Le Dauphiné annonce que deux coureurs de la FDJ représenteront la France aux mondiaux de Doha en octobre 2016. Les français Jérémy Roy et Johan Le Bon sont attendus après l’étonnante troisième place de Jérôme Coppel l’an passé.
Un choix qui doit s’expliquer puisqu’aucun de ses coureurs ne fait parti du podium du Championnat de France 2016, qui avait lieu à Vesoul. En effet, le tenant du titre, Thibaut Pinot, a arrêté prématurément sa saison suite au tour de France. Son dauphin, Anthony Roux, a participé au Championnat d’Europe de la discipline la semaine dernière, en terminant à une belle 5e place. Malheureusement, le coureur doit se faire opérer et préfère faire l’impasse sur les Championnats de Monde. Bernard Bourreau, le sélectionneur national, a donc opté pour Jérémy Roy et Johan Le Bon.
Deux coureurs de la FDJ
Deux coureurs de la même équipe mais pourtant différents porteront les couleurs tricolores le 12 octobre au Qatar. C’est la première sélection de Johan Le Bon, jeune coureur de 25 ans alors que Jérémy Roy, plus expérimenté, en est à sa troisième sélection du haut de ses 33 ans. Le Tourangeau a couru son dernier contre la montre cette saison au Tour du Poitou Charentes, où il a pris la 7e place de l’étape chronométrée. 8e des championnats nationaux en juin dernier, il était juste derrière son coéquipier, Johan Le Bon, 7e.
Bernard Bourreau devrait annoncer la sélection tricolore pour la course en ligne d’ici quelques jours. Autour de Nacer Bouhanni, Arnaud Démare et/ou Bryan Coquard? Le sélectionneur a un regard très attentif sur l’énéco Tour, une des dernières courses de préparation pour les sprinters…
Chez les cyclistes, on trouve de tout, des rouleurs des baroudeurs, des sprinteurs, des grimpeurs… Au delà des caractéristiques purement physiques, différents tempéraments s’expriment et parmi tous ces profils, s’en trouve un propice à susciter l’ire de la foule, associée à celle de bon nombre de coureurs adverses, à savoir : le suceur de roues.
D’abord, qu’est ce qu’un « suceur de roues » ? il est communément admis qu’il s’agit d’un cycliste qui se place dans le sillage d’un autre sans jamais le relayer. Soyons un brin urbain quelque seconde et ne les vouons pas tous aux gémonies, car il y a bien des façons de pratiquer cette technique : la volontaire, la récurrente , la stratégique, l’attentiste, encore et la subie…etc et
« Des mecs comme ça, ça m’énerve«
TODAYCYCLING – Wilco Kelderman prend le meilleur sur Warren Barguil lors de la 6e étape du tour de Suisse 2016
Du coup, comment définir le mauvais suceur de roue ? il s’agit du cycliste communément surnommé le « parasite », qui va rester derrière, profiter de l’aspiration durant des kilomètres et sauter sur la ligne d’arrivée celui qui l’a tracté bien malgré lui . Fort heureusement, ce type de succès demeure assez rare mais peut donner un goût un peu amer à certaines victoires de prestiges. Que dire par exemple de celle obtenue au sprint par Simon Gerrans, généreusement traîné par Fabian Cancellara du Poggio jusqu’à la ligne d’arrivée, lors du Milan San Remo 2012 ? A vaincre sans péril on triomphe sans gloire…
Parfois, le suceur de roue se pare d’une excuse toute faite pour justifier son comportement: il protège son leader, prétend un problème mécanique, une blessure ou la fatigue. Ce qui peut être vrai, soit dit en passant. Le hic, c’est que la récurrence du comportement chez certains peut amener quelques soupçons quand à la véracité du propos. « Kelderman, lui, il ne roule jamais. C’est un attentiste. Des mecs comme ça, ça m’énerve. J’étais énervé car il n’avait qu’à passer un peu pour me soulager, ça aurait été sympa » évoque ainsiWarren Barguil le 9 juillet, lors du dernier Tour de France, après une énième tentative de collaboration avortée avec le Hollandais.
« Derrière Thibaut (Pinot), j’étais à la rupture (…) Je me suis accroché pour rester dans les roues »
TODAYCYCLING – Jean-Christophe Péraud s’accroche
Il y a donc les profiteurs, d’un jour ou d’une carrière. Mais il y a aussi des cas plus nobles. En effet, si un coureur s’échine à vouloir rester collé au cuissard du cycliste qui se trouve devant lui, ce n’est pas forcément volontaire, ou tout du moins ce n’est pas forcément pour lui planter un couteau dans le dos. Pour certains, il s’agit avant tout d’un instinct de survie. On a longtemps reproché à Cadel Evans son manque de panache avant de se rendre compte qu’il faisait parti des rares coureurs susceptibles de remporter de grandes courses et sur lequel ne pesait aucun soupçon lié au dopage. Au sein de cette génération maudite, le simple fait de peser dans la course était donc déjà un exploit en soit.
En effet, pour certains, ce n’est pas le coté clinquant de leurs faits d’armes que l’Histoire retiendra. Le tout récent retraité Jean-Christophe Péraud, valeureux sportif mais peu adepte au demeurant des jaillissements à l’avant de la course , racontait le 24 juillet 2014, date à laquelle se déroulait le Tour de France qui le verrait figurer sur la 2e marche du podium sur les Champs: « Je n’avais pas les jambes pour suivre Nibali aujourd’hui. Derrière Thibaut (Pinot), j’étais à la rupture. Heureusement, il y avait du vent, parfois de face. Je me suis accroché pour rester dans les roues. » Seul la volonté, la hargne lui permettent alors d’éviter le franchissement du point de rupture. Certains coureurs n’ont tout simplement pas les capacités pour être en tête et faire le spectacle ou alors connaissent un jour sans. Quand on reprochait au recordman des places de 2 sur le podium du tour de France, Joop Zoetemelk, de ne pas rouler avec Bernard Hinault, l’Hollandais répondait qu’il était déjà content ne serait-ce que d’arriver à tenir la roue du Blaireau.
