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Orica-Scott veut surfer sur 2016

Auteur d’une saison 2016 remarquable et remarquée avec notamment la victoire surprise de Mathew Hayman sur Paris-Roubaix, Orica-Scott, anciennement ORICA-BikeExchange, veut confirmer en 2017. Avec Adam Yates et surtout Esteban Chaves, troisième de la dernière Vuelta, la formation australienne veut miser briller sur les Grands Tours, sans délaisser le sprint et ses jeunes prodiges, Caleb Ewan et Magnus Cort Nielsen.

🏆 Bilan Saison 2016 : Une grande année, marquée par une victoire sur Paris-Roubaix

Le moment fort de la saison 2016 d’ORICA-BikeExchange restera à coup sûr la victoire sur Paris-Roubaix de Mathew Hayman. Issu de l’échappée matinale, l’Australien de 37 ans s’est payé le luxe de battre au sprint Tom Boonen sur le vélodrome de Roubaix après avoir résisté aux différentes accélérations, pour soulever son premier pavé. Cette victoire restera probablement la plus grosse surprise de la saison 2016. Quelques mois plus tard, Esteban Chaves remportait la deuxième grande classique pour la formation australienne, sur le Tour de Lombardie. Cette victoire est venue conclure un très beau mois de Septembre, où le Colombien est également monté sur la troisième marche du podium de la Vuelta. Cumulée à sa deuxième place sur le Giro, Esteban Chaves a grandement participé à la belle saison de son équipe. Et même s’il était absent sur le Tour, le maillot d’ORICA-BikeExchange a brillé. Maillot blanc de meilleur jeune pour Adam Yates, 4e du classement général final, et victoire d’étape pour Michael Matthews. Seul point noir de cette saison, la suspension pour quatre mois de Simon Yates après un contrôle positif sur Paris-Nice. Pour autant, le Britannique a gardé la confiance d’Orica-Scott, et leur a bien rendu en décrochant fin juillet, la Klasika d’Ordiziako.

🖋 Transferts : Orica-Scott mise sur la continuité

⇦ Les départs

Orica-Scott enregistre trois départs pour la saison 2017. Agé de 31 ans, et surtout à cours de forme  tout au long de l’année 2016, Christian Meier a décidé de mettre un terme à sa carrière professionnelle. La retraite, c’est peut être ce qui trotte désormais dans la tête de son ex-coéquipier, Amets Txurruka. Après seulement deux saisons avec l’équipe australienne, le basque de 34 ans n’est pas conservé par la formation World Tour et n’a, pour l’instant, pas trouvé d’équipe pour l’année prochaine. Enfin, et même s’il fait moins de bruit que ceux de Sagan ou Contador, le transfert de Michael Matthews vers le Team Sunweb-Giant est l’un des moment marquant de ce mercato 2016. A 26 ans, le multiple vainqueur d’étapes sur les trois Grands Tours se lance un nouveau défi, et tentera de briller sur les classiques.

Départs : Michael Matthews (Giant-Sunweb), Christian Meier (Retraite) et Amets Txurruka (?).

⇨ Les arrivées

Trois départs compensés numériquement par autant d’arrivées. Et le type de coureur recruté nous confirme l’idée que l’équipe Orica-Scott souhaite renforcer la garde rapprochée de ses leaders sur les Grands Tours. Et pour ce faire, la formation australienne s’est payée le luxe de recruter Roman Kreuziger dans ses rangs. Le Tchèque, vainqueur de l’Amstel Gold Race en 2013, aura notamment pour mission d’épauler Esteban Chaves dans la montagne, mais également de jouer sa carte personnelles sur certaines courses d’une semaine. A ses côtés, arrive également le jeune coureur polyvalent espagnol, Carlos Verona, d’Etixx-QuickStep. Enfin, libre après l’arrêt de la formation IAM Cycling, Roger Kluge vient renforcer les rangs d’Orica-Scott. Vainqueur d’étape sur le dernier Giro, ce rouleur infatigable devrait également pouvoir apporter toute sa puissance aux leaders de l’équipe.

Arrivées : Roger Kluge (IAM Cycling), Roman Kreuziger (Tinkoff) et Carlos Verona (Etixx-QuickStep).

🎯 Quels objectifs en 2017 pour Orica-Scott ?

Sur les Grands Tours

Deuxième sur le Giro, troisième sur la Vuelta, Esteban Chaves a démontré en 2016 qu’il était capable de rivaliser avec les meilleurs du classement général sur les Grands Tours. Avec le recrutement de Roman Kreuziger, Orica-Scott souhaite renforcer la garde rapprochée de son grimpeur colombien, dans l’objectif de remporter dès 2017, sa première course de trois semaines. Avec Adam Yates, la formation australienne possède également une belle cartouche pour jouer le top5 du Tour de France, comme il a pu le faire cette saison avec une très honorable quatrième place.

Sur les Classiques

Sur les classiques, les Australiens devraient également s’en remettre à leur prodige colombien, vainqueur du Tour de Lombardie il y a quelques semaines. Mais pas que. Les frères Yates seront de belles cartouches sur les classiques accidentées et destinées aux puncheurs. Sur les parcours moins vallonnés, la petite bombe australienne, Caleb Ewan sera la plupart du temps le leader désigné, mais il faudra compter également sur le jeune danois, Magnus Cort Nielsen. Enfin, et même si Mathew Hayman, s’est imposé sur Paris-Roubaix l’an dernier, les coéquipiers de Simon Gerrans devraient avoir plus de difficultés à briller sur les classiques flandriennes, et pourraient s’en remettre à un exploit de Luke Durbrigde ou Jens Keukelaire.

Notations de l’effectif Orica-Scott

🔵🔵🔵⚪⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵🔵🔵 Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵⚪⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵⚪⚪ Sprint
🔴🔴🔴🔴⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling : Esteban Chaves remporte la Vuelta.

📊 La statistique : 13. A 36 ans, Simon Gerrans va entamer sa 13e saison professionnelle.

Le coureur à suivre : 🇩🇰 Magnus Cort Nielsen

Double vainqueur d’étape sur la dernière Vuelta, Magnus Cort Nielsen s’est révélé au grand public en fin de saison dernière. Mais à 23 ans, le Danois a tout l’avenir devant lui et pourrait être l’une des étoiles montantes du sprint mondial en 2017. Son succès à Madrid sur la dernière étape du Tour d’Espagne démontre sa capacité a encaisser un Grand Tour de trois semaines tout en restant performant. Amoureux des classiques printanières, Cort Nielsen aura également à cœur de démonter tout son talent dès les premiers mois de la saison. Affaire à suivre.

Effectif 2017 de l’équipe Orica-Scott

Michael Albasini, Sam Bewley, Esteban Chaves, Mitchell Docker, Luke Durbridge, Alexander Edmonson, Caleb Ewan, Simon Gerrans, Jack Haig, Mathew Hayman, Michael Hepburn, Damien Howson, Daryl Impey, Christopher Juul Jensen, Jens Keukelaire, Roger Kluge, Roman Kreuziger, Christian Meier, Luka Mezgec, Magnus Cort Nielsen, Ruben Plaza Molina, Robert Power, Svein Tuft, Amets Txurruka, Carlos Verona, Adam Yates et Simon Yates.

VIDEO CYCLISME
Le résumé de Paris-Roubaix 2016 remporté par Mathew Hayman

Stef Clement, capitaine de route chez LottoNL-Jumbo

Après deux saisons au sein de la structure IAM Cycling, Stef Clement fait son retour dans l’équipe de LottoNL-Jumbo où il a passé six ans entre 2009 et 2014. Dans une interview pour le média néerlandais Omroep Brabant, il révèle qu’il mettra fin à ses ambitions personnelles pour endosser un rôle de coéquipier de luxe.

Embauché pour épauler Steven Kruijswijk

Chez IAM, Clement a pu jouer sa carte, notamment cette saison. Il a pris une belle quinzième place au Critérium du Dauphiné et a accroché un top 20 au Tour de France (18ème), son meilleur résultat sur un Grand Tour. Désormais, il veut rouler pour son compatriote Steven Kruijswijk. « J’ai été embauché pour faire le Giro avec Steven, alors mon programme dépendra du sien. Une fois que Steven connaîtra son programme, le mien sera calqué sur celui-ci. »

Stef Clement veut apporter de la séreinité au sein de son équipe. En mettant de côté ses ambitions personelles, il veut endosser le rôle de capitaine de route et aider Kruisjwijk a brillé sur les courses de trois semaines et pourquoi pas faire mieux que 2016 et sa 4ème place sur le Tour d’Italie.

