’une fin mystique

Esteban Chaves, les dates clés d’une vie de combats

Lutter pour vivre. Lutter pour gagner. En s’imposant samedi sur le Tour de Lombardie, Esteban Chaves (26 ans – Orica BikeExchange), a conclu une saison 2016 exceptionnelle dans laquelle le grimpeur de poche s’est hissé à deux reprises sur le podium d’un grand tour (2e du Giro avec une victoire d’étape, 3e de la Vuelta). Une folle ascension qui n’a pourtant rien d’irrésistible tant la trajectoire de « Chavito » a dû contourner bien des obstacles. Retour sur les dates clés d’une vie de combats. Une vie d’humilité, dans l’ombre de son « jumeau »  Nairo Quintana (26 ans – Movistar). Une vie de résilience.

17 janvier 1990, le silence du nourrisson

« Je suis venu au monde minuscule, pâle et laid » confiait le coureur au quotidien El Tiempo en décembre 2015. A la maternité de Bogota, le bruit des machines prend rapidement le pas sur les cris du bébé : « J’étais placé sous oxygène, j’étais intubé, mes veines étaient reliées à des tuyaux. J’étais pâle, pratiquement mort… ». A l’instar de Nairo Quintana, qui au même moment, ne survit que grâce aux effets de plantes locales, Esteban Chaves a dû redoubler d’efforts pour rester parmi nous. Sa place, il l’a gagnée. Et plutôt deux fois qu’une. Aujourd’hui encore, ses 55 kg répartis sur 164 cm, et son visage qui affiche les traits d’un gamin de 14 ans (quand Quintana semble facturer 74 années au compteur…) attestent d’un premier kilomètre plutôt mouvementé dans cette course de la vie.

2007, du sang-froid à Medellin

Frêle physiquement, d’origine modeste socialement, a priori « Chavito » n’a pas grand chose dans la musette. Il ronronne à la Liga de Bogota et son équipement fait peine à voir. Mais il a une chose que les autres n’ont pas forcément : une faculté de résilience. Et ça, son charpentier de père le sait. Lui qui transpose sur son fils son propre rêve cycliste avorté, a entendu parler d’un projet… Un magasin de cycles veut lancer une équipe de jeunes. Oui mais voilà, pour être dans les 6 élus, il faudra faire forte impression sur une course de 4 jours qui se déroule à Medellin. 1er coup de maître pour le jeune Chaves. Il restera 2 ans chez Trek, prenant à 18 ans une honorable 6e place sur la Vuelta a Porvenir. Mais l’essentiel est ailleurs, lui qui ne semblait pas taillé pour le vélo, entraperçoit le professionnalisme, et reçoit un vélo, des chaussures, un casque, bref un équipement… à sa taille !

Septembre 2010, avantage Quintana sur le Tour de l’Avenir

Les bonnes performances du coureur chez Trek ne restent pas sans suite. Fernando Saldarriaga, son ancien entraineur à la Liga de Bogota, l’envoie chez Colombia es Passion. Sous ses ordres, il sera le leader en montagne sur le Tour de l’Avenir 2010. Et il pourra compter sur une équipe 4 étoiles, avec notamment Nairo Quintana, Jairlinson Pantano et Darwin Atapuma. Mais le plan ne se déroule pas sans accroc. Une chute le contraint à l’abandon. Quintana, lui, enlève deux étapes et le classement général, Pantano 3e grimpe aussi sur la boîte, et Atapuma se glisse dans le Top 10. En 2011 on prend presque les mêmes et on recommence. Du moins, en apparence. Car Quintana est utilisé comme un vulgaire ver de terre au bout d’un hameçon. Colombia es Passion (devenue officiellement la sélection colombienne) fait mine de tout miser sur Nairo, mais c’est bien au tour d’Esteban de briller. Une victoire oui, mais pour le clinquant, on repassera. « Chavito » s’empare du Maillot Jaune pour une poignée de secondes gagnées dans la dernière descente de la dernière étape, et ne remporte pas la moindre étape quand Romain Bardet, Warren Barguil et Simon Yates ont tous levé les bras. Quintana s’était imposé avec brio en 2010, Chaves s’impose aux forceps en 2011. Si les deux pépites sont amies, Esteban souffre de la comparaison avec son coéquipier, même réduit au rang d’animal fouisseur. Un complexe d’infériorité encore perceptible en 2015 dans son interview à El Tiempo : « Oui tout à fait (Nairo est un surdoué). (et moi), non je ne crois pas ». Pourtant en 2011, Chaves a su lutter, encore et encore, ne pas baisser les bras, jamais, pour gagner, à nouveau.

