La formation espagnole a annoncé hier la prolongation de contrat des deux plus jeunes coureurs à avoir porté le maillot Movistar cette saison. Marc Soler et Jasha Sütterlin seront ainsi pensionnaires de la WorldTeam jusqu’en 2019 – Au moins !
Marc Soler, grimpeur en devenir
Le grimpeur Catalan de 23 ans est l’un des espoirs du cyclisme espagnol, qui se cherche une nouvelle génération triomphante pour succéder aux vieillissants Valverde, Moreno et autres Contador. Et Marc Soler pourrait bien en être le chef de file… Car même si son palmarès n’est pas des plus étoffés, le jeune homme a le bon goût de gagner efficace : Tour de l’Avenir en 2015 et étape-reine de la Route du Sud cette année où il a devancé Nairo Quintana et un autre espoir, Britannique celui-là, en la personne de Hugh Carthy. Prochain objectif pour l’Espagnol ? Participer à son premier Grand Tour. Sans doute dès l’an prochain…
Jasha Sütterlin, rouleur « made in Germany »
L’Allemand, ainé de Marc Soler de tout juste un an, n’a quant à lui pas eu l’occasion de lever les bras en 2016. Pour autant, ses résultats sont prometteurs : excellent rouleur, il a fini 6e des championnats du monde contre-la-montre, et a cumulé quelques tops 10 dans la spécialité en World Tour (Tirreno-Adriatico, Eneco Tour par deux fois). Quoique le coureur n’ait pas encore gagné en professionnel, la décision de Movistar de lui confirmer sa confiance ne saurait donc surprendre.
Davide Malacarne, qui ne s’est pas vu proposer une prolongation de contrat de la part d’Astana, est actuellement sans contrat, à moins d’un mois de la reprise de la compétition. Le coureur italien se bat pour signer avec une équipe, en vain pour le moment.
La piste Wilier-Selle Italia s’éloigne…
Il y a quelques semaines, les rumeurs l’annonçaient au sein de l’équipe de X. Mais au final, les négociations n’ont pas abouti. « Je ne sais vraiment pas pourquoi les négociations n’ont pas marché avec Wilier-Selle Italia », explique-t-il comme il le relate à Ultimo Chilometro. « Malheureusement, la situation est critique car je n’ai pour le moment aucun contrat et donc aucune équipe avec qui je pourrais m’exprimer dans les années à venir. Je suis en train de travailler pour tenter d’en trouver une. »
Il se dit même prêt à rouler pour une équipe de niveau Continental. « Passer du Giro à un calendrier de troisième division va me demander beaucoup de motivation. Vous avez certes besoin de vos jambes mais si le cerveau est déconnecté ou stimulé, tout devient difficile. Ce sera toutefois une possibilité car je ne veux pas m’arrêter à 29 ans. »
Le Team Sky a réalisé une saison 2016 au-delà des attentes. Certes, Chris Froome, le leader emblématique de l’équipe britannique a rempli l’objectif qui lui était fixé – remporter le Tour de France – mais ce sont surtout les autres coureurs qui sont parvenus à s’illustrer. Wout Poels a en effet remporté le premier monument de l’équipe qui courrait après depuis 2010, Michal Kwiatkowski a remporté le GP E3… Bref, des facteurs qui montrent que Sky arrive enfin à se faire une place sur les classiques.
🏆 Une saison 2016 attendue pour le Team Sky
La saison 2016 de l’équipe Sky a été on ne peut mieux lancée. A la fin du mois de février, l’équipe britannique comptabilisait neuf victoires ! Chris Froome était déjà dans le rythme en remportant l’Herald Sun Tour et Wout Poels montrait également des signes encourageants pour la suite de la saison. Tout au long de l’année, l’ensemble de l’effectif a été acteur dans les différentes épreuves. Evidemment, on retient l’énorme loupé de Mikel Landa sur les routes du Tour d’Italie où il était l’un des favoris. La sauce Sky n’a-t-elle pas prise ? La saison 2017 nous le dira très vite. Même cas de figure pour Michal Kwiatkowski. Auteur d’un très bon début de saison avec sa victoire sur le GP E3, il a ensuite été invisible au point de réaliser finalement l’une de ses pires saisons. Et malgré une année relativement pleine, le Team Sky n’est pas parvenu à remporter le classement UCI World Tour par équipe se laissant devancer par Movistar et Tinkoff.
🖋 Transferts : pas de folies pour le Team Sky
⇦ Les départs
Le Team Sky a perdu quelques-uns de ses coureurs phares. En effet, Ben Swift, deuxième de Milan-Sanremo, a choisi de quitter le cocon britannique pour s’exiler en Chine avec le nouveau projet TJ-Sport. Cela reste une grosse perte pour Dave Brailsford qui voit également s’en aller Leopold Konig, de retour chez Bora, et Nicolas Roche qui prend la direction de l’équipe BMC. L’Irlandais aura en 2017 deux nouveaux leaders et adversaires du Team Sky à savoir Richie Porte et Tejay Van Garderen. Konig et Roche étaient des atouts non négligeables au côté de Chris Froome et il a fallu combler ces manques.
Départs : Leopold Konig (Bora-Hansgrohe), Lars Petter Nordhaug, Andrew Fenn (Aqua Blue Sport), Nicolas Roche (BMC Racing Team), Ben Swift (TJ-Sport), Xanbier Zandio (Retraite) Salvatore Puccio (?).
⇨ Les arrivées
Qu’on se le dise, au niveau des arrivées, le Team Sky n’a pas réalisé le mercato de l’année. Elle mise sur l’avenir en recrutant des coureurs assez jeunes comme Owain Doull (23 ans) et Jonathan Dibben (22 ans) mais également Tao Geoghegan Hart (21 ans) et Lukasz Wisniowski (24 ans). Les deux dernières recrues apporteront un peu plus d’expérience mais surtout une capacité de briller très vite. Diego Rosa, l’une des révélations de l’année 2016, a fait le choix de rejoindre l’équipe Sky. A 27 ans, il arrive dans la pleine force de l’âge et roulera pendant trois saisons dans l’équipe britannique pour tenter de franchir un cap. Et il y aura un Français en 2017 chez Sky. Kenny Elissonde a décidé de quitter la FDJ pour rejoindre l’une des plus grosses structures du peloton ! Une occasion pour lui, âgé de 25 ans, de progresser encore un peu plus et de devenir, pourquoi pas, un grand coureur.
Arrivées : Owain Doull, Jonathan Dibben, (Team Wiggins), Tao Geoghegan Hart (Axeon Hagens Berman), Lukasz Wisniowski (Etixx-Quick Step), Kenny Elissonde (FDJ) et Diego Rosa (Astana).
🎯 Quels objectifs en 2017 pour la Sky de Chris Froome ?
Sur les Grands Tours
Triple vainqueur du Tour de France, Chris Froome cherchera forcément à défendre son titre en juillet prochain. Si le Britannique a un temps exprimé son envie de courir le Tour d’Italie, l’hypothèse du double Giro-Tour s’écarte peu à peu. De plus, il débutera la saison 2017 comme 2016 avec un lancement en Australie. Les tours d’une semaine feront alors office de préparation même si Froome sera au départ pour gagner. Finalement, le Giro est le point d’interrogation chez Sky. Mikel Landa a déjà brillé sur la course rose mais pas encore sous le maillot de l’équipe de Dave Brailsford. Un autre coureur tente de faire sa place : Geraint Thomas. Après avoir remporté Paris-Nice il souhaite s’attaquer aux Grands Tours. A 30 ans, il est temps pour lui de prendre le leadership mais dans ce cas il sera probablement diminué pour épaule son leader Froome sur la Grande Boucle. Quant au Tour d’Espagne, c’est bel et bien « Froomey » qui pourrait tirer son épingle du jeu. Cette année, il s’est heurté à un Nairo Quintana revanchard après la désillusion connue sur le Tour de France. Mine de rien, le Britannique est allé se classer deuxième à un peu plus d’une minute. Le doublé Tour-Vuelta est tout à fait envisageable.
