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Nairo Quintana domine la concurrence, Julian Alaphilippe résiste

Le premier opus du triptyque alpestre a souri aux échappés. Et plus particulièrement à un Nairo Quintana (Movistar Team) retrouvé. En grande forme, le Colombien l’a emporté en solitaire à Valloire devant Romain Bardet (AG2R La Mondiale) et Alexey Lutsenko (Astana Pro Team) qui ont fini respectivement deuxième et troisième. Chez les coureurs jouant le général, Egan Bernal (Team INEOS) a fait la meilleure opération en reprenant 32 secondes à ses adversaires dont Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step), qui a réussi à conserver le maillot jaune.

Du très grand Quintana ! Sur cette dix-huitième étape disputée entre Embrun et Valloire, le Colombien a évolué à un très haut niveau. Membre de l’échappée qui a réussi dans un premier temps à s’extirper du peloton après un long bras de fer, ses qualités de grimpeur ont ensuite fait la différence. A l’aise dans le col du Galibier, c’est sur ces pentes de cette montée mythique que le coureur du Team Movistar est parti seul. Négociant comme il faut la descente, il a signé sa troisième victoire d’étape sur le Tour de France. Un succès qui contraste avec ses deux premières semaines délicates et pas forcément à la hauteur de ses attentes. Sa performance lui a permis de grappiller cinq places et de se retrouver à présent en septième position. De quoi jouer encore quelque chose d’intéressant au niveau du classement final même s’il y a de l’écart devant lui.

Il fallait être sacrément en jambe pour espérer quoi que ce soit sur cette journée. Avec près de 5 000 mètres de dénivelé, et le Col de Vars, d’Izoard et du Galibier à grimper, le menu proposé était des plus corsés. Pourtant, le début de course a été effectué sur un gros rythme avec personne qui a réussi à prendre suffisamment d’avance jusqu’au moment où un groupe conséquent d’une trentaine de coureurs s’est échappé. Parmi les coureurs présents, Tim Wellens (Soudal Lotto) porteur du maillot à pois, Romain Bardet (AG2R La Mondiale), Adam Yates (Mitchelton-Scott) et Nairo Quintana (Movistar Team) ont été présents pour ne citer qu’eux. Ils vont parcourir pour certains l’intégralité du parcours à l’avant.

Si dans le Col de Vars, le rythme a été raisonnable avec le passage en tête de Tim Wellens. Cela s’est clairement accéléré dans l’Izoard avec des premiers dégâts constatés tant au niveau de l’échappée que dans le peloton. Avec la volonté de diminuer l’écart, l’équipe Movistar a fait clairement le ménage dans la deuxième grosse ascension de la journée. Pour autant, tous les mieux classés au général sont bien restés au contact. C’est donc bien un statu quo qui a eu lieu ensuite dans l’entame de la descente. Puis, le Team INEOS a commencé à prendre les choses en main alors qu’il y avait six minutes de retard à peu près sur la tête.

Abordant en très bonne position le Lautaret puis le Galibier, Bardet, Quintana, Caruso, Lutsenko, et Woods allaient se jouer la victoire, c’était une certitude. Et alors que la bataille faisait déjà rage, une attaque de Quintana va s’avérer payante. Mettant d’un coup quelques mètres à ses adversaires, le Colombien ne va jamais plier dans le reste de l’ascension. Il accentuera même de manière progressive son avantage faisant de lui le vainqueur logique à Valloire.

Pour ceux dont le classement général est la priorité, un homme s’est distingué. Attaquant dans le Galibier, Egan Bernal a été le plus en jambe. Creusant un écart sur la concurrence, il basculé avec presque quarante secondes au commet, il a quasiment stabilisé la même avance sur la ligne. Arrivé 32 secondes avant Alaphilippe, Pinot ou encore Thomas, le voici désormais remonté au deuxième rang à une minute trente secondes pile. De quoi nourrir de grandes ambitions et avoir des vues sur le maillot jaune. A 72 heures du terme, rien n’est encore fait et le parcours de la 19e étape entre Saint-Jean-de-Maurienne et Tignes pourrait faire basculer le Tour à la faveur d’un coureur.

Matteo Trentin le plus costaud s’impose en solitaire

Dans une dix-septième étape qui aura souri aux baroudeurs, Matteo Trentin (Mitchelton-Scott) s’est démarqué en lâchant tous ses compagnons d’échappée. Sur la ligne d’arrivée à Gap, le champion d’Europe en titre a notamment devancé avec une belle marge Kasper Asgreen (Deceuninck – Quick Step) et Greg Van Avermaet (CCC Team). Terminant à plus de vingt minutes, les favoris sont restés groupés. Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) demeure le leader au général.

Il était bien le plus fort. Impressionnant dans le moment de vérité, Matteo Trentin a écœuré un à un ses adversaires dans la quête de la victoire d’étape. Parti déjà dans le bon coup, l’Italien ne s’est fait jamais piégé ensuite et a fait la différence grâce à sa très bonne condition. Pour lui, il s’agit de son troisième succès décroché sur le Tour de France, mais le premier depuis 2014. En tout cas, c’est une confirmation de la belle course réalisée par le collectif de Mitchelton-Scott qui en est désormais à quatre victoires sur cette édition après les performances de Simon Yates et Daryl Impey.

Avantage aux baroudeurs

Pour espérer jouer la victoire sur cette journée, il ne fallait pas rater l’échappée. C’était quasiment une certitude avant que le départ soit lancé, cela s’est confirmé en course. Après seulement quelques kilomètres, un groupe conséquent de trente-quatre membres exactement est sorti. Celui-ci va d’ailleurs occuper les avant-postes le reste du temps et augmenter progressivement son avance. D’abord, cela n’a pas excédé la minute car dans le peloton les équipes Total Direct Energie, Arkea Samsic qui avaient raté le coche ainsi que Sunweb ont roulé pour tenter de revenir. Mais en infériorité numérique, ils n’arriveront jamais à faire la jonction et céderont du terrain au fur et à mesure jusqu’à se relever complètement.

Parmi les hommes de tête qui ont réussi à faire leur place, il y avait notamment Greg Van Avermaet, Matteo Trentin, Bauke Mollema, Dylan Teuns, Rui Costa, Gorka Izagirre ou encore Jasper Stuyven. C’est dire à quel point la première place allait être disputée. A une trentaine de kilomètres de l’arrivée, les hostilités ont été lancées. Dans ce premier coup de force initié notamment par Alexis Gougeard, ils vont être une dizaine de coureurs à se détacher. Puis quelques minutes plus tard, Matteo Trentin va réussir à s’échapper seul. Il abordera avec un certain avantage la dernière difficulté. Dans celle-ci, le champion d’Europe conservera un très bon rythme et ne se fera pas rattraper. La descente et la dernière portion plate n’ont été qu’une formalité lui permettant d’être récompensé sur cette Grande Boucle après quelques places d’honneur.

Maintenant les Alpes

Derrière l’Italien qui a creusé des écarts, Asgreen a fini à trente-sept secondes alors que Van Avermaet a réglé au sprint Mollema, Teuns et Izagirre à quarante-et-une-secondes. Il n’y avait donc pas photo. De son côté, le peloton a vécu une journée loin de cette bataille. Pour ceux qui visent le classement général, mis à part le début de course couru sur un rythme très élevé, ça a été beaucoup plus tranquille par la suite. Les esprits étaient clairement déjà tournés vers les étapes alpestres. Pour Alaphilippe en jaune et ses plus proches poursuivants, une explication au sommet est désormais attendue.

Deuxième victoire d’étape pour Caleb Ewan au sprint

Pour l’entame de la troisième semaine, à l’occasion de la seizième étape, une arrivée groupée a permis aux sprinteurs de s’expliquer. Caleb Ewan (Sodal-Lotto) a imposé sa loi en se montrant le plus rapide. L’Australien a battu notamment Elia Viviani (Deceuninck – Quick Step) et Dylan Groenewegen (Team Jumbo-Visma) devant se contenter des places d’honneur. Pour le maillot jaune actuel, pas de problème pour Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) qui a fini au chaud dans le peloton.

C’est le sprinteur le plus en vu sur cette édition du Tour de France. Pour la deuxième fois depuis que le Grand Départ a été donné, Caleb Ewan a levé les bras. Une performance pas réalisée par un autre coureur réputé par sa pointe de vitesse. C’est dire la forme que tient l’Australien, qui a fait le final parfait pour aller s’imposer. Personne n’a été en mesure de rivaliser avec lui dans cette étape tracée autour de Nîmes. Il va pouvoir à présent aborder les Alpes avec le sentiment du devoir accompli et attendre Paris et les Champs Elysées pour briller pourquoi pas une dernière fois.

Pas de place pour les baroudeurs

Les sprinteurs avaient la volonté de ne pas rater l’occasion, car mis à part la dernière étape, il n’y avait plus aucune autre chance de succès. C’est pourquoi dès les premiers kilomètres, l’écart n’a pas excédé les deux minutes par rapport à l’échappée. Alexis Gougeard (AG2R La Mondiale), Lukasz Wisniowski (CCC Team), Lars Bak (Team Dimension Data), Paul Ourselin (Total Direct Energie) et Stéphane Rossetto (Cofidis) ont offert une belle résistance malgré un petit avantage tout au long de la journée. Repris à moins de cinq kilomètres de l’arrivée, ils ont rien pu faire face au retour du peloton.

Thomas au sol, Fuglsang renonce

Mais avant cette explication finale entre les coureurs les plus rapides, deux faits de course en particulier ont animé cette journée. D’abord, la chute intervenue pour Geraint Thomas, qui est allé au sol tout seul alors que la course avant trouvé son rythme de croisière. Si le Britannique s’est relevé rapidement, ce n’est pas la meilleure manière d’aborder les prochaines étapes de montagne. Un triptyque alpestre que ne verra même pas Jakob Fuglsang. Le leader d’Astana, neuvième ce matin au général, a dû abandonner suite à une chute dans les trente derniers kilomètres. Le Danois est décidément maudit sur le Tour de France. C’est tout le contraire pour Caleb Ewan, qui ne pouvait pas rêver mieux pour une première participation au Tour de France.

Simon Yates remporte une 2e étape, Julian Alaphilippe reste en jaune

Lors de cette dernière journée passée dans les Pyrénées, comptant pour la quinzième étape, la victoire est revenue à Simon Yates (Mitchelton-Scott). Le Britannique a été le seul membre de l’échappée a résisté au retour des favoris du général. Parmi ceux-là, Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) est celui qui a fait une nouvelle fois la meilleure opération lui permettant de revenir plus que jamais dans le coup au général. Toujours leader, Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) a montré quelques signes de faiblesse.

Un Tour plus que réussi ! Il n’était pas venu pour jouer le général, et plus en tant qu’équipier de son frère Adam, et pourtant Simon Yates se montre particulièrement brillant. Discret dans les dix premiers jours, cette deuxième semaine est notamment marquée par le coureur britannique. Déjà vainqueur à Bagnères-de-Bigorre, il vient de récidiver trois jours plus tard sur une autre étape pyrénéenne, mais encore plus tard. Avec un enchaînement de trois cols dans le final, il fallait assurément afficher une certaine forme pour prétendre faire un résultat. C’est ce qu’il est parvenu à faire. De quoi aborder la dernière semaine de course forcément avec l’esprit encore un peu plus libéré, et qui sait avec une nouvelle victoire en vue.

Alaphilippe cède mais reste en tête, du grand Pinot

Les derniers jours de ce Tour de France, Thibaut Pinot les attend avec impatience. Le contraire serait surprenant tant il aura été une nouvelle impressionnant après sa victoire au Tourmalet. C’est simple, il a été de nouveau le meilleur parmi les coureurs jouant le général, ce qui donne de grands espoirs pour les prochains jours. Sur les pentes menant au sommet de Prat d’Albis, le Français a fait la différence en portant une accélération qui a fait mal à tout le monde. Geraint Thomas et Steven Kruijswijk ont été incapables de suivre. Ils ont d’ailleurs fini à 49 secondes du coureur de la Groupama-FDJ alors que Emanuel Buchmann et Egan Bernal autres prétendants au podium et même à la victoire finale ont fini moins loin, à 18 secondes.

