A 34 ans, Jurgen Van den Broeck a décidé de mettre un terme à sa carrière en fin de saison 2017. Alors que son contrat ne se terminait qu’en 2018, le coureur belge et la formation LottoNL-Jumbo ont dû se mettre d’accord. Ce qui a été fait.
Jurgen Van den Broeck ne veut pas faire l’année de trop
« J’écoute mon corps et mon cœur, a dit Jurgen Van den Broeck. Vous ne pouvez être un cycliste professionnel si vous ne le faites pas à cent pour cent. Cela devient de plus en plus difficile d’y parvenir et d’être loin de la maison. » Actuellement sur le Giro pour épauler Steven Kruijswijk, Van den Broeck évoque aussi la peur de faire « l’année de trop ». Depuis 2015, le Belge n’a pas eu de résultats satisfaisants. Et malgré ses changements d’équipes pour tenter de se relancer, rien n’y a fait.
Deux victoires au palmarès de Jurgen Van den Broeck
Passé professionnel en 2004 au sein de l’US Postal, Jurgen Van den Broeck a patienté jusqu’en 2011 pour lever les bras pour la première fois de sa carrière. C’était à l’occasion de la 1ère étape du Critérium du Dauphiné où il avait notamment battu Joaquim Rodriguez et Cadel Evans. Quatre ans plus tard, il a remporté le championnat national du contre-la-montre. Puis plus rien. On retiendra notamment que Van den Broeck a longtemps fait des classements généraux son objectif. Cela lui a notamment permis de terminer 3e du Tour de France en 2010 (après déclassement d’Alberto Contador, ndlr) et 4e du Tour de France 2012, entre autres.
Vidéo : Jurgen Van den Broeck sur les couleurs de la Katusha (2016)
Jurgen Van den Broeck la veille de prendre le départ de sa première compétition avec l’équipa Katusha en 2016. C’était lors du Tour d’Oman mi-février au terme duquel il s’était classé 14e au classement général final.
Comme il l’avait prévenu avant le Grand Départ de Sardaigne, André Greipel va quitter le Giro 2017. Sur la 13e étape aujourd’hui, le champion d’Allemagne va disputer sa dernière course sur le Tour d’Italie, avant de bâcher. Le leader de la Lotto-Soudal se tourne déjà vers le Tour de France.
André Greipel veut préparer les échéance à venir et le Tour de France
Au terme de la 13e étape du Giro 2017, André Greipel va donc abandonner. Vainqueur de la deuxième étape et porteur du maillot rose, le sprinteur allemand va disputer sa dernière étape aujourd’hui. Sur un parcours totalement plat de 167 kilomètres entre Reggio Emilia et Reggina, le leader de la Lotto-Soudal va effectuer ses derniers tours de roues sur la 100e édition du Giro d’Italia. Ce vendredi sera la dernière occasion pour lui et les sprinteurs de briller. En effet, dès demain et jusqu’au contre-la-monte final autour de Milan, les difficultés seront quotidiennes. Hors course pour le maillot cyclamen, solidement installé sur les épaules de Fernando Gaviria, le « Gorille de Rostock » n’a dont plus d’objectif sur ce Giro 2017. André Greipel a prévu de quitter la course dès ce soir, selon ses dires à Velonews. Et souhaite récupérer au plus vite, pour préparer le Tour de France au mois de juillet.
Andrew Talansky (Cannondale-Drapac) a renoué avec le succès à l’occasion de la cinquième étape du Tour de Californie qui était également l’étape reine de l’édition 2017, avec une arrivée jugée au sommet du mont Baldy, là où Julian Alaphilippe s’était imposé en 2015. L’Américain s’impose devant le Polonais Rafal Majka, toujours leader au classement général.
Andrew Talansky, le premier à se dévoiler
Le moins que l’on puisse écrire, c’est que l’étape du jour fut un long fleuve tranquille pour le peloton et ce, jusqu’au moment d’arpenter les premiers contreforts du mont Baldy (8km d’ascension avec des pourcentages atteignant les 10%). Les choses sérieuses ont débuté à cinq kilomètres de l’arrivée, lorsque l’Américain Andrew Talansky a décidé d’accélérer le rythme et de tester ses principaux rivaux.
Les favoris au rendez-vous
L’accélération de Talansky a eu pour effet d’isoler assez vite les coureurs du top 10 du classement général (exception faite de Robert Gesink et Vegard Stake Laengenement, tous deux décramponnés dès les premiers lacets du Mont Baldy). A deux kilomètres de l’arrivée, les offensives répétées d’Andrew Talansky ont eu pour effet d’isoler en tête les quatre hommes forts de ce Tour de Californie : le Polonais Rafal Majka (Bora), leader du classement général, son dauphin le Néo-Zélandais George Bennett (Lotto-Jumbo), ainsi que l’Américain Ian Boswell (Sky) et donc, Andrew Talansky. Sous la flamme rouge, les quatre hommes éteint encore au coude à coude. En cas de victoire, avec le jeu des bonifications, Bennett savait qu’il pouvait s’emparer du maillot de leader, lui qui ne comptait que 2 secondes de retard sur Majka. C’est cependant Boswell qui, le premier, a joué son va-tout, cependant vite et aisément annihilé par un Rafal Majka paraissant parfaitement maitriser son sujet tout au long de l’ascension. Au terme d’un sprint technique avec plusieurs virages serrés, c’est finalement Talansky qui s est imposé devant Rafal Majka, George Bennett et Ian Boswell.
La bonne opération de Talansky
Vainqueur de l’étape du jour, l’Américain a empoché 10 secondes de bonifications, une bonne affaire à la veille du contre-la-montre de ce vendredi. Désormais 4e à 44 secondes de Rafal Majka, Talansky sait qu’il peut compter sur ses aptitudes de rouleur pour tenter de refaire son retard sur les 24 km de l’exercice en solitaire.
Une drôle de mésaventure est arrivée à Simon Geschke ce matin. Le fidèle lieutenant du maillot rose du Tour d’Italie, Tom Dumoulin, a été oublié par son équipe à l’hôtel ! En effet, le bus Sunweb est parti vers la ligne de départ de la 12ème étape du Giro sans le coureur allemand !
Le bus Sunweb est parti sans Simon Geschke au Tour d’Italie !
