Cette nuit, place à l’étape reine et à la haute montagne sur le Tour de Californie. Les têtes d’affiche et prétendants à la victoire finale vous pouvoir en découdre tout au long des 125 kilomètres de cette cinquième étape, et notamment dans la redoutable dernière ascension du Mont Baldy, où l’arrivée sera jugée au sommet, à 1.964 mètres d’altitude.
Ca va piquer sur l’étape reine du Mont Baldy
Les coureurs du Tour de Californie disputeront cette nuit une des deux plus courtes étapes de cette édition, mais aussi la plus dure, avec arrivée au sommet, à 2.000 mètres d’altitude. Les 125 kilomètres de l’étape seront ponctués de trois ascensions. Une pour débuter et deux successivement pour en finir. Dès le départ de cette étape reine, le peloton arpentera la montée d’un col de première catégorie qui les mènera à 1.379 mètres d’altitude. Après quoi les coureurs descendront vers la dernière montée qui s’effectuera en deux ascensions, sur quarante kilomètres. D’abord un premier col de première catégorie avec une montée moyenne à 5%, puis ils en finiront avec le Mont Baldy et ses 8,3% de pente moyenne !
Classement général au départ de la 5e étape – Top 20
Pour son premier Grand Tour, le jeune sprinteur colombien de 22 ans confirme qu’il est bien la principale figure du futur du sprint mondial. Pourtant, il se montre humble et affiche une véritable admiration envers son rival allemand André Greipel.
Fernando Gaviria : « Juste en meilleure forme que Greipel »
Le coureur de la Quick-Step est débord revenu sur un fait de course, la crevaison de son poisson-pilote Maximiliano Richeze, à 17 kilomètres de l’arrivée : « La crevaison de Maximiliano nous a inquiétée car elle s’est produite alors que le peloton roulait très vite. Heureusement, il a réussi à revenir rapidement [à 8 kilomètres de la ligne, NDLR] ».
Puis, sans trop s’épancher sur sa nouvelle victoire, le porteur du maillot cyclamen a tenu a rendre hommage au gorille de Rostock : « André Greipel est le meilleur sprinteur de ce Giro. C’est lui qui a gagné le plus de courses, c’est un exemple pour tous. Si je gagne, c’est surtout car je suis en meilleure forme que lui. J’essaie juste d’en profiter ». Modeste, respectueux et talentueux, le meilleur sprinteur sud-américain a décidément tout pour plaire.
Three stage wins in my first Grand Tour! Have no words to tell you how happy I am. Thanks to everyone for the support! #Giro100pic.twitter.com/xnK0AzebQT
L’étape, longue de 234 kilomètres, a été conforme à ce qui était attendu. Après un sprint rondement mené, le sprinteur colombien Fernando Gaviria s’octroie déjà sa troisième victoire sur ce Tour d’Italie. Comme attendu également, le classement général n’a subi aucun changement significatif aujourd’hui.
220 kilomètres d’échappée pour un trio de condamnés
Parfois, il faut savoir accepter le destin. Celui de cette douzième étape était de se finir au sprint. Et il s’est accompli. Seuls trois hommes, trois courageux, ont tenté de réécrire l’Histoire : Sergey Firsanov, Mirco Maestri et Marco Marcato. Un Russe et deux Italiens, pour essayer de mettre à mal les plans d’un Colombien, d’un Australien, et d’un Allemand. Ce dernier, André Greipel, a d’ores et déjà annoncé son intention de quitter le Tour d’Italie demain soir. Inutile de préciser que lui et son équipe n’avaient aucune envie de voir gâchée cette avant-dernière opportunité de lever les bras avant de faire les valises… C’est donc la formation Lotto-Soudal, ainsi que celles de ses rivaux sprinteurs, qui menaient la chasse. Les ascensions des cols de deuxième et troisième catégorie n’avait pour seule conséquence que de faire passer le maillot de grimpeur des épaules de Jan Polanc à celles, plus larges, d’Omar Fraile.
— Quick-Step Cycling (@quickstepteam) May 18, 2017
Fernando Gaviria, comme à la parade !
Les trois échappés, qui ont compté jusqu’à sept minutes d’avance, voyaient avec impuissance leur avantage se réduire. Le peloton, un tantinet sadique, s’est rapproché à 3’30 de la tête à plus de 120 kilomètres de la ligne, avant de jouer avec les fuyards comme le chat avec sa proie, pour enfin les croquer à 10 kilomètres du but, même un peu moins pour Mirco Maestri, le local de l’étape qui refusait d’abdiquer.
Ne restait plus au peloton qu’à terminer sa besogne et à s’emballer dans les rues de Reggio d’Emilia. Et à ce petit-jeu là, Fernando Gaviria (Quick-Step Floors), a prouvé qu’il méritait bien le maillot Cyclamen de meilleur sprinteur. Quant à la première victoire italienne, elle attendra encore un peu après la nouvelle deuxième place de Jakub Mareczko.
Les médias locaux Italiens rapportent depuis quelques heures que l’ancien champion du monde de MotoGP 2006, Nicky Hayden, a été victime d’un très grave accident de vélo, alors qu’il évoluait en Italie.
Nicky Hayden entre la vie et la mort
Le pilote moto âgé de 36 ans, qui s’exerçait à vélo du côté de Rimini, en Italie, a été percuté par une voiture. Pour l’heure, les circonstances de l’accident sont encore inconnues. Les médias rapportent que le champion souffre d’un traumatisme au thorax et à la tête. Hayden serait entre la vie et la mort, et les médecins ne se sont pas pronostiqués pour l’heure.
