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Reportage : Retour sur l’année faste de Romain Bardet

Romain Bardet a réalisé l’une de ses meilleures saisons en se montrant à son avantage sur les épreuves World Tour mais aussi en terminant deuxième du Tour de France. Compétitif de Février sur le Tour d’Oman au mois d’Octobre lors du Tour de Lombardie, le protégé de Vincent Lavenu a prouvé qu’il avait franchi un pallier.

« J’ai été présent tout au long de la saison, je pense que c’est un signe de maturité », a récemment expliqué celui qui a terminé sixième coureur mondial.

Pour se remémorer cette belle année 2016, France Télévision et notre confrère Nicolas Geay vous proposent un reportage au sein d’Ag2r-La Mondiale.

Katusha alignera une équipe compétitive en Algarve

La formation Katusha, qui sera en 2017 sous pavillon suisse, a dévoilé le nom de ses coureurs qui se rendront au Portugal en février prochain pour disputer le Tour d’Algarve. Quand on voit la liste des coureurs présents, on peut dire que cette équipe sera compétitive.

Tony Martin visera le chrono

En plus des deux Portugais Tiago Machado et Jose Goncalves, la formation de Jose Azevedo misera également sur l’Allemand Tony Martin, la recrue de ce mercato. Le multiple champion du monde de l’effort en solitaire a déjà brillé sur ces terres puisqu’il a remporté l’édition 2013. Il visera certainement la gagne sur le chrono de 18 kilomètres qui se tiendra autour de Sagres. Simon Spilak, régulier sur les courses d’une semaines sera également à suivre.

Sélection Katusha-Alpecin pour le Tour d’Algarve : Tiago Machado, Jose Gonçalves, Baptiste Planckaert, Maurits Lammertink, Mads Würtz, Simon Spilak et Sven Erik Bystrom.

VIDEO CYCLISME
Les meilleurs moments de Tony Martin

Trek-Segafredo vers de nouveaux horizons en 2017

Depuis quelques saisons, l’équipe Trek-Segafredo peine à devenir l’une des formations incontournables du World Tour. Malgré la présence de Fabian Cancellara qui a réalisé une honorable dernière saison, il n’y pas vraiment eu de coureur capable de porter haut les couleurs de la firme américaine. En effet, les hommes de Luca Guercilena n’ont décroché que quatre bouquets dans le World Tour. Trop peu pour une formation de cette pointure. De ce fait, les dirigeants ont été très présents sur le marché des transferts et en ont profité pour recruter deux grands noms : Alberto Contador et John Degenkolb.

🏆 Bilan saison 2016 : Ciao Fabian

La saison 2016 de l’équipe Trek-Segafredo a été lancée dès le mois de janvier en Australie avec la victoire de Jack Bobridge sur son championnat national en Australie. Mais l’année 2016 de l’équipe américaine a surtout été marquée par la dernière apparition de Fabian Cancellara dans le peloton professionnel. A 35 ans, le voilà qu’il entame sa dernière saison. Et on peut dire qu’elle a plutôt été réussi. Comme souvent, le coureur suisse se distingue grâce à sa puissance et s’en va chercher une étape du Challenge Majorque avant de remporter les Strade Bianche et le contre-la-montre de Tirreno-Adriatico, un classique. Sur les pavés, il a dû se contenter d’accessits. Alors qu’il souhaitait s’imposer une dernière fois sur les courses qui ont fait sa gloire, « Spartacus » n’a pu faire mieux que 4e sur le GP E3 et Gand-Wevelgem, puis une 2e place derrière l’imbattable Peter Sagan lors du Tour des Flandres. Quant à Paris-Roubaix, une vilaine chute lui a privé toute chance de figurer sur la boîte ou mieux encore, de gagner l’Enfer du Nord une dernière fois. Cependant, le Suisse a conclu sa carrière en beauté en se parant d’or sur l’épreuve du contre-la-montre des Jeux olympiques de Rio. Pour le reste, Bauke Mollema a fait ce qu’il a pu sur le Tour de France et les tours d’une semaine. A noter qu’il a remporté la Clasica San Sebastian, ce n’est pas rien. Quant à Giacomo Nizzolo, l’un des autres éléments clés, il éprouve quelques difficultés face aux coureurs les plus rapides et est toujours à la rechercher de sa première victoire sur le Tour d’Italie.

TODAYCYCLING - Fabian Cancellara en plein effort vers le titre olympique des Jeux de Rio 2016 ! Photo : Watson/UCI
TODAYCYCLING – Fabian Cancellara en plein effort vers le titre olympique des Jeux de Rio 2016 ! Photo : Watson/UCI

🖋 Transferts : Contador et Degenkolb, renforts de poids

⇦ Les départs

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Trek-Segafredo va se rajeunir en 2017. Beaucoup de coureurs ont pris leur retraite cette année à l’image de Jack Bobridge, Yaroslav Popovych, Frank Schleck, Ryder Hesjedal et évidemment Fabian Cancellara. D’autres ont pu convaincu au court de ces dernières saisons et ont été poussées vers la sortie comme Julian Arredondo qui avait pourtant fait des débuts tonitruants en 2014 avec l’équipe Trek. De la même manière, sa victoire d’étape sur le Tour de Croatie n’aura pas suffi à Riccardo Zoidl qui est de retour au pays en division continentale. Stijn Devolder est quant à lui vieillissant (37 ans) et a choisi la modeste équipe Verandas Wllems-Crelan pour terminer sa carrière. Il aura vraisemblablement un rôle important au sein d’un effectif relativement jeune qui compte dans ses rangs un certain Wout Van Aert… Finalement, seul Niccolo Bonifazio a su élever le niveau ou du moins le conserver. A seulement 23 ans, l’Italien est l’un des plus talentueux de sa génération et c’est au Bahrain qu’il tentera de prendre une nouvelle dimension. Suite à tous ces départs, il a fallu combler. Et la formation américaine a été très active et a probablement réalisé l’un des meilleurs mercatos du peloton cette année…

Départs : Niccolo Bonifazio (Bahrain-Merida), Sitjn Devolder (Verandas Willems-Crelan), Julian Arredondo (Nippo – Vini Fantini), Riccardo Zoidl (Felbermayr – Simplon Wels), Jack Bobridge, Yaroslav Popovych, Fabian Cancellara, Frank Schleck et Ryder Hesjedal (retraite).

⇨ Les arrivées

Un temps intéressée par Peter Sagan et Vincenzo Nibali, l’équipe Trek-Segafredo a finalement trouvé les coureurs qui seront capable d’aller chercher de gros résultats. En effet, Alberto Contador, qui avait annoncé qu’il mettrait un terme à sa carrière fin 2016, en a encore sous la pédale. A 34 ans, il est dans ses dernières années au plus haut niveau et « El Pistolero » se verrait bien remporter un troisième Tour de France en juillet prochain. Le recrutement de John Degenkolb est évidemment un moyen de pallier le départ en retraite de Fabian Cancellara et même si l’Allemand a connu une saison très difficile à cause d’un accident en janvier, il a prouvé qu’il était un des meilleurs coureurs de la planète. En 2015, il avait remporté Milan-Sanremo et Paris-Roubaix ! L’autre recrue phare n’est autre que Jarlinson Pantano, élu « Révélation du Tour de France 2016 » par les internautes. A n’en pas douter, sous ses nouvelles couleurs, le coureur colombien tentera de nouveaux exploits.

Arrivées : Ruben Guerreiro, Gregory Daniel (Axeon Hagens Berman), André Cardoso (Cannondale), Michael Gogl, Jesus Hernandez, Alberto Contador (Tinkoff), Mads Pedersen (Stotling), Jarlinson Pantano, Matthias Brandle (IAM Cycling), Koen De Kort et John Degenkolb (Giant-Alpecin).

🎯 Quels objectifs en 2017 pour Trek-Segafredo ?

