Le coureur français de l’équipe AG2R La Mondiale, Damien Gaudin, 5ème de Paris-Roubaix 2013, était, comme annoncé, en forme, au départ du 114ème Paris-Roubaix. Mais malheureusement, le coureur âgé de 29 ans n’a pas eu l’opportunité de jouer la victoire de l’Enfer du Nord remporté au final par l’australien Mathew Hayman (Orica GreenEdge). En effet, Gaudin a chuté à l’entrée de la trouée d’Arenberg en compagnie d’autres coureurs. Même si la déception était grande à l’arrivée, à Roubaix, le vainqueur de Cholet-Pays-de-Loire 2013 ne se décourage pas, a-t-il confié.
A l’arrivée de son Paris-Roubaix, Damien Gaudin a déclaré : « Je suis déçu. L’équipe m’avait fait confiance et j’étais en forme. L’équipe a très bien travaillé. Sébastien Turgot et Sébastien Minard m’ont idéalement placé à l’entrée d’Arenberg. Je n’avais jamais été aussi bien placé à cet endroit là. J’étais avec le groupe des 12 meilleurs, dont Sagan et Cancellara, et il y a cette chute. C’est vraiment dommage car je me sentais bien pour continuer à me battre avec eux. J’ai hâte d’être à l’année prochaine ».
Malgré sa chute Damien Gaudin a terminé à la 34ème place.
En ce lendemain de Paris-Roubaix il est temps de faire le point sur les classements. Avec deux courses World Tour, à savoir Paris-Roubaix et le Tour des Flandres les points attribués étaient importants. Malgré tout, il n’y a eu guère de changements au classement UCI World Tour. Peter Sagan, de la formation Tinkoff est toujours en tête malgré sa onzième place à Roubaix dimanche. Le Slovaque avait tellement d’avance grâce à sa victoire obtenue sur le Tour des Flandres qu’il ne pouvait être inquiété.
La formation Tinkoff occupe même les deux premières places du classement puisque le dauphin de Sagan n’est autre qu’ Alberto Contador. L’Espagnol, vainqueur du Tour du pays-basque ce samedi a engrangé de précieux points, lui qui primait déjà de part sa régularité. L’Australien Richie Porte (BMC) qui n’a pas couru cette semaine est quant à lui troisième. La bonne opération est du côté du Belge Sep Vanmarcke qui a gagné quatre places mais avec tout de même une petite pointe d’amertume lui qui a raté de peu la victoire tant attendue. Ian Stannard (Sky), troisième de Paris-Roubaix fait son entrée dans le top 10. Le premier français est toujours Arnaud Démare (FDJ) neuvième.
Du côté des équipes, Tinkoff est en première position et devance de peu la formation Sky. L’Armada BMC est troisième, à la même place que son coureur Richie Porte. Première équipe française, la FDJ occupe la quatrième place et n’a jamais été aussi bien placée. En revanche, la formation Etixx-Quick Step, grande déçue de cette campagne des classiques 2016 n’apparaît qu’en sixième position.
Il n’a pas réussi le doublé Tour des Flandres – Paris-Roubaix. Vainqueur avec panache la semaine dernière sur le Ronde, Peter Sagan n’a pas eu la même réussite dans le Nord de la France hier. Le champion du monde la formation Tinkoff, rapidement esseulé, n’a jamais su courir à l’avant de la course. D’abord gêné par une chute puis handicapé par celle de Cancellara, Peter Sagan n’a pu faire mieux qu’une 11ème place à Roubaix avec une pointe de déception.
« Au départ, tout le monde me demandait si j’allais gagner ou pas mais c’est Paris-Roubaix et vous ne pouvez jamais savoir ce qu’il va se passer, a déclaré Peter Sagan. C’est une grande course, et vraiment historique, mais elle est très difficile à gagner. Toutes les équipes viennent ici et font leurs propres stratégies pour la course et aujourd’hui (hier) deux favoris ont été bloqués derrière une chute alors que d’autres équipes avaient des hommes à l’avant pour contrôler les choses. J’ai été impliqué dans deux accidents avant le secteur d’Arenberg où j’étais déjà dans le deuxième groupe et sans aucune coopération, il était difficile de revenir. »
Puis d’ajouter : « Nous coopérions avec Fabian, mais après sa chute, nous avons perdu l’élan. Quand il est tombé, j’ai bondi et j’ai réussi à passer juste au dessus. J’ai eu beaucoup de chance de ne pas tomber. A partir de ce moment, je pense que la course était finie pour moi ». Encore une fois, l’Enfer du Nord n’a pas souri à Peter Sagan. Il s’agit probablement de la course qui lui a le moins convenu à l’heure actuelle puisque sa meilleure prestation reste une sixième place en 2014.
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Sep Vanmarcke était sans doute celui ayant la meilleure condition physique des cinq coureurs qui se sont disputés la victoire sur le vélodrome de Roubaix. Débarrassé de Peter Sagan et Fabian Cancellara, le Belge de l’équipe LottoNL Jumbo se voyait goûter au succès. Il avait même pris un ascendant psychologique en tentant de s’extraire du groupe de tête dans le carrefour de l’arbre. En vain. Battu au sprint, Vanmarcke est persuadé qu’il y’avait mieux à faire ce dimanche sur Paris-Roubaix.
Une course difficile qu’il aurait pu, du gagner. Tel est le ressenti de Sep Vanmarcke à l’arrivée à Roubaix ce dimanche : « C’était une course spéciale aujourd’hui. Ce fut un grand combat dès le début. Nous avions laissé partir un petit groupe d’échappés. C’était un scénario idéal pour moi. L’équipe a fait un excellent travail. Nous étions six de LottoNL Jumbo a être devant. À un moment j’ai eu une crevaison et Tom Van Asbroeck m’a ramené. Une fois revenu tout le monde ne travaillait pas, nous avons donc eu de la chance que le groupe de Sagan ne soit pas revenu. »
« J’ai choisi le carrefour de l’arbre pour essayer de partir seul. J’ai créée un écart mais, j’ai peut-être manqué d’expérience pour maintenir cet écart. J’ai eu le sentiment d’être le meilleur sur les pavés. Notre équipe a pris des initiatives et j’aurai aimé un meilleur résultat », a-t-il confié, extrêmement déçu de l’issue de la course.