Ce matin, un coureur manquait à l’appel sans le bus de la Sunweb. L’équipe du maillot rose actuel du Tour d’Italie, Tom Dumoulin, était en route pour le départ de la 12ème étape du Tour d’Italie sans Simon Geschke. Le coureur allemand a été oublié à l’hôtel. En réagissant avec beaucoup d’humour, il a posté une photo de lui sur Twitter en train de faire du stop sur le bord de la route.
Une heure plus tard, le coureur de la formation Sunweb a de nouveau posté un message sur Twitter, en précisant avec humour que son équipe est venue le récupérer: « Tout va bien! J’ai volé une voiture et je suis en route maintenant… Je plaisante. Ils ont fait demi-tour et sont venus me chercher. Je suppose que huit coureurs, c’est toujours mieux que sept! »
Heureusement, tout est bien qui finit bien pour Simon Geschke et la Team Sunweb. Ils étaient donc présents à temps pour la signature! Au soir de cette 12ème étape remportée par le Colombien Fernando Gaviria (Quick Step-Floors), Tom Dumoulin occupe toujours la première place du classement général. Le leader de la Sunweb portera donc de nouveau le maillot rose demain au départ de Reggio Emilia. Sauf surprise ou échappée au long court, cette étape devrait de nouveau revenir à un sprinteur.
Vidéo : Simon Geschke victorieux sur le Tour de France
En 2015, Simon Geschke remporte la 17ème étape du Tour de France. Présent dans l’échappée matinale, le coureur allemand a attaqué de loin pour l’emporter en solitaire à Pra-Loup.
Le contrat entre l’équipe de Patrick Lefevere et Quick Step-Floors arrive à son terme à la fin de la saison. Si le manager belge semble plutôt confiant quant à l’avenir de sa formation, le doute subsiste car il n’a toujours pas annoncé l’arrivée d’un nouveau sponsor qui pourrait mettre ainsi ses coureurs à l’abri pour 2018.
Zdenek Bakala veut continuer à soutenir Quick Step-Floors
Le contrat entre l’équipe de Patrick Lefevere et Quick Step-Floors arrive à son terme à la fin de la saison 2017. Pourtant, l’avenir de cette formation ne semble pas si sombre qu’il n’y paraît. Propriétaire et mécène de l’équipe belge qui compte dans ses rangs un certain Julian Alaphilippe ou encore le sprinteur Fernando Gaviria, Zdenek Bakala a affirmé qu’il souhaitait continuer à la soutenir. L’homme d’affaires tchèque l’a d’ailleurs confirmé dans différents médias, comme le relate la RTBF: « Si je ne meurs pas, je continuerai certainement à soutenir l’équipe et elle existera donc en 2018. »
Patrick Lefevere à la recherche de nouveaux sponsors. La piste Specialized?
Cependant, et on peut aisément le comprendre, Patrick Lefevere ne peut pas se satisfaire de cette situation et ne veut pas prendre le risque de dépendre d’un seul homme. C’est pourquoi il est à la recherche de nouveaux sponsors. D’abord, il a discuté avec Quick Step-Floors, mais s’il souhaite que sa formation reste l’une des meilleurs du circuit World Tour, ce ne sera pas suffisant.
Le manager belge est récemment allé aux Etats-Unis où se déroule actuellement le Tour de Californie pour y rencontrer et discuter avec son fabriquant de vélo, Specialized. Serait-ce une piste pour un nouveau sponsor? Patrick Lefevere n’a pas souhaité donner de nouvelles positives quant à l’avenir de son équipe et préfère avoir des certitudes avant de parler.
Avec son profil plus proche de l’encéphalogramme de Michael Schumacher que d’une étape du Giro, cette treizième étape est assurément la plus plate du Giro 2017. Longue de 167 kilomètres, elle va surtout servir à bien faire tourner les jambes avant le retour aux choses sérieuses dès le lendemain…
13e étape du Giro 2017 : profil et analyse
Point d’analyse à livrer aujourd’hui, l’échappée devrait être réduite à sa portion congrue, constituée de kamikazes ou de coureurs dont le directeur sportif n’est pas satisfait et souhaite leur faire prendre un peu de vent. Sauf fait de course particulier, c’est un sprinteur qui lèvera les bras à Tortona.
Les derniers kilomètres et les paysages offerts par la Rai seront les principaux attraits proposés par cette étape aux téléspectateurs.
Comment suivre l’étape – Informations pratiques
Départ de Reggio d’Emilia à 13h30 pour une arrivée comprise entre 17h08 et 17h28. Patrick Chassé et sa troupe prennent l’antenne sur L’Equipe 21 dès 13h05.
La deuxième étape du Tour de Norvège (2.HC) a été remportée au sprint par le Néerlandais Dylan Groenewegen (LottoNL-Jumbo). Le Norvégien Edvald Boasson-Hagen (Dimension Data), leader de la course au départ de l’étape, a conservé à cette issue sa tunique jaune.
Dylan Groenewegen jeune coureur de 23 ans
Avec ce nouveau succès en poche, le coureur de l’équipe Jumbo a signé une seconde victoire cette saison. Au terme des 194 kilomètres que les coureurs avaient à parcourir, le coureur âgé de 23 ans a imposé sa pointe de vitesse et a disposé des autres sprinters, notamment. Il s’est imposé devant les Norvégiens Halvorsen (Team Joker) et EBH. Demain, les coureurs disputeront la troisième étape qui mènera les coureurs de Hamar à Lillehammer (192 Km).
Retrouver toutes les informations du Tour de Norvège, ici
Classement de la 2e étape du Tour de Norvège 2017 – Top 10
Cette nuit, place à l’étape reine et à la haute montagne sur le Tour de Californie. Les têtes d’affiche et prétendants à la victoire finale vous pouvoir en découdre tout au long des 125 kilomètres de cette cinquième étape, et notamment dans la redoutable dernière ascension du Mont Baldy, où l’arrivée sera jugée au sommet, à 1.964 mètres d’altitude.
Ca va piquer sur l’étape reine du Mont Baldy
Les coureurs du Tour de Californie disputeront cette nuit une des deux plus courtes étapes de cette édition, mais aussi la plus dure, avec arrivée au sommet, à 2.000 mètres d’altitude. Les 125 kilomètres de l’étape seront ponctués de trois ascensions. Une pour débuter et deux successivement pour en finir. Dès le départ de cette étape reine, le peloton arpentera la montée d’un col de première catégorie qui les mènera à 1.379 mètres d’altitude. Après quoi les coureurs descendront vers la dernière montée qui s’effectuera en deux ascensions, sur quarante kilomètres. D’abord un premier col de première catégorie avec une montée moyenne à 5%, puis ils en finiront avec le Mont Baldy et ses 8,3% de pente moyenne !