VIDEO CYCLISME
Chute de Steven Kruijwijk sur le Giro 2016

Le cyclisme et son dialecte

Lecteurs Todayeurs, comme vous le savez, le cyclisme possède ses codes et surtout son jargon qui est né au cœur du peloton professionnel. Récupéré par les cyclistes amateurs et du dimanche, en ce jour même, peut-être en avez-vous fait l’usage ce matin lors de votre sortie en groupe ou seul à vous faire un délire anthologique auquel vous en étiez le héros, évidemment.

La liste de ses expressions qui semblent tout droit sortir de l’imagination gouillante de Michel Audiard en comporte au moins 200 reconnues. Elle est exhaustive et évolue à la mesure de la grandeur lexicale de ce sport. Alors je m’échappe avec quelques-unes…à vous de me suivre avec les vôtres, préférées ou pas…

 

AVOIR DE LA LAINE SOUS LES ONGLES 
Le coureur victime d’une telle accusation est celui qui a tenté, lors d’un sprint, de gagner en s’accrochant délibérément au maillot de son adversaire, se servant de cet appui, pour se propulser en avant. Cette expression n’est plus de mode, en raison des nouveaux matériaux utilisés pour la fabrication des maillots, la laine ayant disparue, mais elle dit bien ce qu’elle veut dire.

 

FAIRE DEGUEULER SA BOUILLIE
Obliger un adversaire à fournir un effort intense, le plus longtemps possible, jusqu’à la nausée, pour lui faire lâcher prise et abandonner la lutte.

 

BECQUETER DE L’AILE 
En terme juridique, on dit : « rétropoussette sur aile de voiture ». Le coureur profite, au cours d’une montée de col, de la présence d’une voiture pour s’appuyer sur l’aile et relancer sa cadence. Cet acte est sévèrement puni, lorsque le coureur se fait prendre.

 

ROULER DANS LE JARDIN
Ne pas avoir su se placer dans la formation de l’éventail, et tenter de s’y incorporer en roulant sur le bas-côté de la route, à la même allure, en prenant le risque d’une chute.

 

FAIRE CONNAISSANCE DE L’HOMME AU MARTEAU
Avoir une défaillance telle, que l’on a l’impression d’avoir été assommé. Elle est si soudaine, que le coureur qui en est victime, reste sans force, et dans l’impossibilité de reprendre la course, sans un temps de récupération. L’homme au marteau a frappé ; il a été immortalisé par les dessins de Pellos.

 

COURIR EN RAT
Faire la course sans participer à l’action ; profiter des efforts des autres, alors que l’attitude du coureur laisse à penser, qu’il peut participer à l’action. Cette façon de courir n’est pas très appréciée des autres concurrents.

 

ETRE DANS LE RONDIN
Se trouver derrière un concurrent qui pédale rapidement, et se placer de la même façon que derrière une moto munie d’un rouleau, la roue avant prête à toucher la roue arrière dudit concurrent, et n’en plus bouger.

 

DESCENDRE COMME UNE CAISSE A SAVON
Descendre très mal un col, par manque de confiance en soi ; freiner sans arrêt, à faible allure, s’aider de ses pieds pour ralentir, ne pas savoir utiliser la trajectoire de la route, tout comme une caisse savonneuse, donc glissante, rejetée d’un bord à l’autre. Pour le coureur, c’est une grande perte de temps.

 

VISSER LA POIGNEE
Augmenter soudainement son allure, et la soutenir comme le ferait le motard en tournant la poignée des gaz.

 

SCIER DU BOIS
Donner le spectacle d’un coureur qui, malgré sa petite condition, n’en essaie pas moins de se maintenir dans le peloton. Sa façon de pédaler, heurtée, pénible, l’oblige à utiliser tout son corps. Son buste, alors, monte et descend au rythme de sa pédalée.

 

PRENDRE PAR EN DESSOUS
Il s’agit du guidon. Si le coureur a l’intention d’imprimer à la course une allure plus soutenue, ou si, dans une épreuve contre la montre, il veut donner toute sa mesure, il prend le guidon par les tiges inférieures, pour mieux tirer dessus avec ses bras, et donner plus de force à son pédalage.

 

IMPOSER LE TRAIN

Se placer en tête de la course, et obliger les autres à suivre à la cadence voulue. Ceux qui ne pourront pas suivre seront lâchés. Si un coureur veut faire ralentir l’allure, il tentera de passer devant, mais l’autre reprendra la tête et pourra, a nouveau, imposer l’allure qu’il souhaite.

 

FUMER LA PIPE
Rien de plus facile lorsque l’on est en grande forme et que l’on voit a ses cotes, les coureurs pédaler avec rage, et produire des efforts pour rester dans l’allure. Le coureur voit cela d’un oeil tranquille, rappelant le monsieur détendu installe dans son fauteuil, fumant sa pipe, en observant la situation avec calme.

 

ETRE TOUT « CAMPA » 
« campa » est l’abréviation de Campagnolo, considéré comme la marque d’accessoires la plus chic et la mieux dessinée. Par extension, on dit d’une belle femme, à l’allure seyante, qu’elle est montée « tout campa ». Cette expression fut créée par l’écrivain René Fallet.

 

Source : Le dictionnaire professionnel du jargon cycliste. Aux éditions Rehonnaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Taylor Phinney change sa vision du cyclisme

Victime d’une grave chute en mai 2014, à l’occasion des championnats des Etats-Unis sur route, Taylor Phinney a souffert de multiples fractures au tibia et à la rotules ainsi que d’une rupture du tendon rotulien. La convalescence du coureur américain, qui a rejoint Cannondale-Drapac cet hiver, a duré plus d’un an. Un long moment qui a parfois laissé place aux doutes.

Donner un sens au cyclisme après les épreuves traversées

Incertain quant à son avenir dans le cyclisme professionnel en raison de la gravité de ses blessures, Taylor Phinney s’est armé de courage et de patience pour faire face aux difficultés et retrouver ainsi sa place au sein du peloton. Cette épreuve a d’ailleurs changé sa vision de la vie et sa façon de voir le vélo, comme il l’a confié à Cyclingnews: « Le vélo est un sport où on réfléchit en watt, on grimpe, on roule. Nombreux sont ceux qui perdent le sens des réalités. Regardez un gamin comme Campbell Flakemore. Il est devenu professionnel avec la BMC, a couru la moitié de la saison et a abandonné. Il faut donner un sens à tout ça. Pour moi, l’essence même ce ce sport c’est la découverte, l’aventure, une bonne hygiène de vie physique et mentale. »

Le futur pensionnaire de la Cannondale-Drapac souhaite revenir aux origines de son sport et privilégier l’aspect humain plutôt que technique. « Il y a 15 ans, toutes ces analyses techniques n’étaient pas aussi développées. C’est important de davantage ressentir les choses sinon nous ne sommes que des robots. Le cyclisme est l’expérience la plus sensorielle que nous pouvez vivre. Vous êtes en équilibre, grimpez et descendez des montagnes, vous volez. Voilà le coeur et l’âme du cyclisme. On doit revenir à ça. »

Un nouveau départ chez Cannondale-Drapac

Qui dit nouvelle vision du cyclisme dit changement d’équipe pour Taylor Phinney qui a porté les couleurs de la BMC Racing Team ces six dernières années. Le rouleur américain souhaite prendre un nouveau départ. « BMC est la meilleure équipe lorsqu’on veut rouler et gagner, mais tout ce qui est en rapport avec le psychique fait défaut. »

Taylor Phinney n’a jamais pris le départ du Tour de France et en fait son principal objectif la saison prochaine. Il vise le maillot jaune dès la première étape, au terme du contre-la-montre individuel de 13 kilomètres dans les rues de Düsseldorf. « Je dois battre Rohan Dennis et je pense que j’en ai les moyens« .

VIDEO CYCLISME
Taylor Phinney remporte la 1ère étape du Tour du Colorado 2015

https://www.youtube.com/watch?v=sWKOtzwZKf0

Mathieu van der Poel, encore lui !

Déjà vainqueur hier au DVV Verzekeringen Trofee, Mathieu van der Poel a récidivé aujourd’hui en s’adjugeant la 6ème manche de la Coupe du Monde à Namur. Le Néerlandais de la Beobank-Corendon nous a offert un duel incroyable avec son rival, le champion du monde Wout Van Aert (Crelan-Vastgoedservice), qui lui, a pris la deuxième place. Le podium est complété par Kevin Pauwels (Marlux-Napoleon Games).