Sur les classiques
Les classiques restent le point faible de la formation Sky. Pourtant, elle s’est déjà imposée à deux reprises sur le GP E3 et a remporté son premier monument en 2016 grâce à Wout Poels avec Liège-Bastogne-Liège. Au sein de l’effectif, il est difficile de dire qui sera le leader principal sur les classiques. Ce sont plus des individualités qui arrivent à tirer leur épingle du jeu. Malgré tout, Michal Kwiatkowski devrait être l’un des principaux leaders de l’équipe Sky lors de la campagne des classiques. Après sa victoire sur le GP E3 en 2016, il est difficile de savoir vers quelles courses s’orientera le Polonais. Si on imagine un Paris-Roubaix peu adapté à ses capacités, le Tour des Flandres pourrait très bien lui convenir. De même, il pourrait ne viser que quelques classiques pavées avant de s’engager sur les classiques ardennaises sur lesquelles il a déjà brillé en remportant l’Amstel Gold Race en 2015 avec son maillot de champion du monde.
Notations de l’effectif du Team Sky en 2017
🔵🔵🔵⚪⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵🔵🔵 Classement général sur les GT
🔵🔵🔵🔵⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵⚪⚪ Sprint
🔴🔴🔴🔴⚪ Niveau global
🏅 Pronostique de TodayCycling : Michal Kwiatkowski remporte Liège-Bastogne-Liège.
📊 La statistique : 10. C’est le nombre de victoires de Chris Froome en 2016. Le coureur le plus prolifique du Team Sky.
Le coureur à suivre : 🇫🇷 Kenny Elissonde
Kenny Elissonde sera le coureur à suivre chez Sky l’an prochain. A 25 ans, il prend le pari osé de se rendre chez l’une des plus grosses équipes du peloton. Qui plus est, la formation britannique a fait ses preuves dans le cyclisme et est l’une des plus pointues en matière technologique et approche scientifique. La sauce n’a pas pris avec tout le monde et il sera bon de voir comment Elissonde évolue au sein d’un effectif très dense où il faudra aussi faire sa place. Le Français a, en plus, probablement encore une marge de progression et lorsque Dave Brailsford et son équipe recrutent un coureur c’est n’est pas par le plus grand des hasards…
Effectif 2017 de l’équipe Sky
Ian Boswell, Philip Deignan, Jonathan Dibben, Owain Doull, Kenny Elissonde, Chris Froome, Tao Geoghegan Hart, Michal Golas, Sergio Luis Henao, Sebastian Henao, Benat Intxausti, Peter Kennaygh, Vasil Kiryienka, Christian Knees, Michal Kwiatkowski, Mikel Landa, David Lopez, Gianni Moscon, Mikel Nieve, Alex Peters, Wout Poels, Diego Rosa, Luke Rowe, Ian Stannard, Geraint Thomas, Danny van Poppel, Elia Viviani, Lukasz Wisniowski.
VIDEO CYCLISME
Le Best-of Tour de France 2016 remporté par Chris Froome
Pendant de longues années, Jurgen Van Den Broeck a été le leader de la Lotto sur les courses à étapes. Il avait rejoint la Katusha l’an passé pour donner un nouveau souffle à sa carrière car en manque de résultat, le Belge espérait inverser la tendance mais il n’en fut rien.
A 33 ans, Jurgen Van den Broeck vient de signer un contrat de deux ans avec la Lotto NL-Jumbo. Le Belge, qui a eu beaucoup de difficultés à s’adapter à l’équipe Katusha, est ravi de ce choix. « J’étais un peu perdu au milieu de toutes ces nationalités chez Katusha. Ici, on peut parler sa langue avec presque tout le monde, c’est déjà une grande différence« , explique-t-il lors de la présentation de Lotto NL-Jumbo. « Je me sens chez moi. C’est une équipe très professionnelle. »
Troisième du Tour de France 2010 suite au déclassement d’Alberto Contador puis de Denis Menchov, puis quatrième en 2011, le Belge reste une valeur sûre pour les courses à étapes. Cependant, il n’aura pas un statut de leader chez Lotto NL-Jumbo, mais d’équipier de luxe pour Steven Kruiswijk. En effet, il devra épauler le Néerlandais dans sa quête du maillot rose sur le Tour d’Italie. « Je ne veux plus être chef de file, j’ai déjà donné« , poursuit Jurgen Van Den Broeck. « Je suis ici pour aider Steven sur le Giro qui est son objectif. C’est ce qui m’a motivé à venir. Je ne veux pas jouer ma carte, mais apporter mon aide. C’est stressant d’être leader, je ne veux plus endosser cela. Cela s’est parfois bien passé, mais parfois non. Je crois en lui. A titre personnel, je veux juste m’améliorer sur le contre-la-montre. Le championnat de Belgique est d’ailleurs un objectif. » Pour rappel, Jurgen Van Den Broeck a été champion de Belgique du contre-la-montre en 2015.
VIDEO CYCLISME
Caméra embarquée avec Jurgen Van Den Broeck sur le Mur de Huy
L’Union Cycliste Internationale (UCI) a annoncé ce jeudi que dans le cadre de la refonte du système des classements du cyclisme sur route professionnel masculin, le même barème de points sera utilisé dès 2017 pour le calcul du Classement Mondial UCI et celui des classements de l’UCI WorldTour.
Un classement glissant, à la façon ATP
Introduit en 2016, le Classement Mondial UCI –individuel et par nations– prend en compte les résultats obtenus sur les épreuves de l’ensemble du Calendrier International Route UCI (UCI WorldTour, Circuits Continentaux UCI, Championnats du Monde, Championnats Nationaux et Continentaux, Jeux Olympiques et Jeux Continentaux) des 52 semaines précédant son établissement, selon un mode de calcul « roulant ».
Peter Sagan et la France sont les lauréats de ce premier Classement Mondial UCI, individuel et par nations, arrêté au 23 octobre 2016, date de la fin de la saison 2016.
Ce système « roulant », similaire à celui de l’ATP dans le tennis, vise à mieux refléter les performances sportives des coureurs en ne se basant pas sur un circuit spécifique mais en tenant compte de l’ensemble de leurs résultats sur une année complète.
Tous les coureurs marquants des points dans le cadre des courses concernées figurent dans le Classement Mondial UCI, y compris les coureurs ne faisant pas partie d’un UCI WorldTeam. A ce jour, 2’952 coureurs sont classés.
Alors qu’en 2016, deux barèmes de points distincts coexistaient pour les calculs respectifs du Classement Mondial UCI et des Classements de l’UCI WorldTour, ces derniers adopteront le barème des points du Classement Mondial UCI en 2017. Ce changement simplifiera les classements tout en leur donnant une plus grande lisibilité.
Le classement par nations de l’UCI WorldTour est abandonné au profit du Classement Mondial UCI par nations, qui désignera la meilleure d’entre elles, sur la base de l’ensemble des résultats du Calendrier International Route UCI (Art. 2.10.036).
Autre changement, le mode d’attribution des points aux coureurs pour le calcul du classement par équipes de l’UCI WorldTour : en 2017, les points marqués par la totalité des coureurs des UCI WorldTeams seront pris en compte. Jusqu’alors, seuls les cinq premiers coureurs apportaient des points à leur formation pour le classement par équipes (Art. 2.10.035).