Conséquence immédiate, ces cinq hommes se tiennent au général. Ils ne sont séparés que d’une quarantaine de secondes, ce qui va donner un piment supplémentaire au triptyque alpestre qui s’annonce alpestre. devant cette meute, Julian Alaphilippe reste encore le chef de file. Mais pour combien de temps ? Aujourd’hui le Français a commencé à perdre du temps mais reste avec une minute et trente-cinq secondes sur son dauphin Geraint Thomas. Si les Pyrénnées nous ont offert plusieurs enseignements, c’est bien les Alpes qui seront le juge de paix pour départager les meilleurs.

Thibaut Pinot gagne au Tourmalet devant Julian Alaphilippe !

Les Français sont à la fête dans ce Tour de France. Après une ascension finale du Tourmalet qui a provoqué des écarts, Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) s’est montré le plus fort en faisant la différence dans les derniers centaines de mètres. Poteur du maillot jaune, Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) a fait mieux que tenir le choc en prenant la deuxième place à six secondes du vainqueur tout comme Steven Kruijswijk (Team Jumbo – Visma) troisième.

Un doublé français au sommet du Tourmalet ! C’était certainement impensable dans les rêves les plus fous, et pourtant cela s’est bien réalisé. Thibaut Pinot devant Julian Alaphilippe, ils ont fait tout les deux le spectacle dans ce col mythique des Pyrénées. Faisant partie du groupe des favoris sans être fait distancer, ces deux coureurs ont profité des derniers centaines de mètres d’ascension pour devancer les derniers concurrents restés avec eux. Un ton au-dessus, Pinot a franchi la ligne avec six secondes d’avance sur le maillot jaune encore par Alaphilippe. L’un signe une victoire de prestige et l’autre accroît une nouvelle fois son avantage sur son dauphin Geraint Thomas. La journée idéale par excellence.

Explication entre les cadors

Après qu’une échappée se soit formée dès les premiers kilomètres, le ton était donné derrière. L’équipe Groupama-FDJ n’a pas laissé un écart conséquent pour favoriser les plans de son leader Thibaut Pinot, ce qui va s’avérer payant et c’est le cas de le dire. Vincenzo Nibali, Tim Wellens, Luis Leon Sanchez ont beau essayé d’anticiper, ça n’a donc pas suffi. Dès le Col du Soulor, le peloton a perdu un certain nombre d’unités et mis malheureusement en évidence la défaillance de Romain Bardet. Le Français arrivé à plus de vingt minutes a définitivement fait une croix sur le général. Autre leader en difficulté assez tôt dans l’étape, Adam Yates va décrocher avant de céder complètement dans la dernière montée. Pour lui, aussi le général, c’est terminé.

Des destins opposés

Plus globalement, au niveau de la hiérarchie entre les favoris, la montée du Tourmalet a permis d’y voir plus clair. A commencer bien entendu pas la très grande forme confirmée de Thibaut Pinot, mais aussi le fait que Julian Alaphilippe rivalise dans la haute montagne. Totalement dans le coup aussi, Steven Kruijswijk s’affirme comme un candidat au minimum pour un podium, voire davantage. Autrement, que ce soit Egan Bernal, Emanuel Buchmann, et Mikel Landa, ils n’ont pas fini si loin de la tête de course, ce qui n’a pas été le cas pour d’autres coureurs qui ont affiché leurs faiblesses.

Tenant du titre, Geraint Thomas est clairement apparu en difficulté. Huitième à trente-six secondes de Pinot, c’est clairement un coup dur qu’a connu le coureur de la formation INEOS. Cependant, il reste encore en deuxième position du général, mais désormais à plus de deux minutes d’Alaphilippe. La mission se complique pour le Britannique qui n’apparaît pas dans la même forme en comparaison de l’année dernière. Egalement distancés, Uran, Fuglsang, Porte, Mas et Quitana ont certainement fait une croix sur leurs illusions d’atteindre le podium. C’est tout le contraire d’Alaphilippe et Pinot, qui peuvent prétendre encore plus après cette étape du Tourmalet à rêver grand, voire très grand au général. Cela demande confirmation dès la prochaine étape, la dernière disputée dans les Pyrénées.

Julian Alaphilippe vainqueur du chrono avec le maillot jaune !

C’est une performance exceptionnelle que vient de réaliser Julian Alaphilippe. Sur la treizième étape, un contre-la-montre individuel de 27 kilomètres à Pau, le coureur de Deceuninck – Quick Step a réalisé le meilleur temps battant au passage Geraint Thomas (Team INEOS) de quatorze secondes et Thomas De Gendt (Soudal – Lotto) de trente-six secondes, qui a longtemps eu la marque de référence. Grâce à sa deuxième victoire obtenue sur cette édition, le Français est plus que jamais maillot jaune.

Fantastique ! Mieux que défendre son maillot jaune, Julian Alaphilippe a consolidé son rang de leader à l’issue du seul chrono individuel disputé dans ce Tour de France. Auteur d’une énorme prestation, le Français est celui qui a réalisé le meilleur temps, ce qui n’était pas franchement attendu. Il s’est même permis le luxe de devancer de quatorze secondes Geraint Thomas, a priori meilleur spécialiste que lui dans cet exercice. Et a repris encore davantage de temps aux autres prétendants du classement général. Cette deuxième victoire d’étape après Épernay pour le leader actuel est un grand coup réalisé.

Du grand Alaphilippe, un général éclairci

En tête à chaque point intermédiaire, Alaphilippe a agréablement surpris son monde. Tenant en respect Geraint Thomas, considéré comme un favori à la victoire du jour et au général, il a d’abord eu cinq secondes d’avance sur le Britannique dans la majorité du parcours. Puis, dans la dernière portion plutôt roulante, le numéro 1 mondial a fait encore mieux que de résister. Avec quatorze secondes de marge sur la ligne d’arrivée, il a évidemment frappé un grand coup. Et dire que derrière le vainqueur sortant de la Grande Boucle, les écarts sont plus conséquents. En effet, De Gendt a terminé à trente-six secondes tout comme Rigoberto Uran. Dans le reste du top 10, Richie Porte, Steven Kruijswijk et Thibaut Pinot ont respectivement concédé quarante-cinq et quarante-neuf secondes.Ces coureurs-là ont fourni une belle prestation et ont su limité les dégâts.

D’autres, par contre, ont perdu un certain temps. En retrait, Romain Bardet (39e) a fini à deux minutes et vingt-six secondes Alors que Dan Martin (33e) et Adam Yates (34e) ont aussi été relégué à plus de deux minutes. Et pour les deux Colombiens Egan Bernal (22e) au-delà de la minute trente et Nairo Quintana (28e) au-dessus de la minute cinquante, ça n’a pas été une partie de plaisir. Il leur faudra rattraper du temps en montagne, car Alaphilippe est un leader très solide, même conforté dans sa position. Si Thomas est à une minute vingt-six secondes, le troisième Kruijswijk est déjà à plus de deux minutes. Tout ces coureurs sont attendus pour une nouvelle explication dès la prochaine étape avec une arrivée au sommet du Tourmalet.

Échappée gagnante pour Simon Yates, Julian Alaphilippe toujours leader

Avec l’entrée dans les Pyrénées dans ce Tour de France, à l’occasion de la 12e étape, c’est une échappée qui est allée au bout. Simon Yates (Mitchelton-Scott) a réglé au sprint Pello Bilbao (Astana Pro Team) et Gregor Mühlberger (Bora-Hansgrohe), les deux coureurs qui l’ont accompagné pour disputer la victoire. De leur côté, les coureurs visant le classement général sont restés discrets, permettant à Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) de terminer une nouvelle journée en position de leader.

En retrait depuis le lancement de la 106e édition de la Grande Boucle, Simon Yates a brillé sur le premier opus pyrénéen. Vainqueur de l’étape tracée entre Toulouse et Bagnères-de-Bigorre après avoir su intégrer la bonne échappée, le Britannique a dû attendre jusqu’au sprint final pour faire définitivement la différence. En lutte pour la première place avec Gregor Mühlberger et Pello Bilbao, il a été le premier à lancer son effort et a résisté jusqu’à la ligne d’arrivée. Au passage, c’est une victoire qui lui permet à présent de faire partie des coureurs vainqueurs au moins une fois sur chacun des Grands Tours.

Les baroudeurs s’expliquent, les favoris restent calme

Pour arriver à cette performance, Simon Yates a dû se distinguer dans une échappée très fournie. En effet, après une bagarre de plus d’une heure, ils ont été 38 coureurs à se dégager à l’avant. Peter Sagan, Alexander Kristoff, Dylan Groenewegen, Sonny Colbrelli chez les sprinteurs ou encore Tony Gallopin, Rui Costa, Tiesj Benoot, Oliver Naesen chez les baroudeurs ont passé la journée au premier échelon de la course. Dès le Col de Peyresourde, un premier écrémage a eu lieu mais ne comportant aucune surprise. C’est bien dans la montée d’Hourquette d’Ancizan que ça s’est décanté.

Parti dans la descente et maintenant l’écart dans la vallée, Simon Clarke n’a pu éviter le retour dans un premier temps de Matteo Trentin. L’Italien plutôt un sprinteur a prouvé qu’il était capable d’évoluer à un bon niveau en montagne. Présent dans un second groupe, il n’a pas été en mesure d’être avec le trio Yates-Mühlberger-Bilbao qui va s’avérer supérieur. Basculant au sommet avec une minute sur ses poursuivants, ils sont arrivés jusque dans les derniers mètres ensemble sans se faire rejoindre. Et Yates est arrivé à avoir le dernier mot offrant du même coup une deuxième victoire à sa formation Mitchelton-Scott dans cette édition après Daryl Impey. Sinon, ça n’a pas bougé chez les favoris qui restent avec les mêmes écarts au général. Julian Alaphilippe va devoir à présent défendre sa tunique jaune sur un chrono individuel important.

Caleb Ewan le plus rapide au sprint, Julian Alaphilippe reste leader

Pour la reprise, dans cette onzième étape tracée entre Albi et Toulouse, Caleb Ewan (Soudal-Lotto) s’est montré le plus véloce dans un sprint âprement disputé. L’Australien a battu pour quelques centimètres Dylan Groenewegen (Team Jumbo-Visma) qui s’est fait remonter tout près de la ligne d’arrivée. Un peu plus en retrait, Elia Viviani (Deceuninck – Quick Step) a fini au troisième rang. Terminant dans le même temps que le vainqueur, Julian Alaphilippe est toujours le porteur du maillot jaune.

Décidément, pas un sprinteur ne se détache dans cette 106e édition du Tour de France. Après Mike Teunissen, Elia Viviani, Peter Sagan, Dylan Groenewegen et Wout Van Aert, la dernière arrivée massive a été réglée par Caleb Ewan. Placé mais jamais vainqueur depuis le Grand Départ donné de Bruxelles, le coureur de Lotto-Soudal ne s’est pas fait devancer cette fois-ci. Parvenant à bien se placer dans les rues de Toulouse, il a déclenché au bon moment pour remonter progressivement son principal rival Groenewegen et le dépasser dans les derniers mètres. C’est la première fois de sa carrière qui l’emporte sur la Grande Boucle. Cette victoire est d’autant plus spéciale qu’elle lui permet de rejoindre le club des coureurs comptant un succès minimum dans les trois Grands Tours.

Échappée reprise

Avant qu’Ewan ne parvienne à s’imposer, quelques coureurs ont quand même passé la majeure partie de la journée à l’avant. Stéphane Rossetto (Cofidis), Anthony Perez (Cofidis), Lilian Calmejane (Direct Energie) et Aimé de Gendt (Wanty – Gobert) sont partis dès le premier kilomètre. Mais à l’image des autres étapes dite de plaine, le peloton ne leur a pas laissé beaucoup de marge. Leurs espoirs d’aller jusqu’au bout ont été donc très minces. Et cela s’est vérifié car aucun d’entre eux n’a pu éviter un retour même si de Gendt a tenté un baroud d’honneur en solitaire dans le final. Une action qui a d’ailleurs pas mal agacé Stéphane Rossetto, lui reprochant de ne pas avoir tout donné les kilomètres précédents dans ses prises de relais.