Classement général au départ de la 5e étape – Top 20
Pour son premier Grand Tour, le jeune sprinteur colombien de 22 ans confirme qu’il est bien la principale figure du futur du sprint mondial. Pourtant, il se montre humble et affiche une véritable admiration envers son rival allemand André Greipel.
Fernando Gaviria : « Juste en meilleure forme que Greipel »
Le coureur de la Quick-Step est débord revenu sur un fait de course, la crevaison de son poisson-pilote Maximiliano Richeze, à 17 kilomètres de l’arrivée : « La crevaison de Maximiliano nous a inquiétée car elle s’est produite alors que le peloton roulait très vite. Heureusement, il a réussi à revenir rapidement [à 8 kilomètres de la ligne, NDLR] ».
Puis, sans trop s’épancher sur sa nouvelle victoire, le porteur du maillot cyclamen a tenu a rendre hommage au gorille de Rostock : « André Greipel est le meilleur sprinteur de ce Giro. C’est lui qui a gagné le plus de courses, c’est un exemple pour tous. Si je gagne, c’est surtout car je suis en meilleure forme que lui. J’essaie juste d’en profiter ». Modeste, respectueux et talentueux, le meilleur sprinteur sud-américain a décidément tout pour plaire.
Three stage wins in my first Grand Tour! Have no words to tell you how happy I am. Thanks to everyone for the support! #Giro100pic.twitter.com/xnK0AzebQT
L’étape, longue de 234 kilomètres, a été conforme à ce qui était attendu. Après un sprint rondement mené, le sprinteur colombien Fernando Gaviria s’octroie déjà sa troisième victoire sur ce Tour d’Italie. Comme attendu également, le classement général n’a subi aucun changement significatif aujourd’hui.
220 kilomètres d’échappée pour un trio de condamnés
Parfois, il faut savoir accepter le destin. Celui de cette douzième étape était de se finir au sprint. Et il s’est accompli. Seuls trois hommes, trois courageux, ont tenté de réécrire l’Histoire : Sergey Firsanov, Mirco Maestri et Marco Marcato. Un Russe et deux Italiens, pour essayer de mettre à mal les plans d’un Colombien, d’un Australien, et d’un Allemand. Ce dernier, André Greipel, a d’ores et déjà annoncé son intention de quitter le Tour d’Italie demain soir. Inutile de préciser que lui et son équipe n’avaient aucune envie de voir gâchée cette avant-dernière opportunité de lever les bras avant de faire les valises… C’est donc la formation Lotto-Soudal, ainsi que celles de ses rivaux sprinteurs, qui menaient la chasse. Les ascensions des cols de deuxième et troisième catégorie n’avait pour seule conséquence que de faire passer le maillot de grimpeur des épaules de Jan Polanc à celles, plus larges, d’Omar Fraile.
— Quick-Step Cycling (@quickstepteam) May 18, 2017
Fernando Gaviria, comme à la parade !
Les trois échappés, qui ont compté jusqu’à sept minutes d’avance, voyaient avec impuissance leur avantage se réduire. Le peloton, un tantinet sadique, s’est rapproché à 3’30 de la tête à plus de 120 kilomètres de la ligne, avant de jouer avec les fuyards comme le chat avec sa proie, pour enfin les croquer à 10 kilomètres du but, même un peu moins pour Mirco Maestri, le local de l’étape qui refusait d’abdiquer.
Ne restait plus au peloton qu’à terminer sa besogne et à s’emballer dans les rues de Reggio d’Emilia. Et à ce petit-jeu là, Fernando Gaviria (Quick-Step Floors), a prouvé qu’il méritait bien le maillot Cyclamen de meilleur sprinteur. Quant à la première victoire italienne, elle attendra encore un peu après la nouvelle deuxième place de Jakub Mareczko.
Les médias locaux Italiens rapportent depuis quelques heures que l’ancien champion du monde de MotoGP 2006, Nicky Hayden, a été victime d’un très grave accident de vélo, alors qu’il évoluait en Italie.
Nicky Hayden entre la vie et la mort
Le pilote moto âgé de 36 ans, qui s’exerçait à vélo du côté de Rimini, en Italie, a été percuté par une voiture. Pour l’heure, les circonstances de l’accident sont encore inconnues. Les médias rapportent que le champion souffre d’un traumatisme au thorax et à la tête. Hayden serait entre la vie et la mort, et les médecins ne se sont pas pronostiqués pour l’heure.
Plus d’infos à venir…
Le pilote américain Nicky Hayden, champion du monde de MotoGP en 2006, victime d'un très grave accident de vélo. Pronostic vital engagé #AFPpic.twitter.com/FZi9eiwwAE
Déjà fragilisés au classement général, Geraint Thomas et Steven Kruijswijk ont vu leurs espoirs s’évanouir encore un peu plus hier. Les deux hommes faisaient légitimement partie des prétendants à la victoire finale il y a encore quelques jours. Aujourd’hui, il est surtout question pour eux d’intégrer le top 10…
Geraint Thomas (Sky), un genou encore douloureux
Après un contre-la-montre achevé à une superbe 2e place mardi, on pensait le Gallois parfaitement remis d’aplomb et en phase reconquête après le triste épisode du Blockhaus. Mais, lâché par l’accélération de Nibali dans la montée finale de Fumaiolo, il n’a pas pu profiter de la descente pour revenir sur le groupe des favoris. Arrivé au sein d’un groupe de dix coureurs, il a encore concédé 48’’ sur ses principaux rivaux. Le leader de la Sky a déclaré : « J’ai souffert de mon genou toute la journée. Ca aillait moins bien qu’hier [mardi, NDLR], car l’étape était beaucoup plus longue ». Le coureur a ajouté : « Je vais continuer à voir au jour le jour, il y a maintenant deux étapes faciles qui vont me permettre de récupérer ».
