ASO a dévoilé ce mardi midi le parcours du Tour de France 2017 qui s’élancera comme prévu de Düsseldorf en Allemagne. Pour la première fois depuis 25 ans, la Grande Boucle réalisera le « Grand Chelem de la montagne » avec des passages par les cinq chaînes montagneuses françaises. Autre originalité remise au goût du jour, l’arrivée du contre-la-montre final dans un stade mythique de football. Au total,
Le Grand Départ de Dusseldorf
C’est sur un contre-la-montre de 13 kilomètres que les coureurs effectueront leurs premiers tours de roue du Tour de France 2017. Ce sera l’occasion pour les prétendants du classement de général de jauger ses adversaires, voire de leur prendre, déjà, du temps. Pour les gros rouleurs, l’occasion d’endosser le maillot jaune est trop belle, et pour cela nous pensons évidemment à Tony Martin, champion du monde de l’exercice, qui évoluera sur ses terres.
La Planche des Belles Filles dès la première semaine
Après notamment une arrivée à Liège puis un passage par le Luxembourg, les coureurs prendront la direction de la Planche des Filles où sera donnée l’arrivée de la 5e étape. Pour les favoris au classement général, il faudra donc être en jambes dès les premiers jours, sous peine de perdre déjà du temps, et peut être tout espoir de bien figurer au général.
A la veille de la première journée de repos, les coureurs de la Grande Boucle 2017 auront droit à l’étape reine de cette 104e édition, 181 kilomètres avec près de 4600 mètres de dénivelé entre Nantua et Chambéry. Les coursiers profiteront ensuite d’une première journée de repos bien méritée, où la redéfinition des objectifs pourrait être à l’ordre du jour pour certaines équipes.
Les Pyrénées avant les Alpes
Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, le Tour ne se dirigera pas vers les Alpes après l’arrivée à Chambéry. En effet, ASO a décidé de basculer la course vers le Sud Ouest et Périgueux, où les coureurs passeront la journée de repos. Ensuite, ils repartiront vers Bergerac, pour un sprint massif annoncé.
Deux jours plus tard, les coureurs vont entamés les Pyrénées et ses deux étapes au programme de l’édition 2017. Si la première sera marquée par une arrivée à Peyragudes, et ses passages à 20%, la seconde, qui se déroulera le 14 juillet, sera aussi courte qu’accidentée. 100 kilomètres et 4 cols sont au menu des coureurs entre Saint-Girons et Foix.
Le Stade Vélodrome pour définir le podium final
Après un passage par le Massif Central, où les coureurs auront leur deuxième jour de repos au Puy en Velais, le Tour de France 2017 se rendra dans les Alpes pour courir les dernières étapes de montagne. Le col de l’Izoard, programmé sur la 18e étape, sera la dernière occasion pour les grimpeurs de s’expliquer.
Cinquante ans après la dernière arrivée du Tour dans un stade, les coursiers vont découvrir le Stade Vélodrome où sera donné l’arrivée du deuxième et dernier contre-la-montre de ce Tour. 23 kilomètres autour de Marseille permettront aux coureurs du classement général de décider définitivement du podium final à la veille de l’arrivée à Paris.
Enfin, et on ne change pas les bonnes habitudes, les coureurs remonteront vers la capitale pour la 21e et dernière étape, et sa mythique arrivée sur les Champs Elysées.
Enfin bref, Vivement juillet prochain !
VIDEO CYCLISME
Le parcours 3D du Tour de France 2017
Être sur le podium des Mondiaux, c’est un moment inoubliable pour n’importe quel coureur. Mais pour certains, il n’y a que le maillot arc-en-ciel qui compte. Notamment pour Tom Boonen qui n’est pas passé loin du doublé. Le Belge a fini troisième du sprint.
Patrick Lefevere n’a jamais vu Tom Boonen aussi dépité
Même si le champion belge exprime qu’il n’a aucun regret sur sa course, d’après son manager général, la déception est plus forte que la satisfaction. « C’était ses derniers Championnats du Monde. Sa dernière chance », déclare le manager de la formation belge d’après Nieuwsblad.be. « Il a tout donné sur cette course, il comptait vraiment gagner. Mais cela ne s’est pas passé comme prévu. Depuis que je l’ai sous la main, je crois que je ne l’ai jamais vu autant déçu. »
« Avec toutes les circonstances de course, il était difficile de faire plus. Peter Sagan est le plus grand coureur du monde. »
VIDEO CYCLISME
Les temps forts du mondial Elites Messieurs Doha 2016
C’est un Bernard Bourreau dépité et remonté qui s’exprime sur la course de Doha. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est agacé par le comportement de ses coureurs.
Un manque de préparation
Les Français se sont fait piéger dans le désert du Qatar qui a annihilé de par le fait toutes leurs chances de titre mondial. Pourtant les dangers du vent et des bordures étaient connus de tous les observateurs et le sélectionneur avait particulièrement alerté les tricolores sur ce point. Alors qu’aucun d’entre eux n’était allé repérer la partie désertique du parcours, Bernard Bourreau, lui, avait fait le déplacement : »Je suis allé tout seul dans le désert pour reconnaître le haut du circuit. Samedi soir, lors du briefing, je leur ai montré une vidéo et je leur ai expliqué que ça pouvait exploser de partout à cet endroit avec du vent de côté ».