Même si le spectateur s’époumone derrière son canapé devant le manque supposé de panache de ces quelques cyclistes attentistes de prime abord, pour certains, cet attitude confine au véritable exploit sportif, malheureusement peu vendeur, et loin des envolées lyriques sur lesquelles aime se reposer l’inconscient populaire. Mais il faut rendre grâce à ces coureurs qui font rêver aussi à leur façon.
le droit moral
TODAYCYCLING – Romain Bardet et Thibault Pinot lors de l’étape reine du Critérium du Daupiné 2016 Photo : cyclingweekly.co.uk
Un cas d’école nous intéresse ici : Thibault Pinot fut décrié par certains pour avoir remporté l’étape reine du Dauphiné 2016, face à Romain Bardet qui l’avait attaqué à 3 kilomètres de l’arrivée. Voici ce que le Franc-Comtois déclarait aux micros, à l’arrivée: (…) on a collaboré. Je n’ai pas bluffé, j’étais un peu plus usé que lui (…) Je pensais qu’on allait vraiment collaborer jusqu’à l’arrivée. Moi pour la victoire d’étape et lui pour le général. Mais il a décidé d’attaquer, il voulait peut-être tout gagner aujourd’hui. Moi ce n’est pas la tactique que j’aurais adoptée. « Suite à cette attaque , le grimpeur de la FDJ décida de cesser de rouler avec l’Auvergnat, pour remporter l’étape au sprint. Peut-on le lui reprocher ? Assurément, pas. Pourquoi collaborer avec une personne susceptible de vous planter à nouveau une banderille dans le dos, alors que vous êtes vraisemblablement en position de faiblesse ?
Ainsi, au sein d’une échappée, le suçage de roue peut faire appel à un « droit moral » en fonction du contexte de la course. Une victoire d’étape ou une collaboration fait donc l’objet de marchés implicites (ici, pour Pinot l’étape et pour Bardet, le général) entre les coureurs voir les directeurs sportifs, en fonction du contexte. De prime abord, cela peut sembler un peu agaçant, car fausse sensiblement le déroulé de la course, mais ce genres d’échanges stratégiques appartiennent à l’ ADN du cyclisme. C’est lorsque que ce « gagnant -gagnant » est « trahie » par l’une des partie, que le droit à « sucer la roue » acquiert sa légitimité morale.
Encore et toujours la faute à l’UCI ?
TODAYCYCLING – Valverde, lors du Giro 2016 Photo : Giro
Dans un contexte ou l’accent est mis sur les fameux points UCI, la part belle est faite aux suiveurs de tous bords, attentistes préférant préserver une 6e place acquise « au train », plutôt qu’un éventuel meilleur classement qui nécessiterait un coup d’audace de leur part. On en aura vu, des abonnés aux top 10, jamais devant, mais toujours placés. Cela étant, était-ce pour autant fondamentalement différent auparavant ? Non assurément non. Joop Zoetemelk fut considéré comme un des plus grand suceur de roue de l’histoire du cyclisme, mais jusqu’à preuve du contraire, l’UCI n’avait pas encore mis en place son système aux effets pervers.
N’oublions pas que derrière le système il y a des hommes, et que certains, malgré un talent parfois supérieur à la moyenne, n’adopteront pas pour autant forcement un comportement particulièrement offensif. Et ce, peu importe le système mis en place. On pense ainsi à Alejandro Valverde, coureur à la réputation bien accrochée de suceur de roue dont la façon de rouler a toujours semblé donner l’impression de ne pas vouloir prendre plus de risques que le nécessaire. Ainsi, il aura accumulé les podiums à la pelle et de très belles victoires, mais sans jamais tenter des coups de folies à la Contadoir, ou Nibali, qui auraient peut-être pu lui permettre de remporter un nouveau grand tour depuis son retour de suspension.
Au final, quelque soit l’opinion qu l’on peut avoir sur ce type de comportement, il suffit de paraphraser les Inconnus : Y’a le mauvais suceur de roue : y voit un truc qui bouge : y suit. Le bon suceur de roue : Y voit un truc : y suit.
Trois jours seulement après son titre européen conquis à Plumelec, dimanche, Peter Sagan a renoué avec le succès sur la troisième étape de l’Eneco Tour. Malgré une belle résistance de l’échappée jusqu’au dernier kilomètres, les sprinteurs ont pu de nouveau s’expliquer, permettant au champion du monde de la Tinkoff de devancer Danny van Poppel et le Français Nacer Bouhanni.
Les sprinteurs se font peur
Sur un tracé long de 186 kilomètres entre Blankenberge et Ardooie, les nombreux sprinteurs présents sur l’Eneco Tour ont bien failli ne pas s’expliquer pour la victoire d’étape. Cinq échappés, Yukiya Arashiro (Lampre-Merida), Martin Elmiger (IAM Cycling), Stijn Steels (Topsport Vlaanderen-Baloise), Jesper Asselman (Roompot-Oranje Peloton) et Mark McNally (Wanty-Groupe Gobert), ont pris la poudre d’escampette et ont bien failli n’être jamais revus. Alors que l’écart n’était que d’1’20 » à 30 kilomètres de la ligne d’arrivée, le peloton a joué avec le feu en laissant pas moins de 50″ d’avance aux fuyards à 7 kilomètres d’Ardooie, lieu d’arrivée. Néanmoins, les cinq échappés ont été repris dans le dernier kilomètres pour une deuxième explication entre sprinteurs sur cet Eneco Tour.