Les Giros se suivent et ne se ressemblent pas pour Steven Kruijswijk
Arrivé dans le même groupe que Thomas, Steven Kruijswijk fait également partie des battus de la journée d’hier. Et le Néerlandais ne peut invoquer de chute pour expliquer ses contre-performances répétées depuis dimanche. 2’43 perdues au Blockhaus, 2’43 également lors du contre-la-montre, 48’’ hier, voilà qui commence à compter. Désormais 12e du classement général à 6’07, Kruijswijk va devoir se livrer s’il souhaite réaliser ses rêves de podium. Encore faudrait-il que les jambes reviennent…
On le sait, les trois Grands Tours se livrent une compétition à distance pour gagner en prestige et en exposition médiatique. Dans cette compétition, l’innovation n’est pas la moindre des armes dont disposent les organisateurs. La multiplication des classements annexes par RCS Sport, organisateur du Tour d’Italie, participe à cela. On peut estimer qu’un classement est légitime à partir du moment où il est disputé. Est-ce le cas sur les routes italiennes ?
Zoom sur les classements annexes du Giro
Cette année, pas moins de neuf classements annexes sont proposés aux coureurs et à leurs équipes. Aux côtés des traditionnels classements du meilleur grimpeur, du meilleur sprinteur, du meilleur jeune et de la meilleure équipe, on trouve des classements plus atypiques, voire loufoques. Outre la possibilité de se démarquer du Tour de France, référence ultime, ces classements permettent à RCS Sport de trouver des financements, car la plupart sont intimement associés à des marques. Passage en revue les classements annexes que vous ne verrez pas sur le Tour de France…
Combativité : contrairement à ce qui se passe dans le Tour de France, où c’est un jury qui élit le combatif du jour et le super combatif du Tour, RCS Sport a choisi l’objectivité. Mais comment déterminer objectivement le coureur le plus combatif, notion subjective par essence ? En additionnant les points pris aux sprints intermédiaires, aux sommets répertoriés et aux arrivées, répond RCS. Pour le moment, c’est Fernando Gaviria, échappé quelques kilomètres lors de la 3e étape, qui mène la danse…
Meilleur échappé (Fuga Pinarello) : ce classement rejoint un peu le précédent. Chaque kilomètre passé à l’avant dans une échappée de dix coureurs ou moins donne un point. Le coureur cumulant le plus de points à Milan remporte le prix.
Super Équipe : introduit en 1993, ce second classement par équipe offre des points aux 20 premiers coureurs de chaque étape (20 pts pour le 1er, 19 pts pour le 2nd…). L’équipe qui cumule le plus de points au terme du Giro remporte ce trophée.
Meilleur sprinteur intermédiaire : ce classement se passe d’explications
Fair play : sans rentrer dans le détail d’un règlement assez complexe, disons que tout avertissement, amende, déclassement, pénalité, contrôle positif… Donne des points, et que l’équipe qui cumule le moins de points rafle la mise.
Meilleur descendeur : classement dont la création, peu avant le départ de l’épreuve, a provoqué une telle levée de bouclier parmi les coureurs qu’il a été abandonné avant même sa mise en place.
A noter que certains classements farfelus ont été abandonnés au cours de l’histoire du Tour d’Italie. Ainsi ont disparu le maillot noir du dernier du classement général, trop disputé au goût des organisateurs, ou le maillot bleu du classement intergiro (le temps était pris une première fois sur une ligne d’arrivée fictive placée en cours d’étape).
Dans une étape promise aux sprinters, une fois n’est pas coutume, ce sont les échappés qui l’ont emporté. La quatrième étape du Tour de Californie (WorldTour) a été remportée par l’Américain Evan Huffman (Rally Racing) qui a réglé le sprint des cinq fuyards. Le jeune Mathias Le Turnier, 22 ans, présent dans l’échappée, a pris une prometteuse quatrième place.
Mathias Le Turnier néo-pro de chez Cofidis
Au terme des 159,5 kilomètres de la quatrième étape du Tour de Californie, c’est le coureur de l’équipe continentale Rally Racing, Evan Huffman, qui l’a emporté, dans un sprint à cinq. L’Américain a devancé son coéquipier Rob Britton et le Néerlandais Lennard Hofstede (Team Sunweb). Le néo-pro Français Mathias Le Turnier (Cofidis) a pris la 4e place de l’étape du jour. Le sprint du peloton a été remporté par le double champion du monde sur route, Peter Sagan. Au classement général, c’est toujours le Polonais Rafal Majka (Bora) qui tient le leadership depuis sa victoire acquise lors de la seconde étape. La nuit prochaine, les coureurs disputeront l’étape reine qui s’achèvera au sommet du Mont Baldy.
Mark Cavendish n’a pas sprinté ! Après tout, c’est normal puisque l’étape n’était pas réservée aux sprinteurs. J’ai pourtant vu le Cav au départ de l’étape, mais je ne l’ai pas vu à l’arrivée. Il a bâché peut-être ? Frédéric, reviens à la raison et arrête de voir Mark Cavendish partout ! The Man Express n’était pas inscrit sur la liste des partants du 100e Giro d’Italia. Et bien il est venu faire un petit coucou aux copains de l’équipe Dimension Data. Voilà !
Mark Cavendish s’entraînait non loin du Giro, il est venu !
Le sprinteur originaire de l’île de Man partage son temps entre l’Angleterre et l’Italie quand il n’est pas en course. Propriétaire d’une maison non loin de Florence, Mark Cavendish est venu saluer les copains sur la 11e étape qui reliait Firenze à Bagno di Romagna. Une visite en voisin qui porta chance à son coéquipier espagnol Omar Fraile. Malgré la joie de se remettre dans l’ambiance d’un Grand Tour, le Cav est contraint au repos forcé à cause d’une mononucléose. Repos relatif puisqu’approche à grands pas le Tour de France, mais…
"Some days I feel I´m on the top of the world, some days I don´t, but at least I can ride my bike".Cav meets the #Giro100 peloton in Firenze pic.twitter.com/fLQBDuzVe6
The Man Express incertain pour le Tour de France 2017
Nous sommes à un mois et demi du Tour de France et la participation de Mark Cavendish à la Grande Boucle est encore incertaine. Il n’a plus couru depuis Milan-San-Remo. En plus de ses problèmes de santé, une seule victoire est à son compteur à cette période de l’année, obtenue sur le Tour d’Abu Dhabi. Maigre butin pour un sprinteur de son calibre. Il semblerait qu’il fasse son retour sur le Dauphiné ou le Tour de Suisse comme l’a précisé Rolf Aldag le Directeur de la performance chez Dimension Data. Mais il précise aussi qu’il ne veut pas précipiter le retour du Britannique car son rétablissement doit être complet d’ici le 1er juillet. L’entraînement de manière intensive n’est pas encore au goût du jour et aucun remède n’existe conte le virus. Alors, Mark Cavendish doit prendre son mal en patience mais, que le temps doit être long pour une fusée comme lui qui n’a que la moitié de sa puissance pour se mettre en orbite. Et s’il ne participe pas au Tour ? Et bien The Man Express sera rebaptisé, The Man d’Orient. Car il se hâtera, lentement.