Une chute à l’avant du peloton, à l’entame du secteur 21 après 120 kilomètres a entamé le moral de Fabian Cancellara. Une deuxième dans le secteur de Mons-en-Pévèle aura eu raison de lui. Ce n’est pas ainsi qu’il imaginait sa « der » sur Paris-Roubaix. En résumé, la « der » du coureur de Trek-Segafredo s’est transformée en long chemin de croix.
Il est tombé trois fois mais tel un grand champion il fut résigné seulement lors de la troisième. Journée difficile pour Fabian Cancellara comme il en a témoigné dans un communiqué de son équipe : « La première chute m’a fait perdre du temps, la deuxième a été malchanceuse et la troisième c’était comme du patin à glace. Je ne pouvais rien faire, c’était fini, je savais que je ne gagnerai plus à Roubaix. »
Tout avait pourtant bien commencé pour le Suisse, il avait passé une bonne nuit, bien déjeuner. En début de course Yaroslav Popovych l’avait placé à l’avant du peloton dans une situation idéale et puis les choses ont tourné différemment : « Je savais que ce serait dur de revenir après la chute, mais Paris-Roubaix est une course difficile où il ne faut jamais abandonner. Je voulais continuer même après ma dernière chute. C’était mon dernier effort. J’ai renoncé à 10-15 kilomètres du but. »
LeSuisse a eu du mal à accepter sa deuxième place le weekend dernier au Tour des Flandres et a de ce fait passé une mauvaise semaine : « La semaine a été difficile. Ma deuxième place sur le Tour des Flandres a été une grande déception. Je suis heureux que ce soit fini, j’étais parfaitement détendu en entrant dans le vélodrome. Ce fut un autre sentiment que sur le Tour des Flandres où je m’étais battu jusqu’au bout. »
Un autre de ses coéquipiers participait également à son dernier Paris-Roubaix, Yaroslav Popovych. L’Ukrainien échappé en tout début de course, s’est ensuite laissé décrocher pour aider son leader. Il a été un soutien indéfectible pour Cancellara : « Je voulais profiter avec Popo (Yaroslav Popovych) de notre dernier Paris-Roubaix et surtout de sa dernière course professionnelle. Nous allons fêter tout sa, même si nous n’avons pas gagné. C’est le sport, c’est le vélo. »
Revivez les meilleurs moments de la 114e édition de Paris-Roubaix via ASO
Paris-Roubaix a été remporté par Matthew Hayman au terme d’une course intense et riche en rebondissements. La chaîne YouTube Velon vous propose de vivre de l’intérieur en caméras embarquées certains moments de l’Enfer du Nord avec toute cette tension qui règne au sein du peloton jusqu’aux chutes. Une vidéo à ne pas manquer.
Hier, après Paris-Roubaix, Cyclingnews annonçait qu’Elia Viviani avait été percuté par une moto, une information donnée par le directeur sportif du Team Sky, Servais Knaven. Désormais, on en sait plus sur l’état du sprinteur italien qui s’est montré à l’attaque en début de parcours quelques kilomètres après le départ de Compiègne. Malheureusement pour lui, la course s’est arrêtée plus tôt que prévu.
En effet, c’est dans la Trouée d’Arenberg, à une centaine de kilomètres de l’arrivée, que la course d’Elia Viviani s’est arrêtée. Le passage, l’un des plus mythiques de Paris-Roubaix, a toujours été très dangereux de par son revêtement irrégulier et ses nombreuses chutes. Hier, le sprinteur italien s’est retrouvé au sol à cause d’une moto suiveuse. « Il pensait qu’il avait réussi à anticiper la chute qu’il a vu se produire devant lui. Il a réussi à s’arrêter sur la droite à la barrière lorsque la moto lui est entrée dedans », a dit Derick Macleod, le docteur de l’équipe Sky. Emmené à l’hôpital, les radios n’ont révélé aucune fracture pour Elia Viviani qui souffre d’ecchymoses et d’écorchures.
Âgé de 35 ans, la carrière de Tom Boonen est plus sur sa fin qu’à son début. Après de nombreuses victoires sur les flandriennes mais aussi dans les sprints, le Belge de l’équipe Etixx-Quick Step s’est offert une nouvelle belle performance sur les routes de Paris-Roubaix aujourd’hui. Deuxième n’est peut-être pas la place qu’il convoitait puisqu’avec une victoire sur le vélodrome il serait entré dans l’Histoire avec cinq succès, un record absolu, mais « Tommeke » a laissé entendre qu’il tenterait de nouveau sa chance l’année prochaine.
« Nous avions un très bon plan avec l’équipe, et il s’est déroulé comme prévu, a déclaré Tom Boonen sur le site de Paris-Roubaix. Il fallait durcir la course au maximum, et c’est ce que nous avons fait. Tony Martin a fait un super boulot aujourd’hui, et ils ont tous roulé très fort. Malheureusement c’était assez difficile de faire la différence dans les derniers kilomètres, parce que les autres me marquaient de très près. Matt était celui que nous observions le moins dans le groupe avant le sprint. Mais quand il m’a passé j’ai vu qu’il était vraiment très fort. J’ai voulu faire mon sprint dans le dernier virage, mais il était déjà devant moi. »
« C’était dur de revenir après ma blessure de l’année dernière, mais j’avais de l’espoir aujourd’hui. Finalement, 2ème ce n’est quand même pas si mal. Je ne sais pas encore ce que je vais retenir de ces dernières semaines. Je vais un peu réfléchir à tout ce qui s’est passé, mais je ne vois pas de raison de ne pas revenir l’année prochaine », a-t-il conclu fermant la porte à une éventuelle retraite en fin d’année. Car, à maintenant 35 ans, Tom Boonen n’a plus la fraîcheur qui faisait de lui l’un des hommes les plus rapides du peloton et chez Etixx-Quick Step ils sont nombreux à pousser pour saisir la place de leader à l’image de Zdenek Stybar, Niki Terpstra ou encore les plus jeunes comme Yves Lampaerts.