Cette nouveauté constitue un encouragement à la performance pour la totalité de l’équipe puisque tous les résultats obtenus par les membres de cette dernière seront comptabilisés.
L’adoption pour l’UCI WorldTour du barème des points du Classement Mondial UCI permettra aux 60 premiers coureurs classés à l’issue des courses de se voir attribuer des points pour les classements de l’UCI WorldTour, contre 20 jusqu’alors. Un plus grand nombre de coureurs pourront ainsi marquer des points, ce qui favorisera le spectacle, bénéficiera aux formations dans le classement par équipes et récompensera les équipiers qui auparavant ne recevaient aucun point au-delà de la 20e place.
Les nouvelles courses de l’UCI WorldTour introduite à partir de 2017 bénéficieront de leur propre barème de points (Art. 2.10.039).
Enfin, dans une volonté de mieux refléter la valeur sportive du Tour de l’Avenir – épreuve finale de la Coupe des Nations Moins de 23 ans –, à laquelle les coureurs des UCI WorldTeams peuvent participer avec leurs équipes nationales, son barème des points est doublé (de 70 points à 140 points) à l’instar des Grands Tours en rapport aux autres épreuves de l’UCI WorldTour.
En rejoignant l’équipe Astana, Moreno Moser va commencer un nouveau chapitre dans sa carrière professionnel. Le coureur italien avait percé aux yeux du public en 2012 en remportant le Tour de Pologne et l’année qui suit, la terrible classique transalpine des Strade Bianche.
Équipier de luxe de Fabio Aru
Considéré comme l’avenir du cyclisme italien au début de sa carrière en 2012, le neveu d’un certain Francesco a traversé une période difficile depuis 2014. Mais cette saison, le coureur de 25 ans a rebondit comme le montre sa médaille de bronze aux Championnats d’Europe de contre-la-montre. Même s’il n’a pas encore livré des performances retentissantes comme il l’a fait au Tour de Pologne (2012) et lors des Strade Bianche (2013), Moser semble retrouver ses meilleurs jambes. Il est même passé tout proche de sa première victoire d’étape sur un grand tour, au Giro (deux podiums) et à la Vuelta (un podium).
Alors qu’il aura 26 ans le jour de Noël, il est motivé et souhaite faire partie de la garde rapprochée de Fabio Aru. « Je ne sais pas à quoi m’attendre, mais sûrement le changement sera un grand changement pour moi », at-il déclaré à Tuttobiciweb. « Astana est une équipe qui sait comment travailler pour obtenir de grands résultats, tant dans les Grands Tours, mais aussi toutes les autres courses. Donc il y aura des opportunités pour tout le monde. Mon programme est à peu près semblable à celui d’Aru, sauf pour le début de la saison. Je vais commencer le Tour de l’Algarve, alors qu’il commence 2017 au Tour d’Oman, mais après cela, nous allons nous retrouver pour commencer la préparation au Giro. »
Il y a quelques semaines, Michele Scarponi a également annoncé qu’il aura le même programme qu’Aru en 2017.
Contraint de mettre un terme à sa carrière en raison de problèmes cardiaques, Johan Vansummeren a eu beaucoup de difficultés à accepter cette nouvelle vie, loin du peloton. C’est avec courage que le coureur belge, qui a terminé sa carrière chez Ag2r-La Mondiale, s’est confié auprès de Sporza.
Une décision difficile à accepter
Absent du début de saison à cause de ses problèmes cardiaques, Johan Vansummeren n’a pas eu le feu vert des médecins pour reprendre la compétition après son abandon au Tour d’Oman. Le coureur belge, qui avait remporté Paris-Roubaix en 2011, a été obligé de faire une croix sur les classiques flandriennes, son principal objectif. En juin dernier, le coureur a annoncé le coeur lourd, qu’il devait mettre un terme à sa carrière. « Il m’a fallu plusieurs semaines pour accepter », raconte Johan Vansummeren. « Le pire, c’était après ma deuxième opération du coeur. J’ai passé un test d’effort et je savais que c’était tout ou rien. En voyant la tête des médecins, j’ai compris que ce n’était pas bon. Mon monde s’est effondré.«
« J’étais triste et en colère« , poursuit le Belge de 35 ans. « J’ai beaucoup pleuré jusqu’à ce que je n’aie plus de larmes. Ma vie en tant que coureur professionnel s’arrêtait là et je n’étais pas en paix avec ça car j’avais l’impression qu’on m’arrachait mon vélo. »
Des nouveaux projets
Johan Vansummeren tire un bilan positif de sa carrière et malgré l’arrêt brutal de celle-ci, il avance en se fixant de nouveaux objectifs. « Je n’ai pas à me plaindre de ma carrière. Certains ont mieux réussi, d’autres moins. Je suis satisfait. J’aurais voulu continuer jusqu’à 40 ans. Ce qui me manque le plus, c’est de travailler en groupe pour un seul objectif mais aussi la tension des grandes courses. » Il souhaite désormais devenir directeur sportif. « Je prends des cours en Suisse pour devenir directeur sportif. J’ai financé moi-même cette formation. En tant que coureur, je suis dur avec moi-même et j’exige la même chose des autres. Par contre, je ne veux pas être un patron, je serai sympathique avec les coureurs. »
Johan Vansummeren a passé la majeure partie de sa carrière à la Lotto où il roulait pour ses leaders, Cadel Evans sur les courses à étapes et Leif Hoste sur les classiques. En 2010, il a rejoint l’équipe américaine Garmin où il a saisi sa chance en remportant Paris-Roubaix l’année suivante, devant Fabian Cancellara et Maarten Tjallingii.
VIDEO CYCLISME
Johan Vansummeren remporte Paris-Roubaix 2011
Plutôt discrète, la formation néerlandaise Lotto NL-Jumbo ne fait pas beaucoup parler d’elle et pourtant, elle a réussi une belle saison. Présente sur tous les terrains, des classiques aux Grands Tours en passant par les courses d’une semaine, elle n’a pas à rougir de son bilan même s’il lui manque la grosse victoire, celle qui fait la différence et qui marque une saison.
🏆 Bilan Saison 2016 : Peut mieux faire
Régulière tout au long de la saison, la Lotto NL-Jumbo a ouvert son compteur début février avec une victoire d’étape de Dylan Groenewegen au Tour de la Communauté Valencienne. Dès lors, le jeune sprinteur néerlandais ne s’est plus arrêté et a levé les bras à onze reprises, avec en point d’orgue une étape sur l’Eneco Tour, épreuve classée World Tour. Sur les classiques, on attendait Sep Vanmarcke et le Belge a répondu présent. Passé plusieurs fois à deux doigts de la victoire, il a réalisé une très belle campagne printanière mais n’a pas réussi à faire la différence: 8ème du GP E3, 2ème de Gent-Wevelgem, 3ème du Tour des Flandres et 4ème de Paris-Roubaix. Sur les Grands Tours, seul Steven Kruijswijk a réellement existé si on excepte la 10ème place de George Bennett en Espagne et les deux victoires d’étape de l’équipe (Primož Roglič au Giro et Robert Gesink à la Vuelta). En effet, le Néerlandais a terminé 4ème du Tour d’Italie au terme d’une belle bataille avec les acteurs principaux de la course, dont le vainqueur de l’épreuve Vincenzo Nibali.