12 Mars 2012, des larmes sur Tirreno-Adriatico

L’intégration au peloton professionnel est délicate. Passé chez pro chez Colombia-Coldeportes, Esteban Chaves dispute Tirreno-Adriatico en mars 2012. Un cauchemar qui se solde par un abandon sur l’avant dernière étape : « Je ne pouvais plus pédaler. Je suis descendu du vélo en pleurant (…) j’ai abandonné dans une mare de larmes » explique  t-il à El Tiempo. Confronté en Europe à des courses super-agressives, le Colombien pense pourtant avoir tout donné à chaque fois, et c’est ça qui le désespère. Il va devoir apprendre à repousser ses limites pour donner plus. En est-il capable ? La réponse ne tarde pas. Quelques mois plus tard, « Chavito » remporte l’étape reine du Tour de Burgos, sa première victoire chez les professionnels. Un déclic.

16 février 2013, le terrible coup d’arrêt

Le choc a été si violent. Il ne se souvient de rien. Le Trophée Laigueglia. Le bruit des machines qui râpent sur l’asphalte. Le cliquetis des vélos qui s’entrechoquent. Et ce feu de signalisation qui se dirige vers lui. A moins que ce ne soit l’inverse. Le bilan est lourd. La liste des blessures est longue. Presque autant que la liste des courses d’une famille de 8 enfants un samedi matin à Carrefour : lésions au cerveau, multiples fractures du crâne, fracture de la pommette, fracture de la clavicule, fracture du sphénoïde, contusion aux poumons. L’indisponibilité est estimée à un gros mois, mais la rééducation se passe mal. Le bras droit ne répond plus. Une nouvelle opération chirurgicale est prévue le 15 mai à Bogota pour tenter de reconnecter les nerfs. 9h d’intervention plus tard, le bras ne répond toujours pas…

Août 2013, une aiguille dans le bras (sic)

Une aiguille transperce la peau du bras droit d’Esteban. Le médecin envoie une stimulation électrique. L’ordinateur réagit. La réaction qu’il n’espérait peut-être plus. Le bras répond à nouveau. L’opération a été un succès. Encore une fois, « Chavito » a su contourner l’obstacle, et il semble d’autant plus prêt à reprendre sa route, qu’une proposition improbable se présente à lui : « Quand ils m’ont appelé, j’ai cru que c’était une blague. Une offre d’Australie, comme si j’étais déjà en retraite. Mais c’était sérieux, c’était une grand équipe », déclare t-il à El Tiempo. Le voilà chez Orica-GreenEDGE. Et il ne les remerciera jamais assez de lui avoir tendu la main, au moment où la sienne… ne répondait plus : « Je veux rester très longtemps avec eux, parce que je leur dois beaucoup ».

