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Lachlan Morton : « Dimension Data, une belle opportunité »

Le coureur américain Lachlan Morton sera de retour au plus haut niveau en 2017. En effet, il a signé tout récemment un contrat de deux ans avec Dimension Data. Cette saison, il a montré qu’il avait des qualités de leader sur des courses d’une semaine. Il s’est mis en évidence notamment sur le Tour d’Utah où il a remporté deux étapes et le général.

Un passage en Continental pour retrouver le plaisir de rouler

Après être passé pro en 2013 avec Garmin-Sharp, mais après une année blanche en 2014, il a perdu la joie de s’entraîner et de rouler en voyageant aux quatre coins de la planète. Alors en 2015, il décide de passer au niveau Continental en restant sur le sol américain. Sous les couleurs de Jelly Belly – Maxxis, il retrouve le plaisir des courses et de la compétition.

C’est alors que les équipes professionnelles ont commencé à lui faire du charme pour l’engager. Et finalement, il a pris la décision de choisir Dimension Data. « Je ne pense pas que j’aurai pu signer pour une équipe française par exemple. Dimension Data est une équipe qui semble relaxante, il te laisse prendre tes responsabilités. De plus, ils mettent en avant la charité envers l’Afrique, cela rend cette équipe unique. Je ne suis jamais allé en Afrique. De plus, tous les coureurs viennent de pays différents. c’est en quelques sortes une équipe multinationale. »

Par contre, il a des difficultés à apprendre les langues étrangères. « Je déteste étudier. Je trouve que c’est frustrant. »

Lachlan Morton à la recherche de liberté

Lors de cette interview pour Velonews, il annonce qu’il sera installé en France, plus précisément à Toulouse. Mais pourquoi ? « Personne d’autre vit ici (rires). J’ai déjà tenté Gérone, mais ce n’est pas fait pour moi. Je connais quelques personnes à Toulouse, mais pas de cycliste. Si ça ne tenait qu’à moi, je préférerais vivre en Andorre, mais désormais je suis marié… »

Concernant son programme de courses, il espère faire le Giro en mai prochain, la 100ème édition. « J’aurai l’occasion de rencontrer l’équipe en Novembre, lors du premier camp. Je ne sais pas le rôle que j’aurai dans cette formation, mais je ne pense pas qu’il ait un véritable leader pour les courses par étapes, donc bon. Mais je ne pense pas être compétitif tout de suite. Peut-être, il me faudrait deux ans pour peaufiner tout cela. Mais c’est tout de même une belle opportunité pour moi. Avec Mark Cavendish dans l’équipe, je peux me plier pour l’aider. Mais ils ont aussi des coureurs comme Steve Cummings qui possède une liberté. Il peut jouer sa carte sur des étapes comme il a pu le montrer cette saison. J’espère que j’aurai la même liberté. »

VIDEO DE CYCLISME
Lachlan Morton brille sur le sol américain

 

John Degenkolb : « Ce qu’ont fait Debusschere et Keisse est irrespectueux »

L’Allemagne de Marcel Kittel, André Greipel et John Degenkolb est probablement la grande perdante du championnat du monde duquel Peter Sagan est sorti vainqueur. En effet, le coup de bordure initié par les délégations belge, italienne et britannique a fait perdre tout espoir de médaille aux coureurs allemands … ainsi que, pour certains, leur sang froid.

La goutte d’eau qui a fait déborder le bidon

Si la course a été plus animée que prévu grâce à un coup de bordure dont les équipes belge, italienne et britannique ont été les instigatrices, cela semble n’avoir été plaisant que pour les spectateurs. En effet, plusieurs nations se sont retrouvées piégées, dont l’Allemagne, faisant alors perdre son sang froid à John Degenkolb, très énervé par l’attitude des Belges de son groupe. Pour rappel, celui-ci a jeté de l’eau au visage de Jens Debusschere en pleine course, tandis que ce dernier tentait de casser le rythme du groupe avec son compatriore, Iljo Keisse. Le sprinteur de la Giant-Alpecin a expliqué son geste auprès de nos confrères de Sporza : « Les Belges voulaient détruire notre travail, mais, selon moi, ils devaient se montrer respectueux. Si nous voulons essayer de rentrer, ils ne peuvent pas venir nous mettre des bâtons dans les roues. Je trouve que ce qu’ont fait Debusschere et Keisse est vraiment irrespectueux ».

https://twitter.com/DaveStandard/status/787630450965708800

Alexander Kristoff énervé contre Edvald Boasson Hagen

A l’arrivée des Mondiaux, il y avait quelques tensions dans certaines sélections nationales. C’est notamment le cas au sein de l’équipe de Norvège. Alexander Kristoff regrette que son compatriote Edvald Boasson Hagen a voulu jouer sa carte.

Alexander Kristoff n’a jamais été en position de gagner

« Honnêtement, je ne sais pas (ce qu’il s’est passé) », explique le coureur de la Katusha selon Cyclingnews. « Ce que je sais c’est qu’il m’a vu dans sa roue et il n’a pas réagi. Il a attendu. J’étais dans sa roue à 500 mètres de la ligne d’arrivée. Je pensais vraiment qu’il allait me lancer mais, malheureusement pour moi, il a attendu l’emballage final. Il a joué sa carte au sprint. Quand il a commencé à sprinter j’ai perdu un peu de vitesse et je n’ai jamais été en position de gagner. »

« Quand j’ai franchi la ligne, j’étais très énervé. On aurait pu faire mieux. Il était un poisson pilote parfait, mais au lieu de ça il a préféré sprinter et au final on fait cinq et six. »

Quand John Degenkolb lâche ses nerfs sur Debusschere

Les nerfs ont été mis à rude épreuve tout au long des championnats du monde de Doha finalement remportés par Peter Sagan. L’Allemagne, piégée sur le coup de bordure, a tenté de revenir sur l’avant de la course pour mener ses sprinteurs vers la victoire. Mais John Degenkolb a craqué mentalement à une soixantaine de kilomètres de l’arrivée.

John Degenkolb et l’Allemagne à la dérive

Tout autant que les leaders français, l’Allemagne n’a pas su se placer à l’avant de la course au moment opportun. Au final, c’est une longue chasse qui a débuté pour tenter de revenir sur l’avant de la course où un bon nombre de coureurs de la sélection belge se trouvaient. Visiblement, l’attitude de Jens Debusschere qui défendait les intérêts de son équipe n’a pas plu à John Degenkolb qui lui a jeté de l’eau en plein visage…

https://twitter.com/DaveStandard/status/787630450965708800

Superprestige : Mathieu van der Poel se paie Van Aert

Comme lors de la première manche du Superprestige, Mathieu van der Poel s’est montré le plus fort face au champion du monde en titre Wout Van Aert. C’est dans un sprint à deux que les deux hommes ont dû se disputer la victoire à Zonhoven. Laurens Sweeck, qui a un temps titillé les deux premiers, s’est classé 3e.