Pis encore, les coureurs n’ont pas pris au sérieux les recommandations de leur sélectionneur: « Ils ne parlaient que de l’ordre des poissons-pilotes (…) J’ai essayé de leur expliquer qu’on ne jouait pas à la Game Boy, mais je crois que certains se sont trop focalisés sur le sprint. Ils ont rêvé« .
La fin de l’histoire ?
Passablement éprouvé, Bernard Bourreau évoque sur le Dauphiné-Libéré son avenir : « je crois que ça va se terminer là. Quand j’étais tout seul dans le désert l’autre jour à réparer une crevaison par 40°, je me suis demandé ce que je foutais là. Je vais réfléchir, mais c’était sûrement mon dernier championnat du monde.«
Ses meilleurs résultats resteront donc ceux des championnats du monde de Ponferrada (Espagne) en 2014, avec la 6e place de Tony Gallopin sur la course en ligne, ainsi que la 3e place de Jérôme Coppel sur le contre la montre de Richmond en 2015
VIDEO CYCLISME
Arrivée de la course en ligne homme à Ponferrada – 2014
L’Union Cycliste Internationale a confirmé l’inscription dans le calendrier UCI America Tour version 2017 de deux épreuves. En effet, dès l’année prochaine, le Tour du Colorado et la Commonwealth Cycling Classic seront au programme.
Le Colorado et la Virginie au programme
Le Tour du Colorado remplace en quelques sortes l’USA Pro Challenge. Mais étant donné que l’épreuve est promue en Hors-Catégorie, il n’y aura pas d’équipes Continentales. Cette course se tiendra sur quatre jours (du 10 au 13 août).
Concernant la seconde épreuve, malgré son nom, aura lieu du 24 au 27 août, dans l’état de Virginie. Elle sera classée 2.1.
Lorsqu’on pense à William Bonnet, on a tout de suite en mémoire sa terrible chute sur le Tour de France 2015. Depuis, le capitaine de route de l’équipe FDJ est revenu à son meilleur niveau. Si bien qu’il s’est classé premier Français sur le championnats du monde de Doha au Qatar remporté par Peter Sagan. Cependant, il regrette d’avoir été seul et de n’avoir pu mener l’un de ses leaders vers la victoire.
William Bonnet croyait en Démare et Bouhanni
Lorsque le coup de bordure prévu au briefing est arrivé, l’équipe de France s’est retrouvée éparpillée. Un seul tricolore figurait dans le bon groupe : William Bonnet. Nacer Bouhanni était alors relégué dans le groupe de chasse et Arnaud Démare à un troisième échelon de course. Plus les kilomètres passaient, plus la chance de revoir un des leaders français à l’avant était faible. Pourtant, Bonnet croyait en eux. « Je pense que l’on peut-être déçu, car il aurait fallu qu’il y ait soit Arnaud, soit Nacer avec moi. Je pense que le titre était largement envisageable, car après on a vu que l’Italie, la Belgique ont géré l’écart du groupe », a-t-il dit comme le relate le site de la FFC. « On a essayé de replacer, explique-t-il au moment du coup de bordure, mais mais tout le monde fait de même. Les Belges n’étaient pas neuf devant non plus, il n’y avait pas de la place pour tout le monde, mais c’est dommage quoi. »
William Bonnet : « Une place anecdotique »
« Je me suis dit une équipe va peut-être s’organiser derrière, cela va peut-être un tourner, et sur le circuit cela peut temporiser. Une fois sur le circuit l’écart ne diminuait pas, il a même augmenté et les Italiens, les Belges, tous voulaient que ce groupe arrive au sprint. C’était une gestion jusqu’à l’arrivée pour moi », a-t-il continué. Au sprint, William Bonnet a fait ce qu’il a pu face aux coureurs les plus rapides de la planète. Si Peter Sagan s’est de nouveau imposé, le Français a dû se satisfaire d’une 8e place qu’il qualifie « d’anecdotique ».
Deuxième derrière Peter Sagan, Mark Cavendish avait du mal à retenir du positif de cette place de vice-champion du monde, qu’il avait du mal à savourer à savourer. Et pour cause, le Britannique dit avoir fait une « erreur tactiquement », qui lui coûte un deuxième maillot arc-en-ciel, après celui obtenu en 2011.
Le Cav’ n’a jamais pu remonter Sagan
Sur le site de sa formation Dimension Data, Mark Cavendish et revenu sur ce final et e résultat, qui semble loin de lui convenir. « Je suis un peu déçu, tactiquement j’ai fait une erreur. J’ai voulu être dans la roue de Sagan et en fin de compte j’y étais, mais alors tout à coup la route a été bloquée. J’ai essayé de trouver un moyen par et à peu près 100 mètres j’ai dû arrêter de pédaler pour contourner Matthews. Je suis revenu sur Tom Boonen mais c’était trop tard, je ne pouvais pas revenir sur Sagan. J’estime avoir perdu l’or plutôt que d’avoir gagné l’argent aujourd’hui. Nous avons fait tout ce que nous pouvions, c’était dur la perte de Luke Rowe à cause d’une piqûre parce qu’alors nous aurions pu être 3 devant ce qui aurait été une chance supplémentaire dans le final, mais c’est ainsi. Il est difficile de retenir des aspects positifs d’aujourd’hui. »
Classement Elites Hommes – Mondiaux 2016
Rank
Name
Nat.