Vidéo. Mark Cavendish et le Tour de France. Le maillot vert, sa raison d’être
Vainqueur de la 11e étape du Tour d’Italie, Omar Fraile a décroché le plus beau succès de sa carrière. Sur un petit nuage, le grimpeur de la Dimension Data avait été prévenu ce matin par sa petite amie, « Aujourd’hui c’est ton jour! ». Et difficile de dire qu’elle avait tord.
Omar Fraile savoure sa victoire sur le Tour d’Italie
Redescendu (un peu) sur terre, Omar Fraile a livré ses impressions sur le site de sa formation Dimension-Data. « Je ne peux pas le croire! C’est incroyable. Je savais que cette étape était bonne pour moi et je l’avais déjà marquée dans mon guide routier. 17 est mon chiffre porte-bonheur et ce matin, quand j’ai parlé avec ma petite amie au téléphone elle m’a dit » Aujourd’hui c’est ton jour ». Elle avait raison.«
Le grimpeur de la Dimension Data avait des jambes de jeu
Le meilleur grimpeur de la dernière Vuelta raconte sa folle journée passée à l’avant. Sorti puis repris en compagnie de Mikel Landa, Omar Fraile a insisté. L’Espagnol, nouveau leader du classement de la montagne du Tour d’Italie, a tout réussi aujourd’hui. « Quand Landa a attaqué, j’ai pensé que cela pourrait être une bonne idée de suivre et voir ce qui arriverait. Nous avons alors été rattrapés de nouveau et tandis que les autres attaquaient sur la dernière montée, j’ai juste gardé ma propre allure et j’ai géré mon effort jusqu’à ce que je sois près du sommet et ensuite j’ai attaqué. Dans le sprint, je savais que Rui Costa était l’homme pour battre. Cependant, je suis aussi rapide et j’avais de très bonnes sensations dans mes jambes aujourd’hui. C’est le meilleur jour de ma carrière«
Le classement de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
1
Omar FRAILE MATARRANZ
ESP
DDD
27
4:23:14
2
Rui Alberto FARIA DA COSTA
POR
UAD
31
+0
3
Pierre ROLLAND
FRA
CDT
31
+0
4
Tanel KANGERT
EST
AST
30
+0
5
Giovanni VISCONTI
ITA
TBM
34
+0
6
Ben HERMANS
BEL
BMC
31
+0
7
Dario CATALDO
ITA
AST
32
+0
8
Simone PETILLI
ITA
UAD
24
+0
9
Maxime MONFORT
BEL
LTS
34
+3
10
Laurens DE PLUS
BEL
QST
22
+3
Le classement général au terme de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
1
Tom DUMOULIN
NED
SUN
27
47:22:07
2
Nairo QUINTANA
COL
MOV
27
+2:23
3
Bauke MOLLEMA
NED
TFS
31
+2:38
4
Thibaut PINOT
FRA
FDJ
27
+2:40
5
Vincenzo NIBALI
ITA
TBM
33
+2:47
6
Andrey AMADOR BIKKAZAKOVA
CRC
MOV
31
+3:05
7
Bob JUNGELS
LUX
QST
25
+3:56
8
Tanel KANGERT
EST
AST
30
+3:59
9
Domenico POZZOVIVO
ITA
ALM
35
+4:05
10
Ilnur ZAKARIN
RUS
KAT
28
+4:17
Vidéo : Omar Fraile remporte la 11ème étape du Tour d’Italie
Présent dans l’échappée matinale, Omar Fraile s’est imposé au terme d’un sprint à quatre devant Rui Costa et Pierre Rolland. Tom Dumoulin conserve la tête du classement général.
Présent dans la bonne échappée en compagnie d’une bonne vingtaine de coureurs, Andrey Amador réalise un joli coup aujourd’hui. En plus de dédouaner son équipe de la chasse du peloton, le coureur de la Movistar a fait un joli rapproché au classement général. Au terme de cette 11e étape du Giro 2017 il est sixième, à 3’05 de Tom Dumoulin. L’équipe espagnole a désormais deux atouts dans son jeu.
Andrey Amador a senti le bon coup partir
Avec une première difficulté de deuxième catégorie au bout de 15 kilomètres seulement, les coureurs savaient que la course s’emballerait rapidement. Vite esseulé, Tom Dumoulin n’a pu que constater les nombreuses attaques en tête de course, et notamment celle d’Andrey Amador. Le Costaricain raconte sa 11e étape du Giro 2017. « Nous étions attentifs aux sorties parce que nous savions que beaucoup essaieraient d’aller dans l’échappée. Nous voulions aussi voir comment l’équipe du leader réagirait si nous pouvions mettre des coureurs à l’avant. Quand l’échappée était presque faite, j’ai démarré avec Kangert, nous les avons rejoint et l’échappée est partie. » Épaulé par deux coéquipier, Amador et la Movistar ont évidemment eu du mal à trouver des alliés. « Le problème était que beaucoup de coureurs ne passaient pas au relais. Pendant longtemps ils nous ont laissé toute la responsabilité, et l’écart ne croissait plus. «
Le coup tactique de Movistar a marché
Même s’il n’a pu profiter de sa présence à l’avant pour disputer la victoire d’étape Andrey Amador était satisfait de délester son leader Nairo Quintana de toute responsabilité dans le peloton. « C’était dommage de ne pas pouvoir profiter de la situation pour lutter pour l’étape. Mais on ne peut pas tout avoir quand tu passes des relais toute la journée. Mais je suis content aussi parce que derrière tout est bien allé avec Nairo. L’objectif était d’aussi de donner un peu de tension à la course pour voir comment se comporterait l’équipe du leader,. Elle a bien répondu. Pas beaucoup de différences se sont faites mais ce fut une journée très usante »
Andrey Amador veut favoriser la « remontada » de Nairo Quintana
Même si Andrey Amador est désormais sixième à 3’05 du maillot rose, il n’en oublie pas son rôle de coéquipier auprès de Nairo Quintana, deuxième à 2’23, sur ce Giro 2017. « Ce temps que j’ai gagné je crois que ce sera important stratégiquement. Maintenant je suis un coureur inconfortable. Vis-à-vis de la tactique de l’équipe je crois que c’est bon pour notre unique objectif qui est d’essayer de gagner le Giro avec Nairo. Pourvu que que les jambes et celles de tous les coéquipiers continuent de répondre ainsi pour être le plus près possible de lui. » Tom Dumoulin est prévenu.