Actualité cyclisme : les informations sur le Superprestige.

Nacer Bouhanni : « C’est une grosse déception »

Piégé lui aussi dans la bordure, Nacer Bouhanni était déçu de ne pas avoir pu accompagner le groupe qui s’est disputé la victoire. Pour lui, le manque de coéquipiers autour des leaders est la raison principale de cet échec collectif. 

Nacer Bouhanni n’a jamais cru pouvoir revenir


Sur le site de lequipe.fr, Nacer Bouhanni s’est confié sur cette course totalement folle. « J’ai été un des derniers à péter dans la première bordure. Avec Greipel on a fait un gros sprint pour revenir, mais quand je suis arrivé, j’ai explosé, et la bordure s’est fermée, c’était fini. C’est une grosse déception. Quand je me suis retrouvé dans la deuxième bordure, je savais que ça n’allait pas le faire, il n’y avait que les Allemands qui roulaient. C’est peut-être ça notre erreur tactique, il aurait fallu qu’on soit plusieurs dans la deuxième bordure. On n’était pas assez représentés. À partir de là, c’était voué à l’échec. Ça s’est joué à rien, mais il fallait nous emmener comme si c’était un sprint pour pouvoir rester dans le premier groupe ».

Classement Elites Hommes – Mondiaux 2016

Rank Name Nat. Team Age* Result
1 Peter SAGAN SVK SVK 26 5:40:43
2 Mark CAVENDISH GBR GBR 31 +0
3 Tom BOONEN BEL BEL 36 +0
4 Michael MATTHEWS AUS AUS 26 +0
5 Giacomo NIZZOLO ITA ITA 27 +0
6 Edvald BOASSON HAGEN NOR NOR 29 +0
7 Alexander KRISTOFF NOR NOR 29 +0
8 William BONNET FRA FRA 34 +0
9 Niki TERPSTRA NED NED 32 +0
10 Greg VAN AVERMAET BEL BEL 31 +0
11 Jacopo GUARNIERI ITA ITA 29 +0
12 Adam BLYTHE GBR GBR 27 +0
13 Natnael BERHANE ERI ERI 25 +4
14 Jurgen ROELANDTS BEL BEL 31 +8
15 Ryan ROTH CAN CAN 33 +8
16 Truls KORSAETH NOR NOR 23 +8
17 Thomas LEEZER NED NED 31 +8
18 Nick DOUGALL RSA RSA 24 +8
19 Michal KOLÁR SVK SVK 24 +12
20 Elia VIVIANI ITA ITA 27 +14

VIDEO CYCLISME
Le doublé pour Peter Sagan !

Où sont passés les ventilos ?!

Le Qatar avait envisagé dans sa richesse et sa démesure d’installer sur le bord de la route des ventilos/brumisateurs pour rafraîchir les coureurs tout au long de la course. Ils n’ont pas vu l’ombre d’un seul. Enquête au sein du peloton, interrogatoire sous 40 degrés.

Tom Dumoulin lança la conversation quelques minutes avant le départ.

 -André, tu sais où ils ont placé les ventilos ?

-Non aucune idée ? Tu sais Marcel ?

-Nicht.

-Mark t’en as vu ?

-Non pas un seul.

-Nikki ?

-Non.

-Tu sais Michael ?

-Non, j’en ai entendu parler mais je n’ai rien vu.

-Peter ?

-Euh… non ? Moi ça va niveau chaleur. Je supporte !

-T’as des news des ventilos Tom ?

-J’suis comme Peter, je supporte les grosses chaleurs ! 

Bon ben y’a pas de ventilo les gars ! On va faire sans ! 

 

Depuis Doha. D’un téléphone à un autre.

-Missieu Cookson !

-Oui 

-Li ventilos y sont au frais !

-Ah merci !

-Ci un plisir !

-Ils sont où ?

-Di l’avion spicial pour vous qui arrivira dimain à l’aéroport di vote pays. 

-Ah très bien !

-Mirci d’ite vinu !

-C’était un plaisir !

-Au rivoir Missieu Cookson !

-Au revoir.

-Chérie !

-Oui !

-Ils arriveront demain les ventilos. Je vais prévenir les gars pour qu’ils passent les prendre. 

-Ah super ! Pour les prochaines grosses chaleurs on va être bien équipé !

-Je préférais les avoir neufs que d’occasion. Ils auraient tourné toute la semaine et peut-être que la plupart auraient rendu l’âme avant qu’on les récupère.  

Les révélations chocs de David Millar à propos des AUT

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Dans le New-York Times, l’écossais David Millar, l’ancien coureur de la Cofidis arrêté en 2004 par la police française, puis condamné à deux de suspension, ne minimise pas l’amélioration des performances après de la prise « thérapeutique » de Kenacort (corticoïdes). L’ancien coureur désormais âgé de 39 ans a déclaré « Il est si puissant qu’il est finalement destructeur pour l’organisme. En plus d’être un agent catabolique il détruit le système immunitaire ».

Les déclarations de David Millar

« J’ai pris des doses de 20 à 40 milligrammes au début de la Vuelta en 2002 et le Tour de France en 2003. Et 10 à 20 milligrammes dix jours plus tard afin de prolonger leurs effets dans la dernière semaine de course. Le Kenacort est un médicament qui se prend une fois par an. Il faudrait être fou de le prendre plus souvent. Malheureusement, il y avait assez de fous pour déroger à cette interdiction. Je prenais ce puissant médicament dangereux pour améliorer la performance, mais je le faisais dans les règles, grâce à l’échappatoire des AUT. Dans la culture AUT, L’Agence Mondiale Antidopage (AMA), et l’instance dirigeante internationale du cyclisme, l’UCI, ont échoué dans leur surveillance de la liste des médicaments disponibles avec une AUT et dans leur administration du processus d’application « .

Tout est histoire d’éthique

« Pour le bien-être propre d’un athlète, il est préférable de faire face à la réalité de la maladie ou de blessure et de se retirer de la compétition. Et pour le bien-être du sport, il est préférable d’éviter un système ouvert aux abus et à l’exploitation. »

Retour en arrière

En octobre 2012, L’UCI a pris la décision de retirer les sept succès au Tour de France à Lance Armstrong pour dopage. Hein Verbruggen, président à l’époque de l’UCI et accessoirement ami personnel du coureur, est mis en question. David Millar en dopé repenti, réclamait sa démission. En 2015, l’écossais fut consultant technique pour le film « The Program », retraçant les faits de dopage commis par le coureur américain.