Sur les Grands Tours

Trek-Segafredo a déjà mis les choses au point concernant les Grands Tours. Avec l’arrivée d’Alberto Contador cet hiver, les plans ont changé. Si jusque-là Bauke Mollema était le leader désigné sur les routes du Tour de France, le Néerlandais prendra le départ du Tour d’Italie dans le but d’y briller grâce à un classement général correct. La Grande Boucle est quant à elle réservée à Contador qui espère décrocher un nouveau succès sur les Champs-Elysées, huit ans après son dernier succès en 2009. Pour ce faire, El Pistolera pourra compter sur une équipe qui lui sera dévouée. Mais qui pourrait être divisée en deux. En effet, si John Degenkolb parvient à retrouver son niveau qui a fait de lui le vainqueur du Milan-Saremo et de Paris-Roubaix, il est fort à parier que le coureur allemand sera au départ du Tour. Dans ce cas, Trek-Segafredo devra mettre deux ou trois hommes à la disposition de son sprinteur. Quant au Tour d’Espagne, on peut s’attendre à y voir « El Pistolero ». Si le coureur espagnol n’a pas eu un début de saison trop rempli, il sera en mesure d’afficher une forme compétitive sur ses routes…

Sur les classiques

Pour les classiques, Trek-Segafredo va devoir rebondir après l’arrêt de Fabian Cancellara. Pour cela, elle a misé sur John Degenkolb qui a déjà fait ses preuves sur les plus grandes courses du calendrier. Si l’Allemand représente donc une valeur sûre, d’autres voudront se distinguer. C’est le cas du Belge Jasper Stuyven auteur d’une très belle saison 2016 du haut de ses 24 ans. Vainqueur de Kuurne-Bruxelles-Kuurne en solitaire à l’image de son maître Fabian Cancellara, Stuyven a également brillé sur le World Tour en prenant la 5e place du GP E3. Sur les classiques ardennaises, la tâche semble plus compliquée. Aucun leader ne se distingue réellement. Mais Trek-Segafredo possède plusieurs atouts. L’Amstel Gold Race correspond aux qualités de Fabio Felline, La Flèche Wallone peut voir Alberto Contador arriver en tête au sommet du Mur de Huy, tandis que Liège-Bastogne-Liège peut correspondre à Bauke Mollema. D’ailleurs, ce dernier aura un titre à défendre sur la Clasica San Sebastian et fera son possible sur le Tour de Lombardie en fin d’année.

Notations de l’effectif Trek-Segafredo 2017

🔵🔵🔵🔵⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵🔵⚪ Classement général sur les GT
🔵🔵⚪⚪⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵🔵⚪ Sprint
🔴🔴🔴🔴⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling : Alberto Contador remporte le Tour de France.

📊 La statistique : 5. C’est le nombre de coureurs qui ont arrêté leur carrière au sein de l’équipe Trek-Segafredo entre 2016 et 2017 (Jack Bobridge, Fabian Cancellara, Ryder Hesjedal, Yaroslav Popovych, Frank Schleck).

Le coureur à suivre : 🇧🇪 Jasper Stuyven

A 24 ans, Jasper Stuyven a souvent été considéré comme le prochain Fabian Cancellara. Malgré son jeune âge, le coureur belge présente des aptitudes non négligeables sur les pavés. Vainqueur de Kuurne-Bruxelles-Kuurne dans un numéro en solitaire digne de son maître suisse, Stuyven possède également une pointe de vitesse qui fait de lui un coureur redoutable en cas d’arrivée au sprint. Il ne manque donc plus qu’un peu d’expérience pour le mener vers les plus grandes victoires.

Effectif 2017 de l’équipe Trek-Segafredo

ALAFACI Eugenio, BEPPU Fumiyuki, BERNARD Julien, BRÄNDLE Matthias, CARDOSO André, COLEDAN Marco, CONTADOR Alberto, DANIEL Gregory, DE KORT Koen, DEGENKOLB John, DIDIER Laurent, FELLINE Fabio, GOGL Michael, GUERREIRO Ruben, HERNÁNDEZ Jesús, IRIZAR Markel, MOLLEMA Bauke, NIZZOLO Giacomo, PANTANO Jarlinson, PEDERSEN Mads, RAST Gregory, REIJNEN Kiel, STETINA Peter, STUYVEN Jasper, THEUNS Edward, VAN POPPEL Boy et ZUBELDIA Haimar.

VIDEO DE CYCLISME
Fabian Cancellara remporte en costaud les Strade Bianche 2016

Eduard Vorganov a trouvé un contrat pour 2017

Selon nos confrères de Biciciclismo, le coureur russe Eduard Vorganov a finalement trouvé une nouvelle équipe pour la saison prochaine. En effet, il roulera pour la modeste équipe continentale Minsk Cycling Club.

Victime du meldonium ?

L’annonce de ce transfert Eduard Vorganov a certainement un goût amer pour ce coureur, professionnel depuis 2007. Alors qu’il était au départ du Tour de Valence ce printemps, il apprend qu’il a été contrôlé positif au meldonium, comme de nombreux athlètes russes. Il a été directement renvoyé par son équipe, la Katusha. Mais depuis mai, il a de nouveau été autorisé à courir. Malheureusement pour lui, aucune équipe ne lui a fait signé un contrat pour terminer la saison.

Selon l’agence mondiale antidopage, le temps d’élimination du Meldonium par le corps humain n’est pas encore connu, ce qui pousse quelques fédérations à sursoir en mai 2016 à des sanctions contre des sportifs contrôlés positif. Et ce fut le cas pour Eduard Vorganov.

VIDEO CYCLISME
Reportage sur le dopage au sein de la Katusha

La FDJ avec deux leaders au Tour d’Algarve

L’équipe française FDJ participera à la 43ème édition du Tour d’Algarve qui se tiendra du 15 au 19 février. La formation de Marc Madiot alignera son leader Thibaut Pinot ainsi que le sprinteur Arnaud Démare.

La FDJ jouera sur plusieurs tableaux

Thibaut Pinot, troisième au Tour de France 2014 et quatrième sur l’épreuve portugaise en 2016, sera l’un des coureurs à suivre pour le maillot jaune. L’actuel champion de France du contre-la-montre sera épaulé par Sébastien Reichenbach.

Pour les sprints, l’équipe française se rendra en Algarve avec le vainqueur du Milan-San Remo 2016 : Arnaud Démare. Son train, composé de Marc Sarreau, Jacopo Guarnieri et William Bonnet, sera également de la partie. Ignatas Konovalovas et Tobias Ludvigsson sont également inscrits.

VIDEO CYCLISME
Best of 2016 de Thibaut Pinot

Quelle équipe a reçu le plus d’invitations World Tour ?

En 2016, en plus des dix-sept équipes World Tour automatiquement invitées sur chaque course inscrite au calendrier World Tour, les organisateurs peuvent distribuer des invitations aux équipes possédant une licence continentale professionnelle. Le choix de ces organisateurs peut être basé sur plusieurs critères comme les résultats globaux de l’équipe, la nationalité ou encore la présence de coureur(s) important(s). La rédaction de TodayCycling a décidé de faire un point sur la distribution de ces wild cards.

Cofidis, invitée sur 60 % des courses

Cette saison, c’est l’équipe nordiste Cofidis, solutions crédits qui a reçu le plus d’invitations sur les courses World Tour. En effet, elle a cumulé seize wild cards. En plus de toutes les courses françaises (Paris-Nice, Paris-Roubaix, Critérium du Dauphiné, Tour de France et Bretagne Classic), elle a disputé l’intégralité des épreuves espagnoles (Tour de Catalogne, Tour du Pays basque, la Clasica San Sebastian et le Tour d’Espagne). En tout, on a pu voir le maillot rouge au départ de 60 % des courses World Tour. La formation de Nacer Bouhanni devance une autre équipe française : Direct Energie, qui a cumulé douze invitations. Le podium est complété par deux autres formations : Bora-Argon 18 et Wanty-Groupe Gobert avec onze invitations.

Gianluca Brambilla enfin sur le Tour

Rôdé aux Grands Tours (8 participations cumulées entre Giro et Vuelta), Gianluca Brambilla n’a pourtant encore jamais goûté aux joies du Tour de France. Sauf accident, ce sera chose faite dans quelques mois puisque le grimpeur italien a affirmé au quotidien vénète Il Giornale di Vicenza qu’il faisait du Tour l’un de ses principaux rendez-vous pour 2017.

2016, un cru d’exception pour Gianluca Brambilla

Alors qu’en 6 années le coureur de la Quick-Step n’avait qu’une seule victoire à revendiquer, sur le modeste GP Nobili Rubinetterie (en 2010, pour son 2e jour de course en tant que professionnel), il a franchi un cap cette saison. Des victoires d’étape sur le Giro et la Vuelta, mais aussi de nombreux tops 10 sur les Strade Bianche, le Tour du Pays Basque, le Giro, la Clasica San Sebastian, le Tour de Burgos… La saison prochaine sera donc cruciale pour prouver que ce cap a été franchi durablement. Et pour cela, rien de mieux qu’une préparation idoine : « J’ai programmé ma préparation de la même manière que la saison dernière, avec le même calendrier, affirme-t-il, toutefois, la performance d’un athlète ne résulte pas dans d’une formule mathématique, et beaucoup de facteurs entrent en jeu ».

Le Tour plutôt que le 100e Tour d’Italie

Le grimpeur au petit gabarit (1,70 m pour 57 kg) aura donc finalement attendu l’année du Giro du centenaire pour se présenter sur la principale course du calendrier cyclisme, même si cela l’oblige à faire une croix sur son tour national. La décision a dû être difficile à prendre pour le natif de Bellano, puisque le parcours va passer à quelques kilomètres de chez lui lors de l’avant-dernière étape…

L’objectif sur les routes de France sera double pour le vice-champion d’Italie : « Je serai lieutenant de Dan Martin, mais je jouerai aussi ma carte personnelle pour le gain d’une étape. Après mes victoires sur les Tours d’Espagne et d’Italie, j’ai pour objectif de rejoindre le prestigieux club des vainqueurs d’étapes sur les trois Grands Tours ». Ambitieux, le Transalpin n’en est pas moins conscient de la tâche ardue que ce défi représente : « Le Tour est une course exigeante, où l’expérience compte beaucoup. Les premières étapes donnent lieu à une bagarre féroce, je pourrais peut-être saisir ma chance en deuxième ou troisième semaine, quand la fatigue se fera sentir. En tous cas c’est sûr que je suis excité à l’idée de courir enfin le Tour de France ! ».