Peter Sagan dans un trou de souris
A l’approche des Championnats du Monde au Qatar qui auront lieu le 16 octobre prochain, les sprinteurs sont nombreux sur cet course partagée entre les Pays-Bas et la Belgique. Ce mercredi, Kristoff, Kittel et Greipel n’ont pu se mêler à la lutte finale lorsque le sprint s’est déclanché, bloqués par les nombreux prétendants à la victoire, et c’est finalement Peter Sagan qui a surgit dans les derniers mètres pour venir lever les bras sur la ligne. Deuxième lors de la première étape, Nacer Bouhanni occupe cette fois-ci la troisième marche du podium, dernière le sprinteur de la Sky, Danny van Poppel.
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La victoire au sprint de Peter Sagan
Lors du dernier Eurobike, Mario Cipollini, qu’on ne présente plus, reconverti en « homme d’affaires », la chemise cintrée lui va si bien, a présenté ses derniers modèles. Pas des chemises mais des vélos. Depuis qu’il a créé sa marque éponyme, Il Magnifico sort un nouveau cadre pratiquement tous les deux ans et cette année on pouvait reluquer deux nouveautés sur son stand. Le Mario Cipollini Custom Made, vélo grand public conçu pour être réalisé sur-mesure à un tarif plutôt surprenant. 3500 euros le kit cadre. Ce qui est abordable pour un cadre qui pourra être réalisé à partir de ses mensurations. Quand on connait le prix d’un moule, quelques milliers d’euros, le rêve devient « accessible » pour ceux qui souhaitent faire totalement corps avec leur machine. Le vélo n’est-il pas une affaire de fusion avec sa Petite Reine. Mais le plus étonnant sur son stand, c’est le deuxième effet Kiss kool. Super Mario a planqué dans le modèle MCM2 un moteur de 240 watts dans le cadre. La batterie est intégrée dans le tube diagonal. Une petite trappe indique que le vélo est muni d’un moteur qui peut s’activer via un bouton sur le cintre. Trois vitesses possibles. 15, 20 ou 25 km/h. On peut passer de l’une à l’autre en pressant sur le bouton. De l’aveu de Cipo, « Avec ce vélo, j’aurai pu gagner plusieurs Tours de France et d’Italie ». Pour rappel, il n’a jamais terminé un grand Tour. Je doute même qu’avec ce genre de moteur il en aurait fini un. Je ne tire pas à boulet rouge sur ce coureur qui a apporté au cyclisme du fun et de l’excentricité dans les années où son train de la Saeco le faisait débouler premier quasiment dans toutes les gares. J’aimais son spectacle haut en couleur, sa théâtralisation de la course, ses tenues et son matériel assortis, ses frasques intra et extra-peloton. Mais revenons à ce vélo motorisé qui n’est certes pas le premier sur le marché du cycle mais qui le sera de façon manifeste sous le nom d’un ancien coureur professionnel. Le dopage mécanique existe depuis longtemps. Il est apparu il y a une dizaine d’années. Et à coup sûr chez les amateurs aussi. L’un copie les traîtrises de l’autre. Dans le sens croissant. Fabian Cancellara sera le premier à être soupçonné d’utiliser un moteur auxiliaire sur des courses comme Paris-Roubaix et le Tour des Flandres. Stratagème qui servira la mécanique humaine de bon nombre de coureurs par la suite. Duperie qui touche également les féminines. La cycliste Femke Van Den Driessche en a payé les frais en se faisant chopper par les « renifleurs » de fraudes technologiques lors des mondiaux de cyclo-cross 2016. Ce n’est pas mon vélo avait-elle déclaré. Je l’avais prêté à un ami qui s’entraînait avec et il est revenu motorisé. Conclusion, ne prêtez jamais votre vélo à un ami, il risquerait de filer sous vos fesses quand vous remonterez dessus. Les différents reportages de Stade 2 ont poussé l’investigation jusque dans une arrière-boutique où des moteurs y sont fabriqués à destination des boîtiers de pédaliers, heureux d’avoir comme locataire les petits frères de celui qui équipait le vélo du canadien Giroté, Ryder Hesjedal.
Mais alors où est le problème me direz-vous. On le sait, cela existe, les caméras thermiques de l’armée sont là pour les détecter et avec ce travail de « recherche musclée », ce phénomène Kantien à déjà l’air de rouiller dans le garage entrouvert de L’UCI où sont stockées les bizarreries d’un autre vélo.
Quand mon gamin m’a dit, papa, j’aimerais bien être coureur professionnel, je lui ai répondu sans détour. Mon fils, pense à une seule chose quand tu pédaleras pour te rendre à l’école. N’oublie jamais que ce sport peut être un moteur dans ta vie mais à une seule condition, qu’il reste le seul de ta carrière.
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Matosvelo.fr avec en vedette Mario Cipollini lors de l’Eurobike 2016 , ici
La nouvelle était presque passée inaperçue. Hier, la British Cycling a annoncé que HSBC sera le nouveau partenaire de la piste britannique pour les 8 prochaines saisons, en lieu et place de Sky, qui restera impliqué sur la route. 11 médailles à Rio pour le Team GB, dont 6 en or, contre une famélique médaille de bronze pour la France, en vitesse par équipe… Avec le temps, la pilule était presque passée. Mais voilà que cette maudite pilule, qui était presque passée, nous fait tousser à nouveau, la faute à cette satanée nouvelle qui était presque passée… inaperçue ! Oui, la piste britannique va continuer à donner la leçon à sa soeur française… Inventaire (non) exhaustif. Hélas.