À propos des Fancy Bears, David Millar a déclaré : « Les Fancy Bears qui ont piraté l’AMA ont ouvert les yeux du monde sur une zone grise inquiétante en droit sportif : l’utilisation à des fins thérapeutiques, et montré que le système est ouvert aux abus ». Ceci en direction de Bradley Wiggins et Christopher Froome dans le collimateur de l’Agence antidopage britannique (UKAD) ses dernières semaines.

Arnaud Demare : « On a été mauvais, c’est sûr »

Piégé dans le coup de bordure des belges, Arnaud Demare était extrêmement déçu d’être passé à côté de son championnat du monde. A l’arrivée, le sprinteur de la FDJ cherchait la raison de cet échec, et pointait du doigt notamment le manque de solidarité.

Arnaud Demare sans langue de bois

« On a été mauvais, c’est sûr. On a été piégés par les grosses nations, on a peut-être manqué de solidarité, avance Arnaud Demare sur le site de lequipe.fr. Tu vois le truc se faire, tu te retrouves dans le vent et en deux minutes, tu vois bien que tout est fini. C’est une désillusion totale. C’est à la fois un problème de placement et de qualités physiques, c’est du 50-50. Ça frottait beaucoup, ce n’était pas évident de rester ensemble, peut-être qu’on n’était pas assez forts pour rester devant, qu’on n’avait pas le bon timing. On a peut-être été trop patients pour essayer de faire le jump et revenir sur le premier groupe. Au moment où on pète, on était quasiment roue dans roue avec les autres, mais on a quand même pété les uns après les autres. Sur le retour, je n’étais pas bien, j’étais assommé, puis sur le circuit, ça allait mieux. Je ne suis même pas super fatigué, c’est ça qui est décevant »

Classement Elites Hommes – Mondiaux 2016

Rank Name Nat. Team Age* Result
1 Peter SAGAN SVK SVK 26 5:40:43
2 Mark CAVENDISH GBR GBR 31 +0
3 Tom BOONEN BEL BEL 36 +0
4 Michael MATTHEWS AUS AUS 26 +0
5 Giacomo NIZZOLO ITA ITA 27 +0
6 Edvald BOASSON HAGEN NOR NOR 29 +0
7 Alexander KRISTOFF NOR NOR 29 +0
8 William BONNET FRA FRA 34 +0
9 Niki TERPSTRA NED NED 32 +0
10 Greg VAN AVERMAET BEL BEL 31 +0
11 Jacopo GUARNIERI ITA ITA 29 +0
12 Adam BLYTHE GBR GBR 27 +0
13 Natnael BERHANE ERI ERI 25 +4
14 Jurgen ROELANDTS BEL BEL 31 +8
15 Ryan ROTH CAN CAN 33 +8
16 Truls KORSAETH NOR NOR 23 +8
17 Thomas LEEZER NED NED 31 +8
18 Nick DOUGALL RSA RSA 24 +8
19 Michal KOLÁR SVK SVK 24 +12
20 Elia VIVIANI ITA ITA 27 +14

VIDEO CYCLISME
Le doublé pour Peter Sagan !

Peter Sagan : « Je suis sous le choc »

Champion du monde pour la deuxième année consécutive, Peter Sagan est rentré dans la légende ce dimanche après-midi en s’imposant au sprint, devant Mark Cavendish et Tom Boonen. Sous le choc de cet exploit quelques minutes après avoir franchit la ligne, le Slovaque a souhaité remercier tous ses fans, et ses deux seuls et uniques coéquipiers, qui se sont sacrifiés pour lui. 

Peter Sagan était dans le deuxième groupe au moment de la cassure

Au micro de BeinSportPeter Sagan a livré sa première impression sur ce succès incroyable, qu’il doit à son entourages, ses fans et ses coéquipiers, dont son frère, Juraj. « Je n’arrive pas y croire, je suis sous le choc… et très heureux. Le moment clé a été le passage avec vent de côté. J’ai été le dernier à revenir devant, j’étais dans le deuxième groupe mais j’ai eu les jambes pour rattraper le premier. Pour le sprint, j’ai vu qu’il y avait du vent de face donc j’ai un peu attendu avant de me lancer. J’ai été chanceux car (Giacomo) Nizzolo n’a pas fermé la porte, j’aurais pu tomber s’il l’avait fait. J’ai la plus grande équipe de fans ici, beaucoup de gens sont venus de mon village en Slovaquie. Je tiens à les remercier ainsi que mon frère, qui est prêt à sacrifier sa vie pour moi, et Michael Kolar, qui a été incroyable, surtout dans les cinq derniers kilomètres pour limiter les attaques et me protéger. Je devais m’imposer pour eux aujourd’hui ».

Classement Elites Hommes – Mondiaux 2016

Rank Name Nat. Team Age* Result
1 Peter SAGAN SVK SVK 26 5:40:43
2 Mark CAVENDISH GBR GBR 31 +0
3 Tom BOONEN BEL BEL 36 +0
4 Michael MATTHEWS AUS AUS 26 +0
5 Giacomo NIZZOLO ITA ITA 27 +0
6 Edvald BOASSON HAGEN NOR NOR 29 +0
7 Alexander KRISTOFF NOR NOR 29 +0
8 William BONNET FRA FRA 34 +0
9 Niki TERPSTRA NED NED 32 +0
10 Greg VAN AVERMAET BEL BEL 31 +0
11 Jacopo GUARNIERI ITA ITA 29 +0
12 Adam BLYTHE GBR GBR 27 +0
13 Natnael BERHANE ERI ERI 25 +4
14 Jurgen ROELANDTS BEL BEL 31 +8
15 Ryan ROTH CAN CAN 33 +8
16 Truls KORSAETH NOR NOR 23 +8
17 Thomas LEEZER NED NED 31 +8
18 Nick DOUGALL RSA RSA 24 +8
19 Michal KOLÁR SVK SVK 24 +12
20 Elia VIVIANI ITA ITA 27 +14

VIDEO CYCLISME
Le doublé pour Peter Sagan !

Peter Sagan à nouveau champion du monde

Au terme des 257 kilomètres qu’il y avait à parcourir à l’occasion du championnat du monde de Doha, le Slovaque Peter Sagan a conservé son titre de champion de monde sur route.