La route vers Paris semble bien définie, et elle sera parsemée de courses prestigieuses : Tour Down Under, Cadel Evans Race, Abu Dhabi, Strade Bianche, Liège-Bastogne-Liège, Flèche Wallonne, Amstel Gold Race… Après une courte pause, il sera déjà temps de prendre part à la répétition du raout de juillet sur le Dauphiné. Et pour l’après-Tour, la Vuelta semble avoir les faveurs de Brambilla, lui qui avoue volontiers son attachement à la course espagnole. Avec ses victoires l’année écoulée, l’homme a pris goût à la victoire et ne compte pas s’aligner sur ces différentes épreuves pour faire de la figuration. Il lorgne notamment sur deux courses qui lui ont échappé de peu l’an passé : les Strade Bianche et le championnat national…

Plus d’actualités cyclisme sur TodayCycling ici !

VIDEO CYCLISME
15e étape de la Vuelta 2016 – Victoire de Gianluca Brambilla

Parce qu’on ne retient que le nom des vainqueurs

TodayCycling souhaite vous tester sur vos connaissances du monde de la petite reine. La rédaction vous proposera un rendez-vous hebdomadaire.

Au programme du jour ? Petit retour sur quelques succès marquants qui ont jalonné la saison 2016. Serez-vous capable de décrocher un 10/10 ?

Les précédents Quizz de la rédaction de TodayCycling :
Avez-vous bien suivi le mercato ? (1/2)
Connaissez-vous le calendrier World Tour 2017 ?
Avez-vous bien suivi le mercato ? (2/2)

 

Sunweb 2017 : Keep Challenging !

Certes Sunweb a recruté fort et confirmé pour 2017 pour pallier le départ de Degenkolb et se muscler sur les courses par étapes, mais Iwan Spekenbrink ne renie pas la tradition maison de prendre le temps de progresser et d’investir à long terme dans les jeunes pousses à fort potentiel.

🏆 Une saison 2016 tronquée

Pire qu’un début de Tour à la Jan Ulrich qui passe à travers le haillon de son directeur sportif avant le prologue, six coureurs du Team Giant-Alpecin sont fauchés fin janvier en Espagne. Degenkolb perd quasiment un doigt, exit donc la Primavera et Roubaix pour le double tenant du titre. Wawa y laisse un scaphoïde mais revient fort fin avril en accrochant une neuvième place en haut du Mur de Huy et une sixième place à Liège.

Sur le Giro, la Giant-Alpecin gagne enfin : le prologue pour Dumoulin à domicile à Apeldoorn (+ 6 jours en rose) et la dernière étape à Turin pour Arndt. Sur le Tour, Tom Dumoulin fait le spectacle avec deux étapes : à Arcalis sous un déluge pyrénéen et sur le premier contre-la-montre de l’épreuve (un doublé montagne – chrono assez remarquable d’ailleurs pour être salué). Malheureusement, comme au Giro, il doit abandonner quelques jours plus tard sur chute.  A Rio, Dumoulin prend l’argent du contre-la-montre derrière Spartacuisse.

Début août, le jeune Sam Oomen se révèle au grand public. Il remporte une étape et le général du Tour de l’Ain devant Bart de Clercq et Pierre Latour. Puis, émotion, après avoir failli rester sur le carreau en début de saison et avant de quitter l’équipe, John Degenkolb retrouve ses sensations. Il gagne une étape du Tour de Norvège en août et le Sparkassen Münsterland Giro en octobre. Enfin, Warren Barguil finit fort l’année avec un troisième top 10 sur les classiques accidentées : huitième du Lombardie.

🖋 Transfert : le changement dans la continuité…

Après une saison assez maigre du point de vue des résultats (compréhensible avec le départ de Kittel et la convalescence de Degenkolb une bonne partie de l’année), la Sunweb rebat les cartes. Place à un nouveau sprinteur passant les bosses (Matthews) et à désormais une triplette de coureurs valant top 10 sur les grands tours (Barguil – Dumoulin + Kelderman). L’alternance ? Non pas vraiment car Spekenbrink ne renie pas sa politique d’apprentissage des jeunes.

⇦ Les départs

Après Kittel l’an passé, l’équipe perd Degenkolb, et son lieutenant de Kort, en 2017. Pour la première fois, l’équipe n’aura plus de sprinteur de classe mondiale. Lars van der Haar retourne se consacrer au cyclo-cross chez Telenet-Fidea. Côté fratrie Ludvigsson, Tobias file à la FDJ pour protéger Thibaut Pinot. Quant à Fredrik, non conservé et qui avait proposé ses services sur Twitter, il atterrit finalement chez une conti danoise.

Départs : Ji Cheng (retraite), John Degenkolb (Trek-Segafredo), Caleb Fairly (retraite), Lars van der Haar (Telenet-Fidea), Carter Jones (retraite), Koen de Kort (Trek-Segafredo), Fredrik Ludvigsson (Soigneur-Copenhaguen), Tobias Ludvigsson (FDJ) et Tom Veelers (retraite).

⇨ Les arrivées

C’est un des transferts marquants du WorldTour : après quatre saisons en Australie, Michael Matthews rechange d’hémisphère pour bénéficier d’une équipe davantage à son service. A 26 ans, il vient passer un cap pour enfin remporter une grande course d’un jour après avoir gagné sur les trois grands tours (comme Dumoulin).

Après deux saisons compliquées ou du moins en-deça de ce que sa septième place au Giro 2014 laissait augurer, Wilco Kelderman arrive à 25 ans pour retrouver confiance. Il épaulera Dumoulin et Barguil sur les grandes courses par étapes et pourra jouer sa carte sur certaines faisant la part belle aux chronos. Également en provenance de la Lotto NL-Jumbo, arrive Mike Teunissen, 24 ans, étouffé par l’explosion de Dylan Groenewegen en 2016. Reste au vainqueur de Roubaix et de Paris-Tours espoirs 2014 de confirmer et de se faire une place aux côtés des jeunes et prometteurs sprinteurs Nikias Arndt (une étape du Giro) et Max Walscheid (cinq étapes du dernier Tour du Hainan). Enfin, transfuge de la Bora, Phil Bauhaus devrait être un premier choix en matière de sprint.

Comme à l’accoutumée, l’équipe mise sur de hauts potentiels : Chris Hamilton et Lennard Hofstede (lauréat du Rhône-Alpes Isère Tour 2016, comme Sam Oomen en 2015…) grimpent déjà bien et Lennard Kämna, seulement 20 ans, semble être le Tony Martin de demain.

Arrivées : Phil Bauhaus (Bora-Argon 18), Chris Hamilton (Avanti), Lennard Hofstede (Rabobank Development), Lennard Kämna (Stölting Services Group), Wilco Kelderman (LottoNL-Jumbo), Michael Matthews (Orica-BikeExhange), Mike Teunissen (LottoNL-Jumbo).

🎯 Quels objectifs en 2017 pour Sunweb-Giant ?

Sur les Grands Tours : selon Dumoulin et pour les étapes

Tom Dumoulin est à la recherche de la combinaison magique poids montagne – puissance chrono pour viser le général d’un grand tour. Mais lequel ? Consacré pour la troisième fois de rang cycliste néerlandais de l’année, le Papillon de Maastricht a estimé, sur Facebook, le Giro « séduisant avec tous ses kilomètres contre-la-montre ». Il devrait y être accompagné de Wilco Kelderman de retour sur le grand tour qui l’avait révélé en 2014 après deux Tour de France anecdotiques.

Dumoulin pourrait doubler avec le Tour dans la foulée. C’est-à-dire comme en 2015 mais en mieux : sans double abandon sur chute. Toutefois, il devrait attendre le parcours de la Vuelta dévoilé début janvier pour se prononcer alors que le Tour ne présente pas des masses de chrono. Barguil courra probablement son Tour et doublera avec la Vuelta où il avait éclaté au grand jour il y a déjà plus de trois ans. En tout cas, le breton trouve le temps long. Certes il a porté sur le Tour de Suisse 2016 son premier maillot de leader depuis les amateurs (troisième au final) mais il cherche la gagne qui lui échappe depuis son doublé mémorable sur la Vuelta 2013. Il avait d’ailleurs confié au Télégramme de Brest lors du dernier Tour qu’il viserait peut-être désormais davantage les étapes que le général… Kelderman devrait l’y suivre (14ème en 2014) à moins que Dumoulin tente d’y renouveler sa grosse performance de 2015 (sixième à Madrid + deux étapes).

