Le nouveau test par résonance magnétique est une aubaine pour le cyclisme mondial. En effet, l’UCI a décidé de se servir de ce moyen afin de confondre les tricheurs utilisant cette nouvelle fraude technologique. Toute forme de tricherie sera donc détectée grâce à système qui a déjà fait ses preuves en détectant le moteur se trouvant dans le vélo de Femke Van Driessche en janvier dernier.
Ce test a donc été utilisé pour la première fois lors des Championnats du Monde de cyclo-cross espoirs féminin en janvier dernier. L’UCI veut être intransigeante à propos du dopage mécanique comme l’a précisé Mark Barfield, directeur technique de l’UCI lors de la présentation du nouveau système : « l’UCI a procédé à 2500 tests et d’ici à la fin de l’année nous aurons procédé à un total de 10.000 et 12.000 tests ». « Le dopage mécanique est une question que nous prenons très au sérieux. Nous envoyons un message pour dire aux tricheurs: Si vous utilisez cette méthode, nous vous attraperons« , a-affirmé de son côté Brian Cookson, président de l’UCI.
Cette année, l’UCI a procédé à 274 tests sur des vélos, dont 216 sur le Tour des Flandres et 232 sur Paris-Roubaix. Le dernier en date, sur le prologue du Tour de Romandie où des contrôles inopinés ont été effectués ne révélant cependant aucune fraude technologique. Cette nouvelle méthode, très efficace selon Brian Cookson, qui a été préférée aux caméras thermiques utilise une tablette, un boîtier, un adaptateur et un programme développé pour l’occasion, qui permettent à l’opérateur de contrôler un vélo complet en moins d’une minute. Le champ magnétique est créée par le scanner. Toute interruption de ce dernier révélerait la présence d’un moteur, d’un aimant ou encore d’une batterie dissimulée dans le cadre du vélo.