Septembre 2015, renouer avec son destin

On dit souvent qu’après une saison blanche, il faut au moins une saison entière pour retrouver le rythme. Et bien figurez-vous qu’avec Esteban Chaves… c’est exactement ce qu’il s’est passé (41e de la Vuelta 2014, 55e du Giro 2015) ! Et c’est sur la Vuelta 2015 que le Colombien a commencé à aligner les performances conformes à son talent. Après avoir claqué une 5e place et 2 étapes sur la Vuelta 2015, il a confirmé et impressionné sur le Giro 2016 (2e) et la Vuelta 2016 (3e). Certes, il est encore loin (peut être définitivement) de Quintana qui depuis 2013 s’est forgé un sacré palmarès (vainqueur du Giro 2014 et de la Vuelta 2016), mais qu’importe ? A quoi bon courir en vain derrière le temps perdu ? Seul importe de renouer avec son destin. Et son destin est de batailler à armes égales avec son rival et ami à l’avenir. D’ailleurs, quel plus beau champ de bataille que le Tour de France ? Nairo (2e en 2013 et 2015, 3e en 2016) rage d’en être passé à côté, Esteban complexe de ne l’avoir jamais disputé. Mais tous les deux en rêve. Chaves aime questionner ses homologues sur le Tour, il leur demande ce que ça fait que d’arriver sur les Champs Elysées. Et quand ils lui répondent que ça donne la chair de poule, « Chavito » ajoute, malicieux : « Alors imaginez ce que ça peut faire d’arriver à Paris en vainqueur ? ». Entre les deux Colombiens, le Tour de France 2017 sera épique. Ou ne sera pas.

1er octobre 2016, un monument dans la musette

En s’imposant samedi à Bergame sur le Tour de Lombardie, Esteban Chaves est revenu définitivement au premier plan à plus d’un titre. D’une part parce qu’il a levé le bras gauche, et… le bras droit, démontrant qu’il a bien renoué avec son destin, et que ce dernier ne se satisfera pas d’accessits. Mais aussi et surtout, parce qu’en devenant le 1er Colombien à remporter un monument du cyclisme, il inscrit à sa façon son nom en lettres d’or dans l’histoire du cyclisme Colombien aux côtés de Nairo Quintana. Une manière de rétablir une sorte d’équilibre avant de commencer le duel, pour de bon. Et à 26 ans chacun, ce n’est qu’un début… !

Actualité cyclisme : pour en savoir plus sur Esteban Chaves, cliquez ici.

VIDEO CYCLISME

Esteban Chaves remporte le Tour de Lombardie 2016

https://www.youtube.com/watch?v=4B7fprtilqU

L’Espagne avec Lobato et Barbero

La sélection espagnole sera axée autour de ses deux sprinteurs, Juan Jose Lobato et Carlos Barbero aux Championnats du Monde au Qatar. Certainement un peu léger pour la course en ligne, la Rioja aura davantage d’espoirs de médaille sur le contre-la-montre, avec Jonathan Castroviejo, champion d’Europe en titre.

Espagne, un miracle ou rien

Et même si Lobato et Barbero restent d’honorables sprinteurs, difficile de croire que ces deux espagnols seront capable de devancer des Kittel, Cavendish, Sagan ou encore Kristoff, dans la dernière ligne droite des championnats du monde au Qatar le 16 octobre prochain. Si la victoire se joue au sprint ! Car nul doute que plusieurs sélections, et parmi lesquelles les espagnols, voudront animer la course et piéger les sprinteurs. La Rioja, avec des coureurs roublards, mais réputés meilleurs grimpeurs que rouleurs, comme Mate, De la Cruz ou encore Fraile, sera à coup sûr, l’un des acteurs de cette course.

La composition de l’Espagne pour la course en ligne : Carlos Barbero, Diego Rubio (Caja Rural-Seguros RGA), Jonathan Castroviejo, Imanol Erviti, Juan José Lobato, Fran Ventoso (Movistar Team), David De la Cruz (Etixx-QuickStep), Omar Fraile (Dimension Data) et Luis Ángel Maté (Cofidis)

La sélection espagnole pour le contre-la-montre : Imanol Erviti (Movistar) et Jonathan Castroviejo (Movistar)

VIDEO CYCLISME
Le résumé de la 3e étape du Tour de Dubai remportée par Lobato

John Degenkolb relève les bras

Blessé une bonne partie de la saison à cause d’un accident lors d’un stage avec son équipe Giant-Alpecin, John Degengolb a levé les bras pour la deuxième fois seulement de la saison. L’Allemand remporte le Tour du Munster au sprint, devant Roy Jans (Wanty-Groupe Gobert) et Pascal Ackerman (Rad-Net Rose).

