ASO, l’organisateur du Tour de France 2017, a délivré quatre invitations pour son épreuve fétiche. En ont bénéficié les trois équipes françaises présentes en division continentale professionnelle ainsi que la formation belge Wanty – Groupe Gobert. Quel sera le bilan que dresseront les directeurs de ces équipes-là ?
Tour de France 2017 : Bilan des équipes invitées
Cofidis
Les deux premières semaines ont été un long chemin de croix pour les rouges de Cofidis, partagées entre un Nacer Bouhanni en échec et une présence minimaliste en tête de course. Les derniers jours de course auront permis de redresser un peu la barre, avec davantage d’échappées, notamment de la part de Nicolas Edet et Dani Navarro. Loin toutefois de l’objectif de victoire d’étape affiché avant le Tour. Meilleur coureur au général : Dani Navarro (27e) Meilleure place : 4e (Nacer Bouhanni, 4e et 21e étape) Déception : La condition physique insuffisante de Nacer Bouhanni, l’empêchant de faire le moindre podium, malgré les huit sprints massifs du Tour.
Direct Energie
Seule équipe invitée à avoir pu lever les bras, Direct Energie tirera forcément un bilan positif de son Tour de France 2017. Outre sa magnifique victoire d’étape, Lilian Calmejane s’est souvent illustré tout au long des trois semaines de courses. Tout comme les deux vétérans de l’équipe, Thomas Voeckler et Sylvain Chavanel. Si le premier n’a guère eu l’occasion de briller malgré une hargne toujours intacte, Sylvain Chavanel a fini fort, arrivant dans le groupe pour la gagne le vendredi et s’emparant de la 10e place du chrono de Marseille. Meilleur coureur au général : Sylvain Chavanel (25e) Meilleure place : 1e (Lilian Calmejane, 8e étape) Déception : Le niveau de l’équipe au sprint. Ni Adrien Petit, ni Thomas Boudat ne sont parvenus à faire oublier l’éviction de Bryan Coquard.
Fortunéo-Oscaro
Fortunéo a réussi la prouesse de se classer 8e au classement par équipes, devant les deux tiers des formations du World Tour. Une performance réalisée grâce à une présence massive et systématique à l’avant, qui aurait mérité une victoire d’étape. Hormis McLay, tous les coureurs de Fortuneo se sont portés à l’avant à plusieurs reprises. Aussi bien Elie Gesbert, le benjamin du Tour, aussi à l’aise en début qu’en fin d’épreuve, que Brice Feillu qui aura su remplacer son leader Eduardo Sepulveda au pied levé pour la lutte au classement général. Meilleur coureur au général : Brice Feillu (16e) Meilleure place : 5e (Dan McLay) Déception : La lourde chute d’Eduardo Sepulveda vers Chambéry a ôté à Fortunéo son meilleur grimpeur. Mais l’Argentin aurait-il pu faire mieux que 16e ? Probablement pas…
Wanty – Groupe Gobert
Pour son premier Tour de France, le bilan de l’équipe belge est plutôt bon. Frederic Backaert et Yoann Offredo se sont régulièrement retrouvés à l’avant, tout comme leurs équipiers, et tous ont animé la course au maximum de leurs possibilités. La fraîcheur de Yoann Offredo lors de ses interventions au micro ont également été unanimement appréciées. Quant à Guillaume Martin, il a fait un Tour au niveau des attentes, élevées, qui étaient placées en lui. Il a su faire preuve de maîtrise pour ne jamais exploser lors des étapes de montagne. Cerise sur le gâteau pour l’équipe Wanty, arriver à Paris avec ses neuf coureurs, presque une gageure pour un effectif composé à 100% de néophytes… Meilleur coureur au général : Guillaume Martin (23e) Meilleure place : 3e (Guillaume Martin, 8e étape) Déception : Le niveau d’Andrea Pasqualon. Le sprinteur italien n’a jamais pu faire illusion dans les sprints massifs.
Pour revivre tous les temps forts du Tour de France 2017, c’est ici Site officiel de l’épreuve
A l’occasion de la 38e édition de la Polynormande (30 juillet) chère à Daniel Mangeas, le tout nouveau sélectionneur de l’équipe de France, Cyrille Guimard, sera présent sur la 11e épreuve de la Coupe de France 2017… en repérage, très attentif aux résultats des coureurs Français, en vue notamment aussi bien des prochains championnats d’Europe (Danemark – 6 août) que des futurs championnats du monde de Bergen (Norvège – 24 septembre).
Cyrille Guimard dans son rôle de sélectionneur national
Dimanche prochain, au départ d’Avranches avec arrivée à Saint-Martin-de-Landelles – le fief de la voix du Tour de France, les coureurs Français courront notamment sous l’oeil avisé de leur nouveau sélectionneur. Au terme des 170 kilomètres de course et des nombreuses ascensions de la Côte de la Pigeonnière (11 tours de circuit), Cyrille Guimard se sera sans nul doute fait une idée des coureurs à observer de près en vue des prochains championnats du monde de Bergen, en Norvège. Guimard sera cependant surtout présent en Normandie pour accompagner l’équipe de France qui disputera le dimanche suivant les championnats d’Europe sur route.
Bon nombre des présélectionnés Francais pour le champt d'Europe au Danemark disputeront La Poly Sous le regard du selectionneur C Guimard
Les coureurs français au départ de La Polynormande
Sous le regard du sélectionneur de l’équipe de France de cyclisme, toutes les équipes françaises (sur 14 engagées) ont répondu présentes et seront prêtes à courir sous l’oeil expérimenté de Guimard. Certains coureurs présents au départ de l’épreuve et favoris du jour rentreront tout juste du Tour de France, à commencer par Brice Feillu (Fortuneo), auteur d’une très belle 16e place au classement général final, Guillaume Martin (Wanty-Groupe Gobert) lui-même classé 23e, ou encore Marco Minnaard (40e – Wanty). Mais d’autres coureurs Français seront candidats à la victoire. A noter qu’une dizaine de coureurs courra sous le maillot de l’équipe de France, en vue du championnat d’Europe disputé le 6 août prochain au Danemark.
Ne rien manquer de l’actualité en direct de La Polynormande 2017, 11e épreuve de Coupe de France PMU.
La composition de l’équipe de France : Fabien Grellier, Clément Venturini, Hugo Hoffsteter, Kévin Ledanois, Arnaud Gérard, Margan Kneisky, Yannick Martinez, Romain Combaud, Flavien Dassonville, Damien Touzé et Jérémy Leveau.
Nombreux sont les coureurs à avoir marqué le Tour de France 2017 de leur empreinte. Les coureurs victorieux, bien sûr, mais aussi ceux dont le panache n’a pas été récompensé, ceux qui ont fait leur travail d’équipier dans l’ombre de leur leader. Sans oublier tous ceux qui ont souffert en silence, qu’ils aient finalement pu rallier Paris ou non. Forcément subjectif, l’exercice de ne retenir que neuf coureurs permet a minima de rendre hommage à des hommes qui le méritent amplement.
Le neuf idéal du Tour de France 2017
1/ Chris Froome – Au maillot jaune les premiers honneurs. Chris Froome a remporté son 4e Tour de France, sans jamais donner l’impression d’être véritablement en danger. Une équipe impériale, une supériorité manifeste en contre la montre et des adversaires bien trop timorés lui auront permis de vivre son Tour relativement sereinement. Certes, les écarts avec ses rivaux sont plus faibles que jamais, mais le parcours ne le favorisait pas particulièrement non plus. On aurait peut être aimé qu’il colore sa performance de davantage de prise de risque, les attaques à deux kilomètres du sommet d’un col pouvant difficilement en faire office…
2/ Romain Bardet – 3e du classement général, le Français fait donc moins bien que l’an passé. Pourtant, impossible de parler d’échec pour celui qui est le seul des rivaux de Froome à avoir vraiment essayé de le faire tomber de son piédestal. Tout juste peut on reprocher au vainqueur de Peyragudes de n’avoir jamais oser jouer son va-tout avec une attaque de loin, et de n’avoir pas su profiter des ennuis mécaniques ou de conduite du maillot jaune. Le cyclisme étant un sport mécanique, où les erreurs de trajectoires ne doivent rien au hasard, Romain Bardet a peut-être oublié que le Tour devait se gagner partout, et qu’attendre ses rivaux n’est pas une tradition ancienne, ni même souhaitable.
3/ Alberto Contador – Le Grand Alberto Contador n’est plus, les jambes de feu du grimpeur espagnol ont disparu. Son attitude lors du Tour de France 2017 n’en est que plus louable. Il est le seul coureur classement général qui ait attaqué avant le dernier col dans les étapes de montagne. Que ce soit sur les rampes du port de Balès (12e étape) ou sur celles de la Croix de Fer (16e étape), le leader de Trek Segafredo a une nouvelle fois prouvé qu’il courait à l’ancienne et que le concept de « marginal gains » ne l’intéressait pas. Le principal animateur dans des étapes de montagne trop souvent cadenassées.
4/ Warren Barguil – Le Breton a commencé son Tour de France en perdant du temps dans les étapes de plaine. Une stratégie préméditée visant à obtenir un bon de sortie lors des premières étapes montagneuses. Seul rescapé de l’échappée matinale lors de la 9e étape, il ratait d’un boyau la victoire derrière Rigoberto Uran. Si l’on avait dit à Warren Barguil ce soir-là qu’il allait encore remporter deux étapes, le maillot à poids et accrocher le top 10, il ne l’aurait certainement pas crû. Et pourtant, tel a été la performance qu’il a réalisé au cours des deux dernières semaines. Au prix d’un cyclisme résolument offensif.
5/ Michael Matthews – l’Australien est tout sauf un maillot vert au rabais. Son malheur aura sans doute été de voir Marcel Kittel abandonner. En retrait lors des premières étapes de plaines (six tops 10 sans victoire), le coureur de Sunweb n’a pourtant jamais perdu de vue l’objectif du maillot vert. Il a commencé sa remontada dans les Pyrénnées, mais surtout dans le massif central et dans les Alpes où il a repris plus de 100 points à Marcel Kittel. Il aurait sans doute été en mesure de vêtir le maillot vert avant le contre la montre de Marseille, à la régulière. Et sur les Champ tout était possible. Outre ce maillot distinctif, le sprinteur a remporter deux étapes, et a su animer la première partie des étapes de montagne, à l’instar de Peter Sagan ces dernières années.
6/ Bauke Mollema – Parfait lieutenant d’Alberto Contador, Bauke Mollema a abordé le Tour de France 2017 de manière radicalement différente à la saison passée. Au lieu d’essayer d’accrocher un top 10 à l’usure, le Néerlandais s’est porté à l’attaque. Pour servir de rampe de lancement à Contador ou jouer sa carte personnelle. Et il a admirablement su faire les deux, au gré des circonstances. Vainqueur plein de panache au Puy-en-Velay, avec une attaque lointaine qui lui ressemble si peu, et équipier infatigable sur lequel a pu s’appuyer Alberto Contador. Au final, le plus abouti de ses sept Tours de France.