Peu de monde avait parié ce matin sur Matthew Hayman. L’Australien, à l’attaque et présent dans l’échappée du jour, a dominé dans le final Tom Boonen, Sep Vanmarcke et Ian Stannard, quelques uns des meilleurs flandriens. Si Hayman n’est pas un inconnu des pavés, il est vrai que sa victoire sur Paris-Roubaix cet après-midi a été une surprise. Pourtant, sur le vélodrome, c’était bien le coureur d’Orica GreenEDGE qui était le plus frais.
« Je n’y crois pas, a dit Matthew Hayman une fois la ligne d’arrivée franchie pour le site de Paris-Roubaix. J’ai cassé mon bras il y a 5 semaines et je suis maintenant de retour, c’était déjà impensable alors que j’ai raté toutes les courses de préparation. Je ne m’y attendais vraiment pas ce matin. Je suis déjà venu avec de grandes ambitions certaines années, par exemple monter sur le podium, mais ce n’était pas le cas aujourd’hui. Les docteurs étaient sûrs que ma campagne de classiques était terminée, mais j’ai tout fait pour essayer de revenir. Je m’implique toujours beaucoup pour être prêt pour cette période. Donc je me suis beaucoup entraîné dans mon garage pour revenir à un bon niveau. J’ai juste repris la semaine dernière en Espagne. »
Dans les pronostics ce matin, ils sont peu à avoir retenu Matthew Hayman. Présent dans l’échappée et à cause de ses péripéties ces dernières semaines, tous s’attendaient à ce que l’Australien craque à un moment ou un autre sans pouvoir accrocher le wagon des leaders. C’est pourtant ce qu’il a fait, même s’il a subit dans les derniers secteurs pavés et notamment celui du Carrefour de l’Arbre, l’un des plus difficiles de Paris-Roubaix. « Je sais que Paris-Roubaix est l’une des rares grandes courses où l’on peut obtenir un résultat en prenant l’échappée. Je savais que ça se jouerait ensuite avec le retour des autres costauds, et je pensais qu’il y aurait Cancellara et Sagan. Et ensuite, j’ai bien vu que les autres aussi étaient fatigués. Alors j’ai tout fait pour m’économiser, m’économiser et m’économiser. Enfin, j’ai juste joué dans les 5 derniers kilomètres, et j’ai gagné », a-t-il dit.
Matthew Hayman n’avait même pas rêvé d’une victoire sur Paris-Roubaix. En légère difficulté dans le final, l’Australien s’était presque résigné à un Top 5 ; « j’en étais là au Carrefour de l’Arbre », a-t-il avoué. Avant de poursuivre : « J’ai presque chuté, mais ensuite j’ai roulé à mon rythme, et je n’étais pas si loin du niveau des autres. Je n’avais pas la même pression dans ce final que Tom Boonen ou Sep Vanmarcke, qui eux, devaient gagner. Ce n’était pas mon cas, et ça m’a peut-être aidé. J’aurais vraiment aimé voir Tom Boonen gagner, c’est sa course. J’aurais même été content de terminer deuxième derrière lui. J’étais dans un état assez irréel dans ce final. A 200 mètres de la ligne je ne voyais pas comment je pouvais tenir, et finalement ça a marché ».
En terminant 10ème du Paris-Roubaix 2016 qui vient de s’achever par la victoire surprise de l’australien Mathew Haymann (Orica GreenEdge), devant le Belge Tom Boonen (Etixx QuickStep), le français Adrien Petit (Direct Energie) a terminé premier français en ce dimanche 10 avril. Mieux encore, le coureur âgé de 25 ans s’est permis de « régler » au sprint le champion du monde sur route, Peter Sagan (Tinkoff), récent vainqueur du Tour des Flandres, et accessoirement 11ème à l’arrivée à Roubaix.
Adrien Petit, le sprinter de l’équipe Direct Energie, s’est effondré à peine la ligne d’arrivée franchie, à bout de force mais aussi tellement satisfait de sa 10ème place qu’il a pris le temps de l’apprécier, à sa manière. Mais cette performance, le coureur nordiste ne la doit pas au hasard, au regard notamment de sa 46ème place sur la semaine passée sur le « Ronde », dans le peloton principal des hommes forts.
Arrivé cette saison aux côtés de Jean-René Bernaudeau, le manager général de l’équipe Direct Energie, après cinq saisons passées chez Cofidis où il a effectué ses débuts professionnel, force est reconnaître qu’Adrien Petit a pris une nouvelle dimension en 2016, lui qui est longtemps resté médiatiquement dans l’ombre d’un certain Arnaud Démare (FDJ).
Avec sa victoire au classement général sur la Tropicale Amissa Bongo en janvier de cette année, puis ses accessits obtenus sur la Clasica de Almeria (11ème), le Het Nieuwsblad (7ème) ou encore Kuurne-Bruxelles-Kuurne (13ème), Adrien Petit a de toute évidence franchi un nouveau palier qui l’a amené à figurer dans les prochaines années parmi les possibles futurs vainqueurs d’une grande Classique Flandrienne. Quoi qu’il en soit, il en a pris le chemin…
Retrouvez la vidéo officielle de Paris-Roubaix 2016 / ASO / Tour de France
Depuis le décès accidentel d’Antoine Demoitié le débat fait rage au niveau de la sécurité des coureurs au sein du peloton. Beaucoup d’entre eux ne se sentent plus en sécurité et déplorent les risques causés par certains motards ou chauffards quelque peu inconscients. Malheureusement le débat n’a pas fini de faire rage suite à une nouvelle chute causée par une moto dans la Tranchée d’Arenberg. La victime n’est autre que l’Italien Elia Viviani de l’équipe Sky, l’un des meilleurs sprinteurs du peloton.