Selon Mat Hayman, dans des propos confiés au Sidney Morning Herald, Michael Matthews aurait aussi quitté Orica, visant le général avec les Yates et Chaves, pour conquérir le maillot vert… Certes, il en est à deux maillots verts de rang sur Paris-Nice mais a seulement fini troisième cette année sur le Tour loin derrière Sagan et assez proche de Kittel… Les grands tours c’est aussi les étapes. Hors sprint et les petites chances que représentent les Arndt, Bauhaus, Sinkeldam voire même Walscheid, le hipster berlinois tout-terrain Simon Geschke, brillant vainqueur à Pra-Loup sur le Tour 2015, vise le Tour dont le départ sera donné chez lui.

Sur les classiques : option bosses

Sans Degenkolb, les pavés n’auront pas la même saveur. Ramon Sinkeldam (15ème à Roubaix cette année) et le jeune Zico Waeytens seront de nouveaux leaders en apprentissage sur les flandriennes. L’équipe s’oriente vers les classiques « collinues ».

Clairement, Bling débarque pour claquer un monument. Il a déjà déclaré, lors d’un live Facebook Shimano-Road, qu’il était « vraiment excité de disputer Milan – San Remo au sein d’une équipe l’ayant déjà emporté ». Sur l’Amstel, Barguil et Dumoulin devraient se mettre à planche pour l’australien (troisième en 2015 et cinquième en 2016). Dans les Ardennes, après une campagne 2016 remarquée, Warren Barguil sera protégé, tout comme sur le Lombardie. Avant le terme de la saison, Plouay et les Quebécoises seront les gros objectifs de Matthews qui pourra aussi compter sur le soutien de Geschke.

Notation de l’effectif Sunweb-Giant 2017

🔵🔵🔵🔵⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵⚪⚪ Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵🔵⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵🔵⚪ Sprint
🔴🔴🔴🔴⚪ Niveau global

🏅 Pronostic de TodayCycling : Matthews emporte l’Amstel et Barguil gagne sur le Tour.

📊 La statistique : 5. Comme la cinquième saison de la structure d’Iwan Spekenbrink au plus haut niveau. Mais la première sans ses deux costaud historiques Kittel et Degenkolb.

Le coureur à suivre : Sam Oomen

Le jeune néerlandais a brillamment remporté le Tour de l’Ain 2016 à tout juste 21 ans. Deux ans plus jeune que Romain Bardet en 2013. A lui de confirmer au niveau World Tour. Il a le talent pour bientôt réussir sur les courses à bosses. Dès cette année dans les Ardennes ? En progressant encore sur les chronos, il pourrait même réaliser de belles choses sur les courses d’une semaine.

Effectif 2017 du Team Sunweb

Søren Kragh Andersen, Nikias Arndt, Phil Bauhaus, Bert De Backer, Warren Barguil, Roy Curvers, Laurens Ten Dam, Tom Dumoulin, Johannes Fröhlinger, Simon Geschke, Chad Haga, Jochem Hoekstra, Max Kanter, Wilco Kelderman, Sindre Skøjstad Lunke, Michael Matthews, Sam Oomen, Georg Preidler, Ramon Sinkeldan, Tom Stamsnijder, Mike Teunissen, Albert Timmer, Martin Tusveld, Zico Waeytens, Max Walscheid.

VIDEO CYCLISME
La victoire de Dumoulin à Arcalis depuis le peloton

 

Votre année 2016 en pourcentages !

Les années passent et dans une logique physiologiquement sportive elles ne doivent pas se ressembler car leurs substances intrinsèquement évolutives permettent une ascension qui peut parfois mener à des sommets de béatitude ceux qui ont le courage de dépasser leurs limites  dans des pourcentages élevés voire très élevés. En prenant compte des limites liées à l’âge naturellement.

L’année 2016 s’achève-t-elle pour vous sur une satisfaction personnelle dans la progression de vos performances à grimper toujours plus haut et plus dur des côtes et des cols répertoriés ou non ? Conquis à la sueur de votre front et à la force de vos mollets.

Une première expérience dans un col mythique ou dans une pente suffisamment pentue qui vous a littéralement cloué sur place mais dépassée est propice à ce sujet.

Vos témoignages ainsi que vos photos sont les bienvenus, vous qui avez immortalisé vos exploits dans votre mémoire ou sur un cliché qui restera un souvenir gravé à jamais dans votre légende personnelle.

Terrifiant mais pas insurmontable ! 

Le Scanuppia – Malga Palazzo est sans doute le col le plus dur d’Europe. Il se situe à Besenello, dans la province de Trente, dans la région du Trentin-haut-Adige, dans le Nord-Est de l’Italie. De redoutables pourcentages le constituent. La pente moyenne est de 17% sur 7,8 km. Un passage de 100 m a plus de 28% pour une déclivité maxi de 45 % !!! Le 2e kilomètre de l’ascension est le plus difficile avec un pourcentage moyen de 26.5%.

Joyeux Noël Todayeurs !

Joyeux Noël Todayeurs

Lecteurs assurément coureurs

Nos beaux cadeaux c’est vous

Qui nous lisez un peu partout

Sur un petit ou grand écran

Votre venue donne le sentiment

Que notre travail porte ses fruits

Avec ce que l’on a construit

Et vous donner l’envie de revenir

Chaque jour étaye notre avenir

Avec des nouveautés qui brillent

De mille feux et qui scintillent

Dans le sapin de TodayCycling

Qui prépare aussi son briefing

Pour l’année 2017

La visière de sa grande casquette

En arrière pour le top départ

On a déjà notre dossard…

Movistar : Marc Soler et Jasha Sutterlin jusqu’en 2019

La formation espagnole a annoncé hier la prolongation de contrat des deux plus jeunes coureurs à avoir porté le maillot Movistar cette saison. Marc Soler et Jasha Sütterlin seront ainsi pensionnaires de la WorldTeam jusqu’en 2019 – Au moins !

Marc Soler, grimpeur en devenir

Le grimpeur Catalan de 23 ans est l’un des espoirs du cyclisme espagnol, qui se cherche une nouvelle génération triomphante pour succéder aux vieillissants Valverde, Moreno et autres Contador. Et Marc Soler pourrait bien en être le chef de file… Car même si son palmarès n’est pas des plus étoffés, le jeune homme a le bon goût de gagner efficace : Tour de l’Avenir en 2015 et étape-reine de la Route du Sud cette année où il a devancé Nairo Quintana et un autre espoir, Britannique celui-là, en la personne de Hugh Carthy. Prochain objectif pour l’Espagnol ? Participer à son premier Grand Tour. Sans doute dès l’an prochain…

Jasha Sütterlin, rouleur « made in Germany »

L’Allemand, ainé de Marc Soler de tout juste un an, n’a quant à lui pas eu l’occasion de lever les bras en 2016. Pour autant, ses résultats sont prometteurs : excellent rouleur, il a fini 6e des championnats du monde contre-la-montre, et a cumulé quelques tops 10 dans la spécialité en World Tour (Tirreno-Adriatico,  Eneco Tour par deux fois). Quoique le coureur n’ait pas encore gagné en professionnel, la décision de Movistar de lui confirmer sa confiance ne saurait donc surprendre.

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4e étape de la Route du Sud 2016 – Victoire de Marc Soler

Davide Malacarne toujours sans équipe pour 2017

Davide Malacarne, qui ne s’est pas vu proposer une prolongation de contrat de la part d’Astana, est actuellement sans contrat, à moins d’un mois de la reprise de la compétition. Le coureur italien se bat pour signer avec une équipe, en vain pour le moment.

La piste Wilier-Selle Italia s’éloigne…

Il y a quelques semaines, les rumeurs l’annonçaient au sein de l’équipe de X. Mais au final, les négociations n’ont pas abouti. « Je ne sais vraiment pas pourquoi les négociations n’ont pas marché avec Wilier-Selle Italia », explique-t-il comme il le relate à Ultimo Chilometro. « Malheureusement, la situation est critique car je n’ai pour le moment aucun contrat et donc aucune équipe avec qui je pourrais m’exprimer dans les années à venir. Je suis en train de travailler pour tenter d’en trouver une. »

Il se dit même prêt à rouler pour une équipe de niveau Continental. « Passer du Giro à un calendrier de troisième division va me demander beaucoup de motivation. Vous avez certes besoin de vos jambes mais si le cerveau est déconnecté ou stimulé, tout devient difficile. Ce sera toutefois une possibilité car je ne veux pas m’arrêter à 29 ans. »

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Interview de Davide Malacarne

En 2017, Sky c’est le Tour de France mais pas que…

Le Team Sky a réalisé une saison 2016 au-delà des attentes. Certes, Chris Froome, le leader emblématique de l’équipe britannique a rempli l’objectif qui lui était fixé – remporter le Tour de France – mais ce sont surtout les autres coureurs qui sont parvenus à s’illustrer. Wout Poels a en effet remporté le premier monument de l’équipe qui courrait après depuis 2010, Michal Kwiatkowski a remporté le GP E3… Bref, des facteurs qui montrent que Sky arrive enfin à se faire une place sur les classiques.