Une chute collective

Autre fait de course à souligner avant l’arrivée, c’est la chute qui s’est produite à une trentaine de kilomètres de la ligne d’arrivée. Celle-ci a notamment freiné Nairo Quintnana (Team Movistar) et Richie Porte (Trek-Segafredo). Mais elle a aussi fait des dégâts à quelques coureurs. Le plus touché a été Niki Terpstra (Direct Energie) contraint à abandonner, alors que Sebastian Langeveld (EF Education First), Giacomo Nizzolo (Dimension Data) et Giulio Ciccone (Trek-Segafredo) portant les stigmates de la chute ont quand même pu repartir. Pour le dernier cité, cela contraste forcément avec le fait d’avoir été maillot jaune la semaine dernière. Finissant loin, à plus de douze minutes, l’Italien encore top 10 (10e) avant le départ est sans conteste le perdant du jour au niveau du général.

Profitant de cette mésaventure de Ciccone, Thibaut Pinot réintègre le top après l’avoir quitté brièvement. Pour le Français, cela s’est mieux passé que l’étape précédente. Et à l’image des autres prétendants à un bon résultat final, il n’a pas concédé temps. Dans les premières positions, c’est le statu quo parfait avec Julian Alaphilippe qui poursuit son règne. A voir désormais jusqu’où pourra aller le leader actuel, car dès demain c’est l’entrée des Pyrénées entre Toulouse et Bagnères-de-Bigorre sur 209,5 kilomètres.  

Origine Axxome II GTR : un vélo surprenant

TodayCycling se lance dans le test de matériel cyclisme ! Et quoi de mieux que de commencer avec l’essai d’un vélo haut de gamme ? Origine Cycles nous a prêté le modèle le plus performant de sa production : l’Axxome II GTR. Sur plus de 500 kilomètres, nous avons eu l’occasion de mener ce vélo sur des compétitions et de longues sorties. Alors, que vaut ce vélo ? On vous le dit tout de suite.

Origine, qu’est-ce que c’est ?

Depuis quelques années, la marque française implantée dans le Nord proche de Valenciennes ne cesse de monter. Dans la dure loi de la vente en direct, Origine a su créer sa place à vitesse grand V. Sa force ? Proposer un montage à la carte. Du choix des périphériques, aux longueurs de potence et manivelles, du braquet, et même de la couleur (!), tout est configurable directement sur le site internet Origine Cycles. Une véritable plus-value qui séduit énormément de passionnés de la petite reine. D’ailleurs, la marque a été récompensé il y a peu dans l’élection du vélo de l’année par le magazine Le Cycle en arrivant en tête des votes des électeurs. Un gage de reconnaissance auprès des utilisateurs d’Origine qui sont pleinement satisfaits de leur monture. Alors, on a voulu en savoir plus.

A LIRE : Acheter un vélo d’une équipe pro : fausse bonne idée ?

Présentation de l’Origine Axxome II GTR

Pour cet essai, Origine Cycles nous a gentiment prêté le modèle le plus haut de gamme qu’il produit : l’Axxome II GTR. Autant dire qu’en terme de ressentis, ce dernier doit être irréprochable. En plus, celui-ci est équipé des meilleurs périphériques possibles : groupe Dura Ace Di2, roues Mavic Cosmic Pro SL UST, périphériques Ritchey (Carbone/Alu) ainsi que d’une Selle Italia SLR Lite Titane. Après quelques réglages de position, nous sommes partis pour plusieurs centaines de kilomètres !

Descriptif détaillé

Cadre : Axxome II GTR Disque Carbone Textreme
Fourche : Axxome II GTR Disque Carbone Textreme
Dérailleur arrière : Shimano Dura Ace 9150
Dérailleur avant : Shimano Dura Ace 9150
Sélecteurs : Shimano Dura Ace 9150
Pédalier : Shimano Dura Ace 9100 50-34
Cassette : Shimano Dura Ace 9100 11-28
Freins : Shimano Dura Ace 9100
Roues : Mavic Cosmic Pro Carbone Disc 2019
Pneus : Mavic Yksion Pro 25
Selle : Italia SLR Lite Titane
Cintre : Ritchey Road Curves WCS Carbone
Potence : Ritchey WCS C-220
Tige de selle : Ritchey 1B Superlogic Carbone
Poids : 6 713g
Prix : 6 654€

Les deux points forts de l’Origine Axxome II GTR

Le freinage à disques

Il faut dire que j’ai été agréablement surpris par le freinage à disques. Il s’agissait de mon premier essai sur un vélo route à disques. Et si vous tergiversez encore, je pense qu’il n’y a plus la moindre hésitation à avoir que d’opter pour la version à disques. Surtout si vous êtes plutôt cyclosportif dans l’âme et que vous avez l’intention de rouler en montagne. Alors oui, on va m’évoquer le poids. Certes plus lourd qu’un freinage à patins, le disques offre une énorme progressivité dans le freinage ce qui permet de prendre avec assurance des courbes dans lesquelles on hésitait à s’engager.

Les roues tubeless Mavic Pro Carbon SL UST

Certes, les roues Mavic Pro Carbon SL UST sont en « option », à choisir lors des paramétrages du vélo. Mais il faut avouer qu’elles ont été une bonne surprise sur cette monture. Bref, on est ici sur le plus haut de gamme, encore une fois, de chez Mavic. Ces roues ajoutent un réel dynamisme au vélo. Au dessus de 30 km/h, les jantes de 45mm sont un pur bonheur. On sent que le vélo file et qu’il ne demande qu’à reprendre du braquet dans les manivelles. Les pneus tubeless Mavic Yksion Pro en 25 mm n’ont jamais contraint la performance et ont largement contribué au confort du vélo. Quand j’ai quitté l’usine Origine avec le vélo, on m’a dit de gonfler à 7 bars. Ayant l’habitude de gonfler à 8,5 environ, je me suis laissé tenter. Si on a la sensation d’avoir des roues un peu molles au départ, on en ressent tous les bénéfices du côté confort. Et la performance suit quand même : sur une sortie type, j’ai battu certains de mes temps de références. Effet placebo me direz-vous. Sauf que ce vélo je l’ai aussi emmené sur quelques compétitions et le constat reste le même : l’Origine Axxome II GTR est confortable et ultra performant !

Les deux points faibles de l’Axxome II GTR

L’intégration Di2

L’un des points négatifs de cet Axxome reste l’intégration Di2. Je veux dire par-là qu’on a l’impression que ça n’a pas été pensé et étudié plus que cela. Les câbles « pendouillent » assez facilement ce qui nuit à la qualité visuelle du vélo. Par ailleurs, c’est un point que j’avais abordé lors de ma visite chez Origine et l’équipe est actuellement en train de travaille sur un vélo tout intégré, comme cela se fait de plus en plus. Rien de tel pour rendre le vélo encore plus élégant.

Que vaut le cadre avec d’autres roues ?

L’autre point négatif est que je n’ai pas pu essayer ce cadre avec d’autres roues. On le sait, le comportement du vélo est dû en grande partie par le train roulant. Alors que vaut cet Axxome avec une paire de roues un peu plus bas de gamme voire en alu ? Car avec les Mavic Cosmic Pro SL UST, la facture monte assez vite. Et à 6 600€, ce n’est pas à la portée de tout le monde.

Acheter l’Axxome II GTR, ça vaut le coût ?

L’Axxome GTR est un vélo surprenant. Lors des premiers tours de pédales on a légèrement l’impression de se « traîner ». Mais lorsque l’on regarde le compteur, on se rend compte qu’on avance bien plus vite qu’on ne le croit. Il faut dire que la sensation de confort est sans pareil. Les aspérités de la route sont absorbées. Le vélo ne tape pas et s’adapte à tous les irrégularités de la chaussée. C’est un pur régal d’enchaîner les kilomètres à son cintre.

Malgré les deux points négatifs (et encore, il fallait trouver quelque chose à redire), l’Axxome II GTR est un vélo qui plait énormément. Et Origine en général. En témoigne le succès de la marque lors de l’élection du vélo de l’année par le magazine Le Cycle. Origine est arrivé en tête du vote des lecteurs. C’est-à-dire que les cyclistes qui achètent Origine en sont pleinement satisfaits. Il faut dire que l’équipe est très accessible. Que ce soit directement à l’usine à Somain ou par téléphone. Une véritable équipe de passionnée qui se dévoue entièrement pour ses clients. De quoi avoir une entière confiance et satisfaction dans l’achat de son Origine.

Wout Van Aert surprend les sprinteurs, Thibaut Pinot piégé

Le scénario de la dixième étape a été imprévisible. Au terme d’une journée complètement folle, Wout Van Aert (Team Jumbo – Visma) a réussi à prendre l’avantage sur les purs sprinteurs dont Viviani (Deceuninck – Quick Step) et Caleb Ewan (Soudal – Lotto) qui ont pris la deuxième et troisième place. Mais surtout, plusieurs coureurs visant le classement général dont Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) ont perdu du temps, piégés par une bordure. Quant à Julian Alaphilippe, présent dans le premier groupe, il reste toujours en position de leader.

Que de surprises ! A première vue, cette étape tracée entre Saint-Flour et Albi sur 217 kilomètres ne constituait pas de danger particulier pour les coureurs. Et pourtant, les faits de course ont réservé un scénario tout autre. A commencer par la victoire pour le moins étonnante de Wout Van Aert, qui est parvenu à battre à la régulière tous les sprinteurs figurant dans le premier groupe. Elia Viviani, Caleb Ewan, Michael Matthews et Peter Sagan dans cet ordre ont tous dû s’avouer vaincu face au talentueux coureur belge. Pour lui, il s’agit de sa première victoire obtenue dans un Grand Tour, qui plus est lors de sa première participation au Tour de France. Et ce n’est sans doute pas la dernière…

Si Wout Van Aert a vécu une très belle journée, qui restera comme un moment marquant de son début de carrière sur la route, d’autres ont connu des difficultés. Et en particulier quelques coureurs concentrés sur le classement général final. D’abord, la course se déroulait de manière classique avec une échappée de six coureurs avec notamment Tony Gallopin (AG2R La Mondiale) et Anthony Turgis (Total Direct Energie) côté français, mais que le peloton a contrôlé et a même rattrapé. Quand tout à coup, profitant des conditions météorologiques, la formation Deceuninck – Quick Step a provoqué un coup de bordure qui a fait exploser le peloton.

Premier accroc pour Pinot

Se retrouvant distancé, Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) a été relégué dans un deuxième groupe en compagnie de Rigoberto Uran (EF Education First), Richie Porte (Trek-Segafredo) et Jakob Fuglsang (Astana Pro Team). S’ils sont revenus un instant à une dizaine de secondes sur le premier échelon de la course, ils n’arriveront jamais à faire la jonction. L’addition s’avérera même de plus en plus salée au fil des kilomètres et jusqu’à la ligne d’arrivée. Au final, le temps perdu a été d’une minute et quarante secondes par rapport à des adversaires tels que Geraint Thomas, Egan Bernal, Steven Kruijswijk, Adam Yates, Nairo Quintana qui ont terminé dans le même temps que le vainqueur du jour. Forcément, une mauvaise opération réalisée qui fait reculer par exemple Pinot de la troisième à la onzième place. Mais surtout qui le situe à environ une minute et vingt secondes du duo Thomas- Bernal, deuxième et troisième avant la première journée de repos.