Team
Age*
Result
1
Peter SAGAN
SVK
SVK
26
5:40:43
2
Mark CAVENDISH
GBR
GBR
31
+0
3
Tom BOONEN
BEL
BEL
36
+0
4
Michael MATTHEWS
AUS
AUS
26
+0
5
Giacomo NIZZOLO
ITA
ITA
27
+0
6
Edvald BOASSON HAGEN
NOR
NOR
29
+0
7
Alexander KRISTOFF
NOR
NOR
29
+0
8
William BONNET
FRA
FRA
34
+0
9
Niki TERPSTRA
NED
NED
32
+0
10
Greg VAN AVERMAET
BEL
BEL
31
+0
11
Jacopo GUARNIERI
ITA
ITA
29
+0
12
Adam BLYTHE
GBR
GBR
27
+0
13
Natnael BERHANE
ERI
ERI
25
+4
14
Jurgen ROELANDTS
BEL
BEL
31
+8
15
Ryan ROTH
CAN
CAN
33
+8
16
Truls KORSAETH
NOR
NOR
23
+8
17
Thomas LEEZER
NED
NED
31
+8
18
Nick DOUGALL
RSA
RSA
24
+8
19
Michal KOLÁR
SVK
SVK
24
+12
20
Elia VIVIANI
ITA
ITA
27
+14
VIDEO CYCLISME
Les temps forts du mondial Elites Messieurs Doha 2016
20 ans après le Lion des Flandres, Peter Sagan réalise le doublé Coupe – Championnat du Monde. Retour sur la campagne 1996 avec des équipes italiennes en force, un Roubaix pipé et Museeuw qui gagne contre toute attente à Lugano.
Une deuxième Coupe de rang
En 1995, Johan Museeuw l’a emporté avec notamment son deuxième Ronde et le GP de Zürich dans la musette. 1996, 11 épreuves sont au programme. On retrouve bien évidemment au calendrier les cinq Monuments indéboulonnables. Mais aussi l’Amstel (après Liège à l’époque), la Klasikoa, la Leeds International Classic (bientôt remplacée en 1998 par la Cyclassics), le GP de Suisse (Zürich de cette année-là), Paris – Tours et la Japan Cup (seule édition inscrite au calendrier de la Coupe).
Patrick Lefevere est déjà au volant de la Mapei. C’est la quatrième saison de Museeuw aux ordres du père Lefevere (GB-MG puis Mapei, Domo en 2001 et enfin Quick-Step en 2003). Celle de son premier Roubaix et du fameux triplé coloré Museeuw – Bortolami – Tafi de la Mapei avec un final qui n’eut jamais lieu.
TODAYCYCLING – Le triplé pipé de la Mapei sur le vélodrome. Photo : Photonews
Johan Museeuw score sur six des onze manches de la Coupe : Roubaix, donc, mais aussi quatre fois sur le podium (Ronde, Amstel, Leeds et Zürich). Il emporte sa deuxième Coupe du monde de suite avec 162 points devant quatre italiens (Ferrigato, Tafi, Bartoli et Zanini). Suivent au tableau d’honneur 1996 le suisse Gianetti et le jeune Armstrong (entre autres deuxième à Liège) sur le départ de la Motorola vers la Cofidis…
Abbondanza non nuoce
Les équipes italiennes raflent non seulement les cinq Monuments mais aussi dix des onze épreuves inscrites au calendrier ! Leur échappe seulement la Klasikoa emportée par Udo Bölts de la Telekom. Les coureurs transalpins l’emportent même sept fois.
La Gewiss – Play bus enlève la Primavera grâce à Gabriele Colombo, l’Amstel (Stefano Zanini) et Paris – Tours (Nicola Minali).
MG Magnificio – Technogym ramasse le Ronde (Bartoli) et Liège (Pascal Richard, qui sera le 1er champion olympique pro quelques mois plus tard à Atlanta).
Roslotto – ZG Mobili gagne coup sur coup la Leeds International Classic et le GP de Zürich (GP de Suisse cette année-là) par l’entremise d’Andrea Ferrigato.
Polti lève les bras sur la Japan Cup grâce à Mauro Gianetti.
Festival à Lugano
Le parcours suisse est dédié aux puncheurs. Sont attendus Mauro Gianetti à domicile, la squadra azzurra (au choix Bartoli, Bugno, Rebellin, Tafi ou encore Ferrigato) et Jalabert, numéro un mondial. Museeuw est bien là mais las d’une saison trop remplie.
Malgré tout, il se joint à la bonne échappée puis part devant avec Gianetti. A chaque bosse, le Suisse tente de se défaire de Museeuw qui s’accroche comme un damné. Le sprint n’est qu’une formalité pour le coursier de Jabbeke qui ajuste aisément Gianetti sur la ligne. Bartoli règle les poursuivants pour la troisième place. C’est encore l’époque bénie, pour le meilleur et pour le pire, de l’association cuissard pro – maillot national. A cet égard, le combo cuissard Mapei – maillot belge est une vraie réussite : l’effet pinceau du paletot belge fait parfaitement écho au secteur d’activité finitions du Bâtiment de la Mapei (sponsor banderole barrière à Doha la semaine passée d’ailleurs).