Lors de la traversée de la Tranchée, le secteur le plus populaire de la classique française, alors que les coureurs roulent à vive allure, une chute survient en milieu de peloton. Beaucoup de coureurs sont à terre se percutant les uns les autres. quand soudain, le conducteur d’une moto, sans doute surpris par la chute freine un peu trop brusquement et se renverse. Elia Viviani, qui se trouvait malencontreusement au mauvais endroit au mauvais moment se retrouve propulsé contre la barrière. Le coureur de Sky se relève ensuite en se tenant les côtes. Le directeur sportif, Servais knaven aurait informé nos confrères de Cyclingnews que le sprinteur italien a été transporté à l’hôpital. Nous n’en savons pas plus sur son état de santé.
Fabian Cancellara n’a pas atteint son objectif de remporter une quatrième victoire sur Paris-Roubaix. Il faut dire que le coureur de l’équipe Trek-Segafredo a joué de malchance, victime de plusieurs chutes dont la principale survenue dans le secteur de Mons-en-Pévèle en glissant dans la boue. Le Suisse a perdu à ce moment là toutes ses chances de s’adjuger une dernière fois « l’Enfer du nord ». Il a ensuite terminé la course tranquillement.
Mais « Spartacus » n’était pas au bout ses peines puisqu’il chuta une nouvelle fois devant son fan club alors qu’il arborait fièrement le drapeau suisse, dans le vélodrome de Roubaix. Propulsé quelques mètres en contrebas, le triple vainqueur de Paris-Roubaix a une manière bien originale de faire ses adieux aux pavés français.
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Le 103ème Tour de France qui s’élancera depuis le Mont-Saint-Michel le samedi 2 juillet prochain et qui s’achèvera le dimanche 24 juillet, comprendra comme de tradition 21 étapes pour une distance totale de 3 519 kilomètres.
A l’occasion du prochain Tour de France, ce seront neuf étapes dîtes de plaine qui souriront soit aux sprinters soit aux échappés, tandis que neuf autres étapes dîtes de montage (dont quatre arrivées en altitude – Andorre Arcalis, Mont Ventoux, Finhaut-Emosson et Saint-Gervais Mont Blanc) souriront aux principaux favoris du Tour de France, accessoirement grimpeurs. Les écarts pourront également s’accentuer, ou à contrario se réduire, à l’occasion notamment des deux contre-la-montres* individuels. Une seule étape accidentée sera au programme de la Grande Boucle 2016. Et que serait le Tour de France sans ses deux traditionnelles journées de repos ?
A l’occasion de cette 103ème édition du Tour de France qui s’achèvera à Paris, sur les Champs-Elysées, le TDF visitera à l’occasion des différentes étapes plusieurs pays à savoir : l’Espagne, la Principauté d’Andorre et le Suisse.
*Les deux contre-la-montres du Tour de France 2016 seront longs de 37 (13ème étape) et 17 kilomètres, à l’occasion notamment des 13ème et 17ème étapes.
Jarno Mobach a remporté, ce dimanche, Paris-Roubaix Juniors (1.Ncup), épreuve inscrite comme la 4ème manche de la Coupe des Nations Juniors. Le néerlandais de 18 ans s’est imposé devant son compatriotes Nils Eekhoff et le français Tanguy Turgis. Jarno Mobach succède au palmarès à Bram Welten, vainqueur en 2015.
La 114ème édition de Paris-Roubaix avec ses 27 secteurs pour 52,8 kilomètres de pavés, a vu la victoire de Matthew Hayman sur le vélodrome de Roubaix. Si les conditions météorologiques n’ont pas aggravé les conditions déjà difficiles de l’Enfer du Nord, les coureurs sont arrivés, comme toujours, avec le visage marqué par l’effort. Le coureur australien de la formation Orica GreenEDGE, âgé de 37 ans et échappé une bonne partie de la journée, s’est payé Tom Boonen (Etixx-Quick Step) et Ian Stannard (Sky) sur le vélodrome de Roubaix.
Comme d’habitude, le départ à Compiègne, déjà sur des pavés, est mouvementé avec de nombreuses attaques. Après 30 kilomètres de course, l’échappée du jour n’était pas encore dessinée malgré les offensives de Trek-Segafredo et des Etixx-Quick Step. C’est après une soixantaine de kilomètres qu’un groupe de 15 coureurs a pris les devants avec Chavanel (Direct Energie), Hayman, Nielsen (Orica), Wallays (Lotto Soudal), Le Bon (FDJ), Kump (Lampre), Martinez (Delko), Declercq (Topsort), Puccio (Sky), Janse Van Reensburg (Dimension Data), Backaert (Wanty), Daniel (AG2R), Morkov (Katusha), Bozic (Cofidis), Erviti (Movistar) et Popovych (Trek).
A la faveur d’une chute, les Etixx-Quick Step se sont isolés en tête avec notamment Tom Boonen et Tony Martin. Sep Vanmarcke, qui était également présent avec de nombreux coéquipiers, a été victime d’un ennui mécanique sur le secteur d’Haveluy qui a dispersé le groupe dans lequel Martin et Boonen ont une nouvelle fois pris les devants. Dans la Trouée d’Arenberg, Fabian Cancellara, piégé avec Peter Sagan, a pris ses responsabilités pour revenir sur le groupe Boonen.
Alors que les Sky étaient surreprésentés en tête de course, Moscon et Rowe sont tombés avant Moscon dans le virage d’après. Derrière, Cancellara et Sagan, seuls, ont continué leur effort sans voir de retour significatif. Dans le secteur de Mons-en-Pévèle, le Suisse a glissé sur une portion boueuse le projetant au sol avec Niki Terpstra.
Dans le célèbre Carrefour de l’Arbre, Sep Vanmarcke, très discret jusque là, a placé une accélération et a pris quelques mètres d’avance. Toutefois, tout est rentré dans l’ordre très rapidement sous les coups de pédales de Ian Stannard notamment. Après plusieurs attaques, personne n’a su prendre l’avantage sur ses concurrents. Finalement, Matthew Hayman, membre de l’échappée matinale, s’est payé Tom Boonen au sprint.
Giovanni Visconti a remporté ce dimanche la soixante-deuxième édition de la Klasika Primavera qui s’est déroulée à Amorebieta. Au terme des 171,5 kilomètres, le coureur de la Movistar a battu au sprint son compatriote Gorka izagirre et l’Espagnol Sergio Pardilla (Caja-Rural). La quatrième place est revenu à un autre Movistar en la personne d’Alejandro Valverde. Derrière, le peloton a été réglé 1min33 plus tard par le Russe Sergey Shilov (Lokosphinx). C’est la première victoire pour l’Italien cette saison.