Parce que Vincent Jacquet, DTN de la piste tricolore, vient… du ski nordique
Parce le Team GB profite de l’argent de la loterie nationale…
…mais ne laisse rien au hasard ! C’est la « no compromise culture ». Les sports qui rapportent des médailles touchent plus d’argent que les autres. Et pour la piste, c’est le pactole !
Parce que le tir à l’arc a rapporté une médaille à la France aux Jeux de Rio…
…et qu’il n’y a donc pas de raison que la politique sportive nationale favorise le cyclisme sur piste, pourtant historique pourvoyeur de médailles, au tir à l’arc (sic)
Parce que pour la DTN, les sprinteurs français sont ingérables
Parce que pour les sprinteurs français, les personnes qui les encadrent ne sont pas les bonnes
Parce que la piste britannique a une approche scientifique de la performance, la fameuse théorie des gains marginaux…
…des millièmes + des millièmes accumulés = des centièmes gagnés !
Parce qu’en France, 2 entraineurs rejetés par les sprinteurs (Justine Grace et Franck Durivaux) + 1 entraîneur lassé par les embrouilles (Laurent Gané) = des mois perdus !
Parce que Grégory Baugé n’aime pas François Pervis
Parce que les Britanniques ont des guidons moulés
Parce que François Pervis n’aime pas Grégory Baugé
Parce que les Britanniques ont des peintures ultra-fines
Parce que Michaël D’Almeida n’aime pas François Pervis
Parce que les Britanniques ont des casques toujours plus aérodynamiques
Parce que François Pervis n’aime pas Michaël D’Almeida
Parce que les Britanniques ont des chaussures tout en carbone
Parce que Grégory Baugé, Michaël D’Almeida et François Pervis ne représentent pas l’avenir…
…mais qu’ils cumulent quand même 15 titres mondiaux à eux trois
Parce qu’en sprint comme en endurance, la relève est un peu tendre côté Français
Parce que Bradley Wiggins est allergique au pollen
Parce que l’équipe de France aura de nouveaux entraîneurs à l’automne…
…alors que les Jeux sont terminés depuis déjà près d’un mois
Parce que pendant ce temps là, Team GB n’attend pas, et a déjà fait affaire avec HSBC pour remplacer Sky…
…qui lui avait versé 10 millions de livres sur 4 ans
…et encore 10 millions sur 4 ans
Parce que Laura Trott doit bien couvrir de l’asthme ou une autre gène
Parce que la piste britannique entretient des liens étroits avec la route via le Team Sky
Parce que la piste française entretient des liens étroits avec la route via Jean-René Bernaudeau et… c’est tout.
N’hésitez pas à compléter la liste. A vous de jouer !
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Duel Grégory Baugé – Jason Kenny en vitesse individuelle
Qu’on se le dise, à près de 45 ans, Chris Horner n’entend pas abandonner sa place dans le peloton professionnel à l’issue de cette saison cycliste 2016. L’heure de la retraite pour l’américain n’a pas encore sonné le concernant.
Une 18e saison cycliste professionnelle
A nos confrères de cyclingnews , Baden Cooke, l’agent du coureur américain, a déclaré que son protégé était en meilleure forme que ces deux dernières saisons, lui qui a subit des problèmes récurrents aux poumons depuis ces deux dernières années. Tandis que son équipe actuelle, la Lupus Racing Team au sein de laquelle il a évolué cette saison 2016, ne redémarrera pas en 2017, Horner se verrait bien continuer à courir l’an prochain, encore, et ne semble pas inquiet sur sa capacité à trouver une équipe, lui, le vainqueur du Tour d’Espagne 2013 ! Si il venait à démarrer une nouvelle saison cycliste professionnelle, Horner effectuerait sa 18e saison pro (en 21 ans), lui qui avait démarré en 1997 à la Française des Jeux de Marc Madiot. De toutes ces années de compétitions, l’américain n’a totalisé au final que dix succès, mais non des moindres.
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Chris Horner remporte le Tour d’Espagne lors de l’étape de l’Angliru
Terrain de jeu idéal pour les rouleurs cet après-midi à Breda à l’occasion de la deuxième étape de l’Eneco Tour. Sur seulement 9,6 kilomètres, les spécialistes de la discipline se sont fait plaisir même si le champion du monde a connu une petite mésaventure… Rohan Dennis, le champion d’Australie du chrono, a imposé sa puissance en reléguant son dauphin Jos Van Emden (LottoNL-Jumbo) à 5 secondes. Le coureur de la formation BMC Racing Team en a également profité pour prendre la tête du général.
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Giovanni Visconti est réputé pour ses talents de puncheur et de finisheur. Le coureur italien l’a de nouveau prouvé à l’occasion de la première étape du Tour de Toscane. Le pensionnaire de la formation Movistar s’est en effet imposé en costaud face à Sonny Colbrelli (Bardiani-CSF) et Daniele Bennati qui court sous le maillot de la sélection italienne.
Le Tour de Grande-Bretagne devait être sa dernière course sur route. Après avoir profité de cette semaine sur ses, Bradley Wiggins avait annoncé son retrait de la course sur route pour se consacrer exclusivement à la piste. Néanmoins, le vainqueur du Tour de France 2012 a déjà changé d’avis et sera de retour pour une dernière épreuve en octobre.