Durant les premiers tours du circuit, Wout Van Aert est tombé à deux reprises. S’il est revenu rapidement de sa première chute, il en a été autrement après la seconde où il a été contraint de laisser partir Tom Meeusen (Telenet-Fidea) et Mathieu Van der Poel. Finalement, auteur d’un incroyable retour, le champion du monde est de nouveau en lice pour la victoire d’autant plus qu’il ne sont plus que deux à l’avant de la course car Tom Meeusen a été distancé. Déjà usé par ses deux chutes, Wout Van Aert n’a rien pu faire lorsque son rival a accéléré. Après Valkenburg et Coxyde, c’est la troisième victoire consécutive pour Mathieu van der Poel en Coupe du Monde.

Au classement général, Wout Van Aert conserve sa première place.

Wout Van Aert rêve du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix

Actuel champion du monde de cyclo-cross, Wout Van Aert (Crelan-Vastgoedservice) se donne encore au moins un an dans sa discipline de prédilection avant de tenter sa chance sur la route où il rêve de prendre le départ du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix.

Dès le premier janvier, Wout Van Aert va porter les couleurs de Crelan-Charles. Cette équipe va lui permettre de se tester davantage sur la route. « Je vais rester dans le cyclo-cross pendant au moins un an« , explique le champion du monde de la discipline à CyclingQuotes. « Je suis ravi de faire partie de cette nouvelle équipe d’autant plus qu’il me tient à coeur de courir sur la route. Mon rêve est de participer au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix, mais ce ne sera certainement pas le cas en 2017. »

Le Belge de 22 ans ne veut pas se précipiter et souhaite faire les choses correctement: « Si jamais je fais le Ronde, je dois l’intégrer dans mon calendrier. Je dois tout planifier à l’avance donc je vais continuer à être un coureur de cyclo-cross pendant un certain temps. Je veux devenir plus fort et m’entraîner sur la route. »

Sur route, Wout Van Aert a remporté cette année le prologue du Tour de Belgique devant la référence, Tony Martin.

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Victoire de Wout Van Aert lors du prologue du Tour de Belgique

Viatcheslav Ekimov prend de la hauteur

Directeur sportif depuis 10 ans, Vlacheslav Ekimov va découvrir de nouvelles fonctions, plus politiques, puisqu’il prendra prochainement les rênes de la Fédération Russe de Cyclisme, succédant ainsi au Turkmène Igor Makarov.

Une trajectoire ascendante

Directeur sportif de Lance Armstrong chez Discovery Channel après en avoir été le coéquipier pendant sept ans, Ekimov n’a depuis plus quitté de fonctions dirigeantes. Après son expérience Discovery Channel, il a de nouveau côtoyé Armstrong chez Astana puis chez RadioShak avant de rentrer au bercail et de diriger l’équipe russe  Katusha (depuis fin 2012). Ses fonctions dans l’équipe russe avaient déjà évolué en octobre dernier lorsqu’il avait annoncé vouloir prendre du recul pour profiter de sa famille, tout en continuant chez Katusha en tant que chargé de relations publiques.

Sa candidature à la présidence de la Fédération Russe de Cyclisme a finalement été officialisée peu après. Après avoir échoué à conquérir le poste en 2010, il avait décidé de se représenter, notamment car son rival d’alors ne briguait pas sa propre succession. D’ailleurs, suite au retrait de dernière minute de l’homme d’affaires Alexander Vinokourov, homonyme du manager d’Astana, il était seul en lice et a logiquement été élu à l’unanimité des 53 délégués. Ekimov a déclaré après les résultats : « Ma candidature était beaucoup moins aventureuse qu’en 2010 ; au cours des 6 dernières années, j’ai engrangé beaucoup d’expérience, notamment administrative ».

A 50 ans, la carrière de l’ancien finisseur russe prend donc un nouveau tournant et s’inscrit comme une suite logique pour cet homme qui a toujours montré de l’intérêt pour la gestion et la politique.

Plus d’actualités cyclisme sur TodayCycling ici !

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Jeux Olympiques Sydney 2000 (CLM) – Victoire de Viatcheslav Ekimov

Joe Dombrowski veut un record de l’heure en montagne

Jeune grimpeur de la Cannondale-Drapac, Joe Dombrowski a lancé une idée particulièrement intéressante auprès de nos confrères de Velonews. Pourquoi le record de l’heure doit être réservé aux rouleurs, sur un terrain plat? Pourquoi ne pas l’ouvrir aux grimpeurs, en montagne?

« L’an dernier, l’engouement autour du record de l’heure était incroyable« , raconte Joe Dombrowski. « Si j’avais essayé, j’aurais eu le temps le plus lent de l’histoire! Ce serait cool de l’adapter en montée et à l’extérieur. » En effet, toutes les tentatives se sont déroulées dans un vélodrome l’an passé. Le tenant en titre, Bradley Wiggins, a parcouru 54,526 km en une heure.

L’idée du grimpeur de la Cannondale-Drapac est de calculer combien de mètres – en altitude – peut parcourir un coureur en une heure, sur une ascension de son choix. La météo, le vent, le pourcentage de la pente et tous les facteurs extérieurs auraient un rôle à jouer. « J’aime les éléments naturels, ils ne sont pas contrôlés comme sur une piste. » Par ailleurs, le poids du vélo pourrait être inférieur aux 6,8 kg réglementaires, imposés par l’UCI.

Joe Dombrowski a déjà quelques idées sur l’ascension qu’il choisirait, comme Tenerife et sa montée volcanique ou encore le Stelvio bien que ce dernier risque de ne pas être assez long.

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Les meilleurs moments de Joe Dombrowski

Movistar : Récupérer la pôle en 2017

Seul représentant espagnol dans la catégorie World Tour depuis le retrait d’Euskatel fin 2013, Movistar porte sur ses épaules une partie de la destinée du cyclisme ibérique. Héritière de la mythique Banesto, l’équipe du directeur sportif Eusebio Unzué renferme certaines des superstars du peloton, Nairo Quintana et Alejandro Valderde en tête. TodayCycling vous présente cette formation en détail.

🏆 Bilan Saison 2016 : Un duo de choc

Même en faisant la fine bouche, difficile de trouver beaucoup à redire sur l’année 2016 de Movistar. 2e au classement World Tour, 36 victoires, 101 podiums… Movistar termine sur le podium du classement mondial pour la quatrième année consécutive, après avoir été sacrée meilleure équipe de la saison en 2014 et 2015. Si l’équipe parvient à talonner la toute-puissante Sky, elle le doit avant tout à deux hommes : Nairo Quintana et Alejandro Valverde, qui totalisent près de la moitié des points de leur équipe. Le point d’orgue de la saison restera la victoire du Colombien sur la Vuelta, mais comment ne pas évoquer aussi la Flèche Wallonne d’Alejandro Valverde ou les victoires d’étapes sur le Giro (encore Valverde) et le Tour (Izaguirre). Sans compter les classements généraux sur maintes courses à étapes majeures (Tour de Romandie, Tour de Catalogne…). Les déceptions existent toutefois, avec l’échec, relatif, de Quintana sur le Tour de France et l’absence de relève récurrente lorsque les deux leaders sont absents ou hors de forme.

🖋 Transfert : Un mercato des plus calmes

⇦ Les départs

Adeptes du sensationnalisme, passez votre chemin ! Pas de départ fracassant cet hiver chez Movistar, même si les cinq coureurs qui quittent l’Espagne figurent dans le « top 11 » de la formation au classement UCI. On remarque notamment une saignée vers Bahrain-Merida, qui a largement pioché dans les équipes World Tour existantes pour créer son effectif.

Départs : Ion Izaguirre (Bahrain-Merida), Juan José Lobato (Team LottoNL-Jumbo), Javier Moreno (Bahrain-Merida), Fran Ventoso (BMC Racing Team) et Giovanni Visconti (Bahrain-Merida)

⇨ Les arrivées

L’équipe espagnole a fait dans la sobriété, le nom le plus ronflant à y poser ses valises sera l’inusable Daniele Bennati, 36 ans mais une régularité à toute épreuve (encore 3 victoires en 2016). Arriveront également Hector Carretero, néo-professionnel espagnol prometteur ou encore Richard Carapaz, qui va devenir le premier Equatorien à faire partie d’une équipe WT.

Arrivées : Carlos Barbero (Cajra Rural), Daniele Bennati (Tinkoff), Nuno Bico (Klein Constantia), Hector Carretero (Lizarte), Victor De La Parte (CCC Sprandi Polkowice) et Richard Carapaz (Stagiaire passant pro)

🎯 Quels objectifs en 2017 pour Movistar ?

Sur les Grands Tours

Le premier objectif est connu depuis juillet : faire grimper Quintana sur la plus haute marche du podium sur les Champs. Le sueño amarillo (rêve jaune) du Colombien, qui a fait l’objet d’une intense campagne de communication de la part du sponsor en Colombie au printemps dernier, n’a pu se réaliser. Après avoir vu Esteban Chaves glaner la première victoire colombienne sur un Monument, Quintana n’a pas l’intention de laisser à un autre le soin de devenir le premier Sud-Américain à remporter le Tour de France.