Derrière, d’autres coureurs ont concédé encore plus de temps. Mikel Landa (Team Movistar), en plus d’une chute, s’est retrouvé à deux minutes et neuf secondes tout comme Giulio Ciccone (Trek-Segafredo) encore deuxième ce matin et Fabio Aru (UAE Team Emirates). Pour la plus grosse déconvenue, elle est clairement à mettre à l’actif de George Bennett (Team Jumbo-Visma), quatrième avant le départ de cette étape, qui a terminé dans un groupe de battus à neuf minutes et quarante-une secondes. Ses espoirs de briller au général se sont définitivement envolées.

Alaphilippe, la première semaine parfaite

Dans ce général où une hiérarchie s’est encore un peu mieux dessinée, Julian Alaphilippe en reste pour le moment le patron. Le Français ne pouvait pas rêver mieux. Avec la perte de temps de Ciccone et Pinot, il se retrouve désormais avec une minute et douze secondes d’avance sur son premier poursuivant, Thomas le tenant du titre. De quoi aborder le début de la deuxième semaine, ce mercredi, avec sérénité. Puis entrer certainement avec le maillot jaune dans les Pyrénées. Mais avant cela, comme l’ensemble des coureurs, la journée de repos arrive à point nommé.

Daryl Impey vainqueur d’étape, Julian Alaphilippe reste leader

En cette fin de première semaine de course, l’échappée a eu le dernier mot. Faisant partie des attaquants du jour, Daryl Impey (Mitchelton-Scott) a rallié l’arrivée à Brioude en battant Tiesj Benoot (Soudal – Lotto) au sprint. A quelques secondes, Jan Tratnik (Bahrain Merida) a pris la troisième place. Du côté des favoris, c’est un statu quo avec Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) qui va pouvoir vivre une nouvelle journée en jaune.

La neuvième étape du Tour de France 2019, jour de fête nationale, ne restera pas forcément dans les mémoires. Mais pour Daryl Impey, elle sera inoubliable. Le Sud-Africain a très certainement décroché à 34 ans le plus grand succès de sa carrière. Jusqu’à cette performance, il n’avait encore jamais remporté une étape dans un Grand Tour, c’est désormais chose faite. Parti avec quinze autres coureurs dans les premiers kilomètres, le coureur de Mitchelton-Scott a été en mesure de franchir la ligne d’arrivée devant tous sans exception. Le dernier concurrent à lui opposer une résistance, Tiesj Benoot a été contraint de céder dans le sprint final.

Une journée pour les baroudeurs

Entre les coureurs échappés, il y a eu d’abord une première phase de course où l’entente fut parfaite. Et profitant d’une certaine apathie du peloton, le fait que la victoire allait se jouer entre eux était assez évident. Les premières offensives se sont faites à un peu moins de 60 kilomètres du terme, mais n’ont pas donné grand chose. Le premier qui s’est vraiment mis en évidence a été Lukas Pöstlberger (Bora-Hansgrohe). L’Autrichien a compté jusqu’à 45 secondes d’avance avant de craquer progressivement et voir revenir d’autres coureurs.

C’est dans la dernière côte du parcours à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée que tout a volé en éclats. Alors que quelques coureurs avaient déjà perdu le contact comme Edvald Boasson Hagen (Dimension Data) et Tony Martin (Team Jumbo-Visma), les derniers pourcentages ont permis de créer des différences. Ainsi, Benoot s’est révélé offensif et a fait mal à de nombreux adversaires. Seul Nicolas Roche (Team Sunweb) va réussir à le suivre. Puis, Daryl Impey va parvenir à revenir dans un second temps. Ces trois hommes qui ont basculé en tête de l’ultime côte répertoriée ont alors creusé un écart intéressant, qui va s’avérer décisif. Sauf que Roche ne tiendra pas la cadence et se fera distancé un petit peu plus loin.

Tranquille pour les favoris

C’est donc Impey et Benoot, qui ont pu se disputer la première place. Si Benoot a lancé son sprint en premier et semblait être bien parti, Impey a prouvé sa supériorité dans ce domaine et n’a pas eu trop de mal pour imposer sa puissance. Il s’agit d’un nouveau fait d’arme pour le Sud-Africain au Tour de France après avoir porté le maillot jaune lors de l’édition 2013. Une tunique de leader qui est actuellement porté par Julian Alaphilippe. A l’image des autres coureurs placés au général, mis à part Romain Bardet mais repris rapidement, il n’a pas bougé aujourd’hui et vécu une journée sans difficultés après avoir beaucoup donné sur la route de Saint-Etienne. Avant la première journée de repos qui s’annonce mardi, une belle occasion sera à saisir pour les sprinteurs sur la dixième étape.

Thomas De Gendt épatant, Alaphilippe et Pinot gagnent du temps

Cette huitième étape a offert du grand spectacle, en particulier dans les derniers kilomètres. Membre de l’échappée quasiment dès le départ, Thomas De Gendt (Soudal – Lotto) est allé jusqu’au bout sans se faire rejoindre. Alors que derrière, le duo français Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) et Thibaut Pinot (Groupama – FDJ) a réussi à s’extirper et a terminé avec une vingtaine de secondes d’avance sur un premier peloton composé des autres coureurs visant le général et des quelques sprinteurs restants. Grâce à ce temps récupéré, Alaphilippe est de nouveau maillot jaune.

Un final de toute beauté ! Il va marquer assurément cette édition du Tour de France tant il aura été palpitant et c’est le cas de le dire. A commencer par la grande prestation de Thomas De Gendt. Sa réputation de baroudeur a de nouveau fait des ravages sur la route reliant Mâcon à Saint-Etienne. En tête de course pratiquement de bout en bout, hormis le premier kilomètre, il a écœuré les coureurs qui l’ont accompagné dans l’échappée, mais aussi les cadors du peloton. Ces derniers sont tombés sur un véritable os, cependant deux coureurs en particulier peuvent largement se montrer satisfait. Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot qui sont passés à l’offensive ont pu reprendre du temps à leurs adversaires directs. Sur un profil particulièrement vallonné, ces coureurs ont donc parfaitement su en profiter.

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Une journée éprouvante

Avec quasiment un enchaînement montée-descente toute la journée, cela s’est avéré très usant et fatigant. Certains se sont même détachés dans la portion la moins compliquée au départ. De Gendt le vainqueur du jour a été accompagné par Benjamin King (Dimension Data), Niki Terpstra (Total Direct Energie) et Alessandro De Marchi (CCC Team) qui va réussir à faire la jonction un petit peu plus tard. Ces quatre-là vont alors parcourir un bon bout de chemin ensemble jusqu’à se séparer à une soixantaine de kilomètres de l’arrivée. De Marchi et De Gendt n’étaient plus que tout les deux à l’avant. Au même moment, le peloton perdait des éléments, mais essentiellement les sprinteurs et moins bons grimpeurs.

Des faits de course majeurs

C’est vraiment les vingt derniers kilomètres qui ont fait basculer cette étape dans une autre dimension. D’abord, fait marquant, Geraint Thomas (Team INEOS) est tombé après une faute de sa part, obligeant ses coéquipiers à mener un gros effort pour essayer de le faire revenir dans le peloton. Le Britannique arrivera à rentrer mais tout seul, alors qu’il ne lui restait plus qu’Egan Bernal comme équipier dans le groupe. Autrement, à l’avant, un De Gendt des très grands jours a distancé De Marchi et s’en est allé seul. Son écart était alors d’une minute sur le groupe maillot jaune à quinze kilomètres environ du terme.

C’est à ce moment, dans la dernière côte répertoriée du jour qu’Alaphilippe est passé à l’attaque. Pinot va être le seul en capacité de le suivre. Les autres un ton en-dessous resteront ensemble mais ne reviendront jamais. Pourtant, ils ont essayé de mener la chasse sur les kilomètres restants. La tendance leur sera défavorable au détriment des deux Français qui ont démontré leur très grande forme. Revenant progressivement sur De Gendt, ils n’arriveront tout de même pas à dépasser le Belge auteur d’un exploit retentissant en solitaire. A noter quand même qu’ils échoueront pour six secondes mais finiront avec vingt secondes de marge d’une trentaine d’unités réglé par Michael Matthews. Dans ce même groupe, Thomas, Bernal, Fuglsang, Yates et autre Quintana en faisaient partie.

Julian Alaphilippe redevient le patron

Cette journée retiendra aussi qu’elle a permis à Alaphilippe de reprendre les commandes au niveau du général. Avec 23 secondes sur l’ancien porteur du maillot jaune Giulio Ciccone (Trek-Segafredo), il dispose d’un bel avantage pour être leader encore plusieurs jours. Thibaut Pinot est quant à lui désormais troisième avec un retard de 53 secondes. A partir de la quatrième place et George Bennett (Team Jumbo-Visma), l’écart excède la minute tout comme pour Thomas et Bernal en cinquième et sixième position. Une explication entre ces coureurs n’est d’ailleurs pas à exclure sur la neuvième étape entre Saint-Etienne et Brioude (170 km).

Dylan Groenewegen trouve l’ouverture au sprint

Au terme d’une journée calme, le gain de la septième étape est revenue à Dylan Groenewegen (Team Jumbo-Visma). Dans un sprint disputé, le Néerlandais a devancé Caleb Ewan (Soudal – Lotto) qui est passé tout proche de la victoire, alors que Peter Sagan (Bora – Hansgrohe) est allé prendre la troisième place. De son côté, Giulio Ciccone (Trek-Segafredo) a conservé son maillot jaune sans difficultés.

C’était à prévoir, le tracé entre Belfort et Chalon-sur-Saône n’a pas réservé de surprises. La plus longue étape de cette 106e édition (230 kilomètres) a débouché sur un sprint massif. Celui-ci a été remporté par Dylan Groenewegen, qui retrouve des couleurs après ne pas avoir connu le début de Tour de France souhaité. A la différence des arrivées de Bruxelles marquée par une chute ou celle de Nancy conclue à la cinquième place, il s’est montré le plus rapide cette fois-ci. Mais ça s’est joué à très peu de choses par rapport à Caleb Ewan, qui a été battu pour seulement quelques centimètres. En tout cas, ce succès décroché va assurément lui faire beaucoup de bien et lui retirer une certaine pression en vue des prochains sprints. 

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Ce duel dans les derniers mètres opposant Groenewegen à Ewan est quasiment le seul fait à retenir de cette journée. Autrement, ce fut une véritable journée de transition. Stéphane Rossetto (Cofidis) et Yoann Offredo (Wanty – Gobert) ont été les deux seuls courageux à se porter à l’avant. Attaquants dès le départ, ils ont fait plus de deux cents kilomètres ensemble à l’avant. Mais avec jamais le moindre espoir d’aller au bout. Le peloton les a contrôlé à distance respectable avant de les rattraper dans la dernière heure de course quand il en a vraiment voulu.

Ensuite, les formations ont essayé de maintenir à l’avant leurs leaders pour le général ou leurs sprinteurs pour la victoire du jour. Une féroce bataille, qui s’est poursuivie jusqu’au moment de l’emballage final où les coureurs les plus rapides ont pu pleinement s’exprimer. Dylan Groenewegen aura su se montrer le plus performant. Derrière, Ewan et Sagan ont complété le podium. Ce dernier faisant quand même une nouvelle bonne opération dans l’optique du maillot vert dont il est le grandissime favori pour le ramener jusqu’à Paris. Sinon, rien à signaler chez les favoris et chez le leader de l’épreuve Giulio Ciccone, qui devra se révéler performant pour rester en haut du classement après une huitième étape vallonnée et piégeuse en direction de Saint-Etienne.

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Dylan Teuns dompte la Planche des Belles Filles, Giulio Ciccone en jaune

Ce n’est pas forcément le scénario attendu sur la sixième étape du Tour de France qui s’est déroulé. Pour la première fois de cette édition, l’échappée est allée au bout. Au sommet de la Planche des Belles Filles, Dylan Teuns (Bahrain Merida) s’est imposé en venant à bout de Giulio Ciccone (Trek-Segafredo) qui lui aura contesté la victoire jusque dans les derniers mètres. Mais l’Italien va pouvoir largement se satisfaire de cette deuxième place, car il est le nouveau détenteur du maillot jaune. Pour six secondes seulement, Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) a dû le céder. A noter que Geraint Thomas (Team INEOS) et Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) ont été les premiers favoris à franchir la ligne d’arrivée.