Alexander Kristoff n’était pas confiant quant à ses chances de bien figurer au classement de Paris-Roubaix ce dimanche. En méforme cette saison, le vainqueur du Tour des Flandres 2015 a tout de même réussi la semaine passé à accrocher une quatrième place inespérée. Sur Paris-Roubaix le coureur de la Katusha ne fait plus figure de grand favoris mais reste tout de même un sérieux concurrent pour la victoire finale.
À la présentation des équipes, le Norvégien a expliqué à Cyclingnews viser le top 10 pour le moment et plus haut si l’occasion se présentait : « Je sais ce qui m’attend, je fais cette course tous les ans depuis mes débuts professionnels. J’espère terminer la course et pourquoi pas obtenir un bon résultat. Au moins un top 10, nous verrons. » Avec une neuvième place comme meilleure performance, Alexander kristoff n’est pas le coureur le plus à l’aise sur les pavés du Nord. Il va cependant tout faire pour essayer de suivre les favoris, qui sont pour lui Peter Sagan et Fabian Cancellara : « Je pense que ce sont les deux grands favoris. Il y’a Sep Vanmarcke aussi qui a l’ai très en forme malgré ses pépins la semaine passée. D’autres gars ont l’air en forme comme Lars Boom, Zdenek Stybar, Niki Terpstra… Tom boonen aussi, il a déjà gagné ici il ne faut pas l’enterrer trop tôt. »
Lors des éditions précédentes, de nombreux coureurs sont arrivés seul sur le vélodrome de Roubaix, sauf en 2015 évidemment où un groupe de six coureurs s’est disputé la victoire. Le meilleur scénario pour Kristoff est évidemment la première solution : « Le mieux serait qu’un petit groupe coureur arrive à plusieurs pour se disputer la victoire. Là j’aurais une chance de gagner. Mais c’est improbable, la plupart du temps le vainqueur arrive seul. À la fin, les meilleurs partiront ensemble et il faudra être là au bon moment. »
Mais il n’est pas vraiment optimiste quant à ses chances de pouvoir suivre Cancellara, Sagan ou encore Vanmarcke : « Le weekend dernier je n’ai pas pu suivre Sagan, Vanmarcke et les autres. Ce pourrait être la même chose dimanche mais j’espère faire mieux. »
Enfin ! Alberto Contador tient sa première victoire sur une course par étapes de la saison. Le Madrilène a renversé le Tour du Pays-Basque lors de la dernière étape pour s’adjuger le classement général final devant… Nairo Quintana. Le podium s’est inversé par rapport à la Catalogne et l’Espagnol à cette fois pris le dessus sur le Colombien. Le coureur de l’équipe Tinkoff a même annoncé dans l’euphorie générale prolonger sa carrière.
« El pistolero » a également établit un record samedi en étant le premier coureur à remporter pour la quatrième fois la course basque. Il faut dire que c’est une course qu’il affectionne particulièrement avec un public dévoué à sa cause : « Les fans étaient fous aujourd’hui au moment de mon passage. Je considère que les fans du Pays-Basque son probablement les meilleurs du monde. J’ai des liens étroits avec ce lieu et ce depuis chez les amateurs ».
Le samedi matin avant le contre-la-montre final, Contador pointait à six secondes de Sergio Henao (Sky) au classement général. Il a réussi à inverser la tendance en franchissant la ligne cinq secondes avant Quintana : « Pour moi c’est toujours un plaisir de gagner le Tour du Pays-Basque. c’est une course très difficile a contrôler ou des tas de choses peuvent se produire. Quand j’y repense c’est presque incroyable que j’ai gagné. Je voudrais dédier cette victoire à tous mes fans et à Oleg Tinkov, pour son soutien, sa passion et surtout pour avoir créée cette équipe. Cette victoire lui revient ». Le Madrilène va observer dés à présent une semaine de repos avant de se tourner vers son objectif principal de la saison, le Tour de France qu’il essayera d’ajouter pour la troisième fois à son palmarès.
Les Etixx-Quick Step ont la pression aujourd’hui sur Paris-Roubaix. Avec une force collective impressionnante, c’est pourtant la formation qui s’en est le moins bien sortie depuis le GP E3. Avec Tom Boonen en chef de file, l’équipe belge se trouve parfois gênée. Est-ce que « Tommeke » doit se mettre au service d’un Niki Terpstra ou d’un Zdenek Stybar ? Les décisions sont parfois difficiles à prendre pour Patrick Lefevere. Quoiqu’il en soit, Boonen sera l’un des outsiders pour la victoire sur le vélodrome de Roubaix.
« Suis-je prêt pour Paris-Roubaix ? Comme je l’ai dit à la conférence de presse de vendredi, je prends le départ au meilleur niveau possible pour moi en ce moment, et cela me rend plus détendu, a-t-il écrit sur son blog sur le site d’Etixx-Quick Step. Je suis heureux avec la façon dont je me sens et la façon dont l’entraînement s’est déroulé, ce qui est l’une des clés dans une telle course comme Paris-Roubaix. »
« Bien que ce soit la 13e fois que je suis au départ, c’est toujours très spécial d’être ici et d’être sur les pavés encore. C’est très important de comprendre les pavés et les respecter afin de gagner leur respect. Je fais ça depuis plus d’une décennie, et maintenant je suis prêt à tout donner une fois de plus et de voir comment les choses vont se passer », a-t-il conclu. Âgé de 35 ans, cette 114ème édition de Paris-Roubaix pourrait être la dernière pour Tom Boonen.