Le classement de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
1
Omar FRAILE MATARRANZ
ESP
DDD
27
4:23:14
2
Rui Alberto FARIA DA COSTA
POR
UAD
31
+0
3
Pierre ROLLAND
FRA
CDT
31
+0
4
Tanel KANGERT
EST
AST
30
+0
5
Giovanni VISCONTI
ITA
TBM
34
+0
6
Ben HERMANS
BEL
BMC
31
+0
7
Dario CATALDO
ITA
AST
32
+0
8
Simone PETILLI
ITA
UAD
24
+0
9
Maxime MONFORT
BEL
LTS
34
+3
10
Laurens DE PLUS
BEL
QST
22
+3
Le classement général au terme de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
1
Tom DUMOULIN
NED
SUN
27
47:22:07
2
Nairo QUINTANA
COL
MOV
27
+2:23
3
Bauke MOLLEMA
NED
TFS
31
+2:38
4
Thibaut PINOT
FRA
FDJ
27
+2:40
5
Vincenzo NIBALI
ITA
TBM
33
+2:47
6
Andrey AMADOR BIKKAZAKOVA
CRC
MOV
31
+3:05
7
Bob JUNGELS
LUX
QST
25
+3:56
8
Tanel KANGERT
EST
AST
30
+3:59
9
Domenico POZZOVIVO
ITA
ALM
35
+4:05
10
Ilnur ZAKARIN
RUS
KAT
28
+4:17
Vidéo : Omar Fraile remporte la 11ème étape du Tour d’Italie
Présent dans l’échappée matinale, Omar Fraile s’est imposé au terme d’un sprint à quatre devant Rui Costa et Pierre Rolland. Tom Dumoulin conserve la tête du classement général.
Omar Fraile réalise une course monstrueuse pour remporter la 11e étape du Tour d’Italie, pendant que Tom Dumoulin voit son maillot rose menacé. Le résumé : ICI
Le classement de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
1
Omar FRAILE MATARRANZ
ESP
DDD
27
4:23:14
2
Rui Alberto FARIA DA COSTA
POR
UAD
31
+0
3
Pierre ROLLAND
FRA
CDT
31
+0
4
Tanel KANGERT
EST
AST
30
+0
5
Giovanni VISCONTI
ITA
TBM
34
+0
6
Ben HERMANS
BEL
BMC
31
+0
7
Dario CATALDO
ITA
AST
32
+0
8
Simone PETILLI
ITA
UAD
24
+0
9
Maxime MONFORT
BEL
LTS
34
+3
10
Laurens DE PLUS
BEL
QST
22
+3
Le classement général au terme de la 11e étape du Tour d’Italie – Top 10
Mercredi, c’est le double vainqueur de l’épreuve (2012 et 2013), Edvald Boasson-Hagen (Dimension Data), qui a remporté au sprint la première étape de son Tour national. Le Norvégien âgé de 30 ans a logiquement endossé le premier maillot de leader du Tour de Norvège 2017.
EBH chez lui sur le Tour de Norvège 2017
Au terme de la première étape de la course classée 2.HC, c’est le local Edvald Boasson-Hagen qui l’a emporté. A l’issue des 169,4 kilomètres, le coureur de l’équipe Dimension Data a devancé le Belge Tosh Van der Sande (Lotto Soudal) et l’Australien Simon Gerrans (Orica). Le vainqueur du jour a endossé le premier maillot de leader. LE Français Maxime Daniel (25 ans – Fortuneo) a pris la cinquième place du sprint et a accessoirement terminé premier tricolore. Tony Gallopin a pris la neuvième place.
La douzième étape du Giro, entre Forli et Reggio Emilia, sera la plus longue de l’épreuve. Et paradoxalement, elle devrait être l’occasion pour le peloton de souffler un peu. Le profil n’est certes pas plat, mais il est tracé de façon à donner aux sprinteurs une bonne raison de ne pas être rentrés à la maison (avec la permission de Nizzolo).
12e étape du Giro 2017 : profil et analyse
Retour à un scénario plus classique aujourd’hui, après la spectaculaire étape qui a vu Omar Fraile devancer Rui Costa et Pierre Rolland… Deux ascensions à franchir pour les coureurs (Colla di Casaglia, 2e et Valico Appenninico, 3e), sachant que le sommet de la dernière montée se situera à 123 kilomètres de l’arrivée. Largement de quoi organiser une poursuite efficace dans le cas où une échappée aurait pris un peu de marge dans la première partie de la course. Sur le papier, c’est étape ne peut aucunement échapper à un sprinteur. D’autant que les derniers kilomètres sont totalement plats. Attention toutefois, car l’arrivée est assez technique. Jungels et Greipel se sont déjà plaints de certaines arrivées urbaines dans ce Giro, trop dangereuses à leur goût. Il pourrait encore y avoir de la casse aujourd’hui avec un virage à 45° à 350 mètres de la ligne.
234 km et beaucoup de régions traversées par le peloton aujourd’hui…
Comment suivre l’étape – Informations pratiques
Départ programmé à 11h40, et arrivée prévue entre 16h59 et 17h32. Prise d’antenne par L’Equipe 21 à 13h05, comme d’habitude…
Après une nouvelle échappée infructueuse lors de ce Tour d’Italie, la troisième depuis la Sardaigne, Pierre Rolland était logiquement déçu à l’arrivée. Pourtant, le coureur français sait qu’il n’a rien à se reprocher et que la 3e place obtenue aujourd’hui est la meilleure qu’il pouvait obtenir compte tenu de ses adversaires. C’est en substance ce qu’il a déclaré au micro de L’Equipe 21…
Pierre Rolland : « Omar Fraile a vraiment été costaud »
Interrogé sur la ligne d’arrivée par Claire Bricogne, le 4e du Giro 2014 a affirmé : « J’ai encore donné le meilleur de moi-même aujourd’hui. J’avais coché cette étape tout en sachant que les 25 derniers kilomètres de descente allaient être difficiles pour moi. C’est pour cela que j’ai essayé de créer une différence dans la dernière montée ». S’il est bien parvenu à s’isoler au sommet, le Français a été rejoint progressivement par Omar Fraile, Rui Costa et enfin Tanel Kangert.