VIDÉO CYCLISME
MUSEEUW CHAMPION DU MONDE À LUGANO
Museeuw vainqueur brave à Lugano efface le triplé aigre de la Mapei à Roubaix. Quant à Sagan, il peut gagner partout et c’est ainsi qu’il a fait de la Coupe du monde 2016 sa chose et pris le dessus à Doha sur les meilleurs sprinteurs mondiaux (moins les Allemands et les Français).
Ce mardi aura lieu la présentation officielle du Tour de France, édition 2017. L’évènement aura lieu au Palais des Congrès à Paris. Mais en attendant, TodayCycling a décidé de vous dévoiler les dernières rumeurs concernant le tracé, comme nous l’avons fait pour le 100ème Giro.
Des Alpes, des Pyrénées… et encore des Alpes !
Comme cela a été officialisé en janvier dernier, l’édition 2017 partira de Düsseldorf, en Allemagne. La course de trois semaines débutera par un chrono de 13 kilomètres dans la ville germanique comme ce fût le cas en 2015 pour le départ d’Utrecht. Concernant le reste du tracé, la seule chose que nous savons c’est que le peloton quittera Düsseldorf pour rejoindre la Belgique (avec une arrivée à Liège certainement). Après un passage au Luxembourg, le peloton fera son retour sur terre française le lundi, pour une traversée des Vosges. La montagne arrivera assez vite dans la compétition avec une arrivée à la Planche des Belles Filles le mercredi. Le premier weekend sera alpestre avec une arrivée à la station des Rousses le samedi et une arrivée à Chambéry le dimanche comme l’annonce le Dauphiné Libéré.
La première journée de repos se tiendra à Périgueux (après un transfert Chambéry > Dordogne). S’ensuit deux étapes de transitions avant les Pyrénées. Au programme de la deuxième semaine : arrivée à Peyragudes, l’ascension du Mur de Péguère. Après un passage par la région toulousaine, le peloton se dirigera vers l’Est pour atteindre de nouveau les Alpes. Plusieurs rumeurs (listées par l’excellent site Velowire) affirment que les coureurs grimperont le Col de Béal, le Col du Galibier, Serre-Chevalier et le Col de l’Izoard. Un contre-la-montre individuel devrait se disputer à… Marseille avant la remontée à Paris pour l’arrivée finale à Paris sur les Champs-Elysées.
Tandis que le parcours du prochain Tour de France sera dévoilé au public mardi 18 octobre, Wanty-Groupe Gobert espère enfin y participer. La nouvelle formation de Yoann Offredo a-t-elle ses chances ?
Le Tour de France en guise de premier Grand Tour ?
Mardi 18 octobre sera révélé le parcours du 104e Tour de France. Parmi les invités, un certain Hilaire Van der Schueren, directeur sportif de la formation Wanty-Groupe Gobert. Le Belge espère voir son équipe s’aligner à son premier Grand Tour et pense avoir toutes les chances d’y parvenir : « Nous avons un entretien avec A.S.O. prévu en novembre. Je pense que nous avons de grandes chances d’obtenir une wildcard », a-t-il déclaré auprès de Sporza. « Nous figurons à la première place du classement UCI Europe Tour, ce qui signifie que nous sommes la meilleure équipe continentale professionnelle », argumente Van der Schueren. Avant de poursuivre : « Cette année, nous avons remporté une belle épreuve WorldTour avec Gasparotto lors de l’Amstel Gold Race. Nous nous sommes également montrés lors du Dauphiné. Cette saison, nous étions la première équipe réserve pour le Tour. Maintenant, avec la disparition de IAM Cycling et Tinkoff et l’arrivée de l’équipe du Bahreïn, il reste une place vacante pour le Tour ».
Un recrutement orienté vers la France
Un autre argument qui pourrait être jouer en la faveur de Wanty-Groupe Gobert serait son recrutement de coureurs français. En effet, outre le talentueux Guillaume Martin déjà membre de la structure wallonne, nous retrouverons le néo-professionnel Fabien Doubey, Guillaume Levarlet et Yoann Offredo, dont la signature a été rendue officielle ce week-end. « Selon moi, nous avons construit l’équipe idéale pour chaque type d’étape – tant pour les sprints et les contre-la-montre que pour les étapes de montagne », ponctue Hilaire Van der Schueren. Affaire à suivre…
Actualité cyclisme : pour en savoir plus sur Wanty-Groupe Gobert, cliquer ici.
VIDEO CYCLISME
Enrico Gasparotto remporte l’Amstel Gold Race 2016
Médaillé de bronze onze ans après son titre mondial acquis en 2005, Tom Boonen était partagé entre la satisfaction de monter sur le podium et de ne pas avoir remporté pour la deuxième fois le titre suprême. Malgré tout, le Belge était heureux du comportement de ses coéquipiers, qui ont rendu cette course palpitante.