TODAYCYCLING – Steven Kruijswijk en rose sur le Tour d’Italie 2016 – Photo: Lotto NL-Jumbo
🖋 Transfert : Un bon équilibre
⇦ Les départs
Lotto NL-Jumbo va perdre l’un des coureurs les plus importants de son effectif, Sep Vanmarcke. Parti chez Cannondale-Drapac, le Belge est toujours cité parmi les principaux favoris des classiques flandriennes. En l’absence d’un Fabian Cancellara retraité, et d’un Tom Boonen qui n’a plus ses jambes d’antan, on peut aisément affirmé qu’il fera partie des deux meilleurs coureurs sur les pavés l’an prochain avec Peter Sagan. Même si elle a retrouvé Lars Boom, Lotto NL-Jumbo a malgré tout perdu au change mais qui sait. Autre départ marquant, celui de Wilko Kelderman. Très attendu sur les Grands Tours, le jeune néerlandais n’a pas répondu présent et peine à confirmer sa 7ème place acquise sur le Tour d’Espagne 2014. Il espère prendre un nouveau départ en rejoignant Sunweb-Giant.
Départs : Moreno Hofland (Lotto-Soudal), Wilco Kelderman, Mike Teunissen (Sunweb-Giant), Marteen Tjallingii (retraite), Tom Van Asbroeck, Sep Vanmarcke (Cannondale-Drapac) et Dennis van Winden (Cycling Academy Team).
⇨ Les arrivées
Pour pallier au départ de Sep Vanmarcke, la formation Lotto NL-Jumbo a recruté un ancien de la maison: Lars Boom. Après deux saisons passées chez Astana et une saison 2016 clairement en dessous de ses espérances – seule une 6ème place au GP E3 est à relever – le Néerlandais revient dans son équipe d’origine. Désormais, il sera le seul leader de la Lotto NL-Jumbo sur les Flandriennes. Autre recrue importante, Jürgen Van den Broeck. Spécialiste des courses par étapes, le Belge a connu une saison médiocre chez Katusha et espère se relancer au sein de l’équipe néerlandaise. Par ailleurs, en attirant dans ses rangs deux rouleurs (Stef Clement et Gijs Van Hoecke) et deux grimpeurs (Daan Oliver et Antwan Tolhoek), elle affirme sa volonté de renforcer son équipe sur les courses par étapes. Côté sprint, Juan José Lobato a été choisi pour remplacer Moreno Hofland. Cette année, l’Espagnol a remporté, entre autres, une étape à Dubaï, au Circuit de la Sarthe et le classement général du Tour de la communauté de Madrid.
Arrivées : Lars Boom (Astana), Stef Clement (IAM Cycling), Floris De Tier et Gijs Van Hoecke (Topsport Vlaanderen), Amund Jansen (Joker), Juan José Lobato (Movistar), Daan Oliver (Rabobank Development), Antwan Tolhoek (Roompot) et Jürgen Van den Broeck (Katusha).
🎯 Quels objectifs en 2017 pour Lotto NL-Jumbo ?
Sur les Grands Tours
Auteur d’un très beau Tour d’Italie au cours duquel il a porté le maillot rose durant cinq jours, Steven Kruijswijk est le meilleur atout de la Lotto NL-Jumbo sur les courses de trois semaines. Le Néerlandais prend du galon au fil des saisons et s’est imposé comme l’un des hommes forts de l’équipe avec sa 7ème place au Giro d’Italia 2015, confirmé par une 4ème place cette année. De nouveau, il prendra le départ du Grand Tour qui l’a révélé, mais aussi de la Vuelta. Par ailleurs, en recrutant Jürgen Van Den Broeck, Lotto NL-Jumbo souhaite clairement se renforcer sur les courses de trois semaines. S’il a du mal à se relancer depuis sa 4ème place acquise sur le Tour de France 2012, le Belge n’en reste pas moins une valeur solide, tout comme Robert Gesink. Ce dernier, 6ème de la Grande Boucle en 2015 n’est pas à négliger. Il a d’ailleurs annoncé qu’il sera au départ de la Grande Boucle. Côté sprint, Lotto NL-Jumbo compte évidemment sur Dylan Groenewegen qui a déjà battu les meilleurs lors des arrivées massives (voir plus bas).
Sur les classiques
Le départ de Sep Vanmarcke vers Cannondale-Drapac va laisser un grand vide chez Lotto NL-Jumbo. Habituée à jouer les premiers rôles sur les classiques flandriennes, elle va désormais miser sur sa nouvelle recrue, Lars Boom. Le Néerlandais collectionne les places d’honneur (4ème de Paris-Roubaix et 6ème du Tour des Flandres 2015) sur ce genre de course et aura une équipe à son service pour mener à bien sa mission. Sur les Ardennaines, on imagine mal comment l’équipe pourrait tirer son épingle du jeu mais avec Robert Gesink (3ème de l’Amstel Gold Race 2009 et 9ème en 2011) épaulé d’Enrico Battaglin, elle pourrait créer la surprise. Le Néerlandais, vainqueur du GP cycliste de Montréal en 2010 et de Québec en 2013, a davantage l’habitude de s’illustrer sur les classiques de fin de saison, la dernière en date étant une 7ème place au Tour de Lombardie cette année.
Notation de l’effectif Lotto NL-Jumbo 2017
🔵🔵🔵⚪⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵🔵⚪ Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵⚪⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵🔵⚪ Sprint
🔴🔴🔴⚪⚪ Niveau global
🏅 Pronostique de TodayCycling : Dylan Groenewegen remporte une étape sur un Grand Tour
📊 La statistique : 11. C’est le nombre de victoires obtenues par Dylan Groenewegen cette saison. Au total, la formation Lotto NL-Jumbo a décroché 18 bouquets.
Le coureur à suivre : 🇳🇱 Dylan Groenewegen
A 23 ans, le champion des Pays-Bas sur route est incontestablement la révélation de la Lotto NL-Jumbo cette saison. Avec 11 victoires, il a été le coureur le plus prolifique de son équipe et va devoir confirmer tous les espoirs placés en lui dès 2017 en remportant une grande course ou un sprint référence, sur une épreuve de trois semaines par exemple. Lors de la première étape de l’Eneco Tour, il a remporté son premier bouquet sur le circuit World Tour en devançant des grands noms du sprint tels que Nacer Bouhanni, Peter Sagan, Edvald Boasson Hagen ou encore Alexender Kristoff, de quoi mettre en confiance pour l’avenir.
Effectif 2017 de Lotto NL-Jumbo
Enrico Battaglin , George Bennett, Lars Boom, Koen Bouwman, Victor Campenaerts, Twan Castelijns, Stef Clement, Floris De Tier, Robert Gesink, Amund Jansen, Marc Goos, Dylan Groenewegen, Martijn Keizer, Steven Kruijswijk, Steven Lammertink, Juan José Lobato, Tom Leezer, Bert-Jan Lindeman, Daan Oliver, Paul Martens, Primož Roglič, Timo Roosen, Bram Tankink , Antwan Tolhoek, Jürgen Van den Broeck, Jos van Emden, Gijs Van Hoecke, Alexey Vermeulen, Robert Wagner et Maarten Wynants.
VIDEO CYCLISME
Robert Gesink lève les bras sur la Vuelta 2016
L’équipe continentale professionnelle britannique, ONE Pro Cycling a bouclé son effectif pour 2017. Elle compte dans ses rangs douze coureurs, dont deux nouvelles recrues, Tom Stewart et Will Harper. Cette année, elle avait remporté le Tro Bro Leon entre autres, avec Martin Mortensen.
ONE ProCycling accueille deux nouveaux coureurs pour la saison prochaine. Le Britannique Tom Stewart, en provenance de Madison Genesis, a levé les bras à trois reprises cette année et a terminé 7ème des championnats nationaux anglais sur route. A 26 ans, c’est un coureur complet qui va jouer les classements généraux sur les courses à étapes. William Harper quant à lui, est un rouleur de 26 ans qui entame sa première année chez les professionnels. Il a porté les couleurs de la Pedal Heaven Academy ces deux dernières saisons.