7/ Michal Kwiatkowski – Véritable homme à tout faire de Chris Froome, Michal Kwiatkowski a sans aucun doute été l’équipier le plus précieux du Britannique. Pièce majeure de la fusée Sky, c’est aussi lui qui était là pour changer la roue arrière du maillot jaune à Peyra Taillade. Et, comme si tout cela ne suffisait pas, il était encore capable de tutoyer la victoire d’étape samedi lors du chrono de Marseille. Lors de cette Grande Boucle, Kwiatko c’était un peu l’équivalent du Joker dans un jeu de carte.
8/ Marcel Kittel – Indiscutablement le plus rapide lors de ce Tour de France, Marcel Kittel a remporté la bagatelle de 5 étapes avant de mettre la flèche. Un abandon dicté par une chute et une maladie, alors qu’il lui restait encore deux ou trois opportunités de gonfler son pécule. Hormis une victoire pour 0,0003 seconde devant Boasson Hagen, l’Allemand a toujours démontré une supériorité déconcertante dans les sprints, au point d’écoeurer ses rivaux.
9/ Thomas de Gendt – Coureur ayant passé le plus de temps en tête de course (plus de 1000 kilomètres), le Belge n’a malheureusement été récompensé par aucune victoire. Il a même vu le prix de super combatif lui échapper au profit de Warren Barguil. Pourtant, avoir Thomas de Gendt dans son équipe, c’est l’assurance d’une exposition TV maximale pour le sponsor… Et c’était celle pour André Greipel de disposer d’un équipier qui ne rechigne pas à la tâche au moment de rouler pour favoriser le sprint massif.
Pour tout revoir du Tour de France 2017, c’est ici Site officiel de l’épreuve
Le Suisse Reto Hollenstein (31 ans) et le Colombien Jhonatan Restrepo (22 ans) ont été conservés pour 2018 par leur formation, l’équipe Katusha.
Reto Hollenstein récompensé de son Tour de France
A peine sorti du Tour de France 2017, qu’il a terminé à la 150e place, le Suisse Reto Hollenstein a vu son contrat reconduit pour la saison 2018, tout comme le tout jeune Colombien, Jhonatan Restrepo. Le Suisse, qui court toujours après un premier succès professionnel (depuis 2008) a intégré la formation Katusha après avoir passé quatre saisons au sein de l’équipe IAM Cycling, disparue au terme de la saison cycliste 2016. Concernant le Colombien, lui aussi est à la recherche d’un premier succès depuis son passage dans les rangs pro en 2016, déjà chez Katusha. Au sortir du dernier Tour de Suisse (79e), Restrepo a disputé le Tour d’Autriche, qu’il n’a pas terminé du fait notamment de sa chute qui lui a entraîné une fracture de la clavicule.
— Team KATUSHA ALPECIN (@katushacycling) July 24, 2017
La formation Katusha 2018 au 24 juillet 2017 : Les coureurs prolongés ou encore sous contrat sont les suivants : Jenthe Biermans, José Gonçalves, Maurits Lammertink, Tiago Machado, Tony Martin, Marco Mathis, Baptiste Planckaert, Mads Würtz Schmidt, Rick Zabel, Ilnu Zakarin et Simon Spilak
Au terme de la 21e et dernière étape de la 104e Grande Boucle, les lauréats aux maillots distinctifs du Tour de France 2017 ont posé ensemble pour une photo souvenir. Warren Barguil (meilleur grimpeur), Simon Yates (meilleur jeune), Chris Froome (vainqueur final) et Michael Matthews (classement par points) sont entrés dans l’histoire de la plus belle des courses au monde. Au classement par équipe, c’est la Team Sky de Dave Brailsford qui l’a emporté, tandis que le Breton de l’équipe Sunweb a également été elu « super combatif » du Tour 2017.
Tête de proue du cyclisme français quand celui-ci mangeait son pain noir, Thomas Voeckler vient de raccrocher le vélo. Non sans s’être constitué un palmarès impressionnant : Flèche Brabançonne, étapes du Tour de France, Grand Prix de Plouay, Grand Prix du Québec, Tours du Haut-Var, Route du Sud, Tour de Yorkshire… Retour sur dix moments qui ont forgé la légende Voeckler.
Les premiers succès de Thomas Voeckler
21 mars 2003 : Classic Loire-Atlantique première victoire pro
Nouvellement ouverte aux coureurs pros, la Classic Loire-Atlantique a été créée seulement trois ans auparavant. L’équipe vendéenne Brioches La Boulangère, dont fait partie Thomas, a son siège social à quelques dizaines de kilomètres du lieu de l’arrivée. Les hommes de Jean-René Bernaudeau sont donc en mission. La bonne échappée, composée de 16 coureurs, part au km 90. Outre Voeckler, on y retrouve notamment Charteau, Engoulvent, Hinault ou encore Mengin. Les hommes en rouge savent jouer de leur surnombre et annihilent parfaitement les tentatives de contre derrière Thomas Voeckler, quand celui-ci part à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Il s’impose en solitaire et obtient la première de ses 59 victoires professionnelles.
17 juillet 2004 : Ti-Blanc résiste au quintuple vainqueur du Tour
Une voecklermania s’est emparée de la France depuis 9 jours et la prise du maillot jaune par le pensionnaire de la formation de Bernaudeau. Quasiment sorti de nulle part (seulement 6 victoires professionnelles), le coureur de 25 ans séduit autant par sa fraîcheur que par son parcours. Un Alsacien élevé aux Antilles et finalement installé en Vendée, voilà qui est peu banal. A l’orée de cette 13e étape, l’avance de Voeckler (5’02) semble trop faible au regard du profil de l’étape, et notamment cette arrivée prévue au Plateau de Beille… Pourtant, le coureur va définitivement s’attirer l’affection du public avec une ascension finale héroïque. A l’arrivée, poing levé, sourire angélique et 22 secondes de marge conservées sur Lance Armstrong. Voeckler aura conservé la tête du général pendant 10 jours. Il fallait remonter à 1992 pour voir un Français en jaune aussi longtemps sur les routes du Tour. Il s’agissait alors de Pascal Lino (RMO). Une autre époque…
2 septembre 2007 : Victoire au Grand Prix de Plouay
Guimard, Kelly, Leblanc, Bartoli, Nibali… Le palmarès de celle qui est aujourd’hui appelée la Bretagne Classic impressionne. En bon puncheur, l’Alsacien se devait d’inscrire son nom dans les traces de ces prestigieux devanciers. Ce sera chose faite en ce 2 septembre 2007, lorsqu’il tord le cou au scénario de sprint massif qui se profile en partant dans la descente de Ty-Marrec, à moins de 3 kilomètres de la ligne. Cette victoire dans une épreuve Pro-Tour est alors la plus belle de Voeckler. Pour encore deux ans…
Le Tour, une autre dimension
8 juillet 2009 : Première victoire au Tour de France
La 131e aura été la bonne pour Voeckler. C’est en effet lors de sa 7e participation à la Grande Boucle, et donc après 130 jours de course, que la victoire lui sourit enfin. Mais qu’elle fut dure à aller chercher ! Echappé dès les premiers kilomètres avec quelques autres fuyards, le Vendéen d’adoption a choisi l’offensive sur une étape promise aux sprinteurs. Car même un pur pistard comme Cavendish ne peut être effrayé devant les deux cols de 4e catégorie à franchir aujourd’hui. 41 secondes d’avance sur le peloton à 30 km de la ligne, les carottes semblent cuites. Pourtant, le peloton ne s’organise jamais tout à fait, et l’avance est quasiment inchangée 25 km plus loin, lorsque Voeckler s’isole en tête. Au terme d’un effort solitaire héroïque, le protégé de Bernaudeau s’impose, sept petites secondes devant le peloton…
27 juin 2010 : Deuxième titre national, chez lui en Vendée
De l’aveu du coureur, sans doute sa plus belle victoire… Avec ce championnat national qui se déroule à Chantonnay, sur les terres de Jean-René Bernaudeau, la pression est énorme pour le leader de Bbox. Sans victoire depuis la 5e étape du Tour de France précédent, Voeckler n’en est pas moins le favori pour revêtir le maillot tricolore à l’issue de cette journée. Sorti en costaud à cinquante bornes de l’arrivée, il battra Christophe Le Mével au sprint dans les rues de Chantonnay pour devenir champion de France pour la deuxième fois.
22 juillet 2011 : Le rêve de podium à Paris s’évanouit
Comme en 2004, Voeckler a le jaune sur ses épaules depuis 10 jours. Mais le statut du coureur a changé, et il ne reste plus que trois étapes avant Paris. L’idée de revoir enfin un Français sur la boîte à Paris prend forme. Et si la France avait même enfin trouvé le successeur de Bernard Hinault, dernier vainqueur tricolore en 1985 ? La manière dont le coureur d’Europcar a conservé son maillot depuis 10 jours rend l’idée pas si farfelue. Dans cette étape très courte (109 km) terminant à l’Alpe d’Huez, Alberto Contador joue son va-tout. Il attaque dès les premières rampes du Télégraphe au km 17. Les principaux favoris (Evans et les frères Schleck) suivent. Thomas Voeckler aussi. Il s’accroche, sans doute inconsidérément, et se retrouve isolé alors qu’il reste 85 km de montagne… La journée galère commence là où se terminent les rêves de podium à Paris. 4e du général à l’issue de l’étape, ce sera également le classement à Paris, pour ce qui est sans doute le plus gros regret de la carrière du néo-retraité.
Thomas Voeckler sauve son maillot jaune au sommet du Galibier. Photo : Bryn Lennon
Les derniers coups d’éclat
22 avril 2012 : la plus belle place sur un Monument
Puncheur de talent, ses plus belles victoires, Thomas les a obtenu grâce à son tempérament d’attaquant. Les plus grandes classiques, souvent verrouillées par les grosses équipes, sont naturellement plus difficiles à conquérir. 8e du Tour des Flandres début avril, c’est quelques semaines plus tard qu’il obtient son meilleur résultat sur l’un des cinq Monuments cyclistes. Le 22 avril, il termine au pied du podium de la Doyenne. Dans le coup jusqu’à la fin, il subira lui aussi l’attaque de Maxim Iglinsky, et finira dans le premier groupe de poursuivants.