La chance sourit aux audacieux. Cette formule s’applique parfaitement à deux coureurs qui ont passé toute la journée à l’avant de la course. Sur un tracé exigent dans le massif des Vosges et avec une arrivée plus que corsée à la Planche des Belles Filles, Dylan Teuns est parvenu à finir de manière victorieuse son échappée. De son côté, le deuxième Giulio Ciccone s’est emparé du maillot jaune de leader. De quoi laisser passer plus facilement la déception de ne pas avoir remporté l’étape.

Une belle lutte pour la victoire

Ils ont été quatorze à composer l’échappée du jour avec notamment Teuns, Ciccone mais aussi Greipel, De Gendt et Wellens. D’ailleurs, ce dernier en a profité pour prendre encore des points pour le classement de la montagne qu’il mène à la sortie des Vosges. Mais pour rivaliser pour le gain de l’étape, les efforts consentis ces derniers jours ont sans doute pesé. Il faisait partie des plus forts parmi les hommes de tête, mais certains se sont montrés un ton au-dessus. A commencer par Meurisse, qui l’a décroché dans la Planche des Belles Filles, mais surtout Teuns et Ciccone qui ont livré un beau duel. Ensemble encore à quelques mètres de la ligne, ce sont les passages sur des pourcentages à 24% maximum qui ont la différence au profit du Belge. Pour le coureur de Bahrain Merida, il s’agit de son premier succès sur la Grande Boucle et plus largement dans un Grand Tour.

Des écarts sur un kilomètre

Pour la lutte entre les favoris, cela s’est vraiment résumé à une course de côte. Les ascensions du Markstein, du Grand Ballon ou encore du Ballon d’Alsace n’ont pas permis d’assister à une grosse sélection. Le Col des Chevrères a commencé à émousser sérieusement les coureurs avant d’entamer la Planche des Belles Filles. Parmi la trentaine d’unités présents au pied de l’ascension, tous les leaders étaient présents. Et sont même restés groupés jusqu’au moment d’aborder le dernier kilomètre rajouté par rapport aux trois passages précédents du Tour dans cette montée. C’est à cet instant que tout est parti en éclat, et des écarts plus ou moins significatifs se sont crées.

Alejandro Valverde a eu beau faire le rythme en tête de groupe quelques instants, Warren Barguil et Mikel Landa ont bien tenté une attaque ou encore David Gaudu a fait un gros travail pour Thibaut Pinot, c’est surtout Julian Alaphilippe qui a forcé tout le monde à s’employer au maximum et même au-delà. Le porteur du maillot jaune, qui était en position défensive a fait parler ses qualités de puncheur dans les forts pourcentages. S’il a un peu coincé dans les derniers mètres, à l’image des autres coureurs, seul Geraint Thomas l’a devancé de deux secondes. Sinon, Pinot a fini dans le même temps que lui. Derrière, pour n’en citer que quelques uns, Quintana a perdu sept secondes par rapport au tenant du titre, Fuglsang a concédé neuf secondes tut comme Bernal. Si cette perte de temps est minime, elle est supérieure et plus inquiétante pour Romain Bardet. Le Français a perdu pas moins d’une minute et neuf secondes, qui s’ajoute au retard du chrono par équipes. Une mauvaise opération assurément pour le leader d’AG2R La Mondiale.

Pas de hiérarchie claire établie

Après ce qui devait permettre d’assister aux premières différences sensibles, le général reste toujours dense au niveau des premières positions. Ciccone mène les débats pour six secondes sur Alaphilippe et trente-deux secondes aux dépends de Teuns. Derrière ce podium provisoire, Thomas (5e) est bien placé à quarante-neuf secondes. Bernal (6e) et Pinot (7e) sont à l’affût respectivement à cinquante-trois et cinquante-huit secondes. Autrement, Fuglsang (11e) pointe à une minute dix-neuf secondes, Adam Yates (14e) à une minute et vingt-quatre secondes et Quintana (16e) à une minute et quarante-et-une secondes. Rien n’est donc fait et il faudra désormais attendre certainement les Pyrénées à moins que les arrivées à Saint-Etienne et Brioude ce week-end nous réserve des surprises.

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Peter Sagan impérial débloque son compteur

Pour l’entrée du Tour de France dans les Vosges, c’est un sprint en comité réduit qui a eu lieu. Dans un peloton composé de quatre-vingt unités environ, Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) s’est montré le plus fort dans cette cinquième étape. Avec une certaine marge, le Slovaque a eu raison notamment de Wout Van Aert (Team Jumbo-Visma) et Matteo Trentin (Mitchelton-Scott). Avec cette victoire, il conforte ainsi son maillot vert. De son côté, Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) qui a passé une journée tranquille au chaud est toujours le leader du classement général.

Après avoir tourné autour du succès sur ces premiers jours de course, Peter Sagan n’a pas laissé filer l’occasion lors de la cinquième étape. Pourtant, le profil était vallonné entre Saint-Dié-des-Vosges et Colmar, particulièrement dans les soixante-dix derniers kilomètres avec trois différentes ascensions de deuxième et troisième catégorie. Le Slovaque qui ne s’est jamais retrouvé distancé a tenu le choc comme quelques autres sprinteurs avant de les régler tous au sprint.

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Contrôle du peloton

Si les grandes manœuvres n’ont pas eu lieu sur ce tracé de moyenne montagne, quelques baroudeurs ont tout de même animé l’avant de la course. Mais le quatuor composé de Toms Skujins (Trek-Segafredo), Tim Wellens (Soudal-Lotto), Simon Clarke (EF Education First) et Mads Wurtz Schmidt (Katusha-Alpecin) n’a jamais possédé beaucoup d’avance. Du coup, leurs espoirs de rallier l’arrivée en vainqueur n’ont pas existé à un seul instant. Même Toms Skujins, le plus fringant dans l’échappée, s’est fait rattraper dans la dernière ascension par un peloton sans pitié.

Menant un rythme soutenu mais sans plus, cela a suffi pour mettre en difficulté de nombreux coureurs dont plusieurs sprinteurs de renom. Que ce soit Groenewegen, Ewan, Viviani, Kristoff, ils ont tous décroché. Au contraire, Matthews, Sagan, Colbrelli ou encore Trentin sont restés dans le peloton. Et n’ont pas à eu puiser dans leurs réserves dans les plus forts pourcentages, faute d’attaque des meilleurs grimpeurs.

Sagan, la belle opération

A Colmar, pour le final, c’est donc un peloton à peu près réduit de moitié qui s’est disputé la victoire. Les coureurs les plus rapides ont logiquement occupé les premières places. A commencer par Sagan, qui a dominé le sprint. Un ton au-dessus, le Slovaque a mis quelques longueurs à ses adversaires. Cela lui permet de consolider son maillot vert qu’il va tenter de ramener une 7e fois à Paris. Sinon, derrière, Van Aert a réussi à décrocher la deuxième place et les secondes de bonifications qui vont avec. C’est le seul changement notable au général puisque le Belge s’est rapproché à 14 secondes de Julian Alaphilippe. Le Français va passer un test très important tout comme les prétendants à la victoire finale lors de la 6e étape qui s’achève à la Planche des Belles Filles.

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Elia Viviani règle la meute des sprinteurs

Après avoir remporté la troisième étape par le biais de Julian Alaphilippe, Deceuninck – Quick Step continue sur sa lancée grâce à Elia Viviani. Le sprinteur italien s’est montré le plus rapide dans la dernière ligne droite en prenant le dessus notamment sur Alexander Kristoff (UAE Team Emirates) et Caleb Ewan (Soudal – Lotto). Au classement général, Julian Alaphilippe est toujours le porteur du maillot jaune.

En ce début de Tour de France, c’est la loi des séries qui s’impose. Après que le Team Jumbo-Visma ait remporté les deux premières étapes, les deux suivantes sont revenues à la Deceuninck – Quick Step. Un résultat rendue possible avec la prestation d’Elia Viviani lors de cette quatrième journée de course. Sur un tracé entre Reims et Nancy favorable aux sprinteurs, l’Italien faisait partie des favoris. Mais il fallait encore le démontrer dans le final, ce qu’il est parvenu à faire. Une victoire significative car il s’agit de sa première sur les routes du Tour de France.

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Un peloton en gestion

Comme c’était à prévoir, cette étape s’est surtout résumée au sprint final, car autrement il ne s’est pas passé grand chose. Les trois échappés Yoann Offredo, Frederik Backaert (Wanty – Gobert) et Michael Schär (CCC Team) ont quand même essayé d’animer la journée. Mais le peloton leur a donné aucune chance d’y croire. Jamais l’écart n’a excédé les trois minutes et trente secondes. C’est dire à quel point les équipes des principaux sprinteurs ne voulaient pas laisser filer cette opportunité. D’ailleurs, le dernier des rescapés des hommes de tête Michael Schär s’est fait rattrapé avant les quinze derniers kilomètres dans la côte de Maron.

Dans cette difficulté de quatrième catégorie, le peloton a haussé le ton. Et particulièrement Bora-Hansgrohe puis le Team Sunweb pour favoriser Peter Sagan et Michael Matthews avec l’objectif de lâcher quelques coureurs. Les sprinteurs les moins à l’aise quand la route s’élève ont réussi à tenir le choc, même Dylan Groenewegen qui a reculé dans la montée sans décrocher complètement. Du coup, tout le monde était présent pour jouer sa carte dans l’emballage final.

Viviani présent au rendez-vous

S’il y a eu une attaque entre temps de Lilian Calmejane (Total Direct Energie), c’est bien les tout derniers kilomètres qui ont été chauds. Chaque équipe a tenté de placer au mieux son sprinteur. A ce jeu-là, Deceuninck – Quick Step s’en est le mieux tiré avec Viviani parfaitement placé au moment de produire son effort. Pour franchir la ligne en première position, ça n’a pas été sans difficulté car Kristoff et Ewan ont notamment offert une belle résistance. Mais l’ex-champion d’Italie a été légèrement plus rapide. Un succès qui va forcément lui enlever une certaine pression pour la suite de la course. Et lui permet d’avoir la certitude de ne pas repartir bredouille au contraire du dernier Giro. A présent, ça va être à son coéquipier Julian Alaphilippe de jouer. Le Français va devoir défendre sa tunique jaune pour l’entrée dans les Vosges à l’occasion de la 5e étape.

Julian Alaphilippe en démonstration et nouveau maillot jaune

Lors de cette troisième étape du Tour de France, Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) a fait parler toute sa classe. Entre Binche et Epernay, sur un tracé exigent surtout vallonné dans le final, le Français a prouvé sa supériorité. Vainqueur en solitaire, il a terminé avec vingt-six secondes de marge sur un peloton réglé par Michael Matthews (Team Sunweb) devant Jasper Stuyven (Trek-Segafredo). Un écart qui lui a permis de revêtir pour la première fois de sa carrière le maillot jaune aux dépends de Mike Teunissen (Team Jumbo-Visma) le précédent leader et mis en difficulté dans les derniers kilomètres.

Épatant, impressionnant, brillant… Les superlatifs manquent pour qualifier la prestation produite par Julian Alaphilippe sur la troisième journée de ce Tour de France. Désigné comme l’un des principaux favoris avant de prendre le départ de Binche (Belgique) pour s’imposer à Epernay, il a répondu présent. Et c’est peu de le dire ainsi, car c’est une démonstration qu’a réussi à livrer le coureur de Deceuninck – Quick Step dans les quinze derniers kilomètres. Parti seul, il a coupé la ligne d’arrivée de la même manière pour signer l’exploit du début de cette 106e édition. Et restera assurément déjà comme un des moments forts.