« Il y a eu quelques changements au cours de ces derniers mois mais je suis ravi de notre effectif« , raconte Matt Prior le PDG de ONE Pro Cycling. « La jeunesse et l’expérience se mêlent. Chaque coureur est motivé et a un rôle à jouer dans cette équipe. » La formation britannique devrait donner ses premiers tours de roue à l’occasion du Tour de Dubaï en février prochain.
Effectif de ONE Pro Cycling 2017 : Tom Baylis (GBR), Karol Domagalski (POL), George Harper (GBR), Will Harper (GBR), Kristian House (GBR), Joshua Hunt (GBR), Hayden McCormick (NZL), James Oram (NZL), Tom Stewart (GBR), Steele Von Hoff (AUS), Pete Williams (GBR) et Sam Williams (GBR)
VIDEO CYCLISME
Doublé de ONE Pro Cycling au Tro Bro Leon cette année
La formation continentale professionnelle Bardiani-CSF a participé à un camp d’entraînement à Calpe, en Espagne. Pour se préparer au mieux pour la saison 2017, les coureurs ont alterné entre gymnastique ou sorties sur route, tout en pratiquant des activités pour renforcer la cohésion de groupe.
Ce n’est pas la première fois que les coureurs et le staff de Bardiani-CSF se réunissent cette saison. En effet, les nouvelles recrues se sont déjà familiarisées avec les membres de l’équipe italienne fin décembre, à Montecchio Emilia. Durant ce premier stage, les coureurs ont passé des examens médicaux et rencontré les sponsors.
Cette fois-ci à Calpe, les membres de la formation Bardiani-CSF se sont divisés en deux groupes. Le premier avec les grimpeurs et le second avec les sprinteurs et les hommes qui souhaitent briller dès le début de la saison afin de leur proposer un programme d’entraînement adapté à chacun. Au programme, séances de gym et d’étirements. Les dirigeants ont également mis en place quelques petits défis afin de consolider la cohésion entre les coureurs.
VIDEO CYCLISME
Victoire de Giulio Ciccone au Tour d’Italie 2016
Non conservé par Wanty-Groupe Gobert pour laquelle il roulait depuis une saison, Björn Thurau est à la recherche d’un contrat pour la saison 2017. Le coureur allemand est conscient que plus les jours passent, plus il sera difficile de trouver une nouvelle équipe mais il ne perd pas espoir.
Björn Thurau regrette la façon dont s’est terminée l’aventure Wanty-Groupe Gobert et aurait souhaité obtenir une réponse plus tôt de la part de la formation belge quant à son avenir dans le peloton professionnel. « Dès le mois de juin, j’ai essayé de contacter le manager de Wanty-Groupe Gobert mais il ne m’a jamais répondu« , confie Björn Thurau au rouleur.cc. « J’ai envoyé des mails et des sms aussi mais rien. Fin septembre, il m’a envoyé un petit message via WhatsApp en me disant que je n’étais pas reconduit et qu’il me souhaitait le meilleur pour l’avenir. C’est tout. »
A 28 ans, le baroudeur allemand est activement à la recherche d’une nouvelle équipe et même s’il est inquiet par cette situation, il ne veut pas baisser les bras. « La moitié de mes appels téléphoniques n’ont pas obtenu de réponses. Je ne comprends pas, la moindre des choses c’est de donner une réponse. C’est une question de respect. Parmi les équipes qui m’ont répondu, soit leur effectif était complet, soit il n’avait pas besoin d’un coureur ayant mon profil. »
Sa dernière victoire remonte à 2006, dans les rangs juniors, où il avait remporté le GP Rüebliland. En 2012, Björn Thurau avait rejoint la formation Europcar et était resté trois ans avec Jean-René Bernaudeau. Il a ensuite porté les couleurs de Bora-Argon 18 pendant un an avant de rompre son contrat pour Wanty-Groupe Gobert.
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Björn Thurau interviewé à l’Amstel Gold Race
Nouvelle venue dans le peloton professionnel, Aqua Blue Sport souhaite marquer les esprits dès le début de la saison, et en particulier sur l’Herald Sun Tour où elle va aligner le vainqueur de l’édition 2013, l’Australien Calvin Watson.
Disputé du 1er au 5 février prochain dans la continuité du Tour Down Under – première épreuve World Tour de la saison – l’Herald Sun Tour attire de plus en plus les grosses écuries du peloton comme la Team Sky ou Orica-Scott qui ont décidé d’aligner entre autres, Chris Froome et Esteban Chaves. De son côté, Aqua Blue Sport va elle aussi présenter une équipe compétitive avec Calvin Watson, le vainqueur de l’édition 2013, mais aussi le sprinteur Leigh Howard. Les deux hommes seront accompagnés de Conor Dunne, Aaron Gate, Peter Koning, Michel Kreder et Larry Warbasse. L’épreuve va débuter par un prologue de 2,1 kilomètres dans les rues de Melbourne
Calvin Watson est passé professionnel en 2014 avec Trek Factory Racing et a rejoint An Post-ChainReaction cette année. A 23 ans, le jeune homme ne compte aucune victoire à son palmarès depuis 2013 et souhaite changer la donne avec Aqua Blue Sport, sa nouvelle équipe pour 2017.
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Calvin Watson remporte l’Herald Sun Tour 2013
La petite bombe colombienne Fernando Gaviria prendra le départ du premier Grand Tour de sa carrière en 2017 à l’occasion du Tour d’Italie. Alors qu’il a fait ses preuves en 2016, sa première année professionnelle, en remportant notamment Paris-Tours, Quick-Step Floors a décidé de le lancer, à 22 ans, sur les courses de trois semaines.
Fernando Gaviria sur le Giro pour apprendre
Ses directeurs sportifs ne lui mettent pas la pression. Fernando Gaviria aura avant tout comme objectif d’apprendre. Mais évidemment, si l’occasion de gagner se présente, toutes les chances seront mises du côté du Colombien pour aller chercher une victoire d’étape sur les routes du Tour d’Italie. « Pour le moment, je ne veux pas trop y penser, car je me concentre sur les premières courses de la saison, mais quand le temps viendra, je ferai tout mon possible pour être prêt ce défi », a dit l’intéressé.
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Fernando Gaviria s’offre Paris-Tours 2016
Maxime Monfort (Lotto Soudal), âgé de 33 ans, se voit encore courir quelques années sur le circuit professionnel. Mais pour cela, il doit se montrer efficace sur le prochain Tour d’Italie.
Le Giro en 2017 pour Maxime Monfort
Depuis ses années chez Team HTC – Columbia, Maxime Monfort peine à confirmer les espoirs qu’avaient suscitées ses places dans des tops 20 sur le Tour, le Giro ou la Vuelta et qui faisaient de lui un éventuel coureur de classement général. Il n’a pas réussi pour l’heure à franchir le cap d’un top 10 dans l’un de ces Grands Tours.
Pour autant, le Belge est ambitieux pour 2017 et compte sur le Giro pour pérenniser sa situation contractuelle: «je vais d’abord faire le Giro, un tour que j’aime, et je vais assurer aussi mon avenir» déclare-t-il lors d’un entretien accordé à la RTBF. Cela passe donc par des sacrifices : pas de classiques Wallones en 2016 : «si je passe par les classiques wallonnes, je n’aurai pas le stage d’altitude qui est primordial à mes yeux(…) J’adorerais recourir Liège-Bastogne-Liège mais c’est simplement impossible si je veux participer au Giro avec des ambitions».
Une prolongation en jeu
L’autre souhait du coureur de la Lotto Soudal serait de passer par la case Tour de France. Il est d’ailleurs présélectionné parmi 15 coureurs de l’équipe. Mais dur de se faire une place dans une équipe dévouée à son sprinteur allemand: «J’ai demandé à participer au Tour de France mais (…) cela va être compliqué par rapport à la tactique de l’équipe. (…) tout va être mis sur André (Greipel, ndlr) que je respecte énormément». Une belle performance sur le Giro pourrait accroître les chances du coureur wallon de participer à la Grande boucle.