19 juillet 2012 : victoire de l’étape reine du Tour de France
Une échappée de 38 coureurs dans l’Aubisque, un trio avec Dan Martin et Brice Feuillu dans le Tourmalet, un duo avec Brice Feillu dans l’Aspin et une victoire en solitaire au pied du Peyresourde. Avec cette victoire de prestige, Voeckler confirme qu’il sait passer les cols, et qu’il sait surtout flairer les bons coups. Une échappée avec Thomas Voeckler, c’est une bonne probabilité que ça aille au bout…
Profite de l’étape reine remporté par Thomas Voeckler sur le Tour 2012
1er mai 2016 : La dernière victoire professionnelle
Troisième et dernière étape du Tour du Yorkshire 2016. Après deux sprints massifs, c’est aujourd’hui que tout va se jouer. Fort de sa 3e place sur l’épreuve l’an passé, le coureur de Direct Energie sait que le parcours lui convient. Ces innombrables bosses conviennent parfaitement à son profil et à son caractère offensif. Il règle finalement facilement Nicolas Roche au sprint après que tous deux se soient extraits de l’échappée dont ils faisaient partie à quelques kilomètres de l’arrivée. C’est la douzième (et dernière) course à étapes qu’il remporte.
3e étape du Tour de Yorkshire 2016, dernière victoire chez les pro pour Voeckler. Photo : Direct Energie
23 juillet 2017 : jeune retraité du peloton
L’histoire retiendra donc que c’est pas une XXe place que Thomas Voeckler en a fini avec 17 ans de professionnalisme. Un résultat anecdotique mais une scène hautement symbolique. Car quel plus beau théâtre pour tirer le rideau que les Champs-Elysées, terme de la course qui l’a consacré 13 ans auparavant ?
Une carrière intégralement passée sous les ordres, si l’on peut dire pour ce coureur qui courait davantage à l’instinct, de Jean-René Bernaudeau. Bonjour, Brioches La Boulangère, Bouygues Télécom, Europcar et enfin Direct Energie, autant de sponsors pour lesquels l’atout Voeckler a été l’une des raisons, si ce n’est la raison principale, d’investir dans le cyclisme. Le cyclisme français doit beaucoup à Thomas Voeckler qui a su attirer spectateurs, téléspectateurs, sponsors… Il le en meilleure santé qu’il ne l’a trouvé lorsqu’il a fait ses débuts professionnels. Et sans doute faut-il y voir un peu plus qu’une simple coïncidence…
Chaque année, des coureurs arrivent à exprimer toutes leurs qualités sur le Tour de France. Et d’autres déçoivent, n’arrivant jamais à trouver le chemin de la victoire d’étape ou atteindre leurs objectifs. Les sprints, les étapes de montagne ont dessiné une hiérarchie révélatrice du niveau de chacun. Certains d’entre eux ont répondu aux attentes, d’autres ont failli dans cette édition.
Les coureurs en forme de ce Tour de France 2017
Christopher Froome : Pas de victoire d’étape mais un quatrième sacre ! Le Britannique entre un peu plus dans l’Histoire du Tour de France. Il n’est plus qu’à un sacre des légendaires Merckx, Hinault, Anquetil, Indurain. Preuve de l’énorme performance réalisée par le coureur de l’équipe Sky. Moins dominateur en montagne, Christopher Froome a fait la différence dans les deux contre-la-montre. Et a été parfait tactiquement tout au long des trois semaines.
Marcel Kittel : C’est l’autre coureur qui va marquer cette édition ! Pas présent à Paris, l’Allemand aura tout de même gagné à cinq reprises. Le tout sur la première partie du Tour de France. Impressionnant de puissance et supérieur largement à ses adversaires, c’est bel et bien le meilleur sprinteur du monde. Cependant, le lauréat de quatorze étapes au total sur la Grande Boucle, a manqué une occasion en or de remporter le maillot vert en l’absence de Peter Sagan au bout de quatre jours de course.
Michael Matthews : Deux succès d’étape et un maillot vert décroché. C’est la réussite totale pour l’Australien. Peut-être pas le meilleur sprinteur, il a profité des profils vallonnés et montagneux pour grappiller petit à petit son retard sur Marcel Kittel. Son abnégation, sa combativité ont payé pour devenir le premier dans son pays, depuis Robbie McEwen, à ramener la tunique du classement par points.
Thomas De Gendt : Le Belge a animé la course pendant les trois semaines ! De la troisième étape à Longwy jusqu’à la dix-neuvième étape à Salon-de-Provence, le Belge aura été présent dans les échappées. Le baroudeur à l’état pur. Il n’a manqué que la récompense finale pour le Belge, fidèle à sa réputation. Très actif, le titre de super combatif aurait été mérité, même si Warren Barguil est un vainqueur légitime.
Edvald Boasson Hagen : Le Norvégien renaît de ses cendres. Cela faisait six années qu’il ne s’était plus imposé sur le Tour de France. Une éternité pour ce coureur promis à un avenir radieux en 2011. A 30 ans, Edvald Boasson Hagen revient à un excellent niveau. Sa victoire d’étape à Salon-de-Provence est une juste récompense de son Tour de France. Deux fois deuxième sur les sprints massifs, c’est le grand retour du coureur de la Dimension Data.
Certaines désillusions sur la Grande Boucle
Nairo Quintana : Dans la course au classement général, le Colombien est la plus grosse déception parmi les arrivants. Jamias dans le coup, trop émoussé par son Giro, le Colombien a vécu son Tour de France le plus difficile de sa carrière. Inimaginable de voir Quintana hors du top 10 au départ à Düsseldorf, et pourtant c’est bien arrivé. Espérons juste revoir le grimpeur au sommet de son art l’année prochaine.
Alexander Kristoff : Le Norvégien est clairement sur la pente descendante. Ce n’est pas ses résultats cette saison qui peuvent dire le contraire. Au Tour, Alexander Kristoff a été devancé constamment au sprint par plus fort que lui. Ses meilleures années sont derrière lui. Reste à savoir si le coureur de Katusha-Alpecin pourra nouveau s’imposer sur la Grande Boucle. Rien n’est moins sûr. Sa dernière victoire date de 2014.
Jarlinson Pantano : Le Colombien n’a pas retrouvé son niveau de l’an passé. Pourtant brillant au Paris-Nice comme équipier de luxe d’Alberto Contador, cette fois-ci, il a subi le rythme en montagne. Son rôle a changé en passant de l’équipe IAM à la Trek, et c’est sans doute une raison de sa relative contre performance.
Richie Porte : Cruel ! L’abandon de l’Australien a été si soudain et violent sur la descente du Mont du Chat. Ses ambitions pour le podium, voire la victoire finale se sont envolés avec. A 32 ans, cela va devenir de plus en plus compliqué pour le coureur de la BMC de prétendre à un résultat majeur sur le Tour de France. Toujours aucun podium sur cette course pour Richie Porte.
Esteban Chaves : Sur la pente ascendante en 2016 (2 podiums au Giro et à la Vuelta), le Colombien est en retrait ! Le Tour de France a été une confirmation. En manque de compétition, il a été mis en difficulté dès que la route s’élevait. Bien sûr, ce n’est pas son réel niveau. Et à coup sûr, ce grand talent du cyclisme mondial va peser sur la plus grande course du monde lors des prochaines éditions. A 100% de ses capacités, tous les espoirs sont permis pour lui.
Au terme de la dernière étape du Tour de France 2017 remportée au sprint par le Néerlandais Dylan Groenewegen (LottoNL-Jumbo), Christopher Froome (Sky) a remporté son quatrième Tour de France (troisième successif), après ses précédents succès remportés en 2016, 2015 et 2013.
Christopher Froome vers un cinquième sacre sur le Tour
Au terme des 21 étapes du Tour 2017, Chris Froome (32 ans) s’est adjugé pour la quatrième fois la Grande Boucle. Au final, le leader de la Team Sky, s’est imposé au classement général final devant le Colombien Rigoberto Uran (Cannondale) et le Français Romain Bardet (Ag2r). L’étape des Champs-Elysées a été remportée au sprint, par Groenewegen qui a imposé sa pointe de vitesse, vent de face, devant l’Allemand Andre Greipel (Lotto Soudal) et le Norvégien Edvald Boasson Hagen (Dimension Data). Le sprinter Français Nacer Bouhanni (Cofidis) a pris la quatrième place du sprint.
Cette année, les Français ont fait le spectacle à l’avant de la course. Ce Tour de France 2017 est tout simplement une confirmation du niveau affiché par la nouvelle génération du cyclisme français. Audacieuse, offensive, sans aucune appréhension, elle a éclaboussé de tout son talent ces trois semaines de course. La majorité des coureurs français sortent grandi de cette Grande Boucle, malgré quelques déconvenues.
Des grandes satisfactions sur ce Tour de France 2017
Romain Bardet : Attendu au tournant, Romain Bardet a confirmé toutes les attentes placées en lui. Deuxième du Tour 2016, la pression était au rendez-vous pour refaire le même coup. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le coureur d’AG2R La Mondiale a répondu présent. Même s’il descend d’une marche sur le podium, le Français a passé un cap supplémentaire cette année en montagne rivalisant à chaque fois avec les meilleurs. De plus, en s’imposant à Peyragudes dans les Pyrénées, soit une troisième victoire d’étape en trois éditions. C’est le premier français à monter deux années de suite sur le podium depuis vingt ans et Richard Virenque. Le succès final se rapproche. L’avenir lui appartient.
Warren Barguil : Incroyable, merveilleux, magique,… Les superlatifs manquent pour décrire son Tour de France. Deux victoires d’étape par n’importe quand et où. A Foix, le jour de la fête nationale, le 14 juillet. Et la seconde au sommet du mythique Col de l’Izoard. Impossible de rêver à réaliser de telles performances et pourtant il l’a fait. Il va aussi ramener le maillot à pois sur le podium des Champs-Elysées, succédant à Thomas Voeckler, lauréat en 2012, qui symbolise une jolie passation de témoins.
Arnaud Demare : Son abandon au terme de la neuvième étape à Chambéry ne doit pas altérer son beau bilan. Le Picard a démontré qu’il faisait parti des meilleurs sprinteurs du monde. Vainqueur d’une étape à Vittel, la première depuis Jimmy Casper sur un sprint massif depuis douze ans, Arnaud Demare a aussi porté le maillot vert trois jours. Une tunique à laquelle le champion du monde espoirs peut prétendre ces prochaines années. Après sa victoire sur le Milan – San Remo 2016, le Français a franchi un cap supplémentaire sur ce Tour 2017.
Lilian Calmejane : C’est l’avènement d’un jeune talent du cyclisme français ! Lilian Calmejane avait déjà remporté une étape sur la Vuelta 2016. Mais le faire sur la Grande Boucle est une autre chose. Il réalise cette grande performance dès sa première participation, à seulement 24 ans, dans une arrivée jugée à la Station des Rousses. Son Tour de France est le reflet de sa seconde saison chez les professionnels, tout simplement excellente. Ce coureur de la Direct Energie va sans doute nous surprendre sur les prochaines courses World Tour.