Tom Boonen, entre déception et satisfaction
« J’aurais préféré gagner la course, mais les choses sont comme elles sont, félicitations à Peter », a déclaré Tom Boonen sur le site de sa formation Etixx QuickStep. Pour autant, le quadruple vainqueur de Paris-Roubais n’avait aucun regret. « Je pense que nous avons essayé tout ce qui était possible, on a pris le contrôle de la course après 75 kilomètres, nous avons eu un rôle important aux mondiaux, comme dans les années précédentes et je suis vraiment fier de mes coéquipiers. »
La Belgique avait deux leaders
Tom Boonen explique également la tactique employée par la Belgique, qui s’est accès autour de lui, tout en protégeant van Avermaet pour une éventuelle échappée entre costauds. « Nous avions deux tactique aujourd’hui: mettre Greg (van Avermaet) dans les grosses échappés et jouer ma carte dans le sprint. Quand Leezer y est allé, nous étions seulement moi et Jurgen (Roelandts) devant et il a dû aller le gaz plein l’attraper. À ce moment-là, je savais déjà qu’il allait être difficile et ensuite, quand un type italien m’a passé, j’ai pensé que j’avais une chance et j’ai tenté de surprendre mes adversaires , en commençant mon sprint à 200 mètres de la ligne, mais avec les types comme Sagan et Cavendish dans votre roue c’est difficile de le faire. Je me suis rapproché de la victoire et peux dire que je suis heureux avec la performance de l’équipe. »
Classement Elites Hommes – Mondiaux 2016
Rank
Name
Nat.
Team
Age*
Result
1
Peter SAGAN
SVK
SVK
26
5:40:43
2
Mark CAVENDISH
GBR
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31
+0
3
Tom BOONEN
BEL
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Michael MATTHEWS
AUS
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Giacomo NIZZOLO
ITA
ITA
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+0
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Edvald BOASSON HAGEN
NOR
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Alexander KRISTOFF
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William BONNET
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Niki TERPSTRA
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Greg VAN AVERMAET
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Jacopo GUARNIERI
ITA
ITA
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+0
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Adam BLYTHE
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Natnael BERHANE
ERI
ERI
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Jurgen ROELANDTS
BEL
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Ryan ROTH
CAN
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33
+8
16
Truls KORSAETH
NOR
NOR
23
+8
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Thomas LEEZER
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Nick DOUGALL
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Michal KOLÁR
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Elia VIVIANI
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27
+14
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Les temps forts du mondial Elites Messieurs Doha 2016
C’est l’histoire d’une équipe de coureurs, des belges une fois ! Ils forment une bordure qui scinde le peloton en mille morceaux. Ils sont habitués à le faire chez eux par vent et par pluie. Ils roulent comme des fous pendant quelques kilomètres pour lâcher un maximum de gars, ça marche. Seulement ceux qui restent accrochés à leurs basques ne sont pas des bleus dont un qui a un pedigree impressionnant. Ils ne serrent pas le frein, continuent d’avoir la tête dans le guidon, font des « one again » sur 170 kilomètres et apparaît la ligne d’arrivée sous leur nez. Et devinez quoi, celui qui se « cachait » parmi eux les saute sur la ligne ! Alors quand on a des amis comme ça qui sont prêts à vous filer un sacré coup de main pour être champion du monde, pour la deuxième fois, moi je dis jamais deux sans trois ! Faut remettre la même équipe l’année prochaine en Norvège ! Y’aura du vent, y’aura de la pluie et le même mec à emmener jusqu’au bout !
Le coureur américain Lachlan Morton sera de retour au plus haut niveau en 2017. En effet, il a signé tout récemment un contrat de deux ans avec Dimension Data. Cette saison, il a montré qu’il avait des qualités de leader sur des courses d’une semaine. Il s’est mis en évidence notamment sur le Tour d’Utah où il a remporté deux étapes et le général.
Un passage en Continental pour retrouver le plaisir de rouler
Après être passé pro en 2013 avec Garmin-Sharp, mais après une année blanche en 2014, il a perdu la joie de s’entraîner et de rouler en voyageant aux quatre coins de la planète. Alors en 2015, il décide de passer au niveau Continental en restant sur le sol américain. Sous les couleurs de Jelly Belly – Maxxis, il retrouve le plaisir des courses et de la compétition.
C’est alors que les équipes professionnelles ont commencé à lui faire du charme pour l’engager. Et finalement, il a pris la décision de choisir Dimension Data. « Je ne pense pas que j’aurai pu signer pour une équipe française par exemple. Dimension Data est une équipe qui semble relaxante, il te laisse prendre tes responsabilités. De plus, ils mettent en avant la charité envers l’Afrique, cela rend cette équipe unique. Je ne suis jamais allé en Afrique. De plus, tous les coureurs viennent de pays différents. c’est en quelques sortes une équipe multinationale. »
Par contre, il a des difficultés à apprendre les langues étrangères. « Je déteste étudier. Je trouve que c’est frustrant. »
Lachlan Morton à la recherche de liberté
Lors de cette interview pour Velonews, il annonce qu’il sera installé en France, plus précisément à Toulouse. Mais pourquoi ? « Personne d’autre vit ici (rires). J’ai déjà tenté Gérone, mais ce n’est pas fait pour moi. Je connais quelques personnes à Toulouse, mais pas de cycliste. Si ça ne tenait qu’à moi, je préférerais vivre en Andorre, mais désormais je suis marié… »
Concernant son programme de courses, il espère faire le Giro en mai prochain, la 100ème édition. « J’aurai l’occasion de rencontrer l’équipe en Novembre, lors du premier camp. Je ne sais pas le rôle que j’aurai dans cette formation, mais je ne pense pas qu’il ait un véritable leader pour les courses par étapes, donc bon. Mais je ne pense pas être compétitif tout de suite. Peut-être, il me faudrait deux ans pour peaufiner tout cela. Mais c’est tout de même une belle opportunité pour moi. Avec Mark Cavendish dans l’équipe, je peux me plier pour l’aider. Mais ils ont aussi des coureurs comme Steve Cummings qui possède une liberté. Il peut jouer sa carte sur des étapes comme il a pu le montrer cette saison. J’espère que j’aurai la même liberté. »
VIDEO DE CYCLISME
Lachlan Morton brille sur le sol américain
L’Allemagne de Marcel Kittel, André Greipel et John Degenkolb est probablement la grande perdante du championnat du monde duquel Peter Sagan est sorti vainqueur. En effet, le coup de bordure initié par les délégations belge, italienne et britannique a fait perdre tout espoir de médaille aux coureurs allemands … ainsi que, pour certains, leur sang froid.