3 octobre 2016, John Degenkolb remporte sa première course de la saison

John Degenkolb voit enfin la lumière. Plus de huit mois après ce grave accident, lors d’un stage en Espagne, l’obligeant de revoir toute sa préparation et de retrouver les pelotons qu’au mois de Mai, Degenkolb renoue enfin avec le succès en cette fin de saison. Vainqueur de la dernière étape de l’Artic Race of Norway en août, le lauréat de Milan-San-Remo et Paris-Roubais 2015 a vécu une saison 2016 très difficile, et c’est au courage qu’il est venu décrocher au sprint sa 42e victoire professionnelle. L’homme à la moustache a travaillé dur pour être de retour au premier plan, et le travail paye puisque le sprinteur de Giant-Alpecin s’est imposé sur le Tour du Munster. Quelques jours après sa sélection pour les championnats du monde au Qatar, le 16 octobre prochain, Degenkolb vit une fin de saison encourageante, et se projette déjà sur 2017, où il fera tout, pour retrouver les sommets.

VIDEO CYCLISME
La première victoire de la saison pour Degenkolb, c’était sur l’Artic Race of Norway

https://www.youtube.com/watch?v=BR2kI_KWCdE

TJ Sport accueille Vegard Stake Laengen

La formation TJ Sport, qui se substituera à Lampre Merida, a annoncé avoir signé le rouleur norvégien Vegard Stake Laengen pour deux saisons.

Vegard Stake Laengen, un Viking dans l’empire du Milieu

 TJ Sport, la première formation World Tour chinoise, a annoncé la signature du grand Norvégien Vegard Stake Laengen. Le coureur longiligne s’est engagé dans ce projet pour deux saisons. « Tout petit déjà, j’admirais les équipes de Giuseppe Saronni à la télévision – vous pouvez donc imaginer à quel point j’ai été heureux de signer l’accord qui me permettra de courir pour TJ Sport », a expliqué le rouleur de la formation IAM Cycling. « D’un point de vue professionnel, cela représente une grande chance, car j’aurai encore la possibilité de rouler au niveau World Tour. Je ferai de mon mieux pour être performant lors des courses qui me correspondent le plus. […] Je suis un rouleur qui aime les épreuves chronométrées et aller dans les échappées. Mon premier objectif serait de remporter une étape sur un Grand Tour, sur un contre-la-montre ou à la suite d’une échappée au long cours », a ponctué le Vegard Stake Laengen.

Actualité cyclisme : pour tout savoir sur les transferts 2016-2017.

Arnaud Démare pour mener la FDJ

Mardi, les coureurs cyclistes professionnels disputeront en Belgique, Binche-Chimay-Binche (194.5 Km), épreuve 1.1 du calendrier UCI Europe Tour. Au départ, le Français Arnaud Démare sera présent en tant que chef de file de l’équipe FDJ avec l’espoir (secret) de succéder au palmarès au Néerlandais Ramon Sinkeldam, vainqueur en 2015.

En attendant les Mondiaux de Doha, au Qatar

Comme bon nombre de coureurs, et si la majeure partie d’entre eux sera présente sur l’épreuve pour y briller, beaucoup seront là pour effectuer les derniers « réglages » en vue des Mondiaux de Doha, du moins pour les coureurs concernés. Le vainqueur du dernier Milan-SanRemo n’a pas terminé le dernier Eurometropole Tour (Groenewegen vainqueur) et reste sur de seuls accessits sur l’Eneco Tour (WorldTour). A l’issue de Binche-Chimay-Binche, le sprinter de la FDJ, âgé de 25 ans, disputera dimanche prochain Paris-Tours (1.HC) puis enfin, à Doha, il tentera d’enfiler, pour la deuxième fois, la tunique arc-en-ciel de champion du monde sur route.