Le vainqueur du jour a d’ailleurs fait forte impression à Pierre Rolland : « Omar Fraile a vraiment été costaud. Il a fait la journée devant, après il se retrouve encore avec moi à l’avant. Je l’ai laissé faire 60% du travail quand on n’était que tous les deux. Ensuite Rui Costa est arrivé… Avec Fraile et Rui Costa, je savais que c’était foutu pour moi. A deux kilomètres du but, ils se sont regardés, j’ai essayé de partir. Rui Costa a fait l’effort pour revenir sur moi. C’est ce qui le fait perdre mais il me fait perdre aussi », a expliqué Pierre Rolland dans un sourire.
#Giro100 Third spot for @PierroooRolland as the chasers got on their heels in the finish straight. Congrats to Fraile for the stage win.
Partis sur les chapeaux de roues, les coureurs nous ont offert une étape plutôt spectaculaire aujourd’hui. Acteur de ce spectacle, le grimpeur de 30 ans ne boude pas son plaisir malgré tout : « Ça a été une super étape, très animée. Les Movistar ont envoyé Amador à l’avant, on a vu de grandes manœuvres aujourd’hui quand même ».
Après la déception d’aujourd’hui, le grimpeur français de Cannondale regarde résolument vers les étapes à venir : « Maintenant, j’ai quelques jours de plat pour rester dans les roues et récupérer. Il reste encore de la route avant Milan, j’espère décrocher une victoire, c’est mon objectif initial sur le Giro », termine-t-il. Un Pierre Rolland ne renonce jamais !
La 11ème étape du Tour d’Italie, disputée entre Florence et Bagno di Romagna, a été remportée par Omar Fraile. Le coureur espagnol de la Dimension Data, parti dans l’échappée matinale, a devancé dans un sprint à quatre Rui Costa (UAE Team Emirates) et Pierre Rolland (Cannondale-Drapac). Au classement général, Tom Dumoulin (Sunweb) conserve la tête mais a été en danger aujourd’hui…
Tom Dumoulin attaqué dès les premiers kilomètres
Peu après le départ de Florence, le peloton s’attaque à la première difficulté du jour, le Passo della Consuma. Dès lors, les attaques fusent dans tous les sens et nombreux sont ceux qui veulent prendre l’échappée. Ces différentes offensives font exploser le peloton et déjà, le maillot rose Tom Dumoulin (SUN) perd tous ses équipiers à l’exception de Simon Geschke. La formation Sunweb connaît alors une grosse frayeur, d’autant plus qu’Andrey Amador (MOV) fait partie des hommes échappés. En effet, le Costa-Ricain pointe à deux petites minutes seulement de Tom Dumoulin. Heureusement pour ce dernier, il voit revenir dans le groupe principal deux de ses équipiers dont Georg Preidler (SUN). En cas de besoin, il pourra également compter sur Laurens Ten Dam (SUN), présent à l’avant de la course.
Une échappée de luxe où Omar Fraile et Mikel Landa font bande à part
Cette échappée fait peur au peloton, d’autant plus qu’elle compte dans ses rangs certains grands noms du cyclisme. Hormis Andrey Amador (MOV) – neuvième du général – on retrouve Mikel Landa (SKY), Dario Cataldo et Tanel Kangert (AST), Rui Costa (UAD), Maxime Monfort (LTS), Giovanni Visconti (TBM) ou encore Ben Hermans (BMC) pour ne citer qu’eux. Côté français, on note la présence de Pierre Rolland (CDT) et d’Hubert Dupont (ALM). La FDJ en revanche, ne compte aucun représentant à l’avant.
Au pied du deuxième col, le Passo della Calla, Omar Fraile (DDD) et Mikel Landa (SKY) accélèrent. Les deux Espagnols, qui sont vraisemblablement gênés par par le nombre important de coureurs présents et le manque de cohésion de ce groupe, creusent l’écart. Au sommet, le duo de tête possède plus de deux minutes d’avance sur le groupe de contre et cinq minutes sur l’échappée. Très technique, la descente envoie deux hommes à terre dont le grimpeur italien Franco Pellizotti (TBM).
Les Espagnols Mikel Landa (Team Sky) et Omar Fraile (Dimension Data) à l’avant – Photo : Twitter Giro d’Italia
A 40 kilomètres de l’arrivée, après la troisième difficulté du jour (le Passo del Carnaio), le duo de tête se fait reprendre par le groupe de contre grâce au travail des Movistar et des Cannondale-Drapac notamment. Cependant, Mikel Landa (SKY) insiste et repart seul mais c’est un coup d’épée dans l’eau pour l’Espagnol qui se fait reprendre peu après, puis lâcher. Nous assistons également à quelques changements au sein du peloton car les FDJ de Thibaut Pinot et les Trek-Segafredo de Bauke Mollema viennent relayer les Sunweb.
Les Français Pierre Rolland et Thibaut Pinot passent à l’attaque
La dernière ascension se présente face aux coureurs. Le Monte Fumaiolo, qui comporte une longue portion roulante à 4% pendant 25 kilomètres, est très pentue au sommet avec 2,9 kilomètres à 8,4%. L’entente n’est pas cordiale au sein de cette échappée. Les coureurs ne cessent de s’attaquer mais Laurens De Plus (QST), Rui Costa (UAD) et Pierre Rolland (CDT) font la différence à 28 kilomètres de l’arrivée. Le Français insiste au sommet et se détache de ses adversaires mais il voit revenir Omar Fraile (DDD) qui a attaqué pour aller chercher les points du classement de la montagne.
Omar Fraile et Pierre Rolland seuls dans le final de l’étape – Photo : Twitter Tour d’Italie
Derrière, Franco Pellizotti (TBM) accélère violemment pour son leader Vincenzo Nibali. Thibaut Pinot (FDJ), vigilant, est parfaitement calé dans la roue du Sicilien tout comme Nairo Quintana (MOV). Lorsque que son équipier s’écarte, Vincenzo Nibali (TBM) attaque mais il est suivi par les principaux favoris à l’exception de Geraint Thomas (SKY) et de Steven Kruijswijk (TLJ). A noter que Tejay van Garderen (BMC) n’est plus là également. L’Américain, dans un mauvais jour, a été lâché plus tôt. A 500 mètres de la ligne, Thibaut Pinot (FDJ) passe à l’offensive et fait le trou. Cependant, le grimpeur de la FDJ est repris dans la descente.