🏆 Une saison 2016 attendue pour le Team Sky

La saison 2016 de l’équipe Sky a été on ne peut mieux lancée. A la fin du mois de février, l’équipe britannique comptabilisait neuf victoires ! Chris Froome était déjà dans le rythme en remportant l’Herald Sun Tour et Wout Poels montrait également des signes encourageants pour la suite de la saison. Tout au long de l’année, l’ensemble de l’effectif a été acteur dans les différentes épreuves. Evidemment, on retient l’énorme loupé de Mikel Landa sur les routes du Tour d’Italie où il était l’un des favoris. La sauce Sky n’a-t-elle pas prise ? La saison 2017 nous le dira très vite. Même cas de figure pour Michal Kwiatkowski. Auteur d’un très bon début de saison avec sa victoire sur le GP E3, il a ensuite été invisible au point de réaliser finalement l’une de ses pires saisons. Et malgré une année relativement pleine, le Team Sky n’est pas parvenu à remporter le classement UCI World Tour par équipe se laissant devancer par Movistar et Tinkoff.

🖋 Transferts : pas de folies pour le Team Sky

⇦ Les départs

Le Team Sky a perdu quelques-uns de ses coureurs phares. En effet, Ben Swift, deuxième de Milan-Sanremo, a choisi de quitter le cocon britannique pour s’exiler en Chine avec le nouveau projet TJ-Sport. Cela reste une grosse perte pour Dave Brailsford qui voit également s’en aller Leopold Konig, de retour chez Bora, et Nicolas Roche qui prend la direction de l’équipe BMC. L’Irlandais aura en 2017 deux nouveaux leaders et adversaires du Team Sky à savoir Richie Porte et Tejay Van Garderen. Konig et Roche étaient des atouts non négligeables au côté de Chris Froome et il a fallu combler ces manques.

Départs : Leopold Konig (Bora-Hansgrohe), Lars Petter Nordhaug, Andrew Fenn (Aqua Blue Sport), Nicolas Roche (BMC Racing Team), Ben Swift (TJ-Sport), Xanbier Zandio (Retraite) Salvatore Puccio (?).

⇨ Les arrivées

Qu’on se le dise, au niveau des arrivées, le Team Sky n’a pas réalisé le mercato de l’année. Elle mise sur l’avenir en recrutant des coureurs assez jeunes comme Owain Doull (23 ans) et Jonathan Dibben (22 ans) mais également Tao Geoghegan Hart (21 ans) et Lukasz Wisniowski (24 ans). Les deux dernières recrues apporteront un peu plus d’expérience mais surtout une capacité de briller très vite. Diego Rosa, l’une des révélations de l’année 2016, a fait le choix de rejoindre l’équipe Sky. A 27 ans, il arrive dans la pleine force de l’âge et roulera pendant trois saisons dans l’équipe britannique pour tenter de franchir un cap. Et il y aura un Français en 2017 chez Sky. Kenny Elissonde a décidé de quitter la FDJ pour rejoindre l’une des plus grosses structures du peloton ! Une occasion pour lui, âgé de 25 ans, de progresser encore un peu plus et de devenir, pourquoi pas, un grand coureur.

Arrivées : Owain Doull, Jonathan Dibben, (Team Wiggins), Tao Geoghegan Hart (Axeon Hagens Berman), Lukasz Wisniowski (Etixx-Quick Step), Kenny Elissonde (FDJ) et Diego Rosa (Astana).

🎯 Quels objectifs en 2017 pour la Sky de Chris Froome ?

Sur les Grands Tours

Triple vainqueur du Tour de France, Chris Froome cherchera forcément à défendre son titre en juillet prochain. Si le Britannique a un temps exprimé son envie de courir le Tour d’Italie, l’hypothèse du double Giro-Tour s’écarte peu à peu. De plus, il débutera la saison 2017 comme 2016 avec un lancement en Australie. Les tours d’une semaine feront alors office de préparation même si Froome sera au départ pour gagner. Finalement, le Giro est le point d’interrogation chez Sky. Mikel Landa a déjà brillé sur la course rose mais pas encore sous le maillot de l’équipe de Dave Brailsford. Un autre coureur tente de faire sa place : Geraint Thomas. Après avoir remporté Paris-Nice il souhaite s’attaquer aux Grands Tours. A 30 ans, il est temps pour lui de prendre le leadership mais dans ce cas il sera probablement diminué pour épaule son leader Froome sur la Grande Boucle. Quant au Tour d’Espagne, c’est bel et bien « Froomey » qui pourrait tirer son épingle du jeu. Cette année, il s’est heurté à un Nairo Quintana revanchard après la désillusion connue sur le Tour de France. Mine de rien, le Britannique est allé se classer deuxième à un peu plus d’une minute. Le doublé Tour-Vuelta est tout à fait envisageable.

Sur les classiques

Les classiques restent le point faible de la formation Sky. Pourtant, elle s’est déjà imposée à deux reprises sur le GP E3 et a remporté son premier monument en 2016 grâce à Wout Poels avec Liège-Bastogne-Liège. Au sein de l’effectif, il est difficile de dire qui sera le leader principal sur les classiques. Ce sont plus des individualités qui arrivent à tirer leur épingle du jeu. Malgré tout, Michal Kwiatkowski devrait être l’un des principaux leaders de l’équipe Sky lors de la campagne des classiques. Après sa victoire sur le GP E3 en 2016, il est difficile de savoir vers quelles courses s’orientera le Polonais. Si on imagine un Paris-Roubaix peu adapté à ses capacités, le Tour des Flandres pourrait très bien lui convenir. De même, il pourrait ne viser que quelques classiques pavées avant de s’engager sur les classiques ardennaises sur lesquelles il a déjà brillé en remportant l’Amstel Gold Race en 2015 avec son maillot de champion du monde.

Notations de l’effectif du Team Sky en 2017

🔵🔵🔵⚪⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵🔵🔵 Classement général sur les GT
🔵🔵🔵🔵⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵⚪⚪ Sprint
🔴🔴🔴🔴⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling : Michal Kwiatkowski remporte Liège-Bastogne-Liège.

📊 La statistique : 10. C’est le nombre de victoires de Chris Froome en 2016. Le coureur le plus prolifique du Team Sky.

Le coureur à suivre : 🇫🇷 Kenny Elissonde

Kenny Elissonde sera le coureur à suivre chez Sky l’an prochain. A 25 ans, il prend le pari osé de se rendre chez l’une des plus grosses équipes du peloton. Qui plus est, la formation britannique a fait ses preuves dans le cyclisme et est l’une des plus pointues en matière technologique et approche scientifique. La sauce n’a pas pris avec tout le monde et il sera bon de voir comment Elissonde évolue au sein d’un effectif très dense où il faudra aussi faire sa place. Le Français a, en plus, probablement encore une marge de progression et lorsque Dave Brailsford et son équipe recrutent un coureur c’est n’est pas par le plus grand des hasards…

Effectif 2017 de l’équipe Sky

Ian Boswell, Philip Deignan, Jonathan Dibben, Owain Doull, Kenny Elissonde, Chris Froome, Tao Geoghegan Hart, Michal Golas, Sergio Luis Henao, Sebastian Henao, Benat Intxausti, Peter Kennaygh, Vasil Kiryienka, Christian Knees, Michal Kwiatkowski, Mikel Landa, David Lopez, Gianni Moscon, Mikel Nieve, Alex Peters, Wout Poels, Diego Rosa, Luke Rowe, Ian Stannard, Geraint Thomas, Danny van Poppel, Elia Viviani, Lukasz Wisniowski.

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Le Best-of Tour de France 2016 remporté par Chris Froome

Jurgen Van Den Broeck ne sera pas un leader chez Lotto NL-Jumbo

Pendant de longues années, Jurgen Van Den Broeck a été le leader de la Lotto sur les courses à étapes. Il avait rejoint la Katusha l’an passé pour donner un nouveau souffle à sa carrière car en manque de résultat, le Belge espérait inverser la tendance mais il n’en fut rien.

A 33 ans, Jurgen Van den Broeck vient de signer un contrat de deux ans avec la Lotto NL-Jumbo. Le Belge, qui a eu beaucoup de difficultés à s’adapter à l’équipe Katusha, est ravi de ce choix. « J’étais un peu perdu au milieu de toutes ces nationalités chez Katusha. Ici, on peut parler sa langue avec presque tout le monde, c’est déjà une grande différence« , explique-t-il lors de la présentation de Lotto NL-Jumbo. « Je me sens chez moi. C’est une équipe très professionnelle. »

Troisième du Tour de France 2010 suite au déclassement d’Alberto Contador puis de Denis Menchov, puis quatrième en 2011, le Belge reste une valeur sûre pour les courses à étapes. Cependant, il n’aura pas un statut de leader chez Lotto NL-Jumbo, mais d’équipier de luxe pour Steven Kruiswijk. En effet, il devra épauler le Néerlandais dans sa quête du maillot rose sur le Tour d’Italie. « Je ne veux plus être chef de file, j’ai déjà donné« , poursuit Jurgen Van Den Broeck. « Je suis ici pour aider Steven sur le Giro qui est son objectif. C’est ce qui m’a motivé à venir. Je ne veux pas jouer ma carte, mais apporter mon aide. C’est stressant d’être leader, je ne veux plus endosser cela. Cela s’est parfois bien passé, mais parfois non. Je crois en lui. A titre personnel, je veux juste m’améliorer sur le contre-la-montre. Le championnat de Belgique est d’ailleurs un objectif. » Pour rappel, Jurgen Van Den Broeck a été champion de Belgique du contre-la-montre en 2015.