 

VIDEO CYCLISME
Ramon Sinkeldam remporte Binche-Chimay-Binche 2015

Joaquin Rojas marche à nouveau

Victime d’une terrible chute dans la descente de l’Alto de Tollos lors de l’avant-dernière étape du Tour d’Espagne, l’Espagnol Jose Joaquin Rojas a vu sa saison terminée, fort d’une double fracture tibia-péroné. Opéré depuis, en convalescence, le coureur âgé de 31 ans, qui a vu depuis son contrat reconduit par la Movistar jusqu’en 2018, a donné des nouvelles rassurantes à son entourage depuis son compte Twitter où il a filmé ses (nouveaux) premiers pas. De toute évidence, Rojas va mieux !

 

https://twitter.com/jjrojillas/status/782666777092382720

 

VIDEO CYCLISME
Le crash de Jose Joaquin Rojas sur la Vuelta 2016

Oliver Naesen peste contre le sprint « crapuleux » de Dylan Groenewegen

Dimanche, le champion des Pays-Bas Dylan Groenewegen s’est imposé à Tournai à l’occasion de l’Eurométropole Tour. Le Néerlandais de la LottoNL-Jumbo a devancé les Belges Oliver Naesen (IAM Cycling) et Tom Boonen (Etixx-Quick Step) au terme d’un sprint houleux. Un sprint qui n’a pas plu à beaucoup de monde…

Oliver Naesen, « super déçu et super fâché »

« Je suis super fâché et super déçu et ce n’est pas dans mes habitudes » a lâché Oliver Naesen, visiblement très mécontent de l’issue du sprint. En effet, le Belge de la formation IAM Cycling avait porté réclamation contre Dylan Groenewegen (LottoNL-Jumbo), mais sa demande n’a pas été satisfaite. « Je n’ai jamais connu une telle sensation. Je pensais vraiment que le vainqueur devait être déclassé, tout le monde avait cette impression sauf, à l’évidence, le jury qui a rejeté ma réclamation. Groenewegen a lancé son sprint à droite et, moi, j’ai lancé le mien à gauche. Il est venu terminer de mon côté en me poussant dans les barrières. Il a lancé en premier, mais je le remontais quand il a fermé la porte. C’est crapuleux, ridicule » a expliqué le vainqueur de la Bretagne Classic-Ouest France. Du côté des dirigeants de IAM Cycling, même mécontentement : « Je trouve que ce qu’il s’est passé a été tout bonnement scandaleux, Nacer Bouhanni a été déclassé pour moins que ça à Hambourg », déclarait Rik Verbrugghe.

Oliver Naesen soutenu par le peloton

Le résultat de la course a suscité de nombreuses réactions au sein du peloton. Ainsi, Tom Boonen, troisième de l’épreuve, estimait que le sprint de Groenewegen n’était pas correct. Jasper Stuyven (Trek-Segafredo) déclarait sur Twitter : « Honte à toi Dylan Groenewegen. Oliver Naesen mérite cette victoire ». De son côté, le champion des Pays-Bas, pensionnaire de la LottoNL-Jumbo affirmait avoir dû changer de ligne et penser ne pas avoir fait quoi que ce soit de mal…

Propos recueillis par la RTBF.

Actualité cyclisme : pour en savoir plus sur l’Eurométropole Tour, cliquer ici.

VIDEO CYCLISME
Dylan Groenewegen remporte l’Eurométropole Tour 2016

https://www.youtube.com/watch?v=kc9sHmLLjh0

Samuel Dumoulin : un entrepreneur heureux !

Ça-y-est: après une longue saison et une bataille dantesque avec Baptiste Planckaert, Samuel Dumoulin peut souffler : il rentre dans l’histoire de la Coupe de France PMU !

« Finalement, ça vaut le coup de stresser comme ça »

C’est un Samuel Dumoulin « aux anges » qui évoque sur le site d’Ag2r son week-end vendéén. Grâce à de « supers jambes« , et même s’il déclare pourtant sur L’Equipe que « La condition était là mais j’avoue que je n’avais pas de grandes sensations. Je n’arrivais pas à me libérer » le « requin« , comme il se qualifie lui-même, a su prendre « l’initiative de rester dans la roue de Nacer (Bouhanni), qui était logiquement le plus rapide du peloton« . La bonne roue donc, vu qu’elle lui a permis de terminer second de la course: « Finalement, ça vaut le coup de stresser comme ça car c’est une troisième Coupe de France qui m’attendait au bout ».