Maxime Monfort évoque enfin la fin de carrière qui se profile inéluctablement, même s’il souhaite prolonger l’aventure :« En 2017, je serai en fin de contrat. J’ai encore envie de courir et j’ai encore envie de resigner pour deux ans».
Les freins à disque ne vont pas cesser de faire parler de sitôt. L’Union Cycliste Internationale avait un temps accepté, puis refusé, puis finalement accepté de nouveau ce système de freinage au sein du peloton malgré l’avertissement de certains coureurs dont Francisco Ventoso qui les avait tout simplement bannis. En 2017, les coureurs pourront donc opter pour les freins à disque. C’est le choix qu’a fait Tom Boonen.
Un Specialized à disques pour Tom Boonen
Si certains hésitent encore à l’image de Peter Sagan, Tom Boonen et Quick-Step Floors ont décidé de s’équipier de freins à disque. L’équipe belge a partagé sur les réseaux sociaux la monture de son coureur : le Specialized Venge équipé de disques.
Le 29 janvier prochain, le Grand Prix la Marseillaise 2017 inaugurera, comme à son habitude, la saison cycliste sur le sol français. Si la liste définitive des engagés n’est évidemment pas encore connue, certains ont déjà annoncé leur venue…
Dries Devenyns absent, Thibaut Pinot présent
Même si le plateau ne s’annonce pas riche en grand noms, la plupart des équipes n’appartenant pas aux World Tour, on devrait comme chaque année assister à une belle bagarre entre les leaders français. Le tenant du titre, Dries Devenyns, désormais chez Quick-Step Floors, ne sera sans doute pas candidat au doublé, son équipe n’étant pas pour le moment engagée sur la course. Son dauphin en 2016, Thibaut Pinot, a lui prévu d’être présent ce jour-ci.
Équipes engagées – Grand Prix La Marseillaise 2017
AG2R La Mondiale
AN Post-Chain Reaction
Armée de Terre
Cofidis
Delko Marseille Provence KTM
Direct Energie
FDJ
Fortuneo Vidal Concept
HTP Auber93
Lotto Soudal
Roubaix Métropole Européenne de Lille
Sport Vlaanderen- Balois
Team Roth
Wanty Groupe Gobert
WB Veranclassic Aqua Protect
Willems Veranda’s Crelan
Vidéo de Cyclisme
Revivez le Grand Prix la Marseillaise 2016
Pendant un temps le roi du cyclo-cross, le triple champion du monde Zdenek Stybar a décidé de se consacrer à 100% au cyclisme sur route. Cela n’a pas été sans succès puisque le Tchèque qui porte les couleurs de Quick-Step Floors a en effet remporté une étape du Tour de France et d’Espagne, mais il a également brillé sur les classiques pavées comme Paris-Roubaix (2e en 2015). En fin d’année, il sera présent sur deux épreuves cyclo-cross.
Un peu de cyclo-cross pour Zdenek Stybar
Bien sûr, si Zdenek Stybar est de retour en cyclo-cross, ce n’est pas pour courir les plus grandes épreuves. Le Tchèque ne fera d’ailleurs que deux petites apparitions. En fin de mois, il sera effectivement présent à Loenhout et à Bredene (29 et 30 décembre). « Après avoir changé de priorité et ne viser que la route ces dernières années, je ne peux pas promettre que je serai acteur dans la lutte pour la victoire, d’autant plus qu’il y a de bons coureurs là-bas qui sont pleinement axés sur le cyclo-cross », a-t-il dit. Après ces deux épreuves, Stybar s’envolera à Calpe pour rejoindre le reste de l’équipe Quick-Step Floors et préparer la saison 2017.
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Zdenek Stybar, trois fois champion du monde de cyclo-cross
La semaine dernière, l’équipe Fortuneo-Vital Concept s’est rassemblée pour la première fois afin de préparer la saison 2017. Avec près de 850 kilomètres au compteur, les coureurs qui porteront les couleurs de la formation d’Emmanuel Hubert en 2017 ont beaucoup travaillé. Entre sprints, musculation et home-trainer, le stage a été bien rempli.
Fin de stage pour Fortuneo-Vital Concept
Grâce à ce stage en Espagne, Fortuneo-Vital Concept a pu enchaîner kilomètres et exercices pour parfaire la condition des coureurs. Après ce premier bloc, place donc aux fêtes de fin d’année en famille. Mais dès le 9 janvier, les coureurs s’envoleront de nouveau pour Cambrils afin d’y effectuer un second stage pour préparer les premières compétitions. Par ailleurs, cette période de stage a été l’occasion pour l’effectif 2017 de découvrir le nouveau maillot. Le shooting a déjà été réalisé mais la tenue ne sera dévoilée que le 6 janvier prochain.
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Plongez à l’intérieur du stage Fortuneo-Vital Concept avec Boris Vallée
Arnaud Démare a pris du galon cette saison en remportant Milan-San Rémo, sa grande victoire après laquelle il courrait depuis quelques années. Le pensionnaire de la formation FDJ a pris confiance et se voit désormais briller sur le Tour de France, mais aussi sur l’Enfer du Nord comme il l’explique à L’Equipe.
La FDJ construit un train pour Arnaud Démare
Paris-Roubaix est le monument, hormis la Primavera, où les sprinteurs peuvent prétendre d’inscrire leur nom au palmarès. Et le protégé de Marc Madiot pense avoir les jambes de gagner. « C’est LA course qui me fait vibrer. Je ne sais pas si je l’ai dans les pattes, mais je sais que Paris-Roubaix est à ma portée, même si je n’ai pas eu beaucoup de chance sur cette épreuve depuis que je suis passé pro (12ème : meilleure performance acquise en 2014). » En effet, il connait bien la course puisqu’il l’a gagné lorsqu’il était en catégorie Juniors.
« J’espère arriver un jour pour la gagne. Quand je vois comment on me parle de Milan-San Remo (qu’il a remporté cette année), je n’imagine même pas ce que ce serait… » En recrutant les deux Italiens Davide Cimolai et Jacopo Guarnieri, l’effectif au trèfle semble s’être renforcé pour les sprints. « Cette année, avec un effectif renforcé et une équipe qui s’investit plus, on sent une dynamique autour du sprint. Avant, on était montagne, montagne. »
Frédérique Grappe, l’entraineur de la FDJ, va dans le sens de Démare : « C’est vrai que, les années précédentes, on a mis le paquet sur le chrono et les courses par étapes, relève Fred Grappe, le directeur de la performance. En sprint, on peut mieux faire en ayant une meilleure prise en considération du train. » Ce dernier est en train de mener une réflexion avec les différents coureurs pour mettre en place le meilleur train possible pour le sprinteur de la maison. « On va essayer de réunir un maximum d’infos (données physiques, de puissance, etc.), puis Arnaud prendra les décisions en fonction de son ressenti. »
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Arnaud Démare remporte Milan-San Remo
Pour la 19e fois, AG2R La Mondiale sera au départ du Tour Down Under en Australie. Désormais dans le calendrier World Tour, l’épreuve australienne qui lance la saison de beaucoup de coureurs accueillera l’équipe terre-et-ciel avec beaucoup de reconnaissance. En effet, la formation de Vincent Lavenu a gagné à quatre reprises avec Gilles Maignan en 2000, Mikel Astarloza en 2003, Simon Gerrans en 2006 et Martin Elmiger en 2007.