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Caméra embarquée avec Jurgen Van Den Broeck sur le Mur de Huy

Du changement dans les classements UCI

L’Union Cycliste Internationale (UCI) a annoncé ce jeudi que dans le cadre de la refonte du système des classements du cyclisme sur route professionnel masculin, le même barème de points sera utilisé dès 2017 pour le calcul du Classement Mondial UCI et celui des classements de l’UCI WorldTour.

Un classement glissant, à la façon ATP

Introduit en 2016, le Classement Mondial UCI –individuel et par nations– prend en compte les résultats obtenus sur les épreuves de l’ensemble du Calendrier International Route UCI (UCI WorldTour, Circuits Continentaux UCI, Championnats du Monde, Championnats Nationaux et Continentaux, Jeux Olympiques et Jeux Continentaux) des 52 semaines précédant son établissement, selon un mode de calcul « roulant ».

Peter Sagan et la France sont les lauréats de ce premier Classement Mondial UCI, individuel et par nations, arrêté au 23 octobre 2016, date de la fin de la saison 2016.

Ce système « roulant », similaire à celui de l’ATP dans le tennis, vise à mieux refléter les performances sportives des coureurs en ne se basant pas sur un circuit spécifique mais en tenant compte de l’ensemble de leurs résultats sur une année complète.

Tous les coureurs marquants des points dans le cadre des courses concernées figurent dans le Classement Mondial UCI, y compris les coureurs ne faisant pas partie d’un UCI WorldTeam. A ce jour, 2’952 coureurs sont classés.

Alors qu’en 2016, deux barèmes de points distincts coexistaient pour les calculs respectifs du Classement Mondial UCI et des Classements de l’UCI WorldTour, ces derniers adopteront le barème des points du Classement Mondial UCI en 2017. Ce changement simplifiera les classements tout en leur donnant une plus grande lisibilité.

Le classement par nations de l’UCI WorldTour est abandonné au profit du Classement Mondial UCI par nations, qui désignera la meilleure d’entre elles, sur la base de l’ensemble des résultats du Calendrier International Route UCI (Art. 2.10.036).

Autre changement, le mode d’attribution des points aux coureurs pour le calcul du classement par équipes de l’UCI WorldTour : en 2017, les points marqués par la totalité des coureurs des UCI WorldTeams seront pris en compte. Jusqu’alors, seuls les cinq premiers coureurs apportaient des points à leur formation pour le classement par équipes (Art. 2.10.035).

Cette nouveauté constitue un encouragement à la performance pour la totalité de l’équipe puisque tous les résultats obtenus par les membres de cette dernière seront comptabilisés.

L’adoption pour l’UCI WorldTour du barème des points du Classement Mondial UCI permettra aux 60 premiers coureurs classés à l’issue des courses de se voir attribuer des points pour les classements de l’UCI WorldTour, contre 20 jusqu’alors. Un plus grand nombre de coureurs pourront ainsi marquer des points, ce qui favorisera le spectacle, bénéficiera aux formations dans le classement par équipes et récompensera les équipiers qui auparavant ne recevaient aucun point au-delà de la 20e place.

Les nouvelles courses de l’UCI WorldTour introduite à partir de 2017 bénéficieront de leur propre barème de points (Art. 2.10.039).

Enfin, dans une volonté de mieux refléter la valeur sportive du Tour de l’Avenir – épreuve finale de la Coupe des Nations Moins de 23 ans –, à laquelle les coureurs des UCI WorldTeams peuvent participer avec leurs équipes nationales, son barème des points est doublé (de 70 points à 140 points) à l’instar des Grands Tours en rapport aux autres épreuves de l’UCI WorldTour.

Moreno Moser même programme que Fabio Aru

En rejoignant l’équipe Astana, Moreno Moser va commencer un nouveau chapitre dans sa carrière professionnel. Le coureur italien avait percé aux yeux du public en 2012 en remportant le Tour de Pologne et l’année qui suit, la terrible classique transalpine des Strade Bianche.

Équipier de luxe de Fabio Aru

Considéré comme l’avenir du cyclisme italien au début de sa carrière en 2012, le neveu d’un certain Francesco a traversé une période difficile depuis 2014. Mais cette saison, le coureur de 25 ans a rebondit comme le montre sa médaille de bronze aux Championnats d’Europe de contre-la-montre. Même s’il n’a pas encore livré des performances retentissantes comme il l’a fait au Tour de Pologne (2012) et lors des Strade Bianche (2013), Moser semble retrouver ses meilleurs jambes. Il est même passé tout proche de sa première victoire d’étape sur un grand tour, au Giro (deux podiums) et à la Vuelta (un podium).

Alors qu’il aura 26 ans le jour de Noël, il est motivé et souhaite faire partie de la garde rapprochée de Fabio Aru. « Je ne sais pas à quoi m’attendre, mais sûrement le changement sera un grand changement pour moi », at-il déclaré à Tuttobiciweb. « Astana est une équipe qui sait comment travailler pour obtenir de grands résultats, tant dans les Grands Tours, mais aussi toutes les autres courses. Donc il y aura des opportunités pour tout le monde. Mon programme est à peu près semblable à celui d’Aru, sauf pour le début de la saison. Je vais commencer le Tour de l’Algarve, alors qu’il commence 2017 au Tour d’Oman, mais après cela, nous allons nous retrouver pour commencer la préparation au Giro. »

Il y a quelques semaines, Michele Scarponi a également annoncé qu’il aura le même programme qu’Aru en 2017.

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Best-of de Moreno Moser

Johan Vansummeren : « Mon monde s’est effondré »

Contraint de mettre un terme à sa carrière en raison de problèmes cardiaques, Johan Vansummeren a eu beaucoup de difficultés à accepter cette nouvelle vie, loin du peloton. C’est avec courage que le coureur belge, qui a terminé sa carrière chez Ag2r-La Mondiale, s’est confié auprès de Sporza.

Une décision difficile à accepter

Absent du début de saison à cause de ses problèmes cardiaques, Johan Vansummeren n’a pas eu le feu vert des médecins pour reprendre la compétition après son abandon au Tour d’Oman. Le coureur belge, qui avait remporté Paris-Roubaix en 2011, a été obligé de faire une croix sur les classiques flandriennes, son principal objectif. En juin dernier, le coureur a annoncé le coeur lourd, qu’il devait mettre un terme à sa carrière. « Il m’a fallu plusieurs semaines pour accepter », raconte Johan Vansummeren. « Le pire, c’était après ma deuxième opération du coeur. J’ai passé un test d’effort et je savais que c’était tout ou rien. En voyant la tête des médecins, j’ai compris que ce n’était pas bon. Mon monde s’est effondré.« 

« J’étais triste et en colère« , poursuit le Belge de 35 ans. « J’ai beaucoup pleuré jusqu’à ce que je n’aie plus de larmes. Ma vie en tant que coureur professionnel s’arrêtait là et je n’étais pas en paix avec ça car j’avais l’impression qu’on m’arrachait mon vélo. »

Des nouveaux projets

Johan Vansummeren tire un bilan positif de sa carrière et malgré l’arrêt brutal de celle-ci, il avance en se fixant de nouveaux objectifs. « Je n’ai pas à me plaindre de ma carrière. Certains ont mieux réussi, d’autres moins. Je suis satisfait. J’aurais voulu continuer jusqu’à 40 ans. Ce qui me manque le plus, c’est de travailler en groupe pour un seul objectif mais aussi la tension des grandes courses. » Il souhaite désormais devenir directeur sportif. « Je prends des cours en Suisse pour devenir directeur sportif. J’ai financé moi-même cette formation. En tant que coureur, je suis dur avec moi-même et j’exige la même chose des autres. Par contre, je ne veux pas être un patron, je serai sympathique avec les coureurs. »

Johan Vansummeren a passé la majeure partie de sa carrière à la Lotto où il roulait pour ses leaders, Cadel Evans sur les courses à étapes et Leif Hoste sur les classiques. En 2010, il a rejoint l’équipe américaine Garmin où il a saisi sa chance en remportant Paris-Roubaix l’année suivante, devant Fabian Cancellara et Maarten Tjallingii.

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Johan Vansummeren remporte Paris-Roubaix 2011

Lotto NL-Jumbo, la polyvalente

Plutôt discrète, la formation néerlandaise Lotto NL-Jumbo ne fait pas beaucoup parler d’elle et pourtant, elle a réussi une belle saison. Présente sur tous les terrains, des classiques aux Grands Tours en passant par les courses d’une semaine, elle n’a pas à rougir de son bilan même s’il lui manque la grosse victoire, celle qui fait la différence et qui marque une saison.