Guillaume Martin : Par rapport à ses quatre homologues, il n’a pas gagné d’étape. Mais ses trois semaines méritent d’être salués. Auteur d’un joli parcours et présentant de belles dispositions en montagne, le Normand va accrocher un top 25 (23e) dès sa première participation. Progressant à pas de géant, Guillaume Martin risque de ne plus évoluer bien longtemps en seconde division dans la formation belge Wanty – Group Gobert. Cette Grande Boucle appelle confirmation, mais c’est extrêmement prometteur.
Une édition à oublier pour certains
Thibaut Pinot : Après un Giro réussi à tous points de vue (4e), se battant pour le podium jusqu’au dernier jour. Thibaut Pinot a déçu sur le Tour, prouvant que l’enchaînement de ces Grands Tours est très difficile. Venu pour chasser les étapes en laissant de côté le classement général, il n’a jamais réussi à trouver la bonne carburation sur les trois semaines. Jamais dans le coup pour la victoire. Trop faible physiquement, le Franc-comtois ne finira même pas cette année.
Pierre Rolland : Vainqueur d’une étape sur le dernier Giro, Pierre Rolland était attendu sur le Tour dans le même rôle. Ne jouant plus le général, le double vainqueur d’étape sur les routes françaises voulait à nouveau lever les bras. Malheureusement, ce n’est pas arrivé, malgré un léger mieux sur la troisième semaine. Il a traversé un peu comme un fantôme cette édition, très rare pour le Français, qui reviendra avec des hautes ambitions l’an prochain.
Nacer Bouhanni : Décidément, le Tour ne lui réussit pas ! Le Lorrain n’a pas pesé dans les sprints massifs, souvent placé mais jamais gagnant. Vainqueur déjà sur le Giro, Nacer Bouhanni cherche toujours la voie du succès sur son Tour national. Mais ne pas oublier que le sprinteur revient de loin après sa terrible chute sur le Tour de Yorkshire. Il était loin d’être certain de participer à cette Grande Boucle. Mais la concurrence va être féroce pour le Vosgien face aux Kittel, Demare, Matthews qui ont bien marché cette année.
Arthur Vichot : Très bon puncheur, le double champion de France n’a pas eu l’occasion de s’exprimer pleinement. Il est vrai que le parcours lui était pas favorable. Et une faiblesse physique l’a obligé à abandonner lors de la treizième étape. Le coureur de la FDJ attend encore de décrocher un premier course sur la Grande Boucle. Mais on peut se demander si cette course est vraiment faite pour ce spécialiste des classiques d’un jour.
Pierre Latour : Sa vingt-sixième place est un trompe-l’oeil. Pierre Latour aurait sans doute souhaité peser davantage sur le Tour. Présent pour aider le plus longtemps possible Romain Bardet en montagne, le récent champion de France du contre-la-montre a décliné tout au long des trois semaines. Il n’a pas été au niveau d’un Alexis Vuillermoz, et même de Ben Gastauer. En plus, la dernière semaine semaine fut un long calvaire, terminant dans le gruppetto. Il n’a pas réussi à être le Mikaël Chérel 2016.
Louis Aragon aurait dit d’Elsa, ses yeux sont si profonds quand levant les miens pour les voir, j’y ai vu un grand nombre de Tours de France. Elsa Boirie est hôtesse sur la Grande Boucle. Elle représente depuis quelques éditions la marque Krys, partenaire officiel du maillot blanc du meilleur jeune remporté cette année par le Britannique Simon Yates. La sublime et longiligne jeune femme d’1m82 a fêté cette année sa huitième participation à la Grande Boucle. Mais il subsiste toujours un douloureux problème à la fin de tous ses « mauvais » Tours. Il faut attendre onze longs mois avant de la revoir ensoleiller le podium protocolaire.
Elsa Boirie ou la beauté d’une sudiste qui rayonne sur la France de juillet
La Gardoise originaire d’Aubais, un petit village de 2500 âmes où prédomine à son entrée un château inscrit au titre des monuments historiques, enfile la couleur bleue azur pendant les trois semaines du Tour non pas par hasard, mais comme un signe d’appartenance à ses terres occitanes. Elsa, en muse de la petite reine, aurait pu l’être au mouvement préraphaélite, où sur le Virdoule, le fleuve côtier des Cévennes qui s’écoule aux pieds d’Aubais, elle se serait laissée porter par le courant, entourée de fleurs comme dans la tragédie d’Ophélie, le célèbre tableau du peintre britannique John Everett Millais. A la nuance près que la noyade du personnage de fiction de la tragédie Hamlet, de William Shakespeare, serait remplacée par la vitalité souriante et irrésistible baignée dans le symbolisme des fleurs. Les roses pour la jeunesse, les pensées pour l’amour, du Tour, et les violettes pour la fidélité. Celle qui ne doit en aucun cas faner entre la Grande Boucle et Elsa. Ce qui est valable aussi pour Astrid Orioux, une nymphe sudiste d’adoption installée à Prades-le-Lez, à deux pas du magnifique Pic Saint-Lou. L’autre belle brune officie depuis une bonne quinzaine d’années en tant qu’hôtesse pour différentes marques et remplaçait cette année Bernard Hinault, « Le Blaireau », au poste de chef de protocole pour la remise des maillots distinctifs aux coureurs à la fin de l’étape. Et je n’oublie pas toutes les autres belles brunes, blondes, rousses et chauves, par-contre je n’en ai pas vu ! Merci d’avoir magnifier les victoires de tous ces champions par vos apparitions trop courtes, mais au combien nécessaires pour le cyclisme du mois de juillet.
Crédit photo : Instagram Astrid Orioux
La Tour d’Espagne menacé par des féministes, contre la bise !
Les organisateurs de la Vuelta s’interrogent en ce moment sur le maintien du traditionnel baiser des hôtesses aux vainqueurs d’étape du tour d’Espagne. Des mouvements féministes font pression sur la direction de la course pour la supprimer du podium protocolaire. Javier Guillen, le directeur de la course, étudie en ce moment le sujet de la mixité. Le départ du troisième grand Tour de l’année, qui s’élancera de Nîmes le 19 août, embarquera peut-être avec lui un steward pour alterner avec les hôtesses lors de la remise des prix. Il a aussi expliqué avoir été incité par la prise de position des organisateurs du Tour Down Under, qui sur la dernière édition ont remplacé les hôtesses par des adolescents, eux-mêmes coureurs cyclistes, pour remettre le bouquet et le trophée aux vainqueurs d’étape. Espérons que Christian Prudhomme ne se laissera pas berner par ce genre d’inconsidération de la femme dans tout ce qu’elle apporte comme réjouissance par une bise rouge vif portée sur la joue. Qu’on la reçoive ou que la regarde, elle provoque ce que le monde a tant besoin, de la douceur dans ce qu’il y a de plus guerrier dans le cœur des hommes.
Crédit photo : Instagram Astrid Orioux
Vidéo – Elsa Boirie ne s’imagine pas ailleurs au mois Juillet. Moi aussi !
Au terme de la deuxième étape du Tour de Wallonie, le Français Benjamin Thomas (Armée de Terre), vainqueur de l’étape de la veille, a perdu son maillot de leader au profit de l’excellent Belge Dylan Teuns (25 ans). L’étape a été remportée par un autre Belge, à savoir Jasper De Buyst (Lotto-Soudal).
Dylan Teuns prend le maillot jaune à Benjamin Thomas
Arrivé dix secondes plus tard (47e) que le vainqueur d’étape (Jasper De Buyst), au terme des 192,8 kilomètres de course ponctués d’un bon nombre de côtes, Benjamin Thomas (21 ans) a été contraint de laisser filer son maillot jaune de leader sur les épaules du coureur de la BMC, classé quant à lui 17e, et arrivé notamment dans le temps du vainqueur du jour. Lundi, les coureurs disputeront une nouvelle étape éprouvante entre Arlon et Houffalize (181,4 kilomètres).
Alain Souchon est un chanteur aux multiples succès qui a ce don de prendre le pouls de l’humanité pour toucher en plein coeur. « Foule sentimentale » en est un exemple. Parolier talentueux aux multiples couplets qui font mouche à chaque sortie d’album, Alain Souchon vient de sortir un nouveau titre qui n’a pas vraiment plu à la ligue nationale du cyclisme qui a pour président le directeur sportif de la formation FDJ. Marc Madiot n’apprécie pas « Cyclisme et dopage font toujours bon ménage », un titre de ma création qui résume les propos du chanteur tirés d’un entretien qu’il a donné au quotidien régional La Voix du Nord.
Cyclisme et Dopage ne font plus forcément bon ménage, Alain !
Alain Souchon a-t-il un vieux compte à régler avec la petite reine ? En muse d’un titre assuré, lui aurait-elle refusé de se livrer corps et âme pour qu’il en retire une substantifique moelle inspirante ? Peut-être bien quand on lit les propos calomnieux qu’il a eus envers elle. « Je ne vais pas me faire que des amis mais je trouve le cyclisme honteux. C’est inhumain. On ne peut pas faire du cyclisme de haut niveau sans se doper. Quand on voit tous ceux qui meurent à cinquante ans ». Bon Alain, j’ai quelque chose à te dire, « Allo maman bobo, allo maman ce que tu as dit c’est pas beau, allo maman bobo allo maman bobo ».
Marc Madiot, Romain Bardet et Vincent Lavenu lui chantent leurs chansons
Le monde du cyclisme n’a pas tardé à réagir aux propos d’Alain Souchon. A commencer par Marc Madiot, l’actuel président de la ligue nationale du cyclisme qui lui a adressé une lettre pour l’avertir de sa vision caricaturale du sport cycliste. Morceaux choisis. “Votre vision actuelle est hélas totalement déformée par les jugements de ceux qui se complaisent dans la critique et les idées préconçues. Nous vous imaginions plus libre et nous pensions que votre regard de poète vous écartait de ces pensées toutes faites…Si vous considérez que ce sport est “honteux”, nous vous affirmons au contraire que nous sommes fiers de ce que le cyclisme a fait et il a payé très cher sa révolution, la seule connue à ce jour parmi toutes les disciplines… Nous serions heureux d’organiser une rencontre informelle afin que nous puissions échanger.”
Vincent Lavenu, le manager de l’équipe AG2R La Mondiale s’est aussi exprimé à ce sujet. « Même quand on est un personnage aussi respectable que Souchon, on n’est pas obligé de manquer de discernement. Je veux bien l’inviter dans notre bus à discuter cinq minutes avec Romain Bardet, il comprendra de quoi il parle ». Le troisième sur le podium de la 104e édition du Tour de France n’a pas été tendre non plus avec le chanteur nostalgique. « Il ne connaît rien à notre milieu. C’est comme si je disais que ses chansons ne valent rien, qu’elles font du mal parce qu’elles rendent les gens tristes ». Alain Souchon a souvent le ton désabusé et mélancolique dans ses chansons comme dans « La vie ne vaut rien ».Mais cela ne lui donne pas le droit de désacraliser ceux qui usent de sacrifices pour atteindre un objectif que même une jolie chanson ne pourra jamais raconter.