Plus d’infos à venir…
Le pilote américain Nicky Hayden, champion du monde de MotoGP en 2006, victime d'un très grave accident de vélo. Pronostic vital engagé #AFPpic.twitter.com/FZi9eiwwAE
Déjà fragilisés au classement général, Geraint Thomas et Steven Kruijswijk ont vu leurs espoirs s’évanouir encore un peu plus hier. Les deux hommes faisaient légitimement partie des prétendants à la victoire finale il y a encore quelques jours. Aujourd’hui, il est surtout question pour eux d’intégrer le top 10…
Geraint Thomas (Sky), un genou encore douloureux
Après un contre-la-montre achevé à une superbe 2e place mardi, on pensait le Gallois parfaitement remis d’aplomb et en phase reconquête après le triste épisode du Blockhaus. Mais, lâché par l’accélération de Nibali dans la montée finale de Fumaiolo, il n’a pas pu profiter de la descente pour revenir sur le groupe des favoris. Arrivé au sein d’un groupe de dix coureurs, il a encore concédé 48’’ sur ses principaux rivaux. Le leader de la Sky a déclaré : « J’ai souffert de mon genou toute la journée. Ca aillait moins bien qu’hier [mardi, NDLR], car l’étape était beaucoup plus longue ». Le coureur a ajouté : « Je vais continuer à voir au jour le jour, il y a maintenant deux étapes faciles qui vont me permettre de récupérer ».
Les Giros se suivent et ne se ressemblent pas pour Steven Kruijswijk
Arrivé dans le même groupe que Thomas, Steven Kruijswijk fait également partie des battus de la journée d’hier. Et le Néerlandais ne peut invoquer de chute pour expliquer ses contre-performances répétées depuis dimanche. 2’43 perdues au Blockhaus, 2’43 également lors du contre-la-montre, 48’’ hier, voilà qui commence à compter. Désormais 12e du classement général à 6’07, Kruijswijk va devoir se livrer s’il souhaite réaliser ses rêves de podium. Encore faudrait-il que les jambes reviennent…
On le sait, les trois Grands Tours se livrent une compétition à distance pour gagner en prestige et en exposition médiatique. Dans cette compétition, l’innovation n’est pas la moindre des armes dont disposent les organisateurs. La multiplication des classements annexes par RCS Sport, organisateur du Tour d’Italie, participe à cela. On peut estimer qu’un classement est légitime à partir du moment où il est disputé. Est-ce le cas sur les routes italiennes ?
Zoom sur les classements annexes du Giro
Cette année, pas moins de neuf classements annexes sont proposés aux coureurs et à leurs équipes. Aux côtés des traditionnels classements du meilleur grimpeur, du meilleur sprinteur, du meilleur jeune et de la meilleure équipe, on trouve des classements plus atypiques, voire loufoques. Outre la possibilité de se démarquer du Tour de France, référence ultime, ces classements permettent à RCS Sport de trouver des financements, car la plupart sont intimement associés à des marques. Passage en revue les classements annexes que vous ne verrez pas sur le Tour de France…
Combativité : contrairement à ce qui se passe dans le Tour de France, où c’est un jury qui élit le combatif du jour et le super combatif du Tour, RCS Sport a choisi l’objectivité. Mais comment déterminer objectivement le coureur le plus combatif, notion subjective par essence ? En additionnant les points pris aux sprints intermédiaires, aux sommets répertoriés et aux arrivées, répond RCS. Pour le moment, c’est Fernando Gaviria, échappé quelques kilomètres lors de la 3e étape, qui mène la danse…
Meilleur échappé (Fuga Pinarello) : ce classement rejoint un peu le précédent. Chaque kilomètre passé à l’avant dans une échappée de dix coureurs ou moins donne un point. Le coureur cumulant le plus de points à Milan remporte le prix.
Super Équipe : introduit en 1993, ce second classement par équipe offre des points aux 20 premiers coureurs de chaque étape (20 pts pour le 1er, 19 pts pour le 2nd…). L’équipe qui cumule le plus de points au terme du Giro remporte ce trophée.
Meilleur sprinteur intermédiaire : ce classement se passe d’explications
Fair play : sans rentrer dans le détail d’un règlement assez complexe, disons que tout avertissement, amende, déclassement, pénalité, contrôle positif… Donne des points, et que l’équipe qui cumule le moins de points rafle la mise.
Meilleur descendeur : classement dont la création, peu avant le départ de l’épreuve, a provoqué une telle levée de bouclier parmi les coureurs qu’il a été abandonné avant même sa mise en place.
A noter que certains classements farfelus ont été abandonnés au cours de l’histoire du Tour d’Italie. Ainsi ont disparu le maillot noir du dernier du classement général, trop disputé au goût des organisateurs, ou le maillot bleu du classement intergiro (le temps était pris une première fois sur une ligne d’arrivée fictive placée en cours d’étape).
Dans une étape promise aux sprinters, une fois n’est pas coutume, ce sont les échappés qui l’ont emporté. La quatrième étape du Tour de Californie (WorldTour) a été remportée par l’Américain Evan Huffman (Rally Racing) qui a réglé le sprint des cinq fuyards. Le jeune Mathias Le Turnier, 22 ans, présent dans l’échappée, a pris une prometteuse quatrième place.
Mathias Le Turnier néo-pro de chez Cofidis
Au terme des 159,5 kilomètres de la quatrième étape du Tour de Californie, c’est le coureur de l’équipe continentale Rally Racing, Evan Huffman, qui l’a emporté, dans un sprint à cinq. L’Américain a devancé son coéquipier Rob Britton et le Néerlandais Lennard Hofstede (Team Sunweb). Le néo-pro Français Mathias Le Turnier (Cofidis) a pris la 4e place de l’étape du jour. Le sprint du peloton a été remporté par le double champion du monde sur route, Peter Sagan. Au classement général, c’est toujours le Polonais Rafal Majka (Bora) qui tient le leadership depuis sa victoire acquise lors de la seconde étape. La nuit prochaine, les coureurs disputeront l’étape reine qui s’achèvera au sommet du Mont Baldy.
Mark Cavendish n’a pas sprinté ! Après tout, c’est normal puisque l’étape n’était pas réservée aux sprinteurs. J’ai pourtant vu le Cav au départ de l’étape, mais je ne l’ai pas vu à l’arrivée. Il a bâché peut-être ? Frédéric, reviens à la raison et arrête de voir Mark Cavendish partout ! The Man Express n’était pas inscrit sur la liste des partants du 100e Giro d’Italia. Et bien il est venu faire un petit coucou aux copains de l’équipe Dimension Data. Voilà !
Mark Cavendish s’entraînait non loin du Giro, il est venu !