Domenico Pozzovivo et Jan Bakelants en chefs de file
Si elle s’est imposée par quatre fois sur les routes australiennes, AG2R La Mondiale n’a encore jamais remporté le Tour Down Under depuis son passage en World Tour en 2008. Avec Domenico Pozzovivo, le Top 10 est largement envisageable. Au cours de ses deux participations, l’Italien a fini 6e et 7e. Jan Bakelants est quant à lui de retour en Australie. Depuis la saison 2014, le Belge n’y était plus venu. En 2012, il était parvenu à prendre la 6e place au général. Avec ces deux hommes, AG2R La Mondiale espère briller.
Actualité cyclisme : toutes les informations du Tour Down Under 2017 par ici.
L’équipe AG2R La Mondiale pour le Tour Down Under 2017 (17-22 janvier) : Jan Bakelants, Julien Berard, Francois Bidard, Ben Gastauer, Clement Chevrier, Matteo Montaguti et Domenico Pozzovivo.
Fraîchement consacré Giglio d’Oro2016, comprenez cycliste Italien de l’année, Giacomo Nizzolo (Trek-Segafredo) sort de sa meilleure saison. Les objectifs sont donc résolument ambitieux pour celle à venir. Il les a détaillés à nos confrères Sud-Américains de ciclismointernacional.com.
La Primavera et le Giro en ligne de mire
Au sortir d’une saison à 7 victoires et 14 podiums, le sprinteur transalpin ne fait pas la fine bouche devant la saison accomplie. Il attribue ses progrès principalement à un entrainement hivernal sans anicroche : « L’année dernière, j’ai eu quelques soucis au cœur de l’hiver, explique-t-il, et j’ai senti pendant la saison qu’il me manquait ce petit quelque chose pour être à 100%. Mais l’excellent hiver 2016 a porté ses fruits. J’ai tout de suite senti que quelque chose avait changé, même quand la victoire se faisait attendre ».
Pour autant, il reste un pallier important à franchir au champion d’Italie : Lever les bras sur une course World Tour. Il se veut confiant à ce sujet : « Je ne crois pas qu’il me manque quoi que ce soit pour y parvenir, si ce n’est du temps. J’ai déjà battu les meilleurs sprinters et j’ai prouvé être compétitif sur les parcours exigeants, ceux où la plupart des autres sprinters coincent. Je dois être intelligent et me focaliser sur ces parcours-là ».
La première victoire en World Tour aurait d’ailleurs pu tomber dans son escarcelle dès mai dernier : « Je préfère ne pas revenir sur mon déclassement lors du Tour d’Italie, déclare-t-il un brin agacé. Je pense que ce jour-là j’ai été plus que « près » de la victoire. Cette décision m’a donné la rage de vaincre pour la suite de la saison. Gagner sur le Giro n’est pas une obsession mais c’est certainement l’un de mes principaux objectifs pour 2017, avec le championnat du monde, les classiques du Nord et Milan-San Remo, qui m’a toujours fait rêver ».
« Gagner encore plus en 2017 »
Après un début de saison programmé au Tour de San Juan (Argentine), les classiques du Nord constitueront un objectif majeur. A 27 ans, le sociétaire de Trek-Segafredo se montre impatient d’apprendre quelques trucs aux côtés de son coéquipier John Degenlkob, lui qui expliquait récemment n’être pas du tout effrayé par les pavés. Vainqueur de Paris-Roubaix 2015, l’Allemand et lui se répartiront les rôles. « La saison est longue, il y a suffisamment de courses pour que nous ayons chacun nos chances […] Ainsi, John sera leader sur les Flandres ou Roubaix, et moi je devrais l’être sur des classiques comme Gand-Wevelgem ».
Pour les Grands Tours, Italie et Espagne sont déjà cochés. Le crédo pour 2017 étant de « gagner encore plus », et rendre ainsi la confiance du sponsor. Le coureur déclare : « J’ai toujours bénéficié du soutien de Luca Guercilena [Directeur général de l’équipe NDLR]. Ma rénovation au sortir du Giro a d’ailleurs été cruciale dans mon succès au championnat d’Italie », avoue-t-il, même s’il assure également ne pas ressentir plus de pression du fait de cette confiance, juste un « surplus de motivation ».
La Katusha va connaître un virage important en 2017. En effet, l’équipe va radicalement s’internationaliser. Cette formation, soutenue par le milliardaire Igor Magarov, va passer sous bannière helvétique la saison prochaine. Avec également la venue du nouveau sponsor Alpecin -une marque allemande de shampooing-, elle a pu être active sur le marché des transferts. Elle s’est attachée les services notamment du rouleur Tony Martin. Pour en savoir plus, la rédaction de TodayCycling vous propose une présentation détaillée de l’équipe.
🏆 Bilan Saison 2016 : Des leaders absents
Alexander Kristoff et Joaquim Rodriguez n’ont pas répondu présents cette année. Le premier, leader pour les sprints massifs et sur certaines classiques, a levé les bras à seize reprises, mais jamais sur une épreuve World Tour. Il a également échoué au pied du podium lors du Tour des Flandres. Le second n’a pas gagné une seule fois. On retiendra tout de même une 7ème place sur le Tour de France. La surprise, ou plutôt la confirmation, est venue d’un Russe, Ilnur Zakarin. Ce dernier, très en jambe sur le Tour d’Italie, n’était pas loin de décrocher le premier podium de sa carrière, mais une chute l’a contraint à l’abandon, tout proche de l’arrivée à Milan. Le coureur originaire du Tartastan s’est rattrapé en étant très offensif sur la Grande Boucle. Il a été récompensé par une belle victoire à Finhaut-Emosson. Le bilan reste donc mitigé pour l’équipe qui n’a pas pu accrocher de grandes victoires à son palmarès, même si elle fait partie des trois équipes à avoir réussi à gagner une étape sur les trois grands tours en une saison.
🖋 Transfert : Vers une internationalisation
⇦ Les départs
La Katusha-Alpecin a été l’une des équipes les plus actives. Tout d’abord, on a assisté à une purge de coureurs russes. En effet, pas moins de neuf coureurs n’ont pas été conservés. On pense notamment à Sergey Lagutin, vainqueur d’étape sur la Vuelta. Joaquim Rodriguez a lui préféré signer avec Bahrain-Merida, après avoir annoncé prendre sa retraite. Jurgen van den Broeck et Jacopo Guarnieri ont respectivement fait le choix de s’engager avec la LottoNL-Jumbo et la FDJ.
Départs : Alexander Porsev, Sergey Lagutin, Dmitry Kozontchuk et Alexey Tsatevich (Gasprom-RusVelo), Joaquim Rodriguez (Bahrain-Merida), Jacopo Guarnieri (FDJ), Sergei Chernetckii (Astana Pro Team), Jurgen van den Brock (LottoNL Jumbo), Eduard Vorganov, Anton Vorobyev, Vladimir Isaychev et Egor Silin (sans équipe).
⇨ Les arrivées
Concernant les arrivées, le transfert qui a fait le plus parler est celui de Tony Martin, multiple champion du monde du contre-la-montre. Son compatriote Rick Zabel a fait le même choix. Il sera certainement un renfort pour Alexander Kristoff. Jose Goncalves et Robert Kiserlovski ont également été engagés pour épauler le leader Ilnur Zakarin. Il faudra également suivre un certain prodige Danois de 22 ans : Mads Würtz Schmidt (voir plus bas).
Arrivées :Baptiste Planckaert (Wallonie-Bruxelles), Maurits Lammertink (Roompot-Oranje Peloton), Mads Würtz Schmidt (Virtu Pro Veloconcept), José Goncalves (Caja Rural Seguros RGA), Marco Mathis (Rad-Net Rose Team), Reto Hollenstein (IAM Cycling), Robert Kiserlovski (Tinkoff), Rick Zabel (BMC Racing Team), Rente Biermans (SEG Racing Academy) et Tony Martin (Etixx-Quick Step).