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Tim Wellens puis Julian Alaphilippe

Avant qu’Alaphilippe ne s’illustre, un autre coureur particulièrement a animé cette journée. En l’occurrence, Tim Wellens qui a fait le pari de prendre l’échappée alors qu’il pouvait sur un tel profil jouait sa carte en restant plus au chaud dans le peloton. Accompagné par quatre coureurs français, Stéphane Rossetto (Cofidis), Anthony Delaplace (Team Arkea-Samsic), Paul Ourselin (Team Total Direct Energie) et Yoann Offredo (Wanty – Gobert), il les a tous distancé à un peu moins de 50 kilomètres du terme. Et va ensuite un moment occuper seul la tête de course. Au passage de différentes côtes, le Belge a accumulé des points pour le classement de la montagne dont il occupe la tête ce soir. C’est son principal bénéfice de son échappée, car le coureur de Lotto-Soudal n’a pu éviter le retour du peloton.

C’est au sommet du mur de Mutigny (0,9 km à 12% de moyenne), à 15 kilomètres environ de l’arrivée, que Tim Wellens a vu revenir sur lui comme une balle Julian Alaphilippe. Le Français n’a pas tardé à le déborder alors qu’il avait déposé tout le monde dans le peloton deux centres mètres plus tôt. Personne n’a été capable de le suivre, mais surtout aucun coureur ne reviendra sur lui. Le peloton fort d’une cinquantaine unités a eu beau rouler derrière, il était déjà trop tard. Creusant rapidement un écart atteignant les 50 secondes, le Français a su parfaitement résister ensuite malgré des portions pas toujours favorables pour un homme seul.

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Julian Alaphilippe aux commandes

A la fin, il a terminé avec vingt-six secondes de marge, ce qui témoigne de son incroyable prestation. Que ce soit Matthews, Stuyven, Van Avermaet et Sagan qui ont fini dans le top 5 ou Bernal et Pinot qui ont quand même grappillé cinq secondes aux autres favoris en évitant une cassure, ils doivent tous s’avouer vaincu. Ils ne pouvaient véritablement rien faire face à un coureur, qui a démontré une nouvelle fois que c’était l’homme de cette saison. Ce n’est pas pour rien qu’il est le numéro 1 mondial. Avec vingt secondes d’avance sur son dauphin Wout Van Aert (Team Jumbo-Visma), son règne en jaune peut légitimement durer quelques jours, jusqu’à la Planche des Belles Filles ce jeudi. Il vivra en tout cas sa toute première journée de leader sur la quatrième étape de Reims à Nancy.

Team Jumbo-Visma impose sa loi, Mike Teunissen reste en jaune

Pour le compte de la deuxième étape de ce Tour de France 2019, Team Jumbo-Visma a fait très forte impression. La formation néerlandaise a dominé le contre-la-montre par équipes disputée autour de Bruxelles. Elle a parcouru les 27,2 kilomètres du tracé en 28’57, soit  20 secondes de mieux que le Team INEOS et 21 secondes devant Deceuninck – Quick Step. Avec ce résultat, Mike Teunissen (Team Jumbo-Visma) conserve les commandes au classement général après avoir remporté l’étape inaugurale.

Une véritable leçon ! Sur le contre-la-montre par équipes, il y a eu le Team Jumbo-Visma et les autres. Un ton au-dessus de la concurrence, la formation néerlandaise a réalisé une très grosse performance. En tête à tous les points intermédiaires et à l’arrivée, ça a été les seuls à descendre sous la barre des vingt-neuf minutes. Pour donner encore une autre dimension à cette victoire, la marge avec les poursuivants est conséquente. Personne n’a pu se rapprocher à moins de vingt secondes des vainqueurs du jours. Sur le podium du jour, Team INEOS et Deceuninck – Quick Step sont ceux qui ont le mieux limité la casse en terminant respectivement à vingt et vingt-et-une secondes. C’est dire l’ampleur des écarts creusés.

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Mike Teunissen toujours en tête

C’est un début de Tour de France absolument parfait que vit cette la Jumbo-Visma, car en deux jours de course disputés, elle a connu autant de succès. Après la victoire surprise de Mike Teunissen au sprint hier, le collectif complet a cette fois-ci fait la différence. Du coup, c’est en toute logique que plusieurs coureurs de cet effectif trustent les premières positions au général. Avec dix secondes d’avance, Mike Teunissen est un leader solide devant Wout Van Aert, Steven Kruijswijk qui est le favori le mieux placé, Tony Martin et George Bennett. Puis, il faut aller à trente secondes pour trouver trace de d’autres coureurs. En l’occurrence, avec leur deuxième place au terme du chrono, Gianni Moscon, Egan Bernal, Geraint Thomas, Dylan Van Baarle sont placés en embuscade.

Pinot à l’affût, Bardet en retrait au général

Avec une troisième place décrochée avec sa formation Deceuninck – Quick Step, Julian Alaphilippe peut toujours prétendre au maillot jaune ces prochains jours. Mais il faudra s’avérer très fort pour le numéro 1 mondial pour prendre la tête du général à court terme, car il pointe actuellement à 31 secondes. Autre Français qui a passé une belle journée, c’est Thibaut Pinot. Huitième avec sa formation Groupama-FDJ à trente-deux secondes du meilleur temps, l’un des prétendants à la victoire finale a réalisé une bonne opération. Il a pris du temps à une bonne partie de ses rivaux.

Si Rigoberto Uran est légèrement devant, d’autres comme Vincenzo Nibali, Jakob Fuglsang, Nairo Quintana sont en retard en comparaison du leader de Groupama-FDJ. Mais ils se tiennent en quelques dizaines secondes. Les deux plus grands perdants sont quand même Richie Porte qui a fini à 1’18 avec Trek-Segafredo et Romain Bardet à 1’19 avec AG2R La Mondiale. Cependant, la route est encore très longue et les retournements de situation largement possible. Cela pourrait être le cas dès la troisième étape entre Binche et Epernay, vallonnée dans le final avec quelques bosses courtes mais raides. Un beau terrain de jeu pour les puncheurs, et méfiance pour les coureurs visant le classement général.

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Teunissen l’emporte à Bruxelles et endosse le maillot jaune

Au terme des 194,5 kilomètres que comptait la première étape du Tour de France 2019, c’est le Néerlandais Mike Teunissen (26 ans) qui s’est imposé au sprint. Le coureur de l’équipe Jumbo-Visma, récent vainqueur du ZLM Tour (2.1), a endossé à l’issue de l’étape disputée autour de Bruxelles le premier maillot jaune de la 106e Grande Boucle.

Mike Teunissen s’empare du premier maillot jaune du Tour

Mike Teunissen, habituellement coéquipier de son leader Dylan Groenewegen (victime d’une chute massive dans les derniers hectomètres de course), a saisi sa chance au sprint et a vaincu, à Bruxelles. Le Néerlandais a devancé au sprint Peter Sagan (Bora-hansgrohe) et Caleb Ewan (Lotto-Soudal), respectivement classés second et troisième de la première étape du Tour de France 2019. Teunissen a endossé à l’occasion de la cérémonie protocolaire les maillots jaune et vert, tandis que Greg Van Avermaet (Team CCC) a pris celui à pois de meilleur grimpeur. Côté infirmerie, à noter que Jakob Fuglsang (Astana) a chuté à 18 kilomètres de l’arrivée, avec pour conséquence l’arcade sourcilière et le coude droit en sang. Geraint Thomas, le leader de l’équipe Team Ineos, a lui aussi été pris dans la chute du dernier kilomètre, sans gravité.

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Dimanche, à l’occasion de la 2e étape, les coureurs se joueront la victoire d’étape et le maillot jaune au terme d’un contre-la-montre par équipe de 26,7 kilomètres couru une nouvelle fois autour de Bruxelles.

Le parcours complet et les favoris du Tour de France 2019

Cette année, le Tour de France 2019 va se dérouler entre le 6 et le 28 juillet. Les coureurs engagés s’élanceront de Bruxelles, la capitale belge et auront trois semaines de course à effectuer pour rejoindre comme c’est de coutume la mythique Avenue des Champs-Elysées. Entre temps, il va falloir se défaire des nombreux pièges qui composent le parcours de cette 106e édition longue de 3 460 kilomètres. L’été dernier, Geraint Thomas (Team INEOS) avait réussi à s’imposer pour la première fois de sa carrière au classement général final de la Grande Boucle.

Tout savoir sur le Tour de France 2019

C’est un grand temps fort de la saison cycliste, et même de l’année sportive. Le Tour de France dont ce sera la 106e édition va démarrer de Belgique, plus précisément de Bruxelles. Pendant deux étapes complètes, les départs et arrivées auront lieu dans la capitale. Si la première journée semble clairement avantagée les sprinteurs, qui auront en ligne de mire le maillot jaune, la deuxième journée comportera un enjeu plus important encore. Avec un chrono par équipes à disputer, les favoris à la victoire finale devront avec leurs équipiers respectifs ne pas passer à travers de ce rendez-vous.

Lors de la troisième étape, le passage de Belgique à la France s’effectuera, entre Binche et Epernay. Les premiers massifs arriveront tôt en comparaison de certaines années. Dès la cinquième étape, le peloton sera dans les Vosges. Mais c’est le lendemain qu’un premier tournant pourrait s’opérer avec l’arrivée jugée à la Planche des Belles Filles. En plus de cette difficulté pour finir, le reste de la journée s’annonce copieuse. Une belle occasion de se faire une idée plus précise sur les forces et présences.

Ensuite, le Tour alternera entre étapes de moyenne montagne et de plaine avant d’entrer dans les Pyrénées. Dans ce triptyque, il y aura deux arrivées au sommet, successives en plus. La quatorzième étape s’achèvera tout en haut du mythique Tourmalet alors que la quinzième étape prendra la direction de FoixPrat d’Albis. Et intercalé dans ces trois étapes dites de haute montagne, il ne faudra pas oublier le seul chrono individuel disputé à Pau et long de 27 kilomètres. De quoi provoquer des écarts entre les candidats au classement général.

Dans la dernière semaine, le programme qui attend les coureurs s’annonce épique, surtout entre la 18e et 20e étape. Ces trois jours-là dans les Alpes vont ravir les grimpeurs et beaucoup moins les autres. Des cols à haute altitude devront être franchis à commencer par le Col d’Izoard et le Col du Galibier sur la première des trois journées qui s’achèvera à Valloire. Puis, ce sera au tour du Col de l’Iseran, le point culminant de cette édition situé à 2 770 mètres d’altitude avec une arrivée prévue à Tignes. Et pour terminer en beauté la longue montée devant mener les coureurs vers Val Thorens où le vainqueur final sera définitivement connu. Celui-ci et tous les autres engagés auront alors plus qu’à effectuer l’étape des Champs-Elysées.