Le sprinteur originaire de l’île de Man partage son temps entre l’Angleterre et l’Italie quand il n’est pas en course. Propriétaire d’une maison non loin de Florence, Mark Cavendish est venu saluer les copains sur la 11e étape qui reliait Firenze à Bagno di Romagna. Une visite en voisin qui porta chance à son coéquipier espagnol Omar Fraile. Malgré la joie de se remettre dans l’ambiance d’un Grand Tour, le Cav est contraint au repos forcé à cause d’une mononucléose. Repos relatif puisqu’approche à grands pas le Tour de France, mais…
"Some days I feel I´m on the top of the world, some days I don´t, but at least I can ride my bike".Cav meets the #Giro100 peloton in Firenze pic.twitter.com/fLQBDuzVe6
The Man Express incertain pour le Tour de France 2017
Nous sommes à un mois et demi du Tour de France et la participation de Mark Cavendish à la Grande Boucle est encore incertaine. Il n’a plus couru depuis Milan-San-Remo. En plus de ses problèmes de santé, une seule victoire est à son compteur à cette période de l’année, obtenue sur le Tour d’Abu Dhabi. Maigre butin pour un sprinteur de son calibre. Il semblerait qu’il fasse son retour sur le Dauphiné ou le Tour de Suisse comme l’a précisé Rolf Aldag le Directeur de la performance chez Dimension Data. Mais il précise aussi qu’il ne veut pas précipiter le retour du Britannique car son rétablissement doit être complet d’ici le 1er juillet. L’entraînement de manière intensive n’est pas encore au goût du jour et aucun remède n’existe conte le virus. Alors, Mark Cavendish doit prendre son mal en patience mais, que le temps doit être long pour une fusée comme lui qui n’a que la moitié de sa puissance pour se mettre en orbite. Et s’il ne participe pas au Tour ? Et bien The Man Express sera rebaptisé, The Man d’Orient. Car il se hâtera, lentement.
Vidéo. Mark Cavendish et le Tour de France. Le maillot vert, sa raison d’être
Vainqueur de la 11e étape du Tour d’Italie, Omar Fraile a décroché le plus beau succès de sa carrière. Sur un petit nuage, le grimpeur de la Dimension Data avait été prévenu ce matin par sa petite amie, « Aujourd’hui c’est ton jour! ». Et difficile de dire qu’elle avait tord.
Omar Fraile savoure sa victoire sur le Tour d’Italie
Redescendu (un peu) sur terre, Omar Fraile a livré ses impressions sur le site de sa formation Dimension-Data. « Je ne peux pas le croire! C’est incroyable. Je savais que cette étape était bonne pour moi et je l’avais déjà marquée dans mon guide routier. 17 est mon chiffre porte-bonheur et ce matin, quand j’ai parlé avec ma petite amie au téléphone elle m’a dit » Aujourd’hui c’est ton jour ». Elle avait raison.«
Le grimpeur de la Dimension Data avait des jambes de jeu
Le meilleur grimpeur de la dernière Vuelta raconte sa folle journée passée à l’avant. Sorti puis repris en compagnie de Mikel Landa, Omar Fraile a insisté. L’Espagnol, nouveau leader du classement de la montagne du Tour d’Italie, a tout réussi aujourd’hui. « Quand Landa a attaqué, j’ai pensé que cela pourrait être une bonne idée de suivre et voir ce qui arriverait. Nous avons alors été rattrapés de nouveau et tandis que les autres attaquaient sur la dernière montée, j’ai juste gardé ma propre allure et j’ai géré mon effort jusqu’à ce que je sois près du sommet et ensuite j’ai attaqué. Dans le sprint, je savais que Rui Costa était l’homme pour battre. Cependant, je suis aussi rapide et j’avais de très bonnes sensations dans mes jambes aujourd’hui. C’est le meilleur jour de ma carrière«
Le classement de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
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Omar FRAILE MATARRANZ
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Le classement général au terme de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
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Domenico POZZOVIVO
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Ilnur ZAKARIN
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Vidéo : Omar Fraile remporte la 11ème étape du Tour d’Italie
Présent dans l’échappée matinale, Omar Fraile s’est imposé au terme d’un sprint à quatre devant Rui Costa et Pierre Rolland. Tom Dumoulin conserve la tête du classement général.
Présent dans la bonne échappée en compagnie d’une bonne vingtaine de coureurs, Andrey Amador réalise un joli coup aujourd’hui. En plus de dédouaner son équipe de la chasse du peloton, le coureur de la Movistar a fait un joli rapproché au classement général. Au terme de cette 11e étape du Giro 2017 il est sixième, à 3’05 de Tom Dumoulin. L’équipe espagnole a désormais deux atouts dans son jeu.
Andrey Amador a senti le bon coup partir
Avec une première difficulté de deuxième catégorie au bout de 15 kilomètres seulement, les coureurs savaient que la course s’emballerait rapidement. Vite esseulé, Tom Dumoulin n’a pu que constater les nombreuses attaques en tête de course, et notamment celle d’Andrey Amador. Le Costaricain raconte sa 11e étape du Giro 2017. « Nous étions attentifs aux sorties parce que nous savions que beaucoup essaieraient d’aller dans l’échappée. Nous voulions aussi voir comment l’équipe du leader réagirait si nous pouvions mettre des coureurs à l’avant. Quand l’échappée était presque faite, j’ai démarré avec Kangert, nous les avons rejoint et l’échappée est partie. » Épaulé par deux coéquipier, Amador et la Movistar ont évidemment eu du mal à trouver des alliés. « Le problème était que beaucoup de coureurs ne passaient pas au relais. Pendant longtemps ils nous ont laissé toute la responsabilité, et l’écart ne croissait plus. «
Le coup tactique de Movistar a marché
Même s’il n’a pu profiter de sa présence à l’avant pour disputer la victoire d’étape Andrey Amador était satisfait de délester son leader Nairo Quintana de toute responsabilité dans le peloton. « C’était dommage de ne pas pouvoir profiter de la situation pour lutter pour l’étape. Mais on ne peut pas tout avoir quand tu passes des relais toute la journée. Mais je suis content aussi parce que derrière tout est bien allé avec Nairo. L’objectif était d’aussi de donner un peu de tension à la course pour voir comment se comporterait l’équipe du leader,. Elle a bien répondu. Pas beaucoup de différences se sont faites mais ce fut une journée très usante »
Andrey Amador veut favoriser la « remontada » de Nairo Quintana
Même si Andrey Amador est désormais sixième à 3’05 du maillot rose, il n’en oublie pas son rôle de coéquipier auprès de Nairo Quintana, deuxième à 2’23, sur ce Giro 2017. « Ce temps que j’ai gagné je crois que ce sera important stratégiquement. Maintenant je suis un coureur inconfortable. Vis-à-vis de la tactique de l’équipe je crois que c’est bon pour notre unique objectif qui est d’essayer de gagner le Giro avec Nairo. Pourvu que que les jambes et celles de tous les coéquipiers continuent de répondre ainsi pour être le plus près possible de lui. » Tom Dumoulin est prévenu.