Trois champions du monde sur le podium

Après un début de course alléchant, le championnat du monde sur route de Doha n’a pas tenu toutes ses promesses. Au final, c’est un groupe d’une vingtaine de coureurs, usé, qui s’est disputé la victoire arc-en-ciel au sprint. Le champion du monde sur route sortant s’est imposé devant les deux anciens champions du monde à savoir Mark Cavendish et Tom Boonen, respectivement médaillés d’argent et de bronze. William Bonnet, 8e à l’arrivée, est le seul coureur de l’équipe de France à avoir fait un classement honorable, tandis que les deux sprinters tricolores, Arnaud Démare et Nacer Bouhanni, piégés dans les bordures, sont passés au travers la course. Depuis Paolo Bettini, sacré en 2006 et 2007, Peter Sagan est le seul coureur à avoir réussi cette prouesse.

 Classement Elites Hommes – Mondiaux 2016

Rank Name Nat. Team Age* Result
1 Peter SAGAN SVK SVK 26 5:40:43
2 Mark CAVENDISH GBR GBR 31 +0
3 Tom BOONEN BEL BEL 36 +0
4 Michael MATTHEWS AUS AUS 26 +0
5 Giacomo NIZZOLO ITA ITA 27 +0
6 Edvald BOASSON HAGEN NOR NOR 29 +0
7 Alexander KRISTOFF NOR NOR 29 +0
8 William BONNET FRA FRA 34 +0
9 Niki TERPSTRA NED NED 32 +0
10 Greg VAN AVERMAET BEL BEL 31 +0
11 Jacopo GUARNIERI ITA ITA 29 +0
12 Adam BLYTHE GBR GBR 27 +0
13 Natnael BERHANE ERI ERI 25 +4
14 Jurgen ROELANDTS BEL BEL 31 +8
15 Ryan ROTH CAN CAN 33 +8
16 Truls KORSAETH NOR NOR 23 +8
17 Thomas LEEZER NED NED 31 +8
18 Nick DOUGALL RSA RSA 24 +8
19 Michal KOLÁR SVK SVK 24 +12
20 Elia VIVIANI ITA ITA 27 +14

VIDEO CYCLISME
Les temps forts du mondial Elites Messieurs Doha 2016

Yoann Offredo chez Wanty-Gobert pour deux saisons

C’est officiel, cette fois-ci, après de multiples suppositions et hésitations, Yoann Offredo sera bien coureur de la formation Wanty-Groupe Gobert en 2017 et 2018. Terminé la FDJ !

Un besoin de quitter la FDJ

Yoann Offredo, 29 ans, qui a décidé de poursuivre sa carrière à l’étranger, en Belgique, au côté de la formation Wanty-Groupe Gobert, a déclaré : « Je suis ravi de rejoindre l’équipe ambitieuse de Wanty-Groupe Gobert. C’est ma première expérience à l’étranger. La Belgique est le berceau du cyclisme. C’est une équipe familiale en constante progression et qui me permettra de m’épanouir. Je voulais découvrir quelque chose de nouveau. C’est l’équipe dont j’avais besoin »

 

Anna Meares raccroche le vélo

Anna Meares, 33 ans, s’arrête là. L’Australienne, qui était devenue la cycliste la plus médaillée de tous les temps a annoncé mettre un terme à sa carrière.

Une incroyable longévité

En remportant le bronze sur le Keirin en août dernier à Rio, la cycliste la plus décorée de l’histoire était aussi devenue la première australienne a remporter une médaille individuelle sur 4 Jeux Olympiques consécutifs ! Une carrière de quinze années soldées notamment par 2 titres Olympiques (500m en 2004, vitesse individuelle en 2012) et 11 titres mondiaux (4 sur 500m, 1 en vitesse individuelle, 3 en Kirin et 3 en vitesse par équipe) : « Je suis vraiment fière de ma longévité et de ma constance dans la performance et les résultats (…) c’est dur de refermer ce chapitre (…) mais je suis excitée à l’idée d’ouvrir les portes de nouveaux chapitres dans ma vie » a t-elle déclaré à l’émission « Wide Word of Sports ».

Actualité cyclisme : pour en savoir plus sur le cyclisme sur piste, cliquez ici.

VIDEO CYCLISME

RIO 2016. Anna Meares décroche le bronze en Keirin

Yoann Offredo chez Wanty-Gobert, ça se précise ?

Alors que le destin sportif de Yoann Offredo semble se dessiner du coté de la Belgique avec comme piste l’équipe Etixx Quick-Step et Wanty-Gobert, cette dernière vient de publier un tweet énigmatique….mais pas tant que ça.

Un nouveau coureur annoncé

Pour la plupart des pays, ça n’annoncerait rien de particulier, mais ce tweet matinal sonne avec une résonance toute particulière dans notre Hexagone : « Nous souhaitons bonne chance à tous les coureurs à #UCIDoha2016. Notre nouveau coureur pour la saison prochaine court aujourd’hui. Devinez qui ? Nous vous donnerons quelques indices ! »

Affaire à suivre dans la journée, donc. Mais il est fort probable que ce tweet concerne le désormais futur ex-cycliste de l’équipe FDJ.

 

VIDEO CYCLISME
Le meilleur de Yoann Offredo

 

L’UCI repart de Doha avec un chèque de 12 millions d’euros !

Selon nos confrères de Libération le Qatar a déboursé quelque 12 millions d’euros mais se réjouit d’avoir accueilli les championnats du monde sur route 2016, compétition ponctuelle mais de prestige, qui se rajoute au Tour du Qatar, de Dubaï, d’Oman et l’Abu Dhabi Tour.

L’UCI ne connaît pas la crise

Une façon pour l’émirat de développer sa communication dans le sport, savamment construite autour de plusieurs événements sportifs. Mais le cyclisme reste n°1 dans le classement des compétitions organisées sur le sol arabe. Quant à l’UCI (Union Cycliste Internationale), petite entreprise qui ne connait pas la crise, devrait nous présenter dans un avenir proche de nouvelles courses organisées à travers le monde (financièrement rentable), naturellement ! Selon Pierre Carrey, à l’origine de l’article révélant le montant des 12 millions d’euros, la répartition serait la suivante : 10 millions pour l’UCI et 2 millions pour l’organisateur.

Source : Libération / Pierre Carrey

Rodolfo Torres prolongé par Androni-Sidermec

Le colombien Rodolfo Torres a prolongé d’une saison supplémentaire son contrat avec la formation Androni-Sidermec de Gianni Savio.