Les principaux favoris

***** Geraint Thomas
**** Jakob Fuglsang, Egan Bernal, Thibaut Pinot
*** Adam Yates, Romain Bardet, Nairo Quintana, Steven Kruijswijk
** Emanuel Buchmann, Dan Martin, Rigoberto Uran, Enric Mas
* Richie Porte, Alejandro Valverde, Rohan Dennis, Patrick Konrad, Wilco Kelderman

Le profil de la course

Samedi 6 juillet – Etape 1 – Bruxelles / Bruxelles (194,5 km)

Dimanche 7 juillet – Etape 2 – Bruxelles Palais Royal / Bruxelles Atomium (27,6 km – CLM par équipes)

Lundi 8 juillet – Etape 3 – Binche / Épernay (215 km)

Mardi 9 juillet – Etape 4 – Reims / Nancy (213,5 km)

Mercredi 10 juillet – Etape 5 – Saint-Dié-des-Vosges / Colmar (175,5 km)

Jeudi 11 juillet – Etape 6 – Mulhouse / La planche des Belles Filles (160,5 km)

Vendredi 12 juillet – Etape 7 – Belfort / Chalon-sur-Saône (230 km)

Samedi 13 juillet – Etape 8 – Mâcon / Saint-Etienne (200 km)

Dimanche 14 juillet – Etape 9 – Saint-Etienne / Brioude (170,5 km)

Lundi 15 juillet – Etape 10 – Saint-Flour / Albi (217,5 km)

Mercredi 17 juillet – Etape 11 – Albi / Toulouse (167 km)

Jeudi 18 juillet – Etape 12 – Toulouse / Bagnères-de-Bigorre (209,5 km)

Vendredi 19 juillet – Etape 13 – Pau / Pau (27,2 km – CLM individuel)

Samedi 20 juillet – Etape 14 – Tarbes / Tourmalet Barèges (117,5 km)

Dimanche 21 juillet – Etape 15 – Limoux / Foix Prat d’Albis (185 km)

Mardi 23 juillet – Etape 16 – Nîmes / Nîmes (177 km)

Mercredi 24 juillet – Etape 17 – Pont du Gard / Gap (200 km)

Jeudi 25 juillet – Etape 18 – Embrun / Valloire (208 km)

Vendredi 26 juillet – Etape 19 – Saint-Jean-de-Maurienne / Tignes (126,5 km)

Samedi 27 juillet – Etape 20 – Albertville / Val Thorens (130 km)

Dimanche 28 juillet – Etape 21 – Rambouillet / Paris Champs-Elysées (128 km)

La liste des coureurs engagés au Tour de France 2019

Au départ de ce Tour de France 2019, le plateau sera composé de vingt-deux équipes de huit coureurs représentant le World Tour et le niveau Continental Pro pour les quatre invitées (Total Direct Energie, Team Arkea-Samsic, Cofidis et Wanty – Groupe Gobert). Ils seront donc 176 au total à s’élancer de Bruxelles ce 6 juillet avec l’ambition de marquer de son empreinte cette 106e édition.

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Composition des équipes au départ du Tour de France 2019

  • Team INEOS

    1 THOMAS Geraint
    2 BERNAL Egan
    3 CASTROVIEJO Jonathan
    4 KWIATKOWSKI Michal
    5 MOSCON Gianni

    6 POELS Wout
    7 ROWE Luke
    8 VAN BAARLE Dylan

  • BORA – hansgrohe

    11 SAGAN Peter
    12 BUCHMANN Emanuel
    13 BURGHARDT Marcus
    14 KONRAD Patrick
    15 MÜHLBERGER Gregor
    16 OSS Daniel

    17 PÖSTLBERGER Lukas
    18 SCHACHMANN Maximilian

  • Deceuninck – Quick Step

    21 ALAPHILIPPE Julian
    22 ASGREEN Kasper
    23 DEVENYNS Dries
    24 LAMPAERT Yves
    25 MAS Enric
    26 MORKOV Michael

    27 RICHEZE Maximiliano
    28 VIVIANI Elia

  • AG2R La Mondiale

    31 BARDET Romain
    32 CHEREL Mickaël
    33 COSNEFROY Benoît
    34 FRANK Mathias
    35 GALLOPIN Tony
    36 GOUGEARD Alexis

    37 NAESEN Oliver
    38 VUILLERMOZ Alexis

  • Bahrain Merida

    41 NIBALI Vincenzo
    42 CARUSO Damiano
    43 COLBRELLI Sonny
    44 DENNIS Rohan
    45 GARCIA CORTINA Ivan
    46 MOHORIC Matej

    47 TEUNS Dylan
    48 TRATNIK Jan

  • Groupama – FDJ

    51 PINOT Thibaut
    52 BONNET William
    53 GAUDU David
    54 KÜNG Stefan
    55 LADAGNOUS Matthieu
    56 MOLARD Rudy

    57 REICHENBACH Sébastien
    58 ROUX Anthony

  • Movistar Team

    61 QUINTANA Nairo
    62 VALVERDE Alejandro
    63 AMADOR Andrey
    64 ERVITI Imanol
    65 LANDA Mikel
    66 OLIVEIRA Nelson

    67 SOLER Marc
    68 VERONA Carlos

  • Astana Pro Team

    71 FUGLSANG Jakob
    72 BILBAO Pello
    73 FRAILE Omar
    74 HOULE Hugo
    75 IZAGIRRE Gorka
    76 LUTSENKO Alexey

    77 CORT Magnus
    78 SANCHEZ Luis Leon

  • Team Jumbo-Visma

    81 KRUIJSWIJK Steven
    82 BENNETT George
    83 DE PLUS Laurens
    84 GROENEWEGEN Dylan
    85 JANSEN Amund Grondahl
    86 MARTIN Tony

    87 TEUNISSEN Mike
    88 VAN AERT Wout

  • EF Education First

    91 URAN Rigoberto

    92 BETTIOL Alberto
    93 CLARKE Simon
    94 KANGERT Tanel
    95 LANGEVELD Sebastian
    96 SCULLY Tom
    97 VAN GARDEREN Tejay
    98 WOODS Michael

  • Mitchelton – Scott

    101 YATES Adam
    102 DURBRIDGE Luke
    103 HAIG Jack
    104 HEPBURN Michael
    105 IMPEY Daryl
    106 JUUL-JENSEN Christopher

    107 TRENTIN Matteo
    108 YATES Simon

  • CCC Team

    111 VAN AVERMAET Greg
    112 BEVIN Patrick
    113 DE MARCHI Alessandro
    114 GESCHKE Simon
    115 PAUWELS Serge
    116 ROSSKOPF Joey

    117 SCHÄR Michael
    118 WISNIOWSKI Lukasz

  • UAE Team Emirates

    121 MARTIN Dan
    122 ARU Fabio
    123 BYSTROM Sven Erik
    124 COSTA Rui
    125 HENAO Sergio
    126 KRISTOFF Alexander

    127 LAENGEN Vegard Stake
    128 PHILIPSEN Jasper

  • Trek – Segafredo

    131 PORTE Richie
    132 BERNARD Julien
    133 CICCONE Giulio
    134 DE KORT Koen
    135 FELLINE Fabio
    136 MOLLEMA Bauke

    137 SKUJINS Toms
    138 STUYVEN Jasper

  • Team Sunweb

    141 MATTHEWS Michael
    142 ARNDT Nikias
    143 BOL Cees
    144 HAGA Chad
    145 KÄMNA Lennard
    146 KELDERMAN Wilco

    147 KRAGH ANDERSEN Soren
    148 ROCHE Nicolas

  • Cofidis Solutions Crédits

    151 LAPORTE Christophe
    152 BERHANE Natnael
    153 EDET Nicolas
    154 HERRADA Jesus
    155 PEREZ Anthony
    156 PERICHON Pierre-Luc

    157 ROSSETTO Stéphane
    158 SIMON Julien

  • Lotto Soudal

    161 EWAN Caleb
    162 BENOOT Tiesj
    163 DE BUYST Jasper
    164 DE GENDT Thomas
    165 KEUKELEIRE Jens
    166 KLUGE Roger

    167 MONFORT Maxime
    168 WELLENS Tim

  • Team Total Direct Energie

    171 CALMEJANE Lilian
    172 BONIFAZIO Niccolo
    173 GRELLIER Fabien
    174 OURSELIN Paul
    175 SICARD Romain
    176 TAARAMAË Rein

    177 TERPSTRA Niki
    178 TURGIS Anthony

  • Team Katusha Alpecin

    181 ZAKARIN Ilnur
    182 DEBUSSCHERE Jens
    183 DOWSETT Alex
    184 GONCALVES José
    185 HALLER Marco
    186 POLITT Nils

    187 WÜRTZ SCHMIDT Mads
    188 ZABEL Rick

  • Wanty – Groupe Gobert

    191 MARTIN Guillaume
    192 BACKAERT Frederik
    193 DE GENDT Aimé
    194 EIKING Odd Christian
    195 MEURISSE Xandro
    196 OFFREDO Yoann

    197 PASQUALON Andrea
    198 VAN MELSEN Kevin

  • Team Dimension Data

    201 BOASSON HAGEN Edvald
    202 BAK Lars Yitting
    203 CUMMINGS Steve
    204 JANSE VAN RENSBURG Reinardt
    205 KING Ben
    206 KREUZIGER Roman

    207 NIZZOLO Giacomo
    208 VALGREN Michael

  • Team Arkéa Samsic

    211 BARGUIL Warren
    212 BOUET Maxime
    213 DELAPLACE Anthony
    214 GESBERT Elie
    215 GREIPEL André
    216 LEDANOIS Kévin

    217 MOINARD Amaël
    218 VACHON Florian

La jolie surprise Warren Barguil champion de France

C’est un retour au premier plan. Au terme d’une édition des championnats de France palpitante à la Haye Fouassière, Warren Barguil (Team Arkea-Samsic) a eu le dernier mot en s’imposant au sprint devant deux coureurs de la formation Cofidis, Julien Simon et Damien Touze. Le Breton courra pour la première fois avec le maillot bleu-blanc-rouge lors du prochain Tour de France.

Un final de toute beauté ! Revenu de l’arrière dans le sprint, Warren Barguil est allé conquérir le maillot de champion de France dans les derniers mètres. Le premier titre national pour le coureur du Team Arkéa-Samsic que très peu de monde pour ne pas dire personne voyait s’imposer. En raison d’un tracé vallonné mais sans plus et d’une forme pas étincelante affiché sur ses dernières sorties, la belle surprise est totale. Une prestation qui marque assurément son retour à son meilleur niveau. Le même ou très proche en tout cas qui lui avait permis de remporter deux étapes sur le Tour de France 2017 et le maillot à pois.

Une échappée qui a pris l’ascendant

Peu de temps après que le départ ait été donné, Barguil a montré un tempérament offensif. Membre d’une échappée de quarante coureurs quasiment, rien ne laissait présager encore à ce moment une victoire de sa part. Mais le fait d’être présent dans un groupe de tête aussi bien fourni va s’avérer comme une bonne opération. Au fil des kilomètres, l’écart s’est effectivement creusé avec le peloton avant que ce dernier décide par le biais de l’équipe Total Direct Energie de mener la poursuite. Celle-ci ne sera pas aussi concluante qu’attendue, car après avoir dépensé un grand nombre d’équipiers, les coureurs échappés était toujours en position de force.

C’est alors, à peu près au même moment, à 60-70 kilomètres du terme que la Groupama-FDJ va tenter un coup de force à l’avant. Avec l’objectif de mettre en difficultés de nombreux adversaires. Et si tour à tour David Gaudu, Valentin Madouas ont accéléré, cela restera quasiment au niveau d’un statu quo malgré l’annonce de plusieurs distancés. Puis avec les kilomètres avançant, la donne a évolué quelque peu. Au premier échelon, le groupe a continué de s’amincir comme à l’arrière au niveau du peloton.

Parmi les hommes relégués à un deuxième échelon, Anthony Turgis (Total Direct Energie) a été le premier à changer de rythme. C’est alors qu’Elie Gesbert (Team Arkea Samsic), mais surtout Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) prennent le choix de sortir aussi. L’un des favoris du prochain Tour de France va se révéler être en très bonne condition. IL va même quelques kilomètres plus tard partir en solitaire et rattraper les distancés du premier groupe dont Pierre Rolland (Vital Concept – B&B Hôtels). Mais lui comme tous les autres ne reviendront jamais sur l’avant.

Indécis jusqu’au bout

S’expliquant pour la victoire, ils n’ont été plus que d’une dizaine en lice à quelques kilomètres du terme. Et vont se retrouver à sept pour ce qui constitue vraiment le dénouement. Warren Barguil va alors tenter une première fois de s’échapper et prendre quelques mètres d’avance avant de se résoudre à voir revenir ses adversaires. Valentin Madouas (Groupama-FDJ) a ensuite tenté sa chance, mais Julien Simon (Cofidis) ou encore Quentin Pacher (Vital Concept – B&B Hôtels) étaient à l’affût.

De son côté, Guillaume Martin (Wanty – Gobert Cycling Team) va prendre plusieurs longueurs d’avance après avoir attaqué à la flamme rouge. Bien parti, un moment de flottement a failli lui profiter pour terminer à la première place. Mais il va se faire rattraper au moment où le sprint est lancé. Julien Simon est d’abord celui qui va le mieux démarrer avant que ça ne se resserre. Et là, surgissant au meilleur des moments, Warren Barguil est passé dans les derniers mètres pour un final plein de suspens. Une victoire aussi belle qu’inattendue, qui ne pouvait pas mieux arriver alors que se profile le Tour de France. Il le disputera avec le maillot de champion de France sur les épaules. Pour lui, cette édition s’annonce déjà particulière.