Le classement de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
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Tom DUMOULIN
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Bauke MOLLEMA
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Thibaut PINOT
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Vincenzo NIBALI
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Ilnur ZAKARIN
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Vidéo : Omar Fraile remporte la 11ème étape du Tour d’Italie
Présent dans l’échappée matinale, Omar Fraile s’est imposé au terme d’un sprint à quatre devant Rui Costa et Pierre Rolland. Tom Dumoulin conserve la tête du classement général.
Omar Fraile réalise une course monstrueuse pour remporter la 11e étape du Tour d’Italie, pendant que Tom Dumoulin voit son maillot rose menacé. Le résumé : ICI
Le classement de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
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Omar FRAILE MATARRANZ
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Rui Alberto FARIA DA COSTA
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Pierre ROLLAND
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Tanel KANGERT
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Giovanni VISCONTI
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Ben HERMANS
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Simone PETILLI
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Le classement général au terme de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
Mercredi, c’est le double vainqueur de l’épreuve (2012 et 2013), Edvald Boasson-Hagen (Dimension Data), qui a remporté au sprint la première étape de son Tour national. Le Norvégien âgé de 30 ans a logiquement endossé le premier maillot de leader du Tour de Norvège 2017.
EBH chez lui sur le Tour de Norvège 2017
Au terme de la première étape de la course classée 2.HC, c’est le local Edvald Boasson-Hagen qui l’a emporté. A l’issue des 169,4 kilomètres, le coureur de l’équipe Dimension Data a devancé le Belge Tosh Van der Sande (Lotto Soudal) et l’Australien Simon Gerrans (Orica). Le vainqueur du jour a endossé le premier maillot de leader. LE Français Maxime Daniel (25 ans – Fortuneo) a pris la cinquième place du sprint et a accessoirement terminé premier tricolore. Tony Gallopin a pris la neuvième place.
La douzième étape du Giro, entre Forli et Reggio Emilia, sera la plus longue de l’épreuve. Et paradoxalement, elle devrait être l’occasion pour le peloton de souffler un peu. Le profil n’est certes pas plat, mais il est tracé de façon à donner aux sprinteurs une bonne raison de ne pas être rentrés à la maison (avec la permission de Nizzolo).
12e étape du Giro 2017 : profil et analyse
Retour à un scénario plus classique aujourd’hui, après la spectaculaire étape qui a vu Omar Fraile devancer Rui Costa et Pierre Rolland… Deux ascensions à franchir pour les coureurs (Colla di Casaglia, 2e et Valico Appenninico, 3e), sachant que le sommet de la dernière montée se situera à 123 kilomètres de l’arrivée. Largement de quoi organiser une poursuite efficace dans le cas où une échappée aurait pris un peu de marge dans la première partie de la course. Sur le papier, c’est étape ne peut aucunement échapper à un sprinteur. D’autant que les derniers kilomètres sont totalement plats. Attention toutefois, car l’arrivée est assez technique. Jungels et Greipel se sont déjà plaints de certaines arrivées urbaines dans ce Giro, trop dangereuses à leur goût. Il pourrait encore y avoir de la casse aujourd’hui avec un virage à 45° à 350 mètres de la ligne.
234 km et beaucoup de régions traversées par le peloton aujourd’hui…
Comment suivre l’étape – Informations pratiques
Départ programmé à 11h40, et arrivée prévue entre 16h59 et 17h32. Prise d’antenne par L’Equipe 21 à 13h05, comme d’habitude…
Après une nouvelle échappée infructueuse lors de ce Tour d’Italie, la troisième depuis la Sardaigne, Pierre Rolland était logiquement déçu à l’arrivée. Pourtant, le coureur français sait qu’il n’a rien à se reprocher et que la 3e place obtenue aujourd’hui est la meilleure qu’il pouvait obtenir compte tenu de ses adversaires. C’est en substance ce qu’il a déclaré au micro de L’Equipe 21…
Pierre Rolland : « Omar Fraile a vraiment été costaud »
Interrogé sur la ligne d’arrivée par Claire Bricogne, le 4e du Giro 2014 a affirmé : « J’ai encore donné le meilleur de moi-même aujourd’hui. J’avais coché cette étape tout en sachant que les 25 derniers kilomètres de descente allaient être difficiles pour moi. C’est pour cela que j’ai essayé de créer une différence dans la dernière montée ». S’il est bien parvenu à s’isoler au sommet, le Français a été rejoint progressivement par Omar Fraile, Rui Costa et enfin Tanel Kangert.
Le vainqueur du jour a d’ailleurs fait forte impression à Pierre Rolland : « Omar Fraile a vraiment été costaud. Il a fait la journée devant, après il se retrouve encore avec moi à l’avant. Je l’ai laissé faire 60% du travail quand on n’était que tous les deux. Ensuite Rui Costa est arrivé… Avec Fraile et Rui Costa, je savais que c’était foutu pour moi. A deux kilomètres du but, ils se sont regardés, j’ai essayé de partir. Rui Costa a fait l’effort pour revenir sur moi. C’est ce qui le fait perdre mais il me fait perdre aussi », a expliqué Pierre Rolland dans un sourire.
#Giro100 Third spot for @PierroooRolland as the chasers got on their heels in the finish straight. Congrats to Fraile for the stage win.
Partis sur les chapeaux de roues, les coureurs nous ont offert une étape plutôt spectaculaire aujourd’hui. Acteur de ce spectacle, le grimpeur de 30 ans ne boude pas son plaisir malgré tout : « Ça a été une super étape, très animée. Les Movistar ont envoyé Amador à l’avant, on a vu de grandes manœuvres aujourd’hui quand même ».