La goutte d’eau qui a fait déborder le bidon
Si la course a été plus animée que prévu grâce à un coup de bordure dont les équipes belge, italienne et britannique ont été les instigatrices, cela semble n’avoir été plaisant que pour les spectateurs. En effet, plusieurs nations se sont retrouvées piégées, dont l’Allemagne, faisant alors perdre son sang froid à John Degenkolb, très énervé par l’attitude des Belges de son groupe. Pour rappel, celui-ci a jeté de l’eau au visage de Jens Debusschere en pleine course, tandis que ce dernier tentait de casser le rythme du groupe avec son compatriore, Iljo Keisse. Le sprinteur de la Giant-Alpecin a expliqué son geste auprès de nos confrères de Sporza : « Les Belges voulaient détruire notre travail, mais, selon moi, ils devaient se montrer respectueux. Si nous voulons essayer de rentrer, ils ne peuvent pas venir nous mettre des bâtons dans les roues. Je trouve que ce qu’ont fait Debusschere et Keisse est vraiment irrespectueux ».
A l’arrivée des Mondiaux, il y avait quelques tensions dans certaines sélections nationales. C’est notamment le cas au sein de l’équipe de Norvège. Alexander Kristoff regrette que son compatriote Edvald Boasson Hagen a voulu jouer sa carte.
Alexander Kristoff n’a jamais été en position de gagner
« Honnêtement, je ne sais pas (ce qu’il s’est passé) », explique le coureur de la Katusha selon Cyclingnews. « Ce que je sais c’est qu’il m’a vu dans sa roue et il n’a pas réagi. Il a attendu. J’étais dans sa roue à 500 mètres de la ligne d’arrivée. Je pensais vraiment qu’il allait me lancer mais, malheureusement pour moi, il a attendu l’emballage final. Il a joué sa carte au sprint. Quand il a commencé à sprinter j’ai perdu un peu de vitesse et je n’ai jamais été en position de gagner. »
« Quand j’ai franchi la ligne, j’étais très énervé. On aurait pu faire mieux. Il était un poisson pilote parfait, mais au lieu de ça il a préféré sprinter et au final on fait cinq et six. »
Les nerfs ont été mis à rude épreuve tout au long des championnats du monde de Doha finalement remportés par Peter Sagan. L’Allemagne, piégée sur le coup de bordure, a tenté de revenir sur l’avant de la course pour mener ses sprinteurs vers la victoire. Mais John Degenkolb a craqué mentalement à une soixantaine de kilomètres de l’arrivée.
John Degenkolb et l’Allemagne à la dérive
Tout autant que les leaders français, l’Allemagne n’a pas su se placer à l’avant de la course au moment opportun. Au final, c’est une longue chasse qui a débuté pour tenter de revenir sur l’avant de la course où un bon nombre de coureurs de la sélection belge se trouvaient. Visiblement, l’attitude de Jens Debusschere qui défendait les intérêts de son équipe n’a pas plu à John Degenkolb qui lui a jeté de l’eau en plein visage…
Comme lors de la première manche du Superprestige, Mathieu van der Poel s’est montré le plus fort face au champion du monde en titre Wout Van Aert. C’est dans un sprint à deux que les deux hommes ont dû se disputer la victoire à Zonhoven. Laurens Sweeck, qui a un temps titillé les deux premiers, s’est classé 3e.
Actualité cyclisme : les informations sur le Superprestige.
Piégé lui aussi dans la bordure, Nacer Bouhanni était déçu de ne pas avoir pu accompagner le groupe qui s’est disputé la victoire. Pour lui, le manque de coéquipiers autour des leaders est la raison principale de cet échec collectif.
Nacer Bouhanni n’a jamais cru pouvoir revenir
Sur le site de lequipe.fr, Nacer Bouhanni s’est confié sur cette course totalement folle. « J’ai été un des derniers à péter dans la première bordure. Avec Greipel on a fait un gros sprint pour revenir, mais quand je suis arrivé, j’ai explosé, et la bordure s’est fermée, c’était fini. C’est une grosse déception. Quand je me suis retrouvé dans la deuxième bordure, je savais que ça n’allait pas le faire, il n’y avait que les Allemands qui roulaient. C’est peut-être ça notre erreur tactique, il aurait fallu qu’on soit plusieurs dans la deuxième bordure. On n’était pas assez représentés. À partir de là, c’était voué à l’échec. Ça s’est joué à rien, mais il fallait nous emmener comme si c’était un sprint pour pouvoir rester dans le premier groupe ».