Vidéo – Voir sous les jupes des filles, c’est mieux que cyclisme et dopage… Hein Alain !
Le Tour de France est sujet aux polémiques depuis sa création en 1903. Et à l’époque où les réseaux sociaux mènent la danse, le mouvement s’est encore amplifié. Ainsi, pas une semaine ne s’est passée sans son lot de polémiques lors du Tour de France 2017. Le jury des commissaires de l’UCI et l’organisateur se sont trouvés au centre des critiques plus souvent qu’ils ne l’auraient souhaité.
L’absence de protection lors du premier chrono
Le Tour de France 2017 d’Alejandro Valverde et d’Ion Izagirre s’est arrêté dès le 7e kilomètre du contre la montre inaugural de Dusseldorf. Au même endroit, dans un virage à 90° situé aux abords du Rhin. Un virage potentiellement dangereux où aucune protection n’était présente, ce qui a provoqué l’ire du directeur sportif de Movistar : « Si les organisateurs avaient mis une protection, qui ne coûte rien, ça aurait évité les blessures si grave d’Alejandro et d’Ion ». ASO n’a fait aucun commentaire à ce sujet, ni émis un début de mea culpa malgré la remarque pertinente émise par Eusebio Unzué.
L’exclusion de Peter Sagan du Tour de France 2017
La décision de mettre Peter Sagan hors-course suite à la chute de Mark Cavendish lors de la 4e étape du Tour a sans aucun doute généré LA polémique du tour de France. La sanction des commissaires, prise en deux temps (pénalités puis exclusion une heure plus tard) avait le mérite d’être courageuse. Exclure le champion du monde de la course la plus populaire du monde allait fatalement faire parler… D’autant que l’action de Peter Sagan, ce fameux « coup de coude », semblait avant tout une manière pour le Slovaque de se maintenir en selle. Et si le champion d’Europe a finalement pris la chose avec une certaine philosophie, son équipe s’est montrée plus vindicative. Bora a ainsi d’abord protesté formellement avant de déposer un recours en référé devant le TAS afin de faire réintégrer son coureur dans la course. Mais ni ce recours, ni le hashtag #NoSaganNoTour n’ont permis au coureur le plus populaire du monde de réintégrer la Grande Boucle.
La non exclusion de Nacer Bouhanni
Souvent au coeur des polémiques, le sprinteur français a de nouveau fait parler de lui lors de la 10e étape. A sept kilomètres de Bergerac, une altercation entre Nacer Bouhanni et Jack Bauer s’est produite. Les seules images disponibles de l’incident, prises par hélicoptère, ne permettent de voir que la fin de l’action. On y voit un geste d’agressivité du coureur de la Cofidis envers le Néo-Zélandais. Au final, 200 francs suisses d’amende et une minute de pénalité pour Bouhanni, et un mécontentent général. De la part de l’intéressé d’abord, qui a l’impression de n’être jamais jugé à l’égal de ses confrères cyclistes, et qui a regretté qu’on oublie dans cette affaire la part prise par Jack Bauer dans l’incident. Et de la part de nombreux suiveurs qui ont estimé que la nationalité française avait sauvé Bouhanni de l’exclusion, pour un fait similaire à celui qui avait valu à Peter Sagan des vacances anticipées.
L’imbroglio des pénalités pour ravitaillement illégal
Pris en flagrant délit de ravitaillement à moins de 20 kilomètres de l’arrivée à Peyragudes (12e étape), Rigoberto Uran et George Bennett avaient été sanctionnés de 20’’ de pénalité. Une sanction jugée injuste par beaucoup, et notamment par Jonathan Vaughters, le directeur sportif de Cannondale. Vaughters fustigeait l’inéquité de la sanction puisque Romain Bardet n’avait pas été sanctionné malgré un ravitaillement également hors zone. Pourtant, contrairement au Colombien, le leader d’AG2R avait pris une bouteille des mains d’un spectateur, ce qui est autorisé. Mais pour couper court à une polémique qui prenait de grandes proportions, faisant de nouveau état d’un favoritisme pro-français, les commissaires ont décidé d’annuler la sanction au matin de l’étape suivante. Cela pourrait d’ailleurs être l’occasion de s’interroger sur le bien-fondé de ce règlement qui interdit le ravitaillement dans les derniers kilomètres, même par très forte chaleur…
Les sifflets pour Chris Froome au Puy en Velay
Solide leader malgré l’offensive des AG2R dans la 14e étape terminant au Puy-en-Velay, Chris Froome a subi des sifflets appuyés de la part de certaines spectateurs lors de l’ascension du Col de Peyra Taillade. Bien que manifestée au coeur du fief de Romain Bardet, cette animosité envers son principal adversaire s’est exprimée de manière trop hostile. Mais ne comptez pas sur Chris Froome pour alimenter la polémique. Conscient que sa popularité en France est peu élevée, le maillot jaune a préféré souligner le soutien qu’il recevait quotidiennement sur le bord de la route. Une hauteur de vue dont n’ont pas fait preuve tous les spectateurs du massif central.
21 étapes, 3 540 kilomètres, une multitude de cols, de bonifications distribuées et, au final, une seconde. C’est ce qu’il manquera à Mikel Landa pour accompagner son coéquipier Chris Froome sur le podium à Paris demain. Autant dire rien. Au-delà de la déception légitime affichée aujourd’hui, le lieutenant de Chris Froome a des raisons d’être optimiste.
Mikel Landa, de grand espoir à simple équipier
Mai 2015 – Quasiment inconnu, Mikel Landa courre sous les couleurs d’Astana. Il est chargé d’accompagner Fabio Aru en montagne pour lui permettre de remporter le Tour d’Italie. Dans le ton les deux premières semaines, il explose les derniers jours en remportant deux étapes consécutives et en se glissant sur le podium, juste derrière son leader (3e). Depuis, Mikel Landa n’a jamais tout à fait confirmé, faute de régularité. Echouant dans les grandes largeurs lorsqu’il a eu carte blanche pour jouer le général dans les Grands Tours, il a aussi gagné une étape de la Vuelta (2015), le Tour du Trentin (2016) et une étape ainsi que le classement de la montagne du Giro (2017).
Sa performance lors de son Tour de France 2017 va lui redonner la confiance dont il manquait sans doute un peu. Parfait équipier de Chris Froome, qu’il a plusieurs fois attendu dans les moments difficiles, Mikel Landa a aussi eu le mérite de toujours accompagner les meilleurs en montagne, comme en attestent ses cinq tops 10. Malgré tout, la logique est en quelque sorte respectée puisqu’il n’a pas fait de podium lors de ce Tour de France, au contraire de Romain Bardet (2 podiums). Les 14 secondes de bonification glanées par Romain Bardet auront donc fait la différence…
Avec deux performances de haut vol en tant qu’équipier, le Basque de 27 ans va maintenant devoir prouver qu’il peut aborder les Grands Tours dans la peau d’un leader. C’est dans cette optique qu’il quittera Sky cet hiver, dans une équipe dont le nom sera dévoilé dans les semaines à venir.
Pour tout savoir du Tour de France 2017, c’est ici Site officiel de l’épreuve
Ce n’est donc pas un Français qui remportera pas le Tour de France 2017. Même si l’on s’en doutait un peu, le contre la montre de Marseille s’est chargé de remettre chacun à sa place. Et si le suspens pour la victoire finale n’a duré que quelques hectomètres, celui pour le podium s’est maintenu jusqu’à la ligne d’arrivée. Auteur d’un chrono très moyen, Romain Bardet conserve sa place sur la boîte pour… Une seconde devant Mikel Landa ! Maciej Bodnar a quant a lui été le plus fort de la journée et rapporte une deuxième victoire d’étape à l’équipe Bora-Hansgrohe.
Maciej Bodnar (Bora-Hansgrohe) a vaincu le signe indien
Il y a une justice dans ce Tour de France 2017. Tous deux battus à la photo finish avant de lever les bras, Warren Barguil et Edvald Boasson Hagen peuvent en témoigner. Mais il restait encore à rendre justice à Maciej Bodnar. Auteur d’un gros numéro lors de la 11e étape, le Polonais avait été repris par le peloton à 250 mètres de la ligne d’arrivée. Parti à 14h41, le champion de Pologne du contre la montre 2016 a profité d’un vent particulièrement faible pour s’offrir le meilleur temps de la journée. Il devance d’une seconde son compatriote Michal Kwiatkowski et le Britannique Chris Froome. Le premier Français de l’étape est l’inusable Sylvain Chavanel, auteur d’une superbe 10e place.
La France voulait y croire. Un tricolore à quelques secondes de la victoire finale à Paris, on n’avait plus vu ça depuis Laurent Fignon en 1989. Hélas ! Le scénario, également décidé par un contre la montre, a connu le même dénouement. La déception n’est cependant pas la même car, aujourd’hui, la logique a été respectée. Parti sous les hourras d’un stade Vélodrome étrangement vide, Romain Bardet accusait un retard conséquent sur ses principaux concurrents dès le premier pointage. Dès lors, la question n’était plus de savoir s’il pourrait créer la surprise, ni même s’il serait en mesure de conserver sa deuxième place, mais bien de savoir s’il ne serait pas purement et simplement éjecté du podium. Car Mikel Landa faisait l’un des meilleurs contre la montre de sa carrière et menaçait directement la place du Français. La Bonne Mère était toutefois du côté de Bardet et celui-ci conservait sa place sur le podium avec une (!) seconde d’avance sur le Basque. Si ce dernier n’avait pas été coéquipier de Chris Froome lors de ce Tour de France 2017, il est vraisemblable qu’aucun Français ne monterait sur le podium des Champs demain. Entre Kwiatkowski, qui perd l’étape pour 1’’, et Landa qui échoue dans la course au podium pour la même marge infime, l’ambiance ne sera certainement pas parfaitement joyeuse à l’hôtel des Sky ce soir… Mais le principal et sauf, et bien sauf ! Car Chris Froome s’est définitivement octroyé à Marseille un quatrième Tour de France, le troisième consécutif. Il aurait même pu remporter l’étape si le vent n’avait forci sur le parcours en fin d’après-midi. L’essentiel était ailleurs pour le Britannique, qui devance désormais au palmarès Bobet, Thys et Lemond. Les quatre quintuples vainqueurs du Tour n’ont qu’à bien se tenir, sauf accident le maillot jaune reviendra dans un an pour se joindre à leur clan !