Le Team Wiggins invité sur l’Abu Dhabi Tour
Comme l’an dernier, la formation continentale de Bradley Wiggins qui porte son nom a été invitée par les organisateurs de l’Abu Dhabi Tour. Ils ont d’ailleurs annoncé que le champion britannique sera présent au départ de leur épreuve, comme le relate Cyclingnews, qui se déroulera du 20 au 23 octobre prochain. Cependant, en plein dans l’affaire FancyBear qui a divulgué des documents détenus par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), Wiggins pourrait être contraint de revoir sa copie. En effet, les déclarations du Britannique et ses différentes pratiques poussent à penser que quelque chose a déparé lorsqu’il était au sommet de sa carrière sur route en 2012.
Vasil Kiryienka espérait certainement mieux sur ce contre-la-montre de 9,7 kilomètres sur l’Eneco Tour. Mais le champion du monde de la discipline n’a pas pris le départ à temps se présentant avec 45 secondes de retard sur la rampe de lancement. Déception pour le coureur de la formation Sky qui a donc réalisé ce chrono en roulottant se faisant même reprendre par Rohan Dennis…
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Kiriyenka was 45 seconds too late at the start. He left just before Rohan Dennis. #enecotour#timetrial#Breda
Les annonces se poursuivent au sein de la nouvelle formation Bahrain-Merida qui vient d’annoncer deux nouveaux noms. En effet, après la récente arrivée de Yukiya Arashiro, l’Éthiopien Tsgabu Grmay et le Lituanien Ramunas Navardauskas porteront eux aussi les mêmes couleurs que Vincenzo Nibali, le grand leader de la strcture.
Grmay et Navardauskas, plus que de simples équipiers
Tsgabu Grmay et Ramunas Navardauskas ont déjà fait leur preuve. Respectivement âgés de 25 et 28 ans, les deux coureurs jouissent d’une expérience considérable sur les Grands Tours notamment. L’Éthiopien n’a malheureusement pas encore remporté de succès de prestige mis à part son championnat national. Quant au Lituanien, solide rouleur possédant une belle pointe de vitesse, il a remporté une étape du Tour de France en 2014 au nez et à la barbe des sprinteurs.
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VIDEO CYCLISME
Ramunas Navardauskas s’impose sur le Tour de France 2014
Pause soleil pour Alberto Contador. Et pour l’occasion, c’est sa jambe, ou plutôt l’une de ses jambes (car aux dernières nouvelles, il en aurait encore deux), qui a pris… la pose ! Des veines qui tentent de transpercer la peau, des cicatrices qui se rappellent à son bon souvenir, à n’en pas douter c’est toute la carrière du champion espagnol qui se retrouve dessinée à fleur de peau. Et ce n’est pas terminé, car le »Pistolero » est prêt à repartir au combat la saison prochaine avec Trek-Segafredo. Ne comptez pas sur lui pour garder la fleur au fusil…
https://www.instagram.com/p/BKkt0-5jLGk/
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En guise de deuxième étape, l’Eneco Tour propose aux coureurs un effort individuel chronométré dans les rues de Breda pour un parcours long de 9,6 kilomètres. Un effort court mais intense qui pourra être décisif pour le classement général.
Ordre de départ – Eneco Tour 2016 – Etape 2 CLM ind.
L’équipe allemande Bora-Argon 18 (future Bora-Hansgrohe) continue son recrutement XXL ! Elle a officialisé aujourd’hui la signature pour les 3 prochaines saisons de Leopold König (28 ans – Team Sky). Il y retrouvera notamment Peter Sagan (26 ans – Team Tinkoff) et Rafal Majka (27 ans – Team Tinkoff). Rassurez-vous, si la formation évoluait jusque là en Continentale Pro, vous retrouverez bien tout ce beau monde sur le Pro Tour en 2017. Le Tchèque sera d’ailleurs le leader de son équipe sur le prochain Tour de France qui s’élancera de Düsseldorf.
Un coureur de Grands Tours
C’est en fait un retour aux sources pour Leopold König, qui avait débuté sa carrière entre 2011 et 2014 chez Net App, l' »ancêtre » de Bora-Hansgrohe, qui en dehors de son naming, n’a visiblement pas beaucoup changé depuis : « Quand j’ai entendu parler de leur nouveau projet et de leurs ambitions, j’ai voulu rentrer à la maison, là où tout a commencé. J’ai beaucoup appris ces deux dernières années avec le Team Sky et je suis extrêmement reconnaissant pour cette expérience » a confié le coureur. Malgré 3 Top 10 sur les différents Grands Tours (9e sur la Vuelta 2013, 7 sur le Tour 2014 et 6e sur le Giro), le Tchèque avait fait une croix sur un rôle de leader en rejoignant la Sky il y a deux ans pour épauler Chris Froome. En signant pour la formation allemande, il renoue avec des objectifs plus personnels, puisqu’il sera le leader de l’équipe sur le prochain Tour de France. Objectif podium selon Ralph Denk, le manager de Bora-Hansgrohe : « C’est encore l’un des rares coureurs qui a le potentiel pour terminer sur le podium d’un grand tour ».
Rafal Majka appréciera t-il ?
En rejoignant la formation allemande, le Polonais, double meilleur grimpeur du Tour (2014-2016) s’était débarrassé d’Alberto Contador et pensait peut être pouvoir jouer le général sur le Tour. Il n’en sera rien. Reste à voir s’il sera tout de même gregario pour König où s’il misera tout sur la Vuelta et le Giro où il a bien réussi par le passé (3 Top 10 sur le Giro et 3e de la Vuelta 2015).