Torres court toujours après une première victoire

Bien que très talentueux, le coureur âgé de 29 ans court toujours après son premier succès professionnel, lui qui est passé pro en 2014 au sein de l’équipe Colombia. Cependant, au regard ses bons résultats réguliers et notamment sa récente 13e place sur le Tour de Lombardie (Esteban Chaves vainqueur), la première victoire du coureur colombien pourrait bien intervenir en 2017. A noter que ses autres résultats significatifs tel que Milan-Turin (8e), Tour d’Emilie (6e), glanés en fin de saison, ont sans doute contribué à la reconduction de son contrat pour une saison supplémentaire.

Amber Neben, cap sur les Championnats du Monde 2017 !

Amber Neben (41 ans), sacrée Championne du Monde du contre-la-montre pour la deuxième fois après son titre de 2008, compte bien participer aux prochains mondiaux, dans un an à Bergen (Norvège) !

Amber Neben 2017

Hier sur la course en ligne dames. Il reste sept tours à couvrir lorsque Amber Neben place une attaque. Elle part seule et compte jusqu’à 50 secondes d’avance avant d’être finalement rattrapée par un peloton lancé à toute vitesse. Certains y avaient vu un baroud d’honneur ? Une parade façon Mickey Mouse à Disneyworld ? Ils s’étaient trompés ! Car l’Américaine compte bien courir sous la bannière étoilée la saison prochaine à Bergen : « Le fait d’avoir gagné le contre-la-montre me qualifie d’office pour la prochaine saison, donc je vais pouvoir me concentrer sur ça, et je le ferai » confie t-elle à Cyclingnews sans vraiment  révéler si elle compte s’aligner sur le chrono et/ou la course en ligne : « Si je suis en conditions et en position d’aider l’équipe, j’aimerais pouvoir le faire. Je ne voudrais pas prendre la place de quelqu’un qui serait meilleur que moi ». Et si Neben savoure sa qualification d’office pour 2017, c’est aussi parce qu’elle sonne comme une belle revanche après une saison 2016 frustrante : les jeux de Rio elle les a regardés à la TV, comme vous. Non qualifiée, elle avait alors contesté devant un comité d’arbitrage, les critères de sélection de la fédération américaine, en vain.

Actualité cyclisme : retrouvez toute l’actualité des Championnats du Monde en cliquant ici !

Les dernières déclarations avant la grande explication !

La pression monte chez les coureurs. A quelques heures de la grande explication, chacun y va de sa petite phrase. 

Mark Cavendish et Peter Sagan, sereins…

Mark Cavendish : « Je pense vraiment que nous avons l’équipe la plus forte »

Peter Sagan : « J’ai déjà gagné un mondial, je n’ai aucune pression ». A propos de la désertification du parcours dans tous les sens du terme : «Je ne suis en général pas très performant sous la chaleur, mais on va voir (…) On est au XXIe siècle, tout le monde a la TV, donc tout le monde va pouvoir regarder à la TV »

Arnaud Démare et Caleb Ewan, moins sereins…

Arnaud Démare : « J’ai suivi un programme d’acclimatation à la maison, en roulant sur rouleau, sous la chaleur. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la même chose que d’être ici »

Caleb Ewan lui, confie à Cyclingnews que l’Australie jouera la carte Michael Matthews, et qu’il ne sera qu’une alternative : « Ce sera ma course la plus longue. J’ai fait Paris-Tours le week-end dernier, il y avait 250 km à parcourir donc c’est assez similaire, mais cette fois ce sera juste un peu plus long (…) Il fait assez chaud, et il y a pas mal de vent (…) j’ai pas prouvé grand chose sur les courses de plus de 250 km. Je pense que je suis plus là pour l’expérience »

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Course en ligne dames, les réactions

En réglant au sprint l’ultra-favorite néerlandaise, Kirsten Wild, mais aussi la Finlandaise Lotta Lepisto et la Britannique Elizabeth Deignan, Championne du Monde sortante, la jeune danoise Amalie Dideriksen s’est à son tour parée du Maillot Arc-en-Ciel, à 20 ans seulement ! Il s’agit là de son 4e titre mondial sur course en ligne en 3 ans, après ses sacres de 2013 et 2014 chez les juniors ! Réactions.

Amalie Dideriksen, jeune première

Calée dans la roue de Kirsten Wild, la Danoise a sauté son ainée à 25m de la ligne : « J’en avais rêvé. Gagner ici est une surprise pour moi aussi (…) j’ai choisi de prendre la roue de Wild pour le sprint, j’espérais faire un top 10 en arrivant ici. J’ai 20 ans et remporter les Mondiaux était un objectif pour l’avenir (…) Cela n’a pas été simple de rester dans la roue de Kirsten Wild car tout le monde voulait la prendre. Tout le monde savait que c’était la sprinteuse à battre, mais encore fallait-il pouvoir la dépasser. J’ai encore de nombreux rêves pour l’avenir, notamment une médaille olympique. Je peux encore m’améliorer au sprint. »

Kirsten Wild, orange amère

La Dream Team batave a fait le job ! Elles étaient encore 6 autour de Wild, dans les derniers kilomètres, et 3 dans les deux derniers, mais cela n’a pas suffit. Certes la sprinteuse neerlandaise était bien calée dans la roue da sa coéquipière Marianne Vos, multiple Championne du Monde, mais c’était sans compter sur Dideriksen, elle même très bien calée dans sa propre roue : « Je suis assez déçue. Nous avons réalisé une très belle course, tout était sous contrôle. J’ai senti qu’il était un peu tôt pour lancer le sprint, mais je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Dideriksen est une coureuse très douée, elle est sortie de ma roue très rapidement. J’ai laissé passer ma chance et il n’est malheureusement pas possible de revenir en arrière. »

Actualité cyclisme : retrouvez toute l’actualité des Championnats du Monde en cliquant ici !

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Les temps forts du mondial Elites Femmes Doha 2016

Roxane Fournier : « Armistead m’a mise dans les barrières »

Sixième du sprint, Roxane Fournier était extrêmement déçue de ce résultat. Gênée par la championne du monde 2015, Lizzie Armistead, la Française pensait pourtant pouvoir monter sur le podium.