Après la déception d’aujourd’hui, le grimpeur français de Cannondale regarde résolument vers les étapes à venir : « Maintenant, j’ai quelques jours de plat pour rester dans les roues et récupérer. Il reste encore de la route avant Milan, j’espère décrocher une victoire, c’est mon objectif initial sur le Giro », termine-t-il. Un Pierre Rolland ne renonce jamais !
La 11ème étape du Tour d’Italie, disputée entre Florence et Bagno di Romagna, a été remportée par Omar Fraile. Le coureur espagnol de la Dimension Data, parti dans l’échappée matinale, a devancé dans un sprint à quatre Rui Costa (UAE Team Emirates) et Pierre Rolland (Cannondale-Drapac). Au classement général, Tom Dumoulin (Sunweb) conserve la tête mais a été en danger aujourd’hui…
Tom Dumoulin attaqué dès les premiers kilomètres
Peu après le départ de Florence, le peloton s’attaque à la première difficulté du jour, le Passo della Consuma. Dès lors, les attaques fusent dans tous les sens et nombreux sont ceux qui veulent prendre l’échappée. Ces différentes offensives font exploser le peloton et déjà, le maillot rose Tom Dumoulin (SUN) perd tous ses équipiers à l’exception de Simon Geschke. La formation Sunweb connaît alors une grosse frayeur, d’autant plus qu’Andrey Amador (MOV) fait partie des hommes échappés. En effet, le Costa-Ricain pointe à deux petites minutes seulement de Tom Dumoulin. Heureusement pour ce dernier, il voit revenir dans le groupe principal deux de ses équipiers dont Georg Preidler (SUN). En cas de besoin, il pourra également compter sur Laurens Ten Dam (SUN), présent à l’avant de la course.
Une échappée de luxe où Omar Fraile et Mikel Landa font bande à part
Cette échappée fait peur au peloton, d’autant plus qu’elle compte dans ses rangs certains grands noms du cyclisme. Hormis Andrey Amador (MOV) – neuvième du général – on retrouve Mikel Landa (SKY), Dario Cataldo et Tanel Kangert (AST), Rui Costa (UAD), Maxime Monfort (LTS), Giovanni Visconti (TBM) ou encore Ben Hermans (BMC) pour ne citer qu’eux. Côté français, on note la présence de Pierre Rolland (CDT) et d’Hubert Dupont (ALM). La FDJ en revanche, ne compte aucun représentant à l’avant.
Au pied du deuxième col, le Passo della Calla, Omar Fraile (DDD) et Mikel Landa (SKY) accélèrent. Les deux Espagnols, qui sont vraisemblablement gênés par par le nombre important de coureurs présents et le manque de cohésion de ce groupe, creusent l’écart. Au sommet, le duo de tête possède plus de deux minutes d’avance sur le groupe de contre et cinq minutes sur l’échappée. Très technique, la descente envoie deux hommes à terre dont le grimpeur italien Franco Pellizotti (TBM).
Les Espagnols Mikel Landa (Team Sky) et Omar Fraile (Dimension Data) à l’avant – Photo : Twitter Giro d’Italia
A 40 kilomètres de l’arrivée, après la troisième difficulté du jour (le Passo del Carnaio), le duo de tête se fait reprendre par le groupe de contre grâce au travail des Movistar et des Cannondale-Drapac notamment. Cependant, Mikel Landa (SKY) insiste et repart seul mais c’est un coup d’épée dans l’eau pour l’Espagnol qui se fait reprendre peu après, puis lâcher. Nous assistons également à quelques changements au sein du peloton car les FDJ de Thibaut Pinot et les Trek-Segafredo de Bauke Mollema viennent relayer les Sunweb.
Les Français Pierre Rolland et Thibaut Pinot passent à l’attaque
La dernière ascension se présente face aux coureurs. Le Monte Fumaiolo, qui comporte une longue portion roulante à 4% pendant 25 kilomètres, est très pentue au sommet avec 2,9 kilomètres à 8,4%. L’entente n’est pas cordiale au sein de cette échappée. Les coureurs ne cessent de s’attaquer mais Laurens De Plus (QST), Rui Costa (UAD) et Pierre Rolland (CDT) font la différence à 28 kilomètres de l’arrivée. Le Français insiste au sommet et se détache de ses adversaires mais il voit revenir Omar Fraile (DDD) qui a attaqué pour aller chercher les points du classement de la montagne.
Omar Fraile et Pierre Rolland seuls dans le final de l’étape – Photo : Twitter Tour d’Italie
Derrière, Franco Pellizotti (TBM) accélère violemment pour son leader Vincenzo Nibali. Thibaut Pinot (FDJ), vigilant, est parfaitement calé dans la roue du Sicilien tout comme Nairo Quintana (MOV). Lorsque que son équipier s’écarte, Vincenzo Nibali (TBM) attaque mais il est suivi par les principaux favoris à l’exception de Geraint Thomas (SKY) et de Steven Kruijswijk (TLJ). A noter que Tejay van Garderen (BMC) n’est plus là également. L’Américain, dans un mauvais jour, a été lâché plus tôt. A 500 mètres de la ligne, Thibaut Pinot (FDJ) passe à l’offensive et fait le trou. Cependant, le grimpeur de la FDJ est repris dans la descente.
Omar Fraile de bout en bout
A 13 kilomètres de l’arrivée, Rui Costa (UAD) accélère à la faveur d’une petite montée. Le Portugais, ancien champion du monde, réduit l’écart et revient sur le duo de tête, Pierre Rolland (CDT) et Omar Fraile (DDD). Alors que Tanel Kangert (AST) revient, le Français de la Cannondale attaque mais il est repris à 2 kilomètres de la ligne. Dans un sprint à quatre, Omar Fraile (DDD) l’emporte devant Rui Costa (UAD). Le Français Pierre Rolland (CDT) complète le podium. Au classement général, Tom Dumoulin (SUN) conserve le maillot rose mais a été en danger dès les premiers kilomètres.
Omar Fraile remporte la 11ème étape du Tour d’Italie :
1. 🇪🇸 FRAILE Omar (DDD) en 4:23:14
2. 🇵🇹 COSTA Rui (UAD) m.t.