Le Qatar avait envisagé dans sa richesse et sa démesure d’installer sur le bord de la route des ventilos/brumisateurs pour rafraîchir les coureurs tout au long de la course. Ils n’ont pas vu l’ombre d’un seul. Enquête au sein du peloton, interrogatoire sous 40 degrés.
Tom Dumoulin lança la conversation quelques minutes avant le départ.
-André, tu sais où ils ont placé les ventilos ?
-Non aucune idée ? Tu sais Marcel ?
-Nicht.
-Mark t’en as vu ?
-Non pas un seul.
-Nikki ?
-Non.
-Tu sais Michael ?
-Non, j’en ai entendu parler mais je n’ai rien vu.
-Peter ?
-Euh… non ? Moi ça va niveau chaleur. Je supporte !
-T’as des news des ventilos Tom ?
-J’suis comme Peter, je supporte les grosses chaleurs !
–Bon ben y’a pas de ventilo les gars !On va faire sans !
Depuis Doha. D’un téléphone à un autre.
-Missieu Cookson !
-Oui
-Li ventilos y sont au frais !
-Ah merci !
-Ci un plisir !
-Ils sont où ?
-Di l’avion spicial pour vous qui arrivira dimain à l’aéroport di vote pays.
-Ah très bien !
-Mirci d’ite vinu !
-C’était un plaisir !
-Au rivoir Missieu Cookson !
-Au revoir.
-Chérie !
-Oui !
-Ils arriveront demain les ventilos. Je vais prévenir les gars pour qu’ils passent les prendre.
-Ah super ! Pour les prochaines grosses chaleurs on va être bien équipé !
-Je préférais les avoir neufs que d’occasion. Ils auraient tourné toute la semaine et peut-être que la plupart auraient rendu l’âme avant qu’on les récupère.
Dans le New-York Times, l’écossais David Millar, l’ancien coureur de la Cofidis arrêté en 2004 par la police française, puis condamné à deux de suspension, ne minimise pas l’amélioration des performances après de la prise « thérapeutique » de Kenacort (corticoïdes). L’ancien coureur désormais âgé de 39 ans a déclaré « Il est si puissant qu’il est finalement destructeur pour l’organisme. En plus d’être un agent catabolique il détruit le système immunitaire ».
Les déclarations de David Millar
« J’ai pris des doses de 20 à 40 milligrammes au début de la Vuelta en 2002 et le Tour de France en 2003. Et 10 à 20 milligrammes dix jours plus tard afin de prolonger leurs effets dans la dernière semaine de course. Le Kenacort est un médicament qui se prend une fois par an. Il faudrait être fou de le prendre plus souvent. Malheureusement, il y avait assez de fous pour déroger à cette interdiction. Je prenais ce puissant médicament dangereux pour améliorer la performance, mais je le faisais dans les règles, grâce à l’échappatoire des AUT. Dans la culture AUT, L’Agence Mondiale Antidopage (AMA), et l’instance dirigeante internationale du cyclisme, l’UCI, ont échoué dans leur surveillance de la liste des médicaments disponibles avec une AUT et dans leur administration du processus d’application « .
Tout est histoire d’éthique
« Pour le bien-être propre d’un athlète, il est préférable de faire face à la réalité de la maladie ou de blessure et de se retirer de la compétition. Et pour le bien-être du sport, il est préférable d’éviter un système ouvert aux abus et à l’exploitation. »
Retour en arrière
En octobre 2012, L’UCI a pris la décision de retirer les sept succès au Tour de France à Lance Armstrong pour dopage. Hein Verbruggen, président à l’époque de l’UCI et accessoirement ami personnel du coureur, est mis en question. David Millar en dopé repenti, réclamait sa démission. En 2015, l’écossais fut consultant technique pour le film « The Program », retraçant les faits de dopage commis par le coureur américain.
À propos des Fancy Bears, David Millar a déclaré : « Les Fancy Bears qui ont piraté l’AMA ont ouvert les yeux du monde sur une zone grise inquiétante en droit sportif : l’utilisation à des fins thérapeutiques, et montré que le système est ouvert aux abus ». Ceci en direction de Bradley Wiggins et Christopher Froome dans le collimateur de l’Agence antidopage britannique (UKAD) ses dernières semaines.
Piégé dans le coup de bordure des belges, Arnaud Demare était extrêmement déçu d’être passé à côté de son championnat du monde. A l’arrivée, le sprinteur de la FDJ cherchait la raison de cet échec, et pointait du doigt notamment le manque de solidarité.