Reste l’avenir désormais : « C’est une belle leçon de vie que je me suis offert cette année. L’aventure va continuer et je suis maintenant persuader que c’est bien ce choix qui est le meilleur pour moi.« . Futur qui va également passer par une voie inattendue pour une prochaine reconversion d’actualité: « Je vais pouvoir me consacrer à la boulangerie que j’ouvre mardi avec mon frère à Jacob Bellecombette, à côté de Chambéry, le coeur léger. »

Vote : Pierre Latour, le Français du mois de septembre

Il faut croire que la régularité ne fait pas tout. Pierre Latour a été élu par les internautes meilleur coureur du mois de septembre. Il doit sa nomination à une victoire qui a particulièrement marqué les esprits. 

La victoire à l’arrachée de Latour

Pierre Latour est le seul coureur français à remporter une course World Tour ce mois-ci. Et il n’y a pas a dire, mais celle là, elle va nous rester en mémoire bien des jours encore. Le style du cycliste d’Ag2r, si peu académique, donnant constamment l’impression que le coureur est au bord de la rupture, son visage serrant les dents, ce braquet énorme et cette façon avec laquelle il a terrassé Winner Anaconda (qui pensait pourtant avoir fait le plus dur en le distançant d’une dizaine de mètre), ont fait de sa victoire en haut du Sierra de Aitana, l’un des moment fort de la saison tricolore.

On a hâte de revoir le coureur drômois à la poursuite de son apprentissage en 2017.

La régularité de Tony Gallopin

Le début de saison de Tony Gallopin a été en deçà de que ce qu’on était en droit d’attendre d’un tel coureur et de ses résultats les saisons passées. Pour autant, c’est un mois de septembre plein, que vient de réaliser le 2e des Championnats de France en juin dernier. Une victoire dans le Grand Prix de Wallonie, au prix d’un dernier kilomètre haletant, une 4e place au général du Tour de Grande Bretagne, une 7e place au Championnats d’Europe de Plumelec, c’est un mois régulier que vient de produire le coureur de l’Essonne.

Le pari de Samuel Dumoulin

Et dire qu’il envisageait à un moment de ne plus courir cette saison ! Tout juste vainqueur de la Coupe de France PMU (en octobre), Samuel Dumoulin aura tenté un pari Ô combien risqué : privilégier le Championnat d’Europe à Plumelec, au détriment du Grand Prix d’Isbergue mettant ainsi en péril sa première place en coupe de France. A l’arrivée : une 4e place au sommet de la côte de Cadoudal, et un statut de capitaine de route et d’outsider parfaitement assumé à 36 ans. A cette place de prestige, il convient d’ailleurs d’ajouter sa victoire du Tour du Doubs pour justifier la présence du petit sprinteur de poche dans notre classement.

Warren Barguil termine 2016 avec un top 10

Warren Barguil termine la saison avec un top 10 sur le Tour de Lombardie. Mais le coureur de la formation Giant-Alpecin voulait bien faire, mieux faire. En effet, l’accélération du Colombien Esteban Chaves (Orica-BikeExchange) a été fatale pour le Français.

Barguil arrache trois top 10 sur les classiques en 2016

« Mes sentiments sont mitigés après la course parce que je pense que j’avais les jambes pour un meilleur résultat. Toutefois, je peux être fier de terminer huitième sur une course si difficile et je n’aurais pas pu le faire sans mon équipe que je dois complimenter après qu’ils m’aient soutenu toute la journée », explique-t-il sur le site de son équipe.

Cette année 2016 a tout de même était marquée par trois top 10 sur les classiques : 6ème sur la Doyenne, 8ème au Tour de Lombardie et 9ème sur La Flèche Wallonne. Il termine également 15ème sur l’Amstel. Concernant les épreuves par étapes, il a arraché une 3ème place sur le Tour de Suisse et une 23ème place sur le Tour de France.