3. 🇫🇷 ROLLAND Pierre (CDT) m.t.
4. 🇪🇪 KANGERT Tanel (AST) m.t.
5. 🇮🇹 VISCONTI Giovanni (TBM) m.t.
6. 🇧🇪 HERMANS Ben (BMC) m.t
7. 🇮🇹 CATALDO Dario (AST) m.t.
8. 🇮🇹 PETILLI Simone (UAD) m.t.
9. 🇧🇪 MONFORT Maxime (LTS) +0:03
10. 🇧🇪 DE PLUS Laurens (QST) m.t.
Tom Dumoulin conserve la tête du classement général :
Vidéo : Omar Fraile remporte la 11ème étape du Tour d’Italie
Présent dans l’échappée matinale, Omar Fraile s’est imposé au terme d’un sprint à quatre devant Rui Costa et Pierre Rolland. Tom Dumoulin conserve la tête du classement général.
Souffrant d’allergies au pollen et à court de forme, Giacomo Nizzolo jette l’éponge. Le champion d’Italie sur route, membre de l’équipe Trek-Segafredo, a donc décidé de rentrer à la maison et ne prendra pas le départ de la 11ème étape aujourd’hui.
Un début de saison très difficile pour Giacomo Nizzolo
Giacomo Nizzolo a connu un début de saison très difficile. En effet, la préparation hivernale du sprinteur de la Trek-Segafredo a été retardée par une tendinite persistante. Alors qu’il avait initialement prévu d’effectuer sa rentrée sur le Tour de San Juan, il avait dans un premier temps décalé son retour à la compétition au Tour de Dubaï. C’est finalement au Tour de Croatie que le champion d’Italie à donner ses premiers coups de pédale au sein du peloton. Ainsi, Giacomo Nizzolo a pris le départ du Tour d’Italie avec seulement six jours de courses dans les jambes.
Le champion d’Italie abandonne sur son Tour national
A court de forme et souffrant de problèmes respiratoires en raison de ses allergies au pollen, l’Italien a décidé d’abandonner. « Prendre la décision d’abandonner, ce n’est pas facile », a déclaré Giacomo Nizzolo. « La première partie du Giro a été difficile pour moi. J’ai donné tout ce que j’avais pour rester en course mais les allergies et les problèmes respiratoires n’ont pas joué en ma faveur. Avec l’équipe, nous avons décidé qu’il valait mieux que je me retire afin de me rétablir. Ainsi, j’espère réaliser une bonne seconde moitié de saison. »
Giacomo Nizzolo devrait logiquement participer au Tour d’Espagne cette année. Pour rappel, l’Italien avait remporté le classement par points du Tour d’Italie ces deux dernières saison.
Vidéo : Les meilleurs moments de la saison 2016 de Giacomo Nizzolo
La saison 2016 du sprinteur de la Trek-Segafredo a été marquée par son titre de champion d’Italie sur route mais aussi par sa victoire au classement par points du Tour d’Italie.
La BMC Racing Team n’est pas venue sur le Tour de Californie pour faire de la figuration. L’équipe américaine souhaite jouer les étapes en plus du classement général avec Samuel Sanchez. Si les sprinteurs ont eu la main mise sur la course lors des premières journées, la donne va changer lors de la deuxième moitié de l’épreuve.
Samuel Sanchez vise le classement général du Tour de Californie
Victime d’une chute lors du Tour du Pays Basque, Samuel Sanchez avait été contraint à l’abandon. Le grimpeur de la BMC Racing Team était blessé à la main gauche. Totalement rétabli, il a repris l’entraînement et se présente sur le Tour de Californie avec de grosses ambitions. En effet, l’Espagnol vise le classement général, comme l’explique Jackson Stewart, son directeur sportif: « Avec Samuel Sanchez, nous avons un grand leader pour le classement général. Il a complètement récupéré de son accident au Tour du Pays Basque. Par ailleurs, il a effectué un gros bloc d’entraînement pour cette course et j’ai confiance en ses capacités. »
Samuel Sanchez s’est entraîné dur pour arriver en forme en Californie. « J’ai eu besoin de plus de temps que prévu mais je me suis bien rétabli », explique le coureur espagnol. « Brent Bookwalter, Miles Scotson et moi avons beaucoup travaillé lors de notre dernier camp d’entraînement à Big Bear Lake – théâtre de la 6ème étape, un contre-la-montre individuel – pour préparer cette course. »
La BMC Racing Team chasse également les étapes
La BMC Racing Team court également après les victoires d’étapes sur ce Tour de Californie, avec Jempy Drucker et Brent Bookwalter notamment. L’an passé, l’équipe américaine avait remporté une victoire d’étape avec Rohan Dennis. L’Australien s’était également classé deuxième du général derrière Julian Alaphilippe (Quick Step-Floors). Le podium était complété par un autre BMC, Brent Bookwalter. Samuel Sanchez quant à lui, avait bouclé l’épreuve à la sixième place, à plus d’une minute du Français.
Vidéo : Les meilleurs moments de Samuel Sanchez en 2016
L’an passé, Samuel Sanchez a remporté une étape du Tour du Pays Basque. Il s’agit de sa seule victoire de la saison.
Tom Dumoulin a endossé le maillot rose à la suite de sa victoire dans le contre-la-montre au cœur de la Province de Pérouse. Un chrono qu’il a assommé par sa puissance. Mais le Néerlandais a continué après l’étape a assommer, les Miss !
Tom Dumoulin (Sunweb) a roulé à plus de 47km/h. Très très pressé dans son objectif de fusiller la concurrence. Mission réussie qui relègue le précédent maillot rose, Nairo Quintana, à 2 minutes 53s. Monté sur le podium, il a revêtu le maillot de leader de la course. Jusque là, rien de plus normal pour un vainqueur d’étape et de surcroît le premier du classement général. Je dirais même plus, au classement génial ! Mais le danger qui doit normalement ne pas s’inviter dans un environnement festif, Tom Dumoulin l’a proposé à deux Miss. On a failli assister à une première sur un podium protocolaire. Un coureur qui en assomme deux en même temps ! Plus de peur que de mal. Mais s’il y en a bien un qui aurait pu avoir le droit à cette maladresse, c’est bien le Coquard !