Mais Movistar se doit d’être performant tant sur le Giro, qui réussit souvent bien à Amador, que sur la Vuelta où carte blanche pourrait bien être laissée à Valverde, si son calendrier lui permet de briguer la victoire.

Sur les classiques

Les limites de l’équipe sont directement liées à ses points forts : A vouloir performer au maximum sur les courses à étapes, véritable ADN de la formation espagnole, l’équipe ne possède aucun sprinter de classe mondiale et n’offre guère de garantie sur les courses du Nord (soit un quart du calendrier WT) si l’on excepte Valverde. Les espoirs sur les classiques reposeront donc de nouveau presque entièrement sur celui-ci pour les ardennaises, et dans une moindre mesure sur Erviti qui a prouvé qu’il pouvait se hisser au niveau des meilleurs sur les flandriennes.

Notation de l’effectif Movistar 2017

🔵🔵🔵⚪⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵🔵🔵 Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵⚪⚪ Contre-la-montre
🔵⚪⚪⚪⚪ Sprint
🔴🔴🔴🔴⚪ Niveau global

🏅 Pronostic de TodayCycling : Nairo Quintana enfin en jaune à Paris

📊 La statistique : 6, comme le nombre de coureurs Sud-Américains dans l’effectif 2017. Ce chiffre, relativement important (25% de l’effectif), participe à une stratégie avant tout commerciale de la part du sponsor : intégrer des coureurs Sud-Américains, c’est s’attirer la sympathie des 550 millions de consommateurs potentiels que représente le sous-continent. C’est aussi profiter d’un vivier sous-exploité par les équipes World Tour qui lorgne trop rarement vers ce coin de la planète.

Le coureur à suivre : 🇮🇹 Adriano Malori

Parmi les références mondiales en contre-la-montre jusqu’en 2015, Malori a surtout fait parler de lui cette année suite à sa terrible chute sur le Tour de San Luis. Plongé dans un coma artificiel suite à un traumatisme crânien, le coureur s’était réveillé pour s’entendre annoncer par les médecins que sa carrière était terminée. Le voir sous le maillot floqué du M vert est donc en soi un petit miracle.  Et, s’il y a peu de chances de voir l’Italien briller dès 2017, il y a une vraie curiosité de voir à quel niveau il peut rendre. Une curiosité et, avouons-le, une envie de voir revenir à son meilleur niveau ce coureur attachant qui a frôlé le pire en début d’année.

Effectif 2017 de Movistar

Andrey Amador, Winner Anacona, Jorge Arcas, Carlos Barbero, Daniele Bennati, Carlos Betancur, Nuno Bico, Richard Carapaz, Héctor Carretero, Jonathan Castroviejo, Víctor de la Parte, Alex Dowsett, Imanol Erviti, Rubén Fernández, Jesus Herrada, José Herrada, Gorka Izagirre, Adriano Malori, Daniel Moreno, Nélson Oliveira, Antonio Pedrero, Dayer Quintana, Nairo Quintana, José Joaquín Rojas, Marc Soler, Rory Sutherland, Jasha Sütterlin, Alejandro Valverde

VIDEO CYCLISME
Flèche Wallonne 2016 – Victoire d’Alejandro Valverde

http://www.dailymotion.com/video/x45w1nq_la-fleche-wallonne-2016_sport

Peter Stetina a pensé à dire stop

Victime d’une très lourde chute sur lors de la première étape du Tour du Pays Basque 2015, Peter Stetina a souffert d’une fracture du tibia, de la rotule et de plusieurs côtes. Le coureur américain, qui roulait à l’époque sous les couleurs de la BMC Racing Team a percuté de plein fouet un poteau en métal, présent sur la route. La convalescence a été longue pour celui qui porte désormais le maillot de Trek-Segafredo, au point d’avoir pensé à mettre un terme à sa carrière.

A 29 ans, Peter Stetina a débuté la saison 2016 au plus bas. Physiquement et moralement, le grimpeur de Trek-Segafredo était fragile et n’arrivait pas à retrouver son niveau. « Au printemps dernier, je pensais vraiment à arrêter« , explique l’Américain dans les colonnes de Velonews. « Je faisais tout ce que je pouvais, je m’entraînais durement mais je n’allais pas mieux. En montagne, j’étais décroché avant les sprinteurs donc à force, vous vous demandez pourquoi vous faites tout cela. »

Après quatre interventions chirurgicales et de longs mois de rééducation, Peter Stetina a retrouvé progressivement sa place au sein du peloton où il s’est distingué lors du dernier Tour de Californie au cours duquel il a terminé deuxième de l’étape reine, derrière Julian Alaphilippe. « Cette étape m’a permis de prendre un nouveau départ. Après, j’avais de nouveau faim de victoires et ça m’a sauvé. »

Le coureur américain a ensuite participé au Tour de Suisse et a gagné sa place pour le Tour de France où il a épaulé son leader Bauke Mollema. « J‘ai fait un Tour correct, j’ai presque retrouvé 100% de mes capacités sur ma jambe et surtout, je me sens de nouveau comme un coureur cycliste », a-t-il conclu.

VIDEO CYCLISME
Arrivée de l’étape reine du Tour de Californie 2016

Greg Van Avermaet, sportif de l’année

A l’occasion de la 50ème édition du Gala du Sport, en Belgique, au cours de laquelle ont été décernés des trophées récompensant les meilleurs sportif de la saison, Greg Van Avermaet a été élu sportif de l’année. Le coureur belge de la BMC-Tag Heuer était en compétition avec entre autres, Pieter Timmers (vice-champion olympique du 100m libre) et le tennisman David Goffin.

C’est la première fois de sa carrière que Greg Van Avermaet reçoit le titre de sportif de l’année en Belgique. Auteur d’une saison exceptionnelle, sans doute la plus belle de sa carrière avec en point d’orgue, son titre de champion olympique, il a également remporté le Circuit Het Nieuwsblad, Tirreno-Adriatico, une étape du Tour de France au cours duquel il a porté le maillot jaune pendant trois jours et le GP cycliste de Montréal. « C’est le plus beau parce que c’est le plus difficile à gagner« , explique le coureur de la BMC auprès de la RTBF. « Et quand on voit les noms qui figurent sur le palmarès, je ne peux être que fier. J’ai travaillé très dur pour arriver jusqu’ici. J’ai du attendre longtemps pour gagner des courses importantes. »

Greg Van Avermaet succède au footballeur Kevin De Bruyne au palmarès du sportif de l’année en Belgique. Cet hiver, il a également remporté le prix du Flandrien de l’année et le Vélo de Cristal qui récompense le meilleur coureur belge de la saison.

VIDEO CYCLISME
Greg Van Avermaet décroche le titre Olympique

Mathieu van der Poel devant Wout Van Aert

Hier, Mathieu van der Poel (Beobank-Corendon) a remporté la cinquième manche du DVV Verzekeringen Trofee à Anvers. Le Néerlandais a devancé Wout Van Aert (Crelan-Vastgoedservice) et Kevin Pauwels (Marlux-Napoleon Games).

Les trois hommes étaient isolés en tête de la course au moment de s’élancer dans le dernier tour du circuit d’Anvers. Une accélération de Mathieu van der Poel lui a permis de prendre quelques secondes d’avance pour s’imposer devant Wout Van Aert et Kevin Pauwels. C’est la deuxième année consécutive que le Néerlandais s’impose sur cette manche. Au classement général, c’est toujours le champion du monde Wout Van Aert qui occupe la tête du classement. Ce dernier avait remporté les deux premières manches du DVV Verzekeringen Trofee à Renaix et Audenarde, ainsi que la quatrième, le week-end dernier à Essen.

La sixième manche du Trophée se disputera le jeudi 29 décembre à Loenhout.

Classement de la 5ème manche du DVV Verzekeringen Trofee:
1. Mathieu van der Poel (Beobank-Corendon)
2. Wout Van Aert (Crelan-Vastgoedservice) +4″
3. Kevin Pauwels (Marlux-Napoleon Games) +6″
4. Laurens Sweeck (ERA-Murprotec) +9″
5. Jens Adams (Crelan-Vastgoedservice) +10″
6. Michael Vanthourenhout (Marlux-Napoleon Games) +12″
7. Toon Aerts (Telenet-Fidea) +16″
8. Corne van Kessel (Telenet-Fidea) +52″
9. Tim Merlier (Crelan-Vastgoedservice) +1’07 »
10. Vincent Baestaens (Beobank-Corendon) +1’52 »

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Victoire de Mathieu van der Poel à Anvers

Peter Sagan : « Le cyclisme est très propre »

Peter Sagan a partagé son optimisme quant à l’avenir du cyclisme professionnel. L’actuel champion du monde de la discipline est persuadé que les nouveaux coureurs ne baignent pas dans le dopage et que les récentes performances vont permettre un retour des sponsors dans le vélo.