Benjamin Thomas, le nouveau patron du chrono français

A l’occasion de l’épreuve chronométrée aux championnats de France, Benjamin Thomas (Groupama-FDJ) a survolé les débats. Il s’est imposé avec plus d’une minute sur son plus proche poursuivant Stéphane Rossetto (Cofidis Solutions Credits), alors que Julien Antomarchi (Natura4Ever – Roubaix Lille Metropole) a terminé sur la troisième marche du podium.

La consécration est arrivée. A 23 ans, Benjamin Thomas est devenu pour la première fois champion de France dans l’exercice du contre-la-montre. Un titre décroché de belle manière en maîtrisant parfaitement son sujet et en ne laissant aucune chance à la concurrence. Parti sur un bon rythme qu’il a su maintenir jusque dans le final, le coureur de Groupama-FDJ est parvenu à creuser de sacrés écarts.

Avec un temps de 58 minutes 54 secondes sur la ligne d’arrivée après 47,1 kilomètres, le nouveau porteur du maillot tricolore a battu d’une minute et neuf secondes Stéphane Rossetto et d’une minute et quarante-sept secondes Julien Antomarchi. Classé cinquième, Rémi Cavagna (Deceuninck – Quick Step) a longtemps été en mesure de disputer le titre à Benjamin Thomas avant de craquer totalement dans la dernière portion du parcours. A noter que le double tenant du titre, Pierre Latour pas à son meilleur physiquement a fini 14e à quatre minutes seize secondes du vainqueur.

https://twitter.com/GroupamaFDJ/status/1144287092580737024

 

Championnats de France 2019 : la liste des coureurs engagés

C’est le rêve de tous les coureurs sans exception, porter au moins une fois le maillot de champion de France durant sa carrière. Cette année, le parcours proposé fera 255 kilomètres et sera à réaliser autour de la Haye Fouassière, en Loire-Atlantique. Sprinteurs et puncheurs en particulier peuvent nourrir de grandes ambitions sur un tel tracé.

À lire aussi : Le parcours et les favoris des championnats de France 2019

Composition des équipes au départ des Championnats de France 2019

  • Groupama-FDJ

    1 ROUX Anthony
    2 ARMIRAIL Bruno
    3 BONNET William
    4 DELAGE Mickael
    5 DEMARE Arnaud

    6 GAUDU David
    7 LADAGNOUS Matthieu
    8 LE GAC Olivier
    9 MADOUAS Valentin
    10 MOLARD Rudy
    11 PINOT Thibaut
    12 SARREAU Marc
    13 SEIGLE Romain
    14 THOMAS Benjamin
    15 VAUGRENARD Benoît
    16 VINCENT Léo
    17 BRUNEL Alexys
    18 DAVY Clement
    19 GUGLIELMI Simon
    20 KNEISKY Morgan
    21 NONNEZ Théo

  • AG2R La Mondiale

    22 GALLOPIN Tony
    23 BARDET Romain
    24 BIDARD François
    25 BOUCHARD Geoffrey
    26 CHEREL Mikael
    27 CHEVRIER Clément

    28 COSNEFROY Benoît
    29 DUMOULIN Samuel
    30 DUPONT Hubert
    31 DUVAL Julien
    32 GENIEZ Alexandre
    33 GODON Dorian
    34 GOUGEARD Alexis
    35 JAUREGUI Quentin
    36 LATOUR Pierre
    37 PARET-PEINTRE Aurélien
    38 PETERS Nans
    39 VENTURINI Clément
    40 VUILLERMOZ Alexis

  • Total Direct Energie

    41 BOUDAT Thomas
    42 BURGAUDEAU Mathieu
    43 CALMEJANE Lilian
    44 CARDIS Romain
    45 COUSIN Jérôme
    46 GAUDIN Damien

    47 GENE Yohann
    48 GRELLIER Fabien
    49 HIVERT Jonathan
    50 JOURNIAUX Axel
    51 NAULEAU Bryan
    52 OURSELIN Paul
    53 PETIT Adrien
    54 PICHOT Alexandre
    55 QUEMENEUR Perrig
    56 SICARD Romain
    57 TULIK Angelo
    58 TURGIS Anthony

  • Team Arkea – Samsic

    59 BARGUIL Warren
    60 BONNAMOUR Franck
    61 BOUET Maxime
    62 DANIEL Maxime
    63 DELAPLACE Anthony
    64 FEILLU Brice

    65 GESBERT Elie
    66 GUERNALEC Thibault
    67 HARDY Romain
    68 JARRIER Benoît
    69 LE ROUX Romain
    70 LEDANOIS Kevin
    71 MAISON Jérémy
    72 MOINARD Amaël
    73 PICHON Laurent
    74 RIOU Alan
    75 RUSSO Clément
    76 VACHON Florian

  • Vital Concept – B&B Hôtels

    77 BAGOT Yoann
    78 CAM Maxime
    79 COQUARD Bryan
    80 COURTEILLE Arnaud
    81 ERMENAULT Corentin
    82 FOURNIER Marc

    83 GAREL Adrien
    84 GAUTIER Cyril
    85 LE BON Johan
    86 LECROQ Jérémy
    87 MANZIN Lorrenzo
    88 MORICE Julien
    89 MOTTIER Justin
    90 PACHER Quentin
    91 REZA Kevin
    92 ROLLAND Pierre
    93 TURGIS Jimmy
    94 VICHOT Arthur

  • Cofidis Solutions Credits

    95 BOUHANNI Nacer

    96 CHETOUT Loic

    97 EDET Nicolas
    98 HOFSTETTER Hugo
    99 LAFAY Victor
    100 LAPORTE Christophe
    101 LE TURNIER Mathias
    102 LEMOINE Cyril
    103 MORIN Emmanuel
    104 PEREZ Anthony
    105 PERICHON Pierre Luc
    106 ROSSETTO Stéphane
    107 SIMON Julien
    108 SOUPE Geoffrey
    109 TOUZE Damien

  • St Michel – Auber 93

    110 BALDO Nicolas
    111 FEILLU Romain
    112 HUREL Tony
    113 LE CUNFF Kevin
    114 MALDONADO Anthony
    115 MAURELET Flavien

    116 PAILLOT Yoann
    117 THOMINET Camille

  • Delko Marseille Provence

    118 COMBAUD Romain
    119 DE ROSSI Lucas
    120 EL FARES Julien
    121 GUERIN Alexis
    122 LEVEAU Jérémy
    123 ROCHAS Rémy

    124 SCHMIDT Fabien
    125 TRARIEUX Julien

  • Natura4Ever – Roubaix – Lille Metropole

    126 ANTOMARCHI Julien
    127 BARBIER Pierre
    128 FERASSE Thibault
    129 GOUAULT Pierre
    130 IDJOUADIENE Pierre
    131 LEROUX Samuel

    132 MASSON Christophe
    133 VAUBOURZEIX Thomas

  • Interpro Cycling Academy

    134 GUILLONNET Adrien
    135 HUDRY Florian
    136 NAVARRO Gauthier
  • Wanty – Gobert Cycling Team

    137 DOUBEY Fabien
    138 MARTIN Guillaume
    139 OFFREDO Yoann
  • Israel Cycling Academy

    140 BARBIER Rudy
  • Deceuninck – Quick Step

    141 CAVAGNA Rémi
  • Start Cycling Team

    142 JAVELLY Luis
  • Lviv Cycling Team

    143 KERVADEC Stevan
  • Team Wiggins LeCol

    144 NAVARRO Corentin
  • Team Novo Nordisk

    145 PLANET Charles
  • Team Differdange GEBA

    146 MULLER Gabriel
  • Wallonie Bruxelles

    147 JULES Justin

Championnats de France contre-la-montre 2019 : la liste des coureurs engagés

Sur les championnats de France disputés à la Haye Fouassière, le contre-la-montre va constituer un objectif important pour quelques coureurs dont Pierre Latour. Ce dernier tentera de s’imposer une deuxième année consécutive et ainsi rester au sommet de la hiérarchie. Mais la concurrence repoussée loin il y a un an va vouloir prendre sa revanche.

À lire aussi : Le parcours et les favoris des championnats de France 2019

Liste de départ des Championnats de France du contre-la-montre 2019

  • 1 LATOUR Pierre (AG2R La Mondiale)
    2 THOMAS Benjamin (Groupama-FDJ)
    3 ANTOMARCHI Julien (Natura4Ever – Roubaix – Lille Metropole)
    4 ROUX Anthony (Groupama-FDJ)
    5 PAILLOT Yoann (St Michel – Auber 93)
    6 ARMIRAIL Bruno (Groupama-FDJ)
    7 GUERNALEC Thibault (Team Arkea-Samsic)
    8 GUERIN Alexis (Delko Marseille Provence)
    9 LEROUX Samuel (Natura4Ever – Roubaix – Lille Metropole)
    10 GAUDIN Damien (Total Direct Energie)
    11 BRUNEL Alexys (Groupama-FDJ)
    12 CAVAGNA Rémi (Deceuninck – Quick Step)
    13 GOUGEARD Alexis (AG2R La Mondiale)
    14 ERMENAULT Corentin (Vital Concept – B&B Hôtels)
    15 BALDO Nicolas (St Michel – Auber 93)
    16 ROSSETTO Stéphane (Cofidis Solutions Credits)
    17 DELAPLACE Anthony (Team Arkea-Samsic)
    18 OURSELIN Paul (Total Direct Energie)
    19 SEIGLE Romain (Groupama-FDJ)
    20 PETERS Nans (AG2R La Mondiale)
    21 LE BON Johan (Vital Concept – B&B Hôtels)
    22 PERICHON Pierre Luc (Cofidis Solutions Credits)
    23 JARRIER Benoît (Team Arkea-Samsic)
    24 TURGIS Anthony (Total Direct Energie)
    25 VAUGRENARD Benoît (Groupama-FDJ)
    26 PICHON Laurent (Team Arkea-Samsic)
    27 VINCENT Léo (Groupama-FDJ)
    28 VACHON Florian (Team Arkea-Samsic)
    29 DAVY Clement (Groupama-FDJ)
    Amateurs
    30 CARESMEL Alexis
    31 PATOUX Jérémy
    32 FOURNET FAYARD Sébastien
    33 CABOT Jérémy
    34 DURAND Nicolas
    35 FOURNIER Quentin
    36 LINO Julian
    37 AVOINE Kévin
    38 LEBRETON Jacques
    39 DENIS Thomas
    40 VERGER Simon
    41 DIDIER Clément
    42 MEYER Robin
    43 BOUTVILLE David
    44 DELACROIX Théo
    45 COMBES Simon
    46 ANTI Enzo
    47 HAMON Nicolas
    48 BRIDIER Sonny
    49 POUGET Tommy
    50 BOILEAU Alan
    51 BLEIER Baptiste
    52 BEZZA Quentin
    53 LOMBARD Stephane
    54 JAMOT Julien
    55 SECONDO Fabien
    56 THEVENOT Guillaume
    57 GUICHARD Mickael
    58 DEBEAUMARCHE Nicolas
    59 BACON Romain
    60 RICHARD Louis
    61 MAITRE Florian
    62 SCHMITZ Ivan
    63 POISSON Damien
    64 GARNIER Matthieu
    65 LOUVET Louis
    66 KOWALSKI Dylan
    67 JOLLY Maxime
    68 GUERNALEC Victor
    69 PIERRE Alexis
    70 ROGER Maxime
    71 SOUTON Julien
    72 HAVOT Sébastien
    73 PIJOURLET Louis
    74 RENARD Alexis
    75 PLUSQUELLEC Yann
    76 LE CAM Brendan
    77 LEBRETON Pierre
    78 THEVENEZ Geoffrey
    79 LECAMUS LAMBERT Florentin