🏆 Bilan Saison 2016 : Peut mieux faire

Régulière tout au long de la saison, la Lotto NL-Jumbo a ouvert son compteur début février avec une victoire d’étape de Dylan Groenewegen au Tour de la Communauté Valencienne. Dès lors, le jeune sprinteur néerlandais ne s’est plus arrêté et a levé les bras à onze reprises, avec en point d’orgue une étape sur l’Eneco Tour, épreuve classée World Tour. Sur les classiques, on attendait Sep Vanmarcke et le Belge a répondu présent. Passé plusieurs fois à deux doigts de la victoire, il a réalisé une très belle campagne printanière mais n’a pas réussi à faire la différence: 8ème du GP E3, 2ème de Gent-Wevelgem, 3ème du Tour des Flandres et 4ème de Paris-Roubaix. Sur les Grands Tours, seul Steven Kruijswijk a réellement existé si on excepte la 10ème place de George Bennett en Espagne et les deux victoires d’étape de l’équipe (Primož Roglič au Giro et Robert Gesink à la Vuelta). En effet, le Néerlandais a terminé 4ème du Tour d’Italie au terme d’une belle bataille avec les acteurs principaux de la course, dont le vainqueur de l’épreuve Vincenzo Nibali.

TODAYCYCLING - Steven Kruijswijk en rose sur le Tour d'Italie 2015 - Photo: Lotto NL-Jumbo
TODAYCYCLING – Steven Kruijswijk en rose sur le Tour d’Italie 2016 – Photo: Lotto NL-Jumbo

🖋 Transfert : Un bon équilibre

⇦ Les départs

Lotto NL-Jumbo va perdre l’un des coureurs les plus importants de son effectif, Sep Vanmarcke. Parti chez Cannondale-Drapac, le Belge est toujours cité parmi les principaux favoris des classiques flandriennes. En l’absence d’un Fabian Cancellara retraité, et d’un Tom Boonen qui n’a plus ses jambes d’antan, on peut aisément affirmé qu’il fera partie des deux meilleurs coureurs sur les pavés l’an prochain avec Peter Sagan. Même si elle a retrouvé Lars Boom, Lotto NL-Jumbo a malgré tout perdu au change mais qui sait. Autre départ marquant, celui de Wilko Kelderman. Très attendu sur les Grands Tours, le jeune néerlandais n’a pas répondu présent et peine à confirmer sa 7ème place acquise sur le Tour d’Espagne 2014. Il espère prendre un nouveau départ en rejoignant Sunweb-Giant.

Départs : Moreno Hofland (Lotto-Soudal), Wilco Kelderman, Mike Teunissen (Sunweb-Giant), Marteen Tjallingii (retraite), Tom Van Asbroeck, Sep Vanmarcke (Cannondale-Drapac) et Dennis van Winden (Cycling Academy Team).

⇨ Les arrivées

Pour pallier au départ de Sep Vanmarcke, la formation Lotto NL-Jumbo a recruté un ancien de la maison: Lars Boom. Après deux saisons passées chez Astana et une saison 2016 clairement en dessous de ses espérances – seule une 6ème place au GP E3 est à relever – le Néerlandais revient dans son équipe d’origine. Désormais, il sera le seul leader de la Lotto NL-Jumbo sur les Flandriennes. Autre recrue importante, Jürgen Van den Broeck. Spécialiste des courses par étapes, le Belge a connu une saison médiocre chez Katusha et espère se relancer au sein de l’équipe néerlandaise. Par ailleurs, en attirant dans ses rangs deux rouleurs (Stef Clement et Gijs Van Hoecke) et deux grimpeurs (Daan Oliver et Antwan Tolhoek), elle affirme sa volonté de renforcer son équipe sur les courses par étapes. Côté sprint, Juan José Lobato a été choisi pour remplacer Moreno Hofland. Cette année, l’Espagnol a remporté, entre autres, une étape à Dubaï, au Circuit de la Sarthe et le classement général du Tour de la communauté de Madrid.

Arrivées : Lars Boom (Astana), Stef Clement (IAM Cycling), Floris De Tier et Gijs Van Hoecke (Topsport Vlaanderen), Amund Jansen (Joker), Juan José Lobato (Movistar), Daan Oliver (Rabobank Development), Antwan Tolhoek (Roompot) et Jürgen Van den Broeck (Katusha).

🎯 Quels objectifs en 2017 pour Lotto NL-Jumbo ?

Sur les Grands Tours

Auteur d’un très beau Tour d’Italie au cours duquel il a porté le maillot rose durant cinq jours, Steven Kruijswijk est le meilleur atout de la Lotto NL-Jumbo sur les courses de trois semaines. Le Néerlandais prend du galon au fil des saisons et s’est imposé comme l’un des hommes forts de l’équipe avec sa 7ème place au Giro d’Italia 2015, confirmé par une 4ème place cette année. De nouveau, il prendra le départ du Grand Tour qui l’a révélé, mais aussi de la Vuelta. Par ailleurs, en recrutant Jürgen Van Den Broeck, Lotto NL-Jumbo souhaite clairement se renforcer sur les courses de trois semaines. S’il a du mal à se relancer depuis sa 4ème place acquise sur le Tour de France 2012, le Belge n’en reste pas moins une valeur solide, tout comme Robert Gesink. Ce dernier, 6ème de la Grande Boucle en 2015 n’est pas à négliger. Il a d’ailleurs annoncé qu’il sera au départ de la Grande Boucle. Côté sprint, Lotto NL-Jumbo compte évidemment sur Dylan Groenewegen qui a déjà battu les meilleurs lors des arrivées massives (voir plus bas).

Sur les classiques

Le départ de Sep Vanmarcke vers Cannondale-Drapac va laisser un grand vide chez Lotto NL-Jumbo. Habituée à jouer les premiers rôles sur les classiques flandriennes, elle va désormais miser sur sa nouvelle recrue, Lars Boom. Le Néerlandais collectionne les places d’honneur (4ème de Paris-Roubaix et 6ème du Tour des Flandres 2015) sur ce genre de course et aura une équipe à son service pour mener à bien sa mission. Sur les Ardennaines, on imagine mal comment l’équipe pourrait tirer son épingle du jeu mais avec Robert Gesink (3ème de l’Amstel Gold Race 2009 et 9ème en 2011) épaulé d’Enrico Battaglin, elle pourrait créer la surprise. Le Néerlandais, vainqueur du GP cycliste de Montréal en 2010 et de Québec en 2013, a davantage l’habitude de s’illustrer sur les classiques de fin de saison, la dernière en date étant une 7ème place au Tour de Lombardie cette année.

Notation de l’effectif Lotto NL-Jumbo 2017

🔵🔵🔵⚪⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵🔵⚪ Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵⚪⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵🔵⚪ Sprint
🔴🔴🔴⚪⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling : Dylan Groenewegen remporte une étape sur un Grand Tour

📊 La statistique : 11. C’est le nombre de victoires obtenues par Dylan Groenewegen cette saison. Au total, la formation Lotto NL-Jumbo a décroché 18 bouquets.

Le coureur à suivre : 🇳🇱 Dylan Groenewegen

A 23 ans, le champion des Pays-Bas sur route est incontestablement la révélation de la Lotto NL-Jumbo cette saison. Avec 11 victoires, il a été le coureur le plus prolifique de son équipe et va devoir confirmer tous les espoirs placés en lui dès 2017 en remportant une grande course ou un sprint référence, sur une épreuve de trois semaines par exemple. Lors de la première étape de l’Eneco Tour, il a remporté son premier bouquet sur le circuit World Tour en devançant des grands noms du sprint tels que Nacer Bouhanni, Peter Sagan, Edvald Boasson Hagen ou encore Alexender Kristoff, de quoi mettre en confiance pour l’avenir.

Effectif 2017 de Lotto NL-Jumbo

Enrico Battaglin , George Bennett, Lars Boom, Koen Bouwman, Victor Campenaerts, Twan Castelijns, Stef Clement, Floris De Tier, Robert Gesink, Amund Jansen, Marc Goos, Dylan Groenewegen, Martijn Keizer, Steven Kruijswijk, Steven Lammertink, Juan José Lobato, Tom Leezer, Bert-Jan Lindeman, Daan Oliver, Paul Martens, Primož Roglič, Timo Roosen, Bram Tankink , Antwan Tolhoek, Jürgen Van den Broeck, Jos van Emden, Gijs Van Hoecke, Alexey Vermeulen, Robert Wagner et Maarten Wynants.

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Robert Gesink lève les bras sur la Vuelta 2016

ONE Pro Cycling boucle son effectif

L’équipe continentale professionnelle britannique, ONE Pro Cycling a bouclé son effectif pour 2017. Elle compte dans ses rangs douze coureurs, dont deux nouvelles recrues, Tom Stewart et Will Harper. Cette année, elle avait remporté le Tro Bro Leon entre autres, avec Martin Mortensen.