La lutte antidopage paie selon Peter Sagan

Questionné sur l’état actuel du cyclisme, le leader de Bora-Hansgrohe avance que désormais il est difficile de tricher avec le système mis en place actuellement. Il a même comparé ce dispositif qui s’apparente à de l’emprisonnement, sans aucune possibilité de briser les règles sans se faire prendre. Certainement un passage obligé pour lutter contre ce fléau.

« Ce qui s’est passé, c’est du passé. Maintenant, nous avons une nouvelle génération », explique-t-il. « Si nous devons en parler sérieusement, je peux comparer ça à de la prison parce que nous pouvons à tout moment subir un contrôle antidopage. C’est désormais impossible de penser à se doper. C’est pour ça, je pense, qu’on peut dire que le cyclisme est très propre. »

Le Slovaque, chef de fil de la révolution ?

Grâce à cette lutte, les choses ont changé selon lui. Les jeunes coureurs ont des opportunités de briller par exemple. « C’est beaucoup mieux, car beaucoup de jeunes coureurs ont plus de possibilités, et me concernant, je peux dire que j’ai eu beaucoup de chance. Je suis entré dans un monde pro déjà propre. Dès le début de ma carrière, j’ai commencé à gagner. De plus en plus de jeunes cyclistes gagnent. »

Ces changements peuvent permettre d’attirer de nouveaux sponsors. « Nous pouvons lancer une révolution dans le cyclisme. Il y avait une période où soit on retrouvait des sponsors d’État (Astana par exemple, ndlr) et des fabricants de vélos (BMC, Cannondale, ndlr). Puis il y a eu l’arrivée de la Tinkoff qui a été le premier de cette nouvelle vague. IAM a suivi et désormais Bora-Hansgrohe fait partie du World Tour. L’ancien monde est terminé. Nous pouvons faire cette révolution pour que des entreprises qui ont de l’argent investissent dans notre sport qui reste une très belle vitrine. C’est un sport qui peut promouvoir la marque et l’entreprise. »

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Peter Sagan, champion du monde à Doha !

Une perte de poids que Geraint Thomas a payé cash

Geraint Thomas avait parfaitement débuté sa saison 2016 en s’adjugeant le Tour d’Algarve et le très disputé Paris-Nice. Derrière Chris Froome, il était logiquement cité comme un outsider pour le classement général du Tour de France. Mais finalement, tout ne s’est pas prévu comme prévu pour le coureur gallois.

Une perte de poids trop vite pour le Gallois

Même s’il termine à une quinzième place correct, même résultat qu’en 2015, il admet auprès de nos confrères de Cyclingnews que sa préparation n’a pas été parfaite. « En étudiant ma préparation, j’ai pu voir les erreurs que j’ai commises. J’ai perdu trop de poids, trop vite. Le tout en faisant une charge d’entraînement intense. »

De plus, il raconte qu’avant le grand rendez-vous de juillet, il avait perdu la confiance en lui. « En Suisse, ça n’a pas été terrible pour moi. Ces performances ont certainement eu un impact sur ma confiance. (…) Quand j’arrivais sur le Tour avant, j’étais confiant mais cette année, c’était totalement différent. »

Concernant son programme 2017, il ajoute qu’il sera de la partie en Australie. Il disputera le Tour Down Under. Il a également confirmé ces derniers jours qu’il pourrait être au départ du 100ème Tour d’Italie, et cette fois-ci pour jouer sa carte.

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Geraint Thomas s’impose sur Paris-Nice

Lotto-Soudal, Gallopin et Wellens en chefs de file en 2017

Le moins que l’on puisse écrire, c’est que la formation LOTTO-SOUDAL n’aura pas véritablement marquée 2016 de son empreinte. En terme comptable, les hommes de Marc Sergeant auront glané les lauriers à 21 reprises, très loin des 40 victoires de 2015, qui constitue, il est vrai, une année exceptionnellement prolifique. Mais 2016 restera aussi une année noire pour la formation belge avec le terrible accident de Stig Broeckx sur les routes du du Tour de Belgique.

🏆 2016, pas un grand millésime

Si 2015 fut extraordinaire d’un point de vue purement chiffré, 2016 ne restera dans les mémoires des pontes de la formation chère à la Loterie Nationale Belge. De fait, les succès ne furent pas au rendez-vous; avec un Tiesj Benoot en deçà des attentes fondées sur lui lors des classiques pavées et un Tony Gallopin manquant de réussite lors des grands rendez-vous. Au final, LOTTO doit son salut au bon vieux « Gorille » André Greipel, lequel décroche 10 bouquets au terme de la saison en ayant, au passage, réaliser sa plus belle campagne flandrienne mais également au prometteur Tim Wellens, brillant vainqueur d’étape sur les routes du Giro.

🖋 Transferts : De la jeunesse et de la vitesse

⇦ Les départs

Alors qu’initialement, il avait annoncé sa retraite, l’expérimenté néo-zélandais Greg Henderson (40 ans) a finalement décidé de prolonger son aventure au sein de pelotons en rejoignant la formation continentale américaine UnitedHealthcare. Il pourra ainsi partager et transmettre son expérience du WorldTour à ses nouveaux partenaires. De son côté, le néerlandais Lightart rentre au pays en rejoignant les rangs de l’équipe Roompot. Quant à Gert Dockx, le coureur belge de 28 ans a décidé de tout simplement mettre un terme à sa carrière.

Départs : Gregory Henderson, Gert Dockx, Pim Ligthart

⇨ Les arrivées

Tout comme pour les départs, les arrivées au sein de l’équipe belge ont été réalisées avec parcimonie. On note ainsi l’accession au groupe pro de James Callum Shaw et Enzo Wouters deux espoirs qui évoluaient alors sous les couleurs de l’équipe LOTTO U23. La saison à venir sera pour eux une année d’apprentissage au sein de l’élite. Même constat en ce qui concerne Rémy Mertz qui évoluait alors au sein de la formation Color Code-Arden’Beef. LOTTO-SOUDAL a également enrôlé en son sein l’expérimenté Nikolas Maes qui sera, à n’en pas douter, un équipier précieux lors de la campagne des classiques flandriennes. Enfin, avec Moreno Hofland, LOTTO étoffe encore davantage sa force de frappe en matière de sprinteurs. Hofland a en effet les qualités pour devenir le successeur de Greipel au sein de la formation de la loterie nationale belge.

Arrivées : Moreno Hofland, Nikolas Maes, Rémy Mertz, James Callum Shaw, Enzo Wouters.

🎯 Quels objectifs en 2017 pour Lotto-Soudal ?

Sur les Grands Tours

Une fois n’est pas coutume, LOTTO-SOUDAL se présentera sur les Grands Tour sans réelle prétentions en ce qui concerne le classement général final. C’est sans doute du côté des arrivées assives qu’il faudra se tourner avec le vieillissant mais toujours véloce André  Greipel mais également Jens Debusschere et le transfuge de la loterie néerlandaise Moreno Hofland. Gageons que Marc Sergeant saura trouver la formule idéale pour que la sauce prenne entre ces trois sprinteurs. Il y a également fort à parier qu’un garçon comme Thomas De Gendt visera de nouveau une étape de légende sur un grand Tour comme ce fut le cas en 2012 sur les pentes du Stelvio lors du Giro ou encore en juillet 2016 lors de l’étape qui arrivait au Chalet Reynard.

Sur les classiques

La formation belge semble parfaitement armée pour faire bonne figure lors des classiques du printemps, que ce soit lors des flandriennes avec un Tiesj Benoot , lequel fut décevant en 2016, ou sur les épreuves dites « ardennaises » avec des garçons comme Tony Gallopin et Tim Wellens qui se doivent de jouer les tout premiers rôles, que ce soit sur les parcours vallonnés de la Flèche Wallonne ou ceux de la « Doyenne ».

Notations de l’effectif de la Lotto-Soudal en 2017

🔵🔵🔵🔵⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵⚪⚪ Classement général sur les GT
🔵🔵🔵⚪⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵🔵🔵 Sprint
🔴🔴🔴🔴⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling : Top 3 sur Liège-Bastogne-Liège pour Tim Wellens.

📊 La statistique : 14. C’est le nombre de victoires cumulées des seuls Greipel et Wellens. Sur un total de 21 victoires sur l’ensemble de la saison.