Crédit photo : Twitter
Champagne tout de même et sans marron, c’est le principal !
On mettra cela sur une mauvaise synchronicité entre le nouveau maillot rose du Giro d’Italia 2017 et les Miss. Elles n’ont pas vu les coudes venir ! Cela peut arriver. Les bises furent tout de même déposées sur les joues de leur presque bourreau et les photos prises sans gnon pour un tour du monde de la planète vélo. Et derrière cela, il y a tout de même une moralité. Il ne faut jamais baisser les bras trop tôt quand on a un objectif, au risque de se décevoir très vite et de blesser la vie qui normalement doit vous sourire…
De mercredi à dimanche se déroule le Tour de Norvège (17 au 21 mai), épreuve 2.HC du calendrier Europe Tour. Le Néerlandais Pieter Weening (Roompot) et le local Edvald Boasson-Hagen (Dimension Data), vainqueurs à eux deux de trois éditions, seront au départ de l’épreuve et tenteront de remporter une nouvelle victoire sur cette difficile et prestigieuse course.
Cinq jours de courses et cinq étapes sur le Tour de Norvège
Mercredi 17 mai / 1ère étape / Honefoss – Asker / 169,4 Km
Jeudi 18 mai / 2e étape / Eidsvoll – Brumunddal / 194 Km
Vendredi 19 mai / 3e étape / Hamar – Lillehammer / 192 Km
Samedi 20 mai / 4e étape / Lillestrom – Sarpsborg / 192 Km
Dépossédé du maillot rose et du maillot rose dimanche lors de la montée du Blockhaus, Bob Jungels avait connu de grandes difficultés à suivre les meilleurs. Après une journée de repos bien gérée, le Luxembourgeois a retrouvé des sensations et un exercice qui lui plaît sur la 10e étape du Tour d’Italie. Le leader de la Quick-Step a pris la troisième place du contre-la-montre.
Bob Jungels retrouve des couleurs sur le Tour d’Italie
Douzième au classement général hier matin, Bob Jungels est remonté au sixième rang. Fort de sa performance sur le premier contre-la-montre de ce Tour d’Italie, 3e à 49 secondes de Tom Dumoulin, le Luxembourgeois retrouve le top 10 du scratch. Sur un parcours long de près de 40 kilomètres, le coureur de la Quick-Step a trouvé un terrain favorable pour ses qualités de rouleur. Même si le tracé et les conditions étaient exigeantes. « C’était un contre-la-montre très difficile. Hier (lundi), quand nous avons fait la reconnaissance, ce n’était pas aussi venteux. J’ai donc dû prendre ça en compte. C’était tentant d’aller très vite dès le début, mais cela aurait voulu dire de perdre du temps sur la fin. J’ai réussi à faire une bonne course et je suis heureux d’être sur le podium. C‘est un sentiment fantastique.«
L’objectif de Bob Jungels est clair : le Top 10 du Giro 2017
Désormais sixième à 3’56 du maillot rose hollandais, le leader de la Quick-Step Floors récupère le maillot blanc des épaules de Davide Formolo. Mais Jungels ne veut pas se focaliser sur cette distinction du meilleur jeune. Pour lui, l’objectif est avant tout de rester dans le Top 10 du classement général du Giro 2017. « Ce résultat montre que ce qu’il s’est passé deux jours plus tôt était juste un jour sans, et non une baisse de ma forme, » se rassure t-il. Selon le Luxembourgeois, le Tour d’Italie ne « ne fait que commencer ». Et son objectif est clair : « finir encore dans le top 10 ». Le classement de meilleur jeune passe lui au seconde plan. « Ce serait sympa de gagner aussi le maillot blanc, mais pour le moment je n’y pense pas. Je prend juste étape après étape. » Affaire à suivre.
Pas de répit pour les coureurs ! Les organisateurs du Giro 2017 ne leur ont pas fait de cadeau en traçant une étape de moyenne montagne au lendemain du contre-la-montre. Une aubaine pour les baroudeurs qui ont là une occasion en or de s’illustrer.
11e étape du Giro 2017 : profil et analyse
Avec les écarts déjà créés au général, nombreux sont les coureurs qui ne peuvent guère plus espérer qu’une victoire d’étape. Le profil du jour, avec quatre cols (deux 2e et deux 3e catégorie), devrait favoriser leurs desseins. Dès lors, il est évident que les places dans l’échappée vont coûter très cher. La première ascension de la journée, le Passo della Consuma (2e cat.), intervient au 15e kilomètre et c’est à la pédale que ça va se décider ! On peut imaginer que des coureurs comme Pierre Rolland, Rui Costa, Mikel Landa, Cristian Rodriguez, Jan Hirt ou Valerio Conti vont vouloir se retrouver à l’avant. Ensuite, il leur restera 140 kilomètres pour faire l’écart puis se départager.
A cet effet, le final risque d’être intéressant. D’abord parce que les derniers kilomètres de l’ultime ascension sont aussi les plus durs, et ensuite car il y aura ensuite 25 kilomètres de descente quasiment non-stop pour atteindre Bagno di Romagna. D’où l’on peut d’ores et déjà décréter que le vainqueur du jour sera non seulement un bon grimpeur, mais également un excellent descendeur…
Carte de la 11e étape du Giro 2017
Comment suivre l’étape – Informations pratiques
Départ : 12h35 – Arrivée : entre 16h54 et 17h29, si l’on en croit les organisateurs. L’Equipe 21 débutera la retransmission dès 13h05. Si vous souhaitez voir la dernière ascension, soyez devant votre poste vers 16h15.
Giro 2017 – Top 10 de la 10e étape
Rank
Name
Nat.
Team
Age
Result
1
Tom DUMOULIN
NED
SUN
27
50:37
2
Geraint THOMAS
GBR
SKY
31
+49
3
Bob JUNGELS
LUX
QST
25
+56
4
Luis León SANCHEZ
ESP
AST
34
+1:40
5
Vasil KIRYIENKA
BLR
SKY
36
+2:00
6
Vincenzo NIBALI
ITA
TBM
33
+2:07
7
Maxime MONFORT
BEL
LTS
34
+2:13
8
Jos VAN EMDEN
NED
TLJ
32
+2:15
9
Andrey AMADOR BIKKAZAKOVA
CRC
MOV
31
+2:16
10
Bauke MOLLEMA
NED
TFS
31
+2:17
Giro 2017 – Top 10 du Giro 2017 à l’issue de la 10e étape
Même si le maillot rose s’est éloigné pour Geraint Thomas en raison d’une lourde chute provoquée par une moto de police dans le final de l’étape du Blockhaus, le Britannique de la Team Sky n’en reste pas moins combattant et ne veut pas abandonner son principal objectif: le classement général. Au lendemain de la journée de repos, il a déjà commencé à reprendre du terrain sur ses adversaires en réalisant un excellent chrono.