Sur le Pro Tour grâce à un effectif 3 étoiles
Equipe de 2e division, Bora-Hansgrohe devrait bien évoluer sur le Pro Tour la saison prochaine, grâce aux points UCI apportés par les recrues stars de son effectif XXL. A noter également la présence la saison prochaine du rouleur Maciej Bodnar (31 ans – Team Tinkoff), 4 fois champion de Pologne du contre-la-montre, Marcus Burghardt (33 ans – BMC) rouleur et classicman, vainqueur sur Gand-Wevelgem 2007, des aides précieuses pour le triumvirat Sagan-Majka-König sur tous les formats de course.
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Victoire de Leopold König sur la 8e étape de la Vuelta 2013
Le mutiple champion de France de cyclo-cross (9 fois), Francis Mourey, a vu son contrat prolongé d’une saison supplémentaire au sein de la formation bretonne Fortuneo-Vital Concept, qui comptera en 2017 parmi ses nouvelles recrues un certain (excellent) Maxime Bouet.
Nonuple champion de France de cyclo-cross
Le 1er janvier prochain, Francis Mourey disputera sa 14e saison en tant que coureur cycliste professionnel. Brillante carrière entamée en 2004, sous les couleurs de la FDJ, aux côtés de Marc Madiot, lui également spécialiste de la discipline hivernale. Lors des prochains championnats de France de Cyclo-cross, déjà couronné à neuf reprises, le coureur âgé de 35 ans tentera de s’imposer pour la 10e fois. Sur route, il a largement fait ses preuves également, avec un autre palmarès, mais avec des victoires notamment sur le Trop Bro Léon (2013), une étape du Circuit de la Sarthe (2013) ainsi qu’un succès d’étape sur la Route du Sud, et c’était en 2004. Ces quelques victoires, sont à agrémenter notamment d’un 19e place sur le Tour d’Italie 2013, tandis que l’italien Vincezo Nibali remportait pour la première fois son Tour national, le Giro.
Alessandro De Marchi, coureur de la BMC Racing Team depuis la saison passée, a signé avec l’équipe américaine pour une saison supplémentaire.
De Marchi gagne peu mais bien
L’italien âgé de 30 ans s’est engagé avec l’équipe américaine pour la saison 2017 également, lui qui a intégré cette formation en 2015. Passé professionnel en 2010 chez Androni Giocattoli, De Marchi, bien que très talentueux, ne lève pas souvent les bras. Cependant, les trois victoires glanées, sont elles au plus haut niveau, en WorldTour. En 2013, sous le maillot de la Cannondale (sa précédente équipe), il a enlevé la 8e étape du Critérium du Dauphiné devant un certain Chris Froome. En 2014, toujours sous les couleurs vertes, il s’est imposé sur la Vuelta lors de la 7e étape, puis il a récidivé sur le Tour d’Espagne l’an passé sous son nouveau maillot, à l’occasion de la 14e étape. Et à ce palmarès élogieux, sont à ajouter un grand nombre de places d’honneur, et toujours au plus haut niveau du cyclisme international.
Actualité cyclisme : Toutes les informations de la BMC Racing Team
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Alessandro De Marchi victorieux sur le Tour d’Espagne 2014 (étape 7)
Âgé de 28 ans, Darwin Atapuma a réalisé l’une des meilleures saisons de sa carrière en remportant notamment une étape du Tour de Suisse. Alors que son contrat touchait à sa fin avec BMC, le grimpeur colombien a décidé de prendre la direction de la Chine. Il a en effet signé un contrat de deux avec TJ Sport (ex-Lampre-Merida).
Darwin Atapuma deux ans avec TJ Sport
Auteur d’un très bon Tour d’Italie (9e au général et des accessits sur les étapes), Darwin Atapuma a marqué les esprits. Si bien qu’il a été un coureur sollicité depuis le début du mercato. Et même si BMC lui a proposé une prolongation de contrat, le Colombien a bel et bien choisi TJ Sport pour poursuivre sa carrière. « Mon contrat arrivait à expiration à la fin de la saison et j’ai reçu plusieurs propositions dont une prolongation de contrat, cependant j’ai trouvé le projet de TJ Sport vraiment intéressant et j’ai décidé de les rejoindre », a déclaré l’intéressé.
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Darwin Atapuma remporte la 5e étape du Tour de Suisse 2016
Qu’on se le dise ; en Colombie, Nairo Quintana est une véritable idole. Encore plus depuis ses succès internationaux notamment sur le Tour de France, mais aussi grâces à ses victoires finales sur le Tour d’Italie et le Tour d’Espagne. De retour dans son pays natal, le grimpeur de la formation Movistar a été accueilli en grande pompe.
Nairo Quintana, star en Colombie
Après son succès sur les routes du Tour d’Espagne où il a battu son principal rival en la personne de Chris Froome, Nairo Quintana s’est offert un petit bain de foule avec ses plus fervents supporters venus l’acclamer. « Merci pour toutes les émotions, a dit le coureur de la Movistar comme le relate Cyclingnews. Nous avons gagné le maillot rouge, maintenant, nous espérons obtenir le jaune, nous travaillons pour cela. Nous travaillons à rendre l’ensemble du pays heureux et satisfait. Cela me remplit de joie de voir tant de gens à vélo et qui s’agitent aux fenêtres de leurs maisons. Je n’ai pas de mots pour remercier chacun d’eux pour tout leur soutien. »
Toute l’actualité cyclisme de Nairo Quintana est à suivre ici.