Pour ne rien rater du Tour de France 2017, c’est ici
Classement de la 20e étape du Tour de France 2017 – Top 20
Rank
BIB
Rider
Nation
Team
Age
Result
IRM
Points
1
112
BODNAR Maciej
POL
BORA – HANSGROHE
32
28:15.14
120
2
5
KWIATKOWSKI Michal
POL
TEAM SKY
27
+01
50
3
1
FROOME Chris
GBR
TEAM SKY
32
+06
25
4
121
MARTIN Tony
GER
TEAM KATUSHA ALPECIN
32
+14
15
5
86
IMPEY Daryl
RSA
ORICA – SCOTT
33
+20
5
6
31
CONTADOR VELASCO Alberto
ESP
TREK – SEGAFREDO
35
+21
7
142
ARNDT Nikias
GER
TEAM SUNWEB
26
+28
8
188
URAN Rigoberto
COL
CANNONDALE DRAPAC PROFESSIONAL CYCLING TEAM
30
+31
9
44
KÜNG Stefan
SUI
BMC RACING TEAM
24
+34
10
174
CHAVANEL Sylvain
FRA
DIRECT ENERGIE
38
+37
11
102
BAUER Jack
NZL
QUICK – STEP FLOORS
32
+41
12
28
SÜTTERLIN Jasha
GER
MOVISTAR TEAM
25
+42
13
128
POLITT Nils
GER
TEAM KATUSHA ALPECIN
23
+43
14
166
ROGLIČ Primož
SLO
TEAM LOTTO NL – JUMBO
28
+49
15
6
LANDA MEANA Mikel
ESP
TEAM SKY
28
+51
16
135
GALLOPIN Tony
FRA
LOTTO SOUDAL
29
+56
17
186
PHINNEY Taylor
USA
CANNONDALE DRAPAC PROFESSIONAL CYCLING TEAM
27
+01:06
18
3
KIRYIENKA Vasil
BLR
TEAM SKY
36
+01:07
19
143
BARGUIL Warren
FRA
TEAM SUNWEB
26
+01:09
20
19
VUILLERMOZ Alexis
FRA
AG2R LA MONDIALE
29
+01:11
Classement général à l’issue de la 20e étape du Tour 2017 – Top 20
Rank
BIB
Rider
Nation
Team
Age
Result
IRM
Points
1
1
FROOME Chris
GBR
TEAM SKY
32
83:55:16
25
2
188
URAN Rigoberto
COL
CANNONDALE DRAPAC PROFESSIONAL CYCLING TEAM
30
+54
3
11
BARDET Romain
FRA
AG2R LA MONDIALE
27
+02:20
4
6
LANDA MEANA Mikel
ESP
TEAM SKY
28
+02:21
5
51
ARU Fabio
ITA
ASTANA PRO TEAM
27
+03:05
6
105
MARTIN Daniel
IRL
QUICK – STEP FLOORS
31
+04:42
7
89
YATES Simon
GBR
ORICA – SCOTT
25
+06:14
8
61
MEINTJES Louis
RSA
UAE TEAM EMIRATES
25
+08:20
9
31
CONTADOR VELASCO Alberto
ESP
TREK – SEGAFREDO
35
+08:49
10
143
BARGUIL Warren
FRA
TEAM SUNWEB
26
+09:25
11
42
CARUSO Damiano
ITA
BMC RACING TEAM
30
+14:48
12
21
QUINTANA Nairo
COL
MOVISTAR TEAM
27
+15:28
13
19
VUILLERMOZ Alexis
FRA
AG2R LA MONDIALE
29
+24:38
14
7
NIEVE ITURRALDE Mikel
ESP
TEAM SKY
33
+25:28
15
113
BUCHMANN Emanuel
GER
BORA – HANSGROHE
25
+33:21
16
213
FEILLU Brice
FRA
FORTUNEO – OSCARO
32
+36:46
17
37
MOLLEMA Bauke
NED
TREK – SEGAFREDO
31
+37:43
18
24
BETANCUR Carlos
COL
MOVISTAR TEAM
28
+37:47
19
96
PAUWELS Serge
BEL
TEAM DIMENSION DATA
34
+39:36
20
133
BENOOT Tiesj
BEL
LOTTO SOUDAL
23
+42:04
Vidéo : Résumé du contre la montre (20 étape du Tour de France 2017)
En s’imposant légèrement détaché sur la première étape du Tour de Wallonie 2017 (2.HC), le coureur de l’équipe de l’Armée de Terre, Benjamin Thomas, a pris la tête du classement général ainsi que possession de l’ensemble des maillots distinctifs à l’exception du maillot de meilleur grimpeur remporté par son compatriote Alexis Gougeard (Ag2r).
Benjamin Thomas en tête du Tour de Wallonie 2017
Au terme des 189,9 kilomètres de la première étape disputée entre Stavelot et Marchin, c’est le Français Benjamin Thomas qui s’est imposé, détaché. Fort de son succès d’étape, le coureur âgé de 22 ans a endossé le premier maillot jaune de leader. Les Belges Xandro Meurisse (Wanty-Groupe Gobert) et Dylan Teuns (Bmc Racing Team) ont respectivement été classés second et troisième. Demain (dimanche), les coureurs disputeront la deuxième étape courue entre Chaudfontain et Seraing, et auront à parcourir quelque 192,8 kilomètres ponctués de nombreuses côtes.
En remportant il y a deux jours l’étape de l’Izoard, et en s’imposant à nouveau samedi sur la course disputée sous forme de course poursuite, la Néerlandaise Annemiek van Vleuten s’est adjugée le classement général final de La Course by Le Tour de France 2017.
Vainqueur du dernier Tour d’Italie, Tom Dumoulin ne doublera pas avec la Vuelta cette année. Il l’a annoncé sur son compte facebook en préférant se focaliser sur les prochains Championnats du Monde, à Bergen (Norvège). Ce sera son grand objectif de cette dernière partie de la saison.
Un Grand Tour suffit pour Tom Dumoulin
On attendait avec impatience la suite du programme de Tom Dumoulin. Le Néerlandais a fait des choix forts. Le Tour d’Espagne, troisième Grand Tour de l’année ne fera pas parti de son calendrier. Une option qui pourrait paraître surprenante sachant le tout nouveau statut du coureur de la SunWeb. Terminé le dernier Giro à la première place, il a prouvé son haut niveau de performance sur une course par étapes de trois semaines. Impressionnant comme toujours sur le contre-la-montre, le champion des Pays-Bas de la spécialité est devenu un grimpeur hors pair. Et se présente comme un épouvantail sur les prochaines courses de trois semaines auquel il va participer.
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Tom Dumoulin va reprendre la compétition sur la prochaine classique San Sebastian (29 juillet), épreuve du World Tour. Sa dernière apparition date du Tour de Suisse. Il avait abandonné après quelques étapes, apparu très fatigué par son Giro 2017 victorieux. Le jeune coureur de 26 ans enchaînera ensuite par le BinckBank Tour, ancien tour du Benelux, pendant le mois d’août. Avant de s’envoler pour le Canada avec les classiques de Montréal et du Québec en septembre. Ces différentes épreuves lui permettront de monter en puissance et de peaufiner sa condition en vue des Championnats du Monde en Norvège. Le parcours vallonné et exigeant peuvent être des atouts considérables pour Tom Dumoulin. Devenir champion du monde en plus du Giro marquerait une saison historique. Stephen Roche en 1987 est le dernier à avoir réaliser cet exploit. Un défi immense.
L’information, à prendre au conditionnel jusqu’au 1er août prochain et où elle pourrait être officialisée, enfle de plus en plus au sein du peloton et en dehors. L’Espagnol Mikel Nieve, coureur de la Team Sky et élément clef de Chris Froome, actuellement en fin de contrat au terme de l’année 2017, quitterait sa formation actuelle au profit de l’équipe Orica-Scott.
Mikel Nieve entamerait sa 11e saison chez Orica-Scott
Il faudra attendre la date officielle d’annonce des transferts (1er Août), voire plus tard, pour que Mikel Nieve en dise davantage quant à son avenir. Le coureur âgé de 33 ans, actuel 13e du classement général du Tour de France mené par son leader, a débuté en 2008 (Orbeo-Oreka) le cyclisme dans les rangs professionnels, ce qui lui ferait débuter une 11e saison pro ailleurs que chez Sky, ou pas ! De 2009 à 2013, le lieutenant du maillot jaune a couru sous les couleurs de l’équipe Basque Euskaltel-Euskadi, disparue fin 2013. Et depuis quatre ans, Nieve évolue au sein de l’équipe Britannique. Il compte quatre succès pro, et tous en WorldTour. A savoir maintenant si ces bruits de couloir seront dans quelques jours confirmés… ou infirmés !
Le contre la montre décisif du Tour de France 2017 aura lieu cet après-midi à Marseille. Voici le détail complet des horaires de départ des 167 coureurs encore en course. Luke Rowe, la lanterne rouge, s’élancera à 13h50. Le maillot jaune, Chris Froome, prendra quant à lui le départ à 17h04.