La victoire en solitaire de Tom Boonen à Roubaix en 2012
Tandis que le monde entier aura les yeux rivés sur la 114ème édition de Paris-Roubaix et ses 257,5 kilomètres parsemés de pavés, la planète cyclisme continuera de vivre au travers la 62ème édition de la Klasika Primavera (Espagne), épreuve 1.1 du calendrier UCI Europe Tour. Au programme, « seulement » 171,5 kilomètres à effectuer au Pays-Basque où notamment l’espagnol Alberto Contador (Tinkoff) s’est imposé hier au classement général final de l’épreuve du même nom. Tous les coureurs tenteront de succéder à José Herrada (Movistar), vainqueur en 2015 de la Klasika Primavera. A noter qu’un seul français sera au départ de l’épreuve, et il s’agit de Guillaume de Almeida (Radio Popular Onda Boavista).
Si cette semi-classique profite d’un parcours accidenté, la principale difficulté sera le Montecalvo, une montée de 5,5 kilomètres avec des pourcentages proches des 7%. Cette ascension sera à grimper à trois reprises.
Les coureurs au départ de la 62ème Klasika Primavera
Movistar Team
1 – VALVERDE Alejandro
2 – ANACONA Winner
3 – BETANCUR Carlos
4 – HERRADA Jesús
5 – IZAGIRRE Gorka
6 – IZAGIRRE Jon
7 – SOLER Marc
8 – SUTHERLAND Rory
Caja Rural – Seguros RGA
11 – BILBAO Pello
12 – BARBERO Carlos
13 – ARAMENDIA Javier
14 – CARTHY Hugh
15 – PARDILLA Sergio
16 – RUBIO Diego
17 – ROSON Jaime
18 – VILELA Ricardo
One Pro Cycling
21 – BAYLIS Tom
22 – DOMAGALSKI Karol
23 – EBSEN John
24 – HANDLEY Richard
25 – HUNT Joshua
26 – HOUSE Kristian
27 – ORAM James
28 – VON HOFF Steele
Sporting Clube de Portugal/Tavira
31 – DE LA FUENTE David
32 – GONZALEZ Mario
33 – EZQUERRA Jesus
34 – BREA Óscar
35 – BESTER Shaun-Nick
36 – LIVRAMENTO David
37 – GONÇALVES Júlio
38 – SABIDO Hugo
Burgos-BH
51 – CUBERO Jorge
52 – DEL PINO Jesus
53 – MARTÍN Víctor
54 – TORRES Pablo
55 – SALAS Ibai
56 – SOLE Arnau
57 – RIUTORT Juan Carlos
58 – LÓPEZ Daniel
Inteja-MMR Dominican Cycling Team
61 – MILAN Diego
62 – GRIJALBA Fernando
63 – MARQUEZ Rafael
64 – NUÑO Israel
65 – NUÑEZ Adrian
66 – GARCIA Joel
67 – CUETO Juan José
68 – SARABIA Ignacio
Louletano – Hospital de Loulé
81 – GARCIA Vicente
82 – BENTA Joäo
83 – PINTO Sandro
84 – MAGALHAES Samuel
85 – DE SEGOVIA Jose Antonio
86 – TERUEL Eloy
87 – CANADA Cristian
88 – EVANGELISTA Andre Piedade
Massi – Kuwait Cycling Project
91 – CASENY Ruben
92 – COSTA Axel
93 – KEUSER Andreas
94 – VILANOVA Marc
95 – CLARKE David
96 – SCHILS Dominic
97 – JOVANOVIC Nebojsa
98 – MOSLIM Ali
Team Manzana Postobon
101 – SUAZA Bernardo
102 – VILLEGAS Juan Pablo
103 – BOHÓRQUEZ Hernando
104 – PARRA Hernán
105 – GOIKOETXEA Peio
106 – RESTREPO Tomas
107 – MOLANO Juan Sebastian
108 – SIERRA Yecid Arturo
W52-FC Porto-Porto Canal
111 – VELOSO Gustavo Cesar
112 – FREITAS Daniel
113 – CARVALHO Antonio
114 – ALARCON Raul
115 – PEREZ Juan Ignacio
116 – REIS Rafael
117 – RODRIGUES Joao
118 – SILVA Joaquim
Dare Gobik Partizan
121 – LORENTE Carlos
122 – VALERO Javier
123 – DOMENE Antonio
124 – MARTINEZ Juan Jesus
125 – SARDINA Yago
126 – MATA Juan Jesus
Radio Popular ONDA Boavista
131 – ETXEBERRIA Víctor
132 – FIGUEIREDO Frederico
133 – DE ALMEIDA Guillaume
134 – VALE Ricardo
135 – RODRIGUES David Miguel Costa
136 – GUERRERO Pablo
137 – JIMENEZ Carlos
Au départ de son dernier Paris-Roubaix qui a fait quelques uns des plus grands moments de sa carrière, Fabian Cancellara semble en mesure d’accrocher une quatrième fois son nom au palmarès de l’Enfer du Nord. Le coureur de la formation Trek-Segafredo connaît le parcours comme sa poche et une quatrième victoire sur le vélodrome de Roubaix le ferait entrer dans l’Histoire aux côtés de Roger De Vlaeminck et de Tom Boonen. Avant ça, il faudra battre un grand nombre de concurrents…
« C’est la course la plus spéciale de l’année et moi je suis prêt, c’est le plus important, le reste on verra, a déclaré Fabian Cancellara pour la RTBF. On a vu au Tour des Flandres les coureurs qui étaient bons mais après, Roubaix, ce n’est pas les Flandres non plus. C’est une course qui se déroulera comme chaque année, l’équipe Etixx va rendre la course difficile. Il y a également de nombreux coureurs qui vont attaquer. Mais je connais bien la course et je sais ce que je dois faire. »
« Je vais me concentrer sur la course et pas sur le fait de rentrer dans l’histoire. Ce qui se passe au-delà de la course ce sont des détails. Sur la ligne, je devrai être super concentré et pour le reste on verra », a-t-il dit. Car en effet, il y aura du beau monde au départ. Peter Sagan, certes, sera probablement l’homme à battre. Mais il y aura comme toujours un énorme collectif Etixx-Quick Step et aussi de puissantes individualités comme Sep Vanmarcke, Alexander Kristoff ou d’autres qui pourraient créer la surprise à l’image de Lars Boom, entre autres.