La première étape de l’Eneco Tour disputée à Bolsward sur 184,7 kilomètres a tenu ses promesses grâce à son lot de sprinteur. Dylan Groenewegen, le champion des Pays-Bas, s’est imposé chez lui de manière indiscutable. Mais pour les autres places, la photo-finish est de mise. Au final, le coureur de la formation LottoNL-Jumbo a devancé le Français Nacer Bouhanni (Cofidis) et le champion du monde et d’Europe Peter Sagan (Tinkoff).
Actualité cyclisme : toutes les informations de l’Eneco Tour 2016.
Classement Eneco Tour 2016 – Etape 1
Rank
Name
Nat.
Team
Age
Result
1
Dylan GROENEWEGEN
NED
TLJ
23
4:14:00
2
Nacer BOUHANNI
FRA
COF
26
+0
3
Peter SAGAN
SVK
TNK
26
+0
4
Edvald BOASSON HAGEN
NOR
DDD
29
+0
5
Alexander KRISTOFF
NOR
KAT
29
+0
6
Giacomo NIZZOLO
ITA
TFS
27
+0
7
Arnaud DEMARE
FRA
FDJ
25
+0
8
Andrea GUARDINI
ITA
AST
27
+0
9
Marcel KITTEL
GER
EQS
28
+0
10
Roy JANS
BEL
WGG
26
+0
11
Sacha MODOLO
ITA
LAM
29
+0
12
Caleb EWAN
AUS
OBE
22
+0
13
Oliver NAESEN
BEL
IAM
26
+0
14
Raymond KREDER
NED
ROP
27
+0
15
Amaury CAPIOT
BEL
TSV
23
+0
16
Jens DEBUSSCHERE
BEL
LTS
27
+0
17
Tom BOONEN
BEL
EQS
36
+0
18
André GREIPEL
GER
LTS
34
+0
19
Matteo TRENTIN
ITA
EQS
27
+0
20
Reinardt JANSE VAN RENSBURG
RSA
DDD
27
+0
Classement général Eneco Tour 2016 – Etape 1
Rank
Name
Nat.
Team
Age
Result
1
Dylan GROENEWEGEN
Netherlands
TLJ
23
4:13:50
2
Nacer BOUHANNI
France
COF
26
+4
3
Frederik BACKAERT
Belgium
WGG
26
+4
4
Laurens DE VREESE
Belgium
AST
28
+5
5
Peter SAGAN
Slovakia
TNK
26
+6
6
Matteo BONO
Italy
LAM
33
+7
7
Bert VAN LERBERGHE
Belgium
TSV
24
+8
8
Brian VAN GOETHEM
Netherlands
ROP
25
+8
9
Edvald BOASSON HAGEN
Norway
DDD
29
+10
10
Alexander KRISTOFF
Norway
KAT
29
+10
11
Giacomo NIZZOLO
Italy
TFS
27
+10
12
Arnaud DEMARE
France
FDJ
25
+10
13
Andrea GUARDINI
Italy
AST
27
+10
14
Marcel KITTEL
Germany
EQS
28
+10
15
Roy JANS
Belgium
WGG
26
+10
16
Sacha MODOLO
Italy
LAM
29
+10
17
Caleb EWAN
Australia
OBE
22
+10
18
Oliver NAESEN
Belgium
IAM
26
+10
19
Raymond KREDER
Netherlands
ROP
27
+10
20
Amaury CAPIOT
Belgium
TSV
23
+10
VIDEO CYCLISME
Dylan Groenewegen s’impose sur la 1e étape de l’Eneco Tour 2016
Le soir du sacre de Peter Sagan aux Championnats d’Europe, quelques coureurs francophones du Pro-Tour se sont retrouvés dans un restaurant à Auray dans le Morbihan pour dîner ensemble mais l’heure très tardive les interrogea sur cette question. Est-ce qu’il reste des miettes ? Ils s’installèrent à une table, l’endroit était vide de tout personnel et de client.
-Julian, tu en as une sur ta gauche.
-C’est un petit trou dans la nappe Philippe. Fin de saison pour moi. Toi regarde près de ton coude droit.
-Je ne vois pas.
-Elle a dû s’accrocher à ton sweat.
-Ben elle est sûrement tombée, je ne la vois pas.
-Tony, si tu en trouves une tu me la laisses, merci. Tu as la Wallonie dans le ventre. Tu as fait des réserves pour cet hiver.
-Ce n’est pas une miette que tu aurais pu t’enfiler en Espagne Maxime. C’est une part entière de gâteau !
-Merci de me le rappeler !
-Par contre Lilian, niveau dessert il est vernis pour sa première année chez les pros. Tu veux quoi maintenant, la cerise dessus, y’a même pas une miette !
-Et ouais les gars, je viens voir s’il y a encore un truc à becter. Je me demande même si je ne vais pas faire les poubelles ! Hein Alexandre !
-L’appétit vient en mangeant. Bon là j’ai comme l’impression que ça ne va pas être l’Espagne, ceux qui ont dîné avant ont ratissé large.
-Moi je vais voir ailleurs.
-Je viens avec toi Samuel. Tu t’es déjà gavé ici cette année !
-Oh ben toi Jonathan, champion de Suisse tu vas pouvoir hiberner tranquille.
-Les gars je viens avec vous !
-Dépêche Philippe.
– Y’a même pas un mec pour nous mettre dehors, histoire qu’on s’amuse. Y’a rien à se mettre sous la dent. Rien ! Pas une toute petite boulette de pain. Encore un coup de Sagan. Il a dû venir en famille !
Oui, cet article est ambitieux tant tout a été dit sur Peter Sagan. Quintuple Maillot Vert du Tour de France, vainqueur du Tour des Flandres 2016, Champion du Monde 2015, et depuis hier, Champion d’Europe… à force de victoires, la source à superlatifs s’est tarie, ou presque. S’il reste bien quelques gouttes à distiller ça et là, « Terminator » serait bien inspiré d’attendre la prochaine saison des pluies pour renouer avec le succès… sur Paris-Roubaix, par exemple.