ONE ProCycling accueille deux nouveaux coureurs pour la saison prochaine. Le Britannique Tom Stewart, en provenance de Madison Genesis, a levé les bras à trois reprises cette année et a terminé 7ème des championnats nationaux anglais sur route. A 26 ans, c’est un coureur complet qui va jouer les classements généraux sur les courses à étapes. William Harper quant à lui, est un rouleur de 26 ans qui entame sa première année chez les professionnels. Il a porté les couleurs de la Pedal Heaven Academy ces deux dernières saisons.

« Il y a eu quelques changements au cours de ces derniers mois mais je suis ravi de notre effectif« , raconte Matt Prior le PDG de ONE Pro Cycling. « La jeunesse et l’expérience se mêlent. Chaque coureur est motivé et a un rôle à jouer dans cette équipe. » La formation britannique devrait donner ses premiers tours de roue à l’occasion du Tour de Dubaï en février prochain.

Effectif de ONE Pro Cycling 2017 : Tom Baylis (GBR), Karol Domagalski (POL), George Harper (GBR), Will Harper (GBR), Kristian House (GBR), Joshua Hunt (GBR), Hayden McCormick (NZL), James Oram (NZL), Tom Stewart (GBR), Steele Von Hoff (AUS), Pete Williams (GBR) et Sam Williams (GBR)

 

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Doublé de ONE Pro Cycling au Tro Bro Leon cette année

Bardiani-CSF en camp d’entraînement

La formation continentale professionnelle Bardiani-CSF a participé à un camp d’entraînement à Calpe, en Espagne. Pour se préparer au mieux pour la saison 2017, les coureurs ont alterné entre gymnastique ou sorties sur route, tout en pratiquant des activités pour renforcer la cohésion de groupe.

Ce n’est pas la première fois que les coureurs et le staff de Bardiani-CSF se réunissent cette saison. En effet, les nouvelles recrues se sont déjà familiarisées avec les membres de l’équipe italienne fin décembre, à Montecchio Emilia. Durant ce premier stage, les coureurs ont passé des examens médicaux et rencontré les sponsors.

Cette fois-ci à Calpe, les membres de la formation Bardiani-CSF se sont divisés en deux groupes. Le premier avec les grimpeurs et le second avec les sprinteurs et les hommes qui souhaitent briller dès le début de la saison afin de leur proposer un programme d’entraînement adapté à chacun. Au programme, séances de gym et d’étirements. Les dirigeants ont également mis en place quelques petits défis afin de consolider la cohésion entre les coureurs.

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Victoire de Giulio Ciccone au Tour d’Italie 2016

Björn Thurau à la recherche d’une équipe

Non conservé par Wanty-Groupe Gobert pour laquelle il roulait depuis une saison, Björn Thurau est à la recherche d’un contrat pour la saison 2017. Le coureur allemand est conscient que plus les jours passent, plus il sera difficile de trouver une nouvelle équipe mais il ne perd pas espoir.

Björn Thurau regrette la façon dont s’est terminée l’aventure Wanty-Groupe Gobert et aurait souhaité obtenir une réponse plus tôt de la part de la formation belge quant à son avenir dans le peloton professionnel. « Dès le mois de juin, j’ai essayé de contacter le manager de Wanty-Groupe Gobert mais il ne m’a jamais répondu« , confie Björn Thurau au rouleur.cc. « J’ai envoyé des mails et des sms aussi mais rien. Fin septembre, il m’a envoyé un petit message via WhatsApp en me disant que je n’étais pas reconduit et qu’il me souhaitait le meilleur pour l’avenir. C’est tout. »

A 28 ans, le baroudeur allemand est activement à la recherche d’une nouvelle équipe et même s’il est inquiet par cette situation, il ne veut pas baisser les bras. « La moitié de mes appels téléphoniques n’ont pas obtenu de réponses. Je ne comprends pas, la moindre des choses c’est de donner une réponse. C’est une question de respect. Parmi les équipes qui m’ont répondu, soit leur effectif était complet, soit il n’avait pas besoin d’un coureur ayant mon profil. »

Sa dernière victoire remonte à 2006, dans les rangs juniors, où il avait remporté le GP Rüebliland. En 2012, Björn Thurau avait rejoint la formation Europcar et était resté trois ans avec Jean-René Bernaudeau. Il a ensuite porté les couleurs de Bora-Argon 18 pendant un an avant de rompre son contrat pour Wanty-Groupe Gobert.

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Björn Thurau interviewé à l’Amstel Gold Race

Aqua Blue Sport avec un ancien vainqueur sur l’Herald Sun Tour

Nouvelle venue dans le peloton professionnel, Aqua Blue Sport souhaite marquer les esprits dès le début de la saison, et en particulier sur l’Herald Sun Tour où elle va aligner le vainqueur de l’édition 2013, l’Australien Calvin Watson.

Disputé du 1er au 5 février prochain dans la continuité du Tour Down Under – première épreuve World Tour de la saison – l’Herald Sun Tour attire de plus en plus les grosses écuries du peloton comme la Team Sky ou Orica-Scott qui ont décidé d’aligner entre autres, Chris Froome et Esteban Chaves. De son côté, Aqua Blue Sport va elle aussi présenter une équipe compétitive avec Calvin Watson, le vainqueur de l’édition 2013, mais aussi le sprinteur Leigh Howard. Les deux hommes seront accompagnés de Conor Dunne, Aaron Gate, Peter Koning, Michel Kreder et Larry Warbasse. L’épreuve va débuter par un prologue de 2,1 kilomètres dans les rues de Melbourne

Calvin Watson est passé professionnel en 2014 avec Trek Factory Racing et a rejoint An Post-ChainReaction cette année. A 23 ans, le jeune homme ne compte aucune victoire à son palmarès depuis 2013 et souhaite changer la donne avec Aqua Blue Sport, sa nouvelle équipe pour 2017.

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Calvin Watson remporte l’Herald Sun Tour 2013

Premiers pas de Fernando Gaviria en Grand Tour

La petite bombe colombienne Fernando Gaviria prendra le départ du premier Grand Tour de sa carrière en 2017 à l’occasion du Tour d’Italie. Alors qu’il a fait ses preuves en 2016, sa première année professionnelle, en remportant notamment Paris-Tours, Quick-Step Floors a décidé de le lancer, à 22 ans, sur les courses de trois semaines. 

Fernando Gaviria sur le Giro pour apprendre

Ses directeurs sportifs ne lui mettent pas la pression. Fernando Gaviria aura avant tout comme objectif d’apprendre. Mais évidemment, si l’occasion de gagner se présente, toutes les chances seront mises du côté du Colombien pour aller chercher une victoire d’étape sur les routes du Tour d’Italie. « Pour le moment, je ne veux pas trop y penser, car je me concentre sur les premières courses de la saison, mais quand le temps viendra, je ferai tout mon possible pour être prêt ce défi », a dit l’intéressé.

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Fernando Gaviria s’offre Paris-Tours 2016

Maxime Monfort, le Giro en espérant le Tour

Maxime Monfort (Lotto Soudal), âgé de 33 ans, se voit encore courir quelques années sur le circuit professionnel. Mais pour cela, il doit se montrer efficace sur le prochain Tour d’Italie.

Le Giro en 2017 pour Maxime Monfort

Depuis ses années chez Team HTC – Columbia, Maxime Monfort peine à confirmer les espoirs qu’avaient suscitées ses places dans des tops 20 sur le Tour, le Giro ou la Vuelta et qui faisaient de lui un éventuel coureur de classement général. Il n’a pas réussi pour l’heure à franchir le cap d’un top 10 dans l’un de ces Grands Tours.

Pour autant, le Belge est ambitieux pour 2017 et compte sur le Giro pour pérenniser sa situation contractuelle: «je vais d’abord faire le Giro, un tour que j’aime, et je vais assurer aussi mon avenir» déclare-t-il lors d’un entretien accordé à la RTBF. Cela passe donc par des sacrifices : pas de classiques Wallones en 2016 : «si je passe par les classiques wallonnes, je n’aurai pas le stage d’altitude qui est primordial à mes yeux(…) J’adorerais recourir Liège-Bastogne-Liège mais c’est simplement impossible si je veux participer au Giro avec des ambitions».

Une prolongation en jeu

L’autre souhait du coureur de la Lotto Soudal serait de passer par la case Tour de France. Il est d’ailleurs présélectionné parmi 15 coureurs de l’équipe. Mais dur de se faire une place dans une équipe dévouée à son sprinteur allemand: «J’ai demandé à participer au Tour de France mais (…)  cela va être compliqué par rapport à la tactique de l’équipe. (…) tout va être mis sur André (Greipel, ndlr) que je respecte énormément». Une belle performance sur le Giro pourrait accroître les chances du coureur wallon de participer à la Grande boucle.

Maxime Monfort évoque enfin la fin de carrière qui se profile inéluctablement, même s’il souhaite prolonger l’aventure :« En 2017, je serai en fin de contrat. J’ai encore envie de courir et j’ai encore envie de resigner pour deux ans ».