Arnaud Demare sans langue de bois
« On a été mauvais, c’est sûr. On a été piégés par les grosses nations, on a peut-être manqué de solidarité, avance Arnaud Demare sur le site de lequipe.fr. Tu vois le truc se faire, tu te retrouves dans le vent et en deux minutes, tu vois bien que tout est fini. C’est une désillusion totale. C’est à la fois un problème de placement et de qualités physiques, c’est du 50-50. Ça frottait beaucoup, ce n’était pas évident de rester ensemble, peut-être qu’on n’était pas assez forts pour rester devant, qu’on n’avait pas le bon timing. On a peut-être été trop patients pour essayer de faire le jump et revenir sur le premier groupe. Au moment où on pète, on était quasiment roue dans roue avec les autres, mais on a quand même pété les uns après les autres. Sur le retour, je n’étais pas bien, j’étais assommé, puis sur le circuit, ça allait mieux. Je ne suis même pas super fatigué, c’est ça qui est décevant »
Champion du monde pour la deuxième année consécutive, Peter Sagan est rentré dans la légende ce dimanche après-midi en s’imposant au sprint, devant Mark Cavendish et Tom Boonen. Sous le choc de cet exploit quelques minutes après avoir franchit la ligne, le Slovaque a souhaité remercier tous ses fans, et ses deux seuls et uniques coéquipiers, qui se sont sacrifiés pour lui.
Peter Sagan était dans le deuxième groupe au moment de la cassure
Au micro de BeinSport, Peter Sagan a livré sa première impression sur ce succès incroyable, qu’il doit à son entourages, ses fans et ses coéquipiers, dont son frère, Juraj. « Je n’arrive pas y croire, je suis sous le choc… et très heureux. Le moment clé a été le passage avec vent de côté. J’ai été le dernier à revenir devant, j’étais dans le deuxième groupe mais j’ai eu les jambes pour rattraper le premier. Pour le sprint, j’ai vu qu’il y avait du vent de face donc j’ai un peu attendu avant de me lancer. J’ai été chanceux car (Giacomo) Nizzolo n’a pas fermé la porte, j’aurais pu tomber s’il l’avait fait. J’ai la plus grande équipe de fans ici, beaucoup de gens sont venus de mon village en Slovaquie. Je tiens à les remercier ainsi que mon frère, qui est prêt à sacrifier sa vie pour moi, et Michael Kolar, qui a été incroyable, surtout dans les cinq derniers kilomètres pour limiter les attaques et me protéger. Je devais m’imposer pour eux aujourd’hui ».
Au terme des 257 kilomètres qu’il y avait à parcourir à l’occasion du championnat du monde de Doha, le Slovaque Peter Sagan a conservé son titre de champion de monde sur route.
Trois champions du monde sur le podium
Après un début de course alléchant, le championnat du monde sur route de Doha n’a pas tenu toutes ses promesses. Au final, c’est un groupe d’une vingtaine de coureurs, usé, qui s’est disputé la victoire arc-en-ciel au sprint. Le champion du monde sur route sortant s’est imposé devant les deux anciens champions du monde à savoir Mark Cavendish et Tom Boonen, respectivement médaillés d’argent et de bronze. William Bonnet, 8e à l’arrivée, est le seul coureur de l’équipe de France à avoir fait un classement honorable, tandis que les deux sprinters tricolores, Arnaud Démare et Nacer Bouhanni, piégés dans les bordures, sont passés au travers la course. Depuis Paolo Bettini, sacré en 2006 et 2007, Peter Sagan est le seul coureur à avoir réussi cette prouesse.
Classement Elites Hommes – Mondiaux 2016
Rank
Name
Nat.
Team
Age*
Result
1
Peter SAGAN
SVK
SVK
26
5:40:43
2
Mark CAVENDISH
GBR
GBR
31
+0
3
Tom BOONEN
BEL
BEL
36
+0
4
Michael MATTHEWS
AUS
AUS
26
+0
5
Giacomo NIZZOLO
ITA
ITA
27
+0
6
Edvald BOASSON HAGEN
NOR
NOR
29
+0
7
Alexander KRISTOFF
NOR
NOR
29
+0
8
William BONNET
FRA
FRA
34
+0
9
Niki TERPSTRA
NED
NED
32
+0
10
Greg VAN AVERMAET
BEL
BEL
31
+0
11
Jacopo GUARNIERI
ITA
ITA
29
+0
12
Adam BLYTHE
GBR
GBR
27
+0
13
Natnael BERHANE
ERI
ERI
25
+4
14
Jurgen ROELANDTS
BEL
BEL
31
+8
15
Ryan ROTH
CAN
CAN
33
+8
16
Truls KORSAETH
NOR
NOR
23
+8
17
Thomas LEEZER
NED
NED
31
+8
18
Nick DOUGALL
RSA
RSA
24
+8
19
Michal KOLÁR
SVK
SVK
24
+12
20
Elia VIVIANI
ITA
ITA
27
+14
VIDEO CYCLISME
Les temps forts du mondial Elites Messieurs Doha 2016
C’est officiel, cette fois-ci, après de multiples suppositions et hésitations, Yoann Offredo sera bien coureur de la formation Wanty-Groupe Gobert en 2017 et 2018. Terminé la FDJ !
Un besoin de quitter la FDJ
Yoann Offredo, 29 ans, qui a décidé de poursuivre sa carrière à l’étranger, en Belgique, au côté de la formation Wanty-Groupe Gobert, a déclaré : « Je suis ravi de rejoindre l’équipe ambitieuse de Wanty-Groupe Gobert. C’est ma première expérience à l’étranger. La Belgique est le berceau du cyclisme. C’est une équipe familiale en constante progression et qui me permettra de m’épanouir. Je voulais découvrir quelque chose de nouveau. C’est l’équipe dont j’avais besoin »