La grosse déception de Roxane Fournier

Sur le site de L’Equipe.fr, Roxane Fournier a livré son sentiment, sans concession, sur cette course des championnats du monde de Doha. « Je me suis fait enfermer sur la droite aux 500 mètres. Quand j’ai voulu lancer mon sprint, Armitstead m’a mise dans les barrières. J’ai donné un coup de frein, et le temps de relancer, c’était compliqué. Je suis très, très déçue. Il y avait moyen de faire mieux quand je vois comment s’est jouée l’arrivée. Si je ne donne pas ce coup de frein, je suis capable d’aller chercher le podium. »

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Classement Elites Femmes – Mondiaux 2016

Rank Name Nat. Team Age Result PaR PcR
1 Amalie DIDERIKSEN DEN DEN 20 3:10:27 200 200
2 Kirsten WILD NED NED 34 +0 170 170
3 Lotta LEPISTÖ FIN FIN 27 +0 140 140
4 Elizabeth DEIGNAN GBR GBR 28 +0 130 130
5 Marta BASTIANELLI ITA ITA 29 +0 120 120
6 Roxane FOURNIER FRA FRA 25 +0 110 110
7 Chloe HOSKING AUS AUS 26 +0 100 100
8 Sheyla GUTIERREZ RUIZ ESP ESP 22 +0 90 90
9 Joelle NUMAINVILLE CAN CAN 29 +0 80 80
10 Jolien D’HOORE BEL BEL 26 +0 70 70
11 Emilie MOBERG NOR NOR 25 +0 60 60
12 Lisa BRENNAUER GER GER 28 +0 50 50
13 Katarzyna PAWLOWSKA POL POL 27 +0 40 40
14 Leah KIRCHMANN CAN CAN 26 +0 30 30
15 Christine MAJERUS LUX LUX 29 +0 20 20
16 Coryn RIVERA USA USA 24 +0 15 15
17 Sara MUSTONEN SWE SWE 35 +0 10 10
18 Mia RADOTIC CRO CRO 32 +0 8 8
19 Rasa LELEIVYTE LTU LTU 28 +0 5 5
20 Barbara GUARISCHI ITA ITA 26 +4 3 3

 

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Les temps forts du mondial Elites Femmes Doha 2016

 

Le Women’s World Tour prend de l’ampleur

Au même titre que le circuit World Tour chez les hommes qui prête à de nombreux débats au sein des équipes actuellement, les femmes vont voir leur calendrier s’élargir. Pour 2017, le Women’s World Tour comptera quatre épreuves supplémentaires après le succès de la première édition lancée cette année.

Le Women’s World Tour s’agrandit !

Pour 2017, le Women’s World Tour verra donc l’arrivée de quatre nouvelles épreuves (qui comptait 17 courses en 2016). Parmi ces quatre arrivées, il y aura deux courses à étapes et deux courses d’un jour annonce l’Union Cycliste Internationale (UCI). Pour les courses d’un jour, il s’agit tout simplement de l’Amstel Gold Race et de Liège-Bastogne-Liège qui auront lieu le même jour que les hommes. Quant aux course par étapes, il s’agit du Ladies Tour of Norway et du Boels Rental Ladies Tour.

Calendrier 2017 de l’UCI Women’s WorldTour

Nouvelles épreuves
16 avril : Amstel Gold Race (Pays-Bas)
23 avril : Liège – Bastogne – Liège (Belgique)
17-20 août : Ladies Tour of Norway (Norvège)
29 août-3 septembre : Boels Rental Ladies Tour (Pays-Bas)

Epreuves actuelles
4 mars : Strade Bianche (Italie)
11 mars : Ronde Van Drenthe (Pays-Bas)
19 mars : Trofeo Binda (Italie)
26 mars : Gent Wevelgem (Belgique)
2 avril : Tour des Flandres (Belgique)
19 avril : Flèche Wallonne (Belgique)
5-7 mai : Tour de Chongming Island (Chine)
11-14 mai : Amgen Tour of California (Etats-Unis)
4 juin : Philadelphia Classic (Etats-Unis)
7-11 juin : Aviva Women’s Tour (Grande-Bretagne)
30 juin-9 juillet : Giro Rosa (Italie)
23 juillet (à confirmer) : La Course by Le Tour de France (France)
29 juillet : Prudential Ride London (Grande-Bretagne)
11 août : contre-la-montre par équipes Vargarda (Suède)
13 août : course en ligne Vargarda (Suède)
26 août : GP de Plouay (France)
10 septembre : La Madrid Challenge by la Vuelta (Espagne)

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Retour sur l’UCI Women’s World Tour 2016

Le TOP 10 des victoires françaises surprises !

Dimanche 16 octobre, 18h. Nacer Bouhanni se hisse sur la plus haute marche du podium. Ses yeux sont embués par l’émotion. Brian Cookson, Président de l’UCI s’approche de lui. Le sprinter de la Cofidis va revêtir le Maillot Arc-en-Ciel… De la fiction à la réalité, paraît qu’il n’y a qu’un pas… Paraît aussi qu « impossible » n’est pas Français… Alors oui, pourquoi pas un Français sacré Champion du Monde ce week-end ? Retour sur ces exploits surprises, frappés du coq, qui ont marqué ces 25 dernières années, et qui pourraient bien inspirer Nacer Bouhanni et Arnaud Démarre !

Un conseil avant d’aller plus loin dans la lecture de cet article, lancez la vidéo ci-dessous et laissez-là en fond sonore :

N°10 – Philippe Gaumont – Gand-Wevelgem (1997)

Un rouleur, roi au pays des sprinteurs-puncheurs. Lorsqu’il s’engage pour la Cofidis de Cyrille Guimard en 1997, le regretté Philippe Gaumont revient tout juste d’une suspension suite à un contrôle positif à la nandrolone. Une main tendue qu’il n’oubliera pas… Alors qu’il n’avait aucune référence sur les classiques, et encore moins sur les classiques flandriennes, il va régler au sprint un petit groupe, devançant le spécialiste Andreï Tchmil, et devenant le 3e Français, seulement, à remporter la course après Jacques Anquetil (1964) et Bernard Hinault (1977), rien que ça ! La suite sera plus compliquée, la saison 2001 notamment, marquée par la malchance : présent dans le groupe de tête de Milan-San Remo, du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix, il est à chaque fois privé d’emballage final à cause de chutes ou de problèmes mécaniques.

N°9 – Tony Gallopin – Clasica San Sebastian (2013)

Lorsqu’il remporte la classique espagnole en 2013, Tony Gallopin n’est alors qu’un jeune coureur à fort potentiel, sans référence notable sur les grandes courses. Bon grimpeur, sans être irrésistible en altitude, bon puncheur, sans avoir la meilleure giclette du peloton, certains voient en lui un éventuel spécialiste de classiques belges, quand lui même se voit plutôt briller sur Paris-Tours. C’est pourtant en Espagne que le coureur de Radioshack va faire son trou. Présent à l’avant de la course dans un groupe de 8, il attaque en costaud dans la dernière difficulté, l’Alto de Arkale, et ne sera pas rattrapé. Il devance deux anciens vainqueurs, Alejandro Valverde et Roman Kreuziger. Par la suite il deviendra une pointure sur les grandes courses d’un jour : 1er GP de Wallonie (2016), 5e et 2e de la Clasica San Sebastian (2014 et 2016), 6e et 7e des Championnats du Monde (2014 et 2015), 3 Top 10 en 2015 sur l’Amstel Gold Race, le Tour de Lombardie et Milan-San Remo.