Le coureur à suivre : 🇫🇷 Tony Gallopin

Incontestablement, Tony Gallopin nous doit une revanche pour 2017! Si il n’a pas été déméritant lors des classiques printanières, le natif de Dourdan (Essone) n’a jamais été en mesure de véritablement peser de tout son talent sur les différentes épreuves qui faisaient partie de ses objectifs. Malgré quelques places d’honneurs notables, on est en droit d’attendre davantage de la part du coureur français qui est, intrinsèquement, un des coureurs les plus doués de sa génération.

Effectif 2017 de l’équipe Lotto-Soudal

Sander Armée, Lars Bak, Tiesj Benoot, Kris Boeckmans, Sean De Bie, Jasper De Buyst, Bart De Clercq, Thomas De Gendt, Jens Debusschere, Frederik Frison, Tony Gallopin, André Greipel, Adam Hansen, Moreno Hofland, Nikolas Maes, Tomasz Marczynski, Rémy Mertz, Maxime Monfort, Jürgen Roelandts, James Callum Shaw, Marcel Sieberg, Rafael Valls, Tosh Van der Sande, Jelle Vanendert, Louis Vervaeke, Jelle Wallays, Tim Wellens en Enzo Wouters.

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Victoire d’étape de Tim Wellens lors du Giro 2016

Quand la mort frappe un coureur

 

Quand la mort frappe un coureur

Ses poings sont détestables

Dans les cordes asphaltées

Gît un homme bagarreur

Dans l’ultime étape

De sa vie dans sa sueur

Au sol et sans les larmes

D’une éphémère victoire

Qui a laissé sa place

Dans un très grand virage

À l’intruse faucheuse

Qui noircit son dossard

Dans un K.O mortel

Et envoie dans l’au-delà

Un cycliste sans ses armes

L’opposé de sa vie

Laisse un corps éteint

Sur le bord de la route

S’envole avec son âme

Et monte sûrement au ciel

Sur un 39×23

Simon Gerrans : « Esteban Chaves peut battre Chris Froome »

Coureur emblématique au sein de la formation Orica-Scott, Simon Gerrans ne tarit pas d’éloges sur son jeune équipier, Esteban Chaves. A juste titre car le Colombien a réalisé une saison exceptionnelle en terminant 2ème du Tour d’Italie, 3ème de la Vuelta et en s’adjugeant entre autres, le Tour de Lombardie.

Admiratif d’Esteban Chaves, Simon Gerrans lui prédit une grande saison 2017. Le coureur australien pense que son équipier va battre Chris Froome, à commencer par les courses australiennes où les deux hommes devraient s’affronter. « Je ne connais pas la startlist complète de la Sky mais je pense qu’Esteban tiendra la dragée haute à Chris Froome au Jayco Herald Sun Tour tout simplement parce qu’il aura le Tour Down Under dans les jambes« , raconte le puncheur d’Orica-Scott à Cycling Weekly. Pour rappel, le triple vainqueur du Tour de France est le tenant en titre du Herald Sun Tour.

Après les courses australiennes, Simon Gerrans s’envolera pour l’Europe où il souhaite réaliser une bonne campagne sur les classiques. Il devrait également participer au Tour de France en tant qu’équipier.

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Esteban Chaves remporte le Tour de Lombardie

https://youtube.com/watch?v=ei-ut6EtaiA

FDJ : Sprint et Giro pour 2017

L’année 2016 de la FDJ fut ce qu’il conviendrait de qualifier de saison « en dents de scies ». Côtoyant le grandiose (Milan-San Remo) elle a pourtant laissé un goût d’inachevé, la faute à une absence de résultats probants dans les classements généraux des grands tours. Cette année Thibaut Pinot a une revanche à prendre. Et c’est sur les pentes italiennes qui furent le théâtre de ses premiers exploits professionnels que le Franc-Comtois veut s’exprimer avant tout cette année.

🏆 Bilan Saison 2016 :

Un 1er semestre emballant suivi d’un 2e plus décevant. Voilà en résumé la saison de la FDJ, qui a peu ou prou épousé les courbes de la performance de Thibaut Pinot. Peut-on dire de ce dernier qu’il a raté sa saison avec ce Tour de France plus que décevant et un arrêt prématuré de sa saison? Certes non! Il convient d’avoir un peu de mémoire : 2 étapes plus le classement général du désormais défunt Critérium international, une étape du Romandie plus une place de 2 au général, 3e de l’étoile de Bessèges, 4e du Tour du Pays basque, et 5e de Tirreno-Adriatico. Rajoutez à cela une étape dans le Critérium du Dauphiné, et enfin un titre de Champion de France du Contre La Montre venant valider tous ses progrès dans la discipline, cela constitue une belle saison en somme. Ne manque qu’une belle place dans un Grand Tour.

Toutefois, si l’on ne devait retenir qu’une seule chose de cette saison 2016, ce serait assurément la victoire d’ Arnaud Démare sur Milan-San Remo. Bien que controversé, ce succès est un événement majeur du cyclisme francophone qui attendait depuis presque 20 ans une victoire sur un Monument. Hormis cet exploit le sprinteur a eu du mal à lever les bras à nouveau, a traversé les Flandriennes en anonyme et il aura fallu attendre la fin de saison pour le voir glaner un nouveau bouquet.

Et mentionnons tout de même Arthur Vichot qui remporte son 2e maillot de champion de France, mais qui voit encore sa saison tronquée par les blessures.

🖋 Transferts :

⇦ Les départs

La FDJ perd l’une de ses pièces maîtresses sur ces deux dernières saisons en la personne d’Alexandre Geniez qui part renforcer l’armada d’Ag2r en montagne. Après 2 saisons galères, Kenny Elissonde a su revenir en forme sur la dernière Vuelta et s’est vu proposé un poste chez l’Equipe Sky où il devrait épauler ses leaders dans la montagne, probablement sur la Vuelta et le Giro. Longtemps dans l’ombre d’Arnaud Démare, Yoan Offredo, qui a signé chez Wanty-Groupe Gobert, va pouvoir enfin voler de ses propres ailes sur ces Flandriennes qui lui sont si chères. Laurent Pichon, après 3 saisons un peu décevantes va retrouver Emmanuel Hubert avec qui il a vécu ses plus belles années de professionnel.

Pierre-Henri Lecuisinier qui paie sans doute au prix fort son implication supposée dans l’enquête « Cash Investigation »  où il aurait contribué à piéger Bernard Sainz ainsi que sa collaboration avec le controversé Antoine Vayer, n’a pu trouver de point de chute chez les professionnels. Il intègre l’équipe amateur  Team Pro Immo Nicolas Roux.

Départs :

Alexandre Geniez (Ag2r La Mondiale), Kenny Elissonde (Team Sky), Laurent Pichon (Fortuneo-Vital Concept), Pierre-Henri Lecuisinier (Team Pro Immo Nicolas Roux), Yoann Offredo (Wanty-Groupe Gobert)

⇨ Les arrivées

Du côté des arrivées, la FDJ s’oriente vers une année de transition. Avec l’intégration de Léo Vincent, lauréat du dernier Tour de Jura et surtout de David Gaudu, vainqueur entre autre du Tour de l’Avenir 2016, la FDJ mise sur l’avenir. Mais il faudra compter sur une saison de transition concernant ces 2 coureurs qui ne devraient sans doute pas encore faire parler la poudre en 2017, ni  servir de supports réguliers à Thibaut Pinot. Pour aider ce dernier, la FDJ a misé sur Rudy Molard pour palier numériquement au départ de Geniez dans l’effectif.

Avec le départ à la retraite du Murilo Fischer et de Sébastien Chavanel, la FDJ avait l’obligation de renforcer le train de Démare, trop souvent esseulé dans les arrivées, où le seul Mikaël Delage ne peut suffire à l’amener dans les meilleurs conditions pour la gagne. L’investissement est conséquent : Ludvigsson est un solide rouleur apte à tirer des bouts, Guarnieri arrive avec son expérience de poisson pilote d’Alexander Kristoff et Davide Cimolai présente toutes les caractéristiques d’un bon coup : trop rarement vainqueur pour faire réellement concurrence à Arnaud Démare, mais disposant de belles références sur Milan-San Remo ou bien Paris Nice.

Arrivées :

Davide Cimolai (Lampre), David Gaudu (Cotes-d’Armor), Jacopo Guarnieri (Katusha), Tobias Ludvigsson (Giant-Alpecin), Rudy Molard (Cofidis), Léo Vincent (CC Etupes)

🎯 Quels objectifs en 2017 pour la FDJ ?