Philippe Gilbert a été victime d’une violente altercation avec un automobiliste ce vendredi alors qu’il reconnaissait une partie du parcours de Liège-Bastogne-Liège avec son coéquipier Loïc Vliegen. Le coureur de la BMC, à qui des broches ont été insérées dans son majeur semble cependant trop juste pour participer à la Flèche Brabançonne qui se déroulera ce mercredi.
Les classiques ardennaises sont comme chaque année les objectifs principaux du Belge. Alors qu’il n’était déjà pas au maximum de sa condition physique, sa préparation pour Liège-Bastogne-Liège se complique également à cause de son forfait sur la Flèche Brabançonne. Sa participation à l’Amstel Gold Race sera quant à elle connue la semaine prochaine. Dans un communiqué posté par son équipe, Gilbert a énoncé les faits qui se sont déroulés vendredi : « Loïc et moi avions roulé plus de cinq heures à l’entraînement. Nous avions reconnu une partie du parcours de Liège-Bastogne-Liège et nous étions en route pour rentrer chez nous lorsqu’une voiture nous a dépassé à vive allure dans Theux, ce qui a mené à un échange de mots ».
La victoire de Philippe Gilbert sur Liège-Bastogne-Liège 2011
Alberto Contador avait annoncé en fin d’année dernière qu’il prendrait sa retraite à l’issue de la saison 2016. Fraîchement vainqueur du Tour du Pays-Basque ce samedi, l’Espagnol a annoncé dans la foulée son intention de prolonger sa carrière de cycliste professionnel. La question serait plutôt de savoir quelle équipe voudrait accueillir le double vainqueur du Tour de France l’an prochain sachant que le sponsor Tinkoff se retire en fin de saison.
Le Madrilène s’est confié à l’équipe peu après sa victoire finale au Pays-Basque : « Je serais encore coureur l’an prochain. Jusqu’à quand exactement? Je ne le sais pas moi même, et quand je le saurai, je le garderai pour moi ». « El pistolero » aura alors d’autres occasions d’essayer de battre Chris Froome et d’inscrire son nom au palmarès de la plus grande course du monde pour la troisième fois, son objectif principal.
C’est la dernière classique flandrienne ! Après deux semaines intenses entre le GP E3, Gand-Wevelgem et le Tour des Flandres, Paris-Roubaix vient clôturer cette première partie des classiques avant de laisser place aux ardennaises dès la semaine prochaine. Pour cette 114ème édition, le beau temps semble être présent sur les pavés du Nord qui n’en resteront pas moins difficiles entre la mythique Trouée d’Arenberg, l’un des secteurs les plus difficiles, ou encore le Carrefour de l’Arbre. Qui succédera à John Degenkolb absent cette année ?
Sur la ligne de départ à Compiègne, deux coureurs seront particulièrement observés. Il s’agit évidemment de Peter Sagan, le champion du monde, qui a enlevé Gand-Wevelgem et dans la foulée le Tour des Flandres. Cependant, le coureur de la formation Tinkoff a encore tout à prouver sur Paris-Roubaix. En quatre participations, le Slovaque n’est entré qu’une fois dans le Top 10 pour signer une sixième place à Roubaix. L’autre coureur qui sera surveillé n’est autre que Fabian Cancellara qui roulera son dernier Enfer du Nord, non pas sans émotions. Avec déjà trois victoires au compteur, le Suisse se verrait bien, pour sa dernière saison, lever de nouveau les bras sur le vélodrome de Roubaix.
Derrière ça se bouscule avec Sep Vanmarcke qui voudra jouer plus qu’un rôle d’arbitre au milieu du duel qui se profile. Mais les Etixx-Quick Step auront le couteau entre les dents après s’être ratés sur toutes les classiques. Tom Boonen, Niki Terpstra ou encore Zdenek Stybar, tous ont les capacités de l’emporter. Mais la formation belge devra faire les bons choix tactiques pour éviter un nouveau fiasco…
Le palmarès de Paris-Roubaix
2015
DEGENKOLB John
STYBAR Zdenek
VAN AVERMAET Greg
2014
TERPSTRA Niki
DEGENKOLB John
CANCELLARA Fabian
2013
CANCELLARA Fabian
VANMARCKE Sep
TERPSTRA Niki
2012
BOONEN Tom
TURGOT Sébastien
BALLAN Alessandro
2011
VANSUMMEREN Johan
CANCELLARA Fabian
TJALLINGII Maarten
2010
CANCELLARA Fabian
HUSHOVD Thor
FLECHA Juan Antonio
2009
BOONEN Tom
POZZATO Filippo
HUSHOVD Thor
2008
BOONEN Tom
CANCELLARA Fabian
BALLAN Alessandro
2007
O’GRADY Stuart
FLECHA Juan Antonio
WESEMANN Steffen
2006
CANCELLARA Fabian
BOONEN Tom
BALLAN Alessandro
Les favoris de Paris-Roubaix 2016