VIDEO DE CYCLISME
Résumé du Tour de Lombardie 2016

https://www.youtube.com/watch?v=n2nXY1XGxKI

Clap de fin pour Frank Schleck

Frank Schleck a terminé, lors du Tour de Lombardie, sa carrière longue de 15 ans. Le Luxembourgeois a marqué les esprits en remportant notamment l’Amstel Gold Race en 2006, mais aussi le Tour de Suisse, le Tour de Luxembourg, le Critérium Internationale. Il a également terminé à la troisième place du Tour de France 2011.

Schleck : 15 années, 21 victoires et un contrôle positif

L’aîné de la fratrie Schleck est passé professionnel en 2003 au sein de la structure CSC. Il a également couru pour Saxo-Bank et Trek-Segafredo. Il a percé aux yeux du grand public en 2016 avec sa victoire sur l’Amstel mais aussi grâce à sa victoire au sommet de l’Alpe d’Huez, lors du Tour de France 2016.

« J’ai passé 15 au plus haut niveau et je ressens désormais que c’était le temps d’en fini », explique-t-il selon nos confrères de Cyclingnews. « J’ai eu beaucoup de temps forts et de bons résultats. Bien évidemment, je ne suis pas le type de coureur qui gagne tous les weekends, mais je peux regarder mon palmarès et dire que j’en suis fier. »

« Comme beaucoup, j’ai aussi eu des moments difficiles, mais c’est cela qui nous construit. En tout cas je suis fier de ce que j’ai pu réaliser. Je n’ai aucun regret », ajoute-t-il en faisant référence notamment à son contrôle positif à un diurétique en 2012. Il a été suspendu un an et est revenu en compétition en 2014.

VIDEO DE CYCLISME
Victoire de Frank Schleck à l’Amstel Gold Race

Tous dopés ?

L’AUT (Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques) va couler des jours médiatiquement heureux cet automne. Elle devra certainement performer sous ordonnance pour tenir un rythme soutenu dans les médias. Laissons-la courir sur les routes tortueuses tracées par l’AMA, au sortir de l’hiver nous la verrons certainement en pleine forme et gonflée à bloc pour entamer la saison 2017 du côté de l’Australie. Pour ma part, j’ai mené mon enquête sur une interrogation à lever concernant un produit susceptible d’être utilisé par les coureurs. Je tiens à préciser que je n’ai pas indagué dans le milieu amateur et donc je ne m’aventurerais pas à faire de rapprochement hasardeux et infondé avec les professionnels. Cette substance serait utilisée après la course à des fins de rendre leur fibre capillacée. Après une longue investigation de plusieurs mois menée sur différentes courses du Pro-Tour et basée sur de nombreux témoignages aussi étonnant que cela puisse paraître de coureurs, je peux rendre compte avec certitude qu’ils ne sont pas tous dop-és ! Affirmation catégorique qu’ils m’ont eux-mêmes prouvé dans les hôtels ou les pullmans lors du déballage de leur trousse de toilette. Et ils m’ont tout déballé ! Ce shampooing est utilisé par une infime proportion. 1% pas plus. Boudé par la plupart des coursiers qui se tournent vers d’autres marques. Les dop-és sont presque inexistants dans le peloton. A les entendre j’ai vu qu’ils avaient quasiment tous une aversion pour ce produit. «Nous on ne prend pas de cette dope !» «C’est de la daube ça, pas pour moi !». «Tiens regarde, c’est pas un truc de dop-é ça ! ». Je finis par ceci. L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit et la plaisanterie se divertit.

EKZ CrossTour : Clément Venturini devant Steve Chainel

Les Français se plaisent sur l’EKZ CrossTour. A l’occasion de la deuxième manche qui se disputait à Aigle, Clément Venturini s’est offert un premier succès dans cette saison de cyclocross. Le coureur de la formation Cofidis a devancé l’autre Français en forme en la personne de Steve Chainel qui vient de réaliser de belles performances aux Etats-Unis.

Actualite cyclisme : plus d’articles sur la saison cyclocross.