1. Il a été recalé par Quick Step
Johan Museeuw, Paolo Bettini, Tom Boonen… en matière de champions, Patrick Lefevere est réputé pour son flair. L’histoire ne dit pas s’il avait le nez bouché en 2010, pourtant le manager a bel et bien recalé le jeune Sagan, venu passer des tests au sein de la formation belge. Une frustration énorme pour le Slovaque qui aurait pu arrêter là une carrière à peine commencée, si Stefano Zanatta, Directeur Sportif de l’équipe Liquidas-Doimo, ne l’avait pas rattrapé par le col. Alors certes, Lefevere peut aujourd’hui nourrir de légitimes regrets, mais Sagan lui, peut souffler, il a sans doute échappé à ça :
2. Jan Ullrich était son idole de jeunesse
A vrai dire, le terme « idole » est peut-être un peu fort tant Sagan était avant tout un passionné de skateboard et de VTT, mais c’est par le coureur est-allemand que le Tour de France est venu à lui. Bon vivant et puissant sur le vélo à défaut d’être aérien, ce n’est pas un hasard si son dévolu s’est porté sur Ullrich plutôt que sur Lance Armstrong ou Marco Pantani. Pour autant la comparaison s’arrête là, car si comme l’ancien coureur de la Telekom, « Terminator » a longtemps collectionné les places de deux, il a subitement changé de braquet et accéléré. Ullrich, lui, détestait les changements de rythme.
3. Il rechigne à s’épiler les jambes
Et comme on le comprend… Les dogmes des vieilles lunes du peloton, Sagan n’en a que faire ! L’épilation des jambes facilite les massages ? Elle évite les infections en cas de chute ? A d’autres ! C’est toutes jambes poilues que s’est présenté le Slovaque sur le dernier Tour du San Luis. Une pilosité qui n’a pas manqué de faire réagir Vincenzo Nibali, qui a décidé de lui offrir… un rasoir !
4. Il a été champion de Slovaquie du contre-la-montre
En 2015, aux championnats de Slovaquie, Sagan a réalisé le doublé sur route et sur contre-la-montre, profitant de l’absence du spécialiste Peter Velits pour devancer Maros Kovac (déjà deux fois dauphin de Velits par le passé) de près de 4 minutes. Alors certes, le Slovaque n’a pas la même puissance que son illustre aîné Ullrich, capable d’emmener des braquets d’enfer en plaine. Certes, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, mais quand même ! Vous l’avez déjà battu en contre-la-montre vous Maros Kovac ? :)
5. Il a remporté le Maillot Vert à chacune de ses participations au Tour de France
Ce n’est pas la stat’ dont on parle le plus, c’est pourtant la plus évidente. Dès sa première participation au Tour de France en 2012, Sagan s’est emparé du Maillot Vert. Une tunique jamais retirée depuis. Le voilà, à 26 ans seulement, détenteur de 5 Maillots Verts, à une unité du record absolu : Ahouuuuuuuuuu Erik Zabel !
6. Même pendant les soldes, il trouve toujours une place pour garer son vélo
Le 1er samedi des soldes. La mâchoire qui se serre, les mains qui se crispent sur le volant à l’approche du parking bondé d’un centre commercial glauque à souhait, on connaît tous… sauf Peter Sagan. D’une part parce que lui y va en vélo, et d’autre part parce que quand bien même il n’y aurait pas la place pour une roue de poussette sur le parking, lui ira se garer sur le toit de votre voiture ! Déroutant.
7. Avec Sagan, Ibrahimovic a trouvé à qui parler
Dans la famille des cucurbitacées, on connaissait le concombre, le melon, la pastèque et Zlatan Ibrahimovic, on serait tenté d’y rajouter Peter Sagan si le Slovaque n’était pas passé maître en humour corrosif ! À la question d’un journaliste : « Certains disent que vous êtes le Ibrahimović du cyclisme… » , le coureur a répondu, incisif : « C’est qui, Ibrahimović ? ». Zlatanesque !
8. Sur le Tour de France, il a terminé 50% des étapes disputées dans le Top 10
On sait que le Slovaque collectionne les places de deux sur le Tour de France (18), on sait moins qu’il a également à son actif toute une ribambelle de Top 10. En 5 participations au Tour de France, Sagan a disputé 105 étapes, terminant 52 fois dans le Top 10. Une stat’ folle qui illustre toute la polyvalence du coureur, capable d’attendre les sprints, d’attaquer de loin ou de faire parler sa giclette dans les derniers hectomètres pour se porter à l’avant de la course.
9. Il a ouvert un salon de coiffure avec sa soeur
Le paradoxe est terrible. Alors qu’il a accepté de monter un salon de coiffure avec sa soeur Daniela, le Slovaque ne s’est pas fait couper les cheveux depuis des mois. Doute t-il du coup de ciseaux de sa soeur ? La confiance règne chez les Sagan…
10. Sa femme, Katarina, a participé à Miss Slovaquie
On est d’accord, c’est pas l’info la plus intéressante de la liste (surtout qu’elle n’a même pas gagné), mais je ne pouvais pas m’arrêter à 9 anecdotes ! A 5… oui, à 10… oui, mais à 9… non ! Alors, Peter, sois sympa, attend un peu avant de relever les bras, cette fois la source est tarie…
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VIDEO CYCLISME
Revivez la victoire de Peter Sagan, aux Championnats d’Europe