Geraint Thomas n’abandonnera pas le classement général
Victime d’une lourde chute provoquée par une moto de police lors de l’étape du Blockhaus, Geraint Thomas a souffert d’une épaule disloquée. Le médecin de la course a réussi à lui remettre en place avant que le Britannique remonte sur son vélo. Il avait franchi la ligne avec plus de cinq minutes de retard sur le vainqueur, Nairo Quintana (Movistar). « Je ne vais certainement pas abandonner », raconte le principal intéressé. « J’ai travaillé tellement dur pour cette course. Evidemment, cette situation n’est pas idéale mais comme toujours, je vais me battre. La route est encore longue. »
Geraint Thomas gagne du terrain sur le Tour d’Italie
Hier, Geraint Thomas a réalisé un très bon contre-la-montre individuel sur les routes du Tour d’Italie. Le leader de la Team Sky a profité de la journée de repos pour panser ses blessures et est prêt à retourner au combat. Excellent rouleur, il a terminé deuxième de l’épreuve chronométrée, à 49 secondes de Tom Dumoulin (Sunweb). Pourtant, la douleur était bien présente.
« Je ressens encore les effets de la chute et j’ai toujours mal à l’épaule mais j’ai fait abstraction de tout ça pour pouvoir rouler plein gaz lors du chrono », explique Geraint Thomas. « Il fallait serrer les dents. En plus, j’ai jeté mon bidon avec ce bras à huit kilomètres de l’arrivée. Je n’aurais pas dû faire ça car ça m’a vraiment fait mal. » Grâce à son excellente performance, le Britannique a grimpé de six places au classement général. Il occupe désormais le onzième rang, à 5:33 du maillot rose Tom Dumoulin.
Vidéo : Tom Dumoulin remporte la dixième étape du tour d’Italie
Geraint Thomas a terminé deuxième du contre-la-montre individuel remporté par Tom Dumoulin, hier.
Le film Alexandre le bienheureux, vous connaissez ? Le long métrage d’Yves Robert avec dans le rôle principal Philippe Noiret. Et bien, cette photo de Jasper Stuyven me fait penser à ce très beau film. Prendre le temps de savourer la vie était apparemment sa devise sur l’épreuve du contre-la-montre. Le coureur de l’équipeTrek-Segafredoa fait son Alexandre et s’est peut-être même amusé à faire des alexandrins entre Foligno et Montefalco. Comme, je passe du bon temps sur le Giro d’Italia !
Pour Jasper Stuyven, son temps ne lui était pas compté
S’accorder du temps dans la vie de tous les jours paraît un exercice bien compliqué pour nous autres forçats du temps cyclique. Alors que dire pour les forçats du temps cycliste ! Prendre un temps de repos semble tout de même exagéré si on veut décrire le comportement « à la cool » de Jasper Stuyven. Il s’est accordé du bon temps en roulant sa bosse en Italie. Qui est plus juste pour d’écrire sa façon de pénétrer dans l’air.
Pendant que je roule et fais le spectacle, d’autres sautent de joie !
Tom Dumoulin (Sunweb) a roulé à 47 km/h de moyenne. Je ne connais pas la moyenne de Jasper Stuyven. Peu importe. Ce qui m’intéresse chez lui c’est sa philosophie de vivre sur son vélo pendant ce contre-la-montre. J’en fais mon maillot rose « du bon temps et du bien être » et je lui accorde le crédit de mon sous-titre. Je rajoute même, qu’il nous emmerde pour le côté fun de cette image cocasse du Giro 2017. Cela plaira peut-être au chanteur nantais « décalé » Philippe Katerine, qui lui chante « Je suis dans la merde et je vous emmerde ! » Ce n’était pas le cas de Jasper Stuyven apparemment !
Voilà un geste bien protecteur que celui de l’équipe Trek-Segafredo envers ses coureurs du Tour d’Italie 2017. Les éclairer en pleine course. Un feu a été conçu par la marque Bontrager pour augmenter la visibilité entre les conducteurs et les cyclistes en course.
Trek-Segafredo : « Il y a le feu sur la sécurité des cyclistes »
Feu arrière toute ! Et pas des moindres. Celui utilisé en course lors du contre-la-montre de la 10e étape à cette particularité d’être totalement fonctionnel à la lumière du jour et visible jusqu’à deux kilomètres. Un élément clé dans la sécurité des cyclistes en compétition ou non. Les feux arrière Flare R ont déjà été montés sur les vélos du Giro 2015. Ils signent leur grand retour dans une cause qui a lieu d’être depuis les accidents croissants de la route entre cyclistes et automobilistes.
Être éclairé pour des yeux qui seront plus avertis
L’équipe Trek-Segafredo a trouvé son cheval de bataille. Être vu ! En compétition cela est légitime mais en plus se faire voir pour être gagnant sur toute la ligne. À l’entraînement les coureurs de l’équipe cycliste américaine portent déjà des tenues jaunes fluo qui permettent une visibilité accrue. Ce feu arrière permet d’augmenter la visibilité, de démarquer encore plus le cycliste de l’environnement dans lequel il circule.
Crédit photo : Twitter
L’UCI a donné son feu vert pour cet éclairage en course
« Nous sommes reconnaissants envers l’UCI et le RCS pour avoir travaillé avec nous pour que cela se produise. C’est peut-être contre le bon sens en termes de performances, mais lorsque vous pensez à quel point la sécurité du coureur est importante, tout ce qui peut aider à transmettre ce message est une entreprise digne », a déclaré Eric Bjorling, directeur de la marque de Trek.
Vidéo. S’éclairer à vélo c’est se donner deux fois plus de chance d’être vu