*** Peter Sagan, Fabian Cancellara
** Sep Vanmarcke, Tom Boonen, Niki Terpstra, Zdenek Stybar
* Lars Boom, Alexander Kristoff, Daniel Oss, Jurgen Roelandts, Luke Rowe
Le parcours de Paris-Roubaix 2016
Les engagés de Paris-Roubaix 2016
Team Giant – Alpecin
1 DE BACKER Bert
2 ANDERSEN Søren Kragh
3 ARNDT Nikias
4 CURVERS Roy
5 DE KORT Koen
6 SINKELDAM Ramon
7 STAMSNIJDER Tom
10 VAN DER HAAR Lars
Etixx – Quick Step
11 BOONEN Tom
12 KEISSE Iljo
13 MAES Nikolas
14 MARTIN Tony
15 STYBAR Zdenek
16 TERPSTRA Niki
17 TRENTIN Matteo
19 VAN KEIRSBULCK Guillaume
BMC Racing Team
21 BURGHARDT Marcus
22 DRUCKER Jean-Pierre
23 GERTS Floris
24 KÜNG Stefan
25 OSS Daniel
26 PHINNEY Taylor
27 QUINZIATO Manuel
28 ZABEL Rick
Astana Pro Team
31 BOOM Lars
32 AYAZBAYEV Maxat
33 DE VREESE Laurens
34 GRUZDEV Dmitriy
35 KAMYSHEV Arman
36 SMUKULIS Gatis
37 WESTRA Lieuwe
IAM Cycling
41 HAUSSLER Heinrich
42 BRÄNDLE Matthias
43 HOLLENSTEIN Reto
44 KLUGE Roger
45 NAESEN Oliver
46 REYNES Vicente
47 SARAMOTINS Aleksejs
48 VAN GENECHTEN Jonas
Orica GreenEDGE
51 KEUKELEIRE Jens
52 BEWLEY Sam
53 DOCKER Mitchell
54 DURBRIDGE Luke
55 HAYMAN Mathew
56 MEZGEC Luka
57 CORT Magnus
58 TUFT Svein
Team Sky
61 ROWE Luke
62 FENN Andrew
63 KNEES Christian
64 MOSCON Gianni
65 PUCCIO Salvatore
66 STANNARD Ian
67 VAN POPPEL Danny
68 VIVIANI Elia
Lotto Soudal
71 ROELANDTS Jurgen
72 BAK Lars Ytting
73 BENOOT Tiesj
74 DE BUYST Jasper
75 FRISON Frederik
76 GREIPEL André
77 SIEBERG Marcel
78 WALLAYS Jelle
Team Katusha
81 KRISTOFF Alexander
82 GUARNIERI Jacopo
83 HALLER Marco
84 ISAYCHEV Vladimir
85 KUZNETSOV Viacheslav
86 MØRKØV Michael
87 POLITT Nils
88 PORSEV Alexander
Team LottoNL – Jumbo
91 VANMARCKE Sep
92 CASTELIJNS Twan
93 ROOSEN Timo
94 TEUNISSEN Mike
95 TJALLINGII Maarten
96 VAN ASBROECK Tom
97 WAGNER Robert
98 WYNANTS Maarten
Bora-Argon 18
101 SCHILLINGER Andreas
102 ARCHBOLD Shane
103 BÁRTA Jan
104 BENNETT Sam
105 DEMPSTER Zakkari
107 SELIG Rüdiger
108 THWAITES Scott
110 SCHWARZMANN Michael
Tinkoff
111 SAGAN Peter
112 BLYTHE Adam
113 BRUTT Pavel
114 GATTO Oscar
115 GOGL Michael
116 KOLAR Michael
117 SAGAN Juraj
118 TRUSOV Nikolay
Cofidis Solutions Crédits
121 SÉNÉCHAL Florian
122 BOZIC Borut
123 HOFSTETTER Hugo
124 JÕEÄÄR Gert
125 LAPORTE Christophe
126 LEMOINE Cyril
127 VANBILSEN Kenneth
128 VAN STAEYEN Michael
Wanty – Groupe Gobert
131 MARCATO Marco
132 BACKAERT Frederik
133 CLAEYS Dimitri
134 DEHAES Kenny
135 DEVRIENDT Tom
136 JANS Roy
137 STENUIT Robin
138 THURAU Bjorn
Trek – Segafredo
141 CANCELLARA Fabian
142 COLEDAN Marco
143 DEVOLDER Stijn
144 IRIZAR Markel
145 POPOVYCH Yaroslav
146 RAST Gregory
147 STUYVEN Jasper
148 VAN POPPEL Boy
AG2R La Mondiale
151 TURGOT Sébastien
152 BAGDONAS Gediminas
153 DANIEL Maxime
154 DENZ Nico
155 GAUDIN Damien
156 HOULE Hugo
157 MINARD Sébastien
158 SERGENT Jesse
FDJ
161 LADAGNOUS Matthieu
162 DELAGE Mickaël
163 FISCHER Murilo Antonio
164 HOELGAARD Daniel
165 KONOVALOVAS Ignatas
166 LE BON Johan
167 LE GAC Olivier
168 SARREAU Marc
Fortuneo – Vital Concept
171 TRONET Steven
172 BONNAMOUR Franck
173 BREEN Vegard
174 HUTAROVICH Yauheni
175 JARRIER Benoit
176 MCLAY Daniel
177 MOUREY Francis
178 VALLÉE Boris
Direct Energie
181 CHAVANEL Sylvain
182 ANDERSON Ryan
183 DUCHESNE Antoine
184 GENE Yohann
185 GRELLIER Fabien
186 MORICE Julien
187 PETIT Adrien
188 PICHOT Alexandre
Topsport Vlaanderen – Baloise
191 VAN HECKE Preben
192 DECLERCQ Tim
193 FARAZIJN Maxime
194 HELVEN Sander
195 RICKAERT Jonas
196 STEELS Stijn
197 VAN HOECKE Gijs
198 VAN LERBERGHE Bert
Dimension Data
201 CAVENDISH Mark
202 BOASSON HAGEN Edvald
203 BRAMMEIER Matthew
204 DOUGALL Nick
205 EISEL Bernhard
206 FARRAR Tyler
207 JANSE VAN RENSBURG Reinardt
208 THOMSON Jay Robert
Lampre – Merida
211 CIMOLAI Davide
212 COSTA Mário
213 FENG Chun Kai
214 FERRARI Roberto
215 KUMP Marko
216 PIBERNIK Luka
217 XU Gang
218 ZURLO Federico
Movistar Team
221 ERVITI Imanol
222 ARCAS Jorge
223 LOBATO Juan José
224 MORENO Javier
225 OLIVEIRA Nelson
226 QUINTANA Dayer
227 SÜTTERLIN Jasha
228 VENTOSO Francisco
Cannondale Pro Cycling Team
231 LANGEVELD Sebastian
232 BAUER Jack
233 GAIMON Phillip
234 KOREN Kristijan
235 MARANGONI Alan
236 MULLEN Ryan
237 VAN BAARLE Dylan
238 WIPPERT Wouter
Delko Marseille Provence KTM
241 ARISTI Mikel
242 COMBAUD Romain
243 GALTA Fredrik Strand
244 GIRAUD Benjamin
245 LAAS Martin
246 LABORIE Christophe
247 MARTINEZ Yannick
248 SISKEVICIUS Evaldas