Sur les Grands Tours

Assurément, les regards seront braqués sur les performances de Thibaut Pinot lors du prochain Giro. Avec 2 chronos et une troisième semaine effrayante, le Franc-Comtois a de quoi faire parler la poudre. Reste à connaitre sa capacité à affronter des conditions climatiques parfois rude en cette saison. De par sa progression dans le Contre la Montre ces dernières années, une ambition de podium, voir plus, semble légitime malgré le plateau qui s’annonce plus fourni en grands noms que de coutume. On a envie de croire l’exploit réalisable.
Pour le Tour de France, tout dépendra de la capacité de récupération du coureur, même si lui-même la considère élevée. Pour l’instant les ambitions déclarées de l’encadrement se cantonnent à une victoire d’étape, voir un maillot de meilleur grimpeur. Un top 10 du coureur semble tout de même loin d’être inenvisageable, Pierre Rolland ayant presque réussi à atteindre cet objectif après une 4e place au Giro et une 11e sur Tour en 2014.

Sur les Classiques

Alors que sur les Ardennaises, peut se poser la question du leadership entre un Arthur Vichot qui enchaîne les pépins physiques depuis 2 saisons et un Anthony Roux qui a pu prouver lors des Canadiennes qu’il pouvait être homme de classiques, c’est surtout vers les Flandriennes qu’il faudra se tourner encore une fois. Depuis des années Arnaud Démare – qui visera également le doublé sur la Primavera –  nous est vendu comme un « flandrien », mais la guigne (chutes et crevaisons) n’a eu de cesse depuis 3 ans d’annihiler ses prétentions à la gagne. Tant et si bien que l’on arrive toujours pas à mesurer le réel potentiel du coureur sur ces courses. Et si 2017 nous fournissait enfin cet éclairage ?

Notations de l’effectif de la FDJ 2017

🔵🔵⚪⚪⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵🔵⚪ Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵⚪⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵⚪⚪ Sprint
🔴🔴🔴⚪⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling 

Victoire de Thibaut Pinot sur le Giro

📊 La statistique : 14 

En 2017, le vétéran de l’équipe, Jérémy Roy, entamera sa 14e saison en tant que professionnel chez la structure de Marc Madiot

Le coureur à suivre : Thibaut Pinot 🇫🇷

Bien sûr David Gaudu représente l’attraction de la nouveauté tant son potentiel nous parait énorme, mais assurément, le coureur que nous suivrons particulièrement cette année sera Thibaut Pinot. D’une part parce qu’il doit relever la tête après une fin de saison en queue de poisson suivie d’une absence dans le peloton de 6 mois et d’autre part, par son choix de privilégier un autre Tour que le Tour de France. Le cyclisme a une histoire et celle-ci passe par le Giro. il est bon que des coureurs Français – ou tout du moins l’encadrement/sponsor – trop phagocytés par le Tour, prennent parfois le risque de s’y frotter.

Effectif 2017 de l’équipe

William Bonnet, Davide Cimolai, Arnaud Courteille, Mickaël Delage, Arnaud Démare, Odd Christian Eiking, Marc Fournier, David Gaudu, Jacopo Guarnieri, Daniel Hoelgaard, Ignatas Konovalovas, Matthieu Ladagnous, Johan Le Bon, Olivier Le Gac, Tobias Ludvigsson, Jérémy Maison, Lorrenzo Manzin, Rudy Molard, Steve Morabito, Cédric Pineau, Thibaut Pinot, Sébastien Reichenbach, Kévin Réza, Anthony Roux, Jérémy Roy, Marc Sarreau, Benoît Vaugrenard, Arthur Vichot, Léo Vincent

VIDEO DE CYCLISME

Revivez la victoire d’Arnaud Demare sur Milan San Remo

 

Avez-vous bien suivi le mercato ? (2/2)

TodayCycling souhaite vous tester sur vos connaissances du monde de la petite reine. La rédaction vous proposera un rendez-vous hebdomadaire, chaque vendredi. Aujourd’hui, le sujet est le mercato. Il y a eu beaucoup de transferts depuis le 1er août. Arriverez-vous à faire un sans faute ?

Les précédents Quizz de la rédaction de TodayCycling :
Avez-vous bien suivi le mercato ? (1/2)
Connaissez-vous le calendrier World Tour 2017 ?

 

Tirreno Adriatico : parcours de l’édition 2017

C’est un parcours bien balancé que propose l’organisateur italien de la course concurrente à paris-Nice, avec 2 étapes pour sprinteurs, baroudeurs et rouleurs, ainsi qu’une grosse étape de montagne.

Retour du Terminillo

Avec 2 étapes finissant en côte, et une étape s’achevant sur la montée du Terminillo, théâtre de la victoire du Colombien Nairo Quintana en 2015, il est peu probable de voir le Belge Greg Van Avermaert réaliser le doublé sauf à ce que les conditions climatiques présentent les même caractéristiques que celui de l’édition précédente. Le chrono de fin de semaine devrait avoir une importance de taille, car long de plus de 20 kilomètres, et exclusivement plat en bord de mer. Ce Tour semble donc s’offrir à un coureur polyvalent, aussi bon grimpeur que rouleur.

Greg van Avermaet se met la pression pour 2017

Greg van Avermaet, actuellement présent au camp d’entraînement de la BMC Racing Team, se remet petit à petit de sa blessure à la cheville lors d’une sortie de VTT. Il a pu participer à des sorties avec ses coéquipiers.

Milan-San Remo et les Flandres, objectifs du printemps

« J’ai pu faire de bons exercices. Ma rééducation se passe plutôt bien, mais j’essaye de ne pas trop forcer. Je ne suis pas encore à 100 pour cent, mais j’essaie de rattraper le retard », explique-t-il à la télévision belge. « Normalement, à ce moment de l’année, je m’entraîne dur. C’est donc une première pour moi. Je verrai comment mon corps réagit lors des premières courses. »

Quand allons-nous revoir le champion olympique sur sa monture au départ d’une course ? « De préférence, aussitôt que possible. Je veux être compétitif dès l’Omloop Het Nieuwsblad, même si ce n’est pas un objectif. Je veux en tout cas être au top de ma condition pour Milan-San Remo qui sera mon premier objectif. »

Après avoir quasiment tout gagné, le pensionnaire de la BMC Racing Team souhaite ajouter son nom à la plus grande course cycliste, pour un Belge. « C’est la course numéro un dans ma liste d’objectif. Je me mets la pression, mais je veux vraiment gagner cette course. »

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Greg van Avermaet champion olympique à Rio !

Romain Bardet débutera sur La Méditerranéenne

Romain Bardet lancera sa saison 2017 sur La Méditerranéenne dès le début du mois de février. Le leader d’AG2R La Mondiale veut atteindre un premier pic de forme pour les classiques ardennaises, avant de revenir sur le Tour de France dans l’espoir de faire, au moins, aussi bien que 2016.

Romain Bardet sera sur Paris-Nice

AG2R La Mondiale a dévoilé le programme de course de ses coureurs et notamment celui de son leader, Romain Bardet. Le deuxième du dernier Tour de France va débuter sa saison sur La Méditerranéenne du 8 au 12 février prochain. Si nous ne connaissons pas encore le détail des courses qui jalonneront sa préparation jusqu’au mois de juillet, nous savons que Bardet sera sur Paris-Nice du 5 au 12 mars.

Le programme de Romain Bardet pour le début de saison 2016 :

  • La Méditerranéenne : 8-12 février
  • Tour d’Abu Dhabi : 23-26 février
  • Paris – Nice : 5-12 mars

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Romain Bardet, cadre sup du peloton

George Bennett (Team LottoNL-Jumbo) contraint au repos.

Le coureur George Bennett de l’équipe LottoNL-Jumbo a annoncé ce matin sur Twitter son repos.

Souffrant d’une mononucléose depuis environ un ou deux mois, le coureur néo-zélandais agé de 26 ans a préféré prendre du repos pour revenir plus fort sur les premières courses de la saison.

Professionnel depuis 2012, il avait débuté au sein de l’équipe RadioShack (aujourd’hui Trek-Segafredo). Il a effectué son premier Tour de France cette année où il termine à la 53ème place. George Bennett s’était également classé 10ème du Tour Down Under en 2015.

Dimension Data dépendra encore des Britanniques

Dimension Data n’est pas forcément la mieux armée des équipes World Tour, mais cette saison, elle s’est montrée à son avantage en étant souvent à l’attaque. Malgré une dépendance à Mark Cavendish, l’équipe s’est démarquée en 2016 avec un Steve Cummings intenable et un Edvald Boasson Hagen qui semble revenir à son plus haut niveau. Concernant 2017, elle ne s’est pas forcément renforcée durant le mercato, mais la formation sud-africaine espère faire au moins aussi bien avec les mêmes armes.