🎯 Quels objectifs en 2017 pour Katusha-Alpecin ?
Sur les Grands Tours
Ilnur Zakarin, la meilleure pièce de l’équipe Katusha-Alpecin sur les courses de trois semaines, a annoncé qu’il faisait une croix sur le Tour de France pour se concentrer sur le Tour d’Italie et le Tour d’Espagne. Il se sent capable de finir sur le podium de l’épreuve transalpine qu’il connait bien. Mais avec le nombre impressionnant de leaders, la tâche s’annonce rude. D’autres coureurs comme Simon Spilak ou Rein Taaramae peuvent espérer des accessits. Le Portugais Jose Goncalves, brillant chez Caja-Rural, excelle sur les courses d’une semaine (vainqueur cette année du Tour de Turquie et du Tour du Portugal). Mais on ne connaît pas le niveau qu’il peut atteindre sur un grand tour même s’il a disputé la Vuelta à deux reprises. Bien évidemment, pour les sprints massifs, Alexander Kristoff sera le patron. Son train est renforcé avec la venue de Rick Zabel, mais aussi du rouleur Tony Martin.
Sur les classiques
Concernant les courses d’un jour, l’équipe suisse a plusieurs options. Tout dépendra de l’épreuve. Sur Milan-San Remo, Kristoff sera l’un des grandissimes favoris, surtout qu’en on regarde son palmarès dans cette épreuve (vainqueur 2014, 2ème en 2015 et 6ème en 2016). Il se débrouille également sur les pavés. Le Tour des Flandres pourrait également être un objectif pour lui (quatre fois dans le top 5 ces quatre dernières années). Viacheslav Kuznetsov et Michael Morkov seront aussi des coureurs à suivre sur les courses du printemps. Le premier cité a fini 3ème de Gent-Wevelgem cette année. Pour les Ardennaises, seul Ilnur Zakarin peut espérer quelque chose. Mais il n’est pas certain qu’il soit au départ de ces épreuves.
Notation de l’effectif Katusha-Alpecin 2017
🔵🔵🔵🔵⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵⚪⚪ Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵🔵⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵⚪⚪ Sprint
🔴🔴🔴⚪⚪ Niveau global
🏅 Pronostique de TodayCycling : Ilnur Zakarin finit sur le podium d’un grand tour.
📊 La statistique : 5. Il n’y aura que cinq coureurs russes dans l’effectif version 2017. A titre de comparaison, il y en avait quatorze en 2016.
Le coureur à suivre : 🇩🇰 Mads Würtz Schmidt
L’un des coureurs à suivre dans cette formation est le Danois Mads Würtz Schmidt. Âgé de seulement 22 ans, il est suivi par les connaisseurs depuis de nombreuses années et surtout depuis sa victoire sur Paris-Roubaix Juniors en 2012. Cette année, pensionnaire de Virtu Pro Veloconcept, il a confirmé au plus haut niveau en finissant 3ème du difficile Tour de Danemark. Il a remporté le chrono individuel en devançant notamment Lars Boom. Il a également remporté le Triptyque des Monts et Château. Le staff de l’équipe suisse devrait le tester sur plusieurs terrains pour voir de quoi il est capable au plus haut niveau. Il est très difficile de deviner ce qu’il pourrait réaliser, mais dans un futur proche, il faudra compter sur lui, c’est une certitude.
Effectif 2017 de la Katusha-Alpecin
Maxim Belkov, Jenthe Biermans, Sven Erik Bystrøm, José Gonçalves, Marco Haller, Reto Hollenstein, Robert Kišerlovski, Pavel Kochetkov, Alexander Kristoff, Viacheslav Kuznetsov, Maurits Lammertink, Alberto Losada, Tiago Machado, Matvey Mamykin, Tony Martin, Michael Mørkøv, Baptiste Planckaert, Nils Politt, Jhonatan Restrepo, Simon Špilak, Rein Taaramäe, Ángel Vicioso, Mads Würtz Schmidt, Rick Zabel, Ilnur Zakarin.
VIDEO CYCLISME
Tour de France 2016 : Retour sur la victoire d’Ilnur Zakarin
L’organisation du Tour de Suisse a dévoilé la carte de la 81e édition de la course helvète qui se déroulera du 10 au 18 juin 2017. Comme à son habitude, l’épreuve suisse proposera tous les types de parcours : contre-la-montre, sprint et montagne.
Un Tour de Suisse 2017 montagneux
Si le Tour de Suisse débutera par un prologue et quelques étapes réservées au sprinteur, les coureurs prendront très vite de la hauteur. C’est au cours de la 4e étape que la montagne interviendra avec une arrivée à Villars-sur-Ollon. L’étape la plus attendue et la plus décisive sera probablement l’étape 7 du fait de son arrivée au sommet du terrible glacier de Sölden. Les détails de toutes les étapes seront dévoilés le 2 mars prochain.
Les étapes du Tour de Suisse 2017
1e étape : Cham – Cham (Prologue)
2e étape : Cham – Cham (Circuit)
3e étape : Menziken – Berne
4e étape : Berne – Villars-sur-Ollon
5e étape : Bex – Cevio TI
6e étape : Locarno – La Punt
7e étape : Zernez – Sölden
8e étape : Schaffhouse – Schaffhouse (Circuit ou CLM)
9e étape : Schaffhouse – Schaffhouse (Circuit ou CLM)
VIDEO DE CYCLISME
Les temps forts du Tour de Suisse 2016
Yuri Trofimov, qui n’a pas reçu de sanction suite à son contrôle positif au meldonium, a signé pour la saison prochaine avec l’équipe espagnole Caja Rural-RGA Seguros. Le coureur russe passe donc de la Tinkoff, l’une des plus grandes structures du World Tour, à une équipe de niveau Continental Pro. Ce changement est une source de motivation pour le coureur.
Le Tour d’Espagne, objectif 2017 de Yuri Trofimov
« La Vuelta (Caja Rural-RGA Seguros devrait recevoir comme chaque année une wild card, ndlr) sera mon objectif de la saison. Pendant de nombreuses années, j’ai dépensé toute mon énergie à aider mes leaders, et j’étais pourtant toujours là, avec les meilleurs », explique-t-il avec une certaine amertume de ne pas avoir jouer sa carte personnelle. « Je vais enfin avoir l’occasion d’être leader dans un Grand Tour. Et je ne veux pas gâcher cette chance qui s’offre à moi. »
Sur les grands tours, Trofimov a obtenu des résultats encourageants. Le coureur russe a en effet briller sur le Tour d’Italie avec une 10ème place au général sur l’édition 2015 (douzième également en 2013). Il a également signé une belle 14ème place sur le Tour de France 2014. Ses deux plus belles victoires ont été acquises sur le Critérium du Dauphiné (deux victoires d’étape en 2008 et 2014).
« Je cherchais un groupe qui me donnerait la possibilité de jouer ma carte. Bien sûr, je vais aider mes coéquipiers dans certaines périodes de l’année, et je serai leader sur mes courses préférées. La plus grande certitude est que je vais beaucoup miser sur le Tour d’Espagne. Et sûrement sur d’autres courses espagnoles, mais mon programme doit encore être détaillé. Je suis venu ici pour décrocher les victoires qui m’ont échappé ces derniers temps. Je pense que c’est mon heure désormais. Il me reste trois ou quatre ans pour accomplir tout ce que je n’ai pas fait jusqu’à ce jour. Le meilleur est encore devant moi. »
VIDEO CYCLISME
Yuri Trofimov gagne sur le Dauphiné