Tour de France 2017 : les horaires de départ du contre la montre
1 Luke Rowe (GBR) Team Sky 13:50
2 Thomas Leezer (P-B) Team LottoNl-Jumbo 13:51
3 Rüdiger Selig (All) Bora-Hansgrohe 13:52
4 Robert Wagner (All) Team LottoNl-Jumbo 13:53
5 Taylor Phinney (USA) Cannondale-Drapac 13:54
6 Borut Bozic (Slo) Bahrain-Merida 13:55
7 Dimitri Claeys (Bel) Cofidis, Solutions Credits 13:56
8 Florian Senechal (Fra) Cofidis, Solutions Credits 13:57
9 Olivier Le Gac (Fra) FDJ 13:58
10 Albert Timmer (P-B) Team Sunweb 13:59
11 Dylan Groenewegen (P-B) Team LottoNl-Jumbo 14:00
12 Jaco Venter (RSA) Dimension Data 14:01
13 Marco Haller (Aut) Katusha-Alpecin 14:02
14 Fabio Sabatini (Ita) Quick-Step Floors 14:03
15 Bernhard Eisel (Aut) Dimension Data 14:04
16 Davide Cimolai (Ita) FDJ 14:05
17 Reto Hollenstein (Sui) Katusha-Alpecin 14:06
18 Mathew Hayman (Aus) Orica-Scott 14:07
19 André Greipel (All) Lotto Soudal 14:08
20 Ramon Sinkeldam (P-B) Team Sunweb 14:09
21 Guillaume Van Keirsbulck (Bel) Wanty – Groupe Gobert 14:10
22 Michael Gogl (Aut) Trek-Segafredo 14:11
23 Grega Bole (Slo) Bahrain-Merida 14:12
24 Christian Knees (All) Team Sky 14:13
25 Rick Zabel (All) Katusha-Alpecin 14:14
26 Julien Vermote (Bel) Quick-Step Floors 14:15
27 Thomas Boudat (Fra) Direct Energie 14:16
28 Roy Curvers (Ned) Team Sunweb 14:17
29 Andrea Pasqualon (Ita) Wanty – Groupe Gobert 14:18
30 Nacer Bouhanni (Fra) Cofidis, Solutions Credits 14:19
31 Stephen Cummings (GBr) Dimension Data 14:20
32 Markel Irizar (Esp) Trek-Segafredo 14:21
33 Jurgen Roelandts (Bel) Lotto Soudal 14:22
34 Frederik Backaert (Bel) Wanty – Groupe Gobert 14:23
35 Christophe Laporte (Fra) Cofidis, Solutions Credits 14:24
36 Yohann Gene (Fra) Direct Energie 14:25
37 Mike Teunissen (P-B) Team Sunweb 14:26
38 Alexander Kristoff (Nor) Katusha-Alpecin 14:27
39 Marcus Burghardt (All) Bora-Hansgrohe 14:28
40 Cyril Lemoine (Fra) Cofidis, Solutions Credits 14:29
41 Vegard Stake Laengen (Nor) UAE Team Emirates 14:30
42 Adrien Petit (Fra) Direct Energie 14:31
43 Laurent Pichon (Fra) Fortuneo – Vital Concept 14:32
44 Dion Smith (NZl) Wanty – Groupe Gobert 14:33
45 Lars Ytting Bak (Dan) Lotto Soudal 14:34
46 Sonny Colbrelli (Ita) Bahrain-Merida 14:35
47 Andriy Grivko (Ukr) Astana Pro Team 14:36
48 John Degenkolb (All) Trek-Segafredo 14:37
49 Javier Moreno (Esp) Bahrain-Merida 14:38
50 Reinardt Janse Van Rensburg (RSA) Dimension Data 14:39
51 Julien Simon (Fra) Cofidis, Solutions Credits 14:40
52 Maciej Bodnar (Pol) Bora-Hansgrohe 14:41
53 Dmitriy Gruzdev (Kaz) Astana Pro Team 14:42
54 Vasil Kiryienka (Blr) Team Sky 14:43
55 Patrick Bevin (NZl) Cannondale-Drapac 14:44
56 Adam James Hansen (Aus) Lotto Soudal 14:45
57 Yoann Offredo (Fra) Wanty – Groupe Gobert 14:46
58 Jasha Sütterlin (All) Movistar Team 14:47
59 Yukiya Arashiro (Jap) Bahrain-Merida 14:48
60 Matteo Bono (Ita) UAE Team Emirates 14:49
61 Jack Bauer (NZl) Quick-Step Floors 14:50
62 Scott Thwaites (GBr) Dimension Data 14:51
63 Florian Vachon (Fra) Fortuneo – Vital Concept 14:52
64 Perrig Quemeneur (Fra) Direct Energie 14:53
65 Daniele Bennati (Ita) Movistar Team 14:54
66 Zdenek Stybar (RTc) Quick-Step Floors 14:55
67 Tony Martin (All) Katusha-Alpecin 14:56
68 Pieter Vanspeybrouck (Bel) Wanty – Groupe Gobert 14:57
69 Michael Albasini (Sui) Orica-Scott 14:58
70 Jay McCarthy (Aus) Bora-Hansgrohe 14:59
71 Marco Marcato (Ita) UAE Team Emirates 15:00
72 Nils Politt (All) Katusha-Alpecin 15:01
73 Alessandro De Marchi (Ita) BMC Racing Team 15:02
74 Jesus Herrada (Esp) Movistar Team 15:03
75 Bakhtiyar Kozhatayev (Kaz) Astana Pro Team 15:04
76 Imanol Erviti (Esp) Movistar Team 15:05
77 Alberto Bettiol (Ita) Cannondale-Drapac 15:06
78 Damien Howson (Aus) Orica-Scott 15:07
79 Nikias Arndt (All) Team Sunweb 15:08
80 Angelo Tulik (Fra) Direct Energie 15:09
81 Elie Gesbert (Fra) Fortuneo – Vital Concept 15:10
82 Andrey Amador (CR) Movistar Team 15:11
83 Simon Clarke (Aus) Cannondale-Drapac 15:12
84 Danilo Wyss (Sui) BMC Racing Team 15:13
85 Thomas Voeckler (Fra) Direct Energie 15:14
86 Pawel Poljanski (Pol) Bora-Hansgrohe 15:15
87 Ben Swift (GBr) UAE Team Emirates 15:16
88 Stefan Küng (Sui) BMC Racing Team 15:17
89 Paul Martens (All) Team LottoNl-Jumbo 15:18
90 Dylan Van Baarle (P-B) Cannondale-Drapac 15:19
91 Edvald Boasson Hagen (Nor) Dimension Data 15:20
92 Nicolas Edet (Fra) Cofidis, Solutions Credits 15:21
93 Tiago Machado (Por) Katusha-Alpecin 15:22
94 Maurits Lammertink (P-B) Katusha-Alpecin 15:23
95 Michael Schär (Sui) BMC Racing Team 15:24
96 Tsgabu Grmay (Eth) Bahrain-Merida 15:25
97 Alexey Lutsenko (Kaz) Astana Pro Team 15:26
98 Koen De Kort (P-B) Trek-Segafredo 15:27
99 Michael Matthews (Aus) Team Sunweb 15:28
100 Axel Domont (Fra) AG2R La Mondiale 15:29
101 Eduardo Sepulveda (Arg) Fortuneo – Vital Concept 15:30
102 Romain Sicard (Fra) Direct Energie 15:31
103 Laurens Ten Dam (P-B) Team Sunweb 15:32
104 Oliver Naesen (Bel) AG2R La Mondiale 15:33
105 Michael Valgren Andersen (Dan) Astana Pro Team 15:34
106 Esteban Chaves (Col) Orica-Scott 15:35
107 Simon Geschke (All) Team Sunweb 15:36
108 Jonathan Castroviejo (Esp) Movistar Team 15:37
109 Jens Keukeleire (Bel) Orica-Scott 15:38
110 Michal Kwiatkowski (Pol) Team Sky 15:39
111 Greg Van Avermaet (Bel) BMC Racing Team 15:40
112 Luis Angel Mate (Spa) Cofidis, Solutions Credits 15:41
113 Maxime Bouet (Fra) Fortuneo – Vital Concept 15:42
114 Pierre Rolland (Fra) Cannondale-Drapac 15:43
115 Haimar Zubeldia (Esp) Trek-Segafredo 15:44
116 Gianluca Brambilla (Ita) Quick-Step Floors 15:45
117 Thomas De Gendt (Bel) Lotto Soudal 15:46
118 Daryl Impey (RSA) Orica-Scott 15:47
119 Kristijan Durasek (Cro) UAE Team Emirates 15:48
120 Andrew Talansky (USA) Cannondale-Drapac 15:49
121 Cyril Gautier (Fra) AG2R La Mondiale 15:50
122 Janez Brajkovic (Slo) Bahrain-Merida 15:51
123 Andrey Zeits (Kaz) Astana Pro Team 15:52
124 Jarlinson Pantano (Col) Trek-Segafredo 15:53:
125 Pierre Luc Perichon (Fra) Fortuneo – Vital Concept 15:54
126 Nathan Brown (USA) Cannondale-Drapac 15:55
127 Darwin Atapuma (Col) UAE Team Emirates 15:56
128 Marco Minnaard (P-B) Wanty – Groupe Gobert 15:57
129 Diego Ulissi (Ita) UAE Team Emirates 15:58
130 Primoz Roglic (Slo) Team LottoNl-Jumbo 15:59
131 Ben Gastauer (Lux) AG2R La Mondiale 16:00
132 Lilian Calmejane (Fra) Direct Energie 16:01
133 Rudy Molard (Fra) FDJ 16:02
134 Thomas Degand (Bel) Wanty – Groupe Gobert 16:03
135 Nicolas Roche (Irl) BMC Racing Team 16:04
136 Amael Moinard (Fra) BMC Racing Team 16:05
137 Robert Kiserlovski (Cro) Katusha-Alpecin 16:06
138 Mathias Frank (Sui) AG2R La Mondiale 16:07
139 Sergio Henao (Col) Team Sky 16:08
140 Daniel Navarro (Esp) Cofidis, Solutions Credits 16:10
141 Romain Hardy (Fra) Fortuneo – Vital Concept 16:12
142 Pierre Latour (Fra) AG2R La Mondiale 16:14
143 Sylvain Chavanel (Fra) Direct Energie 16:16
144 Roman Kreuziger (RTc) Orica-Scott 16:18
145 Guillaume Martin (Fra) Wanty – Groupe Gobert 16:20
146 Jan Bakelants (Bel) AG2R La Mondiale 16:22
147 Tony Gallopin (Fra) Lotto Soudal 16:24
148 Tiesj Benoot (Bel) Lotto Soudal 16:26
149 Serge Pauwels (Bel) Dimension Data 16:28
150 Carlos Betancur (Col) Movistar Team 16:30
151 Bauke Mollema (P-B) Trek-Segafredo 16:32
152 Brice Feillu (Fra) Fortuneo – Vital Concept 16:34
153 Emanuel Buchmann (All) Bora-Hansgrohe 16:36
154 Alexis Vuillermoz (Fra) AG2R La Mondiale 16:38
155 Mikel Nieve (Esp) Team Sky 16:40
156 Nairo Quintana (Col) Movistar Team 16:42
157 Damiano Caruso (Ita) BMC Racing Team 16:44
158 Alberto Contador (Esp) Trek-Segafredo 16:46
159 Warren Barguil (Fra) Team Sunweb 16:48
160 Louis Meintjes (RSA) UAE Team Emirates 16:50
161 Simon Yates (GBr) Orica-Scott 16:52
162 Daniel Martin (Irl) Quick-Step Floors 16:54
163 Fabio Aru (Ita) Astana Pro Team 16:56
164 Mikel Landa (Esp) Team Sky 16:58
165 Rigoberto Uran (Col) Cannondale-Drapac 17:00
166 Romain Bardet (Fra) AG2R La Mondiale 17:02
167 Christopher Froome (GBr) Team Sky 17:04
Samedi, à l’occasion de la 20e étape du Tour de France 2017, les 167 coureurs rescapés de la 104e Grande Boucle se disputeront la victoire du jour sous forme d’un contre-la-montre individuel évoluant dans les rues de Marseille. Un chrono long de 22,5 kilomètres à l’issue duquel le maillot jaune Chris Froome devrait remporter un quatrième succès sur l’épreuve. A moins que …
Présentation de la 20e étape du Tour de France 2017
Dans la cité phocéenne, les coureurs du Tour disputeront la 20e et avant-dernière étape de la Grande Boucle 2017, avant d’en terminer sur les Champs-Elysées, demain à Paris, comme de tradition. Les 22,5 kilomètres seront notamment ponctués de la montée de Notre-Dame-de-la-Garde avec départ et arrivée donnés depuis l’Orange Vélodrome (ex Stade Vélodrome). L’étape sera de toute beauté, très roulant, avec notamment un parcours qui empruntera la célèbre Corniche de même qu’un passage par le Vieux Port. Si Chris Froome (Sky) fait figure de véritable favori du jour (lui qui n’a pas encore remporté le moindre succès d’étape cette année) c’est surtout la victoire finale qui se jouera. Le Français Romain Bardet (Ag2r) pourrait, pourquoi pas, créer la surprise et succéder ainsi à Bernard Hinault, dernier vainqueur Français de l’épreuve. Le premier coureur à s’élancer sera le Britannique Luke Rowe (Sky), à 13h45, tandis que les trois premiers du classement général s’élanceront respectivement à 17h00 (Uran), 17h02 (Bardet) et 17h04 (Froome). Le vainqueur du jour devrait sans nul doute réaliser la distance en moins de 30 minutes.