N°8 – Jean-Patrick Nazon – Champs Elysées (2003)

Jusque là habitué à briller sur des courses secondaires, Jean-Patrick Nazon « is on fire » en 2003 ! Sur le Tour, le sprinteur du bijoutier Jean Delatour s’octroie le luxe de porter le Maillot Jaune, et frotte avec les meilleurs sprinteurs du peloton : Robbie Mc Ewen, Erik Zabel, Baden Cooke, Thor Hushovd ou encore l’ex Champion du Monde Romans Vainsteins. Vainqueur à la surprise générale sur les Champs Elysées, il est le seul à ne pas s’en étonner : « Remporter le sprint des Champs, je savais que c’était possible. J’avais fait 2e à Sedan sur ce Tour. J’étais plutôt confiant. J’étais surtout très motivé par l’idée que c’était la fin ce soir-là. On est tellement contents d’en finir qu’on a envie de donner ses dernières forces. J’étais prêt à tout (…) C’est sans nom, sans mot. C’est dur d’expliquer ça. Et puis c’est quand même la seule étape qu’on peut arroser sans trop se poser de questions ! Ma carrière a changé ce jour-là, c’est évident. » déclarera t-il ensuite au Parisien. Il remportera encore une étape sur le Tour (2004) et une étape sur Paris-Nice (2007), sous les couleurs d’AG2R. Les Champs Elysées eux, attendent toujours son successeur…

N°7 – Luc Leblanc – Championnat du Monde (1994)

Au début des années 90, Luc Leblanc aligne les performances sur les grands tours. 5e et 4e du Tour en 1991 et 1994, 6e et meilleur grimpeur de la Vuelta 1994, il est logiquement convoqué en Equipe de France sur le parcours vallonné des Championnats du Monde d’Agrigente (Sicile). Pourtant il ne fait pas partie des favoris. Lance Armstrong et Claudio Chiappucci font figure d’épouvantail, et côté français, Richard Virenque et Armand De Las Cuevas peuvent légitimement lui disputer le leadership. Mais tout ça, « Lucho » s’en moque, cette course est pour lui, il en est persuadé : « Le jour du départ, le speaker appelle les coureurs (…) dans ma tête je me dis, putain, ça sert à rien que vous vous aligniez, c’est moi qui vais gagner, je m’étais fait une stratégie de course, en dehors de l’officielle » lâche t-il dans Pédale! en 2013. Virenque, qui avait de grosses ambitions, le lui reprochera, mais Leblanc n’est pas peu fier de son numéro : « Ce qu’il fallait faire, c’est attaquer dans le facile, pour vraiment les mettre dans le rouge ». Toujours au contact lorsque la course a explosé, il rattrape et lâche les échappés, puis recolle aux deux leaders (Ghirotto et Sorensen), l’Italien résiste, mais rompt dans la dernière bosse, 500m à 16%. Luc Leblanc devient Champion du Monde devant Claudio Chiappucci et Richard Virenque. Le sommet d’une carrière qu’il poursuivra jusqu’en 98, accrochant des places d’honneur sur les courses les plus prestigieuses : 6e du Tour + 1 étape (1996), 2e de la Flèche Wallone et 4e du Tour des Flandres (1997).

N°6 – Laurent Brochard – Championnat du Monde (1997)

Alors que l’Equipe de France était tiraillée entre Laurent Jalabert et Richard Virenque, rares sont ceux qui ont vu venir Laurent Brochard, qui restait pourtant sur deux saisons pleines (1996 : 2e à Plouay et sur le Midi-Libre, 5e de Paris-Nice, 7e du Dauphiné et du Tour des Flandres, 8e de la Flèche Wallone, 9e de Milan-San Remo – 1997 : 1 étape du Tour et 3 étapes du Midi-Libre). Mais c’est bien lui, le coureur au bandana, qui a dynamité la course à San Sebastian ! A 13 km de l’arrivée il provoque la formation d’un groupe de 7 hommes qui comptera jusqu’à 30s d’avance sur le peloton. Parmi les 7, le coureur de Festina est le plus fort. Il s’échappe avec Bo Hamburger et Leon Van Bon, les règle au sprint, et devient le 8e, et dernier coureur français à porter le Maillot Arc-en-Ciel. Il ne remportera pas la moindre course avec son nouveau maillot, et devra attendre 1999 pour renouer avec la victoire (1 étape de la Vuelta), son dernier succès majeur.

N° 5 – Arnaud Démare – Milan-San Remo (2016)

Un sprinteur qui remporte la Primavera, jusque là, rien d’étonnant. Et pourtant, la victoire d’Arnaud Démare sur la Via Roma est surprenante à plus d’un titre ! D’une part parce que cela faisait 18 ans, et le triomphe de Laurent Jalabert sur le Tour de Lombardie, qu’un Français n’avait pas remporté un monument du cyclisme. D’autre part parce que depuis sa victoire en 2012 sur la Vattenfall Cyclassics, le Picard n’avait pas remporté de succès majeur. Et enfin, surtout, parce que les circonstances de course n’ont pas été de son côté ! Alors qu’il chute à 30 km de l’arrivée, le final rapide et nerveux rend improbable un éventuel retour. Pourtant, soutenu par William Bonnet et Mathieu Ladagnous, il réussit de grosses montées dans la Cipressa et le Poggio. Alors que certains gros noms comme Vincenzo Nibali, Fabian Cancelara, Zdenek Stybar ou Michal Kwiatkowski tentent en vain de partir, Démare se replace à l’avant en bas de l’ultime descente pour finalement devancer au sprint Ben Swift, Jurgen Roelants et Nacer Bouhanni. « Je pensais que c’était fini pour moi, c’était un jour de grâce (…) rien ne pouvait m’échapper aujourd’hui » déclarera le coureur. Bien qu’accusé d’avoir accroché une voiture dans la Cipressa, l’affaire restera sans suite et ne viendra pas gâcher son plaisir. Sept mois plus tard, le sprinteur de la FDJ a toujours les jambes. 2e sur Paris-Tour le week-end dernier, il est prêt à remettre le couvert à Doha !