Omar Fraile de bout en bout
A 13 kilomètres de l’arrivée, Rui Costa (UAD) accélère à la faveur d’une petite montée. Le Portugais, ancien champion du monde, réduit l’écart et revient sur le duo de tête, Pierre Rolland (CDT) et Omar Fraile (DDD). Alors que Tanel Kangert (AST) revient, le Français de la Cannondale attaque mais il est repris à 2 kilomètres de la ligne. Dans un sprint à quatre, Omar Fraile (DDD) l’emporte devant Rui Costa (UAD). Le Français Pierre Rolland (CDT) complète le podium. Au classement général, Tom Dumoulin (SUN) conserve le maillot rose mais a été en danger dès les premiers kilomètres.
Omar Fraile remporte la 11ème étape du Tour d’Italie :
1. 🇪🇸 FRAILE Omar (DDD) en 4:23:14
2. 🇵🇹 COSTA Rui (UAD) m.t.
3. 🇫🇷 ROLLAND Pierre (CDT) m.t.
4. 🇪🇪 KANGERT Tanel (AST) m.t.
5. 🇮🇹 VISCONTI Giovanni (TBM) m.t.
6. 🇧🇪 HERMANS Ben (BMC) m.t
7. 🇮🇹 CATALDO Dario (AST) m.t.
8. 🇮🇹 PETILLI Simone (UAD) m.t.
9. 🇧🇪 MONFORT Maxime (LTS) +0:03
10. 🇧🇪 DE PLUS Laurens (QST) m.t.
Tom Dumoulin conserve la tête du classement général :
Vidéo : Omar Fraile remporte la 11ème étape du Tour d’Italie
Présent dans l’échappée matinale, Omar Fraile s’est imposé au terme d’un sprint à quatre devant Rui Costa et Pierre Rolland. Tom Dumoulin conserve la tête du classement général.
Souffrant d’allergies au pollen et à court de forme, Giacomo Nizzolo jette l’éponge. Le champion d’Italie sur route, membre de l’équipe Trek-Segafredo, a donc décidé de rentrer à la maison et ne prendra pas le départ de la 11ème étape aujourd’hui.
Un début de saison très difficile pour Giacomo Nizzolo
Giacomo Nizzolo a connu un début de saison très difficile. En effet, la préparation hivernale du sprinteur de la Trek-Segafredo a été retardée par une tendinite persistante. Alors qu’il avait initialement prévu d’effectuer sa rentrée sur le Tour de San Juan, il avait dans un premier temps décalé son retour à la compétition au Tour de Dubaï. C’est finalement au Tour de Croatie que le champion d’Italie à donner ses premiers coups de pédale au sein du peloton. Ainsi, Giacomo Nizzolo a pris le départ du Tour d’Italie avec seulement six jours de courses dans les jambes.
Le champion d’Italie abandonne sur son Tour national
A court de forme et souffrant de problèmes respiratoires en raison de ses allergies au pollen, l’Italien a décidé d’abandonner. « Prendre la décision d’abandonner, ce n’est pas facile », a déclaré Giacomo Nizzolo. « La première partie du Giro a été difficile pour moi. J’ai donné tout ce que j’avais pour rester en course mais les allergies et les problèmes respiratoires n’ont pas joué en ma faveur. Avec l’équipe, nous avons décidé qu’il valait mieux que je me retire afin de me rétablir. Ainsi, j’espère réaliser une bonne seconde moitié de saison. »
Giacomo Nizzolo devrait logiquement participer au Tour d’Espagne cette année. Pour rappel, l’Italien avait remporté le classement par points du Tour d’Italie ces deux dernières saison.
Vidéo : Les meilleurs moments de la saison 2016 de Giacomo Nizzolo
La saison 2016 du sprinteur de la Trek-Segafredo a été marquée par son titre de champion d’Italie sur route mais aussi par sa victoire au classement par points du Tour d’Italie.
La BMC Racing Team n’est pas venue sur le Tour de Californie pour faire de la figuration. L’équipe américaine souhaite jouer les étapes en plus du classement général avec Samuel Sanchez. Si les sprinteurs ont eu la main mise sur la course lors des premières journées, la donne va changer lors de la deuxième moitié de l’épreuve.
Samuel Sanchez vise le classement général du Tour de Californie
Victime d’une chute lors du Tour du Pays Basque, Samuel Sanchez avait été contraint à l’abandon. Le grimpeur de la BMC Racing Team était blessé à la main gauche. Totalement rétabli, il a repris l’entraînement et se présente sur le Tour de Californie avec de grosses ambitions. En effet, l’Espagnol vise le classement général, comme l’explique Jackson Stewart, son directeur sportif: « Avec Samuel Sanchez, nous avons un grand leader pour le classement général. Il a complètement récupéré de son accident au Tour du Pays Basque. Par ailleurs, il a effectué un gros bloc d’entraînement pour cette course et j’ai confiance en ses capacités. »
Samuel Sanchez s’est entraîné dur pour arriver en forme en Californie. « J’ai eu besoin de plus de temps que prévu mais je me suis bien rétabli », explique le coureur espagnol. « Brent Bookwalter, Miles Scotson et moi avons beaucoup travaillé lors de notre dernier camp d’entraînement à Big Bear Lake – théâtre de la 6ème étape, un contre-la-montre individuel – pour préparer cette course. »
La BMC Racing Team chasse également les étapes
La BMC Racing Team court également après les victoires d’étapes sur ce Tour de Californie, avec Jempy Drucker et Brent Bookwalter notamment. L’an passé, l’équipe américaine avait remporté une victoire d’étape avec Rohan Dennis. L’Australien s’était également classé deuxième du général derrière Julian Alaphilippe (Quick Step-Floors). Le podium était complété par un autre BMC, Brent Bookwalter. Samuel Sanchez quant à lui, avait bouclé l’épreuve à la sixième place, à plus d’une minute du Français.
Vidéo : Les meilleurs moments de Samuel Sanchez en 2016
L’an passé, Samuel Sanchez a remporté une étape du Tour du Pays Basque. Il s’agit de sa seule victoire de la saison.