🏆 Bilan Saison 2016 : Deux Britanniques au dessus du lot

Avec 34 victoires au palmarès, Dimension Data a gagné de février à octobre. Son chef de fil Mark Cavendish a endossé le premier maillot jaune de sa longue carrière avec son succès à Utah Beach, sur le Tour de France. Avec ses quatre victoires d’étape, il se rapproche du record d’un certain Eddy Merckx (34 victoires d’étape). Record qui pourrait donc tomber en juillet prochain. Le ‘Manx Express’ est également passé tout proche du fin de saison d’anthologie avec deux médailles d’argent : une sur l’Omnium lors des Jeux Olympique de Rio de Janeiro et une autre sur l’épreuve en ligne des Mondiaux de Doha. Cela reste tout de même l’une des meilleurs saisons du sprinteur. Concernant Stephen Cummings, l’autre Britannique de Dimension Data, il a de nouveau levé les bras sur la Grande Boucle. Il a également remporté son tour national face à une belle concurrence. Son bilan est tout de même impressionnant avec quatre victoires d’étape sur des épreuves World Tour : Tirreno Adriatico, Tour du Pays basque, Critérium du Dauphiné et Tour de France. Pour finir, soulignons les bonnes performances d’Edvald Boasson Hagen qui semble retrouver ses meilleures jambes, mais aussi Kanstantsin Siutsou qui a fini dans le top 10 du Tour d’Italie (dixième).

🖋 Transfert : Peu de mouvements à signaler

⇦ Les départs

Dimension Data n’a pas perdu beaucoup du coureurs durant le mercato. Le seul départ qui risque d’être remarqué est celui du Bélarus Kanstantsin Siutsou. Ce dernier, âgé de 34 ans, a signé avec Bahrain-Merida. Il souhaitait être un capitaine de route dans une équipe davantage armée pour les grands tours. On note également le départ du sprinteur néerlandais Theo Bos qui a déçu, avec seulement deux top 10 en 2016. Matthew Brammeir a choisi de rejoindre l’équipe irlandaise Aqua Blue Sport. Pour finir, Songezo Jim n’a pas vu son contrat prolongé et Cameron Meyer a quitté le monde du cyclisme en juin dernier, pour « des raisons personnelles ».

Départs : Matthew Brammeir (Aqua Blue Sport), Kanstantsin Siutsou (Bahrain-Merida), Theo Bos, Songezo Jim et Cameron Meyer (stoppe sa carrière pour raison personelle).

⇨ Les arrivées

Concernant les arrivées au sein de la formation sud-africaine, on peut noter la signature d’un certain Lachlan Morton. Ce dernier, pensionnaire depuis deux ans de Jelly belly powered by Maxxis, fait son retour au plus haut niveau en 2017. Après être passé pro en 2013 avec Garmin-Sharp, il réalise une année blanche en 2014 et perd la motivation de s’entraîner. Alors en 2015, il décide de passer au niveau Continental en restant sur le sol américain pour retrouver le plaisir de rouler. En 2016, il est revenu au devant de la scène. Il s’est mis en évidence notamment sur le Tour d’Utah où il a remporté deux étapes et le général avec face à lui, les meilleurs américains. Il aura donc certainement le leadership sur les courses par étapes. Mais pour les grands tours, il semble encore limité. Il n’attend pas grand chose en 2017, mais il pense pouvoir surprendre plutôt en 2018. Les autres signatures sont aussi intéressantes. On pense à l’Australien Ben O’Connor (21 ans), troisième du Tour de Savoie-Mont-Blanc, au Britannique Scott Thwaites, deuxième sur Le Samyn, ou encore Benjamin King, vainqueur d’étape sur le Tour de Californie.

Arrivées : Ben O’Connor (Avanti IsWhey Sport), Ryan Gibbons, Lachlan Morton (Jelly Belly p/b Maxxis), Scott Thwaites (Bora-Argon 18) et Benjamin King (Cannondale-Drapac).

🎯 Quels objectifs en 2017 pour Dimension Data ?

Sur les Grands Tours

La saison 2017 ressemblera aux précédentes. L’objectif sera avant tout les victoires d’étape. Avec le sprinteur Mark Cavendish, Dimension Data possède une valeur sûre même si la concurrence devient d’année en année plus relevée. Un autre coureur peut se débrouiller sur les arrivées groupées. On pense à l’Italien Kristian Sbaragli qui possède une belle pointe de vitesse. On se rappelle de sa victoire d’étape sur le Tour d’Espagne en 2015. Pour le général, ce sera plus compliqué pour l’équipe de Brian Smith. Igor Anton et Lachlan Morton sont les deux pièces maitresses. Mais un top 10 sur l’un des grands tours serait déjà un exploit.

Sur les classiques

Edvald Basson Hagen a fait parlé de lui en 2016. Victorieux à neuf reprises (meilleure saison après celle de 2009), il était présent sur les classiques du printemps, mais il lui manquait le petit plus pour suivre les meilleurs. Il reste un outsider à surveiller sur Paris-Roubaix (cinquième en 2016) ou encore sur Milan-San Remo où il devrait partager le leadership avec le Cav’. Sur les Ardennaises, un Nathan Haas peut surprendre en imposant son punch comme il l’a fait en cette fin de saison au Canada (sixième et cinquième respectivement lors du GP de Québec et le GP de Montréal).

Notation de l’effectif 2017 de Dimension Data

🔵🔵🔵⚪⚪ Course d’un jour
🔵🔵⚪⚪⚪ Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵⚪⚪⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵🔵🔵 Sprint
🔴🔴⚪⚪⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling : Mark Cavendish vainqueur à plus de 10 reprises en 2017 (11ème saison de suite).

📊 La statistique : 46 % c’est le pourcentage de coureurs africains présents dans l’effectif 2017 de Dimension Data.

Le coureur à suivre : 🇮🇹 Kristian Sbaragli

On pensait que sa surprenante victoire lors de l’étape de Castellon sur le Tour d’Espagne 2015 allait lui servir de déclic. Mais cette saison, Kristian Sbaragli n’a pas gagné. Le coureur transalpin a tout de même décroché à 22 reprises le top 10 (deux fois sur le Giro et six fois sur la Vuelta). Il reste donc un coureur compétitif en cas d’arrivée au sprint, surtout si la course a été casse-pattes avant le final. Au sein de Dimension Data, il devrait de nouveau avoir la possibilité de jouer sa carte personnelle sur certaines épreuves, mais le seul hic est qu’il n’a pas forcément un train constant, sur lequel s’appuyer. Pour la rédaction de TodayCycling, hormis les grands noms de l’équipe sud-africaines, il sera à suivre en 2017.

Effectif 2017 de Dimension Data

Igor Anton, Natnael Berhane, Edvald Boasson Hagen, Mark Cavendish, Stephen Cummings, Mekseb Debesay, Nick Dougall, Bernhard Eisel, Tyler Farrar, Omar Fraile, Ryan Gibbons, Nathan Haas, Reinardt Janse van Rensburg, Jacques Janse van Rensburg, Benjamin King, Merhawi Kudus, Lachlan Morton, Adrien Niyonshuti, Ben O’Connor, Serge Pauwels, Youcef Reguigui, Mark Renshaw, Krstian Sbaragli, Daniel Teklehaimanot, Jay Robert Thomson, Scott Thwaites, Johann van Zyl et Jaco Venter.

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Mark Cavendish s’impose à Utah Beach !

Fabian Wegmann raccroche

Coureur chez Stölting Service Group, Fabian Wegmann a décidé de mettre un terme à sa carrière. Le coureur allemand, connu pour être un bon puncheur, avait remporté le classement de la montagne sur le Tour d’Italie 2004.

A 36 ans, Fabian Wegmann a connu sa dernière année chez les pro au sein de l’équipe continentale professionnelle, Stölting Service Group. Durant sa carrière, il est passé entre autres par les formations Leopard-Trek où il a côtoyé les frères Schleck et Garmin-Sharp. C’est dans un communiqué de presse que le triple champion d’Allemagne a annoncé la nouvelle: « Je suis à la fois triste d’arrêter et heureux d’avoir pratiquer ce sport pendant 15 ans. J’ai eu la chance de courir avec les plus grands et de participer aux plus grandes courses à travers le monde. Je suis prêt à donner en retour et à me lancer de nouveaux défis. »

Hormis le maillot de meilleur grimpeur remporté sur le Tour d’Italie 2004, Fabian Wegmann s’est forgé un beau palmarès sur les courses d’un jour notamment. Il a remporté à deux reprises le GP de Francfort et terminé 3ème du Tour de Lombardie, 4ème du GP de Québec et 8ème de l’Amstel Gold Race.

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Fabian Wegmann vainqueur du GP de Francfort 2010