N°4 – Eddy Seigneur – Champs Elysées (1994)

Bon rouleur contre-la-montre, Eddy Seigneur n’avait, à priori, pas le profil pour s’imposer sur les Champs Elysées. Pourtant les sprinteurs, il les a pris de court. Echappé dès le 1er tour avec 4 autres coureurs, il répond à l’accélération de l’Américain Andrew dans le dernier kilomètre, laisse agir ses cuisses de rouleur et le contre en costaud. L’Américain a produit son effort trop tôt, il ne peut pas répondre, le coureur de Gan s’impose et signe là un authentique exploit. Depuis, seul Alexandre Vinokourov en 2005 a pu priver les sprinteurs de succès sur la plus belle avenue du Monde. Eddy Seigneur sera sacré Champion de France sur route l’année suivante, et remportera encore 4 autres titres nationaux… sur contre-la-montre, histoire de boucler la boucle.

N°3 – Richard Virenque – Paris-Tour (2001)

On peut penser ce qu’on veut de Richard Virenque mais ce coureur a donné tout sens au mot « panache ». Quel tour de force réalisé en 2001 sur Paris-Tours ! Lui, le quintuple meilleur grimpeur du Tour, l’emporte sur une course d’une désolante platitude. Le roi Richard sacré au royaume des sprinteurs ! Et si c’était là, paradoxalement, sa plus belle victoire ? Car en 2001, Virenque revient tout juste de suspension après l’affaire Festina. En s’engageant sur Paris-Tours, il fait son grand retour en France. Patrick Lefevere lui donne trois mois pour (re)faire ses preuves chez Domo-Farm Frites. Richard doit conquérir son Directeur Sportif, reconquérir les Français, et il ne compte pas perdre de temps en route. Il s’échappe avec Jacky Durand. Le baroudeur finit par coincer, Virenque lui, à la rage de vaincre. Jusqu’au bout il résiste au peloton, pourtant revenu 150m derrière lui. Le grimpeur signe là son acte de rédemption qui lui permettra de terminer sa carrière au sommet sous les ordres de Patrick Lefevere. Il remportera encore deux nouveaux Maillots à Pois et trois étapes du Tour de France.

N°2 – Frédéric Guesdon – Paris-Roubaix (1997)

Frédéric Guesdon n’est pas le plus connu des coureurs français, pourtant le Breton est l’un des rares a pouvoir se vanter d’avoir les deux plus grandes classiques nationales dans la musette : Paris-Roubaix (1997) et Paris-Tour (2006) ! Bien que 2e sur la course amateur en 1994, il n’évolue dans l’élite que depuis une saison lorsqu’il remporte l’enfer du Nord chez les pros, alors forcément, à l’époque personne n’avait misé sur lui. Erreur. Présent dans un groupe de contre-attaque, il revient avec ses acolytes sur les deux leaders, Frédéric Moncassin et Andreï Tchmil, à quelques kilomètres de l’arrivée. Le coureur de la FDJ lance alors son sprint : « J’ai pris la tête. Je m’attendais à être remonté. Dans la dernière ligne droite, j’ai regardé sous mon bras, j’ai vu qu’il y avait un trou d’une dizaine de mètres. C’est pas possible. Alors, j’ai cru qu’on allait me déborder sur la droite. Je n’ai su qu’après la ligne que j’avais gagné ». En 17 participations à la course (un record partagé avec George Hincapie), il terminera 11 fois dans les 20 premiers. Il prendra aussi une belle 6e place sur le Tour des Flandres 2003. Son successeur français sur Paris-Roubaix et Paris-Tour, lui n’est peut-être pas encore né…

N°1 – Jacky Durand – Tour des Flandres (1992)

« Pour moi, le Tour des Flandres, c’était un truc inaccessible. Ce n’était pas une course que je rêvais de gagner. Je ne pensais pas en être capable, ni en 1992 ni un autre jour ». Un exploit MAJUSCULE ! Le « hold-up du siècle » déclarera même l’intéressé à Eurosport. Car en 1992, le coureur de Castorama n’en est qu’à sa 2e saison chez les professionnels. Ni grimpeur, ni sprinteur, il est celui qui va populariser le terme « baroudeur ». Sa marque de fabrique ? Des longues, très longues échappées, rarement récompensées… Il reste 217 km à parcourir quand le Français décide de prendre la poudre d’escampette. Ils sont 4 à l’avant. « Quand j’attaque, ce n’est pas pour gagner, ça c’est clair ! Je voulais juste finir ». Très vite l’avance monte à 20 minutes. « J’ai vraiment commencé à penser à la victoire à une dizaine de kilomètres de l’arrivée. Dans le Bosberg, nous n’étions plus que deux avec Wegmuller, et il a lâché (…) Puis, à 5 bornes de l’arrivée, alors que j’étais tout seul, Eddy Merckx est venu à ma hauteur. Il était directeur de course à l’époque. Il m’a dit « petit, tu vas gagner le Tour des Flandres ». C’est vraiment là que j’ai compris que c’était dans la poche (…) Dans la dernière ligne droite, j’ai le souvenir de la tête des spectateurs, complètement hébétés de me voir là, en train de gagner (…) Un Français qui gagne le Tour des Flandres, c’était improbable ». Son style audacieux, il le gardera toute sa carrière, et  lui permettra de remporter deux titres de Champion de France, 3 étapes du Tour, et Paris-Tours (1998).

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Le « Hold-Up » de Jacky Durand

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Danilo Napolitano prolonge chez Wanty-Groupe Gobert

Le coureur italien Danilo Napolitano, 36 ans, passera sa cinquième saison au sein de la structure Wanty-Groupe Gobert. L’ancien sprinteur de chez Lampre-Merida et de la Katusha, qui avait remporté l’an passé une étape sur les Boucles de la Mayenne, a eu le rôle d’équipier plus que de sprinter cette saison en étant le lanceur de Kenny Dehaes.

Ça continue pour Danilo Napolitano !

« C’était nouveau pour moi mais cela m’a beaucoup plus. J’ai beaucoup appris. Notre duo a bien marché en 2016. Je pense avoir répondu aux attentes quand j’ai eu ma chance. Je ne suis pas passé loin de la victoire, c’est mon seul regret sur cette saison. L’année prochaine, j’aimerai renouer au moins une fois avec la victoire ». Danilo Napolitano est le dix-septième coureur confirmé chez la formation belge pour 2017 et il en est ravi : « Je suis évidemment heureux de rester chez Wanty-Groupe Gobert. Je me sens chez moi dans cette équipe ».

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Danilo Napolitano gagne sur les Boucles de la Mayenne 2015