Il n’y pas que le Tour de France dans le calendrier ! Alors que la Grande Boucle touche à sa fin, le Tour de Wallonie va prendre le relais dès samedi. Cette course par étapes de cinq jours qui se dispute en Belgique s’annonce indécise. Favorable aux puncheurs, les écarts sont réduits entre les premiers du classement général.
Des profils variés sur le Tour de Wallonie
1ère étape (22/07) : Stavelot – Marchin (192,7 km) – Les coureurs vont immédiatement rentrer dans le dur avec cinq côtes répertoriées. Les puncheurs seront à la fête avec une arrivée en montée après un parcours éprouvant très vallonné.
2ème étape (23/07) : Chaudfontaine – Seraing (192,8 km) – Une seconde étape encore plus escarpée que la première. Pas moins de neuf ascensions répertoriées au classement de la montagne. Les puncheurs vont pouvoir à nouveau s’expliquer.
3ème étape (24/07) : Arlon – Houffalize (181,4 km) – C’est l’étape qui risque d’occasionner des écarts au classement général. Le mur de Saint-Roch (1 km à 10,7%) placé à une quizaine de kilomètres de l’arrivée va faire la sélection, avant un final aussi en montée.
4ème étape (25/07) : Bruxelles – Profondeville (164,1 km) – Enfin une possible victoire pour les sprinteurs présents. Mais rien n’est moins sûr. Une échappée ou quelques hommes forts pourrait profiter des reliefs sur le final pour éviter un sprint en comité réduit.
5ème étape (26/07) : Chièvres – Thuin (185,1 km) – La dernière étape est clairement destinée aux purs puncheurs. Sur un circuit final, le mur de Thuin (0,4 km à 6,8%) sera emprunté à quatre reprises dont à l’arrivée. C’est l’ultime opportunité pour s’imposer sur les routes wallonnes.
Quelques forces en présence
AG2R La Mondiale : Samuel Dumoulin, Alexandre Geniez, Alexis Gougeard.
Présent dans l’échappée du jour, Sylvain Chavanel termine en forme ce Tour de France 2017. A 38 ans, le poids des années ne se fait pas sentir chez le coureur de la Direct Energie. Il se bonifie même avec le temps qui passe. Pour sa dix-septième participation, le Poitevin n’a pas remporté d’étapes, mais c’est pas faute d’avoir essayé sur cette édition.
Un profil largement favorable aux baroudeurs
Une sixième place finale et aucun regrets. Tel est le bilan de la journée passée à l’avant par Sylvain Chavanel. Réussissant à s’extirper du peloton après une heure de course avec dix-neuf compagnons d’échappée, il a pu espérer s’imposer à Salon-de-Provence. Mais un Edvald Boasson Hagen impressionnant de puissance, était trop fort pour prétendre le battre. Le Français s’est battu avec ses armes. Essayant à plusieurs reprises de partir en solitaire, cela n’a pas suffi malheureusement
A l’image d’aujourd’hui, l’un des plus anciens coureurs du peloton international, s’est montré à son avantage. Loin de subir sur cette édition, le triple vainqueur d’étapes sur le Tour de France a tenté sa chance depuis la première semaine dans le Jura. Sans réussite mais pas sans panache. Mais il est vrai que cette Grande Boucle était pas très favorable aux baroudeurs et aux caractéristiques de Sylvain Chavanel. Seulement quatre coureurs issus d’une échappée sont arrivés au bout, y compris sur cette étape. Les occasions étaient donc minimes pour s’illustrer.
Vainqueur pour la dernière fois en 2010 sur la plus grande course du monde, Sylvain Chavanel ne désespère de renouer avec le succès. Et si c’était pour l’année prochaine ? Il semble probable que l’ancien champion de France va s’aligner au Grand Départ de Vendée en 2018. Ce serait sa dix-huitième participation, soit un nouveau record. Cette année, sur les Champs-Elysées, il va terminer sauf chute son quinzième Tour de France avec un honorable top 30 au classement général. La grande classe.
Après être passé à 0,0003 secondes de la victoire à Nuits-Saint-George, c’est en solitaire que le Norvégien Edvald Boasson Hagen a franchi la ligne de la 19e étape du Tour de France 2017. Un succès mérité qui vient couronner une échappée au long cours, dans une étape sans relief pour le classement général.
Tour de France 2017 : L’échappée va (enfin) au bout
Départ très rapide d’Embrun, où l’on assistait à de nombreuses attaques infructueuses avant que vingt coureurs ne parviennent à se faire la belle. On retrouvait parmi eux de nombreux coureurs qui s’étaient déjà illustrés depuis le départ de Düsseldorf : Gallopin, Chavanel, Boasson Hagen, Gesbert, Bakelants, Calmejane, De Gendt, Mollema… Et s’il leur a fallu une quarantaine de kilomètres pour s’échapper, quelques uns suffirent à disposer d’une avance conséquente. Le profil de l’étape se prêtait aussi bien à une arrivée au sprint qu’à une échappée victorieuses. Mais il devenait rapidement évident qu’aucune équipe n’avait les reins suffisamment solides, ni la volonté de contrôler la grosse échappée partie à l’avant. Quant à l’équipe Sky, fortement mise à contribution ces derniers jours, elle n’avait pas davantage intérêt à faire le forcing. En effet, le fuyard le plus dangereux au général, Bauke Mollema, pointait à 47’ de Chris Froome au départ d’Embrun ce matin. A 100 kilomètres de l’arrivée, alors que le peloton pointait à sept minutes de la tête de course, il devenait évident que le vainqueur de l’étape se trouvait à l’avant.
Edvald Boasson Hagen, le sprinteur qui s’impose en solitaire
A 20 kilomètres de Salon-de-Provence, l’échappée disposait de 10 minutes d’avance sur le peloton et les moins rapides des fuyards pensaient déjà à la stratégie à adopter pour lâcher des coureurs comme Boassen Hagen, Swift ou Gallopin. Dans un premier temps, c’est un groupe de neuf (Gesbert, Albasini, Keukeleire, Boasson Hagen, Chavanel, De Gendt, Bakelants, Arndt et Bennati) qui se détachait et prenait une avance d’une demie minute sur le reste de la troupe. Tous vont essayer, à tour de rôle, de se faire la malle. Et c’est finalement le plus rapide d’entre eux, Edvald Boasson Hagen, qui parviendra à s’isoler à 3 kilomètres de l’arrivée, à la faveur de l’accélération de Nikias Arndt dans un rond-point. Après quatre podiums depuis le début de la Grande Boucle, cette victoire vient consacrer la régularité d’Edvald Boasson Hagen. Et son audace, car il en faut pour prendre l’échappée alors que l’on compte parmi les trois sprinteurs les plus rapides encore en course.
Comme depuis le début du Tour de France, les Belges ont fortement animé l’étape sans parvenir à conclure. Premier d’entre eux, Jens Keukeleire termine troisième et échoue à ramener la victoire au pays le jour de la fête nationale.
Le peloton a coupé la ligne 12’27 après le vainqueur. Le contre la montre de Marseille demain est désormais dans tous les esprits…
Des sous, du fric, de l’oseille, il est temps d’en parler à deux jours de la fin de la Grande Boucle. Intéressons-nous seulement à ce que va gagner son vainqueur. Christopher Froome (Sky) doit certainement sa fortune aux trois précédents chèques gracieusement remis de la main du trésorier du Tour de France. La 104e édition va le sacrer pour la quatrième fois et la conquête somme de 500 000 euros lui sera remise au soir de l’arrivée sur les Champs-Élysées. Romain Bardet, quant à lui, finira deuxième ou troisième sur la boîte, riche d’une nouvelle expérience humaine qui ne s’achète pas.
Romain Bardet est déjà l’un des plus gros salaires du peloton
L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue. C’est lui faire une place dans un état à atteindre en lui donnant la valeur qualitative de rendre heureux. Chose totalement subjective et qui reste à prouver pour tout un chacun. En ce qui concerne Romain Bardet (AG2R La Mondiale), sa popularité qui aura des allures Poulidoresques s’il se classe deuxième du Tour de France 2017 après avoir obtenu cette place en 2016, s’enrichira tout de même de 200 000 euros ou 100 000 si Rigoberto Uran (Cannondale-Drapac) lui chipe la place de dauphin. L’une des deux sommes sera à partager avec son équipe et l’encadrement, pour les remercier de leur investissement dans la course au titre. Il ne manquerait plus que ça qu’il se barre avec tout ce fric pour aller faire la fiesta aux Bahamas où en Auvergne ! Une victoire d’étape, celle de Peyragudes plus une place sur le podium à Paris devrait lui valoir à nouveau une belle augmentation de son salaire. Contrat revu à la hausse et les sponsors privés qui devraient affluer d’ici quelque temps, si ce n’est pas déjà fait avant même qu’il descende de son vélo sur les pavés de sa relative gloire ou tout reste encore à prouver…
Ah si j’étais riche diguedadedadedadedadedadedadedaaaah!
Bon, on peut dire que Romain Bardet est un homme riche. Son salaire annuel est de l’ordre de la moitie du prix d’une Bugatti Veron et la prime à la casse, non pardon, les primes qui vont tomber à la fin du Tour devraient largement couvrir ses frais d’essence à l’année s’il décidait de s’offrir un Clio 1.9 d’occasion ou même neuve, sois fou Romain ! Le bonhomme a l’air plutôt réfléchi et veut donner du sens à sa vie sans forcément vouloir épater la galerie. Celle où il va raccrocher son vélo dimanche soir avec les poches pleines de belles images qui construisent au fil du temps son album de souvenirs impérissables sur le Tour de France.
Vidéo – J’aimerais tant revoir Peyragudes, cette victoire devant tous ces gens….